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Politique (4251)

Au terme du sommet mondial pour la Paix tenu à Dakar, les organisateurs tirent un satisfecit global et se réjouissent des initiatives lancées en terre africaine pour un monde de paix.

Les ambassadeurs sénégalais pour la paix ont des raisons d’être satisfaits au terme du Sommet mondial pour la paix abrité du 17 au 20 janvier derniers à Dakar. Pour leur président, Déthié Diouf c’est un « succès inégalé » qui a été noté après la tenue de cette grande rencontre qui aura réuni plus de 1000 participants venus de plus de 100 pays de tous les continents. Face à la presse, hier, pour faire le point sur ce sommet africain 2018 organisée par la Fédération pour la paix universelle (Fpu), le président des ambassadeurs de paix du Sénégal s’est réjoui de constater que « tous les segments et déterminants » de la société ont honoré de leur présence ce rendez-vous.

Plusieurs « faits exceptionnels » ont été notés durant ce sommet avec, selon lui, la remise au président de la République, Macky Sall, du prix du leadership et de la bonne gouvernance, « la plus haute distinction » de la Fpu dotée de 50 millions Fcfa ; une somme que le président Sall a par la suite offert au Centre Talibou Dabo et à Sos Villages.

L’autre fait marquant de ce sommet a été, selon Déthié Diouf, le bateau de secours offert par Mother Moon (co-fondatrice de la Fpu) aux populations de Gorée pour faire face aux urgences médicales et autres nécessités. En outre, ce premier sommet mondial pour la paix en terre africaine a permis de lancer de nombreuses initiatives dont la mise sur pied de la section continentale pour l’Afrique de l’Association internationale des parlementaires pour la paix, de même que la section nationale pour le Sénégal.

Les autres initiatives lancées à l’occasion de ce sommet sont la création continentale pour l’Afrique de l’association interreligieuse pour la paix et le développement ainsi que la section Afrique de l’association internationale des chefs traditionnels pour la paix.

Maguette NDONG

Les Chefs d’Etat des pays membres de la Communauté économique de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) se retrouveront en sommet extraordinaire. Ce sera en marge du 30e Sommet de l’Union africaine. Une rencontre qui doit se pencher sur l'attribution des postes statutaires aux Etats membres de l’organisation sous-régionale.

El Hadji Abdoulaye THIAM, envoyé spécial à Addis-Abeba

Le Président de la République, Macky Sall, est arrivé hier matin à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, où il prendra part, dimanche et lundi, au 30e Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement des pays membres de l’Union africaine (Ua).

Un calendrier très chargé attend le Chef de l’Etat qui participe au 30ème Sommet de l’Union africaine. Macky Sall présidera, aujourd’hui, une réunion du Comité du Nepad et le lancement officiel des activités du Comité des 10 Chefs d’État promoteurs de l’éducation, la science et la technologie dont il est le président.

Durant 72 heures, les dirigeants africains plancheront sur un thème d’actualité : « L’Afrique à l’assaut de la corruption ». Plus d’une décennie après l’entrée en vigueur, en 2006, de la Convention de l’Ua sur la prévention et la lutte contre la corruption (Cuaplc) adoptée en 2003, la plus grande institution africaine souhaite intensifier la lutte contre ce fléau. Demain, le Président de la République partagera à cette occasion l'expérience du Sénégal dans ce domaine et insistera, sans doute, sur la nécessité de renforcer la coordination pour lutter contre les flux financiers internationaux illicites.

Le Président Macky Sall, en sa qualité de président du Comité des 10 Chefs d’État promoteurs de l’éducation, la science et la technologie, procédera, aujourd’hui, au lancement officiel des activités dudit Comité.

L’Afrique inaugure une ère qui, selon la plupart des observateurs et experts, déterminera son destin et en fera le continent de l'avenir. Cette promesse d’un avenir radieux ne se réalisera que si le continent se réconcilie avec ses systèmes d'éducation et de formation qui trainent encore le lourd fardeau de son héritage colonial ainsi que le poids de ses propres tribulations en tant que nouvelle entité politique et économique et jeune acteur dans l’arène mondiale, souligne un document officiel. Dans le but de « créer » un citoyen africain nouveau qui sera un agent de changement efficace pour le développement durable du continent, tel qu'envisagé par l'Ua dans son Agenda 2063, la Commission de l'Union africaine a conçu une stratégie continentale décennale de l’éducation pour l’Afrique (Cesa 16-25).

Promotion de l’éducation
Cette stratégie est impulsée par la volonté de créer un « système d'éducation et de formation de qualité. Il se fixe comme objectif « d’offrir au continent africain des ressources humaines performantes adaptées aux valeurs communes africaines, et donc, aptes à la réalisation de la vision et des ambitions de l'Union africaine ». Les responsables de sa mise en œuvre auront pour mission de « réorienter les systèmes d'éducation et de formation en Afrique afin de procurer les savoirs, les compétences, les aptitudes et la capacité d'innovation et de créativité nécessaires à la promotion d’un développement durable sur le plan national, régional et continental ». Le ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr Mary Teuw Niane, fait partie des experts qui réfléchissent sur ce Comité.

La Cesa 16-25 repose sur les cadres de communication, de gouvernance et de mise en œuvre pour sa réalisation à l’échelle nationale, régionale et continentale.
Chaque centre d’intérêt soulevé dans cette Cesa 16-25 en tant que principes directeurs et piliers ou objectifs stratégiques mérite parfois, à lui seul, tout un programme sinon une stratégie à part entière de mise en œuvre. Elle se propose de laisser agir librement tous les acteurs et toutes les parties prenantes, en leur demandant de prendre des initiatives heureuses dans le cadre bien admis d’une coalition en faveur de l’éducation et de la formation.

C’est le cas de la Stratégie continentale de l’Eftp, de l’éducation de la jeune fille, de l’alimentation scolaire, de la santé scolaire, de l’administration scolaire ou de la profession d’enseignant en termes de formation et/ou de conditions de vie et de travail… L'Ua, à la suite du processus du Forum mondial de l’éducation (Incheon 2015) et soucieuse d’avoir ses propres objectifs pour se situer par rapport aux objectifs mondiaux, développe cette nouvelle Stratégie continentale pour l'éducation couvrant la période allant de 2016 à 2025. Ce qui permettra au continent africain de mieux s’approprier les objectifs mondiaux, de les adapter et de les rendre compatibles à ses propres objectifs.

Cette stratégie s’inscrit dans le cadre de l’Agenda global 2063 de l'Ua et sera ancrée dans les résultats des processus de consultation et de réflexions mentionnées plus haut. Il sera également question de tirer parti de l’évaluation de la deuxième Décennie de l'éducation et de l’auto-évaluation finale de l'Ept afin de ressortir les principaux enseignements pour l'avenir. Cette rencontre se situe à quelques jours du Sommet de Dakar qui verra la participation du Chef de l’Etat français et des hôtes de marque du Président Sall.

El Hadji Abdoulaye THIAM, envoyé spécial à Addis-Abeba

Le Chef de l'État, Macky Sall, est attendu aujourd'hui à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne ou se tient le 30ème sommet des Chefs d'État et de gouvernements des pays membres de l'Union africaine (Ua). Addis-Abeba est déjà à l’heure du sommet avec ces nombreuses arrivées de hautes personnalités dont des Chefs d'Etat.

Le ministre des Affaires étrangères Me Sidiki kaba et son collègue de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Pr Mary Teuw Niane, sont déjà ici depuis le début de semaine. Hier, en début de soirée est arrivée la ministre de la  Petite enfance et de la Bonne gouvernance Ramatoulaye Guèye Diop de même que les délégués qui participent aux travaux préliminaires.

Aujourd'hui, le Président Macky Sall qui sera accueilli par les ministres présents et par notre ambassadeur en Éthiopie et à l’Union africaine, Baye Moctar Diop. Par la suite, le président va prendre part à une réunion du comité du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique Nepad et une autre consacrée au lancement du Comité des pays dit C 10 sur la promotion de l’éducation de la science et des technologies en Afrique.

Abdoulaye THIAM (Envoyé spécial)

...LE SÉNÉGAL VA PARTICIPER À LA MISE EN ŒUVRE DE L’AGENDA 2063, SELON SIDIKI KABA
Actuellement à Addis-Abeba pour les besoins de la 32ème session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine (Ua), Me Sidiki Kaba a fait part de l’engagement du Sénégal à contribuer à la réalisation de l’Agenda 2063. « Le Sénégal ne ménagera aucun effort pour la mise en œuvre de l’Agenda 2063 », a-t-il rappelé en présence de ses collègues ministres, des autorités éthiopiennes et du président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Mahamat Faki. Tout en exprimant sa « gratitude profonde » pour l’accueil qui lui a été réservé, le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur dit partager les mêmes préoccupations que ses pairs. « Je me réjouis de me joindre à vous tous et de poursuivre, à vos côtés, nos efforts communs en vue de la construction d’une Afrique unie, prospère et en paix ; une Afrique que nous voulons pour les générations actuelles et futures », a indiqué le chef de la diplomatie sénégalaise. Me Sidiki Kaba a remercié l’assemblée pour le message de bienvenue prononcé à son endroit.

M. NDONG

Actuellement à Addis-Abeba pour les besoins de la 32ème session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine (Ua), Me Sidiki Kaba a fait part de l’engagement du Sénégal à contribuer à la réalisation de l’Agenda 2063. « Le Sénégal ne ménagera aucun effort pour la mise en œuvre de l’Agenda 2063 », a-t-il rappelé en présence de ses collègues ministres, des autorités éthiopiennes et du président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Mahamat Faki. Tout en exprimant sa « gratitude profonde » pour l’accueil qui lui a été réservé, le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur dit partager les mêmes préoccupations que ses pairs. « Je me réjouis de me joindre à vous tous et de poursuivre, à vos côtés, nos efforts communs en vue de la construction d’une Afrique unie, prospère et en paix ; une Afrique que nous voulons pour les générations actuelles et futures », a indiqué le chef de la diplomatie sénégalaise.

Me Sidiki Kaba a remercié l’assemblée pour le message de bienvenue prononcé à son endroit.

M. NDONG

Bouna Mouhamed Seck, directeur de cabinet du président Moustapha Niasse, a démenti l’existence d’une indemnité d’installation de 10 millions de FCfa à l’Assemblé nationale. A son avis, cela relève de « l’imagination, et il faut que les auteurs vérifient la véracité de leurs propos ». Pour lui, « ce n’est pas la première fois que des contre-vérités de cette nature sont dites pour tromper l’opinion ». Pour rappel, il y a quelques jours, le député Ousmane Sonko, président de Pastef, avait évoqué des indemnités d’installation de 10 millions de FCfa à verser aux parlementaires. M. Seck a fait cette déclaration lors d’une réunion des différents responsables progressistes de la région de Saint-Louis.

Tout en réitérant l’adhésion du parti derrière son leader, Moustapha Niasse, « le ciment de l’Afp qui demeure un homme loyal et constat », il a rappelé le compagnonnage scellé avec l’Apr pour la présidentielle de 2019. En outre, il a salué la mobilisation des militants venus assister à cette rencontre et les a exhortés à animer le parti dans la perspective des locales de 2019, de même que la présidentielle de 2024.

Durant cette élection , « nous aurons un candidat et les contours de cette nouvelle déclinaison politique seront clairement exprimés lors du congrès national programmé pour le troisième trimestre de 2018 », a souligné M. Seck.

Amadou Maguette NDAW

Pour les camarades de Aly Guèye, secrétaire général  du Front national, c’est « contre l'avis et les éclairages » de 20/30 partis  de l'opposition et des non-alignés  présents aux concertations et « soucieux des intérêts du peuple et du renforcement de la démocratie et de l'état de droit » que « la majorité, en toute irresponsabilité et en complicité avec les autres membres du Ccpe, a arbitrairement décidé, pour la présidentielle de 2019, de généraliser le parrainage aux partis et coalitions de partis légalement constitués et de le porter à 1 % », souligne un communiqué du parti signé. Rapporté au fichier, cela représente 60 à 70 mille signatures de l'électorat pour un fichier qui pourrait dépasser sept millions d'électeurs avec la révision des listes électorales qui s’ouvre en début février prochain. Non sans rappeler que le parrainage est déjà consacré par la Constitution (art 29) et le Code électoral (art l.116) « qui fixe le nombre de signatures demandées à tout candidat indépendant à l'élection présidentielle à 10 000 », poursuit le texte. Ce qu’il considère comme une manœuvre de plus « pour éliminer certains opposants de la compétition électorale ; en violation du préambule de la Constitution en ses articles 4, 8, 12, 59 et 29 mais aussi du Code électoral en ses articles L.57, L.115 et L.116 ».

