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Politique (3920)

Lors de la conférence de presse de l’Alliance des forces de progrès (Afp) sur la situation politique nationale, samedi dernier, le député Santi Sène Agne a indiqué, au sujet de l’installation de la Commission ad hoc sur l’affaire Khalifa Sall, que le président Moustapha Niasse a appliqué, « avec toute la fermeté requise », les dispositions du règlement intérieur.

A cette occasion, le porte-parole de l’Afp, Dr Malick Diop, a estimé que le constat est patent, habituel, déplorable. « L’Assemblée nationale est une institution respectable avec à la tête le président Moustapha Niasse qui n’est mû que par la gestion normale de l’Assemblée en suivant les éléments de la Constitution et du règlement intérieur de l’Assemblée nationale », a-t-il expliqué. Laissant ainsi la parole aux députés Pape Sagna Mbaye et Santi Sène Agne qui sont revenus sur « la plénitude de la réalité » des faits qui se sont passés à l’Assemblée. De l’avis de M. Agne qui faisait l’état des lieux et des procédures qui ont amené à la tenue de la plénière dernière, « le président Madické Niang a voulu forcer la main au président de l’Assemblée nationale qui, comme vous le savez, est un homme d’État qui ne badine pas ni avec la loi ni avec les textes réglementaires, qui n’a fait que faire appliquer, avec toute la fermeté requise, les dispositions du règlement intérieur ». Le rapport a été lu malgré le tintamarre injustifié et anti-républicain de l’opposition. Personne ne pourra apporter la démonstration la plus petite qu’il y a eu quelque part une infraction au règlement intérieur », a-t-il éclairé. « Cet exercice nous est apparu indispensable. Parce qu’en vérité, ce qui s’est passé depuis la fameuse plénière de l’Assemblée, est une tentative de diaboliser la 13ème législature. Faire croire aux gens qu’il y a une majorité mécanique et faire surtout croire que personne ne travaille à part ceux qui vitupèrent », a-t-il renchéri.

Revenant sur la procédure qui a abouti à cette plénière (saisine de l’Assemblée par le ministère de la Justice au nom du procureur de la République), il a indiqué que tous les présidents de groupes parlementaires ont été informés et ont pris connaissance de la lettre adressée au président de l’Assemblée qui a convoqué la conférence des présidents (présidents de groupes parlementaires, présidents de commissions et le bureau). « Le Groupe « Bennoo Bokk Yaakaar » a donné la liste des huit pressentis pour le représenter à la commission ad hoc, le Groupe « Liberté et Démocratie » a présenté deux (Me Madické Niang et Mamadou Diop Decroix) et le Groupe des Non-inscrits, Dethié Fall. La commission des lois a convoqué sa session avec tous ses représentants et la liste qu’on lui a transmise. A ladite réunion étaient encore présents les représentants de ces trois groupes reconnaissant de facto la légitimité de la commission des lois », a-t-il révélé. « Durant le débat, en aucun moment, il ne s’est agi de récuser le bien fondé de la saisine de la commission des lois ». « Il a été soulevé le délai de saisine. Certains ont dit que la commission a été saisi 24 heures avant et non 48 heures. Ce qui est constant est jusqu’à ce moment-là, aucune contestation de la légitimité de la commission de la loi n’a été constatée. Me Madické Niang a voté pour qu’on installe la commission ad hoc. Ce qui fut fait », a-t-il remarqué. Pour sa part, son collègue Pape Sagna Mbaye, président de la commission des affaires étrangères a défendu qu’ils ont été consentants. « Ils ont amené les noms de leurs représentants. Le vrai débat, c’est dans l’Hémicycle, c’est là où il y a les débats d’idées. Lorsqu’on est dehors, devant la caméra, pour essayer d’atteindre un certain public, on se permet d’être en rupture de ban par rapport à la légalité.

Amadou DIOP

En fin novembre, les 29 et 30, les chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne et ceux de l’Afrique se retrouveront pour la première fois en Afrique subsaharienne, à Abidjan, en Côte d’Ivoire, pour le 5ème Sommet Ue-Afrique. Selon notre ambassadeur auprès du Royaume de Belgique et de l’Ue, à Bruxelles, «il s’agira de vivifier un partenariat privilégié à l’aune des relations spéciales entre l’Europe et l’Afrique». Entretien.

Le 5ème Sommet Union européenne - Afrique se tiendra pour la première fois en Afrique subsaharienne, en Côte d’Ivoire. En votre qualité d’ambassadeur du Sénégal en Belgique et auprès de l’Ue et président du Comité des ambassadeurs, que peux-t-on attendre d’une telle rencontre des chefs d’État et de gouvernement ?
« Comme vous venez de le dire, en fin novembre 2017, plus précisément les 29 et 30 novembre, se tiendra à Abidjan, le 5eme Sommet Union européenne-Union africaine, précédé le 27 novembre par un Business Forum sur le thème « Investir dans la création d’emplois pour la Jeunesse ».

Cette rencontre, comme les précédentes rencontres au Caire, à Lisbonne, à Tripoli, à Bruxelles, revêtira au moins un triple intérêt dans ses dimensions à la fois rétrospective, introspective et prospective :

Rétrospectivement, il s’agira de vivifier un partenariat privilégié à l’aune des relations spéciales entre l’Europe et l’Afrique au regard de la géographie que le Chancelier Bismarck décrivait fort judicieusement de « seule constante de l’histoire », de l’histoire donc, et partant de l’interdépendance économique et commerciale ainsi que du financement du développement. A ce titre, l’Europe est le premier partenaire de l’Afrique.

Introspectivement, les sommets précités ont toujours défini des feuilles de route, des plans d’actions pour consolider, approfondir, renforcer ce partenariat.
C’est dire que, les retrouvailles d’Abidjan constituent des fenêtres d’opportunité pour évaluer le chemin parcouru, les acquis, les insuffisances dans le creuset des trois piliers fondamentaux qui sous-tendent ce partenariat : préférences commerciales, financement du développement, dialogue politique.

Prospectivement : il s’agira de fixer un nouveau cap au regard des mutations géopolitiques, des nouveaux enjeux d’ordre sécuritaire, climatique, migratoire.
Pour être plus précis, il s’agira d’aller plus loin sur le chemin d’un partenariat politique stratégique renforcé.»

On sait que le cadre institutionnel va débattre de l’avenir des relations entre les deux continents. Pourquoi le thème «investir dans la jeunesse pour un avenir durable»? N’est pas pour freiner l’émigration vers l’Europe ?
«Comme je viens de l’indiquer dans la dimension prospective, ce sommet aura à jeter les bases d’un avenir pour un partenariat adapté, rénové, ajusté au rythme du temps, des priorités, de la vision qui s’impose et des instruments opérationnels.

A ce titre, le thème « Investir dans la jeunesse pour un avenir durable », par son caractère transversal, est justement au cœur de la problématique stratégique et partant de la question migratoire que vous avez évoquée. Il convient, à ce propos, de rappeler qu’au terme de leurs travaux, les chefs d’État et de Gouvernements africains et européens, participants du Sommet de la Valette sur la migration de novembre 2015, avaient adopté la Déclaration finale et le Plan d’actions de la Valette qui était articulé autour des cinq domaines prioritaires ci-après :
1. Avantages des migrations en termes de développement et lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière et du phénomène des personnes déplacées ;
2. Migration légale et mobilité ;
3. Protection et asile ;
4. Prévenir la migration irrégulière, le trafic de migrants et la traite des êtres humains et lutter contre ces phénomènes ; et
5. Retour, réadmission et réintégration.

S’agissant du Plan d’actions de la Valette, il faudrait également rappeler, en s’en félicitant, que dans le premier chapitre intitulé « avantages des migrations en termes de développement et lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière et du phénomène des personnes déplacées », un paragraphe entier est consacré à l’opérationnalisation de la vision des « terres-fermes », lancée par le président Macky Sall pour apporter une réponse durable à la crise migratoire.


