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Politique (3920)

Le Pr Eddy Maloka, directeur exécutif du secrétariat du Mécanisme africain de revue par les pairs (Maep), se veut optimiste pour l’avenir du continent. Tout en appelant à œuvrer pour le « développement d’un leadership transformateur », il étudie la transition que vit le continent, s’arrêtant sur un certain nombre d’observations et de variables.

« Nous avons besoin de personnes qui vont trouver des solutions. Le salut de l’Afrique est à rechercher dans le développement d’un leadership transformateur. Les journalistes se demandent souvent s’ils sont partenaires où opposants au processus en cours. La question du discours africain nous ramène à son existence, au-delà du pessimisme qui a été créé dans notre subconscient. L’équilibre est donc difficile à trouver, mais la question apparait toujours en filigrane : les journalistes font-ils partie du contrat social en spectateur où participent-ils au processus ? » Ces questions ont été posées par Eddy Maloka, directeur exécutif du secrétariat du Mécanisme de revue par les pairs (Maep), qui a introduit une communication sur les médias et la bonne gouvernance en Afrique la semaine dernière à Addis-Abeba. L’étude ou la compréhension des dynamiques entre médias africains et la bonne gouvernance imposent, selon lui, un certain nombre d’observations. Celles-ci doivent épouser les contours des « priorités de l’Afrique » qui sont le « développement du continent ». Le patron du Maep de mettre d’emblée en avant les « perceptions et discours ». Pour lui, les médias mettent l’accent sur ce qui est « spectaculaire ». « Les médias sont pourtant des sujets de la gouvernance par le traitement dont ils font l’objet. Il est néanmoins fondamental d’étudier d’autres aspects également très importants. Les élections, la paix, la stabilité ou l’instabilité constituent le premier niveau. Le deuxième a trait aux différends dans la succession dans les formations politiques, surtout quand le parti est au pouvoir. L’autre aspect majeur est le problème de changement de Constitution qui accompagne les mandats », explique M. Maloka.

S’inscrivant en faux contre l’opinion ambiante qui voudrait qu’il y ait un « problème de récession démocratique en Afrique », il penche plutôt pour une « transition » que le continent est en train de vivre depuis la fin de la Guerre froide. Une transition qui serait même « positive » avec de nouveaux facteurs de développement. Le multipartisme, effectif dans tous les pays d’Afrique, est une forte avancée. A cette réalité s’ajoute le constitutionnalisme qui est un « ordre combiné à un rejet des changements anticonstitutionnels de gouvernements par l’Union africaine » notamment. Parlant de l’organisation continentale, le Pr Eddy Maloka met en avant les « normes et valeurs partagées qu’elle charrie en matière de gouvernance avec un instrument comme le Maep qui était inimaginable dans les années 80 par exemple ». Tout comme l’existence d’une société civile active qui porte sa voix dans tout le continent. « La société africaine est en elle-même totalement ouverte ou à moitié. Il n’est plus possible d’avoir un pouvoir étatique qui ne repose pas sur un processus démocratique. La gouvernance veut un nouvel ordre démocratique en Afrique même s’il y a des variables », souligne-t-il.

L’accès à l’Etat, considéré comme la « principale source de richesse », est fustigée par l’universitaire. « La plupart du temps, les gens qui ont un peu d’ambition pensent qu’il faut accéder à l’Etat ; ce qui serait le meilleur moyen d’accéder au pouvoir de l’Etat qui concentre trop de pouvoirs. L’Etat est encore omniprésent dans la plupart de nos Etats. Il y a aussi une prolifération des partis politiques. C’est bien le multipartisme, mais le jeu est difficile à tenir avec vingt candidats à une présidentielle. Et surtout qu’il y a de nombreuses imprévisibilités en Afrique », regrette l’universitaire. Sur ce, il appelle à gérer la « tendance à la prolifération des coalitions » avec l’instabilité constante qui pose le « problème de gestion de la diversité dans nos pays ». L’utilité de l’opposition devra être corrélée à sa « maturité », explique le secrétaire exécutif du Maep. L’existence de la Cour pénale internationale (Cpi) et l’emprisonnement de deux anciens présidents africains constituent un facteur important dans la transition évoquée par le Pr Maloka. Pour lui, les mandats d’arrêt émis ou encore les menaces peuvent établir de « réelles menaces » pour des chefs d’Etat qui ne quitteront pas de « gaieté de cœur » le pouvoir.

