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Politique (2813)

Le Comité exécutif de l’Union des centristes du Sénégal s’est tenu avant-hier. Une occasion, pour son président, Abdoulaye Baldé, de réaffirmer son ancrage dans l’opposition.

Le président de l’Union des centristes du Sénégal (Ucs), Abdoulaye Baldé, a levé toute équivoque sur sa participation aux prochaines élections législatives. Il a précisé n’être d’aucune coalition notamment « Bennoo et Mankoo ». « Nous sommes un parti du centre qui privilégie la proximité. A cet effet, la massification et la structuration de notre parti constitue, pour nous, une priorité », a laissé entendre Abdoulaye Baldé qui a fait savoir que « les centristes » refusent l’extrémité. « Nous sommes un courant de pensée qui refuse de verser dans les critiques faciles, mais nous ne sommes pas aussi complaisant avec le pouvoir », a-t-il souligné. Il a précisé que « Mankoo wattu Sénégal » n’est pas une coalition électorale. Selon lui, cette coalition a été mise en place pour essayer de contrôler le processus électoral. Ces propos d’Abdoulaye Baldé, par ailleurs maire de Ziguinchor, ont été tenus lors du Comité exécutif de l’Ucs, à Dakar.

Au cours de cette importante rencontre, le centriste en chef a fait le bilan de ses différents déplacements tant aux niveaux national et international. Faisant le résumé de ces déplacements, Abdoulaye Baldé a déclaré que l’Ucs est parti pour devenir la première force de l’opposition. « Près de 7.000 cartes ont été écoulées à Abidjan, des structures montées en France, Espagne sans oublier la montée en puissance du parti à l’intérieur du pays. 180 villages et plus d’une quarantaine de communes ont été visités dans la massification du parti », a-t-il dit. Tirant le bilan de sa tournée dans la région de Kolda, il a relevé un manque criant d’infrastructures de base dans cette localité. C’est pourquoi, il a estimé que le Programme d’urgence pour les zones frontalières (Puma) soit déployé dans les départements de Bounkiling, Sédhiou, Goudomp, Kédougou, Médina Yoro Foula, entre autres. Nonobstant l’ouverture de l’Ucs à toutes sortes de discutions, le président Baldé a précisé que son parti est bel et bien dans l’opposition. Une commission électorale est mise en place pour évaluer toutes les possibilités qui s’offrent au parti.

Tata SANE

Le Secrétaire national chargé de la jeunesse de l’Apr, Mame Mbaye Niang, a démenti l’article paru dans L’Observateur d’hier titrant sur des incidents lors de la réunion des jeunes de l’Apr au siège. Nous publions l’intégralité du document.

Dans sa livraison du mercredi 26 avril 2017, le journal l’Observateur a titré à sa Une: « Réunion d’alliance de la jeunesse de l’Apr, la Cojer fait capoter le projet d’unité de Macky – Des militants l’insulte à la bouche, des leaders sous bonne escorte ». A sa page 3, le journal titre également: « Réunion d’alliance de la jeunesse de l’Apr, la Cojer appelle à la réunification dans la désunion ». Dans cet article, l’Observateur parle de Madame Marème Babou Thiam qui « serait le joker de Mame Mbaye Niang contre la mainmise de Thérèse Faye sur la jeunesse apériste ». Tout en démentant formellement cette accusation, le secrétariat national à la jeunesse de l’Alliance Pour la République tient à apporter ces précisions : «Un incident a certes eu lieu au cours de la rencontre des jeunes de l’Apr le mardi 25 avril 2017, mais il s’agit d’un incident mineur. Cet incident mineur qui a vite été arrangé, n’a en rien altéré l’esprit de cohésion et d’entente qui a guidé cette rencontre. Les différents responsables de l’Apr ont une ferme volonté de se réunir autour de l’essentiel. L’esprit d’unité et de cohésion prôné par le président de l’Alliance pour la République, Macky Sall, anime tous les responsables des jeunesses républicaines et les différents militants jeunes». Il a ajouté que la division ne saurait être une option, l’heure est à l’unité, au rassemblement et à la convergence des compétences et des énergies. Dans ce même sillage, nous avons tous décidé de sceller l’union sacrée et de renforcer nos liens de fraternité, ce, pour l’intérêt supérieur du parti et de la nation. Ainsi, nous restons dans cette dynamique et ferons ensemble des tournées dans les différentes localités du Sénégal.

El. H. A. T

Le directeur de l’information et de la communication à la Direction générale des élections rassure les personnes handicapées que des mesures sont en en train d’être prises pour rendre le vote inclusif. Selon lui, le code électoral est contre toute stigmatisation. 

Selon Bernard Casimir Demba Cissé, le code électoral va prendre en compte des préoccupations des personnes handicapées. Casimir Bernard Cissé intervenait dans un atelier portant sur la « participation citoyenne et politique des personnes handicapées ». Les personnes handicapées constituent un poids électoral important (15 % de la population totale). Malheureusement, cette couche sociale a du mal à accomplir correctement son devoir de citoyen. Une situation qui s’explique par un maque d’information et de formation qui aboutit à une exclusion, à une stigmatisation. Pour corriger ces manquements, les organisations des personnes handicapées, appuyées par l’Ong Sightsavers ont bénéficié d’un atelier de formation sur la participation citoyenne et politique. L’objectif consiste à renforcer les droits civiques et politiques des personnes handicapées pour leur meilleure participation et leur représentation aux élections. Participation et représentation longtemps hypothéquées par la non accessibilité des bureaux et autres matériels électoraux. Toutefois, cette situation sera désormais corrigée. Selon le directeur de l’information et de la communication à la Dge, les recommandations et suggestions des personnes handicapées liées au processus électoral sont prises en compte par le code électoral. « Mieux encore, des dispositions réglementaires sont prises pour que l’urne, le bureau et l’isoloir soient accessibles aux personnes vivant avec un handicap », a indiqué Casimir Démba Cissé.

Poursuivant, il précise qu’il n’existe nulle part dans le code électoral des dispositions qui enfreignent les droits de vote des personnes handicapées. 

Pape Coly NGOME

Le responsable de l’Alliance pour la République à Grand Yoff, Cheikh Bakhoum exhorte les leaders à la base de la mouvance présidentielle à privilégier le travail de proximité pour défendre le bilan du chef de l’État et balayer la campagne de « désinformation de l’opposition ».

« Il faut un travail de proximité en direction des élections législatives. Il faut aller vers les populations, leur expliquer ce qui a été fait et balayer toutes les rumeurs », a déclaré Cheikh Bakhoum, responsable de l’Alliance pour la République à Grand Yoff. Pour Cheikh Bakhoum, le travail de proximité permettra de donner la bonne information aux populations notamment sur les réalisations du chef de l’État et les perspectives économiques du Sénégal. « En moins de 5 ans, le président a fait ce qu’aucun régime n’a réussi. Dans tous les secteurs, des avancées ont été notées. Nous sommes passés d’une agriculture traditionnelle à une agriculture moderne. L’industrie est en train de renaître avec la zone industrielle de Diamniadio. Le bilan est reluisant et les Sénégalais l’ont constaté, mais un bilan ne suffit plus pour gagner des élections. Il faut donner la bonne information », a indiqué M. Bakhoum lors d’un point de presse tenu à Dakar.

