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Politique (2474)

Le maire de Dakar, Khalifa Sall, était, hier, à la Division des investigations criminelles pour s’expliquer sur des anomalies relevées par l’Inspection générale d’Etat dans sa gestion entre 2011 et 2015. Le montant en cause s’élèverait à près de deux milliards de FCfa. Des membres de la classe politique qui ont fait le déplacement pour apporter un soutien morale à l’édile de la ville de Dakar, parlent « d’acharnement ». « Il faut rappeler au président Macky Sall que l’instrumentalisation de la justice et l’utilisation de l’appareil d’Etat pour des règlements de comptes politiques ne passeront pas», a déclaré Ousmane Sonko. Selon le leader de Pastef, le rapport 2014 de l’Inspection générale d’Etat a épinglé des gens qui, aujourd’hui, sont propulsés à des postes de responsabilité pour avoir milité à l’Alliance pour la République (Apr).

Le socialiste Barthélémy Dias estime que le maire de Dakar n’a pas détourné un centime et n’a vendu aucun centimètre carré de terre. « Si Macky Sall touche à Khalifa Sall, il saura qu’il a touché à ce qu’il ne doit pas toucher car celui-ci n’est ni Barthélémy Dias encore moins Bamba Fall », a mis en garde le maire de Mermoz-Sacré Cœur. Il avance qu’avec cette convocation, c’est la crédibilité du conseil qui a voté le budget qui est mise en cause pour avoir mis en place ce fonds dérogatoire pour prendre en charge les questions sociales. Il soutient que la gestion de Khalifa Sall ne peut être indexée.

Réagissant de Saly Portudal, le député Hélène Tine qui considère la réédition des comptes comme une « chose normale », assimile la convocation de Khalifa Sall comme « un ciblage qui ne dit pas son nom». Le maire de la ville de Dakar avait expliqué, dans un site d’informations, avoir été convoqué pour s’expliquer sur la gestion de la caisse d'avance « sans vouloir aller dans le fond ».

Nd. M. SECK

Sensibiliser davantage les acteurs armés non étatiques sur le phénomène des enfants impliqués dans les conflits armés en associant les Ong nationales et internationales, ainsi que les organisations humanitaires internationales et certaines agences de l’Onu, le Cicr et le Hcr. Tel est le vœu du ministre des Affaires étrangères, Mankeur Ndiaye, qui a assisté, hier, à Paris, au panel de haut niveau sur « le traitement de l’impact des conflits armés sur les enfants ».

Selon le ministre, depuis la fin des années 1990, la question de l’exploitation des enfants, lors des conflits armés, est inscrite, de façon quasi permanente, à l’agenda du Conseil de sécurité de l’Onu.

Et il ajoute « qu’il importe aussi de relever l’adoption, au cours de l’année 2016, de trois importantes résolutions intégrant, de manière transversale, la question des enfants dans les conflits armés ».

De l’avis du chef de la diplomatie sénégalaise, ces avancées considérables enregistrées sur le plan normatif ont permis de réduire drastiquement le nombre d’enfants enrôlés dans les rangs des armées. 115.000 enfants ont été démobilisés depuis 2000 dont 65.000 durant la décennie qui a suivi l’adoption des engagements et principes directeurs de Paris, selon l’Unicef, a-t-il ajouté.

Il a reconnu que le défi reste de taille en raison de l’émergence de nouveaux conflits, de l’existence de crises latentes et surtout de l’acuité croissante de l’action des groupes terroristes.
Pour le ministre, l’émergence de groupes armés terroristes transrégionaux, comme Daesh ou Al Qaida, a entrainé une prolifération particulièrement préoccupante du phénomène du recrutement et de l’utilisation d’enfants dans les rangs armés à des fins diverses. Il a révélé que le rapport annuel 2016 du Secrétaire général de l’Onu sur les enfants et les conflits armés indique que ceux-ci ont payé un lourd tribut à l’extrémisme violent, ces dernières années, notamment au Moyen-Orient, en Afrique de l’Est et du Centre.

Au Sahel, a-t-il poursuivi, les exactions commises au cours des dernières années par des groupes armés non étatiques comme Boko Haram ont retenu l’attention, avec l’enlèvement des 276 filles de Chibok au Nord-Est du Nigéria.

Une recherche de solutions pérennes face à la gravité de la situation des enfants dans les conflits armés s’impose, particulièrement à l’Afrique, a martelé le ministre.
S’agissant de la réinsertion sociale, il a déclaré que notre pays est d’avis que l’éducation reste incontournable pour les enfants anciennement associés aux forces armées ou à des groupes armés.

Il a demandé de mener, entre, autres, les actions suivantes : concevoir des programmes d'éducation axés sur la réintégration des enfants dans leurs familles et communautés ; accompagner les pays en conflit dans la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (Odd), notamment, l’Odd n°4 relatif à l’éducation ; faire des efforts substantiels dans la réalisation de la santé des ‎enfants en prenant appui sur l’Odd n°3 ; promouvoir la culture de la paix et de la tolérance en impliquant les femmes dans la résolution des conflits, conformément à celle n°1325 du Conseil de Sécurité.

Synthèse El. H. A. THIAM

L’Apr veut assurer au président Macky Sall une majorité confortable lors des législatives de juillet prochain et contribuer fortement à sa réélection en 2019. Pour relever ce défi, Mme Sophie Gladima Siby, responsable locale, a accueilli, au sein du parti, Massène Sarr, ancien adjoint au maire de la commune de Joal-Fadiouth qui s’est engagé à bien mouiller le maillot.

La rentrée politique de ce néo-républicain s’est déroulée samedi, en présence du ministre-directeur de cabinet du chef de l’Etat. Me Omar Youm qui a salué l’adhésion de Massène Sarr à l’Apr, a souhaité la bienvenue à ce fils du terroir qui fut un élément important de « Bokk Gis Gis ». Selon le maire de Thiadiaye, ce dernier va apporter sa contribution à la dynamique de victoire qui a été déjà enclenchée. Sophie Gladima Siby qui a dit toute sa disponibilité à travailler avec Massène Sarr pour accompagner le président Macky Sall a également tendu la main à d’autres personnes qui souhaiteraient venir au sein de l’Apr pour travailler à la réélection du patron du parti républicain, mais aussi au développement du Sénégal. « Quand on parle du Pse, c’est l’émergence du Sénégal qu’on cherche. Nous y avons toujours cru et continuerons d’y croire », a dit la directrice de l’Agence nationale de la recherche scientifique appliquée (Anrsa) en invitant les militants à s’inscrire massivement sur les listes électorales.

