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Politique (4728)

La période de révision exceptionnelle des listes électorales a été clôturée lundi. L’information a été confirmée par Bernard Casimir Cissé, directeur de la formation et de la communication à la direction générale des élections (Dge).

Bernard Casimir Cissé, directeur de la formation et de la communication à la direction générale des élections (Dge) a informé, hier, qu’à l’article 7 du décret instituant la révision exceptionnelle des listes, il est mentionné que les demandes d’opérations auprès des commissions administratives s’arrêtent le lundi 23 avril 2018. « Il y a eu quelques personnes qui disaient que la révision doit s’arrêter le 30 avril. C’est effectivement ce que dit le décret qui avait institué une période de révision qui couvre du 01 mars au 30 avril. Mais selon le même décret, si vous allez à l’article 7 du décret, il est mentionné que les demandes d’opérations auprès des commissions administratives s’arrêtent le lundi 23 avril», a dit M. Cissé joint par téléphone.

Pour Bernard Casimir Cissé, la raison est simple. « Pour les  sept jours qui restent, c’est une période de contentieux  qui est ouverte pour les personnes venues le dernier jour (avant-hier) en attendant la décision de justice», a-t-il souligné. Ce qui va effectivement rester, a-t-il poursuivi, au 30 avril, sera le retour de tous les feuillets non utilisés. Toutes les demandes introduites par les citoyens sénégalais retourneront également aux services centraux où elles seront traitées avec toute la rigueur que cette opération requiert.  «Parce qu’il s’agissait de demandes de modification, de demandes d’inscription, de demandes de radiation et de demande de correction d’erreurs. Et les services centraux ont deux mois pour traiter toutes ces demandes-là (mai et juin)», a-t-il fait comprendre. Invité à faire le point sur les statistiques, il dit que ses services attendent la remontée de toutes les informations.

Amadou DIOP

 

José Màrio Vaz, président de la République de Guinée-Bissau, a effectué, hier, une visite de quelques heures au Sénégal. Il a été accueilli par le chef de l’Etat, Macky Sall, avec qui il a eu des échanges approfondis sur les relations bilatérales entre les deux pays. Les deux chefs d’État ont réaffirmé, à cette occasion, leur volonté d'œuvrer au renforcement de la coopération entre le Sénégal et la Guinée-Bissau dans plusieurs domaines d'intérêt commun. Cette visite intervient quelques jours après le sommet extraordinaire de la Cedeao sur la Guinée-Bissau qui a eu lieu à Lomé. Au sortir de cette rencontre, un consensus a été trouvé entre les parties prenantes de la crise politique qui secoue ce pays frontalier du Sénégal pour la nomination d’un nouveau Premier ministre. Aristides Gomes a été nommé Premier ministre. Il a aura la charge de mettre en place le dispositif pour la tenue des élections législatives en novembre 2018.  

B. DIONE

 

En meeting à Kairé Ndao, dans le département de Mbacké, le député Moustapha Cissé Lô a réaffirmé son leadership à Touba.  

« Macky Sall ne gagnera pas Touba avec qui que ce soit sans ma bénédiction. Il ne gagnera jamais ici sans moi. Je suis le seul à  détenir la clef qui pourra le faire gagner Touba, je n’y reviendrai plus », a déclaré Moustapha Cissé Lô, lors d’une rencontre organisée à Kairé Ndao.  « J’attire l’attention du président sur un fait. Toutes les personnes à qui ont fait allusion ici, ne peuvent le faire gagner, car ils ne  détiennent pas la solution. S’il tient à remporter les élections dès le premier tour, il devra s’adresser à moi », a ajouté le député.

Moustapha Cissé Lô a invité les militants à regarder dans le rétroviseur, pour se rappeler les années de galère : personne ne voulait de Macky Sall, les gens le fuyaient et je l’ai soutenu. Le président du Parlement de la Cedeao a fustigé l’attitude de Pathé Diakhaté qui, selon lui, est un transhumant. « La politique ne consiste pas à rester chez soi et à distribuer de l’argent », a dit M. Lô.

La rencontre a été marquée par une forte mobilisation. Mais Soda Mbaye, responsable locale a estimé que la mobilisation ne suffit pas pour triompher. Elle a demandé aux responsables de s’unir pour la victoire du camp présidentiel.

Mamadou DIEYE

 

La tribune de la cérémonie de lancement du Mouvement « Ligueye rek Sénégal am ndam » qui s’est tenu samedi dernier, a servi de cadre à son initiatrice, l’artiste kiné Lam « Mame Bamba » et à son parrain, le ministre en charge du Suivi du Plan Sénégal émergent, Dr Cheikh Kanté, pour magnifier le bilan du chef de l’Etat et réitérer leur engagement à côté de Macky Sall pour sa réélection, dès le 1er tour au soir du 24 février 2019.

Le meeting de lancement du Mouvement « Ligueye rek Sénégal am ndam » s’est tenu avant-hier, suite à une tournée nationale entreprise par la présidente, l’artiste Adja Kine Lam, pour mobiliser  ses membres, amies et proches. En outre, il entre dans la nouvelle dynamique unitaire enclenchée par le parrain, Dr Cheik Kanté, autour de la Plateforme des forces de l’émergence », qu’il a initiée pour « porter le plaidoyer du bilan reluisant du chef de l’Etat, auprès des Sénégalais, sans distinction avec l’objectif de faire voter trois millions de Sénégalais pour assurer la réélection du président Macky Sall au premier tour à la présidentielle de 2019 ».

Devant un parterre de responsables politiques et d’élus locaux de la mouvance présidentielle, Mme Lam s’est  engagée derrière le Dr Kanté, « à accompagner le président Macky Sall et à ne ménager aucun effort à mobiliser les Sénégalais pour sa réélection au premier tour à la présidentielle du 24 février 2019 ». Selon Ndèye Saly Diop Dieng, le ministre de la Femme, « Kiné Lam est une femme leader et c’est pourquoi j’ai tenu à répondre présente et à m’approprier cette journée ». C’est ainsi que « nous magnifions son engagement  en décidant d’apporter sa contribution à l’œuvre de construction nationale. Et à l’heure du bilan, on saura qui est le président Macky Sall ». Considérant que le chef de l’Etat a déclaré 2018, année sociale, dédiée aux femmes, aux jeunes et aux couches sociales vulnérables, elle a interpellé le parrain à travers un message fort, pour l’accompagnement des femmes de son Mouvement.

A sa suite, Dr Kanté lui a adressé ses félicitations à la diva pour le succès de la mobilisation. Il a aussi salué son « engagement inconditionnel et bénévole de porter et de partager la pertinence de la Vision du Chef de l’Etat et sa démarche de gouvernance inclusive, attestées par tous les projets structurants palpables et salutaires réalisés et/ou en cours d’exécution et les performances économiques et sociales exceptionnelles réalisées depuis la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent pour le mieux-être de ses concitoyens ».

Cheikh Kanté a, en outre, promis de « porter leurs doléances à qui de droit pour que les membres du mouvement puissent accéder aux financements du ministère de la femme et de la délégation à l’entrepreneuriat rapide (Der) ».
C’est ainsi qu’il s’est réjoui de l’engagement des concitoyens et les a exhortés à « se mobiliser massivement pour conforter la majorité déjà acquise du président Macky Sall.

Mamadou Lamine DIEYE

 

Convaincu que la loi portant révision de la constitution est une bonne chose pour l’organisation du champ politique au Sénégal, le député, Demba Sow a salué  le comportement du peuple sénégalais qui a exprimé, par le silence, son ras-le bol de l’anarchie politique. M. Sow se réjouit de son bilan à la tête de la coordination de l’Alliance pour la République de France et exprime sa volonté d’accompagner le nouveau bureau vers une belle victoire à l’élection présidentielle de 2019.

Vous avez voté par procuration la loi relative au parrainage. Quelle lecture faites-vous de cette révision de la Constitution?
En mission pour le Sénégal avec le président de la République, j’ai donné procuration à un collègue député qui a voté, pour moi, cette loi sur le parrainage. Cette loi portant révision de la Constitution va hisser le Sénégal au rang des plus grandes démocraties du monde. Elle nous permettra, à coup sûr, de renforcer notre stabilité politique. A l’heure actuelle, un pays sérieux ne peux se permettre d’avoir une cinquantaine de candidats à une élection surtout présidentielle. La démocratie n’est pas de l’anarchie, au contraire, c’est une forme organisée de la société. C’est la responsabilité de l’Etat de faciliter l’organisation de notre cadre de vie dans le respect des droits et des devoirs de chaque citoyen. En France, où j’ai passé de longues années de ma vie, il faut 500 signatures d’élus pour être candidat à la présidentielle, c’est pour cela que vous n’y verrez jamais une floraison de candidats en tout genre pour prétendre diriger le pays. Et, le candidat qui n’a pas 5% du suffrage ne se verra pas rembourser ses frais de campagne.
Au Sénégal, c’est un parrainage populaire et le candidat aura toute la légitimité parce sa candidature sera portée par 0,8% des Sénégalais. C’est un geste d’une grande révolution démocratique qu’il faut saluer et encourager. Avec les parrainages au Sénégal, nous allons voir l’évolution de notre démocratie. On aura, à coup sûr, des candidats crédibles et le peuple aura le temps d’étudier les projets et programmes de chaque prétendant au fauteuil présidentiel. Le président Macky Sall a posé les jalons d’un Etat moderne et il a raison. Gouverner c’est prévoir et avoir le courage de ses décisions. L’opinion sénégalaise adhère à ce projet. Il a compris l’utilité de cette mesure utile aux générations à venir et qui est un grand pas en avant pour notre démocratie.

