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Politique (4840)

Le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, a présidé, avant-hier, l’ouverture du Forum des partenaires de Thiès, à l’auditorium de l’université de la capitale du rail. A travers cette initiative, les autorités comptent positionner Thiès comme une métropole moderne.

En présence du député Abdou Mbow, d’Alioune Sarr, ministre du Commerce, d’Ibrahima Wade du Bureau opérationnel de suivi du Plan Sénégal émergent (Pse) et d’un public chaleureux, le Premier ministre a salué et encouragé l’initiative du maire de Thiès. «Par le programme « Kaay Défar Thiès», vous faites une invite pressante à la mobilisation et à l’action pour un seul et unique objectif ; construire la capitale du rail appelée à se positionner comme une métropole moderne dans une région en devenir » a-t-il souligné. Car, selon lui, « Kaay défar Thiès » est un appel auquel aucun sénégalais ne saurait rester sourd. «  Avec son réseau densifié d’infrastructures modernes et de connectivité, Thiès compte se positionner comme un véritable pôle d’attraction et de diffusion d’une région et occupe une place centrale dans la vie économique de notre pays», a-t-il ajouté. Et comme énoncé au début de son discours, le Premier ministre affirme qu’à l’instar du président de la République, Macky Sall, qui travaille pour un Sénégal émergent, le maire Talla Sylla se bat pour un Thiès émergent.

Selon lui, ce forum des partenaires de Thiès se tient dans un contexte historique caractérisé par le déploiement d’un ensemble de projets et de programmes spécifiquement dédiés aux villes, aux centres urbains sur décision du président de la République. Ceci, pour permettre à ces derniers de renforcer leurs capacités techniques et financières, à prendre en charge les préoccupations des populations en termes d’infrastructures et de services sociaux de qualité.

Un plan de développement de 78 milliards de FCfa
C’est dans ce cadre qu’il a évoqué le Promovilles qui accompagne des Collectivités locales dans la construction de leur cadre de vie. «La ville de Thiès en a profité à hauteur de 8 milliards 700 millions de FCfa, en termes de routes bitumées, d’éclairage public, d’assainissement, entre autres. D’ailleurs, tous les lampadaires perdus sur la voie de contournement nord de la ville de Thiès seront remplacés  par des solaires», a-t-il confié. Mieux, le Premier ministre déclare que l’Etat va accompagner davantage les collectivités locales sur le chemin de la prise en charge des questions de développement liées à la décentralisation à travers l’Acte 3. D’ailleurs, le projet Pacasen de132 milliards de FCfa, élaboré avec la Banque mondiale, l’Agence française de développement (Afd), viendra renforcer les acquis du Promovilles en faveur des collectivités locales. Il a aussi cité le Puma, un autre projet pour les régions et centres urbains périphériques, le projet de gestion des déchets solides à Tivaouane, le programme Ville verte comme de véritables leviers pour doter nos villes d’équipements fonctionnels.

Dans son discours de bienvenue, le maire de Thiès, Talla Sylla a dit un grand merci au chef de l’Etat, Macky Sall, par l’intermédiaire de son Premier ministre présent. « Pendant deux ans, nous avons, sous la direction de l’Agence régionale de développement de Thiès, travaillé à l’élaboration d’un plan de développement de la ville sur 5 ans. Car, il y a 14 ans de cela, on nous parlait de chantier sur des points visibles de Thiès, une tape à l’œil, au moment où au cœur de notre ville, les populations manquaient quasiment de tout», a-t-il lancé.

Or, pour le maire de la ville, sa vision pour la cité du rail, à l’horizon 2035, est de faire de Thiès, une métropole d’équilibre de l’échelle globale à l’échelle locale. Le plan de développement de Thiès comprend 75 projets pour des investissements de 78 milliards de FCfa.

Mbaye BA

Membre de la mouvance présidentielle, le Parti de l’indépendance et du travail (Pit) se porte bien. C’est ce qu’a confié son leader, Samba Sy qui, dans cet entretien, aborde plusieurs sujets dont le parrainage, la présidentielle 2019, les attaques de l’opposition et les remous dans les partis de gauche.

«  C’est toujours extrêmement difficile que de se mettre en face du miroir et d’avoir un  regard objectif sur ce que le miroir vous renvoie. Face au miroir, beaucoup d’entre-nous ont un sourire très satisfait, parce qu’ils sont contents  d’eux-mêmes. Amoureux de soi-même, il est très difficile de s’apprécier, mais enfin, puisque vous me poussez à l’exercice, je voudrais dire que le Parti de l’indépendance et du travail se porte bien », a déclaré Samba Sy, secrétaire général du Pit. Etayant ses propos, Samba Sy a invoqué les récentes réunions des instances de son parti. « Nous avons réuni, le week-end passé, d’abord le bureau politique et ensuite le comité central. Nous l’avons consacré à des questions d’organisation. Ce que nous nous sommes dit est qu’il fallait que nous nous dotions de tous les outils nécessaires pour être davantage performants parce que c’est l’heure qui le commande », a-t-il souligné.

Il dit avoir conscience qu’un parti ne se juge pas seulement par le nombre de militants. Il insiste  sur les ressources humaines dont il dispose. « Sans vouloir être fanfaron, je crois que le Pit occupe sa place dans le paysage politique national », martèle-t-il.

Il fait remarquer que le Pit fait recours à une élaboration collective. « Le secrétaire général n’a qu’une voix. Comme les autres membres du comité central ont une voix. Nous trouvons le temps de nous asseoir. Nous mettons à plat les problèmes. Nous réfléchissons  et nous les insérons dans le contexte pas seulement national, mais international », dit-il. A partir de cela, a poursuivi M. Sy, « nous élaborons des hypothèses de travail. De nos discussions,  ressortent souvent des prises de position incomprises au départ, mais qui finissent par s’imposer, parce que nous nous donnons le temps de la réflexion ». Le leader du Pit a indiqué que les responsables de son parti ne sont pas « des hommes politiques improvisés ». « Ceux qui sont dans le parti, y sont par conviction et par idéal. Ils sont attachés à l’intérêt national », fait-il savoir.

Rempart contre les forces revanchardes
« Nous avons une lecture objective sur ce qui est en train de se passer dans notre pays. Il y a un débat autour du système de parrainage, alors que le parrainage a été instauré pour donner une rationalité à l’espace politique », a déclaré le leader du Pit. Samba Sy a rappelé les 47 listes enregistrées lors des dernières élections législatives. « Les dernières élections montrent que si des mesures ne sont pas prises, nous risquons d’arriver à une situation où nous organisons une élection et le jour du vote  nous ne pourrons pas nous en sortir parce que le rythme des choses serait tel que le temps de la journée ne suffira pas », a-t-il fait remarquer. « Nous ne pouvons pas nous amuser à nous paralyser de cette manière surtout quand il s’agit de choisir quelqu’un d’aussi important dans ce pays à savoir le président de la République », a ajouté M. Sy.

Le leader du Pit a laissé entendre que des  forces se sont agrégées autour de la question du parrainage. « Vous avez vu tout ce qui a été mobilisé pour freiner ce pays, y compris par le choix de susciter la violence.  Cette fois-ci, la violence physique a voulu prendre le dessus sur la violence verbale », a-t-il déploré.  « Quand nous disons construire un rempart imprenable, cela veut dire mettre ensemble tous les Sénégalais imbus de l’idéal de progrès partagé  comme c’est le cas à Bennoo Bokk Yaakaar. La mise en conjugaison de ces forces fera reculer les forces revanchardes qui veulent ramener le pays à ce qu’il fut en 2011. Et ça aucun Sénégalais n’est disposé à l’accepter », a indiqué le leader du Pit.

Tout en s’abstenant de citer nommément l’opposition, Samba Sy a martelé : « nous faisons allusion à toutes ces forces composites qui s’agrègent, aujourd’hui, autour d’un dessein plutôt flou. Nous parlons de tous ces Sénégalais qui auraient d’autres desseins, parce que notre pays est devenu attractif. Ce pays dispose de ressources naturelles avérées.  Nous avons l’obligation d’ouvrir les yeux, de faire attention ».  « Nous devons renforcer la cohésion nationale, l’unité des Sénégalais, la convergence de vues. Tout ce qui peut nous distraire de ce chemin est un danger non négligeable », a-t-il alerté.

S’agissant des querelles de leadership souvent notés au sein de la coalition, Bby, Samba Sy a lancé : « il faut être juste avec Bennoo Bokk Yaakaar. Rarement pour un observateur politique, on aura vu une coalition qui aura résisté autant au temps. Au fond, quand on regarde les choses sans passions particulière, on se rend compte que les principales forces politiques de notre pays sont dans Bby. L’essentiel des forces politiques qui ont sculpté la vie nationale sont dans le Bennoo. Quand nous maintenons cela, nous resterons forts et solides ». Il a poursuivi : « si cela ne dépendait que de nous, Bennoo irait uni et solidaire aux élections à venir ».

Remous dans les partis de gauche
Interpellé sur les remous notés souvent dans les partis de gauche, Samba Sy a laissé entendre que ces crises peuvent se comprendre. « En réalité, le débat a toujours été vif dans les partis de gauche. Tant que le débat est interne, autour de l’orientation, il s’entend. Si maintenant le débat s’aplatit pour des intérêts crypto-personnels, il devient moins intéressant », a-t-il souligné. « Il ne faut pas avoir peur qu’il y ait débat, y compris dans les partis de gauche tant qu’il aide à prendre des décisions », a poursuivi le leader du pit. Maintenant, a précisé Samba Sy, « on ne peut pas être dans une organisation politique et avoir un point de vue et dire que mon point de vue n’étant pas passé, je considère que le parti n’a pas fait ce qu’il devrait faire. Si nous sommes des militants de la démocratie, nous devons admettre qu’un parti décide à partir de ses instances. Si votre point de vue n’a pas triomphé, il faut avoir la modestie de rester, parce que c’est une constitution collective qui permet d’aller de l’avant ».

Il a fait savoir que des remous ne peuvent affaiblir le Pit. « Nos racines sont profondément ancrées dans le sol. C’est pourquoi quelques épiphénomènes ne doivent pas faire asseoir que nous avons été divisés. Les instances que nous avons tenues confortent la ligne d’unité du parti. Par de-là les points de vue individuels, ce sont les progrès partagés, ce qui profite au grand nombre ».

Quid des critiques que le parti avait l’habitude de proférer contre les régimes, Samba Sy a insisté sur la prise en charge de la philosophie du parti. « Critiquer, c’est apprécier ce que l’on pense de quelque chose. Certains s’attendraient à ce que le Pit ait un point de vue dissonant. Que voulez-vous que nous disions à un président de la République dont la politique repose sur la justice sociale ? Que voulez-vous que nous disions à un président de la République qui nous dit : ce que je veux est que nous fassions attention aux démunies », s’est-il interrogé. Samba Sy a ajouté : « Que voulons-vous que nous répondions à un président de la République qui dit qu’il faut que nous restaurions l’équité territoriale et pensions à ces contrées où depuis longtemps, il n’y a ni eau, ni électricité, ni poste de santé. Que voulez-vous que nous répondions à un président de la République qui dit : prenons sur les ressources nationales et essayons d’en donner à ceux qui sont plus vulnérables. Quand un président agit comme cela, il est des nôtres. Le Pit est tout à fait à l’aise par rapport  à sa position dans Bennoo Bokk Yaakaar ».

