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Politique (4840)

Constitution SNLe Bureau politique de l’Union pour la démocratie et le fédéralisme/Mbooloo mi (Udf-Mooloo Mi) a annoncé, au cours d’une conférence de presse, qu’il appelle à voter « Oui » au projet de réforme constitutionnelle soumis au référendum. Mais le Pr Pape Demba Sy et ses camarades ont tenu à préciser qu’ils ne sont pas satisfaits ni de la forme ni du fond du projet.

Les camarades de parti du professeur de Droit Pape Demba Sy, réunis en Bp, se sont prononcés en faveur du « Oui » au projet de réforme constitutionnelle. Les camarades de Pape Demba Sy ont tout d’abord regretté la non-réduction du mandat en cours du président de la République.

La démarche du président n’a pas été aussi du goût du Bp de l’Udf/Mooloo mi qui a dénoncé le manque de concertation sur le texte de réforme et l’empressement qui l’a accompagné. Evoquant le fond du texte, l’Udf/Mooloo mi a déploré la faiblesse des innovations tirées des  100 propositions de la Cnri. Ce parti ne comprend pas pourquoi le président Macky Sall n’est pas allé jusqu’à l’interdiction du cumul du poste de chef de parti avec la présidence de la République.

Mais malgré ces griefs fondés sur des principes de séparation et d’équilibre des pouvoirs, Pape Demba Sy et ses camarades ont choisi de voter « Oui ». Ils justifient leur position par le souci de ne pas donner l’occasion au prochain président de la République qui sera élu en 2019 de faire un mandat de plus de 5 ans.

L’Udf/Mooloo mi a tenu à précisé que son vote ne signifie pas un blanc sein au président Macky Sall mais plutôt un « Oui » pour le renforcement de la démocratie et l’Etat de droit.

Mbaye Sarr DIAKHATE


Apr ChevalA l’initiative de Mbaye Ndiaye, membre du Conseil économique social et environnemental, (Cese) des segments de l’Apr se sont réunis à Pikine, un fief électoral important dans la commune. Cette réunion était une occasion de dire leur engagement pour le triomphe du « Oui » lors du référendum. C’est dans ce sens que, pour Mbaye Ndiaye, il était important de remobiliser les militants pour les entretenir sur l’importance du référendum et la pertinence de voter « Oui », et aussi rappeler qu’en 2017, il y’aura des législatives qui ont une grande importance. Pour faire voter massivement « Oui », ces « apéristes » comptent entretenir les populations du travail abattu par le régime depuis 2012, avec des efforts consentis dans la baisse des produits pétroliers, les différentes réalisations avec le Pse qui vont changer littéralement le visage du Sénégal. Aussi, concernant la région, Mbaye Ndiaye a rappelé aux habitants de Pikine que pour la question du manque d’eau, la Sones a consenti un investissement de 4 milliards afin que ce problème demeure un mauvais souvenir.

A. M. NDAW


Ndoye LDLa Coordination des cadres de la Ligue démocratique (Cdc),  au cours d’une séance, a examiné la décision du Bureau politique de voter « Oui » pour le référendum, annonce un communiqué.

Abordant ce point, la Cdc de la Ld accueille, avec satisfaction, la décision du Bp favorable au « Oui ». Elle se félicite aussi du processus de prise de décision de la Ld sur des questions majeures qui interpellent particulièrement nos militants mais surtout le peuple sénégalais. A ce titre, la Cdc exprime sa fierté à l’endroit de son secrétaire général et de tous les militants pour la bonne tenue de ce Bp et de l’orientation du parti sur la question du référendum.

Aussi la Cdc exhorte-t-elle tous  les militants à voter massivement « Oui » ce projet de Constitution. Aussi exhorte-t-elle les leaders de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » à plus de concertation et de consultation pour une meilleure harmonie des prises de décisions afin de renforcer leur action unitaire.


Bennoo Bokk YaakaarLe Comité directeur du Mouvement de la réforme pour le développement social (Mrds) a quitté la mouvance présidentielle. Réuni en session extraordinaire à Rufisque, le Mrds a réfléchi sur la position à adopter par le parti vis-à-vis de la mouvance présidentielle, après la sortie de ses députés, Imam Mbaye Niang et Docteur Mame Mbayame Dione, du groupe parlementaire « Bennoo Bokk Yaakaar », découlant de la décision du président de la République, Macky Sall, de ne plus respecter son engagement de faire un mandat de 5 ans mais 7 d’une part, et d’autre part, sur la tenue du référendum du 20 mars 2016.

A la suite de larges discussions, le Cd a finalement décidé de quitter la mouvance présidentielle pour condamner le reniement du président et manifester ainsi, encore une fois, l’attachement du Mrds à son credo « pour une véritable éthique en politique ».


Gaston MbengueLe promoteur de lutte, Gaston Mbengue, a décidé de démissionner du Grand Parti.

A travers un communiqué, Gaston Mbengue se démarque de la position de Malick Gackou qui a choisi le camp du « Non ». « Compte tenu de ma position pour le « Oui » et pour ne pas gêner mon petit frère et ami le président Malick Gackou et le Grand Parti dans leur campagne pour le « Non », j’ai pris la décision, après concertation avec Malick Gackou, d’arrêter toute forme d’actions politiques au sein du parti », écrit-il.


Djibo KaL’Urd va voter et appeler à voter « Oui ». Au cours d’une assemblée générale, tenue hier, à son siège, le directoire du parti a réaffirmé son  soutien et sa solidarité au président Macky Sall.

L’Urd a réaffirmé son soutien et sa solidarité au président de la République pour un triomphe du « Oui ». Cette position du parti a été réitérée hier, à Bopp, en présence du directoire national, à l’exception du secrétaire national, Djibo Leïty Kâ, empêché. Au cours de cette rencontre, le responsable de la fédération de l’Urd de Dakar, Oumar Seck, par ailleurs, député à l’Assemblée nationale (officiellement installé hier ; il prend la place du secrétaire général de l’Urd) et ses camarades sont largement revenus sur les motifs du vote pour le triomphe du « Oui ». « Il y a de cela trois mois, le président Macky Sall a sollicité et obtenu le soutien de l’Urd. Il était donc normal que notre parti s’exprime en faveur du « Oui » avec l’Apr, le « Bennoo Bokk Yaakaar » (Bby) », a déclaré Oumar Seck. Sa conviction est que les réformes envisagées par le chef de l’Etat visent «à renforcer notre démocratie, l’Etat de droit et les collectivités locales ». « Avec ces réformes, a-t-il dit, celles-ci auront plus de visibilité ». Selon lui, le président de la République va triompher doublement, quels que soient les résultats. « Si le « Oui » l’emporte, c’est son mérite personnel. Si c’est le « Non », il fera 14 ans, s’il est réélu en 2019 », explique-t-il.

