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Politique (4840)

« Les Parcelles assainies donneront au président le nombre de signatures nécessaire pour le parrainage. Je reste loyal et engagé aux côtés du président de la République », a déclaré le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, vendredi dernier, tard dans la soirée, alors qu’il recevait les responsables de l’Alliance pour la République et les imams.

Avant la rencontre tenue à la maison, le ministre était à l’Unité 20, pour s’enquérir de la situation de l’approvisionnement en eau et exprimer aux populations sa solidarité.

D’après lui, la pénurie d’eau sera vite dépassée. M Ba a laissé entendre que ce déficit dans l’approvisionnement en liquide précieux ne peut pas être réglé en quelques mois et ceux qui soutiennent de tel propos sont des vendeurs d’illusions. « On ne peut pas construire Keur Momar Sarr en 6 mois, mais dans 1 an et demi, nous serons prêts », a-t-il laissé entendre.

Amadou Ba a rappelé l’installation de plusieurs forages par le président Macky Sall, geste qu’aucun prédécesseur du chef de l’Etat n’a jamais fait. « Tous les moyens seront mobilisés pour que les populations aient de l’eau », a-t-il affirmé.

Serigne Mansour Sy CISSE

Une délégation du Conseil des sages de Bennoo Bokk Yaakaar a sillonné les départements de Tivaouane  et de Thiès pour rencontrer des autorités religieuses, au cours d’une tournée, le week-end dernier.

Selon Badara Ba, le chef de la délégation, cette mission préventive entre dans une invite des protagonistes  et leurs partisans à rester dans les balises de la culture de paix sociale. «  Un héritage  légué par nos anciens et que nous avons à cœur de transmettre à cette génération de Sénégalais entre les mains desquelles se trouve, à part Dieu, l’avenir du pays », a-t-il confié.

A Tivaouane, il dit avoir rencontré, avec sa délégation, des membres de la famille d’El Hadji Malick Sy, un collectif d’Imams et la communauté chrétienne pour échanger sur ce bien précieux que sont la paix et la stabilité. La délégation a également été reçue à Ndiassane.

A l’étape de Thiès, les membres de la délégation ont rendu visite à la famille de Keur Mame El  Hadji Amadou Barro Ndiéguène, à Thierno Abou Dia, Serigne Moussa Fall au quartier Cheikh Ibra Fall, entre autres. Du côté du clergé « nous avons pu contacter le vicaire Abbé  Henry Ciss qui a confié que Monseigneur André Guèye, évêque de Thiès, est en voyage mais qu’à son retour, il est dans les dispositions de recevoir la délégation du conseil des sages de Bby », a affirmé Alouise Gorgui Dione, ancien sénateur, membre du conseil des sages de Bby.

Les sages de Bby ont dit déplorer la non-participation de l’opposition, qui chauffe l’espace politique, aux différentes tables de concertation  auxquelles  le pouvoir l’a conviée pour discuter de toutes les questions agitées en ce moment. C’est pourquoi, en tant que sages, ils pensent pouvoir inviter le peuple sénégalais, à travers ces références religieuses, à demeurer lui-même ; c’est-à-dire un peuple de paix et de concorde quelle que soit l’adversité politique. Car « rien ne vaut la paix », a rappelé Badara Ba, un ancien militaire qui a fait plus de 35 ans sous le drapeau.

Mbaye BA

Le secrétariat permanent de la Ligue démocratique (Ld) a dénoncé l’amalgame entretenu par l’opposition sur l’arrêt de la Cedeao. Réunis ce vendredi à leur permanence nationale, les camarades de Nicolas Ndiaye ont fustigé l’attitude des opposants dans le procès sur la caisse d’avance de la mairie de Dakar impliquant Khalifa Sall. « Le Secrétariat permanent de la Ligue démocratique, qui suit attentivement le procès en appel de l’affaire de la Caisse d’avance de la Mairie de la Ville de Dakar,  dénonce, d’une part, l’amalgame entretenu à dessein sur l’arrêt de la Cour de justice  de la Cedeao, notamment par l’opposition, et d’autre part, se félicite du respect, par le pouvoir judiciaire, des dispositions de l’arrêt de la Cour communautaire », lit-on dans le communiqué qui nous est parvenu. Dans le même temps, la Ld déplore « la duplicité de certains acteurs politiques » qui consiste à se féliciter de l’indépendance des magistrats et à vouer aux gémonies la justice, selon que ses décisions  sont favorables ou défavorables.

 Maguette NDONG

En visite à Touba, le leader du parti, Pastef, a été reçu par le Khalife général des mourides. Il a effectué la prière de la mi-journée à côté du guide religieux. Ousmane Sonko s’est vivement réjoui des prières reçues. «Ce n’était pas une audience politique. Nous devons protéger nos leaders religieux en évitant de les impliquer dans les querelles politiciennes. Cela leur permet de mieux jouer leur rôle de régulateurs sociaux et d’être à l’écoute de toutes les parties prenantes du processus politique », a déclaré le leader de Pastef à sa sortie d’audience. Ousmane Sonko a ensuite dit toute sa solidarité avec le Front de l’opposition, mais aussi son soutien pour la validation de la candidature de Karim Meissa Wade et celle de Khalifa Sall. «Nous sommes dans un parti différent du Pds, mais, si je n’avais pas l’intime conviction qu’il n’avait pas raison, je n’aurais jamais manifesté ce soutien. Nous considérons que c’est une forfaiture, une fois de plus, du gouvernement de Macky Sall, qui est inacceptable. J’en appelle à une solidarité et à la mise en place d’un Front commun de toute l’opposition », a lancé le leader de Pastef.

Pour le cas Khalifa Sall, Ousmane Sonko a estimé qu’il y a des abus inexplicables et injustifiables. « On ne peut pas manipuler la Constitution et le code électoral dans le but exclusif d’écarter des candidats, et ce, à moins de 7 mois de l’élection présidentielle », a laissé entendre le leader de Pastef. Ousmane Sonko a, par ailleurs, dit son soutien aux commerçants dans leur bataille contre « l’implantation sauvage des magasins Auchan », qui, a-t-il dit, fait du « dumping ». Il a invité les Sénégalais à refuser la vampirisation de notre économie.

Mamadou DIEYE

Après son audience avec le président de la République, l’opérateur économique, Mamadou Salif Sow s’engage à travailler pour la réélection de Macky Sall.

Pourquoi avez-vous décidé de soutenir la candidature de Macky Sall à travers la mise en place d’un mouvement ?
Ce mouvement a été créé suite à une rencontre que le président de la République a bien voulue m’accorder en avril par l’entremise du maire de Médina Gounass. J’ai décidé de mettre sur pied un mouvement politique national qui a pour nom « Ensemble pour le Sénégal ». Depuis plus de 10 ans, j’étais beaucoup plus dans le développement, dans les actions sociales, mais à la suite de cet entretien, j’ai compris que le président souhaite associer beaucoup de cadres sénégalais à la gestion des affaires de l’Etat. L’audience avec le chef de l’Etat est un signe d’estime et de considération. Nous avons échangé sur beaucoup de points et il y a eu une convergence de vue et d’idées. Cela m’a poussé à créer un mouvement politique qui va être le prolongement de ce que j’ai fait ces 10 dernières années. Vu l’orientation que Macky Sall donne à sa politique sur le plan social, je pense que cela entre en parfaite corrélation avec ce que je faisais dans le passé. J’ai décidé d’accompagner le président, Macky Sall pour sa réélection. Ce mouvement est composé des cadres sénégalais de toutes les régions du Sénégal et de la diaspora. Nous avons estimé, à un certain moment, qu’il fallait se mettre ensemble pour créer une organisation dans laquelle nous pouvons mettre nos compétences au service du Sénégal.

Vous habitez Kolda, quelles sont les actions concrètes que vous comptez y mener ?
L’opposition avait gagné dans la commune de Kolda lors des dernières élections. La mouvance avait gagné dans le département, mais une victoire doit être belle. Lorsque vous perdez la commune de Kolda et vous perdez la région, la victoire n’est pas aussi belle qu’on le souhaite. C’est pourquoi, j’ai décidé de concentrer mes efforts de mobilisation dans la commune de Kolda.

Je suis né dans la commune de Diallambéré. Nous avons fait beaucoup d’actions sociales notamment la construction d’édifices religieux. Macky Sall n’a pas de problème dans la commune de Kolda, mais il y avait plusieurs tendances. Ces tendances ont desservi la coalition. Les militants se reconnaissent souvent à travers un leader, mais lorsque le leadership est éparpillé, ils ont du mal à trouver des repères. C’est pourquoi, ils ont rapporté leurs voix à l’opposition. Mais cela ne veut pas dire que l’opposition n’est pas majoritaire. Depuis deux mois, je suis dans la commune de Kolda. Nous avons organisé des visites de proximité pour comprendre pourquoi la coalition Bby a perdu. Macky Sall a une base affective, seulement, la contradiction entre les leaders locaux a défavorisé la coalition. C’est pourquoi, nous œuvrons pour une unité d’actions. Il nous faut mutualiser les énergies pour aller vers un travail efficace et efficient pour que le président passe dès le premier tour. Macky Sall a promu des cadres de Kolda dans les instances de décision notamment dans les ministères et les directions des sociétés nationales. Il a appartient aux fils de Kolda de lui rendre la monnaie. Il faut donc arrêter les querelles de tendances et se mobiliser. Ce n’est pas dans la division que nous pouvons gagner. Seule l’unité peut nous permettre de gagner.

Après le lancement du mouvement qui a eu lieu à Kolda, quelle est la prochaine étape ?
Le meeting de lancement a été considéré, par les populations de Kolda, comme un grand rendez-vous de retrouvailles avec un homme qui a été aux côtés des populations depuis 10 ans. Nous avons eu droit à une mobilisation exceptionnelle. De Médina Yoro Foulah à Kolda, en passant par Vélingara, il y a eu une forte mobilisation. Toutes ces localités sont venues massivement. Cela me fait comprendre qu’il y a un espoir immense que les populations de Kolda ont en notre mouvement. Cela nous encourage à aller de l’avant pour le développement de Kolda. La seule bataille qui vaille est celle de réélire Macky Sall en 2019. La prochaine étape a commencé le 19 juillet. J’avais promis au président de la République d’apporter une contribution à sa victoire finale. Nous avons démarré une tournée nationale à Ziguinchor. Nous avons sillonné toute la commune de Ziguinchor et celle d’Adéane pour discuter avec les populations. Nous allons faire toutes les 14 régions et les 45 départements du Sénégal. Je pense que ce n’est pas en restant dans les bureaux qu’on va réélire Macky Sall. Il faut descendre sur le terrain pour écouter les populations et apporter des solutions à leurs préoccupations.

Babacar DIONE

Candidat déclaré à la présidentielle de 2019, Samuel Sarr ambitionne de veiller particulièrement au sort des jeunes et femmes du secteur informel, s’il est élu président.

« Je viellerai à ce que les jeunes et les femmes ne soient plus marginalisés, chassés, persécutés et considérés comme des gêneurs ou trouble-fêtes autour des marchés et artères des grandes villes », a dit avant-hier, Samuel Sarr, président du Parti libéralisme social sénégalais (Lss).

Il recevait le Réseau national libéral, social du secteur informel (Renalssi). Selon lui, ce secteur a sa place dans notre société. «  Je m’engage à encadrer ses activités, à promouvoir des aménagements appropriés et à valoriser leur apport dans l’économie sénégalaise », a déclaré M. Sarr.

