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Politique (4840)

Le président de la Commission nationale électorale de l’Alliance sopi pour toujours (Ast) dit être persuadé de la recevabilité de la candidature du président de la République, Me Abdoulaye Wade, à l’élection présidentielle de 2012. Selon Oumar Sarr, la majorité pourrait envoyer à l’Assemblée nationale une Loi interprétative pour mettre fin aux débats sur la recevabilité de la candidature de son leader.

Oumar Sarr a souligné que d’éminents juristes ont déjà jugé recevable la candidature du président Wade. Selon lui, les experts du Droit qui se sont exprimés en faveur de la légalité d’une participation du leader du Pds sont plus nombreux que ceux qui l’ont récusée.

Le ministre d’Etat assure que  Me Wade participera bel et bien à l’élection, car, au cas où des problèmes se poseraient,  le Parlement sera saisi pour modifier la Constitution. Abordant le même sujet, le leader de l’Union pour le renouveau démocratique (Urd) a estimé que le débat sur la recevabilité de la candidature du président Wade « est artificiel ».  « Abdoulaye Wade est éligible. Il n’est pas exclu que l’Assemblée nationale porte une Loi interprétative afin que le débat soit définitivement clos ».

 

B. DIONE

 

L’Alliance sopi pour toujours (Ast) exprime sa satisfaction sur les conclusions de l’audit international du fichier électoral qui a été jugé fiable par les experts. Face à la presse, hier, le président de la Commission nationale électorale de la majorité, Oumar Sarr, a invité les acteurs politiques à respecter le verdict des urnes en 2012. Il a également  trouvé suspecte la détermination de l’opposition à opter sur le Pr. Babacar Guèye pour la présidence du comité de veille du fichier électoral.

« Avec les résultats de l’audit international du fichier, le Sénégal est honoré, nous osons espérer que l’ensemble des acteurs politiques s’engagera à respecter le verdict sorti des urnes, le soir de la présidentielle du 26 février 2012 », a déclaré, hier, le président de la Commission nationale électorale de l’Alliance Sopi pour toujours (Ast), Oumar Sarr. Le maire de Dagana fonde son optimisme sur « l’unanimité » notée chez les forces politiques après la publication des conclusions de l’audit. « Les résultats attestent de la fiabilité et de la crédibilité du fichier », a souligné Oumar Sarr qui animait une conférence de presse sur les conclusions de l’audit international du fichier électoral. C’était hier, en présence du coordonnateur de l’Ast, Aliou Dia, du ministre d’Etat, ministre de l’Environnement et de la Protection de la nature, Djibo Leyti Ka, Me Mbaye Jacques Diop, président honoraire du Conseil économique et social, et d’autres personnalités de la majorité présidentielle. Les réserves émises récemment par des techniciens de Bennoo siggil Senegaal n’entament pas  la satisfaction de la majorité. « Le Sénégal vient d’apporter la preuve  de son enracinement dans les vertus de la démocratie et de l’Etat de droit », a dit M. Sarr qui est, par ailleurs, ministre d’Etat, ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat.

L’audit du fichier a vu la participation d’experts de l’Union européenne, des Etats-Unis et des partis politiques sénégalais. Il a été marqué par plusieurs mois de travail, mené dans 14 régions et 28 départements du Sénégal. Oumar Sarr souligne que les experts de la mission d’audit  ont « définitivement conclu de la fiabilité et de la crédibilité du fichier électoral ».  Le président de la commission électorale de l’Ast a indiqué que les experts ont constaté que les modalités opérationnelles mises en place au Sénégal pour la révision des listes électorales permettent aux citoyens de bénéficier de toutes les facilités d’inscription sur les listes électorales. « Il suffit de disposer d’une carte d’identité nationale numérisée, d’avoir l’âge de voter », a souligné Oumar Sarr. 

Selon le ministre d’Etat, l’enquête menée sur  l’ensemble du territoire national a permis d’affirmer que « les citoyens manifestent une confiance à l’administration».  93% des électeurs se déclarent satisfaits de l’emplacement de leur bureau de vote, seuls 7% le trouvent trop éloigné, rapporte M. Sarr. Selon le ministre d’Etat, 82% des citoyens sénégalais majeurs sont inscrits sur le fichier électoral. 97% des inscrits ont pu formellement être identifiés comme résidents ou ayant résidé dans le quartier ou le village du lieu de vote », rapporte le ministre d’Etat. L’atteinte de ce pourcentage est, pour les experts, un paramètre de confiance et de fiabilité d’un fichier.

S’agissant de l’examen des fichiers, l’ensemble des tests réalisés ont permis d’obtenir des résultats crédibles quant à la qualité intrinsèque des données et la cohérence de la base de données. Les listes électorales révèlent que tous les électeurs sont affectés à un seul et un seul bureau de vote.

Suspicions sur la présidence du comité de veille

Citant toujours les experts, le ministre a réaffirmé que les données biométriques du fichier sont authentiques. « Les experts se sont intéressés aux rumeurs abracadabrantesques  concernant le différentiel entre le fichier de la Daf et celui de la Cena et le million d’étrangers prétendument inscrits sur le fichier électoral », a souligné Oumar Sarr.

