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Politique (4728)

« Du « Daara » à la Diplomatie ou le parcours d’un homme exceptionnel ». C’est le titre des mémoires posthumes de l’ambassadeur El Hadj Moustapha Cissé. L’ouvrage est préfacé par Moustapha Niasse, président de l’Assemblée nationale qui a présidé, hier, à Dakar, la cérémonie de dédicace. Pour préserver l’héritage de l’homme, le préfacier du livre, Moustapha Niasse, a proposé la création d’une Fondation El Hadj Moustapha Cissé.

L’ouvrage, qui fait 226 pages et réparties sur une douzaine de chapitres, est édité par les Editions Maguilen. Selon le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, il faut gérer l’héritage de El Hadj Moustapha Cissé en créant, par exemple, une Fondation Moustapha Cissé, pour la coopération entre le Sénégal et le monde arabe, pour la défense de la cause palestinienne et la Umma islamique. « Il faut que nous nous concentrions sur l’homme et son destin. Il faut aussi continuer à faire des recherches dans son rapport avec Dieu, le saint Coran, les musulmans, la Tidiania, les mourides, les layennes, nos frères chrétiens. Voir les relations qu’il avait avec les ignorants, les handicapés », a-t-il dit.

Moustapha Niasse a aussi estimé qu’il faut « étudier le pédagogue, père de famille, l’homme de la parole donnée, le faiseur de paix, l’éducateur, l’homme d’Etat dans toutes ses dimensions. Il faut méditer sur sa vie, ses pensées, son itinéraire et son œuvre résumé ici par ce livre. Il faut fleurir son héritage ». Moustapha Niasse qui a été chef de la diplomatie sénégalaise au moment où El Hadj Moustapha Cissé était ambassadeur au Moyen Orient, a indiqué que le marabout diplomate avait trois identités à savoir la foi, le courage et la volonté.

Le message du chef de l’Etat a été délivré par le ministre des Affaires étrangères. Pour Me Sidiki Kaba, « El Hadj Moustapha Cissé n’a ménagé aucun effort pour servir son pays, la Ummah islamique et sa famille. C’était un bon musulman qui a mis son savoir à la disposition de ses concitoyens. C’était un homme de dialogue, un rassembleur et un fédérateur. Un diplomate chevronné. Il a, avec Moustapha Niasse, porté haut la parole du Sénégal dans le Moyen Orient », a indiqué le ministre. Sidiki Kaba a poursuivi : « il était aussi un bon guide religieux. Il en avait la science et la conscience et un grand régulateur social », a résumé le chef de la diplomatie sénégalaise ». A sa suite, le maire de Pire, Serigne Mboup, a soutenu : « ce n’était pas seulement le plus illustre, c’était aussi le modèle par sa culture sa générosité et son humanisme. Il m’a enseigné l’engagement et le devoir de retour. Il aimait profondément son terroir ».
Plusieurs hommes politiques, religieux et de Lettres ont pris part à la cérémonie de dédicace. Pour Alioune Badara Beye, directeur général de la maison d’Edition Maguilen, El Hadj Moustapha Cissé « m’avait toujours fasciné par sa profondeur de réflexion et son ouverture légendaire ». Il souligne : « Son esprit fertile, habillé par une science profonde et une expérience avérée dans le domaine de la diplomatie et de la formation religieuse, reflétant une maîtrise innée des nuances et des rigueurs de la religion et de la diplomatie ».

Aly DIOUF


L’ancien maire de Sémé Samba Diop rallie l’Apr

Samba Diop, l’ex-maire de la commune de Sémé, a rallié l’Alliance pour la République (Apr), a-t-on appris d’un document de la cellule de communication du premier questeur à l’Assemblée nationale, Daouda Dia. Au cours d’une remise d’ambulances aux populations de Lobaly, Goumal, Nganguel Soulé, Soringho, il a promis de ne ménager aucun effort pour la réélection du président Macky Sall au premier tour de la présidentielle de février 2019.  

« Je suis venu, ce soir, avec mes compagnons du Pds pour rallier, aux côtés de Daouda Moussa Dia, l’Apr. A partir d’aujourd’hui, je travaille aux côtés de Daouda Dia. Il faut dire que ça fait longtemps que j’ai voulu travailler avec Daouda Dia, mais, c’est aujourd’hui que j’ai vu les conséquences de ce que je peux réaliser en travaillant avec Daouda Dia», a déclaré Samba Diop. Sur les raisons qui l’ont motivé, il a laissé entendre que le premier questeur « est honnête, logique, et travaille pour toutes la population de Kanel ». « Je suis très satisfait des réalisations du président notamment la route Ourossogui-Bakel. Je me suis bien préparé à travailler pour la réélection du Président Sall, dès le premier tour », a ajouté Samba Diop.

Daouda Dia s’est aussi félicité de ce ralliement de Samba Diop qui va mutualiser les forces de l’Apr dans le Fouta Toro, afin d'assurer la réélection du président Macky Sall, au premier tour de la présidentielle de février 2019. « C’est un réel plaisir de recevoir, aujourd’hui, l’ancien maire de Sémé, Samba Diop, avec tout le Pds. D’ailleurs, je viens d’informer le président de la République qui nous a félicités. Je suis fier et le président m’a demandé de communiquer parce que c’est important », a-t-il notamment indiqué. Daouda Dia a invité les populations de Kanel à se retrouver autour du président Sall. Avant d’ajouter : «le président Sall nous a facilités le travail dans le département, avec la mise en œuvre de toutes les demandes sociales, notamment les pistes de production, le désenclavement du département et deux ponts d’environ 12 milliards de FCfa avec une station de pompage sur le Djoulol qui permet une culture d’irrigation, de contre-saison dans l’objectif de développer la filière du riz et de légumes, l’électrification rurale, c’est pratiquement tout le Dandé maayo qui est déjà effectué ».

Souleymane Diam SY

 

Premier des potentiels futurs candidats à la prochaine élection présidentielle à faire une nouvelle offre politique aux Sénégalais, le Programme alternatif suxxali Senegaal ou Pass, Malick Gakou croit en son étoile en février 2019. Déjà, tout en participant aux manifestations de l’opposition contre le pouvoir, le Président du Grand parti a investi le terrain pour vendre son projet de société qui repose, selon lui, sur «un nouveau modèle économique portant sur le développement humain et le renforcement des bases de notre démocratie, de nos institutions et de notre organisation sociale». Le Soleil, qui a voulu en savoir plus sur Malick Gakou et le Pass, a ouvert ses colonnes à l’ex-sherpa du Président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse. Un entretien au cours duquel il a martelé ses convictions tout en allant en profondeur sur nombre de sujet sur le pourquoi du Grand parti, sa démission du Gouvernement, l’état du pouvoir et de l’opposition, la Présidentielle de 2019 etc.

Comment se porte le Grand parti ?
Le parti se porte très bien. Le bon fonctionnement d’un parti s’apprécie par le travail d’animation, de réflexion et de massification qui y est mené. Et à ce propos, nous avons toutes les raisons d’être satisfaits de la marche du Grand parti. Nos instances se réunissent régulièrement, en particulier le Secrétariat exécutif qui se penche sur toutes les questions liées à la situation du pays et qui rend compte à chaque fois du résultat de nos réflexions. Il en est ainsi des femmes, de la jeunesse du parti et des cadres. Ils tiennent tous de manière périodique leurs activités. En plus du fonctionnement régulier de ses instances, le Grand parti est aussi aux avant-postes de tous les combats que mène l’opposition contre l’injustice comme on l’a vu dans le dossier Khalifa Sall, pour la défense des libertés et le renforcement de notre démocratie. En ce qui me concerne, j’ai fini de faire le tour du pays et la Diaspora depuis plusieurs mois pour parachever l’implantation et la massification du parti. Des tournées qui ont déjà repris depuis ce samedi 12 mai 2018 avec le lancement officiel de ma précampagne à Mbour. Je profite de l’occasion pour remercier les populations de Mbour pour leur engagement et leur mobilisation à mes côtés pour le triomphe des valeurs et de la République. Le Grand parti fonctionne comme il se doit et se prépare activement pour l’échéance qui nous attend en 2019.
 
Le Grand parti est né suite à un désaccord avec la Direction de votre ancienne formation politique, l’Alliance des forces de progrès (Afp). Cette rupture vous a-t-elle fait oublier les progressistes ?
Cette page est définitivement tournée depuis qu’on nous a exclus de ce parti et encore plus depuis la création du Grand parti.  Mes camarades et moi n’avons pas pour habitude de regarder derrière nous. Mais, personne ne peut revendiquer ou incarner mieux que nous le progrès. Rien n’a pu nous détourner de la voie que nous nous étions choisie depuis le fameux appel du 16 juin, ni les honneurs ni les privilèges liés au pouvoir. Quand nous avons compris que notre alliance au sein de Benno Bokk Yaakar allait nous détourner de cette voie, j’ai préféré démissionner du Gouvernement pour garder ma liberté et mes convictions profondes.
 
Cela dit, je garde encore des amitiés au sein de cette formation que je ne renierai jamais. Car, pour moi, les divergences politiques qu’on peut avoir, aussi profondes soient-elles, n’ont rien à voir avec les relations humaines qui doivent les transcender.
 
Votre parti a récemment enregistré des défections. Comment expliquez-vous ces départs ?
Ces départs que vous mentionnez n’ont guère affecté la marche du parti. On n’a pas encore vu des militants à la base quitter le Grand parti. C’est cela qui aurait été inquiétant. Mais le fait que quelques individus décident, pour des intérêts strictement personnels, de répondre aux sirènes du pouvoir, n’a rien de grave pour le parti. Ils sont tout à fait libres de le faire et il vaut mieux d’ailleurs que notre parti se débarrasse de cette race de politiciens. Car, en définitive, ce qui est le plus important, ce sont tous ces responsables et militants pétris de valeurs et convaincus par l’idéal que nous poursuivons et qui restent attachés au Grand parti pour une conquête démocratique du pouvoir afin d’abréger les souffrances des Sénégalais.
 
Vous avez lancé le 11 avril dernier, le Programme Aternatif Suxxali Senegaal (Pass). Quels sont ses contours ?
Gackou Itw 1Les défis du Programme alternatif suxxali Senegaal  s’articulent autour de la construction d’un nouveau modèle économique portant sur le développement humain et le renforcement des bases de notre démocratie, de nos institutions et de notre organisation sociale. Le projet de société que nous proposons au peuple sénégalais affirme la priorité au respect des  droits fondamentaux du citoyen que sont les droits à une vie conforme à la dignité humaine, au travail, à une sécurité sociale, à la santé, au logement, à la sécurité, à l’épanouissement culturel et social,  à l’enseignement et  à un environnement sain. Les contours du Sénégal de demain que nous allons bâtir porteront les marques d’un Etat moderne qui  réalise des progrès indéniables dans les domaines de la connectivité, de la mobilité, de la souveraineté alimentaire, de l’industrialisation, de la sécurité, de la santé, de l’emploi, de la culture et des sports. Notre objectif ultime est de transformer notre pays en un havre de paix, de cohésion sociale et de bien-être.
 
En quoi le Pass est-il innovant ?
L’innovation réside dans le fait que le Pass va mettre l’homo-senegalensis au cœur de notre action politique. C’est dans ce sens que pour les femmes qui s’activent sans relâche afin de maintenir les maisons à flot, le Pass prévoit la création de la Banque des Femmes dotée d’un Fonds de 100 milliards de Fcfa leur ouvrant un accès plus facile au crédit et au financement de leurs activités productrices de revenus avec 0% d’intérêt.
 
