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Politique (4840)

Depuis  2004, la ville de Thiès échappe au tableau de chasse de la mouvance présidentielle. Même  si, au fil du temps, il a été constaté que l’écart s’est considérablement rétréci, il n’en demeure pas moins que renverser la tendance est loin d’être une mince affaire. Malick Mbaye propose une stratégie pour y parvenir.

Conscient du défi qui attend le pouvoir à la présidentielle de février prochain dans le combat pour la récupération politique de  la ville de Thiès, Malick Mbaye, président du mouvement Conscience citoyenne Gëm Sa Bopp, membre de la coalition présidentielle, indique qu’il faut une concertation sincère entre responsables  locaux du camp du président Macky Sall. « Je ne parle pas d’unité au vu de la kyrielle de responsables qui se réclament tous du président de la République, mais plutôt de la mise en place d’un cadre de concertation, d’une permanence commune, où nous allons nous rencontrer de façon régulière pour discuter, échanger, prendre des décisions communes sur le terrain politique »,  précise-t-il.

C’est pourquoi, Malick Mbaye  dit lancer une alerte pour dire qu’une élection présidentielle est une élection qui a ses particularités telles que le coefficient personnel du candidat, son appartenance naturelle. «  C’est, donc, dire que nous devons éviter de prendre la ville de Thiès comme  une simple entité du département », lance-t-il.

Selon lui, la ville de Thiès est devenue une entité prenable,  sur le plan politique, par le président Macky Sall, au regard de ses réalisations dans le programme de modernisation des villes (promovilles), entre autres, et du nombre grandissant de responsables qui s’engagent à le soutenir. « Il ne suffit pas d’avoir une équipe sur le papier pour gagner et le mondial est en train de le montrer », a-t-il relativisé. « Il faut  une  bonne synergie des actions sous-tendue par une  stratégie concertée, bien pensée tout comme de  la discipline », propose-t-il.

Revenant sur la carte électorale du département de Thiès,  Malick Mbaye  constate qu’en réalité,  le gros lot d’électeurs  se trouve dans la ville de Thiès qui est, par conséquent, le poumon électoral du département. Outre ces statistiques, s’y ajoute  un nouvel élément qui, historiquement, n’est encore jamais arrivé à Thiès dans une élection présidentielle. « Au vu de mes informations, Thiès pourrait avoir 5 candidats natifs  de la ville à savoir  Ngounda Fall Kane de Cité Lamy, Thierno Alassane Sall, Idrissa Seck et Cheikh Adjibou Soumaré de Grand-Thiès et  le juge Ibrahima Dème de Diakhao », annonce-t-il.  Autant de choses qui font dire à Malick Mbaye que « la coalition Bennoo Bokk Yaakaar se doit de faire preuve d’une présence assidue sur le terrain à travers une approche concertée bien murie pour remporter haut la main l’élection présidentielle de février prochain à Thiès.

Mbaye BA

Candidat à la présidentielle de 2019, Boubacar Camara, président du mouvement « Jengou ngirr Jerign Sénégal » annonce des actions accrues en faveur du Sénégal et une place non négligeable pour Mbour, s’il est élu.

De passage ce week-end à Mbour, Boubacar Camara se projette déjà sur la prochaine élection présidentielle. C’est le mouvement Convergence pour l’équité et l’émergence de Mbour dirigé par Me Abdoulaye Thiam qui a accueilli le président du mouvement « Jengou ngirr Jerign Sénégal ». Les échanges ont tourné autour du développement de Mbour. L’hôte du jour a estimé que « depuis 58 ans, l’argent qui a été injecté dans ce pays n’a pas permis de répondre aux attentes des Sénégalais ». Il a souligné que les richesses dont regorge Mbour n’ont pas sorti la Petite côte de la pauvreté. D’où l’annonce de faire de la localité une région avec « une potentialité, un plan d’aménagement du territoire qui définira de façon claire et nette, toutes les infrastructures de santé, d’éducation à mettre en place ». Ainsi sur cinq ans, il a promis des résultats probants pour la localité à travers un plan-programme qui sera financé par trois volets. Le premier le sera par le budget de l’Etat à travers un vote à l’Assemblée nationale à la faveur de cette localité qu’il compte ériger en région. La deuxième partie du financement va résulter, selon lui, de la coopération décentralisée « qu’on va organiser et encourager dans toute la coopération économique du Sénégal ». La troisième partie, ce sera le financement des infrastructures de Mbour qui se fera à partir des ressources « que nous tirerons du pétrole, du gaz, des ressources halieutiques, du phosphate ; de l’ensemble des richesses du Sénégal. Ce sera réparti équitablement à toutes les régions et Mbour aura sa part ».

Même si Mbour occupe une bonne place dans son discours, l’ancien patron des Douanes sénégalaises inscrit l’action de son mouvement dans un programme plus vaste qui couvre tout le pays. Pour lui, le Sénégal traverse une situation économique extrêmement difficile dont il impute la responsabilité aux dirigeants. « Cela s’explique par l’incompétence de ces derniers qui ont fait des promesses qu’ils ne peuvent pas tenir. Parce qu’en faisant ces promesses, ils ne connaissaient pas la situation de ce pays. Ils ont fait participer au pouvoir des gens qui n’ont aucune compétence pour diriger un pays ; ça c’est une réalité », a-t-il notamment estimé.

Ousseynou POUYE

Face à l’insistance du Pds qui estime que la candidature de Karim Wade est valide, Moustapha Fall, coordonnateur de la coalition Macky 2012, souligne que les libéraux savent bien que le fils de l’ancien Président ne peut pas participer à la présidentielle de 2019.

« Le Pds fait du bluff. Les responsables du Pds savent bien que Karim Wade ne peut pas être candidat. Karim Wade le sait très bien. On le fait parler, mais il n’a jamais parlé. On n’a jamais entendu un enregistrement de Karim. On lui attribue des lettres, mais il n’a jamais écrit », a déclaré le coordonnateur de la coalition, « Macky 2012 », interrogé sur l’annonce du retour du candidat du Parti démocratique sénégalais à la présidentielle de 2019. Pour le coordonnateur, « le Pds utilise Karim Wade à des fins de propagande et de mobilisation. Le Pds n’est pas prêt pour des élections ».

Le coordonnateur de « Macky 2012 » s’est désolé de la réaction de l’avocat Assane Dioma Ndiaye qui a dit que le législateur n’a pas énumérer l’enrichissement illicite aux articles L31 et L32. « On ne l’a pas énuméré, mais on a bien dit en bas qu’en général, pour des délits passibles d’une peine supérieure à 5 ans d’emprisonnement. C’est le cas de Karim Wade qui a été condamné à 6 ans d’emprisonnement. Il a purgé 3 ans avant d’être gracié. A partir du moment où il a été condamné à 6 ans d’emprisonnement, il perd tous ses droits. Ce sont les droits civiques, civils et de famille », a souligné Moustapha Fall. Le coordonnateur a ajouté que l’article 34 du code pénal dit aussi que, lorsque la peine d’emprisonnement prononcée est supérieure à 5 ans, l’interdiction définitive de tous les droits civiques, civils et de famille demeure. « Dans le code pénal, Karim Wade n’est pas éligible. Dans le code électoral, avec l’article L31, Karim Wade n’est pas éligible.

Depuis que Karim Wade a été définitivement condamné à 6 ans d’emprisonnement, en principe, il a été radié des listes électorales », a insisté le coordonnateur qui souligne que c’est la raison pour laquelle le ministre de l’Intérieur a dit que Karim Wade ne s’est pas inscrit.

Selon Moustapha Fall, l’article 28 de la Constitution dit que tout candidat à la présidence de la République doit être exclusivement de nationalité sénégalaise. « Cela n’est pas le cas pour Karim Wade. Il est binational. Ce qui n’existe même pas au Sénégal avec l’article 18 de la loi sur la nationalité sénégalaise. On ne peut pas avoir deux nationalités. Karim Wade a attaqué l’Etat du Sénégal en France en tant que français. Il n’est pas exclusivement de nationalité sénégalaise », a-t-il argumenté. Moustapha Fall a aussi émis des doutes sur l’authenticité de la récente lettre attribuée à Karim Wade. « Il ne faut pas qu’on défonce une porte qui n’est pas fermée. Cette lettre qu’on attribue à Karim Wade n’a pas été écrite par lui. Elle a été écrite par le comité directeur du Pds comme toutes les autres précédentes lettres. Cette correspondance n’est pas exclusivement destinée à Macky Sall, mais plutôt à Idrissa Seck », a affirmé le coordonnateur. Pour M. Fall, « le Pds a voulu freiner Idrissa Seck qui est allé jusqu’à proposer une quête pour payer ce que Karim Wade doit à l’Etat du Sénégal. Le Pds a voulu remettre Idrissa Seck à sa place », a-t-il poursuivi.

B. DIONE

«Le 5ème forum de Dakar dont le thème est « Paix et sécurité en Afrique: enjeux de développement et de stabilité durables» se déroulera dans un contexte de globalisation des défis sécuritaires.

«Cela impose la recherche de solutions tendant à conforter le lien entre sécurité, paix et développement, dans une perspective de durabilité», a-t-on renseigné dans le dossier presse remis aux journalistes à l’occasion de l’ouverture officielle du séminaire post-forum 2017, portant sur le thème « prévention et lutte contre l’extrémisme violent : quelles réponses des populations?».  Le document fait comprendre que cette 5ème édition du forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique insistera sur le lien entre la sécurité et les impératifs de justice, de respect des droits et libertés, pour une meilleure protection des civils dans les situations de conflit.

Il insistera également sur le rapport entre les questions sécuritaires et le développement durable. «Les perspectives de coopérations internationales dans la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent et la criminalité organisée seront également mises en exergue », indique-t-on.