D’après l’ancien ministre d’Etat, dans la plupart des pays asiatiques, le secteur informel est non seulement très bien pris en compte dans les politiques publiques, mais on leur affecte souvent des espaces bien aménagés, le long des artères des grandes villes. « Le secteur informel a besoin d’une véritable prise en compte dans les politiques publiques et surtout dans les plans d’aménagement urbain. Leur prise en compte doit se faire en amont, dans tous les grands projets impliquant une grande mobilité de personnes », a déclaré M. Sarr, qui précise que les acteurs d’un tel monde, qu’ils soient des femmes ou des hommes, doivent être préparés, en vue de leur apporter une solution. Considéré comme le candidat naturel du secteur informel à la présidentielle de février 2019, Samuel Sarr dit signer un pacte de confiance réciproque avec ledit secteur, qu’il veut revaloriser. Il veut aussi donner à ce secteur les mécanismes d’une économie nationale. Son défi, conclut-il, c’est de transformer l’acteur informel en acteur formel pour le développement du Sénégal.

Serigne Mansour Sy CISSE 

Le ministre-conseiller Mor Ngom estime que le combat de l’ancien Premier ministre Cheikh Hadjibou Soumaré est perdu d'avance. Il invite le leader du mouvement Démocratie et République à rejoindre le camp présidentiel.

Il s’étonne de voir l’ancien Premier ministre vouloir régler les problèmes des Sénégalais « après une longue et confortable pérégrination africaine sans se soucier du vécu de ses compatriotes ».

« Où était l’ancien Premier ministre sous le régime de Wade lorsque les Sénégalais se battaient contre les coupures d’électricité et lors de la tentative de dévolution monarchique du pouvoir ? », s’est-il interrogé.

Le responsable de l’Apr a invité les Sénégalais à être plus vigilants contre « ces messies autoproclamés qui n'ont  jamais été à leurs côtés durant les moments difficiles et qui se signalent promptement à l’'approche d'une élection présidentielle avec un chapelet de promesses mirobolantes qui pourraient répondre à leurs préoccupations essentielles ». « Son combat est perdu d'avance. Le bilan du président  Macky Sall est suffisamment éloquent », a-t-il dit. Le maire de Ndangalma a rappelé que l’objectif politique principal de l’Apr et de la coalition Bby est de « réélire le président Macky Sall dès le premier tour, au soir de la présidentielle du 24 février 2019 ».

Mamadou Lamine DIEYE

Le Pr Issa Sall, député et président du Parti de l’unité et du rassemblement (Pur), a tenu une tournée dans le Nord le week-end dernier. Il a été à Podor, à Dagana et à Richard-Toll où il a animé un meeting.

Le député à remercié les populations qui ont porté le Pur à l’Assemblée nationale à l’issu des législatives passées. Cette occasion a été saisie par les responsables du Pur pour sensibiliser les populations sur l’élection présidentielle à venir.

Lors de cette tournée politique, le Pr Issa Sall a réagi aux propos de certains responsables de la coalition présidentielle qui soutenaient que le recueil actuellement des signatures pour le parrainage n’est pas valable. Mais, pour le président Issa Sall, les autorités se sont engouffrées dans ce parrainage sans maîtriser tous les paramètres. De son avis, avant de voter une loi, « il fallait se renseigner sur sa faisabilité, et ces gens sont allés, après le vote, aux îles du Cap-Vert, en Pologne et dans d’autres pays pour s’imprégner de leurs expériences ». Le Pr Sall a aussi rappelé qu’il était impossible de vérifier les signataires, et c’est pourquoi l’Etat parle de discriminant à utiliser pour le contrôle. Aussi, le député a redit sa désapprobation de la loi, mais en soutenant : «Nous prenons nos dispositions en allant chez nos électeurs pour leur demander de nous parrainer, et au niveau du département de Saint-Louis, nous avons déjà recueilli 15000 signatures ».

Saint-Louis est la sixième région que la délégation du Pur a visitée depuis le début de sa tournée nationale. Le Pr Issa Sall en a profité pour dénoncer l’état des routes, surtout entre Colona et Nguith. Pour lui, cette zone d’agriculture et d’élevage mériterait des pistes meilleures pour l’acheminement des matières premières. A Khar Yalla où vivent les déplacés des inondations, le député s’est désolé des conditions d’existence difficiles. Sur la question de la pénurie d’eau, Issa Sall a ironisé sur « des investissements inopportuns à coups de milliards comme le Ter, alors que les besoins primaires comme l’approvisionnement en eau ne sont pas satisfaits ».

Amadou Maguette NDAW

Après avoir effectué une visite d'État au Sénégal, les 21 et 22 juillet derniers, le président chinois, Xi Jinping, a adressé, à son homologue sénégalais, Macky Sall, une lettre de remerciement pour la qualité et la chaleur de l'accueil qui lui a été réservé avec sa délégation. Nous reproduisons ci-dessous, in extenso, la correspondance.

Au terme de ma visite d’état très réussie en République du Sénégal, je tiens à vous exprimer, Monsieur le Président, ainsi qu’au gouvernement et au peuple sénégalais, mes sincères remerciements pour l'accueil chaleureux et attentionné qui m’a été réservé.

Le paysage magnifique et la diversité culturelle du Sénégal, ainsi que l'hospitalité de son peuple m'ont laissé un profond et merveilleux souvenir. Durant ma visite, j’ai eu, avec vous, Monsieur le Président, des entretiens cordiaux et fructueux au cours desquels nous avons procédé à des échanges de vue approfondis et dégagé de larges consensus sur les relations sino-sénégalaises et les questions internationales et régionales d'intérêt commun. Vous m'avez élevé à la dignité de Grand-Croix de l'Ordre national du Lion, un geste qui témoigne des sentiments d'amitié de vous-même et du peuple sénégalais envers le peuple chinois et moi-même. Me félicitant du grand dynamisme des relations sino-sénégalaises, je suis confiant dans le bel avenir de la coopération bilatérale.

Cette visite très réussie que j’effectue au Sénégal contribuera au renforcement de l’amitié, à la consolidation de la confiance mutuelle et à l’approfondissement de la coopération entre nos deux pays, et donnera une nouvelle impulsion au développement des relations sino-sénégalaises.

Je serai heureux de vous retrouver à l’occasion du Sommet de Beijing du Forum sur la Coopération sino-africaine

Je souhaite prospérité à la République du Sénégal et bonheur à son peuple.

Et je forme des vœux de santé et de succès pour vous-même, Excellence, Monsieur le Président.

Xi Jinping
Président de la République populaire de Chine

le 22 juillet 2018

Me El-Hadji Oumar Youm se félicite de l’arrivée de responsables de l’opposition qui ont choisi de soutenir le président de la République. Selon le directeur de cabinet du chef de l’Etat, Macky Sall est ouvert à toutes les forces vives de la nation. Dans cet entretien, le maire de Thiadiaye, revient sur le bilan du président Sall, notamment les efforts faits pour apporter une réponse à la demande sociale.

Monsieur le ministre, le Sénégal a été la première étape de la tournée africaine du président Xi Jinping. Quelle appréciation en faites-vous ?
Le Sénégal a été la seule étape du président Xi Jinping en Afrique de l’Ouest. Ce qui témoigne de la qualité exceptionnelle des relations entre la Chine et le Sénégal. Nos deux pays entretiennent des relations particulières,  empreintes de solidarité, de respect mutuel. Les deux présidents entretiennent des relations de confiance et d’estime mutuelle, base de l’amitié entre les deux peuples. Le diner que le président a offert au Parti communiste chinois, à la veille de la visite du président Xi Jinping, m’a permis personnellement, de mesurer le niveau de confiance, de l’engagement du peuple chinois, du Pcc, à consolider davantage les relations déjà performantes entre les deux Etats. La rencontre entre les deux dirigeants a confirmé ce sentiment. Elle est historique. C’est une rencontre entre deux hommes qui partagent la même vision du monde, un monde de paix, un monde plus équitable et un monde plus juste. Cette visite qui est une grande victoire diplomatique va renforcer davantage les relations sino africaines, en particulier celles sino-sénégalaises. Elle a répondu à toutes ses promesses. L’accueil a été chaleureux. Le peuple a réservé un accueil mémorable au couple présidentiel. Au vu des accords qui ont été signés, on peut espérer que cette visite constituera un nouvel élan, dans la coopération entre la Chine et le Sénégal, la Chine et l’Afrique d’une manière générale.

De plus en plus, le Sénégal est la destination des grands dirigeants du monde. Qu’est ce qui explique cela ?
C’est la vitalité de notre démocratie, de notre stabilité politique que notre diplomatie est en train de capitaliser. Le président de la République a une diplomatie d’ouverture, une diplomatie économique performante. Cela explique que les grandes puissances s’intéressent de plus en plus au Sénégal, comme un modèle de démocratie, un modèle de paix, de stabilité, mais aussi comme un modèle de progrès économique. Depuis 2012, le Sénégal réalise des performances incontestables sur le plan économique. Le Sénégal est devenu un pôle économique important en Afrique de l’Ouest, grâce à un travail rigoureux de redressement permettant de rester sur une trajectoire de croissance accélérée, un alignement de ses dépenses sur les priorités nationales et une politique d’investissements audacieuse, créatrice de richesses qui a fortement stimulé l’activité du secteur privé.

Les pays ont besoin de ce modèle pour comprendre comment cela est fait, comment un petit pays de 196 000 km2, qui n’avait pas encore découvert le pétrole et le gaz est parvenu à réaliser ces prouesses sur le plan économique en comptant quasiment sur ses ressources propres. Ce sont des expériences que le Sénégal peut et est prêt à partager. Le Pudc en est un exemple et est en train de devenir un modèle de programme plébiscité, par la Communauté internationale à travers le programme des Nations-Unies pour le développement. Le Sénégal est certes un pays en voie de développement, mais le Pse qui est le référentiel économique et social compte en son sein des expériences, une philosophie, une méthodologie qu’on peut partager avec le reste du monde.

Pourtant les adversaires du régime déplorent souvent des manquements dans la prise en charge de la demande sociale…
C’est une posture purement politique. Il n’est pas facile de construire des consensus très forts, je devrais dire de faire l’unanimité, sur toutes les questions essentielles du pays. Mais, en dehors de la politique politicienne, quand on regarde ce qui est en train d’être fait, il y a de quoi être très satisfait. On ne peut pas régler tous les problèmes du monde tout de suite avec une baguette magique. Le développement est un processus. Depuis 2014, avec la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent, on constate, à tous les niveaux, des progrès remarquables au grand bénéfice des populations. D’abord, le Pse a un traitement à long terme, l’horizon 2035. En attendant ce traitement à long terme, nous avons mis en œuvre un traitement d’urgence, à travers des projets extrêmement importants. Aujourd’hui, le Pudc permet de prendre en charge rapidement les besoins du monde rural : en pistes rurales, en hydraulique rurale avec la construction de forages, en équipements ménagers et collectifs. Ce projet a été un programme extraordinaire en termes de réalisations, en si peu de temps. Nous avons le Puma pour les zones. Dans ces territoires confrontés à des difficultés d’enclavement, déshérités, le programme que je viens d’évoquer apporte des solutions immédiates. Il suffit de traverser Richard-Toll pour perdre le réseau, ne plus se sentir au Sénégal. Ce sont des Sénégalais qui ont été laissés à eux-mêmes, depuis très longtemps. Le Puma vient apporter des solutions concrètes pour désenclaver, installer des postes de santé, construire des écoles, des bâtiments administratifs, des marchés etc.