« La position de notre parti ne surprend personne parce que notre leader Djibo Leïty Kâ est un républicain, soucieux du respect des institutions », poursuit Mamadou Sène de Pikine. Il a ainsi demandé aux populations de ne pas suivre « les politiciens égarés animés par la haine ». Les secrétaires des départements de Guédiawaye et de Rufisque, Daouda Kâ et Moussa Ndione ont abondé dans le même sens. « L’émergence rime avec le « Oui », a affirmé M. Kâ.

Le secrétaire général de la jeunesse de l’Urd, Vieux Cissé, a, quant à lui, indiqué que c’est par « cohérence politique que son parti a appelé à voter « Oui ». Pour sa part, le porte-parole de l’Urd, Diégane Sène, a invité les militants à voter pour un « Oui » massif. « Au-delà de cette échéance électorale, souligne-t-il, nous avons du travail à faire à savoir la réorganisation de notre parti ».

Souleymane Diam SY


Macky et SalmaneLe président de la République, Macky Sall, a quitté Dakar, hier soir, à destination du royaume d’Arabie Saoudite, à l’invitation du Serviteur des Deux Saintes Mosquées, Sa Majesté le Roi Salmane Ben Abdelaziz Al Saoud, pour prendre part aux festivités marquant la clôture des manœuvres « Tonnerre du Nord », annonce le service de presse de la présidence. Selon le communiqué, cette visite témoigne de la solidité des relations d’amitié et de coopération entre les deux pays.

Les deux chefs d’Etat ne manqueront pas d’évoquer les axes de la coopération bi- latérale. Le retour du président Sall, à Dakar, est prévu le 11 mars 2016.


Conseuil Secu Onu DkrLa délégation des membres du Conseil de sécurité de l’Onu de passage à Dakar, a rencontré hier, au ministère des Affaires étrangères, la presse nationale et internationale pour passer en revue toutes les questions soulevées lors de leur visite sous- régionale. Des questions axées surtout sur la lutte contre le terrorisme au Sahel et les missions de bons offices dans le contexte pré et post électoral dans certains pays de la sous-région.

Après le Mali et le Burkina Fasso, la délégation des membres du Conseil de Sécurité de l’Onu est arrivée, hier, à Dakar. Selon le président du Conseil de sécurité de cette organisation internationale,  l’Angolais Ismaël Abraão Gaspar Martins, ils ont porté leur choix sur le Sénégal car c’est un Etat référence ayant un modèle de fonctionnement à hiérarchie. « L’engagement du président Sall et du Sénégal pour la sécurité internationale mais surtout son rôle dans la lutte contre le terrorisme en Afrique et dans le monde nous a conduit ici », ajoute l’ambassadeur de la France à  l’Onu, François Delatre.

A cette dernière étape de la mission qui a pour objectif principal la recherche de la stabilité au Sahel, les membres de la  délégation ont rencontré, en sa qualité de président en exercice de la Cedeao, le chef de l’Etat. En ce qui concerne le Mali et le Burkina Faso qui sont des zones de tensions, Abraão Gaspar Martins soutient qu’ils ont rencontré, à travers des visites de terrain, les acteurs politiques, la société civile et les citoyens pour trouver des solutions de réconciliation. « Au Burkina Faso, le pouvoir est partagé entre le président de la République et son Premier ministre à cause d’un manque de réformes adaptées. Et pour cela, un dialogue sincère et une confiance mutuelle s’imposent. Et le président Sall s’est engagé pour leur venir en aide », informe-t-il.

Par ailleurs, la condition des femmes en zones de conflit a été abordée par l’ambassadeur de l’Espagne. Ce dernier estime que le département qui veille à l’application de la résolution 32-142 relative à la participation des femmes au renforcement de la paix et de la sécurité sera agrandi.

Marame Coumba SECK


Yakham Mbaye SE ComL’Apr a choisi Yakham Mbaye, le Secrétaire d'Etat à la Communication, à Dakar-Plateau, pour mener les discussions avec d'autres partis alliés afin d'obtenir une coalition homogène.

Selon Mohamed Diallo, porte-parole du comité électoral de l'Apr à Dakar-Plateau, 10 formations politiques et mouvements de soutien se sont regroupés : « Il y a l'honorable député Diop Sy, l'Afp avec Maouloud Diakhaté, Aj/Pads avec le Dr Cheikh Mbacké Lo, le parti « Surs » du grand Serigne de Dakar, Abdoulaye Makhtar Diop, le mouvement « Trait d'Union » dirigé par Mame Coumba Diop, fille de l'ancien maire de Dakar représentant la société civile, Bës du Niãk, le parti Modem dirigé par Saliou Mbengue et aussi les «Verts » de  Mamadou Berthé.  Des postes stratégiques ont été réservés lors de la formation du bureau, aux socialistes qui devraient rejoindre le comité, dira Mohamed Diallo, parce que « le temps pressait et il fallait commencer les travaux. »

Le porte-parole qui indique que l’Apr va remporter ces consultations avec 75% de voix pour le « Oui », a fait savoir que le choix de Yakham Mbaye s’imposait eu égard à son humanisme.


Nani Ban NaLe Front « Ñaani Bañ na », dans un communiqué qui nous est parvenu, a accusé le ministère de l'intérieur de battre campagne pour le pouvoir avec l'argent des Sénégalais. Mieux, il est « juge et partie »

Le Front « Ñaani Bañ na », dans un communiqué, interpelle la Commission électorale nationale autonome (Cena) sur ce qu’il appelle « le parti-pris manifeste du ministère de l'Intérieur de la République du Sénégal en faveur du pouvoir dans le référendum du 20 mars prochain ».

Selon lui, sur les affiches récemment apposées sur les axes routiers de la capitale appelant les citoyens sénégalais au vote, le ministère de l'Intérieur a mis en exergue le « Oui », qui est facilement identifiable, et a relégué le « Non » dans une couleur à peine visible. « Pour une affiche dont l'entête est « Un Peuple, Un But, Une Foi », il est curieux et regrettable de voir qu'elle n'a rien d'un bien appartenant à tout le peuple Sénégalais », affirment les responsables du front. Dès lors, le front du « Non » estime que le ministère « soutient le camp du « Oui » et utilise l'argent du contribuable pour matérialiser un acte vil et laid en République », non sans rappeler que « nous sommes dans la pure propagande d'Etat digne d'une période que l'on croyait définitivement révolue ». « Agir de la sorte et appeler les Sénégalais à voter pour une Constitution supposée renforcer l'égalité des citoyens et conférer de nouveaux aux droits relève de la pure contradiction », martèle-t-on.

