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Politique (3932)

Des députés de l’opposition comme Madické Niang, président du groupe parlementaire «Liberté et Démocratie », a dénoncé le manque de sincérité et de transparence du budget. Alors que d’autres, dont Mamadou Lamine Diallo et Ousmane Sonko, se sont émus du niveau d’endettement du Sénégal. Mais, pour le ministre Amadou Bâ, il n’y a pas de quoi fouetter un chat. Il a assuré que cette dette est suivie et maîtrisée et que le Sénégal fait partie des quatre pays de l’Afrique de l’Ouest à faible risque de surendettement. « Notre budget est en perpétuel mouvement. Si on devait le résumer, on dirait "audace et prudence". Tous les pays du monde s’endette, c’est normal et naturel. Nous sommes dans une logique de transparence absolue. Si les institutions bancaires acceptent de prêter au Sénégal, c’est parce que nous avons une situation macroéconomique équilibrée et une gestion budgétaire rigoureuse », a-t-il argué. Néanmoins, le ministre a déclaré qu’il faut faire attention et se prémunir contre les risques de change, en particulier contre les fluctuations du dollar, car, selon lui, « personne n’est à l’abri d’un choc ».

Preuve que les partenaires font confiance au Sénégal, Amadou Bâ a déclaré avoir reçu, en cours de séance, un Sms de la Bid informant qu’elle approuvait un financement de 60 millions de dollars, soit 40 milliards de FCfa, en faveur du Pudc. Une convention qui sera signée le 23 décembre prochain. Par ailleurs, il a souligné, avec force, que le Sénégal, au regard de sa situation macroéconomique, est capable d’assurer des taux de croissance de 7 % sur le long terme, sans même l’apport des ressources pétrolières et gazières.

Elh. I. THIAM

Le débat sur le coût du Train express régional s’est invité dans les échanges. Cependant, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a appelé les uns et les autres à ne pas faire dans l’extrapolation en ajoutant dans le financement de ce projet le coût de la fiscalité.

Il a rappelé que beaucoup de projets au Sénégal ont été financés de la même façon, donnant ainsi l’exemple du stade Léopold Sédar Senghor et l’hôpital Dalal Jamm. « Il ne faut pas singulariser le Ter ; il a été financé de la même manière que ces deux projets. Le Ter, ce sont deux tranches. Une tranche ferme entre Dakar et Diamniadio et une tranche conditionnelle qui n’est pas encore financée et devant aller de Diamniadio à l’Aibd. Les engagements que nous avons, aujourd’hui, concernent Dakar-Diamniadio. Une fois arrivé à Diamniadio, il va falloir trouver les financements pour que le Ter arrive à l’Aibd en 2021. Nous y travaillons », a expliqué Amadou Bâ. Pointant du doigt le manque d’ambition des responsables de l’opposition, le ministre a martelé que le Sénégal doit pouvoir avoir un train électrique. Selon lui, le projet du Ter doit être fait. Et ce, aux meilleurs standards comme l’autoroute à péage dont la réalisation, qui a soulevé beaucoup de salives à l’époque, s’est révélée, avec le temps, être une nécessité. « Les Sénégalais aspirent à l’émergence. La facilité avec laquelle le financement a été mobilisée montre que le Sénégal est crédible et que ce projet est rentable. La Bid, la Bad, l’Afd, le Trésor français ne jettent pas leur argent ; c’est les insulter que de le penser. Le Sénégal est crédible et prions qu’il continue de l’être », a-t-il conclu.

Elh. I. THIAM

Dans l’élaboration du Ptip 2018-2020, la dimension régionale a été prise en compte. Certainement, une manière pour le gouvernement de poursuivre la mise en œuvre des recommandations issues des Conseils des ministres décentralisés dans les différentes régions. Sur le plan budgétaire, il s’agit de mettre l’accent sur d’importants projets et programmes localisés dans ces zones.

Parmi les investissements, il y a ceux prévus dans le Programme de désenclavement Phase 1 (aménagement et bitumage de la route Salémata-Kédougou) et Phase 2 (aménagement et bitumage des routes de la Boucle du Boudié sur 135 km, y compris 8 km de voies urbaines à Sédhiou). Il y a aussi le projet de construction du pont de Foundiougne, la réalisation de l’Université du Sine-Saloum, le projet de construction des hôpitaux de Touba, Sédhiou, Kédougou et Kaffrine, le développement agricole en tiers sud dans la région de Kolda, le projet de construction d’une troisième usine de traitement d’eau à Keur Momar Sarr (Kms 3) et ses renforcements en aval dans la région Louga. Son également prévus le projet de protection de la langue de Barbarie, à Saint-Louis et le projet de développement du port de Ziguinchor. Au total donc, dans le Ptip 2018-2020, le montant réservé aux programmes et projets dans les régions s’élève à 6.257 milliards de FCfa.

Elh. I. THIAM

Les crédits des charges communes sont arrêtés à 227,8 milliards de FCfa en 2018 contre 209,7 milliards de FCfa en 2017, soit une hausse de plus de 18 milliards de FCfa. Comme les autres textes, il a été adopté par les députés à la majorité des voix.

Comme les trois autres textes, celui portant sur les dépenses communes est passé comme lettre à la poste puisque la majorité des députés l’a adopté. Ces crédits sont arrêtés à 227,8 milliards de FCfa en 2018 contre 209,7 milliards de FCfa en 2017, soit une hausse de plus de 18 milliards de FCfa.

Administrés par le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, ces crédits budgétaires sont destinés à la prise en charge des dépenses de personnel non réparties entre les autres institutions et ministères, au remboursement des droits indûment perçus, aux dépenses permanentes (eau, électricité et téléphone), aux dépenses relatives à l’équipement des services administratifs en mobilier et matériels roulants, aux frais d’actes et de contentieux gérés par l’Agence judiciaire de l’Etat. Ils servent aussi aux dépenses liées au programme de vérification des importations de la douane, aux provisions pour imprévus et crédits globaux, aux indemnités d’expropriation et de préemption, au Fonds national d’entreprenariat rapide, au programme de suivi des opérations financières de l’Etat et au programme d’intelligence économique.

Elh. I. THIAM

Dernier des quatre textes sur lesquels les députés devaient se pencher, hier, le projet de Loi n°27/2017 portant Loi de Finances pour l’année 2018 a été adopté sans débats. Cela, après le rejet d’une motion préjudicielle déposée par le président du Groupe parlementaire Liberté et Démocratie dont les membres ont préféré quitter l’Hémicycle.

Le projet de Loi de Finances pour l’année 2018 a été adopté par la majorité des députés. Mais cette adoption s’est faite dans la cacophonie puisque une partie de l’opposition du groupe parlement «Liberté et Démocratie» a préféré bouder les travaux. Cela, après qu’une motion préjudicielle déposée par leur président, Madické Niang, a été rejetée. En effet, ce dernier a dit avoir constaté beaucoup de manquements et de confusions dans les chiffres contenus dans le texte qui leur a été soumis et voulait donc que son examen soit renvoyé. « Les chiffres qui figurent dans ce projet de Loi ne sont ni sincères, ni équilibrés encore moins transparents. Par exemple, on continue d’affecter des fonds aux secrétaires d’Etat alors qu’ils n’existent plus dans la structure gouvernementale.

C’est la même chose avec le Ministre porte-parole du gouvernement qui n’existe plus et qui est remplacé par un Secrétaire général du gouvernement Porte-parole du gouvernement. C’est une mascarade», a martelé l’ancien ministre de la Justice sous Abdoulaye Wade sur le préau de l’Hémicycle. Mais, auparavant, le ministre Amadou Bâ avait pris son contrepied en lui rétorquant ceci : « Honorable, vous faites une confusion entre la Loi de Finances et le Budget-programmes, cela n’a rien à voir ». C’est après coup que la motion a été rejetée et que proposition a été faite par le président du Groupe parlementaire « Benno Bokk Yaakaar », Aymérou Gningue, d’adopter ce texte sans débats dès lors qu’il résume l’ensemble des travaux qui ont été faits jusqu’ici. Ainsi donc, comme cela avait été annoncé depuis longtemps, le projet de Loi de Finances initiale, pour 2018, est arrêtée en équilibre à 3.709,1 milliards de FCfa contre 3.360 milliards de FCfa en 2017, soit une hausse de 349,1 milliards de FCfa en valeur absolue et 10,4 % en valeur relative.

Elh. I. THIAM

Le choix de l’ancien ambassadeur Seydou Nourou Bâ par le président de la République, Macky Sall, pour présider aux destinées du Comité de suivi du processus électoral, qui sera installé aujourd’hui à 10 heures, à la Direction générale des élections, est diversement apprécié par la classe politique.

C’est pour épargner le pays de contentieux pré et/ou post-électoraux inutiles que le chef de l’Etat a décidé de mettre sur pied ce comité confié à l’ancien diplomate. Avec des avis partagés, le Pds continue de poser des préalables pendant que l’Apr rétorque qu’il n’est pas du ressort de l’opposition de poser des conditionnalités.

