banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Politique (1700)

Le chef de l’Etat, Macky Sall, esyt contre l’immigration choisie que prônent les pays occidentaux. Par aileurs, il a invité à un traitement approprié des questions liées à la migration, notant que cette problématique est très ancienne. Ce qui est nouveau, aujourd’hui, c’est l’ampleur du phénomène. Il a présidé hier l’ouverture d’une conférence internationale de trois jours sur le sujet.

Le président de la République, Macky Sall, n’est pas en phase avec les dirigeants de l’Europe sur la question de l’immigration choisie. Selon lui, soit on prend tout le monde : médecins, ingénieurs, maçons etc., soit on rejette tout le monde.

De l’avis du président Sall, la réflexion sur la migration mène très loin. « Pourquoi quand l’Afrique doit s’endetter on met le plafond à ce niveau en disant qu’il y a des risques ?, s’interroge-t-il, avant d’ajouter ceci : «  il n’y a pas plus de risque ici qu’ailleurs. Après la guerre, l’Europe a eu la chance d’avoir accès à des ressources à longue durée. J’essaie de lancer un emprunt à long terme, sur 30 ans. Ce qui permet de construire des infrastructures majeures à des taux concessionnels ou à la limite semi-concessionnels. Dans ce cas, le Sénégal serait, en ce moment, en chantiers partout et aucun Sénégalais ne les laisserait pour aller s’aventurer dans le désert où il pourrait perdre la vie », a déclaré Macky Sall.

Par ailleurs, il a estimé que la problématique de la migration doit être traitée de façon appropriée en évaluant la part et la responsabilité de chacun. C’est en tout cas l’avis du président Macky Sall qui a présidé, hier, une conférence internationale sur « Migration, gouvernance et développement en Afrique  de l’Ouest : le temps de l’action». Elle est à l’initiation de la Coalition pour le dialogue en Afrique (Coda) et de l’Institut africain de la gouvernance (Iag). Pour le président Sall, la question des migrations qui se pose, aujourd’hui, doit être engagée avec lucidité, responsabilité et solidarité.

Un phénomène naturel
« La migration est un phénomène naturel qui se poursuit mais qu’il faut aussi maîtriser. Nous devons accepter que l’Europe n’ait pas les mêmes capacités d’absorption que l’Afrique. C’est une réalité qu’il faut comprendre sinon les mouvements extrémistes vont prendre naissance en Europe, et cela a commencé, pour la ramener avec l’Afrique vers des situations que nous avons dépassées depuis très longtemps », a prévenu Macky Sall. Selon le chef de l’Etat, ce qui est aujourd’hui nouveau, c’est l’ampleur du phénomène et la complexité des problèmes qui lui sont connexes, notamment les réseaux de migration clandestine, la criminalité transfrontalière, les trafics de tous genres mais aussi les pertes en vie humaine.

« Il nous faut, en même temps, clarifier les données du problème. Le phénomène migratoire n’est pas un mouvement à sens unique. L’Afrique est une terre de départ, mais aussi une terre d’accueil des communautés africaines et non africaines. Cela mérite d’être rappelé parce qu’on l’occulte trop souvent. Contrairement aux idées reçues, la première destination des migrants africains, c’est l’Afrique. Seulement 15% parmi eux rejoignent l’Europe. Ce n’est pas une excuse. Même s’il était possible de retenir ces jeunes qui vont en Europe, nous allions le faire », a précisé le président de la République, incitant ainsi les pays Africains à travailler ensemble pour réduire ce pourcentage en créant de l’emploi en Afrique afin de développer le continent.

Travailler ensemble
Mais pour cela, a-t-il reconnu, l’Europe doit aider l’Afrique à travers des mécanismes mis en œuvre ensemble. « La question de la coopération et du développement reste plus que d’actualité », a laissé entendre le président Sall.

A son avis, l’Afrique doit combattre très farouchement l’émigration clandestine à travers les réseaux criminels qui agissent sur le continent. « Depuis plus d’une quinzaine d’années, avec l’Union européenne à travers le Frontex, nous avons mis en place des mécanismes qui ont permis de ralentir, voire neutraliser le phénomène, mais il est toujours présent. Il faut qu’on travaille ensemble pour des solutions durables aux flux migratoires.

