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Politique (4094)

Le 5e sommet Union Africaine – Union européenne se déroule actuellement à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Cette occasion historique se présente dix ans après l’adoption de la stratégie commune UE-Afrique, qui nous a permis de coopérer sur des enjeux qui revêtent une importance majeure, sur les deux rives de la Méditerranée comme dans le reste du monde.

Cette coopération tombe tout simplement sous le sens pour les deux parties. En effet, ce qui se passe en Afrique a des répercussions en Europe et vice versa. Ensemble, nous représentons 83 pays où vivent 1,7 milliard de personnes. Nous sommes liés par la géographie, l’histoire et l’humanité. Nous partageons les mêmes valeurs, les mêmes principes et la même croyance en un ordre mondial fondé sur des règles.

Ces dix dernières années, nous avons renforcé notre coopération dans les domaines de la sécurité, de la lutte contre le terrorisme, des partenariats de migration, de la croissance économique, des échanges et du changement climatique, pour ne citer qu’eux. Que ce soit en Somalie, au Mali ou en République centrafricaine, des troupes européennes et leurs homologues africains travaillent côte à côte pour maintenir la paix, faire respecter l'État de droit et lutter contre la piraterie et la traite des êtres humains. Grâce à nos efforts de coopération, nos sociétés sont plus fortes, plus sûres et plus prospères.

Cet aspect est plus important que jamais, car nous vivons dans une période où nos deux Unions subissent des transformations majeures. Ainsi, si l’Europe est en voie de devenir la région la plus «âgée» du monde d’ici à 2030, l’Afrique est de loin la plus «jeune», l’âge moyen y étant déjà inférieur à 20 ans. Sa population devrait doubler d’ici à 2050 pour atteindre 2,4 milliards d’habitants, et quadrupler d’ici à 2100 pour s’établir à plus de 4 milliards d’habitants.

L’Afrique étant, de ce fait, le continent de l’avenir, nous avons décidé que le thème du sommet de cette année serait la jeunesse. À Abidjan, l’UE et l’Afrique disposent d’une occasion unique de commencer à façonner, ensemble, un avenir commun.

Quels seront les besoins de cette nouvelle jeune génération? Des emplois durables et de qualité - il en faudra 18 millions par an -, mais aussi un environnement sûr, une énergie financièrement abordable, un accès aux soins de santé et à l’éducation. L’Afrique dispose d’un secteur de l'entrepreneuriat en plein essor qui lui permettra de se développer, mais l’Europe et sa riche expertise peuvent l’accompagner dans cette transition.

Nous devons tirer parti de tout ce qui a déjà été réalisé. D’ici à 2020, la Commission consacrera 31 milliards d’euros à l'aide au développement afin de donner aux jeunes une chance de prospérer dans leur pays. Le Fonds fiduciaire UE-Afrique soutient les jeunes et les femmes dans les régions du Sahel et du lac Tchad, de la Corne de l’Afrique et de l’Afrique du Nord en mettant l’accent sur la formation professionnelle et la création de micro et petites entreprises. Quant à la Banque européenne d’investissement, elle apporte chaque année un financement de 2 milliards d’euros.

Ces soutiens financiers font une véritable différence sur le terrain, en permettant, par exemple, de déployer la couverture de téléphonie mobile dans les zones rurales éloignées de la République démocratique du Congo et du Cameroun et de fournir à 18 millions d’Africains un accès à des énergies propres.

Mais nous pouvons faire beaucoup plus ensemble. Il nous faut redoubler d’efforts pour lutter contre les causes profondes de la migration irrégulière, qui fait encore trop de victimes et continue d’enrichir un trop grand nombre de trafiquants. Nous devons également faire plus pour améliorer le climat des affaires et mettre en place une plateforme permettant aux innovateurs africains de se développer.

Pour y parvenir, nous avons besoin de la participation active du secteur privé. Un tiers des investissements étrangers directs en Afrique provient de l’UE; ce soutien contribue actuellement à la création d’emplois et à la croissance dans nos deux Unions. Grâce au nouveau plan d'investissement extérieur de l’Union européenne, nous allons passer à l’étape suivante. Ce plan, qui utilise des fonds publics comme garantie, devrait permettre de mobiliser 44 milliards d’euros d’investissements en Afrique d’ici à 2020. Il contribuera ainsi à la construction d'infrastructures critiques et aidera les petites entreprises à obtenir le crédit dont elles ont besoin pour se développer et créer davantage d'emplois.

Il s’agit là d’un investissement dans notre avenir commun. Dix ans après l’adoption de la stratégie commune UE-Afrique, notre coopération ne cesse de se renforcer au fil du temps. C’est un partenariat d’égal à égal dans lequel nous nous soutenons mutuellement, nous nous aidons à prospérer et à rendre le monde plus sûr, plus stable et plus durable. Nous nous réjouissons à l’idée de poursuivre sur notre lancée, ensemble et pour les années à venir.

Par Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne,
et Moussa Faki, président de la Commission de l’Union africaine.

Bientôt un décret pour réglementer la prestation en matière de courtage et l’organisation des agences immobilières, a informé le ministre du Commerce, Alioune Sarr, lors de son passage à l’Assemblée nationale.

La loi portant baisse du prix sur le loyer a été promulguée depuis le 22 janvier 2014. Plus de 3 ans après, son application pose d’énormes difficultés. Lors du passage du ministre du Commerce, Alioune Sarr, pour défendre le projet de budget de son département, les députés ont porté la voix des locataires. Selon les parlementaires, la réglementation en vigueur « est foulée au pied par les bailleurs avec la complicité des intermédiaires » communément appelés courtiers. Ces derniers demandent aux locataires de verser une caution de 3 ou 4 mois à l’entrée. Ce montant n’est pas souvent remboursé aux locataires à la fin du bail ou en cas de résiliation du contrat. « Il est recommandé de veiller à l’application stricte de la règlementation dans l’occupation prochaine des habitations du site de Diamniadio », ont préconisé les députés. Dans sa réponse à ces interpellations, Alioune Sarr a révélé « qu’un projet de décret est en préparation pour réglementer la prestation en matière de courtage et l’organisation des agences immobilières. Toutefois, il reste persuader que les projets de construction de logements dans les Pôles urbains de Diamniadio et Lac Rose vont permettre « d’atténuer la spéculation ». En outre, la qualité de l’eau vendue en sachets dans les rues de Dakar et partout à travers le pays inquiète les parlementaires. Là, le ministre a tenu à rassurer que la production de l’eau en sachet « est soumise à autorisation après la satisfaction des normes de fabrication pour un produit de qualité ». Par contre, il invité les députés à sensibiliser les populations pour « dénoncer auprès des autorités des services économiques toute fabrication d’une eau douteuse ».