ABDOU MBOW, PORTE-PAROLE ADJOINT DE L’APR : « LE CHEF DE L’ETAT A LES PRÉROGATIVES DE NOMMER AUX POSTES »
Tout en reconnaissant à l’opposition le droit d’exprimer son choix et/ou sa préférence pour un tel ou un autre pour diriger le ministère de l’Intérieur, M. Mbow précise que « il revient toutefois au président de la République, seul détenteur du pouvoir constitutionnel, de nommer à tous les emplois civils et militaires, de choisir librement ses collaborateurs ». Aussi, à l’endroit des opposants qui revendiquent une personnalité neutre pour organiser des élections, le porte-parole adjoint de l’Apr reconnaît que même si « l’opposition a le droit de dire sa préférence pour un tel ou un autre pour diriger le ministère de l’Intérieur, c’est le président de la République qui a les prérogatives constitutionnelles de nommer qui il veut, et personne ne peut le guider dans ses choix », déclare-t-il sur la Rfm. Non sans rappeler que l’organisation des élections au Sénégal n’est pas le fait d’un homme, mais bien de toute une administration rompue à la tâche. La vieille tradition électorale et la maturité démocratique du Sénégal nous ont valu deux alternances avec des élections organisées par le pouvoir en place. Pour en déduire que « personne ne peut truquer des élections dans ce pays ».

Pour M. Mbow, il faut surtout essayer de comprendre le sens de cet appel au dialogue, car « il y a un temps pour la surenchère et la politique politicienne et un temps pour les élections. Mais, il y a surtout un temps où tout le monde doit se donner la main pour des concertations sérieuses sur des questions d’intérêt national ». Aussi, « c’est un débat erroné de parler d’opposition significative, parce qu’il y a des indépendants et des partis à l’image du Pur qui sont partis seuls sous leur propre bannière aux dernières législatives et qui ont glané des sièges de députés ».

MAGUETTE SY, PDS : « NOUS ATTENDONS LA FEUILLE DE ROUTE »
Selon Maguette Sy du Pds, « la nomination de l’ancien ambassadeur Seydou Nourou Bâ représente un coup d’éclair dans le ciel sombre du processus électoral sénégalais ». Considérant que celui qui est nommé attend la feuille de route de celui qui le nomme, « nous allons attendre la feuille de route de l’ambassadeur pour savoir ce que Macky Sall veut », dit-il sur la Rfm. Pour être plus précis, « nous attendons de savoir ce qu’il veut, et nous allons décliner nos attentes », ajoute le responsable politique. Séparant l’homme de la mission et se refusant tout jugement à priori, il déclare : « Nous nous attendons à ce qu’il soit une personnalité neutre ». Pour M. Sy, si le dialogue est une bonne initiative et une nécessité, l’opposition ne veut nullement subir une bis repetita du « coup fourré de la Cena » qui a servi de faire valoir pour le régime de Macky Sall « pour organiser la dernière mascarade électorale ». A son avis, « on ne peut pas, avec plus de deux millions de Sénégalais écartés du fichier électoral et qui n’ont pas pu voter, l’exil et l’emprisonnement des adversaires politiques, tous potentiels candidats à la présidentielle de 2019, appeler à un dialogue sincère ».

Sur ce, il réitère leur exigence d’un audit complet du fichier électoral et le départ du ministre de l’Intérieur. « Nous ne pouvons pas faire un dialogue avec un ministre de l’Intérieur partisan pour l’organisation des élections », fait savoir Maguette Sy. Mieux, soutient-il, « il faut que les travaux, si travaux il y a, soient conduits par une personnalité neutre ». M. Sy rappelle qu’au sortir des législatives l’opposition a décliné « ses attentes et positions claires dans un livre blanc publié ».

M. L. DIEYE (Correspondance particulière)

Le président Macky Sall est arrivé, hier, à Tokyo à 16 heures locales (7 heures Gmt) pour une visite de travail de quatre jours (11 au 14 décembre). Le chef de l’Etat est l’invité spécial du Premier ministre japonais Shinzo Abe dont le pays organise un Forum de haut niveau sur la Couverture maladie universelle (Cmu), le 14 décembre, en partenariat avec la Banque mondiale et l’Organisation mondiale de la santé (Oms).

Accompagné d’une délégation dont des ministres et hauts fonctionnaires, le président Macky Sall a été accueilli sur le tarmac de l’aéroport Haneda par des officiels japonais et Cheikh Niang, ambassadeur du Sénégal au Japon. Dans la délégation qui accompagne le président Sall, on peut compter Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Santé et de l’Action sociale, et Mme Marième Badiane, ministre d’Etat à la présidence de la République et présidente des femmes de l’Alliance pour la République (Apr). Rappelons qu’en août 2016, à Nairobi, au Sommet Afrique-Japon, Tokyo s’était engagé à assister le Sénégal à hauteur de 41 milliards de FCfa dans son programme de Couverture maladie universelle (Cmu).
Durant son séjour, le président de la République aura des entretiens avec le Premier ministre japonais sur la coopération entre nos deux pays. Il est également prévu des rencontres avec le secteur privé japonais et la communauté sénégalaise.

Sur la route de Tokyo, le président Macky Sall a effectué, lundi, une escale d’une heure trente minutes à Atkan, au Kazakhstan. Sous un froid très vif, il a été accueilli par le maire de la ville, Tokjanov Erali, qui lui a offert un dîner a son honneur. C’était l’anniversaire du président sénégalais. Aussi, a-t-il eu droit, de la part de ses hôtes Kazakhs, à une belle prestation d’une troupe folklorique avec des chansons aux airs bucoliques rappelant les vastes steppes kazakhes. En guise de cadeau, le maire lui a offert une chaude tenue traditionnelle du pays, ce que le président Sall a vivement apprécié tout en remerciant M. Erali des marques d’estime à son égard et à sa délégation. Il a aussi félicité les artistes kazakhs et les a même filmés avec son téléphone portable.

Après Tokyo, le chef de l’Etat prendra part au Sommet de la Cedeao, samedi prochain, à Abuja, au Nigeria, avant de rejoindre Dakar le même jour. C’est au cours de ce sommet que l’organisation régionale va statuer sur la demande d’adhésion du Maroc.

De notre envoyé spécial, Ibrahima MBODJ

L’Assemblée nationale a approuvé, hier, le projet de Loi n°28/2017 portant sur le Programme triennal d’investissements publics 2018-2020. Il porte sur un montant de 6.257,843 milliards de FCfa, soit une augmentation de 1.466,056 milliards de FCfa par rapport au précédent Ptip.

Pour les trois prochaines années (2018-2020), l’Etat compte investir plus de 6.257 milliards de FCfa dans l’ensemble de ses projets et programmes au nombre de 715 dont 90 % déjà en cours d’exécution. C’est ce que révèle le texte du projet de Loi n°28/2017 relatif au Programme triennal d’investissements publics (Ptip) soumis, hier, à l’approbation de l’Assemblée nationale qui l’a finalement adopté après un vif débat.

Comparé au Ptip 2017-2019, on note une hausse de 1.466,057 milliards de FCfa soit une hausse de 30,6 % en valeur relative. Le financement de ce Ptip provient des ressources internes pour 3.248,392 milliards de FCfa et des ressources externes pour 3.009,451 milliards de FCfa. Ce financement extérieur est alimenté par des subventions à hauteur de 700,241 milliards de FCfa et par des prêts à des conditions concessionnelles estimés à 2.309,210 milliards de FCfa. Les ressources nécessaires à la mise en œuvre du Ptip sont déjà acquises à 96 %, soit un volume de 6.064 milliards de FCfa, d’après le document de la Commission de l’Economie générale, des Finances, du Plan et de la coopération économique.

Défendant ce texte, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, explique cette augmentation significative, d’une part, à l’accroissement des ressources propres de l’Etat affectées à l’investissement et, d’autre part, par l’envergure des projets et programmes que l’Etat a mis en œuvre avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers dans le cadre du Pse comme le Train express régional (Ter). Selon le ministre, « l’augmentation substantielle et régulière, notamment depuis 2014, du Ptip peut être imputée au Pse dont les résultats, jugés remarquables et en adéquation avec les ambitions portées, sont tributaires d’une importante mobilisation de ressources financières ».

Sur le financement du Ptip, Amadou Bâ a expliqué que la prédominance des ressources internes s’inscrit « dans cette vision qui devrait permettre d’éviter un niveau de dépendance pouvant être source de fragilité dans le choix d’investissement et la prise en charge des priorités nationales » alors que les besoins élevés de financement du Pse sont à la base de l’augmentation des financements extérieurs prévus sur la période triennale.

A l’en croire, la programmation des investissements publics a été mise en cohérence avec les Objectifs de développement durable (Odd). Aussi, a-t-il précisé, la recherche de cohérence entre les Odd et les orientations stratégiques du Pse a abouti à l’alignement des 17 Odd aux trois axes stratégiques du Pse.

Si on analyse la répartition des prévisions d’investissements par axe stratégique du Pse, on remarque que la « Transformation structurelle de l’économie et croissance » se retrouve avec la part belle avec 62% du Ptip (3.789,863 milliards de FCfa), « Capital humain, Protection social et Développement durable » mobilise 25% du Ptip (1.564,461 milliards de FCfa) et les 13% restants (813,519 milliards de FCfa) sont allés à l’axe « Gouvernance, Institution, Paix et Sécurité ».

L’année 2018 étant déclarée « année sociale », le Ptip accorde une place de choix à l’intensification des dépenses à fort impact social. Cette option va se matérialiser par l’introduction de nouveaux projets d’envergure nationale comme le Fonds pour l’entreprenariat rapide (Fer), le renforcement des ressources destinées aux bourses de sécurité familiale et l’augmentation des ressources dédiées à l’insertion professionnelle des jeunes et des femmes.