Cela doit aussi passer par l’éducation, la formation qualifiante aux métiers et surtout la revitalisation économique des zones de départ des migrants », a préconisé Macky Sall. Selon lui, cela incombe aux Etats et aux gouvernements qui doivent créer des conditions de développement dans les zones périphériques et celles déshéritées. « S’il n’y a pas équilibre entre les territoires, nous allons non seulement accélérer l’exode rural, mais les gens quitteront aussi le pays », a-t-il soutenu.

Par Ndiol Maka SECK

Pudc, Dac, Puma... : Des mesures pour maintenir les jeunes au Sénégal
Macky Sall a rappelé, hier, quelques unes des politiques qu’il a lancées pour essayer de rééquilibrer le développement interne avec plus de considération pour les zones rurales et les zones frontaliers afin de maintenir les jeunes aux pays. Il a cité d’abord les programmes de promotion de l’enseignement professionnel technique. Ensuite, « l’initiative terre ferme contrairement au large qui attire et qui tue ». Cette initiative, selon le président Sall, associe des jeunes dans l’exploitation de Domaines agricoles communautaires(Dac) et de fermes « Natangué ». « Ces Dac sont des modèles d’intégration et de création d’emplois et de richesses en milieu rural », a-t-il mentionné. Il y a aussi et surtout, a-t-il souligné, le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) destiné au développement des zones rurales défavorisées.

Ce Pudc, a relevé le chef de l’Etat, sera combiné au Programme d’urgence de modernisation des axes frontaliers (Puma) qui sera concentré sur le pourtour frontalier. «  Ces villages sont, en réalité, abandonnés depuis l’indépendance. Il n’y a ni eau ni électricité ni piste encore moins de téléphone. Comment peut on envisager maintenir les populations dans ces conditions au 21e siècle ? C’est absolument impossible », s’est désolé Macky Sall.

Ce programme, a-t-il ajouté, va compléter le Pudc pour donner des perspectives aux populations issues de ces milieux défavorisés qui sont, en général, les principaux candidats à l’émigration. Le chef de l’Etat n’a pas omis le Fonds d’appui à l’investissement des Sénégalais de l’extérieur (Fes), destiné à préparer le retour des Sénégalais de la diaspora.

Ndiol Maka SECK

Le chef de l’Etat dénonce la stigmatisation de l’Afrique
Le président Macky Sall est contre la stigmatisation de l’Afrique. « Essayons de voir comment nous devons travailler pour que l’Afrique ne soit pas stigmatisée », a-t-il invité, sous les applaudissements de la salle. Il a dit que « notre génération d’Africains ne peut pas accepter cette façon de voir les choses parce que l’Afrique a trop souffert de ce genre de clichés à travers les médias et très souvent, on survole les sujets ».

Selon le président de la République, on n’interroge pas trop souvent l’histoire. Et beaucoup parmi les responsables, en Europe, connaissent les relations entre ce continent et l’Afrique et comprennent comment il faut traiter ce genre de sujets. « Mais malheureusement, beaucoup parmi la jeune génération européenne ne savent pas d’où vient l’Europe et quelle est sa responsabilité dans le monde. Si les Sénégalais m’écoutaient, aucun parmi eux ne mettrait les pieds en Europe, mais contribuerait au développement de notre pays. Nous avons besoin de garder la jeunesse africaine en Afrique », a plaidé Macky Sall.

Sur les demandes de réadmission lancées par l’Europe pour rapatrier les Africains, le président de la République a estimé qu’il est difficile de donner une suite favorable à cette requête. « La diaspora Sénégalaise amène en moyenne deux milliards de dollars par an, soit deux fois plus important que l’aide publique au développement. Cette manne doit être protégée. C’est pourquoi il faut comprendre qu’on ne puisse pas adhérer à la réadmission. C’est un manque énorme à gagner quand ces personnes rentrent », a soutenu Macky Sall. De son point de vue, il faut réfléchir, de façon responsable, à freiner tout ce qui est émigration clandestine et continuer à renforcer le Frontex et à démanteler les réseaux criminels.

