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Politique (3669)

La France et le Sénégal s’engagent à promouvoir la mobilité légale dans les deux sens. La France améliorera les conditions de délivrance des visas aux ressortissants sénégalais, notamment en augmentant la part de visas de circulation délivrés au Sénégal et en réduisant le délai de délivrance des visas, souligne le document. Les deux pays ont affirmé leur volonté de lutter ensemble contre l’immigration irrégulière et de remédier aux causes profondes de cette dernière. Ils intensifieront le dialogue régulier et constructif initié dans l’accord conjoint de gestion des flux migratoires conclu en 2008.

La France renforcera sa coopération avec le Sénégal contre les filières d’immigration irrégulière et appuiera les efforts du gouvernement sénégalais en vue de sensibiliser davantage les populations aux risques encourus et éviter ainsi des drames humains dans le Sahara ou en Méditerranée.

Aussi, la France et le Sénégal encouragent les initiatives de la diaspora sénégalaise en France en faveur du développement du Sénégal. Ils vont accroître leur soutien à ces initiatives entrepreneuriales, de création de richesses, d’opportunités économiques et d’innovation. Les échanges de jeunes seront développés dans les deux sens. Les deux pays accentueront leurs efforts pour favoriser la mobilité étudiante. Une fois leur cursus accompli et pour renforcer la mobilité entre nos deux pays, la France s’engage à fournir à ces étudiants sénégalais un visa de circulation de longue durée. La France et le Sénégal ont souligné le rôle majeur de la diaspora dans le dynamisme de la coopération décentralisée, très étroite entre nos deux pays, avec plus d’une centaine de partenariats actifs au Sénégal.

Par El hadji Abdoulaye THIAM et Ousmane Noël Mbaye

«Notre rencontre d’aujourd’hui (Ndlr-hier) peut se résumer en deux mots: alliance et émergence. Sur le premier point, il faut reconnaître que nos deux pays ont des relations intenses, riches, et surtout nous nous retrouvons pour des intérêts communs parce que liés par l’histoire d’où ce partenariat singulier. Notre rencontre s’’inscrit dans l’histoire et le rapprochement des deux pays. Sur le second point qu’est l’émergence si chère au président Macky Sall du Sénégal, qui veut que son pays prenne sa place en Afrique et dans le monde avec la réalisation de grandes infrastructures de développement. Il y a l’implication du secteur privé et aussi le bilatéral, et nous avons travaillé avec l’ensemble des ministères concernés qui ont évoqué tous les sujets que sont la sécurité dans la région, le G5 Sahel, etc. L’éducation est aussi des priorités de nos deux pays, car il faut préparer les jeunes aux difficultés du monde. Le chef de l’État sénégalais insiste surtout sur un point qu’est le développement économique. Sur le cas de la ville historique de Saint-Louis menacée par l’érosion, il s’agit d’un sujet symbolique».

E. A. T.

Avec son homologue français, le ministre des Transports terrestres a jeté les bases de plusieurs accords sur la mobilité urbaine. Avec l’arrivée prochaine du Ter, un grand système de transport va être développé pour améliorer et pluraliser la mobilité dans Dakar.

Paris (Correspondance particulière) : Au sortir du séminaire intergouvernemental entre la France et le Sénégal, le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement à annoncé la mise en place prochaine d’un grand système de transport, plus particulièrement à Dakar avec trois composantes. Il s’agit du Ter (Train express régional) qui, en principe, devrait être en service à partir du 14 janvier 2019 ; du Brt (Bus rapide transport) et de Dakar Dem Dikk en plus des transports privés et des taxis. C’est un projet d’envergure sur la mobilité urbaine pour lequel le Sénégal a demandé l’expertise française. «Avec la Sncf et la Ratp, la France est dans un réseau de transport particulièrement dense et important. Le ministre me disait, il y a quelques heures, que la Ratp, à elle seule, transporte, par jour, plus d’un million deux cent mille passagers dans l’île de France. C’est une expertise particulièrement importante pour nous dans notre ambition de développer le transport public urbain au Sénégal». L’ambition du Sénégal est de travailler avec les spécialistes français pour essayer d’adapter un système similaire dans la configuration de la région de Dakar qui, à elle seule, représente plus de 25 % de la population du Sénégal sur une superficie de 0,23 %. «La densité est forte et il faudra donc un système de transport adapté », a indiqué le ministre.

Abdoulaye Daouda Diallo annonce également la création d’un système de transport multimodal avec une interaction obligatoire une fois que Ter sera en service. «S’il est évident que Dakar-Dem-Dikk sera nécessaire pour le rabattement, le Brt devra servir les 14 gares du Train express régional qui sera également dans le dispositif», a-t-il dit. L’idéal, pour le ministre des Transports, c’est de mettre en place un système de transport multimodal pouvant permettre à l’usager d’acheter un ticket pour une trajectoire avec des correspondances sur les autres services de transport entre le point de départ et la destination. Selon lui, ce projet est déjà mur et il ne reste plus qu’à travailler à son application dans la capitale.

En attendant la mise en service du Ter, le ministre des Transports terrestres annonce que Dakar-Dem-Dikk assurera le transport vers l’Aibd après son inauguration le 7 décembre prochain. «Avec Dakar-Dem-Dikk, nous avons 475 bus neufs dont certains sont déjà en service et le reste sera déployé progressivement notamment avec l’ouverture de l’aéroport international Blaise Diagne.

Avant de venir à Paris, j’ai convié ma collègue des Transports aériens à une rencontre pour voir ensemble le système de transport le plus adapté avec l’ouverture de l’Aibd. Nous avons convenu que Dakar-Dem-Dikk puisse jouer la partie la plus importante puisqu’étant évidemment le réseau de transport public qui garantit des conditions de sécurité optimales». Avec l’autorité concessionnaire de l’autoroute à péage, seront également organisées les conditions pour faciliter la circulation en priorité des Bus de Dakar-Dem Dikk pour rallier l’Aibd sans difficulté.

Ousmane Noël MBAYE

« Il y aura dialogue politique avec l’opposition. Tout le monde va venir, tout le monde sera là », a-t-il indiqué. Selon M. Kassé, « cette démarche est une conviction et une constance chez le président de la République qui, depuis son accession à la magistrature suprême, a beaucoup de respect pour ses partenaires et n’a de cesse d’appeler au dialogue à tous et dans le partage des responsabilités à tous les niveaux dans l’exercice du pouvoir ». Qui plus est, « ce n’est pas seulement un dialogue entre opposition et pouvoir parce qu’il n’y a pas de crise politique et/ou institutionnel, mais il s’agit d’un dialogue inclusif car tous les secteurs de la vie socioéconomique (santé, éducation, sport…) peuvent faire l’objet de concertations pour dégager, avec les acteurs concernés, des consensus », dira-t-il.

C’est pourquoi il a considéré que ce n’est pas au Pds ou à un autre de poser des conditions pour un dialogue, convaincu qu’il est qu’il y a un temps pour la surenchère et la politique politicienne et  un temps où tout le monde doit se donner la main, des concertations sérieuses d’intérêt national pour travailler à la satisfaction des préoccupations essentielles des populations ». Ainsi pour M. Kassé, « il n’y a pas de conditionnalités pour participer à l’œuvre de construction de son pays qui est une question de patriotisme et de responsabilité».  C’est ainsi qu’il a interpellé tous les acteurs et patriotes à « une prise de conscience collective  sur les enjeux de l’heure » et plaidé notamment pour la mobilisation de tous ses compatriotes « pour discuter aux fins de trouver un consensus ».

Du projet de  loi de finances 2018
Le ministre-Conseiller a indiqué que le projet de loi de finances pour l’année 2018, arrêté à 3.709,10 milliards de FCfa, qui a connu une hausse de 349,2 milliards de FCfa, en valeur absolue, reflète un budget éminemment orienté vers les grandes priorités sociales. « Après 57 ans d’indépendance, des Sénégalais n’ont toujours pas accès à une eau potable. De 1600 forages de 1960 à 2000 et 720 forages de 2000 à 2012, nous sommes et 140 forages/an depuis l’avènement du président Macky Sall », a-t-il souligné. M. Kassé poursuit : « avec l’accélération de la cadence des réformes et de la mise en œuvre des projets et programmes, tous nos compatriotes auront accès à une eau saine, de qualité, potable d’ici à 2024». « Entre la baisse du coût de la vie, l’inflation tourne autour de 0, 1%. Ajouté à cela les milliers de Kilomètres de pistes réalisées, les programmes routiers, les infrastructures de production (l’utilité par rapport à l’esthétique), l’électrification rurale, le Pudc, le projet Promo-Villes, le Puma…sont autant de politiques révolutionnaires à l’actif du président Macky Sall », a-t-il listé.

Ainsi, le projet de budget pour l’année 2018 est marqué par de grandes affectations de ressources dans les secteurs sociaux pour accompagner les populations dans l’amélioration continue de leur bien-être quotidien. C’est ainsi qu’à côté de la consolidation des investissements publics structurants programmés dans le Plan Sénégal émergent (agriculture, infrastructures et énergie…), les programmes sociaux, à l’image du Pudc, du Puma, du Promovilles tiennent à cœur le chef de l’État. En atteste le projet de loi de finances pour l’année 2018.

A l’en croire, l’émergence n’est pas un vain mot car le Pse, référentiel des politiques publiques « va profondément transformer notre économie. La mise en place de la Délégation de l’Entrepreneuriat rapide va servir à « des initiatives qui vont permettre de couvrir le social avec la création d’emplois, la couverture maladie universelle, l’éradication de la pauvreté ».

Ouverture de l’Aibd
Dans la perspective de l’ouverture de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) le 7 décembre prochain, El Hadj Kassé a rassuré les travailleurs de l’Aéroport Lépold Sédar Senghor mais également le privé national évoluant dans le secteur aéroportuaire. A l’en croire, le président Macky Sall a comme marque de fabrique « la lutte contre les injustices et les inégalités sociales ». Et avec ce  déménagement, « les intérêts du Sénégal seront préservés », a-t-il rassuré.
Interpellé sur l’affaire Khalifa Sall », M. Kassé n’a pas voulu commenter ce dossier politico-judiciaire pour la bonne et simple raison, estime-t-il, que « l’affaire est pendante devant la justice ».

Idem pour le dossier « Yavuz Sélim » dans lequel il ne s’est pas empêché de relever les enjeux diplomatiques qu’« on ne peut étaler sur la place publiques ». Non sans  demander à ceux qui parlent de « diktat » de savoir raison garder. Il a toutefois rassuré le personnel et les élèves dont « toutes les préoccupations essentielles seront prises en charge par l’Etat du Sénégal qui est conscient de ses responsabilités ».

Abordant enfin les frustrations nées des choix du président pour les députés investis et élus pour la XIIIe Législature et pour les membres de l’équipe du nouvel attelage gouvernemental, le ministre-conseiller a notifié que « personne ne peut guider le président de la République dans ses choix ». Selon M. Kassé, « personne ne peut guider le président de la République dans ses choix et qui disposent des prérogatives constitutionnelles de nommer qui il veut  et/ou de choisir librement ses collaborateurs ».

Mamadou Lamine DIEYE

Le 3e séminaire intergouvernemental franco-sénégalais a pris fin, hier, à Paris, à Matignon. La cérémonie de clôture a été présidée par le Premier ministre français et son homologue sénégalais, Mahammad Boune Abdallah Dionne. Plusieurs accords ont été signés notamment dans les domaines de l’éducation, de l’environnement, des transports, des finances, etc. 

