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Politique (4272)

Le Conseil des ministres s’est réuni, hier jeudi 14 avril 2011, à partir de 10 heures, au Palais de la République, sous la présidence de Son Excellence Maître Abdoulaye Wade, président de la République.

Dans sa communication, le président de la République a rendu compte au Conseil  de la mission qu’il a effectuée à Cotonou et à Niamey.

Au Bénin, le chef de l’Etat a pris part à la cérémonie d’investiture du président Boni Yayi qui s’est déroulée à Porto Novo, en présence de nombreux chefs d’Etat et de hautes personnalités.

Au Niger, le président de la République a pris part à la cérémonie solennelle de prestation de serment du nouveau président Mahamadou Issoufou.

Le chef de l’Etat a également fait part des entretiens en tête-à tête qu’il a eus avec :

• S.E.M Alpha Condé, président de la République de Guinée ;

• Le Général Abdussalami Aboubacar, ancien président du Nigéria et médiateur de la Cedeao pour le Niger pendant la transition ;

• M. Jean Ping, président de la Commission de l’Union africaine ;

• M. Kabine Komara, ancien Premier ministre de Guinée ;

• M. Boubacar Cissé, ancien candidat aux élections présidentielles du Niger ;

Abordant les questions nationales, le chef de l'État a exprimé sa grande satisfaction d’avoir présidé la 1ère édition de l'exposition sur la ferronnerie au Sénégal. Il a, à cette occasion, adressé ses vives félicitations et ses encouragements au ministre de l’Artisanat, du Tourisme et des Relations avec le secteur privé et le secteur informel pour avoir réalisé ce salon qui montre le talent des artisans d’art du Sénégal. Il s’est dit frappé par la beauté des objets en fer et a suggéré au ministre en charge de l’artisanat de lancer une revue spécialisée consacrée exclusivement à la ferronnerie, afin de rendre plus visible le génie créateur des artisans sénégalais et de faire jouer à la filière le rôle de secteur porteur et innovant.

Appréciant la dimension universelle de telles œuvres qui illustrent la valeur, la finesse et l’ingéniosité des artisans sénégalais, il a également demandé que cette exposition soit proposée, tous les deux ou trois ans, pour donner la pleine mesure des talents sénégalais en matière de ferronnerie. Il a, par la même occasion, souhaité la tenue de cette exposition au siège de l’Unesco à Paris et réitéré ses instructions en vue de la création d'un village artisanal dans chaque département du pays, afin d’aménager des espaces d’échanges, de création et de promotion des produits artisanaux.

Le président de la République a également exprimé toute la fierté du peuple sénégalais de pouvoir enfin disposer d’un grand Théâtre national à la dimension de ses richesses culturelles et de ses talents multiples et multiformes en matière d’expression d’art. Rappelant toute l’importance qu’il accorde à la cérémonie d’inauguration de ce Grand Théâtre national, l’un des plus beaux du monde, prévu le vendredi 15 avril 2011, il s’est dit convaincu que le peuple sénégalais saura, par  cette expression artistique que constitue le théâtre, en faire un véritable outil de communication et une passerelle ouverte sur le monde. En effet, cette infrastructure futuriste sera, selon le chef de l’Etat, au-delà de l’outil de promotion de l’art et de la culture, un instrument pour élever le niveau de recherche sur la beauté et de réflexion sur les drames humains et les tragédies. Il attend, par ailleurs, du Théâtre, qu’il serve de viatique pour une réflexion sur le  futur de l’humanité. Le pari, a-t-il ajouté, est d’assurer au grand théâtre une vocation.

Faisant part au Conseil de sa décision de donner au Grand Théâtre national le nom de Bakary Traoré, il a annoncé la mise en place d’un Conseil culturel et artistique composé de grandes sommités du monde de la culture pour soutenir et accompagner cet élan suscité par sa construction et redonner au théâtre ses lettres de noblesse.

Le chef de l’Etat a, dans cette même optique, décidé le lancement d’un Grand prix annuel pour récompenser la meilleure pièce de théâtre. Il a également annoncé la tenue d’un séminaire national pour mener une profonde réflexion sur la culture en général et le théâtre en particulier, afin de favoriser l’émergence d’une citoyenneté responsable qui repose sur nos valeurs. C’est tout le cachet solennel qu’il veut imprimer à cet événement.

Evoquant la cérémonie de récital du saint Coran, le président de la République a exprimé toute sa fierté de voir le Sénégal abriter cette importante manifestation. Le choix porté sur notre pays constitue, selon lui, le témoignage éloquent du respect et de la haute considération que vouent la Communauté internationale en général et la Ummah islamique en particulier à cette terre de foi, de paix, de dialogue et de tolérance.

Saluant l’attribution par l’Agence Moody’s Investors Service, de la note très positive au Sénégal pour sa première notation, le président de la République a félicité le Premier ministre et les membres du Gouvernement pour les efforts fournis dans tous les domaines économique et social.  En effet, selon cette agence, souligne le président de la République,  le Sénégal fait preuve d’une stabilité politique, tandis que sa stabilité macroéconomique est favorisée par un accès quasi illimité aux devises étrangères, en vertu de son appartenance à l’Uemoa. L’Agence, ajoute-t-il, note, avec satisfaction, un poids de la dette modéré, des perspectives d’amélioration des recettes publiques et un soutien élevé de la part de la communauté internationale, notamment à travers ses créanciers officiels. Elle note également le plafond souverain du Sénégal en devises et monnaie locale. Pour le chef de l’Etat, cela démontre la bonne tenue de notre économie et le bon niveau de développement économique et social ainsi que l’expression d’une société dynamique que nous avons construite ensemble à travers la dialectique de nos qualités et de nos défauts. Un pays sérieux, bien géré et qui donne de belles perspectives à ses enfants.

Abordant la question des visas, la chef de l’Etat a pris la décision d’appliquer le principe de la réciprocité dans la délivrance de ces documents. En effet, au-delà des retombées financières, il s’agit, a-t-il dit, d’une question de dignité et de souveraineté nationale à préserver.

Il a, par ailleurs, exprimé son souhait de voir le secteur du  tourisme profiter à l’ensemble des populations sénégalaises. Pour ce faire, il a demandé au ministre de l’Economie et des Finances de mener une enquête  en vue de déterminer le multiplicateur touristique du Sénégal  pour vérifier si les Sénégalais profitent effectivement des retombées du tourisme.

Dans une conjoncture internationale marquée par un prix du baril de pétrole en augmentation, le chef de l’Etat a instruit le Gouvernement de promouvoir tous les moyens permettant d’avoir une rationalisation plus effective de la consommation énergétique au plan national et de sensibiliser les populations sur les contraintes auxquelles sont actuellement exposées les pays non producteurs de pétrole. Ces mesures concernent la rationalisation de l’éclairage public et des maisons, l’utilisation des lampes à basse consommation(Lbc) et la non utilisation d’équipements à grande consommation d’énergie.

Le Conseil a unanimement félicité et remercié le chef de l’Etat pour sa clairvoyance et sa vision prospective qui a permis à notre pays de faire des avancées remarquables dans tous les domaines de la vie économique et sociale. Le ministre d’Etat, Moustapha Sourang, le ministre d’Etat, ministre de l’Environnement, le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, le ministre chargé des Relations avec les Institutions ont, tour à tour, rendu hommage à l’homme de culture, au protecteur des arts et des artistes, au promoteur du tourisme  et de l’artisanat qui a permis au Sénégal de devenir une destination de choix.

Dans sa communication,  le Premier ministre a informé le Conseil avoir présidé, le 11 avril 2011, une réunion consacrée à l’externalisation des services financiers de bourses. Cette date marque le démarrage effectif du paiement des bourses universitaires par voie bancaire à travers l’opérateur qui avait été choisi, en l’occurrence Ecobank. Ainsi, dans la phase actuelle, 56.440 étudiants boursiers (soit 85% des bénéficiaires), sont payés par cette banque. Les opérations ont débuté par billetage, les cartes bancaires devant être mises à la disposition des étudiants d’ici la fin du mois d’avril 2011. Le reste des boursiers (environ 15%) bénéficiera de ces services dès que leurs Facultés auront transmis les listes des attributaires au Ministère de l’Enseignement supérieur.

Il a également fait part de la tenue d’un conseil interministériel sur les réformes de l’environnement des affaires qu’il a présidé, le mercredi 13 avril 2011. La rencontre a permis de passer en revue l’état de mise en œuvre des directives du Conseil présidentiel de l’investissement dont l’exécution satisfaisante devrait contribuer à renforcer la compétitivité de notre économie et permettre au Sénégal de figurer en bonne place dans les exercices de notation internationale.

A cet égard, le Conseil a approuvé quelques mesures à court terme et qui sont d’application relativement simple et peu coûteuses pour l’Etat. Il s’agit notamment de la réduction des procédures en matière de création d’entreprises, la réduction des délais de transfert de propriété, le respect des délais d’obtention du permis de construire fixés à 28 jours (dossiers simples) et 40 jours (dossiers complexes) par le Décret n°2009-1450 du 30 décembre 2009 portant partie réglementaire du Code de l’urbanisme.

A côté de ces mesures d’urgence, le Conseil a examiné les réformes structurelles devant permettre de garantir une compétitivité solide de l’économie sénégalaise. Elles concernent notamment la facilitation de l’accès au foncier, l’amélioration de l’accès au financement et la modernisation de la justice. Le Conseil a également consacré des échanges fructueux à la réforme fiscale en cours et qui devra consacrer l’avènement d’une véritable fiscalité de développement pour notre pays. Le Conseil a vivement recommandé que cette réforme soit achevée dans les délais initialement prévus, c'est-à-dire au début de l’année 2012.

Le Premier ministre a, par ailleurs, fait part des audiences qu’il a accordées :

l à Monsieur Thierry de Beaumont-Beynac, président de l’Ordre souverain de Malte, conduisant  une délégation de cette institution venue procéder à l’inauguration du Centre Hospitalier de l’Ordre de Malte.

l à Son Excellence Monsieur Christopher Trott, ambassadeur de Grande-Bretagne au Sénégal, venu lui rendre une visite d’adieu.

l Le Premier ministre a également fait part des audiences qu’il a accordées, respectivement, à :

l Monsieur Alioune Badara Bèye, écrivain.

l Monsieur Antoine Ngom, président de la Fondation des incubateurs des Tic au Sénégal ;

l Monsieur Abdelkrim Raghni, administrateur Directeur général de la Compagnie bancaire de l’Afrique de l’Ouest (Cbao).