Le responsable de l’Apr a souligné que le parti dirigé par le président Sall est train de regrouper toutes ses forces à Grand Yoff. « Depuis les élections locales de 2014, nous sommes sur le terrain. Nous avons fait beaucoup d’activités dans les domaines de l’éducation, de l’environnement, etc. Tous les responsables seront sur le terrain pour expliquer tout ce que le président de la République a fait depuis qu’il est là, mais aussi donner la bonne information aux populations », a dit le Directeur de l’Agence de développement de l’informatique de l’État (Adie).

B. DIONE

Sur instruction du président de la République, président et autorité morale et politique de l’Apr, Macky Sall, la Cojer a décidé de consolider son dynamisme unitaire pour relever, avec panache, le défi des législatives et des enjeux électoraux futurs, indique un communiqué reçu hier.

Selon le document, la Cojer n’a qu’un seul et unique leader pour qui elle est au front. C’est le président Macky Sall et personne d’autre. « Elle ne connait ni de clan, ni de tendance. Elle n’a qu’un seul camp, le président Macky Sall. Elle n’a qu’un seul agenda politique, le combat pour le triomphe des idéaux qu’il porte », souligne le communiqué qui ajoute que l’Apr est un parti démocratique. « Elle est inextricable aux valeurs de liberté d’expression et d’actions. Les divergences de vue ne font que l’enrichir et consolider sa vitalité politique au service exclusif de Macky Sall », ajoute le texte. La Cojer reste ainsi plus que jamais engagée pour le triomphe de l’idéal républicain et de la vision d’avant-garde et d’anticipation du président de la République qui a mis, en virtuose, le Sénégal sur l’ingénieuse orbite de l’émergence, explique la note. « Aucune autre ambition ne la nourrit si ce n’est la consolidation de la force nationale de l’Apr, l’ancrage de l’écrasante majorité de la jeunesse sénégalaise dans le parti, l’élargissement de ses bases et le triomphe électoral pour une majorité présidentielle confirmée », poursuit le document.

« Tous les responsables et militants de la Cojer sont invités à raffermir le dynamisme unitaire, à réunir toutes les énergies et toutes les forces politiques locales et nationales pour qu’au soir du 30 juillet 2017, les législatives soient closes en apothéose pour l’Apr et la Coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » au bénéfice politique et institutionnel du président Macky Sall », poursuit le communiqué.

Il conclut que c’est dans cette seule perspective que s’inscrit la consolidation de l’unité de la Cojer.

El. H. A. T

Le président Macky Sall a réuni le Conseil des ministres, hier mercredi 26 avril 2017, à 10 heures, au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le chef de l’État présente les condoléances de la nation aux familles des vaillantes femmes qui ont péri dans le chavirement d’une pirogue à Bettenty, dans le département de Foundiougne, et demande au gouvernement de prendre toutes les mesures appropriées pour apporter l’assistance psychosociale requise ainsi que le soutien nécessaire aux blessés, aux familles éplorées et aux rescapés de ce tragique accident. Il informe le Conseil qu’il se rendra, vendredi 28 avril, à Bettenty, pour exprimer sa compassion aux rescapés et familles des victimes. Évoquant le décès de feu Issa Samb, plus connu sous le surnom de Joe Ouakam, le président de la République présente, également à sa famille et à l’ensemble de la communauté artistique, les condoléances attristées de la Nation.

Abordant la consolidation du dialogue social et la modernisation de la gestion des régimes de retraite, le président de la République félicite le gouvernement, le ministre du Travail et du Dialogue social, les travailleurs, les employeurs, les institutions de prévoyance sociale, les services de l’État, les experts nationaux et partenaires extérieurs, qui ont permis le succès de la deuxième conférence sociale, évènement majeur du calendrier républicain, qu’il a initié en 2014, en vue de bâtir des consensus durables pour asseoir la croissance économique, un marché du travail dynamique, ainsi que le progrès social équitable et durable.

Dans la perspective de l’adaptation de notre système de retraite aux standards internationaux, le président de la République demande au gouvernement de veiller à l’équilibre financier à long terme des régimes de retraite, à assurer la viabilité et l’autonomisation institutionnelle du Fonds national de retraite (Fnr), ainsi que le relèvement continu et significatif du niveau des pensions, afin d’améliorer durablement la qualité de vie des retraités, en intégrant, notamment, outre le système courant de répartition, le recours innovant et indispensable à la retraite complémentaire.

Enfin, en cohérence avec sa vision d’une gouvernance articulée autour d’un dialogue social qualitatif entre État, Syndicats et Patronat, le président de la République invite chaque membre du gouvernement à recevoir les centrales syndicales de son secteur, en perspective de la célébration de la Fête internationale du Travail, du 1er mai.

Appréciant la mise en œuvre du Programme de modernisation des villes du Sénégal « Promovilles » qu’il a initié pour renforcer la solidarité entre l’État et les collectivités territoriales, dans l’optique d’améliorer durablement la qualité de vie des populations en milieu urbain, le chef de l’État invite le Premier ministre à intensifier le plan de mise en œuvre de ce programme innovant, en accordant la priorité aux travaux prévus dans les zones périurbaines et localités enclavées, insuffisamment dotées en infrastructures et équipements primaires.

A cet effet, il convient d’orienter les actions vers la construction de nouvelles routes urbaines et le renforcement de l’assainissement des communes et villes, et de hâter la réalisation de la boucle du Boudier, la reconstruction des marchés Syndicat de Pikine et Zinc de Kaolack, les travaux de construction de nouveaux lycées de Ngor et de Yoff, ainsi que le lancement des chantiers d’assainissement et d’aménagement de Yeumbeul Nord, de Malika et de Keur Massar, entre autres. Le chef de l’État a clos sa communication sur son agenda diplomatique, en revenant sur la visite d’amitié et de courtoisie qu’il a rendue, mardi 25 avril, à Serigne Abdoulaye Thiaw Laye, Khalife général des Layènes, à l’occasion du 137ème Appel de Seydina Limamou Laye prévu les 27 et 28 avril 2017.

Il demande au gouvernement de veiller scrupuleusement au bon déroulement de toutes les manifestations et rassemblements prévus aux sites et lieux de célébration de ce grand évènement religieux.

Le Premier ministre a axé sa communication sur la gestion préventive des inondations et le suivi du programme décennal de lutte contre les inondations, avant de rendre compte du suivi et de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a fait le point sur la situation africaine et internationale.
Le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les Institutions a rendu compte des conclusions de la deuxième conférence sociale et des préparatifs de la fête du travail, en faisant le point de l’examen des cahiers de doléances, et du plan d’actions du Pacte de stabilité sociale et d’émergence économique.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a adopté :
• le Projet de loi modifiant la loi n° 65-60 du 21 juillet 1965 portant code pénal ;
• le Projet de loi autorisant la cession définitive et à titre gratuit de terrains domaniaux à usage d’habitation et son décret d’application ;
• le projet de décret portant convocation du corps électoral pour l’élection des députés ; • le projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de la Maison de la Presse (MP) ;
• le projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Grand Théâtre national.

Nominations
Au titre des mesures individuelles, le président de la République a pris la décision suivante :
Monsieur Jean Claude Michel MBAYE, Ingénieur électromécanicien est nommé Inspecteur technique au ministère de l’Énergie et du Développement des Énergies renouvelables, poste vacant.

