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Politique (4094)

L’ancien ambassadeur Saïdou Nourou Bâ a été porté à la tête de la présidence du Cadre de concertations sur le processus électoral. Cette décision a été prise suite aux discussions ouvertes entre les trois pôles de la mouvance présidentielle, de l’opposition et des non-alignés.

« Chaque pôle a désigné 15 représentants pour discuter et aboutir à  la constitution d’un document consensuel. Le choix porté sur l’ambassadeur Saïdou Nourou Bâ par les deux pôles n’a suscité aucune objection de la part de la majorité. Le consensus a été donc obtenu », a souligné le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye, le 12 décembre dernier, lors de la cérémonie d’installation du président du Cadre de concertations sur le processus électoral. C’était en présence du président de la Commission électorale nationale autonome (Cena), Doudou Ndir, des plénipotentiaires des pôles de l’opposition, de la mouvance présidentielle, des non-alignés et d’autres acteurs impliqués dans le processus électoral. 

Diplomate de carrière, avec une longue expérience professionnelle, Saïdou Nourou Bâ est reconnu comme personnalité neutre toujours à équidistance des forces politiques, selon le ministre de l’Intérieur. L’ambassadeur a invité les acteurs à se réunir autour de l’essentiel pour mener à bien les concertations. « Les Sénégalais nous écoutent. Ils en ont le droit. Vous avez, nous avons le devoir de les entendre. Ils veulent des élections crédibles, libres et transparentes, dans le respect de la pluralité et de la dignité de chacun », a-t-il lancé.  « Si nous partageons cela entre patriotes, nous ferons tous cap vers cet objectif. Nous pouvons relever le défi. C’est cela l’importance du Cadre de concertations sur le processus électoral. Nous en ferons ensemble l’évaluation de ses forces et faiblesses pour tirer, voire apprendre de nos performances et nos contre-performances, les leçons qui devront baliser le chemin vers cet objectif partagé », a ajouté le président Bâ.

 Mais, Saïdou Nourou Bâ a insisté : « Je voudrais lancer un appel à d’autres patriotes qui, certainement, partagent les mêmes objectifs, mais avec, peut-être, des démarches nuancées et parfois même contradictoires. Je dis toujours que pour progresser, il faut périodiquement se remettre en cause. L’autosatisfaction n’est pas source de progrès. Il faut respecter l’autre et s’enrichir par l’écoute de l’autre ».

Le Pds et ses alliés maintiennent le boycott
Le démarrage du dialogue politique a eu lieu le 21 novembre dernier sans le Parti démocratique sénégalais (Pds) et ses alliés qui ont décidé de boycotter. L’ancienne formation politique au pouvoir entre 2000 et 2012 et ses partenaires ont remis cela le 12 nombre dernier. Ils n’ont pas assisté à l’installation du président du Cadre de concertations sur le processus électoral, mettant en place un cadre de lutte chargé de pousser le gouvernement à organiser des élections transparentes.

Babacar DIONE

Dans un décret rendu public le 6 septembre 2017, le président de la République, Macky Sall, reconduisait Mahammed Boun Abdallah Dionne à la tête du gouvernement de la République du Sénégal. Cela, 24 heures après sa démission, au sortir des élections législatives. 

Le suspens n’aura donc duré que quelques heures puisque Mahammed Boun Abdallah Dionne avait remis sa démission ainsi que celle de son gouvernement seulement la veille. Après une entrevue avec le président de la République, Mahammed Boun Abdallah Dionne expliquait que sa démission venait honorer la tradition républicaine qui voudrait que celle-ci intervienne après des échéances électorales. Des élections remportées par la coalition présidentielle « Benno Bokk Yaakaar » conduite par le Premier ministre. Sa reconduction était attendue, d’autant plus qu’il avait fait un bon bilan, gagné les législatives en juillet dernier, en étant à la tête de la majorité présidentielle.

Oumar BA

Alors que beaucoup avaient prédit des résultats serrés au soir des échéances législatives de 2017, la coalition « Benno Bokk Yakaar » a surpris plus d’un, jusque même dans la capitale qui semblait être acquise pour cause par l’opposition. La coalition de la majorité présidentielle est ainsi sortie victorieuse de ces joutes en raflant 125 sièges sur les 165 de l’Assemblée nationale, damant le pion à l’opposition partie en rangs dispersés faute d’entente.

aDevant les enjeux, du reste énormes en vue de la prochaine présidentielle, et les pronostics plutôt serrés dans la compétition aux dernières législatives, la coalition Bby a déjoué toutes les prévisions à l’exception de trois départements, remportant amplement les élections législatives de 2017. Ainsi, la coalition du camp présidentiel est sortie largement victorieuse de ces échéances avec 125 députés sur les 165 que compte dorénavant l’Assemblée nationale grâce à l’introduction des 15 nouveaux parlementaires issus de la diaspora suite à l’adoption de la nouvelle Constitution de mars 2016.

Mais, ces élections auront été aussi assez contestées de part et d’autre, notamment à Dakar et à Touba, entre la coalition du parti au pouvoir et l’opposition. Ce, avec des recours engagés pour réclamer victoire ou pour l’annulation du vote faute de bonne organisation. Cependant, le Conseil constitutionnel a débouté toutes les parties en invalidant tous les recours introduits aussi bien par le pouvoir que par certains partis de l’opposition. Cela, en validant les résultats de façon définitive.

Ces élections ont été surtout marquées par l’entrée dans la danse de l’ancien président de la République Me Abdoulaye Wade. Investi tête de liste nationale de la Coalition gagnante « Wattu Senegal », l’opposant qu’il fut et son expérience, si ce n’est encore l’attachement que lui portent toujours de nombreux citoyens, a su faire planer sa coalition en deuxième position au soir des dernières législatives, alors que « Manko Taxawu Sénégal » avait suscité beaucoup « d’espoirs » aux yeux de nombreux autres observateurs. Le président sortant Moustapha Niasse a rempilé sur le perchoir de l’Assemblée nationale pour cette 13ème législature, après avoir été nommé en 2012, à l’issue des élections législatives du 30 juillet de la même année. Fervent défenseur du règlement intérieur qu’il brandit à chaque séance, comme pour rappeler la conformité de ces décisions, il va encore occuper le poste de président de l’Assemblée nationale pour cette 13ème législature qui prend fin en 2022. Pour rappel, le président Moustapha Niasse a été réélu le 14 septembre dernier avec 120 voix sur les 154 députés qui étaient présents parmi un total de 165.

Amadou DIOP

Ministre du Plan et de la Coopération, puis de l’Economie et des Finances, Mamoudou Touré s’est éteint, hier, à Dakar, à l’âge de 89 ans. Il sera inhumé cet après-midi au cimetière musulman de Yoff après la levée du corps à l’Hôpital principal et la prière mortuaire à 14 heures au mausolée Thierno Seydou Nourou Tall.

Haut fonctionnaire du Fonds monétaire international (Fmi), le natif de Kaédi, en Mauritanie, fut, pendant de longues années, ministre du gouvernement sous le magistère du Président Abdou Diouf.
Cet ancien haut cadre était revenu au Sénégal durant les années d’ajustement structurel sous le régime socialiste. Il fut un homme très effacé qu’on pouvait rencontrer dans les rues de la capitale. D’abord, ministre du Plan et de la Coopération de 1983 à 1985, il retrouva, par la suite, le puissant département de l’Economie et des Finances. Poste où il sera secondé par son ancien directeur de cabinet, l’Inspecteur des douanes Moussa Touré, devenu secrétaire général, puis secrétaire d’Etat. Ancien directeur de l’Institut africain pour le développement économique et la planification (Idep), cet expert financier a fait ses études à Kaédi, ensuite au collège Blanchot de Saint-Louis. En 1948, alors qu’il n’avait que 20 ans, il sera secrétaire du chef de canton de Maghama. Il quitta l’administration pour passer son baccalauréat à Saint-Louis. Promu commis du gouverneur de Mauritanie en 1950, il retrouva l’Université de Dakar où il décrocha une Licence en Droit avant d’aller à Paris où il eut le Diplôme supérieur, puis le Doctorat en Droit avec mention Economie politique. Après cette phase, ce fut le passage à l’Ecole nationale de la France d’Outre-mer (Enfom). Grand commis de l’Etat, il est nommé administrateur de la France d’Outre-mer et adjoint au secrétaire d’Etat au secrétaire de la Commission des communautés européennes. Il entra ensuite dans la diplomatie pour représenter la Mauritanie en France, au Royaume de Belgique, en ex- République fédérale d’Allemagne et à la Commission économique européenne (Cee). En 1962, il remplaça Claude Cheysson à la Commission de la coopération technique de l’Afrique. Il servit aussi à l’Unicef Paris, New York et à Lagos de 1964 à 1966. Puis, il entra au Fmi pour y devenir directeur pour l’Afrique. C’est en 1977 qu’il sera détaché à la Bceao à Dakar comme conseiller technique et assuma le même rôle auprès des Présidents Senghor et Diouf. Mamoudou Touré quitta Dakar cette fois-ci pour l’ex-Zaïre afin de superviser le redressement économique et monétaire avant de revenir à la Bceao.