Selon le président de la commission de l’Ast, l’audit a pu confronter les informations obtenues de la Cena et de la Daf sur le doute laissé dans l’opinion en 2007, après l’exercice de la refonte, lorsque la Cena avait annoncé un nombre d’électeurs inscrits de 3,7 millions, peu après  que le ministère de l’Intérieur a annoncé un total d’électeurs dans le fichier de 4,9 millions. La raison de cette rumeur s’explique par le fait que la Daf avait, dans un premier temps, remis à la Cena un Cd-Rom pour lequel les procédures de copie n’avaient pas été complétées. La révision de la copie du Cd-Rom fut réalisée en quelques heures, alors que l’information avait déjà été diffusée auprès de l’opinion », rappelle Oumar Sarr.

Présence des « étrangers »

Concernant la rumeur sur le prétendu million d’étrangers inscrits dans le fichier, le ministre a expliqué que le rapport laisse entendre que les données du dernier recensement général de la population, datant de 2002, indiquent une proportion de 1% d’étrangers au Sénégal. « Réaliser des projections spécifiques sur l’évolution des non nationaux jusqu’en 2010 ne serait pas raisonnable en l’absence de fichiers appropriés », selon M. Sarr. Néanmoins, a souligné le maire de Dagana, « il est déraisonnable de laisser croire que de telles proportions d’étrangers sont inscrites sur le fichier électoral ».

Cependant, a dit Oumar Sarr, pour optimiser la qualité des procédures et les données biométriques, les experts ont formulé un certain nombre de recommandations. Toutefois, a averti le ministre d’Etat, « de telles recommandations ne sauraient entacher la crédibilité du fichier électoral ».

Pour s’assurer que les recommandations de la mission  seront suivies, le président de la République a signé un décret instituant un comité de veille et de suivi composé des mêmes structures que celles du comité de pilotage. Le comité de suivi a été officiellement installé le 11 janvier dernier et a commencé son travail sous la coordination du président de la Cena.  Mais l’opposition et le pouvoir n’accordent pas leurs violons sur la personnalité devant coordonner le comité. La société civile a proposé Racine Kane, sociologue, Responsable de programme à Enda Graf-Sahel, Valdiodio Ndiaye, Juriste, chargé du programme Droits humains à Anafa, et Babacar Guèye, Professeur de Droit constitutionnel.

L’opposition exige la nomination du Pr. Guèye, tandis que la majorité porte son choix sur une des deux autres personnalités choisies par la société civile. Oumar Sarr juge suspecte l’insistance de l’opposition sur la personne du Pr. Guèye.

Babacar DIONE

 

 

 

Le bureau politique du Psd Jant bi estime que le rapport de la mission d’audit du fichier électoral est un démenti historique que vient d’essuyer l’opposition.

«C’est bien un démenti historique, une gifle retentissante, un camouflet monumental que l’opposition vient d’essuyer à travers les conclusions de l’audit du fichier électoral qui atteste, entre autres, que 98% des électeurs ont été formellement identifiés et 93% satisfaits de l’emplacement de leur lieu de vote « certifiant » même au passage la fiabilité de l’élection de 2007», souligne un communiqué du Parti social démocrate (Psd Jant bi) reçu à notre rédaction. «C’est dire, au regard de la récurrence des récriminations de l’opposition depuis des années, ces conclusions ont le mérite d’établir, note le communiqué de saboter le jeu démocratique. Son principal cheval de bataille, désormais réduit à néant, que reste-t-il à l’opposition ? », s’est interrogé le Psd Jant bi. Ce parti demande à l’opposition de «se ressaisir et de cesser d’appeler quasi ouvertement à l’insurrection populaire violente dont elle ne sait même pas si elle l’épargnerait si elle advenait, vu son bilan de 40 ans, cause de tous nos maux actuels».

A. KANDE

 

Me Madické Niang, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, et Juan Antonio Yanez-Barnuevo, secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères et à l’Amérique latine du Royaume d’Espagne, ont eu une séance de travail en marge des travaux de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine.

Les deux chefs de la diplomatie sénégalaise et espagnole se sont félicités du renforcement continu de la coopération entre les deux pays. «Au sujet des relations bilatérales, les deux ministres se sont félicités du renforcement continu de la coopération sénégalo-espagnole», lit-on dans un communiqué reçu à notre rédaction. La situation politique en Côte d’Ivoire a également été abordée lors de l’entretien avec le Secrétaire d’Etat espagnol, ainsi que plusieurs autres sujets d’intérêt commun notamment les relations entre le Sénégal et l’Espagne. Ils ont également évoqué la prochaine édition du sommet Cedeao-Espagne qui devrait se tenir en marge de la session ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement dont la date n’est pas encore fixée.

Outre Juan Antonio Yanez-Barnuevo, le chef de la diplomatie sénégalaise a eu également des séances de travail avec M. Joseph Deiss, président de l’Assemblée générale de l’Onu, et Warcter Lindner, directeur général du département Afrique du ministère allemand des Affaires étrangères. «Le président de l’Assemblée générale des Nations Unies a abordé, avec le ministre d’Etat, la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies et la situation politique en Côte d’Ivoire», renseigne le communiqué du ministère des Affaires étrangères.