A l’issue du premier tour de la présidentielle française, le ministre des Affaires étrangères, Mankeur Ndiaye, a indiqué, hier, que quelque soit le nouveau président, les relations entre la France et le Sénégal resteront toujours constantes.

« Nous avons suivi, avec beaucoup d’attention, cette campagne électorale en France et à l’issue du premier tour du scrutin, j’ai eu le privilège de rencontrer Emmanuel Macron, dimanche soir, juste après la proclamation des résultats et d’échanger avec lui », a révélé le chef de la diplomatie sénégalaise, hier, en marge de la conférence des ambassadeurs de France en Afrique de l’Ouest. « Nous avons échangé sur les relations entre la France et le Sénégal, demain s’il est élu président. Je pense qu’il y a de bonnes perspectives », a souligné le ministre.

« Nous ne faisons pas d’ingérence dans la politique intérieure française. Nous laisserons le peuple français lui-même, le soir du 7 mai choisir son président. Quelque soit le président que le peuple français se sera choisi, les relations entre le Sénégal et la France resteront toujours constantes », a-t-il martelé. Il a poursuivi que la France est un partenaire privilégié, le premier partenaire diplomatique, économique du Sénégal. « Quelque soit le président, nous travaillerons à construire, consolider et renforcer les relations entre la France et le Sénégal », a-t-il fait savoir.

Amadou DIOP

Branle-bas de combat chez les jeunesses républicaines. Elles ont battu le rappel des troupes, hier, lors d’une conférence de presse sur la Vdn, manifestation qui s’est transformée en meeting.
A un peu plus de deux mois de la campagne électorale pour les législatives, la Cojer (Convergence des jeunesses républicaines) entendait démontrer sa capacité de mobilisation et décliner son programme. Le ministre de la Jeunesse, Mame Mbaye Niang, a jugé que les jeunes de l’Apr ont bien saisi les enjeux : « personne ne pensait qu’on pouvait réussir à nous unir et on l’a fait et nos aînés de l’Apr doivent prendre exemple sur les jeunes ».

Selon le ministre, ils ont réussi à vaincre « les démons de la division », car ayant « sacrifié l’intérêt individuel pour l’essentiel autour du président Macky Sall ». Revenant sur la conjoncture politique, Mame Mbaye Niang a jugé que les hommes qui ont actuellement maille à partir avec la justice devraient chercher ailleurs les raisons de leurs ennuis : « certains parmi eux ont des problèmes avec la loi, pas avec nous ». « Ce ne sont pas des adversaires combattus, mais des citoyens qui doivent répondre, les uns de leur gestion, les autres, de leurs actes », a ajouté le ministre de la Jeunesse.

Pour sa part, la responsable nationale de la Cojer, Mme Thérèse Faye Diouf a indiqué que « plus que jamais, la jeunesse apériste, toutes obédiences confondues, a décidé de se rassembler autour de l’essentiel pour donner à Macky Sall la majorité aux législatives et une victoire éclatante lors de la présidentielle de 2019 ». Elle avait, à ses côtés, au présidium Cheikh Bakhoum, le directeur général de l’Agence de l’informatique de l’État (Adie) et son collègue de la Maison de la presse et maire de Méouane, Bara Ndiaye. Tous ont plaidé pour « l’unité et la discipline ». Un mémorandum listant le bilan des cinq années de pouvoir de leur mentor, le président de la République, a été lu. La rencontre a été émaillée d’incidents en raison des tiraillements qui persistent entre certaines responsables de la Cojer.

S. KAMARA

Le leader du mouvement « Dolly Macky », Mamadou Mamour Diallo, invite ses camardes de l’Apr à l’unité. L’essentiel, dit-il, est de gagner largement ces législatives de 2017. Peu importe celui qui va figurer sur les listes. L’essentiel, a fait savoir Mamour Diallo, samedi à Louga, est de travailler dans l’unité pour donner une majorité confortable au président Macky Sall à l’Assemblée nationale. « Le choix des candidats vient au second plan. Le plus important est de gagner largement ces législatives afin de donner une majorité confortable au président Sall à l’assemblée nationale », a précisément dit le leader du mouvement « Dolly Macky ». Il a tenu ces propos au terme d’une visite dans différents centres d’inscription sur les listes d’inscription de la commune de Louga. Sur place, Mamadou Mamour Diallo, par ailleurs directeur national des Domaines, s’est félicité de la mobilisation des populations pour se faire inscrire. « Partout, j’ai échangé avec les responsables des commissions. Tous m’ont rassuré, ce qui me permet de dire que Louga aura un bon taux », a souligné M. Diallo qui conduisait une forte délégation composée de jeunes, de femmes et de responsables de Bennoo Bokk Yaakaar.

A. DIALLO

De hauts responsables français dont le directeur de l’Afrique du Quai d’Orsay, le directeur-adjoint de l’Agence française de développement, la directrice d’expertise France, la directrice de Campus France, le commandant de l’opération Barkhane au Mali, le général de division François-Xavier de Woillemenont ainsi que onze ambassadeurs de France en Afrique de l’Ouest sont en conclave à Dakar depuis hier. L’objectif est de discuter, de réfléchir sur les questions sécuritaires, économiques, éducatives et environnementales en Afrique de l’ouest.

A l’occasion de cette conférence des ambassadeurs français en Afrique de l’ouest que Dakar accueille depuis hier, les diplomates français ainsi que les hauts responsables vont plancher sur des sujets ayant trait à la sécurité, à l’économie, à l’environnement, à l’éducation, dans l’espace ouest africain. Ainsi, pour le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur qui a été invité, hier, à y prendre part, à l’occasion d’un déjeuner de travail, c’est une importante conférence qui se tient pour la deuxième fois à Dakar. « Le choix de Dakar nous honore. Ils auraient pu tenir cette conférence ailleurs, mais ils ont pensé que Dakar était la belle place pour échanger sur des questions importantes qui concernent naturellement les relations entre la France et l’Afrique, la France et l’Afrique de l’Ouest. Ils vont plancher, pendant deux jours, sur des questions liées à l’économie, liée à la situation de nos étudiants parce que notre pays envoie beaucoup d’étudiants en France ». Il a ajouté : « je me félicite de rencontrer la responsable de Campus France qui est venue pour cette réunion ainsi que le directeur Afrique du Quai d’Orsay ». Selon Mankeur Ndiaye, ils vont réfléchir sur la question des étudiants mais également sur les questions de sécurité. « C’est fondamental aujourd’hui avec ce qui se passe dans notre région, au Mali, au Nigéria et dans toute la bande sahélo-saharienne qui posent de véritables problèmes de sécurité et qui font que la France et l’Afrique de l’Ouest, la France et le Sénégal développent une coopération très forte dans la lutte contre l’extrémisme violent et contre le terrorisme », a souligné le ministre. Le chef de la diplomatie sénégalaise a saisi cette opportunité pour magnifier le rôle que la France joue en Afrique de l’Ouest. « Si la France n’était pas intervenue au Mali, presqu’aujourd’hui ce pays n’existerait plus en tant qu’État et le Sénégal serait très gravement menacé. C’est important que les ambassadeurs de France se retrouvent ici au Sénégal, dans un contexte sécuritaire assez particulier mais aussi dans un contexte politique français assez particulier, au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle », a dit le ministre. Il a félicité l’ambassadeur Bigot d’avoir pris cette initiative.