Le Front « Ñaani Bañ na » rappelle aux auteurs et souteneurs de tels actes que « le peuple sénégalais restera droit dans ses bottes et ne se laissera pas divertir dans sa marche pour la refondation et la construction de la République des valeurs » et qu’il est « plus que jamais déterminé à voter et faire voter « Non » pour garantir une victoire éclatante du « Non » au soir du 20 mars 2016 ».

D. MANE


Fode Sylla ItwFodé Sylla est ambassadeur itinérant du Sénégal depuis 2014. Il fut en France, président de Sos Racisme, parlementaire européen et membre du Conseil économique, social et environnemental. Dans cette interview, il revient sur les acquis démocratiques du Sénégal, conférant à ce pays une vitrine de pays avancé, en matière des droits humains. L’ambassadeur itinérant  appelle également au  vote massif  du « Oui »  pour  le référendum.

Quelles sont les  principales motivations de votre séjour à Dakar ?
Nous sortons d’une réunion où l’on avait des délégations  venues de Tambacounda, de Thiès, de la Médina  et de Colobane autour d’une coordination que nous avions mise en place, un mouvement qui se prononce  pour le « Oui »  pour la prochaine consultation. Il se trouve que c’est eux qui  m’ont sollicité. Sinon,  j’étais déjà dans une dynamique de soutenir le chef de l’Etat.  Ces différentes localités ont une signification pour moi, Thiès parce que j’y suis né. Tambacounda est la région de mes origines et la Médina parce qu’une partie de ma famille habite présentement là-bas. J’ai noté une volonté  de populariser les 15 points du texte de référendum qui sera soumis au peuple sénégalais. Il est important d’expliciter certains points qui souffrent de mauvaises interprétations. Nous allons dans cet ordre,  essayer de les expliciter dans les différentes langues nationales. Les jeunes envisagent, dans cette perspective, d’organiser des rencontres d’échanges, d’initier des thés débats.  Il y’a des gens parmi eux qui sont des étudiants en droit ou d’autres filières et qui pourront apporter des explications. Ils envisagent aussi de faire des caravanes, des tournées,  des veillées. Une pile d’initiatives sera soumise à la population sénégalaise. J’ai trouvé cela très rafraîchissant de compter sur des personnes  qui ne sont pas arcboutées  sur des positions purement politiques et  qui ont la volonté d’expliquer combien ces mesures peuvent faire grandir  la démocratie sénégalaise.

En tant qu’ambassadeur itinérant  et ancien député européen, que pensez-vous des  15 points soumis au peuple?
J’ai eu la chance de faire une grande partie de ma carrière dans les mouvements associatifs  pour ensuite représenter la France au Parlement européen. J’ai également été dans le Cese français. Au Parlement européen,  j’ai occupé des postes stratégiques comme vice-président des Acp.  Ensuite,  j’ai également  toujours été du côté des personnes qualifiées de démunies.  Nous avons toujours combattu pour une application exclusive des principes républicains. Ma tâche en tant qu’ambassadeur itinérant est de veiller, bien entendu, à participer à la consolidation de cette bonne image. Tous les domaines qui peuvent nous aider dans l’amélioration de nos politiques publiques sont concernés. Je m’aperçois  que le Sénégal reflète à l’extérieur une vision extrêmement  positive.  C’est l’un des pays les plus stables et démocratiques de la sous-région.  La stabilité et la démocratie attirent des investisseurs.  Avec la stabilité notée,  les investisseurs sont plus enclins de verser leurs fonds,  sur le marché sénégalais. Nous avons  une démocratie apaisée voila pourquoi les investisseurs viennent.  A travers cette consultation du référendum, je vois un pays qui malgré une démocratie solide aspire quand même,  à poser des actes qui aillent  dans le sens de la consolidation.  Ce que nous voulons faire aujourd’hui,  c’est d’offrir au Sénégal une position définitive, de façon immuable et permanente dans notre Constitution. Dans les points, il y’a également quelque chose qui tient vraiment à cœur ayant suivi en France la naissance  de la politique de la Ville,  sous Mitterrand et des grandes lois de la décentralisation où d’ailleurs, le mouvement Sos-Racisme a beaucoup œuvré. De la même façon, je trouve qu’il y’a  quelque chose  que je n’arrive pas à comprendre du tout dans la  posture de l’opposition. Comment pouvons nous  mettre en cause une réforme qui dit je vais faire de la reconnaissance de l’opposition,  en lui donnant un statut et des droits ? Il faut être schizophrène que d’aller mettre un bulletin  pour dire je suis contre le fait qu’on m’octroie un nouveau droit. C’est quand même incroyable. Il y’a une nouvelle disposition qui dit améliorer ton statut,  et toi tu dis voter contre.

Ceux qui théorisent le « Non » se fondent essentiellement sur la non-rétroactivité du quinquennat, ce qui voudrait dire que même si le « Oui » l’emporte le mandat en cours est parti pour durer 7 ans, qu’en pensez-vous ?
J’entends des gens qui me disent le président de la République est élu pour 7 ans, il faut qu’il fasse autant d’années.  Il y’en a d’autres qui ne sont pas contents au contrario. Ils disent qu’il  a fait la promesse d’écourter son mandat à 5 ans. Le propos d’un citoyen, fut-il président de la République, ne peut pas prendre le dessus sur la Constitution. Il revient en réalité au Conseil constitutionnel d’en décider. En un moment donc, quand tu veux toucher la Constitution, il n’y a pas trois moyens de le faire. Soit tu passes par la voie parlementaire, entre nous, si le chef de l’Etat avait fait recours à cette voie, il y’aurait beaucoup plus de critiques. Les partisans du non diront que là, c’est l’émanation directe du pouvoir. L’autre solution était de passer par le Conseil constitutionnel. Honnêtement,  dans l’argumentation de l’opposition, il valait mieux proposer d’autres pistes. Je trouve personnellement égoïste d’appeler les gens à voter contre un texte qui pose des actes de consolidation de la démocratie. Lorsque les choses vont dans le sens contraire d’agrandir les libertés collectives, là il faut agir. Seulement,  c’est contradictoire de s’opposer à des acquis démocratiques. Le monde entier regarde le Sénégal  par l’efficience et l’efficacité démocratique de son système.

