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Politique (4840)

Ismaïla Madior Fall ne sera plus seul contre tous. Outrés par les critiques dont il a fait l’objet, ses amis rufisquois et ses anciens camarades de promotion ont décidé de lui apporter tout le soutien nécessaire pour faire face à ses contempteurs.

Les amis et anciens camarades de classe du Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, comptent désormais s’ériger en bouclier et le défendre. Ils l’ont fait savoir, ce week-end, après avoir constaté les «critiques acerbes» dont il a fait l’objet lors du vote du projet de loi sur le parrainage. «Aujourd’hui, les imams, le représentant du Grand Serigne, les femmes, les jeunes et les étudiants se sont réunis dans le but de faire une motion de soutien d’encouragement et d’accompagnement au président de la République et à leur fils Ismaïla Madior Fall qui a défendu le projet de loi», signale Balla Diop, directeur de cabinet du ministre de la Justice.
Pour lui, malgré qu’il soit voué aux gémonies, Ismaïla Madior Fall reste une «fierté et une valeur sûre» de la Ville de Rufisque, du Sénégal et de tout le continent africain.

Djiby Guissé, un des anciens camarades de promotion du ministre s’est offusqué du «silence observé» par la classe politique rufisquoise et surtout par les militants de l’Apr pour n’avoir guère levé le petit doigt en faveur du ministre de la Justice. «C’est une absence totale de solidarité que nous avons observée à l’endroit des militants qui étaient censés le défendre. C’est pourquoi, nous avons eu cette réaction spontanée pour lui témoigner tout notre soutien», a expliqué M. Guissé, lors de cette rencontre des amis du ministre. Le député maire de Bambilor, Ndiagne Diop, est venu apporter son soutien au ministre dont il loue «le sang-froid et la lucidité», durant son passage à l’hémicycle.  

Tous les orateurs qui se sont succédé sur la tribune ont  salué la pertinence de ce projet de loi. «On est dans un Etat de droit régenté par des lois et règlements et la loi dit que, en termes de révision d’une loi constitutionnelle, quand il s’agit d’une loi organique, c’est le Garde des Sceaux, ministre de la Justice qui doit venir le défendre à l’Assemblée nationale ; le projet de loi qu’il a défendu à l’Assemblée nationale va dans le sens de l’approfondissement de la démocratie», a indiqué son directeur de cabinet, Balla Diop.

Maguette NDONG

 

Après avoir salué la décision des syndicats d’enseignants de mettre fin à la grève suite à l’audience que le chef de l’Etat leur a accordée, la conseillère spéciale du président de la République, Mme Zahra Iyane Thiam dit aux acteurs de l’école de mettre fin à toute considération politique dans les revendications. «L’image qui nous est rendue, depuis qu’on a vu d’anciens dirigeants  syndicaux à la table de l’opposition, nous pousse à croire qu’à un moment donné ou à un autre, certaines personnalités ont pu user d’artifices pour porter des combats politiciens», s’est désolée la responsable de l’Alliance pour la République.

«Cela, nous le déplorons fortement. Et nous l’affirmons avec responsabilité, parce que nous sommes des acteurs de ce pays. Nous croyons aux institutions de ce pays. Nous réaffirmons, avec force, que suite à certaines positions, que nous avons vu récemment, nous sommes en droit de demander que les structures puissent se départir de certains comportements politiciens qui ne nous avancent à rien», a ajouté Zahra Iyane Thiam qui a été la marraine des journées culturelles du Collège d’enseignement moyen (Cem) de Hann Maristes. Elle fait visiblement allusion à l’ancien dirigeant du Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire du Sénégal (Saems) Mamadou Lamine Dianté qui a été récemment porte-parole de l’opposition lors d’une conférence de presse.

Zahra Iyane Thiam a appelé à la clairvoyance et à la raison pour mettre fin à toute considération politique. Elle a adressé ses félicitations aux enseignants et à l’Etat pour la décision prise de mettre un terme à la grève. «Des deux côtés, il y a eu des efforts et des dépassements pour trouver un modus operandi de sortie de crise et permettre un retour des élèves dans les classes», a-t-elle dit.

B. DIONE

Le président de la République, Macky Sall, a séjourné en République du Congo, les 28 et 29 avril 2018, à l'invitation de son homologue, le Président Denis Sassou Nguessou. Il a pris part à la première réunion de la Commission du Bassin du Congo.

Une dizaine de chefs d’Etat et de gouvernement, dont le Président Macky Sall, ont pris part à la première réunion de la Commission climat du Bassin du Congo (Ccbc). Cette réunion s’inscrit dans le sillage des conclusions du sommet africain de novembre 2016 à Marrakech, en marge de la 22ème Conférence des parties de la convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP22).

Au cours de cette rencontre, il a été décidé de la création de trois commissions destinées à répondre aux défis environnementaux qui se posent à l’Afrique, dont la Ccbc. Cette Commission ambitionne de renforcer l’approche éco systémique de gestion intégrée du massif forestier et des eaux du Bassin du Congo, second poumon écologique mondial et quatrième réservoir de biodiversité de la planète. En effet, «ledit bassin regroupe 11 pays, compte 220 millions d’ha de forêt».

En novembre 2017, neuf pays avaient signé un mémorandum sur la création d’un fonds bleu comme le souhaite le Président congolais, Denis Sassou Nguesso. Le fonds bleu est un nouvel instrument pour le développement durable des pays africains et de la lutte contre le réchauffement climatique. Il prévoit des subventions financières renouvelables, chaque année, à hauteur de 100 millions d’euros, soit plus de 65 milliards de FCfa, indiquent les experts.

Le fonds bleu s’inscrit dans le concept de «l’Economie bleue» qui, selon la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (Cea), «concerne toutes les étendues d’eau, y compris les lacs, les cours d’eau et les nappes souterraines, sans oublier les mers et les côtes». Ce fonds vise à promouvoir l’économie dans la zone géographique composée de l’Angola, du Burundi, du Cameroun, de la République démocratique du Congo, du Gabon, de la Guinée Equatoriale, de la Centrafrique, de la République du Congo, du Rwanda, de la Tanzanie, du Tchad et de la Zambie.

Aly DIOUF

 

Une cérémonie d’hommage au sergent Malamine Camara a eu lieu, hier, à Brazzaville, en présence du président de la République, Macky Sall, et de son homologue congolais, Denis Sassou Nguesso.


Tirailleur Sénégalais, le sergent Malamine Camara est devenu héros éternel de la Nation congolaise, grâce à ses hauts faits d’arme qui ont permis à ce pays d’Afrique centrale de préserver son intégrité territorial dans les années 1880. C’est le symbole des relations amicales et fraternelles anciennes entre le Sénégal et le Congo. Selon une note de la présidence de la République, le Président Macky Sall est l’invité d’honneur de son homologue congolais, le Président Denis Sassou Nguesso. La cérémonie s’est déroulée au Mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza. Elle a également connu la participation des chefs d’Etat de Sao-Tomé et Principe, de la République Centrafricaine ainsi que celle du 17e Makoko (roi du Pool), Auguste Nguempio. Le sergent Camara a séjourné au Congo au 19ème siècle et a contribué à la défense des intérêts des populations autochtones. Le sergent Camara est une des figures symboliques de l’histoire coloniale du Congo Brazzaville. Pour la directrice de du mémorial, Bélinda Ayessa, cet hommage est le moment pour sortir la figure du sergent Malamine Camara de la pellicule de poussière sous laquelle on l’a longtemps retenue.  Le Président Macky Sall, qui s’est réjoui de cet hommage, souligne : « aujourd’hui, nous avons les yeux rivés vers l’avenir, mais le mérite du Président Denis Sassou N’Guesso a été de rappeler la vraie histoire et de ne laisser personne dans l’oubli. Voilà ce qui nourrit et entretient notre histoire partagée. Voilà ce qui fait que de génération en génération, nombre de mes compatriotes vivent parmi leurs frères et sœurs congolais en toute quiétude, alors que partout dans le monde, la migration est aujourd’hui frappée des stigmates de la xénophobie, du racisme et de l’intolérance, tel n’est pas le cas ici au Congo. Vos places publiques, vos rues, vos localités portent fièrement la tradition d’accueil, d’hospitalité et de fraternité humaine que nous avons en partage». Il a remercié son hôte mais aussi le conseil municipal de Brazzaville pour l’honneur qui a été fait au sergent Malamine Camara en l’élevant au rang de citoyen d’honneur de cette ville. Au Sénégal, le lycée moderne de Dakar aux Parcelles assainies porte le nom du sergent recruté par Pierre Savorgnan de Brazza pour l’accompagner dans son expédition au Congo. Très tôt, il s’est fait remarquer par sa bravoure, sa générosité et sa clairvoyance politique. Homme de confiance de Pierre Savorgnan de Brazza, il a été désigné par le colonisateur comme le gardien de la station de ce nouveau territoire appelé Brazzaville à la suite d’un traité signé avec le roi du Pool, Makoko 1er. Ainsi, il a pu éviter que le Congo Brazza bascule, à l’époque, sous la coupole des Belges qui étaient sur l’autre rive du fleuve Congo.

Aly DIOUF et Babacar DIONE

 

Après son passage à l’Assemblée nationale, le Président du Cap-Vert, Jorge Carlos De Almeida Fonseca, s’est rendu, hier, à l’université Cheikh Anta Diop. Sur place, en se prononçant notamment sur la question de la  démocratie en Afrique, il a affirmé que le Sénégal et le Cap-Vert peuvent être fiers d’être deux démocraties exemplaires dans le continent.