En outre, compte tenu de « l’absence de délais de recours ou de réclamation », le Front national dit « soupçonner le Conseil constitutionnel qui pourrait être tenté à invalider des candidatures sous prétexte que celles-ci comporteraient de fausses signatures ». En sus, les partis politiques étant des personnes morales, « il serait injuste, inéquitable et illégal de les mettre sous le même pied que des personnes physiques que sont les indépendants ».

Et les camarades de Aly Guèye d’indexer l'Ucs et le Ldr/Yessal comme étant « la cinquième colonne de l'Apr en violation des intérêts de l'opposition mais aussi la porosité de la frontière entre les intérêts de la mouvance et ceux de certains partis dits non-alignés ».

Aussi, au regard de leur « responsabilité historique devant l'histoire et le peuple sénégalais », l’instance dirigeante du parti a décidé, en accord avec les 11 partis de l’opposition sur 15 présents à la concertation, de « quitter le Ccpe pour ne pas être comptable d'une telle forfaiture ».

Mamadou Lamine DIEYE

A travers son mouvement « Bargny Horizon 2019 », Ousmane Seck compte élargir les bases de l’Apr dans cette commune. Ce qui, selon lui, passera par des visites de proximité et la sensibilisation sur les réalisations du Chef de l’Etat dans le département de Rufisque. A cet effet, l’actuel secrétaire général de l’Agence nationale de l’aménagement du territoire (Anat) espère convaincre et contribuer à la réélection de Macky Sall.

Vous avez récemment lancé un mouvement politique dénommé « Bargny Horizon 2019 » avec comme principal objectif la réélection du Chef de l’Etat. Pouvez-vous revenir sur ce concept ?
« Bargny Horizon 2019 » a été lancé la semaine dernière (14 janvier) avec comme principal but la réélection du Président Macky Sall au premier tour en 2019. D'autres objectifs spécifiques sont également liés à ce mouvement. Nous comptons dérouler un programme de massification en ayant pour cibles les personnes ressources, les imams, les chefs coutumiers, les femmes et les jeunes. Ceci, à travers le slogan « Une semaine, un quartier ». Nous allons aussi vulgariser les réalisations du Président Macky Sall, notamment les projets du Pse. De même, il faudra accompagner les jeunes et leur faciliter l’accès au financement mais aussi les orienter, ainsi que les femmes, vers les opportunités de création d’emplois à travers les programmes mis en place dans le cadre du Pse. Afin de favoriser une campagne d’inscription massive sur les listes électorales, nous comptons accompagner les citoyens en vue d’obtenir les pièces d’identification, les cartes d’électeur, etc.

Plusieurs réalisations ont été faites dans le département de Rufisque y compris Bargny. Quel argumentaire allez-vous développer pour convaincre les populations à voter pour Macky Sall en 2019 ?
Le département de Rufisque dans son ensemble a beaucoup obtenu dans le cadre des réalisations du Pse. Nous pouvons ainsi noter le Pôle urbain de Diamniadio qui est à cheval entre Bargny et Diamniadio. Le parc industriel est à 100 % à Bargny. Il y a aussi le port minéralier qui va générer pas mal de ressources pour les communes de Bargny et Sendou dont la création d'emplois. Hormis cela, il y a le quai de pêche qui est en train d’être construit. Son érection se justifie amplement, car le premier secteur pourvoyeur d’emplois, c’est la pêche. Par ailleurs, lors de mes visites de proximité, j’ai pu me rendre compte de la satisfaction des pêcheurs concernant les actes posés par le Président de la République en leur endroit, notamment la subvention qui leur a été accordée, à savoir un million de FCfa pour l'achat de chaque moteur de pirogue. Ainsi, un moteur qui devait couter 1,2 million de FCfa va revenir à 200.000 FCfa au pêcheur. L'acquisition de nouvelles pirogues a été également saluée par ces derniers. à Bargny, dans les domaines sanitaire et sociale, plusieurs ménages bénéficient de la Couverture maladie universelle et des Bourses de sécurité familiale.

Donc, Bargny n’a pas été oublié dans les réalisations…
Evidemment ! Bargny n’a pas été oublié. Cependant, nous luttons pour que la commune ait une grande part dans le Plan Sénégal émergent. Il faut que nous nous positionnions dès à présent, à partir de 2019, après les élections présidentielles, pour qu'elle puisse tirer davantage du Pse. C’est donc un mouvement pour la réélection du Président, mais qui vise aussi à positionner davantage Bargny dans le département et dans la région de Dakar.

Pensez-vous que, sur le plan politique, Bargny a réellement la place qui lui convient dans le département ?
Bargny n’a pas encore sa place dans le département de Rufisque, en particulier sur le plan politique. Et ce, parce qu'elle est la quatrième force politique. Le département compte 12 communes avec Rufisque et ses trois communes qui constituent la ville. Après Rufisque, il y a la commune Bargny qui est le deuxième pourvoyeur d’électeurs. De ce point de vue, elle n’a pas encore sa place au sein du département. Ce faisant, nous nous activons pour replacer Bargny dans son orbite, dans son contexte électoral, pour pouvoir tirer plus d'avantages du Pse.

Habituellement, Bargny est un fief socialiste. Est-ce que vous êtes prêt à travailler avec vos alliés du Ps ?
Nous ne pouvons pas dire que Bargny est un fief socialiste. Avant, oui, mais elle ne l’est plus. Nous avons porté le combat depuis 2011 et en 2014, nous avons évincé le maire socialiste qui était là depuis des années (Mar Diouf : Ndlr). Maintenant Bargny est un fief de l’Apr. La commune fait partie des prairies marrons. Concernant nos amis socialistes, nous collaborons avec eux dans le cadre de la coalition « Benno Bokk Yakaar » pour permettre au Président de la République d’avoir un second mandat en 2019.

Entretien réalisé par Maguette NDONG

Le Réseau des universitaires républicains (Rur), dans un communiqué parvenu à la rédaction, « s’incline pieusement devant la mémoire de nos compatriotes assassinés lâchement » dans la forêt de Boffa-Bayotte. Le Rur présente ses condoléances aux familles éplorées et leur témoigne toute sa compassion. Les camarades de Moussa Baldé félicitent le Président de la République, Macky Sall, pour l’ensemble des décisions prises par le Gouvernement pour « traquer jusqu’à leurs derniers retranchements, arrêter et juger les auteurs de ces crimes odieux ». Le Rur exhorte aussi le Chef de l’Etat à continuer sa politique de sécurisation de la Casamance et du pays tout entier, pour que nos concitoyens puissent s’adonner, en toute quiétude, aux activités de productions porteuses de développement, pour un Sénégal émergent dans la paix et la cohésion sociale. Le Rur est aussi convaincu que cet acte isolé ne saurait compromettre la dynamique de paix voulue par tous les acteurs de ce conflit qui n’a que trop duré.

Il saisit ainsi cette occasion pour présenter ses condoléances au Président Macky Sall, à la communauté mouride et à tous les Sénégalais suite au rappel à Dieu de Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, non sans formuler des prières au nouveau khalife général, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké. « Un autre aspect non moins important que le Rur relève avec force, est la condamnation, par le Président Macky Sall, des propos jugés « scandaleux » et intolérables tenus par le Président Donald Trump à l’encontre de Haïti, du Salvador et du continent africain lors d’une rencontre portant sur l’immigration. Le Rur l’encourage à continuer d’incarner le leadership d’une nouvelle Afrique consciente de son potentiel naturel et humain et qui entend faire respecter la dignité et les valeurs de notre continent, berceau de l’Humanité », lit-on dans le communiqué signé par Moussa Baldé, coordonnateur du Rur et président du Conseil départemental de Kolda.

Aliou KANDE

La réunion du Bureau politique du Parti de l’unité et du rassemblement (Pur), qui s’est tenue avant-hier, a été mise à profit par l’instance dirigeante pour évaluer sa participation aux concertations sur le processus électoral. A l’issue de la rencontre, le Pur a décidé de rompre définitivement sa participation aux travaux et annoncé le dépôt imminent d’une motion de censure contre le Gouvernement.

Le Bp du Pur a pris, mardi, la décision de rompre sa participation aux « concertations sur le processus électoral ». Cela fait « suite au forcing du Président Macky Sall pour instaurer le système de parrainage de tous les potentiels candidats ; un mécanisme qui traduit la volonté manifeste du Président de la République à vouloir éliminer tous ses adversaires politiques à la prochaine élection présidentielle de 2019 », souligne un communiqué.

Ce faisant, les camarades du Pr Issa Sall promettent « de révéler aux Sénégalais toute la vérité sur la situation des cartes d’électeur ». En outre, ils ont appelé tous les Sénégalais à « soutenir la motion de censure qui sera bientôt déposée sur le Bureau du président de l’Assemblée nationale pour la destitution du Gouvernement ».

L’opposition a aussi boudé
La question du parrainage des candidatures à l’élection présidentielle continue toujours de plomber les travaux du Cadre de concertations sur le processus électoral. Pendant que la majorité campe sur sa position, rien que l’évocation de la question irrite l’opposition qui n’en veut pas du tout. C’est ainsi que des mandataires de l’opposition ont claqué la porte avant-hier. Selon l’un d’eux, « la société civile, censée harmoniser les positions des différentes parties prenantes au dialogue, s’est rangée du côté de la majorité présidentielle en appuyant le système de parrainage ». Ainsi, les propositions et autres schémas de sortie de crise issus des missions de bons offices du Collectif des organisations de la société civile pour les élections (Cosce) et la Plateforme des acteurs de la société civile pour la transparence des élections (Pacte) n’ont pas eu de suite favorable. Elles ont toutes été rejetées par des mandataires qui plaident pour l’extirpation de ce point d’achoppement sur les points de discussion.

Mamadou Lamine DIEYE

Les partis politiques et les organisations démocratiques signataires de l’Initiative pour des élections démocratiques au Sénégal (Ied) ont décidé d’engager des actions dans le cadre de la préparation de la grande marche nationale du 9 février 2018 à 16 heures à Dakar.

Ils ont décidé de tenir une assemblée générale de mobilisation aujourd’hui à 16 heures à Rufisque.
Le dépôt de la lettre d’information de la marche du 9 février 2018 à la préfecture de police de Dakar aura lieu demain à 11heures suivi d’un point de presse. Ensuite, une réunion publique de sensibilisation à Pikine cet après-midi à 16 heures.

S’agissant de l’audit du fichier électoral, l’Ied estime qu’il s’agit « d’une ultime manœuvre de diversion ».
Enfin, elle appelle l’ensemble des patriotes, des démocrates, à soutenir massivement les points inscrits dans le document de l’Initiative qui permettent de garantir au Sénégal des élections démocratiques.

Le fondateur du Mouvement des patriotes pour le développement (Mpd/Liggeey) est presque certain de ne pas être candidat à l’élection de 2019. Aliou Sow vise la présidentielle de 2024. C’est, en tout cas, ce qui ressort de ses propos tenus hier à Thiès.

« Je m’éloigne de plus en plus d’une candidature en 2019. Je me veux réaliste. J’ai dépassé le moment où il me faut se présenter pour me faire connaitre. Il n’y a pas un coin dans ce pays où je n’ai pas mis les pieds quatre, six ou sept fois, menant des activités étatiques, économiques, etc., au profit des populations », a-t-il dit. M. Sow, également ancien ministre de la Jeunesse sous Wade, a tenu ces propos à Thiès, en marge de la première édition des « Rondes publiques » organisée par le Groupe prestige sur le thème : « Les impacts du transfert des compétences dans les communes de Thiès ».

Le président du Mpd/Liggeey a toutefois précisé avoir une ambition présidentielle sur laquelle il travaille. « Je veux devenir Président de la République du Sénégal et de mettre en œuvre la vision que j’ai dans tous les secteurs. Je prendrai tout le temps nécessaire. Je suis convaincu que, pour 2019, je ne suis pas encore prêt. A moins qu’il y ait une chose spectaculaire qui permet à mes amis, partisans et aux Sénégalais de bonne volonté qui croient à notre combat de booster tout cela pour que l’on puisse se présenter », a-t-il avancé, avant d’ajouter qu’à présent, il travaille plus sur une candidature de 2024. Cependant, a souligné Aliou Sow, en 2019, il compte, avec ses partisans, jouer un rôle majeur dans l’élection présidentielle. « Je serai avec celui que je pense être le meilleur, le plus utile, le plus prêt, le plus performant, le plus rigoureux, pour remettre l’ordre dans ce pays », a déclaré l’ancien président des Jeunesses travaillistes libérales.