En plus, dans le souci de régler le problème de l’état civil au Sénégal, nous prévoyons d’instituer une prime de 25.000 FCfa à la naissance de chaque enfant. Il y a aussi la réduction des prix des denrées de première nécessité, l’amélioration du système de Bourses Familiales  avec une extension des bénéficiaires avec l’institution du  « Revenu citoyen d’insertion sociale » d’un montant initial annuel de 120 0000 Fcfa, destiné à appuyer l’auto-entreprenariat pour les Jeunes âgés de 18 à 30 ans. Ce Revenu citoyen d’insertion sociale dont je parlais tant tôt prendra progressivement le relais des Bourses familiales : l’objectif sera d’accompagner chaque Sénégalais qui le désire, dans la création d’une activité génératrice de revenus. Sans oublier le relèvement de la bourse à 50.000 FCfa pour améliorer les conditions de vie des Etudiants.

Le Pass prévoit aussi la transition vers un Revenu minimum universel distribué dès la naissance, progressif avec l'âge, avec suppression pure et simple des allocations familiales, le lancement d’un vaste programme de construction de logements sociaux destiné à réduire la pression sur les agglomérations de Dakar, Pikine, Guédiawaye, Yembeul et Keur Massar en particulier.
 
Où allez-vous trouver ces fonds ?
En faisant bénéficier à notre pays les retombées d’une croissance inclusive portée par le secteur privé national. De même une exploitation judicieuse de nos ressources naturelles au bénéfice exclusif  du peuple sénégalais devrait permettre à notre pays d’assurer ses bases de création de richesses et de revenus à même de soutenir de manière durable la croissance économique. La réduction du train de vie de l’Etat et la moralisation de la vie publique sont les deux mamelles de notre stratégie de modernisation de l’Etat. En faisant en sorte qu’il y ait un gouvernement de 25 ministres au plus ; la suppression de toutes les Agences et leur refonte dans les ministères ; une Assemblée nationale de 100 députés ; la suppression du Hcct et du Cese; la limitation des mandats électifs ; le non cumul des mandats ; le règlement relatif au financement des partis politiques et j’en passe.
 
Vous insistez sur des secteurs comme l’agriculture et la santé qui occupent déjà une place importante dans le Pse. Quel plus comptez-vous apporter ?
Au Grand parti, nous sommes d’avis que le Sénégal ne peut se développer sans nos paysans qui agonisent sous le poids du Pse. C’est pourquoi nous allons avec le Pass procéder au lancement d’un vaste Programme national d’intensification de la production alimentaire avec plusieurs composantes : agricole, fruitière, horticole, pastorale et sylvicole. La politique agricole visera à instaurer une véritable agriculture moderne et inclusive et reposera sur l’expérience des domaines et fermes agricoles communautaires.  Les deux premières années du Pass seront marquées par la mise en œuvre de fortes politiques destinées à l’assainissement de la filière arachidière avec : l’augmentation de la subvention  des semences  et des engrais, la garantie du prix d’achat aux paysans, la protection de l’industrie de trituration de l’arachide avec, au besoin,  la mise en place de barrières à l’importation d’huiles raffinées, la formalisation d’une relation  commerciale forte entre les unités de trituration artisanale et la grande industrie de l’huilerie. Pour ce qui est de la Santé, nous prévoyons la couverture sanitaire sur tout le territoire national en affectant une part minimale de 15% du budget national aux soins de santé comme le recommande l’Oms. Le système de la Couverture maladie universelle fera l’objet d’une évaluation afin d’améliorer son mode opératoire et d’élargir le nombre de bénéficiaires qui sera de 0 à 12 ans entre autres.
 
Qu’en est-il du secteur industriel ?
De la même manière, notre politique industrielle mettra l’accent sur la transformation et la valorisation des matières premières et l’amélioration de la productivité des entreprises. Des mesures fortes seront prises à cet effet comme l’élaboration et la mise en œuvre d’un programme national de normalisation avec comme actions spécifiques la labellisation des produits locaux et le contrôle de conformité de la qualité aux normes internationales ; la promotion et la réhabilitation des sites industriels entre autres. Ces mesures seront confortées par une baisse de la fiscalité avec une réduction de l’impôt sur les sociétés qui sera favorable pour un accroissement de la productivité, de l’innovation et de la compétitivité de l’entreprise industrielle. Une Cellule nationale de veille commerciale et stratégique sera mise en place pour assurer la surveillance des sources d’approvisionnement, identifier les pratiques de dumping et engager les ripostes graduées permises par l’Omc afin d’assurer la protection de l’entreprise industrielle nationale.
 
Voulez-vous dire que le Plan Sénégal émergent (Pse) ne peut pas atteindre les ambitions fixées par le Gouvernement ?
Bien sûr que non. La meilleure manière de jauger un programme économique, c’est d’en mesurer ses résultats à travers l’Indice du développement humain des populations (Idh). A ce niveau, tous les indicateurs sociaux montrent à suffisance une nette accélération de la pauvreté et de la précarité au niveau de la majorité des populations. Personne ne peut développer le Sénégal à la place des Sénégalais et cela les théoriciens du Pse l’ont oublié. C’est pourquoi d’ailleurs l’essence même du Pse est portée par le capital étranger.
 
Vous avez été ministre dans le Gouvernement. Quelle est votre part de responsabilité dans le bilan de Macky Sall ?
D’abord, ma présence dans le Gouvernement a été relativement de courte durée. Car dès que je me suis aperçu que je ne partageais pas les orientations du Gouvernement, j’ai très vite rendu ma démission. Vous comprendrez sans doute que je ne puisse pas m’épancher sur ces désaccords. Seulement, au ministère des Sports que j’ai occupé dans un premier temps, l’ambition affichée par le Président Macky Sall était de porter le budget de 0,4 à 1% du budget national. Ce qui ne s’est jamais fait. Au ministère du Commerce aussi, il y a eu de profonds malentendus. D’où ma démission du Gouvernement. Je n’ai donc rien à revendiquer dans le bilan de l’actuel régime. C’est aux Sénégalais de l’apprécier après six ans de magistère du Président Macky Sall.
 
Avant d’appliquer le Pass, il faut au préalable gagner la Présidentielle. Un défi immense pour vous ?
Ce défi a beau être immense, nous avons la conviction que nous allons le relever. Car les Sénégalais sont fatigués et ne demandent qu’un programme alternatif pour les sortir de leurs difficultés quotidiennes. Ce que leur offre justement le Pass. Les Sénégalais fondent assurément beaucoup d’espoir sur notre action comme ils nous l’ont prouvé par leur accueil lors de notre tournée nationale. Il suffit maintenant de vulgariser partout le Pass pour être sûr que notre offre politique sera plébiscitée en février 2019. Ma conviction est que je battrai Macky Sall en 2019 grâce à ce programme alternatif que nous proposons aux Sénégalais.
 
Il faut aussi réunir des signatures pour le parrainage…
Je ne pense pas qu’on puisse parler d’ores et déjà de signatures à recueillir. On n’en est pas encore là. La loi a été certes votée à l’Assemblée nationale, mais dans les conditions que l’on sait et avec le rejet d’une bonne partie des Sénégalais comme en témoignent les manifestations enregistrées partout dans le pays le jour du vote. Je ne désespère pas donc que le Président Macky Sall aura la sagesse de ne pas la promulguer afin que nous puissions aller à la prochaine Présidentielle dans la sérénité.
 
Partagez-vous l’opinion de ceux qui pensent que le parrainage est une aubaine pour les grands partis ?
Non ! Le parrainage n’est une aubaine pour personne. Il est sûr que sa mise en œuvre posera d’énormes problèmes. Je me demande même comment on pourra authentifier autant de signatures dans un pays où nombre d’électeurs ne savent pas signer. Le parrainage n’est rien d’autre qu’une manœuvre de plus de la part du Président Macky Sall pour choisir lui-même ses adversaires. Il a voulu en éliminer certains en instrumentalisant la justice. Maintenant, c’est avec le parrainage qu’il veut finir le travail. S’il n’était mû que par le souci de rationnaliser les candidatures pour alléger le coût des élections, pourquoi est-il si hostile à l’institution d’un bulletin unique qui réglerait davantage cette question du coût tout en étant une garantie de transparence.
 
Vous avez participé aux Législatives sous la bannière de Mankoo taxawu Sénégal. Irez-vous à la présidentielle sous la même bannière ?
On n’en est pas encore à la question des alliances en direction de la Présidentielle. Le moment venu, on avisera. Mais, de toutes les façons, la coalition avait été mise en place dans le cadre des Législatives qui ne sont pas de la même nature que la Présidentielle. Mais, ce qui est sûr, c’est que même si nous n’irons pas à la Présidentielle sous cette bannière, nous nous entendrons entre acteurs pour discuter et arrêter la stratégie qui nous paraît la meilleure pour aller à cette échéance.
 
La tête de liste de cette coalition, Khalifa Sall a été condamné à cinq ans de prison. Cette condamnation amenuise sa chance de participer à la présidentielle. Positionnez-vous en plan B ?
Gackou Itw 3Je ne peux être un plan B. Je ne suis le plan B de personne ! Comment pouvez-vous penser que je puisse me positionner en plan B ? Khalifa Sall est mon grand-frère. Nous avons le même Adn socialiste. Nous étions des alliés dans Mankoo Taxawu Senegaal. En ce qui concerne maintenant la Présidentielle de 2019, chacun d’entre nous définira, en relation avec ses propres convictions, sa trajectoire. Mon plus grand souhait est qu’il sorte de prison le plus rapidement possible pour servir son pays. Du reste, ma candidature est irréversible conformément aux décisions des instances du Grand Parti et elle est devenue la candidature voulue et souhaitée par les Sénégalais pour le redressement de notre pays.
 
Votre candidature est-elle suspendue à la décision finale qui sera prise la justice sur le dossier du maire de Dakar ?
Encore une fois, ma candidature n’est pas en relation avec la situation que traverse l’honorable député-maire Khalifa Ababacar Sall pour qui je me bats de toutes mes forces pour obtenir la libération.
 
Pensez-vous pouvoir compter sur l’électorat du maire de Dakar ?
Chaque candidat à son électorat potentiel et je pense avoir la confiance de la majorité des Sénégalais pour gagner haut la main la Présidentielle de 2019. Je cherche à gagner la confiance du maximum de Sénégalais pour sortir vainqueur de la prochaine Présidentielle et mettre en œuvre le Pass qui, j’en suis sûr, pourra nous permettre de sortir notre pays des difficultés qu’il connaît.
 
Un haut responsable socialiste a récemment lancé un appel pour des retrouvailles de la famille socialiste. Vous sentez-vous concerné?
Ma conviction est qu’il doit y avoir absolument une alternative socialiste en 2019. Sous ce registre, je suis bien évidemment favorable à tout ce qui peut renforcer la famille socialiste et rendre possible cette alternative.
 
Vous êtes le premier parmi les candidats qui iront à la Présidentielle à avoir présenté  votre programme. Pourquoi ce choix ?
C’est parce que nous avons pensé qu’il était grand temps que nous parlions de ce qui est vraiment essentiel, c’est-à-dire le projet de société que nous proposons aux Sénégalais. D’autant que nous sommes à moins d’un an de l’échéance. Ensuite, il nous a paru utile de le partager avec l’ensemble des Sénégalais pour qu’ils se l’approprient. C’est d’ailleurs ce travail que nous poursuivrons tous les jours jusqu’en février 2019.
 
Votre démarche ne met-elle pas un frein à une éventuelle candidature unique de l’opposition ?
Mais non ! Notre démarche est celle que doit avoir tout candidat à une élection présidentielle. Elle n’a rien à voir avec une candidature unique ou non de l’opposition. Il se trouve aussi que nous comptons partager le Pass avec l’ensemble des composantes du pays, y compris les partis d’opposition qui travaillent à une alternative pour 2019. Et si nous arrivons à une convergence de vues autour du Pass, nous pourrons bien évidemment envisager de mutualiser nos forces pour y parvenir.
 