Ndiol Maka SECK

Marcel De Souza, président de la Commission de la Cedeao : « 15% des migrants africains rejoignent l’Europe »
M Souza CedeaoSelon le président de la Commission de la Cedeao, malgré le tapage médiatique qui se fait autour de la migration des Africains vers l’Europe, les mouvements restent faibles. « Les statistiques ont montré que sur 100 africains, les 70 restent en Afrique. La Côte d’ivoire accueille 2,4 millions de migrants, le Ghana et le Nigeria suivent respectivement. Et dans les 30% qui restent, il n’y a que 15% qui vont en Europe. Ce qui est un mouvement minoritaire », a déclaré Marcel De Souza.

A l’en croire, les statistiques ont aussi montré que ceux qui vont en Europe, c’est surtout les jeunes à la recherche d’emploi. Mais le plus important, a-t-il relevé, c’est que les Africains ont compris qu’il vaut mieux rester dans leur continent que d’aller en Europe où leurs droits ne sont pas toujours respectés. « Le pays de départ et le pays d’arrivée doivent, tous les deux, respecter les droits des migrants où est-ce qu’ils se trouvent », a-t-il estimé. Le président de la Commission de la Cedeao a cité « le Sénégal comme exemple d’hospitalité qui doit inspirer tous les pays ».

Ndiol Maka SECK

Hommage au président John Kufuor
Sous un autre registre, le président Macky Sall a loué les mérites de l’ancien président ghanéen, John Kufuor, qui a fait le déplacement. « Le président Kufuor a marqué l’histoire récente du Ghana par sa gouvernance et par les résultats qu’il a pu obtenir. Je dois aussi rappeler que c’est sous sa gouvernance que les questions de migration ont été bien traitées dans son pays et inscrites dans les stratégies de politique publique du Ghana », a rappelé Macky Sall. Ce n’est pas donc surprenant, selon le chef de l’Etat, qu’il abandonne l’anniversaire de sa distinguée épouse pour venir partager, avec nous, ces moments de réflexion sur une question d’actualité.

Ndiol Maka SECK

Le président Macky Sall a réuni le Conseil des ministres, hier, jeudi 13 octobre 2016, à 10 heures, au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le chef de l’Etat présente, à l’occasion de la célébration dans la communion de la fête d’Achoura, ses meilleurs vœux de paix, de prospérité et de bonheur à la Oumah Islamique, particulièrement à la communauté musulmane du Sénégal. Il formule également des prières de prompt rétablissement aux malades.

Abordant la bonne préparation des manifestations religieuses en perspective, qui sont l’occasion de regroupements exceptionnels de populations, de déploiement important de moyens publics, et d’activités économiques intenses dans plusieurs localités, le président de la République demande au gouvernement de mettre en œuvre une Stratégie nationale inclusive de gestion des évènements religieux, articulée autour de la maîtrise du calendrier des manifestations, de la mobilisation des services et moyens publics nécessaires, notamment dans les différents pôles religieux du Sénégal. Dans cette perspective, le chef de l’Etat rappelle au gouvernement l’impératif d’intensifier la mise en œuvre du Programme national de Modernisation des Villes religieuses, qui est une matérialisation effective de la volonté de l’Etat de soutenir un exercice des cultes dans le confort des populations, avec le souci permanent de renforcer l’exemplarité du dialogue interreligieux, facteur de stabilité durable du Sénégal.

Poursuivant sa communication autour de la nécessite de préserver les droits des travailleurs, le président de la République indique au gouvernement l’impératif de procéder au recensement effectif des entreprises publiques et privées en liquidation, des catégories de personnels concernés, des droits officiels dus par chaque entreprise liquidée, de même que leur niveau de recouvrement par les travailleurs concernés. Ainsi, le chef de l’Etat demande au gouvernement d’accélérer toutes les procédures de liquidation en cours en vue d’un règlement durable du passif social et de lui proposer, en relation avec les syndicats et le Patronat, un cadre juridique et institutionnel actualisé de liquidations des entreprises. En outre, le chef de l’Etat invite le gouvernement à veiller à la renégociation concertée et régulière des conventions collectives interprofessionnelles, ainsi qu’à l’accélération de la signature d’une convention collective interprofessionnelle du secteur de la sécurité privée, qui est stratégique et hautement créateur d’emplois.

