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Politique (4840)

Avec le vote de la nouvelle loi sur le parrainage, l’Apr parle d’une nouvelle étape franchie dans la consolidation de l’Etat de droit. A ce titre, elle félicite le chef de l’Etat, les députés ainsi que le peuple sénégalais.

Au lendemain du vote de la loi sur le parrainage par l’Assemblée nationale, l’Alliance pour la République ne tarit pas d’éloges pour les députés. Et plus particulièrement pour le Groupe parlementaire «Bennoo Bokk Yaakaar». Car, selon un communiqué du porte-parole national de l’Apr, Seydou Guèye, l’adoption de cette loi est d’une «pertinence incontestable» qui conforte notre démocratie et la sacralisation de la fonction présidentielle, clé de voute de nos institutions. Pour l’Apr, avec cette nouvelle loi constitutionnelle, la démocratie sénégalaise vient de franchir «une étape supplémentaire» dans la consolidation de l’état de droit, la rationalisation de la vie politique par l’affirmation de la double responsabilité citoyenne dans la qualification des candidats à l’élection présidentielle.

Saluant le dépassement et la maturité dont ont fait preuve les députés, malgré «les tentatives de blocage» pour retarder l’échéance, l’Apr marque aussi son admiration au président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse qui aura fait montre d’un «sens élevé de la responsabilité» et du respect des règles de la démocratie au cours des travaux. Parallèlement, l’Apr renouvelle son  «soutien indéfectible», au Président Macky Sall  dans son œuvre de consolidation démocratique initiée depuis le référendum du 20 mars 2016 qui a installé le Sénégal dans le monde des démocraties modèles. C’est pour cela que les apéristes estiment que cette loi ouvre, incontestablement, «une nouvelle séquence» qui consacre le pouvoir des citoyens à travers l’institution du parrainage intégral  à tous les niveaux de la compétition électorale.

Seydou Guèye rappelle, dans le texte, que ce souci d’équité et de transparence participe d’une rationalisation des candidatures et d’une clarification du jeu politique. «Et c’est tout le sens de la mise œuvre des recommandations de la Commission technique de revue du code électoral (Ctrce) mise en place dans la concertation politique voulue par le président Macky Sall à l’occasion des travaux de lancement du dialogue politique national, le 28 mai 2016», explique-t-on dans le texte.
Enfin, l’Apr salue la maturité du peuple sénégalais, appelle tous les militants, responsables et membres des partis alliés (...) à partager, avec le peuple sénégalais, les fondements et éléments essentiels de cette loi, qui honore notre pays.

Maguette NDONG

 

Le président de la République s’est prononcé, hier, sur l’adoption de la loi sur le parrainage. C’était au sortir de sa rencontre avec le président français, Emmanuel Macron. «Nous avons voté une loi portant sur la révision de la Constitution. Tout le monde n’a pas été d’accord, naturellement l’opposition n’a pas voulu prendre part au dialogue qui a précédé ce vote. Depuis décembre 2017, le ministre de l’Intérieur a réuni la classe politique, celle qui voulait être là », a rappelé le Président Sall.

Selon le Président, l’opposition a estimé qu’elle ne prenait pas part à cette discussion. «En l’absence de consensus, nous avons proposé une révision qui a été votée par la majorité et, en démocratie, ce sont des choses qui se comprennent», a-t-il affirmé avant d’ajouter : «maintenant, comme je l’ai dit à l’opposition, non seulement nous a réduit par nous-mêmes le seuil qui avait été fixé, mais nous sommes prêts à discuter des modalités. S’il y a des inquiétudes pour l’opposition, nous sommes ouverts et disposés à voir avec elle comment donner toutes les garanties nécessaires à un accord sur cette loi ».

Il a affirmé avoir reçu la société civile pour dire sa disposition à la laisser mettre en place une commission paritaire qui réfléchira et discutera des principes. «C’est absurde de dire que c’est une violation du secret du vote. Le parrainage existe au Sénégal depuis 1963. Lors de référendum 1963, la Constitution disposait que pour être candidat, il fallait avoir le parrainage de 50 citoyens dont 10 députés», a rappelé le chef de l’Etat. «Ensuite, ça a évolué à partir de 1992 dans la Constitution actuelle en son article 29, on a instauré le système du parrainage citoyen mais uniquement pour les candidats issus de la société civile, c’est-à-dire les candidats dits indépendants», a-t-il ajouté.

Macky Sall a souligné que pour les partis politiques, il ne leur était demandé rien du tout. «Nous avons aujourd’hui 300 partis politiques au Sénégal au moment où je vous parle. Si l’on ne fait rien pour rationaliser les candidats, il arrivera un moment, et il n’est pas loin celui-ci, où nous serons bloqués dans l’élection. Si l’on ne rationalise pas, on n’aura plus d’élection et c’est mon rôle en tant que dirigeant d’anticiper, sinon on nous le reprochera», a insisté le président de la République.

O. Noël MBAYE

 

Sur le perron de l’Elysée, après une audience de plus d’un tour d’horloge avec son homologue français, Emmanuel Macron, le président Macky Sall est revenu sur le contenu de sa rencontre avec son collègue. «Nous avons eu un entretien avec le président Emmanuel Macron que je remercie au passage puisque j’étais en visite privée, mais il a pris le temps de me recevoir et nous avons pu faire le tour d’horizon de notre coopération bilatérale très dynamique», a déclaré Macky Sall, à sa sortie d’audience. «Nous avons aussi parlé de sujets communs liés à notre co-parrainage, de notre partenariat mondial pour l’éducation ainsi que d’autres projets en cours notamment le Train express régional (Ter) de Dakar, ainsi que d’autres projets économiques que nous avons passés en revue», a ajouté le chef de l’Etat.

Macky Sall a dit avoir échangé avec son hôte sur le soutien de la France à la lutte contre l’érosion côtière à Saint-Louis. « Les engagements du président Macron ont été immédiatement mis en œuvre. Nous sommes dans les procédures de sélection des partenaires qui doivent intervenir à Saint-Louis pour aider la Langue de barbarie à ne pas disparaître», s’est-il réjoui.

Ousmane Noël MBAYE

 

Le président de la République, Macky Sall, sera l’hôte de son homologue Emmanuel Macron, aujourd’hui. Les deux personnalités vont « échanger longuement sur la coopération fructueuse entre la France et le Sénégal ».  Avant de rencontrer le président français, Macky Sall qui est arrivé à Paris mardi dernier, a des journées très remplies. Celles-ci sont rythmées par des audiences. Des militants de l’Alliance pour la République ainsi que les alliés de la coalition, “Bennoo Bokk Yaakaar” ont été reçu par le chef de l’Etat. Macky Sall a aussi eu des rencontres avec des autorités françaises, des opérateurs économiques et d’autres investisseurs qui veulent s’installer au Sénégal.

Macky Sall condamne les manisfestations au Consulat du Sénégal

Le Président Macky Sall a condamné les manifestations qui ont eu lieu devant le Consulat du Sénégal à Paris. Il a rappelé que les contradictions politiques peuvent s’exercer mais pas dans la violence.
Le Président de la République a demandé aux Sénégalais de la diaspora d’être ferme dans leur conviction et dans leur  travail pour continuer à faire briller la bonne étoile du Sénégal dans le monde. «L’on a voulu faire croire aux Français qu’on pourrait empêcher le Président de la République en visite dans ce gite d’être dans une quiétude. Ils ont même voulu agresser le consulat du Sénégal», a déploré le chef de l’Etat. Au delà des députés et du peuple sénégalais, le président de la République a rendu un vibrant hommage aux Sénégalais de France et à tous ceux qui ont fait le déplacement d’Italie, du Benelux, de Bruxelles, de Belgique, de Londres, du Luxembourg, de l’Allemagne, du Portugal, de l’Espagne et même spécialement du Sénégal pour leur forte mobilisation à faire face aux détracteurs qui ont voulu entacher l’image de notre pays en occident. Il a salué «l’engagement des femmes, des jeunes, des cadres et des responsables politiques notamment les membres de la coalition “Bby” qui ont été à la hauteur du défi pour éviter que l’image de notre pays soit écornée par des gens qui ont voulu transposer sur un sol extérieur des contradictions internes qui existent dans tous les pays et dans toutes les démocraties».

