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Politique (4648)

La Rencontre des acteurs et mouvements pour l’émergence (Rampe) salue la décision de l’État d’instituer le parrainage à l’élection présidentielle. Selon Hamady Dieng, leader de ce mouvement proche de la Mouvance présidentielle, le parrainage va renforcer la crédibilisation des candidatures. «Si, en effet, un candidat ne peut réunir 1 % d’un fichier à priori, il est inutile, pour lui, de prétendre diriger le Sénégal», a déclaré M. Dieng. Le leader de la Rampe qui était face à la presse, hier, a souligné que «la société civile épouse cette démarche de renforcement de la crédibilité de la candidature».

Il a rejeté les propos de l’opposition qui dénonce une «manipulation de données». «Nous voyons manifestement que l’opposition a simplement peur», a dit Hamady Dieng qui a invité l’opposition à aller «vers les Sénégalais en lieu et place des marches dont les motifs sont loin de rencontrer l’adhésion des populations».

S’agissant de la crise scolaire, le leader de la Rampe a dit qu’il «appartient au Président de la République, suite aux ministres et au Premier ministre, d’entrer directement en contact avec le monde syndical enseignant en recevant les membres et en communiant avec eux pour solidifier cet élan de construction de l’école de l’émergence».

Babacar DIONE

 

Le gouvernement du Sénégal, «consterné» par les tirs de missiles des rebelles Houtis du Yemen sur l’Arabie Saoudite, survenus dans la nuit du 25 au 26 mars dernier, a réaffirmé sa solidarité à l’égard du royaume saoudien.
«C’est avec une profonde consternation que le gouvernement du Sénégal a appris les tirs de sept missiles balistiques effectués par les rebelles houtis du Yemen en direction de l’Arabie Saoudite dans la nuit du 25 au 26 mars 2018», souligne un communiqué du ministère sénégalais des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur daté d’hier. Suite à ces actes, le Sénégal  condamne « avec la plus grande fermeté cet acte hostile du groupe Houtis qui constitue une menace réelle à la stabilité de la région», poursuit la note.  En outre, il «réaffirme son soutien au Royaume d’Arabie Saoudite», conclut le texte.

M. L. DIEYE

 

Le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Oumar Guèye, a profité de la rencontre qu’il a eue, mardi dernier, avec les femmes du Marché central aux poissons de Pikine pour lister les réalisations du régime actuel. Il a estimé que le Président Macky Sall a réalisé un bilan inédit. Le ministre a révélé que huit autres projets sont montés pour les femmes qui vont bientôt bénéficier de financements au titre de l’entrepreneuriat rapide ou du Fonds koweitien.

Oumar Guèye s’est attelé à rappeler les réalisations du Chef de l’État Macky Sall. «Dans le cadre de l’entrepreneuriat rapide, un milliard est allé aux femmes du secteur de la pêche, un milliard également aux mareyeurs et pêcheurs du Sénégal», a-t-il avancé. Non sans préciser les efforts du régime actuel dans la stabilisation de la fourniture d’électricité. «Maintenant, on ne parle plus de délestage contrairement au régime précédent au cours duquel, le courant ne cessait de couper sans cesse. Le régime d’alors avait mis cent milliards au titre du Plan Takkal sans réussir à éclairer quoi que ce soit», a-t-il ajouté.

Une manière pour le ministre de souligner l’augmentation à hauteur de 700 mégawatts de notre capacité de production faisant qu’elle est maintenant suffisante. En termes de réalisation d’infrastructures, Oumar Guèye a indiqué que Macky Sall a un actif jamais égalé par ses prédécesseurs. «Nous avions 32 km d’autoroute, aujourd’hui, nous ne sommes pas loin d’atteindre les 200 kilomètres», a-t-il soutenu. Dans le même ordre, le ministre a affirmé que l’agriculture au Sénégal a enregistré des performances jamais obtenues. «1,411 million de tonne d’arachide, production record de riz (1 million de tonnes), horticulture (plus de 100.000 tonnes d’exportation)», a-t-il rappelé. «Dans le domaine de l’élevage, on peut noter l’érection du mur de clôture d’une longueur de 125 km au ranch de Dolly avec la construction de forages et de lieu de pâturage pour les animaux (bœufs), la subvention de l’aliment de bétail», a-t-il poursuivi.

Dans le domaine de la pêche, il a mentionné que Macky Sall a mis 20 milliards de FCfa qui ont permis de subventionner les propriétaires de pirogue de bénéficier d’une subvention d’un million en cas d’achat d’un moteur de pirogue. Dans le même ordre, il a cité la construction de quais de pêche. Comme celui de Soumbédioune, Yoff, Pointe Sarène, Ngaparou, Potou, Bargny, etc. «La pose de la première pierre d’un nouveau quai de pêche a déjà eu lieu à Mboro et bientôt ce sera au tour de Ndangane Sambou», a révélé le ministre. En outre, les aires de transformation renfermant chacune une infirmerie, une garderie d’enfants, une salle de réunion  et des fours vont éviter aux femmes transformatrices les fumées qui sont dangereuses à la respiration.

«Le prix du gasoil est de 497 FCfa alors que le gasoil se vend à 595 FCfa. Chaque année, le Président Macky Sall met huit milliards pour l’achat de carburant destiné aux pirogues», a-t-il dit. Dans le même registre, il a évoqué les Bourses de sécurité familiale et les forages qui, selon lui, poussent comme des champignons dans le monde rural où les pistes de production sont aussi réalisées au titre du Pudc. De même que le Promovilles, le Puma, entre autres programmes adossés à la bonne gouvernance. Et quid de l’éducation? «De l’indépendance à 2012, 150 milliards de FCfa ont été dépensés dans l’éducation. Alors que de 2012 à aujourd’hui, plus de 400 milliards de FCfa ont été dépensés dans l’enseignement supérieur sans compter l’enseignement à la base et l’enseignement moyen secondaire», a-t-il conclu.

Abdou DIOP

 

Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne et les membres du gouvernement font face aux députés cet après-midi. Une rencontre avec les parlementaires qui entre dans le cadre des questions d’actualité adressées aux membres du gouvernement. C’est toujours l’occasion, en pareille circonstance, pour les députés des différents groupes (Majorité, opposition et non alignés) d’interpeller le chef du gouvernement et ses ministres sur plusieurs questions qui agitent le pays. Ce n’est pas la première fois que Mahammed Boun Abdallah Dionne et ses ministres se prêtent à un tel exercice puisque, auparavant, le Premier ministre sénégalais s’est, à trois reprises, présenté aux députés pour discuter des questions de l’heure. La première séance s’est déroulée le 12 mars 2015 (quatre mois après sa déclaration de politique générale), ensuite, il est revenu à l’hémicycle le 27 octobre 2016 puis le 18 mai 2017.

M. NDONG

...L’OPPOSITION VA BOYCOTTER LA SÉANCE
Hier, lors de la rencontre organisée par le Groupe parlementaire «Liberté et démocratie» avec l’implication d’autres députés non-inscrits, l’opposition parlementaire a décidé de boycotter la séance de questions au gouvernement, d’aujourd’hui.

L’opposition dénonce un manque de respect du gouvernement à l’égard de l’Assemblée nationale et un non-respect de ses engagements pris devant l’institution parlementaire. Me Madické Niang qui a présidé la rencontre avec la presse a, d’emblée, indiqué que c’est l’opposition significative, la «vraie opposition» qui se retrouve autour de la table parce que le Sénégal vit une situation grave. «Nous avons décidé de ne pas participer à la rencontre de demain (aujourd’hui) avec le Premier ministre. Parce que c’est un simulacre de débat démocratique dans la forme et dans le fond.

L’opposition ne dispose que de 12 mn dont 9 mn pour le groupe «Liberté et démocratie» et 3 mn pour les non-inscrits sur 120 mn de temps de parole», a-t-il dit. Il a poursuivi : «nous avons décidé de ne pas y participer pour marquer notre désapprobation à tout ce qui se fait». «Les questions orales, les questions d’actualité et les questions écrites sont la preuve d’un dynamisme parlementaire qui n’existe pas au Sénégal. Le gouvernement a plongé le pays dans une situation difficile sur le plan économique et financier. Le gouvernement a mis le pays dans une situation sociale et sécuritaire des plus difficiles», a-t-il argumenté. Pour le professeur El Hadj Issa Sall, le processus électoral est complètement escamoté partant des commissions d’inscription, des commissions spéciales, aux commissions de retrait de cartes et ce fameux parrainage. Déthié Fall constate que «l’heure est plus que grave. Ce parrainage est une chose catastrophique pour notre pays. Le président veut utiliser l’instrument politique pour écarter certains candidats de la course à l’élection présidentielle».

De l’avis de Mamadou Diop Decroix, «le Sénégal a cessé d’être un pays démocratique depuis quelques années». «Ce pays a déraillé du point de vue de son système démocratique. Nous allons rester ensemble et nous battre sur l’essentiel», a-t-il alerté.

Amadou DIOP

Le président Macky SALL a réuni le Conseil des ministres, hier, mercredi 28 mars 2018 à 11h, au Palais de la République.

Entamant sa communication autour de la célébration de la Semaine sainte, le Chef de l’État exprime sa solidarité à la communauté chrétienne et sollicite, en ce temps de carême, des prières ferventes, pour la paix et la concorde nationale.

Abordant la matérialisation de sa vision pour le développement inclusif, participatif, solidaire et durable du Sénégal, le président de la République remercie les Sénégalaises et les Sénégalais pour leur confiance et leur soutien, six (6) ans après son élection, le 25 mars 2012, à la magistrature suprême, avec plus de 65 % des suffrages exprimés.

Ainsi, le Chef de l’État réitère son engagement constant à ne ménager aucun effort pour le rayonnement démocratique ainsi que l’émergence du Sénégal, dans le cadre constructif et dynamique d’une gouvernance sobre, vertueuse et transparente.

A cet égard, le président de la République renouvelle sa détermination à raffermir les liens de confiance avec les citoyens de toutes les tranches d’âge, afin de poursuivre, autour de l’intérêt national exclusif, notre œuvre collective visant à consolider une nation prospère dans l’unité, la solidarité, l’équité, la justice sociale, la stabilité et la paix.

Poursuivant sa communication autour de la sécurité des populations, de la protection des enfants et des groupes sociaux vulnérables, le Chef de l’État invite le gouvernement à déployer toutes les mesures appropriées, en vue de rechercher et d’arrêter, dans les meilleurs délais, les auteurs des actes criminels commis et leurs complices qui seront sévèrement punis par la loi.

En outre, le Chef de l’État invite tous les acteurs concernés à renforcer la mobilisation sociale, l’information et la sensibilisation en vue des changements de comportements durables en termes de prévention de la maltraitance.