Rappelant, par ailleurs, l’importance primordiale qu’il accorde à l’emploi des jeunes et à la promotion sociale des travailleurs, le président de la République invite le gouvernement à faire du développement de la formation professionnelle et de l’apprentissage, des piliers d’un marché du travail dynamique, pourvu d’offres de qualifications répondant aux demandes des entreprises privées et du secteur public.

En effet, l’esprit de la réforme de notre système éducatif, pour en faire un facteur de succès du Plan Sénégal émergent (Pse), est que l’école doit se rapprocher davantage du monde de l’entreprise. Il convient dans ce cadre, de veiller à la qualification professionnelle des jeunes, à l’amélioration du cadre d’exercice et d’insertion des apprentis par la création de centres nationaux de formation et d’insertion des apprentis, organismes publics délivrant des diplômes professionnels, combinant les enseignements théoriques et la formation pratique en entreprise.

Le chef de l’Etat a clos sa communication sur son agenda diplomatique, en informant le Conseil de sa participation, le 15 octobre 2016, à Lomé, au Sommet de l’Union africaine sur la Sécurité et la Sureté Maritimes, et de la tournée économique qu’il compte effectuer dans les zones de production agricole. Enfin, le président de la République adresse ses félicitations au ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur ainsi qu’aux membres de la Mission permanente du Sénégal à New York, pour le travail remarquable accompli au Conseil de Sécurité des Nations unies. Le Premier ministre a axé sa communication sur la situation du secteur agricole et le soutien apporté par le président de la République au monde rural, avant de rendre compte du suivi et de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a fait le point de la situation africaine et internationale, en évoquant l’agenda que le Sénégal compte proposer durant sa présidence du Conseil de Sécurité des Nations unies, le mois de novembre 2016.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture économique nationale et internationale.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte du déroulement de la campagne agricole 2016-2017.

Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime a fait le point sur les projets d’aquaculture, dans le cadre du Plan Sénégal émergent.

Le ministre de l’Elevage et des Productions animales a rendu compte de la rencontre de haut niveau, sur l’initiative de l’Adaptation de l’Agriculture Africaine « AAA », qui s’est tenue à Marrakech, du 29 au 30 septembre 2016, en prélude à la COP 22.

Le ministre auprès du président de la République en charge du Suivi du Plan Sénégal émergent a rendu compte de l’état d’avancement des différents projets et réformes.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le conseil a adopté :
• le projet de loi relatif aux services de renseignement ;
• le projet de loi portant loi d’orientation sur les Zones économiques spéciales (Zes) ;
• le projet de loi portant dispositif d’incitations applicables dans les Zones économiques spéciales (Zes).

Le président Macky Sall a réuni le Conseil des ministres, hier mercredi 5 octobre 2016, à 10 heures, au Palais de la République.
A l’entame de sa communication, le chef de l’Etat se félicite des performances économiques et sociales remarquables du Sénégal, confirmées par le rapport Africa Pulse de la Banque mondiale, et le classement de l’Indice Mo Ibrahim 2016 sur la gouvernance africaine (Iiga) dans lequel notre pays occupe la 10ème place sur 54, avec un score global de 60,8 sur 100, améliorant son score de plus de 3,7 points.

De façon générale, que ce soit pour l’indicateur, Sécurité et Etat de droit  ou pour les indicateurs corruption et bureaucratie,  participation citoyenne et Droits de l’Homme, ou en matière de liberté d’expression et développement économique, les performances du Sénégal sont appréciables et appréciées par nos compatriotes mais également, par la communauté internationale dont la démarche et le dispositif d’évaluation sont réputés rigoureux.

En conséquence, le président de la République exhorte le gouvernement à renforcer les initiatives en matière de transparence et de lutte contre la corruption, à améliorer les dispositifs d'encadrement des libertés d’expression et d’opinion, de protection des biens et des personnes.

Dans la même perspective, le chef de l’Etat invite le gouvernement à intensifier les investissements publics dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture, des infrastructures et du capital humain, à accélérer les réformes budgétaires et financières, à renforcer l’amélioration de l’environnement des affaires, et la promotion du secteur privé, en vue de maintenir la dynamique d’accélération de la croissance et de consolidation du bien-être social durable et équitable des populations.

