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Politique (4272)

Le chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, a pris part, hier au Sommet du G8, à Deauville, en France. Le président de la République a conduit la délégation au G8 après Addis-Abeba où il a assisté aux sommets Inde-Afrique et sur la situation politique en Libye. Il était accompagné d’une forte délégation dont le ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie, Karim Wade qui a eu un long tête à tête avec le président des Etats-Unis d’Amérique, Barak Obama. Cette entrevue entre le chef de l’Exécutif américain et le ministre d’Etat en charge de l’Energie, selon notre source, s’est tenue à l’issue des travaux marquant le Sommet du G8 que vient d’abriter cette ville touristique française qu’est Deauville.

Dans une déclaration commune, le G8 et l’Afrique du Sud, l’Algérie, l’Égypte, l’Éthiopie, le Nigeria et le Sénégal, ainsi que la Commission de l’Ua, ont souligné l'importance d'un partenariat renforcé entre le G8 et le continent. L'Afrique est en marche et devient un nouveau pôle de la croissance mondiale, en dépit des difficultés restant à surmonter, notamment dans les Pays les moins avancés, lit-on.

Le G8 et l'Afrique travaillent conjointement dans cette période cruciale de changement, poursuit la déclaration de Deauville.

« Nous nous félicitons du soutien indéfectible que la Cedeao, l’Ua et l’Onu ont apporté à la volonté libre et souveraine du peuple ivoirien. Nous sommes profondément préoccupés par la situation humanitaire et socio-économique en Côte d'Ivoire. Nous soutenons sans réserve les actions menées par l'Ua et les organisations régionales africaines pour lutter contre les changements de régime non constitutionnels », note le document. Les leaders du monde et de l’Afrique encouragent la poursuite des efforts réalisés pour garantir l'Etat de droit et le respect des droits de l'Homme et pour lutter contre l'impunité.

« Nous accueillons avec une grande satisfaction les initiatives prises par plusieurs pays africains pour mettre en place des mécanismes de justice transitionnelle afin de traiter les cas de violation des droits de l'Homme. Ces actions doivent se poursuivre », poursuit la déclaration.

El. H. A.THIAM

Contribuer au renforcement de l’Etat de droit et de la démocratie en Afrique. C’est l’objectif que s’est fixé la Cellule de veille sur les acquis démocratiques en Afrique (Cvada). Son lancement a eu lieu hier au cours d’une rencontre avec la presse.

Des personnalités du continent ont lancé hier la Cellule de veille sur les acquis démocratiques en Afrique (Cvada). «L’opportunité d’un tel choix est justifiée par la pertinence de l’option démocratique comme passage recommandé pour garantir la paix et la stabilité politique et sociale d’une nation et partant, son développement économique et social », a déclaré le président de la Cvada, Alioune Badara Niang.  Dans le présent contexte africain, ajoute-t-il, les observateurs attentifs peuvent comprendre aisément que l’épanouissement difficile de l’expérience démocratique en cours engendre l’éclosion de nombreuses tensions qui affectent plusieurs pays, compromettant ainsi toutes leurs chances de progrès. «Conscient de la gravité d’une telle situation, nous avons décidé récemment de nous engager dans la réflexion et l’action utile en faveur de la promotion et l’élargissement de la démocratie dans le continent», a souligné M. Niang par ailleurs conseiller spécial du président de la République et membre fondateur du Pds. Conformément à son ambition générique, la Cvada a d’autres objectifs consistant à concourir au développement de la démocratie en Afrique en participant au renforcement des acquis par la capitalisation et la vulgarisation à grande échelle des expériences reçues, la promotion de la Bonne gouvernance, l’assistance dans la gestion des processus électoraux, la contribution à la prévention et à la résolution des conflits.

Membre du comité scientifique, l’ancien ministre de l’Intérieur, le général Lamine Cissé, a indiqué que la Cvada n’est pas une affaire sénégalo-sénégalaise mais une structure qui concerne l’Afrique en général.

«On n’est pas focalisé sur le problème du Sénégal», a-t-il noté. A la question de savoir si le Sénégal est un exemple dans le processus démocratique en Afrique, M. Cissé de dire que c’est un pays comme tous les autres du continent. «La démocratie n’est jamais définitivement ancrée dans un pays. Même dans les pays dits développés, il y a des moments où les règles universelles et démocratiques ne sont pas respectées. Le Sénégal n’est pas une exception à ce genre de choses. Mais nous parlons des pays africains en général et non du Sénégal exclusivement», a-t-il dit. Dans cette structure, on retrouve d’anciens ministres africains, des ambassadeurs, des universitaires, des membres d’organisations internationales.

Aliou KANDE

En meeting à Pikine Tally Bou Bess, Cheikh Tidiane Gadio a déclaré qu’en 2012 nous devons faire une alternance dans les mêmes conditions qu’en 2000, c’est-à-dire dans la paix, la tranquillité et dans l’admiration de la communauté internationale. M. Gadio a affirmé que ce qu'il a vu maintenant l’inquiète. Il parle « des tiraillements, les décisions unilatérales de redécoupage administratif, la nébuleuse qui entoure les inscriptions sur les lites électorales et les difficultés liées à l’obtention de Cni ».

Le leader de « Luy Diot Diotna » reconnaît l’existence de mesures d’assouplissement, mais souhaite qu’il y ait une plus large concertation autour de comment encourager le maximum de jeunes à accéder aux listes électorales et à pouvoir s’inscrire. En ce qui concerne la question de l’énergie, il pense que le Sénégal a le plus grand nombre d’experts en électricité en Afrique. « Il faut mettre la compétence aux postes de commandement au-delà de certaines considérations basées sur l’appartenance d’ordre religieux, confrérique, ethnique », a-t-il dit.

Abdou DIOP

Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Me Madické Niang, a pris part, hier, à Bali, en Indonésie, à l’ouverture de la 16ème Conférence ministérielle du Mouvement des Pays Non Alignés et à la Réunion commémorative du 50ème anniversaire dudit mouvement. Cette réunion, selon le communiqué du ministère, sera sanctionnée par l’adoption d’un document final, qui porte sur la position du mouvement au sujet des grandes questions internationales, ainsi que celle de trois déclarations, portant, respectivement, sur le cinquantenaire, la situation des prisonniers politiques palestiniens en Israël et sur l’élimination totale des armes nucléaires. Au nom du groupe africain, Me Madické Niang a prononcé une communication dans laquelle il a souligné les progrès notables enregistrés dans le cadre de la consolidation de la démocratie, de l’Etat de droit et les multiples opportunités dont recèle l’Afrique. En marge des travaux, le ministre s’est entretenu avec son homologue de la Palestine, à qui il a demandé de transmettre les félicitations et encouragements du chef de l’Etat, au président Mahmoud Abbas, suite à la signature de l’accord de réconciliation nationale inter-palestinien. Il a reçu ses homologues du Guatemala, du Sri Lanka ainsi que le président de la 65eme Ag de l’Onu, Joseph Deiss. Il envisage de rencontrer ses homologues égyptien, irakien et indonésien.                     

El. H. A THIAM

La tension entre les partis politiques et le pouvoir trouve son origine dans la fiabilité du fichier électoral, d’après le Pr Ismaïla Madior Fall. Il demande cependant d’établir les moyens d’institutionnalisation d’un dialogue politique.

La fiabilité du fichier électoral du Sénégal ne cesse d’opposer la classe politique, elle est devenue «l’élément central de querelles électorales comme illustré par la contestation des résultats des présidentielles de 2007 et le boycott des législatives de la même année ».

C’est l’un des principaux enseignements tirés par le Pr Fall dans son rapport sur une étude «comparative des commissions électorales au renforcement de la démocratie » menée conjointement par Afrimap et Open society initiative for west Africa (Osiwa) qui ont procédé au lancement du rapport des “organes de gestion des élections en Afrique de l’Ouest d’une étude comparative de la contribution, des commissions électorales au renforcement de la démocratie’’.

A en croire le Pr Fall, «en dépit de sa bonne réputation de démocratie attestée par le fait qu’il a conduit des élections régulières depuis l’indépendance et qu’il a embrassé le multipartisme dès les années 70, le Sénégal n’a pas disposé d’un système électoral réunissant les conditions d’élections transparentes jusqu’en 1992». C’est à cette date, note le constitutionnaliste, «qu’un consensus de la classe politique a permis des réformes de la Constitution et du Code électoral qui ont rendu possible l’alternance politique de 2000».

