banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Politique (4256)

Sept mille vingt milliards trois cent cinquante neuf millions treize mille cinq cent cinquante sept (7 020 359 013 557) francs Cfa. C’est à ce niveau que se chiffre la mobilisation des ressources extérieures au 31 décembre 2017. Un élan exceptionnel entamé au début du magistère du Président Macky Sall, le 02 avril 2012. Ce montant, qui traduit la mobilisation des bailleurs de fonds aux côtés du Sénégal, la crédibilité, sur le plan international, de sa signature et sa détermination à concrétiser son émergence, est d’autant plus illustratif qu’il est proche du double de la somme enregistrée sous l’ancien régime : trois mille sept cent quatre vingt dix milliards treize millions quatre cent trente cinq mille neuf cent trente deux (3 790 013 435 932) francs Cfa.

«It’s economy, stupid !» (C’est l’économie, idiot !). A l’aube des années 90, aux Etats-Unis d’Amérique, cette phrase, courte et choc, fut le slogan d’un jeune et fringant juriste (professeur de Droit, puis procureur) qui allait étaler George Herbert Walker Bush pour s’installer à la Maison-Blanche. Cette harangue que William Jefferson Clinton dit Bill avait prise à un de ses Conseiller, James Carville, donnait une nouvelle orientation prometteuse aux électeurs, au moment où le successeur de Ronald Reagan se vantait de ses succès en politique internationale.

Et les résultats de ce choix orienté vers le tout-économie – cependant avec une forte dose sociale – ne tardèrent pas à faire jour : une fois aux commandes, Bill Clinton allait ouvrir pour son pays une ère de prospérité méconnue depuis Franklin Delanoe Roosevelt et John Fitzerald Kennedy, en rebâtissant une économie solide et génératrice de prospérité.

Autre époque, autre lieu. Un quart de siècle après cette heureuse expérience clintonienne, ici, au Sénégal, on oserait coller le même slogan à l’élan volontariste qui caractérise la politique économique du Président Macky Sall. Oui à un endettement accru, mais contrôlé, pour investir et non consommer. Cette orientation fait appel aux capitaux extérieurs, en complément des ressources internes, aux fins de doter le pays de solides outils indispensables à son décollage économique.

C’est ainsi que, du 02 avril 2012, date de son accession à la magistrature suprême – bien avant même de mettre sur orbite le Plan Sénégal Emergent, en 2014 –, au 31 décembre 2017, le Sénégal a conclu pas moins de trois cent quarante quatre (344) conventions de financement, pour un montant de 7 020 359 013 557 FCfa.

Parce que bâtir une économie à même de mettre le pays sur les rampes de l’émergence passe obligatoirement par des chemins convenus, la mobilisation de ces capitaux extérieurs est consacrée pour l’essentiel aux secteurs des infrastructures de transport (2 043 475 266 771 FCfa, soit 29,01 %), de l’énergie (979 537 050 849 FCfa, soit 13,90 %), de l’agriculture (874 969 922 850 FCfa, soit 12,52 %), de l’hydraulique et l’assainissement (833 195 434 008 FCfa, soit 11,92 %), de la santé et la protection sociale (664 885 273 296 FCfa, soit 9,52 %) ainsi que de l’éducation et la formation (288 430 012 848 FCfa, soit 4,01 %). Six secteurs qui absorbent plus de 80,88 % du montant des conventions conclues depuis l’accession de Macky Sall au pouvoir.

Le reste est affecté à une quinzaine d’autres secteurs : bonne gouvernance et développement local (177 846 745 020 FCfa), habitat et cadre de vie (151 717 741 700 FCfa), environnement (129 304 554 060 FCfa), pêche (96 634 232 336 FCfa), paix et sécurité (94 986 199 200 FCfa), appui institutionnel (67 062 340 500 FCfa), tourisme (46 258 087 640 FCfa), télécommunications (39 987 138 720 FCfa), emploi (36 299 823 359 FCfa), secteur privé (28 092 500 000 FCfa), culture (24 000 000 000 FCfa), élevage (18 420 000 000 FCfa), mines (18 266 030 400 FCfa). Enfin, quelque 15 600 000 000 FCfa ont servi aux études pour la mise en œuvre des projets portés par lesdites conventions.

Aussi, pour mieux illustrer ces performances considérables à l’actif du Président Macky Sall, il convient de convoquer le volume de mobilisation des ressources extérieures enregistrées sous le magistère de son prédécesseur.

Du 25 mars 2000 au 02 avril 2012, période qui consacre la Présidence de Me Abdoulaye Wade, les conventions de financement conclues montent à 3 790 013 435 932 FCfa.
Par secteur, elles se présentent comme suit : infrastructures de transport terrestre (908 676 949 763 FCfa, soit 23,98 %), hydraulique et assainissement (442 981 598 796 FCfa, soit 11,69 %), énergie (371 370 914 066 FCfa, soit 9,80 %), éducation et formation (343 794 614 159 FCfa, soit 9,07 %), gouvernance et développement local (300 912 378 164 FCfa, soit 7,94 %), agriculture (256 528 628 045 FCfa, soit 6,77 %), santé et nutrition (212 218 148 178 FCfa, soit 5,60 %), secteur privé (203 290 590 130 FCfa, soit 5,36 %), développement social (175 449 069 277 FCfa, soit 4,63,%), pêche et transport maritime (121 196 476 671 FCfa, soit 3,20 %), environnement (87 909 323 777 FCfa, soit 2,32 %), appui budgétaire (79 442 542 297 FCfa, soit 2,10 %), paix et sécurité (77 445 776 940 FCfa, soit 2,04 %), télécommunications (72 959 219 250 FCfa, soit 1,93 %), élevage (37 633 394 546 FCfa, soit 0,99 %), emploi et jeunesse (20 511 659 600 FCfa, soit 0,54 %), habitat et cadre de vie (18 596 815 090 FCfa, soit 0,49 %), appui institutionnel (10 963 632 131 FCfa, soit 0,29 %), tourisme (1 000 000 000 FCfa, soit 0,03 %), études (2 958 062 395 FCfa, soit 0,08 %).

Ici, il apparait une prépondérance des secteurs des infrastructures de transport (23,98 %), de l’hydraulique et assainissement (11,69 %), de l’énergie (9,80 %), de l’éducation et la formation (9,07 %), de la bonne gouvernance et du développement local (7,94 %). L’agriculture est loin derrière avec 6,77 %. Six secteurs qui absorbent plus de 69,24 % du montant des conventions conclues pendant la première alternance politique du Sénégal.

Le Blog de Yaxam

Le Sénégal a été honoré à la 13ème Conférence générale des Parlements des pays membres de l’Organisation de la coopération islamique (Oci), à Téhéran (Iran), où notre compatriote, le député Mohamed Khouraichi Ibrahim Niasse, a été élu, à l’unanimité des délégations des 57 pays membres, au poste de secrétaire général de l’Union des Parlements pour un mandat de 4 ans, annonce un communiqué de presse. Il devient ainsi le 3ème secrétaire général de cette organisation, poste où il prend la succession du Turc Mahmud Erol Kiliç, lequel avait succédé au député égyptien Ibrahim Oufe. 

Après le Groupe asiatique et le Groupe arabe, c’est au Groupe africain qu’il revenait de prendre le poste de 3ème secrétaire général de l’Union des Parlements des pays membres de l’Oci. Le Groupe africain s’était réuni, la veille, à Téhéran, sous la présidence de Moustapha Niasse, président de l’Assemblée nationale, pour désigner, à l’unanimité, notre compatriote. C’est cette désignation que la session plénière ouverte par Dr Hassan Rouhani, Président de la République islamique d’Iran, a confirmé par un vote unanime de l’ensemble des délégués. D’une durée de 4 ans et renouvelable une fois, M. Niasse assumera cette fonction en même temps que son mandat de député dans son pays, indique notre source.

Elhadj Abdoulaye THIAM

Le Président Macky SALL a réuni le Conseil des ministres, hier mercredi 17 janvier à 10 h, au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat a présenté les condoléances de la Nation à la Ummah islamique, à la communauté mouride et à la famille de Khadimou Rassoul, suite au rappel à Dieu, le mardi 09 janvier 2018, du Khalife général des Mourides, Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, un éducateur distingué, un homme de paix et de consensus, un religieux généreux à l’érudition exceptionnelle.

Renouvelant ses meilleurs vœux de santé et de succès au nouveau Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, le Président de la République lui a réitéré tout son soutien ainsi que l’accompagnement permanent de l’Etat.

Par ailleurs, abordant la sécurisation du territoire national et la consolidation de la dynamique consensuelle de paix dans la région naturelle de Casamance, le Chef de l’Etat a fait observer une minute de silence à la mémoire des victimes de l’attaque criminelle perpétrée par des bandits armés le samedi 06 janvier 2018 dans l’arrondissement de Niaguis, région de Ziguinchor.
Ainsi, le Président de la République a exprimé toute la compassion de la Nation aux familles éplorées et souhaité un prompt rétablissement à tous les blessés qui sont entièrement pris en charge par l’Etat.

Saisissant cette occasion, le Chef de l’Etat a demandé au Gouvernement de diligenter, dans les meilleurs délais, toutes les enquêtes nécessaires en vue de mettre la main sur les auteurs directs de cet acte et leurs complices ; personnes qui seront recherchées, arrêtées, jugées et punies par la loi à la hauteur de leurs forfaits odieux.

Le Président de la République a aussi exhorté les forces de défense et de sécurité d’engager tous les moyens requis afin de neutraliser durablement toutes les bandes armées qui sévissent sur l’ensemble du territoire national.