En visite au Sénégal du 25 au 29 avril, le Président du Cap-Vert, Jorge Carlos de Almeida Fonseca, s’est rendu, suite à sa visite à l’Assemblée nationale, à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, où il a prononcé un discours. A cette occasion et en réagissant à la question de la démocratie, il a rappelé que le Sénégal et le Cap-Vert, au-delà de leurs liens historiques, sont considérés comme des pays de bons élèves en démocratie. Significativement, «le Sénégal et le Cap-Vert peuvent être fiers d’être deux démocraties exemplaires dans le continent», a-t-il défendu. «La liberté est un pilier fondamental de notre modèle», a-t-il déclaré, faisant, par ailleurs, référence à son pays.

De l’avis de Jorge Carlos de Almeida Fonseca, le Cap-Vert est cité comme exemple en démocratie en Afrique avec le Sénégal et le Bénin. «Ces pays se caractérisent par l’alternance au sommet de l’Etat par les urnes », a-t-il fait comprendre. Le Président du Cap-Vert n’a pas manqué, dans ce sens, d’affirmer que le développement durable va de pair avec la démocratie. En outre, «l’Afrique a besoin d’une nouvelle pensée politique. Cependant, on ne devrait pas non plus faire fi des valeurs universelles auxquels nos Etats sont attachés », a-t-il alerté.

Pour peser dans les instances de décision internationales, il est d’avis que l’Afrique doit retrouver sa confiance en elle. Tout au plus, «pour construire un monde meilleur, l’économie seule n’est pas suffisante, les valeurs sont toutes aussi importantes. Nous sommes confrontés à un défi sécuritaire et d’intégration», a-t-il ajouté devant l’assistance. Face aux problèmes sécuritaires auxquels plusieurs pays membres de la Cedeao sont confrontés, il a estimé que la lutte contre ce phénomène ne doit en aucun cas tordre le cou à la démocratie. «La sécurité ne doit pas être une alternative à la démocratie. Elle est fondamentale à l’intégration de nos populations», a-t-il dit.

Jorge Carlos de Almeida Fonseca a rappelé, sous cet angle, que c’est en 1991 que la démocratie de son pays a connu un tournant. Aujourd’hui, si les signaux économiques du pays sont au vert, le Président du Cap-Vert regrette tout de même que son pays n’ait toujours pas atteint le niveau de vie souhaité. Tout compte fait, et dans la coopération bilatérale entre nos deux pays, il a lancé un appel au rapprochement, à l’échange et à la coopération entre la douzaine d’établissements supérieurs que compte son pays et ceux du Sénégal.

Amadou DIOP

 

L’homme d’affaires, Jean Claude Gandur a été élevé hier à la dignité de Grand croix dans l'ordre national du Lion par le chef de l'Etat. Le Président du groupe d'investissement AOG spécialisé dans les mines et l'énergie a exprimé toute sa gratitude au Président Macky Sall pour cette marque de reconnaissance. Une distinction qui récompense 40 ans de présence au Sénégal.

 

Le président Macky SALL a réuni le Conseil des ministres, mercredi 25 avril à 10 h, au Palais de la République.

Entamant sa communication sur sa visite d’amitié et de courtoisie, en prélude à la célébration de la 138ème édition de l’Appel de SeydinaLimamou Laye,le Chef de l’Etat adresse ses chaleureuses félicitations et ses sincères remerciements à Serigne Abdoulaye THIAW LAYE, Khalife général des Layènes, pour l’accueil chaleureux et les prières ferventes formulées pour la paix et la prospérité du Sénégal.

Ainsi, le président de la République demande au gouvernement, en parfaite synergie avec les autorités religieuses, coutumières et les populations de Cambérène, d’intensifier la modernisation des sites et zones impactés par l’aménagement de la deuxième section de la Voie de Dégagement Nord (Vdn) en tenant compte de leurs spécificités. Poursuivant sa communication autour de la mécanisation intensive de notre agriculture pour asseoir durablement l’autosuffisance et la sécurité alimentaire, le Chef de l’Etat félicite le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural pour la bonne organisation de la cérémonie officielle de réception des 1000 unités de matériels agricoles destinées aux agriculteurs, d’un coût de 32 milliards de FCFA.

A cet égard, le président de la République demande au gouvernement, en rapport avec l’ensemble des acteurs du secteur impliqués, de déployer avec diligence, les procédures appropriées, afin d’assurer la répartition équitable, la maintenance adéquate de cet important lot de matériels subventionnés, mis à la disposition des producteurs, par l’Etat, dans le cadre de la dynamique de renforcement de la politique d’autosuffisance alimentaire, par le renouvellement et la modernisation de l’équipement rural, engagée depuis 2012.Par ailleurs, abordant la consolidation du dialogue social tripartite, Etat-Syndicats-patronat, et la préparation de la Fête internationale du travail qui sera célébrée le 1er mai, le Chef de l’Etat demande au gouvernement de faire le bilan exhaustif de l’état de prise en charge des cahiers de doléances déposés en 2017 et de préparer la cérémonie officielle de réception des centrales syndicales à la Présidence de la République.  

Le président de la République invite également le gouvernement à évaluer, les résultats des deux conférences sociales tenues en 2014 et 2017, notamment la mise en œuvre et l’actualisation du Pacte de stabilité sociale et d’émergence économique, conclu en 2014, entre l’Etat, les syndicats et le patronat. En outre, le Chef de l’Etat réitère ses instructions relatives à la consolidation du dialogue social dans tous les secteurs et à l’établissement d’un calendrier consensuel de suivi des revendications et accords signés avec les partenaires sociaux.
Enfin, le président de la République rappelle au gouvernement l’impératif d’assurer le respect scrupuleux des droits des travailleurs en matière de protection sociale, de cotisations sociales à l’Ipres, à la Caisse de sécurité sociale et la mise en œuvre effective de conventions collectives, notamment, dans le secteur de la sécurité privée.

Le Chef de l’Etat a terminé sa communication sur le suivi de la coopération, des partenariats et son agenda diplomatique.
Le Premier ministre a axé sa communication sur la situation sociale avant de rendre compte de la coordination de l’action gouvernementale.
Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a fait le point sur la situation africaine et internationale.
Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte de la préparation de la campagne agricole.
Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime a fait une communication portant sur l’état de la coopération dans le domaine de la pêche entre l’Etat du Sénégal et la République islamique de Mauritanie.
Le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions a fait le point sur les préparatifs de la Fête internationale du Travail et la convention 205 de l’Organisation internationale du travail relative à l’emploi et le travail décent au service de la paix et de la résilience.
Le ministre de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Economie numérique a fait le point sur l’actualisation du cadre juridique des télécommunications et des technologies de l’information et de la communication.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le conseil a examiné et adopté :
- le projet de décret portant organisation du ministère de la Justice ;
- le projet de décret portant organisation du ministère de la Pêche et de l’Economie maritime.


Nominations

Au titre des mesures individuelles, le président de la République a pris les décisions suivantes :

Monsieur Momar DIOP, Docteur en Science politique, précédemment Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal au Royaume des Pays-Bas, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Donald J. TRUMP, président des Etats –Unis d’Amérique, en remplacement de Monsieur Babacar DIAGNE ;
Monsieur Babacar Matar NDIAYE, Conseiller des Affaires étrangères principal, précédemment ministre-Conseiller à l’Ambassade du Sénégal à Ottawa, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Muhammadu BUHARI, président de la République fédérale du Nigéria, avec résidence à Abuja, en remplacement de Monsieur Baboucar SAMBE ;
Monsieur Amadou SOW, Conseiller des Affaires étrangères principal, de classe exceptionnelle, précédemment Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal au Royaume du Maroc, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Hassan ROHANI, président de la République islamique d’Iran, en remplacement de Monsieur Babacar BA ;
Monsieur Oumar El Foutiyou BA, Conseiller en Organisation est nommé Secrétaire général du ministère de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’enfance ;
Monsieur Ousseynou DIENG, Ingénieur en Management de l’audiovisuel, est nommé Directeur de la communication au ministère de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Economie numérique en remplacement de Monsieur Alioune DRAME, appelé à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;
Monsieur Sossé NDIAYE, Professeur assimilé à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, titulaire d'un Doctorat d’Etat ès Sciences, est nommé Directeur de l’Office du Baccalauréat du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, en remplacement de Monsieur Babou DIAHAM, appelé à d’autres fonctions.


Retrait des cartes d’identité et d’électeur

La Cena pour une vaste campagne de communication

Pour le retrait des nombreuses cartes d’identité et d’électeur déjà éditées, le président de la Commission électorale nationale autonome (Cena), Doudou Ndir a jugé nécessaire l’organisation d’une vaste campagne de communication. M. Ndir l’a fait savoir au sortir d’une tournée d’inspection auprès de certaines commissions administratives installées dans les quatre départements de la région de Dakar pour les inscriptions sur les listes électorales. Ainsi, au vu de la situation qui prévaut dans ces commissions, le président de la commission électorale nationale autonome «a jugé nécessaire l’organisation d’une vaste campagne de communication pour le retrait des nombreuses cartes d’identité et d’électeur déjà éditées», renseigne-t-on dans un communiqué de la cellule de communication de l’institution reçu à notre rédaction.

Le président Ndir s’est aussi félicité, à cette occasion, de la présence assidue de représentants de partis politiques, aussi bien de la majorité que de l’opposition, au sein des commissions. Il a, en outre, indique-t-on, rencontré et échangé avec les membres des commissions administratives, y compris les représentants de la Cena et ceux de certains partis politiques, ainsi que les autoritésadministratives et responsables municipaux trouvés sur les lieux.

Amadou DIOP

C’est par une vaste mobilisation, dans le village de Djiffer, que les insulaires des îles du Saloum et riverains de la commune de Palmarin ont exprimé leur totale satisfaction au secrétaire général de la Présidence de la République, Maxime Jean Simon Ndiaye.