Elu député de la diaspora, vous venez de passer le flambeau de la coordination de la Dse France à votre camarade Hamet Sarr. Avez-vous le sentiment d’une mission accomplie ?
J’ai fait le voyage avec le président de la République pour une visite privée en France. Le chef de l’Etat a saisi l’occasion pour remettre son parti en ordre de bataille face aux échéances électorales à venir. Je l’ai dit et répété depuis mon élection comme député à l’Assemblée nationale, il fallait trouver une solution pour continuer l’animation du parti et celle-ci vient d’être trouvée de façon consensuelle, fort heureusement, et c’est tant mieux. Maintenant, il faut redynamiser le parti en vue de l’élection présidentielle de février 2019. Aujourd’hui, le seul objectif qui vaille, c’est la réélection du président Macky Sall, peu importe qui est à la tête de la coordination. Chaque militant, chaque responsable doit se sentir coordonnateur, mobilisateur pour mettre en valeur le Pse et les réalisations du président de la République. Les deux réunis font que nous avons beaucoup de chance pour le faire réélire le 24 février 2019, encore faut-il s’y mettre dès maintenant en impliquant fortement la base.

Après plus de 4 ans à la tête de la coordination de la Dse France, quel bilan faites-vous de votre mandat ?
Cela n’a pas été toujours facile pour moi et mes collaborateurs. Sans se voiler la face, il faut reconnaître les problèmes de leadership, notamment entre les responsables mais, fort heureusement, cela n’a en rien entamé l’engagement, la détermination et les convictions des militants pour aider le président de la République à réaliser le Pse pour un Sénégal meilleur à l’horizon 2025. Sous l’impulsion du président Macky Sall, un nouveau bureau est mis en place avec un nouveau coordonnateur. Cela ne fait que renforcer et revivifier la dynamique qui était déjà là. Et c’est pour cela que je lance un appel aux responsables pour rappeler les enjeux, l’intérêt du parti et l’objectif principal à court terme qui est la réélection du président de la République. Dès lors, tous les efforts doivent converger, toutes les querelles et les problèmes crypto personnels n’ont plus lieu d’être. Il faut mettre en exergue le travail extraordinaire et révolutionnaire que le président Macky Sall est en train d’abattre pour le Sénégal. Macky Sall a la volonté de transformer fondamentalement le Sénégal, notamment la mentalité et l’Etat d’esprit du peuple sénégalais. Nous avons un grand peuple, un grand pays mais il nous faut aussi être digne des démocraties des grands peuples et des grandes démocraties du monde. Quand je prenais la coordination de la Dse France en février 2014, il y avait 65 sections dans toute la France et, le président nous avait fixé un objectif de massification à 100 sections. Aujourd’hui, l’Apr compte 108 sections dans toute la France. Rien qu’à Paris, il y a plus d’une cinquantaine de foyers d’immigrés et près de 700 dans toute la France, tous totalement acquis à la cause du président Macky Sall. Nous travaillons avec ces sections. Il faut continuer à œuvrer à la base car, comme je le dis souvent, c’est avec les petites mains qu’on fait de grands travaux. En politique, comme partout ailleurs, c’est à la base qu’il faut aller chercher des forces. Ces forces nous ont permis de gagner le référendum, les élections législatives et d’inscrire en masse les Sénégalais de France sur les listes électorales. Le bilan est donc fondamentalement positif. Je suis confiant et je vais continuer à travailler pour le peuple à l’Assemblée nationale et pour le président Macky Sall avec mes bases au Sénégal et en France.

Propos recueillis par Ousmane Noël MBAYE

 

Après avoir pris acte de l’adoption de la loi sur le parrainage, jeudi dernier, par l’Assemblée nationale, le collectif de la société civile et les médiateurs ont appelé les acteurs du processus électoral, la classe politique en particulier, à mettre à profit le mois qui les séparent de l’examen de la loi organique pour renouer le fil du dialogue et rétablir la confiance afin de trouver des consensus forts sur les modalités de mise en œuvre du parrainage.

Selon l’expert électoral Valdiodio Ndiaye, «avant d’intégrer la loi portant parrainage dans le Code électoral, le dialogue doit être renoué à l’Assemblée nationale». Pour lui, «le processus n’est pas encore achevé» et l’adoption de cette loi constitue «une opportunité de renouer le fil du dialogue avec le gouvernement qui va se présenter à l’Hémicycle, encore une fois, avec la venue du ministre de l’Intérieur pour l’intégration de cette loi dans le Code électoral». En effet, poursuit-il, «si l’on suit bien la démarche institutionnelle, c’est que le président de la République va, après l’adoption, promulguer la loi constitutionnelle. Et la suite, objectivement, c’est d’attendre le moment du passage du ministre de l’Intérieur à l’Assemblée nationale parce qu’il y a nécessité de modifier le Code électoral pour l’intégrer», a-t-il déclaré. Convaincu qu’avant la modification du Code électoral, des discussions entre les différents partis politiques doivent absolument avoir lieu», à l’issue de cette première phase, «il revient aux acteurs politiques d’initier le dialogue avec les échanges qui auront lieu à l’Assemblée nationale afin de trouver un consensus et d’avoir un document consensuel qui sera adopté», a-t-il soutenu.

Avis partagé par le président du Congad, Amacodou Diouf, selon qui, «l’histoire politique du Sénégal est émaillée de différentes controverses et autres blocages». C’est ainsi que «les acteurs politiques d’alors, pouvoir comme opposition, s’étaient tous braqués au départ, avant l’adoption du Code consensuel de 1992 actuellement en vigueur», a-t-il rappelé. Aussi, «quelles que soient la teneur des discours et les circonstances du vote de la loi portant parrainage, rien ne peut justifier que les acteurs politiques ne s’asseyent pour dialoguer. On est tenu, société civile comme religieux, d’œuvrer pour que le fil du dialogue soit renoué entre les différentes parties prenantes. Il nous revient d’asseoir un climat de dialogue, qui n’a ni de début encore moins de fin, pour un Sénégal apaisé, un Sénégal de développement», a-t-il fait savoir. Pour M. Diouf, «c’est maintenant que les choses sérieuses commencent avec la définition et la formulation des modalités des modifications qui seront apportées à la loi organique. Et c’est nous qui devons susciter le rappel des contenus du dialogue, lesquels existent», dit-il.
A sa suite, le président de l’Ong 3D, Moundiaye Cissé, a estimé que «les deux parties ont des efforts à faire». Selon lui, le chef de l’Etat, qui a encore réitéré son énième appel au dialogue, depuis Paris où il se trouve, « doit joindre l’acte à la parole », mais aussi l’opposition «doit saisir cette occasion pour poser ses doléances».

Toutefois, «si c’est bien d’utiliser un moment solennel pour appeler au dialogue», M. Cissé trouve que «cela seulement ne suffit pas». Le président doit, à son avis, « interroger le canal et le format par lequel il passe » pour ce faire. Aussi, compte tenu de « la sédimentation de la situation politique nationale qui est très forte avec ce climat préélectoral très tendu, le chef de l’Etat doit instruire ses collaborateurs ou envoyer des émissaires, d’aller rencontrer un à un les leaders des coalitions politiques, pour trouver un format adéquat au dialogue», a-t-il estimé.
Il a, en outre, appelé l’opposition, de son côté « à faire preuve d’ouverture, en acceptant de répondre favorablement à cette invitation du président de la République ».

Mamadou Lamine DIEYE

Sira Ndiaye, députée bby : «Rationaliser les partis politiques»

«Cette loi va nous permettre de rationaliser les partis politiques,d’assainir l’espace politique. Aujourd’hui, il est inacceptable, au Sénégal, avec 15 millions de Sénégalais, qu’on puisse avoir plus de 300 partis politiques. J’ai voté cette loi pour qu’on ait une démocratie de grande valeur et pour qu’on consolide davantage la démocratie. L’opposition a voulu bloquer le projet de loi alors que ce projet a été débattu pendant plus de 8 heures de temps à lacommission technique. Et malgré leur appel à l’insurrection, la population n’a pas suivi, parce qu’aujourd’hui, on a une opposition boycotteuse, une opposition indigne».

A. DIOP

 

 

Après avoir pris acte de l’adoption de la loi sur le parrainage, jeudi dernier, par l’Assemblée nationale, le collectif de la société civile et les médiateurs ont appelé les acteurs du processus électoral, la classe politique en particulier, à mettre à profit le mois qui les séparent de l’examen de la loi organique pour renouer le fil du dialogue et rétablir la confiance afin de trouver des consensus forts sur les modalités de mise en œuvre du parrainage.

Selon l’expert électoral Valdiodio Ndiaye, «avant d’intégrer la loi portant parrainage dans le Code électoral, le dialogue doit être renoué à l’Assemblée nationale». Pour lui, «le processus n’est pas encore achevé» et l’adoption de cette loi constitue «une opportunité de renouer le fil du dialogue avec le gouvernement qui va se présenter à l’Hémicycle, encore une fois, avec la venue du ministre de l’Intérieur pour l’intégration de cette loi dans le Code électoral». En effet, poursuit-il, «si l’on suit bien la démarche institutionnelle, c’est que le président de la République va, après l’adoption, promulguer la loi constitutionnelle. Et la suite, objectivement, c’est d’attendre le moment du passage du ministre de l’Intérieur à l’Assemblée nationale parce qu’il y a nécessité de modifier le Code électoral pour l’intégrer», a-t-il déclaré. Convaincu qu’avant la modification du Code électoral, des discussions entre les différents partis politiques doivent absolument avoir lieu», à l’issue de cette première phase, «il revient aux acteurs politiques d’initier le dialogue avec les échanges qui auront lieu à l’Assemblée nationale afin de trouver un consensus et d’avoir un document consensuel qui sera adopté», a-t-il soutenu.