Le Pr. Fall en conclut que «la fiabilité du fichier électoral est devenue l’élément central des querelles électorales». C’est pourquoi, le Pr. Fall est d’avis que «l’analyse critique du système de gestion des élections au Sénégal amène à la conclusion qu’il est urgent de stabiliser les règles du jeu électoral souvent changeantes en fonction des intérêts politiques du moment».

Le rapport d’Afrimap et Osiwa, à en croire les auteurs, est «une cartographie exhaustive des élections des commissions électorales dans les 6 pays de la région de l’ouest africain (Bénin, Cap-Vert, Ghana, Nigeria, Sénégal et Sierra Leone) dont l’objectif est d’évaluer leur contribution au renforcement de la démocratie participative dans la région».  L’Organe de gestion des élections ajoutent-ils, est une de ces «institutions de mise en ouvre du jeu électoral qui ont occupé au cours des deux dernières décennies le centre des discussions et de la pratique sur la question cruciale de la participation effective des citoyens aux affaires publiques de leurs pays».

Cependant, il est ressorti que «leurs modes de création et les règles de leur fonctionnement effectif n’ont cessé de préoccuper les protagonistes des compétitions électorales et d’occuper le centre des réformes politiques».

C’est en répondant à ce «besoin d’éclairage sur une institution qui occupe une place  de plus en plus centrale dans les processus politiques en Afrique de l’Ouest» que le Pr Fall a été chargé de conduire cette étude sur le Sénégal, son pays.

Yathé Nara NDOYE et Idrissa SANE

Miguel Angel Moratinos promet de lancer un « plan spécial » pour l’Afrique s’il est élu directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao).  L’ancien ministre des Affaires étrangères et de la Coopération d’Espagne, qui a pris part au Dakar-agricole 2011, pense également que la Fao « doit être réformée ». Entretien exclusif.

 

Quel sens donner à votre participation à ce Dakar-agricole 2011 ?

 

Le forum international de Dakar est une plate-forme essentielle pour le monde agricole. On peut même le baptiser « le Davos de l’alimentation et de l’agriculture ». Mais un Davos qui se penche sur les questions stratégiques qui mettent en avant l’élimination de la faim, la sécurité alimentaire et le développement agricole pour le bien-être de milliards d’individus à travers le monde. Je pense que le Dakar-agricole 2011 se tient à un moment opportun, stratégique, dans un contexte de renouveau de tout ce qui est relatif à la gouvernance mondiale de l’agriculture. Aujourd'hui, le monde fait face à une crise alimentaire, à une volatilité des prix et à une certaine incertitude vis-à-vis du futur des politiques agricoles. C'est pourquoi, je salue à juste raison, l'initiative d'organiser ce forum qui est un intéressant cadre d’échanges et de partage d’expériences.

 

Nombreuses sont les communications de ce Dakar-agricole qui ont mis l'accent sur les crises et les menaces qui pèsent sur l’agriculture. Celle-ci est-elle réellement menacée ?

 

Je dois reconnaître qu’il y a de réels problèmes mais en même temps je dois avouer qu'il y a beaucoup de solutions. Le plus important est d'avoir une vision claire. Il faut un état des lieux clair voire critique de la situation. Je suis d’avis qu’il ne faut pas s’arrêter à faire des constats de faillite et des critiques. Le monde doit apporter de nouvelles initiatives, de nouveaux instruments pour faire face aux enjeux de l’agriculture et de la sécurité alimentaire. Je pense qu'il est nécessaire de renforcer et de réformer le système de fonctionnement de l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao). Cette grande organisation onusienne doit se doter d’importantes ressources financières et de toutes les nouvelles technologies indispensables au développement de l’agriculture, à la lutte contre la faim et à la pauvreté.

 

Que pensez-vous de la proposition du président sénégalais, Abdoulaye Wade, qui veut une gouvernance mondiale de l’agriculture ?

 

Cela est essentiel. Le président Wade est un grand leader qui a cette obsession pour une nouvelle gouvernance mondiale de l’agriculture. Je rappelle que nous sommes en train de la construire. Je pense que cette nouvelle gouvernance globale, qui aura des piliers économiques et politiques, est indispensable pour assurer la sécurité alimentaire mondiale. En ce début du 21e siècle, il nous faut une nouvelle gouvernance mondiale bâtie sur une nouvelle vision, qui encore une fois, passera par une réforme profonde de la Fao. J’ai eu le privilège d'être reçu par le président Wade avec qui j’ai longuement discuté sur la nécessité de réformer la Fao. Cette organisation peut être davantage utile pour ses membres si elle est réformée, adaptée en fonction des enjeux actuels. Il faut donner à la Fao la capacité réelle et la centralité du débat en matière agricole et alimentaire.

 

Qu’est-ce qui va réellement changer si vous êtes élu, en juin 2011, à la tête de la Fao ?

 

D’abord la vision. Je pense qu’il faut une vision claire et un engagement fort en faveur des pays membres. La Fao a besoin d’un leadership affirmé et d’une plus grande volonté politique. Tout cela ne peut se faire que si l’organisation dispose de moyens. Je pense qu’il faudra renforcer la capacité de mobilisation des ressources. Et je suis convaincu, avec le dialogue entre l’organisation et les pays membres mais surtout entre elle et les institutions internationales, nous y arriverons.  Si je suis également élu, je lancerai un plan spécial pour l’Afrique. Il s’agira d’établir des projets-pays, avec des mécanismes institutionnels et financiers adéquats qui permettront au continent de faire face à ses défis en matière de sécurité alimentaire.

 

Justement, quelles sont vos chances de succéder au Sénégalais Jacques Diouf ?

 

Mon élection dépend des Etats membres. Je suis très confiant. Si je suis dans la course, c’est pour gagner. Et je ferai tout mon possible pour l’emporter face à mes adversaires qui sont tous de grandes personnalités, de grandes valeurs. Ma vision, mon engagement et mes propositions sont les seuls qui s’adaptent le mieux aux défis qui se posent à la nouvelle gouvernance mondiale de l’agriculture tant souhaitée par les populations.

Propos recueillis par Abdoulaye  DIALLO

L’Assemblée nationale a adopté hier une Loi organique relative aux lois de Finances. Cette loi, qui matérialise une directive du Conseil des ministres des Etats de l’Uemoa, commencera progressivement à être opérationnelle à partir du 1er janvier 2012. Elle confère aux ministres sectoriels le pouvoir d’ordonnateur des dépenses, mais avec toujours un contrôle strict du ministre des Finances.

Les ministres sectoriels du Sénégal auront bientôt le pouvoir d’ordonnateur des dépenses grâce à l’adoption par l’Assemblée nationale du Sénégal d’une Loi organique relative aux lois de Finances. C’était hier au cours d’une session plénière de l’Assemblée nationale.

Le pouvoir d’ordonnateur principal des dépenses était jusque-là dévolu au ministre chargé des Finances. La décision de procéder à la déconcentration de ce pouvoir a été décidée à travers une directive du Conseil des ministres des pays membres de l’Uemoa.

Par une directive n°06/2009 du 2 juin 2009 relative aux lois des Finances, le Conseil des ministres de l’Uemoa avait voulu imprimer un saut qualitatif dans la gestion des Finances publiques en consacrant, entre autre, le passage d’une logique de moyens à une logique de résultats.

En effet, si la directive n°05/97 portant sur le même objet était principalement orientée vers l’harmonisation des législations et des procédures budgétaires nécessaires à l’exercice de la surveillance multilatérale des politiques économiques au sein de l’Union, la nouvelle directive marque la volonté de renforcer cette harmonisation et de hisser le cadre de gestion des Finances publiques des Etats membres de l’Union à la hauteur des meilleurs standards internationaux.

Dès lors, chaque Etat membre est invité à appliquer progressivement les dispositions de cette nouvelle directive à partir du 1er janvier 2012 et intégralement au plus tard le 1er janvier 2017.

Selon le rapport de la Commission de l’Economie générale et des Finances, du Plan et de la Coopération économique, la Loi organique vise à transposer dans le droit interne sénégalais la directive.

 

Asseoir de nouvelles règles adaptées

 

Celle-ci abroge la Loi organique N° 2001-09 du 15 octobre 2001 relatives aux lois des Finances modifiée par la Loi organique N°2007-29 du 1er décembre 2007.