Sur une éventuelle alliance avec Idrissa Seck, Aliou Sow a dit avoir nettoyé tous ses contentieux et tous ses problèmes avec le patron de Rewni « qui, en vérité, ne reposaient même pas sur grand-chose » depuis que celui-ci est allé lui rendre visite à la suite du décès de sa mère. « Depuis ce jour, je suis devenu son jeune frère, il est devenu mon grand-frère. Son entourage n’est composé que par des amis. Rien n’est exclu, même si rien n’est encore décidé », s’est-il contenté de dire. Interpellé aussi sur sa liberté de ton en tant que membre du Hcct nommé par le Président de la République, Aliou Sow de répondre : « Le Président Macky Sall est un grand-frère qui a été mon Premier ministre, une personne avec qui j’ai travaillé dans un même parti, avec qui j’ai été à l’Assemblée nationale. S’il m’appelle pour me demander d’accepter d’être nommé Haut conseiller pour mon expertise et mon expérience, cela n’a aucun lien avec les considérations politiciennes. Je ne suis ni membre de l’Apr ni de « Benno Book Yakaar ». J’ai créé mon propre parti que je compte animer et implanter partout au Sénégal ». Le patron de Mpd/Liggeey a également mentionné avoir le respect qu’un citoyen doit avoir pour le Président de la République, le respect vis-à-vis de son pays, pour pouvoir travailler de la façon la plus responsable au Hcct. Mais, en restant un homme libre, indépendant de ses choix et orientations politiques. « Le moment où on se rendra compte que ça ne peut pas aller de pair, le Président de la République peut prendre un décret pour me relever de mes fonctions. A défaut, je peux rendre le tablier. Sur ce plan, il faut que les gens soient à l’aise », a-t-il rassuré.

Ndiol Maka SECK

Le Président Macky Sall a réuni le Conseil des ministres, mercredi 24 janvier à 10 h, au Palais de la République.

Entamant sa communication autour du suivi interministériel et territorial renforcé de la campagne de commercialisation agricole, le Chef de l’Etat rappelle au Gouvernement l’importance primordiale qu’il accorde au déroulement optimal de la campagne, à la satisfaction des producteurs et de l’ensemble des acteurs publics et privés concernés.

Ainsi, le Président de la République invite le Premier Ministre à renforcer ce cadre.
Poursuivant sa communication autour de la consolidation du dialogue social dans le secteur de l’éducation, le Chef de l’Etat salue la tenue du Conseil interministériel d’évaluation des engagements vis-à-vis des syndicats d’enseignants et exhorte le Gouvernement, les acteurs de l’Education, à poursuivre les concertations régulières ainsi que le dialogue social permanent, en vue d’asseoir, un consensus durable, nécessaire au bon déroulement de l’année scolaire.

En effet, au regard du caractère stratégique de l’Education, le Chef de l’Etat réitère son engagement déterminé à assurer, aux élèves et à leurs enseignants, des conditions adéquates d’études et d’exercice, selon les capacités financières disponibles de l’Etat.

Cette option fondamentale, saluée par les partenaires du Sénégal, consolide la confiance de la communauté internationale en notre pays qui accueille le 02 février prochain, la 3éme Conférence sur la reconstitution des Fonds du Partenariat Mondial pour l’Education. Cette grande rencontre internationale, co - parrainée par le Sénégal et la France, verra la participation de plusieurs hautes personnalités, dont le Président Emmanuel Macron qui effectuera, en même temps, une visite officielle au Sénégal.

Par ailleurs, appréciant la prise en charge proactive et pragmatique des doléances des centrales syndicales par les différents départements ministériels, le Président de la République invite le Premier Ministre à tenir, dans la première quinzaine du mois de février 2018, une revue interministérielle des cahiers de doléances des centrales syndicales déposés en 2017 et à lui faire parvenir, dans les meilleurs délais, un rapport exhaustif sur l’état de leur prise en charge.

Le Président de la République a terminé sa communication sur son agenda diplomatique en informant le Conseil de sa participation, du 26 au 29 janvier 2018 à Addis Abeba, au 30ème Sommet de l’Union Africaine. Dans ce cadre, le Chef de l’Etat présidera notamment la Réunion du Comité d’Orientation du NEPAD et celle consacrée au lancement du Comité des pays (C10) sur la promotion de l’éducation, de la science et de la technologie en Afrique.

Le Premier Ministre a axé sa communication sur le développement des infrastructures de transport et sur la visite du Grand-Duc de Luxembourg avant de rendre compte du suivi et de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a fait un exposé exhaustif sur déroulement de la campagne de commercialisation de l’arachide 2017-2018.
Le Ministre de la Pêche et de l’Economie maritime a fait le point sur l’état d’avancement de la deuxième phase du Projet d’Infrastructures et d’Equipements maritimes (MIEP II).
Le Ministre auprès du Président de la République en charge du Suivi du Plan Sénégal Emergent a rendu compte de l’état d’avancement des différents projets et réformes.
Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a adopté :

 Le projet de loi portant Code forestier.

Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

 Monsieur Mbaye DIOP, Géographe-Urbaniste, précédemment Chef de la Division régionale de l’Urbanisme et de l’Habitat de Kaolack, est nommé Directeur du Cadre de Vie et des Espaces Verts Urbains (DCVEVU), en remplacement de Monsieur Abdoul Aziz DIOP, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

 Docteur Djibril Sakhoba YANSANE, titulaire d’un Master en Management des Institutions de Santé de l’UCAS, précédemment en service à l’Etablissement public de santé de niveau 1 de Mbour, est nommé Directeur de l’Etablissement public de Santé de niveau 1 de Sédhiou, en remplacement de Monsieur Doudou DIOUF, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Babakar SENE, titulaire d’un Diplôme d’Etudes supérieures spécialisées en Economie de la Santé au CESAG, précédemment Chef du service administratif et financier de l’Etablissement public de santé de niveau 1 de Mbour, est nommé Directeur de l’Etablissement public de santé de niveau 1 de Kaffrine, en remplacement de Docteur Binta Diop BADIANE, appelée à d’autres fonctions ;

 Docteur Binta Diop BADIANE, diplômée en Gestion des Services de Santé et en Qualité hospitalière, précédemment Directeur de l’Etablissement public de Santé de niveau 1 de Kaffrine, est nommée Directeur de l’Etablissement public de Santé de niveau 1 Abdoul Aziz SY Dabakh de Tivaouane, en remplacement de Monsieur Abdoulaye FALL, appelé à d’autres fonctions ;

 Monsieur Abdoulaye FALL, titulaire d’un Master en Management des Etablissements de Santé, précédemment Directeur de l’Etablissement public de Santé de niveau 1 Abdoul Aziz SY Dabakh de Tivaouane, est nommé Directeur du Centre hospitalier régional la Paix de Ziguinchor, en remplacement de Monsieur Fadel SARR, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.


Le Secrétaire général du Gouvernement,
Porte-parole

Le Directeur général d’Eiffage Sénégal, Gérard Senac, a estimé que les travaux d’urgence de protection des quartiers de la Langue de Barbarie émanent d’une décision urgente que le Gouvernement du Sénégal a prise pour sauver les populations. «Avec le Gouvernement du Sénégal, nous sommes en train de sauver l’île. Ce sont des travaux préliminaires d’extrême urgence. S’ils n’avaient pas été commencés, plusieurs maisons seraient détruites», a dit M. Senac devant le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne et le Grand-Duc Henri de Luxembourg. «300 mètres ont été protégés l’année dernière. Comme vous le constatez, avec les fortes marées de l’an passé, cela a résisté. Il faut conforter ce qui a été fait», a-t-il ajouté, assurant que les travaux d’urgence de protection des quartiers de la Langue de Barbarie vont se poursuivre.

Des apports de sable et d’autres techniques sont réalisés pour protéger les populations de Gokhou Mbathie, Ndar Toute, Santhiaba et Guet Ndar. Financé par le Gouvernement du Sénégal à hauteur de de 3.742.465.991 FCfa, ces travaux vont permettre d’ériger une barrière de 3,5 km. « En attendant que les grandes études qui ont été lancées par le Gouvernement soient réalisées, il fallait faire ces travaux pour sauver les populations. Ce sont des mesures d’urgence qu’il fallait démarrer », a fait remarquer M. Senac.

Babacar DIONE (Envoyé spécial à Saint-Louis)

A Téhéran, où il était en visite, le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, a engrangé un « succès diplomatique indéniable » pour avoir été reçu par les hautes autorités du pays. Il s’y ajoute l’élection de Mohamed Cheikh Khouraichi Niasse au poste de secrétaire général de l’Union des Parlements de l’Oci.

«Il n’y a pas matière à polémiquer». C’est l’éclairage apporté par la Direction de la communication de l’Assemblée nationale à la suite de la polémique suscitée par une photo entre le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, et son homologue iranien, Ali Larijani. Une photo sur laquelle les deux personnalités sont apparues avec les drapeaux de la République islamique d’Iran et de la République du Cameroun. Selon un communiqué de ladite Direction, les services du protocole iranien se sont vite rendus compte de leur erreur et ont présenté leurs excuses.

Toutefois, les services de l’Assemblée nationale s’étonnent de voir que «d’éternels esprits chagrins» aient tenté de saisir cette occasion pour se livrer à des interprétations tendancieuses face à ce qui doit être interprété comme «un succès diplomatique indéniable». «La réaction devant ce genre de situation est graduée en fonction des rapports entre les deux parties, bref, de données à appréhender de manière intelligente, avec un esprit de discernement qui manque à des censeurs qui ignorent tout des arcanes de la diplomatie», précise-t-on au niveau de l’Hémicycle. Pour la Direction de la communication, ceux qui veulent apprendre les subtilités de la diplomatie au président Moustapha Niasse versent dans le ridicule et la prétention.

En Iran, le président de l’Assemblée nationale a pris part à la XIIIème Conférence de l’Union des Parlements des Etats membres de l’Oci. A l’issue de ce rendez-vous international, le député sénégalais Mohamed Cheikh Khouraichi Niasse a été brillamment élu au poste de secrétaire général de l’Union.

En marge de cette conférence, Moustapha Niasse a été reçu par les plus hautes autorités du pays hôte, notamment le Président de la République, le président de l’Assemblée nationale et le ministre des Affaires étrangères.

Maguette NDONG

Dans la perspective du renouvellement des instances directionnelles du Parti socialiste (Ps), son secrétaire général, Ousmane Tanor Dieng, va remettre, au mois de juillet prochain, son mandat aux militants qui décideront librement de sa reconduction ou non pour présider aux destinées du parti.

Revigoré par l’approbation de 117 coordinations du Ps sur 133 de poursuivre avec lui le compagnonnage avec la coalition «Bennoo Bokk Yaakaar», il a réitéré son engagement de travailler pour la réélection du Président Macky Sall en 2019. S’il n’a pas expressément annoncé sa candidature, la rencontre avec l’Union régionale du Ps du département de Dakar qui s’est tenue ce week-end a servi de tribune à Ousmane Tanor Dieng pour donner rendez-vous au mois de juillet prochain, coïncidant avec la fin de son mandat pour «le remettre aux militants qui vont choisir qui ils veulent».

Il faut qu’on respecte les textes qui nous régissent. Au mois de juillet 2018, mon mandat va finir et je vais le remettre aux militants qui vont choisir qui ils veulent», leur a-t-il fait savoir.

Selon M. Dieng, ceux qui organisent des rencontres sous la bannière du Ps «sont libres de faire ce qu’ils veulent à partir du moment où ils ne sont plus dans le parti».

Mamadou Lamine DIEYE

C’est un réel paradoxe que les jeunes africains vivent actuellement entre l’angoisse de se créer un avenir meilleur et la forte tentation à émigrer. Mais, pour l’ancien Premier ministre Aminata Touré, il y a de plus en plus de raisons d’être optimiste pour l’Afrique.