Toujours, pour répondre à la demande sociale, notamment dans le secteur de la protection sociale, nous avons aussi, le programme de la Couverture maladie universelle qui prend en charge la protection sanitaire de l’essentiel des Sénégalais qui n’ont pas accès à des soins de santé de qualité et qui sont près de 80%. Pour améliorer l’accès à des soins de santé de qualité, le président de la République a mis en place un programme spécial de construction de 5 hôpitaux à travers le pays, à savoir Touba, Sédhiou, Kédougou, Kaffrine. C’est une demande forte des populations. A travers ce programme, nous apportons une réponse aux problèmes d’accès aux soins de santé.

Quelles sont les actions concrètes réalisées dans le domaine des Infrastructures ?
Me Oumar Youm ItwEn matière d’infrastructures, nous avons battu tous les records. Ce que le Sénégal a eu à réaliser en l’espace de six ans n’a jamais été fait depuis que le pays est indépendant. D’ici à la fin décembre, nous aurons plus de 200 km d’autoroute, alors qu’en prenant le pouvoir après 60 ans d’indépendance, le Sénégal n’avait que 32 km d’autoroute. Je ne vous parle pas des ponts construits et ceux qui seront construits. Le pont de Foundiougne sera le pont le plus long du Sénégal. Nous aurons également un autre pont, celui de Ziguinchor qui fait déjà partie du portefeuille d’accords qui vient d’être signé entre la Chine et le Sénégal dans le cadre de cette visite d’Etat du président Xi Jinping. Le secteur de l’agriculture a connu des bonds qualitatifs importants qui nous valent des records de production. L’Etat a décidé de mettre en place un dispositif de renforcement de la mécanisation, de la qualité des semences, d’accompagnement des exploitants dans l’amélioration des rendements. Ce qui fait que le Sénégal sera, bientôt, un pays autosuffisant. Nous sommes en train d’exporter l’arachide, parce que nous en produisons beaucoup. Bientôt, nous allons exporter le riz, parce que je sais que si la tendance se poursuit, nous serons autosuffisants au point de pouvoir vendre notre riz dans la sous-région. Dans le secteur de l’élevage, le gouvernement a restitué le ranch de Dolly à ses véritables propriétaires avec un investissement massif. Aujourd’hui, le ranch de Dolly est sécurisé. Le périmètre est administré, équipé et les services de l’Etat qui y sont installés sont en train d’encadrer les éleveurs dans leurs activités. Ne serait-ce que cette réalisation dans le secteur, le résultat est plus que satisfaisant. En dehors de cela, nous avons les marques d’attention que le président manifeste à l’égard des éleveurs en instituant la journée de l’élevage qui permet d’évaluer tout ce qui a été fait dans le secteur, journée qui instaure un dialogue permanent avec les acteurs, permettant, sur la base de la concertation d’affiner les stratégies et la mise en œuvre des projets phares.

Comme vous pouvez le constater, le président a beaucoup fait dans le social et ce, dans tous les secteurs, sans oublier de noter le programme des bourses de sécurité familiale.

Dans le secteur de la pêche, les mêmes actions sociales ont été engagées à travers la politique de subvention des moteurs pour mettre les acteurs dans de bonnes conditions de travail. Ainsi, secteur par secteur, les demandes sociales ont été réellement prises en charge. Dans le secteur de l’éducation, le président a apporté des réponses concrètes aux doléances des enseignants et des étudiants. Il a décidé d’augmenter les bourses, le taux de l’aide et a engagé le Gouvernement à entreprendre les travaux de réalisation de la voirie intérieure des campus, des équipements informatiques et de télécommunications pouvant permettre aux étudiants d’être dans les meilleures conditions.

Dire que les besoins des Sénégalais ne sont pas pris en charge, on peut l’affirmer, mais cela relève de la politicaillerie. Parce que secteur par secteur, tous les problèmes sont identifiés, diagnostiqués et les mesures d’accompagnement mises en œuvre.

Est-ce que les mesures ne doivent pas être étendues à Dakar qui fait face à des problèmes d’eau ?
Les responsables du secteur, à savoir le ministre en charge de l’Hydraulique ainsi que ses collaborateurs se sont largement prononcés sur la question. En ce moment, d’ailleurs, il y a une amélioration constatée sur le terrain. J’ai suivi à la télévision les réactions des habitants de certains quartiers de Dakar qui l’ont affirmée. Je suis sûr que, dans quelques jours, cette situation connaîtra une satisfaction notable. Bientôt la difficulté conjoncturelle d’approvisionnement de Dakar, en eau, sera derrière nous au vu de la planification qui a été arrêtée. Car le président de la République a initié deux programmes phares pour y parvenir c’est Kms 3 et le programme de dessalement de l’eau de mer. La mise en œuvre prochaine de ses solutions permet non seulement d’augmenter la production d’eau à Dakar, mais aussi de sécuriser davantage l’approvisionnement de la capitale. Il faut rappeler que Dakar est alimenté, depuis très longtemps, à partir du lac de Guiers. 300 km de tuyaux pour alimenter Dakar, il suffit d’une panne pour que cette ville soit privée d’eau pendant des semaines. Le président de la République a dit que ce n’est pas normal que la capitale soit aussi fragile et exposée dans son approvisionnement en eau qui est une ressource indispensable. Le président a conçu le projet pour permettre à Dakar d’avoir une source d’approvisionnement sécurisée.

Depuis quelques jours, le président reçoit des leaders de l’opposition qui ont décidé de le soutenir. Pourquoi cette démarche ?
Il faut d’abord saluer cette dynamique, l’encourager, parce que certains commencent à se rendre compte qu’on ne peut pas avoir un meilleur candidat que Macky Sall, en 2019. D’abord pour son bilan, mais ensuite pour son leadership international. Beaucoup d’hommes politiques commencent à comprendre que faire le choix du président de la République pour un deuxième mandat est le choix de la raison, de la continuité, de la stabilité et de la sécurité. Si l’on a la chance d’avoir un président de cette facture, avec le travail remarquable qui a été fait, il est du devoir de chaque Sénégalaise et de chaque Sénégalais d’accompagner cette dynamique qui, très certainement, nous mènera vers l’émergence en 2035.

Est-ce que des conditions sont mise en œuvre dans ces alliances ?
Pour l’instant, ceux qui ont manifesté la volonté de venir soutenir la candidature du président, Macky Sall, n’ont pas posé des conditions particulières. Il y a juste des préoccupations indispensables dans une alliance comme une communication régulière sur les questions qui doivent être débattues, des échanges permanents, la loyauté, la sincérité et la transparence.

Est-ce que les ténors du Pds sont concernés ?
Le président Macky Sall a toujours tendu la main aux responsables de l’opposition pour leur demander de venir travailler à ses côtés. Il l’a fait avec “Bennoo bokk Yaakaar”. Aujourd’hui, tous les responsables de Bby sont satisfaits du compagnonnage avec le président de la République. C’est un homme naturellement ouvert qui est fortement attaché au dialogue, au consensus et au partage. Il a prouvé cela dans “Bennoo Bokk Yaakaar”. Il reste très ouvert à toutes les forces vives de la Nation capables d’apporter une plus value au pays ou de jouer un rôle dans sa réélection en 2019. La main est tendue à tout le monde sans réserve, sans restriction, parce que tout simplement l’élection de février 2019 est l’élection du président de la République du Sénégal. Les Sénégalais ont la responsabilité de faire des choix sérieux, raisonnables, raisonnés qui tiennent compte de l’intérêt général du pays.

Avec l’arrivée de nouveaux leaders, y aura-t-il une nouvelle coalition ou Bennoo sera maintenu ?
Ce sera certainement “Bennoo bokk Yaakaar”. Cette coalition a toujours été notre cadre politique qui nous a permis de réaliser ce que nous avons eu comme bilan au Sénégal. Les autres forces viendront s’ajouter à cette dynamique. Nous trouverons les ajustements qu’il faut pour les mettre à l’aise dans ce compagnonnage.

Quel regard le président porte-t-il sur les échanges de propos aigre-doux entre responsables de l’Apr souvent notés dans la presse ?
C’est la preuve de la vitalité du parti qui compte, à l’interne, de grands responsables. C’est un parti libéral où la liberté d’expression est érigée en règle. Nous prenons cela avec beaucoup de philosophie même si l’on sait qu’il y a peut-être des comportements à éviter. Les acteurs doivent être conscients de leurs responsabilités. Dans un parti au pouvoir, c’est naturel d’avoir ces types d’échanges qu’on doit mettre, d’une manière générale, dans la démocratie.

D’aucuns pensent que la voie est balisée pour le président, accusé d’avoir éliminé ses adversaires…
La voie est balisée pour le président de la République pour avoir pu rester, durant tout son mandat, concentré sur l’essentiel. Pour avoir apporté le maximum de solutions aux problèmes qui se posaient. Quand nous prenions le pouvoir, nous avons trouvé une situation économique difficile. Nous avons apporté une réponse. A un taux de croissance qui tournait autour de 1,7%, nous sommes aujourd’hui à un taux qui tourne autour de 7,2 %, en six ans. Nous avons enregistré des performances dans tous les secteurs. C’est la raison pour laquelle le bilan du président est le seul facteur éliminateur de potentiels adversaires, parce que le président Macky Sall a fait ce qu’il devait faire durant son mandat. C’est pourquoi tout le monde le perçoit comme étant imbattable en 2019.

Le rejet de la demande d’inscription de Karim Wade et le dossier Khalifa Sall sont évoqués…
La loi est là pour tout le monde. Ce n’est pas parce qu’on est un homme politique qu’on est au dessus de la loi. La loi c’est la loi. Elle n’est pas celle du président, Macky Sall. Ce n’est pas la loi de l’Apr, mais du Sénégal. La loi a prévu, dans le code électoral, les conditions dans lesquelles les inscriptions sont reçues, enregistrées ou supprimées. Datant de plusieurs années avant son arrivée au pouvoir, cet article préexiste à la présidence de Macky Sall. On ne peut pas dire que l’application de cette loi lui est imputable. Elle était là avant Karim Wade. Ceux qui l’appliquent ne savaient même pas qu’ils l’appliqueront un jour à quelqu’un, mais puisqu’on est en politique, il y a toujours cette forme de victimisation qui est mise en avant pour s’attirer de la sympathie en lieu et place d’arguments valables. J’estime que ce qui a été fait est objectivement un juste respect de la loi qui doit s’appliquer à tous.

Propos recueillis par Babacar DIONE

Djeddah (Arabie Saoudite) - Aujourd’hui, plus que jamais, les Etats membres de l’Organisation de la coopération islamique (Oci) font face à de nombreux défis. Aussi, après le succès du premier programme décennal 2005-2015, l’organisation s’est-elle dotée, en 2016, d’un programme décennal appelé « Oci 2025 ». Hier, lors d’une rencontre avec des journalistes, au siège de ladite organisation, des responsables départementaux sont largement revenus sur ce plan.