A. Ng. NDIAYE

Le budget du ministère du Commerce est arrêté, pour l’exercice 2018, à 6 450 769 080 milliards de FCfa contre 15 455 633 260 milliards de FCfa en 2017, soit une baisse de 58,26 %.

Le budget du ministère du Commerce, de la Consommation, du Secteur informel et des Pme a été voté. Cette année, il a connu une baisse de 9 004 864 180 milliards de FCfa, passant de 15 455 633 260 milliards de FCfa en 2017 à 6 450 769 080 milliards de FCfa. En valeur relative, le budget du ministère du Commerce a connu une baisse de 58,26 %. D’après le rapport de la Commission de l’économie, des finances et du plan de l’Assemblée nationale, cette diminution du budget du ministère dirigé par Alioune Sarr s’explique par la « baisse significative des dépenses d’investissements exécutées par l’Etat et des dépenses en capital ». Malgré cette explication, les députés ont plaidé pour le relèvement du budget. Selon les commissaires, cela va permettre au département « de prendre en charge les actions répertoriées dans sa lettre de mission ». Cependant, le ministre du Budget, Birima Mangara, a expliqué que les dépenses en capital du ministère du Commerce ont baissé de 2 milliards de FCfa à la suite du « reprofilage du budget et en recadrant certaines dépenses ». En plus, les dépenses d’investissement exécutés par l’Etat et qui étaient confiées au ministère du Commerce dans le nouveau Pôle urbain de Diamniadio ont été transférées à la Sogip. Ce qui a fortement diminué les crédits d’investissement accordés au ministère. « Il a été procédé au transfert des dépenses de fonctionnement inscrites au niveau des dépenses d’investissement. Il apparait donc normal de rectifier cette anomalie budgétaire en remettant les dépenses de fonctionnement à leur place. Ainsi, les crédits enlevés des investissements se retrouvent dans les dépenses de fonctionnement », a expliqué M. Mangara.

Aliou Ngamby NDIAYE

Les députés veulent la pérennisation du Programme des domaines agricoles communautaires (Dac). Un projet pour lequel le gouvernement a consenti beaucoup de moyens financiers. Ils ont fait ce plaidoyer lors du vote du budget du ministère de l’Emploi dirigé par Abdoulaye Diop.

Lors du passage du ministre de l’Emploi, de l’Insertion professionnelle et de l’Intensification de la main-d’œuvre, Abdoulaye Diop, les députés ont exprimé leurs préoccupations quant à la pérennisation des Domaines agricoles communautaires (Dac). D’après les parlementaires, l’Etat du Sénégal a consenti beaucoup de moyens financiers pour aménager et équiper ces Dac. Ainsi, ils ont réitéré au ministre leur disponibilité à accompagner le département à procéder à « l’évaluation des premières phases de mise en œuvre du Prodac ». Pour une pérennisation du Programme des domaines agricoles communautaires, les députés ont plaidé pour une relation de « partenariat entre le ministère de l’Emploi et les collectivités locales qui en sont les premières bénéficiaires ». En effet, si les députés s’inquiètent sur la pérennisation de ce programme, c’est parce qu’à Séfa, dans le département de Sédhiou, « les activités ont ralenti ». Le Dac de Itato, dans le département de Kédougou, ont-il avancé, est aussi en « profonde léthargie ». Pis, ont déploré les parlementaires, depuis trois ans, « aucun emploi » n’a été créé dans ce Dac.

Face aux problèmes que traversent les Dac, le ministre Abdoulaye Diop reste convaincu « qu’il faut suspendre les expansions et se focaliser sur les Dac existants ». Il a promis aux députés de se rendre prochainement à Itato pour échanger avec les autorités locales sur l’ensemble des difficultés que connait le domaine.

Sur un autre registre, les députés ont invité le ministre de l’Emploi « à porter une plus grande attention aux régions périphériques » dans la politique nationale de l’emploi. Dans ces régions, ont regretté les élus, il y a une quasi absence de structures opérationnelles pour encadrer les jeunes qui sont à la recherche d’un emploi. Ce qui fait que ces derniers, inquiets de leur avenir, tentent l’émigration clandestine pour rejoindre l’Europe. La situation des employés de maison a aussi été évoquée par les députés qui plaident pour une « protection de leurs droits et besoin en formation ». Le budget du ministère de l’Emploi, de l’Insertion professionnelle et de l’intensification de la main d’œuvre, un département ministériel nouvellement créé, est arrêté à 14.560.231.000 FCfa.

A. Ng. NDIAYE

Le vote du budget 2018 du ministère de la Promotion des investissements, des Partenariats et du Développement des Téléservices de l’Etat a été une occasion pour les députés d’inviter l’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie) à appuyer l’institution parlementaire en dotant l’ensemble de ses membres d’outils informatiques nécessaires, notamment des tablettes, des clés…

Pour le député Toussaint Manga, il n’est pas acceptable qu’au 21ème siècle que les députés continuent de travailler avec du papier. Mame Bounama Sall a aussi abondé dans le même sens en demandant à l’Adie de doter l’Assemblée d’outils pour faire des économies sur l’achat de papiers. Le président du groupe parlementaire « Liberté et démocratie », Madické Niang, a aussi invité Mme Khoudia Mbaye à accompagner l’Assemblée nationale « pour que les députés ne puissent plus travailler dans ces conditions qui relèvent de l’ancien temps ». Elle a donné une suite favorable à la demande des députés, promettant que l’Adie va travailler à les doter de moyens mobiles. Mieux, le ministre dit se mettre à leur disposition pour des formations de renforcement des capacités sur l’utilisation de ces technologies.