Par ailleurs, le Chef de l’Etat a demandé au Gouvernement de suspendre, jusqu’à nouvel ordre, toutes les autorisations de coupe de bois et de procéder sans délai à la révision du Code forestier.
Enfin, le Président de la République a réaffirmé son option fondamentale de consolider, par le dialogue inclusif avec l’ensemble des acteurs et le développement économique participatif, la dynamique consensuelle de paix entretenue dans la région naturelle de Casamance depuis son avènement à la magistrature suprême, en avril 2012.

Poursuivant sa communication autour de la priorité accordée à la stabilité et à la modernisation du système d’enseignement supérieur et de recherche dans le cadre du Plan Sénégal Emergent, le Chef de l’Etat a instruit le Premier ministre de tenir, dans les meilleurs délais, un Conseil interministériel d’évaluation de l’application effective des 11 décisions et des 78 recommandations issues des Concertations sur l’avenir de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Ainsi, au regard de l’attention particulière qu’il convient d’accorder au financement adéquat du fonctionnement des universités, à travers une gestion transparente et efficiente de toutes les ressources budgétaires mobilisées ou générées par les activités d’enseignement et de recherche, le Président de la République a invité le Gouvernement à évaluer l’état d’exécution de l’ensemble des Contrats de performances signés avec les structures universitaires et à veiller à une application intégrale de la réforme des titres concernant l’ensemble des enseignants et chercheurs.

Le Chef de l’Etat a, en outre, a invité le Gouvernement à assurer le paiement régulier et à date des bourses nationales et étrangères, des salaires des enseignants, des personnels administratifs, techniques et de services (PATS) ainsi que le bon fonctionnement des Centres régionaux des œuvres universitaires récemment créés.
Enfin, le Président de la République a demandé au Gouvernement de veiller à l’orientation de l’ensemble des bacheliers et au règlement des arriérés dus aux établissements d’enseignement supérieur privés.

Appréciant l’état de mise en œuvre du processus de l’ITIE, le Chef de l’Etat a réaffirmé sa volonté d’asseoir la transparence totale dans la gestion de nos ressources naturelles qui appartiennent au peuple et adressé ses félicitations au Président du Comité national et à l’ensemble des membres du Secrétariat technique, pour les progrès conséquents accomplis dans la mise en œuvre de la norme ITIE au Sénégal. En effet, les rapports de conciliation de l’ITIE, adoptés à date échue entre 2013 et 2016, ont permis à l’Etat de se doter de documents de référence complets qui donnent des indications claires et chiffrées sur l’état de la gouvernance du secteur extractif.

Dès lors, le Président de la République a convié le Gouvernement à mettre en place un groupe de travail constitué des représentants des ministères et structures de l’Etat pressentis pour la matérialisation des recommandations afin d’impulser les réformes nécessaires à la transformation qualitative de la gouvernance du secteur. Il s’agit notamment de l’harmonisation du système national de classification des revenus budgétaires avec les normes internationales, pour une meilleure traçabilité des revenus extractifs et de leur utilisation, de la mise en œuvre effective des dispositions sur la péréquation et de la mise à jour des systèmes d’information du Trésor ainsi que son interfaçage avec les Douanes.

Abordant le développement stratégique du secteur de la presse, le Chef de l’Etat a rappelé l’adoption consensuelle, en 2017, d’un Code de la presse pour asseoir la liberté de la presse, accentuer la modernisation de notre système démocratique et consolider le développement économique et social national.

Par conséquent, le Président de la République a invité le Gouvernement à accélérer le processus d’application effective et globale de la nouvelle loi n°2017 - 27 du 13 juillet 2017 portant Code de la presse en veillant au respect des missions de service public des entreprises de presse, à la professionnalisation des acteurs, à la valorisation de notre patrimoine culturel et à l’éducation des populations au respect des valeurs de la République. Le Chef de l’Etat a également demandé au Gouvernement d’engager la réflexion sur la viabilité des modèles économiques de gestion de la presse nationale (publique et privée) et d’examiner les modalités d’une régulation renforcée.

Le Président de la République a, enfin, engagé le Gouvernement à accélérer le processus de modernisation de l’Agence de Presse Sénégalaise (APS).
Le Chef de l’Etat a terminé sa communication sur son agenda diplomatique et le suivi de la coopération internationale.

Le Premier ministre a axé sa communication sur la communication gouvernementale, avant de rendre compte du suivi et de la coordination de l’activité gouvernementale.
Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a fait le point de la situation internationale.
Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a adopté :

- Projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier la convention entre le Gouvernement de la République du Sénégal et le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg pour l’élimination de la double imposition et la prévention de l’évasion fiscale en matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune, signée le mercredi 10 février 2016 à Luxembourg ;
- Projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier la convention portant création de la Société de Gestion de l’Energie des Ouvrages du Haut bassin en Guinée (SOGEOH) ;
- Projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Bureau de Prospective Economique (BPE) ;
- Projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Bureau d’Information Gouvernementale (BIG) ;

Nominations

Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Madame Khady Diop MBODJI, Inspectrice de l’Enseignement élémentaire, précédemment Directrice de l’Enseignement élémentaire, est nommée Secrétaire général du ministère de l’Education nationale, en remplacement de Monsieur Ousmane SOW, appelé à d’autres fonctions ;

Madame Ndèye Aby NDAO CISSÉ, Inspectrice de l’Enseignement élémentaire, précédemment Coordonnatrice du Programme d’Investissement dans l’Ecole Publique au Sénégal (PIEPS-Manuels scolaires), est nommée Directrice de l’Enseignement élémentaire du ministère de l’Education nationale, en remplacement de Madame Khady DIOP MBODJI, appelée à d’autres fonctions ;
Monsieur Gana SENE, Inspecteur de l’Education préscolaire, précédemment Inspecteur d’Académie de Diourbel, est nommé Inspecteur d’Académie de Dakar, en remplacement de Monsieur Ngary FAYE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

Monsieur Bou FALL, Inspecteur de l’Enseignement élémentaire, précédemment Inspecteur d’Académie par intérim de Kédougou, est nommé Inspecteur d’Académie de Louga, en remplacement de Monsieur Oumar NDIAYE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

Monsieur Mamadou NIANG, Professeur d’Enseignement secondaire, précédemment Proviseur du Lycée Léopold Sédar Senghor de Joal-Fadiouth, est nommé Inspecteur d’Académie de Fatick, en remplacement de Monsieur Mandougou SARR, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

Monsieur Seydou SY, Inspecteur de l’Enseignement moyen-secondaire, précédemment Inspecteur d’Académie de Matam, est nommé Inspecteur d’Académie de Diourbel, en remplacement de Monsieur Gana SENE, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Mbaye BABOU, Inspecteur de l’Enseignement élémentaire, précédemment Secrétaire général de l’Inspection d’Académie de Saint-Louis, est nommé Inspecteur d’Académie de Matam, en remplacement de Monsieur Seydou SY, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Siaka GOUDIABY, Inspecteur de l’Enseignement élémentaire, précédemment Inspecteur de l’Education et de la Formation de Saint-Louis Commune, est nommé Inspecteur d’Académie de Ziguinchor, en remplacement de Monsieur Ismaïla DIOUF, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Mamadou Lamine LY, Inspecteur de l’Enseignement élémentaire, précédemment Inspecteur de l’Education et de la formation de Kaolack Département, est nommé Inspecteur d’Académie de Kédougou, en remplacement de Monsieur Bou FALL, appelé à d’autres fonctions ;

Madame Ramatoulaye DIENG, Administrateur civil principal, est nommée Directeur des Affaires générales à la Direction générale de l’Administration territoriale, en remplacement de Madame Ndèye Nguénare MBODJI, appelée à d’autres fonctions ;

Monsieur Ousmane WADE, Economiste, précédemment Coordonnateur du Projet « Une Famille-Un Toit », est nommé Directeur de la Promotion de l’Habitat social (DPHS) au ministère du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de Vie, en remplacement de Monsieur Mamadou Lamine DIOUF, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

Colonel Abdoulaye DIOP, Conservateur des Parcs nationaux, est nommé Directeur des Parcs nationaux au ministère de l’Environnement et du Développement durable, en remplacement du Colonel Lamine KANE, appelé à d’autres fonctions ;

Commandant Boucar NDIAYE, Conservateur des Parcs nationaux, est nommé Directeur des Aires marines communautaires protégées au Ministère de l’Environnement et du Développement durable, en remplacement du Colonel Abdoulaye DIOP, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Amadou Abdoulaye DIOP, Expert en Management de Projets, est nommé Directeur général de la Société de télédiffusion du Sénégal (TDS-SA) ;

Monsieur El Hadji Dialigué BA, Inspecteur principal des Impôts et Domaines, est nommé Secrétaire général de la Délégation générale à l’Entreprenariat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ) ;

Monsieur Cheikh Mouhamadou Mbacké LO, Professeur de Médecine, est nommé Directeur général de l’Agence Nationale de la Recherche Scientifique Appliquée (ANRSA), poste vacant ;

M. Mamadou DIALLO, Expert en Tourisme, titulaire d’un Master en Gestion, est nommé Secrétaire général de l’Agence Nationale de Promotion Touristique ;

Monsieur Mamadou GASSAMA, précédemment Président du Conseil de Surveillance de l’Agence Nationale de la Maison de l’Outil (ANAMO), est nommé Président du Conseil de Surveillance de l’Agence Nationale de l’Aménagement du Territoire (ANAT), en remplacement de Monsieur Mamadou DIAW, appelé à d’autres fonctions.