Ledit paragraphe du Plan d’Actions reprend expressément une partie du Document du Plan Sénégal émergent (Pse) concernant les actions à mettre en œuvre dans le domaine des activités agro-pastorales pour créer des chaines de valeur, mettre en valeur le potentiel de l’agriculture commerciale et développer l’agriculture familiale, notamment dans le cadre des Domaines agricoles communautaires (Dac).

Il y a d’autres Sommets qui se tiennent entre l’Afrique les États-Unis, l’Afrique et la Chine, Afrique- Israël, etc. L’Ue cherche-t-elle à mieux se repositionner dans notre continent ?
Effectivement, il y a d’autres Sommets avec d’autres partenaires. Cela épouse parfaitement les contours naturels de la marche du monde, de la coopération internationale, de la reconfiguration de l’échiquier mondial face à la diversité des acteurs et la multiplicité des facteurs. L’Union européenne qui, comme je l’ai dit, est le premier partenaire de l’Afrique, devra nécessairement intégrer ces nouvelles donnes dans son partenariat stratégique avec l’Afrique.


L’Afrique, pour sa part, dans cette dynamique, aura à l’esprit qu’il vaut mieux procéder par addition que par soustraction ou substitution.

... Peux-t-on parler de grande offensive de l’Ue. Quel est l’état des préparatifs ?
Dans le prolongement de ce que je viens de souligner, le processus est bien lancé et les préparatifs en cours tant sur les plans diplomatique, scientifique qu’organisationnel.


Dans les milieux diplomatiques, on parle d’un nouvel élan de l’Ue à son partenariat stratégique avec l’Afrique. C’est-à-dire ne plus être le principal bailleur de fonds mais mieux coopérer dans les domaines de la sécurité, du climat, de l’économie, de l’immigration, etc. Ne pensez-vous pas qu’il faut d’autres mesures pour fixer les jeunes africains pour qu’ils n’empruntent plus les pirogues de la mort ou le désert ?
Dans ce nouvel élan, l’Union européenne, ses États membres et les pays associés se sont engagés à utiliser tous les instruments financiers, notamment le « Fonds d’affectation spéciale d’urgence pour la stabilité et la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière et du phénomène des personnes déplacées en Afrique », pour garantir la flexibilité, la rapidité et l’efficacité de l’aide fournie pour promouvoir la stabilité et améliorer la gestion des migrations.

C’est pourquoi, dès le début de l’année 2016, Madame Carla Montesi, Directrice Afrique de l’Ouest et du Centre à la Direction générale du Développement et de la Coopération (Dg/Devco) de la Commission de l’Union européenne, a respectivement présidé, à Bruxelles, le 14 janvier, le 18 avril et le 13 juin 2016, trois réunions du Comité opérationnel de gestion de ce Fonds fiduciaire d’urgence, à l’effet de sélectionner les projets et programmes présentés par les pays bénéficiaires, sur la base de trois fenêtres : une fenêtre des pays du Sahel et du Lac Tchad, une fenêtre des pays de la Corne de l’Afrique et une fenêtre des pays d’Afrique du Nord.

Concernant le Sénégal, le Comité opérationnel a adopté cinq projets estimés autour de 70 millions d’euros portant respectivement sur :
1. le renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans la région de Matam ;
2. l’amélioration de la réponse des communautés les plus vulnérables face aux crises nutritionnelles et alimentaires dans les départements de Podor, Ranérou, Matam et Kanel ;
3. la normalisation des conditions de vie des populations directement affectées par le conflit en Casamance ;
4. développer l’emploi au Sénégal : renforcement de la compétitivité des entreprises et de l’employabilité dans les zones de départ ;
5. projet d’appui à la réduction de la migration à travers la Création d’Emplois Ruraux au Sénégal.

Au demeurant, le Conseil européen de décembre 2016 a fixé de nouvelles orientations sur la base de l’évaluation du Partenariat européen sur les migrations avec les pays tiers, lancé officiellement par la Commission européenne, le 7 juin 2016, au Parlement de Strasbourg.
C’est dans le sillage de ce nouveau cadre de partenariat européen sur les migrations que s’inscrit le nouveau Plan d’investissement extérieur pour le voisinage et l’Afrique que Jean-Claude Juncker, président de la Commission de l’Union européenne, a présenté à Bruxelles, en septembre 2016 ; conformément audit Plan, les ressources programmées au titre du 11e Fed et du budget général de l’Ue seront mobilisées pour attirer des investissements privés dans les pays récipiendaires et s’attaquer aux causes profondes de la migration illégale.
Ce Plan d’investissement Juncker va permettre de débloquer une enveloppe d’un montant total de 3.100.000.000 d’euros d’ici à 2020 sur la base des trois piliers suivants :
a) le premier pilier permettrait l’utilisation de ressources publiques limitées pour mobiliser de façon innovante l’investissement privé en offrant des garanties supplémentaires et des fonds concessionnels ;
b) le deuxième pilier va porter sur l’assistance technique qui sera apportée aux autorités et aux entreprises locales en vue de développer un plus grand nombre de projets bancables qui seront portés à la connaissance de la communauté des investisseurs internationaux ; et
c) le troisième pilier viserait l’environnement général des affaires en favorisant la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption, l’élimination des obstacles à l’investissement et les distorsions du marché.

Votre juridiction couvre la Belgique, l’Ue et les pays du Benelux. Les étudiants et stagiaires sont-ils motivés pour regagner le bercail après leur formation ?
Ils sont très motivés. Et, nous pensons que la politique d’émergence en cours, les besoins immenses en ressources humaines qualifiées pour l’exploitation des ressources énergétiques, les opportunités offertes par le partenariat dynamique avec l’Union européenne constituent d’importantes niches qui renforcent cette motivation.

Nos compatriotes se plaignent souvent pour la délivrance des Cartes nationales d’identité et le renouvellement des passeports. Avez-vous pris les dispositions nécessaires pour leur faciliter ces formalités administratives...
Nos compatriotes établis dans la juridiction qui liront ma réponse sont les meilleurs baromètres pour mesurer les efforts consentis pour la délivrance des cartes nationales d’identité et le renouvellement de leurs passeports. Cette réponse se résume en une phrase : sur instructions de Son excellence Macky Sall, président de la République, l’ambassade de la juridiction Belgique-Luxembourg délivre, avec célérité et rapidité, les documents précités aux ayants droit en rapport direct avec notre consulat à Paris. A ce niveau, Dieu merci, tolérance (zéro).

Propos recueillis par El Hadji Abdoulaye THIAM

Sur invitation de Abdel Fattah Al Sisi, président de la République arabe d’Égypte, le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne prendra part, au nom du président de la République, Macky Sall, au Forum mondial de la Jeunesse prévu à Sharm El Sheikh, du 4 au 8 novembre 2017, annonce un communiqué du service de presse de la Primature.

Mahammad Boun Abdallah Dionne est à la tête d’une délégation comprenant, notamment, le ministre de la Jeunesse, de la Construction citoyenne et de la Promotion du volontariat, et le ministre de l’Emploi, de l’Insertion professionnelle et de l’Intensification de la main d’œuvre.

A cette occasion, souligne le document, le Premier ministre participera au panel sur le thème : « Débat général de l’Union africaine : consacrer le dividende démographique pour investir dans la jeunesse afin de réaliser les Objectifs du développement durable ». Le retour à Dakar du chef du gouvernement est prévu pour jeudi 9 novembre 2017.

Le président de la République, Macky Sall, a exhorté les guides religieux à mieux sensibiliser les jeunes contre l’extrémisme religieux. « Des tueries au nom de la religion musulmane sont souvent perpétrées dans le monde alors que l’Islam est une religion de paix. L’Islam est pratiqué au Sénégal depuis 1000 ans. Nous avons de grands guides qui ont enseigné la paix et la tolérance. Notre pays n’a pas besoin d’importer un autre discours sur notre religion », a souligné le chef de l’État. « J’encourage les guides à mieux sensibiliser les jeunes contre le discours extrémiste », a ajouté le chef de l’État. Le président Sall a dit que son gouvernement a pris des mesures dans le domaine de la sécurité pour faire face à ce phénomène.

