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Politique (4840)

Le Premier ministre de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro, veut des solutions pacifiques, mais réalistes et rapides pour son pays. Pour arriver à cela, il compte sur les « conseils » du président Wade, sa grande sagesse et celle de l’ensemble des présidents d’Afrique.

Le Premier ministre de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro, est arrivé, hier, à Dakar, vers 20 heures. Il a été accueilli par le Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye. « Je viens d’Afrique australe pour Abidjan. Il était impossible de passer Dakar sans faire escale pour saluer le président Wade. Le président joue un rôle très important dans la stabilité de la sous-région, plus particulièrement dans la stabilité de Côte d’Ivoire. Je considère qu’il était un devoir de nous arrêter  pour faire nos amitiés au Premier ministre, mais surtout pour saluer le président Wade et bénéficier  de ses conseils », a déclaré le Premier ministre ivoirien.

Guillaume Soro dit espérer une rencontre avec le président de la République, Me Abdoulaye Wade, pour parler avec lui et faire le point de la situation en Côte d’Ivoire.

Il va transmettre au chef de l’Etat sénégalais un message du président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara. « Nous lui dirons que les élections ont eu lieu et que le président Ouattara bénéficie du vote du peuple de Côte d’Ivoire », a indiqué le Premier ministre. Le président Wade connaît bien la situation en Côte d’Ivoire, selon M. Soro qui renseigne que le chef de l’Etat sénégalais a parlé de la situation dans ce pays d’Afrique de l’Ouest au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, à Addis Abéba. « Le président a eu une position qui est celle de la Cedeao. Nous lui ferons le point. Je suis convaincu qu’avec la grande sagesse du président Wade et de l’ensemble des chefs d’Etat de la Cedeao, nous ne manquerons pas de trouver des solutions pacifiques, mais réalistes, rapides pour la Côte d’Ivoire », a affirmé M. Soro.

Babacar DIONE

 

 

A la suite de l’Assemblée nationale, le Sénat a voté hier, la loi portant Code des Télécommunications. Selon le ministre Moustapha Guirassy qui défendait ce projet, si le Sénégal n’investit pas dans ce domaine, il risque d’accuser un retard.

Le code comprend 188 articles et est divisé en deux parties. La première pour les dispositions générales et la seconde sur l’Autorité de régulation des télécommunications. Après l’Assemblée nationale, c’était au Sénat de voter par procédure d’urgence  la loi 01-2011 portant Code des Télécommunications. Une urgence qui s’explique par le souci de se mettre en phase avec les directives des instances communautaires (Ueoma, Cédeao), selon Moustapha Guirassy, ministre de la Communication et des Télécommunications, chargé des Technologies de l’Information et de la Communication et Porte-parole du Gouvernement. « La loi portant Code des télécommunications va transposer l’essentiel des dispositions, directives et textes additionnels  de l’Ueoma et de la Cedeao dont notre Code national des télécommunications. Depuis le 31 décembre 2010, nous sommes dépassés et soumis aux textes communautaires. Donc il y a une urgence d’adapter notre législation », explique-t-il devant les sénateurs. Un des aspects essentiels de ce Code est le volet investissements. Pour Moustapha Guirassy, le Sénégal pourrait perdre sa position de leader dans ce domaine d’ici à quelques années « parce dépassé par les progrès ». « Si nous ne faisons pas vite ; si nous n’encourageons pas les investissements dans ce domaine, le Sénégal risque d’accuser un retard. Notre pays est bien outillé, mais il y a des câbles à haut débit qui sont en train de traverser ou qui risque de passer à côté du Sénégal. Si nous ne saisissons pas l’occasion de les faire entrer dans le pays, nous perdrons de belles opportunités », affirme Moustapha Guissary qui faisait ainsi allusion au câble de fibre optique Wacs.

Autre aspect important de ce Code, c’est la régulation. Une grande partie de nouveau Code est consacrée à cette régulation avec l’Agence de régulation des Télécommunications et Postes(Artp) qui va être renforcée. « Le secteur des télécoms est extrêmement important et compte 10 % pour le Pib. De ce point de vue, il est important de rassurer les investisseurs, de repenser la régulation en faisant de l’Artp un vrai organe, en renforçant ses prérogatives et en changeant la direction par un collège. Cette direction sera l’organe de décision en matière d’arbitrage et de régulation », ajoute t-il. Devant les Sénateurs, Moustapha Guirassy a aussi abordé les opportunités qu’offre ce nouveau Code au secteur privé qui va en « sortir gagnant ». Il parle ainsi du découpage de la boucle locale « qui permettra aux acteurs des Tics de participer à la fourniture de services ».

La séance était présidée par le vice-président Kansoubaly Ndiaye.

Oumar NDIAYE

Le ministère des Transports terrestres, des Transports ferroviaires et de l’Aménagement du territoire a organisé un atelier de deux jours à Saly. Cette retraite a permis aux agents de partager la vision et la politique du chef de l’Etat sur leurs secteurs.

Mbour - Le ministre des Transports terrestres, des Transports ferroviaires et de l’Aménagement du territoire, Mme Nafy Diouf Ngom, qui a présidé et participé aux travaux, a expliqué qu’ils ont décidé de faire cette retraite pour réfléchir en mettant un accent particulier sur l’aménagement. « Quand j’ai analysé la situation de l’aménagement, j’ai remarqué que nous étions en déphasage par rapport aux réalités actuelles, car les études dont nous disposons datent de plus 10 ans. Nous devons reconnaître que les contours des actions à mener sont bien répertoriées, mais les données de base sont obsolètes, » a soutenu Mme Ngom. Elle a ajouté que son département a tenté de définir des axes de développement suivant des pôles, car l’aménagement du territoire suppose un certain rééquilibrage, avoir une politique de développement spatiale harmonieuse et créer les conditions que tout citoyen sénégalais puisse, partout où il se trouve, bénéficier des mêmes capacités et facilités pour assurer le développement. Ceci va permettre une croissance soutenue des régions suivant des pôles.

Cet atelier lui a permis de se mettre à niveau et d’être bien outillé pour maintenant rencontrer le président de la République qui va lui tracer la vision avant de pouvoir dérouler les plans d’action. A propos des inondations, le ministre des Transports terrestres, des Transports ferroviaires et de l’Aménagement du territoire a expliqué qu’il faut une stratégie pour y mettre un terme définitif. Des ébauches de solutions structurelles ont été retenues qui seront partagées avec les autres départements ministériels. Le directeur général de l’Agence nationale de l’aménagement du territoire (Anat), Amath Sall, a fait une présentation des propositions de sa structure pour arriver à bout des inondations dans la banlieue. Intitulée document de stratégie de traitement durable des zones inondables de la banlieue de Dakar, les propositions de l’Anat ont d’abord remonté jusqu’au début de l’urbanisation de la banlieue dakaroise pour comprendre pourquoi on en est arrivé à cette situation. Le diagnostic  a fait ressortir trois causes : la topographie du terrain, l’action de l’homme et les facteurs aggravants.

35 km de canalisation contre les inondations

Au niveau topographique, deux facteurs ont été relevés : le relèvement du niveau de la mer  qui a fait une jonction avec la nappe phréatique. Ces phénomènes conjugués à l’arrêt des pompages de la Sde du à la pollution de la nappe ont rendu plus difficile la solution de pompage. C’est ainsi que l’Anat a préconisé d’explorer un nouveau système d’évacuation des eaux stagnantes moins coûteux en cherchant des voies d’évacuation suivant les points bas les plus favorables. Au total, ce n’est pas moins de 35 km de canalisation qui sont préconisés par l’Anat, assortis d’axes de travail complémentaire. Les actions retenues sont : affiner le tracé des voies d’évacuation des eaux, circonscrire les zones à évacuer  (lit de marigot, mare, emprises des canalisations…) et approfondir la connaissance du comportement de la nappe grâce aux piézomètres.

 

Mbaye Sarr Diakaté

C’est samedi que l’ancien président de l’Assemblée nationale, Abdoul Aziz Ndao, s’est éteint à l’âge de 89 ans avant d’être inhumé, hier, à Mékhé, sa ville natale. Plusieurs hautes personnalités et dignitaires dont le président Mamadou Seck ont rendu hommage à ce sage du Parti socialiste qui a marqué son passage dans l’administration.

Grand patriote, cet ancien sous-officier de l’armée française a fait ses débuts au Port autonome de Dakar comme agent comptable, après des formations à Bordeaux, au Havre et à Rouen (France). Secrétaire d’administration aux premières heures de l’indépendance, il occupera divers postes, notamment au Secrétariat général aux Transports et Télécommunications, comme conseiller financier, puis à la Régie des transports du Sénégal devenue plus tard Sotrac. Il fera partie de l’équipe qui mettra en place le Centre des établissements publics (Cep) avant de devenir contrôleur des opérations financières (Cof) et chef de service central de la Solde au ministère des Finances. Après ce brillant passage à l’administration centrale, il sera élu pour la première fois député à l’Assemblée nationale, en qualité de député du département de Tivaouane, en 1973.

Responsable du Ps à la base, il conduira pendant des années la délégation du département et de la région aux assises de son parti. Il sera réélu régulièrement et occupa les postes de vice-président de l’Assemblée nationale, de questeur et de président de l’institution parlementaire après la démission du Dr Docteur Daouda Sow. Homme de confiance du président Abdou Diouf alors secrétaire général du Ps, il eut d’importantes responsabilités au sein du bureau politique avant de céder la place aux plus jeunes qu’étaient les Mame Bounama Sall et Ousmane Tanor Dieng. Saluant sa mémoire, le président Mamadou Seck a dit qu’il a vécu dans la dignité et la sobriété. Quant à Ousmane Tanor Dieng qui partage avec lui la région de Thiès, il l’a qualifié d’un militant de base à l’écoute de tous, mais surtout d’un homme généreux toujours prêt à servir. « Il était pour nous un encadreur, mais surtout un sage », a soutenu le secrétaire général du Ps.

Passionné de sport, plus particulièrement de football, le défunt a été secrétaire général de la Fédération sénégalaise de football (Fsf) au début des années 60 et membre de l’encadrement de l’équipe nationale de football des El hadji Malick Sy Souris, Youssou Ndiaye et autres, vainqueur en 1963 des Jeux africains de l’amitié devant la France.

A sa famille éplorée, la rédaction du Soleil présente ses condoléances.

 

El hadji Abdoulaye THIAM

 

 

Le grand Serigne de Dakar, chef supérieur de la collectivité, Massamba Koki Diop, conduisant une forte délégation, a rendu visite, samedi, au ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique et de l’Emploi, Abdoulaye Makhtar Diop, par ailleurs président des Socialistes unis pour la renaissance du Sénégal (Surs).

La visite du grand Serigne de Dakar  a été une occasion pour ce dernier d’exprimer sa satisfaction au secrétaire général national du Pds, Me Abdoulaye Wade, pour le choix porté sur un membre de sa famille. « Nous savons retourner l’ascenseur le moment venu »,  a lancé Baye Massamba Diop à l’assistance. Selon lui, la délégation est venue prier pour que le nouveau ministre d’Etat relève les défis qui lui sont confiés par le président Wade pour que le Sénégal puisse obtenir encore de nouveaux succès dans tous les domaines.

Sur le choix porté sur une femme, Mme Mame Aïta Diop, pour diriger le cabinet, le Grand Serigne s’est encore réjoui de cette initiative qui ne fait que renforcer la famille léboue à Dakar.  Au nom de la famille Diop, le secrétaire général, Moustapha Diop,  a promis que cette mobilisation va se poursuivre pour accompagner le ministre d’Etat dans sa mission.

Se félicitant de cette retrouvaille de tous les Dakarois, Mme Mame Aïta Diop, directeur de Cabinet du ministre, a dit toute sa disponibilité d’être aux côtés du ministre d’Etat pour l’appuyer dans ses nouvelles fonctions.

Quant au ministre Abdoulaye Makhtar Diop, il a expliqué que sa présence aux côtés de Me Wade s’explique comme un sacerdoce, car étant formé pour servir son pays. Cette rencontre, selon le ministre d’Etat, est une retrouvaille de vérité. Il a ajouté que toutes les réflexions utiles pour un Sénégal émergent seront remises au chef de l’Etat et au Premier ministre par son biais.

Plusieurs questions comme les terres des lébous, selon lui, verront une réflexion approfondies avant toute prise de décision. « Notre seule démarche est d’apporter des réponses concrètes aux problèmes du pays, d’où mon engagement à apporter soutien au président Wade », a soutenu le nouveau ministre d’Etat. Plusieurs interventions dont celles des femmes et des représentants du village de Yeumbeul et de l’imam ont été enregistrées. Tous ont décidé d’accompagner le nouveau ministre après le choix judicieux de Me Wade.

El H.A.THIAM

 

Le Conseil des Ministres s’est réuni le jeudi 10 février 2011, à partir de 10 heures, au Palais de la République, sous la présidence de Son Excellence Maître Abdoulaye WADE, Président  de la République.

Le chef de l’Etat a fait part au Conseil des audiences qu’il a accordées à plusieurs personnalités parmi lesquelles :

 

•     S.E. M Evo Morales, président de l’Etat plurinational de Bolivie ;

 

•     S.E. Monsieur Luis Ignacio Dasilva Lula, ancien président de la République fédérative du Brésil ;

 

•     Mme Irina Bokova, Directrice générale de l’Unesco ;

 

•     Mme Martine Aubry, Premier secrétaire du Parti socialiste français ;

 

•     Un groupe d’experts africains en Télécommunications de la société First space fiber, conduit par son président, Monsieur Amadou Diop, en présence du ministre chargé des Télécommunications.

