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Politique (3932)

Le Secrétariat exécutif (Se) d’And Jëf s’est réuni sous la présidence du secrétaire général Landing Savané, annonce un communiqué. Pour les «follistes», le dialogue, facteur de stabilité politique, est consubstantiel à la consolidation de l’Etat de droit et à l’approfondissement de la démocratie. Ils saluent ainsi l’appel du chef de l’Etat.

Le secrétariat salue l’appel au dialogue national lancé par le président de la République et l’encourage à poursuivre ses efforts pour bâtir une société du respect des règles et valeurs communes tout en recherchant des consensus forts sur les grandes questions qui rythment la vie de notre pays.

Pour le Se, les partis qui soutiennent le gouvernement et ceux de l’opposition ont une responsabilité commune : celle d’assurer le bon fonctionnement de nos institutions et de renforcer la confiance des citoyens dans le système politique, l’organisation et le déroulement des opérations électorales. Tout en exhortant le gouvernement à toujours chercher à instaurer un processus de recherche de consensus, notamment sur le processus électoral, le Se encourage les partis d’opposition à nouer un dialogue franc et constructif avec le gouvernement afin de favoriser la participation de tous au jeu politique.

Abordant le point relatif à la vie du parti, le Se s’est félicité du rapport présenté par le groupe de travail, mis en place sur instruction du secrétaire général, lors de la séance du 20 septembre 2017. Les orientations pertinentes de ce rapport permettront de mobiliser les responsables autour des tâches d’implantation et de massification mais également de formation des militants et d’animation du parti articulées à la préparation du bureau politique du 16 décembre 2017, à l’organisation des tournées dans les différents départements du pays, des forums thématiques et du congrès prévu en décembre 2018, souligne le document.

Le Se appelle les fédérations, les mouvements internes (femmes, jeunes, étudiants, enseignants, cadres) à faire preuve de plus d’imagination et de créativité pour innover dans les méthodes de redynamisation du parti. Aussi, il adresse ses félicitations à l’équipe nationale de football pour sa brillante qualification en phase finale de la Coupe du monde» Russie 2018» et formule l’espoir de revivre des exploits semblables à ceux réalisés par la génération 2002 qui a contribué à promouvoir une présence distinguée du football sénégalais dans cette phase. Enfin, le Se présente ses condoléances à la famille Niassène suite au rappel à Dieu de El Hadji Ibrahima Niass, khalife général de Léona Niassène.

El. H. A. THIAM

La Conférence des leaders de « Macky2012 » s’est réunie pour échanger en vue du renouvellement du bureau.

Selon le communiqué reçu, la décision du coordinateur de Macky2012, Moustapha Fall Che, de ne pas être candidat à sa propre succession a été rejetée à l’unanimité par tous les leaders de la ladite coalition. Cette décision, prise par la conférence des leaders, ne fait que confirmer celle déjà adoptée par le bureau exécutif de la coordination nationale à sa rencontre du 17 novembre 2017.

Face à cette nouvelle donne et surpris par une telle décision inopportune, les leaders de «Macky2012» ont décidé à l’unanimité du report de l’organisation du renouvellement du bureau de ladite coordination à une date ultérieure, pour une meilleure préparation.

Une méprise nous a fait annoncer à la Une, dans l'édition du Soleil d'hier, qu'il sera ouvert prochainement deux consulats en Allemagne. Cette ouverture annoncée n'est point dans l'agenda diplomatique, a fait savoir la Présidence de la République.

C'est une doléance des Sénégalais d'Allemagne exprimée au Président Macky Sall lors de la rencontre avec les Sénégalais vivant dans ce pays, en marge de sa visite à la Cop23. En effet, le chef de l'État a bien pris note de cette doléance transmise à son conseiller diplomatique, précisant que l'ouverture de consulats en Allemagne n'est pas envisagée en raison des critères pour l'ouverture de tels bureaux et aussi en raison de certaines contraintes. Le président Macky Sall a néanmoins  demandé aux autorités de l'ambassade du Sénégal en Allemagne d'œuvrer pour que toutes les mesures soient prises afin de faciliter aux Sénégalais, vivant dans ce pays ami, l'obtention du passeport, de la carte nationale d'identité et de toutes autres pièces administratives. Nous présentons nos excuses pour cette erreur d'appréciation.

Le Sultanat d’Oman fête, mardi, le 47e anniversaire de son accession à la souveraineté nationale. Pour les Omanais, c’est une journée de fierté et d’allégeance renouvelée à l’artisan de la renaissance moderne d’Oman, Sa majesté le sultan Qaboos Bin Said.

Selon un document rendu public hier, cette 47e célébration de l’anniversaire de l’indépendance survient dans un contexte de progrès dans tous les domaines, sous les directives du sultan, et témoigne des efforts déployés par le gouvernement depuis la renaissance grâce à une série de plans et de programmes quinquennaux dont les objectifs visent le citoyen omanais.
Beaucoup de secteurs ont enregistrés des progrès notables, particulièrement l’éducation publique, l’enseignement supérieur, la santé, les services sociaux, l’eau et l’électricité, les transports et télécommunications, les ports et aéroports ainsi que le marché du travail.

En éducation, près de 600 000 enfants ont été inscrits, cette année, dans les 1129 écoles de base. L’Enseignement supérieur compte environ 135 493 étudiants inscrits dans les universités omanaises venus s’ajouter aux 6297 inscrits dans des universités à l’extérieur.

Les services de santé ont aussi considérablement augmentés avec 74 hôpitaux, 206 centres de santé et 1105 cliniques du secteur privé. Les jalons de ces progrès ont été posés par le sultan Qaboos Bin Said à travers une consolidation des bases de l’unité nationale, qui est la condition préalable à tout développement. De même, il a promu les valeurs de justice, de citoyenneté et d’égalité entre tous les Omanais.

Selon le rapport établi par le gouvernement, le budget de l’année 2017 vise à maintenir et renforcer les services publics de base que sont la santé, l’éducation, la formation, la sécurité sociale, la fourniture d’eau et d’électricité et l’assistance.

Le Fonds monétaire international (Fmi) a salué, toujours d’après le rapport, les mesures financières intelligentes prises par le gouvernement omanais pour réduire le déficit budgétaire par une amélioration de l’efficacité du système fiscal et une rationalisation des dépenses.

Alassane DIAWARA

L’ambassade de la République de Corée a organisé, jeudi, une réception pour célébrer la fête nationale du pays. Le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, qui a représenté le gouvernement, est largement revenu sur les nombreux projets réalisés au Sénégal grâce à la coopération avec l’Agence coréenne de coopération internationale (Koica).

La représentation diplomatique de la République de Corée établie au Sénégal a organisé, jeudi dernier, une réception pour célébrer la fête nationale du pays. Le gouvernement a été représenté par le ministre de l’Education nationale. Dans son allocution, Serigne Mbaye Thiam est largement revenu sur les relations diplomatiques qui lient le Sénégal à la République de Corée. Des relations qui datent de 1962 et ont permis aux deux pays de signer plusieurs accords dans les domaines économique, technique et même culturel.

Le champ de la coopération entre les deux Etats s’est élargi au fil du temps, a-t-il reconnu. Au cours de ces 10 dernières années, a ajouté le ministre, la coopération entre les deux pays s’est étendue à d’autres secteurs, sutout le développement rural (agriculture, pêche), l’éducation et la formation et la santé. La relation diplomatique entre le Sénégal et la République de Corée est matérialisée, selon lui, par les consultations entre les ministères des Finances et ceux des Affaires étrangères de nos deux pays.

Par ailleurs, Serigne Mbaye Thiam a informé que grâce au partenariat entre le Sénégal et la Koica, « plusieurs projets ont été réalisés » dans notre pays. Parmi ceux-ci, il a cité celui de la construction d’une unité d’impression de manuels scolaires, le projet d’amélioration du système d’approvisionnement en eau potable dans les régions de Louga, Saint-Louis et Thiès, le projet de construction et d’équipement de 4 collèges dans les régions de Dakar, Thiès et Kaolack et le projet d’aménagement de périmètres irrigués à Podor et Dagana.