Le Premier ministre a, par ailleurs, présidé, le 12 avril 2011, la cérémonie de remise de diplômes à six (6) promotions des établissements de formation hôtelière et touristique. Les membres du secteur privé présents ont salué les efforts du gouvernement visant à relancer les activités touristiques, avec notamment la mise en œuvre de la mesure de baisse du taux de Tva sur le tourisme de 18 à 10%.

¬ Le ministre d’Etat Habib Sy, revenant sur la cérémonie de récital du Saint Coran, a partagé, avec le Conseil, l’appréciation positive que le  Secrétaire général de la Ligue islamique a portée, a-t-il ajouté, sur le  projet de daara moderne du chef de l’Etat qui est, selon lui, la bonne méthode pour enseigner les préceptes de l’Islam. Pour le Secrétaire général de la Ligue islamique, le Sénégal,  compte tenu de l’esprit d’ouverture, de tolérance et de  foi  qui le caractérise doit être un modèle parmi les pays de l’Umma.

¬ Le ministre d’Etat Awa Guèye Kébé, revenant sur  l’audience accordée aux femmes parlementaires par le président de la République, a invité  la gent féminine à mettre son  leadership au service du développement économique et social et  à engager la réflexion autour de la  question de la dénomination des femmes mariées comme les y invite le chef de l’Etat.

¬ Le ministre de la Culture a informé  le Conseil  que les ministres de la Culture de la Mauritanie, de la Guinée, de la Guinée-Bissau et  du Mali ont confirmé leur participation à l’inauguration du Grand Théâtre qui sera animée,  entre autres, par  les troupes Sonraï et My Dream de la Chine.

¬ Le ministre du Tourisme, revenant sur la tenure de  la 1ère exposition de ferronnerie, a relevé l’éclatant succès de la manifestation, dû à la mobilisation et  à la qualité des exposants dans les différents secteurs du bâtiment, de la décoration et du mobilier de jardin. Il a aussi salué la  participation de la Coopération française, marquée par la présence  de l’association des artisans de Paris et la presse spécialisée du fer forgé.

Dans sa communication au Conseil,  le ministre en charge des énergies renouvelables est revenu sur la première Assemblée générale de l’Agence internationale des Energies renouvelables(Irena),     tenue à Abu Dhabi, aux Emirats Arabes Unis,   du 1 au  5 avril 2011. Le Sénégal a été élu membre pour un mandat de deux ans au niveau du Conseil exécutif de l’Agence et assurera la présidence de   la deuxième Assemblée générale de l’agence.

Evoquant les  doléances du personnel du «Petit Train Bleu», le ministre du Commerce, assurant l’intérim de son homologue en charge des Transports, a informé le Conseil des mesures qui sont en train d’être prises pour permettre, dans les prochains jours, de satisfaire les doléances des travailleurs. Le ministre du Commerce s’est ainsi engagé, au nom du ministre des transports, à proposer une rencontre d’information aux représentants du personnel de cette entreprise.

¬ Le ministre de l’Action sociale et de la Solidarité nationale a informé le Conseil de la cérémonie d’inauguration du centre « SOS Enfants Sourds », fruit de la coopération entre le Sénégal et l’Allemagne qu’elle a présidée, le mercredi 06 avril 2011, à Thiès, en présence de l’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne au Sénégal. Cette école, entièrement construite et équipée par l’Ong allemande Hilfe Für Senegal, pour un coût de 33 millions de francs Cfa, permettra aux jeunes enfants handicapés d’avoir une formation qualifiante pouvant faciliter leur insertion dans la Société.

Le Conseil a pris la mesure individuelle suivante :

- Monsieur Ibrahima Mbengue, inspecteur principal de l’Enseignement élémentaire, est nommé inspecteur des Affaires administratives et financières au Ministère de l’Hygiène publique et du Cadre de vie.

C’est demain, à 10 heures, au Théâtre national Daniel Sorano, que le chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, remettra le Prix Kéba Mbaye pour l’Ethique au général Amadou Toumani Touré, président de la République du Mali.

Choisi par la Fondation Kéba Mbaye pour son engagement en faveur de l’enfance et pour le retour de la paix et la démocratie dans son pays, le général Amadou Toumani Touré recevra une distinction symbolique et un chèque d’environ 5 millions de nos francs des mains du chef de l’Etat. Après la cérémonie, les deux chefs d’Etat donneront une conférence devant le hall du Théâtre national Daniel Sorano.

A la suite d’un processus de sélection basé sur des critères rigoureux, le conseil de la Fondation Kéba Mbaye a retenu d’octroyer le Prix pour l’Ethique au président Amadou Toumani Touré. Sous la direction du général Touré, le Mali est devenu une démocratie exemplaire, dotée d’une constitution respectée, souligne le communiqué reçu à notre rédaction. La Fondation rappelle qu’au compte de ses initiatives personnelles, on retient le rétablissement de l’Etat de droit, la consolidation de l’indépendance de la magistrature, l’appui à l’éclosion d’une presse libre, mais aussi ses nombreuses actions dans le domaine de l’humanitaire et de la médiation.

En prélude à l’événement, un dîner de gala, animé par Youssou Ndour et le Super étoile, sera organisé, ce soir, au Méridien-Président. La première partie sera animée par Bassekou et le Ngoni, un des trois groupes africains nominés à la dernière édition des Grammy Awards.

Il faut rappeler que la Fondation, présidée par l’ancien ministre Mamadou Wakhab Talla, octroie un Prix Kéba Mbaye pour l’Ethique tous les deux ans à une personne physique ou morale qui, par ses actions, s'est distinguée dans la promotion de l'éthique.

Rappelé à Dieu le 11 janvier 2007, le président Kéba Mbaye a occupé de hautes fonctions nationales et internationales. Il fut, de 1964 à 1982, le Premier président de la Cour suprême du Sénégal, et de 1990 à 1993 président du conseil constitutionnel. Au plan  international, il a occupé les fonctions de vice-président à la Cour internationale de Justice de La Haye, et de vice-président du Cio. On lui doit la création du comité d’éthique du Cio et du Tribunal arbitral du sport (Tas) dont il fut président jusqu’à sa disparition.

La Fondation Kéba Mbaye, créée et reconnue d’utilité publique depuis septembre 2008, a pour objectifs de perpétuer et d’honorer la mémoire du juge, d’œuvrer à la promotion d’une société  résolument orientée vers la recherche de la paix, de consolider et de développer l’œuvre de sa vie qui a été le règne de l’éthique, notamment dans les domaines de la justice, des droits de l’homme et du sport et, enfin d’agir, dans le domaine de la lutte contre la pauvreté, en particulier celle des enfants de la rue. Elle compte parmi ses réalisations, l’octroi de bourses universitaires et sportives, l’aide à l’édition d’ouvrages traitant de la question de l’éthique, des droits de l’homme, l’aide aux « daaras », le don d’équipements sportifs, etc.

El H.A.THIAM

Après trois jours de travaux, la Conférence internationale des Conseils économiques et sociaux sur «l’évaluation des stratégies et politiques publiques en matière d’emploi : mise en œuvre du pacte mondial pour l’emploi», a pris fin, hier, par l’adoption d’une feuille de route dite de Dakar pour la promotion et la mise en œuvre du pacte mondial pour l’emploi (Pme) par les Ces.

S’adressant aux participants venus d’Afrique et d’Europe, le président Ousmane Masseck Ndiaye s’est félicité des résultats de la conférence qui a permis d’échanger, mais surtout de s’exprimer librement et utilement, avant de poursuivre : «aujourd’hui, nous pouvons être fiers des échanges constructifs que nous avons eu à partager dans la convivialité». Selon le président du Ces, les communications, les débats et les échanges ont parfaitement répondu aux objectifs fixés. Il s’agit, d’après lui, de travailler à bâtir  une feuille de route que les Ces vont s’approprier. La publication, qui en sera faite, a-t-il dit, constituera une base de travail de nos institutions. Et d’ajouter : « il nous faut, aujourd’hui, aborder la suite de cette rencontre avec des propositions concrètes et des actions qui découlent de l’ensemble de nos réflexions».

A ses yeux, cette rencontre a donné l’occasion à tous les participants de faire part de leurs préoccupations, de leurs inquiétudes, mais surtout de leur volonté de mieux comprendre leurs rôles et responsabilités quant à l’évaluation de  l’action publique en matière d’emploi. A ses collègues, il a rappelé que par leurs prérogatives de conseillers des pouvoirs publics, il leur appartient de veiller à ce que le principe de l’action de l’Etat soit toujours l’efficacité dans la mise en œuvre des politiques publiques, notamment en matière d’emploi. «Cette conférence sera une des matrices des démarches et des stratégies que nous devrons mener à court et moyen termes.

Bien-être des populations

Nous devrons réexaminer les chantiers prioritaires à l’instar des recommandations issues de nos travaux, car nos interrogations et espérances portent en elles-mêmes les germes d’un recadrage de nos politiques », a lancé M. Ndiaye aux participants. Pour lui, dans un monde en mouvement incessant où les exigences citoyennes déterminent de plus en plus les orientations politiques que forge la légitimité des décideurs publics, l’initiative d’un tel rassemblement d’institutions relève incontestablement d’un choix pertinent. A la lumière des conclusions, a-t-il souligné, il y a lieu de se réjouir de la prise de conscience réelle que les conseillers avaient manifestée pour mesurer les pas accomplis par les pouvoirs publics en charge de l’élaboration et la mise en œuvre des politiques dont la finalité est le bien-être des populations.  A son avis, il s’agit maintenant de rendre opérationnelle les conclusions de Dakar, en encourageant et en soutenant toute action pouvant concourir à la promotion du pacte mondial pour l’emploi. Enfin, il a noté que de nouvelles méthodes d’analyse et des démarches novatrices sont à adopter pour aborder les problèmes qui se font jour et dont celui de la crise de l’emploi est des plus saillants.

Quant au représentant du Bureau international du Travail (Bit) à Dakar, il a renouvelé ses remerciements et félicitations pour la qualité et l’intensité des débats au cours de cet exercice d’introspection.

Représentant le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, Abdoulaye Makhtar Diop, Abdoulaye Diop, secrétaire général du département, a noté que le manque d’emploi menace la stabilité sociale et inquiète les gouvernants au premier plan et, malgré les efforts, la situation persiste et risque de s’aggraver avec la crise mondiale.

EL Hadji ABDOULAYE THIAM

Après le consensus qui a accompagné le choix du président du Comité de veille du fichier électoral, l’Union des forces patriotiques émergentes (Ufpe) demande aux acteurs de poursuivre la concertation pour une gestion concertée dans toutes les étapes du processus.