Le président de la République a pris part, hier, à la prière du vendredi à la Grande mosquée de Touba. Après avoir d’abord prié aux côtés de Serigne Mountakha Bassirou et de Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, il a effectué sa traditionnelle ziarra au mausolée de Khadim Rassoul. Ensuite, il a fait une déclaration sur l’importance de l’événement qu’est le grand magal et les dispositions prises par son gouvernement.

« Je viens de faire la prière du vendredi dans la grande mosquée de Touba et nous rendons grâce à Dieu qui nous a permis de prier pour la paix, la concorde et la sécurité dans notre pays ». Sur le grand magal, le chef de l’État a dit que c’est un événement qui va au-delà du Sénégal et c’est la raison pour laquelle j’avais fait voter une loi pour déclarer le magal jour férié. Vous le voyez, à 6 jours de l’événement, Touba commence à se remplir de monde. Nous accompagnons le culte, nous sommes auprès des autorités religieuses pour organiser, dans les meilleures conditions, ces grandes rencontres où convergent des millions de Sénégalais, ce qui nécessite un accompagnement à tout point de vue.

Évoquant la sécurité routière, le président Sall en a profité pour lancer un appel aux chauffeurs et aux transporteurs pour leur dire qu’ils doivent prendre des mesures de sécurité et de sureté pour assurer le transport adéquat des pèlerins à l’aller et au retour. Des mesures de sécurité exceptionnelles et des mesures sanitaires ont été prises avec le ministère de la Santé qui a déployé un personnel impressionnant avec d’autres bonnes volontés dont la Fondation Servir le Sénégal et des initiatives privés pour accompagner les pèlerins et les populations ».

De nos envoyés spéciaux Babacar DIONE et Mamadou DIEYE (textes)
Assane SOW (photos)

Le président Macky Sall a visité, hier, la grande exposition sur le Mouridisme organisée par Hizbut Tarqiyyah à l’esplanade de la Grande mosquée de Touba. Arrivé sur les lieux vers 13 heures, le président de la République a été accueilli par le guide moral de Hizbut Tarqiyyah, Serigne Atou Diagne.

La philosophie du Mouridisme, le parcours et le message du fondateur de cette confrérie musulmane assurent le décor de cette exposition. Serigne Atou Diagne a exprimé sa satisfaction de voir le protecteur des Arts et de la Culture prendre part à cette activité qui entre dans la célébration du Magal de Touba.

Le guide moral de Hizbut Tarqiyyah a souligné que le thème central de l’édition de cette année est le contexte du monde musulman. « L’école malikite de Touba dans la grande famille sunnite : une unité dans la diversité ».

« On constate aujourd’hui dans ce monde sunnite des visions qui sont souvent différentes. Ces différences d’approche entrainent souvent le rejet de l’autre. Il est important de montrer la diversité qu’il y a dans le monde musulman pour véhiculer un message de paix », a dit Atou Diagne. Le guide religieux a précisé que Cheikh Ahmadou Bamba fait partie de l’école malikite. « Il a choisi l’homme de Médine et il nous l’a recommandé. Bamba a dit : je vous recommande Malick, mais si vous me voyez faire quelque chose qui n’est pas de Malick, abstenez-vous », a-t-il fait remarquer.

De nos envoyés spéciaux Babacar DIONE et Mamadou DIEYE (textes) Assane SOW (photos)

Le plateau technique de la polyclinique As Sayyidah Jaaratulah Maryam installée à Darou Miname, dans la commune de Touba, sera renforcé par une unité de dialyse et un générateur d’oxygène. L’annonce a été faite hier par le président de la République, Macky Sall, à l’inauguration de cette infrastructure sanitaire à but non lucratif réalisée par des fidèles mourides sur fonds propres.

Au deuxième jour de son séjour dans la capitale du Mouridisme, le président de la République, Macky Sall, a inauguré la Polyclinique « As Sayyidah Jaaratulah Maryam », située à Darou Miname, dans la commune de Touba. Il a promis de renforcer le plateau technique de cette infrastructure de santé à but non lucratif créée par de fidèles mourides. « L’État va vous accompagner. Vous avez montré vos capacités. C’est à l’État qu’incombe le devoir d’assister les populations en mettant à leurs dispositions des structures de santé et d’autres infrastructures sociales de base. Mais l’État ne peut pas tout faire. C’est pourquoi, je suis heureux de voir des citoyens développer des initiatives locales pour accompagner les populations », a déclaré le chef de l’État en présence de Serigne Mountakha Mbacké, khalife de Serigne Bassirou, de Serigne Bassirou Abdou Khadre Mbacké, porte-parole du Khalife général des Mourides.

« Nous encourageons ces actions. La Polyclinique renforce notre vision en matière de santé et d’assistance des populations. C’est pour cette raison que nous allons vous renforcer », a ajouté Macky Sall qui avait à ses côtés, le Premier ministre Mahammad Dionne, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr et du ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye. « J’ai demandé au ministre de la Santé et de l’Action sociale de doter la polyclinique d’une unité de dialyse. Nous allons également vous donner un générateur d’oxygène », a dit le chef de l’État.

Le président Sall a ajouté que le gouvernement va aussi voir comment renforcer la polyclinique en ressources humaines. « C’est une initiative privée, mais nous savons que les charges en personnel sont souvent lourdes. Nous verrons, avec le ministre de la Santé, comment vous accorder des facilités. Ce que vous faites est conforme avec notre vision. Elle renforce les efforts que l’État consentis pour la santé des populations », a dit le chef de l’État. Macky Sall a aussi promis aux responsables de la structure sanitaire un agrément pour un accès à la Couverture maladie universelle (Cmu). Le chef de l’État est revenu sur les grands axes de sa politique matérialisée par la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent.

Lequel a permis d’augmenter les capacités de production du monde rural à travers la modernisation des outils de travail. Il a aussi insisté sur la construction d’infrastructures de mobilité comme l’autoroute Ila Touba. Dans le domaine de la santé, le président Sall a rappelé la prise en charge sanitaire des enfants âgés de 0 à 5 ans, mais aussi la gratuité de la Césarienne.

De nos envoyés spéciaux Babacar DIONE et Mamadou DIEYE (textes)
Assane SOW (photos)

Dan un communiqué, la cellule de communication de « Bennoo Bokk Yaakaar » souligne que l’opposition a échoué dans sa tentative de politiser le dossier du maire de Dakar. « Toutes les provocations n’y ont rien fait, les dirigeants de Bennoo Bokk Yaakaar sont restés des hommes d’État, respectueux des institutions de la République », note le document. Il poursuit que le dossier du maire de Dakar « relève de la justice, seulement de la justice ».

Bby salue la hauteur d’esprit de Ousmane Tanor Dieng qui a refusé de mêler les questions politiciennes à la gestion du Haut conseil des collectivités territoriales.

Sur la 15ème édition du rapport Doing Business et les données publiées par le Fonds monétaire international (Fmi) fin juin, à l’issue de la quatrième revue de l’accord au titre de l’instrument de soutien à la politique économique, Bennoo soutient qu’ils confirment que le pays fonctionne de mieux en mieux tous les jours. « La réduction du déficit budgétaire, la maîtrise de l’inflation sous la barre des 2 %, la hausse des investissements, ainsi que la solidité du cadre macroéconomique du Sénégal se confirment », ajoute Bby.

Selon Bby, le rapport Doing Buisiness confirme l’amélioration continue de l’environnement des affaires depuis 2012 grâce à la mise en œuvre de réformes hardies pour faire chaque jour un peu plus du Sénégal, une bonne adresse pour les investisseurs.

Les grands projets du chef de l’État, le président Macky Sall, vont bientôt arriver à maturité et plus que jamais l’on peut s’attendre à des lendemains meilleurs au Sénégal », conclut-il.

Par Amadou DIOP, Oumar BA (textes) et Ndèye Seyni SAMB (photos)

L’Assemblée nationale a adopté, hier, le rapport et la résolution de la commission des lois, de la décentralisation, du travail et des droits humains, sur la constitution de la commission ad hoc chargée de statuer sur la demande de la levée de l’immunité parlementaire du député Khalifa Ababacar Sall. Cette commission ad hoc est composée de 11 membres.