Avis partagé par le président du Congad, Amacodou Diouf, selon qui, «l’histoire politique du Sénégal est émaillée de différentes controverses et autres blocages». C’est ainsi que «les acteurs politiques d’alors, pouvoir comme opposition, s’étaient tous braqués au départ, avant l’adoption du Code consensuel de 1992 actuellement en vigueur», a-t-il rappelé. Aussi, «quelles que soient la teneur des discours et les circonstances du vote de la loi portant parrainage, rien ne peut justifier que les acteurs politiques ne s’asseyent pour dialoguer. On est tenu, société civile comme religieux, d’œuvrer pour que le fil du dialogue soit renoué entre les différentes parties prenantes. Il nous revient d’asseoir un climat de dialogue, qui n’a ni de début encore moins de fin, pour un Sénégal apaisé, un Sénégal de développement», a-t-il fait savoir. Pour M. Diouf, «c’est maintenant que les choses sérieuses commencent avec la définition et la formulation des modalités des modifications qui seront apportées à la loi organique. Et c’est nous qui devons susciter le rappel des contenus du dialogue, lesquels existent», dit-il.
A sa suite, le président de l’Ong 3D, Moundiaye Cissé, a estimé que «les deux parties ont des efforts à faire». Selon lui, le chef de l’Etat, qui a encore réitéré son énième appel au dialogue, depuis Paris où il se trouve, « doit joindre l’acte à la parole », mais aussi l’opposition «doit saisir cette occasion pour poser ses doléances».

Toutefois, «si c’est bien d’utiliser un moment solennel pour appeler au dialogue», M. Cissé trouve que «cela seulement ne suffit pas». Le président doit, à son avis, « interroger le canal et le format par lequel il passe » pour ce faire. Aussi, compte tenu de « la sédimentation de la situation politique nationale qui est très forte avec ce climat préélectoral très tendu, le chef de l’Etat doit instruire ses collaborateurs ou envoyer des émissaires, d’aller rencontrer un à un les leaders des coalitions politiques, pour trouver un format adéquat au dialogue», a-t-il estimé.
Il a, en outre, appelé l’opposition, de son côté « à faire preuve d’ouverture, en acceptant de répondre favorablement à cette invitation du président de la République ».

Mamadou Lamine DIEYE

Sira Ndiaye, députée bby : «Rationaliser les partis politiques»

«Cette loi va nous permettre de rationaliser les partis politiques,d’assainir l’espace politique. Aujourd’hui, il est inacceptable, au Sénégal, avec 15 millions de Sénégalais, qu’on puisse avoir plus de 300 partis politiques. J’ai voté cette loi pour qu’on ait une démocratie de grande valeur et pour qu’on consolide davantage la démocratie. L’opposition a voulu bloquer le projet de loi alors que ce projet a été débattu pendant plus de 8 heures de temps à lacommission technique. Et malgré leur appel à l’insurrection, la population n’a pas suivi, parce qu’aujourd’hui, on a une opposition boycotteuse, une opposition indigne».

 

 

 

La loi sur le parrainage est fortement appréciée par les coalitions et partis politiques de la majorité. Si «Bennoo Bokk Yaakaar» la voit comme une belle initiative, la Ligue démocratique apprécie la maturité et la vigilance du peuple.

L’adoption de la loi sur le parrainage fait le bonheur des responsables de «Bennoo Bokk Yaakaar». Pour ces membres de la coalition présidentielle, c’est tout à l’honneur des députés qui, avec ce vote de la loi, viennent de doter à notre système démocratique d’un dispositif de rationalisation des candidatures à l’élection présidentielle tout en établissant une égalité parfaite entre tous les candidats. Que ces derniers soient indépendants ou portés par un parti ou une coalition de partis politiques. Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, le Secrétariat exécutif permanent (Sep) de «Bennoo» qualifie de «salutaire» une telle initiative dans la mesure où elle permet de prévenir le blocage probable de notre système électoral fortement menacé par la multiplicité des candidatures à toutes les élections. Si un tel «succès» a été possible,  selon le Sep, grâce à «l’esprit consensuel» de Moustapha Niasse et aussi à «la cohésion, la discipline et la combativité» dont a fait preuve le groupe parlementaire “Bennoo Bokk Yaakaar”.

Face à ce qu’ils qualifient d’«opposition sourde» qui a tourné le dos à tout cadre de concertation devant permettre de construire de manière apaisée les règles du jeu électoral, le Sep rappelle que cette disposition du dialogue du Président de la République ne s’est jamais estompée. «Elle s’est encore manifestée lorsque le front des organisations de la société civile a frappé à sa porte, après l’audience accordée à Alioune Tine, en sollicitant les contre-propositions de l’opposition sur les modalités d’application de la loi en vue de leur intégration dans le code électoral», renseigne le Sep de «Bennoo». Et le Sep se réjouit qu’en dépit de la «stratégie de subversion violente» dont ont fait preuve les membres de l’opposition, la maturité politique et la grande sagesse des populations ont prévalu. A ce titre, le Sep invite l’ensemble des militants à faire preuve de vigilance.

Maguette NDONG


...la Ld magnifie la maturité et la vigilance du peuple

Tout en félicitant les députés de «Bennoo» pour «la fermeté et la clairvoyance» dont ils ont fait preuve, la Ligue démocratique estime que cette posture a permis d’annihiler les tentatives de sabotage et de blocage des travaux de l’Assemblée nationale. Le Bureau politique de la Ld salue en même temps “la maturité et la vigilance” du peuple sénégalais qui a déjoué les tentatives de subversion et de déstabilisation orchestrées par opposition.

Pour Nicolas Ndiaye et ses camarades, l’opposition parlementaire est incapable de formuler une alternative crédible au projet relatif au parrainage.
Revenant sur le vote de la loi sur le parrainage, la Ld signale qu’il permettra “une rationalisation des candidatures” aux différents types d’élections. “Il était devenu impératif de mettre en place un système de sélection des listes et des candidats qui préserve nos acquis démocratiques conquis de haute lute”, lit-on dans le communiqué de la Ld.

Toutefois, la Ld lance un appel au gouvernement et aux partis politiques et pour la Société civile. Pour ces derniers, c’est une invite à faire preuve d’esprit de responsabilité en vue de construire des consensus forts et dynamiques autour du processus électoral. Et au gouvernement, la Ld appelle à créer les conditions favorables à  un dialogue fécond et inclusif  autour des modalités de mise en œuvre du parrainage. Enfin se prononant sur la relance des structures du parti, le Bureau politique a décidé de redynamiser   l’école du parti pour assurer la nécessaire formation théorique et politique notamment aux jeunes militants.

M. NDONG

 

Dethie Fall, Rewmi : «C’est une forfaiture»

«C’est inacceptable. C’est une loi constitutionnelle qui est à visée personnelle et qui est discriminatoire. Parce qu’on ne peut pas empêcher le Sénégalais qui le désire, issu d’une formation politique, de se présenter à une élection présidentielle», a décrié Déthié Fall. Avant de poursuivre : «nous regrettons cette situation très déplorable. Nous demandons au président Macky Sall de libérer les détenus politiques. Il faut respecter les autres Sénégalais dans l’exercice de leur droit constitutionnel et arrêter cette mascarade, cette forfaiture en voulant museler tous les adversaires politiques, et se doter d’un instrument politique pour écarter certains après en avoir écarté d’autres par l’instrument judiciaire», a-t-il complété.

Modou Diagne Fada, ldr yessal

«Eviter des lendemains électoraux difficiles»

«Cette loi est inopportune parce qu’elle est en train d’emballer la vie politique nationale. Elle est en train d’installer une cris epré-électorale et celle-ci préfigure d’une crise post-électorale.C’est pourquoi, il faut faire très attention et éviter à notre pays des lendemains électoraux difficiles. Nous n’en n’avons pas besoin,nous sommes dans une démocratie mûre et nous aurions dû prendre le temps de se concerter, de discuter et de permettre à tout un chacun de constater les désaccords et de les surmonter en prenant tout le temps nécessaire, quitte à renvoyer le parrainage à l’électionprésidentielle de 2024».

Amadou DIOP

 

 

Au sortir d’une audience avec le président Macky Sall, la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie (Oif) a témoigné du soutien constant du Sénégal dans l’accomplissement de la mission qui lui a été assignée lors de son élection au sommet de Dakar en 2013.

«Je pense qu’il est toujours important, dès lors qu’on a l’occasion de partager, avec les chefs d’Etat et de gouvernement, des idées autour des travaux en cours, du suivi que nous avons engagé et des programmes que nous développons. Alors que nous marchons aussi vers l’organisation du 17ème sommet de la francophonie, les éléments de bilan sont important à connaître», a déclaré Michaelle Jean, au sortir d’une audience avec le président de la République, Macky Sall, à Paris.

La secrétaire générale de l’Oif a ajouté : «il est donc bien d’en discuter et de prendre conseils sur comment peut-on consolider tout ce que l’on a su accomplir et les pérenniser d’avantage. Je rentre de Londres où j’ai été invitée à participer à la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement du Commonwealth avec qui la Francophonie coopère beaucoup et notamment parce que onze pays du Commonwealth sont membres de l’Oif et nous travaillons avec cette organisation sur beaucoup de sujets importants».

La rencontre avec le Président Macky Sall a également été l’occasion, pour Michaelle Jean, d’échanger avec le chef de l’Etat sur un grand nombre de sujets de développement notamment la lutte contre le réchauffement climatique, l’éducation, l’emploi des jeunes et le soutien à l’entrepreneuriat. «Nous avons également abordé, avec le Président Sall, des questions comme celles qui renvoient sur comment mieux avancer sur tous ces sujets et enjeux précités. J’ai également parlé, avec le président Sall, de la question sécuritaire et je peux vous dire qu’il y a une grande convergence de vue sur l’ensemble des sujets. Je n’oublie jamais la feuille de route qui m’a été confiée à Dakar, lors de mon élection par les chefs d’Etat et de gouvernement. L’appui du Sénégal est constant dans ma mission car le pays est aussi conscient de son legs historique qu’est la francophonie».