Ancien adjoint au maire de la commune de Joal-Fadiouth, Massène Sarr a expliqué que son ralliement a été démarché par des jeunes de la commune, mais a surtout été facilité par la main tendue de Sophie Gladima Siby. La confiance placée en lui par le ministre de la Formation professionnelle, Mamadou Talla, a-t-il noté, y a beaucoup contribué. L’actuel directeur du Centre de formation des formateurs de Kaffrine s’est ainsi engagé à s’impliquer totalement pour contribuer au développement de sa commune, mais aussi, et surtout pour accompagner le président Macky Sall dans tous ses combats et lui assurer de belles victoires. Il a invité les responsables et militants de l’Apr d’être unis et d’avoir une seule vision, une seule intention, à savoir la réélection de Macky Sall.

S. O. FALL

La course vers les sièges de députés pour les législatives a été lancée, hier, à Séwékhaye par le maire de Thiénaba, Haut conseiller de la République, Talla Diagne, entouré de ses homologues de Keur Moussa, Momar Ciss et de Touba Toul, Daouda Tine.

Selon lui, ils ont choisi de démarrer par Séwékhaye où ils sont venus avec Mbaye Faye, un chef d’entreprise du bâtiment et des travaux publics, fils du terroir à qui le président de la République, Macky Sall, a demandé d’appuyer la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » dans le département de Thiès. « C’est vous dire que Mbaye Faye n’est pas venu pour disputer des postes ou ravir la vedette à qui que ce soit mais pour participer à donner une victoire éclatante au président Macky Sall à l’élection législative de juillet prochain », a-t-il lancé.

Pour lui, Mbaye Faye est un privé qui habite la commune de Ngoundiane où il a toujours soutenu ses compatriotes, ses parents, ses amis avec ses propres moyens. « Il n’a pas attendu d’avoir une position de pouvoir pour  s’occuper des problèmes de ses concitoyens ; alors, je vous invite à vous mobiliser derrière lui afin qu’il puisse réussir sa mission », a martelé Talla Diagne.

A ses parents de la commune de Ngoundiane, Mbaye Faye est allé droit au but. Aux femmes qui ont demandé la réfection de leur hall du marché et aux jeunes qui ont posé le problème de la finition de leur poste de santé en chantier depuis 5 ans, il a demandé de décrocher l’autorisation du conseil municipal de Ngoundiane afin qu’il puisse prendre la responsabilité d’intervenir. « Maintenant, aux  anciens, je leur offre deux tonnes de ciment  et du fer pour les travaux de la mosquée. Aux jeunes ayant des qualifications en génie civil, faites-moi la liste et s’il plaît à Dieu, je ferai tout ce qui sera possible », a ajouté Mbaye  Faye.

Mbaye BA

La réunion des responsables de l’Apr de la commune de Diass qui s’est tenue dimanche dernier a servi de tribune aux différents orateurs d’exprimer leurs préoccupations politiques essentielles et d’appeler à l’unité et à la solidarité des militants de la majorité pour gagner les joutes électorales en perspective.

Présidée par Mamadou Ndione, les responsables apéristes de Diass ont tour à tour fait l’état des lieux des inscriptions sur les listes électorales et la situation politique nationale.  Ainsi, à la date d’avant-hier, la situation faisait l’état de l’inscription de 4.000 citoyens par la commission administrative communale depuis l’ouverture de l’enrôlement pour l’obtention de la carte biométrique Cedeao.

Pour booster le nombre, ils ont sollicité « si possible, un renforcement du dispositif par l’ajout d’une seconde commission itinérante pour toucher les villages très éloignés de la mairie pour dépasser largement les 12.223 inscrits du fichier qui a servi aux dernières élections locales de 2014 ». 

 Non sans lancer un appel aux populations  pour « une inscription massive afin de garantir une participation collective aux mutations majeures en cours notamment sur le plan économique et social ». Sur la même lancée, ils ont invité les militants et responsables du parti à tous les échelons, « au-delà des légitimes ambitions des uns et des autres, à taire les vaines querelles et de se concentrer sur le véritable enjeu des élections législatives du 30 juillet prochain ». Les responsables présents à la rencontre ont vivement salué « les succès éclatants et multiformes » du chef de l’Etat et de son gouvernement et appelé les militants « à faire bloc autour du président Macky Sall pour stopper la stratégie nihiliste de l’opposition et pour garantir la continuation des chantiers du Pse ; nouvelle trajectoire du Sénégal en route vers l’émergence ». Aussi, convaincu de la « large majorité lors des prochaines législatives de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » fruit d’un travail et d’un comportement exemplaire des responsables», l’Apr Diass les invite, tant qu’ils sont, à « rester solidaires, quelles que soient les décisions issues des investitures, pour lesquelles nous devons faire confiance au président Macky Sall ».

M. L. DIEYE

Le développement économique récent du Sénégal a fait l’objet de partage, hier, après-midi avec le président de la République. La performance en terme de croissance sur deux années consécutives est salutaire. Le chef de l’Etat engage les responsables de la planification et des politiques économiques à maintenir le taux de 6,5 % pour l’année 2017. 

Le verdict dans l’affaire de la mort de Ndiaga Diouf prononcé par le tribunal correctionnel de grande instance de Dakar et condamnant Barthélemy Dias, a accouché d’une polémique juridico-politique sur son éligibilité ou pas.

Certains juristes, se fondant sur les dispositions de l’article 34 de la loi 77-33 du 22 février 1977 du Code pénal, soutiennent que malgré sa condamnation, M. Dias  conserve toujours ses droits civils, civiques et politiques. Selon eux, cet article dispose que « les tribunaux jugeant correctionnellement pourront, dans certains cas, interdire, en tout ou partie, l’exercice de droit civique, civils et de famille suivants, de vote d’éligibilité. Lorsque la peine d’emprisonnement prononcée sera supérieure à 5 ans, l’interdiction définitive de tous les droits devra obligatoirement être prononcée. L’interdiction prendra effet à compter du jour où la condamnation sera devenue définitive ». Pour en déduire que la peine prononcée n’étant pas supérieure à 5 ans, la sentence prononcée qui lui vaut une condamnation à deux ans de prison dont six mois ferme, n’entache en rien son éligibilité aux prochaines législatives. Autrement dit, l’édile de Sacré-Cœur, contrairement à ses propos tenus après l’énoncé du verdict, ne perd pas, au regard de la loi, ses droits civils, civiques et politiques et donc « est éligible et rien ne s’oppose à ce qu’il se présente aux élections législatives ». 