La France et le Sénégal ont signé plusieurs accords, hier, à l'issue du 3ème séminaire intergouvernemental.Dans une adresse à la presse à la fin des travaux, le Premier ministre sénégalais s’est surtout félicité des résultats qui ont marqué cette rencontre, la troisième du genre entre les deux gouvernements. Selon Mahammad Boune Abdallah Dionne qui a transmis les remerciements du président Macky Sall et du peuple sénégalais, cette déclaration finale confirme les engagements de la France au Sénégal, un partenaire privilégié dans tous les domaines.  « Cette session est un modèle unique en Afrique et prouve l’excellence des relations entre nos deux pays », a dit le Premier ministre.

Mahammad Dionne a salué la générosité avec laquelle les thématiques ont été abordées par les deux délégations notamment les domaines de la sécurité, des transports, les finances, l’éducation, la santé, l’environnement, etc. où il y a eu des échanges qui ont abouti à des signatures. Pour Mahammad Boune Abdallah Dionne, cette réunion de Paris entre en droite ligne du partenariat Afrique-France, un partenariat ambitieux gagnant-gagnant.  Il s’est félicité de l’implication du secteur privé français. A titre d’exemple, il a parlé du projet du Train express régional, le premier en Afrique dans la sous-région qui verra le jour au Sénégal. A ses yeux, il s’agit du développement de l’Afrique  qui va avoir un saut quantitatif et qualitatif avec le développement des infrastructures.

Dans le domaine agricole, il a salué la présence d’éminents experts dont les ministres des deux pays qui mènent la recherche à travers le renouvellement  du capital semencier et la recherche agricole qui permettront à l’Afrique de faire un saut qualitatif. Il a également remercié les autorités françaises pour l’accueil fraternel reçu depuis son arrivée à Paris et durant les différents entretiens entre les deux délégations.

Paraphrasant le président Macky Sall qui a l’habitude de dire qu’entre le Sénégal et la France, il n’y a aucun problème, le Premier ministre confirme que notre pays, même s’il n’est pas membre du G5 Sahel, appuiera toutes les initiatives qui vont renforcer la sécurité dans la sous région. « Le Sénégal et le Mali ont eu l’indépendance ensemble, et nous étions les premiers à nous rendre sur le terrain pour sécuriser ce pays frère et ami », a-t-il poursuivi avant d’être rejoint par la Mission onusienne envoyée par l’organisation internationale (Onu). Le Sénégal, selon le Premier ministre, participera à toute action pour la paix et d’où qu’elle vient. Sur la réunion de New York prévue prochainement, M. Dionne a souligné qu’il informera le chef de l’Etat, Macky Sall et que le ministre des Affaires étrangères sera instruit pour y prendre part. A propos de l’érosion côtière qui commence à gagner la ville de Saint-Louis, Mahammad Dionne s’est réjoui de l’engagement de la France d’être à nos côtés, rappelant la Cop 22 de Paris. « La ville de Saint-Louis est très menacée et nous accepterons toutes initiatives tendant à la sauver », a conclu le Premier ministre.

Par El hadji Abdoulaye THIAM et Ousmane Noël Mbaye


LES DEUX PAYS RÉAFFIRMENT LEUR ENGAGEMENT DANS LA LUTTE CONTRE LE TERRORISME AU SAHEL
Fr et Sn accordsDans une déclaration conjointe, à l'issue de la troisième édition du séminaire intergouvernemental France-Sénégal qui s’est tenue à Paris, il a été constaté, une nouvelle fois, l’étroitesse des liens unissant nos deux pays. Le séminaire  se veut un exemple du nouvel élan qui doit être impulsé entre la France et l’Afrique et qui vise à créer un axe intégré entre l’Afrique, la Méditerranée et l’Europe par le rapprochement des peuples, une prospérité partagée et l’innovation.

"Nous avons une convergence de vues sur les dossiers de coopération bilatérale et une vision commune, notamment sur les enjeux globaux sur les plans sécuritaires et environnementaux ainsi que la lutte contre toutes les formes d’extrémisme ou d’exclusion", ont dit les deux délégations. A propos de la sécurité, elles ont réaffirmé leur engagement dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, en particulier au Mali. "Nous coopérons de longue date dans la lutte contre le changement climatique et pour la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le Climat, aujourd’hui, dans le cadre du « Pacte mondial pour l’environnement », lit-on dans la déclaration conjointe.

Dans les domaines de l'éducation et de la  santé,  le document souligne que la promotion de l’accès à l’éducation, clé de voûte du développement durable, est une priorité pour nos deux pays. Les deux pays ont décidé de co-parrainer la conférence de reconstitution des ressources du Partenariat mondial pour l’éducation prévue en février 2018 à Dakar, dont l’objectif est de mobiliser jusqu’à 3,1 milliards de dollars de financement pour la période 2018-2021. En matière éducative, la priorité sera accordée à la formation des enseignants et des cadres du système éducatif, de même qu’à la promotion de la culture scientifique et du numérique dans les enseignements. Les écoles franco-sénégalaises seront appelées à devenir des écoles d’application afin de répondre au défi de l'insertion professionnelle des jeunes, des programmes de coopération seront mis en place dans le domaine de l’enseignement technique et professionnel, articulés autour des besoins économiques du Sénégal. Les deux gouvernements ont décidé de mettre en place une commission mixte de pilotage stratégique sur l’enseignement supérieur, la recherche et la formation qui s’attachera, en particulier, à favoriser les formations délocalisées au Sénégal d’universités et de grandes écoles françaises et à augmenter le nombre d’étudiants français au Sénégal. La création d’un grand campus franco-sénégalais dans la ville nouvelle de Diamniado sera étudiée. La coopération entre les deux pays favorisera la structuration au Sénégal d’un enseignement supérieur, en lien avec les besoins du secteur économique. La France continuera d’accompagner le système d’enseignement sénégalais pour le développement des filières agricoles et rurales en ingénierie de la formation et poursuivra son appui du réseau « formation agricole et rurale », animé par Montpellier SupAgro.

 En matière de santé, l’accès à des soins de qualité et à des coûts accessibles, dans une diversification de l’offre de soins, est au cœur du soutien qu’apporte la France au Sénégal. Dans la lutte contre les maladies infectieuses épidémiques et des efforts pour promouvoir la sécurité sanitaire, des actions coordonnées de transfert de compétences et de renforcement des capacités techniques sont mises en œuvre. De nouvelles pistes de coopération sont esquissées pour le renforcement du système de santé, l’appui à la Couverture maladie universelle et le soutien à la formation des professionnels de santé, en partenariat avec l’école des hautes études de santé publique de Rennes.

Dans son soutien à l’innovation, la France entend, particulièrement, contribuer à l’ambition du Sénégal de devenir un pôle d’enseignement supérieur et de recherche de référence en Afrique. Dans ce cadre, nos deux pays ont procédé à la signature d’un prêt garanti par Bpi France permettant l’acquisition, par le Sénégal, d’un supercalculateur produit par Atos, qui sera installé dans la ville nouvelle de Diamniadio, appelée à devenir un pôle régional numérique.

Par El hadji Abdoulaye THIAM et Ousmane Noël Mbaye

LE RENFORCEMENT DE LA COOPÉRATION DANS LE SECTEUR DU TRANSPORT ANNONCÉ
Fr et Sn coop TransportsLes autorités sénégalaises et françaises reconnaissent le caractère prioritaire du projet de Train express régional, visant, dans un premier temps, à relier le centre de Dakar à la ville de Diamniadio, puis au nouvel aéroport international Blaise-Diagne. Les deux pays souhaitent poursuivre leur coopération dans le secteur du transport urbain par la signature, ce jour, d’une déclaration d’intention pour développer des solutions de mobilité, dans toutes leurs composantes. Considérant les enjeux importants attachés aux effets des changements climatiques, sources de vulnérabilités sur les plans économique et social, la France renforcera sa coopération avec le Sénégal dans sa lutte contre l’érosion côtière et pour la protection du littoral, notamment dans la région de Saint Louis. Les feuilles de routes sectorielles adoptées conjointement par les deux parties feront l’objet d’un suivi rapproché, a-t-on conclu.

Par El hadji Abdoulaye THIAM et Ousmane Noël Mbaye

VERS L’AMÉLIORATION DES CONDITIONS DE DÉLIVRANCE DES VISAS
La France et le Sénégal s’engagent à promouvoir la mobilité légale dans les deux sens. La France améliorera les conditions de délivrance des visas aux ressortissants sénégalais, notamment en augmentant la part de visas de circulation délivrés au Sénégal et en réduisant le délai de délivrance des visas, souligne le document. Les deux pays ont affirmé leur volonté de lutter ensemble contre l’immigration irrégulière et de remédier aux causes profondes de cette dernière. Ils intensifieront le dialogue régulier et constructif initié dans l’accord conjoint de gestion des flux migratoires conclu en 2008.

La France renforcera sa coopération avec le Sénégal contre les filières d’immigration irrégulière et appuiera les efforts du gouvernement sénégalais en vue de sensibiliser davantage les populations aux risques encourus et éviter ainsi des drames humains dans le Sahara ou en Méditerranée.

Aussi, la France et le Sénégal encouragent les initiatives de la diaspora sénégalaise en France en faveur du développement du Sénégal. Ils vont accroître leur soutien à ces initiatives entrepreneuriales, de création de richesses, d’opportunités économiques et d’innovation. Les échanges de jeunes seront développés dans les deux sens. Les deux pays accentueront leurs efforts pour favoriser la mobilité étudiante. Une fois leur cursus accompli et pour renforcer la mobilité entre nos deux pays, la France s’engage à fournir à ces étudiants sénégalais un visa de circulation de longue durée. La France et le Sénégal ont souligné le rôle majeur de la diaspora dans le dynamisme de la coopération décentralisée, très étroite entre nos deux pays, avec plus d’une centaine de partenariats actifs au Sénégal.

Par El hadji Abdoulaye THIAM et Ousmane Noël Mbaye

L’AFD CONTINUERA À SOUTENIR LE DÉVELOPPEMENT DES PROJETS STRUCTURANTS
Sn Fr AfdPour accompagner l’émergence du Sénégal, le gouvernement sénégalais a salué le rôle des entreprises françaises dans l’économie locale et la contribution du groupe Afd au financement du Plan Sénégal émergent, contribuant déjà à hauteur de 800 millions d’euros à 45 projets. La France continuera à soutenir le développement des projets structurants et de développement durable ainsi que l’investissement dans les secteurs prioritaires du Pse. La France intensifiera son action d’appui au secteur privé, acteur clé du développement et de l’insertion socioprofessionnelle de la jeunesse sénégalaise dans le marché du travail. Elle financera, de façon accrue, l’accès au crédit des Pme, favorisera l’inclusion financière en accompagnant des initiatives innovantes dans les domaines de la micro finance, des start-ups, des entreprises socialement responsables et de l’entreprenariat féminin.

Les deux parties ont convenu de renforcer leur coopération sur cinq thématiques prioritaires : l’appui à l’innovation et aux start-ups, le développement urbain intégré, le développement de filières agroalimentaires structurées et de la grande distribution, l’industrie touristique et le tourisme durable, l’énergie.

Par El hadji Abdoulaye THIAM et Ousmane Noël Mbaye

LA CONTRIBUTION SÉNÉGALAISE AU CONSEIL DE SÉCURITÉ SALUÉE
La France a salué la contribution sénégalaise à la paix et à la sécurité dans le monde dans le cadre de sa participation au Conseil de sécurité des Nations Unies. Les deux Premiers ministres ont échangé sur la situation régionale. Face au phénomène terroriste, la France et le Sénégal partagent les mêmes valeurs et les mêmes objectifs. Leur coopération de défense et de sécurité s’appuie sur les Eléments français du Sénégal et se décline en particulier dans la participation de soldats des deux pays aux opérations internationales de maintien de la paix et de lutte contre le terrorisme. Elle repose aussi, avec 25 experts, sur le premier réseau de coopérants déployé par la France à l’étranger dans des projets de conseil, de formation et de développement capacitaire au profit de l’ensemble des forces de défense et de sécurité sénégalaises. La France et le Sénégal favoriseront le développement des écoles militaires locales, prioritairement l’école de l’air et l’école d’application de l’infanterie. Cette coopération se concrétisera aussi dans des domaines à haute valeur ajoutée tels que la lutte contre la cybercriminalité ou la création du Centre interministériel de coordination des opérations pour la lutte contre le terrorisme (Cico).