Au titre de ses activités, le chef de l’Etat a informé avoir présidé la cérémonie officielle d’ouverture du Forum social mondial et la cérémonie d’ouverture de la 9ème  Assemblée mondiale du Forum des autorités locales sur l’inclusion sociale et la démocratie participative.

Il a également eu une séance de travail  avec le Comité national de l’énergie ainsi qu’une réunion consacrée à l’érosion côtièr

Le président de la République est ensuite revenu sur la mission qu’il a effectuée à Addis-Abeba (Ethiopie) pour participer à la 16ème Session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine sur le thème : « valeurs partagées en Afrique : pour une plus grande unité et intégration ».

Au cours de cette mission, le chef de l’Etat a d’abord pris part à la réunion du Sous-Comité du Nepad sur les infrastructures en vue d’accélérer la mise en œuvre des projets et programmes.

Le chef de l’Etat a ensuite participé au 24ème Sommet du Comité d’orientation des chefs d’Etat et de Gouvernement du Nepad.

Dans son intervention, le chef de l’Etat, après s’être félicité de la nouvelle dynamique que connaît le Nepad, en particulier l’approche pragmatique de la mise en œuvre des projets d’infrastructures au niveau régional, a notamment insisté sur l’urgence liée à l’accélération de l’exécution des projets.

Par ailleurs, une consultation de haut niveau sur la Côte d’Ivoire a été tenue entre les membres du Conseil de paix et sécurité de l’Union africaine et les Etats membres de la Cedeao sous la présidence tripartite du chef de l’Etat nigérian, président en exercice de la Cedeao, de celui de la Mauritanie, président actuel du Conseil de paix et de sécurité et du Secrétaire général des Nations Unies.

Il s’agissait, en particulier, d’examiner les voies et moyens de parvenir à un règlement pacifique de la crise ivoirienne dans le respect strict des résultats du scrutin du 28 décembre 2010 consacrant M. Alassane Dramane Ouattara, président de la République de Côte d’Ivoire.

Le président de la République a rappelé qu’une vingtaine de chefs d’Etat, ainsi que des invités dont S.E.M. Nicolas Sarkozy, président de la République française, président du G8 et du G20, S.E. M. Ban Ki Moon, Secrétaire général des Nations Unies et S.E.M. l’Ambassadeur Joseph Deiss, président de la 65ème Assemblée générale des Nations Unies, ont pris part à la 16ème Session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat  et de Gouvernement de l’Union africaine.

En marge de ce Sommet, le chef de l’Etat s’est entretenu avec :

 

-     S.E.M. Nicolas Sarkozy, président de la République française ;

 

-     S.E.M. Ali Bongo Ondimba, président de la République gabonaise ;

 

-     S.E.M Denis Sassou N’Guesso, président de la République du Congo ;

 

-     S.E.M. Omar El Béchir, président de la République du Soudan ;

 

-     M. Andris Pielbalgs, Commissaire européen au développement.

Le président de la République a également accordé une audience aux responsables du Réseau Gender is my agenda campaign (Gimac) qui réunit 55 organisations de la société civile plaidant, entre autres, pour une meilleure prise en charge de la dimension Genre au sein de l’Union africaine.

Après Addis-Abeba, le chef de l’Etat s’est rendu à Paris dans le cadre du Projet Aladin pour la Mémoire de la Shoah, lancé en 2009 en souvenir à l’Holocauste et pour encourager le dialogue des cultures et des civilisations, en particulier le dialogue judéo musulman.

Au cours de son séjour parisien, le chef de l’Etat a reçu en audience M. Dov Zerah, Directeur général de l’Agence française de développement.

En droite ligne avec sa politique de développement par les infrastructures, le chef de l’Etat, revenant sur l’audience accordée au groupe africain d’experts en télécommunications, a indiqué sa volonté d’élargir ce choix de développement aux infrastructures de télécommunication. Dans le souci de développer l’économie numérique et répondre aux exigences de connectivité, en particulier dans le domaine du télé - enseignement et de la télémédecine, le président de la République a indiqué que l’Afrique devra renforcer ses infrastructures de télécommunications « large bande ».

A l’effet du renforcement du dispositif satellitaire africain existant, le chef de l’Etat a demandé la constitution d’un groupe élargi de travail, autour du groupe d’experts africains, en rapport avec l’Iut, le Nepad,  la Cedeao et la Commission de la Connectivité. Il a été retenu d’organiser à Dakar, dès le mois prochain, une rencontre élargie du groupe d’experts.

Sous l’égide du Ministère des Télécommunications, il est demandé à ce groupe de travail d’élaborer une réflexion qui sera portée par le chef de l’Etat auprès de l’Union africaine.

Afin de saisir les opportunités technologiques dans le secteur de la santé, le chef de l’Etat a demandé au Gouvernement de concevoir un document de politique de la santé fondée sur le numérique, en vue de servir de document de base au Conseil présidentiel qui sera convoqué à cet effet. Il a, par ailleurs, instruit le ministre de la Santé d’engager la mise en œuvre d’un chantier de numérisation des carnets de santé.

Evoquant la rupture des produits anesthésiants dans certains hôpitaux de Dakar, le président de la République a donné des instructions au ministre de la Santé et de la Prévention, en relation avec le Premier ministre, de trouver des solutions pérennes pour mettre un terme à ces ruptures.

Dans le souci d’une prise en charge des préoccupations des acteurs du système éducatif, le président de la République a exhorté le Gouvernement à renforcer l’efficacité de sa politique de modernisation des modes de paiement, pour garantir la célérité et le respect de la périodicité des paiements.

Le chef de l’Etat a, une nouvelle fois, exprimé sa grande préoccupation face au phénomène de l’érosion côtière en Afrique. Il a, à ce sujet, particulièrement insisté sur la situation de l’île de Gorée, confrontée à l’action des vagues sur les côtes et a exhorté le Gouvernement à tout mettre en œuvre pour protéger cette île par un programme pertinent de lutte contre l’érosion côtière.

Le président de la République a, par la même occasion , annoncé la tenue d’un Conseil présidentiel sur ce phénomène et a demandé au ministre de l’Environnement et de la Protection de la nature de lui soumettre un projet pour la mise sur pied d’une commission  composée d’experts internationaux qui viendraient renforcer l’expertise nationale dans le cadre de la lutte contre l’érosion côtière.

Le chef de l’Etat a, dans cette même optique,  préconisé des solutions qui permettent de concilier l’efficacité dans la lutte contre l’érosion côtière et l’aménagement du cadre de vie avec la réalisation de ports de plaisance, de parcs aquatiques et d’aires de loisirs pour les populations. Il a, à cet effet, incité les opérateurs privés sénégalais à s’investir dans ce créneau  qui permet de joindre l’utile à l’agréable et procure une valeur ajoutée certaine pour notre pays.

Dans sa communication, le Premier ministre a informé le Conseil  de la réunion qu’il a tenue, le vendredi 04 février 2011, avec  les responsables des industries d’huilerie et les Directeurs généraux des banques partenaires, pour procéder à un bilan d’étape de la campagne de commercialisation arachidière et corriger les importants dysfonctionnements causés par la faiblesse des financements.

Après avoir rappelé les efforts immenses consentis par l’Etat, en termes de subvention du prix au producteur et d’octroi de lettres de garantie pour mobiliser les sommes nécessaires au bon déroulement de la campagne, le Premier ministre a fait part de la mise en demeure qu’il a adressée aux huiliers de respecter les engagements qu’ils ont souscrits en libérant à bonne date la contrepartie financière des stocks livrés. Il était apparu, en effet, au 02 février 2011, que pour une collecte de 140.000 tonnes, seuls 40 % de la valeur avaient été payés, occasionnant un solde non apuré de plus de 15 milliards de francs Cfa.

Les huiliers, qui ont reconnu que ce retard leur est entièrement imputable, ont pris la résolution, avec l’assentiment du pool bancaire, de tout mettre en œuvre pour payer les producteurs dans un délai de 15 jours, a dit le Premier ministre qui a souligné, au passage, le rôle éminemment positif joué par la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal dont les diligences ont permis de combler le passif de la campagne 2010 et la restauration de la confiance entre industriels et banquiers.

Le Premier ministre est ensuite revenu sur la séance de travail qu’il a eue, le jeudi 03 février 2011, avec les Centrales syndicales de travailleurs, afin de valider le chronogramme proposé en vue de la tenue des élections de représentativité. A l’issue de cette rencontre, à laquelle ont pris part les ministres d’Etat, chargés de la Fonction publique et des Organisations professionnelles, un arrêté rectificatif des règles d’organisation de ces élections a été pris, après avis du Conseil consultatif national du travail et de la sécurité sociale.

Le Premier ministre a également fait part de la réunion interministérielle qu’il a présidée, consacrée au suivi des recommandations du Conseil présidentiel sur le Sport. A l’issue de cette réunion, qui  a porté essentiellement sur les questions relatives au financement et à la réforme du cadre juridique du sport, il a été décidé de :

1.    la mise en place d’un fonds de financement du Sport, logé au Comité national olympique et sportif Sénégalais (Cnoss), qui sera alimenté par divers concours attendus du secteur privé, des sociétés nationales et des entreprises du secteur parapublic ;

2.    l’élaboration d’un projet de Code du Sport qui prendra en compte les impératifs du sport de masse et les exigences de la haute compétition moderne.

A l’occasion de cette réunion, le mouvement sportif a salué et magnifié l’attention toute particulière du président de la République pour la promotion des sports, en organisant, pour la première fois au Sénégal, un Conseil présidentiel sur le Sport.

Conformément aux instructions du chef de l’Etat, le Premier ministre a fait part de la réunion qu’il a tenue, le mercredi 9 février 2011, avec l’ensemble des centrales syndicales de travailleurs pour faire le point sur l’état des négociations entamées en vue de parvenir à une baisse de la fiscalité sur les salaires de nature à améliorer le pouvoir d’achat des travailleurs.

Après de larges discussions auxquelles ont pris part les ministres d’Etat en charge de la Fonction publique et de l’Emploi, du Travail et des Organisations professionnelles , le représentant du ministre de l’Economie et des Finances empêché, et le Directeur général des Impôts et Domaines, il a été retenu de reprendre les concertations avec les organisations professionnelles de travailleurs pour aboutir à une baisse significative, mais raisonnable, du taux d’imposition, eu égard à nos contraintes budgétaires et avant le 1er mai  2011.

Il s’agira, a dit le Premier ministre, de promouvoir ainsi une plus grande justice sociale, au moyen d’une rationalisation du régime des exonérations fiscales, un élargissement de l’assiette de l’impôt et une lutte plus soutenue contre les évasions fiscales.

Le Premier ministre a, par ailleurs, informé le Conseil avoir représenté le président de la République à la cérémonie d’inauguration de la 12ème édition de la Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales (Fiara), qui se tient à Dakar, du 02 au 23 février 2011. Il est également revenu sur la Rencontre régionale des acteurs du pouvoir judiciaire sur le Vih et le Droit, qu’il a présidée le 07  février 2011.

Au chapitre de ses audiences, le Premier ministre reçu diverses personnalités parmi lesquelles :

 

•     Son Excellence Madame Maria Elisa De Lusa, ambassadeur du Brésil au Sénégal ;

 

•     Son Excellence Monsieur Jorge Toledo, ambassadeur du Royaume d’Espagne  au Sénégal ;

 

•     Monsieur Habib Fetini, représentant résident de la Banque mondiale au Sénégal, venu me faire une visite d’adieu ;

 

•     Monsieur Thierry Vandevelde, Directeur exécutif de la Fondation Véolia-Environnement ;

 

•     Monsieur Abdou Bame Guèye, président de la Cour des comptes.

Le ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie a rendu compte au Conseil des conclusions de la première réunion du Conseil national de l’énergie  et des rencontres qu’il a tenues avec les bailleurs de fonds, le Gouvernement, les banquiers, les pétroliers, les cadres et les syndicats de la Senelec pour partager avec eux le contenu  du plan « Taakal ».

Il s’est félicité de l’accueil favorable réservé par ses différents interlocuteurs  aux mesures édictées par le Gouvernement pour répondre efficacement à la grave crise qui frappe le secteur de l’énergie. A cet égard, il a particulièrement insisté  sur l’engagement des cadres et des syndicats de la Senelec à prendre une part active à la mise en œuvre du plan « Taakal » qui comporte cinq grands volets :

-     Renforcement des capacités de production de 150 Mw par la location temporaire des centrales de 50 Mw (fin avril) et 100 Mw en août ;

-     Gestion de la demande dont la maîtrise permettra à la société de récupérer entre 40 et 60 Mw grâce à la généralisation des lampes à basse consommation (Lbc) ;

-     Rétablissement de la confiance entre la Senelec et sa clientèle par le déploiement de compteurs prépayés et télémétriques pour une facturation conforme à la consommation ;

-     Restructuration financière de la Senelec dont le passif est estimé à 286 milliards de FCfa par la recapitalisation de la société, le renforcement de ses fonds propres et sa réorganisation ;

-     Sécurisation des approvisionnements en combustibles de la Senelec  à travers un fonds de soutien à l’énergie. Le président de la République a instruit le Premier ministre et le ministre de l’Economie et des Finances de prendre toutes les dispositions nécessaires pour que ce Fonds de sécurisation des approvisionnements en combustibles soit opérationnel dans les meilleurs délais.

Dans le cadre de la vulgarisation du plan « Taakal », le ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie a enfin informé le Conseil des rencontres qu’il aura dans les prochains jours avec le Parlement, le Conseil économique et social, l’Association des maires du Sénégal et le Patronat.