L’Union des forces patriotiques émergentes (Ufpe) demande à toutes les parties prenantes du processus électoral de promouvoir la concertation pour une gestion concertée des opérations liées à l’organisation de la prochaine élection présidentielle. Pour l’Ufpe, le dialogue doit être au cœur de toutes des différentes étapes du processus.

C’est pourquoi Mbaye Diack, secrétaire général de l’Ufpe, et ses camarades qui se sont réunis, hier, ont salué « le consensus très  large qui a prévalu dans le choix  du président du Comité de veille et d’alerte mis en place à la suite du dernier audit du fichier électoral ». Toutefois, précisent-ils dans la déclaration qui a sanctionné la fin de leur réunion, « ce consensus, difficilement obtenu, devrait surtout être perçu comme un bon pas dans la bonne direction ».

La direction nationale provisoire de l’Ufpe a abordé la situation sociale du pays. Elle demande aux pouvoirs publics  de prendre des mesures importantes dans le sens de préserver le niveau des revenus, des emplois et de la cohésion sociale. Pour l’Ufpe, le gouvernement doit prendre la pleine mesure de l’impact de la crise mondiale sur le marché du travail, le coût des facteurs de production, la santé et la sécurité.

Revenant sur le discours à la nation du président de la République à l’occasion de la célébration du 51ème anniversaire de l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale, l’Ufpe s’est félicitée de « l’ouverture du chef de l’Etat, son sens de responsabilité ». M. Diack et ses camarades saluent également la détermination du président de la République à faire face aux problèmes structurels qui se posent dans la commercialisation arachidière, le développement de l’éducation et la satisfaction de la demande en électricité.

Babacar DIONE

Les leaders de Bennoo siggil Senegaal promettent de s’opposer « par tous les moyens appropriés au nouveau découpage administratif ». Ils vont poser le premier acte de cette lutte à travers une saisine de la Cour suprême.

La coalition Bennoo siggil Senegaal va saisir la Cour suprême pour faire annuler la décision portant nouveau découpage administratif du Sénégal. La révélation a été faite, hier, lors d’une conférence de presse des leaders de cette instance regroupant la majeure partie des formations politiques de l’opposition. « Nous voulons faire entendre dire le droit contre cette violation intolérable  du principe de la représentation démocratique », ont martelé Maguette Thiam du Parti de l’indépendance et du travail (Pit) et tous les autres leaders de l’opposition présents à la conférence de presse.

Avec le nouveau découpage administratif, plusieurs nouvelles collectivités locales ont été créées. Pour l’opposition, il ne fait aucun doute qu’en prenant la décision de procéder au nouveau découpage administratif, deux ans après les élections locales qui ont permis à l’opposition d’occuper plusieurs Collectivités locales, « le régime porte atteinte  à la volonté des électeurs ». Selon les leaders de Bennoo, le pouvoir a pour objectif de destituer les conseillers que les populations ont librement choisis au profit de délégations spéciales occupées par des proches du pouvoir. « C’est inacceptable que les Collectivités locales soient découpées moins de deux ans après les élections locales », s’est indignée l’opposition. «  Un tel excès de pouvoir ne doit pas prospérer dans un Etat de droit », ont averti les leaders de Bennoo.

L’opposition avertit également qu’en plus des actions engagées avec « les forces démocratiques, ses leaders vont s’opposer par tous les moyens appropriés au nouveau découpage administratif ». Les leaders de Bss « appellent les élus et le peuple à monter en première ligne pour défendre la République et à s’opposer au démantèlement des Collectivités locales contrôlées par l’opposition ».

Bennoo invite également les Sénégalais « à faire front contre la stratégie du pouvoir » qu’il qualifie « d’agression contre la démocratie ». Il exhorte les organisations « démocratiques et patriotiques du Sénégal à défendre l’unité nationale et de la démocratie participative ».  La conférence des leaders de Bennoo demande également « aux organisations africaines d’exiger du pouvoir qu’il respecte la volonté du peuple et qu’il revienne à l’esprit de consensus et à la mise en œuvre des règles du jeu pour préserver la paix civile ».

Babacar DIONE

C’est aujourd’hui, à 13 heures, que la conférence internationale sur l’évaluation des stratégies et politiques publiques en matière d’emploi va prendre fin sous la présidence de M. Ousmane Masseck Ndiaye et du ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, Abdoulaye Makhtar Diop, représentant le gouvernement.

Dans la journée d’hier, la conférence de Dakar des Conseils économiques et sociaux a été marquée par des communications des représentants des délégations et d’institutions internationales dont les Nations Unies.

Mme Seynabou Diaw Bâ, Conseillère spéciale du président du Ces du Sénégal, chargée de la Coopération internationale, est revenue sur la saisine officielle de notre pays au Bureau international du Travail (Bit) pour explorer des pistes de partenariat. Selon elle, le Bit a donné son accord pour concrétiser le souhait d’une collaboration, en proposant la tenue d’une première rencontre, ajoutant que les échanges des deux institutions ont permis d’identifier les axes de coopération, de réfléchir à l’élaboration d’un protocole d’accord et d’échanger sur des informations et des documents. A la suite de cet accord, souligne Mme Bâ, une visite du directeur régional du Bit pour l’Afrique a eu lieu au Conseil, suivie d’un accord de partenariat et la désignation d’un expert point focal du Bit auprès du Ces. Selon Mme Bâ, en septembre 2010, des activités ont été menées pour préparer l’atelier de Cotonou et la rencontre informelle entre le Ces et le Bit. Parmi les axes évoqués par Mme Bâ, on peut retenir la promotion de l’emploi, le dialogue social, la protection sociale, le développement des entreprises et les politiques migratoires.

Représentant le département des Affaires économiques et sociales de l’Onu, Ulrich Graute pense que les Conseils ont des potentiels énormes pour contribuer au dialogue entre les gouvernements et les citoyens. Selon l’expert onusien, ce qui s’est passé en Afrique du Nord et au Moyen-Orient s’explique par le fait qu’il n’y a pas assez de dialogue entre les jeunes qui veulent travailler pour sauvegarder leurs intérêts et les gouvernants. Selon lui, les Conseils, avec leurs expériences variées, en raison des hommes et des femmes (patronat et société civile) qui les composent, devraient être plus utiles pour mener à bien le dialogue social. Sur les objectifs de la conférence, l’expert ajoute qu’elle doit chercher le consensus entre patronat, syndicats et travailleurs.

Pour le président du Ces de Guinée, cette rencontre favorise les échanges concrets d’expériences et de bonnes pratiques dans la gestion des problèmes cruciaux d’emploi qui se trouvent être d’actualité, à la fois nationale et internationale. « Nos pays souffrant, en plus, de la mal gouvernance économique, sociale et politique, plus ou moins remarquable, les nouvelles autorités se sont fixées comme premier objectif l’amélioration significative de la gouvernance afin de mettre la Guinée, en l’espace de quelques années, sur une trajectoire de développement rapide », souligne M. Michel Kamano. « Il s’agira, notamment, de stabiliser rapidement l’économie et de lancer un plan de reprise économique qui puisse produire les premiers résultats réussis, en termes de services performants et de création d’emplois », justifie-t-il.

El Hadji Abdoulaye THIAM

La conférence internationale des Conseils économiques et sociaux sur «l’évaluation des stratégies et politiques publiques d’emploi : pacte mondial pour l’emploi» a été ouverte, hier, au Méridien-Président, par M. Ousmane Masseck Ndiaye. Une occasion pour les participants et partenaires associés de définir une approche méthodique pour une évaluation dans les pays membres.

Ouvrant les travaux, le président du Ces, Ousmane Masseck Ndiaye, s’est dit honoré de recevoir les différentes délégations, ajoutant que «cette rencontre est la preuve de l’engagement des Ces pour la cause des jeunes et des femmes qui seront les premiers bénéficiaires des résultats des travaux des divers experts présents». Selon le président du Ces, la rencontre de Dakar, après celle de Cotonou, devrait être l’occasion de faire l’état des lieux en matière de politiques publiques d’emploi afin de proposer des orientations pour l’avenir. «Le Ces doit non seulement participer à l’élaboration des politiques publiques en général, celles sur l’emploi en particulier, mais aussi jouer un rôle important dans leur évaluation», a dit M. Ndiaye. « La volonté de doter les Ces et leurs partenaires d’une approche méthodique permettant une évaluation pérenne des politiques publiques en matière d’emploi participe à cet objectif », a ajouté Ousmane Masseck Ndiaye.

Lutte contre le chômage

Et M. Ndiaye d’ajouter : « il faudra considérer non seulement les objectifs immédiats, dont le plus important est l’identification des actions à conduire pour mener la feuille de route pour la mise en œuvre du Pacte mondial pour l’emploi et le Programme  pour le travail décent (Pptd), mais aussi leur pertinence et l’efficacité des activités des gouvernements pour lutter contre le chômage. C’est pourquoi cette rencontre se doit de proposer des solutions efficientes et satisfaisantes à la problématique de l’évaluation des politiques publiques d’accès à l’emploi et aux exigences des stratégies sectorielles dans nos pays respectifs ». A son avis, ces trois jours devraient proposer une plate-forme de réflexion méthodique sur l’institutionnalisation de la culture de l’évaluation des politiques publiques de manière générale et celle de l’emploi, en particulier. A ses yeux, les institutions doivent être appréciées et réajustées à l’aune de leur impact sur le bien-être des populations. « La stratégie d’évaluation doit s’inscrire dans une démarche commune, inclusive et participative qui permettra un meilleur pilotage de l’action publique et une bonne allocation des ressources budgétaires, notamment en cette période de crise », a fait remarquer le président du Ces du Sénégal.

Reconnaissant que la problématique de l’emploi reste une préoccupation forte au regard du nombre de jeunes et de femmes arrivant chaque année sur le marché du travail, il a rappelé le message du président Abdoulaye Wade qui disait, au colloque de Ouagadougou, en 2009, que «l’emploi reste notre préoccupation principale, car il n’augmente pas au même rythme que la croissance». Il s’est aussi interrogé sur l’efficacité des actions déjà menées par nos pays avant de demander à la conférence de répondre aux questions pertinentes pour permettre aux Ces d’élaborer, de mettre en œuvre et de suivre des stratégies et politiques d’emploi plus efficaces. « Il est vrai que des étapes importantes ont été franchies par le gouvernement du Sénégal », a encore dit M. Ndiaye qui a reconnu que beaucoup reste à faire. Enfin, il a rendu hommage aux partenaires qui les accompagnent dans cette aventure.