Enfin, le président de la République attache particulièrement du prix à la protection des enfants et à leur plein épanouissement dans les familles et la société et rappelle au gouvernement l’urgence d’évaluer et de renforcer les dispositifs de mise en œuvre de la Stratégie nationale de protection de l’enfance.
Abordant, l’amélioration de l’encadrement des Sénégalais de l’extérieur, le Chef de l’État salue leur contribution remarquable au développement du Sénégal et marque toute sa solidarité ainsi que sa compassion à nos compatriotes vivant à l’étranger, suite aux meurtres inacceptables et aux violences de toute nature dont ils sont victimes.

Ainsi, le président de la République réaffirme son engagement à mener toutes les actions requises, en vue d’élucider les conditions de décès de nos compatriotes dans certains pays dont les autorités ont été instamment saisis à cet effet. En outre, le Chef de l’État invite le gouvernement, nos missions diplomatiques et consulaires notamment, à prendre toutes les mesures préventives nécessaires, afin d’assurer le recensement et le suivi adéquats de nos compatriotes dans les pays de séjour.

Par ailleurs, appréciant la présentation du rapport 2017 du Conseil économique social et environnemental, le président de la République félicite Madame la présidente, les honorables conseillers, membres du Conseil économique, social et environnemental, ainsi que l’administration de l’institution pour le travail de qualité accompli depuis sa mise en place en avril 2013 et demande au Premier ministre de prendre en charge toutes les recommandations du rapport présenté, dans le cadre de la formulation et du suivi - évaluation des politiques publiques.

Le président de la République a terminé sa communication par le suivi de la coopération et des partenariats et son agenda diplomatique.

Le Premier ministre a axé sa communication autour des réalisations majeures, le suivi du dialogue avec les organisations syndicales avant de rendre compte de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture économique nationale et internationale.

Le ministre de l’Agriculture de l’Équipement rural a rendu compte du suivi de la campagne de commercialisation arachidière et de la préparation de la prochaine campagne agricole.

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a rendu compte des travaux du 8ème Forum mondial tenu à Brasilia.

Le ministre de la Femme, de la Famille et du Genre a rendu compte de la participation du Sénégal à la 62ème session de la commission de la condition de la femme de l’ONU qui s’est tenue du 12 au 23 mars 2018 à New York.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le conseil a adopté :

Projet de loi modifiant la loi n°2002-08 du 22 février 2002 abrogeant et remplaçant certaines dispositions de la loi n°81-52 du 10 juillet 1981 portant Code des Pensions civiles et militaires de retraite ;

Projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Centre de formation professionnelle et technique ;

Projet de décret portant création du Certificat d’aptitude aux fonctions de professeur de collège d’enseignement moyen en éducation physique et sportive (Capcem-eps).

NOMINATIONS
Au titre des mesures individuelles, le président de la République a pris les décisions suivantes :

Monsieur El Hadji Tanor GNING, inspecteur de l’éducation populaire, de la jeunesse et des sports, précédemment directeur de cabinet du ministre de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Francophonie, est nommé Secrétaire général du ministère de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Francophonie ;

Madame Arame TOP, sociologue, est nommée directeur de l’encadrement de l’économie sociale et solidaire au ministère de l’Économie solidaire et de la Microfinance ;

Monsieur Mbassa SENE, Administrateur civil, précédemment adjoint au gouverneur de la Région de Thiès, chargé des affaires administratives, est nommé adjoint au gouverneur de la région de Kaolack, chargé des affaires administratives, poste vacant ;

Monsieur Hamet Tidiane THIAW, administrateur civil, précédemment adjoint au gouverneur de la région de Tambacounda, chargé des affaires administratives, est nommé adjoint au gouverneur de la région de Diourbel, chargé des affaires administratives, en remplacement de Monsieur Ahmadou Coumba NDIAYE, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Hamdy MBENGUE, administrateur civil, précédemment adjoint au gouverneur de la région de Louga, chargé des affaires administratives, est nommé adjoint au gouverneur de la région de Thiès, chargé des affaires administratives, en remplacement de Monsieur Mbassa SENE, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Ahmadou Coumba NDIAYE, administrateur civil, précédemment adjoint au gouverneur de la région de Diourbel, chargé des affaires administratives, est nommé adjoint au gouverneur de la région de Tambacounda, chargé des affaires administratives, en remplacement de Monsieur Hamet Tidiane THIAW, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Jean Paul Malick FAYE, administrateur civil, précédemment adjoint au gouverneur de la région de Kaolack, chargé du développement, est nommé adjoint au gouverneur de la Région de Kédougou, chargé des affaires administratives, en remplacement de Monsieur Abou SOW, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Mbaye DIONE, administrateur civil, précédemment adjoint au gouverneur de la région de Diourbel, chargé du développement, est nommé adjoint au gouverneur de la région de Ziguinchor, chargé des affaires administratives, poste vacant ;

Madame Ndèye Aïssatou Oumar Tabara TOURE, administrateur civil, précédemment adjoint au gouverneur de la région de Dakar, chargé du développement, est nommé adjoint au gouverneur de la région de Dakar, chargé des affaires administratives, poste vacant ;

Monsieur Sahite FALL, administrateur civil, précédemment adjoint au gouverneur de la région de Saint-Louis, chargé du développement, est nommé adjoint au gouverneur de la région de Fatick, chargé des affaires administratives, poste vacant ;

Monsieur Souleymane NDIAYE, administrateur civil, précédemment adjoint au gouverneur de la région de Matam, chargé du développement, est nommé adjoint au gouverneur de la région de Louga, chargé des affaires administratives, en remplacement de Monsieur Hamdy MBENGUE, appelé à d’autres fonctiMadame Ngoné CISSE, administrateur civil, précédemment adjoint au gouverneur de la région de Sédhiou, chargé du développement, est nommée adjoint au gouverneur de la région de Thiès, chargé du développement, poste vacant ;

Monsieur Khadim HANNE, administrateur civil, précédemment adjoint au gouverneur de la région de Kédougou, chargé du développement, est nommé adjoint au gouverneur de la région de Saint-Louis, chargé du développement, en remplacement de Sahite FALL, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Latyr NDIAYE, administrateur civil, précédemment adjoint au gouverneur de la région de Ziguinchor, chargé du développement, est nommé adjoint au gouverneur de la région de Sédhiou, chargé du développement, en remplacement de Madame Ngoné CISSE, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Baboucar Moundor NGOM, administrateur civil, précédemment en service à la direction générale de l’administration territoriale, est nommé adjoint au gouverneur de la région de Kaolack, chargé du développement, en remplacement de Monsieur Jean Paul Malick FAYE, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Modou NDIAYE, administrateur civil, précédemment en service au ministère de l’Intérieur, est nommé adjoint au gouverneur de la région de Dakar, chargé du développement, en remplacement de Madame Ndéye Aïssatou Oumar Tabara TOURE, appelée à d’autres fonctions ;

Monsieur Abou BA, administrateur civil, adjoint au préfet du département de Dakar, est nommé adjoint au gouverneur de la région de Kédougou, chargé du développement, en remplacement de

Monsieur Khadim HANNE, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Babacar NIANG, administrateur civil, précédemment en service à la direction générale de l’administration territoriale, est nommé adjoint au gouverneur de la région de Ziguinchor, chargé du développement, en remplacement de Monsieur Latyr NDIAYE, appelé à d’autres fonctions ;

Madame Diégui NGOM, administrateur civil, précédemment en service à la direction générale de l’administration territoriale, est nommée adjoint au gouverneur de la région de Matam, chargé du développement, en remplacement de Monsieur Souleymane NDIAYE, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Sidy Sarr DIEYE, administrateur civil, précédemment en service à la direction générale de l’administration territoriale, est nommé adjoint au gouverneur de la région de Diourbel, chargé du développement, en remplacement de Monsieur Mbaye DIONE, appelé à d’autres fonctions.

L’ancien maire de Dakar a été inhumé, hier, à Yoff Mbélélane, après la levée du corps à l’Hôpital principal, en présence d’une foule nombreuse. Le Premier ministre qui transmettait les condoléances du Chef de l’État, a déclaré que Macky Sall lui a dit que « c’est un homme qui incarnait la République ».

Le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, représentant le Chef de l’État, de nombreux ministres et anciens dignitaires, chefs religieux et coutumiers, ont assisté au dernier hommage rendu au grand commis de l’État.
C’est à 10 heures 09 minutes que le cercueil a été déposé devant l’assistance porté par un détachement du bataillon hors rang de l’armée sénégalaise. La sonnerie aux morts retentit pour l’hommage à la Nation à un haut gradé de la Gendarmerie et ancien magistrat. Ils étaient tous là, les officiers généraux, officiers supérieurs de l’Armée, de la Gendarmerie, son corps d’origine, les anciens magistrats, hauts fonctionnaires, parlementaires, anciens ministres, le grand Serigne de Dakar, Abdoulaye Makhtar Diop, l’imam ratib, Pape Alioune Moussa Samb, de simples citoyens, tous pour rendre un dernier hommage à celui qui a servi plus de 60 années le pays.

Au nom du Président de la République, Macky Sall, en mission à Kigali, il revenait au Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, de rendre un vibrant hommage à celui que le Chef de l’État a qualifié «d’homme d’État qui incarnait la République». «Nous rendons hommage, aujourd’hui, à l’un des grands éminents serviteurs de la Nation, d’où la présence du gouvernement, de l’Assemblée nationale, du Conseil économique, social et environnemental, de la Justice et des Forces armées », a dit le Premier ministre. Il a révélé : «lorsque nous avons appris la triste nouvelle, en pleine réunion avec les syndicats de la santé, le Président de la République nous a dit que s’il avait à choisir quelqu’un qui incarnait l’État, ce serait le président Mamadou Diop».

Mahammed Boun Abdallah Dionne est revenu sur ses différents passages à la Gendarmerie, à la Justice, à l’Exécutif et au Législatif. Officier supérieur, a-t-il dit, il a incarné une certaine sagesse et une adhésion au concept Armée-Nation si cher au Président Senghor. Sur les qualités de l’ancien maire et ministre, le Premier ministre a cité le cas de l’actuel ministre Diène Farba Sarr, jeune étudiant revenu de France, 48 heures après, il l’avait rencontré devant son domicile à Fann pour lui dire qu’il voulait intégrer l’administration, alors que les deux hommes ne se connaissaient pas. Mamadou Diop, alors ministre de la Santé publique, le reçoit et créa  séance tenante un poste budgétaire qui lui permit de devenir fonctionnaire et plus tard Directeur de l’administration générale et de l’équipement (Dage). Le représentant du Cese dans son oraison funèbre a souligné que le décès du conseiller Mamadou Diop a coïncidé avec la remise du rapport de la mandature 2013-2018 qu’il a coordonné minutieusement.

Au nom de la famille, Dame Médoune Guèye, beau-frère est revenu sur les grandes qualités du défunt avant de remercier le Chef de l’État et son Gouvernement. Pour sa part, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, neveu du défunt, Abdoulaye Diouf Sarr, a remercié l’assistance et tous ceux qui se sont mobilisé depuis l’annonce de la nouvelle.
A la suite des messages, c’est Serigne Mbacké Thiaw Laye qui a prié pour le repos de l’âme de l’ancien maire de Dakar.

