banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Politique (4840)

Par décret n°2011-277, le président de la République a procédé à un vaste mouvement dans le commandement territorial. Nous avons publié un premier jet dans notre édition d’hier. Voici la suite.

Article 4: Monsieur Ange FAYE, Administrateur civil principal de classe exceptionnelle, matricule de solde n° 378 195/G, précédemment Préfet du Département de Foundiougne, est nommé Préfet du Département de Louga, en remplacement de Monsieur Marne Gor DIOP, appelé à d'autres fonctions;

Article 5 : Monsieur Mamadou Oumar BALDE, Administrateur civil, matricule de solde n° 516 796/1, précédemment Préfet du Département de Bambey, est nommé Préfet du Département de Birkilane, en remplacement de Monsieur Habib Léon NDIAYE, appelé à d'autres fonctions;

Article 6 : Monsieur Habib Léon NDIAYE, Administrateur civil, matricule de solde n° 609 919/E, précédemment Préfet du Département de Birkilane, est nommé Préfet du Département de Kédougou, en remplacement de Monsieur Mamadou MBAYE, appelé à d'autres fonctions.

Article 7 : Monsieur Mamadou MBAYE, Administrateur civil, matricule de solde n° 508 295/0, précédemment Préfet du Département de Kédougou, est nommé Préfet du Département de Matam, en remplacement de Monsieur Guedj DIOUF, appelé à d'autres fonctions;

Article 8 : Monsieur Guedj DIOUF, Administrateur civil, matricule de solde n° 606 920/E, précédemment Préfet du Département de Matam, est nommé Préfet du Département de Linguère, en remplacement de Monsieur Médoune GUEYE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite;

Article 9 : Monsieur Amadou Bamba KONE, Administrateur civil, matricule de solde n° 519 022/M, précédemment Adjoint au Gouverneur de la Région de Tambacounda chargé des Affaires administratives, est nommé Préfet du Département de Tambacounda, en remplacement de Monsieur Abdou BODIAN, appelé à d'autres fonctions;

 

Article 10 : Monsieur Abdou BODIAN, Administrateur civil principal de classe exceptionnelle, matricule de solde n° 378 190/L, précédemment Préfet du Département de Tambacounda, est nommé Préfet du Département de Dagana, en remplacement de Monsieur Gabriel NDIAYE, appelé à d'autres fonctions;

 

Article 11 : Monsieur Ousmane KANE, Administrateur civil, matricule de solde n° 604 137/E, précédemment Préfet du Département de Koungheul, est nommé Préfet du Département de Podor, en remplacement de Monsieur El Hadji Bouya AMAR, appelé à d'autres fonctions ;

Article 12 : Monsieur El Hadji Bouya AMAR, Administrateur civil, matricule de solde n° 606 453/H, précédemment Préfet du Département de Podor, est nommé Préfet du Département de Kolda, en remplacement de Monsieur Al Hassane SALL, appelé à d'autres fonctions;

Article 13 : Monsieur Al Hassane SALL, Administrateur civil, matricule de solde n° 604 141/L, précédemment Préfet du Département de Kolda, est nommé Préfet du Département de Nioro, en remplacement de Monsieur Adama Baye Racine NDIAYE, appelé à d'autres fonctions;

Article 14: Monsieur Fary SEYE, Administrateur civil, matricule de solde n° 510 493/F, précédemment Adjoint au Gouverneur de la Région de Matam, chargé des affaires administratives, est nommé Préfet du Département de Ranérou Ferlo, en remplacement de Monsieur Lazar Banoumane KENY, appelé à d'autres fonctions; .

Article 15 : Monsieur Alyoune Badara DIOP, administrateur civil, matricule de solde n° 516 695/H, chef de la Division et Etudes et de la Législation à la DAGAT, est nommé Préfet du Département de Mbour en remplacement de Monsieur Mamadou DIA appelé à d'autres fonctions.

Article16: Monsieur Gabriel NDIAYE, Administrateur civil principal de classe exceptionnelle, matricule de solde n° 378 201/A, précédemment Préfet du Département de Dagana, est nommé Préfet du Département de Koungheul, en remplacement de Monsieur Ousmane KANE appelé à d'autres fonctions.

Article 17 : Le Ministre d'Etat, Ministre de l'Intérieur, est chargé de l'exécution du présent décret qui sera publié au Journal Officiel.

Fait à Dakar, le 24 février 2011

Par le Président de la République Abdoulaye WADE

Le Premier Ministre Souleymane Ndéné NDIAYE

(Lire aussi notre édition d’hier)

L’Union pour le renouveau démocratique (Urd) a salué la décision de l’Etat sénégalais de rompre ses relations diplomatiques avec l’Iran. Elle a appelé le gouvernement à redoubler de vigilance aux frontières, suite à la recrudescence des violences dans la partie sud du pays.

Dans un communiqué de presse parvenu, avant-hier, à notre rédaction, l’Union pour le renouveau démocratique (Urd) a apprécié positivement la rupture des relations diplomatiques entre le Sénégal et l’Iran. « L’Urd félicite et soutien fermement le gouvernement dans sa décision de rompre les relations diplomatiques de l’Etat du Sénégal avec la République d’Iran », indique-t-on dans le texte.

Evoquant les relations entre notre pays et la Gambie, Djibo Kâ et ses camarades se sont appesantis sur la nécessité d’un réexamen « sans complaisance de nos rapports », en soulignant que les exigences de la politique imposent l’impérieux devoir de la sanctuarisation de notre territoire, en réduisant « toutes les menaces qui pèsent sur ses habitants ». A ce sujet, les rénovateurs ont demandé à l’Etat du Sénégal « d’accroître sa vigilance aux frontières ». Ils ont encouragé l’armée à assurer la sécurité des personnes et des biens, ainsi que la paix en Casamance. Ils ont également rappelé que le dossier de la Casamance relève exclusivement de la compétence de l’Etat (…) et qu’il appartient à ce dernier de trouver la solution la plus adéquate.

Abordant les problèmes liés à la campagne de commercialisation de l’arachide, la Direction politique exécutive a recommandé au parti l’organisation, dans les meilleurs délais, d’une journée d’études sur la question. Dans la même veine, l’organe dirigeant de l’Urd a prévu de réfléchir à sa prochaine réunion sur la crise scolaire et universitaire.

Concernant la vie du parti, la direction politique a encouragé les fédérations départementales à poursuivre l’élargissement des bases du parti et à aller à la rencontre des populations.

Appréciant la situation politique en Libye, l’Urd a condamné la violence qui y sévit. Ce parti a appelé les autorités de ce pays à faire cesser les « tueries » et les Libyens à trouver les voies et moyens pacifiques de sortir de la crise. Il a salué « l’aspiration profonde et irréversible des peuples arabes à la liberté et à l’instauration de la démocratie dans leurs pays ».

M. GUEYE

Le Conseil des ministres s’est réuni, le jeudi 24 février 2011, à partir de 10 heures, au Palais de la République, sous la présidence de Son Excellence Maître Abdoulaye Wade, président  de la République. Le chef de l’Etat a informé le Conseil  avoir présidé :

- La cérémonie d’ouverture du Séminaire sur la Gouvernance Mondiale  et ;

- la soirée de gala en l’honneur des 50 femmes leaders d’exception en présence de S.E.M Alpha Condé, président de la République de Guinée ;

Au titre de ses audiences, le président de la République a reçu diverses personnalités parmi lesquelles :

- S.E.M Alpha Condé, président de la République de Guinée, en visite de travail de deux jours à Dakar;

- M. Guillaume Soro, Premier ministre de Côte d’Ivoire ;

- M. James Victor Gbeho, président de la Commission de la Cedeao ;

- M. Julio Mamadou Baldé, Secrétaire exécutif de la Haute Autorité de l’Agence de Gestion et de coopération entre le Sénégal et la Guinée Bissau ;

- S.E.M M. Gong Yuansing, ambassadeur de Chine au Sénégal ;

- M. Maky Tall de Bandiagara ;

- Une délégation des participants au Séminaire sur la Gouvernance mondiale ;

- Une délégation américaine conduite par M. Djibril Diallo, (Séminaire sur la Gouvernance).

Le chef de l’Etat a également informé le Conseil avoir reçu les lettres de créance de :

- S .E.M l’Ambassadeur d’Autriche ;

- S.E. Mme l’Ambassadeur, Chef de la délégation de la Commission européenne à Dakar.

Rappelant son attachement constant à la paix, à la démocratie et au respect des droits de l’homme,  le chef de l’Etat a exprimé sa ferme condamnation de la répression sanglante exercée par le pouvoir libyen sur des populations civiles désarmées. Le Sénégal invite les autorités libyennes à faire preuve de retenue, à engager le dialogue et à amorcer la concertation, afin de prendre en charge les revendications légitimes exprimées par les manifestants. Le président de la République a rappelé que le Sénégal a déjà demandé, aux côtés d’autres pays, la convocation immédiate d’une réunion du Conseil des Droits de l’Homme de l’Organisation des Nations-Unies qui doit statuer, ce vendredi, sur la situation en Libye.

En ce qui concerne la rupture des relations diplomatiques avec la République islamique d’Iran, le président de la République a rappelé les efforts importants que notre pays a déployés en faveur de la construction d’une cohabitation non agressive entre l’Iran et ses voisins du Moyen-Orient. Aussi, a-t-il fortement déploré l’implication et la responsabilité de l’Iran dans l’assassinat de soldats sénégalais, par la fourniture d’armes et de munitions aux rebelles du Sud casamançais, l’expertise balistique de l’état-major des Forces armées ayant démontré l’utilisation de munitions de provenance iranienne. Il a exprimé sa vive amertume de constater que l’immense travail diplomatique au service de la paix du Sénégal n’a pas été payé de retour.

Le président de la République a, par ailleurs, donné des instructions au Gouvernement pour rappeler aux porteurs de projets immobiliers  le respect des plans d’urbanisme afin d’éviter que les constructions n’empiètent sur les trottoirs réservés aux piétons.  En ce qui concerne les constructions existantes en violation des dispositions légales, le chef de l’Etat a instruit le Gouvernement  de veiller à l’application,  sans délai, de la loi. Il a souligné, en effet, que l’accès physique et visuel des citoyens à la mer est un droit, qu’il faut préserver.

Revenant sur la cérémonie de remise de distinctions aux 50 femmes leaders d’exception, organisée par le groupe Intelligences Magazine, le président de la République a indiqué qu’il adressait ses chaleureuses félicitations à l’endroit de la promotrice de l’événement, Madame Amy Fall Sarr, pour cette heureuse initiative. Il a souligné l’importance de magnifier le sens de l’initiative, l’esprit d’engagement et l’aptitude à la décision des personnalités qui émergent par leurs projets.

Le président de la République a, par ailleurs, exprimé ses vifs remerciements à l’endroit de Monsieur Samba Bâ, du Protocole du premier président de la République Léopold Sédar Senghor,  pour son exposition intitulée ‘‘le Parcours du Combattant’’, qui retrace de belles pages de l’histoire politique et administrative du Sénégal. Il a salué la haute portée symbolique du geste de notre compatriote, qui a souhaité mettre cette exposition itinérante à la disposition du patrimoine historique et culturel de l’Etat, de façon gracieuse et permanente.

Le Premier ministre a informé le Conseil avoir présidé, le mardi 22 février 2011, un Conseil interministériel consacré à la mise en œuvre des plans d’urbanisme et à l’application des normes de qualité et de sécurité requises pour la construction des bâtiments. Ce Conseil a été élargi à des représentants de l’Ordre national des architectes du Sénégal, de l’Association sénégalaise de normalisation et des bureaux de contrôle agréés.

