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Politique (4251)

Le Grand-Duc de Luxembourg est en visite officielle de trois jours au Sénégal. Son Altesse Royale Henri a été accueilli, hier en début d’après-midi, par le Chef de l’Etat, Macky Sall. A l’accueil, il y avait le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, les ministres d’Etat et plusieurs membres du Gouvernement, les Corps constitués et notre ambassadeur auprès de l’Union européenne, au Royaume du Belgique et en Luxembourg, Amadou Diop.

Aujourd’hui dans la soirée, le Grand-Duc et le Président Macky Sall auront un tête-à-tête suivi d’une séance de travail élargie aux membres des deux délégations.

Cette visite officielle entre dans le cadre de la volonté des deux Chefs d’Etat d’approfondir les relations entre les deux pays. Ce matin, Son Altesse Royale Henri assistera à la cérémonie d’ouverture du Séminaire économique Sénégal-Luxembourg au Centre international de conférences Abdou Diouf. Puis, il se rendra à Mbour en compagnie du ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr.

Dans la matinée de mardi, le Grand-duc de Luxembourg et le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dione seront à Saint-Louis qui prépare déjà un accueil exceptionnel pour l’hôte du Chef de l’Etat. Sous la houlette du gouverneur Alioune Aïdara Niang et du maire Mansour Faye, par ailleurs ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, les autorités administratives, politiques, municipales, coutumières, religieuses et les populations se mobilisent depuis une dizaine de jours pour réserver un accueil mémorable au Grand-duc Henri de Luxembourg, attendu demain à Saint-Louis.

Son Altesse Royale sera accompagné du Premier ministre Mohammed Boun Abdallah Dionne, de Romain Schneider, Carole Dieschbourg et de Francine Closener. En présence du ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Mamadou Talla, ils visiteront le Centre régional d’enseignement technique féminin et de formation professionnelle (Cretef) de Saint-Louis.

Le Premier ministre et cette forte délégation luxembourgeoise auront une idée précise des actions de grande envergure entreprises, depuis 2003, par le Grand-Duché de Luxembourg pour aider notre pays dans le cadre de la mise en œuvre de sa politique en matière de formation professionnelle, d’artisanat et d’apprentissage.

Ils mettront à profit leur séjour dans la commune de Saint-Louis à se rendant au centre hospitalier régional. Sur place, ils auront l’occasion de s’imprégner de l’appui consistant du Grand-Duché de Luxembourg apporté à la modernisation de cet hôpital régional. Des sources proches du ministère de la Santé rappellent que, dans le cadre du programme « Santé de base des trois régions du Nord du Sénégal », la Coopération luxembourgeoise appuie le développement du Sénégal depuis le milieu des années 90. Le 1er Programme indicatif de coopération (Pic) a été signé en 2003 et mis en œuvre durant la période 2003-2007.

Dans chaque secteur, une attention particulière est accordée à la gouvernance, au genre et à l’environnement. La cohérence du programme est en adéquation tant avec les politiques sectorielles nationales qu’avec les plans sectoriels de développement. Le programme est une contribution du Grand-Duché à la réduction de la pauvreté au Sénégal conformément au Document de développement économique et social (Dpes) 2012-2015.

Cette forte délégation luxembourgeoise se rendra également dans la Langue de Barbarie, plus précisément à Guet-Ndar, en vue de constater de visu les conséquences désastreuses de l’avancée de la mer.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

NICOLE BINTNER-BAKSHIAN, AMBASSADEUR DU GRAND-DUCHE DU LUXEMBOURG AU SENEGAL : « CETTE VISITE EST L’ABOUTISSEMENT DES LONGUES RELATIONS D’AMITIÉ ENTRE NOS DEUX PAYS »
Nicole Nintner LuxSelon l’ambassadeur de Luxembourg au Sénégal, la visite du Grand-Duc constituera un signal fort des liens étroits entre nos deux. La diplomate tire aussi le bilan de la coopération.

Excellence Madame l’ambassadeur, le Grand-Duc de Luxembourg effectuera une visite officielle au Sénégal du 21 au 23 janvier prochains. Quel sens donnez-vous à cette première visite à Dakar ?
La visite de Son Altesse Royale est tout d’abord l’aboutissement de nos longues relations d’amitié. En effet, après les visites successives au Sénégal des membres de la famille grand-ducale en 1977, 1987 et 2008, cette première visite officielle de Son Altesse Royale devrait avant tout lui permettre de découvrir, à son tour, ce beau pays de la Téranga et ses citoyens qui se démarquent par leur gentillesse, leur bienveillance et leur sens de l’hospitalité exceptionnel que j’ai eu, moi-même, le plaisir de ressentir chaque jour depuis que j’ai pris fonction ici, à Dakar, il y a quelques mois seulement. Cette visite constituera donc un signal fort des liens étroits et sans cesse grandissants entre nos deux pays. La participation de haut niveau de la part des autorités luxembourgeoises, à savoir de Monsieur le ministre de la Coopération et de l’Action humanitaire, Romain Schneider, de Madame le ministre de l’Environnement, Carole Dieschbourg, et de Madame le secrétaire d’Etat à l’Economie, Francine Closener, témoigne de l’intérêt et de l’engagement mutuel entre le Luxembourg et le Sénégal de saisir tout le potentiel d’une diversification accrue de nos relations. Et ceci, au-delà de la coopération au développement, tant sur le plan politico-diplomatique que commercial et culturel. Comme vous le savez certainement, la visite officielle du Grand-Duc sera accompagnée d’une importante délégation économique menée par la Chambre de commerce du Luxembourg et à laquelle une bonne vingtaine d’entreprises luxembourgeoises participeront, issues de secteurs aussi divers que le génie civil, les technologies financières (fintech), les télécommunications, l’immobilier et la mobilité. J’ai bonne confiance que cette deuxième mission économique connaîtra le même succès que la première édition, qui s’est tenue en février 2016, à Dakar, et qu’elle stimulera des projets intéressants de part et d’autre.

C’est en 1987 que les deux Etats ont établi des relations. Quel est l’état de la coopération entre nos deux pays ?
Permettez-moi d’abord de préciser que les relations entre le Sénégal et le Luxembourg s’inscrivent dans une histoire bien plus ancienne. En effet, la première visite d’Etat remonte à 1970, quand le Président Senghor a visité le Luxembourg. Saviez-vous d’ailleurs que c’était la poète luxembourgeoise Anise Koltz qui a assuré, par la suite, la traduction en allemand de l’œuvre de Senghor ? Vous voyez, tant d’anecdotes qui témoignent de la diversité de nos relations que nous prenons le plus grand soin à entretenir et faire mûrir. Toutefois, je confirme, nos premières relations formelles en matière de coopération au développement remontent bien à 1987 – nous en avons d’ailleurs célébré le trentième anniversaire l’année dernière. Que dire donc de l’état de notre coopération après tant d’années, si ce n’est que nous nous apprêtons à franchir un cap dans nos relations à travers la signature conjointe d’un nouveau programme indicatif de coopération (Pic IV) – désormais en sa quatrième génération, et ceci, en présence du Président de la République, Macky Sall, et de S.A.R. le Grand-Duc. Cela en dit long sur l’engagement et le sérieux du Luxembourg en faveur de l’émergence socio-économique du Sénégal. S’il est vrai que nos relations étaient traditionnellement basées sur la coopération au développement, elles ont évolué au fil des années pour englober, de manière plus poussée, les relations et échanges politico-diplomatiques, commerciaux et culturels – dimensions indispensables et complémentaires pour un partenariat de qualité et durable. Je me réjouis, dans ce contexte, des liens d’investissements solides qui existent déjà avec le Sénégal et de l’intérêt de la communauté des affaires luxembourgeoise à s’engager davantage.

Votre premier bureau de coopération a été ouvert à Dakar en 2001. Pouvez-vous expliquer ce choix d’un pays de l’Afrique de l’Ouest francophone ?
Soyez rassuré qu’il ne s’agit pas d’un hasard que le Luxembourg ait ouvert au Sénégal sa première représentation officielle en Afrique, en 2001, élevée au statut d’ambassade en 2007 – même si ce n’est qu’en août 2017 que le premier ambassadeur du Luxembourg avec résidence en Afrique a pris ses fonctions. Au-delà du fait que Dakar constitue un véritable hub régional pour la diplomatie bilatérale et multilatérale, le Luxembourg et le Sénégal partagent de nombreux intérêts et valeurs communes en matière de politique étrangère, mais non limités à la sécurité, la sûreté et au développement des pays de la région du Sahel, les défis liés au changement climatique ou encore les mouvements migratoires qui demandent des approches cohérentes, holistiques et inclusives, basées sur une responsabilité mutuelle partagée. Cette relation de confiance est portée par la population luxembourgeoise comme le démontre, par exemple, les liens étroits qu’entretiennent les Ong luxembourgeoises avec leurs homologues au Sénégal ; cela, depuis très longtemps déjà !

Des programmes indicatifs de coopération ont été accordés au Sénégal ? Peut-on savoir ce qui a été fait dans ce cadre ?
L’engagement du Luxembourg en matière de coopération au développement au Sénégal est effectivement porté par des programmes indicatifs de coopération, les fameux « Pic », à travers lesquels nous définissons conjointement avec nos contreparties sénégalaises les termes et objectifs directeurs de notre collaboration pour des périodes successives de cinq ans. Ces derniers s’insèrent dans la stratégie de programmation conjointe de l’Union européenne au Sénégal alignée sur le cycle de planification de l’Etat sénégalais.

Par un souci d’efficacité et d’impact, la coopération sénégalo-luxembourgeoise s’est depuis toujours concentrée sur un nombre restreint de secteurs dont l’accès à l’eau et l’hydraulique, la santé et la protection sociale, la formation professionnelle et l’insertion socio-professionnelle. Le premier Pic remonte à 2002. Et comme mentionné avant, un des points forts de la visite de notre Chef d’Etat sera la signature d’un nouveau programme indicatif de coopération qui couvrira la période de 2018 à 2022. Ce Pic de quatrième génération, doté d’une enveloppe indicative de 65 millions d’euros, consolidera nos efforts antérieurs avec un focus prioritaire sur l’appui à la promotion de services sociaux de base de qualité en matière de santé et de protection sociale, de la formation professionnelle et technique et de l’employabilité des jeunes, conformément aux priorités opérationnelles du Plan Sénégal Emergent et des initiatives récentes du Président de la République en faveur de la promotion du couplet formation-insertion des jeunes. Je voudrais, en particulier, relever le caractère évolutif et innovant de la coopération sénégalo-luxembourgeoise qui met au centre l’exécution et l’appropriation nationale par les institutions et partenaires sénégalais. L’agence de développement de l’Etat luxembourgeois, Lux-Development, assure, dans ce contexte, un rôle d’accompagnateur et d’appui-conseil de haut niveau. Mais, la coopération va bien au-delà des « Pic ». Mis à part le travail conséquent mené par les Ong luxembourgeoises, le Luxembourg appuie et entretient aussi des partenariats privilégiés avec des Ong sénégalaises de référence, telles que Enda-Santé et le réseau international d’Enda Tiers Monde. Sur le plan multilatéral, outre d’être membre non-régional de la Banque africaine de développement, nous déployons un important volet d’appuis complémentaires englobant actuellement 7 agences onusiennes, la Banque mondiale et le Fmi. Notons aussi les appuis ciblés dans le domaine de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, des réformes du secteur financier et du renforcement des capacités de gestion macro-économique, ou encore la promotion de l’investissement et de partenariats public-privés entre nos deux pays à travers la Business Partnership Facility que le Luxembourg a lancé en 2016.