Présidentielle 2019
Samba Sy  dit ne pas douter « un seul instant » de la réélection de Macky Sall. « Non seulement, je le pense, mais que je crois que l’avantage du président est de s’être entouré d’hommes de qualité. Je ne parle pas simplement des gens de ma formation politique, des grandes figures politiques nationales que vous connaissez, mais d’autres personnes qui sont convaincues qu’il faut asseoir ensemble les ressorts d’une action intelligente qui profiterait au grand nombre ». Pour lui, le bilan du président peut aider.  « L’aspiration des humains est d’avoir plus et mieux. C’est dans la nature des hommes d’être un être des lointains. Tout ce qu’on a vécu cesse d’avoir de la magie pour nous. Nous sommes suffisamment lucides pour voir les pas que nous avons faits. Le pays est en train d’être métamorphosé ».  Il a appelé les responsables de la mouvance présidentielle à l’unité. « Il faudrait que nos alliés  de quelque parti politique qu’ils soient apprennent à distraire l’essentiel de l’accessoire. Ce qui est essentiel est le pays, ce qui est fait pour le peuple sénégalais. Si nous avons plus globalement cette philosophie en partage, ce serait beaucoup mieux pour Bennoo ».  

Interrogé sur les alternances à la tête du Pit, Samba Sy a fait savoir que le parti fait jouer la démocratie. « Nous sommes l’un des rares partis à tenir un congrès à échéance régulière. En quelques décennies, de Seydou Cissokho, le parti est passé des mains d’Amath Dansokho. Ce dernier a passé le flambeau à Maguette Thiam. De Maguette Thiam, le flambeau a été passé à Samba Sy qui va faire son mandat de 5 ans », a-t-il rappelé. « Nous faisons jouer la démocratie.  Nous avons besoin de toutes nos forces. Ce qui compte chez nous, c’est l’engagement militant.  Certaines personnes d’un certain âge sont déterminées. Nous les mettons à contribution. D’autres sont plus jeunes. Nous les mettons également à contribution, parce que c’est la conjugaison des forces qui permet d’être optimal », a ajouté le leader du Pit.

Propos recueillis par Babacar DIONE

En Afrique, 40 % des jeunes ne sauront ni lire ni écrire d’ici à 2050, selon le président du Syndicat national de la presse marocaine (Snpm). Abdellah El Bakkali précise que, pour réaliser des progrès techniques intégrés, l’enseignement doit être de qualité.

(Egypte) - Le président du Syndicat national de la presse marocaine (Snpm), Abdellah El Bakkali, a animé, au Caire, avec Dr Samia Abbas, secrétaire générale de l’Union des journalistes africains (Uja), une session sur l’enseignement. Citant un rapport de la Banque mondiale publié en 2016, il a relevé que 50 millions d’enfants en Afrique ne sont pas scolarisés. Ce faisant, l’Afrique aura, dans 20 ans, autant de chefs de famille analphabètes. De même, 40 % des jeunes d’ici à 2050 ne sauront ni lire ni écrire. A l’en croire, grâce à l’enseignement, les pays avancés jouent les premiers rôles.

Les écoles sans eau potable, électricité, infrastructures adéquates et complètes, le manque de compétences et professeurs de qualité, la modicité des salaires sont autant de blocages à un bon enseignement en Afrique. « On ne peut pas réussir sans enseignement intégré. Il est le seul moyen de permettre à l’enfant paysan de devenir ingénieur. C’est un point stratégique. Il faut que tout le monde soit formé de manière égalitaire ; aucune personne ne doit être exclue », a déclaré Abdellah El Bakkali, précisant que nos réalités éducatives locales ne sont pas les mêmes que celles de l’Occident. Aussi, a-t-il expliqué que l’enseignement ne doit pas être un moyen de gagner du pain.  Dr Samia Abbas a, lui, soulevé l’instabilité en Afrique, les conflits qui font que nos Etats mettent beaucoup de moyens dans la sécurité et la défense. D’après la secrétaire générale de l’Union des journalistes africains, cela désagrège les moyens qui devraient être mis dans la formation et l’éducation. L’autre écueil qu’elle a soulevé a trait à la distance qui sépare l’école de la maison de certains apprenants.Dr Abbas a aussi déploré la fuite des cadres, le manque de qualité de l’enseignement, la mauvaise administration scolaire et l’inadéquation entre la formation professionnelle et le besoin du marché de travail. Malgré ces contraintes, des enfants veulent néanmoins toujours apprendre.

Serigne Mansour Sy CISSE (envoyé spécial au Caire)

 

Le Congad s’est réuni à Thiès dans le cadre des consultations interrégionales en vue de renforcer les capacités des Organisations de la société civile (Osc) sur les Objectifs de développement durable (Odd) et de recueillir leurs propositions sur l’état de leur mise en œuvre.

Dans le cadre de l’élaboration du rapport national sur les Objectifs de développement durable (Odd), le Congad tient des consultations interrégionales. C’est dans ce sillage que s’inscrit la rencontre décentralisée qui a eu lieu à Thiès. Selon Salimatou Bocoum, directrice de l’Ong Sightsavers, elle vise à remonter les avis et recommandations à partir du vécu des populations à la base. Car « le suivi des Objectifs de développement durable est dévolu à la société civile », a-t-elle précisé. Ainsi, en tant que structure faîtière, le Congad est en train de conduire la réflexion sur ce que le gouvernement du Sénégal fait sur la question qui intéresse toutes les sphères du pays. « Certes, il faut reconnaître que beaucoup d’efforts ont été consentis par le gouvernement au vue du premier rapport fourni, mais la société civile veut parler d’une seule voix afin de jouer son rôle de regard extérieur libre, critique, en apportant les points de vue des populations situées au plus bas de l’échelle sociale », a-t-elle indiqué.

C’est pourquoi Mme Bocoum a insisté sur la décentralisation des échanges à partir de Thiès, puis Kaolack et Kolda dans les prochains jours, tout comme les rencontres sectorielles dans les domaines de l’Education, de la Santé, de l’Eau, de l’Assainissement, entre autres. Sachant que les Odd n’ont pas les mêmes contraintes que les objectifs mondiaux durables sur les Etats, le Congad, tout en saluant l’initiative des autorités sénégalaises sur la confection du rapport national sur les Odd, veut se donner les moyens de pouvoir jouer pleinement sa partition, d’assumer son rôle d’alerte dans ce travail. En tout cas, au sortir des deux jours de travaux à Thiès, la société civile voudrait avoir une vision claire sur les activités déjà menées par ses démembrements, celles en cours ou envisagées sur le terrain. En outre, les mécanismes sur le processus de la revue nationale volontaire sur le suivi de la mise en œuvre des Odd sont revisités, discutés afin d’être au même niveau de compréhension.

D’après Gora Bèye de la Direction générale de la planification, l’élaboration du rapport national sur les Odd vise à mobiliser tous les acteurs à même d’apporter une plus-value au document. « Dans cette démarche participative, les organisations de la société civile, regroupées dans le Congad, sont attendues dans la réflexion, leurs points de vue vont, à coup sûr, enrichir le rapport », a-t-il lancé. Au plan sectoriel, concernant l’Odd 4 sur le secteur de l’Education, il a noté que, vu le contexte, il sera difficile au Sénégal d’atteindre les objectifs fixés, malgré les importants flux financiers mis par l’Etat », a-t-il souligné. D’ailleurs, en attendant les résultats produits dans le rapport final, des réformes profondes sont attendues dans le secteur.

Mbaye BA

 

La 4ème édition du Forum régional africain pour le développement durable (Fradd) est une plateforme de capitalisation de bonnes pratiques entre les pays africains. Les experts vont dégager les pistes d’un développement qui ne fragilise pas les écosystèmes et n’accroît pas la vulnérabilité de nos communautés.

Le développement à visage humain appelle de nouvelles approches dans la mise en œuvre et la conduite des politiques destinées à améliorer les conditions de vie des populations. C’est l’idée défendue par le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne à la 4ème édition du Forum régional africain pour le développement durable (Fradd) qui a pour thème : « Transformation vers des sociétés durables et résilientes ».
« Nul ne peut contester, aujourd’hui, que la mise en œuvre des Agendas 2030 et 2063 de l’Union africaine requiert un changement de paradigme dans notre façon de penser le développement de nos pays », a souligné le chef du gouvernement du Sénégal au cours de la cérémonie d’ouverture de ce forum conjointement organisé par la Commission de l’Union africaine, la Bad et les Nations unies.

Selon M. Dionne, les Agendas 2030 et 2063 de l’Union africaine ainsi que l’Accord de Paris sur le climat traduisent l’engagement des gouvernements africains à s’attaquer aux causes profondes de la pauvreté et de la faim, sans négliger les inégalités entre les sexes. Ces engagements visent aussi à assurer une prospérité partagée et une transition réussie vers une économie sobre en carbone, résiliente face aux changements climatiques et respectueuse du milieu naturel.

Certes, des progrès ont été accomplis, mais il reste du chemin à parcourir, d’autant plus que des milliers d’Africains n’ont pas accès à l’eau ni aux services de l’assainissement. « L’atteinte des objectifs des Agendas 2030 et 2063 nécessite des efforts individuels et collectifs, des actions et des stratégies sous-régionales et régionales », a prêché Ibn Chambas, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies. Il a insisté sur l’urgence d’identifier les contraintes à la réalisation des objectifs fixés par la communauté internationale avant de lancer un appel pour lutter contre le déboisement, la déforestation, la perte de la biodiversité…

Harmonisation des interventions

Le président de la 3ème Conférence pour le développement durable, le Togolais Hervé Méadi, s’est félicité de la méthodologie de travail et des échanges entre les experts mais aussi la capitalisation des expériences réunies. « Le Fradd nous offre une plateforme d’échanges d’expériences, l’opportunité de redéfinir de nouvelles stratégies sur la base des enseignements tirés. Il est nécessaire de mieux s’organiser et de mieux coordonner nos interventions », a-t-il suggéré.

Ces échanges servent aussi à tracer une nouvelle voie devant conduire à une croissance et à une amélioration des conditions de vie sans compromettre la capacité des écosystèmes à nous fournir davantage de services. « Nous croyons fermement que ces forums régionaux offrent l’opportunité de créer une masse critique d’expertise au service du développement durable pour concrétiser cette vision du monde que nous voulons », a estimé la coordinatrice résidente du système des Nations unies au Sénégal, Priaya Gajraj.

Le monde dont elle fait allusion est prospère, respectueux de la planète, où personne n’est laissée pour compte et où la paix est préservée. A vrai dire, l’Agenda 2030 a été élaboré dans un contexte  caractérisé par les évènements extrêmes, les problèmes globaux et les bouleversements sociaux. « Ces défis concernent la pauvreté chronique, les inégalités entre les pays, notamment les inégalités entre sexes, les catastrophes naturelles, la recrudescence des conflits, du terrorisme et des crises humanitaires ainsi que des déplacements forcés de populations », a énuméré Mme Gajraj.

Pour elle, le renforcement de la résilience des écosystèmes et des communautés est bien intégré dans l’Agenda 2030. La réduction de la vulnérabilité des écosystèmes et des communautés doit reposer sur la culture d’une utilisation judicieuse des biens de la nature. Il s’agira, en termes clairs, de mettre en œuvre des pratiques d’exploitation des ressources combinant une augmentation de la productivité, leur préservation et la résilience des écosystèmes.

Idrissa SANE

 

La vague de départ de militants de premier rang du Grand parti vers la mouvance présidentielle n’ébranle pas Malick Gackou, qui a minimisé cette saignée que vit sa formation politique.

Considérant les difficultés inhérentes à la gestion d’un parti politique qui, de surcroit, est dans l’opposition, le leader du « Grand parti », El hadj Malick Gackou, est d’avis qu’il est difficile de gérer une formation politique qui est dans  l’opposition et tout le monde ne peut pas supporter les rigueurs de l’opposition ». A l’en croire, « les membres du Grand parti ont des convictions fortes et nous ne croyons pas à la politique politicienne.