L’Afrique continue à payer un lourd tribut avec l’immigration clandestine. Sur les 3000 femmes nigérianes arrivées, en 2016, en Italie, 80% sont victimes de la traite des êtres humains, plus de 10 000 enfants africains sont portés disparus ou victimes de maltraitance, s’ils ne versent pas dans la criminalité ou le grand banditisme. Le décompte macabre a été fait, hier, par l’ancien Premier ministre Aminata Touré à l’occasion de la première conférence des « Vendredi de Sup de Co » de l’année 2018 axée sur le thème : « La traite des êtres humains, l'immigration et les droits de l'Homme ». Revenant sur le cas spécifique de la Libye, Mme Touré a noté que « ces crimes barbares » ne doivent pas restés impunis. Car, selon elle, le dernier recensement, effectué entre octobre 2016 et mars 2017, estiment à 380 000 les migrants. « Mais, les chiffres réels tournent autour de 700 000 à 1 million de migrants en Libye », a relevé cette ancienne directrice du département Droits humains du Fonds des Nations unies pour la population (Fnuap). Elle a indiqué que l’immigration clandestine n’est guère le propre des Africains. « La plupart des images que nous observons ne correspondent pas avec les chiffres d’immigration. Les Africains constituent une part infime des migrants en Europe. Et dans le continent, ceux qui partent représentent une infime partie qui essaie d’aller en Europe », a expliqué Aminata Touré.

Elle a néanmoins invité les jeunes à croire en eux et à leur continent. D’autant plus que, selon elle, « l’Afrique est la dernière frontière en termes d’investissements ». Insistant sur cette donne, Mme Touré a affirmé que l’Afrique devient le terrain d’opportunités pour les investisseurs. « A l’heure actuelle, le continent est « la destination privilégiée » des capitaux devant le Brésil ou la Chine. Il n’y a aucune raison d’aller mourir en mer et dans le désert alors que les capitaux essaient de venir investir en Afrique », a-t-elle argumenté. Pour ce qui est du Sénégal, elle a expliqué qu’il y a des raisons d’être optimiste avec un taux de croissance de 6,5 % enregistré par le pays en 2016. Il s’y ajoute les nombreuses perspectives avec les découvertes de gaz et de pétrole. « C’est le moment d’être optimiste pour notre pays et pour le continent », a signalé l'invitée de Sup de Co.Le Pdg de Sup de Co, Aboubacar Sadikhe Sy, a, pour sa part, estimé qu’il y a énormément de choses à faire au Sénégal et en Afrique. « Refusez qu’on vous trompe en disant à chaque fois que le pays est difficile », a-t-il lancé aux étudiants. Selon lui, ce qui reste à faire, c’est d’impulser une nouvelle dynamique dans l’exécution des politiques publiques. « Dans ce domaine, il y a urgence », a toutefois reconnu M. Sy.

Maguette NDONG

En perspective de leur congrès, prévu au mois de mars prochain, les responsables du Grand parti (Gp) de Guédiawaye ont tenu une assemblée générale au cours de laquelle ils ont annoncé leur décision d’investir leur leader, El Hadj Malick Gackou, pour la présidentielle de 2019. D'ailleurs, ils ont invité ce dernier à se libérer de Guédiawaye afin de pouvoir se hisser au niveau national et international pour battre campagne.

Les responsables du Gp de Guédiawaye ont décidé de porter la candidature d’El Hadj Malick Gackou à la présidentielle. L’assemblée générale qu’ils ont tenue à Guédiawaye, en prélude au congrès du Gp prévu en mars, obéit à cette logique. L'idée de mobiliser la caution à verser pour le candidat du Gp a été agitée au cours des débats. Les responsables du Gp de Guédiawaye ont, en effet, estimé que leur leader a entièrement consacré sa campagne dans le département de Guédiawaye lors des législatives passées, si bien qu'il doit maintenant se hisser au niveau national et international où ils l'ont invité à battre campagne en perspective de la prochaine élection présidentielle.

Abdou DIOP

Son Altesse Royale Henri, Grand-Duc de Luxembourg, a promis de saisir le Gouvernement de son pays pour accompagner l’Etat du Sénégal dans les actions entreprises pour protéger les populations de la Langue de Barbarie menacées par l’avancée de la mer. Il s’exprimait, hier, lors d’une visite à Saint-Louis en compagnie du Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne.

Au troisième et dernier jour de sa visite au Sénégal, le Grand-Duc Henri de Luxembourg était l’hôte des populations de Saint-Louis. En compagnie du Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, il a eu droit à un accueil chaleureux. Arrivé à 10 heures à l’aéroport Dakar-Bango, à bord de la Pointe Sarène, Son Altesse royale a été accueilli dans une ambiance festive. Le folklore local s’est exprimé à travers la prestation des faux lions et autres danseurs de la vieille ville mobilisés autour du maire Mansour Faye.

Les populations locales ont remis la même ambiance au Centre de formation professionnelle où les élèves ont accueilli le Premier ministre et l’hôte du Sénégal par des notes de remerciements au Luxembourg. Le Grand-Duc Henri a, par la suite, visité les ateliers de cuisine et de couture, mais aussi une exposition sur les produits artisanaux. Ailleurs, un air d’espoir a accompagné l’arrivée du Grand-Duc. Et ce, à juste titre, car Son Altesse royale était venu constater, dans la Langue de Barbarie, l’état d’avancement de la mer qui menace les habitations et les efforts consentis par le Gouvernement du Sénégal pour faire face. Ce sentiment a été noté à Gokhou Mbathie, où des maisons ont déjà été emportées par les eaux, et à l’école Abdoulaye Mbengue Fall qui fait souvent face aux vagues déchainées ; ce qui a causé la destruction des toilettes des élèves.

A l’hôpital régional de Saint-louis, l’équipe médicale a vanté la coopération entre le Sénégal et le Luxembourg. Et pour cause, beaucoup d’infrastructures ont été réalisées grâce à cette collaboration. Une plaque installée à l’entrée de la structure sanitaire renseigne que la maternité été inaugurée par la Grande-Duchesse en 1987. La coopération luxembourgeoise a aussi réhabilité le bâtiment. Le deuxième Programme indicatif de coopération (Pic II) a financé la construction du bâtiment de consultation et le Pic I a construit et équipé le service des urgences centralisées en 2006. En 2012, la Coopération luxembourgeoise a permis le raccordement du circuit d’oxygène de la maternité et de la pédiatrie et la mise en place d’une unité d’urgence dans ce service pour enfants. De même, elle a financé la création du Samu régional de Saint-Louis, en 2016, et l’installation d’un réseau de télémédecine pour la zone nord.

Le Grand-Duc Henri a terminé sa visite de l’île par une ballade à l’esplanade de la gouvernance où des Signares à bord d’une calèche étaient présentes avec leurs belles tenues. L’hôte de la vieille ville n’a pas caché sa satisfaction après son périple. Il a insisté sur l’étape de la Langue de Barbarie. Dans une réaction empreinte d’émotion, il a jugé dramatique la menace qui pèse sur le quotidien des populations. «Il est dramatique de voir comment cette côte est rongée par la mer qui détruit des maisons. Cette Langue de Barbarie risque vraiment de disparaitre», a-t-il déploré. N’entendant pas croiser les bras, Son Altesse royale a promis de discuter avec le Gouvernement de son pays pour voir comment faire pour accompagner les efforts faits sur le terrain par l’Etat.

Il a également exprimé sa satisfaction sur les opportunités d’affaires offertes par sa visite aux investisseurs de son pays. « Je suis content de pouvoir voyager avec 23 chefs d’entreprise avec moi. Certainement, ils auront des partenaires solides au Sénégal pour contribuer au développement du pays », a-t-il dit.

Babacar DIONE (Envoyé spécial à Saint-Louis)

GERARD SENAC, DIRECTEUR GENERAL D’EIFFAGE : « CE SONT DES MESURES D’URGENCE QU’IL FALLAIT DÉMARRER »
Duc Henri et SenacLe Directeur général d’Eiffage Sénégal, Gérard Senac, a estimé que les travaux d’urgence de protection des quartiers de la Langue de Barbarie émanent d’une décision urgente que le Gouvernement du Sénégal a prise pour sauver les populations. «Avec le Gouvernement du Sénégal, nous sommes en train de sauver l’île. Ce sont des travaux préliminaires d’extrême urgence.

S’ils n’avaient pas été commencés, plusieurs maisons seraient détruites», a dit M. Senac devant le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne et le Grand-Duc Henri de Luxembourg.

«300 mètres ont été protégés l’année dernière. Comme vous le constatez, avec les fortes marées de l’an passé, cela a résisté. Il faut conforter ce qui a été fait», a-t-il ajouté, assurant que les travaux d’urgence de protection des quartiers de la Langue de Barbarie vont se poursuivre.

Des apports de sable et d’autres techniques sont réalisés pour protéger les populations de Gokhou Mbathie, Ndar Toute, Santhiaba et Guet Ndar. Financé par le Gouvernement du Sénégal à hauteur de de 3.742.465.991 FCfa, ces travaux vont permettre d’ériger une barrière de 3,5 km. « En attendant que les grandes études qui ont été lancées par le Gouvernement soient réalisées, il fallait faire ces travaux pour sauver les populations. Ce sont des mesures d’urgence qu’il fallait démarrer », a fait remarquer M. Senac.

Babacar DIONE (Envoyé spécial à Saint-Louis)

L’ESPOIR DES POPULATIONS DE LA LANGUE DE BARBARIE
Les populations de la Langue de Barbarie ont accueilli la délégation du Grand-Duc de Luxembourg avec un immense espoir. « Nous sommes heureux de voir une haute personnalité venir constater ce que nous vivons. Nous savons que notre Gouvernement fait des efforts pour nous protéger contre l’avancée de la mer, mais nous souhaitons que ces actions soient renforcées », a déclaré une jeune fille entourée d’une centaine de riverains.

«La mer nous menace. Grâce au barrage que le Gouvernement est en train d’ériger, nous espérons dormir dans la quiétude. Nous remercions infiniment le Président de la République qui, en plus de ce que le Gouvernement, fait a décidé de nous envoyer son invité pour que celui-ci puisse, si possible, nous aider», a-t-elle renchéri. Moustapha, un jeune du quartier de Guet Ndar, s’est appesanti sur les moyens financiers dégagés par les population pour contrer, en vain, la furie des eaux : «Nos parents investissent tout ce qu’il gagne dans la réalisation de digues pour tenter de freiner l’eau. Mais, leurs efforts sont toujours anéantis par la puissance des vagues. C’est pourquoi nous fondons beaucoup d’espoir sur le chantier qui est en train d’être réalisé mais aussi sur les partenaires du Sénégal qui peuvent aider».

A l’Ecole Abdoulaye Mbengue, les parents d’élèves ne cachent pas leur espoir. «La mer menace dangereusement l’école. Les toilettes, construites il y a quelques années de cela, ont été emportées par les eaux. Des actions urgentes s’imposent pour sauver nos enfants», a expliqué un notable.

Babacar DIONE (Envoyé spécial à Saint-Louis)

«Le Sénégal est en train de se développer». C’est le constat de Son Altesse Royale qui faisait un point de presse, hier soir, au Palais de la République, en présence du Chef de l’Etat, Macky Sall.

«Cette politique de développement tend vers une politique d’investissement», a-t-il déclaré tout en indiquant sa fierté d’être à la tête d’une délégation avec le secrétaire d’Etat au Développement.

Le Grand-Duc de Luxembourg a loué le dynamisme de l’économie sénégalaise. « Nous avons vu que le Sénégal est en train de se développer quand nous avons vu le chiffre de la croissance qui est presque de 7 % depuis plusieurs années. C’est très dynamique », a-t-il déclaré après son tête-à-tête avec le Président de la République, Macky Sall. Son Altesse Royale a, dans la même lancée, salué les investissements faits à Diamniadio. « J’ai visité cette ville que le Président a créée. Cela montre le dynamisme extraordinaire de votre pays. Nous croyons en l’avenir du Sénégal. Nous allons continuer à investir dans votre pays », a-t-il dit.

Le Grand-Duc Henri a dit être heureux de la signature du quatrième accord de coopération entre les deux pays, ajoutant qu’ils feront mieux en collaborant dans d’autres domaines stratégiques. L’hôte du Sénégal a aussi félicité le Président Macky Sall pour ce qu’il fait pour les jeunes. « C’est un investissement. Les jeunes représentent un potentiel important », a-t-il affirmé. Auparavant, Son Altesse Royale a rappelé que des relations de profonde amitié existent depuis plus de 30 ans entre les deux pays. « Le Président Senghor est venu au Luxembourg dans les années 70. Mes parents sont venus ici en 1977. Mon épouse est venue au Sénégal deux fois. Nous avons une relation particulière. Je suis heureux que le gouvernement luxembourgeois continue de faire de la politique de développement au Sénégal », a-t-il tenu à expliquer.