Elhadj Ibrahima THIAM


« LA SEULE VOCATION DE CE BUDGET EST DE RÉGLER LES PRÉOCCUPATIONS DES SÉNÉGALAIS »
Des députés de l’opposition comme Madické Niang, président du groupe parlementaire «Liberté et Démocratie », a dénoncé le manque de sincérité et de transparence du budget. Alors que d’autres, dont Mamadou Lamine Diallo et Ousmane Sonko, se sont émus du niveau d’endettement du Sénégal. Mais, pour le ministre Amadou Bâ, il n’y a pas de quoi fouetter un chat. Il a assuré que cette dette est suivie et maîtrisée et que le Sénégal fait partie des quatre pays de l’Afrique de l’Ouest à faible risque de surendettement. « Notre budget est en perpétuel mouvement. Si on devait le résumer, on dirait "audace et prudence". Tous les pays du monde s’endette, c’est normal et naturel. Nous sommes dans une logique de transparence absolue. Si les institutions bancaires acceptent de prêter au Sénégal, c’est parce que nous avons une situation macroéconomique équilibrée et une gestion budgétaire rigoureuse », a-t-il argué. Néanmoins, le ministre a déclaré qu’il faut faire attention et se prémunir contre les risques de change, en particulier contre les fluctuations du dollar, car, selon lui, « personne n’est à l’abri d’un choc ».

Preuve que les partenaires font confiance au Sénégal, Amadou Bâ a déclaré avoir reçu, en cours de séance, un Sms de la Bid informant qu’elle approuvait un financement de 60 millions de dollars, soit 40 milliards de FCfa, en faveur du Pudc. Une convention qui sera signée le 23 décembre prochain. Par ailleurs, il a souligné, avec force, que le Sénégal, au regard de sa situation macroéconomique, est capable d’assurer des taux de croissance de 7 % sur le long terme, sans même l’apport des ressources pétrolières et gazières.

Elh. I. THIAM

« LE TER A ÉTÉ FINANCÉ DE LA MÊME MANIÈRE QUE L’HÔPITAL DALAL JAMM »
Amadou Ba Ass NatLe débat sur le coût du Train express régional s’est invité dans les échanges. Cependant, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a appelé les uns et les autres à ne pas faire dans l’extrapolation en ajoutant dans le financement de ce projet le coût de la fiscalité.

Il a rappelé que beaucoup de projets au Sénégal ont été financés de la même façon, donnant ainsi l’exemple du stade Léopold Sédar Senghor et l’hôpital Dalal Jamm. « Il ne faut pas singulariser le Ter ; il a été financé de la même manière que ces deux projets. Le Ter, ce sont deux tranches. Une tranche ferme entre Dakar et Diamniadio et une tranche conditionnelle qui n’est pas encore financée et devant aller de Diamniadio à l’Aibd. Les engagements que nous avons, aujourd’hui, concernent Dakar-Diamniadio. Une fois arrivé à Diamniadio, il va falloir trouver les financements pour que le Ter arrive à l’Aibd en 2021. Nous y travaillons », a expliqué Amadou Bâ. Pointant du doigt le manque d’ambition des responsables de l’opposition, le ministre a martelé que le Sénégal doit pouvoir avoir un train électrique. Selon lui, le projet du Ter doit être fait. Et ce, aux meilleurs standards comme l’autoroute à péage dont la réalisation, qui a soulevé beaucoup de salives à l’époque, s’est révélée, avec le temps, être une nécessité. « Les Sénégalais aspirent à l’émergence. La facilité avec laquelle le financement a été mobilisée montre que le Sénégal est crédible et que ce projet est rentable. La Bid, la Bad, l’Afd, le Trésor français ne jettent pas leur argent ; c’est les insulter que de le penser. Le Sénégal est crédible et prions qu’il continue de l’être », a-t-il conclu.

Elh. I. THIAM

LA MAJORITÉ ADOPTE LE TEXTE SANS DÉBAT, UNE PARTIE DE L’OPPOSITION BOUDE
Dernier des quatre textes sur lesquels les députés devaient se pencher, hier, le projet de Loi n°27/2017 portant Loi de Finances pour l’année 2018 a été adopté sans débats. Cela, après le rejet d’une motion préjudicielle déposée par le président du Groupe parlementaire Liberté et Démocratie dont les membres ont préféré quitter l’Hémicycle.

Le projet de Loi de Finances pour l’année 2018 a été adopté par la majorité des députés. Mais cette adoption s’est faite dans la cacophonie puisque une partie de l’opposition du groupe parlement «Liberté et Démocratie» a préféré bouder les travaux. Cela, après qu’une motion préjudicielle déposée par leur président, Madické Niang, a été rejetée. En effet, ce dernier a dit avoir constaté beaucoup de manquements et de confusions dans les chiffres contenus dans le texte qui leur a été soumis et voulait donc que son examen soit renvoyé. « Les chiffres qui figurent dans ce projet de Loi ne sont ni sincères, ni équilibrés encore moins transparents. Par exemple, on continue d’affecter des fonds aux secrétaires d’Etat alors qu’ils n’existent plus dans la structure gouvernementale. C’est la même chose avec le Ministre porte-parole du gouvernement qui n’existe plus et qui est remplacé par un Secrétaire général du gouvernement Porte-parole du gouvernement. C’est une mascarade», a martelé l’ancien ministre de la Justice sous Abdoulaye Wade sur le préau de l’Hémicycle. Mais, auparavant, le ministre Amadou Bâ avait pris son contrepied en lui rétorquant ceci : « Honorable, vous faites une confusion entre la Loi de Finances et le Budget-programmes, cela n’a rien à voir ». C’est après coup que la motion a été rejetée et que proposition a été faite par le président du Groupe parlementaire « Benno Bokk Yaakaar », Aymérou Gningue, d’adopter ce texte sans débats dès lors qu’il résume l’ensemble des travaux qui ont été faits jusqu’ici. Ainsi donc, comme cela avait été annoncé depuis longtemps, le projet de Loi de Finances initiale, pour 2018, est arrêtée en équilibre à 3.709,1 milliards de FCfa contre 3.360 milliards de FCfa en 2017, soit une hausse de 349,1 milliards de FCfa en valeur absolue et 10,4 % en valeur relative.

Elh. I. THIAM

LES RÉGIONS AU CŒUR DES PRIORITÉS
PtipDans l’élaboration du Ptip 2018-2020, la dimension régionale a été prise en compte. Certainement, une manière pour le gouvernement de poursuivre la mise en œuvre des recommandations issues des Conseils des ministres décentralisés dans les différentes régions. Sur le plan budgétaire, il s’agit de mettre l’accent sur d’importants projets et programmes localisés dans ces zones.

Parmi les investissements, il y a ceux prévus dans le Programme de désenclavement Phase 1 (aménagement et bitumage de la route Salémata-Kédougou) et Phase 2 (aménagement et bitumage des routes de la Boucle du Boudié sur 135 km, y compris 8 km de voies urbaines à Sédhiou). Il y a aussi le projet de construction du pont de Foundiougne, la réalisation de l’Université du Sine-Saloum, le projet de construction des hôpitaux de Touba, Sédhiou, Kédougou et Kaffrine, le développement agricole en tiers sud dans la région de Kolda, le projet de construction d’une troisième usine de traitement d’eau à Keur Momar Sarr (Kms 3) et ses renforcements en aval dans la région Louga. Son également prévus le projet de protection de la langue de Barbarie, à Saint-Louis et le projet de développement du port de Ziguinchor. Au total donc, dans le Ptip 2018-2020, le montant réservé aux programmes et projets dans les régions s’élève à 6.257 milliards de FCfa.

Elh. I. THIAM

LES DÉPENSES COMMUNES ESTIMÉES À PLUS DE 227 MILLIARDS DE FCFA
Les crédits des charges communes sont arrêtés à 227,8 milliards de FCfa en 2018 contre 209,7 milliards de FCfa en 2017, soit une hausse de plus de 18 milliards de FCfa. Comme les autres textes, il a été adopté par les députés à la majorité des voix.

Comme les trois autres textes, celui portant sur les dépenses communes est passé comme lettre à la poste puisque la majorité des députés l’a adopté. Ces crédits sont arrêtés à 227,8 milliards de FCfa en 2018 contre 209,7 milliards de FCfa en 2017, soit une hausse de plus de 18 milliards de FCfa.

Administrés par le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, ces crédits budgétaires sont destinés à la prise en charge des dépenses de personnel non réparties entre les autres institutions et ministères, au remboursement des droits indûment perçus, aux dépenses permanentes (eau, électricité et téléphone), aux dépenses relatives à l’équipement des services administratifs en mobilier et matériels roulants, aux frais d’actes et de contentieux gérés par l’Agence judiciaire de l’Etat. Ils servent aussi aux dépenses liées au programme de vérification des importations de la douane, aux provisions pour imprévus et crédits globaux, aux indemnités d’expropriation et de préemption, au Fonds national d’entreprenariat rapide, au programme de suivi des opérations financières de l’Etat et au programme d’intelligence économique.

Elh. I. THIAM

Le budget 2018 du ministère de l’Education nationale est adopté à la somme de 413 042 396 140 FCfa contre 402.790.138.000 FCfa en 2017, soit une augmentation de 10 252 258 140 FCfa.

Samedi, lors du vote du budget du ministère de l’Education nationale, les députés sont largement revenus sur les « difficultés » qui minent ce secteur. Ils ont, à tour de rôle, selon leur localité, déchiffré les besoins. Parmi les préoccupations énumérées, on peut essentiellement retenir : déficit en tables-bancs, présence accrue d’abris provisoires, inondations dans certains établissements scolaires, déficit de professeurs dans certaines localités, refus de certains enseignants de se présenter dans des lieux d’affectations jugés lointains. C’est donc un ministre de l’Education nationale qui a attentivement écouté les parlementaires lui faire part des préoccupations de leurs concitoyens quatre tours d’horloge durant.