La construction du pays requiert des sacrifices. Aussi, je n’ai aucun commentaire à faire de ces départs », a-t-il déclaré, hier, sur la Rfm. Toutefois, « depuis le lancement du Programme alternatif Suxali Sénégal (Pass), les arrivées sont beaucoup plus nombreuses que les départs et nous enregistrons beaucoup d’adhésion chaque jour », a-t-il soutenu.  En attestent « les 300 cartes d’adhésion vendues depuis lors qui montrent que notre parti est le plus grand du landerneau politique», dit-il.

En outre, il a  salué le dénouement heureux de la crise scolaire, non sans inviter le gouvernement à respecter ses engagements vis-à-vis des syndicats d’enseignants pour que l’école sénégalaise puisse retrouver une stabilité ».
Ainsi, « la direction du grand parti jouera son rôle de vigie et veillera au respect strict de l’application des engagements souscrits pas le gouvernement », assure-t-il. Pour Malick Gakou,  « le Grand parti croit à l’éducation des enfants et respecte les enseignants car l’avenir du pays dépend de la bonne éducation et de l’instruction de ses enfants ».

Mamadou Lamine DIEYE

Le mouvement citoyen dénommé «La République des Valeurs » créé par l’ancien ministre de l’Energie, Thierno Alassane Sall, au lendemain de son limogeage du gouvernement,  va bientôt devenir un parti politique légalement constitué.

Le processus de mutation de la « République des valeurs » de l’ancien ministre de l’Energie sous Macky Sall, en parti politique légalement constitué est en très bonne voie. En effet, à en croire Mme Adjaratou Diop Sow, membre dudit mouvement et proche de Thierno Alassane Sall,  « nous avons fait un dépôt de récépissé qui est en cours de validation ». Cette formation qui se veut le réceptacle des « valeurs idéales » prônées par son leader et ses partisans et qui ont pour noms « la démocratie, le respect de la parole donnée, la transparence dans la gestion des Institutions de la République et leurs indépendances, une économie qui favorise les sénégalais avant d’autres personnes », a-t-elle listé. Aussi, l’objectif de la « République des valeurs »  est d’assainir l’espace politique, d’asseoir la citoyenneté et l’engagement ». Pour Mme Sow, « il est important que la population comprenne que la politique n’appartient pas à des gens qui ne sont pas compétents et qui viennent, par leur affiliation, prendre des décisions qui ont un impact sur nos vies ». Ce qui explique d’ailleurs la démission de leur leader du gouvernement qui « fait suite à un contrat qui n’était pas dans les intérêts du Sénégal », a-t-elle fait savoir. Aussi, « cette date  symbolique marque un acte de patriotisme de Thierno Alassane Sall, dit-elle.

M. L. DIEYE

 

Des cadres du département de Matam ont lancé, hier, à Dakar, un mouvement dénommé Cadre d’appui au président Macky Sall, à Matam  (Cap2M). L’ambition de cette structure est d’accompagner le président de la République «dans la mobilisation des fils du terroir» pour un second mandat.

Pour aider à la vulgarisation des réalisations du président Macky Sall en vue de la présidentielle de 2019, Samba Ndiaye, cadre ressortissant du Fouta, Ibrahima Agne, président du Conseil d’administration de l’Onas et d’autres leaders d’opinion ont lancé le Cadre d’appui  au président Macky Sall à Matam(Cap2m). «Depuis 2012, le président de la République a inscrit le Sénégal sur la trajectoire de l’émergence à travers le programme du Pse avec une priorité donnée à une croissance inclusive et durable», a déclaré l’administrateur du mouvement. Selon Samba Ndiaye, depuis 6 ans, le président Macky Sall  n’a cessé d’imprimer sa vision dans tous les secteurs d’activités du pays, «ce qui nous permet de constater des résultats jamais obtenus en termes de croissance économique».  «C’est donc convaincus de sa capacité à mettre le pays sur la voie de l’émergence, après avoir fait des sorties à Kawel, Ndouloumadji Dembé, Gaol, Dial, Sadel et Kobilo, que nous avons créé un cadre de réflexions et d’actions dénommé Cap2M», souligne-t-il. M. Ndiaye a poursuivi : « notre ambition est ainsi d’accompagner le président de la République dans sa lourde tâche en mobilisant les filles et fils du terroir (hommes politiques, membres de la société civile, jeunes et femmes) pour défendre le bilan de son action et nous mettre dans une perspective solidaire, de le réélire de la plus belle des manières», a-t-il affirmé. «Malgré les résultats probants, force est de constater qu’il existe des poches d’incompréhension (défaut de communication par exemple) sur le travail abattu par le président Macky Sall», soutient M. Ndiaye. Compte tenu de cela, il indique que les ressortissants du département de Matam, membres ou non de l’Apr, s’engagent, à travers ce cadre, à se mobiliser dans le discours comme dans l’action derrière le président Macky Sall pour un second mandat.                         

 

Dialogue politique

Le Pep plaide pour un pacte social national de stabilité

Pour mettre fin à l’ébullition du front social, le Parti pour l’espoir et le progrès d’Attye  Farès appelle à l’instauration d’un dialogue politique pour bâtir durablement un  Pacte  social national garantissant la stabilité du Sénégal pour les années à venir. Cet appel a été lancé au sortir de la réunion du bureau politique qui s’est tenu hier. Selon le communiqué publié, ce dialogue doit être « inclusif et placé au dessus des contingences et des intérêts particuliers ou partisans ».  Le Pep a lancé son initiative en « en parfait accord avec les médiateurs sociaux que sont l’Archevêque de Dakar, les khalifes généraux de la communauté musulmane, les forces de progrès de tout bord ». Justifiant sa démarche, le Pep dit constater « le délitement des lignes de démarcation entre front social, société civile et monde politique fournissant  ainsi un amalgame gros de conflits dangereux pour l’avenir de notre jeunesse et de notre pays ».

Selon le Pep, « la poursuite des travaux à haute intensité de main d’œuvre et  l’accès aux produits de consommation de base, à l’eau et à l’électricité sont les principaux leviers qui permettront d’améliorer substantiellement les conditions sociales du plus grand nombre et d’introduire une perspective d’avenir ».

B. DIONE

 

Souleymane Ndéné Ndiaye, secrétaire général national de l’Union nationale pour le peuple (Unp/Bokk Jëmù) se réjouit de l’arrêt de la grève des syndicats de l’éducation. Il l’a rappelé dans un communiqué tout en félicitant le gouvernement, les enseignants et l’ensemble des acteurs du système éducatif pour avoir trouvé une « issue heureuse » aux négociations ayant conduit à la suspension du mot d’ordre de grève. Seulement, l’ancien Premier ministre recommande le « respect des accords » entre toutes les parties prenantes du système éducatif. De même, il souhaite l’instauration d’un « dialogue sincère » au sein des cadres de concertation.  Dans la même lancée, Souleymane Ndéné Ndiaye veut une « planification » des rencontres entre acteurs pendant les vacances scolaires afin d’éviter de toujours essayer de sauver des années scolaires occasionnant des déficits réels sur le quantum scolaire. L’essentiel reste, pour lui, la mise en avant de l’intérêt supérieur des élèves et étudiants du Sénégal. « Nos enfants, dans les écoles, méritent toute notre attention et tous les sacrifices », signale-t-il tout en rappelant que l’axe 2 du Plan Sénégal émergent (Pse) s’appuie sur la qualité de notre capital humain. Une telle qualité est, selon Souleymane Ndéné Ndiaye, tributaire d’un système éducatif de qualité et d’un environnement scolaire apaisé.

Maguette NDONG

 

L’Alliance pour la République (Apr, au pouvoir) de la Commune de Mbour (ouest)  a installé, samedi, son comité local de parrainage en vue de porter la candidature de leur leader, celle du président Macky Sall, en quête d’un second mandat.

En effet, parallèlement  aux  séries de rencontres et de visites de courtoisie qu’elle déroule chaque week-end à Mbour, l’Apr qui dit être dans le temps de l’action, s’investit ‘’ardemment’’ pour la réélection du président Macky Sall. Ce qui a conduit à l’installation du comité local du parrainage de leur candidat, en marge d’une rencontre entre les responsables de l’Apr et la jeunesse républicaine Macky 2019  (Jrm 2019) de Mbour.
Selon les ‘’républicains’’ de la capitale de la Petite Côte, ‘’une nouvelle dynamique’’ est née à l’Apr de Mbour pour ‘’impulser’’ la mobilisation des militants et citoyens autour de l’essentiel, qui est de réélire Macky Sall au 1er tour le 24 février 2019. Sous la houlette de son coordonnateur, Cheikh Issa Sall, l’Apr de Mbour multiplie les initiatives et actions. « Nous sommes en train de préparer des élections extrêmement importantes et nous avons un candidat en la personne du président Macky Sall que nous voulons donner un second mandat, dès le premier tour, en s’appuyant sur un programme, le Plan Sénégal émergent (Pse) et une famille politique qui se trouve être la coalition Bennoo Bokk Yaakaar (Bby) »’, a déclaré Cheikh Issa Sall.

Pour matérialiser cette volonté, les ‘’républicains’’ de Mbour comptent  jouer ‘’pleinement’’ leur partition dans le parrainage de leur candidat pour la présidentielle de 2019. De ce fait, ce comité local de parrainage mis sur pied va sillonner les différents quartiers de la commune de Mbour. « A Mbour, nous allons effectivement glaner le nombre de signatures qu’il faut pour notre candidat. L’atteinte de cet objectif sera aisée à Mbour, du fait que depuis deux ans, nous sommes en contact permanent  avec les populations et nous avons mesuré  la gratitude et l’affection qu’elles vouent au président Macky Sall’’, a laissé entendre M. Sall, par ailleurs directeur général de l’Agence de développement municipal (Adm).

Selon lui, sa désignation comme coordonnateur communal de l’Apr à Mbour est issue « d’un processus de tous les responsables du parti », parce que, depuis longtemps, une dissension existait au sein de cette formation politique. « Mais des bonnes volontés ont pris l’initiative de regrouper tous les responsables de la commune de Mbour pour qu’on puisse créer une dynamique unitaire, pour que leur parti se réconcilie avec lui-même, qu’on puisse travailler ensemble et gagner ensemble les futures joutes électorales’’, a assuré M. Sall.

Amath Sigui NDIAYE

 

En fin de mission au Sénégal, l’Ambassadeur de la Corée, Hyo-eun Kim a réitéré l’importance que Séoul accorde à sa coopération avec Dakar dans un discours d’adieu prononcé lors d’une réception qui a eu lieu avant-hier.

« Le Sénégal est un partenaire stratégique important pour le développement de la coopération avec la Corée », a-t-elle souligné dans un message d’au revoir. L’ambassadeur a rappelé que le gouvernement coréen a choisi le Sénégal, en tant que pays prioritaire, pour ses actions de coopération au développement économique. « Avec le soutien de l’Agence coréenne de coopération internationale Koica, très active au Sénégal, la Corée met actuellement en œuvre de nombreux projets et programmes de coopération dans les secteurs de l’éducation, la santé, l’hydraulique rurale et l’agriculture », a souligné l’ambassadeur.

Elle a fait remarquer que la Corée et le Sénégal ont ainsi procédé à la construction ou rénovation d’écoles, de postes de santé, de forages et de cases des tout-petits. Selon elle, les deux pays ont également d’autres projets importants,  le Projet d'infrastructures et d'équipements maritimes (Miep), avec le soutien de la Korean Exim Bank, ainsi que la construction du Centre national pour l’oncologie. Hyo-eun Kim a estimé que « le Sénégal est un partenaire commercial important ». Il dit être ravie de constater que les échanges commerciaux entre les deux pays ont bien progressé depuis plusieurs années.