Ousmane Noël MBAYE

L’adoption du projet de loi sur le parrainage par la majorité s’est faite dans la douleur. Il aura fallu près de 8 tours d’horloge, hier, avant que cette loi ne soit votée. Fustigeant la non-ouverture de débats, les députés de l’opposition ont boudé la salle.

En dépit du climat délétère et de la vive tension qui a eu lieu à l’hémicycle, les députés ont  finalement adopté le projet de loi N°13/ 2018 portant révision de la Constitution. Avec 119 voix pour, le quorum des 3/5 des suffrages exprimés, c’est-à-dire 72 voix était atteint. Les parlementaires (exceptés les députés de l’opposition qui ont quitté la salle avant le vote), viennent de faire entrer le Sénégal dans une nouvelle étape démocratique. «C’est un nouveau départ pour notre pays», a commenté le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, au terme de cette session plénière qui aura duré 7 heures et demie. Pour lui, le Sénégal qui est respecté partout dans le monde pour sa démocratie et pour ses alternances successives, devait réparer une incohérence dans son système électoral, avec la rationalisation des partis politiques, actuellement au nombre de 320. Par rapport à la nouvelle loi sur le parrainage, le Garde des Sceaux signale que c’est une particularité des grandes démocraties du monde. Et le Sénégal ne fait que s’adosser à cette évolution du monde.

Seulement, le vote du projet de loi 13/2018 portant sur le parrainage ne s’est pas fait de tout repos. Les incidents que l’on craignait durant la séance ont bel et bien eu lieu. Et ce dès le début de la séance plénière.
   Tout est parti de la demande d’ajournement de la séance faite par le président du groupe parlementaire des Libéraux et démocrates, Me Madické Niang, évoquant le motif de verrouillage, par la Constitution, des modalités d’élection du président de la République. Et sur cette base, il a demandé que ce projet de loi sur le parrainage soit soumis au référendum avant d’être adopté. Dans son argumentaire,  l’avocat a aussi évoqué l’article 4 de la Constitution qui doit être, selon lui, modifié avant d’adopter le projet de loi.

Un argumentaire balayé d’un revers de main par Seydou Diouf président de la commission des Lois de l’Assemblée nationale et le rapporteur Yeya Diallo. « Vous demandez l’ajournement de la séance sur quelle logique ?”, lui demande le député de Rufisque avant de répondre : « En réalité, il n’y a pas de logique. Dans les assemblées, c’est une technique de blocage parlementaire qui vous motive plutôt ». Soumise au vote, la question préalable de Me Madické Niang est rejetée par 127 voix contre et 26 pour.

« Compromis trouvé »
Avant Madické Niang, son homologue Aïssata Sabara avait aussi soulevé une question préalable. Mais la majorité a trouvé que toutes ces questions ne sont que de la diversion et une tentative de l’opposition de faire retarder la séance. Alors que le président Moustapha Niasse pensait que le débat était sur la question, le député libéral Toussaint Manga se lève brusquement et se dirige sur le prétoire. Il est suivi par Ousmane Sonko, Madické Niang et Woré Sarr, Abdou Lahat Mbacké, etc. S’en est suivi une vive altercation entre les députés de la majorité et ceux de l’opposition. Surgi de nulle part, un député balance un coup de poing.

La tension monte d’un cran. Abdou Mbow, Moustapha Cissé Lô et Bougazelli tentent de faire descendre leurs collègues de l’opposition du perchoir. Mais Toussaint Manga reste figé. Ousmane Sonko se retrousse les manches, puis enlève sa veste, Woré Sarr et sa collègue de la Diaspora Mame Diarra  haussent le ton. Tout cela se passe sous le regard médusé du ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, et son collègue du Travail, Samba Sy.

Le tohu-bohu créé par cet incident va pousser le président de l’Assemblée nationale à demander une suspension de séance. Il appelle en même temps les deux présidents de groupes parlementaires, Aymérou Gningue, Me Madické Niang, le représentant des députés non-inscrits et le président de la commission des Lois Seydou Diouf. L’entretien va durer plus longtemps que prévu, mais au finish, le président Moustapha Niasse parle d’un «compromis trouvé» par les deux parties. Mais, c’était sans compter sur la détermination des députés de l’opposition à bloquer les travaux.

L’opposition boude le vote
Dans son intervention, Cheikh Abdoulaye Dièye évoque une «loi discriminatoire qui ramène le Sénégal dans les ténèbres de la monocratie». Moustapha Guirassy estime qu’avec le vote de cette loi, sans faire prévaloir le consensus, les députés vont détruire les fondamentaux de notre pays. «Seuls les grands hommes sont capables de consensus», avance Aïssata Tall Sall disant ne pas comprendre l’entêtement de la majorité de n’avoir pas donné suite aux demandes de retrait formulées par Mgr Benjamin Ndiaye et par l’association des imams qui ont demandé le retrait de la loi. «Nous n’avons pas dit qu’il faut annuler ce projet, mais plutôt de le retirer. Faisons le pour le seul bien non pas du président Macky Sall mais du peuple», argue la mairesse de Podor. Par rapport à cette question sur le consensus, Seydou Diouf rappelle à ses collègues de l’opposition la réunion en commission où ils avaient tous exprimé librement leur point de vue sur la question.

Ismaïla Madior Fall se veut clair : «Il n’y aucun texte constitutionnel qui soit passé par consensus. Et cela est valable dans les grandes démocraties. Lorsque le consensus n’est pas obtenu dans un pays, c’est la loi de la majorité qui prime». Qu’à cela ne tienne, le leader du Pur, El Hadj Issa Sall dégage en touche et souligne que la loi est «inopportune, paradoxale, inapplicable et dangereuse». Pour montrer son opposition à ce projet de loi, le jeune libéral Toussaint Manga, du haut du perchoir, déchire le texte. Une provocation suprême. Face à ce que le président Moustapha Niasse appelle « un climat d’incompréhension et d’énervements » qui risquait de compromettre les débats, il demande une nouvelle suspension de séance. Au retour, alors qu’une centaine de députés s’étaient inscrits pour les débats, Moustapha Cissé Lô propose à ses collègues de voter la loi sans débat. Il sera appuyé par Aymérou Gningue et les autres ont suivi. La loi sur le parrainage est adoptée.

Aly DIOUF, Maguette NDONG, Amadou DIOP (textes),
Mbacké BA et Ndèye Seyni SAMB (photos)

Le responsable de l’Alliance pour la République à Kolda, Abdoulaye Bibi Baldé, a souligné, hier, que le gouvernement sera toujours ouvert pour échanger avec l’opposition sur la loi relative au parrainage, après l’examen du projet portant révision de la Constitution notamment sur les modalités d’application du texte.

« On est pris par les délais. La loi sur le principe du parrainage peut être votée. Les modalités peuvent être discutées à travers d’autres décrets. Il faut que l’opposition revienne à la table et accepte de négocier ». C’est en ces termes que le ministre de la Communication et de l’Economie numérique, Abdoulaye Bibi Baldé, a commenté l’actualité politique marquée par le projet de loi sur le parrainage qui sera voté aujourd’hui. Le maire de Kolda, qui s’entretenait avec le journal « Le Soleil » et l’Agence de presse sénégalaise (Aps), a rappelé que le président de la République a montré toute son ouverture par rapport au pourcentage d’1 % arrêté dans le projet de loi soumis à l’Assemblée nationale. « Comme l’opposition refusait le dialogue, le gouvernement a estimé qu’1% était correct. Si le principe du parrainage est accepté par l’opposition, le Chef de l’Etat, Macky Sall, est ouvert pour revoir le pourcentage », a-t-il expliqué. Le ministre de la Communication a souligné que depuis deux ans, le gouvernement appelle au dialogue, mais une partie de l’opposition n’a pas répondu. « Les dernières élections législatives nous ont rattrapées et tout le monde est maintenant conscient que ce n’est pas matériellement possible d’organiser un scrutin avec plus de 40 candidats. Chacun a jugé nécessaire qu’il faut revoir les modalités », a fait remarquer le ministre.