Samedi dernier, au siège du Parti de l’indépendance et du travail (Pit), le professeur des universités Samir Amin qui intervenait sur le thème « Actualité du monde à la lumière du Marxisme » a dénoncé « le transfert de tous les pouvoirs à des oligarchies qui sont parvenues à domestiquer la vie politique ». Il a opté pour une avancée révolutionnaire, pour plus d’organisation, de solidarité… afin de faire face à ce qu’il qualifié d’« impérialisme collectif ».

Le Pr Samir Amin a, d’emblée, estimé que nous avons aujourd’hui affaire à un impérialisme collectif. « Celui que j’appelle la triade. Ils agissent d’une manière collective car conscients qu’ils ne peuvent plus diriger le monde que par leur intervention collective (Otan). Nous ne sommes plus en conflit avec un tiers pays, mais avec cet impérialisme collectif. Alors, nous sommes face à de nouveaux défis », a-t-il déclaré. Dénonçant ainsi « le transfert de tous les pouvoirs à des oligarchies qui sont parvenues à domestiquer la vie politique ». C’est pourquoi, « la nationalisation des oligarchies est aujourd’hui une exigence qui s’impose plus que jamais. Nous sommes confrontés, aujourd’hui, à deux défis. Le premier défi, lui, passe par une avancée révolutionnaire. C’est-à-dire opérer un changement en créant des rapports de force. Il nous faut donc penser, organiser un minimum de solidarité. Le deuxième, c’est que nous disposons tous d’une marge de manœuvre à mettre en avant », a-t-il soutenu. « Nous sommes dans un système capitaliste contemporain qui présente des caractéristiques nouvelles. Nous avons le capitalisme de monopole qui domine tous les systèmes productifs, à toutes les échelles. Une poignée de gigantesques entreprises multinationales domine tout l’appareil productif, semble produire la moitié des Pib du monde. Et cette domination exclusive a des conséquences politiques, idéologiques, culturelles », a appuyé le Pr Amin. Il a ajouté que « la perte de la crédibilité de la démocratie ouvre des horizons à des replis identitaires, religieux, ethniques qui apparaissent comme seuls moyens de protection des individus ».

Réagissant sur la tenue de cette rencontre, le secrétaire général du Pit, le ministre du Travail, des Organisations professionnelles et des Institutions, Samba Sy, a indiqué : « Nous avons voulu faire prendre conscience non seulement à nos camarades, à l’ensemble des militants de Gauche, mais aussi aux patriotes de ce pays, l’importance de la bataille des idées ». Selon lui, le monde dans lequel nous avançons est un monde de confusions entretenues. Et de poursuivre : « Ceux qui veulent démêler l’echeveau pour permettre des avancées radicales au profit du grand nombre doivent s’employer finalement à établir les choses et à ramener les choses sur leur pied ». Concrètement, a ajouté le ministre Samba Sy, cela signifie qu’un observateur averti de la vie politique nationale va constater qu’il y a une sorte d’ingérence du champ de la pensée. « Alors notre choix, c’est de reprendre la bataille des idées, de faire de sorte que les débats théoriques s’imposent afin que nous puissions évidemment bien lire les rapports de force et construire des alternatives qui soient profitables finalement au compte du progrès et de la justice sociale. C’est pourquoi nous avons convié le Pr Samir Amin pour discuter du monde tel qu’il va, pour discuter des grandes questions de l’heure et pour voir quelles sont les sortes de convergences possibles entre nous et les autres forces de progrès de par le monde », a-t-il expliqué. Quant au choix du thème, « il nous a paru nécessaire de prolonger notre initiative qui a consisté à célébrer la révolution d’octobre. Nous avons voulu, aujourd’hui, inviter quelqu’un qui est professeur des universités, un homme d’expérience pour qu’il nous dise quelle était la lecture qu’il faisait de l’actualité mondiale. Le choix qui est le nôtre se justifie par le constat évident que le Sénégal n’est pas en dehors du monde », a-t-il conclu.

Amadou DIOP

Ils étaient tous à la rencontre convoquée par la responsable de l’Alliance pour la République (Apr) à Mbour où Mme Awa Guèye, vice-présidente de l’Assemblée nationale, a délivré le message du Président Macky Sall aux militants et alliés. Intitulé «Lettre aux militants», le message du Chef de l’Etat qui a été délivré, samedi, par son émissaire, la députée Awa Guèye, se résume à une mobilisation très forte à la base pour convaincre les militants, les sympathisants et les populations à sa réélection dès le premier tour en 2019.

A l’entame de sa déclaration, la députée a magnifié le travail collectif et individuel des membres de la coalition « Benno Bokk Yakaar » (Bby) qui a eu la majorité lors des législatives. De ce point de vue, a-t-elle ajouté, chacun d’entre eux mérite d’être remercié pour avoir obtenu «ces louables résultats» dans un contexte de tension, d’adversité et parfois même de frustrations».

«A présent, le défi qui se pose à nous est l’élection présidentielle de février 2019 qui pointe déjà l’horizon et qu’il conviendrait de gagner, comme nous l’avons toujours fait ensemble depuis 2012», a ajouté Mme Guèye selon qui l’adversaire sera certainement plus féroce au vu des enjeux de ces joutes électorales.

«Mais, notre bilan, nos avancées et nos réalisations seront nos meilleurs avocats. Mieux encore, notre projet d’avenir pour le Sénégal reste notre meilleur atout. Ceci conjugué à notre action et notre discours, en communion et à l’unisson envers les populations bénéficiaires, nous mènera, sans aucun doute, vers une éclatante victoire au soir de cette élection», a-t-elle affirmé.

«Cet élan doit continuer. Il s’agit donc d’un vote pour réélire le Président de la République dès le premier tour pour un mandat de parachèvement de l’installation du pays sur les rails de l’émergence», a insisté l’émissaire du Président Sall. Dans le département de Mbour, Mme Awa Guèye a invité les militants à se mobiliser en masse avec les partis, associations et mouvements de soutien au Président de la République, en un seul bloc comme auparavant et de manière continue jusqu’à cette échéance.

«La victoire est au bout de l’effort et je vous assure, avec certitude, que nous ferons avancer le Sénégal comme personne ne l’a fait avant», a lancé la vice-présidente de l’Assemblée nationale, non sans demander aux responsables de se mobiliser et de mobiliser les militants, sympathisants et autres citoyens en vue de l’ouverture, dès le mois de février prochain, des inscriptions sur les listes électorales.

Amath Sigui NDIAYE

SOPHIE GLADIMA SIBY, APR JOAL-FADIOUTH : « LE PRÉSIDENT N’A PAS OUBLIÉ SES MILITANTS »
Sophie G Siby«Ce message du Président de la République nous fait plaisir, parce que cela fait longtemps que les militants du parti ne s’étaient pas retrouvés. Donc, aujourd’hui, ce message met du baume au cœur. Car comme l’a dit Awa Guèye, il y a eu des frustrations aussi bien dans notre parti que dans la coalition Bby. C’est pour dire que le Président Macky Sall n’a pas oublié ses militants. Ce sont plutôt ses charges qui font qu’il ne peut pas retourner à la base pour les rencontrer. Nous lui disons merci et le félicitons pour avoir réussi cette prouesse, parce que c’est lui qui donne ces stratégies, ces orientations».

A. S. NDIAYE

DR SERIGNE GUEYE DIOP, MINISTRE-CONSEILLER : « C’EST UN MESSAGE TRÈS CLAIR »
«Aujourd’hui, nous sommes très heureux, parce que ce message du Chef de l’Etat est très clair. C’est un message d’unité, d’amitié et de mobilisation. Je pense que l’honorable députée a voulu nous demander de nous ressaisir d’abord pour préparer les prochaines élections de 2019. Mais, au-delà, de terminer notre programme, c’est-à-dire le Plan Sénégal émergent (Pse).

Je crois que ce côté économique, nous devons toujours le mettre en avant. Car le Sénégal est en train d’avancer et notre taux de croissance économique suis la même évolution. Sur le plan social également, il y a des avancées certaines, parce que nous sommes en train de refonder ce pays. Pour toutes ces raisons, et si l’on y ajoute le bilan aux niveaux social et économique et tout ce que le Président Macky Sall a réalisé en termes de ressources infrastructurelles et environnementales, nous ne pouvons qu’être satisfaits.

A. S. NDIAYE

Des partis politiques de l’opposition et des organisations démocratiques signataires de l’Initiative pour des élections démocratiques au Sénégal appellent à une grande marche nationale le vendredi 9 février 2018 à 16 heures à Dakar.

Selon le document reçu, l’itinéraire sera communiqué ultérieurement.

La Direction de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act) a réuni les femmes en congrès, la semaine dernière, afin d’élire le bureau national provisoire du Mouvement des femmes du parti. A l’issue des travaux, le bureau du Mouvement des femmes de l’Act a eu comme secrétaire nationale Mme Khady Bâ de Guédiawaye.

La rencontre présidée par Abdoul Mbaye, le président du parti, a vu la participation de l’ensemble des départements du Sénégal représentés par « des femmes responsables de comités ou s’étant distinguées par leur engagement ». Considéré comme un moment fort de la vie de l’Act, l’ensemble des participants ont fait part de leur satisfaction quant au déroulement démocratique et transparent des élections, joutes à l’issue desquelles le bureau du Mouvement des femmes a été constitué. La secrétaire générale aura, à ses côtés, comme adjointe Dieynaba Katy Diouf de Dakar.