L’ambassadeur a aussi indiqué que le Sénégal et la Corée partagent les valeurs de démocratie, de paix et de sécurité, de la bonne gouvernance et de promotion des droits humains. « Nos deux pays se soutiennent et collaborent étroitement, tant au sein des Nations Unies qu’au sein des autres organisations multilatérales.

Sur le terrain diplomatique, le Sénégal et la Corée entretiennent également des relations au plus haut niveau », a-t-il dit. A titre d’exemple, l’ambassadeur a rappelé que le nouveau président Moon Jae-in a ainsi rencontré Macky Sall à New York en septembre 2017, lors de la 72ème assemblée générale des Nations unies. « Le Sénégal est le premier pays en Afrique avec lequel le nouveau président coréen a souhaité échanger, au cours d’une réunion bilatérale avec son homologue sénégalais », a-t-elle souligné. Pour l’ambassadeur, les liens qui unissent le Sénégal et la Corée sont marqués par la diversité et le dynamisme. « Je peux donc  affirmer, aujourd’hui, que le développement de nos relations est promis à un bel avenir », a-t-elle dit. Après sa mission au Sénégal, l’ambassadeur a dit qu’elle va  retourner à Séoul pour travailler au sein de l’Institut mondial pour la Croissance verte (« Global Green Growth Institute »), organisation internationale regroupant 28 pays membres, y compris le Sénégal. « J’aurai l’honneur de travailler avec l’ancien Secrétaire général de l’Onu, M. Ban Ki-moon, nommé président de l’organisation.  Le Sénégal étant membre de cette organisation, je suis très heureuse d’avoir une nouvelle opportunité de travailler avec et pour votre pays. Je mettrai tout en œuvre pour améliorer l’environnement et le développement durable du Sénégal, et accompagner le pays sur la voie de la croissance verte », a-t-il espéré.

Babacar DIONE

 

Diplomate de carrière, Mme Margareta Kassangana est l’ambassadeur de la République de Pologne au Sénégal. En poste à Dakar depuis janvier 2018, elle souligne que la coopération bilatérale entre Dakar et Varsovie a pris une nouvelle vitesse après l’ouverture de deux représentations diplomatiques respectives, et surtout avec la visite officielle du Président Macky Sall en Pologne en octobre 2016. Dans cet entretien, son excellence promet d’encourager le secteur privé de son pays à investir au Sénégal.

On se rencontre la veille de la Fête nationale de la République de Pologne, qui a lieu le 3 mai. Quel évènement cette Fête commémore exactement ?
La Fête nationale du 3 mai commémore la Constitution du 3 mai 1791, qui a été la première constitution nationale en Europe continentale, la deuxième au monde. La proclamation de la Constitution du 3 mai est considérée, par les Polonais, comme l’un des évènements décisifs de l’histoire de la Pologne. Cette année, nous fêtons le 227ème anniversaire de l’adoption de la Constitution. Nous avons donc une longue tradition démocratique et républicaine.

L’ambassade de Pologne à Dakar a été ré-ouverte en mai 2016. Quelle est l’histoire des relations diplomatiques entre la Pologne et le Sénégal ?
La Pologne et le Sénégal établissent des relations diplomatiques depuis le 1962. Ce sont donc des relations qui ont une histoire assez longue. En avril 2015, le Sénégal a ouvert sa représentation diplomatique à Varsovie, et par la suite, en mai 2016, l’Ambassade de Pologne à Dakar a été rouverte. Je dois souligner que j’ai un grand honneur d’être le premier Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Pologne après cet évènement.

Quels sont les éléments que les deux pays partagent et qui les rapprochent?
La Pologne et le Sénégal sont des pays démocratiques, des pays du droit. Nous respectons les valeurs démocratiques, le droit international, les droits de l’homme. La Pologne partage aussi certaines priorités sur lesquelles le Sénégal a travaillé lors de son mandat au Conseil de Sécurité de l’Onu, comme la promotion de la paix internationale. Sans aucun doute, nous partageons aussi les mêmes valeurs, tels que la famille, la tradition, le respect des personnes âgées et l’attachement à la religion, mais en même temps l’ouverture d’esprit, la joie de vivre et la curiosité pour le monde. Les deux peuples partagent aussi le sens de l’hospitalité – la fameuse hospitalité polonaise et la fameuse Téranga sénégalaise.

Comment voyez-vous, Madame l’Ambassadeur, les perspectives de la coopération bilatérale ?
La coopération bilatérale entre nos deux pays a pris une nouvelle vitesse après l’ouverture de deux représentations diplomatiques respectives, et surtout avec la visite officielle du président Macky Sall à Varsovie en octobre 2016. Le Sénégal est, pour la Pologne, un partenaire prioritaire sur le continent africain. Nos relations reposent sur trois axes – politique, économique et l’aide au développement. Sur le plan politique, nos relations ont toujours été stables. J’apprécie le fait qu’il n’y ait jamais eu de divergences ou de conflits entre les deux pays. Nos pays se soutiennent mutuellement sur la scène internationale. En tant que membre non-permanent du Conseil de Sécurité de l’Onu, la Pologne apprécie le fait que le Sénégal représente la stabilité dans la région et salue les efforts de médiation entreprises par SEM le président Macky Sall. Nous saluons également l’engagement du Sénégal sur la scène internationale (en tant que contributeur de troupes pour les opérations de maintien de la paix à travers le monde), mais aussi sur le continent africain. Je constate, avec satisfaction, la dynamique croissante de nos relations politiques bilatérales. Nous menons un dialogue politique régulier à travers les consultations politiques des ministres des Affaires étrangères. Les visites entre les deux pays se multiplient et se diversifient. En février dernier, Monsieur le ministre Krzysztof Szczerski, le Conseiller diplomatique du président polonais, est venu au Sénégal pour une visite de travail. J’espère vivement que le président de la République de Pologne, SEM Andrzej Duda aura l’occasion de se rendre au Sénégal dans un avenir proche. Sur le plan économique, j’ai l’ambition d'encourager le secteur privé polonais à venir investir au Sénégal.

Est-ce que l’Afrique intéresse le secteur privé polonais ?
Les pays africains deviennent de plus en plus intéressants pour les investisseurs polonais. Les entreprises polonaises ont beaucoup à offrir à l'Afrique. Ces offres vont du secteur agro-alimentaire, de la construction et des infrastructures, au transport, au secteur maritime et aux technologies vertes. Les programmes d’aide au développement polonais ont une dimension régionale mais aussi bilatérale. La coopération polonaise au développement est mise en œuvre sous forme de programmes et de projets destinés aux groupes précis de bénéficiaires (aide bilatérale) ainsi que des participations et contributions volontaires versées aux institutions internationales, aux fonds et aux organisations (aide plurilatérale). Sur le plan international, la Pologne est le quatrième contributeur au fonds fiduciaire d'urgence de l'Ue pour l'Afrique. La participation polonaise découle de la ferme conviction du gouvernement que le moyen le plus efficace de faire face à la crise migratoire est de fournir une assistance directement aux pays en crise et aux pays limitrophes.

La Pologne participe également à la mise en œuvre de la politique de développement de l'Union européenne en offrant notamment une assistance financière aux pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (Acp) par des contributions au Fonds européen de développement (Fed). Sur le plan bilatéral, le Sénégal est parmi les pays prioritaires pour les programmes d’aide polonaise au développement. Les activités qui entrent dans cette stratégie sont axées sur la protection de la santé des femmes et des enfants, l’assainissement, ainsi que l'entrepreneuriat et le secteur privé.

Nous offrons également des bourses aux étudiants sénégalais, pour étudier en Pologne.

La Pologne et le Sénégal s’affrontent lors de la Coupe du Monde Russie 2018. Vos pronostics ?
J'espère surtout que la compétition sportive - quel que soit le résultat - sera une bonne occasion de consolider l'amitié entre nos deux pays. Les deux équipes sont bonnes et ont leurs points forts. Que le meilleur gagne !

Propos recueillis par Babacar DIONE

Les 29 et 30 Mai, le Sénégal célébrera le cinquantième anniversaire de la grève de Mai 68. Le comité d’organisation reçu par le Président de l’Assemblée Nationale a dégagé quelques pistes sur le contenu de cette célébration.

Le comité d’organisation du cinquantenaire de Mai 68 a été reçu hier par le Président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse. «Mai 68, a été un évènement majeur, 50 après, le Président Niasse a salué cette initiative en tant qu’acteur de l’époque en tant qu’agent de l’Etat. Il a vécu ces évènements avec Senghor, il nous a rappelés les évènements successifs qui ont conduit au déclenchement des opérations à l’Ucad, mais toutes les conséquences au plan politique, économique et social. D’ailleurs, selon lui, ces évènements influencent la marche de notre nation. Il s’agit à travers la plateforme que nous allons mettre en place de traduire le message des étudiants de 68, qui dans leur carrière et les péripéties de leur vie professionnelles, ont contribué avec des ainés comme Niasse à bâtir l’Etat du Sénégal. Nous avons retenu les 29 et 30 Mai à l’Ucad pour célébrer le cinquantenaire de ces évènements », a déclaré M. Abdoulaye Makhtar Diop.

Ainsi, pour mieux partager ces évènements avec les plus jeunes, il révèle que «des exposés et expositions seront organisés avec le service des archives. Nous avons des promotionnaires qui sont des archivistes, nous aurons des tables rondes animées par des acteurs, et nous allons nous appuyer sur deux ouvrages, celui d’Oumar Guèye et d’Abdoulaye Bathily qui portent tous les deux sur les évènements de Mai 68. Nous aurons des témoignages sur la contribution des syndicalistes, des enseignants, des chefs religieux, des chefs coutumiers, des acteurs politiques et même de ceux qui étaient chargés du maintien de l’ordre à l’époque», a-t-il dit.

Par ailleurs, même s’il estime que le mouvement estudiantin a gardé le fond de la lutte, dans la forme, certaines idéologies ont fait la différence. «Nous menions nos combats sans détruire les biens publics parce que nous étions armés idéologiquement, mais nous étions également bien formés culturellement, nous savions quelles étaient les lignes à ne pas franchir. Jamais nous n’avons cassé ni la faculté, ni le campus social. Ce sont autant d’éléments qu’il faudra partager avec les étudiants après pour leur dire le fond reste, mais voila la voie à suivre mais il reste constant que la notion de patriotisme, de citoyenneté, n’a pas changé », poursuit-il.

Oumar FEDIOR

Le Président Macky Sall a réuni le Conseil des ministres, mercredi 02 mai à 10h, à Diamniadio.

Entamant sa communication sur l’inauguration de la sphère ministérielle située dans le 1er arrondissement,le Chef de l’Etat magnifie la tenue, pour la première fois, du Conseil des Ministres, à Diamniadio, dans les nouveaux bâtiments administratifs de dernière génération.

En effet, à travers cet acte un du renouveau du service public, le Président de la République rappelle que trois sphères ministérielles y seront érigées pour donner corps à son ambition de bâtir une administration moderne, performante, peu coûteuse, au service de la citoyenneté et de l’émergence.

En outre, le Président de la République félicite le Délégué général à la Promotion des pôles urbains de Diamniadio et du Lac rose, le Directeur général et l’Agence de Gestion du Patrimoine Bâti de l’Etat ainsi que tous leurs personnels et les partenaires de l’Etat, pour la réalisation, de ce chef d’œuvre architectural.

