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Politique (4648)

En présidant, hier, le symposium sur le lancement du Tome 1 de la publication intitulée «conviction Républicaine», avec un accent mis sur le discours sur le développement, le président de la République, Macky Sall, a déclaré que l’économie du Sénégal est devenue l’une des plus fortes et dynamiques en Afrique.

Le Président Macky Sall a présidé hier le symposium sur le lancement du Tome 1 d’une série livres intitulés «conviction Républicaine», discours sur le développement. A ce titre, il a saisi l’occasion, pour revenir sur les réalisations du Plan Sénégal émergent. Le chef de l’Etat a indiqué que depuis le 24 février 2014, le Pse est devenu le référentiel de politique publique. «Il est au cœur de notre discours. Il s’agit, sur le socle du travail de la solidarité nationale, de faire émerger chaque sénégalais pour une vie meilleure, digne, décente», a-t-il confié. Ainsi, au sujet de l’économie du Sénégal, le président de la République a dit qu’elle est forte et dynamique. Mieux, «l’économie du Sénégal est devenue l’une des plus fortes et dynamiques en Afrique ». « Notre pays est en pôle de croissance qui s’inscrit sur une trajectoire régulière. Et c’est cette constance dans la croissance qui fait la richesse du pays dans l’horizon souhaité», a-t-il partagé.

Réagissant aux interpellations de l’opposition sur l’endettement de notre pays, il a fait comprendre que malgré un effort constant d’investissement public, pour parachever l’édification de base infrastructurelle de notre développement, le niveau d’endettement de notre pays est soutenable. «Et nous tendons vers plus d’équilibre de nos finances publiques assainies», a-t-il éclairé. Au sujet des ressources pétrolières et gazières, le président Macky Sall a rebondi pour faire savoir que tous les contrats que l’Etat du Sénégal sera amené à signer seront des contrats publics. Le Président Macky Sall a invité à cette occasion, les participants à ne pas le considérer comme le chef de l’Etat, mais plutôt comme un essayiste. Confiant dans cette logique qu’on devrait laisser au lecteur, le choix de lire et de juger librement.

Tout au plus, et en réaction au contenu de l’ouvrage, Macky Sall a fait comprendre qu’il parle de tous les secteurs d’activités notamment, l’Agriculture, les ressources pétrolières… Pour sa part, Abdoul Aziz Diop , Conseiller spécial du président a soutenu que Macky Sall a établi des rapports étroits entre les institutions et le développement, entre la gouvernance et le développement, entre la paix et le développement, et entre la sécurité et le développement. Confiant ainsi, que dans la doctrine du Président Macky, on ne peut pas imaginer, un développement qui serait déconnecté d’institutions fortes, d’une bonne gouvernance, d’une paix durable, et de la sécurité sur toudu territoire et à nos frontières.

Les droits d’auteur réservés au centre Aminata Mbaye

Le président a décidé de verser les droits d’auteur de ses ouvrages au centre Aminata Mbaye, une structure de Dakar spécialisée dans la prise en charge des enfants déficients mentaux. C’est ce qu’a confié son conseiller spécial Abdoul Aziz Diop. « Le président Macky Sall a décidé que tous les droits d’auteur des ouvrages concernés soient versés aux œuvres caritatives de l’école Aminata Mbaye des enfants déficients mentaux’’, a-t-il expliqué. Il intervenait au cours du symposium de lancement du Tome 1 des ouvrages que le chef de l’Etat, a décidé de publier, dans le cadre d’une collection appelée "conviction républicaine".                      

Macky Sall : «Je n’ai pas peur d’adversaires…»

Pour le Président si l’opposition fait du bruit, c’est parce qu’elle ne veut pas débattre de son bilan à lui. «Tous ces bruits que vous entendez au quotidien, c’est pour qu’il n’y ait pas de discours bilan. Parce qu’il est sans commune mesure. Tous les jours, on nous crée de faux débats, de ‘‘Fakes news’’ pour nous divertir de l’action quotidienne au service des populations», a  déploré. « Chaque jour, on entend le Sénégal, c’est la dictature ! Le Président ne veut pas d’adversaires. Je n’ai pas peur d’adversaires. Je me suis soumis à la sanction des Sénégalais. Tous les jours, on juge mes actions. Je n’ai pas peur d’être jugé », a martelé Macky Sall.  Le président de la République a aussi a défendu qu’il faut accepter les contradictions et les oppositions en politique. Invitant dans ce sens à un débat sur l’état de la Nation, il a indiqué qu’il faut accepter les contradictions, les oppositions. Avant d’assurer qu’il restera attentif aux regards critiques et aux observations.
        
