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Politique (4648)

C’est sous un soleil de plomb que le député, Yoro Sow, accompagné des autorités locales, administratives et politiques, a visité les chantiers de l’Etat ouverts au ranch de Dolly, notamment le mur de clôture, le forage réalisé par le Programme d’urgence de développement communautaire et les nouveaux bâtiments administratifs.

Le député Yoro Sow est venu s’enquérir de la situation des éleveurs, surtout des transhumants venus des différentes régions administratives du Sénégal pour sauver leurs bêtes. Il avait, à ses côtés, les élus locaux  et les autorités administratives du département de Linguère. « Le  chef de l’Etat, Macky Sall, en venant à Dolly le 26 novembre 2013, avait promis aux éleveurs que le ranch aura une vocation pastorale. Il ne doit donc faire l'objet d'aucune autre forme de négociation (agrobusiness) ou d'affectation qui ne servirait pas avant tout l'intérêt des éleveurs», a laissé entendre le maire de Thiel, Samba Yoro Kâ. L’Etat doit revoir la hauteur du mur et sécuriser les 14 portes du ranch.

Le député a promis aux éleveurs qui avaient fait le déplacement pour écouter son speech,  de travailler d’arrache-pied pour augmenter le quota de l’aliment de bétail  et le raccordement de nouveaux abreuvoirs aux anciens pour faciliter l’approvisionnement en eau.

Masse NDIAYE

 

Face aux troubles dans le milieu scolaire et les réactions contre le parrainage et aux tentations que pourraient alimenter les découvertes de pétrole et de gaz, le Parti de l’indépendance et du travail (Pit) appelle tous les segments de la Nation à dresser un rempart imprenable.

Pour le Parti de l’indépendance et du travail (Pit), parce que «le Sénégal n’est aucunement à l’abri des forces revanchardes qui, se combinant à des intérêts occultes, cherchent à entraver son projet d’instauration de l’équité territoriale, de patient établissement de la justice sociale, celui de la préservation des ressources pour le bonheur de ses filles et fils, il s’avère indispensable de dresser, devant de telles adversaires, un rempart imprenable».  C’était lors de la session spéciale du Comité central de cette formation politique le dimanche 29 avril 2018 à l’Ecole nationale de développement sanitaire social de Dakar (Endss), sous la présidence de son secrétaire général, Samba Sy.

Pour le comité central du Pit, le moment n’est pas que caractérisé par la cruciale élection présidentielle à venir. Il l’est aussi par la complexe configuration du champ politique national, l’importance des ressources naturelles – pétrole et gaz notamment – découvertes au Sénégal, le réchauffement du climat social, le caractère particulièrement chargé de l’environnement sous régional. Dans un tel contexte, le Pit ne peut être inattentif à l’instrumentalisation du débat sur le parrainage, à la nature composite des forces s’étant agrégée pour contrer la nécessaire rationalisation des candidatures à la présidentielle, de même qu’aux tentatives ouvertes d’imposer aux sénégalais, par le recours à la violence physique articulée à celle verbale, une inertie grosse de danger pour l’expression libre et démocratique des suffrages des citoyens sénégalais.

Samba Sy et ses camarades veulent être aux premières lignes pour éviter au pays le moindre écart de sa trajectoire de progrès partagés. Ils estiment qu’« il lui revient, de façon pressante, de renforcer sa cohésion, ses capacités d’éclairage et d’entrainement, bref le rôle fédérateur et d’impulsion de toutes les forces de progrès qui a toujours été le sien ». Considérant que de telles victoires ne peuvent se décrocher qu’avec des citoyens de plus en plus formés et avertis, le Pit en appelle à tous les segments de la Nation pour apaiser le champ scolaire et au respect du droit imprescriptible des enfants sénégalais à l’éducation et à la formation. Il encourage particulièrement le gouvernement à poursuivre ses efforts en ce sens et souhaite que la même action d’envergure soit déployée en direction de tout le monde du travail.

Aly DIOUF

 

Membre fondateur de l’Apr en France, Mamadou Talla est en mission politique spéciale dans l’hexagone depuis une dizaine de jours. Il a demandé aux militants de l’Apr de défendre le bilan du Chef de l’Etat.
«Nous avons besoin de tout le monde, les porteurs de voix, les mouvements de soutien, les jeunes, les cadres, les anciens, les membres fondateurs de l’Alliance pour la République en France, toutes les forces nécessaires pour une grande mouvance présidentielle, qui offrirait une belle victoire à notre candidat», a affirmé Mamadou Talla, lors d’une tournée en France. «Nous avons fait plusieurs rencontres individuelles pour échanger sur tous les problèmes du parti. Au final, les militants ont compris la nécessité d’aller ensemble, de taire les querelles d’intérêt et de positionnement pour favoriser l’unité, seule gage pour offrir un second mandat, sans équivoque, au président Macky Sall», a ajouté M. Talla. Le ministre et sa délégation ont sillonné la région Ile-de-France du Nord au sud en passant par les Yvelines, notamment à Trappes, Limay, Les Muraux et Mantes-la-Jolie.

Les jeunes, les militants et alliés sont sortis en masse à Mantes-la-Jolie pour écouter le message du président Macky Sall, qu’il avait à délivrer. Le périple français de l’émissaire du président de la République s’est ensuite prolongé en Normandie, à Orléans, Rouen, Cannes, au Havre etc.

Orienter le combat vers l’opposition

Le ministre Mamadou Talla devait également, au cours de ce voyage, donner aux responsables et militants Apr de France, des éléments de communication politique pour défendre le bilan du président Macky Sall. Il a demandé aux militants d’orienter leur combat contre l’opposition. Dans ses échanges avec les compatriotes, le ministre est souvent revenu sur le vote à l’Assemblée nationale de la loi sur le parrainage qui, selon lui, est la meilleure façon de protéger notre démocratie et d’encadrer le système électoral. Partant du constat fait des 47 listes aux récentes élections législatives et plus de 2.700 listes aux locales, «il est encore temps de mettre fin à cette anarchie politique qui pourrait être nuisible à la bonne image de notre démocratie», a affirmé Mamadou Talla. «Le parrainage existait déjà dans la Constitution depuis 1963 et c’est une avancée majeure dans notre système démocratique. Un candidat qui ne peut pas réunir 0,8% des citoyens inscrits sur les listes électorales sait d’avance qu’il n’a aucune chance de gagner une élection présidentielle».

Mamadou Talla à également échangé avec les Sénégalais de la diaspora dont les avis comptent énormément dans l’élaboration du programme des candidats à l’élection présidentielle. Dans la nouvelle législature, les Sénégalais de l’extérieur ont 15 députés. «Il est donc nécessaire, en dehors de tout cadre politique, de les rencontrer pour leur dire que l’Etat est toujours attentif à leurs préoccupations et les encourager à investir et s’installer dans la terre de leurs ancêtres», a affirmé le ministre. La France est le seul pays de la diaspora avec plus de 60.000 citoyens sénégalais inscrits sur les listes électorales. Ce qui en fait un bastion politique important, loin devant certains départements sénégalais. «Nous sommes venus également encourager l’engagement des jeunes issus de l’immigration dans la création et l’entrepreneuriat au Sénégal». En 2012, à partir de la France, a rappelé le ministre, la diaspora avait contribué à l’élaboration du programme du candidat Macky Sall.

Les Sénégalais de l’extérieur avaient demandé la création de la 15ème région, la possibilité, pour les femmes sénégalaises de donner la nationalité à leurs enfants et l’augmentation de l’âge des véhicules importés de 5 à 8 ans aujourd’hui. Avant l’avènement de Macky Sall, témoigne le ministre, ce sont les émigrés qui investissaient dans le développement de leur terroir pour construire des écoles, des cases de santé, des forages, etc. «Depuis 2012, l’Etat accompagne tous les projets de développement dans les coins les plus reculés du Sénégal », a dit le responsable de l’Apr.

Ousmane Noël MBAYE

 

Le chef de l’Etat inaugure, cet après-midi, au pôle urbain de Diamniadio, les premières sphères ministérielles. Ces bâtiments flambant neufs sont constitués, selon le directeur de l’Agence de gestion du patrimoine bâti (Agpbe), Abdou Karim Fofana, d’un espace central, d’un espace multifonctionnel, d’un jet d’eau et un parking d’un hectare.

Dans le but de diminuer la facture d’électricité dans ces espaces ministériels, 30% de l’énergie consommée seront constitués de solaire. Sur le plan social, Abdou Karim Fofana relève qu’une salle de prière sera aménagée ainsi qu’une unité médicale et une garderie pour les femmes. D’un coût de 56 milliards de FCfa, ces nouveaux bâtiments entrent dans la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse) et contribueront à délocaliser une grande partie des ministères hors de Dakar.

Outre ces ministères, le chef de l’Etat a aussi décidé de construire une annexe du Palais de la République, toujours à Diamniadio.

Maguette NDONG

 

La signature du protocole d’accord entre le gouvernement et les organisations syndicales les plus représentatives du secteur de l’éducation regroupées au sein du G6 est perçue par le Premier ministre comme « un nouveau départ » pour le secteur de l’éducation. Au-delà du relèvement substantiel de l’indemnité de logement, ledit secteur sera pris comme test pour les corrections du régime indemnitaire de la Fonction publique.