Abdoulaye Bibi Baldé a appelé tous les Sénégalais à assumer, chacun en ce qui le concerne, leur part de responsabilité. « Ce pays nous appartient. Nous devons le protéger pour faire en sorte qu’il soit stable et que le dialogue et la démocratie soient vécus à tout moment dans le respect des lois et des règlements. Personne n’a intérêt à ce que notre pays soit dans une situation chaotique », a-t-il lancé. Au regard du maire de Kolda, « Il faut que l’opposition et le pouvoir assument leur rôle qui est de faire en sorte que les citoyens vivent dans un pays démocratique où chacun s’exprime librement ». Il estime que c’est ce qui a été le cas jusqu’là. Sauf que : « Le président de la République a initié un dialogue depuis longtemps avec l’opposition. Depuis deux ans, il appelle au dialogue. Une frange de l’opposition a refusé de répondre ».

Approfondir la démocratie
Selon le ministre, le gouvernement travaille dans le sens d’approfondir la démocratie. « Le parrainage est le moyen le plus démocratique pour rationaliser les candidatures. Il y avait d’autres mécanismes. On pouvait porter la caution à un niveau élevé, mais cela n’est pas élégant. La caution était à 6 millions. On l’a porté à 65 millions en 2007 pour rationaliser les candidatures », défend A. B. Baldé. Il rappelle que cela avait suscité un tollé indescriptible dans le pays. « Les Sénégalais aiment la justice. Le seul critère financier ne devait pas prévaloir dans un régime démocratique », argue le ministre de la Communication. Il avance : « L’autre aspect est de faire le parrainage intégral. On veut généraliser le parrainage pour rationaliser les candidatures ». Sur la même ligne, le responsable politique relève que le parrainage s’adresse aux citoyens. « On pouvait le maintenir et faire en sorte que les élus soient les parrains. Cela ne serait pas très démocratique puisque les élus sont déjà colorés. Et les partis indépendants seraient dans des difficultés. Le fait de permettre aux citoyens d’être les parrains est plus démocratique. Ce sont les citoyens qui vont qualifier les candidats. C’est cela qui consolide la démocratie dans notre pays », juge le ministre de la Communication. Il trouve que le Sénégal est un pays démocratique. « Le président de la République, Macky Sall, a renforcé la démocratie par son ouverture au dialogue, le consensus qu’il a cherché avec l’opposition. Chaque Sénégalais doit s’assumer et savoir qu’on n’a pas le droit d’installer ce pays dans une situation chaotique », lance le ministre. Pour lui, « L’opposition est dans son rôle. Elle appelle à une mobilisation. Ceux qui pensent qu’il faut soutenir le rejet de loi peuvent se mobiliser dans le calme, la sérénité tout en respectant les lois et règlements du pays ».

Le gouvernement a expliqué aux citoyens les avantages d’un tel mécanisme. « On ne peut pas avoir une soixantaine de candidats à la présidence de la République. Si chaque candidat a trois minutes de temps d’antenne dans ce cas de figure, on aura 300 minutes. Il n’y aura pas de lisibilité. Rester 300 minutes pour écouter les programmes n’est pas facile. Cela n’aide pas les citoyens à faire un choix juste et sérieux », avertit, Abdoulaye Bibi Baldé. Il est d’avis qu’« Il faut donner à chaque citoyen la possibilité d’écouter le candidat pour se forger une opinion afin de faire un choix. La presse aura aussi des difficultés pour assurer la couverture médiatique ». Quid des manifestations prévues aujourd’hui, le ministre de la Communication prévient que l’Etat fera face à tout débordement. « Il faut que l’Etat assume son rôle pour permettre aux citoyens de vaquer à leurs occupations. Nous sommes dans un Etat de droit. Nous allons prendre toutes les dispositions pour qu’il n’y ait pas débordement. Nous demandons à chaque Sénégalais d’être responsable de ses actes».

Babacar DIONE et E. Massiga FAYE

Adji Mergane Kanouté, AMK pour les proches. Derrière cet acronyme, un raccourci dont se délectent les acteurs politiques, un bout de femme remplie d’énergie. Révélée au grand public lors de la campagne des locales de 2017, l’enfant des Hlm Bongré, un quartier résidentiel de Kaolack, a fait ses débuts à l’Assemblée nationale aux législatives de 2017 où elle est élue sur la liste nationale de Bennoo Bokk Yaakaar (Bby), la coalition électorale majoritaire. Produit du mouvement associatif kaolackois, cette diplômée en communication-marketing va apporter un vent de fraîcheur à l’hémicycle. Omniprésente dans les travaux de commissions techniques, visible en plénière, ce pilier de Macky2012, ne chôme pas au sein de la représentation parlementaire.Revendiquant avec fierté son statut de femme et ses origines Saloum-Saloum, elle multiplie les initiatives dans les deux directions. Forum des Forces vives de Kaolack, pour recueillir les préoccupations des acteurs régionaux au lendemain de son élection comme député et projet de centre d’activités féminines à Bongré, AMK ne renie pas ses origines. Au passage, on oublierait presque qu’elle est une des rares femmes chef de parti, en l’occurrence l’Union pour le développement du Sénégal (Uds/A). Ne vous avisez pas à la considérer comme une formation politique de seconde zone, elle vous en voudra à vie !

Vous avez été élue députée pour la présente législature, comment avez-vous accueilli cette nouvelle fonction ?
J’ai accueilli ma nouvelle fonction avec beaucoup d’humilité et de fierté car c’est tout un honneur de représenter tout un peuple. J’ai été investie sur la base de la confiance de son excellence le président Macky Sall et élue par les populations. Dès lors ma mission est de servir le peuple sénégalais dans l’institution parlementaire.

Vous avez initié une nouvelle démarche pour cette fonction avec des concertations avec les forces vives de Kaolack, pourquoi cette nouvelle façon de faire ?
J’ai initié un forum qui m’a permis de recueillir les préoccupations des populations de ma base pour les porter dans les débats lors des commissions techniques, commissions des finances et lors des plénières. J’ai eu à échanger avec toutes les forces vives de Kaolack, paysans, artisans, les femmes, les jeunes, les hôteliers, le personnel de santé etc. …Le forum m’a permis d’exposer leurs réelles préoccupations devant les ministres concernés.

En quelque 6 mois de législature, quel bilan faites-vous de votre présence à l’Assemblée nationale ?
Je tire un bilan satisfaisant de cette première expérience parlementaire. Je me suis rendue compte que la mission du député est noble car étant un acteur du changement par un argumentaire qui peut généralement pousser les autorités ou le ministre concerné à prendre en compte certaines préoccupations populaires, qui, au préalable, n’étaient pas prises en compte.Ma plus grande satisfaction, en tant que parlementaire, en bonne Saloum, est la levée de la taxe sur l’exportation de l’arachide mais également la mission envoyée par les autorités à l’ile de Diogue, en Casamance, après que j’eus porté un plaidoyer lors du passage du Premier ministre pour la déclaration de politique générale.

Cela démontre que le président Macky Sall est à l’écoute de son peuple.Les questions d’actualité soulevées par les députés de la majorité devant le Premier ministre, après le boycott injustifié de nos collègues de l’opposition, ont été pertinentes et opportunes et ont suffisamment démontré que nous avons une Assemblée nationale de rupture avec des députés de qualité.

Vous avez un projet de centre d’appui aux femmes dans le quartier de Bongré, où enêtes-vous dans la mise en place ?
Le projet de centre d’activités va permettre de réaliser le concept « Une Femme, un Métier », qui permettra à la femme de Kaolack de s’adonner au métier de son choix.

Avec la pouponnière de Bongré et le village Sos vous avez apporté votre aide, pourquoi le choix de ces deux structures dans vos actions sociales ?
Je suis un pur produit du mouvement associatif. J’étais dans le développement et le social bien avant d’embrasser la politique. Je suis la présidente du Réseau national femmes &développement mais également je suis la présidente de l’association Protect Children Taxawu Khaleyi qui lutte contre les violences ; abus et abus sexuels sur les enfants.Je suis Domou Bongré, c’est un quartier où je suis née, j’ai grandi et fais toutes mes humanités. Ce quartier abrite une pouponnière et le village d’enfants Sos ou j’ai eu mon certificat d’études primaire à l’école Sos Hermann Gmeiner.La pouponnière de Bongré était prise en charge par les espagnols et depuis leur retrait, elle fait face à d’énormes problèmes de subsistance. Les pensionnaires qui sont des bébés généralement abandonnés manquent du lait, des couches, des habits…..Le village d’enfants Sos a toujours accueilli des enfants orphelins, des enfants abandonnés, des enfants dont les parents vivent dans des situations précaires. Le village d’enfants Sos n’a plus de partenaires et la perte du père fondateur Hermann Gmeiner est fortement ressentie. Je lance un appel pour que les bonnes volontés et la fondation Servir le Sénégal puissent voler au secours de la pouponnière de Bongré et du Village d’Enfants Sos.