Cette sphère ministérielle va accueillir plusieurs ministères et des milliers d’agents de l’Etat, dans un cadre de vie de standard international, soutenu par une dynamique de rationalisation et de mutualisation des ressources publiques, engagée depuis 2012.

Ainsi, le Chef de l’Etat invite le Premier Ministre à hâter le processus de déménagement et d’installation des ministères et agents concernés, defaire prendre les mesures d’accompagnement appropriées et à veiller à la mise en œuvre cohérente de la nouvelle politique immobilière de l’Etat qui vise à optimiser l’exploitation et le développement du patrimoine immobilier de l’Etat.

Poursuivant sa communication autour de la célébration de la Fête du Travail et de la consolidation du nouveau contrat social pour l’émergence, le Chef de l’Etat adresse ses chaleureuses félicitations à l’ensemble des travailleuses et travailleurs du Sénégal, leur réaffirme toute sa considération et ses encouragements, et remercie les centrales syndicales pour leur mobilisation et leur sens des responsabilités.

Ainsi, le Président de la République demande au Gouvernement de veiller sans relâche au renforcement du bien être des travailleurs dans un esprit de dialogue constructif pour améliorer, durablement la productivité et la compétitivité de l’économie nationale.

Enfin, le Chef de l’Etat rappelle au Gouvernement l’impératif de consolider en permanence le partenariat entre l’Etat, les Syndicats et le Patronat, base essentielle du nouveau contrat social qui sous-tendla matérialisation effective, dans tous les secteurs d’activités, de sa vision d’un Sénégal Emergent au service de toutes les populations.

Abordant la stabilité dans le secteur de l’éducation et le suivi permanent de la mise en œuvre des décisions des assises de l’éducation et de la formation,le Président de la République se félicite des accords conclus entre le Gouvernement et les syndicats d’enseignants.

A cet égard, le Chef de l’Etat demande au Gouvernement de prendre toutes les dispositions pour l’application effective, dans les délais indiqués, de sa décision portant sur des mesures exceptionnelles d’augmentation de 40.000 FCFAde l’indemnité de logement allouée aux enseignants qui sera portée à 100.000 FCFA en 2020.

En outre, le Président de la République demande au Gouvernement d’asseoir la stabilité durable du secteur de l’Education par un suivi rigoureux de la mise en œuvre des recommandations et décisions des Assises nationales sur l’éducation et la formation, dans le but de consolider, dans le consensus et dans l’esprit de la vision d’un Sénégal Emergent « l’Ecole du futur » une véritable Ecole de la réussite et de l’excellence. Abordant le renforcement de la politique de désenclavement interne et externe du Sénégal, le Chef de l’Etat se félicite du lancement du programme « Zéro Bac » pour accélérer le désenclavement de l’île à Morphil et la valorisation des potentialités agro- industrielles de la Vallée du Fleuve Sénégal.

Dans la même perspective, le Président de la République demande au Gouvernement de prendre toutes les dispositions requises, en vue de finaliser le processus de réhabilitation des Ponts de Tobor et d’Emile Badiane à Ziguinchor, l’exécution des travaux de la boucle du Boudié ainsi que ceux du pont sur le Fleuve Gambie, dont l’achèvement est prévu en décembre 2018.

En outre, le Chef de l’Etat invite le Gouvernement, en accord avec la partie mauritanienne, à veiller à l’accomplissement de toutes les diligences nécessaires à la réalisation, dans les délais contractuels, du Pont de Rosso.

Enfin, le Président de la République exhorte le Gouvernement à prendre les mesures appropriées pour le déploiement rapide du projet « Navigation de l’OMVS » avec les réalisations, au Sénégal, du port fluviomaritime de Saint - Louis et des escales de Richard Toll, Dagana, de Podor, Cas-Cas, Matam, et Bakel.

Le Chef de l’Etat a terminé sa communication par son agenda diplomatique.

Le Premier ministre a adressé, au nom du Gouvernement, ses vives félicitations au Président de la République pour l’inauguration de la sphèreministérielle de Diamniadio, emblématique de sa politique de renouveau d’un service public de qualité, au service des citoyens et pour l’émergence. Il a ensuite rendu compte de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait le point de la situation africaine et internationale.

Le Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture économique nationale et internationale.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte de la préparation de la campagne agricole et du suivi de celle relative à la commercialisation arachidière.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le conseil a examiné et adopté :
- le projet de loi prescrivant le remplacement dans tous les actes législatifs et réglementaires de la dénomination « Collectivité locale » par « Collectivité territoriale ».

NOMINATIONS :
Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Madame Safiatou NDIAYE, Ambassadeur du Sénégal en Afrique du Sud, est nommée, cumulativement avec ses fonctions, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence RAJAONARIMAMPIANINA RAKOTOARIMANANA Hery Martial, Président de la République de Madagascar, avec résidence à Pretoria;

Madame Safiatou NDIAYE, Ambassadeur du Sénégal en Afrique du Sud, est nommée, cumulativement avec ses fonctions, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Filipe NYUSI, Président de la République du Mozambique, avec résidence à Pretoria ;

Monsieur Aboubacar Sadikh BARRY, Conseiller des Affaires étrangères principal, précédemment Ministre-conseiller à l’Ambassade du Sénégal à Washington, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Nana AKUFO-ADDO, Président de la République du Ghana, avec résidence à Accra ;

Monsieur Issa WAGUE, Administrateur de Société, est nommé Consul général de la République du Sénégal à Pointe-noire, poste vacant.

La construction de la sphère ministérielle de Diamniadio est historique à plus d’un titre pour le chef de l’Etat, Macky Sall, qui a procédé, hier, à son inauguration. Il y voit, d’ailleurs, le signe d’une rupture dans la politique de relocalisation des ministères et l’entrée de l’administration dans une ère nouvelle, faite de modernité et de progrès social.

C’est une nouvelle phase que l’administration sénégalaise vient d’entamer avec l’inauguration, hier, de la sphère ministérielle dans le premier arrondissement de Diamniadio. Cette phase est, aux yeux du chef de l’Etat, Macky Sall, celle d’une administration qui tend vers le progrès et la modernité. « Cette cérémonie est historique parce qu’elle replace notre administration à la pointe de la modernité et du progrès. Elle est historique, car elle consacre une nouvelle ère de rationalisation et de mutualisation des ressources publiques », dit le chef de l’Etat, soulignant qu’avec la construction de ces bâtiments, l’Etat allège sa facture en charge locative de 8 milliards de FCfa par an. Ce qui constitue, selon lui, « une rupture fondamentale » dans la politique de relocalisation des ministères et le pilotage des projets immobiliers de l’Etat. Tout cela est le fruit de sa volonté qui l’a toujours animé, depuis 2012, d’assurer, selon lui, la refondation de la politique immobilière de l’Etat, en vue d’optimiser le développement, l’exploitation et l’occupation du patrimoine public dans toutes les régions du Sénégal. « Je demeure convaincu que la transformation et la modernisation de notre administration doivent s’adosser à une parfaite maîtrise des exigences des citoyens et des besoins des agents publics. Ces derniers doivent, plus que par le passé, évoluer dans un environnement de travail moderne propice,  d’une part, à la valorisation des compétences individuelles, et, d’autre part, au développement optimal des performances du secteur public », a rappelé le chef de l’Etat. Revenant sur les 4 bâtiments qui constituent la sphère ministérielle, le président de la République voit « le fruit d’une conjugaison loyale des efforts entre le pouvoir politique et l’administration ». A ce titre, l’édifice magnifie « la splendeur et la robustesse du pacte républicain entre l’administration, ses dirigeants et ses agents », selon le président de la République. Madani Tall, le président du Conseil d’administration de la société Envol Immobilier qui a réalisé le projet a rappelé au chef de l’Etat l’engagement qu’avait pris sa société en décembre 2016, lors du lancement des travaux qui devaient s’étaler sur deux années. « Nous nous étions engagés à réaliser un ouvrage moderne, intelligent et durable. Nous l’avons fait. Nous avions promis de mettre à la disposition de l’Etat un cadre de travail doté de commodités et d’équipements modernes ainsi qu’un espace de vie moderne propice à la productivité, du travail et à la performance. Nous avons respecté la parole donnée », a expliqué M. Tall, non sans donner les caractéristiques de cet ouvrage.

Maguette NDONG, Amadou DIOP (textes)

UN JOYAU DOTÉ DE TOUTES LES COMMODITÉS
Spheres Min DiamBâtie sur une assiette foncière de 3,5 ha, la sphère ministérielle combine, selon Madani Tall, bâtiment architectural, bâtiment intelligent, réseau interconnecté et efficience énergétique, offrant aux fonctionnaires une bonne qualité de travail et de vie. Il reste tout de même deux autres sphères ministérielles à livrer dans les prochains mois. Ce qui dotera Diamniadio de 120.000 m2 de bureaux entièrement destinés à l’administration sénégalaise. En outre, des institutions comme les Nations Unies, la Banque africaine de développement et même la Bceao vont y construire des bâtiments. Et pour le chef de l’Etat, toutes ces infrastructures combinées aux réseaux de transport routier, aérien et bientôt ferroviaire avec le Ter, font de Diamniadio un bassin d’emplois, un territoire d’opportunités, de croissance et de progrès social.

L’infrastucture forme avec ses aménagements paysagers, un cadre offrant aux fonctionnaires, une bonne qualité de travail et de vie» a éclairé Madani Tall. Il a indiqué que les quatre immeubles (R+8) comprennent une infrastructure administrative de 42.000 m2, dotée de 44 salles de réunions équipées en matériels audiovisuels, 4 salles de formation, 4 salles d’archives, un auditorium de 200 places avec des cabines de traduction simultanée, deux centres médico-sociaux, une garderie d’enfants, deux salles de prière, un centre multifonctionnel de 2.000 m2 offrant un véritable espace de vie sociale et un centre opérationnel de supervision fonctionnant 24/24. «Si un ouvrage de cette envergure et de cette qualité a pu voir le jour en si peu de temps, c’est parce que le projet a été porté par “un partenariat public-privé audacieux et équilibré. Partenariat sous-tendu par votre ambition de faire de Diamniadio une ville verte, intelligente et résiliente, capable de s’adapter aux mutations sociales, économiques et environnementales», a rappelé le président du conseil d’administration d’Envol Immobilier, Madani Tall.

Tout au plus, «dans le cadre de ce partenariat audacieux, il importe de rappeler que c’est Envol immobilier qui a conçu, financé et réalisé ce projet. Le groupe Cauris Bank qui venait à peine de démarrer ses activités au Sénégal a consenti un prêt de 30 milliards de FCfa pour un coût de 56 milliards de FCfa», a-t-il ajouté.

Maguette NDONG, Amadou DIOP (textes)

MACKY SALL, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE : « LE PÔLE URBAIN A ENTAMÉ SA VITESSE DE CROISIÈRE »
Le pôle urbain de Diamniadio est entré dans une phase active. « Il entame sa vitesse de croisière », selon le chef de l’Etat, Macky Sall. Car, après l’érection des premières infrastructures telles que le Centre international de conférence Abdou Diouf et le parc industriel, c’est actuellement la construction d’une Smart city qui est en cours. Ce qui est symbolisé par la  construction de la Sphère ministérielle, du Parc d’exposition, du Parc technologique ainsi que par l’érection du Complexe sportif multifonctionnel de Dakar Arena. Une nouvelle ville moderne et pleine d’avenir, symbole du génie sénégalais.

«Diamniadio, en termes d’aménagement, d’occupation et de mixité urbaine, entame sa vitesse de croisière. Cette ville du futur est le symbole de la pertinence, de la vision d’un Sénégal émergent; un Sénégal précurseur, ambitieux et pragmatique. Un Sénégal réaliste et prospère dans la solidarité et l’équité. Un Sénégal qui travaille dans l’efficacité, dans l’unité et dans l’humilité», note le Président.