La journée marathon de plus de 13 heures de discussions a abouti à un protocole d’accord entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants du G6. Selon le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, ce protocole d’accord va inaugurer un nouveau départ pour le secteur de l’éducation. Lequel, espère-t-il, va permettre d’entrer dans une ère de stabilité pour l’école sénégalaise. « A l’heure du bilan, aujourd’hui, les organisations syndicales ont compris qu’il s’agissait d’un nouveau départ, parce que désormais le monitoring stratégique va se faire au niveau du Premier ministre sur décision du chef de l’Etat. Si, aujourd’hui, ce qui a été signé ici est suivi par le Premier ministre comme cela se doit, nous devrions aller, en principe, vers une décennie sans mouvement social comme nous l’avons dit au G6 », a expliqué le chef du gouvernement.

Ainsi, les deux parties ont travaillé sur un protocole qui traite de toutes les questions relatives au système éducatif de notre pays. Le premier ayant fait l’objet d’accord, c’est le guichet unique, les lenteurs administratives, la dématérialisation des procédures. Le deuxième point d’accord porte sur les rappels. « Un contractuel qui se fait titulariser, si cela prend du temps, la date d’effet, c’est celle de l’obtention du diplôme qui lui permet d’être titularisé. Depuis plus d’une décennie, dans notre pays, il y a eu énormément de lenteurs administratives concernant la Fonction publique en général et sur le monde enseignant en particulier », a souligné le Premier ministre.

Relèvement substantiel de l’indemnité de logement
Sur le paiement de ces rappels, le chef de l’Etat a décidé, selon Mahammed Boun Abdallah Dionne, d’un certain nombre de dotations budgétaires supplémentaires à mettre en place pour permettre de résorber la dette des rappels. Le troisième point ayant fait l’objet d’accord est la matérialisation sur le papier de la décision de revalorisation de l’indemnité de logement. « Le chef de l’Etat a pris d’importantes mesures depuis vendredi en faveur de la revalorisation de la fonction enseignante à travers le relèvement de l’indemnité de logement qui était de 60.000 FCfa à 100.000 FCfa par mois et par enseignant. C’était une demande du secteur de l’éducation et de ses représentants. Comme le président de la République a eu à le dire, l’enseignant est le facteur clé de la qualité de l’éducation. C’est en cela qu’il a décidé de revaloriser, avec cette amplitude et de manière substantielle, l’indemnité de logement », a annoncé le Premier ministre.

Oumar NDIAYE

SATISFÉCIT ET QUELQUES RÉSERVES DES ORGANISATIONS SYNDICALES
Au niveau de certaines organisations syndicales d’enseignants, l’heure est au satisfécit par rapport au protocole d’accord. Saourou Sène, qui a parlé au nom des syndicats, a jugé le document pertinent. Ce qui fait que l’ensemble des organisations syndicales du G6 l’ont signé. « Dans ce document, il a été cosigné l’ensemble des points sur lesquels nous avions de fortes préoccupations pour le système éducatif sénégalais. Nous avons jugé nécessaire de rappeler les points subsidiaires, même si ce document renferme des points importants »,  a-t-il expliqué.

M. Sène a aussi interpellé le gouvernement sur la question des ponctions opérées sur les salaires des enseignants. Sur cette question, il a noté que le Premier ministre a pris l’engagement de travailler en rapport avec le ministère de l’Education nationale et celui du Budget pour que les enseignants puissent aller vers l’apurement de ces ponctions opérées. Il en est de même des sanctions de 2016. Là aussi, le gouvernement a pris la décision de les effacer dans les dossiers des enseignants concernés. « En dehors de ces questions, nous restons satisfaits du relèvement de l’indemnité de logement des enseignants à 100.000 FCfa. De même, sous sommes satisfaits sur les dispositifs pris sur les lenteurs administratives qui permettront l’apurement de tous les dossiers en place. L’innovation majeure dans le protocole signé est l’engagement pris pour qu’ensemble les discussions soient engagées sur l’étude du système de rémunération pour arriver aux correctifs nécessaires afin de lever toutes les iniquités. A l’issue des travaux, il y a de l’espoir pour l’école sénégalaise. C’est notre conviction », a déclaré Saourou Sène.

Cependant, du côté du Cadre unitaire des syndicats des enseignants du moyen secondaire (Cusems), quelques réserves ont été émises surtout sur l’indemnité de logement. « Sur la question de l’alignement de l’indemnité de logement, qui est essentielle pour le Cusems, notre syndicat marque son désaccord. Il y a un accord, sauf que pour le Cusems, nous considérons que les propositions faites par le gouvernement ne sont pas satisfaisantes. Néanmoins, nous avons pris acte des mesures prises par le gouvernement qui a décidé de prendre en charge la question de l’alignement de l’indemnité dans le cadre de l’étude sur le système de rémunération des agents de l’Etat », a justifié Abdoulaye Ndoye, secrétaire général du Cusems.

Oumar NDIAYE

 

 

 

Le Chef de l’Etat, le président Macky Sall, en visite à Brazzaville (Congo) pour le sommet des chefs d’Etat de la commission climat «Fond bleu» des pays du bassin du fleuve Congo, s’est prononcé sur l’adoption de la loi portant parrainage, lors d’une rencontre avec la diaspora.

Le président de la République devant la diaspora sénégalaise établie au Congo-Brazzaville, a invité les acteurs politiques à plus de sérénité en respectant la volonté du peuple sénégalais qui s’est exprimé, le jeudi 19 avril 2018, à travers leurs mandants à l’Assemblée nationale.Les députés ont adopté ce projet de loi portant parrainage au nom du peuple. Pour défendre son projet, le président Macky Sall a estimé qu’« un pays qui travaille, qui a une souveraineté, un pouvoir exercé dans le respect des lois, des règlements et de la Constitution, est à encourager. Nous sommes sur cette voie et aucune institution, au monde,ne peut nous dire ce que nous avons fait n’est pas juste. Ou alors, il faudrait renoncer à notre souveraineté ? Une Assemblée nationale qui n’a pas le droit de légiférer, de voter des lois. Mais on est dans quelle planète ?» Ce faisant, il a demandé aux auteurs de cette surenchère de tempérer leurs ardeurs. « Il faut que les gens reviennent à la raison, qu’ils reviennent aux fondamentaux de la démocratie, une saine compétition et accepter que seul le Peuple est souverain. Faisons lui confiance. En tout cas, moi, je fais confiance au peuple sénégalais. Et j’accepterai ses choix comme je l’ai accepté par le passé », dira-t-il.  C’est ainsi qu’il a invité l’opposition à revenir sur terre. « Donc arrêtons le cirque qui consiste à polluer, au quotidien, par les réseaux sociaux, des fake news fabriquées dans des officines au quotidien. On croit qu’avec le virtuel on fait le monde. Les gens qui ont choisi cette voie n’ont qu’à continuer, a-t-il fait savoir. Aussi, au discours va-t’en guerre de ceux qui prétendaient « brûler le pays » le jour du vote de la loi, « je crois que la réaction des Sénégalais a été claire», pour la bonne et simple raison que «de toute façon, personne ne peut plus engager les gens dans des choses qui ne les concernent pas», a-t-il soutenu. Mieux, « nous n’avons jamais pris un seul acte qui porte atteinte à la démocratie.

Au contraire, c’est pour mettre fin à cette anarchie que le parrainage est institué parce qu’on ne peut pas se retrouver à une élection avec cent 100 listes. Au nom de quoi on doit accepter que 100 listes soient présentées pour bloquer et le système électoral et la démocratie ? Voilà le problème », a-t-il soutenu. En outre, considérant que tout ce qu’il entreprend, il le fait pour l'intérêt du pays, le chef de l’Etat s’est demandé « comment des citoyens peuvent-ils penser que le peuple peut refuser le minimum de parrainages qui a été demandé pour une régulation du jeu électoral ? Quelle est le pays au monde qui n’a pas un système de régulation »? Alors, «on fait le tour du monde pour dire qu’au Sénégal, il ya une dictature !», s’est-il exclamé.

Aussi, aux tenants de cette thèse, le président Macky Sall, visiblement dépité par de  telles assertions, apportera un démenti formel basé sur des faits. «Au Sénégal, une dictature au Sénégal ? Ce n’est pas les journalistes qui le diront puisque depuis que je suis devenu président de la République, il n’y a pas un seul journaliste qui a été  inquiété par ses propos ou qui a été arrêté pour quelque motif que ce soit. Et vous savez que notre presse est libre», a-t-il fait savoir. Qui plus est, sur le plan politique, «c’est l’expression libre et souveraine des opinions et il n’ya pas de prisonniers d’opinion», a-t-il laissé entendre à son auditoire visiblement acquis à sa cause.

Mamadou Lamine DIEYE (avec RTS)

 

Accueilli en grande pompe à Thiès, qui enregistre une forte présence de Sénégalais d’origine cap-verdienne, le président Jorge Carlos De Almeida Fonseca a encore magnifié les bonnes relations entre Dakar et Praia.