B. DIONE

Renforcer la coopération déjà exemplaire avec des alliés historiques et traditionnels que sont les royaumes du Maroc et d’Arabie est une œuvre à laquelle le Président Macky Sall s’adonne inlassablement. En témoigne les missions que mène présentement dans ces deux pays son ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur.

Du 19 au 22 janvier, Me Sidiki Kaba a eu plusieurs séances de travail entre Rabat, Ryad et Djeddah.

D’abord, dans la capitale marocaine, le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur s’est longuement entretenu, le 19 janvier 2018, avec son homologue chérifien. Le surlendemain, il était à Djeddah où il s’est entretenu avec le ministre des Affaires Etrangères, Abdel Al Joubeir. Le même jour, toujours dans la deuxième ville d’Arabie Saoudite, Me Sidiki Kaba a été reçu en audience par le Secrétaire général de l’Organisation de la Coopération Islamique (Oci), Youssef Al Othameen, au siège de l’entité précitée.

Enfin, ce 21 janvier 2018, l’envoyé du Président Macky Sall a quitté les abords de la Mer Rouge pour rallier la capitale de l’Arabie Saoudite, un peu moins de mille kilomètres à l’est, pour s’y entretenir successivement avec ses homologues des Émirats Arabes Unis et d’Egypte. Ici, Me Sidiki Kaba a pris la parole au cours d’une réunion consacrée à la mise en place d’un plan global des opérations humanitaires au Yémen sous l’égide des Nations Unies.

En somme, au-delà de l’impérieuse nécessité de renforcer la coopération avec des alliés traditionnels que sont le Maroc et l’Arabie Saoudite, il s’agit aussi pour le Président Macky Sall de développer nos échanges économiques, commerciaux et culturels, de même que nos concertations politiques afin de dégager ensemble des positions communes sur les défis et les menaces qui pèsent sur notre monde, à savoir l’extrémisme violent, l’immigration clandestine, l’esclavage moderne, le terrorisme, le risque écologique.

Le Blog de Yaxam

Le Sénégal et le Luxembourg ont signé, hier, dans le cadre de la visite de Son Altesse Royale Henri, le quatrième Programme indicatif de coopération (Pic IV). L’annonce a été faite par le Président de la République, Macky Sall, lors du point de presse qu’il a co-animé avec le Grand-Duc qui effectue une visite au Sénégal. Selon le Chef de l’Etat, les deux pays ont décidé de concentrer essentiellement le 4ème Pic sur la santé et la formation technique et professionnelle qui sont des domaines prioritaires du Pse.

Le Président de la République a rappelé que la coopération bilatérale entre les deux Etats est à sa 31ème année et a, jusqu’ici, porté sur des secteurs aussi importants que la santé, l’hydraulique, l’enseignement technique et professionnel et le développement local. Il a signalé qu’en plus de cette coopération officielle féconde, le secteur privé luxembourgeois est bien présent au Sénégal dans des domaines, tels que l’agriculture, l’infrastructure portuaire, la maintenance industrielle et les téléservices... Mais, a souligné Macky Sall, « nous voulons faire plus ». Selon lui, c’est pour cela que les deux pays ont organisé, dans le cadre de cette visite, un Forum économique pour stimuler les échanges et surtout renforcer l’investissement privé. « Sur tous ces sujets d’intérêt commun, nous avons la ferme volonté de poursuivre notre collaboration pour porter notre coopération à un niveau encore plus élevé », a dit le Président Sall.

Le Chef de l’Etat a remercié Son Altesse pour cette visite. « Je vous dis combien le peuple sénégalais et son Président sont heureux de vous accueillir. Je vous renouvelle tous mes souhaits de bienvenue et un agréable séjour parmi nous », a-t-il lancé à l’endroit de son hôte. Macky Sall a, par ailleurs, souligné que « le Sénégal et le Grand-Duché du Luxembourg entretiennent des relations solides et conscientes, parce que fondées sur des valeurs auxquelles les deux Etats croient.

« Ce sont les valeurs de paix, de liberté, de démocratie et de respect des droits de l’Homme », a-t-il affirmé. A son avis, « c’est ce qui fonde l’exception sénégalo-luxembourgeoise ». « En plus de figurer parmi les pays prioritaires de la Coopération luxembourgeoise, le Sénégal est, à ce jour, le pays africain où le Luxembourg dispose d’un ambassadeur résidant sur place. C’est une grande marque d’estime et de confiance », a insisté le Président Sall.

Babacar DIONE

Pour une participation de tous les segments de la classe politique et dans un souci de transparence, le ministre de l’Intérieur demande, dans un communiqué parvenu à la rédaction, à l’ensemble des partis de désigner leurs représentants auprès des pôles. Et ce, dans une perspective de mise en place d’un comité de pilotage et d’un comité technique : organes d’encadrement de l’audit en question.

Le ministre informe ainsi qu’après consolidation du fichier électoral issu de la refonte partielle des listes électorales, le souhait de la classe politique de voir ce fichier audité a eu l’aval ferme des représentants de tous les pôles au sein du Cadre de concertations sur le processus électoral, aussi bien dans le principe que dans les modalités de la mise en œuvre de cette importante décision, à travers l’adoption consensuelle des termes de référence lors de la 3ème séance. C’est pourquoi, « pour une participation de tous les segments de la classe politique et dans un souci de transparence, le ministre de l’Intérieur demande à l’ensemble des partis, notamment à ceux qui ne participent pas encore aux travaux du Cadre de concertations, de désigner leurs représentants auprès des pôles.

Amadou DIOP

En visite officielle de trois jours au Sénégal, le Grand-Duc de Luxembourg a présidé, hier, à Diamniadio, le Forum économique Luxembourg-Sénégal. Henri Albert Marie Guillaume s’est dit fasciné par l’essor dans le Pôle urbain de Diamniadio et de la « vitalité économique » du Sénégal, visible à travers ce nouveau pôle.

Venu présider, hier, au Centre international de conférences Abdou Diouf, le Forum économique Luxembourg-Sénégal, son Altesse Royal s’est dit frappé « par la vitalité économique » du Sénégal. Un essor qui, a-t-il reconnu, est visible à travers le Pôle urbain de Diamniadio où plusieurs projets sont en cours de réalisation : le parc industriel, l’Université Amadou Makhtar Mbow, le palais omnisport, la cité des affaires... Le Grand-Duc de Luxembourg a réitéré, devant le ministre de la Promotion des investissements, Khoudia Mbaye, la détermination de son pays à accompagner le Sénégal dans la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse) et de toutes les réformes visant à promouvoir le bien-être des populations sénégalaises. Cet accompagnement va passer par des partenariats « plus fructueux » entre les entreprises luxembourgeoises et sénégalaises pour donner une nouvelle impulsion à la coopération bilatérale entre les deux pays. Une coopération bilatérale dont l’accent doit être mis sur la dimension économique, a insisté le Grand-Duc Henri. Ce plan, s’est-il félicité, « est ambitieux et prometteur ». A son avis, le Pse permettra au Sénégal de « se transformer radicalement dans les prochaines années ».

Le Plan Sénégal émergent, a renchéri la secrétaire d’Etat à l’Economie du Luxembourg, Francine Closener, est une « vision ambitieuse et courageuse » qui consiste en une transformation structurelle de l’économie sénégalaise. « Il est crucial pour chaque Gouvernement de tracer pour ses populations et son économie les contours d’un avenir meilleur. Je me félicite de l’engagement du Gouvernement sénégalais en faveur de l’emploi décent pour les jeunes et les femmes tout en mettant en place des mécanismes permettant aux femmes d’affirmer leur leadership », a ajouté Mme Closener.

Son Altesse Royale a rappelé que le Sénégal et le Luxembourg entretiennent depuis longtemps une « relation spéciale », une « relation de confiance et de respect mutuel ». C’est ce qui justifie, a-t-il dit, la décision du Grand-Duché du Luxembourg d’installer, en 2017, au Sénégal, son premier ambassadeur résident en Afrique. « Nous voulons cimenter ce partenariat solide et évolutif. Le Sénégal est un pays fascinant et riche », a-t-il soutenu.

Aliou Ngamby NDIAYE

PRESENTATION DU PSE : HUIT HUBS À SAISIR PAR LES DEUX SECTEURS PRIVÉS
DiamniadioLe directeur général de l’Apix, Mountaga Sy, a fait une présentation du Plan Sénégal émergent, avec comme principal axe les « opportunités d’investissement et environnement des affaires », lors du Forum économique Luxembourg-Sénégal. Selon lui, le Sénégal est un pays d’opportunités d’investissements avec une plateforme de projets ouverts au secteur privé. Ces investissements concernent huit hubs allant des investissements aux services.

Dans le domaine des infrastructures, M. Sy a rappelé que le Sénégal a engagé un vaste chantier avec la construction du port minéralier de Bargny qui reste « un projet structurant » du Pse, la construction du port sec de Tambacounda ainsi que la rénovation et la réhabilitation des ports de Saint-Louis et de Kaolack. Dans le domaine ferroviaire, le Sénégal a entamé le projet de construction du Train express régional (Ter) et la réhabilitation de son chemin de fer sur un linéaire de 645 kilomètres. Un important projet de construction d’autoroutes est aussi amorcé avec l’autoroute Thiès-Touba. Parmi les chantiers qui peuvent attirer les investisseurs étrangers, le directeur général de l’Apix a rappelé le projet de rénovation de six aéroports régionaux, la construction de l’hôpital du futur, du Centre de traitement du cancer et de « beaucoup d’autres projets ouverts au secteur privé », a informé Mountaga Sy.

Le directeur de la Chambre de commerce du Grand-duché de Luxembourg a fait une présentation de l’économie de son pays et de la délégation luxembourgeoise. Le Grand-Duc de Luxembourg est venu au Sénégal avec 23 chefs d’entreprises. Carlo Thélen a défini son pays comme « fiable, ouvert et multilingue ». Le Luxembourg, a-t-il ajouté, est aussi un pays « économiquement, politiquement et fiscalement stable » avec un taux de croissance de 4,5% en 2016. Il exporte 80% des biens et services produits sur place et est, aujourd’hui, parmi les pays leaders dans le domaine des Tic. M. Thelen a, en effet, indiqué que, depuis 2006, le Luxembourg a vu le nombre d’entreprises évoluant dans les Tic augmenté de 56%.

A. N. NDIAYE

CONVENTION DE PARTENARIAT ADIE-SURICATE SOLUTIONS
Adie SuricateL’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie) et Suricate solutions, une entreprise luxembourgeoise spécialisée dans la cybersécurité, ont signé, hier, une convention de partenariat. « Il s’agit, pour nous, de bénéficier de l’expertise de ce pays réputé au niveau européen et mondial en matière de cybersécurité.

Ce sera l’occasion de lancer le premier Centre d’alerte et de riposte en matière de cybersécurité pour notre pays. Une occasion pour accélérer un processus cher au Président de la République et au Gouvernement », a déclaré le directeur de l’Adie, Cheikh Bakhoum. L’Agence de l’informatique de l’Etat travaille en même temps avec une autre entreprise luxembourgeoise, Incert, pour mettre en place « l’infrastructure nationale de gestion des clés ». « Elle nous permettra de pouvoir délivrer des certificats à l’administration et de pouvoir accréditer les entreprises privées. C’est une infrastructure qui sera une première dans notre sous-région et le deuxième pays en Afrique », a ajouté M. Bakhoum.

A. N. NDIAYE

ECOTECHNOLOGIES ET TIC : LES SECTEURS CLÉS DE COOPÉRATION ENTRE LES DEUX PAYS
La Secrétaire d’Etat à l’Economie, Francine Closener, a identifié les secteurs clés qui offrent un réel potentiel de développement à la coopération entre le Sénégal et le Grand-duché du Luxembourg. Ces principaux secteurs sont les écotechnologies et les Technologies de l’information et de la communication (Tic). Deux secteurs qui, explique-t-elle, sont au cœur de la stratégie de développement et de diversification économique entreprise par le Luxembourg depuis plus d’une décennie.