Ndèye Seck de Mbour est chargée des élections. En outre, les femmes de l’Act ont adopté la résolution finale faisant part de la mise en place de leur mouvement et de son bureau. Considérant leur capacité à apporter de l’aide aux femmes sénégalaises et donc à l’action citoyenne, elles ont adressé leurs vives félicitations « aux responsables et militants du parti, en particulier au président Abdoul Mbaye, pour le chemin parcouru depuis le lancement des activités le 24 mai 2016 ». Malgré l’immensité de la tâche, elles disent rester « conscientes que seule la « politique autrement » telle que définie par le manifeste du parti peut apporter ce changement indispensable du mode de gouvernance de notre pays qui serait garant d’une croissance et d’une paix durables au Sénégal ».

Mamadou Lamine DIEYE

« C’est inacceptable sous tout rapport qu’une telle ignominie soit proférée. Et qu’elle soit proférée par un président de la République est grave en soi, qu’elle soit proférée par quelqu’un qui, de surcroît, est le président d’un pays important comme les Etats-Unis », a martelé le secrétaire général du Pit, Samba Sy, par ailleurs ministre du Travail. « Mais le plus inquiétant, a-t-il renchéri, c’est le fait que de telles personnes aient pu se retrouver à la tête d’un pays ». « Voilà pourquoi il faut garder les yeux ouverts et faire très attention. Il faut que nous nous posons la question de savoir est-ce ces types de dérives-là n’augurent pas, si elles ne sont pas contenues au plan des choix fondamentaux, de conséquences préjudiciables à toute l’humanité », a souligné M. Sy.

A. DIOP

« Dans un communiqué, Monsieur Karim Wade allègue qu’il a été victime, lors de sa libération, le 23 juin 2016, d’une « expulsion de son propre pays pour prendre le chemin d’un exil forcé ». Cette allégation est rigoureusement fausse. Aussi, afin que nul n’en ignore, c’est sur la base d’une lettre de l’Emir du Qatar, appuyant une requête de la famille Wade, que le Président de la République, Macky Sall, a accordé, pour des raisons humanitaires, une grâce présidentielle à Monsieur Karim Wade. A sa sortie de prison, il a quitté le Sénégal par vol privé en compagnie d’un de ses amis. S’il a pris volontairement cette décision, il en connaît seul les raisons. C’est certainement pour les mêmes raisons qu’il fuit la France, son autre pays, et l’Allemagne où ses amis de Fraport sont à présent mis en examen par la justice. Serait-il interdit de séjour en France ou en Europe ?

Monsieur Karim Wade sait pertinemment qu’il doit faire face, au Sénégal, à des sanctions financières auxquelles il ne saurait se soustraire en vertu de la décision de justice prononcée à son encontre, le 23 mars 2015, par le tribunal.

Que le peuple sénégalais se rassure, car force restera à la loi ; tout dettier solvable s’exposant volontairement aux contraintes judiciaires appropriées en cas de refus de remboursement, conformément à la loi ».

Suite au tollé international suscité par ses propos injurieux et racistes, le Président américain a vite fait de réagir au moyen de deux tweets, pour démentir en avoir été l’auteur. Non sans avoir dit être victime d’une déformation desdits propos.

«Le langage que j'ai utilisé lors de la réunion du DACA était dur, mais ceci n'était pas le langage utilisé. Ce qui était vraiment dur, c'est la proposition extravagante faite - un grand revers pour DACA! Je n’ai jamais rien dit de désobligeant sur les haïtiens autres qu'Haïti est, évidemment, un pays très pauvre et agité. Je n’ai jamais dit «sortez-les". J'ai une merveilleuse relation avec les Haïtiens. Probablement je devrais enregistrer les réunions futures - malheureusement, il n’y a pas de confiance!», a-t-il déclaré.

Amadou DIOP

Le Gouvernement de la République du Sénégal dénonce et condamne fermement ces propos inacceptables qui portent atteinte à la dignité humaine, celle de l’Afrique et de sa diaspora en particulier, ainsi qu’à la coexistence pacifique et aux bonnes relations entre les peuples", a ajouté le Gouvernement.

Le Gouvernement de la République du Sénégal a appris, avec une vive indignation, les propos outrageants et racistes contre Haïti et l’Afrique tenus par le Président Donald Trump lors d’une réunion le 11 janvier 2018 à la Maison-Blanche.

Le Gouvernement de la République du Sénégal dénonce et condamne fermement ces propos inacceptables qui portent atteinte à la dignité humaine, celle de l’Afrique et de sa diaspora en particulier, ainsi qu’à la coexistence pacifique et aux bonnes relations entre les peuples. En conséquence, sur instructions de Son Excellence Monsieur le Président Macky Sall, l’ambassadeur des Etats-Unis à Dakar a été convoqué, ce jour, par le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur qui lui a formellement remis la présente note de protestation du Sénégal.

B. DIONE

Après une suspension de quelques jours, liée à un désaccord entre les parties prenantes, les concertations sur le processus électoral reprennent mardi.

Elles seront présidées par l’ambassadeur Saïdou Nourou Bâ, président du Cadre de concertation sur le processus électoral, selon une source proche de cet organe. Elles avaient été suspendues suite à un désaccord entre les parties prenantes. En effet, les trois pôles (la majorité, l’opposition et les non-alignés) avaient buté sur la caution, le parrainage et le bulletin unique. Cela avait poussé le facilitateur, Saïdou Nourou Bâ, à suspendre les travaux. Ceux-ci avaient commencé le 21 novembre dernier sous la présidence du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye.

La majorité présidentielle, les non-alignés et les partis de l’opposition, à l’exception du Parti démocratique sénégalais (Pds) et de ses alliés, y avaient pris part. Les échanges ont permis de trouver, de manière consensuelle, un facilitateur. Ce dernier a été installé par le ministre de l’Intérieur. Faisant face, le Pds et ses alliés avaient lancé une initiative dans le but de pousser le gouvernement à organiser des élections transparentes.

Pour visiblement maintenir la dynamique des concertations, le Président de la République a réitéré son appel au dialogue, le 31 décembre dernier, lors de son discours à la Nation. «  Ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous oppose », avait-il alors déclaré. Selon Macky Sall, l’objectif visé à travers cet appel est de « conforter la vitalité démocratique du Sénégal ». Le Chef de l’Etat avait ainsi rappelé les actes qu’il a posés pour le démarrage des concertations sur le processus électoral entre la majorité, l’opposition et la société civile, à savoir la désignation de l’ambassadeur Saïdou Nourou Bâ comme facilitateur.

« La Nation sénégalaise est à l'image de notre baobab géant, multiséculaire et solidement enraciné, dont la sève nourricière irrigue et entretient toutes les composantes », avait-il argumenté. Et le Président d’insister sous une formule imagée : « Quant à nous, éphémères voyageurs dans le temps, nous parcourons tout juste le bout de chemin qui nous réunit sous l’ombre apaisante de cet arbre. Nul n'est assez fort pour prétendre s'y établir tout seul.  Et nul n'est trop faible pour y être privé de sa place. C’est cela le Sénégal de tous, le Sénégal pour tous ».

Babacar DIONE

Le président de la République du Sénégal, Macky Sall, a dénoncé, hier, les propos de son homologue américain, Donald Trump qualifiant l'Afrique, Haïti et le Salvador de « pays de merde ». 

« Je suis choqué par les propos du Président Trump sur Haïti et sur l'Afrique. Je les rejette et les condamne vigoureusement », a martelé le chef de l'Etat dans un tweet. Macky Sall a poursuivi : « L'Afrique et la race noire méritent le respect et la considération de tous », a ajouté le président Sall.

Selon les médias américains, Trump, recevant des Sénateurs pour évoquer la question de l'immigration a qualifié Haïti, le Salvador et des pays africains de « pays de merde ». Les intellectuels africains ainsi que les acteurs politiques n'ont pas caché leur indignation. « Cette honteuse déclaration est à condamner fermement par tout le monde surtout ses pairs africains ; elle est aux antipodes des efforts d'ouverture qu'avait initiés Obama et ses prédécesseurs », a déclaré Dr Bakary Samb, directeur de Timbuktu Institute joint par téléphone. Selon Bakary Samb, la sortie de Trump est « la preuve que les Américains doivent encore apprendre à mieux connaître et respecter le monde dont ils se croient être au centre ».

« Notre Institut qui accueille des stagiaires américains et développe des programmes sur la prévention de l'extrémisme et la culture de la paix dans le monde s'étonne parfois des réactions et déclarations de Donald Trump qui sont contraires aux idéaux et valeurs que nous partageons avec nos partenaires américains », a dit Bakary Samb. Pour Moustapha Fall Tché, leader de l’Alliance patriotique de liberation (Apl), les pays africains doivent tenir compte de la déclaration en refusant de traiter avec lui. « Trump doit aussi se passer de l'Afrique s'il estime que c’est un pays de merde », a-t-il dit.

Babacar DIONE

Porteur d’un message du Président Macky Sall, Abdoulaye Sally Sall a été reçu, jeudi matin, en audience, par Ali Bongo Ondimba, en présence des ministres des Affaires étrangères, de l’Intérieur, du Secrétaire général de la présidence gabonaise et du conseiller diplomatique du président gabonais. Au cours de l’entretien, le Président gabonais et son hôte sénégalais ont évoqué des sujets d’intérêt commun. Le ministre conseiller personnel du Chef de l’Etat sénégalais Abdoulaye Sally Sall a remercié le Président gabonais qui a personnellement fait le déplacement au Sénégal, lors de l’inauguration de l’Aéroport international Blaise Diagne, le 7 décembre 2017. Les deux hommes, qui ont passé en revue la coopération bilatérale entre les deux pays, se sont réjouis de l’excellence des relations entre le Sénégal et le Gabon. Une forte communauté sénégalaise vit au Gabon et est présente dans les tous secteurs d’activités : les affaires, l’éducation, la santé, etc. Le Sénégal accueille de nombreux étudiants gabonais qui viennent se former dans presque toutes les filières.