Enseignement supérieur : les efforts de l’Etat rappelés

Le Président Macky Sall est revenu sur la mort de l’étudiant Fallou Sène qui, selon lui, est un acte qui arrive au moment où le gouvernement est en train de faire des efforts sur l’Enseignement supérieur. «Nous sommes en train de faire ce qui n’a jamais été fait en termes d’efforts pour l’Université » a-t-il dit. Macky Sall a affirmé qu’il est paradoxal et triste que pendant que ces efforts sont en cours dans les Universités, nous assistions à des événements aussi douloureux et inacceptables que la mort de l’étudiant Fallou Sène. « Pendant que nous sommes en train de faire ce qui n’a jamais été fait en termes d’effort pour l’Université», a-t-il déploré.

Le Président Sall a fait comprendre que l’Etat a mis 51 milliards de FCfa pour les bourses. «Le bloc enseignement prend ¼ des ressources du pays dont 25,1%. En 2012, J’ai trouvé 5.000 lits et actuellement nous avons mis en place 7000 lits qui seront inaugurés prochainement» a-t-il informé. Avant de renchérir que son régime a trouvé des centres universitaires régionaux que le gouvernement est en train de transformer et de doter d’infrastructures minimales pour des Universités.  

Amadou DIOP

Le Mouvement citoyen (Mc) du Professeur Penda Mbow qui dit avoir appris avec tristesse et désolation le décès de l’étudiant Fallou Sène demande au gouvernent de situer les responsabilités en appliquant avec rigueur les sanctions qui s’imposent.

Condamnant «avec fermeté» l’usage de la violence par les forces de l’ordre au sein de l’espace universitaire, le Mouvement citoyen demande aux autorités étatiques de prendre les mesures qui s’imposent pour que de tels actes ne se reproduisent plus jamais. Ainsi, «nous demandons également au gouvernement de situer les responsabilités et d’appliquer, avec rigueur, les sanctions qui s’imposent. L’Etat doit gérer, avec diligence, la question du paiement des bourses  des étudiants», a expliqué la directrice exécutive dudit mouvement, Pr Penda Mbow, dans un communiqué reçu.

Aussi, «le Mouvement citoyen déplore les nombreux cas de blessés tant du côté des étudiants que de celui des forces de l’ordre et présente ses condoléances les plus attristées à la famille éplorée et à toute la communauté universitaire sénégalaise», a-t-elle renchéri. Avant de conclure, qu’en effet, l’usage de balles réelles, sous prétexte de légitime défense, ne peut, en aucun cas, se justifier dans l’espace universitaire.

Amadou DIOP

Dans une déclaration commune, Rnd, Taxaw temm et Yoonu Askan Wi ont condamné la mort tragique de l’étudiant Fallou Sène. Ils estiment que cette perte traduit un mal-être de la jeunesse sénégalaise.

La mort de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène est révélatrice d’une politique de privation de la jeunesse sénégalaise de formation. C’est tout le sens de la déclaration commune publiée par Rnd / Taxaw Tem / Yoonu askan wi à la suite d’une rencontre faite ce mercredi. Après avoir rappelé la mort d’autres étudiants à savoir Balla Gaye en janvier 2001 et Bassirou Faye en août 2014 à l’Ucad, ces trois formations pensent qu’avec le décès tragique de l’étudiant de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, à la suite des échauffourées avec les forces de l’ordre, il y a eu « négligence coupable, trésorerie défaillante, incompétence manifeste ou simple mépris des préoccupations populaires les plus élémentaires ».

Pour le Dr Diallo Diop et ses camarades, il est inadmissible que dans le Sénégal d’aujourd’hui qu’on puisse attendre que les étudiants fassent chaque fois la guérilla aux forces de sécurité avant de percevoir leurs bourses. Pendant ce temps, font remarquer Rnd, Taxaw Tem/Yoonu askan wi pour le déplorer, on assiste à la création d’institutions ou d’organismes « clientélistes, inutiles et budgétivores ». « Voilà comment on prive la jeunesse et l’économie du Sénégal des ressources destinées à la formation, à l’emploi, à l’agriculture, à l’industrialisation, au développement endogène, à l’amélioration significative des conditions de vie et de travail ainsi qu’à l’épanouissement des masses populaires des villes et des campagnes », renseignent les trois formations politiques. Dans la même déclaration, ces partis relèvent de la part du gouvernement « une volonté de bâillonnement des cadres patriotes et autres lanceurs d’alerte ». Ils en veulent pour preuve le cas du capitaine Mamadou Dièye récemment mis aux arrêts ainsi que celui de Ousmane Sonko. « Il y a certainement de quoi ne pas désespérer des Sénégalais et Sénégalaises, en quête d’un leadership de type nouveau, un leadership de rupture, porteur d’une vraie alternative au service de notre pays et de notre continent », mentionnent Dr Diallo Diop et ses camarades.