Le Luxembourg a, depuis quelques années, orienté ses investissements vers les secteurs porteurs tels que les Tic, les biotechnologies, les énergies renouvelables, entre autres. D’après Mme Closener, les entreprises luxembourgeoises qui « jouissent d’une renommée mondiale » dans ces domaines sont prêtes à apporter leur savoir-faire et leurs technologies les plus avancées au Sénégal.

En outre, même si la coopération entre le Sénégal est riche et diversifiée, il reste encore « un fort potentiel de relations d’affaires inexploité », indique le ministre de la Promotion des investissements, des partenariats et des téléservices de l’Etat. D’après Khoudia Mbaye, ce potentiel se trouve dans les secteurs tels que l’agriculture, le numérique, l’industrie ou la sidérurgie.
Le ministre invite les investisseurs luxembourgeois à venir massivement au Sénégal qui, dans le contexte actuel, est « une terre d’opportunités ». Mieux, en investissant au Sénégal, les hommes d’affaires luxembourgeoises auront l’opportunité d’accéder au grand marché africain.

Car le Sénégal, d’après Khoudia Mbaye, est une porte d’entrée pour l’Afrique en tant que membre de l’Uemoa et de la Cedeao avec plus de 300 millions de consommateurs. « S’installer au Sénégal permet d’accéder à ces deux grands ensembles », a dit le ministre. Elle ajoute que les secteurs de l’éco-innovation, de l’écotechnologie, des Tic, des Finances qui intéressent de plus les investisseurs luxembourgeois, « recoupent les centres d’intérêt du gouvernement sénégalais ».

A. N. NDIAYE

UN PROTOCOLE D’ACCORD SIGNÉ ENTRE LE MINISTÈRE DES TRANSPORTS ET LUXOMOBILITY
La société luxembourgeoise Luxomobility et le ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement ont signé, hier, un protocole d’accord en marge du Forum Luxembourg-Sénégal. Le protocole d’accord a été signé en présence du ministre des Transports, Abdoulaye Daouda Diallo, et du représentant de Luxomobility, Romain Scheineider. A travers cet accord, Luxomibility va mettre en œuvre, au Sénégal, le projet « Save live » (sauver des vies ». Ainsi, la société luxembourgeoise aura en charge l’installation d’un logiciel qui va « permettre aux autorités compétentes de recueillir les données d’accidents routiers et d’appliquer des mesures ciblées de sécurité ». En effet, l’objectif principal de ce logiciel est de « réduire la mortalité routière au Sénégal » grâce à un « système de collecte de données et de traitement des accidents ».

Abdoulaye Daouda Diallo a réitéré son engagement à tout faire pour respecter les termes du protocole. Mieux, il a informé que le gouvernement va travailler à améliorer la qualité des infrastructures pour lutter efficacement contre les accidents de la route.

A. N. NDIAYE

LE LUXEMBOURG, UN PETIT PAYS, UNE GRANDE ÉCONOMIE
Petit pays d’Europe de l’Ouest (2586 km2) enclavé entre la Belgique, l’Allemagne et la France, le Grand-Duché de Luxembourg est peuplé de seulement 590.667 habitants, dont 46% d’étrangers. C’est une monarchie constitutionnelle parlementaire dirigée par un Premier ministre sous l’autorité du Grand-Duc Henri de Luxembourg, arrivé à la tête du pays le 7 octobre 2000.

Le pays, essentiellement rural, possède des forêts denses dans les Ardennes et des parcs naturels au Nord. Ses principales villes sont Luxembourg, la capitale, et Esch-sur-Alzette. Ses langues officielles sont le luxembourgeois, l’allemand et le français.

Indépendant depuis 1839, il fait partie de l’ensemble appelé Benelux dès 1944. Le pays intégra l’Otan en 1948 et adhéra à la Communauté économique européenne, boostant ainsi son essor économique. Pour un Pib de 52 milliards d’euros (chiffre de 2016), soit plus que les Pib de la Côte d’Ivoire et du Cameroun réunis, pour une population 90 fois inférieure, le Luxembourg a également un des plus élevés Pib par habitant d’Europe avec 78.700 euros estimés en 2017. Le Luxembourg est un pays à l’économie ouverte vers l’extérieur et recourant massivement à la main-d’œuvre étrangère, principalement transfrontalière.

L’agriculture ne représente que 0,3% de son Pib, l’industrie et les services se taillant la part du lion avec respectivement 12,1% et 87,7%. La place financière de Luxembourg est très connue et le pays dépend du secteur bancaire pour 26% de son Pib et 18% de ses recettes fiscales. Toutefois, le Grand-Duché est confronté au défi de la diversification de son économie surtout depuis la fin du secret bancaire le 1er janvier 2015. Il doit également faire face au vieillissement de sa population qui fait peser un risque important sur la soutenabilité de ses finances publiques.

Pour pallier ces inconvénients, une « stratégie de la 3e révolution industrielle » a été dévoilée en 2016. Elle s’appuie sur la convergence des Tic, des énergies renouvelables et des transports et favorise une transition vers un développement plus soutenable basée sur une économie décarbonée. Sur le plan fiscal, une réforme en profondeur a été préparée par le Gouvernement afin de soutenir l’attractivité fiscale du pays pour les entreprises (baisse de 21 à 19% de l’impôt sur les sociétés) et redonner du pouvoir d’achat aux classes moyennes.

Le Luxembourg est un membre actif de l’Onu et a occupé, pour la première fois de son histoire, un mandat de membre non-permanent au Conseil de sécurité en 2013-2014. Le montant brut de sa contribution au budget ordinaire des Nations unies était, en 2013, de 2,27 millions de dollars (0,083%). Avec son armée de 1000 soldats, le Grand-Duché participe également aux opérations de maintien de la paix à la hauteur de ses moyens. En juillet 2015, la participation du pays à la Kfor (Force pour le Kosovo) a été prolongée jusqu’au 15 novembre dernier. Dans les Balkans,le Grand-Duché est aussi présent. Avec six militaires présents en Afghanistan, il participe, dans le cadre de l’Otan, à la mission « Resolute support ». En Afrique, il a prolongé sa participation aux missions Eucap Sahel Niger et Eutm Mali, Eucap Sahel Mali et à l’opération Eunavfor Med contre le trafic de migrants en Méditerranée. Le Luxembourg soutient, en outre, la force conjointe du G5 Sahel par un appui logistique et dans la formation. En 2016, le pays a alloué 7,5 millions d’euros pour l’aide aux victimes de la crise syrienne et compte maintenir sa contribution à ce niveau pour les cinq ans à venir (37,5 millions d’euros).

Concernant l’Aide publique au développement (Apd) ,en 2016, l’enveloppe luxembourgeoise a atteint 1% du Revenu national brut. Le Luxembourg travaille avec sept pays partenaires (cinq en Afrique de l’Ouest, un en Asie du sud-est et un en Amérique centrale) dans lesquels il mène une politique axée sur la gouvernance, le genre et l’environnement/climat.

Les secteurs prioritaires du Luxembourg sont la santé, l’éducation/formation professionnelle ainsi que le développement local et rural. La part de l’aide bilatérale (70% du total) est en hausse, mais l’action du Luxembourg s’inscrit dans un contexte essentiellement multilatéral.

Par Ibrahima MBODJ (Sources Internet)

CULTURE, SCIENCE, ECOLOGIE, SOCIAL : SON ALTESSE ROYALE HENRI, UN HOMME DE SACERDOCE
Intronisé sixième Grand-Duc de Luxembourg, le 7 octobre 2000, Son Altesse Royale Henri est homme d’Etat, militaire, sportif, militant de l’écologie et un polyglotte accompli, parlant aussi bien le luxembourgeois, le français, l’allemand, l’anglais que l’espagnol.

Avant de succéder à son père en 2000, le Grand-Duc Henri de Luxembourg a exercé plusieurs fonctions, dont celui de Président d’honneur du « Comité de développement économique » (devenu aujourd’hui Luxembourg for business and innovation), qui lui a permis d’effectuer de nombreux voyages de prospection dans le monde afin d’assurer la promotion du Grand-Duché de Luxembourg comme terre d’opportunités commerciales et d’investissements. Il a été également membre au Conseil d’Etat du Luxembourg.

Engagé dans la protection et la sauvegarde de la nature, le Grand-Duc Henri assure le patronage de nombreuses associations actives dans les domaines culturel, sportif, scientifique, écologique et social. Ainsi, il est membre du conseil d’administration de la Fondation du Grand-Duc et de la Grande-Duchesse, qui a pour vocation d’œuvrer à l’intégration dans la société luxembourgeoise de personnes en détresse et de personnes à besoins spécifiques. La Fondation soutient aussi des projets internationaux en Afrique et en Asie.

Le Grand-Duc est également membre actif de la Fondation Mentor, créée sous le patronage de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), dont le but est d’assurer la prévention de consommation de drogues par les adolescents. Son Haut patronage de la Fondation Jeunes Scientifiques Luxembourg témoigne de son soutien à la promotion de la science et de l’innovation chez les jeunes.

Soucieux de la protection de la nature au Luxembourg et dans le monde, le Grand-Duc Henri est président de la Fondation Charles Darwin, une organisation non-gouvernementale active dans la conservation de l’environnement et de la biodiversité dans l’archipel des Galápagos.

Sportif, le grand-duc Henri pratique aussi bien le football que la natation, le tennis ou l’équitation. Mais, ses disciplines préférées restent le ski et la voile. Né Prince Henri de Luxembourg, en avril 1955, le Grand-Duc a fait ses études en France où il obtient le baccalauréat, puis en Suisse où il décroche une licence en Sciences politiques. Comme formation, il a également suivi un cursus militaire à l’Académie royale militaire de Sandhurst en Grande Bretagne et en sa qualité de Chef de l’Armée luxembourgeoise, il porte le titre de Général.

Parmi ses nombreuses distinctions honorifiques, Son Altesse Royale Henri a reçu de nombreuses distinctions honorifiques à travers le monde. Il est Docteur Honoris Causa de plusieurs universités, en France, aux Etats-Unis, en Allemagne…

Par Omar DIOUF

LE 4ÈME PROGRAMME INDICATIF DE COOPÉRATION SIGNÉ
A Ba LuxLe Sénégal et le Luxembourg ont signé, hier, dans le cadre de la visite de Son Altesse Royale Henri, le quatrième Programme indicatif de coopération (Pic IV). L’annonce a été faite par le Président de la République, Macky Sall, lors du point de presse qu’il a co-animé avec le Grand-Duc qui effectue une visite au Sénégal. Selon le Chef de l’Etat, les deux pays ont décidé de concentrer essentiellement le 4ème Pic sur la santé et la formation technique et professionnelle qui sont des domaines prioritaires du Pse.

Le Président de la République a rappelé que la coopération bilatérale entre les deux Etats est à sa 31ème année et a, jusqu’ici, porté sur des secteurs aussi importants que la santé, l’hydraulique, l’enseignement technique et professionnel et le développement local. Il a signalé qu’en plus de cette coopération officielle féconde, le secteur privé luxembourgeois est bien présent au Sénégal dans des domaines, tels que l’agriculture, l’infrastructure portuaire, la maintenance industrielle et les téléservices... Mais, a souligné Macky Sall, « nous voulons faire plus ». Selon lui, c’est pour cela que les deux pays ont organisé, dans le cadre de cette visite, un Forum économique pour stimuler les échanges et surtout renforcer l’investissement privé. « Sur tous ces sujets d’intérêt commun, nous avons la ferme volonté de poursuivre notre collaboration pour porter notre coopération à un niveau encore plus élevé », a dit le Président Sall.

Le Chef de l’Etat a remercié Son Altesse pour cette visite. « Je vous dis combien le peuple sénégalais et son Président sont heureux de vous accueillir. Je vous renouvelle tous mes souhaits de bienvenue et un agréable séjour parmi nous », a-t-il lancé à l’endroit de son hôte. Macky Sall a, par ailleurs, souligné que « le Sénégal et le Grand-Duché du Luxembourg entretiennent des relations solides et conscientes, parce que fondées sur des valeurs auxquelles les deux Etats croient.

« Ce sont les valeurs de paix, de liberté, de démocratie et de respect des droits de l’Homme », a-t-il affirmé. A son avis, « c’est ce qui fonde l’exception sénégalo-luxembourgeoise ». « En plus de figurer parmi les pays prioritaires de la Coopération luxembourgeoise, le Sénégal est, à ce jour, le pays africain où le Luxembourg dispose d’un ambassadeur résidant sur place. C’est une grande marque d’estime et de confiance », a insisté le Président Sall.