De très rares présidents prennent aujourd’hui le soin de consulter le peuple à travers des référendums, Macky Sall l’a fait. Les opposants  jugent malheureusement à travers des raisons factuelles, c’est comme cela que l’on s’est retrouvé à rejeter des mesures d’envergure et d’une importance capitale. Si nous adoptons ce référendum, le Sénégal va passer dans le camp des grandes démocraties. Qu’est-ce qui selon vous, justifie le plébiscite du Sénégal au Conseil de Sécurité ? Pourquoi autant de pays du monde votent d’une seule main et voix pour le Sénégal.  Qu’est-ce qui fait que lorsqu’on prend la parole en tant que Sénégalais, nous sommes distingués. Il suffit partout de dire qu’on est Sénégalais pour voir ce que cela donne.  Qu’est-ce qui fait que quand on est héritier de tout cela que l’on soit reconnu ? C’est parce qu’on n’a pas une histoire comme les autres.  Cet héritage, il faut le défendre jusqu’au bout.  Vue de l’extérieur, ce serait illisible, incompréhensible,  que de dire que le Sénégal a refusé d’aller vers des mesures démocratiques.

Est-ce que vous ne craignez que le  « Non »  finisse par l’emporter ?
Je crois en l’être humain. Nous sommes des rares à avoir combattu l’Apartheid, quand plusieurs personnes disaient que jamais nous allions remporter ce combat.  Il est impossible de voir les hommes blancs et les noirs se réconcilier, disaient-ils. Je fais partie d’une génération qui a commencé à militer quand il y’avait le mur de Berlin.  Je fais partie des délégations de jeunes qui étaient partis ramasser des morceaux de vestiges,   après l’effondrement du mur de Berlin. Nous avons  vu des événements invraisemblables se passaient dans le 20ème siècle. Nous nous sommes toujours battus et avons toujours cru à la potentialité de l’homme. D’autres régimes m’ont approché. Si j’acceptais de répondre à l’appel de Macky Sall, c’est parce que je crois en l’homme. Je pense qu’il est fondamentalement démocrate. Les gens s’opposent par opportunités ou pour des questions réelles de convictions.

En tant que Sénégalais issu de la Diaspora, est-ce qu’on peut s’attendre, si le « Oui »  l’emporte, à ce que vous briguiez le poste de député à l’Assemblée nationale ?
C’est une bonne question. Mais elle se posera  au moment opportun.  Pour l’heure, je suis engagé dans une dynamique auprès du chef de l’Etat. Mon rôle est de toujours accompagner les générations. J’aurais pu rester président du Sos-Racisme. Je suis quand même parti. Mon parcours et ma vie militante m’ont permis d’avoir des positions. Cela ne m’a jamais  empêché de prendre en compte les jeunes  générations.  Chacun d’entre nous a le rôle également l’obligation de laisser de la place aux autres générations. Si je trouve qu’il y’a des jeunes beaucoup plus déterminés et mieux aptes à  postuler, je leur laisserais le soin de le faire. A trente ans,  j’étais déjà député au Parlement européen et à 25 ans je m’occupais de l’un des plus grands mouvements  de jeunesse,  à travers le monde. Ce qui est intéressant,  c’est de dire que l’on va réussir dans une situation pas facile, partagée  entre les pressions idéologies et amalgames. Je pense qu’il est intéressant d’avoir des gens issues de la Diaspora qui pourraient se présenter à des élections.

Vous avez une grande expérience des mouvements associatifs, comment comptez-vous faire bénéficier de toute cette expérience aux jeunes sénégalais ?
Je pense qu’avec la naissance de nouveaux textes naissent aussi de nouveaux devoirs et cela est extrêmement  important. Je vais continuer à discuter avec les citoyens et les populations. Si ces jeunes ont fait appel à moi,  c’est que l’on se voie  régulièrement, d’ailleurs nous avons une multitude de structures d’aides aux jeunes établis au Sénégal. Je vois des jeunes qui demandent peu pour pouvoir s’en sortir. Des jeunes qui ont des projets à bascule à 100%.  Il y’a une intelligence et une énergie créatrice chez les jeunes sénégalais que j’ai rarement vues  dans le monde. Il y’a un engouement, une dynamique et une conscience extraordinaires. Il y’a une ouverture au monde. Il y’a un terreau à exploiter  pour accompagner les jeunes vers plus de liberté et de démocratie.

Quel est le message que vous lancez par rapport au référendum ?
Si l’on n’est pas égoïste et que l’on veut réellement que notre pays continue à rayonner et à attirer les touristes et les investisseurs. Si l’on veut vraiment que le Sénégal continue à rayonner  à travers le monde, on se doit de voter massivement pour le « Oui ». Je n’aurais personnellement qu’un seul bulletin : celui du « Oui ».

Comment comptez-vous battre campagne en faveur du « Oui » ?
Nous avons prévu de faire un travail  pour une meilleure compréhension des 15 points. Nous allons  faire recours, pour cela, aux médias locaux, le porte à porte, des textes qui seront réduits en différentes langues nationales. Des Sabars, des concerts, des rencontres et des caravanes seront aussi organisés.  Nous serons aussi avec le ministre d’Etat Amath Dansokho afin de mener ensemble la campagne.

Que pensez-vous du Mouvement « Y’en à Marre » ?
Je suis moi même issu des mouvements de jeunesse, pour cela, je leur voue un respect et une estime. Moi, par exemple, je disais ne touches pas à mon pote, mais derrière, je faisais une série de propositions,  pour lui faire sortir de sa situation. Ma posture quand j’ai créé Sos-Racisme, ce n’était pas de dire  uniquement qu’il y’a des racistes. Je proposais aussi des solutions pour sortir de ce racisme. Il faut savoir poser, de façon propositionnelle, des actes. Je me suis battu  en France pour le droit du sol, de l’instauration du ministre des Villes, entre autres.  J’avais  des batteries de propositions. Un mouvement doit également faire des propositions constructives.  Cela me parait très important. Bref en tant qu’ancien de ce genre de mouvements,  il ne m’appartient pas d’apporter des jugements. Les jeunes avec qui je suis ne sont pas dans les dynamiques de partis politiques. Ils sont issus de toutes les sphères et organisations.

Propos recueillis par Maguette NDONG et Oumar BA (texte)
et Sarakh DIOP (Photo)


Fatou Tambedou EmergenceLe ministre délégué en charge de la Restructuration et de la Requalification des banlieues, en caravane depuis deux semaines, en profite pour demander de voter « Oui » au référendum. Selon elle, les femmes sont disposées à soutenir le projet de réforme proposé par le chef de l’Etat.A travers le concept « Calebasse de l’émergence », le ministre délégué en charge de la Restructuration et de la Requalification des banlieues mobilise massivement pour le « Oui » au référendum. Pour Fatou Tambédou, les femmes sont prêtes à voter massivement et à faire voter pour que le « Oui » l’emporte au soir du 20 mars. « Les femmes sont tellement contentes du président Macky Sall qu’elles profitent de l’installation des cellules « Calebasse de l’émergence » pour lui manifester leur soutien au référendum », a-t-elle dit. Depuis deux semaines, elle est  sur le terrain dans la caravane « Emergence au féminin » qui regroupe fondamentalement des femmes. « Nous avons développé ce concept avec la « Calebasse de l’émergence » qui symbolise nos mamans. Les jeunes filles sont aussi concernées. Elles sont regroupées autour des ‘’Sœurs unies’’. Nous avons lancé ce concept le samedi dernier. Il commence à nous procurer beaucoup de satisfaction du point de vue de l’engouement », a souligné Mme Tambédou.