A. Ng. NDIAYE

Le budget 2018 du ministère de la Promotion des investissements, des Partenariats et du Développement des Téléservices de l’Etat voté par l’Assemblée nationale a connu une baisse 4.439.453.640 FCfa en valeur absolue et 31,87 % en valeur relative comparé à l’année 2017.

Le budget du ministère de la Promotion des investissements, des Partenariats et du Développement des Téléservices de l’Etat adopté par la majorité des députés est arrêté à la somme de 9.488.970.100 FCfa en 2018, contre 13.928.423.740 FCfa en 2017. Il a connu une baisse de 4.439.453.640 FCfa en valeur absolue et 31,87 % en valeur relative. Les dépenses de personnel sont arrêtées à 264.626.100 FCfa contre 228.579.740 FCfa en 2017, soit une hausse de 36.046.360 FCfa, et les dépenses de fonctionnement sont de 257.510.000 FCfa, contre 174.810.000 FCfa en 2017, soit une hausse de 82.700.000 FCfa en valeur absolue et 47,31 % en valeur relative. Les dépenses de transfert couteront 6.375.034.000 FCfa en 2018 et celles en capital 291.800.000 FCfa. En effet, le ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, chargé du Budget, Birima Mangara, interrogé par les députés sur la baisse du budget du ministère de la Promotion des investissements dirigé par Khoudia Mbaye, a informé que cela s’explique par l’arrivée à terme du paiement de certains projets de l’Etat dont l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio et le projet de la Large Bande qui a été financé par Exim Bank Chine.

Lors du vote de ce projet de loi, les députés ont interpellé le ministre de la Promotion des investissements sur les indemnités attribuées aux personnes affectées par les projets. D’après le député socialiste Mame Bounama Sall, le gouvernement doit revoir davantage les modalités pour dédommager les personnes affectées par certains projets réalisés par l’Etat.

Selon lui, beaucoup de personnes affectées par le projet du Train express régional (Ter) déplorent les sommes dérisoires qui leurs ont été attribuées. Toujours dans le cadre du Ter, les parlementaires ont indiqué à Khoudia Mbaye qu’il y a des disparités énormes entre les barèmes payés pour des localités comme Dakar, Pikine, Rufisque. Des paysans dont les terres ont été expropriées ont aussi reçu des indemnisations très faibles, ont dénoncé certains députés. Toutefois, le ministre a informé que le barème pour l’indemnisation des personnes affectées par les projets est fixé par un décret. Mieux, a ajouté Khoudia Mbaye, « des commissions sont mises en place pour évaluer les impenses dans le respect des procédures en vigueur à la matière ».

Aliou Ngamby NDIAYE

Le président du Groupe de la Banque africaine de développement (Bad), Akinwumi Adesina, a lancé le Groupe consultatif présidentiel de la jeunesse (acronyme Pyag venant de l’anglais « Presidential Youth Advisory Group »), hier, en marge du 6e Forum des affaires Union européenne-Afrique à Abidjan, annonce un document. Ce groupe consultatif, qui travaillera en étroite collaboration avec la Bad, est destiné à proposer des idées et des solutions innovantes pour créer des emplois pour les jeunes africain(e)s, dans la droite ligne de l’initiative de la Bad.

Selon le document reçu, celle-ci entend créer 25 millions d’emplois et profiter à 50 millions de jeunes au cours des 10 prochaines années, en leur donnant les compétences nécessaires pour obtenir des emplois décents et pérennes. Il s’agit là de l’initiative la plus importante jamais déployée en faveur de l’emploi des jeunes en Afrique.

« C’est une opportunité énorme pour l’Afrique. Si nous réglons le problème du chômage des jeunes, l’Afrique gagnera 10 à 20 % de croissance annuelle. Ce qui signifie que le Pib de l’Afrique augmentera de 500 milliards de dollars par an durant les 30 prochaines années. Le revenu par habitant augmentera quant à lui de 55 % par an jusqu’en 2050 », a déclaré M. Adesina.

Selon lui, la jeunesse est le plus grand atout du continent africain. Seulement, il a rappelé une amère réalité : sur les 13 millions de jeunes qui entrent chaque année sur le marché du travail, seuls 3 millions (environ 33 % des jeunes africains) occupent un emploi décent. « L’Afrique connaît une crise du chômage des jeunes », a martelé le président du groupe de la Bad, avant de souligner qu’à moins de leur offrir des opportunités d’emploi, la croissance rapide de la population des jeunes du continent pourrait poser de sérieux problèmes tant sur le plan social, qu’économique, politique et sécuritaire. Le Pyag compte 9 membres, tous âgés de moins de 40 ans et qui ont contribué, de manière significative, à la création d’opportunités d’emploi pour la jeunesse africaine.

(Source Bad)

La 5ème édition du Sommet Union africaine-Union européenne s’ouvre, aujourd’hui, à Abidjan, en présence de nombreux chefs d’Etat et de gouvernement dont le président Macky Sall, arrivé hier dans la capitale économique ivoirienne. Il s’agit de renforcer les échanges entre les deux continents.

Cette réunion des chefs d’Etat et de gouvernement, qui se tient pour la troisième fois en Afrique, permettra aux participants de renforcer les relations et les échanges entres les deux continents. Ce sommet aura à débattre des questions sur la migration au moment où des violations intolérables des droits de l’Homme sont commises en Libye. D’autres questions ayant trait à la vie des relations entre l’Afrique et l’Ue seront également évoquées aujourd’hui et demain à Abidjan. C’est au Caire, en 2000, que s’est tenu le premier Sommet Afrique-Ue. Lors de cette première réunion au niveau continental, les dirigeants européens et africains s’étaient engagés à s’unir et à conférer une nouvelle dimension à leur partenariat. Suite à quoi des changements considérables ont eu lieu dans les deux continents.

Des processus de démocratisation et de réforme ont été lancés et sont en cours d’approfondissement dans les deux continents, et les efforts se sont poursuivis en Afrique et en Europe afin de régler les conflits et les situations de crise, souligne une source.

Dans le même temps, les processus d’intégration sur les deux continents ont accéléré. D’une part, l’Organisation de l’Unité africaine (Oua) a été transformée en Union africaine (Ua) avec son programme socio-économique, le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad) et, d’autre part, l’Ue a presque doublé de taille et est en train d’approfondir sa structure.
Après Le Caire, c’était à Lisbonne, au Portugal, de recevoir les participants en 2007. Ce 2ème Sommet avait adopté, le 9 décembre, la « Stratégie conjointe » qui devrait permettre à 27 pays européens et 53 d’Afrique d’ouvrir une nouvelle ère, d’égal à égal, dans leurs relations.