A. DIOP

 Rappelant que le terrorisme n’est pas toujours lié aux conditions économiques, au cours de son exposé introductif, à l’occasion du séminaire post-forum 2017 portant sur le thème « prévention et lutte contre l’extrémisme violent : quelles réponses des populations?», le Pr Horchani Férahit a invité à tout faire pour lever cette équivoque. «Le terrorisme n’est pas lié à la religion, il n’est pas lié à l’Islam. Il a toujours existait sans relation forcément avec la religion, avec l’Islam.

Il y a du terrorisme areligieux. Il faut aussi une stratégie internationale, défendre la paix, la tolérance entre les peuples, éviter des cloisonnements entre les pays, de se fermer, éviter les foyers de tension», a-t-il recommandé. Mais aussi, a-t-il ajouté, il faut de la protection, élaborer des actes de protection des frontières. Dans l’aspect sécuritaire, il a soutenu que  le renseignement est très important. «Il doit s’appuyer sur des éléments nouveaux. Ne jamais oublier que les populations jouent un rôle très important et mettre l’accent sur le citoyen. Le renseignement le plus important, c’est le renseignement humain. Il faut faire adhérer le citoyen» a-t-il insisté. Pour le tout, « il faut de la résilience. Le terrorisme ne vaincra pas, il ne passera pas parce que l’Etat est le plus fort.

C’est juste que les populations sont les plus inquiétées», a-t-il édifié.

A. DIOP

Le Parti de l’unité et du rassemblement (Pur) se prépare déjà à présidentielle de 2019 à laquelle, il prendra part « sans ou avec le parrainage ». Le Pr El hadji Issa Sall et son équipe ont sillonné, samedi, le département de Thiès pour « remercier » les militants.

Le Parti de l’unité et du rassemblement(Pur) participera à la prochaine présidentielle « avec ou sans le parrainage ». Son coordonnateur, El hadji Issa Sall, l’a fait savoir samedi à Thiès où il a effectué une visite de courtoisie et de remerciements des militants de ce département. « La présidentielle est une élection très spéciale. Elle n’est même pas comparable aux législatives. L’élection présidentielle de 2019 nécessite une grande préparation parce que le pouvoir veut mettre en place des conditions draconiennes avec son parrainage pour se retrouver avec deux ou trois candidats. Ceci peut être considéré comme un recul démocratique.

Mais, je peux vous assurer qu’avec ou sans le parrainage, le Parti de l’unité et du rassemblement ira à l’élection présidentielle », a-t-il laissé entendre devant les militants qui sont venus nombreux accueillir leur hôte à la promenade des thièssois. Selon le Pr El Hadj Issa Sall, la prochaine présidentielle sera organisée suivant de nouvelles règles surtout avec l’introduction du parrainage. C’est pourquoi il a invité ses militants à rester très vigilants et à se préparer davantage pour la bataille de février 2019. « La présidentielle de 2019 revêt un cachet très particulier. On ne vous demandera pas seulement si vous êtes Sénégalais, si vous êtes en règle avec vos obligations fiscales, etc. Mais, on vous demandera aussi de vous faire parrainer par 60.000 personnes, soit 0,8% ou 1% du fichier général (…) Mais parrainage ou pas, le Pur ira à l’élection présidentielle », a insisté M. Sall.

Parlant du choix porté sur sa personne par son parti pour la prochaine présidentielle, l’ancien vice-président du Conseil régional pose d’abord une question : « est-ce que j’ose refuser cette proposition ? », avant de répondre par la négative sur accompagnement des militants surexcités. Pour sa part, le vice-président du conseil du quartier Silmang (Thiès-Est) et militant du Pur, affirme que nulle ne peut empêcher à leur parti de présenter un candidat au mois de février 2019.

Ndiol Maka SECK

Notre Ambition pour Macky Sall « Nam » est le mouvement porté, hier, sur les fonts baptismaux, par Birane Gaye, 2ème adjoint au maire de la commune de Touba Mosquée. Cette structure a promis de recueillir des signatures pour le candidat, Macky Sall.

Birane Gaye a réussi une forte mobilisation de leaders de groupements féminins et de militants lors du lancement de son mouvement qui a eu lieu à Djanatoul Mahwa. Pour matérialiser leur détermination à jouer leur partition, les membres du mouvement ont recueilli plus de 1 000 signatures. «Nous pouvons  assurer le parrainage du candidat Macky Sall. Nous nous engageons à mobiliser 50.000 signatures pour parrainer sa candidature », a-t-il affirmé.
Il a souligné que les personnes déjà enrôlées sont issues des leaders d’associations et de groupements de femmes. « Nous comptons, dès le 8 juillet, organiser, à Ngaye Mekhé, une rencontre nationale avec les 14 cellules implantées dans les régions du pays », a promis M. Gaye. Le leader du mouvement a indiqué que le maire et les responsables de “Bennoo Bokk Yaakaar” de Ngaye, travaillent d’arrache pied pour la réussite de ce grand rassemblement, pour la réélection du président Macky Sall dès le premier tour de l’élection présidentielle de 2019. Birane Gaye a dit entretenir de bons rapports avec les responsables de l’Apr de Touba. « Je n’ai aucune prétention, je ne suis candidat à aucun poste. Je me dois d’apporter ma contribution au développement. Ma conviction profonde est de m’investir en soutenant les actions de mon frère et condisciple Birima Mangara, pour la réélection du Président Macky Sall. Mme Madjiguène Mangara, (Magui Chanel) épouse du ministre du Budget, très satisfaite de Birane Gaye, l’a remercié pour son engagement. Il a loué les valeurs de l’homme, qui aurait pu tranquillement savourer une retraite méritée. Elle est revenue sur le sens de son implication dans la politique pour suppléer son époux sur le terrain pour offrir une  victoire éclatante au Président Macky Sall, dès le premier tour à l’élection présidentielle de 2019: « Je demande aux populations de Touba de s’impliquer, car nous ne ménagerons aucun effort, pour atteindre nos objectifs, le président de la République peut revendiquer plusieurs réalisations dans la ville de Touba, dans tous les secteurs, même s’il y a des ratés dans la communication, je vous demande d’adhérer massivement au mouvement et de ne pas désespérer, car fait-t-elle savoir, le président a beaucoup d’ambitions pour la cité religieuse.

Mamadou DIEYE

Membre du comité directeur du Pds, Cheikh Sadibou Fall invite Karim Wade à revenir au Sénégal. Pour lui, la présidentielle est proche et le candidat déclaré des libéraux doit présenter son programme aux Sénégalais.

Le temps presse, la présidentielle approche à grands pas. Et beaucoup parmi les ténors du Parti démocratique sénégalais (Pds) comme l’ancien ministre de l’Intérieur, Cheikh Sadibou Fall, en sont conscients. L’ancien ministre de l’Intérieur a rappelé la nécessité du retour de Karim Wade, le candidat désigné du Pds à la présidentielle de 2019. « Il est temps qu’il soit là. On ne peut pas mener un tel combat et être hors du pays. C’est un combat politique qui comporte des risques. Il est temps qu’il soit là, qu’il présente aux Sénégalais son programme politique…», a déclaré M. Fall, invité de l’émission dominicale « Grand Jury » de la Rfm. Même si Karim Wade a indiqué, dans son message aux Sénégalais lors de la fête de la korité, « être sur le chemin du retour », cette déclaration de M. Fall sonne comme une sorte de pression sur le candidat déclaré des libéraux.

Même si le retour du fils de l’ancien président de la République est tant attendu, il est impossible de révéler la date exacte de sa venue au Sénégal. Se prononçant sur un éventuel retour de M. Wade au Sénégal, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, a soutenu que la loi prévoit que si un citoyen est condamné à cinq ans d’emprisonnement, au moins, il perd ses droits civils et politiques. Une déclaration qui n’a guère plu les membres du Comité directeur du Pds qui la qualifie de « déclaration de guerre » du régime actuel et une tentative de priver le peuple de son droit de se choisir librement un président de la République. «Nous réaffirmons solennellement que rien, ni dans la Constitution ni dans aucune autre loi, n’interdit à notre candidat de se présenter à la prochaine élection présidentielle et encore moins un jugement dicté par Macky Sall qui viole l’ordre public international. Nous nous opposerons de la façon la plus ferme à ce que Macky Sall obtienne ce qu’il n’a pu obtenir par une Crei, pourtant aux ordres, qui n’a pas osé suivre le procureur spécial qui a requis vainement que notre candidat Karim Wade soit privé de ses droits civiques et politiques», avaient indiqué les libéraux. Seulement, aujourd’hui, plus que jamais, des voix s’élèvent pour réclamer le retour de Karim Wade au Sénégal.

Maguette NDONG

 

Le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a annoncé que la 5ème édition du forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique sera lancée ce matin au cours d’un séminaire post-forum de la 4ème édition.

La cérémonie de lancement de la 5e édition du forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique 2018 sera précédée d’un séminaire post-forum qui sera axé fondamentalement sur la “Prévention et lutte contre l’extrémisme violent». Ainsi, «faisant suite à la 4e édition du forum International de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, tenu les 13-14 novembre 20017, le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur organise un séminaire post-forum 2017, ce lundi 25 juin 2018, à partir 09H à l’Hotel King Fahd Palace », renseigne un communiqué du ministère des Affaires étrangères reçu à notre rédaction.

Amadou DIOP

C’est par un lieu hautement symbolique que la visite officielle du ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Sidiki Kaba et sa délégation, comprenant l’ambassadeur du Sénégal en République populaire de Chine, a démarré : «la Cité interdite». C’est un lieu féerique marbré par une architecture majestueuse, gorgé de l’histoire millénaire de ce grand peuple et sur lequel, au 15ème siècle, se sont succédé plusieurs dynasties impériales, comme l’a souligné le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, après une visite guidée.