Travailler ensemble
Pour sa part, l’ambassadeur de France a expliqué qu’en Afrique de l’Ouest, il y a beaucoup d’éléments qui invitent à la réflexion. « La révolution démocratique qu’on vient de connaître en Gambie prouve que cette région est très différente du reste de l’Afrique, car elle a aussi une croissance économique tout à fait impressionnante », a expliqué M. Bigot. Il a salué les organisations régionales très fortes comme la Cedeao et l’Uemoa ajoutant que ce sont des raisons à mieux travailler ensemble. Revenant sur le choix de Dakar, il a fait comprendre que c’est aussi l’occasion de montrer l’exemple démocratique et la stabilité du Sénégal. « Nous allons discuter pendant deux jours. Nous sommes avec les ambassadeurs français dans la région mais aussi le directeur d’Afrique qui préside la réunion. Il y a, en plus, le directeur-adjoint de l’Afd, la directrice d’expertise France, la directrice de Campus France, et puis le général de division François-Xavier de Woillemont qui commande l’opération Barkhane au Mali », a-t-il précisé. « L’objet est de discuter, de réfléchir. Ce sera extrêmement fructueux et cela va contribuer aux réflexions qui vont donner lieu aux politiques qui seront menées demain par les nouvelles autorités françaises à l’issue de l’élection présidentielle », a encore dit le diplomate.

Offres éducatives intéressantes aux Sénégalais
Quant à la présence du Sénégal à cette rencontre, Christophe Bigot a soutenu qu’il est très important d’avoir les vues du Sénégal. « Le Sénégal est membre du Conseil de sécurité. Les points de vue du Sénégal sont importants, pas seulement pour le Sénégal, pas seulement pour l’Afrique de l’Ouest mais aussi pour la politique mondiale, pour le continent africain sur les grandes questions de savoir comment affiner notre politique de développent, comment lutter contre le terrorisme, comment aussi être présent sur d’autres fronts, comme, par exemple, l’environnement ou les questions qui vont toucher l’avenir, par exemple, le numérique », a-t-il fait savoir. Revenant sur la question des étudiants sénégalais en France, Christophe Bigot ajoute: « je suis toujours très fier qu’il y ait 10.000 étudiants sénégalais en France, mais il faut être en mesure de continuer à offrir aux étudiants sénégalais qui le souhaitent, des offres éducatives intéressantes pour faciliter leur venue en France. Ça c’est aussi une tâche très importante et je sais qu’on peut compter sur le soutien des autorités sénégalaises et du ministre des Affaires étrangères ». Pour lui, ces étudiants doivent venir en France mais aussi et surtout après revenir au Sénégal pour que leur expertise serve le développement de leur pays.

Amadou DIOP

L’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, a estimé que les résultats ont été à peu près conformes aux sondages. « C’est évidemment une situation tout à fait nouvelle parce que vous avez vu que les deux principaux partis politiques n’ont pas de candidats lors de ce deuxième tour. Vous avez vu que la plupart des dirigeants de ces deux partis politiques ont manifesté leur soutien à Emmanuel Macron, leur souhait de battre Marine Le Pen et donc c’est dans ce contexte que s’engage la campagne au deuxième tour. J’ai une petite idée sur le sujet, mais c’est la démocratie et le choix appartient aux électeurs », a-t-il révélé.

A. DIOP

La 2ème conférence sociale qui s’est tenue du 24 au 25 avril derniers a permis d’identifier les entraves au système de retraite sénégalais. Le président de la République qui a lancé les travaux a engagé des réformes approfondies et au terme de cette rencontre, une feuille de route a été adoptée pour mettre en application ces réformes.

Au terme de la 2ème conférence sociale, le ministre du Travail, Mansour Sy a donné des gages quant au suivi des recommandations sorties de cette rencontre de haut niveau. « Le gouvernement, sous l’impulsion de Monsieur le président de la République, ne manquera pas d’examiner et de mettre en œuvre les recommandations pertinentes issues de vos travaux au bénéfice des retraités pour une meilleure couverture sociale de cette couche vulnérables », a-t-il dit, hier, lors de la cérémonie de clôture. Parlant au nom du Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne empêché, Mansour Sy a exhorté l’ensemble des participants, syndicalistes, experts, patronats et administration à engager très rapidement « des discussions tripartites » pour définir le calendrier et la méthode de mise en œuvre de ces réformes et recommandations de la conférence sociale. Car, selon lui, « il faut avancer » et faire fi des conservatismes qui existent à tous les niveaux.

Pour le ministre, les dirigeants politiques, les administrations, les chefs d’entreprises et les syndicalistes doivent travailler ensemble et surtout évoluer dans leur position respective et trouver des solutions aux problèmes. « J’invite les partenaires sociaux tripartites, les universitaires et l’ensemble des experts de l’administration du Fnr et de l’Ipres à poursuivre et à approfondir la réflexion et les recherches sur la question en vue d’apporter les réponses les plus efficientes à une pérennité des régimes de retraites de notre pays ainsi qu’une amélioration conséquentes et durables des pensions servies », a dit Mansour Sy.

Auparavant, le directeur du travail et de la sécurité sociale est revenu sur l’organisation et les objectifs de cette conférence sociale. Notamment sur la feuille de route qui a été adoptée à l’issue de la rencontre. « Les parties prenantes de la conférence s’étaient fixés comme objectif général de définir une feuille de route thématique, consensuelle pour un programme national de réformes des systèmes de retraite afin d’assurer aux sénégalais un système de retraite viable et inclusif à long terme », a expliqué Karim Cissé. Il a rappelé les différentes thématiques sur lesquelles des discussions approfondies ont été menées. A cet effet, des tables-rondes ont été menées sur « la mise en place des fonds privés de pensions », « la viabilité du régime géré par le Fonds national de retraite » et « l’extension de la couverture retraite à l’économie informelle », etc. Sur ces différents thèmes, des propositions concrètes ont été faites par les experts, permettant d’arrêter cette feuille de route consensuelle pour une meilleure efficacité du système de retraite sénégalais.

Maguette NDONG et Ndiol Maka SECK

Le président de la République, Macky Sall, a invité les chefs religieux à davantage s’engager dans la lutte contre le terrorisme en sensibilisant les jeunes à travers les dahiras ou les conférences religieuses, tout en se fondant sur le Coran, la Sunnah et l’héritage des anciens. « Aujourd’hui, l’Europe est en train de subir un sacré coup lié au radicalisme religieux. On voit des jeunes qui se radicalisent en assimilant quelques concepts de l’Islam, alors que cela n’a rien à voir avec la religion musulmane », a-t-il déploré. Sa conviction est que la meilleure arme pour vaincre le terrorisme est le savoir et les livres saints. L’État peut mobiliser des policiers, des gendarmes, etc., mais le plus grand du travail est du ressort des chefs religieux qui doivent conscientiser les gens sur les méfaits de cette pratique. Nous devons protéger les jeunes avant qu’ils ne s’égarent », a soutenu le chef de l’État. Le porte-parole du Khalife général des Layènes, Mamadou Lamine Laye, a rappelé que le terrorisme ne repose sur aucun fondement religieux encore moins islamique, d’autant « qu’il n’y a pas de contraintes en matière de religion ».

