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Politique (4728)

Les femmes de l’Apr Yaakaar ont saisi l’occasion pour inviter, par la voix de leur présidente, Mme Marième Badiane « tous nos compatriotes à sortir massivement le dimanche 20 mars 2016 pour voter le projet de réformes constitutionnelles afin de parachever notre démocratie. Le référendum étant le seul moyen d’appropriation populaire de la réforme ». Elles estiment, dans ce sens, que eu égard à la réponse du Conseil constitutionnel qu’« avis ou décision, nous n’épiloguerons pas sur le choix de ces vocables, alors que les juristes eux-mêmes n’arrivent pas à s’entendre sur la question ».
Au demeurant, poursuivent-elles, ne serait-ce qu’un avis dont on ne peut pas faire fi, mieux il a une force contraignante, une force exécutoire. « De surcroit, les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucune voie de recours. En conséquence, le mandat en cours du président de la République connaîtra son terme en 2019, ce dont nous nous réjouissons grandement », ont-elles éclairé.
Elles ont rappelé aussi qu’en 2012, dès que le Conseil constitutionnel s’est prononcé sur la candidature de Me Wade, Macky Sall s’y est conformé, avant d’assurer que rien ne peut dévier le président de la République de sa démarche pour la consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit.                

Amadou DIOP


Le Mouvement « Y en a marre » était hier, face à la presse. Selon le coordonnateur Fadel Barro, le paquet de réformes est déjà vidé de sa quintessence, du moment que le chef de l’Etat a décidé de faire un septennat. « Nous serons debout ! Nous allons battre campagne pour voter Non au référendum. En partie, le combat que nous menons est le respect de la parole donnée ». Ces mots sont de Fadel Barro, coordonnateur du mouvement « Y en a marre » qui informe que leur entité a déjà décidé de voter « Non » le 20 mars 2016. « Si le « Oui » l’emporte, le président Macky Sall se représentera à un 3ème mandat et ensuite, il se défaussera sur le Conseil constitutionnel », a-t-il averti. Selon Fadel Barro, au moment où une partie du peuple se mobilisait à la place de l’Obélisque en 2012, Macky Sall, candidat, était parti battre campagne, pour venir remporter les élections.

Serigne Mansour Sy CISSE


Le député Imam Mbaye Niang a décidé de quitter le groupe parlementaire “Bennoo Bokk Yaakaar”. Il a fait l’annonce à la presse hier matin. N’étant pas solidaire à la décision du président de la République de suivre l’avis du Conseil constitutionnel, l’imam Mbaye Niang va siéger comme député simple à l’Assemblée nationale. Membre fondateur du  mouvement de la réforme pour le développement social (Mrds), l’imam Mbaye Niang avait cédé la place à Mouhamedou Sall lors du congrès de mars 2015, à Rufisque. Il a été conseiller spécial du chef de l’Etat, Macky Sall, en 2012 avant d’être élu député à l’Assemblée nationale en juillet de la même année.


Le président de la Chambre des élus de l’Apr, Mor Ngom, dans un communiqué, félicite le président de la République pour son attitude républicaine à la suite de l’avis du Conseil constitutionnel et appelle au vote au Oui massif. La Chambre  lui apporte son soutien entier et indéfectible pour engager le combat de la modernisation de notre démocratie et du renforcement de nos institutions, poursuit le communiqué.
Mor Ngom et ses membres rappellent qu’il est ressorti de cette décision du Conseil constitutionnel que le projet de réformes du président respecte, à la fois, l’esprit fondamental de la Constitution et les principes généraux du Droit. Aussi, la Chambre salue l’acte républicain du président Sall attaché à l’Etat de droit qui a décidé de se plier à la décision.
Convaincu que la territorialisation des politiques publiques est l’un des principaux gages de succès du Pse  et du Pudc, la Chambre des élus exprime son adhésion aux propositions pertinentes de réformes constitutionnelles qui seront soumises à nos compatriotes le 20 mars 2016.
Au regard de l’intérêt singulier que le président du parti porte sur le projet de réformes constitutionnelles, la Chambre des élus lance un appel à la mobilisation aux élus locaux et aux populations qu’ils représentent, pour un vote massif en faveur du « OUI » au référendum du 20 mars 2016.

Elh. A. T.


A l’occasion du débat public du Conseil de sécurité sur le « maintien de la paix et de la sécurité internationales : le respect des buts et principes de la charte des Nations unies », l’ambassadeur Fodé Seck s’est adressé à l’assistance. Pour lui, il est important de favoriser le « maintien de la paix par le partenariat ».
La délégation sénégalaise, selon l’ambassadeur Seck, s’associe aux déclarations qui seront faites par la République islamique d’Iran et le Koweït, aux noms, respectivement, du Mouvement des Non-Alignés et de l’Organisation de coopération islamique (Oci). Il a rappelé qu’en s'adressant à la 77ème session ordinaire de l’Ag de l’Onu,  le président de la République disait : « Soixante-dix ans après la création de notre Organisation, nous revenons sur les pas des pères fondateurs, pour renouveler notre foi collective dans les idéaux de paix, de sécurité, le développement et le respect des droits de l’homme. Ces valeurs inspirent la mission première de l’Organisation : celle de préserver le monde du fléau de la guerre, de créer les conditions nécessaires au maintien de la justice, de favoriser le progrès social et d’instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande ».  Ces mots du président Sall, selon lui, traduisent, on ne peut mieux, l'attachement renouvelé du Sénégal au strict respect des buts et principes de l'Onu. « Il va donc sans dire que la quête perpétuelle de la paix et de la sécurité sur notre planète, une des raisons d’être même de notre organisation, nous interpelle tous et exige de chaque Etat membre une prise de conscience élevée de l’impératif de respect des buts et principes de la Charte de  l’Onu », selon l’ambassadeur. A son avis, le Sénégal, partisan convaincu de la diplomatie préventive, privilégie les opérations de maintien de la paix qui concilient ces deux chapitres dans ce qu’ils ont de plus essentiel. Pour lui, il est important de favoriser le « maintien de la paix par le partenariat » afin de replacer l’action des organisations régionales au cœur des efforts de paix.
Pour lui, le Conseil de sécurité devrait renforcer sa coopération avec les organisations régionales ou sous-régionales qui, en plus d’être déjà présentes sur le terrain, peuvent contribuer au respect de la souveraineté des Etats tout en favorisant une démarche préventive pour une solution pacifique et négociée des crises.
« Appliqué à bon escient au continent africain, le renforcement de la coopération entre l’Onu et les Organisations régionales ou sous-régionales, notamment l’Ua et la Cedeao, peut aider à développer des capacités de réaction rapide aux premières heures des crises pour éviter une escalade de la violence », a-t-il dit. Il a salué les succès enregistrés en Côte d’Ivoire, au Libéria, aux Comores ou encore en Guinée Bissau.
« S'il est vrai que « la paix n’a pas de prix », il a certainement un coût et il importe que les Etats, les organisations internationales onusiennes et le secteur privé soient tous davantage mis à contribution pour trouver les moyens de financer, à temps et de façon durable, les opérations de paix », a-t-il martelé.

Synthèse El. H. A.THIAM


Le président Macky Sall a réuni le Conseil des Ministres, hier mercredi 17 février 2016, à 10 heures, au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le chef de l’Etat souhaite un excellent carême à toute la communauté chrétienne et lui exprime la solidarité de la Nation, en cette période de ferveur religieuse, de prières pour la paix, la stabilité et la prospérité du Sénégal.

Revenant sur son adresse à la Nation du 16 février 2016, consacrée au projet de révision de la Constitution, le président de la République engage le Gouvernement à prendre toutes les dispositions nécessaires pour organiser, dans les meilleures conditions, le référendum convoqué le dimanche 20 mars 2016.