Quel bilan pouvez-vous tirer sur l’engagement du Luxembourg en matière de coopération au Sénégal ?
En matière de coopération, nous partageons la même vision en faveur d’un partenariat solide et équilibré, résolument axé sur l’atteinte de résultats concrets qui amélioreront durablement le niveau socio-économique des Sénégalais, en particulier des femmes et des jeunes filles. L’examen par les pairs de la coopération luxembourgeoise au Sénégal, réalisé par le Comité d’aide au développement de l’Ocde en 2017, a confirmé que nos efforts conjoints, grâce notamment à une aide prévisible et flexible et une forte concentration géographique et sectorielle, produisent des résultats durables.

Une des expériences qui m’a le plus touchée depuis mon arrivée au Sénégal, il y a quelques mois, était ma rencontre avec les habitants de Tène Toubab. Leur vie a été changée par l’accès à l’eau potable rendu possible par la mise en place d’un château d’eau et d’un système de distribution. Alors que cet exemple peut paraître banal et que le Sénégal peut se targuer d’avancées très appréciables dans le domaine de l’accès à l’eau, Tène Toubab m’a particulièrement impressionnée par la responsabilité collective que ses habitants ont su développer pour gérer et entretenir cette ressource si précieuse. Comment ? Par une gestion prudente, transparente et avisée, ils ont progressivement réussi à relier d’autres localités au château d’eau et les dynamiques qu’ils ont ainsi pu enclencher pour initier des projets communautaires complémentaires pour améliorer leur vie quotidienne.

Je citerai deux autres points en relation directe avec notre engagement d’appuyer le Sénégal dans le développement des services sociaux de base. Premièrement, le Luxembourg, ensemble avec les autres partenaires au développement, accompagne le Sénégal depuis 2003 dans une réforme profonde visant la modernisation du système de formation professionnelle et technique, de l’apprentissage et de l’artisanat. Figurant parmi les principaux partenaires dans ce secteur, des résultats appréciables ont été atteints, ces dernières années, tant sur l’accès à des infrastructures et équipements de qualité que l’adéquation de l’offre des formations aux besoins du marché local ou encore l’introduction systématique de l’approche par les compétences dans les curricula de formation. Mais, il reste du pain sur la planche. Le fait que l’épanouissement professionnel des jeunes et la lutte contre le chômage figurent parmi les priorités du Président Macky Sall constitue un signal fort du Sénégal qui donne une nouvelle impulsion à ce secteur fondamental pour le développement d’une économie solide. Non seulement les jeunes ont besoin de travail et de perspectives, mais vice versa, l’économie a besoin de jeunes qualifiés et en volume suffisant pour attirer des entrepreneurs et stimuler l’investissement.

Dans le domaine de la santé et de l’action sociale, les acquis sont également multiples. Je noterai, par exemple, nos contributions à l’instauration d’un système de gestion des urgences à travers la mise en place du Service d’aide médicale urgente (Samu) pour la région médicale de Saint-Louis. Celui-ci devrait, à terme, permettre de faire face à la demande sans cesse croissante de soins d’urgence dans toutes les régions du Nord du Sénégal, y compris pour celles et ceux vivant dans les zones les plus reculées.

Quelles perspectives voyez-vous pour les relations entre le Sénégal et le Luxembourg ?
Le lien unissant le Sénégal et le Luxembourg est une relation d’amitié, de confiance et de solidarité. Le Sénégal est une locomotive dans sa région, un pôle de stabilité et de paix. C’est cette position qui fait du Sénégal un partenaire privilégié du Luxembourg en Afrique de l’Ouest. Ses capacités d’analyse du contexte sous-régional, ses connaissances et son expérience sont fondamentales pour alimenter une meilleure compréhension de ces enjeux au Luxembourg et en Europe.

L’ambition pour les années à venir consistera à consolider nos relations en matière de coopération tout en développant des mesures plus concrètes selon une logique « gagnant-gagnant », dans laquelle les relations économiques et les échanges entre les secteurs privés sénégalais et luxembourgeois seront dynamisés. La coopération au développement continuera, bien évidemment, à jouer son rôle de facilitateur et de levier à cet égard, sans pour autant s’éloigner de son objectif principal qui est d’accompagner le Sénégal sur la voie d’un développement durable, inclusif et équitable.

Dans toutes ces ambitions, j’aimerais mettre les Sénégalais et les Luxembourgeois au centre – que les peuples se connaissent et se comprennent mieux. Les quelque 100 étudiants sénégalais au Luxembourg y sont pour quelque chose. Il faudrait encourager les échanges dans l’autre sens, que les Luxembourgeois apprennent à mieux apprécier et connaître le pays de la Téranga, que les artistes continuent à s’afficher de part et d’autre.

Propos recueillis par El Hadji Abdoulaye THIAM

La rumeur persistante depuis la fin de la semaine dernière et relative à une audience que le Président de la République aurait accordée à l’une des principales figures de l’opposition, en l’occurence le Président du Grand Parti, a motivé Le Soleil à interpeller El Hadji Malick Gackou.

Ce dernier est catégorique : tout cela procède d’« une manipulation malsaine ». « Tout ce qui se dit depuis la semaine n’est que rumeur et tentative malsaine pour saper la cohésion de l’opposition, et par ricochet attenter à ma crédibilité. Je n’ai même pas un entretien téléphonique avec le Président Macky Sall, encore moins l’avoir rencontré lors d’une audience dont l’existence ne relève que de l’imagination de ceux l’ont inventée de toutes pièces », a dit, sans équivoque le Président du Grand Parti, El Hadji Malick Gackou.

Le Blog de Yaxam

C’est une véritable visite d’Etat revêtue d’un cachet particulier que le Président de la République française s’apprête à rendre à son homologue sénégalais. En effet, du 1er au 03 février 2018, ce n’est pas moins de sept autres Chefs d’Etat, les dirigeants des deux plus importantes organisations du monde, et une star planétaire de la musique qui seront au Sénégal aux côtés des Présidents Macky Sall et Emmanuel Macron.

Dakar sera, sans nul doute, pour quarante-huit heures, début février prochain, la capitale mondiale de l’éducation. Le mérite aux Présidents sénégalais et français, Macky Sall et Emmanuel Macron, co-parrains du Sommet sur le Partenariat mondial pour l’éducation qui se tiendra dans la capitale sénégalaise le 02 février 2017.

Autrement, ce jour, au Centre international de conférences Abdou Diouf (Cicad), à Diamniadio, se tiendra une conférence de restitution des ressources du Partenariat mondial pour l’éducation.

Une rencontre de haut niveau qui sera marquée par des panels composés de Chefs d’Etat et ponctuée par une levée de fonds au cours de laquelle les organisateurs espèrent récolter plus de mille cinq cents (1500) milliards de FCfa.

Les Présidents de la Rca, du Burkina, du Malawi, de la Banque mondiale et… Rihanna confirment
Et tout porte à croire que cette rencontre de sommités débouchera sur un franc succès. En effet, de sources dignes de foi, Le Soleil a appris qu’Emmanuel Macron compte parmi ses invités le Président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim. Et au titre des autres Chefs d’Etat qui comptent rallier Dakar et ont déjà confirmé leur déplacement, nos interlocuteurs citent le Centrafricain Faustin-Archange Touadéra, le Burkinabé Roch Marc Christian Kaboré, le Malawite Peter Mutharika.

Cinq autres participations à ce niveau qui se sont déjà exprimées sont en attente de confirmation dans les prochains jours : les Présidents tchadien, gabonais, ivoirien et rwandais, Idriss Déby Itno, Ali Bongo, Alassane Ouattara et Paul Kagamé, ainsi que le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, Antonio Guterres, qui devrait rallier Dakar depuis Addis Abéba où il va participer au Sommet de l’Union africaine (Ua) prévu du 22 au 29 janvier.

Last but not least, une présence d’un autre type, déjà confirmée, est partie pour donner une sonorité et une couleur particulières à ce Sommet : c’est celle de la star planétaire de la musique, Robyn Rihanna Fenty.

Idriss Déby Itno, Alassane Ouattara, Ali Bongo et Antonio Guterres, Sg de l’Onu,attendus
Née à la Barbade il y a trente ans, émigrée aux Etats-Unis à l’âge de seize ans, la chanteuse, marquée par une enfance difficile dans la pauvreté, œuvre sans cesse pour l’amélioration des conditions des enfants en s’investissant énormément, à travers le monde, dans la promotion de la santé juvénile et de l’éducation, via deux organisations qu’elle a créées en 2005 et 2012 : Believe Foundation et Clara Lionel Foundation.

Par ailleurs, parallèlement à ce Sommet, la présence d’Emmanuel Macron, qui débarquera, à Dakar, le 1er février au soir, avec la Première Dame de France, aura un autre cachet.

Le 02 février, avant la rencontre du Cicad, il sera reçu au Palais de la République par Macky Sall avec qui il aura des entretiens. Ensuite, les deux hommes d’Etat visiteront la Maison du TER (Train express régional), avant de rencontrer des dirigeants d’entreprises françaises.

Entretiens et dîner d’Etat au Palais, visite de la Maison du TER et de Saint-Louis
Après le Sommet du Cicad, qui sera clôturé par une conférence de presse, il se pourrait qu’Emmanuel Macron aille visiter, toujours à Diamniadio, la Cité du Savoir où est logé le Super Calculateur. Si cette visite est finalement insérée dans l’agenda – ce qui n’est pas encore le cas –, elle serait l’occasion pour la signature d’une convention instituant le Campus de la Cité du Savoir. Toujours le 02 février au soir, une fois revenu à Dakar, ce sera le retour au Palais où Macky Sall va offrir à son hôte un dîner d’Etat.

Enfin, le 03 février, le dernier jour de la visite du Président français au Sénégal, sera aussi chargé. Emmanuel Macron sera accueilli dans l’ancienne capitale du Sénégal par Macky Sall. A Saint-Louis, le Président sénégalais amènera son homologue français visiter Guet Ndar pour constater de visu les dégâts inquiétants causés par l’érosion maritime là-bas. Avant qu’Emmanuel Macron ne visite cette ville qui illustrait la puissance coloniale française en Afrique.

Le Blog de Yaxam

Le Président de la République, Macky Sall, se rendra à Monrovia aujourd’hui, pour participer à la cérémonie de prestation de serment du Président élu du Libéria, George Weah, informe un communiqué.

La présence du Chef de l’État à cet événement s’inscrit dans la logique des excellentes relations d’amitié et de coopération qui lient le Sénégal et le Libéria, poursuiot le document.

George Weah, qui a été élu le 26 décembre 2017, succède à Ellen Johnson Sirleaf.

