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Politique (4840)

La coordination départementale des femmes de l’Apr de Guédiawaye, réunie en assemblée générale, sous la présidence de sa coordinatrice Mme Néné Fatoumata Tall Mbaye a décidé d’apporter son soutien au chef de l’Etat à la suite de sa décision de se conformer à l’avis du Conseil constitutionnel.
Après avoir salué les mesures justifiant la réforme de notre Constitution allant dans le sens du renforcement et de la modernisation des institutions républicaines, voire de la fortification de la démocratie, les femmes de l’Apr de Guédiawaye ont encouragé le président Sall à persévérer dans cette démarche. Selon elles, cette démarche du président Sall est caractérisée par la cohérence dans le respect de la parole donnée, le courage des idées et l’engagement résolu vers le progrès démocratique, économique et social «que seuls les volontairement aveugles et sourds, imperméables à la vérité, à la réalité, ignorent ».
Mme Néné Fatoumata Tall Mbaye a estimé que c’est parce que tout simplement, ses pourfendeurs sont mus par une malhonnêteté intellectuelle. Elle a rappelé que ces mêmes individus ont eu, dans un passé très récent, cautionné et applaudi des actes impopulaires, anti-démocratiques, voire anti-nationaux, du régime d’alors, prenant de fait les Sénégalais comme des amnésiques. « Ces mêmes politiciens et non hommes politiques, qui ont fait de la politique politicienne un métier et la démagogie toujours en bandoulière, ont regardé violer la Constitution et les lois de ce pays, à maintes reprises, emprisonner des citoyens pour des motifs fallacieux, en applaudissant, n’ont aucune leçon à donner », a martelé Mme Mbaye. Au nom de ses pairs, elle a appelé à la vigilance dans l’unité, à la mobilisation forte et permanente, et à rester en alerte quotidiennement, afin de faire face à «ceux-là dont l’objectif est de divertir le président Sall. « Le chef de l’Etat est en train d’abattre un travail colossal au grand bonheur des populations, dans le cadre du Plan Sénégal émergent (Pse) dont la portée et la pertinence dépasse nos frontières », a-t-elle ajouté. Elle a exhorté le président Maky Sall à poursuivre, imperturbable, le déroulement de l’agenda qu’il a défini, en persévérant dans cette attitude qui consiste à «laisser le chien aboyer au passage de la caravane ». Les femmes ont assuré à Macky Sall leur engagement résolu et déterminé à rendre, coup pour coup, à toute attaque. « Cependant, nous sommes plus que disposées à affronter quiconque dans des débats d’idées. En outre, nous appelons vivement les Sénégalais à bien préparer le référendum du 20 mars 2016, à sortir massivement ce jour, pour plébisciter comme le 25 mars 2012, les changements constitutionnels que propose le chef de l’Etat », poursuit-elle. Les femmes de l’Apr de Guédiawaye se sont aussi réjouies de la récente augmentation des pensions des retraités de l’Ipres de même que les baisses sur les prix du carburant et sur le gaz.   

Abdou DIOP


A la suite de l’annonce du Pds de boycotter le référendum, le président du Groupe parlementaire « Bennoo Bokk Yaakaar », Moustapha Diakhaté, dans une lettre déclare que c’est une pitoyable irresponsabilité. Nous vous livrons le texte.
Le Pds a décidé de boycotter le référendum du 20 mars 2016 au motif que le  président de la République, Macky Sall, a renoncé à réduire son mandat de deux ans comme promis lors de la campagne pour la présidentielle de 2012.

Pour rappel :
1. Monsieur Abdoulaye Wade, lors de la campagne électorale pour la présidentielle de 2000, sur les ondes de Sud Fm à Métissacana, s’était engagé à restaurer le quinquennat et à se l’appliquer pendant son mandat de 7 ans, s’il est élu le 19 mars 2000.
2. Cette promesse n’a jamais connu un début de mise en œuvre contrairement à celle du président Macky Sall.
3. Monsieur Abdoulaye Wade s’est présenté à la présidentielle de 2012 arguant du fait que son premier mandat ne pouvait être comptabilisé dans le nombre de mandats autorisés en raison de l’inconstitutionnelle rétroactivité de la réforme constitutionnelle de 2001.
4. En 2012, le Pds s’était félicité de la validation de la candidature controversée de M. Abdoulaye Wade par le même Conseil constitutionnel. En effet, saisi de la candidature du président Wade, le Conseil constitutionnel avait, dans sa décision du 29 janvier 2012, déclaré que la parole présidentielle ne pouvait être source de droit. En conséquence, elle ne peut être liée à la décision du Conseil constitutionnel.
Le Pds reproche au président Sall, son respect de la Constitution et du Conseil constitutionnel et d’utiliser par conséquent la procédure édictée par la Constitution de 2001,  en modification de la durée du mandat du président de la République contrairement à Monsieur Abdoulaye Wade qui avait modifié cette durée du mandat par une illégale procédure parlementaire en lieu et place d’un référendum prévu par la Constitution.
En somme, la désertion du référendum par le Pds ne révèle rien d’autre qu’une honteuse et irresponsable opposition.


Le Bureau politique du Rassemblement pour le socialisme et la démocratie « Taku Defaraat Sénégal », selon un communiqué rendu public, a procédé à un examen minutieux de la décision prise par le Conseil constitutionnel. Les militants de Robert Sagna sont pour un plébiscite du référendum du 20 mars.
A cet effet, le Bureau politique du Rsd/ Tds a salué la démarche du président de la République dans son choix de la voie de la consultation préalable des institutions compétentes sur le projet de réforme de la Constitution, une réforme fondée sur des objectifs de modernisation des institutions administratives et politiques de notre pays  et de renforcement de la démocratie et également adossée sur  un engagement personnel  de réduction du septennat inscrit dans la Constitution du 22 janvier  2001. Estimant  que le chef de l’Etat est  sincère en prenant un tel  engagement alors  que rien ne l’y obligeait, le Bp, dans son communiqué, l’exhorte, en sa qualité de  garant  de la Constitution, à  se plier à la décision du Conseil constitutionnel et de faire prendre toutes les dispositions nécessaires à une parfaite organisation du référendum  pour lequel le parti appelle à un plébiscite de tous les démocrates.
Le Rsd/Tds  encourage le président à poursuivre, avec tous les Sénégalais, la réalisation, autour des grands  projets structurants, des ambitions qu’il a pour notre pays et lui renouvelle, dans cette perspective, son soutien actif.


Mme Aminata Touré, ancien Premier ministre, Envoyée spéciale du chef de l’Etat, appelle à œuvrer pour un large triomphe du Oui, le 20 mars prochain.
A l’occasion d’une assemblée générale de remobilisation qu’elle a organisée hier, l’ex-Premier ministre Mme Aminata Touré, par ailleurs envoyée spéciale du président de la République a appelé ses camarades et militants de parti à resserrer les rangs et à descendre dans les quartiers pour expliquer clairement les attentes du président Macky Sall pour obtenir « un large triomphe du Oui » le 20 mars prochain.
En invitant les militants à se regrouper derrière le président Sall pour faire l’effort nécessaire de gagner par le Oui lors du référendum annoncé par le chef de l’Etat, l’ancien Premier ministre a soutenu que le président, en tant que gardien de la Constitution, ne peut pas outrepasser la décision du Conseil constitutionnel. « Il faut investir le terrain pour un Oui massif et il est important que vous expliquiez clairement les attentes du président pour ces réformes. Si l’on met à part les préoccupations politiciennes, les pousses-toi que je m’y mette, il faut accepter qu’il y a une avancée démocratique extraordinaire », a-t-elle déclaré. « Désormais, il sera impossible de revenir sur le mandat de 5 ans renouvelable une fois », a-t-elle martelé.  « C’est pourquoi, a-t-elle poursuivi, je voudrais vous inviter à resserrer les rangs, à davantage vous rapprocher de vos militants, à davantage descendre dans vos quartiers pour expliquer cette vision du président de la République ». « Nous n’avons pas de leçon morale ou d’éthique à recevoir de qui que ce soit. Ce qui a été fait en quatre ans en reddition des comptes, de bonne gouvernance, de lutte contre l’impunité, de transparence ne s’est jamais fait dans ce pays depuis l’indépendance. Toutes ces actions sont des questions éthique et morale », a renchéri Mme Aminata Touré. Elle n’a pas manqué de rappeler les politiques sociales du président sur le plan social, économique, sanitaire, infrastructurel (Bourses de sécurité familiale, Cmu, maintien de l’inflation, baisse des prix des denrées et carburant, Pudc…) pour demander à ses camarades militants d’être fiers d’accompagner et de se tenir aux côtés du président.