Selon elle, « Emergence au féminin » a été mis en place d’abord avec les toutes petites qui s’étaient constituées en majorettes. « D’ailleurs, nous préparons, en ce moment, un festival pour le maintien des filles à l’école. Nous avons eu à octroyer des bourses à des jeunes filles pour accompagner les parents dans ce sens », a-t-elle expliqué. Leurs cibles sont surtout les clubs genres des écoles. Un travail de sensibilisation pour la restauration des valeurs citoyennes est en cours, conformément  à la volonté  du chef de l’Etat. « Avec les clubs genre des écoles, nous nous inspirons de l’initiative du chef. Nous comptons organiser, tous les premiers lundis, de chaque mois, une cérémonie de lever des couleurs. « Nous allons démarrer  cette activité demain (Ndlr : aujourd’hui) au lycée de Keur Massar », a soutenu Fatou Tambédou.

Revenant sur la « Calebasse de l’émergence », elle précise que la première cellule a été installé à la cité « Tawfekh Yakaar », « une des fiertés du président Macky Sall ». « Nous avions sélectionné tous les huit quartiers que compose cette cité autour de la Calebasse. C’est une phase pilote très réussie. Aujourd’hui, ces femmes ont pu réunir 8 millions de FCfa sans apport de l’Etat où d’une quelconque institution financière. Des partenaires sont disposés à nous aider pour l’amélioration de cette initiative », a affirmé le ministre délégué. Cette initiative s’accompagne aussi de l’ouverture de boutiques de référence dédiées au consommer local. La première boutique, selon elle, a été ouverte à Keur Massar. « C’est une initiative à dupliquer. Chaque fois que nous installons une calebasse dans une localité, nous en profitons pour ouvrir une boutique de référence », s’est-elle félicitée.

Ndiol Maka SECK


Oumar sarr Pds« Le président Macky Sall est en train de tout mettre en œuvre pour ne pas réduire son mandat à 5 ans. Ceci, pour la bonne et simple raison qu’il sait pertinemment que le Pds pourrait bien le battre si l’élection présidentielle est programmée en 2017 ».  C’est ce qu’a déclaré, en substance, le coordonnateur du Pds, Oumar Sarr, au cours d’un grand meeting organisé à Mpal par Dr Lamine Dièye.

En présence du responsable départemental du Pds de Saint-Louis, Ameth Fall Braya, Woré Sarr, Adja Gnagna Touré et autres membres du Cd du Pds, Oumar Sarr a précisé que le président a commis un délit très grave en ne respectant pas sa parole. De l’avis du maire de Dagana, le chef de l’Etat n’a pas honoré son engagement vis-à-vis du peuple, « c’est un recul démocratique, nous allons recenser toutes les voix qui sont contre ce référendum et nous allons battre campagne en vue de gagner la prochaine élection présidentielle ». Oumar Sarr s’est surtout réjoui du travail politique remarquable effectué régulièrement par Ameth Fall Braya et les autres responsables et militants libéraux du département de Saint-Louis.

Il a, enfin, rappelé que le Pds demeure le parti le plus fort et, est prêt à porter en triomphe Karim Wade à l’issue du prochain scrutin présidentiel.

Mb. Kh. DIAGNE


Mamadou Diop DecroixLa coalition « Non » (Gor ca wax ja) a demandé, hier, au ministre de l’Intérieur de mettre à sa disposition la liste réactualisée des bureaux de vote à l’intérieur du pays. En conférence de presse, hier, elle a dénoncé un certain nombre de dysfonctionnements dans l’organisation du référendum.

La coalition « Non » (Gor ca wax ja) dénonce des dysfonctionnements dans le processus d’organisation du référendum. Selon son mandataire Sada Ndiaye, la carte électorale devant servir au référendum a porté le nombre de  bureaux de vote à l’intérieur du territoire national à 12.381 contre 11.972, lors des élections locales du 29 juin 2014. Soit une augmentation de 409 bureaux de vote, précise-t-il. Il a, à cet effet, demandé au ministre de l’Intérieur de leur communiquer la liste réactualisée des bureaux de vote pour leur permettre « de compétir dans la transparence ».

Conformément à l’article 4 d’un arrêté du ministre de l’Intérieur du 1er mars 2016, a-t-il rappelé, « la liste des bureaux de vote est tenue à la disposition des organisations qui concourent traditionnellement à l’expression des suffrages, désireuses de participer aux opérations référendaires ». Pour le responsable libéral, cet arrêté n’ayant de sens que si les documents annexés sont effectivement tenus à la disposition des destinataires et autres ampliataires. A ce sujet, elle a saisi les présidents du Conseil constitutionnel, de la Cena, des Cours d’appel, les membres de la coalition du « Non » « afin que des correctifs soient apportés à ce dysfonctionnement ».

Les trois référendums que le Sénégal a connus, poursuit Sada Ndiaye, ont pour dénominateur commun l’implication de toutes les parties prenantes. « Celui du 20 mars prochain est tout, sauf un référendum inclusif », dénonce-t-il. « Le président Macky Sall ne compte que sur l’argent pour faire triompher le « Oui ».  Dans tous les cas, son « Oui » a échoué », estime-t-il. La coalition a, par ailleurs, récusé la composition de la délégation de la Commission électorale nationale autonome (Decena) de Zambie. Selon Sada Ndiaye, la Decena de ce pays est exclusivement composée de militants actifs de l’Apr. Sur ce, il a saisi le président de la Cena.

Le coordonnateur de la coalition, Mamadou Diop Decroix, déplore la confection arbitraire des bulletins de vote par le ministre de l’Intérieur qui, selon lui, n’a pas demandé à son camp la couleur qu’il voudrait. « C’est une façon de saboter l’opposition et c’est très grave », se désole-t-il. Mamadou Diop a aussi déploré la quantité insuffisante de spécimens imprimés pour le camp du « Non ». « 1. 000 spécimens pour 15 millions d’habitants », ironise-t-il, avant de soutenir que sa coalition va se dresser contre la « confiscation des suffrages ».