En matière d’infrastructures, les députés se sont félicités des importants investissements du gouvernement pour la construction et la réhabilitation de certains établissements scolaires. A ce titre, les parlementaires ont salué l’ambitieux programme de résorption des abris provisoires. Certains ont suggéré de commencer cette éradication par les abris provisoires qui bordent les routes des villages ; ce qui assure une image plus reluisante de l’environnement des localités.

Aminata Diao, député de Kolda, a plaidé pour « une diminution conséquente de ceux-ci, à défaut de la fin des abris provisoires ». Sur cette question, Déthié Fall, député de Rewmi, a recommandé une augmentation du budget à hauteur de 40 milliards de FCfa ; ce qui, selon lui, viendrait mettre fin à la présence des abris provisoires. En effet, d’après M. Fall, 6000 abris provisoires ont été recensés. Avec une estimation de 7 500 000 de FCfa pour le coût de la construction d’une classe, 40 milliards s’avèrent suffisants pour venir à bout de cette problématique. Pour le député Mamadou Diop Decroix, en attendant de trouver une solution pérenne, il est nécessaire de maintenir les abris provisoires tout en pensant à mettre sur pied une politique de long terme qui viendrait définitivement mettre fin à ce phénomène. En réponse, le ministre Serigne Mbaye a souligné que l’Etat du Sénégal envisage, d’ici à 2020, de dégager la somme de 220 milliards de FCfa, dont 127 milliards de FCfa seront exclusivement dédiés à la prise en charge de la question des abris provisoires. En effet, l’Etat du Sénégal est déterminé à totalement enrailler les abris provisoires du système éducatif sénégalais, a-t-il affirmé. Toujours selon le ministre, 45 milliards de FCfa seront dégagés dans le programme « de lecture pour tous ».

De manière progressive, le stock des 8.822 abris provisoires, représentant, en 2011, un taux de 18 % des salles de classe, a sensiblement diminué grâce à l’apport des ressources tirées du Bvi affecté aux collectivités locales et au crédit tiré du département. Ce taux est ramené à 9,4 %, soit 6.369 salles de classe, a fait savoir Serigne Mbaye Thiam.

Les députés ont insisté sur l’urgence dans la construction des lycées et collèges de proximité afin de réduire le nombre important d’élèves qui abandonnent les études du fait de l’éloignement de leur domicile ou de l’absence de famille d’accueil dans leur localité d’affectation.

Le ministre a, en outre, précisé que le remplacement des abris provisoires implique la construction clés en main de salles de classe, de blocs d’hygiène, de blocs administratifs ainsi que de murs de clôture pour les lycées et collèges.

Oumar BA

LOI DE FINANCES 2018-MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE : DÉVELOPPER LES FILIÈRES SCIENTIFIQUES
SciencesDans la promotion de la politique éducative, les députés ont unanimement adhéré à l’option du gouvernement de développer des filières scientifiques. La création de lycées d’excellence et la rénovation des Blocs scientifiques et technologiques (Bst) accentueraient, selon eux, la promotion des disciplines scientifiques.

Il est également souhaité l’extension de ce programme dans les établissements scolaires des régions périphériques. Le ministre de l’Education nationale a indiqué que du matériel sera gratuitement fourni aux élèves des séries scientifiques. Dans le cadre du renforcement de ces séries, le lycée d’excellence de Diourbel donne déjà des résultats satisfaisants, a-t-il relevé, faisant remarquer que les conditions de sélections rigoureuses permettent, chaque année, d’admettre, dans ce lycée, une soixantaine d’élèves particulièrement brillants. Sur les 363 candidats au concours de cette année, 32 filles et 28 garçons ont été sélectionnées pour entamer leurs études à partir de la classe de seconde. Lors de sa prise de parole, le député Toussaint Manga a fustigé « la posture de l’Etat du Sénégal dans la gestion de l’affaire Yavuz Selim, qui, à son avis, a été utilisé par un dirigeant qui voulait en découdre avec un adversaire politique ».

En réponse, Serigne Mbaye Thiam a réfuté toute « prétendue immixtion étrangère dans le système éducatif sénégalais ». Selon lui, « un Etat ne peut privilégier les relations avec une association sur celles d’avec un Etat partenaire pour des intérêts nationaux ». Vu le rôle central de l’éducation nationale, certains parlementaires ont plaidé pour l’augmentation de son budget.

En réponse, le ministre a indiqué que le secteur global de l’éducation a bénéficié, de 2012 à 2018, d’une enveloppe de 3797.500.000.000 de FCfa, et pour le sous-secteur de l’éducation, 2610.000.000.000 de FCfa. Cette donne confirme l’intérêt de l’éducation pour l’Etat qui constitue un pilier essentiel de l’axe 2 du Plan Sénégal émergent (Pse).

O. BA

LOI DE FINANCES 2018-MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE : PROMOTION DES « DAARAS » MODERNES
L’avenir des langues nationales, l’alphabétisation et les « daaras » préoccupent les élus. Selon Ndiassé Kâ, « l’éducation et la formation de ressources humaines compétentes contribuent efficacement à l’émergence du pays ». Sur ce, il a invité à un équilibre entre l’éducation dite formelle et celle dite informelle. Des parlementaires inscrits dans la même logique sont persuadés qu’une allocation budgétaire plus conséquente permettrait de relancer les secteurs de l’alphabétisation, des langues nationales et de l’apprentissage du Coran.

En réponse, Serigne Mbaye Thiam a souligné que dans le cadre de la rénovation de l’enseignement arabo-islamique, à travers les « daaras », il a été élaboré un cadre législatif et réglementaire. Il a ainsi été adopté, en décembre 2016, un projet de loi et deux projets de décret validés par les partenaires réunis en atelier. Ainsi, l’enseignement arabo-islamique sera intégré dans le système éducatif avec la construction de 64 « daaras » devant être livrés en février et décembre 2018. Les apprenants auront le choix de poursuivre leurs études entre l’éducation arabo-islamique, l’intégration dans le système d’enseignement général ou l’orientation vers la formation professionnelle, a expliqué le ministre.

S’agissant de l’alphabétisation, les crédits alloués aux langues nationales sont passés de 960 millions de FCfa en 2016, à 1,077 milliard de FCfa en 2017. Ils seront portés à 1,287 milliard de FCfa en 2018, a annoncé M. Thiam.

O. BA

Dans la promotion de la politique éducative, les députés ont unanimement adhéré à l’option du gouvernement de développer des filières scientifiques. La création de lycées d’excellence et la rénovation des Blocs scientifiques et technologiques (Bst) accentueraient, selon eux, la promotion des disciplines scientifiques. Il est également souhaité l’extension de ce programme dans les établissements scolaires des régions périphériques.

Le ministre de l’Education nationale a indiqué que du matériel sera gratuitement fourni aux élèves des séries scientifiques. Dans le cadre du renforcement de ces séries, le lycée d’excellence de Diourbel donne déjà des résultats satisfaisants, a-t-il relevé, faisant remarquer que les conditions de sélections rigoureuses permettent, chaque année, d’admettre, dans ce lycée, une soixantaine d’élèves particulièrement brillants. Sur les 363 candidats au concours de cette année, 32 filles et 28 garçons ont été sélectionnées pour entamer leurs études à partir de la classe de seconde. Lors de sa prise de parole, le député Toussaint Manga a fustigé « la posture de l’Etat du Sénégal dans la gestion de l’affaire Yavuz Selim, qui, à son avis, a été utilisé par un dirigeant qui voulait en découdre avec un adversaire politique ». En réponse, Serigne Mbaye Thiam a réfuté toute « prétendue immixtion étrangère dans le système éducatif sénégalais ». Selon lui, « un Etat ne peut privilégier les relations avec une association sur celles d’avec un Etat partenaire pour des intérêts nationaux ». Vu le rôle central de l’éducation nationale, certains parlementaires ont plaidé pour l’augmentation de son budget.

En réponse, le ministre a indiqué que le secteur global de l’éducation a bénéficié, de 2012 à 2018, d’une enveloppe de 3797.500.000.000 de FCfa, et pour le sous-secteur de l’éducation, 2610.000.000.000 de FCfa. Cette donne confirme l’intérêt de l’éducation pour l’Etat qui constitue un pilier essentiel de l’axe 2 du Plan Sénégal émergent (Pse).

O. BA

L’avenir des langues nationales, l’alphabétisation et les « daaras » préoccupent les élus. Selon Ndiassé Kâ, « l’éducation et la formation de ressources humaines compétentes contribuent efficacement à l’émergence du pays ». Sur ce, il a invité à un équilibre entre l’éducation dite formelle et celle dite informelle.

Des parlementaires inscrits dans la même logique sont persuadés qu’une allocation budgétaire plus conséquente permettrait de relancer les secteurs de l’alphabétisation, des langues nationales et de l’apprentissage du Coran. En réponse, Serigne Mbaye Thiam a souligné que dans le cadre de la rénovation de l’enseignement arabo-islamique, à travers les « daaras », il a été élaboré un cadre législatif et réglementaire. Il a ainsi été adopté, en décembre 2016, un projet de loi et deux projets de décret validés par les partenaires réunis en atelier. Ainsi, l’enseignement arabo-islamique sera intégré dans le système éducatif avec la construction de 64 « daaras » devant être livrés en février et décembre 2018.

Les apprenants auront le choix de poursuivre leurs études entre l’éducation arabo-islamique, l’intégration dans le système d’enseignement général ou l’orientation vers la formation professionnelle, a expliqué le ministre. S’agissant de l’alphabétisation, les crédits alloués aux langues nationales sont passés de 960 millions de FCfa en 2016, à 1,077 milliard de FCfa en 2017. Ils seront portés à 1,287 milliard de FCfa en 2018, a annoncé M. Thiam.