Le Président de la République sera de retour à Dakar le même jour.

Dans le but de permettre la poursuite des concertations sur le processus électoral, la plateforme des acteurs de la société civile pour la transparence des élections a été sollicitée par l’opposition et des non-alignés pour des propositions devant aboutir à des solutions consensuelles pouvant décanter le 1% du nombre total d’électeurs inscrits et de leurs signatures proposé pour parrainer les candidatures. Un point qui, jusqu’ici, plombe les travaux.

La société civile, regroupée autour de la plateforme des acteurs de la société civile pour la transparence des élections et sollicitée par les deux pôles (Ndlr : opposition et non-alignés), s’est lancée, depuis hier, dans une intense médiation pour amener les parties prenantes aux concertations sur le processus électoral à s’entendre sur le parrainage, principal point d’achoppement des travaux du cadre dirigé par l’ancien ambassadeur Saïdou Nourou Bâ, le facilitateur désigné. « Nous avons été sollicités par les deux pôles pour essayer de mener une médiation. Nous y sommes depuis hier. Actuellement, nous sommes en train de rencontrer les différents pôles pour échanger, voir quels sont les compromis qui peuvent être trouvés et jusqu’où les gens peuvent aller en termes de concessions », a déclaré Babacar Fall du Gradec.

Ce faisant, il s’est dit « optimiste » pour une « issue heureuse, un aboutissement » de cette médiation, en ce sens que la plateforme de la société civile « est en train de travailler sur des schémas, de peaufiner des propositions pouvant aboutir à des consensus forts entre toutes les parties prenantes ». Mais, pour l’heure, c’est l’omerta totale sur les schémas déjà arrêtés et autres propositions de sortie de crise. Pour la bonne et simple raison qu’ « étant dans une phase de médiation, la primeur des schémas retenus revient aux parties prenantes avant d’être rendu publique ». Selon M. Fall, le système de parrainage qui, jusqu’ici, plombe les travaux du Cadre de concertations sur le processus électoral « n’est pas une nouveauté ». C’est tout simplement « un filtre démocratique qui est appliqué dans beaucoup de pays dont des Etats africains pour rationaliser les candidatures, voire évacuer les celles folkloriques et/ou fantaisistes ».

Mamadou Lamine DIEYE

L’ancien Président Abdou Diouf, accompagné d’une importante délégation composée d’El Hadj Mansour Mbaye et Hamidou Sall, et ses enfants, Cheikh Mokhtar Pedro et Habib Diouf, était, jeudi, à Touba pour présenter ses condoléances à la famille de Serigne Sidy Mokhtar Mbacké. Il a été reçu par son fils aîné, Serigne Moustapha Mbacké, et de tous ses frères. Ces derniers ont rappelé les liens très forts qui liaient le Président Diouf à la famille de Serigne Bara. Aussitôt après, l’ancien secrétaire général de la Francophonie s’est rendu chez le Khalife général, à la résidence Khadimou Rassoul, où un accueil chaleureux lui a été réservé. Par la suite, la délégation a été reçue au domicile de Serigne Abdou Lahad Mbacké. Enfin, Abdou Diouf est allé se recueillir au mausolée de son frère et ami Serigne Moustapha Bassirou, à Darou Minane, où Serigne Moussa Nawel, son fils aîné, l’a reçu.

La délégation marocaine qui participe au Sommet africain de la Fédération pour la paix universelle (Fpu) s’est entretenue avec le Président de l’Assemblée nationale qui a surtout salué le retour du Maroc à l’Union africaine. C’était en présence du vice-président du Fpu.

Moustapha Niasse a rappelé les liens historiques entre le royaume chérifien et notre pays. Le délégué du Maroc a, pour sa part, insisté sur les relations que les deux Chambres veulent développer avec la partie sénégalaise. « Nos deux Chefs d’Etat, le Président Macky Sall et le Roi Mohammed VI, ont consolidé les rapports tissés par leurs prédécesseurs. Et aujourd’hui, à l’échelle bilatérale, régionale, aussi bien africaine qu’internationale, nos vues convergent », a dit le président Niasse. Il s’est félicité du retour du Maroc à l’Union africaine en 2017. Notre consul honoraire et ambassadeur de la Fpu, Mohammed Chraibi, a, lui, magnifié les relations existantes entre les deux Chefs d’Etat et les peuples, d’où la forte présence d’une délégation du Roi au Sommet de Dakar.

A. THIAM

L’opposition dite significative dont le Pds n’a pas pris part à la rencontre du Comité de concertations sur le processus électoral convoquée, hier, par l’ambassadeur Saïdou Nourou Bâ. Cependant la majorité et les non-alignés, qui ont répondu favorablement, ne désespèrent pas de voir l’aile dure de l’opposition rejoindre les assises.

La décrispation avancée la semaine dernière, suite à l’annonce Babacar Gaye, sur la disponibilité de son parti à discuter avec le pouvoir, a fait long feu. Les libéraux ont encore décidé de bouder les travaux du Comité de concertations sur le processus électoral qui ont repris hier. Le motif de leur courroux est à chercher dans le manque d’intérêt porté à leur plateforme revendicative politique.

Pour la coalition « Mankoo Wattu Sénégal », drivé par le Pds, le dialogue national ne doit pas être un slogan, encore moins un vœu pieux sans cesse réitéré. Si le dialogue est une bonne initiative et une nécessité, il y a des préalables. Le Pds n’envisage aucune forme de discussion avec un « président qui ne respecte pas ses engagements et engage toutes ses composantes au combat sur le terrain pour exiger la tenue d’élections libres, démocratiques et transparentes au Sénégal ». Selon Abdou Aziz Diop, du Pds, « on ne peut pas appeler au dialogue avec plus de deux millions de Sénégalais écartés du fichier électoral et qui n’ont pas pu voter, ainsi que l’exil et l’emprisonnement des adversaires politiques, tous potentiels candidats à la présidentielle de 2019 qui ont maille à partir avec la justice ». « Nous ne pouvons répondre à un quelconque appel au dialogue ». Mieux, il a exigé un audit complet du fichier électoral et le départ de l’actuel ministre de l’Intérieur. « Nous ne pouvons pas faire un dialogue avec un ministre de l’Intérieur partisan pour l’organisation des élections », a-t-il fait savoir.

Quant à la coalition « Mankoo Taxawu Sénégal », elle continue de dénoncer la gestion de tout le processus électoral avec « les manquements du pouvoir en place, l’amateurisme, le sabotage et le forcing de la majorité qui a toujours entouré les travaux du comité national de suivi du processus électoral pour la refonte partielle du fichier électoral ». Bamba Fall, l’édile de la Médina, estimera qu’ « il est impératif que la majorité et l’opposition puissent trouver ce consensus ». Il a en outre exprimé son regret de constater que « le pouvoir actuel est allergique à tout consensus ». Avant d’avertir qu’avec cette rupture de dialogue entre les différents acteurs du processus électoral, cette une gestion partisane et nébuleuse de la carte électorale pleine de bizarreries et du fichier électoral, tous les ingrédients sont réunis pour des perspectives électorales mouvementées.

Pour la majorité présidentielle, répondre positivement au dialogue politique, particulièrement au Cadre de concertations sur le processus électoral, pourrait contribuer à résoudre l’imbroglio politico-électoral du scrutin législatif du 30 juillet dernier.

Selon Ousmane Badiane, de la coalition « Benno Bokk Yakaar » à ce dialogue, « tous les manquements ont été relevés par toutes les parties prenantes aux concertations ». Afin de corriger ces impairs et garantir un climat politique pacifié, pour l’expression démocratique des suffrages des citoyens-électeurs, un appel à un « large consensus » regroupant l’ensemble des acteurs a été lancé. C’est ainsi qu’il a interpellé ces derniers, en plus des patriotes, à une prise de conscience collective sur les enjeux de l’heure et plaidé notamment pour la mobilisation de ceux qui sont impliqués dans le processus (partis politiques, société civile, autorités en charge de l’organisation matérielle (la Dge) et de la supervision et du contrôle (la Cena) des élections).

M. L. DIEYE

Hier, la salle de conférences du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a accueilli une foule monstre de diplomates et de hautes personnalités. Ils étaient venus prendre part à la grande rencontre consacrée au bilan du 3ème mandat du Sénégal (2016-2017) au Conseil de sécurité des Nations unies. Un bilan que le ministre Sidiki Kaba a qualifié de positif, de même que les intervenants.

S’exprimant sur le bilan du mandat du Sénégal (2016-2017) au Conseil de sécurité de l’Onu, Me Sidiki Kaba a trouvé qu’il est « positif ». « Sur l’ensemble des défis auxquels la communauté internationale est confrontée, à savoir le défi sécuritaire, écologique et migratoire, le défi sur l’extrémisme violent, le Sénégal a particulièrement apporté sa touche personnelle. Notre pays a proposé un élément important de la diplomatie préventive : « Eau-paix et sécurité » qui, aujourd’hui, va continuer, malgré son départ du Conseil de sécurité, à travers la création d’un Groupe d’avis qui va soutenir ce thème majeur pour la stabilité et la paix à travers le monde », a-t-il déclaré.

Cela, a assuré le ministre, a été surtout obtenu grâce à « un leadership incontesté du Président de la République, Macky Sall, et à sa défense des valeurs de liberté, de justice et de droits humains, socles de la diplomatie du Sénégal ». Parlant du Président Macky Sall, Me Kaba n’a pas manqué de saluer « sa vision d’un monde de paix, de justice et de liberté et de la démocratie ». Pour Mohamed Ibn Chambass, représentant de l’Onu en Afrique de l’Ouest, le Sénégal est un partenaire important des Nations unies et en particulier de l’Afrique. « Son élection est une reconnaissance de son pouvoir diplomatique, sa contribution à la paix et à la sécurité. Le Sénégal est une démocratie stable et un pays stable. Nous apprécions sa contribution de troupes aux Opérations de maintien de la paix et nous sommes confiants qu’il restera actif et activement impliqué en Afrique de l’Ouest. Nous apprécions également les initiatives posées par le Sénégal dont l’initiative Eau-paix et sécurité », a-t-il confié. L’ambassadeur Fodé Seck, qui a fait le bilan de la participation du Sénégal au Conseil de sécurité à l’occasion de son 3ème mandat, a précisé que notre pays n’y était pas pour faire de la figuration, mais pour participer aux décisions majeures prises par cette instance. « Au cours du mandat du Sénégal, pas moins de 1140 documents officiels ont été véhiculés par l’instance de décision suprême de l’Onu. Le Sénégal a consulté 2273 documents et a produit des mémorandums...», a indiqué notre représentant permanent à l’Onu. « Le travail de proximité nous a valu, en plus de l’influence du Président Macky Sall et de la crédibilité de notre pays, d’être élu.