La résolution et le rapport de la commission des lois, la décentralisation, du travail et des droits humains ont été adoptés hier en l’absence d’une trentaine de députés issus de l’opposition et du Groupe des Non-inscrits qui ont fini par bouder la salle. 116 voix ont été pour son adoption contre une voix, avec zéro abstention. La commission ad hoc de 11 membres a été ainsi mise en place et elle est composée de 8 membres pour le Groupe parlementaire « Bennoo Bokk Yaakaar », de 2 membres pour le Groupe « Liberté et Démocratie » et d’un membre pour le Groupe des Non-inscrits ». L’ouverture des travaux a été houleuse, bruyante. L’opposition parlementaire et des députés issus du Groupe des Non-alignés se sont livrés à des tapages assourdissants de leurs tables pour exiger du président Moustapha Niasse, le respect de l’appel au règlement évoqué par leur camarade et président du Groupe parlementaire «Liberté et Démocratie», Me Madické Niang qui voulait demander en clair, un ajournement des travaux au préalable. Mais c’était sans compter avec la détermination du président Moustapha Niasse de faire poursuivre les travaux, notamment la lecture du rapport de la commission des lois, de la décentralisation, du travail et des droits humains ainsi que du projet de résolution. Et la motion préjudicielle évoquée par le président du Groupe «Liberté et Démocratie», Me Madické Niang, a été rejetée avec 116 voix contre. Seuls 28 députés ont été favorables à la dite motion.

Seydou Diouf, président de la commission des lois, de la décentralisation, du travail et des droits humains a indiqué que la pratique parlementaire comme tous les textes, nous amène à considérer que la commission des lois est compétente pour mettre en place la commission ad hoc. « Cela a été le cas récemment au cours des dernières législatures. Mais quand on corrèle cette pratique parlementaire à l’application des dispositions de l’article 37 qui dit que toute affaire, tout projet, toute proposition de lois est d’abord soumise à l’examen d’une commission, la commission des lois étant celle compétente en matière d’application des dispositions du règlement intérieur, je le dis, la commission des lois était bien compétente », a-t-il argumenté. Dans ce sens, le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, se défendre en ces termes, « nous venons d’adopter, en respectant les dispositions pertinentes du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, la résolution qui est issue des travaux de la commission des lois, à la suite des réunions précédentes de la conférence des présidents qui en a ainsi décidé, pour ce qui concerne la réunion de cette commission et de la réunion du bureau qui a été informée de la lettre adressée à l’Assemblée nationale par le ministre de la Justice, transmettant une lettre du procureur de la République datée du 25 septembre 2017, une lettre du procureur général près la cour d’Appel datée également du 25 septembre 2017 ». Mieux, « ce qui a abouti aujourd’hui, à l’adoption de la résolution dans des conditions normales, légales, légitimes conformément au règlement intérieur. Cette commission va se réunir maintenant, avec les onze collègues et désigner un président, deux vice-présidents et un rapporteur », a précisé le président Moustapha Niasse.

Par Amadou DIOP, Oumar BA (textes) et Ndèye Seyni SAMB (photos)

« Je ne saurais prendre la parole sans souhaiter longue vie et bonne santé au Khalife général pour la réalisation de ses ambitions », a déclaré Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, porte-parole du Khalife général. Il a souligné le rôle fédérateur et unificateur de Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké à travers toutes les familles religieuses du pays et de la Ummah islamique. Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre est revenu sur le pouvoir spirituel dont est investi le Khalife de Khadim Rassoul, pour confirmer les propos de Serigne Mountakha et faire comprendre que celui qui est Khalife de la communauté exécute une mission dont il a été jugé apte et au bénéfice de l’humanité. S’adressant au président de la République, Serigne Bass n’a fait que réitérer les propos de Serigne Mountakha Bassirou à l’endroit du président Macky Sall. « Serigne Mountakha a dit l’essentiel, car tu œuvres pour Serigne Touba. Cependant, nous vous souhaitons la bienvenue à Touba, à votre épouse Marième Faye Sall ainsi qu’à votre Premier ministre et votre ministre de l’Intérieur ainsi qu’à toute la délégation », a dit le porte-parole.

Il a remercié le président de la République qui n’en est pas à sa première visite à la veille du grand magal de Touba. « Quiconque œuvre pour Serigne Touba se voit rétribuer à la hauteur de son œuvre. Vous avez fait des réalisations concrètes en dehors de Ila Touba, récemment vous avez permis à 5 forages en panne dans la cité religieuse de fonctionner avec plus de 500 millions de FCfa. Vous êtes sur la trace des recommandations de Cheikh Sidy Mokhtar et qui vous remercie pour les efforts à l’endroit des démunis et des agriculteurs. Il vous remercie pour tous les actes posés pour le développement de la cité religieuse et prie pour la réalisation de vos ambitions, que vous devez considérer comme déjà acquises », a déclaré le porte-parole avant de prier pour le président et pour toute l’assistance.

Au nom du Khalife général des Mourides, Serigne Sidy Makhtar Mbacké, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké a adressé ses remerciements au président de la République pour les efforts consentis pour la modernisation de la ville sainte. « Le Khalife est là pour poursuivre l’œuvre de Serigne Touba. C’est pourquoi, il accueille toute personne qui participe à la perpétuation de l’œuvre de Serigne Touba », a dit le guide religieux. Serigne Moutakha Mbacké a ajouté : « Nous avons vu que vous apportez des réponses positives à tout ce que le Khalife veut pour la ville sainte. Soyez rassuré. Serigne Touba est là et il récompensera vos actions ».

Le guide religieux a demandé au président de la République de poursuivre ses actions à Touba. « Il faut continuer. Serigne Touba paie tout ce que tout le monde fait en son nom. Il est au courant de tout ce que vous faites. Il faut continuer. Il faut poursuivre vos ambitions pour Touba. Serigne Touba va récompenser vos œuvres », a souligné le guide religieux.

En venant à Touba, le président de la République, Macky Sall, a emprunté l’autoroute Ila Touba jusqu’à Thiénaba. L’année prochaine, les pèlerins emprunteront cette grande infrastructure routière jusqu’à la ville sainte. L’assurance a été donnée, hier, par le président de la République. « Nous avons l’habitude de venir prendre part au Magal de Touba. Chaque année, je suis là. Vu l’ampleur et la dimension de l’événement, c’est normal que je fasse le déplacement avec le gouvernement. Pour cette année, j’ai emprunté l’autoroute Ila Touba jusqu’à Thiénaba. L’année prochaine, les fidèles pourront prendre cette autoroute durant tout le trajet pour participer au Magal », a déclaré le président Sall qui a rappelé que l’autoroute Ila Touba est la plus grande infrastructure routière du pays.

 

Le président de la République, Macky Sall, a été chaleureusement accueilli, hier, à Touba. Devant Serigne Bassirou Abdou Khadre Mbacké, porte-parole du Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké et les autres guides de la famille de Cheikh Ahmadou Bamba, le président de la République a réitéré son engagement à accompagner la modernisation de la ville sainte.

Les populations de Touba ont répondu à l’appel du Khalife général des Mourides Serigne Sidy Makhtar Mbacké qui avait recommandé un accueil chaleureux pour son hôte, le président de la République, Macky Sall. Arrivé dans la ville sainte aux environs de 18 heures, le chef de l’État qui a pris l’autoroute Ila Touba jusqu’à Thiénaba avant d’arriver dans la ville sainte via la route nationale, a eu droit à un accueil chaleureux. Debout sur le trottoir qui relie la résidence Khadimou Rassoul à la route qui mène à Dakar, les populations sont sorties pour l’applaudir.

A la résidence Khadimou Rassoul, il a été accueilli par une forte délégation de la confrérie mouride dont Serigne Mountakha Mbacké, Serigne Bassirou Abdou Khadre, porte-parole du Khalife, Serigne Bassirou Bara Mbacké.