Faire émerger de nouvelles pistes

Représentant le gouvernement, Mme Aminata Lô, ministre des Relations avec les Institutions, a dit les regrets du chef de l’Etat de ne pas être au rendez-vous, ajoutant tout l’intérêt qu’il accorde à la conférence. Les pays pauvres ont besoin de la mobilisation de tous leurs citoyens pour atteindre leurs objectifs de développement économique et social, a expliqué la ministre. Elle a poursuivi que le gouvernement du Sénégal a pris des mesures hardies en vue de favoriser l’emploi. Selon elle, les Ces, par la diversité des compétences qui les composent, constituent des tribunes idéales pour traiter la question de l’emploi.

« De vos réflexions émergeront de nouvelles pistes qui permettront de trouver des solutions innovantes à la problématique de l’emploi », a lancé la ministre aux participants, avant de souligner que le gouvernement attend avec impatience les recommandations qui résulteront des travaux de Dakar pour en faire le meilleur usage.

Quant au représentant du Bit, Dramane Haïdara, il a déclaré que les organisations citoyennes et les collectivités locales, à elles seules ne peuvent régler les problèmes de l’emploi. De son côté, le représentant des Ces d’Afrique a souligné qu’au regard de l’actualité, lorsqu’ils s’engageaient à Cotonou, puis à Tunis, pour voir comment travailler à cette société civile émergente, «nous doutions de ce qui allait arriver en Afrique et, plus loin, au Moyen-Orient». Pour une paix durable dans nos pays, il faut un dialogue social sans exclusive, a encore dit le représentant des Ces africains.

Hier, après les différentes communications, les participants ont visité le Monument de la Renaissance africaine, à Ouakam.

En marge de la cérémonie, le président du Conseil économique et social et ses hôtes ont procédé au vernissage de l’exposition sur les 50 ans du Ces sénégalais. A travers des images, les différents présidents qui se sont succédé, Léon Boissy Palum, Me Doudou Thiam, Karim Gaye, Magatte Lô, Mamba Guirassy, Famara Ibrahima Sagna, Me Mbaye Jacques Diop, ont retracé la vie de l’institution.

El Hadji Abdoulaye THIAM

En rencontrant, pour la seconde fois la presse pour faire le point des renouvellements des structures de jeunes du Pds, le président de la commission en charge des opérations, Mamadou Seck, s’est dit heureux devant l’engouement des jeunes,  la discipline dont ils ont fait montre. Selon le président de l’Assemblée nationale,  le plus important, ce sont les profils enregistrés lors de ces renouvellements de l’Union des jeunesses travaillistes libérales (Ujtl).

« Ils sont pour l’essentiel de jeunes doctorants, maîtrisards et ingénieurs dans différents domaines à descendre au niveau de leur base politique afin de quérir le suffrage de leurs frères jeunes ». Une déclaration du président Mamadou Seck qui a voulu dire toute cette admiration de la commission qu’il dirige devant l’engagement de ces jeunes, avec des profils intéressants « qui, plus tard, seront capables de conduire sereinement les destinées du Pds ». Lors des renouvellements antérieurs, les dissensions entre jeunes étaient plutôt le fait d’adultes qui cherchaient à les avoir sous leur tutelle. Mais, avec cette nouvelle donne, a noté Mamadou Seck, « l’on retrouve des membres des instances de jeunes beaucoup mieux outillés, au profil très intéressant avec un vécu politique, et qui ont envie d’émerger afin de prouver quelque chose dans l’arène politique ». Dans le landerneau politique, « beaucoup s’agitent dans les zones urbaines et périurbaines, tandis que nous, nous sommes dans les communautés rurales et les villages les plus reculés, où il y a un engouement, ce qui montre, encore une fois, que le parti demeure attractif », a souligné Mamadou Seck.

« Nous demandons au vainqueur d’intégrer la partie minoritaire afin que chacun se sente engagé pour le bien du parti », a assuré M. Seck. Dans des localités comme Saint-Louis, plus d’un millier de jeunes ont voté dans le calme ou ont pu organiser, dans d’autres patelins, leur consensus sans anicroches. Ce qui montre encore une fois que les soucis liés à la violence sont dépassés, car « ceux qui ne sont pas d’accords avec le résultat des votes peuvent déposer des recours qui seront traités avec diligence par la commission nationale. Pour l’instant, 46 ont été déposés et 16 ont été vidés », a soutenu Mamadou Seck. Aliou Sow membre de la commission,  a ajouté qu’un seul cas important, ayant occasionné la blessure d’un superviseur, a été noté à Niakhar. « Les auteurs ont été identifiés et la commission de discipline du parti ainsi que la justice feront leur travail dans ce sens », a-t-il poursuivi.   Mamadou Seck a assuré  «qu’aucun des 536 commissaires et 50 superviseurs, qui travaillent pour les renouvellements sur l’étendue du territoire, n’a jamais reçu de directives dans le sens de favoriser tel ou tel autre camps ».

Amadou Maguette NDAW

Le cadre de lutte et d’actions pour la régularité et la transparence des élections (Clarté na leer) a organisé, ce week-end, sur l’esplanade de la ville de Guédiawaye, une conférence publique sur le thème suivant: « L’inscription sur les listes électorales, droit et devoirs citoyens ». Il s’agissait, pour ladite structure, de sensibiliser les populations sur l’enjeu des inscriptions sur les listes électorales, en perspective de la présidentielle de 2012.

Coordonnateur de Clarté « na leer », Amadou Daff rappelle que bien qu’on soit en période de révision exceptionnelle des listes électorales, un constat est fait comme quoi, sur plus de 1,6 million d'électeurs potentiels, on en est à moins de quinze mille inscrits. Ce qui a suscité une inquiétude chez les membres de Clarté qui se demandent si c’est lié à un blocage administratif ou pas. S’expliquant sur le pourquoi de cette situation, le coordonnateur national de cette structure a souligné les difficultés liées à la confection de cartes d’identité nationale. « C’est la croix et la bannière pour se faire confectionner et délivrer une pièce d’identité nationale numérisée », fulmine-t-il avant d’ajouter « Compte tenu du fait qu’on ne peut pas s’inscrire sur les listes électorales sans la carte d'identité nationale, on imagine aisément qu'il y a problème ». Amadou Daff pense que les populations ont l'obligation de manifester, au cas où l'existence de blocages serait avérée. En dehors des conférences, les membres de Clarté pensent que la tenue de meetings est même envisagée, dans le cadre de la lutte à mener pour relever le défi d’inscrire le maximum d’électeurs possible. En cas de difficultés persistantes liées à l’obtention de Cni par les potentiels électeurs, le coordonnateur de Clarté et ses camarades n’excluent pas de recourir à des marches ou sit-in pour débloquer la situation. « Ce serait grave qu'on n'arrive pas à atteindre 50% d'inscrits à terme », a déclaré M. Daff qui n’en pense pas moins que tous les efforts doivent être consentis pour éviter des contentieux postélectoraux liés à l'impossibilité des électeurs d'accomplir leur droit de vote. C'est parce qu'il en est conscient qu’Amadou Daff demande aux autorités de faire davantage preuve de volonté dans la confection et la délivrance des Cni.

Abdou DIOP

Le chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, également président en exercice de l’Organisation de la conférence islamique (Oci), a réitéré, hier, à Dakar qu’il enverra, dans un mois, une mission au Nigeria pour « aider » les habitants de ce pays à «se tolérer».«J’enverrai une mission au Nigeria où il y a des bagarres religieuses. La mission se rendra là-bas dans un mois au plus tard », affirmé Me  Wade à une cérémonie organisée en prélude d’un concours de récitation et de mémorisation du Coran. « Dès que les élections seront terminées, j’enverrai une mission au Nigeria pour les aider (les Nigérians) à se tolérer », a-t-il ajouté. Ce pays organisait ses élections législatives, samedi.

En janvier dernier, il avait annoncé l’envoi d’une ’’mission de conciliation’’ au Nigeria. Cette mission, selon le chef de l’Etat, sera conduite par Mahdi Niasse, un dignitaire d’une famille maraboutique sénégalaise bien connue au Nigeria.

Des guerres ethniques et religieuses ont souvent lieu au Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique, avec quelque 160 millions d’habitants.

Dakar abrite à partir de ce matin la conférence des Conseils économiques et sociaux et institutions similaires. Le président du Ces du Sénégal, Ousmane Masseck Ndiaye, revient sur les assises qui vont permettre de discuter de l’évaluation des stratégies et politiques publiques en la matière. Selon lui, le Ces ne fait que se conformer à sa mission première qui est d’offrir aux gouvernements des avis et conseils bâtis sur des réalités objectives pour leur permettre d’élaborer et de mettre en œuvre de la meilleure manière des politiques capables d’aider à alléger les souffrances des populations. Entretien.

M. le président, notre capitale abritera les 12, 13 et 14 avril la conférence internationale des Conseils économiques et sociaux. Qu'attendez-vous de cette réunion de Dakar ? Qui y prendront part ?

L’objectif principal de cette rencontre est de trouver aux Conseils économiques et sociaux, à l’issue des travaux, une approche méthodologique pouvant servir de socle pour une évaluation pérenne des politiques publiques, surtout quand elles ont trait à l’emploi. Nous allons essayer de tirer profit des différentes expériences des assemblées consultatives qui vont être présentées par les participants, en outillant ainsi nos institutions pour qu’elles puissent jouer pleinement leur rôle en direction des gouvernements. Cette conférence va susciter une compréhension partagée des enjeux, des contraintes et des résultats des politiques publiques. Chaque conseil viendra exposer son travail dans la mise en œuvre du Pacte mondial pour l’emploi. Cela va nous permettre d’identifier les actions qui restent à mener pour atteindre l’application totale du Pacte mondial et du Programme pays pour le travail décent (Pptd). Presque 20 délégations sont attendues venant aussi bien du continent africain que du reste du monde dont neuf présidents. C’est un record. L’Italie et l’Espagne sont également de la partie.

Le thème est «L’évaluation des stratégies et politiques publiques d'emploi : mise en œuvre du Pacte mondial pour l'emploi». Pourquoi un tel thème surtout quand on sait que les pays du Sud dont le nôtre sont confrontés à un tel problème ?