Tout cela a contribué à ces résultats. Notre pays a réussi à faire inscrire, pour la première fois, une question. Il nous a fallu une bonne diplomatie. Il faut mettre l’adoption de la résolution historique du 23-20/2016 à l’actif de la diplomatie du Sénégal », a dit M. Seck, faisant allusion à la contribution à hauteur de 75 %, par les Nations unies, pour le financement des Opérations de maintien de la paix en Afrique, contre 25 % pour l’Union africaine. « Le Sénégal s’est vu confié la présidence du groupe de travail sur les Opérations de maintien de la paix qui sont les activités phares du Conseil de sécurité. Le Sénégal est sorti du Conseil de sécurité, mais reste très actif », a-t-il conclu.

Amadou DIOP

Le président de l’Assemblée nationale du Sénégal a été reçu, avant-hier, dans la capitale iranienne. A Téhéran, Moustapha Niasse a eu un long échange avec le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif. Au cours de cette entrevue, les deux personnalités ont échangé sur la coopération entre le Sénégal et l’Iran, notamment dans le domaine de l’agriculture.

Le Blog de Yaxam

Le retrait des cartes d’identité biométriques Cedeao se poursuit. A la date du 11 janvier 2018, le taux de distribution a atteint « un résultat encourageant de plus de 85% », a révélé, hier, le directeur général de l’Administration territoriale.

Ibrahima Sakho, qui s’exprimait, hier, lors de la cérémonie de présentation de vœux du personnel au ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, a indiqué que « l’année 2017 a été fertile en évènements » pour ledit département.

Au cours de l’année écoulée, les services de ce ministère était sur plusieurs fronts. C’est en 2017 que se sont tenues les élections législatives. Ainsi, les différents services (la Direction générale des élections (Dge), la Direction de l’automatisation des fichiers (Daf), la Police nationale où le Commandement territoriale ont mené d’une main de maître ce processus électoral. D’après le directeur Sakho, « ces élections législatives ont connu, nonobstant les conjectures, un taux de participation de 54,23 %. Un résultat se trouvant au-delà de ceux obtenus au référendum et aux élections municipales ».

A. Ng. NDIAYE

Le ministère de l’Intérieur, qui a décliné, hier, ses grands chantiers pour l’année 2018, annonce la mise en œuvre d’un projet pour la rationalisation des partis politiques. Le statut de l’opposition sera aussi matérialisé cette année.

En marge de la cérémonie de présentation des vœux, le ministre de l’Intérieur a annoncé le projet de «rationalisation des partis politiques». Face à la multitude de formations politiques au Sénégal, le directeur de l’Administration territoriale, Ibrahima Sakho, a indiqué que ce projet permettra de maitriser « l’inflation du nombre de partis politiques ». Un autre projet en cours : le statut du chef de l’opposition. Cette disposition a été votée lors du dernier référendum de mars 2016. Toutefois, M. Sakho a informé qu’elle sera matérialisée, cette année, en même temps que « l’instauration d’un système de financement public direct des formations politiques ». En effet, 2018 est une année pré-électorale. C’est pourquoi le ministère de l’Intérieur compte mettre les bouchées doubles pour préparer l’élection présidentielle de 2019. D’ailleurs, M. Sakho a informé que l’activité phare de cette année reste « la révision exceptionnelle des listes électorales et l’édiction d’actes administratifs préparatoires ». La Direction générale des élections, a-t-il informé, a déjà posé les premiers actes pour la révision exceptionnelle des listes électorales. Le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye a réaffirmé la disposition de son département à prendre toutes les dispositions nécessaires pour que tous les problèmes liés à la révision des listes électorales soient réglés avant février 2019. «Les discussions que nous avons entamées avec l’opposition vont se poursuivre. Tout sera mis en œuvre pour qu’avant la fin de l’année tous ces problèmes soient dépassés et que nous puissions aller sereinement à l’élection présidentielle », a-t-il promis.

La loi d’orientation de l’administration territoriale figure parmi les grands chantiers du ministère. Cette loi, a expliqué M. Sakho, va constituer «le socle de la charte de déconcentration qui place les dynamiques territoriales au cœur des stratégies d’émergence». Selon lui, elle va aussi « ériger l’impératif de territorialisation des politiques publiques au rang de dogme de l’action publique».

Aliou Ngamby NDIAYE

Nous avons reçu du porte-parole de l’Apr cette précision relative à la réunion entre le parti et les alliés le samedi 13 janvier dernier à Dakar.

«Selon certaines informations, le Président Macky Sall aurait tenu à l’endroit des leaders de partis alliés et des responsables de l’Alliance pour la République certains propos au cours d’une rencontre tenue le samedi 13 janvier 2018. Je voudrais, dans ce cadre, apporter les précisions suivantes : Axés sur les enjeux et défis des prochaines échéances électorales, les propos du Président Macky Sall ont porté principalement sur :

- l’animation du parti à Dakar, la remobilisation des bases militantes de l’Apr, l’unité et la solidarité entre les différents responsables et envers les alliés et mouvements de soutien, à travers notamment la mise en place, dans les différentes communes et à l’échelle du département, de cadres unitaires de concertation ; - La mise en place d’un secrétariat ad hoc avec comme mission de convoquer la prochaine réunion des responsables du département de Dakar, en prenant le soin d’élargir le cadre à d’autres responsables qui n’avaient pas pris part à la rencontre. Afin que nul n’en ignore, au-delà de ce message de fraternisation et celui relatif au renforcement de la massification de l’électorat en faveur de la majorité présidentielle adressés aux responsables de l’Alliance pour la République, pour une victoire la plus large possible dès le premier tour en 2019, aucune allusion n’a été faite en direction de Messieurs Ousmane Tanor Dieng ou Moustapha Niasse par le Président Macky Sall.»

Seydou GUEYE

Relevons qu’au niveau des autorités étatiques on ne désespère pas de voir la partie de l’opposition qui a boycotté le Ccpe revenir à de meilleurs sentiments. Dans cette optique même, le Parti démocratique sénégalais (Pds), Aj/Pads tendance Mamadou Diop Decroix, le Mouvement Tekki et "Mankoo Taxawu Sénégal" sont invités à envoyer leurs représentants au niveau du pôle de l’opposition, en vue de leur participation à cet audit international qui se veut inclusif.

Cette opération, qui devra durer un mois, sera finalisée par une séance de restitution au public. Juste avant la révision exceptionnelle des listes électorales dont le démarrage est prévu le 20 février 2017 pour courir jusqu’en fin avril.

Sauf changement, la capitale sénégalaise sera celle des libéraux du monde, entre fin novembre et début décembre 2018, avec deux Congrès politiques marquants. Le premier, celui de l’Internationale, se tiendra à Dakar les 29 et 30 novembre.

Et le 1er décembre, l’Alliance pour la République (Apr) projette de faire d’une pierre deux coups. D’une part, célébrer son dixième anniversaire, d’autre part, organiser le Congrès d’investiture de son candidat à l’élection présidentielle qui se tiendra deux mois après, en février 2019 : le Président de la République en exercice, Macky Sall.

Le Blog de Yaxam

Dr Hak Ja Han Moon a soutenu que l’Afrique deviendra le continent le plus prospère du monde. Elle a invité, à cette occasion, au vivre ensemble « pour que toutes les Nations du monde puissent établir une seule famille ».

Dr Moon a expliqué la raison pour laquelle elle a choisi cette magnifique Nation du Sénégal. « C’est parce que je ressentais que les Sénégalais sont un peuple pacifique que Dieu a préparé particulièrement, que Dieu a béni. Et quand je suis venu au Sénégal, j’ai vu l’homme que Dieu a préparé personnellement. Le Président de cette Nation a été préparé par Dieu et j’espère que vous tous ressentez cela », a-t-elle dit. Avant d’ajouter : « Nous sommes réunis au Sénégal pour ouvrir une nouvelle ère dans l’histoire humaine parce que ce magnifique continent deviendra la nouvelle Afrique céleste qui accueillera Dieu comme le centre et qui deviendra le continent le plus prospère du monde ». Pour Dr Hak Ja Han Moon, l’Afrique est dans la position de devenir le héros du monde.

« Elle va devenir la lumière du monde. Nous sous sommes réunis aujourd’hui pour cette occasion historique. C’est l’endroit où est née l’humanité. Je suis venue ici pour prier et éliminer la peine historique que ce continent a vécue de manière à ce qu’il commence une nouvelle histoire », a-t-elle prédit.

C’est pourquoi, en se centrant sur ce magnifique continent, elle aimerais préparer une nouvelle ère. « Une ère de paix et dans laquelle nous partagerons l’amour vrai et vivrons pour autrui, vivrons concentrés sur l’altruisme dans lequel toute l’humanité peut servir Dieu », a dit Dr Moon.

Amadou DIOP

« Nous sommes venus participer à cette grande manifestation, une première en Afrique. C’est une excellente occasion pour la paix. C’est en raison des relations exceptionnelles, économiques, culturelles et cultuelles entre le Maroc et le Sénégal et pour marquer notre ancrage et notre profondeur africaine que nous sommes ici », a déclaré Abdellah Hifdi, président du groupe parlementaire de la Confédération générale des entreprises du Maroc (Cgem). Il a indiqué que la thématique est très importante parce que c’est de l’Afrique dont il s’agit. « D’ailleurs, le message du Président Macky Sall est un discours fondateur puisqu’il a parlé de l’Afrique, de son devenir, de ses désidératas, de sa place dans le concert des Nations, des réformes qu’elle propose au niveau institutionnel mondial. Ce sont des positions sur lesquelles nous convergeons totalement. Et nous sommes en alignement total avec ses propos sur le développement, sur la coprospérité qui est une thématique majeure de cette manifestation, et il faut que ce développement soit inclusif », a soutenu Abdellah Hifdi. Selon lui, c’est une réflexion majeure que propose cette conférence. Et à travers elle, le discours novateur du Président Macky Sall qui est une réflexion pour aller dans le sens d’un développement dont tous les citoyens récolteront les fruits. « Nous sommes en articulation et en harmonie avec ce discours », a-t-il assuré. Le Parlementaire a aussi fait savoir que, vu l’importance de l’évènement , ils ont « décidé de créer un réseau parlementaire Afrique du Nord au niveau de la Fpu ». Pour le consul honoraire Mohammed Chraibi, c’est une grande fierté que le Sénégal organise ce sommet pour la première fois en Afrique.

« A partir du moment où le sommet se déroule dans un pays frère qui est le Sénégal, il était tout à fait clair que la participation marocaine devrait être effective, une participation qui puisse apporter un plus à l’ensemble des Africains », a-t-il soutenu. S’exprimant sur le message du Président, M. Chraibi a confié : « J’ai été très sensible au discours du Président Macky Sall qui est un Chef d’Etat novateur. Je considère personnellement que c’est l’un des plus grands défenseurs de l’Afrique et de son développement ». Concluant sa réaction, le consul honoraire a prié pour que le Pse, qu’il considère comme un bon plan, puisse aller de l’avant pour les Sénégalais et pour tous les Africains.

A. DIOP

Le Président de la République, Macky Sall, a reçu, à l’ouverture officielle du sommet, le Prix pour la paix et la bonne gouvernance. A cette occasion, il a indiqué que cette distinction symbolise un encouragement dans la quête de nos idéaux partagés au service du bien commun. « J’accepte, avec humilité, la distinction qui m’a été remise. Cette distinction symbolise, à mes yeux, non un couronnement, mais un encouragement dans la quête de nos idéaux partagés au service du bien commun », a-t-il déclaré, avant de dédier l’enveloppe de 50 millions de FCfa qui accompagne le prix aux Centre Talibou Dabo de Grand Yoff et le Village Sos. Des établissement qui œuvrent au quotidien pour le bien-être des enfants handicapés ».