Comment avez-vous vécu la levée de l’immunité parlementaire de votre collègue Khalifa Sall ?
Je l’ai vécue avec beaucoup de sérénité et de responsabilité car j’ai toujours soutenu que le député maire Khalifa Sall a besoin d’un procès pour prouver son innocence en tant que leader politique avec des ambitions présidentielles.

Le maire de la ville de Dakar a été condamné à 5 ans fermes pour détournement de deniers publics, mais du côté de l’opposition, on évoque un procès politique contre un adversaire du président Macky Sall, partagez-vous cette analyse ?
Le procès n’est pas un procès politique. Le maire Khalifa Sall n’a jamais nié ce qui lui est reproché par la justice. Par conséquent, une décision de justice a été donnée et nous devons la respecter. Au Sénégal, la séparation des pouvoirs est une réalité. Notre justice est indépendante. Par ailleurs, en cas de condamnation définitive, nous sollicitons, du président Macky Sall, une grâce présidentielle pour le maire Khalifa Sall comme il a eu à le faire dans un passé récent pour Karim Wade.

Autre point de divergence entre la majorité et l’opposition, la généralisation du parrainage. Vos commentaires?
Je suis foncièrement d’accord pour le parrainage citoyen qui, à mon avis, est pertinent et opportun. Cela éviterait, à coup sûr, les candidatures fantaisistes, qui décrédibilisent les élections. LeSénégal est un pays respectable et qui se respecte.Nous devons éviter, à tout prix,le scénario des élections législatives avec 47listes. Par ailleurs, le parrainage par les élus en ce qui concerne les conseils départementaux ou mairies des communes, devrait être évité à tout prix car ce serait discriminatoire dans la mesure oùla plupart des conseils départementaux et des mairies sontcontrôlés par la coalition Bennoo BokK Yaakaar.

Vous êtes plus connue comme membre de Macky 2012, plutôt comme chef de parti ! Est-ce à dire que votre formation politique n’existerait que sur le papier ?
Notre formation politique, Union pour le développement du Sénégal (Uds/A), est dans une coalition, d’abord « Macky2012 » puis Bennoo Bokk Yaakaar. Dans la mesure où notre candidat, pour les élections présidentielles, est le candidat Macky Sall, nous n’avons pas besoin de nous singulariser en tant que parti politique. Il faut,parfois, s’oublier pour l’intérêt général. Nous avons, pour le moment, un seul parti qui est la coalition Bennoo BokK Yaakaar et un seul leader le président Macky Sall, car nous avons choisi librement de l’accompagner dans sa mission de faire du Sénégal un pays émergent. Nous travaillons continuellement à la massification de notre formation politique pour justement consolider le Bennoo Bokk Yaakaar pour une coalition forte, gage de victoire,dès le 1er tour, de l’élection présidentielle de 2019.

Propos recueillis par Elimane FALL

Ils comptent se mobiliser aujourd'hui devant l'assemblée nationale pour sonner la résistance. Dans un manifeste signé par une quinzaine de responsables de de l’opposition, ces derniers se sont engagés à unir leurs forces pour maximiser les chances de contrecarrer le vote de la loi sur le parrainage. Les responsables de ce nouveau front ont relevé des pièges dans le projet de loi sur le parrainage. "Si un électeur signe pour deux candidats différents, tous ces deux candidats sont éliminés", a relevé Mamadou Guèye leader du mouvement Neneen qui voit dans cette loi un piège dans lequel, si on n’y prend garde, des candidats risquent de tomber. Pour ce candidat malheureux aux élections municipales dans la commune de Djeddah Thiaroye Kao, la loi sur le parrainage traduit une volonté manifeste du pouvoir d'écarter des adversaires. Ce qui lui a fait dire que c'est le moment de sonner la mobilisation et de faire preuve d'engagement et de détermination pour faire en sorte que cette loi ne soit pas votée à l'hémicycle.

A en croire les responsables du front "Bagn na", le régime actuel a déjà réussi à imposer un passage en force d'une réforme constitutionnelle faisant que les cinq ans promis au peuple par le Chef de l’Etat n'ont pas finalement respectés. En outre, ils ont souligné les insuffisances notées dans le déroulement des élections législatives à travers lesquelles, ils croient savoir que le pouvoir est conscient que son camp est minoritaire. "On comprend à travers cette initiative que le pouvoir continue à accélérer sa stratégie d'élimination systématique de ses adversaires les plus crédibles. Après la condamnation et l'exil de Karim Wade, la justice est à nouveau instrumentalisée pour liquider des adversaires politiques", lit-on dans le manifeste.

Abdou DIOP

Pour le président chinois, « L’histoire humaine nous enseigne que l’ouverture mène au progrès et que le repli sur soi conduit à la régression ». Xi Jinping s’exprimait lors du Forum de Boao pour l’Asie. Il en a profité pour réaffirmer la politique d’ouverture de la Chine.

« Une Asie ouverte et innovante pour un monde plus prospère ». Tel est le thème de l’édition 2018 de la Conférence annuelle du Forum de Boao pour l’Asie qui s’est tenue du 8 au 11 Avril dans la province chinoise de Hainan. Le Forum de Boao pour l’Asie est calqué sur le modèle du Forum de Davos. Axé sur l’Asie et tourné vers le monde, il a été, depuis sa création, un espace d’échanges enrichissants. Il a avancé beaucoup de « propositions de Boao » de grande valeur, contribuant activement à bâtir des consensus en Asie, à faciliter la coopération, à promouvoir la mondialisation économique et à construire une communauté de destin pour l’humanité. « L’histoire humaine nous enseigne que l’ouverture mène au progrès et que le repli sur soi conduit à la régression. La réforme et l’innovation sont des moteurs fondamentaux des progrès de l’humanité. Ceux qui rejettent la réforme et refusent l’innovation finiront par perdre leur place dans le monde contemporain et dans l’histoire », dit le président chinois Xi Jinping dans son discours d’ouverture. Dans son entendement, « la mondialisation économique est une tendance irréversible de notre temps ».

C’est grâce à la réforme et à l’ouverture que la province de Hainan est née et est devenue prospère. En 40 ans, rappelle le président Xi Jinping, Hainan s’est transformée d’une île reculée et sous-développée en une des régions les plus ouvertes et les plus dynamiques de la Chine, réalisant des succès remarquables dans le développement économique et social. Il précise qu’Hainan, par son développement, est en effet un témoin important des quatre décennies de réforme et d’ouverture de la Chine. Les réformes en Chine ont commencé en 1978, sur initiative du président Deng Xiaoping. Aujourd’hui, la Chine est la deuxième économie mondiale, le plus grand producteur industriel du monde, le plus grand pays en termes d’échanges commerciaux de biens et le premier détenteur de devises au monde. Le PIB a augmenté en moyenne d’environ 9,5% par an et le volume de son commerce extérieur de 14,5% par an.

Hainan symbole de l’ouverture
Selon les critères actuels de l’Onu, plus de 700 millions de Chinois se sont débarrassés de la pauvreté au cours des 40 dernières années. Le pays a adhéré à l’Omc, a développé des initiatives comme les Brics et « La Ceinture et la Route ». Depuis plusieurs années consécutives, il contribue à hauteur de 30% de la croissance mondiale.

« Quatre décennies de réforme et d’ouverture nous ont fourni beaucoup d’enseignements précieux, dont le plus important est que tout pays et toute nation désireux de réaliser leur redressement doivent suivre la logique de l’histoire et le courant de l’époque dans leur processus de développement », a soutenu le président chinois qui se questionne sur l’avenir de la Chine et celui de l’humanité dans un « monde complexe et changeant ».