Cet homme à la longue silhouette a aussi participé aux Assises nationales, initiées par l’opposition à Me Abdoulaye Wade. Nos confrères Mamoudou Ibra Kane et El Hadj Kassé avaient co-signé sur le défunt une biographie intitulée « Un Africain au cœur de l’économie mondiale » et publiée en 2012. A son épouse, l’ancien ministre Maïmouna Kane, et à sa famille, la rédaction du «Soleil» présente ses vives condoléances.

El. A. T

Nous avons reçu du Gouvernement ce communiqué relatif aux procédures en cours contre l’enrichissement illicite. D’après le document, depuis 2012, près de 153 milliards de FCfa ont été recouvrés. Nous livrons le texte in extenso.

Le Gouvernement du Sénégal voudrait rappeler à l'opinion nationale et internationale, l'option fondamentale du Président de la République, Son Excellence Monsieur Macky SALL, qui consacre, le principe de la reddition des comptes, comme haute priorité et composante essentielle de sa politique de bonne gouvernance et de transparence dans la gestion des affaires publiques.

C’est pourquoi le Chef de l’Etat a fait de ces principes, le socle de l’Axe 3 du Plan Sénégal Emergent. Il est dès lors aisé de comprendre la quintessence de toutes les actions déjà engagées par le Président de la République et son Gouvernement afin que la nation puisse recouvrer ses biens spoliés et lutter contre la corruption, le détournement de deniers publics et l'enrichissement illicite, dans le respect du double principe de la séparation des pouvoirs et de la présomption d'innocence.

Au surplus, l’Etat a également engagé des actions qui ont permis de dénouer favorablement, différents contentieux ayant rapporté des ressources additionnelles au budget de l’Etat. Ces actions ont déjà permis de recouvrer des ressources financières importantes dont la traçabilité se retrouve à travers les Lois de Finances successives, adoptées par la représentation nationale, soit pour la période 2012 – 2015 un montant global de 152 984 119 934 francs CFA :

• Seconde Loi de Finances Rectificative pour ‘année 2013 (inscription de 3 montants : 2 498 314 563 FCFA, 24 600 355 371 FCFA, 11 365 450 000 F CFA) ;

• Loi de Règlement 2014 pour la gestion 2012 (constatation d’un montant de 39 520 000 000 FCFA) ;

• Première Loi de Finances Rectificative pour l’année 2014 (inscription d’un montant de 45 000 000 000 FCFA) ;

• Seconde Loi de Finances Rectificative pour l’année 2014 (inscription d’un montant de 5 000 000 000 FCFA) ;

• Loi de Finances Initiale pour l’année 2015 (inscription d’un montant de 25 000 000 000 FCFA.

Bien entendu, ce montant de 152 984 119 934 francs CFA, qui ne couvre que trois exercices budgétaires et qui a été totalement retracé à travers les Lois de Finances et les Lois de Règlement de 2012 à 2015, est évolutif sous réserve du recouvrement de certains biens dont l’évaluation est en cours.

Le Gouvernement veillera toutefois au respect de la dignité des personnes physiques et morales en tenant compte de la présomption d’innocence.
Pour toutes les affaires en cours d’instruction, le Gouvernement comptabilisera les gains réalisés ou attendus dans le Budget de l'Etat, cadre unique d'expression des recettes et dépenses de l’Etat, conformément à la loi.

Au total, et conformément aux instructions du Chef de l'Etat, le Gouvernement confirme son engagement de mener jusqu'à leur terme, toutes les actions initiées par les institutions et juridictions compétentes, notamment, la Cour des Comptes l’IGE, l’OFNAC, et la CREI afin que l'enrichissement illicite soit banni à jamais.

Il s'agit là d'une action continue de l'Etat et du Gouvernement qui ne connaît ni pause, ni temps d'arrêt, avec des gains pour la Nation, qui évoluent au rythme des recouvrements réalisés par l'Etat ; mais il s'agit aussi d'une action qui se déroule au temps de la Justice.

Fait à Dakar, le 28 décembre 2017

Le Secrétaire général du Gouvernement, Porte-parole

Face à la controverse politico-médiatique née de la sortie de l’envoyée spéciale du Chef de l’Etat, Mme Aminata Touré, sur le recouvrement effectif de plus 200 milliards de FCfa issus de la traque des biens supposés mal acquis, Aymérou Gningue, président du groupe parlementaire « Benno Bokk Yakaar », majorité présidentielle, n’exclut pas la saisine de l’Assemblée nationale pour la constitution d’une commission d’enquête parlementaire.

Cette piste a été proposée par son collègue Abdoulaye Baldé, leader de l’Union des centristes du Sénégal (Ucs), pour tirer cette affaire au clair. Toutefois, il l’invite à en être l’initiateur parce que, selon lui, il sait par où passer.

Le président du groupe parlementaire « Benno Bokk Yakaar (Bby) », Aymérou Gningue, en réponse à son collègue député Abdoulaye Baldé, se dit favorable à la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire si cela peut éclairer la lanterne des Sénégalais sur la traçabilité des 200 milliards de FCfa recouvrés dans le cadre de la traque des biens dits mal acquis. Il a toutefois invité le patron de l’Union des centristes du Sénégal (Ucs), auteur d’une telle requête, qui, d’après lui, sait pertinemment comment procéder pour sa constitution, d’en être l’initiateur. « L’honorable député Abdoulaye Baldé n’a pas même à saisir le groupe des non-inscrits ou un autre groupe parlementaire. En tant que député, il peut effectivement saisir le président de l’Assemblée nationale en demandant la constitution d’une commission d’enquête sur le sujet. Une fois que cette demande est faite, elle va être discutée au niveau du bureau de l’Assemblée nationale et en conférence des présidents », a-t-il déclaré hier sur la Rfm. Cependant, conformément à l’article 48 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il devrait normalement faire un exposé des motifs dans la demande qu’il doit faire pour expliquer pourquoi il veut le faire. «Et je pense qu’en ce moment, nous, députés, allons apprécier. Il n’y a pas de problème particulier», a-t-il confié. Refusant de se prononcer sur l’accompagnement de la majorité si saisine il y a, M. Gningue s’est voulu clair. « Je ne peux pas dire pour ou contre. Tout dépend de l’exposé des motifs qui va être fait. Personnellement, si cela peut éclairer notre lanterne, pourquoi pas ? (…) J’attends de voir qu’il fasse la saisine et après, on appréciera », a-t-il fait savoir.

C’est au cours d’une émission sur les ondes de la Rfm que l’envoyée spéciale du chef de l’Etat a annoncé que plus de 200 milliards de FCfa ont été recouvrés suite à la traque des biens supposés mal acquis et reversés au Trésor public. Le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, interpellé sur la traduction de cette manne financière par une loi rectificative des finances, dit l’ignorer. Ainsi, si d’aucuns s’interrogent sur l’opportunité de sa sortie sur ce dossier, ils n’ébranlent guère l’auteure de ce tollé politico-médiatique, Aminata Touré. Dans une note publique, elle n’a changé une virgule dans ses propos qui lui valent depuis une levée de boucliers et une surenchère verbale sans précédent de ses adversaires. « La reddition des comptes est une exigence des temps modernes. Et des progrès majeurs ont été enregistrés depuis 2012.