Les populations des Iles du Saloum ont exhibé toutes les facettes culturelles de leurs terroirs pour dire merci à Maxime Jean Simon Ndiaye, secrétaire général de la Présidence de la République. «  Nous faisons cela pour magnifier les nombreuses et bonnes actions que Maxime Jean Simon Ndiaye ne cesse de mener à l’endroit des populations, sur les plans social et humanitaire », a indiqué Joseph Ndéné, responsable de l’Alliance pour la République à Palmarin. Joseph Ndéné a représenté le secrétaire général de la Présidence à la cérémonie riche en couleurs avec une forte mobilisation.

Des populations composées majoritairement de femmes venues des 19 îles du Gandoul et des différents villages que polarise la commune de Palmarin ont fait le déplacement. « C’est un devoir pour nous de pérenniser tout cela en tant que responsables. Une tâche à laquelle s’est inscrit le ministre secrétaire général de la Présidence de la République à travers des visites de proximité et des appuis ponctuels aux populations surtout insulaires tant bien même qu’elles ne sont pas du même département que Palmarin. Mais, ce sont des occasions pour nous, en allant vers celles-ci, de porter la parole du président Macky Sall qui leur prête une oreille attentive sur toutes leurs préoccupations », a dit Joseph Ndéné. La cérémonie a coïncidé avec la remise de 19 moulins à mil à des groupements de femmes des îles du Saloum pour l’allègement des travaux des femmes dans le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc). Toutefois, la délégation du secrétaire général de la Présidence n’a pas manqué de recueillir certaines doléances liées au manque d’eau dans certains villages de la commune de Ndjirnda, mais aussi les difficultés d’accès entre ces villages faute de ponts de liaison. Sur le plan sanitaire, les insulaires souhaitent voir l’érection de leurs cases en poste de santé pour ainsi un relèvement du plateau sanitaire afin de les éviter les cas de références souvent difficiles dans ces localités.

Le Chef de cabinet du Secrétaire général de la Présidence a transmis les salutations et remerciements de Maxime Jean Simon Ndiaye qui les exhorte, en même temps, à se mobiliser en perspective de la présidentielle de février 2019 et de porter en triomphe le président Macky Sall pour un second mandat.

Plusieurs orateurs dont le chef de village de Palmarin, Ambroise Sarr, et le responsable des jeunes de l’Apr de Ndjirna, Oumar Sarr, ont salué cette belle initiative et ont remercié encore une fois,  le secrétaire général de la Présidence, Maxime Jean Simon Ndiaye connu pour sa discrétion dans la démarche au service des populations.

Mohamadou SAGNE

 

Le Président Fonseca effectue une visite officielle de 5 jours au Sénégal (du 25 au 29 avril). Ce déplacement au Sénégal témoigne des excellentes relations d’amitié cordiale et de coopération multiforme entre le Sénégal et le Cabo Verde, selon un communiqué de la présidence de la République.
L’hôte du Sénégal aura un agenda surchargé.  Il sera reçu, aujourd’hui, à 12 heures, au Palais par le Président Macky Sall pour un entretien en tête-à-tête, qui sera suivi d’une cérémonie de signature d’accords entre les gouvernements sénégalais et cabo verdien.

Un point de presse se tiendra à la fin de la cérémonie de signature d’accords. Dans l’après-midi, le Président Fonseca se rendra à l’Assemblée nationale pour une adresse aux députés. Demain, à 10h, il est attendu à l’Université Cheikh Anta Diop. Et, dans l’après-midi, il visitera l’Île de Gorée.

Selon le communiqué, une rencontre avec la Communauté cabo-verdienne établie à Thiès est prévue dans la matinée du samedi 28 avril 2018. Et dans l’après-midi, le président Fonseca rencontrera la Communauté cabo-verdienne résidant à Dakar, au Cercle de la Rade.  Il quittera Dakar le dimanche 29 avril 2018 dans la matinée.

B. DIONE

...Jorge Carlos De Almeida Fonseca fera face aux députés cet après-midi


Le président de la République du Cabo Verde sera à l’Assemblée nationale cette après midi à 17h. Son Excellence Jorge Carlos De Almeida Fonseca va délivrer un message aux députés.

Le chef de l’Etat caboverdien  va délivrer un message aux députés. A l’image des pays voisins, le Sénégal entretient de relations privilégiées avec le Cap Vert.  Du 03 au 06 septembre 2015, à l’invitation de Mankeur Ndiaye, alors chef de la diplomatie sénégalaise, Son Excellence Jorge Homero Tolentino Araujo, ministre des Relations Extérieures du Cap Vert avait effectué une visite de travail au Sénégal. Dans la Déclaration conjointe  sanctionnant cette visite, il a été décidé d’exploiter davantage l’énorme potentiel qui existe entre les deux pays, conformément aux directives de la 8ème Session de la Grande Commission Mixte. Cette visite était aussi une occasion pour finaliser la signature de quatre Accords portant sur la coopération militaire, le domaine du transport aérien, la coopération dans le domaine de la formation professionnelle  et technique et à l’entrée, au séjour et à l’établissement des personnes, des biens et leur transfert. Du 05 au 07 mars 2014, le chef de l’Etat Macky Sall avait effectué une visite d’Etat au Cabo Verde. Une visite inscrite dans le cadre du renforcement des excellentes relations d’amitié, de fraternité et de coopération qui unissent les deux pays frères et amis. A l’époque, les deux chefs d’Etat s’étaient félicités des liens historiques d’amitié et de solidarité existant entre les deux peuples frères et amis et avaient réaffirmé leur volonté commune de les renforcer et de les raffermir davantage dans l’intérêt des deux peuples. Il a été décidé aussi la mise sur pied d’un Comité technique pour l’établissement d’une liaison maritime directe entre le Cabo Verde et le Sénégal. Le Président capverdien avait décoré son homologue sénégalais de la Médaille du  premier degré de l’Ordre Amilcar Cabral.

Jorge Carlos De Almeida Fonseca est le 4e président du Cap-Vert. Elu pour la première fois en 2011 pour un mandat de cinq ans, il a été réélu en 2016. Il a d’abord milité dans les structures clandestines du Paigc avant de créer sa propre formation politique, le Mouvement pour la démocratie (Mdc). Entre 1991 et 1993, il a été ministre des Affaires étrangères de son pays. Juriste de formation, il a participé à l’élaboration de la Constitution du Cabo-Verde et à l’élaboration de divers projets de loi sur les codes pénaux et de procédure pénale, la loi d’exécution des sanctions criminelles, du projet de loi sur le soutien aux victimes de crimes violents et la loi des infractions fiscales et douanières.      

Les parlementaires de l’opposition et les non-inscrits boycottent la séance

Dans un communiqué parvenu à la rédaction, les députés membres du groupe parlementaire Liberté et Démocratie et les non-inscrits soutiennent qu’ils vont boycotter le passage du président capverdien à l’Assemblée nationale. Par cette décision souveraine, l’opposition et les non inscrits visent à protester solennellement contre le vote sans débats de la loi de révision constitutionnelle, les arrestations de leaders politiques et de citoyens sénégalais. Tout en réaffirmant leur fraternité à l'endroit du peuple du Cap- Vert et de son Président, ils estiment que le discours d’un Chef d’Etat étranger devant l’Assemblée nationale a pour but d’exalter le prestige et la place éminente de l'Assemblée nationale elle-même dans l’ordonnancement des institutions, et en même temps, de magnifier les relations entre les pays et l'amitié entre les peuples ; peuple dont l'Assemblée nationale est l’émanation de la souveraineté.

Aly DIOUF



La conférence des leaders de l’opposition regroupés autour du Front démocratique et social pour la résistance nationale (Fdsrn) internationalise son combat contre le parrainage. Il compte porter le combat à l’Union africaine et à la Cedeao.

La conférence des leaders de l’opposition regroupés autour du Front démocratique et social pour la résistance nationale (Fdsrn) a fait face à la presse, hier, au siège de Bokk Gis Gis. La structure veut internationaliser le combat contre la loi sur le parrainage. Selon le porte-parole du jour, Mamadou Lamine Dianté, le front va porter le combat devant la Cedeao et l’Union africaine. Pour l’opposition, la lutte ne fait que commencer. Celle-ci prendra plusieurs formes allant du recours devant le Conseil constitutionnel et à la Cour suprême. L’opposition compte aussi organiser des journées hebdomadaires de résistance nationale, des actions d’information et de sensibilisation de masse, des marches, des tournées, des meetings et grands rassemblements citoyens sur le terrain dans toutes les localités et à travers la diaspora.

Aux membres du Conseil constitutionnel, le Front dit qu’il n’est plus question que d’un côté, ils acceptent de se substituer au législateur, « comme lors des législatives de 2017 » et que d’un autre, ils se déclarent systématiquement incompétents devant les saisines de l’opposition. Mamadou Lamine Dianté et ses camarades pensent que la présidentielle de 2019 représente un énorme enjeu pour le Président Macky Sall et son camp. Ils font référence « au pétrole, au gaz, au zircon et au foncier ». D’après eux, cet intérêt est un obstacle « à la promotion de la démocratie, au développement solidaire, à la cohésion sociale et à la paix civile dans notre pays ». Le Front a peint un tableau sobre de la situation actuelle, marquée, entre autres, par la grève en milieu scolaire, les rapts d’enfants et le vote sans débat de la loi sur le parrainage. Il estime que la première journée dénommée « journée de résistance nationale » du 19 avril 2018 a enregistré un franc succès en dépit des mesures prises par le pouvoir. Monsieur Dianté qui était entouré des principaux responsables des partis d’opposition pense qu’au Sénégal, comme dans la diaspora et dans l’hémicycle, l’opposition a relevé le défi.