Par El hadji Abdoulaye THIAM et Ousmane Noël Mbaye

UNE FORTE DÉLÉGATION FRANÇAISE ATTENDUE AU FORUM DE DAKAR SUR LA PAIX
Pm Sn et Pm Fr"Nos deux pays affirment leur attachement au Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, dont la Quatrième édition se tiendra à Dakar les 13 et 14 novembre 2017 sur le thème « Défis sécuritaires actuels en Afrique : pour des solutions intégrées ».

La France continuera à soutenir la tenue de ce forum organisé par le Sénégal. Cette nouvelle édition du séminaire intergouvernemental constitue la première étape d’une séquence bilatérale qui s’annonce, cette année encore, très riche, ont dit les participants. Plusieurs ministres français se rendront à Dakar, le 14 novembre prochain à l’occasion du Forum international de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique, puis, à l’invitation du président de la République,  Macky Sall, le président de la République française, Emmanuel Macron se rendra à la conférence de Dakar pour le financement du Partenariat mondial pour l’éducation, conférence coparrainée par la France. Le président Emmanuel Macron effectuera, à cette occasion, une visite officielle au Sénégal très prochainement.

Par El hadji Abdoulaye THIAM et Ousmane Noël Mbaye


ABDOULAYE DAOUDA DIALLO, MINISTRE DES TRANSPORTS TERRESTRES : « NOUS AVONS BESOIN DE L’EXPERTISE FRANÇAISE POUR DÉVELOPPER UN SYSTÈME DE TRANSPORT MULTIMODAL »
Avec son homologue français, le ministre des Transports terrestres a jeté les bases de plusieurs accords sur la mobilité urbaine. Avec l’arrivée prochaine du Ter, un grand système de transport va être développé pour améliorer et pluraliser la mobilité dans Dakar.

Paris (Correspondance particulière) : Au sortir du séminaire intergouvernemental entre la France et le Sénégal, le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement à annoncé la mise en place prochaine d’un grand système de transport, plus particulièrement à Dakar avec trois composantes. Il s’agit du Ter (Train express régional) qui, en principe, devrait être en service à partir du 14 janvier 2019 ; du Brt (Bus rapide transport) et de Dakar Dem Dikk en plus des transports privés et des taxis. C’est un projet d’envergure sur la mobilité urbaine pour lequel le Sénégal a demandé l’expertise française. «Avec la Sncf et la Ratp, la France est dans un réseau de transport particulièrement dense et important. Le ministre me disait, il y a quelques heures, que la Ratp, à elle seule, transporte, par jour, plus d’un million deux cent mille passagers dans l’île de France. C’est une expertise particulièrement importante pour nous dans notre ambition de développer le transport public urbain au Sénégal». L’ambition du Sénégal est de travailler avec les spécialistes français pour essayer d’adapter un système similaire dans la configuration de la région de Dakar qui, à elle seule, représente plus de 25 % de la population du Sénégal sur une superficie de 0,23 %. «La densité est forte et il faudra donc un système de transport adapté », a indiqué le ministre.

Abdoulaye Daouda Diallo annonce également la création d’un système de transport multimodal avec une interaction obligatoire une fois que Ter sera en service. «S’il est évident que Dakar-Dem-Dikk sera nécessaire pour le rabattement, le Brt devra servir les 14 gares du Train express régional qui sera également dans le dispositif», a-t-il dit. L’idéal, pour le ministre des Transports, c’est de mettre en place un système de transport multimodal pouvant permettre à l’usager d’acheter un ticket pour une trajectoire avec des correspondances sur les autres services de transport entre le point de départ et la destination. Selon lui, ce projet est déjà mur et il ne reste plus qu’à travailler à son application dans la capitale.

En attendant la mise en service du Ter, le ministre des Transports terrestres annonce que Dakar-Dem-Dikk assurera le transport vers l’Aibd après son inauguration le 7 décembre prochain.

«Avec Dakar-Dem-Dikk, nous avons 475 bus neufs dont certains sont déjà en service et le reste sera déployé progressivement notamment avec l’ouverture de l’aéroport international Blaise Diagne. Avant de venir à Paris, j’ai convié ma collègue des Transports aériens à une rencontre pour voir ensemble le système de transport le plus adapté avec l’ouverture de l’Aibd. Nous avons convenu que Dakar-Dem-Dikk puisse jouer la partie la plus importante puisqu’étant évidemment le réseau de transport public qui garantit des conditions de sécurité optimales». Avec l’autorité concessionnaire de l’autoroute à péage, seront également organisées les conditions pour faciliter la circulation en priorité des Bus de Dakar-Dem Dikk pour rallier l’Aibd sans difficulté.

Ousmane Noël MBAYE

EDOUARD PHILIPPE, PREMIER MINISTRE DE FRANCE : « ALLIANCE ET ÉMERGENCE SONT NOS DEUX MOTS »
«Notre rencontre d’aujourd’hui (Ndlr-hier) peut se résumer en deux mots: alliance et émergence. Sur le premier point, il faut reconnaître que nos deux pays ont des relations intenses, riches, et surtout nous nous retrouvons pour des intérêts communs parce que liés par l’histoire d’où ce partenariat singulier. Notre rencontre s’’inscrit dans l’histoire et le rapprochement des deux pays.

Sur le second point qu’est l’émergence si chère au président Macky Sall du Sénégal, qui veut que son pays prenne sa place en Afrique et dans le monde avec la réalisation de grandes infrastructures de développement. Il y a l’implication du secteur privé et aussi le bilatéral, et nous avons travaillé avec l’ensemble des ministères concernés qui ont évoqué tous les sujets que sont la sécurité dans la région, le G5 Sahel, etc. L’éducation est aussi des priorités de nos deux pays, car il faut préparer les jeunes aux difficultés du monde. Le chef de l’État sénégalais insiste surtout sur un point qu’est le développement économique. Sur le cas de la ville historique de Saint-Louis menacée par l’érosion, il s’agit d’un sujet symbolique».

E. A. T.

Le Sénégal prépare activement la rencontre de l’Organisation mondiale du commerce sur le mécanisme d’examen des politiques commerciales qui va se tenir les 25 et 27 octobre à Genève.

Pour la première fois, les 8 pays membres de l’Uemoa vont subir conjointement cet exercice. Le Sénégal portera la voie de l’Union.

Les 25 et 27 octobre 2017, le Sénégal passera, à Genève (Suisse), l’examen de sa politique et de ses commerciales. Il s’agit du premier examen conjoint que le Sénégal subira avec les 7 autres États membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). En prélude à cette rencontre internationale, qui se tiendra dans quelques jours, la directrice du Commerce extérieur s’est entretenue avec la presse, hier, sur les contours de cette rencontre. Aminata Assome Diatta a expliqué que l’examen des politiques commerciales se faisait de manière individuelle. Mais cette fois-ci, les 8 pays membres de l’Uemoa vont conjointement subir l’épreuve. Ce qui, affirme-t-elle, « va donner plus de cohérence aux interventions ». « Les pays membres de l’Uemoa ont une politique commerciale commune. Si l’intégration avait atteint un niveau optimal, il ne devrait même pas y avoir d’annexes spécifiques. Ce qu’on trouve dans un pays, on est censé le trouver dans un autre parce que les textes considèrent l’Uemoa comme un seul territoire », a expliqué Mme Diatta. Elle a ajouté que cet examen traduit la volonté des États membres de l’Uemoa d’aller vers la consolidation de son unité.

De plus, l’examen conjoint donnera « plus de crédit, de poids et de facilité » à l’Uemoa qui est une entité sous-régionale. « Si nous faisons ensemble cet examen, nous n’avons plus à nous préoccuper de cet exercice jusqu’à la prochaine échéance 6 ans ou 7 ans après. C’est beaucoup plus reposant et cela permet aux pays de se concentrer sur d’autres aspects. Cela donne également un signal fort à nos partenaires pour leur montrer les efforts d’intégration de l’Uemoa », a déclaré Aminata Assome Diatta. Le passage à un examen conjoint pour l’ensemble des pays de l’Union est « une manière de lancer un signal aux autres pays membres de l’Omc pour que l’Uemoa soit un membre à part entière de l’Omc pour mieux défendre ses positions dans les négociations à l’Omc », a renchéri le directeur adjoint, Fallou Mbow Fall. Le Sénégal qui assure la présidence du Conseil des ministres du commerce de l’Uemoa sera le porte-parole de l’ensemble des 8 pays membres. Il aura la lourde tâche de présenter le rapport consensuel élaboré par tous les pays de l’Uemoa.

Aliou Ngamby NDIAYE

LES GRANDES QUESTIONS QUI ATTENDENT LE SÉNÉGAL À L’OMC
Lors de cette rencontre de l’Organisation mondiale du commerce (Omc) portant sur le mécanisme d’examen de la politique et des pratiques commerciales, le Sénégal sera attendu particulièrement sur un point : la question de la volaille. Depuis plus de 10 ans, le Sénégal a gelé les importations de la viande de volaille à cause de la grippe aviaire qui sévissait dans beaucoup de pays producteurs. « Depuis que nous avons pris cette mesure, c’est une question qui revient toujours », a souligné Mme Diatta. Ainsi, des pays comme le Brésil, l’Union européenne qui s’intéressent au marché sénégalais mettent la pression sur le Sénégal pour le pousser à rouvrir les importations. Cependant, explique Aminata Assome Diatta, avec la grippe aviaire, le Sénégal n’a pas l’infrastructure nécessaire pour s’assurer de la qualité des produits importés. « Nous ne voulons prendre aucun risque, c’est la raison pour laquelle nous fermons nos frontières », se défend-elle.

L’autre question qui est souvent agitée, c’est « la redevance Cosec ». D’après la directrice du commerce extérieur, l’Omc considère que les conseillers des chargeurs ne sont pas « réellement utiles » et constituent « une surcharge pour l’importateur ». « Comme il faut un prélèvement pour alimenter ces conseils, ils disent que c’est quelque chose qui devrait être supprimé pour permettre aux opérateurs économiques de faire du commerce plus aisément », a expliqué la directrice du Commerce extérieur. La dernière question qui pourrait être soulevée concerne «les prélèvements opérés au profit des organisations communautaires ».

A. Ng. NDIAYE

Le 1er octobre passé a marqué le 68ème anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine. Une réception a été  organisée, lundi, dans la résidence de son excellence Zhang Xun, Ambassadeur de la République populaire de Chine au Sénégal.

La résidence de l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Sénégal,  Zhang Xun,  a accueilli du monde ce lundi dans le cadre de la célébration du 68ème anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine.  L’occasion a été saisie par son excellence Zhang Xun, pour saluer « l’exemplarité de la coopération sino sénégalaise ».  Il a surtout salué « les réalisations remarquables du peuple sénégalais sous la direction de son excellence Monsieur Macky Sall », a-t-il dit. Selon lui,  le Sénégal a connu une croissance économique rapide et régulière, avec un environnement d’investissement sans cesse amélioré. « Le Sénégal a également pris une part active dans les opérations de maintien de la paix et s’est scrupuleusement acquitté de ses obligations en tant que membre du Conseil de Sécurité, apportant par-là,  une contribution importante à la stabilité et au développement de la région », a-t-il salué.