La République de Corée avait aussi mis à la disposition de l’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra), en novembre 2015, une enveloppe de 700 millions de FCfa pour l’amélioration de la productivité de la filière rizicole au Sénégal par la fourniture de semences de riz de haute qualité et de technologies post-récolte. Une manière pour la Koica de participer à l’effort national d’autosuffisance en riz. Toujours dans le cadre de cette coopération, le ministre a révélé que le Sénégal bénéficie de l’appui du Fonds pour le développement économique de Exim Bank de Corée pour la réalisation d’un programme de construction d’infrastructures et d’équipements maritimes, des projets d’acquisition de 55 camions-frigorifiques et la construction d’un complexe frigorifique à Hann plage ainsi que d’un centre national d’oncologie. « D’autres projets sont en cours d’exécution avec la Koica », a-t-il conclu.

En outre, l’ambassadeur de la République de Corée, Hyo-Eun Kim, a réitéré, devant le ministre Serigne Mbaye Thiam, la détermination de son pays à « poursuivre son engagement en faveur du développement du Sénégal, dans le cadre de son ambitieux Pse ».

Aliou Ngamby NDIAYE

Nous avons reçu le rapport du Conseil national de régulation de l’audio visuel sur les élections législatives du 30 juillet que nous nous publions en intégralité.

La tenue des élections législatives du 30 juillet 2017, à cheval sur deux trimestres puisqu’elles étaient précédées par une période de précampagne qui avait débuté le 9 juin, nous a conduits, par souci de cohérence et de continuité, à regrouper en un seul avis, consacré principalement à cet événement qui représente un moment important de la vie de la nation, les observations faites par le Cnra sur le respect des obligations des médias dans leur travail quotidien. Ces observations sont appuyées et illustrées notamment par les relevés effectués par le service monitoring du Cnra pendant la précampagne et la campagne électorale ainsi que le jour des élections. Les médias sont dans l’obligation de veiller à la moralité, à la valeur éducative, informative des programmes audiovisuels qu’ils véhiculent à destination des populations, particulièrement de certaines couches vulnérables. La liberté d’expression ou d’opinion n’est pas opposable à l’exigence de protection de l’intérêt public, de la sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence. Tous les acteurs de la chaîne de valeur audiovisuelle doivent faire preuve d’un sens aigu des responsabilités, afin de prévenir tous actes préjudiciables à la stabilité sociale.

Les médias participent à la formation et à l’expression de l’opinion publique. La préparation, puis la tenue des élections législatives durant les mois de juin et juillet 2017 ont marqué d’une empreinte forte l’offre programmatique. Le manque d’indépendance ou de neutralité des médias, voire une mauvaise couverture médiatique des processus électoraux, peut être préjudiciable à la démocratie, à la cohésion sociale.

Les faits identifiés et répertoriés dans le présent avis sont le produit d’un échantillonnage des activités de monitoring sur les programmes audiovisuels proposés par les médias. Le Collège du Cnra, réuni en sa séance du « 2 novembre 2017 » et après en avoir délibéré, rend public le présent avis sur les dysfonctionnements constatés au cours du deuxième et du troisième trimestre de l’année 2017, ainsi que les recommandations formulées pour y apporter des correctifs.

I. Échantillonnage
Durant les périodes du 1er avril au 30 juin et du 1er juillet au 30 septembre 2017, le service de monitoring a procédé à un échantillonnage portant sur 186 programmes de radios et de télévisions sur lesquels 3587 relevés ont été effectués en fonction de la langue utilisée, du format des programmes, de la thématique abordée et de la signalétique. Dans le cadre de la couverture médiatique des élections législatives (précampagne et campagne), sur 158 programmes audiovisuels répartis entre radios et télévisions, 3305 relevés ont été effectués entre le 8 juin et le 30 juillet 2017, correspondant à la période de la précampagne, soumise à une législation particulière.

1. Les Radios
Le monitoring a suivi 1606 émissions diffusées sur les stations de radio en mode FM. L’échantillon est composé des stations suivantes : ZIK FM, RFM, FM SENEGAL, FEM FM, SUD FM, ORIGINE FM, SENINFO FM, RMD, DAIO SENEGAL, LAMP FAL FM, REWMI FM, SOKHNA FM, AFIA FM, DUNYA FM, SAPHIR FM.
a) Nombre d’émissions de radio suivies

Ce graphique informe sur le nombre d’émissions radiophoniques suivies sur les stations de l’échantillon.

b) Répartition des langues dans les émissions de radio
Sur l’ensemble des radios de notre échantillon, le wolof est la langue la plus usitée. Il est le support de 64,97 % des contenus, devant le français qui fait 28,63 % de la programmation. On peut remarquer une faible présence des autres langues nationales qui sont surtout présentes sur les chaînes du service public qui offre une plus grande diversité linguistique.

c) Répartition des émissions de radio suivies, selon le thème

Les émissions d’information sont les plus représentées avec 1650 relevés. Le terme « politique», dans notre classification, indique qu’il s’agit d’émissions strictement et entièrement dédiées à cette thématique, même si, dans les autres thématiques, il arrive que soient abordées des questions du même ordre.

d ) Répartition des émissions de radio suivies, selon le format
Le format « Journal » représente 56,99 % sur l’ensemble des émissions ayant fait l’objet d’un monitoring quotidien. Ce format reste une source d’indications statistiques sur la popularité, la diversité et le pluralisme qui sont des éléments essentiels en matière de régulation.

1. Les Télévisions
Les services du monitoring ont suivi 2101 émissions de télévision sur les chaînes ci-après : TFM, 2STV, DTV, SEN TV, RTS, RDV, WALF TV, MOURCHID TV, LCS, LAMP FALL TV.

a) Nombre de programmes de télévision suivis

A l’instar de la Radio, nous avons là une indication sur le nombre d’émissions télévisées qui ont été suivies durant les 2e et 3e trimestres 2017.

b ) Répartition des langues dans les émissions de télévision
Par rapport à ce qui a été observé pour les radios, le « wolof » reste la langue la plus usitée dans les émissions de télévision, avec un pourcentage de 53,45 %, devant le « français» qui est le support de 40,26% des émissions. Concernant certains programmes, nous remarquons un mix des deux langues (wolof et français), avec un taux sensiblement plus important à la télévision 6,24 % qu’à la radio 5,96 %.

c ) Répartition des thèmes dans les émissions de télévision
L’observation des programmes audiovisuels proposés par les éditeurs a surtout porté sur les émissions d’information qui représentent 1510 relevés sur l’ensemble des thématiques ainsi projetés.

d ) Répartition des émissions de télévision suivies, selon le format
Sur les chaînes de télévision, tout comme à la radio, pour ce qui est des programmes, le format « Journal » occupe une place prépondérante, avec 62,37 % de l’ensemble des émissions.

II. MANQUEMENTS
Au cours de ces deux trimestres 2017, ayant aussi coïncidé dans une large mesure avec les périodes de précampagne et de campagne électorales en direction des élections législatives du 30 juillet 2017, les manquements ci-dessous ont été notés.

1. Éthique et Déontologie (56,83 %)
• L’atteinte à l’honneur, à la dignité et à la vie privée de citoyens dans certaines émissions, sans que leur soit donnée la possibilité d’y apporter une réplique.
Sur les antennes d’une radio, on a pu entendre un homme public porter des accusations graves concernant l’intégrité et l’honnêteté de personnes.
Les revues de presse, quant à elles, continuent et persistent à se faire l’écho des propos, formules qui ne respectant ni la vie privée ni l’honneur d’autrui, précisément de personnalités publiques dans ce contexte électoral.
Les débats politiques sont, pendant la campagne électorale, relayés par les médias audiovisuels qui entretiennent ainsi un climat pollué par des propos discourtois et irrévérencieux.
Violation de l’article 9 de la loi n°2006-04 du 04 janvier 2006 et de l’article 20 du cahier des charges applicable au titulaire d’une autorisation de diffusion de programmes de télévision privée.
Dans les phases de préparation des élections législatives, certains médias ont servi de relais à des propos inconvenants tenus contre des personnes ou des Institutions.
La forte médiatisation de manifestations et mouvements d’humeur suite à des litiges sociaux, véhiculent des actes de violence et de défiance vis-à-vis des Institutions.