Macky Sall a été précédé sur les lieux par la délégation gouvernementale conduite par Mahammad Boun Abdallah Dionne, Premier ministre. Mbaye Ndiaye et Marième Badiane, ministres d’État auprès du président de la République, El-Hadji Oumar Youm, ministre -directeur de cabinet, Mansour Faye, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Daouda Diallo, ministre des Infrastructures et du Désenclavement, etc.

Les responsables locaux de Touba dont Moustapha Cissé Lô, le député Abdou Lahat Seck Sadaga ont aussi assisté à la rencontre. Devant cette assistance, Macky Sall qui avait à ses côtés son épouse, Marième Faye Sall, a adressé ses salutations au Khalife général des Mourides, Serigne Sidy Makhtar Mbacké. Il a exprimé tout le plaisir qu’il a de revenir à Touba pendant le Magal qui est toujours marqué par d’intenses moments de prières et de ferveur religieuse dans la ville de Cheikh Ahmadou Bamba. « Cette année, en venant, je suis passé par Ila Touba jusqu’à Thiénéba. L’année prochaine, tous les fidèles pourront passer par Ila Touba qui est la plus grande autoroute du pays pour rejoindre Touba. Mes ambitions pour Touba sont nombreuses. Nous sommes là pour assister les populations et accompagner le Khalife dans ses chantiers », a souligné le président de la République. 

Macky Sall a réitéré son engagement à accompagner le Khalife dans la modernisation de Touba. Selon le président de la République, les localités environnantes ne seront pas en reste. « A Darou Salam, Kael, Missira, Touba Fall, Sadio, Dalla Ngabou, Touba Mboul, des travaux dans les domaines de l’électricité, de la santé et de la mobilité sont en cours. Ces actions seront poursuivies », a-t-il promis. « Je réitère mon engagement à accompagner le Khalife dans son ambition de développer Touba », a insisté le chef de l’État. « Touba est une grande ville. Les besoins des populations sont nombreux. Nous savons que le khalife n’est préoccupé que par la satisfaction des préoccupations des populations. C’est pourquoi le gouvernement sera aux côtés des populations », a ajouté Macky Sall.

De nos envoyés spéciaux Babacar DIONE, Mamadou DIEYE (textes)
et Assane SOW (photos)

Une conférence internationale sur « les enjeux de l’opposition en Afrique » aura lieu, à Paris, le 4 novembre prochain. Elle est l’oeuvre de la Fondation institut Mandela basée en France. Selon les organisateurs, cette conférence a pour but de réfléchir, avec des acteurs politiques et de la société civile, sur une démarche de gouvernance démocratique apaisée afin d’éviter des conflits post- électoraux très dommageables au développement de l’Afrique.

Il s’agit d’un dialogue constructif entre le pouvoir, l’opposition et la société civile sur la consolidation des institutions démocratiques et la construction d’une société juste.
L’Institut Mandela s’inscrit dans la dynamique de combat pour la paix en Afrique. C’est dans ce cadre qu’il invite des acteurs politiques (pouvoir et opposition) et ceux de la société civile à réfléchir sur la consolidation des institutions démocratiques en Afrique. L’objectif, souligne-t-on, est de parvenir à organiser des élections libres, transparentes, crédibles et apaisées en vue d’éviter à l’Afrique, un retardement du processus de développement par le jeu de destruction / reconstruction sans fin. A cet effet, l’Institut Mandela souligne que des élections ne devraient plus être des occasions de violences et de destruction des pays.

Ainsi, encourage-t-il vivement des acteurs influents du continent à participer activement à cette rencontre pour exposer leur vision de la construction des nations démocratiques, fortes et prospères. Au programme, il y aura un thème sur l’opposition de règlement des comptes à l’opposition de proposition des projets de société ; la gestion de l’alternance politique, le statut juridique de l’opposition, de la confusion à la clarification de différentiation de l’opposition et de la société civile.

EL. H. A. THIAM

A ceux qui ont relevé, pour le dénoncer, le silence du gouvernement suite à l’alerte adressée à leurs concitoyens, jugée crédible par les États-Unis d’Amérique ; information aussitôt démentie par l’ambassade de France basée à Dakar, Mahmout Saleh, ministre d’État auprès du président de la République s’est inscrit en faux contre les auteurs.

Suite à la polémique autour des récentes alertes terroristes, le ministre d’État auprès du président de la République, Mahmout Saleh, a estimé, sur la Rfm, que « les questions sécuritaires sont en général classées très sensibles ». A l’en croire, « le plus important, c’est que la sécurité du Sénégal soit assurée et notre préoccupation est de gérer ces questions sécuritaires à l’intérieur de nos frontières de façon pratique et concrète par le gouvernement ». Pour en déduire que « nous ne fondons pas notre politique de sécurité sur l’appréciation que la France et/ou les États-Unis peuvent en faire. Sur ce, « nous avons récemment effectivement assisté à l’expression de différences sur cette question entre nos deux amis qui peuvent ne pas s’accorder sur les menaces sécuritaires de notre pays », dira-t-il. Tout en reconnaissant ne pas être outillé pour répondre de façon tranchée sur cette alerte, « elle peut être ou ne pas être fondée », a-t-il rétorqué. Pour M. Saleh, le gouvernement, à travers les initiatives prises, « fait énormément d’efforts pour sécuriser le territoire et les populations. « Il ne peut pas distiller la peur, l’angoisse et ou relayer ou amplifier des informations qui émaneraient d’un pays ami », a-t-il soutenu. Pour la bonne et simple raison que « la gestion de ces questions sécuritaires ne relève pas du domaine public ». Et le président Macky Sall, « très soucieux de la préservation de la souveraineté nationale et du respect de ses prérogatives », a certainement agi car la situation est revenue à la normalité. Et même s’il s’est refusé d’être affirmatif sur la nature de l’initiative prise par le chef de l’État, il n’en dira pas moins que « c’est une évidence qu’il a fait fonctionner les mécanismes idoines en prenant les dispositions idoines pour que la situation redevienne normale », a-t-il ajouté. En tout état de cause, « on verra de moins en moins certaines ambassades s’autoriser certaines libertés à l’intérieur du territoire national et le président exercera toutes les prérogatives qui sont les siennes », a-t-il fait savoir.

La souveraineté requiert l’aptitude de s’auto-prendre en charge
L’un dans l’autre, ceux qui se sont incrustés dans cette brèche pour remettre en cause « la souveraineté et la fierté nationales », allant jusqu’à parler de son « aliénation à l’autel d’intérêts économiques », n’ont rien compris. C’est la conviction de M. Saleh, selon qui, « la souveraineté c’est d’abord être capable de se prendre en charge ». Considérant la souveraineté et l’indépendance économique comme les « deux bouts d’une même chaine », elle n’est pas « une abstraction, une hors réalité » et la capacité économique « en est le soubassement ». Mieux, « le Sénégal n’est pas un îlot isolé, il commerce avec le reste du monde », a-t-il soutenu. Et c’est la bonne lecture qu’il faut faire du récent séminaire inter-gouvernemental franco-sénégalais qui, à son avis, « n’est qu’une forme supérieure d’une commission mixte qui est un moment de revue des principaux dossiers urgents et importants qui impactent les relations socioéconomiques et justifient que deux gouvernements, un organe où l’on évalue les dossiers en cours ».

M. L. D.

La tribune de l’assemblée générale de la Convergence de la Jeunesse Républicaine (Cojer) organisée, avant-hier, a servi de cadre aux jeunes membres de l’Alliance pour la République (Apr) pour décliner leur feuille route pour la Présidentielle de 2019. Thérèse Faye Diouf, la coordonnatrice a invité à taire les querelles et à s’unir par la mobilisation générale autour de l’essentiel : réélire au 1er tour le président Macky Sall en 2019.