El. H. Abdoulaye THIAM

 

La décision prise par le président Macky Sall de faire parrainer les candidatures à l'élection présidentiel par au moins 1% des inscrits du fichier électoral, a ouvert un grand débat au Sénégal, dans la classe politique et dans l'opinion publique. Si certains l'approuvent en y voyant un moyen de limiter les candidatures à un nombre raisonnable, d'autres, par contre, estiment qu'il s'agit d'une atteinte à la liberté et à la démocratie. Professeur de droit constitutionnel et ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Ismaïla Madior Fall apporte, dans cette interview, des éclairages sur la question.

Quel sens faut-il donner à cette innovation qu’est le parrainage des candidatures à la présidentielle ?
En réalité, il n'y a pas de grande nouveauté avec ce projet de révision.  Le principe du parrainage citoyen de candidatures est introduit depuis 1991(loi n° 91-46 du 6 octobre 1991) dans la Constitution pour la présidentielle et dans le code électoral pour les législatives et depuis 2017 pour les locales. Il est jusque-là exigé aux candidatures indépendantes et non aux candidats investis par les partis. Pour la présidentielle, par exemple, les candidats doivent accompagner leur candidature par les signatures de 10.000 électeurs domiciliés dans 6 régions au moins à raison de 500 au moins par région. Résultat au Sénégal, n’importe qui, pourvu qu’il dispose du montant du cautionnement, peut se présenter au nom d’un parti. Au moment où les indépendants, eux, doivent surmonter la difficulté du parrainage. A l’évidence, il est plus difficile d’être candidat indépendant que candidat d’un parti ou d’une coalition de partis. Pourquoi cette discrimination à l’encontre des indépendants dans une élection qui n'est pas celle des partis mais des individus qui désirent être président de la République? Pour mettre fin à cette discrimination, le projet de révision de la Constitution étend désormais l’exigence du parrainage à tout candidat à la présidentielle et instaure ainsi l’égalité entre tous ceux qui aspirent à diriger le Sénégal. Tous les Sénégalais qui veulent faire acte de candidature, doivent être soumis aux mêmes conditions : c’est-à-dire recueillir le parrainage de 1% du fichier électoral général d’électeurs domiciliés dans 7 régions au moins, à raison de 2000 par région.

Mais, c’est quoi le problème, est-ce qu’il y a trop de candidats ?
Le 24 février 2019, le Sénégal va organiser, pour la onzième fois consécutive de son histoire, une élection présidentielle. Caractérisée de 1963 à 1973 par la candidature unique du président de la République sortant, l’élection présidentielle est, depuis la restauration du multipartisme, devenue plurielle,  ouverte et compétitive. 2 candidats en 1978,  5 en 1983, 4 en 1988, 9 en 1993, 8 en 2000, 15 en 2007 et 14 en 2012. L’augmentation progressive du nombre de candidatures aux élections successives est, sans nul doute, l’expression d’une vitalité de la démocratie sénégalaise. Cependant, une augmentation anarchique des candidatures, tel qu’on l’a vu aux dernières législatives de 2017 qui ont enregistré la participation de 47  listes, induit assurément des risques de dévoiement du principe de l’élection comme mode de dévolution du pouvoir et de désignation des gouvernants.

Pourquoi maintenant seulement cette réforme, à quelques mois de la présidentielle ?
En réalité, le président de la République avait voulu introduire le parrainage citoyen universel dans la réforme adoptée par le référendum de mars 2016. Déjà, on peut noter, avec cette réforme, la fin de la discrimination qui a consisté à permettre aux indépendants de participer à tous les types d’élection, y compris les locales (récemment aménagé dans le code électoral). Cependant, avec le nombre élevé d’innovations et quelques problèmes d’incompréhension notés à propos de quelques points, l’option avait été faite de ne pas retenir le principe du parrainage universel. Et je dois dire que les dernières législatives ont définitivement convaincu le président de la République de l’opportunité, voire de l’urgence de cette réforme. Si on laisse aux seuls partis, sans un filtrage populaire minimal, l'investiture des candidats, on peut avoir, comme aux dernières législatives, 47 voire plus de candidatures dont la grande majorité ne recueillent, au final, même pas 1% des suffrages. Avec ce que ceci implique comme risque sur la qualité de l’organisation des élections, le blocage matériel du processus électoral. Gouverner, c’est prévoir, anticiper sur les risques et prendre ses responsabilités pour sauvegarder la démocratie.

 
Pourquoi 1% des électeurs, le seuil n’est-il pas trop élevé ?
Quand on introduisait le parrainage en 1991, la population électorale du Sénégal était estimée à 2 549 699 électeurs (fichier présidentielle 1993), le nombre de régions à 8. Aujourd’hui, le fichier culmine autour de 6.500.000 électeurs pouvant évoluer avec la révision à 7.000.000 et le nombre de région est passé à 14. La fixation du nouveau seuil exigé tient compte de cette évolution. Une candidature incapable de recueillir 1% de parrainages du fichier électoral n’est pas pertinente. Un candidat à la présidentielle qui ne peut pas obtenir ce minimum de signatures de ses concitoyens n’a pas le droit de s’adresser à eux pendant 21 jours et briguer leurs suffrages. Il s’agira ainsi, pour chaque candidat, d’administrer la preuve d’une certaine représentativité à travers le pays pour avoir le droit de candidater à la présidentielle et d’adresser une offre politique à ses compatriotes.
 
N’est-ce pas le souci de rationalisation des candidatures pour permettre au président de ne pas faire face à plusieurs adversaires ?
Non pas du tout ! La rationalisation des candidatures ne signifie pas la réduction automatique du nombre de candidatures. La préoccupation d’une rationalisation n’est pas la quantité, mais la qualité. Si l'on a des dizaines de candidatures parrainées par les citoyens pour prendre part à la compétition, pas de problème. L’essentiel est que les candidatures ne soient pas fantaisistes ou de simples candidatures de témoignage ou encore de marketing personnel. La compétition présidentielle est trop sérieuse pour être ouverte sans limite. Avec le parrainage citoyen, il appartiendra désormais aux citoyens de décider de qui est apte à briguer leurs suffrages. Le critère décisif est ainsi l’habilitation citoyenne à candidater à la présidentielle. L’argent ne sera plus roi dans notre pays pour décider de qui va être candidat. D’où la volonté du président Macky Sall de baisser, de manière significative, le montant de la caution. Même les milliardaires devront parcourir le pays et convaincre leurs concitoyens de les investir à la candidature.

Vous dites que l’argent ne sera plus important, mais il sera à combien le montant de la caution ?
Je ne sais pas mais la volonté du président est qu’elle soit le plus faible possible parce qu’il considère malsain de sélectionner les candidatures par l’argent.

Le fait de parrainer un candidat n’induit-il pas, dans une certaine mesure, une violation du secret de vote si l’on considère que l’on vote pour celui qu’on parraine ?
Pour le secret du vote, l'argument n'est pas pertinent parce que personne ne s'est jamais intéressé à travers les présidentielles passées à qui avait parrainé tel ou tel candidat. Et puis attention! Il ne faut pas être naïf. Parrainer quelqu'un ne signifie point voter pour lui. D'ailleurs beaucoup de candidats ne parviennent pas à avoir un nombre de suffrages égal à celui des parrainages.  Par ailleurs, il convient de signaler que ceci ne semble pas être connu : la quasi-totalité des démocraties pratiquent le parrainage : soit le parrainage par des élus (députés et élus locaux) soit le parrainage citoyen. Le Sénégal a pratiqué le parrainage par les députés aux présidentielles de 1963, 1968 et 1973 et pratique le parrainage citoyen depuis 1991 pour les candidatures indépendantes. Au nom de l’égalité, le président de la République a préféré le parrainage citoyen au parrainage par les élus qui aurait favorisé le parti au pouvoir qui a plus d’élus à l’Assemblée nationale et dans les collectivités locales.

Quelle garantie pour l’opposition que des candidatures ne seront pas écartées de façon arbitraire ?
Un dispositif sera prévu dans le code électoral pour que tous les candidats à la candidature soient représentés dans l’instance chargée de la vérification des parrainages. Cependant, ce dispositif ne peut pas être prévu dans la Constitution. Il sera dans la modification du code électoral qui sera adoptée après la révision.

Ne craignez-vous pas que le vote de la loi soit un second 23 juin ?
Le 23 juin c’était une révision déconsolidante, celle-ci est une révision consolidante. Les populations ne se soulèvent jamais contre le progrès démocratique. En réalité, devant la théâtralisation dramatique du jeu politique tel qu'on l'a vu avec des dizaines de candidatures fantaisistes dont la prise en charge coûte très cher aux finances publiques et complexifie les opérations électorales (en termes de bulletins, couleurs, couverture médiatique), le parrainage est la moins mauvaise mesure voire la meilleure mesure pour assainir la compétition pour la magistrature suprême et faire progresser la démocratie sénégalaise.


Propos recueillis par Ibrahima MBODJ

 

La décision prise par le président Macky Sall de faire parrainer les candidatures à l'élection présidentiel par au moins 1% des inscrits du fichier électoral, a ouvert un grand débat au Sénégal, dans la classe politique et dans l'opinion publique. Si certains l'approuvent en y voyant un moyen de limiter les candidatures à un nombre raisonnable, d'autres, par contre, estiment qu'il s'agit d'une atteinte à la liberté et à la démocratie. Professeur de droit constitutionnel et ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Ismaïla Madior Fall apporte, dans cette interview, des éclairages sur la question.

Quel sens faut-il donner à cette innovation qu’est le parrainage des candidatures à la présidentielle ?
En réalité, il n'y a pas de grande nouveauté avec ce projet de révision. Le principe du parrainage citoyen de candidatures est introduit depuis 1991(loi n° 91-46 du 6 octobre 1991) dans la Constitution pour la présidentielle et dans le code électoral pour les législatives et depuis 2017 pour les locales. Il est jusque-là exigé aux candidatures indépendantes et non aux candidats investis par les partis. Pour la présidentielle, par exemple, les candidats doivent accompagner leur candidature par les signatures de 10.000 électeurs domiciliés dans 6 régions au moins à raison de 500 au moins par région. Résultat au Sénégal, n’importe qui, pourvu qu’il dispose du montant du cautionnement, peut se présenter au nom d’un parti. Au moment où les indépendants, eux, doivent surmonter la difficulté du parrainage. A l’évidence, il est plus difficile d’être candidat indépendant que candidat d’un parti ou d’une coalition de partis. Pourquoi cette discrimination à l’encontre des indépendants dans une élection qui n'est pas celle des partis mais des individus qui désirent être président de la République? Pour mettre fin à cette discrimination, le projet de révision de la Constitution étend désormais l’exigence du parrainage à tout candidat à la présidentielle et instaure ainsi l’égalité entre tous ceux qui aspirent à diriger le Sénégal. Tous les Sénégalais qui veulent faire acte de candidature, doivent être soumis aux mêmes conditions : c’est-à-dire recueillir le parrainage de 1% du fichier électoral général d’électeurs domiciliés dans 7 régions au moins, à raison de 2000 par région.