La Chine et le Sénégal maintiennent une coopération fructueuse dans les domaines aussi variés que la politique, l’économie, la culture, l’éducation et la santé.  En mai dernier, le Vice-président chinois Li Yuanchao a effectué une visite réussie au Sénégal durant laquelle, il y a eu des échanges amicaux avec le président Sall, donnant là une nouvelle impulsion au développement des relations bilatérales, relève-t-il.  La coopération économique et commerciale bilatérale s’élève  à 2, 36 milliards  de dollars US, et pour les huit premiers mois de cette année, ce chiffre  a dépassé 1,5 milliard. Les projets structurant comme l’autoroute Thiès-Touba, les forages multivillages, la large bande nationale et l’arène de lutte nationale avancent dans d’heureuses conditions, informe son Excellence, Zhang Xun.

Le ministre des Sports, Matar Ba, représentant du gouvernement du Sénégal rappelle que la coopération qui lient la Chine au Sénégal est devenue  stratégique grâce « à un dialogue politique de très haut niveau et à l’approfondissement des relations économiques ». Sur le plan économique et financier, les concours de la Chine au bénéfice du Sénégal, dans les secteurs de l’agriculture, de la culture, du sport, de la santé, de l’éducation et du transport s’élèvent en moyenne à 80 milliards de FCfa par an, informe le ministre des Sports.  Le Sénégal a reçu d’importants financements concessionnels, dépassant trois cent millions de dollars américains destinés à des projets dans les secteurs des télécommunications, de l’énergie et des transports.

Oumar BA

Au sortir d’une réunion tenue hier, la coordination nationale des femmes de Bennoo bokk yaakaar a salué « le leadership incontesté du chef de l’Etat», après l’élection du Sénégal au Conseil des droits de l’homme.

C’est par leur présidente nationale, Ndeye Mariéme Badiane que les femmes de Bennoo Bokk Yaakaar ont exprimé toute leur fierté à l’endroit du président Macky Sall à la suite des succès diplomatiques de notre pays. Ainsi, pour ladite coordination,  «notre pays vient d’être élu au conseil des droits de l’Homme de l’Onu avec un score très honorable, deux ans après sa brillante élection au conseil de sécurité comme membre non permanent le 15 octobre 2015».

C’est pourquoi, «les femmes de Bennoo bokk yaakaar saluent le leadership incontesté du chef de l’Etat reconnu en Afrique et partout dans le monde».

« Cette marque de confiance placée en la personne du président Macky Sall traduit toute la dimension d’homme d’Etat, de diplomate avéré; d’homme de consensus et de dialogue incarné par le chef de l’Etat sénégalais », selon les femmes de Bennoo. Aussi, «les femmes de Bennoo bokk yaakaar se réjouissent de la priorité accordée par le chef de l’Etat, aux programmes sociaux et qui ont un impact direct sur le vécu quotidien des sénégalaises et sénégalais».

Dans ce sens, les femmes de Bby disent avoir eu à mesurer, à sa juste valeur, l’impact de la vision «révolutionnaire, audacieuse et novatrice», du chef de l’Etat dans tous les secteurs d’activités notamment dans les domaines social, économique et culturel.

Amadou DIOP

Mouhamad Boun Abdallah Dionne est attendu à Paris ce matin pour une visite de travail de 24 heures durant laquelle il aura notamment un entretien, en tête-à-tête, avec son homologue français Edouard Philippe, à l’hôtel Matignon.

Les chefs de gouvernement sénégalais et français auront plusieurs séances de travail dans la journée. Une des rencontres sera d’ailleurs élargi aux ministres des Affaires étrangères du Sénégal et de la France, Me Sidiki Kaba et Jean-Yves le Drian ainsi qu’aux ambassadeurs Bassirou Sène et Christophe Bigot. Parallèlement, les ministres de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye et Gérard Colomb auront, eux aussi, une réunion bilatérale notamment sur des sujets telle la sécurité et la gestion des flux migratoires. Ngor Ndiaye ministre conseiller à l’ambassade du Sénégal en France et le Consul général Amadou Diallo prendront part à cette rencontre, de même que l’ambassadeur de France au Sénégal Christophe Bigot de même que Pascal Texeira Da Silva ambassadeur chargé des migrations ainsi que le directeur général des étrangers en France, Pierre-Antoine Molina.

Autre rencontre importante à Matignon dans le cadre du séminaire intergouvernemental Sénégal-France, un entretien conjoint des ministres de l’Intérieur et des ministres des Affaires étrangères des deux pays. Me Sidiki Kaba, Aly Ngouille Ndiaye, Gérard Colomb et Jean-Yves Le Drian devront statués sur les grandes questions de coopération entre le Sénégal et la France, assistés par leurs proches collaborateurs.

Un Déjeuné de travail offert par Edouard Philippe à son hôte sénégalais devra clôturer la journée de travail à Matignon devant aboutir à la signature de plusieurs accords de coopération dans biens des domaines qui seront rendu publique en fin de journée au court d’un point de presse conjoint des Premiers ministre Mouhamad Boun Abdallah Dionne et Edouard Philippe.

A Paris, le chef du gouvernement sera accompagné d’une forte délégation de 13 ministres parmi lesquels, Ismaïla Madior Fall (Garde des Sceaux ministre de la Justice), Abdoulaye Daouda Diallo (Infrastructures, transports terrestres et Désenclavement), Amadou Bâ (Economie, Finances et Plan), Mansour Faye (Hydraulique et Assainissement), Papa Abdoulaye Seck (Agriculture et Equipement rural), Mansour Elimane Kane (Pétrole et Energie), Serigne Mbaye Thiam (Education nationale), Mary Teuw Niane (Enseignement supérieur, Recherche et Innovation), Mame Mbaye Niang (Tourisme), Mame Thierno Dieng (Environnement et développement durable) et enfin Seydou Gueye, Porte parole et secrétaire général du gouvernement.

Ousmane Noël MBAYE (Correspondance particulière)

QUATRE FEUILLES DE ROUTE AU MENU DES TRAVAUX
Le Premier ministre français, Edouard Philippe, accueille, aujourd’hui, à l’Hôtel de Matignon, son homologue sénégalais, Mahammad Boun Abdallah Dionne. Selon un communiqué de la primature française, le chef du gouvernement sénégalais sera accompagné de quatorze ministres pour le 3ème séminaire intergouvernemental franco-sénégalais qui s’ouvre aujourd’hui.

Le séminaire permettra d’endosser quatre feuilles de route qui serviront de guides pour les relations bilatérales dans les années à venir. Ce sont la mobilité, l’accélération de l’émergence du Sénégal, la mise en place de nouvelles initiatives en santé, éducation et enseignement supérieur, le traitement en commun des questions régionales de sécurité.

Le communiqué rappelle que le Sénégal est l’un des plus proches partenaires de la France en Afrique sur les plans humain, politique et économique. Il est notamment le premier partenaire des collectivités et des régions en nombre de projets de coopération et il accueille la plus importante communauté française d’Afrique subsaharienne. Le séminaire s’inscrit pleinement dans les nouvelles relations que le président de la République française entend nouer avec l’Afrique et qu’il présentera dans les semaines à venir.

Babacar DIONE

Le Président Macky SALL a réuni le Conseil des Ministres mercredi 18 octobre 2017 à 10 heures au Palais de la République.

Entamant sa communication autour de la brillante élection du Sénégal au Comité des Droits de l’Homme de l’Organisation des Nations Unies, pour la période 2018-2020, le Chef de l’Etat félicite le Ministre des Affaires étrangères, la Représentation du Sénégal auprès des Nations Unies, et l’ensemble des organisations et personnels engagés qui, à travers leurs actions quotidiennes, ont contribué, de façon significative, au rayonnement international de notre pays en matière de Droits de l’Homme.

En effet, cette haute confiance de la Communauté internationale à l’endroit de notre pays, illustrée par le meilleur score obtenu de 188 voix sur 193 Etats membres de l’Assemblée générale des Nations Unies, consacre l’engagement résolu du Sénégal et son attachement indéfectible à la promotion et à la protection des droits de l’homme, à la consolidation de la démocratie, de la paix, de la sécurité dans le monde et au développement du partenariat et de la solidarité entre les peuples.

Par ailleurs, revenant sur l’adoption, en Conseil des Ministres, du projet de Loi de Finances initiale pour l’année 2018, le Président de la République demande à chaque ministre, membre du Gouvernement, de prendre toutes les dispositions requises, en vue de la bonne préparation et du déroulement normal de la session budgétaire à l’Assemblée Nationale. Le Chef de l’Etat invite également chaque membre du Gouvernement à saisir cette occasion solennelle pour partager avec la représentation nationale et les populations, les réalisations et le programme de travail de son ministère, en vue d’une bonne appropriation des politiques publiques, de l’action et du bilan du Gouvernement.

En outre, le Président de la République demande au Premier Ministre de présenter à la fin de la session budgétaire, le programme de travail global du Gouvernement pour l’année 2018, qui intègre les réalisations à inaugurer, les projets à lancer en 2018, les textes législatifs et règlementaires majeurs qui doivent entrer en vigueur, dans le courant de l’année 2018, tenant compte des préoccupations récurrentes des populations exprimées par les honorables députés.

Le Chef de l’Etat a clos sa communication sur son agenda diplomatique, le suivi de la coopération et des partenariats, en informant le Conseil de de la visite d’Etat qu’il effectuera en Afrique du Sud, les 23 et 24 octobre 2017.

Le Premier Ministre a axé sa communication sur la problématique de la gestion des urgences dans les structures de santé et celle de la protection civile, en insistant sur le plan d’aménagement du site du Daaka de Médina Gounass, avant de rendre compte du suivi et de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte du déroulement de la campagne agricole 2017-2018.

Le Ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les Institutions a fait une communication sur la procédure d’examen du projet de loi de finances initiale 2018, par l’Assemblée Nationale.

Le Ministre de la Bonne Gouvernance et de la Protection de l’Enfance a fait le point des préparatifs de la rencontre de haut niveau sur le mariage des enfants prévue à Dakar, du 23 au 25 octobre 2017.

Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :
• Monsieur Gorgui NDIAYE, Administrateur civil, est nommé Secrétaire général du ministère de l’Emploi, de l’Insertion professionnelle et de l’Intensification de la Main d’œuvre ;

• Monsieur Youssoupha GUEYE, Ingénieur agronome, est nommé Directeur des Bassins de Rétention et des Lacs artificiels, en remplacement du Colonel Youssou LO, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

• Monsieur Casimir Adrien SAMBOU, Ingénieur agroéconomiste, est nommé Directeur régional du Développement rural de Ziguinchor, en remplacement de Monsieur Mamadou Lamine KONTE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

• Monsieur Ernest Abdou SAMBOU, titulaire d’un Master en Développement Communautaire, est nommé Secrétaire général de l’Agence nationale pour la Relance des Activités économiques et sociales en Casamance (ANRAC).

Le Secrétaire général du Gouvernement, Porte-parole

Le ministre de l’Economie solidaire et de la Microfinance, Aminata Angélique Manga, a rendu un vibrant hommage au président de la République, après sa nomination dans le gouvernement au cours d’un meeting à Ziguinchor. L’ancienne Dg de l’Anrac a appelé ses camarades de la coalition «Bennoo Bokk yaakaar» (Bby) à l’unité, en perspective de l’élection présidentielle de 2019, où l’objectif est de faire réélire le Chef de l’Etat dès le 1er tour.

Le ministre de l’Economie solidaire et de la Microfinance a fait savoir qu’il est prêt à travailler, main dans la main, avec tout le monde. Et pour montrer sa disponibilité, Aminata Angélique Manga a affirmé qu’elle est prête à être derrière ses collègues responsables de Bby pour l’intérêt de la région et du reste du Sénégal. Par rapport à ses nouvelles missions dans le gouvernement, le ministre a indiqué qu’il va beaucoup travailler avec les femmes et les jeunes pour aller vers un entrepreneuriat réel et faire de ce secteur un pourvoyeur d’emplois. « Nous allons travailler à transformer les demandeurs d’emplois en créateurs d’emplois », a déclaré notre consœur.