• Comportements inciviques et irresponsables.
Pendant les festivités liées à la célébration de la Fête de l’Indépendance, un animateur, sur une station de radio, livre allègrement des informations sensibles pouvant porter atteinte à la sécurité intérieure du pays. Il indique avec une incroyable légèreté, des adresses d’installations liées à la défense nationale.
2. Enfance & Adolescence (29,50 %)

• En violation de l’article 7 de la loi n°2006-04 du 04 janvier 2006 et de l’article 24 du cahier des charges applicables aux titulaires d’autorisation de diffusion de programmes audiovisuels, l’instance de régulation a pu relever la diffusion de contenus audiovisuels choquants et difficilement soutenables pour le public jeune.
L’évocation systématique de thèmes comme la drogue, l’inceste et les actes de violence envers les enfants sont aussi à noter.
Certains cas de viol sont traités, dans lesquels les victimes, malgré leur consentement, sont exposées au public. Il arrive que des auditeurs portent des jugements sur des faits qu’ils découvrent à l’antenne.
Certains reporters se prêtent avec générosité à des récits détaillés sur des faits de violence, de viol sur des catégories vulnérables, souvent difficiles à entendre pour un jeune public.
La tendance à la diffusion de clips et de danses obscènes est appliquée par pratiquement toutes les chaînes de télévision.

• L’absence d’une signalétique destinée à prévenir les téléspectateurs de la diffusion de séquences ou de scènes déconseillées pour certaines catégories de public constitue une violation de l’article 7 de la loi N°2006-04 du 04 janvier 2006 et de l’article 24 du cahier des charges applicables aux titulaires d’autorisation de diffusion de programmes audiovisuels.

3. Publicité (8,63 %)
• Non-conformité aux exigences de vérité, de décence, de respect de la personne humaine et de sauvegarde de la santé des populations.
La profusion de programmes commerciaux sur la médecine traditionnelle pouvant détourner les consciences les plus exposées du fait de leur détresse, en véhiculant des fausses promesses de guérison basées sur de prétendues connaissances autorisant la prescription de produits qui seraient des remèdes efficaces contre certaines pathologies.

Ces comportements constituent une violation des dispositions des articles 9 et 14 de la loi N°83-20 du 28 janvier 1983 relative à la publicité notamment, des dispositions du décret N°67-147 du 10 février 1967 instituant le Code de déontologie médicale ainsi que des stipulations des articles 18 à 24 du Cahier des charges applicables aux radios privées commerciales et 34 à 40 du Cahier des charges applicables aux télévisions privées. Pour rappel, la diffusion de programmes, offrant une tribune à des personnes qui seraient capables de guérir toutes sortes de pathologies, constitue une violation grave du code de déontologie médicale et de la loi sur la publicité.

La diffusion de spots faisant la promotion de certains produits alimentaires, sans précaution d’utilisation et dont l’usage pourrait avoir des effets néfastes sur la santé des consommateurs.
La diffusion d’images dévalorisantes porteuses d’une vision dégradante de la femme dans la publicité de certains produits, notamment « Jini Ginger », heurte la décence.
La persistance de la diffusion d’émissions interactives de voyance, en direct sur une longue plage horaire, par certaines stations de radiodiffusion, sans indications sur le coût des appels téléphoniques.

4. Manquements
Le troisième trimestre de cette année a été marqué par la tenue du scrutin pour les législatives de juillet 2017 (Cf. graphique ci-dessus). Durant la précampagne, période de trente (30) jours précédant la campagne électorale, certaines dispositions du code électoral n’ont pas été respectées, notamment l’Article L61 du code électoral qui interdit toute propagande déguisée ayant pour support les médias nationaux (publics ou privés).

Le Cnra a relevé des manquements à cette disposition, caractérisés par la diffusion de programmes sous forme de manifestations et/ou déclarations publiques à l’avantage ou au détriment de certains candidats ou à un parti politique ou coalition de partis politiques. Comme on peut le voir sur le graphique ci-dessus, la coalition au pouvoir a fait l’objet d’une importante couverture, largement au-dessus de celle consacrée aux autres parties prenantes.

La violation de l’interdiction de propagande clairement identifiée ou déguisée a été relevée pendant les trente jours précédant l’ouverture officielle de la campagne électorale.
La violation de l’interdiction de l’utilisation à des fins de propagande électorale de tout procédé de publicité commerciale par la voie de la presse, de la radio diffusion et de la télévision (article L. 61 du code électoral).

- L’immixtion de certaines radios communautaires dans la campagne électorale en violation manifeste du cahier des charges les régissant qui prévoit en son article 18 que « la radio communautaire ne peut diffuser des informations, messages ou débats à caractère politique » a été relevée aussi.
- Le non-respect des dispositions du code électoral applicables à la fin de la campagne électorale : certains médias se sont permis de diffuser des éléments de campagne le samedi 29 juillet 2017, veille des élections et lendemain de la clôture de la campagne électorale.

II. RECOMMANDATIONS
Face à de tels manquements, qui constituent une violation des dispositions consignées dans les cahiers des charges en vigueur dans le domaine de l’audiovisuel, le Conseil national de Régulation de l’Audiovisuel fait les recommandations énumérées ci-dessous.

• Respecter les principes éthiques et déontologiques, qui déterminent le périmètre de l’exercice du métier de journaliste, d’animateur, et faire preuve de rigueur et de professionnalisme dans la vérification, le traitement et la diffusion de l’information.

• Satisfaire à l’obligation de protection du jeune public, la sauvegarde de l’image de l’enfant et de la dignité des couches vulnérables. La diffusion de certaines émissions par les médias audiovisuels doit être programmée à des heures qui permettent de préserver cette catégorie importante de la population.

• Programmer des clips musicaux en tenant compte de la nécessité de veiller au respect de la sensibilité des téléspectateurs et à la protection du jeune public.
• Respecter les dispositions de la loi N°83-20 du 28 janvier 1983 relative à la publicité, notamment :

• l’article 9 qui proscrit « toute déclaration ou présentation visuelle qui offense les mœurs et la morale en général » ; le respect strict des dispositions de l’article 9 de la loi N°83-20 du 28 janvier 1983 relative à la publicité qui proscrit « toute déclaration ou présentation visuelle qui offense les mœurs ou la morale en général, ou qui soit susceptible directement par voie d’omissions ou d’ambigüité, de mensonge délibéré d’abuser de la confiance du consommateur ou de son manque d’expérience » ;

• l’article 14 qui dispose : « La publicité, lorsqu’elle fait appel à la femme, ne doit pas, pour quelque motif que ce soit, porter atteinte à sa dignité ou la déconsidérer».

• Arrêter la diffusion de la publicité au profit de prétendus guérisseurs. Les responsables des médias se doivent de respecter les dispositions des lois, règlements et cahiers des charges interdisant la publicité au profit de prétendus guérisseurs.

Le Collège des Conseillers du CNRA

Le ministre en charge du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), Souleymane Jules Diop, a été invité par le Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) pour sensibiliser les membres sur ce programme innovant. Lors de la séance, il est revenu sur l’importance de ce programme, salué par les haut conseillers, pour l’intérieur du pays et sur ses différentes réalisations.

« Articulation du Pudc : attractivité des territoires et de la promotion de l’emploi ». C’est le thème que le ministre en charge du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), Souleymane Jules Diop, a exposé devant les membres du Hcct. Le responsable du Pudc, qui a indiqué que c’est un honneur et une fierté de venir présenter ce programme devant les hauts conseillers, a fait la genèse dudit projet. Il a rappelé qu’il fallait un changement de paradigme au niveau de la population rurale, représentant 60 % des habitants du pays. Voulant aller très vite dans la réalisation, il a fallu externaliser aussi le Pudc en le confiant au Pnud ; ce qui a été la grande innovation. M. Diop a ajouté que la première question a consisté à régler l’accès a l’eau, parce que sans le liquide précieux, point de production.

Revenant sur les réalisations du Pudc, il a rappelé que pour l’hydraulique, sur un objectif de 200 forages et 150 châteaux d’eau, ils en sont actuellement à 229 forages fonctionnels et 104 réseaux d’addiction d’eau touchant des centaines de milliers d’habitants. Concernant le ranch de Doli, le ministre a soutenu qu’une piste de 82 kilomètres sera bientôt finalisée entre cette localité et Linguère, en plus d’un forage et d’un château d’eau de 1.000 m3. Cela vise à régler le problème de l’eau dans la zone sylvo-pastorale et de participer au développement de l’élevage. Aussi, 150 abreuvoirs et des centres de collectes de lait ont été installés par le Pudc.