Cela doit continuer et devenir une routine de notre système de gouvernance », a déclaré Mme Touré. Mieux, elle a martelé : « Je persiste et signe. Les cris d’orfraie des clients et associés de la Crei et du procureur de la République peuvent continuer jusqu’au jugement dernier, ils ne m’ébranlent guère ». Avant d’enfoncer le clou : « La reddition des comptes a même rapporté plus de 200 milliards de FCfa à l’Etat du Sénégal, car le décompte ne prend pas en compte les amendes individuelles de 138 milliards 239 millions chacun de Karim Wade, Bibo Bourgi, Mamadou Pouye et leurs sept autres complices qui sont des avoirs dus à l’Etat du Sénégal ». Sur ce, elle encourage les organes de contrôle de l’Etat et la justice à poursuivre leur travail sans coup férir, en dépit d’un tapage médiatique entretenu par ceux qui doivent répondre de leur manipulation frauduleuse des deniers publics qui doivent servir exclusivement à améliorer les conditions de vie des Sénégalais.

Mamadou Lamine DIEYE

Le Président Macky SALL a réuni le Conseil des ministres mercredi 27 décembre 2017 à 10 heures au Palais de la République.

Entamant sa communication autour de la gouvernance stratégique du secteur de l’eau et de l’impératif d’assurer, sur l’ensemble du territoire national, un accès durable des populations à une eau potable de qualité à des coûts raisonnables, le Chef de l’Etat adresse ses chaleureuses félicitations aux populations de la région de Thiès, notamment celles de la Commune de Fandène, pour l’accueil chaleureux qui lui a été réservé à l’occasion du lancement des travaux de la troisième usine d’eau de Keur Momar Sarr (KMS 3).

Ainsi, le Président de la République demande au Premier ministre de veiller, sans relâche, au respect du calendrier d’exécution des travaux en prenant en compte toutes les problématiques sociales, foncières et financières liées à la réalisation de cette infrastructure d’envergure, qui renforce les performances remarquables du Sénégal dans le secteur de l’eau et de l’assainissement.

En outre, le Chef de l’Etat rappelle au Gouvernement l’impératif d’assurer, par des mécanismes appropriés, le raccordement systématique et la desserte correcte en eau de Keur Momar Sarr, des localités polarisées par le Lac de Guiers ainsi que des zones traversées par les conduites installées.

Le Président de la République demande également au Gouvernement de consolider le réseau Notto - Ndiosmone - Palmarin (NDP) afin d’assurer une desserte adéquate des îles du Saloum, de veiller au fonctionnement optimal des forages de secours dans les villes de l’intérieur, au renforcement des zones déficitaires, ainsi qu’au déploiement du programme national de branchements sociaux.

Concluant son propos sur ce point, le Chef de l’Etat demande au Gouvernement de prendre toutes les dispositions requises pour l’implantation, selon le chronogramme fixé, de la nouvelle unité de dessalement de l’eau de mer et de veiller à l’équilibre technique, économique, financier et social du secteur.

Poursuivant sa communication autour de la célébration de la 4ème Journée nationale de l’Elevage, le Président de la République adresse ses vives félicitations aux acteurs du secteur ainsi qu’aux autorités et populations de Kolda, pour la parfaite organisation de l’évènement et l’accueil chaleureux qui lui a été réservé.

Dans ce cadre, le Chef de l’Etat rappelle au Gouvernement l’impératif de renforcer la lutte contre le vol de bétail et ses instructions relatives à la modernisation de l’Elevage, dont la place prioritaire dans le Plan Sénégal Emergent (PSE) doit être davantage affirmée à travers des projets ambitieux, innovants, valorisant les filières et fortement créateurs de richesses et d’emplois.

Par ailleurs, appréciant la place fondamentale de l’enseignant dans la formation civique et le développement national, le Président de la République informe le Conseil qu’il procédera, jeudi 28 décembre 2017, à la remise, pour la première fois, du Grand Prix du Chef de l’Etat pour l’Enseignant, afin de magnifier le rôle fondamental du corps enseignant dans la formation des citoyens et la consolidation de l’excellence du système éducatif national.

En conséquence, le Président de la République réitère au Gouvernement ses instructions relatives au respect des accords et engagements signés avec les syndicats d’enseignants et à un dialogue social apaisé, nécessaire à l’ancrage durable d’une école de la réussite et d’une université d’excellence, au service du développement national.

Le Chef de l’Etat a terminé sa communication sur son agenda diplomatique, le suivi des partenariats et de la coopération.

Le Premier Ministre a axé sa communication sur les performances économiques et sociales de l’année 2017, avant de rendre compte du suivi et de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait le point de la situation africaine et internationale.

Le Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture économique nationale et internationale.

Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a fait le point des exportations de fruits et légumes avant de rendre compte du déroulement de la campagne de commercialisation de l’arachide, du coton et du riz.

Le Ministre du Commerce, de la Consommation, du Secteur informel et des PME a présenté aux membres du Conseil les conclusions de la concertation nationale sur la filière boulangère.

Le Ministre du Tourisme a fait le point des programmes et activités menés pour le développement du secteur du tourisme.

Le Ministre de la Promotion des Investissements, des Partenariats et du Développement des Télé-services de l’Etat a rendu compte des activités initiées par l’Agence de l’Informatique de l’Etat en vue du renforcement de l’usage des technologies de l’information et de la communication dans l’Administration et du déploiement des télé services.

Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

• Monsieur Christian Fernand Jonhson Tiburce DIATTA, Administrateur civil principal, est nommé Secrétaire général du ministère de l’Economie solidaire et de la Microfinance, poste vacant ;

• Madame Ndéye Nguénar MBODJ, Administrateur civil principal, précédemment Directeur des Affaires générales au ministère de l’Intérieur, est nommée Préfet du Département de Fatick, en remplacement de Monsieur Mouhamadou Moctar WATT, appelé à d’autres fonctions ;

• Monsieur Mouhamadou Moctar WATT, Administrateur civil principal, précédemment Préfet du Département de Fatick, est nommé Préfet du Département de Kaolack, en remplacement de Monsieur Fodé FALL, appelé à d’autres fonctions ;

• Monsieur André Almamy Fodé Fossar SOUANE, Commissaire aux Enquêtes économiques, est nommé Directeur de l’Insertion professionnelle du ministère de l’Emploi, de l’Insertion profes-sionnelle et de l’Intensification de la Main d’œuvre, poste vacant ;

• Monsieur Mamanding DIEDHIOU, Statisticien-informaticien, est nommé Directeur de l’Intensification de la Main d’œuvre du ministère de l’Emploi, de l’Insertion professionnelle et de l’Intensification de la Main d’œuvre, poste vacant.

Le Secrétaire général du Gouvernement, Porte-parole

Dr John Pombe Joseph Magufuli, président de la République unie de Tanzanie, est lauréat 2017 du Prix Mandela de la paix, selon un communiqué signé par le président de la Fondation en France.

Différents Prix Mandela seront décernés prochainement à des personnalités ou institutions pour récompenser des actions louables en faveur de l’Afrique et de la paix dans le monde, dans l’esprit du panafricanisme. Selon la Fondation, l’attribution des Prix Mandela suit trois étapes. Il s’agit d’abord de la phase populaire où tout le monde peut proposer une candidature motivée de lauréats avant le 30 juin. Ensuite, il y a la phase diplomatique où les diplomates et les personnalités proposent des candidatures avant le 30 octobre. Et, enfin, la phase de sélection où le comité du Prix Mandela sélectionne parmi les propositions soumises cinq candidatures à transmettre au jury qui désigne les lauréats de l’année 2017.

Le comité du Prix Mandela a reçu, pour l’édition 2017, 4956 candidatures, dont 4201 candidatures populaires, 155 candidatures individuelles, 517 candidatures diplomatiques et 83 candidatures officielles. Il a décidé d’écarter, à la première lecture, des candidatures non motivées au nombre de 528.  A l’issue de la sélection, le comité et le jury des Prix Mandela remercient le public, les diplomates et les personnalités qui ont proposé des candidatures. Sur la base des propositions populaires, considérant des propositions diplomatiques et vu les critères d’attributions des dites distinctions, le jury a décerné le Prix Mandela de la paix au Dr John Pombe Joseph Magufuli, président de la République unie de Tanzanie, pour sa poursuite de la politique tanzanienne de gardien de la paix régionale et ses actions très louables en faveur de justice sociale et de pacification régionale. Selon le jury, la gouvernance du président tanzanien se caractérise essentiellement par une lutte énergique contre la corruption et le gaspillage, la promotion de l’éducation et la politique de lutte contre la pauvreté, sources d’amélioration des conditions de vie et de paix sociale en Tanzanie.