A. DIOP

Exigé par l’opposition dès l’après-Législatives de juillet 2017, l’audit du fichier électoral va entrer, dès lundi, dans sa phase de concrétisation. Pour ce faire, une équipe de quatre experts de haut niveau et de nationalité étrangère est arrivée à Dakar.

Depuis lundi dernier, est présente à Dakar une équipe dirigée par un Français et composée de deux spécialistes de base de données et un en biométrie, et un expert électoral, tous les quatre mondialement réputés.

Lundi prochain, ils commenceront le pilotage de l’opération de l’audit du fichier électoral, une exigence cardinale de l’opposition pour asseoir le dialogue politique via le Cadre de concertations du processus électoral (Ccpe) présidé par l’Ambassadeur Saïdou Nourou Bâ. Une exigence qui remonte à l’après-Législatives de juillet 2017 ponctué par de vives suspicions, polémiques et contestations afférentes au déroulement du scrutin, particulièrement le processus d’inscription sur le nouveau fichier électoral.

Deux comités comme organes d’encadrement
C’est ainsi qu’après la création du Ccpe, en sa troisième séance, courant décembre dernier, un consensus est établi sur la nécessité d’auditer le nouveau fichier électoral et les Termes de référence (Tdr) adoptés par toutes les parties prenantes : les partis politiques de la majorité, ceux de l’opposition et les non-alignés ; la Commission électorale nationale autonome (Cena) ; la société civile diversement représentée par le Collectif des organisations de la société civile (Cosc) dirigée par le Professeur Babacar Guèye, et la Plateforme des acteurs de la société civile pour la transparence des élections (Pacte) amenée par Abdou El Mazid Ndiaye ; idem pour l’Administration via la Direction générale des élections (Dge), la Direction de l’automatisation du fichier (Daf), la Direction générale de l’administration territoriale (Dgat), le ministère des Affaires étrangères.

Lesquels Tdr exigent que les experts chargés de l’audit doivent être de nationalité étrangère.

Suite à cet accord, le Centre européen d’appui aux processus électoraux, basé à Bruxelles, s’est engagé à prendre en charge cet audit au moyen d’un financement de l’Allemagne. Alors, au terme d’un appel d’offres international, les quatre experts précités ont été sélectionnés.

Porte toujours ouverte au Pds, à Aj, à Mankoo, à Tekki et à Taxawu
Hier, ils ont été présentés aux représentants au Sénégal de la Communauté internationale (Union européenne, Usaid, Osiwa et Pnud), aujourd’hui, ce sera au tour des plénipotentiaires des parties prenantes au Ccpe.

Concentrés depuis leur arrivée sur la méthodologie de travail et la revue documentaire, ils vont démarrer, lundi prochain, les opérations techniques et de terrain avec deux organes d’encadrement de l’audit, à savoir le Comité de pilotage, composé des représentants des partis politiques et de la société civile, et le Comité technique, formé d’experts des partis politiques et de l’Administration.

Révision exceptionnelle des listes électorales du 20 février à fin avril
Relevons qu’au niveau des autorités étatiques on ne désespère pas de voir la partie de l’opposition qui a boycotté le Ccpe revenir à de meilleurs sentiments. Dans cette optique même, le Parti démocratique sénégalais (Pds), Aj/Pads tendance Mamadou Diop Decroix, le Mouvement Tekki et "Mankoo Taxawu Sénégal" sont invités à envoyer leurs représentants au niveau du pôle de l’opposition, en vue de leur participation à cet audit international qui se veut inclusif.

Cette opération, qui devra durer un mois, sera finalisée par une séance de restitution au public. Juste avant la révision exceptionnelle des listes électorales dont le démarrage est prévu le 20 février 2017 pour courir jusqu’en fin avril.

Le Blog de Yaxam

En présidant la cérémonie officielle du Sommet africain sur la paix, la sécurité et le développement durable qui se tient pour la première fois en Afrique, le Chef de l’Etat a indiqué que « plus qu’un vœu, la paix doit être un choix de vie parce que l’état de paix est assurément plus compatible à la condition humaine que l’état de guerre ». Macky Sall a reçu, à l’occasion, le Prix pour la paix et la bonne gouvernance.

Dans son discours d’allocution devant un parterre de personnalités (institutionnelles, religieuses, coutumières…) et plus d’un millier de participants venus de divers horizons du monde, le Président de la République a d’abord indiqué qu’en choisissant le Sénégal pour abriter ce Sommet pour la première fois en Afrique, la Fédération pour la paix universelle (Fpu) traduit sa vision inclusive d’un monde meilleur.

« Une vision par le dialogue et la coexistence pacifique des peuples, dans le respect et la diversité. Le Sénégal partage cette vision humaniste », a-t-il soutenu. Tout en saluant la mémoire du père fondateur de la Fpu, Macky Sall a laissé entendre : « Plus qu’un vœu, la paix doit être un choix de vie parce que l’état de paix est assurément plus compatible à la condition humaine que l’état de guerre ». Pour étayer ses propos, il a rappelé qu’à travers les âges, le récit de la guerre est une tragédie universelle. « Partout la guerre se lit dans la ruine, la ruine des demeures, dans le sang, dans les larmes des innocents, dans le chagrin des orphelins et des veuves et la misère des familles endeuillées ; et nulle guerre n’est propre », a-t-il relevé. Poursuivant, le Président a déclaré qu’avec le message du Dr Moon à qui il a rendu hommage et qui poursuit « avec foi et persévérance » l’œuvre de son époux au service de la paix universelle, les Africains peuvent encore garder l’espoir que l’Afrique est le continent de demain. « Mais demain, c’est déjà aujourd’hui », a-t-il confirmé.

Le chef de l’Etat s’est aussi réjoui de la participation massive des jeunes de tous horizons à cette conférence de Diamniadio. « La jeunesse, c’est le temps de l’apprentissage, et l’apprentissage permet de poser un regard instruit sur le prochain pour apprécier ce qui nous unis et nous différencie et apprendre à vivre ensemble », a partagé Macky Sall. Revenant sur le thème, il n’a pas manqué d’accentuer que rien, en effet, n’est plus dommageable à la paix que le silence, la passivité, l’ignorance et la résignation. A son avis, « juifs, chrétiens, musulmans et adeptes des autres religions, ce qui nous unit, c’est d’abord notre humanité au-delà de toute forme d’identification religieuse, philosophique, culturelle, idéologique ou autre ». D’ailleurs, « c’est ce qui justifie notre rassemblement en ces lieux », a fait valoir Macky Sall.

Se dresser contre toute dérive
Selon le Président de la République, le Sénégal qui accueille le Sommet est un pays où 95 % des citoyens sont des musulmans qui vivent depuis toujours en parfaite intelligence avec leurs compatriotes chrétiens et de religions traditionnelles. « Mais, cette symbiose que nous partageons, sans doute, avec chacun de vous est, aujourd’hui, mise en mal non seulement par la guerre mais aussi par les turpitudes du fanatisme, de l’ignorance et de l’arrogance. Pourtant, dans une remarquable continuité, l’ordre divin, à la source des trois religions révélées, exalte le caractère sacré de la vie humaine », a-t-il toutefois rappelé. Tout au plus, « toutes les religions révélées ou non prescrivent le bien, prohibent le mal et exhortent à la fraternité humaine. Encore faudrait-il que l’histoire ne tombe pas dans l’oubli et que la lettre n’enferme pas l’esprit qui l’engendre et l’interprète. La théorie des chocs des civilisations encore moins celle de la guerre des religions n’a aucun fondement théologique, ni sur les textes, ni sur la pratique, car étant tous créés égaux et en paix si nous acceptons ce fondement d’égale dignité », a fait comprendre Macky Sall. Par contre, a-t-il averti, ce qui génère l’incompréhension et l’antagonisme, voire la violence, c’est plutôt l’interprétation abusive de la parole divine à des fins autres que sa finalité authentique. « C’est aussi la prétention à rendre universelle des valeurs, en réalité, relatives et locales au nom d’une mission civilisatrice à partir de laquelle chacun est jaugé, jugé et, au besoin, redressé.

Voilà ce qui engendre le méprise et la résistance à l’épris. Et voilà pourquoi l’Afrique, continent qui a subi un traumatisme de cinq siècles cumulés d’esclavage et de colonisation, doit se dresser fermement contre toute dérive raciste, xénophobe et négationniste, parce que toutes les cultures et toutes les civilisations sont d’égale dignité », a fortement appuyé le Chef de l’Etat. Tout compte fait, le Président Sall s’est réjoui que « le thème de ce premier sommet africain de la Fédération pour la paix universelle mette en lumière l’émergence de l’Afrique à l’aune de l’interdépendance, de la prospérité inclusive et des valeurs universelles ».

Amadou DIOP

« JE CROIS À UNE AFRIQUE NOUVELLE CAPABLE DE SE PRENDRE EN CHARGE »
Fpu Audience« Je crois à une Afrique nouvelle, je crois à une Afrique capable de se prendre en charge. Une Afrique qui pense et agit par et pour elle-même. En dépit du fardeau de l’histoire et des pesanteurs de relations asymétriques, l’Afrique est en majorité un continent stable, actif, laborieux et ingénieux. Cette Afrique qui crée, qui entreprend et qui progresse ne doit pas se satisfaire de la promesse d’un continent du futur, elle doit s’affirmer et se faire accepter comme partie prenante des acteurs qui définissent les dynamiques du présent et du futur », a lancé le Président de la République.

Selon lui, C’est pour cette raison que l’Afrique revendique, à juste titre et entre autres, la réforme de la gouvernance mondiale à travers la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies.

« L’Afrique veut sa place dans un Conseil des Nations unies réformé et dont la composition plus juste et plus équitable reflète les réalités du monde contemporain. On ne peut pas continuer à gouverner le monde de 2018 à partir des règles de 1945. Sur le plan économique, il est établi que l’Afrique recèle des richesses inestimables », a argumenté Macky Sall. Rappelant une étude de la Banque africaine de développement (Bad) intitulée « Croissance de l’Afrique : libérer le potentiel de l’agro-industrie », il a fait comprendre que le continent possède 12% des réserves pétrolières mondiales, 40 % des réserves d’or, 85 à 95% des réserves de métaux, 85% des réserves de phosphates, un tiers des réserves de bauxite, sans compter les ressources hydriques et foncières d’un continent de 30 millions de km2 abritant 60 % des terres arables non encore exploitées.

« L’Afrique n’est pas pauvre, elle est plutôt pénalisée par les règles de l’échange inégal. C’est pourquoi l’Afrique réclame une gouvernance économique et financière mondiale plus inclusive, une lutte plus soutenue contre les fléaux financiers inégaux et une juste rémunération de ses matières premières, en particulier dans le domaine des mines et du pétrole », a martelé le Chef de l’Etat, reconnaissant toutefois que l’Afrique doit lutter contre la corruption.