Le choix du thème répond à un souci de transparence et de bonne gouvernance. Le Pacte mondial pour l’emploi a été signé par l’ensemble des pays ayant participé en juin 2009 à la Conférence de l’Oit à Genève, dont le Sénégal. Le chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, inscrit sa politique dans cette dynamique de résorption du chômage et les nombreuses structures qu’il a créées pour promouvoir l’emploi depuis 2000 attestent de manière forte de cette volonté. La croissance économique ne peut être aucunement possible dans un environnement caractérisé par le manque d’emplois et le sous-emploi. Le président Wade a bien raison de dire lors du colloque sur le travail décent organisé en décembre 2009 à Ouagadougou que l’emploi reste notre préoccupation principale. Car pour lui, il n’augmente pas au même rythme que la croissance. Face à cette priorité de développement économique et social, la question est de savoir quelles réponses à cette crise qui frappe tous les pays ? Les actions et politiques menées jusque-là par nos pays sont-elles efficaces ? Sont-elles efficientes ? C’est à ces questions pertinentes que notre Conférence va tenter de répondre pour nous permettre de donner des avis sur des stratégies de politiques d’emploi plus efficaces. En fait, l’évaluation n’a pas seulement pour objectif de se focaliser sur les aspects négatifs de la mise en place d’une politique publique. Elle permet aussi de mesurer les objectifs de performances et de fixer de nouvelles orientations. Donc en choisissant de discuter de l’évaluation des stratégies et politiques publiques en la matière, nous ne faisons que nous conformer à notre mission première qui est d’offrir aux gouvernements des avis et conseils bâtis sur des réalités objectives pour leur permettre d’élaborer et de mettre en œuvre de la meilleure manière des politiques capables d’aider à alléger les souffrances des populations. Les conclusions attendues de nos travaux peuvent être d’une grande utilité pour les gouvernements qui ne manqueront pas sans doute, de s’en référer.

Plusieurs rencontres de ce genre se sont déroulées à travers le monde. Est-ce qu’il ne s’agit pas d’une conférence de plus ?

Pas du tout ! Les Conseils économiques et sociaux et institutions similaires disposent d’un agenda de travail annuel adopté par le Conseil d’administration. Et les questions que nous abordons sont d’une pertinence certaine parce qu’elles sont toutes les fois en parfaite adéquation avec les préoccupations majeures qui mobilisent les décideurs publics. Par exemple à Luxembourg en juillet 2010, nous avons disserté sur les indicateurs de progrès en allant, au-delà du Pib, scruter beaucoup de secteurs dont ceux de la santé, de l’environnement, de l’éducation, etc. La Conférence de Dakar n’est pas une rencontre de plus. Le président Abdoulaye Wade l’a d’ailleurs bien compris, lui qui a toujours dit que le problème de l’emploi étant structurel en Afrique, il est nécessaire à ses yeux que les pays africains se retrouvent pour échanger sur la problématique de l’emploi. La Conférence de Dakar est donc une tribune appropriée pour discuter de ce problème transnational.

Il existe un protocole entre le Bit et le Ces du Sénégal ; pouvez-vous revenir sur ce partenariat ?

C’est un partenariat que je trouve important. Nous l’avons signé en décembre 2010 ici à Dakar deux mois après l’adoption de la Déclaration de Cotonou en septembre de la même année. Nous avons pu identifier certains axes de coopération et de réflexion pour élaborer un protocole à travers lequel nous menons des actions concourant à la promotion du Pacte mondial pour l’emploi et du Programme pays pour le travail décent. Le dialogue social, la protection sociale, le développement des entreprises et les politiques migratoires, tout cela constitue pour nos institutions des dénominateurs communs, des terrains sur lesquels il y a une synergie d’actions.

A la suite de l’accord entre les Ces du Sénégal et d’Algérie, il sera procédé à l’installation d’un Conseil d’affaires algéro-sénégalais. Quelle est l’utilité d’un tel organe pour nos hommes d’affaires ?

Le Conseil d’affaires et d’investissements sénégalo-algérien, le Caisa va voir le jour. Notre rôle est de faciliter un rapprochement plus soutenu des hommes d’affaires sénégalais et algériens. Le protocole d’accord va consacrer des échanges entre les opérateurs économiques signataires. Plusieurs secteurs dignes d’intérêt seront identifiés et il appartiendra donc aux uns et autres de savoir saisir les opportunités qui se présentent.

Enfin, votre message à l’endroit des Sénégalais et conseillers pour la mobilisation pour cette conférence internationale ?

Je trouve que cette Conférence internationale représente une belle occasion pour l’ensemble des conseillers et décideurs publics africains de s’offrir une gamme d’informations et d’outils leur permettant de renforcer leurs capacités. Des experts et membres d’éminentes institutions vont y venir partager leurs connaissances. Il s’agit de l’Association des conseils économiques et sociaux et institutions similaires (Aicesis), du Bit, des Nations unies, en plus des délégations étrangères. Dans nos locaux, nous allons accueillir en plénière un expert réputé des Nations unies pour une communication sur le rôle des Conseils économiques et sociaux dans le monde. Nous voulons que les conclusions de cette Conférence puissent bénéficier aux Conseils et aux gouvernements d’Afrique.

Propos recueillis par El Hadji Abdoulaye THIAM

Une délégation d’hommes d’affaires algériens séjourne dans notre pays. Hier, elle a été reçue au Conseil économique et social où elle a eu une séance de travail présidée par M. Ousmane Masseck Ndiaye et Mohamed Seghir Babes avant de signer un protocole d’accord instituant le Conseil des affaires et d’investissement sénégalo-algérien.

Entre l’Algérie et le Sénégal, il vient d’être institué un Conseil d’affaires et d’investissement regroupant des chefs d’entreprises des deux pays.

Dans son propos introductif, le président du Conseil économique et social, Ousmane Masseck Ndiaye, a souhaité la bienvenue à ses hôtes avant de rappeler que cette rencontre fait suite à celle d’Alger au cours de laquelle, en présence du Premier ministre d’Algérie, il a été demandé la mise en place d’un conseil des affaires entre les deux pays. « Nous avons estimé nécessaire d’assurer les relations pour faciliter le rapprochement entre hommes d’affaires de nos deux pays », a souligné M. Ndiaye ajoutant que « le Conseil économique et social avait estimé discuter par le biais du Conseil national patronal (Cnp) pour voir les voies et moyens pour répondre à l’appel de la partie algérienne ». Il a remercié la partie algérienne pour cette réponse positive mais surtout le déplacement d’une forte délégation. Selon le président du Ces, l’engagement pris va en droite en ligne avec les préoccupations des deux chefs d’Etat que sont Me Abdoulaye Wade et Abdoul Aziz Boutéflika. « Nous vous invitons à tirer le meilleur profit des opportunités qui s’offrent pour mettre en commun vos intérêts dans des secteurs profitables », a encore dit M. Ndiaye. Quant au chef de la délégation algérienne, M. Mohamed Seghir Babes, président du Conseil économique et social d’Algérie, il a confirmé les propos d’Ousmane Masseck Ndiaye, en invitant les deux parties à mettre sur les fonts baptismaux le conseil des affaires.

Au nom des opérateurs économiques sénégalais, il revenait à Mme Anna Bâ Dia de s’adresser à ses collègues. Selon elle, il s’agit de renforcer la coopération entre les deux pays. « Nous voulons booster les relations en posant de nouveaux jalons au bénéfice de la coopération Sud-Sud », a déclaré Mme Dia, ajoutant que cette coopération pourrait favoriser la co-entreprise. «Ensemble, nous pourrons relever les défis et prouver que nous sommes capables d’innover comme nos pairs d’Europe », a souligné Mme Ba.

Pour sa part, Zaim Bensaci a dit tout le plaisir éprouvé d’être à Dakar pour l’installation de ce nouveau cadre. Il a souhaité que les deux parties trouvent leurs intérêts pour maintenir la dynamique « gagnant-gagnant ».

Après la signature de l’accord, les deux délégations ont entendu des exposés sur « le cadre réglementaire, juridique et fiscal de l’investissement au Sénégal » par l’Agence des grands travaux pour la promotion de l’investissement (Apix), sur « La stratégie de croissance accélérée et les opportunités d’investissement » et sur « Le cadre réglementaire, juridique et fiscal de l’investissement en Algérie ».

El H. A. THIAM

Le ministre d’Etat, Alassane Dialy Ndiaye, a présidé, ce samedi, à Yène un meeting de ralliement au  Pds de la présidente des femmes et du chargé des élections de l’Afp et des responsables du Ps et de Rewmi. Ces derniers s’engagent désormais à réélire Me Wade en 2012.

Les Libéraux de Yène ont sonné la mobilisation  pour la reconquête de leur communauté rurale aux mains de l’opposition.  Pour cela, ils ont accueilli, ce samedi, la vice-présidente du Conseil rural et  présidente des femmes de l’Afp, Aïssatou Ndiaye Faye. Le chargé des élections de ce parti à Yène, en l’occurrence Alpha Niang, Fama Ndir du Ps et Moustapha Thiandoum de Rewmi ont tous rallié le Pds. « Je peux vous dire que l’Afp n’existe plus chez nous, car ce sont de grands responsables qui ont quitté le parti», a confié Alpha Niang. Ces néolibéraux n’ont désormais qu’un objectif : réélire Me Wade en 2012, dès le 1er tour. Pour ce meeting de ralliement, les militants étaient venus de tout le département de Rufisque.

Réélire Me Wade en 2012

Des délégations de Diamniadio, Sébikhotane, Sendou, Bambilor, Tivaouane Peul, Niague, « Jaxaay » ont tenu à être présentes pour réaffirmer leur volonté de réélire Me Wade en 2012. Prenant la parole, Aïssatou Ndiaye Faye s’est félicitée des nombreuses réalisations du chef de l’Etat. « Je remercie Abdoulaye Wade pour ses immenses réalisations. Je demande à tous les habitants de Yène de se ranger derrière le ministre d’Etat Alassane Dialy Ndiaye et le sénateur Saliou Ndione pour la réélection du  président de la République », a-t-elle lancé sous les applaudissements nourris de la foule. Elle a toutefois demandé l’érection de Yène en commune.