Il a été convenu de changer la relation bailleurs de fonds-bénéficiaires, laisser place à un véritable partenariat et de faire face ensemble aux nouveaux défis et aux nouvelles perspectives à l’échelle mondiale. Les chefs d’Etat et de gouvernement présents avaient approuvé une stratégie qui doit être guidée par les principes de l’unité de l’Afrique, l’interdépendance de l’Afrique et de l’Europe, l’appropriation et la responsabilité conjointe, le respect des droits de l’Homme et des principes démocratiques et de l’Etat de droit ainsi que le droit au développement.

En 2010, le 3ème Sommet, qui a eu lieu en Libye, avait adopté une approche inclusive et n’avait pas impliqué uniquement les institutions. Une série d’événements parallèles avait permis de réunir des représentants de la société civile, des jeunes, du secteur privé, des syndicats, des chercheurs et des scientifiques des deux continents. L’objectif était de donner un nouvel élan à la Stratégie Afrique-Ue commune en plaçant les personnes au cœur du partenariat et en invitant tous les acteurs à contribuer à sa mise en œuvre. C’est donc au cours de ce sommet que le deuxième plan d’action (2011-13) de la Stratégie Afrique-Ue a été adopté.

A Bruxelles, en 2014, le thème de la 4ème édition était : « Investir dans les personnes, pour la prospérité et pour la paix ».
Les participants avaient abordé des sujets clés, tels que la paix, la sécurité, les investissements, les changements climatiques et les populations. Dans la déclaration finale, la « volonté de tenir régulièrement des réunions de dialogue politique au niveau ministériel, notamment en marge des évènements internationaux », a été réaffirmée.

Une feuille de route pour la période 2014-2107 a été également entérinée. « Elle définit les priorités stratégiques et identifie les moyens de les mettre en œuvre ». La rencontre d’Abidjan, très attendue, coïncide avec l’arrivée du nouveau chef d’Etat français Emmanuel Macron, présentement en tournée dans des pays de la sous-région.

El Hadji Abdoulaye THIAM

La gratuité de l’eau a été au centre des débats, hier, lors du passage du ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement à l’Assemblée nationale. Au regard de la récurrence des problèmes d’approvisionnement de la ville sainte, consécutive à l’accroissement démographique, cette question a été abordée par plusieurs intervenants. L’idée de mettre fin à la gratuité, a rappelé Mansour Faye, n’est pas venue des autorités. « Je faisais des Crd dans les régions il y a 3 ans. Une personne mandatée par le khalife a posé le débat sur la gratuité de l’eau à Touba. Nous pensons que nous devons tous réfléchir sur cette question. Nous ne pouvons pas comprendre que les stations d’essence, les boulangeries et les banques consomment de l’eau sans payer », a-t-il noté.

Le débat est posé. En attendant de trancher, les autorités pensent à des solutions viables. L’option de transfert de la ressource est sur la table. Surtout que la nappe de la ville sainte ne présente pas les meilleures caractéristiques sur le plan physico-chimique. « Touba ne connaît des problèmes d’approvisionnement que durant le Magal, parce que la cité religieuse reçoit au moins plusieurs millions de personnes supplémentaires », a indiqué le ministre. Selon lui, il faut des solutions structurelles pour Touba. « Nous travaillons sur le transfert de l’eau à partir de Touba Boggo. Nous devons réfléchir sur la gratuité. Certains guides religieux et la Grande mosquée peuvent continuer de bénéficier de la gratuité, et aussi faire des branchements pour des personnes qui désirent payer l’eau », a-t-il renchéri. Allant à l’encontre de l’intervention d’un député, Mansour Faye a affirmé que l’Etat du Sénégal a investi plus de 7 milliards de FCfa pour l’assainissement et la lutte contre les inondations dans la ville sainte.

I. SANE

Le budget du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement est fixé à 105.218.041.680 FCfa. La part des investissements s’élève à 98.920.430.000 FCfa La priorité est accordée à la mise en œuvre des projets de grande envergure comme la troisième usine de Keur Momar Sarr, l’usine de dessalement de l’eau de mer, le projet d’assainissement des 10 villes, etc.

Le budget du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement a connu une hausse. Il est établi à 105.218.041.680 FCfa pour l’exercice 2018, soit une hausse de 48.971.438.680 FCfa. La part des charges du personnel est de 957.548.680 FCfa, les dépenses des biens et services coûteront 432.631.000 FCfa, les transferts courants sont évalués à 4.907.432.000 FCfa, alors que les investissements s’élèvent à 98.920.430.000 FCfa, soit une hausse de 45.679.001.000 FCfa par rapport à l’exercice précédent.

Cette augmentation est justifiée par la poursuite de la mise en œuvre du Projet sectoriel eau et assainissement (Psea), le Pepam-Ue, le démarrage de la 3ème usine de Keur Momar Sarr, l’exécution de la phase III du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) ainsi que le transfert du projet hydro-électrique de Sambangalou.

Les députés ont remis au goût du jour les problèmes d’approvisionnement de plusieurs localités, notamment des quartiers périphériques de la commune de Louga et des villages traversés par les conduites des forages. Ils ont aussi relevé le paradoxe que des localités proches de la source d’eau ne soient pas desservies.

L’autre problème soulevé est relative à la qualité de l’eau distribuée aux populations. Les élus ont fait part des fortes teneurs en sel, en chlore et en fer.
Par contre, d’autres ont salué les efforts consentis par les autorités pour résorber les déficits en eau dans des grandes villes et aussi en matière d’assainissement. « Avec l’enveloppement de 800 milliards de FCfa et la mise en œuvre des projets comme Kms3 et l’usine de dessalement d’eau de mer, le président de la République s’est engagé à résoudre, de manière durable, l’accès à l’eau potable et à l’assainissement », a apprécié Adji Bergane Kanouté.