Hormis les articles relatifs aux modalités de mise en œuvre de la comptabilité publique et au régime de responsabilité des agents publics qui ne relèvent pas, conformément à la Constitution, du domaine de la présente Loi organique, le projet reprend l’essentiel des innovations majeures introduites dans certains domaines par les dispositions de la nouvelle directive. Il s’agit de la présentation du budget en programmes, de la déconcentration du pouvoir d’ordonnateur principal des dépenses jusque-là dévolu au ministre chargé des Finances, de l’introduction du principe des prévisions budgétaires et l’élaboration d’un document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle.

De plus, ajoute le rapport, les réformes initiées portent sur le classement des tirages et remboursements des emprunts à moyen et long termes en opération de trésorerie, la mise en cohérence des soldes de la loi des Finances avec les critères retenus dans le pacte de la convergence, le renforcement de l’information du Parlement et de son contrôle sur l’exécution des lois de Finances et l’extension des missions de la Cour des comptes dans le contrôle et le suivi de l’exécution du budget.

Le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, Abdoulaye Diop, a souligné que le dispositif repose sur la volonté d’asseoir de nouvelles règles adaptées à la méthode de gestion budgétaire axée sur les résultats.

 

Nouvelle loi organique

 

Selon le ministre d’Etat, ces règles s’appliquent essentiellement au pouvoir de régulation du ministre chargé des Finances, à la responsabilité du gestionnaire de programme, à la fongibilité des crédits, aux autorisations d’engagement, aux profonds d’autorisation d’emplois et à la maîtrise du patrimoine et des engagements de l’Etat et de ses démembrements.

L’abrogation de la Loi organique N° 20012-09 du 15 octobre 2001 relative aux lois de Finances modifiée est prévue au 1er janvier 2016.

Et l’entrée en vigueur de la nouvelle Loi organique est fixée à la même date afin que le projet de loi de Finances pour l’année 2017 puisse être préparé et voté en 2016 sous le régime de la nouvelle loi.

Les députés ont salué la décision des autorités sénégalaises de poser les premiers jalons de l’application de la directive. Ils se sont également félicité de la mesure consistant à permettre aux députés d’avoir tous les trois mois un œil sur l’état d’exécution du budget national.

Babacar DIONE

Après Addis-Abeba où il a pris part aux Sommets Afrique-Inde et sur la situation politique en Libye, le chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, est en France depuis hier soir. Il participe au sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du G8 à Deauville. Commune située sur une station balnéaire du Nord-ouest de la France, Deauville est très connue pour son festival du cinéma américain, avec son casino et ses hôtels qui attirent annuellement de nombreux touristes venus des quatre coins du monde. Cette ville qui accueille le sommet des chefs d’Etat aujourd’hui et demain (26 et 27 mai) est située dans le département du Calvados, dans la région Basse-Normandie et compte environ 4.000 habitants.

Les nouveaux chefs d’Etat de Côte d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara, Mahamadou Issoufou du Niger et Professeur Alpha Condé de la Guinée, élus récemment, sont les invités exceptionnels du sommet de cette année. La présidence française, dans une note, a indiqué que ces trois ex-colonies de la France «ont des parcours démocratiques exemplaires».

Ils auront à leurs côtés des chefs d’Etat africains membres du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad). Il s’agit de l’Algérie, de l’Egypte, de l’Ethiopie, du Nigeria, du Sénégal et de l’Afrique du Sud.

Rappelons que plusieurs questions d’ordre économique, les crises sociales au Soudan, en Somalie et au Zimbabwe seront débattues par les dirigeants africains et occidentaux présents ces quarante-huit heures à Deauville.                 

El. H. A. THIAM

En tournée dans la région de Kaolack, Ousmane Tanor Dieng, le Secrétaire général du Ps a tenu un point de presse au cours duquel, il s’est prononcé, entre autre, sur la candidature unique de l’opposition.

Selon lui, l’occasion lui a été donnée de constater que ses camarades, au niveau des zones visitées, sont déterminés et enthousiastes, mais ont une seule crainte fondamentale, notamment la peur que le «Benno», n’arrive pas à renforcer, voire consolider son unité.

«C’est une perspective catastrophique qui donnerait à Abdoulaye Wade la chance de rester au pouvoir», a fait savoir le socialiste en chef qui cite ses militants. Ousmane Tanor Dieng dit les avoir rassuré sur la volonté du «Benno» de «trouver la formule adaptée pour faire partir Abdoulaye Wade», a indiqué qu’à chaque fois qu’il rencontre ses camarades du Ps, il leur demande de travailler dans ce sens. Une option qui colle mieux à l’intérêt du pays : « assujettir toutes nos prétentions à l’objectif que constitue le départ de Me Wade».

Interpellé sur le découpage des collectivités locales, relativement au cas de Mbane en particulier, le Secrétaire général du Ps a souligné qu’il y a là, de la part du régime de l’alternance, une volonté de remettre en cause le verdict des urnes et en même temps, reculer l’élection présidentielle. Donnant raison aux populations de Mbane, il déclare les appuyer, ajoutant du coup qu’ils sont en train d’imaginer un plan bien articulé pour s’opposer frontalement à ce que veut Me Wade.

Quant aux commissions électorales, le Secrétaire général du Ps souligne que celles-ci rencontrent un problème de proximité des lieux d’inscription, souvent trop éloignés des populations. Selon lui, la solution est de rapprocher les centres d’inscription des populations et rendre l’opération gratuite.

En ce qui concerne l’obtention de la carte d’identité, Ousmane Tanor Dieng dit avoir demandé aux populations et aux militants de faire la liste de tous ceux qui en sont demandeurs et qui ne l’ont pas, ceci pour, dit-il, avoir un chiffre exact des postulants de cartes d’électeur et qui n’ont pas de cartes d’identité.

Mamadou CISSE

Les jeunes du Parti démocratique sénégalais (Pds) ne tiendront plus leur Conférence nationale les 28 et 29 mai. Leurs assises se tiendront finalement les 11 et 12 juin pour permettre au Secrétaire général national, Me Wade, de présider les travaux. 

La Conférence nationale des jeunesses du Parti démocratique sénégalais initialement prévue les 28 et 29 mai 2011 a été reportée aux 11 et 12 juin 2011. L’annonce a été faite hier par le président de la Commission nationale de renouvellements de l’Union des jeunesses travaillistes libérales (Ujtl), Mamadou Seck.

Ce report est dû à l’agenda du président de la République, Me Abdoulaye Wade, qui se trouve actuellement en Ethiopie pour les besoins des sommets Afrique-Inde et sur la situation politique en Libye.

« Les Conférences nationales des jeunesses du parti ont toujours été présidées par le Secrétaire général national du Pds. Nous n’allons pas déroger à la règle », a déclaré Modou Diagne Fada, membre de la Commission nationale. .

Le président de la Commission, le président de l’Assemblée nationale, Mamadou Seck, a laissé entendre que ce report n’a rien à voir avec la décision de certains jeunes libéraux de créer une Ujtl-bis. « Cela ne peut pas nous empêcher de dormir encore moins repousser la date de la Conférence », a martelé Mamadou Seck. « L’unique raison, c’est le calendrier du Secrétaire général national du parti. Nous avons pris toutes les dispositions pour tenir cette Conférence nationale », a insisté Mamadou Seck, qui avait également à ses côtés, le ministre de la Jeunesse, Mamadou Lamine Keita et le député Joseph Ndong.

En attendant la tenue de la Conférence, les 16 candidats déclarés au poste de Secrétaire général de l’Ujtl seront auditionnés, les 28 et 29 mai.  Cette audition permet de mieux apprécier leur candidature, a souligné Modou Diagne Fada.

Babacar DIONE

Sada Ndiaye a passé hier le témoin à Mme Ngoné Ndoye, nouveau ministre des Sénégalais de l’extérieur. L’ex-sénatrice affiche une détermination à réussir sa nouvelle mission.

Le nouveau ministre des Sénégalais de l’extérieur, Mme Ngoné Ndoye, a exprimé son « engagement » et sa « détermination » à réussir à la tête du département chargé de la gestion des affaires des compatriotes vivant hors du pays.

« Je suis une femme de challenge et d’engagement. Je suis déterminée à répondre aux attentes du président de la République », a déclaré Mme Ndoye, qui s’exprimait hier lors de la cérémonie de passation de service avec son prédécesseur Sada Ndiaye, qui est désormais aux commandes du ministère du Travail.