En visite en Chine, le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Sidiki Kaba, a visité plusieurs sites historiques de ce pays. Une occasion, pour lui, de repréciser la philosophie qui guide la diplomatie sénégalaise définie par le président de la République Macky Sall. A ce titre, il fait remarquer que «la diplomatie sénégalaise est ouverte et elle s’exerce à travers des principes que le président de la République Macky Sall a défini : être dans la promotion de la paix et de la sécurité internationale, dans la politique de bon voisinage avec les meilleures relations pour une intégration sous régionale et panafricaine». Mais la diplomatie sénégalaise, ce sont aussi, relève-t-il, des liens de coopération avec le Moyen-Orient, l’Europe, l’Amérique Latine et l’Asie comme en témoigne sa visite officielle en Chine. «Nous allons partout dans le monde où il est nécessaire de promouvoir la coopération, la défense des intérêts du Sénégal et la protection de nos compatriotes partout où ils sont pour qu’ils vivent dans de meilleurs conditions. Le Sénégal est un petit pays mais une grande puissance diplomatique», a déclaré le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur.

Après la visite à «la Cité interdite», le ministre sénégalais a été reçu par Yang Jiechi, directeur du Bureau du comité central du travail des affaires étrangères du Parti communiste chinois. Il a été beaucoup question de l’exemplarité des relations qui lient le Sénégal et la Chine mais aussi le président de la République du Sénégal,  Macky Sall, à son homologue de la République populaire de Chine, Xi Jinping, comme, le renseignent, à suffisance, les huit rencontres qu’il y a eu entre les deux chefs d’Etat.

Cette exemplarité des relations entre les deux pays a été soulignée lors de la séance de travail et le diner offert au ministre sénégalais par son homologue, le ministre des Affaires étrangères de la République populaire de Chine et Conseiller d’Etat, Wang Yi. Une coopération qui a été revisitée et qui est marquée par de grandes réalisations achevées, et d’autres en construction comme l’autoroute Ila Touba mais surtout d’autres chantiers en perspective. Les deux ministres se sont réjouis des convergences de vue entre leurs deux pays sur les grandes questions liées à la paix, à la sécurité et la stabilité du monde. Non sans saluer, concernant le Sénégal, l’initiative chinoise concernant le projet Ceinture et Route de la soie. Un entretien qui s’est terminé par grand souhait émis par le ministre des Affaires étrangères de Chine de voir le Sénégal aller très loin dans la Coupe du monde qui se déroule en Russie.
Le séjour officiel du ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur s’est achevé par une visite à la mythique «Grande muraille de Chine».


Correspondance particulière
à Beijing, Soro DIOP

 

Les femmes de “Bennoo bokk yaakaar” ont réaffirmé leur engagement à toujours soutenir le président Macky Sall pour le triomphe de la coalition en février 2019. C’est la déclaration issue du rassemblement qui a eu lieu avant-hier au Cices et qui a vu la participation de toutes les responsables femmes de la région de Dakar.

Selon le communiqué publié, cette rencontre a eu pour but de « célébrer la date symbolique et significative du 23 Juin ». Elle a été présidée par le ministre d’Etat, N’dèye Mariéme Badiane, présidente nationale de la coordination des femmes. Les femmes ont rappelé « les dérives de l’ancien régime qui avaient abouti à la date mémorable du 23 juin 2011 ». Elles ont rendu « un vibrant  hommage au chef de l’Etat, dont la gestion du pouvoir se fait de façon vertueuse, juste et équitable dans le respect de l’Etat de droit et de la  démocratie ».

Le communiqué souligne que le rassemblement a aussi donné l’occasion aux femmes parlementaires d’informer, de sensibiliser et de conscientiser les femmes de la coalition sur le vote de la loi sur le parrainage (19 avril 2018, promulguée le 11 mai 2018 par le chef de l’Etat) et le vote de la loi portant  révision du code électoral relatif aux modalités de mise en œuvre du parrainage. Des stratégies ont été définies et adoptées afin de permettre aux femmes de porter le nombre de signatures sollicitées pour le candidat Macky Sall à l’élection présidentielle. Pour les femmes, « le bilan élogieux suffit pour donner un second mandat au 1er tour avec un score honorable pour le chef de l’Etat.

B. DIONE

 

En effectuant un déplacement, samedi dernier, dans l’après-midi, à abidjan, à la tête d’une délégation composée du ministre de l'hydraulique et de l'assainissement, mansour faye et le délégué générale à la protection sociale et à la solidarité nationale, mme anta sarr diacko, le premier ministre, mahammed boun abdallah dionne, a présenté, au nom du président macky sall, les condoléances de la nation sénégalaise à la côte-d’ivoire.  ce pays d’afrique de l’ouest a perdu une vingtaine de ses compatriotes lors des inondations survenues dernièrement à abidjan et dans certaines villes de l’intérieur.

 Un voyage éclair certes, mais surtout empreint de compassion, de fraternité et de partage d’expériences…l’avion a décollé à 15 heures moins. Le chef du gouvernement sénégalais et sa délégation ont été accueillis après 17 heures à leur arrivée à l’aéroport international félix houphouët boigny, le premier ministre, amadou gon coulibaly. Vite, le cortège fait cap sur cocody, une des communes ayant été fortement touchée par les inondations,  à travers certains de ses quartiers,  pour se rendre à la résidence présidentielle (à riviera golf) où l’attendait le président alassane ouattara.

Au sortir d’un tête-à tête de plus d’une heure, en compagnie des délégations des deux pays, le premier ministre s’avance calmement avec son homologue de la côte-d’ivoire en direction de la presse pour livrer «un message de compassion, d’amitié…», du président macky sall et au nom du peuple sénégalais tout entier face aux pertes en vies humaines et aux dégâts matériels enregistrés suite aux inondations qui ont frappé le pays. « j’ai eu le grand privilège et surtout le grand honneur de porter le message du président de la république du sénégal, macky sall, message adressé à son grand frère, le président de la république de côte-d’ivoire, alassane ouattara. Il s’agissait d’un message de compassion, d’un message de fraternité du président macky sall  et du peuple sénégalais envers le président alassane ouattara et le peuple ivoirien », a-t-il déclaré.

Il a rappelé avec émotion : «nous le savons, depuis quelques jours, le peuple ivoirien a été touché par la nature. Une nature qui est exposée aujourd’hui aux changements climatiques. Aujourd’hui, nonobstant tout ce qui est fait par nos pays pour justement se prémunir contre de telles catastrophes naturelles, nous ne pouvons que parfois nous incliner face aux douloureux évènements qui se sont passés ici à abidjan et également dans d’autres villes de la côte d’ivoire». Donc, «il s’agissait de venir, au nom du président macky sall, et au nom du peuple sénégalais, exprimer notre compassion, notre fraternité, exprimer une amitié à son homologue le président alassane ouattara», a éclairé mahammed boun abdallah dionne.

Le premier ministre a dit avoir saisi cette occasion pour retrouver, avec bonheur, le premier ministre amadou gon coulibaly. « j’avais eu le privilège de le recevoir à dakar et nous avons échangé sur les mesures de mitigation qu’il faudrait peut-être mettre en œuvre puisque le sénégal est confronté aux mêmes difficultés. Il y a deux jours encore, je présidais un conseil interministériel sur les inondations», a-t-il rappelé.

Il a dit que l’entrevue à la résidence présidentielle a été une occasion de mener «des échanges d’expériences ». « nous avons eu à échanger autour de cela pour justement que la côte d’ivoire, le peuple ivoirien, le sénégal comme le peuple sénégalais puissent être dans les meilleures conditions face aux dérèglements de la nature», a-t-il informé.

 

2 milliards de FCfa pour assister les victimes
A Abidjan, les populations semblent encore porter le deuil de leurs disparus suite aux inondations ayant aussi fait des dégâts matériels immenses. Un calme plutôt plat le long des rues menant vers la commune de Cocody, en ce début de soirée d’un week-end, en dit long. L’Etat a dégagé, en guise d’assistance, une enveloppe de 2 milliards de FCfa au profit des victimes des inondations et de leurs parents.

Alors que notre avion entamait son atterrissage à l’aéroport international Félix Houphouët Boigny, nous franchissions des nuages très chargés, qui ont fini par laisser entrevoir, alors au-dessus d’Abidjan, une ville écartelée par l’eau, témoin encore des stigmates des inondations. Au-dessus de la ville, un ciel grisé semble indiquer encore que l’hivernage s’est trouvé un refuge ici, dans cette contrée sud du pays ayant été la plus frappée par les douloureux événements.

La commune de Cocody, avec ses secteurs de Riviera Palmeraie, Alabra et de Bonoumin ainsi que le quartier d’Attécoubé ont payé le plus gros lot. Pertes en vies humaines, des maisons écroulées, c’est le bilan de ces inondation, qualifiées d’ailleurs de pluies exceptionnelles, ayant occasionné aussi plus d’une centaine de sinistrés. « Généralement, nous avons deux saisons mais il y a eu un dérèglement. Des maisons se sont écrouées, vingt personnes sont décédées dont 18 à Abidjan et 2 à l’intérieur du pays. Seulement, il faut signaler qu’il y a des constructions sur les passages d’eau. Mais Dieu merci, il y a un élan de solidarité de la société civile et de tous. Et l’Etat a dégagé une enveloppe de 2 milliards de FCfa pour soulager les victimes et les parents des victimes», a témoigné Eric Dro, journaliste que nous avons croisé à la résidence présidentielle à Riviera Golf. Cet élan de solidarité et de compassion s’est aussi manifesté, chez nos compatriotes sénégalais établis à Abidjan.