Aly DIOUF

 

En tournée à Tambacounda, Cheikh Kanté, ministre en charge du Suivi du Plan Sénégal émergent(Pse), a visité des réalisations de l’Etat dans la région.

La cité « Niani » de la direction de la Sn-Hlm, le marché sous-régional des femmes et le bloc scientifique et technique de Tambacounda ont été visités par le ministre chargé du suivi du Pse, Cheikh Kanté. Dans sa présentation du projet de construction de 100 logements, le directeur de la Sn-Hlm, Mamadou Kassé, a fait savoir que le site faisait 67 hectares mais il est, aujourd’hui, réduit à 48 hectares. Ceci pour une prise en compte des éléments naturels à savoir une dépression naturelle qui se trouve sur les lieux, (lit du Niériko et du Mamacounda).

Des parties réservées ont été sorties du plan de masse. Il a précisé que les 17 hectares perdus dans le présent site  ont été compensés du côté de Diamwély. Le marché est déjà attribué a une entreprise qui a gagné les deux lots des 78 logements sur les 100 prévus. Selon M. Kassé, le  chantier va démarrer en début juin. « En 18 mois, la première tranche devrait être prête », dit-il.

Le marché sous-régional des femmes de Tambacounda, un projet d’un milliard 500 millions de FCfa a été aussi visité. Pour la première tranche de cette  infrastructure, un financement de 242.641.237 de FCfa a été  attribué. Le président du Conseil départemental de Tambacounda, Alassane Sina Cissokho, a dit avoir les assurances des plus hautes autorités, en l’occurrence le président de la République pour le respect des délais par l’Agetip. C’est une doléance de plus de 25 ans des femmes de la région de Tambacounda que le président de la République vient de satisfaire en une matinée », a souligné le président.  

La première tranche a débuté pour ce marché d’intérêt sous-régional de Tambacounda qui comportera des infrastructures d’envergure dont un centre d’échanges commercial, un centre de services, un bloc d’accueil et d’hébergement.
Le bloc scientifique et technique (Bst) du lycée Mame cheikh Mbaye de Tambacounda a été également visité par le ministre Cheikh Kanté. Ce bloc scientifique construit et équipé dans le Projet d’amélioration de la qualité et de l’equité de l’éducation de base (Paqueb) avec comme partenaire de l’Etat du Sénégal, la Banque mondiale et le Canada. Au cours de cette tournée du Dr cheikh Kanté dans la région de Tambacounda, il est aussi prévu des visites de projets, un Crd spécial, des audiences avec  les imams,  les chefs de village et une rencontre avec les organisations socioprofessionnelles.

Pape Demba SIDIBE

 

Vous êtes le nouveau secrétaire national chargé des élections du Pds. Quels sont les défis qui vous attendent ?
En qualité de Secrétaire national chargé des élections, notre mission première est d’assurer une bonne supervision administrative pour sécuriser la participation du Pds et de ses alliés aux élections par une veille permanente pour que les opérations électorales soient conformes à la loi. Nous avons maillé intégralement les commissions administratives à l’intérieur du pays et dans la diaspora et les premiers retours nous provenant de nos représentants confirment la gestion chaotique du processus de révision des listes électorales par le ministre de l’Intérieur. De même, nous avons le défi de mettre en place une base de données des statistiques sur les mouvements du fichier électoral à partir de données collectées à la base ; cette base est en phase de construction. Elle prend également en charge l’historique des résultats électoraux pour permettre des analyses de tendances permettant d’affiner la stratégie électorale. Enfin, le secrétariat chargé des élections a la responsabilité de participer à l'animation du parti et des mouvements karimistes pour sécuriser et faire du retour de notre candidat, un retour triomphal et pour l'accompagner dans sa campagne électorale. Notre objectif est de faire de lui le prochain président du Sénégal au soir du 24 février 2018.

Votre nomination est-elle dictée par le souci du Pds de reconquérir la banlieue?
Ce n'est pas par hasard que le président Abdoulaye Wade a choisi un leader de la banlieue pour en faire le responsable national chargé des élections. La banlieue, bastion historique du Pds, doit jouer, en effet, un rôle prépondérant dans l’offensive électorale à venir. Nous en sommes d’autant plus confiants que les populations se sentent trahies par le président Macky Sall.

Sur quoi fondez-vous ce constat ?
 C’est Macky Sall qui leur avait promis des emplois que nous attendons encore, un programme décennal de lutte contre les inondations que nous attendons encore, un programme de restructuration des quartiers que nous attendons encore, des lycées et collèges que nous attendons encore. 1.800 milliards lors du conseil des ministres décentralisé que nous attendons encore. En fait, le président Macky Sall ne pense à la banlieue qu’en période de campagne électorale et ce sentiment d’être considéré comme du bétail électoral nous révulse profondément et nous le ressentons comme un mépris et une humiliation qui appellent une réponse appropriée le 24 février prochain. A cela s’ajoutent une revitalisation du Pds dans la banlieue et une montée en puissance des mouvements karimistes qui nous font croire que la banlieue sera à l’avant-garde pour délivrer tout le Sénégal de la gestion traumatique du président Macky Sall.

Pensez-vous que le Pds peut constituer l’alternative ?
Après six ans d’alternance, le constat unanime est que les fleurs promises par le président Macky Sall n’ont pas produit les fruits escomptés. Le "Réthiou" et le désespoir ne sont pas une vue de l’esprit, ce sont les sentiments les plus partagés des Sénégalais, même ceux qui avaient été fanatisés. Le Pds, comme principale force politique du Sénégal, s’organise pour assumer sa mission historique de conduire le développement économique et social du pays dans la trajectoire de la politique de développement multisectoriel que le président Abdoulaye Wade avait initiée et qui a permis au Sénégal, dans la période de 2000 à 2012, de bénéficier d’infrastructures économiques et sociales structurantes, de réduire les inégalités sociales et d’offrir davantage d’opportunités à la jeunesse.  Nous y travaillons avec l’ensemble des partis allés et des citoyens désespérés par les errements d’un régime qui a perdu le sens des réalités.

Mais la candidature de votre leader est sous la menace d’une invalidation...
A tort ou à raison, le président Macky Sall a très tôt perçu la candidature de Karim Wade comme une menace pour sa réélection. Il s’est vite employé à le neutraliser par tous les moyens. Malgré son emprisonnement, la candidature de Karim Wade a fait l’objet d’une élection ouverte et démocratique au sein du Pds. Depuis lors, Karim Wade a bénéficié d’un large élan populaire de sympathie d‘abord au sein du Pds et ensuite au sein de milliers de mouvements de soutien qui se sont formés spontanément autour de sa candidature autant sur le plan national que dans la diaspora. C’est dire que tous les observateurs avertis sont conscients que la candidature de Karim Wade est une candidature gagnante. C’est d’ailleurs cette évidence politique qui a poussé le président Macky Sall à instrumentaliser la justice aux fins de le condamner après un procès sans preuves. Au demeurant, cette condamnation a été démentie par toutes les juridictions internationales, autant à Paris, à Genève qu’à Abuja, pour autant que les juges échappent à l’emprise du président Macky Sall. Ceci étant dit, à l’état actuel du code électoral, la condamnation injuste de Karim Wade par la Crei n’invalide pas sa candidature. C’est tout l’enjeu de la manipulation de l’article 57 de la loi électorale par le président pour empêcher une candidature de Karim Wade exilé au Qatar et sans possibilité de s’inscrire sur les listes, car le président Macky Sall refuse justement d’y envoyer une commission administrative d’inscription sur les listes électorales. En privant Karim de son droit d’électeur, le président Macky Sall veut introduire la conditionnalité d'être électeur pour être candidat à la présidence de la République et par ce tour de passe-passe, disqualifier définitivement notre candidat. Nous n’accepterons pas évidemment ces tripatouillages des lois et de la constitution orientée vers une invalidation de la candidature des frères Karim Wade et Khalifa Sall. Ces tripatouillages pré-électoraux, caractéristiques de certaines démocraties bananières sont indignes pour notre pays. Le président a été démasqué, de même que ses juristes-tailleurs constitutionnels qui ont peiné à convaincre les sénégalais que les modalités d’une élection ne sont pas partie intégrante du mode d’élection non susceptible de réforme sauf par voie référendaire. Le Pds engagera donc le combat pour une élection inclusive qui permet à tous les Sénégalais, victimes de manipulations attentatoires du pouvoir, de recouvrer leurs droits politique et civiques bafoués par la volonté obsessionnelle de réélection du président Macky Sall. En définitive, Karim Wade est et reste le candidat du Pds et des formations politiques qui soutiennent notre parti.

Quel regard portez-vous sur la situation économique du pays ?
Sur le plan économique, notre pays vit une situation de marasme avec le ralentissement de l’activité des entreprises privées et le périclitement  de près de trois cent Pme/Pmi annuellement avec une perte nette de près de 30 000 emplois chaque année. Cette situation est causée par le poids de la dette publique due aux entreprises qui se chiffre à près de six cents milliards. A cela, s’ajoute un service de la dette extérieure garantie par le Fmi qui engloutit plus du tiers des recettes budgétaires de l’Etat et essouffle le Trésor public. Le gouvernement peine à honorer ses engagements financiers intérieurs. Les chèques du Trésor public s’accumulent sur la table du payeur général qui pousse chaque jour des cheveux blancs faute de liquidités et dans le même temps, l’administration publique est quasi à l’arrêt, car le budget de fonctionnement voté par l’assemblée nationale n’est mis en place que de manière parcimonieuse. L’Etat vit une situation économique difficile et inquiétante qui risque, à terme, de nous replonger dans les politiques d’ajustement structurel dont nous gardons un souvenir pénible. Cette situation est malheureusement la conséquence attendue d’une politique d’investissements hasardeuse du Chef de l’Etat qui a eu du mal à définir les bons choix économiques et les bonnes priorités.