C’était en présence de plusieurs personnalités religieuses et coutumières de Rufisque, ainsi que d’autres populations de cette localité de la région de Dakar.

Mme Ngoné Ndoye a remercié le président de la République pour le choix porté sur sa personne.

« Je ne ménagerai aucun effort pour appliquer la politique du président de la République en faveur des Sénégalais de l’extérieur », a martelé le nouveau ministre des Sénégalais de l’extérieur, qui promet de « s’oublier pour le président de la République ».

Ngoné Ndoye a témoigné sa « loyauté » et son « dévouement » au président de la République et à son Premier ministre. Elle a également félicité Sada Ndiaye pour le travail accompli à la tête du département, promettant d’inscrire son action dans la continuité.

Le ministre a tendu « la main aux acteurs du secteur pour relever les défis ». Il a promis de « travailler dans un esprit de challenge ». Mme Ndoye dit également compter sur la loyauté des agents du ministère.  Elle a demandé aux agents d’être confiants.

Le président du Conseil supérieur des Sénégalais de l’extérieur, Mor Kane, a demandé au ministre de procéder au recensement des Sénégalais vivant hors du pays.

A la tête du département des Sénégalais de l’extérieur depuis mai 2009, Sada Ndiaye a exprimé le souhait de voir le ministre réussir à la tête du département qui, selon lui, a pris une place dans l’architecture institutionnelle du Sénégal.  M. Ndiaye a rendu un hommage aux Sénégalais de l’extérieur qui sont un pilier essentiel du développement du Sénégal. Il a également émis le souhait de voir son remplaçant finir plusieurs chantiers dont le site web du ministère pour une plus grande écoute des Sénégalais de l’extérieur.

Babacar DIONE

Poursuivant son programme d’animation, de sensibilisation des populations et de massification du Parti démocratique sénégalais, entamé depuis plusieurs mois dans le Rip, le directeur général de la Sn Hlm, Amadou Mactar Bâ, par ailleurs président de la fédération départementale de Nioro, a organisé le week-end dernier un grand rassemblement des militants et sympathisants libéraux.

Une occasion pour le responsable libéral et son équipe, dévaluer de manière pratique le travail qui a été fait sur le terrain, mais également de requinquer les troupes en direction de 2012.

En effet, pour le patron de la Sn Hlm, les enjeux de l’échéance de 2012 sont d’une importance telle qu’aucun effort ne devrait être ménagé pour conduire le président de la République à une victoire au 1er tour. Le Pds, a-t-il déclaré, dans le département de Nioro, s’est inscrit dans une dynamique unitaire et travaille dans le sens de l’atteinte des objectifs de victoire qu’il s’est fixés.

Il a salué la grande mobilisation des populations du Rip, de Wack-Ngouna à Médina Sabakh, en passant par Taïba Niassène, Porokhane, Ngayène Sabakh et Kaymor. Autant de localités, a fait noter le responsable des libéraux du Rip qui ont tenu à participer à cette journée dédiée à Me Wade.  M. Bâ soutient que le Rip est actuellement bleu, puisque, étant tombé sous le charme des réalisations de l’alternance.

«Avant 2000, le département était caractérisé par un enclavement chronique qui rendait difficile le déplacement des populations et limitait les ambitions économiques », a ajouté l’orateur pour qui, les infrastructures routières réalisées en 10 ans ont complètement sorti les Niorois de l’isolement.

L’axe Kaolack-Dinguiraye, qui va être prolongé jusqu’à Keur Ayib, Kaolack-Keur Madiabel avec son prolongement jusqu’à Wack-Ngouna, les pistes de productions qui relient Nioro à Kaffrine et Sabouya, etc. sont autant de réalisations qui font aujourd’hui la fierté des populations du Rip, décidé, selon Mactar Ba, à permettre au président Wade de poursuivre ses efforts en direction du monde rural.

Pour lui, les leaders de l’opposition, qui tentent désespérément de conquérir le Rip, n’ont qu’à déchanter, le département ayant déjà fait son choix pour la continuité. Les efforts du chef de l’Etat dans les différents secteurs de l’Education avec la multiplication des salles de classe, des Cem de proximité et des lycées, la Santé avec la construction des centres de références, les réalisations en matière d’hydraulique et les avancées dans le domaine agricole, ont fini de convaincre le Saloum des profondeurs, a déclaré le président de la fédération Pds du Rip.

Auparavant, Kéba Bâ et El Hadj Moussa Bâ ont rendu un hommage à Mactar Bâ «qui, soulignent-ils, depuis sa désignation par le président Wade lors d’un meeting à Wack-Ngouna pour diriger le département, s’est investi sans réserve pour la satisfaction des besoins des populations de Nioro, répondant à toutes les sollicitations d’ordre social et économique.

Mamadou CISSE

Ayant connu ces derniers temps une léthargie due à l’absence de ses ténors dans la commune, le Parti démocratique sénégalais à Koungheul vient de renouer avec l’ambiance des grands jours.

Un grand rassemblement des militants et sympathisants libéraux a été organisé par Socé Diop pour préparer la réélection de Me Wade.

Hommes, femmes et jeunes de la commune mais également de plusieurs gros villages du département, tel Miname, Ndiaye Counda, etc. ont fait une démonstration de force dans la perspective de l’élection présidentielle de 2012.

Aussi, ont-ils fait le serment avec Socé Diop, de se mettre derrière Souleymane Ndéné Ndiaye pour réélire Me Wade au 1er tour, au soir du 26 février 2012.

Objectif visé au-delà de la remobilisation, animer et massifier le Pds dans le Bambouck, mais également défendre le bilan de Me Wade.

Cette initiative de Socé Diop, responsable politique à Koungheul et par ailleurs inspecteur général des Bâtiments au ministère de l’Habitat, de faire revivre le Pds dans le Bambouck et de doper les militants libéraux et qui aura permis d’accueillir de nouveaux adhérents provenant de la Société civile, a été saluée avec force par les différents intervenants. Des doléances relatives à l’achèvement des travaux de construction du lycée et de la caserne des sapeurs pompiers, ont-elles été posées par les koungheulois.

Des revendications du reste, légitimes et qui, de l’avis de Socé Diop, ne vont pas tarder à trouver satisfaction auprès des autorités, vu la détermination du président de la République et l’engagement du Premier ministre aux côtés des populations du Bambouck et du Sénégal en général.

Pour la responsable libérale, la victoire de Me Abdoulaye Wade en 2012 se fera dans l’unité et la concorde des responsables qui le représentent au niveau des différentes localités. C’est dans ce sens qu’elle a appelé ses frères libéraux du Bambouck à travailler dans le sens de l’unité, pour l’atteinte des objectifs derrière le directeur de campagne du président Wade.

Du candidat des libéraux, Socé Diop dira que son bilan est facile à défendre, au vu de ses nombreuses réalisations qui fleurissent et qui toutes, rivalisent de beauté. Elle en veut pour preuve les avancées notables dans le domaine de l’éducation avec les salles de classe qui ont triplé, les Cem de proximité qui foisonnent un peu partout et les lycées créés à tous les niveaux. Il y a, a-t-elle fait noter, la création prochaine d’un Centre universitaire régional à Kaolack, (Cur) et la route Kaolack-Tamba qui fait le bonheur des populations.

Mamadou CISSE

En prélude au congrès des jeunes du Front pour le socialisme/Benno Jubbël (Fsd/Bj), prévu à Kaolack le mois prochain, ils ont rassemblé dimanche environ 300 délégués issus des 45 départements du Sénégal et des différentes universités du pays.

Des moments choisis par leur Secrétaire général, Cheikh Bamba Dièye, pour faire des recommandations allant dans le sens de massifier leur parti en vue des prochaines joutes électorales de février 2012. Selon lui, le plus important est de ne pas se focaliser sur une candidature, encore prématurée de Cheikh Bamba Dièye, mais il urge de travailler à faire un maillage serré du terrain politique.

C’est pourquoi, il a sommé chaque délégué à faire en sorte de pouvoir inscrire et fidéliser 20 électeurs dans les 30.000 villages du Sénégal mais aussi dans les quartiers. A l’en croire, à partir de cette approche, le Fsd/Bj pourra au moins cristalliser au pire 300.000 électeurs sûrs, engagés et prêts à conduire le changement, le vrai qui se profile à l’horizon 2012. Pour y arriver, «j’ai besoin de 15.000 jeunes soldats sénégalais décidés à changer le visage du Sénégal aux côtés du Fsd/Bj », précise-t-il. Le reste du travail d’élargissement des bases du parti va être assuré par les femmes.

