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Politique (4648)

Moustapha Sow, banquier d’affaires de profession, par ailleurs  président d’une fondation qui porte son nom, a rendu public, dimanche dernier, à Kaolack, sa volonté d’accompagner le président Macky Sall pour un second mandat à la tête du Sénégal. C’était au cours d’une réunion d’instances des Jeunes unis de Rahma (Jur).

A quelques mois de la présidentielle de 2019, c’est le branlebas- de combat  dans les différents états-majors politiques pour se choisir une candidature. Outre la classe politique, d’autres éléments de la société civile locale s’y mettent. C’est le cas de Moustapha Sow, un banquier d’affaires. Connu pour les actions sociales à travers  l’octroi de financements aux jeunes et aux femmes, le président de la fondation éponyme est tenté par l’action politique. L’organisation, ce dimanche, des assises du mouvement des Jeunes unis (Jur) du nom de l’ambassadeur Mouhamadou Ndiaye « Rahma », lui a donné une opportunité de justifier sa démarche de soutenir le leader de l’Apr. «    Dans mes activités professionnelles, je parcours le monde, notamment l’Afrique où j’ai eu à me rendre dans 47 pays pour conseillers les Etats dans de grands projets de développement. Une posture privilégiée qui m’a permis de mesurer les acquis obtenus depuis l’avènement du président Macky Sall. Aujourd’hui, le Sénégal est parmi le trio de tête des pays dont l’économie progresse le plus en termes de taux de croissance », a-t-il souligné. « Une performance d’autant  plus valorisante qu’elle a été obtenue avec des investissements publics à plus de 80% et pour un pays ne disposant pratiquement de ressources naturelles. J’ai, dès lors, pris la claire conscience  que je n’avais pas le droit de me mettre en marge de cette dynamique exaltante. J’ai l’obligation de faire bénéficier à ma ville, Kaolack, à mon pays, l’expertise que j’ai  pu acquérir et que je mets au services d’autres pays africains  »,  s’est-il justifié. Des premiers pas sur la scène politique ponctués d’annonces fortes pour la commune et les jeunes de sa ville natale « D’abord,  pour soutenir la municipalité de Kaolack dans le secteur de l’assainissement, je me suis engagé à acheter, sur mes propres deniers, deux camions pour la collecte des ordures ménagères. Ensuite à l’endroit  des jeunes avec les 20 millions promis par mon frère Rahma, je vais ajouter 10 autres que nous allons déposer à la Der, pour son doublement pour satisfaire le maximum de bénéficiaires  », a dit M. Sow.

Elimane FALL

 

Le département de Podor veut devenir l’un des plus grands contributeurs à la victoire de Macky Sall à la présidentielle prochaine. C’est ce qu’a annoncé Lamine Sow, responsable politique de ce département lors d’une conférence publique tenue à Pikine.

Cette conférence a été marquée par la présence de hauts responsables de l’Apr tels que Pape Maél Thiam, Cheikh Oumar Hann qui ont tenu à apporter leur pierre à l’œuvre de remobilisation des troupes de l’Apr et de la coalition Bby.
Lamine Sow a rappelé que le département de Podor est profondément attaché à la personne du Chef de l'Etat Macky Sall en précisant qu’il s'est aussi toujours distingué par sa proximité avec lui. Il a fait remarquer que Macky Sall n'a cessé de produire des résultats probants quantifiables et visibles aux différentes joutes électorales. Fruits, selon lui, d'efforts constants déployés sur le terrain. «Cependant, le constat est que ses performances électorales ne sont pas à la hauteur des attentes compte tenu du niveau d'estime et de sympathie des populations toujours au beau fixe», a-t-il avancé. 

A l’en croire, l'ambition politique de Podor a toujours été de cultiver l'excellence opérationnelle sur le terrain et continuer à être le centre de gravité électorale de la majorité dans le pays.
«Les contre-performances observées çà et là sont devenues inacceptables et ont abouti à la mise sur pied d'une nouvelle dynamique de l'Apr de Podor pour relever le défi à la hauteur d'un enjeu national», a-t-il déclaré. «Cette nouvelle dynamique s'est traduite par l'engagement et la responsabilité de ses initiateurs et par l'ouverture, dans ses rangs, à plus de jeunes et de femmes pour descendre sur le terrain et convaincre les populations à devenir des électeurs», poursuit-il. Lamine Sow considère qu’il s'agit de convaincre du bien-fondé des politiques mises en œuvre, mais aussi, de la justesse des idées et la pertinence de la vision des dirigeants de ce pays.

«En clair, il s'agit de faire du département de Podor, l'un des plus grands contributeurs à la victoire de notre candidat Macky Sall, à l'élection présidentielle du 24 février prochain dès le premier tour», a-t-il soutenu. Pape Maél Thiam, quant à lui, a invité tous les militants à se mobiliser et à ne jamais verser dans des histoires de clans qui, a-t-il souligné, ne mènent qu’à des divisions.

Abdou DIOP

 

L’ancien Premier ministre Aminata Touré, dans une note, souligne que Idrissa Seck, «s’est encore signalé dans des propos bien en deçà des standards attendus d’un homme d’Etat ». Aussi, considérant que «la Nation entière partage la douleur de la mort de l’étudiant Fallou Sène», le leader de «Rewmi», «cherche à revenir au devant de l’actualité en exploitant politiquement cet événement malheureux et regrettable».

Elle juge «totalement indécent de vouloir politiquement exploiter la perte de l’étudiant Fallou Sène et complètement irresponsable de traiter de peureux » nos forces de sécurité». Pour l’ancien Garde des Sceaux, «sans même attendre les résultats de l’information judiciaire ouverte pour situer les responsabilités, Idrissa Seck, tient à l’endroit de nos forces de sécurité, des propos inacceptables. «C’est totalement irresponsable pour un ancien Premier ministre qui siégeait à la table du Conseil national de sécurité de traiter nos forces de sécurité de peureux», fait-elle savoir, lui demandant de présenter ses «plates excuses» à ces hommes et femmes qui sont prêts à sacrifier leur vie pour la sécurité des citoyens».

Mamadou Lamine DIEYE

Le porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye, a aussi invité le leader du parti «Rewmi», Idrissa Seck, à s’indigner de la mort de Fallou Sène, plutôt que de s’attaquer au Président Macky Sall.

«Son jeu favori est l’attaque et la calomnie contre le Président Macky Sall. Je lui répondrai avec beaucoup de circonspection, car la période nous recommande beaucoup d’humilité», a-t-il déclaré, hier, sur les ondes de la Rfm. Selon lui, «Idrissa Seck est toujours dans l’outrance et il ignore que tout ce qui est excessif nuit à la personne. Il veut nous plonger dans l’amnésie en voulant nous faire oublier l’affaire Khadim Bousso « Qu’Allah ait son âme), qui est encore fraîche dans nos mémoires. Mais nous sommes dans le temps du pardon», a-t-il fait savoir.

M. L. DIEYE

Le Secrétariat exécutif permanent (Sep) de la coalition, «Benno Bokk Yaakar» s’incline devant la mémoire du regretté, Fallou Sène, tué lors de cet d’affrontement. Dans un communiqué publié, cette coalition dirigée par le président Sall adresse aux parents de la victime et à toute la communauté universitaire ses sincères condoléances, prie pour que Dieu l’accueille en son paradis, et souhaite prompt rétablissement aux blessés. Le Sep dit regretté vivement un tel drame. C’est pourquoi, il demande au gouvernement l’ouverture d’une enquête afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Le Sep appelle aussi les étudiants et toute la communauté universitaire au calme et à la sérénité. Pour le Secrétariat Exécutif Permanent (Sep), « de tels incidents sont à bannir de l’espace universitaire ». « Les retards dans le paiement des bourses ne doivent pas entraîner des violences et la perte d’une vie humaine », a indiqué «Benno». Le Sep invite le gouvernement à hausser le niveau de la rigueur à tous les maillons de la chaîne des opérations dans le traitement des revendications estudiantines et à privilégier le dialogue dans le secteur. « Tous, ensemble, gouvernement, administration universitaire, étudiants comme enseignants, acteurs politiques et de la société civile, nous devons construire les instruments d’apaisement durable d’un espace scolaire et universitaire, exempt de violence, pour l’intérêt supérieur de la nation », a martelé le Sep.

B. DIONE

L’Assemblée parlementaire de la Francophonie (Apf) vient de tenir sa première réunion au Cap Vert. Ce séminaire parlementaire d’information et d’échanges est organisé en faveur des députés et des représentants de la société civile du Cap Vert.

« Le parlement moderne, l’ouverture à la société civile et la sensibilisation au genre ». C’est le thème du séminaire parlementaire d’information et d’échanges tenu les 3 et 4 mai 2018 à Praia, en faveur des députés et des représentants de la société civile du Cap Vert. Ce séminaire parlementaire est organisé à la demande de l’Assemblée nationale de la République capverdienne, par l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (Apf) ; avec le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif). Il s’inscrit dans les actions de coopération menées par l’Apf, notamment au renforcement des capacités de l’Assemblée nationale de la République du Cap Vert.

Le séminaire a été ouvert par le président de la République du Cap Vert, Jorge Carlos Fonseca, qui avait réservé sa première visite au nouvel hémicycle de l’Assemblée nationale, ce premier séminaire parlementaire de l’Apf au Cap Vert. Les travaux étaient dirigés par la présidente du Réseau des femmes parlementaires de l’Apf. La députée de la Rdc Geneviève Inagosi Kassongo et la sénatrice française Françoise Cartron ont abordé la thématique «Le parlementaire reflet du peuple». Geneviève Inagosi Kassongo a, avec la députée de la Communauté française de Wallonie Bruxelles Bertieaux et la présidente du Réseau paix et sécurité pour les femmes de l'espace Cedeao, Diago Ndiaye, partagé, avec les parlementaires, ses expériences en ce qui concerne les mécanismes, les règles et les politiques de promotion des droits des femmes au sein du monde politique. L’égalité des sexes au sein des parlements a aussi été au menu. Ainsi, la présidente du Réseau parlementaire des femmes du Cap-Vert, Lucia Passos, a présenté une communication sur l’expérience capverdienne et la vice-présidente de l’Assemblée nationale du Québec, Maryse Gaudreault, est revenue sur l’expérience et le fonctionnement du caucus des femmes parlementaires du Québec. Diago Ndiaye est également revenue sur son expérience concernant les possibilités de coopération entre un parlement et des acteurs externes, comme la société civile. Deux tables rondes ont été organisées afin de débattre des moyens pour mieux connaître les travaux du Parlement et les ouvrir davantage à la société civile. Une soixantaine de députés et de représentants de la société civile capverdienne ont prix part à la rencontre.

Aly DIOUF

L’assemblée générale de la 25ème coordination des socialistes de Rufisque a servi de cadre aux responsables de ladite coordination de renouveler leur confiance à Ousmane Tanor Dieng pour le prochain congrès ordinaire du Ps.

Les socialistes de Rufisque renouvellent leur confiance à Ousmane Tanor Dieng. Du moins, c’est l’avis exprimé par les responsables de la 25ème coordination qui a proposé « la reconduction » de l’actuel secrétaire général du Ps à son poste lors du prochain congrès. C’est la principale décision qui a été retenue par les socialistes à l’issue de leur assemblée générale du 15 mai qui a permis d’examiner la situation de ventes des cartes, la vie du parti et la vie nationale. « La 25ème coordination Ps de Rufisque propose la reconduction du camarade Ousmane Tanor Dieng au poste de secrétaire général du parti lors du prochain congrès ordinaire et lui assure de sa fidélité et totale confiance pour la protection des intérêts supérieurs du parti, la préservation du patrimoine et de la conscience historiques », lit-on dans un communiqué qui nous est parvenu.