Plus de 1.000 kilomètres de pistes, 229 forages…
Dans le domaine de l’électrification rurale, 466 villages sont concernés et la dernière phase du Pudc va accélérer les réalisations dans ce secteur. Pour les pistes rurales, sur un objectif de 1.860 kilomètres de pistes nouvelles, Souleymane Jules Diop a révélé que plus de 1.000 kilomètres ont déjà été réalisés. En outre, 600 motopompes ont été distribuées dans le nord du pays.

S’agissant de l’allègement des tâches ménagères, l’objectif était de distribuer 5.500 machines. Actuellement, plus de 3.000 machines l’ont été, en plus de 1.000 autres récemment données par la Chine et qui sont en train d’être distribuées dans le Sénégal. Ce faisant, le ministre chargé du Pudc a indiqué que, dans les prochaines années, l’objectif est de procéder à la transformation de l’économie rurale pour apporter un dynamisme économique dans ces zones. C’est ainsi que le Pudc a favorisé la création de Sociétés agricoles rurales (Sar) avec des périmètres irrigués dans certaines localités. Dans cette logique, Soulèyemane Jules Diop a informé aux Hauts conseillers qu’ils sont en train de rechercher des financements pour mettre en place des centres de formation communautaires afin de permettre aux jeunes et aux femmes d’avoir du travail en temps réel via la transformation de la terre et des produits. Par rapport au fonds utilisés par le Pudc, Souleymane Jules Diop a expliqué que pour un budget initial de 113 milliards de FCfa, le Sénégal a injecté 122 milliards dans les projets. L’intervention pour cinq ans est attendue à 522 milliards de FCfa. « Cela est inédit pour le monde rural », a-t-il assuré. Sur ce, le ministre a laissé entendre que le même rythme doit être maintenu dans la deuxième phase à venir du Pudc.

Ousmane Tanor Dieng, président du Hcct, a salué cette rencontre d’informations avec le ministre. Pour lui, le Pudc est l’un des plus connus dans ce qui se fait au niveau de nos communautés pour le développement. « C’est pour cela qu’entendre la voix de celui qui coordonne ce programme est très important. C’est important d’informer la population pour plus de transparence. L’échange est bénéfique pour le peuple », a-t-il souligné.

Oumar KANDE

Malgré la non participation annoncée d’une frange de l’opposition au dialogue politique, le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, a rappelé, hier, sur la Rfm, que si c’est la volonté des partis, ils sont prêts à aller à l’audit du fichier.

L’absence au dialogue politique des deux coalitions les plus représentatives de l’opposition, « Wattu Sénégal » et « Mankoo Taxawu Senegaal », annoncée à travers la presse par certains de leurs responsables, et la prédiction anticipée d’un échec avancé par des analystes politiques laissent imperturbable le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, qui a confirmé, hier, sur la Rfm, la tenue des assises du 21 novembre prochain. Aussi, pour avoir entendu comme tout le monde dans la presse des déclarations faites par les uns et les autres, « vont-ils venir ou non ? Je ne peux pas en prédire. Ce que je sais, c’est que nous avons lancé les invitations officielles. Et je n’ai pas encore reçu une notification officielle me signifiant qu’un tel ou un autre parti politique ne va pas participer », a-t-il déclaré.

En outre, considérant que toutes les formations politiques sont d’égale dignité, le boycott annoncé n’impactera nullement sur l’agenda arrêté. « Si ce que j’entends est confirmé, notamment qu’il y a une partie de l’opposition qui dit qu’elle ne sera pas là, les partis politiques sont d’égale dignité. Nous sommes en démocratie, et le plus important, c’est que l’invitation soit faite par qui de droit et que tout le monde soit convoqué », a ajouté M. Ndiaye. Pour in fine en déduire que « tout cela, on l’appréciera le 21 novembre prochain » non sans informer par anticipation que « la majorité sera au rendez-vous ». Alors quid du statu quo actuel et de l’éventualité de concessions de la part du gouvernement pour arrondir les angles avec les « boycotteurs » et amener tous les acteurs autour de la table ? Le ministre n’exclut nullement d’aller à l’audit du fichier électoral si telle est la volonté des partis politiques.

Considérant que cela ne dépendra que du sujet, ce qui est important, selon lui, c’est que l’invitation soit faite par qui de droit et que tout le monde soit appelé. « Nous sommes prêts à aller à l’audit du fichier, jusqu’à l’audit du fichier électoral, si telle est la volonté des partis politiques », a assuré Aly Ngouille Ndiaye. Sur ce, il a tenu à rappeler que « la refonte est née d’un consensus, même si, au départ, les gens étaient très hésitants ». Aussi, pour lui, tout se discute autour d’une table. « Même les guerres se terminent autour d’une table », rappelle-t-il. « Mais, nous n’en sommes pas là », a conclu le ministre.

Mamadou Lamine DIEYE (correspondance particuliaire)

L’ambassade de la République d’Indonésie au Sénégal a organisé, mardi, une réception en commémoration de la 72ème fête de l’indépendance de son pays. Son excellence Mansyur Pangeran, ambassadeur de la République d’Indonésie au Sénégal a, à cette occasion, salué les « relations de partenariat et de confiance» qui lient le Sénégal et son pays malgré la « grande distance géographique » qui les sépare.

La République d’Indonésie a commémoré, cette année, le 72 ème anniversaire de son accession à la souveraineté internationale. Pour l’occasion, sa représentation diplomatique établie au Sénégal a organisé une réception dans l’enceinte d’un hôtel à Dakar. La soirée a enregistré la présence de nombreuses personnalités. La République du Sénégal s’est faite représentée par une grande délégation conduite par Oumar Gueye, ministre de la Pêche et de l’Économie maritime. Avec une population de 260 millions d’habitants, le quatrième pays le plus peuplé au monde, veut participer au maintien de la paix et de l’ordre dans le monde. Le gouvernement indonésien a décidé de se présenter au Conseil de sécurité non permanent de l’Onu pour la période 2019-2020. A cette fin, l’Indonésie attend le soutien du gouvernement du Sénégal et celui d’autres pays amis, a dit Mansyur Pangeran, ambassadeur au Sénégal.

Il a, dans son discours, salué « l’exemplarité de la coopération entre les deux pays que sont le Sénégal et l’Indonésie ». Dans la dynamique de consolider cette coopération, l’ambassadeur annonce une visite au Sénégal du vice-président de l’Assemblée nationale indonésienne et certains membres du Parlement, prévue la semaine prochaine. Dans le cadre du Plan Sénégal émergent (Pse), le gouvernement indonésien propose un programme de coopération notamment dans le domaine du transport terrestre, maritime et aérien. « Ainsi, une coopération avec le ministère des Forces armées du Sénégal a découlé sur l’achat de deux aéronefs fabriqués par l’entreprise Pt-Di indonésien qui sont utilisés à des fins militaires. Un autre avion a été commandé à des fins maritimes », informe Mansyur Pangeran.

Pour construire un réseau de transport terrestre, en particulier dans le secteur ferroviaire sénégalais, le gouvernement indonésien a également proposé sa coopération. Les deux parties sont actuellement en discussions. De même, le gouvernement indonésien développe une coopération dans le secteur du transport maritime en proposant des navires commerciaux sous forme de cargos et de pétroliers, ainsi que des navires pour la patrouille militaire au Sénégal, informe Mansyur Pangeran.

La relation bilatérale entre l’Indonésie et le Sénégal est matérialisée par la visite de hauts fonctionnaires du Sénégal en Indonésie et vice-versa tels que les ministres, députés, hommes d’affaires, commerçants. Cette coopération est également active dans les domaines de formation militaire, le secteur agricole et la dotation de bourses d’études. Oumar Guèye, ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, venu représenter la République du Sénégal s’est réjoui de la « dynamique coopération » qui lie les deux nations. Il renouvelle la disponibilité du Sénégal à davantage consolider ce bel exemple de collaboration.

Oumar BA

Le ministre Seydou Guèye, porte-parole du gouvernement et de l’Alliance pour la République (Apr) a récusé, hier, sur la Rfm, les préalables et autres conditionnalités posés par l’opposition qu’il a jugés « inutiles au projet démocratique » non sans l’inviter à « ne pas avoir peur ».