Evoquant des pistes qui feront évoluer cette transition, il insiste sur l’enrichissement et la consolidation de la « nouvelle donne politique ». « Nous devons aider nos pays à renforcer leur dispositif législatif tout en approfondissant la maturité au niveau interne. Nous devrons aussi nous inscrire dans une logique de mettre en place des activités en termes de développement des partis politiques à l’Ua, avec notamment un programme, une vision, un rapport organique avec la société, et se focaliser sur le renforcement de la qualité des partis politiques », ajoute-t-il. Un autre sursaut serait «d’ améliorer les liens entre les partis au niveau étatique ».

Les formations politiques ne devraient pas, selon lui, être redevables à l’Etat. Parce que c’est à cet Etat de « créer et d’organiser une certaine maturité des partis qui doivent parvenir à une certaine maturité ».

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

L’intégration africaine ne sera une réalité que si et seulement si les peuples jouent leur rôle. A cet effet, les forces de sécurité doivent aussi s’approprier ces questions, selon le ministre Mbagnick Ndiaye dont le budget 2018 a été arrêté à la somme de 1 360 346 000 FCfa contre 1 481 259 820 FCfa en 2017, soit une baisse de 120 913 820 FCfa en valeur absolue et 8,16 % en valeur relative.

Le ministre de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Francophonie, Mbagnick Ndiaye a souhaité une meilleure appropriation des questions d’intégration par les forces de sécurité. Il l’a fait savoir lors de son passage à l’Assemblée nationale pour le vote de son budget 2018. A cet effet, il a préconisé « une meilleure prise en compte » des questions d’intégration dans les programmes au niveau des écoles de formation des douaniers, des agents de police et des gendarmes. Car, selon lui, ils sont les « principaux intervenants » au niveau des zones frontalières. Parallèlement, M. Ndiaye a émis le vœu d’une mise en place de campagnes de sensibilisation à travers les radios communautaires, pour qu’il y ait moins de tracasseries sur les routes. Tout en saluant la mise en place de la carte d’identité biométrique de la Cedeao par le Sénégal, les députés ont soulevé des difficultés rencontrées par nos ressortissants. Mais, pour le ministre de l’Intégration africaine, ces difficultés sont surtout créées par les agents d’exécution et non au niveau étatique. Plusieurs autres questions ont été abordées par les parlementaires liées notamment au Nepad, à l’intégration du Maroc à la Cedeao, etc.

Par rapport à cette dernière question, le ministre a informé que l’arrivée de ce pays créera des avantages et des inconvénients qu’une commission ad hoc de la Cedeao est en train d’évaluer. Selon lui, les discussions sont en cours au Sénégal entre, d’une part, les services de l’administration et, d’autre part, le secteur privé et la société civile.

Pour ce qui est de la Francophonie, Mbagnick Ndiaye s’est réjoui de la prise en compte d’aspects politiques et économiques surtout des quatre institutions de l’institution que le Sénégal abrite. Il a rappelé, à cet effet, que l’Etat a organisé le premier forum économique de la Francophonie en 2014.

S’exprimant sur la baisse du budget du département de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Francophonie, le ministre délégué chargé du Budget, Birima Mangara, a expliqué que c’est lié au fait que les crédits destinés au Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (Maep) ainsi qu’aux projets et programmes en matière de bonne gouvernance ont été transférés au ministère sectoriel en charge de ces volets en 2018.

Maguette NDONG

Les députés ont adopté, hier, le budget du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement. Il est arrêté à la somme de 214 099 600 180 FCfa pour la gestion 2018 contre 198 587 119 920 FCfa en 2017, soit une hausse de 15 512 480 260 FCfa en valeur absolue et de 7,81 % en valeur relative.

