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Politique (3932)

« Je ne crois pas que la défense de l’Afrique se fera par l’extérieur », souligne Macky Sall qui poursuit qu’il y aura peut-être deux ou trois pays de l’extérieur qui viendront soutenir mais cela ne va pas continuer. Toutefois, le chef de l’État sénégalais salue le sacrifice de la France qui intervient au Mali et en République Centrafricaine pour la sécurité de l’Afrique. Pour permettre aux États africains de mieux faire face aux dépenses militaires, le président Macky Sall pense qu’on devrait mettre une partie du déficit budgétaire dans l’équipement des armées africaines. Toutefois, le chef de l’État sénégalais soutient que si on commence à s’endetter pour le faire, les institutions internationales vont commencer à tirer la sonnette d’alarme pour parler de déficit budgétaire élevé et on risquerait même de voir « notre notation dégradée » sur le plan international parce qu’on aurait dépassé 3 % de déficit budgétaire. Il rappelle que les 3 % de déficit date de la période où l’Union européenne (Ue) a voulu aller vers la convergence monétaire et que c’était le niveau du déficit allemand à l’époque. Cela fait dire au président de la République qu’appliquer le déficit de l’Allemagne « à des pays africains qui font face à Boko Haram, n’a pas de sens ». Le chef de l’État demande ainsi plus de solidarité aux partenaires internationaux pour permettre aux pays africains de mettre à niveau leurs armées car depuis longtemps, on ne pouvait pas investir dans ce domaine.

Elhadji Ibrahima THIAM, Amadou DIOP et Oumar KANDE

Au panel de haut niveau tenu lors de la première journée du 4ème Forum sur la paix et la sécurité, les chefs d’État et autres participants ont insisté sur l’importance du financement des opérations de sécurisation des États pour la lutte contre le terrorisme. Le président sénégalais, Macky Sall, a demandé aussi aux États africains de faire un effort pour mettre à niveau les armées africaines.

Le financement est une question importante dans la lutte contre l’insécurité, notamment le terrorisme. Les forces obscures ayant souvent accès à une grande manne financière illicite, les États africains doivent souvent trouver le financement pour repousser leurs assauts et rétablir la paix. Lors du panel de haut niveau tenu en marge de la première journée du Forum sur la paix et la sécurité, animé par les présidents sénégalais, malien et rwandais, les panélistes sont revenus sur les besoins en financement pour des armées aptes à faire face. Le président malien, Ibrahima Boubacar Keita, dont le pays souffre encore des méfaits du terrorisme, soutient qu’il ne s’agit pas de quémander de l’argent, mais c’est une question de solidarité pour sauver l’humanité. Le président malien a prévenu qu’il faut éviter que l’organisation de l’État islamique, qui est en train de perdre ville après ville au moyen orient, vienne envahir le Sahel. « Il faut qu’on soit prêt pour faire face », a martelé le président malien. Il regrette le fait que le G5 Sahel mis en place pour freiner le terrorisme dans la bande du Sahel peine à trouver le financement pour fonctionner correctement. Sur les besoins en financement de cette organisation estimés à 423 millions d’euros, Ibrahima Boubacar Keita constate qu’il n’y a que 110 millions de disponibles en plus d’une annonce de 60 millions de dollars faite par les États-Unis.
« On a des difficultés dans le financement, mais il faut savoir que ce dont il s’agit ce n’est pas seulement l’intérêt du Mali et du Sahel, mais de toute l’humanité », laisse entendre le président malien.

Donner 2 % des importations à l’Ua pour financer la sécurité
Le président du Sénégal, Macky Sall, a soutenu la même thèse que son homologue malien. Il a plaidé pour le respect de l’accord de Kigali qui veut que chaque État africain mette 2 % de ses importations à la disposition de l’Union africaine (Ua). Macky Sall a ainsi demandé au ministre de l’Économie et des Finances, Amadou Bâ, de tout faire pour appliquer cette mesure. Cela permettra à la structure régionale d’avoir suffisamment de ressources pour fonctionner et aussi financer les opérations de sécurisation du continent. Toutefois, le président Macky Sall pense que la question devra se régler aussi au niveau national.

Il demande aux États africains de faire des efforts au niveau national sur l’équipement des armées car, dit-il, nous avons un rattrapage à faire pour mettre à niveau nos armées qui, pendant longtemps, n’avaient pas un budget d’investissement du fait des programmes d’ajustement structurels imposés par les institutions de Bretton Woods.

Elhadji Ibrahima THIAM, Amadou DIOP et Oumar KANDE

Pour Macky Sall, le développement dans l’équité et la justice sociale restent une condition sine qua non de la paix et de la sécurité en Afrique. Ainsi, à côté de la solution militaire concertée et coordonnée, il appelle à poursuivre, sans relâche, la bataille contre les menaces sécuritaires par l’éducation, la formation, l’emploi et le développement inclusif. A l’en croire, c’est un impératif de premier ordre. « La pauvreté, l’ignorance et l’absence de perspective d’une vie meilleure font le lit de la marginalisation qui mène à toutes les frustrations et alimentent les risques d’extrémisme violent. Ces facteurs de stabilité doivent compter parmi les solutions durables aux défis sécuritaires », a-t-il déclaré. C’est cet esprit qui sous-tend, a-t-il rappelé, des initiatives qu’il a lancées comme la Couverture maladie universelle (Cmu), les Bourses de sécurité familiale, le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), le Puma, les Domaines agricoles communautaires dont le point commun est : lutter contre les injustices sociales par le développement inclusif et l’équité territorial.