Auparavant, le député Abdoul Khadre Seck a magnifié les efforts de l’Etat pour couvrir les besoins en eau et l’accès à l’assainissement. Toutefois, il a formulé des demandes pour l’extension du réseau d’adduction d’eau dans des quartiers périphériques de Touba. En réponse aux interrogations, le ministre de l’Hydraulique a présenté les actions qui seront engagées pour apporter des réponses aux doléances des populations. Dans l’hydraulique rurale, Mansour Faye a assuré que l’accès universel sera atteint en 2021. « Le taux d’accès est de 90 % et l’accès universel sera atteint en 2021. Le Sénégal compte 40.000 villages, il reste 4.000 villages dont il faut s’occuper », a-t-il mentionné.

L’amélioration du cadre de vie a suscité des débats. En dépit des progrès, certains ne comprennent pas pourquoi des problèmes persistent dans des villes comme Rufisque. « En 1976, un conseil interministériel sur l’assainissement de Rufisque a été tenu. Depuis lors, nous n’avons pas trouvé de solutions durables à l’assainissement de la ville. Nous souhaitons que cette question soit une priorité du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement », a plaidé Seydou Guèye.

Sur ce sujet, Rufisque bénéficiera d’ouvrages structurants qui vont résoudre, de manière nette, ses problèmes. Le ministre a fait savoir que les travaux vont bientôt démarrer et que plus de 5 milliards de FCfa seront dépensés. « Rufisque, où je me suis rendu il y a quelques mois, est dans le programme des 10 villes. Mais, aussi bien pour l’adduction d’eau que l’assainissement, il faudra la restructuration de certains quartiers », a précisé Mansour Faye.

L’accès à ces services doit être étendu aux Sénégalais qui sont dans le monde rural. A cet effet, le député Madické Niang a suggéré aux autorités de prendre en considération les villages. Le Sénégal s’est inscrit sur cette voie. La Banque mondiale supportera la réalisation des milliers de latrines dans des villages. « Avec le projet de la Banque mondiale, nous allons améliorer les indicateurs en matière d’accès aux services de l’assainissement », a répondu le ministre.

Idrissa SANE

Par rapport aux interpellations des députés sur l’objectif d’autosuffisance en riz qui était attendu en 2017, Papa Abdoulaye Seck a reconnu que « nous ne l’avons pas encore atteint, mais nous sommes dans une dynamique d’exporter du riz sénégalais avec une croissance de 53 % de la production ». Le ministre de l’Agriculture a aussi indiqué que le Sénégal a produit 1.015.340.000 tonnes de riz, contre 405 000 tonnes en 2011 ; ce qui est une première pour le pays. « Nous allons bientôt exporter le riz sénégalais. Il y a une réussite totale, et le gouvernement de Macky Sall a fait ce qu’aucun gouvernement n’a réalisé jusqu’ici. Nous sommes les premiers de la classe en matière de production de riz depuis 1960 », a laissé entendre le ministre de l’Agriculture.

Oumar KANDE

Lors du passage du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural devant la représentation nationale, les interpellations n’ont pas manqué des deux camps, mais tous ont reconnu à l’homme qu’il connait son secteur où il est en train de battre tous les records dans la production agricole.

Le président du groupe parlementaire des libéraux et démocrates, Me Madické Niang, a même félicité Dr Seck. « Le ministre de l’Agriculture est l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Nous savons apprécier le bien », a laissé entendre le député du Pds. Toutefois, il a soutenu que même si les résultats sont là, ils restent insuffisants. M. Niang a, par ailleurs, estimé que les 7 % du budget général alloués à ce secteur ne sont pas assez, car, selon lui, il faut un taux de 15 % pour avoir une agriculture performante. En réponse, le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement Rural, Papa Abdoulaye Seck, a soutenu que « l’Etat a dégagé des moyens importants pour apporter à notre agriculture un soutien particulier qui n’existe dans aucun autre pays de l’Afrique au sud du Sahara ». Il s’agit notamment d’une subvention de 50 % pour les engrais et semences (5 milliards de FCfa par an pour les semences avec 55.000 tonnes de semences certifiées sur un objectif de 40.000 tonnes), 70 % pour le matériel de culture attelée, 60 % pour le matériel de culture motorisée, 100 % pour la défense des cultures, 5 milliards d FCfa pour la reconstitution du capital semencier et 85 milliards pour les tracteurs.

Oumar KANDE

Evoquant la situation de la Sonacos Sa, M. Seck a informé les députés de son redressement qui s’effectue dans de bonnes conditions ; ce qui permet à la société d’obtenir des résultats très satisfaisants. Ainsi, lors de la dernière campagne de commercialisation, la Sonacos a effectué des collectes à concurrence de 100.000 tonnes et a déjà mobilisé 55 milliards de FCfa pour la prochaine campagne. Le ministre a toutefois précisé que l’Etat n’a pas renoncé a sa privatisation et a lancé un appel d’offres international pour le choix d’un repreneur stratégique qui devra notamment s’impliquer dans la reconstitution du capital semencier et participer à la recherche. Il n’est pas exclu que l’Etat prenne des parts dans le capital de la future société.

O. KANDE

En Commission, les députés se sont interrogés sur l’impact de la taxe à l’exportation de l’arachide, dans le cadre de la stratégie mise en œuvre pour impulser la transformation locale des produits agricoles. Cette question a été également soulevée, lors de la plénière, par le député Cheikh Abdou Bara Doli Mbacké qui craint qu’elle soit contreproductive et engendre des pertes et une baisse des exportations. Sur ce, le ministre Papa Abdoulaye Seck a répondu que le président de la République est intéressé par les exportations d’arachide et a fait que le Sénégal soit le 6ème pays autorisé par la Chine pour y vendre sa production. Il a informé que la taxe sur le kilogramme d’arachide à exporter est arrêtée à 30 FCfa au lieu de 40 FCfa. Toujours selon le ministre, l’argent de la taxe sera utilisé pour la reconstitution du capital semencier. C’est ainsi que 4 925 000 000 de FCfa ont été injectés par l’Etat dans le capital. Ce qui a été confirmé par le ministre du Budget, Birima Mangara. « On ne fait pas le choix entre exportation et unité industriel. L’arachide est de très bonne qualité et les Chinois le savent. Nous avons espoir que les Chinois qui connaissent la qualité de notre arachide vont venir l’acheter », a soutenu le ministre de l’Agriculture.