Abordant par ailleurs la sécurité routière, le chef de l’Etat déplore la recrudescence inadmissible des accidents de la route, liés au comportement des conducteurs, au non-respect du Code de la route, et qui occasionnent d’énormes pertes en vie humaine. Pour remédier définitivement à cette situation, le président de la République demande au Gouvernement de procéder à l’actualisation des plans de circulation de la capitale, à la réorganisation et à la modernisation de l’administration publique des transports et du secteur, afin de faire de la sécurité routière, l’axe fondamental d’une politique dynamique des transports. A cet effet, il invite le Gouvernement à veiller à un contrôle routier  rigoureux, à l’effectivité des visites techniques, à une meilleure implantation des sites dédiés, et à la sensibilisation des professionnels et usagers de la route sur la sécurité routière.

Poursuivant sa communication autour du soutien de l’Etat aux personnes vivant avec un handicap, le chef de l’Etat rappelle au Gouvernement l’impératif d’accorder une attention particulière à leur prise en charge spécifique et à leur épanouissement socioéconomique. A ce titre, le Président de la République demande au Gouvernement de veiller à l’application effective et intégrale de la loi d’orientation sociale, afin de garantir aux ayants droit, la pleine jouissance des droits et facilités de la carte d’égalité des chances, de mettreen œuvre une politique hardie de soutien à leur insertion, à travers l’encadrement et le financement adéquats de leurs projets.

Le président de la République a clos sa communication en se félicitant de la nouvelle baisse des prix du gaz et des hydrocarbures, et en informant le Conseil de la mission qu’il effectuera le 25 février 2016, à Bujumbura, au Burundi, dans le cadre de la Mission de Haut Niveau de l’Union Africaine.

Le Premier ministre, après avoir félicité au nom du Gouvernement le Président de la République pour sa détermination à consolider l’Etat de droit et la démocratie, a axé sa communication sur les enjeux et défis du secteur des transports et ses externalités, avant de rendre compte de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a fait le point de la situation africaine et internationale.

Le ministre des Postes et des Télécommunications a rendu compte au Conseil de l’état d’avancement du projet de Parc technologique numérique de Diamniadio, financé par la Banque Africaine de Développement (Bad). Ce projet structurantdevra générer plus de 35 000 emplois directs etapporter une plus-value certaine au Pôle urbain de Diamniadio, à travers, notamment, la création d’incubateurs destinés à booster les activités des jeunes dans les technologies de l’information et de la communication.

Le ministre auprès du président de la République en charge du Suivi du Plan Sénégal Emergent a rendu compte de l’état d’avancement des différents projets et réformes.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le conseil a adopté :

•    Le projet de loi instituant une carte d’identité biométrique CEDEAO ;
•    le projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier le protocole pour éliminer le commerce illicite des produits du tabac.

Nominations
Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Monsieur Al Hassan SALL, Administrateur civil principal, matricule de solde n° 604 141/L, précédemment Gouverneur de la région de Kolda, est nommé gouverneur de la Région de Ziguinchor, en remplacement de Monsieur Ibrahima SAKHO, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Alioune Badara MBENGUE, Administrateur civil principal, matricule de solde n° 518 383/N, précédemment Préfet du Département de Foundiougne, est nommé gouverneur de la Région de Louga, en remplacement de Monsieur Ange Faye, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

Monsieur Guedj DIOUF, Administrateur civil principal, matricule de solde n° 606 920/E, précédemment Préfet du Département de Pikine, est nommé gouverneur de la Région de Kaffrine en remplacement de Monsieur Moustapha DIENG, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

Monsieur Ousmane KANE, Administrateur civil principal, matricule de solde n° 604 137/E, précédemment Préfet du Département de Mbour, est nommé gouverneur de la Région de Kolda, en remplacement de Monsieur Al Hassan SALL, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur El Hadji Bouya AMAR, Administrateur civil principal, matricule de solde n° 604 453/H, précédemment Préfet du Département de Rufisque, est nommé gouverneur de la Région de Tambacounda, en remplacement de Monsieur Cheikh Kane NIANE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

Monsieur Jonas Martin BIAGUI, Architecte-Urbaniste, matricule de solde n° 513 602/A, précédemment Chef de la Division régionale de l’Urbanisme et de l’Habitat de Ziguinchor, est nommé Inspecteur général des Bâtiments (IGB) au Ministère du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de Vie.


ReferendumLe Sénégal se dirige, le 20 mars prochain, vers le quatrième référendum depuis son indépendance en 1960. Des consultations populaires du genre se sont déjà tenues en 1963, en 1970 et en 2001.

Le 20 mars prochain, les Sénégalais sont appelés aux urnes pour donner leur avis sur le projet de réforme constitutionnelle proposé par le président de la République Macky Sall. Si le président a opté pour cette voie en lieu et place de la  voie parlementaire, c’est parce que, dit-il, il pense que « le référendum reste le meilleur gage d’une appropriation populaire de la réforme ». Par ailleurs, le chef de l’Etat considère que « parmi les formes de gouvernance établies entre les hommes,  la démocratie veut que le dernier mot revienne toujours au peuple, comme fondement et source de légitimité du pouvoir ». Le président Macky Sall a appelé donc à une grande mobilisation et à voter en faveur du « Oui ».

Ainsi, la prochaine consultation populaire sera le quatrième du genre dans l’histoire politique du Sénégal postindépendance. Ces référendums constitutionnels marquent tous des étapes importantes dans la vie politique du pays.  Le premier fut organisé le 3 mars 1963. Ce scrutin est intervenu quelques mois seulement après les événements du 17 décembre 1962 qui ont vu l’arrestation de Mamadou Dia alors président du Conseil du Sénégal. Cette consultation populaire visait à mettre fin au bicéphalisme qui aurait conduit auxdits événements. En votant « oui » à plus de 99%, les électeurs ont entériné la mise en place d’un système présidentiel fort. Deux partis avaient pris part à la campagne référendaire : il s’agit du Bloc des masses sénégalaises (Bms) qui a plaidé pour le non et l’Union progressiste sénégalaise (Ups) au pouvoir qui a appelé à voter en faveur du oui.

Sept ans plus tard, les Sénégalais étaient appelés à nouveau pour une consultation populaire relative à l’introduction dans la Constitution du poste de Premier ministre qui est nommé par le président de la République et responsable devant ce dernier. Sur les 1.261.580 votants, l’écrasante majorité a voté en faveur du « Oui » soit 99,62%. C’est ce texte qui contenait notamment le fameux article 35 qui, dix ans plus tard, permettra à Abdou Diouf de remplacer le président Senghor démissionnaire.

Le 7 janvier 2001, le président Abdoulaye Wade, arrivé au pouvoir un an plus tôt, soumet au peuple sénégalais un nouveau projet constitutionnel. Dans ce texte, il s’agissait, pour l’essentiel, de réduire le mandat présidentiel de 7 à 5 ans mais cette disposition ne s’applique pas au mandat en cours. Cette nouvelle Constitution élargit par ailleurs les prérogatives du chef de l’Etat qui, désormais, peut dissoudre l’Assemblée nationale. Ce que le président Abdoulaye Wade fera quelques mois plus tard d’ailleurs. Ainsi, le nombre de députés passe de 140 à 120. Dans la foulée, le Sénat est supprimé de même que le Conseil économique et social. Fait remarquable, toutes ces nouvelles dispositions entérinées par 94% des votants, seront revues quelques années plus tard sans passer par la voie référendaire. Ainsi, le mandat repassera à 7 ans, le nombre de députés augmentera à 150 et le Sénat sera rétabli.

Quant au référendum du 28 septembre 1958, il ne peut être pris en compte car s’inscrivant dans le cadre de l’avènement de la 4ème République française sous le général De Gaulle. Ce projet proposait, entre autres, aux colonies d’Afrique, la formation d’une communauté au sein de laquelle chaque territoire deviendrait un Etat qui se gouverne lui-même. Cette constitution est approuvée avec 97,4% des voix au Sénégal malgré que le Parti africain de l’Indépendance (Pai) ait appelé à voter « Non ».