Une frange de l’opposition dite « significative » et/ou « radicale » refuse de répondre à la main tendue du président de la République, Macky Sall, pour un dialogue national. Le ministre Seydou Guèye a d’abord rappelé le caractère routinier de la posture de cette frange de l’opposition si prompte à poser des conditionnalités après tout appel au dialogue ou main tendue à elle adressée. Selon le porte-parole de l’Alliance pour la République (Apr), le parti présidentiel, « c’est assez classique ! Il y a toujours eu ce genre de réactions et chaque fois qu’il y a une séquence du dialogue qui est envisagée, ses réactions (Ndlr : celles de l’opposition) sont toujours les mêmes ». Aussi, considérant que « l’éthique de la discussion demande une disponibilité qu’on peut appeler une éthique de responsabilité et une éthique de conviction » et parce que « le dialogue est un fait consubstantiel à la démocratique, c’est elle qui a besoin que les gens se parlent », a-t-il déclaré, hier, sur les ondes de la Rfm.

Le ministre Porte-parole du gouvernement a, en outre, rappelé que l’appel au dialogue lancé par le chef de l’État, le président Macky Sall, transcende les partis politiques « puisqu’il s’est agi d’un dialogue national qui a produit déjà ses premiers résultats ». A l’en croire, « c’est une modalité de gouvernance » car l’espace politique requiert les concertations régulières pour lever les difficultés afférentes à toute démocratie qui fonctionne pour les solutionner. « Nous avons besoin maintenant, dans le champ politique, d’avoir des échanges qui nous permettent de prendre en charge la nouveauté des problèmes que nous affrontons, au titre du progrès de notre démocratie avec des difficultés d’organiser des élections, la pluralité de listes et des candidatures », a-t-il fait savoir. Ainsi donc, « il faut être dans la disponibilité et c’est l’attitude qui permet de prendre en charge ces questions », ajoute-t-il. Selon lui, « si l’on veut poser des conditions en allant au dialogue, en cherchant à n’entendre que l’écho de sa propre voix, on n’est pas dans la posture utile au dialogue», a-t-il poursuivi.

Tout en rappelant le souhait et la volonté constante maintes fois réitérés du chef de l’État, le président Macky Sall, de voir toutes les forces qui sont engagées dans le développement du Sénégal autour d’une table, en ayant des positions dans l’opposition ou dans le pouvoir, Seydou Guèye en déduira que « l’opposition n’a aucune raison d’avoir peur ». Sur ce, il a tenu a rassurer l’opposition en l’invitant solennellement à la table du dialogue dans l’intérêt exclusif et pour le plus grand bien du Sénégal. « Nous les attendons en toute convivialité, nous attendons les différentes formations politiques avec respect parce que c’est le Sénégal que nous voyons. Nous ne sommes pas dans les petits calculs qui ne tombent jamais juste, d’ailleurs », a-t-il soutenu.

La rencontre convoquée par Aly Ngouille Ndiaye le 21 novembre à l’hôtel Ngor Diarama devrait constituer le premier jalon du dialogue national maintes fois réitéré par le chef de l’État, Macky Sall, et aboutir à la mise en place de commissions techniques chargées de mener la réflexion sur les sujets à enjeux, en particulier l’institution d’un cadre d’évaluation de la récente refonte des listes électorales. Il prendra en charge la réflexion sur le processus électoral à venir et les rapports produits à l’issue des échanges entre les différentes parties prenantes devaient servir de termes de référence, de base de discussions entre le pouvoir et les partis politiques. Mais le Parti démocratique sénégalais (Pds), la Coalition « Mankoo Taxawu Senegaal» et le parti « Rewmi » entre autres formations politiques de l’opposition ont décliné l’invitation à une participation au Dialogue national lancé par le chef de l’État.

Mamadou Lamine DIEYE

Le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, présidera, le mardi 21 novembre à Dakar, une rencontre d’échanges avec l’ensemble des partis politiques légalement constitués, informe un communiqué. Celle-ci portera, au-delà de la prise de contact, sur la mise en place d’un cadre d’évaluation de la refonte partielle des listes électorales. Ledit cadre prendra aussi en charge la réflexion sur le processus électoral à venir. Le ministre convie tous les responsables des partis ainsi que les autres acteurs du processus électoral à cette importante réunion. Pour des raisons de commodité, chaque formation politique est priée d’envoyer un seul représentant. Les lettres d’invitation, qui ne sont pas encore parvenues à leurs destinataires, peuvent être retirées au secrétariat de la direction de la formation et de la communication de la Dge sise à l’ex-cité Police, avenue Malick Sy X Rue 6.

En rapport avec le Forum en Afrique, la Fondation Konrad Adenauer a saisi l’opportunité pour animer un panel sur les questions de crime organisé transfrontalier.

Significativement, et tel que indiqué dans le communiqué de presse écrit en anglais, la réflexion vient du constat que le crime organisé transfrontalier menace la paix et la sécurité humaine, viole aussi les droits humains et ébranle le développement économique, social, culturel, politique et civil des sociétés, à travers le monde. Et le communiqué évoque, de façon spécifique, les problèmes liés au trafic illicite de drogue qui gagne du terrain au-delà des frontières nationales et régionales, en établissant un réseau criminel international. Ainsi que le blanchiment d’argent, les trafics de personnes, la migration irrégulière, le commerce illicite de bois… Et ces phénomènes s’accentuent de nos jours, tel que indiqué dans le document, du fait de la porosité de nos frontières, de la corruption, de la faiblesse de contrôle de nos frontières…Aussi, le document mentionne-t-il que chaque année, un nombre incalculable d’individus perdent leur vie entre les mains des criminels qui s’activent dans les organisations criminelles, succombent de la dépendance de la drogue à cause de sérieux problèmes de santé ou à la suite d’actes terroristes…

Amadou DIOP

Le président de la République, Macky Sall, arrivé à Bonn, mardi, a pris part à la 23ème Conférences des parties dit Cop23. Une occasion pour le chef de l’Etat de parler de l’expérience sénégalaise en matière d’énergie avec la mise en place de trois centrales au cours des deux dernières années. Cette Cop23, un après la réunion de haut niveau de Marrakech, au Maroc, se déroule depuis le 7 novembre dans la capitale de l’Allemagne unifiée.

Hier, dans un document, la Directrice de l’environnement et des établissements classés (Deec) a partagé l’expérience du Sénégal en matière de résilience climatique.

 

Le général de division, Meissa Niang, Haut-commandant de la gendarmerie nationale et Directeur de la Justice militaire du Sénégal, a soutenu aussi que la nouveauté, c’est qu’il faut résoudre des menaces intérieures  souvent sur un théâtre des opérations extérieur. Il est d’avis que depuis quelques années, il est difficile de séparer défense et sécurité d’où la nécessité  d’avoir une approche holistique car dit-il, « les menaces doivent susciter chez les acteurs que nous sommes, la complémentarité » car « dans un monde de plus en plus ouvert, les États font face à une nouvelle menace diffuse et complexe ». Cette menace terroriste est ainsi caractéristique de cette hybridation défense-sécurité et l’interopérabilité est devenue un enjeu majeur. Il pense ainsi que la nouveauté du risque nécessite un changement de paradigme. « Il est important d’avoir une interopérabilité entre la gendarmerie, la police et l’armée. Au Sénégal, le cadre juridique est créé. La gendarmerie est une composante essentielle de la force du continuum, elle est capable d’intervenir sur le spectre : paix, crise et guerre », rappelle le Haut-commandant de la gendarmerie nationale  qui poursuit que la Maréchaussée rend aussi possible une intervention intermédiaire entre celles des forces de police et des forces armées qui a une forte connotation politique. Toutefois, le général Niang demande de relever les défis pour une bonne exécution du continuum défense-sécurité. Il exhorte ainsi, à avoir une approche intégrant toutes les politiques publiques qui convergent vers la sécurité nationale.
 
Amadou DIOP et Oumar KANDE
Pour une meilleure sécurité et une bonne mise en œuvre du «Continuum défense et sécurité’’, de hauts gradés qui s’exprimaient sur la cette question, ont recommandé l’approche intégrée. Les différents corps des forces de sécurité ont invités à agir ensemble dans une interopérabilité pour venir à bout de la menace terroriste.

 Depuis longtemps, la défense et la sécurité ont été l’apanage d’acteurs du même secteur mais différents. La défense était gérée par les forces armées qui devaient assurer l’intégrité territoriale et enrayer les menaces extérieures alors que la sécurité intérieure était dévolue aux forces de sécurité comme la gendarmerie et la police. Cependant, en ces temps modernes et des nouvelles menaces, ce paradigme devrait évoluer. Lors du panel sur le continuum défense et sécurité animé par des généraux, ces gradés ont plaidé pour une approche intégrée. Le général Jean Paul Plalomeros, ancien commandant allié transformation au sein de l’Otan, a indiqué qu’il faut aborder ensemble ce monde qui devient de plus en plus complexe et incertain en trouvant des solutions dans l’unité. Il est d’avis que les violences terroristes peuvent diviser et amener certains États à se renfermer sur eux-mêmes, croyant trouver la solution. Toutefois, la solution ne peut être trouvée que dans une approche intégrée.