Montrer que l’Oci est une organisation plus que politique. C’est à cet exercice que se sont évertués quelques responsables de différents départements de la « deuxième plus grande organisation internationale, après l’Onu avec ses 57 Etats membres dont la Palestine, considérée par l’Oci comme Etat à part entière», selon l’ambassadeur Tarig Ali Bakheet, directeur général de recherche politique de l’Oci. Le nouveau plan décennal « Oci 2025 » compte 18 domaines prioritaires et 107 objectifs. Ces domaines portent sur les questions de paix et de sécurité, la réduction de la pauvreté, la lutte contre le terrorisme, les projets d’investissement et de financement, la sécurité alimentaire, la science et la technologie, le changement climatique, le développement durable, le dialogue et l’harmonie entre  les religions, l’autonomisation de la femme, l’humanitaire, les droits de l’homme, la bonne gouvernance et la reddition des comptes, l’emploi, la santé, les Tic, les médias et la diplomatie, les réformes institutionnelles.

Et bien sûr, la « raison d’être de l’Oci, c’est la question de la Palestine et de Jérusalem »,  a indiqué le l’ambassadeur Bakheet. Il se félicite de voir le rôle et la vocation de l’organisation grandir alors que « pendant plus de quatre décennies d’existence, elle s’était plus que cantonnée dans le domaine strictement politique ». Ce plan décennal, écrit, en effet, dans un document remis à la presse, par le Secrétaire général de l’Oci, Youssef bin Ahmed Al-Othaimeen, doit « provoquer l’indispensable changement dans le vécu de nos peuples et nations ». Comme M. Bakheet, les chefs des départements Science et technologie, économie et des questions humanitaires ont décliné les actions qu’ils déroulent et qu’ils comptent renforcer dans le nouveau plan décennal. 

De notre envoyé spécial, Daouda MANE

QUESTION DE LA PALESTINE ET DE JERUSALEM : NÉGOCIER SUR DE NOUVELLES BASES
L’Organisation de la coopération islamique qui tire sa création de la question palestinienne déploie tous les moyens, sauf militaires, afin que le peuple palestinien ait droit à un Etat indépendant à côté de celui d’Israël. « La seule voie est la relance du processus de paix. C’est à cela que travaille l’Oci », a insisté le Tunisien, l’ambassadeur Ali Ghoutali, directeur du Département Palestine et Al-Quds.

Toutefois, comme les Palestiniens, l’ambassadeur Ghoutali estime qu’au vu de la position actuelle des Usa, le quartet « ne tient plus la route ». Aussi, les Palestiniens réclament-ils « une relance des négociations sur de nouvelles bases.

L’option doit être multilatérale à travers une conférence internationale pour adopter un nouveau mécanisme afin de faciliter l’émergence d’une solution à deux Etats », indique Ali Ghoutali.

D. MANE


CRÉATION DE L’OCI : UNE RÉPONSE À « L’INCENDIE CRIMINEL DE LA MOSQUÉE D’ALAQSA »
Son histoire est intimement liée à la situation de la Palestine dont « les territoires sont occupés depuis 1967 ». Car, l’Oci a été créée par le « sommet historique » de Rabat (Maroc) le 25 septembre 1969, en réponse à « l’incendie criminel de la mosquée d’Alaqsa à Jérusalem occupée ». Aujourd’hui, avec ses 57 Etats membres répartis sur les quatre continents (Asie, Afrique, Europe et Amérique Latine), l’Oci est la deuxième plus grande organisation intergouvernementale après l’Onu.

Sa Charte a été adoptée en 1972. Elle porte la voix collective de la Oummah qui compte 1,5 milliard de musulmans dans le monde. L’Oci qui prône, par ailleurs, l’élimination de la discrimination à l’encontre des musulmans,  entretient des relations de coopération avec d’autres organisations comme l’Onu, l’Ue, l’Ua.

Elle compte également plusieurs organes subsidiaires et institutions spécialisées qui couvrent un large éventail de domaines : culture, science, économie, droit, finance, sport, technologie, éducation, médias, humanitaire.

D. MANE

L’ambassadeur d’Afrique du Sud au Sénégal, Lenin Shope, revient, dans l’entretien ci-dessus, sur les facettes et dimensions de Nelson Mandela qui aurait fêté ses 100 ans cette année. Mais surtout sur son héritage et son projet politique, ses limites et les dissensions qui minent, aujourd’hui, le Congrès national africain (Anc). Il parle également de la « Conférence de Dakar », point de départ des négociations ayant permis de libérer Mandela et de mettre fin à l’apartheid. Il met en avant la coopération avec le Sénégal et l’Afrique dans son ensemble pour mieux légitimer deux postes pour le continent au Conseil de sécurité des Nations-Unies à la faveur d’une réforme prochaine de l’organisation mondiale.

Excellence, le monde s’apprête à célébrer la « Journée internationale Nelson Mandela » ce 18 juillet. Le héros aurait eu, cette année, 100 ans. Que retenez-vous de cette figure ?
Nelson Mandela, tout comme Olivier Tambo, Walter Sizulu et d’autres, a marqué l’histoire du Congrès national africain (Anc). Ils ont radicalisé le mouvement Anc quand ils étaient dans la lutte et sont naturellement devenus des leaders. Nelson Mandela a été le premier commandant en chef de la branche militaire de l’Anc. Il a été arrêté et est devenu l’un des prisonniers les plus connus avec une sentence très longue. Libéré, il deviendra président de la République sud-africaine.

Il est pour nous une icône. Il a éduqué les Sud-africains et le monde en ce qui concerne la résolution des conflits. Je pense que c’est là l’un de ses plus grands héritages qu’il nous a laissés en tant que personnalité très importante. L’une des plus grandes leçons données à l’humanité par cet homme, est la résolution pacifique des conflits.

Vous prévoyez d’organiser une matinée d’échanges sur son héritage. Comment appréhendez-vous cet héritage ?
L’Afrique du Sud a été l’une des sociétés les plus violentes qui ait existé au monde. Cette violence (Apartheid) était basée sur la race, donc contre les Noirs. Nelson Mandela nous a apporté la réconciliation, l’égalité et une nouvelle Constitution pendant qu’il était président. L’égalité à laquelle il nous a conduits était non seulement entre les races, mais aussi entre les sexes.Tout le monde est fier de Mandela qui, après avoir séjourné pendant de nombreuses années en prison, est devenu un réconciliateur.

Nelson Mandela est une figure certes historique, mais on entend ça et là des voix s’élever pour remettre en cause certaines de ses orientations politiques. Quelles appréciations en faites-vous ?
Je pense qu’il n’y a pas de leaders au monde dont les politiques ne sont pas remises en cause. J’écoutais tout à l’heure le président Obama sur une visite au Kenya. Je pense que l’ancien président américain a été un grand leader, mais il y a de nombreuses personnes qui remettent en cause ses orientations politiques, notamment sur la Syrie par exemple.

Dans le contexte sud-africain, vous avez un pays très divisé, particulièrement sur le plan économique, mais aussi une société très inégalitaire. Une inégalité basée sur la race comme je le disais. Vous avez aussi une population autochtone spoliée de ses terres, de son bétail également. Il y a eu un système pour appauvrir les populations et les pousser à aller travailler dans les mines. Et quand il y a eu les négociations sur la mise sur pied de la démocratie, il y a eu des questions qui n’ont pas été bien posées : la restitution et la réparation économiques. Ces questions constituent les critiques les plus majeures émises contre Mandela, sous le prétexte qu’il n’a pas assuré la libération économique. Il faut, en Afrique du Sud, un certain niveau d’équilibre : transformer le pays en démocratie et faire au fur et à mesure une réparation économique en faveur de la population noire.

L’historique Anc a fait les frais d’une division et des querelles internes. Certes l’un des fidèles de Mandela, le président Ramaphosa, a pris le pouvoir. Les dissensions et dissidences à l’Anc ne ternissent-elles pas l’héritage de Mandela ?
Afrique du SudL’héritage de Nelson Mandela ne saurait être terni puisqu’il est concret. Des divisions existent au sein de l’Anc et c’est dans l’ordre normal des choses, mais elles ne sauraient ternir cet héritage. Il est urgent néanmoins de remettre le pays sur les rails, dans la bonne direction. Une orientation et une volonté vers lesquelles s’est orienté le président Cyril Ramaphosa.

Certains voient aussi la persistante inégalité entre Noirs et Blancs comme l’une des faiblesses de la politique de la Nation « Arc-en-ciel » vu comme un mirage. Etes-vous de cet avis ?
Je pense que notre pays doit faire mieux sur le plan économique. Nous étions déjà sur une bonne voie jusqu’en 2008-09. A cette époque, notre Pib était de l’ordre de 420 milliards de dollars américains. Il faut néanmoins comprendre que l’Afrique du Sud est un pays qui se base beaucoup, sur le plan économique, sur les exportations des biens et services, du charbon, de l’or, des minerais. Quand il y a eu la crise de 2009, notre économie a reculé d’un tiers passant de 420 à 220 milliards de dollars de Pib. Ce qui a causé un stress chez les pauvres et dans la classe moyenne. Nous notons présentement une remontée du Pib qui se situe à hauteur de 350 milliards. Nous sommes passés de la plus forte économie du continent à la troisième place derrière le Nigéria et l’Egypte. Notre remontée nous place juste derrière le Nigéria et devant l’Egypte. Ce qui est un bon signe, mais nous avons besoin de faire plus puisque avec la taille de notre population, 55 millions d’habitants, un taux de chômage de 25 % et 20 millions de personnes qui vivent de bourses familiales, la situation est intenable. Nous devons nécessairement faire un grand bond économique en avant.

Le gouvernement de Ramaphosa se concentre davantage sur ces objectifs. Le président Cyril Ramaphosa s’est récemment déplacé en Arabie Saoudite, au Nigéria, aux Emirats Arabes Unis. Il a pu obtenir, en Arabie Saoudite, 10 milliards de dollars d’investissement. Nous allons aussi accueillir, dans les semaines prochaines, une rencontre du Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud). En route vers l’Afrique du Sud, le président chinois effectuera une visite officielle au Sénégal. Il y aura, à l’occasion du sommet du Brics, l’inauguration, à Johannesburg, de la banque Brics-Afrique. Cette banque est destinée à attirer principalement des investissements dans le continent dans son ensemble. Le président Macky Sall prendra, en tant qu’invité, part à la rencontre du Brics pour l’Afrique. Je suis heureux que le président Sall soit à cette importante rencontre. Pour revenir à l’Afrique du Sud, elle doit renforcer davantage son économie, faire beaucoup plus que ce qu’elle fait présentement, si elle veut réduire le chômage, mieux lutter contre la pauvreté et les inégalités.

Comment se porte votre coopération avec le Sénégal et quels axes de coopération développez-vous ?
Nous sommes très fiers des relations entre les deux pays. Nous avons fêté, l’année dernière, le 30ème anniversaire de la « Conférence de Dakar » qui a été le début des négociations qui ont conduit à la démocratie en Afrique du Sud.

Le président Macky Sall a effectué, en 2017, une visite à Cap-Town. Les deux pays se sont accordés pour relever le niveau de la coopération bilatérale, mais aussi organiser, de façon systématique, des consultations au plus haut niveau. Par exemple, aux réunions de l’Union africaine ou des Nations-Unies, les deux présidents vont se rencontrer et discuter. Ils se sont rencontrés à Kigali et en Mauritanie récemment pour des sommets de l’Ua. Nous espérons qu’ils puissent se rencontrer en tête-à-tête lors de la visite du président Macky Sall les 24 et 25 juillet prochains.