Elhadji Ibrahima THIAM


Abdou Latif Coulibaly 2016Suite au message à la nation du Président de la République, Macky Sall, voici quelques réactions de personnalités du monde politique, du droit constitutionnel, de la societe civile...

ABDOU LATIF COULIBALY, SECRETAIRE GENERAL DU GOUVERNEMENT : « LA VOLONTÉ DE MACKY SALL NE PEUT PAS PRIMER SUR LE DROIT »
« Nous sommes un Etat de droit organisé, et un Etat de droit comporte à la fois des textes juridiques contraignants, des usages et pratiques républicaines et également des pratiques judiciaires », a d’emblée rappelé M. Coulibaly. Selon lui, le président Macky Sall s’inscrit dans la pratique observée de tout temps au Sénégal. « Il n’y a jamais eu d’avis quelle que soit la nature de celui-ci, qui n’ait pas été respecté par les présidents de la République du Sénégal depuis que le Conseil constitutionnel existe. Tous les avis, bien étant des avis consultatifs, font l’objet d’un respect scrupuleux de l’autorité politique et administrative. Dans le cas d’espèce, pourquoi on demanderait au président Macky Sall de se mettre à porte-à-faux par rapport à toutes les pratiques observées depuis que le Conseil constitutionnel existe ? Cette pratique est devenue une jurisprudence constante au Sénégal et elle le lie fondamentalement. Dans d’autres circonstances, aurait-il refusé d’accepter l’avis du Conseil constitutionnel que n’aurait-on pas dit au Sénégal ? On aurait dit qu’il ne respecte pas le Conseil constitutionnel. Or, le Conseil constitutionnel est l’autorité judiciaire suprême du Sénégal. Les propos qu’il tient ne sont pas des propos en l’air. Quelle que soit la volonté exprimée par un chef d’Etat, aussi noble soit-elle, il ne saurait, en aucune façon, se mettre en contradiction, à la fois, avec l’esprit et les usages en la matière. Par ailleurs, le Conseil constitutionnel a fait observer que tous les cas où il y a eu réforme constitutionnelle, la loi n’a opéré que pour le futur. La volonté de Macky Sall ne peut pas primer sur le droit. C’est l’idée que s’est fait le président de la République du Conseil constitutionnel qui le lie à cet avis », a-t-il indiqué.

ABDOU MBOW, PORTE-PAROLE ADJOINT DE L’APR : « LE PRÉSIDENT NE PEUT PAS PASSER OUTRE LA DÉCISION DU CONSEIL »
Le porte-parole adjoint de l’Alliance pour la République, Abdou Mbow estime que le président de la République, Macky Sall, « ne peut pas passer outre la décision du Conseil constitutionnel ». « Le Conseil a décidé que le président de la République ne peut pas réduire son mandat », a déclaré M. Mbow. Le Porte-parole adjoint convoque l’article 92 de la Constitution qui stipule que « Les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d'aucune voie de recours. Elles s'imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles ».

Le responsable de l’Apr à Thiès est d’avis que « le président de la République a encore réitéré l’engament qu’il a toujours pris de réduire son mandat ». « Dans le programme qu’il a proposé aux Sénégalais en 2012, il avait promis de faire revenir le quinquennat. Le président a pris la décision de matérialiser ce choix. Le quinquennat va revenir », a-t-il rappelé.  Pour M. Mbow, contrairement à ce que beaucoup pensent, le Conseil constitutionnel reçoit des avis, mais donne des décisions ».  Le Porte-parole souligne qu’il y a d’autres décisions importantes dans le projet de révision. Il s’agit notamment du renforcement des pouvoirs de l’Assemblée nationale. « L’opposition ne s’intéresse qu’aux questions relatives aux élections. Les leaders de l’opposition n’ont pas besoin de se précipiter, parce qu’ils seront encore battus lors des prochaines élections », a dit le vice-président de l’Assemblée nationale.

S’agissant des positions qui convoquent les valeurs dont le respect de la parole donnée, le vice-président de l’Assemblée nationale souligne que le chef de l’Etat a respecté sa parole. «  Ce sont les dispositions de la Constitution qui font que le mandat ne peut pas être réduit. Nous sommes dans un pays de droit. Le président est obligé de se conformer aux règles », a dit M. Mbow.  

GORGUI CISS DU PS : « LE PS REFUSE DE TOMBER DANS DES SENTIMENTS PERSONNELS »
Le Parti socialiste (Ps)  est respectueux du droit et des lois qui régissent la Constitution de notre pays. En tant que parti responsable, nous ne  pouvons que nous conformer aux décisions et avis républicains. En attendant de connaître les détails de l’avis du Conseil constitutionnel, il est mis à notre connaissance, que le mandat en cours  ne peut s’appliquer à la réduction. Nous allons nous en référer. Le Ps refuse  de tomber dans des sentiments personnels.  Il ne s’agit pas de personne  mais plutôt d’institutions ».

PROFESSEUR ABDOULAYE DIEYE, CONSTITUTIONNALISTE : « LE CHEF DE L’ETAT N’EST PAS TENU DE SE CONFORMER À L’AVIS DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL »
Le professeur en droit constitutionnel à la Faculté de droit de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Abdoulaye Dièye, n’est pas d’avis que l’article 92 de la Constitution oblige le président de la République à se conformer à l’avis du Conseil constitutionnel.     Le professeur Dièye soutient que l’avis n’entre pas dans le champ d’application de l’article 92 de la Constitution. « Le Conseil constitutionnel rend des décisions et donne des avis puisqu’il a aussi une fonction consultative. Ce sont ces décisions qui sont insusceptibles de recours. L’avis donné au président de la République, concernant la réduction de son mandat, est juste un avis. Il ne lie pas le président de la République », note le professeur, sur le site d’information Seneweb. « Les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucune voie de recours. Elles s’imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles », a  notamment déclaré le président Macky Sall, citant l’article 92 de la Constitution.

BABACAR GAYE : « LE PDS VA CONSULTER SES ALLIÉS »
Le Parti démocratique sénégalais (Pds) apportera une réponse au président de la République, Macky Sall qui a décidé de faire un mandat de 7 ans en application de l’avis du Conseil constitutionnel. « Après l'avoir écouté et entendu, le Pds lui apportera une réponse en bonne et due forme. Mais auparavant, il va consulter ses alliés et les forces démocratiques en lutte », a déclaré le porte-parole du Pds, Babacar Gaye.

Le Pds rappelle que « l'opposition qui est un maillon essentiel de notre système politique, n’a pas été associée au processus de réformes ainsi engagées ».

Selon M. Gaye, le Comité directeur du Pds va se réunir d'ici vendredi pour discuter de la question et, le cas échéant, donner la position officielle du Pds. En attendant, souligne Babacar Gaye, « il est demandé à tous les responsables et militants d'éviter d'impliquer le parti dans leurs déclarations qui ne peuvent être que personnelles ».

DIEGANE SENE, PORTE-PAROLE DE L'URD : « UN SEUL ET UNIQUE MOTEUR, LE RESPECT DE NOS LOIS »
Le porte-parole de l’Urd s’est dit réjouir de la décision du président de respecter la décision du Conseil constitutionnel, de sa position consistant à accepter la décision de justice. En effet, bien avant le 31 décembre, le chef de l’Etat s’était engagé à suivre, à la lettre, ce qu’auraient décidé les sages du Conseil. « Il est impossible de mesurer la portée de son message sans se référer d’abord à cet engagement. N’oublions pas qu’aucune voix ne s’était élevée alors comme après son message du 31 décembre pour désapprouver cet engagement de respecter les décisions de nos cours et tribunaux », a-t-il indiqué.  Au contraire, tous les démocrates, les républicains et les véritables hommes politiques de ce pays avaient salué cette résolution présidentielle. Il serait donc étonnant, aujourd’hui, qu’après avoir manifesté leur accord, selon M. Sène, que ce qui d’ailleurs relève de la banalité en démocratie -le respect de la séparation des pouvoirs qu’il y en ait qui s’indignent contre l’exercice par le président de la République, de son devoir de garantir le respect de la Constitution. « Beaucoup oublient que la révision constitutionnelle ne touche pas qu’un seul point ».