Le budget du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, adopté, hier, par les députés, a connu une hausse de 15 512 480 260 FCfa en valeur absolue et de 7,81 % en valeur relative. Pour la gestion 2018, il est arrêté à la somme de 214 099 600 180 FCfa contre 198 587 119 920 FCfa pour celle de 2017. Lors du débat général, 89 représentants du peuple ont pris la parole. Leurs interventions ont tourné autour de la réalisation d’infrastructures routières dans leurs localités respectives, les travaux du Train express régional (Ter), l’autoroute Ila Touba, les accidents de la route, la mobilité urbaine, etc. Ils n’ont pas manqué de saluer les avancées du Sénégal en matière d’infrastructures routières et ferroviaires. Dans ses réponses, le ministre Abdoulaye Daouda Diallo a évoqué les principales activités de son département, à savoir le développement des activités routières et ferroviaires, la préservation du patrimoine routier et, enfin, la modernisation, la mobilité et la sécurité des systèmes de transport. Sur le Ter, M. Diallo a confirmé à la représentation nationale que la réception de l’ouvrage aura lieu le 14 janvier 2019, affirmant que c’est une innovation d’une grande utilité qu’il faut saluer et accompagner. Ce type de transport de masse, a-t-il expliqué, s’impose pour faire face au développement de l’agglomération de Dakar et aux difficultés de circulation. « La réception du premier tronçon Dakar-Diamniadio est prévue à partir du 14 janvier 2019. La seconde phase, allant jusqu’à l’aéroport, puis à Thiès, sera engagée en 2019 », a-t-il ajouté. Sur la sécurité routière, le ministre a demandé de rechercher les causes des nombreux accidents principalement dans l’état des véhicules, le comportement des chauffeurs, les voyages de nuit. Abdoulaye Daouda Diallo a précisé que, sur cette question, il travaille en concertation avec les responsables des gares routières pour arrêter le transport interurbain à partir de 22 heures, comptant même faire une tournée dans les 14 régions pour tenir des rencontres avec les professionnels du secteur et les élus locaux. Dans la même lancée, il a informé les députés que le permis à point sera expérimenté à partir du premier semestre 2018. Pour Médina Yoro Foula qui ne dispose pas jusqu’à présent d’un kilomètre de route bitumée, M. Diallo a annoncé un programme spécial pour ce département de la région de Kolda. Et concernant la cherté du tarif sur l’autoroute à péage, il a indiqué avoir commandité une étude pour voir dans quelle mesure il est possible d’instituer des prix accessibles à tout le monde. Le ministre a également fait savoir aux députés que Dakar «Dem Dikk», dans le cadre de sa politique de maillage national, va toucher toutes les régions avec Sénégal « Dem Dikk ».

Aliou KANDE

L’ambassade du Sultanat d’Oman a célébré, « dans un élan de reconnaissance et de renouvellement de l’allégeance du peuple au sultan », selon l’ambassadeur Abdullah Al Amri, le 47e anniversaire de la fête nationale du Sultanat.

Devant le ministre du Pétrole et des Energies, Mansour Elimane Kane, représentant le gouvernement, une foule de diplomates et de hauts cadres militaires et civils, il a expliqué que le Sultanat est devenu « une oasis de paix, de sécurité et de prospérité alliant tradition et modernité, avec de meilleures conditions de vie tant pour Omanais que pour les étrangers résidant du Sultanat.

Le diplomate a évoqué les relations avec le Sénégal, soulignant qu’elles sont vieilles et d’excellente qualité, car fondées sur la fraternité et le respect mutuel et constructif dans plusieurs domaines. Une volonté commune d’amélioration des relations entre les deux pays qui s’est traduite par l’ouverture d’une mission diplomatique du Sultanat d’Oman à Dakar en 2008, a-t-il ajouté.

L’ambassadeur a aussi évoqué les dénominateurs communs entre les deux pays malgré l’éloignement et insisté sur l’impulsion à donner aux relations entre le Sénégal et le Sultanat d’Oman grâce à la volonté de Sa majesté le sultan Qabous Bin Saïd et le président Macky Sall.

A. DIAWARA

Au sujet des concertations politiques, certains acteurs politiques comme les députés de l’opposition et les non-inscrits exigent du pouvoir un dialogue sincère qui permettra une amélioration du processus électoral.

Au sortir de la Déclaration de politique générale du Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, où la question du dialogue politique a ressurgi, le président du groupe parlementaire «Liberté et démocratie », Me Madické Niang, a fait comprendre qu’ils ne sont pas des nihilistes au sujet de leur participation aux concertations politiques. « Ce que nous voulons, c’est que les choses se passent dans la sincérité. Si le dialogue est sincère, nous serons au rendez-vous parce que nous sommes des gens qui ne sont mus que par les intérêts  du Sénégal », a-t-il déclaré. Le député Serigne Mansour Sy Djamil reste quant à lui très dubitatif sur ce dialogue. « S’il faut dialoguer pour trouver une amélioration de ce qui s’est passé durant les élections du 30 juillet, je suis preneur, mais j’ai encore des doutes », a-t-il confié. De son côté, Abdoulaye Wilane a indiqué qu’ils vont continuer à dérouler le dialogue politique à l’Assemblée. Avant de poursuivre qu’il espère qu’après ces échanges l’opposition et toute la classe politique se retrouveront avec la majorité dans le cadre des concertations que va dérouler le ministre de l’Intérieur. « Parce que nous avons au moins besoin d’évaluer objectivement les élections de 2017 pour maintenir les acquis et apporter des changements inévitables afin de continuer à faire de notre démocratie une démocratie apaisée », a-t-il ajouté.