Il est ressorti des rapports présentés par le ministre d’Etat, ministre de l’Habitat et de la Construction et par le ministre de l’Urbanisme que, malgré l’adoption d’un dispositif législatif et réglementaire contraignant, destiné à assurer une meilleure qualité et une plus grande fiabilité des ouvrages, des incidents notables continuent à être enregistrés, dus essentiellement à la mauvaise qualité des matériaux de construction utilisés et à l’absence d’études de structures ou de qualité des sols.

A l’issue de ce Conseil interministériel, de très fortes recommandations  ont été adoptées pour assurer le respect des normes de qualité et de sécurité dans la construction.

Le Premier ministre a ensuite informé le Conseil avoir procédé, le mercredi 23 février 2011, en compagnie de Madame Aissatou Ndiaye Saidy, vice-présidente de la République sœur de Gambie, à l’ouverture des  travaux de la 4ème  Session de la Commission consultative sur le suivi de la Coopération sénégalo-gambienne.

Les travaux ont porté sur les questions relatives  à la  Politique sécuritaire et la Défense, à l’installation et au fonctionnement du Secrétariat permanent sénégalo-gambien, au projet de construction du pont sur le fleuve Gambie, au développement de nos relations dans le secteur du commerce et du transport.

Le Premier ministre a également fait part au Conseil de la séance de travail qu’il a eue, le mercredi 23 février 2011,  avec les représentants du Cadre unitaire des syndicats de l’enseignement (Cuse), du Cadre unitaire syndical des enseignants du Moyen et du Secondaire (Cusems) et du Syndicat autonome des enseignants du Moyen et Secondaire du Sénégal (Saemss).

Cette réunion, qui s’est déroulée en présence du ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique et de l’Emploi, du ministre de l’Enseignement préscolaire, de l’Elémentaire, du Moyen secondaire et des Langues nationales et des représentants des ministres de l’Urbanisme et du Budget, a permis de passer en revue l’ensemble des points qui font l’objet des différentes plates-formes revendicatives déposées par les intersyndicales enseignantes. Il a préconisé  que les syndicats soient reçus de façon diligente par leur ministre de tutelle, en cas de dépôt de préavis de grève.

Au chapitre de ses audiences, le Premier ministre a informé le Conseil avoir reçu plusieurs personnalités parmi lesquelles :

- Son Excellence Madame Asligul Ugdul, ambassadeur de Turquie au Sénégal ;

- Son Excellence Docteur Hamad Burahmah, ambassadeur du Koweït au Sénégal ;

- Monsieur Mustafa Demir, ministre turc des Travaux publics et du Logement. Cette audience s’est déroulée en présence du ministre de l’Urbanisme et de l’Assainissement ;

- Monsieur H. S. Narula, président de la Compagnie indienne Dsc Limited, accompagné de Madame Sheila Sudkaram, Secrétaire générale de la Fédération indienne des Chambres de Commerce et d’Industrie. Cette audience s’est déroulée en présence des ambassadeurs respectifs des deux pays.

- Le ministre de l’Enseignement supérieur, des Universités et des Centres universitaires régionaux et de la Recherche scientifique, a fait le point sur la situation dans les Universités et, à ce sujet, il a informé le Conseil de la poursuite du processus d’orientation des nouveaux bacheliers et des  contacts qui se poursuivent avec le Saes sur la plateforme revendicative que ce syndicat a présentée.

Le ministre a ensuite informé le Conseil avoir  procédé, le 22   février 2011, au lancement, au nom du chef de l’Etat, du Grand prix du président de la République pour les Sciences pour l’Edition 2011 dont la cérémonie officielle aura lieu le 30 juin 2011, coïncidant avec la célébration de la Journée de la Renaissance scientifique africaine.

Le ministre a également fait part de la quatrième réunion de la Task force Wascal qu’il a présidée. Le projet Wascal est une initiative du Gouvernement allemand, en partenariat avec 10 pays africains, dont l’objectif est de contribuer à renforcer les capacités existantes et à développer de nouvelles capacités dans la recherche et la formation dans le domaine du changement climatique et de l’exploitation adaptée des terres.

Rendant compte de la situation dans l’espace scolaire, le  ministre de l’Enseignement préscolaire, de l’Elémentaire, du moyen secondaire et des Langues nationales  a informé le Conseil que les perturbations étaient dues à un problème de retard du paiement des salaires de certains enseignants, et que  toutes les dispositions ont été prises par le ministère de l’Economie et des Finances pour le paiement, à temps, des salaires.

Revenant sur  le  Conseil interministériel consacré à la mise en œuvre des plans d’urbanisme et à l’application des normes de qualité et de sécurité requises pour la construction des bâtiments,  le ministre de l’Urbanisme a informé le Conseil qu’il prendra toutes les mesures idoines  pour le respect  des dispositions pertinentes de la loi n°2008-43 du 20 août 2008 portant code de l’urbanisme, notamment en ce qui concerne les lotissements, les autorisations de construire et la sauvegarde du littoral.

Le ministre des Relations avec les Institutions a rendu compte des travaux en session ordinaire unique du Parlement qui ont débuté au mois d’octobre 2010 et se poursuivront jusqu’en juin 2011. Dans ce cadre, le Parlement examine, depuis le 26 janvier 2011, douze (12) projets de lois dont celui relatif au Code des Télécommunications qui a été adopté.

Le ministre auprès du président chargé de la Diaspora  a informé le Conseil de la tenue, le 25 février 2011, à Londres (Grande-Bretagne), de la réunion du Bureau de l’Internationale libérale. Les hauts responsables de cette instance ont félicité le chef de l’Etat, en tant que Président de l’Internationale libérale, et président de l’Oci, pour avoir rompu les relations entre le Sénégal et l’Iran et pour avoir condamné sans appel les massacres perpétrés par le régime du Colonel Kadhafi contre son peuple.

Le Conseil des ministres a unanimement salué la position souveraine et pertinente du chef de l’Etat tant pour sa condamnation de la répression sanglante des manifestants en Libye que pour la rupture conséquente de nos relations diplomatiques avec l’Iran.

Le Conseil a relevé, pour s’en féliciter, le souci profond du président de la République de préserver  la souveraineté et la sécurité nationales qui ne sont pas négociables.

Mieux, pour le ministre d’Etat, Moustapha Sourang, en rompant les relations diplomatiques avec l’Iran, le chef de l’Etat  a voulu renforcer et préserver la stabilité et l’intégrité du Sénégal. En effet, souligne-t-il, dans une Afrique de l’Ouest en pleine crise et dans un contexte géopolitique marqué par la présence d’Al Qaida dans le Sahel et au moment où le Maghreb est en pleine incertitude politique, le Sénégal, en raison de ses traditions démocratiques et institutionnelles, et de sa position stratégique, doit être préservé de tout risque de déstabilisation.

Le ministre chargé des Collectivités locales a considéré, pour sa part, qu’à travers la rupture avec l’Iran, le chef de l’Etat a rendu hommage à l’Armée sénégalaise et à nos vaillants soldats tombés au champ d’honneur en Casamance.

Enfin, le Conseil a vivement salué le geste du chef de l’Etat qui a bien voulu honorer de sa présence la cérémonie de distinction des 50 femmes sénégalaises leaders d’exception.

 

Le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :

Monsieur Galy  Sarr, inspecteur principal du Trésor, est nommé Directeur général de la Comptabilité publique et du Trésor au Ministère de l’Economie et des Finances ;

Monsieur Amadou Tidiane Gaye, inspecteur principal du Trésor, est nommé Directeur du Secteur parapublique de la Direction général de la Comptabilité publique et du Trésor au Ministère de l’Economie et des Finances ;

Monsieur Ibrahima Diémé, inspecteur principal du Trésor, est nommé Directeur de l’Administration et du Personnel de la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor au Ministère de l’Economie et des Finances.

 

Nous avons reçu cette déclaration de la Conférence des leaders de la Cap 21  qui s’est réunie, le lundi 21 février 2011, à partir de 16H, à sa permanence Abdou Latif Guèye, sise au n°5577 de la Sicap Liberté V,  autour de l’ordre du jour suivant : Analyse de la situation nationale et Questions diverses.

Au cours de l’examen du 1er point, la Conférence des leaders a porté son intérêt sur les questions suivantes :

1°) 11ème édition du Forum social mondial :

La Conférence des leaders s’est vivement félicitée de la tenue, dans notre pays, de la 11ème édition du Forum social mondial, regroupant des dizaines de milliers de personnes de toutes conditions et de toutes nationalités, engagées dans un combat dont le mot d’ordre est : « Un autre monde est possible ».

La Conférence des leaders partage cette analyse, dans la mesure où le monde actuel est caractérisé par des inégalités, des injustices, des asymétries et des formes multiples de domination, d’exploitation et d’exclusion.

Si la Conférence des leaders estime, pour sa part, que le combat pour changer le monde doit se mener essentiellement dans la paix, le dialogue et la concertation, au plan notamment des idées, elle n’en juge pas moins nécessaire que l’ensemble des forces  de progrès  et de justice, citoyennes, politiques, économiques, sociales, culturelles doivent conjuguer leurs efforts pour accentuer leurs pressions sur les principaux décideurs de la planète, afin que les changements souhaités soient accélérés pour l’avènement d’un monde de justice, de dignité pour tous, de reconnaissance mutuelle ; un monde de paix, de réelle solidarité, de fraternité agissante, de coopération « gagnant-gagnant » où le mépris culturel, la falsification historique et la domination des faibles par les puissants seraient bannis à tout jamais.

La Conférence  des leaders a beaucoup apprécié la venue au Sénégal des présidents Lula, Evo Morales, ainsi que d’autres personnalités marquantes et félicite le président Wade d’avoir accueilli la 11ème édition, d’avoir participé aux débats, avec un esprit très ouvert et d’avoir facilité aux organisateurs l’accueil et des conditions  de séjour et de travail satisfaisants, preuve, assurément, que  le Sénégal est une terre  de démocratie et de tolérance consolidée.

La Conférence des leaders félicite les organisateurs de cette 11ème édition, qui a connu, incontestablement, un succès éclatant.

2°) Délestages :

La Conférence des leaders, tout en déplorant la persistance des délestages, s’est, néanmoins, félicité des améliorations qui ont été enregistrées ces dernières semaines. Elle a salué la belle prestation que le ministre d’Etat Karim Wade a faite à la télévision, prestation au cours de laquelle le dossier Senelec a été mis sur la table et tous les problèmes le concernant disséqués, un à un.

La maîtrise des problèmes dont le ministre d’Etat a fait preuve, son refus  de la langue de bois, la franchise du discours et les perspectives et propositions de solution ouvertes, dans les court, moyen et long termes ont, fortement, impressionné les populations et contribué, en faisant mieux connaître les termes du débat, à situer correctement les responsabilités passées et présentes, les défis en cours et les perspectives à venir, permettant ainsi au consommateur de mesurer l’importance du défi énergétique et ses enjeux véritables. La Conférence des leaders félicite le ministre de l’Energie et son équipe et les encourage à aller de l’avant.

Elle déplore le dogmatisme étroit et la violence comportementale et verbale dont certains dirigeants de l’opposition ont fait montre. De peur d’être convaincus, ils préfèrent s’emmurer dans leurs dénégations infondées et leurs préjugés tenaces, prouvant, ainsi, que l’avenir de la Senelec et la situation des populations ne les intéressent que comme fonds de commerce.

La Conférence des leaders condamne le refus du dialogue, preuve que certains opposants demeurent, plus que jamais, sectaires et dangereux pour notre démocratie.