Le Prix Mandela de la démocratie a été attribué à Uhuru Kenyatta, président de la République du Kenya, pour son esprit démocratique et son respect des décisions institutionnelles qui consacrent le principe sacré de séparation des pouvoirs. D’après le jury, il a fortement contribué à la consolidation du processus démocratique au Kenya. Quant à notre compatriote Mbagnick Diop, président du Mouvement des entrepreneurs du Sénégal (Meds), il recevra le Prix Mandela du meilleur entrepreneur. Le jury a salué l’ensemble des actions remarquables du président du Meds en faveur de l’innovation, du développement des entreprises et de la création d’emplois au Sénégal.

El. H. A. THIAM



L’alliance pour la réélection du président Macky Sall au premier tour de la présidentielle de 2019 a été lancée, dimanche, à Mbao, par Aliou Sall et Abdou Karim Sall. Le maire de Guédiawaye a saisi cette tribune pour appeler à la mobilisation de toutes les énergies, afin que cette initiative puisse prendre forme.

Le coordonnateur de « Benno Bokk Yakaar » (Bby) à Guédiawaye, Aliou Sall, est convaincu que la banlieue, de Grand Yoff à Diamniadio, voire au-delà, constitue l’enjeu essentiel de l’élection présidentielle de 2019. A ce propos, il a relevé que les responsables de l’Apr et de Bby, bref, tous les leaders d’opinion favorables au président Macky Sall, doivent se ceindre les reins et faire sauter les frontières des structures classiques du parti et de la coalition. Histoire d’avoir une stratégie solidaire de sécurisation et d’extension du leadership du camp présidentiel dans la banlieue. M. Sall a dit avoir pris toutes les dispositions pour appuyer le coordonnateur des Cadres républicains de Pikine et les autres responsables de la banlieue pour formaliser cette initiative. « Le but n’est pas de remettre en question les structures classiques du parti encore moins celles de la coalition, mais d’affirmer notre ambition et notre volonté, à travers une démarche de combat, en vue de sécuriser la banlieue lors de la prochaine élection », a-t-il avancé. A l’en croire, cela aboutira à l’apaisement des cœurs,  facilitera le dialogue entre tous et leur permettra d’avoir la même vision et la même démarche.

Le maire de Guédiawaye a, en outre, affirmé avoir fait confiance à Abdou Karim Sall et à son esprit d’ouverture pour que cette initiative puisse prendre forme et drainer toutes les énergies de la coalition et de l’Apr. « Il est évident que si les énergies continuent à être mobilisées autour de chacun des responsables, nous ne pourrons pas donner le plein succès à de telles initiatives », a-t-il ajouté. Aliou Sall a profité de sa présence à Mbao pour lancer un appel à ses camarades de parti à Guédiawaye d’abord, puis à ceux de Pikine. « En ce qui me concerne, je demande pardon à tous les responsables de Guédiawaye qui peuvent s’estimer offensés par moi, même si je ne le fais pas, et je pardonne à tout le monde. Je citerai ces responsables à Guédiawaye. Car je ne peux me passer de faire un appel à Guédiawaye et le faire ici à Pikine », a-t-il poursuivi.

 Par la suite, le coordonnateur de Bby  Guédiawaye a demandé aux responsables de Pikine de dépasser les passions et d’oublier les ambitions personnelles qui, selon lui, ne sont pas appropriées dans ce contexte. « Puisque nous avons déjà dépassé les législatives et que les locales ne se profilent pas dans l’horizon d’avant présidentielle, il n’y a qu’une seule chose qui vaille notre mobilisation : la réélection du président Macky Sall dès le premier tour », a-t-il soutenu. En réaction, Abdou Karim Sall a affirmé son engagement à ne ménager aucun effort pour que cette initiative soit une réalité.

A. DIOP

 

Des membres de la mouvance présidentielle, d’anciens membres du Parti démocratique sénégalais (Pds), du « Rewmi », des sympathisants du président de la République ainsi que des acteurs de la société civile ont lancé, hier, la plateforme politique appelée « Initiative 2035 ». L’idée est de soutenir la politique du président Macky Sall, axée sur le Plan Sénégal émergent (Pse), et sa réélection en 2019.

Ces acteurs veulent aussi faire de cette plateforme une « force de réaction rapide » destinée à prendre en charge le combat contre les attaques de l’opposition. Ils comptent, en outre, faire la promotion du Pse et de son appropriation par les populations.

A l’occasion de ce lancement officiel, le ministre Mame Mbaye Niang, qui dit être présent en tant que militant, a soutenu que, « pour la première fois dans l’histoire politique de ce pays, autant de jeunes engagés, autant de responsables politiques de notre génération ont pu se retrouver autour de l’essentiel. Ils viennent tous d’horizons différents et sont, aujourd’hui, regroupés autour d’un idéal : le Sénégal de demain, le Sénégal face à l’avenir, le Sénégal projeté sur 50 ans ». Pour le ministre du Tourisme, « notre dénominateur commun, c’est le Sénégal, ce sont les valeurs que nous partageons, c’est la vision d’un homme qui a apporté des solutions à des situations auxquelles nos populations étaient confrontées ». Selon lui, l’engagement justifie les décisions qu’ils vont prendre. Maïssa Mahécor Diouf, conseiller technique au Port autonome de Dakar, a, pour sa part, indiqué que c’est un jour mémorable, historique pour l’histoire politique de notre pays. « Nous avons la chance d’avoir comme leader un président qui a mis en œuvre un programme d’émergence : le Pse. De ce fait, nous avons jugé nécessaire de regrouper toute la génération 35, ceux qui ont moins de 35 ans et ceux qui ont plus de 35 ans. Mais également de fédérer toutes les forces vives du pays autour du Plan Sénégal émergent », a-t-il renchéri. Cette initiative transcende, à son avis, les partis politiques, les structures et même les idéologies. « C’est une initiative qui se veut rassembleur d’amis et une offre pour tout Sénégalais qui veut participer à l’émergence du pays. Nous allons porter la communication en amont sur toutes les réalisations du président et édifier l’opinion », a souligné M. Diouf.

Revenant sur les grandes lignes de cette plateforme politique, Aïssatou Dièye, conseiller technique à la Présidence, a rappelé que c’est une plateforme de réflexion, d’initiatives et de propositions. « C’est la maturité d’un processus de réflexion entamé depuis plusieurs mois. Le constat est que le président Macky Sall a initié un ambitieux programme de développement économique et social et engagé le gouvernement dans la réalisation d’immenses chantiers dans tous les secteurs de la vie nationale qui, à coup sûr, mènent notre pays vers l’émergence à l’horizon 2035. Son programme mérite la mobilisation de toutes les énergies positives convaincues de la justesse de la vision du président Macky Sall », a-t-elle appuyé. En clair, ces acteurs veulent avoir un espace de réflexion et de dialogue pour contribuer à une meilleure appropriation des politiques publiques par le citoyen… Tout compte fait, « tout un chacun ici se bat pour sa génération, pour l’idéal. Nous nous battons parce que nous fondons beaucoup d’espoir sur les actions que le président Macky Sall pose et sur sa vision pour un Sénégal émergent. Et aujourd’hui, le président a réussi à sortir le pays d’une certaine situation. Ce qui est en jeu, c’est l’avenir de la jeunesse, les investissements appropriés, l’éducation, la santé…», a conclu le ministre Mame Mbaye Niang.

Amadou DIOP

 

(APS) - L’ancien directeur des Affaires générales et de l’Administration territoriale (Dagat), Saliou Sambou, jugeant que ‘’le moment de la paix est arrivé’’ en Casamance, appelle le président de la République, Macky Sall, à «déclencher le processus» devant conduire à une paix définitive dans cette partie méridionale du Sénégal où sévit une rébellion armée depuis une trentaine d’années.

«Je voudrais dire au président de la République, Macky Sall, de se lever pour déclencher le processus de la paix définitive en Casamance», a-t-il lancé lundi au cours de la cérémonie officielle de la 2e édition des Journées culturelles de l’Association des ressortissants de la Casamance à Fatick (Arcaf).