Selon le Président Sall, « il faut des contrats miniers plus justes et plus équitables qui protègent à la fois les intérêts de l’investisseur et ceux du pays d’accueil. Mais c’est aussi avec des ressources humaines de qualité, une jeunesse bien formée et avertie des réalités de son temps que l’Afrique réussira le pari de l’émergence ». « Finalement, l’idéal de paix qui nous réunit ,ici, exige plus que l’absence de guerre. Je forme le vœu que notre rencontre de ce matin contribue à amplifier le message de paix par le développement », a conclu le Président de la République.

A. DIOP

LAURÉAT DU PRIX DU LEADERSHIP POUR LA PAIX ET LA BONNE GOUVERNANCE : LE CHEF DE L’ETAT CÉDE LES 50 MILLIONS DE FCFA AU CENTRE TALIBOU DABO ET AU VILLAGE SOS
Sommet Fpu PrixLe Président de la République, Macky Sall, a reçu, à l’ouverture officielle du sommet, le Prix pour la paix et la bonne gouvernance. A cette occasion, il a indiqué que cette distinction symbolise un encouragement dans la quête de nos idéaux partagés au service du bien commun. « J’accepte, avec humilité, la distinction qui m’a été remise. Cette distinction symbolise, à mes yeux, non un couronnement, mais un encouragement dans la quête de nos idéaux partagés au service du bien commun », a-t-il déclaré, avant de dédier l’enveloppe de 50 millions de FCfa qui accompagne le prix aux Centre Talibou Dabo de Grand Yoff et le Village Sos. Des établissement qui œuvrent au quotidien pour le bien-être des enfants handicapés ».

A. DIOP

DR HAK JA HAN MOON DE LA FPU : « L’AFRIQUE DEVIENDRA LE CONTINENT LE PLUS PROSPÈRE DU MONDE »
Dr Hak Ja Han Moon a soutenu que l’Afrique deviendra le continent le plus prospère du monde. Elle a invité, à cette occasion, au vivre ensemble « pour que toutes les Nations du monde puissent établir une seule famille ».

Dr Moon a expliqué la raison pour laquelle elle a choisi cette magnifique Nation du Sénégal. « C’est parce que je ressentais que les Sénégalais sont un peuple pacifique que Dieu a préparé particulièrement, que Dieu a béni. Et quand je suis venu au Sénégal, j’ai vu l’homme que Dieu a préparé personnellement. Le Président de cette Nation a été préparé par Dieu et j’espère que vous tous ressentez cela », a-t-elle dit. Avant d’ajouter : « Nous sommes réunis au Sénégal pour ouvrir une nouvelle ère dans l’histoire humaine parce que ce magnifique continent deviendra la nouvelle Afrique céleste qui accueillera Dieu comme le centre et qui deviendra le continent le plus prospère du monde ». Pour Dr Hak Ja Han Moon, l’Afrique est dans la position de devenir le héros du monde.

« Elle va devenir la lumière du monde. Nous sous sommes réunis aujourd’hui pour cette occasion historique. C’est l’endroit où est née l’humanité. Je suis venue ici pour prier et éliminer la peine historique que ce continent a vécue de manière à ce qu’il commence une nouvelle histoire », a-t-elle prédit.

C’est pourquoi, en se centrant sur ce magnifique continent, elle aimerais préparer une nouvelle ère. « Une ère de paix et dans laquelle nous partagerons l’amour vrai et vivrons pour autrui, vivrons concentrés sur l’altruisme dans lequel toute l’humanité peut servir Dieu », a dit Dr Moon.

Amadou DIOP

LA DÉLÉGATION MAROCAINE MAGNIFIE LE LEADERSHIP DU SÉNÉGAL
Fpu Maroc« Nous sommes venus participer à cette grande manifestation, une première en Afrique. C’est une excellente occasion pour la paix. C’est en raison des relations exceptionnelles, économiques, culturelles et cultuelles entre le Maroc et le Sénégal et pour marquer notre ancrage et notre profondeur africaine que nous sommes ici », a déclaré Abdellah Hifdi, président du groupe parlementaire de la Confédération générale des entreprises du Maroc (Cgem). Il a indiqué que la thématique est très importante parce que c’est de l’Afrique dont il s’agit. « D’ailleurs, le message du Président Macky Sall est un discours fondateur puisqu’il a parlé de l’Afrique, de son devenir, de ses désidératas, de sa place dans le concert des Nations, des réformes qu’elle propose au niveau institutionnel mondial. Ce sont des positions sur lesquelles nous convergeons totalement. Et nous sommes en alignement total avec ses propos sur le développement, sur la coprospérité qui est une thématique majeure de cette manifestation, et il faut que ce développement soit inclusif », a soutenu Abdellah Hifdi. Selon lui, c’est une réflexion majeure que propose cette conférence. Et à travers elle, le discours novateur du Président Macky Sall qui est une réflexion pour aller dans le sens d’un développement dont tous les citoyens récolteront les fruits. « Nous sommes en articulation et en harmonie avec ce discours », a-t-il assuré. Le Parlementaire a aussi fait savoir que, vu l’importance de l’évènement , ils ont « décidé de créer un réseau parlementaire Afrique du Nord au niveau de la Fpu ». Pour le consul honoraire Mohammed Chraibi, c’est une grande fierté que le Sénégal organise ce sommet pour la première fois en Afrique.

« A partir du moment où le sommet se déroule dans un pays frère qui est le Sénégal, il était tout à fait clair que la participation marocaine devrait être effective, une participation qui puisse apporter un plus à l’ensemble des Africains », a-t-il soutenu. S’exprimant sur le message du Président, M. Chraibi a confié : « J’ai été très sensible au discours du Président Macky Sall qui est un Chef d’Etat novateur. Je considère personnellement que c’est l’un des plus grands défenseurs de l’Afrique et de son développement ». Concluant sa réaction, le consul honoraire a prié pour que le Pse, qu’il considère comme un bon plan, puisse aller de l’avant pour les Sénégalais et pour tous les Africains.

A. DIOP

Sept mille vingt milliards trois cent cinquante neuf millions treize mille cinq cent cinquante sept (7 020 359 013 557) francs Cfa. C’est à ce niveau que se chiffre la mobilisation des ressources extérieures au 31 décembre 2017. Un élan exceptionnel entamé au début du magistère du Président Macky Sall, le 02 avril 2012. Ce montant, qui traduit la mobilisation des bailleurs de fonds aux côtés du Sénégal, la crédibilité, sur le plan international, de sa signature et sa détermination à concrétiser son émergence, est d’autant plus illustratif qu’il est proche du double de la somme enregistrée sous l’ancien régime : trois mille sept cent quatre vingt dix milliards treize millions quatre cent trente cinq mille neuf cent trente deux (3 790 013 435 932) francs Cfa.

«It’s economy, stupid !» (C’est l’économie, idiot !). A l’aube des années 90, aux Etats-Unis d’Amérique, cette phrase, courte et choc, fut le slogan d’un jeune et fringant juriste (professeur de Droit, puis procureur) qui allait étaler George Herbert Walker Bush pour s’installer à la Maison-Blanche. Cette harangue que William Jefferson Clinton dit Bill avait prise à un de ses Conseiller, James Carville, donnait une nouvelle orientation prometteuse aux électeurs, au moment où le successeur de Ronald Reagan se vantait de ses succès en politique internationale.

Et les résultats de ce choix orienté vers le tout-économie – cependant avec une forte dose sociale – ne tardèrent pas à faire jour : une fois aux commandes, Bill Clinton allait ouvrir pour son pays une ère de prospérité méconnue depuis Franklin Delanoe Roosevelt et John Fitzerald Kennedy, en rebâtissant une économie solide et génératrice de prospérité.

Autre époque, autre lieu. Un quart de siècle après cette heureuse expérience clintonienne, ici, au Sénégal, on oserait coller le même slogan à l’élan volontariste qui caractérise la politique économique du Président Macky Sall. Oui à un endettement accru, mais contrôlé, pour investir et non consommer. Cette orientation fait appel aux capitaux extérieurs, en complément des ressources internes, aux fins de doter le pays de solides outils indispensables à son décollage économique.

C’est ainsi que, du 02 avril 2012, date de son accession à la magistrature suprême – bien avant même de mettre sur orbite le Plan Sénégal Emergent, en 2014 –, au 31 décembre 2017, le Sénégal a conclu pas moins de trois cent quarante quatre (344) conventions de financement, pour un montant de 7 020 359 013 557 FCfa.

Parce que bâtir une économie à même de mettre le pays sur les rampes de l’émergence passe obligatoirement par des chemins convenus, la mobilisation de ces capitaux extérieurs est consacrée pour l’essentiel aux secteurs des infrastructures de transport (2 043 475 266 771 FCfa, soit 29,01 %), de l’énergie (979 537 050 849 FCfa, soit 13,90 %), de l’agriculture (874 969 922 850 FCfa, soit 12,52 %), de l’hydraulique et l’assainissement (833 195 434 008 FCfa, soit 11,92 %), de la santé et la protection sociale (664 885 273 296 FCfa, soit 9,52 %) ainsi que de l’éducation et la formation (288 430 012 848 FCfa, soit 4,01 %). Six secteurs qui absorbent plus de 80,88 % du montant des conventions conclues depuis l’accession de Macky Sall au pouvoir.

Le reste est affecté à une quinzaine d’autres secteurs : bonne gouvernance et développement local (177 846 745 020 FCfa), habitat et cadre de vie (151 717 741 700 FCfa), environnement (129 304 554 060 FCfa), pêche (96 634 232 336 FCfa), paix et sécurité (94 986 199 200 FCfa), appui institutionnel (67 062 340 500 FCfa), tourisme (46 258 087 640 FCfa), télécommunications (39 987 138 720 FCfa), emploi (36 299 823 359 FCfa), secteur privé (28 092 500 000 FCfa), culture (24 000 000 000 FCfa), élevage (18 420 000 000 FCfa), mines (18 266 030 400 FCfa). Enfin, quelque 15 600 000 000 FCfa ont servi aux études pour la mise en œuvre des projets portés par lesdites conventions.

Aussi, pour mieux illustrer ces performances considérables à l’actif du Président Macky Sall, il convient de convoquer le volume de mobilisation des ressources extérieures enregistrées sous le magistère de son prédécesseur.