Compte tenu du faible taux noté dans la distribution des cartes à savoir 30% sur une allocation initiale de 2.500 cartes, les responsables exhortent leurs camarades à poursuivre les efforts de réveil des réseaux dormants, de mobilisation et de massification du parti en fixant l’objectif de terminer la vente des cartes dans un délai au maximum d’un mois. L’objectif fixé par les socialistes rufisquois est d’atteindre, dans un « délai proche », les 75% dans la vente des cartes.

En perspective des élections locales, la 25ème coordination rappelle à ses membres la nécessité de promouvoir les responsables socialistes à la tête des collectivités locales.

Maguette NDONG

«De Dieu, nous venons ; et vers lui, nous retournons» !

Fallou Sène a été enterré à Touba pour retourner vers le Créateur unique. Que ce retour suive la voie de la Grâce divine, qu’il soit accompagné de la Clémence divine et aboutisse dans le très convoité Paradis divin réservé aux privilégiés de l’au-delà.

Que Dieu accorde à ses proches la force de surmonter cette dure épreuve.

Tragique destin que celui de ce jeune homme !

Douloureux moment pour sa famille et ses proches !

Honte à nous autres, responsables de cette tragédie par la banalisation de la violence anormale et intolérable !

Indignité pour ceux qui, insensibles à la douleur d’une famille éplorée, sont dans des manœuvres et manipulations visant à capitaliser un sinistre effet d’aubaine pour mettre en difficulté des adversaires !

Car il est fondamentalement question de tout cela.

La mise à l’index d’un gendarme auteur d’une bavure meurtrière règle éventuellement la question de l'auteur du tir mortel, mais laisse intacte la problématique de la responsabilité qui, dans cette affaire, a produit aussi bien le bourreau que la victime.

Occulter cette responsabilité, c’est continuer à entretenir le germe favorisant l’éternel retour du mal.

Fallou Sène est le dernier d’une liste macabre, déjà trop longue dans une République démocratique, où l’on retrouve dans la page des années 2000, les étudiants Balla Gaye, Mamadou Diop et Bassirou Faye, ainsi que Malick Bâ de Bambilor et Sina Sidibé de Kédougou.

Toutes ces personnes ont en commun d’avoir été tuées par les services de sécurité publique dans le cadre d’opérations de maintien de l’ordre. En vérité, elles sont toutes victimes de la philosophie de la violence comme moyen d’expression politique et sociale susceptible de provoquer une réaction des représentants légitimes de la collectivité. Elles ont toutes été envoyées à la mort par cette culture, étrangère au contrat social et au pacte républicain auxquels nous avons souscrit bannissant le recours à la violence dans nos rapports avec les autres.

A un degré nettement moindre, les fonctionnaires des services de sécurité publique par la main de qui l’irréparable se produit à chaque fois sont aussi victimes de la même réalité. Le gendarme qui a tiré sur Fallou Sène doit être particulièrement malheureux en ce moment. On ne sort jamais indemne d’un meurtre, quelles que soient les circonstances. Et quand, en plus, c’est le fait de quelqu’un qui avait décidé de dédier sa vie au service de la loi, cela prend les contours d’une authentique faillite humaine, indépendamment de la sanction judiciaire qui pourrait le frapper.

Comment en est-on arrivé là ?

En 1993, un juge électoral a été exécuté de manière spectaculaire dans ce pays. L’on a choisi de tomber dans des compromis politiques assurant l’impunité à ceux qui avaient pensé cet assassinat, avaient décidé de le mettre en œuvre, avaient recruté et armé des tueurs pour exécution. On venait d’accorder une prime à la violence la plus radicale dans le champ politique, et donné un mauvais exemple.

Quelques mois plus tard, le même univers d’où a été décidé l’assassinat du juge planifie encore une opération funeste dans le champ politique, qui a abouti à l’assassinat de plusieurs agents et cadres de la police nationale envoyés pour maintenir l’ordre, d’autres, un peu plus chanceux, ayant survécu mais avec des blessures dont certaines sont handicapantes pour toujours. Ces policiers auraient pu peut-être sauver leur vie et leur intégrité physique, si, se sentant acculés et menacés, ils avaient fait usage de leur armement meurtrier. Mais dans ce cas, ils se seraient retrouvés sur la sellette comme le sont aujourd’hui les gendarmes impliqués dans la mort de Fallou Sène. Et probablement, la justice aurait été beaucoup moins clémente avec ces représentants de la force publique non adossés à un quelconque lobby politique, qu’elle l’a été avec les sbires de politiciens coupables de meurtres en masse sur des policiers, d’atteintes à l’intégrité physique d’autres policiers, et tout l’arsenal de faits criminels découlant de ces actes. Réputées républicaines, les forces de sécurité publique ont vécu sans murmurer la parodie judiciaire qui a sanctionné cette horreur, et qui n’a, une fois de plus, condamné que quelques sous-fifres, des pions insignifiants dans le dispositif de production de ces violences meurtrières.

Notre laxisme parachevait ainsi le sacrement de l’usage de la violence extrême dans la contestation et la revendication de masse, et peut-être venions-nous aussi de favoriser l’émergence d’une nouvelle psychologie du maintien de l’ordre dans certaines situations : tuer ou se faire tuer.

Certes, parmi les cas de bavure sécuritaire répertoriés, il est difficile de distinguer ceux dans lesquels la situation s’est présentée de manière aussi tragiquement contraignante aux représentants de la sécurité publique.

Il demeure en tous les cas que la violence ne peut accoucher que de la violence. Et toutes les morts sont ressenties douloureusement par ceux qui se sentent réellement concernés, qu’elles touchent des étudiants, des policiers, des gendarmes ou d’autres personnes.

Encourager une catégorie de citoyens à prendre l’initiative de porter la violence en direction d’une autre catégorie qui pourrait être amenée à se défendre, c’est construire un contexte de confrontation pouvant mal aboutir, cela relève d’un diabolisme indécent.

Se réjouir de la mort d’une personne et de la douleur que cela provoque chez les vivants en pensant au bénéfice politique qu’on pourrait en tirer, c’est simplement abominable.

Si la tragédie survenue le 15 mai à l’UGB devait impliquer la responsabilité d’autorités politiques, combien seraient-ils, qui, les mains ensanglantées, devraient au préalable rendre comptes de leur passé récent, parmi ceux qui demandent aujourd’hui des comptes ?

A côté de cette agitation estampillée « POLITIQUEMENT INTERESSÉE », il serait utile que des voix lucides s’élèvent pour insister sur un des régulateurs fondamentaux de la vie communautaire : bannir la violence comme moyen de résolution des problèmes, quelle que soit leur nature.

Par Alioune FALL

Le Directeur exécutif de British Petroleum (BP), Bernard Rooney, a été reçu, hier, en audience, par le président de la République, Macky Sall. Au menu, l’exploitation des gisements de gaz pour laquelle de «grands pas» sont faits.

«De grands pas sont franchis vers l’exploitation des gisements de gaz découverts aux larges des eaux sénégalaises». Telle est le résumé de la rencontre entre le chef de l’Etat, Macky Sall et le directeur exécutif de BP, Bernard Rooney, au Palais de la République. Reçue l’après-midi par le chef de l’Etat, la délégation de la compagnie British Petroleum, a annoncé, selon la présidence de la République, «la phase de développement qui mobilise 500 personnes». Une bonne nouvelle pour le pays qui compte accélérer son rythme de développement afin de tendre vers l’émergence, surtout dans un contexte actuel marqué par la remontée progressive du prix du baril de pétrole qui a atteint les 80 dollars.

Ces dernières années, d’importantes découvertes de gaz au Sénégal comme le champ à la frontière entre notre pays et la Mauritanie (le champ gazier Grand Tortue/Ahmeyim), qui a été mis à jour en janvier 2016 et considéré comme «le plus important gisement» en Afrique de l’Ouest, avec des réserves estimées à 700 milliards de m3 (le plus important selon Jeune Afrique dans le dossier fait sur la question le 14 juin 2017) que les deux pays ont d’ailleurs décidé d’exploiter en commun.

Toutes les recherches créditent le Sénégal d’importantes réserves en hydrocarbures (pétrole et gaz). En effet, le 26 avril dernier, alors que le chef de l’Etat recevait une délégation de Cairn et Woodside, deux compagnies partenaires dans l’exploitation du champ pétrolier de Sangomar, ces groupes ont annoncé le début de la production pour 2021. Mieux, ils ont révélé la position stratégique du Sénégal classé 7ème pays en matière de réserves en hydrocarbures en Afrique.

D’après Rfi «selon différents spécialistes du secteur, les réserves prouvées de gaz placeraient le Sénégal au septième rang mondial». Quant à Afrique Tribune (dans son édition du 9 mai 2017), les réserves qui se trouvent entre les deux pays ont été estimées à 25 TCF (un peu plus de 700 milliards m3) dans un premier temps, sont passées à 50 TCF, soit 1.400 milliards de m3. Ce qui placerait le Sénégal actuellement entre le 23e et le 30e rang mondial.

Outre le gaz entre le Sénégal et la Mauritanie, il faut retenir la découverte réalisée au puits offshore d’exploration Yakaar 1, situé dans le Cayar Offshore Profond. Selon les estimations, il pourrait contenir jusqu’à 425 milliards de m3 de gaz, selon Kosmos. Le puits Yakar 1 est situé à 95 km au nord-ouest de Dakar à une profondeur d’eau de 2.550 m. Il a été foré à une profondeur de 4.770 m.

Selon les compagnies, les premiers barils de gaz sont attendus pour 2021 et 2022 pour le pétrole. Une manne pétrolière et gazière sur laquelle le pays mise beaucoup pour développer son secteur industriel en particulier.

Daouda MANE

Le leader du « Parti pour la liberté et la citoyenneté », (Plc), Dr Lamine Bâ a été nommé nouveau Secrétaire général de « Rewmi ». L’annonce est du président du Parti, Idrissa Seck, en conférence de presse hier à Thiès.
L’ancien ministre de l’environnement et du développement durable sous le régime libéral par ailleurs leader du « Parti pour la liberté et la citoyenneté » (Plc), Lamine Ba, qui a rejoint le parti « Rewmi » le 19 avril dernier, a été officiellement nommé, hier, par Idrissa Seck, secrétaire général du parti. Cette promotion fait suite aux décisions internes pour le fonctionnement du parti portées à l’attention de l’opinion publique lors de la conférence de presse animée par le président du parti. En plus de la nomination de Lamine Bâ, il y a celle de François Calixe Sagna comme adjoint à la jeunesse et celle de Babacar Mar au poste de secrétaire général adjoint à la communication.

Mamadou Lamine DIEYE

Rencontré à Rabat lors de la 2ème édition du sommet des Think tanks africains, Hugo Sada,  de la Compagnie européenne d’intelligence stratégique (Ceis), prépare activement la cinquième édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, prévue en novembre prochain. Une rencontre qui veut davantage s’ouvrir à l’Afrique anglophone et lusophone. La prochaine édition sera axée sur la sécurité et le développement selon Hugo Sada, qui annonce aussi, dans cette interview, plus de coopération avec les autres rencontres du genre en Afrique.  