Aliou KANDE

 

 

Juge au Tribunal régional de Dakar, Henriette Tall Diop a été réélue au Comité consultatif de l’Union africaine (Ua) sur la lutte contre la corruption, pour un nouveau mandat de 2 ans. Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, cette réélection est intervenue lors de la 18ème session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine, tenue à Addis Abeba (Ethiopie), les 27 et 28 janvier 2011.

Le document précise que cette réélection a été entérinée par la 16ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Ua. La rencontre s’est tenue dans la capitale éthiopienne, les 30 et 31 janvier 2011, en présence du président de la République, Abdoulaye Wade.

Le Conseil consultatif sur la lutte contre la corruption a été créé en tant qu’organe autonome, par la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption, adoptée lors de la 2ème Session ordinaire de la Conférence de l’Union, tenue le 11 juillet 2003, à Maputo, et entrée en vigueur le 05 août 2006.

La délégation sénégalaise à la réunion du Conseil exécutif de l’Union africaine était dirigée par le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Me Madické Niang.

E. Massiga FAYE

 

En visite dans la capitale du mouridisme, Madame Amsatou Sow Sidibé, en compagnie d'une forte délégation de son mouvement, a été reçue par le khalife général des mourides. Elle en en profité pour déclarer sa candidature en 2012.

Amsatou Sow Sidibé a précisé le sens de sa visite qui est une « ziarra » auprès du khalife général des mourides pour des prières et des conseils par rapport à la mission de son mouvement. « Je voudrais, depuis cette terre sainte, annoncer ma candidature à l'élection présidentielle de 2012, » a déclaré Mme Sidibé.  Elle a expliqué que c’est pour cette raison qu’elle est « venue solliciter des prières d'une personne qui joue un rôle fondamental dans le sens du dialogue religieux, du dialogue social et dans le rapprochement des cœurs, parce que le Sénégal en a besoin, mais aussi une personnalité qui œuvre beaucoup pour la promotion des valeurs sociales et religieuses, à l'image du khalife général des mourides ».

Cette démarche que Mme Sidibé a démarré à Touba se fera dans tous les foyers religieux du pays, assure-t-elle pour y recueillir des prières et des conseils, pour alléger les souffrances des Sénégalais conformément aux objectifs de « Car Lénéne ». Par rapport à sa candidature, Mme Sidibé révèle qu'elle se veut sérieuse, et d'affirmer que nous n'y allons pas en villégiature, nous y allons pour gagner. Universitaire, elle se veut aussi une femme de terrain et travaille avec des hommes qui y croient, avec des idéaux de défense de la personne humaine des citoyens et du peuple sénégalais, nous y allons avec beaucoup de sérieux, une forte volonté et nous y arriverons avec le soutien de Dieu, a-t-elle martelé.          

Mamadou DIEYE

 

La présidente du mouvement national des femmes du Jëf-Jël, Mously Diakhaté, dit non aux nominations intervenues à la tête de son parti après le départ de Talla Sylla. Elle juge « inégalant et illégale » la décision du bureau politique du Jëf-jël.

Le député Mously Diakhaté n’est pas d’accord sur les changements intervenus à la tête du Jëf-Jël. Présidente du Mouvement national des femmes de cette formation politique, Mme Mously Diakhaté conteste la décision du bureau politique, nommant Yoro Bâ à la tête du parti après le départ de Talla Sylla qui a annoncé sa candidature à la présidentielle de 2012.  Dans une déclaration publiée, hier, dont copie nous est parvenue, le député du Jëf-Jël a d’abord marqué sa surprise et sa déception quant à la démarche utilisée par ses camarades qu’elle juge « illégale ». « Les camarades se sont réunis dans un soit disant bureau politique sans en informer tous les 53 membres », dénonce-t-elle. Mously Diakhaté souligne que « les textes du parti ont été allègrement bafoués tant pour la convocation du bureau politique que pour le quorum qui n'a pas été atteint lors de cette réunion ».

Pour la présidente du Mouvement national des femmes du Jëf-Jël, « cette réunion était en réalité un coup d’Etat qui ne dit pas son nom ». « Comment comprendre qu’une instance statutaire de parti se réunisse sans convoquer la présidente des femmes ? » s’interroge-t-elle, ajoutant que le geste de ses camarades « est maladroit ». « Si les camarades qui, je le rappelle, étaient moins de dix dans la salle, ont fomenté ce coup pour élire un nouveau bureau, c’est que leurs intentions n’étaient pas orthodoxes », se désole-t-elle.

Yoro Bâ a été nommé président intérimaire du Jëf-Jël lors de cette réunion. Un vice-président et un directeur exécutif ont été également installés.  Mously Diakhaté estime que le bureau politique devait attendre le congrès du parti pour faire cet exercice dans la plus grande transparence.

« Assurément, mes camarades ont manqué une belle occasion de se montrer élégants ! Talla Sylla s’est toujours battu contre l’injustice, la non transparence, la tortuosité. C’est paradoxal de constater que c’est lui qui dirige une action aussi illégale et anti-démocratique », regrette-t-elle. La présidente des femmes du Jëf-Jël est d’avis qu’une « candidature aux élections n'est pas une affaire simpliste dont peut décider une dizaine de personnes triées sur le volet qui se réunissent en catimini pour décider du sort du parti ».