O. BA

Le ministre des Transports aériens et du Développement des infrastructures aéroportuaires, Maïmouna Ndoye Seck, a informé, samedi, devant les députés, que l’Aibd a enregistré, le lendemain de son inauguration, 113 arrivées et départs d’aéronefs. Ce qui prouve à suffisance, a-t-elle dit, que l’infrastructure est totalement opérationnelle. Le budget de son département, pour l’année 2018, a été arrêté à la somme de 9 643 337 880 FCfa.

Lors du vote du budget du ministère des Transports aériens et du Développement des infrastructures aéroportuaires, les discussions ont largement tourné autour de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) de Diass inauguré, le 7 décembre dernier, par le président de la République, Macky Sall. La question sur la paternité de l’Aibd a été longuement soulevée. Cependant, le ministre Maïmouna Ndoye Seck a refusé de réagir à cette interpellation des députés. Ce qui est important, selon elle, c’est que le Sénégal dispose, aujourd’hui, d’une infrastructure aéroportuaire moderne de dernière génération.

Toutefois, pour les députés Ousmane Sonko et Toussaint Manga, le gouvernement s’est empressé à ouvrir l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass sans qu’il ne soit totalement fonctionnel. D’après M. Sonko, « la zone fret de l’Aibd est en construction et n’est pas opérationnelle ». Un avis non partagé par Maïmouna Ndoye Seck qui a informé « qu’aucun manquement, aucune précipitation n’a été notée ». L’aéroport est totalement opérationnelle, a précisé le ministre, soulignant qu’à la date du 09 décembre 2017, près de 200 mouvements ont été bouclés à l’Aibd. Le vendredi 8 décembre, c’est-à-dire au lendemain de son inauguration, 113 arrivées et départs d’aéronefs ont été enregistrés. « Un aéroport qui n’est pas prêt ne peut pas avoir autant de mouvements d’aéronefs », a-t-elle martelé.

Maïmouna Ndoye Seck a néanmoins reconnu que pour le fret, le cargo-village n’est pas encore prêt. Mais, a-t-elle expliqué, l’Aibd est doté d’un terminal fret qui a une capacité supérieure à celle qui a été installée à l’aéroport Léopold Sédar Senghor. Mieux, a ajouté le ministre, la société chargée du cargo-village de l’aéroport a pris le soin de réaliser des installations temporaires en attendant que ce dernier soit fonctionnel.

La question de la sécurité de l’aéroport a aussi été soulevée par les députés du fait de la distance qui sépare l’Aibd de Dakar. Là également, Mme Seck a tenu à rassurer qu’il n’y a pas d’inquiétude à ce niveau, car la Haute autorité de l’aéroport qui était à Léopold Senghor a vu ses compétences élargies à l’ensemble des aéroports du Sénégal. Ainsi, cette structure, en collaboration avec la police et la gendarmerie, va assurer la sûreté de l’Aibd. « Les moyens d’intervention de la Haute autorité ont été multipliés par trois pour lui permettre de mener à bien sa mission », a-t-elle informé, indiquant s’être tournée, aujourd’hui, vers d’autres objectifs, à savoir « la mise en exploitation optimale de Air Sénégal et la reconstruction des cinq aéroports régionaux qui ont été retenus par le chef de l’Etat ». « C’est cela notre combat aujourd’hui, car celui de l’Aibd a été gagné grâce à l’appui du chef de l’Etat, de tous les membres du gouvernement, de tous mes collaborateurs », s’est réjoui le ministre.

Aliou Ngamby NDIAYE

Le Pr Eddy Maloka, directeur exécutif du secrétariat du Mécanisme africain de revue par les pairs (Maep), se veut optimiste pour l’avenir du continent. Tout en appelant à œuvrer pour le « développement d’un leadership transformateur », il étudie la transition que vit le continent, s’arrêtant sur un certain nombre d’observations et de variables.

« Nous avons besoin de personnes qui vont trouver des solutions. Le salut de l’Afrique est à rechercher dans le développement d’un leadership transformateur. Les journalistes se demandent souvent s’ils sont partenaires où opposants au processus en cours. La question du discours africain nous ramène à son existence, au-delà du pessimisme qui a été créé dans notre subconscient. L’équilibre est donc difficile à trouver, mais la question apparait toujours en filigrane : les journalistes font-ils partie du contrat social en spectateur où participent-ils au processus ? » Ces questions ont été posées par Eddy Maloka, directeur exécutif du secrétariat du Mécanisme de revue par les pairs (Maep), qui a introduit une communication sur les médias et la bonne gouvernance en Afrique la semaine dernière à Addis-Abeba. L’étude ou la compréhension des dynamiques entre médias africains et la bonne gouvernance imposent, selon lui, un certain nombre d’observations. Celles-ci doivent épouser les contours des « priorités de l’Afrique » qui sont le « développement du continent ». Le patron du Maep de mettre d’emblée en avant les « perceptions et discours ». Pour lui, les médias mettent l’accent sur ce qui est « spectaculaire ». « Les médias sont pourtant des sujets de la gouvernance par le traitement dont ils font l’objet. Il est néanmoins fondamental d’étudier d’autres aspects également très importants. Les élections, la paix, la stabilité ou l’instabilité constituent le premier niveau. Le deuxième a trait aux différends dans la succession dans les formations politiques, surtout quand le parti est au pouvoir. L’autre aspect majeur est le problème de changement de Constitution qui accompagne les mandats », explique M. Maloka.

S’inscrivant en faux contre l’opinion ambiante qui voudrait qu’il y ait un « problème de récession démocratique en Afrique », il penche plutôt pour une « transition » que le continent est en train de vivre depuis la fin de la Guerre froide. Une transition qui serait même « positive » avec de nouveaux facteurs de développement. Le multipartisme, effectif dans tous les pays d’Afrique, est une forte avancée. A cette réalité s’ajoute le constitutionnalisme qui est un « ordre combiné à un rejet des changements anticonstitutionnels de gouvernements par l’Union africaine » notamment. Parlant de l’organisation continentale, le Pr Eddy Maloka met en avant les « normes et valeurs partagées qu’elle charrie en matière de gouvernance avec un instrument comme le Maep qui était inimaginable dans les années 80 par exemple ». Tout comme l’existence d’une société civile active qui porte sa voix dans tout le continent. « La société africaine est en elle-même totalement ouverte ou à moitié. Il n’est plus possible d’avoir un pouvoir étatique qui ne repose pas sur un processus démocratique. La gouvernance veut un nouvel ordre démocratique en Afrique même s’il y a des variables », souligne-t-il.

L’accès à l’Etat, considéré comme la « principale source de richesse », est fustigée par l’universitaire. « La plupart du temps, les gens qui ont un peu d’ambition pensent qu’il faut accéder à l’Etat ; ce qui serait le meilleur moyen d’accéder au pouvoir de l’Etat qui concentre trop de pouvoirs. L’Etat est encore omniprésent dans la plupart de nos Etats. Il y a aussi une prolifération des partis politiques. C’est bien le multipartisme, mais le jeu est difficile à tenir avec vingt candidats à une présidentielle. Et surtout qu’il y a de nombreuses imprévisibilités en Afrique », regrette l’universitaire. Sur ce, il appelle à gérer la « tendance à la prolifération des coalitions » avec l’instabilité constante qui pose le « problème de gestion de la diversité dans nos pays ». L’utilité de l’opposition devra être corrélée à sa « maturité », explique le secrétaire exécutif du Maep. L’existence de la Cour pénale internationale (Cpi) et l’emprisonnement de deux anciens présidents africains constituent un facteur important dans la transition évoquée par le Pr Maloka. Pour lui, les mandats d’arrêt émis ou encore les menaces peuvent établir de « réelles menaces » pour des chefs d’Etat qui ne quitteront pas de « gaieté de cœur » le pouvoir.

Evoquant des pistes qui feront évoluer cette transition, il insiste sur l’enrichissement et la consolidation de la « nouvelle donne politique ». « Nous devons aider nos pays à renforcer leur dispositif législatif tout en approfondissant la maturité au niveau interne. Nous devrons aussi nous inscrire dans une logique de mettre en place des activités en termes de développement des partis politiques à l’Ua, avec notamment un programme, une vision, un rapport organique avec la société, et se focaliser sur le renforcement de la qualité des partis politiques », ajoute-t-il. Un autre sursaut serait «d’ améliorer les liens entre les partis au niveau étatique ».

Les formations politiques ne devraient pas, selon lui, être redevables à l’Etat. Parce que c’est à cet Etat de « créer et d’organiser une certaine maturité des partis qui doivent parvenir à une certaine maturité ».

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

L’intégration africaine ne sera une réalité que si et seulement si les peuples jouent leur rôle. A cet effet, les forces de sécurité doivent aussi s’approprier ces questions, selon le ministre Mbagnick Ndiaye dont le budget 2018 a été arrêté à la somme de 1 360 346 000 FCfa contre 1 481 259 820 FCfa en 2017, soit une baisse de 120 913 820 FCfa en valeur absolue et 8,16 % en valeur relative.