Amadou DIOP

...Les femmes de Bby aussi
Les femmes de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » ont fait face, hier, à la presse, pour apporter leur soutien, au chef de l’Etat, Macky Sall. Elles invitent tous les Sénégalais à voter « Oui » !
Ces femmes invitent les Sénégalais, à sortir en masse, le 20 mars 2015, pour approuver le paquet de réformes, proposé par le président de la République.  
Mme Marième Badiane, ministre d’Etat a indiqué que le président était de bonne foi, quant il prenait ses engagements, car il avait la ferme volonté de réduire son mandat.
Toutefois, d’après elle, on ne peut pas faire fi de l’avis du Conseil constitutionnel. Elle est formelle : « le président de la République ne s’est pas dédit » !
Elle a ajouté que la stratégie de riposte, annoncée par une partie de l’opposition et la société civile ne les fait pas frémir. De son côté, la vice-présidente de la coalition des femmes de Bby, Adji Mbergane Kanouté ne veut pas entendre parler de reniement du chef de l’Etat. Elle soutient que Macky Sall pouvait passer par l’Assemblée nationale pour réduire son mandat. Et si tel était le cas, ce serait passé comme lettre à la Poste.
L’ancien ministre Awa Ndiaye affirme que le président ne pouvait pas faire autrement parce que c’est devant le Conseil constitutionnel qu’il a prêté serment de faire 7 ans.

S. M. S. CISSE


La Convergence des cadres républicains (Ccr) de l’Alliance pour la République, réunie, hier, s’est prononcée sur la politique nationale, et particulièrement sur le projet de révision constitutionnelle. Ils demandent aux partis alliés de battre campagne pour le OUI.
Selon le communiqué  reçu, la Ccr s’honore et se félicite du comportement exemplaire du président du parti, le président Macky Sall qui, alliant la parole donnée à l’acte, a saisi le Conseil constitutionnel aux fins de recueillir son avis sur une réforme institutionnelle d’envergure qui va déboucher sur une consultation populaire, par voie référendaire, le 20 mars prochain.
 Ainsi, les cadres de l’Apr, s’engagent à faire bloc autour du président de la République et de son gouvernement pour un OUI massif audit référendum, qui devra consacrer la volonté du président de la République, de hisser notre pays dans le concert des nations démocratiques modernes.
La Ccr estime que le débat sur le mandat ne doit pas occulter les avancées notoires contenues dans le projet de révision constitutionnelle telles que notamment :
-    la modernisation du rôle des partis politiques dans le système démocratique ;
- le renforcement des droits de l’opposition et de son Chef ;
- la participation des candidats indépendants à tous les types d’élection ;
- l’intangibilité des dispositions relatives, entre autres, à la durée et au nombre de mandat.
La Ccr rappelle que la posture du président Macky Sall, reste adossée aux principes républicains car après la décision du Conseil constitutionnel validant la candidature du président Wade pour un 3ème mandat, il avait plié armes et bagages pour aller battre campagne et recueillir triomphalement les suffrages des Sénégalais. Les cadres de l’Apr, estiment qu’il est malsain de croire que le président de la République, clef de voûte des institutions, peut ramer à contre courant d’une décision émanant d’un organe chargé de se prononcer, et sans recours, sur la constitutionnalité d’une réforme et bafouer ainsi les principes généraux de droit. La Ccr rappelle que l’Apr était au cœur du dispositif « touche pas à ma Constitution » et que les mêmes acteurs d’hier deviennent les tenanciers d’une volonté de faire fi d’une décision constitutionnelle, en s’arcboutant sur la parole donnée que l’auteur a fait sienne. Enfin, les cadres de l’Apr lancent un appel à toutes les structures similaires des partis alliés dans « Bennoo Bokk Yaakaar » de s’unir et de battre ensemble campagne pour le triomphe du Oui et la consolidation de l’Etat de droit.

El. H. A. THIAM


Après la rencontre des femmes, c’était au tour de la Convergence des jeunesses républicaines de tenir sa conférence de presse pour « louer l’esprit républicain du  du président Macky Sall ».
Pour les jeunesses républicaines, loin du favoritisme, le chef de l’Etat est dans la ligne de la légalité républicaine. « L’éthique républicaine, c’est d’abord le respect de la Constitution ; ce qui importe c’est la stabilité de nos institutions », ont estimé les jeunes de la Cojer, par la voix de leur coordonnatrice nationale Mme Thérèse Faye Diouf.
En outre, ces jeunes ont exprimé au président de la République, leur loyauté et disent rester attachés au respect de l’indépendance des institutions surtout au respect des décisions rendues par nos juridictions. « Nous sommes dans un Etat de droit. Nous reconnaissons, comme tous, que l’engagement du président de la République a buté sur les limites que lui offrent les lois et règlements de notre pays », ont dit le jeune. « Dans ce même élan, nous lançons un appel solennel à tous nos concitoyens afin qu’ensemble nous portions ces réformes pour la consolidation de notre démocratie », ont-il aussi soutenu. Ils ont invité leurs camarades, alliés et militants à investir les villes et les villages en vue de sensibiliser les populations sur l’importance de ces réformes pour qu’ils votent massivement « Oui » au soir du scrutin.         