3°) Baisse des prix des denrées de première nécessité :

La Conférence des leaders, revenant sur la baisse des prix portant sur 16 denrées de première nécessité, encourage le Gouvernement et les commerçants, à approfondir la concertation pour améliorer les conditions de vie des populations, dans l’intérêt supérieur de la nation, sans tension, ni diabolisation réciproque.

4°) Tentatives d’exploitation des événements de Tunisie et d’Egypte :

La Conférence des leaders a déploré les tentatives maladroites d’exploitation des événements de Tunisie et d’Egypte et les souhaits publics exprimés par un leader, abandonné de plus en plus, par ses militants, un leader au cœur noirci par la haine, connu pour son goût insatiable du pouvoir, de voir notre pays plonger dans des événements semblables, marqués par la perte de plusieurs centaines de vies humaines.

Tout leader politique qui appelle, sur sa patrie, des tensions sociales fortes, pouvant se traduire par des affrontements entre factions rivales, des violences mortelles, la destruction des biens, l’insécurité pour les populations et le chaos économique, prouve qu’il ne mérite pas de diriger le Sénégal, parce qu’il n’est obnubilé que par son égo surdimensionné, le manque total de respect et d’intérêt qu’il a pour le peuple sénégalais, pour son unité, pour sa cohésion et pour sa stabilité.

Ceux qui se servent des radios  étrangères pour prêcher la révolte doivent savoir que des causes différentes n’entraînent, jamais, les mêmes effets et que la légitimation d’un pouvoir par la rue n’est concevable que dans les pays où n’existent ni démocratie, ni justice sociale, ni respect des droits humains, ni aucune possibilité d’obtenir l’Alternance démocratique par les urnes.

Ce qui n’est pas acceptable dans les démocraties  consolidées d’Europe  ou d’Amérique ne peut l’être dans les pays démocratiques africains, au nombre desquels le Sénégal compte. Tenter de conquérir le pouvoir par la rue, là où la démocratie permet de le faire par les urnes, est une tentative de coup d’Etat et de confiscation de la volonté populaire. Tout démocrate a le devoir de s’y opposer.

5°) Elargissement du Gouvernement :

Analysant le récent réaménagement du Gouvernement, la Cap 21 félicite  le chef de l’Etat d’avoir appelé dans son équipe MM Mamadou Diop, Alassane Dialy Ndiaye et Abdoulaye Makhtar Diop. Pour consolider cet acquis, la Conférence des leaders lui recommande de prendre les mesures appropriées pour apporter des réponses adéquates aux préoccupations exprimées par certains partis alliés parmi lesquels le Rp, l’Urd/Al et tous les autres partis membres et leaders de la Cap 21 et de l’Ast, qui souhaitent le rencontrer.

Elle lui demande, en outre, de prendre des contacts avec  certains éléments de la Société civile, intéressés à l’accompagner dans son combat, ainsi qu’avec les partis non-alignés, les femmes et les jeunes, les anciens militaires, les syndicats, la Société civile, l’Unacois, le Cncr, pour leur expliquer ses projets et sa vision et dégager, avec eux, des bases d’action communes.

La Conférence des leaders soutient la demande des militaires invalides d’être reçus par Me Wade après leurs audiences avec le Premier ministre et les ministres de tutelle.

La Conférence des leaders  reste très attachée à l’Ast, le seul cadre approprié pour décrocher son élection, dès le 1er tour.

Elle félicite le Coordonnateur  Aliou Dia pour la qualité du travail fourni,  mais demande que l’on dote l’Ast de moyens adéquats lui permettant d’exécuter, complètement, l’intégralité du cahier de charges qu’on lui a prescrit.

6°) Célébration du 11ème anniversaire de l’Alternance :

La Conférence des leaders invite tous les partis, mouvements de soutien, éléments de la Société civile, jeunes, femmes, travailleurs, fonctionnaires, employés du secteur privé, pasteurs, pêcheurs, paysans, artisans, transporteurs, intellectuels et artistes, composant le peuple du Sopi, de préparer la célébration du 11ème anniversaire de l’Alternance dans l’unité et la discipline, de manière à lui donner un éclat tout particulier.

7°) Non au report

des élections à 2014 :

La Conférence des Leaders exprime son opposition systématique à toute  perspective de report  des élections à 2014. Elle demande le respect absolu du calendrier républicain.

8°) Remerciements à l’Union européenne et aux Etats-Unis d’Amérique :

La Conférence des leaders remercie les pays de l’Union européenne,  ainsi que les Etats-Unis, pour le rôle éminent qu’ils ont joué dans l’audit du fichier  électoral, en mettant leurs experts et leurs moyens  financiers dans cette opération, pour mettre un terme aux sempiternelles accusations, totalement fausses, d’une opposition qui fait tout ce dont elle est capable pour ne pas aller aux élections, ternir l’image de marque de notre pays, sur la base d’affabulations totalement erronées et de procès d’intention exprimés par des loosers éternels auxquels il ne reste plus, pour exister, qu’à imaginer, chaque matin, la déclaration la plus assassine à servir à la presse pour se venger de l’Alternance, ce qui a fini par leur faire perdre toute crédibilité.

Cette implication de l’Union européenne et des Etats-Unis leur a permis de savoir de quel côté se trouvent la bonne foi et l’attachement à la démocratie. Il est, aujourd’hui, prouvé que le fichier électoral est bon, crédible et fiable ; que les élections de 2007 et de 2009 ont, toutes, été de bonnes élections et que le résultat sorti des urnes a été, sans conteste, l’expression de la volonté populaire.

La Conférence  des leaders en profite pour dénoncer la mauvaise foi et la duplicité de certains plénipotentiaires de l’opposition qui, bien que reconnaissant, en privé, que notre pays est, aujourd’hui, le leader en matière  de fichier  électoral de tous les Etats de la sous-région, y compris le Bénin, tiennent, devant des médiats, des discours différents.

La Conférence des leaders approuve les conclusions de l’audit du fichier électoral et encourage leur mise en œuvre intégrale,  notamment l’institution des Comités de veille et de suivi, qui fermera la porte aux élucubrations fantaisistes.

9°) La candidature de Me Abdoulaye Wade est constitutionnelle et recevable :

La Conférence des leaders proclame que la candidature de Maître Wade, en 2012, est, pour elle, rigoureusement constitutionnelle et parfaitement recevable.

Elle se tient prête à faire échec à toutes les formes d’intimidation, de chantage ou de pression psychologique ou morale sur le Conseil constitutionnel et la Cena, aux fins de les empêcher de dire le droit, en toute indépendance. Elle barrera  la route, avec fermeté, à tous les apprentis sorciers et aux comploteurs indécrottables que leur pouvoirisme maladif pourrait plonger dans des comportements irresponsables.

La Conférence des Leaders déplore, avec tristesse, les élucubrations de faux experts et qui ne sont que des politiciens encagoulés, qui étalent,  chaque jour, leur incompétence, leur inexpérience et leur soumission aux volontés de l’opposition ; une opposition, qui a peur et du candidat Wade, dont la popularité ne cesse de grandir et du verdict des urnes.  Pour amuser la galerie et cacher leur désarroi, suite à la déferlante des ralliements nombreux d’élus et d’électeurs au camp présidentiel, certains de ces faux experts élaborent des théories alambiquées, oubliant, sciemment, que tout ce que la loi n’interdit pas, elle le permet et qu’une déclaration politique, quelle qu’en soit l’auteur, ne peut avoir force de loi, au regard des dispositions  pertinentes d’une Constitution.

10°) Crise casamançaise :

La Conférence des leaders encourage toutes  les initiatives visant à faire de la crise casamançaise une question nationale et invite le Gouvernement à répondre, favorablement, à toute proposition favorisant la constitution  d’une coalition nationale, pour résoudre cette épineuse question.

11°) Déclaration sur la sécurité alimentaire et le Pib de 1350 dollars :

La Conférence des leaders affirme que le Sénégal a, bel et bien, atteint l’autosuffisance alimentaire, avec la Goana III, qui a donné :

-  2 630 000 tonnes de produits céréaliers, dont 600 000 tonnes de riz, soit une hausse de 136%, par rapport à 2007 ;

-   1 300 000 tonnes d’arachides, soit + 95%, sans compter que, depuis l’année dernière déjà, notre pays avait atteint 920 865 tonnes de manioc, 327 311 tonnes de pastèques, 128 422 tonnes de niébé et 11 095 tonnes de sésame ;

- 722 164 tonnes de mil, soit + 127% ;

- 213 573 tonnes de sorgho, soit + 218% ;

- 1 500 tonnes de fonio, soit plus de 45% ;

La Conférence des leaders confirme que le Pib de notre pays est bien, aujourd’hui, de 1350 dollars. Que  ceux qui en doutent, en apportent la preuve chiffrée, plutôt que de se cantonner dans des déclarations ironiques dans lesquelles ils prennent leurs désirs pour des réalités, en se gardant bien d’afficher des statistiques convaincantes.

12°) Halte aux fausses rumeurs :

La Conférence des leaders met en garde le peuple sénégalais contre les fausses rumeurs distillées, dans une certaine presse et par des groupuscules obscurs, activistes, spécialistes dans la manipulation des consciences notamment, celle qui avait cherché à nous faire croire qu’un comité électoral complet était déjà institué et la toute dernière faisant état d’une prétendue task–force sur la communication de l’Alternance, qui serait dotée de plusieurs milliards et composée de personnalités dont les noms ont, même, été cités, sans qu’on ne sache par qui, elles ont été choisies, ni pourquoi faire. Cette information cherche à diviser l’Ast et à opposer le Pds à ses alliés.

13°) Réunion d’un comité préparatoire à la conférence sur la gouvernance mondiale :

La Conférence des leaders félicite le président Wade d’avoir mis sur pied une équipe de 62 personnalités éminentes, provenant de tous les continents, ayant pour mission de proposer les modifications nécessaires à la gouvernance mondiale actuelle. Il s’agit, là, d’un acte de paix qui s’inscrit dans la nécessaire démocratisation des relations internationales et dans une mondialisation bien utilisée, qui pourrait offrir de formidables opportunités à tous les peuples, aux lieu et place d’une minorité de profiteurs.

14°) Suivi du 3ème Festival mondial des Arts nègres :

La Conférence des leaders  apprécie, vivement, la venue, au Sénégal,  en compagnie du Dr Djibril Diallo, d’une délégation afro-américaine, dans le cadre du suivi des conclusions du 3ème Festival mondial des Arts nègres, délégation porteuse de projets de partenariat entre les Mairies américaines, dirigées par des Noirs et les Universités historiquement noires, d’une part, et les Mairies et Universités sénégalaises, d’autre part. Ces projets de partenariat portent sur des questions comme l’énergie, la jeunesse, l’éducation, la lutte contre le Vih-Sida, l’agriculture, la culture, le tourisme, la formation, le renforcement des capacités, la recherche, la science et la technologie, l’échange de professeurs et d’étudiants, l’offre de bourses d’études, etc.

Comme on le voit, les retombées du dernier Festival ne se font pas attendre.

Elles ouvrent, déjà, à notre pays des perspectives réjouissantes de coopération élargie.

Fait à Dakar, le Lundi 21 Février 2011

La Conférence des Leaders de la CAP 21

 

Dans un communiqué de presse parvenu, hier, à notre rédaction, le Pr. Iba Der Thiam, Coordonnateur de la Cap 21, annonce que deux (2)  nouvelles formations politiques viennent de rejoindre la Cap 21, élargissant ainsi considérablement le camp présidentiel.

Il s’agit des formations ci-après :

1°) And Défar Sénégal-Groupe d’Appui et de Rénovation de l’Action populaire (Ads – Garap),

2°) Union pour le développement du Sénégal (Udes/R). Les responsables de ces formations, note encore le communiqué, ont adressé des correspondances au Pr Iba Der Thiam pour le conforter dans le choix que la Cap 21 a fait en choisissant de soutenir le président Wade et pour signifier leur volonté de participer, désormais, à leur combat.