Souleymane Diam SY


Idrissa Seck TradLe parti Rewmi d’Idrissa Seck, un des principaux acteurs du Front du « Non » a sonné la mobilisation à Thiès. Les maires des différentes communes d’arrondissement, autour du vice-président du conseil départemental, Yankhoba Diattara, se préoccupent déjà de l’arrivée de leur président de parti, Idrissa Seck annoncé dans la cité du rail le 13 mars en compagnie d’autres leaders de l’opposition, membres du front du « Non ». Lesquels, les responsables de Rewmi veulent réussir, selon le maire de Thiès-Est, Pape Bassirou Diop, au cours du point de presse, « le pari de la mobilisation pour les accueillir chaleureusement et démontrer à la face du monde que les Thiessois portent dans leur cœur, le président Idrissa Seck ». Le point de presse était une occasion, pour les responsables de Rewmi, de remobiliser les troupes pour l’ouverture de la campagne électorale pour le référendum et dont la dimension de l’accueil devrait donner un premier signal fort de l’ampleur du « Non » à Thiès au soir du 20 mars.

M. SAGNE


Djibo KaLa Direction politique exécutive (Dpe) de l’Urd s’est réunie  sur la préparation du référendum, selon un communiqué reçu. Les exposés faits à ce sujet par les différents responsables font ressortir la mobilisation du parti pour le « Oui » à travers ses différentes composantes, les femmes, les jeunes et les fédérations, note le document.

La Dpe a engagé  les jeunes à rester mobilisés et vigilants pour un encadrement sans faille du processus référendaire et la défense de l’expression de la volonté des Sénégalais de répondre « Oui » au chef de l’Etat. Quant aux fédérations départementales, la Dpe a salué leur sens de la discipline et l’intelligence de leurs devoirs vis-à-vis du président de la République et de l’ensemble de ses alliés. La Dpe ajoute que cela se matérialise dans beaucoup de départements du pays, par la collaboration étroite entre l’Apr et l’Urd dans les comités mis en place pour la campagne référendaire et l’occupation du terrain politique. La Dpe les encourage fortement à renforcer cette collaboration pour, au-delà du succès attendu de la consultation du 20 mars, faciliter d’autres conquêtes à venir et pour lesquelles la solidarité et l’unité de la majorité présidentielle seront une condition première. Elle renouvelle à toutes les autres fédérations qui ne se seraient pas encore engagées dans le processus son appel à le faire de toute urgence en se rapprochant de leurs alliés à la base. La présence agissante de l’Urd doit rester de rigueur partout dans le pays et sa mobilisation permanente jusqu’à la transmission et la proclamation du résultat du vote, dit le communiqué.


Alioune Diop OnasLe président Macky Sall, en se conformant à l’avis du Conseil constitutionnel, est un chef d’Etat qui prêche par l’exemple, qui s’évertue à amener les populations à respecter davantage nos institutions, a déclaré le Dg de l’Office national pour l’assainissement du Sénégal (Onas), Alioune Badara Diop, par ailleurs, 2ème  adjoint au maire de Saint-Louis.

Dans une émission qu’il animait dans une radio de la place, Alioune Diop a rappelé que le président Sall, non seulement, demeure le gardien de la Constitution, mais, a préféré tout simplement se conformer à l’avis des cinq sages, qui sont tous des magistrats rompus à la tâche, d’éminents praticiens du droit, qui n’ont rien à apprendre des constitutionnalistes et autres juristes de notre pays.

Après avoir insisté longuement sur la nécessité pour tous les Sénégalais de voter « Oui » au référendum, Alioune Diop a encore mis en exergue les nombreuses réalisations de celui qui a initié le Pse, le Pracas, le Pnar, la distribution massive de bourses de sécurité familiale à des centaines de milliers de familles en difficulté, qui a élaboré et mis en œuvre des projets et programmes de grande envergure, qui permettront de sortir les populations vulnérables de l'engrenage de la pauvreté et des ténèbres. Il s’est surtout réjoui de la décision du président Sall d’améliorer les conditions de vie des populations, le cadre de vie de l’ensemble de nos concitoyens, de revoir à la baisse le prix du carburant, des denrées de première nécessité, de développer l’enseignement supérieur, les infrastructures routières, etc.

Mb. Kh. DIAGNE


Soce Diop AprC’est une assemblée générale à l’allure d’un meeting que Mme Socé Diop Dione, responsable de l’Apr, à Koungheul, et par ailleurs Dg de l’Agence de construction des bâtiments et édifices publiques, a organisée au foyer des jeunes de Koungheul.

Ragaillardie par la réussite de la rencontre et des différents témoignages de satisfaction des populations à son endroit, Socé Diop a déclaré qu’il n’y a aucun doute que dans le Bambouck, le « Oui » va l’emporter avec un pourcentage sécurisant. Pour la responsable républicaine, les contrevérités de l’opposition et les opérations d’intoxication tous azimuts ne peuvent nullement détourner les populations sénégalaises en général et celles du Bambouck en particulier qui ont choisi le camp de la lucidité, du progrès et de l’émergence avec Macky Sall. Ainsi pour une massification tous azimuts doublée d’un triomphe du « Oui » dans la commune de Koungheul et le reste du département, Mme Dione va recruter et placer 6.000 amazones dans la bataille. Chaque femme devra amener 5 personnes à voter « Oui », ce qui fera 30.000 voix dans l’escarcelle de « Bennoo Bokk Yaakaar ».

En plus, Socé Diop Dione a promis un appui substantiel aux mouvements de soutien (une dizaine à Koungheul) qui vont puiser dans le vivier de l’opposition et convaincre les indécis. Cette rencontre au cours de laquelle plusieurs responsables et militants libéraux de Fass Thiékène et Maka Yop ont rejoint les rangs de l’Apr pour voter « Oui », a également été l’occasion, pour différents orateurs, Mamadou Djigo, Dg de l’Anat, Bouna Diop de l’Afp, Thierno Bocar Ly du Cojer, Serigne Khadim Mbacké du Model, l’ex-maire de Koungheul, Birane Dème, entre autres, de rendre hommage à l’initiatrice de cette rencontre, Socé Diop, qui, selon eux, a beaucoup fait pour le département de Koungheul qu’elle porte dans son cœur.

Il faut noter que les 15 points du projet de réforme et les enjeux majeurs du texte, ont été largement expliqués à l’assistance.

Correspondance particulière
Mamadou CISSE


Constitution SNLe Front pour la refondation des institutions du Sénégal (Fris) demande au chef de l’Etat de reporter le référendum. Un report pour trouver un consensus fort avec partis politiques et mouvements de la société civile, selon le Fris. « Pour une large concertation,  le président de la République devrait reporter le référendum. Le reporter pour ouvrir des concertations n’est pas une faiblesse ».