       Amadou DIOP


Le mois dernier, les ressortissants sénégalais de Brazzaville, Saïdou Bâ et Ousmane Touré, avaient perdu la vie dans la capitale du Congo, suite à des actes de violences perpétrés par des bandits. La traque entreprise depuis lors par les forces de sécurité congolaise ont payé puisque les coupables, au nombre de 10, ont été appréhendés à la frontière avec la Rdc, vers Kisangani, à plus de 1000 km de Brazzaville et de Kinshasa.
 Les bandits ont été présentés, avec les armes ayant servi aux crimes, mardi dernier à la préfecture de Brazzaville. C’était lors d’une grande réunion provoquée par l’ambassadeur du Sénégal au Congo, Mme Batoura Kane Niang, entre ses services et la police congolaise conduite par son patron, le général Jean François Ndenguet (Dgpn) et en présence d’une forte délégation de la communauté sénégalaise. Mme l’ambassadeur a saisi l’opportunité pour rappeler les relations historiques unissant les peuples sénégalais et congolais. « Du sergent Malamine Kamara sans qui Brazzaville ne serait que le prolongement de Kinshasa à Yoro Thiam dont le port de Brazzaville porte le nom, en passant par Mamadou Diop maire de la commune de Poto Poto en 1963 et Thierno Saidou Nourou Tall qui a tracé et inauguré la première mosquée du Congo en 1908, sans compter les centaines d’ouvriers qui ont construit le rail Brazzaville – Pointe noire et Matadi – Kinshasa, sous l’ère coloniale ». Une longue tradition de présence sénégalaise au Congo que perpétuent, aujourd’hui encore, une communauté active dans bien des secteurs de l’économie locale. Des Sénégalais qui « n’ont jamais posé de problèmes (…) mais qui ont peur pour leur vie et leurs biens, qui sont choqués par ces assassinats, braquages, pillages et tracasseries policières récurrentes », a ajouté Mme Niang. Non sans avoir demandé à ses compatriotes de « quitter les zones dangereuses », elle a mis le directeur général de la Police nationale du Congo devant ses responsabilités et sa « mission régalienne d’assurer la sécurité des biens et des personnes dans tout le Congo ». Le général Ndenguet n’a pas cherché à se dérober. Il s’est d’abord dit conscient de la mission régalienne de l’Etat congolais d’assurer la sécurité de tous ceux qui vivent sur son territoire. Et ensuite, il a réitéré sa volonté de « traquer tous les bandits qui commettent ces actes jusque dans leurs derniers retranchements et de les traduire en justice afin qu’ils soient châtiés sévèrement ». Le Dgpn du Congo a promis de « renforcer les patrouilles dans les zones dangereuses » et juré devant les auteurs du double meurtre de Sénégalais que « la peur sera désormais dans le camp des voyous, pilleurs et criminels ». Le Gl Ndenguet a même mis au défi les officiers de police présents dans la salle, en rapport avec les tracasseries policières dénoncées plus tôt par Abdoulaye Thiaw, le président de l’Association des jeunesses sénégalaises de Brazzaville. « Si vous n’arrêtez pas ce bordel, je vais prendre mes responsabilités, leur a-t-il fermement lancé. Il a également rassuré les Sénégalais qui, suite à l’assassinat de deux des leurs, avaient manifesté leur volonté de rentrer au pays. Le Dgpn leur a demandé de rester, mais aussi « d’éviter de s’installer dans les nouveaux quartiers non-aménagés et non-électrifiés, non-viabilisés et difficilement accessibles ». Il leur a même communiqué, séance tenante, des numéros à appeler « pour dénoncer les policiers véreux ».
Autant d’annonces qui ont largement satisfait l’ambassadeur du Sénégal et ses compatriotes. Mme Batoura Kane Niang a agréablement accueilli la décision du Gl Ndenguet de tenir, dès la semaine prochaine, une réunion du genre avec le groupe des chefs de missions diplomatiques et consulaires ouest-africaines à Brazzaville dont elle assure la présidence.

B. K. N.


Le Pds n’est plus intéressé par un référendum après la décision du chef de l’Etat de retirer du projet de révision constitutionnelle la réduction du mandat.
Le Pds se démarque de la décision du président de la République de convoquer un référendum après avoir retiré du projet de révision la réduction du mandat. « Le Pds considère n’être en rien concerné par le référendum annoncé », a déclaré Me Amadou Sall au sortir de la réunion du comité directeur.
« Le référendum n’a plus aucun sens puisque la réduction du mandat ne fait plus partie du projet de révision.  C’est la réduction du mandat qui nous intéressait. Les Sénégalais sont très fatigués. Ils ont besoin de changement. Le référendum ne nous intéresse plus », a dit Me Sall. « Nous ne faisons plus partie du référendum. Ça ne nous concerne plus », a-t-il insisté.  Le Pds a invité « les partis politiques, les syndicats, les associations de la société civile, les hommes et femmes de tous horizons, les intellectuels et tous les démocrates à se retrouver pour, ensemble, apporter la réponse du peuple à l’aventurisme d’un régime qui ne sait où nous conduire et qui a échoué ». En ce qui concerne les élections législatives prévues en 2017, le Pds a mis en garde le chef de l’Etat et son gouvernement contre toute velléité de prolonger le mandat des députés sous quelque prétexte que ce soit.  Pour les libéraux, si le régime proroge les élections, ce serait « un accaparement du pouvoir que le peuple sera en droit de combattre pour rétablir le fonctionnement régulier et normal de nos institutions ».
Revenant sur la décision du président de se conformer à l’avis du Conseil constitutionnel,  le Pds a estimé que le président Sall « a manqué à son devoir tant il a renié ses engagements et revenu sur la parole donnée au peuple et au monde entier et qui lui avait permis de recueillir les hommages sincères de présidents de pays amis ». « Par les reniements de son président, notre pays est déconsidéré alors que notre démocratie et nos gouvernants étaient partout donnés en exemple », s’est désolé le Pds.

Babacar DIONE


Le chef de l’Etat a reçu, hier, en audience, l’ambassadeur de Burundi en Côte d’Ivoire, par ailleurs conseiller spécial du président Pierre Nkurunziza. Le diplomate était porteur d’un message du président burundais sur la situation sociopolitique dans ce pays. Au nom du peuple burundais, il s’est dit honoré du choix porté sur le président Macky Sall dans la délégation de haut niveau qui doit se rendre à Bujumbura.


La Secrétaire générale de la Francophonie, Mme Michaëlle Jean, a exprimé, hier, sa profonde et très grande tristesse à l’annonce de la mort de Boutros Boutros-Ghali, ancien Secrétaire général de l’Onu et premier Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), annonce un communiqué reçu.
 « Je tiens à rendre hommage à un homme qui a œuvré, sans relâche, pour la paix dans le monde, pour la démocratie, les droits et les libertés. On ne dira jamais assez les efforts inlassables qu’il a déployés, tout au long de sa carrière universitaire, politique, diplomatique, pour faire reconnaître, respecter, progresser ces valeurs universelles. Altermondialiste, il avait une vision moderne et équitable du développement des pays du Sud », a déclaré Michaëlle Jean. Selon la patronne de l’Oif, poursuit le communiqué, il a été un visionnaire et il a été le premier à porter la Francophonie aux premières places de la diplomatie internationale. « Précurseur, il a eu ces mots pour définir l’avenir de notre organisation: « la Francophonie sera subversive et imaginative ou ne sera pas » et bien sûr, il avait raison », a-t-elle indiqué.
« Aujourd’hui, la famille francophone pleure la perte d’un grand militant de la Francophonie et d’un père pour la Francophonie institutionnelle, politique, inclusive de toutes ces forces vives, les jeunes, les femmes, la société civile.  Je présente mes condoléances les plus sincères à son épouse et à sa famille ainsi qu’au peuple égyptien», a poursuivi Mme Jean.

El. H. A. T.


Dans son point de presse quotidien, le Porte-parole du Quai d’Orsay, Romain Nadal, a réagi, hier, suite à l'annonce du référendum sur le projet de révision de la Constitution.
A la question « Avez-vous une réaction à l’annonce de l'organisation prochaine d'un référendum au Sénégal », M. Nadal a indiqué : « Le Sénégal va organiser un référendum en vue d’une réduction à l’avenir de la durée du mandat présidentiel de 7 à 5 ans. C’est le peuple sénégalais qui décidera de ce qui lui convient. La volonté du Sénégal d’approfondir son système démocratique mérite d'être saluée ».