Le Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, a procédé, hier matin au Méridien-Président de Dakar, à l’ouverture officielle de la quatrième Commission consultative de la coopération sénégalo-gambienne qu’il a co-présidée avec Mme la vice-présidente Isatu Njie Saidy. C’était en présence d’une forte délégation des deux pays.

Les travaux qui vont durer deux jours, avec plusieurs conclaves d’experts des deux pays, vont permettre de visiter les grands axes de la coopération, surtout dans le domaine sécuritaire, alors que le Sénégal a rompu (avec effet officiel depuis hier) ses relations diplomatiques avec la République islamique d’Iran. Après avoir souhaité la bienvenue à Mme la Vice-présidente, le Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, a révélé les grands thèmes qui seront abordés, avec une forte préoccupation sénégalaise de voir les décisions suivies d’effet ; les dossiers traités avec diligence et l’expression déclarée d’amitié du peuple frère de Gambie se manifester sur le terrain.

Au-delà des questions sécuritaires, que l’on comprend aisément, car la zone frontalière du Sénégal avec la Gambie, dans le département de Bignona, est depuis quelques mois le théâtre d’opérations de maquisards se réclamant du Mfdc. Naturellement, la collaboration de la partie gambienne, que n’a pas manqué de renouveler la vice-présidente Mme Njie Saidy, est incontournable pour asseoir les bases d’une paix durable dans la partie sud du Sénégal. C’est dire que les travaux de la commission seront de la plus haute importance.

Au cours de son allocution, Me Souleymane Ndiaye a révélé que deux sous-commissions ont été créées pour optimiser les chances de réussite des travaux. La première sera chargée d’étudier les politiques de sécurité et de défense, sous la présidence des ministres de l’Intérieur des deux pays. La seconde, elle, va se pencher sur les dossiers de la coopération économique et commerciale ; ces travaux seront co-présidés par les ministres du Commerce.

Le chef du gouvernement a présenté la feuille de route de cette quatrième commission consultative de la coopération entre le Sénégal et la Gambie : le démarrage du Secrétariat général Sénégal-Gambie ; les travaux de réalisation du pont sur la Gambie ; les questions politiques, économiques, sécuritaires et de défense ; enfin, les relations économiques et commerciales.

Après l’allocution prononcée par le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye, pour camper le décor et révéler l’ordre du jour des travaux, le chef de la diplomatie sénégalaise est monté au créneau pour apporter des précisions, afin que les discussions, ouvertes hier, se déroulent dans la plus grande sérénité, malgré la sensibilité des dossiers. Le gouvernement sénégalais a, en effet, décidé de couper les ponts avec Téhéran depuis qu’il est établi que l’armement des maquisards du Mouvement des forces démocratiques de Casamance est de provenance iranienne. « Je ne vous affirme pas que les armes auraient transité par la Gambie. Nous ne parlons pas de la Gambie, nous parlons surtout de l’Iran qui a manqué à son devoir vis-à-vis du Sénégal et nous en avons tiré les conséquences de rompre nos relations diplomatiques », a déclaré Me Madické Niang en marge de la cérémonie. Les travaux prennent fin aujourd’hui.

Samboudian KAMARA

Le gouvernement sénégalais a démenti « les allégations » de « soutien » du président Abdoulaye Wade à « la répression » menée par le régime du guide libyen, Mouammar Kadhafi, contre les manifestations populaires, a appris l’Aps, mercredi de source officielle à Dakar. « Le gouvernement du Sénégal apporte un démenti formel et catégorique aux allégations qui ont fait état d’un soutien du président de la République, Me Abdoulaye Wade, à la répression des manifestations populaires en Libye », indique Moustapha Guirassy, le porte-parole du gouvernement.

Le chef de l’Etat sénégalais, qui est le président en exercice de l’Organisation de la conférence islamique (Oci), « en appelle à la compassion et à l’humanité, dans la prise en charge des revendications populaires et des émeutes de la rue en Libye », selon le ministre de la Communication. « Les valeurs musulmanes et humanistes de préser vation de la vie humaine, de respect de la dignité des individus et de dialogue doivent prévaloir, quelles que soit les difficultés auxquelles sont confrontés les gouvernants face aux revendications de leur peuple », a-t-il souligné.

M. Guirassy a signalé que le président Wade, « qui a toujours exclu tout recours à l’émeute et à l’insurrection populaire pour accéder aux responsabilités étatiques, considère que la répression sanglante est également une voie exclue pour se maintenir au pouvoir, dans quelque partie du monde que ce soit, et particulièrement sur le continent africain ».

Les questions de sécurité sous-régionale ont été largement évoquées par la vice-présidente de Gambie, Mme Njie Saidy Isatu, au cours de son allocution, prononcée hier, au Méridien-Président de Dakar, à l’occasion de la quatrième session de la Commission consultative de suivi de la coopération entre les deux pays.

A la tête de la forte délégation gambienne, Mme Njie Saidy Isatu a mis l’accent sur les préoccupations sécuritaires qui prévalent dans l’espace sénégambien. Naturellement, elle a salué l’exemplarité de la relation entre les deux pays, symbolisée, selon Mme Saidy, par « la vision politique partagée par nos deux chefs d’Etat. » Elle a également insisté sur la particularité de l’héritage colonial et ce qu’il a laissé : l’incarnation vivante d’une histoire commune, un même peuple qui partage un vécu « depuis des temps immémoriaux » et des relations de coopération « uniques ». Le Sénégal et la Gambie, a expliqué le numéro deux gambien, ont une histoire, des langues, une culture qu’aucun autre peuple, dans deux pays, ne partagent de manière aussi forte : la Sénégambie est une réalité, a-telle clamé avec force.

A l’entame de son propos, la vice-présidente a renouvelé sa gratitude à l’endroit du président Wade, ainsi qu’à celui du Premier ministre, Me Souleymane Ndéné Ndiaye, avec qui elle a co-présidé la séance d’ouverture.

La patronne de la délégation gambienne voit ce conclave avant tout comme « une réunion de famille » devant « traduire la vision de nos leaders », mais derrière le vernis du langage diplomatique, elle a surtout insisté sur les menaces qui pèsent sur la stabilité des Etats et l’impérieuse nécessité d’y apporter les solutions idoines. Elle a donné l’engagement que son gouvernement ne ménagera aucun effort dans ce sens.

Après avoir salué la signature au niveau ministériel, le 11 février dernier, d’accords de gestion commune de la frontière, Mme la vice-présidente a révélé la « fin d’une certaine confusion en ce qui concerne la démarcation des frontières. Il faut dire qu’on a mis un  terme à des escalades. »

« Aucune nation ne peut aller vers le développement durable sans la paix et la sécurité ; c’est un préalable pour le développement de nos pays », a-t-elle déclaré. Se faisant plus précise, elle a estimé que les « Etats souverains » avaient le devoir de fortifier leur entente et leur coopération face à certains types d’invasions. »

Ces deux jours de travaux qui tombent à point nommé, selon la partie gambienne, devraient leur permettre de réaffirmer « leur volonté et leur résolution à assurer la stabilité de la région sénégalo-gambienne.

Elle a plaidé pour une plus grande diligence des actes issus des différentes rencontres ministérielles. Les propositions gambiennes ne manquent pas : extension des accords de  coopération, surtout, mise en place d’une chambre de compensation pour accompagner les accords économiques.

Aux experts des deux pays qui vont se pencher sur les dossiers de la coopération entre les deux pays, elle a demandé de « mieux planifier les actions, de travailler en ayant à l’esprit que nos deux chefs d’Etat ont déjà balisé la voie », d’autant que « la confiance mutuelle » est de mise.

S. KAMARA

La vice-présidente gambienne, Mme Isatu Njie Saidy est en visite, depuis hier, dans notre pays. Elle a été accueillie par le Premier ministre sénégalais, Souleymane Ndéné Ndiaye, et quelques membres du gouvernement à sa descente d’avion, à 18 heures.

Le Premier ministre sénégalais et la vice-présidente gambienne ont eu un tête-à-tête d’une dizaine de minutes dans le salon d’honneur. Les deux autorités n’ont pas fait de déclarations.  La vice-présidente gambienne devrait prendre part, aujourd’hui, au Méridien-Président, à l’ouverture de la 4e session de la Commission consultative sur le suivi de la coopération entre le Sénégal et la Gambie. Durant deux jours, les deux délégations aborderont différents dossiers de la coopération bilatérale. « La cérémonie de clôture sera marquée par la signature du procès-verbal de la Commission consultative sur le suivi de la coopération entre le Sénégal et la Gambie », indique un communiqué du bureau de presse de la Primature.

Mamadou GUEYE

La plateforme nationale des volontaires du Sopi est lancée, hier, aux Parcelles assainies,dans les locaux de l'Office national pour l'emploi des jeunes de la banlieue dont le directeur général, Boubacar Bâ, est le parrain de ladite structure.

Au cours de la cérémonie, le coordonnateur, Pape Sadio Thiam, a estimé qu’il est nécessaire de mobiliser les jeunes qui voteront en 2012 et qui n'ont, pour la plupart, qu'une connaissance lacunaire et superficielle de l'histoire du parti, de son idéologie libérale et de ses mutations actuelles. A en croire le coordonnateur, les jeunes qui auront 19 ans en 2012 n'ont qu'une vision lacunaire du bilan «plus que désastreux» du Parti socialiste. « Ils ne retiennent que des clichés sur le Secrétaire général national du Pds, en ignorant totalement la culture et les institutions politiques qui l'ont hissé au pouvoir », a-t-il déclaré. Estimant, dans le même sillage, qu'on ne peut pas mobiliser électoralement des jeunes qui ne sont ni convaincus, ni informés des valeurs et de la vision du parti. C’est au regard de toutes ces considérations qu’il est mis sur pied ladite structure pour maximiser les chances du Pds de remporter la bataille électorale de 2012.

Pour atteindre cet objectif, les responsables de la Plateforme nationale des volontaires du sopi comptent mobiliser douze mille jeunes autour du candidat Wade à travers le Sénégal avec un vote massif de la population juvénile, et mettre les jeunes ciblés en situation d'exercer leur droit de vote. Il s’agira également de faire comprendre aux jeunes les projets et les réalisations du président Wade pour le Sénégal.

Abdou DIOP

C'est dans la salle des fêtes sise à Hamo 4 que le Comité départemental de pilotage a reçu ladite délégation dans laquelle figuraient aussi Mansour Kama, Mamadou Lamine Diallo, le général Mamadou Mansour Seck, entre autres.

Une cérémonie au cours de laquelle le président Amadou Mahtar M’Bow a rappelé le contexte dans lequel l'idée des Assises nationales a été agitée. Il a invité les populations à s’approprier la charte de gouvernance qui en est issue.

La présence de la délégation s’inscrit dans le cadre de la vulgarisation des conclusions des Assises nationales. C'est ainsi qu'après avoir décrit une situation peu reluisante de notre pays, il a insisté sur la nécessité pour les Sénégalais d'avoir des institutions plus solides et plus crédibles, beaucoup plus adaptées à la situation pour un Sénégal nouveau. Pour les besoins de ce travail de restitution au niveau local, une cinquantaine de relais a été formée pour créer les conditions d'une mise en œuvre des engagements et recommandations de la charte de bonne gouvernance issue des travaux des Assises nationales.

Une charte de gouvernance démocratique adoptée par l’assemblée générale des parties prenantes à Dakar, en mai 2009, et présentée en plénière de restitution des travaux des Assises nationales au cours du même mois. Après le lancement et l’installation du bureau départemental de Guédiawaye, puis l’organisation de journées de consultations citoyennes, en octobre 2008, un forum de restitution s’est tenu dans le département.