Pensez-vous qu’avec plusieurs candidatures, l’opposition pourrait faire face à Macky Sall ?
Je pense personnellement que la pluralité des candidatures est la meilleure formule pour l’opposition en 2019. C’est d’ailleurs ce qui a permis les deux alternances que nous avons eues en 2000 et en 2012. Il n’y a jamais eu de candidature unique de l’opposition, et il n’y en aura jamais ? Cela dit, nous devons nous entendre et passer un pacte qui consiste à ce que le candidat le mieux placé ait systématiquement le soutien du reste de l’opposition. C’est exactement ce qui s’était produit en 2012. Alors, pourquoi ne devrions-nous pas le reproduire en 2019 ?
 
Tout en déroulant vos activités, vous avez décidé d’adhérer au Front national de résistance. Qu’est ce qui explique cette stratégie ?
C’est parce que le Grand parti est partie prenante à toute organisation qui travaille au renforcement de notre système démocratique, à la préservation des libertés publiques et à la transparence du processus électoral et du scrutin en lui-même. A ce titre, il est tout à fait logique que le Grand Parti intègre ce front pour arrêter les dérives de l’actuel régime.
 
Lors des Législatives vous avez perdu dans votre fief à Guédiawaye. Cela ne vous affaiblit-il pas ?
Pas du tout ! Nous étions dans le cadre de Législatives qui n’ont rien à voir avec une Présidentielle. Et ma conviction est que Guédiawaye et plus largement la banlieue soutiendra très largement ma candidature à la prochaine présidentielle. C’est en tout cas, le ressenti que j’ai en parcourant tous les jours Guédiawaye et ses environs. Il y a comme un sentiment de fierté dans toute la banlieue de voir un de ses fils aspirer à la magistrature suprême. Et cela se traduira forcément dans les urnes en février prochain. Cela dit, les dernières Législatives ne peuvent même pas  constituer un bon baromètre, vu les conditions dans lesquelles elles ont eu lieu.
 
Le département de Guédiawaye est-il toujours une base affective pour vous ?
Plus que jamais ! Et la preuve en sera donnée en 2019. Ma candidature est d’abord celle de Guédiawaye et la banlieue. C’est ainsi que le perçoivent en tout cas les populations et je ne doute pas qu’elles le démontreront le moment venu.
 
Pourquoi avoir mis en place la Fondation Maternité Solidaire ?
Voilà justement une initiative qui participe de l’économie solidaire que vise le Pass. La perception que j’ai de la politique est que notre action doit contribuer de manière effective au bien-être de nos populations. Et c’est pour cette raison que bien avant qu’on envisage même notre candidature à la Présidentielle et avant l’élaboration du Pass, nous avons pensé avec des amis de divers horizons contribuer à juguler la mortalité maternelle, néo-natale et infanto-juvénile qui fait des ravages dans notre pays. Il s’y ajoute que j’en ai été moi-même victime pour n’avoir pas connu ma mère qui a perdu la vie en me mettant au monde. Vous comprendrez dès lors mon engagement pour cette cause ainsi que les actions que mène depuis sa création la Fondation pour venir à bout de ce fléau. Enfin, nous ne devons pas attendre en tant que politiques d’être aux affaires pour servir notre peuple.
 
Le Sénégal va jouer le mondial Russie 2018. En tant que produit des mouvements associatifs, Vice-président de la Fédération sénégalaise de football et ancien ministre des Sports, quelles sont les chances du Sénégal ?
Nos chances sont réelles. D’autant que nos Lions ont conscience de ce qui les attend au Mondial et de l’immense espoir que le peuple fonde sur leurs performances. Il faut juste qu’ils sentent tout le peuple derrière eux, comme ce fut le cas en 2002, pour réussir leur Mondial. J’exhorte ainsi tout le peuple sénégalais à faire corps avec eux pour que nous réussissions ce pari.

En ce qui me concerne, ils ont tout mon soutien. Les joueurs et leur entraîneur Aliou Cissé ainsi que leur staff le savent d’ailleurs puisque j’ai eu l’occasion de le leur manifester à plusieurs reprises.
 
On dit de vous le Sénégalais le plus Polonais parmi les Sénégalais. Que pensez-vous du match Sénégal – Pologne ? Qui supporterez-vous ?
Je ne sais pas si je suis le plus Polonais parmi les Sénégalais, cependant, je revendique une proximité absolue avec la Pologne où j’ai passé une partie de ma verte jeunesse. D’ailleurs, je remercie la Pologne et le peuple polonais pour avoir largement contribué à ma formation d’homme et d’économiste. J’ai vécu en Pologne pendant huit ans, auréolé de mon Master en Commerce international, mon Doctorat en Sciences économiques et ma spécialisation en politiques de développement. Je salue d’ailleurs l’excellence des relations entre les deux pays et je souhaite profondément leur élargissement et leur renforcement. A cet égard, les potentialités des relations bilatérales et mutuellement bénéfiques sont largement sous exploitées.

En ce qui concerne le match Sénégal – Pologne, je souhaite que le meilleur gagne, dans l’espoir que le Sénégal sera le meilleur.

Tout de même, cette rencontre Sénégal – Pologne est une vitrine à mettre en exergue pour le renforcement des liens d’amitié entre les deux peuples.

Propos recueillis par Babacar DIONE
et Yakham MBAYE

La réunification de toute la famille de l'Apr préoccupe Omar Top responsable politique à Keur Massar. Il a profité de l'ouverture d'une nouvelle permanence dans cette localité, dimanche, pour appeler à la mobilisation de tous les responsables en vue de travailler à la massification du parti en direction de la présidentielle prochaine.

Le responsable de l’Alliance pour la République, Omar Top, a procédé, avant-hier, à l’inauguration, à Keur Massar, d’une nouvelle permanence du parti dirigé » par Macky Sall.  Il a indiqué que l’ouverture de ce cadre a pour objectif d’offrir un cadre d'échanges aux responsables et militants de l'Apr, voire de la coalition, autour des questions qui interpellent la vie du parti ou de la coalition. Au cours de la cérémonie, Omar Top a expliqué que la réunification de toute la famille de l'Apr est indispensable dans une localité. "La commune de Keur Massar est la plus vaste et la plus peuplée du département de Pikine et il est important, pour le parti au pouvoir, de le gagner haut la main pour maximiser ses chances de remporter le scrutin présidentiel à venir, dès le premier tour", a soutenu Omar Top.

A l'en croire, c'est ce qui justifie l'ouverture de cette nouvelle permanence. Il a lancé un appel à tous les responsables de la coalition Bby de Keur Massar pour qu’ils s’approprient cette permanence et l’utilisent pour faciliter la réélection du candidat Macky Sall. "J'ai rencontré Moustapha Mbengue, maire de Keur Massar ainsi que les autres responsables du département et ils ont tous affiché une volonté ferme de se remobiliser et de faire bloc en direction de la prochaine présidentielle", a ajouté Omar Top.
 

Abdou DIOP

Le coordonnateur départemental de l’Alliance pour la République (Apr) de Fatick, a annoncé, samedi dernier, à Fimela, le lancement d’activités d’animation et de mobilisation du parti en direction de la présidentielle de 2019.

Mbagnick Ndiaye, ministre de l’Intégration africaine, a procédé, samedi dernier, au lancement d’une campagne d’animation et de mobilisation en direction de la présidentielle de février 2019, dans le département de Fatick.  C’était lors d’un meeting initié par les chauffeurs de Fimela unis derrière leur maire et conseiller économique, social et environnemental, Karim Faye. Mbagnick Ndiaye a félicité et encouragé les chauffeurs de Fimela derrière leur maire pour cette initiative grâce à laquelle, a-t-il indiqué, « l’animation politique du département de Fatick est entamée». Il a saisi l’occasion pour remercier l’ensemble des autorités politiques de la coalition locale de «Benno Bokk Yaakar».

Mbagnick Ndiaye a aussi invité les responsables locaux de l’Apr à l’unité pour le bonheur du parti dans l’arrondissement de Fimela. « Nous lançons un appel de manière fraternelle et solennelle à l’ensemble des responsables du département de Fatick pour permettre à Macky Sall, digne fils de notre région et du Sénégal, d’avoir un second mandat et avec un score de plus de 80% . Le Président Macky Sall qui a beaucoup fait pour la région et pour le Sénégal, mérite que nous lui apportions un soutien indéfectible et lui montrions que le Sine est debout », a dit Mbagnick Ndiaye. Dans cette dynamique unitaire, Mbagnick Ndiaye a invité le maire Karim Faye à fédérer tout le monde dont la jeune responsable apériste, Marème Babou autour du seul objectif qui vaille, la réélection, au premier tour, du Président Macky Sall, en février 2019. Karim Sène a, de son côté, manifesté toute sa joie pour cette marque de considération et de confiance des chauffeurs qui assurent les différentes dessertes depuis Fimela vers d’autres destinations comme Ndangane, Ndiosmone, Samba Dia Palmarin, entre autres.

Auparavant, le président du regroupement des chauffeurs de Fimela, Babacar Thiam, avait souhaité la bienvenue aux responsables politiques ainsi qu’à toutes les populations présentes à leur invitation. Il a ainsi réitéré l’engagement de ses collègues derrière le maire Karim Sène pour la réélection du Président Macky Sall. Le député Khady Ndiaye, le Dr Ousmane Niane, coordonnateur des cadres de l’Apr de l’arrondissement et le représentant des jeunes ont exprimé leur volonté et leur engagement à travailler ensemble derrière Karim Séne. La prochaine rencontre d’animation politique aura lieu à la fin du mois de juin à Loul Sésséne avec le maire Sidya Diouf qui a exprimé le désir d’organiser une vaste mobilisation.

Mohamadou Sagne    

 

Après l’avis du Conseil constitutionnel qui s’est déclaré incompétent pour invalider la loi sur le parrainage, le président du mouvement « And Ligeyal Senegaal », Amadou Tidiane Ly, estime qu’il est impératif que l’opposition accepte de dialoguer avec le chef de l’Etat sur les conditions d’application de cette loi.

« Par le parrainage, le Chef de l’Etat manifeste ainsi sa volonté inébranlable de rapprocher la démocratie sénégalaise aux standards internationaux à travers la Loi relative au parrainage», a déclaré Amadou Tidiane Ly, président du mouvement « And Liggeyal Senegaal » et responsable de l’Alliance pour la République dans le département de Matam. « Tous les pays européens, pour l’essentiel, à l’exception peut-être de la France, ont intégré le parrainage citoyen comme mode de sélection des candidats en amont », a-t-il fait remarquer, ajoutant que l’Etat a voulu rétablir l’équité dans la désignation des candidats. Il souligne que même si le Conseil constitutionnel s’est déclaré incompétent en réponse au recours en annulation introduit par l’opposition, le décret portant promulgation de la loi n’est pas encore signé par le président de la République. Il ajoute qu’il y a encore de « larges plages de discussion sur les modalités d’application si tant est que la loi est validée par nos institutions compétentes ». Ces plages permettront de trancher les questions liées au processus de validation des signatures, les doublons… C’est pour cette raison qu’il estime qu’il est impératif que l’opposition accepte de rencontrer le président autour de ces questions. « Dans l’application de cette loi, le dialogue et la concertation devront être systématiquement recherchés à la fois par le président de la République et par l’opposition sénégalaise », a dit M. Ly qui ajoute que son mouvement soutiendra de toutes ses forces un dialogue constructif. S’agissant de la collecte de signatures, il fait savoir que son mouvement se donne l’ambition de verser dans la corbeille présidentielle au moins 10.000 signatures réparties dans 7 régions.