S. D. SY

Le président de la République, Macky Sall, a rendu visite, hier, au Khalife général des Layènes, El Hadji Abdoulaye Thiaw Laye. Il a réaffirmé tout son engagement à soutenir et à accompagner les foyers religieux du pays dans tous leurs projets.

En prélude à la 137e édition de l’Appel de Seydina Limamou Laye, prévu demain et après-midi, le président de la République, Macky Sall, a rendu, hier, une visite de courtoisie au Khalife général des Layènes, Serigne Abdoulaye Thiaw Laye, à son domicile, sis à Yoff. A son arrivée, il s’est entretenu avec le saint homme et a recueilli ses prières et bénédictions. Il était accompagné d’une forte délégation, constituée, outre le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, des ministres Abdoulaye Daouda Diallo, Abdoulaye Diouf Sarr, Maïmouna Ndoye Seck, Seydou Guèye, de Zahra Iyane Thiam, du gouverneur de la région de Dakar, etc. A cette occasion, le président Macky Sall est revenu sur l’actualité de l’idéologie de l’Appel de Seydina Limamou Laye. « Commémorer la 137e édition de cet Appel laisse à penser que le Seigneur l’a béni. Beaucoup d’idéologies et de philosophies sont passées et sont périmées au fil du temps. Cet Appel de Seydina Limamou Laye ne sera jamais périmée parce qu’il émane du Seigneur (Swt) », a-t-il témoigné. Il a ainsi rendu un hommage appuyé au Khalife général des Layènes qui est un grand rassembleur, un homme de paix et qui a toujours appelé à l’unité des familles religieuses du pays. Le chef de l’État a ainsi loué les valeurs essentielles incarnées par cette communauté religieuse et qui se résument à la discipline, au courage, au culte du travail et à la paix. « Des vertus enseignées et léguées par son fondateur Seydina Limamou Laye », a relevé le président Sall pour qui « la couleur blanche qui transparait dans l’accoutrement des disciples layènes en est une parfaite illustration ». Ces valeurs correspondent bien, a-t-il dit, à sa vision d’émergence de notre pays.

Inauguration du Palais résidentiel de Cambérène
Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à accompagner la communauté layène dans tous ses projets. C’est dans ce sens que s’inscrit, a-t-il rappelé, le programme de modernisation des cités religieuses. C’est ainsi qu’il a annoncé l’inauguration du Palais résidentiel de Cambérène Seydina Issa Laye dans deux mois. S’agissant des travaux de la Voie de dégagement nord prolongée (Vdn), il a indiqué qu’ils donneront une belle image au mausolée de Seydina Issa Laye. « Le tracé de la Vdn prolongée ne va nullement l’empiéter. Il va plutôt l’embellir et surtout avec les travaux de réhabilitation », a-t-il assuré. « Nous n’avons fait que commencer ces travaux que nous allons poursuivre partout. Il en sera de même pour l’assainissement et pour d’autres domaines. Le gouvernement ne ménagera aucun effort pour apporter sa contribution », a dit le président Sall, qui a surtout magnifié les relations étroites qu’il entretient avec cette famille. C’est dans ce contexte que s’inscrit, a-t-il rappelé, la tenue à Diamalaye du Congrès d’investiture de son parti pour l’élection présidentielle de 2012, sous la bénédiction du Khalife général des Layènes. Le chef de l’État a salué l’engagement de ses collaborateurs, membres de cette communauté, tout en invitant leurs condisciples à davantage les soutenir. « L’art de bien gouverner, c’est d’être bien entouré », a répliqué le porte-parole du Khalife général des Layènes, Mamadou Lamine Laye qui a apprécié cette visite de courtoisie. Il s’agit là, a-t-il expliqué, d’une « marque de considération et d’estime » vis-à-vis de sa communauté. Pour lui, on ne dira pas mieux par rapport à ce que le chef de l’État a dit sur le sens de l’Appel de Seydina Limamou Laye. « Puisqu’il a tout dit et de la plus belle des manières, nous ne ferons que des zikrs le jour de la commémoration de l’Appel (demain) », a-t-il affirmé, tout en réitérant son soutien au chef de l’État.

Seydina Issa Thiaw Laye, fils du Khalife général des Layènes, a abondé dans le même sens, en magnifiant les belles réalisations du président Macky Sall dans tous les domaines au profit de la communauté layène. « Aucun chef d’État, avant vous (le président Macky Sall), ne l’a fait. Que ça soit en promotion des membres de la communauté layène, des infrastructures », a-t-il fait constater. Le Haut conseiller des collectivités territoriales a salué la carte de « l’équilibre » décliné par le chef de l’État auprès de tous les foyers religieux et « sans aucune frustration ». C’est une preuve, selon lui, que les pouvoirs temporel et spirituel doivent aller ensemble au grand bénéfice des populations. Des prières ont été dites pour le chef de l’État afin qu’il réalise ses ambitions pour le pays et pour qu’il ait une majorité à l’Assemblée nationale au soir du 30 juillet 2017 et qu’il soit réélu en 2019. Des prières ont été formulées pour tous les disparus notamment du « Daaka » de Médina Gounass, des naufragés des Îles du Saloum et pour l’illustre Cheikh Ahmed Tidiane Sy « Al Maktoum ».

Souleymane Diam SY

Suite à la décision du président François Hollande, prise le 15 avril dernier, accordant la nationalité française à 28 Tirailleurs sénégalais et sa promesse d’en accorder à tous ceux qui résident en France et qui en feraient la demande, le Pr Iba der Thiam a exprimé la reconnaissance et les vives félicitations de la communauté des intellectuels, universitaires et traditionalistes chargée de la réécriture de l’Histoire générale du Sénégal, des origines à nos jours, « pour l’ensemble de son action et pour les résultats déjà obtenus dans ce combat mémoriel ».

Selon le Pr Thiam, cette décision est « l’aboutissement heureux d’un combat et de la solidarité agissante des tirailleurs soutenus par leurs familles et leurs camarades français pour la réhabilitation mémorielle et le recouvrement de leurs droits ». En outre, ce pas franchi symbolise « le succès de la politique menée avec efficacité, discrétion et détermination auprès des autorités françaises par le président de la République », a-t-il soutenu. En attestent la réception historique d’une copie des « Archives numérisées de Thiaroye », la promesse solennelle du président français de la remise prochaine de 2.000 photos numérisées de Tirailleurs sénégalais de la seconde guerre mondiale, la création d’un site Internet logé au Palais de la République, son invite aux chercheurs à promouvoir l’histoire encore méconnue des Tirailleurs, ses instructions pour l’inscription du site de Thiaroye dans le parcours du tourisme mémoriel... Autant d’actes posés par le chef de l’État et qui permettront, de l’avis du Pr Thiam, de « rendre hommage et faire mieux connaître l’histoire des Tirailleurs sénégalais, de valoriser et de vulgariser davantage cette mémoire enfouie dans les méandres de l’oubli ». C’est ainsi qu’au nom de toute la communauté intellectuelle chargée de la réécriture de l’« Histoire générale du Sénégal, des origines à nos jours », et au nom du « Comité pour la valorisation des archives de Thiaroye 44 », « nous restons, plus que jamais, disposés à accompagner le président Macky Sall dans cette politique mémorielle qui commence à porter ses fruits », a-t-il conclu.

M. L. DIEYE

Le président du Mouvement libéral «Ca Kanam», Ousmane Ngom, demande aux guides religieux de s’impliquer dans la préservation de nos valeurs.