Mme Thérèse Faye Diouf a rappelé que l’objet de la rencontre est de « partager un document stratégique conçu depuis un mois et demi dénommé Programme stratégique pour l’élection de Macky Sall dès le 1er tour : « Pse Macky 2019 ». « A quelques encablures de l’élection présidentielle de 2019, c’est un devoir, un impératif catégorique pour la structure des jeunes du parti qui est un organe spécifique du parti présidentiel, l’Apr, de décliner sa feuille de route par une mobilisation générale des jeunes afin de préparer, dès à présent, cette importante échéance de leur candidat et président, Macky Sall, qui a beaucoup fait pour le Sénégal depuis son avènement à la tête du pays », a ajouté Mme Diouf. Selon elle, il s’agira, pour sa jeunesse, de « reprendre ses activités politiques à travers diverses actions sociopolitiques par la formation, l’appui et l’aide à l’insertion des jeunes mais aussi d’impulser des activités pareilles au niveau de la diaspora ».

Mais, en attendant la tournée nationale de la Cojer, instruction a été donnée à l’ensemble des coordinations départementales de restituer le document à leur base respective. A l’occasion, la coordonnatrice de la Cojer rejette les supposés blocages avancées par certains pour l’organisation de l’université républicaine. « Il n’y a aucun blocage car l’université républicaine est une activité importante permettant à notre structure et la diaspora de communier, 72 heures durant, avec le chef de l’Etat et Président de l’Apr, le Sen du parti et l’ensemble du gouvernement », a-t-elle indiqué. Et sous peu, « des démarches idoines seront entreprises pour sa tenue. Je suis consciente de mes responsabilités au sein de la Cojer. Notre mission principielle est de nous unir en nous mobilisant pour la vulgarisation de ses réalisations et partant, de travailler pour sa réélection dès le 1er en 2019 », a-t-elle poursuivi.

Mamadou Lamine DIEYE

Le Sénégal va abriter, au mois de janvier 2018, un sommet sur la paix et le dialogue entre les peuples. C’est la première fois que la rencontre est organisée en Afrique. L’ancien chef d’État du Mali, Dioncounda Traoré, en est le représentant en Afrique de l’Ouest. Il a été reçu, à cet effet, par le président Macky Sall. Dioncounda Traoré est venu remercier le président de la République pour les dispositions prises en vue de la réussite de ce sommet de Dakar.

Le président de la République, Macky Sall, est attendu à Touba, aujourd’hui, pour une visite de courtoisie au Khalife général des mourides, Serigne Sidy Mokhtar Mbacké. A cette occasion, le chef de l’État présentera ses vœux de bonheur et de succès à toute la communauté mouride. Le Khalife général des mourides a demandé aux fidèles et aux populations de la ville sainte de réserver un accueil chaleureux à son hôte.

Cette visite devenue une tradition s’inscrit dans les bonnes relations qu’entretient l’Exécutif et les familles religieuses du Sénégal. Au mois d’août dernier, le président Macky Sall, en route pour Taif, est passé par Touba. Cette escale à l’image de la visite d’aujourd’hui, vise un peu à injecter du sang neuf, pour revivifier les liens entre l’État et les cités religieuses, ciment des relations entre le temporel et le spirituel. Des relations qui ont précédé les indépendances et qui se poursuivent aujourd’hui dans le respect des prérogatives et du domaine d’intervention de chaque partie. L’État du Sénégal, dans le Programme national de réhabilitation des édifices religieux, s’évertue à apporter son soutien à toutes les communautés religieuses du pays. L’État a toujours salué l’implication des autorités religieuses dans le règlement des conflits sociaux, à travers leurs interventions. Une situation qui participe à la stabilité de nos institutions politiques. Le Khalife général des mourides, Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, qui marche sur les traces de ses prédécesseurs, a émis, par le biais de son porte-parole, qui préside le comité d’organisation, un « ndiguël », une recommandation qui n’exclut aucun résident de la cité religieuse, pour réserver un accueil chaleureux à son hôte. Une recommandation qui sera largement suivie si l’on tient compte de la campagne de mobilisation, pour son exécution. Touba est une citée de miséricorde où l’hospitalité et la bienséance rythment le quotidien des populations qui n’ont foi qu’en Khadim Rassoul, le serviteur du prophète Mohamad (Psl).

Le grand magal est un événement religieux de dimension internationale, qui rassemble, chaque année, des millions de fidèles dans la cité de Cheikh Ahmadou Bamba. A cet effet, le chef de l’État aura à cœur d’entendre du président du comité d’organisation du grand magal, si les engagements pris par son gouvernement, pour la bonne organisation de cet événement, ont été respectés. Toutefois, il évoquera dans son discours les relations entre l’État et la communauté mouride, ses rapports personnels avec le Khalife qu’il considère à juste titre comme un père, un guide et conseiller avisé. Il aura aussi l’occasion de revenir sur les réalisations du programme du gouvernement dans la cité religieuse et les domaines qui peuvent être explorés à l’ avenir. Le chef de l’État qui sera accompagné de plusieurs membres du gouvernement pourra ensuite solliciter des prières du saint homme, pour la réalisation de ses ambitions pour la Nation. De sources proches du Khalife général et de la présidence, le président Macky Sall, séjournera à Touba aujourd’hui et quittera la cité religieuse, demain, après la prière hebdomadaire du vendredi.

Mamadou DIEYE

Les députés sont convoqués en séance plénière, aujourd’hui à 16 heures, annonce un communiqué de la direction de la communication de l’Assemblée nationale. Selon le document, l’ordre du jour porte sur la ratification de la liste des membres de la Commission ad hoc chargée de statuer sur la demande de levée de l’immunité parlementaire du député Khalifa Ababacar Sall. Le maire de Dakar est en prison depuis sept mois suite à une inspection générale d’État.

Dans une lettre ouverte à ses collèges députés, Mme Aïda Mbodj indique que pour « l’éthique et le respect dû à notre institution, nous devons refuser d’être de simples faire-valoir, encore moins le bras armé que l’on utilise contre nos propres membres ».

Touba la sainte, capitale du mouridisme, ne désespère pas de voir le président de la République Macky Sall et son prédécesseur Me Abdoulaye Wade, que les péripéties de la vie politique ont séparé depuis 2012, se retrouver dans l’intérêt du Sénégal.

Selon Serigne Bassirou Abdoul Khadre, le porte-parole des mourides, qui s’exprimait sur les ondes de la Rfm, c’est le vœu ardent du Khalife général des mourides, Serigne Sidy El Moukhtar Mbacké, à l’endroit de ses deux disciples de renom qui ont signé un contrat d’allégeance et d’obéissance inconditionnelles avec lui.

Le vent de la décrispation et de la réconciliation entre le président de la République Macky Sall et son prédécesseur Me Abdoulaye Wade, que les péripéties de la vie politique ont séparé depuis 2012, aurait-il sonné ? Entre la sortie du ministre d’État, Mahmout Saleh, suivie de la restitution des biens de la famille de l’ancien président Wade saisis dans la traque des biens supposés mal acquis et de l’implication du khalife des mourides, tout porte à croire que les lignes sont en train de bouger. Avec les actes posés en direction de son prédécesseur et les missions de bons offices entreprises par les familles religieuses, particulièrement Touba, les rapports heurtés entre les deux illustres personnalités pourraient être plus huilés.

Dans cette optique, les différentes initiatives du Khalife des mourides réitéré par Serigne Bassirou Abdoul Khadre attestent de la détermination de Serigne Sidy El Moukhtar Mbacké, de voir ses deux disciples se retrouver autour de l’essentiel dans l’intérêt du pays. Aussi, il dira avoir été un « témoin oculaire » de l’invite du Khalife général adressée aussi bien à Me Abdoulaye Wade qu’au président Macky Sall « pour qu’ils enterrent leurs divergences pour se retrouver pour l’intérêt du Sénégal ». «Je suis témoin du jour où le Khalife des mourides a invité Me Wade à œuvrer dans le sens de retrouver Macky Sall, comme d’ailleurs il l’a fait aussi avec le président Macky Sall », a-t-il déclaré dans l’extrait radiophonique diffusé. Sur ce, Serigne Bass Abdoul Khadre dit « prier du fond du cœur pour leurs retrouvailles ». « Ma préoccupation essentielle, c’est la paix, qui n’a pas de prix. C’est aussi la préoccupation du Khalife général des mourides. Nous osons espérer que leurs retrouvailles sont dans l’intérêt du Sénégal et c’est pour cette raison que nous nous y attelons », a-t-il soutenu.