L’article invoqué tantôt ne règle pas tous les cas d’inéligibilité et une condamnation pénale de 6 mois ferme le rend inéligible. Qui plus est, « le juge n’a même pas besoin de le mentionner dans sa décision. Toutefois, l’appel qui est suspensif, interjeté par ses conseils et celui du parquet sursoient l’exécution de la décision. En outre, les dispositions de l’article 34 du code pénal font état d’une condamnation de cinq ans, synonyme de perte de tous ses droits.

Sur la même lancée, en ce qui concerne les conditions de la déchéance électorale (éligibilité et inéligibilité), l’expert électoral Ndiaga Sylla estime que le code électoral les a bien pris en charge en ses articles L31 et L32. L’article L31 énumère les infractions qui entrainent la perte des droits civils et politiques constitués des crimes et d’un certain nombre de délits et contraventions. Ce qu’il faut comprendre, c’est que tout dépend de la nature de l’infraction et de la peine encourue. Lorsque la condamnation est au moins égale à 5 ans, dans le cas d’espèce, il faut comprendre simplement que si la condamnation pour crime est confirmée, l’intéressé perd définitivement ses droits civils et politiques.

L’article L32 stipule qu’est inéligible tout condamné à une peine supérieur à 5 ans mais à partir de la condamnation définitive, alors cette personne perd ses droits civils et politiques. Mais dans le cas d’espèce, les conseils de M. Dias comme le Parquet ont interjeté appel, toutes les voies de recours ne sont donc pas encore épuisées. Et la question qui se pose est de savoir est-ce que le recours sera traité avant le dépôt des listes pour les législatives qui doit intervenir avant le 30 juillet prochain.

Mamadou Lamine DIEYE

Lors de sa rentrée politique tenue au Cices, le Parti de la vérité pour le développement (Pvd) a installé sa nouvelle présidente, l’honorable député Sokhna Dieng Mbacké. Elle a indiqué, à cette occasion, que les balises de leur projet c’est de mettre en œuvre un autre type de développement, un développement humain, un développement pertinent et durable.

A cette circonstance, la présidente du Pvd s’est dite très sensible à la confiance que ses frères, sœurs, militants et  sympathisants du Pvd lui ont témoignée en la portant à la tête du parti. « Il s’agit d’une récompense et en même temps d’un challenge. Belle récompense car  c’est la consécration de la femme sénégalaise à la tête d’une formation politique, chose encore rare au Sénégal et c’est aussi un défi car je devrais, sur le plan politique, assister le général de Bamba (Cheikh Ahmadou Kara Mbacké Noreyni ) à conduire les troupes dans un art de guerre qui consiste à convaincre, sans vaincre », a-t-elle soutenu.

Remerciant le président fondateur du Pvd, Cheikh Ahmadou Kara Mbacké Noreyni pour l’initiative de cette formation politique, elle a indiqué qu’en dépit de toutes les tentatives de déstabilisation des formations politiques et de coalition-fusion, 13 ans après, le Pvd est encore toujours plus fort que jamais. Inscrivant, en outre, sa vision dans une démarche de vérité, de droiture, de transparence, d’ouverture et de sens du pardon, la présidente du parti Pvd a renchéri : « ces concepts clés du Pvd sont fondamentaux et vitaux dans un monde qui se cherche et dans son désarroi, explore de nouvelles orientations démocratiques, politiques, économiques, sociales et culturelles pour retrouver paix, stabilité et progrès ». Sokhna Dieng Mbacké a aussi rappelé que les balises de son projet est de mettre en œuvre un autre type de développement, un développement humain, un développement pertinent et durable. « Le développement humain et pertinent, c’est agir en priorité sur l’éducation, la santé, la qualité de vie, l’emploi et la vie familiale où la femme joue un rôle primordial à côté de l’homme, ni devant, ni derrière », a-t-elle explicité.

Avant d’ajouter que la classe politique, majorité et opposition confondues, devra tôt ou tard s’approprier les valeurs de bonne intention, de bonne parole, de bonne action avec, en bandoulière, le sens de l’autorité, du mérité et le sens du partage. « C’est un sacerdoce pour réussir la révolution pacifique qui aboutira logiquement et légitimement à l’instauration d’un Etat modèle et d’une démocratie alternative tels que le prône le Pvd », a-t-elle complété.

Amadou DIOP

Lors d’une rencontre sur le thème « la discipline et la formation des jeunesses socialistes, une exigence du parti socialiste », les jeunes du Ps ont installé, ce dimanche, une nouvelle équipe. L’objectif est de former un bureau ad- hoc suite à la division notée au sein du parti.

C’est une salle Léopold Sédar Senghor archi comble qui a accueilli les jeunes militants socialistes du département de Dakar. Dans un contexte où l’on note des dissensions au sein de la formation politique, ces jeunes ont tenu à manifester leur fidélité au secrétaire général du Ps, Ousmane Tanor Dieng. Mais aussi, la Jsd a voulu mettre du sang neuf dans les instances de jeunes où l’on remarque une certaine léthargie. Dans son allocution, le secrétaire général de la Jsd, Amadou Sow, a incité ses camarades à se battre en vu des prochaines législatives. « Nous devons dire non, non à tous ceux qui menacent l’intérêt général du parti », a-t-il ajouté.

Le représentant du Bureau politique du parti, Mamadou Wane a précisé que les coordinations ont décidé d’aller aux élections législatives sous la bannière de « Bennoo Bokk Yaakaar ».

Cela après que 128 des 138 coordinations ont décidé de poursuivre ce compagnonnage. Il a appelé, par ailleurs, ses camarades à être vigilants pour une victoire éclatante aux législatives. « Dakar est stratégique et vous êtes la jeunesse légale et légitime du Ps », a-t-il lancé, sous les applaudissements et cris de militants harangués. « Ousmane Tanor Dieng est pour le Ps ce qu’est le Nil pour l’Egypte », a déclaré Bounama Sall, secrétaire général national de la jeunesse socialiste.

Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

Le parti libéral Ca kanam (Lck) ambitionne d'être l'une des forces politiques les plus importantes du pays. C'est ce qu'a révélé le président de ce parti, samedi, lors du montage de la cellule communale de Diamaguène Sicap Mbao. Me Ousmane Ngom et ses partisans ont fait part de leur détermination à ne ménager aucun effort pour que l'objectif que le parti s'est fixé soit atteint.  