C’est le vœu du Fris. L’initiateur,  Ndiaga Sylla, est  d’avis que cette consultation populaire est arrêtée à une date proche, moment qui ne permet pas aux partis politiques de se préparer convenablement. « Nous avons choisi de nous battre, car boycotter ne serait pas républicain. Notre démarche se justifie par la nécessité de rebâtir notre socle institutionnel dépassé », a dit Ndiaga Sylla.

D’après  lui, la refondation des institutions doit être fondée sur une vision qui intègre l’adéquation avec les nouveaux défis et les aspirations du peuple. Pour le moment, le Fris n’a pas choisi de voter ni pour un ‘’Oui’’, encore moins pour un ‘’Non’’.

S. M. S. CISSE


El H Diouf ouiLe référendum constitue un rendez-vous décisif pour les citoyens conscients des défis à relever, en termes de renforcement de notre démocratie et de consolidation de nos institutions. Ainsi s’exprime, l’ancien footballeur El hadji Diouf qui s’engage pour le « Oui ».

Dans ces moments importants, écrit l’ancien international, il est nécessaire que les leaders d’opinion expriment leur opinion et prennent position pour éclairer davantage nos compatriotes.

Considérant que le référendum est celui des Sénégalais dans leur diversité, qui, loin des considérations partisanes, restent plutôt préoccupés par la prise en charge efficace des principaux défis du développement économique et social de notre pays, j’ai décidé de m’engager pour le « Oui », a dit M. Diouf.


Armoiries SNPour que l’ensemble des Sénégalais puissent comprendre de façon précise le contenu de la réforme constitutionnelle, la Présidence de la République du Sénégal a mis à la disposition des internautes, à la fois sur son site internet et sur sa page Facebook, une déclinaison du texte en 8 langues. Outre le français et le wolof, qui font l’objet de déclinaisons illustrées et commentées de la réforme, le texte est également disponible en langue Mandingue, Serere, Soninké, Pular, Diola et Manjaak.

Site internet : www.presidence.sn / Page Facebook : Presidence Sénégal


Aminata Toure DiscoursNdiob a abrité, dimanche, un grand meeting de l’Apr organisé par le maire de la commune, Oumar Bâ. Venue présider ce meeting, Mme Aminata Touré, envoyée spéciale du chef de l’Etat, a salué la mobilisation exceptionnelle et l’engagement des populations du Sine à faire triompher le « Oui » au soir du 20 mars.

Mme Touré, en réaction aux déclarations du front du « Non », a dit que les Sénégalais n’acceptent pas la campagne d’intoxication que l’opposition veut mener. Beaucoup de responsables de l’Apr notamment, Mbagnick Ndiaye, ministre de la Communication et de la Culture, Sitor Ndour, Papa Birame Touré,  député-maire de la commune de Diakhao étaient présents.

Présidant ce meeting, l’envoyée spéciale du chef de l’Etat a salué la mobilisation exceptionnelle des populations de nombreux villages venues célébrer, avec leurs maires, les réalisations dans leurs différents terroirs. Pour elle, c’est une grande mobilisation pour la victoire du « Oui ». « Les populations se sont engagées à accompagner le président de la République pour que les réformes institutionnelles s’implantent et que la démocratie se renforce dans notre pays », a-t-elle dit. Aussi, pour Mme Touré, il s’agit  de dire « Oui »  au blindage du mandat de 5 ans,  du renforcement des pouvoirs de l’Assemblée nationale, de la représentation de la diaspora, de l’élargissement des droits des citoyens, de donner un statut à l’opposition ». Elle a ajouté : « ce « Non » n’a même plus de sens car  il s’agit de donner à cette opposition inconsciente de ses intérêts, une dignité institutionnelle. Voilà que ses membres disent « Non » à cette dignité institutionnelle ».  Mme Touré en conclut que l’opposition fait de la  politique politicienne tout en  appelant tous les  acteurs à plus de retenue. Elle a rappelé  que cette  laïcité dont on parle  existe depuis  que le Sénégal a accédé à la souveraineté internationale. Sur la question de l’homosexualité,  elle a rappelé que le président de la République a dit que tant qu’il sera à la tête du Sénégal,  il n’y aura jamais légalisation de l’homosexualité.  Impressionnée par la mobilisation exceptionnelle des populations venues de partout, elle a d’abord remercié tous les responsables de l’Apr de Ndiob et des autres communes. Aussi, a-t-elle remercié les alliés de l’Apr  qui tous  font front pour un large triomphe du « Oui ». Elle a cité, ainsi,  les leaders Moustapha Niasse de l’Afp,  Mamadou Ndoye de la Ld, Amath Dansokho du Pit et les partis de Macky 2012. De plus, elle a exprimé sa solidarité et sa reconnaissance au secrétaire général  du Ps, Ousmane Tanor Dieng pour sa décision d’accompagner le président Sall.

Quant à Mbagnick Ndiaye, Sitor Ndour, Oumar Bâ, maire de la commune de Ndiob, ils ont clairement dit que dans le Sine, le « Oui » a déjà triomphé. Aussi, ont-ils demandé aux populations de se mobiliser et de s’armer de leurs cartes d’électeurs pour un « Oui » massif avec un taux de participation de 100%.

Oumar  Ngatty BA


Front du NonUn nouveau front dénommé « Goor Thia Wakhdjia » a vu le jour. Cette organisation regroupe plusieurs franges, toutes hostiles à l’adoption du texte référendaire soumis au peuple sénégalais. Ces adeptes du « Non » sont issus autant de la sphère politique que du milieu de la société civile.

Le front du « Non »  se durcit en perspective de l’échéance  référendaire du 20 mars. En Effet,   hier, à l’occasion d’une conférence de presse, les partisans du « Non » au référendum se sont encore signalés. Une large coalition de partis politiques et d’acteurs issus de la  société civile a vu le jour. Cette  coalition dénommée « Goor Thia Wakhdjia »  regroupe plusieurs organisations qui ont ceci de commun : tous se sont unanimement prononcés  à voter « Non »,  au texte qui sera soumis   au  peuple sénégalais. L’organisation « Goor Thia Wakhdjia »  regroupe  des  leaders politiques  qui, pour la plupart, se réclament appartenir à l’opposition. Ainsi,  ont pris part à la rencontre d’hier : Idrissa Seck, leader de Rewmi, Oumar Sarr, coordonnateur du Parti démocratique sénégalais (Pds), Mamadou Lamine Diallo de Tekki, Pape Diop Bokkou Gis-Gis, Malick Gackou du Grand Parti (Gp), Cheikh Bamba Dièye, du  Front pour le socialisme et la démocratie/Benno Jubël (Fsd/Bj),   Souleymane Ndéné Ndiaye  de l’Union nationale pour le peuple (Unp), Mamadou Diop Decroix de And-Jëf/Pads.