Le secrétariat national des jeunes de l’Alliance pour la République (Apr) a manifesté hier son soutien à son leader, Macky Sall. Les jeunes « Apersistes » qui approuvent la démarche adoptée par le président de la République de suivre les recommandations du Conseil constitutionnel en conduisant son mandat jusqu’en 2019,  se disent aujourd’hui plus que jamais déterminés à l’accompagner.
Le secrétariat national des jeunes de l’Apr représenté par certains de ses membres a tenu hier un point de presse. Cette rencontre a enregistré la présence de  Mame Mbaye Niang, ministre de la Jeunesse, Cheikh Bakhoum, directeur de l’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie), Amadou Lamine Dieng, directeur de l’Anpej, Birame Faye, directeur de l’Agence pour la maîtrise de l’Energie. Le point de presse intervient suite à l’adresse du chef de l’Etat, Macky Sall, qui s’est résolu à suivre les recommandations du Conseil constitutionnel,  en conduisant son mandat jusqu’en 2019. Ces jeunes « aperistes » ont salué la démarche de leur mentor, qu’ils jugent « républicaine ». La disposition concerne l’application de la réduction du mandat en cours du président de la République  qui doit être supprimée, au motif qu’elle n’est pas conforme ni à l’esprit de la Constitution, ni à la pratique constitutionnelle.  « Tout argumentaire qu’on voudrait bâtir, pour nier au président sa ferme volonté d’avoir tout fait pour respecter sa promesse, est condamné à s’écrouler à l’épreuve des faits », a dit Mame Mbaye Niang.  Selon lui,  l’intention du chef de l’Etat de respecter sa parole ne peut nullement être remise en cause,  tant il est vrai qu’il a posé tous  les actes qui présidaient à la réalisation d’un tel dessein.
« Cependant, il s’est heurté à l’irrécusable décision prononcée par le seul juge habilité en la matière.  Il appartient au président de la République  de revoir ses ambitions personnelles  et de se conformer  scrupuleusement aux décisions du conseil constitutionnel », estime-t-il.  
De son côté, Birame Faye souligne que le fait de ne pas se conformer à cette décision  serait symboliquement haïssable, pour celui qui est la première institution et la seule incarnation garante de toutes les autres.  Le peuple n’aurait jamais pardonné  de fouler au pied le dépôt sacré de sa légitimité. Il est d’avis que si le président de la République refusait de se conformer aux recommandations du Conseil constitutionnel, « cela fragiliserait les institutions et constituerait un précédent dangereux qui ouvrirait la boîte à pandores et à toutes les formes de dérives institutionnelles imaginables ».
Mame Mbaye Niang a profité de la tribune pour apporter la rapplique à ceux qu’ils surnomment « les prétendus juristes ». « Personne ne remet en cause  la légalité de la décision, qui reste conforme à la loi. Ils sont, à n’en pas douter, sur le terrain de la subjectivité et non sur celui de l’objectivité qui requiert le droit », a-t-il lancé, en apportant une réponse aux détracteurs de la décision du Président.                           

Oumar BA


Les femmes de l’Apr Yaakaar ont saisi l’occasion pour inviter, par la voix de leur présidente, Mme Marième Badiane « tous nos compatriotes à sortir massivement le dimanche 20 mars 2016 pour voter le projet de réformes constitutionnelles afin de parachever notre démocratie. Le référendum étant le seul moyen d’appropriation populaire de la réforme ». Elles estiment, dans ce sens, que eu égard à la réponse du Conseil constitutionnel qu’« avis ou décision, nous n’épiloguerons pas sur le choix de ces vocables, alors que les juristes eux-mêmes n’arrivent pas à s’entendre sur la question ».
Au demeurant, poursuivent-elles, ne serait-ce qu’un avis dont on ne peut pas faire fi, mieux il a une force contraignante, une force exécutoire. « De surcroit, les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucune voie de recours. En conséquence, le mandat en cours du président de la République connaîtra son terme en 2019, ce dont nous nous réjouissons grandement », ont-elles éclairé.
Elles ont rappelé aussi qu’en 2012, dès que le Conseil constitutionnel s’est prononcé sur la candidature de Me Wade, Macky Sall s’y est conformé, avant d’assurer que rien ne peut dévier le président de la République de sa démarche pour la consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit.                

Amadou DIOP


Le Mouvement « Y en a marre » était hier, face à la presse. Selon le coordonnateur Fadel Barro, le paquet de réformes est déjà vidé de sa quintessence, du moment que le chef de l’Etat a décidé de faire un septennat. « Nous serons debout ! Nous allons battre campagne pour voter Non au référendum. En partie, le combat que nous menons est le respect de la parole donnée ». Ces mots sont de Fadel Barro, coordonnateur du mouvement « Y en a marre » qui informe que leur entité a déjà décidé de voter « Non » le 20 mars 2016. « Si le « Oui » l’emporte, le président Macky Sall se représentera à un 3ème mandat et ensuite, il se défaussera sur le Conseil constitutionnel », a-t-il averti. Selon Fadel Barro, au moment où une partie du peuple se mobilisait à la place de l’Obélisque en 2012, Macky Sall, candidat, était parti battre campagne, pour venir remporter les élections.

Serigne Mansour Sy CISSE


Le député Imam Mbaye Niang a décidé de quitter le groupe parlementaire “Bennoo Bokk Yaakaar”. Il a fait l’annonce à la presse hier matin. N’étant pas solidaire à la décision du président de la République de suivre l’avis du Conseil constitutionnel, l’imam Mbaye Niang va siéger comme député simple à l’Assemblée nationale. Membre fondateur du  mouvement de la réforme pour le développement social (Mrds), l’imam Mbaye Niang avait cédé la place à Mouhamedou Sall lors du congrès de mars 2015, à Rufisque. Il a été conseiller spécial du chef de l’Etat, Macky Sall, en 2012 avant d’être élu député à l’Assemblée nationale en juillet de la même année.


Le président de la Chambre des élus de l’Apr, Mor Ngom, dans un communiqué, félicite le président de la République pour son attitude républicaine à la suite de l’avis du Conseil constitutionnel et appelle au vote au Oui massif. La Chambre  lui apporte son soutien entier et indéfectible pour engager le combat de la modernisation de notre démocratie et du renforcement de nos institutions, poursuit le communiqué.
Mor Ngom et ses membres rappellent qu’il est ressorti de cette décision du Conseil constitutionnel que le projet de réformes du président respecte, à la fois, l’esprit fondamental de la Constitution et les principes généraux du Droit. Aussi, la Chambre salue l’acte républicain du président Sall attaché à l’Etat de droit qui a décidé de se plier à la décision.
Convaincu que la territorialisation des politiques publiques est l’un des principaux gages de succès du Pse  et du Pudc, la Chambre des élus exprime son adhésion aux propositions pertinentes de réformes constitutionnelles qui seront soumises à nos compatriotes le 20 mars 2016.
Au regard de l’intérêt singulier que le président du parti porte sur le projet de réformes constitutionnelles, la Chambre des élus lance un appel à la mobilisation aux élus locaux et aux populations qu’ils représentent, pour un vote massif en faveur du « OUI » au référendum du 20 mars 2016.

Elh. A. T.


A l’occasion du débat public du Conseil de sécurité sur le « maintien de la paix et de la sécurité internationales : le respect des buts et principes de la charte des Nations unies », l’ambassadeur Fodé Seck s’est adressé à l’assistance. Pour lui, il est important de favoriser le « maintien de la paix par le partenariat ».
La délégation sénégalaise, selon l’ambassadeur Seck, s’associe aux déclarations qui seront faites par la République islamique d’Iran et le Koweït, aux noms, respectivement, du Mouvement des Non-Alignés et de l’Organisation de coopération islamique (Oci). Il a rappelé qu’en s'adressant à la 77ème session ordinaire de l’Ag de l’Onu,  le président de la République disait : « Soixante-dix ans après la création de notre Organisation, nous revenons sur les pas des pères fondateurs, pour renouveler notre foi collective dans les idéaux de paix, de sécurité, le développement et le respect des droits de l’homme. Ces valeurs inspirent la mission première de l’Organisation : celle de préserver le monde du fléau de la guerre, de créer les conditions nécessaires au maintien de la justice, de favoriser le progrès social et d’instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande ».  Ces mots du président Sall, selon lui, traduisent, on ne peut mieux, l'attachement renouvelé du Sénégal au strict respect des buts et principes de l'Onu. « Il va donc sans dire que la quête perpétuelle de la paix et de la sécurité sur notre planète, une des raisons d’être même de notre organisation, nous interpelle tous et exige de chaque Etat membre une prise de conscience élevée de l’impératif de respect des buts et principes de la Charte de  l’Onu », selon l’ambassadeur. A son avis, le Sénégal, partisan convaincu de la diplomatie préventive, privilégie les opérations de maintien de la paix qui concilient ces deux chapitres dans ce qu’ils ont de plus essentiel. Pour lui, il est important de favoriser le « maintien de la paix par le partenariat » afin de replacer l’action des organisations régionales au cœur des efforts de paix.
Pour lui, le Conseil de sécurité devrait renforcer sa coopération avec les organisations régionales ou sous-régionales qui, en plus d’être déjà présentes sur le terrain, peuvent contribuer au respect de la souveraineté des Etats tout en favorisant une démarche préventive pour une solution pacifique et négociée des crises.
« Appliqué à bon escient au continent africain, le renforcement de la coopération entre l’Onu et les Organisations régionales ou sous-régionales, notamment l’Ua et la Cedeao, peut aider à développer des capacités de réaction rapide aux premières heures des crises pour éviter une escalade de la violence », a-t-il dit. Il a salué les succès enregistrés en Côte d’Ivoire, au Libéria, aux Comores ou encore en Guinée Bissau.
« S'il est vrai que « la paix n’a pas de prix », il a certainement un coût et il importe que les Etats, les organisations internationales onusiennes et le secteur privé soient tous davantage mis à contribution pour trouver les moyens de financer, à temps et de façon durable, les opérations de paix », a-t-il martelé.