Le Mouvement libéral «Ca Kanam» veut consolider son implantation dans la région de Kolda. Son président, Me Ousmane Ngom, vient de boucler une visite dans la capitale du Fouladou où il a rencontré ses militants et sympathisants dans la perspective des élections législatives du 30 juillet prochain. L’occasion, pour l’ancien ministre de l’Intérieur, de mesurer le baromètre populaire de son mouvement au Fouladou et d’expliquer à ses partisans sa nouvelle vision de la politique. Il a également tenu à préciser la mission qu’il entend donner à son mouvement dans le landerneau politique national. Il estime que malgré son jeune âge, le Mouvement qui a été créé, il y a un peu plus d’un an, est aujourd’hui, implanté sur toute l’étendue du territoire national. Et il se définit avant tout, comme un mouvement de développement avant d’être un mouvement politique.

Me Ngom dit, par ailleurs, avoir tiré les leçons du passé qui consistait à utiliser les populations pour parvenir à ses fins. Il entend, désormais, mettre l’accent sur le développement socioéconomique du pays. « Nous avons tiré les leçons de ce qui s’est passé bien avant et qui consistait à utiliser seulement les populations comme une marge de manouvrière, comme un escalier pour se hisser dans les sphères sociales. Ceci doit cesser, nous devons tourner le dos à cette méthode de faire la politique. Et c’est pourquoi, nous avons dit que maintenant, nous mettons en avant la politique de développement », martèle-t-il. Il invite par ailleurs, les guides religieux à s’impliquer dans la préservation de nos valeurs intrinsèques qui sont aujourd’hui, menacées de disparition par nombreux facteurs. « Nous nous sommes levés pour aller à la rencontre des populations du Sénégal des profondeurs. Nous nous sommes levés également pour venir nous ressourcer dans les grandes valeurs qui structurent notre pays, car, aujourd’hui, tout le monde convient, que les valeurs ont tendance à disparaître. Il nous faut avoir un Sénégalais porteur de grandes valeurs, des valeurs positives de notre culture et ses valeurs nous les trouvons certes, dans tous les segments de la société. Mais, nous espérons surtout, que nous pouvons davantage les trouver auprès des guides religieux de notre pays », explique-t-il.

Mamadou Aliou DIALLO

Malgré la persistance des difficultés des retraités, les pensions, selon Mansour Sy, ont sensiblement augmenté. D’après lui, le président de République a, dans son intervention, donné des exemples patents : des pensions de 100.000 FCfa qui sont passées à 146.000 FCfa. Et celles de 50.000 qui ont connu 22.000 FCfa de hausse. A l’en croire, le président de la République a pris d’autres mesures pour renforcer l’Ipres notamment l’exonération de plusieurs taxes dont l’économie a été évaluée à plus de 8 milliards de FCfa. « Malgré tout cela, il faut aller vers des réformes en profondeurs. C’est pourquoi le chef de l’État a donné des instructions pour travailler avec les partenaires sociaux : les employeurs, les travailleurs, etc. A la fin de ce travail, nous sommes arrivés à un ensemble de propositions qui seront soumises à la conférence sociale », a relevé Mansour Sy. La première proposition, a-t-il dit, est liée aux réformes paramétriques, et la deuxième, aux réformes institutionnelles. Il y a, enfin, la réforme des retraites volontaires qui sera obligatoire. « Nous sommes en train de discuter pour voir la part de l’employeur et celle des travailleurs. Nous allons, à la fin, proposer au président de la République, une feuille de route qui sera précise parce qu’il a dit qu’il faut que toutes les réformes soient mises en œuvre, au plus tard, en décembre 2018. Le seul souci du président, c’est de ne pas voir des retraités qui ont tout donné au Sénégal, être traumatisés par un départ en retraite misérable du fait d’une pension modique », a déclare le ministre du Travail.

M. NDONG et Ndiol Maka SECK

 

Mamadou Racine Sy a fortement salué la décision « historique » du chef de l’État, Macky Sall, de défiscaliser les pensions de retraite qui a permis à l’institution dont il est le président du conseil d’administration, de relever le niveau des allocations. Il a aussi loué les efforts du patronat pour que les travailleurs jouissent d’une retraite paisible.

Le Pca de l’Ipres a fortement salué la mesure prise par le chef de l’État de défiscaliser les pensions de retraite et les placements financiers de l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres). Elle a permis à l’institution de faire une économie d’environ 8 milliards de FCfa consacrés à l’amélioration des conditions de vie des allocataires. « Le financement de notre système de retraite coûte évidemment très cher. C’est l’occasion, Monsieur le président, de vous remercier de la décision historique que vous avez prise de défiscaliser les pensions de retraite et les placements financiers de l’Ipres. Cette défiscalisation renforce, aujourd’hui, les efforts de notre institution pour le relèvement des niveaux de pensions des retraités », a dit Mamadou Racine Sy.

Pour lui, l’avenir de notre système de retraite, c’est aussi le renforcement de l’autonomie de gestion de l’institution « qui n’est pas négociable ». « Il faut que l’autonomie de gestion de l’Ipres soit préservée pour que nous puissions continuer à travailler pour les retraités. Le tripartisme État-employeur-travailleur est une réalité dans les organes de gouvernance de l’institution. Rien ne peut être décidé sans le consentement de la majorité des partenaires sociaux et sans l’approbation de l’État. C’est un signe de bonne gouvernance qu’il convient de sauvegarder », a soutenu le porte-parole du patronat.

Faible niveau de cotisation
Au cours de cette conférence sociale, il sera question de la mise en place d’un régime complémentaire à l’Ipres pour les non cadres. A cet effet, l’employeur rappelle que notre pays doit rester attractif et compétitif en termes de coût des cotisations sociales. Et pour cela, il faut privilégier le réalisme et se garder de toute proposition préjudiciable à l’investissement privé par rapport aux pays concurrents. « Le patronat est ouvert à la concertation, mais il souligne, dès à présent, que la répartition des pourcentages employeurs-travailleurs de ce régime complémentaire ne doit pas revêtir un caractère obligatoire », a souligné Mamadou Racine Sy. La mise en place des fonds privés de pensions de retraite est aussi l’un des thèmes majeurs de cette conférence. Pour cela, le patronat a mentionné l’existence des produits d’assurance offerts déjà par ses compagnies d’assurance. Toutefois, il s’est dit favorable à ce qu’il y ait plus d’intervenants dans l’offre, mais dans le respect, dans la concurrence et de la libre administration des bénéficiaires. Le Pca de l’Ipres a, auparavant, relevé qu’aller à la retraite constitue une angoisse pour bien des travailleurs du fait de la modicité des pensions. « Comment ne pas être effrayé quand l’on annonce à un travailleur qui a un salaire mensuel moyen de 100.000 FCfa que sa pension mensuelle sera de 35.000 FCfa aussitôt qu’il sera admis à la retraite ? Quand on annonce à un cadre qui a un salaire mensuel de 400.000 FCfa que sa pension sera de 100.000 FCfa après la retraite ? Mais aussi à ce haut cadre d’entreprise et à ce directeur général ayant un salaire mensuel compris entre 1 million et 5 millions de FCfa que sa pension à la retraite sera de 350 000 FCfa ? » s’est interrogé M. Sy. A l’en croire, « si nous voulons une retraite descente pour tous, il nous faut aller jusqu’au bout des réformes systémiques et paramétriques du régime des pensions ».