A Diamaguène Sicap Mbao, le Lck a fait une mobilisation considérable à l’occasion du montage de la section local de Lck. En effet, la mise sur pied de cette section communale de Lck s’inscrit dans une dynamique de maillage du territoire national pour massifier le parti et le rendre fort et attractif en perspective des prochaines élections. A Diamagune Sicap Mbao, voire, en banlieue de manière générale, le Lck est en train de travailler avec des fores politiques déjà convaincues de sa philosophie et qui ont déjà donné des gages d'adhésion ou de soutien au Lck pour qu’il puisse s'imposer dans l'échiquier politique national. Me Ousmane Ngom a également révélé que le Lck pourrait bien aller en coalition lors des prochaines élections législatives. Notamment, avec  la mouvance présidentielle la coalition Bby. Histoire de renforcer cette coalition et de maximiser ses chances de remporter haut la main les élections législatives et contribuer ainsi à donner une majorité confortable au président Macky Sall. Interrogé sur la situation d'instabilité qui règne au Ps avec notamment le verdict récemment rendu par la justice contre le député Barthélémy Diaz, ainsi que la convocation par la même dame justice du maire de Dakar, Khalifa Sall, Me Ousmane Ngom a répondu qu'il n'a pas l'habitude de se prononcer sur des affaires de justice. Cependant, il n'en demeure pas moins convaincu que le Sénégal est un Etat de droit et que si une décision de justice est rendue, elle doit être simplement respectée.

Abdou DIOP

Le meeting tenu samedi sous la présidence du ministre Alioune Sarr a été une occasion, pour les responsables locaux de l’Alliance des forces de progrès (Afp), de déplorer les investitures de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » dans le département de Mbour lors des élections du Haut conseil des collectivités territoriales. Selon Aliou Samba Ciss, responsable régional de l’Afp et par ailleurs maire de Diass, son parti s’implique activement à chaque échéance électorale, mais à l’arrivée, il n’est jamais récompensé. C’est le cas, a-t-il signalé, lors des élections des membres du Hcct où les trois postes sont allés à l’Apr et au Ps. Il a plaidé pour une meilleure prise en compte de ses préoccupations dans les échéances à venir. Le responsable communal, Abdoulaye Guèye, a abondé dans le même sens. Selon lui, l’Afp qui a réussi un score de 7.317 voix à Mbour lors de la présidentielle de 2012 mérite plus de considération. Ils espèrent que leurs doléances ne tomberont pas dans l’oreille d’un sourd et ont invité les militants progressistes à s’inscrire massivement sur les listes électorales dans la perspective des échéances futures. Pour le ministre du Commerce, Alioune Sarr, la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » est au-dessus des intérêts  des partis qui la composent. « C’est un regroupement d’intérêt national, un patrimoine national. Cette coalition doit être forte afin de relever les défis consistant à œuvrer pour le développement du Sénégal et à répondre aux préoccupations des populations », a dit ce responsable de l’Afp qui a rappelé aux militants, l’engagement de leur leader Moustapha Niasse à accompagner le président Macky Sall dans tous ses combats.

S. O. FALL

Le responsable politique Ousseynou Kassé de Bambey, par ailleurs directeur exécutif de l’Autorité nationale de Biosécurité, a présenté un paquet de propositions dont le focus reste les « week-ends d’inscription sur les listes électorales ».

Cette initiative vise à inciter les responsables politiques toutes obédiences, en particulier à ceux de l’Apr et de ses alliés à descendre à leurs bases pour mobiliser davantage les masses pour une inscription. Selon lui, l’avantage de la carte d’identité Cedeao est qu’elle permet de voyager librement dans les pays membres.

Le natif de Bambey a lancé un appel au ministre de l’Intérieur et au ministre des Transports et celui de l’Intégration africaine à approfondir voire agréger ces données des inscriptions pour l’exploitation des permis à points. Il poursuit, dans la logique d’intégration, que ces données des membres de la même communauté ouest africaine peuvent, dans d’autres domaines, être exploitées.

Revenant dans ce processus d’inscription, M. Kassé envisage d’élargir ce concept en faisant cette proposition aux responsables de leur formation politique pour une meilleure appropriation. Un concept «  les week-ends républicains pour l’inscription » qu’il envisage proposer et élargir dans les structures de l’Apr.

M. A. NDIAYE

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique informe les responsables des partis politiques légalement constitués, les personnalités indépendantes désireuses de prendre part aux élections législatives de 2017, ainsi que les acteurs du processus électorales, qu’il présidera, le jeudi 23 février 2017 à partir de 9 heures 30 minutes à l’Hôtel Ngor Diarama de Dakar, une réunion de concertation sur le montant de la caution à verser pour les prochaines élections.

Pour des raisons de commodités, souligne le communiqué reçu, chaque formation politique ou entité regroupant des personnes indépendantes est priée de se faire représenter par une seule personne.

Dans ce sens et en vue de faciliter l’organisation de la rencontre, les partis politiques et les acteurs concernés sont invités à retirer leurs convocations à la Direction générale des Elections, sise à l’ex-Cité Police, avenue Malick Sy X Rue 6. L’ensemble de la presse nationale et internationale est invitée.

Le Prix « Africa democracy » institué par différentes organisations de la société civile africaine en vue d’honorer les personnes, les institutions et des entités établies, a été décerné, hier, au président sénégalais, Macky Sall. Un chef d’Etat qui, selon les membres du jury, a joué un rôle déterminant dans la préservation et dans la lutte pour la restauration de la démocratie en Afrique.

‘’Jeunesse sans frontière’’, la Diaspora africaine en Europe et le groupe ‘’agir Afrique-Europe’’ont procédé, hier, au lancement de la première édition du prix « Africa Democracy ». Un prix institué par différentes organisations de la Société civile africaine en vue d’honorer les personnes, les institutions et des entités établies qui contribuent à la préservation et la restauration de la démocratie au sein du continent. En effet, le président de la République, Macky Sall, a été choisi par ces différentes entités pour son rôle déterminant dans la résolution de certaines crises, notamment au Burkina Faso et plus récemment en Gambie où l’armée sénégalaise, en collaboration avec les forces de la Cédéao, a été déployée pour faire respecter la vérité des urnes. Réaffirmant son leadership dans le continent, en particulier dans la sous région, il a pu contraindre Yaya Jammeh, le président déchu, à céder le pouvoir à son successeur Adama Barrow, élu démocratiquement, lui permettant de prêter serment à Dakar dans les délais constitutionnels.

«  Depuis des décennies, les jeunes démocraties africaines sont confrontées à des crises surtout liées aux élections. Et le président de la République sénégalaise, Macky Sall, en plus d’être élu démocratiquement en 2012, a contribué largement à la résolution de certains conflits pré comme postélectoraux dans la sous-région. En effet, notre choix pour l’année 2016-2017, a été porté sur sa personne », a renseigné Abeh Tewa Eric, représentant de Jeunesse sans frontière et porte-parole du jour.