Mais, c’est quoi le problème, est-ce qu’il y a trop de candidats ?
Le 24 février 2019, le Sénégal va organiser, pour la onzième fois consécutive de son histoire, une élection présidentielle. Caractérisée de 1963 à 1973 par la candidature unique du président de la République sortant, l’élection présidentielle est, depuis la restauration du multipartisme, devenue plurielle, ouverte et compétitive. 2 candidats en 1978, 5 en 1983, 4 en 1988, 9 en 1993, 8 en 2000, 15 en 2007 et 14 en 2012. L’augmentation progressive du nombre de candidatures aux élections successives est, sans nul doute, l’expression d’une vitalité de la démocratie sénégalaise. Cependant, une augmentation anarchique des candidatures, tel qu’on l’a vu aux dernières législatives de 2017 qui ont enregistré la participation de 47 listes, induit assurément des risques de dévoiement du principe de l’élection comme mode de dévolution du pouvoir et de désignation des gouvernants.

Pourquoi maintenant seulement cette réforme, à quelques mois de la présidentielle ?
En réalité, le président de la République avait voulu introduire le parrainage citoyen universel dans la réforme adoptée par le référendum de mars 2016. Déjà, on peut noter, avec cette réforme, la fin de la discrimination qui a consisté à permettre aux indépendants de participer à tous les types d’élection, y compris les locales (récemment aménagé dans le code électoral). Cependant, avec le nombre élevé d’innovations et quelques problèmes d’incompréhension notés à propos de quelques points, l’option avait été faite de ne pas retenir le principe du parrainage universel. Et je dois dire que les dernières législatives ont définitivement convaincu le président de la République de l’opportunité, voire de l’urgence de cette réforme. Si on laisse aux seuls partis, sans un filtrage populaire minimal, l'investiture des candidats, on peut avoir, comme aux dernières législatives, 47 voire plus de candidatures dont la grande majorité ne recueillent, au final, même pas 1% des suffrages. Avec ce que ceci implique comme risque sur la qualité de l’organisation des élections, le blocage matériel du processus électoral. Gouverner, c’est prévoir, anticiper sur les risques et prendre ses responsabilités pour sauvegarder la démocratie.

Pourquoi 1% des électeurs, le seuil n’est-il pas trop élevé ?
Quand on introduisait le parrainage en 1991, la population électorale du Sénégal était estimée à 2 549 699 électeurs (fichier présidentielle 1993), le nombre de régions à 8. Aujourd’hui, le fichier culmine autour de 6.500.000 électeurs pouvant évoluer avec la révision à 7.000.000 et le nombre de région est passé à 14. La fixation du nouveau seuil exigé tient compte de cette évolution. Une candidature incapable de recueillir 1% de parrainages du fichier électoral n’est pas pertinente. Un candidat à la présidentielle qui ne peut pas obtenir ce minimum de signatures de ses concitoyens n’a pas le droit de s’adresser à eux pendant 21 jours et briguer leurs suffrages. Il s’agira ainsi, pour chaque candidat, d’administrer la preuve d’une certaine représentativité à travers le pays pour avoir le droit de candidater à la présidentielle et d’adresser une offre politique à ses compatriotes.

N’est-ce pas le souci de rationalisation des candidatures pour permettre au président de ne pas faire face à plusieurs adversaires ?
Non pas du tout ! La rationalisation des candidatures ne signifie pas la réduction automatique du nombre de candidatures. La préoccupation d’une rationalisation n’est pas la quantité, mais la qualité. Si l'on a des dizaines de candidatures parrainées par les citoyens pour prendre part à la compétition, pas de problème. L’essentiel est que les candidatures ne soient pas fantaisistes ou de simples candidatures de témoignage ou encore de marketing personnel. La compétition présidentielle est trop sérieuse pour être ouverte sans limite. Avec le parrainage citoyen, il appartiendra désormais aux citoyens de décider de qui est apte à briguer leurs suffrages. Le critère décisif est ainsi l’habilitation citoyenne à candidater à la présidentielle. L’argent ne sera plus roi dans notre pays pour décider de qui va être candidat. D’où la volonté du président Macky Sall de baisser, de manière significative, le montant de la caution. Même les milliardaires devront parcourir le pays et convaincre leurs concitoyens de les investir à la candidature.

Vous dites que l’argent ne sera plus important, mais il sera à combien le montant de la caution ?
Je ne sais pas mais la volonté du président est qu’elle soit le plus faible possible parce qu’il considère malsain de sélectionner les candidatures par l’argent.

Le fait de parrainer un candidat n’induit-il pas, dans une certaine mesure, une violation du secret de vote si l’on considère que l’on vote pour celui qu’on parraine ?
Pour le secret du vote, l'argument n'est pas pertinent parce que personne ne s'est jamais intéressé à travers les présidentielles passées à qui avait parrainé tel ou tel candidat. Et puis attention! Il ne faut pas être naïf. Parrainer quelqu'un ne signifie point voter pour lui. D'ailleurs beaucoup de candidats ne parviennent pas à avoir un nombre de suffrages égal à celui des parrainages. Par ailleurs, il convient de signaler que ceci ne semble pas être connu : la quasi-totalité des démocraties pratiquent le parrainage : soit le parrainage par des élus (députés et élus locaux) soit le parrainage citoyen. Le Sénégal a pratiqué le parrainage par les députés aux présidentielles de 1963, 1968 et 1973 et pratique le parrainage citoyen depuis 1991 pour les candidatures indépendantes. Au nom de l’égalité, le président de la République a préféré le parrainage citoyen au parrainage par les élus qui aurait favorisé le parti au pouvoir qui a plus d’élus à l’Assemblée nationale et dans les collectivités locales.

Quelle garantie pour l’opposition que des candidatures ne seront pas écartées de façon arbitraire ?
Un dispositif sera prévu dans le code électoral pour que tous les candidats à la candidature soient représentés dans l’instance chargée de la vérification des parrainages. Cependant, ce dispositif ne peut pas être prévu dans la Constitution. Il sera dans la modification du code électoral qui sera adoptée après la révision.

Ne craignez-vous pas que le vote de la loi soit un second 23 juin ?
Le 23 juin c’était une révision déconsolidante, celle-ci est une révision consolidante. Les populations ne se soulèvent jamais contre le progrès démocratique. En réalité, devant la théâtralisation dramatique du jeu politique tel qu'on l'a vu avec des dizaines de candidatures fantaisistes dont la prise en charge coûte très cher aux finances publiques et complexifie les opérations électorales (en termes de bulletins, couleurs, couverture médiatique), le parrainage est la moins mauvaise mesure voire la meilleure mesure pour assainir la compétition pour la magistrature suprême et faire progresser la démocratie sénégalaise.

Propos recueillis par Ibrahima MBODJ

Dans la perspective de la 3e édition du «Trophée Babacar Ndiaye dont la remise aura lieu le 23 mai 2018 à Busan (Corée du Sud) en marge des 53es Assemblées annuelles de la Bad, le Comité de sélection  du «Africa Road Builders» lancera officiellement, le 06 avril prochain, à Kigali, les activités du Africa Road Builders pour désigner, in fine, les nominés. Une tribune qui sera mise à profit par le Jury pour rendre, de nouveau, hommage aux deux Chefs d’État Macky Sall et Paul Kagamé, lauréats de l’édition 2017 dans la catégorie «Super Prix -Grand bâtisseur». «A Kigali, nous allons rendre hommage aux deux Chefs d’État, lauréats de l’édition précédente», a dit le Commissaire général, Barthélemy Kouamé. Pour lui, ce sera l’occasion de «promouvoir le développement des routes et des transports pour toute l’Afrique». La cérémonie de lancement présidée par le journaliste sénégalais Adama Wade, sera précédée de la réunion du Comité de sélection composé de journalistes africains de différents pays avec quelque 21 médias «qui vont participer à toutes les étapes du lancement».

M. L. DIEYE

 

Le Président de la République, Macky Sall, a reçu, hier, en fin d’après-midi, les rapports du Conseil économique, social et environnemental (Cese) pour les années 2016 et 2017, ainsi que le rapport de mandature 2013-2018. Une occasion, pour le Chef de l’État, de rendre hommage au Conseil pour le travail mené dans le Plan Sénégal émergent (Pse). Le Chef de l’État s’est surtout réjoui des résultats tangibles et du rôle très opérationnel du Conseil, aussi bien sur les plans national qu’international.

«Je note, avec satisfaction, que les rapports que vous venez de me remettre, comme ceux qui les ont précédés, s’inscrivent tous, dans l’agenda et les orientations du Plan Sénégal émergent», a dit le Président Sall. Selon le Chef de l’État, ils recèlent des recommandations précieuses issues des réflexions profondes menées par des compatriotes  connus pour leur expertise dans leur domaine d’activité respectif, appuyés par une administration efficace et dévouée.
«La qualité de vos productions, a poursuivi le Chef de l’État, renseigne sur la rigueur scientifique que vous vous êtes imposée et le caractère participatif et inclusif de votre méthodologie de travail». «Cinq années après l’installation du Conseil économique, social et environnemental, je me réjouis de vos résultats tangibles et de votre rôle très opérationnel, aussi bien sur les plans national qu’international», s’est félicité Macky Sall.  

Selon lui, les rapports, par leur pertinence et leur consistance, servent non seulement à ajuster, mais aussi à parfaire les politiques publiques définies et qui sont conduites par le gouvernement. «Ainsi, au-delà de votre apport significatif à l’élaboration du Pse, vous ne cessez de vous mobiliser pour accompagner sa mise en œuvre. Vous justifiez, ainsi, toute la pertinence de ma décision, au lendemain de mon accession à la magistrature suprême, de mettre en place cette importante institution», s’est défendu le Chef de l’État.

Il a ajouté : «votre démarche, qui consiste à lire, de manière continue, tous les signaux du pays pour alerter, le cas échéant, sur des contraintes susceptibles de ralentir l’efficacité des politiques publiques et de formuler des recommandations pouvant aider à apporter les rectificatifs nécessaires, me conforte dans ce choix». «Vous avez fait preuve d’un dynamisme à nul autre pareil comme en atteste la consistance de votre bilan. Votre riche expérience, vos qualités humaines exceptionnelles, votre ouverture d’esprit et la rigueur qui vous caractérisent vous assurent une hauteur de vue vous permettant de conduire l’institution de la meilleure des manières. En un mot, Madame la présidente, vous êtes à la hauteur de votre mission», a-t-il lancé à la présidente du Cese.