Babacar DIONE

LYCEE TECHNIQUE ET PROFESSIONNEL DE THIES : UN FLEURON DE LA COOPÉRATION
La visite officielle de trois jours, au Sénégal, du Grand-Duc de Luxembourg couronne une longue relation d’amitié entre les deux pays. Le lycée technique et professionnel Mgr François Xavier Ndione de Thiès est, jusqu’ici, pour le Sénégal, le fruit le plus juteux de cette coopération qui ne cesse de se renforcer.

Sur la route de Mont-Rolland-Thialy, sur une superficie de 12 ha, est bâti le lycée technique et professionnel Mgr François Xavier Ndione de Thiès. Hier à 16 heures, c’est le calme plat dans la cour de l’école. Un agent de sécurité à chaque entrée, quelques groupes d’élèves qui discutent de tout et de rien ; voilà le décor. Dans le bâtiment administratif, des enseignants se réunissent. « Nous avons une petite rencontre. Nous en avons pour cinq minutes », s’excuse l’assistant du proviseur, M. Sall, avant de nous mettre en rapport, plus tard, avec le directeur des Etudes. Cet établissement est le fruit de la coopération entre le Sénégal et le Luxembourg. Il a été l’objet d’un investissement jamais égalé, pour un montant de 8,8 milliards de FCfa.

Inauguré en 2007, le lycée de Thiès est un établissement d’enseignement pilote qui a l’honorable mission de traduire en réalité la nouvelle vision du ministère de la Formation professionnelle. « Ce lycée est né de la coopération entre le Sénégal et le Luxembourg suite aux Grands états généreux de l’éducation et de la formation pour doter le pays de structures de formation professionnelle viables, capables de répondre à la demande grandissante et galopante des entreprises pour se moderniser. L’état des lieux avait montré que l’un des problèmes majeurs qui expliquaient le chômage et la non insertion des jeunes est que nos structures de formation formaient pour former, mais les produits n’étaient pas adaptés aux besoins du marché », a précisé Mamadou Moustapha Bâ, le directeur des Etudes du lycée. A l’en croire, c’est pour corriger cela que l’Etat du Sénégal a négocié avec le Luxembourg pour avoir cette structure dans le cadre du fameux projet Sen 016 chapeauté par le Programme indicatif de coopération (Pic I). Les travaux de construction ont duré trois ans. L’école est composée de deux sections : une d’enseignement technique et une autre de formation professionnelle. La section d’enseignement technique prépare les apprenants aux différents baccalauréats techniques qui existent au Sénégal. L’obtention de ce premier diplôme universitaire leur ouvre les portes de l’université et des écoles d’ingénieurs. Cette section accueille 600 élèves.

Un taux d’insertion de 100%
Pour la section formation professionnelle, ses trois missions sont d’assurer la formation initiale de techniciens et techniciens supérieurs, développer la formation continue au profit des travailleurs et aider les sortants du lycée dans leur insertion socioprofessionnelle. On y forme des techniciens (Brevet de technicien Bt) et des techniciens supérieurs (Bts) dans les métiers suivants : froid et climatisation, maintenance industrielle, structure métallique, génie civil, mécanique véhicule moteur. Au total, cette section accueille un effectif avoisinant 500 apprenants, dont 300 dans le public et 200 dans le privé. Au cours des cinq premières années, l’insertion était à 100%. Aujourd’hui encore, avec les moyens mis en place par l’Etat du Sénégal, à travers le troisième Fonds de financement de la formation professionnelle et technique (Fede), mais aussi l’Office national de la formation professionnelle (Onfp) et les partenaires techniques et financiers, le directeur des Etudes espère qu’ils vont pouvoir développer une formation-insertion. Le projet avec les Luxembourgeois a pris fin en 2015, mais, selon Mamadou Moustapha Bâ, ils continuent jusqu’à présent de les soutenir. « Il semblerait même que, dans le prochain programme, nous aurons une partie », a-t-il avancé.

Ndiol Maka SECK

SON ALTESSE ROYALE HENRI : « LE SÉNÉGAL EST TRAIN DE SE DÉVELOPPER »
Pr Duc Lux«Le Sénégal est en train de se développer». C’est le constat de Son Altesse Royale qui faisait un point de presse, hier soir, au Palais de la République, en présence du Chef de l’Etat, Macky Sall.

«Cette politique de développement tend vers une politique d’investissement», a-t-il déclaré tout en indiquant sa fierté d’être à la tête d’une délégation avec le secrétaire d’Etat au Développement.

Le Grand-Duc de Luxembourg a loué le dynamisme de l’économie sénégalaise. « Nous avons vu que le Sénégal est en train de se développer quand nous avons vu le chiffre de la croissance qui est presque de 7% depuis plusieurs années. C’est très dynamique », a-t-il déclaré après son tête-à-tête avec le Président de la République, Macky Sall. Son Altesse Royale a, dans la même lancée, salué les investissements faits à Diamniadio. « J’ai visité cette ville que le Président a créée. Cela montre le dynamisme extraordinaire de votre pays. Nous croyons en l’avenir du Sénégal. Nous allons continuer à investir dans votre pays », a-t-il dit.

Le Grand-Duc Henri a dit être heureux de la signature du quatrième accord de coopération entre les deux pays, ajoutant qu’ils feront mieux en collaborant dans d’autres domaines stratégiques.

L’hôte du Sénégal a aussi félicité le Président Macky Sall pour ce qu’il fait pour les jeunes. « C’est un investissement. Les jeunes représentent un potentiel important », a-t-il affirmé.

Auparavant, Son Altesse Royale a rappelé que des relations de profonde amitié existent depuis plus de 30 ans entre les deux pays. « Le Président Senghor est venu au Luxembourg dans les années 70. Mes parents sont venus ici en 1977. Mon épouse est venue au Sénégal deux fois. Nous avons une relation particulière. Je suis heureux que le gouvernement luxembourgeois continue de faire de la politique de développement au Sénégal », a-t-il tenu à expliquer.

B. DIONE

LE GRAND-DUC HÔTE DU CENTRE ENDA SANTÉ DE MBOUR
Le Grand-Duc Henri de Luxembourg a visité, hier, les installations du Centre de Enda Santé à Mbour où il a effectué une série d’activités.

Son Altesse, accompagné du ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a eu droit à une visite guidée des différents aménagements qui lui a permis de voir une exposition de photos dans le jardin botanique ; des images retraçant les diverses activités du Centre. De la lutte contre le Vih/Sida à l’appui à différents groupements de femmes, en passant par des actions en faveur de la santé sexuelle et reproductive, la préservation de l’environnement, le recyclage des déchets plastiques ou encore les activités génératrices de revenus des groupes vulnérables, la délégation a eu un aperçu des programmes mis en œuvre par Enda Santé. Construit en 2009, le Centre est régulièrement en première ligne dans le soutien aux couches défavorisées à travers plusieurs projets et programmes. Des actions qui vont se poursuivre, car comme l’a souligné le directeur de Enda Santé, la coopération du Grand-Duché a octroyé un nouveau financement à sa structure. Daouda Diouf, pour qui « le Luxembourg est un partenaire de longue date d’Enda », a souligné que ce pays a signé, il y a quelques mois, une convention de partenariat de financement pour les cinq prochaines années pour ses programmes en Afrique de l’Ouest. « Nous avons également, dans le circuit, d’autres projets, notamment pour la Casamance, pour renforcer l’offre de soins, renforcer les structures sanitaires et les compétences surtout des personnels de santé », a-t-il annoncé. Dans la région sud du pays, il s’agit de s’attaquer à des priorités en santé, en particulier l’hépatite virale, le cancer du col de l’utérus et les résistances au traitement au Vih/Sida. La coopération inclut également des voyages d’études et de recherche. Ce qui implique le séjour incessamment de médecins, chercheurs et scientifiques du Luxembourg au Sénégal mais également celui de spécialistes sénégalais de divers domaines « dans des laboratoires de pointe pour renforcer leurs propres compétences ; tout ceci, au service du peuple sénégalais et de la santé des populations », s’est réjoui M. Diouf.

Il a fait savoir qu’Enda, qui est en Casamance depuis 25 ans, déploie plus d’efforts dans cette région. «Dans les moments les plus difficiles de la crise, nous avons continué à avoir une implantation et à mener des programmes de grande envergure. Nous allons continuer à le faire », a expliqué Daouda Diouf. Des actions qui, à ses yeux, peuvent contribuer aussi au renforcement de la paix. Car ce programme de santé va aussi générer des emplois.

Ousseynou POUYE

COOPERATION SENEGALO-LUXEMBOURGEOISE : L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE ET LA FORMATION PROFESSIONNELLE, UNE SUR-PRIORITÉ
La coopération entre le Sénégal et le Luxembourg est multiforme. Elle englobe plusieurs secteurs dont le plus important reste l’enseignement technique et la formation professionnelle. L’objectif étant pour le Luxembourg d’accompagner l’Etat sénégalais dans la lutte contre le chômage des jeunes et l’aider ainsi à accroître la performance de l’économie.

Les premières relations de coopération au développement entre le Luxembourg et le Sénégal ont été établies en 1987 et en 1993, notre pays accède au statut de pays partenaire privilégié de la Coopération luxembourgeoise. Dès lors, cette coopération qui se manifeste sous forme de dons du peuple luxembourgeois au peuple sénégalais, à travers ce qu’on appelle des « Programmes indicatifs de coopération (Pic) », n’a de cesse de se diversifier, englobant presque tous les secteurs clés du développement : enseignement technique, formation et insertion professionnelles, santé de base, y compris la santé reproductive, décentralisation, gouvernance locale et éducation citoyenne et bonne gouvernance, hydraulique et assainissement... Toutefois, l’éducation, la formation et l’insertion professionnelle apparaissent comme une sur-priorité. Le but étant de « lutter contre le chômage des jeunes et d’accroître la performance de l’économie nationale par la promotion d’une main-d’œuvre qualifiée, équitable et accessible aux filles et aux garçons ».

L’amélioration de la qualité de la formation s’inscrit alors dans la perspective du développement quantitatif et qualitatif de l’offre de formation à travers une diversification et l’adaptation aux besoins de l’économie, notamment locale ou régionale. L’objectif visé est d’avoir un dispositif national harmonisé d’appui à l’insertion professionnelle.

C’est dans ce cadre que trois Pic ont été déroulés. Le 3ème vient même de prendre fin et le 4ème est engagé, indique le directeur de l’Enseignement technique et de la formation au ministère de l’Enseignement technique, de la Formation et de l’Artisanat, Michel Faye. Chaque Pic porte sur l’enseignement technique et la formation professionnelle, la santé, l’hydraulique et la gouvernance locale. Aussi, les zones d’intervention sont là où le taux de pauvreté est plus accentué, dit Michel Faye. Le Pic I ou SEN/016 et SEN/018 a permis, dans le secteur de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, d’adopter l’Approche par les compétences (Apc), l’écriture de programmes de formation en économie familiale et sociale, la construction et l’équipement des Cretef de Saint-Louis, Dagana, Podor et Matam, mais également la construction et l’équipement du lycée technique de Thiès, « l’un des plus grands de la sous-région », note M. Faye.

Le Pic II ou SEN/024 a porté sur l’accompagnement de la réforme de la formation professionnelle (renforcement de l’Apc), l’écriture de nouveaux programmes (24 l’ont été), la construction et l’équipement de structures, la mise en place d’un fonds d’appui aux initiatives locales destiné aux collectivités locales.

« Tous cela a été géré sous forme de projets », précise le directeur de l’Enseignement technique. Alors que pour le Pic II ou SEN/028, souligne-t-il, il y a eu une délégation de la gestion à l’Etat (gestion nationale), le renforcement de l’Apc, l’élargissement de la zone d’intervention en ajoutant les 4 régions centre (Diourbel, Fatick, Kaffrine et Kaolack), la construction et l’équipement de nouvelles structures, l’appui à l’apprentissage par des ateliers-écoles (maîtres artisans) dans les domaines comme la maçonnerie, la plomberie, la mécanique automobile, la menuiserie bois, la chaudronnerie, la couture, etc., ainsi que la gouvernance partenariale publique-privée et l’autonomisation des établissements de formation.

Par Daouda MANE

Selon l’ambassadeur de Luxembourg au Sénégal, la visite du Grand-Duc constituera un signal fort des liens étroits entre nos deux. La diplomate tire aussi le bilan de la coopération.