 «La lumière pour la paix est arrivée, et même les gens du maquis (rebelles) sont prêts pour cela. Je le dis au nom du président du Groupe de réflexion pour la paix en Casamance (Grpc), Robert Sagna», a-t-il ajouté, insistant sur le fait que ce «moment tant attendu est enfin arrivé» dans cette partie du Sénégal.  Selon l’ancien gouverneur de la région de Dakar, la paix de la Casamance partira du centre du Sénégal, «c’est-à-dire de Fatick», suivant en cela les enseignements des cosmogonies locales.  Aussi, «nous nous sommes préparés depuis longtemps en organisant la première édition du Festival des origines dans les îles du Saloum et, vers les années 2000, la tenue de Foundiougne I pour la recherche de la paix en Casamance», a rappelé Saliou Sambou.

«Malheureusement, a-t-il déploré, certains ennemis de la paix connaissant le sens mystique du Festival des origines (…) ont empêché la tenue des assises de Foundiougne II et Foundiougne III», d’autant que ces derniers savaient que «quelque chose (…) se préparait à Fatick pour la paix en Casamance». Seulement, dira-t-il, «entre temps, un enfant de Fatick, en l’occurrence Macky Sall, est devenu président de la République du Sénégal». a signalé l’ancien directeur des affaires générales et de l’administration territoriale. «Donc, dites-lui de se lever et de donner le signal, et la paix définitive sera dans cette partie du sud du pays», a-t-il affirmé, s’adressant notamment au ministre de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Francophonie, Mbagnick Ndiaye, en présence de notables sérères et des représentants de communautés issues de la Casamance.

Une rébellion née dans cette partie du Sénégal, en 1982, avait atteint son pic dans les années 1990, entravant le plein développement de cette zone constituée des régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda.  Le conflit a baissé grandement en intensité depuis les années 2000, une situation qui a favorisé le retour des réfugiés et la relance des activités économiques d’une région jadis considérée comme «le grenier du Sénégal», en attendant une paix définitive.

 

«Au nom de la Collectivité léboue, je me félicite de cette belle initiative du Cirid qui honore le grand chef traditionnel, le Mohgo Naba, désigné premier lauréat du Prix Macky Sall pour le dialogue en Afrique. Mes sincères félicitations vont également au président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, son ministre des Affaires étrangères, Alpha Barry, et l’ensemble du gouvernement burkinabé qui ont contribué à faire de la cérémonie une réussite totale et un moment de communion et de ferveur dans la tradition africaine. Je me réjouis de la pertinence du discours plein d’enseignements et pétri de valeurs du ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Me Sidiki Kaba, et aussi de la présence de la forte délégation sénégalaise.

Je félicite le Mogho Naba pour cette prestigieuse distinction. La Collectivité léboue en est très fière, car Sa Majesté a régulièrement eu une oreille attentive à l’égard des Mossis et à toute la population burkinabé. Pendant la crise au Burkina Faso, quand le président Zida est allé le voir, le 4 novembre 2014, il a démontré, de manière magistrale, que les chefs traditionnels en Afrique peuvent jouer leur rôle de médiation et de régulation dans nos sociétés. Le roi des mossis a réussi à décanter la situation. Quelle coïncidence ! Parce que le parrain du prix décerné au Mogho Naba, Macky Sall, s’est aussi impliqué dans la résolution de la crise politico-militaire au Burkina Faso en passant la nuit à Ouagadougou avec les Burkinabé. J’ai échangé avec le Mogho Naba sur la nécessité de poursuivre son travail pour une véritable réconciliation nationale et de pardon. Le peuple burkinabé a besoin de stabilité politique et sociale pour amorcer résolument son développement économique. Je voudrais aussi attirer l’attention des politiques à nous aider à parfaire les cadres de concertation traditionnelle pour amener à anticiper sur les crises et à prendre en charge les mécanismes endogènes de prévention et de résolution de conflits pour aboutir à des succès sans armes, sans effusion de sang».

Elh. A. THIAM

« J’éprouve un sentiment de fierté, la fierté d’être Sénégalais, car nous avons compris que nous avons un leader en la personne du président Macky Sall dont le prix porte le nom. En ma qualité de représentant du président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, je félicite le Cirid pour cette belle initiative qui honore l’Afrique. J’associe à ses remerciements notre compatriote El Hadji Malick, représentant du Cirid en Afrique de l’Ouest et du Centre, pour ce coup de maître. C’est la consécration des efforts multiples consentis. Nous allons continuer à assister l’organisation qui est d’abord africaine. C’est un homme de consensus qui a été primé en la personne du Moro Naba, mais il faut surtout féliciter le président Macky Sall qui a été le premier chef d’Etat africain à institutionnaliser le 28 mai Journée du dialogue national. Il s’est beaucoup impliqué pour la paix en Afrique, notamment ici, au Burkina Faso, lors de la crise, en Gambie et au Burundi. C’est une grande fierté d’être présent à ce sacre à Ouagadougou et surtout pour renforcer les relations entre nos deux pays et ses institutions parlementaires ».

Elh. A. THIAM

Ouagadougou, la capitale burkinabé, a abrité, jeudi dernier, la remise du Prix Macky Sall pour le dialogue en Afrique. Cette première édition de la distinction portant le nom du chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall, a réuni, au Centre international de conférences de Ouaga 2000, un parterre de personnalités dont le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Me Sidiki Kaba, le monde diplomatique accrédité à Ouagadougou, les institutions étatiques, des représentants de la société civile et une forte délégation venue du Sénégal. Selon le parrain du prix, « le dialogue est l’arme des grands hommes ». Reconnu comme étant le premier chef d’Etat africain a institutionnaliser une journée du dialogue le 28 mai de chaque année, le président Macky Sall, d’après le Centre indépendant de recherches et d’initiatives pour le dialogue (Cirid), a été choisi pour ses nombreuses initiatives de dialogue politique et social en Afrique. Notre compatriote Maodo Malick Mbaye a d’ailleurs soutenu que cette distinction au Mogho Naba du Burkina Faso est « un message significatif destiné à appuyer et à accompagner les efforts de l’Union africaine et les ensembles régionaux et sous-régionaux qui la composent, y compris la diaspora ». Cette distinction, dotée d’une enveloppe de 50.000 euros, sert à honorer et encourager toutes initiatives de dialogue politique et social en Afrique.

Elh. A. THIAM

Interrogé sur la plainte annoncée par les partisans de Khalifa Sall contre le secrétaire général du Ps pour protester contre la gestion du parti, Abdoulaye Wilane, porte-parole de cette formation politique, souligne que « rien d’illégal, d’irrégulier ou de malhonnête n’a été fait par le parti ». « Je rappelle que le congrès de 2014 a eu lieu après le renouvellement des instances de base, ce qu’on va démarrer en 2018 », précise-t-il. Dans le même sillage, il indique que la direction du parti est imperturbable. « Nous sommes sereins. Ils nous attaquent en disant que nous sommes des sujets de Macky Sall. Je dois dire que nous ne sommes pas avec Macky Sall parce que nous tenons à lui. Nous sommes avec Macky Sall parce que nous tenons à notre engagement, nos résolutions adoptées souverainement. C’est l’avenir de ce pays qui nous intéresse, la déclinaison des politiques publiques qui, il faut le reconnaitre, donne des résultats satisfaisants », lance le maire de Kaffrine, ajoutant que les frondeurs sont « des employés de Khalifa Sall ».

Revenant sur les opérations de vente des cartes lancées par des responsables à Kaolack, M. Wilane estime qu’ils sont « dans un flagrant délit permanent ». Poursuivant, il déclare : « Les manquements recensés à leur encontre continuent d’être perpétrés. Ce qu’ils ont fait à Kaolack est une faute supplémentaire qui s’ajoute à ce qu’on leur reproche. Dans tous les cas, le parti prendra ses responsabilités à l’occasion du Bureau politique. Nous allons prendre nos responsabilités. Cette affaire sera tirée au clair et la page tournée. Nous préparons l’avenir du parti. Nous ne sommes pas prêts à laisser ces enfants nous divertir ». Abdoulaye Wilane affirme également que les militants à la base sont restés sur la ligne définie par la direction du parti. « Partout où ils ont présenté des listes lors des dernières élections législatives, ils ont été laminés. En démocratie, c’est le vote tant à l’intérieur du parti qu’à l’échelle national qui départage. Dans leur décompte, ils nous parlent de 273 membres du comité central qui ont été à leur rencontre. Qu’à cela ne tienne. Le comité central est composé de 1 000 membres ». « Le Ps est un parti au sein duquel cohabitent harmonieusement plusieurs générations d’hommes politiques qui sont en train de produire un projet commun renforcé par des solidarités que nous tissons entre nous », fait-il savoir.
Pour lui, les frondeurs « ont fini de porter préjudice au parti, de faire très mal au camarade Khalifa Sall ». « Ils sentent la terre se dérober sous leurs pieds, ils mènent la politique de la terre brûlée », se désole-t-il.