Le ministre d’Etat a, pour sa part, félicité la néolibérale pour son courage et sa forte mobilisation. Pour lui, Me Wade a déjà gagné les élections. « Le Sénégal est à un tournant de son histoire. C’est pourquoi nous souhaitons apporter  notre contribution pour la réélection de Me Wade. Nous ferons tout pour qu’il gagne à Yène, mais aussi dans tout le département de Rufisque», a souligné le ministre d’Etat, Alassane Dialy Ndiaye, qui s’est félicité du nouveau découpage administratif. Ce qui lui fait dire que Me Wade est au service des populations. C’est pourquoi, a-t-il déclaré, nous allons continuer le travail pour pousser les forces vives de ce pays vers le Pds et réélire Me Wade.  «Ce meeting n’est qu’un début. Beaucoup  de militants du Ps de Yène sont avec moi. Ceux qui ne sont pas venus suivront rapidement», a noté le ministre d’Etat chargé de la Connectivité. Rappelant les nombreuses réalisations du leader du Pds, il soutient que Me Wade est le candidat le plus méritant. «Nous vivons dans un monde complexe, particulier marqué par la mondialisation. Malgré cela, nous devons rester nous-mêmes. Pour cela, nous devons avoir un dirigeant ayant une vision à long terme, courageux. Ce  dirigeant ne peut être que Me Wade. Nous avons besoin encore de lui. C’est pourquoi je demande à tous de voter pour lui en 2012», a-t-il lancé.

Le bon candidat

«Faisons tout pour réélire Abdoulaye Wade en 2012, dès le 1er tour. C’est un bon candidat. En 10 ans, il a complètement changé le visage du Sénégal », a déclaré à son tour le sénateur Saliou Ndione. Il a, en plus, demandé aux femmes du Pds d’être ouvertes en vers Aïssatou Ndiaye Faye. Ibra Diagne de l’Ujtl, Moustapha Thiandoum, Pape Samb, jeunes démissionnaires de Rewmi et de l’Afp, Ndiégne Guèye,  Grand Serigne de Rufisque, ont tour à tour appelé à la mobilisation pour réélire Me Wade. A l’image d’Aïssatou Ndiaye Faye, ces jeunes demandent l’érection de Yène en commune. Le ministre conseiller Ismaïla Mbaye et Mamadou Moulaye Guèye, maire de Diamniadio, ont pris part à cette rencontre.

Aliou KANDE

Le Pr. Iba Der Thiam a plaidé à Thiès pour l’unité et la cohésion de tous les Libéraux autour de la candidature et l’élection du président Wade, en février 2012. Le 1er vice-président de l’Assemblée nationale animait une conférence organisée par le mouvement Carrefour Wade 2012 dirigé par le ministre Serigne Mbacké Ndiaye.

La salle Daniel Brottier s'est avérée  trop petite pour contenir toute la masse de militants et militantes venus des différentes localités du département de Thiès pour écouter le Pr. Iba Der Thiam les entretenir sur les enjeux de la prochaine élection présidentielle de 2012 pour laquelle, selon le conférencier, « la seule candidature qui vaille est celle de Me Wade du Parti démocratique sénégalais (Pds) et de l'Alliance sopi pour toujours (Ast). Et que nous avons le devoir de réélire à cette occasion ».

C'est autour de cet objectif décliné  par Carrefour Wade, à savoir: gagner en 2012  avec comme moyen: s’unir autour du président Wade, que le Pr. Thiam a beaucoup axé sa communication. En insistant sur la nécessité pour les Libéraux de taire leurs divergences et d’éviter toutes considérations inutiles visant à mener le parti en eaux troubles. « Surtout à cette période où l’heure est à la mobilisation autour de l’unité et la cohésion pour former une seule famille qui sera capable de relever le défi de la réélection de Me Wade. Le tout dans la discipline, l’organisation et la méthode », a-t-il souligné.

A ce titre, il convient, pour les Libéraux, de réserver à bras ouvert un accueil chaleureux aux nouveaux militants qui viennent rejoindre leur parti. Autre préoccupation du Pr. Thiam, les anciens du Pds qui, depuis la création du parti, en 1974, n’ont de cesse de se mobiliser autour des bonnes causes. Le conférencier estime qu’ils méritent considération et respect et ont leur place au sein des instances du parti.

Quand à Serigne Mbacké Ndiaye, il a rendu hommage au Pr. Iba Der Thiam pour la brillante et riche communication qui a étalé toutes les réalisations du président Wade à l’actif de toutes les couches de la société. Pour le ministre conseiller du chef de l’Etat, «la victoire de Wade en 2012 ne fait déjà l’ombre d’aucun doute. Il nous faut donc travailler dans cette perspective », a-t-il lancé aux militants et sympathisants.

Mohamadou SAGNE

Jusque-là bastion incontesté du Parti démocratique sénégalais, le populeux quartier de Sarandiougary, dans la banlieue Kaolackoise, vient d’être la cible de l’Alliance des forces de progrès (Afp) de Moustapha Niasse qui, depuis quelques semaines, multiplie les incursions dans différents endroits de la cité. Au cours d’un meeting organisé dans ce quartier, plusieurs Libéraux ont rallié la formation politique de Moustapha Niasse, avant de s’engager à travailler désormais aux côtés des responsables progressistes, Papa Sarr Bitèye, Baye Aliou Niasse et Amy Gadio.

Les orateurs qui se sont succédé n’ont pas manqué de se focaliser sur la situation de leur quartier qui, avec le régime libéral, soulignent-il, n’a pas

connu d’avancement. Pire, à Sarandiougary, poursuivent-ils, les populations manquent de tout, des infrastructures aux réseaux d’assainissement, en passant par les structures socioéconomiques.

Aussi, ont-ils dénoncé la cherté de la vie, l’insalubrité et les délestages plus fréquents dans ce quartier de la périphérie kaolackoise. Au nom des néolibéraux, Maïmouna Bâ a insisté sur le nouvel espoir que les populations de Sarandiougary nourrissent à l’endroit de l’Afp, plus généralement de « Bennoo ». Même sentiment pour le responsable des jeunes, l’étudiant Abdourahmane Ndiaye qui a dit toute sa satisfaction à l’endroit du maire de Kaolack, Madieyna Diouf.

Pour leur part, les initiateurs de cette rencontre, Serigne ALiou Niasse et Marème Niasse ont exhorté les populations de Sarandiougary à se mobiliser dès maintenant pour préparer les échéances de 2012.

M. CISSE

Dakar abrite, les 12, 13 et 14 avril 2011, la conférence internationale des Conseils économiques et sociaux sur « l’évaluation des stratégies et politiques publiques d’emploi : mise en œuvre du pacte mondial pour l’emploi ». Une rencontre qui sera ouverte par le chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, en présence de plusieurs présidents de Conseils économique et institutions similaires du monde.

Cette conférence, coïncidant avec la célébration des 50 ans du Conseil économique et social, va réunir un panel de Conseillers et experts de renommée mondiale pour discuter de la problématique de l’emploi.

Les travaux auront lieu au Méridien-Président et la clôture de la conférence, le 14 avril 2011, dans les locaux du Conseil économique et social, à l’avenue avenue Pasteur, à Dakar.

Face à la crise économique qui frappe le monde depuis plusieurs décennies, marquée par l’augmentation du chômage et du sous-emploi, accentuant ainsi les disparités sociales, l’Organisation internationale du travail (Oit) a développé un certain nombre d’initiatives internationales, rappelle le communiqué de la direction de la Communication et de l’information du Ces.  Le Pacte mondial pour l’emploi, adopté en juin 2009, lors de la Conférence internationale du Travail par les Etats, est destiné à préconiser une relance productive axée sur l’investissement, l’emploi et la protection sociale.

Ensuite, il y a eu la Déclaration tripartite de Yaoundé sur la mise en œuvre du socle de protection sociale, suivie de celle de Cotonou sur «le rôle des Conseils économiques et sociaux comme promoteurs et acteurs de la mise en ouvre du Pacte mondial pour l’emploi ».

Dans ce cadre, le Bit, en partenariat avec  l’association des Conseils économiques et sociaux et Institutions similaires) Aicesis, s’est engagé à accompagner ces institutions pour assurer un rôle de leader dans la promotion et la mise en œuvre du pacte mondial pour l’Emploi du fait de leur positionnement stratégique.

Déjà, le Bit a signé un protocole d’accord avec le Conseil économique et social du Sénégal, présidé par notre compatriote Ousmane Masseck Ndiaye. L’évaluation des politiques publiques comme outil de bonne gouvernance et d’aide à la décision, constitue un levier important pour une meilleure efficience du rôle des Conseils économiques et sociaux.

En marge de cette rencontre, conformément au protocole d’accord liant les Conseils économiques et sociaux de la République algérienne démocratique et populaire et du Sénégal, il sera procédé à l’installation du Conseil d’affaires algéro-sénégalais, les 11 et 12 avril 2011.

Les organisations patronales prendront part à cette cérémonie, en présence des présidents des deux institutions, MM. Mohamed Seghir Babes et Ousmane Masseck Ndiaye.Ces discussions entre hommes d’affaires se tiendront dans les locaux du Conseil économique du Sénégal.

El H.Abdoulaye THIAM

A l’occasion de la cérémonie de remise du Prix Kéba Mbaye pour l’Ethique au président malien Amadou Toumani Touré, le 16 avril, par le président Abdoulaye Wade, le comité d’organisation a tenu un point de presse, hier, à son siège, à Fann résidence. Une occasion pour les responsables de situer l’événement et de revenir sur le choix du général Touré, retenu pour avoir respecté ses engagements vis-à-vis de son peuple et des actions menées en faveur de l’enfance déshéritée.

D’entrée, le président de la Fondation Kéba Mbaye, Mamadou Wakhab Talla, a rappelé que ce prix récompense tous les deux ans une personnalité ou une organisation qui s’est distinguée dans le domaine de l’éthique. Le jury, a souligné M. Talla, est composé d’anciens présidents de Conseils constitutionnels, d’anciens recteurs d’universités, de représentants d’organisations internationales comme le Comité international olympique (Cio) et la Tribunal arbitral du Sport (Tas), etc. Sur le choix du général Amadou Toumani Touré, El hadji Ibrahima Ndao a rappelé que le président malien a respecté ses engagements de céder le pouvoir après la transition, de se consacrer à d’autres activités en faveur de l’enfance et d’avoir participé comme médiateur à des conflits dans les pays des Grands lacs, en Guinée-Bissau, au Togo, en République Centrafricaine, etc. Interrogé sur le choix d’un Africain pour cette première édition, M. Mamadou Wakhab Talla s’est dit heureux qu’il soit du continent, au moment où des images négatives sont projetées à travers le monde. A propos des fonds de la Fondation, les responsables ont précisé qu’ils proviennent d’abord des membres, de personnes généreuses, du Cio et du Tas. « Nous avons un fonds bloqué dont les intérêts servent à financer le prix qui est d’environ près de 5 millions FCfa et une médaille symbolique », a dit Abdoul Mbaye qui ajoute que c’est le caractère historique d’immortaliser l’ancien juge qui est important. Sur la décision du général Touré de ne pas se maintenir au pouvoir à la fin de son mandat, le comité d’organisation a dit que celle-ci conforte la Fondation dans son choix décidé depuis un an. Abdoul Mbaye a ajouté que pour les prochaines éditions, le choix pourrait bien se porter sur un chef religieux pour ses efforts dans la promotion d’un «daara » ou une autre Ong au travail remarquable dans le monde. Les aspects de bonne gouvernance et de développement durable sont pris en compte par le jury, a encore déclaré Abdoul Mbaye.