Synthèse El. H. A.THIAM


Le président Macky Sall a réuni le Conseil des Ministres, hier mercredi 17 février 2016, à 10 heures, au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le chef de l’Etat souhaite un excellent carême à toute la communauté chrétienne et lui exprime la solidarité de la Nation, en cette période de ferveur religieuse, de prières pour la paix, la stabilité et la prospérité du Sénégal.

Revenant sur son adresse à la Nation du 16 février 2016, consacrée au projet de révision de la Constitution, le président de la République engage le Gouvernement à prendre toutes les dispositions nécessaires pour organiser, dans les meilleures conditions, le référendum convoqué le dimanche 20 mars 2016.

Abordant par ailleurs la sécurité routière, le chef de l’Etat déplore la recrudescence inadmissible des accidents de la route, liés au comportement des conducteurs, au non-respect du Code de la route, et qui occasionnent d’énormes pertes en vie humaine. Pour remédier définitivement à cette situation, le président de la République demande au Gouvernement de procéder à l’actualisation des plans de circulation de la capitale, à la réorganisation et à la modernisation de l’administration publique des transports et du secteur, afin de faire de la sécurité routière, l’axe fondamental d’une politique dynamique des transports. A cet effet, il invite le Gouvernement à veiller à un contrôle routier  rigoureux, à l’effectivité des visites techniques, à une meilleure implantation des sites dédiés, et à la sensibilisation des professionnels et usagers de la route sur la sécurité routière.

Poursuivant sa communication autour du soutien de l’Etat aux personnes vivant avec un handicap, le chef de l’Etat rappelle au Gouvernement l’impératif d’accorder une attention particulière à leur prise en charge spécifique et à leur épanouissement socioéconomique. A ce titre, le Président de la République demande au Gouvernement de veiller à l’application effective et intégrale de la loi d’orientation sociale, afin de garantir aux ayants droit, la pleine jouissance des droits et facilités de la carte d’égalité des chances, de mettreen œuvre une politique hardie de soutien à leur insertion, à travers l’encadrement et le financement adéquats de leurs projets.

Le président de la République a clos sa communication en se félicitant de la nouvelle baisse des prix du gaz et des hydrocarbures, et en informant le Conseil de la mission qu’il effectuera le 25 février 2016, à Bujumbura, au Burundi, dans le cadre de la Mission de Haut Niveau de l’Union Africaine.

Le Premier ministre, après avoir félicité au nom du Gouvernement le Président de la République pour sa détermination à consolider l’Etat de droit et la démocratie, a axé sa communication sur les enjeux et défis du secteur des transports et ses externalités, avant de rendre compte de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a fait le point de la situation africaine et internationale.

Le ministre des Postes et des Télécommunications a rendu compte au Conseil de l’état d’avancement du projet de Parc technologique numérique de Diamniadio, financé par la Banque Africaine de Développement (Bad). Ce projet structurantdevra générer plus de 35 000 emplois directs etapporter une plus-value certaine au Pôle urbain de Diamniadio, à travers, notamment, la création d’incubateurs destinés à booster les activités des jeunes dans les technologies de l’information et de la communication.

Le ministre auprès du président de la République en charge du Suivi du Plan Sénégal Emergent a rendu compte de l’état d’avancement des différents projets et réformes.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le conseil a adopté :

•    Le projet de loi instituant une carte d’identité biométrique CEDEAO ;
•    le projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier le protocole pour éliminer le commerce illicite des produits du tabac.

Nominations
Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Monsieur Al Hassan SALL, Administrateur civil principal, matricule de solde n° 604 141/L, précédemment Gouverneur de la région de Kolda, est nommé gouverneur de la Région de Ziguinchor, en remplacement de Monsieur Ibrahima SAKHO, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Alioune Badara MBENGUE, Administrateur civil principal, matricule de solde n° 518 383/N, précédemment Préfet du Département de Foundiougne, est nommé gouverneur de la Région de Louga, en remplacement de Monsieur Ange Faye, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

Monsieur Guedj DIOUF, Administrateur civil principal, matricule de solde n° 606 920/E, précédemment Préfet du Département de Pikine, est nommé gouverneur de la Région de Kaffrine en remplacement de Monsieur Moustapha DIENG, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

Monsieur Ousmane KANE, Administrateur civil principal, matricule de solde n° 604 137/E, précédemment Préfet du Département de Mbour, est nommé gouverneur de la Région de Kolda, en remplacement de Monsieur Al Hassan SALL, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur El Hadji Bouya AMAR, Administrateur civil principal, matricule de solde n° 604 453/H, précédemment Préfet du Département de Rufisque, est nommé gouverneur de la Région de Tambacounda, en remplacement de Monsieur Cheikh Kane NIANE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

Monsieur Jonas Martin BIAGUI, Architecte-Urbaniste, matricule de solde n° 513 602/A, précédemment Chef de la Division régionale de l’Urbanisme et de l’Habitat de Ziguinchor, est nommé Inspecteur général des Bâtiments (IGB) au Ministère du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de Vie.


ReferendumLe Sénégal se dirige, le 20 mars prochain, vers le quatrième référendum depuis son indépendance en 1960. Des consultations populaires du genre se sont déjà tenues en 1963, en 1970 et en 2001.

Le 20 mars prochain, les Sénégalais sont appelés aux urnes pour donner leur avis sur le projet de réforme constitutionnelle proposé par le président de la République Macky Sall. Si le président a opté pour cette voie en lieu et place de la  voie parlementaire, c’est parce que, dit-il, il pense que « le référendum reste le meilleur gage d’une appropriation populaire de la réforme ». Par ailleurs, le chef de l’Etat considère que « parmi les formes de gouvernance établies entre les hommes,  la démocratie veut que le dernier mot revienne toujours au peuple, comme fondement et source de légitimité du pouvoir ». Le président Macky Sall a appelé donc à une grande mobilisation et à voter en faveur du « Oui ».

Ainsi, la prochaine consultation populaire sera le quatrième du genre dans l’histoire politique du Sénégal postindépendance. Ces référendums constitutionnels marquent tous des étapes importantes dans la vie politique du pays.  Le premier fut organisé le 3 mars 1963. Ce scrutin est intervenu quelques mois seulement après les événements du 17 décembre 1962 qui ont vu l’arrestation de Mamadou Dia alors président du Conseil du Sénégal. Cette consultation populaire visait à mettre fin au bicéphalisme qui aurait conduit auxdits événements. En votant « oui » à plus de 99%, les électeurs ont entériné la mise en place d’un système présidentiel fort. Deux partis avaient pris part à la campagne référendaire : il s’agit du Bloc des masses sénégalaises (Bms) qui a plaidé pour le non et l’Union progressiste sénégalaise (Ups) au pouvoir qui a appelé à voter en faveur du oui.

Sept ans plus tard, les Sénégalais étaient appelés à nouveau pour une consultation populaire relative à l’introduction dans la Constitution du poste de Premier ministre qui est nommé par le président de la République et responsable devant ce dernier. Sur les 1.261.580 votants, l’écrasante majorité a voté en faveur du « Oui » soit 99,62%. C’est ce texte qui contenait notamment le fameux article 35 qui, dix ans plus tard, permettra à Abdou Diouf de remplacer le président Senghor démissionnaire.