Ayant sans doute en tête la guerre en Libye que certains analystes considèrent comme le point de départ du conflit armé qui gangrène le Nord du Mali depuis 2012 et qui n’est pas sans rappeler la déroute actuelle que vit l’État islamique en Irak et en Syrie, Macky Sall alerte sur les risques de voir des terroristes vaincus ailleurs chercher des zones de repli en Afrique pour poursuivre leurs activités criminelles en s’attaquant aussi bien aux populations locales qu’aux intérêts étrangers sur le continent. « Ce serait une erreur fatale de sous-estimer ce risque ou de penser que le déplacement du spectre du terrorisme vers une zone donnée mettrait les autres à l’abri », a-t-il déclaré, ajoutant que le terrorisme et ses causes doivent être traités partout avec la même détermination et le même ordre de priorité. Car, selon lui, tant qu’il reste une zone de vulnérabilité, tout le monde continuera d’être exposé à la menace. Macky Sall juge, dès lors, pertinent d’intégrer davantage les risques liés aux États faillis car ceux-ci offrent, selon lui, un sanctuaire pour tous les réseaux mafieux et criminels, y compris ceux de l’immigration clandestine. Faisant référence au conflit libyen sans le nommer, le président Macky Sall invite à faire très attention aux schémas avant toute action et se garder des solutions toutes faites conçues et appliquées sans concertation avec les Africains. « Les conséquences de ces interventions sont souvent pires que le mal qu’elles étaient censées soigner. Et comme il ne fait pas midi partout en même temps, chaque pays a une histoire, une expérience, des spécificités dont il convient de tenir compte », a-t-il dit.

Elhadji Ibrahima THIAM, Amadou DIOP et Oumar KANDE

Pour sa 4ème édition, le Forum international de Dakar sur la Paix et la Sécurité qui s’est ouvert, hier, met le focus sur la recherche de solutions intégrées aux défis sécuritaires de l’Afrique. Dans cette quête d’efficacité et d’efficience dans le combat contre le terrorisme, le président Macky Sall a jugé nécessaire de privilégier la riposte militaire solidaire et globale, en plus des solutions économiques.

C’est révolu l’époque où des hauts gradés de l’armée s’enfermaient et discutaient, autour d’une carte, de stratégie militaire et de sécurité. Autre temps, autre mœurs. Aujourd’hui, les menaces majeures et émergentes de toutes sortes appellent une approche intégrée et concertée. C’est ce qui explique sans doute la diversité des profils dans l’aréopage de participants qui prennent part au 4ème Forum international de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique.

A travers le thème « Défis sécuritaires actuels en Afrique : pour des solutions intégrées », l’édition de cette année, qui s’est ouverte, hier, met en exergue la nécessité d’une approche globale et inclusive combinant les aspects militaire, financier, éducatif et culturel de la lutte contre le terrorisme et autres formes d’insécurité. Plus spécifiquement, cette rencontre de haut niveau aborde des questions liées à la gouvernance sécuritaire, aux impacts du changement climatique, à la sécurité maritime et à la responsabilité du Secteur privé dans le domaine de la sécurité. Pour débattre de ces questions hautement stratégiques dans la préservation de la paix et de la sécurité, le président Macky Sall avait, à ses côtés, dans la salle des Congrès du Cicad, ses homologues du Mali, Ibrahima Boubacar Keita, du Rwanda Paul Kagamé, en plus du Premier ministre du Tchad Pahimi Padaké Albert, du ministre français des Armées Florence Parly, du président de la Commission de l’Union africaine Moussa Faki Mahamat et du représentant du Japon M. Sato. Et le chef de l’État du Sénégal n’y est pas allé par quatre chemins. Le ton ferme, il a soutenu que la première action contre les groupes terroristes doit être la riposte militaire. « On ne peut pas régler le problème dans le Sahel avec des fleurs. La solution est d’abord d’ordre militaire. On ne peut pas laisser le champ libre à des forces dont le seul objectif est de semer la mort et le chaos », a-t-il martelé. Cependant, il précise que cette riposte doit être « solidaire et « globale » pour ne laisser aucun sanctuaire aux groupes terroristes ». Le président Macky Sall admet que la recherche de solutions intégrées face aux défis sécuritaires actuels de l’Afrique bute sur des défis à la fois nombreux et complexes. Fort de cela, il estime que leur prise en charge efficace nécessite des réponses diverses et complémentaires.

Mais pour que cette riposte soit efficace et cohérente, Macky Sall pense qu’il faut des forces de défense et de sécurité suffisamment formées, entraînées, équipées et dotées de mandats clairs et robustes. A propos de mandat, le président de la République estime que les missions classiques de maintien de la paix ne sont plus adaptées. Il en veut pour preuve le cas de la Minusma au Mali dont les Casques bleus subissent des attaques mortelles qui ont fini d’en faire la mission la plus meurtrière de l’histoire des Casques bleus des Nations unies. Pour lui donc, l’heure est venue de repenser sérieusement la doctrine du maintien de la paix du système des Nations Unies. « On ne peut maintenir la paix là où elle n’existe pas. Il faut plutôt la rétablir en combattant les groupes dont la violence est le seul mode d’action », a-t-il souligné avec force.

La question du renseignement et de sa coordination sont aussi indispensables aux yeux du président de la République pour faire face aux menaces sécuritaires. Il en est tellement convaincu que, dit-il, « lorsque la bataille du renseignement est perdue, le combat contre l’insécurité et le terrorisme est perdu d’avance ». Au-delà des professionnels, le renseignement doit être l’affaire aussi des citoyens qu’il invite à être plus vigilants et d’avoir un comportement patriotique.

Elhadji Ibrahima THIAM, Amadou DIOP et Oumar KANDE

Le Sénégal vient de perdre un grand homme en la personne de Mohamed Gaye, ancien sénateur de 1998 à 2001. Selon l’ancien journaliste Aladji Khaly Tall, ce dernier « a énormément contribué à la construction du pays, en tant qu’État fraîchement indépendant ». Compagnon de Léopold Sédar Senghor, Ousmane Ngom, Djibril Diaw, Dr Cissokho, Natago Diagne, Wassor Seck, Mbaye-Jacques Diop, Kabirou Mbodj, Gallo Nguer, Amadou Racine Ndiaye, entre autres, il fut un militant fondateur des jeunesses du Bloc démocratique sénégalais (Bds), devenu Ups puis Ps. Il a été un responsable à tous les niveaux du Parti socialiste.