Dans le même sens, le général Grégoire de Saint Quentin, sous chef des opérations de l’armée française qui a conduit l’opération Serval, en tant que praticien militaire, a indiqué que le terrorisme a complètement changé la donne dans le domaine de la sécurité. Il reconnait que même en France, depuis les attentats de 1995, « on a franchi une nouvelle étape » dans la culture du continuum défense sécurité. Il donne l’exemple de l’opération Vigipirate avant et de sentinelle qui a permis un déploiement de 10 000 hommes dans les rues de Paris après l’attaque de Charlie Hebdo. « Le terrorisme tente de discréditer nos États, de brouiller les frontières, de créer des conflits dans des zones en paix. A distance, par le biais des réseaux sociaux et des médias de masse, ils forment et endoctrinent », constate le général Grégoire de Saint Quentin qui soutient que le continuum défense et sécurité doit s’adapter et être prêt à intervenir.

« Le défi a changé de nature et d’intensité et il faut avoir des stratégies face à cette menace et  à un environnement qui évolue. Il faut aller plus loin et la coopération est devenue fondamentale », souligne le général de Saint Quentin. Pour ce dernier, la priorité, dans cette lutte qui se doit intégrée, c’est le renseignement, « même si c’est difficile ».  « Il faut des entités physiques, des organisations pour se parler et le faire à temps réel. Le renseignement que nous collectons sert à déjouer des attentats. Cependant, si le renseignement n’est pas donné à temps et qu’il y a un chef qui attend, ce n’est pas la peine.  Il faut échanger et chercher plus de complémentarité », affirme celui qui eu à diriger les Éléments Français du Sénégal (Efs).

Amadou DIOP et Oumar KANDE

Une école à vocation régionale dans le domaine de la cybersécurité à Dakar a été annoncée, hier.

Lors de son intervention sur la thématique « l’Afrique et les nouveaux enjeux sécuritaires », Jean Yves-Le- Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de France, a annoncé que la France souhaite installer une école nationale à vocation régionale dans le domaine de la cybersécurité à Dakar.
Le ministre français des Affaires étrangères a fait l’annonce lors de sa communication.  « Le message que je voulais vous passer aujourd’hui, c’est que la France souhaite installer, dans cet état d’esprit de l’urgence de la cybersécurité, une école nationale à vocation régionale dans le domaine de la cybersécurité, ici à Dakar, et je voudrais que cela se fasse dans les plus brefs délais », a-t-il informé. Il s’agit, a-t-il renchéri, d’un projet innovant en vue de renforcer les capacités de nos partenaires africains dans la réponse aux menaces cyber, que ce soit dans la protection des réseaux, la réponse aux cyber- attaques mais aussi  la lutte contre la cybercriminalité et les menaces terroristes qui sont des  menaces tout à fait réelles et qui ne sont pas limités au monde européen, au monde américain. « Nous allons donc mettre cela en œuvre avec une dimension africaine affirmée à partir du Sénégal », a-t-il déclaré. Revenant sur le forum, il a indiqué croire que les buts sont atteints même s’il faudra poursuivre l’effort.

« Cette année, cette rencontre prend  une tournure particulière puisque dans quelques jours,  nous allons avoir, à Abidjan, le sommet Union africaine-Union européenne. Ce sera un évènement d’autant plus que pour une première fois, il y aura une déclaration d’intention, une espèce de feuille de route liée à la paix et à la sécurité en Afrique », a-t-il dit. Il a  précisé que ce forum servira, à sa manière, à un dispositif tripartite, à un cadre de coopération tripartite Union-africaine-Union européenne et les Nations-unies puisque que le Secrétaire général y assistera. « Ce qui montre les ambitions que nous avons collectivement et aussi l’enjeu sécuritaire qui est majeur pour le continent. Il y a effectivement une urgence qui s’impose. A  partir du moment où les pays africains s’engagent à prendre part, y compris financièrement pour permettre aux opérations de paix de gagner en capacité d’actions et de répondre plus rapidement et plus efficacement aux crises régionales, alors il importera que l’ensemble de la communauté internationale soit au rendez-vous », a expliqué le chef de la diplomatie française. Jean Yves-Le-Drian constate que si l’on donnait aux Africains les moyens d’agir, ils le feraient sans doute mieux, plus efficacement, plus utilement.

Amadou DIOP et Oumar KANDE

 

Au Sénégal, le chef d’État-major général des armées, le général Cheikh Guèye, a indiqué que la nécessité d’une approche intégrée dans le continuum défense sécurité se décline par une conception globale de la défense qui prend en compte l’ensemble des menaces et définit une stratégie d’action globale.

« Il s’agit d’une problématique au cœur de l’action quotidienne des forces de défense et de sécurité. Si la vocation première des forces armées est de défendre l’intégrité du territoire, aujourd’hui, nous convenons tous que le concept moderne de défense et de sécurité prévoit une intervention, assurer dans certaines circonstances la sécurité intérieure», explique le chef d’État-major général des armées qui participait au panel du Forum sur la paix et la sécurité de Dakar.

Même si cette mission de sécurité intérieure est du ressort de la police, le général Guèye considère que les Forces armées  disposent d’un réservoir unique leur permettant d’agir pour mettre fin aux menaces en appui aux actions de police. Au Sénégal, dit-il, « cette interopérabilité a été prise en compte très tôt dans le cadre légal et réglementaire d’une loi portant sur l’organisation de la défense nationale ».

Il apprend aussi que le terme opération intérieure par lequel l’armée sénégalaise décrit ses engagements dans les régions orientales et méridionales prend bien compte des responsabilités en matière de sécurité intérieure.

Selon le général Cheikh Guèye, l’implication des Forces armées s’impose dès lors que la menace revêt des aspects militaires comme c’est le cas face à des groupes armés terroristes ou d’autres mouvements de type insurrectionnels remettant en cause l’autorité de l’État. Cependant, le Cemga sénégalais indique que ce nouveau paradigme du continuum sécurité-défense ne va pas sans contraintes s’agissant de l’intervention de la force armée dans la sécurité intérieure.

Contraintes au continuum sécurité-défense
Il s’agit,  selon lui, des difficultés pouvant résulter de l’utilisation, de méthodes et d’outils de travail spécifiques à chaque acteur et l’absence d’une compréhension commune dans l’emploi de la force sur le terrain lorsqu’on agit conjointement sur le terrain. Sur le plan opérationnel, le défaut de procédures communes peut constituer une limitation. L’interaction de différentes autorités crée aussi des mécanismes de direction qui ne s’accompagnent pas toujours d’une mise en œuvre pratique, notamment sur le plan de la mise en œuvre d’exercices de planification, de l’élaboration de plans de contingence sans compter les questions d’interopérabilité. Le général explique aussi, au titre des contraintes, qu’un rythme d’engagement des troupes sur le territoire national peut déséquilibrer le cycle d’activités et affecter la préparation des unités.

Pour le général Guèye, les Forces armées, du fait de leur maillage du territoire et du déficit des forces de sécurité, peuvent localement se retrouver en qualité de primo intervenants dans le domaine de la sécurité intérieure alors qu’elles ne sont pas adaptées en termes de formation ou d’équipement pour faire face.

L’une des plus grandes contraintes, affirme le Cemga, c’est le déficit de renseignement, car les actions conduites par les armées requièrent, en amont et en aval avec une maîtrise du milieu dans toutes ses composantes ; il regrette que ces opérations restent handicapées par les déficits en renseignements fiables et en temps réel.

Pour trouver des solutions à ces contraintes, le Cemga pense que pour être efficace, l’intervention des forces armées doit être intégrée en amont et au plus haut niveau dans la stratégie globale de sécurité intérieure. Une synergie qui ne peut être obtenue qu’à travers des mécanismes de direction et de coordination. «Au Sénégal, cette démarche est traduite par la création d’un centre d’intervention et de coordination interministériel des opérations de lutte antiterroriste logé au ministère de l’Intérieur avec des démembrements régionaux qui mettent en synergie toutes les ressources sous la direction de l’autorité administrative », laisse entendre le Cemga.