Le Forum international de Dakar sur la Paix et Sécurité en Afrique est à sa cinquième édition aujourd’hui. Avec le chemin parcouru, que faut-il retenir de cet événement ?
Il y a du chemin qui  a été fait, surtout que c’était un pari qui n’était pas évident au départ, parce qu’il n’y avait pas, sur le continent africain, beaucoup de rendez- vous informels où tous les acteurs de la sécurité pouvaient se retrouver. La première édition a été la plus difficile à faire. C’est toujours comme ça. Le premier forum a été réussi et cela a bien marché. Maintenant le forum a une telle notoriété qui fait qu’il rassemble de gens de très haut niveau. L’année dernière, il y avait mille participants et des débats très intéressants. Les participants ont pu échanger en marge du programme officiel. C’est un succès et le forum est devenu un grand rendez-vous sur les problèmes de sécurité dans le continent africain. Le Sénégal a relevé le défi. Nous préparons la cinquième édition. Le défi maintenant, c’est de faire en sorte que la formule ne soit  victime de l’usure. Il faut rénover, développer, innover. C’est cela que nous sommes en train de faire avec les partenaires sénégalais. Pour la cinquième édition, il y aura une ouverture vers la participation plus importante des anglophones et lusophones surtout qu’il y a eu beaucoup de changements politiques en Afrique, cette année, comme en Angola et dans des pays de l’Afrique de l’ouest, la Gambie, le Libéria, la Sierra Leone. Il y a donc le défi de l’ouverture à l’ensemble du continent africain. Pour la prochaine édition, le thème sera axé sur la sécurité et le développement. Le constant aujourd’hui, est que face à ces menaces, les réponses sécuritaires sont nécessaires mais pas suffisantes. Les réponses sécuritaires sont pour le court terme, mais il faut, dans le long terme, des réponses en termes de développement pour résoudre les causes qui favorisent ces menaces nouvelles.   
 
Depuis la première édition, il est noté une baisse de la présence des chefs de l’Etat au Forum de Dakar. Cela ne va-t-il pas altérer la crédibilité du Forum ?
On dit tout le temps qu’il n’y a pas beaucoup de chefs d’Etat mais c’est un forum informel. L’objectif n’est pas d’en faire un sommet de chefs d’Etat parce qu’il y’en a beaucoup en Afrique avec les sommets de la Cedeao, de l’Union africaine, etc. Ce que l’on veut, c’est que cette année, qu’il y ait une présence restreinte de chefs d’Etat qui sont emblématiques de l’actualité. Par exemple, l’année dernière, il y avait le président rwandais Paul Kagamé qui allait prendre la présidence de l’Union africaine et le nouveau président de la commission de l’Union africaine, le tchadien Moussa Faki. Chaque année, nous essayons de renouveler avec un nombre restreint de chefs d’Etat. C’est bien que les chefs d’Etat soient là mais il ne faudrait pas que cela devienne un sommet institutionnel. Ce ne sera pas la même chose alors. Pour le prochain forum, il n’y a pas encore de confirmation de chefs d’Etat. Ils confirment tout le temps à la dernière minute.
 
L’Afrique de l’ouest est devenue l’épicentre des nouvelles menaces sécuritaires sur le continent. Est-ce que le Forum de Dakar a eu un apport sur l’offre de solutions ?
Oui bien sûr. C’est pour cela que le forum a été créé. C’est parce que tout le monde a pris conscience qu’il y avait des menaces nouvelles, le terrorisme, la criminalité organisée, la radicalisation,  la sécurité maritime. Tout cela, ce sont de nouvelles menaces qui ne concernent pas uniquement l’Afrique comme pendant la guerre froide, la période de décolonisation. Ce sont des menaces qui concernent tout le monde, l’Europe, la Chine. Ce sont des menaces qui handicapent le développement du continent africain à un moment où son potentiel prend forme.  C’était pour répondre à cela avec des visions,  réponses et réflexions communes que le forum a été créé. C’est un forum international.
   
Il est reproché au Forum de Dakar d’être sous tutelle française alors bas sont africaines…
C’est encore un mythe. Le forum est né autour de la table du sommet  de l’Elysée en 2013 ou il y avait  la présence de 45 chefs d’Etat africains. Ce sont eux qui ont dit qu’ils nous manquent un rendez-vous informel où nous pourrons discuter et réfléchir librement sur des problèmes de sécurité comme le forum de Munich en Europe, le Shangri-La Dialogue  en Asie. Il se trouve que c’est le Président Macky Sall qui a proposé de tenir ce forum à Dakar. C’est une décision africaine. C’est vrai que la France coopère, participe. Mais elle n’est pas le seul pays. Les Japonais participent et financent. De même que l’Union européenne. Il y a d’autres bailleurs qui financent le forum.
 
Vous êtes à Rabat sur invitation de l’Ocp Policy center. On sent une dynamique de coopération aussi avec le forum de Tana en Ethiopie. Il n’y a donc pas de concurrence entre vos événements ?
 C’est vraiment la volonté des organisateurs du forum de Tana, de l’Ocp Policy Center. Nous sommes en train de resserrer les liens parce que nous avons les mêmes préoccupations et les objectifs sont les mêmes. Il y a convergence, coopération et renforcement des liens. C’est très positif et gagnant-gagnant pour tout le monde. Il n’y a pas de concurrence entre le forum de Dakar et celui de Tana. Ce sont deux forums différents et qui ont chacun sa personnalité. L’un se tient en milieu d’année en Ethiopie et en fin d’année, il y’a le forum de Dakar. Nous nous invitons, participons ensemble aux débats et s’aidons mutuellement. Il n’y a pas de concurrence et il y a une vraie volonté politique de ne pas tomber dans la rivalité.

Propos recueillis à Rabat par Oumar NDIAYE

 

Le président Macky SALL a réuni le Conseil des ministres, mercredi 16 mai à 10 h, au Palais de la République.

Entamant sa communication sur les événements regrettables, survenus mardi 15 mai 2017 à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, le Chef de l’Etat fait observer une minute de silence à la mémoire de Monsieur Mouhamadou Fallou Sène, étudiant en deuxième année de Lettres modernes qui a perdu la vie au cours des manifestations.

En cette douloureuse circonstance, le président de la République, présente au nom de la Nation, ses condoléances émues à la famille éplorée, à la communauté universitaire et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

Le Chef de l’Etat engage le gouvernement à faire, dans les meilleurs délais, toute la lumière sur les causes du retard des paiements, à l’origine des manifestations qui ont occasionné cette mort inacceptable afin de situer toutes les responsabilités.

A cet effet, le président de la République a fait diligenter une mission de l’Inspection générale d’Etat (Ige) afin de faire le point sur le système et les procédures de paiement des bourses d’études.

Enfin, le Chef de l’Etat rappelle au gouvernement, l’impératif de prendre toutes les dispositions requises pour faciliter le paiement effectif des bourses d’étude allouées aux étudiants Sénégalais à bonne date, au regard de la priorité sociale absolue qu’elles constituent.

Poursuivant sa communication autour du mois béni de Ramadan, le président de la République adresse ses chaleureuses félicitations à la Oummah islamique et présente ses meilleurs vœux de santé et de bonheur à la communauté musulmane du Sénégal.

A cet égard, le président de la République formule, avec l’ensemble de la Nation, des prières ferventes pour la consolidation d’un Sénégal uni dans la paix, la prospérité et la solidarité.

En outre, le Chef de l’Etat demande au gouvernement de prendre toutes les mesures appropriées pour lutter contre toute forme de spéculation sur les produits et denrées de première nécessité et invite, en particulier, le ministre en charge du Commerce à veiller scrupuleusement à l’approvisionnement correct des marchés en denrées de première nécessité et à assurer la stabilité des prix.

Appréciant, par ailleurs, la consolidation des performances économiques et financières du Sénégal à l’issue de la Sixième revue du Fmi au titre de l’Instrument de soutien à la politique économique (Ispe), le président de la République salue les résultats concluants et encourageants, pour notre pays, marqués notamment par la confirmation du taux de croissance de 7,2 % en 2017.
Dès lors, le président de la République demande au gouvernement de poursuivre, sans relâche, les efforts d’optimisation de la programmation des investissements publics, d’amélioration de la qualité de la dépense publique et de maîtrise de l’inflation, dans un contexte d’appréciation continue des cours mondiaux du pétrole.

Par ailleurs, le Chef de l’Etat demande au gouvernement de veiller au respect des chronogrammes de mise en œuvre des projets et programmes et des engagements sociaux de l’Etat.
Enfin, le président de la République invite le gouvernement à accorder une attention toute particulière à la préparation du prochain débat d’orientation budgétaire, prévu au plus tard à la fin du mois de juin 2018.

Le Chef de l’Etat a terminé sa communication sur le suivi de la coopération, des partenariats et son agenda diplomatique.

Le Premier ministre a axé sa communication sur les incidents survenus à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, les dispositions prises pour assurer l’approvisionnement correct du marché en produit de grande consommation et la prévention des inondations avant de rendre compte de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a fait le point de la situation africaine et internationale.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture économique nationale et internationale.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte du suivi de la commercialisation arachidière et de la préparation de la campagne agricole.

Le ministre du travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions a présenté aux membres du Conseil, les statistiques du travail pour l’année 2017.

Le ministre de l’Emploi, de l’Insertion professionnelle et de l’Intensification de la main-d’œuvre a fait une communication axée sur le remplacement des mototaxis Jakarta par des tricycles modernes, un des cinq projets majeurs du Programme d’urgence pour l’emploi.

Le ministre en charge du Suivi du Pse a fait le point de l’état d’avancement des projets et réformes.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le conseil a examiné et adopté :

  • le projet de décret fixant les salaires minima interprofessionnel et agricole garantis ;
  • le projet de décret fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du fonds de garantie des institutions de prévoyance maladie (Ipm).

Nominations
Au titre des mesures individuelles, le président de la République a pris les décisions suivantes :
  • Madame Khadidiatou Tall DIAGNE, précédemment Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal en République Tunisienne, est nommée Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, avec résidence à Ouagadougou, en remplacement de Madame Anta Coulibaly DIALLO, appelée à d’autres fonctions ;
  • Monsieur Diène FAYE, Ingénieur halieute, précédemment Inspecteur technique au ministère de la Pêche et de l’Economie maritime est nommé Inspecteur des Affaires administratives et financières au dit ministère, en remplacement de Mamadou Abibou DIAGNE, appelé à d’autres fonctions.

Après l’adoption de la loi sur le parrainage le 19 avril dernier, l’Assemblée nationale s’achemine vers la révision du code électoral. Une révision imminente qui se fera, selon Abdoulaye Wilane, dans les jours à venir. L’annonce a été faite par le député socialiste à Abuja, à l’occasion de la présentation du rapport de la première session ordinaire de l’assemblée au Parlement de la Cedeao.