En tant que cadre supérieur de l’administration locale, il fait partie de ces grands commis de l’État qui ont solidement assis la Réforme de 1972, qui a enfanté celles de 1996 et 2014. Il a occupé le poste d’adjoint au maire de la Ville de Thiès avant de terminer sa carrière au premier Sénat créé sous Abdou Diouf en 1998. A sa famille et plus particulièrement son frère cadet, El hadji Mansour Gaye, ancien Directeur général adjoint du Soleil, la rédaction présente ses vives condoléances.

El. H. A. THIAM

Face aux nombreuses interrogations souvent suscitées par les relations entre la France et ses anciennes colonies africaines, la jeunesse a son mot à dire. C’est la conviction de la juriste Dieynaba Sarr. Dans une publication intitulée « La politique africaine de la France : entre rupture et continuité », parue aux Editions Harmattan, l’auteur analyse cette politique ponctuée, selon elle, par des aspects positifs et négatifs.

« Nous avons voulu montrer l’image que la jeunesse s’intéresse aux problématiques de son continent. Nous voulons que les gens comprennent cette politique, parce qu’une connotation souvent négative est donnée à la Françafrique », a-t-elle souligné lors de la cérémonie de présentation du livre qui a eu lieu samedi dans les locaux de l’Éditeur, en présence des amis et parents de l’auteur.
La juriste rappelle d’abord les facteurs ayant conduit à l’indépendance des pays africains sous domination française à partir de 1960. En dépit de cette indépendance, l’auteur note « la persistance des liens historiques et culturels, la permanence des relations politiques et diplomatiques informelles, personnalisées et secrètes voire intimes, l’accès privilégié à certaines ressources naturelles stratégiques réservé à la France ».

La continuité notée dans ces relations n’est pas souvent sans conséquences négatives. Celles-ci portent notamment sur l’exploitation des ressources naturelles, les assassinats d’hommes politiques africains réclamant l’indépendance du continent. Dieynaba Sarr met aussi en exergue les interrogations d’Africains qui s’offusquent de la présence aujourd’hui encore des Forces armées françaises dans leurs pays, de l’importance supposée ou réelle de multinationales françaises sur le continent noir, de la dépendance monétaire du Franc Cfa vis-à-vis de l’Euro. Toutefois, elle estime qu’un air nouveau semble souffler sur le ménage franco-africain, avec des changements subtils mais réels, depuis quelques années. C’est pourquoi, Dieynaba Sarr prône le renforcement des éléments de rupture. « Il faut que les Africains négocient avec la France pour une coopération qui profite aux deux partenaires. Pour un intérêt gagnant-gagnant », recommande-t-elle.

Babacar DIONE

Le président de la République, Macky Sall, a mis à profit son déplacement à Kaolack, lors de ses condoléances à la famille du Khalife de Léona Niassène, pour prendre la défense de son allié, le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse. Ce dernier, dans le collimateur de l’opposition, concernant notamment la procédure de levée de l’immunité du maire de Dakar, peut compter sur le soutien du chef de l’État qui s’est érigé en avocat pour défendre son fidèle allié. « Je sais que vous faites l’objet d’attaques de la part de vos détracteurs, mais n’en soyez pas ébranlé car notre compagnonnage est sincère », a déclaré le président Macky Sall qui a révélé que les instances de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » se sont engagées à répondre aux attaques contre le président du l’Assemblée nationale. Macky Sall a réconforté son allié en relevant sa totale satisfaction dans le fonctionnement de l’institution sous son magistère. Caractérisant ses attaques de politiques, il a associé à son hommage le président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hctt), Ousmane Tanor Dieng, lui aussi victimes, selon ses mots, de tentatives de déstabilisation. 

Le président Moustapha Niasse, arrivé plutôt, avait, avec sa délégation, présenté ses condoléances à la famille d’El Hadj Ibrahima Niass qui est apparenté à lui et qu’il a présenté comme un’’ ami ‘’et son rappel à Dieu comme une ‘’triste ‘’ nouvelle.

E. FALL

Le président de la République était, samedi, à Kaolack pour présenter ses condoléances à la famille du khalife de Léona Niassène, rappelé à Dieu dans la nuit du jeudi. Occasion saisie par Macky Sall pour rendre hommage à El Hadj Ibrahima Niasse qui, selon lui, était à la fois un guide religieux, un père et un ami proche. 

Le chef de l’État avait, à ses côtés, le président de l’Assemblée nationale, le Premier ministre et des membres du gouvernement. La délégation présidentielle s’est aussi rendue à Médina Baye pour présenter des condoléances aux autorités de la cité religieuse.

Le défunt khalife de Léona Niassène entretenait des relations étroites avec le président de la République Macky Sall.Le chef de l’Etat l’a rappelé samedi, en présentant ses condoléances à la famille d’El Hadj Ibrahima Niass. Reçue en grandes pompes dans le préau de la grande mosquée par la famille du défunt et les dignitaires de ce foyer religieux implanté au cœur de la capitale régionale, la délégation présidentielle qui s’est recueillie sur la tombe du 4ème Khalife, a fait un témoignage poignant sur les rapports entre le président et le guide religieux.

« Nos relations sont antérieures à mon avènement à la magistrature suprême. En 2012, dans un contexte très difficile, il n’a pas hésité à m’apporter son soutien. Ce qui n’était pas évident et lui a valu certaines représailles du pouvoir de l’époque. Il a été le premier contre vents et marées à prédire ma victoire et à assumer son engagement à mes côtés », a rappelé le président de la République devant un parterre de personnalités politiques et de dignitaires religieux. Poursuivant son témoignage, Macky Sall a rendu hommage à El Hadj Ibrahima Niasse qui incarnait, à ses yeux, les qualités d’un guide religieux, car intransigeant sur la défense de l’Islam, n’hésitant pas à dire la vérité quoi que cela lui coûte. « Avec le rappel à Dieu d’El Hadj Ibrahima Niasse, j’ai perdu personnellement un guide religieux, un père et un ami très proche. Ce n’est pas un hasard si nous sommes tous réunis aujourd’hui pour lui rendre hommage dans l’esplanade de la grande mosquée de Léona Niassène qu’il présentait à ses interlocuteurs comme son unique priorité », a soutenu le chef de l’État exprimant les condoléances de la Nation toute entière au nouveau khalife, et à la famille du défunt.