Le monde, poursuit-il, est marqué par le courant impétueux de la paix, le développement et de la coopération, de l’ouverture et de l’interconnexion, de la réforme et de l’innovation. Conscient du fait que l’arrogance et l’égoïsme ne mènent qu’à l’impasse et que le développement pacifique et la coopération permettent d’aboutir à des résultats bénéfiques pour tous, Xi Jinping, estime que « Notre monde est devenu un village planétaire où nos intérêts sont étroitement liés, et nos progrès économiques et sociaux sont de plus en plus interconnectés. Pour promouvoir la prospérité et le développement communs, nous n’avons pas d’autres choix que de renforcer la connectivité et d’accélérer le développement intégré ».

Aly DIOUF

Les jeunes de la coalition Bennoo bokk yaakaar se sont prêtés à leur tour à une lecture «attentive» du déroulement des élections législatives dernières, avant de soutenir qu’au regard de la trajectoire électorale de notre pays, la question du parrainage pour tous les candidats à l’élection présidentielle est devenue, aujourd’hui, incontournable. «C’est dans ce sens que la coordination des jeunes de Bby s’engage, dès aujourd’hui, à faire le tour des autorités religieuses et coutumières, des associations et mouvements de masse, de toutes les personnalités pour récolter, au moins, 2 millions de signatures pour le candidat de notre coalition pour sa réélection dès le premier tour», ont-ils informé, par la voix de leur coordinateur national, Zator Mbaye. Revenant au  parrainage, ils ont indiqué qu’il demeure une nécessité absolue devant nous permettre de rétablir l’équité entre les acteurs et de rationaliser les candidatures. Ils ont réaffirmé, en outre, en conférence de presse, hier, qu’il était question de mettre fin à la discrimination entre les candidats des partis politiques et les candidats indépendants.

Amadou DIOP

Dakar abritera la conférence internationale de la 9ème assemblée du mouvement mondial pour la démocratie autour du thème principal : «Construire des partenaires stratégiques pour le renouveau démocratique ». A cette occasion, plus de 350 acteurs de la démocratie, des universitaires…venant de plus de 100 pays à travers le monde sont attendus.

La 9ème assemblée du mouvement mondial pour la démocratie qui aura lieu à Dakar du 06 au 09 mai, sera un prétexte pour revisiter la démocratie qui est aussi un long processus jamais achevé. Selon la directrice du groupe consultatif, Il y aura plus de 350 activistes de la démocratie, des praticiens, des universitaires, des donateurs venant de plus de 100 pays à travers le monde. « Cette rencontre sera un grand pari, une opportunité pour partager et faire partager nos expériences», a souligné Adjaratou Wakha Aidara Ndiaye, directrice exécutive du groupe consultatif.

Elle a indiqué que « l’assemblée offrira non seulement une occasion opportune pour nous auto-évaluer, mais qu’elle donnera également un espace pour construire des relations plus solides avec de nouveaux partenaires pour défendre la démocratie dans le monde ». Quant au choix porté sur le Sénégal, «c’est en raison de notre lutte pour la démocratie. Le Sénégal est un modèle de stabilité, d’alternance pacifique. Et le modèle sénégalais sera revisité à cette occasion. C’est un modèle qu’on peut mettre en exergue», a, de son côté, déclaré Penda Mbow, historienne et présidente du "mouvement citoyen". Aussi, «le Sénégal est un pays à soutenir absolument pour que ce modèle soit la locomotive en Afrique. La démocratie est, aujourd’hui, partout menacée à travers le monde.

Dakar va être un tournant sur la réflexion pour que l’Afrique soit à la croisée des chemins de la démocratie », a-t-elle renchéri, exhortant les autorités à s’impliquer dans la réussite de l’évènement. « C’est un travail qui fera du Sénégal le centre de la démocratie mondiale », a-t-elle affirmé.

Tout au plus, les acteurs se pencheront, entre autres, au-delà du thème central, sur la promotion des normes démocratiques à côté des valeurs traditionnelles, sur la construction des partenariats intersectoriels et trans-générationnels «pour affirmer l’universalité des valeurs démocratiques fondamentales, en renforçant les réseaux régionaux et internationaux pro-démocratiques».

Amadou DIOP

Le rassemblement prévu, aujourd’hui, sur la Place Soweto, par les leaders de l’opposition pour manifester contre le vote du projet de loi sur le parrainage est interdit.

L’arrêté d’interdiction a été notifié, hier, par le préfet de Dakar, Alioune Badara Samb, aux demandeurs. Dans ledit arrêté, il est clairement indiqué que « le rassemblement déclaré par Messieurs Ibrahima Diaw, Assane Bâ et Birane Barry, au nom de la structure dénommée front démocratique et social (Fds), et programmé le jeudi 19 avril 2018, de 9 heures à 15 heures, à la place Soweto, devant l'Assemblée nationale » est interdit. Motifs évoqués par l’autorité : la violation de l'arrêté numéro 007580/Mint/Sp du 20 juillet 2011 (Ndlr: l'arrêté Ousmane Ngom), menaces de troubles à l'ordre public, risques d'infiltration par des individus, risques d'affrontements entre personnes appartenant  à des camps opposés, mais aussi entrave à la libre circulation des personnes et des biens. Par conséquent, toute violation de cette mesure « sera punie des peines prévues par la loi », précise l'arrêté.

M. NDONG

...LES COMMERÇANTS APPLAUDISSENT
Autour d’un rassemblement, tenu hier, au rondpoint Sandaga, les marchands ambulants, regroupés dans le mouvement « And aar » Sénégal, ont lancé un cri du cœur, demandant au gouvernement d’assurer leur sécurité. Le porte-parole du jour, Omar Dramé, s’explique : «Nous n’avons rien à voir avec le parrainage. Chaque fois qu’il y a une manifestation, nos parents nous appellent de partout, car ils se disent inquiets. C’est une perte énorme, un manque à gagner ». Selon lui, ceux qui s’activent ne sont mus que par leurs propres intérêts. Prenant la parole, Habibou Diop du mouvement « Le réveil du citoyen » et vendeur de pièces détachés est allé plus loin en ces termes. « Les marcheurs n’ont qu’à se rendre à Diamniadio ou ailleurs pour s’indigner. Des marches de ce genre nous font perdre des millions, car il existe près de 400 cantines. Le travail des chauffeurs de taxi, de transports en commun est paralysé. Les restauratrices subissent un sacré coup. Nous demandons aux Sénégalais de ne pas se rendre à cette marche qui va les exposer », a-t-elle averti.

Serigne Mansour Sy CISSE

...À MBACKÉ, LA POLICE DISPERSE DES MANIFESTANTS
C’est aux environs de 20 heures qu’une dizaine de jeunes gens ont barré la route et brulé des pneus sur l’axe Mbacké – Touba. La manifestation,  de l’avis du commissaire Diédhiou qui est intervenu avec les éléments de la police de Mbacké, n’a pas duré. A l’arrivée des forces de l’ordre, les jeunes ont jeté des projectiles et les limiers ont répondu avec des lacrymogènes qui ont dispersé les manifestants.

Le commissaire révèle que sur les petites affiches  qu’ils portaient, on pouvait lire : « Non au parrainage ». Une course-poursuite a permis d’arrêter certains d’entre eux, et les éléments de la police de Mbacké étaient encore sur les lieux, pour veiller au grain.

Mamadou DIEYE

Le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, espère hier que la « raison va prévaloir » à deux jours du vote de la révision constitutionnelle portant sur le parrainage des candidats à l’élection présidentielle. Faisant allusion aux « positions figées » de la mouvance présidentielle et de l’opposition. Il a insisté sur l’accord obtenu depuis 2016 sur le parrainage qui « a fait l’objet d’une discussion. Le ministre a indiqué qu’il n’y avait pas de « contestation sur la modification de l’article 29 de la Constitution ».

Aly Ngouille Ndiaye a aussi rappelé que la « coutume est de se retrouver à chaque fois que nous allons vers une élection pour discuter ». Appelant ainsi les uns et les autres à « dépasser les problèmes et considérer l’intérêt général ». Evoquant l’argument économique, le ministre a fait remarquer les « dépenses colossales » d’une pléthore de candidatures à la prochaine présidentielle.