Le  ministre d’Etat, ministre du Genre et des Relations avec les associations féminines africaines et étrangères est revenu sur l’audience que le président de la République a accordée, en marge du Sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine au Réseau Gender is my agenda campaign (Gimac). A cette occasion, a-t-elle dit, les représentants de ce réseau ont remercié le chef de l’Etat pour son soutien constant et déterminé en faveur de l’égalité de participation des hommes et des femmes aux efforts de développement national et communautaire. D’ailleurs, a informé le ministre d’Etat, le Conseil paix et sécurité de l’Union africaine a autorisé l’envoi d’une délégation de femmes africaines auprès de Madame Gbagbo pour tenter de trouver une solution négociée à la crise post électorale en Côte d’Ivoire

Le ministre d’Etat chargé de la Fonction publique a salué l’esprit de concertation dont le Premier ministre est en train de  faire prévaloir au cours des négociations avec les syndicats et s’est dit convaincu de cette démarche inclusive.

Le ministre d’Etat auprès du président de la République chargé de la Connectivité s’est réjoui  de la politique de renforcement des infrastructures dans le domaine des télécommunications et des Tic qui contribuent à booster l’économie  sénégalaise.

Le ministre de l’agriculture a évoqué la campagne de collecte de l’arachide qui a atteint, au niveau des huileries, la barre des 160.000 tonnes avec un rythme soutenu des cadences de livraisons. Il a toutefois déploré les retards de paiements des factures de livraison par les huiliers. Ces retards, qui seront bientôt résorbés par d’importants financements attendus, sont, selon le ministre, déjà fortement atténués  par la trituration en milieu rural et la diversification qui stabilisent et assurent la couverture des besoins alimentaires et sociaux des paysans.

Le ministre  de l’Enseignement préscolaire, de l’Elémentaire, du Moyen secondaire et des Langues nationales  a fait part au Conseil  des différentes étapes de la visite, à Dakar, de Mme Irina Bokova, Directrice générale de l’Unesco qui s’est félicité du leadership de notre pays en matière du financement de l’Education et de sa capacité d’innovation dans ce secteur. Dans ce cadre, la Directrice générale de l’Unesco a demandé au Sénégal de présenter son modèle éducatif à l’occasion de la Conférence de Jomstien (Thaïlande) qui fera le bilan de l’Education,  dix ans après l’édition de Dakar 2000.

Revenant sur la grève lancée par certains syndicats du Moyen secondaire, le ministre a informé le Conseil que  les enseignants qui ont observé une grève pour cause de retard de paiement de salaire ne sont pas concernés par les ponctions qui font l’objet de contestation. En ce qui concerne l’annonce de ces syndicalistes de procéder à la rétention des notes, le ministre a fait part au Conseil de l’illégalité d’une telle procédure, d’autant que les notes appartiennent aux élèves et non aux enseignants.

Le ministre du Commerce a fait part au Conseil de la validation, par les Conseils régionaux de la consommation, des nouveaux prix des denrées de première nécessité fixés par Arrêté. Il a relevé que la Société de promotion et de commercialisation du riz local a déjà démarré ses activités préparatoires et de recherche de financement auprès de la Caisse nationale de crédit agricole.

Les membres du Gouvernement ont salué les initiatives prises par le Ministère du Commerce en faveur de la baisse des denrées de première nécessité.

Evoquant la loi sur la parité, le ministre d’Etat, Awa Guèye Kébé, a fait le point au Conseil de la mise en place de l’Observatoire national sur la parité.

Le ministre chargé des Relations avec les Institutions, après avoir salué l’initiative du chef de l’Etat, a, à ce sujet, relevé la nécessité d’adjoindre à la loi sur la parité les  décrets d’application y afférents.

Le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :

Monsieur Ibrahima Gabar Diop, Général de division (Cr) à la retraite, est nommé Directeur général des ports du Sénégal ;

Monsieur Ousmane Dia, maître-assistant, enseignant-chercheur à la Faculté des Lettres et Sciences humaines de l’Ucad, est nommé Directeur du Centre national de formation et d’action (Cnfa), au Ministère de la Fonction publique et de l’Emploi, en remplacement de Monsieur Mbacké Faye.

Monsieur Abiboulaye Sidibé, Docteur en entomologie, est nommé Directeur régional du développement rural de Kaffrine ;

Monsieur Hamadou Baldé, ingénieur agronome, est nommé Directeur régional du développement rural de Sédhiou ;

Madame Tacko Diawara, ingénieur agronome, est nommé Directeur régional du développement rural de Saint-Louis ;

Monsieur Oumar Sané, ingénieur agronome, est nommé Directeur régional du développement rural de Diourbel ;

Monsieur Oumar Mbengue, ingénieur agronome, est nommé Directeur régional du développement rural de Louga, en remplacement de Monsieur Serigne Ababacar Diop ;

Monsieur Abdou Seydi, ingénieur agronome, est nommé Directeur régional du développement rural de Kolda.

 

Le Conseil des ministres s’est réuni, le jeudi 10 février 2011, à partir de 10 heures, au Palais de la République, sous la présidence de Son Excellence Maître Abdoulaye Wade, président  de la République.

Le chef de l’Etat a fait part au Conseil des audiences qu’il a accordées à plusieurs personnalités parmi lesquelles :

 

•     S.E. M Evo Morales, président de l’Etat plurinational de Bolivie ;

 

•     S.E. Monsieur Luis Ignacio Dasilva Lula, ancien président de la République fédérative du Brésil ;

 

•     Mme Irina Bokova, Directrice générale de l’Unesco ;

 

•     Mme Martine Aubry, Premier secrétaire du Parti socialiste français ;

 

•     Un groupe d’experts africains en Télécommunications de la société First Space Fiber, conduit par son président, Monsieur Amadou Diop, en présence du ministre chargé des Télécommunications.

 

 

 

Au titre de ses activités, le chef de l’Etat a informé avoir présidé la cérémonie officielle d’ouverture du Forum social mondial et la cérémonie d’ouverture de la 9ème  Assemblée mondiale du Forum des autorités locales sur l’inclusion sociale et la démocratie participative.

 

Il a également eu une séance de travail  avec le Comité national de l’énergie ainsi qu’une réunion consacrée à l’érosion côtière.

 

Le président de la République est ensuite revenu sur la mission qu’il a effectuée à Addis-Abeba (Ethiopie) pour participer à la 16ème Session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine sur le thème : « Valeurs partagées en Afrique : pour une plus grande unité et intégration ».

 

Au cours de cette mission, le chef de l’Etat a d’abord pris part à la réunion du Sous-Comité du Nepad sur les infrastructures en vue d’accélérer la mise en œuvre des projets et programmes.

 

Le chef de l’Etat a ensuite participé au 24ème Sommet du Comité d’orientation des chefs d’Etat et de Gouvernement du Nepad.

 

Dans son intervention, le chef de l’Etat, après s’être félicité de la nouvelle dynamique que connaît le Nepad, en particulier l’approche pragmatique de la mise en œuvre des projets d’infrastructures au niveau régional, a notamment insisté sur l’urgence liée à l’accélération de l’exécution des projets.

 

Par ailleurs, une consultation de haut niveau sur la Côte d’Ivoire a été tenue entre les membres du Conseil de paix et sécurité de l’Union africaine et les Etats membres de la Cedeao sous la présidence tripartite du chef de l’Etat nigérian, président en exercice de la Cedeao, de celui de la Mauritanie, président actuel du Conseil de paix et de sécurité et du Secrétaire général des Nations Unies.

 

Il s’agissait en particulier d’examiner les voies et moyens de parvenir à un règlement pacifique de la crise ivoirienne dans le respect strict des résultats du scrutin du 28 décembre 2010 consacrant M. Alassane Dramane Ouattara président de la République de Côte d’Ivoire.

 

Le président de la République a rappelé qu’une vingtaine de chefs d’Etat, ainsi que des invités dont S.E.M. Nicolas Sarkozy, président de la République française, président du G8 et du G20, S.E. M. Ban Ki Moon, Secrétaire général des Nations Unies et S.E.M. l’Ambassadeur Joseph Deiss, président de la 65ème Assemblée générale des Nations Unies, ont pris part la 16ème Session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat  et de Gouvernement de l’Union africaine.

 

En marge de ce Sommet, le chef de l’Etat s’est entretenu avec :

 

-     S.E.M. Nicolas Sarkozy, président de la République française ;

 

-     S.E.M. Ali Bongo Ondimba, président de la République gabonaise ;

 

-     S.E.M Denis Sassou N’Guesso, président de la République du Congo ;

 

-     S.E.M. Omar EL Béchir, président de la République du Soudan ;

 

-     M. Andris Pielbalgs, commissaire européen au développement.

 

Le président de la République a également accordé une audience aux responsables du Réseau gender is my agenda campaign (Gimac) qui réunit 55 organisations de la société civile plaidant, entre autres, pour une meilleure prise en charge de la dimension genre au sein de l’Union africaine.

 

Après Addis-Abeba, le chef de l’Etat s’est rendu a Paris dans le cadre du Projet Aladin pour la Mémoire de la Shoah, lancé en 2009 en souvenir à l’Holocauste et pour encourager le dialogue des cultures et des civilisations, en particulier le dialogue judéo-musulman.

 

Au cours de son séjour parisien, le chef de l’Etat a reçu en audience M. Dov Zerah, Directeur général de l’Agence française de développement.

 

En droite ligne avec sa politique de développement par les infrastructures, le chef de l’Etat, revenant sur l’audience accordée au groupe africain d’experts en télécommunications, a indiqué sa volonté d’élargir ce choix de développement aux infrastructures de télécommunication. Dans le souci de développer l’économie numérique et répondre aux exigences de connectivité, en particulier dans le domaine du télé-enseignement et de la télé-médecine, le président de la République a indiqué que l’Afrique devra renforcer ses infrastructures de télécommunications « large bande ».

 

A l’effet du renforcement du dispositif satellitaire africain existant, le chef de l’Etat a demandé la constitution d’un groupe élargi de travail, autour du groupe d’experts africains, en rapport avec l’Iut, le Nepad,  la Cedeao et la Commission de la connectivité. Il a été retenu d’organiser à Dakar, dès le mois prochain, une rencontre élargie du groupe d’experts.

 

Sous l’égide du Ministère des Télécommunications, il est demandé à ce groupe de travail d’élaborer une réflexion qui sera portée par le chef de l’Etat auprès de l’Union africaine.

 

Afin de saisir les opportunités technologiques dans le secteur de la santé, le chef de l’Etat a demandé au Gouvernement de concevoir un document de politique de la santé fondée sur le numérique, en vue de servir de document de base au Conseil présidentiel qui sera convoqué à cet effet. Il a, par ailleurs, instruit le ministre de la Santé d’engager la mise en œuvre d’un chantier de numérisation des carnets de santé.

 

Evoquant la rupture des produits anesthésiants dans certains hôpitaux de Dakar, le président de la République a donné des instructions au ministre de la Santé et de la Prévention, en relation avec le Premier ministre, de trouver des solutions pérennes pour mettre un terme à ces ruptures.

 

Dans le souci d’une prise en charge des préoccupations des acteurs du système éducatif, le président de la République a exhorté le Gouvernement à renforcer l’efficacité de sa politique de modernisation des modes de paiement, pour garantir la célérité et le respect de la périodicité des paiements.

 

Le chef de l’Etat a, une nouvelle fois, exprimé sa grande préoccupation face au phénomène de l’érosion côtière en Afrique. Il a, à ce sujet, particulièrement insisté sur la situation de l’île de Gorée, confrontée à l’action des vagues sur les côtes et a exhorté le Gouvernement à tout mettre en œuvre pour protéger cette île par un programme pertinent de lutte contre l’érosion côtière.

 

Le président de la République a, par la même occasion, annoncé la tenue d’un Conseil présidentiel sur ce phénomène et a demandé au ministre de l’Environnement et de la Protection de la nature de lui soumettre un projet pour la mise sur pied d’une commission  composée d’experts internationaux qui viendraient renforcer l’expertise nationale dans le cadre de la lutte contre l’érosion côtière.

 

Le chef de l’Etat a, dans cette même optique,  préconisé des solutions qui permettent de concilier l’efficacité dans la lutte contre l’érosion côtière et l’aménagement du cadre de vie avec la réalisation de ports de plaisance, de parcs aquatiques et d’aires de loisirs pour les populations. Il a, à cet effet, incité les opérateurs privés sénégalais à s’investir dans ce créneau  qui permet de joindre l’utile à l’agréable et procure une valeur ajoutée certaine pour notre pays.

 

Dans sa communication, le Premier ministre a informé le Conseil  de la réunion qu’il a tenue, le vendredi 04 février 2011, avec  les responsables des industries d’huilerie et les Directeurs généraux des Banques partenaires, pour procéder à un bilan d’étape de la campagne de commercialisation arachidière et corriger les importants dysfonctionnements causés par la faiblesse des financements.

 

Après avoir rappelé les efforts immenses consentis par l’Etat, en termes de subvention du prix au producteur et d’octroi de lettres de garantie pour mobiliser les sommes nécessaires au bon déroulement de la campagne, le Premier ministre a fait part de la mise en demeure qu’il a adressée aux huiliers de respecter les engagements qu’ils ont souscrits en libérant à bonne date la contrepartie financière des stocks livrés. Il était apparu, en effet, au 02 février 2011, que pour une collecte de 140.000 tonnes, seuls 40 % de la valeur avaient été payés, occasionnant un solde non apuré de plus de 15 milliards de francs Cfa.

 

Les huiliers, qui ont reconnu que ce retard leur est entièrement imputable, ont pris la résolution, avec l’assentiment du pool bancaire, de tout mettre en œuvre pour payer les producteurs dans un délai de 15 jours, a dit le Premier ministre qui a souligné, au passage, le rôle éminemment positif joué par la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal dont les diligences ont permis de combler le passif de la campagne 2010 et la restauration de la confiance entre industriels et banquiers.