Amadou DIOP et Oumar KANDE

 
 
 

Le président de la République, Macky Sall, a quitté Dakar, hier matin, à destination de Bonn, en Allemagne où il prend part à la Cop23, ou plus formellement, à la «Conférence 2017 des Nations unies sur les changements climatiques» qui se tient du 6 au 17 novembre 2017, annonce un communiqué du service de presse de la Présidence.  

Outre sa rencontre avec le président allemand, le chef de l’État va participer au segment de haut niveau de la Cop23. En marge de la Conférence de Bonn, le président Sall aura des entretiens avec plusieurs de ses homologues qui prendront part à l’événement. Le retour du chef de l’État est prévu demain jeudi.

Hier, à l’occasion de la clôture du 4ème Forum international de Dakar sur la Paix et la Sécurité qu’il a présidée, le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne a appelé au renforcement de la culture de la paix, du dialogue interreligieux et de la tolérance.

Le Premier ministre qui a salué la mobilisation «constante» de tous les acteurs  et partenaires  autour de ce rendez-vous d’une grande portée intellectuelle et géostratégique a aussi réitéré sa gratitude au président de la République, aux hautes autorités étrangères qui ont rehaussé l’événement par leur présence.  « Nous appelons au renforcement de la culture de la paix, du dialogue interreligieux, de la tolérance et du respect mutuel dans un monde  qui ne doit laisser aucune place aux menaces », a déclaré le Premier ministre.

Il a ajouté qu’en offrant une plateforme d’une discussion informelle, ouverte et libre, le Forum de Dakar participe à cet effort collectif de mobilisation de toutes les énergies  pour le triomphe de la paix et de la sécurité en Afrique. Condition sine qua non à son développement et au bien être de ses populations. « Le panel d’ouverture auquel nous avons pris part aura été un moment d’échanges sur les questions  stratégiques. Durant deux jours, les présentations et les  échanges de dirigeants auront démontré, si besoin en était, l’appropriation commune de la problématique sécuritaire en Afrique, le besoin de bâtir le continent africain sur la paix et la sécurité », a poursuivi le Premier ministre. Selon lui, cela, face aux défis tels que le chômage des jeunes, le déficit infrastructurel ou encore les changements climatiques.

«En vue d’atteindre les Objectifs du développement durable (Odd), les États africains se sont attelés à réorienter leur  modèle de développement de manière approfondie et objective, afin de rendre nos économies plus productives. Les fléaux du terrorisme et de l’extrémisme religieux sont venus placer la question de la paix et de la sécurité au  rang de la  priorité sans laquelle aucune perspective heureuse ne peut être envisagée », a dit Mahammad Boun Abdellah Dionne. A ce titre, a-t-il poursuivi, deux idées fortes sont à retenir : d’une part, la riposte militaire, d’autre part la mutualisation des moyens s’avère être une nécessité. «Et c’est là le sens de la thématique centrale de ce forum qui, face aux défis sécuritaires, met l’accent sur la nécessité d’approches intégrées visant à combiner, au mieux, les solutions proposées dans une approche nationale et régionale mais aussi internationale », a précisé le Premier ministre à la clôture. Il a invité à cultiver l’esprit de solidarité et à œuvrer « ensemble » pour la consolidation d’un écosystème apte à favoriser la paix et le développement inclusif, ne laissant personne derrière ou  de côté. « Unis, nous vaincrons », a-t-il parachevé, avant d’exprimer la gratitude de la République du Sénégal à tous les partenaires ayant accompagné la rencontre.

Avant lui, le ministre des Affaires étrangères qui revenait sur la restitution des travaux a affirmé, en résumé, que des défis ont été identifiés dont les risques sécuritaires, les risques humanitaires, les risques écologiques... «  C’est tous ces fléaux que vous avez identifiés. C’est pourquoi, comme l’a dit le président Macky Sall, il faudrait des solutions durables, des transformations économiques. Mais vous avez dit également qu’il faudrait que les questions sécuritaires soient des questions partagées par tous, une culture de sécurité. Une appropriation de cette question, mais à travers également une coopération. Dans le triptyque Onu, Union-africaine, Union européenne et en même temps  la coopération régionale avec la Cedeao », s’est-il exprimé.

Amadou DIOP et Oumar KANDE

 

L’ambassade des Émirats Arabes Unis, à travers son consulat, à Dakar, a inauguré, hier, les nouveaux locaux de son service de visas. Les autorités consulaires émiratis veulent, à travers ce nouveau centre, alléger les formalités, simplifier les procédures et raccourcir les délais liés au processus de délivrance de visas d’entrée dans leur pays.

Au cours d’une cérémonie qui a regroupé plusieurs personnalités, le Consul de l’ambassade des Émirats Arabes Unis a fait une présentation de ce nouvel outil dans la gestion de la demande et de la délivrance de titres de séjour. Le nouveau centre de visas, est une première dans son genre pour les Émirats Arabes Unies dans la région.

Il est doté des dernières innovations en matière technologique et consulaire. Le Consul a précisé que le centre vise à alléger les formalités, simplifier les procédures et raccourcir les délais liés au processus de délivrance de visas d’entrée aux Émirats Arabes Unis. Le démarrage de ce nouvel établissement consulaire alliant « intelligence, confort et sécurité », s’inscrit, selon les autorités consulaires émiraties, « dans une optique de transformation digitale intégrale dans laquelle l’État des Émirats s’est résolument engagé depuis des années, conformément à son agenda national 2021 ».

Par ailleurs, le Consul a magnifié « l’excellence des relations » entre le Sénégal et son pays. Ces relations caractérisées, selon le diplomate, « d’une volonté commune de bâtir un partenariat exemplaire et mutuellement bénéfique. » Il faut rappeler que le Sénégal et les Émirats Arabes Unies ont récemment signé, à Abu Dhabi, un accord relatif à l’exemption de visa d’entrée dans le territoire émirati pour tous les détenteurs de passeports diplomatiques sénégalais.

Mbaye Sarr DIAKHATE

Hier, lors d’une rencontre avec le mouvement de soutien du Parti de la rénovation sociale (Prs), Alberto Nambeia, secrétaire général du Prs et vice-président de l’Assemblée nationale de la Guinée-Bissau a tenu à saluer le soutien constant du Sénégal qu’il considère comme un pays frère, à l’endroit de son pays.

A l’occasion de cette rencontre avec la communauté bissau-guinéenne basée à Dakar, le secrétaire général du Parti de la rénovation sociale et vice-président de l’Assemblée nationale a indiqué que l’objectif premier est le Sénégal, un pays frère. « Nous nous souvenons qu’au cours de la lutte pour la libération de la Guinée-Bissau, le Sénégal nous a donné son appui et aujourd’hui il continue de le faire. Et nous avons une communauté importante qui vit ici. Nous pensons donc que c’est important de visiter le Sénégal tout d’abord », a-t-il indiqué. Alberto Nambeia précise : « nous sommes en même temps un parti qui lutte pour le pouvoir et si nous avons une forte communauté ici, nous devons venir pour connaître la situation de nos compatriotes qui vivent au Sénégal pour proposer une solution à leurs différents problèmes et être proches d’eux ». « Ils sont mieux placés pour nous entretenir de leurs réels problèmes », a-t-il soutenu. Réagissant à la question sur la situation de la stabilité dans son pays, il a fait comprendre que la Guinée-Bissau vit, depuis un certain temps, une situation de stabilité qui n’a pas dégénéré. « Actuellement, nous sommes sur le bon chemin pour plus de stabilité et nous pensons que si l’Assemblée nationale ouvre ses portes, nous pourrons trouver une solution durable », a-t-il appuyé. « Nous remercions l’État, le gouvernement du Sénégal qui a reçu les citoyens bissau-guinéens », a-t-il conclu. Pour sa part, le responsable du mouvement Prs au Sénégal explique : « nous l’avons invité pour venir parler avec les concitoyens qui vivent ici à Dakar et lui manifester le soutien politique du mouvement Prs. C’est pour la massification de notre parti et une pacification de notre pays. Il faut tout faire pour la réconciliation de la Guinée-Bissau, et le Sénégal est un pays ami qui aime notre communauté. C’est notre pays. Le Sénégal a perdu des fils pour la stabilité de la Guinée-Bissau. C’est pourquoi on ne peut pas l’oublier », a-t-il insisté.