A sa suite, le fils ainé de ce dernier, Mouhamed Niasse, a confirmé les relations d’estime réciproques et filiales entre son père et Macky Sall en soulignant que la présidence de la République a pris en charge tous les frais hospitaliers en France et au Sénégal durant toute la maladie du Khalife. Il a remercié son hôte de son déplacement personnel alors qu’il pouvait, compte tenu de son agenda chargé, se faire représenter. A signaler qu’après Léona Niassène, le cortège présidentiel s’est ébranlé vers la cité religieuse de Médina Baye pour présenter des condoléances à la famille de cheikh al islam, homonyme du défunt.

Elimane FALL

Les femmes de «Bennoo Bokk Yaakaar» (Bby) ont, à travers un communiqué signé de Ndèye Mariéme Badiane, présidente nationale de cette organisation, déploré la déclaration faite à Touba par l’ancien président de la République, Me Abdoulaye Wade. Selon elles, ce dernier se «trompe d’époque et de temps».

Il y a juste quelques jours, en visite dans la ville sainte de Touba, à l’occasion de la commémoration du Magal, l’ancien président de la République du Sénégal, Me Abdoulaye Wade, affirmait que «le pays est trop endetté ». En réponse aux propos tenus, les femmes de «Bennoo Bokk Yaakaar» évoquent « les programmes ambitieux et audacieux de Macky Sall », qui selon elles « ont un impact direct et positif sur les bénéficiaires que sont les Sénégalais et Sénégalaises», lit-on dans un communiqué. Selon ces femmes, le chef de l’État, Macky Sall, s’est résolument engagé à mettre le Sénégal à l’ère du mix énergétique avec l’inauguration de la plus grande centrale solaire de l’Afrique de l’ouest à Bokhol. « La réalisation d’infrastructures telles que l’Aéroport international Blaise Diagne, l’autoroute Ila Touba, la multiplication des universités de proximité, des programmes révolutionnaires tels que le Pudc, le Prodac et le Puma », sont, à leurs yeux, «des preuves palpables, des nombreuses réalisations du pouvoir en place».

Évoquant le volet social, les femmes de «Bennoo Bokk Yaakaar», saluent « une révolution avec l’octroi de bourses de sécurité familiale à des couches vulnérables, dans la plus grande transparence ». Elles citent, également, l’habitat social « avec 2800 logements, 40 000 en cours de réalisation, la gratuité des soins pour les enfants de 0 à 5 ans, la Couverture maladie universelle, la carte d’égalité de chances, la baisse de l’impôt sur le revenu du salarié ayant un impact direct sur le panier de la ménagère ». Pour terminer, elles saluent, pour le rappeler, «la gratuité de la césarienne au grand bonheur et soulagement des femmes et la baisse sur le prix de l’électricité». Les femmes de «Bennoo Bokk Yaakaar», renouvellent, en outre, leur confiance au chef de l’État, le président Macky Sall.

Oumar BA

L’Institut électoral pour une démocratie durable en Afrique (Eisa) tient, depuis hier, une série d’ateliers de formation à l’intention des femmes et des jeunes leaders des formations politiques représentées à l’Assemblée nationale du Sénégal. L’objectif est d’appuyer la consolidation de la démocratie interne au sein des partis politiques et d’identifier les besoins des femmes et des jeunes pour leur participation effective au sein des instances politiques.

Les travaux se tiennent principalement dans le cadre de l’appui d’Eisa aux partis politiques pour une représentation accrue et une participation effective des femmes et des jeunes au sein des instances des formations politiques au Sénégal. « Nous nous sommes dit qu’il serait intéressant d’appuyer les formations politiques représentées à l’Assemblée nationale et nous avons estimé qu’elles (formations politiques) nous donnent un bon échantillon avec lequel nous pourrons travailler », a déclaré Mme Cécile Bassomo. Elle ajoute : « notre objectif premier est d’appuyer la consolidation de la démocratie interne au sein des partis politiques, avec la participation des femmes et des jeunes qui sont deux maillons très importants au sein des partis politiques ». Selon la principale chargée de programmes, c’est une activité qui permettra d’évaluer les besoins, d’aider à poser les jalons pour un programme beaucoup plus large. « Le programme que nous allons adopter va permettre d’émettre une série de stratégies efficientes allant dans le sens de la représentation, des jeunes et des femmes », a-t-elle précisé.

« L’objectif principal est de contribuer à la consolidation de la démocratie interne dans les parties par le biais d’une représentation accrue et une participation effective des femmes et des jeunes au sein des instances des formations politiques au Sénégal », a dit Seydou Touré, formateur et ancien secrétaire général des jeunesses d’And/Jëf. Selon sa collègue formatrice et député sortante Mme Awa Dia Thiam, « nous voulons, ensemble, trouver des solutions à des problèmes qui se situent dans nos partis politiques. La finalité, c’est l’unique but d’organiser et de diriger notre pays ».

De l’avis du directeur exécutif de l’Institut électorale pour une démocratie durable en Afrique (Eisa), Denis Kadima, le Sénégal est un pays très important dans cette sous région et nous pensons que dans une démocratie, si les composantes de la population ne sont pas bien représentées, alors nous ne pourrons pas parler de démocratie. « Nous espérons que ce programme va permettre de tirer des leçons et que ce qui sortira d’ici pourrait aussi inspirer d’autres pays », a-t-il conclu.

Amadou DIOP

 Le président de la République, Macky Sall, a baptisé des promotions de l’École militaire de santé (Ems), de l’École nationale des officiers d’active (Enoa) et de l’École des officiers de la gendarmerie nationale (Eogn). Il a donné le nom du médecin colonel Mame Malick Camara à la promotion de l’Ems, celui du lieutenant Philippe Marius Camara aux récipiendaires de l’Enoa et le nom de général François Gomis à ceux de l’Eogn. Les trois promotions ont été baptisées lors de la célébration de la Journée des Forces armées sénégalaises, au quartier Dial-Diop, à Dakar. Le chef de l’État appelle à allier défense nationale et coopération internationale pour garantir la paix.