 

Le Premier ministre est ensuite revenu sur la séance de travail qu’il a eue, le jeudi 03 février 2011, avec les Centrales syndicales de travailleurs, afin de valider le chronogramme proposé en vue de la tenue des élections de représentativité. A l’issue de cette rencontre à laquelle ont pris part les ministres d’Etat, chargés de la Fonction publique et des Organisations professionnelles, un arrêté rectificatif des règles d’organisation de ces élections a été pris, après avis du Conseil consultatif national du travail et de la sécurité sociale.

 

Le Premier Ministre a également fait part de la réunion interministérielle qu’il a présidée, consacrée au suivi des recommandations du Conseil présidentiel sur le Sport. A l’issue de cette réunion, qui  a porté essentiellement sur les questions relatives au financement et à la réforme du cadre juridique du sport, il a été décidé de :

 

1.    la mise en place d’un fonds de financement du Sport, logé au Comité National Olympique et Sportif Sénégalais (CNOSS), qui sera alimenté par divers concours attendus du secteur privé, des sociétés nationales et des entreprises du secteur parapublic ;

 

2.    l’élaboration d’un projet de Code du Sport qui prendra en compte les impératifs du sport de masse et les exigences de la haute compétition moderne.

 

A l’occasion de cette réunion, le mouvement sportif a salué et magnifié l’attention toute particulière du Président de la République pour la promotion des Sports, en organisant, pour la première fois au Sénégal, un Conseil Présidentiel sur le Sport.

 

Conformément aux instructions du Chef de l’Etat, le Premier Ministre a fait part de la réunion qu’il a tenue, le mercredi 9 février 2011, avec l’ensemble des centrales syndicales de travailleurs pour faire le point sur l’état des négociations entamées en vue de parvenir à une baisse de la fiscalité sur les salaires de nature à améliorer le pouvoir d’achat des travailleurs.

 

Après de larges discussions auxquelles ont pris part les Ministres d’Etat en charge de la Fonction Publique et de l’Emploi, du Travail et des Organisations professionnelles , le représentant du Ministre de l’Economie et des Finances empêché, et le Directeur Général des Impôts et Domaines, il a été retenu de reprendre les concertations avec les organisations professionnelles de travailleurs pour aboutir à une baisse significative mais raisonnable du taux d’imposition, eu égard à nos contraintes budgétaires et avant le 1er mai  2011.

 

Il s’agira, a dit le Premier Ministre, de promouvoir ainsi une plus grande justice sociale, au moyen d’une rationalisation du régime des exonérations fiscales, un élargissement de l’assiette de l’Impôt et une lutte plus soutenue contre les évasions fiscales.

 

Le Premier Ministre a, par ailleurs, informé le Conseil avoir représenté le Président de la République à la cérémonie d’inauguration de la 12ème édition de la Foire Internationale de l’Agriculture et des Ressources Animales (FIARA), qui se tient à Dakar, du 02 au 23 février 2011. Il est également revenu sur la Rencontre Régionale des Acteurs du Pouvoir Judiciaire sur le VIH et le Droit, qu’il a présidé le 07  février 2011.

 

Au chapitre de ses audiences, le Premier Ministre reçu diverses personnalités parmi lesquelles :

 

•     Son Excellence Madame Maria Elisa De LUSA, Ambassadeur du Brésil au Sénégal ;

 

•     Son Excellence Monsieur Jorge TOLEDO, Ambassadeur du Royaume d’Espagne  au Sénégal ;

 

•     Monsieur Habib FETINI, Représentant Résident de la Banque Mondiale au Sénégal, venu me faire une visite d’adieu ;

 

•     Monsieur Thierry VANDEVELDE, Directeur Exécutif de la Fondation Véolia-Environnement ;

 

•     Monsieur Abdou BAME GUEYE, Président de la Cour des Comptes.

 

Le  Ministre d’Etat, Ministre du Genre et des Relations avec les associations féminines africaines et étrangères est revenu sur l’audience que le Président de la République a accordée, en marge du Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine au Réseau Gender is My Agenda Campaign (GIMAC). A cette occasion, a-t-elle dit, les représentants de ce réseau ont remercié le Chef de l’Etat pour son soutien constant et déterminé en faveur de l’égalité de participation des hommes et des femmes aux efforts de développement national et communautaire. D’ailleurs, a informé le Ministre d’Etat, le Conseil Paix et Sécurité de l’Union Africaine a autorisé l’envoi d’une délégation de femmes africaines auprès de Madame GBAGBO pour tenter de trouver une solution négociée à la crise post électorale en Côte d’Ivoire.

 

Le Ministre d’Etat chargé de la Fonction publique a salué l’esprit de concertation dont le Premier Ministre est en train de  faire prévaloir au cours des négociations avec les syndicats et s’est dit convaincu de cette démarche inclusive.

 

Le Ministre d’Etat auprès du Président de la République, chargé de la Connectivité, s’est réjoui  de la politique de renforcement des infrastructures dans le domaine des télécommunications et des TIC qui contribuent à booster l’économie  Sénégalaise.

 

Le Ministre de l’Agriculture a évoqué la campagne de collecte de l’arachide qui a atteint, au niveau des huileries, la barre des 16 000 tonnes avec un rythme soutenu des cadences de livraisons. Il a toutefois déploré les retards de paiements des factures de livraison par les huiliers. Ces retards qui seront bientôt résorbés par d’importants financements attendus, sont, selon le Ministre, déjà fortement atténués   par la trituration en milieu rural et la diversification qui stabilisent et assurent la couverture des besoins alimentaires et sociaux des paysans.

 

Le Ministre  de l’Enseignement préscolaire, de l’Elémentaire, du Moyen secondaire et des Langues nationales  a fait part au Conseil  des différentes étapes de la visite, à Dakar, de Mme Irina BOKOVA, Directrice Générale de l’UNESCO qui s’est félicité du leadership de notre pays en matière du financement de l’Education et de sa capacité d’innovation dans ce secteur. Dans ce cadre, la Directrice Générale de l’UNESCO a demandé au Sénégal de présenter son modèle éducatif à l’occasion de la Conférence de Jomstien (Thailande) qui fera le bilan de l’Education  dix ans après l’édition de Dakar 2000.

 

Revenant sur la grève lancée par certains syndicats du Moyen secondaire, le Ministre a informé le Conseil que  les enseignants qui ont observé une grève pour cause de retard de paiement de salaire ne sont pas concernés par les ponctions qui font l’objet de contestation. En ce qui concerne l’annonce de ces syndicalistes de procéder à la rétention des notes, le Ministre a fait part au Conseil de l’illégalité d’une telle procédure d’autant que les notes appartiennent aux élèves et non aux enseignants.

 

Le Ministre du Commerce a fait part au Conseil de la validation, par les Conseils régionaux de la consommation, des nouveaux prix des denrées de première nécessité fixés par Arrêté. Il a relevé que la Société de Promotion et de Commercialisation du riz local a déjà démarré ses activités préparatoires et de recherche de financement auprès de la Caisse Nationale de Crédit Agricole.

 

Les membres du Gouvernement ont salué les initiatives prises par le Ministère du commerce en faveur de la baisse des denrées de première nécessité.

 

Evoquant la loi sur la parité, le Ministre d’Etat Awa Gueye KEBE, a fait le point au Conseil de la mise en place de l’Observatoire national sur la parité.

 

Le Ministre chargé des Relations avec les Institutions, après avoir salué l’initiative du Chef de l’Etat, a, à ce sujet, relevé la nécessité d’adjoindre à la loi sur la parité, les  décrets d’application y afférents.

 

Le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :

 

•     Monsieur Ibrahima Gabar DIOP, Général de Division (CR) à la retraite, est nommé Directeur Général des Ports du Sénégal ;

 

•     Monsieur Ousmane DIA, Maître-assistant, Enseignant-Chercheur à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’UCAD, est nommé Directeur du Centre National de Formation et d’Action (CNFA), au Ministère de la Fonction publique et de l’Emploi, en remplacement de Monsieur Mbacké FAYE.

 

•     Monsieur Abiboulaye SIDIBE, Docteur en Entomologie, est nommé Directeur Régional du Développement Rural de Kaffrine ;

 

•     Monsieur Hamadou BALDE, Ingénieur agronome, est nommé Directeur Régional du Développement Rural de Sédhiou ;

 

•     Madame Tacko DIAWARA, Ingénieur agronome, est nommé Directeur Régional du Développement Rural de Saint-Louis ;

 

•     Monsieur Oumar SANE, Ingénieur agronome, est nommé Directeur Régional du Développement Rural de Diourbel ;

 

•     Monsieur Oumar MBENGUE, Ingénieur agronome, est nommé Directeur Régional du Développement Rural de Louga, en remplacement de Monsieur Serigne Ababacar DIOP ;

 

•     Monsieur Abdou SEYDI, Ingénieur agronome, est nommé Directeur Régional du Développement Rural de Kolda.

 

 

Le ministre d’Etat Me Madické Niang, qui poursuit sa visite de travail en Russie, a été reçu par  Sergey Kirienko, président de l’Agence fédérale russe de l’énergie atomique (Rosatom), par ailleurs ancien Premier ministre de la Russie. Au cours de ces  échanges, informe un communiqué du ministère des Affaires étrangères, Me Madické Niang a fait part à son interlocuteur de tout l’intérêt que le Sénégal nourrit pour la coopération avec la Russie dans le domaine de l’énergie nucléaire et de la conviction du président Wade que ce type d’énergie peut permettre la satisfaction des besoins de notre pays dans ce domaine.

Pour la mise en œuvre de cet engagement, ajoute le communiqué, la partie russe s’est dite prête à accueillir une délégation d’experts sénégalais spécialisés dans ce secteur, pour des séminaires de formation, à l’image des sessions qui ont été tenues à  Dakar  au mois de mars 2010 avec la visite d’experts russes.

En réponse au président de la Rosatom, le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères s’est engagé à informer son collègue en charge de l’Energie afin qu’une mission d’experts soit dépêchée en Russie pour participer aux séminaires de formation et visites de centrale et qu’au retour de celle-ci, un mémorandum proposé par la partie russe puisse être signé en toute célérité. En outre, le ministre d’Etat s’est intéressé aux activités d’Oleg Kirievsky, de la société russe Gazprom qui souhaiterait implanter au Sénégal des sociétés productrices de gaz butane et construire des stations modernes de distribution d’essence. Madické Niang a aussi eu une rencontre avec les autorités du ministère russe des Ressources naturelles à l’issue de laquelle il est envisagé la signature d’un mémorandum d’entente entre les ministères des Mines russe et sénégalais pour définir le cadre juridique et les conditions de partenariat en vue d’aider à l’élaboration de la carte minière du Sénégal. Dans le même sillage, le chef de la diplomatie sénégalaise a eu une rencontre avec plusieurs investisseurs russes dont Oleg Trofimov, directeur général de la société russe Mosfish qui vient de créer à Mbour une usine de transformation de poisson d’un coût de 4 millions d’euros dont l’inauguration est prévue le 1er avril prochain.

Aliou KANDE

 

La Coordination départementale des femmes de Thiès pour la réélection d’Abdoulaye Wade (Codefraw), dirigée par Ndèye Fatou Ndiaye, a organisé, le dimanche 06 février à Ndouff, Communauté rurale de Ndiéyène Sirakh (arrondissement de Khombole) un meeting de soutien au président Abdoulaye Wade.

Ce rassemblement, placé sous le parrainage du ministre Serigne Mbacké Ndiaye, a vu la présence des ministres d’Etat Moustapha Sourang et Innocence Ntap Ndiaye et du ministre Khady Mbow, mais aussi du président de la Communauté rurale de Ndiéyène Sirakh, Serigne Fallou Fall. Ils ont tous félicité leurs sœurs  de Thiès pour la mobilisation qu’elles ont faite. Les intervenants qui se sont succédé au podium ont tous pris l’engagement de renforcer l’unité des Libéraux dans le département de Thiès pour donner au président Abdoulaye Wade une large victoire en 2012.

Clôturant le meeting, le ministre Serigne Mbacké Ndiaye a remercié la Codefraw pour son engagement auprès du président de la République, mais aussi pour l’avoir choisi comme parrain de cette manifestation. Il est revenu sur le bilan « largement positif » du président Abdoulaye Wade avant de lancer un appel à  l’unité. Il s’est, en outre, engagé à mener et à gagner la bataille de Thiès avec tous les Libéraux dont le seul objectif est de servir le pays et le Secrétaire général national du Parti démocratique sénégalais (Pds). Il a, aussi, annoncé la tenue prochaine d’une réunion de tous les responsables du département en vue de l’élaboration d’un programme d’activité avant d’annoncer qu’un grand meeting se tiendra à  Khombole dans le courant du mois de mars.

Aly DIOUF

 

 

 

Pour M. Oumar Sarr, le président de la Commission électorale de l’Alliance sopi pour toujours, « le Sénégal vient d’apporter la preuve  de son enracinement dans les vertus de la démocratie et de l’Etat de droit » avec les conclusions de la mission d’audit du fichier électoral. Une vision que partage son collègue de la majorité présidentielle, M. Babacar Fall, responsable de Aj/Pads pour qui « il est temps pour l’opposition d’arrêter de faire de cette question un débat politicien et de se préparer en vue de la présidentielle de 2012. » Mais les récriminations de l’opposition sont tranchantes. Ainsi, M. Serigne Mbaye Thiam, secrétaire national du Ps chargé des Affaires juridiques et électorales, estime que les 108 recommandations émises par la mission d’audit sont la preuve que beaucoup, pour ne pas dire tout, reste à faire pour apaiser le front électoral. Verra-t-on zéro contestation en 2012 ? En tout cas, la mission d’audit a apporté des conclusions on ne peut plus claires

Restaurer la confiance

Il faudra bien se résoudre à trouver une issue au lancinant débat sur le fichier électoral qui pollue le jeu politique depuis la réélection au premier tour du président Wade, en 2007. Lui trouver une issue et, surtout, le dépasser. L’onde que l’on croyait positive, après le consensus de tous les acteurs sur la sincérité des élections locales de 2009 –marquées par la victoire de « Bennoo siggil Senegaal » dans les grandes villes-, n’a rien pu y faire, l’opposition s’arc-boutant dans une thématique de suspicion, alors qu’un an nous sépare  maintenant de l’échéance de février 2012.