Sur la même lancée, Cheikh Bamba Dièye précise qu’il est dans l’opposition mais reste convaincu que pour débouler le camp libéral du pouvoir, il faut que chacun se donne les moyens de mouiller sérieusement son maillot au 1er tour. «Au second tour, nous pourrons reverser nos voix au candidat le mieux placé et qui incarne véritablement les aspirations du peuple sénégalais », annonce-t-il.

A défaut de cela, il n’exclut pas d’aller avec un candidat dont son parti juge que le patriotisme, l’intégrité, la droiture et le passé exemplaire ne souffre d’aucun doute.

Mbaye BA

Le Bureau politique du Rassemblement pour la démocratie et le socialisme (Rds) (majorité présidentielle) a réitéré, hier, en réunion, son souhait de voir la caution à l’élection présidentielle de 2012 fixée à 100 millions de FCfa.

Dans un communiqué reçu, hier, à notre rédaction, le Rassemblement pour la démocratie et le socialisme, parti de la mouvance présidentielle, pense qu’il est « plus juste » et « plus démocratique » de fixer la caution à 100 millions de FCfa pour tout candidat à la prochaine élection présidentielle, prévue en février 2012.

Les camardes de Matar Guèye estiment que cette somme n’est pas « exagérée » car elle ne représente que le « tiers » de ce que le contribuable sénégalais avait « casqué » pour chaque candidat en 2007. «Pour chacun des 15 prétendants d’alors à la magistrature suprême, l'Etat avait dû imprimer 6 millions de bulletins de vote, conformément à l’article R47 du Code électoral (qui stipule que le nombre de bulletins de vote, par candidat, doit être égal au nombre d’électeurs inscrits, 5 millions, majoré de 20%, pour parer aux éventuelles avaries).

Pour ces mêmes candidats, il a également fallu confectionner 12.000 affiches, 255.000 documents de propagande (lettres-circulaires, professions de foi, etc.). Sans compter le budget colossal engrangé par la télévision nationale, pour affecter, 21 jours durant, à la caravane de chaque candidat à la présidentielle toute une équipe de techniciens, caméraman, preneur de son, journaliste, chauffeur, véhicule, carburant, devant l’accompagner durant tout le périple de sa campagne électorale. Soit une charge financière globale de 303.210.000  FCfa, par candidat à la présidentielle », précise le Bp du Rds. Matar Guèye et ses camarades soutiennent qu’il est « temps » que les contribuables sénégalais se posent la question de savoir pourquoi la classe politique, « hyper-minoritaire dans notre pays », devrait-elle continuer à coûter si chère au pays. Mieux, ils prônent un retour à l’orthodoxie des années 70 et 80 qui a l’avantage de « rationaliser les charges financières induites, en sus d’épargner aux Sénégalais cette assommante atmosphère de campagne électorale permanente », à laquelle la classe politique sénégalaise soumet presque « despotiquement » l’électorat, depuis quatre décennies déjà.

Au lendemain de l’adoption dudit Code, rappelle le document, le pouvoir socialiste avait revu à la hausse la durée du mandat présidentiel, en le portant à sept ans, pendant que celle du député était maintenue à 5 ans. Dès lors, ces deux mandats n’arrivant plus en même temps à échéance, il était évident que les scrutins présidentiel et législatif ne pouvaient plus être organisés dans le même espace temporel. D’où leur découplage, intervenu lors des élections générales de 1993. « Les initiateurs du découplage de ces deux scrutins majeurs, avaient-ils réellement songé aux importantes économies d’échelle qu'ils faisaient ainsi perdre au Trésor public ? L’organisation séparée de ces deux scrutins implique nécessairement une double gestion des ressources humaines», explique le communiqué qui rappelle que la « démocratie a certes un coût, mais avec une pléthore de 168 partis politiques, légalement constitués, il est temps pour le Sénégal, pays aux modestes ressources et dont un rythme effréné de consultations électorales singularise son calendrier républicain, de songer sérieusement à rationaliser  «sa boulimie électoraliste ».

Abdoulaye DIALLO

Le meeting organisé hier par le Parti démocratique sénégalais (Pds) a été riche en couleurs. La Casamance dans sa diversité a répondu en masse à l’appel des libéraux. La place Aline Sitoé Diatta, qui a abrité le rassemblement, a été prise d'assaut par des militants majoritairement constitués de jeunes et de femmes.

De meeting départemental, la rencontre des libéraux s’est transformée en rassemblement de la Casamance naturelle.  De Bignona à Oussouye en passant par Sédhiou et les autres contrées de la Casamance, les populations sont sorties en masse. Dès le début de la matinée du dimanche, la ville de Ziguinchor s’est plongée dans l’ambiance du meeting. Les militants débarquent dans la ville par groupes. Ils ont été sensibilisés sur les enjeux du meeting la nuit du vendredi. D’abord avec l’association des anciens du Pds qui a reçu les responsables libéraux au quartier Grand-Dakar. Les femmes et les jeunes ont été également reçus par les libéraux. Le seul mot : «une forte mobilisation pour démontrer que le Pds est majoritaire à Ziguinchor».

Le message des hauts responsables locaux a manifestement porté ses fruits. Les militants portent des drapelets et des boubous aux couleurs du Pds. Les jeunes et les femmes se distinguent le plus. Le temps frais qui s’abat ce dimanche 22 mai dans le sud du Sénégal accompagne la hardiesse des populations. Le folklore local s’exprime. Il reflète la diversité ethnique de la Casamance. Sur les tee-shirts des jeunes, on peut, entre autre, lire : « La Casamance a choisi Wade », « Le candidat de la continuité », « La Casamance remercie le président de la République». L’ambiance hausse d’intensité au fur et à mesure que l’heure d’arrivée du Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, pointe. Elle est accompagnée par les communicateurs traditionnels qui rivalisent d’éloquence et d’éloges à l’endroit du président de la République et du maire de Ziguinchor.

18h 30, presque tous les compartiments de la Place Aline Sitoé Diatta qui accueille le meeting sont occupés. Si certains militants sont assis sur des chaises devant les deux grandes tribunes, d'autres sont restés debout ovationnant ou esquissant des pas de danse. Le Premier ministre est annoncé. Il est accompagné par l’administrateur du Pds, Abdoulaye Faye, la présidente du Mouvement national des femmes, Awa Diop, le ministre d’Etat, ministre de la Famille et des Organisations féminines, Aïda Mbodj, Mamadou Diop « Decroix », représentant les partis alliés, Aliou Sow, ministre des Collectivités locales.

 

Nouvelles adhésions au Pds

 

Troisième à s’adresser aux militants, le député Khady Diédhiou a laissé entendre que «Ziguinchor a déjà choisi son camp». Elle souligne que le maire Abdoulaye Baldé a changé l’image de Ziguinchor à travers les chantiers ouverts dans la capitale du Sud. Khady Diédhiou est renforcée dans sa position par Coumba Ndiaye, une des anciennes responsables de la formation libérale. Mme Ndiaye dit être optimiste pour 2012. «Nous sommes tous unis. C’est cette unité qui nous a déjà fait gagner», martèle Coumba Ndiaye.

Mamadou Lamine Keïta a, pour sa part, rappelé le meeting organisé la semaine dernière par Benno Siggil Sénégal. Selon lui, la Casamance a prouvé qu’elle est fidèle à Wade. «Vous avez boycotté leur manifestation. Il n’y avait pas plus de 300 personnes à la Place Gao», a ironisé Mamadou Lamine Keïta. Réagissant aux déclarations de Landing Savané qui a affirmé lors du meeting de l’opposition que la Casamance sera le cimetière du Pds, le ministre de la Jeunesse a répliqué que les populations sont venues apporter au leader des «follistes» le démenti le plus cinglant. «Nous savons que Landing Savané est politiquement fini. Son parti est déjà mort».Mamadou Lamine Keïta a également dit que «les conclusions des assises n’ont aucun sens». Il a dit être au-dessus du travail des parties prenantes des «assises nationales». «Il y a 30 ans, Abdoulaye Wade a rédigé une charte plus pertinente», a rappelé M. Keïta qui demande au Premier ministre de remettre cette charte au Pr Amadou Mahtar Mbow, le coordonnateur des assises.  La mouvance présidentielle a saisi l’occasion pour élargir ses bases à Ziguinchor. Les responsables libéraux ont accueilli de nouveaux membres issus de l'opposition.