MAMADOU GOUMBALA, GRAND PARTI : « LES SÉNÉGALAIS NE VONT PAS LE PARDONNER »
Le débat juridique ne m’intéresse pas parce que ce n’est pas cela qui intéresse le président Macky Sall. Il avait clamé partout dans le monde qu’il allait réduire son mandat et c’est cela qui me gêne. Le président du Sénégal, le gardien de la Constitution, le premier des Sénégalais, celui qui parle au nom du Sénégal partout dans le monde, celui-là ne doit pas se renier. Pour moins que cela, les Américains ont débarqué en 1974 Nixon.

Macky Sall a fait un parjure, il s’est renié. Cette décision rejaillit négativement sur l’image du Sénégal. Maintenant que vaudra la parole de Macky Sall à l’international ? Il ne pourra plus être considéré comme médiateur dans un pays parce que tout simplement sa parole ne vaut plus un kopeck. S’il voulait vraiment réduire son mandat, Macky Sall n’avait qu’à démissionner. Cela ne me gêne pas qu’il fasse sept ans ou cinq ans car, de toute façon, le résultat sera le même. Ce qui me chagrine, c’est le fait qu’il se soit renié. Les Sénégalais ne lui pardonneront jamais ce parjure.

DR DIALO DIOP, SG DU RND : « C’EST UN RENIEMENT TOTAL DE TOUS SES ENGAGEMENTS »
« Nous ne sommes pas surpris. C’est un reniement total de tous ses engagements et pour nous, le premier et le plus solennel, c’est bien évidemment la signature de la charte de la gouvernance  démocratique des assises nationales. Le président se joue du peuple et en particulier, il se joue des Assises nationales et de la Cnri. Il va se retrouver pris à son propre jeu. Croyez-moi, il joue perdant, à terme, il va perdre. Au sujet du référendum, il a déclaré que « cette fois-ci, il faut nous dire qu’elles sont les modalités de la campagne référendaire (en référence aux 3 référendums tenus). Il est indispensable de le dire ».

Il a assuré que s’il y a un véritable débat constitutionnel national, en langues nationales sur les enjeux démocratiques et républicaines de ce référendum, « le président sera battu par le non ».

ABDOU KARIM SALL, CCR : « LE CHEF DE L’ETAT EST OBLIGÉ DE SUIVRE L’AVIS »
Le Responsable de la Convergence des cadres républicains (Ccr), Abdou Karim Sall, estime que le président de la République, Macky Sall, est obligé de suivre l’avis du Conseil constitutionnel qui estime que la réduction du mandat ne peut pas s’appliquer au mandat en cours

Pour M. Sall qui est par ailleurs, Directeur général de l’Artp, le président de la République est allé jusqu’au bout de sa volonté de réduire son mandat à travers notamment l’avis qu’il a adressé au Conseil constitutionnel. « Le président de la République, gardien de la constitution est obligé de se conformer à la décision du conseil constitutionnel », a souligné le responsable de l’Apr. Pour M. Sall, le chef de l’Etat « ne peut pas être en porte à faux avec la Constitution dont il est le gardien ». « Il a eu une volonté et il est allé jusqu’au bout de sa volonté de réduire le mandat en cours », a insisté M. Sall.  Abdou Karim Sall se réjouit de la décision du président de convoquer un référendum le 20 mars prochain. M. Sall souligne que le Conseil a donné un avis sur d’autres questions importantes portant notamment sur les dispositions non susceptibles de révision. « Je pense que le président va tenir compte de cela. La volonté du président est de consolider la démocratie en proposant un quinquennat à la place du septennat et le président a montré une volonté de vouloir respecter son engagement », affirme le responsable de l’Apr.

MOMAR SAMB, RTAS : « LA DÉCISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL ME DÉÇOIT »
« Ma première réaction, c’est la déception sur l’avis émis par le Conseil constitutionnel. Il est difficile, pour moi, d’entrer dans des considérations juridiques. Je précise  simplement que sur le plan de l’éthique politique, ce que l’engagement d’un homme d’Etat doit être un engagement qui est réaliste. Cette décision du Conseil constitutionnel me déçoit. Ce que nous voulions, c’est que l’engagement du président de la République par rapport au peuple puisse constituer une rupture. Maintenant, notre parti va examiner la question et revoir tous les arguments du Conseil constitutionnel ».

ME ASSANE DIOMA NDIAYE, LIGUE SENEGALAISE DES DROITS DE L’HOMME : « UN SENTIMENT DE PROFONDE DÉCEPTION »
« Je suis animé par un sentiment de profonde déception. Je suis même à la limite abasourdi. On nous a fait croire, pendant trois années, que la réduction du mandat allait véritablement s’appliquer au mandat en cours, passant de sept à cinq ans. Cette promesse a tout d’un coup  été rompue. Nous sommes animés par un sentiment de déception,  car  il faut le dire, c’est le  monde entier qui nous attendait.

Je rappelle que le chef de l’Etat avait renouvelé cette promesse jusque sur le perron de l’Elysée. Nous doutons de l’opportunité d’organiser un référendum dans presque moins d’un mois, dès lors que l’avis qui sortira de cette joute, ne sera pas appliquée,  au mandat en cours.

Le principe de l’autodétermination du peuple devait prendre le dessus. Je rappelle d’ailleurs que le Conseil constitutionnel a été saisi pour avis. Cette donne montre à souhait que l’avis énuméré ne contraint pas forcément le président de la République. Je suis véritablement animé par un sentiment de déception ».

MAMADOU MIGNANE DIOUF, FORUM SOCIAL : « RESPECTER L’ENGAGEMENT PRIS JUSQU’AU BOUT »
« A mon avis, je respecte bien la loi, je respecte bien la Constitution de notre pays. Mais j’aurais bien aimé que l’engagement que le président avait pris soit respecté jusqu’au bout. A mon avis, cela aurait une portée historique extraordinaire. Le Conseil constitutionnel en a décidé autrement. Je pense qu’il serait bon que cet engagement du chef de l’Etat soit accompagné jusqu’au bout et que sa décision puisse être mise en œuvre pour lui permettre de rentrer dans l’histoire politique du Sénégal de façon tout à fait exceptionnelle. Je suis un peu déçu de voir que le Conseil a carrément recommandé au président de ne pas respecter l’engagement qu’il avait pris lors de la campagne électorale ».

Recueillis par Babacar DIONE, Amadou DIOP,
Oumar BA et El. Ibrahima THIAM


Macky Sall poseLe président Macky Sall fera une déclaration aujourd’hui, à 20 heures précises sur la révision de la Constitution, selon le service de presse de la Présidence.

Après l'avis du président de l'Assemblée nationale, le président de la République vient de recevoir la décision du Conseil constitutionnel relative au Projet de révision de la Constitution.

Lors de son dernier message à la Nation le 31 décembre 2015, le chef de l’Etat avait annoncé un projet de révision de la Constitution.


Macky Sall 311215C’est lors de son traditionnel message à la nation le 31 décembre 2015 que le chef de l’Etat, le président Macky Sall avait annoncé son projet de réforme de la Constitution. Aujourd’hui, en milieu de matinée, les Sénégalais suivront la déclaration du président de la République après l’avis reçu des cinq sages du Conseil constitutionnel. Le chef de l’Etat avait également insisté sur la réduction du mandat présidentiel de 7 à 5 ans, applicable au mandat en cours. Les grands axes ont été dégagé par le président de la République, en janvier dernier.