Le ministre de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Francophonie, Mbagnick Ndiaye a souhaité une meilleure appropriation des questions d’intégration par les forces de sécurité. Il l’a fait savoir lors de son passage à l’Assemblée nationale pour le vote de son budget 2018. A cet effet, il a préconisé « une meilleure prise en compte » des questions d’intégration dans les programmes au niveau des écoles de formation des douaniers, des agents de police et des gendarmes. Car, selon lui, ils sont les « principaux intervenants » au niveau des zones frontalières. Parallèlement, M. Ndiaye a émis le vœu d’une mise en place de campagnes de sensibilisation à travers les radios communautaires, pour qu’il y ait moins de tracasseries sur les routes. Tout en saluant la mise en place de la carte d’identité biométrique de la Cedeao par le Sénégal, les députés ont soulevé des difficultés rencontrées par nos ressortissants. Mais, pour le ministre de l’Intégration africaine, ces difficultés sont surtout créées par les agents d’exécution et non au niveau étatique. Plusieurs autres questions ont été abordées par les parlementaires liées notamment au Nepad, à l’intégration du Maroc à la Cedeao, etc.

Par rapport à cette dernière question, le ministre a informé que l’arrivée de ce pays créera des avantages et des inconvénients qu’une commission ad hoc de la Cedeao est en train d’évaluer. Selon lui, les discussions sont en cours au Sénégal entre, d’une part, les services de l’administration et, d’autre part, le secteur privé et la société civile.

Pour ce qui est de la Francophonie, Mbagnick Ndiaye s’est réjoui de la prise en compte d’aspects politiques et économiques surtout des quatre institutions de l’institution que le Sénégal abrite. Il a rappelé, à cet effet, que l’Etat a organisé le premier forum économique de la Francophonie en 2014.

S’exprimant sur la baisse du budget du département de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Francophonie, le ministre délégué chargé du Budget, Birima Mangara, a expliqué que c’est lié au fait que les crédits destinés au Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (Maep) ainsi qu’aux projets et programmes en matière de bonne gouvernance ont été transférés au ministère sectoriel en charge de ces volets en 2018.

Maguette NDONG

Les députés ont adopté, hier, le budget du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement. Il est arrêté à la somme de 214 099 600 180 FCfa pour la gestion 2018 contre 198 587 119 920 FCfa en 2017, soit une hausse de 15 512 480 260 FCfa en valeur absolue et de 7,81 % en valeur relative.

Le budget du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, adopté, hier, par les députés, a connu une hausse de 15 512 480 260 FCfa en valeur absolue et de 7,81 % en valeur relative. Pour la gestion 2018, il est arrêté à la somme de 214 099 600 180 FCfa contre 198 587 119 920 FCfa pour celle de 2017. Lors du débat général, 89 représentants du peuple ont pris la parole. Leurs interventions ont tourné autour de la réalisation d’infrastructures routières dans leurs localités respectives, les travaux du Train express régional (Ter), l’autoroute Ila Touba, les accidents de la route, la mobilité urbaine, etc. Ils n’ont pas manqué de saluer les avancées du Sénégal en matière d’infrastructures routières et ferroviaires. Dans ses réponses, le ministre Abdoulaye Daouda Diallo a évoqué les principales activités de son département, à savoir le développement des activités routières et ferroviaires, la préservation du patrimoine routier et, enfin, la modernisation, la mobilité et la sécurité des systèmes de transport. Sur le Ter, M. Diallo a confirmé à la représentation nationale que la réception de l’ouvrage aura lieu le 14 janvier 2019, affirmant que c’est une innovation d’une grande utilité qu’il faut saluer et accompagner. Ce type de transport de masse, a-t-il expliqué, s’impose pour faire face au développement de l’agglomération de Dakar et aux difficultés de circulation. « La réception du premier tronçon Dakar-Diamniadio est prévue à partir du 14 janvier 2019. La seconde phase, allant jusqu’à l’aéroport, puis à Thiès, sera engagée en 2019 », a-t-il ajouté. Sur la sécurité routière, le ministre a demandé de rechercher les causes des nombreux accidents principalement dans l’état des véhicules, le comportement des chauffeurs, les voyages de nuit. Abdoulaye Daouda Diallo a précisé que, sur cette question, il travaille en concertation avec les responsables des gares routières pour arrêter le transport interurbain à partir de 22 heures, comptant même faire une tournée dans les 14 régions pour tenir des rencontres avec les professionnels du secteur et les élus locaux. Dans la même lancée, il a informé les députés que le permis à point sera expérimenté à partir du premier semestre 2018. Pour Médina Yoro Foula qui ne dispose pas jusqu’à présent d’un kilomètre de route bitumée, M. Diallo a annoncé un programme spécial pour ce département de la région de Kolda. Et concernant la cherté du tarif sur l’autoroute à péage, il a indiqué avoir commandité une étude pour voir dans quelle mesure il est possible d’instituer des prix accessibles à tout le monde. Le ministre a également fait savoir aux députés que Dakar «Dem Dikk», dans le cadre de sa politique de maillage national, va toucher toutes les régions avec Sénégal « Dem Dikk ».

Aliou KANDE

L’ambassade du Sultanat d’Oman a célébré, « dans un élan de reconnaissance et de renouvellement de l’allégeance du peuple au sultan », selon l’ambassadeur Abdullah Al Amri, le 47e anniversaire de la fête nationale du Sultanat.

Devant le ministre du Pétrole et des Energies, Mansour Elimane Kane, représentant le gouvernement, une foule de diplomates et de hauts cadres militaires et civils, il a expliqué que le Sultanat est devenu « une oasis de paix, de sécurité et de prospérité alliant tradition et modernité, avec de meilleures conditions de vie tant pour Omanais que pour les étrangers résidant du Sultanat.

Le diplomate a évoqué les relations avec le Sénégal, soulignant qu’elles sont vieilles et d’excellente qualité, car fondées sur la fraternité et le respect mutuel et constructif dans plusieurs domaines. Une volonté commune d’amélioration des relations entre les deux pays qui s’est traduite par l’ouverture d’une mission diplomatique du Sultanat d’Oman à Dakar en 2008, a-t-il ajouté.

L’ambassadeur a aussi évoqué les dénominateurs communs entre les deux pays malgré l’éloignement et insisté sur l’impulsion à donner aux relations entre le Sénégal et le Sultanat d’Oman grâce à la volonté de Sa majesté le sultan Qabous Bin Saïd et le président Macky Sall.

A. DIAWARA

Au sujet des concertations politiques, certains acteurs politiques comme les députés de l’opposition et les non-inscrits exigent du pouvoir un dialogue sincère qui permettra une amélioration du processus électoral.

Au sortir de la Déclaration de politique générale du Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, où la question du dialogue politique a ressurgi, le président du groupe parlementaire «Liberté et démocratie », Me Madické Niang, a fait comprendre qu’ils ne sont pas des nihilistes au sujet de leur participation aux concertations politiques. « Ce que nous voulons, c’est que les choses se passent dans la sincérité. Si le dialogue est sincère, nous serons au rendez-vous parce que nous sommes des gens qui ne sont mus que par les intérêts  du Sénégal », a-t-il déclaré. Le député Serigne Mansour Sy Djamil reste quant à lui très dubitatif sur ce dialogue. « S’il faut dialoguer pour trouver une amélioration de ce qui s’est passé durant les élections du 30 juillet, je suis preneur, mais j’ai encore des doutes », a-t-il confié. De son côté, Abdoulaye Wilane a indiqué qu’ils vont continuer à dérouler le dialogue politique à l’Assemblée. Avant de poursuivre qu’il espère qu’après ces échanges l’opposition et toute la classe politique se retrouveront avec la majorité dans le cadre des concertations que va dérouler le ministre de l’Intérieur. « Parce que nous avons au moins besoin d’évaluer objectivement les élections de 2017 pour maintenir les acquis et apporter des changements inévitables afin de continuer à faire de notre démocratie une démocratie apaisée », a-t-il ajouté.

Amadou DIOP

Le Président de la République a reçu dans la soirée le Directeur Général de Summa , l’entreprise qui a assuré la finition de l’Aidb, du Cicad, de l’hôtel Radisson de Diamniadio et des travaux de l’Arena Tour.

Selim Bora a été fait Commandeur dans l’Ordre national du Lion . Il s’engage à jouer sa partition dans le renforcement des relations d’amitié entre les peuples turc et sénégalais.

Des cadres de l’Alliance pour la République, établis en France, veulent une meilleure prise en compte des préoccupations des Sénégalais de l’extérieur. Ils ont, à cet effet, lancé un cadre dénommé « Pacte parlementaire » destiné, entre autres, à pousser les députés de la diaspora à défendre la cause des Sénégalais vivant hors du pays.

Les signataires du pacte veulent que les députés de la diaspora soient « les porteurs et les garants d’une centralisation des données, pour plus d’opérationnalité, et la capitalisation de l’investissement productif des Sénégalais de l’extérieur », selon le document reçu. A cet effet, les signataires proposent de « participer à l’optimisation de la gestion administrative et à l’amélioration de la protection sociale des Sénégalais de l’extérieur, d’assurer le suivi des politiques mises en place et l’accompagnement des primo-arrivants, soutenir l’investissement des émigrés, etc. ». Selon toujours le document, Nafi Amar, Moussa Bâ, Mbayang Ndoye et les autres signataires veulent que les députés défendent « la proposition de la mise en place d’une inscription consulaire obligatoire pour l’établissement d’une Cni, la perception d’une bourse scolaire, la mise en place d’un bureau de l’habitat au sein des consulats et l’instauration d’une assurance habitat pour les immigrés et la défense de la mise en place d’une nouvelle convention qui intégrera les régimes complémentaires et mettra fin à la contrainte résidentielle. Ils veulent aussi que l’Assemblée nationale appuie la création d’un dispositif qui sera une offre d’accès centralisé aux procédures que le pacte, dénommé Bureau opérationnel de la diaspora et de l’investissement (Bodi), mettra à disposition.