Ce que nous devons faire maintenant, c’est d’élever le niveau de nos échanges économiques. Je suis en poste depuis une année, mais je sais que des industriels sud-africains ont séjourné et séjournent au Sénégal dans l’objectif de procéder à des investissements. Il y en a qui ont investi 50 millions d’euros à l’Aidb. D’autres se sont lancés dans divers projets : que ce soient les assurances, le commerce ou les exportations. Chaque fois que de potentiels investisseurs viennent, ils rencontrent de nombreuses personnes, des partenaires potentiels.

Nous avons reçu, il y a deux semaines, la visite de la Banque de développement sud-africaine connue pour son implication dans des projets structurants. Des partenaires sud-africains sont aussi engagés dans le joint-venture qu’est la centrale à charbon de Bargny. Nous pouvons dire que nous sommes en train de faire un certain nombre de choses dans la coopération. Le potentiel existe et nous devons faire plus.

Vous entendez être reconnaissant à l’endroit des pays africains, particulièrement le Sénégal. Pouvez-vous rappeler en quoi avait constitué le rôle de « facilitateur » à la « Rencontre de Dakar » en 1987 par ce pays ?
La « Rencontre de Dakar » ou « Conférence de Dakar » marque le début des négociations en Afrique du Sud. Elle a donc réellement contribué au début des négociations entre l’Anc et le pouvoir sud-africain. Il faut préciser qu’il ne s’agissait pas d’une rencontre entre l’Anc et le gouvernement de l’Apartheid. Mais plutôt une rencontre entre l’Anc et un groupe libéral de blancs sud-africains. Lorsque les discussions ont débuté, elles ont été menées dans la discrétion la plus totale puisque le gouvernement de l’apartheid n’en voulait pas du tout. Du côté de l’Anc, la délégation était conduite par l’ancien président Thabo Mbéki et du côté des libéraux blancs par Van Zyl Slabbert.

La rencontre de Dakar marque donc le début des négociations qui ont conduit à la libération de Nelson Mandela et au processus de démocratisation.

L’Afrique du Sud envisage-t-elle toujours de devenir membre du Conseil de sécurité des Nations-Unies ?
L’Afrique du Sud a souscrit à la position de l’Union africaine, une position plus connue sous l’appellation de « Ezulwini consensus » du nom de la localité du Swaziland où elle a été adoptée. Cette position, tout en admettant la nécessité de réformer le Conseil de sécurité des Nations-Unies, dit aussi que le Conseil doit être transformé de sorte que l’Afrique puisse avoir deux membres permanents. L’Afrique n’a pas encore décidé à qui vont revenir les deux postes même si l’Afrique du Sud est un pays très influent. Ce n’est qu’une fois que nous aurons dépassé la transformation du Conseil de sécurité qu’on commencera certainement à discuter des pays qui devront les occuper. Il faut aussi noter qu’aucun des cinq membres permanents actuels ne représente une région géographique. L’essentiel est de noter que l’Afrique veut deux membres pour la représenter. Nous Africains, insistons également sur le fait que la plupart des questions discutées au Conseil de sécurité sont des questions spécifiques à l’Afrique. Nous devons aussi faire taire les armes d’ici à 2020, conformément à la volonté de l’Union africaine. Il nous faut aussi une coopération accrue entre l’Afrique et les Nations-Unies.

Propos recueillis par Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

Pour mieux expliquer les raisons de l’institution du parrainage et sa pertinence, Aminata Touré demande aux jeunes de la Cojer de descendre sur le terrain.

« Il faut coupler le parrainage à l’animation du parti. Nous voulons, dès qu’on donne le coup d’envoi, réussir le pari de la collecte de signatures en une semaine de présence sur le terrain», a déclaré Mme Aminata Touré, chargée du pôle mobilisation et parrainage de l’Alliance pour la République (Apr).

Elle rencontrait les jeunes de l’Alliance pour la République, au Cices. Selon l’Envoyée spéciale du chef de l’Etat, « il faut occuper l’espace et rien que l’espace. Mais, avant de le faire, il faut attendre que le ministre de l’Intérieur publie un arrêté, expliquant le contenu de la fiche de parrainage ». « On ne peut pas parrainer deux fois », a précisé l’ancien ministre de la Justice, Garde des Sceaux.

A en croire la chargée du Pôle « mobilisation et parrainage » de l’Apr, si le président avait pris simplement son téléphone pour obtenir 65.000 signatures, il aurait dépassé largement le nombre fixé.

« Soyez dans les débats, à la pointe du combat et aux avant-postes », a dit Aminata Touré. Car, depuis 2012, le chef de l’Etat a remporté toutes les batailles électorales. Poursuivant, elle a déclaré qu’un parti qui contrôle 85% des maires ne peut pas avoir peur de l’opposition. Aussi, a-t-elle invité les jeunes à assumer pleinement leur rôle pour mieux recevoir le témoin. Avant de soutenir qu’un programme de collecte des signatures sera peaufiné dans les jours à venir, sans entrer dans les détails. L’Envoyée spéciale du chef de l’Etat a désapprouvé la position de ceux qui lisent le parrainage sous le prisme déformant de l’anti-démocratie. Mieux, pour elle, la redevabilité n’a rien à voir avec l’acharnement politique. Aminata Touré voit donc, à travers ces deux principes, une manière d’utiliser un filtre et une façon de bien gérer les ressources du pays. Mme Touré est formelle : «ce que Macky Sall a réalisé dans ce pays, aucun de ses prédécesseurs ne l’a fait. Nous devons l’expliquer dans les écoles, dans les universités».

De son côté, la coordonnatrice, Thérèse Faye Diouf, a déploré l’attitude déstabilisatrice de l’opposition, qui est assoiffée de pouvoir.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le mouvement « And ak Sidi Kaba » pour la réélection de Macky Sall, a été lancé, avant-hier, à Tambacounda. Les responsables de ce mouvement ont saisi l’occasion pour expliquer aux populations les tenants et les aboutissants de la loi sur le parrainage.

Les différents orateurs qui ont pris la parole, avant-hier, lors du lancement du mouvement « And ak Sidi Kaba » pour la réélection de Macky Sall, à Tambacounda, ont expliqué aux populations les enjeux du parrainage. Ils ont aussi incité les jeunes et les femmes à aller retirer leur carte pour battre, de la plus belle des manières, l’opposition, en réélisant le président Sall au premier tour.

Pour Mamadou Gningue, membre de la coordination du mouvement, l’engagement derrière Me Sidiki Kaba reste une obligation pour toute personne aspirant au développement du territoire, car les actions du ministre des Affaires étrangères « sont profitables à tous les jeunes, à toutes les femmes et toute la population, de façon globale ». En guise d’exemple, il cite  la construction de la maternité de Gouye, les sanitaires dans les écoles, la reconstruction du dispensaire de Dépôt, etc. M. Gningue a aussi cité la construction du centre multifonctionnel et les financements octroyés aux femmes.

Selon lui, les réalisations du président, Macky Sall, à savoir le plan sésame, la bourse familiale, le Pudc, le puma… méritent d’être soutenus. Le président Sall a beaucoup fait dans la région, selon Fanta Ndiaye, coordinatrice du mouvement. « Macky Sall doit être soutenu pour la poursuite de l’œuvre de développement. Près de 500 salles de classe ont été construites dans l’élémentaire et une trentaine d’écoles. On peut aussi citer le bloc scientifique du lycée ainsi que la finalisation du lycée technique. La construction de l’Université du Sénégal oriental va également bientôt démarrer », a dit Fanta Ndiaye. « Le président a fait beaucoup de réalisations à Tambacounda. Nous avons le centre d’hémodialyse à l’hôpital régional, la construction et la réhabilitation de pistes de désenclavement pour 15 localités sur une ligne de 146 km, etc. », a souligné Fanta Ndiaye.

Pape Demba SIDIBE

Le président Macky Sall était, hier, à Thiès, pour présenter ses condoléances au patron de Itoc, Baba Diaw, qui a récemment perdu sa mère.

Le Chef de l’Etat était à la tête d’une forte délégation composée, entre autres, du président du Haut conseil des collectivités territoriales(Hcct), Ousmane Tanor Dieng, du ministre de l’Elevage Aminata Mbengue Ndiaye, du ministre des Forces armées, Augustin Tine etc. « Il est de notre tradition de présenter des condoléances quand quelqu’un perd un être cher. Je voudrais aussi faire quelques témoignages sur Baba Diaw. On se connait depuis 17 ans. Nous avons le même métier. Il est l’un meilleur des meilleurs spécialistes en matière de pétrole. Il aime le savoir et l’utilise dans son travail. Dans nos échanges, nous parlons plus d’ingénierie et de mathématiques que de pétrole. Notre relation est basée sur des principes et non sur le pouvoir encore moins l’argent », a témoigné le président Macky Sall sur Baba Diaw. Sur le plan politique, le président Sall a remercié tous les responsables de son parti du département de Thiès, pour leur soutien indéfectible.

Baba Diaw s’est réjoui de cette visite et a réitéré son amitié au président de la République. « Il m’a été rapporté que je suis l’un des deux personnes que le président Macky Sall appelle « grand ».

C’est une marque d’estime et de respect », a fait savoir Baba Diaw. Après avoir plaidé pour le renouveau du chemin de fer qui était le plus grand pourvoyeur d’emplois à Thiès, il a encouragé le chef de l’Etat à poursuivre son élan. « C’est difficile de diriger un pays parce qu’il y aura toujours des critiques. Mais il faut simplement faire votre mieux », a conseillé le spécialiste du pétrole, avant de lancer un appel à tous les sénégalais à l’union pour faire avancer le pays. La restauration du chemin de fer Dakar-Bamako, en passant par Thiès, tant souhaitée par les cheminots, sera bientôt une réalité. Selon le président Macky Sall, le financement est déjà acquis. Il ne reste plus que quelques discussions à mener. Le président a été interpellé sur la question par Baba Diaw, à qui, il est allé présenter ses condoléances, suite au rappel à Dieu de sa mère, Adja Rougui Sy. Macky Sall a également annoncé l’ouverture prochaine, à Thiès, d’une école de formation sur les métiers liés au chemin de fer. « Parce qu’avec les nouveaux trains électriques qui sont d’une haute technologie, on aura besoin d’une main-d’œuvre qualifiée », a estimé le président Macky Sall.

Non sans rappeler les efforts consentis pour le renouveau du chemin de fer. Il a donné l’exemple du Train express régional(Ter) qui, une fois à Diass, a-t-il dit, sera prolongé à Thiès et à Mbour. Sur le plan des routes, le président Macky Sall a relevé d’importants avancements qui participent au développement de la ville de Thiès. « J’ai suivi la finale de la Coupe du monde avant de quitter. Je n’ai fait que 40 mn de route, de chez moi à Thiès. Les infrastructures sont donc des choses qui sont vraiment importantes », a dit le président Macky Sall qui, après ses ministres, a tenu à faire, lui-même, le déplacement pour présenter, à l’illustre Baba Diaw, les condoléances de la Nation.

Ndiol Maka SECK

Pour tous les efforts effectués par le Chef de l’Etat dans le département, les responsables de Bennoo bokk Yaakaar (Bby) de Rufisque entendent lui donner, en retour, un score important à la prochaine présidentielle.

Dans la course pour la réélection du président Macky Sall au premier tour de la présidentielle 2019, le département de Rufisque ne veut pas être en reste. Les responsables de “Bennoo Bokk Yaakaar” de la « vieille cité » ont d’ailleurs sonné la mobilisation au vu, notamment, des efforts consentis par le chef de l’Etat dans la localité.