Le ministre a révélé que son objectif majeur est de travailler à obtenir des résultats satisfaisants, afin que les populations sénégalaises puissent renouveler leur confiance au Chef de l’Etat lors des prochaines élections présidentielles. Dans cette perspective, l’ancien conseil spécial a annoncé qu’il va faire des femmes et des jeunes la première réserve électorale du président Macky Sall pour sa réélection en 2019, dès le 1er tour. Et là, Aminata Angélique Manga compte faire de sa Casamance natale une réserve électorale sécurisée pour 2019.

Le ministre, qui n’a pas manqué de rappeler les réalisations du président de la République en Casamance, a annoncé la construction d’un nouveau pont de deux voies sur le fleuve-Casamance.

El Hadj Moussa SADIO

Le Chef de la Coopération internationale au Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale (Cpi) a été élevé, lundi, à la résidence de l’Ambassadeur de France au Sénégal, au rang de Chevalier de la Légion d’honneur. Une distinction pour saluer le travail accompli par le Juge Amady Ba pour le rayonnement de la justice, particulièrement dans la formation.

L’Ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot a remis la distinction de Chevalier de la Légion d’honneur au Juge à la Cpi, Amady Ba. C’était lors d’une cérémonie organisée, lundi, à sa résidence en présence de sa famille, d’amis, de parents et d’intimes du récipiendaire. Le diplomate a retracé la riche carrière de ce haut magistrat pour la bonne marche de la justice : « votre combat de toujours, c’est la formation. Votre passage à l’Ecole d’Administration française vous convainc qu’une telle école est possible au Sénégal, qu’elle est même indispensable dans la vie de la justice sénégalaise. Et ce n’est donc que justice si vous devenez le premier Directeur du Centre de Formation judiciaire en 1997 avec la pleine intention d’en faire un exemple dans la Sous-région », a-t-il dit. Ce n’est qu’un aspect de la riche carrière du récipiendaire pour qui, cette distinction est la preuve la plus éloquente de l’intérêt et du respect que la France, « berceau et promoteur des Droits de l’Homme et du Citoyen », accorde à la justice en général, à la justice internationale en particulier. La cérémonie s’est tenue en présence des ministres Ismaïla Madior Fall de la Justice et Papa Abdoulaye Seck de l’Agriculture et de l’Equipement rural, des Conseillers spéciaux du président de la République, Abdoulaye Salli Sall et Boubacar Siguiné Sy, entre autres.

Des personnalités à travers lesquelles Amady Ba a voulu « rendre un vibrant hommage au président de la République, Macky Sall, pour son leadership et sa contribution de qualité à la distribution de la justice dans notre pays ». Son prédécesseur, Abdou Diouf, a également reçu les hommages du Juge Ba qui voit en lui, « un mentor » qui, en sa qualité de Secrétaire général de l’Oif, « m’a apporté un soutien dans l’accomplissement des missions qui me sont confiées dans le cadre de ma mission de Chef du Département francophone. Ce qui m’a permis de faire la différence par rapport aux autres parce que les fonds et l’expertise technique ne m’ont jamais fait défaut ». Il a aussi magnifié l’apport inestimable des pionniers de la justice sénégalaise dont celui qu’il considère comme son maître présent à la cérémonie, « le Juge-président Honoraire Ibrahima Gueye, sous l’autorité de qui j’ai appris le métier de juge, ses rigueurs, ses contraintes et ses exigences. Il a poli mes premières armes de distributeur de la justice. Nous retenons aussi, avec le président Iba Gueye, la rectitude du comportement et l’éthique ainsi que l’élégance et l’incarnation de la majesté de la justice. Tout comme l’assiduité à l’audience, le respect dû à l’avocat, à toutes les professions judiciaires », entre autres qualités. Pour la Cpi qui fait l’objet de critiques, le Juge Ba soutient qu’elle ne saurait être « réservée exclusivement qu’aux Africains. Nous n’intervenons que quand il y a une carence notoire de la justice nationale, une carence liée à l’absence de volonté de poursuite, l’absence de capacité de poursuite ».

Ousseynou POUYE

Le 19e congrès du Parti communiste chinois (Pcc) débute ce mercredi 18 octobre 2017 à Beijing. Cette manifestation va permettre d’élire 2.280 délègues, renouveler les instances du parti mais aussi de discuter de la situation nationale et internationale.

Le congrès chinois se tient régulièrement tous les cinq ans. Pour cette 19e édition, les 89 millions de membres du Pcc et les 40 unités électorales vont élire 2.280 délègues. Ce congrès aura 17 délégués de plus par rapport aux 18 e congres tenu en 2012. Le nombre de délégués s’accroit à chaque législature. Ce sont les 32 provinces, régions autonomes, régions à administration spéciale et municipalités, districts et comptés qui vont élire leurs délégués. Le nombre de délégués de ces circonscriptions électorales est proportionnel à la population. Fait intéressant à noter : chacune des 55 minorités de ce pays de 1,4 milliard d’habitants a au moins un délégué. Le processus qui a conduit à l’élection des délégués est long et méticuleux. Il a débuté en 2016 pour s’achever au mois de juillet dernier. Les délégués sont proposés par les sections locales du Pcc. Ils font aussi l’objet d’une enquête de moralité et d’engagement politique. L’élection des délégués devra être entérinée aujourd’hui à huit clos. Après, les élus devront désigner le Comité central composé de 205 membres, lequel doit, à son tour, élire les 25 membres du bureau politique, y compris le secrétaire général. En effet, le président de la République populaire de Chine, Xi Jinping, occupe cette fonction depuis 2012. Lui qui a fait de la bataille contre la pauvreté, la lutte contre la corruption, l’initiative de la ceinture et de la route et qui tente de donner un second souffle à l’organisation des Brics sera sans doute réélu au poste de secrétaire générale du Pcc. De grandes orientations pour l'avenir seront aussi dévoilées, a soutenu Tuo Zhen hier face aux 4 886 journalistes chinois et étrangers venus pour les besoins du congrès. Monsieur Tuo Zhen a annoncé la nomination de Liu Yunshan au poste de secrétaire général du 19e congrès du Pcc.

Aly DIOUF, Correspondant en Chine

Le Premier ministre Mahammed Boune Abdallah Dionne est attendu à Paris, dans la capitale française où il présidera, avec son homologue, un séminaire gouvernemental, le 19 octobre. Selon notre ambassadeur en France, Bassirou Sène, cette rencontre, la 3ème du genre, connaîtra un développement majeur dans les relations entre les deux gouvernements.

Excellence Monsieur l’ambassadeur, dans quelques jours, le Premier ministre Mahammed Boune Abdallah Dionne va entamer une visite en France. Quel sens donnez-vous à cette visite du chef du gouvernement qui va présider un séminaire gouvernemental. Certainement on pourrait parler d’un retour aux sources pour ce dernier qui a servi ici à l’ambassade.
Les deux pays s’apprêtent à connaître un développement majeur, avec la rencontre en perspective des deux gouvernements. Ce séminaire dont nous pouvons légitimement nous réjouir pour sa portée économique et son poids politique, se déroulera au lendemain de processus électoraux très suivis qui ont vu l’avènement de nouveaux exécutifs conduits par les Premiers ministres Messieurs Edouard Philippe et Mahammad Boun Abdallah Dionne reconduit. Ledit séminaire intergouvernemental franco-sénégalais prévu le 19 octobre 2017, sera la troisième édition d’une concertation politique au Sommet entamée à Paris le 24 juillet 2015, sous le magistère de Messieurs François Hollande/Manuel Valls et poursuivie à Dakar le 23 septembre 2016, dans une belle symbiose et une entente parfaite au mieux des intérêts des deux Etats.

Cette session nous apparait donc comme la poursuite d’un destin commun, la continuité des relations exemplaires qui existent si harmonieusement entre le Sénégal et la France. Ce cadre d’échanges rare, car la France n’en n’entretient qu’avec très peu de pays, verra la participation d’une dizaine de ministres de chaque côté, mais sera l’occasion de plancher sur des thèmes brulants et ponctuels comme : la mobilité, les migrations, l’éducation, la santé, la sécurité et l’accélération du Pse, qui correspondent aux priorités du Sénégal.

Nous attendons beaucoup de ce séminaire qui va permettre de donner un contenu concret au nouveau partenariat que le président Macron veut nouer avec l’Afrique sur la base du respect ainsi que des bénéfices mutuels et partagés.

Il s’ajoute dans l’ordre des réalisations concrètes entre les deux gouvernements, au Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique dont la quatrième édition est prévue les 13 et 14 novembre 2017, à la fructueuse et prestigieuse visite d’Etat du président Macky Sall en France, en décembre 2016 et à la rencontre entre les présidents Emmanuel Macron et Macky Sall, le 12 juin 2017, à Paris.

Cela fait plus de deux ans que vous êtes à la tête de la mission diplomatique du Sénégal en France. Quel bilan tirez-vous de la coopération entre la France et le Sénégal dans les domaines de l’économie, de l’éducation, de la culture et de la Francophonie ?
Vous me demandez là de me soumettre à un exercice bien difficile tant il est mal aisé de dresser son bilan. Sans être exhaustif, je peux souligner que dans le cadre de la diplomatie économique décidée par le chef de l’Etat, plusieurs forums économiques franco- sénégalais (une vingtaine environ), des salons, se sont tenus en France, mettant en perspective hommes d’affaires sénégalais et français, d’où sont issus nombre de conventions et d’accords de partenariat qui fonctionnent effectivement aujourd'hui. De nombreux investisseurs français ont été envoyés au Sénégal, porteurs de projets intéressants à haute intensité d’emplois. Le pôle industriel de Diamniadio, moderne et futuriste, constitue une attractivité et une curiosité pour les investisseurs de ce pays et notre plaidoyer met l’accent sur la sécurité juridique et les opportunités d’affaires qu'il offre, en écho à la récente émission télévisée sur ce site.

Dans cette veine, il convient de rappeler que la France est le premier bailleur du Sénégal au sein de l’Union européenne, avec un volume d’aide de 150 millions d’euros/an en moyenne, ces 10 dernières années. C’est aussi le premier investisseur dans notre pays, représentant 40 % des Investissements directs étrangers, avec une présence et une contribution fortes et historiques, des entreprises françaises implantées au Sénégal. Sur les actions les plus récentes, il est possible de citer le financement du Train Express régional, l’implication de l’Agence française de Développement dans la mise en œuvre du Pse avec près de 800 millions d’euros, les appuis au secteur privé et le soutien à l’entrepreneuriat surtout des jeunes avec les start-ups.

Dans le domaine de l’éducation, l’acquisition d’un super calculateur d’Atos sur financement garanti par la BPI France, l’augmentation du nombre d’étudiants sénégalais en France, la signature de plusieurs conventions de mise à disposition de logements pour nos étudiants avec des bailleurs sociaux français sans oublier les conventions d’accueil de nos bacheliers d’excellence avec les meilleurs lycées français sous la supervision de l’Ecole polytechnique de Paris, l’instauration annoncée au Sénégal de formations délocalisées par certaines universités et centre de formation français et l’ouverture à Dakar de l’Institut de la Francophonie pour l’Education et la Formation (Ifef) sont des décisions qu’il convient de saluer et de soutenir.