Par ailleurs, il a expliqué que les petites pensions sont liées à la faiblesse des niveaux et la courte durée des cotisations. Il a ainsi rappelé que la protection sociale est une affaire de tous. « Trop de solidarité ne tue pas la solidarité, mais c’est l’irresponsabilité qui la détruit. Il ne faut donc pas détruire la solidarité, mais organiser la responsabilité de l’État, celle des employeurs, des travailleurs et des retraités. Bâtir une nouvelle architecture de notre système de retraite ne consiste pas simplement à ouvrir un débat sur la réalité des niveaux de pensions mais c’est surtout apporter des réponses à son financement », a-t-il soutenu. Le Pca de l’Ipres a, enfin, rassuré que le patronat souhaite que tous les travailleurs bénéficient d’une retraite descente, ce repos bien mérité. Cependant, il a plaidé pour une protection sociale qui privilégie le travail, « valeur fondamentale de toute société progressiste ». « La richesse, il faut la produire pour la partager car c’est l’économie qui nourrit le social », a estimé M. Sy.

M. NDONG et Nd. M. SECK

Les retraités du Sénégal ont profité de l’ouverture de la 2ème Conférence sociale pour égrener, devant le chef de l’ État, un chapelet de doléances. « M. le président, les retraités de l’Ipres ne peuvent pas être en face de vous sans mettre en exergue quelques unes de leurs doléances qui ont pour noms la révision intégrale des textes qui régissent l’institution, leur représentation au sein du Conseil d’administration - dont nous saluons la disponibilité et la volonté d’améliorer les conditions de vie des retraités -, l’abandon du système de calcul des pensions par point et la mise en œuvre du système de calcul au pourcentage, la réduction de la durée de traitement des nouveaux dossiers, l’inclusion de leur prise en charge médico-sanitaire et sociale dans les textes de l’Ipres, etc. », a énuméré Iba Diallo.

Selon le porte-parole des allocataires, à côté des retraités non fonctionnaires, ceux du Fonds national de retraite (Fnr) souffrent des mêmes maux que ceux de l’Ipres. Aussi, demandent-ils d’être associés, en amont et en aval, partout où l’on traite les questions de retraite et de pension, l’application, sans délai, du relèvement de 10 % des pensions de retraite comme promis par le chef de l’État dans son discours à la Nation en fin d’année 2013, le relèvement des pensions de réversion à 100 % (50 % pour les veuves et 50 % pour les ayants-droit), la prise en compte dans les quotas de récipiendaires pour les décorations de l’État aux différents ordres nationaux, l’attribution de parcelles pour la construction d’un siège, etc. « M. le président, nous attirons aussi votre attention sur deux faits : la satisfaction de la demande de l’Association nationale des retraités civils et militaires du Sénégal d’être érigée en une organisation d’utilité publique et la reconnaissance de la Fédération des associations de retraités et personnes âgées du Sénégal dans les corps constitués », a plaidé M. Diallo.

M. NDONG et Nd. M. SECK

Le représentant résident du Bureau international du travail (Bit) a loué l’exemplarité du Sénégal dans la sous-région, concernant l’application des normes pertinentes de l’Organisation internationale du travail en administration du travail et en protection sociale. Il a rappelé que son organisation et le gouvernement du Sénégal ont un projet sur le régime simplifié pour le petit contribuable, qui a pour objectif, l’inclusion sociale des travailleurs de l’économie informelle et l’accompagnement de leur transition vers l’économie formelle.

M. NDONG et Nd. M. SECK

Jusque-là, le climat social sénégalais s’est plus ou moins apaisé depuis la signature du Pacte national de stabilité social et d’émergence économique, en avril 2014, entre le gouvernement et les partenaires sociaux. 

Mais Mody Guiro, le secrétaire général de la Cnts, représentant des organisations syndicales, a soulevé des griefs susceptibles, selon lui, de causer de « futures perturbations ». « Nous sommes au regret de constater que dans le plan d’actions du pacte que nous avons adopté ensemble, peu de choses ont été réalisés, faute de moyens dit-on et cela ne milite pas en faveur d’un environnement apaisé ; l’apport sur la retraite n’est pas effectif dans beaucoup de secteurs d’activité, certains patrons résistent, à ce jour, à son application.

Les travailleurs et les syndicats ont joué leur partition. Il faut que l’État et les employeurs aussi respectent leurs engagements faut de quoi, le Pacte n’aura pas de sens », a averti Mody Guiro, appelant le chef de l’État à soutenir davantage ce pacte.

M. NDONG et Nd. M. SECK

Pour permettre à l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) de répondre aux problèmes des retraités, l’État vient d’exonérer l’institution d’un impôt équivalent à 8.123.000.000 de FCfa. 

« J’ai demandé au gouvernement, depuis le 1er janvier 2017, d’exonérer l’Ipres de l’impôt sur les sociétés, de l’impôt sur les revenus, de la contribution des propriétés foncières bâties et non bâties, de la surtaxe des terrains non bâtis ou insuffisants bâtis et de la patente, ce montant a été évalué à 8.123.000.000 de FCfa. Cette somme est redonnée à l’Ipres chaque année », a expliqué le chef de l’État, ajoutant que ces « efforts » de l’État ont pour finalité exclusive de bénéficier aux différentes générations de retraite. Seulement, le chef de l’État a rappelé aux responsables de l’Ipres une rationalisation des charges de fonctionnement et une optimisation de ses placements dans l’intérêt exclusif des travailleurs.

M. NDONG et Nd. M. SECK

Le système de retraite sénégalais ne peut pas être performant sans un versement correct des cotisations des travailleurs. C’est l’avis du chef de l’État, Macky Sall, qui souhaite plus de rigueur sur la question. A ce titre, il a invité les membres du gouvernement à « veiller scrupuleusement » au reversement régulier et intégral des cotisations à la pension de retraite exigible sur les traitements et salaires. Un rappel qui s’adresse aussi au privé. « J’invite le secteur privé à faire de même parce que souvent, c’est dans les entreprises qu’on a plus de difficultés. C’est une invite pour que notre système soit protégé », a dit le président de la République.

M. NDONG et Nd. M. SECK

Pour éviter que la retraite ne soit plus cette « source d’angoisse » tant redoutée par les vieilles personnes, le chef de l’État, Macky Sall, a pris une batterie de mesures allant de l’instauration d’une pension minimale de 35.518 de FCfa à la transformation du Fnr en fonds de pension retraite en passant par l’extension de la pension retraite au secteurinformel. Macky Sall a décliné ces mesures lors de l’ouverture de la 2ème Conférence sociale sur le thème : « La réforme des retraites au Sénégal : vers des régimes viables et inclusifs ».

Face aux nombreuses insuffisances de notre système national de retraite qui ont pour noms faiblesse des pensions, déséquilibre entre les régimes, manquements constatés dans le versement des cotisations et les lenteurs administratives avant le départ à la retraite, le chef de l’État entend apporter des innovations. Surtout pour éviter que le départ à la retraite ne soit plus « une source d’angoisse existentielle » pour les personnes âgées. « Il convient surtout d’adopter notre modèle de gouvernance des régimes de retraite aux standards internationaux afin de lever la psychose du départ. Pour cela, j’ai instruit le gouvernement de prendre toutes les dispositions juridiques et pratiques requises pour assurer aux agents de l’État et aux travailleurs régis par le régime de l’Ipres, une pension dès leur admission à la retraite », a dit, hier, Macky Sall à l’ouverture de la 2ème Conférence sociale. Pour ce faire, le chef de l’État a dit avoir donné plusieurs instructions aux membres du gouvernement pour rendre ce système plus performant, répondant aux besoins des retraités actuels et futurs.
Pour le président de la République, il s’agit d’abord d’instaurer « des pensions minimales » égale à 98 % du Smig, soit 35.518 FCfa.