« L’Assemblée nationale a adopté, le 19 avril 2018, une loi portant modification de la Constitution en vue de l’instauration du parrainage comme condition de validation des candidatures à l’élection présidentielle. Dans les jours à venir, le code électoral fera l’objet de révision à la suite de la révision constitutionnelle », a souligné Abdoulaye Vilane. Dans son analyse de la situation politique du Sénégal, le député maire de Kaffrine a relevé que le Sénégal se caractérise par « une permanence » du débat dans la scène politique. « Ce débat n’est pas toujours courtois, mais il a l’avantage d’exister. Par ailleurs, l’agenda électoral du pays est très fourni de rendez-vous électoraux du fait que l’on respecte scrupuleusement les dates des élections ; ce qui fait qu’un scrutin s’organise quasiment tous les deux ans au plus », a expliqué le porte-parole de la délégation sénégalaise au Parlement de la Cedeao. Toujours selon M. Wilane, la longue tradition démocratique au Sénégal fait que les élections se tiennent de manière régulière avec l’implication de tous les acteurs, notamment des organismes de gestion des élections (Oge). Il s’agit principalement du ministère de l’Intérieur, chargé de l’organisation matérielle, la Commission électorale nationale autonome (Cena), chargée de la supervision et du contrôle du processus électoral et, enfin, la Justice chargée, entre autres, de vider les contentieux et de proclamer les résultats.

Pour ce qui concerne l’état de la bonne gouvernance au Sénégal, Abdoulaye Vilane a relevé les nombreuses réalisations effectuées dans ce sens. Et selon lui, les perspectives de l’année 2018 concernent la révision de la Stratégie nationale de bonne gouvernance, la poursuite du processus d’adoption de la loi sur l’accès à l’information, la poursuite de la mise en œuvre du programme de renforcement de capacités des élues locales, en priorité, etc. Parlant de la situation sécuritaire au Sénégal, M. Wilane est revenu sur « les stratégies d’anticipation », prises par l’Etat du Sénégal face à ce qu’il qualifie de « menaces multiformes et multidimensionnelles ».

Maguette NDONG

Le Comité de suivi des recommandations issues de l’audit du fichier électoral a été installé hier. L’objectif est de construire des consensus forts sur le fichier électoral. La cérémonie a été présidée par le secrétaire général du ministère de l’Intérieur, Cheikhou Cissé.

Ce comité de suivi est composé de représentants de la Commission électorale nationale autonome (Cena), de l'administration, de la société civile, d'experts désignés par les acteurs politiques regroupés au sein des pôles de la majorité, de l'opposition et des non-alignés, à raison de quatre représentants par pôle. Ainsi, «ce cadre, à l'image du comité de veille et de suivi des recommandations issues de la mission d'audit de 2010, se veut un espace de dialogue, mais aussi de proposition en vue d'une supervision optimale de l'application des conclusions des experts commis pour cet audit», a expliqué le secrétaire général du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, au nom du ministre Aly Ngouille Ndiaye.

Rappelant que la mission d'audit international menée par des experts indépendants a conclu que le fichier électoral, bien que perfectible, est cohérent, de bonne qualité, Cheikhou Cissé a renchéri qu’il constitue aussi une base solide pour l'organisation des prochaines révisions.

M. Cissé a aussi rapporté que le ministre Aly Ngouille Ndiaye est convaincu qu’il est du plus grand bénéficie pour notre processus électoral que la concertation demeure privilégiée et que le fils du dialogue reste noué. «Je demeure persuadé que la jonction de vos expertises permettra un suivi efficace des recommandations de l'audit dans l'unique but de parfaire le fichier électoral sur certains de ces aspects», a-t-il restitué. Il a aussi espéré une issue heureuse de ce «nouveau cheminement» dans l’objectif de construire des consensus forts de manière à élargir les bases de notre démocratie.

Réitérant, dans ce sens, la disponibilité et l’engagement du ministre de l’Intérieur à poursuivre, avec tous les acteurs, les efforts tendant à renforcer notre processus électoral. Tout compte fait, ce dernier a proposé que le comité de suivi soit conduit par la Cena "dont l'expérience en la matière n'est plus à démontrer". "C'est donc confiant que les experts que vous êtes, fournirez un travail de qualité pour le bien de notre processus électoral", a-t-il complété.

Amadou DIOP

Le Coordonnateur de la coalition, « Macky 2012 », Moustapha Fall Tché estime que le président de la République a fait un excellent bilan à la tête du Sénégal. Mais il a estimé que ce bilan ne suffit pas. Selon lui, la mouvance présidentielle doit l’interpréter, l’intégrer et inciter les populations à le sanctionner positivement.

Pourquoi la coalition « Macky 2012 » organise des forums à travers le pays ?
Nous avons fait le forum de Kaolack qui a eu un succès éclatant. Nous pensions que ce forum sera le meilleur, mais nous sommes partis à kolda pour y tenir une autre rencontre qui a été extraordinaire. Le défi de la mobilisation a été gagné par Kolda. Pendant le ramadan, nous organiserons deux forums. L’un à Rufisque, l’autre à Darou Mousty. Ce sont les camarades de ces localités qui ont choisi le mois du ramadan. Les forums portent sur beaucoup de thèmes dont l’agriculture. A Kaolack, nous avions débattu de la politique d’agriculture de Macky Sall de 2012 à 2017 avec Pape Abdoulaye Seck, la politique d’habitation de 2012 à 2017 avec Diène Farba Sarr. Nous choisissons les thèmes qui intéressent les populations de la localité. A Kolda, nous avons parlé du Puma et du Pudc. Nous estimons que Macky Sall a un excellent bilan, mais un bilan ne suffit pas. Il faut savoir l’interpréter et le faire intérioriser par le peuple. Le processus du bilan doit connaître, au moins, quatre fonctions. La fonction informative. Il faut informer les populations sur l’étendue de ce qui a été fait. Il y a la fonction interprétative qui consiste à interpréter ce bilan pour que les populations comprennent. Nous avons aussi la fonction d’intégration qui doit unir la mouvance présidentielle, mais aussi la fonction incitative qui consiste à demander aux populations de se mobiliser pour donner un second mandat au président Sall.

Quels sont les objectifs poursuivis ?
Le forum a pour fonction d’informer les populations, par moment même de les éduquer. Ce n’est pas pour rien qu’on a choisit les régions les plus reculées. Il y a déficit d’informations dans ces régions. Les habitants des régions les plus reculées ne sont pas informés. Il leur manque beaucoup d’informations. On descend dans ces localités pour les informer des acquis du président de la République. Au prochain forum, nous aborderons la question du parrainage.

Macky Sall pourra-t-il encore compter sur ses alliés en 2019 ?
Le candidat naturel de Bennoo Bokk Yaakaar est Macky Sall. C’est Macky Sall qui doit rendre compte. Il a été élu pour un mandat. C’est lui qui doit être reconduit pour rendre compte au peuple.

Le candidat de Bennoo sera Macky Sall. Le candidat de « Macky 2012 » sera Macky Sall. On en parlera officiellement. Dans Bby, jusqu’ici, il n’y a aucune velléité de faire une autre candidature. Tout le monde est d’accord pour qu’on le reconduise.

Que doit faire la mouvance présidentielle après l’adoption de la loi sur parrainage ?
La loi sur le parrainage avait suscité beaucoup de tiraillements entre l’opposition et la mouvance présidentielle. Les députés ont fini de faire leur devoir en votant cette loi. Maintenant, c’est aux Sénégalais d’adopter cette loi en donnant les signatures qu’on lui demande. Nous devons expliquer le parrainage aux Sénégalais. Pour la première fois, il y aura une campagne inclusive sur les plans national et international pour une collecte de signatures. Ce sera un temps fort de la présidentielle.

L’opposition rejette l’appel au dialogue sur le pétrole et le gaz. Vos commentaires ?
Ce n’est pas étonnant. Il fallait s’y attendre. Après les législatives, l’opposition avait demandé des concertations sur le processus. Quand le ministre de l’Intérieur a invité tous les partis légalement constitués à venir, la plupart des leaders ont boycotté. Beaucoup se sont constitués en expert du pétrole, mais ils n’y savent rien. Ils ne peuvent pas venir, parce qu’ils ne peuvent pas parler sérieusement du pétrole et du gaz.

Que pensez-vous des sorties de responsables de l’Apr contre leur parti ?
Ce sont des problèmes internes à l’Apr. Ce ne sont même pas des problèmes internes à « Macky 2012 » encore moins à Bennoo Bokk Yaakaar. Ces camarades ne critiquent pas la politique du président. Ils ne critiquent pas l’absence de réalisations du président. Ils critiquent la gestion interne de leur parti. Il n’y a pas encore le feu. L’Apr est une organisation qui n’est pas structurée, mais elle gagne toujours les élections depuis qu’elle est au pouvoir. C’est ça son charme. La plupart de ces responsables sont aussi divisés qu’unis. Ils peuvent être divisés sur telle question, mais au fond, ils sont unis. Ils peuvent critiquer Macky Sall, mais ils l’aiment bien. Ils sont capables de faire tout pour lui. Ils peuvent créer des problèmes, mais sont capables de les résoudre.

Ça n’enlève en rien au succès que Macky Sall a engrangé depuis qu’il est au pouvoir. Jusqu’ici, ils ne remettent pas en cause la gestion du pays de Macky Sall. Aucun d’entre eux n’a attaqué Macky Sall sur la gestion du pays.

Macky Sall fera face à des ténors de l’opposition. Croyez-vous en ses chances ?
Macky Sall avait fait face à ces ténors en 2012. Ils étaient 14 candidats. Ils les a tous battus. Il va remettre ça en 2019.

Le Pds maintient la candidature de Karim Wade. Pensez-vous qu’il pourra être de la course ?
Les responsables du Pds rêvent. S’ils se permettent de dire que Karim Wade est leur candidat, ils se trompent. Les responsables du Pds savent que karim Wade ne peut pas être candidat. C’est le nom de Karim qui leur permet de mobiliser. C’est pourquoi, ils l’utilisent à des fins de mobilisation et de propagande. Karim Wade ne jouit plus de ses droits politiques et civils.

Propos recueillis par Babacar DIONE

Après avoir dressé une situation peu reluisante du Sénégal, l’ancien directeur général des douanes, Boubacar Camara, a décidé de s’engager en politique. Son ambition est de mettre fin à la fracture sociale. « L’heure est grave et le choix simple : se soumettre ou s’engager. Je m’engage pour le Sénégal ». C’est de cette manière que l’ancien directeur général des Douanes, Boubacar Camara, signe son entrée en politique. L’homme qui jouit d’une brillante carrière académique et administrative pour avoir gravi tous les échelons de l’administration douanière, avant d’être le directeur national, puis inspecteur d’Etat, franchit ainsi un nouveau palier. « Nous avons choisi le combat politique pour contribuer à la reconstruction et au développement du Sénégal dans l’intérêt exclusif du peuple. Nous dénoncerons sans faire de quartier toutes les politiques publiques désastreuses (…) », a-t-il martelé dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux. A travers sa déclaration, illustrée par des images, le désormais ex-inspecteur d’Etat est largement revenu  sur la situation actuelle du pays marquée, selon lui, par une « fracture sociale » qui s’amplifie de jour en jour. Pour lui, il existe deux catégories de Sénégalais avec « celui qui souffre et celui qui se réjouit, celui qui n’arrive pas à assurer la dépense quotidienne et celui qui exhibe son arrogance. Celui qui travaille et celui qui triche ».

Relevant ce qu’il appelle « le règne des médiocres arrogants et des affairistes cupides », Boubacar Camara refuse d’être « spectateur » et interpelle la conscience des Sénégalais. « Avons-nous le droit de sous-estimer l’ampleur du dégât et de faire sombrer notre pays dans la décadence ? N’avons-nous pas le droit de refuser que pendant ce temps que des citoyens se terrent chez eux et laissent le terrain vide aux tonneaux vides ? », s’interroge M. Camara.