Au troisième jour de sa visite officielle au Sénégal, le président du Cabo-Verde, Jorge Carlos De Almeida Fonseca, a rendu visite à la communauté des Sénégalais d’origine cap-verdienne basée à Thiès, depuis des générations. Il y a été accueilli, avec son ministre des Affaires étrangères, à la maison du Cabo-Verde, octroyée par la municipalité, depuis 2003, par le gouverneur de la région Amadou Sy, le préfet, et le maire Talla Sylla. Le président Fonseca a, une fois de plus, magnifié les relations étroites entre Dakar et Praia. « Le Sénégal est le pays le plus proche de nous. C’est un pays voisin et ami. Un pays vraiment ami. Il ne s’agit pas d’un discours protocolaire. Parce que d’usage quand un président visite un pays quel qu’il soit, il dit toujours qu’il y a des relations d’amitié, de bonne collaboration, etc. Il s’agit là simplement de discours diplomatique protocolaire. Mais j’ai lu, hier, un post d’un Cap-verdien sur Facebook qui disait que s’il y a un pays ami du Cabo-Verde, c’est vraiment le Sénégal. Il a raison», a déclaré le chef de l’Etat du Cabo-Verbe. Revenant sur sa visite au Sénégal, il dit avoir «des entretiens très amicaux et fraternels avec le président Macky Sall». Il a rappelé avoir parlé avec son homologue des relations bilatérales entre le Sénégal et le Cabo-Verde : des relations politiques, de coopération, etc. «Nous avons signé quatre accords avant-hier, dans les domaines de la santé, de la justice, de la promotion de l’investissement et de la communication sociale. Nous avons aussi parlé de la présence des Sénégalais à Cabo-Verde et des Cap-verdiens au Sénégal. Nous avons aussi abordé notre collaboration au sein de la Cedeao mais aussi du transport aérien et maritime entre les deux pays. Le Président Macky Sall m’a donné une bonne nouvelle. Au-delà des vols qui existent, aujourd’hui, entre Dakar et Praia, la compagnie Air Sénégal SA va lancer de nouveaux vols entre les deux pays en sorte qu’au moins, on aura un vol par jour entre le Sénégal et le Cabo-Verde. Il y a de bonnes perspectives de collaboration», a soutenu le Président Fonseca.

Le maire de la ville, Talla Sylla, a rassuré les autorités cap-verdiennes sur le bon comportement noté chez leurs fils qui vivent à Thiès. «Jamais un problème de sécurité ne s’est posé venant d’eux. En plus, les Sénégalais d’origine cap-verdienne sont bien intégrés ici. On parle ainsi pour distinguer leur culture qui vient enrichir la nôtre, sinon ils sont considérés comme des Sénégalais à part entière», a précisé Talla Sylla.
Dans le même le registre, le président de l’Association des Sénégalais d’origine cap-verdienne, Emmanuel Fortez, qui est ancien cadre des Impôts et Domaines, a témoigné de la bonne intégration des Cap-verdiens au Sénégal. «Les Cap-verdiens n’ont jamais subi quelle que discrimination que ce soit au Sénégal. Ils sont connus comme des travailleurs et des gens sérieux», a-t-il laissé entendre.

Ndiol Maka SECK

 

La commune de Demette, une localité du département de Podor, située dans l’île à Morphil à plus de 400 km, a été samedi le point de ralliement des responsables de l’Apr. Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, par ailleurs, coordonnateur départemental de l’Apr de Podor et maire de la commune de Bokké Dialloubé, a saisi cette occasion pour réitérer l’engagement indéfectible de la coalition «Benno Bokk Yaakar» à faire en sorte que 150.000 électeurs de Podor puissent contribuer correctement et dans de bonnes conditions à la réélection du président Macky Sall en 2019. Abdoulaye Daouda Diallo a laissé entendre que le Président Macky Sall veut que le département de Podor, qui compte actuellement 212.510 inscrits, soit le premier département à apporter le maximum de voix à la coalition «Benno Bokk Yaakar».
Il a précisé que cet objectif est réalisable, insistant longuement sur la nécessité pour les responsables de l’Apr de Podor de s’unir et de se retrouver autour de l’essentiel en vue de porter en triomphe le président Macky Sall à l’issue du scrutin présidentiel de 2019. Plus explicite, il a exhorté les femmes de l’Apr de Podor à occuper le terrain politique pour « puiser » dans le camp de l’Opposition et massifier davantage l’Apr. Après avoir énuméré les nombreuses réalisations du président Macky Sall dans le Fouta (qui ont permis le désenclavement de l’île à Morphil), Abdoulaye Daouda Diallo a enfin rendu un vibrant hommage aux femmes de l’Apr de Podor en leur offrant 10 billets pour le pèlerinage à La Mecque.

Mbagnick Kharachi Diagne

Le Grand Parti rejoint le Front démocratique
et social de résistance nationale

L’appel du Front démocratique et social de résistance nationale a eu un écho favorable chez Malick Gakou et son Grand Parti. En réunion au début de la semaine dernière à la permanence de «Bokk gis gis» de Pape Diop, le Front avait lancé un appel à ceux qui le souhaitent de venir agrandir la structure. C’est ce que vient de faire le Grand parti sur recommandation de son secrétariat exécutif national qui s’est réuni le 23 avril dernier.
«Le Grand parti s'engage, ainsi, pour le Sénégal et mettra à profit l'énergie de toutes ses composantes pour le triomphe des valeurs de la République et la consolidation des intérêts supérieurs du peuple sénégalais», peut-on lire dans le communiqué de presse de la formation dirigée par Malick Gackou. C’est ainsi que M. Gackou a participé «formellement» à la réunion du Front démocratique et social de résistance nationale de ce vendredi 27 avril 2018, «afin de renforcer l'unité d'actions de l'opposition et des forces vives de la Nation dans le cadre de la pérennisation de la démocratie et des libertés au Sénégal».                          

Aly DIOUF

 

Ismaïla Madior Fall ne sera plus seul contre tous. Outrés par les critiques dont il a fait l’objet, ses amis rufisquois et ses anciens camarades de promotion ont décidé de lui apporter tout le soutien nécessaire pour faire face à ses contempteurs.

Les amis et anciens camarades de classe du Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, comptent désormais s’ériger en bouclier et le défendre. Ils l’ont fait savoir, ce week-end, après avoir constaté les «critiques acerbes» dont il a fait l’objet lors du vote du projet de loi sur le parrainage. «Aujourd’hui, les imams, le représentant du Grand Serigne, les femmes, les jeunes et les étudiants se sont réunis dans le but de faire une motion de soutien d’encouragement et d’accompagnement au président de la République et à leur fils Ismaïla Madior Fall qui a défendu le projet de loi», signale Balla Diop, directeur de cabinet du ministre de la Justice.
Pour lui, malgré qu’il soit voué aux gémonies, Ismaïla Madior Fall reste une «fierté et une valeur sûre» de la Ville de Rufisque, du Sénégal et de tout le continent africain.

Djiby Guissé, un des anciens camarades de promotion du ministre s’est offusqué du «silence observé» par la classe politique rufisquoise et surtout par les militants de l’Apr pour n’avoir guère levé le petit doigt en faveur du ministre de la Justice. «C’est une absence totale de solidarité que nous avons observée à l’endroit des militants qui étaient censés le défendre. C’est pourquoi, nous avons eu cette réaction spontanée pour lui témoigner tout notre soutien», a expliqué M. Guissé, lors de cette rencontre des amis du ministre. Le député maire de Bambilor, Ndiagne Diop, est venu apporter son soutien au ministre dont il loue «le sang-froid et la lucidité», durant son passage à l’hémicycle.  

Tous les orateurs qui se sont succédé sur la tribune ont  salué la pertinence de ce projet de loi. «On est dans un Etat de droit régenté par des lois et règlements et la loi dit que, en termes de révision d’une loi constitutionnelle, quand il s’agit d’une loi organique, c’est le Garde des Sceaux, ministre de la Justice qui doit venir le défendre à l’Assemblée nationale ; le projet de loi qu’il a défendu à l’Assemblée nationale va dans le sens de l’approfondissement de la démocratie», a indiqué son directeur de cabinet, Balla Diop.

Maguette NDONG

 

Après avoir salué la décision des syndicats d’enseignants de mettre fin à la grève suite à l’audience que le chef de l’Etat leur a accordée, la conseillère spéciale du président de la République, Mme Zahra Iyane Thiam dit aux acteurs de l’école de mettre fin à toute considération politique dans les revendications. «L’image qui nous est rendue, depuis qu’on a vu d’anciens dirigeants  syndicaux à la table de l’opposition, nous pousse à croire qu’à un moment donné ou à un autre, certaines personnalités ont pu user d’artifices pour porter des combats politiciens», s’est désolée la responsable de l’Alliance pour la République.

«Cela, nous le déplorons fortement. Et nous l’affirmons avec responsabilité, parce que nous sommes des acteurs de ce pays. Nous croyons aux institutions de ce pays. Nous réaffirmons, avec force, que suite à certaines positions, que nous avons vu récemment, nous sommes en droit de demander que les structures puissent se départir de certains comportements politiciens qui ne nous avancent à rien», a ajouté Zahra Iyane Thiam qui a été la marraine des journées culturelles du Collège d’enseignement moyen (Cem) de Hann Maristes. Elle fait visiblement allusion à l’ancien dirigeant du Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire du Sénégal (Saems) Mamadou Lamine Dianté qui a été récemment porte-parole de l’opposition lors d’une conférence de presse.

Zahra Iyane Thiam a appelé à la clairvoyance et à la raison pour mettre fin à toute considération politique. Elle a adressé ses félicitations aux enseignants et à l’Etat pour la décision prise de mettre un terme à la grève. «Des deux côtés, il y a eu des efforts et des dépassements pour trouver un modus operandi de sortie de crise et permettre un retour des élèves dans les classes», a-t-elle dit.

B. DIONE

Le président de la République, Macky Sall, a séjourné en République du Congo, les 28 et 29 avril 2018, à l'invitation de son homologue, le Président Denis Sassou Nguessou. Il a pris part à la première réunion de la Commission du Bassin du Congo.

Une dizaine de chefs d’Etat et de gouvernement, dont le Président Macky Sall, ont pris part à la première réunion de la Commission climat du Bassin du Congo (Ccbc). Cette réunion s’inscrit dans le sillage des conclusions du sommet africain de novembre 2016 à Marrakech, en marge de la 22ème Conférence des parties de la convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP22).