Dans le document qui a été présenté, il était rappelé que « le même élan et en parfaite cohérence avec nos traditions d’ouverture et de dialogue politique, mais également notre culture de concertation autour des dynamiques majeures qui rythment  la vie de la Nation, le président de la République a signé le décret n° 2013-730 du 28 mai 2013 portant création de la Commission nationale de réforme des institutions (Cnri) ».

La Cnri dirigée par le Professeur Amadou Makhtar Mbow était chargée de mener des concertations sur la réforme des institutions et à formuler toutes propositions visant à améliorer le fonctionnement des institutions, à consolider la démocratie, à approfondir l’Etat de droit et à moderniser le régime politique.  Avec la célérité appropriée, rappelait le document, la commission s’est employée, dans la perspective de la mission à elle confiée, à la formulation de propositions de réformes. « Il résulte, de l’analyse combinée desdites propositions avec nos expériences constitutionnelles et les progrès remarquables déjà accomplis par notre pays dans le domaine de la gouvernance des affaires publiques, une seule conviction unanimement partagée au  Sénégal comme ailleurs : la maturité démocratique du Sénégal est réelle et ne fait aucun doute ». Il poursuivait « en sont une éloquente illustration, l’ancrage de notre tradition électorale pluraliste, gage de stabilité du régime politique sénégalais, le respect et la garantie des droits humains, la permanence de l’harmonie ethnique et confessionnelle, les successions pacifiques à la tête de l’Etat,  qui sont aujourd’hui le secret de la socialisation de nos valeurs démocratiques ».

Il s’agissait d’apporter à la Constitution les changements consensuels appropriés sans provoquer de rupture normative dans l'évolution de notre régime politique ; conjuguer la continuité à l'innovation constitutionnelle, dans la  préservation de la stabilité ; relever le défi de changer autant que nécessaire la Constitution sans changer de Constitution ; améliorer la gouvernance républicaine sans changer de République ; conjuguer l’exigence d’approfondissement continu de la démocratie et celle d’atteinte des objectifs du développement durable définis dans le Plan Sénégal émergent (Pse) ». Ce sont les fondements de ce projet de révision constitutionnelle qui a été publié.

15 projets proposés
Le présent projet de révision, selon le texte de la présidence, qui s’enracine dans notre patrimoine politique national, apporte des innovations importantes que sont :

1. la modernisation du rôle des partis politiques dans le système démocratique ;  2. la participation des candidats indépendants à tous les types d’élection ;  3. la promotion de la gouvernance locale et du développement territorial par la création du Haut Conseil des collectivités territoriales ;  4. la reconnaissance de nouveaux droits aux citoyens : droits à un environnement sain, sur leur patrimoine foncier et sur leurs ressources naturelles ;  5. le renforcement de la citoyenneté par la consécration de devoirs du citoyen ;  6. la restauration du quinquennat pour le mandat présidentiel ; 7. le renforcement des droits de l’opposition et de son Chef ;  8. la représentation des Sénégalais de l’extérieur par des députés à eux dédiés ;  9.  l’élargissement des pouvoirs de l’Assemblée nationale en matière de  contrôle de l’action gouvernementale et d’évaluation des politiques publiques ;  10.  la soumission au Conseil constitutionnel des lois organiques pour contrôle de constitutionnalité avant leur promulgation ;  11.  l’augmentation du nombre des membres du Conseil constitutionnel de 5 à 7 ; 12. la désignation par le président de l’Assemblée nationale de 2 des 7 membres du Conseil constitutionnel ; 13.  l’élargissement des compétences du Conseil constitutionnel pour donner des avis et connaître des exceptions d’inconstitutionnalité soulevées devant  la Cour d’appel ;  14.  la constitutionnalisation des principes de la décentralisation et de la déconcentration ;  15. l’intangibilité des dispositions relatives à la forme républicaine, à la laïcité, au caractère indivisible, démocratique et décentralisé de l’Etat, au mode d’élection, à la durée et au nombre de mandats consécutifs du président de la République.

Un total de 15 points figurait au document soumis au Conseil constitutionnel.

El. H. A. THIAM


Moustapha Diakhate BBYFace au débat sur la bi-nationalité, le président du Groupe parlementaire, Moustapha Diakhaté s’explique dans une note sur les conditions d’éligibilité à la présidence de la République. Nous publions le document in-extenso.

“Tout candidat à la présidence de la République doit être exclusivement de nationalité sénégalaise”, Article 28 de la Constitution. Au lieu de recourir à d’ignobles extrapolations, esquives, amalgames et autres injures, le Pds doit édifier le peuple sénégalais sur la double nationalité de Monsieur Abdoulaye Wade révélée par son avocat Me Seydou Diagne, en répondant avec exactitude aux questions suivantes:

1. Quelles sont les preuves de la déchéance de la nationalité française de Monsieur Abdoulaye Wade ?

2. Monsieur Abdoulaye Wade avait-il demandé et obtenu la déchéance de sa nationalité française, au moment de ses quatre déclarations sur l’honneur “d’être exclusivement de nationalité sénégalaise” lors des dépôts de ses candidatures aux présidentielles de 1993, 2000, 2007 et 2012 ?

3. En quelle année a-t-il introduit la demande aux auprès des autorités françaises ?

4. Où la demande a-t-elle été déposée ? Auprès du tribunal d’instance de Paris ? Du consulat de France à Dakar ? Ou au ministère français en charge des naturalisations? Il faut rappeler que le fait de cacher sa double nationalité par un candidat à la présidence de la République du Sénégal constitue une faute grave, un parjure.


Macky et Serigne A F Mbacké FLe président de la République à reçu en audience, hier, Serigne Abdou Fatah Mbacké Ibn Serigne Fallou.

Le guide religieux établi à Ndindy a réaffirmé son amitié et son soutien au président Macky Sall. Le marabout a également invité ses amis, ses proches et ses disciples à soutenir le chef de l’Etat dans son projet de développement du Sénégal.

Une démarche saluée le président de la République.


Macky et Grpe EiffageLe président de la République a reçu en audience les responsables de Eiffage.

Au menu des échanges, le succès du marathon de ce week-end sur l’autoroute.

Le groupe réaffirme son intérêt de poursuivre un partenariat durable et  de participer à la société des autoroutes du Sénégal. 90 ans de présence dont se félicite le nouveau patron du groupe Eiffage.


Abdoulaye Diouf Sarr a estimé, avant-hier, que le Pse offre aux jeunes plusieurs voies pour accéder à l’emploi. Le maire de Yoff recommande aux responsables de renforcer la sensibilisation pour permettre à la jeunesse de bénéficier des offres.
Le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr, a encouragé, avant-hier, les responsables de l’Alliance pour la République à mener une campagne «plus agressive» de sensibilisation sur les opportunités qu’offre le Plan Sénégal émergent (Pse) en emploi des jeunes. « Le Pse offre aux jeunes des opportunités d’insertion. Nous devons mettre à la disposition de ces jeunes la  documentation leur permettant de comprendre ce que le gouvernement prévoit pour leur insertion », a indiqué Abdoulaye Diouf Sarr qui présidait un forum sur l’emploi des jeunes à Grand Yoff.
Le ministre a souligné que le Fongip, la Bnde et le Fonsis sont des structures mises en place pour accompagner les jeunes. « Il est important que les jeunes comprennent ce qu’ils doivent faire pour accéder aux financements offerts par ces structures », a dit le maire de Yoff.
Abdoulaye Diouf Sarr a demandé aux jeunes de s’impliquer pour la réussite des projets du chef de l’Etat. « La gouvernance du président Macky Sall est une gouvernance qui a permis de voir que la meilleure manière de s’insérer est de s’impliquer. Il faut s’intéresser à ce qui se passe dans ce pays », a lancé le ministre.
Le secrétaire général de l’Anpej, Salihou Keita a fait une communication sur la politique de promotion de l’emploi des jeunes du gouvernement. Il a encouragé les jeunes à s’inscrire sur la plateforme mise en place par l’Anpej pour aider les porteurs de projets.
Pour M. Keita, le gouvernement a créé les conditions permettant aux jeunes d’accéder à l’emploi. « Il revient aux jeunes de saisir ces opportunités pour réussir », a dit le secrétaire général de l’Anpej.  L’Initiateur du forum, le député Abdoulaye Ndiaye a estimé que les jeunes doivent être bien informés de la politique mise en place par les pouvoirs publics. « Ils doivent coonnaître les possibilités qui existent dans ce pays afin d’élaborer un projet ou frapper à un guichet pour avoir un emploi », a souligné le député. Il a expliqué que l’objectif poursuivi à travers la tenue du forum est de « révolutionner les mentalités à la base ». « Nous osons dire que l’espoir est permis. Le premier défi est de combler le déficit d’informations. Les jeunes et les femmes ne maîtrisent pas ce qui se fait au sommet de l’Etat en leur faveur », a-t-il souligné.
  