Sur un autre registre, les trois partis politiques fustigent ce qu’ils appellent « l’incapacité de l’Onu depuis 70 ans à appliquer ses propres décisions et résolutions ». Ceci dans le but de faire respecter les droits inaliénables du peuple palestinien martyr. Tout en magnifiant « la bravoure et la détermination tenace » des Palestiniens, ces trois partis demandent à l’Etat d’organiser une campagne de boycott des produits israéliens.

Maguette NDONG

L’Ambassadeur du Cameroun au Sénégal, Jean Koe Ntonga a revisité, avant-hier, les efforts entrepris par son pays pour garantir la paix et la stabilité, notamment dans le nord ouest et le sud ouest où sévit des turbulences sociopolitiques.

« La situation sécuritaire et sociopolitique dans l’extrême nord du Cameroun, limitrophe du Nigéria, et dans les régions anglophones du nord ouest et du sud ouest du pays se stabilise. Elle est gérée, avec tact, fermeté et détermination, par le président Biya, soutenu par le peuple camerounais et par les forces de sécurité», a déclaré l’ambassadeur du Cameroun au Sénégal, Jean Koé Ntonga.

C’était lors de la réception organisée dans la célébration de la fête nationale du Cameroun, en présence du corps diplomatique, des hauts fonctionnaires, de la communauté camerounaise et d’autres invités. Le gouvernement du Sénégal a été représenté par le ministre de la jeunesse Pape Gorgui Ndong. « Citoyens camerounais restons unis dans la diversité et préservons la paix sociale pour un Cameroun stable, indivisible et prospère », est le thème de l’édition de cette année.

Cette fête célèbre l’unité retrouvée du pays après 77 ans d’occupation et de séparation, de 1884 à 1961, suivie de 11 ans de fédéralisme formé le 1er octobre 1961 par les deux Etats fédérés du Cameroun oriental, anciennement sous tutelle française et du Cameroun occidental, ancienne sous tutelle britannique. Ce fédéralisme a pris fin avec le référendum du 20 mai 1972 par lequel le peuple camerounais souverain a décidé d’instituer un Etat unitaire.

Sur les turbulences sociopolitiques survenues depuis novembre 2017 dans les deux régions anglophones, l’ambassadeur a souligné que le président Paul Biya a, entre autres, répondu favorablement à plusieurs des revendications légitimes des avocats, enseignants et leaders politiques et créé la commission nationale pour la promotion du bilinguisme et multiculturalisme. Selon lui, l’objectif poursuivi à travers cette démarche est « de garantir et de généraliser à tous les niveaux l’usage du français et de l’anglais, les deux langues officielles d’égale valeur ». « Ces revendications ayant, cependant, été instrumentalisées par des extrémistes qui demandent le retour du fédéralisme et, mieux, la partition du Cameroun et la création d’un Etat fantôme d’Ambazonie, le président Biya a pris des mesures pour garantir l’ordre et la sécurité et mettre fin aux violences et aux pertes en vies humaines, civiles et militaires », a martelé l’ambassadeur.

Il a rappelé les autres démarches entreprises par l’Etat pour la paix. Il s’agit de la poursuite du dialogue « constructif dans la légalité républicaine avec les Camerounais de ces deux régions acquis à l’unité, à l’indivisibilité et à l’intégrité du Cameroun, de l’accélération du processus de décentralisation des régions conformément aux dispositions de la Constitution du 18 janvier 1996 instituant l’Etat unitaire décentralisée ». Il y a aussi le réaménagement du gouvernement du 02 mars 2018 qui a répondu aux souhaits des Camerounais du Nord ouest et du sud ouest du pays.

Revenant sur les relations bilatérales entre Dakar et Yaoundé, l’ambassadeur a dit qu’elles sont excellentes. «  Elles sont traduites dans les faits par l’échange régulier d’opérateurs économiques et de délégations techniques et ministérielles, la visite à Dakar du président Biya et de son épouse à l’occasion du sommet de la Francophonie et celle du président Sall à Yaoundé en novembre 2016 », a dit l’ambassadeur.

Le diplomate a aussi rappelé « le comité de suivi de la 4ème session de la grande commission mixte de coopération entre les deux pays qui s’est tenu à Yaoundé en novembre 2015 et ses recommandations permettent aux deux parties de préparer les travaux de la 5ème session ».