Amadou DIOP

Le Président de la République a reçu dans la soirée le Directeur Général de Summa , l’entreprise qui a assuré la finition de l’Aidb, du Cicad, de l’hôtel Radisson de Diamniadio et des travaux de l’Arena Tour.

Selim Bora a été fait Commandeur dans l’Ordre national du Lion . Il s’engage à jouer sa partition dans le renforcement des relations d’amitié entre les peuples turc et sénégalais.

Des cadres de l’Alliance pour la République, établis en France, veulent une meilleure prise en compte des préoccupations des Sénégalais de l’extérieur. Ils ont, à cet effet, lancé un cadre dénommé « Pacte parlementaire » destiné, entre autres, à pousser les députés de la diaspora à défendre la cause des Sénégalais vivant hors du pays.

Les signataires du pacte veulent que les députés de la diaspora soient « les porteurs et les garants d’une centralisation des données, pour plus d’opérationnalité, et la capitalisation de l’investissement productif des Sénégalais de l’extérieur », selon le document reçu. A cet effet, les signataires proposent de « participer à l’optimisation de la gestion administrative et à l’amélioration de la protection sociale des Sénégalais de l’extérieur, d’assurer le suivi des politiques mises en place et l’accompagnement des primo-arrivants, soutenir l’investissement des émigrés, etc. ». Selon toujours le document, Nafi Amar, Moussa Bâ, Mbayang Ndoye et les autres signataires veulent que les députés défendent « la proposition de la mise en place d’une inscription consulaire obligatoire pour l’établissement d’une Cni, la perception d’une bourse scolaire, la mise en place d’un bureau de l’habitat au sein des consulats et l’instauration d’une assurance habitat pour les immigrés et la défense de la mise en place d’une nouvelle convention qui intégrera les régimes complémentaires et mettra fin à la contrainte résidentielle. Ils veulent aussi que l’Assemblée nationale appuie la création d’un dispositif qui sera une offre d’accès centralisé aux procédures que le pacte, dénommé Bureau opérationnel de la diaspora et de l’investissement (Bodi), mettra à disposition.

B. DIONE

La visite officielle que le chef de l’Etat, Macky Sall, va effectuer au Japon, ce mois-ci, ouvre de nouvelles perspectives dans les relations entre les deux pays. C’est l’avis exprimé par l’ambassadeur du Japon au Sénégal, Shigeru Omori.

L’ambassadeur du Japon au Sénégal, Son Excellence Shigeru Omori, s’attend à des lendemains meilleurs dans les relations entre les deux pays. En perspective de la visite officielle que le chef de l’Etat, Macky Sall, effectue, ce mois-ci, dans son pays, il s’est dit optimiste sur son bon déroulement. « J’espère que cette visite du président Macky Sall sera très fructueuse et qu’elle sera une fenêtre ouverte à un avenir encore plus rayonnant sur le plan des liens forts d’amitié et de coopération qui unissent le Sénégal et le Japon », a-t-il indiqué à l’occasion de la fête nationale du Japon coïncidant avec l’anniversaire de l’empereur Akihito. Toujours dans le but de raffermir les liens entre le Sénégal et le Japon, M. Akihito compte apporter sa pierre à l’édifice pour d’excellentes relations entre les deux pays. D’ailleurs, le diplomate a fait savoir : « Depuis mon arrivée, je n’ai pas ménagé mes efforts pour jouer le rôle de tout ambassadeur, celui d’être un pont entre mon pays natal, le Japon, et mon pays d’affectation, le Sénégal ».