Babacar DIONE

 

 

Les femmes de Bennoo siggil Senegaal mettent en garde contre toute forme de hold-up électoral. Elles l’ont fait savoir, samedi dernier, au terme d’un séminaire tenu à la maison du Parti socialiste, sise à Colobane.

« Le séminaire que nous venons s’assister entend impliquer les femmes de Benno siggil Senegaal », a commencé la coordinatrice, Lucie Cissé, qui regrette « l’incapacité du gouvernement à apporter des solutions aux coupures intempestives de courant, la hausse des denrées de première nécessité, les problèmes du monde rural et sanitaires, la crise scolaire…». Selon la coordonnatrice, « pour mettre fin à tout cela, Bennoo exige des élections normales, transparentes ; faire de telle sorte que la volonté populaire ne soit pas dévoyée ».

Se définissant comme « les sentinelles des prochaines élections », les femmes de Bennoo comptent « sécuriser » ces joutes présidentielles. Interpellées sur la fiabilité du fichier électoral, les camarades de Lucie Cissé émettent des réserves, même si le ministre de l’Intérieur, Me Ousmane Ngom, l’a authentifié devant l’ambassadeur des Etats-Unis, Mme Bernicat, la semaine dernière. Sur la candidature plurielle ou unique de l’opposition, la coordonnatrice des femmes de Bennoo dira que c’est une question qui « sera vite être solutionnée ». Et de constater que jusqu’ici, le camp d’en face n’a pas encore de candidat, car la candidature du président de la République est irrecevable. « On ne se précipite pas.

L’essentiel, c’est de bouter ce régime hors du pouvoir », tonne Adji Mbégane Kane de la Cellule de communication.

 

Serigne Mansour CISSE

 

 

« C’est un dossier qui a dépassé le sérieux », a résumé, hier, sur le plateau de la Rts, l’ancien ministre Jean-Paul Dias, invité de l’émission « Point de vue », parlant de la crise énergétique.

Le premier secrétaire du Bcg estime que le président du Conseil d’administration de la Senelec, désigné en novembre 2010, M. Cheikh Tidiane Mbaye, devrait être mis à contribution pour permettre à l’entreprise de redémarrer sa production. « Je suppose qu’il est là ; si rien ne se passe, c’est qu’il ne tient pas les manettes », a déclaré M. Dias, toujours au sujet du Dg de la Sonatel en qui il voit « un décideur, gestionnaire à la crédibilité certaine, capable de relancer cette entreprise », pourvu toutefois qu’on lui permette de « commander ».

Selon M. Dias, la Senelec, « avec ces cadres de haut niveau, la qualité de ses ressources humaines de qualité, devrait être une entreprise facile à diriger, mais elle fait face à un problème de gestion ; elle ne peut pas payer ses fournisseurs », a-t-il expliqué, non sans insister sur les détournements d’objectifs des ressources financières qu’elle subit.

« Chaque mois, la Senelec encaisse plus de 40 milliards FCfa ; cet argent lui est pris et va ailleurs. Il faut qu’on lui laisse son argent et son autonomie financière », a insisté l’ancien ministre de l’Intégration africaine, qui rappelle que l’entreprise n’a pas vocation à acheter elle-même son combustible. A ses yeux, c’est une chaîne bien huilée qui a été rompue…

« Il y avait un processus normal et bien huilé qui voyait les banques servir de relais, d’éléments de confiance agréés et normaux, qui permettaient à la Senelec d’acheter à des fournisseurs le combustible dont elle a besoin pour sa production », a-t-il expliqué, non sans mettre les pieds dans le plat à propos du différend entre les acteurs de la filière, au sujet de la qualité du fuel livré ces derniers temps à la Senelec : « je me permets de douter de la validité des accusations portées contre le fournisseur (Itoc – Ndl) qui est là depuis des décennies ; c’est seulement maintenant qu’on émet des doutes, car on est dans l’impasse… »

Interrogé sur le mouvement social tunisien qui vient de faire tomber le président Ben Ali, M. Dias, qui a vécu au pays de Habib Bourguiba, note que « dans les mouvements de cette nature tout est possible, mais je ne crois pas qu’on puisse établir des parallèles avec le Sénégal », même si « les populations qui manifestent contre les coupures ont raison ». Par aventure, au Sénégal, « ce ne sont en tout cas pas les politiques qui l’organiseraient », a ajouté M. Dias, qui relève par ailleurs le fait que « cette histoire tunisienne n’est pas partie d’un problème politique, mais d’une tragédie sociale ». Cependant, tranche-t-il, il ne croit pas les Sénégalais capables de « cette détermination dans la durée » pour faire tomber un régime

« Wade a le droit de se présenter mais… »

Toutefois, il recommande fortement de « faire attention aux élections et de veiller à ce qu’elles soient crédibles pour avoir une représentation politique légitime. » Il rappelle à ce sujet que le président Ben Ali avait été réélu avec plus de 80% l’année dernière…