O. N. MBAYE

Quelques heures après sa libération, le leader du Grand parti, Malick Gakou, a adressé ses félicitations à ses militants. «Je voudrais, vivement et du fond du cœur, vous remercier pour le soutien affectif durant cette épreuve que nous avons partagée, dans la responsabilité et la dignité, avec toutes les composantes de la Nation. Ce faisant, je félicite mes camarades et tous nos sympathisants pour le triomphe de la démocratie et des libertés dans notre pays», a déclaré le leader du Gp. Malick Gakou dit comprendre «la souffrance et la peine face à l’incurie du régime». Cependant, a-t-il ajouté «je reste convaincu, aujourd’hui comme demain, que les valeurs profondes qui caractérisent le sens de notre engagement commun pour la République finiront par triompher de toutes les Forces d’inerties qui menacent les intérêts supérieurs de la Nation». Selon M. Gakou, le Grand parti a «démontré, à la face du monde, sa détermination à ne ménager aucun effort pour la victoire des valeurs, du progrès et du bien-être social des populations». «Cette marque de fabrique qui fonde le sens de notre engagement politique pour le Sénégal demeure le socle de nos succès futurs pour le devenir de notre pays», a ajouté Malick Gakou qui promet de revenir, «très prochainement, sur ces événements du 19 avril 2018, pour échanger sur la démarche à tenir pour la victoire».

B. DIONE

 

Après sa libération, suite à son arrestation lors des manifestations contre le parrainage, le leader de Rewmi, Idrissa Seck, a déclaré qu’il va saisir la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). « J'ai pris une initiative en direction des autres leaders de l'opposition et de la société civile pour que nous fassions bloc. Nous allons déposer un recours auprès de la Cedeao, pas sous l'angle de la violation de la Constitution, mais sous l'angle de la rupture d'égalité des citoyens devant un certain nombre de droits », a déclaré l’ancien Premier ministre lors d’un point de presse.

Le président du Conseil départemental de Thiès a estimé que la loi sur le parrainage viole les droits des citoyens. «Le fait d’ajouter à la condition de nationalité celle d'électeur est contraire au droit de chaque citoyen de participer à la gestion des affaires publiques», a-t-il dénoncé. Selon lui, cette disposition introduit une discrimination entre les citoyens inscrits sur les listes électorales et les autres qui ont la liberté de ne pas y figurer. «C'est cette discrimination là que j'entends attaquer à la Cedeao. La loi introduit donc une discrimination qui doit permettre d'aboutir à son annulation au regard des dispositions constitutionnelles sénégalaises», a ajouté  l’ancien Premier ministre qui dénonce aussi une violation de l’article 3 de la Constitution qui dispose que les partis politiques concourent à l'expression du suffrage. «Subordonner la présentation d'une candidature à l'élection présidentielle à un parrainage est en contradiction avec l'existence et le rôle des partis politiques consacrés par la Constitution. Ces violations constitutionnelles feront  l'objet de procédure en déclaration d'inconstitutionnalité, notamment devant les juridictions sous régionales», a-t-il promis.

B. DIONE

La responsable de l’Alliance pour la République,  Mme Aminata Tall, salue la maturité des sénégalais après l’adoption de la Loi sur le parrainage.  Elle estime que le parrainage qui a été voté avant-hier est « une grande avancée, pour la démocratie sénégalaise ».

Mme Tall qui est, par ailleurs, présidente du Conseil économique social et environnemental a adressé ses félicitations au « président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, et à l’ensemble des députés pour le travail satisfaisant qui a été fait en ce sens ».   

Elle a annoncé le lancement d’une campagne de parrainage citoyen au-delà de l’Apr et de la Coalition Bennoo Bokk Yaakaar, pour la réélection, en 2019, du président Macky Sall au 1er tour. Selon le communiqué publié, cette campagne de parrainage démarrera officiellement le dimanche 22 avril par une tournée dans la banlieue dakaroise.
« Une occasion, pour Aminata Tall, d’aller à la rencontre des éleveurs qui sont des acteurs incontournables de l’économie sénégalaise », souligne le texte. La présidente du Cese annonce aussi une tournée nationale avec un planning bien défini. « L’objectif est de mettre en pratique  la gouvernance participative. Cela passera par des rencontres avec les populations pour les écouter et partager avec elles les réalisations du président Macky Sall », indique le communiqué.

La présidente est d’avis que 2019 sera un moment de choix décisif pour le Sénégal. « Le peuple sénégalais, comme en 2012, fera un choix responsable, lucide, serein et cohérent en élisant, dès le premier tour, Macky Sall, président de la République à l’issue d’élections libres et transparentes pour continuer les réalisations du Plan Sénégal émergent », a-t-elle déclaré.

Babacar DIONE

 

Après l’adoption de la loi sur le parrainage, jeudi dernier, par les députés, les états-majors politiques peaufinent des stratégies pour les modalités de sa mise en œuvre dans le Code électoral. Si la majorité présidentielle s’est dit ouverte à de larges concertations pouvant aboutir à des compromis dynamiques et consensuels sur les modes opératoires qui seront déclinés dans la loi organique avant le 30 juin prochain.

Selon le président du groupe parlementaire de la majorité « Bennoo Bokk Yaakaar », Aymérou Gningue, «le président de la République a demandé un comité paritaire qui inclut les partis politiques, la société civile et les médiateurs sociaux». « L’objectif est de faire en sorte «que tout le monde se mette d’accord sur comment organiser le processus, toutes les modalités seront déclinées dans le code électoral», a-t-il poursuivi. Sous ce rapport, avant l’examen, par les députés, du projet de loi organique que le gouvernement a déjà déposé à l’Assemblée qui sera déclinée dans le code électoral, «le président de la République a souhaité, comme à l’accoutumée, une large concertation des acteurs politiques, de la société civile, des médiateurs sociaux pour qu’il y ait un large consensus sur les modes opératoires d’application de cette question centrale issue de  la décision majeure de faire parrainer les candidatures à la candidature prise ce jeudi et inscrite désormais dans la Constitution», a-t-il fait savoir. Ainsi, pour le député-maire de Mérina dakhaar, «Le président de la République et celui de l’Assemblée nationale sont toujours ouverts pour un débat sincère, inclusif où l’opposition, les médiateurs sociaux, seront parties prenantes, pour que nul n’ignore que la volonté du président est toujours de trouver un consensus autour des questions électorales».

Le ministre-conseiller chargé de la communication de la présidence de la République, El Hadj Hamidou Kassé, a confirmé cette ouverture. «Le président Macky Sall a accueilli le vote sans triomphalisme et avec beaucoup d’humilité en ce sens qu’en démocratie, il n’y a jamais eu de vainqueurs ni de vaincus», a-t-il dit. Partant de ce principe, «il a une conception inclusive de la démocratie dès lors qu’elle est la volonté populaire et la puissance du peuple. Il ne saurait y avoir une victoire d’une partie contre une autre. C’est toujours la victoire du peuple tout entier».

Mamadou Lamine DIEYE

…l’Opposition lance un front de résistance

Pour faire face à l’adoption de la loi de généralisation du parrainage, l’opposition a lancé un cadre dénommé Front de résistance démocratique sociale. Dans une déclaration publique datée du 19 avril, ce front a appelé à «la résistance sur l’ensemble du territoire jusqu’au retour de la démocratie au Sénégal».

Pour avoir « prévenu, dit et écrit qu’une modification de la Constitution portant généralisation d’un système de parrainage conçu comme unique au monde, avec seulement pour objectif l’élimination de candidats à la prochaine élection présidentielle et la réélection de Macky Sall, risquait de mettre notre pays en situation d’instabilité extrême et en feu», le Front de résistance démocratique sociale lancé par l’opposition a estimé qu’en sus, «de nombreuses structures de la société civile, des personnalités marquantes de ce pays, notamment religieuses ont appelé au retrait de ce projet de loi et à la recherche d’un consensus entre tous les acteurs politiques susceptibles d’être concernés», le Président Macky  Sall «est resté sourd à tous ces appels». Selon les leaders de l’opposition, le Président Sall a préféré voyager en France et «suivre de très loin les conséquences désastreuses de ses décisions». Aussi, poursuit la note, «ce que nous craignions s’est produit aujourd’hui, et personne ne doit penser que les choses vont s’en tenir là».
Considérant que c’est l’ensemble du pays qui est concerné  par cette loi portant parrainage comme en attestent toutes ces «places Soweto», ceux qui croient que «ce mouvement de résistance nationale va s’arrêter après le vote de la loi se trompent». Elle va se poursuivre «contre une loi inique, contre une violation de notre constitution et contre tous ceux qui veulent nuire aux intérêts du Sénégal». Pour la bonne et simple raison que «le peuple du Sénégal a atteint un degré de maturité qui lui fait désormais refuser tout recul démocratique». Avec la centaine de personnes arrêtées dont des leaders politiques, les dizaines de blessés sur ordre du Président Sall, «le Front résistance démocratique sociale confirme son appel à la résistance sur l’ensemble du territoire jusqu’au retour de la démocratie au Sénégal».
A son combat initial, «s’ajoute celui qui devra aboutir à la libération de tous les citoyens arrêtés». Cela passe par le refus des citoyens de «l’instauration d’une dictature au Sénégal» qui «est désormais le sens de notre combat», conclut le texte.

M. L. DIEYE

 

Avec le vote de la nouvelle loi sur le parrainage, l’Apr parle d’une nouvelle étape franchie dans la consolidation de l’Etat de droit. A ce titre, elle félicite le chef de l’Etat, les députés ainsi que le peuple sénégalais.