Au finish, le débat politique, dans son versant électoral, s’est perdu depuis quatre ans dans un flot de récriminations entre accusations de fraude, d’une part, contre imputations de manque de fair-play après défaite, d’autre part. Au détriment, bien sûr, des programmes et de l’ambiance politique. C’est de bonne guerre. C’est surtout une marque de fabrique de la démocratie sénégalaise. Mais, jusqu’à quand le fichier électoral continuera-t-il à être une pomme de discorde ? Certes, c’est une thématique très porteuse pour l’opposition, mais n’est-elle pas en même temps un argument bien commode ? De tous les échos, il est le plus sonore, alors que les demandes programmatiques sont très fortes : bonne gouvernance, crise énergétique, agriculture, éducation, crise de l’emploi, lutte contre la pauvreté…

Aucune contestation n’avait terni la composition de la mission d’audit, encore moins la pertinence de sa démarche. Maintenant qu’elle a livré son verdict, la classe politique, en particulier l’opposition, peine à franchir le pas de l’acceptation de ses conclusions. Des avancées notables ont été obtenues et il ne faut pas cracher là-dessus. En février 2009 déjà, un audit avait été organisé par le ministre de l'Intérieur avec les partis politiques, mais l'opposition avait boudé les travaux. Bis repetita, le gouvernement avait remis l’ouvrage sur le métier pour restaurer la confiance entre les acteurs du processus électoral.

Le 05 mai 2010, le président de la Commission électorale nationale autonome (Cena), Doudou Ndir, recevait le chef de la délégation de l’Union européenne et l’ambassadeur des Etats-Unis pour poser les jalons d’un nouveau départ, comme le réclamait avec insistance le président Wade. Au sortir de cette rencontre, les deux diplomates avaient annoncé l’arrivée d’une mission d’exploration chargée de mettre en forme les critères de l’audit du fichier électoral. Ce qui a été brillamment fait.

Une mission d’assistance technique et exploratoire, constituée de trois experts, un Canadien, un Béninois et un Sénégalais, a ainsi séjourné au Sénégal à partir du 10 mai 2010. Pendant deux semaines, ces experts internationaux ont, après un consensus avec les différents acteurs de la scène politique, élaboré les termes de références et les critères de l’audit du fichier électoral. Ils ont posé des questions, se sont déplacés, ont recueilli les avis des uns et autres et, dans la mesure du possible, essayé de donner un visage humain au corps électoral sénégalais.

Comme pour tout audit, les trois experts ont fait des constats et émis des recommandations liées surtout à la biométrie et à l’inscription des jeunes sur les listes électorales. Ils ont surtout dit que le fichier électoral sénégalais est crédible pour servir de base à un scrutin sincère, mais les acteurs doivent corriger les manquements notés, notamment en ce qui concerne l’identification de la résidence des inscrits sur les listes électorales. C’est tout. Faut-il maintenant jeter le bébé avec l’eau du bain ? Les interrogations affleurent. Quoi offrir de plus ? Quels nouveaux gages de bonne volonté présenter ? A un an de la prochaine présidentielle, le débat est figé dans cet entre-deux eaux de méfiance-surveillance, plombant ainsi quelque part les chances de voir zéro contestation dans douze mois. L’essentiel est qu’aujourd’hui, si fraude doit y avoir, ce ne pourrait être avec « ce fichier-ci », surveillé comme du lait sur le feu par le Comité de veille (composé du ministère de l’Intérieur, de la majorité, de l’opposition et de la société civile) du processus électoral qui attend toutefois de connaître son président consensuel.

 

Par Samboudian KAMARA

 

 

Président de la commission électorale nationale de l’Alliance sopi pour toujours (Ast), Oumar Sarr estime que les résultats de l’audit international du fichier électoral montrent que celui-ci est « fiable et crédible ». M. Sarr invite déjà l’opposition à respecter le verdict des urnes en 2012.

Le fichier électoral est fiable, selon le président de la Commission nationale électorale de l’Alliance sopi pour toujours (Ast). Pour  Oumar Sarr, les résultats de l’audit international effectué par des experts de l’Union européenne, de l’Allemagne, des Etats-Unis et des partis politiques sénégalais attestent de la « fiabilité et de la crédibilité du fichier ». « Avec les résultats de l’audit international du fichier, le Sénégal est honoré, nous osons espérer que l’ensemble des acteurs politiques s’engagera à respecter le verdict sorti des urnes le soir de la présidentielle du 26 février 2012 », souligne M. Sarr qui a récemment animé une conférence de presse sur les résultats de l’audit du fichier.

Le ministre d’Etat, ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat est d’avis qu’à travers les conclusions de l’audit, « le Sénégal vient d’apporter la preuve  de son enracinement dans les vertus de la démocratie et de l’Etat de droit ». Le ministre soutient que l’enquête menée sur  l’ensemble du territoire national par les experts a permis d’affirmer que « les citoyens manifestent une confiance à l’administration». Selon M. Sarr, 93% des électeurs se déclarent satisfaits de l’emplacement de leur bureau de vote et seuls 7% le trouvent trop éloigné.

Oumar Sarr informe également que 82% des citoyens sénégalais majeurs sont inscrits sur le fichier électoral. 97% des inscrits ont pu formellement être identifiés comme résidents ou ayant résidé dans le quartier ou le village du lieu de vote », selon le ministre qui estime que l’atteinte de ce pourcentage est, pour les experts, un paramètre de confiance et de fiabilité d’un fichier.

L’audit révélé que les modalités opérationnelles mises en place au Sénégal pour la révision des listes électorales permettent aux citoyens de bénéficier de toutes les facilités d’inscription sur les listes électorales. Il suffit de disposer d’une carte d’identité nationale numérisée, d’avoir l’âge de voter ». Selon Oumar, les experts ont conclu que les données biométriques du fichier sont authentiques. Sur les rumeurs concernant le différentiel entre le fichier de la Daf et celui de la Cena et le million d’étrangers prétendument inscrits sur le fichier électoral, le ministre d’Etat s’est félicité de la non-confirmation des accusations de l’opposition.  « L’audit a pu confronter les informations obtenues de la Cena et de la Daf sur le doute laissé dans l’opinion en 2007, après l’exercice de la refonte, lorsque la Cena avait annoncé un nombre d’électeurs inscrits de 3,7 millions, peu après  que le ministère de l’Intérieur a annoncé un total d’électeurs dans le fichier de 4,9 millions.

La raison de cette rumeur s’explique par le fait que la Daf avait, dans un premier temps, remis à la Cena un Cd-Rom pour lequel les procédures de copie n’avaient pas été complétées. La révision de la copie du Cd-Rom fut réalisée en quelques heures, alors que l’information avait déjà été diffusée auprès de l’opinion », a expliqué le ministre d’Etat.

En ce qui concerne la rumeur sur le prétendu million d’étrangers inscrits dans le fichier, le ministre a expliqué que le rapport laisse entendre que les données du dernier recensement général de la population, datant de 2002, indiquent une proportion de 1% d’étrangers au Sénégal. Il en déduit : « réaliser des projections spécifiques sur l’évolution des non nationaux jusqu’en 2010 ne serait pas raisonnable en l’absence de fichiers appropriés. Il est déraisonnable de laisser croire que de telles proportions d’étrangers sont inscrites sur le fichier électoral ». Tout en prenant acte des recommandations formulées par les auditeurs pour  optimiser la qualité des procédures et les données biométriques, le ministre a dit que celles-ci ne sauraient entacher la crédibilité du fichier électoral ».

Babacar DIONE

Membre du bureau politique du Ps, M. Serigne Mbaye Thiam est également l’un des plénipotentiaires de la principale coalition de l’opposition, « Benno siggil Senegaal ». Dans cet entretien, il affiche son pessimisme après le rapport des auditeurs du fichier électoral. A ses yeux, le nombre de recommandations émises par la mission d’audit inclinent à faire croire que la sincérité des scrutins à venir, en particulier la présidentielle de février 2012, n’est pas encore garantie…

Comment accueillez-vous le rapport d’audit indépendant du fichier électoral ?                                                             Avec beaucoup d’intérêt. J’ai l’avantage de faire partie de ceux qui ont suivi la mission d’audit du fichier électoral de bout en bout, depuis la mission exploratoire jusqu’à la restitution finale au comité technique et au comité de pilotage. Cette mission a permis d’avoir beaucoup d’informations utiles. Elle a aussi abouti à des recommandations qui, mises en œuvre, peuvent améliorer la gestion du fichier électoral. Mais je suis aussi resté sur ma faim sur d’autres aspects. Il y a des pistes d’audit que la mission n’a pas explorées. Et certaines de ces pistes étaient essentielles pour fonder une opinion professionnelle crédible et définitive sur le fichier.

Pouvez-vous donner des exemples ?                                                                                                                                    Bien sûr. Je vais citer quelques diligences d’audit qui, à mon avis, auraient utilement complété celles menées par les experts et permis ainsi de lever ou de confirmer définitivement certains doutes et suspicions.

La controverse sur le fichier électoral venant de la présidentielle de 2007, le fichier de 2007 aurait dû faire l’objet d’un contrôle particulier. Ce qui n’a pas été le cas. Les experts n’ont audité que le fichier disponible au mois de décembre 2010. Et un contrôle spécifique aurait consisté à choisir un échantillon aléatoire de votants sur les listes d’émargement de la présidentielle de 2007 archivés au Conseil constitutionnel et à vérifier leur existence sur le fichier. Aucun contrôle spécifique n’ayant été fait sur ce fichier  de 2007, l’audit ne permet donc pas de lever les accusations de fraude lors de cette élection.

Deuxième piste d’audit qui devait être explorée : choisir parmi les électeurs ayant eu un jugement supplétif en 2005-2006, donc durant la période de refonte totale du fichier, un échantillon aléatoire et vérifier leur nationalité. Les accusations d’inscription d’étrangers sur la base d’un simple extrait de naissance concernaient surtout ceux-là qui ont eu un jugement supplétif à l’occasion d’audiences foraines organisées au moment de la refonte.

Troisième piste d’audit qui aurait dû être explorée : les enquêtes de terrain auraient dû être menées suivant deux directions qui sont « listes à populations » et « populations à listes ». Or seuls les résultats de la direction « listes à populations » ont été fournis, la deuxième direction ne semble pas avoir été menée.

Bouteille à moitié vide ou à moitié pleine, que retenir de ce rapport dans ses aspects crédibilité et validité du fichier électoral ?                                                                                                                                                                        Les auditeurs ont eux-mêmes noté des lacunes importantes sur la situation de l’état-civil au Sénégal et ces lacunes se répercutent nécessairement sur la fiabilité et la crédibilité du fichier électoral. Il y a, bien sûr, des aspects positifs qui ont été relevés. C’est certainement pourquoi Madame l’Ambassadeur des Etats-Unis a parlé de « bases fiables et crédibles ». Son appréciation a été donc très mesurée, car on peut bien avoir des fondations fiables et crédibles et construire du toc dessus. Si le fichier était suffisamment fiable et crédible pour permettre des élections incontestables, la mission d’audit n’aurait pas abouti à 108 recommandations. Il faut donc mettre en œuvre les recommandations et les mesures d’accompagnement qu’appellent certains constats alarmants des experts.

Quels sont ces constats alarmants ?                                                                                                                               Pour illustrer, j’en citerai deux.

L’audit a révélé qu’il y a plus d’un million, plus exactement 1.324.963 photographies de piètre qualité qui ne permettent pas une identification fiable de l’électeur. La mesure d’accompagnement qu’appelle un nombre aussi élevé, c’est d’arrêter le vote à 18h. Avec ce niveau impressionnant de photographies de mauvaise qualité, on comprend maintenant pourquoi le pouvoir avait tenu à ce qu’on vote en 2007 la nuit, jusqu’à des heures de crime.Il résulte aussi des conclusions de l’audit que « La non-exhaustivité des recherches des inscriptions multiples affecte la crédibilité du fichier électoral ». Ce constat exige que l’on utilise le spray à la place de l’encre indélébile lors des élections de 2012, seul moyen de garantir un vote unique, même en cas d’inscriptions multiples.

Vous relevez particulièrement des impairs dans le volet « biométrie » du fichier électoral. Quels sont-ils ?                      Les deux constats relevés dans la réponse précédente constituent des impairs décelés dans le volet « biométrie ». Il s’y ajoute que la conclusion de l’expert en biométrie est sans appel sur les conditions d’utilisation du fichier pour les élections de 2012. Dans la synthèse, l’expert écrit « Les préalables sont :… » et après avoir cité quatre préalables, l’expert émet l’opinion suivante : « Une fois cela réalisé, il n’y a aucune objection sur le plan biométrique d’utiliser le fichier électoral résultant en 2012 ». Ce qui veut dire que l’audit ne peut garantir l’utilisation du fichier actuel en 2012 que si ces quatre préalables sont levés.

Propos recueillis par Samboudian KAMARA

 

 

Traduite dans différentes langues locales, la chartre de bonne gouvernance démocratique issue des assises nationales propose plusieurs réformes notamment dans celles des institutions politiques et des secteurs de santé et d’éducation. L’équipe des assises était, ce samedi, à Rufisque pour une journée de restitution.

De nouvelles institutions et des réformes dans divers secteurs prioritaires, c’est ce que propose la charte de bonne gouvernance démocratique, élaborée par les différentes parties prenantes à l’issue des Assises nationales.