Interrogé par le journaliste Oumar  Gningue sur le débat entretenu par l’opposition autour de la validité de la candidature du président Wade pour 2012, M. Jean-Paul Dias, est formel : « au plan juridique, le président Wade a bel et bien le droit de se présenter à cette élection. » Mais, pour autant, l’ancien dirigeant du Pds est d’avis que cette candidature est « inopportune au plan politique, car elle pourrait annoncer le mandat de trop. » Toutefois, il juge que « les articles 27 et 104 de la Constitution ne sont pas clairs. Ce sont, il faut le dire, des articles mal écrits. C’est la faute à ces grands juristes qui étaient avec Me Wade au moment de sa rédaction, qui étaient bien contents de le faire, et qui sont aujourd’hui contre lui, dans l’opposition. » Lui-même a annoncé la présence du Bcg lors des prochaines législatives. M. Dias candidat à la présidentielle de 2012 ? « Cela dépend du montant de la caution ! »  a-t-il répondu, en souhaitant qu’elle soit maintenue à de justes propositions. La crise ivoirienne, l’avenir du franc Cfa et le Code de la nationalité dont il réclame avec insistance la réforme ont été les thèmes de ce face-à-face qui a permis de constater que l’ancien président du Conseil des ministres de l’Uemoa n’a rien perdu de sa verve.

 

Samboudian KAMARA

 

 

Le Secrétariat permanent de la Ligue démocratique exhorte Bennoo siggil Sénégal à parachever le processus de désignation du candidat unique de l’opposition en vue de l’élection présidentielle de 2012.

Les « Jallarbistes », qui réitèrent ainsi la position de leur secrétaire général, Abdoulaye Bathily, qui avait récemment demandé à l’opposition d’avoir un candidat unique, se félicitent des résultats enregistrés dans l’élaboration du programme et du projet de Constitution de Bennoo siggil Senegaal.

La Ld s’est réjouie « du succès » de la tournée de sensibilisation du Pr. Abdoulaye Bathily dans les départements de Podor, Matam, Kanel et Ranérou, du 15 au 19 janvier 201l. La Sep félicite les militants pour leur « mobilisation ». Le texte invite ces derniers à « poursuivre le travail d’organisation et de sensibilisation » dans leurs localités et partout ailleurs à travers le pays.

La Ld s’est désolée des difficultés rencontrées par les Sénégalais pour l’acquisition des denrées de première nécessité, le logement, les soins de santé et l’approvisionnement en électricité. Le Sep estime que le Sénégal n’est pas à l’abri de tensions sociales. Il met en garde le pouvoir contre toute dérive qui menace la stabilité du pays.

B. DIONE

 

L’appel en faveur de la paix en Casamance formulé par le khalife général des mourides est bien accueilli par le Rassemblement pour le socialisme et la démocratie/Takku Defaraat Senegal (Rsd/Tds), dirigé par Robert Sagna

Le Rassemblement pour le socialisme et la démocratie/Takku defaraat Senegal (Rsd/Tds) approuve l’appel du khalife général des mourides en faveur de la paix en Casamance lors de la 111ème édition du grand Magal de Touba. Dans un communiqué rendu public, hier, Robert Sagna, leader de cette formation politique et ses camarades se disent sensibles à l’appel de Serigne Sidy Makhtar Mbacké qui arrive dans un contexte marqué par la recrudescence des attaques armées dans cette partie sud du Sénégal. 

Le Bureau politique du Rsd/Tds invite le gouvernement à accorder une attention particulière à ce conflit qui a fini d’installer cette région aux énormes potentialités naturelles dans une situation de pauvreté extrême.

Fragilisation du monde rural

Abordant la situation du monde rural, le Rsd/Tds désapprouve la politique agricole du régime libéral. « Le pouvoir s’inscrit dans une logique de destruction de la filière arachidière sans chercher à analyser les conséquences désastreuses d’une telle option », dénonce la note. Le Rsd/Tds rappelle que dans les années 1970, 1980 et 1990, le Sénégal comptait des milliers de paysans millionnaires grâce à la culture de l’arachide. « Depuis 2000, ce sont des opérateurs millionnaires qui sillonnent le monde rural pour exploiter les paysans. Même la syndicalisation des paysans a abouti à la fragilisation du monde rural », se désole le Rsd/Tds.

Pour Robert Sagna et ses camarades, le pouvoir doit comprendre que les paysans sénégalais ne peuvent pas se départir de la culture arachidière devenue un fait de civilisation dans le pays.

De retour d’une tournée dans le Sénégal oriental et le bassin arachidier, le Rsd/Tds estime que la campagne de commercialisation arachidière a été un échec. « Les points de collecte de la Suneor sont quasiment invisibles dans cette partie du bassin arachidier », regrette le bureau politique du Rsd/Tds  qui invite la Suneor à revoir son calendrier d’ouverture de la campagne arachidière pour éviter l’impatience des agriculteurs qui n’ont que leurs récoltes comme moyens d’atténuer leurs souffrances. Le Rsd/Tds formule le même cri de détresse pour « la filière bananière qui est, elle aussi, menacée dans les secteurs de Gouloumbou et de Missira à cause de l’enclavement des zones de production, selon le texte.

La direction du Rsd/Tds ne crache manifestement pas sur la proposition faite par ses militants du Sénégal oriental qui demandent à Bennoo siggil Sénégal de porter son choix sur Robert Sagna pour défendre les couleurs de l’opposition à la présidentielle de 2012. Le communiqué souligne que le bureau politique a apprécié avec « intérêt » la démarche de ses militants.