Selon son président,  « And Liggeyal Senegaal » regroupe des cadres politiques et apolitiques issus des 14 régions du Sénégal et de la Diaspora. « Le mouvement est né de la volonté affirmée de beaucoup de Sénégalais de tous âges et de toutes catégories socioprofessionnelles qui se sont donnés la main pour faire un diagnostic socio-politique de notre pays et une analyse du contexte international en rapport avec la prochaine élection présidentielle du 24 février 2019 », a souligné M. Ly. « Ce diagnostic, conduit par des hommes et des femmes de Golle ko Law / And Liggeyal Senegaal, a permis d’identifier des atouts formidables pour notre pays et, celui qui nous a semblé le plus remarquable, est cette fierté d’être Sénégalais », a ajouté le président.

Contribution au programme présidentiel
Il estime que malgré les réalisations du Président Macky Sall, le pays est encore confronté à de véritables défis aussi nombreux que complexes. « Nous restons convaincus qu’ils seront relevés grâce au génie sénégalais mais aussi et surtout grâce à la vision portée par le Président Macky Sall », a martelé M. Ly qui prône une évaluation et une adaptation de la communication autour des réalisations du chef de l’Etat au contexte politique actuel. M. Ly dit avoir « la pleine conscience que le Président incarne le changement qualitatif et quantitatif au service de notre peuple ».  « C'est justement pour un Sénégal émergent que notre mouvement a décidé d’apporter son soutien au Président Macky Sall », a-t-il insisté. Il annonce des débats profonds pour apporter une Contribution significative à la prise en charge des nombreuses interrogations qui assaillent le pays. « C’est ce que nous appelons la contribution exceptionnelle au programme présidentiel (Cepp) qui sera une sorte de lien ombilical entre nous et notre candidat. Je n’oublie pas, et c’est très important, les programmes d’installation de nos cellules à travers le pays et l’animation politique », a souligné M. Ly. Pour lui, la présidentielle de 2019 se prépare aujourd'hui. « Des visites de proximité devraient constituer le rempart de notre démarche. D'autres stratégies seront utiles pour atteindre nos objectifs et elles font déjà l’objet d’une minutieuse réflexion », a promis M. Ly qui invite tous « les membres de son mouvement à se mobiliser davantage car le combat politique que nous engageons est noble parce qu'utile ». S’agissant du secteur de l’éducation, tout en réaffirmant sa reconnaissance au corps enseignant, M. Ly a estimé que cette couche doit aussi tenir compte des contraintes du pays. Il s’est réjoui du dénouement heureux de la crise et a félicité le Chef de l’Etat pour sa magnanimité qui s’est traduite par le réajustement substantiel de l’indemnité de logement des enseignants à 100.000 Fcfa.

Babacar DIONE

 

Les avocats de l’opposition ont indiqué que la bataille judiciaire visant à rétablir la légalité républicaine sera engagée, sans délai, devant les instances de la Cedeao, de l’Union africaine ainsi que celle des Nations-Unies. Ils ont fait cette sortie, en réaction à la décision rendue par le Conseil constitutionnel qui s’est déclaré incompétent sur la saisine des députés de l’opposition aux fins de statuer sur la constitutionnalité de la loi sur le parrainage et la violation du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Les conseils de l’opposition disent prendre acte de la décision des Sages, conformément à notre serment et aux règles de leur ordre, mais ils estiment, cependant, que les moyens invoqués à l’appui d’une telle décision n’emportent pas leur adhésion au regard du droit positif. «Nous entendons, à présent, user de toutes les voies de droit appropriées pour voir annuler la loi votée le 19 avril 2018, même si elle est promulguée par Monsieur le président de la République », ont-ils précisé.

Dans ce sens, «la bataille judiciaire visant à rétablir la légalité républicaine sera engagée sans délai devant les instances de la Cedeao, de l’Union africaine ainsi que celle des Nations-unies. En effet, aux termes de l’article 79 de la Constitution, les traités régulièrement ratifiés et approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des Lois sous réserve de réciprocité », ont-ils indiqué, dans un communiqué reçu à notre rédaction. «Le Sénégal a ainsi donné à ces organisations internationales les instruments juridiques qui leur permettront de statuer sur ce que beaucoup d’observateurs considèrent comme une violation  particulièrement grave des droits inaliénables de l’opposition démocratique à laquelle nos clients font partie intégrante », ont-ils complété.

Amadou DIOP

 

Le Sénégal et le Canada sont liés par une coopération dynamique qui tient toujours compte des priorités des deux pays. C’est pour cela que l’ambassadeur du Canada au Sénégal, Son Excellence Lise Filiatrault signale qu’aujourd’hui, ce partenariat évolue vers l’émergence. Une orientation qui sera, sans doute, rappelée au cours de la revue annuelle de la coopération prévue ce 15 mai.

Vous venez de célébrer votre fête du Canada et vous préparez la revue annuelle de coopération entre le Sénégal et votre pays, est-ce que vous pouvez nous faire le bilan des relations bilatérales entre les deux pays ?
Nous avons célébré 56 ans de relations bilatérales entre le Canada et le Sénégal. Mansour Elimane Kane, le ministre du Pétrole et de l’Energie a bien représenté le gouvernement sénégalais à cette occasion. Il faut dire que notre relation est fondée sur la coopération pour le développement. C’est le socle de notre relation dès le début, mais après 56 ans, au fur et à mesure que les priorités du Sénégal et celles du Canada évoluent, on est de plus en plus dans un accompagnement du Sénégal vers l’émergence. Et cette croissance économique que vit le Sénégal ouvre bien des opportunités de partenariat économique entre nos deux pays ainsi que des opportunités d’affaires. Il y a cette dimension commerciale qui est grandissante entre nos deux pays. Il y a aussi le fait qu’avec le développement du Sénégal, nos deux pays sont des partenaires sur la scène internationale. Nous partageons beaucoup de valeurs communes et cela nous permet de travailler sur la scène internationale, au sein de la Francophonie ou des Nations Unies pour faire valoir des points comme les droits humains, la démocratie, l’état de droit, la présence plus importante des femmes comme actrices dans le développement dans toutes les sphères de la société. C’est une dimension sur laquelle on travaille très concrètement. La coopération pour le développement continue d’être un aspect très important et c’est pourquoi on s’apprête à faire une revue annuelle qui est un processus que nous faisons pour prendre le pouls de nos réalisations.

La formation professionnelle a toujours été un domaine important dans les relations entre le Sénégal et le Canada, est-ce que vous continuez toujours à la mettre parmi les priorités ?

L’éducation continue d’être un secteur prioritaire dans nos domaines d’intervention au Sénégal. Nous sommes le plus important bailleur de fonds dans ce secteur. Mais je dois vous rappeler que depuis la dernière année, il y a un changement avec la décision prise par le Canada de mettre en œuvre une politique féministe d’aide internationale. C’était en juin 2017. Le Canada et le Sénégal ont toujours travaillé dans ce domaine, mais cette année, on a voulu s’assurer que les femmes sont au cœur de nos bénéficiaires en étant des actrices de la coopération. En éducation de base, 6 millions de manuels scolaires ont été distribués à travers tout le pays et ces manuels scolaires ont pris en compte les questions de genre pour s’assurer qu’on représentait les filles dans des rôles qui reflétaient bien leurs capacités et leurs compétences. Un des objectifs communs entre le ministère de l’Education et nous, c’était de s’assurer qu’il n’y ait plus de femmes dans les postes de direction et je peux dire qu’entre 2014 et 2017, il y a plus de 1000 femmes qui ont atteint des postes de responsabilité. Nous sommes d’ailleurs satisfaits de voir le ministre de l’Education nommer la première femme au poste de secrétaire général du département. Pour en revenir à la formation professionnelle, il faut dire que c’est un secteur très important et en pleine croissance.
On a plus d’une quinzaine de partenariats entre des lycées techniques au Sénégal et des collèges et lycées techniques au Canada. Ce partenariat est surtout orienté dans des secteurs qui répondent au besoin des différentes régions telles que les mines, l’agro-alimentaire. A travers ce partenariat, on forme des jeunes et des filles pour mieux répondre aux besoins de l’entreprise. Il s’agit de faire en sorte que ces jeunes puissent avoir des emplois productifs quand ils sortent de ces établissements. On travaille aussi avec des jeunes qui ne sont pas nécessairement scolarisés et l’on s’est basé sur un modèle qui existait déjà au Sénégal, c’est-à-dire les apprentis. On a formalisé un peu pour les encadrer et leur donner une meilleure certification. On parle aujourd’hui de quelque 2000 jeunes qui ont pu bénéficier de ces formations, avec bien évidemment des jeunes filles.
 
La revue annuelle de la coopération entre le Sénégal et le Canada est prévue ce 15 mai, quels vont être les points qui seront débattus ?

La revue annuelle vise, en effet, à faire le point sur les résultats de l’année écoulée. Egalement, elle permet de s’assurer qu’on est toujours bien aligné pour répondre aux priorités du Sénégal et qu’on fait place à l’innovation. Parce qu’il y a des enjeux qui sont spécifiques au Sénégal sur lesquels il faut s’attarder. J’en donnerai deux exemples avec le changement climatique qui affecte le Sénégal et bien d’autres pays. C’est important que la coopération ajuste ses priorités pour répondre à ces nouveaux besoins. Tout récemment, on a commencé une nouvelle initiative en Casamance pour mieux prédire la pluviométrie. On a mis à disposition des pluviomètres qui vont aider à développer des programmes de compensation pour les agriculteurs et agricultrices en fonction des saisons bonnes ou moins bonnes. L’autre exemple d’innovation, est qu’on travaille conjointement sur une initiative régionale à laquelle participe le Sénégal. Il s’agit de l’Institut africain des sciences mathématiques. Le Sénégal abrite l’un de ces centres disséminés un peu partout sur le continent et c’est un centre qui vise à former les jeunes à un plus haut niveau en sciences mathématiques pour répondre aux enjeux de l’heure. J’ai eu moi-même l’occasion de rencontrer des jeunes filles qui étudient des domaines comme la cyber-sécurité. On a même essayé de mettre en contact ces jeunes avec des entreprises qui sont très intéressées à disposer de cette expertise et de ce savoir-faire. On vérifie donc souvent pour voir que notre coopération évolue et répond constamment aux besoins du Sénégal.

Le Sénégal et le Canada partagent la grande famille de la Francophonie, comment entendez-vous renforcer les relations au sein de cette structure ?

La paix et la sécurité sont des domaines d’action de la Francophonie et à ce niveau, j’étais récemment avec le ministre des Forces armées du Sénégal et un représentant de l’Oif, plus précisément de l’Institut en formation et éducation de la Francophonie (Ifef) basé à Dakar. Ensemble, on ouvrait une formation pour les femmes policières ou cadres de 20 pays francophones. Quel meilleur exemple que je pourrai vous donner d’une collaboration où le Sénégal et le Canada travaillent pour s’assurer d’une part qu’on a plus de femmes dans des postes importants pour les opérations de paix dans les Nations Unies et d’autre part pour s’assurer qu’il y a des personnes bien formées en langue française dans les domaines des opérations de paix. Toujours dans le domaine de la Francophonie, on a récemment visité en compagnie de notre ministre de la coopération et de la Francophonie un lycée technique de Thiès.

Pourquoi cet intérêt sur les femmes jusqu’à vouloir mettre en place une politique féministe ?

Nous avons fait des consultations très vastes avant d’arrêter cette politique basée sur toutes ces consultations, y compris au Sénégal et dans les pays de la sous-région. Parce qu’on s’est rendu compte qu’investir dans l’égalité permettait de réduire la pauvreté et d’en arriver à un monde plus prospère, plus inclusif et plus juste. Ce n’est pas qu’on travaille exclusivement avec les femmes, mais c’est important de s’assurer que les femmes et les filles aient leur juste place et qu’elles puissent jouer leur rôle et connaître leurs droits. Parce que c’est gage de succès en termes de prospérité économique et social pour un pays.