B. DIONE

Les militants de l’Alliance pour la République de la commune de Thiaré Ndialgui (arrondissement de Diakhao) ont sonné, avant-hier, la mobilisation pour exprimer au président Macky Sall tout leur attachement et leur détermination à l’accompagner dans sa quête d’un second mandat.

L’Apr de Thiaré Ndialgui, dans le département de Fatick, a saisi l’occasion de l’Assemblée générale organisée au village de Diock, à quelques encablures de la commune de Diakhao, pour réaffirmer son soutien au chef de l’Etat. Bouré Sène, Porte-parole du jour, a déclaré : « ce sont les représentants des 17 villages de la commune qui sont tous unis derrière notre responsable Abdoulaye Ndour, ancien dage de la présidence ». Dans le même sillage, Mme Seynabou Diouf, au nom des groupements des femmes, a souligné que, « c’est grâce à Abdoulaye Ndour que la plupart des populations membres de l’Apr de la commune de Thiaré Ndialgui ont adhéré à ce parti pour soutenir le président Macky Sall et cela depuis la période où il était dans l’opposition jusqu’à son élection à la tête de la magistrature suprême ».

Les apéristes de Thiaré Ndialgui ont tenu  encore à témoigner à l’ancien dage de la présidence toute leur gratitude pour les importantes réalisations et actions sociales qu’il a toujours eu à faire à l’endroit des communautés dans différents secteurs comme l’éducation, l’hydraulique et d’autres secteurs ». Ils ont évoqué la récente décision présidentielle de sanctionner leur mentor en le relevant de ses fonctions de dage de la présidence suite à une interview accordée à une radio de la place lors d’un tournoi de lutte dont il était le parrain. Une décision que les partisans de Abdoulaye Ndour jugent prématurée en cette période où seule la remobilisation et la consolidation des acquis du parti, en collaboration avec la coalition Bby, doivent être les préoccupations au premier rang en lieu et place de règlements de compte sans fondement ».

Il faut, ajoute-t-il, « bannir les divergences qui pourraient nous porter préjudice et affaiblir notre victoire à la présidentielle de 2019 ».

Dans cette perspective d’ailleurs, les aperistes de Thiaré Ndialgui qui viennent ainsi de poser des actes politiques comme ils l’ont souligné par le biais de leur porte-parole, « souhaitent voir le Chef de l’Etat revenir sur sa décision et permettre à notre responsable Abdoulaye Ndour de poursuivre l’œuvre de massification et de mobilisation déjà entamée en perspective de la présidentielle de février 2019, pour un second mandat du président Macky Sall, mais aussi de continuer à jouer pleinement son rôle de rassembleur dans le Sine, voire dans toute la région de Fatick en général.

Mohamadou SAGNE

L’Alliance pour la République, à Ziguinchor, veut une réélection du Président Macky Sall au premier tour de la présidentielle. C’est pourquoi, elle a lancé une offensive pour mobiliser les militants.

L’Alliance pour la République de Ziguinchor a battu le rappel de ses militants et sympathisants, hier, pour lancer l’offensive, en vue de la réélection, au 1er tour, du président de la République, Macky Sall, en 2019. Ses responsables ont estimé que les populations de cette partie de la région méridionale du Sénégal ont une dette de reconnaissance envers le chef de l’Etat pour toutes les réalisations de grande envergure que ce dernier a réalisées à leur profit. Le chargé de l’information et de la communication de l’Apr, Youssouph Sidibé, a cité, entre autres réalisations à l’actif du président Macky Sall dans la région, le Projet de modernisation des villes du Sénégal (Promoville), qui vient d’être lancé à Ziguinchor. M. Sidibé a estimé que les Ziguinchorois ont le devoir de rendre un hommage appuyé au chef de l’Etat. « Parce qu’avec ce programme, dit-il, l’Etat se substitue à la limite aux collectivités locales dont la mairie de Ziguinchor, pour améliorer le bien-être des populations ». Notre interlocuteur, qui s’exprimait lors d’un point de presse, n’a pas occulté les « nombreux et importants acquis du chef de l’Etat », dans le domaine de la paix en Casamance.

C’est ainsi que Youssouph Sidibé a engagé toutes les forces vives du département de Ziguinchor, notamment les militants des partis politiques et autres responsables de la coalition Bby, ainsi que les mouvements de soutien, à vulgariser les réalisations du président de la République en Casamance. Il les a aussi exhortés à se mobiliser, dans l’unité, pour faire réélire Macky Sall en 2019, dès le 1er tour, à Ziguinchor.       