A l’image de Thierno Thiam qui vit dans cette capitale économique de la Côte-d’Ivoire depuis 26 ans, une dizaine d’autres ont fait le déplacement à l’aéroport international Félix Houphouët Boigny pour venir témoigner leur reconnaissance au gouvernement sénégalais et manifester leur élan de solidarité et d’humanité. « Nous sommes-là pour remercier le Premier ministre pour ce déplacement et nous manifestons au gouvernement sénégalais et à celui de la Côte-d’Ivoire, toute notre compassion sur ce que traverse ce pays frère. C’est douloureux et ce geste est la preuve que nous sommes des pays frères qui se soucient l’un de l’autre. Nous sommes très bien établis ici et nous nous sentons bien, sans aucune difficulté», a confié Thierno Thiam. A la suite des salutations et des mots d’au-revoir de la communauté sénégalaise, la délégation ministérielle a embarqué vers 19 heures 20 minutes pour retourner à Dakar où elle est arrivée au bout de 2 heures et demie de vol.


de notre envoyé spécial à abidjan, amadou diop

Le mouvement 2Mn (Macky Mo Gnu Nioor) a tenu, hier, un point de presse au cours duquel il a annoncé la création, en son sein, d’un bureau des cadres. Celui-ci entend sensibiliser sur les réalisations du président de la République à travers des panels.  

Porté hier à la tête du bureau des cadres du mouvement «Macky Mo Gnu Nioor» dirigé par le conseiller spécial du chef de l’Etat, Cheikh Mbacké Sakho, Abdoulaye Seck a déclaré, hier, lors d’un point de presse que le mouvement 2Mn a pour objectif spécifique la réélection du président Macky Sall dès le premier tour à travers la vulgarisation des nombreuses réalisations observées depuis 2012.

Il a ainsi fait comprendre que le comité des cadres du mouvement s'engage à jouer un rôle déterminant dans la gestion des affaires publiques. « Dans ce sens, des panels seront animés par des experts pour apporter des contributions stratégiques. Des éclairages seront aussi apportés aux Sénégalais sur des questions de l'heure à travers des visites de proximité », a-t-il déclaré.

Il a rappelé les actions du président Macky Sall allant dans le sens de la restauration du quinquennat pour le mandat présidentiel, de la modernisation du rôle des partis politiques dans le système démocratique, de la représentation des Sénégalais de l'extérieur par des députés et de l'élargissement des pouvoirs de l'Assemblée nationale en matière de contrôle de l'action gouvernementale et d'évaluation des politiques publiques.
Le mouvement compte miser sur des réalisations comme la Couverture maladie universelle,  la baisse des loyers, la baisse de l'impôt sur le revenu, le programme national de bourses de sécurité familiale, le pôle urbain de Diamniadio, le Pudc, etc.

Abdoulaye Seck n'a pas manqué d'énumérer l'accès à l'eau potable pour plus de 660.000 habitants, l'électrification de plus de 406 villages..."Le président de la République est un vrai leader en ce sens qu'il a une vision claire, une stratégie bien pensée et dispose de connaissances, de compétences et d'un bon comportement », a dit M. Seck. Concernant le pétrole et le gaz, le mouvement compte axer sa contribution sur la gestion du risque. Il annonce un panel dans le courant du mois de juillet avec l'organisation d'une réflexion sur le pétrole et le gaz.

Amadou DIOP

A la suite des fortes pluies notées dans la capitale ivoirienne, ayant occasionné une vingtaine de morts, le chef de l’Etat, Macky Sall, a exprimé sa « solidarité » au peuple ivoirien. Sur son compte Twitter, le chef de l’Etat écrit ces lignes : «J’exprime ma solidarité et mes condoléances aux familles endeuillées de Côte d’ivoire, au président Alassane Ouattara et au peuple ivoirien frère, suite aux pluies torrentielles ».   Le président Macky Sall a écrit ce message de soutien depuis la Russie où il séjourne depuis dimanche, dans le cadre de la coupe du monde 2018. Les fortes précipitations ont fait 19 morts.  Selon les autorités ivoiriennes, d’importants dégâts matériels ont été signalés.
 

M. NDONG

Le chargé de la communication du Parti démocratique sénégalais (Pds), Mayoro Faye, interpellé sur la proposition de l’ancien Premier ministre, Idrissa Seck, de payer l’amende de Karim Wade, a soutenu que cela est une proposition qui n’engage en rien le Pds. Il informe aussi que le parti va se prononcer d’ici au vendredi sur le débat concernant la recevabilité ou non de la candidature de Karim Wade.

Récemment, le responsable du parti Rewmi, Idrissa Seck, a proposé des cotisations pour payer l’amende réclamée à Karim Wade et estimée à 138 milliards de francs Cfa. Mayoro Faye, chargé de la communication du Parti démocratique sénégalais (Pds), dégage en touche et indique que le parti ne s’est jamais réuni pour étudier cette question encore moins pour en parler. «Ce sont des propositions de Idrissa Seck. Elles n’engagent en rien notre parti, le Pds. Aujourd’hui, le Pds est sur d’autres perspectives et notre candidat ne doit rien à personne. Je vois donc mal que quelqu’un qui n’est pas de notre parti puisse proposer qu’on organise une quête pour payer une dette que notre candidat ne doit à personne», martèle le chargé de la communication du Pds joint par téléphone.

Pour M. Faye, quelle que soit la motivation de cette proposition, «le Pds ne se sent pas concerné et est en train de se battre, sur le plan national, à la base et à l’étranger pour remobiliser le parti, les mouvements de soutien au candidat et pour préparer le retour du candidat». Il affirme que le Pds ne se sent point concerné par cette proposition.

Authenticité des lettres de Karim Wade
Sur le débat soulevé de nouveau sur la recevabilité de la candidature de Karim Wade, Mayoro Faye a révélé que le parti ne s’est pas prononcé officiellement sur la question, mais cela devrait se faire dans cette semaine. «Nous attendons que la direction du parti nous convoque pour étudier cette question. Cela va se faire sans tarder, mais pour le moment, je n’ai pas encore la position du chef de parti pour me prononcer sur cela», nous confie Mayoro Faye.

En outre, depuis sa grâce présidentielle, Karim Wade qui se trouve au Qatar multiplie les envois de missives en direction de son parti et de ses militants. Cela a fini même par interpeller certains sur l’authenticité de ces messages, notamment sur le dernier document. Sur ce, il assure que les lettres envoyées par Karim Wade ne peuvent être qu’authentiques car le Pds est un parti responsable. «Ce sont les détracteurs du parti démocratique sénégalais et de son candidat qui avancent ce genre d’allégations. Mais ça ne fait pas sérieux. Un parti comme le Pds est un parti sérieux, un parti d’Etat qui sait faire les choses dans les règles de l’art. Peut-être que c’est le contenu de la lettre qui ne les convient pas. Mais de toute façon, c’est une déclaration authentique faite par le candidat du Pds, Karim Wade, lui-même, depuis Doha et il n’y a pas lieu de manipulation ou de politique», argue Mayoro Faye.

Oumar KANDE

Mise en œuvre du Pse

Le chef de l’Etat invité à signer le pacte d’engagement social pour les enfants

L’Association des Médinois de la diaspora au Sénégal (Akmd) a invité le chef de l’Etat à signer le pacte social d’engagement en faveur des enfants. Pour cette association, ce serait une manière d’éradiquer la faim chez les enfants défavorisés et particulièrement chez ceux qui sont en milieu scolaire, à travers une telle opération.

Si le programme « un élève un petit déjeuner à l’école » profite jusque-là aux enfants de la commune de Médina, l’ambition de cette structure est de faire bénéficier à l’ensemble des 159 écoles primaires et secondaires de Dakar au plus tard le 30 juin 2020. « Notre objectif est de faire de l’opération un élève un petit déjeuner une cause nationale,  ainsi, chaque écolier aura au moins un repas chaud chaque jour à l’école avant de commencer sa journée de classe. Notre souhait est de travailler pour que le programme un élève un petit déjeuner  à l’école  soit une part intégrante du Pse », lit-on dans la note signée par Ousmane Kanté, fondateur de ladite association. Mieux, cette structure attend de l’Etat, un soutien administratif, logistique et financier.

Pour avoir capitalisé l’expérience et des compétences sur le terrain, cette association souhaite « un suivi rigoureux et pérenne » de cette activité au grand bonheur des élèves. « Ce programme, ajoute-t-il, soutient notre système éducatif en même temps qu’il nourrit un espoir d’insertion sociale et professionnelle pour des adultes qui peuvent ainsi allier construction sociale et promotion individuelle. En cela notre programme est un régulateur social, porteur d’espoir et d’emplois ».

M. NDONG

 

Visite du chef de l’état en Russie

Dakar et Moscou vont renforcer leur coopération
économique

En visite en Russie, le président de la République, Macky Sall, a été reçu par son homologue, Vladimir Poutine. Le renforcement de la coopération entre les deux Etats a été au menu des échanges.

Le chef de l'Etat, Macky Sall, a eu, hier, un tête-à-tête avec son homologue russe, Vladimir Poutine. Selon une note de la présidence de la République, le renforcement de la coopération économique entre Dakar et Moscou, dans plusieurs secteurs, notamment la pêche, l'industrie et l'énergie était au menu des discussions.

Avant son audience avec le chef du kremlin, Macky Sall a confié à l’agence de presse russe que Dakar et Moscou peuvent coopérer dans plusieurs secteurs.  « Nous n’allons pas signer un accord, mais nos entretiens nous donneront une idée de la direction à suivre pour notre coopération", a déclaré le président. Macky Sall a souligné que  c’est la première réunion bilatérale entre les deux chefs d’Etat. Il a rappelé n’avoir  rencontré son homologue que brièvement en 2013, lors du sommet du G20 à Saint-Pétersbourg. « Je suis heureux de rencontrer mon collègue, le président Poutine, aujourd'hui », a-t-il dit.  Le président du Sénégal s'est rendu en Russie dimanche dernier pour soutenir l’équipe nationale de football  qui participe à la Coupe du monde.