A l’occasion de la première journée de restitution organisée ce week-end, dans le département de Rufisque, Amadou Mactar Mbow, le président des Assises nationales a souligné que ce document n’est pas sorti de la tête d’une seule personne, mais qu’il constitue la synthèse de différentes propositions et réflexions des sénégalais. « Il a été élaboré à partir des études et des rapports présentés par tous les départements du Sénégal et par les différentes commissions techniques à la suite d’une grande réunion tenue à Saly pendant trois jours », a-t-il indiqué. Mieux, a ajouté Samba Sy du comité départemental des assises à Rufisque, « cette chartre est aujourd’hui l’engagement pris par les sénégalais dans leur diversité pour dresser un canevas pour leur pays ».

Relatant cet « engagement » des sénégalais, Amadou Moctar Mbow souligne que Sénégal a besoin d’une « reformation de toutes ses institutions politiques » afin de s’engager dans une ère nouvelle. A cela, il faut ajouter les réformes nécessaires dans les politiques économiques, de santé et d’éducation. Dans ce dernier point, M. Mbow estime que « nous sommes dans un monde nouveau où le savoir devient un élément essentiel de transformation et de progrès de nos sociétés ». Il faut alors, selon lui, que les populations puissent s’approprier « le savoir faire technologique le plus élevé et le maîtriser ».

Pour une plus grande diffusion et accessibilité, cette chartre de bonne gouvernance a été traduite dans différentes langues africaines telles le wolof, le pulaar, le soninké, le socé, le diola, le mandingue et le sérère. L’équipe des assises  prépare un autre chantier, celui d’une nouvelle constitution. Un texte qui naîtra de toutes les propositions des sénégalais et conformément aux engagements pris dans la charte de bonne gouvernance.

Le département de Rufisque avait démarré les premières consultations citoyennes, c’est pourquoi il accueille l’organisation de la première journée de restitution. En plus du président et des vice-présidents des Assises nationales, plusieurs leaders de parti étaient présents à Rufisque tels Moustapha Niasse, Ousmane Tanor Dieng, Amath Dansokho, Mamadou Lamine Diallo, El Hadj Momar Samb, Pape Demba Sy etc.

 

Maguette NDONG

 

L’Alliance sacrée pour la cause nationale (Ascan) s’est félicitée de la baisse des prix des denrées de consommation courante. La diection de Ascan a invité toutes les formations politiques à apprécier à sa juste valeur les conclusions de l’audit indépendant du ficher électoral.

La baisse des prix des denrées de première nécessité a été bien accueillie par l’Alliance sacrée pour la cause nationale (Ascan).

«Le bureau politique accueille avec beaucoup de soulagement les mesures courageuses consenties par le gouvernement allant dans le sens de baisser de façon significative les prix des denrées de première nécessité », a expliqué, hier, Pape Moussa Mbaye, le porte-parole du parti, lors de la conférence de presse qui a suivi la rencontre du bureau politique.

Considérant la crise énergétique qui secoue aujourd’hui le Sénégal, le bureau politique demande au gouvernement de trouver à court terme des solutions ponctuelles pour permettre aux populations de disposer d’électricité et de gaz en quantité suffisante et à des prix abordables. Selon M. Mbaye, le bureau politique a fortement recommandé le gouvernement de lancer un signal fort allant dans le sens de la restructuration du secteur par la définition d’une politique énergétique qui intègre dans sa stratégie les formes nouvelles comme le solaire.

L’audit du fichier électoral a également retenu l’attention d’Abdou Khadre Ndiaye et ses partisans. Ils se sont réjouis des conclusions des experts de la mission d’audit, «attestant définitivement de la fiabilité et de la crédibilité du fichier électoral».

Le bureau politique d’Ascan invite à cet effet toutes les formations politiques à apprécier à sa juste valeur les conclusions sur l’audit et d’inscrire leurs actions dans le sens de l’apaisement du jeu politique. Sur un autre registre, Ascan constate «avec regret la prolifération de discours tendant à inciter les populations au soulèvement et à la violence sous prétexte d’un comparatisme non fondé entre la situation que traverse le Sénégal et le mouvement de protestation dans le monde arabe».

Selon Ascan, toutes les forces de la nation confondues se doivent, par respect à la République, d’œuvrer au maintien de la paix et à la cohésion sociale.

C’est pourquoi le bureau politique invite la jeunesse à la vigilance pour éviter la manipulation.

 

Aliou KANDE

 

 

Venue en visite de courtoisie, en marge du Forum social mondial, la délégation du  Conseil national économique et social  (Cnes) d’Algérie,  conduite par son président, Mohamed-Seghir Babès, a eu droit à une séance de travail très fructueuse avec leurs homologues sénégalais.

Ousmane Masseck Ndiaye et ses hôtes ont passé en revue toutes les questions relatives à la vie de leurs institutions et de la coopération entre nos deux pays. Ousmane Masseck Ndiaye a soutenu que les deux institutions peuvent contribuer au développement économique et social de l’Afrique.

Le président du Ces a dit sa conviction que l’instauration prochaine d’un conseil des affaires entre nos deux pays contribuera à renforcer la coopération économique. Il a ajouté que les conseils économiques ont un rôle central à jouer dans le raffermissement de nos relations. Il attend beaucoup de la prochaine rencontre entre les deux institutions en marge de la rencontre de Dakar pour approfondir les échanges.

Se basant sur la dimension des liens historiques entre le Sénégal et l’Algérie, Mohamed-Seghir Babès, le président du Conseil national économique et social algérien, a soutenu que l’axe Alger-Dakar est stratégique. Il a rappelé la longue lutte coloniale que nos pays ont du mener pour se libérer de la domination étrangères.

De son côté, l’ambassadeur d’Algérie à Dakar a dit son souhait de voir la grande commission mixte de coopération se réunir rapidement pour permettre aux opérateurs privés de disposer des instruments juridiques de protection et d’incitation afin d’exploiter le potentiel énorme que regorge nos deux pays.

Le premier point de discussion des deux délégations avait porté sur les préparatifs de la rencontre internationale des conseils économiques et sociaux et organismes affiliés, prévue à Dakar, les 12, 13 et 14 avril 2011. A ce sujet, Mme Bâ, conseiller spécial du président du Ces sénégalais a fait une présentation des différents panels retenus dans l’agenda de cette rencontre internationale. Les délégations des conseils économiques et organismes affiliés sont appelés à débattre et à évaluer les politiques sociales en matière d’emploi dans la monde.

Le secrétaire général du Conseil économique du Sénégal a fait, pour sa part, une présentation détaillée des différents thèmes inscrits au menu des travaux des différentes commissions techniques de l’institution de conseil. Ainsi, entre autres sujets, les conseillers économiques et sociaux vont plancher, durant l’année 2011, sur une vingtaine de sujets portant sur l’efficacité du système fiscal, le système de protection et le financement de la santé, les stratégies et le financement de l’éducation, etc.

En novembre 2010, le président du Conseil économique et social du Sénégal, Ousmane Masseck Ndiaye, avait effectué une visite de travail et d’amitié en Algérie sur invitation de son homologue algérien, Mohamed-Seghir Babes.

Mbaye Sarr DIAKHATE

 

Bassirou Kébé a effectué, samedi dernier, une tournée-marathon d’information et de remobilisation des troupes. A cette occasion, il a annoncé que le Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye et le ministre d’Etat Karim Wade procéderont, le 19 février prochain, au lancement des travaux de bitumage de la route allant de Keur Madiabel à Wack-Ngouna.

Le leader du Pds, Bassirou Kébé, a effectué une tournée-marathon d’information et de remobilisation des troupes en perspective des élections présidentielles de 2012. Bassirou Kébé, par ailleurs directeur national du projet de la protection de l’enfant, a entamé cette tournée par Keur Madiabel, puis Ndramé-Escale, Keur Madongo, Keur Maba Diakhou en passant par Darou-Matar, un fief religieux.

Partout, il a été accueilli par les responsables et les militants qui ont réaffirmé leur attachement et leur fidélité à leur secrétaire général national, Me Abdoulaye Wade. Aussi ces derniers ont-ils pris le ferme engagement de le réélire dès le premier tour en 2012.

Bassirou Kébé a rappelé que durant les dix années de règne du président Wade, il n’y a que des réalisations positives à travers le Sénégal, précisant que l’arrondissement de Wack-Ngouna en a beaucoup bénéficié. Sur le plan des infrastructures, il a salué la belle réalisation qu’est cette nouvelle route bitumée entre Keur Madiabel et Kaolack. Aussi, a-t-il mis l’accent sur les pistes allant dans le sens du désenclavement du département de Nioro, mais aussi de l’arrondissement de Wack-Ngouna. De plus, il a annoncé que le Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye et le ministre d’Etat Karim Wade procéderont, le 19 février prochain, au lancement des travaux de bitumage du tronçon allant de Keur Madiabel à Wack-Ngouna.

Autres réalisations, Bassirou Kébé a expliqué que sur le plan de l’éducation dans ce département, en 2004, il y avait 175 écoles primaires, précisant qu’en 2010, ce nombre est passé à 255. Selon lui, Keur Madiabel dispose de deux lycées et l’arrondissement de Wack-Ngouna près de 6 collèges. « L’opposition passe tout son temps à dire que nous sommes en train de tromper les paysans. Cela est tout a fait faux », a soutenu le leader du Pds. Selon lui, la réalité sur le terrain prouve à suffisance que les paysans ont compris que le président de la République et son gouvernement ont énormément mis d’argent pour la prise en charge des populations rurales. Ainsi, il a cité l’octroi d’intrants comme les engrais, de semences a suffisance, etc. Et il a tenu à rappeler qu’avec la Goana, des productions record ont été constatées dans l’arrondissement de Wack-Ngouna, soulignant que la diversification des cultures en cours est une réalité partout.                  

Oumar Ngatty Ba

 

 

Le Bureau politique du Parti socialiste a jugé « dérisoires » les mesures intervenues pour faire baisser les prix de certaines denrées de première nécessité.

Dans une déclaration, le Bureau politique du Parti socialiste, réuni le mercredi 2 février, a jugé dérisoire les baisses sur les prix de certaines denrées de première nécessité. « La faiblesse relative des baisses annoncées, entre 5 et 100 francs, préjuge de leur impact nul sur le panier de la ménagère », lit-on dans le document. Aux yeux des socialistes, ces baisses à la marge intervenues sur quelques produits et denrées ciblés, sans concertation, n’auront aucune incidence significative sur l’érosion du pouvoir d’achat.

De plus, elles sont limitées dans le temps avec un maximum de 4 mois aux termes desquels l’environnement concurrentiel international impose le retour au statu quo ante c’est-à-dire au régime de la liberté avec toutes les conséquences frustrantes qui peuvent en découler pour les consommateurs. En guise de solution, les socialistes proposent « une réduction drastique » du train de vie du régime libéral et la suppression de toutes « les niches de gaspillages » des ressources publiques pour permettre à l’Etat de subventionner les prix des denrées de consommation courante. De même, estiment-ils, le gouvernement peut, d’ores et déjà, imaginer des formules de régulation des comportements de marges des distributeurs sous le contrôle des agents du Ministère du Commerce eux-mêmes mis dans les conditions optimales de travail.

S’agissant de la politique énergétique, le Ps a jugé « d’intolérable », la situation de la Senelec qui ne se contente plus d’imposer des délestages aux populations mais les soumet désormais à un véritable rationnement de l’électricité. Pour le Ps, il est clair que les solutions « de courte vue » jusqu’ici préconisées ne font qu’aggraver la situation de la Senelec plombée par un management déficient.

Les rationnements de l’électricité résultent d’une trésorerie éprouvée par les dépenses de gaspillage et par une politique d’approvisionnement qui expose la Senelec à des spéculateurs.

 

El Hadji Massiga FAYE

 

Le coordonnateur de la Cap 21, le Pr. Iba Der Thiam, qui s’est réjoui de la position du président des Assises sur la crise casamançaise, commente, dans cet entretien, quelques points saillants de l’actualité nationale et internationale. Il estime que le Sénégal ne peut être comparé à la Tunisie et à l’Egypte.

Le président des Assises, M. Amadou Mahtar Mbow, vient de présenter une proposition consistant à créer un groupe de contact  sur la Casamance et celle d’une Commission nationale de suivi des négociations pour la recherche d’une paix définitive dans le Sud du pays. Que pensez-vous de cette proposition, en votre qualité de Coordonnateur de la Cap 21 ?

Notre structure, qui se réunit tous les lundis, n’a pas  encore discuté de ces deux propositions.

Tout ce que je peux dire, relève donc de mon opinion personnelle. En ce qui me concerne, je considère que toute proposition, qui estime que la question casamançaise doit désormais être abordée comme une cause nationale et que la recherche de la paix incombe à tout le pays, doit être accueillie avec intérêt et saluée comme un pas vers la bonne direction, quelle qu’en soit la provenance.

De même, quand les responsables des Assisses estiment que la crise casamançaise doit être élevée au rang d’une priorité nationale, qui requiert la mobilisation de toutes les forces vives du pays, hors de toute préoccupation partisane, nous devons nous en réjouir, car le Sénégal, ne l’oublions jamais, est notre patrie commune. Ce langage a toujours été invariablement le nôtre. Si d’autres le partagent, nous ne pouvons que nous  en réjouir. La stabilité, la réconciliation entre ses fils, la préservation de l’intégrité territoriale du Sénégal, gages de sa stabilité et de sa victoire contre le sous-développement nous concernent tous. Pour toutes ces raisons, sans me prononcer sur la composition des structures proposées (sur lesquelles aucun désaccord sérieux ne saurait, à mon avis, se cristalliser), faute du temps nécessaire, j’accueille favorablement cette initiative parce qu’elle est conforme à l’intérêt supérieur de la nation, qui constitue ma seule gouverne et mon unique raison de vivre.