El Hadj Moussa SADIO

Lors d’un rassemblement au quartier grand Mpal, l’opérateur économique, Cheikh Diop, a dit sa volonté d’appuyer les actions du chef de l’Etat et de mobiliser les sympathisants et militants, pour sa réélection en 2019. A travers sa structure « And Defarrat Mpal », ce néophyte en politique, qui œuvrait jusque-là, dans le social, veut travailler à avoir des financements pour les femmes et les jeunes de cette localité. C’est dans ce sens que pour Cheikh Diop, « il faut une autre façon de faire de la politique ici à Mpal ». « C’est ensemble que nous allons travailler à prendre en charge les questions inhérentes aux jeunes et femmes de Mpal. Ce qui va déboucher sur une grande mobilisation, en faveur du chef de l’Etat Macky Sall », a-t-il souligné.

Cette rencontre s’est tenue en présence de certaines autorités de l’Apr de Saint-Louis et celles de la famille maraboutique de Mpal. La délégation du chef de l’Etat était dirigée par Abdou Karim Mboup, ministre conseiller auprès du président de la République. Ce dernier s’est réjoui de l’apport de Cheikh Diop, en vue des batailles électorales futures à mener. « Au-delà de venir dire toute la satisfaction du Chef de l’Etat, à l’endroit de Cheikh Diop, nous sommes là, avec des financements, pour appuyer les jeunes et les femmes, surtout dans le domaine de leur capacitation », a-t-il indiqué. M. Mboup a salué le rôle de l’Etat, pour une bonne répartition de la richesse nationale, avec les cités religieuses, qui bénéficient d’appuis et de programmes. Lors de ce meeting qui a drainé un nombre considérable de militants et sympathisants, tour à tour, des jeunes et autres responsables de femmes, des chauffeurs de la localité, et une partie de la famille maraboutique de Mpal, se sont dits disposés à accompagner les premiers pas de Cheikh Diop en politique.

A. M. NDAW

Selon le responsable de l’Alliance pour la République à Diass, dans le département de Mbour, Mamadou Ndione, le Sénégal pourra gagner, à terme, 80% des revenus de son pétrole et de son gaz après recouvrement des investissements. C’est pourquoi, M. Ndione qui est par ailleurs directeur général du Cosec estime que l’appel aux concertations sur les ressources naturelles est un acte patriotique qui va au-delà des partis politiques.

Diass abrite le nouvel aéroport international Blaise Diagne, quelles sont les nouvelles perspectives économiques que peut susciter cette infrastructure dans votre localité ?
Effectivement, depuis le 7 décembre 2017, l’aéroport international Blaise Diagne offre plus de perspectives à Diass. Le président Macky Sall a pu faire plus de 2/3 des travaux dans un cadre efficient faisant économiser au moins 100 milliards de FCfa au Sénégal et permettant à notre pays de contrôler 34% du capital de la société exploitant l’aéroport au moment où dans le premier schéma retenu par l’ancien régime, l’Etat n’avait rien dans ce capital. La perspective pour Diass est de s’adapter vite aux services connexes. Il faut reconnaître qu’il n’y avait pas, dans la commune, l’anticipation nécessaire pour créer un véritable réceptacle de ces services connexes. Dans un autre cadre, une commune accueillant le plus moderne des aéroports d’Afrique de l’Ouest tirera profit des retombées fiscales. L’ambition ne doit pas être seulement de compter sur la fiscalité, mais de bâtir une vision locale en adéquation avec les grands chantiers de l’État.

Dans les réseaux sociaux notamment, on voit vos soutiens demander qu’on vous confie la commune de Diass en 2019. Etes-vous candidat pour briguer ce poste ?
Les élections locales sont encore loin. Nous avons l’élection présidentielle à gagner pour permettre au Président Macky Sall de continuer son travail immense déjà palpable et largement bénéfique aux populations. Après l’élection présidentielle, on verra. Une chose est sûre, je n’ai pas d’ambition crypto-personnelle. Mon ambition est collective et j’ai eu en 2013 à partager ma vision locale dans un livre «20 axes du projet pour tous les villages de la future commune de Diass». Un an plus tard, en 2014, il y a eu la communalisation intégrale. Ma vision partagée avec mes concitoyens de Diass reste intacte. C’est une vision qui cadre avec celle du chef de l’État.

On s’achemine vers la présidentielle et les locales. Le département de Mbour est très stratégique, mais aussi trop disputé. Que fait l’Apr en particulier et la mouvance présidentielle en général pour le gagner ?
Dans le département de Mbour, l’Apr a un cadre unitaire autour du coordonnateur, le ministre directeur de cabinet du président de la République. Nous avons commencé un travail d’animation mensuelle dans les 16 communes du département. A Diass, tous les week-ends, nous sommes sur le champ politique avec des activités diverses.