 

A. DIOP

La coalition Bennoo siggil Senegaal a organisé, à la Maison du Parti socialiste, samedi, une journée d’étude avec les responsables des exécutifs locaux qu’elle contrôle. Cette rencontre avait pour objectif de sensibiliser et informer les exécutifs locaux sur, entre autres, l’audit du fichier électoral et le processus électoral, le découpage administratif, etc.

« Difficultés à obtenir la carte nationale d’identité numérisée et redécoupage des circonscriptions administratives et territoriales fondé sur des considérations politiciennes et électoralistes ». Voilà l’une des raisons de la tenue d’une journée d’étude dédiée aux présidents de conseil régional, de conseil rural et maires de Bennoo siggil Senegaal. Au cours de la journée, ces exécutifs locaux ont ainsi procédé à une analyse des motivations profondes du redécoupage administratif et territorial engagé par le gouvernement, principalement dans les collectivités locales gagnées par la Coalition Bss. Ils ont décidé de dégager des stratégies de lutte pour contrer cette entreprise de détournement de la volonté des populations exprimée lors des élections locales de mars 2009.

La rencontre était coprésidée par d’Ousmane Tanor Dieng, Secrétaire général du Ps, et Amath Dansokho, Coordonnateur de la conférence des leaders. Alioune Sarr sur l’audit du fichier et Serigne Mbaye Thiam sur le processus électoral et le découpage administratif et territorial, tandis que  Nicolas Ndiaye sur l’organisation décentralisée de Bss et  Amadou Daff sur Clarté Dey Leer ont été les principaux animateurs.

 

Mbaye S. DIAKHATE

 

 

Le Secrétaire général de l’Alliance des forces du progrès (Afp) a exprimé, dimanche à Louga, la volonté de Bennoo siggil Senegaal d’organiser des états généraux sur l’emploi des jeunes, si le régime de Wade est débarqué aux prochaines élections présidentielles de février 2012.

Pour Moustapha Niasse, c’est le seul moyen de trouver une solution définitive à la problématique du chômage des jeunes, aussi bien en milieu urbain que rural. Ainsi, il a promis de mettre fin au chômage des jeunes au lendemain des élections présidentielles. « Nous comptons organiser ces assises sur l’emploi de la jeunesse dès les premiers mois après les élections de 2012 que nous remporterons avec l’aide de Dieu », déclare le leader de l’Afp qui était, ce dimanche, à Louga. Une tournée qui l’a amené à Sakal, département de Louga, et Guéoul, département de Kébémer, où Moustapha Niasse a présidé deux assemblées générales de secteurs de l’Afp. « Pendant trois semaines, tous les problèmes liés au chômage et l’emploi des jeunes seront étudiés sérieusement et des solutions palpables, efficaces et durables seront trouvées », a promis M. Niasse. De la même manière, Moustapha Niasse annonce également des états généraux sur l’énergie. Abordant une autre préoccupation exprimée cette fois-ci par les élus locaux de Benno siggil Senegaal qui déplorent une certaine « discrimination » dans la répartition des fonds de dotation de l’Etat aux collectivités locale, le leader de l’Afp  juge que cela est injuste. « Il faut que l’Etat corrige cette injustice, car on ne peut pas comprendre qu’au moment où une grande commune comme Kaolack reçoit zéro francs, que la petite commune de Bambey, parce qu’elle est gagnée par le parti au pouvoir, bénéficie de 100 millions de francs Cfa, ou encore que certaine collectivités gérées par l’opposition reçoit moins que d’autres sous la coupole du pouvoir », clame-t-il. Avant de préciser que « ce sont des ressources destinées à la prise en charge des préoccupations de toutes les populations du pays que les autorités se doivent de répartir sans discrimination aucune ».

Ousmane MBENGUE

 

Le président de la République, Me Abdoulaye Wade, a reçu, hier, les lettres de créance du nouvel ambassadeur, chef de Délégation de l'Union européenne en République du Sénégal. Madame Dominique Dellicour  remplace à ce poste Gilles Hervio.

Le nouveau chef de Délégation de l'Union européenne en République du Sénégal est accrédité avec rang d’Ambassadeur. Licenciée en droit et en journalisme, Mme Dellicour démarre sa carrière à l'Onu, à New York, où elle travaille en tant qu'attachée de presse pour le service d'information des Nations Unies. Son premier passage au Sénégal remonte à 1976, à la Faculté de droit de l'Université Cheikh Anta Diop (alors Université de Dakar)  où elle effectue des recherches dans le cadre de sa maîtrise en droit international sur le contrôle des investissements étrangers et les problèmes de transfert de technologie des pays développés aux pays en voie de développement.

Dès 1978, elle rejoint les Institutions européennes à Bruxelles. Elle intègre la Direction générale du développement de la Commission européenne, en 1983, où elle exerce successivement les fonctions de  chargée de la programmation nationale et régionale du Fonds européen de développement (Fed), responsable géographique pour le Togo et assistante du Directeur général adjoint en charge des politiques sectorielles, des Finances et de l'Aide humanitaire.

En 1993, elle est nommée  Chef d'Unité  en charge de la coopération en matière de Santé,  fonction qu'elle occupe jusqu'en 1998 où elle prend poste en Afrique du Sud en tant que chef de Coopération à la Délégation de la Commission européenne à Pretoria.

De retour à Bruxelles fin 2002 au sein de l'Office de Coopération EuropeAid de la Commission européenne, elle reprend en tant que chef d'unité les dossiers de la Coopération régionale, du Commerce et du Renforcement institutionnel dans la Direction Afrique, Caraïbes et Pacifique. En 2005, elle est nommée chef d'unité Gouvernance, Sécurité,  Droits de l'homme et genre en charge de la qualité des opérations financées par la Commission européenne dans les différentes régions du monde  sur les thèmes clés de la gouvernance démocratique. Notons qu’elle remplace à ce poste M. Gilles Hervio. Madame Dominique Dellicour est de nationalité belge, née le 13 avril 1950 à Bruxelles, elle est mariée et a 3 enfants.

 

Aly DIOUF

 

« Perspectives 2012 : la question des candidatures et le jeu des alliances ». Tel est l’intitulé du thème du dîner-débat organisé, samedi dernier, par « Vision socialiste ».

La question de la candidature unique ou plurielle de Bennoo, le système électoral, la date de la tenue de l’élection présidentielle, la caution des candidatures, l’irrecevabilité de la candidature d’Abdoulaye Wade, ce sont, entre autres, les sujets qui ont alimenté le dîner-débat organisé, samedi dernier, par « Vision socialiste ».

A un an de l’élection présidentielle, l’opposition majoritaire peine à trouver un consensus, d’où le sens de cette soirée de réflexion. Venu présider la manifestation politique, Ousmane Tanor Dieng, secrétaire général du Ps, est largement revenu sur la lancinante question de la candidature unique ou plurielle au sein de Bennoo siggil Senegaal.

« Nous travaillons à la recherche d’une candidature unique  que nous pouvons obtenir par la négociation, par la discussion, par la persuasion, c’est ce qui est souhaitable. C’est cela l’idéal, mais ça présente des difficultés », argue le président de la rencontre.

Cependant, M. Dieng et alliés refusent qu’on leur impose le « timing » de Me Wade. D’après lui, « avant de choisir un candidat, il faut qu’on soit d’accord sur ce que ce candidat a le droit de faire ou de ne pas faire, il faut qu’on soit d’accord sur le programme mis en œuvre, mais aussi sur la charte éthique et politique qui va régir nos relations ».

Malgré le départ de certains membres  leaders comme Talla Sylla, Macky Sall et Landing Savané, Tanor Dieng reste toujours optimisme quant à l’idée d’une candidature commune de sa coalition.

Convoquant son expérience et son parcours, le professeur Abdoulaye Bathily  estime que la dimension des alliances ne peut être analysée qu’en fonction des contextes et de leur objectif. « Une alliance n’est pas seulement un rassemblement, mais un instrument pour servir une cause », laisse-il entendre.

Le leader de la Ligue démocratique (Ld)  est d’avis que : « la reconstruction de ce pays est un devoir historique et un devoir moral pour l’opposition de ce pays ».

Toujours dans la même veine, « la candidature unique de Bennoo est plombée par le discours de convenance qui consiste à maintenir le Bennoo quoiqu’il advienne », a expliqué le journaliste Mame Less Camara avant d’ajouter que c’est une question complexe. Ce qui rend la décision difficile, « c’est qu’il faut tout d’abord connaître le mode d’organisation des élections un tour ou deux tour, ou soumission à l’Assemblée nationale », fait-il remarquer.

Introduisant le thème de la rencontre, Alioune Ndoye, coordonnateur de cette structure des cadres du Parti socialiste, estime que ce rendez-vous est « le cap pour l’avènement d’un nouveau pouvoir, une ère nouvelle fait de rupture ». Car,  selon lui, « le pays est dans un gouffre béant d’échecs». En plus du professeur Abdoulaye Bathily et de Mame Less Camara, Ismaëla Madior Fall, Mounirou Sy et Pape Demba Sy ont aussi  participé au débat. A la suite de leur  exposé, un échange avec le public s’en est suivi. 

Fatou DIOP (Stagiaire)

En tournée dans le département de Mbour, le Secrétaire général de la Ld a affirmé sans ambages que son parti travaille pour une candidature unique de Bennoo à la présidentielle de 2012 et une liste unique aux législatives. Abdoulaye Bathily a tenu ces propos, hier, dans la capitale de la Petite Côte, en marge de la conférence publique animé par Yoro Deh.

C'est dans le cadre des tournées nationales entreprises par la Ld que son Secrétaire général, accompagné d'une forte délégation, était à Mbour, ce dimanche. Selon Abdoulaye Bathily qui a rencontré ses militants pour discuter des problèmes locaux, la mobilisation collective de Bennoo devant aller de paire avec celle individuelle des partis.

Il a déclaré, par ailleurs, que le régime d’Abdoulaye Wade est terminé. L'invalidation de sa candidature l'a déstabilisé, a soutenu le Secrétaire général de la Ld, ce qui fait que lors du Gamou, il a parlé de cette candidature et M. Bathily de se demander est-ce que Tivaouane était le lieu indiqué pour parler politique ? Il a qualifié la candidature de Wade d'inconstitutionnelle, se pressant d'avancer que les Sénégalais n'accorderont jamais leurs suffrages à un homme âgé de 86 ans pour conduire leur destinée. «Je souhaite que Wade vive 150 ans, mais pas à la tête du pays, mais au point E», a-t-il clamé avant de se prononcer sur la position de la Ld par rapport aux élections de 2012. Abdoulaye Bathily s'est voulu très clair en indiquant que l'unité de Bennoo, qui est dans tous les esprits, doit s'affirmer et devenir réalité aux futures présidentielles. Il faut que Bennoo ait une équipe avec un candidat et une liste commune aux législatives. Si cela est, Bathily se dit convaincu que Bennoo triomphera, reconstruira le pays et le gérera ensemble.

Auparavant, Yoro Deh a introduit une conférence sur le thème des élections à venir. Il a martelé que si chaque leader veut être président, personne ne sera rien, et si Wade gagne, leurs partis vont disparaître. Puisque cela est bien connu dans Bennoo, tout comme la situation du pays, il faut créer le rapport de force, être déterminés, avoir le sens de la mesure et du compromis et gagner.