Maguette NDONG, Amadou DIOP (textes)

RENOUVEAU URBAIN : LE SECTEUR PRIVÉ NATIONAL EXHORTÉ À SAISIR LES OPPORTUNITÉS OFFERTES
Spheres Min Diam 2Le chef de l’Etat s’est réjoui, hier, de voir de nombreux Sénégalais contribuer à la construction de la sphère ministérielle. « 60% des travaux ont été réalisés par les Sénégalais », a expliqué le Pca de Envol Immobilier, Madani Tall, qui a salué l’engagement des travailleurs sénégalais ainsi que des entreprises nationales comme la Senelec, à réussir ce projet. Pour le Président Sall, les Sénégalais prouvent, une fois de plus, leur génie légendaire. « C’est bien la preuve que les nationaux peuvent réaliser des choses merveilleuses lorsqu’ils sont mis dans des conditions pour réaliser des prouesses », a-t-il martelé, hier, non sans lancer un appel au privé national à saisir les nombreuses opportunités offertes par Diamniadio. « J’encourage le secteur privé à se saisir de toutes les opportunités d’affaires offertes par notre politique de renouveau urbain », a dit le chef de l’Etat qui s’est dit conscient de la nécessité d’agir à tous les niveaux avec les moyens et les méthodes de notre temps. « Notre temps, du reste, complexe rime avec vitesse et incertitude ; notre temps exige de l’anticipation, de la célérité dans les décisions et dans l’exécution coordonnée et efficiente des actions », a expliqué le chef de l’Etat.

M. NDONG et A. DIOP

UN PARTENARIAT PUBLIC-PRIVÉ RÉUSSI
Annonçant que la durée d’exploitation par Envol immobilier de cette infrastructure sous forme de location vente est de 6 ans avant la cession de cette infrastructure et son intégration dans le patrimoine bâti de l’Etat, Madani Tall a indiqué que 60% des travaux ont été réalisés par les entreprises sénégalaises. «Ce projet est un modèle de réussite fondé sur la confiance de l’Etat sénégalais aux développeurs que nous sommes. Ce projet est un projet cohérent, pertinent et rentable dans son modèle économique », a-t-il indiqué. Madani Tall a indiqué que sur le plan social, la construction de la cité ministérielle a permis d’employer, en moyenne, une main d’œuvre locale de quelque 950 personnes par mois. «En outre, dans  sa responsabilité sociale et environnementale, envol immobilier a contribué à l’employabilité des jeunes de Diamniadio et de ses environs par l’octroi de bourses, de stages dans les métiers de la construction et activités connexes, ainsi que des contrats de travail et la réfection de bâtiments administratifs et pédagogiques », a-t-il ajouté.

M. NDONG et A. DIOP

SEYDOU SY SALL, DÉLÉGUÉ GÉNÉRAL DGPU : « REPOSITIONNER DAKAR SUR L’ÉCHIQUIER INTERNATIONAL »
« Diamnaidio devient un pôle administratif avec la sphère ministérielle du premier arrondissement. Quand tous les autres pôles seront livrés, l’attractivité de Diamniadio va augmenter et cela va inciter davantage les privés à venir investir. Diamniadio contribuera, avec la Sphère ministérielle, la Cité du savoir, le Complexe sportif Dakar Arena et tout ce qui se fait ici, à repositionner Dakar sur l’échiquier continental, voire international ».

M. NDONG et A. DIOP


PAPE BIRAME TOURÉ, DÉPUTÉ : « C’EST UN PROJET QUI VA PERMETTRE À L’ADMINISTRATION DE SE MODERNISER »
Spheres Min Diam 3Le député Pape Birame Touré s’est dit satisfait de voir la réalisation de ce projet d’une grande envergure, du point de vue de sa superficie bâtie, de son coût, mais surtout du modèle de financement et du modèle de partenariat qui a été développé entre l’Etat et des partenaires privés pour mettre en place cet édifice-là. «C’est un projet innovant dans son modèle économique et qui va permettre à l’administration de se moderniser mais aussi d’être équipée pour être beaucoup plus performante. Le Pse, c’est du concret, Diamniadio, c’est du concret. Nous ne pouvons que nous satisfaire de ce que nous avons vu », a-t-il dit. M. Touré a poursuivi : «nous avons un Etat qui est soucieux du fonctionnement de l’administration et des dépenses publiques.
C’est une satisfaction pour tout le monde et surtout pour notre administration qui va bénéficier de ces équipements».

M. NDONG et A. DIOP

MAMADOU MOULAYE GUÈYE, MAIRE DE DIAMNIADIO : « C’EST UNE INNOVATION TECHNOLOGIQUE DE POINTE »
Dans son allocution de bienvenue, le maire de Diamniadio a indiqué que des résultats satisfaisants sont  issus du plan Sénégal émergent. «Le projet des cités ministérielles de Diamniadio, une des composantes du Pse, est une innovation technologique de pointe, constituant des solutions économiques et écologiques viables pour notre pays.

Un tel projet donne une solution appropriée aux faramineux montants des loyers  payés par l'État », a souligné le maire de Diamniadio. En outre, «il est aussi une réponse à l’accès à l’emploi parce que permettant de recruter plus de 600 jeunes sénégalais pour la réalisation du projet. Conscientes de l’importance des réalisations que vous faites dans la commune de Diamniadio et ses environs immédiats, dans le département de Rufisque, les populations, par ma voix, vous disent merci pour le rôle prépondérant que vous insufflez à notre jeune municipalité, à notre département», a-t-il lancé.

Mamadou Moulaye Guèye a saisi l’opportunité pour renouveler son dévouement et sa fidélité à mener, avec le Président, tous les combats «pour un Sénégal émergent». Il a aussi réitéré ses vives félicitations au Président pour l’appui constant qu’il apporte à Diamniadio, à travers le projet du pôle urbain de Diamniadio.

M. NDONG et A. DIOP

Soumeylou Boubèye Maïga, le Premier ministre malien, était à Dakar, samedi dernier. Il était venu apporter un message du Président malien, Ibramima Boubacar Keïta à son homologue, le Président Macky Sall. Il a regagné le Mali dans la même journée.

Le Premier ministre du Mali a  effectué, samedi, une visite de quelques heures à Dakar. Soumeylou Boubèye Maïga était porteur d’un message du Président malien, Ibrahim Boubacar Keita, à son homologue sénégalais, le Président Macky Sall. A l’aéroport militaire Léopold Sédar Senghor de Dakar, il a été accueilli, en milieu de journée, par son homologue Mahammed Boun Abdalah Dionne. Il y avait aussi, à l’accueil, Madame Binta Kane Cissé, l’ambassadeur plénipotentiaire du Mali au Sénégal, en Gambie, en Cabo Verde et en Guinée-Bissau et bien sûr des officiels maliens.

Après un bref tête-à-tête avec  Mahammed Boun Abdallah Dionne dans le salon d’honneur, Soumeylou Boubèye Maïga est sorti rejoindre son cortège, direction le centre-ville. Il n’a pas fait de déclaration mais, selon le protocole de la Primature, il devait être reçu par le Chef de l’Etat, Macky Sall, à qui il est venu apporter un message de son homologue malien, Ibrahim Boubacar Keïta. Il devait, renseigne le protocole, retourner à Bamako aussitôt après son audience avec le président de la République.

Soumeylou Boubèye Maïga est Premier ministre du Mali depuis le 30 décembre 2017. Il remplace, à ce poste, Abdoulaye Idrissa Maïga démissionnaire. Journaliste de profession, l’actuel Premier ministre malien a occupé beaucoup de postes stratégiques au sein de l’administration malienne. Présenté comme un fin stratège, ce poids lourd du régime symbolise et est perçu comme un des principaux artisans de la révolution de 1991 et comme un chantre de la démocratie malienne. Son dernier poste avant la Primature est celui de secrétaire général de la Présidence de la République malienne. Spécialiste des questions de sécurité et de défense, Soumeylou Boubèye Maïga a été patron des services de renseignements, ministre de la Défense (à deux reprises : sous Alpha Oumar Konaré et Ibrahima Boubacar Keïta) et chef de la diplomatie (sous Amadou Toumani Touré). Il est le leader de l’Alliance pour la solidarité au Mali-Convergence des forces patriotiques (Asma-Cfp). Un parti de la mouvance présidentielle lancé officiellement en juin 2013.

Aly DIOUF

 

Les militants du parti présidentiel togolais du Sénégal «Unir/Sénégal » ont tenu une rencontre à Dakar pour échanger sur les réalisations du président, Faure Gnassingbé. Ils comptent  vulgariser ces réalisations pour, disent-ils, rétablir la vérité face aux attaques qu’il subit.

La rencontre s’est tenue en présence du ministre conseiller du Chef de l’Etat togolais, en charge de l’extérieur, Me Pacôme Adjdurouvi qui était en conclave à Dakar pour trois jours sur la problématique migratoire.  Ainsi, ce dernier qui dit reconnaître que les attentes sont légitimes, a ajouté que le Togo a changé. « J’avoue qu’il y a eu des transformations dans le pays, il y a eu des réalisations de routes dans les endroits les plus reculés, l’électrification, des adductions d’eau, la construction de centres de santé. Il y a aussi des politiques en direction des jeunes entrepreneurs. Le Président Faure Gnassingbé travaille, il travaille pour le pays et il continue à le faire», a-t-il expliqué.

Le ministre conseiller a invité à travailler pour traverser la crise que vit le pays. «Il faut travailler dans la paix, dans le dialogue. Personne n’a intérêt à ce que la crise dégénère», a-t-il affirmé. Réagissant à l’initiative de leurs militants du Sénégal, il a estimé qu’elle est très belle. «Nous devons encourager cette initiative parce qu’en ces temps où tout ce que fait le Président Gnassingbé est tronqué par certains opposants qui veulent salir l’image du pays, voir des militants «Unir», au Sénégal, loin du pays, se réunir pour apporter leur soutien à ce que fait le président Gnassingbé au Togo est vraiment quelque chose de réconfortant. Et tous ceux qui se battent au pays pour que la paix s’installe, pour que nous puissions continuer les réformes et le développement  sauront que, loin des clichés auxquels, on veut nous faire croire, et bien que toute la diaspora togolaise n’est pas contre Faure Gnassingbé», s’est-il félicité.

Par ailleurs, le coordonnateur général de la section Unir/Sénégal, Edgard Komi Samie, a expliqué que c’est une rencontre d’échanges. «Elle s’inscrit dans le plan d’actions de nos activités politiques de l’année 2018. Mais aussi dans un processus de vulgarisation de l’action politique de notre leader Faure, président de la République, dans le but de rétablir la vérité sur les mensonges souvent véhiculées à l’endroit de notre Président», a-t-il soutenu. Ils ont tous manifesté leur engagement «total» à accompagner le Président Faure, à cette occasion.

Amadou DIOP

C’est sous un soleil de plomb que le député, Yoro Sow, accompagné des autorités locales, administratives et politiques, a visité les chantiers de l’Etat ouverts au ranch de Dolly, notamment le mur de clôture, le forage réalisé par le Programme d’urgence de développement communautaire et les nouveaux bâtiments administratifs.

Le député Yoro Sow est venu s’enquérir de la situation des éleveurs, surtout des transhumants venus des différentes régions administratives du Sénégal pour sauver leurs bêtes. Il avait, à ses côtés, les élus locaux  et les autorités administratives du département de Linguère. « Le  chef de l’Etat, Macky Sall, en venant à Dolly le 26 novembre 2013, avait promis aux éleveurs que le ranch aura une vocation pastorale. Il ne doit donc faire l'objet d'aucune autre forme de négociation (agrobusiness) ou d'affectation qui ne servirait pas avant tout l'intérêt des éleveurs», a laissé entendre le maire de Thiel, Samba Yoro Kâ. L’Etat doit revoir la hauteur du mur et sécuriser les 14 portes du ranch.