Cohabitation agro business-exploitation familiales
A propos de la place réservée à l’agro business, les députés qui sont favorables à l’investissement privé ont fortement recommandé à l’Etat d’accompagner et d’encadrer les collectivités locales, pour une meilleure prise en compte des intérêts des populations, afin d’éviter des mécontentements nés de la perte de leurs terres. Le député Ousmane Sonko a interpellé Papa Abdoulaye Seck sur les problèmes pouvant surgir de l’agro business avec la priorité souvent donnée aux multinationales. Le ministre de l’Agriculture, dans sa réponse, a précisé que la légalité des procédures n’était pas en cause, dans la mesure où les affectations sont faites après les délibérations des conseils municipaux. « L’opinion doit comprendre qu’il faut nécessairement faire cohabiter les exploitations familiales avec un secteur privé fort, car l’agriculture ne peut se développer que dans la diversité », a-t-il dit. M. Seck a rappelé que le gouvernement est opposé à tout bradage des terres, mais entend garantir la sécurité de l’investissement privé qui n’a pas pour conséquence un transfert définitif de propriété, puisque ce sont des baux à durée déterminée qui sont signés.

Oumar KANDE

Le budget 2018 du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, dirigé par le Dr Papa Abdoulaye Seck, a été voté par l’Assemblée nationale. Arrêté à 195.508.028.840 FCfa cette année, contre 176.363.867.400 FCfa en 2017, il a connu une hausse de 19.144.161.440 FCfa.

Le budget du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, voté par la majorité de l’Assemblée nationale, est arrêté à la somme de 195.508.028.840 FCfa en 2018, contre 176.363.867.400 FCfa en 2017, soit une hausse de 19.144.161.440 FCfa en valeur absolue et 10,85 % en valeur relative. Comparativement au budget général de l’Etat, le budget du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural représente 7,09 % hors montant de la dette publique. Mais, si l’on considère uniquement le budget d’investissement, celui du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural représente 12,33 %. Suivant le rapport de la Commission de l’économie générale, des finances, du plan et de la coopération économique, ces crédits se répartissent en dépenses de personnel, de fonctionnement, de transfert et dépenses en capital et en transfert en capital.

Pour les dépenses de personnel, les prévisions se chiffrent, en 2018, à 2.783.564.840 FCfa, contre 2.859.740.400 FCfa en 2017, soit une baisse de 76.205.560 FCfa en valeur absolue et 2,66 % en valeur relative. Cette baisse s’explique par le non achèvement du programme spécial de recrutement de 400 agents projeté en 2017. Les dépenses de fonctionnement se chiffrent à 1.395.061.000 FCfa, contre 1.335.061.000 FCfa en 2017, soit une hausse de 60 millions de FCfa. 

Quant aux dépenses de transfert, elles se chiffrent à 26.207.148.000 FCfa, contre 26.607.148.000 FCfa en 2017, soit une baisse de 400 millions de FCfa en valeur absolue. Ces crédits sont répartis principalement au profit de la couverture des charges de mission de services publics (Saed, Ancar, Anida, Isra, Inp, Sodagri) pour un montant total de 12,115 milliards de FCfa et la facilitation de l’accès aux intrants agricoles à hauteur de 12,5 milliards de FCfa.

Concernant les dépenses en capital, les crédits prévus en 2018 s’élèvent à 123.280.312.000 FCfa, contre 105.704.888.000 FCfa en 2017, soit une hausse de 17.575.424.000 FCfa en valeur absolue et 16,63 % en valeur relative. Le transfert en capital pour 2018 se chiffre, lui, à 41.841.943.000 FCfa, contre 39.857.000.000 FCfa l’année précédente, soit une hausse de 1.984.943.000 FCfa en valeur absolue et 4,98 % en valeur relative.

La Commission de l’économie générale, des finances, du plan et de la coopération économique portant une appréciation sur la gestion actuelle du secteur de l’agriculture a relevé un certain nombre d’insuffisances qu’elle juge important de corriger afin de faciliter l’atteinte des objectifs visés.

Oumar KANDE

La signature du décret portant création de la Zone industrielle de Sandiara par le chef de l’Etat a été magnifiée par le maire Serigne Guèye Diop. Il a remercié Macky Sall qui, avec cette signature, fait de sa ville la deuxième zone industrielle du pays.

L’érection de Sandiara en Zone industrielle était très attendue par Serigne Guèye Diop qui, depuis quelques années, a créé les conditions d’une plateforme de création de compétence, avec un cadre physique idéalement adapté au cadre juridique des Zones économiques spéciales (Zes). A l’en croire, cela va avoir un important impact économique dans la zone qui est beaucoup plus grande que celle de Diamniadio. Sandiara, selon son maire, couvre une superficie de 100 ha et va accueillir 60 entreprises. Le chiffre d’affaires annuel attendu est de l’ordre de 700 milliards de FCfa dans 10 ans, soit 15 % du budget national. Serigne Guèye Diop a avancé que 10 000 à 20 000 emplois seront créés. « Il est facile d’avoir une vision, mais il faut maintenant la mettre en œuvre », a-t-il indiqué tout en remerciant le président Macky Sall qui a compris les enjeux et a signé les enjeux. Tous ces projets, a indiqué le maire, lui permettront de réaliser son Plan Sandiara émergent (Pse).

Le parc industriel de Sandiara prévoit des usines de dernière génération. Il s’agit d’une usine de montage automobile, spécialisée en tannerie ultra moderne, d’un centre de recherche pour la transformation des ordures en énergie, d’une usine qui fait de l’huile de poisson et de l’aliment de bétail à base de poisson. Dans le domaine de l’agriculture, il y aura des usines qui vont fabriquer du jus de fruit. Aussi, des abattoirs, des charcuteries... seront érigés.

S. O. FALL

Hady Sall, cadre à la Sde, et d’autres employés du domaine des eaux lancent, le 15 décembre prochain, le Comité d’entreprise du secteur de l’hydraulique. L’annonce a été faite au sortir d’une réunion tenue à Dakar et en présence des membres.