Propos recueilli par Abdou DIOP

La période de révision exceptionnelle des listes électorales a été clôturée lundi. L’information a été confirmée par Bernard Casimir Cissé, directeur de la formation et de la communication à la direction générale des élections (Dge).

Bernard Casimir Cissé, directeur de la formation et de la communication à la direction générale des élections (Dge) a informé, hier, qu’à l’article 7 du décret instituant la révision exceptionnelle des listes, il est mentionné que les demandes d’opérations auprès des commissions administratives s’arrêtent le lundi 23 avril 2018. « Il y a eu quelques personnes qui disaient que la révision doit s’arrêter le 30 avril. C’est effectivement ce que dit le décret qui avait institué une période de révision qui couvre du 01 mars au 30 avril. Mais selon le même décret, si vous allez à l’article 7 du décret, il est mentionné que les demandes d’opérations auprès des commissions administratives s’arrêtent le lundi 23 avril», a dit M. Cissé joint par téléphone.

Pour Bernard Casimir Cissé, la raison est simple. « Pour les  sept jours qui restent, c’est une période de contentieux  qui est ouverte pour les personnes venues le dernier jour (avant-hier) en attendant la décision de justice», a-t-il souligné. Ce qui va effectivement rester, a-t-il poursuivi, au 30 avril, sera le retour de tous les feuillets non utilisés. Toutes les demandes introduites par les citoyens sénégalais retourneront également aux services centraux où elles seront traitées avec toute la rigueur que cette opération requiert.  «Parce qu’il s’agissait de demandes de modification, de demandes d’inscription, de demandes de radiation et de demande de correction d’erreurs. Et les services centraux ont deux mois pour traiter toutes ces demandes-là (mai et juin)», a-t-il fait comprendre. Invité à faire le point sur les statistiques, il dit que ses services attendent la remontée de toutes les informations.

Amadou DIOP

 

José Màrio Vaz, président de la République de Guinée-Bissau, a effectué, hier, une visite de quelques heures au Sénégal. Il a été accueilli par le chef de l’Etat, Macky Sall, avec qui il a eu des échanges approfondis sur les relations bilatérales entre les deux pays. Les deux chefs d’État ont réaffirmé, à cette occasion, leur volonté d'œuvrer au renforcement de la coopération entre le Sénégal et la Guinée-Bissau dans plusieurs domaines d'intérêt commun. Cette visite intervient quelques jours après le sommet extraordinaire de la Cedeao sur la Guinée-Bissau qui a eu lieu à Lomé. Au sortir de cette rencontre, un consensus a été trouvé entre les parties prenantes de la crise politique qui secoue ce pays frontalier du Sénégal pour la nomination d’un nouveau Premier ministre. Aristides Gomes a été nommé Premier ministre. Il a aura la charge de mettre en place le dispositif pour la tenue des élections législatives en novembre 2018.  

B. DIONE

 

En meeting à Kairé Ndao, dans le département de Mbacké, le député Moustapha Cissé Lô a réaffirmé son leadership à Touba.  

« Macky Sall ne gagnera pas Touba avec qui que ce soit sans ma bénédiction. Il ne gagnera jamais ici sans moi. Je suis le seul à  détenir la clef qui pourra le faire gagner Touba, je n’y reviendrai plus », a déclaré Moustapha Cissé Lô, lors d’une rencontre organisée à Kairé Ndao.  « J’attire l’attention du président sur un fait. Toutes les personnes à qui ont fait allusion ici, ne peuvent le faire gagner, car ils ne  détiennent pas la solution. S’il tient à remporter les élections dès le premier tour, il devra s’adresser à moi », a ajouté le député.

Moustapha Cissé Lô a invité les militants à regarder dans le rétroviseur, pour se rappeler les années de galère : personne ne voulait de Macky Sall, les gens le fuyaient et je l’ai soutenu. Le président du Parlement de la Cedeao a fustigé l’attitude de Pathé Diakhaté qui, selon lui, est un transhumant. « La politique ne consiste pas à rester chez soi et à distribuer de l’argent », a dit M. Lô.

La rencontre a été marquée par une forte mobilisation. Mais Soda Mbaye, responsable locale a estimé que la mobilisation ne suffit pas pour triompher. Elle a demandé aux responsables de s’unir pour la victoire du camp présidentiel.

Mamadou DIEYE

 

La tribune de la cérémonie de lancement du Mouvement « Ligueye rek Sénégal am ndam » qui s’est tenu samedi dernier, a servi de cadre à son initiatrice, l’artiste kiné Lam « Mame Bamba » et à son parrain, le ministre en charge du Suivi du Plan Sénégal émergent, Dr Cheikh Kanté, pour magnifier le bilan du chef de l’Etat et réitérer leur engagement à côté de Macky Sall pour sa réélection, dès le 1er tour au soir du 24 février 2019.

Le meeting de lancement du Mouvement « Ligueye rek Sénégal am ndam » s’est tenu avant-hier, suite à une tournée nationale entreprise par la présidente, l’artiste Adja Kine Lam, pour mobiliser  ses membres, amies et proches. En outre, il entre dans la nouvelle dynamique unitaire enclenchée par le parrain, Dr Cheik Kanté, autour de la Plateforme des forces de l’émergence », qu’il a initiée pour « porter le plaidoyer du bilan reluisant du chef de l’Etat, auprès des Sénégalais, sans distinction avec l’objectif de faire voter trois millions de Sénégalais pour assurer la réélection du président Macky Sall au premier tour à la présidentielle de 2019 ».

Devant un parterre de responsables politiques et d’élus locaux de la mouvance présidentielle, Mme Lam s’est  engagée derrière le Dr Kanté, « à accompagner le président Macky Sall et à ne ménager aucun effort à mobiliser les Sénégalais pour sa réélection au premier tour à la présidentielle du 24 février 2019 ». Selon Ndèye Saly Diop Dieng, le ministre de la Femme, « Kiné Lam est une femme leader et c’est pourquoi j’ai tenu à répondre présente et à m’approprier cette journée ». C’est ainsi que « nous magnifions son engagement  en décidant d’apporter sa contribution à l’œuvre de construction nationale. Et à l’heure du bilan, on saura qui est le président Macky Sall ». Considérant que le chef de l’Etat a déclaré 2018, année sociale, dédiée aux femmes, aux jeunes et aux couches sociales vulnérables, elle a interpellé le parrain à travers un message fort, pour l’accompagnement des femmes de son Mouvement.

A sa suite, Dr Kanté lui a adressé ses félicitations à la diva pour le succès de la mobilisation. Il a aussi salué son « engagement inconditionnel et bénévole de porter et de partager la pertinence de la Vision du Chef de l’Etat et sa démarche de gouvernance inclusive, attestées par tous les projets structurants palpables et salutaires réalisés et/ou en cours d’exécution et les performances économiques et sociales exceptionnelles réalisées depuis la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent pour le mieux-être de ses concitoyens ».

Cheikh Kanté a, en outre, promis de « porter leurs doléances à qui de droit pour que les membres du mouvement puissent accéder aux financements du ministère de la femme et de la délégation à l’entrepreneuriat rapide (Der) ».
C’est ainsi qu’il s’est réjoui de l’engagement des concitoyens et les a exhortés à « se mobiliser massivement pour conforter la majorité déjà acquise du président Macky Sall.

Mamadou Lamine DIEYE

 

Convaincu que la loi portant révision de la constitution est une bonne chose pour l’organisation du champ politique au Sénégal, le député, Demba Sow a salué  le comportement du peuple sénégalais qui a exprimé, par le silence, son ras-le bol de l’anarchie politique. M. Sow se réjouit de son bilan à la tête de la coordination de l’Alliance pour la République de France et exprime sa volonté d’accompagner le nouveau bureau vers une belle victoire à l’élection présidentielle de 2019.

Vous avez voté par procuration la loi relative au parrainage. Quelle lecture faites-vous de cette révision de la Constitution?
En mission pour le Sénégal avec le président de la République, j’ai donné procuration à un collègue député qui a voté, pour moi, cette loi sur le parrainage. Cette loi portant révision de la Constitution va hisser le Sénégal au rang des plus grandes démocraties du monde. Elle nous permettra, à coup sûr, de renforcer notre stabilité politique. A l’heure actuelle, un pays sérieux ne peux se permettre d’avoir une cinquantaine de candidats à une élection surtout présidentielle. La démocratie n’est pas de l’anarchie, au contraire, c’est une forme organisée de la société. C’est la responsabilité de l’Etat de faciliter l’organisation de notre cadre de vie dans le respect des droits et des devoirs de chaque citoyen. En France, où j’ai passé de longues années de ma vie, il faut 500 signatures d’élus pour être candidat à la présidentielle, c’est pour cela que vous n’y verrez jamais une floraison de candidats en tout genre pour prétendre diriger le pays. Et, le candidat qui n’a pas 5% du suffrage ne se verra pas rembourser ses frais de campagne.
Au Sénégal, c’est un parrainage populaire et le candidat aura toute la légitimité parce sa candidature sera portée par 0,8% des Sénégalais. C’est un geste d’une grande révolution démocratique qu’il faut saluer et encourager. Avec les parrainages au Sénégal, nous allons voir l’évolution de notre démocratie. On aura, à coup sûr, des candidats crédibles et le peuple aura le temps d’étudier les projets et programmes de chaque prétendant au fauteuil présidentiel. Le président Macky Sall a posé les jalons d’un Etat moderne et il a raison. Gouverner c’est prévoir et avoir le courage de ses décisions. L’opinion sénégalaise adhère à ce projet. Il a compris l’utilité de cette mesure utile aux générations à venir et qui est un grand pas en avant pour notre démocratie.