APS

La 14éme édition de la Journée des Forces armées a été célébrée à Kolda, à l’instar des autres régions du pays.

Contrairement aux années précédentes, le dépôt de gerbe de fleurs à la mémoire des vaillants jambars tombés sur les différents théâtres d’opérations, a eu lieu au Monument aux morts de Sikilo, situé à l’esplanade de la gouvernance de Kolda. La cérémonie solennelle était présidée par Maurice Dione, adjoint au gouverneur chargé des questions de développement qui avait, à ses côtés, le colonel Philipe Dia, commandant de la zone militaire numéro 6 qui couvre les régions de Kolda et de Sédhiou. Ils ont ensuite salué les invités avant de procéder au vernissage des stands de l’armée, de la gendarmerie nationale et de la 42eme compagnie des Sapeurs-pompiers. L’adjoint au gouverneur de la région a, ensuite, eu droit à la présentation d’un film montrant des séquences d’entraînement de l’armée de terre et de la marine nationale des contingents sénégalais devant participer aux opérations à l’extérieur du pays et du matériel militaire. La cérémonie s’est achevée par un cocktail offert par la zone militaire numéro 6 en l’honneur de ses honorables invités. « Nous avons rendu hommage, par le dépôt d’une gerbe de fleurs, à la mémoire des Jambars qui ont perdu leur vie en servant le pays. Nous avons également assisté à une présentation qui nous a permis de mieux connaître les forces armées sénégalaises, leurs missions, ce qu’elles font sur l’étendue du territoire national et par rapport à leur présence dans les différents théâtres d’opération », déclare Maurice Dione.

Le colonel Philipe Dia s’est appesanti, quant à lui, sur le sens de l’événement. Depuis son accession à la souveraineté internationale, en 1960, le Sénégal a envoyé plus de 50.000 militaires dans les théâtres des opérations sous la bannière de l’Onu, de l’Union africaine et de la Cedeao. Ce qui fait du pays de la Téranga le 7ème contributeur de troupes des Nations unies dans le monde.

Mamadou Aliou DIALLO

« Quoi que soient la volonté et la détermination des hommes, une armée sans moyens logistiques sera toujours à la merci de l’ennemi ». Tels étaient les propos d’un grand officier général de la Deuxième Guerre mondiale. Son message est si bien compris par la première autorité militaire qu’elle a toujours cherché à mettre ses armées de terre, air et mer dans des conditions optimales pour défendre l’intégrité territoriale et se mettre aux services de l’Organisation des Nations unies.

Parmi les moyens déployés, le président Maky Sall a cité les cinq hélicoptères de combat, une centaine de véhicules blindés et les deux cents vingt quatre véhicules de transport de troupes parmi tant d’autres. Cet important matériel et un effort financier de l’État de cent trente milliards (130.000.000.000) de francs Cfa environ accompagnera les contingents dans les différents théâtres africains d’opération.

Une façon, pour le président de la République, de mieux asseoir et de façon durable, la paix et la prospérité dans la sous-région. Pour preuve, les multiples sollicitations que notre armée continue d’enregistrer grâce à la qualité de ses prestations sur les théâtres d’opérations extérieures. Une marque de confiance de la communauté internationale à l’endroit de notre pays. Le président Macky Sall a manifesté sa satisfaction et celle de la Nation pour la fierté que l’armée nationale procure à tout le peuple. « C’est justement parce que vous et vos anciens, avez bien œuvré pour la stabilité internationale, que je vous invite à rester sur cette lancée, en dépit des difficultés qui jalonnent cette entreprise pour un monde plus sûr et sans violence ».

Boubacar DIALLO (stagiaire Dirpa)

A travers son expertise militaire internationale, le Sénégal a payé un lourd tribut avec de nombreuses pertes en vies humaines. La plus symbolique est celle du capitaine Mbaye Diagne en 1994, pendant le génocide au Rwanda.

Dépeint comme un soldat professionnel qui avait une haute idée de sa fonction et de ses missions, le capitaine Mbaye Diagne a été donné en exemple comme apport du Sénégal à la recherche de la paix et de la stabilité dans le monde. Le militaire sénégalais avait été envoyé au Rwanda sous la bannière de l’Onu pour s’interposer devant d’éventuels conflits locaux entre Tutsis et Hutus. Dans un contexte marqué par la tension, il y avait une curiosité qui interpelle, même 23 ans après.

« A l’époque, ce qui pouvait poser problème était les limites du mandat de l’Onu », éclaire le colonel Abdoul Ndiaye, Directeur de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa). En effet, le capitaine Mbaye Diagne, ainsi que tous les membres des troupes étrangères, avait interdiction de porter une arme dans un contexte pourtant difficile et tendu. « Mais le capitaine Mbaye Ndiaye ne pouvait pas rester les bras croisés en voyant les massacres perpétués par les Hutus. Il mettait des tutsis devenus les cibles des hutus dans sa voiture portant les inscriptions de l’Onu pour les ramener à l’hôtel des mille collines et ainsi les sauver des exactions. C’est d’ailleurs lors de l’un de ses trajets qu’il a été mortellement atteint par les éclats d’Obus », poursuit le colonel Ndiaye. Des sources parlent de près de 600 personnes que le Capitaine Mbaye Diagne aurait sauvé. C’est ce qui a amené l’Onu à créer, pour la première fois de son histoire, une médaille pour acte de bravoure exceptionnelle dénommée, Mbaye Diagne.

M. DIOP

L’État du Sénégal a dépensé 130 milliards de FCfa pour faire participer ses soldats à huit opérations militaires à l’étranger, a déclaré le président Macky Sall.