Le 7 janvier 2001, le président Abdoulaye Wade, arrivé au pouvoir un an plus tôt, soumet au peuple sénégalais un nouveau projet constitutionnel. Dans ce texte, il s’agissait, pour l’essentiel, de réduire le mandat présidentiel de 7 à 5 ans mais cette disposition ne s’applique pas au mandat en cours. Cette nouvelle Constitution élargit par ailleurs les prérogatives du chef de l’Etat qui, désormais, peut dissoudre l’Assemblée nationale. Ce que le président Abdoulaye Wade fera quelques mois plus tard d’ailleurs. Ainsi, le nombre de députés passe de 140 à 120. Dans la foulée, le Sénat est supprimé de même que le Conseil économique et social. Fait remarquable, toutes ces nouvelles dispositions entérinées par 94% des votants, seront revues quelques années plus tard sans passer par la voie référendaire. Ainsi, le mandat repassera à 7 ans, le nombre de députés augmentera à 150 et le Sénat sera rétabli.

Quant au référendum du 28 septembre 1958, il ne peut être pris en compte car s’inscrivant dans le cadre de l’avènement de la 4ème République française sous le général De Gaulle. Ce projet proposait, entre autres, aux colonies d’Afrique, la formation d’une communauté au sein de laquelle chaque territoire deviendrait un Etat qui se gouverne lui-même. Cette constitution est approuvée avec 97,4% des voix au Sénégal malgré que le Parti africain de l’Indépendance (Pai) ait appelé à voter « Non ».

Elhadji Ibrahima THIAM


Abdou Latif Coulibaly 2016Suite au message à la nation du Président de la République, Macky Sall, voici quelques réactions de personnalités du monde politique, du droit constitutionnel, de la societe civile...

ABDOU LATIF COULIBALY, SECRETAIRE GENERAL DU GOUVERNEMENT : « LA VOLONTÉ DE MACKY SALL NE PEUT PAS PRIMER SUR LE DROIT »
« Nous sommes un Etat de droit organisé, et un Etat de droit comporte à la fois des textes juridiques contraignants, des usages et pratiques républicaines et également des pratiques judiciaires », a d’emblée rappelé M. Coulibaly. Selon lui, le président Macky Sall s’inscrit dans la pratique observée de tout temps au Sénégal. « Il n’y a jamais eu d’avis quelle que soit la nature de celui-ci, qui n’ait pas été respecté par les présidents de la République du Sénégal depuis que le Conseil constitutionnel existe. Tous les avis, bien étant des avis consultatifs, font l’objet d’un respect scrupuleux de l’autorité politique et administrative. Dans le cas d’espèce, pourquoi on demanderait au président Macky Sall de se mettre à porte-à-faux par rapport à toutes les pratiques observées depuis que le Conseil constitutionnel existe ? Cette pratique est devenue une jurisprudence constante au Sénégal et elle le lie fondamentalement. Dans d’autres circonstances, aurait-il refusé d’accepter l’avis du Conseil constitutionnel que n’aurait-on pas dit au Sénégal ? On aurait dit qu’il ne respecte pas le Conseil constitutionnel. Or, le Conseil constitutionnel est l’autorité judiciaire suprême du Sénégal. Les propos qu’il tient ne sont pas des propos en l’air. Quelle que soit la volonté exprimée par un chef d’Etat, aussi noble soit-elle, il ne saurait, en aucune façon, se mettre en contradiction, à la fois, avec l’esprit et les usages en la matière. Par ailleurs, le Conseil constitutionnel a fait observer que tous les cas où il y a eu réforme constitutionnelle, la loi n’a opéré que pour le futur. La volonté de Macky Sall ne peut pas primer sur le droit. C’est l’idée que s’est fait le président de la République du Conseil constitutionnel qui le lie à cet avis », a-t-il indiqué.

ABDOU MBOW, PORTE-PAROLE ADJOINT DE L’APR : « LE PRÉSIDENT NE PEUT PAS PASSER OUTRE LA DÉCISION DU CONSEIL »
Le porte-parole adjoint de l’Alliance pour la République, Abdou Mbow estime que le président de la République, Macky Sall, « ne peut pas passer outre la décision du Conseil constitutionnel ». « Le Conseil a décidé que le président de la République ne peut pas réduire son mandat », a déclaré M. Mbow. Le Porte-parole adjoint convoque l’article 92 de la Constitution qui stipule que « Les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d'aucune voie de recours. Elles s'imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles ».

Le responsable de l’Apr à Thiès est d’avis que « le président de la République a encore réitéré l’engament qu’il a toujours pris de réduire son mandat ». « Dans le programme qu’il a proposé aux Sénégalais en 2012, il avait promis de faire revenir le quinquennat. Le président a pris la décision de matérialiser ce choix. Le quinquennat va revenir », a-t-il rappelé.  Pour M. Mbow, contrairement à ce que beaucoup pensent, le Conseil constitutionnel reçoit des avis, mais donne des décisions ».  Le Porte-parole souligne qu’il y a d’autres décisions importantes dans le projet de révision. Il s’agit notamment du renforcement des pouvoirs de l’Assemblée nationale. « L’opposition ne s’intéresse qu’aux questions relatives aux élections. Les leaders de l’opposition n’ont pas besoin de se précipiter, parce qu’ils seront encore battus lors des prochaines élections », a dit le vice-président de l’Assemblée nationale.

S’agissant des positions qui convoquent les valeurs dont le respect de la parole donnée, le vice-président de l’Assemblée nationale souligne que le chef de l’Etat a respecté sa parole. «  Ce sont les dispositions de la Constitution qui font que le mandat ne peut pas être réduit. Nous sommes dans un pays de droit. Le président est obligé de se conformer aux règles », a dit M. Mbow.  

GORGUI CISS DU PS : « LE PS REFUSE DE TOMBER DANS DES SENTIMENTS PERSONNELS »
Le Parti socialiste (Ps)  est respectueux du droit et des lois qui régissent la Constitution de notre pays. En tant que parti responsable, nous ne  pouvons que nous conformer aux décisions et avis républicains. En attendant de connaître les détails de l’avis du Conseil constitutionnel, il est mis à notre connaissance, que le mandat en cours  ne peut s’appliquer à la réduction. Nous allons nous en référer. Le Ps refuse  de tomber dans des sentiments personnels.  Il ne s’agit pas de personne  mais plutôt d’institutions ».

PROFESSEUR ABDOULAYE DIEYE, CONSTITUTIONNALISTE : « LE CHEF DE L’ETAT N’EST PAS TENU DE SE CONFORMER À L’AVIS DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL »
Le professeur en droit constitutionnel à la Faculté de droit de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Abdoulaye Dièye, n’est pas d’avis que l’article 92 de la Constitution oblige le président de la République à se conformer à l’avis du Conseil constitutionnel.     Le professeur Dièye soutient que l’avis n’entre pas dans le champ d’application de l’article 92 de la Constitution. « Le Conseil constitutionnel rend des décisions et donne des avis puisqu’il a aussi une fonction consultative. Ce sont ces décisions qui sont insusceptibles de recours. L’avis donné au président de la République, concernant la réduction de son mandat, est juste un avis. Il ne lie pas le président de la République », note le professeur, sur le site d’information Seneweb. « Les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucune voie de recours. Elles s’imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles », a  notamment déclaré le président Macky Sall, citant l’article 92 de la Constitution.

BABACAR GAYE : « LE PDS VA CONSULTER SES ALLIÉS »
Le Parti démocratique sénégalais (Pds) apportera une réponse au président de la République, Macky Sall qui a décidé de faire un mandat de 7 ans en application de l’avis du Conseil constitutionnel. « Après l'avoir écouté et entendu, le Pds lui apportera une réponse en bonne et due forme. Mais auparavant, il va consulter ses alliés et les forces démocratiques en lutte », a déclaré le porte-parole du Pds, Babacar Gaye.