Le député a promis aux éleveurs qui avaient fait le déplacement pour écouter son speech,  de travailler d’arrache-pied pour augmenter le quota de l’aliment de bétail  et le raccordement de nouveaux abreuvoirs aux anciens pour faciliter l’approvisionnement en eau.

Masse NDIAYE

 

Face aux troubles dans le milieu scolaire et les réactions contre le parrainage et aux tentations que pourraient alimenter les découvertes de pétrole et de gaz, le Parti de l’indépendance et du travail (Pit) appelle tous les segments de la Nation à dresser un rempart imprenable.

Pour le Parti de l’indépendance et du travail (Pit), parce que «le Sénégal n’est aucunement à l’abri des forces revanchardes qui, se combinant à des intérêts occultes, cherchent à entraver son projet d’instauration de l’équité territoriale, de patient établissement de la justice sociale, celui de la préservation des ressources pour le bonheur de ses filles et fils, il s’avère indispensable de dresser, devant de telles adversaires, un rempart imprenable».  C’était lors de la session spéciale du Comité central de cette formation politique le dimanche 29 avril 2018 à l’Ecole nationale de développement sanitaire social de Dakar (Endss), sous la présidence de son secrétaire général, Samba Sy.

Pour le comité central du Pit, le moment n’est pas que caractérisé par la cruciale élection présidentielle à venir. Il l’est aussi par la complexe configuration du champ politique national, l’importance des ressources naturelles – pétrole et gaz notamment – découvertes au Sénégal, le réchauffement du climat social, le caractère particulièrement chargé de l’environnement sous régional. Dans un tel contexte, le Pit ne peut être inattentif à l’instrumentalisation du débat sur le parrainage, à la nature composite des forces s’étant agrégée pour contrer la nécessaire rationalisation des candidatures à la présidentielle, de même qu’aux tentatives ouvertes d’imposer aux sénégalais, par le recours à la violence physique articulée à celle verbale, une inertie grosse de danger pour l’expression libre et démocratique des suffrages des citoyens sénégalais.

Samba Sy et ses camarades veulent être aux premières lignes pour éviter au pays le moindre écart de sa trajectoire de progrès partagés. Ils estiment qu’« il lui revient, de façon pressante, de renforcer sa cohésion, ses capacités d’éclairage et d’entrainement, bref le rôle fédérateur et d’impulsion de toutes les forces de progrès qui a toujours été le sien ». Considérant que de telles victoires ne peuvent se décrocher qu’avec des citoyens de plus en plus formés et avertis, le Pit en appelle à tous les segments de la Nation pour apaiser le champ scolaire et au respect du droit imprescriptible des enfants sénégalais à l’éducation et à la formation. Il encourage particulièrement le gouvernement à poursuivre ses efforts en ce sens et souhaite que la même action d’envergure soit déployée en direction de tout le monde du travail.

Aly DIOUF

 

Membre fondateur de l’Apr en France, Mamadou Talla est en mission politique spéciale dans l’hexagone depuis une dizaine de jours. Il a demandé aux militants de l’Apr de défendre le bilan du Chef de l’Etat.
«Nous avons besoin de tout le monde, les porteurs de voix, les mouvements de soutien, les jeunes, les cadres, les anciens, les membres fondateurs de l’Alliance pour la République en France, toutes les forces nécessaires pour une grande mouvance présidentielle, qui offrirait une belle victoire à notre candidat», a affirmé Mamadou Talla, lors d’une tournée en France. «Nous avons fait plusieurs rencontres individuelles pour échanger sur tous les problèmes du parti. Au final, les militants ont compris la nécessité d’aller ensemble, de taire les querelles d’intérêt et de positionnement pour favoriser l’unité, seule gage pour offrir un second mandat, sans équivoque, au président Macky Sall», a ajouté M. Talla. Le ministre et sa délégation ont sillonné la région Ile-de-France du Nord au sud en passant par les Yvelines, notamment à Trappes, Limay, Les Muraux et Mantes-la-Jolie.

Les jeunes, les militants et alliés sont sortis en masse à Mantes-la-Jolie pour écouter le message du président Macky Sall, qu’il avait à délivrer. Le périple français de l’émissaire du président de la République s’est ensuite prolongé en Normandie, à Orléans, Rouen, Cannes, au Havre etc.

Orienter le combat vers l’opposition

Le ministre Mamadou Talla devait également, au cours de ce voyage, donner aux responsables et militants Apr de France, des éléments de communication politique pour défendre le bilan du président Macky Sall. Il a demandé aux militants d’orienter leur combat contre l’opposition. Dans ses échanges avec les compatriotes, le ministre est souvent revenu sur le vote à l’Assemblée nationale de la loi sur le parrainage qui, selon lui, est la meilleure façon de protéger notre démocratie et d’encadrer le système électoral. Partant du constat fait des 47 listes aux récentes élections législatives et plus de 2.700 listes aux locales, «il est encore temps de mettre fin à cette anarchie politique qui pourrait être nuisible à la bonne image de notre démocratie», a affirmé Mamadou Talla. «Le parrainage existait déjà dans la Constitution depuis 1963 et c’est une avancée majeure dans notre système démocratique. Un candidat qui ne peut pas réunir 0,8% des citoyens inscrits sur les listes électorales sait d’avance qu’il n’a aucune chance de gagner une élection présidentielle».

Mamadou Talla à également échangé avec les Sénégalais de la diaspora dont les avis comptent énormément dans l’élaboration du programme des candidats à l’élection présidentielle. Dans la nouvelle législature, les Sénégalais de l’extérieur ont 15 députés. «Il est donc nécessaire, en dehors de tout cadre politique, de les rencontrer pour leur dire que l’Etat est toujours attentif à leurs préoccupations et les encourager à investir et s’installer dans la terre de leurs ancêtres», a affirmé le ministre. La France est le seul pays de la diaspora avec plus de 60.000 citoyens sénégalais inscrits sur les listes électorales. Ce qui en fait un bastion politique important, loin devant certains départements sénégalais. «Nous sommes venus également encourager l’engagement des jeunes issus de l’immigration dans la création et l’entrepreneuriat au Sénégal». En 2012, à partir de la France, a rappelé le ministre, la diaspora avait contribué à l’élaboration du programme du candidat Macky Sall.

Les Sénégalais de l’extérieur avaient demandé la création de la 15ème région, la possibilité, pour les femmes sénégalaises de donner la nationalité à leurs enfants et l’augmentation de l’âge des véhicules importés de 5 à 8 ans aujourd’hui. Avant l’avènement de Macky Sall, témoigne le ministre, ce sont les émigrés qui investissaient dans le développement de leur terroir pour construire des écoles, des cases de santé, des forages, etc. «Depuis 2012, l’Etat accompagne tous les projets de développement dans les coins les plus reculés du Sénégal », a dit le responsable de l’Apr.

Ousmane Noël MBAYE

 

Le chef de l’Etat inaugure, cet après-midi, au pôle urbain de Diamniadio, les premières sphères ministérielles. Ces bâtiments flambant neufs sont constitués, selon le directeur de l’Agence de gestion du patrimoine bâti (Agpbe), Abdou Karim Fofana, d’un espace central, d’un espace multifonctionnel, d’un jet d’eau et un parking d’un hectare.

Dans le but de diminuer la facture d’électricité dans ces espaces ministériels, 30% de l’énergie consommée seront constitués de solaire. Sur le plan social, Abdou Karim Fofana relève qu’une salle de prière sera aménagée ainsi qu’une unité médicale et une garderie pour les femmes. D’un coût de 56 milliards de FCfa, ces nouveaux bâtiments entrent dans la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse) et contribueront à délocaliser une grande partie des ministères hors de Dakar.

Outre ces ministères, le chef de l’Etat a aussi décidé de construire une annexe du Palais de la République, toujours à Diamniadio.

Maguette NDONG

 

La signature du protocole d’accord entre le gouvernement et les organisations syndicales les plus représentatives du secteur de l’éducation regroupées au sein du G6 est perçue par le Premier ministre comme « un nouveau départ » pour le secteur de l’éducation. Au-delà du relèvement substantiel de l’indemnité de logement, ledit secteur sera pris comme test pour les corrections du régime indemnitaire de la Fonction publique.

La journée marathon de plus de 13 heures de discussions a abouti à un protocole d’accord entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants du G6. Selon le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, ce protocole d’accord va inaugurer un nouveau départ pour le secteur de l’éducation. Lequel, espère-t-il, va permettre d’entrer dans une ère de stabilité pour l’école sénégalaise. « A l’heure du bilan, aujourd’hui, les organisations syndicales ont compris qu’il s’agissait d’un nouveau départ, parce que désormais le monitoring stratégique va se faire au niveau du Premier ministre sur décision du chef de l’Etat. Si, aujourd’hui, ce qui a été signé ici est suivi par le Premier ministre comme cela se doit, nous devrions aller, en principe, vers une décennie sans mouvement social comme nous l’avons dit au G6 », a expliqué le chef du gouvernement.

Ainsi, les deux parties ont travaillé sur un protocole qui traite de toutes les questions relatives au système éducatif de notre pays. Le premier ayant fait l’objet d’accord, c’est le guichet unique, les lenteurs administratives, la dématérialisation des procédures. Le deuxième point d’accord porte sur les rappels. « Un contractuel qui se fait titulariser, si cela prend du temps, la date d’effet, c’est celle de l’obtention du diplôme qui lui permet d’être titularisé. Depuis plus d’une décennie, dans notre pays, il y a eu énormément de lenteurs administratives concernant la Fonction publique en général et sur le monde enseignant en particulier », a souligné le Premier ministre.

Relèvement substantiel de l’indemnité de logement
Sur le paiement de ces rappels, le chef de l’Etat a décidé, selon Mahammed Boun Abdallah Dionne, d’un certain nombre de dotations budgétaires supplémentaires à mettre en place pour permettre de résorber la dette des rappels. Le troisième point ayant fait l’objet d’accord est la matérialisation sur le papier de la décision de revalorisation de l’indemnité de logement. « Le chef de l’Etat a pris d’importantes mesures depuis vendredi en faveur de la revalorisation de la fonction enseignante à travers le relèvement de l’indemnité de logement qui était de 60.000 FCfa à 100.000 FCfa par mois et par enseignant. C’était une demande du secteur de l’éducation et de ses représentants. Comme le président de la République a eu à le dire, l’enseignant est le facteur clé de la qualité de l’éducation. C’est en cela qu’il a décidé de revaloriser, avec cette amplitude et de manière substantielle, l’indemnité de logement », a annoncé le Premier ministre.

Oumar NDIAYE

SATISFÉCIT ET QUELQUES RÉSERVES DES ORGANISATIONS SYNDICALES
Au niveau de certaines organisations syndicales d’enseignants, l’heure est au satisfécit par rapport au protocole d’accord. Saourou Sène, qui a parlé au nom des syndicats, a jugé le document pertinent. Ce qui fait que l’ensemble des organisations syndicales du G6 l’ont signé. « Dans ce document, il a été cosigné l’ensemble des points sur lesquels nous avions de fortes préoccupations pour le système éducatif sénégalais. Nous avons jugé nécessaire de rappeler les points subsidiaires, même si ce document renferme des points importants »,  a-t-il expliqué.