Quid de la sortie du Conseil de Paris ? Le porte-parole soutient que « les membres du Conseil de Paris ont d’autres paris à gagner à Paris plutôt qu’à chercher à s’immiscer dans les affaires d’un autre pays, allant jusqu’à pousser le toupet vers la caractérisation de nos institutions ». « Ils sont libres d’avoir des préférences, mais qu’ils se souviennent qu’à Paris comme au Sénégal, nous sommes dans un Etat de droit », martèle-t-il. Sur un autre registre, le maire de Kaffrine pense que « le procès est une bonne occasion pour Khalifa de se tirer d’affaires et une bonne occasion pour les avocats de l’Etat de prouver la culpabilité du prévenu ».

Babacar DIONE

« Je renonce à ma candidature à la présidentielle de 2019 et je vais soutenir Macky Sall parce que j’avais pris l’engagement de défendre Thiès. Ce qui vient de se passer est un attentat contre Thiès. Et mon devoir, en tant que premier magistrat de cette ville, est de défendre Thiès », a déclaré Talla Sylla, dans son bureau, juste au sortir d’un conseil municipal houleux, tenu samedi et où la majorité des conseillers ont rejeté le budget 2018 qu’il avait proposé au vote.

Très remonté contre ce qu’il considère comme un combat politicien sans génie, sans esprit parce qu’orienté simplement vers la satisfaction des désirs d’Idrissa Seck, le maire de la ville de Thiès a invité les uns et les autres à relever ce défi. « Ils nous ont déclaré la guerre. Quand je le dis, je ne parle pas de partis politiques, je ne parle pas du mouvement « Fal askan wi » (qu’il dirige), mais de tous les autres conseillers qui ne sont pas des mêmes organisations politiques », a-t-il précisé.

Selon Talla Sylla, le président Macky Sall sait qu’ils ont des divergences profondes sur des questions essentielles, mais il essayera de trouver des espaces d’échanges avec le chef de l’Etat afin « de contribuer, autant que faire se peut, à écarter, à éradiquer et à nettoyer la gangrène politicienne ». « Si nous ne le faisons pas, nous faisons courir à notre ville et à notre pays des risques d’en pâtir », a-t-il martelé.

A l’en croire, il a tout fait pour casser les relations heurtées qui existaient entre la ville de Thiès et l’Etat du Sénégal, car il sait que depuis le président Léopold Sédar Senghor, aucun maire n’a réussi à réaliser quelque chose de grand à Thiès sans l’appui de l’Etat. « En plus, l’article 172 du Code des collectivités locales, en son dernier alinéa, dit que le maire est responsable de la mise en œuvre de la politique de développement économique et social définie par le gouvernement », a-t-il ajouté. C’est pour cela qu’il a soutenu qu’il est essentielle que la ville de Thiès entretienne les meilleurs rapports de courtoisie républicaine et s’entende avec les différents services impliqués dans la mise en œuvre des politiques de l’Etat. D’ailleurs, s’est offusqué Talla Sylla, au moment où « tout converge vers Thiès, à savoir l’aéroport international Blaise Diagne à 16 kilomètres, un port annoncé à Ndayane, dans la région, les autoroutes Aibd-Thiès, Thiès-Touba, Thiès-Thiénaba-Tivaouane sans compter les acquis avec Promovilles, il est inadmissible qu’il y ait un complot politicien pour tuer la ville de Thiès ».

Mbaye BA

Sous l’impulsion de la jeunesse progressiste nationale, les instances de l’Alliance des forces de progrès (Afp) se sont réunies, samedi dernier, lors d’un atelier de réflexion. Moustapha Niasse, le secrétaire général, a saisi l’opportunité pour inviter les jeunes de l’Afp « à prendre les rênes » du parti.

En conclave, samedi passé, les jeunes de l’Alliance des forces de progrès (Afp) ont largement échangé avec le Secrétariat exécutif du parti. Lequel a clairement mis en avant son désir de céder les rênes du parti à la jeunesse dès 2018. Moustapha Niasse, secrétaire général de cette formation politique, a résolument ouvert la voie à la jeune génération. Une invitation tacite a été faite à cette dernière à prendre les devants pour assurer la succession. « Voila huit ans que j’invite les jeunes de mon parti à prendre les rênes. Si le congrès intervient, je souhaite que, parmi les jeunes filles ou garçons, qu’il y ait ce qu’il faut en nombre et en qualité pour constituer et diriger le bureau politique de l’Afp », a-t-il dit. L’Afp sera en congrès dans la deuxième moitié de l’année 2018. « Je ne demande pas à être reconduit. Je souhaite que des jeunes montent au sommet de la hiérarchie du parti. Ils peuvent le faire, ils sont capables de le faire, car ils ont la volonté, l’engagement et la maitrise des techniques politiques. Je souhaite, à la suite du congrès, qu’il y ait une relève », a-t-il martelé.

Le climat actuel du paysage politique s’est également invité dans les échanges. Moustapha Niasse est persuadé que, malgré certains propos, le dialogue politique est permanent au Sénégal. Selon lui, il est en cours, il se produit. « Les opposants disent ce qu’ils pensent, le pouvoir fait pareil. Ce n’est absolument pas un dialogue de sourd puisque nous les entendons et les écoutons », a-t-il affirmé, saluant au passage l’appel au dialogue initié par le président de la République, Macky Sall. « C’est une fenêtre ouverte dans tous les sens. Quiconque pense que le temps du dialogue physique est arrivé, c’est-à-dire s’asseoir ensemble, peut venir. Ceux qui pensent qu’ils ont encore des préalables à régler, des exceptions à gérer, des réflexions à prolonger, des recherches à approfondir. Ceux-là n’ont qu’à continuer de réfléchir et de penser », a recommandé le Sg de l’Afp.

Se prononçant sur les motivations de cet atelier, Zator Mbaye, responsable des jeunes de l’Afp, a indiqué que « c’est une journée de réflexion que le Mouvement national des jeunesses du progrès a organisé pour se pencher sur des questions déterminantes, notamment celle liée aux défis que les jeunes doivent relever face aux différentes mutations sociales et économiques du Sénégal ». Poursuivant, il a affirmé que le Sénégal aura, sous peu, le statut de pays pétrolier. D’où l’initiation de beaucoup de réformes sur le plan institutionnel, a avancé M. Mbaye. Ce qui fait que les jeunes de n’importe quelle obédience politique doivent, à son avis, être prêts à relever tous les défis.

Oumar BA

Pour la troisième visite du président Macky Sall à Kolda, les responsables politiques de la coalition présidentielle de la zone et les différentes associations d’éleveurs du pays ont battu le rappel des troupes pour lui réserver un accueil chaleureux.

Le président Macky Sall est attendu à Kolda, aujourd’hui à 11 heures, où il doit présider la 4ème édition de la Journée nationale de l’élevage. Pour l’occasion, la capitale du Fouladou a fait peau neuve. Durant toute la semaine, les camions d’ordures et les pelleteuses se sont relayés pour désencombrer la ville et lui donner de l’éclat. De leur côté, les différents responsables politiques membres de la coalition présidentielle ont fini de mobiliser leurs militants afin de réserver au chef de l’Etat un accueil chaleureux car, comme l’a souligné Moussa Baldé, président du Conseil départemental de Kolda, ce n’est pas tous les jours qu’ils reçoivent le président de la République ». Les regroupements et associations d’éleveurs ne sont pas aussi en reste.