«Le déploiement des contingents a nécessité un effort financier de l’État de 130 milliards de francs CFA», a-t-il dit lors de la célébration de la 14ème édition de la Journée des Forces armées, au camp Dial-Diop, à Dakar. Selon le chef de l’État, qui n’a pas donné de précision sur la période concernant ces dépenses, les Forces armées sénégalaises sont présentes sur huit «théâtres d’opérations extérieures». Il ajoute que 1.988 militaires, 924 gendarmes, 303 policiers, 23 gardes pénitentiaires et un magistrat, soit un effectif total de 3.241 personnels sénégalais prennent part actuellement à ces opérations.

«Pour soutenir ces forces, d’importants moyens sont déployés : cinq hélicoptères de combat, une centaine de véhicules blindés, 224 véhicules de transport de troupes», a précisé Macky Sall.

La contribution du Sénégal à «l’effort de stabilité de notre voisinage immédiat» permet d’instaurer «de façon durable la paix et la prospérité dans la sous-région», a-t-il dit, faisant allusion à la participation de soldats sénégalais à des opérations militaires dans des pays d’Afrique de l’Ouest, dont le Mali. «Les multiples sollicitations que nous continuons d’enregistrer témoignent (…) de la qualité de vos prestations sur ces théâtres d’opérations extérieures et constituent une marque de confiance de la communauté internationale à l’endroit de notre pays», a poursuivi M. Sall en présence des membres des Forces armées sénégalaises.

Il a exhorté les troupes du Sénégal à «perpétuer ce culte, cette foi et cet engagement», et à «se maintenir sur les chemins de l’honneur, pour toujours contribuer, de façon éclatante, au rayonnement du Sénégal».

Le président de la République a réitéré son engagement à poursuivre «inlassablement les efforts d’amélioration de la condition militaire».

APS

La diplomatie est un pouvoir. Les différents chefs d’État sénégalais l’ont bien compris depuis 1960. Ainsi d’un petit pays niché à l’ouest de l’Afrique, le Sénégal est parvenu à être un géant dans le « Soft Power » à travers sa diplomatie militaire.

« Les multiples interventions sénégalaises au service de la paix ont été un atout important de notre diplomatie, en particulier dans l’optique de l’obtention d’un siège au Conseil de sécurité des Nations unies », explique Macky Sall. Les contributions des Forces armées ont également été décisives au sein du comité sur les opérations de maintien de la paix durant la présidence de Macky Sall. Le chef de l’État s’est réjoui de « l’expérimentation probante du concept de Force de réaction rapide (Qrf) » à la mission de l’Organisation des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) mais aussi de la confirmation des capacités des armées sénégalaises au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (Minusma). Dans ce pays, le Sénégal deviendra, à la fin de l’année 2017, le premier pays contributeur de troupes en portant ses effectifs à près de 1500 hommes.

M. DIOP

La contribution de l’armée sénégalaise à la paix et à la stabilité internationale était la thématique retenue pour la 14ème journée des Forces armées. En moins de 60 ans, plus de 50.000 militaires sénégalais ont participé à des opérations extérieures pour le compte de l’Onu, de l’Ua, de la Cedeao ainsi que pour respecter des accords bilatéraux de défense ou pour des coalitions.

Le Sénégal est devenu le 7ème pays contributeur de troupes au sein de l’Onu. Pour un pays de 15 millions d’habitants, c’est une performance remarquable qui a été rendue possible par l’inscription de « la paix et (de) la stabilité internationale au cœur des priorités de la diplomatie sénégalaise », rappelle le président Macky Sall, au cours de son allocution à la Journée des Forces armées d’hier au camp militaire Dial Diop. Le président Macky Sall est revenu sur la riche histoire politique qui a permis au Sénégal de s’être distingué, dès son accession à la souveraineté internationale, par ses « multiples initiatives en faveur d’une plus grande cohésion de la communauté internationale, en militant pour la construction d’un monde de paix, de solidarité et de prospérité ».

C’est ce qui sous-tend l’adhésion du Sénégal aux organismes qui garantissent la stabilité internationale comme Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), l’Union africaine, les Nations unies. Pour le président de la République, « ces instruments de sécurité collective constitue le cadre le plus efficace pour faire face aux menaces dont la portée est, aujourd’hui, transnationale ».

Une présence comptable
Le président Sall prend l’exemple de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) qui « a bien pris en compte cette dimension en se dotant d’un nouvel organe dénommé Paix et Sécurité ». Cet instrument, dont le Sénégal est le coordonnateur, favorise entre « ses membres, les échanges d’informations et de renseignements en sécurité ».

Le chef de l’État place les Forces armées comme un « outil au service de (la) politique internationale » sénégalaise qui « soutiennent activement (la) diplomatie en permettant au Sénégal de participer aux efforts de la communauté internationale visant à aider et à protéger les populations civiles des zones de conflit ». L’apport du Sénégal dans la gestion de la paix et de la stabilité internationale est axé sur un dispositif centré sur l’engagement de contingents aguerris, du déploiement d’observateurs et d’officiers d’état-major expérimentés, la mise à disposition de hauts cadres dont six officiers généraux Commandants de Force des Nations unies. Ainsi, depuis son accession à la souveraineté internationale, le Sénégal « a participé à une cinquantaine de missions de maintien de la paix dans le monde ». Si le Sénégal fait partie des premiers contributeurs de troupes aux missions de paix des Nations unies, il le doit aux objectifs remplis par ses forces armées avec « dignité et professionnalisme ».

Moussa DIOP

A Dakar, les experts vont se pencher sur « les défis sécuritaires actuels en Afrique » et tenter d’apporter des solutions intégrées. Le thème général du forum international de Dakar sera traité sous trois grands angles : la défense, la sécurité et la paix ; le tourisme et l’extrémisme violent et enfin l’Afrique et les nouveaux enjeux sécuritaires.

Paris - Jean Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères et son collègue des Armées Florence Parly représenteront la France au 4ème Forum international de Dakar pour la paix et la sécurité en Afrique. Les ministres français et leurs délégations sont attendus à Dakar ce week-end de même que beaucoup d’autres personnalités européennes et du monde dont un grand nombre de journalistes. Un cocktail de bienvenue sera offert dimanche soir après l’accueil et l’hébergement des participants. La cérémonie officielle d’ouverture prévue lundi 13 novembre à 10 heures au Centre international de conférences Abdou Diouf réunira plusieurs chefs d’État et de gouvernement ainsi que de hauts fonctionnaires spécialisés sur les questions de sécurité.