B. DIONE

La visite officielle que le chef de l’Etat, Macky Sall, va effectuer au Japon, ce mois-ci, ouvre de nouvelles perspectives dans les relations entre les deux pays. C’est l’avis exprimé par l’ambassadeur du Japon au Sénégal, Shigeru Omori.

L’ambassadeur du Japon au Sénégal, Son Excellence Shigeru Omori, s’attend à des lendemains meilleurs dans les relations entre les deux pays. En perspective de la visite officielle que le chef de l’Etat, Macky Sall, effectue, ce mois-ci, dans son pays, il s’est dit optimiste sur son bon déroulement. « J’espère que cette visite du président Macky Sall sera très fructueuse et qu’elle sera une fenêtre ouverte à un avenir encore plus rayonnant sur le plan des liens forts d’amitié et de coopération qui unissent le Sénégal et le Japon », a-t-il indiqué à l’occasion de la fête nationale du Japon coïncidant avec l’anniversaire de l’empereur Akihito. Toujours dans le but de raffermir les liens entre le Sénégal et le Japon, M. Akihito compte apporter sa pierre à l’édifice pour d’excellentes relations entre les deux pays. D’ailleurs, le diplomate a fait savoir : « Depuis mon arrivée, je n’ai pas ménagé mes efforts pour jouer le rôle de tout ambassadeur, celui d’être un pont entre mon pays natal, le Japon, et mon pays d’affectation, le Sénégal ».

Le ministre d’Etat auprès du président de la République, Mbaye Ndiaye, s’est réjoui du « dynamisme et de la vitalité » des liens historiques et amicaux qui unissent les deux pays. Venu représenter le gouvernement à la fête nationale du Japon, il a profité de l’occasion pour rappeler la diversité de ces relations qui couvrent divers secteurs allant de l’agriculture à la pêche, en passant par l’hydraulique et l’environnement. « En matière de pêche et d’aquaculture, l’assistance japonaise qui s’évalue, de 1979 à nos jours, à plus de 30 milliards de FCfa a permis la construction des marchés aux poissons de Dakar et de Kaolack, l’aménagement de centres de pêche à Missirah, Kayar et Lompoul, la réalisation d’installations frigorifiques à Bambey, Louga, Matam et Bakel et le renforcement des capacités des professionnels du secteur », a expliqué Mbaye Ndiaye tout en souhaitant le « renforcement des relations économiques et politiques » entre les deux pays à travers la mise en place d’un accord-cadre de coopération permettant des concertations périodiques à travers des commissions mixtes.

Pour sa part, l’ambassadeur Shigeru Omori compte tout mettre en œuvre pour approfondir les liens entre les deux Etats. « Soyez certains qu’à mon niveau, je mettrai tout en œuvre pour approfondir encore davantage les relations entre le Japon et le Sénégal. Je compte sur vous, amis sénégalais, pour m’y encourager », a-t-il lancé. M. Omori a d’ailleurs rappelé la philosophie de la diplomatie japonaise sur l’Afrique qui met l’accent sur l’appropriation par les Africains de leur destinée. « Le japon restera à vos côtés, vous, les peuples d’Afrique, en particulier auprès du Sénégal qui respecte les valeurs de démocratie (…) », a-t-il indiqué. Pour lui, le Sénégal reste cette terre où il fait bon vivre avec sa « téranga légendaire ». « Les Sénégalais sont très chaleureux et souriants et dégagent une vitalité et une ouverture d’esprit qui fait que les étrangers se sentent chez eux », a ajouté l’ambassadeur.

Maguette NDONG

Le budget du ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat a été voté samedi à l’Assemblée nationale.

Le ministre de la Formation Professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Mamadou Talla, était, samedi, devant les députés pour défendre le projet de budget 2018 de son département. A cette occasion, il a informé que, depuis 2012, le gouvernement a ouvert 14 centres de proximité. D’après lui, les besoins en formation professionnelle étaient très forts alors qu’en 2012 il n’existait pas au Sénégal une loi d’orientation sur la formation professionnelle et technique. Finalement, a-t-il indiqué, c’est en 2015 que le gouvernement a adopté cette loi. Ce qui lui a permis de décliner les réformes sur « l’accès à la formation professionnelle » et la « gouvernance et le pilotage du système de formation professionnelle et technique ».

Cependant, la préoccupation des députés est qu’il existe au Sénégal beaucoup de « filières dont l’employabilité n’est pas garantie ». Les qualifications de ces formations, ont-ils avancé, sont en déphasage avec les besoins des structures professionnelles. Toutefois, le ministre a précisé que cette donne a complétement changé. « Il est maintenant question de machinisme agricole, de département agri-élevage dans tous les centres qui sont installés. C’est un changement radical qui donne naissance aux Centres de formation professionnelle (Cfp) à la place des Centres d’enseignement technique féminin (Cetf) », a expliqué Mamadou Talla.

En outre, les parlementaires ont demandé au ministre de la Formation professionnelle si l’accent est mis, dans le cadre de son programme, sur des formations dans les métiers du pétrole, du gaz, des mines, des énergies renouvelables, etc. Dans sa réponse, M. Talla a informé qu’aujourd’hui les jeunes sont formés dans les entreprises. A titre d’exemple, il a informé que 300 jeunes sénégalais ont été formés dans neuf métiers dans la zone de Diogo. « Ces métiers ont été identifiés par l’entreprise de Grande côte opérations (Gco) elle-même », a-t-il précisé. Sur les métiers du pétrole et du gaz, le ministre a indiqué que son département a pris les devants en prenant en charge « la formation des électromécaniciens, des laborantins et de tous les métiers connexes à la chimie ». « A ce niveau, 200 jeunes sont en train d’être formés. Il en est de même pour le phosphate à Ndendory et dans les métiers portuaires, en perspective de la construction du prochain port de Foundiougne », a-t-il déclaré.

Toujours dans le cadre de la formation professionnelle des jeunes, Mamadou Talla a fait savoir que plusieurs centres sont en train d’être construits dans le Pôle des métiers de Diamniadio. Ces centres, a-t-il dit, vont permettre de former « 1500 jeunes dans les domaines de l’hôtellerie, de l’aviculture, de la mécanique, de la mécatronique, de la mécanique hors-bord…».

Le budget 2018 du ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat est arrêté à 38 366 333 180 FCfa, contre 36 471 644 000 FCfa en 2017, soit une hausse de 30,39%.

Aliou Ngamby NDIAYE

Avec une légère hausse de 466 228 660 Fcfa, le budget du ministère de la Fonction publique a été adopté par les députés. Une occasion pour le ministre Mariama Sarr d’annoncer une série de mesures prises par l’Etat pour rendre l’administration moderne et performante.

La Fonction publique sénégalaise se modernise. A cet effet, une série de mesures sont en cours d’expérimentation ou ont été déjà opérées par les autorités. C’est le cas de la mise en place actuelle d’un dispositif de « contrôle physique et biométrique » pour contrôler l’assiduité des agents. L’annonce a été faite, hier à l’assemblée, par Mariama Sarr, ministre de la Fonction publique, de la rationalisation des effectifs et de renouveau du service public. C’était au cours du vote de son budget pour l’année 2018. Selon elle, ce dispositif est actuellement en cours d’expérimentation dans six ministères pilotes à savoir les ministères des Affaires étrangères, des infrastructures, de la Fonction publique, de la santé, du Tourisme et de la Justice. Ceci, à travers un système intégré de gestion des ressources humaines de l’administration (Sirha).

En plus de ce dispositif, des séances de formation et de sensibilisation sont dispensées au profit des nouvelles recrues de la Fonction publique sur leurs droits et obligations. Dans ce même registre, le ministre a fait part du partage d’un code général de déontologie des agents de l’Etat avec la plupart des partenaires sociaux et des acteurs de la société civile. Ledit projet, a informé le ministre, est en cours d’adoption et sera soumis bientôt à l’Assemblée nationale.
Toutes ces mesures prises constituent une réponse aux interpellations faites par les parlementaires sur ce qu’ils appellent « ces tares de la Fonction publique » à savoir l’absentéisme de certains agents, les retards au travail, la faiblesse du temps de présence, l’absence de conscience professionnelle notée chez d’autres fonctionnaires.

Pour ce qui concerne la lancinante question des « lenteurs administratives », le ministre a informé que des « dispositifs innovants » ont été mis en place pour faire face à cette problématique. A ce titre avec le plan de résorption du stock de dossiers en instance mis en œuvre de 2015 à 2017, des efforts ont été faits sur les actes d’intégration. C’est dans ce sens que 20 452 actes d’administration ont été réalisés et répartis en nomination, titularisation, reclassement, engagement, avancement, validation etc. Dans ce même registre 57 923 actes ont été produits au profit d’agents cadres de l’enseignement, de la jeunesse et des sports. Aussi dans le cadre du statut général des fonctionnaires, 7498 actes d’années de validation et de vacation ont été produits ainsi que 14 541 actes de contractualisation. La célérité connue par le traitement de ces actes s’est faite grâce à la dématérialisation opérée depuis juillet 2017 sur les demandes d’emplois, les projets d’actes portant validation, les avancements de grade et d’échelons, les engagements, les nominations et les titularisations etc. « C’est une panoplie de réformes qui ont été prises allant dans le sens de la modernisation de l’Administration », a indiqué le ministre. A la fin de la séance, les députés ont adopté le budget du ministère de la Fonction publique, de la rationalisation des effectifs et du renouveau du service public qui a été arrêté à la somme de 2 734 938 000 Fcfa contre 2 268 709 340 Fcfa soit une hausse de 466 228 660 Fcfa en valeur absolue et 20,55% en valeur relative.