Il a rappelé dans le sillage les « 18 milliards de F Cfa dépensés avec les 47 listes aux dernières législatives et avec à l’arrivée 34 listes qui n’ont pas de député ». «Toutes ces raisons doivent nous pousser à dépassionner le débat et à amener également les gens à des regroupements. La raison doit prévaloir. Le président de la République, qui a reçu la société civile pour évoquer la question, est très ouvert et disposer à baisser le taux », a-t-il encore souligné.

I. K. NDIAYE

Les dernières élections sont marquées par des difficultés d’organisation liées au nombre de participants. Pour le président du groupe Bennoo Bokk Yaakaar, Ayemérou Gningue, le parrainage est un filtre qui peut éviter d’arriver à des conditions de non-organisation d’une élection majeure.

Pour le président du groupe Bennoo Bokk Yaakaar, Aymérou Gningue, la caution n’est plus un filtre, puisque son établissement ainsi que sa hausse à 65 millions de francs Fcfa n’ont pas dissuadé les candidatures. Tout au contraire. A titre d’exemple, il rappelle qu’en 2014, il y a eu 2 747 listes aux élections locales et 47 listes aux législatives de 2017. En plus, 2 700 tonnes de papier et 18 milliards de francs Cfa ont été dépensés pour organiser ces législatives. D’après Aymérou Gningue, notre démocratie mérite mieux. Il pense d’ailleurs que si nous ne prenons pas des mesures qui permettent de filtrer les candidatures, il peut arriver, demain, qu’on soit dans les conditions de non-organisation d’une élection majeure. Selon le président Gningue, le vote par la Commission technique d’avant-hier s’est déroulé en présence de toutes les sensibilités. Les deux groupes parlementaires ainsi que les non-inscrits étaient représentés par leurs présidents, à savoir Aymérou Gningue pour Bennoo Bokk Yaakaar, Maître Madické Niang pour Liberté et démocratie et Aida Mbodj pour les non-inscrits. Environ 80 députés ont pris part à la séance.

A cet effet, il a précisé : « Nous ne sommes pas en guerre, nous sommes en paix. Nous nous battons sur nos convictions. Hier, j’ai dit au président Madické Niang que si lui-même avait fait cette proposition de loi, je l’aurais voté sans enlever une seule virgule. C’est ça ma conviction, la démocratie sénégalaise a besoin de s’améliorer ». Le projet de loi sera présenté demain en session plénière. « Nous allons procéder au vote pour voir si le projet va passer ou non », souligne le président Gningue, selon qui « après l’adoption du projet de loi en Commission technique, toutes les conditions sont réunies ». En tout cas, rassure-t-il, les députés de la majorité qu’il représente vont voter le projet de loi. Aymérou Gningue a, par ailleurs, fait l’histoire du parrainage qui a commencé au Sénégal en 1991. Pour lui, ce système citoyen qui va s’appliquer dorénavant à tous les candidats est  « une bonne chose si l’on veut que notre démocratie reste ce qu’il a toujours été : un exemple et une démocratie majeure en Afrique ». Aymérou Gningue a aussi mis en exergue les spécificités de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar. A l’en croire, ce rassemblement compte 33 maires, 8 présidents de conseil départementaux et 44 élus locaux. Ce qui lui fait dire que les membres de son groupe parlementaire sont des députés avec un fort ancrage à la base.

Aly DIOUF

Réunis hier au siège de la Convergence Bokk Gis-Gis, les responsables de l’opposition ont réitéré leur détermination à barrer la route à la Loi sur le parrainage qu'ils jugent «anticonstitutionnelle ». Ouverts au dialogue, ils exigent la suspension ou le retrait du projet de loi.

«Ils veulent nous imposer une loi qui exige 65 000 signatures à tout candidat. Ensuite, ils disent qu'un électeur ne peut pas parrainer plus d'un candidat. Et celui qui parraine donne toutes ses filiations : nom, prénom, adresse, numéro d'identification nationale…C'est une élection avant l'heure, alors que le vote est secret. Cette loi remet en cause des élections libres et transparentes », ont déploré Me Madické Niang et les autres opposants. « On ne peut pas, à 10 mois des élections, changer les règles du jeu. On ne peut pas nous parler de dialogue alors que le projet de loi est passé en commission des lois. Il faut le retirer ou à la limite le suspendre, si l’on veut mener un dialogue sincère», ont-ils ajouté.

Me Madické Niang s’exprimait ainsi à la conférence de presse des partis de l’opposition. Selon le porte-parole du jour, le parrainage vise tout simplement à «favoriser certains candidats au détriment des autres. Avec le système, ils peuvent savoir quels sont les votes qui ne leur sont pas favorables et user de tous les subterfuges pour inverser la tendance ».

Expliquant la pertinence de cette loi, le parti au pouvoir évoque, entre autres, une volonté de «rationaliser les dépenses qu'occasionne la pléthore de candidats ».

Mme Aïda Mbodj a, de son côté, indiqué que «la meilleure manière de rationnaliser les dépenses, c'est d'adopter le bulletin unique. Si nous refusons cette loi, ce n'est parce que nous ne pouvons pas avoir les 65 000 voix. Mais c'est parce que c'est un recul de notre démocratie ».

Et le Professeur Issa Sall du parti Pur convoque l'article 103 de la Constitution. «Le mode de scrutin ne peut pas faire l'objet de modification à quelques huit mois des élections », alerte-t-il.

Alors que la loi doit être adoptée demain, les partis de l’opposition se disent déterminer à lui barrer la route, «tout en restant dans les clous du droit ».

Oumar FEDIOR

Tenant compte du blocage sur la question du parrainage, Me Mame Adama Guèye a demandé son retrait immédiat afin de décrisper la tension au sein de la classe politique.

Le leader du mouvement citoyen « Senegal bou bess », Me Mame Adama Guèye a demandé, hier, le retrait « immédiat » du projet de loi sur le parrainage jusqu’après la présidentielle. Pour lui, c’est l’attitude la plus adéquate compte tenu du manque de consensus noté sur la question. Il a fait cet appel au cours d’un face à face avec la presse, soutenant que « puisque le parrainage ne pas être imposé et mis en œuvre du seul fait du pouvoir, il faudra, pour respecter l’équité entre tous les candidats, le suspendre pour tous les candidats, jusqu’à ce qu’un consensus soit trouvé ».

Au cas contraire, c’est-à-dire si l’assemblée nationale vote ce projet de loi demain, Me Mame Adama Guèye dit prendre pour responsable le président de la République de tout ce qui pourrait arriver.

Pour lui, le parrainage tel qu’on veut le présenter à en ce moment relèverait d’une élection avant l’heure. C’est pourquoi, l’avocat invite les uns et les autres à une « concertation sincère » sur tous les aspects du processus électoral à savoir la distribution des cartes aux électeurs, l’adoption du bulletin unique et la nomination d’une personnalité neutre au ministère de l’intérieur etc. Sur ces différents points, l’avocat a fait des propositions. Pour ce qui est des cartes, il a demandé à ce que tous les électeurs puissent en disposer avant l’élection. Car, selon lui, un vote n’a de sens que si les citoyens y participent.

Rejetant l’argument brandi par les défenseurs de la loi sur le parrainage, soutenant que c’est un procédé pour rationaliser les partis politiques, Me Guèye estime qu’il n’y a rien de mieux que d’appliquer la loi sur les partis politiques pour résoudre un tel problème. Car a-t-il expliqué « La loi 1981 sur les partis politiques exige des partis politiques la présentation annuelle de leurs comptes, la tenue régulier de congrès et la disposition d’un siège autonome ».

Maguette NDONG

Aj/Pads « Authentique » soutient le projet de loi instituant le parrainage. « Pour éviter que ne se reproduise la situation inédite et imprévue des élections législatives de 2017 où la pléthore de listes a mis mal à l’aise l’électeur, en plus d’avoir coûté une fortune au contribuable sénégalais, le secrétariat exécutif salue et appuie l’option prise par le gouvernement de soumettre le projet de loi instituant le parrainage pour tous les candidats à l’élection présidentielle jusqu’ici réservé exclusivement aux candidatures indépendantes », indique le communiqué rendu public à l’issue de la réunion, hier à Dakar, de l’instance sous la présidence de son secrétaire général, Landing Savané.