Babacar DIONE


Le groupe  des ambassadeurs arabes accrédités au Sénégal  a tenu, à Dakar, mardi, une réunion extraordinaire  pour condamner  les actes d’agressions  perpétrés le 3 janvier 2016  contre deux missions diplomatiques et consulaires du Royaume d’Arabie Saoudite, en République islamique d’Iran.
La réunion extraordinaire  initiée par le groupe  des ambassadeurs arabes accrédités au Sénégal  fait suite aux  actes d’agressions  perpétrés le 3 janvier 2016 contre deux missions diplomatiques et consulaires du Royaume d’Arabie Saoudite en République islamique d’Iran, informe un communiqué parvenu à notre rédaction. Selon le document, les membres dudit groupe se sont félicités de la position de la République du Sénégal par rapport auxdites agressions.  Ils ont, à cette occasion, rappelé les positions du soutien du gouvernement de la République du Sénégal à l’égard des causes arabes justes, notamment celle de la Palestine. Par la suite,  le groupe des ambassadeurs arabes  s’est  référé  aux résolutions adoptées au sein des différentes instances internationales et régionales  à savoir : le communiqué du Conseil de sécurité de l’Onu en date du 4 janvier la résolution adoptée par le Conseil des ministres des Affaires étrangères des pays du Conseil de coopération du Golfe  lors de sa réunion extraordinaire; la résolution de la Ligue des pays arabes; la résolution des ministres des Affaires étrangères   de l’Oci. Le groupe souligne que l’ensemble de ces résolutions a condamné les agressions contre les représentations diplomatiques et consulaires  saoudiennes en Iran.  Ils ont également imputé l’entière responsabilité de ces actes  au gouvernement iranien, en violation des conventions de Vienne,  concernant les relations diplomatiques et consulaires, souligne le texte.
A cet effet, les ambassadeurs réitèrent le soutien total de leurs gouvernements respectifs au Royaume de l’Arabie Saoudite, et relèvent que ces derniers ont pris acte de la déclaration du Guide suprême de la République islamique d’Iran, affirmant que ces agressions portent préjudice aux intérêts de l’Iran et de l’Islam, précise le communiqué. Ils réaffirment la position de leur pays respectifs appelant au dialogue et à la sagesse pour régler les différends, et exhortent à contenir la crise actuelle, en évitant toute escalade de velléité et de conflits confessionnels et communautaires. Enfin, les diplomates souhaitent le retour rapide à la normale pour le bien des peuples de la région.

Babacar DRAME


De retour au Sénégal, suite à son élection à la tête du Parlement de la Cedeao, Moustapha Cissé Lô a été triomphalement accueilli à Touba. Il a déclaré que désormais, il va s’aligner à la décision du président de la République. Il a laissé entendre qu’il va voter « Oui » pour soutenir le président Macky Sall, à l’occasion du référendum qui sera soumis au peuple sénégalais.
En attendant la tenue de son meeting nationale le 12 mars prochain à Mbacké, il a déclaré qu’il dispose de suffisamment de moyens pour soutenir le chef de l’Etat. « Je m’emploierai à sonner la remobilisation et davantage massifier le parti en vue des échéances électorales à venir », a lancé le député. Le président du Parlement de la Cedeao a été accueilli, samedi, par une foule  de militants, d’amis et de sympathisants. C’est avec un long convoi qu’il est entré à Mbacké. Après un bref passage à la permanence du parti, le convoi repart pour Touba où une foule de militants l’attendait à son domicile de « Gare Bou Ndaw ».  Moustapha Cissé Lo entend rencontrer la presse aujourd’hui. Après avoir reçu plusieurs chefs religieux et responsables politiques en audience, le président du Parlement de la Cedeao s’est rendu à Keur Nganda où il doit être reçu par Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, le khalife général des mourides.

Mamadou DIEYE


En visite au Sénégal et dans certains pays africains, James Duddridge, ministre britannique chargé de l’Afrique, s’est entretenu avec les plus hautes autorités parmi lesquelles le chef de l’Etat Macky Sall. Dans l’interview qu’il nous a accordée en marge de cette tournée africaine, il a dit sa volonté de promouvoir davantage le partenariat déjà fécond entre le Sénégal et le Royaume-Uni. M. Duddridge a magnifié la coopération entre les deux pays « qui partagent des intérêts communs et des valeurs communes ».
Monsieur le ministre, vous effectuez une visite au Sénégal et dans certains pays africains. Pouvez-vous nous dire quel est l’objectif de cette visite ?
Je veux faire avancer le partenariat croissant entre le Royaume-Uni et le Sénégal. Comme j’en ai discuté avec le président Macky Sall, il s’agit d’un partenariat qui englobe les intérêts économiques, la coopération sécuritaire et la collaboration sur la scène internationale. Le British Council joue réellement un rôle dynamique ici avec des cours d’anglais, des examens et des programmes tels que Great Entrepreneur. En bref, le Royaume-Uni et le Sénégal ont des intérêts communs et des valeurs communes. Nous faisons un excellent travail ensemble mais je veux que nous en fassions davantage et que cela soit plus visible.

Le Sénégal et le Royaume-Uni ont des relations bilatérales et économiques. A votre avis à quel point ces liens sont-ils forts ?
Les relations économiques qui nous lient se développent rapidement. Il y a quelques investisseurs britanniques réellement importants au Sénégal qui apportent des contributions importantes à l’économie. Par exemple, Aggreko assure un approvisionnement fiable en électricité pour des centaines de milliers de personnes. Les investisseurs agricoles appuient des milliers d’emplois en produisant des légumes destinées à l’exportation. Cairn Energy est leader dans le domaine de la prospection pétrolière, ce qui peut être réellement intéressant pour l’avenir du Sénégal. Toutefois, je veux promouvoir le commerce et l’investissement. La raison c’est que même si le Royaume-Uni alloue des ressources financières de l’ordre de 70 millions d’euros par an au Sénégal à titre d’aide au développement, l’avenir de ce pays en tant que pays émergent sera axé sur les échanges commerciaux et non l’aide.

Dans l’ensemble, pourriez-vous nous donner un aperçu de la politique étrangère de la Grande-Bretagne en Afrique ? Quels sont les principaux domaines couverts ?
Le Royaume-Uni est un tenant d’une approche de l’Afrique plus stratégique et à multiples facettes. Aucun autre continent n’offre un tel éventail de défis et d’opportunités pour le Royaume-Uni. A notre avis, les priorités clés tournent autour de la prospérité et échanges commerciaux, de la Paix et la Sécurité et des Valeurs. S’agissant du premier point, il faut savoir que l’Afrique englobe plusieurs économies dont le taux de croissance est le plus élevé au monde. Pour la Paix et la sécurité, nous voulons travailler avec les Etats africains pour prévenir, gérer et résoudre les conflits et lutter contre des menaces telles que le terrorisme et la piraterie. Enfin sur la question des valeurs, nous entendons appuyer les pays africains dans la promotion des droits humains.