Dans l’après-midi, les experts se pencheront sur les appuis et les financements des programmes de renseignements en Afrique dans trois ateliers et sur les questions de défense, de sécurité et paix pour une approche internationale intégrée.

Au 2ème jour du Forum, six ateliers d’experts tenteront d’apporter des réponses aux grandes questions de protections des entreprises notamment dans le Partenariat Public/Privé. Les défis économiques et sécuritaires liés aux transitions énergétiques, les migrations, les crises humanitaires feront l’objet d’une profonde réflexion pour déterminer les nouveaux enjeux sécuritaire dans le continent. La lutte contre le financement du terrorisme est également un point essentiel des travaux d’experts avec l’ambition ferme de stopper l’hémorragie insécuritaire et antisémite à la source.

Ousmane Noël MBAYE
(Correspondance particulière)

Dans la lutte contre l’émigration, la République d’Allemagne a lancé, en coopération avec le gouvernement, le programme « Réussir au Sénégal », pour, entre autres objectifs, améliorer les perspectives d’emploi des jeunes sénégalais.

L’annonce a été faite par l’ambassadeur Ghennet Röken lors de la célébration de l’anniversaire de la réunification allemande à sa résidence, en présence de plusieurs personnalités du monde diplomatique, de la politique des Arts et Lettres.

En présence du ministre des Forces armées, Dr Augustin Tine qui représentait le gouvernement, l’ambassadeur Ghennet Röken a rappelé la bonne qualité des relations entre l’Allemagne et le Sénégal en mettant l’accent sur une forte présence des institutions allemandes unique en Afrique de l’Ouest. Outre le Giz et le Kfw, il a cité cinq Fondations politiques que sont, le Kas, la Fes, la Fns, le Rls et le Hbs, ainsi que le Goethe-Institut, le Daad (Office allemand d’échanges universitaires) et de nombreuses autres initiatives privées au Sénégal.

Il a rappelé les élections parlementaires du 24 septembre et l’attente d’un accord pour formation d’un nouveau gouvernement entre les chrétien-démocrates, les verts et les libéraux. Trois partis, avec des couleurs (noir, jaune et vert) sous l’appellation « coalition Jamaïque » en relation avec le drapeau de ce pays. L’ambassadeur Ghennet Röken a ajouté que quel que soit le nouveau gouvernement, la politique allemande à l’égard du Sénégal et de la région ne changera pas. Il s’est réjoui du soutien que le Groupe des conseillers de l’Armée allemande apporte au Sénégal, prenant à témoin le ministre des Forces armées, Dr Augustin Tine. Il assuré que la coopération sénégalo-allemande avec la Giz et la Kfw comme principaux acteurs allemands, continuera à soutenir le secteur de l’énergie et en particulier la promotion des énergies renouvelables.

Il a aussi précisé que son pays continuera à maintenir son engagement dans la région du Sahel et que le Sénégal et l’Allemagne s’engagent conjointement dans la lutte contre le terrorisme international.

Alassane DIAWARA

Le Groupe « Bennoo Bokk Yaakaar » a publié une motion pour soutenir la politique du gouvernement du Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne sous la direction du président Macky Sall. Nous publions le document.

Considérant que l’État du Sénégal, par la vision éclairée et l’impulsion du président Macky Sall, sous la conduite du Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne vient d’être élu au Conseil des droits de l’Homme des Nations unies,

- Considérant que le score obtenu par le Sénégal, le plus élevé, premier de ce vote avec un score de 188 voix sur les 193 pays «votants», consacre encore la place de choix de leadership de notre État dans le monde diplomatique, après son élection au Conseil de Sécurité des Nations unies, sous le magistère du président de la République, depuis la deuxième Alternance survenue en mars 2012,

- Considérant que le Sénégal, à travers ses Institutions, entend être dans le rang des pays respectueux des principes et valeurs de paix et de liberté, respectueux des droits de l’homme,

- Considérant que la politique du gouvernement du président Macky Sall place la bonne gouvernance au cœur de tous ses programmes, politiques publiques, notamment le Plan Sénégal émergent (Pse) dont elle constitue l’un des axes essentiels, avec la transformation structurelle de l’économie, et le capital humain,

- Considérant le niveau de croissance soutenue du Pib des trois dernières années avec un taux moyen de 6,7 %, le niveau des investissements sans précédent et la maîtrise de la dette publique avec des seuils de viabilité respectés et bien en deçà des critères de convergence dans notre espace économique et monétaire,

- Considérant que le Sénégal vient d’être classé 140ème sur les 190 économies suivies par le rapport Doing Business, passant ainsi de la 147ème place à la 140ème place et, figure de ce fait parmi les cinq meilleurs pays réformateurs en Afrique,

- Considérant que ces remarquables performances sont saluées par toutes les composantes de la Nation, notamment les acteurs du secteur privé,

- Considérant que le délai d’ouverture de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) prévue le 7 décembre 2017 a été bien confirmé par le Premier ministre lors du dernier Conseil Interministériel,

Le Groupe parlementaire « Bennoo Bokk Yaakaar » félicite le gouvernement du Sénégal, pour ses nombreuses actions et réalisations à tous les niveaux,
- Renouvelle sa fidélité, sa solidarité et sa loyauté constante au président Macky Sall, lui réitère tout son soutien dans sa volonté de concrétiser ses programmes et politiques pour un Sénégal de paix et d’émergence.

Le président Aymérou GNINGUE

Le président de la République, Macky Sall, préside, aujourd’hui, à 10 heures, au Camp Dial Diop, la Journée des Forces armées. Ce sera en présence de plusieurs personnalités civiles et militaires. Le thème de cette année est : « Contribution des Forces armées sénégalaises à la paix et à la stabilité internationale ».

Un thème considéré comme une marque de fabrique de notre armée qui, depuis notre accession à la souveraineté internationale, est déployée dans des missions de soutien à la paix dans les quatre coins du monde et conformément aux dispositions contenues dans notre Constitution.