Le Pds rappelle que « l'opposition qui est un maillon essentiel de notre système politique, n’a pas été associée au processus de réformes ainsi engagées ».

Selon M. Gaye, le Comité directeur du Pds va se réunir d'ici vendredi pour discuter de la question et, le cas échéant, donner la position officielle du Pds. En attendant, souligne Babacar Gaye, « il est demandé à tous les responsables et militants d'éviter d'impliquer le parti dans leurs déclarations qui ne peuvent être que personnelles ».

DIEGANE SENE, PORTE-PAROLE DE L'URD : « UN SEUL ET UNIQUE MOTEUR, LE RESPECT DE NOS LOIS »
Le porte-parole de l’Urd s’est dit réjouir de la décision du président de respecter la décision du Conseil constitutionnel, de sa position consistant à accepter la décision de justice. En effet, bien avant le 31 décembre, le chef de l’Etat s’était engagé à suivre, à la lettre, ce qu’auraient décidé les sages du Conseil. « Il est impossible de mesurer la portée de son message sans se référer d’abord à cet engagement. N’oublions pas qu’aucune voix ne s’était élevée alors comme après son message du 31 décembre pour désapprouver cet engagement de respecter les décisions de nos cours et tribunaux », a-t-il indiqué.  Au contraire, tous les démocrates, les républicains et les véritables hommes politiques de ce pays avaient salué cette résolution présidentielle. Il serait donc étonnant, aujourd’hui, qu’après avoir manifesté leur accord, selon M. Sène, que ce qui d’ailleurs relève de la banalité en démocratie -le respect de la séparation des pouvoirs qu’il y en ait qui s’indignent contre l’exercice par le président de la République, de son devoir de garantir le respect de la Constitution. « Beaucoup oublient que la révision constitutionnelle ne touche pas qu’un seul point ».

MAMADOU GOUMBALA, GRAND PARTI : « LES SÉNÉGALAIS NE VONT PAS LE PARDONNER »
Le débat juridique ne m’intéresse pas parce que ce n’est pas cela qui intéresse le président Macky Sall. Il avait clamé partout dans le monde qu’il allait réduire son mandat et c’est cela qui me gêne. Le président du Sénégal, le gardien de la Constitution, le premier des Sénégalais, celui qui parle au nom du Sénégal partout dans le monde, celui-là ne doit pas se renier. Pour moins que cela, les Américains ont débarqué en 1974 Nixon.

Macky Sall a fait un parjure, il s’est renié. Cette décision rejaillit négativement sur l’image du Sénégal. Maintenant que vaudra la parole de Macky Sall à l’international ? Il ne pourra plus être considéré comme médiateur dans un pays parce que tout simplement sa parole ne vaut plus un kopeck. S’il voulait vraiment réduire son mandat, Macky Sall n’avait qu’à démissionner. Cela ne me gêne pas qu’il fasse sept ans ou cinq ans car, de toute façon, le résultat sera le même. Ce qui me chagrine, c’est le fait qu’il se soit renié. Les Sénégalais ne lui pardonneront jamais ce parjure.

DR DIALO DIOP, SG DU RND : « C’EST UN RENIEMENT TOTAL DE TOUS SES ENGAGEMENTS »
« Nous ne sommes pas surpris. C’est un reniement total de tous ses engagements et pour nous, le premier et le plus solennel, c’est bien évidemment la signature de la charte de la gouvernance  démocratique des assises nationales. Le président se joue du peuple et en particulier, il se joue des Assises nationales et de la Cnri. Il va se retrouver pris à son propre jeu. Croyez-moi, il joue perdant, à terme, il va perdre. Au sujet du référendum, il a déclaré que « cette fois-ci, il faut nous dire qu’elles sont les modalités de la campagne référendaire (en référence aux 3 référendums tenus). Il est indispensable de le dire ».

Il a assuré que s’il y a un véritable débat constitutionnel national, en langues nationales sur les enjeux démocratiques et républicaines de ce référendum, « le président sera battu par le non ».

ABDOU KARIM SALL, CCR : « LE CHEF DE L’ETAT EST OBLIGÉ DE SUIVRE L’AVIS »
Le Responsable de la Convergence des cadres républicains (Ccr), Abdou Karim Sall, estime que le président de la République, Macky Sall, est obligé de suivre l’avis du Conseil constitutionnel qui estime que la réduction du mandat ne peut pas s’appliquer au mandat en cours

Pour M. Sall qui est par ailleurs, Directeur général de l’Artp, le président de la République est allé jusqu’au bout de sa volonté de réduire son mandat à travers notamment l’avis qu’il a adressé au Conseil constitutionnel. « Le président de la République, gardien de la constitution est obligé de se conformer à la décision du conseil constitutionnel », a souligné le responsable de l’Apr. Pour M. Sall, le chef de l’Etat « ne peut pas être en porte à faux avec la Constitution dont il est le gardien ». « Il a eu une volonté et il est allé jusqu’au bout de sa volonté de réduire le mandat en cours », a insisté M. Sall.  Abdou Karim Sall se réjouit de la décision du président de convoquer un référendum le 20 mars prochain. M. Sall souligne que le Conseil a donné un avis sur d’autres questions importantes portant notamment sur les dispositions non susceptibles de révision. « Je pense que le président va tenir compte de cela. La volonté du président est de consolider la démocratie en proposant un quinquennat à la place du septennat et le président a montré une volonté de vouloir respecter son engagement », affirme le responsable de l’Apr.

MOMAR SAMB, RTAS : « LA DÉCISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL ME DÉÇOIT »
« Ma première réaction, c’est la déception sur l’avis émis par le Conseil constitutionnel. Il est difficile, pour moi, d’entrer dans des considérations juridiques. Je précise  simplement que sur le plan de l’éthique politique, ce que l’engagement d’un homme d’Etat doit être un engagement qui est réaliste. Cette décision du Conseil constitutionnel me déçoit. Ce que nous voulions, c’est que l’engagement du président de la République par rapport au peuple puisse constituer une rupture. Maintenant, notre parti va examiner la question et revoir tous les arguments du Conseil constitutionnel ».

ME ASSANE DIOMA NDIAYE, LIGUE SENEGALAISE DES DROITS DE L’HOMME : « UN SENTIMENT DE PROFONDE DÉCEPTION »
« Je suis animé par un sentiment de profonde déception. Je suis même à la limite abasourdi. On nous a fait croire, pendant trois années, que la réduction du mandat allait véritablement s’appliquer au mandat en cours, passant de sept à cinq ans. Cette promesse a tout d’un coup  été rompue. Nous sommes animés par un sentiment de déception,  car  il faut le dire, c’est le  monde entier qui nous attendait.

Je rappelle que le chef de l’Etat avait renouvelé cette promesse jusque sur le perron de l’Elysée. Nous doutons de l’opportunité d’organiser un référendum dans presque moins d’un mois, dès lors que l’avis qui sortira de cette joute, ne sera pas appliquée,  au mandat en cours.

Le principe de l’autodétermination du peuple devait prendre le dessus. Je rappelle d’ailleurs que le Conseil constitutionnel a été saisi pour avis. Cette donne montre à souhait que l’avis énuméré ne contraint pas forcément le président de la République. Je suis véritablement animé par un sentiment de déception ».