254 000 emplois créés en fin 2015
En fin 2015, l’Etat a créé plusieurs emplois au sein de l’administration. Le ministre de la Fonction publique révèle que ce sont 254 000 emplois  qui ont été créés, compte non tenu de l’auto-emploi et les emplois créés dans les Domaines agricoles communautaires (Dac) et dans d’autres structures. Selon Mariama Sarr, le recrutement au sein de la Fonction publique tient compte de plusieurs facteurs à savoir le cadrage macro-économique, l’expression des besoins des ministères et de l’autorisation du Premier ministre etc. A ce titre, elle a rassuré que son département est en train de faire un « important travail » dans la rationalisation des effectifs des agents de la Fonction publique.

Maguette NDONG

ME ASSANE DIOMA NDIAYE : « LES PROPOS DES DÉPUTÉS SONT ASSUJETTIS À LEUR APPARTENANCE POLITIQUE »
Suite à la Déclaration de politique générale du Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, Me Assane Dioma Ndiaye, président de la Ligue sénégalaise des droits humains, relève   « deux critères de comparaison ». « Je veux  d’abord évoquer les députés de la majorité qui  consacrent le plus clair de leur temps de parole à faire les éloges du pouvoir en place. Dans leurs discours, nous vivons dans le meilleur des mondes ; tout est bien, tout est beau. C’est en fin de propos qu’ils essayent d’évoquer les préoccupations des populations de leurs localités.  Ils se font malheureusement rattraper par le temps lorsqu’ils se mettent à invoquer ces problèmes », constate-t-il. Or, selon le membre de la société civile, « la mission du député, quelque soit son camp, c’est de mettre en avant les points de préoccupations pour ainsi inciter les gouvernants à y apporter des améliorations », défend Me Ndiaye. Du côté de l’opposition, il dit noter l’arrivée de fortes personnalités, telles que Ousmane Sonko, Dethié Fall ou encore le Pr  Elhadji  Sall.  « Ils ont affiché une réelle volonté de mettre en avant les points qui ne marchent pas. Ce qui est éloquent, c’est que ce type de députés s’appuie souvent sur des éléments pour étayer leur propos », salue-t-il. Ce qui peut laisser présager, à son avis, la présence « d’un nouveau type de député ». Assane Dioma Ndiaye dit regretter que les propos des députés soient assujettis  à  leur  appartenance politique.

O. BA


MOUNDIAYE CISSE DE L'ONG 3D : « DES ÉCHANGES PERTINENTS ANIMÉS PAR DES PARLEMENTAIRES AU PROFIL INTÉRESSANT »
Moundiaye Cissé, directeur exécutif de l'Ong Décentralisation, droits humains et développement local (3d), relève des « échanges  pertinents animés la plupart du temps par des parlementaires au profil intéressant ». Il y a, selon lui, des députés qui ont su poser des débats de fond. Dans cette perspective, il cite Ousmane Sonko, Seydou Diouf ou encore Abdoulaye Makhtar Diop.  Toutefois, souligne-t-il, les « députés politiques » n’ont pas voulu jouer les derniers rôles. Selon leur appartenance politique, ils ont fustigé ou apprécié. Ce qui, tout de même, demeure compréhensible à son jugement. « L’Assemblée nationale constitue le reflet de la société et de la démocratie. Il est, dès lors, compréhensible d’y retrouver toutes sortes de profils de député », indique M. Cissé. Nonobstant, le directeur exécutif de l'Ong 3d insiste sur la « nécessité de penser aux populations qui ne maitrisent pas forcément la langue officielle ».
 
O. BA


AÏSSATA TALL SALL, DEPUTE NON-INSCRIT : « NOUS DEVONS CHANGER DE PARADIGME »
Sur la question de la dette du Sénégal, le député Aïssata Tall Sall a indiqué que le problème ne réside pas dans soutenabilité ou de dire que nous avons la capacité de nous endetter ; et nous le faisons ». « Non, ce n’est pas là où se trouve le débat », regrette Mme Sall. « Le débat, selon elle, c’est de savoir les motifs, la finalité et la portée de cet endettement sur les générations à venir ». Elle reste d’avis que le gouvernement doit « changer « de paradigme par rapport à la dette ». « A chaque fois qu’on parle de la dette, le gouvernement monte sur ses grands chevaux et nous dit que nous avons la capacité de nous endetter en se fondant sur les arguments des partenaires techniques et financiers », se désole le député. Selon elle, le projet présenté par le Premier ministre « est bon ; l’ambition est bonne ; mais nous attendons la mise en œuvre ». « Le Pudc, Puma, Promovilles, ce sont de belles visions ; mais il faut agir », a-t-elle apprécié. « Ce que nous (les régions de la périphérie) voulons c’est que les disparités entre elles et les grandes régions du centre (Dakar, Thiès, Kaolack) soient combattues et convaincues. Voilà ce que nous attendons du gouvernement », a-t-elle dit.

S. D. SY

Un panel s’est tenu, hier, au Centre d’information des Nations unies (Cinu), autour du thème « Sénégal-Palestine : engagement étatique, solidarités populaires ». L’ambassadeur Safwat Ibraghith a demandé la fin de l’occupation des terres de la Palestine par Israël.

A l’occasion de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, l’ambassadeur de la Palestine, Dr Safwat Ibraghith, a estimé qu’il était temps de mettre fin à l’occupation des terres palestiniennes qu’il juge injuste.

Selon le diplomate, « cette célébration se fait malheureusement face à un monde arabe plus meurtri et déchiré et à une Oumah trop affaiblie par ses querelles fratricides, mais surtout face à une position américaine plus radicale et hostile ». « Nous considérons que l’annonce attendue par le président Trump, aujourd’hui, de transférer l’ambassade des Usa de Tel-Aviv vers la Ville sainte révèle son intention affichée de reconnaitre la ville palestinienne occupée de Jérusalem « Alqods » comme capitale d’Israël ; ce que tous les présidents américains qui l’ont précédé se sont refusé de faire afin d’éviter d’exacerber les tensions et mener le conflit politique vers le conflit religieux, perdant tout contrôle sur la paix et la stabilité de la région », a déclaré M. Ibraghith.

Devant les panélistes, il a souhaité des initiatives pour la libération de plus de 7000 Palestiniens qui sont dans les geôles israéliennes. « Nous sommes en train de franchir des barrières. C’est très important de redonner l’allure à cette solidarité en rendant populaire cette cause particulièrement noble », a-t-il poursuivi. A l’en croire, l’intérêt de défendre le peuple palestinien est réel et que, tôt ou tard, la Palestine se dressera contre les obstacles pour arriver à la victoire méritée. M Ibraghith a aussi salué l’engagement exemplaire du Sénégal qui, le 23 décembre 2016, a porté et permis l’adoption, par le Conseil de sécurité des Nations unies, de la Résolution n°2334 qui demande à Israël de stopper la colonisation dans les territoires palestiniens occupés, y compris Jérusalem, et délégitime clairement toute colonisation israélienne du territoire occupé depuis 1967, la qualifiant d’illégale. De son côté, l’ancien ambassadeur du Sénégal en France Paul Badji a fait savoir qu’une justice retardée équivaut à une justice niée. Il dira que le Sénégal a toujours eu un engagement constant dans la cause palestinienne.

Pour sa part, le président de la Commission des affaires étrangères de l’Union africaine (Ua) et des Sénégalais de l’extérieur, le député Pape Sagna Mbaye, a regretté le comportement de certaines puissances qui soutiennent Israël.

Le Pr Samba Thiam, directeur de l’Institut des droits de l’Homme et de la paix (Idhp), a souligné que les universitaires ont un rôle à jouer sur cette question, car c’est à travers l’enseignement qu’on peut donner les valeurs de la démocratie et de justice sociale.

Serigne Mansour Sy CISSE

Des chefs de village de la commune de Barkédji ont décidé, après plusieurs années de compagnonnage avec le Pds et la Ld, de déposer leurs baluchons à l’Apr.

Un grand meeting de ralliement a été organisé à Diagali, en présence du nouveau directeur général de la Société d’aménagement et d’exploitation des terres du delta du fleuve Sénégal et des vallées du fleuve Sénégal et de la Falémé (Saed), Samba Ndiobène Kâ, et des responsables politiques de la commune de Barkédji.

Une occasion pour les responsables de l’Apr d’accueillir des militants du Pds et de la Ld. « Le président Macky Sall a beaucoup fait pour le Sénégal, plus particulièrement pour le Djolof. Je ne vois aucune raison de continuer à s’opposer  à lui », a déclaré Samba Kâ.

Le directeur de la Saed s’est réjoui  du fait  que certains responsables politiques viennent apporter leur soutien au chef de l’Etat.

Il  a exhorté  les leaders politiques qui sont dans la mouvance présidentielle à taire les querelles et se consacrer à l’essentiel, à savoir la réélection du président Macky Sall en 2019. « Je ne doute pas une seule seconde du second mandat du président Macky Sall qui a sorti le Djolof des ténèbres. Tous les maux qui gangrénaient le Djolof sont presque résolus. Il incombe  aux Linguérois  de lui rendre la monnaie en  votant massivement pour sa réélection aux prochaines joutes présidentielles », a-t-il dit.

Se prononçant sur les préoccupations des populations, il a promis  de tout faire pour résoudre  les problèmes liés à l’électrification, aux pistes de production et à l’éducation en implantant, pour ce dernier secteur mentionné, un Collège d’enseignement moyen (Cem).

Masse NDIAYE

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