Quel regard portez-vous sur les critiques formulées contre le pouvoir après la mort de l’étudiant Fallou Sène ? 
Le décès de l’étudiant Fallou Sène est très douloureux pour tout le peuple à commencer par le chef de l’État qui a beaucoup fait pour les universités. Je m’incline devant sa mémoire et présente mes condoléances à sa famille, au chef de l’État ainsi qu’à l’ensemble du peuple sénégalais. Il y a eu dysfonctionnement quelque part puisque l’État avait déjà pris les dispositions de paiement des bourses bien avant, en émettant les chèques. Que s’est-il passé ? Le chef de l’État a instruit l’Inspection générale d’Etat (Ige) pour y voir clair. En attendant, il a pris des mesures en changeant le recteur et le directeur du Crous. Les décisions et mesures correctives seront prises par le président de la République pour éviter ce genre de situation. Concernant les réactions de l’opposition, je crois que dans certaines situations, le silence est préférable au manque de délicatesse qu’on a noté dans les tentatives de récupération politique.

Vous vous intéressez à l’exploitation et à la gestion du pétrole et du gaz. Comment les rentes issues de ces ressources peuvent-elles donner un coup de fouet à l’émergence du Sénégal ?
Le Sénégal pourra gagner, à terme, 80% des revenus de son pétrole et de son gaz, après le recouvrement des investissements. Cela, si l’on se base sur : les 10 à 20% de Petrosen, les parts du Sénégal comprises entre 35 et 58% dans une fourchette comprise entre zéro à 120.000 barils/jour conformément aux contrats signés, les 25% d’impôts sur les sociétés quand l’exploitation va commencer, les impôts sur les salaires et autres. Cela sans compter les dizaines voire les centaines de milliers d’emplois à créer. Le chef de l’État qui est un des meilleurs spécialistes nationaux de ces questions pétrolières et gazières l’a très tôt compris. C’est la raison pour laquelle, il a, depuis lors, pris quatre mesures importantes. D’abord, il y a l'adhésion, depuis 2013, au processus Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie), avec obligations de publications croisées des revenus tirés de ces ressources. Le citoyen peut librement consulter, dans le site web de Itie Sénégal, les contrats signés ainsi que les sommes versées par les entreprises exploitation et reçues par l’État. D’ailleurs, dans le dernier rapport de suivi de l’état de mise en œuvre de la norme Itie dans 51 pays, le Sénégal a été cité en modèle. Ensuite, il y a eu, en 2016, la mise en place du Comité d’orientation stratégique sur le Pétrole et le Gaz (Cos/Petrogaz) qui a pour mission d’assister le président de la République et le gouvernement dans la définition de la politique de développement du secteur pétrolier et gazier et d’assurer le suivi de la mise en œuvre. La troisième mesure est le lancement, en 2017, de l’Institut national du pétrole et du gaz dont les travaux de construction sont en cours pour un montant global de 20 milliards de FCfa, pour une durée de travaux de 14 mois. Enfin, la quatrième disposition majeure est l’appel à une réflexion autour de la question de la meilleure utilisation des ressources pétrolières et gazières qui ne commenceront à être véritablement exploitées qu’en 2021. Pour dire simplement que le président Macky Sall, en bon spécialiste des questions pétrolières et gazières, a pris les dispositions pour que cette manne profite aux générations actuelles et futures.

Est-ce que le pouvoir réfléchit aussi à des schémas économiques pour diversifier notre économie grâce à ces rentes ?
Aujourd’hui, nous avons un taux de croissance de 7,2% sans véritablement cette rente pétrolière et gazière. Nous sommes largement sur la voie de l’émergence à l’horizon 2035. Ces ressources pétrolières et gazières sont très importantes et permettront de booster, à la fois, nos politiques publiques et notre secteur privé en termes d’investissements massifs sur les infrastructures, le capital humain, les institutions et sur le tissu économique dans son ensemble pour créer plus de résilience de notre pays qui, ne l’oublions pas, est dans l’espace Cedeao et demain dans la Zone de libre échange continentale (Zlec), offrant un marché plus vaste. L’avantage du Pse avant l’exploitation de cette manne pétrolière et gazière est que la feuille de route est déjà balisée. Le pétrole et le gaz seront des sortes d’ascenseurs vers l’émergence qui, déjà, est sur les rails.