Au cours de cette rencontre, il a été décidé de la création de trois commissions destinées à répondre aux défis environnementaux qui se posent à l’Afrique, dont la Ccbc. Cette Commission ambitionne de renforcer l’approche éco systémique de gestion intégrée du massif forestier et des eaux du Bassin du Congo, second poumon écologique mondial et quatrième réservoir de biodiversité de la planète. En effet, «ledit bassin regroupe 11 pays, compte 220 millions d’ha de forêt».

En novembre 2017, neuf pays avaient signé un mémorandum sur la création d’un fonds bleu comme le souhaite le Président congolais, Denis Sassou Nguesso. Le fonds bleu est un nouvel instrument pour le développement durable des pays africains et de la lutte contre le réchauffement climatique. Il prévoit des subventions financières renouvelables, chaque année, à hauteur de 100 millions d’euros, soit plus de 65 milliards de FCfa, indiquent les experts.

Le fonds bleu s’inscrit dans le concept de «l’Economie bleue» qui, selon la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (Cea), «concerne toutes les étendues d’eau, y compris les lacs, les cours d’eau et les nappes souterraines, sans oublier les mers et les côtes». Ce fonds vise à promouvoir l’économie dans la zone géographique composée de l’Angola, du Burundi, du Cameroun, de la République démocratique du Congo, du Gabon, de la Guinée Equatoriale, de la Centrafrique, de la République du Congo, du Rwanda, de la Tanzanie, du Tchad et de la Zambie.

Aly DIOUF

 

Une cérémonie d’hommage au sergent Malamine Camara a eu lieu, hier, à Brazzaville, en présence du président de la République, Macky Sall, et de son homologue congolais, Denis Sassou Nguesso.


Tirailleur Sénégalais, le sergent Malamine Camara est devenu héros éternel de la Nation congolaise, grâce à ses hauts faits d’arme qui ont permis à ce pays d’Afrique centrale de préserver son intégrité territorial dans les années 1880. C’est le symbole des relations amicales et fraternelles anciennes entre le Sénégal et le Congo. Selon une note de la présidence de la République, le Président Macky Sall est l’invité d’honneur de son homologue congolais, le Président Denis Sassou Nguesso. La cérémonie s’est déroulée au Mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza. Elle a également connu la participation des chefs d’Etat de Sao-Tomé et Principe, de la République Centrafricaine ainsi que celle du 17e Makoko (roi du Pool), Auguste Nguempio. Le sergent Camara a séjourné au Congo au 19ème siècle et a contribué à la défense des intérêts des populations autochtones. Le sergent Camara est une des figures symboliques de l’histoire coloniale du Congo Brazzaville. Pour la directrice de du mémorial, Bélinda Ayessa, cet hommage est le moment pour sortir la figure du sergent Malamine Camara de la pellicule de poussière sous laquelle on l’a longtemps retenue.  Le Président Macky Sall, qui s’est réjoui de cet hommage, souligne : « aujourd’hui, nous avons les yeux rivés vers l’avenir, mais le mérite du Président Denis Sassou N’Guesso a été de rappeler la vraie histoire et de ne laisser personne dans l’oubli. Voilà ce qui nourrit et entretient notre histoire partagée. Voilà ce qui fait que de génération en génération, nombre de mes compatriotes vivent parmi leurs frères et sœurs congolais en toute quiétude, alors que partout dans le monde, la migration est aujourd’hui frappée des stigmates de la xénophobie, du racisme et de l’intolérance, tel n’est pas le cas ici au Congo. Vos places publiques, vos rues, vos localités portent fièrement la tradition d’accueil, d’hospitalité et de fraternité humaine que nous avons en partage». Il a remercié son hôte mais aussi le conseil municipal de Brazzaville pour l’honneur qui a été fait au sergent Malamine Camara en l’élevant au rang de citoyen d’honneur de cette ville. Au Sénégal, le lycée moderne de Dakar aux Parcelles assainies porte le nom du sergent recruté par Pierre Savorgnan de Brazza pour l’accompagner dans son expédition au Congo. Très tôt, il s’est fait remarquer par sa bravoure, sa générosité et sa clairvoyance politique. Homme de confiance de Pierre Savorgnan de Brazza, il a été désigné par le colonisateur comme le gardien de la station de ce nouveau territoire appelé Brazzaville à la suite d’un traité signé avec le roi du Pool, Makoko 1er. Ainsi, il a pu éviter que le Congo Brazza bascule, à l’époque, sous la coupole des Belges qui étaient sur l’autre rive du fleuve Congo.

Aly DIOUF et Babacar DIONE

 

Après son passage à l’Assemblée nationale, le Président du Cap-Vert, Jorge Carlos De Almeida Fonseca, s’est rendu, hier, à l’université Cheikh Anta Diop. Sur place, en se prononçant notamment sur la question de la  démocratie en Afrique, il a affirmé que le Sénégal et le Cap-Vert peuvent être fiers d’être deux démocraties exemplaires dans le continent.

En visite au Sénégal du 25 au 29 avril, le Président du Cap-Vert, Jorge Carlos de Almeida Fonseca, s’est rendu, suite à sa visite à l’Assemblée nationale, à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, où il a prononcé un discours. A cette occasion et en réagissant à la question de la démocratie, il a rappelé que le Sénégal et le Cap-Vert, au-delà de leurs liens historiques, sont considérés comme des pays de bons élèves en démocratie. Significativement, «le Sénégal et le Cap-Vert peuvent être fiers d’être deux démocraties exemplaires dans le continent», a-t-il défendu. «La liberté est un pilier fondamental de notre modèle», a-t-il déclaré, faisant, par ailleurs, référence à son pays.

De l’avis de Jorge Carlos de Almeida Fonseca, le Cap-Vert est cité comme exemple en démocratie en Afrique avec le Sénégal et le Bénin. «Ces pays se caractérisent par l’alternance au sommet de l’Etat par les urnes », a-t-il fait comprendre. Le Président du Cap-Vert n’a pas manqué, dans ce sens, d’affirmer que le développement durable va de pair avec la démocratie. En outre, «l’Afrique a besoin d’une nouvelle pensée politique. Cependant, on ne devrait pas non plus faire fi des valeurs universelles auxquels nos Etats sont attachés », a-t-il alerté.

Pour peser dans les instances de décision internationales, il est d’avis que l’Afrique doit retrouver sa confiance en elle. Tout au plus, «pour construire un monde meilleur, l’économie seule n’est pas suffisante, les valeurs sont toutes aussi importantes. Nous sommes confrontés à un défi sécuritaire et d’intégration», a-t-il ajouté devant l’assistance. Face aux problèmes sécuritaires auxquels plusieurs pays membres de la Cedeao sont confrontés, il a estimé que la lutte contre ce phénomène ne doit en aucun cas tordre le cou à la démocratie. «La sécurité ne doit pas être une alternative à la démocratie. Elle est fondamentale à l’intégration de nos populations», a-t-il dit.

Jorge Carlos de Almeida Fonseca a rappelé, sous cet angle, que c’est en 1991 que la démocratie de son pays a connu un tournant. Aujourd’hui, si les signaux économiques du pays sont au vert, le Président du Cap-Vert regrette tout de même que son pays n’ait toujours pas atteint le niveau de vie souhaité. Tout compte fait, et dans la coopération bilatérale entre nos deux pays, il a lancé un appel au rapprochement, à l’échange et à la coopération entre la douzaine d’établissements supérieurs que compte son pays et ceux du Sénégal.

Amadou DIOP

 

L’homme d’affaires, Jean Claude Gandur a été élevé hier à la dignité de Grand croix dans l'ordre national du Lion par le chef de l'Etat. Le Président du groupe d'investissement AOG spécialisé dans les mines et l'énergie a exprimé toute sa gratitude au Président Macky Sall pour cette marque de reconnaissance. Une distinction qui récompense 40 ans de présence au Sénégal.

 

Le président Macky SALL a réuni le Conseil des ministres, mercredi 25 avril à 10 h, au Palais de la République.

Entamant sa communication sur sa visite d’amitié et de courtoisie, en prélude à la célébration de la 138ème édition de l’Appel de SeydinaLimamou Laye,le Chef de l’Etat adresse ses chaleureuses félicitations et ses sincères remerciements à Serigne Abdoulaye THIAW LAYE, Khalife général des Layènes, pour l’accueil chaleureux et les prières ferventes formulées pour la paix et la prospérité du Sénégal.

Ainsi, le président de la République demande au gouvernement, en parfaite synergie avec les autorités religieuses, coutumières et les populations de Cambérène, d’intensifier la modernisation des sites et zones impactés par l’aménagement de la deuxième section de la Voie de Dégagement Nord (Vdn) en tenant compte de leurs spécificités. Poursuivant sa communication autour de la mécanisation intensive de notre agriculture pour asseoir durablement l’autosuffisance et la sécurité alimentaire, le Chef de l’Etat félicite le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural pour la bonne organisation de la cérémonie officielle de réception des 1000 unités de matériels agricoles destinées aux agriculteurs, d’un coût de 32 milliards de FCFA.