Pour lui, il est temps de mettre un terme à une telle situation. C’est pourquoi, il dit proposer « un nouveau projet alternatif » de société adossé à un programme économique, politique et social.

Maguette NDONG

Le président de la République, Macky Sall, a reçu, avant-hier, l'Ambassadeur de la République populaire de Chine à Dakar.

Son excellence Zhang Xun était porteur d’un message du Président Xi Jing Ping à son homologue sénégalais pour le prochain sommet sur la coopération sino-africaine en septembre.

Cette rencontre est l’occasion pour passer en revue et renforcer les relations entre les pays africains et la Chine.

Le Chef de l’Etat a reçu, en audience, l’ancien ministre des Affaires étrangères du Maroc, Mohamed Benaissa.

Il est l’actuel secrétaire général de la Fondation du Forum d’Assilah.

Le Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) a auditionné, hier, à Dakar, le directeur de l’Agence de sécurité de proximité (Asp), Pape Khaly Niang. Les responsables des deux structures ont émis l’idée d’une collaboration en vue de renforcer la sécurité de proximité.

Dans son intervention, le docteur Pape Khaly Niang, directeur général de l’Agence de sécurité de proximité (Asp), a mis l’accent sur la problématique de la sécurité de proximité, notamment la place de l’élu dans l’architecture sécuritaire d’un pays. Pour le président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), Ousmane Tanor Dieng, cette question est fondamentale parce qu’on a « besoin d’une prise de conscience mais aussi de savoir définitivement que rien d’important et de solide ne pourra se faire sans la sécurité aussi bien au niveau macro qu’au niveau micro ».

D’après le directeur général Niang, le rôle et la place que l’élu local doit occuper est essentiel et qu’en sécurité, la prévention est importante. Une idée partagée par Ousmane Tanor Dieng selon qui, la sécurité est une affaire de tous. « Notre comportement de tous les jours, notre participation est indispensable pour la sécurité de tous », a dit le président Ousmane Tanor Dieng.

Au-delà de l’audition, le Hcct souhaite la tenue d’un séminaire pour approfondir la réflexion afin de mettre en œuvre certaines idées sur lesquelles les deux structures vont « discuter et arrêter des solutions ». Une bonne partie des hauts conseillers est constituée des élus locaux.

Le maire, rappelle Ousmane Tanor Dieng, a la libre administration de sa commune et c’est lui et son équipe qui prennent les décisions sur le plan local. C’est dans ce sillage que, le directeur général du Hcct a proposé une formalisation de la collaboration entre les collectivités locales et l’Asp. Le directeur Pape Khaly Niang, note que la commune est la structure de proximité par excellence et ce « en partant du quartier qui est la première cellule jusqu’à la commune au sens large ». Il estime que le rôle de l’élu dans la politique de sécurité est essentiel, notamment dans la prévention. « Quand on parle de la prévention, nul n’est mieux placé que l’élu pour connaître son territoire », a dit le docteur Pape Khaly Niang pour qui s’appuyer sur cet élu-là est important.

Présentement 2. 000 Asp sont en fonction dans les différentes collectivités locales du pays où ils font office de police municipale. Une idée bien saluée par le directeur général Niang d’autant plus que « le maire a des pouvoirs de police, des pouvoirs d’attribution et non délégués qu’il détient de plein droit ». En l’absence d’une police municipale, on peut s’appuyer sur les Asp pour exercer pleinement les pouvoirs de police primaires  qui recouvrent la sécurité, la sureté, la salubrité voire l’hygiène. Il pense qu’avec la poursuite des réflexions, on pourra arriver à un concept qui permettrait aux élus d’exercer leur pouvoir de police administrative de manière plus efficace.

Aly DIOUF

Pour les responsables de la mouvance présidentielle du département de Rufisque, la victoire du président Macky Sall ne fait guère de doute. Ils ont promis de faire gagner le leader de Bby au soir du 24 février 2019, avec un taux de 75% à Rufisque. A cet effet, ils ont lancé l’agenda « Cap 2019 pour la réélection de Macky Sall ».

« Je suis certain que le 24 février, nous fêterons la victoire dans l’allégresse parce que réélire le président Macky Sall est un devoir citoyen. C’est une nécessité pour le Sénégal », a promis Oumar Guèye, lors du méga-meeting organisé dans sa commune à Sangalkam. Devant une foule nombreuse qui s’était massée au terrain de basket de ladite commune, les responsables de l’Apr du département se sont succédé à la tribune pour confirmer le taux pour réélire Macky Sall au premier tour de la prochaine présidentielle. « Le taux de 75% théorisé par les responsables est à notre portée. Parce que dans ce département, l’opposition est absente », a soutenu Oumar Guèye, revenant longuement sur les pans importants du bilan du Président Macky Sall.

Il a rappelé la construction de 200 km d’autoroute ; le doublement de la production électrique avec l’injection de 700 MW, ce qui permet au Sénégal de vendre de l’électricité au Mali et à la Gambie. « Il a révolutionné la pêche », a soutenu le ministre avec la subvention de 20 milliards de FCfa permettant l’achat de 20 000 moteurs. Sans compter la construction de quais de pêche et d’aires de débarquement partout dans le pays.

Ismaïla Madior Fall a, de son côté, dit que la réélection du chef de l’Etat est « un impératif national ». Car, elle transcende les clivages politiques. Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, a beaucoup insisté sur la nécessité de sceller l’unité. L’idée est partagée aussi bien par le député Souleymane Ndoye que par le ministre Oumar Guèye. Ce dernier reste optimiste sur cette question. « Unis, nous allons gagner parce que le bilan du président suffit. Ce qui nous reste pour l’accompagner, c’est que nous montrons une unité et une cohésion dans notre parti et dans Bby. Et cette unité est en train de se construire ici dans le département de Rufisque. Nous sommes persuadés que nous y arriverons à 100% », a relevé le ministre de la pêche.

Retrouvailles entre Oumar Guèye et Landing Mbenguede Bambilor

La rencontre a été l’occasion de retrouvailles entre les responsables. Le premier adjoint au maire de Bambilor, Landing Mbengue, a réaffirmé son attachement à œuvrer pour la réélection du Président Macky Sall.
Il a profité, ce week-end, d’un récital de Coran pour tendre la main au ministre de la Pêche Oumar Guèye qu’il reconnaît désormais comme le seul et unique coordonnateur de l’Apr dans le département de Rufisque. « Nous avons un seul parti et un seul candidat qui est le Président Macky Sall, nous devons tirer vers la même direction en travaillant dans l’unité, la cohésion et la discipline », a-t-il clairement dit ajoutant qu’il n’est d’aucun camp. « Le seul camp qui compte c’est celui du président de la République », a dit M. Mbengue, considéré comme l’un des premiers responsables de l’Apr à Bambilor. A travers sa déclaration, Landing Mbengue met un terme à sa collaboration avec le maire de Bambilor avec qui il cheminait depuis.

Maguette NDONG

Lat Diop apporte sa contribution à l’année sociale

Le directeur de la coopération et des financements extérieurs, à la direction générale du Budget, Lat Diop, accompagne la décision du chef de l’Etat de faire de 2018, une année sociale. Selon un document qui nous est parvenue, il a organisé, avant-hier, dans la ville sainte de Touba, deux journées de consultation gratuite en ophtalmologie. Ainsi, il a offert plus de 2.000 lunettes aux populations. Selon la note, ce geste a été « hautement salué par les populations de la capitale du mouridisme ». Le responsable de l’Alliance pour la République a été reçu par Serigne basse Abdou khadre, porte-parole du Khalife général des Mourides.           

B. DIONE

« Du « Daara » à la Diplomatie ou le parcours d’un homme exceptionnel ». C’est le titre des mémoires posthumes de l’ambassadeur El Hadj Moustapha Cissé. L’ouvrage est préfacé par Moustapha Niasse, président de l’Assemblée nationale qui a présidé, hier, à Dakar, la cérémonie de dédicace. Pour préserver l’héritage de l’homme, le préfacier du livre, Moustapha Niasse, a proposé la création d’une Fondation El Hadj Moustapha Cissé.

L’ouvrage, qui fait 226 pages et réparties sur une douzaine de chapitres, est édité par les Editions Maguilen. Selon le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, il faut gérer l’héritage de El Hadj Moustapha Cissé en créant, par exemple, une Fondation Moustapha Cissé, pour la coopération entre le Sénégal et le monde arabe, pour la défense de la cause palestinienne et la Umma islamique. « Il faut que nous nous concentrions sur l’homme et son destin. Il faut aussi continuer à faire des recherches dans son rapport avec Dieu, le saint Coran, les musulmans, la Tidiania, les mourides, les layennes, nos frères chrétiens. Voir les relations qu’il avait avec les ignorants, les handicapés », a-t-il dit.

Moustapha Niasse a aussi estimé qu’il faut « étudier le pédagogue, père de famille, l’homme de la parole donnée, le faiseur de paix, l’éducateur, l’homme d’Etat dans toutes ses dimensions. Il faut méditer sur sa vie, ses pensées, son itinéraire et son œuvre résumé ici par ce livre. Il faut fleurir son héritage ». Moustapha Niasse qui a été chef de la diplomatie sénégalaise au moment où El Hadj Moustapha Cissé était ambassadeur au Moyen Orient, a indiqué que le marabout diplomate avait trois identités à savoir la foi, le courage et la volonté.

Le message du chef de l’Etat a été délivré par le ministre des Affaires étrangères. Pour Me Sidiki Kaba, « El Hadj Moustapha Cissé n’a ménagé aucun effort pour servir son pays, la Ummah islamique et sa famille. C’était un bon musulman qui a mis son savoir à la disposition de ses concitoyens. C’était un homme de dialogue, un rassembleur et un fédérateur. Un diplomate chevronné. Il a, avec Moustapha Niasse, porté haut la parole du Sénégal dans le Moyen Orient », a indiqué le ministre. Sidiki Kaba a poursuivi : « il était aussi un bon guide religieux. Il en avait la science et la conscience et un grand régulateur social », a résumé le chef de la diplomatie sénégalaise ». A sa suite, le maire de Pire, Serigne Mboup, a soutenu : « ce n’était pas seulement le plus illustre, c’était aussi le modèle par sa culture sa générosité et son humanisme. Il m’a enseigné l’engagement et le devoir de retour. Il aimait profondément son terroir ».
Plusieurs hommes politiques, religieux et de Lettres ont pris part à la cérémonie de dédicace. Pour Alioune Badara Beye, directeur général de la maison d’Edition Maguilen, El Hadj Moustapha Cissé « m’avait toujours fasciné par sa profondeur de réflexion et son ouverture légendaire ». Il souligne : « Son esprit fertile, habillé par une science profonde et une expérience avérée dans le domaine de la diplomatie et de la formation religieuse, reflétant une maîtrise innée des nuances et des rigueurs de la religion et de la diplomatie ».

Aly DIOUF


L’ancien maire de Sémé Samba Diop rallie l’Apr

Samba Diop, l’ex-maire de la commune de Sémé, a rallié l’Alliance pour la République (Apr), a-t-on appris d’un document de la cellule de communication du premier questeur à l’Assemblée nationale, Daouda Dia. Au cours d’une remise d’ambulances aux populations de Lobaly, Goumal, Nganguel Soulé, Soringho, il a promis de ne ménager aucun effort pour la réélection du président Macky Sall au premier tour de la présidentielle de février 2019.  