Il est aussi question de créer un fonds grâce à ces ressources mais aussi d’une loi d’orientation stratégique, quelles doivent être les priorités de ce fonds pour qu’il soit véritablement une arme beaucoup plus efficace en faveur du développement économique du Sénégal ?
Affirmatif, le chef de l’État entend proposer une loi d'orientation après une large concertation de tous les acteurs publics, privés, politiques et ceux de la société civile pour s'accorder sur une clef de répartition entre les budgets annuels d’investissement et de fonctionnement et la part à réserver aux générations futures à travers un Fonds souverain d’investissements. Comme je l’ai dit tout à l’heure, les revenus tirés du pétrole et du gaz, en plus d’accélérer la correction du gap infrastructurel, pourraient permettre, par exemple, de baisser nos impôts pour rendre notre économie plus compétitive. Elles permettront également d’avoir en interne beaucoup plus de leviers financiers pour nos entreprises nationales. Sans ces revenus déjà, le chef de l’État est en train de casser la transmission intergénérationnelle de la pauvreté avec des programmes comme la Cmu, le Puma, le Pudc, les bourses de sécurité familiale, etc. A partir de 2021, quand commencera l’exploitation de ces ressources, nous auront des leviers plus rapides et plus amples pour accélérer le développement inclusif. Le Président Macky Sall fait du social un atout pour l’économique et l’économique un facteur de distribution social des revenus. Il a déjà commencé par rétablir les équilibres macroéconomiques en lançant, dans la même séquence temporelle, des programmes sociaux et infrastructurels d’envergure.

Que pensez-vous de l’appel aux concertations sur le pétrole et le gaz lancé par le chef de l’État ?
Le Président Macky Sall est un adepte de la concertation. Il l’a fait dans le secteur de l’éducation, de la santé et dans l’entreprise avec la création du Haut conseil du dialogue social qui est cadre paritaire État-employeurs-travailleurs. Sur le pétrole et le gaz, l’appel du chef de l’État est pour que tous s’accordent sur l’utilisation de ces ressources afin d’éviter, demain, des situations de tensions fratricides. C’est un appel patriotique qui va au-delà des partis politiques. Il va sans dire que ceux qui sont intéressés par l’avenir du Sénégal répondront à cet appel. Les autres ont le droit de rester dans des postures rétrogrades et crypto-personnelles. C’est leur droit. Est-ce leur devoir ? Allez savoir. Ceux qui refusent de discuter de l’avenir du pays ont sans doute d’autres préoccupations crypto-personnelles.

Propos recueillis par Aly DIOUF et Babacar DIONE

Le Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) et la Commission nationale du dialogue des territoires (Cndt) ont promis de collaborer autour des grands principes et des questions majeures qui préoccupent la Nation sénégalaise.

Le Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) a reçu, hier, à Dakar, la Commission nationale du dialogue des territoires (Cndt). Cette rencontre a été une occasion, pour les deux parties, de jeter les bases d’un « partenariat fécond autour des grands principes et des questions majeures qui préoccupent la Nation sénégalaise ». Les deux structures ont des rapports de complémentarités, estime le président Ousmane Tanor Dieng. C’est pourquoi poursuit-il, il leur faut trouver un compromis dynamique. C’est dans ce sens qu’il a rappelé à la Cndt le Forum des territoires que sa structure compte organiser. D’ores et déjà, il a proposé la mise sur pied d’un groupe paritaire chargé de préparer ledit forum. Dans ses travaux et réflexions, la Cndt, rappelle Benoit Sambou, envisage également la tenue d’une conférence des territoires. Une manifestation que le président Ousmane Tanor Dieng juge « plus ambitieux que le forum des territoires puisqu’elle s’inscrit dans le cadre du parachèvement de l’Acte 3 de la décentralisation ». Dans tous les cas, le Hcct et la Cndt qui sont des « partenaires naturels », ont manifesté la volonté de travailler ensemble. A les en croire, le dialogue doit rester l’affaire des collectivités territoriales. Toute chose qui va leur permettre de définir des plages de convergence et de permettre ainsi au président de la République de prendre les meilleures décisions en matière de décentralisation. Ainsi, Ousmane Tanor Dieng et Benoit Sambou soulignent que ces manifestations seront organisées en partenariat avec le ministère de tutelle et les partenaires sociaux.

Le Secrétaire général de la Cndt, Harona Bâ et Mme Awa Guèye Thioune, directrice des programmes de la même structure sont revenus sur leurs projets phares. Pour M. Bâ, il faut faire en sorte que les indicateurs du Pse transparaissent dans les politiques de développement local. Ces projets évoqués portent, entre autres, sur le système d’information territoriale, l’équité territoriale et le secteur privé local. Il est question de l’élaboration du programme de territorialisation des politiques publiques en lien avec le Pse et adossé aux potentialités locales.