Mme Seybatou Diédhiou, membre de Benno Siggil, conseillère régionale, a rejoint les rangs du Pds. Elle affirme être satisfaite du bilan de l’équipe municipale. Serge Mandaly, Néné Corea, responsable des femmes manjaques et d’autres responsables de l’opposition ont également annoncé leur adhésion au Pds.

Babacar DIONE

Selon un communiqué signé par Serigne Mbacké Ndiaye, porte-parole de la Présidence de la République, hier à 13h 35, M. Moustapha Abdeljalil, président du Conseil national de transition de Libye (Cnt) a appelé le président de la République, Me Abdoulaye Wade, avec qui il a eu une longue conversation téléphonique.

Le leader du Cnt a remercié le président Wade en qui il voit : «un homme connu pour ses positions libres exemptes de tout intérêt personnel».  Il a ensuite indiqué que le prochain gouvernement de Libye respectera les principes de démocratie, des droits de l’Homme et de bonnes relations avec l’Ua et les Etats africains, selon les orientations que sont la non ingérence dans les affaires intérieures des autres Etats ; la pleine participation de la Libye, membre de l’Ua, dans toutes les affaires communes à l’Union et l’ouverture du marché du travail libyen à tous les Africains qui en feront la demande. La note poursuit que se référant au prochain Sommet extraordinaire de l’Ua sur l’état de la paix et de la sécurité en Afrique qui débattra en particulier de la crise libyenne, Moustapha Abdeljalil a demandé à Me Wade son soutien et l’a invité à venir à Benghazi. Dans sa réponse, précise la note, le président Wade a confirmé que ses positions sur la crise libyenne étaient dictées uniquement par son appréciation de l’intérêt de M. Kadhafi lui-même, celui du peuple libyen et celui de l’Afrique. Il a indiqué qu’il défendra la même position à Addis-Abeba. Le président Wade, qui a remercié son interlocuteur pour la confiance placée en lui, a accepté l’invitation à venir à Benghazi et la date sera fixée ultérieurement.

El. H. A. THIAM

Le Secrétaire général du Parti socialiste, Ousmane Tanor Dieng, a salué le dynamisme et l’engagement des jeunes du département de Nioro lors de sa tournée ce week-end.

Très impressionné par leur forte mobilisation, il a soutenu que ces jeunes sont très enthousiastes et prêts au combat. Et selon lui, après la relaxe pure et simple de Bara Tall, il faut réparer les dommages qui lui ont été causés.   Ousmane Tanor Dieng, a effectué, ce week-end une tournée-marathon dans la région de Kaolack, notamment dans le département de Nioro. A l’issue de sa visite, Ousmane Tanor Dieng s’est dit très satisfait de ce qu’il a vu sur le terrain. Selon lui, « il y a eu une très forte mobilisation, une attente très forte des populations à notre endroit et une présence des jeunes assez remarquable notamment à Nioro-commune. C’est impressionnant et dissuasif », a-t-il lancé, avant de soutenir que les jeunes sont déterminés, enthousiastes et prêts au combat. «C’est dire que le Parti socialiste est dans le cœur des Sénégalais et même ceux qui n’étaient dans notre parti montrent aujourd’hui une grande affection et comptent beaucoup sur nous et cela c’est important », s’est-il plu à dire.  Selon lui, ces jeunes leur demandent tout simplement de rester unis dans le cadre de «Benno Siggil Sénégal». Il a tenu à remercier ses camarades responsables, notamment Sambou Oumané Touré, président du Conseil régional de Kaolack, les responsables des différentes coordinations et aussi les responsables des femmes et des jeunes.  Sur l’affaire Bara Tall, il a soutenu que c’est le droit qui a été dit. «Nous pensons que justice a été rendue à Bara Tall qui a été poursuivi sur des bases fallacieuses de surfacturation », selon lui. «C’est un self made man. Nous devons l’encourager et non pas le décourager », a-t-il dit. « Après la relaxe pure et simple de Bara Tall, a-t-il affirmé, il faut maintenant réparer les dommages qui lui ont été causés ».

Oumar Ngatty BA

Le collectif des Présidents de conseil d’administration a visité, mardi après-midi, le Port autonome de Dakar. Ils se sont dits «agréablement surpris» par le programme d’infrastructures réalisées et les chantiers en cours.

Le collectif des Présidents de conseil d’administration a visité, mardi après-midi, le Port autonome de Dakar. Ils se sont dits «agréablement surpris» par le programme d’infrastructures réalisées et les chantiers en cours.

Le Mole 2, la Gare maritime, le Terminal à conteneurs et la Plate-forme de distribution ont été les endroits visités par les Présidents de conseil d’administration du Sénégal. Partout, les Pca ont été «impressionnés» par les «immenses progrès» enregistrés.

«La visite m’a permis de découvrir énormément de choses. Je ne savais pas qu’autant d’investissements ont été faits. Il y a un grand écart entre ce qui se faisait avant et ce qui se fait maintenant. J’ai noté un changement total», s’est réjoui Pape Momar Kane, ancien député, président de l’ex-Pcrpe ; Birame Sène, Pca de la Caisse nationale du crédit agricole du Sénégal (Cncas) parle d’une visite-découverte. Il est lui aussi séduit.

«C’est une visite que j’ai bien appréciée car le Port est une structure que je ne connaissais pas bien. Et à dire vrai, j’ai été agréablement surpris. Je dois dire que j’ai rencontré le Sénégal ambitieux avec cette visite », a soutenu M. Sène, qui rappelle le sens de cette visite en ces termes : se rapprocher des structures, s’informer davantage sur ce qui s’y fait et voir les performances réalisées.

«C’est donc une forme de partage d’expériences», a observé le Pca du Cncas. Son collègue de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) est du même avis.

Mais Momar Ndiaye a surtout magnifié les investissements réalisés sous l’impulsion du directeur général du Pad, Bara Sady. «J’ai noté beaucoup d’améliorations. Beaucoup de surfaces ont été récupérées sur la mer. Mais ce qui m’a le plus impressionné, ce sont les réalisations au niveau du Dp World où il y a le terminal à conteneurs. Entre Bel-Air et le Port, c’était une forêt. Aujourd’hui, cet espace est devenu une plate-forme logistique où il y a beaucoup de magasins», s’est félicité Momar Ndiaye, qui a été «agréablement surpris» par la qualité des infrastructures qui ont été réalisées.

« Lorsque j’étais directeur commercial de la Caisse de péréquation chargé de l’importation et de la distribution du riz, explique M. Ndiaye, nous n’avions pas autant d’infrastructures de stockage et de stationnement. Aujourd’hui, le Pad est une référence. J’ai aussi beaucoup aimé la réalisation du port maritime. C’est aussi un investissement colossal qui a été réalisé et qui épouse parfaitement la vision du chef de l’Etat», a encore indiqué Momar Ndiaye, par ailleurs, Secrétaire général du collectif des Pca, une «structure de solidarité, d’échanges d’expériences et d’informations» dont le rôle est de «rendre visible les performances des entreprises» et, au besoin, relever les problèmes et les porter à l’attention des autorités.

Yéro Ahmet Diallo, président du collectif a annoncé que l’Isra, l’Ita, la Saed, l’Onas sont dans l’agenda des Pca. «Nous allons visiter au moins deux structures par mois», a précisé M. Diallo qui a parlé du directeur du Pad, Bara Sady comme un homme «compétent» qui comprend «parfaitement» la vision du président Wade.

M. Sady a, quant à lui, vivement salué la démarche des Pca. Il a profité de cette rencontre pour revenir sur la mission commerciale qu’il vient de conduire en Europe. «Nos partenaires européens ont salué les progrès réalisés par le Port de Dakar», a souligné Bara Sady, qui pense que la réalisation du «Port du futur» permettra au Sénégal d’avoir un port encore plus compétitif.

Abdoulaye DIALLO

 

La Direction politique exécutive (Dpe) de l’Union pour le renouveau démocratique (Urd) s’est réunie sous la présidence du Secrétaire général, Djibo Leïty Kâ, qui a tenu à se féliciter de la décision prise par le gouvernement d’accepter désormais l’inscription sur les listes électorales de tout citoyen nanti du simple récépissé de dépôt de la carte nationale d’identité.  Une décision, selon la Dpe, qui tend à faciliter cette opération démontre en effet l’engagement des autorités de l’Etat à œuvrer pour la transparence et la clarté des élections.