Au lendemain du vote de la loi sur le parrainage par l’Assemblée nationale, l’Alliance pour la République ne tarit pas d’éloges pour les députés. Et plus particulièrement pour le Groupe parlementaire «Bennoo Bokk Yaakaar». Car, selon un communiqué du porte-parole national de l’Apr, Seydou Guèye, l’adoption de cette loi est d’une «pertinence incontestable» qui conforte notre démocratie et la sacralisation de la fonction présidentielle, clé de voute de nos institutions. Pour l’Apr, avec cette nouvelle loi constitutionnelle, la démocratie sénégalaise vient de franchir «une étape supplémentaire» dans la consolidation de l’état de droit, la rationalisation de la vie politique par l’affirmation de la double responsabilité citoyenne dans la qualification des candidats à l’élection présidentielle.

Saluant le dépassement et la maturité dont ont fait preuve les députés, malgré «les tentatives de blocage» pour retarder l’échéance, l’Apr marque aussi son admiration au président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse qui aura fait montre d’un «sens élevé de la responsabilité» et du respect des règles de la démocratie au cours des travaux. Parallèlement, l’Apr renouvelle son  «soutien indéfectible», au Président Macky Sall  dans son œuvre de consolidation démocratique initiée depuis le référendum du 20 mars 2016 qui a installé le Sénégal dans le monde des démocraties modèles. C’est pour cela que les apéristes estiment que cette loi ouvre, incontestablement, «une nouvelle séquence» qui consacre le pouvoir des citoyens à travers l’institution du parrainage intégral  à tous les niveaux de la compétition électorale.

Seydou Guèye rappelle, dans le texte, que ce souci d’équité et de transparence participe d’une rationalisation des candidatures et d’une clarification du jeu politique. «Et c’est tout le sens de la mise œuvre des recommandations de la Commission technique de revue du code électoral (Ctrce) mise en place dans la concertation politique voulue par le président Macky Sall à l’occasion des travaux de lancement du dialogue politique national, le 28 mai 2016», explique-t-on dans le texte.
Enfin, l’Apr salue la maturité du peuple sénégalais, appelle tous les militants, responsables et membres des partis alliés (...) à partager, avec le peuple sénégalais, les fondements et éléments essentiels de cette loi, qui honore notre pays.

Maguette NDONG

 

Le président de la République s’est prononcé, hier, sur l’adoption de la loi sur le parrainage. C’était au sortir de sa rencontre avec le président français, Emmanuel Macron. «Nous avons voté une loi portant sur la révision de la Constitution. Tout le monde n’a pas été d’accord, naturellement l’opposition n’a pas voulu prendre part au dialogue qui a précédé ce vote. Depuis décembre 2017, le ministre de l’Intérieur a réuni la classe politique, celle qui voulait être là », a rappelé le Président Sall.

Selon le Président, l’opposition a estimé qu’elle ne prenait pas part à cette discussion. «En l’absence de consensus, nous avons proposé une révision qui a été votée par la majorité et, en démocratie, ce sont des choses qui se comprennent», a-t-il affirmé avant d’ajouter : «maintenant, comme je l’ai dit à l’opposition, non seulement nous a réduit par nous-mêmes le seuil qui avait été fixé, mais nous sommes prêts à discuter des modalités. S’il y a des inquiétudes pour l’opposition, nous sommes ouverts et disposés à voir avec elle comment donner toutes les garanties nécessaires à un accord sur cette loi ».

Il a affirmé avoir reçu la société civile pour dire sa disposition à la laisser mettre en place une commission paritaire qui réfléchira et discutera des principes. «C’est absurde de dire que c’est une violation du secret du vote. Le parrainage existe au Sénégal depuis 1963. Lors de référendum 1963, la Constitution disposait que pour être candidat, il fallait avoir le parrainage de 50 citoyens dont 10 députés», a rappelé le chef de l’Etat. «Ensuite, ça a évolué à partir de 1992 dans la Constitution actuelle en son article 29, on a instauré le système du parrainage citoyen mais uniquement pour les candidats issus de la société civile, c’est-à-dire les candidats dits indépendants», a-t-il ajouté.

Macky Sall a souligné que pour les partis politiques, il ne leur était demandé rien du tout. «Nous avons aujourd’hui 300 partis politiques au Sénégal au moment où je vous parle. Si l’on ne fait rien pour rationaliser les candidats, il arrivera un moment, et il n’est pas loin celui-ci, où nous serons bloqués dans l’élection. Si l’on ne rationalise pas, on n’aura plus d’élection et c’est mon rôle en tant que dirigeant d’anticiper, sinon on nous le reprochera», a insisté le président de la République.

O. Noël MBAYE

 

Sur le perron de l’Elysée, après une audience de plus d’un tour d’horloge avec son homologue français, Emmanuel Macron, le président Macky Sall est revenu sur le contenu de sa rencontre avec son collègue. «Nous avons eu un entretien avec le président Emmanuel Macron que je remercie au passage puisque j’étais en visite privée, mais il a pris le temps de me recevoir et nous avons pu faire le tour d’horizon de notre coopération bilatérale très dynamique», a déclaré Macky Sall, à sa sortie d’audience. «Nous avons aussi parlé de sujets communs liés à notre co-parrainage, de notre partenariat mondial pour l’éducation ainsi que d’autres projets en cours notamment le Train express régional (Ter) de Dakar, ainsi que d’autres projets économiques que nous avons passés en revue», a ajouté le chef de l’Etat.

Macky Sall a dit avoir échangé avec son hôte sur le soutien de la France à la lutte contre l’érosion côtière à Saint-Louis. « Les engagements du président Macron ont été immédiatement mis en œuvre. Nous sommes dans les procédures de sélection des partenaires qui doivent intervenir à Saint-Louis pour aider la Langue de barbarie à ne pas disparaître», s’est-il réjoui.

Ousmane Noël MBAYE

 

Le président de la République, Macky Sall, sera l’hôte de son homologue Emmanuel Macron, aujourd’hui. Les deux personnalités vont « échanger longuement sur la coopération fructueuse entre la France et le Sénégal ».  Avant de rencontrer le président français, Macky Sall qui est arrivé à Paris mardi dernier, a des journées très remplies. Celles-ci sont rythmées par des audiences. Des militants de l’Alliance pour la République ainsi que les alliés de la coalition, “Bennoo Bokk Yaakaar” ont été reçu par le chef de l’Etat. Macky Sall a aussi eu des rencontres avec des autorités françaises, des opérateurs économiques et d’autres investisseurs qui veulent s’installer au Sénégal.

Macky Sall condamne les manisfestations au Consulat du Sénégal

Le Président Macky Sall a condamné les manifestations qui ont eu lieu devant le Consulat du Sénégal à Paris. Il a rappelé que les contradictions politiques peuvent s’exercer mais pas dans la violence.
Le Président de la République a demandé aux Sénégalais de la diaspora d’être ferme dans leur conviction et dans leur  travail pour continuer à faire briller la bonne étoile du Sénégal dans le monde. «L’on a voulu faire croire aux Français qu’on pourrait empêcher le Président de la République en visite dans ce gite d’être dans une quiétude. Ils ont même voulu agresser le consulat du Sénégal», a déploré le chef de l’Etat. Au delà des députés et du peuple sénégalais, le président de la République a rendu un vibrant hommage aux Sénégalais de France et à tous ceux qui ont fait le déplacement d’Italie, du Benelux, de Bruxelles, de Belgique, de Londres, du Luxembourg, de l’Allemagne, du Portugal, de l’Espagne et même spécialement du Sénégal pour leur forte mobilisation à faire face aux détracteurs qui ont voulu entacher l’image de notre pays en occident. Il a salué «l’engagement des femmes, des jeunes, des cadres et des responsables politiques notamment les membres de la coalition “Bby” qui ont été à la hauteur du défi pour éviter que l’image de notre pays soit écornée par des gens qui ont voulu transposer sur un sol extérieur des contradictions internes qui existent dans tous les pays et dans toutes les démocraties».

Ousmane Noël MBAYE

L’adoption du projet de loi sur le parrainage par la majorité s’est faite dans la douleur. Il aura fallu près de 8 tours d’horloge, hier, avant que cette loi ne soit votée. Fustigeant la non-ouverture de débats, les députés de l’opposition ont boudé la salle.

En dépit du climat délétère et de la vive tension qui a eu lieu à l’hémicycle, les députés ont  finalement adopté le projet de loi N°13/ 2018 portant révision de la Constitution. Avec 119 voix pour, le quorum des 3/5 des suffrages exprimés, c’est-à-dire 72 voix était atteint. Les parlementaires (exceptés les députés de l’opposition qui ont quitté la salle avant le vote), viennent de faire entrer le Sénégal dans une nouvelle étape démocratique. «C’est un nouveau départ pour notre pays», a commenté le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, au terme de cette session plénière qui aura duré 7 heures et demie. Pour lui, le Sénégal qui est respecté partout dans le monde pour sa démocratie et pour ses alternances successives, devait réparer une incohérence dans son système électoral, avec la rationalisation des partis politiques, actuellement au nombre de 320. Par rapport à la nouvelle loi sur le parrainage, le Garde des Sceaux signale que c’est une particularité des grandes démocraties du monde. Et le Sénégal ne fait que s’adosser à cette évolution du monde.

Seulement, le vote du projet de loi 13/2018 portant sur le parrainage ne s’est pas fait de tout repos. Les incidents que l’on craignait durant la séance ont bel et bien eu lieu. Et ce dès le début de la séance plénière.
   Tout est parti de la demande d’ajournement de la séance faite par le président du groupe parlementaire des Libéraux et démocrates, Me Madické Niang, évoquant le motif de verrouillage, par la Constitution, des modalités d’élection du président de la République. Et sur cette base, il a demandé que ce projet de loi sur le parrainage soit soumis au référendum avant d’être adopté. Dans son argumentaire,  l’avocat a aussi évoqué l’article 4 de la Constitution qui doit être, selon lui, modifié avant d’adopter le projet de loi.