A cet égard, le président de la République demande au gouvernement, en rapport avec l’ensemble des acteurs du secteur impliqués, de déployer avec diligence, les procédures appropriées, afin d’assurer la répartition équitable, la maintenance adéquate de cet important lot de matériels subventionnés, mis à la disposition des producteurs, par l’Etat, dans le cadre de la dynamique de renforcement de la politique d’autosuffisance alimentaire, par le renouvellement et la modernisation de l’équipement rural, engagée depuis 2012.Par ailleurs, abordant la consolidation du dialogue social tripartite, Etat-Syndicats-patronat, et la préparation de la Fête internationale du travail qui sera célébrée le 1er mai, le Chef de l’Etat demande au gouvernement de faire le bilan exhaustif de l’état de prise en charge des cahiers de doléances déposés en 2017 et de préparer la cérémonie officielle de réception des centrales syndicales à la Présidence de la République.  

Le président de la République invite également le gouvernement à évaluer, les résultats des deux conférences sociales tenues en 2014 et 2017, notamment la mise en œuvre et l’actualisation du Pacte de stabilité sociale et d’émergence économique, conclu en 2014, entre l’Etat, les syndicats et le patronat. En outre, le Chef de l’Etat réitère ses instructions relatives à la consolidation du dialogue social dans tous les secteurs et à l’établissement d’un calendrier consensuel de suivi des revendications et accords signés avec les partenaires sociaux.
Enfin, le président de la République rappelle au gouvernement l’impératif d’assurer le respect scrupuleux des droits des travailleurs en matière de protection sociale, de cotisations sociales à l’Ipres, à la Caisse de sécurité sociale et la mise en œuvre effective de conventions collectives, notamment, dans le secteur de la sécurité privée.

Le Chef de l’Etat a terminé sa communication sur le suivi de la coopération, des partenariats et son agenda diplomatique.
Le Premier ministre a axé sa communication sur la situation sociale avant de rendre compte de la coordination de l’action gouvernementale.
Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a fait le point sur la situation africaine et internationale.
Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte de la préparation de la campagne agricole.
Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime a fait une communication portant sur l’état de la coopération dans le domaine de la pêche entre l’Etat du Sénégal et la République islamique de Mauritanie.
Le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions a fait le point sur les préparatifs de la Fête internationale du Travail et la convention 205 de l’Organisation internationale du travail relative à l’emploi et le travail décent au service de la paix et de la résilience.
Le ministre de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Economie numérique a fait le point sur l’actualisation du cadre juridique des télécommunications et des technologies de l’information et de la communication.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le conseil a examiné et adopté :
- le projet de décret portant organisation du ministère de la Justice ;
- le projet de décret portant organisation du ministère de la Pêche et de l’Economie maritime.


Nominations

Au titre des mesures individuelles, le président de la République a pris les décisions suivantes :

Monsieur Momar DIOP, Docteur en Science politique, précédemment Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal au Royaume des Pays-Bas, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Donald J. TRUMP, président des Etats –Unis d’Amérique, en remplacement de Monsieur Babacar DIAGNE ;
Monsieur Babacar Matar NDIAYE, Conseiller des Affaires étrangères principal, précédemment ministre-Conseiller à l’Ambassade du Sénégal à Ottawa, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Muhammadu BUHARI, président de la République fédérale du Nigéria, avec résidence à Abuja, en remplacement de Monsieur Baboucar SAMBE ;
Monsieur Amadou SOW, Conseiller des Affaires étrangères principal, de classe exceptionnelle, précédemment Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal au Royaume du Maroc, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Hassan ROHANI, président de la République islamique d’Iran, en remplacement de Monsieur Babacar BA ;
Monsieur Oumar El Foutiyou BA, Conseiller en Organisation est nommé Secrétaire général du ministère de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’enfance ;
Monsieur Ousseynou DIENG, Ingénieur en Management de l’audiovisuel, est nommé Directeur de la communication au ministère de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Economie numérique en remplacement de Monsieur Alioune DRAME, appelé à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;
Monsieur Sossé NDIAYE, Professeur assimilé à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, titulaire d'un Doctorat d’Etat ès Sciences, est nommé Directeur de l’Office du Baccalauréat du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, en remplacement de Monsieur Babou DIAHAM, appelé à d’autres fonctions.


Retrait des cartes d’identité et d’électeur

La Cena pour une vaste campagne de communication

Pour le retrait des nombreuses cartes d’identité et d’électeur déjà éditées, le président de la Commission électorale nationale autonome (Cena), Doudou Ndir a jugé nécessaire l’organisation d’une vaste campagne de communication. M. Ndir l’a fait savoir au sortir d’une tournée d’inspection auprès de certaines commissions administratives installées dans les quatre départements de la région de Dakar pour les inscriptions sur les listes électorales. Ainsi, au vu de la situation qui prévaut dans ces commissions, le président de la commission électorale nationale autonome «a jugé nécessaire l’organisation d’une vaste campagne de communication pour le retrait des nombreuses cartes d’identité et d’électeur déjà éditées», renseigne-t-on dans un communiqué de la cellule de communication de l’institution reçu à notre rédaction.

Le président Ndir s’est aussi félicité, à cette occasion, de la présence assidue de représentants de partis politiques, aussi bien de la majorité que de l’opposition, au sein des commissions. Il a, en outre, indique-t-on, rencontré et échangé avec les membres des commissions administratives, y compris les représentants de la Cena et ceux de certains partis politiques, ainsi que les autoritésadministratives et responsables municipaux trouvés sur les lieux.

Amadou DIOP

C’est par une vaste mobilisation, dans le village de Djiffer, que les insulaires des îles du Saloum et riverains de la commune de Palmarin ont exprimé leur totale satisfaction au secrétaire général de la Présidence de la République, Maxime Jean Simon Ndiaye.

Les populations des Iles du Saloum ont exhibé toutes les facettes culturelles de leurs terroirs pour dire merci à Maxime Jean Simon Ndiaye, secrétaire général de la Présidence de la République. «  Nous faisons cela pour magnifier les nombreuses et bonnes actions que Maxime Jean Simon Ndiaye ne cesse de mener à l’endroit des populations, sur les plans social et humanitaire », a indiqué Joseph Ndéné, responsable de l’Alliance pour la République à Palmarin. Joseph Ndéné a représenté le secrétaire général de la Présidence à la cérémonie riche en couleurs avec une forte mobilisation.

Des populations composées majoritairement de femmes venues des 19 îles du Gandoul et des différents villages que polarise la commune de Palmarin ont fait le déplacement. « C’est un devoir pour nous de pérenniser tout cela en tant que responsables. Une tâche à laquelle s’est inscrit le ministre secrétaire général de la Présidence de la République à travers des visites de proximité et des appuis ponctuels aux populations surtout insulaires tant bien même qu’elles ne sont pas du même département que Palmarin. Mais, ce sont des occasions pour nous, en allant vers celles-ci, de porter la parole du président Macky Sall qui leur prête une oreille attentive sur toutes leurs préoccupations », a dit Joseph Ndéné. La cérémonie a coïncidé avec la remise de 19 moulins à mil à des groupements de femmes des îles du Saloum pour l’allègement des travaux des femmes dans le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc). Toutefois, la délégation du secrétaire général de la Présidence n’a pas manqué de recueillir certaines doléances liées au manque d’eau dans certains villages de la commune de Ndjirnda, mais aussi les difficultés d’accès entre ces villages faute de ponts de liaison. Sur le plan sanitaire, les insulaires souhaitent voir l’érection de leurs cases en poste de santé pour ainsi un relèvement du plateau sanitaire afin de les éviter les cas de références souvent difficiles dans ces localités.

Le Chef de cabinet du Secrétaire général de la Présidence a transmis les salutations et remerciements de Maxime Jean Simon Ndiaye qui les exhorte, en même temps, à se mobiliser en perspective de la présidentielle de février 2019 et de porter en triomphe le président Macky Sall pour un second mandat.

Plusieurs orateurs dont le chef de village de Palmarin, Ambroise Sarr, et le responsable des jeunes de l’Apr de Ndjirna, Oumar Sarr, ont salué cette belle initiative et ont remercié encore une fois,  le secrétaire général de la Présidence, Maxime Jean Simon Ndiaye connu pour sa discrétion dans la démarche au service des populations.

Mohamadou SAGNE

 

Le Président Fonseca effectue une visite officielle de 5 jours au Sénégal (du 25 au 29 avril). Ce déplacement au Sénégal témoigne des excellentes relations d’amitié cordiale et de coopération multiforme entre le Sénégal et le Cabo Verde, selon un communiqué de la présidence de la République.
L’hôte du Sénégal aura un agenda surchargé.  Il sera reçu, aujourd’hui, à 12 heures, au Palais par le Président Macky Sall pour un entretien en tête-à-tête, qui sera suivi d’une cérémonie de signature d’accords entre les gouvernements sénégalais et cabo verdien.

Un point de presse se tiendra à la fin de la cérémonie de signature d’accords. Dans l’après-midi, le Président Fonseca se rendra à l’Assemblée nationale pour une adresse aux députés. Demain, à 10h, il est attendu à l’Université Cheikh Anta Diop. Et, dans l’après-midi, il visitera l’Île de Gorée.

Selon le communiqué, une rencontre avec la Communauté cabo-verdienne établie à Thiès est prévue dans la matinée du samedi 28 avril 2018. Et dans l’après-midi, le président Fonseca rencontrera la Communauté cabo-verdienne résidant à Dakar, au Cercle de la Rade.  Il quittera Dakar le dimanche 29 avril 2018 dans la matinée.

B. DIONE

...Jorge Carlos De Almeida Fonseca fera face aux députés cet après-midi


Le président de la République du Cabo Verde sera à l’Assemblée nationale cette après midi à 17h. Son Excellence Jorge Carlos De Almeida Fonseca va délivrer un message aux députés.