MAMADOU MIGNANE DIOUF, FORUM SOCIAL : « RESPECTER L’ENGAGEMENT PRIS JUSQU’AU BOUT »
« A mon avis, je respecte bien la loi, je respecte bien la Constitution de notre pays. Mais j’aurais bien aimé que l’engagement que le président avait pris soit respecté jusqu’au bout. A mon avis, cela aurait une portée historique extraordinaire. Le Conseil constitutionnel en a décidé autrement. Je pense qu’il serait bon que cet engagement du chef de l’Etat soit accompagné jusqu’au bout et que sa décision puisse être mise en œuvre pour lui permettre de rentrer dans l’histoire politique du Sénégal de façon tout à fait exceptionnelle. Je suis un peu déçu de voir que le Conseil a carrément recommandé au président de ne pas respecter l’engagement qu’il avait pris lors de la campagne électorale ».

Recueillis par Babacar DIONE, Amadou DIOP,
Oumar BA et El. Ibrahima THIAM


Macky Sall poseLe président Macky Sall fera une déclaration aujourd’hui, à 20 heures précises sur la révision de la Constitution, selon le service de presse de la Présidence.

Après l'avis du président de l'Assemblée nationale, le président de la République vient de recevoir la décision du Conseil constitutionnel relative au Projet de révision de la Constitution.

Lors de son dernier message à la Nation le 31 décembre 2015, le chef de l’Etat avait annoncé un projet de révision de la Constitution.


Macky Sall 311215C’est lors de son traditionnel message à la nation le 31 décembre 2015 que le chef de l’Etat, le président Macky Sall avait annoncé son projet de réforme de la Constitution. Aujourd’hui, en milieu de matinée, les Sénégalais suivront la déclaration du président de la République après l’avis reçu des cinq sages du Conseil constitutionnel. Le chef de l’Etat avait également insisté sur la réduction du mandat présidentiel de 7 à 5 ans, applicable au mandat en cours. Les grands axes ont été dégagé par le président de la République, en janvier dernier.

Dans le document qui a été présenté, il était rappelé que « le même élan et en parfaite cohérence avec nos traditions d’ouverture et de dialogue politique, mais également notre culture de concertation autour des dynamiques majeures qui rythment  la vie de la Nation, le président de la République a signé le décret n° 2013-730 du 28 mai 2013 portant création de la Commission nationale de réforme des institutions (Cnri) ».

La Cnri dirigée par le Professeur Amadou Makhtar Mbow était chargée de mener des concertations sur la réforme des institutions et à formuler toutes propositions visant à améliorer le fonctionnement des institutions, à consolider la démocratie, à approfondir l’Etat de droit et à moderniser le régime politique.  Avec la célérité appropriée, rappelait le document, la commission s’est employée, dans la perspective de la mission à elle confiée, à la formulation de propositions de réformes. « Il résulte, de l’analyse combinée desdites propositions avec nos expériences constitutionnelles et les progrès remarquables déjà accomplis par notre pays dans le domaine de la gouvernance des affaires publiques, une seule conviction unanimement partagée au  Sénégal comme ailleurs : la maturité démocratique du Sénégal est réelle et ne fait aucun doute ». Il poursuivait « en sont une éloquente illustration, l’ancrage de notre tradition électorale pluraliste, gage de stabilité du régime politique sénégalais, le respect et la garantie des droits humains, la permanence de l’harmonie ethnique et confessionnelle, les successions pacifiques à la tête de l’Etat,  qui sont aujourd’hui le secret de la socialisation de nos valeurs démocratiques ».

Il s’agissait d’apporter à la Constitution les changements consensuels appropriés sans provoquer de rupture normative dans l'évolution de notre régime politique ; conjuguer la continuité à l'innovation constitutionnelle, dans la  préservation de la stabilité ; relever le défi de changer autant que nécessaire la Constitution sans changer de Constitution ; améliorer la gouvernance républicaine sans changer de République ; conjuguer l’exigence d’approfondissement continu de la démocratie et celle d’atteinte des objectifs du développement durable définis dans le Plan Sénégal émergent (Pse) ». Ce sont les fondements de ce projet de révision constitutionnelle qui a été publié.

15 projets proposés
Le présent projet de révision, selon le texte de la présidence, qui s’enracine dans notre patrimoine politique national, apporte des innovations importantes que sont :

1. la modernisation du rôle des partis politiques dans le système démocratique ;  2. la participation des candidats indépendants à tous les types d’élection ;  3. la promotion de la gouvernance locale et du développement territorial par la création du Haut Conseil des collectivités territoriales ;  4. la reconnaissance de nouveaux droits aux citoyens : droits à un environnement sain, sur leur patrimoine foncier et sur leurs ressources naturelles ;  5. le renforcement de la citoyenneté par la consécration de devoirs du citoyen ;  6. la restauration du quinquennat pour le mandat présidentiel ; 7. le renforcement des droits de l’opposition et de son Chef ;  8. la représentation des Sénégalais de l’extérieur par des députés à eux dédiés ;  9.  l’élargissement des pouvoirs de l’Assemblée nationale en matière de  contrôle de l’action gouvernementale et d’évaluation des politiques publiques ;  10.  la soumission au Conseil constitutionnel des lois organiques pour contrôle de constitutionnalité avant leur promulgation ;  11.  l’augmentation du nombre des membres du Conseil constitutionnel de 5 à 7 ; 12. la désignation par le président de l’Assemblée nationale de 2 des 7 membres du Conseil constitutionnel ; 13.  l’élargissement des compétences du Conseil constitutionnel pour donner des avis et connaître des exceptions d’inconstitutionnalité soulevées devant  la Cour d’appel ;  14.  la constitutionnalisation des principes de la décentralisation et de la déconcentration ;  15. l’intangibilité des dispositions relatives à la forme républicaine, à la laïcité, au caractère indivisible, démocratique et décentralisé de l’Etat, au mode d’élection, à la durée et au nombre de mandats consécutifs du président de la République.

Un total de 15 points figurait au document soumis au Conseil constitutionnel.

El. H. A. THIAM


Moustapha Diakhate BBYFace au débat sur la bi-nationalité, le président du Groupe parlementaire, Moustapha Diakhaté s’explique dans une note sur les conditions d’éligibilité à la présidence de la République. Nous publions le document in-extenso.

“Tout candidat à la présidence de la République doit être exclusivement de nationalité sénégalaise”, Article 28 de la Constitution. Au lieu de recourir à d’ignobles extrapolations, esquives, amalgames et autres injures, le Pds doit édifier le peuple sénégalais sur la double nationalité de Monsieur Abdoulaye Wade révélée par son avocat Me Seydou Diagne, en répondant avec exactitude aux questions suivantes:

1. Quelles sont les preuves de la déchéance de la nationalité française de Monsieur Abdoulaye Wade ?

2. Monsieur Abdoulaye Wade avait-il demandé et obtenu la déchéance de sa nationalité française, au moment de ses quatre déclarations sur l’honneur “d’être exclusivement de nationalité sénégalaise” lors des dépôts de ses candidatures aux présidentielles de 1993, 2000, 2007 et 2012 ?

3. En quelle année a-t-il introduit la demande aux auprès des autorités françaises ?

4. Où la demande a-t-elle été déposée ? Auprès du tribunal d’instance de Paris ? Du consulat de France à Dakar ? Ou au ministère français en charge des naturalisations? Il faut rappeler que le fait de cacher sa double nationalité par un candidat à la présidence de la République du Sénégal constitue une faute grave, un parjure.


Macky et Serigne A F Mbacké FLe président de la République à reçu en audience, hier, Serigne Abdou Fatah Mbacké Ibn Serigne Fallou.

Le guide religieux établi à Ndindy a réaffirmé son amitié et son soutien au président Macky Sall. Le marabout a également invité ses amis, ses proches et ses disciples à soutenir le chef de l’Etat dans son projet de développement du Sénégal.

Une démarche saluée le président de la République.


Macky et Grpe EiffageLe président de la République a reçu en audience les responsables de Eiffage.

Au menu des échanges, le succès du marathon de ce week-end sur l’autoroute.

Le groupe réaffirme son intérêt de poursuivre un partenariat durable et  de participer à la société des autoroutes du Sénégal. 90 ans de présence dont se félicite le nouveau patron du groupe Eiffage.



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