Un argumentaire balayé d’un revers de main par Seydou Diouf président de la commission des Lois de l’Assemblée nationale et le rapporteur Yeya Diallo. « Vous demandez l’ajournement de la séance sur quelle logique ?”, lui demande le député de Rufisque avant de répondre : « En réalité, il n’y a pas de logique. Dans les assemblées, c’est une technique de blocage parlementaire qui vous motive plutôt ». Soumise au vote, la question préalable de Me Madické Niang est rejetée par 127 voix contre et 26 pour.

« Compromis trouvé »
Avant Madické Niang, son homologue Aïssata Sabara avait aussi soulevé une question préalable. Mais la majorité a trouvé que toutes ces questions ne sont que de la diversion et une tentative de l’opposition de faire retarder la séance. Alors que le président Moustapha Niasse pensait que le débat était sur la question, le député libéral Toussaint Manga se lève brusquement et se dirige sur le prétoire. Il est suivi par Ousmane Sonko, Madické Niang et Woré Sarr, Abdou Lahat Mbacké, etc. S’en est suivi une vive altercation entre les députés de la majorité et ceux de l’opposition. Surgi de nulle part, un député balance un coup de poing.

La tension monte d’un cran. Abdou Mbow, Moustapha Cissé Lô et Bougazelli tentent de faire descendre leurs collègues de l’opposition du perchoir. Mais Toussaint Manga reste figé. Ousmane Sonko se retrousse les manches, puis enlève sa veste, Woré Sarr et sa collègue de la Diaspora Mame Diarra  haussent le ton. Tout cela se passe sous le regard médusé du ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, et son collègue du Travail, Samba Sy.

Le tohu-bohu créé par cet incident va pousser le président de l’Assemblée nationale à demander une suspension de séance. Il appelle en même temps les deux présidents de groupes parlementaires, Aymérou Gningue, Me Madické Niang, le représentant des députés non-inscrits et le président de la commission des Lois Seydou Diouf. L’entretien va durer plus longtemps que prévu, mais au finish, le président Moustapha Niasse parle d’un «compromis trouvé» par les deux parties. Mais, c’était sans compter sur la détermination des députés de l’opposition à bloquer les travaux.

L’opposition boude le vote
Dans son intervention, Cheikh Abdoulaye Dièye évoque une «loi discriminatoire qui ramène le Sénégal dans les ténèbres de la monocratie». Moustapha Guirassy estime qu’avec le vote de cette loi, sans faire prévaloir le consensus, les députés vont détruire les fondamentaux de notre pays. «Seuls les grands hommes sont capables de consensus», avance Aïssata Tall Sall disant ne pas comprendre l’entêtement de la majorité de n’avoir pas donné suite aux demandes de retrait formulées par Mgr Benjamin Ndiaye et par l’association des imams qui ont demandé le retrait de la loi. «Nous n’avons pas dit qu’il faut annuler ce projet, mais plutôt de le retirer. Faisons le pour le seul bien non pas du président Macky Sall mais du peuple», argue la mairesse de Podor. Par rapport à cette question sur le consensus, Seydou Diouf rappelle à ses collègues de l’opposition la réunion en commission où ils avaient tous exprimé librement leur point de vue sur la question.

Ismaïla Madior Fall se veut clair : «Il n’y aucun texte constitutionnel qui soit passé par consensus. Et cela est valable dans les grandes démocraties. Lorsque le consensus n’est pas obtenu dans un pays, c’est la loi de la majorité qui prime». Qu’à cela ne tienne, le leader du Pur, El Hadj Issa Sall dégage en touche et souligne que la loi est «inopportune, paradoxale, inapplicable et dangereuse». Pour montrer son opposition à ce projet de loi, le jeune libéral Toussaint Manga, du haut du perchoir, déchire le texte. Une provocation suprême. Face à ce que le président Moustapha Niasse appelle « un climat d’incompréhension et d’énervements » qui risquait de compromettre les débats, il demande une nouvelle suspension de séance. Au retour, alors qu’une centaine de députés s’étaient inscrits pour les débats, Moustapha Cissé Lô propose à ses collègues de voter la loi sans débat. Il sera appuyé par Aymérou Gningue et les autres ont suivi. La loi sur le parrainage est adoptée.

Aly DIOUF, Maguette NDONG, Amadou DIOP (textes),
Mbacké BA et Ndèye Seyni SAMB (photos)

Le responsable de l’Alliance pour la République à Kolda, Abdoulaye Bibi Baldé, a souligné, hier, que le gouvernement sera toujours ouvert pour échanger avec l’opposition sur la loi relative au parrainage, après l’examen du projet portant révision de la Constitution notamment sur les modalités d’application du texte.

« On est pris par les délais. La loi sur le principe du parrainage peut être votée. Les modalités peuvent être discutées à travers d’autres décrets. Il faut que l’opposition revienne à la table et accepte de négocier ». C’est en ces termes que le ministre de la Communication et de l’Economie numérique, Abdoulaye Bibi Baldé, a commenté l’actualité politique marquée par le projet de loi sur le parrainage qui sera voté aujourd’hui. Le maire de Kolda, qui s’entretenait avec le journal « Le Soleil » et l’Agence de presse sénégalaise (Aps), a rappelé que le président de la République a montré toute son ouverture par rapport au pourcentage d’1 % arrêté dans le projet de loi soumis à l’Assemblée nationale. « Comme l’opposition refusait le dialogue, le gouvernement a estimé qu’1% était correct. Si le principe du parrainage est accepté par l’opposition, le Chef de l’Etat, Macky Sall, est ouvert pour revoir le pourcentage », a-t-il expliqué. Le ministre de la Communication a souligné que depuis deux ans, le gouvernement appelle au dialogue, mais une partie de l’opposition n’a pas répondu. « Les dernières élections législatives nous ont rattrapées et tout le monde est maintenant conscient que ce n’est pas matériellement possible d’organiser un scrutin avec plus de 40 candidats. Chacun a jugé nécessaire qu’il faut revoir les modalités », a fait remarquer le ministre.

Abdoulaye Bibi Baldé a appelé tous les Sénégalais à assumer, chacun en ce qui le concerne, leur part de responsabilité. « Ce pays nous appartient. Nous devons le protéger pour faire en sorte qu’il soit stable et que le dialogue et la démocratie soient vécus à tout moment dans le respect des lois et des règlements. Personne n’a intérêt à ce que notre pays soit dans une situation chaotique », a-t-il lancé. Au regard du maire de Kolda, « Il faut que l’opposition et le pouvoir assument leur rôle qui est de faire en sorte que les citoyens vivent dans un pays démocratique où chacun s’exprime librement ». Il estime que c’est ce qui a été le cas jusqu’là. Sauf que : « Le président de la République a initié un dialogue depuis longtemps avec l’opposition. Depuis deux ans, il appelle au dialogue. Une frange de l’opposition a refusé de répondre ».

Approfondir la démocratie
Selon le ministre, le gouvernement travaille dans le sens d’approfondir la démocratie. « Le parrainage est le moyen le plus démocratique pour rationaliser les candidatures. Il y avait d’autres mécanismes. On pouvait porter la caution à un niveau élevé, mais cela n’est pas élégant. La caution était à 6 millions. On l’a porté à 65 millions en 2007 pour rationaliser les candidatures », défend A. B. Baldé. Il rappelle que cela avait suscité un tollé indescriptible dans le pays. « Les Sénégalais aiment la justice. Le seul critère financier ne devait pas prévaloir dans un régime démocratique », argue le ministre de la Communication. Il avance : « L’autre aspect est de faire le parrainage intégral. On veut généraliser le parrainage pour rationaliser les candidatures ». Sur la même ligne, le responsable politique relève que le parrainage s’adresse aux citoyens. « On pouvait le maintenir et faire en sorte que les élus soient les parrains. Cela ne serait pas très démocratique puisque les élus sont déjà colorés. Et les partis indépendants seraient dans des difficultés. Le fait de permettre aux citoyens d’être les parrains est plus démocratique. Ce sont les citoyens qui vont qualifier les candidats. C’est cela qui consolide la démocratie dans notre pays », juge le ministre de la Communication. Il trouve que le Sénégal est un pays démocratique. « Le président de la République, Macky Sall, a renforcé la démocratie par son ouverture au dialogue, le consensus qu’il a cherché avec l’opposition. Chaque Sénégalais doit s’assumer et savoir qu’on n’a pas le droit d’installer ce pays dans une situation chaotique », lance le ministre. Pour lui, « L’opposition est dans son rôle. Elle appelle à une mobilisation. Ceux qui pensent qu’il faut soutenir le rejet de loi peuvent se mobiliser dans le calme, la sérénité tout en respectant les lois et règlements du pays ».

Le gouvernement a expliqué aux citoyens les avantages d’un tel mécanisme. « On ne peut pas avoir une soixantaine de candidats à la présidence de la République. Si chaque candidat a trois minutes de temps d’antenne dans ce cas de figure, on aura 300 minutes. Il n’y aura pas de lisibilité. Rester 300 minutes pour écouter les programmes n’est pas facile. Cela n’aide pas les citoyens à faire un choix juste et sérieux », avertit, Abdoulaye Bibi Baldé. Il est d’avis qu’« Il faut donner à chaque citoyen la possibilité d’écouter le candidat pour se forger une opinion afin de faire un choix. La presse aura aussi des difficultés pour assurer la couverture médiatique ». Quid des manifestations prévues aujourd’hui, le ministre de la Communication prévient que l’Etat fera face à tout débordement. « Il faut que l’Etat assume son rôle pour permettre aux citoyens de vaquer à leurs occupations. Nous sommes dans un Etat de droit. Nous allons prendre toutes les dispositions pour qu’il n’y ait pas débordement. Nous demandons à chaque Sénégalais d’être responsable de ses actes».