Abordant la rentrée scolaire 2016 - 2017, le président de la République adresse ses félicitations et ses encouragements à toute la communauté éducative du Sénégal et rappelle au gouvernement l’impératif absolu de prendre toutes les dispositions requises, pour une bonne rentrée des classes ainsi qu’un bon déroulement de l’année scolaire 2016-2017 sur l’ensemble du territoire national.

Dans ce cadre, le chef de l’Etat rappelle au gouvernement, la nécessité de mettre en œuvre le Programme national d’informatisation des écoles, afin d’accroître l’usage fondamental du numérique dans le système éducatif et de bâtir une école de référence, axée sur la réussite et l’excellence. A cet effet, le président de la République décide d’instituer le Grand Prix du chef de l’Etat pour l’Enseignant, doté d’un diplôme, d’une médaille et d’une récompense financière. Appréciant l’hivernage prometteur de cette année et la prochaine campagne de commercialisation agricole, le chef de l’Etat demande au gouvernement de veiller à la préservation des cultures, d’assurer, avec l’ensemble des acteurs impliqués, la fixation, dans les meilleurs délais, des prix aux producteurs, notamment pour l’arachide et de prendre toutes les dispositions idoines, pour une transformation adéquate et une meilleure commercialisation de la production rizicole nationale, au regard des bonnes performances réalisées pour l’atteinte de l’objectif prioritaire d’autosuffisance en riz à l’horizon 2017.

Le chef de l’Etat exhorte également le gouvernement à renforcer la dynamique de promotion du « Consommer local », à travers un label national de qualité « Riz du Sénégal » accessible aux populations, en mettant à contribution le secteur industriel et les associations de consommateurs et invite le Premier ministre à lui faire le point de l’état de la mise en œuvre des directives retenues lors du Conseil présidentiel sur l’autosuffisance en riz.

Enfin, le président de la République indique au gouvernement l’urgence de mettre en œuvre tout le dispositif administratif, technique et financier requis, de vulgariser les mécanismes publics d’assurance agricole, et de veiller à la mise à niveau effective de la Sonacos-Sa, de la Caisse nationale de Crédit agricole du Sénégal (Cncas) et de la Banque nationale pour le développement économique (Bnde). Concluant sur ce point, le président de la République informe les membres du Conseil de la tournée qu’il compte effectuer dans plusieurs zones de production, afin d’encourager les agriculteurs à poursuivre les efforts consentis dans le cadre de la politique d’autosuffisance alimentaire.

Le chef de l’Etat a clos sa communication sur son agenda diplomatique, le suivi de la coopération et des partenariats.
Le Premier ministre a axé sa communication autour de la problématique de l’emploi, avant de rendre compte du suivi et de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a fait le point de la situation africaine et internationale ;
Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a rendu compte du programme d’activités de la campagne « octobre rose » consacrée à la sensibilisation et à la lutte contre le cancer du sein et du col ;
Le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de Vie a fait le point sur la Conférence mondiale Habitat III, qui se tiendra à Quito en Equateur, du 17 au 20 octobre 2016.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le conseil a adopté :
• le projet de loi autorisant le président de la République à ratifier l’Accord de Bangui révisé, signé à Bamako, le 14 décembre 2015 ;
• le projet de loi organique portant organisation et fonctionnement du Conseil supérieur de la Magistrature
• le projet de loi de Finances pour l’année 2017, arrêté à plus de 3355 milliards de francs, contre 3022 milliards pour la loi de finances initiale 2016.

Nominations
Au titre des mesures individuelles, le président de la République a pris la décision suivante :
Monsieur Mour Ndiaye BA, Inspecteur des Postes, est nommé Directeur des Postes au ministère des Postes et des Télécommunications en remplacement de Monsieur Martin NDIONE, appelé à d’autres fonctions.

Le Président Macky Sall a réuni le Conseil des Ministres, mercredi 28septembre 2016, à 10 heures, au Palais de la République.