« Je suis venu, ce soir, avec mes compagnons du Pds pour rallier, aux côtés de Daouda Moussa Dia, l’Apr. A partir d’aujourd’hui, je travaille aux côtés de Daouda Dia. Il faut dire que ça fait longtemps que j’ai voulu travailler avec Daouda Dia, mais, c’est aujourd’hui que j’ai vu les conséquences de ce que je peux réaliser en travaillant avec Daouda Dia», a déclaré Samba Diop. Sur les raisons qui l’ont motivé, il a laissé entendre que le premier questeur « est honnête, logique, et travaille pour toutes la population de Kanel ». « Je suis très satisfait des réalisations du président notamment la route Ourossogui-Bakel. Je me suis bien préparé à travailler pour la réélection du Président Sall, dès le premier tour », a ajouté Samba Diop.

Daouda Dia s’est aussi félicité de ce ralliement de Samba Diop qui va mutualiser les forces de l’Apr dans le Fouta Toro, afin d'assurer la réélection du président Macky Sall, au premier tour de la présidentielle de février 2019. « C’est un réel plaisir de recevoir, aujourd’hui, l’ancien maire de Sémé, Samba Diop, avec tout le Pds. D’ailleurs, je viens d’informer le président de la République qui nous a félicités. Je suis fier et le président m’a demandé de communiquer parce que c’est important », a-t-il notamment indiqué. Daouda Dia a invité les populations de Kanel à se retrouver autour du président Sall. Avant d’ajouter : «le président Sall nous a facilités le travail dans le département, avec la mise en œuvre de toutes les demandes sociales, notamment les pistes de production, le désenclavement du département et deux ponts d’environ 12 milliards de FCfa avec une station de pompage sur le Djoulol qui permet une culture d’irrigation, de contre-saison dans l’objectif de développer la filière du riz et de légumes, l’électrification rurale, c’est pratiquement tout le Dandé maayo qui est déjà effectué ».

Souleymane Diam SY

 

Premier des potentiels futurs candidats à la prochaine élection présidentielle à faire une nouvelle offre politique aux Sénégalais, le Programme alternatif suxxali Senegaal ou Pass, Malick Gakou croit en son étoile en février 2019. Déjà, tout en participant aux manifestations de l’opposition contre le pouvoir, le Président du Grand parti a investi le terrain pour vendre son projet de société qui repose, selon lui, sur «un nouveau modèle économique portant sur le développement humain et le renforcement des bases de notre démocratie, de nos institutions et de notre organisation sociale». Le Soleil, qui a voulu en savoir plus sur Malick Gakou et le Pass, a ouvert ses colonnes à l’ex-sherpa du Président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse. Un entretien au cours duquel il a martelé ses convictions tout en allant en profondeur sur nombre de sujet sur le pourquoi du Grand parti, sa démission du Gouvernement, l’état du pouvoir et de l’opposition, la Présidentielle de 2019 etc.

Comment se porte le Grand parti ?
Le parti se porte très bien. Le bon fonctionnement d’un parti s’apprécie par le travail d’animation, de réflexion et de massification qui y est mené. Et à ce propos, nous avons toutes les raisons d’être satisfaits de la marche du Grand parti. Nos instances se réunissent régulièrement, en particulier le Secrétariat exécutif qui se penche sur toutes les questions liées à la situation du pays et qui rend compte à chaque fois du résultat de nos réflexions. Il en est ainsi des femmes, de la jeunesse du parti et des cadres. Ils tiennent tous de manière périodique leurs activités. En plus du fonctionnement régulier de ses instances, le Grand parti est aussi aux avant-postes de tous les combats que mène l’opposition contre l’injustice comme on l’a vu dans le dossier Khalifa Sall, pour la défense des libertés et le renforcement de notre démocratie. En ce qui me concerne, j’ai fini de faire le tour du pays et la Diaspora depuis plusieurs mois pour parachever l’implantation et la massification du parti. Des tournées qui ont déjà repris depuis ce samedi 12 mai 2018 avec le lancement officiel de ma précampagne à Mbour. Je profite de l’occasion pour remercier les populations de Mbour pour leur engagement et leur mobilisation à mes côtés pour le triomphe des valeurs et de la République. Le Grand parti fonctionne comme il se doit et se prépare activement pour l’échéance qui nous attend en 2019.
 
Le Grand parti est né suite à un désaccord avec la Direction de votre ancienne formation politique, l’Alliance des forces de progrès (Afp). Cette rupture vous a-t-elle fait oublier les progressistes ?
Cette page est définitivement tournée depuis qu’on nous a exclus de ce parti et encore plus depuis la création du Grand parti.  Mes camarades et moi n’avons pas pour habitude de regarder derrière nous. Mais, personne ne peut revendiquer ou incarner mieux que nous le progrès. Rien n’a pu nous détourner de la voie que nous nous étions choisie depuis le fameux appel du 16 juin, ni les honneurs ni les privilèges liés au pouvoir. Quand nous avons compris que notre alliance au sein de Benno Bokk Yaakar allait nous détourner de cette voie, j’ai préféré démissionner du Gouvernement pour garder ma liberté et mes convictions profondes.
 
Cela dit, je garde encore des amitiés au sein de cette formation que je ne renierai jamais. Car, pour moi, les divergences politiques qu’on peut avoir, aussi profondes soient-elles, n’ont rien à voir avec les relations humaines qui doivent les transcender.
 
Votre parti a récemment enregistré des défections. Comment expliquez-vous ces départs ?
Ces départs que vous mentionnez n’ont guère affecté la marche du parti. On n’a pas encore vu des militants à la base quitter le Grand parti. C’est cela qui aurait été inquiétant. Mais le fait que quelques individus décident, pour des intérêts strictement personnels, de répondre aux sirènes du pouvoir, n’a rien de grave pour le parti. Ils sont tout à fait libres de le faire et il vaut mieux d’ailleurs que notre parti se débarrasse de cette race de politiciens. Car, en définitive, ce qui est le plus important, ce sont tous ces responsables et militants pétris de valeurs et convaincus par l’idéal que nous poursuivons et qui restent attachés au Grand parti pour une conquête démocratique du pouvoir afin d’abréger les souffrances des Sénégalais.
 
Vous avez lancé le 11 avril dernier, le Programme Aternatif Suxxali Senegaal (Pass). Quels sont ses contours ?
Gackou Itw 1Les défis du Programme alternatif suxxali Senegaal  s’articulent autour de la construction d’un nouveau modèle économique portant sur le développement humain et le renforcement des bases de notre démocratie, de nos institutions et de notre organisation sociale. Le projet de société que nous proposons au peuple sénégalais affirme la priorité au respect des  droits fondamentaux du citoyen que sont les droits à une vie conforme à la dignité humaine, au travail, à une sécurité sociale, à la santé, au logement, à la sécurité, à l’épanouissement culturel et social,  à l’enseignement et  à un environnement sain. Les contours du Sénégal de demain que nous allons bâtir porteront les marques d’un Etat moderne qui  réalise des progrès indéniables dans les domaines de la connectivité, de la mobilité, de la souveraineté alimentaire, de l’industrialisation, de la sécurité, de la santé, de l’emploi, de la culture et des sports. Notre objectif ultime est de transformer notre pays en un havre de paix, de cohésion sociale et de bien-être.
 
En quoi le Pass est-il innovant ?
L’innovation réside dans le fait que le Pass va mettre l’homo-senegalensis au cœur de notre action politique. C’est dans ce sens que pour les femmes qui s’activent sans relâche afin de maintenir les maisons à flot, le Pass prévoit la création de la Banque des Femmes dotée d’un Fonds de 100 milliards de Fcfa leur ouvrant un accès plus facile au crédit et au financement de leurs activités productrices de revenus avec 0% d’intérêt.
 
En plus, dans le souci de régler le problème de l’état civil au Sénégal, nous prévoyons d’instituer une prime de 25.000 FCfa à la naissance de chaque enfant. Il y a aussi la réduction des prix des denrées de première nécessité, l’amélioration du système de Bourses Familiales  avec une extension des bénéficiaires avec l’institution du  « Revenu citoyen d’insertion sociale » d’un montant initial annuel de 120 0000 Fcfa, destiné à appuyer l’auto-entreprenariat pour les Jeunes âgés de 18 à 30 ans. Ce Revenu citoyen d’insertion sociale dont je parlais tant tôt prendra progressivement le relais des Bourses familiales : l’objectif sera d’accompagner chaque Sénégalais qui le désire, dans la création d’une activité génératrice de revenus. Sans oublier le relèvement de la bourse à 50.000 FCfa pour améliorer les conditions de vie des Etudiants.

Le Pass prévoit aussi la transition vers un Revenu minimum universel distribué dès la naissance, progressif avec l'âge, avec suppression pure et simple des allocations familiales, le lancement d’un vaste programme de construction de logements sociaux destiné à réduire la pression sur les agglomérations de Dakar, Pikine, Guédiawaye, Yembeul et Keur Massar en particulier.
 
Où allez-vous trouver ces fonds ?
En faisant bénéficier à notre pays les retombées d’une croissance inclusive portée par le secteur privé national. De même une exploitation judicieuse de nos ressources naturelles au bénéfice exclusif  du peuple sénégalais devrait permettre à notre pays d’assurer ses bases de création de richesses et de revenus à même de soutenir de manière durable la croissance économique. La réduction du train de vie de l’Etat et la moralisation de la vie publique sont les deux mamelles de notre stratégie de modernisation de l’Etat. En faisant en sorte qu’il y ait un gouvernement de 25 ministres au plus ; la suppression de toutes les Agences et leur refonte dans les ministères ; une Assemblée nationale de 100 députés ; la suppression du Hcct et du Cese; la limitation des mandats électifs ; le non cumul des mandats ; le règlement relatif au financement des partis politiques et j’en passe.
 
Vous insistez sur des secteurs comme l’agriculture et la santé qui occupent déjà une place importante dans le Pse. Quel plus comptez-vous apporter ?
Au Grand parti, nous sommes d’avis que le Sénégal ne peut se développer sans nos paysans qui agonisent sous le poids du Pse. C’est pourquoi nous allons avec le Pass procéder au lancement d’un vaste Programme national d’intensification de la production alimentaire avec plusieurs composantes : agricole, fruitière, horticole, pastorale et sylvicole. La politique agricole visera à instaurer une véritable agriculture moderne et inclusive et reposera sur l’expérience des domaines et fermes agricoles communautaires.  Les deux premières années du Pass seront marquées par la mise en œuvre de fortes politiques destinées à l’assainissement de la filière arachidière avec : l’augmentation de la subvention  des semences  et des engrais, la garantie du prix d’achat aux paysans, la protection de l’industrie de trituration de l’arachide avec, au besoin,  la mise en place de barrières à l’importation d’huiles raffinées, la formalisation d’une relation  commerciale forte entre les unités de trituration artisanale et la grande industrie de l’huilerie. Pour ce qui est de la Santé, nous prévoyons la couverture sanitaire sur tout le territoire national en affectant une part minimale de 15% du budget national aux soins de santé comme le recommande l’Oms. Le système de la Couverture maladie universelle fera l’objet d’une évaluation afin d’améliorer son mode opératoire et d’élargir le nombre de bénéficiaires qui sera de 0 à 12 ans entre autres.
 