Le combat contre le terrorisme reste un enjeu international et, actuellement, il y a un procès au Sénégal de présumés jihadistes, est-ce que le Canada partage le même point de vue que le Sénégal dans ce domaine ?

On travaille déjà dans des fora internationaux sur des enjeux relatifs aux thèmes de la paix et de la sécurité. On a aussi un programme de formation et de développement de capacités anti-terroristes dans la région du Sahel.
Au sein de la Francophonie, on œuvre pour s’assurer qu’on a des compétences en français pour appuyer les opérations de paix. Le Canada vient juste d’annoncer un appui opérationnel à la Munisma, en renforçant la capacité aérienne de cette mission des Nations Unies au Mali. On sait que le Sénégal est un grand contributeur de troupes au Mali. C’est donc un autre axe de notre coopération dans le domaine de la paix et la sécurité.

Le Sénégal s’apprête à organiser la 4ème édition du forum économique à Montréal, quelles sont, selon vous les opportunités d’affaires que le Sénégal peut tirer au Canada ?

Il faudra attendre que la mission envoyée soit de retour pour voir quelles sont les perspectives à explorer. C’est un forum économique qui est organisé par l’ambassade du Sénégal au Canada et il y aura une forte délégation sénégalaise qui y sera. On a travaillé en étroite collaboration avec le gouvernement sénégalais pour discuter des investissements possibles, des opportunités d’affaires. Il faut rappeler qu’ici au Sénégal, nous avons un bureau du Québec et Montréal c’est au Québec. C’est aussi une collaboration avec cette province pour faire en sorte que le Sénégal soit mieux connu comme une destination d’affaires pour nos entreprises. Il est clair que nous avons déjà nos entreprises présentes ici. Le Canada est bien connu dans le domaine des ressources naturelles. On a beaucoup d’entreprises minières, mais le Canada a une grande expertise en pétrole et gaz.

Est-ce que dans un secteur comme le tourisme, le Canada ou les Canadiens sont intéressés par la destination Sénégal ?

Je pense que dans ce secteur, il y a encore un travail à faire. Mais le Sénégal est une destination qui gagne à être davantage connue par les Canadiens et les Canadiennes. Par contre, c’est une destination très prisée de beaucoup de nos programmes de coopérations volontaires et cela c’est une façon de faire connaître le pays. On accueille beaucoup de jeunes et de moins jeunes qui viennent connaitre le Sénégal à travers des programmes de coopération.

Propos recueillis par Maguette NDONG

 

Le président de la République, Macky Sall, a reçu, hier, le sous-directeur du département  Afrique du Fmi. La croissance a, aujourd’hui,  un impact positif sur l’économie sénégalaise et le Fmi a formulé des recommandations pour la poursuite du programme.

Une société Italienne s’intéresse à l’exploitation
du pétrole

La société Italienne pour le pétrole s’intéresse à l’exploitation des ressources naturelles au Sénégal. Reçus hier par le chef de l’Etat, les responsables de la société ont salué la transparence qui accompagne l’exploitation et l’environnement des affaires. Ils souhaitent participer à la transformation du potentiel sénégalais et envisagent aussi d’investir dans les énergies renouvelables. 


Le Chef de l’Etat offre 50 millions de FCfa à la Lisca

Le président de la République a offert 50 millions de FCfa à la Ligue sénégalaise contre le cancer qui organise un téléthon sur les antennes de la Rts. Le chef de l’Etat a également lancé un appel aux membres du gouvernement et à toutes les bonnes volontés pour la prise en charge de plus de 250 malades du cancer en attente de traitement.

Le chanteur Pape Diouf salue la réalisation du Ter

Le président de la République a également reçu l’artiste chanteur Pape Diouf. Le leader de la Génération consciente a chanté le Ter, un projet que l’enfant de la banlieue salue pour son importance. La culture sénégalaise a aussi été au cœur de leurs échanges avec notamment les grands événements en perspectives  de Pape Diouf.

 

Le président de la République, Macky Sall, a ouvert, hier, à Dakar, les pourparlers entre les parties prenantes du conflit libyen. Ce cadre offert par le chef de l’Etat à la demande du président Sassou Nguésso du Congo, médiateur de l’Union africaine pour la Libye, donne aux différentes composantes du conflit d’échanger directement sur les voies et moyens de trouver une solution.

Réunir les frères ennemis libyens sur un terrain neutre pour favoriser un dialogue direct sans rancune, tel était l’objectif de la Fondation Brazzaville encouragée dans sa démarche par le médiateur de l’Union africaine, Denis Sassou Nguesso, et le Président Macky Sall. L’exercice a été rude, les pressions nombreuses et les tentatives d’intimidation accrues mais le pari est tenu.
Plus d’une vingtaine de représentants des parties en conflit se réunissent à Dakar depuis hier dans une ambiance cordiale pour décider librement des voies et des moyens à adopter afin que la paix puisse revenir définitivement en Libye. A l’ouverture de la rencontre de Dakar, le Président de la République, Macky Sall, a fait appel aux cœurs et à la raison des participants, rappelant les liens fort qui unissent le Sénégal à la Libye. «Nous sommes unis par notre appartenance commune à l’Afrique, par la foi, en tant que frères et sœurs en Islam et parce que nous formons une seule et même Oummah», a affirmé le Président Macky Sall.

Selon lui, la rencontre inter-libyen de Dakar n’est pas une médiation en tant que telle mais elle se veut juste un cadre de concertation et de dialogue qui pourrait contribuer à favoriser le retour de la paix en Libye. Comme pour renvoyer les libyens à leur responsabilité, Macky Sall a rappelé à ses hôtes : «cette rencontre est la vôtre, en toute liberté. Vous en êtes les seuls acteurs et les seuls maîtres». Pour inciter davantage ses hôtes libyens à un dialogue franc à cœur ouvert, le Président Macky Sall a dit la nostalgie de l’Afrique toute entière d’une Libye paisible, stable, réconciliée avec elle-même et unie ; une Libye forte de tout son potentiel, pour reprendre pleinement sa place en Afrique.

Moustapha Niasse, président de l’assemblée nationale

«Chaque musulman a la responsabilité
d’œuvrer pour la paix»

Abondant dans le même sens, le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, a, lui aussi, adressé un message émouvant aux leaders libyens faisant appel aux textes coraniques pour rappeler la responsabilité de chaque musulman d’œuvrer pour la paix dans son peuple et envers son prochain. Diplomate chevronné et médiateur expérimenté, le président Moustapha Niasse a été choisi comme modérateur pour encadrer le dialogue inter-libyen, assisté par le ministre des Affaires étrangères, Me Sidiki Kaba.
«Les nations et les peuples évoluent dans un monde qui est marqué, à des périodes données, par des évènements et des phénomènes qui relèvent du destin et que l’homme, par son génie assume, avec conscience et détermination, faisant ainsi face et trouvant, dans le dialogue et dans la concertation, les solutions les plus convenables », a rappelé Moustapha Niasse. Insistant sur la nécessité, pour les libyens, de parler sans intermédiaire, le président de l’Assemblée nationale à dit l’importance de la place que « la Libye occupe dans nos cœurs ».

Jean-yves Ollivier, président de la fondation Brazzaville

«Mettre de côté les différends intérieurs»

Auparavant, Jean-Yves Ollivier, président de la Fondation Brazzaville et initiateur de la rencontre de Dakar, a rappelé aux hôtes libyens le dénominateur commun de leur présence en terre sénégalaise qui n’est autre que l’avenir de la Libye qui leur appartient. « Pensez à vos enfants. Pendant ces trois jours d’échanges, mettez de côté vos différends intérieurs pour définir ensemble l’avenir que vous souhaitez entre vous. Certains d’entre vous, sans doute une majorité, souhaitent obtenir justice pour le mal que d’autres concitoyens libyens vous ont causé, peut-être êtes-vous assis à côté de la personne que vous tenez directement ou indirectement pour responsable de ce mal durant cette rencontre, cessez de vous considérer comme ennemis», a affirmé Jean-Yves Ollivier. Le président de la Fondation a invité ses hôtes à se pencher entièrement sur le rétablissement de la stabilité en Libye. Le président de la fondation a rappelé le but de sa structure dans cette rencontre. Jean-Yves Olliviers a rappelé que la Fondation Brazzaville ne sera point un intermédiaire dans le processus de paix, mais elle peut être présente si les acteurs en expriment le besoin pour faciliter les échanges.
Les messages des différents orateurs ont été bien entendus puisqu’au sortir de la cérémonie d’ouverture, les parties libyennes se sont concertées librement pour définir les modules d’échanges et leur temps de parole.

Par Ousmane Noël MBAYE

 

Le président du Grand parti, El Hadji Malick  Gakou, a lancé officiellement, samedi à Mbour, sa précampagne électorale de la prochaine élection présidentielle prévue le 24 février 2019.

D’après lui, le choix de la commune de Mbour pour lancer sa précampagne électorale s’explique par le fait que la capitale de la Petite Côte est une ville symbole, une ville lumière, une ville historique qui a toujours joué sa partition dans le développement économique et social du Sénégal.

Le tourisme et la pêche sont deux mamelles qui constituent le socle du développement de Mbour, a, affirmé, samedi, le président du ‘’Grand parti’’, El Hadji Malick Gackou. ‘’Mbour ne peut pas se développer sans deux mamelles qui constituent le socle de son développement. Il s’agit de la pêche et du tourisme qui vont très mal aujourd’hui’’, a dit M. Gackou, lors d’un meeting politique de son parti au quartier Diamaguène 2 de la commune de Mbour. C’est pour mettre un terme à une telle situation, ajoute-t-il, que dans le Plan alternative suxali Sénégal (Pass), un « accent particulier » est mis sur le développement de la ville de Mbour, à travers le développement de la pêche et du tourisme. « Dans l’articulation du Pass, le Gp consacre une partie extrêmement importante au développement de la pêche et du tourisme au Sénégal, en mettant en exergue les potentialités de ce département ô combien important pour l’avenir de notre pays », a indiqué le président du Gp.

« A la place d’un meeting politique, d’une assemblée générale du Gp, nous avons préféré venir ici à Mbour, pour le démarrage de notre précampagne électorale, en perspective de l’élection présidentielle de 2019 », a déclaré El Hadji Malick Gakou, devant des militants de son parti venus des départements de Tivaouane et de Thiès, afin de se joindre à ceux de Mbour. « Nous ferons tout pour que Mbour, cette ville lumière, cette ville de développement, exploite toutes ses potentialités dont les retombées d’une croissance inclusive permettront à la population du département d’avoir les bases d’un développement économique et social et d’un bien-être social des populations », a promis Gackou.

Amath Sigui NDIAYE

 

L’ancien Président du Nigéria, Olusegun Obasanjo, a appelé, mercredi à Rabat, les Think Tank africains à jouer un vrai rôle de conseil chez les décideurs politiques. Olusegun Obasanjo intervenait à la deuxième édition de l’Africa Think Tank Summit ou Sommet des think tanks africains ouverte ce mercredi à Rabat, au Maroc.  