Concernant la santé, la France fournit un appui à la gouvernance du système de santé avec la mise à disposition d’un expert technique international (Eti) auprès du ministre de la Santé et de l’Action sociale, finance par l’intermédiaire de l’Afd un projet de 14 millions d’euros en faveur de la santé mère-enfant dans la région de Louga et appuie la recherche avec un soutien à l’Institut Pasteur de Dakar, à l’Agence nationale de Recherche sur le Sida (Anrs) et à l'Institut de recherche pour le développement (Ird).

Le Sénégal avait signé une série d’accords lors de la visite du chef de l’Etat, le président Macky Sall, en décembre 2016, pour environ 200 millions d’euros. Il s’agit de la réalisation du Train express régional par la société Alstom très attendu au pays. Et récemment ce groupe a fusionné avec Siemes. Ne craignez-vous pas des retards sur la livraison des infrastructures ?
Nous devrions plutôt nous attendre à une accélération des travaux car la fusion donnera plus de moyens à l’entreprise. Plus précisément, le Sénégal a signé un contrat avec ALSTOM et nous n’avons aucun doute ni aucune crainte sur la bonne exécution des clauses du contrat. Je suis affirmatif sur le respect scrupuleux des termes du contrat. A ce jour, tout se passe comme prévu conformément aux engagements pris devant le chef de l’Etat lors de sa visite des installations d’Alstom le 19 décembre 2016 à Strasbourg.

La France, avec ses universités, accueille un très grand nombre d’étudiants, on parle de plus de 10.000 mais il est souvent constaté qu’à la fin de leurs études ces jeunes ne rentrent pas au pays malgré les investissements de l’Etat. Pensez-vous qu’une meilleure solution pourrait être apportée pour éviter la fuite des cerveaux ?
C’est une question globale et complexe mais il est important de dire que le Sénégal ne doute nullement du patriotisme de ses fils. Qu’ils soient au pays où qu’ils décident de rester en France pour avoir une première expérience professionnelle, nous sommes convaincus qu’ils contribuent au développement économique et social du pays et qu’ils nourrissent tous le rêve de rentrer, un jour, servir leur patrie.

C’est le lieu de souligner, pour les saluer, deux nouveaux dispositifs incitatifs au retour de nos étudiants contenus dans la nouvelle politique nationale d’attribution des allocations à l’étranger, à savoir la bourse de mobilité et la bourse doctorale de cotutelle en alternance. L’étudiant sénégalais bénéficiaire de la bourse de mobilité dispose d’un billet d’avion aller-retour et une indemnité forfaitaire de 60.000f/mois pour des stages de 4, 6, ou 10 mois au Sénégal. Quant à la bourse de cotutelle qui est de 600.000f/ mois pendant le séjour à l’étranger de l’étudiant et d’un billet d’avion aller-retour sur 3 ans, elle permet de retenir nos doctorants dans nos universités tout en leur offrant la possibilité d’avoir une inscription dans une école doctorale étrangère.

En outre, la signature, depuis 2 ans, par les boursiers d’excellence sénégalais d’un engagement à servir le pays milite en faveur d’un retour de nos diplômés.

D’autres initiatives et programmes ont été mis en place par le gouvernement pour accompagner, surtout dans le domaine de l’entrepreneuriat, celles et ceux qui décident de revenir et les exemples de retour réussi sont nombreux.

La mobilité est une richesse dont nous entendons tirer pleinement profit en parfaite intelligence avec la Diaspora sans aucune forme de contrainte.

Sur le plan culturel, des accords ont été aussi signés par des institutions françaises pour collaborer avec le Musée des civilisations de Dakar. Où en est-on depuis ?
Je rappelle que cette Convention se proposait d’établir un partenariat scientifique et culturel avec une assistance mutuelle dans les domaines pour lesquels chaque partie dispose d’une expertise ou d’une compétence particulière.

L’organisation au musée des civilisations noires ou/et au musée du quai Branly d’expositions consacrées aux arts, aux traditions ou aux cultures d’Afrique et le prêt d’œuvres dans le cadre de ces expositions, l’organisation au musée des civilisations noires d’expositions déjà conçues par le musée du quai Branly, l’association de personnes désignées par le musée des civilisations noires aux programmes d’enseignement et de recherche développés par le musée du quai Branly et réciproquement, la participation de personnes désignées par le musée des civilisations noires aux activités de développement des publics et de médiation culturelle du musée du quai Branly en fonction de ses capacités et réciproquement, de projets éditoriaux communs, l’accueil des personnels du musée des civilisations noires sous la forme de visites ou des stages professionnels, afin d’encourager la connaissance mutuelle et de développer des cultures et des pratiques communes étaient les principaux domaines retenus.

Sur le plan pratique, les actions de coopération, décidées conjointement par les Parties, doivent donner lieu à l’établissement de conventions spécifiques d’application précisant les objectifs, les moyens et les modalités de mise en œuvre.

Récemment, le nouveau Khalife général des Tidianes, Serigne Mbaye Sy Mansour que vous avez reçu a demandé au personnel diplomatique en poste en France de prêter une forte attention à nos compatriotes. Quel commentaire sur ce message du chef religieux…
Avant de répondre à votre question, j’aimerais exprimer à nouveau mes sincères condoléances à tout le peuple sénégalais suite au rappel à Dieu du Khalife général des Tidianes Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine. A son successeur, Serigne Mbaye Sy Mansour, je renouvelle mon estime et mon affection ainsi que mes ferventes prières pour une longue vie, une excellente santé et une mission bien accomplie. Durant son séjour, en France, il nous a fait l’honneur de venir nous rendre visite à l’Ambassade et au consulat, comme il le faisait chaque année.

Son message très sage a été perçu et salué comme un conseil bienveillant sur le rapport Administration/administrés et un excellent rappel d’une directive ferme de Monsieur le président de la République Macky Sall sur l’attention de tous les jours que nous devons à nos compatriotes. Nous nous consacrons à leur apporter la protection et l’assistance nécessaires mais nous tirons également profit de leur savoir-faire car ils sont des réservoirs de compétences et des modèles d’engagement patriotique. Ils contribuent grandement à l’émergence du Sénégal par le transfert de plus de mille milliards de cfa au pays, plus que l’Aide publique au développement.

Propos recueillis à Paris, par El hadji Abdoulaye THIAM

Le Sénégal a déjà siégé au Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies (CDH) de 2006 à 2012 pour deux mandats successifs. "Cette élection confirme la confiance de la communauté internationale envers notre pays qui va encore siéger pour 2018-2020. Et le fait que nous soyons le pays le mieux élu avec 188 voix n’est pas un hasard", a confié l'Ambassadeur Coly Seck, Représentant du Sénégal auprès des Nations Unies à Genève siège du Conseil. "La vision du président Macky Sall est à saluer car il a voulu que le Sénégal enchaîne avec le Cdh après sa sortie du conseil de Sécurité en décembre 2017" confie le diplomate.

Notons que cette candidature a été introduite en mars 2016 et il a fallu près de 18 mois de campagne pour aboutir à ce résultat. La candidature sénégalaise a été endossée par la Cedeao, l'Union africaine, l'Oci et la Francophonie. S’y ajoute cette action décisive auprès du Ghana qui a retiré sa candidature au profit du Sénégal. Oui, le Sénégal a vraiment forcé tous les barrages. Le Ghana devait se présenter pour une réélection car c’est la pratique mais puisque les deux Chefs d'Etat ne voulaient pas de compétition entre pays frères, il a sollicité le retrait du Ghana auprès de son homologue qui l'a bien accueilli.

L’enjeu de cette élection c’était le score car il y avait quinze pays et le Sénégal est en tête.

"Ce qui était surtout difficile et rare au groupe africain, c’est de réussir à enchaîner les élections de deux grands organes que tout le monde convoite (Conseil de sécurité et Conseil des droits de l’homme), deux organes principaux du système onusien.

El Hadji Gorgui Wade NDOYE


L’édition 2017 du Prix humanitaire panafricain sur l’excellence législative et le plaidoyer pour la paix a été décernée à la députée Mously Diakhaté. Ce prix est décerné par le Forum des leaders mondiaux de Dubaï et l'Association des Nations Unies de Tanzanie.

Le Prix humanitaire panafricain sur l’excellence législative et le plaidoyer pour la paix décerné à la députée Mously Diakhaté récompense l’engagement de la parlementaire en faveur des causes humanitaires notamment l’assistance aux personnes vulnérables. Mously Diakhaté promet de faire plus pour l’amélioration des conditions de vie de ces Sénégalais en s’appuyant sur le réseau Population et développement de l’Assemblée nationale, mais aussi sur le mouvement A3j qu’elle dirige.

Mously Diakhaté souligne que le chemin a été long pour parvenir à cette distinction. « En tant que présidente du réseau Santé et population, nous avons fait de la lutte contre la mortalité maternelle une priorité. C’est ainsi que nous avons organisé des forums sur la santé de la reproduction dans 11 sur les 14 régions que compte le Sénégal. Ces rencontres interactives ont permis de faire un état des lieux et d’identifier toutes les cibles. Nous avons proposé au parlement deux résolutions qui ont été déposées au ministère de la Santé pour demander un arrêté pour la tenue de la Journée nationale de la lutte contre la mortalité maternelle », a souligné la députée. Elle a ajouté : « Les 25 et 26 décembre 2016, nous avons organisé, à Dakar, une conférence internationale sur le dividende démographique. Cette rencontre avait mobilisé presque tous les parlementaires du monde. 45 pays africains ont répondu à l’appel. Une déclaration de Dakar a été adoptée et déposée à l’Union africaine le 26 janvier principalement à la commission sociale ».

La députée fait remarquer que le travail abattu au Sénégal n’a pas échappé aux acteurs internationaux qui travaillent sur la santé de la reproduction. Ainsi, à Vienne, lors d’une rencontre, le modèle sénégalais a été proposé pour diminuer la mortalité maternelle.

Au-delà de la législature, le jury du prix a insisté sur les actions du mouvement A3J présidé par Mme Mously Diakhaté. Ces actions sont matérialisées par le soutien aux femmes à travers des financements pour des activités génératrices de revenus. Des centaines de femmes de la commune de Hann Bel Air ont pu être soutenues », a souligné la présidente.

La députée promet de poursuivre l’assistance aux couches vulnérables. « Nous avons accueilli ce prix avec beaucoup de fierté. Le prix est arrivé au moment où j’étais découragée. J’avais décidé de faire une évaluation pour voir si je dois continuer la lutte ou pas. Je n’avais pas senti le soutien de l’Etat sur ce que je faisais. Mais avec le prix, j’ai compris que je dois continuer la mission », a-t-elle indiqué.

La présidente de A3j recevra sa distinction en novembre en Tanzanie. De prestigieuses personnalités ont déjà reçu ce prix. Il s’agit, entre autres, des anciens présidents du Nigéria et du Ghana, Olusegun Obasanjo et John Kufuor. L’ancien président de la Cedeao Désiré Ouédraogo. Selon la lettre adressée à la députée, le prix humanitaire panafricain est conçu pour identifier des individus et des organisations qui se sont distingués dans de bonnes causes sociales ou qui ont contribué à la réalisation de la paix et au respect de la vie et de la dignité humaine.

Babacar DIONE

Visée par la proposition d’exclusion du Ps formulée par le secrétariat exécutif national, Me Aissata Tall Sall, appelle les auteurs du texte à prendre leurs responsabilités en allant jusqu’au bout de leur logique.