Depuis 1960, date de notre premier engagement, plus de 50.000 militaires sénégalais ont participé à des opérations extérieures. Celle-ci ont été menées sous la bannière des Nations unies, de l’ex- Oua devenue l’Ua, de la Cedeao ainsi qu’au nom d’accords bilatéraux de défense ou au sein de coalitions. Cet engagement du Sénégal en fait le 7ème pays contributeur de troupes au sein de l’Onu.
La reconnaissance de l’expertise militaire sénégalaise a amené les décideurs au sein de l’Onu à faire appel à notre pays pour désigner des autorités militaires à des postes de haute responsabilité au sein des missions. Le Sénégal s’est montré à la hauteur de cette reconnaissance internationale au service de la paix et en a, souvent, payé un lourd tribut. Ce fut le cas avec feu le capitaine Mbaye Diagne qui paiera de sa vie son sacerdoce au service des victimes du génocide au Rwanda, ce qui a amené l’Onu à créer, pour la première fois, dans l’histoire, une médaille pour acte de bravoure exceptionnelle dénommée « Mbaye Diagne ».

Dans la sous-région, notre politique de défense reposant sur la solidarité, nos actions s’inscrivent dans la consolidation de nos rapports de bon voisinage, contribuant ainsi à renforcer la paix et créer un climat de confiance mutuelle. Les multiples exercices menés par la marine nationale avec les pays frontaliers, les pays du Golfe de Guinée et les partenaires stratégiques ainsi que les opérations bi et trilatérales menées par nos unités basées le long de la frontière en constituent une parfaite illustration. Par ailleurs, notre engagement significatif au sein de l’Organisation des gendarmeries africaines dont la présidence est assurée par le Haut-commandant de la gendarmerie nationale et directeur de la Justice militaire dénote de notre volonté d’asseoir une politique de sécurité collective viable.

Enfin, notre adhésion au moratoire de la Cedeao qui milite en faveur du contrôle de la circulation des armes traduit bien la volonté du Sénégal de lutter contre la prolifération des armes légères en Afrique occidentale.

Somme toute, cet engagement au service de la paix et de la stabilité internationale n’entame en rien notre capacité à faire face aux défis sécuritaires auxquels le pays est confronté.

Boubacar DIALLO (stagiaire Dirpa)

L’Institut électoral pour une démocratie durable en Afrique (Eisa) organise, à l’hôtel King Fahd Palace, demain, une série d’ateliers de formation à l’intention des femmes et des jeunes leaders des formations politiques représentées à l’Assemblée nationale du Sénégal. Les ateliers portent sur les thématiques du leadership des femmes et des jeunes et de la démocratie interne au sein des partis politiques.

L’Institut électoral pour une démocratie durable en Afrique est une organisation à but non lucratif créée en 1996 et basée en Afrique, avec des bureaux à travers le continent. Depuis sa création en juillet 1996, Eisa a bâti une réputation d’institution précurseur et d’acteur influent qui traite des questions relatives aux élections et à la démocratie sur le continent africain.

Il envisage un continent africain où la gouvernance démocratique, les droits de l’homme et la participation des citoyens sont préservés dans un climat de paix. La vision de l’Institut est réalisée à travers la recherche de l’excellence dans la promotion des élections crédibles, la démocratie participative, la culture des droits de l’homme et le renforcement des institutions de la gouvernance pour la consolidation de la démocratie en Afrique.

Ces ateliers de formation des partis politiques sont les deuxièmes du type organisés par Eisa au Sénégal.

El. H. A. T

A l’occasion des 100 ans de la déclaration de Balfour, l’ambassade de l’État de Palestine au Sénégal a rendu public un communiqué rappelant le message de Lord Balfour, ministre britannique des Affaires étrangères qui annonçait que le gouvernement de sa Majesté envisageait : « favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteintes soit aux droits civils et religieux des communautés non-juives existants, Palestine, soit aux droits et aux statuts politiques dont les juifs disposent dans tout autre pays », rappelle un communiqué de l’ambassade de Palestine au Sénégal.

Cet engagement du gouvernement britannique qui intervient en pleine Première guerre mondiale a été adressé au banquier sioniste Lionel Walter Rothschild, indique le document. Il ajoute qu’il illustre les ambiguïtés de la diplomatie du Royaume-Uni.

Le communiqué poursuit que ce qu’on appelle aujourd’hui la « Déclaration Balfour » allait à l’encontre des promesses déjà formulées aux représentants des peuples arabes et du peuple palestinien par la Grande-Bretagne en 1916 et par la suite.

Selon le communiqué, par cette déclaration de 67 mots, la Grande-Bretagne a posé la première pierre de l’établissement de l’État colonial qu’est devenu Israël sur la terre de la Palestine historique, sur laquelle elle avait obtenu un mandat de la Société des Nations ancêtre de l’Onu.

Il souligne que le président palestinien Mahmoud Abbas, avait rappelé lors de son discours devant l’Assemblée générale de l’Onu en septembre 2017 que : « le gouvernement britannique n’a encore entrepris aucune démarche pour corriger cette injustice historique, aucune excuse n’a été présentée au peuple palestinien et aucune indemnité ni reconnaissance de l’État de Palestine, pire encore, ils veulent célébrer leurs crimes commis depuis novembre 1917 ».

L’ambassade de l’État de Palestine au Sénégal condamne la célébration du centenaire de la « Déclaration Balfour » et rappelle les responsabilités historiques, juridiques et éthiques, ainsi que le devoir de réparation de la puissance mandataire coloniale britannique.

El. H. A. THIAM

Le gouvernement de la République du Sénégal exprime sa grave préoccupation suite au tir d’un missile balistique sur le territoire saoudien dans la nuit du 3 au 4 novembre 2017, indique un communiqué signé par le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Me Sidiki Kaba. Le Sénégal, selon le chef de la diplomatie, déplore et condamne «fermement cet acte d’agression caractérisé qui porte atteinte aux règles du droit international et au principe de coexistence pacifique des États».

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