Selon ce dernier, depuis son accession à la magistrature suprême, M. Sall a œuvré pour la paix sociale dans son pays. Des performances locales qui se résument à la réduction de son mandat de sept à cinq ans au moment où d’autres chefs d’Etat africains cherchent à rallonger les leurs pour s’éterniser au pouvoir, de sa grâce accordée au fils de son prédécesseur, Karim Wade, qualifié de prisonnier politique par son opposition et la mise en place d’une Cour de justice spéciale pour le jugement de l’ex-président tchadien Hissein Habré. « A la tête de la Cedeao, il a permis à l’institution de redorer son blason en maîtrisant mieux les enjeux du développement et en réussissant plus la mobilisation des acteurs pour le maintien de la paix, la restauration de la démocratie », ont-ils salué dans le rapport présenté à la presse.

Marame Coumba SECK

En présence du secrétaire national chargé des élections, Serigne Mbaye Thiam, et de Mame Bounama Sall, chargé des jeunesses socialistes, les responsables des quatre  coordinations du PS de Saint- Louis, ont révélé que 95 % des militants sont d’avis que le Ps parte en coalition aux élections législatives de juillet 2017.

Devant le secrétaire national chargé des élections, Serigne Mbaye Thiam, et de Mame Bounama Sall, chargé des jeunesses socialistes, les responsables des quatre  coordinations du PS de Saint- Louis, ont révélé que 95 % des militants sont d’avis que le Ps parte en coalition aux élections législatives de juillet 2017.

Ils ont précisé également que le parti réaffirme son ancrage dans la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar ». A cet effet, une résolution a été lue par Bassirou Sow, secrétaire administratif de la coordination Sor-Sud. Auparavant, tous les responsables de coordinations, de sections et de sous-sections, ont pris la parole pour réitérer leur soutien à Ousmane Tanor Dieng, en lui témoignant leur gratitude et leur reconnaissance.

Mobilisés derrière le député Ahmadou Dia, Latyr Fall de Guet-Ndar, Fatou Bâ et plusieurs autres responsables socialistes de la ville tricentenaire, les militants du Ps ont assisté à l’assemblée générale présidée hier par Serigne Mbaye Thiam dans la capitale du Nord. Serigne Mbaye Thiam s’est réjoui de cette mobilisation sans relâche dont ont fait montre ces militants, avant de marteler que « le Ps reste dans la coalition Bby ».

Il a, enfin, invité les socialistes de Saint-Louis à se mobiliser davantage derrière Ousmane Tanor Dieng et à s’inscrire massivement sur les listes électorales en vue de bien préparer les élections législatives avec les autres alliés de la coalition Bby.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le ministre-directeur de cabinet du président de la République, Macky Sall, a fait savoir samedi, en marge d’un meeting à Joal-Fadiouth, que notre pays a la meilleure justice en Afrique. Selon Me Oumar Youm, le Sénégal a des magistrats et des avocats très bien formés.

C’est ce qui justifie, à son avis, le premier rôle joué par les magistrats et avocats sénégalais dans les instances internationales. « Notre justice est une justice qui est en très bonne santé. Il peut, cependant, y avoir des malentendus, c’est tout à fait normal », a dit Me Oumar Youm, évoquant la démission du magistrat Ibrahima Hamidou Dème du Conseil supérieur de la magistrature. Il a estimé que les motifs qui sont à l’origine de cette démission sont à relativiser. « Ce qu’il faut reconnaître, c’est que la justice marche très bien dans notre pays, les juges sont indépendants et les textes les protègent. C’est cela la réalité », a laissé entendre le ministre-directeur de cabinet du président de la République.

S. O. FALL

Mékhé : Peinés par les dissensions au sein de leur parti, les socialistes de Tivaouane réaffirment leur ancrage au sein de la mouvance présidentielle.

Les socialistes du département de Tivaouane se disent peinés par les dissensions qui minent, depuis un certain temps, leur parti avec les affaires dites : Khalifa Sall et Bamba Fall et compagnie. Ils ont réaffirmé leur ancrage dans la mouvance présidentielle.

Une décision exprimée samedi à Mérina Dakhar où s’est tenue une réunion de la section Ps de Mékhé 2 et présidée par le secrétaire général de l’union des coordinations socialistes du département de Tivaouane, Mame Bounama Sall. Selon le responsable de section, Ibrahima Ndiaye, « nous ne désespérons pas de voir nos camarades revenir à la raison et suivre la majorité qui s’est prononcée par rapport à l’attitude du parti sur le accompagnage avec la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » (Bby) en perspective des prochaines échéances : législatives de juillet 2017 et présidentielle de 2019 ».

D’ailleurs, les socialistes ont évoqué cette question électorale dont les préparatifs des législatives figuraient en bonne place dans l’ordre du jour. Ibrahima Ndiaye souligne que, « nous nous sommes prononcés sur les pistes et stratégies à mettre en œuvre en direction de cette échéance et pour laquelle nous comptons tracer des lignes de convergences avec nos alliés de l’Apr pour la confection des listes dans le respect des principes des uns et des autres afin d’aller ensemble et de gagner avec une large majorité à cette élection ».
Un appel d’ailleurs que le maire de la ville, Aymérou Gningue, invité à la rencontre en même temps que le Dg de la Sonacos, Pape Dieng, tous deux membres de l’Apr, a lancé à l’endroit des socialistes pour, selon lui, « donner une large majorité à l’Assemblée nationale au président Macky Sall et lui permettre de gouverner avec quiétude avant la présidentielle de 2019. D’ailleurs, cette élection législative devrait constituer le premier tour. Un défi que nous devons relever ensemble ».

Pour l’heure, les différents responsables du Ps à Tivaouane ont été invités à descendre sur le terrain pour sensibiliser leurs militants et militantes sur la vie du parti marquée mais aussi et surtout sur les inscriptions sur les listes électorales. Toutefois, tous les intervenants à cette assemblée générale ont souhaité un retour à la paix dans leurs rangs et ont priés pour que des solutions d’apaisement soient trouvées à travers le dialogue et la concertation. On a noté la présence de l’honorable député, Aissatou Bambado Sall qui milite en faveur d’un compagnonnage sincère avec l’Apr au sein de la mouvance présidentielle.