Entamant sa communication autour de la commémoration du quatorzième anniversaire du tragique naufrage du bateau le Joola, le Chef de l’Etat saluela mémoire des victimes de cette catastrophe, et réitère la compassion et la solidarité de la Nation aux familles éplorées et aux rescapés.
Le président de la République invite le gouvernement à déployer toutes les actions nécessaires au fonctionnement optimal de l’Office national des Pupilles de la Nation et à la réalisation, dans les meilleurs délais, du Mémorial dédiéaux victimes.

Par ailleurs, en vue d’intensifier les efforts déjà consentis par l’Etat pour améliorer significativement le désenclavement terrestre, aérien et fluviomaritime de la Casamance, le Chef de l’Etat demande au gouvernement de veiller au fonctionnement régulier des navires « Aguene » et « Diambogne », à l’exécution des projets de dragage du Fleuve Casamance et du bras de mer du Saloum, à la réalisation urgente de la Boucle du Boudié, et à la finalisation des travaux de la RN6.

Abordant la régulation des loyers et l’accès des sénégalais au logement, le Chef de l’Etat demande au gouvernement de lui faire le point, avant la fin du mois d’octobre 2016, de l’état de la mise en œuvre de la loi n° 2014 - 04 du 22 janvier 2014 portant baisse des loyers, une mesure économique et sociale qui vise à accroître le pouvoir d’achat des consommateurs et réduire la spéculation sur le marché de l’immobilier. Le président de la République demande également au gouvernement de veiller au respect des droits des bailleurs, des locataires, des normes de construction, et de faciliter l’accès des Sénégalais au logement, à la propriété foncière et immobilière, à travers une meilleure promotion de l’habitat social, notamment dans les pôles urbains.

Evoquant par ailleurs l’objectif assigné au gouvernement de réaliser 50 km d’autoroute par an et la gestion stratégique des projets autoroutiers, le président de la République demande au gouvernement de finaliser le processus de création d’une société de gestion du patrimoine autoroutier, d’une autorité de régulation des activités autoroutières, et le cadre juridique requis, pour un fonctionnement harmonieux et performant du secteur.Poursuivant sa communication autour de la modernisation des lieux de détention, le Chef de l’Etat rappelle au gouvernement ses directives relatives à l’accélération de la construction d’une nouvelle maison d’arrêt à Sébikhotane, à la réhabilitation de tous les lieux de détention, et à l’amélioration continue des conditions de séjour carcéral des détenus, dans le respect des normes nationales et internationales requises en la matière.

Dans la même perspective, le président de la République invite le gouvernement à engager, avec l’ensemble des acteurs institutionnels et de la société civile, la réflexion sur les longues détentions provisoires, le fonctionnement permanent des Chambres criminelles, la problématique du réaménagement des peines, la refondation de la politique de réinsertion sociale des détenus et la modernisation de l’administration pénitentiaire. Le président de la République a clos sa communication sur son agenda diplomatique, le suivi de la coopération et des partenariats, en informant le Conseil de sa participation, à Montréal, à la 5ème Conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le Vih-Sida, la Tuberculose et le Paludisme, et à New York, à la 71ème session de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies.

Le Premier ministre a rendu compte du suivi et de la coordination de l’activité gouvernementale.
Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a fait le point de la situation africaine et internationale, en revenant sur les travaux de la 71ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, la participation du Chef de l’Etat à la réunion du Conseil de sécurité de l’Onu, la situation en Syrie, et le processus de sélection du Secrétaire général de l’O4, en cours au sein du Conseil de Sécurité dont le Sénégal est membre.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte du déroulement de la campagne agricole 2016-2017 en revenant sur la situation phytosanitaire ;
Le ministre de l’Elevage et des Productions animale a fait le point des activités prévues dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre la rage ;
Le ministre auprès du président de la République en charge du Suivi du Plan Sénégal émergent a présenté au Conseil le nouveau tableau de bord de suivi-évaluation de la mise en œuvre des différents projets et réformes.
Au titre des textes législatifs et réglementaires, le conseil a adopté :
• le projet de loi modifiant la loi n° 65-60 du 21 juillet 1965 portant code pénal ;
• le projet de loi modifiant la loi n° 65-61 du 21 juillet 1965 portant code de procédure pénale ;
• le projet de loi portant code minier ;
• le projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz (Cos-Petrogaz).