J’aime mon pays, « comme on aime une femme », ainsi que disait l’autre, et je n’agis que pour soutenir ce que je considère comme compatible avec le bonheur de ses populations.

La situation qui a sévi en Tunisie vient de gagner l’Egypte. Certains établissent des comparaisons avec certains pays d’Afrique au Sud du Sahara. Qu’en pensez-vous ?

Il est vrai qu’il existe, en Afrique au Sud du Sahara, certains régimes encore autoritaires. Mais, ils n’ont rien de comparable avec ce qui a existé dans les deux pays que vous citez.  Cela dit, je pense que cette comparaison ne peut en aucune manière concerner notre pays, parce que la cause  des crises que vous évoquez réside essentiellement dans un déficit cruel de démocratie, de liberté, de justice et de dignité des pays que vous avez cités, pays considérés par leurs manifestants comme dirigés par des dictateurs dont l’un a fait 23 ans au pouvoir, l’autre 30 ans, périodes au cours desquelles leurs adversaires disent qu’ils ont gouverné leur Etat d’une main de fer, en bâillonnant toutes les libertés et en foulant aux pieds la fibre patriotique de leurs populations. Les révolutions que la Tunisie et l’Egypte sont en train de faire, le Sénégal les a déjà faites, d’abord en 1963, puis en 1968, en 1988 et en 1994. Ces différentes tentatives de révolution qui ont coûté à notre pays des pertes humaines importantes estimées à plusieurs centaines ont connu leur couronnement avec la révolution, heureusement pacifique (grâce à la sagesse du président Diouf), du 19 mars 2000 qui a jeté bas à jamais un pouvoir politique usé, vieux, dans les faits de 50 ans. Il y a là une première remarque.

Je voudrais en ajouter une deuxième, à savoir que le patrimoine  historique  précolonial et moderne n’est pas le même au Sénégal que dans ces deux pays. Certes, l’Egypte peut se réclamer d’une civilisation de 7.000 ans qui fascine encore le monde. Mais, après la période pharaonique, les périodes hellénistique, romaine, byzantine, musulmane, turque et moderne, les régimes successifs depuis Mehemet Ali, en 1805, se sont fermés.

Mis à part les régimes des nationalistes (Arabi Pacha, les Officiers Libres, Nasser, etc.), les populations ne se reconnaissent pas dans les politiques publiques suivies, en ce qui concerne notamment l’endettement du pays, la perte de souveraineté en découlant, le régime des capitulations, le statut du Canal de Suez, la crise palestinienne, les rapports avec Israël, les relations avec les pays qui le soutiennent dans  son refus de geler la colonisation de la Cisjordanie, sa volonté de judaïser Jérusalem appartenant au patrimoine religieux  des trois dernières religions révélées, son refus de la constitution d’un Etat palestinien viable. Elles n’approuvent pas l’humiliation du monde arabe (Irak, Libye, Soudan, Hamas), les agressions contre l’Islam et ses symboles et le silence complice de certains régimes arabes. En Tunisie, le régime beylical était une sorte de féodalité.

Le Sénégal a, quant à lui, connu une certaine forme de démocratie, la liberté d’opinion et le pluralisme politique, bien avant que le système colonial ne s’y établisse. On votait au Walo, au Cayor et ailleurs avant l’arrivée des Blancs. Des assemblées délibérantes et une éthique avancée des droits humains y étaient attestées. Notre héritage colonial et celui postcolonial diffèrent également de manière fondamentale, car pendant la colonisation dans les quatre  communes, au Sénégal, on était citoyen français, on envoyait des députés au Palais Bourbon, la presse était assez libre, l’Alternance existait dans l’exercice du pouvoir. Notre pays n’a jamais connu la dictature même dans les pires moments du parti unique, mis à part le régime de Vichy.

Certes, dans le passé, Senghor est resté au pouvoir pendant 30 ans, du 17 juin 1951 au 31 décembre 1980, tout comme tel leader, par exemple. Mais, on ne peut pas les comparer, ne fut-ce que parce que l’un étant civil et l’autre militaire, leurs trajectoires ne sont pas les mêmes. Si Ben Ali  a conservé le pouvoir pendant 23 ans, à la suite d’un coup d’Etat, l’Alternance, qui n’a duré que 10 années dans notre pays, a été le résultat d’un combat démocratique de 27 années ininterrompues de luttes menées par les urnes.

Par ailleurs, vous savez que dans les deux pays que vous citez existaient des partis-Etat, presqu’uniques, s’appuyant sur des milices paramilitaires, dotées de pouvoirs de Police et de Sécurité.

Un tel état de fait, s’il a été noté avant l’An 2000, a disparu, peu ou prou, avec Abdou Diouf qui a institué le multipartisme foisonnant. Aujourd’hui, sous Wade, près de 160  partis sont régulièrement reconnus et mènent librement leurs activités, sans entrave d’aucune sorte. Si l’opposition est bâillonnée, contrainte à l’exil, victime d’arrestations arbitraires et exclue du droit de participation à des élections préfabriquées dans les deux cas considérés, rien de tel n’existe au Sénégal. Dans notre pays, on compte 18 Centrales syndicales et 31 Organisations syndicales sectorielles. Dans un corps comme l’enseignement par exemple, les syndicats catégoriels sont, semble-t-il, au nombre de 57.

Il n’existe donc pas dans notre pays de centrale syndicale unique ou quasi-unique inféodée au pouvoir en place. Cela s’est terminé avec la participation responsable d’avant le 19 mars 2000. Sur un autre plan, les Associations de défense des Droits de l’Homme ont toutes, au Sénégal, pignon sur rue et mènent une activité vibrante et sonore, même quand elles ne comptent pas, quelquefois, 50 membres bien identifiés. Elles osent même parler au nom d’un peuple qui se chiffre pourtant à plus de 12 millions d’âmes, sans aucune conséquence pour leur survie ou leur sécurité, alors que dans les pays que vous citez, ces structures étaient pourchassées, diabolisées et, quelquefois même, violentées ou interdites. Nous savons tous, par ailleurs, que dans ces deux derniers pays cités, les régimes qui étaient au pouvoir gagnaient les élections à des taux de 80 à 90 %.

Le Sénégal  ne connaît rien de tel, depuis au moins Abdou Diouf. Dans les deux cas que vous évoquez, les dictatures, aujourd’hui contestées, avaient « patrimonialisé » et mis en fermage une bonne partie  du pouvoir économique national au profit de la famille, des alliés et membres du clan des tenants du pouvoir. Cela n’existe nulle part au Sénégal où des leaders  de confédérations patronales soutiennent l’opposition sans que cela n’ait, en général, aucune conséquence sur leurs affaires. On peut ajouter, en plus, que certains des médiats les plus hostiles au gouvernement auraient fermé boutique si l’Etat et ses démembrements les avaient privés des pages entières de publicité qui les font vivre ainsi que de l’aide à la presse servie annuellement ou bien si l’Etat avait exigé le paiement de tous leurs droits fiscaux. Je rappelle que le Sénégal compte, aujourd’hui, 57 journaux comprenant 23 quotidiens, 16 hebdomadaires, 18 mensuels, 6 télévisions et plus d’une centaine de radios nationales, régionales ou communautaires. Nul ne peut, non plus, contester que dans notre pays la Justice est indépendante et que chacun a le droit de s’exprimer, de s’indigner, de protester, par écrit ou par la parole, celui d’aller et de  venir, d’accéder à Internet ainsi qu’aux radios, journaux et télévisions nationaux ou internationaux, sans compter le droit de s’opposer que la Constitution consacre,  celui de combattre le régime et de rechercher le changement par la voie des urnes, sans que cela n’entraîne aucune pénalité, persécution, exclusion ou menace pour sa sécurité ou son travail.

Notre pays vient même de se doter du Code de la Presse le plus démocratique de toute l’Afrique, un Code élaboré par les professionnels du secteur eux-mêmes, un code qui dépénalise le délit de presse et dont la Cedeao vient officiellement de recommander l’adoption par tous les Etats qui la composent. Notre  pays n’a jamais connu une loi d’urgence en vigueur depuis 10, 20 ou 30 ans. Le Sénégal est un Etat démocratique consolidé avec une armée républicaine, une population respectueuse des lois et attachée à la stabilité du pays, une jeunesse patriotique, légaliste, saine, fière de ses dirigeants aussi bien du pouvoir que de l’opposition. Il n’a rien à voir avec les pays que vous avez cités. Si le Forum social mondial a proposé à l’unanimité le Sénégal pour abriter ses assises et y accueillir les présidents Morales et Lula, qui ont tous deux conquis le pouvoir dans leurs pays par la voie des urnes, et d’autres comme le Représentant de Jean Ping ou bien des députés, sénateurs, ministres de divers continents, c’est parce qu’il est un pays authentiquement démocratique où le respect des libertés fondamentales est attesté et où leur sécurité peut être assurée. La presse mauritanienne ne vient-elle pas de désigner le président Wade comme l’homme de l’année par 1.127 voix contre 342 et 133 pour ses deux plus proches suivants du fait de son patriotisme, de ses convictions panafricaines et de ses engagements démocratiques.

On a beaucoup parlé, ces temps-ci, de la notion  de « ?aad nguur » en invoquant le cas du Sénégal. Que vous inspire cette idée reçue ?

Il est certainement vrai que Senghor aurait dit : « Nguur kène duko ?aad », car j’ai entendu, à ce sujet, le témoignage de Son Excellence Moustapha Cissé qui est une personnalité crédible et celui de Maguette Lô qui, de son vivant, avait utilisé cette formule appliquée à sa personne. On peut donc dire que Senghor l’a effectivement dit. Mais, dans les faits, l’a-t-il, concrètement pratiqué ? Interrogeons les faits. Arrivé au pouvoir, le 17 juin 1951, il ne l’a quitté que le 31 décembre 1980, soit 30 ans après. Il a donc eu la même durée de règne que Moubarak et bien plus que Ben Ali. Mais, ceci n’est que l’aspect visible de l’iceberg. A la vérité, en désignant par l’article 35 un héritier constitutionnel, nommé par lui et non élu par le peuple pour terminer son mandat et se placer ainsi, en position d’assurer la suprématie de son parti, ainsi que celle de son idéal, bien après lui, il a contribué à perpétuer le « senghorisme » sans Senghor,  en dépit des changements réels intervenus de 1980 à 2000. Cela a duré 20 nouvelles années, en plus des 30 années précédentes, soit 50 années au total pendant lesquelles son parti, sa nomenklatura, ses idées et son héritage ont prévalu. Il  a fallu qu’en 2000, une révolution pacifique par les urnes mette fin à la dévolution monarchique du pouvoir, à la mode « senghorien- ne » et à 50 années de règne ininterrompu. Si cette pratique-là ne s’appelle pas « ?aad nguur », comment pourrait-on la qualifier d’autre ? Mon opinion personnelle est qu’au vu de ce qui précède, Senghor « ?aad na », effectivement « nguur gi ». Au demeurant, nous savons tous qu’il a voulu revenir et qu’il a fallu l’en dissuader.

Cela dit, nul ne peut lui dénier le mérite d’avoir quitté la magistrature suprême de son pays avec un style qui a impressionné le monde et même fait école. Evidemment, Senghor était un politicien habile qui savait comment on peut entrer dans l’histoire par la grande porte, en faisant oublier tout le lourd passif que sa trajectoire historique a indubitablement charrié. Mais, qui peut lui en vouloir pour cela ? Tant mieux, si le monde entier magnifie le modèle incarné par un fils de notre pays, un fils qui, quoiqu’on dise était, de l’avis unanime, exceptionnel.

On a également soutenu ces temps-ci, que l’expérience de Ben Ali aurait  prouvé le  faible impact que les réalisations d’un gouvernement peuvent avoir sur les populations…

Il s’agit là d’une idée reçue, mais totalement fausse. On a, en effet, prétendu que l’expérience de la Tunisie a prouvé que les bilans n’avaient qu’un effet fort limité sur les populations. Cela est faux. Si Ben Ali a pu tenir 23 ans, il le doit surtout à ses réalisations qui ont atténué fortement les frustrations de ses populations.

On a de même soutenu qu’au plan des réalisations Ben Ali a été imbattable par rapport au Sénégal. Ceux qui évoquent ce sujet font l’impasse sur le fait que Ben Ali a régné pendant 23 ans en oubliant que Wade, par exemple, n’est chef d’Etat que depuis 10 ans sur lesquels on doit défalquer, pour faire bonne mesure, 4 années d’incertitudes. Il n’en resterait que 6 seulement utilisées pour la mise en place des infrastructures, des grands projets et divers chantiers structurants ; 6 années qui prouvent assez que s’il était depuis 23 ans au pouvoir, son palmarès aurait incontestablement égalé, sinon dépassé celui de Ben Ali.

Mais là où la différence est fondamentale, c’est que les réalisations de Wade se sont déroulées sans détenus politiques, ni syndicaux, sans bâillonnement des libertés, sans mise en congé des droits des travailleurs, des partis, de la société civile, c’est-à-dire dans une démocratie qui n’a cessé, depuis 2000, de se vivifier, de s’étendre, de se qualifier, de s’élargir, au point d’être aujourd’hui, une référence incomparable en Afrique au Sud du Sahara et un modèle quasi-achevé reconnu comme tel dans le monde entier.

Au bilan, sous quelque angle qu’on l’envisage, si le Sénégal sous Senghor pouvait être considéré (et encore) à la Tunisie de Ben Ali ou à l’Egypte actuelle, le Sénégal sous Wade, phare de la démocratie, n’a rien absolument rien de comparable avec ces dictatures, aujourd’hui contestées.