Mohamadou SAGNE  

Dans la guéguerre qui l’oppose actuellement à ses « frères » de l’Apr de Kaolack, Aminata Touré peut compter sur un soutien de taille. Notamment celui du Ps, de la Ld et du Pit. Ces trois partis de « Bennoo Bokk Yaakaar » ont, après concertation, décidé d’organiser un grand rassemblement public pour apporter leur soutien à l’ancien Premier ministre. Pour ces partis, lit-on dans le mémorandum qui nous est envoyé, ce sera l’occasion de louer et de partager « les qualités de rassembleur » dont Aminata Touré, envoyée spéciale du président Macky Sall est porteuse en ce moment à Kaolack.

La semaine dernière, les ministres Diène Farba Sarr, Mariama Sarr (maire de Kaolack) et plusieurs responsables de l’Apr de Kaolack étaient montés au créneau pour fustiger l’attitude de l’ancienne Premier ministre qui, selon eux, organisent des activités sans les associer. Ce que ces responsables considèrent comme un mépris à leur égard. Pour autant, dans leur mémorandum, ces trois partis de Bennoo ne semblent guère partagés l’avis des apéristes estimant que Aminata Touré voue une grande considération aux responsables locaux de Bennoo à Kaolack. Ce qui lui vaut, en retour, « reconnaissance, acceptation et allégeance » dans toutes leurs activités. Revenant sur le rassemblement public qu’ils comptent organiser, sans préciser la date, ces responsables soulignent que ce sera l’occasion d’affirmer, avec force argument, « la pertinence de sa démarche, l’efficience et la portée hautement politique de sa présence, qui crée espoir, par ses interventions multiformes aussi bien dans la commune que dans le département de Kaolack pour le bonheur exclusif des masses ».

M. NDONG

La journée de réflexion organisée ce week-end par la Cojer, en perspective des législatives, a été l’occasion, pour le conseiller politique du chef de l’Etat, Macky Sall, El Hadj Malick Sarr dit Luc, de rappeler la ligne du parti. Pour lui, l’Apr n’acceptera pas de vote protestataire. 

L’Alliance pour la République (Apr) restera fidèle à sa ligne pour aborder les joutes électorales futures. Cette ligne est surtout marquée par le compagnonnage avec d’autres partis dans « Bennoo Bokk Yaakaar ». Le conseiller politique du président de la République Macky Sall, El Hadj Malick Sarr, plus connu sous le nom de Luc Sarr, l’a rappelé aux jeunes de la Convergence des jeunesses républicaines (Cojer).

« L’Apr a décidé, compte tenu de sa vision, de la société et du devenir du Sénégal, qu’elle n’ira jamais seule dans une élection. Toute élection à laquelle elle participera, elle le fera de concert avec d’autres patriotes et républicains démocrates pour bâtir un Sénégal nouveau », a indiqué Luc Sarr à l’occasion de la journée de réflexion organisée par la Cojer. Un rappel suffisant pour dire que l’Apr ira aux législatives de juillet prochain avec « Bennoo Bokk Yaakaar ».

Pour autant, les derniers évènements vécus par le parti, avec un lot de violences dans certains démembrements du parti, n’augurent rien de bon à l’Apr. « Il n’est pas question de promouvoir les « vieux styles  politiciens » que nous avons vécus au Sénégal, notamment la violence. On ne peut pas ne pas l’aborder, elle gagne vos rangs et c’est inacceptable », a rappelé M. Sarr. Pour ce dernier, cette mauvaise orientation ne colle guère à l’image de leur leader, Macky Sall qui incarne, selon Luc Sarr, le calme, la sérénité, la politesse et la courtoisie.

Craignant des votes-sanction qui pourraient naître des frustrations des uns et des autres, Luc Sarr avertit que le parti n’acceptera pas « un vote protestataire » dans ses rangs. « En temps opportun, nous donnerons des directives », a prévenu le président du Conseil d’administration des Aéroports du Sénégal (Ads). Pour le conseiller politique de Macky Sall, l’Apr est entrée dans une nouvelle phase qui n’est plus celle de conquête des espaces de pouvoir, mais plutôt celle de défendre ses actions. Pour ce faire, a-t-il conseillé aux jeunes républicains, il faut « construire un discours électoral ». Pour la coordonnatrice de la Cojer, Thérèse Faye Diouf, le but de cette journée de réflexion vise la massification et la mobilisation des militants pour gagner les batailles futures. « Nous devons nous inspirer davantage de ce que nous avions fait en 2012 et qui a permis au président Macky Sall de gagner. Nous devons aussi nous inspirer des stratégies qui ont été développées entre 2008 et 2012 pour convaincre ceux qui ne sont pas encore convaincus », a dit la coordonnatrice de la Cojer. En tout état de cause, la Cojer reste le fer de lance du parti, a tenu à rappeler, Luc Sarr.

Maguette NDONG

A Banjul où il a pris part à la célébration de la fête de l’indépendance de la Gambie, le président de la République, Macky Sall, a rencontré la communauté sénégalaise vivant dans ce pays voisin du Sénégal. Il a dit à nos compatriotes que son souhait est d’avoir une majorité à l’Assemblée nationale au sortir des élections législatives du 30 juillet 2017. « Cela me permettra de gouverner sans problème. Vous devez vous y atteler », a lancé le leader de la Coalition, « Bennoo Bokk Yaakaar ». Macky Sall a rejeté les propos selon lesquels le président ne doit pas se mêler à la vie de l’Assemblée nationale et qu’il ne doit pas s’impliquer dans les élections législatives. « Ils font une mauvaise lecture. C’est le président qui définit la politique de la nation. Pour gouverner correctement, il a besoin d’avoir une majorité à l’Assemblée nationale », a-t-il martelé.

Le président Sall a réitéré son appel à l’unité et à la cohésion entre les différentes forces qui le soutiennent. « Tout le monde ne peut pas être devant. Il faut que ceux qui ne sont pas choisis acceptent de se ranger derrière la personne choisie », a dit Macky Sall.


De nos envoyés spéciaux, à Banjul, Babacar DIONE (textes)
et Assane SOW (photos)

« Tout le monde est ému. Nous avons fait 22 ans de combat, de patience, mais avec la croyance en Dieu, nous savions que ce jour va venir. Le discours est positif. Adama Barrow est un leader démocratique. Il veut rassembler la Gambie. Il veut que toutes les populations soient unies. La Gambie est une nation et un peuple », a dit la vice-présidente de la Gambie interrogée juste après l’investiture du président Barrow. Elle s’est réjouie de l’annonce de plusieurs projets de développement. « Nous avons des projets de réformes institutionnelles. Toutes ces réformes visent le bien-être des populations de la Gambie. », a indiqué la vice-présidente. « Le président a aussi beaucoup apprécié le soutien qui a été donné par les bailleurs de fonds, la Cedeao, sous la présidence de Mme Ellen Johnson Shirleaf, le président Buhari, l’ex-président du Ghana et notre frère Macky Sall qui a vraiment joué un rôle vital qui démontre que nous sommes le même peuple », a ajouté Mme Tambajang qui souligne que le Sénégal et la Gambie sont des frères.