A. Sigui NDIAYE

 

 

 

 

 

 

 

 

Le président guinéen, Alpha Condé, est arrivé, hier, en fin d’après midi, dans la capitale sénégalaise. Il a été accueilli à sa descente d’avion par son homologue sénégalais, Me Abdoulaye Wade. Les deux chefs d’Etat n’ont pas fait de déclaration.

Des centaines de Guinéens vivant au Sénégal ont aussi accueilli Alpha Condé. Cette visite est la première au Sénégal qu’effectue M. Condé en tant que président. Les deux chefs dîneront ensemble au palais de la République.  Alpha Condé a été investi président de la République de Guinée le 21 décembre 2010, à l’issue du premier scrutin libre depuis l’accession de ce pays à la souveraineté internationale. Il devrait prendre part, dans la soirée d’hier, au Méridien Président, en compagnie de son hôte, Me Abdoulaye Wade, à la cérémonie de remise de prix aux 50 femmes leaders d’exception. Une manifestation organisée par le groupe « Intelligence Magazine ».  Ces femmes issues de diverses professions ont été choisies en fonction de leur personnalité, de leur parcours professionnel, de leur réputation et des valeurs d’humanisme qu’elles incarnent. Ces leaders d’exception iront, selon les organisateurs de la manifestation, à la rencontre d’autres femmes jusque dans les zones les plus reculées du pays pour leur apporter les informations, la parole et toute l’expertise dans différentes spécialités, notamment la santé, l’éducation et tous les autres sujets en rapport avec les Objectifs du millénaire pour le développement (Omd).

Mamadou GUEYE

Landing Savané, leader de l’une des deux tendances d’And-Jëf/Parti africain pour la démocratie et le socialisme (Aj/Pads), a annoncé qu’il a été proposé pour défendre les couleurs de ses camarades lors de la présidentielle de 2012.

Cette annonce de M. Savané porte à 4 le nombre de candidats déclarés à cette élection à laquelle le président sortant, Me Abdoulaye Wade, a également décidé de se présenter.

Le leader du Jëf-Jël, Talla Sylla, avait déjà annoncé, il y a quelques semaines, sa candidature pour cette élection, de même que le professeur Amsatou Sow Sidibé, enseignant à la faculté de droit de l’université Cheikh Anta Diop (Ucad) de Dakar.

« Depuis des mois, on peut dire que le Sénégal est mûr pour un changement majeur. Beaucoup de populations sont partisanes du changement », a déclaré Landing Savané, évoquant sa candidature au cours d’une conférence de presse. « Autant Bennoo (la coalition de l’opposition dite significative) est au cœur de la bataille pour le changement, autant les autres forces et les autres secteurs ne doivent pas être laissés en rade », a-t-il ajouté dans le quotidien Le Populaire, paru vendredi.

 

 

 

Le mouvement associatif féminin sénégalais va vulgariser la Loi sur la parité. Il mènera une campagne de sensibilisation pour pousser les femmes à mieux s’approprier cette Loi.

Le mouvement féminin sénégalais va mener une campagne de sensibilisation sur la loi instaurant la parité homme-femme dans les institutions totalement ou partiellement électives. Les femmes vont essentiellement axer leur message  sur le contenu de la loi, les éléments de son décret d’application aux fins de veiller à son application stricte. Elles insisteront également sur la formation et l’accompagnement par des instruments et mécanismes adaptés à cette loi adoptée le 14 mai 2010.

Pour mieux harmoniser leurs messages, les membres du mouvement féminin ont échangé sur les enjeux de la parité. C’était, hier, au cours d’un atelier initié par le ministère de la Famille, des Organisations féminines et de la Protection de l’enfance. Au cours des travaux, le Conseil sénégalais des femmes (Cosef) et le « Caucus des femmes leaders » pour le soutien de la loi sur la parité ont retracé les le processus  qui a abouti au vote de la loi, les actions menées et les difficultés rencontrées par les femmes.

Analphabètes, mais leaders

Selon le ministre d’Etat, ministre de la Famille, des Organisations féminines et de la Protection de l’enfance, Ndèye Khady Diop, il est important que toutes les couches sociales soient informées sur le contenu de cette Loi. Il s’agit, selon le ministre d’Etat, de promouvoir le statut de la femme sénégalaise. « Nous pouvons, certes, avoir des diversités de sensibilité, mais il reste que nous défendons la même cause », a dit Mme Diop, saluant les efforts entrepris par le président de la République pour promouvoir la femme sénégalaise.

Mme Annette Mbaye D’Enerville, une des icônes du mouvement féminin sénégalais, a, pour sa part, invité toutes les femmes sénégalaises à s’approprier cette loi. «  Toutes les femmes sont concernées. On n’a pas forcément besoin d’être intellectuelle pour être dans les instances électives », a lancé Mme d’Erneville.  Dans la même lancée, la vice-présidente de l’Assemblée nationale, Mme Aïda Mbodji, a indiqué que les femmes rurales ont bien leur place dans les instances électives. « Il y a des femmes analphabètes, mais qui sont leaders. Elles sont de véritables actrices du développement à la base », a dit le maire de Bambey.

La vice-présidente de l’Assemblée nationale a également rendu un hommage au président de la République qui a permis, selon lui, la réalisation de la loi sur la parité. Tout en reconnaissant le combat des femmes pour la parité, Mme Mbodji a estimé que la volonté politique du chef de l’Etat a été déterminante.

Babacar DIONE

Le gouvernement d'Alassane Ouattara, reconnu président ivoirien par la communauté internationale, a rejeté hier la réquisition de deux filiales de banques françaises annoncée par son rival, le chef de l'Etat sortant Laurent Gbagbo. Les réquisitions de la Sgbci et de la Bicici, respectivement filiales de la Société Générale et de Bnp Paribas, décidées jeudi « en toute illégitimité et en toute illégalité, sont nulles et de nul effet », affirme dans un communiqué le porte-parole Patrick Achi. Selon lui, la fermeture cette semaine de la plupart des grandes banques commerciales a été engendrée par les « agissements » du gouvernement Gbagbo « tendant à saper les bases même de notre système bancaire et financier, à compromettre la sécurité de l'épargne des populations aussi bien que des opérateurs économiques ». Le gouvernement Ouattara « tient Laurent Gbagbo et son gouvernement illégitime pour personnellement responsables des conséquences de cette fermeture, en particulier des souffrances grandissantes qu'elle inflige » aux Ivoiriens.

Laurent Gbagbo a annoncé jeudi soir son intention de « prendre le contrôle » de banques qui ont fermé provisoirement cette semaine, notamment la Sgbci et la Bicici, afin d' « assurer l'accès des Ivoiriens et des opérateurs économiques à leurs avoirs » dans « les plus brefs délais ». Le gouvernement ivoirien a annoncé que Laurent Gbagbo avait signé des décrets « afin que l'Etat de Côte d'Ivoire prenne le contrôle par une prise de participation totale et complète dans le capital de certaines banques », dont la Sgbci et la Bicici, respectivement filiales de la Société Générale et de Bnp Paribas. Vendredi matin, des soldats et des policiers fidèles à Laurent Gbagbo avaient pris position à Abidjan devant les sièges de deux filiales de banques françaises, a constaté une journaliste de l'Afp. La déstabilisation du secteur bancaire qui a mené à ces fermetures est une conséquence de la crise postélectorale opposant M. Gbagbo et M. Ouattara. La France, ex-puissance coloniale, a « condamné » l'annonce de « la nationalisation » de banques étrangères, tout en la jugeant sans « effet en droit puisqu'elle émane d'autorités qui ne sont pas légitimes ». Hier, des éléments des forces de sécurité fidèles au sortant avaient pris position à Abidjan devant les sièges de la Sgbci et de la Bicici.

Paris condamne la nationalisation

La France a « condamné » vendredi « la nationalisation » de banques étrangères en Côte d'Ivoire, dont les filiales des banques françaises Bnp Paribas et Société Générale. « Nous condamnons l'annonce par [le président sortant] Laurent Gbagbo de la nationalisation d'un certain nombre de banques étrangères, dont les filiales de Bnp Paribas et de la Société générale », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero. « Cette décision n'a pas d'effet en droit puisqu'elle émane d'autorités qui ne sont pas légitimes », a insisté le porte-parole. « La France réitère sa condamnation de toutes les violences et menaces exercées contre les institutions financières et les opérateurs économiques en Côte d'Ivoire et de toutes les menaces et violences contre des civils », a rappelé M. Valero.

Le Conseil des Ministres s’est réuni, le jeudi 17 février 2011, à partir de 10 heures, au Palais de la République, sous la présidence de Son Excellence Maître Abdoulaye Wade, président  de la République.

Le chef de l’Etat a fait part au Conseil des audiences qu’il a accordées à plusieurs personnalités parmi lesquelles :

? M. Macimo d’Alema, ancien Premier ministre italien et ancien ministre des Affaires étrangères ;

? Serigne Cheikh Tidiane Seck, khalife de Thiénaba ;

? Mme Diarra Mariam Flantié Diallo, ministre malien des Tic ;

? M. Mohamed-Seghir Babes, président du Conseil national économique et social d’Algérie, en compagnie de son homologue sénégalais, Monsieur Ousmane Masseck Ndiaye ;

? Monsieur Carlos Gomez Junior, Premier ministre de Guinée-Bissau conduisant une délégation ;

? Une délégation togolaise conduite par M. Adji-Otteh Ayassor, ministre de l’Economie et des Finances.

Au titre de ses activités, le président de la République a informé le Conseil s’être rendu à Tivaouane pour les besoins de la célébration de la 109ème édition du Maouloud. A ce propos, le président de la République, après s’être félicité de sa parfaite organisation,  a magnifié l’entente cordiale entre les confréries mourides et tidjanes. En témoigne, a-t-il précisé, la symbiose dans la ferveur religieuse, la convergence de leurs points de vue dans la marche de notre société et  le niveau de représentation élevé des émissaires à l’occasion du Gamou de Tivaouane ou du Magal de Touba.

Le chef de l’Etat a informé le Conseil de la visite de travail qu’effectuera Son Excellence Monsieur Alpha Condé, président de la République de Guinée, ce vendredi 18 mars 2011 à Dakar, et du dîner qui lui sera offert, le même jour, dans le cadre de la cérémonie de remise de Prix aux 50 femmes leaders d’exception, organisée par le groupe Intelligences Magazine.

Le chef de l’Etat a réaffirmé sa volonté d’ériger la transformation alimentaire des produits agricoles en politique économique forte. Aussi a-t-il instruit le Gouvernement d’encourager les acteurs du secteur à s’investir dans ce créneau, en plus de la consommation de bouche et de la trituration,  pour la création d’emplois et de richesses, à travers des processus industriels et semi-industriels de traitement de l’arachide et des autres productions agricoles.

Le chef de l’Etat s’est, par ailleurs, fortement réjoui de la percée de la banane sénégalaise sur le marché international où elle est désormais citée en référence pour sa qualité.

Le président de la République a, à nouveau, insisté sur la nécessité de communiquer efficacement en direction des populations sur les difficultés du secteur de l’énergie et sur les mesures pertinentes mises en œuvre par le Gouvernement et qui permettront un retour progressif à la normale : location de groupes électrogènes ; maintenance des installations de Senelec avec l’appui de Edf et de l’Agence française de développement, lancement d’un important programme d’investissement.

En ce qui concerne l’emploi, le président de la République a décidé de la création de l’Agence pour la sédentarisation des marchands ambulants, dans le cadre de la mise en œuvre d’une politique de recasement, de formulation de projets et d’octroi de cantines aux bénéficiaires concernés. Il a indiqué que ce projet venait en appui à l’esprit d’entreprise avéré des marchands ambulants et au renforcement de leurs capacités de travail, à travers une formalisation et une mise en synergie de leurs activités.