Le Sénégal a été élu membre non-permanent du Conseil de sécurité. Qu’en pensez-vous et que pensez-vous de la diplomatie sénégalaise ?
Le Royaume-Uni se réjouit de l’élection du Sénégal au Conseil de sécurité de l’Onu dont nous sommes un membre permanent et nous espérons collaborer avec lui au cours de son mandat. Le Royaume-Uni apprécie et accueille favorablement l’implication du président  Macky Sall, du ministre des Affaires étrangères Mankeur Ndiaye et de leurs collaborateurs dans beaucoup de questions allant de la fiscalité, de la transparence, les échanges commerciaux du G20 à la justice internationale et à la  sécurité. Nous espérons également collaborer avec le Sénégal compte tenu de son implication dans le programme du G7.

A l’instar du reste du continent et de l’Europe, le Sénégal est confronté à la migration clandestine. De quelle façon votre pays peut-il aider à mieux résoudre ce problème ?
Il est vrai que la migration clandestine est un défi qui nous interpelle tous. La question qui se pose ce n’est pas que l’Afrique agisse pour résoudre le problème de l’Europe ou vice versa. La solution exige que nous collaborions. Pour le Royaume-Uni, cela signifie aider les pays africains à réduire les facteurs d’attraction ; créer la stabilité et des moyens d’existence, et poursuivre les gangs criminels et les réseaux de contrebande qui profitent de la misère humaine.
Un sommet sur la migration s’est tenu en octobre dernier à Malte pour discuter de ce problème mondial. Etes-vous optimiste quant à la mise en application des résultats de ce sommet ?
Le Sommet de la Valette était vraiment important parce que l’Ue et les leaders africains se sont réunis pour réaffirmer leur détermination commune à résoudre ce problème. Le Sénégal a joué un rôle clé, en sa qualité de président de la Cedeao dans la préparation de ce Sommet et en veillant à ce que nous nous mettions d’accord sur un Plan d’actions fort pour faire avancer ce travail.

L’Afrique est confrontée à de grandes menaces telles que le terrorisme, l’insécurité, la criminalité, la drogue, le trafic d’êtres humains et d’armes, etc. De quelle façon le Royaume-Uni peut-t-il aider le continent à faire face à ces problèmes ?
L’approche du Royaume-Uni est axée sur le partenariat : travailler ensemble avec les Etats africains pour aider à renforcer la capacité des pays africains à faire face aux crises en Afrique - que ce soit un conflit sur le continent, le crime organisé ou le terrorisme.
Que pensez-vous des perspectives économiques de l’Afrique ? Etes-vous optimiste quant au développement du continent ?
De toute évidence, il y a des défis à relever mais l’Afrique a bénéficié d’une croissance ininterrompue depuis 1992. L’économie sénégalaise devrait continuer à prospérer cette année et dans un avenir prévisible.
Nous comprenons que si certains pays en Afrique ont toujours besoin d’aide, un nombre plus important ont besoin d’investissements, d’expertise et de services financiers. Nous souhaitons donc soutenir l’Afrique en tant que destination de choix d’investissement et de commerce.

Lors du dernier sommet d’Addis-Abeba, les pays africains ont exprimé leur souhait de se retirer de la Cpi. De quelle façon le Royaume-Uni voit-il cette information ?
Le Royaume-Uni se réjouit du leadership du Sénégal en matière de justice internationale tel qu’illustré par le rôle qu’il joue dans la présidence de la Cpi et également par son organisation du procès de Habré.
Le Royaume-Uni soutient fermement la Cpi. Nous espérons que les Etats africains continueront à soutenir la Cour en leur qualité d’Etats parties au Statut de Rome. Les Etats africains ont joué un rôle essentiel dans la création de la Cour ; le soutien et l’expertise des Africains continuent d’être vitaux pour permettre à la Cour de s’acquitter de son mandat à savoir rendre justice aux victimes et lutter contre l’impunité. Nous espérons que l’accord auquel on est parvenu à l’Assemblée des Etats parties à la Cpi aidera à mettre un terme aux préoccupations soulevées par certains Etats africains. Nous tenons à continuer à dialoguer avec toutes les parties concernées sur les questions liées à la Cpi. Nous invitons nos partenaires à ne pas prendre de décision qui pourrait mettre un terme à la discussion (retrait du Statut de Rome, suspension de la coopération, arrêt de la coopération).  

Propos Recueillis par Diégane SARR


Venu, hier, présider une finale d’un tournoi de football au village de Sintiou Dara dans la commune de Diander , Ibrahima Ndoye, ministre conseiller à la présidence, a invité tous les étudiants et jeunes cadres  à faire bloc autour de la vision du président de la République du Sénégal, Macky Sall.
«  Notre devoir, en tant que dignes fils du Diander, est de nous engager, ensemble, sur le champ de la construction de notre terroir, de notre pays », a-t-il lancé. Pour ce responsable de l’Apr, à Diander, ce défi mérite tous les sacrifices d’ouverture, de réconciliation entre républicains. «  Alors, je félicite et remercie notre grand-frère Djiby Ndiaye avec qui nous avons décidé de travailler dans la mise en place d’une plateforme politique solide à Diander pour réélire haut la main le président Macky Sall en 2017 », a-t-il indiqué. Dans cette perspective, Ibrahima Ndoye a recommandé aux populations de la commune de Diander à  ne pas écouter les maîtres  chanteurs qui ne vendent que du vent à l’approche des échéances électorales pour ensuite disparaître  comme par enchantement, vous abandonnant à votre sort. «  C’est vous dire, jeunes, femmes et adultes conscients de cela qu’il est temps de  changer de fusil d’épaule en prenant le destin de notre commune et celui de ses populations en main ; en tout cas, c’est à cela que nous vous invitons tous pour éviter à notre commune de rater le train de l’histoire de l’émergence du Sénégal », a-t-il martelé. Revenant sur les lots d’un mal-vivre égrené par les populations du village de Sintiou Dara qui sont le non accès à l’eau courante malgré les conduites du lac de Guiers desservant Dakar, des difficultés pour disposer d’une électricité à provision et un manque criant d’infrastructures sociales de base ; le ministre conseiller à la présidence a annoncé qu’il donne dix tonnes de ciment à la communauté scolaire du village de Dara  pour finir les travaux du mur de clôture de l’école élémentaire .                 

  Mbaye BA


Wade et Karim FRLe  Secrétariat exécutif  national de l’Alliance pour la République s’est réuni   avant-hier, sous la direction du président Macky Sall, annonce un communiqué signé par le porte-parole, Seydou Guèye. Plusieurs points ayant trait à l’actualité comme la désignation du chef de l’Etat par l’Onu et la Banque mondiale, l’élection de Moustapha Cissé Lô et le débat sur la nationalité ont été évoqués.

Abordant le  1er point de son ordre du jour, le Secrétariat exécutif  national (Sen) s’est réjoui de la désignation, par l’Union africaine, du président Macky Sall comme membre d’une délégation de haut niveau composée de cinq chefs d’Etat, devant se rendre au Burundi pour des consultations.

Le Sen, poursuit le communiqué, s’est également réjoui de la participation du président Sall, sur invitation du Secrétaire général des Nations Unies et du président du Groupe de la Banque mondiale, au Groupe de haut niveau composé de 13 personnalités, dont la mission est de mobiliser la communauté internationale, en vue de la réalisation de l’objectif six du Programme de développement durable (Pdd) à l’horizon 2030, lié à l’eau et l’assainissement.

Sur l’élection à l’unanimité du député Moustapha Cissé Lô à la présidence du Parlement de la Cedeao, le Secrétariat exécutif national (Sen) s’est félicité de ce choix sur notre compatriote. « De telles distinctions qui honorent notre pays, sont encore une fois, de belles et nouvelles illustrations des remarquables succès de la diplomatie sénégalaise, dont le rayonnement particulier, sous la conduite éclairée du président Macky Sall, a fini de consacrer notre pays, aux premiers rang et place, dans les différentes instances de la vie de la communauté internationale », souligne le Sen de l’Apr.