L’excellence des relations entre les deux pays peut être appréciée par les dispenses de visa. En effet, les Sénégalais détenteurs de passeports de service diplomatique sont dispensés de visa pour entrer ou séjourner au Gabon et inversement. De plus, les deux chefs d’Etat nourrissent l’ambition de placer leur pays sur les rampes de l’émergence avec le Plan Sénégal émergent et le Plan stratégique Gabon émergent.

Le Président Ali Bongo Ondimba en a profité pour présenter ses condoléances au Président Macky Sall et au peuple sénégalais suite au rappel à Dieu du Khalife général des mourides, Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, mardi dernier.

M. GUEYE

Le Khalife général de la famille omarienne a prodigué des conseils au Président Macky Sall, lui demandant de ne pas changer, en restant tolérant et toujours à l’écoute des populations.

Thierno Bachir Tall parle peu. Et quand il le fait, il ne prend pas de gants. Il dit ce qu’il pense, donne son point de vue, notamment sur la marche du pays. Il arrive même qu’il partage quelques bonnes pratiques. Comme c’est le cas, hier, à son domicile, à l’occasion de la visite de son « fils » Président de la République, Macky Sall. D’emblée, le Khalife a magnifié l’action du Chef de l’Etat à la tête du pays. Thierno Bachir Tall a rappelé le projet de modernisation des foyers religieux. Projet, s’est-il félicité, qui touche, aujourd’hui, toutes les familles religieuses du pays. « Je sais aussi tout ce que votre gouvernement fait en faveur des couches vulnérables et des nécessiteux. Continuer sur cette lancée, vous ne le regretterez pas », a dit le chef religieux qui dit tirer ses propos du saint Coran. « Il est dit dans le Coran que quiconque aide les nécessiteux, les vulnérables, Dieu mettra à sa disposition des anges pour le protéger et l’accompagner », a-t-il expliqué. Thierno Bachir Tall a conclu en ces termes, s’adressant toujours au Chef de l’Etat : « N’ayez pas peur quand vous êtes avec Dieu. Tout ce que je vous recommande, c’est de ne pas changer, de rester tolérant et toujours à l’écoute des populations ».

Affluence au domicile du Khalife
Cette année aussi, les fidèles ont répondu massivement à l’appel de la famille de Cheikh Omar Foutiyou Tall. Ils sont venus de partout pour prendre part à la 54e édition de la ziarra annuelle dédiée à Thierno Mountaga Daha Tall. Il y avait ainsi beaucoup de monde au domicile de Thierno Bachir Tall. Donc, des va-et-vient incessants. Surtout au mausolée de Thierno Mountaga Daha Tall qui jouxte la mosquée. Et ce sont des centaines de délégations en provenance des régions de l’intérieur du Sénégal, du Mali, de la Guinée-Bissau, de la Mauritanie, du Niger, du Burkina Faso, du Nigeria, de la Guinée-Conakry, de la Gambie, de la France, d’Italie et des Etats-Unis qui sont venues à Louga pour renouveler leur acte d’allégeance.

Après le départ du Chef de l’Etat, le Khalife général de la famille omarienne a renoué avec la tradition, consacrant le reste de son temps à recevoir les délégations et à échanger avec elles. Et à chaque fois, c’est le même rituel : prières, échanges et rappel du sens de l’événement. De riches échanges ont été enregistrés, axés principalement sur le Coran et les enseignements du prophète Mohamed (Psl).

Par Abdoulaye DIALLO (envoyé spécial) Assane Sow (photos)

Le Khalife général de la famille omarienne n’a pas aussi oublié son « ami et complice » Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amin, défunt khalife général des tidianes. « Nous ne cesserons jamais de prier pour Al Amin qui honorait toujours de sa présence cette ziarra. Véritablement, il était et restera un ami de la famille de El Hadj Omar Foutiyou Tall », s’est exprimé Thierno Bachir Tall tout en rendant un vibrant hommage au défunt guide religieux.

Cérémonie de clôture prévue aujourd’hui à 16 heures
La cérémonie de clôture de cette 54e ziarra annuelle dédiée à Thierno Mountaga Daha Tall est prévue aujourd’hui, au stade Djiby Diouf (ex-Watell), en présence du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye, qui conduira la délégation officielle du gouvernement. Les familles religieuses y seront naturellement représentées. L’occasion sera saisie pour formuler des prières pour les Sénégalais et la Ummah islamique.

Abdoulaye DIALLO (envoyé spécial)

Le Président Macky Sall était, hier, à Louga, chez Thierno Bachir Tall dans le cadre de la 54e édition de la ziarra dédiée à Thierno Mountaga Daha Tall. Occasion saisie pour rendre un hommage appuyé au défunt khalife général des mourides, Serigne Sidy Mokhtar Mbacké.

Il n’y a pas eu de folklore ni de pancartes. Même pas de tee-shirts à l’effigie du Chef de l’Etat. La visite de Macky Sall, hier, à Louga, dans le cadre de la 54e édition de la ziarra dédiée à Thierno Mountaga Daha Tall, s’est donc déroulée dans une sobriété absolue, comme l’avait souhaité Thierno Bachir Tall. L’événement étant célébré, cette année, dans un contexte particulier marqué par la disparition de Serigne Sidy Mokhtar Mbacké, « ami et confident » de Thierno Bachir Tall. Les deux guides partageaient beaucoup de choses. Ils avaient aussi une parfaite convergence de vues. « Je suis l’une des rares personnes que Sidy Mokhtar téléphonait souvent », a confié Thierno Bachir Tall qui est largement revenu sur la vie et l’œuvre du défunt khalife général des mourides, ses bienfaits et sa considération pour la famille de Cheikh Omar. « Sidy Mokhtar soutenait toutes les activités initiées par la famille Tall. Je ne pleure pas parce que j’ai perdu quelqu’un qui me soutenait. Je pleure parce que j’ai perdu un frère en Islam, un ami qui a beaucoup fait pour ce pays », a dit Thierno Bachir Tall, visiblement très affecté par le rappel à Dieu du Khalife général des mourides. « C’est une perte immense pour le Sénégal et la Ummah », a insisté le guide religieux qui a formulé d’ardentes prières pour le disparu. C’est donc un Khalife général triste et très affecté qui a reçu, hier, à son domicile, le Président de la République. Macky Sall, comme s’il s’attendait à cela, n’a pas été surpris de voir son « père et guide », Thierno Bachir Tall, dans cet état. Il dit être « très bien placé » pour savoir les relations d’estime et de respect réciproque qui liaient les deux chefs religieux. « Thierno Bachir m’envoyait auprès de Sidy Mokhtar. Et vice versa. Leur amitié était connu de tous », a témoigné le Chef de l’Etat qui, à son tour, a rendu un hommage appuyé au défunt khalife général des mourides.

Prières pour une paix durable au Sénégal
« Nous n’oublierons jamais ce que Sidy Mokhtar a fait pour le Sénégal et la Ummah islamique », a-t-il souligné. Thierno Bachir Tall et le Président Sall ont prié pour le nouveau khalife des mourides, Serigne Mountaga Bassirou Mbacké, pour que Dieu l’assiste et le guide, conformément aux enseignements du Coran et de la sounna.

Le Président de la République a profité de cette commémoration pour demander et obtenir des prières pour un Sénégal de paix et de prospérité. « Plus que jamais, notre pays a besoin de paix et de stabilité pour construire son développement », a dit Macky Sall, « certain » que toutes les prières formulées par Thierno Bachir Tall seront acceptées. « Thierno Bachir, petit-fils de El Hadj Omar Tall ; cela suffit pour demander et obtenir tout ce que l’on veut », a expliqué le Président de la République qui a rendu un vibrant hommage à l’aïeul de la famille omarienne qu’il a qualifié de «  guide des guides » pour son rôle inégalé dans le rayonnement de l’Islam en Afrique.

Par Abdoulaye DIALLO (envoyé spécial)

A l’occasion du Sommet africain sur la paix, la sécurité et le développement durable, qui se tiendra à Dakar, du 18 au 20 janvier, à l’initiative de la Fédération pour la paix universelle (Fpu) et de l’Association internationale des parlementaires pour la paix, le Prix du leadership et de la bonne gouvernance sera décerné au Président Macky Sall qui va le présider.

Le Prix du leadership et de la bonne gouvernance représente la plus haute distinction de ladite fédération qui vient récompenser, d’après son président, Dr Thomas Walsh, le leadership et l’intégrité du Président de la République, Macky Sall, sur les valeurs humanistes et universelles. Cette rencontre va regrouper plus de 1200 participants, dont 15 anciens Chefs d’Etat, 6 présidents d’Assemblées nationales des différents pays, près de 35 ministres de gouvernement (particulièrement de l’Education et de l’Agriculture), 200 parlementaires, des centaines de leaders religieux, des femmes dirigeantes, des jeunes et des membres de la société civile qui vendront de 60 pays d’Afrique et d’autres régions du monde. « Notre objectif, c’est de promouvoir la paix et le développement durable. Promouvoir le dialogue, la coopération interreligieuse, le respect mutuel et le dialogue à travers le monde ; un monde uni. Nous insistons sur l’importance de la famille comme base d’une société stable et de la paix dans le monde. Donc, la paix, la sécurité et le développement seront des éléments clés lors de ce sommet », a indiqué Dr Walsh.