Nominations
Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Monsieur Baye Moctar DIOP, Conseiller des Affaires étrangères principal, précédemment Ministre-conseiller à l’Ambassade du Sénégal en Italie, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Docteur Mulatu TESHOME, Président de la République fédérale démocratique d’Ethiopie et Ambassadeur, Représentant permanent auprès de l’Union africaine, à Addis–Abeba, en remplacement de Monsieur Momar GUEYE, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Ndiouga SARR, Inspecteur de l’Education populaire, de la Jeunesse et des Sports, précédemment Coordonnateur de l’Inspection interne des Services au ministère des Sports, est nommé Inspecteur des Affaires administratives et financières (IAAF) au ministère des Sports, en remplacement de Monsieur Mamadou Falilou NDIAYE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

Monsieur Mamadou Abibou DIAGNE, Docteur vétérinaire, est nommé Inspecteur des Affaires Administratives et financières (IAAF), au ministère de la Pêche et de l’Economie maritime.

 

A l’occasion de l’ouverture de la deuxième session ordinaire du conseil économique, social et environnemental (Cese), les conseillers de ladite institution ont adopté six projets de thèmes ainsi que le deuxième point inscrit à l’ordre du jour, notamment l’examen et l’adoption du projet du calendrier général de la session. Les travaux de commissions seront clôturés le 19 octobre prochain. « Nous nous sommes auto-saisis de cinq thématiques très actuelles complétées par cette saisine présidentielle sur la réforme foncière », a étayé Mme Aminata Tall, présidente du Conseil économique, social et environnemental qui a présidé la séance en présence des représentants du ministre en charge des Relations avec les institutions, Mansour Sy. Il s’agira, entre autres, des thèmes portant sur «une meilleure utilisation des ressources en eau, à travers les énergies renouvelables, comme une alternative durable à l’agriculture pluviale , sur le rôle et la place des Zones économiques spéciales intégrées (Zesi) dans la politique nationale d’industrialisation du Sénégal, sur les dispositifs pour l’adéquation formation-emplois qualifiés nécessaires au développement économique du Sénégal, sur le développement du sport dans le Plan Sénégal émergent, sur l’équité, la transparence et la justice fiscale : quel gage pour une justice sociale au Sénégal ? Et enfin, sur l’avis sur le rapport de la commission nationale de réforme foncière.

A. DIOP

Le forum civil salue la décision de l’Etat de rendre public les contrats pétroliers, selon son coordonnateur. La décision annoncée par le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne répond à une exigence de cette organisation de la société civile, a-t-il indiqué.

Transparence ! C’est le maître-mot employé par le coordonnateur du forum civil pour qualifier la décision du Premier ministre de rendre public les contrats pétroliers. « Je pense que c’est un acte fondamental qui a été posé par le Premier ministre », commente d’emblée Mouhamadou Mbodj. D’autant plus que la décision entre en droite ligne avec une exigence de longue date du forum civil. « Nous sommes en phase avec cette décision », martèle-t-il. Il s’agit du droit du citoyen d’accéder librement à l’information. L’acteur du forum civil invoque notamment les articles 8 et 25 de la constitution du Sénégal qui astreignent l’Etat à l’obligation d’information vis-à-vis du public. Aussi l’article 6 du code de la transparence sur les finances publiques oblige le gouvernement à informer le public. Cet article stipule que « l’administration publique publie, dans des délais appropriés, les informations sur les finances publiques ».

Toutefois, Mouhamadou Mbodj attire l’attention sur la vérification de l’effectivité de cette mesure. « Il reste à vérifier si tous les contrats sont publiés. Au cas échéant, il faut veiller à ce que les autres le soient également », déclare-t-il. En toile de fond, le coordonnateur du forum civil envisage l’élaboration de la loi sur l’accès à l’information. Sa mise en place permettrait de pallier tous ces problèmes.

Par ailleurs, l’enjeu majeur de cette politique de transparence, pour lui, sera de « rendre intelligible et accessible les textes ».