M. L. DIEYE

Pour le Pr Souleymane Bachir Diagne, il est, aujourd’hui, nécessaire de travailler à la réunification d’une gauche sénégalaise autour d’un socialisme renouvelé. Il l’a dit à l’occasion d’un colloque international ouvert hier à l’Ucad sur les socialismes africains.

Le Pr Souleymane Bachir Diagne suggère de « remettre en chantier le projet de réunification d’une gauche sénégalaise. « On a l’impression qu’il n’y a pas raison d’avoir toutes ces grandes chapelles, et que la conjoncture aujourd’hui nécessite une reconstruction, sur le plan philosophique, d’une pensée sociale-démocrate nouvelle autour de laquelle pouvait s’organiser la gauche sénégalaise », a dit le Pr Diagne, enseignant à l’Université de Columbia, aux États-Unis. Selon lui, c’est tout le projet de son ami, le regretté Sémou Pathé Guèye, qui a essayé de penser à un socialisme renouvelé, qui revisiterait son histoire, ferait la jonction à nouveau avec son caractère utopique, éthique et tout ce qui était porté par le socialisme africain.

« Le socialisme est aussi mort d’un certain scientisme. Les gens ont tellement insisté sur le fait que le socialisme est une chance qu’ils ont donné une doctrine pétrifiée. Il y a aujourd’hui une nécessité de relire Senghor. Tout l’écran qui nous séparait de lui a fondu maintenant qu’il est mort et appartient à l’histoire », a estimé l’universitaire. Souleymane Bachir Diagne s’exprimait en marge du colloque organisé à l’Ucad sur le thème : « Les socialismes africains : doctrines et corpus », fruit d’un partenariat entre les universités de Columbia, Paris I et Cheikh Anta Diop de Dakar. « Nous avons voulu tenir cette rencontre au Sénégal pour plusieurs raisons. D’abord, cette année 2017 marque le centenaire de la révolution d’octobre. C’est donc une bonne occasion de revisiter la notion de socialisme au Sénégal. Ensuite, il s’agit du pays de Senghor, un des penseurs et théoriciens du socialisme africain. Enfin, il y a mon attachement à l’Ucad », a campé le Pr Diagne. A l’en croire, ce colloque est une collaboration entre des historiens et des philosophes. « Quand nous parlons de socialisme africain, nous revisitons une histoire. Mais nous n’avons pas seulement une perspective passéiste, nous nous posons aussi la question sur l’avenir », a laissé entendre l’enseignant.

Pour le Pr Souleymane Bachir Diagne, ce qu’on a appelé le socialisme réel s’est écroulé, mais l’idéal socialiste demeure un idéal mobilisateur. « Il faut réinventer un idéal socialiste qui a tiré toutes les leçons de l’effondrement des socialismes dits réels, qui ont supprimé les libertés, et qui étaient incompatibles avec la démocratie. Aujourd’hui, on ne peut plus avoir une vie qui prétendrait que le collectif prime absolument sur l’individuel, qui nierait les libertés individuelles, les droits humains et l’idéal de démocratie », a fait savoir le philosophe.

Ndiol Maka SECK

Aux accusations de l’opposition qui soutient urbi et orbi l’intention et la volonté du président Macky Sall d’écarter tous ses potentiels adversaires dans la perspective de la présidentielle de 2019, Mahmoud Saleh, ministre d’État et membre de l’Apr l’a invité au débat programmatique et à décliner plutôt son projet de société alternatif crédible au Plan Sénégal émergent (Pse) qu’elle compte soumettre aux Sénégalais au lieu de s’abonner au banc des accusations légères et gratuites et des lamentations médiatiques.

Selon l’ancien directeur de cabinet politique du chef de l’État, l’avènement du président Macky Sall marque « une nouvelle étape dans la longue marche de notre peuple vers son destin de bien-être, de paix, de stabilité et de liberté avec un pays qui avance dans la bonne direction». Aussi, il aurait bien aimé voir l’opposition « s’intéresser aux préoccupations essentielles des Sénégalais ». A l’en croire, « il faut être foncièrement nihiliste et malhonnête intellectuellement pour ne pas reconnaître que le pays bouge et avance dans la bonne direction ». Et parce que la démocratie n’est pas « une catégorie abstraite », il a appelé à ce que l’on évite « de la réduire au petit nombre au détriment de la grande masse laborieuse ». « La puissance de ses idées, son leadership pour l’ancrage des principes et valeurs de la République, de la démocratie et de l’État de droit et sa grande ambition démocratique pour l’avenir, pour la sécurisation de nos institutions, la stabilité politique et sociale et l’initiation et la mise en œuvre d’un cadre propice à l’émergence, au développement et au bien-être des populations à travers le Pse », sont la preuve palpable des actions salutaires du chef de l’État. Qui plus est, il a épargné la République des dérives, des coups de force et de l’instabilité.

En outre, il a conféré aux institutions leur capacité à consolider le socle de l’État de droit et à garantir sa pérennité et à renforcer les droits de cette opposition abonnée à la surenchère verbale et de son chef, et permettre aux populations d’être non seulement au cœur des affaires publiques mais également jouir pleinement de leur droit sur les ressources du pays comme les bourses de sécurité familiales dont les bénéficiaires seront portés à quatre cent milles ménages ». D’où la pertinence des orientations sociales du budget 2018, « qui entrent en droite ligne avec sa politique de cohésion et d’inclusion sociale qui traduisent le sens de son engagement et de son ambition pour le Sénégal déclinée dans le Pse, vision porteuse de progrès social et de développement économique ». Pour M. Saleh, « si c’est cela un budget électoraliste, le président de la République aurait raison de fonder sa réélection dès le 1er tour sur les politiques publiques qu’il a initiées et mises en œuvre par son gouvernement ». A l’en croire, la mouvance présidentielle est dans cette dynamique avec « la mobilisation exceptionnelle des jeunes et femmes qui, conscients des enjeux, sont toujours debout, dans la détermination et la confiance, le regard tendu résolument vers un avenir commun pour les combats utiles et nécessaires ». Non sans rappeler à qui de droit qu’« il n’y a aucun lien organique entre les élections législatives et/ou locales et la présidentielle et nous avons un peuple averti ».

Si les dirigeants des coalitions et partis politiques et personnalités indépendantes de la mouvance présidentielle, pôle des intérêts du Sénégal et de la vérité, resserrent les rangs dans l’unité, la mobilisation, l’organisation et investissent le terrain politique en portant le bilan, somme toute, élogieux et le message d’avenir et d’espoir du président Macky Sall conforme aux aspirations profondes des Sénégalais. Et « en reprenant confiance au parti, les responsables et militants, en expliquant aux populations les tenants et aboutissants de ses politiques publiques aux citoyens-électeurs, ils auront alors raison de dire, sans aucun doute, que le président, illustration des valeurs cardinales du Sénégal, sera réélu en 2019 dès le premier tour », a-t-il conclu.

M. L. DIEYE

Le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, préside, aujourd’hui, à 16 heures, à la Salle Terminal Hajj de l’Aéroport international Blaise Diagne, un conseil interministériel consacré audit Aéroport, indique un communiqué du service de presse de la primature. La matinée, M. Dionne visitera les tronçons autoroutes Aibd –Thiès et Ila Touba.

1 444 Sénégalais qui étaient en situation irrégulière à Ankara seront bientôt régularisés. Suite à un entretien entre l’ambassadeur du Sénégal à Ankara et le ministre turc de l’Intérieur, Suleymane Soylu qui a demandé aux personnes concernées de s’inscrire sur la plateforme électronique des services de l’émigration de la Turquie pour obtenir leur carte de séjour.