Pertinence des thèmes
Revenant sur les éléments de contenus, il a noté, avec satisfaction, que les thèmes abordés dans les différents rapports rivalisent de pertinence. «L’étude sur l’agrobusiness et l’agriculture familiale a fini de montrer que la cohabitation pacifique de ces deux systèmes de production est possible. Il est important de rappeler que la stabilité du Sénégal sur les plans politique, social et économique ainsi que la qualité de son code des investissements, le rendent attrayant aux yeux des investisseurs sont bien pris en compte», a encore ajouté le Chef de l’État. Il s’est réjoui de l’arrivée, au Sénégal, de la Société japonaise Kagome, le plus grand producteur de jus de légume au Japon, et le 2ème producteur mondial de tomate en témoigne.

«Il nous reste donc à consolider cette cohabitation en veillant à ce que le développement de l’agrobusiness contribue à renforcer l’agriculture familiale», a indiqué M. Sall tout en se félicitant particulièrement, de la précision avec laquelle l’étude sur la « sécurité énergétique dans notre pays par un approvisionnement sûr et au meilleur coût » a été menée. Un sujet qui occupe une place importante dans la hiérarchie de ses priorités.

Vous incarnez l’image du Sénégal qui travaille

«Mon option de promouvoir le mix-énergétique et tant d’autres efforts hardis dans la gouvernance du secteur ont favorisé la baisse du prix de l’électricité, la sécurité dans l’approvisionnement, la stabilité du réseau et l’accélération de l’électrification rurale avec l’installation de parcs solaires dans divers endroits du pays», a souligné le président de la République.

Le Chef de l’État s’est appesanti sur d’autres avis portant sur des sujets judicieusement choisis, minutieusement étudiés dans les domaines de l’environnement, de l’éducation, de la santé, de l’emploi, du tourisme, de l’artisanat, de la culture, des technologies, de l’économie et des finances, des sports, de la pêche, de l’élevage, du commerce, de l’industrie (Pme – Pmi), de la protection sociale, etc. «Vous me donnez mille et une raisons de dire à haute et intelligible voix que le Conseil économique, social et environnemental incarne l’image du Sénégal qui travaille. Heureusement que le gouvernement et l’ensemble des institutions du pays peuvent légitimement tenter de vous disputer cette palme, c’est dire que le Sénégal travaille», a martelé Macky Sall.

Il a encore poursuivi : «Le Sénégal travaille et le Sénégal avance, si l’on veut bien prendre en compte la levée du plafond d’endettement imposé par le Fmi ;  la hausse de la production de riz qui a dépassé le cap du million de tonnes en 2017; la hausse de la production en fruits et légumes ; la lutte contre l’enclavement (les nouvelles autoroutes, les nouvelles  pistes de production, la construction de plusieurs ponts à travers le pays, la prochaine mise en service du

Ter Dakar – Diamniadio – Aibd, ...); sans oublier, sur le plan de la solidarité nationale, la délivrance de 50.000 cartes d’égalité des chances par année à des personnes souffrant de handicap ; la Cmu, la gratuité des soins pour les enfants de 0 à 5 ans et les porteurs de maladies chroniques, ce qui, par ailleurs, rejoint vos recommandations sur la protection sociale, ainsi que les multiples réalisations du Pudc améliorant, de manière évidente, les conditions de vie des populations rurales, pour ne citer que ceux-là». «Le but ultime des politiques que j’ai mises en place, est de construire un pays prospère et solidaire, un Sénégal émergent où chaque citoyen peut aspirer à des conditions de vie meilleures», a confié le Chef de l’État aux Conseillers.

«En faisant le bilan d’étape, je peux dire que l’apport du Conseil écon à la réalisation de cet immense chantier est inestimable. Soyez-en remerciés. Ensemble, nous sommes au service exclusif des populations et nous sommes à leur écoute», a insisté Macky Sall. «Vous avez compris l’importance de mieux rapprocher nos activités des populations. A cet effet, je voudrais saluer l’organisation des journées portes ouvertes du Cese et le partage des résultats de vos travaux à travers les régions dans le partenariat stratégique noué avec la plateforme des acteurs non-étatiques. C’est une excellente chose de montrer, dans tous les coins du pays, les réflexions menées pour aider le gouvernement à mieux répondre aux attentes des populations», s’est félicité le Chef de l’État.

Elhadj Abdoulaye THIAM

 

Les députés sont convoqués en séance plénière le jeudi 29 mars 2018 à 16 heures, annonce un communiqué de la direction de la communication de l’Assemblée nationale. Selon le document, l’ordre du jour porte sur des questions d’actualités adressées au gouvernement. Comme à chaque rencontre, le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne et le gouvernement, au complet, répondront aux questions orales des députés sur des problèmes d’actualité.

 

«La sécurité est menacée, la justice est manipulée, le système éducatif s’est effondré, la santé est menacée, le chômage des jeunes est massif». Ce sont là des propos d’Idrissa Seck, le président du parti «Rewmi» pour dresser le bilan du président Macky Sall durant les 6 années passées à la tête du pays. Invité par nos confrères du Groupe Futurs Médias, l’ancien Premier ministre s’est offusqué du «taux extrême» de pauvreté qui règne actuellement au Sénégal. Suffisant pour qu’il invite le président Macky Sall à reconnaître son échec. Car, selon M. Seck, la gestion actuelle du pays «n’est ni sobre ni vertueuse». Et il donne l’exemple de la nomination du frère du président de la République par décret et d’autres actes posés par le président de la République qu’il dit ne guère partager.

Idrissa Seck  qui a déjà posé sa candidature pour la prochaine présidentielle entend apporter la rupture. «Je ne serais que président de la République», a-t-il confié aux journalistes. Pour lui, s’il a la confiance des Sénégalais en 2019, il ne serait plus président de «Rewmi». Il ne serait plus président du Conseil supérieur de la magistrature et entend donner à la justice son indépendance. Toutefois, en tant que président de la République, Idrissa Seck dit fermement : «je remettrais de l’ordre dans le pays». Un ordre qui commence par le respect du code de la route, des règles d’hygiène et surtout par le changement de l’hymne national.

Sur cette question, Idrissa Seck dit vouloir bâtir «la République sénégalaise» et non la République du Sénégal comme c’est le cas à l’heure actuelle. «Cette République sénégalaise sera articulée aux valeurs qui nous sont propres. Et l’hymne national sera changé avec des sonorités wolof, halpulaar, sérerer, etc.» Des changements presque révolutionnaires qu’il veut donner à des Sénégalais «libres et indépendants».

Maguette NDONG


 

C’est hier matin que l’ancien maire de la ville de Dakar, Mamadou Diop, s’est éteint à l’âge de 82 ans. Il sera inhumé aujourd’hui, à Yoff Mbélélane, après la levée du corps à 10 heures à l’Hôpital principal. Natif de la capitale, Mamadou Diop a servi la République après son service militaire dans l’armée française avant d’être reversé dans la Gendarmerie nationale.

Officier supérieur de la Gendarmerie et magistrat, il était titulaire de trois doctorats en droit, en histoire-géographie et en philosophie. Il est aussi reconnu comme un grand spécialiste des questions de la décentralisation où il a produit de nombreux ouvrages. Originaire  d’un des 12 pinthies de Dakar, «Diop Le maire», comme on l’appelait, fut un proche collaborateur du Président Senghor puis de son successeur, Abdou Diouf. Son pèrere, Ousmane Diop Coumba Pathé Seck, fut un grand dignitaire de la collectivité léboue du Cap-Vert et membre fondateur du Bloc démocratique sénégalais (Bds) de Senghor.

C’est en 1971 qu’il entra au Palais de la République comme Secrétaire général de la Présidence, appelé par l’ancien locataire à servir la haute administration après son passage à la Cour suprême où il fut avocat général aux côtés du regretté premier président, Kéba Mbaye. Nommé Secrétaire général de la Présidence, il entra une première fois au gouvernement conduit par Abdou Diouf comme ministre de l’Urbanisme, des Transports et des Travaux publics. C’est à cette époque-là qu’il initia, avec la Banque mondiale, le premier projet des Parcelles assainies de Dakar qui permit à plusieurs familles démunies d’obtenir un terrain viabilisé et un prêt matériel.

A l’époque, il était surnommé «le goudronneur du désert», tant beaucoup de personnes ne voyaient pas l’utilité d’un tel projet dans la capitale. Il aimai se rappeler ce projet des Parcelles qu’il considérait comme son bébé. Dans ce grand ministère des Travaux publics et des Transports, il a osé convaincre les premiers transporteurs privés sur le remplacement des cars-rapides malgré des mouvements sociaux.

Il initia des regroupements de transporteurs avalisés par l’Etat auprès de l’ex-société française Manutention qui représentait Renault. Du ministère des Travaux publics, il atterrit à la Santé. Ce qui était considéré, à l’époque, comme une sanction. Homme de défis, il relèvera le plateau technique avec la construction de nombreux hôpitaux et postes de santé à travers le pays et enverra plusieurs jeunes diplômés de l’université de Dakar en formation pour la gestion des hôpitaux.

Il quitta le Département  en fin 1984 et sur sa demande pour se consacrer à son poste de maire de la Ville de la capitale jusqu’en 2001. Il aura battu tous les records à la tête de la ville mais surtout il rendit l’institution crédible auprès des populations et de l’extérieur. Il fut élu président de l’Association des maires du Sénégal (Ams) et vice-président de l’Association internationale des maires francophones (Aimf). A la chute du Parti socialiste dont il était le responsable régional et membre du Bureau politique, après 2007, il créa son parti, le Bloc démocratique socialiste (Bds) avant d’intégrer le gouvernement de Me Wade. L’ancien maire d’arrondissement de Yoff a fini sa carrière au Conseil économique, social et environnemental (Cese). Récemment, lors du procès de l’actuel maire Khalifa Ababacar Sall, il était appelé à la barre pour témoigner.

Elh. A. THIAM

Pour informer et encourager les populations de la médina à s’inscrire sur le fichier électoral, les jeunes de la coalition «Bennoo bokk yaakaar» de ladite commune ont organisé une caravane de sensibilisation ce samedi.

Le chargé de la coordination de la jeunesse, Cheikh Sall, a indiqué que la motivation de cette initiative est double. «C’est d’abord un acte citoyen s’inscrire et de voter. Et nous, en tant que jeunes citoyens, notre rôle est d’informer les populations du calendrier des inscriptions ensuite de les sensibiliser sur l’utilité de s’inscrire pour accomplir un acte citoyen qu’est le vote. L’autre motivation est l’invite du président de la République à mettre en place des structures, à travailler à la base et à s’unir autour de la coalition Bennoo bokk yaakaar», a-t-il expliqué. Ainsi, «c’est cette démarche que nous avons entreprise pour convoquer toute la «jeunesse de l’Alliance pour la République, et au-delà des mouvements associatifs de la coalition Bennoo bokk yaakaar, pour mener cette activité. Nous avons fait un constat : c’est que dans le ficher électoral, il y a plus de 70% d’inscrits qui sont les jeunes. La jeunesse est donc incontournable. Elle est un maillon essentiel dans le processus démocratique du Sénégal », a appuyé Cheikh Sall.