Au plan du renforcement du tissu social et de l’appui aux catégories défavorisées, le chef de l’Etat a instruit le Gouvernement de proposer, dans les meilleurs délais, un programme national de réinsertion socioprofessionnelle des anciens combattants du Mfdc qui ont choisi de réintégrer la vie civile. Il a souhaité que ce plan d’urgence d’insertion et de réinsertion s’attache à accorder une attention particulière au recours de ces catégories sociales, notamment pour ce qui est de la main-d’œuvre et des emplois d’ouvriers spécialisés dans la construction et les travaux publics.

Dans le cadre de la politique de décentralisation et de l’aménagement du territoire, le chef de l’Etat a décidé de la tenue prochaine d’un Conseil présidentiel sur la Provincialisation. A cet effet, il a instruit le ministre d’Etat auprès du président de la République chargé de la Provincialisation et le ministre des Collectivités locales et de la décentralisation de tout mettre en œuvre pour la réussite de cette importante réunion.

Le Premier ministre a fait part au Conseil de la réunion qu’il a présidée, en présence du ministre de l’Enseignement supérieur et du ministre Délégué chargé du Budget, sur le suivi du processus d’externalisation du paiement des bourses et allocations universitaires. Il est ressorti de l’exposé fait à cette occasion par le ministre du Budget que 37.655 états liquidatifs ont été transmis à Ecobank à la date du 10 février 2011, représentant une enveloppe financière de seize milliards cinq cents millions de francs Cfa (16.500.000.000). Les administrateurs d’Ecobank, a dit le Premier ministre, ont fourni toutes les assurances nécessaires quant à la réalisation des investissements projetés, notamment la prochaine mise en service des guichets automatiques de paiement au sein des Universités. Ecobank va, en outre, développer, dès le début du mois de mars, une stratégie de communication en direction des étudiants pour accélérer l’ouverture des comptes dans ses livres.

Le Premier ministre a également informé le Conseil avoir présidé la cérémonie officielle d’ouverture du 11ème Congrès de l’Association africaine de néphrologie, jumelé au 2ème Congrès de la Société sénégalaise de néphrologie. A cette occasion, il a réaffirmé l’engagement du Gouvernement, conscient des drames sociaux et économiques induits par la pathologie rénale, de tout mettre en œuvre pour permettre à la communauté des néphrologues du Sénégal de mener à bien ses projets de recherche et d’amélioration de la qualité des soins.

A cet égard, a-t-il ajouté, outre l’effort budgétaire consenti, un cadre juridique et institutionnel sera mis en œuvre pour encadrer les opérations de transplantation rénale que nos unités de soins seront bientôt en mesure de proposer aux patients sénégalais.

Le Premier ministre a fait part de l’audience qu’il a accordée à Monsieur Carlos Gomez Junior, Premier ministre de la République de Guinée-Bissau, conduisant une importante délégation de son pays, chargée d’effectuer une tournée africaine.

Cet entretien auquel a pris part le ministre d’Etat, ministre des Forces armées, a permis de faire le point sur les relations bilatérales entre les deux pays et d’échanger des vues sur des questions internationales spécifiques d’intérêt commun. Reconnaissant la communauté de destin qui lie la Guinée-Bissau et le Sénégal, les deux délégations envisagent, au cours des prochains mois, de se réunir dans le cadre de la commission mixte de coopération qui devra se pencher sur les défis sécuritaires et les questions de développement qui interpellent nos deux nations.

?     Le ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur a fait part au Conseil de la satisfaction de l’ensemble des autorités religieuses de Tivaouane pour le bon déroulement du Gamou 2011. Le khalife général des Tidjianes et son porte-parole ont ainsi félicité le chef de l’Etat et l’ensemble du Gouvernement pour les mesures prises en faveur de la réussite de l’événement. Le ministre d’Etat s’est également réjoui de la volonté commune exprimée par le khalife  général des Tidjianes et le khalife général des Mourides d’aider au modelage d’un nouveau type de Sénégalais dans un monde caractérisé par la dépravation des mœurs, l’absence de repères et  le manque de solidarité et d’entraide.

? Le ministre d’Etat, ministre des Mines, de l’Industrie, de l’Agro-industrie et des Pme a fait part au Conseil de la mission qu’il a effectuée, du 6 au 9 février 2011, en Afrique du Sud où il a pris part à la 17ème Conférence annuelle « Mining Indaba » à Cape Town.

A cette occasion, le Sénégal a, pour la première fois, animé un stand qui a été visité par plus de 400 visiteurs comprenant des investisseurs à la recherche de permis de recherche ou de joint-venture, des financiers, des fournisseurs de biens et services.

Par ailleurs, le ministre d’Etat, ministre des Mines, de l’Industrie, de l’Agro-industrie et des Pme a rendu compte des contacts qu’il a noués, sur instruction du président de la République, avec la société Nutriset France. Cette société envisage de réaliser, dans les meilleurs délais, une unité industrielle capable d’absorber une bonne partie de la production arachidière nationale pour fabriquer de nouveaux produits alimentaires essentiellement dédiés aux enfants.

?     Dans le cadre de la politique de diversification de la production agricole, le ministre de l’Agriculture a informé le Conseil de l’expérimentation de la culture du riz pluvial qui a été lancée dans les régions de Kolda, Tambacounda, Kaffrine, Kaolack et Diourbel. Au regard du succès de cette expérimentation, le Gouvernement, a encore dit le ministre, a mis en place un programme de production de riz pluvial dans les autres régions du Sud, de l’Est et du Bassin arachidier. Le ministre de l’Agriculture a, par ailleurs, rendu compte au Conseil du démarrage de la production d’oignons dans les rives du fleuve Gouloumbou, à Loboya, sur une superficie de 100 hectares. Cette initiative réussie autorise un grand espoir pour le développement de cette culture en vue de satisfaire les besoins en oignons des populations de Tambacounda, Kaffrine, Kédougou et Kolda, a-t-il ajouté.

? Le ministre de l’Action sociale et de la Solidarité nationale a informé le Conseil avoir présidé, le 30 janvier 2011, à Mballing, la 58ème édition de la Journée mondiale de lutte contre la lèpre, en présence des Autorités administratives et politiques ainsi que de l’Association allemande d’aide aux lépreux (Dahw). Le ministre a, à cette occasion, rappelé les performances réalisées par notre pays en matière de lutte contre la lèpre  (1 cas pour 40.000 habitants contre 1 cas pour 10.000 habitants, selon le barème fixé par l’Organisation mondiale de la Santé) ainsi que les importantes actions initiées par son département, notamment les projets de décret d’application de la loi d’orientation sociale, ainsi que le projet de loi portant abrogation de la loi n° 76-03 du 25 mars 1976 relative au traitement de la lèpre et au reclassement social des lépreux guéris et mutilés. Le ministre a également évoqué le Programme sectoriel de réhabilitation des villages dits de reclassement social, d’un coût global de 900 millions de francs Cfa et concernant l’ensemble des neuf (09) villages de reclassement social.

? Le ministre des Energies renouvelables a informé le Conseil de la mission qu’il a effectuée, du 17 au 20 janvier 2011, aux Emirats Arabes Unis, en compagnie du ministre Délégué chargé de l’Energie pour prendre part au 4ème Sommet de l’Energie du futur qui s’est tenu à Abu Dhabi. Lors de cette rencontre à laquelle ont pris part des chefs d’Etat ou de Gouvernement des pays arabes, asiatiques et européens, ainsi que le Secrétaire général de l’Onu, le ministre  a fait une intervention sur la politique de notre pays en matière d’énergies renouvelables. Dans ce cadre, il a souligné la volonté politique et l’engagement personnel du chef de l’Etat de faire des énergies renouvelables un levier de développement pour le Sénégal et l’Afrique.

Le Sommet, qui a été l’occasion d’appeler à une révolution pour un recours à une énergie propre, contribuant à la réduction de la pauvreté, à la lutte contre les changements climatiques et à l’atteinte des Omd, a adopté, entre autres recommandations :

- le renforcement de la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique mondial ;

- l’approfondissement de la relation entre la sécurité énergétique et la diversification des sources d’énergie ;

- la nécessité de travailler à un changement de comportement et une prise de conscience individuelle dans la gestion de l’énergie ;

- la nécessité du transfert de technologies et le renforcement de la recherche-développement dans le secteur des énergies renouvelables.

Le ministre des Energies renouvelables a également fait part de la signature d’un protocole d’accord entre son département et la société Plambeck emirates global renewable pour développer un partenariat dans le domaine de l’électrification par les énergies renouvelables, les lampadaires solaires et les centrales à énergies renouvelables.

? Au nom du ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie, le ministre Délégué chargé de l’Energie a rendu compte de la mise en œuvre du plan Takkal pour la  restructuration et la relance de l’énergie. Il est notamment revenu sur les rencontres tenues avec les banques locales, les compagnies pétrolières, le comité de direction de la Senelec et la Direction centrale des marchés publics (Dcmp) en vue de leur présenter ledit plan.

Le ministre Délégué chargé de l’Energie a également rendu compte des avancées significatives réalisées avec les producteurs indépendants d’électricité (Gti et Kounoune) qui permettront de sécuriser et de renforcer les capacités de production des centrales  électriques. Le ministre Délégué a également rappelé les conclusions du premier Conseil national sur l’énergie présidé par le chef de l’Etat.

Il a, en particulier, rendu compte de l’application des directives que le président de la République avait données dans ce cadre en matière de communication sur la réforme du secteur, la modernisation du réseau de transport électrique, l’économie d’énergie, la maîtrise de la fraude, le soutien budgétaire a apporter au plan Takkal et le soutien des pays amis.

? Le ministre d’Etat auprès du président de la République, le Professeur  Moustapha Sourang, a évoqué la nécessité de relancer la culture du jatropha au niveau des gros producteurs. Il a également fait cas de la nécessité, à la demande de certains grands producteurs et du monde paysan, de développer davantage la culture du riz sous pluie dans le cadre du renforcement de la sécurité alimentaire.

Le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :

• Monsieur Amadou Bâ, Planificateur, est nommé Directeur de l’Hôpital régional de Kolda, au Ministère de la Santé et de la Prévention, en remplacement de Monsieur Seydina  Ababacar Diouf ;

• Monsieur Mamadou Sow, Administrateur hospitalier, est nommé Directeur des établissements de Santé, au Ministère de la Santé et de la Prévention, en remplacement de Monsieur Balla Mbacké Mboup ;

• Monsieur  Ibrahima Aw, inspecteur du Cadastre, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’équipement au Ministère de la Santé et de la Prévention, en remplacement de Monsieur Mamadou Diop.

Le Premier ministre Guillaume Soro, chef du gouvernement ivoirien reconnu par la communauté internationale, a lancé, hier à Dakar, un appel à ses compatriotes pour « une révolution » afin de chasser du pouvoir le président Laurent Gbagbo qui conteste, depuis le 28 novembre 2010, le verdict de l’élection présidentielle le donnant perdant face à M. Alassane Dramane Ouattara.

Accueilli dans la capitale sénégalaise dans la soirée de mercredi par son homologue, Me Souleymane Ndéné Ndiaye, M. Soro a été reçu, hier, dans la matinée, par le président Abdoulaye Wade avant de tenir une conférence de presse au Méridien-Président. Au cours de son face à face avec la presse, il a réitéré son appel à la mobilisation pour installer au pouvoir « le président choisi par les urnes. » Mieux, « je suis à Dakar pour lancer la révolution ivoirienne  », a-t-il déclaré.