En conclave ce week-end au Lac rose, en présence du coordonnateur de Bby, le ministre Oumar Guèye, ils sont déjà conscients du travail qui les attend. « Le département de Rufisque doit se remobiliser pour le président Macky Sall. Parce que simplement, les résultats sur le terrain sont là ; le département de Rufisque est un levier important qui peut permettre de jauger tout ce que le président Macky Sall a entrepris dans ce pays, en terme de développement économique, sur les questions agricoles, les infrastructures, les questions énergétiques, de désenclavement du territoire, de lutte contre les disparités territoriales, les questions de gouvernance, etc. », a expliqué le député Seydou Diouf. Pour lui, comme pour les autres responsables locaux, ils sont convaincus que le département de Rufisque a connu un nouveau visage depuis l’avènement du président Macky Sall. « Beaucoup de choses ont été faites dans le département qui est en train de revivre avec l’action du président Sall », renseigne, le président de la commission des lois de l’Assemblée nationale, porte-parole du jour de la coordination départementale de Bennoo Bokk Yaakaar.

Maguette NDONG

Mansour Faye, maire de Saint-Louis, et ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, a réagi hier, à l’arrêt de la Cedeao, rendu dans l’affaire Khalifa Sall. Le responsable départemental de l’Apr à Saint-Louis, tout en soulignant le caractère souverain du Sénégal, s’est interrogé sur cette décision. En effet, pour lui, il serait important de se demander « comment cette cour, qui avait son mandat terminé, a-t-elle pu demander une prorogation, afin de statuer sur cette affaire ». Mieux, le ministre s’est interrogé sur « l’arrêt de la Cedeao, tout en soulignant avec force que le Sénégal est un pays souverain, et le procès est dans sa phase d’appel ».

Ce qui demeure constant, rappelle Mansour Faye, « ce sont les 110 fausses factures signées par le maire de Dakar et aussi l’argent y afférent perçu indûment ». Au demeurant, Mansour Faye a émis des doutes sur l’impartialité de cette cour, avec surtout « les partisans de Khalifa Sall adeptes de lobbying et autres pour avoir gain de cause ».

Le ministre de l’Hydraulique a fait cette déclaration lors de la cérémonie de préparation de la nuit de l’émergence, qui aura lieu le 28 juillet, à Saint Louis. Cette manifestation doit accueillir 3000 personnes, qui seront sensibilisées sur les réussites du régime. Il faut aussi, lors de la manifestation, noter la présence des femmes leaders de la coalition présidentielle “Benno Book Yaakar” dont le ministre Marème Badiane, Aïda Sow Diawara entre autres.

Amadou Maguette NDAW

La Convergence pour le renouveau et la citoyenneté (Crc) sera bientôt en congrès pour investir le président Macky Sall, candidat à la présidentielle de 2019. L’annonce a été faite, hier, par son leader, Aliou Dia, lors d’un point de presse.

« Nous allons soutenir la candidature de Macky Sall, parce que nous sommes de la coalition Bby, mais aussi nous sommes convaincus que si le président est réélu, l’émergence sera réalisée », a dit le leader de la Crc. Aliou Dia dit fonder sa conviction sur les réalisations du président Sall, après 5 ans à la tête du pays. C’est pourquoi, il a invité ses militants à joindre les Sénégalais qui veulent voir Macky Sall poursuivre l’œuvre de construction nationale.

Revenant sur la conférence des leaders de “Bennoo Bokk Yaakaar” qui a eu lieu avant-hier, Aliou Dia a déclaré que « la coalition est plus forte que jamais ». Il s’est réjoui de la démarche des leaders qui ont salué les décisions prises par l’Etat, notamment le parrainage, les mesures en faveur du monde rural, etc. Aliou Dia a loué la décision du chef de l’Etat qui a donné des instructions au ministre des Finances pour payer la dette de la Sonacos qui est estimée à 13 milliards de Fcfa. Aliou Dia a aussi salué le fait que le président Sall ait adressé ses félicitations aux fonctionnaires qui jouent un rôle important dans la recherche et dans l’économie sans tambours ni trompette.

En ce qui concerne la perte récente de milliers de têtes de bétail, il a magnifié la réaction du gouvernement qui, après avoir dépêché le ministre de l’Elevage sur le terrain, a décidé de secourir les éleveurs. « Le président de la République a effectué un voyage à Ribot Escale. Il a pris des décisions en dégageant une enveloppe d’un milliard pour sauver le reste du bétail. C’est un geste important qui va accompagner les éleveurs », a dit Aliou Dia. Toutefois, il a exhorté les éleveurs à mieux moderniser leur secteur. « C’est le changement climatique dont on parle depuis des années qui s’est signalé. Il va falloir qu’on prenne les devants, parce que l’élevage ne peut plus être fait comme avant. Il faut que les éleveurs assurent leur bétail », a-t-il recommandé, ajoutant que « la situation est bien gérée par l’Etat et les organisations paysannes ».

S’agissant de la campagne agricole, M. Dia a adressé ses félicitations au ministre de l’Agriculture qui a mis en place un dispositif permettant de mettre à la disposition des paysans, les semences, les intrants et du matériel agricole à temps avec notamment l’implication de tous les acteurs.

Babacar DIONE

Le tome 1 de la série du Président de la République, consacré aux institutions, à la gouvernance, à la paix et à la sécurité, est bien apprécié à Ziguinchor. Le livre y a été présenté au public par le conseiller spécial à la Présidence de la république, Abdoul Asiz Diop, samedi dernier, à l’initiative d’un des illustres fils de la ville, en l’occurrence Bassirou Faty.

La rencontre de présentation du livre, qui a été présidée par l’adjoint chargé des affaires administratives du gouverneur de la région, Mbaye Dione, s’est déroulée dans un hôtel de la place, en présence du ministre d’Etat, président de la Commission nationale du dialogue des territoires, Benoît Sambou, du ministre délégué chargé de l’Accompagnement et de la mutualisation des organisations paysannes, Moustapha Lô Diatta, du directeur général de l’agence nationale des Eco-Villages, Mamadou Barry. Il y avait également des professeurs d’université, des banquiers et de plusieurs autres personnalités. L’initiateur, Bassirou Faty, Président du conseil d’administration de la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (Cncas), a révélé que c’est « très modestement » que l’idée lui est venue de faire connaître le tome 1 de la série du Président de la République à ses compatriotes de Ziguinchor comme cela a été fait à Dakar. « J’ai pensé qu’il était naturel de faire bénéficier aux autres sénégalais, surtout ceux qui sont dans les régions périphériques, ce livre qui parle de l’engagement du Chef de l’Etat pour le développement de notre pays, avec des thématiques variées », a expliqué M. Faty. Le Pca de la Cncas dit avoir amené le tome 1 de la série du Président Sall dans sa ville natale pour partager avec les Ziguinchorois les idées que le chef de l’Etat y a développées. Bassirou Faty a été surtout motivé dans sa démarche par le fait que le président lui a fait « l’honneur » et « l’amitié » de le dédicacer le livre « avec des termes qui m’ont particulièrement touché », confesse-t-il. Et par devoir de reconnaissance envers le chef de l’Etat, M. Faty a pris l’engagement d’aider « modestement » à la promotion de ce livre. A cet effet, il a d’abord acheté un certain nombre de volumes qu’il a distribués à beaucoup de ses compatriotes de Ziguinchor. Ensuite, il a invité le Conseiller spécial à la Présidence de la république, Abdoul Asiz Diop, à venir à Ziguinchor pour présenter le livre aux habitants de cette partie de la région Sud du Sénégal. M. Diop s’en est bien acquitté, en témoignent les nombreuses félicitations que ce dernier a reçues, de la part du parterre de personnalités et du public nombreux qui ont constitué son auditoire.

Moussa SADIO

Le Mouvement patriotique de développement intégré (Mpdi) a sonné la mobilisation, avant-hier, en perspective de l’élection présidentielle de 2019. Les camarades de Gnima Sonko s’engagent à élire le candidat Macky Sall, dès le premier tour.

En perspective de l’élection présidentielle de 2019, le Mouvement patriotique de développement intégré (Mpdi) sonne la mobilisation. Les membres dudit mouvement venus de Dakar et de la banlieue, s’engagent à travailler à la massification de l’Alliance pour la République, dans le département de Bignona. Selon la présidente du Mpdi, Gnima Sonko Diedhiou, l’heure est à l’action.

«Je suis une actrice de développement et jamais de mémoire d’homme, un président n’a fait pareil. C’est pourquoi, j’estime que la Casamance doit s’unir pour élire le candidat Macky Sall, dès le premier tour, au soir du 24 février 2019 », souligne la présidente qui déplore le manque de solidarité entre militants de la mouvance présidentielle. Gnima Sonko estime que ces derniers doivent communiquer plus pour vulgariser les actions du gouvernement en Casamance. «C’est une question d’honnêteté de parler du bilan du président Macky Sall. Il est en train de réaliser beaucoup de chose en faveur des populations de la région naturelle de la Casamance. L’eau, l’assainissement, l’électricité, les infrastructures, les pistes de production et le désenclavement en cours, sont autant d’actions qui militent en faveur du Candidat Sall pour un deuxième mandat », soutient la présidente du Mpdi qui compte environ 2000 membres, après seulement deux mois d’existence.

Selon le chargé de communication, Balla Mandiang, l’un des objectifs majeurs assignés au mouvement, c’est d’abord le soutien au président pour un deuxième mandat. Selon lui, le mouvement veut aussi imprimer un cachet particulier en rapport avec le développement de la Casamance.

Tata SANE

Suivi par 695 375 comptes, le président sénégalais Macky Sall  est le cinquième président de l’Afrique subsaharienne le plus suivi sur Twitter. C’est ce qui ressort d’une étude portant sur le top 7 des chefs d’Etat les plus populaires sur Twitter de la région subsaharienne. L'étude Twifomacy du BCW 2018 a identifié 951 comptes Twitter - 372 comptes personnels et 579 comptes institutionnels - des chefs d'État et de gouvernement et des ministres des Affaires étrangères de 187 pays.

Le chef d’Etat le plus suivi sur Twitter, en Afrique subsaharienne, est le président kényan, Uhuru Kenyatta. C’est ce que révèle les données compilées par l’édition 2018 du rapport Twiplomacy produit par l’agence de communication Burson Cohn & Wolfe.Le président kényan, dépasse dans le top 3 des chefs d’Etats les plus suivis sur Twitter, en Afrique subsaharienne, son homologue rwandais Paul Kagame et le président nigérian Muhammadu Buhari.

Les gouvernements de six pays seulement, à savoir le Laos, la Mauritanie, le Nicaragua, la Corée du Nord, le Swaziland et le Turkménistan n'ont pas de présence officielle sur la plate-forme. Selon l’étude, indéniablement, sur le plan mondial, Donald Trump a eu le plus grand impact sur Twitter depuis son entrée en fonction le 20 janvier 2017. @realDonaldTrump est le leader mondial le plus suivi avec plus de 52 millions de followers. Il a récolté de loin le plus d'interactions au cours des 12 derniers mois, et ses tweets comptent en moyenne plus de 20 000 retweets.