Selon Hady Sall, le lancement sera placé sous le haut patronage du président de la République, Macky Sall, du ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, et du directeur général de la Senelec, Mouhamadou Makhtar Cissé. « Le Cesh compte remercier le chef de l’Etat et son gouvernement pour l’exécution du programme hydraulique, la troisième usine d’eau de Keur Momar Sarr, l’usine de dessalement des Mamelles, le Pudc... », a souligné M. Sall.

De l’avis du coordonnateur du Cesh, ces grands projets de l’Etat vont donner une bouffée d’oxygène à la population pour l’accès à l’eau potable, une ressource vitale. « Désormais, les citoyens auront accès à l’eau potable 24h/24h, les coupures d’eau ne seront qu’un vieux souvenir », a-t-il affirmé.

Hady Sall a fait savoir que le Cesh entend contribuer pleinement à la victoire du parti dirigé par son grand-frère, Macky Sall, et ses alliés à la présidentielle de 2019. C’est pourquoi les membres du Cesh invitent la direction de l’Apr à compter sur les comités d’entreprise jusque-là délaissés, selon eux, par le parti. « Ces comités constituent un bastion important. Par conséquent, nous invitons le secrétariat exécutif national de l’Apr à mettre fin à cette situation », a-t-il dit.

B. DIONE

Le chef de l’Etat, Macky Sall, se rend aujourd’hui à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Il participera, les 29 et 30 novembre, au 5ème Sommet Union africaine-Union européenne (Ua-Ue), informe un communiqué de la Présidence de la République.

Durant ce Sommet, poursuit le communiqué, les dirigeants africains et européens se pencheront notamment sur le thème d'intérêt commun : « Investir dans la jeunesse pour un avenir durable ». Toutefois, les questions relatives à la paix et la sécurité, la gouvernance, l’investissement et le commerce, aux migrations et la mobilité, seront également examinées au cours du Sommet. Le retour du chef de l’Etat est prévu le jeudi 30 novembre 2017.

Le budget du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a été adopté à l’unanimité par les députés. Il a été arrêté à la somme de 60 777 735 560 FCfa.

Une baisse de 1 787 597 060 FCfa a été enregistrée cette année par rapport au budget de l’exercice 2016 qui était évalué à 62 565  332 620 FCfa dans le budget du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur. Les débats ont tourné majoritairement sur l’assistance de nos compatriotes à l’étranger, la situation en Libye, le pèlerinage, le Fonds d’appui à l’investissement des Sénégalais de l’extérieur (Faise) et la question du déminage en Casamance. Les députés ont salué une « diplomatie forte et influente » du Sénégal.

Pour le Faise, Me Sidiki Kaba a indiqué qu’il est génial, mais qu’il est accouplé, aujourd’hui, avec le fonds qui soutient les femmes. « Beaucoup de financements ont été faits. Et ce soutien ne se fait pas de façon partisane ; cela se fait avec objectivité. Les exclusions pour avoir le Faise, c’est le commerce, le transport et l’immobilier. Il y a une volonté d’apporter un soutien aux femmes, où qu’elles soient », a-t-il dit.

Pour le ministre Sidiki Kaba, les fondamentaux de la diplomatie, tels que battis, dès le départ, par le président Senghor, formulés, aujourd’hui, par le président Macky Sall, se retrouvent à travers la volonté de la défense des valeurs des droits humains, de la promotion de la paix et de la sécurité internationale et aussi de la promotion du bon voisinage. « C’est ce que nous pouvons traduire par une diplomatie qui repose sur trois piliers fondamentaux : une diplomatie de bon voisinage, une diplomatie de développent économique et culturelle et une diplomatie de paix et de sécurité », a dit le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur.

Poursuivant, Me Sidiki Kaba a fait comprendre : « Nous n’avons jamais rompu avec les présidents successifs sur cette volonté de faire en sorte que ces fondamentaux continuent à tenir la République du Sénégal et constituent sa personnalité internationale. Et c’est ce qu’il faudrait continuer ; et c’est ce que nous faisons. Et il nous a été instruit précisément d’aller vers nos voisins parce qu’il y a une certitude : le Sénégal sera le voisin du Mali, de la Gambie, de la Guinée. Alors, ce qui s’y passe, se passe chez vous ».

Sur les mines anti personnelles en Casamance, il a précisé que 1 872 974 m2 ont été déjà déminés. « Les 433 mines qui ont été découvertes ont été localisées dans 69 localités. Là-dessus, un travail est fait, et tout est fait pour qu’on puisse apporter les meilleures réponses pour que ces champs qui sont laissés à l’abandon et en friche puissent servir à la culture et participer à la volonté de l’obtention de ce que nous cherchons le plus pour notre agriculture : l’autosuffisance alimentaire », a dit M. Kaba. 

Amadou DIOP

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, interpellé, à nouveau, sur le niveau de la dette du pays, a réaffirmé que « Sénégal n’est pas surendetté » et que « le niveau de la dette reste encore soutenable ». C’est pourquoi, a rappelé Amadou Bâ, il est classé, dans l’espace Cedeao, comme « le seul pays à risque de surendettement faible ».

Chaque fois qu’il fait face aux députés, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan doit s’attendre à des questions sur la dette du Sénégal. Samedi, à l’Assemblée nationale, cette question est largement revenue lors des interventions. Même en commission, ils ont interpellés le ministre sur le niveau de la dette qui a atteint 839 milliards de FCfa en 2018 contre 680 milliards de FCfa en 2017. Pour certains députés, cette dette « peut avoir un impact direct sur notre souveraineté ». Un avis non partagé par le président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar », Aymérou Gning, qui a estimé que le Sénégal est toujours dans les possibilités de s’endetter, car il n’a pas de doute sur sa capacité en rembourser cette dette.

Quant au ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, il a tenu à rassurer les députés : « Le Sénégal n’a jamais fait défaut en matière de remboursement de sa dette extérieure et a toujours respecté ses engagements ». En a croire Amadou Bâ, il n’y aucun Etat au monde qui ne s’endette pas, mais l’essentiel est d’avoir la capacité de rembourser cette dette. « Le Sénégal n’est pas surendetté ; le Sénégal n’emprunte pas comme il l’entend ; le Sénégal emprunte pour mettre en œuvre la vision du président de la République, Macky Sall », a-t-il déclaré. En effet, pour que l’on prête à un pays, a clarifié le ministre, les Partenaires techniques et financiers (Ptf) s’intéressent principalement à deux questions : « Est-ce que l’Etat possède un système fiscal suffisamment performant ? et Est-ce que les ressources empruntées sont utilisés à des dépenses utiles ? » Selon lui, le Sénégal remplie ces deux critères, car il possède un « système fiscal performant » avec des recettes fiscales en nette progression. Mieux, la croissance économique est projetée, cette année, à 6,8 %.