Babacar DIONE et E. Massiga FAYE

Adji Mergane Kanouté, AMK pour les proches. Derrière cet acronyme, un raccourci dont se délectent les acteurs politiques, un bout de femme remplie d’énergie. Révélée au grand public lors de la campagne des locales de 2017, l’enfant des Hlm Bongré, un quartier résidentiel de Kaolack, a fait ses débuts à l’Assemblée nationale aux législatives de 2017 où elle est élue sur la liste nationale de Bennoo Bokk Yaakaar (Bby), la coalition électorale majoritaire. Produit du mouvement associatif kaolackois, cette diplômée en communication-marketing va apporter un vent de fraîcheur à l’hémicycle. Omniprésente dans les travaux de commissions techniques, visible en plénière, ce pilier de Macky2012, ne chôme pas au sein de la représentation parlementaire.Revendiquant avec fierté son statut de femme et ses origines Saloum-Saloum, elle multiplie les initiatives dans les deux directions. Forum des Forces vives de Kaolack, pour recueillir les préoccupations des acteurs régionaux au lendemain de son élection comme député et projet de centre d’activités féminines à Bongré, AMK ne renie pas ses origines. Au passage, on oublierait presque qu’elle est une des rares femmes chef de parti, en l’occurrence l’Union pour le développement du Sénégal (Uds/A). Ne vous avisez pas à la considérer comme une formation politique de seconde zone, elle vous en voudra à vie !

Vous avez été élue députée pour la présente législature, comment avez-vous accueilli cette nouvelle fonction ?
J’ai accueilli ma nouvelle fonction avec beaucoup d’humilité et de fierté car c’est tout un honneur de représenter tout un peuple. J’ai été investie sur la base de la confiance de son excellence le président Macky Sall et élue par les populations. Dès lors ma mission est de servir le peuple sénégalais dans l’institution parlementaire.

Vous avez initié une nouvelle démarche pour cette fonction avec des concertations avec les forces vives de Kaolack, pourquoi cette nouvelle façon de faire ?
J’ai initié un forum qui m’a permis de recueillir les préoccupations des populations de ma base pour les porter dans les débats lors des commissions techniques, commissions des finances et lors des plénières. J’ai eu à échanger avec toutes les forces vives de Kaolack, paysans, artisans, les femmes, les jeunes, les hôteliers, le personnel de santé etc. …Le forum m’a permis d’exposer leurs réelles préoccupations devant les ministres concernés.

En quelque 6 mois de législature, quel bilan faites-vous de votre présence à l’Assemblée nationale ?
Je tire un bilan satisfaisant de cette première expérience parlementaire. Je me suis rendue compte que la mission du député est noble car étant un acteur du changement par un argumentaire qui peut généralement pousser les autorités ou le ministre concerné à prendre en compte certaines préoccupations populaires, qui, au préalable, n’étaient pas prises en compte.Ma plus grande satisfaction, en tant que parlementaire, en bonne Saloum, est la levée de la taxe sur l’exportation de l’arachide mais également la mission envoyée par les autorités à l’ile de Diogue, en Casamance, après que j’eus porté un plaidoyer lors du passage du Premier ministre pour la déclaration de politique générale.

Cela démontre que le président Macky Sall est à l’écoute de son peuple.Les questions d’actualité soulevées par les députés de la majorité devant le Premier ministre, après le boycott injustifié de nos collègues de l’opposition, ont été pertinentes et opportunes et ont suffisamment démontré que nous avons une Assemblée nationale de rupture avec des députés de qualité.

Vous avez un projet de centre d’appui aux femmes dans le quartier de Bongré, où enêtes-vous dans la mise en place ?
Le projet de centre d’activités va permettre de réaliser le concept « Une Femme, un Métier », qui permettra à la femme de Kaolack de s’adonner au métier de son choix.

Avec la pouponnière de Bongré et le village Sos vous avez apporté votre aide, pourquoi le choix de ces deux structures dans vos actions sociales ?
Je suis un pur produit du mouvement associatif. J’étais dans le développement et le social bien avant d’embrasser la politique. Je suis la présidente du Réseau national femmes &développement mais également je suis la présidente de l’association Protect Children Taxawu Khaleyi qui lutte contre les violences ; abus et abus sexuels sur les enfants.Je suis Domou Bongré, c’est un quartier où je suis née, j’ai grandi et fais toutes mes humanités. Ce quartier abrite une pouponnière et le village d’enfants Sos ou j’ai eu mon certificat d’études primaire à l’école Sos Hermann Gmeiner.La pouponnière de Bongré était prise en charge par les espagnols et depuis leur retrait, elle fait face à d’énormes problèmes de subsistance. Les pensionnaires qui sont des bébés généralement abandonnés manquent du lait, des couches, des habits…..Le village d’enfants Sos a toujours accueilli des enfants orphelins, des enfants abandonnés, des enfants dont les parents vivent dans des situations précaires. Le village d’enfants Sos n’a plus de partenaires et la perte du père fondateur Hermann Gmeiner est fortement ressentie. Je lance un appel pour que les bonnes volontés et la fondation Servir le Sénégal puissent voler au secours de la pouponnière de Bongré et du Village d’Enfants Sos.

Comment avez-vous vécu la levée de l’immunité parlementaire de votre collègue Khalifa Sall ?
Je l’ai vécue avec beaucoup de sérénité et de responsabilité car j’ai toujours soutenu que le député maire Khalifa Sall a besoin d’un procès pour prouver son innocence en tant que leader politique avec des ambitions présidentielles.

Le maire de la ville de Dakar a été condamné à 5 ans fermes pour détournement de deniers publics, mais du côté de l’opposition, on évoque un procès politique contre un adversaire du président Macky Sall, partagez-vous cette analyse ?
Le procès n’est pas un procès politique. Le maire Khalifa Sall n’a jamais nié ce qui lui est reproché par la justice. Par conséquent, une décision de justice a été donnée et nous devons la respecter. Au Sénégal, la séparation des pouvoirs est une réalité. Notre justice est indépendante. Par ailleurs, en cas de condamnation définitive, nous sollicitons, du président Macky Sall, une grâce présidentielle pour le maire Khalifa Sall comme il a eu à le faire dans un passé récent pour Karim Wade.

Autre point de divergence entre la majorité et l’opposition, la généralisation du parrainage. Vos commentaires?
Je suis foncièrement d’accord pour le parrainage citoyen qui, à mon avis, est pertinent et opportun. Cela éviterait, à coup sûr, les candidatures fantaisistes, qui décrédibilisent les élections. LeSénégal est un pays respectable et qui se respecte.Nous devons éviter, à tout prix,le scénario des élections législatives avec 47listes. Par ailleurs, le parrainage par les élus en ce qui concerne les conseils départementaux ou mairies des communes, devrait être évité à tout prix car ce serait discriminatoire dans la mesure oùla plupart des conseils départementaux et des mairies sontcontrôlés par la coalition Bennoo BokK Yaakaar.

Vous êtes plus connue comme membre de Macky 2012, plutôt comme chef de parti ! Est-ce à dire que votre formation politique n’existerait que sur le papier ?
Notre formation politique, Union pour le développement du Sénégal (Uds/A), est dans une coalition, d’abord « Macky2012 » puis Bennoo Bokk Yaakaar. Dans la mesure où notre candidat, pour les élections présidentielles, est le candidat Macky Sall, nous n’avons pas besoin de nous singulariser en tant que parti politique. Il faut,parfois, s’oublier pour l’intérêt général. Nous avons, pour le moment, un seul parti qui est la coalition Bennoo BokK Yaakaar et un seul leader le président Macky Sall, car nous avons choisi librement de l’accompagner dans sa mission de faire du Sénégal un pays émergent. Nous travaillons continuellement à la massification de notre formation politique pour justement consolider le Bennoo Bokk Yaakaar pour une coalition forte, gage de victoire,dès le 1er tour, de l’élection présidentielle de 2019.

Propos recueillis par Elimane FALL

Ils comptent se mobiliser aujourd'hui devant l'assemblée nationale pour sonner la résistance. Dans un manifeste signé par une quinzaine de responsables de de l’opposition, ces derniers se sont engagés à unir leurs forces pour maximiser les chances de contrecarrer le vote de la loi sur le parrainage. Les responsables de ce nouveau front ont relevé des pièges dans le projet de loi sur le parrainage. "Si un électeur signe pour deux candidats différents, tous ces deux candidats sont éliminés", a relevé Mamadou Guèye leader du mouvement Neneen qui voit dans cette loi un piège dans lequel, si on n’y prend garde, des candidats risquent de tomber. Pour ce candidat malheureux aux élections municipales dans la commune de Djeddah Thiaroye Kao, la loi sur le parrainage traduit une volonté manifeste du pouvoir d'écarter des adversaires. Ce qui lui a fait dire que c'est le moment de sonner la mobilisation et de faire preuve d'engagement et de détermination pour faire en sorte que cette loi ne soit pas votée à l'hémicycle.

A en croire les responsables du front "Bagn na", le régime actuel a déjà réussi à imposer un passage en force d'une réforme constitutionnelle faisant que les cinq ans promis au peuple par le Chef de l’Etat n'ont pas finalement respectés. En outre, ils ont souligné les insuffisances notées dans le déroulement des élections législatives à travers lesquelles, ils croient savoir que le pouvoir est conscient que son camp est minoritaire. "On comprend à travers cette initiative que le pouvoir continue à accélérer sa stratégie d'élimination systématique de ses adversaires les plus crédibles. Après la condamnation et l'exil de Karim Wade, la justice est à nouveau instrumentalisée pour liquider des adversaires politiques", lit-on dans le manifeste.

Abdou DIOP

Pour le président chinois, « L’histoire humaine nous enseigne que l’ouverture mène au progrès et que le repli sur soi conduit à la régression ». Xi Jinping s’exprimait lors du Forum de Boao pour l’Asie. Il en a profité pour réaffirmer la politique d’ouverture de la Chine.