Fara Michel DIEYE

Classement
Uhuru kenyatta (Kenya) : suivi par 3 173 394 comptes
Paul Kagame (Rwanda) : suivi par 1 809 866 comptes
Muhammadu Buhari (Nigeria) : suivi par 1 442 084 comptes
Yoweri Museveni (Ouganda) : suivi par 827 982 comptes
Macky Sall (Sénégal) : suivi par 695 375 comptes
Nana Akufo-Addo (Ghana) : suivi par 673 089 comptes
John Magufuli (Tanzanie) : suivi par 422 746 comptes

La conférence des leaders de Benno Bokk Yaakaar, présidée ce 12 juillet par le président Macky Sall, a apprécié positivement l’engagement des autorités pour la loi sur le parrainage. Les leaders de la coalition Bby ont appelé ainsi les responsables à la mobilisation pour la préparation des opérations de collectes des parrains.

En perspective de la Présidentielle de 2019, la conférence des leaders, après avoir exprimé toute sa fierté à la coalition et à ses militants pour avoir toujours remporté toutes les élections auxquelles la coalition a participé depuis 2012, appelle ceux-ci à la mobilisation. Ceci pour préparer, dans la discipline et la détermination, les opérations de collecte des parrains dans les jours à venir.

Selon un communiqué de la conférence des leaders, parvenu à la rédaction, les actes posés par le président ces derniers jours ont été salués. Appréciant le vote par l’Assemblée nationale de la loi N°2018-22 du 04 juillet 2018 portant révision du code électoral intégrant les dispositions relatives au parrainage et à ses modalités d’application, la conférence des leaders a salué, selon le document, l’engagement du Président de l’Assemblée nationale, des députés du groupe parlementaire de Bby et la posture de tous les leaders de la coalition. Les leaders de Bby, la mise en place d’un tel dispositif électoral avec le système du parrainage permettra, à coup sûr, d’assurer à notre pays la tenue d’élections régulières, transparentes et démocratiques.

S’exprimant sur un autre sujet, la conférence des leaders «a salué aussi la tenue de la concertation nationale sur la répartition des ressources issues de l’exploitation du pétrole et du gaz et félicite le Président Macky Sall, de cette initiative historique qui traduit encore une fois sa volonté de gouverner dans le dialogue et la concertation». Toujours dans le même sens, les leaders de la coalition Bby se sont réjouis de l’organisation de la conférence nationale sur l’aménagement et l’attractivité des territoires, «qui dessine très nettement l’option du Président Macky Sall d’inscrire irrémédiablement la réforme de la politique territoriale dans la constitution de pôles territoires capables de porter un développement durable». Le communiqué de poursuivre que la Conférence apprécie positivement les mesures prises par le Président Macky Sall pour soulager les éleveurs dont le cheptel a été décimé par les intempéries survenues dans la dernière période.

Considérant la décision rendue par la Cour de justice de la Cedeao, la conférence des leaders, a dénoncé les campagnes de désinformation et d’intoxication tendant à dénaturer le contenu et la portée de la décision rendue par ladite Cour. Pour les leaders, cette Cour n’a jamais demandé la libération et la cessation des poursuites des prévenus.

Oumar KANDE

Jeudi dernier, lors de la réception offerte à sa résidence, l’Ambassadeur de France, Christophe Bigot, a déclaré que le Sénégal pourra compter sur son pays, dans la mise en œuvre de ses programmes de développement. Le diplomate français a estimé que le Sénégal va poursuivre sa marche confiante.

« L’histoire aurait pu nous diviser; elle nous a rapprochés. Sans oublier, nous assumons cette mémoire tantôt glorieuse, tantôt douloureuse. Mais plus que le passé, je souhaite que l’avenir nous rapproche davantage encore », a déclaré Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal, lors de la réception offerte à sa résidence dans le cadre de la fête nationale. Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Me Sidiki Kaba, a représenté le gouvernement du Sénégal à cette réception qui a vu la présence de personnalités issues du monde de la diplomatie, de la politique, de la culture, etc. L’ambassadeur a rappelé que le Sénégal et la France sont liés par 350 ans  d’histoire commune. « Le Sénégal est un exemple qui a dépassé, pour sa production électrique, les objectifs de la Cop 21. Je suis persuadé que le Sénégal va poursuivre sa marche confiante, avec l’esprit d’ouverture, de liberté, et de sagesse qui le caractérise », a déclaré M. Bigot.

Selon l’ambassadeur, le Sénégal « pourra compter sur la France, comme sur l‘Union européenne, qui vient de finaliser son ambitieux programme de coopération conjoint ». Il a aussi souligné que son pays a reçu 19 000 étudiants soit 35%  de plus que l’an dernier.

Me Kaba a, pour sa part, estimé que  la République française et le Sénégal  entretiennent des liens historiques et privilégiés. «Sur les plans économique et financier, la France est l’un des principaux investisseurs au Sénégal et elle constitue un patrimoine commercial de premier plan. Sa contribution au plan Sénégal émergent est considérable et permet à notre pays de réaliser beaucoup de projets à travers principalement l’Agence française de développement (Afd)», a déclaré Me Kaba. A cet égard, a-t-il souligné, le Sénégal a reçu d’importants financements dans le cadre des 55 conventions signées avec l’Afd pour un montant de plus de 856, 400 milliards de F Cfa. «Parmi les projets majeurs, en cours de réalisation par le Sénégal grâce au concours de la France,  il me plait de citer le Train express régional, le prolongement de l’autoroute à péage Diamniadio-Aidb, le supercalculateur et la troisième usine de traitement des eaux de Keur Momar Sarr», a-t-il appuyé.

L’ambassadeur Christophe Bigot a décoré trois hauts responsables des forces de défense et de l’ordre. Il s’agit du général François Ndiaye, ancien Chef d’Etat- major de l’armée de terre de 2016 à 2017, aujourd’hui inspecteur général des forces armées sénégalaises qui a été décoré officier de la Légion d’Honneur, du directeur général de la police nationale, Oumar Mal, fait chevalier de l’ordre national de la Légion d’honneur et enfin du directeur général adjoint de la police nationale, Ousmane Sy, élevé au grade de chevalier de l’ordre national du mérite.

A. DIOP

La Chine compte faire de sa coopération avec le Sénégal une vitrine en Afrique de l’ouest. Dakar et Beijing vont matérialiser cela au cours de la visite d’Etat du président chinois, Xi Jinping, prévue les 21  et 22 juillet prochains.

La visite d’Etat du président chinois Xi Jinping à Dakar sera l’occasion, pour Beijing, d'offrir les relations sino-sénégalaises comme un bel exemple d’amitié de sa coopération avec les pays de l’Afrique de l’Ouest. C’est, entre autres, l’un des objectifs du déplacement du président chinois au Sénégal, prévu les 21 et 22 juillet prochains. « Très attachée au rôle important que joue le Sénégal en tant que grand pays sous-régional, la Chine entend œuvrer  avec le Sénégal pour faire de la relation sino-sénégalaise un exemple de la coopération d’amitié entre la Chine et les pays ouest africains en vue de promouvoir le développement global et équitable du partenariat de coopération sino-africaine », a indiqué l’ambassadeur de Chine au Sénégal, son excellence Zhang Xun.

En conférence de presse, hier, en prélude à cette visite d’Etat du président Xi Jinping, l’ambassadeur chinois est revenu sur l’importance de ce déplacement en terre sénégalaise, le premier à l’étranger après la réélection de Xi Jinping. « C’est la première fois que le président Xi Jinping effectue une telle visite dans un pays de l’Afrique de l’ouest », a expliqué l’ambassadeur chinois, rappelant que ce voyage au Sénégal intervient 9 ans après la dernière visite d’un président chinois au Sénégal.

Durant les deux jours qu’il sera au Sénégal, le président chinois et son homologue sénégalais, Macky Sall, vont rendre la relation beaucoup « plus étroite et plus solide ». A ce titre, les deux parties aborderont les relations bilatérales avec une vision stratégique à long terme. Mieux, Chinois et Sénégalais se soutiendront plus fermement notamment sur les questions touchant les intérêts vitaux et les préoccupations majeures de sorte à hisser la confiance mutuelle à un niveau plus élevé. « Les deux parties renforceront la synergie avec la planification du développement et approfondiront la coopération pragmatique afin de mieux servir le développement entre les deux pays au bénéfice des deux peuples », a expliqué l’ambassadeur de Chine.

Arriver à un développement commun
A cet effet, Zhang Xun a rappelé que la Chine reste « le premier pays » contributeur dans l’investissement direct étranger au Sénégal. Il signale que pas moins 884 milliards de francs Cfa ont déjà été injectés par Beijing en guise de contribution à la réalisation du Programme Sénégal émergent (Pse). Il a aussi cité les projets autoroutiers dans lesquels la Chine est impliquée à savoir l’autoroute Ila Touba, l’axe Aidb-Mbour ou encore la construction d’infrastructures telles que les forages multi-villages ou le pont de Foundiougne. Au titre des importations, l’ambassadeur chinois signale que 150 millions de dollars ont déjà été investis par son pays notamment dans les marchandises comme l’arachide et les fruits de mer. « Nous sommes convaincus qu’avec de tels projets structurants, nous pouvons arriver à un développement commun et de prospérité partagée », a dit le diplomate chinois.

 Maguette NDONG

LA SIGNATURE DE PLUSIEURS ACCORDS DE COOPÉRATION ATTENDUE
Durant la visite de Xi Jinping à Dakar, il est prévu la signature de plusieurs accords de coopération entre les deux parties. Ces accords qualifiés par la partie chinoise « d’initiative ceinture et route » seront axés dans les domaines de la justice, de l’aviation, des infrastructures et dans la formation des ressources humaines. Avant cela, le président chinois qui sera accompagné par une forte délégation composée essentiellement de quatre dirigeants au rang de vice-premier ministre, procédera, avec son homologue sénégalais, Macky Sall, à un échange de vue sur le partenariat de coopération stratégique global sino-sénégalais. Les deux hommes aborderont également, entre autres sujets, les relations sino-africaines et le sommet de Beijing du forum sur la coopération sino-africaine ainsi que sur les questions d’intérêt commun. Enfin, les deux chefs d’Etat visiteront ensemble un projet de coopération entre les deux pays.

M. NDONG

Maire de Sandiara au sortir des dernières élections locales, Serigne Guèye Diop avait lancé une version locale du Plan Sénégal émergent dans sa commune. Cela s’est traduit par la création d’une zone économique spéciale qui a déjà mobilisé des entreprises opérationnelles. Ainsi, 300 jeunes ont été embauchés par les usines. D’ici à 10 ans, 20 000 emplois directs ou indirects sont attendus grâce notamment à l’accompagnement de l’Etat.

Monsieur le maire, comment se porte la commune de Sandiara ?
La commune de Sandiara avance à pas de géant. Nous avons fait des progrès assez importants dans la conception de l’ensemble des projets. Nous avons affiné le diagnostic de tous les projets.

Et maintenant, nous sommes dans la phase réalisation et résultats. Nous avions identifié, en 2012-2014, de grands défis dont le chômage des jeunes, la question de la pauvreté, l’encadrement des femmes, les faibles rendements agricoles. Après avoir mis en place le Plan Sandiara émergent en 2015, nous avons choisi 10 projets qui sont devenus, à la longue, 15 projets. Et aujourd’hui, nous avons ficelé un package de 25 projets qui sont la solution la plus efficace pour faire face aux défis. A mi-parcours, le bilan est particulièrement positif.