Par ailleurs, le ministre de l’Economie reste convaincu que la dette du Sénégal est encore soutenable. La preuve, a-t-il persisté, dans la Cedeao, le Sénégal est le seul pays à risque de surendettement faible. En Afrique, seuls cinq Etats sont classés « pays à risque de surendettement faible ». « Nous sommes la quatrième économie de la Cedeao. De grâce, arrêtons ce débat sur la dette. Mieux, c’est le Parlement qui autorise l’Etat à emprunter pour avoir l’équilibre du budget. Ce qui différencie les politiques, c’est d’avoir l’autorisation de s’endetter et de l’utiliser à des fins n’ayant pas de rentabilité », a ajouté Amadou Bâ.

Ng. NDIAYE

Dans la loi de finances 2018, 1139 milliards de FCfa sont accordés aux dépenses d’investissements. Comparé à l’année 2017, ces dépenses ont connu une augmentation de 9,3 %. « Ces dépenses proviennent, pour 822 milliards de FCfa, de ressources internes, soit 61 %, et pour 517 milliards de FCfa de ressources extérieures, soit 39 % », a expliqué Amadou Bâ devant les députés. Cette somme va permettre de poursuivre la réalisation de 713 projets en cours d’exécution dans le pays.

A. Ng. NDIAYE

Le budget de la présidence de la République pour l’année 2018 est arrêté à 88,804 milliards de FCfa. Par nature de dépenses, les dépenses de fonctionnement sont estimés à 9.162.719.880 FCfa et les dépenses en capital à 9 544 373 000 F Cfa. Pour l’Assemblée nationale, son budget est de 15 774 506 000 FCfa. Les dépenses de transfert sont de 14,074 milliards de FCfa et le transfert en capital 1,700 milliard de FCfa.

Le budget du Conseil économique, social et environnemental (Cese), dirigé par Aminata Tall, est de 6,202 milliards de FCfa et celui du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) à 7,300 milliards de FCfa. La Primature se retrouve avec un budget de 43,352 milliards de FCfa contre 48,117 milliards de FCfa en 2017, soit une baisse de 4,764 milliards de FCfa.

Le budget de la Cour suprême est de 1,937 milliard de FCfa en 2018 et celui du Conseil constitutionnel est arrêté à 1,165 milliards de FCfa. Le budget de la Cour des comptes a connu une augmentation de plus de 470 millions de FCfa, passant de 4,645 milliards de F Cfa en 2017 à 5,115 milliards de FCfa en 2018.

A. Ng. NDIAYE

D’après le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, « la maitrise des dépenses de fonctionnement constitue l’un des éléments marquant de la loi de finances 2018 ». Ces dépenses s’établissent à 785 milliards de FCfa, soit 7,8 % du Pib. En 2011, a fait savoir Amadou Bâ, elles représentaient 12 % du Pib. « Ce simple chiffre de comparaison illustre la sobriété de l’Etat qui rythme le magistère du président de la République, Macky Sall », a déclaré le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan. Malgré la création de certaines institutions et structures publiques, a-t-il ajouté, l’Etat a pu comprimer ses dépenses de fonctionnement dans une tendance baissière. « On a beaucoup serré au niveau de l’ensemble des Institutions, que ce soit l’Assemblée nationale, le ministère des Finances ou la Présidence de la République. C’est une volonté politique clairement exprimée », a-t-il informé.

A. Ng. NDIAYE

Les députés ont voté, samedi, le projet de loi de finances pour l’année 2018. Il est arrêté à 3709,1 milliards de FCfa contre 3360 milliards de FCfa en 2017. En valeur relative, il a connu une hausse de 10,4 %.

La Loi de finances initiale (Lfi) pour l’année 2018 a été votée samedi à l’Assemblée nationale. Le projet de budget a été défendu par le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, accompagné du ministre délégué chargé du Budget, Birima Mangara. Pour l’année 2018, le budget est arrêté à 3709,1 milliards de FCfa. Comparé à l’année 2017 (3360 milliards de FCfa), la Lfi 2018 a connu une hausse de 349,2 de milliards de FCfa en valeur absolue et de 10,4 % en valeur relative. Toutefois, le ministre Amadou Bâ a expliqué cette hausse du budget par la « bonne santé de l’économie sénégalaise avec la consolidation des investissements publics programmés dans le Pse ». Mieux, le ministre de l’Economie a indiqué que cette hausse du budget démontre à suffisance « la performance de nos régies financières ».

Grâce à ce regain d’activités, les recettes budgétaires vont s’accroitre en 2018, a-t-il projeté. Les recettes fiscales devraient, selon lui, s’accroitre de 11,3 % par rapport à l’année 2017 pour atteindre 2211 milliards de FCfa. Pour les recettes non fiscales, elles ont enregistré une hausse de 18,9 % et s’établissent à 117 milliards de FCfa. Quant aux autres ressources internes, Amadou Bâ a informé qu’elles vont connaitre une hausse de 14,1 %, passant ainsi à 111,8 milliards de FCfa. Cette somme, a-t-il avancé, proviendra des « ressources issues des initiatives d’allégement de la dette et de dons budgétaires ».

Aliou Ngamby NDIAYE

« La levée de l’immunité parlementaire de Khalifa ouvre la voie à un procès équitable. Elle ne remet nullement en cause sa présomption d’innocence », a déclaré le Garde des Sceaux, ministre de la Justice qui a représenté le gouvernement à la levée de l’immunité parlementaire du député Khalifa Sall. « Levée l’immunité parlementaire ne veut pas dire déclaration de la culpabilité de Khalifa Sall », a souligné Ismaïla Madior Fall. «  Elle a pour vocation d’ouvrir la voie à la tenue d’un procès équitable qui permettra la manifestation de la vérité », a souligné le ministre.

B. DIONE


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