Aly DIOUF

L’ancien président des élus locaux, Aly Lô, déplore les retards notés dans la mise en place des fonds destinés aux collectivités locales. Le maire de Taïba Ndiaye demande au gouvernement de prendre des mesures urgentes pour permettre aux mairies de bien fonctionner.

«Aujourd’hui, du fait des retards dans la mise en place des fonds destinés aux collectivités locales, le fonctionnement des mairies est plombé. Bon nombre de communes n’arrivent plus à payer les salaires avec toutes les conséquences que cela peut comporter», a alerté le maire de Taïba Ndiaye, Aly Lô. L’ancien président de l’association des élus locaux souligne que cet argent concerne le fonds d’équipement des collectivités locales, les fonds de dotation et la patente supprimée et remplacée aujourd’hui par la contribution économique locale.

M. Lô qui est membre de la plateforme des mouvements qui œuvrent pour la réélection du Président Macky Sall souligne que l’Etat doit réagir pour faire en sorte que les collectivités locales soient émergentes. «L’émergence des collectivités locales entraînera l’émergence du pays», a-t-il lancé tout en déplorant des retards dans la distribution des ressources du fonds minier et dans la mise en place de la Fonction publique locale, mais aussi la dégradation des véhicules des maires. «Ces fonds constituent l’essentiel des budgets. Aucune commune n’a pratiquement reçu ces fonds», a-t-il déploré. Le maire de Taïba Ndiaye a souligné que ces retards ont été souvent notés, mais la nouveauté est liée au fait que les percepteurs ne sont plus autorisés à faire des dépassements à hauteur de 25%. «La direction du trésor a supprimé ces autorisations et sommé, à autorisation préalable, tout dépassement», s’est désolé le maire. «C’est donc un cri de cœur que nous lançons pour que ces fonds soient mis en place le plus rapidement possible pour permettre aux communes de fonctionner et de faire des investissements», a insisté Aly Lô qui a rappelé que les communes et les départements sont des démembrements de l’Etat. La décision consistant à supprimer la patente pour la remplacer par la contribution économique locale constitue une inquiétude pour le maire de Taïba Ndiaye. «A l’occasion du vote de la loi, nous avions des inquiétudes en ce qui concernent ses tares. Aujourd’hui, non seulement ces fonds ne sont pas disponibles, mais nous n’avons pas une maîtrise de l’assiette», s’est-il désolé.

Sur un autre point, Aly Lô a indiqué que le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) est venu renforcer l’Acte 3 de la décentralisation, rappelant que c’est «la vision du président de la République». Mais il estime que des collectivités locales servies par le projet continuent à vivre des difficultés du fait de retards liés au paiement des entreprises. «Dans ma commune, nous avons des projets d’électrification rurale pour des villages, depuis plus d’un an, les poteaux sont plantés, mais le projet tarde à se réaliser faute de financement. Bon nombre de collectivités locales sont concernés», a-t-il alerté, ajoutant que le Pudc est un espoir pour les populations rurales.

Babacar DIONE

DISTRIBUTION DES INTRANTS AGRICOLES : POUR PLUS D’IMPLICATION DES MAIRES
Aly Lô plaide aussi pour un renforcement de la politique de décentralisation. Le maire a révélé  qu’aujourd’hui, il y a des reculs qui inquiètent. “Nous avons récemment reçu des sous-préfets, des lettres circulaires portant création de comités locaux de distribution des intrants agricoles. Ces commissions sont présidées par les agents techniques des sous-préfectures, des préfectures et des gouvernances. Les députés, les maires sont membres au même titre que les chefs de village», a-t-il dit. Pour M. Lô, cela n’honore pas la politique de décentralisation. «Aujourd’hui, les maires sont réduits à la plus simple expression en tant que membres de la commission », s’est-il désolé. Il est d’avis que si les maires ne s’impliquent pas, ces programmes seront difficilement réalisés. « Nous sommes à la veille de l’hivernage, il y aura certainement des points de rupture, les transporteurs auront du mal à joindre certains villages. Des localités sont coupées du reste des communes. Est-ce que le président de la commission, agent technique à la sous-préfecture, aura les moyens d’aider à faire le transbordement ? C’est le maire qui a certainement la possibilité de le faire », a-t-il expliqué.

Aly Lô dit comprendre que le maire étant un acteur politique, pourrait certainement susciter des craintes consistant à penser qu’en le mettant en avant, il favoriserait des militants. « On a dépassé ce cap. Il faudrait qu’on se ressaisisse. Je vois mal qu’on mette les maires et les députés derrière les agents techniques. C’est la raison pour laquelle ce sont les secrétaires municipaux qui siègent dans beaucoup de localités », a-t-il fait remarquer.

B. D.


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