Selon lui, l’’idée est de mettre aussi fin aux inégalités (avec la réalisation de programmes d’infrastructures) et à l’injustice et aussi de promouvoir « une seule famille en Dieu ». « Ce sommet est extrêmement important pour nous, et nous comprenons et respectons les traditions religieuses et interreligieuses au Sénégal », a-t-il insisté. Sur ce, il a adressé ses reconnaissances au Président Macky Sall pour sa sagesse et ses encouragements pour la tenue du Sommet au Sénégal.

Le député Pape Sagna Mbaye a rendu un hommage appuyé au Président Macky Sall pour sa clairvoyance et d’avoir accepté la tenue de ce sommet à Dakar. « Nous tenons à nos valeurs, mais nous restons ouverts parce que nous avons la claire conscience que le monde d’aujourd’hui est un village planétaire. Avec la ferme volonté de nos dirigeants, des chefs traditionnels…, nous allons pouvoir tenir haut le flambeau et le transmettre aux jeunes », a-t-il déclaré. Poursuivant, le parlementaire a ajouté qu’avec une jeunesse formée et éduquée, nous pouvons penser avoir un monde beaucoup plus heureux pour les siècles prochains. Le Pr Oumar Ndongo, président du Comité scientifique du sommet, qui s’exprimait au nom du président du Comité de pilotage, a, pour sa part, souligné l’obligation de coopération pour que la richesse soit partagée. Quant au Dr Paterne Zinsou, secrétaire général de la Fpu/section Afrique de l’Ouest, il n’a pas manqué de se féliciter de la coopération interreligieuse qui existe au Sénégal. Le thème principal retenu pour cette rencontre est : « Nouvelle Afrique : interdépendance, prospérité mutuelle et valeurs universelles ».

L’événement verra aussi l’inauguration de l’Assemblée africaine et de la section sénégalaise de l’Association internationale des parlementaires pour la paix ainsi que le lancement de l’Association interreligieuse pour la paix et le développement, entre autres activités retenues.

Amadou DIOP

La réunion de l’Alliance nationale des cadres progressistes (Ancp) du 9 janvier dernier a été mis à profit par les têtes pensantes du parti du président Moustapha Niasse pour examiner la situation politique nationale et passer à la loupe la vie de l’Alliance des forces de progrès (Afp). Une occasion pour l’Ancp de saluer les « initiatives multiples récemment prises » par le secrétaire général pour « impulser une dynamique nouvelle » et une « participation active » à la vie du parti dans le sens indiqué par leur leader.

Les membres de l’Ancp, sous la houlette de leur coordonnateur, Alioune Sarr, ont d’abord sacrifié à la tradition du nouvel an et formulé des vœux de paix et de succès pour leur secrétaire général, Moustapha Niasse, leurs camarades ainsi qu’au peuple sénégalais. Ils ont ensuite annoncé l’adhésion d’un groupe de six cadres à l’Ancp, signe de « l’attractivité que suscite l’Afp auprès de ces derniers ». Examinant la situation politique nationale, l’Ancp dit marquer « son indignation devant l’assassinat de 13 jeunes sénégalais, victimes d’une barbarie innommable, par des bandes armées dans la forêt classée de Boffa, à Bourofaye, et s’est inclinée pieusement et respectueusement devant leur mémoire », souligne la déclaration sanctionnant les travaux. Aussi, tout en présentant ses condoléances à leurs familles ainsi qu’à toute la nation sénégalaise, elle s’est associée au deuil national de deux jours décrété par le Président de la République et le félicite pour cette initiative ». En outre, les cadres progressistes engagent le Gouvernement à « prendre toutes les mesures pour retrouver ces criminels et les réprimer avec toutes les rigueurs de la loi pénale », poursuit le texte. Non sans appeler les forces vives de Casamance à « répondre positivement à l’appel à la paix définitive lancé par le Président Macky Sall à l’occasion de son adresse à la Nation de la fin de l’année 2017 ».

Par ailleurs, l’Ancp s’est « félicitée des résultats économiques encourageant que vient de réaliser notre pays, notamment avec le Pib qui va, selon les projections, connaître une hausse de 6 à 7% ». Une évolution qu’elle a jugée « très positive » avec des productions record sur l’arachide et l’oignon enregistrées et les bonds qualitatifs enregistrés dans la production rizicole, contribuant ainsi à l’autosuffisance alimentaire en riz ». Il en est de même du « taux d’inflation inférieur à 1 %, grâce aux efforts consentis en matière de régulation des prix et les perspectives heureuses qui se dessinent en matière de soutien à la Pme sénégalaise et de l’ouverture vers le secteur des Tic pour accompagner les efforts de compétitivité des Pme au niveau international ». Dans cette perspective, « des activités de formation et de renforcement des capacités, en direction des marchands ambulants, sont inscrites dans le plan d’actions de l’Ancp », note le texte.

Abordant le point sur la vie du parti, la coordination de l’Ancp s’est réjouie des « initiatives multiples récemment prises » par le président Moustapha Niasse pour « impulser une dynamique nouvelle au fonctionnement, à la massification et à la démocratisation de leur formation politique ». Sur ce, la Coordination des cadres « exhorte ses membres à s’acquitter correctement de leurs responsabilités au sein des sept commissions mises en place par le secrétaire général ainsi qu’au sein du Secrétariat politique exécutif (Spe) et de l’Inter-commission ».

M. L. DIEYE

Le Chef de l’Etat l’a vivement dit : il ne veut pas d’une administration qui ne respecte pas le peuple. En clair, Macky Sall veut que la puissance publique soit au service exclusif des citoyens. Le choix du thème de cette rentrée, « Le contrôle juridictionnel de l’administration », est une façon, pour lui, de renouveler sa volonté d’asseoir une administration moderne, respectueuse de la règle de droit, du citoyen et des libertés fondamentales.

« L’administration ne doit pas être un monstre qui est là pour opprimer. Au contraire, par ses moyens humain et matériel, elle a pour mission principale de mettre l’intérêt général en avant, dans le respect du citoyen », a indiqué le Chef de l’Etat. En réalité, il y a, au Sénégal, un cadre qui organise la limitation de l’administration par le droit, et partant, par le juge. Cheikh Tidiane Coulibaly, procureur général près la Cour suprême, est d’avis que ce cadre devrait faire l’objet de réformes, pour tenir compte de l’ancrage de l’Etat de droit et de la modernisation de la justice tant souhaités par les pouvoirs publics. Dès lors, l’on se pose la question : quelle posture pour le juge en cas de recours pour excès de pouvoir ? C’est simple,a répondu le président de la Cour suprême.

Selon lui, il doit défendre la liberté du citoyen, le protéger contre l’administration, sans mettre en cause la sauvegarde de l’ordre public. C’est que le juge cumule deux fonctions : il est à la fois gardien des droits et libertés garantis par la Constitution et gardien de l’ordre public. D’où la pertinence de la proposition du Président de la République qui demande à trouver « un juste équilibre », autrement dit une puissance publique qui s’exerce dans le respect du droit et des libertés fondamentales. « En tout état de cause, ayons confiance à l’administration, corrigeons les imperfections et poursuivons ensemble l’œuvre de construction d’un Etat de droit pour tous », a conclu le Président Sall.

Abdoulaye DIALLO et Aliou Ngamby NDIAYE (textes)
et Pape SEYDI (Photos)

Le Président de la République avait promis, lors de la Rentrée solennelle des Cours et tribunaux de l’année 2016-2017, d’accompagner l’Ordre des avocats pour la construction d’une Ecole des avocats. Dans son intervention, le bâtonnier de l’Ordre, Me Mbaye Guèye, a félicité Macky Sall d’avoir tenu toutes ses promesses.

Il a informé que l’école sera construite à Diamniadio et « l’Ordre des avocats a déjà reçu notification de l’attribution du terrain ». Mieux, a-t-il ajouté, « un premier acompte sur la participation de l’Etat est disponible ». Me Guèye a ainsi fait savoir qu’il ne reste que le lancement des travaux de construction de l’institut dans le Pôle urbain de Diamniadio. Toutefois, l’avocat a informé que le Barreau souhaite que le Président de la République puisse procéder à la pose de la première pierre de l’édifice. Aussi, l’année dernière, le bâtonnier avait déploré la résistance dans l’application du règlement n°5 de l’Uemoa concernant la présence de l’avocat dès l’interpellation de son client. Me Mbaye Guèye s’est félicité de « l’avancée significative » qui a été notée sur cette question, car la circulaire pour la mise en œuvre effective de cette recommandation a déjà été signée par le ministre de la Justice.

A. DIALLO et A. Ng. NDIAYE

Le Président de la République, Macky Sall, a réitéré, hier, sa volonté de promouvoir une justice indépendante et impartiale, au service exclusif du peuple sénégalais.

Macky Sall a réaffirmé, hier, que rien ne l’arrêtera dans sa volonté de moderniser la justice et d’instaurer l’Etat de droit au Sénégal. « Je reste et demeure attaché à l’Etat de droit et au renforcement de la justice. C’est une volonté qui ne souffre d’aucune ambigüité », s’est exprimé le Chef de l’Etat à l’occasion de la Rentrée solennelle des Cours et tribunaux. Devant le corps judiciaire dans son entier, le Président de la République a annoncé la poursuite des réformes dans le secteur de la justice, dans le seul but, a-t-il assuré, de consolider les acquis démocratiques et de promouvoir un Etat de droit au service exclusif du peuple. Pour ce faire, il dit être disponible et reste ouvert au dialogue sur toutes les questions. Y compris sur celle relative à la présidence du Conseil supérieur de la magistrature.