La deuxième édition du Africa Think Tank Summit ou Sommet des think tanks africains, s’est ouverte mercredi à Rabat, dans la capitale marocaine. Organisée par l’Ocp Policy center et l’Université de Pennsylvanie, cette édition a comme thème « Approfondir l’expertise et renforcer la durabilité : les défis contemporains des Think tanks africains». Intervenant phare de l’événement, l’ancien Président du Nigéria, Olusegun Obasanjo, a appelé les think tank africains, à jouer un grand rôle dans la résolution des questions politiques et économiques du continent. Selon lui, les think tank doivent accompagner les hommes politiques dans la formulation et l’implémentation de certaines décisions. Mais d’après lui, les think tank africains doivent relever le défi de l’indépendance, de la crédibilité, et de la qualité pour être des boîtes à idées au service des hommes politiques. Il a avoué avoir fait appel à des Think tank pour prendre certaines décisions quand il était Président du Nigéria. Dépendant du groupe Office chérifien des phosphates (Ocp), l’Ocp Policy center est  un Think tank marocain fondé en 2014 à Rabat. Avec, à la tête, Karim El Aynaoui, cette plateforme de réflexion et d’expertise est forte de 39 chercheurs associés, du Nord comme du Sud, et qui se veut ouverte sur le monde et en quête d’analyses fondées sur les faits. Il a pour mission le partage des connaissances et la contribution à une réflexion enrichie sur les questions économiques et les relations internationales. À travers une perspective du Sud sur les grands enjeux des pays en développement et émergents, l'Ocp policy center veut offrir une réelle valeur ajoutée. Il vise à contribuer significativement à la prise de décision stratégique à travers ses quatre programmes de recherche: agriculture, environnement et sécurité alimentaire ; économie et développement social ; économie des matières premières et finance ; géopolitique et relations internationales.

Avec 100 participants venus de 20 pays et  avec 40 think tanks représentés, la rencontre a vu la participation, côté sénégalais, le Conseil pour le développement des sciences sociales en Afrique (Codesria).

Oumar Ndiaye, envoyé spécial

 

La directrice exécutive du Comité national de lutte contre le Sida, Dr Safiétou Thiam, qui dirige aussi le mouvement citoyen dénommé « présence citoyenne » à Thiès, a fêté le premier anniversaire de sa structure politique dans la cité du rail.

Dr Safiétou Thiam a souligné que l’objectif majeur de son mouvement est la réélection du président Macky Sall en février 2019. Elle a dit s’inscrire dans des actions concrètes et utiles  au profit des populations pour atteindre ce but. «  C’est la raison pour laquelle, nous avons choisi d’organiser une journée de consultations gratuites durant laquelle nous offrons des médicaments aux patients et sensibilisons  sur les dépistages précoces, contre le paludisme, la tuberculose », a-t-elle confié.

Pour Dr Safiétou Thiam,  travailler  pour le président de la République rime  avec un soutien  constant dans la matérialisation des politiques qu’il a définies pour le développement du pays. « Pour un jeune mouvement politique comme le nôtre, nous avons choisi de nous éloigner des actions festives pour marquer notre premier anniversaire », a-t-elle précisé. A preuve, le mouvement « présence  citoyenne » comme stipulé  par son nom est à sa troisième consultations médicales gratuites depuis sa création. «  Nous avons organisé des journées d’investissement  humain pour nettoyer notre quartier et appuyer des organisations de femmes dans leurs activités génératrices de revenus, mais aussi accompagner des jeunes pour l’obtention de permis de conduire des poids lourds pour leur offrir  la  chance  de trouver de l’emploi », a ajouté Dr SafiétéuThiam. Ainsi, par le biais de ce travail méthodique, elle entend mobiliser ses partisans à participer activement à la réélection du président Macky Sall.

Mbaye BA

L’Alliance des ruraux pour l’émergence du Sénégal (Are-Sénégal) va battre campagne pour la réélection de Macky Sall. Son leader, Aly Lô, promet de mobiliser plus de 500 000 électeurs issus principalement de l’opposition et du monde rural pour renforcer l’électorat du leader de l’Alliance pour la République.

Aly Lô, leader du mouvement Alliance des ruraux pour l’émergence du Sénégal (Are-Sénégal) a déclaré que la mise en œuvre du plan d’actions de son mouvement produira un fichier concret de plus de 500.000 électeurs qui vont s’ajouter à l’électorat naturel du président Macky Sall. Il s’exprimait lors de l’atelier d’échanges sur le plan d’actions pour la réélection du président Macky Sall, dès le 1er tour de l’élection présidentielle de 2019. Plusieurs personnalités de la mouvance présidentielle dont Cheikh Kanté, ministre en charge du Suivi du Plan Sénégal émergent (Pse), Aymerou Gningue, président du groupe parlementaire “Bennoo Bokk Yaakaar”, d’anciens maires, ont participé à cet atelier.
Justifiant le cap qu’il s’est fixé, Aly Lô a rappelé les atouts politiques d’Are Sénégal. « Nos cibles, l’opposition, les intellectuels apolitiques, les démobilisés des autres partis constituent un électorat qui, à défaut d’être mobilisé par Are, tomberait dans l’escarcelle des autres candidats », a-t-il souligné. Aly Lô a ajouté : « Le maillage national et sa structuration organisationnelle d’Are Sénégal en font un levier électoral stratégique et opérationnel ».

Selon Aly Lô, l’Alliance des ruraux pour l’émergence du Sénégal (Are-Sénégal) compte jouer un rôle central au sein de la plateforme de l’émergence regroupant l’ensemble des mouvements de soutien sous la coordination du ministre, Cheikh Kanté. Il a rappelé que depuis sa création en 2012, Are-Sénégal a toujours compté sur l’appui et l’accompagnement du ministre Cheikh Kanté pour la mise en œuvre de ses activités. Le leader d’Are Sénégal a indiqué que sa structure va également miser sur le bilan du chef de l’Etat pour atteindre ses objectifs. « La pertinence de ses politiques sociales à savoir la Couverture maladie universelle (Cmu), les bourses familiales, la gratuité des soins pour les enfants de 0 à 05 ans, entre autres, etc., l’impact positif du Pudc par rapport à la satisfaction des services sociaux de base et la réduction drastique de la pauvreté par la réussite des politiques agricoles, ont contribué sous l’égide du Plan Sénégal émergent (Pse), à cultiver un important sentiment de sympathie des populations surtout rurales à la personne du président Macky Sall », a-t-il souligné. « Cette opportunité doit être encadrée et organisée afin d’être traduite en force électorale par les structures politiques qui œuvrent pour la réélection du président Macky Sall, dès le 1er tour », a-t-il ajouté, rappelant que cette mission d’organisation, d’encadrement et de coordination des mouvements de soutien, le résident Sall l’a confiée au ministre Cheikh Kanté, ministre chargé du Pse.

Babacar DIONE

 

Il est surnommé le médiateur de l’ombre pour les grandes causes. Le président de la Fondation Brazzaville est également à l’origine des retrouvailles historiques entre Frédéric Deklerk et Nelson Mandela, qui ont conduit à la libération de ce dernier après plus de 20 ans de prison, sous le régime de l’Apartheid. Jean-Yves Ollivier récidive pour une Libye unifiée qu’il appelle de tous ses vœux. Son action, dit-il, est libre et bénévole.

 « La rencontre de Dakar a permis aux leaders libyens d’avoir des discussions franches et positives sur des sujets qu’ils ont eux-mêmes choisis. Le principe de cette première rencontre était de provoquer un échange direct afin que nos frères libyens puissent se projeter, tous ensemble, vers l’avenir, en faisant table rase du passé qui peut être source de division. Tous ceux qui étaient à Dakar, durant ces trois jours, ont eu à souffrir ».

Dakar, un choix
subtil justifié

« Dakar, terre africaine d’hospitalité, proche de la Libye, dans un pays musulman, politiquement stable, et jusqu’ici neutre sur la question libyenne est également un exemple de démocratie doté de grands hommes d’Etat chevronnés. Choix ne pouvait être plus judicieux pour encourager la réconciliation et l’entente entre les peuples libyens. Le Sénégal était le choix le plus subtil pour abriter cette rencontre. Autres symboles importants dans cette rencontre, c’est le choix du jour de vendredi qui est un jour important pour la communauté musulmane et par ailleurs dernier vendredi avant le saint mois de Ramadan. Ce n’est pas un hasard. Que de liens naturels directs ou indirects, suffisants entre la Libye et le Sénégal pour expliquer le choix de Dakar et le rôle du Sénégal dans cette rencontre de bonnes volontés. Les valeurs de l’Islam que sont la paix, le pardon et la solidarité ont beaucoup prévalu ici. Je souhaite simplement qu’au sortir de cette rencontre, la grande conférence onusienne qui aura lieu prochainement puisse se tenir avec des points de convergence importants de part et d’autre, tirés de la rencontre inédite de Dakar ».

Nécessité
de réunir les libyens

« Personnellement, je me suis beaucoup intéressé à l’évolution du problème libyen, d’abord parce que je fréquente ce pays depuis la fin des années soixante. J’ai eu l’occasion de rencontrer, pour la première fois, le Colonel Khadafi, fraîchement arrivé au pouvoir en ces temps-là. Nous avons eu ensuite plusieurs occasions de nous retrouver. Ensuite, de façon très discrète, je suis également intervenu dans les négociations dans l’affaire de l’attentat du DC10. C’était pour moi une occasion supplémentaire de me rendre à plusieurs reprises en Libye sous embargo. Il y a aussi que je suis très attaché à l’Afrique puisqu’ayant mes racines dans le continent (Ndlr Jean Yves Olivier est d’origine algérienne). Je pense donc et j’agis en Africain. Je ne suis pas insensible à l’intérêt qu’a porté le Colonel Khadafi au continent, à son combat panafricain. Il a essayé, dans une façon assez positive, de réunifier et de calmer les enjeux. Sauf pour les hommes d’affaires et les politiciens véreux qui veulent justifier leurs actions passées, il est évident que la situation actuelle de la Libye n’est nullement à son avantage ni à celui de son peuple. Après l’écart de facto de l’Union africaine sur laquelle je compte beaucoup dans la médiation libyenne, par certaines puissances, il fallait évidemment prendre nos responsabilités, c’est ainsi que j’ai entamé une initiative indépendante ».

Belhaj et Salem, forces vives
de la réconciliation libyenne

« La démarche a été entreprise, il y a environ un an et demi, avec mes accès dans les deux extrêmes. Il y a les Pro-Khadafi, dits les gens de février donc le camp de Bechir SALEM, et de l’autre côté celui du plus célèbre opposant de Khadafi, Abdelhakim Belhaj. Je les ai convaincus chacun, un a un de se retrouver pour discuter en faisant valoir la réalité qu’ils sont tous des patriotes libyens. C’est une raison suffisante. Mon objectif était de faire sentir à eux tous, le besoin de se convaincre, eux-mêmes, de l’intérêt de cette rencontre inter-libyens. Une première rencontre à Istanbul entre Béchir Salem et Abdelhakim Belhaj en septembre 2017 et celle-ci malgré les pressions et les menaces de part et d’autre. Ils ont pris sur eux d’accepter de se retrouver sous la responsabilité d’une personne de confiance neutre, dans l’intérêt de la Libye. A l’issue de cette rencontre d’Istambul, Béchir et Belhaj sont allés eux-mêmes prêcher la bonne parole pour convaincre ceux qui pouvaient l’être de la nécessité de se retrouver à Dakar entre libyens pour échanger en profondeur sur l’avenir de leur pays. Dès lors, sur le conseil des uns et des autres, nous avons essayé d’inviter toutes les parties en faisant bien évidement une sélection de représentativité des différentes tribus. Les Touaregs sont venus, les Toubous, les représentants de Misrata, d’Haftar, la société civile et la grande masse plutôt proche des mouvements de février et de septembre. En somme, plus d’une vingtaine de personnes ont fait le déplacement à Dakar, représentatives de toutes les tribus ».

O. N. MBAYE

 

Le Chef de l’Etat, Macky Sall, a pris part, avant-hier, à Freetown, à la cérémonie d’investiture du président sierra-léonais, Julius Mada Bio. Macky Sall en a profité pour annoncer le renforcement des relations bilatérales avec la Sierra Léone.

Le président de la République, Macky Sall, a pris part, avant-hier, à l’investiture du président élu sierra léonais, Julius Mada Bio. L’investiture s’est déroulée au National stadium de Freetown, en présence de plusieurs autres chefs d’Etat dont le libérien Georges Weah, le togolais Faure Gnassingbé Eyadema et le vice-président ivoirien, Daniel Kablan Duncan.