Le gouvernement a pris la décision de faire modifier la loi électorale par l’Assemblée nationale afin de rationaliser les candidatures aux prochaines élections présidentielles suite aux recommandations de la commission de concertation sur le processus électoral. Pour le secrétariat exécutif, « l’élection présidentielle est un levier essentiel d’expression de la volonté populaire mais aussi un moment passionnant où se joue à chaque fois la vie politique de notre pays ». Constatant les enjeux géostratégiques de la découverte d’importantes ressources pétrolières et gazières dans nos côtes et eu égard de l’importance de la fonction présidentielle, « il est de notre responsabilité, à tous, de faire barrage aux candidatures fantaisistes issues de lobbys obscurs », selon le communiqué.

L’Assemblée nationale est convoquée demain en plénière pour le vote. AJ « Authentique » souligne que cette décision est dénoncée par une partie de l’opposition qui a boycotté les concertations initiées par le ministère de l’Intérieur sur le processus électoral. « Et quelques voix issues de l’opposition expriment un désaccord total en optant pour une campagne médiatique sans précédent dans l’optique d’instaurer le chaos dans le pays », constate le secrétariat exécutif.

Aj / Pads-A demande au peuple sénégalais de « refuser toute initiative visant à déstabiliser le pays et en appelle à la responsabilité des partis de l’opposition », car, « il n’est pas tard de dialoguer pour un consensus fort et durable sur le processus électoral ».  Le parti lance « un appel pressant à tous les sénégalais qui ont participé aux triomphes électoraux du référendum et des législatives de juillet 2017 de se mobiliser davantage pour permettre au candidat Macky Sall de dépasser largement les parrainages nécessaires à la validation de sa candidature ».

Samboudian KAMARA

Le responsable de l’Alliance pour la République, à Kolda, Sanoussi Diakité, a demandé, hier, que le débat sur le parrainage soit dépassionné. « Il faut faire comprendre aux citoyens l’importance du parrainage à travers une campagne de communication. Il faut dépassionner le débat », a déclaré M. Diakité. Le responsable de l’Apr a estimé que le parrainage doit être pris comme une solution à un problème. « C’est un problème qui a un impact sur la vie des citoyens. Nous avons une scène politique caractérisée par un nombre important de partis. Le principe du parrainage s’appuie sur la nécessité de rationaliser les dépenses de l’Etat, mais aussi de renforcer la démocratie sénégalaise », a déclaré M. Diakité qui est, par ailleurs, directeur de l’Office national de formation professionnelle. «  Le parrainage ne vise pas seulement l’élection présidentielle. Il va concerner les autres élections. Il va nous faire aborder une autre phase de la démocratie sénégalaise », a-t-il insisté.

Babacar DIONE

Au terme de plus de 7 tours d’horloge d’échanges avec les responsables Apr de France, le Président Macky Sall a désigné un nouveau coordonnateur de la Dse de France, en la personne d'Hamet Sarr. Celui-ci remplace à ce poste le député de la diaspora, Demba Sow. Ce dernier avait succédé au poste de coordonnateur de la Dse l’ancien député, Samba Koita.

Le président Macky Sall a demandé au nouveau coordonnateur de la Dse de France de lui proposer, après concertation avec ses collaborateurs, un nouveau bureau élargi aux jeunes aux femmes et aux cadres ainsi qu’un plan d’actions pour la massification du parti et la mobilisation des bases en direction de l’élection présidentielle de 2019. «Je ne doute pas de votre engagement et de votre détermination, mais pour une réélection, il faut au moins deux millions de voix. Il faut aller les chercher à la base et maintenant pour s’assurer d’une victoire certaine», a rappelé Macky Sall à ses partisans.

O. N. MBAYE

L’ancien Premier ministre, Aminata Touré, a fait comprendre au cours d’une conférence de presse, que le projet de loi sur le parrainage tend à rétablir l’égalité entre tous les candidats.

«Le projet de loi tend à rétablir une égalité avec tous les candidats. Que vous soyez un candidat indépendant ou que vous ayez un parti et on sait qu’il y a des partis qui n’ont jamais tenu d’activités, vous êtes alignés sur la même obligation, a déclaré Mme Aminata Touré». « Il s’agit de mettre fin à ce que je considère comme une discrimination. Et en ce moment là, tous les sénégalais sont égaux devant la loi. On vous demande 1% de l’électorat. Si on est à 6,5 millions d’électeurs, on vous demande 65 000 signatures de parrainage dans 7 régions différentes en raison de 2000 signatures par région. Evidemment si on dit 7 régions différentes, c’est pour éviter les candidatures régionalistes pour ne pas dire ethnicistes» a-t-elle éclairé.

Pour l’ancien Premier ministre qui était face à la presse hier lorsqu’un a vocation d’être président de la République, il doit pouvoir être représenté dans un minimum d’endroits. « Il est évident que cette loi obéit à un besoin de lutte contre l’anarchie des candidatures. Avec tout ce que cela suggère d’ailleurs comme frais, les élections législatives de 2012 ont couté 6 milliards, celles de 2017 ont couté 15 milliards. Mais si on continue à ce rythme, on va consacrer l’essentiel de notre budget à organiser des élections et ce ne sera même pas gérable, ce n’est même pas seulement une simple question d’argent » a-t-elle défendu. L’envoyée spéciale du président de la République a estimé qu’un candidat qui ne peut pas avoir 1% ne peut pas être une menace. « Si ce sont les petits candidats qui ne peuvent pas avoir 1%, ils n’ont qu’à se retrouver, parce que l’émiettement des candidatures va finir par fragiliser notre système démocratique et à terme, rendre le processus électoral ingérable. Si on se retrouve avec 50 candidatures, on peut voter jusqu’à 1h, 2 heures avec toutes les conséquences ». «C’est pour cela à mon avis que le parrainage n’a rien à avoir une tentative d’éliminer qui que ce soit. La plupart des partis qui parlent d’ailleurs seront tout à fait capables de collecter cela. Parce que d’ailleurs ils l’ont fait, ils sont présents à l’Assemblée nationale» a-t-elle ajouté.

Amadou DIOP

 

La crise politique en Guinée Bissau sera au menu du sommet extraordinaire de la Cedeao qui se tient aujourd’hui à Lomé. Le chef de l’Etat, Macky Sall, prend part aux travaux.

Le président de la République, Macky Sall, est à Lomé où il prend part, aujourd’hui, à la session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao). Selon un communiqué publié, ce sommet de Lomé sera consacré à la situation en Guinée Bissau.

Pays frontalier du Sénégal, la Guinée Bissau vit une crise politique du fait d’un duel entre le Paigc et le président José Mario Vaz, soutenu par des partis de l’opposition. Cette crise a débuté en août 2015 avec le limogeage du Premier ministre, Domingos Simeon Pereira, président du Paigc. Un manque de confiance entre le président Vaz élu en juin 2014 et son Premier ministre a été invoqué.

Le président Vaz est renforcé, dans sa démarche, par l’arrivée, dans son camp, de 15 députés du Paigc. Nommé Premier ministre, Bassirou Dja, une autre figure de la scène politique, a été à son tour destituée en 2015.

La Cedeao avait mandaté le chef de l’Etat guinéen, Alpha Condé, pour une médiation. Celle-ci avait abouti à la naissance d’une entente dite « accord de Conakry ». C’était en octobre 2016.

Cet accord demandait la nomination d’un Premier ministre consensuel. Mais ces efforts de l’instance sous régionale n’ont pas permis de mettre fin à la crise puisque le Premier ministre  Umaro Sissoco Embalo qui a été nommé a rendu le tablier en 2017. Augusto Antonio Artur Da Silva, le Premier ministre nommé en janvier pour remplacer  Umaro Sissoco Embalo et pour organiser les législatives n’a pas encore formé son gouvernement malgré l’expiration du délai de la Cedeao fixé au 31 janvier.

Face à cette situation, la Cedeao a pris des sanctions en février dernier qui visent 19 personnes dont le porte-parole du gouvernement, des députés frondeurs membres du Parlement de la Cedeao, le fils du président Vaz. Mais les parties prenantes de la crise n’ont pas désarmé. Une marche de protestation qui a mobilisé des milliers de personnes a été organisée récemment contre les sanctions de la Cedeao.