Le patron de l’Urd est aussi revenu sur son récent séjour dans le Djolof, à Kaolack, à Djilor, à Sokone ainsi que dans d’autres villages du département de Foundiougne.

La Dpe, selon le communiqué, a, ensuite débattu de la nouvelle donne qui s’est introduite dans le parti aussi bien dans le département de Foundiougne que dans la ville de Kaolack et que traduisent avec éloquence l’accueil enthousiaste réservé par les populations de ces localités au Secrétaire général et à la délégation qui l’a accompagné. L’Urd s’est félicitée du ralliement de militants de l’Apr et du Ps.

Aussi, la Dpe a noté avec satisfaction des militants et les responsables locaux au renforcement du parti à Kaolack et ses environs.

La Dpe a insisté particulièrement sur les conclusions du Secrétaire général du parti à Sokone de tout mettre en œuvre pour que soient mise en place dès que possible les instances de base dans ce département.

Au chapitre des activités à venir, la Dpe a entendu une communication de la présidente nationale des femmes, Mme Marème Gassama, sur la tournée qu’entend effectuer son mouvement dans les différentes régions et l’a invité en rapport avec le bureau national des femmes à mieux affiner le programme et à lui soumettre dans les meilleurs délais le programme définitif, tout en encourageant les femmes du parti à tout mettre en œuvre pour l’exécution du programme qui sera arrêté, avec le soutien de tout le parti.

Elle a également validé le programme des «24 heures du Meer» prévu le 10 juin 2011, en présence du Secrétaire général et a désigné les conférenciers.

Quant à Oumar Seck, il a rendu compte à la Dpe de la réunion tenue à Mbour, le 8 mai 2011 par le groupe « Ofog sérère », une association laïque et apolitique qui, dans le cadre des «amis de la République», entend œuvrer aux côtés du Secrétaire général du parti et l’appuyer au plan électoral.

El. H. A. THIAM

«La Gambie est la première destination des Sénégalais», a déclaré Souleymane Ndéné Ndiaye mercredi à Banjul.

«L’Etat gambien n’acceptera pas que les Sénégalais soient victimes de traitements qui portent préjudice aux intérêts des deux pays. Car, la Gambie partage la même vision panafricaniste que le Sénégal», a-t-il soutenu.

Porteur d’un message du président Abdoulaye Wade, Me Souleymane Ndéné Ndiaye a été reçu mercredi par le président Yahya Jammeh, à Kanilaï State House, un vaste domaine, en présence du ministre d’Etat, ministre des Forces armées, Bécaye Diop et de quelques membres de son cabinet. Moins d’une heure auparavant, Mme Njie Saidy Isatu et des membres du gouvernement gambien avaient accueilli le Premier ministre à sa descente d’avion à l’aéroport international de Banjul.  A la fin de la visite, interrogé sur le dégel du blocus de la frontière gambienne par les transporteurs sénégalais, le Premier ministre trouve que ce contentieux est aujourd’hui «derrière nous». «L’ensemble des préoccupations exprimées par les transporteurs ont été prises en charge pour permettre la reprise du trafic. Cela montre que les deux peuples peuvent faire montre d’un esprit de dépassement dans l’intérêt des deux Etats».

En tournée dans la région de diourbel, le président de l’Apr, Macky Sall, a procédé, hier, à l’inauguration de la permanence de son parti dans la capitale du Baol. Au sujet du départ annoncé de Mahmoud Saleh de l’alliance pour la République, il a déclaré n’avoir pas été saisi par ce dernier  qu’il considère jusqu'à présent membre. Il n’a pas manqué de faire un clin d’œil  à Mme Aminata Tall ainsi qu’au maire Jaques Baudin et ses camarades de Benno. Macky Sall a remercié les populations du Baol pour l’accueil qui lui a été réservé et la forte mobilisation.  Evoquant la situation du pays, il  a révélé que le Sénégal a besoin de changement, aussi bien des mentalités que chez les gouvernants. Il  a évoqué la situation du monde rural, de l’éducation, mais aussi de la fourniture d’électricité, la campagne agricole, etc. Macky Sall a révélé que les conditions minimales d’un développement ne sont pas réunies et que le Sénégal reste un pays à construire et que c’est dans cette voie qu’il s’est engagé.

Mamadou DIEYE

Au-delà de la remise symbolique du message de son Excellence Me Abdoulaye Wade à son frère le président Yahya Jammeh, c’est une nouvelle séquence qui s’ouvre dans l’histoire entre nos deux pays. Et, hier, à Kanilaï, le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye a été un témoin… pour ne pas dire un acteur privilégié de cette nouvelle dynamique d’ensemble portée par les deux chefs d’Etat ; dans l’intérêt exclusif de nos deux peuples.

13h 15. Kanilaï, village présidentiel. Le Premier ministre Me Souleymane Ndéné Ndiaye est aux portes de la résidence de son Excellence Yahya Abdul-Aziz Jammeh, président de la République sœur de Gambie. L’accueil est empreint de cordialité et de solennité. Preuve éclatante que cette visite de quelques heures ne saurait passer inaperçue. Et pourtant, Me Souleymane Ndéné Ndiaye n’est porteur que d’un message personnel de son Excellence Me Abdoulaye Wade à son homologue gambien. Seulement, les habitants de Kanilaï ont voulu témoigner leur sympathie à leur hôte du jour.  D’autant que c’est à la hauteur de son rang, qu’un détachement de la Garde présidentielle a été désigné pour lui rendre les honneurs militaires. Un autre temps fort de cette visite.

Kanilaï State House est un vaste domaine qui s’ouvre à la délégation du Premier ministre, accompagné du ministre d’Etat, ministre des Forces armées, Bécaye Diop et de quelques membres de son cabinet. Une délégation accueillie à l’entrée de Kanilaï aux rythmes du «diambadong» et d’une chorale qui fait l’éloge du président gambien… jusqu’aux portes de ses appartements privés.

15h 50. Le président Jammeh reçoit le Premier ministre et sa délégation. Une rencontre élargie au gouvernement gambien.

17h 25. Le huis clos a pris fin. Le président gambien ne peut s’empêcher de dire toute sa satisfaction et sa reconnaissance à l’issue de cette rencontre qui a permis passer en revue l’état de la coopération entre nos pays. Plus particulièrement les questions d’intérêt stratégique. Mieux, c’est une nouvelle séquence qui s’ouvre dans le cadre du renforcement des relations exemplaires entre la Gambie et le Sénégal, avec comme soubassement la consolidation de l’axe Dakar-Banjul. D’autant plus que le président Jammeh a salué à sa juste mesure la démarche de son « grand-frère » le président Wade qui a dépêché à Banjul son Premier ministre.

Qu’il s’agisse des questions politiques, économiques ou sécuritaires, la Gambie partage la démarche diplomatique du Sénégal. Le président Jammeh l’a martelé avec force : «Je ne peux accepter que des commentaires qui n’engagent que leurs auteurs viennent saper la dynamique d’unité et de cohésion entre nos deux peuples». Insensible face à de tels écarts de langage, le président Jammeh a assuré le Premier ministre de la «profondeur des relations qui lient le même peuple de la Sénégambie partagé entre deux Etats». Mieux, le président Jammeh a balayé d’un revers de main «toutes ces rumeurs portées par une certaine presse et relatives à la dégradation de ses relations avec le président Wade». «Il n’y a jamais eu de différend avec mon grand-frère. Et, il ne saurait y avoir la moindre contradiction entre nous. Je le réaffirme haut et fort».  Dans ce même ordre d’idées, le président Jammeh a précisé qu’il n’a «jamais eu de problème avec un Sénégalais en territoire gambien».