M. Sène a aussi interpellé le gouvernement sur la question des ponctions opérées sur les salaires des enseignants. Sur cette question, il a noté que le Premier ministre a pris l’engagement de travailler en rapport avec le ministère de l’Education nationale et celui du Budget pour que les enseignants puissent aller vers l’apurement de ces ponctions opérées. Il en est de même des sanctions de 2016. Là aussi, le gouvernement a pris la décision de les effacer dans les dossiers des enseignants concernés. « En dehors de ces questions, nous restons satisfaits du relèvement de l’indemnité de logement des enseignants à 100.000 FCfa. De même, sous sommes satisfaits sur les dispositifs pris sur les lenteurs administratives qui permettront l’apurement de tous les dossiers en place. L’innovation majeure dans le protocole signé est l’engagement pris pour qu’ensemble les discussions soient engagées sur l’étude du système de rémunération pour arriver aux correctifs nécessaires afin de lever toutes les iniquités. A l’issue des travaux, il y a de l’espoir pour l’école sénégalaise. C’est notre conviction », a déclaré Saourou Sène.

Cependant, du côté du Cadre unitaire des syndicats des enseignants du moyen secondaire (Cusems), quelques réserves ont été émises surtout sur l’indemnité de logement. « Sur la question de l’alignement de l’indemnité de logement, qui est essentielle pour le Cusems, notre syndicat marque son désaccord. Il y a un accord, sauf que pour le Cusems, nous considérons que les propositions faites par le gouvernement ne sont pas satisfaisantes. Néanmoins, nous avons pris acte des mesures prises par le gouvernement qui a décidé de prendre en charge la question de l’alignement de l’indemnité dans le cadre de l’étude sur le système de rémunération des agents de l’Etat », a justifié Abdoulaye Ndoye, secrétaire général du Cusems.

Oumar NDIAYE

 

 

 

Le Chef de l’Etat, le président Macky Sall, en visite à Brazzaville (Congo) pour le sommet des chefs d’Etat de la commission climat «Fond bleu» des pays du bassin du fleuve Congo, s’est prononcé sur l’adoption de la loi portant parrainage, lors d’une rencontre avec la diaspora.

Le président de la République devant la diaspora sénégalaise établie au Congo-Brazzaville, a invité les acteurs politiques à plus de sérénité en respectant la volonté du peuple sénégalais qui s’est exprimé, le jeudi 19 avril 2018, à travers leurs mandants à l’Assemblée nationale.Les députés ont adopté ce projet de loi portant parrainage au nom du peuple. Pour défendre son projet, le président Macky Sall a estimé qu’« un pays qui travaille, qui a une souveraineté, un pouvoir exercé dans le respect des lois, des règlements et de la Constitution, est à encourager. Nous sommes sur cette voie et aucune institution, au monde,ne peut nous dire ce que nous avons fait n’est pas juste. Ou alors, il faudrait renoncer à notre souveraineté ? Une Assemblée nationale qui n’a pas le droit de légiférer, de voter des lois. Mais on est dans quelle planète ?» Ce faisant, il a demandé aux auteurs de cette surenchère de tempérer leurs ardeurs. « Il faut que les gens reviennent à la raison, qu’ils reviennent aux fondamentaux de la démocratie, une saine compétition et accepter que seul le Peuple est souverain. Faisons lui confiance. En tout cas, moi, je fais confiance au peuple sénégalais. Et j’accepterai ses choix comme je l’ai accepté par le passé », dira-t-il.  C’est ainsi qu’il a invité l’opposition à revenir sur terre. « Donc arrêtons le cirque qui consiste à polluer, au quotidien, par les réseaux sociaux, des fake news fabriquées dans des officines au quotidien. On croit qu’avec le virtuel on fait le monde. Les gens qui ont choisi cette voie n’ont qu’à continuer, a-t-il fait savoir. Aussi, au discours va-t’en guerre de ceux qui prétendaient « brûler le pays » le jour du vote de la loi, « je crois que la réaction des Sénégalais a été claire», pour la bonne et simple raison que «de toute façon, personne ne peut plus engager les gens dans des choses qui ne les concernent pas», a-t-il soutenu. Mieux, « nous n’avons jamais pris un seul acte qui porte atteinte à la démocratie.

Au contraire, c’est pour mettre fin à cette anarchie que le parrainage est institué parce qu’on ne peut pas se retrouver à une élection avec cent 100 listes. Au nom de quoi on doit accepter que 100 listes soient présentées pour bloquer et le système électoral et la démocratie ? Voilà le problème », a-t-il soutenu. En outre, considérant que tout ce qu’il entreprend, il le fait pour l'intérêt du pays, le chef de l’Etat s’est demandé « comment des citoyens peuvent-ils penser que le peuple peut refuser le minimum de parrainages qui a été demandé pour une régulation du jeu électoral ? Quelle est le pays au monde qui n’a pas un système de régulation »? Alors, «on fait le tour du monde pour dire qu’au Sénégal, il ya une dictature !», s’est-il exclamé.

Aussi, aux tenants de cette thèse, le président Macky Sall, visiblement dépité par de  telles assertions, apportera un démenti formel basé sur des faits. «Au Sénégal, une dictature au Sénégal ? Ce n’est pas les journalistes qui le diront puisque depuis que je suis devenu président de la République, il n’y a pas un seul journaliste qui a été  inquiété par ses propos ou qui a été arrêté pour quelque motif que ce soit. Et vous savez que notre presse est libre», a-t-il fait savoir. Qui plus est, sur le plan politique, «c’est l’expression libre et souveraine des opinions et il n’ya pas de prisonniers d’opinion», a-t-il laissé entendre à son auditoire visiblement acquis à sa cause.

Mamadou Lamine DIEYE (avec RTS)

 

Accueilli en grande pompe à Thiès, qui enregistre une forte présence de Sénégalais d’origine cap-verdienne, le président Jorge Carlos De Almeida Fonseca a encore magnifié les bonnes relations entre Dakar et Praia.

Au troisième jour de sa visite officielle au Sénégal, le président du Cabo-Verde, Jorge Carlos De Almeida Fonseca, a rendu visite à la communauté des Sénégalais d’origine cap-verdienne basée à Thiès, depuis des générations. Il y a été accueilli, avec son ministre des Affaires étrangères, à la maison du Cabo-Verde, octroyée par la municipalité, depuis 2003, par le gouverneur de la région Amadou Sy, le préfet, et le maire Talla Sylla. Le président Fonseca a, une fois de plus, magnifié les relations étroites entre Dakar et Praia. « Le Sénégal est le pays le plus proche de nous. C’est un pays voisin et ami. Un pays vraiment ami. Il ne s’agit pas d’un discours protocolaire. Parce que d’usage quand un président visite un pays quel qu’il soit, il dit toujours qu’il y a des relations d’amitié, de bonne collaboration, etc. Il s’agit là simplement de discours diplomatique protocolaire. Mais j’ai lu, hier, un post d’un Cap-verdien sur Facebook qui disait que s’il y a un pays ami du Cabo-Verde, c’est vraiment le Sénégal. Il a raison», a déclaré le chef de l’Etat du Cabo-Verbe. Revenant sur sa visite au Sénégal, il dit avoir «des entretiens très amicaux et fraternels avec le président Macky Sall». Il a rappelé avoir parlé avec son homologue des relations bilatérales entre le Sénégal et le Cabo-Verde : des relations politiques, de coopération, etc. «Nous avons signé quatre accords avant-hier, dans les domaines de la santé, de la justice, de la promotion de l’investissement et de la communication sociale. Nous avons aussi parlé de la présence des Sénégalais à Cabo-Verde et des Cap-verdiens au Sénégal. Nous avons aussi abordé notre collaboration au sein de la Cedeao mais aussi du transport aérien et maritime entre les deux pays. Le Président Macky Sall m’a donné une bonne nouvelle. Au-delà des vols qui existent, aujourd’hui, entre Dakar et Praia, la compagnie Air Sénégal SA va lancer de nouveaux vols entre les deux pays en sorte qu’au moins, on aura un vol par jour entre le Sénégal et le Cabo-Verde. Il y a de bonnes perspectives de collaboration», a soutenu le Président Fonseca.

Le maire de la ville, Talla Sylla, a rassuré les autorités cap-verdiennes sur le bon comportement noté chez leurs fils qui vivent à Thiès. «Jamais un problème de sécurité ne s’est posé venant d’eux. En plus, les Sénégalais d’origine cap-verdienne sont bien intégrés ici. On parle ainsi pour distinguer leur culture qui vient enrichir la nôtre, sinon ils sont considérés comme des Sénégalais à part entière», a précisé Talla Sylla.
Dans le même le registre, le président de l’Association des Sénégalais d’origine cap-verdienne, Emmanuel Fortez, qui est ancien cadre des Impôts et Domaines, a témoigné de la bonne intégration des Cap-verdiens au Sénégal. «Les Cap-verdiens n’ont jamais subi quelle que discrimination que ce soit au Sénégal. Ils sont connus comme des travailleurs et des gens sérieux», a-t-il laissé entendre.

Ndiol Maka SECK

 

La commune de Demette, une localité du département de Podor, située dans l’île à Morphil à plus de 400 km, a été samedi le point de ralliement des responsables de l’Apr. Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, par ailleurs, coordonnateur départemental de l’Apr de Podor et maire de la commune de Bokké Dialloubé, a saisi cette occasion pour réitérer l’engagement indéfectible de la coalition «Benno Bokk Yaakar» à faire en sorte que 150.000 électeurs de Podor puissent contribuer correctement et dans de bonnes conditions à la réélection du président Macky Sall en 2019. Abdoulaye Daouda Diallo a laissé entendre que le Président Macky Sall veut que le département de Podor, qui compte actuellement 212.510 inscrits, soit le premier département à apporter le maximum de voix à la coalition «Benno Bokk Yaakar».
Il a précisé que cet objectif est réalisable, insistant longuement sur la nécessité pour les responsables de l’Apr de Podor de s’unir et de se retrouver autour de l’essentiel en vue de porter en triomphe le président Macky Sall à l’issue du scrutin présidentiel de 2019. Plus explicite, il a exhorté les femmes de l’Apr de Podor à occuper le terrain politique pour « puiser » dans le camp de l’Opposition et massifier davantage l’Apr. Après avoir énuméré les nombreuses réalisations du président Macky Sall dans le Fouta (qui ont permis le désenclavement de l’île à Morphil), Abdoulaye Daouda Diallo a enfin rendu un vibrant hommage aux femmes de l’Apr de Podor en leur offrant 10 billets pour le pèlerinage à La Mecque.

Mbagnick Kharachi Diagne

Le Grand Parti rejoint le Front démocratique
et social de résistance nationale

L’appel du Front démocratique et social de résistance nationale a eu un écho favorable chez Malick Gakou et son Grand Parti. En réunion au début de la semaine dernière à la permanence de «Bokk gis gis» de Pape Diop, le Front avait lancé un appel à ceux qui le souhaitent de venir agrandir la structure. C’est ce que vient de faire le Grand parti sur recommandation de son secrétariat exécutif national qui s’est réuni le 23 avril dernier.
«Le Grand parti s'engage, ainsi, pour le Sénégal et mettra à profit l'énergie de toutes ses composantes pour le triomphe des valeurs de la République et la consolidation des intérêts supérieurs du peuple sénégalais», peut-on lire dans le communiqué de presse de la formation dirigée par Malick Gackou. C’est ainsi que M. Gackou a participé «formellement» à la réunion du Front démocratique et social de résistance nationale de ce vendredi 27 avril 2018, «afin de renforcer l'unité d'actions de l'opposition et des forces vives de la Nation dans le cadre de la pérennisation de la démocratie et des libertés au Sénégal».                          

Aly DIOUF

 


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