Le chef de l’Etat caboverdien  va délivrer un message aux députés. A l’image des pays voisins, le Sénégal entretient de relations privilégiées avec le Cap Vert.  Du 03 au 06 septembre 2015, à l’invitation de Mankeur Ndiaye, alors chef de la diplomatie sénégalaise, Son Excellence Jorge Homero Tolentino Araujo, ministre des Relations Extérieures du Cap Vert avait effectué une visite de travail au Sénégal. Dans la Déclaration conjointe  sanctionnant cette visite, il a été décidé d’exploiter davantage l’énorme potentiel qui existe entre les deux pays, conformément aux directives de la 8ème Session de la Grande Commission Mixte. Cette visite était aussi une occasion pour finaliser la signature de quatre Accords portant sur la coopération militaire, le domaine du transport aérien, la coopération dans le domaine de la formation professionnelle  et technique et à l’entrée, au séjour et à l’établissement des personnes, des biens et leur transfert. Du 05 au 07 mars 2014, le chef de l’Etat Macky Sall avait effectué une visite d’Etat au Cabo Verde. Une visite inscrite dans le cadre du renforcement des excellentes relations d’amitié, de fraternité et de coopération qui unissent les deux pays frères et amis. A l’époque, les deux chefs d’Etat s’étaient félicités des liens historiques d’amitié et de solidarité existant entre les deux peuples frères et amis et avaient réaffirmé leur volonté commune de les renforcer et de les raffermir davantage dans l’intérêt des deux peuples. Il a été décidé aussi la mise sur pied d’un Comité technique pour l’établissement d’une liaison maritime directe entre le Cabo Verde et le Sénégal. Le Président capverdien avait décoré son homologue sénégalais de la Médaille du  premier degré de l’Ordre Amilcar Cabral.

Jorge Carlos De Almeida Fonseca est le 4e président du Cap-Vert. Elu pour la première fois en 2011 pour un mandat de cinq ans, il a été réélu en 2016. Il a d’abord milité dans les structures clandestines du Paigc avant de créer sa propre formation politique, le Mouvement pour la démocratie (Mdc). Entre 1991 et 1993, il a été ministre des Affaires étrangères de son pays. Juriste de formation, il a participé à l’élaboration de la Constitution du Cabo-Verde et à l’élaboration de divers projets de loi sur les codes pénaux et de procédure pénale, la loi d’exécution des sanctions criminelles, du projet de loi sur le soutien aux victimes de crimes violents et la loi des infractions fiscales et douanières.      

Les parlementaires de l’opposition et les non-inscrits boycottent la séance

Dans un communiqué parvenu à la rédaction, les députés membres du groupe parlementaire Liberté et Démocratie et les non-inscrits soutiennent qu’ils vont boycotter le passage du président capverdien à l’Assemblée nationale. Par cette décision souveraine, l’opposition et les non inscrits visent à protester solennellement contre le vote sans débats de la loi de révision constitutionnelle, les arrestations de leaders politiques et de citoyens sénégalais. Tout en réaffirmant leur fraternité à l'endroit du peuple du Cap- Vert et de son Président, ils estiment que le discours d’un Chef d’Etat étranger devant l’Assemblée nationale a pour but d’exalter le prestige et la place éminente de l'Assemblée nationale elle-même dans l’ordonnancement des institutions, et en même temps, de magnifier les relations entre les pays et l'amitié entre les peuples ; peuple dont l'Assemblée nationale est l’émanation de la souveraineté.

Aly DIOUF



La conférence des leaders de l’opposition regroupés autour du Front démocratique et social pour la résistance nationale (Fdsrn) internationalise son combat contre le parrainage. Il compte porter le combat à l’Union africaine et à la Cedeao.

La conférence des leaders de l’opposition regroupés autour du Front démocratique et social pour la résistance nationale (Fdsrn) a fait face à la presse, hier, au siège de Bokk Gis Gis. La structure veut internationaliser le combat contre la loi sur le parrainage. Selon le porte-parole du jour, Mamadou Lamine Dianté, le front va porter le combat devant la Cedeao et l’Union africaine. Pour l’opposition, la lutte ne fait que commencer. Celle-ci prendra plusieurs formes allant du recours devant le Conseil constitutionnel et à la Cour suprême. L’opposition compte aussi organiser des journées hebdomadaires de résistance nationale, des actions d’information et de sensibilisation de masse, des marches, des tournées, des meetings et grands rassemblements citoyens sur le terrain dans toutes les localités et à travers la diaspora.

Aux membres du Conseil constitutionnel, le Front dit qu’il n’est plus question que d’un côté, ils acceptent de se substituer au législateur, « comme lors des législatives de 2017 » et que d’un autre, ils se déclarent systématiquement incompétents devant les saisines de l’opposition. Mamadou Lamine Dianté et ses camarades pensent que la présidentielle de 2019 représente un énorme enjeu pour le Président Macky Sall et son camp. Ils font référence « au pétrole, au gaz, au zircon et au foncier ». D’après eux, cet intérêt est un obstacle « à la promotion de la démocratie, au développement solidaire, à la cohésion sociale et à la paix civile dans notre pays ». Le Front a peint un tableau sobre de la situation actuelle, marquée, entre autres, par la grève en milieu scolaire, les rapts d’enfants et le vote sans débat de la loi sur le parrainage. Il estime que la première journée dénommée « journée de résistance nationale » du 19 avril 2018 a enregistré un franc succès en dépit des mesures prises par le pouvoir. Monsieur Dianté qui était entouré des principaux responsables des partis d’opposition pense qu’au Sénégal, comme dans la diaspora et dans l’hémicycle, l’opposition a relevé le défi.

Aly DIOUF

 

En tournée à Tambacounda, Cheikh Kanté, ministre en charge du Suivi du Plan Sénégal émergent(Pse), a visité des réalisations de l’Etat dans la région.

La cité « Niani » de la direction de la Sn-Hlm, le marché sous-régional des femmes et le bloc scientifique et technique de Tambacounda ont été visités par le ministre chargé du suivi du Pse, Cheikh Kanté. Dans sa présentation du projet de construction de 100 logements, le directeur de la Sn-Hlm, Mamadou Kassé, a fait savoir que le site faisait 67 hectares mais il est, aujourd’hui, réduit à 48 hectares. Ceci pour une prise en compte des éléments naturels à savoir une dépression naturelle qui se trouve sur les lieux, (lit du Niériko et du Mamacounda).

Des parties réservées ont été sorties du plan de masse. Il a précisé que les 17 hectares perdus dans le présent site  ont été compensés du côté de Diamwély. Le marché est déjà attribué a une entreprise qui a gagné les deux lots des 78 logements sur les 100 prévus. Selon M. Kassé, le  chantier va démarrer en début juin. « En 18 mois, la première tranche devrait être prête », dit-il.

Le marché sous-régional des femmes de Tambacounda, un projet d’un milliard 500 millions de FCfa a été aussi visité. Pour la première tranche de cette  infrastructure, un financement de 242.641.237 de FCfa a été  attribué. Le président du Conseil départemental de Tambacounda, Alassane Sina Cissokho, a dit avoir les assurances des plus hautes autorités, en l’occurrence le président de la République pour le respect des délais par l’Agetip. C’est une doléance de plus de 25 ans des femmes de la région de Tambacounda que le président de la République vient de satisfaire en une matinée », a souligné le président.  

La première tranche a débuté pour ce marché d’intérêt sous-régional de Tambacounda qui comportera des infrastructures d’envergure dont un centre d’échanges commercial, un centre de services, un bloc d’accueil et d’hébergement.
Le bloc scientifique et technique (Bst) du lycée Mame cheikh Mbaye de Tambacounda a été également visité par le ministre Cheikh Kanté. Ce bloc scientifique construit et équipé dans le Projet d’amélioration de la qualité et de l’equité de l’éducation de base (Paqueb) avec comme partenaire de l’Etat du Sénégal, la Banque mondiale et le Canada. Au cours de cette tournée du Dr cheikh Kanté dans la région de Tambacounda, il est aussi prévu des visites de projets, un Crd spécial, des audiences avec  les imams,  les chefs de village et une rencontre avec les organisations socioprofessionnelles.

Pape Demba SIDIBE

 

Vous êtes le nouveau secrétaire national chargé des élections du Pds. Quels sont les défis qui vous attendent ?
En qualité de Secrétaire national chargé des élections, notre mission première est d’assurer une bonne supervision administrative pour sécuriser la participation du Pds et de ses alliés aux élections par une veille permanente pour que les opérations électorales soient conformes à la loi. Nous avons maillé intégralement les commissions administratives à l’intérieur du pays et dans la diaspora et les premiers retours nous provenant de nos représentants confirment la gestion chaotique du processus de révision des listes électorales par le ministre de l’Intérieur. De même, nous avons le défi de mettre en place une base de données des statistiques sur les mouvements du fichier électoral à partir de données collectées à la base ; cette base est en phase de construction. Elle prend également en charge l’historique des résultats électoraux pour permettre des analyses de tendances permettant d’affiner la stratégie électorale. Enfin, le secrétariat chargé des élections a la responsabilité de participer à l'animation du parti et des mouvements karimistes pour sécuriser et faire du retour de notre candidat, un retour triomphal et pour l'accompagner dans sa campagne électorale. Notre objectif est de faire de lui le prochain président du Sénégal au soir du 24 février 2018.