A la veille de la remise du prix, une soirée de gala sera organisée au Méridien-Président, avec Youssou Ndour. Samedi 16 avril, à Sorano, au programme, il y aura l’exécution des hymnes nationaux,  une présentation de « Kéba Mbaye et éthique » par Cheikh Yérim Seck, biographe du juge, le discours de bienvenue du président de la Fondation, une présentation du lauréat par Sidiki Kaba, ancien président de la Fédération internationale des Droits de l’Homme (Fidh), la projection d’un documentaire suivie des allocutions des présidents Abdoulaye Wade et Amadou Toumani Touré. Après la photo de famille, les deux présidents seront en face de la presse.

A signaler que durant son séjour, le président malien prendra part également à l’inauguration du nouveau siège de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs), situé à Colobane.

El Hadji A. THIAM

A travers un communiqué reçu à notre rédaction, l’ambassade de Palestine au Sénégal condamne les vagues de violences menées, ces derniers jours, par l’armée israélienne et les colons contre la population palestinienne, en Cisjordanie, à Jérusalem-Est et à Gaza.

Selon le communiqué, « il s’agit d’une campagne délibérée conduite par l’occupant israélien pour créer le chaos et plonger à nouveau les territoires palestiniens occupés dans la violence, au moment où la région connaît d’importants bouleversements ». Toujours d’après le communiqué, en l’espace de deux jours, « la population du village d’Arwata a subi de graves abus et violations des droits de l’Homme ». L’armée israélienne y aurait détenu plus de 200 enfants et femmes dans un camp militaire et les aurait soumis à des tests Adn avant de les forcer à donner leurs empreintes digitales. Certaines femmes auraient aussi été contraintes de signer des documents rédigés en hébreu, sans en comprendre le contenu. « Ces abus et les violations nécessitent une réaction plus forte des organisations des droits de l'homme et de la communauté internationale afin de stopper ces dangereuses dérives envers notre peuple », explique le communiqué.

L’intensification des frappes israéliennes, depuis deux semaines contre la Bande de Gaza, parfois en réaction contre les tirs de roquettes palestiniennes, a causé la mort de plusieurs civils dont des femmes et des enfants. Au moment où certaines voix demandent le retrait du rapport Goldstone qui, il faut le rappeler, avait mis en cause la responsabilité d’Israël pour violation des droits de l’Homme contre des civils palestiniens durant l’opération « Plomb durci ». L’ambassade de la Palestine à Dakar dénonce aussi l’accélération de la colonisation israélienne, ces derniers mois, notamment à Jérusalem-Est. Pour l’ambassade de la Palestine à Dakar, cette politique « sape » les efforts de la communauté internationale pour relancer le processus de paix et « compromet » gravement la solution de deux Etats. Face à ces actions, l’ambassade de Palestine à Dakar invite le Sénégal, qui préside l’Oci et le Comité des Nations Unies pour les droits inaliénables du peuple palestinien, à « poursuivre efficacement leurs efforts, en soutien de la direction palestinienne, pour une pleine adhésion de la Palestine à l'Onu en tant qu’Etat souverain et indépendant sur les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale. Seule une telle démarche est susceptible de garantir la réalisation des droits inaliénables du peuple palestinien, et permettra une paix durable et la coexistence pacifique ».

Seydou KA

La direction politique exécutive (Dpe) de l’Union pour le renouveau démocratique (Urd) s’est réunie, ce mercredi, sous la présidence de son Secrétaire général, Djibo Leïty Kâ. Les rénovateurs ont rendu un vibrant hommage à l’armée, après la célébration du 51ème anniversaire dans la simplicité et la solennité, adaptées au contexte.

La Dpe s’est félicitée de la cérémonie commémorative du 51ème anniversaire de l’Indépendance et a noté, à ce sujet, la simplicité et la «solennité de l’événement, parfaitement adaptées au contexte».

Djibo Ka est revenu sur la réunion qu’il a tenue à Linguère, le 02 avril 2011, autour des responsables de la fédération départementale et qui a enregistré le ralliement de dizaines de militants d’autres partis. Selon le communiqué, la Dpe, qui a noté, une fois de plus, le dynamisme du parti dans ce département, salue l’arrivée de ces nouveaux militants, félicite et encourage M. Djibo Kâ dans son occupation constante du terrain, à Linguère et ailleurs, dans le reste du pays. Selon la Dpe, ce contact régulier avec la base demeure l’unique voie de faire de l’Urd ce qu’elle a l’ambition de devenir, c’est-à-dire l’un des tout premiers partis politiques du pays.

Après avoir entendu le rapport des secrétaires généraux des différentes fédérations de la région de Dakar, complétés par les présidentes des femmes et les secrétaires généraux des jeunes sur la journée d’études de la Convention régionale de Dakar sur le thème : « La région de Dakar et les élections de 2012 », après un large débat, la Dpe est arrivée à la conclusion que ce thème, particulièrement actuel, a été l’occasion pour le parti de démontrer sa présence à la fois physique et intellectuelle dans la capitale sénégalaise et sa région.

La Dpe a, ensuite, pris la décision de convoquer pour une rencontre à Dakar, l’ensemble de ses élus nationaux, régionaux, municipaux et ruraux pour, à la fois, davantage les sensibiliser sur leur rôle important à la base et créer le nécessaire lien entre eux et la direction du parti.

Aussi, a-t-elle demandé en conséquence à tous les responsables de fédération urbaine et de fédération départementale à opérer dans chacune de ces bases le recensement exhaustif de ses conseillers et à le transmettre à la direction du parti pour consolider les archives, connaître l’implantation des élus et, enfin, convoquer ces assises dans les meilleurs délais.

Dans les perspectives, la Dpe, après avoir approuvé le meeting de mobilisation et de renforcement de l’Urd, prévu le 09 avril à Sébicouroto, dans le département de Sédhiou, meeting convoqué à l’initiative de Mme Fatou Gassama, a constitué une forte délégation qui sera conduite par le secrétaire général.  Au plan international, l’Urd, actrice majeure de la démocratie, a marqué toute sa solidarité à la Côte d’Ivoire et aux Ivoiriens, ainsi qu’aux étrangers qui partagent, en ce moment, avec eux la dureté de la vie et l’insécurité qui les menacent tous.

El H. A. THIAM

En partance pour le Mali, précisément Kayes, pour une visite religieuse, Serigne Mamoune Niasse, le leader du Rassemblement pour le peuple (Rp), a profité de  son séjour  de deux jours, à Tambacounda, pour rencontrer ses militants et les talibés regroupés au sein des Dahiras. Une occasion pour le marabout de galvaniser les troupes.

En remobilisant les militants du Rp, il leur a demandé de tout faire pour devenir la première  formation politique du pays. Donc une massification cohérente par l’engagement des responsables pour les prochaines échéances  électorales. Il compte s’engager dans cette voie avec un programme économique et social ambitieux de 50 millions FCfa pour financer les projets des femmes. Le Rp, pour le premier serviteur,  marque une  pause pour voir où se trouve l’intérêt des populations.

Il a demandé au chef de l’Etat de faire face à la demande sociale, tout en soulignant les cas  des citoyens qui se suicident au feu. Il a noté la crise énergétique et les problèmes liés à la commercialisation arachidière.

Pour  tous ses problèmes, il a demandé au président Wade d’apporter des solutions idoines. En plus des infrastructures, il a demandé de bien veiller aux conditions de vie des populations. Pour lui, les  cadres du Rp doivent être impliqués dans  la marche et la gestion du pays dans le cadre de concertations. Bien qu’étant dans la mouvance présidentielle, il a déclaré que le Rp marque une pause pour voir où se trouve l’intérêt des populations.

Pape Demba SIDIBE

Le président de la République, Me Abdoulaye Wade, a assisté, hier, à Cotonou, à la cérémonie d’investiture du président Yayi Boni.

Cette cérémonie de prestation de serment du président Yayi Boni s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités africaines. Aux côtés des présidents du Gabon, Aly Bongo, du Libéria, Ellen Johnson Sirleaf, de la Sierra Leone, Ernest Koroma, du Congo, Denis Sassou Nguessou, et de l’ancien chef d’Etat du Nigeria, Olusegun Obasanjo, Me Abdoulaye Wade a pris part à l’événement.

Aujourd’hui, il assistera à l’investiture du nouveau chef d’Etat nigérien. Il a été accueilli hier  à Niamey, au Niger, par  le chef de la junte, le général Salou Djibo, avec qui il s’est entretenu.

Le Rassemblement des travailleurs africains-Sénégal (Rta-S) prépare son premier congrès prévu les 9 et 10 avril prochain. C’est dans ce cadre que son mouvement des femmes a fait face à la presse pour expliquer les contours de ce grand rassemblement.

«Ce congrès a, avant tout, un objectif politique. Depuis 1995, date de la reconnaissance du parti, nous n’avons tenu que des conseils nationaux », a expliqué Mme Rose Sarr.

Selon elle, ce congrès sera une occasion d’évaluer les activités du parti, d’examiner ses textes (statuts, règlement intérieur, formation du militant) et d’élire la nouvelle direction (Bureau politique et Secrétariat exécutif).  «Nous voulons mobiliser les femmes pour que ce congrès soit une réussite, d’autant plus que nous représentons 52% de la population sénégalaise. Il faut que cette couche soit impliquée pour qu’elle joue pleinement son rôle», a ajouté la présidente des femmes. « Sans les femmes, a souligné Mme Rose Sarr, il n’y a pas de développement ni de vie économique et politique ».  « Nous devons travailler à la libération des femmes. Pour cela, nous devons faire un travail de conscientisation et de formation à leur endroit », a-t-elle ajouté.

La présidente des femmes a également indiqué que ce congrès sera une occasion de réfléchir sur l’unité de la Gauche. « Depuis 2005, nous travaillons pour l’unité de la Gauche. Le 9 avril, il y aura un forum autour de cette question. Nous voulons un grand parti de la Gauche », a-t-elle noté.

Signalons que le Rta-S, membre de Benn Siggil Sénégal, est dirigé par Momar Samb.