Ils se sont fortement mobilisés pour la circonstance. Un accueil mémorable sera réservé au président Macky, ont scandé en chœur ces responsables politiques qui ont décidé d’accorder leur violon et de taire leurs petites adversités politiques et autres guerres de tendances. « En tant qu’hommes politiques qui travaillent pour lui, il est de notre responsabilité de faire en sorte que toutes les populations, à l’unisson, sortent pour l’accueillir. Quand il s’agit du président, nous oublions nos petites divergences. Il n’y a pas d’adversité, il y a juste une différence d’approche entre les différents responsables politiques de la zone, et c’est normal », a ajouté Mame Boye Diao.

Maire de Kolda et ministre de la Communication, Abdoulaye Bibi Baldé a fait chorus. Se félicitant du « réel engouement et de l’effervescence » qui se sont emparés de la capitale du Fouladou, l’édile de Kolda a prédit un accueil digne des grands jours.

Elhadji Ibrahima THIAM
(Envoyé spécial)

 

Placée sous le signe de la jeunesse, la cérémonie annuelle de réception de dignitaires, qui s’est tenue au palais de la République, a vu la distinction de 42 d’entre eux dans les différents Ordres nationaux. A l’occasion de cette solennité, le président Macky Sall a exhorté à la culture des valeurs et au retour de celles morales et civiques.

Ces dignitaires décorés dans les Ordres nationaux du Lion et du mérite viennent de milieux différents. Parmi eux, d’anciens ministres, des magistrats, des inspecteurs des Impôts et Domaines, des médecins, des administrateurs civils, des architectes… A leur endroit, le chef de l’Etat a d’emblée tenu à soutenir que la nation leur témoigne, aujourd’hui, sa reconnaissance. « Je  vous félicite pour cette belle promotion et vous invite, en tant que dépositaires de nos prestigieux Ordres, à participer à ce combat des valeurs, pour que notre nation soit toujours plus belle, plus forte et plus prospère », a-t-il lancé.

Des élèves de l’élémentaire, du moyen et secondaire ont pris aussi part à cette cérémonie, du reste placée sous le signe de la jeunesse. Le président Macky Sall s’est réjoui de cette heureuse initiative. Elle vise, selon lui, à apprendre à la jeunesse de notre pays le sens du mérite citoyen mais surtout des valeurs qui l’entourent. S’adressant aux apprenants présents, il leur a dit : « Chers élèves, vous voilà, aujourd’hui, au cœur de la République, face aux institutions et aux symboles forts de la nation. A cet instant solennel, vous vivez l’une des plus belles leçons civiques de votre vie ». Qualifiant la jeunesse d’un creuset de savoirs, le président de la République a rappelé que pour être utile, la connaissance doit être adossée à un socle de valeurs.

Le chef de l’Etat a, en outre, estimé nécessaire la restauration des valeurs civiques et morales. « C’est un combat que toutes les forces vives de la nation doivent porter, car il y va de l’avenir notre pays, singulièrement celui des générations futures. Relever ce défi passera, tout d’abord, par l’éducation et la formation du citoyen, en particulier de la jeunesse, parce qu’elle constitue l’espoir de demain », a-t-il complété devant les récipiendaires, leurs parents et proches venus assister à la cérémonie.

Le grand chancelier de l’Ordre national du Lion, Ibrahima Ousmane Sall, a affirmé que cette célébration est la plus belle expression de reconnaissance de la nation envers ses fidèles serviteurs ».

Amadou DIOP

 

Après près de six années d’exil au Sénégal, l’ancien président du Mali Amadou Toumani Touré rentre dans son pays demain. Reçu par le chef de l’Etat, Macky Sall, ATT a adressé ses remerciements au pays de la « Téranga ».  

L’ancien président de la République du Mali Amadou Toumani Touré a annoncé, hier, son retour à Bamako après près de 6 ans d’exil au Sénégal. C’était au sortir d’une audience avec le président Macky Sall. « Je rentre au Mali, mais je n’oublierai jamais le Sénégal. Je reviendrai souvent », a-t-il déclaré dans une vidéo publiée par la présidence de la République du Sénégal. Amadou Toumani Touré dit ATT a été renversé du pouvoir, dans la nuit du 21 au 22 mars 2012, par un coup d’Etat dirigé par le capitaine Amadou Sanogo. Lequel est intervenu un peu plus de deux mois avant la fin de son second mandat, période coïncidant avec l’avancée des djihadistes et la progression de la rébellion touareg dans le nord du pays. Le président déchu a été accueilli au Sénégal. Il a d’ailleurs rappelé le rôle joué par le chef de l’Etat, Macky Sall, pour son accueil en terre sénégalaise. « Lors des douloureux évènements que le pays a connus en 2012, le président de la République du Sénégal a pris toutes les dispositions, parce que la Cedeao avait demandé, à l’époque, que je me mette à l’écart du pouvoir. Des pays aussi bien en Afrique centrale qu’en Afrique de l’Ouest m’ont ouvert leurs portes. C’est le président qui a réuni tous les moyens pour venir me chercher à Bamako », a déclaré l’ancien président du Mali. « Dans trois mois, j’aurais passé six ans au Sénégal. Je suis venu exprimer au président ma profonde gratitude. Je remercie les plus hautes autorités. Je savais les liens historiques entre les deux pays. J’avoue que j’ai vécu des liens plus profonds,  les liens sociaux », a dit ATT.

S’exprimant toujours dans la vidéo, il a ajouté : « Je me suis rendu compte, plus qu’avant, des liens extrêmement profondes qui unissent les deux pays. Nous n’avons ici que des frères, des cousins à plaisanterie. Je voudrais profiter de l’opportunité pour dire merci à tout le monde ».

Babacar DIONE

 

Après avoir approuvé la suspension de la taxe à l’exportation sur l’arachide, l’Alliance des forces de progrès (Afp) a recommandé la mise en place diligente des financements pour éviter les bons impayés.  Le Secrétariat permanent exécutif qui s’est réuni avant-hier apprécie positivement la décision du président de la République de supprimer la taxe à l’exportation sur l’arachide. Il convient, cependant, de mettre en place, de manière diligente, les financements pour éviter les bons impayés et le bradage, par les paysans, du fruit de leur travail, recommande le Spe. La rencontre était l’occasion d’annoncer le prochain congrès du parti  prévu dans le dernier trimestre de l’année 2018. Cet événement sera l’aboutissement de séquences classiques allant de la vente supervisée des cartes en passant par les renouvellements des instances, sous le contrôle de commissaires politiques dûment mandatés, rapporte le texte.                  

Oumar BA



Après avoir procédé à une analyse approfondie des grandes orientations et axes majeurs du programme de croissance tracé dans le Plan Sénégal émergent (Pse), Samba Sy, leader du Pit et ses camarades donnent leur accord total pour « la poursuite de la mise en œuvre de ces orientations qui visent, à terme, à soulager progressivement de leurs souffrances les couches les plus vulnérables de notre société et à amorcer les bases d’un développement endogène et durable ».

Sur le plan judiciaire, le Pit appelle l’ensemble des Sénégalais à adhérer au principe de  l’Etat de droit dont l’un des socles est l’égalité de tous les citoyens devant la loi. « Le Pit est pour l’équité et la justice. Il  réaffirme son attachement constant à la reddition des comptes, norme hors de laquelle il sera difficile au Sénégal de prétendre à l’amélioration des conditions de vie du grand nombre », lit-on dans le communiqué. Revenant sur la vie du parti, le comité central rappelle « la nécessité de veiller au respect des normes de fonctionnement, aux principes d’organisation du parti qui fonde son action sur le respect de ses instances, seules habilitées à donner le point de vue du Pit sur toute question relative à son fonctionnement démocratique ».  « C’est bien l’observation de tels principes qui a conduit  à la désignation du secrétaire   général du Pit Sénégal, Samba Sy, comme ministre du Travail, du Dialogue Social, des Organisations professionnelles et des  Relations avec les Institutions. Le comité central entérine sans réserve cette décision et remercie le président de la République pour cette marque de confiance qui sanctionne la ligne de large rassemblement du Pit Sénégal », souligne la note.

B. DIONE

 

La décision prise par le président de la République de suspendre la taxe à l’exportation sur l’arachide n’est pas appréciée par le Grand parti dirigé par Malick Gakou. «A travers la suspension de la taxe à l’exportation sur l’arachide pour soit disant une meilleure pénétration des marchés cibles, le président Macky Sall démontre sa courte vision économique du développement et le caractère improvisé de ses choix et options en matière de politique agricole », lit-on dans le communiqué du Grand parti (Gp) publié hier. Malick Gakou et ses camarades dénoncent « une propagande stratégique et communicationnelle qui entoure la politique agricole du gouvernement ». Selon le texte, les résultats annoncés en grande pompe par une surproduction agricole s’effondre à travers les effets combinés de l’inefficacité économique de la décision et les réalités du terrain ». Poursuivant, la note ajoute : « cela prouve le caractère improductif de cette taxe qui a fini de mettre à genou notre monde rural.»