La vice-présidente a loué le rôle joué par les médias. « Nous remercions également les médias. Pendant le combat pour la démocratie, les médias ont accompagné la Gambie. Ils continuent de l’accompagner. Nous allons démontrer que c’est la démocratie », a-t-elle dit. Mme Tambajang  rassure : « il n’y aura aucune oppression contre les médias ».

Femi Peters, secrétaire administratif l’Udp, ancien détenu : « Nous sommes entrés dans la 3ème République »
Secrétaire administratif du Parti démocratique unifié (Udp), Femi Peters fait partie des opposants qui ont été arrêtés lors des manifestations pré-électorales en Gambie. Farouche opposant du président Jammeh, il a été également emprisonné en 2010. Il dit être comblé de joie. « J’ai été arrêté en 2010 et en 2016. En tant que progressiste, ces expériences douloureuses me donnaient la force et l’espoir. Nous luttions pour la démocratie et le respect des droits l’homme. Nous avons gagné. C’est le début d’une nouvelle ère », a confié M. Peters. « Nous sommes heureux. Nous sommes entrés dans la 3ème République. Je remercie Dieu. J’ai vécu l’indépendance. J’ai été témoin de la première République et la 2ème République. J’ai la chance de faire partie de ceux qui inaugurent la 3ème République », a-t-il expliqué.

Le secrétaire administratif de l’Udp a estimé que la solidarité qui s’est manifestée à l’endroit de la Gambie doit être une leçon pour tous les pays. Selon lui, la démocratie doit être une réalité partout. « Que tous les pays adoptent la démocratie. Nous sommes heureux de l’action de la Cedeao et du Sénégal. C’est de notre devoir de renforcer les relations entre le Sénégal et la Gambie. Le Sénégal est notre voisin », a ajouté Peters.

Fatou Jagne Senghor de l’Ong Article 19 : « Les Gambiens sont fiers »
De nationalité gambienne, la directrice de l’Ong Article 19 ne cache pas sa joie après l’investiture du président Barrow. « C’est une journée très importante. Les Gambiens sont fiers et contents d’avoir cette célébration populaire avec tout le peuple », a-t-elle dit. Mme Senghor a magnifié la solidarité sous régionale, notamment celle de la Cedeao. Elle souligne que les chantiers sont énormes, mais la directrice insiste sur les mots forts qui doivent marquer la gouvernance sous Barrow : la démocratie, les droits de l’homme et l’unité nationale.

La cérémonie d’investiture du président, Adama Barrow, a été marquée par une forte présence des chefs d’Etat africains. Six présidents ont répondu à l’appel. Il s’agit de Macky Sall du Sénégal, d’Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire, de Marc Christian Kaboré du Burkina Faso, de Nana Akufo-Addo du Ghana, d’Ellen Johnson Shirleaf du Libéria et d’Abdel Aziz de la Mauritanie. Les vice-présidents du Nigéria, Yemi Osinbajo et de la Sierra Léone, Victor Bockarie Foh ont répondu à l’appel du président Barrow.

L’ancien président du Ghana qui avait participé à la médiation pour un transfert pacifique du pouvoir entre Yahaya Jammeh et Adama Barrow a également fait le déplacement. Des ambassadeurs et autres diplomates africains, européens et américains ont également pris part à la cérémonie d’investiture.

De nos envoyés spéciaux, à Banjul, Babacar DIONE (textes)
et Assane SOW (photos)

En déroulant le tapis rouge pour les six chefs d’Etat qui ont assisté à la fête de l’indépendance de son pays, jour durant lequel il a prêté serment dans le stade de Banjul archiplein, le président Adama Barrow a rendu un vibrant hommage à ses hôtes, avec une note particulière pour son homologue du Sénégal. Au-delà des échanges de bons procédés relevant de la courtoisie diplomatique, il a manifestement apprécié le rôle joué par le président Macky Sall, aussitôt que l’ancien président battu par les urnes s’était publiquement dédit, contestant les résultats pour lesquels il avait félicité son challenger.

Maintenant que la page du dictateur de Kanilaï est définitivement tournée, une ère nouvelle s’ouvre pour la Gambie, qui doit se mettre au travail, dans les plus brefs délais. Son président a déjà commencé l’esquisse de sa feuille de route, avec quelques axes majeurs : faire revenir la paix et la concorde en Gambie où l’ancien président avait commencé à jouer sur les clivages ethniques ; approfondir et rendre plus perfectible cette démocratie par laquelle il est venu au pouvoir ; et enfin investir les sentiers d’un développement économique et social harmonieux, tant attendu par ses compatriotes.

Ce troisième axe sera d’ailleurs l’un des plus rudes sentiers pour le chef de l’exécutif gambien. Pays pauvre ne disposant pas de beaucoup de ressources, enclavée et enserré dans le Sénégal, la Gambie se trouve à la croisée des chemins. Beaucoup de ses fils, à l’instar de millions de jeunes africains, se sont expatriés en Europe et aux Etats-Unis, pour chercher un mieux vivre mais aussi pour fuir les dérives autocratiques de l’ancien président déchu. Les attentes sont donc importantes pour une population, vivant dans un pays de 11 300 kilomètres carrés, soit la plus faible superficie en Afrique. Selon des statistiques de 2013, le produit intérieur brut par tête d’environ 500 dollars US, contre 1100 dollars pour le Sénégal.

Cette ancienne colonie britannique cherche sa voie, de grands espoirs étant portés sur les futurs choix du nouveau président. S’il a annoncé avant-hier la construction du pont sur le fleuve Gambie, projet que la Banque Africaine avait envisagé de financer, l’on peut en déduire qu’une politique volontariste d’ouverture sera mise en œuvre, d’abord vers le Sénégal, ensuite vers ceux de la Cedeao et de l’Union Africaine. Dans le bras de fer avec l’ancien chef d’Etat, ces deux institutions ont d’ailleurs joué un rôle important et décisif, avec l’engagement du président Macky Sall qui avait opté pour le respect du choix du peuple gambien.