Macky Sall a dit aux médias Russes que le Sénégal s'intéresse à une coopération dans le domaine de la formation,  notamment dans le secteur de l'énergie. « Le pétrole et le gaz ont été récemment découverts au Sénégal.   L'Etat du Sénégal cherche un endroit pour envoyer des jeunes pour une formation dans ce domaine qui est très important.  Il a indiqué qu’il existe de nombreux domaines prometteurs dans lesquels les relations bilatérales pourraient être développées. Il a insisté sur les domaines techniques.

Selon l’agence de presse russe, le président Sall a également annoncé que le Sénégal ouvre ses marchés à l'investissement russe si les investisseurs montrent un intérêt pour les opportunités qu’offre le pays. « S'il y a des investisseurs russes qui sont prêts à venir nous voir, nous ouvrirons le marché pour eux », a déclaré M. Sall. Il a souligné que le gouvernement était prêt à soutenir les projets d'investissements étrangers dans le pays. « Le marché du Sénégal est ouvert. Nous attendons des investisseurs russes dans différents domaines et dans la coopération entre les secteurs privé et public », a-t-il insisté.  M. Sall a également remercié le président et le peuple russes pour l’organisation de la Coupe du monde de la Fifa 2018. « Le tournoi a été organisé à merveille, M. Poutine et le peuple russe devraient en être remerciés et félicités, c'est merveilleux », a-t-il déclaré. S’agissant de la victoire du Sénégal sur la Pologne, le chef de l’Etat a dit que c’est le résultat du travail des Sénégalais pendant des années.  Il  a émis l'espoir de voir l'équipe nationale continuer  à gagner, ajoutant qu'il regarderait le Sénégal affronter le Japon ce dimanche.

Babacar DIONE (avec l’agence de presse russe)



Le chef de l’Etat a visité le Grand Palais du Kremlin


À Moscou, le président Macky Sall a visité le grand palais du kremlin, après son entretien avec le président Vladimir Poutine. Un lieu rempli d'histoire et de symboles. Un endroit mythique témoin d'une époque glorieuse de la Russie avec des figures emblématiques comme Staline et Lenine, entre autres.

 

Etudiant en Master 2 en Economie rurale à la Faculté des sciences économiques et de gestion (Faseg) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Abdoulaye Diagne est le nouveau leader du Mouvement des élèves et étudiants républicains (Meer). Dans cet entretien, Abdoulaye Diagne décline sa feuille de route qui consistera, en grande partie, à la redynamisation du Meer.


Vous avez été désigné coordonnateur provisoire du Meer. Comment vous comptez accomplir votre mission en 30 jours?
Je vais diriger ce mouvement pendant un mois comme l’a décidé le président de la République. Sa décision est à exécuter. Malgré toutes les difficultés, nous allons nous battre  pour réussir. Nous allons consacrer les premières 15 jours du mois de juin à l’organisation. Il y aura des réunions entre les différents candidats qui prétendent coordonner le mouvement dans les mois à venir pour au moins essayer d’instaurer un cadre d’harmonisation.  Nous allons œuvrer pour qu’il y ait un esprit d’unificateur de toutes les forces vives du mouvement. Après les différentes rencontres que nous allons tenir avec les candidats, nous allons, à la demande du président, mettre sur place un comité exécutif. C’est-à-dire,  chaque candidat sera représenté par 3 personnes. Chaque université aura un représentant, plus le représentant de Pikine. Il y aura, au total, un groupe de 26 membres qui vont composer le comité exécutif. C’est à travers ce comité exécutif que les actions vont commencer à être déroulées. Et nous allons commencer à dégager une feuille de route.

Est-ce à dire que votre mission, pendant tout le mois de juin, consiste à relancer ce mouvement qui était, depuis quelques années, en léthargie ?
Effectivement. Je pense que nous avons les compétences pour relancer ce mouvement. Nous le maîtrisons. Nous savons que le Meer national est un organisme de notre parti, l’Apr. Il est le fer de lance du parti pour avoir beaucoup contribué à la présidentielle de 2012. C’est pourquoi, je suis en train de réfléchir sur beaucoup d’actions qui pourront permettre de relancer ce mouvement et de permettre au président de la République de gagner la confiance des étudiants. Le mouvement doit servir de trait-d’union entre le gouvernement et les étudiants. Notre objectif est, qu’avant la présidentielle de 2019, nous puissions maîtriser toutes les universités et les grands lycées du pays pour permettre au président d’avoir les 99% des primo-votants.

Le Meer compte donc être un acteur de premier plan dans la campagne pour la présidentielle de 2019 ?
Je dirais même que c’est le Meer qui va réélire le président de la République. Le Meer est prêt à réélire le président de la République, Macky Sall en 2019. Pour s’inscrire dans la même ligne droite que le président de la République qui a déclaré 2018, année sociale dédiée aux femmes, aux jeunes et aux personnes vivant avec un handicap, nous comptons accompagner les étudiants en difficulté.

Nous avons décliné une feuille de route. Nous allons faire une tournée nationale dans les 5 universités pour instaurer une proximité avec les étudiants et créer des brigades. Le mot est lourd, mais il s’agit juste de brigades d’animation, de pacification, de médiation qui seront composées uniquement d’étudiants pour régler la crise universitaire. Ces brigades vont aussi nous permettre de parler des réalisations du président de la République dans l’enseignement supérieur. La fin du mois de juin sera sanctionnée par un forum sur les réalisations du président de la République dans le secteur de l’enseignement supérieur. On va échanger, pendant ce forum, de l’ensemble des réalisations du gouvernement dans ce secteur. Au total, 600 personnes sont attendues à cette rencontre. Chaque participant va chercher 100 signatures pour le président de la République. Le Meer est dans les dispositions d’assurer et de garantir au président de la République  2 millions de votants en 2019.

Suite au décès de l’étudiant, Fallou Sène, le président de la République a pris des mesures allant dans le sens d’améliorer les conditions de vie des étudiants. Comment appréciez-vous ces mesures ?
Je demande à toute la population sénégalaise de prier pour le repos de l’âme de l’étudiant, Fallou Sène. Nous remercions le président de la République pour les mesures historiques prises dans le secteur de l’enseignement allant dans le sens d’augmenter les bourses mais aussi de réduire les prix des tickets de restauration. C’est un effort que nous, étudiants, devons saluer. En plus de cela, nous voulons dire aux étudiants que les clans, les querelles internes, ne nous mèneront nul part.

Propos recueillis par Aliou Ngamby NDIAYE

Responsable politique de l’Alliance pour la République à Bambey, Elhadji Dia, coordinateur du mouvement Communauté Baol-Baol, pour réélire le président Macky Sall, pense que les localités de Bambey,  Diourbel et Touba, peuvent définitivement tomber dans l’escarcelle de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar  lors du scrutin présidentiel de 2019. Il s’exprimait lors d’un meeting, à Bambey, la semaine dernière.

Le responsable de l’Apr trouve en Birima Mangara, ministre en charge du Budget, l’homme de la situation. « Nous le pensons fortement. Aujourd'hui, notre parti dispose de nouveaux arguments qui feront facilement la différence. Je fais allusion notamment à un homme comme Birima Mangara qui va s'investir davantage et politiquement  dans la région», a proposé M. Dia. « Voilà un homme qui fait l'unanimité pour son humilité, son travail et son engagement à servir le président de la République et à œuvrer pour sa réélection. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle, nous avons personnellement décidé de travailler à ses côtés. Ses parents sont à Bambey,  il a grandi à Diourbel. Il est chez lui à Touba où il est connu et aimé », a-t-il ajouté.  La communauté du Baol, dans son ensemble, fera –t-il savoir,  remercie le ministre Birima Mangara pour ce qu'il fait pour la région. Il a enfin appelé à satisfaire les doléances de certaines localités, qui tournent autour de l’électrification, le raccordement au réseau hydraulique, la construction de pistes de production.

Pour le jeune responsable politique, Touba ne devra point résister en 2019 à la déferlante marron-beige. Le président a déjà investi plusieurs milliards de Fcfa dans le domaine de l'assainissement. Il est en train de construire un hôpital à coup de milliards, selon M. Dia qui ajoute que des infrastructures routières ont été réalisées.

Mamadou DIEYE


...le mouvement «Takhaw Dolel Marième Faye» voit le jour à Keur Massar

Accompagner Marième Faye Sall pour la réélection du président Macky Sall en 2019. C’est la volonté de Papa Belly Dieng de Keur Massar qui vient de mettre sur pied le mouvement de soutien « Takhaw Dolel Marième Faye ». « Nous voulons accompagner Marième Faye Sall pour soutenir Macky Sall en vue de sa réélection en 2019 », a précisé le patron de ce tout nouveau mouvement de soutien. L’année 2018 est déclarée année sociale par le Chef de l’Etat. Pour le fondateur de « Takhaw Dolel Marième Faye », la première dame fait énormément dans le social, aussi juge-t-il important de l’accompagner sur le plan politique pour réélire Macky Sall en 2019. « On va insister sur l’année sociale et les œuvres de bienfaisance de Marième Faye Sall », renseigne-t-il. Keur Massar est, à tout point de vue, une localité très importante de la banlieue. Papa Belly Dieng, résident de l’Unité 15 des Parcelles Assainies, compte faire des visites de proximité, informer et sensibiliser sur les réalisations et acquis du président de la République ainsi que la partition sociale jouée par la Première dame. Le leader du mouvement compte élargir les bases de son mouvement sur le plan local et national en sensibilisant davantage sur les réalisations du président de la République et les perspectives. Ancien responsable d’Asc, Monsieur Dieng qui fut aussi militant du Pds, avait mis sur pied, en 2009, le mouvement Action pour le concret et le réalisme.

Aly DIOUF

 

En réagissant à la sortie de l’Apr en réaction à la lettre de Karim Wade, le secrétaire général des cadres libéraux, Abdoul Aziz Diop, a soutenu que le « Parti démocratique sénégalais, pour avoir rejeté toutes les offres faites au parti et à Maître Wade, n’utilise pas de raccourcis et ne fait pas de deal ».