Babacar DIONE

 

 

Le Conseil des Ministres s’est réuni, le jeudi 27 janvier 2011, à partir de 10 heures, au Palais de la République, sous la présidence de Son Excellence Maître Abdoulaye Wade, président  de la République.

Le chef de l’Etat a fait part au Conseil des audiences qu’il a accordées à plusieurs personnalités parmi lesquelles :

S.E.M. l’Ambassadeur de Libye, en compagnie du Directeur général  de Laico ;

M. Michel Laurent, président de l’Institut de recherche pour le développement (Ird), en compagnie de l’ambassadeur de France à Dakar ;

M. Habib Fettini, Directeur régional de la Banque mondiale ;

M. Souleymane Al Joubeyli, en compagnie de l’ambassadeur d’Arabie  Saoudite ;

Serigne Abdoul Aziz Sy Junior, porte-parole du khalife général des Tidianes.

Le président de la République a informé le Conseil s’être rendu à Touba pour prendre part à la 116ème édition du Magal, commémorant le départ de Cheikh Ahmadou Bamba en exil.

Le chef de l’Etat a également présidé la cérémonie de présentation des vœux de la Presse. Il s’est réjoui de cette grande première et souhaité l’inscrire désormais dans l’agenda.  Il a souligné que le cheminement de la presse dans notre pays, dans sa diversité et aux côtés de l’Etat, est un des plus anciens en Afrique et que notre pays, à l’instar des grandes démocraties, mérite une relation civilisée entre la presse et le pouvoir.

Au titre de ses déplacements officiels, le chef de l’Etat a annoncé qu’il se rendra en mission à Addis-Abeba, en Ethiopie, ce vendredi 28 janvier 2011, afin de représenter notre pays au Sommet de l’Union africaine et  prendre part aux travaux de la 16ème  Session de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine. Le chef de l’Etat s’est félicité du thème adopté par le Sommet : « Les valeurs partagées en Afrique : mise en œuvre d’une architecture panafricaine de gouvernance ».

Le président de la République a, par ailleurs, informé le Conseil de l’invitation qui lui a été adressée par le président de la République française et président en exercice du Groupe des 8, S.E.M Nicolas Sarkozy, à prendre part au prochain Sommet du G8, qui se tiendra le 27 mai 2011 à Deauville (France). Le Conseil  s’est unanimement félicité de la participation prochaine du chef de l’Etat à cette tribune internationale qui lui permettra de faire entendre la voix de l’Afrique sur les grands sujets de l’heure.

Il a également  fait part au Conseil du déplacement qu’il effectuera, le 1er février 2011 à Paris. Le chef de l’Etat y présidera une délégation officielle composée de chefs d’Etat et de hautes personnalités de divers horizons  qui entreprendront une visite du camp de concentration et de perpétration du génocide à Auschwitz (Allemagne), afin de rendre un hommage mondial aux victimes de l’Holocauste.

Le chef de l’Etat a indiqué sa ferme volonté d’œuvrer, à travers le raffermissement de la coopération sous-régionale, pour annihiler la concurrence ruineuse entre les Etats africains qui sont démunis par leur isolement, face à la fixation unilatérale du prix de leurs matières premières par les multinationales et les puissances étrangères.

Au titre de l’amélioration de la compétitivité de nos principaux produits d’exportation, le chef de l’Etat a déclaré sa forte détermination à appuyer l’attractivité de l’huile d’arachide  sur le marché international très concurrentiel. Aussi, le président de la République a-t-il instruit le ministre de la Santé de prendre l’attache des services compétents, aux niveaux national et international, pour s’assurer que notre production nationale ne soit pas pénalisée indûment, à l’export,  par des barrières non tarifaires et des pratiques commerciales restrictives.

Le chef de l’Etat a instruit le ministre du Commerce d’accentuer les efforts entrepris  pour aller dans le sens d'une  baisse  des prix des  denrées de première nécessité. Ils doivent être maintenus, a-t-il précisé,  à très bonne place, dans le cadre de référence des prix pratiqués au sein de la Région ouest-africaine.

Au chapitre de la marche de la nation, le chef de l’Etat s’est réjoui de l’audience qu’il prévoit d’accorder, ce jour, à une délégation composée du Ministère de l’Intérieur et des partenaires au développement qui viendront lui remettre solennellement les conclusions des travaux sur l’audit du fichier électoral.

Le chef de l’Etat a évoqué la tenue du Forum social mondial  qui se tiendra, du 6 au 11 février 2011. Dans ce cadre, il a donné son accord pour que Dakar abrite cette importante rencontre.

Dans sa communication, le Premier ministre a informé le Conseil avoir présidé la réunion de restitution et d’orientation consacrée au projet de réforme de l’Ecole nationale d’administration (Ena). L’objectif de cette réforme est de faire de ce creuset de cadres, qui constituent l’épine dorsale de l’Administration sénégalaise, un outil adapté aux exigences de la formation moderne et de la Recherche-Action, dans toutes les disciplines de l’Economie, de la Gestion et des Sciences administratives.