Babacar DIONE

En conférence de presse hier, le ministre Mame Mbaye Niang a défendu le projet de loi sur le  parrainage, soutenant que c’est un dispositif qui existe dans les grandes démocraties. Ainsi, face à la détermination de l’opposition de barrer la route à ce projet, il a soutenu que force restera à la loi et que la République sera debout.

Indiquant qu’aucun leader politique ne peut accepter ce qui s’est passé lors des législatives où le pays s'est retrouvé avec une floraison de listes, le ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang, a averti que le projet de loi sur le parrainage sera maintenu et que le gouvernement prendra ses responsabilités. «Le gouvernement, notre parti, notre coalition et la majorité présidentielle, nous avons déjà pris les dispositions et nous ferons face. Force restera à la loi. La République sera debout. Il n’y a pas de recul et il n’y en aura pas», a-t-il averti.

Pour le secrétaire national chargé de la jeunesse de l’Apr, le parrainage est un dispositif qui existe dans les grandes démocraties cités comme référence. «L’opposition veut nous submerger. Elle veut nous déborder, nous empêcher de gouverner et d’apporter des solutions aux problèmes des Sénégalais. Elle veut, avec ces conspirations, déstabiliser le pays et ses institutions. Il ne se passera, absolument, rien dans ce pays. Le parrainage sera maintenu», a-t-il insisté. Réagissant à la décision  du mouvement «Y’en a marre », de manifester devant l'Assemblée nationale contre la loi sur le parrainage, il s’est interrogé comme pour minimiser: "Y'en a marre qui sont-ils ? Ils représentent qui ? Ils parlent au nom de qui ? Ils sont mandatés par qui ? Ils ont la confiance de qui ?"

S’agissant des partis de l’opposition, il a déclaré : «la possibilité de dialoguer leur a été offerte. On continue de dialoguer ». En outre, se prononçant sur la situation économique du pays, il a rapporté que le Sénégal n'est pas arrivé à la cessation de paiement car la croissance est à 7.2%. « Un pays en cessation de paiement n'a pas une croissance de 7%. Ceux qui le prétendent ont laissé une croissance de 1.7% et un déficit budgétaire de 7%. Nous sommes à 7.2% de croissance », a dit le ministre du Tourisme.

Par ailleurs, rappelant que tout n’est pas rose depuis «notre accession au  pouvoir», il a appelé tous les Sénégalais à «se battre afin de préserver ce que nous avons de commun pour un  Sénégal meilleur».

Amadou DIOP

La présidence de la République va procéder à la diffusion d’une série de portraits sur la jeunesse sénégalaise. Ces « instants portraits », comme on les appelle, seront, d’après un communiqué de la présidence de la République, publiés sur la page Facebook et le compte Twitter de Génération Sénégal. Les différentes publications seront rédigées sous forme de courts textes publiés sur les réseaux sociaux de Génération Sénégal. Au gré de l’actualité et des thématiques diverses, ces portraits seront diffusés. « L’objectif de cette initiative est de valoriser les projets et initiatives entrepris par des Sénégalais et Sénégalaises, afin de mettre en lumière le dynamisme et la détermination de ces hommes et femmes qui participent activement au développement du Sénégal », lit-on dans le texte. L’on rappelle que le président de la République, lors de son discours à la Nation du 31 décembre 2017, est revenu sur la confiance qu’il accorde à la jeunesse. «Pleine d’espérance, d’ambition, de générosité, la jeunesse est la force vitale qui inspire notre marche vers le Sénégal de nos rêves. C’est la jeunesse d’aujourd’hui qui entretiendra, demain, le legs de notre histoire partagée », avait dit le chef de l’Etat.

Maguette Ndong

A l´occasion de la visite à Dakar de Jean-Christophe Peaucelle, ambassadeur et conseiller pour les affaires religieuses auprès du ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères, un petit déjeuner autour du thème: « Religion et diplomatie » s’est tenu à la Résidence de France. D’après M. Peaucelle, le soufisme apporte une richesse spirituelle.

Pourquoi des jeunes basculent-t-ils dans une haine fanatique au point de vouloir tuer ? En posant cette question, le diplomate Peaucelle met en évidence la difficulté à cerner ce sujet. Hier, lors d’un petit déjeuner sur la thématique : «Religion et diplomatie » organisé à la résidence de France, l’ambassadeur a laissé entendre que le fondamentalisme est un phénomène très complexe certes, mais qu’il faut essayer de comprendre.

« Un jeune normal ne peut pas aller égorger. Ces jeunes (Jihadistes) ont une fragilité psychologique, psychiatrique ou ont vécu l’échec scolaire. Ces ressentiments peuvent être source de violence. Mais, tous ceux qui ont eu ces problèmes ne deviennent pas des terroristes », a analysé Jean-Christophe Peaucelle, précisant qu’un travail doit être fait par tout le monde dont les parents, éducateurs etc.

Il a aussi déploré cet état de fait : « dans les rangs des djihadistes, il y a des femmes recruteuses.» Poursuivant, le diplomate a indiqué que le soufisme apporte une richesse spirituelle qui rappelle que la religion, c’est la foi en un Dieu. « L’Islam ne prône pas la violence, mais il y a des musulmans qui sont violents. Il faut qu’on aide les penseurs de l’Islam à penser modernité. Si vous avez une croissance démographique sans développement humain, vous aurez une armée de pauvres », a déploré M. Peaucelle, qui ajoute que l’influence négative des médias peut pousser certains à se radicaliser. « En France, la plupart des filles parties faire le jihad ont été recrutées sur un motif humanitaire », a-t-il confié.

En outre, Jean-Christophe Peaucelle a salué la tolérance des musulmans sénégalais à l’égard des chrétiens. Il s’est félicité de la coexistence exemplaire entre ces deux communautés au Sénégal.

« Il faut veiller sur cette convivialité interreligieuse comme un trésor. Comme au Sénégal, la convivialité repose sur des modes de vie traditionnelles. On a l’habitude de voir des chrétiens venir souhaiter les vœux aux musulmans le jour du l’Aïd », s’est-il réjoui. Toutefois, M. Peaucelle a fait remarquer : « j’ajoute que partout où je vais, je vois que les formes traditionnelles de convivialité et de tolérance entre les religions sont aujourd’hui fragilisées. Parce que le monde traverse des crises violentes qui mobilisent les consciences. Il y a des tendances à la radicalisation.»

Il a souligné qu’avec les attentats en France, « les Français ont l’impression que tous les musulmans sont devenus des salafistes.» Face à cette situation, l’ambassadeur pense que la responsabilité de toutes les communautés, c’est d’être vigilante, car la paix n’est jamais acquise.

En guise d’exemple, il s’interroge : « Qui aurait imaginé, il y a dix ans, la Syrie serait devenue ce qu’elle est aujourd’hui ».

Serigne Mansour Sy CISSE

Le parti « Synergie Républicaine » soutient le projet de Loi sur le parrainage. Cette formation politique membre de la coalition, « Macky 2012 » invite tous « les Sénégalais á rester vigilants et debout pour défendre la loi et les valeurs républicaines ».

Selon un communiqué signé par Mohamed Moustapha Diagne, leader du parti, « le parrainage est inscrit dans la constitution depuis 1963 ». « Nous avons voté au référendum pour décider de rationaliser les partis politiques. En conséquence, il relève du devoir du chef de l’Etat de matérialiser cette volonté populaire qui doit réduire le nombre de partis et enrayer les velléités de candidatures farfelues », a-t-il souligné.

Pour le leader de Synergie républicaine, « les principaux adversaires que sont le Pds et sa coalition, le Rewmi et sa coalition, les mouvances de Khalifa Sall et de Gakou, le Pur sont bien capables d’aller au-delà de 65 000 ou 70 000 signatures exigées ». Pour M. Diagne, la problématique se trouve ailleurs alors. En effet, explique-t-il, « l’opposition, consciente, de sa défaite en 2019, peine, depuis le début du mandat du président Macky, à fédérer les Sénégalais autour d’une mobilisation similaire à celle du 23 juin 2011. Sa stratégie consiste á polluer le débat sur le parrainage, une aubaine pour ternir l’image, le bilan du président Macky et tromper l’opinion publique ». Et M. Diagne de relativiser : « le principe du parrainage n’est pas le problème, on peut donc discuter pour trouver un consensus sur les modalités de mise en œuvre ».

B. DIONE


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