Elu député de la diaspora, vous venez de passer le flambeau de la coordination de la Dse France à votre camarade Hamet Sarr. Avez-vous le sentiment d’une mission accomplie ?
J’ai fait le voyage avec le président de la République pour une visite privée en France. Le chef de l’Etat a saisi l’occasion pour remettre son parti en ordre de bataille face aux échéances électorales à venir. Je l’ai dit et répété depuis mon élection comme député à l’Assemblée nationale, il fallait trouver une solution pour continuer l’animation du parti et celle-ci vient d’être trouvée de façon consensuelle, fort heureusement, et c’est tant mieux. Maintenant, il faut redynamiser le parti en vue de l’élection présidentielle de février 2019. Aujourd’hui, le seul objectif qui vaille, c’est la réélection du président Macky Sall, peu importe qui est à la tête de la coordination. Chaque militant, chaque responsable doit se sentir coordonnateur, mobilisateur pour mettre en valeur le Pse et les réalisations du président de la République. Les deux réunis font que nous avons beaucoup de chance pour le faire réélire le 24 février 2019, encore faut-il s’y mettre dès maintenant en impliquant fortement la base.

Après plus de 4 ans à la tête de la coordination de la Dse France, quel bilan faites-vous de votre mandat ?
Cela n’a pas été toujours facile pour moi et mes collaborateurs. Sans se voiler la face, il faut reconnaître les problèmes de leadership, notamment entre les responsables mais, fort heureusement, cela n’a en rien entamé l’engagement, la détermination et les convictions des militants pour aider le président de la République à réaliser le Pse pour un Sénégal meilleur à l’horizon 2025. Sous l’impulsion du président Macky Sall, un nouveau bureau est mis en place avec un nouveau coordonnateur. Cela ne fait que renforcer et revivifier la dynamique qui était déjà là. Et c’est pour cela que je lance un appel aux responsables pour rappeler les enjeux, l’intérêt du parti et l’objectif principal à court terme qui est la réélection du président de la République. Dès lors, tous les efforts doivent converger, toutes les querelles et les problèmes crypto personnels n’ont plus lieu d’être. Il faut mettre en exergue le travail extraordinaire et révolutionnaire que le président Macky Sall est en train d’abattre pour le Sénégal. Macky Sall a la volonté de transformer fondamentalement le Sénégal, notamment la mentalité et l’Etat d’esprit du peuple sénégalais. Nous avons un grand peuple, un grand pays mais il nous faut aussi être digne des démocraties des grands peuples et des grandes démocraties du monde. Quand je prenais la coordination de la Dse France en février 2014, il y avait 65 sections dans toute la France et, le président nous avait fixé un objectif de massification à 100 sections. Aujourd’hui, l’Apr compte 108 sections dans toute la France. Rien qu’à Paris, il y a plus d’une cinquantaine de foyers d’immigrés et près de 700 dans toute la France, tous totalement acquis à la cause du président Macky Sall. Nous travaillons avec ces sections. Il faut continuer à œuvrer à la base car, comme je le dis souvent, c’est avec les petites mains qu’on fait de grands travaux. En politique, comme partout ailleurs, c’est à la base qu’il faut aller chercher des forces. Ces forces nous ont permis de gagner le référendum, les élections législatives et d’inscrire en masse les Sénégalais de France sur les listes électorales. Le bilan est donc fondamentalement positif. Je suis confiant et je vais continuer à travailler pour le peuple à l’Assemblée nationale et pour le président Macky Sall avec mes bases au Sénégal et en France.

Propos recueillis par Ousmane Noël MBAYE

 

Après avoir pris acte de l’adoption de la loi sur le parrainage, jeudi dernier, par l’Assemblée nationale, le collectif de la société civile et les médiateurs ont appelé les acteurs du processus électoral, la classe politique en particulier, à mettre à profit le mois qui les séparent de l’examen de la loi organique pour renouer le fil du dialogue et rétablir la confiance afin de trouver des consensus forts sur les modalités de mise en œuvre du parrainage.

Selon l’expert électoral Valdiodio Ndiaye, «avant d’intégrer la loi portant parrainage dans le Code électoral, le dialogue doit être renoué à l’Assemblée nationale». Pour lui, «le processus n’est pas encore achevé» et l’adoption de cette loi constitue «une opportunité de renouer le fil du dialogue avec le gouvernement qui va se présenter à l’Hémicycle, encore une fois, avec la venue du ministre de l’Intérieur pour l’intégration de cette loi dans le Code électoral». En effet, poursuit-il, «si l’on suit bien la démarche institutionnelle, c’est que le président de la République va, après l’adoption, promulguer la loi constitutionnelle. Et la suite, objectivement, c’est d’attendre le moment du passage du ministre de l’Intérieur à l’Assemblée nationale parce qu’il y a nécessité de modifier le Code électoral pour l’intégrer», a-t-il déclaré. Convaincu qu’avant la modification du Code électoral, des discussions entre les différents partis politiques doivent absolument avoir lieu», à l’issue de cette première phase, «il revient aux acteurs politiques d’initier le dialogue avec les échanges qui auront lieu à l’Assemblée nationale afin de trouver un consensus et d’avoir un document consensuel qui sera adopté», a-t-il soutenu.

Avis partagé par le président du Congad, Amacodou Diouf, selon qui, «l’histoire politique du Sénégal est émaillée de différentes controverses et autres blocages». C’est ainsi que «les acteurs politiques d’alors, pouvoir comme opposition, s’étaient tous braqués au départ, avant l’adoption du Code consensuel de 1992 actuellement en vigueur», a-t-il rappelé. Aussi, «quelles que soient la teneur des discours et les circonstances du vote de la loi portant parrainage, rien ne peut justifier que les acteurs politiques ne s’asseyent pour dialoguer. On est tenu, société civile comme religieux, d’œuvrer pour que le fil du dialogue soit renoué entre les différentes parties prenantes. Il nous revient d’asseoir un climat de dialogue, qui n’a ni de début encore moins de fin, pour un Sénégal apaisé, un Sénégal de développement», a-t-il fait savoir. Pour M. Diouf, «c’est maintenant que les choses sérieuses commencent avec la définition et la formulation des modalités des modifications qui seront apportées à la loi organique. Et c’est nous qui devons susciter le rappel des contenus du dialogue, lesquels existent», dit-il.
A sa suite, le président de l’Ong 3D, Moundiaye Cissé, a estimé que «les deux parties ont des efforts à faire». Selon lui, le chef de l’Etat, qui a encore réitéré son énième appel au dialogue, depuis Paris où il se trouve, « doit joindre l’acte à la parole », mais aussi l’opposition «doit saisir cette occasion pour poser ses doléances».

Toutefois, «si c’est bien d’utiliser un moment solennel pour appeler au dialogue», M. Cissé trouve que «cela seulement ne suffit pas». Le président doit, à son avis, « interroger le canal et le format par lequel il passe » pour ce faire. Aussi, compte tenu de « la sédimentation de la situation politique nationale qui est très forte avec ce climat préélectoral très tendu, le chef de l’Etat doit instruire ses collaborateurs ou envoyer des émissaires, d’aller rencontrer un à un les leaders des coalitions politiques, pour trouver un format adéquat au dialogue», a-t-il estimé.
Il a, en outre, appelé l’opposition, de son côté « à faire preuve d’ouverture, en acceptant de répondre favorablement à cette invitation du président de la République ».

Mamadou Lamine DIEYE

Sira Ndiaye, députée bby : «Rationaliser les partis politiques»

«Cette loi va nous permettre de rationaliser les partis politiques,d’assainir l’espace politique. Aujourd’hui, il est inacceptable, au Sénégal, avec 15 millions de Sénégalais, qu’on puisse avoir plus de 300 partis politiques. J’ai voté cette loi pour qu’on ait une démocratie de grande valeur et pour qu’on consolide davantage la démocratie. L’opposition a voulu bloquer le projet de loi alors que ce projet a été débattu pendant plus de 8 heures de temps à lacommission technique. Et malgré leur appel à l’insurrection, la population n’a pas suivi, parce qu’aujourd’hui, on a une opposition boycotteuse, une opposition indigne».

A. DIOP

 

 

Après avoir pris acte de l’adoption de la loi sur le parrainage, jeudi dernier, par l’Assemblée nationale, le collectif de la société civile et les médiateurs ont appelé les acteurs du processus électoral, la classe politique en particulier, à mettre à profit le mois qui les séparent de l’examen de la loi organique pour renouer le fil du dialogue et rétablir la confiance afin de trouver des consensus forts sur les modalités de mise en œuvre du parrainage.

Selon l’expert électoral Valdiodio Ndiaye, «avant d’intégrer la loi portant parrainage dans le Code électoral, le dialogue doit être renoué à l’Assemblée nationale». Pour lui, «le processus n’est pas encore achevé» et l’adoption de cette loi constitue «une opportunité de renouer le fil du dialogue avec le gouvernement qui va se présenter à l’Hémicycle, encore une fois, avec la venue du ministre de l’Intérieur pour l’intégration de cette loi dans le Code électoral». En effet, poursuit-il, «si l’on suit bien la démarche institutionnelle, c’est que le président de la République va, après l’adoption, promulguer la loi constitutionnelle. Et la suite, objectivement, c’est d’attendre le moment du passage du ministre de l’Intérieur à l’Assemblée nationale parce qu’il y a nécessité de modifier le Code électoral pour l’intégrer», a-t-il déclaré. Convaincu qu’avant la modification du Code électoral, des discussions entre les différents partis politiques doivent absolument avoir lieu», à l’issue de cette première phase, «il revient aux acteurs politiques d’initier le dialogue avec les échanges qui auront lieu à l’Assemblée nationale afin de trouver un consensus et d’avoir un document consensuel qui sera adopté», a-t-il soutenu.