Abordant la situation nationale, le Secrétariat exécutif national a exprimé sa vive préoccupation relativement au débat consécutif aux déclarations d’un avocat et portant sur la double nationalité de l’ancien président de la République du Sénégal, Me Abdoulaye Wade. Une telle question, réglée avec précision et rigueur par les dispositions de la constitution du Sénégal, mérite aujourd’hui, d’être tirée au clair, afin que tous les Sénégalais soient édifiés, ajoute le Sen de l’Apr.

Dans cette optique, le Sen de l’Apr a demandé aux députés, la mise sur pied d’une commission d’enquête parlementaire afin de faire la lumière sur cette affaire.

Par ailleurs, examinant les compte-rendus d’activités, le Sen de l’Apr, après avoir félicité et encouragé  tous les responsables et militants du parti, qui se sont illustrés sur la dernière période, par la mise en œuvre d’activités et de programmes d’animation sur toute l’étendue du territoire et dans la diaspora, les invite tous à consolider l’organisation et la présence à la base, pour accompagner, encadrer les militants et citoyens, dans la prise en charge des inscriptions sur les listes électorales.

Enfin, le Secrétariat exécutif national a pris la décision d’organiser, dans les prochains jours, des tournées de la direction du parti dans les 45 départements du pays et dans les pays de résidence de la diaspora sénégalaise, en vue de remobiliser les militants, d’amplifier la massification et l’élargissement des bases du parti.

Synthèse El. H. A. THIAM


Jean Felix-Paganon Amb FR 2Se prononçant sur les mesures prises par le Sénégal dans la lutte contre le terrorisme, l’ambassadeur de France a soutenu : « Les mesures prises par le gouvernement sénégalais sont impressionnantes. Nous rendons hommage à l’effort qui est consenti. Je crois comprendre  aussi que le public sénégalais comprend ces mesures et comprend les contraintes qu’elles peuvent imposer.  Je crois que c’est le prix à payer pour notre sécurité ».

Et de poursuivre : J’ajoute que nous avons aussi une coopération extrêmement intense et extrêmement consciente avec tous nos partenaires sénégalais en matière de lutte contre le terrorisme ».

A.  DIOP


Thies 2Un cadre d’expression, d’alerte, de dénonciation et de sensibilisation, composé de partis politiques, de syndicalistes entre autre forces de l’opposition, a vu le jour, hier, à Thiès. Sur initiative des éléments de « Bokk Gis Gis », de Fsd /Bj et du Pds, une plateforme de l’opposition, décidée à faire face au camp présidentiel,  a été lancée.

Dans un texte liminaire, Chérif Aïdara,  le porte-parole du jour,  a passé en revue  les différents  maux qui, selon lui, assaillent les populations sénégalaises dans leur vie au quotidien. « Il s’agit, entre autres maux, d’un chômage accru des jeunes, d’un avenir sombre pour les élèves, les étudiants, qui sont affectés par des grèves permanentes des enseignants… »,  a- t-il énuméré.

Une situation  difficile que les membres fondateurs ont imputée  entièrement au gouvernement et  à des partis d’opposition qui ont noué, au sommet, entre dirigeants, des alliances.  « Nous avons décidé de nous dresser face au pouvoir actuel pour défendre nos valeurs   dans la dignité et l’honneur ; loin des compromissions qui sabordent notre foi et notre patriotisme », a affirmé Ibrahima Louis Mango, un des  14 membres fondateurs de « Ar/Aartu »  ou protection et prévention.

Ils soutiennent que leur mouvement est implanté dans toutes les régions du pays et même  dans la diaspora.

Mbaye BA


Landing Savane AJLe secrétaire général de And Jëf/Pads -Authentique, Landing Savané, va entamer, du 12 au 15 février 2016 à Tambacounda et Vélingara, une tournée politique d’animation et de mobilisation du parti.

Des visites de proximité seront organisées dans les communes de Gounass, Sinthian Coundara, Kandia, Saré coly Saldé, Wassadou, Kounkané, Paroumba, Kabendou Diaobé, Néma Taba. Selon le communiqué, un grand meeting de clôture est prévu dans la commune de Vélingara, le dimanche 14 février 2016 à 16h par le député Hamady Diallo, responsable du parti dans le département.

Durant cette tournée, le secrétaire général sera accompagné par une forte délégation du Bureau politique composée des femmes, des Jeunes, des cadres, des enseignants et du mouvement des élèves et étudiants d’Aj.


Macky Sall et boucar DioufLe maire de Joal-Fadiouth, Boucar Diouf, a conduit une forte délégation, jeudi au Palais de la République.

Le maire de Joal-Fadiouth a expliqué au chef de l’Etat, le président Macky Sall, le projet de célébration de l’anniversaire de la ville du président-poète Léopold Sédar Senghor.

Selon le maire de Joal-Fadiouth, le président de la République a été très sensible à la requête présentée par sa délégation.


Conseil de SecuriteLes Etats-Unis sont « heureux » de voir le Sénégal siéger au Conseil de sécurité, compte tenu notamment de sa contribution à la paix et à la sécurité dans la région ouest-africaine, a indiqué son représentant aux Nations-Unies, l’ambassadeur Samantha Power.

« Le Sénégal contribue énormément à la paix et à la sécurité dans la région, comme nous l’avons remarqué à travers la médiation du président Sall pour résoudre la crise au Burkina Faso », a-t-il déclaré dans des propos rapportés dans un document transmis à l’Aps, hier. Le diplomate américain a tenu ses propos au terme d’un débat au Conseil de sécurité, sur la situation au Soudan du Sud, en Centrafrique, au Burundi. Samantha Power, reçue par la suite par le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Mankeur Ndiaye, a remercié le Sénégal qui participe, a-t-elle dit, à la sécurité internationale, « en envoyant des troupes à des endroits dangereux comme le Mali ». « Les relations sont excellentes entre les Etats-Unis et le Sénégal qui a une forte démocratie dans la région et qui est un modèle en matière de paix, de sécurité et de droits de l’Homme », a souligné l’ambassadeur des Etats-Unis à l’Onu. « Nous avons échangé avec le ministre sénégalais des Affaires étrangères sur des dossiers brûlants qui sont à l’ordre du jour et sur les relations bilatérales entre nos deux pays », a indiqué la diplomate américaine.

Elle a souhaité que « le nouveau Compact pour le Millenium Challenge », dont le Sénégal doit bénéficier, « puisse booster l’économie sénégalaise et aider les Sénégalais ». Les Etats-Unis ont récemment annoncé avoir sélectionné le Sénégal pour un nouveau compact Mcc, du nom d’un programme d’appui bilatéral des Etats-Unis, instauré en 2002 et opérationnel en 2004, au profit de certains pays africains. Le Sénégal avait bénéficié d’un don de 270 milliards du gouvernement américain, pour le compte d’un précédent compat Mcc, qui a servi à financer une vingtaine de projets visant à accélérer la croissance pour réduire la pauvreté. Les projets concernés devraient contribuer au désenclavement de zones de productivités agricoles du pays et à l’élargissement de l’accès aux marchés et aux services.

Washington travaille, par ailleurs, « à renforcer ses relations avec Dakar en matière de défense », a signalé la diplomate américaine, selon qui son pays est « conscient de la menace grandissante du terrorisme dans la région et au Sénégal ».

APS


Macky Sall et Board BrvmAu cours de la journée d’hier, le président de la République, Macky Sall, a reçu en audience une délégation de la Bourse régionale des valeurs immobilières (Brvm) conduite par son président de Conseil d’administration, Pierre Goudiaby Atépa.

Le président de la Brvm était venu expliquer au chef de l’Etat les projets en cours dans l’espace de la Commission économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) dont le chef de l’Etat, le président Macky Sall, est le président en exercice.



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