Pour Seydou Guèye, responsable de l’Apr qui a pris part à la manifestation, c’est une initiative qui vient à son heure. «Ils ont été bien inspirés de penser à faire cette campagne puisque cette révision ne dure que deux mois et nous sommes pratiquement dans le premier tiers. Date à date, il ne reste donc qu’un mois et il était important de porter l’information auprès des citoyens.

Pour le ministre Seydou Guèye, «il était important de s’organiser et de porter cette information vers les populations, puisque l’inscription sur le fichier électoral est une condition d’expression de sa citoyenneté».

Amadou DIOP

L’Initiative pour des élections transparentes (Ied) dénonce la violation de la constitution à travers le projet de loi sur le parrainage adopté en Conseil des ministres. Pour ces partis de l’Opposition regroupés dans cette structure, ce projet de loi n’est qu’une tentative visant à modifier les règles du jeu à un an de la présidentielle. «Le peuple n'a jamais toléré une telle pratique  et ne la tolèrera pas !», précise l’Ied dans un communiqué. Parallèlement, l’Ied invite tous les démocrates, les républicains et les citoyens à un rassemblement à la Place Soweto le jour du vote en séance plénière par l’Assemblée nationale. Car, ces partis de l’opposition considèrent ce projet de loi comme «une attaque visant à détruire les bases démocratiques» du Sénégal. Sur un autre registre, l’Ied après avoir fait un tour dans les commissions administratives installées à Pikine et à Guédiawaye relève des «violations flagrantes» du code électoral en empêchant les citoyens sénégalais de s’inscrire sur les listes électorales notamment les jeunes qui auront 18 ans avant le 24 février 2019, mais aussi de bloquer la distribution des cartes d’électeurs de nos concitoyens.

Selon les responsables de l’Ied, au niveau de la préfecture de Pikine, une commission « spéciale » est chargée de distribuer les cartes d’électeurs des citoyens inscrits dans le département de Pikine et votant dans les autres régions du Sénégal. «Une telle commission n’existe pas dans le département de Guédiawaye», précise-t-on dans le communiqué. C’est pourquoi l’Ied demande à ses parties prenantes de s’organiser dans toutes les communes du Sénégal et dans les départements de la Diaspora (…) pour assister les citoyens dans les inscriptions et les retraits des cartes d’électeurs. Par ailleurs, l’Ied salue la mobilisation des populations au meeting du jeudi 22 mars à Pikine Guédiawaye et félicite le Groupe de travail chargé de l’organisation.

M. NDONG

Thierno Alassane Sall n’a pas démissionné du gouvernement, il a été démis de ses fonctions. La précision est venue du Premier ministre, Mouhammed Boun Abdallah Dionne qui dit avoir fait ce rappel «au nom de la vérité».

Invité de l’émission «Grand jury» de la Rfm, le chef du gouvernement rappelle que l’ancien ministre de l’Energie et du développement des énergies renouvelables (Meder) a été enlevé du gouvernement pour des raisons de performance. «Ce monsieur n’a pas démissionné, il a été démis par le Chef de l’Etat devant moi. Nous étions trois. Il a été démis pour des raisons non liées à des valeurs, mais des raisons de performance», a expliqué Mahammed Boun Abdallah Dionne.

Pour lui, des objectifs «clairs» avaient été assignés à l’ancien ministre pour travailler avec le groupe Total. Tout était prêt pour signer le contrat avec le groupe pétrolier français, mais Thierno Alassane Sall aurait fait trainer les choses. «Quand on vous donne des objectifs, vous allez à Paris. Vous travaillez avec des équipes de Total comme d’autres. Vous rentrez à Dakar, un objectif est donné en matière de délai. Les services de Total travaillent avec des experts sénégalais, les textes sont prêts, vous demandez 15 jours de plus au Premier ministre, parce que vous demandez qu’il y a une incidence financière et que vous souhaiteriez que tel ministre puisse regarder, alors que nous avons pris l’engagement avec les partenaires en question pour signer», a expliqué le chef du gouvernement.

Mahammed Dionne a rappelé qu’un ministre est avant tout un manager. Mais, selon lui, le chef de l’Etat n’a pas besoin d’un ministre qui ne peut prendre une décision. D’où l’exclusion de Thierno Alassane Sall du gouvernement.

Toutefois, le Premier ministre estime que le contrat  avec Total tout comme la dizaine de contrats à signer (en instance) sont régis par le code pétrolier et tout se fait dans la transparence. «Il y a rien à cacher dans ce secteur. Parce que de toute façon, on ne peut rien cacher. Les majors sont à la Bourse et ils ont l’obligation de transparence et le Sénégal sous le Président Macky Sall a adhéré à l’Itie et aujourd’hui, nous nous engageons pour la transparence au nom du peuple», a-t-il indiqué ajoutant être ni contre ni pour la mise sur pied d’une commission parlementaire sur cette question des contrats pétroliers.

Maguette NDONG

Au sortir d’un atelier de planification stratégique pour l’animation du parti, la convention départementale du Grand parti de Guédiawaye s’est dite engagée pour la victoire finale du candidat Malick Gackou à la présidentielle de 2019.

Convaincu que sa formation politique est le premier parti politique du département, la convention départementale du Grand parti de Guédiawaye a déclaré qu’elle s’engage à réunir toutes les conditions nécessaires pour assurer la victoire finale au candidat Malick Gackou, le soir du 24 février 2019.

«Le processus victorieux est enclenché et rien ne pourra l’arrêter», a-t-elle estimé dans le communiqué qui a sanctionné l’atelier qui a eu lieu hier. Cet atelier a vu la participation des responsables du parti venus des 5 communes du département. Selon le texte, la rencontre a permis de faire, entre autres, l’état des lieux sur le fonctionnement et l’animation du parti dans la ville de Guédiawaye, la revue des activités nécessaires à la massification du parti, l’analyse et l’adoption de la composition et le fonctionnement des mécanismes d’animation qui seront mis en place ainsi que l’élaboration d’un plan d’actions avec échéances pour l’ensemble des activités ciblées. «La convention de Guédiawaye a profité de cette occasion pour lancer un appel solennel au président Malick Gackou, par ailleurs coordonnateur départemental du Grand parti à Guédiawaye, à se présenter à l’élection présidentielle de février 2019», conclut ainsi le communiqué reçu à notre rédaction.

Amadou DIOP

Dans une résolution de deux pages lue devant l’assistance, les jeunesses de la Convergence des jeunesses républicaines (Cojer), dirigée par Mme Thérèse Faye Diouf disent adhérer totalement à la décision du Chef de l’Etat de faire de 2018, une année sociale. Selon Ismaïla Badiane qui a prononcé le discours, les jeunes souscrivent, sans réserve, à toutes les positions et mesures prises par le gouvernement liées à la situation des enfants et celles de nos compatriotes de la diaspora. La Cojer réaffirme sa détermination à accompagner le gouvernement dans sa noble mission républicaine salvatrice.

S. M. S. CISSE

Le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne a estimé, avant-hier, que le président de la République a changé le visage du Sénégal. C’est pourquoi, le chef du gouvernement a dit, devant les membres de la Convergence des jeunesses républicaines (Cojer) qui célébraient les six ans de Macky Sall à tête du pays, que le locataire du Palais de la République est l’homme de la situation.

e«A l’avènement du chef de l’Etat à la présidence, notre pays avait un déficit budgétaire de 6,7% du Pib. On avait dit qu’après deux mois d’exercice du pouvoir, le président Sall ne pourra pas payer les salaires. Nous avions une croissance de 1,7%», a rappelé Mahammed Dionne. Le chef du gouvernement a ajouté : «le Sénégal vivait la crise des 3F (fuel, food- et finance) marquée par une faiblesse structurelle de notre économie, en 2011, alors qu’actuellement, le taux de croissance du Sénégal est de 7,1% du Pib».

Le Premier ministre a indiqué que les investissements nés de cette croissance permettent au pays d’avoir une sécurité, avec une Armée équipée, un fonds dédié au financement rapide, des bourses de sécurité familiale, une bonne campagne arachidière, des subventions de 60 à 70% dédiées au matériel agricole, la distribution de 100.000 tonnes d’engrais par an aux agriculteurs, etc. «Là où l’agriculteur avait 400 kg de récolte, il se retrouve avec une tonne de production à l’hectare. Dans tous les autres secteurs, c’est pareil», a souligné M. Dionne. «Les bons impayés sont devenus un mauvais souvenir, car c’est le tekk teggui» (paiement automatique) », a-t-il insisté.

336.650 emplois créés entre 2012 et 2016
Pm Macky 6 bisCes acquis poussent visiblement le Premier ministre à être optimiste. «Le peuple sénégalais est un peuple mature ; c’est pourquoi, au soir du 24 février 2019, notre candidat, à l’ouverture des bureaux de vote, passera au premier tour, s’il plait à Dieu, de manière confortable et dans la transparence», a déclaré Mahammed Dionne. Les performances des autres secteurs notamment l’élevage et la pêche renforcent l’optimisme du chef du gouvernement. « Les éleveurs sont contents du Chef de l’Etat. Ils s’engagent à payer sa caution pour la Présidentielle, parce que le vol de bétail est maintenant passible d’une sanction sévère allant de 5 à 10 ans de prison. L’autre réalisation du Président Sall réside dans le fonds de stabulation, la production de la viande qui a augmenté de 6%, l’aviculture 7,7%, la production du lait de 7,4%», a-t-il affirmé. Pour le secteur de la pêche, il a dit que 20 milliards de FCFa ont été dégagés pour l’achat de 20.000 moteurs subventionnés. Le Premier ministre a relevé que la ville de Diamniadio marque le début d’un Sénégal nouveau. Parce que jadis, les colons, en bâtissant les grandes villes, suivaient les zones côtières telles que Saint-Louis, Dakar en passant par Kaolack avec son Port, Ziguinchor. «C’est pourquoi, notre regard était tourné vers la Métropole. Alors que le Président Macky Sall veut construire une ville continentale», a-t-il argumenté. «Vous avez toutes les raisons de garder espoir, car le président Macky Sall travaille pour vous», a lancé Mahammed Dionne à l’endroit des jeunes. Il a souligné que sur les métiers du futur que le Chef de l’Etat veut positionner la jeunesse, 40 milliards de FCfa ont été mobilisés avec la collaboration de la Banque africaine de développement (Bad) pour la construction du parc technologique du numérique à Diamniadio. Il a dit qu’entre 2012 et 2016, 336.650 emplois ont été créés, sans compter l’emploi informel. A titre d’exemple,  il a cité les Domaines agricoles communautaires (Dac), la main-d’œuvre qualifiée notée dans les travaux routiers et autres chantiers. Paraphrasant le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, il déclare que pour aller à la victoire finale, il y a trois conditions : il faut un capitaine (Macky), une vision stratégique (Pse) et une équipe (la coalition Bennoo Bokk Yaakaar-Bby). «Nous gagnerions à moins instrumentaliser l’actualité. Mais, tout ce qui se passe fait l’objet d’un débat national. Où sont les propositions sur le long terme (offres politiques) ? Ils (les adversaires) sont intéressés par le fauteuil du Président et non par le peuple», a-t-il souligné. «Macky Sall est l’homme de la situation, parce qu’il voit ce que les autres ne voient pas», a-t-il insisté.