Le président sénégalais, lui-même venu au pouvoir par la voie des urnes avec 65 % du suffrage des sénégalais, démocrate et libéral convaincu, ne pouvait pas demander moins. Gérant le dossier de la crise gambienne dans une totale et efficace discrétion, il avait amené la Cedeao, l’Union africaine et le Conseil de sécurité des Nations Unies où siège le Sénégal depuis novembre 2016, à poser des actes forts pour le respect du résultat des urnes. Lorsque la décision fut prise, d’autoriser la Cedeao à déloger Yayah Jammeh, par la force des armes s’il fallait y recourir, l’armée sénégalaise a joué un rôle déterminant, prenant position sur des points stratégiques en Gambie, où ses Diambars ont été accueillis en héros libérateurs.

Les actions porteuses de succès initiées par le président Macky Sall sont encore la preuve que la diplomatie ne se fait pas sur la place publique. Ce sont des actes forts qui ont été posés en concertation avec certains de ses pairs et avec l’onction de certaines institutions internationales. Maintenant que la démocratie a fait valoir ses droits en Gambie, Adama Barrow a réitéré son volonté à travailler étroitement avec le Sénégal, lié à son pays par une communauté de destins. Les deux chefs d’Etat l’ont bien compris et ont décidé d’entamer une nouvelle approche dans la coopération, d’ouvrir une page nouvelle dans les relations de fraternité et de partenariat, comme l’ont toujours souhaité les deux peuples, qu’une ligne de fracture coloniale a séparés. Peut-être qu’un jour, ces deux peuples se retrouveront encore dans une même entité forte et unifiée, la Sénégambie, que la crise politique en Gambie au début des années 80 avait poussé à créer.

Par Cheikh THIAM

Des milliers de personnes ont pris part avant-hier à l’investiture du président, Adama Barrow. Elles ont exprimé leur joie et salué le retour de la Gambie dans le giron des pays où la démocratie est une réalité.

Toutes les voies mènent au stade de Bakau. Les piétons et les véhicules se disputent les différentes routes qui relient l’infrastructure sportive des autres localités de la Gambie. Tout le monde se précipite pour avoir une place dans les tribunes. Celles-ci sont déjà occupées par des militants et sympathisants du nouveau président. Certains venus de l’intérieur du pays ont passé la nuit sur les abords du stade. Ceux qui ne peuvent pas entrer se contentent de la cour du stade.

Tous veulent être témoins du moment historique que les Gambiens attendent depuis des semaines, la prestation de serment du président Barrow et la célébration de la fête nationale de l’indépendance. Depuis 22 ans, les Gambiens ont fêté l’anniversaire de l’indépendance de leur pays sous le magistère du président Jammeh. « Barrow est le président que les Gambiens ont choisi. C’est notre président. Nous devons donc être présents pour l’accompagner devant ses invités et lui témoigner notre affection », explique une femme, membre de la coalition qui a porté Adama Barrow au pouvoir. « C’est un grand jour pour notre pays. C’est l’heure de la démocratie. Après 22 ans d’oppression, nous sommes maintenant à l’heure de la démocratie », lance une autre dame.

Vêtue d’un grand boubou gris, notre interlocutrice est accompagnée par une dizaine d’autres militantes qui affichent une mine heureuse. Dans les tribunes, les jeunes marquent leur présence. Ils chantent et dansent. L’arrivée des invités est accompagnée par des applaudissements.

L’entrée des troupes de l’armée gambienne hausse l’ambiance festive dans le stade, surtout avec la reprise par la musique des forces armées des tubes chantées par Youssou Ndour, Djaliba kouyaté et Khady Diouf. L’entrée d’un détachement des forces de la Cedeao est aussi rythmée par des ovations.

Ces mêmes forces veillent à la sécurité des lieux. Mitraillettes bien ajustées, les militaires sont dans les différents compartiments du stade. Ils assurent aussi la sécurité des personnalités surtout des chefs d’Etat qui assistent à la cérémonie.

Des applaudissements accompagnement l’entrée des présidents. Une part belle est réservée à l’invité d’honneur, le président, Macky Sall. C’est à 13 heures 40 que le cortège du président Sall pénètre dans le stade. « Macky Sall est arrivé. Merci le président. La Gambie vous exprime sa reconnaissance », entonnent des jeunes. Le président Sall a été accueilli par la vice-présidente, Fatoumata Jallow Tambajang. Les deux personnalités se sont dirigées vers la tente installée en face des troupes. L’hymne du Sénégal a retenti.

L’ambiance a atteint son paroxysme quand l’arrivée de Barrow est annoncée. Cris de joie, danses, chants, chaque Gambien présent au stade a accueilli, à sa manière, le président. La mine joviale, le président Barrow, debout dans son véhicule, a fait le tour du stade dans une ambiance colorée avant de prêter serment devant le président de la Cour suprême, Abubacar Jallow.

De nos envoyés spéciaux, à Banjul, Babacar DIONE (textes)
et Assane SOW (photos)

Arrivé vendredi en Gambie, le président de la République, Macky Sall, a eu droit à un accueil chaleureux. Il a été accueilli par une foule en liesse.

Vêtu d’un boubou blanc, Macky Sall a été accueilli à sa descente d’avion par son homologue, Adama Barrow qui a, lui aussi, presque arboré la même tenue que son invité de marque venu prendre part à la fête de l’indépendance de la Gambie. Les deux personnalités ont eu droit à des honneurs militaires. Après les hymnes nationaux, le président Sall a salué les membres du gouvernement gambien et les officiels.

De l’aéroport à l’hôtel « Coco Ocean », où il a installé ses quartiers, le président Sall a été ovationné par des populations enthousiastes sous l’œil vigilant des soldats de la Cedeao. Il a salué le geste des Gambiens et de leur président, Barrow. « Les populations ont montré leur enthousiasme. Elles m’ont réservé un accueil chaleureux et sincère. Si j’ai eu cet accueil aussi, c’est grâce au président Barrow qui nous a exprimé une grande estime à l’endroit du peuple sénégalais et de son président Le Sénégal a accompagné la Gambie dans la vérité et la détermination », a dit le président Sall. « Barrow a invité les chefs d’Etat, mais a dit que je suis son invité d’honneur. Nous allons continuer à travailler pour renforcer les relations entre les deux pays.

Nous devons faire en sorte que les hommes d’affaires et les autres acteurs de développement des deux Etats puissent échanger et circuler », a ajouté Macky Sall. Le chef de l’Etat sénégalais martèle : « nous sommes un seul peuple qui a été séparé par la colonisation. C’est pourquoi, nous devons travailler à nous rapprocher davantage. Je suis venu chez moi. Je remercie tout le peuple gambien ».

De nos envoyés spéciaux, à Banjul, Babacar DIONE (textes)
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