Le Président Macky Sall a eu droit à un accueil chaleureux à Freetown. Julius Mada Bio a réservé sa première sortie au Sénégal le 10 avril dernier. Il s’est aussi rendu chez Macky Sall à deux reprises avant son élection. « C’est donc un honneur, souligne le chef de l’Etat, de venir prendre part à cette investiture ». Le Sénégal et la Sierra Léone partagent plusieurs réalités. On retrouve, plus ou moins, les mêmes peuples dans les deux pays qui appartiennent tous à la Cedeao et Dakar est à une heure de vol de Freetown. Nous sommes voisins en réalité. Nous avons beaucoup à apporter et à recevoir les uns des autres, a dit le Président Macky Sall qui a promis de renforcer les relations bilatérales avec le Sierra Léone.

La Sierra Léone a connu quelques heures sombres de son histoire politique. Le pays est dans une transition démocratique. Julius Mada Bio a remplacé, à la tête du Sierra Léone, Ernest Bai Koroma, élu à la suite d’élections libres, démocratiques et transparentes. D’ailleurs, le Président Sall a rendu un vibrant hommage à Ernest Bai Koroma pour avoir organisé des élections libres, démocratiques et transparentes et d’avoir bien assuré la passation du pouvoir.
Julius Maada Bio, candidat du principal parti de l’opposition en Sierra Leone, a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle, retrouvant ainsi le pouvoir, 22 ans après l’avoir brièvement exercé, suite à un coup d’État. C’est un ancien militaire de 53 ans. Il a remporté les élections au second tour du scrutin qui a eu lieu le 31 mars avec 51,81% des voix, contre 48,19% pour le candidat du parti au pouvoir, Samura Kamara. Il avait renversé la junte du capitaine Valentine Strasser (1992-1996), dont il était le numéro deux. Bio avait finalement rendu le pouvoir au président civil élu, Ahmad Tejan Kabbah, en 1996.

Aly DIOUF

 

Les pourparlers inter-libyens ont pris fin hier. Les échanges ont été sanctionnés par une déclaration finale qui, adoptée par les parties prenantes, définit les fondements d’un Etat de droit doté d’une Constitution.

La première rencontre inter-libyenne de Dakar s’est achevée hier au Cicad de Diamniadio, sur une note de succès inédite. Au terme de trois jours de discussions franches et parfois houleuses, les dirigeants libyens, venus se concerter à Dakar, ont acté un document officiel pour refuser l’ingérence étrangère sous toutes ses formes dans les affaires de leur pays. Ils souhaitent inciter l’Union africaine à faire davantage d’efforts pour favoriser la réconciliation nationale entre les différentes parties libyennes afin de garantir la stabilité politique du pays. Dans un communique conjoint adopté en présence du président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, du ministre des Affaire étrangère, Sidiki Kaba, et du président de la Fondation Brazzaville, Jean-Yves Olliviers, les personnalités libyennes ont appelé à préserver l’indépendance, la souveraineté, l’unité et la stabilité de la Libye. Elles appellent à la construction d’un Etat libyen civil et fort qui garantira les droits de tous les citoyens, notamment à travers la garantie des conditions de l’accélération de la tenue d’un referendum en vue d’acter un projet de constitution. La demande a été faite également pour la mise en place d’une commission nationale de réconciliation inclusive et la libération de tous les prisonniers politiques et d’opinion et l’octroi d’une liberté totale a tous ceux qui font l’objet de restrictions qui entravent leur liberté et leur activité politique.

«C’est un chemin d’espoir historique, car nous sommes résolument sur le chemin de la stabilité et de la paix en Libye », a affirmé le ministre des Affaires étrangères en prononçant le discours de clôture de la rencontre inter-libyenne de Dakar. « Cela ouvre la voie à des négociations certainement fructueuses qui baliserons les voix d’une paix définitive en Libye. Nous avons tous hâte de voir le grand retour de la Libye stable sur la scène africaine et internationale et dans le concert les Nations », a ajouté le chef de la diplomatie sénégalaise. Sidiki Kaba a souligné que le Sénégal est toujours disposé à recevoir les personnalités libyennes pour de nouvelles discussions à Dakar, à la date qu’ils conviendront, « afin de parachever l’accord historique du 13 mai 2018. Le Sénégal ne ménagera aucun effort pour accompagner les efforts de l’Ua et des Nations Unies pour une paix solide et durable en Libye ».

Ousmane Noel MBAYE

 

La rencontre prévue pour le démarrage de la vente des cartes du Parti démocratique sénégalais s’est déroulée dans une atmosphère de confusion et de cacophonie indescriptible. La délégation conduite par Omar Sarr et Me Madické Niang, entre autres, est repartie sans avoir  communiqué avec les militants et sympathisants venus en masse. Face à la presse, Dr Lamine Fall, membre du comité directeur et coordonnateur du comité électoral du Pds dans le département de Mbacké, organisateur de la rencontre, est revenu sur les raisons de ce fiasco. « La délégation a sa feuille de route, mais nous avons décidé personnellement  de ne pas y participer. La délégation devait assister à ce grand rassemblement qui devait débuter à 17 heures et il est presque 21 heures. La délégation est reparti »,  a déploré Lamine Fall. « Cette situation lié aux agissements de certaines personnes qui ne sont pas assez représentatives », a-t-il ajouté.

Le Secrétariat exécutif national du Grand parti, (Sen/Gp), s’insurge contre «l’incompétence récurrente du Conseil constitutionnel», statuant sur le projet de loi relatif au parrainage. Le Sen/Gp appelle, de toutes ses forces, à la mise en place d’une Cour constitutionnelle souveraine, conformément aux recommandations des Assises nationales et de la Commission nationale de réforme des institutions (Cnri).

Le Sen/Gp exhorte l’opposition à renforcer son unité d’actions, à mener le combat sur le terrain et à l’international afin d’amorcer les luttes démocratiques idoines pour garantir à notre pays les gages d’un développement harmonieux, la sauvegarde de la République et la défense des intérêts supérieurs de la Nation. Rappelons que Le Grand parti avait rejoint l’opposition regroupé autour du Front démocratique et social de résistance nationale (Fdsrn).

Dans un communiqué, le Conseil constitutionnel précise qu’il « n’a pas compétence pour statuer sur la conformité de la loi portant révision de la Constitution adoptée par l’Assemblée nationale le 19 avril dernier ». Il précise qu’il « n’a pas compétence pour statuer sur la conformité des lois internes de l’Assemblée nationale, de la résolution portant vote sans débat et de l’adoption de l’amendement y apporté ». Le Fdsrn avait saisi le Conseil constitutionnel le 25 avril dernier. Le Fdsrn avait aussi promis d’internationaliser son combat en saisissant la Cedeao et l’Union africaine.

Aly DIOUF

 

« C’est une décision qui ne nous surprend pas dans la mesure où une Loi constitutionnelle votée par une Assemblée nationale au 3/5 des députés présents est régulière», a déclaré Aymérou Gningue, président du groupe parlementaire «Bennoo Bokk Yakaar» interrogé sur le verdict du Conseil constitutionnel qui s’est déclaré incompétent pour annuler la loi relative au parrainage après le recours introduit par l’opposition et les députés non-inscrits. «Pour changer la Constitution, il y a deux options : la voie référendaire ou la voie législative. Ce qui a été le cas avec la loi qui a été adoptée par le Parlement», a dit M. Gningue.

Il souligne aussi que le fait d’invoquer le règlement intérieur ne pouvait pas entraîner une annulation de la Loi. « Le débat parlementaire, dans une Assemblée nationale, concerne aussi le débat en commission technique que les plénières. Et en l’espèce, il y a eu 8 heures de débat avec 63 intervenants de la majorité, de l’opposition et des non-inscrits », a-t-il rappelé.  « Comme le peuple sénégalais a pu le constater  pendant les plénières, durant 7 tours d’horloge, le débat a été monopolisé par l’opposition qui a voulu faire du dilatoire  comme à son habitude pour ajourner les travaux du 19 avril », a-t-il ajouté.

Aymerou Gningue a aussi affirmé que le débat a eu lieu dans le respect du règlement intérieur de l’Assemblée nationale et de la pratique parlementaire. « L’opposition en faisant un recours au Conseil constitutionnel continuait de s’installer dans le dilatoire. Les opposants se sont enfermés dans un déni», a-t-il déploré.

B. DIONE

 

«Chaque fois que l’opposition et les Non-alignés saisissent le Conseil constitutionnel, il se déclare incompétent. Par contre, quand c’est le pouvoir, il trouve les voies et moyens  pour rendre une décision», a déploré le leader de Car/Leneen, Amsatou Sow Sidibé. Et Mme Sidibé se demande «si nous sommes devant un déni de justice, un déni de juger, un refus de juger». Pour elle, ce deux poids-deux mesures du Conseil constitutionnel si prompt à se déclarer systématiquement incompétent lorsqu’il est saisi par l’opposition et le non alignés «porte atteinte à un droit fondamental qu’est l’égalité des citoyens devant la Justice. Pour en déduire que «ça rompt l’égalité des citoyens devant la justice». C’est ainsi qu’elle a déploré et dénoncer le fait que les sept sages «n’aient pas créé de jurisprudence».

Sous ce rapport, «ils n’ont pas fait avancer le droit et c’est malheureux», dit-elle. Enfin, elle a émis l’idée de «saisir, pour conseil en la matière, la Cour africaine des droits de l’Homme et des Peuples ». En outre, elle n’a pas écarté la saisine des juridictions supranationales africaines et/ou internationales pour, dit-elle, « faire respecter le principe élémentaire d’une justice équitable et poser le respect des droits humains des sénégalais ».

Mamadou Lamine DIEYE

 

Le Président Macky SALL a réuni le Conseil des ministres, mercredi 09 mai à 10 h, au Palais de la République.

Entamant sa communication sur la 13ème Biennale de l’Art africain contemporain « DAK’ART 2018 » et la promotion des industries culturelles, le Chef de l’Etat adresse ses félicitations au Ministre de la Culture et à l’ensemble des participants pour la bonne organisation de la cérémonie d’ouverture, ainsi que le déroulement des expositions et manifestations programmées sur les différents sites retenus marqués par un professionnalisme remarquable.

Ainsi, le Président de la République magnifie la renommée mondiale et la régularité de la Biennale, évènement culturel national et continental qui valorise davantage l’Art Africain contemporain sur les marchés internationaux spécialisés.

En outre, le Chef de l’Etat exhorte le Gouvernement, la communauté culturelle nationale et africaine, dans un élan de partenariat gagnant-gagnant, à poursuivre, outre les investissements intensifs en faveur des infrastructures et de la logistique, les efforts de formation et d’organisation, de détection et d’encadrement des artistes afin d’asseoir une industrie culturelle de pointe, au service des acteurs du secteur, mais aussi du rayonnement du Sénégal et de l’Afrique.

Poursuivant sa communication autour de l’optimisation du potentiel touristique national et de la consolidation de la relance durable et globale du secteur, le Président de la République demande au Gouvernement d'intensifier la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre l'érosion côtière. A cet effet, le Chef de l’Etat demande au Gouvernement de procéder, dans les meilleurs délais, au lancement des travaux de protection du littoral.

En outre, le Président de la République invite le Gouvernement, à veiller à la mutualisation des programmes et actions afin d'optimiser, en termes de richesses et d'emplois créés, le potentiel touristique du Sénégal, à la relance de la destination Casamance, et à l'émergence de nouveaux pôles touristiques au niveau des îles du Saloum, du Sénégal Oriental, de la Petite Côte (Pointe Sarène, Joal Finio).

Enfin, le Chef de l’Etat invite le Gouvernement à développer la formation professionnelle aux métiers du tourisme, de l'hôtellerie et de la restauration et à accélérer les financements d'accompagnement aux acteurs privés nationaux du secteur.