Serigne Mansour Sy CISSE

IDRISSA SECK INVITÉ À DÉCLINER SON MÉTIER
Plusieurs ministres ainsi que de hauts responsables de la mouvance présidentielle ont réitéré leur engagement à œuvrer pour la victoire de Macky Sall en 2019. Le ministre du Travail Samba Sy, Mame Mbaye Niang en charge du Tourisme, Pape Gorgui Ndong (Jeunesse), Mor Ngom, Yakham Mbaye, Directeur de la Sspp «Le Soleil», Luc Sarr ont salué les efforts faits par le gouvernement pour améliorer le quotidien des Sénégalais notamment l’accès des jeunes à l’emploi et aux soins tout en reconnaissant les défis que le gouvernement doit relever.

Ils ont aussi promis de faire face à l’opposition. «Nous devons être déterminés face à toutes ces pollutions dont le seul but est de faire percevoir ou accepter aux Sénégalais une autre vérité», a déclaré Yakham Mbaye, responsable de l’Apr à Dakar-Plateau. Pour M. Mbaye, celui qui se positionne comme figure centrale de l’opposition doit dire sa qualification professionnelle. «Le président de la République a un métier (géologue), le Premier ministre fut le directeur de l’Industrie, un haut cadre à la Bceao. Qui au Sénégal peut dire exactement, la profession, le métier d’Idrissa Seck»,, s’est interrogé M. Mbaye.

Si cette question a soulevé un brouhaha dans la salle, le Dg du Soleil a demandé à l’assistance, de ne pas stigmatiser, mais plutôt de se poser des questions intelligentes et sérieuses. Et continue-t-il, que nous devons nous rappeler ce qui s’est passé entre 2011 et 2012 au Sénégal.

S. M. S. CISSE

ELECTION PRÉSIDENTIELLE : L’OPPOSITION APPELÉE À LA RAISON
Pm Macky 6 ter«Je veux rassurer l’opposition. Je pense que demander des élections transparentes dans un pays qui a vécu deux alternances successives, c’est dire ce que l’on veut ; on ne peut pas voler des élections. Pourquoi ? Parce que l’acteur clé, c’est la Commission électorale nationale autonome (Cena) et l’administration territoriale gère la logistique électorale. Que ces gens reviennent à la raison. Le 24 février prochain, nous allons leur administrer la leçon du passé», a dit un Pm sûr de lui.

Il a aussi rappelé que le parrainage existait dans le Code électoral. «Le Chef de l’Etat ne l’a pas créé. On appliquait cela aux candidats indépendants, il veut qu’on l’applique à tout le monde. En 2012, il y avait le parrainage et pourquoi pas pour 2019 ? Ce qui reste, c’est le vote à l’Assemblée nationale. Cela n’a rien à voir avec le 23 juin 2011. Selon le Premier ministre, la décision de parrainer par des signatures citoyennes va éviter le spectre des élections législatives avec 47 listes. «On sillonnait le Sénégal et la diaspora avec 9 tonnes de bulletins de vote. Des milliards ont été dépensés. Seuls les représentants des 14 listes sont à l’Assemblée nationale : les 5 ont eu plus de 2 députés, les 9 sont passés grâce au plus fort reste. Les 33 n’ont pas eu 18.000 voix.

Maintenant, c’est le parrainage pour tous», a-t-il justifié.

S. M. S. CISSE

TOLÉRANCE ZÉRO POUR LES TUEURS D’ENFANTS
Le Premier ministre a réitéré l’engagement du président Sall à combattre les enlèvements d’enfants. «Ce sont les instructions du Président de la République avec tolérance zéro et nous travaillons là-dessus», a-t-il rassuré.

S. M. S. CISSE

LA COJER RÉITÈRE SON SOUTIEN AU GOUVERNEMENT
Dans une résolution de deux pages lue devant l’assistance, les jeunesses de la Convergence des jeunesses républicaines (Cojer), dirigée par Mme Thérèse Faye Diouf disent adhérer totalement à la décision du Chef de l’Etat de faire de 2018, une année sociale. Selon Ismaïla Badiane qui a prononcé le discours, les jeunes souscrivent, sans réserve, à toutes les positions et mesures prises par le gouvernement liées à la situation des enfants et celles de nos compatriotes de la diaspora. La Cojer réaffirme sa détermination à accompagner le gouvernement dans sa noble mission républicaine salvatrice.

S. M. S. CISSE

Membre du bureau politique et de Vision socialiste, Niokhobaye Diouf, responsable de la coordination communale de Fatick incarne, avec d’autres, la nouvelle vague de jeunes qui entend jouer sa partition dans les opérations de vente des cartes. Dans cet entretien, il se prononce sur les enjeux de la vente des cartes, la situation politique nationale et les performances économiques présentées par le gouvernement.

Qu’attendez-vous des opérations de placement des cartes de membre au-delà de l’identification des militants en vue du renouvellement de vos instances ?
Elles constituent l’un des marqueurs politiques qui nous singularise, je pense être en mesure d’affirmer ; sans me tromper ; que nous restons la seule formation politique qui réussit à faire fonctionner encore ces mécanismes de démocratie interne. Renouveler nos structures de base nous permet de faire le point sur la situation politique du parti, d’opérer le rappel des troupes, si je peux m’exprimer ainsi, mais surtout c’est le lieu d’impulser un travail d’animation de nos bases, de poser à nouveau le débat sur l’orientation du parti sur les enjeux politiques nationaux, et enfin d’évaluer l’action des différents responsables. C’est un processus à l’issue duquel, le mandat des différents responsables de la base au sommet de la pyramide est sanctionné par les militants qui, à terme, auront l’opportunité de se prononcer sur les leaders qui conduiront les instances jusqu’aux prochains renouvellements. Ces renouvellements-ci ont d’autant plus d’enjeux qu’ils s’opèrent à la veille de l’élection présidentielle et seront le lieu de matérialiser des choix déjà indiqués à plusieurs occasions par les militants socialistes.

Au sortir du renouvellement de ses instances, beaucoup s’attendent à voir le Ps proposer une nouvelle offre politique. Quelles en seraient ses grandes lignes ?
Je l’ai indiqué plus haut, les renouvellements sont aussi l’occasion de poser le débat sur les orientations du Parti, ses objectifs, sa stratégie, mais certainement de vider définitivement nos contradictions internes. Oui, ces différentes réflexions, conduiront inéluctablement aux bases d’une offre politique, celle que le parti socialiste portera et proposera, même s’il n’est nul besoin de repréciser ici notre appartenance à la coalition Bby et notre ancrage renouvelé aux valeurs qui la consolident.

Au regard des enjeux de l’heure et de l’échéance de l’élection présidentielle, avec quelles thématiques allez-vous préparer votre congrès ?
Il me semble encore prématuré d’apporter des éléments de réponses précis à cette question, seulement je suis sûr que le sujet va faire l’objet de discussions aux seins des instances de direction du Parti, et des thématiques de premières importances seront retenues comme il se fait généralement lors des congrès du parti socialiste. Mais il me semble déjà sûr que les débats porteront, entre autres, sur des sujets comme l’alternance générationnelle au sein du Parti et l’intégration des jeunes générations dans les sphères de décision, travail déjà entamé par le président Ousmane Tanor Dieng, qui tout au long de ses mandats, par son talent ambidextre, s’est évertué à faire cohabiter la voix de l’expérience incarnée par les anciens du Parti et la puissance de l’énergie des jeunes générations très attirés par le parti socialiste.

La pertinence de votre appartenance à la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » a-t-elle fait l’objet de débats au cours de ces opérations de renouvellements ? Le cas échéant, quel type de discours avez-vous tenu aux militants ?
Vous n’êtes pas sans savoir que cette question a fait l’objet de consultations de la base à la demande du bureau politique, et que manifestement, la grande majorité de nos camarades s’est prononcé en faveur du maintien de notre formation au sein de la coalition Bby, dissipant ainsi tout équivoque sur le sujet. Cela dit, il est vrai que des interpellations peuvent revenir parfois dans les structures de bases comme chez moi à Fatick sur des aspects liés au fonctionnement de la coalition à l’échelle de la circonscription, pour relever justement des griefs qu’on peut constater parfois dus à des maladresses de nos alliés locaux. Cela concerne le plus souvent des choix imposés ou encore non discutés qui finissent par générer des frustrations dans nos rangs. Cela dit, nous ne sommes pas véritablement confrontés à des débats de fonds sur la problématique d’appartenance à la coalition, parce qu’encore une fois, cette question reste définitivement vidée au sein de nos rangs.

Le débat économique fait rage au sein de la classe politique à propos des agrégats économiques, en particulier la dette publique dont le spectre est agité par l’opposition alors que le gouvernement affiche le taux de croissance du Pib à plus de 07% pour s’en féliciter. Quelle est votre analyse de la situation économique du pays ?
Si seulement l’opposition s’attachait plus à apporter des propositions concrètes ou encore des critiques constructrices sur le débat économique, on s’en réjouirait. Malheureusement, le constat est tout autre, elle se cantonne à émettre des commentaires brodés de subjectivités, le plus souvent dignes de syndicalistes sans vouloir mépriser les syndicalistes qui du reste jouent bien leur rôle. Juste qu’on en attendait beaucoup plus de l’opposition en terme de profondeur d’analyse. Concrètement, que ça soit sur la Van (valeur actuelle nette) de la dette extérieur par rapport au Pib, par rapport aux exportations de biens et services, ou encore au revenu budgétaire, nous sommes encore largement en deçà des seuils de soutenabilité, donc loin des plafonds.

Et les projections sur 2018 affichent carrément des statistiques stabilisées. Service de la dette extérieure par rapport aux exportations de biens et services hausse de 16% pour un seuil de 25%. Service de la dette extérieure par rapport au revenu budgétaire hausse de 13% pour un seuil 22%.

La réalité est que même si le niveau élevé de la dette publique (60% du Pib) interpelle et limite les capacités d’absorption des chocs budgétaires, on est encore largement en capacité d’honorer les engagements du pays.

Propos recueillis par Samboudian KAMARA

Ancien député et ancien haut responsable du parti Rewmi, Oumar Sarr a lancé, avant-hier, sa propre formation politique : le Parti africain du renouveau libéral (Parl).