Le secrétaire général de la Fédération nationale des cadres libéraux (Fncl), Abdoul Aziz Diop, s’est désolé des propos du Porte-parole de l’Alliance pour la République (Apr), Seydou Guèye qui a rappelé des dossiers impliquant l’ancien régime libéral. Il a souligné que le dossier  Me Sèye a été jugé et que tous les responsables libéraux cités ont été blanchis par la justice avant même que la loi d’amnistie initiée à l’époque ne soit adoptée par l’Assemblée nationale. « Vous savez bien que le parti démocratique sénégalais, pour avoir rejeté toutes les offres faites au parti et à Maître Wade, n’utilise pas de raccourcis et ne fait pas de deal », a martelé M. Diop. Le leader des cadres libéraux rejette, par la même occasion, la proposition d’Idrissa Seck pour une quête nationale pour payer, dit ce dernier les 138 milliards de Fcfa que Karim, Wade doit payer à l’Etat du Sénégal. « Pour nous, le candidat du peuple ne doit rien à l’Etat du Sénégal et ne payera jamais une rançon imposée par la Crei », a-t-il défendu, dans une lettre de réponse dont copie nous est parvenue.  En outre, Abdoul Aziz Diop estime qu’après douze années de présence à la tête de l’Etat du Sénégal, le vrai débat doit porter sur le bilan du régime. « Vous nous parlez de bourses familiales.

Ces bourses donnent la preuve de l’échec de vos politiques qui ont accentué la pauvreté des Sénégalais et qui servent une opération de politisation de la misère des populations », a dit M. Diop. Il ajoute que les Sénégalais attendent le régime sur le bilan de ses slogans : «la patrie avant le parti», «la gestion sobre et vertueuse». « Dans le domaine de la transparence et de la bonne gestion financière, votre régime n’est  pas une référence», a-t-il indiqué.  En ce qui concerne la candidature de Karim Wade, «la messe est dite pour nous car la déchéance de droits civils et politiques ne peut être prononcée que par un tribunal. Nous vous rappelons les propos de votre ancien garde des Sceaux et ministre de la Justice le jour même de la condamnation de Karim Wade: «la Cour spéciale qui a jugé Karim Wade, désigné avant-hier candidat du principal parti d'opposition à la prochaine présidentielle, a « écarté l'interdiction de l'exercice des droits civiques, civils et de famille prévus par l'article 34 du Code pénal ».

Amadou DIOP

 

A travers le séminaire organisé par l’Assemblée parlementaire francophone (Apf) à Abidjan, les députés ivoiriens ont été formés aux différentes pratiques de bonne gouvernance.

Le séminaire organisé les 12 et 13 juin dernier, à Abidjan, par l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (Apf), en faveur des députés et sénateurs ivoiriens, a permis aux parlementaires de confronter leurs expériences concrètes aux pratiques de bonne gouvernance et de les comparer. Durant ces deux journées, les parlementaires ivoiriens ont été sensibilisés sur l’état civil et les pratiques de bonne gouvernance, plus précisément sur les données générales comparées dans l’espace francophone, ainsi que sur la tenue d’élections libres, fiables et transparentes par des députés francophones dont le Vice-président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Abdou Mbow.

Une partie de cette première journée a même été réservée à la question des « enfants sans identité », sujet sur lequel l’Afp est particulièrement mobilisée depuis trois années, suite aux travaux de sa Commission des affaires parlementaires. La seconde journée a permis d’analyser le renforcement démocratique du pouvoir législatif face au pouvoir exécutif, les relations majorité/opposition ou encore l’intérêt général entre discipline de groupe et liberté de vote, statut et rôle de l’opposition.

Les débats ont été animés par des parlementaires de la majorité et de l’opposition issus des régions Afrique, Amérique et Europe de l’Afp. Parmi eux, Robert Aubin, député (Canada), président de la Commission des affaires parlementaires de l’Apf, Abdou Mbow, député (Sénégal), 3ème vice-président de l’Assemblée nationale, Josh Osih, député (Cameroun) et René Dosière, député honoraire (France), ancien vice-président de l’Assemblée nationale. Au terme des travaux, les députés se sont engagés à se mobiliser pour améliorer l’état civil en République de Côte d’Ivoire. Ce  séminaire parlementaire a été ouvert par un message de M. Jacques Krabal, député (France), Secrétaire général parlementaire de l’Apf, lu par Il y a eu, par la suite, une allocution de Koné Gnangadjomon, député (Côte d’Ivoire), président délégué de la section ivoirienne de l’Apf. Auparavant, Guillaume K. Soro, président de l’Assemblée nationale ivoirienne a reçu Philippe Courard, président du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale ivoirienne. C’était en présence du ministre de la Culture et de la Francophonie, du corps diplomatique et d’honorables invités.

Maguette NDONG

 

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Me Sidiki Kaba, est revenu sur son déplacement à Jérusalem. Il répondait à une question des journalistes après la prière de la Korité à Tambacounda.

« Les missions d’Etat sont des missions qui obéissent à la définition de la politique étrangère du président de la République. Quand nous sommes à Jérusalem ou que nous soyons ailleurs, nous répondons aux missions d’Etat. Ce n’est pas une mission personnelle mais bien une mission qui est au service de la Nation. Je ne vous dirai pas les raisons pour lesquelles. Cette mission a été voulue par le président de la République ». Par conséquent, fait savoir le Maese, son exécution  ne souffre d’aucune illégitimité.

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Me Sidiki Kaba, avait fâché les autorités palestiniennes après qu’il s’est rendu, le 28 mars dernier, à la mosquée d’Al-Aqsa de Jérusalem-Est, sous protection de la police israélienne. Dans une déclaration publique, le ministre de l’Information israélien avait déclaré «inacceptable» ladite visite de Sidiki Kaba. «Cette visite est à la fois une violation du consensus de l’Oci et un événement dangereux dans lequel les relations sénégalo-palestiniennes ont été compromises», avait-il dit. Avant d’exiger des excuses des autorités sénégalaises.

Le ministre souligne que la politique étrangère ne se fait pas à Sandaga dans la rue. « Je me réjouis d’aller faire des misions sur instruction du président de la République. C’est dans l’intérêt du Sénégal. Après la Korité, j’irai en Chine sur instruction du président de la République. Parmi les dossiers qui seront traités, le train a écartement standard, le port sec de Tambacounda. Nous effectuons des missions pour porter les intérêts du Sénégal ».

Pape Demba SIDIBE

L’opposition regroupée au sein du Front de résistance nationale organisera une manifestation nationale contre le régime, le 13 juillet prochain. L’annonce a été faite hier par les leaders de l’opposition lors d’une conférence de presse tenue au siège du parti Bokk gis-gis. « Nous allons mobiliser l’ensemble des Sénégalais qui pensent que le droit de désigner celui qui doit présider aux destinées du pays doit être préservé », a déclaré le secrétaire général adjoint du Parti démocratique sénégalais (Pds), Oumar Sarr. « Nous voulons organiser cette grande manifestation pour montrer notre détermination à lutter jusqu’au bout contre la loi sur le parrainage et contre toutes ses implications », a ajouté le responsable du Pds.

Oumar Sarr a appelé les Sénégalais à prendre part à cette journée  d’actions qui se tiendra dans toutes les régions. D’autres actions seront initiées par l’opposition pour décrier le parrainage. Selon Oumar Sarr, une pétition nationale sera organisée  contre le parrainage pour demander son retrait de la Loi électoral sénégalaise.

Le Pds et ses alliés ont accusé le pouvoir de ne pas vouloir aller aux élections. « Macky Sall  ne veut pas d’élection. Nous voulons des élections transparentes. On veut que les candidats soient déterminés en toute connaissance de cause. Nous ne voulons pas de manipulations. Nous voulons un pays debout, une démocratie debout », a martelé le maire de Dagana.

Une campagne d’explication sera aussi menée auprès des chefs religieux et coutumiers. Les représentations diplomatiques  seront aussi saisies. Selon Oumar Sarr, il s’agira, pour l’opposition, de partager avec les hôtes les arguments qui militent contre le parrainage.

Babacar DIONE

Les députés ont adopté, hier, avec 111 voix pour et 14 voix contre, la loi portant révision du code électoral. A cette occasion, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité  publique, Aly Ngouille Ndiaye qui a défendu le projet a informé que le Conseil Constitutionnel va déterminer les modalités de vérification et disposera de 33 jours pour procéder au contrôle de l’effectivité des différentes candidatures. Il a aussi souligné qu’à « la date du 8 juin, sur un nombre de  6 050 075 cartes produites pour l’intérieur du pays, il ne reste que 367 464  cartes à distribuer à l’échelle nationale».

Pour le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye, il s’agit d’impacter les nouvelles dispositions constitutionnelles et d’en tirer les conséquences dans le code électoral. «Une commission ad hoc inclusive composée de représentants de la Cena, de partis politiques légalement constitués, de la société civile, de l’administration et de l’Assemblée nationale a été instituée pour déterminer les modalités pratiques de mise en œuvre du parrainage des candidatures », a-t-il rappelé. Ainsi, a souligné le ministre, il a été décidé d’introduire, dans les articles concernés, une possibilité de dérogation si certaines circonstances de nature à gêner les opérations électorales ou à entacher la qualité du scrutin, se présentaient. Ce réaménagement est toutefois opéré, a-t-il indiqué, de manière à faire tenir les élections départementales et municipales toujours dans la cinquième année d’expiration du mandat.

«Par ailleurs, il est apparu nécessaire de revoir l’organisation du vote à l’étranger avec une prépondérance du ministère chargé des élections pour plus de cohérence et de pragmatisme dans l’exécution des opérations, sans préjudice de la nécessaire collaboration du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, à travers ses services centraux et ses missions diplomatiques et consulaires », a informé le ministre de l’Intérieur.