« J’ai appris comme tout le monde, comme le citoyen lambda, par un communiqué anonyme, qui parle d'auto-exclusion, qui ne cite aucun camarade sur notre supposée exclusion ou auto-exclusion du parti socialiste (Ps) », a-t-elle déclaré hier sur la Rfm. Aussi, pour n’avoir pas été saisi de façon officielle, elle prétend ainsi n’être nullement concernée. « Je ne suis pas concernée, parce que je n’ai pas officiellement été saisie. J’attends une notification formelle. J'apprends ça dans la presse comme tout le monde », a-t-elle poursuivi. Ainsi, le leader de « Osez l’Avenir », comme préalable à sa prise de décision, dit inviter ce « machin » de SEN « à oser et à s’assumer ». En outre, considérant que cet organe « n'est pas habilité à prononcer l'exclusion d'un membre du Ps », elle a estimé faire partie des rédacteurs « des procédures d’adhésion et de la charte du militant ». Pour en déduire que « le bureau politique n’est pas légitime à exclure un membre du parti et que c’est un branle-bas de combat, un véritable charabia».

A en croire l’édile de Podor, « en politique, il n'y a pas d'assassinat, il n'y a que des suicides ». Se disant n’avoir pas non plus de « velléités suicidaires », Me Sall avertit que « si le Bureau politique s'aventure à prendre une telle décision, elle serait puérile et futile; futile parce que dépourvu de légitimité, de sérieux ». Et « tout ce branle-bas de combat à vouloir exclure de potentiels candidats en considérant qu'ils se sont auto-exclus » n’est que la résultante de la récente sortie du maire de Mermoz-Sacré-cœur, Barthélémy Dias, qui a agité la probabilité d'une candidature contre le président Ousmane Tanor Dieng, ci-devant Secrétaire général du parti socialiste. Sur ce, dans l’attente d’une « décision formelle », elle prendra ses responsabilités le moment venu. « Quand cette décision sera prise, j’aviserai parce que je suis une femme de responsabilité. J’ose et j’assume mes responsabilités. Ce SEN doit s’assumer et oser. Je les invite à oser. Un secrétariat national qui fuit la compétition interne, qui a peur de son ombre, qui ne va jamais aux élections, un Secrétariat général qui n’assume en vérité jamais ses responsabilités », dénonce-t-elle.

M. L. DIEYE

Suite aux révélations de M. Mamadou Ndoye, ex secrétaire général de la Ld (ligue démocratique) qui indiquait avoir reçu chaque mois 4 millions de FCfa du président de la République Macky Sall et d’Ousmane Faye de Mankoo Wattu Sénégal qui a déclaré à son tour que Wade a donné pendant son magistère 4 milliards aux 71 partis de la Cap 21 et plus de 3 milliards à Aj de Landing Savané, le Parti de l’unité et du rassemblement (Pur) dit condamner avec la plus grande fermeté de tels actes qu’il qualifie de corruption pour entretenir une clientèle politique. «De telles pratiques sont qualifiables de trahison au peuple sénégalais dont la majeure partie continue de patauger dans les méandres de la pauvreté », précise le communiqué reçu à notre rédaction.

Le Pur appelle à la fin sans délai de « telles méthodes malsaines de gouvernance ». Il demande aux citoyens de sanctionner politiquement les auteurs de tels actes, ainsi que tous les partis politiques impliqués dans cette entreprise qui jure d’avec « la gouvernance sobre et vertueuse » chantée partout. En outre, le Pur est d’avis que le peuple sénégalais est en droit de demander que des ordres de recettes soient servis à ceux-là qu’il qualifie de «fossoyeurs» et que ces sommes indûment utilisées par ces partis ou leurs leaders reviennent dans les caisses de l’État.

Amadou DIOP

Président du groupe parlementaire «Benno Bokk Yaakar», Aymérou Gningue veut contribuer à l’instauration d’un climat politique propice au dialogue entre toutes les composantes de l’Assemblée nationale. C’est pourquoi, le maire de Mérina Dakhar, dans le département de Tivaouane a promis de privilégier la flexibilité et la fermeté dans la gestion du groupe de la majorité. Car, il estime que les députés élus sur la bannière de «Bennoo Bokk Yaakar» doivent défendre le programme pour lequel l’exécutif et eux ont été élus, défendre le Pse et en même temps les intérêts des populations.

Monsieur le président, le groupe parlementaire «Benno Bokk Yaakar» a organisé un séminaire à l’intention de ses membres. Pourquoi cette rencontre ?
C’était une rencontre capitale, parce qu’elle a permis une imprégnation pour que les députés apprennent à se connaître. Qu’on puisse mettre un visage sur chaque nom. Il faut savoir par ailleurs que notre groupe compte beaucoup de nouveaux députés. Le séminaire a été un grand moment d’imprégnation et de partage et qui a donné lieu à des discussions de fond sur le règlement intérieur et les missions du député, notamment en matière d’évaluation des politiques publiques ce qui suppose qu’on en ait une bonne compréhension des objectifs et des enjeux. Il est évident, sous ce rapport, que le Pse et les programmes connexes ont fait l’objet d’un large tour d’horizon. Nous sommes une majorité adossée à l’exécutif. Le budget, en particulier, a fait l’ objet d’ une grande attention en ce qu’il permet de rendre opérationnel la vision du chef de l’ état à travers les politiques gouvernementales.

Quelle feuille de route a été assignée aux députés ?
Loyauté à la majorité et loyauté à nos mandants. La force des arguments doit prévaloir sur les querelles stériles. Nous avons devant nous un exécutif qui a un programme pour lequel il a été élu et nous-mêmes membres de la coalition avons été élus sur la base des résultats de ce programme avec tous les espoirs que fondent les populations sur les projets de l’Etat. Nous prendrons en toutes circonstances toute la mesure de cette responsabilité. Notre soutien à l’exécutif sera ferme et honnête mais nous veillerons particulièrement au portage des attentes citoyennes.

Que comptez-vous faire pour coordonner la vie du groupe ?
Nous sommes dans le cadre d’une majorité qui est composée de partis et mouvements alliés. La pratique de la consultation et de la concertation sera la règle.

Qu’est ce qui va guider vos relations avec l’opposition ?
L’exercice du fait majoritaire doit s’accompagner du respect scrupuleux des droits de la minorité. C’est le credo de notre majorité. Nous nous attacherons en conséquence à l’instauration d’un climat politique propice aux échanges, à la concertation et à un dialogue franc et sans à priori sur tous les sujets d’intérêt national dont la portée dépasse les clivages partisans.

Au de-là des plénières, comment l’Assemblée nationale va assister les populations ?
Evaluer les politiques publiques, c'est en premier lieu veiller à ce que les engagements de l’état vis-à-vis des citoyens en termes d’effectivité soient bien réalisés et dans les délais. Il est du rôle de l'exécutif de conduire la politique de la nation dans tous les domaines. Notre fonction essentielle est une fonction de veille et d’accompagnement.

Le budget 2018 a été arrêté à plus de 3.700 milliards de FCfa. Vos commentaires ?
Nous sommes sur la bonne voix. Le président de la République a décrété que l’année 2018 sera une année éminemment sociale. En prenant cette importante décision, le Président de la République reste dans la cohérence de sa politique de progrès social comme condition et moteur du développement économique. La politique du tout social du Président Macky Sall ne relève pas de la philanthropie, elle correspond plutôt à une philosophie du développement qui place l’homme au cœur de son projet politique et économique, à la fois comme acteur et comme premier bénéficiaire des retombées de l’effort collectif de construction nationale.

C’est pourquoi nous saluons et soutenons avec force cette option de donner la priorité à l’entreprenariat et à l’emploi des jeunes, l’appui aux femmes, la défense des enfants et la protection des groupes vulnérables… Les effets combinés des dynamiques lancées dans le cadre du Pse, du Puma, du Pudc et de Promovilles et renforcées par les appuis à l’entreprenariat des jeunes et des femmes vont naturellement concourir à l’émergence d’une véritable économie locale de nature à changer qualitativement la vie des communautés dans nos territoires.

Que répondez-vous à ceux qui pensent que ces programmes sociaux visent à satisfaire une clientèle politique ?
Nous pensons et agissons en fonction de la majorité. L’action du gouvernement se mène en direction de tous les sénégalais sans exclusive. Mais tout le monde s’accorde avec le président Macky pour considérer l’importance et l’enjeu des urgences sociales pour donner une chance d’autonomie à tous nos compatriotes. C’est tout le sens des priorités sociales que nous saluons et soutenons avec force.

Est-ce que la défense des intérêts des populations sera aussi au cœur de vos actions ?
En plus de ses missions de vote de la loi, de contrôle de l'exécutif et d’évaluation des politiques publiques, le député remplit une fonction essentielle d’interface entre ses mandants et les pouvoirs publics dans la facilitation de la satisfaction de l’accès à des infrastructures et équipements collectifs. Il est en effet de la responsabilité des élus en général, les députés en particulier, de veiller à être de fidèles interprètes des populations auprès des décideurs politiques en aidant à la formulation des réponses les plus adéquates aux besoins et préoccupations prioritaires des citoyens dans leurs lieux de vie. C’est là d’ailleurs l’une des fonctions de la séance d’orientation budgétaire qui est une modalité intéressante d’exercice démocratique du pouvoir dans la mesure où l’exécutif associe les députés à la définition des priorités devant structurer les lignes directrices du budget de la nation. Tout cela pour dire que le député a bien le rôle de veiller à ce qu’un service social et économique de qualité soit délivré a ses mandants.

L’opposition a déploré un déséquilibre dans la composition du bureau de l’Assemblée nationale…
Il est bon de savoir et de faire savoir que le partage des responsabilités dans les instances de l’Assemblée nationale est strictement codifié dans le règlement intérieur qui est une loi organique. Sur ces sujets, ce n’est pas la majorité qui décide. C’est la loi s’impose à tous.

Le chef de l’Etat a réitéré son appel au dialogue national. Quel rôle le parlement pourrait-il jouer ?
Nous ne sommes pas naïfs pour croire que l’Assemblée qui est quelque part le prolongement dans les institutions du jeu politique partisan à travers des groupes politiques légalement constitués puisse être un lieu où les acteurs peuvent échapper aux débats contradictoires. L’attitude face au dialogue politique relève des délibérations des partis. Il n’en reste pas moins que l’Assemblée doit rester ce haut lieu d’un débat politique enrichissant et utile avec le souci partagé d'une démocratie apaisée. C’est cette position de sagesse qui justifie l’appel permanent au dialogue lancé par le Président Macky Sall et je m’appliquerai pour ma part à m’en tenir strictement à cette ligne d’ouverture au dialogue et de recherche de consensus sur tous les sujets à enjeu majeur.

Après la victoire de Benno dans les trois départements de la région de Thiès. Quel est le mot d’ordre en direction de la présidentielle de 2019 ?
Nous nous félicitons en effet de nos succès dans la région de Thiès où nous sommes sortis victorieux dans les trois départements de la région. Nous travaillons à consolider et à élargir cette majorité afin d’obtenir une victoire encore plus éclatante en 2019. A Tivaouane, nous travaillons déjà dans cette perspective et je suis heureux de constater que tous nos responsables de l’Apr et de Bby sont dans cet état d’esprit.

Propos recueillis par Babacar DIONE

Le Sénégal vient d’être brillamment élu avec 188 voix au Conseil des Droits de l’Homme, pour la période 2018-2020. Il a obtenu le meilleur score, hier, à New York, dans la Soixante-douzième (72ème) session en cours de l'Assemblée générale des Nations unies, rapporte un communiqué parvenu hier à notre rédaction.