Avis partagé par le président du Congad, Amacodou Diouf, selon qui, «l’histoire politique du Sénégal est émaillée de différentes controverses et autres blocages». C’est ainsi que «les acteurs politiques d’alors, pouvoir comme opposition, s’étaient tous braqués au départ, avant l’adoption du Code consensuel de 1992 actuellement en vigueur», a-t-il rappelé. Aussi, «quelles que soient la teneur des discours et les circonstances du vote de la loi portant parrainage, rien ne peut justifier que les acteurs politiques ne s’asseyent pour dialoguer. On est tenu, société civile comme religieux, d’œuvrer pour que le fil du dialogue soit renoué entre les différentes parties prenantes. Il nous revient d’asseoir un climat de dialogue, qui n’a ni de début encore moins de fin, pour un Sénégal apaisé, un Sénégal de développement», a-t-il fait savoir. Pour M. Diouf, «c’est maintenant que les choses sérieuses commencent avec la définition et la formulation des modalités des modifications qui seront apportées à la loi organique. Et c’est nous qui devons susciter le rappel des contenus du dialogue, lesquels existent», dit-il.
A sa suite, le président de l’Ong 3D, Moundiaye Cissé, a estimé que «les deux parties ont des efforts à faire». Selon lui, le chef de l’Etat, qui a encore réitéré son énième appel au dialogue, depuis Paris où il se trouve, « doit joindre l’acte à la parole », mais aussi l’opposition «doit saisir cette occasion pour poser ses doléances».

Toutefois, «si c’est bien d’utiliser un moment solennel pour appeler au dialogue», M. Cissé trouve que «cela seulement ne suffit pas». Le président doit, à son avis, « interroger le canal et le format par lequel il passe » pour ce faire. Aussi, compte tenu de « la sédimentation de la situation politique nationale qui est très forte avec ce climat préélectoral très tendu, le chef de l’Etat doit instruire ses collaborateurs ou envoyer des émissaires, d’aller rencontrer un à un les leaders des coalitions politiques, pour trouver un format adéquat au dialogue», a-t-il estimé.
Il a, en outre, appelé l’opposition, de son côté « à faire preuve d’ouverture, en acceptant de répondre favorablement à cette invitation du président de la République ».

Mamadou Lamine DIEYE

Sira Ndiaye, députée bby : «Rationaliser les partis politiques»

«Cette loi va nous permettre de rationaliser les partis politiques,d’assainir l’espace politique. Aujourd’hui, il est inacceptable, au Sénégal, avec 15 millions de Sénégalais, qu’on puisse avoir plus de 300 partis politiques. J’ai voté cette loi pour qu’on ait une démocratie de grande valeur et pour qu’on consolide davantage la démocratie. L’opposition a voulu bloquer le projet de loi alors que ce projet a été débattu pendant plus de 8 heures de temps à lacommission technique. Et malgré leur appel à l’insurrection, la population n’a pas suivi, parce qu’aujourd’hui, on a une opposition boycotteuse, une opposition indigne».

 

 

 

La loi sur le parrainage est fortement appréciée par les coalitions et partis politiques de la majorité. Si «Bennoo Bokk Yaakaar» la voit comme une belle initiative, la Ligue démocratique apprécie la maturité et la vigilance du peuple.

L’adoption de la loi sur le parrainage fait le bonheur des responsables de «Bennoo Bokk Yaakaar». Pour ces membres de la coalition présidentielle, c’est tout à l’honneur des députés qui, avec ce vote de la loi, viennent de doter à notre système démocratique d’un dispositif de rationalisation des candidatures à l’élection présidentielle tout en établissant une égalité parfaite entre tous les candidats. Que ces derniers soient indépendants ou portés par un parti ou une coalition de partis politiques. Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, le Secrétariat exécutif permanent (Sep) de «Bennoo» qualifie de «salutaire» une telle initiative dans la mesure où elle permet de prévenir le blocage probable de notre système électoral fortement menacé par la multiplicité des candidatures à toutes les élections. Si un tel «succès» a été possible,  selon le Sep, grâce à «l’esprit consensuel» de Moustapha Niasse et aussi à «la cohésion, la discipline et la combativité» dont a fait preuve le groupe parlementaire “Bennoo Bokk Yaakaar”.

Face à ce qu’ils qualifient d’«opposition sourde» qui a tourné le dos à tout cadre de concertation devant permettre de construire de manière apaisée les règles du jeu électoral, le Sep rappelle que cette disposition du dialogue du Président de la République ne s’est jamais estompée. «Elle s’est encore manifestée lorsque le front des organisations de la société civile a frappé à sa porte, après l’audience accordée à Alioune Tine, en sollicitant les contre-propositions de l’opposition sur les modalités d’application de la loi en vue de leur intégration dans le code électoral», renseigne le Sep de «Bennoo». Et le Sep se réjouit qu’en dépit de la «stratégie de subversion violente» dont ont fait preuve les membres de l’opposition, la maturité politique et la grande sagesse des populations ont prévalu. A ce titre, le Sep invite l’ensemble des militants à faire preuve de vigilance.

Maguette NDONG


...la Ld magnifie la maturité et la vigilance du peuple

Tout en félicitant les députés de «Bennoo» pour «la fermeté et la clairvoyance» dont ils ont fait preuve, la Ligue démocratique estime que cette posture a permis d’annihiler les tentatives de sabotage et de blocage des travaux de l’Assemblée nationale. Le Bureau politique de la Ld salue en même temps “la maturité et la vigilance” du peuple sénégalais qui a déjoué les tentatives de subversion et de déstabilisation orchestrées par opposition.

Pour Nicolas Ndiaye et ses camarades, l’opposition parlementaire est incapable de formuler une alternative crédible au projet relatif au parrainage.
Revenant sur le vote de la loi sur le parrainage, la Ld signale qu’il permettra “une rationalisation des candidatures” aux différents types d’élections. “Il était devenu impératif de mettre en place un système de sélection des listes et des candidats qui préserve nos acquis démocratiques conquis de haute lute”, lit-on dans le communiqué de la Ld.

Toutefois, la Ld lance un appel au gouvernement et aux partis politiques et pour la Société civile. Pour ces derniers, c’est une invite à faire preuve d’esprit de responsabilité en vue de construire des consensus forts et dynamiques autour du processus électoral. Et au gouvernement, la Ld appelle à créer les conditions favorables à  un dialogue fécond et inclusif  autour des modalités de mise en œuvre du parrainage. Enfin se prononant sur la relance des structures du parti, le Bureau politique a décidé de redynamiser   l’école du parti pour assurer la nécessaire formation théorique et politique notamment aux jeunes militants.

M. NDONG

 

Dethie Fall, Rewmi : «C’est une forfaiture»

«C’est inacceptable. C’est une loi constitutionnelle qui est à visée personnelle et qui est discriminatoire. Parce qu’on ne peut pas empêcher le Sénégalais qui le désire, issu d’une formation politique, de se présenter à une élection présidentielle», a décrié Déthié Fall. Avant de poursuivre : «nous regrettons cette situation très déplorable. Nous demandons au président Macky Sall de libérer les détenus politiques. Il faut respecter les autres Sénégalais dans l’exercice de leur droit constitutionnel et arrêter cette mascarade, cette forfaiture en voulant museler tous les adversaires politiques, et se doter d’un instrument politique pour écarter certains après en avoir écarté d’autres par l’instrument judiciaire», a-t-il complété.

Modou Diagne Fada, ldr yessal

«Eviter des lendemains électoraux difficiles»

«Cette loi est inopportune parce qu’elle est en train d’emballer la vie politique nationale. Elle est en train d’installer une cris epré-électorale et celle-ci préfigure d’une crise post-électorale.C’est pourquoi, il faut faire très attention et éviter à notre pays des lendemains électoraux difficiles. Nous n’en n’avons pas besoin,nous sommes dans une démocratie mûre et nous aurions dû prendre le temps de se concerter, de discuter et de permettre à tout un chacun de constater les désaccords et de les surmonter en prenant tout le temps nécessaire, quitte à renvoyer le parrainage à l’électionprésidentielle de 2024».

Amadou DIOP

 

 

Au sortir d’une audience avec le président Macky Sall, la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie (Oif) a témoigné du soutien constant du Sénégal dans l’accomplissement de la mission qui lui a été assignée lors de son élection au sommet de Dakar en 2013.

«Je pense qu’il est toujours important, dès lors qu’on a l’occasion de partager, avec les chefs d’Etat et de gouvernement, des idées autour des travaux en cours, du suivi que nous avons engagé et des programmes que nous développons. Alors que nous marchons aussi vers l’organisation du 17ème sommet de la francophonie, les éléments de bilan sont important à connaître», a déclaré Michaelle Jean, au sortir d’une audience avec le président de la République, Macky Sall, à Paris.

La secrétaire générale de l’Oif a ajouté : «il est donc bien d’en discuter et de prendre conseils sur comment peut-on consolider tout ce que l’on a su accomplir et les pérenniser d’avantage. Je rentre de Londres où j’ai été invitée à participer à la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement du Commonwealth avec qui la Francophonie coopère beaucoup et notamment parce que onze pays du Commonwealth sont membres de l’Oif et nous travaillons avec cette organisation sur beaucoup de sujets importants».

La rencontre avec le Président Macky Sall a également été l’occasion, pour Michaelle Jean, d’échanger avec le chef de l’Etat sur un grand nombre de sujets de développement notamment la lutte contre le réchauffement climatique, l’éducation, l’emploi des jeunes et le soutien à l’entrepreneuriat. «Nous avons également abordé, avec le Président Sall, des questions comme celles qui renvoient sur comment mieux avancer sur tous ces sujets et enjeux précités. J’ai également parlé, avec le président Sall, de la question sécuritaire et je peux vous dire qu’il y a une grande convergence de vue sur l’ensemble des sujets. Je n’oublie jamais la feuille de route qui m’a été confiée à Dakar, lors de mon élection par les chefs d’Etat et de gouvernement. L’appui du Sénégal est constant dans ma mission car le pays est aussi conscient de son legs historique qu’est la francophonie».