Réagissant, les députés n’ont  pas manqué, en grande partie, de saluer le projet de loi. Ils ont estimé qu’il constitue une suite logique de l’adoption récente de la loi portant révision de la Constitution. Ils se sont réjouis, en outre, de la démarche inclusive et participative adoptée par le gouvernement, lors des discussions sur l’opérationnalisation du parrainage citoyen. «Le dialogue et la concertation privilégiés par le président de la République, le gouvernement et les membres de la commission ad hoc ont permis d’aboutir à un consensus sur ce sujet » ,ont-ils confié. Des parlementaires ont estimé que la rationalisation de la vie politique peut être réalisée à travers l’institutionnalisation du bulletin unique ou le bannissement des candidatures suscitées par la majorité présidentielle, comme ce fut le cas lors des dernières législatives.

Les députés de l’opposition ont martelé que le gouvernement veut exclure certains adversaires politiques de la prochaine élection présidentielle. Ce qui, à leurs yeux, faciliterait, par conséquent, l’obtention d’un second mandat à l’actuel président de la République et est contraire à la Constitution qui pose le principe de la liberté pour tout citoyen de se porter candidat à une élection. D’autres n’ont pas manqué de pointer du doigt les difficultés qui pourraient être liées à l’application du projet de loi, notamment en matière de contrôle qualitatif et quantitatif des signatures des parrains. Ils ont estimé que le contrôle manuel nécessite beaucoup de temps, alors que le contrôle électronique ne permet pas d’authentifier  les signatures des électeurs. En plus, ils ont indiqué que la vérification de la conformité des signatures pourrait devenir compliquée en cas d’apposition de paraphes différents par une même personne ou de mentions «ne sait pas signer» sur les listes. Ces députés ont ainsi attiré l’attention du ministre sur le risque de pratiques de corruption par de futurs candidats  qui pourraient amener des électeurs à parrainer plusieurs personnes.  Ils se sont, par ailleurs, interrogés sur les motivations de l’interdiction de collecter des parrains dans les cantonnements militaires et paramilitaires. Quant aux candidatures limitées à une circonscription administrative, il a été émis de la part de certains députés, l’idée de fixer le pourcentage de parrains relativement au fichier de la circonscription et non par rapport au fichier général des inscrits.  Mais pour le député Aissata Tall Sall: «c’est une loi qui se fonde sur des hypothèses ». « Il faut être conséquent. Aucun des motifs ne tient la route », a-t-elle insisté.

Les députés pour la poursuite de la concertation
Des députés ont sollicité la transmission du fichier électoral à l’opposition et ont également appelé à la distribution normale et permanente des cartes d’électeurs. Ces parlementaires ont également demandé l’amélioration des conditions de vote des Sénégalais de l’extérieur. Tout compte fait, les députés ont apprécié l’introduction d’une caution directe pour les élections locales et ont, dans la même veine, préconisé l’élection des exécutifs locaux au suffrage universel direct, pour mettre fin aux tractations et pratiques nébuleuses, lors de l’élection des maires. Ils exhortent le ministre à poursuivre le dialogue et la concertation dans l’élaboration des autres mesures d’application des dispositions sur le parrainage. Par ailleurs, au cours de la plénière, certains députés ont invité à revoir les modalités du parrainage et se sont interrogés sur sa faisabilité, sur le contrôle des signatures. « Ils faut sensibiliser les électeurs sur le parrainage, sur son caractère démocratique», ont-ils préconisé.

Interdiction de parrainer deux candidatures
Réagissant, le ministre de l’Intérieur a réaffirmé que l’objectif poursuivi par ce texte est de rationaliser les candidatures aux différentes élections et de mettre fin à la prolifération des partis politiques. Il a ajouté que le parrainage citoyen est plus légitime que le relèvement de la caution qui, du reste, n’a pas produit les effets escomptés. «Nous ferons une campagne de communication très importante pour que les Sénégalais comprennent les mesures prises et les modalités y afférentes. Il faut leur expliquer les tenants et les aboutissants de cette loi pour qu’ils comprennent que chaque électeur ne peut parrainer qu’un seul et qu’il n’est pas obligé de voter pour celui qu’il a parrainé. Et pour qu’il comprenne aussi qu’en parrainant deux candidatures, qu’il tombe sous le coup de la loi», a défendu Aly Ngouille Ndiaye. Au sujet du bulletin unique, il a affirmé qu’il n’est pas présentement prouvé que cette méthode constitue la moins coûteuse en matière d’organisation d’élections.

De plus, a-t-il soutenu, des difficultés pratiques peuvent survenir particulièrement quand il s’agit de faire figurer beaucoup de candidats sur un seul bulletin de vote. En revanche, a-t-il poursuivi, la rationalisation des candidatures par le parrainage citoyen va permettre d’éviter les difficultés pratiques liées à l’organisation des élections, comme les dysfonctionnements constatés lors des derniers scrutins législatifs. Pour ceux-là qui craignent une certaine manipulation des listes électorales au sortir du parrainage, il a précisé: «dès que les listes sont publiées, personne ne pourra plus les changer. Les électeurs sont donc libres de parrainer qui ils veulent».

Le Conseil constitutionnel dispose de 33 jours pour contrôler l’effectivité des candidatures

Le ministre de l’Intérieur a  déclaré que le Conseil constitutionnel dispose de 33 jours pour procéder  au contrôle de l’effectivité des différentes candidatures.
Le ministre Aly Ngouille Ndiaye a fait comprendre que  pour éviter certaines erreurs, un modèle de fiche de collecte sera mis à la disposition des mandataires des candidats. En outre, il est d’avis que l’utilisation de moyens  de contrôle électronique permettra d’effectuer une vérification rapide et fiable des listes de candidatures. «A ce propos, le Conseil constitutionnel qui a toujours contrôlé le parrainage des candidats indépendants va déterminer les modalités de vérification et disposera de 33 jours pour procéder au contrôle de l’effectivité des différentes candidatures », a-t-il informé.  Le ministre a appelé à la sensibilisation sur les dispositions du projet de loi pour éviter des annulations suites à des doublons de signatures.
 

Il a attiré l’attention sur l’importance d’informer les électeurs des sanctions prévues à l’article L88 du code électoral contre les parrains fautifs et les auteurs de fraude ou de tentative de fraude sur le parrainage. Au sujet de la collecte de parrains, il a précisé que les électeurs disposant de différentes signatures devront reproduire le modèle émis sur leur Carte nationale d’identité (Cni) pour ne pas invalider leur parrainage. «Pour ceux qui ne savent pas signer, il s’agira de reproduire la mention «ne sait pas signer» figurant sur leur Cni», a-t-il appuyé. Par ailleurs, le ministre a fait comprendre que les militaires peuvent parrainer, mais que la collecte ne doit pas s’effectuer dans leurs cantonnements et qu’il ne peut être installé de bureau de vote dans les camps militaires. Il a aussi fait comprendre que pour faire acte de candidature à une élection, tout citoyen devra d’abord s’inscrire sur les listes électorales.


5 382 611 cartes distribuées sur 6 050 075 produites

Le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, a indiqué que les opérations de distribution des cartes d’électeur se poursuivront jusqu’à la veille des élections.
Il a informé que des résultats remarquables sont enregistrés dans ce domaine, même si certains citoyens ont l’habitude d’attendre d’avoir besoin de leur Cni pour effecteur le retrait. Il a annoncé qu’à la date du 8 juin, sur un nombre de  6.050.075 cartes produites pour l’intérieur du pays, il ne reste que 367.464  cartes à distribuer à l’échelle nationale. Il a également indiqué que pour permettre aux citoyens d’exercer leur droit de vote, la reddition de la même carte d’électeur pourrait être faite en cas de perte ou d’impossibilité de retrait. Pour le vote à l’étranger, il a soutenu que les centres de vote ont été augmentés et des missions de révision des listes électorales ont été effectuées dans plusieurs pays. Interpellé sur la possibilité de procéder à l’élection des exécutifs locaux au suffrage universel direct, le ministre de l’Intérieur a indiqué que des discussions avec les différents acteurs politiques pourraient être menées sur la question. Au sujet de la caution relative aux élections locales, il a informé que les mesures d’application seront fixées par arrêté du ministère de l’Intérieur après concertations avec les partis politiques. Par ailleurs, il a rappelé que des concertations ont été menées sur la mise en œuvre du statut du Chef de l’opposition, mais que les acteurs concernés n’ont pas trouvé un accord sur cette question.



Aymerou Gningue, président groupe Bby

«La majorité veut la préservation et
le renforcement de notre démocratie»

« Nous avons adopté la Loi portant révision du code électoral qui est une bonne loi et qui s’inscrit en droite ligne de la loi sur le parrainage votée le 19 avril. Après la commission technique qui a permis d’introduire les amendements du gouvernement, des discussions forts enrichissantes sur le contenu du texte, la plénière vient de consacrer le vote de la Loi portant révision du code électoral », a déclaré Aymérou Gningue, président du groupe parlementaire, «Bennoo Bokk Yaakaar».
Il souligne que 70 orateurs se sont inscrits lors de cette plénière. « Arguments pour, arguments contre. Et la majorité a prouvé,  tout au long du débat, l’impérieuse nécessité de consolider la démocratie sénégalaise  par l’introduction d’un filtre qui apporte la clarté dans le choix de l’électeur », a dit le maire de Médina Dakhar.
Selon M. Gningue, cette loi entrera, dès sa promulgation, dans l’arsenal juridique qui encadre toutes les élections au Sénégal aussi bien la présidentielle, les législatives que les locales. « Le débat était riche et bien argumenté. Et la majorité est sûre d’aller dans le sens de notre bien le plus commun qui est la préservation et le renforcement de notre démocratie », a insisté le député.