Votre nomination est-elle dictée par le souci du Pds de reconquérir la banlieue?
Ce n'est pas par hasard que le président Abdoulaye Wade a choisi un leader de la banlieue pour en faire le responsable national chargé des élections. La banlieue, bastion historique du Pds, doit jouer, en effet, un rôle prépondérant dans l’offensive électorale à venir. Nous en sommes d’autant plus confiants que les populations se sentent trahies par le président Macky Sall.

Sur quoi fondez-vous ce constat ?
 C’est Macky Sall qui leur avait promis des emplois que nous attendons encore, un programme décennal de lutte contre les inondations que nous attendons encore, un programme de restructuration des quartiers que nous attendons encore, des lycées et collèges que nous attendons encore. 1.800 milliards lors du conseil des ministres décentralisé que nous attendons encore. En fait, le président Macky Sall ne pense à la banlieue qu’en période de campagne électorale et ce sentiment d’être considéré comme du bétail électoral nous révulse profondément et nous le ressentons comme un mépris et une humiliation qui appellent une réponse appropriée le 24 février prochain. A cela s’ajoutent une revitalisation du Pds dans la banlieue et une montée en puissance des mouvements karimistes qui nous font croire que la banlieue sera à l’avant-garde pour délivrer tout le Sénégal de la gestion traumatique du président Macky Sall.

Pensez-vous que le Pds peut constituer l’alternative ?
Après six ans d’alternance, le constat unanime est que les fleurs promises par le président Macky Sall n’ont pas produit les fruits escomptés. Le "Réthiou" et le désespoir ne sont pas une vue de l’esprit, ce sont les sentiments les plus partagés des Sénégalais, même ceux qui avaient été fanatisés. Le Pds, comme principale force politique du Sénégal, s’organise pour assumer sa mission historique de conduire le développement économique et social du pays dans la trajectoire de la politique de développement multisectoriel que le président Abdoulaye Wade avait initiée et qui a permis au Sénégal, dans la période de 2000 à 2012, de bénéficier d’infrastructures économiques et sociales structurantes, de réduire les inégalités sociales et d’offrir davantage d’opportunités à la jeunesse.  Nous y travaillons avec l’ensemble des partis allés et des citoyens désespérés par les errements d’un régime qui a perdu le sens des réalités.

Mais la candidature de votre leader est sous la menace d’une invalidation...
A tort ou à raison, le président Macky Sall a très tôt perçu la candidature de Karim Wade comme une menace pour sa réélection. Il s’est vite employé à le neutraliser par tous les moyens. Malgré son emprisonnement, la candidature de Karim Wade a fait l’objet d’une élection ouverte et démocratique au sein du Pds. Depuis lors, Karim Wade a bénéficié d’un large élan populaire de sympathie d‘abord au sein du Pds et ensuite au sein de milliers de mouvements de soutien qui se sont formés spontanément autour de sa candidature autant sur le plan national que dans la diaspora. C’est dire que tous les observateurs avertis sont conscients que la candidature de Karim Wade est une candidature gagnante. C’est d’ailleurs cette évidence politique qui a poussé le président Macky Sall à instrumentaliser la justice aux fins de le condamner après un procès sans preuves. Au demeurant, cette condamnation a été démentie par toutes les juridictions internationales, autant à Paris, à Genève qu’à Abuja, pour autant que les juges échappent à l’emprise du président Macky Sall. Ceci étant dit, à l’état actuel du code électoral, la condamnation injuste de Karim Wade par la Crei n’invalide pas sa candidature. C’est tout l’enjeu de la manipulation de l’article 57 de la loi électorale par le président pour empêcher une candidature de Karim Wade exilé au Qatar et sans possibilité de s’inscrire sur les listes, car le président Macky Sall refuse justement d’y envoyer une commission administrative d’inscription sur les listes électorales. En privant Karim de son droit d’électeur, le président Macky Sall veut introduire la conditionnalité d'être électeur pour être candidat à la présidence de la République et par ce tour de passe-passe, disqualifier définitivement notre candidat. Nous n’accepterons pas évidemment ces tripatouillages des lois et de la constitution orientée vers une invalidation de la candidature des frères Karim Wade et Khalifa Sall. Ces tripatouillages pré-électoraux, caractéristiques de certaines démocraties bananières sont indignes pour notre pays. Le président a été démasqué, de même que ses juristes-tailleurs constitutionnels qui ont peiné à convaincre les sénégalais que les modalités d’une élection ne sont pas partie intégrante du mode d’élection non susceptible de réforme sauf par voie référendaire. Le Pds engagera donc le combat pour une élection inclusive qui permet à tous les Sénégalais, victimes de manipulations attentatoires du pouvoir, de recouvrer leurs droits politique et civiques bafoués par la volonté obsessionnelle de réélection du président Macky Sall. En définitive, Karim Wade est et reste le candidat du Pds et des formations politiques qui soutiennent notre parti.

Quel regard portez-vous sur la situation économique du pays ?
Sur le plan économique, notre pays vit une situation de marasme avec le ralentissement de l’activité des entreprises privées et le périclitement  de près de trois cent Pme/Pmi annuellement avec une perte nette de près de 30 000 emplois chaque année. Cette situation est causée par le poids de la dette publique due aux entreprises qui se chiffre à près de six cents milliards. A cela, s’ajoute un service de la dette extérieure garantie par le Fmi qui engloutit plus du tiers des recettes budgétaires de l’Etat et essouffle le Trésor public. Le gouvernement peine à honorer ses engagements financiers intérieurs. Les chèques du Trésor public s’accumulent sur la table du payeur général qui pousse chaque jour des cheveux blancs faute de liquidités et dans le même temps, l’administration publique est quasi à l’arrêt, car le budget de fonctionnement voté par l’assemblée nationale n’est mis en place que de manière parcimonieuse. L’Etat vit une situation économique difficile et inquiétante qui risque, à terme, de nous replonger dans les politiques d’ajustement structurel dont nous gardons un souvenir pénible. Cette situation est malheureusement la conséquence attendue d’une politique d’investissements hasardeuse du Chef de l’Etat qui a eu du mal à définir les bons choix économiques et les bonnes priorités.

Propos recueilli par Abdou DIOP

La période de révision exceptionnelle des listes électorales a été clôturée lundi. L’information a été confirmée par Bernard Casimir Cissé, directeur de la formation et de la communication à la direction générale des élections (Dge).

Bernard Casimir Cissé, directeur de la formation et de la communication à la direction générale des élections (Dge) a informé, hier, qu’à l’article 7 du décret instituant la révision exceptionnelle des listes, il est mentionné que les demandes d’opérations auprès des commissions administratives s’arrêtent le lundi 23 avril 2018. « Il y a eu quelques personnes qui disaient que la révision doit s’arrêter le 30 avril. C’est effectivement ce que dit le décret qui avait institué une période de révision qui couvre du 01 mars au 30 avril. Mais selon le même décret, si vous allez à l’article 7 du décret, il est mentionné que les demandes d’opérations auprès des commissions administratives s’arrêtent le lundi 23 avril», a dit M. Cissé joint par téléphone.

Pour Bernard Casimir Cissé, la raison est simple. « Pour les  sept jours qui restent, c’est une période de contentieux  qui est ouverte pour les personnes venues le dernier jour (avant-hier) en attendant la décision de justice», a-t-il souligné. Ce qui va effectivement rester, a-t-il poursuivi, au 30 avril, sera le retour de tous les feuillets non utilisés. Toutes les demandes introduites par les citoyens sénégalais retourneront également aux services centraux où elles seront traitées avec toute la rigueur que cette opération requiert.  «Parce qu’il s’agissait de demandes de modification, de demandes d’inscription, de demandes de radiation et de demande de correction d’erreurs. Et les services centraux ont deux mois pour traiter toutes ces demandes-là (mai et juin)», a-t-il fait comprendre. Invité à faire le point sur les statistiques, il dit que ses services attendent la remontée de toutes les informations.

Amadou DIOP

 

José Màrio Vaz, président de la République de Guinée-Bissau, a effectué, hier, une visite de quelques heures au Sénégal. Il a été accueilli par le chef de l’Etat, Macky Sall, avec qui il a eu des échanges approfondis sur les relations bilatérales entre les deux pays. Les deux chefs d’État ont réaffirmé, à cette occasion, leur volonté d'œuvrer au renforcement de la coopération entre le Sénégal et la Guinée-Bissau dans plusieurs domaines d'intérêt commun. Cette visite intervient quelques jours après le sommet extraordinaire de la Cedeao sur la Guinée-Bissau qui a eu lieu à Lomé. Au sortir de cette rencontre, un consensus a été trouvé entre les parties prenantes de la crise politique qui secoue ce pays frontalier du Sénégal pour la nomination d’un nouveau Premier ministre. Aristides Gomes a été nommé Premier ministre. Il a aura la charge de mettre en place le dispositif pour la tenue des élections législatives en novembre 2018.  

B. DIONE

 

En meeting à Kairé Ndao, dans le département de Mbacké, le député Moustapha Cissé Lô a réaffirmé son leadership à Touba.  

« Macky Sall ne gagnera pas Touba avec qui que ce soit sans ma bénédiction. Il ne gagnera jamais ici sans moi. Je suis le seul à  détenir la clef qui pourra le faire gagner Touba, je n’y reviendrai plus », a déclaré Moustapha Cissé Lô, lors d’une rencontre organisée à Kairé Ndao.  « J’attire l’attention du président sur un fait. Toutes les personnes à qui ont fait allusion ici, ne peuvent le faire gagner, car ils ne  détiennent pas la solution. S’il tient à remporter les élections dès le premier tour, il devra s’adresser à moi », a ajouté le député.