« Cela permettra à l’Ipres de relever à un niveau acceptable les pensions de retraités ayant eu des carrières accidentées ou très courtes », a expliqué le chef de l’État ajoutant que c’est n’est pas une promesse, mais plutôt « un engagement » qu’il compte appliquer avant fin 2018. Autre mesure phare que le gouvernement va prendre, c’est l’extension de la pension de retraite au secteur informel. Pour le chef de l’État, les acteurs de ce secteur ont des revenus trop modestes qui ne les autorisent guère à cotiser pour une pension de retraite. « A ce titre, j’ai ordonné au gouvernement de déployer des mécanismes innovants pour rendre opérationnels les régimes simplifiés adaptés aux spécificités du secteur informel. C’est le projet d’extension de la retraite et de la maladie au secteur informel à travers le Régime simplifié pour les petits contribuables (Rspc) », a expliqué le président Sall.

Réforme paramétrique du Fnr
En ce qui concerne le Fonds national retraite (Fnr), le gouvernement prépare une « réforme paramétrique » dont l’objectif est d’assurer la viabilité financière et de revaloriser les pensions. Après cela, il y aura une réforme institutionnelle qui visera l’autonomisation progressive du Fnr et la mise en place d’une retraite complémentaire. « A terme, nous sortirons le Fnr du Trésor public pour en faire un fonds de pension et travailler à une convergence de mise en place une seule et même caisse de retraite. Je demande au gouvernement de mener les concertations appropriées pour que ces réformes soient effectives au plus tard avant la fin de l’année 2018 », a relevé le président de la République. Toutes ces réformes vont s’ajouter à celles déjà prises concernant l’Ipres. Notamment la hausse des 40 % des pensions soit 10 % chaque année depuis 2012, la mensualisation des pensions, le relèvement des plafonds de salaires soumis à cotisations, le relèvement de la durée du stage donnant droit à une pension à 10 ans au lieu d’un an. Toutefois, le président de la République s’est réjoui de la tenue de cette rencontre, tout en espérant que « les recommandations consensuelles » qui en sortiront, permettront de renforcer les régimes de retraite existants et d’identifier les modalités d’extension de la couverture retraite des travailleurs non couvert par le système actuel.

Par Maguette NDONG et Ndiol Maka SECK

Hier, à l’ambassade de France à Dakar, les Français sont venus assez tôt le matin, accomplir leur devoir civique dans le calme et en nombre. Sur place, il y a une affluence matinale et un bon déroulement du scrutin présidentiel.

L’ambassadeur de France, Christophe Bigot a indiqué que les 13.000 français inscrits enregistrés au Sénégal sont attendus dans 7 bureaux de vote à travers le pays.
Dès 8 heures, les bureaux de vote à l’ambassade de France étaient envahis. A la queue leu-leu, les électeurs avaient commencé à accomplir, à tour de rôle, leur devoir civique. Française d’origine cap- verdienne, Mme Isabelle Nacimento Dobrito venait de sortir de son bureau de vote. Soutenant avoir voté normalement et sans problème, elle a confié : « ça c’est très bien passé.

C’est une grande joie pour moi d’avoir accompli ce devoir civique ». Tout comme elle, cet homme du 3ème âge que nous avons croisé, âgé de 67 ans et qui a vécu en France pendant 30 ans, a lui aussi salué le bon déroulement du vote avant de laisser entendre, « je viens de voter pour notre intérêt ». Pour Mme Laurence Gavron qui vit, depuis 15 ans et de façon continue au Sénégal et qui attendait de voter, c’est un vote où vraiment personne ne sait ce qui va se passer. «Je crois qu’il n’y a jamais eu autant de suspens et j’espère surtout que les Français de Dakar, du Sénégal ne vont pas voter pour Le Pen. Il y a des tendances comme ça et moi je ne veux ni Le Pen, ni Fillon parce que je pense qu’ils sont très mauvais pour la France. Ils sont très réactionnaires et l’on a envie de progresser », a-t-elle ajouté.

13.000 français inscrits au Sénégal
D’après l’ambassadeur de France au Sénégal qui a aussi accompli son devoir civique avant de s’adresser à la presse, toutes les dispositions, en termes d’organisation, en termes de sécurité, ont été prises. «Il faut avoir en tête qu’il y a 7 bureaux de vote ici au Sénégal, il y a 13.000 qui sont inscrits. Cela demande un travail considérable. Le vote a lieu de 8 heures à 19 heures. Les bureaux de vote sont ici à l’ambassade, mais aussi au lycée Jean Mermoz et vous avez également des bureaux de vote à Saint-Louis et à Saly (Mbour). Voilà le dispositif qui a été prévu pour ce premier tour de l’élection présidentielle, sachant que nous aurons normalement un deuxième tour dans 15 jours », a affirmé, Christophe Bigot. Confirmant l’affluence de la matinée, l’ambassadeur de France a indiqué, quant au taux de participation, qu’il y a cinq ans, en 2012, il était de 39, %. « Nous verrons cette année s’il y aura plus de participants, qu’il y a cinq ans. A la dernière élection, nous avions 12.000 inscrits. Ce qui montre que la communauté française au Sénégal grandit, s’accroit », a-t-il fait comprendre. « C’est un grand moment, tous les cinq ans et cela permet de faire un choix et de participer à la vie collective qui est extraordinaire. Nous avons la chance, la France et le Sénégal ont les mêmes valeurs démocratiques ancrées dans notre Adn. C’est donc un moment important. C’est toujours important que chacun puisse participer au vote », a-t-il révélé.

Dispositions sécuritaires renforcées
Pour le consul général de France à Dakar, Olivier Serot Almeras, le rendez-vous d’aujourd’hui, c’est celui civique de sa communauté. « Nous avons mis tout en œuvre pour que les choses se passent au mieux. Nous avons eu à cœur de faciliter le vote pour notre communauté, en augmentant le nombre de bureaux de vote sur le territoire. En essayant d’inviter les gens à voter, en communiquant beaucoup en amont pour que les gens sachent où et comment voter, aussi par procuration. C’est le signe de ce grand rendez-vous que nous voulons chaleureux et qui témoigne de la vitalité de notre communauté », a-t-il insisté. En termes de sécurité, il a précisé : « nous avions pris des dispositions sécuritaires renforcées. Nous les avons peut-être accrues à l’issue de ce qui s’est passé à Paris. Je peux dire combien nous sommes satisfaits de voir que les forces de police et de gendarmerie sénégalaises travaillent main dans la main avec nos forces de sécurité à l’ambassade et tous ceux qui sont naturellement en charge de ce problème ». « Ce sont des dispositifs qui sont là pour veiller sur nos compatriotes afin qu’ils se sentent en sécurité, pour que les lieux de vote soient sécurisés », a-t-il insisté.

Amadou DIOP

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