Quelles sont les actions concrètes réalisées grâce à la version locale du Pse que vous aviez lancée en 2015 ?
Le Plans Sandiara émergent est une version locale du Plan Sénégal émergent. On a exactement les mêmes axes : l’éducation et le capital humain et la restructuration de l’économie à travers les zones économiques spéciales. Sandiara est l’une des rares communes qui disposent d’une zone et qui la gère avec l’Etat. Les projets élaborés sont en train d’être exécutés. Je suis très attaché à l’éducation et à la formation des jeunes. Je suis convaincu que le capital humain est le facteur le plus important pour atteindre les objectifs du Plan Sénégal émergent et du Plan Sandiara émergent. Nous souhaitons que 95% des jeunes de la population de Sandiara sachent lire et écrire, avoir un métier et aller à l’université ou au lycée technique. C’est notre principale stratégie, parce que quand on n’aura pas 95% de la population bien formés, on ne pourra pas réussir notre ambition. Avec cette vision, nous avons commencé à remplacer tous les abris provisoires. Aujourd’hui, nous sommes à plus de 15 salles de classe construites dans la commune de Sandiara. Notre objectif est d’ici à 2019, avoir zéro abri provisoire. Nous avons 30 écoles primaires dans les communes avec des cycles complets et des cycles incomplets. Quand je suis arrivé en 2015, il y avait une douzaine d’abris provisoires. En 2002, j’avais construit le collège de Sandiara qui, très rapidement, est arrivé 3 000 élèves de la 6ème à la terminale. En 2012, nous l’avons offert à l’Etat du Sénégal. Mais ce qui manquait est qu’il y avait 30 autres villages de la commune qui étaient assez éloignés de Sandiara. Ce qui fait que l’offre d’enseignement secondaire n’était pas suffisante. Nous avons pris le défi de construire d’autres collèges à l’intérieur de la commune. Le plus grand lycée technique professionnel du pays construit par le président, Macky Sall, avec le ministère de la Formation professionnelle est en train d’être finalisé. Il sera inauguré l’année prochaine pour former, au moins, 1500 jeunes chaque année. Ce lycée va parachever le schéma d’achèvement pour permettre à chaque jeune qui arrive en troisième d’avoir deux options : aller vers l’enseignement classique pour avoir le Bac ou faire l’enseignement professionnel. Dans le domaine universitaire, nous avons fait le pari d’avoir le maximum de bacheliers. Cette année, nous sommes à 1 000 bacheliers dans la commune. Dans 10 ans, nous aurons plus de 3500 à 4000 bacheliers dans la commune de Sandiara et peut-être 1500 Cap ou Bts. Nous allons atteindre une masse critique de cadres et de techniciens qui vont porter le développement de la commune. L’économie est aussi un pilier important dans le Plan Sandiara émergent. Il est fréquent de trouver des gens qui ont un diplôme et qui peinent à trouver du travail. Nous avons choisi de créer des lieux de travail. Ainsi, nous avons lancé deux grands projets : la zone économique spéciale de Sandiara. Le chef de l’Etat a bien voulu créer cette zone et signé le décret le 22 novembre 2018. Cette zone qui fait 100 hectares pourra abriter 50 à 60 entreprises. Elle va créer entre 10 000 emplois directs et 20 000 emplois directs et indirects d’ici à 10 ans. Aujourd’hui, cette zone embauche déjà 300 jeunes qui viennent travailler tous les jours dans les trois usines installées. Une dizaine d’usines vont s’installer très prochainement. Sur le carnet d’enregistrement et de réservation, nous sommes à 32 usines. Certaines ont déjà leur permis de construire. D’autres sont déjà agréées par l’Apix. Ce volet emploi a été l’un des gros défis que nous avions identifiés lors du diagnostic du Plan Sandiara émergent. Maintenant, nous pensons que dans les 3 ans qui viennent, nous pourrons dépasser la barre des 5 000 emplois. Et dans les 5 ans qui viennent, nous allons dépasser la barre des 10 000 emplois directs.

Cela va régler la question du chômage et créer une nouvelle dynamique de nouveaux employeurs et de nouveaux consommateurs. Les populations auront un pouvoir d’achat qui va attirer le commerce et la construction de villas. Notre ambition est d’offrir, à chaque jeune né à Sandiara, la possibilité d’y étudier, d’y apprendre un métier et d’y rester pour travailler. Le lien entre le capital humain et la zone économique spéciale est un facteur d’attractivité. Le lycée technique va non seulement former 1500 jeunes, mais il va également former les jeunes qui vont travailler dans la zone industrielle. La zone va accueillir les élèves des lycées techniques. Toute entreprise qui s’installe à Sandiara, va prendre une dizaine d’apprentis pendant 3 ans.

Les entreprises interviennent dans quels domaines ?
Serigne G Diop Sandiara 2Elles sont principalement dans le domaine agro-alimentaire. L’avantage d’avoir des usines est que vous pouvez transformer tout ce qui est produit en haute valeur ajoutée. Nous avons une usine dans le domaine halieutique. Une autre qui intervient dans la production d’aliments de bétail. Des usines de sardines vont venir. Il y a aussi beaucoup de demandes dans le domaine de l’abattage de la volaille et du bovin. Nous avons une forte demande dans le domaine de la chimie. Il y a des usines d’engrais qui arrivent. Des usines qui produisent des produits pour les piscines, dans le domaine du bâtiment et les textiles et de la tannerie.

Comment la mobilisation des entreprises a été possible ?
Je suis du monde de l’industrie pour avoir fait 25 ans au sommet en Suisse et dans d’autres localités à travers Nestlé. Cela m’a permis d’avoir une connaissance assez approfondie des besoins des industriels. Les missions à travers le monde m’ont permis d’avoir un bon carnet d’adresses et savoir ceux qui investissent, mais surtout arriver à comprendre l’adéquation entre les besoins en développement et les besoins des investisseurs qui sont à la recherche d’argent. Il faut partir des intérêts individuels à des intérêts mutuels. Nous sommes partis, il y a quelques années, à New York, pour rencontrer des amis, nous avons ouvert un bureau pour vendre la destination Sandiara. Nous avons fait la même chose à Paris et au Maroc. Ces initiatives commencent à payer.

Il y a aussi un volet important, la crédibilité. Quand ces entreprises viennent, elles ont besoin d’être accueillies, comprises et accompagnées. Elles ont besoin aussi d’un code d’éthique. Il y a zéro corruption à Sandiara. Il est interdit de donner de l’argent pour des faveurs pour des terres. Il y a beaucoup d’entreprises qui sont venues sans qu’on aille les démarcher parce qu’elles ont été dans d’autres zones et on leur a demandé de l’argent. L’autre volet est la cohérence des programmes. Un investisseur cherche des conditions financières très basses, des taxes les plus basses, une main d’œuvre qualifiée. Nous avons réuni ces conditions à Sandiara. Nous sommes à 60 km de Thiès, à 100 km de Dakar qui a les meilleures universités du pays. Nous travaillons aussi avec l’Apix et l’Aprosi. Le gouvernement a déjà une stratégie de communication internationale pour vendre la destination Sénégal. Nous avons aussi un marketing territorial pour vendre notre localité. Nous insistons sur la situation géographique, la qualité des sols qui sont les meilleurs, la station de Saly, l’autoroute à péage pour attirer les investisseurs. Nous voulons arriver à un label Sandiara avec un slogan : « osez investir à Sandiara ».

Les emplois ne sont pas exclusivement réservés aux jeunes de Sandiara…
Nous avons 12 agropoles dans le domaine de la production maraîchère. Ce sont des projets qui permettent, d’une part, de produire les matières premières, mais aussi de créer une dynamique économique, d’autre part. A terme, nous voulons créer 30 agropoles pour fixer les jeunes et les femmes et permettre aux populations de manger mieux. Dans les agropoles, les femmes gagnent entre 2500 Fcfa et 3000 Fcfa. Ces agropoles sont une solution contre l’émigration et l’exode rural. Maintenant, on voit des jeunes issus des autres localités venir chercher du travail à Sandiara. La plupart des jeunes de Sandiara sont à l’école. Dès qu’on atteindra 2000 emplois, on ne pourra plus trouver des travailleurs à Sandiara. D’autres vont forcément venir travailler.

C’est donc totalement ouvert.

Quel impact la mise en œuvre du Pse a sur les recettes de la mairie ?
Notre budget est passé de 60 millions en 2013 à 1,4 milliard de FCfa aujourd’hui. L’essentiel de cet argent vient de redevances dont les plus importantes sont les redevances industrielles et les droits d’entrée. Il y a aussi l’impôt sur les salaires sans compter la contribution locale pour les communes. C’est pour cette raison que nous avons décidé d’encourager l’emploi dans cette zone.

La commune peut maintenant aller vers les banques pour apporter 10% pour construire des hlm, un marché et avoir un patrimoine réel qui lui permet de ne plus tout attendre de l’Etat.

D’une manière générale, que doivent donc faire nos communes pour être attractives ?
Il faut d’abord faire un diagnostic. Il faut comprendre le phénomène auquel on fait face et ses causes. Il ne s’agit pas de monographie. Il faut aller beaucoup plus loin. Il faut voir ce que la commune a comme force et ce qu’elle a comme faiblesse. Cela permettra d’identifier les opportunités, les faiblesses et les risques. A partir de ces étapes, il faut faire une priorisation des solutions. Il s’agit donc de transformer sous forme de projets interdépendants et faire des forums impliquant tous les acteurs de la population. Il faut donc créer des bureaux d’accueil dans les mairies et un plan d’occupation des sols.

Pensez-vous que le Plan Sénégal émergent qui a guidé le Plan Sandiara émergent peut réussir ?
Si vous regardez chacun de ses axes, le Pse est assurément sur la bonne voie. Si vous regardez l’axe I qui est la restructuration de l’économie, nous sommes à 1 000 mégawatts en matière d’énergie. Si vous voulez développer l’économie, il faut d’abord maîtriser l’énergie. La politique industrielle est marquée par une incitation fiscale, la création de zones économiques spéciales.

Notre croissance est l’une des meilleures en Afrique. D’ici à 5 ans, on aura une croissance à deux chiffres avec notamment le pétrole et le gaz. Le Pse est en train de faire des pas de géants.

ans le domaine des infrastructures, nous avons l’aéroport Blaise Diagne, le pôle de Diamniadio, les routes… Dans le domaine de l’agriculture, la riziculture fait des pas de géants. Il faut que les Conseils départementaux et municipaux puissent développer des mini Pse. Le capital humain est aussi important. Le président a mis en œuvre une politique de construction d’universités et de formation professionnelle. Diamniadio est un nouveau concept comme Brasilia au Brésil ou Abuja au Nigéria. Sortir un million de personnes de Dakar est une décision courageuse. Cela crée une nouvelle dynamique. Sur la gouvernance, nous avons les meilleures notations. On ne peut jamais dire que tout est parfait, mais l’essentiel est d’avoir des résultats concrets et d’avancer.

Pensez-vous que le président Sall mérite un second mandat ?
Le second mandat du président est déjà dans sa main. Ce que cherche un citoyen pour élire un président, c’est la vision. Est-ce qu’il nous mène vers un pays prospère, avec une économie forte, une diplomatie respectée ? Le Pse est une vision. Cette vision est crédible. Les résultats engrangés nous permettent d’espérer que si l’on continue, l’économie sera boostée. Il faut qu’on accompagne ce processus.

Propos Recueillis par Babacar DIONE


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