Pour notre pays, les révolutions tunisienne et égyptienne arrivent trop tard. Nous leur en avions indiqué la voie, encore une fois, en 1963, en 1968, en 1988, en 1994 et surtout le 19 mars 2000. Or l’histoire ne se répète jamais de la même manière, selon un leader du prolétariat mondial.

Propos recueillis par Mamadou GUEYE

 

 

Le président de la République, Me Abdoulaye Wade, a reçu, hier dimanche, à Dakar, en audience le président bolivien, Evo Morales. Ce dernier est venu participer au Forum social mondial 2011. Il a plaidé pour une intégration des peuples et des continents.

Politique d’intégration, de coopération, de développement étaient au menu de l’audience accordée par le président de la République, Abdoulaye Wade, à son homologue bolivien Evo Morales. A l’arrivée, il s’agira d’aboutir à une intégration de pays à pays et de continent à continent.  Le président bolivien est au Sénégal pour les besoins du Forum social mondial 20011, qui est ouvert, hier à Dakar. « Nous sommes tellement différents, que ce soit sur le plan économique, politique, géographique, a déclaré Evo Morales à sa sortie d’audience. Mais, dans toute cette diversité, nous devons retrouver cette égalité, cette cohésion de nos peuples ». Le chef de l’exécutif bolivien compte mettre à profit sa présence en terre sénégalaise pour inviter son homologue Abdoulaye Wade à visiter la Bolivie. La rencontre entre les deux hommes a donné lieu à un échange de présents. Le Bolivien a remis au président sénégalais des figurines représentant la lutte pour l’indépendance de son pays. En retour, A. Wade a offert une réplique du Monument de la renaissance africaine.

Le président bolivien, Evo Morales a été accueilli, par le Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, à son arrivée dans notre capitale pour participer aux manifestations du Forum social mondial.

E. M. FAYE

Réunies hier à Dakar, sous la présidence de leur responsable, Mme Mously Diakhaté, les femmes du Jëf-Jël ont exprimé leur opposition à la candidature de leur leader, Talla Sylla, à l’élection présidentielle de 2012.

Une fronde contre la candidature de Talla Sylla à la présidence de 2012. Les femmes du Jëf-Jël estiment que leur leader ne doit pas être de la course de 2012. «  Aucune formation politique à elle seule ne peut gagner une élection présidentielle. Nous étions au sein de la coalition Bennoo siggil Senegaal, nous avons eu de bons résultats aux élections de mars 2009. Nous devons rester dans la dynamique unitaire », a déclaré Ndèye Absa Diakhaté, responsable du Jël-Jël dans le département de Pikine.

Selon elle « les femmes sont la force de toute formation politique. Quand Talla Sylla doit prendre une décision, il doit d’abord en informer les femmes  ».  Ndèye Absa Diakhaté s’exprimait, hier, lors d’une rencontre des femmes du Jëf-Jël. Pour elle, seule l’unité peut aider l’opposition à gagner en 2012. « La Coalition Bennoo siggil Senegaal a fait ses propositions. Nous devons attendre pour voir ce que ça va donner. Si Bennoo a un seul candidat, nous devons nous ranger derrière ce candidat». Et la responsable du Jëf-Jël de Pikine d’avertir : « si Talla Sylla est candidat, je ne battrai pas campagne pour lui ».

Responsable du parti dans le département de Guédiawaye, Mme Gnagna Sow fustige « la mise à l’écart des femmes ». « Nous avons élu la présidente nationale du mouvement des femmes lors d’un congrès. Elle doit être informée de tout ce qui se passe dans le parti », a dit Mme Sow.

Conseillère municipale dans la Commune d’arrondissement de Hann-Bel Air, Mme Anta Fall exprime le désaccord des femmes du Jëf-Jël. « Les décisions issues du bureau politique ne nous engagent pas. C’est un coup d’Etat qui a été commis par les responsables qui ont participé à cette réunion», a dit Mme Fall qui manifeste sa « solidarité » et son « soutien » à la présidente du mouvement national des femmes du Jëf-Jël.

« J’ai appris la décision via la presse. Sur les 53 membres du bureau politique, seuls 13 étaient présents à la réunion », s’est désolé la présidente. Mously Diakhaté manifeste sa désapprobation par rapport à la candidature de Talla Sylla à la présidentielle de 2012, prônant la concertation et le dialogue sur le choix du parti en direction des prochaines élections.

Ces responsables du Jëf-Jël promettent de sensibiliser leurs bases sur la crise qui secoue leur parti. Toutefois, elles sont unanimes à réitérer leur ancrage dans le Jëf-Jël. « C’est notre parti. Nous n’allons pas démissionner », martèlent-elles.

Babacar DIONE

Le président de la République, Me Abdoulaye Wade, n’exclut pas de faire quelque chose pour la crise en Côte d’Ivoire en cas d’impasse totale. Une réaction consécutive à l’appel de Charles Blé Goudé, ministre de la Jeunesse du gouvernement Gbagbo pour aider la Côte d’Ivoire.

Le président de la République, Me Abdoulaye Wade, est revenu de Paris, ce samedi 5 février 2011. A son arrivée, il est revenu sur sa participation au dernier sommet de l’Union africaine tenu à Addis-Abeba (Ethiopie). « Cette rencontre a été celle de la maturité. En dix ans de participation à un sommet de l’Ua, c’est la première fois que j’assiste à une rencontre bien organisée, avec un contenu très dense. C’est un sommet très pratique », a-t-il déclaré devant nos confrères de la Rts. Selon Me Wade, tout le monde a évité de perdre du temps dans des discussions inutiles.  « Les débats très denses ont porté sur la nouvelle approche du Nepad (dont il est l’initiateur). Les choses en sont revenues à des bases plus simples. Nous sommes tombés d’accord sur les nouvelles orientations. Il est convenu de la supervision des projets par les chefs d’Etat, en raison de deux pour chacun », a-t-il dit.

Me Wade a également réagit par rapport à l’appel de Charles Blé Goudé, ministre de la Jeunesse du gouvernement de Laurent Gbagbo, pour qu’il aide la Côte d’Ivoire. « Je ne suis pas demandeur, a clarifié Me Abdoulaye Wade. Seulement, du fait que certains me considèrent comme le sage de la sous-région, je ne pourrai pas m’abstenir de faire quelque chose en cas d’impasse totale. J’y réfléchirai au moment venu ».

Revenant sur l’actualité du Forum social mondial, le chef de l’Etat, après avoir aidé les altermondialistes à boucler leur budget, a dit comprendre ces manifestants qui veulent changer le monde. « Je suis d’accord qu’il faut changer le monde, mais la question est de savoir comment, s’est interrogé Me Wade. Le monde n’est pas mauvais, mais on peut mieux faire. »

E. Massiga FAYE

 En tournée à Gossas, Ouadiour, Patar Lia et Somb, le secrétaire général de l’Alliance des Forces du Progrès, Moustapha Niass qui a initié les journées rurales, a fait cinq propositions de sortie de crise.

Afin de relancer définitivement la filière arachidière qui, aux yeux de Moustapha Niass, traverse une phase extrêmement difficile, le leader de l’Afp a annoncé cinq solutions de sortie de crise. Il s’agit, premièrement, dès la campagne de commercialisation 2011-2012, de porter la subvention offerte par l’Etat, subvention de 15 francs le kilogramme à 25 francs. Cependant, cette subvention qui n’a pas varié depuis près de dix ans, doit être appliquée sur un tonnage de 800 000 tonnes, soit un effort de 20 milliards au lieu de 4, 5 milliards dégagés habituellement suffisants pour seulement 300 000 tonnes sur le million 200 000 tonnes produits cette année. Aussi, a-t-il suggéré la fixation du prix au producteur à 175 francs et non 165 francs et cela, dès le mois de mai, afin d’encourager les paysans à faire de l’arachide. Il s’agira, par ailleurs, pour Moustapha Niasse dans ses propositions, de démarrer sans retard, la campagne de commercialisation dès le mois de Novembre 2011 et chaque année par la suite au même moment, en aidant les huiliers qui ont d’énormes difficultés, à trouver des financements off shore. Selon le secrétaire général de l’Afp, un tel programme permet de réduire progressivement le coût de l’importation de l’huile, mais également d’atteindre l’autosuffisance en huile. Abordant le thème qu’il a réservé au redécoupage de certaines collectivités locales, M. Niasse a indiqué, en substance, que c’est à dessein que des communautés rurales et des communes gérées par des équipes du « Benno », sont morcelées. « Une manière pour Abdoulaye Wade, de les placer sous l’autorité des délégations spéciales pour gagner en manipulant les résultats en 2012 », a indiqué M. Niasse qui trouve cela injuste, illégal et anticonstitutionnel.

Mamadou CISSE

 

 

La Première Secrétaire du Parti socialiste français, Madame Martine Aubry, séjournera à Dakar du 5 au 11 février 2011, à l’invitation de M. Ousmane Tanor Dieng, Secrétaire général du Parti socialiste, annonce un communiqué. Pendant son séjour, Madame Aubry participera à plusieurs activités dont la Marche du Forum social mondial et visitera l’Entreprise Sedima et le Groupe futurs médias. Elle participera également à une table-ronde consacrée à l’Eau et procédera, aux côtés de M. Ousmane Tanor Dieng et M. Gérard Fuchs, Responsable de la Coopération internationale de la Fondation Jean-Jaurès, à l’ouverture du Colloque tripartite Ps Sénégal/Fondation Jaurès/Fondation européenne d’études stratégiques, intitulé « La crise en Afrique de l’Ouest : les conséquences sociales, les réponses». Madame Aubry sera reçue en déjeuner par une délégation du Parti socialiste dont le maire de la ville de Dakar. Avant de quitter Dakar, elle se rendra à la Maison du Parti socialiste Léopold Sédar Senghor pour y rencontrer les militants.

 

MSD

 

Le médiateur nouvellement nommé de la Guinée Conakry, Faciné Touré, a indiqué, jeudi à Dakar, qu’il était déterminé à assumer pleinement les fonctions dévolues à son institution, en s’inspirant de l’expérience acquise dans ce domaine par certains pays de la sous-région comme le Sénégal.

« Je suis venu vous voir pour me mettre à votre école. J’ai une longue expérience, mais dans d’autres domaines », a-t-il déclaré lors d’une rencontre avec son homologue sénégalais, le professeur Serigne Diop. « Je voudrais donner à cette institution toute sa dimension, mais pour ce faire, il faut que je sois outillé et ce sont ces outils que je viens chercher », a souligné M. Touré, notamment accompagné de l’ambassadeur de Guinée au Sénégal. Il a rappelé que l’institution qu’il dirige vient juste d’être créée en Guinée. « Au moment où je vous parle, je n’ai même pas encore pris fonction », a souligné le médiateur guinéen qui s’est déjà rendu au Mali. Après le Sénégal, il doit poursuivre sa tournée par le Burkina Faso, le Bénin et la France. Faciné Touré a dit que dans tous les pays qu’il doit visiter, il va s’atteler à « faire une moisson d’informations », avant finalement de décider de ce qui sera appliqué par son institution en Guinée. « Je reviendrai autant de fois que cela sera nécessaire pour que je puisse remplir pleinement mes fonctions », a-t-il assuré à l’endroit notamment de son homologue sénégalais et en présence du ministre sénégalais en charge des Relations avec les Institutions, Aminata Lô.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En conférence de presse, hier, à son siège, le bureau national des assises a dit sa volonté de produire un projet de Constitution. Le bureau a échangé sur les séances de restitutions ainsi que sur la situation en Casamance.

Le bureau des Assises nationales a annoncé, hier, qu’il allait travailler sur un projet de Constitution. L’annonce est faite par Cheikh Amidou Kane qui a en charge la plate-forme politique du bureau. En se basant sur les différentes constitutions qui ont existé au Sénégal, mais aussi le projet de Constitution proposé par Bennoo et les différentes propositions des autres parties prenantes des Assises, un comité technique constitué de « trois à quatre constitutionnalistes » dont le professeur Abdoulaye Dièye, va rédiger un projet de Constitution en tenant compte des conclusions des Assises et de la constitutionnalité des propositions. Déjà, fait savoir le président des Assises, Amadou Makhtar Mbow, le projet va s’appesantir, entre autres, sur les orientations économiques et sociales, le détournement de deniers publics et le fait d’empêcher les arrestations et les détentions arbitraires. Selon M. Kane, ce travail doit se faire avant fin mars. Les assises vont aussi entamer une « phase de négociations politiques » pendant laquelle il sera discuté des stratégies, c'est-à-dire ce qu’il faut faire après la tenue des élections à venir. Il soutient qu’il sera mis sur pied un comité de veille pour s’assurer si les parties prenantes des assises se sont conformées aux conclusions de celles-ci. Pour sa part, le professeur Penda Mbow, qui coordonne la plate-forme sur les institutions, a dit qu’il y a lieu d’aller vers une refondation des institutions et de penser à une nouvelle République et une nouvelle Constitution susmentionnée. Elle s’est félicitée du travail fait par les assises. La situation en Casamance a aussi été à l’ordre du jour. La mise en œuvre de la proposition des assises comporte une phase I avec la création d’un groupe de contact et une phase II avec la mise en place d’une commission nationale de suivi des négociations. Le groupe national de contact doit être composé de représentants du président de la République, du gouvernement, du Parlement, des partis politiques de la majorité et de l’opposition, des femmes et des cadres de la Casamance, des Ong et des mouvements citoyens. Selon M. Cama, son mandat doit être entériné par le président de la République. Il doit établir les contacts nécessaires en vue de l’établissement d’un cessez le feu et le maintien dans leurs positions des protagonistes. Le général Mamadou Mansour Seck, coordonnateur de la plate-forme des comités départementaux et de la diaspora est, lui, revenu sur les séances de restitution et de recommandations.

Aly DIOUF

 

 


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