Face à la presse, Oumar Sarr a annoncé la création du Parti africain du renouveau libéral (Parl). Il a souligné que son ambition est de «bâtir une société de liberté, pour le développement». «Nous avons estimé que rien de grand ne peut se concevoir dans la précipitation ; nous avons pris le temps de tisser des convergences solides avec patience et méthode entre acteurs, aux trajectoires différentes et expériences diverses, mais tous mus par de forte conviction libérale», a dit le président du Parl, qui se définit comme un panafricain. «Je suis convaincu que le destin du Sénégal ne peut se construire hors des grands ensembles», a indiqué l’ancien député, qui rêve d’un pays de prospérité dans la paix.

L’ancien du parti «Rewmi» a réaffirmé son ancrage dans «Bennoo bokk Yaakaar». Il a fait savoir que le chef de l’Etat a donné une nouvelle impulsion au Sénégal, depuis son accession au pouvoir.

«Il est de nos habitues, de ne pas nier le soleil, quand il est au zénith», a-t-il dit. Oumar Sarr «reste attacher exclusivement à la politique, qui le met au service des populations sénégalaises».

«Parions pour l’avenir, dont les fleurs annoncent déjà, les généreuses moissons, d’une jeunesse de qualité, bien formé et résolument engagée, dans notre combat, annonciateur de notre montée en puissance, dans les mois à venir», a-t-il lancé devant les membres du directoire de son parti.

Mor Ngom, secrétaire exécutif de «Bennoo Bokk Yaakaar», a salué l’engagement et la bravoure d’Oumar Sarr. «Nous allons vous donner un coup de main, jusqu’à ce que vous atteigniez votre objectif», a promis M. Ngom.

De son côté, la notaire Nafissatou Diop (ex-Rewmi) a témoigné, que Bby peut compter sur Oumar Sarr, qui est un «allié sûr».

Serigne Mansour Sy CISSE

Réagissant à la demande du président Macky Sall qui a récemment invité les entreprises chinoises à avoir une participation plus active dans la commercialisation de l’arachide du Sénégal, l’ambassadeur Zhang Xun a informé, en ces termes: «j’ai fait un rapport à la capitale (Beijing). On est en train d’organiser de nouveaux opérateurs chinois pour venir acheter ici. On cherche des voies et moyens pour la commercialisation de l’arachide sénégalaise». Non sans rappeler que depuis 2015, la Chine est le plus grand importateur de l’arachide sénégalaise. Toutefois, il a fait savoir que cette année, le prix de l’arachide qui est considérée comme «marchandise internationale» a beaucoup baissé et qu’il faut respecter la loi du marché. Il n’empêche : «nous faisons de grands efforts pour aider le gouvernement du Sénégal », a-t-il indiqué.

A. DIOP

Le mouvement des apéristes authentiques (Maa) a déploré et condamné, au sortir d’une réunion, le «comportement anti-républicain de l'opposition sénégalaise» qui a bafoué dit-il, l’arrêté Ousmane Ngom le vendredi 09 mars 2018 dernier.

Le mouvement des apéristes authentiques précise ainsi que cette opposition composée d'un ancien président de la République, président de sénat. Président de l’assemblée nationale, d'anciens premiers ministres, de ministres d’Etat, de députés, de directeurs, de diplomates, de Pca…regroupée au sein de l'initiative pour des élections démocratiques (Ied) viole la loi en bafouant l’arrêté Ousmane Ngom le vendredi 09 mars 2018. «Cette violation de la loi a porté préjudice à la population sénégalaise, occasionnant des manques à gagner comme la fermeture des banques, des magasins, des galeries commerciales pour les touristes, l’inactivité des marchands ambulants, l’inaccessibilité des malades aux hôpitaux…», explique, dans ce sens, le Maa, dans un communiqué reçu.  Aussi, le Maa renouvelle sa confiance à l'administration sénégalaise, aux services compétents en matière électorale, et demande que l’arrêté Ousmane Ngom soit applique dans toute sa rigueur pour la protection des citoyens et de leurs biens au nom de la continuité de l’état.

Amadou DIOP

Le Grand parti a exprimé sa préoccupation sur la situation des sénégalais de l’extérieur et leurs conditions d’accueil. Il demande au gouvernement de sauvegarder les intérêts des émigrés.

«La mort de Mame Mbaye Ndiaye et celle de Ousseynou Mbaye, en Espagne, sont les disparitions de trop. Celles-ci surviennent après le décès d’Idy Diène tué par balles en Italie la semaine dernière. Cela rend la situation intolérable d’autant plus que nous accueillons les étrangers qui vivent parmi nous avec tous le sens de l’hospitalité sénégalaise», s’est désolé le secrétariat exécutif du Grand parti. Malick Gakou et ses camarades estiment que « la défense et la sauvegarde des intérêts de nos concitoyens à l’étranger doivent demeurer le socle de notre politique des affaires étrangères». «Rien ne doit être laissé au hasard pour les protéger contre les dérives et les périls auxquels ils sont confrontés dans leur quotidien. C’est pourquoi, nous en appelons à la responsabilité du gouvernement de prendre les dispositions appropriées pour la protection et la sécurité de nos compatriotes», ont-ils lancé.

A. DIOP

L’Ambassadeur de Chine à Dakar, Zhang Xun, a tenu, hier, une conférence de presse relative aux sessions annuelles de l’assemblée populaire nationale de la Chine et du comité national de la conférence consultative politique du peuple chinois, ainsi qu’à la coopération sino-africaine, sino-sénégalaise et aux grands axes de la diplomatie chinoise. Il a déclaré qu’une dizaine de projets de coopération de plus de 1,6 milliard de dollars (850 098 297 770.32 de FCfa) sont en exécution ou seront réalisés au Sénégal.

L’ambassadeur de Chine a déclaré, hier, que le Sénégal est un partenaire important de son pays en Afrique. «Ces deux dernières années, notamment depuis l’établissement du partenariat de coopération stratégique global entre nos deux pays, la coopération mutuellement avantageuse s’avère très fructueuse», a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse. Il a précisé que la Chine est maintenant le premier investisseur et le deuxième partenaire commercial du Sénégal. A ce titre, «une dizaine de projets de coopération de plus de 1,6 milliard de dollars (850 098 297 770.32 FCfa) sont en exécution ou seront réalisés. Des projets structurants d’infrastructures ou de bien-être avancent dans des conditions heureuses. Les deux gouvernements ont conclu l’accord-cadre sur le financement du projet «Smart Sénégal», a-t-il informé. Aussi, «nous allons bientôt démarrer d’autres projets tels que le nouveau bâtiment du ministère des affaires étrangères, la réhabilitation des stades régionaux, l’accès à la télévision par satellite dans des villages, l’extension de l’hôpital pour enfants de Diamniadio et la réfection du barrage d’Affignam, au plus grand bénéfice des peuples des deux pays», a annoncé Zhang Xun.

Au sujet des «deux sessions» récemment tenue en Chine, il a indiqué qu’elles marquent, cette année, le début de la treizième législature. Interpellé sur la suppression de la limitation du mandat du président de la République en Chine, il a fait comprendre que cela traduit la volonté du peuple chinois de maintenir une continuité, une prospérité durable de la Chine sous la direction du parti communiste chinois ayant comme dirigeant, le président Xi Jinping. «Avec lui, la Chine a réalisé, depuis ces cinq dernières années, beaucoup de progrès, beaucoup de succès.

Ces deux réformes ont émis des messages forts au reste du monde sur la détermination de la Chine à poursuivre l’approfondissement de la réforme dans tous les domaines», a-t-il soutenu. Il a, en outre, informé de la tenue, cette année, de la session annuelle du forum de Bo’ao pour l’Asie à Hainan en avril, du sommet du forum sur la coopération sino-africaine à Beijing en septembre, de la première exposition internationale d’importation de la Chine à Shanghai en novembre.

Amadou  DIOP

Pour l’élargissement de la coopération au secteur des hydrocarbures
L’ambassadeur a, en outre, indiqué que la coopération bilatérale sur l’investissement a pris les premiers pas. « On assiste à une augmentation considérable de l’investissement des entreprises chinoises au Sénégal, lequel  a totalisé 100 millions de dollars américains (53 131 43 610 de FCfa) en  2017, soit le double de celui de l’année 2016. C’est là un potentiel important. La Chine encouragera activement d’autres entreprises chinoises à prendre part à la construction des parcs industriels et au développement des industries manufacturières. Cela participera à élargir la coopération dans de nouveaux chantiers comme l’exploitation des ressources d’hydrocarbures, l’énergie solaire et les recherches scientifiques, pour transformer la coopération bilatérale dominée par des aides et travaux forfaitaires en une coopération sur les capacités de production et les services techniques. On apportera ainsi une contribution active au développement industriel et agricole du Sénégal. En outre, «chaque année, nous octroyons 60 bourses gouvernementales aux Sénégalais. Plus de 300 Sénégalais ont subi différentes formations en Chine. Nous voulons réaliser un développement partagé. Sur tous les plans, nous sommes ouverts pour former des techniciens sénégalais».

A. DIOP

Commercialisation de l’arachide : Vers l’arrivée de nouveaux opérateurs chinois
Réagissant à la demande du président Macky Sall qui a récemment invité les entreprises chinoises à avoir une participation plus active dans la commercialisation de l’arachide du Sénégal, l’ambassadeur Zhang Xun a informé, en ces termes: «j’ai fait un rapport à la capitale (Beijing). On est en train d’organiser de nouveaux opérateurs chinois pour venir acheter ici. On cherche des voies et moyens pour la commercialisation de l’arachide sénégalaise». Non sans rappeler que depuis 2015, la Chine est le plus grand importateur de l’arachide sénégalaise. Toutefois, il a fait savoir que cette année, le prix de l’arachide qui est considérée comme «marchandise internationale» a beaucoup baissé et qu’il faut respecter la loi du marché. Il n’empêche : «nous faisons de grands efforts pour aider le gouvernement du Sénégal », a-t-il indiqué.

A. DIOP

70% des engagements du forum sino-africain respectés
Revenant sur le  dernier sommet du forum sur la coopération sino-africaine qui s’est tenu en décembre 2015 à Johannesburg en Afrique du Sud, l’ambassadeur a indiqué que deux ans et demi après, l’engagement chinois de 60 milliards de dollars de financement pour l’Afrique a été concrétisé pour plus de 70%. «Dans le domaine des infrastructures, 180 projets concernant le transport, l’électricité, la télécommunication et autres ont été ou seront réalisés. La Chine a formé plus de 30.000 Africains et a octroyé plus de 20.000 bourses gouvernementales. Pour neuf ans consécutifs, la Chine reste le premier partenaire commercial de l’Afrique et les investissements chinois en Afrique toute catégorie confondue ont dépassé les 100 milliards de dollars américains», a-t-il détaillé.

Informant que le prochain sommet prévu en septembre se focalisera sur la construction commune du projet «la ceinture et la route» et sur la communauté de destin sino-africaine.

A. D.


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