« Je n’ai rien à dire sur la déclaration du Premier ministre. Je déplore juste le fait qu’il profère des menaces contre le peuple sénégalais.
Ce n’est pas dans son rôle que de proférer des menaces contre qui que ce soit, à plus forte raison contre le peuple. En tant que citoyens sénégalais, nous voulons juste savoir le rôle que joue la famille « Ewing » dans l’exploitation du pétrole du Sénégal» ?

« Le Premier ministre a donné des garanties de la publication des contrats pétroliers et ça a été exécuté. Il a respecté sa parole. Je pense qu’il y a deux aspects: il y a d’abord l’exigence de publication du contrat qui a été satisfaite », s’est réjoui Me Assane Dioma Ndiaye. « Il y a des interpellations par rapport à un certain nombre de questions sur lesquelles peut-être certains attendaient des réponses. Notamment le caractère imposable par rapport aux transactions qui sont intervenues, par rapport aux permis miniers », a-t-il indiqué. En tout cas, nous société civile, a-t-il poursuivi, c’est sur ce point qu’on n’a pas été servi parce que d’après le ministre des Finances, les recherches et les explorations sont dispensées d’impôts, sont exonérées. «Mais quid maintenant des transactions qui sont intervenues entre Pétro Tim et Kosmos. Est-ce que la somme qui a été décaissée n’était pas imposable ou pas. Peut-être, c’est sur ce point que le débat persiste. Ensuite, c’est le caractère joué par Alioune Sall. Est-ce que sa présence à la société Pétro Tim a pu avoir un impact, une influence sur la confirmation de la licence par le président de la République. Peut-être, c’est ce qui fait débat », s’est-il interrogé.

« C’est une communication à outrance qui n’a pas réglé le problème, parce que déjà le ministre des Finances est passé par là et n’a rien dit de clair ainsi que celui de l’Energie qui n’a, non plus, rien dit de clair », s’est désolé Babacar Mare du parti Rewmi. «Au moins, la déclaration du Premier ministre devrait apaiser les esprits pour créer une unité autour des ressources naturelles qui sont en train de créer de l’électricité dans l’air puisque les gens ne s’entendent pas là-dessus. On a demandé une certaine clarté à nos gouvernants par rapport à l’implication de la famille du président dans les ressources naturelles, en l’occurrence son frère. Il fallait éclaircir la lanterne des Sénégalais et dire voilà les accords qui ont été signés en bonne et dû forme et voilà ce que le frère du président a fait, le rôle qu’il joue dans ça et voilà ce qui appartient au Sénégal. «Au contraire, on a entendu un discours de menace, d’enfantillage qui a complètement raté le contexte. Nous sommes déçus. On n’a pas peur de cette menace pour faire face, mais peur du comportement de nos gouvernants. Mais tant que les choses ne seront pas claires, nous n’allons pas arrêter », a-t-il avisé.

« On peut se féliciter de la communication du premier ministre à propos des contrats pétroliers. Je pense que c’est une pertinente initiative de communiquer là-dessus. Le gouvernement doit, de plus en plus, communiquer pour rendre compte au peuple souverain parce que nous sommes en démocratie », a soutenu le porte-parole de la Ld. Pour Moussa Sarr, « si nous voulons la transparence dans la gestion des affaires publiques, il est tout à fait normal que les gouvernants, au plus haut sommet de l’Etat, puissent se donner l’opportunité de temps à autre, de communiquer et d’informer le peuple. « Nous avons intérêt, dans ce pays, à avoir des citoyens informés qui peuvent jouer le rôle de contre-pouvoir pour amener le gouvernement, d’aujourd’hui et de demain, à éviter un certain nombre de dérives dans la gestion des affaires publiques », a souligné le Porte-parole.
Sous ce rapport, a ajouté M. Sarr, « je pense que c’est une bonne initiative qu’il faut multiplier. Ce débat qui a été posé sur les contrats pétroliers est une bonne chose. Il est important que des opposants et les organisations de la société civile interpellent le gouvernement ». L’attitude de l’opposition et des organisations de la société civile me paraît une bonne attitude », a dit Moussa Sarr qui a relativisé : « nous devons éviter, nous tous, dans la communication, de faire des invectives et de la calomnie ».


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.