Le ministre d’Etat auprès du président de la République, Mbaye Ndiaye, s’est réjoui du « dynamisme et de la vitalité » des liens historiques et amicaux qui unissent les deux pays. Venu représenter le gouvernement à la fête nationale du Japon, il a profité de l’occasion pour rappeler la diversité de ces relations qui couvrent divers secteurs allant de l’agriculture à la pêche, en passant par l’hydraulique et l’environnement. « En matière de pêche et d’aquaculture, l’assistance japonaise qui s’évalue, de 1979 à nos jours, à plus de 30 milliards de FCfa a permis la construction des marchés aux poissons de Dakar et de Kaolack, l’aménagement de centres de pêche à Missirah, Kayar et Lompoul, la réalisation d’installations frigorifiques à Bambey, Louga, Matam et Bakel et le renforcement des capacités des professionnels du secteur », a expliqué Mbaye Ndiaye tout en souhaitant le « renforcement des relations économiques et politiques » entre les deux pays à travers la mise en place d’un accord-cadre de coopération permettant des concertations périodiques à travers des commissions mixtes.

Pour sa part, l’ambassadeur Shigeru Omori compte tout mettre en œuvre pour approfondir les liens entre les deux Etats. « Soyez certains qu’à mon niveau, je mettrai tout en œuvre pour approfondir encore davantage les relations entre le Japon et le Sénégal. Je compte sur vous, amis sénégalais, pour m’y encourager », a-t-il lancé. M. Omori a d’ailleurs rappelé la philosophie de la diplomatie japonaise sur l’Afrique qui met l’accent sur l’appropriation par les Africains de leur destinée. « Le japon restera à vos côtés, vous, les peuples d’Afrique, en particulier auprès du Sénégal qui respecte les valeurs de démocratie (…) », a-t-il indiqué. Pour lui, le Sénégal reste cette terre où il fait bon vivre avec sa « téranga légendaire ». « Les Sénégalais sont très chaleureux et souriants et dégagent une vitalité et une ouverture d’esprit qui fait que les étrangers se sentent chez eux », a ajouté l’ambassadeur.

Maguette NDONG

Le budget du ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat a été voté samedi à l’Assemblée nationale.

Le ministre de la Formation Professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Mamadou Talla, était, samedi, devant les députés pour défendre le projet de budget 2018 de son département. A cette occasion, il a informé que, depuis 2012, le gouvernement a ouvert 14 centres de proximité. D’après lui, les besoins en formation professionnelle étaient très forts alors qu’en 2012 il n’existait pas au Sénégal une loi d’orientation sur la formation professionnelle et technique. Finalement, a-t-il indiqué, c’est en 2015 que le gouvernement a adopté cette loi. Ce qui lui a permis de décliner les réformes sur « l’accès à la formation professionnelle » et la « gouvernance et le pilotage du système de formation professionnelle et technique ».

Cependant, la préoccupation des députés est qu’il existe au Sénégal beaucoup de « filières dont l’employabilité n’est pas garantie ». Les qualifications de ces formations, ont-ils avancé, sont en déphasage avec les besoins des structures professionnelles. Toutefois, le ministre a précisé que cette donne a complétement changé. « Il est maintenant question de machinisme agricole, de département agri-élevage dans tous les centres qui sont installés. C’est un changement radical qui donne naissance aux Centres de formation professionnelle (Cfp) à la place des Centres d’enseignement technique féminin (Cetf) », a expliqué Mamadou Talla.

En outre, les parlementaires ont demandé au ministre de la Formation professionnelle si l’accent est mis, dans le cadre de son programme, sur des formations dans les métiers du pétrole, du gaz, des mines, des énergies renouvelables, etc. Dans sa réponse, M. Talla a informé qu’aujourd’hui les jeunes sont formés dans les entreprises. A titre d’exemple, il a informé que 300 jeunes sénégalais ont été formés dans neuf métiers dans la zone de Diogo. « Ces métiers ont été identifiés par l’entreprise de Grande côte opérations (Gco) elle-même », a-t-il précisé. Sur les métiers du pétrole et du gaz, le ministre a indiqué que son département a pris les devants en prenant en charge « la formation des électromécaniciens, des laborantins et de tous les métiers connexes à la chimie ». « A ce niveau, 200 jeunes sont en train d’être formés. Il en est de même pour le phosphate à Ndendory et dans les métiers portuaires, en perspective de la construction du prochain port de Foundiougne », a-t-il déclaré.

Toujours dans le cadre de la formation professionnelle des jeunes, Mamadou Talla a fait savoir que plusieurs centres sont en train d’être construits dans le Pôle des métiers de Diamniadio. Ces centres, a-t-il dit, vont permettre de former « 1500 jeunes dans les domaines de l’hôtellerie, de l’aviculture, de la mécanique, de la mécatronique, de la mécanique hors-bord…».