Que dire alors du récent blocus de la frontière gambienne par les transporteurs sénégalais ? Le président Jammeh est formel : «Cette affaire est dépassée. Avec le président Wade, nous avons agi en responsables de familles. Nous avons travaillé à lever les doutes pour une meilleure circulation des personnes et des biens». D’où la pertinence, selon le président gambien, de la mise en place du Secrétariat exécutif de la coopération entre nos deux pays. «Je me félicite de cette initiative qui va consolider nos relations dans l’intérêt des deux peuples»

Correspondance particulière de Doudou SARR NIANG

La Sénégalaise Bineta Diop a été choisie parmi les 100 personnalités du monde par le magazine « Times » publié à New York.  Présidente, fondatrice et directrice exécutive de l'Ong Femmes africa solidarité (Fas), une Organisation non-gouvernementale (Ong) créée en juin 1996 par des femmes africaines, Mme Diop a eu un parcours exceptionnel après avoir  rejoint son époux affecté en Ethiopie.  La fondation Fas qu’elle dirige est membre des groupes de travail sur Femmes, paix et sécurité des Nations unies à New York, Genève et Dakar.

Retour sur le parcours d’une militante des droits des femmes.

Agée d’une soixantaine années, cette native de Guéoul, dans le département de Kébémer, région de Louga, est titulaire d’un diplôme d’études sur les Relations internationales. Elle a commencé sa carrière internationale en droits de l’Homme, il y a plus de trente ans avec la Commission internationale des juristes (Cij).  Mme Diop est aussi présidente de la Commission du Genre et des Femmes du Conseil économique, social et culturel de l’Union africaine (Ecosocc), vice-présidente du Comité des femmes de l’Union africaine, co-présidente avec Mary Robinson du Panel de haut niveau sur la Résolution 1325 du Conseil de sécurité de l’Onu mis en place par le Secrétaire général des Nations unies et membre du conseil d’administration de plusieurs organisations.

Devenue une figure incontournable de la question de l’intégration du Genre en Afrique, en plaidant pour le renforcement et la promotion du rôle prépondérant des femmes dans la prévention, la gestion et la résolution des conflits sur le continent africain, Mme Bineta Diop a dirigé des délégations de femmes aux négociations de paix dans plusieurs pays en crise, des missions d’observation électorale, des missions de solidarité et des projets de plaidoyer au niveau régional et international.

Née à Guéoul, d’une famille religieuse, Mme Diop a grandi entre les villes de Diourbel et Touba à l’ombre de sa mère, Marème Lô, ancienne vice-présidente nationale des femmes de l’Union progressiste sénégalaise (Ups, devenue Ps) et présidente des femmes de l’ex-région de Diourbel qui regroupait les six départements de Diourbel, Bambey, Mbacké, Louga, Linguère et Kébémer. «C’est avec ma mère que j’ai appris à faire valoir les idées au niveau social et communautaire. Il s’agissait pour moi de mener une politique auprès des femmes pour qu’elles puissent mieux connaitre leurs droits», souligne Mme Diop, par ailleurs initiatrice du Prix African gender award.

Rencontres avec les grands du monde

Mariée très tôt, elle quitte le lycée des jeunes filles Kennedy de Dakar pour rejoindre son époux, un diplomate affecté à Addis-Abeba, en Ethiopie. Elle se rappelle des événements de mai 68 qu’avait connus le pays. «C’est ma seule référence à l’époque car je devais quitter le Sénégal pour accompagner mon mari à Addis-Abeba», se souvient-elle. Dans ce pays de l’est du continent, une nouvelle carrière s’ouvre pour elle. «C’est au pays d’Haile Selassie que j’ai eu à me frotter aux grands de l’Afrique. Le Négus, Léopold Sédar Senghor et autres combattants qui ont participé à la libération du continent», se rappelle Mme Diop, très impressionnée par le panafricanisme de ces chefs d’Etat.

Puis c’est l’Europe qui l’accueille. En France, elle poursuit ses études profitant de l’opportunité qui lui est offerte avec l’affectation de son époux à l’ambassade du Sénégal. En Suisse, elle décroche quelques années après un diplôme en Ph. D en communication et relations publiques. Par la suite, elle continue à relever le défi en poursuivant ses études en anglais et en espagnol.

«Contrairement à ce que bon nombre de gens pensent, je ne suis pas juriste même si je me bats pour les droits des femmes. Je suis la première femme à entrer dans la Commission des droits de l’Homme du Groupe consultatif dirigé à l’époque par feu le président Kéba Mbaye. Je l’ai servie avec la ferme volonté de voir l’Afrique ratifier les instruments juridiques. J’ai beaucoup appris avec cet homme qui fut mon mentor dans la Commission juridique où j’ai été recrutée à l’époque», se souvient Mme Diop qui salue en Kéba Mbaye un grand visionnaire. Selon elle, la question de la femme n’a pas été mise en valeur comme il le fallait car en Afrique les problèmes de terre et du mariage ne sont pas abordés dans l’angle du Genre. Kéba Mbaye et d’autres experts, avec des féministes, ont initié le processus qui a abouti à la mise en place du Protocole de Maputo.

Bénéficiant du soutien de sa famille, la lauréate du magazine « Times » se réjouit de l’aide de ses parents et parmi eux Serigne Cheikh Mbacké Gaïndé Fatma qui l’avait inscrite en primaire au moment où il était rare de voir des filles aller à l'école française.

«Je lui dois tout. Ma grande sœur est de la famille de Touba et il fallait une personnalité comme Gaïndé Fatma pour que je puisse rester à l’école en cette période», se félicite Mme Diop.

En véritable messagère de la paix en Afrique, Mme Diop pense que les négociations se faisaient en salle fermée avec autour de la table les chefs d’Etat et qu’aujourd’hui Fas, qui est sur le terrain, a réussi des médiations dans certains pays comme les Grands Lacs.

Messagère de la paix

Elle est d’avis que sans les femmes, les négociations de paix sont vouées à l’échec. «Nous avons eu des résultats avec des succès au Mano River en invitant trois chefs d’Etat à la table. D’autres opérations ont eu lieu en Rd Congo et au Darfour où j’ai bénéficié de l’expertise de femmes africaines comme Aminata Mbengue Ndiaye et Maréma Touré», se réjouit-elle.

Sur la paix en Casamance, elle avoue ne pas être impliquée comme c’est le cas au Liberia, en Sierra Leone et récemment en Côte d’Ivoire. Cependant, reconnaît-elle, toutes les forces vives devraient se mobiliser pour que le sud du Sénégal soit un havre de paix. «Il faut une régionalisation de la résolution du conflit en invitant aux discussions tous les pays voisins, si nous voulons une paix durable en Casamance», souligne la présidente de l’Ong Fas.

En guise d’exemple, elle indique que les femmes sont à cheval entre les quatre pays voisins où elles ont souvent des familles, d’où l’obligation de les impliquer dans les négociations de paix.

Pour relever les défis de la paix en Afrique, Mme Diop insiste sur la formation des acteurs et révèle qu’un centre d’études pour les cadres africains sera ouvert au Sénégal et un master en conflit sera dispensé.

«Nous sommes en pourparlers avec l’Université Cheikh Anta Diop. L’Etat du Sénégal a déjà offert un terrain», rassure-t-elle.  «Avec l’institut de paix de Costa Rica, nous pensons offrir une formation aux journalistes sur les systèmes d’alerte précoce pour avoir une réponse rapide aux foyers de conflit. Notre vœu est d’offrir à la nouvelle génération les instruments nécessaires pour qu’elle puisse bâtir la paix», conclut-elle.

El Hadj Abdoulaye THIAM

Pour permettre à chaque citoyen de disposer d’une carte nationale d’identité, le président de la République, Abdoulaye Wade, vient de réduire le prix du timbre fiscal de cette pièce qui passe de 1.000 à 500 FCfa. «Cette mesure s’applique durant la période de la révision exceptionnelle des listes électorales sur toute l’étendue du territoire national», précise le communiqué reçu à notre rédaction et qui porte la signature du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, Me Ousmane Ngom.  En plus de cette mesure prise par le chef de l’Etat, le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur informe les populations que la validité de l’extrait de naissance qui doit être produit pour le dossier de demande de carte nationale d’identité est portée à cinq (05) ans au plus pendant cette même période.  « Ces mesures importantes s’ajoutent à celles déjà mises en œuvre par la Direction de l’automatisation des fichiers pour répondre efficacement à la demande des citoyens », souligne le communiqué qui renseigne que des « stocks importants de cartes nationales d’identité » (environ 50.000) sont toujours en souffrance au niveau des sous-préfectures et des commissariats de Police.

« Les titulaires de ces cartes sont encore invités à aller les retirer dans les meilleurs délais. Toutes les dispositions sont prises pour faciliter le retrait de ces cartes », indique le communiqué.

Abdoulaye DIALLO


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