Moustapha Cissé Lô a invité les militants à regarder dans le rétroviseur, pour se rappeler les années de galère : personne ne voulait de Macky Sall, les gens le fuyaient et je l’ai soutenu. Le président du Parlement de la Cedeao a fustigé l’attitude de Pathé Diakhaté qui, selon lui, est un transhumant. « La politique ne consiste pas à rester chez soi et à distribuer de l’argent », a dit M. Lô.

La rencontre a été marquée par une forte mobilisation. Mais Soda Mbaye, responsable locale a estimé que la mobilisation ne suffit pas pour triompher. Elle a demandé aux responsables de s’unir pour la victoire du camp présidentiel.

Mamadou DIEYE

 

La tribune de la cérémonie de lancement du Mouvement « Ligueye rek Sénégal am ndam » qui s’est tenu samedi dernier, a servi de cadre à son initiatrice, l’artiste kiné Lam « Mame Bamba » et à son parrain, le ministre en charge du Suivi du Plan Sénégal émergent, Dr Cheikh Kanté, pour magnifier le bilan du chef de l’Etat et réitérer leur engagement à côté de Macky Sall pour sa réélection, dès le 1er tour au soir du 24 février 2019.

Le meeting de lancement du Mouvement « Ligueye rek Sénégal am ndam » s’est tenu avant-hier, suite à une tournée nationale entreprise par la présidente, l’artiste Adja Kine Lam, pour mobiliser  ses membres, amies et proches. En outre, il entre dans la nouvelle dynamique unitaire enclenchée par le parrain, Dr Cheik Kanté, autour de la Plateforme des forces de l’émergence », qu’il a initiée pour « porter le plaidoyer du bilan reluisant du chef de l’Etat, auprès des Sénégalais, sans distinction avec l’objectif de faire voter trois millions de Sénégalais pour assurer la réélection du président Macky Sall au premier tour à la présidentielle de 2019 ».

Devant un parterre de responsables politiques et d’élus locaux de la mouvance présidentielle, Mme Lam s’est  engagée derrière le Dr Kanté, « à accompagner le président Macky Sall et à ne ménager aucun effort à mobiliser les Sénégalais pour sa réélection au premier tour à la présidentielle du 24 février 2019 ». Selon Ndèye Saly Diop Dieng, le ministre de la Femme, « Kiné Lam est une femme leader et c’est pourquoi j’ai tenu à répondre présente et à m’approprier cette journée ». C’est ainsi que « nous magnifions son engagement  en décidant d’apporter sa contribution à l’œuvre de construction nationale. Et à l’heure du bilan, on saura qui est le président Macky Sall ». Considérant que le chef de l’Etat a déclaré 2018, année sociale, dédiée aux femmes, aux jeunes et aux couches sociales vulnérables, elle a interpellé le parrain à travers un message fort, pour l’accompagnement des femmes de son Mouvement.

A sa suite, Dr Kanté lui a adressé ses félicitations à la diva pour le succès de la mobilisation. Il a aussi salué son « engagement inconditionnel et bénévole de porter et de partager la pertinence de la Vision du Chef de l’Etat et sa démarche de gouvernance inclusive, attestées par tous les projets structurants palpables et salutaires réalisés et/ou en cours d’exécution et les performances économiques et sociales exceptionnelles réalisées depuis la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent pour le mieux-être de ses concitoyens ».

Cheikh Kanté a, en outre, promis de « porter leurs doléances à qui de droit pour que les membres du mouvement puissent accéder aux financements du ministère de la femme et de la délégation à l’entrepreneuriat rapide (Der) ».
C’est ainsi qu’il s’est réjoui de l’engagement des concitoyens et les a exhortés à « se mobiliser massivement pour conforter la majorité déjà acquise du président Macky Sall.

Mamadou Lamine DIEYE

 

Convaincu que la loi portant révision de la constitution est une bonne chose pour l’organisation du champ politique au Sénégal, le député, Demba Sow a salué  le comportement du peuple sénégalais qui a exprimé, par le silence, son ras-le bol de l’anarchie politique. M. Sow se réjouit de son bilan à la tête de la coordination de l’Alliance pour la République de France et exprime sa volonté d’accompagner le nouveau bureau vers une belle victoire à l’élection présidentielle de 2019.

Vous avez voté par procuration la loi relative au parrainage. Quelle lecture faites-vous de cette révision de la Constitution?
En mission pour le Sénégal avec le président de la République, j’ai donné procuration à un collègue député qui a voté, pour moi, cette loi sur le parrainage. Cette loi portant révision de la Constitution va hisser le Sénégal au rang des plus grandes démocraties du monde. Elle nous permettra, à coup sûr, de renforcer notre stabilité politique. A l’heure actuelle, un pays sérieux ne peux se permettre d’avoir une cinquantaine de candidats à une élection surtout présidentielle. La démocratie n’est pas de l’anarchie, au contraire, c’est une forme organisée de la société. C’est la responsabilité de l’Etat de faciliter l’organisation de notre cadre de vie dans le respect des droits et des devoirs de chaque citoyen. En France, où j’ai passé de longues années de ma vie, il faut 500 signatures d’élus pour être candidat à la présidentielle, c’est pour cela que vous n’y verrez jamais une floraison de candidats en tout genre pour prétendre diriger le pays. Et, le candidat qui n’a pas 5% du suffrage ne se verra pas rembourser ses frais de campagne.
Au Sénégal, c’est un parrainage populaire et le candidat aura toute la légitimité parce sa candidature sera portée par 0,8% des Sénégalais. C’est un geste d’une grande révolution démocratique qu’il faut saluer et encourager. Avec les parrainages au Sénégal, nous allons voir l’évolution de notre démocratie. On aura, à coup sûr, des candidats crédibles et le peuple aura le temps d’étudier les projets et programmes de chaque prétendant au fauteuil présidentiel. Le président Macky Sall a posé les jalons d’un Etat moderne et il a raison. Gouverner c’est prévoir et avoir le courage de ses décisions. L’opinion sénégalaise adhère à ce projet. Il a compris l’utilité de cette mesure utile aux générations à venir et qui est un grand pas en avant pour notre démocratie.

Elu député de la diaspora, vous venez de passer le flambeau de la coordination de la Dse France à votre camarade Hamet Sarr. Avez-vous le sentiment d’une mission accomplie ?
J’ai fait le voyage avec le président de la République pour une visite privée en France. Le chef de l’Etat a saisi l’occasion pour remettre son parti en ordre de bataille face aux échéances électorales à venir. Je l’ai dit et répété depuis mon élection comme député à l’Assemblée nationale, il fallait trouver une solution pour continuer l’animation du parti et celle-ci vient d’être trouvée de façon consensuelle, fort heureusement, et c’est tant mieux. Maintenant, il faut redynamiser le parti en vue de l’élection présidentielle de février 2019. Aujourd’hui, le seul objectif qui vaille, c’est la réélection du président Macky Sall, peu importe qui est à la tête de la coordination. Chaque militant, chaque responsable doit se sentir coordonnateur, mobilisateur pour mettre en valeur le Pse et les réalisations du président de la République. Les deux réunis font que nous avons beaucoup de chance pour le faire réélire le 24 février 2019, encore faut-il s’y mettre dès maintenant en impliquant fortement la base.

Après plus de 4 ans à la tête de la coordination de la Dse France, quel bilan faites-vous de votre mandat ?
Cela n’a pas été toujours facile pour moi et mes collaborateurs. Sans se voiler la face, il faut reconnaître les problèmes de leadership, notamment entre les responsables mais, fort heureusement, cela n’a en rien entamé l’engagement, la détermination et les convictions des militants pour aider le président de la République à réaliser le Pse pour un Sénégal meilleur à l’horizon 2025. Sous l’impulsion du président Macky Sall, un nouveau bureau est mis en place avec un nouveau coordonnateur. Cela ne fait que renforcer et revivifier la dynamique qui était déjà là. Et c’est pour cela que je lance un appel aux responsables pour rappeler les enjeux, l’intérêt du parti et l’objectif principal à court terme qui est la réélection du président de la République. Dès lors, tous les efforts doivent converger, toutes les querelles et les problèmes crypto personnels n’ont plus lieu d’être. Il faut mettre en exergue le travail extraordinaire et révolutionnaire que le président Macky Sall est en train d’abattre pour le Sénégal. Macky Sall a la volonté de transformer fondamentalement le Sénégal, notamment la mentalité et l’Etat d’esprit du peuple sénégalais. Nous avons un grand peuple, un grand pays mais il nous faut aussi être digne des démocraties des grands peuples et des grandes démocraties du monde. Quand je prenais la coordination de la Dse France en février 2014, il y avait 65 sections dans toute la France et, le président nous avait fixé un objectif de massification à 100 sections. Aujourd’hui, l’Apr compte 108 sections dans toute la France. Rien qu’à Paris, il y a plus d’une cinquantaine de foyers d’immigrés et près de 700 dans toute la France, tous totalement acquis à la cause du président Macky Sall. Nous travaillons avec ces sections. Il faut continuer à œuvrer à la base car, comme je le dis souvent, c’est avec les petites mains qu’on fait de grands travaux. En politique, comme partout ailleurs, c’est à la base qu’il faut aller chercher des forces. Ces forces nous ont permis de gagner le référendum, les élections législatives et d’inscrire en masse les Sénégalais de France sur les listes électorales. Le bilan est donc fondamentalement positif. Je suis confiant et je vais continuer à travailler pour le peuple à l’Assemblée nationale et pour le président Macky Sall avec mes bases au Sénégal et en France.

Propos recueillis par Ousmane Noël MBAYE

 


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