Serigne Mansour Sy CISSE

 

Réuni en séance ordinaire, le Secrétariat permanent (Sep) de la coalition « Benno Bokk Yakaar » (Bby) a invité l’opposition à rejoindre la table des négociations  pour trouver ensemble des solutions aux difficultés notées.

Le Secrétariat permanent (Sep) de la coalition « Benno Bokk Yakaar » (Bby) qui s’est réuni en séance ordinaire salue la nomination et l'installation de l'ambassadeur Saïdou Nourou Bâ à la tête du  Cadre de concertation sur le processus électoral. Il regrette toutefois l'attitude de l'opposition qui a boycotté les travaux et appelle  ses membres à rejoindre la table des concertations  pour trouver ensemble  des solutions aux difficultés notées.  

Concernant la Déclaration de politique générale, Bby exprime ses vives félicitations au Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne. L'exercice du chef du gouvernement consistait à faire partager l'engagement du chef de l'Etat, Macky Sall, pour « la construction d'une société plus juste et plus solidaire », « un Sénégal d'inclusion et de cohésion sociales », lit-on dans un communiqué parvenu à la rédaction. Cet engament décline également une vision stratégique d'un « Sénégal de tous, un Sénégal pour tous », ajoute les membres de la coalition Bby.  Selon le Sep, le Premier ministre a fourni des données chiffrées illustrant, de manière concrète, les efforts accomplis par son gouvernement dans la voie de l'édification d'un « Sénégal de tous, le Sénégal pour tous ».

Mais, loin de tomber dans l'euphorie et la satisfaction, le Premier ministre a rappelé, faisant ainsi preuve d'une grande modestie, que « ces performances, aussi louables soient-elles, sont loin d’être des motifs de satisfaction. Elles sont davantage, pour nous, des incitations à travailler plus, pour encore plus de résultats », explique-t-on dans le communiqué.

Le Sep félicite, par ailleurs, le président Macky Sall pour le démarrage effectif de la construction de la nouvelle usine d’eau potable de Keur Momar Sarr (Kms3) d’une capacité finale de 200.000 m3/j.  Avec cet ouvrage, troisième unité du genre,  le Sénégal couvre de plus de 60 % des besoins en eau de la capitale. Une volonté qui témoigne de l’ambition du président de la République de faire de Thiès un hub multidimensionnel et un pôle de développement dynamique, rappelle le Secrétariat exécutif de Bby. Sur la situation internationale, il condamne avec fermeté « l’intrusion délibérée du Conseil de la mairie de Paris ; en tête, la maire de la capitale française ». Mme Hidalgo aurait plus à s’occuper de ses grandes roues, qu’elle sache que la « Françafrique » est révolue, rapporte le texte.

Oumar BA

 

Le Prix Macky Sall pour le dialogue en Afrique a été remis, hier, au Mogho Naba, premier lauréat, par le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Me Sidiki Kaba, en présence de son homologue burkinabé et de nombreuses personnalités civiles et des dignitaires. Une occasion pour le Cirid d’honorer une grande figure africaine.

Créé en 2016, le Prix Macky Sall pour le dialogue en Afrique, une initiative du Centre indépendant de recherches et d’initiatives (Cirid), une Ong basée en Suisse, a été attribué, hier, à Ouagadougou, au Mogho Naba. De nombreuses personnalités politiques, civiles et coutumières du Burkina et une forte délégation sénégalaise, conduite par le ministre Sidiki Kaba, le vice-président de l’Assemblée nationale, Abdou Mbow, le Grand Serigne de Dakar, Pape Ibrahima Diagne, etc., ont pris part à l’événement au Centre de conférences de Ouaga II.

Délivrant le message du président Macky Sall, Me Sidiki Kaba a d’abord remercié le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, pour l’accueil chaleureux réservé aux invités. Il a aussi félicité Deo Hakizimana, président du Cirid, d’avoir porté sur les fonts baptismaux, il y a 21 ans, une organisation qui a acquis une visibilité internationale et une grande notoriété. « Je salue sa persévérance, son abnégation et sa volonté résolue de défendre les valeurs d’humanisme et celles de paix, essentielles pour la préservation de la dignité humaine », a dit le ministre. Me Kaba a  renchéri : « Vous avez fait le pari hardi de créer le Prix Macky Sall pour le dialogue en Afrique le 22 mars 2016 à Genève. Votre choix est judicieux, éclairé et pertinent ».

Poursuivant, il a martelé : « En attribuant le Prix Macky Sall à Sa Majesté Mogho Naaba Baongho, vous honorez une grande figure de l’histoire du Faso et de l’Afrique toute entière ». Aussi, pour lui, c’est une manière de restituer, dans ce monde si tourmenté et dans cette Afrique aux repères culturels dangereusement menacés, un symbole de valeurs à sauvegarder, à protéger et à entretenir. D’après le ministre, le parrain du Prix, Macky Sall, est un homme ouvert, un homme de dialogue, un humaniste et un panafricaniste. « Il croit aux vertus salvatrices du  dialogue qui structure sa vision politique, économique, sociale et culturelle du développement », a encore dit Me Sidiki Kaba. Il a indiqué que le Plan Sénégal émergent (Pse), le Programme d’urgence de développement économique (Pudc), le Programme d’urgence de modernisation des axes et des territoires (Puma), le recours constant au dialogue politique et social pour résoudre les inévitables querelles qui nourrissent la vie démocratique d’une nation, la recherche permanente du consensus, la mise en route du dialogue des territoires et l’instauration d’un journée nationale du dialogue, le 28 mai, en sont une parfaite illustration. D’après le chef de la diplomatie sénégalaise, le président Sall a contribué à la résolution des crises au Burkina Faso, au Burundi et en Gambie ; ce qui montre, à suffisance, son attachement indéfectible au dialogue. De l’avis du ministre, le dialogue que promeut le chef de l’Etat n’est point une abdication face à la menace, il n’est non plus le signe d’une certaine faiblesse ; « il est avant tout et surtout l’expression d’une conviction forte qui s’abreuve aux sources millénaires de la sagesse africaine ».

Citant les chefs religieux sénégalais qui ont marqué l’histoire de notre pays, Me Sidiki Kaba est revenu sur les vertus de l’Islam confessionnel.  Car ayant façonné notre conscience et modélisé notre système d’organisation sociale sur la base essentielle des valeurs de piété, de tolérance et de paix que les grandes figures religieuses comme El Hadji Oumar Tall, Cheikh Ahmadou Bamba, El Hadji Malick Sy, Cheikh Ibrahima Niass, Limamou Laye… ont stoïquement porté. A ces personnalités, il a adjoint celles des autorités coutumières.

Forte mobilisation des dignitaires
Nombreux étaient les dignitaires du Burkina présents, hier, au Centre de conférences, pour assister au sacre du Mogho Naba. Dans une ambiance exceptionnelle, rythmé par des sons burkinabés, la grande salle a vibré pendant plus de deux heures. Il revenait d’abord au ministre des Affaires étrangères du pays hôte de souhaiter la bienvenue aux participants au pays des Hommes intègres tout en insistant sur le rôle de régulateur social du récipiendaire.

El Hadji Malick Mbaye, représentant du Cirid en Afrique de l’Ouest et du Centre, est revenu sur les grandes étapes ayant abouti à la désignation, par le jury, du Mogho Naba avant de remercier les chefs d’Etat du Sénégal et du Burkina pour leur soutien. Quant au président Déo Hakizimana, président fondateur du Cirid, il s’est félicité de l’accueil et du respect des engagements du parrain et du président du Faso. Après la remise du Prix, les personnalités présentes sont montées sur le podium pour féliciter le lauréat dont le trophée a été conçu par l’artiste-plasticien sénégalais Kalidou Kassé. Il s’agit d’un baobab qui rappelle l’arbre à palabres en Afrique.


De notre envoyé spécial à Ouagadougou, El Hadji Abdoulaye THIAM

 


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