L’idée a été retenue, au cours de cette rencontre, de créer une Ecole nationale d’administration (Ena) formant pour le Cycle A, et un Centre d’études et de perfectionnement administratifs (Cepa), qui sera chargé de former les fonctionnaires des hiérarchies B et C. Il a été préconisé, en outre, le changement de statut de l’Ena, appelée à devenir un Établissement public à caractère administratif, doté d’un Conseil d’Administration et d’un  Conseil d’Orientation pédagogique.

Le Premier ministre a également fait part au Conseil de la séance de travail qu’il a eue avec une délégation  du Syndicat des travailleurs des transports routiers du Sénégal, conduite par son Secrétaire général, Monsieur Gora Khouma, en présence du ministre des Forces armées, du ministre du Travail et des Organisations professionnelles et du ministre chargé des Transports terrestres. Après avoir pris note des doléances de ces travailleurs, le Premier ministre a informé avoir instruit les responsables des départements ministériels en charge des questions soulevées d’initier des séances de travail avec les représentants du syndicat en vue de rechercher des solutions idoines à certains dysfonctionnements et manquements qui ont été répertoriés. Il en est ainsi, particulièrement, du non respect de la législation du travail dans le secteur des transports routiers et de l’inadéquation de certaines procédures qui privent les professionnels de leur permis de conduire pendant des délais  anormalement longs ou les exposent à des risques de perte de ces documents.

Le Premier ministre a fait part de l’audience qu’il a accordée à Son Excellence Madame Marcia Bernicat, ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Sénégal, accompagnée de Monsieur Kévin Mullaly, Directeur de l’Usaid pour le Sénégal.

Le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, évoquant le Magal de Touba, a transmis au président de la République, la grande satisfaction du khalife  général, exprimée tant lors de la visite du chef de l’Etat qu’après le Magal. Le khalife général a notamment relevé,  pour s’en réjouir, le respect des engagements du Gouvernement et ses nombreuses réalisations et innovations dans les domaines de l’énergie, de l’eau et de la sécurité. Le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur a,  dans le même élan, fait part des mêmes dispositions qui sont prises pour la réussite de l’organisation du prochain Gamou de Tivaouane dont certains travaux relevant des infrastructures sont en cours.

Le ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie a fait au Conseil une communication sur la dégradation constatée ces derniers jours dans la fourniture d’électricité à cause de sérieuses réserves émises par les Directeurs généraux de Senelec et Sar sur la qualité d’un fuel importé.

Afin de lever définitivement les suspicions sur la qualité du fuel importé qui aggrave les difficultés actuelles de Senelec, le ministre d’Etat a  réitéré la volonté du Gouvernement de doter le Sénégal, dans les meilleurs délais, d’un laboratoire indépendant de contrôle et d’analyses de l’importation et de la consommation de produits pétroliers.

Le ministre d’Etat, ministre des Mines, de l’Industrie, de l’Agro industrie et des Pme a rendu compte de la visite de travail qu’il a effectuée à Genève, le 20 janvier 2011, pour les besoins de la signature d’un Mémorandum fixant le Cadre de la coopération avec l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle Ompi, représentée par son Directeur général, pour la mise en œuvre du Plan national de développement de la propriété intellectuelle (Pndpi).

Ce mémorandum, a dit le ministre d’Etat, est destiné à appuyer la mise en œuvre du Plan national de développement de la propriété intellectuelle (Pndpi), estimé à 8 milliards cinq cents millions de FCfa. Il permettra à l’Etat du Sénégal de disposer d’un environnement favorable au développement de la propriété intellectuelle.

En marge de la cérémonie de signature, le ministre d’Etat a transmis au Conseil les félicitations du  Directeur général de l’Ompi pour les progrès accomplis dans le domaine de la propriété intellectuelle, matérialisés, entre autres, par la signature, pour la première fois avec un Etat membre de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle, d’un tel mémorandum.

Le ministre d’Etat,  ministre du Travail et des Organisations professionnelles a rendu compte de l’audience accordée aux Syndicats des transporteurs routiers d’hydrocarbures, le mardi 25 janvier 2011.

Les discussions ont porté sur les revendications des  travailleurs du secteur, notamment l’obtention de parcelles d’habitations.

Le président de la République a demandé au Premier ministre d’instruire les ministres compétents, en particulier les ministres chargés du Travail, des Finances et de l’Habitat, de trouver une solution globale aux demandes récurrentes de parcelles d’habitat des coopératives des travailleurs.

Le ministre d’Etat a, en outre, rendu compte de la cérémonie de signature du protocole d’accord relatif à la classification des emplois dans le secteur du pétrole et du gaz, de l’annexe de classification des emplois et de la grille des salaires.

Au cours de cette cérémonie, elle a exhorté les partenaires sociaux à adopter une convention collective et un nouveau pacte social qui participeront davantage à l’apaisement pérenne du climat social dans le secteur du gaz.

Le ministre de l’Agriculture a rendu compte au Conseil du déroulement de la campagne de commercialisation de l’arachide qui a atteint 120.000 tonnes après 45 jours d’exercice. Il a, en outre, informé que, dans le cadre de l’appui du Gouvernement aux producteurs qui souhaitent faire de la trituration, le Gouvernement a mis en place un important programme de presses locales et importées qui produisent de l’huile traitée à l’acopulgite grâce à un procédé de l’Institut de technologie alimentaire (Ita) pour éliminer l’aflatoxine.  Cette huile, produite et traitée, est compétitive en matière de prix et les tourteaux obtenus, qui  peuvent être vendus à 50 FCfa le kilogramme, sont riches en matières grasses.