Du 25 mars 2000 au 02 avril 2012, période qui consacre la Présidence de Me Abdoulaye Wade, les conventions de financement conclues montent à 3 790 013 435 932 FCfa.
Par secteur, elles se présentent comme suit : infrastructures de transport terrestre (908 676 949 763 FCfa, soit 23,98 %), hydraulique et assainissement (442 981 598 796 FCfa, soit 11,69 %), énergie (371 370 914 066 FCfa, soit 9,80 %), éducation et formation (343 794 614 159 FCfa, soit 9,07 %), gouvernance et développement local (300 912 378 164 FCfa, soit 7,94 %), agriculture (256 528 628 045 FCfa, soit 6,77 %), santé et nutrition (212 218 148 178 FCfa, soit 5,60 %), secteur privé (203 290 590 130 FCfa, soit 5,36 %), développement social (175 449 069 277 FCfa, soit 4,63,%), pêche et transport maritime (121 196 476 671 FCfa, soit 3,20 %), environnement (87 909 323 777 FCfa, soit 2,32 %), appui budgétaire (79 442 542 297 FCfa, soit 2,10 %), paix et sécurité (77 445 776 940 FCfa, soit 2,04 %), télécommunications (72 959 219 250 FCfa, soit 1,93 %), élevage (37 633 394 546 FCfa, soit 0,99 %), emploi et jeunesse (20 511 659 600 FCfa, soit 0,54 %), habitat et cadre de vie (18 596 815 090 FCfa, soit 0,49 %), appui institutionnel (10 963 632 131 FCfa, soit 0,29 %), tourisme (1 000 000 000 FCfa, soit 0,03 %), études (2 958 062 395 FCfa, soit 0,08 %).

Ici, il apparait une prépondérance des secteurs des infrastructures de transport (23,98 %), de l’hydraulique et assainissement (11,69 %), de l’énergie (9,80 %), de l’éducation et la formation (9,07 %), de la bonne gouvernance et du développement local (7,94 %). L’agriculture est loin derrière avec 6,77 %. Six secteurs qui absorbent plus de 69,24 % du montant des conventions conclues pendant la première alternance politique du Sénégal.

Le Blog de Yaxam

Le Sénégal a été honoré à la 13ème Conférence générale des Parlements des pays membres de l’Organisation de la coopération islamique (Oci), à Téhéran (Iran), où notre compatriote, le député Mohamed Khouraichi Ibrahim Niasse, a été élu, à l’unanimité des délégations des 57 pays membres, au poste de secrétaire général de l’Union des Parlements pour un mandat de 4 ans, annonce un communiqué de presse. Il devient ainsi le 3ème secrétaire général de cette organisation, poste où il prend la succession du Turc Mahmud Erol Kiliç, lequel avait succédé au député égyptien Ibrahim Oufe. 

Après le Groupe asiatique et le Groupe arabe, c’est au Groupe africain qu’il revenait de prendre le poste de 3ème secrétaire général de l’Union des Parlements des pays membres de l’Oci. Le Groupe africain s’était réuni, la veille, à Téhéran, sous la présidence de Moustapha Niasse, président de l’Assemblée nationale, pour désigner, à l’unanimité, notre compatriote. C’est cette désignation que la session plénière ouverte par Dr Hassan Rouhani, Président de la République islamique d’Iran, a confirmé par un vote unanime de l’ensemble des délégués. D’une durée de 4 ans et renouvelable une fois, M. Niasse assumera cette fonction en même temps que son mandat de député dans son pays, indique notre source.

Elhadj Abdoulaye THIAM

Le Président Macky SALL a réuni le Conseil des ministres, hier mercredi 17 janvier à 10 h, au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat a présenté les condoléances de la Nation à la Ummah islamique, à la communauté mouride et à la famille de Khadimou Rassoul, suite au rappel à Dieu, le mardi 09 janvier 2018, du Khalife général des Mourides, Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, un éducateur distingué, un homme de paix et de consensus, un religieux généreux à l’érudition exceptionnelle.

Renouvelant ses meilleurs vœux de santé et de succès au nouveau Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, le Président de la République lui a réitéré tout son soutien ainsi que l’accompagnement permanent de l’Etat.

Par ailleurs, abordant la sécurisation du territoire national et la consolidation de la dynamique consensuelle de paix dans la région naturelle de Casamance, le Chef de l’Etat a fait observer une minute de silence à la mémoire des victimes de l’attaque criminelle perpétrée par des bandits armés le samedi 06 janvier 2018 dans l’arrondissement de Niaguis, région de Ziguinchor.
Ainsi, le Président de la République a exprimé toute la compassion de la Nation aux familles éplorées et souhaité un prompt rétablissement à tous les blessés qui sont entièrement pris en charge par l’Etat.

Saisissant cette occasion, le Chef de l’Etat a demandé au Gouvernement de diligenter, dans les meilleurs délais, toutes les enquêtes nécessaires en vue de mettre la main sur les auteurs directs de cet acte et leurs complices ; personnes qui seront recherchées, arrêtées, jugées et punies par la loi à la hauteur de leurs forfaits odieux.

Le Président de la République a aussi exhorté les forces de défense et de sécurité d’engager tous les moyens requis afin de neutraliser durablement toutes les bandes armées qui sévissent sur l’ensemble du territoire national.

Par ailleurs, le Chef de l’Etat a demandé au Gouvernement de suspendre, jusqu’à nouvel ordre, toutes les autorisations de coupe de bois et de procéder sans délai à la révision du Code forestier.
Enfin, le Président de la République a réaffirmé son option fondamentale de consolider, par le dialogue inclusif avec l’ensemble des acteurs et le développement économique participatif, la dynamique consensuelle de paix entretenue dans la région naturelle de Casamance depuis son avènement à la magistrature suprême, en avril 2012.

Poursuivant sa communication autour de la priorité accordée à la stabilité et à la modernisation du système d’enseignement supérieur et de recherche dans le cadre du Plan Sénégal Emergent, le Chef de l’Etat a instruit le Premier ministre de tenir, dans les meilleurs délais, un Conseil interministériel d’évaluation de l’application effective des 11 décisions et des 78 recommandations issues des Concertations sur l’avenir de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Ainsi, au regard de l’attention particulière qu’il convient d’accorder au financement adéquat du fonctionnement des universités, à travers une gestion transparente et efficiente de toutes les ressources budgétaires mobilisées ou générées par les activités d’enseignement et de recherche, le Président de la République a invité le Gouvernement à évaluer l’état d’exécution de l’ensemble des Contrats de performances signés avec les structures universitaires et à veiller à une application intégrale de la réforme des titres concernant l’ensemble des enseignants et chercheurs.

Le Chef de l’Etat a, en outre, a invité le Gouvernement à assurer le paiement régulier et à date des bourses nationales et étrangères, des salaires des enseignants, des personnels administratifs, techniques et de services (PATS) ainsi que le bon fonctionnement des Centres régionaux des œuvres universitaires récemment créés.
Enfin, le Président de la République a demandé au Gouvernement de veiller à l’orientation de l’ensemble des bacheliers et au règlement des arriérés dus aux établissements d’enseignement supérieur privés.

Appréciant l’état de mise en œuvre du processus de l’ITIE, le Chef de l’Etat a réaffirmé sa volonté d’asseoir la transparence totale dans la gestion de nos ressources naturelles qui appartiennent au peuple et adressé ses félicitations au Président du Comité national et à l’ensemble des membres du Secrétariat technique, pour les progrès conséquents accomplis dans la mise en œuvre de la norme ITIE au Sénégal. En effet, les rapports de conciliation de l’ITIE, adoptés à date échue entre 2013 et 2016, ont permis à l’Etat de se doter de documents de référence complets qui donnent des indications claires et chiffrées sur l’état de la gouvernance du secteur extractif.

Dès lors, le Président de la République a convié le Gouvernement à mettre en place un groupe de travail constitué des représentants des ministères et structures de l’Etat pressentis pour la matérialisation des recommandations afin d’impulser les réformes nécessaires à la transformation qualitative de la gouvernance du secteur. Il s’agit notamment de l’harmonisation du système national de classification des revenus budgétaires avec les normes internationales, pour une meilleure traçabilité des revenus extractifs et de leur utilisation, de la mise en œuvre effective des dispositions sur la péréquation et de la mise à jour des systèmes d’information du Trésor ainsi que son interfaçage avec les Douanes.

Abordant le développement stratégique du secteur de la presse, le Chef de l’Etat a rappelé l’adoption consensuelle, en 2017, d’un Code de la presse pour asseoir la liberté de la presse, accentuer la modernisation de notre système démocratique et consolider le développement économique et social national.

Par conséquent, le Président de la République a invité le Gouvernement à accélérer le processus d’application effective et globale de la nouvelle loi n°2017 - 27 du 13 juillet 2017 portant Code de la presse en veillant au respect des missions de service public des entreprises de presse, à la professionnalisation des acteurs, à la valorisation de notre patrimoine culturel et à l’éducation des populations au respect des valeurs de la République. Le Chef de l’Etat a également demandé au Gouvernement d’engager la réflexion sur la viabilité des modèles économiques de gestion de la presse nationale (publique et privée) et d’examiner les modalités d’une régulation renforcée.

Le Président de la République a, enfin, engagé le Gouvernement à accélérer le processus de modernisation de l’Agence de Presse Sénégalaise (APS).
Le Chef de l’Etat a terminé sa communication sur son agenda diplomatique et le suivi de la coopération internationale.

Le Premier ministre a axé sa communication sur la communication gouvernementale, avant de rendre compte du suivi et de la coordination de l’activité gouvernementale.
Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a fait le point de la situation internationale.
Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a adopté :

- Projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier la convention entre le Gouvernement de la République du Sénégal et le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg pour l’élimination de la double imposition et la prévention de l’évasion fiscale en matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune, signée le mercredi 10 février 2016 à Luxembourg ;
- Projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier la convention portant création de la Société de Gestion de l’Energie des Ouvrages du Haut bassin en Guinée (SOGEOH) ;
- Projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Bureau de Prospective Economique (BPE) ;
- Projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Bureau d’Information Gouvernementale (BIG) ;

Nominations

Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Madame Khady Diop MBODJI, Inspectrice de l’Enseignement élémentaire, précédemment Directrice de l’Enseignement élémentaire, est nommée Secrétaire général du ministère de l’Education nationale, en remplacement de Monsieur Ousmane SOW, appelé à d’autres fonctions ;

Madame Ndèye Aby NDAO CISSÉ, Inspectrice de l’Enseignement élémentaire, précédemment Coordonnatrice du Programme d’Investissement dans l’Ecole Publique au Sénégal (PIEPS-Manuels scolaires), est nommée Directrice de l’Enseignement élémentaire du ministère de l’Education nationale, en remplacement de Madame Khady DIOP MBODJI, appelée à d’autres fonctions ;
Monsieur Gana SENE, Inspecteur de l’Education préscolaire, précédemment Inspecteur d’Académie de Diourbel, est nommé Inspecteur d’Académie de Dakar, en remplacement de Monsieur Ngary FAYE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

Monsieur Bou FALL, Inspecteur de l’Enseignement élémentaire, précédemment Inspecteur d’Académie par intérim de Kédougou, est nommé Inspecteur d’Académie de Louga, en remplacement de Monsieur Oumar NDIAYE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

Monsieur Mamadou NIANG, Professeur d’Enseignement secondaire, précédemment Proviseur du Lycée Léopold Sédar Senghor de Joal-Fadiouth, est nommé Inspecteur d’Académie de Fatick, en remplacement de Monsieur Mandougou SARR, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