Amadou DIOP

Dans le même contexte, le Premier ministre tchadien, Albert Pahimi Padacké, est revenu sur les efforts que son pays consacre pour la lutte contre le terrorisme. Il rappelle que même si le Tchad ne regorge pas de terroristes, il a engagé 20 000 hommes dans la lutte contre ce fléau un peu partout en Afrique. Albert Pahimi Padacké considère que son pays, qui a été le premier à intervenir au Mali avec 1400 hommes est entouré par une ceinture de feu du Mali au Nigéria. Cela fait que le pays du président Idriss Deby Itno est présent militairement de même qu’au Cameroun, au Nigeria sans compter les risques qui viennent du nord du côté de la Libye. Cependant, il soutient que ces efforts tchadiens ont un coût, parce ce sont les financements des secteurs comme ceux de l’éducation, de la santé qui sont sacrifiés pour que l’armée dispose d’un tel budget. Il lance un cri du cœur, car, à son avis, si le Tchad n’est pas soutenu financièrement, « on se demande combien de temps le pays va tenir dans cet engagement contre le terrorisme ».

Le ministre français des Forces armées, Florence Parly, a affirmé que son pays est pleinement engagé pour soutenir le G5. Déjà, 4000 hommes sont mobilisés dans l’opération Barkhane. Elle poursuit que tout ne peut pas être réussi sans un accompagnement de la communauté internationale. Mme Parly rappelle que l’Union européenne est présente dans la formation des hommes. C’est pour trouver des financements à cette opération, rappelle Florence Parly, que la France a organisé la conférence des donateurs pour lutter contre le terrorisme en Afrique.

Elhadji Ibrahima THIAM, Amadou DIOP et Oumar KANDE

Comme un symbole, 13 novembre 2015 – 13 novembre 2017. Il y a deux ans, la capitale française était frappée, de plein fouet, par des attentats terroristes coordonnés qui avaient faits plus de 130 morts. C’est donc fort logiquement que, au moment de prendre la parole au Forum de Dakar, le ministre français des Armées, Florence Parly, s’est rappelé de ce douloureux souvenir.

Une manière, sans doute, pour elle, de dire qu’Africains et Français vivent la même menace et sont appelés à trouver, ensemble, les solutions au phénomène terroriste. Néanmoins, pour le ministre français, il n’est nullement question, pour son pays, d’imposer quoi que ce soit aux Africains. La solution aux problèmes de l’Afrique doit venir des Africains, a-t-elle martelé. Dans ce sens, le Forum de Dakar offre, à ses yeux, un cadre et un format adéquat. « L’une des forces de ce Forum, c’est de laisser l’Afrique parler d’elle-même, la laisser choisir ses propres orientations et trouver les moyens pour qu’elle assure sa propre défense. En quelques mots, trouver en Afrique les solutions pour l’Afrique », a-t-elle déclaré. Quant à la France, elle viendra en appui pour la réussite et le succès des initiatives qui naissent de ce forum, selon Mme Parly.

Autre avantage de ce Forum de Dakar qu’elle a tenu à souligner, c’est qu’il permet d’analyser lucidement les menaces actuelles et à venir qui pèsent sur le continent africain et s’adapte à l’évolution des problématiques auxquelles le continent est confronté. Comme le président Macky Sall, le ministre français des Armées est d’avis que la sécurité intégrée nécessite une coopération internationale indispensable, mais il ne s’agit pas de s’enfermer dans aucun modèle. Il faut être plutôt pragmatique, créatif et juger chaque situation à l’aune du terrain.

Elhadji Ibrahima THIAM, Amadou DIOP et Oumar KANDE

Le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a indiqué, qu’en ce qui concerne les défis sécuritaires qui interpellent le continent, qu’au-delà de la prévention, il y a lieu de renforcer les mécanismes de médiation et de facilitation.

« Au-delà de la prévention, il s’agit de renforcer les mécanismes de médiation et de facilitation. Ce sont les leviers efficaces pour renouer le tissu social dans les communautés affligées par la violence, l’exclusion, la non gouvernance. Dans cette œuvre multiforme universelle, l’Afrique entend rester ouverte aux apports féconds de ces partenaires, au rang desquels les Nations-unies, l’Union européenne, l’Oif et bien d’autres partenaires bilatéraux».

Cela étant, le président de la Commission de l’Union africaine s’est félicité du fait que le Forum de Dakar soit devenu, au fil des ans, un rendez-vous majeur de la réflexion stratégique en Afrique. « En mettant en présence, praticiens, universitaires, membres de la communauté académique, activistes de la société civile et gouvernants, le forum de Dakar offre l’opportunité d’échanges fructueux. En évidence, l’Afrique est confrontée à de nombreux défis sécuritaires. Les défis dont il s’agit sont interdépendants et multidimensionnels, à la fois conjoncturelles et structurelles », a-t-il indiqué.

Il a rappelé que l’Afrique s’est fixé un objectif particulièrement ambitieux, celui de faire taire les armes à l’horizon 2020. Mais lui-même fait le constat qu’au « regard de la complexité des situations dont nous sommes saisis, des doutes existent quant à l’atteinte de cet objectif ». Dès lors, il estime qu’une réflexion nouvelle sur les réponses internationales à la persistance des foyers de tension et de violence est cruciale. « Il est légitime, dans ce contexte, de s’interroger sur l’adéquation de ces réponses aux formes de violences terroristes et criminelles qui perdurent dans la corne de l’Afrique, le Bassin du Lac Tchad et au Sahel pour ne prendre que ces exemples ». Cependant, M. Mahamat fonde beaucoup d’espoir sur les nouvelles relations qui se dessinent entre l’Ua et l’Onu en matière de sécurité. « Il s’agit, en termes schématiques, pour l’Ua, d’assurer les tâches d’imposition de la paix et de la lutte contre les menaces et la sécurité et pour l’Onu, de prendre la direction des efforts de stabilisation à long terme. Des formes novatrices et adaptées de coopération régionale sont en train d’être expérimentées. Elles s’emploient à mutualiser les efforts et les moyens, à adapter les mandats des forces déployées aux réalités auxquelles elles sont confrontées», a expliqué le président de la Commission de l’Union africaine.

Une doctrine africaine des opérations de soutien à la paix
Pour le président de la Commission de l’Union africaine, il est évident que les défis liés au terrorisme et à la criminalité organisée ne peuvent être durablement traités par la seule approche militaire et sécuritaire. Ces fléaux, selon lui, sont très souvent la manifestation de problèmes plus profonds (marginalisation, violations des droits de l’homme…). Il milite, dans ce sens, pour « des approches globales et intégrées combinant judicieusement actions coercitives et programmes de développement, visant à s’attaquer à la racine des crises en cause. L’appropriation par l’Afrique est le levier de la vraie construction du nouveau paradigme de notre sécurité collective », a-t-il insisté. Ainsi, la réforme en cours de l’Union africaine vise, à ses yeux, à doter des moyens politiques, juridiques et financiers de son indépendance. «Cette réforme, une fois réalisée, permettra à l’Afrique de prendre plus efficacement en charge les défis sécuritaires auxquels elle fait face.

Elhadji Ibrahima THIAM, Amadou DIOP et Oumar KANDE

Après avoir dit toute sa joie d’être présent au 4ème Forum sur la sécurité et la paix en Afrique, et en mettant l’accent sur les questions de sécurité de façon globale, le président du Rwanda, Paul Kagamé, a soutenu, à cette occasion, que « malgré les défis et leur ténacité, nous pouvons réussir en travaillant ensemble, en coopérant ensemble adéquatement. Car l’insécurité prend de différentes et de nombreuses formes ». Il a, cependant, précisé que l’Afrique ne parviendra pas à relever les défis sécuritaires si elle permet aux autres de penser et de prendre des décisions pour elle. «Si nous permettons aux autres de prendre les décisions à notre place, les responsabilités à notre place, nous irons alors vers l’échec ». Il a invité l’Afrique à se tenir debout et à aller vers une collaboration productrice avec ses partenaires étrangers. « Cette collaboration doit aller au-delà des gouvernements. La stabilité est construite sur le principe, sur la base de la confiance et l’accroissement des richesses à partir desquels tous les citoyens tirent profit. L’implication de tous sera au bénéfice de tous les citoyens», a-t-il dit.

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