« Aucun sujet ne doit être tabou. Je suis prêt à discuter de tout. Je suis même prêt qu’on ouvre le débat sur la présidence du Conseil supérieur de la magistrature », a dit Macky Sall qui a soutenu qu’aucun acte n’est de trop pour asseoir une justice indépendante et impartiale. Ce « nécessaire » dialogue, le Chef de l’Etat le veut « sincère », « inclusif » et où tout le monde aura son mot à dire, à savoir les avocats, magistrats, notaires, membres de la société civile et universitaires. « Je suis prêt à aller le plus loin possible pour la modernisation de la justice », a-t-il expliqué tout en revenant largement sur les efforts accomplis par son gouvernement pour rapprocher la justice des justiciables : instauration des Cours d’appel de Kaolack, Saint-Louis et Ziguinchor, construction des tribunaux de Grande instance et des Maisons de justice. « Nous devons nous inscrire dans une recherche perpétuelle d’amélioration de la justice. C’est pourquoi cette démarche inclusive sur les mécanismes d’amélioration et de perfectionnement de notre justice doit être menée avec beaucoup de rigueur et de responsabilité », a insisté le Président Sall.

Abdoulaye DIALLO et Aliou Ngamby NDIAYE (textes)
et Pape SEYDI (Photos)

CONTROLE JURIDICTIONNEL DE L’ADMINISTRATION : LE SÉNÉGAL ENREGISTRE DES « AVANCÉES SIGNIFICATIVES »
Me Sangone FallLe Sénégal a fait des avancées significatives dans le contrôle juridictionnel de l’administration, s’est félicité le conseiller référendaire à la Cour suprême, Sangoné Fall, qui a prononcé, hier, le discours d’usage de la Rentrée solennelle des Cours et tribunaux.

Le discours d’usage de la Rentrée solennelle des Cours et tribunaux pour l’année 2017-2018 a été prononcé par le conseiller référendaire à la Cour suprême, Sangoné Fall. Axé sur « Le contrôle juridictionnel de l’administration », ce thème a été retenu par le Chef de l’Etat, Macky Sall, président du Conseil supérieur de la magistrature. Le juge administratif, selon le magistrat Sangoné Fall, est « un rempart contre l’arbitraire ». Quand il y a contentieux entre l’administration et les administrés, le juge administratif est appelé à intervenir. Il doit garantir le respect scrupuleux des droits fondamentaux. Son rôle consiste à encadrer l’action de cette administration. Il contrôle la gestion des moyens financiers mis à la disposition de cette administration, a expliqué le bâtonnier de l’Ordre des avocats, Me Mbaye Guèye. Malgré que l’Etat soit « un monstre sacré » avec des « pouvoirs régaliens », « l’administration doit agir en conformité avec la Constitution et les lois qui fixent le cadre, le fondement et les limites de son action ».

Cela constitue, à son avis, les fondamentaux d’un Etat de droit qui caractérise « l’émanation de la démocratie libérale ». Le juge administratif se doit aussi de protéger les droits des administrés contre la puissance publique. Cependant, Sangoné Fall a indiqué que l’environnement politique et législatif dans lequel s’opère le contrôle du juge administratif a beaucoup évolué à travers « l’influence du droit communautaire », la « privatisation du droit administratif » ou même « l’exigence du renforcement de l’Etat de droit ». A cela s’ajoute la nouvelle configuration de l’organisation judiciaire au Sénégal. Ainsi, le conseiller référendaire à la Cour suprême a noté que « l’examen du contrôle juridictionnel de l’administration sénégalaise, à travers la jurisprudence de la Cour suprême, révèle des avancées significatives ».

Malgré ces bonds considérables, M. Fall a informé que le système a encore des limites. Pour preuve, le délai de traitement des contentieux est toujours d’un an après l’introduction du recours auprès du greffe de la Cour. Pire, le droit à un recours, a déploré le magistrat, est même remis en cause par « une formalité excessive », notamment « l’obligation de signifier la requête, outre l’absence de 39 prérogatives du juge administratif sur l’exécution de sa décision ». Face à tous ces manquements, le conseiller référendaire à la Cour a insisté sur le besoin de réformer le système de contrôle juridictionnel de l’administration. Des réformes qui, a-t-il dit, vont permettre « d’améliorer l’intervention du juge administratif dans le contrôle de l’administration ».

Pour permettre au juge administratif de faire correctement son travail, Sangoné Fall a appelé l’administration à comprendre « qu’elle doit se soumettre au droit en usant, le cas échéant, des voies de recours au même titre que les particuliers ». A défaut d’une réforme intégrale du système de contrôle, le magistrat a suggéré la mise en application de « mesures tendant à prendre concrètement en charge la recherche de l’efficacité du rôle assigné aux juges pour encadrer l’action administrative et la limiter en cas d’arbitraire ou de violation de la loi ». Autres recommandations, le magistrat Fall a proposé la mise en place d’un comité de travail qui aura en charge de réfléchir sur « l’organisation du contrôle », le cadre légal d’évolution de l’administration, la saisine du juge et ses pouvoirs ».

Abdoulaye DIALLO et Aliou Ngamby NDIAYE (textes)
et Pape SEYDI (Photos)

LE CHEF DE L’ETAT EN DÉFENSEUR DES LIBERTÉS FONDAMENTALES
Rentree des Cours 18Le Chef de l’Etat l’a vivement dit : il ne veut pas d’une administration qui ne respecte pas le peuple. En clair, Macky Sall veut que la puissance publique soit au service exclusif des citoyens. Le choix du thème de cette rentrée, « Le contrôle juridictionnel de l’administration », est une façon, pour lui, de renouveler sa volonté d’asseoir une administration moderne, respectueuse de la règle de droit, du citoyen et des libertés fondamentales.

« L’administration ne doit pas être un monstre qui est là pour opprimer. Au contraire, par ses moyens humain et matériel, elle a pour mission principale de mettre l’intérêt général en avant, dans le respect du citoyen », a indiqué le Chef de l’Etat. En réalité, il y a, au Sénégal, un cadre qui organise la limitation de l’administration par le droit, et partant, par le juge. Cheikh Tidiane Coulibaly, procureur général près la Cour suprême, est d’avis que ce cadre devrait faire l’objet de réformes, pour tenir compte de l’ancrage de l’Etat de droit et de la modernisation de la justice tant souhaités par les pouvoirs publics. Dès lors, l’on se pose la question : quelle posture pour le juge en cas de recours pour excès de pouvoir ? C’est simple,a répondu le président de la Cour suprême.

Selon lui, il doit défendre la liberté du citoyen, le protéger contre l’administration, sans mettre en cause la sauvegarde de l’ordre public. C’est que le juge cumule deux fonctions : il est à la fois gardien des droits et libertés garantis par la Constitution et gardien de l’ordre public. D’où la pertinence de la proposition du Président de la République qui demande à trouver « un juste équilibre », autrement dit une puissance publique qui s’exerce dans le respect du droit et des libertés fondamentales. « En tout état de cause, ayons confiance à l’administration, corrigeons les imperfections et poursuivons ensemble l’œuvre de construction d’un Etat de droit pour tous », a conclu le Président Sall.

Abdoulaye DIALLO et Aliou Ngamby NDIAYE (textes)
et Pape SEYDI (Photos)

MAMADOU BADIO CAMARA, PREMIER PRÉSIDENT DE LA COUR SUPRÊME : 56 RECOURS POUR EXCÈS DE POUVOIR JUGÉS EN 2017
Les chiffres émanent de Mamadou Badio Camara, Premier président de la Cour suprême. Cinquante-six recours pour excès de pouvoir ont été reçus par la Cour suprême, en 2017, qui en a jugé 45, dont 16 annulations de décisions administratives, 21 rejets et 8 irrecevabilités, a-t-il infirmé. Il résulte de l’analyse, a dit le président Camara, des décisions rendues que les motifs d’annulation des décisions administratives tiennent principalement à l’incompétence (matérielle ou territoriale) de leur auteur, à la violation de la loi (notamment du Code de l’environnement et du Code général des collectivités locales), au défaut de motifs (absence de précision des considérations de fait ou de droit ayant motivé de la décision attaquée) et au défaut de base légale.

Quant aux décisions d’irrecevabilité, a soutenu Mamadou Badio Camara, elles découlent du non-respect, par les requérants, des délais de recours et des requêtes introduites contre des actes insusceptibles de recours pour excès de pouvoir. Ce n’est pas tout ; la Cour suprême a aussi rendu 20 décisions en référé sur les 10 derniers mois, soit une moyenne de deux par mois. Il s’agit de référé-suspension, procédures connexes à des requêtes en annulation et tendant à faire suspendre l’exécution de la décision attaquée jusqu’à examen au fond de l’affaire par la Cour. Au total, 451 affaires nouvelles ont été jugées par la Cour suprême, toutes chambres confondues, en 2017.

A. DIALLO et A. Ng. NDIAYE


CHEIKH TIDIANE COULIBALY, PROCUREUR GENERAL PRES LA COUR SUPRÊME : « RAPPORTS DE FRANCHE COLLABORATION ENTRE L’EXÉCUTIF, LE LÉGISLATIF ET LE JUDICIAIRE »
Le procureur général près la Cour suprême a plaidé pour des « rapports de franche collaboration » entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Selon Cheikh Ahmed Tidiane Coulibaly qui intervenait, hier, lors de la Rentrée solennelle des cours et tribunaux, cela va permettre « d’avoir l’équilibre nécessaire pour le bon fonctionnement de l’Etat ».