Amadou DIOP et Baye Ndongo FALL


Madické Niang, président du groupe parlementaire
« liberté et démocratie »

«La commission ad hoc est illégale»

Pour le président du groupe parlementaire « liberté et démocratie », la commission ad hoc est illégale.
«Elle ne devait pas siéger. Une fois de plus, on engage le Sénégal à des lendemains incertains, parce que ce parrainage, tel qu’il est conçu, va créer beaucoup de difficultés. Qu’on n’oublie pas que nous sommes dans un pays dans lequel la majorité est illettrée et tout cela va poser des problèmes», a confié Me Madické Niang. Mais, d’après lui, «ils nous ont imposé leur majorité mais nous allons continuer à nous battre politiquement sur le terrain de l’opinion, sur le terrain des mobilisations pour amener le gouvernement à revoir sa position.
«Je trouve que le parrainage tel qu’il est conçu, brutalement à huit mois des élections, est vraiment pour éliminer des candidats potentiels», a-t-il déploré.

A.DIOP et B. N.FALL


Seydou Diouf, président de la commission des lois

«Les réponses apportées par le gouvernement ont permis de dissiper les doutes»

«Les réponses apportées par le gouvernement ont permis de dissiper les doutes de la majorité tout comme ceux de l’opposition sur cette question liée au parrainage. Nous avons eu un débat certes très long, mais il fallait le faire», a d’emblée estimé le président de la Commission des lois, de la décentralisation, du travail et des droits humains. Pour Seydou Diouf, c’est une totale satisfaction, puisque le Sénégal est à la croisée des chemins. «Les derrières élections législatives ont permis de déceler les difficultés sous-jacentes lorsqu’il s’agit d’avoir un nombre exponentiel de candidats. Cette loi sur le parrainage constitue un mécanisme de rationalisation des candidatures aux différents types d’élections. C’est une avancée démocratique», a-t-il appuyé. «Ne pas comprendre l’enjeu du parrainage, c’est aller à contre-courant de toutes ces avancées démocratiques qui font, aujourd’hui, de la démocratie participative la réalité de tous les systèmes démocratiques du monde », a défendu Seydou Diouf.

A.DIOP et B. N.FALL

Djibril War, Bby

« Tout député insulteur doit être sanctionné »

Le député du groupe parlementaire de Bennoo Bokk Yaakaar déplore le comportement de certains députés. Il dit ne peut pas concevoir que des députés du peuple insultent ou chahutent leurs collègues au su et au vu de l’assistance. Me War a rappelé à ces derniers la considération et la posture que tout un chacun devait adopter en tant que personnalité choisie par le peuple. « Nous sommes choisis et acceptés par le peuple. Ce choix parmi des milliers de Sénégalais doit nous faire comprendre que nous devons le représenter dignement en prenant en compte nos valeurs sociales », a-t-il souligné.

Il a interpellé le président de l’Assemblée nationale sur ses responsabilités en tant que personne morale. Selon lui, tout insulteur doit être sanctionné. « Je veux faire comprendre à mes collègues que l’immunité parlementaire ne couvre pas le flagrant délit. Tout acte de flagrant délit doit être puni et  sanctionné. Soyons responsables et soignons notre prise de parole », a suggéré Djibril War.

A.DIOP et B. N.FALL

 

Les députés sont convoqués en séance plénière ce lundi à 10h00 pour l’examen du projet de loi n° 21/2018 portant révision du Code électoral. Le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, défendra ledit projet qui avait été récemment retiré sur demande du Chef de l’Etat pour une meilleure implication des acteurs politiques et de la société civile.En vue d’intégrer les préoccupations exprimées par les députés lors du vote de la loi constitutionnelle le 19 avril dernier et prendre en compte les solutions préconisées par les experts électoraux de l’ensemble des bords politiques ainsi que la société civile au sein de la commission ad hoc paritaire, le gouvernement avait demandé le retrait du projet de loi portant modification du code électoral. Au final, ce projet de loi permettra une prise en charge des modalités d’application de loi constitutionnelle 14-2018, portant sur le parrainage.

Il est attendu l’intégration des observations formulées par la commission ad hoc. Lors de la plénière du 19 avril dernier, l’Assemblée nationale a adopté le projet de loi sur le parrainage. Le vote a été fait sans débat.

Amadou DIOP

« UNE MANIPULATION POLITICIENNE DE PLUS », SELON LE FRONT DE LA RÉSISTANCE NATIONALE
Une manipulation politicienne de plus. C’est l’avis exprimé par le Front de résistance nationale sur le vote du projet de loi électorale sur le parrainage soumis en procédure d’urgence à l’assemblée nationale. « Tout le monde sait qu'il s'agit là d'une manipulation politicienne de plus, cousue de fil blanc et qui vise à supprimer tout risque de défaite au second tour,  en choisissant lui-même ses futurs adversaires lors de l'élection présidentielle du 24 février 2019 », relèvent les membres du Front. Pour ces responsables de l’opposition, cette manière de faire est une violation de la Constitution de la République avec le risque de compromettre gravement la stabilité politique et la sécurité du pays. D’ores et déjà, les membres du Front invitent tous les concitoyens sénégalais à s’unir et faire échouer le plan du gouvernement.

M. NDONG

Après la sortie de l’ancien ministre Karim Wade, l’Alliance pour la République a répondu. Le parti présidentiel qui rejette les propos de Karim Wade, se désole de le voir verser dans l’oubli. Non sans rappeler que le chef de l’Etat, Macky Sall, est «dans le temps de l’action».

«L’oubli est la plus compliquée des serrures mais il n’est qu’une serrure. Il n’est pas une gomme ou une épée, il n’efface pas, ne tue pas, il enferme». C’est par cette maxime que l’Alliance pour la République (Apr), à travers un communiqué, répond au fils de l’ancien président qui a récemment fait une sortie, se disant, entre autres, prêt à aider les plus démunis à sortir de la pauvreté et dénonçant que depuis 2012, le mensonge, la manipulation et le complot sont en mode de gouvernance » par l’actuel régime. Le parti présidentiel marque sa surprise de voir Karim Wade oublier «la gestion calamiteuse de la famille Wade avec ses projets de lois scélérates portant notamment sur la dévolution monarchique du pouvoir, la violence et les morts ayant jonché le parcours politique du père avec les affaires Me Sèye, celle des six policiers massacrés en 1994 sur le Bouvard Centenaire, les dizaines de victimes du ticket présidentiel de 2011, le meurtre de l’étudiant Balla Gaye, etc., avec les marteaux imposés aux honnêtes citoyens».

D’après l’Apr, le père, à Versailles, et le fils, à Doha, sont rongés par «l’amertume et la jalousie», une émotion primaire qui exprime «l’angoisse, la peur du lendemain et l’insécurité». Parce que pense l’Apr, après 12 années de présence de son père à la tête de l’Etat du Sénégal, «Karim Wade semble découvrir aujourd’hui les bienfaits de l’éthique en politique et la force d’une justice impartiale». Et de rappeler l’affaire Alex Segura, alors représentant-résident du Fmi au Sénégal à qui, dit l’Apr, ont été remises «les mallettes d’euros et de dollars, offertes par le président de la République du Sénégal pour le corrompre et l’amener à valider les agrégats macro-économiques trafiqués du pays, en pleine décadence, en son temps ». Mais aussi, le «deal politique fomenté sur le dos du peuple sénégalais, entre le père et un de ses fils d’emprunt, ancien Premier ministre, arrêté en juillet 2015 pour atteinte à la sûreté de l'Etat et à la défense nationale, et détournement de deniers publics, et qui, à la faveur du protocole de Reubeuss, a pu bénéficier d'un non-lieu partiel, puis total rendu par la commission d'instruction de la Haute Cour de justice du Sénégal, sur aucune base autre que le fait du prince».

Pays en mouvement
Selon le parti présidentiel, la grâce accordée à Karim Wade, l’a été pour «des raisons humanitaires, à la demande de sa famille (la demande écrite de l’Emir du Qatar, adressée au président Macky Sall au nom de la famille Wade, est encore disponible)». Aussi, pour l’Apr, Karim Wade «s’enferme dans des certitudes dont lui seul détient le secret», qualifiant tout cela de «bluff».

L’Apr rappelle que depuis le départ du pouvoir de Me Wade, «le Sénégal a bien changé». Elle porte à son gouverne que son «attention subite portée aux plus démunis de notre pays, est déjà prise en compte à travers les 30 milliards de FCfa déjà attribués au programme de Bourses de sécurité familiale du président Sall». S’agissant du secteur agricole, l’avenir est «porteur de production et de productivité, de richesses et de modernisation du monde rural qui, combiné aux externalités positives du Pudc, va régler définitivement l’épineuse question de la dualité économique et sociale laissée par le régime des Wade». Selon le parti présidentiel, les « bons impayés ont disparu » et le pays a renoué avec les records de productivité. «Aujourd’hui, le Sénégal est passé de 6.000 T de semences certifiées sous les Wade, à 55.000 T en 2016, et le niveau de production d'arachide est passé de 692.572 T en 2012 à 1.495.223 tonnes en 2017, record battu de 40 ans», note l’Apr.

Quant à la candidature de Karim Wade, l’Apr invite à la raison, précisant que le gouvernement n’est point le Conseil constitutionnel, «seul juge des élections». Dès lors, estime-t-elle, «le Garde des Sceaux n’aura fait que rappeler les dispositions pertinentes de la loi pénale, notamment en son article 34, dont l’un des alinéas traite du cas des condamnés à des peines d’emprisonnement dont la durée est supérieure à cinq ans». Le communiqué rappelle ainsi la nécessité absolue de «faire confiance à la justice qui dira le droit le moment venu» et que le président, Macky Sall, est «dans le temps de l’action, au service exclusif du peuple sénégalais».

Daouda MANE


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