Qu’en est-il du secteur industriel ?
De la même manière, notre politique industrielle mettra l’accent sur la transformation et la valorisation des matières premières et l’amélioration de la productivité des entreprises. Des mesures fortes seront prises à cet effet comme l’élaboration et la mise en œuvre d’un programme national de normalisation avec comme actions spécifiques la labellisation des produits locaux et le contrôle de conformité de la qualité aux normes internationales ; la promotion et la réhabilitation des sites industriels entre autres. Ces mesures seront confortées par une baisse de la fiscalité avec une réduction de l’impôt sur les sociétés qui sera favorable pour un accroissement de la productivité, de l’innovation et de la compétitivité de l’entreprise industrielle. Une Cellule nationale de veille commerciale et stratégique sera mise en place pour assurer la surveillance des sources d’approvisionnement, identifier les pratiques de dumping et engager les ripostes graduées permises par l’Omc afin d’assurer la protection de l’entreprise industrielle nationale.
 
Voulez-vous dire que le Plan Sénégal émergent (Pse) ne peut pas atteindre les ambitions fixées par le Gouvernement ?
Bien sûr que non. La meilleure manière de jauger un programme économique, c’est d’en mesurer ses résultats à travers l’Indice du développement humain des populations (Idh). A ce niveau, tous les indicateurs sociaux montrent à suffisance une nette accélération de la pauvreté et de la précarité au niveau de la majorité des populations. Personne ne peut développer le Sénégal à la place des Sénégalais et cela les théoriciens du Pse l’ont oublié. C’est pourquoi d’ailleurs l’essence même du Pse est portée par le capital étranger.
 
Vous avez été ministre dans le Gouvernement. Quelle est votre part de responsabilité dans le bilan de Macky Sall ?
D’abord, ma présence dans le Gouvernement a été relativement de courte durée. Car dès que je me suis aperçu que je ne partageais pas les orientations du Gouvernement, j’ai très vite rendu ma démission. Vous comprendrez sans doute que je ne puisse pas m’épancher sur ces désaccords. Seulement, au ministère des Sports que j’ai occupé dans un premier temps, l’ambition affichée par le Président Macky Sall était de porter le budget de 0,4 à 1% du budget national. Ce qui ne s’est jamais fait. Au ministère du Commerce aussi, il y a eu de profonds malentendus. D’où ma démission du Gouvernement. Je n’ai donc rien à revendiquer dans le bilan de l’actuel régime. C’est aux Sénégalais de l’apprécier après six ans de magistère du Président Macky Sall.
 
Avant d’appliquer le Pass, il faut au préalable gagner la Présidentielle. Un défi immense pour vous ?
Ce défi a beau être immense, nous avons la conviction que nous allons le relever. Car les Sénégalais sont fatigués et ne demandent qu’un programme alternatif pour les sortir de leurs difficultés quotidiennes. Ce que leur offre justement le Pass. Les Sénégalais fondent assurément beaucoup d’espoir sur notre action comme ils nous l’ont prouvé par leur accueil lors de notre tournée nationale. Il suffit maintenant de vulgariser partout le Pass pour être sûr que notre offre politique sera plébiscitée en février 2019. Ma conviction est que je battrai Macky Sall en 2019 grâce à ce programme alternatif que nous proposons aux Sénégalais.
 
Il faut aussi réunir des signatures pour le parrainage…
Je ne pense pas qu’on puisse parler d’ores et déjà de signatures à recueillir. On n’en est pas encore là. La loi a été certes votée à l’Assemblée nationale, mais dans les conditions que l’on sait et avec le rejet d’une bonne partie des Sénégalais comme en témoignent les manifestations enregistrées partout dans le pays le jour du vote. Je ne désespère pas donc que le Président Macky Sall aura la sagesse de ne pas la promulguer afin que nous puissions aller à la prochaine Présidentielle dans la sérénité.
 
Partagez-vous l’opinion de ceux qui pensent que le parrainage est une aubaine pour les grands partis ?
Non ! Le parrainage n’est une aubaine pour personne. Il est sûr que sa mise en œuvre posera d’énormes problèmes. Je me demande même comment on pourra authentifier autant de signatures dans un pays où nombre d’électeurs ne savent pas signer. Le parrainage n’est rien d’autre qu’une manœuvre de plus de la part du Président Macky Sall pour choisir lui-même ses adversaires. Il a voulu en éliminer certains en instrumentalisant la justice. Maintenant, c’est avec le parrainage qu’il veut finir le travail. S’il n’était mû que par le souci de rationnaliser les candidatures pour alléger le coût des élections, pourquoi est-il si hostile à l’institution d’un bulletin unique qui réglerait davantage cette question du coût tout en étant une garantie de transparence.
 
Vous avez participé aux Législatives sous la bannière de Mankoo taxawu Sénégal. Irez-vous à la présidentielle sous la même bannière ?
On n’en est pas encore à la question des alliances en direction de la Présidentielle. Le moment venu, on avisera. Mais, de toutes les façons, la coalition avait été mise en place dans le cadre des Législatives qui ne sont pas de la même nature que la Présidentielle. Mais, ce qui est sûr, c’est que même si nous n’irons pas à la Présidentielle sous cette bannière, nous nous entendrons entre acteurs pour discuter et arrêter la stratégie qui nous paraît la meilleure pour aller à cette échéance.
 
La tête de liste de cette coalition, Khalifa Sall a été condamné à cinq ans de prison. Cette condamnation amenuise sa chance de participer à la présidentielle. Positionnez-vous en plan B ?
Gackou Itw 3Je ne peux être un plan B. Je ne suis le plan B de personne ! Comment pouvez-vous penser que je puisse me positionner en plan B ? Khalifa Sall est mon grand-frère. Nous avons le même Adn socialiste. Nous étions des alliés dans Mankoo Taxawu Senegaal. En ce qui concerne maintenant la Présidentielle de 2019, chacun d’entre nous définira, en relation avec ses propres convictions, sa trajectoire. Mon plus grand souhait est qu’il sorte de prison le plus rapidement possible pour servir son pays. Du reste, ma candidature est irréversible conformément aux décisions des instances du Grand Parti et elle est devenue la candidature voulue et souhaitée par les Sénégalais pour le redressement de notre pays.
 
Votre candidature est-elle suspendue à la décision finale qui sera prise la justice sur le dossier du maire de Dakar ?
Encore une fois, ma candidature n’est pas en relation avec la situation que traverse l’honorable député-maire Khalifa Ababacar Sall pour qui je me bats de toutes mes forces pour obtenir la libération.
 
Pensez-vous pouvoir compter sur l’électorat du maire de Dakar ?
Chaque candidat à son électorat potentiel et je pense avoir la confiance de la majorité des Sénégalais pour gagner haut la main la Présidentielle de 2019. Je cherche à gagner la confiance du maximum de Sénégalais pour sortir vainqueur de la prochaine Présidentielle et mettre en œuvre le Pass qui, j’en suis sûr, pourra nous permettre de sortir notre pays des difficultés qu’il connaît.
 
Un haut responsable socialiste a récemment lancé un appel pour des retrouvailles de la famille socialiste. Vous sentez-vous concerné?
Ma conviction est qu’il doit y avoir absolument une alternative socialiste en 2019. Sous ce registre, je suis bien évidemment favorable à tout ce qui peut renforcer la famille socialiste et rendre possible cette alternative.
 
Vous êtes le premier parmi les candidats qui iront à la Présidentielle à avoir présenté  votre programme. Pourquoi ce choix ?
C’est parce que nous avons pensé qu’il était grand temps que nous parlions de ce qui est vraiment essentiel, c’est-à-dire le projet de société que nous proposons aux Sénégalais. D’autant que nous sommes à moins d’un an de l’échéance. Ensuite, il nous a paru utile de le partager avec l’ensemble des Sénégalais pour qu’ils se l’approprient. C’est d’ailleurs ce travail que nous poursuivrons tous les jours jusqu’en février 2019.
 
Votre démarche ne met-elle pas un frein à une éventuelle candidature unique de l’opposition ?
Mais non ! Notre démarche est celle que doit avoir tout candidat à une élection présidentielle. Elle n’a rien à voir avec une candidature unique ou non de l’opposition. Il se trouve aussi que nous comptons partager le Pass avec l’ensemble des composantes du pays, y compris les partis d’opposition qui travaillent à une alternative pour 2019. Et si nous arrivons à une convergence de vues autour du Pass, nous pourrons bien évidemment envisager de mutualiser nos forces pour y parvenir.
 
Pensez-vous qu’avec plusieurs candidatures, l’opposition pourrait faire face à Macky Sall ?
Je pense personnellement que la pluralité des candidatures est la meilleure formule pour l’opposition en 2019. C’est d’ailleurs ce qui a permis les deux alternances que nous avons eues en 2000 et en 2012. Il n’y a jamais eu de candidature unique de l’opposition, et il n’y en aura jamais ? Cela dit, nous devons nous entendre et passer un pacte qui consiste à ce que le candidat le mieux placé ait systématiquement le soutien du reste de l’opposition. C’est exactement ce qui s’était produit en 2012. Alors, pourquoi ne devrions-nous pas le reproduire en 2019 ?
 
Tout en déroulant vos activités, vous avez décidé d’adhérer au Front national de résistance. Qu’est ce qui explique cette stratégie ?
C’est parce que le Grand parti est partie prenante à toute organisation qui travaille au renforcement de notre système démocratique, à la préservation des libertés publiques et à la transparence du processus électoral et du scrutin en lui-même. A ce titre, il est tout à fait logique que le Grand Parti intègre ce front pour arrêter les dérives de l’actuel régime.
 
Lors des Législatives vous avez perdu dans votre fief à Guédiawaye. Cela ne vous affaiblit-il pas ?
Pas du tout ! Nous étions dans le cadre de Législatives qui n’ont rien à voir avec une Présidentielle. Et ma conviction est que Guédiawaye et plus largement la banlieue soutiendra très largement ma candidature à la prochaine présidentielle. C’est en tout cas, le ressenti que j’ai en parcourant tous les jours Guédiawaye et ses environs. Il y a comme un sentiment de fierté dans toute la banlieue de voir un de ses fils aspirer à la magistrature suprême. Et cela se traduira forcément dans les urnes en février prochain. Cela dit, les dernières Législatives ne peuvent même pas  constituer un bon baromètre, vu les conditions dans lesquelles elles ont eu lieu.
 
Le département de Guédiawaye est-il toujours une base affective pour vous ?
Plus que jamais ! Et la preuve en sera donnée en 2019. Ma candidature est d’abord celle de Guédiawaye et la banlieue. C’est ainsi que le perçoivent en tout cas les populations et je ne doute pas qu’elles le démontreront le moment venu.
 
Pourquoi avoir mis en place la Fondation Maternité Solidaire ?
Voilà justement une initiative qui participe de l’économie solidaire que vise le Pass. La perception que j’ai de la politique est que notre action doit contribuer de manière effective au bien-être de nos populations. Et c’est pour cette raison que bien avant qu’on envisage même notre candidature à la Présidentielle et avant l’élaboration du Pass, nous avons pensé avec des amis de divers horizons contribuer à juguler la mortalité maternelle, néo-natale et infanto-juvénile qui fait des ravages dans notre pays. Il s’y ajoute que j’en ai été moi-même victime pour n’avoir pas connu ma mère qui a perdu la vie en me mettant au monde. Vous comprendrez dès lors mon engagement pour cette cause ainsi que les actions que mène depuis sa création la Fondation pour venir à bout de ce fléau. Enfin, nous ne devons pas attendre en tant que politiques d’être aux affaires pour servir notre peuple.
 