O. N. MBAYE

Quelques heures après sa libération, le leader du Grand parti, Malick Gakou, a adressé ses félicitations à ses militants. «Je voudrais, vivement et du fond du cœur, vous remercier pour le soutien affectif durant cette épreuve que nous avons partagée, dans la responsabilité et la dignité, avec toutes les composantes de la Nation. Ce faisant, je félicite mes camarades et tous nos sympathisants pour le triomphe de la démocratie et des libertés dans notre pays», a déclaré le leader du Gp. Malick Gakou dit comprendre «la souffrance et la peine face à l’incurie du régime». Cependant, a-t-il ajouté «je reste convaincu, aujourd’hui comme demain, que les valeurs profondes qui caractérisent le sens de notre engagement commun pour la République finiront par triompher de toutes les Forces d’inerties qui menacent les intérêts supérieurs de la Nation». Selon M. Gakou, le Grand parti a «démontré, à la face du monde, sa détermination à ne ménager aucun effort pour la victoire des valeurs, du progrès et du bien-être social des populations». «Cette marque de fabrique qui fonde le sens de notre engagement politique pour le Sénégal demeure le socle de nos succès futurs pour le devenir de notre pays», a ajouté Malick Gakou qui promet de revenir, «très prochainement, sur ces événements du 19 avril 2018, pour échanger sur la démarche à tenir pour la victoire».

B. DIONE

 

Après sa libération, suite à son arrestation lors des manifestations contre le parrainage, le leader de Rewmi, Idrissa Seck, a déclaré qu’il va saisir la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). « J'ai pris une initiative en direction des autres leaders de l'opposition et de la société civile pour que nous fassions bloc. Nous allons déposer un recours auprès de la Cedeao, pas sous l'angle de la violation de la Constitution, mais sous l'angle de la rupture d'égalité des citoyens devant un certain nombre de droits », a déclaré l’ancien Premier ministre lors d’un point de presse.

Le président du Conseil départemental de Thiès a estimé que la loi sur le parrainage viole les droits des citoyens. «Le fait d’ajouter à la condition de nationalité celle d'électeur est contraire au droit de chaque citoyen de participer à la gestion des affaires publiques», a-t-il dénoncé. Selon lui, cette disposition introduit une discrimination entre les citoyens inscrits sur les listes électorales et les autres qui ont la liberté de ne pas y figurer. «C'est cette discrimination là que j'entends attaquer à la Cedeao. La loi introduit donc une discrimination qui doit permettre d'aboutir à son annulation au regard des dispositions constitutionnelles sénégalaises», a ajouté  l’ancien Premier ministre qui dénonce aussi une violation de l’article 3 de la Constitution qui dispose que les partis politiques concourent à l'expression du suffrage. «Subordonner la présentation d'une candidature à l'élection présidentielle à un parrainage est en contradiction avec l'existence et le rôle des partis politiques consacrés par la Constitution. Ces violations constitutionnelles feront  l'objet de procédure en déclaration d'inconstitutionnalité, notamment devant les juridictions sous régionales», a-t-il promis.

B. DIONE

La responsable de l’Alliance pour la République,  Mme Aminata Tall, salue la maturité des sénégalais après l’adoption de la Loi sur le parrainage.  Elle estime que le parrainage qui a été voté avant-hier est « une grande avancée, pour la démocratie sénégalaise ».

Mme Tall qui est, par ailleurs, présidente du Conseil économique social et environnemental a adressé ses félicitations au « président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, et à l’ensemble des députés pour le travail satisfaisant qui a été fait en ce sens ».   

Elle a annoncé le lancement d’une campagne de parrainage citoyen au-delà de l’Apr et de la Coalition Bennoo Bokk Yaakaar, pour la réélection, en 2019, du président Macky Sall au 1er tour. Selon le communiqué publié, cette campagne de parrainage démarrera officiellement le dimanche 22 avril par une tournée dans la banlieue dakaroise.
« Une occasion, pour Aminata Tall, d’aller à la rencontre des éleveurs qui sont des acteurs incontournables de l’économie sénégalaise », souligne le texte. La présidente du Cese annonce aussi une tournée nationale avec un planning bien défini. « L’objectif est de mettre en pratique  la gouvernance participative. Cela passera par des rencontres avec les populations pour les écouter et partager avec elles les réalisations du président Macky Sall », indique le communiqué.

La présidente est d’avis que 2019 sera un moment de choix décisif pour le Sénégal. « Le peuple sénégalais, comme en 2012, fera un choix responsable, lucide, serein et cohérent en élisant, dès le premier tour, Macky Sall, président de la République à l’issue d’élections libres et transparentes pour continuer les réalisations du Plan Sénégal émergent », a-t-elle déclaré.

Babacar DIONE

 

Après l’adoption de la loi sur le parrainage, jeudi dernier, par les députés, les états-majors politiques peaufinent des stratégies pour les modalités de sa mise en œuvre dans le Code électoral. Si la majorité présidentielle s’est dit ouverte à de larges concertations pouvant aboutir à des compromis dynamiques et consensuels sur les modes opératoires qui seront déclinés dans la loi organique avant le 30 juin prochain.

Selon le président du groupe parlementaire de la majorité « Bennoo Bokk Yaakaar », Aymérou Gningue, «le président de la République a demandé un comité paritaire qui inclut les partis politiques, la société civile et les médiateurs sociaux». « L’objectif est de faire en sorte «que tout le monde se mette d’accord sur comment organiser le processus, toutes les modalités seront déclinées dans le code électoral», a-t-il poursuivi. Sous ce rapport, avant l’examen, par les députés, du projet de loi organique que le gouvernement a déjà déposé à l’Assemblée qui sera déclinée dans le code électoral, «le président de la République a souhaité, comme à l’accoutumée, une large concertation des acteurs politiques, de la société civile, des médiateurs sociaux pour qu’il y ait un large consensus sur les modes opératoires d’application de cette question centrale issue de  la décision majeure de faire parrainer les candidatures à la candidature prise ce jeudi et inscrite désormais dans la Constitution», a-t-il fait savoir. Ainsi, pour le député-maire de Mérina dakhaar, «Le président de la République et celui de l’Assemblée nationale sont toujours ouverts pour un débat sincère, inclusif où l’opposition, les médiateurs sociaux, seront parties prenantes, pour que nul n’ignore que la volonté du président est toujours de trouver un consensus autour des questions électorales».

Le ministre-conseiller chargé de la communication de la présidence de la République, El Hadj Hamidou Kassé, a confirmé cette ouverture. «Le président Macky Sall a accueilli le vote sans triomphalisme et avec beaucoup d’humilité en ce sens qu’en démocratie, il n’y a jamais eu de vainqueurs ni de vaincus», a-t-il dit. Partant de ce principe, «il a une conception inclusive de la démocratie dès lors qu’elle est la volonté populaire et la puissance du peuple. Il ne saurait y avoir une victoire d’une partie contre une autre. C’est toujours la victoire du peuple tout entier».

Mamadou Lamine DIEYE

…l’Opposition lance un front de résistance

Pour faire face à l’adoption de la loi de généralisation du parrainage, l’opposition a lancé un cadre dénommé Front de résistance démocratique sociale. Dans une déclaration publique datée du 19 avril, ce front a appelé à «la résistance sur l’ensemble du territoire jusqu’au retour de la démocratie au Sénégal».

Pour avoir « prévenu, dit et écrit qu’une modification de la Constitution portant généralisation d’un système de parrainage conçu comme unique au monde, avec seulement pour objectif l’élimination de candidats à la prochaine élection présidentielle et la réélection de Macky Sall, risquait de mettre notre pays en situation d’instabilité extrême et en feu», le Front de résistance démocratique sociale lancé par l’opposition a estimé qu’en sus, «de nombreuses structures de la société civile, des personnalités marquantes de ce pays, notamment religieuses ont appelé au retrait de ce projet de loi et à la recherche d’un consensus entre tous les acteurs politiques susceptibles d’être concernés», le Président Macky  Sall «est resté sourd à tous ces appels». Selon les leaders de l’opposition, le Président Sall a préféré voyager en France et «suivre de très loin les conséquences désastreuses de ses décisions». Aussi, poursuit la note, «ce que nous craignions s’est produit aujourd’hui, et personne ne doit penser que les choses vont s’en tenir là».
Considérant que c’est l’ensemble du pays qui est concerné  par cette loi portant parrainage comme en attestent toutes ces «places Soweto», ceux qui croient que «ce mouvement de résistance nationale va s’arrêter après le vote de la loi se trompent». Elle va se poursuivre «contre une loi inique, contre une violation de notre constitution et contre tous ceux qui veulent nuire aux intérêts du Sénégal». Pour la bonne et simple raison que «le peuple du Sénégal a atteint un degré de maturité qui lui fait désormais refuser tout recul démocratique». Avec la centaine de personnes arrêtées dont des leaders politiques, les dizaines de blessés sur ordre du Président Sall, «le Front résistance démocratique sociale confirme son appel à la résistance sur l’ensemble du territoire jusqu’au retour de la démocratie au Sénégal».
A son combat initial, «s’ajoute celui qui devra aboutir à la libération de tous les citoyens arrêtés». Cela passe par le refus des citoyens de «l’instauration d’une dictature au Sénégal» qui «est désormais le sens de notre combat», conclut le texte.

M. L. DIEYE

 


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