Comment, alors que le président Gbagbo tient toujours les rênes de l’administration à Abidjan, même si les sanctions économiques commencent à avoir des effets ? Comment, alors que toutes les velléités de contestation du pouvoir-Fpi (du nom du parti de M. Gbagbo) sont réprimées, souvent dans le sang, comme le 16 décembre 2010, quand l’appel de M. Soro à marcher sur la Rti et la Primature s’était terminé par une répression sans nom ?

« Gbagbo veut un partage du pouvoir »

« Face aux chars, sortez vos téléphones portables et filmez ! Les tueries et les crimes de guerre ne resteront plus impunis ; il y a des délits qui sont devenus imprescriptibles », a lancé M. Soro à l’endroit de ses compatriotes qui « doivent prendre leur destin en main et refuser la fatalité. » Quid de l’option militaire pour contraindre M. Laurent Gbagbo à reconnaître sa défaite ? « Elle est toujours sur la table. La Cedeao a le loisir de conduire sa propre logique, mais c’est au peuple de Côte d’Ivoire de prendre ses responsabilités », a-t-il répondu.

Se disant lui-même «triste et malheureux », l’ancien dirigeant des Forces nouvelles, devenu Premier ministre en mars 2007, après la signature de l’Accord politique de Ouagadougou, « maître d’ouvrage du processus électoral », M. Soro résume son combat politique depuis que le président Ouattara l’a reconduit à ses fonctions : « prolonger la vérité des urnes et faire de sorte que le choix de la majorité du peuple ivoirien s’impose. »

Le chef du gouvernement du président Ouattara est donc venu à Dakar, auprès du président Wade, « un soutien de la démocratie, un père pour moi-même qui ne m’a jamais caché son affection », retrouver une ville qui lui a « porté bonheur et qui lui portera bonheur », car c’est de là qu’il a pris le départ pour Paris où devaient se tenir les difficiles négociations de Linas-Marcoussis, comme il l’a rappelé, hier. Après avoir rappelé le long processus qui a conduit aux deux tours de scrutin présidentiel, en novembre et décembre 2010 (à Bouaké, il a échappé à un attentat, le 29 juin 2007, après une roquette tirée contre l’avion qui le transportait), une élection « sincère, honnête et même trop transparente », M. Soro s’est redit peiné par la tournure des événements avec le refus de M. Gbagbo de reconnaître le verdict des urnes. « Par acquis de conscience, moi, en tant que Premier ministre qui a conduit le processus électoral, je suis allé présenter ma démission au vainqueur », a-t-il expliqué.

Pour lui, « Laurent Gbagbo ridiculise la Côte d’Ivoire et la sous-région. L’Afrique ne peut plus donner cette image dégradante et humiliante. On ne peut plus continuer à endosser une démocratie au rabais pour l’Afrique et une autre, normale, pour l’Occident ; la démocratie est un modèle universel. Malheureusement, certains hommes politiques comme Laurent Gbagbo veulent se faire introniser roi et refusent d’accepter les règles du jeu démocratique. Cette conception de la politique est abjecte. »

Qu’attendre du panel de cinq chefs d’Etat qui doivent bientôt se rendre à Abidjan pour une ultime médiation ? M. Soro ne cache pas son pessimisme : « déjà, quand l’Union africaine avait décidé d’envoyer le premier panel de chefs d’Etat, j’avais dit qu’ils ne pourront jamais convaincre Laurent Gbagbo qui est allé trop loin pour reculer. La seule chose que les oreilles de Gbagbo sont prêtes à entendre, c’est une proposition de partage du pouvoir, un sharing-power comme au Kenya ou au Zimbabwé. Mais nous nous battrons pour qu’Alassane Ouattara gouverne la Côte d’Ivoire ! »

Samboudian KAMARA

La visite du président guinéen au Sénégal, une meilleure communication sur les difficultés du secteur de l’énergie et les mesures mises en œuvre par le gouvernement, le programme national de réinsertion socioprofessionnelle des anciens combattants du MFDC, sont entre autres, les points saillants évoqués hier, en Conseil des ministres.

Alpha Condé, président de la République de Guinée est attendu, ce vendredi à Dakar, indique le communiqué du Conseil des ministres. Le président guinéen prend part aujourd’hui, à la cérémonie de remise de prix aux 50 femmes leaders d’exception organisée par le groupe Intelligences Magazine. Me Wade offrira à son hôte un diner, ajoute la même source. Cette visite est la première qu’Alpha Condé effectue dans notre pays en tant que président. Il a été élu à la magistrature suprême, le  21 décembre 2010, à la suite du premier scrutin libre depuis l'indépendance.

Outre la visite du président guinéen, Me Wade a réaffirmé sa volonté d’élever la transformation alimentaire des produits agricoles en politique économique forte. Dans ce sens, il a instruit le gouvernement à encourager les acteurs du secteur à s’investir dans ce créneau par la mise en place d’unités de transformation industrielles et semi-industrielles de traitement de l’arachide et des autres productions agricoles.  Le communiqué précise que Me Wade s’est réjoui de la « percée de la banane sénégalaise sur le marché international où elle est désormais citée en référence pour sa qualité ».

Selon le communiqué du conseil des ministres, le président de la République a insisté sur la « nécessité de communiquer efficacement sur les difficultés du secteur de l’énergie et sur les mesures pertinentes mises en œuvre par le gouvernement ». Ces mesures qui se déclinent en location de groupes électrogènes, maintenance des installations de Senelec avec l’appui de EDF et de l’Agence Française de Développement, lancement d’un important programme d’investissement permettront un retour progressif à la normale, insiste-t-on

Dans le cadre de la mise en œuvre d’une politique de recasement, de formulation de projets et d’octroi de cantines aux bénéficiaires concernés, le président de la République a crée l’Agence pour la Sédentarisation des Marchands Ambulants. « Il a indiqué que ce projet, venait en appui à l’esprit d’entreprise avéré des marchands ambulants et au renforcement de leurs capacités de travail, à travers une formalisation et une mise en synergie de leurs activités », note-t-on, dans le communiqué.

S’agissant des catégories défavorisées et du renforcement du tissu social, le Chef de l’Etat a demandé au gouvernement de proposer, dans les meilleurs délais, un programme national de réinsertion socioprofessionnelle des anciens combattants du MFDC qui ont choisi de réintégrer la vie civile. « Il a souhaité que ce plan d’urgence d’insertion et de réinsertion s’attache à accorder une attention particulière au recours de ces catégories sociales, notamment pour ce qui est de la main-d’œuvre et des emplois d’ouvriers spécialisés dans la construction et les travaux publics », souligne-t-on.

Evoquant la politique de décentralisation et de l’aménagement du territoire, un Conseil Présidentiel sur la Provincialisation est annoncé.

Mamadou GUEYE

En visite de travail à Dakar, depuis mardi dernier, le Premier ministre de Guinée-Bissau, M. Carlos Gomes Junior, a rendu compte au président Wade des avancées notées dans la réforme des forces armées dans son pays, « une réforme très importante » pour la Guinée-Bissau et la paix dans la sous-région.

Après une audience à la Primature avec son homologue sénégalais, Me Souleymane Ndéné Ndiaye, il a été reçu, mardi matin, au palais de la République, avant de rencontrer les ambassadeurs accrédités à Bissau, mais basés à Dakar. Lors de ces différentes rencontres, M. Gomes Junior a plaidé pour un renforcement du soutien à la Guinée-Bissau qui fait face à l’influence grandissante des narcotrafiquants.

Parlant des menaces que font peser les narcotrafiquants sur le pays, il a rappelé que son pays demeure « un Etat fragile. » Cependant, celui-ci est disposé à coopérer avec Interpol et tous les pays partenaires pour lutter contre le crime organisé. « Je ne manque pas de courage, mais je cours des risques concernant les mesures que je prendrais contre les narcotrafiquants », a poursuivi le Premier ministre bissau-guinéen. A ce propos, il a déploré les retards notés chez les partenaires pour le décaissement de fonds destinés à son pays, expliquant que c’est grâce à l’appui de l’Angola que la Guinée-Bissau a pu mettre en place un mécanisme dans le cadre de cette réforme. « Nous avons confisqué un aéronef. Jusqu’à présent, nous n’avons pas pu vendre cet appareil. Nous avons procédé à la fermeture de l’aéroport de Koufar à partir duquel opéraient certains narcotrafiquants. Notre gouvernement est désireux de signer des accords dans le cadre de la lutte contre le crime organisé. Il y a moins d’une semaine, nous avons procédé à l’incinération de tous les stupéfiants saisis », a-t-il relevé lors de sa rencontre avec les diplomates.

« Nous demandons l’appui d’autres pays partenaires. Nous pensons que cette réforme des forces de défense et de sécurité est importante pour consolider la paix en Guinée-Bissau et dans la sous-région », a souligné M. Gomes Junior. Il a indiqué que l’Union européenne a mis en place un bureau pour suivre le processus. Mais c’est à cause de nombreux conflits que certains partenaires se sont retirés. Mais il a tenu à exprimer les remerciements de son gouvernement à l’Angola qui, « grâce à l’implication personnelle du président Dos Santos, a décidé de poursuivre son effort dans le cadre bilatéral. L’Angola a octroyé 43 millions de dollars essentiellement dédiés à la réforme des forces de défense et de sécurité. » En plus, 12 millions de dollars ont été fournis par l’Angola comme appui à l’effort budgétaire de la Guinée-Bissau, a-t-il noté, soulignant que la coopération avec l’Ue s’élève à 13 millions d’euros.

La délégation de Carlos Gomes Junior était composée notamment du ministre bissau-guinéen de la Défense et des Anciens combattants (Aristide Ocante da Silva), de son homologue de l’Economie, du Plan et de l’Intégration régionale (Marai Nosolimo Embalo). Le ministre de l’Agriculture et du Développement (Baros Bacar Banjai) et le Secrétaire d’Etat de la Coopération internationale, Lassana Touré, font également partie de la délégation de Gomes Junior. La visite de travail prend fin aujourd’hui.

… et salue l’apurement de la dette de son pays

Le Premier ministre bissau-guinéen, Carlos Gomes Junior, a salué, mardi à Dakar, l’apurement de la dette de son pays estimée à 1,2 milliard de dollars grâce aux bailleurs de fonds. « Je suis persuadé que tous les ambassadeurs accrédités à Bissau se réjouissent de l’apurement de la dette. La Guinée-Bissau est un pays hautement endetté avec une dette estimée à 1,2 milliard de dollars », a-t-il dit lors d’une rencontre avec les ambassadeurs accrédités à Bissau, mais résidant à Dakar. « C’est grâce au déboursement des pays partenaires que nous avons pu apurer nos dettes », a expliqué le Premier ministre bissau-guinéen, soulignant que cela permettra à son pays de se consacrer à son développement.

Samboudian KAMARA (avec Aps)

 

 

 

Le président de la République, Me Abdoulaye Wade, prendra part à la commémoration du Cinquantenaire de l’indépendance du Koweït, prévue les 25 et 26 février à Koweït City, a annoncé, mercredi, le ministre de la Communication et des Télécommunications, Moustapha Guirassy. « Le chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, sera en visite dans ce pays. Il fait partie des rares chefs d’Etat invités à prendre part à la commémoration du Cinquantenaire de l’indépendance de l’Etat du Koweït », a affirmé Guirassy lors du vernissage d’une exposition de l’ambassade du Koweït au Sénégal. Cette invitation, a-t-il ajouté, « est un signe de la vitalité de la relation » entre les deux pays et donne la preuve que « les perspectives de coopération » entre Dakar et Koweït City « sont très bonnes ». « Les perspectives de coopération entre les deux pays sont excellentes », a-t-il encore dit.

Le Koweït fête le Cinquantenaire de son indépendance, en même temps que les 20 ans de sa libération de l’invasion irakienne (1991).

 

 


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.