Le Sénégal va jouer le mondial Russie 2018. En tant que produit des mouvements associatifs, Vice-président de la Fédération sénégalaise de football et ancien ministre des Sports, quelles sont les chances du Sénégal ?
Nos chances sont réelles. D’autant que nos Lions ont conscience de ce qui les attend au Mondial et de l’immense espoir que le peuple fonde sur leurs performances. Il faut juste qu’ils sentent tout le peuple derrière eux, comme ce fut le cas en 2002, pour réussir leur Mondial. J’exhorte ainsi tout le peuple sénégalais à faire corps avec eux pour que nous réussissions ce pari.

En ce qui me concerne, ils ont tout mon soutien. Les joueurs et leur entraîneur Aliou Cissé ainsi que leur staff le savent d’ailleurs puisque j’ai eu l’occasion de le leur manifester à plusieurs reprises.
 
On dit de vous le Sénégalais le plus Polonais parmi les Sénégalais. Que pensez-vous du match Sénégal – Pologne ? Qui supporterez-vous ?
Je ne sais pas si je suis le plus Polonais parmi les Sénégalais, cependant, je revendique une proximité absolue avec la Pologne où j’ai passé une partie de ma verte jeunesse. D’ailleurs, je remercie la Pologne et le peuple polonais pour avoir largement contribué à ma formation d’homme et d’économiste. J’ai vécu en Pologne pendant huit ans, auréolé de mon Master en Commerce international, mon Doctorat en Sciences économiques et ma spécialisation en politiques de développement. Je salue d’ailleurs l’excellence des relations entre les deux pays et je souhaite profondément leur élargissement et leur renforcement. A cet égard, les potentialités des relations bilatérales et mutuellement bénéfiques sont largement sous exploitées.

En ce qui concerne le match Sénégal – Pologne, je souhaite que le meilleur gagne, dans l’espoir que le Sénégal sera le meilleur.

Tout de même, cette rencontre Sénégal – Pologne est une vitrine à mettre en exergue pour le renforcement des liens d’amitié entre les deux peuples.

Propos recueillis par Babacar DIONE
et Yakham MBAYE

La réunification de toute la famille de l'Apr préoccupe Omar Top responsable politique à Keur Massar. Il a profité de l'ouverture d'une nouvelle permanence dans cette localité, dimanche, pour appeler à la mobilisation de tous les responsables en vue de travailler à la massification du parti en direction de la présidentielle prochaine.

Le responsable de l’Alliance pour la République, Omar Top, a procédé, avant-hier, à l’inauguration, à Keur Massar, d’une nouvelle permanence du parti dirigé » par Macky Sall.  Il a indiqué que l’ouverture de ce cadre a pour objectif d’offrir un cadre d'échanges aux responsables et militants de l'Apr, voire de la coalition, autour des questions qui interpellent la vie du parti ou de la coalition. Au cours de la cérémonie, Omar Top a expliqué que la réunification de toute la famille de l'Apr est indispensable dans une localité. "La commune de Keur Massar est la plus vaste et la plus peuplée du département de Pikine et il est important, pour le parti au pouvoir, de le gagner haut la main pour maximiser ses chances de remporter le scrutin présidentiel à venir, dès le premier tour", a soutenu Omar Top.

A l'en croire, c'est ce qui justifie l'ouverture de cette nouvelle permanence. Il a lancé un appel à tous les responsables de la coalition Bby de Keur Massar pour qu’ils s’approprient cette permanence et l’utilisent pour faciliter la réélection du candidat Macky Sall. "J'ai rencontré Moustapha Mbengue, maire de Keur Massar ainsi que les autres responsables du département et ils ont tous affiché une volonté ferme de se remobiliser et de faire bloc en direction de la prochaine présidentielle", a ajouté Omar Top.
 

Abdou DIOP

Le coordonnateur départemental de l’Alliance pour la République (Apr) de Fatick, a annoncé, samedi dernier, à Fimela, le lancement d’activités d’animation et de mobilisation du parti en direction de la présidentielle de 2019.

Mbagnick Ndiaye, ministre de l’Intégration africaine, a procédé, samedi dernier, au lancement d’une campagne d’animation et de mobilisation en direction de la présidentielle de février 2019, dans le département de Fatick.  C’était lors d’un meeting initié par les chauffeurs de Fimela unis derrière leur maire et conseiller économique, social et environnemental, Karim Faye. Mbagnick Ndiaye a félicité et encouragé les chauffeurs de Fimela derrière leur maire pour cette initiative grâce à laquelle, a-t-il indiqué, « l’animation politique du département de Fatick est entamée». Il a saisi l’occasion pour remercier l’ensemble des autorités politiques de la coalition locale de «Benno Bokk Yaakar».

Mbagnick Ndiaye a aussi invité les responsables locaux de l’Apr à l’unité pour le bonheur du parti dans l’arrondissement de Fimela. « Nous lançons un appel de manière fraternelle et solennelle à l’ensemble des responsables du département de Fatick pour permettre à Macky Sall, digne fils de notre région et du Sénégal, d’avoir un second mandat et avec un score de plus de 80% . Le Président Macky Sall qui a beaucoup fait pour la région et pour le Sénégal, mérite que nous lui apportions un soutien indéfectible et lui montrions que le Sine est debout », a dit Mbagnick Ndiaye. Dans cette dynamique unitaire, Mbagnick Ndiaye a invité le maire Karim Faye à fédérer tout le monde dont la jeune responsable apériste, Marème Babou autour du seul objectif qui vaille, la réélection, au premier tour, du Président Macky Sall, en février 2019. Karim Sène a, de son côté, manifesté toute sa joie pour cette marque de considération et de confiance des chauffeurs qui assurent les différentes dessertes depuis Fimela vers d’autres destinations comme Ndangane, Ndiosmone, Samba Dia Palmarin, entre autres.

Auparavant, le président du regroupement des chauffeurs de Fimela, Babacar Thiam, avait souhaité la bienvenue aux responsables politiques ainsi qu’à toutes les populations présentes à leur invitation. Il a ainsi réitéré l’engagement de ses collègues derrière le maire Karim Sène pour la réélection du Président Macky Sall. Le député Khady Ndiaye, le Dr Ousmane Niane, coordonnateur des cadres de l’Apr de l’arrondissement et le représentant des jeunes ont exprimé leur volonté et leur engagement à travailler ensemble derrière Karim Séne. La prochaine rencontre d’animation politique aura lieu à la fin du mois de juin à Loul Sésséne avec le maire Sidya Diouf qui a exprimé le désir d’organiser une vaste mobilisation.

Mohamadou Sagne    

 

Après l’avis du Conseil constitutionnel qui s’est déclaré incompétent pour invalider la loi sur le parrainage, le président du mouvement « And Ligeyal Senegaal », Amadou Tidiane Ly, estime qu’il est impératif que l’opposition accepte de dialoguer avec le chef de l’Etat sur les conditions d’application de cette loi.

« Par le parrainage, le Chef de l’Etat manifeste ainsi sa volonté inébranlable de rapprocher la démocratie sénégalaise aux standards internationaux à travers la Loi relative au parrainage», a déclaré Amadou Tidiane Ly, président du mouvement « And Liggeyal Senegaal » et responsable de l’Alliance pour la République dans le département de Matam. « Tous les pays européens, pour l’essentiel, à l’exception peut-être de la France, ont intégré le parrainage citoyen comme mode de sélection des candidats en amont », a-t-il fait remarquer, ajoutant que l’Etat a voulu rétablir l’équité dans la désignation des candidats. Il souligne que même si le Conseil constitutionnel s’est déclaré incompétent en réponse au recours en annulation introduit par l’opposition, le décret portant promulgation de la loi n’est pas encore signé par le président de la République. Il ajoute qu’il y a encore de « larges plages de discussion sur les modalités d’application si tant est que la loi est validée par nos institutions compétentes ». Ces plages permettront de trancher les questions liées au processus de validation des signatures, les doublons… C’est pour cette raison qu’il estime qu’il est impératif que l’opposition accepte de rencontrer le président autour de ces questions. « Dans l’application de cette loi, le dialogue et la concertation devront être systématiquement recherchés à la fois par le président de la République et par l’opposition sénégalaise », a dit M. Ly qui ajoute que son mouvement soutiendra de toutes ses forces un dialogue constructif. S’agissant de la collecte de signatures, il fait savoir que son mouvement se donne l’ambition de verser dans la corbeille présidentielle au moins 10.000 signatures réparties dans 7 régions.

Selon son président,  « And Liggeyal Senegaal » regroupe des cadres politiques et apolitiques issus des 14 régions du Sénégal et de la Diaspora. « Le mouvement est né de la volonté affirmée de beaucoup de Sénégalais de tous âges et de toutes catégories socioprofessionnelles qui se sont donnés la main pour faire un diagnostic socio-politique de notre pays et une analyse du contexte international en rapport avec la prochaine élection présidentielle du 24 février 2019 », a souligné M. Ly. « Ce diagnostic, conduit par des hommes et des femmes de Golle ko Law / And Liggeyal Senegaal, a permis d’identifier des atouts formidables pour notre pays et, celui qui nous a semblé le plus remarquable, est cette fierté d’être Sénégalais », a ajouté le président.

Contribution au programme présidentiel
Il estime que malgré les réalisations du Président Macky Sall, le pays est encore confronté à de véritables défis aussi nombreux que complexes. « Nous restons convaincus qu’ils seront relevés grâce au génie sénégalais mais aussi et surtout grâce à la vision portée par le Président Macky Sall », a martelé M. Ly qui prône une évaluation et une adaptation de la communication autour des réalisations du chef de l’Etat au contexte politique actuel. M. Ly dit avoir « la pleine conscience que le Président incarne le changement qualitatif et quantitatif au service de notre peuple ».  « C'est justement pour un Sénégal émergent que notre mouvement a décidé d’apporter son soutien au Président Macky Sall », a-t-il insisté. Il annonce des débats profonds pour apporter une Contribution significative à la prise en charge des nombreuses interrogations qui assaillent le pays. « C’est ce que nous appelons la contribution exceptionnelle au programme présidentiel (Cepp) qui sera une sorte de lien ombilical entre nous et notre candidat. Je n’oublie pas, et c’est très important, les programmes d’installation de nos cellules à travers le pays et l’animation politique », a souligné M. Ly. Pour lui, la présidentielle de 2019 se prépare aujourd'hui. « Des visites de proximité devraient constituer le rempart de notre démarche. D'autres stratégies seront utiles pour atteindre nos objectifs et elles font déjà l’objet d’une minutieuse réflexion », a promis M. Ly qui invite tous « les membres de son mouvement à se mobiliser davantage car le combat politique que nous engageons est noble parce qu'utile ». S’agissant du secteur de l’éducation, tout en réaffirmant sa reconnaissance au corps enseignant, M. Ly a estimé que cette couche doit aussi tenir compte des contraintes du pays. Il s’est réjoui du dénouement heureux de la crise et a félicité le Chef de l’Etat pour sa magnanimité qui s’est traduite par le réajustement substantiel de l’indemnité de logement des enseignants à 100.000 Fcfa.

Babacar DIONE

 


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