Appréciant par ailleurs le partenariat entre l’Etat et les Organisations professionnelles du secteur du numérique, le Président de la République demande au Premier ministre de veiller, d’une part, à la mise en œuvre des décisions et recommandations du 1er Forum national sur le Numérique tenu le 15 mars 2018 et d’autre part, au renforcement du partenariat entre l’Etat et les organisations professionnelles, afin d’asseoir l’innovation et la valorisation optimale du potentiel national.

Le Chef de l’Etat a terminé sa communication sur son agenda diplomatique.

Le Premier ministre, dans son compte rendu de la coordination de l’activité gouvernementale, a fait part au Conseil des conclusions issues du Conseil interministériel, consacré à la campagne agricole et des mesures arrêtées lors de la réunion qu’il a présidée autour de la situation des populations impactés par le projet du Train Express Régional (TER).

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait le point de la situation africaine et internationale.

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a fait une communication sur les travaux préventifs de raccordement du nouveau dispositif de protection anti-bélier. Cet arrêt programmé s’inscrit dans le cadre de la sécurisation des ouvrages névralgiques du système d’alimentation en eau potable de la région de Dakar.

Les travaux qui démarrent le 12 mai 2018 pour une durée de 2 jours, ne manqueront pas de causer des perturbations dans l’approvisionnement en eau des populations. Aussi, le gouvernement a pris toutes les dispositions pour accompagner les populations de Dakar et celles des autres localités impactées, par des mesures palliatives, notamment, un dispositif de distribution par camion-citerne et l’optimisation de la distribution, pendant les jours où celle-ci sera perturbée.

Le ministre de l’Environnement et du Développement durable a fait une communication sur le suivi et la programmation des activités du secteur, notamment sur l’avenir du Parc national de Niokolo Koba.

Le ministre en charge du Suivi du PSE a fait le point sur les projets et réformes.

Tirant les conclusions du débat général, le Chef de l’Etat, après avoir pris connaissance des recommandations formulées lors du Conseil interministériel sur la campagne agricole, décide d’augmenter de 10 milliards le montant initialement proposé, portant ainsi le financement de la prochaine campagne à 50 milliards. Le Président de la République réaffirme par cette décision exceptionnelle, son ambition de doter notre pays, d’une agriculture compétitive, diversifiée et durable pour l’émergence économique du Sénégal.

Enfin, appréciant la note « Progrès satisfaisant » décernée au Sénégal lors de l’évaluation de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE), le Chef de l’Etat se félicite de la consécration de notre pays comme un modèle du genre par l’Organisation internationale qui surveille la gouvernance des industries extractives.

Dès lors, le Président de la République exhorte le Gouvernement à poursuivre les efforts entrepris, qui valent à notre pays, d’occuper le rang de premier africain et troisième au monde, à obtenir cette note, après les Philippines et le Timor Leste, dans le cadre de l’instance qui édicte les normes mondiales en matière de gouvernance des industries extractives.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le conseil a examiné et adopté :

  • le projet de décret portant organisation du Ministère des Sports.

Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

  • Monsieur Oumar SARR est nommé Président du Conseil d’Administration de la Société sénégalaise de Réassurance (SEN-RE) ;
  • El Hadji Ibrahima NDIAYE est nommé Président du Conseil d’Administration de la Société de Télédiffusion du Sénégal (TDS – SA) ;
  • Monsieur Albé NDOYE, est nommé Président du Conseil d’Administration de la Société nationale d’Assurance Conseil (SONAC).
Le Secrétaire général du Gouvernement,
Porte-parole

Le Haut conseil des collectivités territoriales va consacrer ses réflexions sur la finalisation et l’opérationnalisation de la 2ème phase de l’Acte 3 de la décentralisation. L’annonce a été faite, hier, par le président de cette institution, Ousmane Tanor Dieng, lors du lancement des travaux de la première session de l’année 2018.

Le Haut conseil des collectivités territoriales préconise la tenue d’un « Forum des territoires ». Ce cadre serait, en amont du basculement sur la phase 2 de l’Acte 3, un temps fort de consultation multi-acteurs et multi-objets dédié aux collectivités territoriales, selon Ousmane Tanor Dieng qui s’exprimait à l’ouverture de la première session de l’année 2018 du Hcct. Pour le président du Hcct, dans le contexte actuel, l’élaboration d’un bilan d’étape des politiques d’aménagement et de développement territorial est devenue une nécessité. « Le but recherché est de mener une réflexion approfondie et de proposer des actions concrètes qui devront être prises pour consolider les acquis, lever les contraintes et résoudre les dysfonctionnements constatés afin d’assurer un climat favorable à une meilleure reconstruction du territoire national », a-t-il indiqué.

M. Dieng a indiqué que la mise en œuvre de la phase 2 de l’Acte 3 devrait correspondre à la mise en place des nouvelles équipes municipales et départementales issues des élections locales de 2019. Il s’agira, essentiellement, d’apporter des solutions aux problèmes d’incohérences territoriales et des conflits territoriaux qui en découlent, corriger les imprécisions des limites de certains territoires, préciser les toponymies des territoires, les maîtriser et mettre à la disposition des collectivités l’information territoriale notamment l’information géographique.

Ousmane Tanor Dieng a aussi indiqué qu’il s’agira, à travers la mise en œuvre de la phase II, de valoriser les initiatives des acteurs territoriaux en privilégiant les innovations qui impactent sur la performance des territoires, définir, de façon inclusive, des systèmes de gouvernance à l’effet d’ajouter de la plus-value aux différents profils économiques que peuvent présenter les territoires, fabriquer des territoires de compétitivité sur la base des aptitudes intrinsèques à  chaque territoire comme des parcs d’innovation, des incubateurs de jeunes entreprises (start up), des pépinières d’entreprises, des zones d’aménagement concertées, des zones économiques spéciales, etc.

Deux activités phares vous sont proposées pour la mise en œuvre de la démarche. Selon M. Dieng, la première activité portera sur l’organisation d’un forum des territoires sur le thème « De la phase 1 à la phase 2 de l’Acte 3, le point de vue des élus ». « Il s’agit d’une étape qui permettra aux élus d’évaluer, chacune des composantes de la première phase de l’Acte 3 à l’aune de leur vécu quotidien et de dégager, sous forme de recommandations, les orientations à donner à la 2ème phase », a-t-il indiqué. Selon M. Dieng, « les conclusions de ce forum serviront à l’élaboration du rapport préliminaire sur la situation diagnostic de la mise en œuvre de la phase 1 de l’acte 3 de la décentralisation et les orientations pour la seconde phase ».

Ensuite, a insisté le président du Hcct, « il s’agira, en partant des conclusions du forum, des travaux des experts et des contributions, avis et recommandations de la présente session, d’inscrire à l’ordre du jour des sessions du Hcct, l’examen de chacune des composantes de l’acte 3 pour procéder à son étude plus approfondie et de les traduire en avis ou recommandations adoptées par la plénière pour faire l’objet d’une transmission au président de la République et au gouvernement ».

Babacar DIONE

 

La coordination communale de l’Alliance pour la République de Biscuiterie se réjouit du dénouement heureux de la grève des syndicats  d’enseignants et le sauvetage de l’année  scolaire.

L’Apr Biscuiterie adresse ses félicitations au président de la République  qui a décidé de relever l’indemnité de logement des enseignants à 100.000 Fcfa. «Le président a ainsi mis fin à cette grève, au grand soulagement des élèves et des parents d’élèves, sauvant l’année scolaire. Le bureau salue l’esprit patriotique et humain des enseignants qui ont fait preuve de dépassement en faisant prévaloir l’intérêt général et l’avenir des  élèves, espoir de la Nation et leur sens républicain», rappelle ainsi le bureau de la coordination communale Apr de Biscuiterie. Au bureau de rendre « un hommage particulier», après avoir félicité toutes les bonnes volontés, autorités religieuses, coutumières, notables, qui ont fait jouer leur médiation, à la première Dame, Madame Marième Sall. «Elle   vient de confirmer encore, avec son implication dans cette crise, en tant que parente d’élève, qu’à côté de chaque grand homme, il y a une grande dame», informe-t-il dans un communiqué reçu.  S’agissant du retrait des cartes d’identité biométriques, «le bureau invite l’Etat à réunir tous les acteurs concernés par la question électorale, les partis politiques, les coalitions, les autorités centrales, déconcentrées, la presse, les délégués de quartier pour créer des commissions ambulatoires dans chaque  localité où siègent les commissions de retrait des cartes. Ces commissions vont se déplacer vers les populations pour remettre les cartes d’identité à leurs propriétaires dans la plus totale transparence », conclut le communiqué.

Amadou DIOP

Le comité directeur du Parti démocratique sénégalais (Pds), en tournée de remobilisation de ses militants en Casamance, a réaffirmé la candidature de Karim Meissa Wade à la présidentielle du 24 février 2019 et son retour « pour bientôt » au Sénégal.

Personne ne peut empêcher Karim Meissa Wade, candidat désigné par les instances régulières du Parti démocratique sénégalais (Pds), de briguer les suffrages des Sénégalais. C’est la conviction des membres du Comité directeur du parti en tournée de remobilisation des militants libéraux du Sud du pays, le week-end dernier. Pour Me El Hadj Amadou Sall, ceux qui doutent encore de la candidature de l’ancien ministre d’Etat vont déchanter. A l’en croire, « nos militants ont choisi, lors d’un congrès démocratique, de porter Karim Wade comme notre candidat. Il a été régulièrement désigné par notre congrès. Ceux qui l’ont donc désigné n’ont pas de doute», a-t-il déclaré. Par contre, Me Sall estime que «Macky Sall n’a pas le courage de l’affronter. Pour cela, il est prêt à tout, même à vendre le pays aux intérêts étrangers, à voter des lois scélérates avec une majorité mécanique à sa dévotion, et sous le prétexte du parrainage, d’écarter des candidatures, modifier des lois électorales pour écarter qui il veut».  A l’en croire, c’est tout simplement peine perdue car «Karim Wade est notre candidat», dit-il. Mieux, «il sera bientôt de retour. Il jouit de l’ensemble de ses droits civils et politiques. Il est inscrit sur les listes électorales», a-t-il fait savoir. Aussi, Me Sall a-t-il invité le candidat de la coalition Bby à se préparer à affronter le fils de l’ancien Président, leur seul candidat. « Il doit prendre le taureau par les cornes d’affronter Karim Wade et de se faire terrasser», a-t-il martelé.

Mamadou Lamine DIEYE

 

Les jeunes du Grand parti de Guédiéwaye entendent contribuer à la mise en œuvre du «programme alternatif suxxali senegaal» (Pass) de leur candidat Malick Gackou. Ainsi, ils estiment que la jeunesse sénégalaise, en zone urbaine comme en zone rurale, est «pleinement» considérée dans le programme alternatif suxxali senegaal, conformément aux valeurs du Grand parti qui mise sur un leadership jeune pour voir advenir les changements endogènes dont notre pays a besoin. «Nous, jeunes du Grand parti, entendons contribuer amplement à la mise en œuvre de ce programme. Le taux de chômage des jeunes élevé au Sénégal, fait que la problématique de l’emploi demeure une vive préoccupation prise en compte par le président Malick Gackou et son équipe. En effet, le Pass prévoit une meilleure autonomisation des jeunes sénégalais à l’horizon 2024, peu importe leur activité (étudiant, paysan, élève, etc.) » ont-ils fait comprendre par la voix de leur responsable Mor Diaw. Aussi, «nous pouvons ainsi considérer qu’aucune frange de la population Sénégalaise ne sera laissée en rade afin que la prospérité de tous et pour tous, socle de notre parti, devienne une réalité», ont-ils manifesté dans un communiqué reçu.

Amadou DIOP

 


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