Le professeur Malick Ndiaye, porte- parole du jour est revenu sur  les véritables motivations de ces retrouvailles. « Nous avons mis de côté nos appartenances  idéologiques  ou politiques,  dans le but affiché de défendre le peuple sénégalais, face à ce qui pourrait passer pour une violation de la parole donnée », a-t-il  dit. Il est d’avis que dans les fondements de notre culture et notre civilisation « la promesse tient lieu d’une obligation,  surtout quand celle-ci émane d’une haute personnalité, voire la plus haute de la République, en l’occurrence le président de tous les Sénégalais »,  a dit Malick Ndiaye.

Il rappelle au passage que les règles de préséance voudraient qu’au Sénégal, avant de poser tout acte que ce soit,  que les concernés se retrouvent autour d’une table. « Le dialogue, la concertation, le consensus et l’échange ont toujours pris le dessus dans la marche de la société sénégalaise », a-t-il estimé.  Il regrette que « le chef de l’Etat n’ait pas pris le soin de consulter tous les acteurs,  avant de prendre, de façon unilatérale, la décision de soumettre un texte référendaire,  au peuple sénégalais ».

Après avoir dénoncé la posture du chef de l’Etat,  la coalition du « Non »  compte joindre la parole à l’acte,  à travers un plan d’actions bien ficelé. Mamadou Diop  Decroix annonce un large déploiement et un déplacement  massif dans  l’ensemble du territoire national, pour partout prêcher le « Non ».  La tournée commence le 12 de ce mois à Guédiawaye et Pikine, fief de Malick Gackou. La coalition se dirigera ensuite le 13 dans la région de Thiès fief d’Idrissa Seck.  Le 14 mars elle sera à Mbacké et Touba.  Ensuite,  la même délégation sera vers le 15 à St-Louis, Matam, Dagana et Podor.  Elle ira également à Ziguinchor et Kaolack, le tout sera clôturé par un meeting le 18 à Dakar.  Le front du « Non » n’oublie pas la diaspora. Selon Mamadou Diop Decroix, Idrissa Seck et Pape Diop se rendront auprès des Sénégalais de l’extérieur afin de leur parler « des dangers que renferme le vote du Oui ».

Le front pour le « Non » soupçonne des tentatives de bourrage des urnes. « Nous appelons à la transparence de l’échéance, nous sommes adeptes de la quiétude, de la paix et de l’apaisement. Toutefois, nous n’accepterons pas la confiscation de la voix  du peuple sénégalais », a-t-il prévenu. Selon lui, 130.000 jeunes volontaires seront déployés dans tout le territoire national afin qu’ils veillent au contrôle de l’échéance.

Oumar BA


Khalifa SallDans un communiqué, Khalifa Sall, le maire de Dakar estime que « le référendum du 20 mars, qui aurait dû permettre à notre pays d’assurer son ancrage irréversible dans la démocratie, est une occasion manquée ».  Il ajoute que ce référendum ne doit pas faire oublier ce qui est en cause, c’est-à-dire la décision du président de la République de revenir sur son engagement de réduire le mandat en cours. Ce qu’il qualifie de « reniement qui décrédibilise la parole publique ». Selon lui, l’alibi de l’avis du Conseil constitutionnel ne peut en aucune manière justifier que le président de la République refuse au peuple souverain l’exercice de la plénitude de son pouvoir constituant et le droit de se prononcer sur la question de la durée du mandat en cours. « Ce qui est en cause, c’est aussi l’absence de débat sur un projet de révision élaboré sans aucune concertation avec les forces vives de la nation. Au lieu d’asseoir les bases d’un consensus durable sur la Constitution et sur les institutions de la République, le projet de réforme constitutionnelle divise notre pays et attise les inquiétudes de larges segments de notre société », dénonce le maire de Dakar.  « Pour toutes ces raisons et parce que je considère que la Constitution, c’est d’abord le citoyen, j’ai décidé de voter Non à ce projet des réformes constitutionnelles qui ne répond pas aux enjeux de consolidation de notre démocratie », explique Khalifa Sall.

Mamadou GUEYE


ReferendumLa ligue des écoles coraniques du Sénégal, les dahiras Rawdu Rayyahine, Moukhadimatoul Khidma, Khouratoul Ayni et khoudamoul Khadim, se sont rencontrés le 05 mars dernier à Darou Khoudoss. A la fin de la rencontre qui a fortement mobilisé les populations, Serigne Cheikhouna Mbacké Abdou Woudod, a indiqué qu’ils ont décidé de voter « Non » au référendum.

La ligue des écoles coraniques du Sénégal et les dahiras Rawdu Rayyahine, Moukhadimatoul Khidma, Khouratoul Ayni et khoudamoul Khadim, ont décidé, « après avoir minutieusement examiné l’actuelle Constitution du Sénégal,  le projet de loi portant réforme constitutionnelle et le projet de lois partant le Code de l’enfant », a décidé de voter « Non » au référendum du 20 mars. Pour ces religieux, rendre une quelconque disposition « intangible », est « une entrave aux droits des générations futures et une confiscation de leur liberté ». Ce qui est, par conséquent, estiment-ils, « contraire à l’esprit de la démocratie ».

Ils ont alors proposé de modifier l’alinéa 1 de l’article 17 de l’actuelle Constitution en ces termes : «  le mariage entre un homme et une femme et la famille constituent la base naturelle et morale de la communauté humaine ». Mais également de préciser, dans la section 2, du chapitre 2 du Code de l’enfant que « l’époux est le chef de famille, même si la responsabilité d’éduquer et d’entretenir les enfants incombe à tout le couple ; de supprimer, dans le projet de Code de l’enfant, l’article 50 fixant l’âge minimum du mariage mais aussi la disposition dans l’article 62 qui autorise de mettre un terme à la grossesse résultant d’un viol de la fille », a indiqué Serigne Cheikhouna Mbacké Abdou Woudod.

Avec ses collègues, ils ont rappelé que toute législation doit respecter les croyances et les valeurs morales de la société à laquelle elle est destinée, le droit inaliénable de toute génération à légiférer pour elle-même, l’attachement de la société sénégalaise, dans ces différentes composantes, aux valeurs religieuses et morales, l’importance que cette société accorde à l’institution familiale fondée sur le mariage entre un homme et une femme. Mais aussi le rôle que l’époux doit exercer pour la stabilité de la famille, la répulsion profonde de  la société sénégalaise à l’égard de tout ce qui touche à l’homosexualité, le respect que l’homme doit à la vie humaine, dans toutes ces étapes, de manière à ne pas n’accepter l’avortement volontaire.

Mamadou DIEYE



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