« Une Asie ouverte et innovante pour un monde plus prospère ». Tel est le thème de l’édition 2018 de la Conférence annuelle du Forum de Boao pour l’Asie qui s’est tenue du 8 au 11 Avril dans la province chinoise de Hainan. Le Forum de Boao pour l’Asie est calqué sur le modèle du Forum de Davos. Axé sur l’Asie et tourné vers le monde, il a été, depuis sa création, un espace d’échanges enrichissants. Il a avancé beaucoup de « propositions de Boao » de grande valeur, contribuant activement à bâtir des consensus en Asie, à faciliter la coopération, à promouvoir la mondialisation économique et à construire une communauté de destin pour l’humanité. « L’histoire humaine nous enseigne que l’ouverture mène au progrès et que le repli sur soi conduit à la régression. La réforme et l’innovation sont des moteurs fondamentaux des progrès de l’humanité. Ceux qui rejettent la réforme et refusent l’innovation finiront par perdre leur place dans le monde contemporain et dans l’histoire », dit le président chinois Xi Jinping dans son discours d’ouverture. Dans son entendement, « la mondialisation économique est une tendance irréversible de notre temps ».

C’est grâce à la réforme et à l’ouverture que la province de Hainan est née et est devenue prospère. En 40 ans, rappelle le président Xi Jinping, Hainan s’est transformée d’une île reculée et sous-développée en une des régions les plus ouvertes et les plus dynamiques de la Chine, réalisant des succès remarquables dans le développement économique et social. Il précise qu’Hainan, par son développement, est en effet un témoin important des quatre décennies de réforme et d’ouverture de la Chine. Les réformes en Chine ont commencé en 1978, sur initiative du président Deng Xiaoping. Aujourd’hui, la Chine est la deuxième économie mondiale, le plus grand producteur industriel du monde, le plus grand pays en termes d’échanges commerciaux de biens et le premier détenteur de devises au monde. Le PIB a augmenté en moyenne d’environ 9,5% par an et le volume de son commerce extérieur de 14,5% par an.

Hainan symbole de l’ouverture
Selon les critères actuels de l’Onu, plus de 700 millions de Chinois se sont débarrassés de la pauvreté au cours des 40 dernières années. Le pays a adhéré à l’Omc, a développé des initiatives comme les Brics et « La Ceinture et la Route ». Depuis plusieurs années consécutives, il contribue à hauteur de 30% de la croissance mondiale.

« Quatre décennies de réforme et d’ouverture nous ont fourni beaucoup d’enseignements précieux, dont le plus important est que tout pays et toute nation désireux de réaliser leur redressement doivent suivre la logique de l’histoire et le courant de l’époque dans leur processus de développement », a soutenu le président chinois qui se questionne sur l’avenir de la Chine et celui de l’humanité dans un « monde complexe et changeant ».

Le monde, poursuit-il, est marqué par le courant impétueux de la paix, le développement et de la coopération, de l’ouverture et de l’interconnexion, de la réforme et de l’innovation. Conscient du fait que l’arrogance et l’égoïsme ne mènent qu’à l’impasse et que le développement pacifique et la coopération permettent d’aboutir à des résultats bénéfiques pour tous, Xi Jinping, estime que « Notre monde est devenu un village planétaire où nos intérêts sont étroitement liés, et nos progrès économiques et sociaux sont de plus en plus interconnectés. Pour promouvoir la prospérité et le développement communs, nous n’avons pas d’autres choix que de renforcer la connectivité et d’accélérer le développement intégré ».

Aly DIOUF

Les jeunes de la coalition Bennoo bokk yaakaar se sont prêtés à leur tour à une lecture «attentive» du déroulement des élections législatives dernières, avant de soutenir qu’au regard de la trajectoire électorale de notre pays, la question du parrainage pour tous les candidats à l’élection présidentielle est devenue, aujourd’hui, incontournable. «C’est dans ce sens que la coordination des jeunes de Bby s’engage, dès aujourd’hui, à faire le tour des autorités religieuses et coutumières, des associations et mouvements de masse, de toutes les personnalités pour récolter, au moins, 2 millions de signatures pour le candidat de notre coalition pour sa réélection dès le premier tour», ont-ils informé, par la voix de leur coordinateur national, Zator Mbaye. Revenant au  parrainage, ils ont indiqué qu’il demeure une nécessité absolue devant nous permettre de rétablir l’équité entre les acteurs et de rationaliser les candidatures. Ils ont réaffirmé, en outre, en conférence de presse, hier, qu’il était question de mettre fin à la discrimination entre les candidats des partis politiques et les candidats indépendants.

Amadou DIOP

Dakar abritera la conférence internationale de la 9ème assemblée du mouvement mondial pour la démocratie autour du thème principal : «Construire des partenaires stratégiques pour le renouveau démocratique ». A cette occasion, plus de 350 acteurs de la démocratie, des universitaires…venant de plus de 100 pays à travers le monde sont attendus.

La 9ème assemblée du mouvement mondial pour la démocratie qui aura lieu à Dakar du 06 au 09 mai, sera un prétexte pour revisiter la démocratie qui est aussi un long processus jamais achevé. Selon la directrice du groupe consultatif, Il y aura plus de 350 activistes de la démocratie, des praticiens, des universitaires, des donateurs venant de plus de 100 pays à travers le monde. « Cette rencontre sera un grand pari, une opportunité pour partager et faire partager nos expériences», a souligné Adjaratou Wakha Aidara Ndiaye, directrice exécutive du groupe consultatif.

Elle a indiqué que « l’assemblée offrira non seulement une occasion opportune pour nous auto-évaluer, mais qu’elle donnera également un espace pour construire des relations plus solides avec de nouveaux partenaires pour défendre la démocratie dans le monde ». Quant au choix porté sur le Sénégal, «c’est en raison de notre lutte pour la démocratie. Le Sénégal est un modèle de stabilité, d’alternance pacifique. Et le modèle sénégalais sera revisité à cette occasion. C’est un modèle qu’on peut mettre en exergue», a, de son côté, déclaré Penda Mbow, historienne et présidente du "mouvement citoyen". Aussi, «le Sénégal est un pays à soutenir absolument pour que ce modèle soit la locomotive en Afrique. La démocratie est, aujourd’hui, partout menacée à travers le monde.

Dakar va être un tournant sur la réflexion pour que l’Afrique soit à la croisée des chemins de la démocratie », a-t-elle renchéri, exhortant les autorités à s’impliquer dans la réussite de l’évènement. « C’est un travail qui fera du Sénégal le centre de la démocratie mondiale », a-t-elle affirmé.

Tout au plus, les acteurs se pencheront, entre autres, au-delà du thème central, sur la promotion des normes démocratiques à côté des valeurs traditionnelles, sur la construction des partenariats intersectoriels et trans-générationnels «pour affirmer l’universalité des valeurs démocratiques fondamentales, en renforçant les réseaux régionaux et internationaux pro-démocratiques».

Amadou DIOP

Le rassemblement prévu, aujourd’hui, sur la Place Soweto, par les leaders de l’opposition pour manifester contre le vote du projet de loi sur le parrainage est interdit.

L’arrêté d’interdiction a été notifié, hier, par le préfet de Dakar, Alioune Badara Samb, aux demandeurs. Dans ledit arrêté, il est clairement indiqué que « le rassemblement déclaré par Messieurs Ibrahima Diaw, Assane Bâ et Birane Barry, au nom de la structure dénommée front démocratique et social (Fds), et programmé le jeudi 19 avril 2018, de 9 heures à 15 heures, à la place Soweto, devant l'Assemblée nationale » est interdit. Motifs évoqués par l’autorité : la violation de l'arrêté numéro 007580/Mint/Sp du 20 juillet 2011 (Ndlr: l'arrêté Ousmane Ngom), menaces de troubles à l'ordre public, risques d'infiltration par des individus, risques d'affrontements entre personnes appartenant  à des camps opposés, mais aussi entrave à la libre circulation des personnes et des biens. Par conséquent, toute violation de cette mesure « sera punie des peines prévues par la loi », précise l'arrêté.

M. NDONG

...LES COMMERÇANTS APPLAUDISSENT
Autour d’un rassemblement, tenu hier, au rondpoint Sandaga, les marchands ambulants, regroupés dans le mouvement « And aar » Sénégal, ont lancé un cri du cœur, demandant au gouvernement d’assurer leur sécurité. Le porte-parole du jour, Omar Dramé, s’explique : «Nous n’avons rien à voir avec le parrainage. Chaque fois qu’il y a une manifestation, nos parents nous appellent de partout, car ils se disent inquiets. C’est une perte énorme, un manque à gagner ». Selon lui, ceux qui s’activent ne sont mus que par leurs propres intérêts. Prenant la parole, Habibou Diop du mouvement « Le réveil du citoyen » et vendeur de pièces détachés est allé plus loin en ces termes. « Les marcheurs n’ont qu’à se rendre à Diamniadio ou ailleurs pour s’indigner. Des marches de ce genre nous font perdre des millions, car il existe près de 400 cantines. Le travail des chauffeurs de taxi, de transports en commun est paralysé. Les restauratrices subissent un sacré coup. Nous demandons aux Sénégalais de ne pas se rendre à cette marche qui va les exposer », a-t-elle averti.

Serigne Mansour Sy CISSE

...À MBACKÉ, LA POLICE DISPERSE DES MANIFESTANTS
C’est aux environs de 20 heures qu’une dizaine de jeunes gens ont barré la route et brulé des pneus sur l’axe Mbacké – Touba. La manifestation,  de l’avis du commissaire Diédhiou qui est intervenu avec les éléments de la police de Mbacké, n’a pas duré. A l’arrivée des forces de l’ordre, les jeunes ont jeté des projectiles et les limiers ont répondu avec des lacrymogènes qui ont dispersé les manifestants.

Le commissaire révèle que sur les petites affiches  qu’ils portaient, on pouvait lire : « Non au parrainage ». Une course-poursuite a permis d’arrêter certains d’entre eux, et les éléments de la police de Mbacké étaient encore sur les lieux, pour veiller au grain.

Mamadou DIEYE


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