Aliou KANDE

L’épouse du chef de l’Etat, Mme Viviane Wade, a honoré quatre employés modèles de l’Association Agir pour l’Education et la Santé (Faes). C’était, hier matin, au siège des ex-Travaux publics Som, à Hann.

Quatre employés modèles de la Fondation Agir pour l’Education et la Santé ont reçu des distinctions des mains de la Première dame, présidente de ladite Fondation. A travers ce geste, Mme Viviane Wade a voulu encourager ceux qui ont marqué le travail de cette institution bénévole au service de l’éducation et de la santé des personnes vulnérables.

La Première dame, qui a passé près de deux heures avec les agents de la Fondation évoluant à Dakar et à l’intérieur du pays, a échangé avec eux sur les objectifs de son association.

Cette rencontre a été aussi une occasion pour Mme Viviane Wade de rappeler les objectifs de sa Fondation, mais surtout de dire aux agents qu’elle a pris la décision d’honorer, chaque trimestre, les hommes et femmes qui se sont distingués dans leur travail.

« Je suis venue personnellement vous encourager pour votre dévouement au travail bien fait », leur a lancé Mme Viviane Wade avant d’ajouter que chaque trimestre des attestations seront décernées aux meilleurs employés de l’Association.   Ces diplômes, selon la Première dame, vont servir d’émulation aux travailleurs, mais surtout feront plaisir à leurs familles et amis absents à la cérémonie. Mme Wade s’est félicitée du travail accompli par les agents d’Education Santé face à la mouche des mangues qui constitue un danger pour les producteurs mais surtout pour les exportateurs à la recherche de devises pour le pays.

La Première dame a réitéré sa disponibilité au personnel. Leur expliquant l’engagement au travail bien fait, Mme Viviane Wade a donné l’exemple d’une collaboratrice qui l’avait sollicitée pour le recrutement d’un jeune parent, souvent malade, qui souhaiterait intégrer la Fonction publique en lui indiquant qu’on peut s’absenter sans être sanctionné.

En réponse, la Première dame a dit que l’absentéisme ne favorise pas le développement d’un pays, car chacun doit apporter sa modeste contribution pour que le Sénégal puisse aller de l’avant. C’est pour cela qu’elle a transmis ses encouragements à toute l’équipe de la Fondation pour que les projets aillent de l’avant.

El Hadji Abdoulaye THIAM

 

 

 

Invité de l’émission Point de Vue de notre confrère Oumar Gningue de la Radio Télévision du Sénégal (Rts), l’architecte Pierre Goudiaby Atepa s’est exprimé sur différentes questions d’actualité. Selon lui, il faut une concertation sérieuse  avec les pays voisins pour avoir la paix en Casamance. Morceaux choisis de cet entretien de dimanche dernier.

D’entrée, Pierre Goudiaby a rendu hommage aux bâtisseurs de la nation en premier lieu, le président Léopold Sédar Senghor qui a ancré l’esprit de cohésion qui a permis de faire du Sénégal un Etat moderne. Et M. Goudiaby d’ajouter : « Abdou Diouf, grand commis de l’Etat, a cimenté la nation dans cette cohésion que beaucoup nous envient». Parlant du président Abdoulaye Wade dont il a été le conseiller spécial, l’architecte Atepa a dit qu’il est un grand visionnaire et a fait du Sénégal un pays émergent, un des plus respectés sur le continent africain. De l’avis de Pierre Goudiaby, les fondamentaux sont là et, aujourd’hui, si nous additionnons tout ce qui a été fait par les différents chefs d’Etat, le pays se lance vers l’avenir. Parlant de Senghor, il a rappelé que ce chrétien a été porté à la tête du pays par des musulmans et, plus particulièrement, les chefs religieux parmi lesquels il comptait beaucoup d’amis.

En sa qualité de président du Collectif des Cadres casamançais, l’architecte a insisté qu’il ne peut y avoir de paix sans concertations sérieuses avec les pays voisins que sont la Gambie, la Guinée-Bissau et la Guinée Conakry. « Le président Wade doit parler avec ses collègues, les yeux dans les yeux », dixit M. Goudiaby. La Casamance, a-t-il précisé, fait partie intégrante du Sénégal et le référendum n’est pas possible, car 90 % des Casamançais n’en veulent pas.

Crise ivoirienne

S’expliquant sur la situation actuelle en Côte d’Ivoire, l’invité de la Rts a souhaité que ce peuple retrouve au plus vite la cohésion, car il est le plus hospitalier de la sous-région pour avoir accueilli des milliers d’Africains. Selon lui, la Côte d’Ivoire doit continuer à jouer son rôle de levier économique dans la sous-région. « Je ne suis pas un politologue, mais j’ai constaté que depuis le premier coup d’Etat, il y a une décennie, des choses regrettables ont commencé à se produire dans ce pays ami », a lancé M. Goudiaby. Il a invité le président Alassane Ouattara  à avoir les ressources nécessaires pour pardonner et abréger les souffrances des populations. Sur la responsabilité de la Cedeao et de l’Union africaine, l’invité du jour a déclaré que l’Ua a failli dans beaucoup de domaines. Il poursuit : « j’ai l’impression qu’on ne se dit pas la vérité ». Il prend en exemple le « massela » à la sénégalaise.  « Il ne faut pas attendre le pourrissement  pour intervenir. Il faut revisiter ces institutions africaines, mais surtout leur donner les moyens qu’il faut pour une politique cohérente », a encore souligné Pierre Goudiaby Atepa. Selon lui, lorsqu’une crise éclate, il faut prendre en compte trois dimensions que sont la politique, l’économie et le social.

Sur la situation en Libye, il a dénoncé le bombardement avant d’inviter les sages d’Afrique dont le président Wade d’aller voir le Guide de la révolution libyenne. « Je sais que le président Wade a été à la base du premier cessez-le-feu en sa qualité de président de l’Organisation de la Conférence islamique (Oci) et, aujourd’hui, son implication est plus que nécessaire», a soutenu M. Goudiaby.

Politique des infrastructures

Sur la situation politique au Sénégal, avec ces départs enregistrés dans le camp présidentiel, il a indiqué qu’ils ont le droit de se regrouper, mais dans le respect. «Il faut des propositions concrètes pour le développement du pays. J’entends souvent dire que tout est dans les Assises nationales. Je me réjouis de voir le Pr. Mbow fêter ses 90 ans et j’admire sa bataille au sein de l’Unesco, lorsqu’il nous invitait sur le nouvel ordre mondial de l’information », a encore dit M. Goudiaby. La presse, selon M. Goudiabay, a une grande part de responsabilité pour débattre sur l’avenir du pays. Sur la politique des infrastructures initiée par le gouvernement de Me Wade, l’architecte a souligné qu’il se réjouit d’avoir un président qui a une vision et des ambitions pour le pays. « J’essaie, par ma modeste contribution, à mettre en place sa vision. C’est le cas avec le Parc culturel, car il faut des infrastructures pour que, demain, des visiteurs viennent découvrir le pays ». Parmi les projets, Goudiaby Atepa a annoncé que le chef de l’Etat lui a confié la nouvelle ville, qui devrait créer près de 200.000 emplois. Interrogé sur l’inauguration du Grand Théâtre, il a révélé qu’elle est prévue le 15 de ce mois. « Il restait une partie à exécuter par la partie sénégalaise et il y a eu des lenteurs administratives qui ont été corrigées », a dit M. Goudiaby. Sur ses projets, il a présenté le programme Campus Bi, avec les jeunes qu’il réunit pour leur faire profiter des Ntic. Il a ajouté que l’éducation à partir de la télévision est possible au Sénégal.

Enfin, sur son éventuelle candidature à la présidence du Sénégal, il a dit : « j’espère que tout patriote qui aime son pays peut un jour ou l’autre faire un sacrifice. J’y pense et aussitôt j’oublie. Je ne suis pas un politicien. Dieu seul sait ce qui va se passer demain. Je ne serai pas candidat face à Me Wade.»

El H.A.THIAM

La Conférence des leaders de la Cap 21 s’est penchée, au cours de sa réunion du  28 mars 2011, à la Permanence Abdou Latif Guèye, sur les accusations dont le ministre d’Etat, ministre de la Justice, Garde des Sceaux, a été l’objet, à la suite de l’ouverture d’une information judiciaire, par le Procureur de la République, à la veille de la date du 19 mars 2011. Les camarades du Pr. Iba Der Thiam ont recadré le débat, expliquant que dans toutes les vraies   démocraties, c’est comme cela  que les choses se passent et que la réaction du porte-parole n’est pas un désaveu.

Selon le communiqué reçu, hier, la Conférence des leaders estime nécessaire de rendre publique cette déclaration, «afin de recadrer le débat, après les interprétations erronées qui ont été faites par certains commentateurs sur la démarche du ministre d’Etat, ministre de la Justice, Garde des Sceaux et  sur celle du ministre de la Communication, pour dire  qu’il n’y a eu, ni légèreté de la part du ministre d’Etat, ni désaveu à lui, infligé par ses pairs ». Dans tous les pays du monde, poursuit la déclaration, lorsqu’un Gouvernement responsable est en possession d’éléments faisant état de réunions tenues par des personnes identifiées, dans des locaux identifiés, à l’effet, selon ses sources, de provoquer des troubles qui viseraient à déstabiliser les institutions, il est parfaitement fondé à se comporter, exactement, comme l’a fait Cheikh Tidiane Sy, en actionnant la Justice et en demandant l’ouverture d’une enquête, à partir d’une caractérisation des faits, tels que rapportés par le service des Renseignements.

La déclaration poursuit : « dans tous les pays organisés, le ministre dispose de la possibilité de prendre les dispositions utiles pour parer à toute éventualité, tout simplement parce que gouverner, c’est prévoir ».

« Si l’enquête ouverte par les services compétents révèle que les éléments en sa possession n’établissent  pas suffisamment la preuve d’une culpabilité des personnes soupçonnées », ajoute la déclaration,  « il a le devoir de reconsidérer sa position et d’en informer l’opinion ou de laisser  un de ses collègues le faire, sans que cela puisse, en aucune manière, être considéré comme un désaveu ».

En informant, à partir des éléments en sa possession, le ministre d’Etat, ministre de la Justice, Garde des Sceaux n’a fait que son devoir, souligne le document rendu public.

Selon le communiqué, en informant, sur la base des conclusions de l’enquête, l’opinion publique, après audition des présumés coupables, le ministre de la Communication n’a, également fait que son devoir.

« Le fait que leurs propos soient différents ne signifient, nullement, qu’il y a désaccord ou tiraillement », poursuit la note.

Synthèse El H.A.THIAM


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