Le procureur général près la Cour suprême a rappelé qu’il n’est pas recommandé aux magistrats de « chercher à conquérir et revendiquer leur indépendance » jusqu’à « remettre en cause le pouvoir politique ». De la même façon, Cheikh Ahmed Tidiane Coulibaly a indiqué que « le législatif et l’exécutif ne doivent pas non plus chercher à exercer sur le judiciaire un contrôle inapproprié ».

« La justice doit demeurer neutre et impartiale, grâce à une indépendance garantie et un contrôle limité », a-t-il recommandé. En outre, face aux crises récurrentes que connait la société sénégalaise, le procureur général près la Cour suprême a invité la justice à jouer le rôle de régulateur, car elle dispose de « tous les atouts » pour assurer cette mission.

Mais, pour ce faire, a-t-il dit, cette dernière doit être « mieux équipée, mieux organisée et plus modernisée ». « La justice doit être le tiers impartial à même de trancher tout litige qui lui est soumis. Mais, à l’instar de tout pouvoir, elle doit, dans une juste mesure, être contrôlée afin d’éviter tout débordement », a expliqué M. Camara.

A. DIALLO et A. Ng. NDIAYE


ME MBAYE GUEYE, BATONNIER DE L’ORDRE DES AVOCATS : « LA JUSTICE RESTE DEBOUT »
Mbaye Gueye batonnierLe bâtonnier de l’Ordre des avocats, Me Mbaye Guèye, a relevé, hier, pour s’en féliciter, que la justice sénégalaise continue de bénéficier de la confiance des citoyens.

Ce qui est dit sur la justice ne reflète pas toujours la vérité. Ce sont des idées reçues. Parfois même des contrevérités. La réalité, a dit le bâtonnier de l’Ordre des avocats, c’est que Dame justice est encore sur ses deux jambes. « Malgré ce qui est dit, l’institution judiciaire léguée par nos illustres prédécesseurs reste debout », a déclaré, hier, Me Mbaye Guèye lors de la Rentrée solennelle des Cours et tribunaux. « La justice sénégalaise reste encore debout et continue de bénéficier de la confiance de nos concitoyens », a-t-il insisté. Contrairement à certaines idées véhiculées, a soutenu le bâtonnier, la justice n’est pas « à genou », encore moins « à terre ». Selon lui, elle est animée par des hommes et des femmes de valeurs qui, pour l’écrasante majorité, font correctement leur travail », a-t-il tenu à recadrer. D’après Me Guèye, la justice ne se joue pas à travers des « interventions intempestives dans les médias » où par la « commande d’articles de presse pour se mettre en valeur ». La justice, a-t-il dit, « trouve son efficacité dans la discrétion, la réserve, la retenue et la sérénité ». S’adressant au Président de la République, Macky Sall, par ailleurs président du Conseil supérieur de la magistrature, le bâtonnier de l’Ordre des avocats a prié ceci : « Puisse Dieu vous donner les moyens et la force de procurer à chaque Sénégalais sa part de justice. Et ce ne serait que justice ».

Toutefois, Me Mbaye Guèye a invité le Chef de l’Etat à « continuer à apporter des réformes pertinentes à la justice ». Ces réformes, a-t-il avancé, doivent permettre de « respecter davantage le pouvoir d’appréciation du magistrat ». A son avis, « l’ère du procureur tout puissant doit être révolue ». « La liberté est tellement sacrée et précieuse que la décision qui en prive un citoyen doit provenir d’une autorité neutre qui doit se déterminer après avoir entendu le poursuivant et la personne poursuivie. Rien ne peut être placé au dessus des droits et de la liberté », a-t-il souligné.

Le bâtonnier a, en outre, demandé à ce que la procédure pénale au Sénégal soit revisitée. De même, il a rappelé qu’il est temps d’instaurer dans notre pays un juge des libertés et de la détention. « Méfions-nous de cette perception d’une justice inéquitable causée par l’action de l’administration y compris de l’administration de la justice. Si la finalité de la mission de l’administration y compris celle de la justice est de poursuivre l’intérêt général et de garantir les droits et libertés des citoyens, alors il est temps que des réformes soient apportées, afin qu’il ne soit plus possible, au Sénégal, d’aller facilement en prison », a plaidé Me Guèye.

A. DIALLO et A. Ng. NDIAYE

LES TRAVAUX DE L’ECOLE DES AVOCATS BIENTÔT LANCÉS
Le Président de la République avait promis, lors de la Rentrée solennelle des Cours et tribunaux de l’année 2016-2017, d’accompagner l’Ordre des avocats pour la construction d’une Ecole des avocats. Dans son intervention, le bâtonnier de l’Ordre, Me Mbaye Guèye, a félicité Macky Sall d’avoir tenu toutes ses promesses.

Il a informé que l’école sera construite à Diamniadio et « l’Ordre des avocats a déjà reçu notification de l’attribution du terrain ». Mieux, a-t-il ajouté, « un premier acompte sur la participation de l’Etat est disponible ». Me Guèye a ainsi fait savoir qu’il ne reste que le lancement des travaux de construction de l’institut dans le Pôle urbain de Diamniadio. Toutefois, l’avocat a informé que le Barreau souhaite que le Président de la République puisse procéder à la pose de la première pierre de l’édifice. Aussi, l’année dernière, le bâtonnier avait déploré la résistance dans l’application du règlement n°5 de l’Uemoa concernant la présence de l’avocat dès l’interpellation de son client. Me Mbaye Guèye s’est félicité de « l’avancée significative » qui a été notée sur cette question, car la circulaire pour la mise en œuvre effective de cette recommandation a déjà été signée par le ministre de la Justice.

A. DIALLO et A. Ng. NDIAYE

« Inna Lillahi wa inna ilayi raji-ôune ! Inna lillahi ma akhadha wa lahou ma a’ta, wa koullou chay-ine indahou bi ajalin moussama fal taçbir wal tahtassib (« Nous sommes à Allah et vers Allah nous retournons ! Allah reprend un jour ce qu’il donne ! Toute chose lui appartient et chaque chose a une fin définie par Lui »). Ainsi, introduisait sa lettre de condoléances Abdoulaye Makhtar Diop, Grand Serigne de Dakar, chef supérieur de la Collectivité lébou. Il qualifie la disparition de Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, Khalife général des mourides, de « grosse perte qui vient de s’abattre sur toute la communauté musulmane et toute la Ummah islamique ». Cette disparition de « l’illustre homme de Dieu, serviteur de l’Islam, érudit et médiateur social », a-t-il ajouté, est tout aussi « une cruelle épreuve pour la famille religieuse mouride et l’ensemble des confréries du Sénégal ».

Abdouklaye Makhtar Diop rappelle que la communauté lébou est liée à la communauté mouride par des relations séculaires, depuis la rencontre entre Cheikh Ibra Binta Guèye Mbengue et le vénérable Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké sur le chemin de l’exil au Gabon, relations entretenues et consolidées par le défunt Khalife. Aussi présente-t-il ses condoléances au nouveau Khalife avec lequel, dit le Grand Serigne, il entretient « des relations familiales » et également à l’ensemble des membres de cette grande confrérie. Il prie pour qu’Allah, le Tout-Puissant, accueille Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké dans son Paradis.

D. MANE

« C’est avec une grande tristesse que la Nation a appris le rappel à Dieu du Khalife général des mourides, Serigne Sidy Mokhtar Mbacké. Pour tout ce qu’il a représenté, en tant que guide religieux, soufi réputé, régulateur social et bâtisseur infatigable, sa disparition constitue une perte immense pour le pays. Le Sep de Bby présente ses condoléances à la communauté mouride, à la Ummah islamique et à toute la nation sénégalaise, et prie pour que le Miséricordieux l’accueille en son Paradis céleste».

El. H. A. THIAM

« C’est comme si c’est Thiénaba qui a perdu son Khalife. Parce que Serigne Sidy Mokhtar Mbacké et Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Seck étaient comme un seul homme. Ils avaient des liens très étroits. D’ailleurs, le défunt Khalife des mourides n’a jamais voulu d’intermédiaire entre lui et notre Khalife. Il avait donné des instructions à ses proches comme quoi à chaque fois que Serigne Cheikh appelle, qu’on le lui donne directement. C’est un homme qui a œuvré pour l’unité des confréries au Sénégal. Dès son accession au khalifat, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Seck lui a rendu une visite de courtoisie. Il en a profité pour lui faire part de ses inquiétudes sur la division des musulmans et s’est porté volontaire pour jouer les bons offices. Ce travail a donné les résultats que nous connaissons tous. Les fêtes musulmanes sont célébrées en même temps par tous les grands foyers religieux.

En plus, à chaque Gamou, le défunt Khalife couvrait notre Khalife de cadeaux. Un jour, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Seck l’a appelé pour lui faire savoir qu’il lui faisait trop de cadeaux. Serigne Sidy Mokhtar lui a répondu que les largesses sont à la dimension de l’homme à qui elles sont destinées. Le désormais ancien Khalife général des mourides invitait également, à chaque veille de célébration du Magal de Mbacké Cadior, son ami et père Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Seck. Les deux saints hommes avaient de longs échanges. Toutefois, les relations entre Touba et Thiénaba ne datent pas d’aujourd’hui. Du temps de Serigne Ibrahima Seck, Serigne Abdou Lahat Mbacké était venu lui rendre visite. L’ancien Khalife de Thiénaba lui avait dédié une maison qui, jusqu’à présent, est appelé Touba Thiénaba ».

Ndiol Maka SECK


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.