Monsieur Seydou SY, Inspecteur de l’Enseignement moyen-secondaire, précédemment Inspecteur d’Académie de Matam, est nommé Inspecteur d’Académie de Diourbel, en remplacement de Monsieur Gana SENE, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Mbaye BABOU, Inspecteur de l’Enseignement élémentaire, précédemment Secrétaire général de l’Inspection d’Académie de Saint-Louis, est nommé Inspecteur d’Académie de Matam, en remplacement de Monsieur Seydou SY, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Siaka GOUDIABY, Inspecteur de l’Enseignement élémentaire, précédemment Inspecteur de l’Education et de la Formation de Saint-Louis Commune, est nommé Inspecteur d’Académie de Ziguinchor, en remplacement de Monsieur Ismaïla DIOUF, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Mamadou Lamine LY, Inspecteur de l’Enseignement élémentaire, précédemment Inspecteur de l’Education et de la formation de Kaolack Département, est nommé Inspecteur d’Académie de Kédougou, en remplacement de Monsieur Bou FALL, appelé à d’autres fonctions ;

Madame Ramatoulaye DIENG, Administrateur civil principal, est nommée Directeur des Affaires générales à la Direction générale de l’Administration territoriale, en remplacement de Madame Ndèye Nguénare MBODJI, appelée à d’autres fonctions ;

Monsieur Ousmane WADE, Economiste, précédemment Coordonnateur du Projet « Une Famille-Un Toit », est nommé Directeur de la Promotion de l’Habitat social (DPHS) au ministère du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de Vie, en remplacement de Monsieur Mamadou Lamine DIOUF, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

Colonel Abdoulaye DIOP, Conservateur des Parcs nationaux, est nommé Directeur des Parcs nationaux au ministère de l’Environnement et du Développement durable, en remplacement du Colonel Lamine KANE, appelé à d’autres fonctions ;

Commandant Boucar NDIAYE, Conservateur des Parcs nationaux, est nommé Directeur des Aires marines communautaires protégées au Ministère de l’Environnement et du Développement durable, en remplacement du Colonel Abdoulaye DIOP, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Amadou Abdoulaye DIOP, Expert en Management de Projets, est nommé Directeur général de la Société de télédiffusion du Sénégal (TDS-SA) ;

Monsieur El Hadji Dialigué BA, Inspecteur principal des Impôts et Domaines, est nommé Secrétaire général de la Délégation générale à l’Entreprenariat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ) ;

Monsieur Cheikh Mouhamadou Mbacké LO, Professeur de Médecine, est nommé Directeur général de l’Agence Nationale de la Recherche Scientifique Appliquée (ANRSA), poste vacant ;

M. Mamadou DIALLO, Expert en Tourisme, titulaire d’un Master en Gestion, est nommé Secrétaire général de l’Agence Nationale de Promotion Touristique ;

Monsieur Mamadou GASSAMA, précédemment Président du Conseil de Surveillance de l’Agence Nationale de la Maison de l’Outil (ANAMO), est nommé Président du Conseil de Surveillance de l’Agence Nationale de l’Aménagement du Territoire (ANAT), en remplacement de Monsieur Mamadou DIAW, appelé à d’autres fonctions.

Samedi dernier, au siège du Parti de l’indépendance et du travail (Pit), le professeur des universités Samir Amin qui intervenait sur le thème « Actualité du monde à la lumière du Marxisme » a dénoncé « le transfert de tous les pouvoirs à des oligarchies qui sont parvenues à domestiquer la vie politique ». Il a opté pour une avancée révolutionnaire, pour plus d’organisation, de solidarité… afin de faire face à ce qu’il qualifié d’« impérialisme collectif ».

Le Pr Samir Amin a, d’emblée, estimé que nous avons aujourd’hui affaire à un impérialisme collectif. « Celui que j’appelle la triade. Ils agissent d’une manière collective car conscients qu’ils ne peuvent plus diriger le monde que par leur intervention collective (Otan). Nous ne sommes plus en conflit avec un tiers pays, mais avec cet impérialisme collectif. Alors, nous sommes face à de nouveaux défis », a-t-il déclaré. Dénonçant ainsi « le transfert de tous les pouvoirs à des oligarchies qui sont parvenues à domestiquer la vie politique ». C’est pourquoi, « la nationalisation des oligarchies est aujourd’hui une exigence qui s’impose plus que jamais. Nous sommes confrontés, aujourd’hui, à deux défis. Le premier défi, lui, passe par une avancée révolutionnaire. C’est-à-dire opérer un changement en créant des rapports de force. Il nous faut donc penser, organiser un minimum de solidarité. Le deuxième, c’est que nous disposons tous d’une marge de manœuvre à mettre en avant », a-t-il soutenu. « Nous sommes dans un système capitaliste contemporain qui présente des caractéristiques nouvelles. Nous avons le capitalisme de monopole qui domine tous les systèmes productifs, à toutes les échelles. Une poignée de gigantesques entreprises multinationales domine tout l’appareil productif, semble produire la moitié des Pib du monde. Et cette domination exclusive a des conséquences politiques, idéologiques, culturelles », a appuyé le Pr Amin. Il a ajouté que « la perte de la crédibilité de la démocratie ouvre des horizons à des replis identitaires, religieux, ethniques qui apparaissent comme seuls moyens de protection des individus ».

Réagissant sur la tenue de cette rencontre, le secrétaire général du Pit, le ministre du Travail, des Organisations professionnelles et des Institutions, Samba Sy, a indiqué : « Nous avons voulu faire prendre conscience non seulement à nos camarades, à l’ensemble des militants de Gauche, mais aussi aux patriotes de ce pays, l’importance de la bataille des idées ». Selon lui, le monde dans lequel nous avançons est un monde de confusions entretenues. Et de poursuivre : « Ceux qui veulent démêler l’echeveau pour permettre des avancées radicales au profit du grand nombre doivent s’employer finalement à établir les choses et à ramener les choses sur leur pied ». Concrètement, a ajouté le ministre Samba Sy, cela signifie qu’un observateur averti de la vie politique nationale va constater qu’il y a une sorte d’ingérence du champ de la pensée. « Alors notre choix, c’est de reprendre la bataille des idées, de faire de sorte que les débats théoriques s’imposent afin que nous puissions évidemment bien lire les rapports de force et construire des alternatives qui soient profitables finalement au compte du progrès et de la justice sociale. C’est pourquoi nous avons convié le Pr Samir Amin pour discuter du monde tel qu’il va, pour discuter des grandes questions de l’heure et pour voir quelles sont les sortes de convergences possibles entre nous et les autres forces de progrès de par le monde », a-t-il expliqué. Quant au choix du thème, « il nous a paru nécessaire de prolonger notre initiative qui a consisté à célébrer la révolution d’octobre. Nous avons voulu, aujourd’hui, inviter quelqu’un qui est professeur des universités, un homme d’expérience pour qu’il nous dise quelle était la lecture qu’il faisait de l’actualité mondiale. Le choix qui est le nôtre se justifie par le constat évident que le Sénégal n’est pas en dehors du monde », a-t-il conclu.

Amadou DIOP

Ils étaient tous à la rencontre convoquée par la responsable de l’Alliance pour la République (Apr) à Mbour où Mme Awa Guèye, vice-présidente de l’Assemblée nationale, a délivré le message du Président Macky Sall aux militants et alliés. Intitulé «Lettre aux militants», le message du Chef de l’Etat qui a été délivré, samedi, par son émissaire, la députée Awa Guèye, se résume à une mobilisation très forte à la base pour convaincre les militants, les sympathisants et les populations à sa réélection dès le premier tour en 2019.

A l’entame de sa déclaration, la députée a magnifié le travail collectif et individuel des membres de la coalition « Benno Bokk Yakaar » (Bby) qui a eu la majorité lors des législatives. De ce point de vue, a-t-elle ajouté, chacun d’entre eux mérite d’être remercié pour avoir obtenu «ces louables résultats» dans un contexte de tension, d’adversité et parfois même de frustrations».

«A présent, le défi qui se pose à nous est l’élection présidentielle de février 2019 qui pointe déjà l’horizon et qu’il conviendrait de gagner, comme nous l’avons toujours fait ensemble depuis 2012», a ajouté Mme Guèye selon qui l’adversaire sera certainement plus féroce au vu des enjeux de ces joutes électorales.

«Mais, notre bilan, nos avancées et nos réalisations seront nos meilleurs avocats. Mieux encore, notre projet d’avenir pour le Sénégal reste notre meilleur atout. Ceci conjugué à notre action et notre discours, en communion et à l’unisson envers les populations bénéficiaires, nous mènera, sans aucun doute, vers une éclatante victoire au soir de cette élection», a-t-elle affirmé.

«Cet élan doit continuer. Il s’agit donc d’un vote pour réélire le Président de la République dès le premier tour pour un mandat de parachèvement de l’installation du pays sur les rails de l’émergence», a insisté l’émissaire du Président Sall. Dans le département de Mbour, Mme Awa Guèye a invité les militants à se mobiliser en masse avec les partis, associations et mouvements de soutien au Président de la République, en un seul bloc comme auparavant et de manière continue jusqu’à cette échéance.

«La victoire est au bout de l’effort et je vous assure, avec certitude, que nous ferons avancer le Sénégal comme personne ne l’a fait avant», a lancé la vice-présidente de l’Assemblée nationale, non sans demander aux responsables de se mobiliser et de mobiliser les militants, sympathisants et autres citoyens en vue de l’ouverture, dès le mois de février prochain, des inscriptions sur les listes électorales.

Amath Sigui NDIAYE

SOPHIE GLADIMA SIBY, APR JOAL-FADIOUTH : « LE PRÉSIDENT N’A PAS OUBLIÉ SES MILITANTS »
Sophie G Siby«Ce message du Président de la République nous fait plaisir, parce que cela fait longtemps que les militants du parti ne s’étaient pas retrouvés. Donc, aujourd’hui, ce message met du baume au cœur. Car comme l’a dit Awa Guèye, il y a eu des frustrations aussi bien dans notre parti que dans la coalition Bby. C’est pour dire que le Président Macky Sall n’a pas oublié ses militants. Ce sont plutôt ses charges qui font qu’il ne peut pas retourner à la base pour les rencontrer. Nous lui disons merci et le félicitons pour avoir réussi cette prouesse, parce que c’est lui qui donne ces stratégies, ces orientations».

A. S. NDIAYE

DR SERIGNE GUEYE DIOP, MINISTRE-CONSEILLER : « C’EST UN MESSAGE TRÈS CLAIR »
«Aujourd’hui, nous sommes très heureux, parce que ce message du Chef de l’Etat est très clair. C’est un message d’unité, d’amitié et de mobilisation. Je pense que l’honorable députée a voulu nous demander de nous ressaisir d’abord pour préparer les prochaines élections de 2019. Mais, au-delà, de terminer notre programme, c’est-à-dire le Plan Sénégal émergent (Pse).

Je crois que ce côté économique, nous devons toujours le mettre en avant. Car le Sénégal est en train d’avancer et notre taux de croissance économique suis la même évolution. Sur le plan social également, il y a des avancées certaines, parce que nous sommes en train de refonder ce pays. Pour toutes ces raisons, et si l’on y ajoute le bilan aux niveaux social et économique et tout ce que le Président Macky Sall a réalisé en termes de ressources infrastructurelles et environnementales, nous ne pouvons qu’être satisfaits.

A. S. NDIAYE


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