Excellence Madame l’ambassadeur, le Grand-Duc de Luxembourg effectuera une visite officielle au Sénégal du 21 au 23 janvier prochains. Quel sens donnez-vous à cette première visite à Dakar ?
La visite de Son Altesse Royale est tout d’abord l’aboutissement de nos longues relations d’amitié. En effet, après les visites successives au Sénégal des membres de la famille grand-ducale en 1977, 1987 et 2008, cette première visite officielle de Son Altesse Royale devrait avant tout lui permettre de découvrir, à son tour, ce beau pays de la Téranga et ses citoyens qui se démarquent par leur gentillesse, leur bienveillance et leur sens de l’hospitalité exceptionnel que j’ai eu, moi-même, le plaisir de ressentir chaque jour depuis que j’ai pris fonction ici, à Dakar, il y a quelques mois seulement. Cette visite constituera donc un signal fort des liens étroits et sans cesse grandissants entre nos deux pays. La participation de haut niveau de la part des autorités luxembourgeoises, à savoir de Monsieur le ministre de la Coopération et de l’Action humanitaire, Romain Schneider, de Madame le ministre de l’Environnement, Carole Dieschbourg, et de Madame le secrétaire d’Etat à l’Economie, Francine Closener, témoigne de l’intérêt et de l’engagement mutuel entre le Luxembourg et le Sénégal de saisir tout le potentiel d’une diversification accrue de nos relations. Et ceci, au-delà de la coopération au développement, tant sur le plan politico-diplomatique que commercial et culturel. Comme vous le savez certainement, la visite officielle du Grand-Duc sera accompagnée d’une importante délégation économique menée par la Chambre de commerce du Luxembourg et à laquelle une bonne vingtaine d’entreprises luxembourgeoises participeront, issues de secteurs aussi divers que le génie civil, les technologies financières (fintech), les télécommunications, l’immobilier et la mobilité. J’ai bonne confiance que cette deuxième mission économique connaîtra le même succès que la première édition, qui s’est tenue en février 2016, à Dakar, et qu’elle stimulera des projets intéressants de part et d’autre.

C’est en 1987 que les deux Etats ont établi des relations. Quel est l’état de la coopération entre nos deux pays ?
Permettez-moi d’abord de préciser que les relations entre le Sénégal et le Luxembourg s’inscrivent dans une histoire bien plus ancienne. En effet, la première visite d’Etat remonte à 1970, quand le Président Senghor a visité le Luxembourg. Saviez-vous d’ailleurs que c’était la poète luxembourgeoise Anise Koltz qui a assuré, par la suite, la traduction en allemand de l’œuvre de Senghor ? Vous voyez, tant d’anecdotes qui témoignent de la diversité de nos relations que nous prenons le plus grand soin à entretenir et faire mûrir. Toutefois, je confirme, nos premières relations formelles en matière de coopération au développement remontent bien à 1987 – nous en avons d’ailleurs célébré le trentième anniversaire l’année dernière. Que dire donc de l’état de notre coopération après tant d’années, si ce n’est que nous nous apprêtons à franchir un cap dans nos relations à travers la signature conjointe d’un nouveau programme indicatif de coopération (Pic IV) – désormais en sa quatrième génération, et ceci, en présence du Président de la République, Macky Sall, et de S.A.R. le Grand-Duc. Cela en dit long sur l’engagement et le sérieux du Luxembourg en faveur de l’émergence socio-économique du Sénégal. S’il est vrai que nos relations étaient traditionnellement basées sur la coopération au développement, elles ont évolué au fil des années pour englober, de manière plus poussée, les relations et échanges politico-diplomatiques, commerciaux et culturels – dimensions indispensables et complémentaires pour un partenariat de qualité et durable. Je me réjouis, dans ce contexte, des liens d’investissements solides qui existent déjà avec le Sénégal et de l’intérêt de la communauté des affaires luxembourgeoise à s’engager davantage.

Votre premier bureau de coopération a été ouvert à Dakar en 2001. Pouvez-vous expliquer ce choix d’un pays de l’Afrique de l’Ouest francophone ?
Soyez rassuré qu’il ne s’agit pas d’un hasard que le Luxembourg ait ouvert au Sénégal sa première représentation officielle en Afrique, en 2001, élevée au statut d’ambassade en 2007 – même si ce n’est qu’en août 2017 que le premier ambassadeur du Luxembourg avec résidence en Afrique a pris ses fonctions. Au-delà du fait que Dakar constitue un véritable hub régional pour la diplomatie bilatérale et multilatérale, le Luxembourg et le Sénégal partagent de nombreux intérêts et valeurs communes en matière de politique étrangère, mais non limités à la sécurité, la sûreté et au développement des pays de la région du Sahel, les défis liés au changement climatique ou encore les mouvements migratoires qui demandent des approches cohérentes, holistiques et inclusives, basées sur une responsabilité mutuelle partagée. Cette relation de confiance est portée par la population luxembourgeoise comme le démontre, par exemple, les liens étroits qu’entretiennent les Ong luxembourgeoises avec leurs homologues au Sénégal ; cela, depuis très longtemps déjà !

Des programmes indicatifs de coopération ont été accordés au Sénégal ? Peut-on savoir ce qui a été fait dans ce cadre ?
L’engagement du Luxembourg en matière de coopération au développement au Sénégal est effectivement porté par des programmes indicatifs de coopération, les fameux « Pic », à travers lesquels nous définissons conjointement avec nos contreparties sénégalaises les termes et objectifs directeurs de notre collaboration pour des périodes successives de cinq ans. Ces derniers s’insèrent dans la stratégie de programmation conjointe de l’Union européenne au Sénégal alignée sur le cycle de planification de l’Etat sénégalais.

Par un souci d’efficacité et d’impact, la coopération sénégalo-luxembourgeoise s’est depuis toujours concentrée sur un nombre restreint de secteurs dont l’accès à l’eau et l’hydraulique, la santé et la protection sociale, la formation professionnelle et l’insertion socio-professionnelle. Le premier Pic remonte à 2002. Et comme mentionné avant, un des points forts de la visite de notre Chef d’Etat sera la signature d’un nouveau programme indicatif de coopération qui couvrira la période de 2018 à 2022. Ce Pic de quatrième génération, doté d’une enveloppe indicative de 65 millions d’euros, consolidera nos efforts antérieurs avec un focus prioritaire sur l’appui à la promotion de services sociaux de base de qualité en matière de santé et de protection sociale, de la formation professionnelle et technique et de l’employabilité des jeunes, conformément aux priorités opérationnelles du Plan Sénégal Emergent et des initiatives récentes du Président de la République en faveur de la promotion du couplet formation-insertion des jeunes. Je voudrais, en particulier, relever le caractère évolutif et innovant de la coopération sénégalo-luxembourgeoise qui met au centre l’exécution et l’appropriation nationale par les institutions et partenaires sénégalais. L’agence de développement de l’Etat luxembourgeois, Lux-Development, assure, dans ce contexte, un rôle d’accompagnateur et d’appui-conseil de haut niveau. Mais, la coopération va bien au-delà des « Pic ». Mis à part le travail conséquent mené par les Ong luxembourgeoises, le Luxembourg appuie et entretient aussi des partenariats privilégiés avec des Ong sénégalaises de référence, telles que Enda-Santé et le réseau international d’Enda Tiers Monde. Sur le plan multilatéral, outre d’être membre non-régional de la Banque africaine de développement, nous déployons un important volet d’appuis complémentaires englobant actuellement 7 agences onusiennes, la Banque mondiale et le Fmi. Notons aussi les appuis ciblés dans le domaine de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, des réformes du secteur financier et du renforcement des capacités de gestion macro-économique, ou encore la promotion de l’investissement et de partenariats public-privés entre nos deux pays à travers la Business Partnership Facility que le Luxembourg a lancé en 2016.

Quel bilan pouvez-vous tirer sur l’engagement du Luxembourg en matière de coopération au Sénégal ?
En matière de coopération, nous partageons la même vision en faveur d’un partenariat solide et équilibré, résolument axé sur l’atteinte de résultats concrets qui amélioreront durablement le niveau socio-économique des Sénégalais, en particulier des femmes et des jeunes filles. L’examen par les pairs de la coopération luxembourgeoise au Sénégal, réalisé par le Comité d’aide au développement de l’Ocde en 2017, a confirmé que nos efforts conjoints, grâce notamment à une aide prévisible et flexible et une forte concentration géographique et sectorielle, produisent des résultats durables.

Une des expériences qui m’a le plus touchée depuis mon arrivée au Sénégal, il y a quelques mois, était ma rencontre avec les habitants de Tène Toubab. Leur vie a été changée par l’accès à l’eau potable rendu possible par la mise en place d’un château d’eau et d’un système de distribution. Alors que cet exemple peut paraître banal et que le Sénégal peut se targuer d’avancées très appréciables dans le domaine de l’accès à l’eau, Tène Toubab m’a particulièrement impressionnée par la responsabilité collective que ses habitants ont su développer pour gérer et entretenir cette ressource si précieuse. Comment ? Par une gestion prudente, transparente et avisée, ils ont progressivement réussi à relier d’autres localités au château d’eau et les dynamiques qu’ils ont ainsi pu enclencher pour initier des projets communautaires complémentaires pour améliorer leur vie quotidienne.

Je citerai deux autres points en relation directe avec notre engagement d’appuyer le Sénégal dans le développement des services sociaux de base. Premièrement, le Luxembourg, ensemble avec les autres partenaires au développement, accompagne le Sénégal depuis 2003 dans une réforme profonde visant la modernisation du système de formation professionnelle et technique, de l’apprentissage et de l’artisanat. Figurant parmi les principaux partenaires dans ce secteur, des résultats appréciables ont été atteints, ces dernières années, tant sur l’accès à des infrastructures et équipements de qualité que l’adéquation de l’offre des formations aux besoins du marché local ou encore l’introduction systématique de l’approche par les compétences dans les curricula de formation. Mais, il reste du pain sur la planche. Le fait que l’épanouissement professionnel des jeunes et la lutte contre le chômage figurent parmi les priorités du Président Macky Sall constitue un signal fort du Sénégal qui donne une nouvelle impulsion à ce secteur fondamental pour le développement d’une économie solide. Non seulement les jeunes ont besoin de travail et de perspectives, mais vice versa, l’économie a besoin de jeunes qualifiés et en volume suffisant pour attirer des entrepreneurs et stimuler l’investissement.

Dans le domaine de la santé et de l’action sociale, les acquis sont également multiples. Je noterai, par exemple, nos contributions à l’instauration d’un système de gestion des urgences à travers la mise en place du Service d’aide médicale urgente (Samu) pour la région médicale de Saint-Louis. Celui-ci devrait, à terme, permettre de faire face à la demande sans cesse croissante de soins d’urgence dans toutes les régions du Nord du Sénégal, y compris pour celles et ceux vivant dans les zones les plus reculées.

Quelles perspectives voyez-vous pour les relations entre le Sénégal et le Luxembourg ?
Le lien unissant le Sénégal et le Luxembourg est une relation d’amitié, de confiance et de solidarité. Le Sénégal est une locomotive dans sa région, un pôle de stabilité et de paix. C’est cette position qui fait du Sénégal un partenaire privilégié du Luxembourg en Afrique de l’Ouest. Ses capacités d’analyse du contexte sous-régional, ses connaissances et son expérience sont fondamentales pour alimenter une meilleure compréhension de ces enjeux au Luxembourg et en Europe.

L’ambition pour les années à venir consistera à consolider nos relations en matière de coopération tout en développant des mesures plus concrètes selon une logique « gagnant-gagnant », dans laquelle les relations économiques et les échanges entre les secteurs privés sénégalais et luxembourgeois seront dynamisés. La coopération au développement continuera, bien évidemment, à jouer son rôle de facilitateur et de levier à cet égard, sans pour autant s’éloigner de son objectif principal qui est d’accompagner le Sénégal sur la voie d’un développement durable, inclusif et équitable.

Dans toutes ces ambitions, j’aimerais mettre les Sénégalais et les Luxembourgeois au centre – que les peuples se connaissent et se comprennent mieux. Les quelque 100 étudiants sénégalais au Luxembourg y sont pour quelque chose. Il faudrait encourager les échanges dans l’autre sens, que les Luxembourgeois apprennent à mieux apprécier et connaître le pays de la Téranga, que les artistes continuent à s’afficher de part et d’autre.

Propos recueillis par El Hadji Abdoulaye THIAM


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