Le budget 2018 du ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat est arrêté à 38 366 333 180 FCfa, contre 36 471 644 000 FCfa en 2017, soit une hausse de 30,39%.

Aliou Ngamby NDIAYE

Avec une légère hausse de 466 228 660 Fcfa, le budget du ministère de la Fonction publique a été adopté par les députés. Une occasion pour le ministre Mariama Sarr d’annoncer une série de mesures prises par l’Etat pour rendre l’administration moderne et performante.

La Fonction publique sénégalaise se modernise. A cet effet, une série de mesures sont en cours d’expérimentation ou ont été déjà opérées par les autorités. C’est le cas de la mise en place actuelle d’un dispositif de « contrôle physique et biométrique » pour contrôler l’assiduité des agents. L’annonce a été faite, hier à l’assemblée, par Mariama Sarr, ministre de la Fonction publique, de la rationalisation des effectifs et de renouveau du service public. C’était au cours du vote de son budget pour l’année 2018. Selon elle, ce dispositif est actuellement en cours d’expérimentation dans six ministères pilotes à savoir les ministères des Affaires étrangères, des infrastructures, de la Fonction publique, de la santé, du Tourisme et de la Justice. Ceci, à travers un système intégré de gestion des ressources humaines de l’administration (Sirha).

En plus de ce dispositif, des séances de formation et de sensibilisation sont dispensées au profit des nouvelles recrues de la Fonction publique sur leurs droits et obligations. Dans ce même registre, le ministre a fait part du partage d’un code général de déontologie des agents de l’Etat avec la plupart des partenaires sociaux et des acteurs de la société civile. Ledit projet, a informé le ministre, est en cours d’adoption et sera soumis bientôt à l’Assemblée nationale.
Toutes ces mesures prises constituent une réponse aux interpellations faites par les parlementaires sur ce qu’ils appellent « ces tares de la Fonction publique » à savoir l’absentéisme de certains agents, les retards au travail, la faiblesse du temps de présence, l’absence de conscience professionnelle notée chez d’autres fonctionnaires.

Pour ce qui concerne la lancinante question des « lenteurs administratives », le ministre a informé que des « dispositifs innovants » ont été mis en place pour faire face à cette problématique. A ce titre avec le plan de résorption du stock de dossiers en instance mis en œuvre de 2015 à 2017, des efforts ont été faits sur les actes d’intégration. C’est dans ce sens que 20 452 actes d’administration ont été réalisés et répartis en nomination, titularisation, reclassement, engagement, avancement, validation etc. Dans ce même registre 57 923 actes ont été produits au profit d’agents cadres de l’enseignement, de la jeunesse et des sports. Aussi dans le cadre du statut général des fonctionnaires, 7498 actes d’années de validation et de vacation ont été produits ainsi que 14 541 actes de contractualisation. La célérité connue par le traitement de ces actes s’est faite grâce à la dématérialisation opérée depuis juillet 2017 sur les demandes d’emplois, les projets d’actes portant validation, les avancements de grade et d’échelons, les engagements, les nominations et les titularisations etc. « C’est une panoplie de réformes qui ont été prises allant dans le sens de la modernisation de l’Administration », a indiqué le ministre. A la fin de la séance, les députés ont adopté le budget du ministère de la Fonction publique, de la rationalisation des effectifs et du renouveau du service public qui a été arrêté à la somme de 2 734 938 000 Fcfa contre 2 268 709 340 Fcfa soit une hausse de 466 228 660 Fcfa en valeur absolue et 20,55% en valeur relative.

254 000 emplois créés en fin 2015
En fin 2015, l’Etat a créé plusieurs emplois au sein de l’administration. Le ministre de la Fonction publique révèle que ce sont 254 000 emplois  qui ont été créés, compte non tenu de l’auto-emploi et les emplois créés dans les Domaines agricoles communautaires (Dac) et dans d’autres structures. Selon Mariama Sarr, le recrutement au sein de la Fonction publique tient compte de plusieurs facteurs à savoir le cadrage macro-économique, l’expression des besoins des ministères et de l’autorisation du Premier ministre etc. A ce titre, elle a rassuré que son département est en train de faire un « important travail » dans la rationalisation des effectifs des agents de la Fonction publique.

Maguette NDONG

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