Le Sénégal entend mériter toute la confiance ainsi placée en lui en participant activement aux travaux du Conseil des Droits de l’Homme. Il réintégrera, après ses mandats successifs de 2006-2009 et de 2009-2012, cet important organe composé de 47 Etats membres, dont le siège se trouve à Genève, à compter du 1er janvier 2018. Cette élection traduit l’engagement constant, connu et reconnu sur le plan international, du gouvernement du Sénégal en faveur de la promotion et de la protection des droits de l’Homme. Elle est aussi le fruit de l’implication personnelle du Chef de l'Etat, Macky Sall qui a usé de tout son leadership dans la promotion de la candidature sénégalaise endossée par l’Union africaine, la Cedeao et l’Oci. Elle couronne également les louables efforts menés dans cette campagne par l’ensemble du réseau diplomatique et consulaire du Sénégal dans le monde, rapporte le communiqué signé des services de communication du ministère des Affaires étrangères. Cette élection illustre, une fois de plus, après celle au Conseil de Sécurité en 2015, la confiance renouvelée de la Communauté internationale à l’endroit du Sénégal et constitue une reconnaissance de sa contribution à la consolidation des droits humains, ajoute le texte. Créé par la Résolution 60-251 du 15 mars 2006 de l’Assemblée générale de l’Onu, le Conseil des droits de l’Homme, organe subsidiaire de ladite Assemblée générale et composé des pays qui observent les standards les plus élevés des droits de l’Homme, est chargé, entre autres, de veiller au respect universel et à la défense de ces droits, d’examiner les violations de ceux-ci et de formuler des recommandations pour y remédier.

O. BA

COLY SECK, REPRESENTANT DU SENEGAL AUPRES DES NATIONS UNIES A GENEVE : « CETTE ÉLECTION CONFIRME LA CONFIANCE DE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE ENVERS NOTRE PAYS »
Le Sénégal a déjà siégé au Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies (CDH) de 2006 à 2012 pour deux mandats successifs. "Cette élection confirme la confiance de la communauté internationale envers notre pays qui va encore siéger pour 2018-2020. Et le fait que nous soyons le pays le mieux élu avec 188 voix n’est pas un hasard", a confié l'Ambassadeur Coly Seck, Représentant du Sénégal auprès des Nations Unies à Genève siège du Conseil. "La vision du président Macky Sall est à saluer car il a voulu que le Sénégal enchaîne avec le Cdh après sa sortie du conseil de Sécurité en décembre 2017" confie le diplomate.

Notons que cette candidature a été introduite en mars 2016 et il a fallu près de 18 mois de campagne pour aboutir à ce résultat. La candidature sénégalaise a été endossée par la Cedeao, l'Union africaine, l'Oci et la Francophonie. S’y ajoute cette action décisive auprès du Ghana qui a retiré sa candidature au profit du Sénégal. Oui, le Sénégal a vraiment forcé tous les barrages. Le Ghana devait se présenter pour une réélection car c’est la pratique mais puisque les deux Chefs d'Etat ne voulaient pas de compétition entre pays frères, il a sollicité le retrait du Ghana auprès de son homologue qui l'a bien accueilli.

L’enjeu de cette élection c’était le score car il y avait quinze pays et le Sénégal est en tête.

"Ce qui était surtout difficile et rare au groupe africain, c’est de réussir à enchaîner les élections de deux grands organes que tout le monde convoite (Conseil de sécurité et Conseil des droits de l’homme), deux organes principaux du système onusien.

El Hadji Gorgui Wade NDOYE

Le communiqué conjoint publié renseigne que les deux chefs d’Etat ont exprimé leurs vives préoccupations face à l’expansion des attaques menées par les groupes terroristes dans certains pays de la sous-région. Le texte rapporte que les deux chefs d’Etat ont souligné la nécessité d’une synergie d’actions entre les pays de la sous-région pour lutter efficacement contre le terrorisme et la criminalité organisée. Ils ont, par ailleurs, salué les «avancées démocratiques en Gambie et noté, avec satisfaction, les progrès récemment accomplis dans la mise en œuvre de l’Accord d’Alger au Mali ». Sur le plan économique, ils ont incité leurs secteurs privés à développer leurs partenariats à travers des contacts réguliers entre les Chambres de commerce. Les présidents sénégalais et burkinabé ont aussi instruit leurs gouvernements respectifs à travailler à approfondir les relations commerciales entre les deux pays. Macky Sall et Roch Marc Christian Kaboré ont « également réitéré leur appel aux acteurs politiques bissau-guinéens à instaurer la paix dans l’intérêt de leur pays », informe le communiqué.

Oumar BA

Après la visite à la maison du Ter, à l’Aibd et au centre de conférence Abdou Diouf de Diamniadio (Cicad), le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a indiqué qu’il est très impressionné par ce qu’il a vu et a félicité le président Macky Sall. «Nous avons fait une série de visites qui ont été très importantes pour moi et ma délégation. Nous avons visité deux projets structurants pour le Sénégal. Le premier projet c’est le Train Express Régional (Ter) et dont l’achèvement sera une véritable révolution en matière de mobilité urbaine et régionale au Sénégal parce que Dakar devient extrêmement étroit avec des embouteillages fréquents lorsqu’on veut rentrer à Dakar. Je pense que le Ter va non seulement assurer la mobilité des hommes mais aussi le transport des marchandises. Un certains nombre de villages et de villes seront traversés par le Ter avec des gares et tout cela va créer une activité économique qui sera favorable à l’évolution économique du pays», a apprécié le président du Burkina Faso. Par rapport au projet du nouvel aéroport International Blaise Diagne (Aibd) de Dias, M. Kaboré a dit aussi sa satisfaction de voir toute l’économie qui sera créée autour. «C’est un projet que nous avons regardé et qui est très impressionnant et qui donne une autre dimension en termes de facilité et d’accueil de plus de passagers au Sénégal. Je crois que cela est très important et ça induit la construction d’autoroutes qui vont permettre le déplacement des passagers. Ces deux projets sont très importants», souligne le président Burkinabé. Dans ce sens, il soutient que son pays est aussi en train de travailler pour que le nouvel aéroport de Donsin, à 30 kilomètres au nord de Ouagadougou, soit une réalité.

Kaboré félicite le président Sall pour sa vision
Après l’exposé qu’il a suivi sur le Pse au Cicad, le chef de l’Etat du Faso a aussi félicité le président Macky Sall pour sa vision. «Je voudrais vraiment féliciter le président Macky Sall pour la vision qu’il a développée pour créer la nouvelle ville de Diamniadio ; nous voyons déjà que les pôles y sont, les ministères sont en construction. Le Cicad existe depuis la Francophonie, nous avons les logements qui commencent à prendre forme ; ce qui est important, au-delà des projets, c’est l’aspect du développement du capital humain, la prise en compte de l’Homme dans le développement.

Je salue cette vision qui englobe le progrès en même temps que l’homme se sente responsable dans ce progrès là», se réjouit le président burkinabé.

O. KANDE

Faure Gnassingbé, président de la République du Togo, a effectué, samedi, une visite de 24 heures au Sénégal. Il a été accueilli, à sa descente d’avion, par son homologue sénégalais, Macky Sall.

Les deux chefs d’Etat ont eu un entretien. La visite du président en exercice de la Cedeao intervient au moment où le chef de l’Etat burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré séjourne au Sénégal. Le président togolais a quitté Dakar dimanche. Dans un tweet publié, hier, Macky Sall a souhaité un bon retour à ses hôtes.

B. DIONE

Le secrétariat exécutif national (Sen) du parti socialiste demande au bureau politique d’approuver l«auto-exclusion» de Khalifa Sall, Aïssata Tall Sall et Cie.

«Le Sen considère que ces camarades se sont auto-exclus, dès lors qu’ils appartiennent à des organisations à caractère politique concurrentes, qu’ils poursuivent des objectifs autres que ceux définis par le parti, qu’ils n’agissent et ne défendent plus les intérêts du Parti socialiste dont ils se sont démarqués de la ligne d’orientation. Cette proposition du Sen sera soumise à l’approbation du bureau politique », renseigne ainsi le communiqué parvenu à notre rédaction.

Mieux, le document indique que des camarades responsables, poursuivant des ambitions personnelles, ont délibérément choisi et continuent de ramer à contre-courant des décisions majoritaires. «Ils ont ainsi quotidiennement posé des actes de défiance notoire, portant gravement atteinte à l’image, à l’unité et aux intérêts du parti. Parmi ces actes, il y’a la création de mouvements à caractère politique et plus récemment, la constitution de listes concurrentes, lors des élections législatives, en violation flagrante des règles de discipline et de démocratie, notamment la charte du militant ainsi que les dispositions de l’article 07 des statuts du Parti socialiste», argue le document reçu. Aussi, le Sen informe avoir réaffirmé sa fidélité aux principes fondateurs de la coalition Bby ainsi qu’aux orientations librement et démocratiquement définies par les instances habilitées du Parti socialiste.

A ce sujet, complète le communiqué, «la décision de poursuite du compagnonnage, relève tout naturellement, pour le moins, d’une démarche politique cohérente et responsable, du parti socialiste, fort du mandat reçu, lors des consultations de la base. Tout compte fait, le Sen exhorte les militants et responsables à s’engager résolument dans les tâches politiques prioritaires de reprise en main des structures, d’animation des instances et de massification, en perspective du prochain congrès, dont la tenue obéit à un processus et un agenda qui seront déterminés en temps opportun, par le bureau politique du Parti socialiste, en application des dispositions de l’article 11 du Règlement intérieur.

Amadou DIOP

Son œuvre se veut plus pour une réflexion que des solutions pessimistes ou optimistes toutes crues qu’il adresse au lecteur. L’auteur de «Leurres ou lueurs dans l’espace politique de l’Afrique francophone? (25 ans après le sommet de la Baule)», Alpha Amadou Sy, enseignant philosophe, nous promène dans son ouvrage qu’il se veut comme « une sorte de bilan », sur la réalité politique des pays dits francophones, à travers le fonctionnement de leur démocratie qui a certes, selon lui, «des goulots d’étranglement».

A travers l’ouvrage, l’auteur, quelque part, provoque, questionne, interroge en excitant une réponse chez le lecteur. Car, «mon rôle, c’est de taquiner, de titiller un peu pour qu’on réfléchisse. Je n’ai pas de solutions. Je me suis exercé à un type de laboratoire. Certains ont dit oui, il y a plutôt de leurres que de lueurs, certains ont dit qu’ils sont optimistes ou pessimistes. C’est ça qui est intéressant. C’est qu’on discute de manière civilisée avant qu’il n’y ait des crises. Notre fonction est de dire le monde tel qu’il est», a-t-il confié au sortir de la cérémonie de dédicace de son ouvrage. Ce qui fait dire d’ailleurs au Pr Ismaila Madior Fall, garde des Sceaux et ministre de la Justice qui a présidé la cérémonie que la méthode d’analyse est intéressante. «L’auteur est dans une logique de neutralité absolue. Il n’est ni plutôt pessimiste, ni plutôt optimiste. Il essaie de garder un certain réalisme et essaie d’être critique. L’analyse garde toujours sa rigueur intellectuelle, sa densité substantielle. Tous les chapitres de l’ouvrage contiennent des réflexions intéressantes, équilibrées, éclairantes sur le processus de démocratisation en Afrique. Mais il y a des défis à relever au regard de la dynamique de démocratisation», a partagé le Pr Fall.

Pour le préfacier de l’ouvrage, Mame Less Camara, un camarade de l’auteur, depuis 41 ans, «Alpha écrit pour notre génération. Il n’est pas que simple observateur, il est aussi acteur. Il s’agit de l’aventure globale de notre continent confronté à des nécessités d’évolution, et il ouvre des perspectives».

Alpha Amadou Sy est arrivé au fait que la démocratie a des goulots d’étranglement. «Le premier niveau c’est le mode de rencontre avec la démocratie. Une histoire tumultueuse où les pays africains étaient en chaos où s’activaient des facteurs endogènes. Mais en réalité, c’est de l’extérieur que le mouvement a été impulsé. Evidemment, ce qui n’est pas mauvais en soi. Mais le problème est que les Africains ont eu du mal à acclimater la démocratie, en se réinstallant dans leur culture pour amener les citoyens à jouer le rôle qui est le leur », a de son côté souligné le Pr Bouba Diop.

A. DIOP

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