Selon un communiqué parvenu à la rédaction, la Turquie va régulariser la situation administrative de 1444 Sénégalais. D’après le communiqué, cette décision a été prise suite à une rencontre entre l’ambassadeur du Sénégal à Ankara, Moustapha Mbacké et le ministre de l’Intérieur de la Turquie, Suleymane Soylu. Lors de cette rencontre qui a eu lieu le 26 octobre dernier, informe la note, les deux hommes ont « magnifié l’excellence et l’exemplarité des relations bilatérales qui se sont traduites par des avancées concrètes à travers la réalisation de grands projets mutuellement bénéfiques pour les deux pays, comme cela a été mis en exergue lors de la 4eme Session de la Commission mixte entre le Sénégal et la Turquie, tenue à Dakar, les 5 et 6 septembre 2017 ».

En effet, c’est par la même occasion, informe le communiqué, que le ministre de l’Intérieur de la Turquie « a bien voulu accéder à la requête du président de la République Macky Sall concernant la régularisation de la situation administrative de 1444 Sénégalais qui vivent en Turquie ». Ainsi, le ministre demande aux principaux intéressés de s’inscrire sur la plateforme électronique (e-ikamet.goc.gov.tr) des services de l’émigration de la Turquie en vue d’obtenir leur carte de séjour. « Cette décision, d’une haute portée symbolique, vient encore illustrer, si besoin en était, les liens fraternels et l’estime réciproque qui existent entre les deux chefs d’État, Recep Tayyib Erdogan et Macky Sall », ajoute le communiqué. « Cette amitié fondée sur une vision et des aspirations partagées a permis de hisser les relations bilatérales multidimensionnelles à des niveaux jamais égalés et de tracer des perspectives dans la construction d’un destin commun à même de répondre aux attentes des populations des deux pays frères », conclut la note.

Aliou Ngamby NDIAYE

Le Président Macky SALL a réuni le Conseil des ministres lundi 30 octobre 2017 à 10 heures au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le Chef de l'Etat réaffirme, à l’occasion de la célébration de la Toussaint, la solidarité de la Nation à la communauté chrétienne, et prie pour nos disparus, tout en saluant la qualité du dialogue et de la cohabitation de toutes les communautés religieuses du Sénégal.

Abordant les préparatifs de la 123ème édition du Magal de Touba qui sera célébrée le 8 novembre 2017, le Président de la République invite le Gouvernement à prendre toutes les dispositions requises pour assurer le bon déroulement de cette manifestation religieuse d’une dimension internationale exceptionnelle, en veillant à la sécurité des personnes et des biens, notamment à la sécurité routière et à l’hygiène publique.

Ainsi, le Chef de l’Etat informe le Conseil qu’il se rendra dans les prochains jours à Touba, pour effectuer une visite de courtoisie au Khalife général des mourides et présenter ses vœux de bonheur et de succès à toute la communauté mouride.

Poursuivant sa communication autour du travail remarquable de l’ensemble des volontaires nationaux et internationaux, du rôle primordial des personnes âgées dans la consolidation de la nation et du développement du Sénégal, le Président de la République demande au Gouvernement de faire du volontariat un levier majeur de mobilisation citoyenne de toutes les forces vives de la nation, dans un esprit constructif de solidarité intergénérationnelle. Il convient à cet effet, d’œuvrer davantage à l’amélioration continue des conditions de vie des personnes âgées, en leur accordant une attention spéciale dans tous les services publics, en veillant à la reconnaissance de leur mérite, à travers notamment leur décoration régulière dans les ordres nationaux.

Ainsi, le Chef de l’Etat invite le Gouvernement :
• à optimiser le potentiel d’entrainement du volontariat dans l’atteinte des objectifs en matière d’emploi et d’insertion socio-économique des jeunes générations ;

• à renforcer le cadre institutionnel de pilotage et de coordination de la coopération technique ;

• à élaborer une stratégie nationale de coopération technique, afin d’asseoir une meilleure supervision et une synergie plus soutenue des programmes et interventions ;

• à diligenter l’adoption d’un projet de loi sur le volontariat et la publication d’un rapport annuel sur le volontariat au Sénégal.

Appréciant le travail précieux des auxiliaires de l’administration et le renforcement de leur rôle essentiel dans la vie nationale, le Chef de l’Etat demande au Gouvernement de veiller à l’élaboration d'un statut général des administrateurs de proximité, avec tous les avantages et privilèges y afférents, ainsi qu’à la mise en place d’un conseil national à eux dédié. Dès lors, le Président de la République demande au Gouvernement d’actualiser la liste officielle des chefs de villages et délégués de quartiers, de procéder à la régularisation de la situation administrative de ceux parmi eux qui ne disposent pas d’actes de désignation formels, de veiller également au paiement intégral des allocations mensuelles des délégués de quartiers et d’engager une réflexion pour déterminer une allocation de représentativité régulière au bénéfice des chefs de villages.

Rappelant par ailleurs la place primordiale du tourisme dans l’économie nationale, le Président de la République demande au Gouvernement de poursuivre sans relâche l’exécution des mesures hardies de soutien aux acteurs et structures du secteur et de promotion de la destination Sénégal. Ainsi, le Chef de l’Etat indique au Gouvernement l’impératif de hâter la réhabilitation des zones touristiques du Saly Portudal et du Cap Skirring, ainsi que l’aménagement des nouveaux sites de Joal Finio, Pointe Sarène, îles du Saloum. Dans cette perspective, le Président de la République demande au Gouvernement d’orienter son action sur le développement de l’écotourisme, notamment dans le Sénégal Oriental, au niveau de la Vallée du Fleuve Sénégal et en Casamance, et de promouvoir l’ouverture de nouveaux réceptifs hôteliers d’envergure dans les régions dépourvues d’infrastructures touristiques comme Diourbel, Tambacounda, Kolda, Kédougou, Kaffrine, et dans les régions de Dakar et Thiès pour accompagner la mise en service du nouvel aéroport AIBD.

Le Président de la République a terminé sa communication sur son agenda diplomatique, en informant le Conseil de la visite d’Etat qu’il a effectuée en Afrique du Sud, du 23 au 25 octobre, à l’invitation du Président Jacob ZUMA qui lui a réservé un accueil chaleureux et une hospitalité généreuse durant tout son séjour.

Le Premier Ministre, a axé sa communication sur les conclusions du séminaire intergouvernemental franco-sénégalais et les mesures prises pour un bon déroulement de la campagne de commercialisation de l’arachide, avant de rendre compte du suivi et de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture économique nationale et internationale.
Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte du déroulement de la campagne agricole et des préparatifs de la campagne de commercialisation de l’arachide 2017-2018.

Le Ministre auprès du Président de la République en charge du Suivi du Plan Sénégal Emergent a rendu compte de l’état d’avancement des différents projets et réformes.
Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

• Madame Fatoumata Binetou Rassoul CORREA, Conseiller des Affaires étrangères principal, Ambassadeur du Sénégal au Brésil, est nommée, cumulativement avec ses fonctions, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Nicolàs MADURO, Président de la République du Venezuela, avec résidence à Brasilia ;

• Monsieur Momar DIOP, Ambassadeur du Sénégal aux Pays - Bas, est nommé, cumulativement avec ses fonctions, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Madame Kersti KALJULAID, Présidente de la République d’Estonie, avec résidence à la Haye ;

• Monsieur Oumar DIALLO, Inspecteur général d’Etat, est nommé Directeur général des Douanes, en remplacement de Monsieur Pape Ousmane GUEYE, appelé à d’autres fonctions ;

• Monsieur Isma SECK, Commissaire de police divisionnaire de Classe exceptionnelle, précédemment Adjoint au Directeur de l’Inspection des Services de Sécurité, est nommé Directeur de l’Inspection des Services de Sécurité, en remplacement du Commissaire de police divisionnaire de classe exceptionnelle Cheikh Mohamed Fadel DIOP, appelé à d’autres fonctions ;

• Monsieur Doudou NDIAYE, Commissaire de police divisionnaire de Classe exceptionnelle, précédemment Conseiller technique à la Direction générale de la Police nationale, est nommé Directeur des personnels, en remplacement du Commissaire de police divisionnaire de classe exceptionnelle Bernard Seck DIOM, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

Le Secrétaire général du Gouvernement, Porte-parole

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