Le ministre du Commerce, après avoir donné des éléments de comparaison sur les prix des denrées de grande consommation, dans le cadre de l’Uemoa, a largement insisté sur l’option prise par le Sénégal de mettre en application des normes de qualité d’un niveau élevé pour la quasi-totalité des produits alimentaires essentiels.

Il a indiqué que le Conseil national de la consommation  sera saisi, dans les jours à venir, de textes administratifs relatifs à la baisse des prix de certaines denrées

Le Ministre de l’Enseignement supérieur, des Universités, des Centres universitaires régionaux et de la Recherche scientifique a fait part au Conseil de la mission qu’il a effectuée, du 10 au 13 janvier 2011, à Islamabad (Pakistan) où il a pris part aux différentes rencontres du Comité permanent sur la coopération scientifique et technologique de l’Oci (Comstech).

Dans ce cadre, le Sénégal a présidé la 6ème réunion du groupe de travail sur la Vision 1441 Hégire sur les sciences et la technologie. D’importantes actions et initiatives ont été prises à cette occasion pour permettre la mise en œuvre des recommandations de la Vision 1441 Hégire, outil de promotion et de développement des sciences et techniques dans tous les Etats membres de l’Oci.

Le Sénégal, a précisé le ministre, a été élu parmi les 4 vice-présidents de ce Comité.

Le ministre de l’Enseignement supérieur a, par ailleurs, rendu compte du lancement officiel du projet Usaid/Era (Education et recherche en agriculture) en présence des autorités de l’Usaid/Sénégal. Ce projet quinquennal d’un montant de  28 millions de dollars, financé dans le cadre de l’initiative du président Barak Obama «Feed the future »,  va contribuer à la mise en place d’un système de recherche et de formation agricole favorable à la croissance économique et à la sécurité alimentaire au Sénégal.

Dans le cadre du projet d’appui à l’Enseignement supérieur (Paes), financé en grande partie par la Bad, d’un montant global de 23 milliards de francs Cfa pour les 8 pays de l’Uemoa, le Sénégal, a dit le ministre,  a reçu du matériel audiovisuel et informatique destiné au fonctionnement du point focal et des bureaux de liaison des établissements d’enseignement supérieur publics et privés. 

Le ministre de l’Elevage a informé le Conseil de l’audience que Monsieur le Président de la République a accordée à une délégation d’hommes d’affaires saoudiens conduite par Monsieur Suleymani Al Jabri.

Le ministre de l’Elevage a informé le Conseil que Monsieur Al Jabri, qui détient 50% des parts de marché de moutons du Royaume, envisage d’importer 1million de moutons par an du Sénégal vers le Royaume d’Arabie saoudite.

A cet effet, il est envisagé la signature d’une convention et un élargissement des échanges commerciaux avec le Secteur privé.

Le ministre chargé des Transports terrestres a fait le point sur les  cas d’accidents mortels enregistrés sur les routes lors du  Magal. Ainsi, le nombre de décès est passé de vingt (20) en 2009 à huit (08) en 2010. La baisse significative du nombre de décès enregistrés cette année est à mettre à l’actif des mesures prises pour assurer la sécurité des automobilistes et des pèlerins. S’agissant des tarifs de transport appliqués pour le Magal, le ministre a assuré qu’ils ont été contenus dans une fourchette acceptable.

Le ministre Directeur général de l’Apix est revenu sur la question de l’aflatoxine pour suggérer la mise en place d’un comité de réflexion pour lever tous les risques et préjugés, en étroite collaboration avec l’Institut de technologie alimentaire (Ita) et le programme Segal afin de booster la compétitivité de l’arachide.

Le Conseil a  examiné et adopté les textes législatifs suivants :

Un projet de loi autorisant le président de la République à ratifier l’accord entre le Gouvernement de la République du Sénégal et le Gouvernement de l’Etat du Koweït sur l’encouragement et la protection réciproques des investissements, signé à Dakar, le 25 juillet 2009.

Un projet de loi autorisant le président de la République à ratifier l’accord entre le Gouvernement de la République du Sénégal et le Gouvernement de la République de Turquie sur la promotion et la protection réciproques des investissements, signé à Ankara, le 15 juin 2010.

Un projet de loi autorisant le président de la République à ratifier l’accord entre le Gouvernement de la République du Sénégal et le Gouvernement du Royaume du Maroc concernant l’encouragement et la protection réciproques des investissements, signé à Dakar le 15 novembre 2006.

Un projet de loi complétant la loi n° 2004-13 du 1er mars 2004 relative au contrat de construction–exploitation–transfert d’infrastructure.

Le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :

Maguette Lo Bodian, médiateur pédagogique, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement au Ministère de la Décentralisation et des Collectivités locales, en remplacement de Mme Marie Jeanne Yvonne Badiane.

Mme Marianne Fall Kane, juriste, est nommée Directrice de la formation et de la communication au Ministère de la Décentralisation et des Collectivités locales, en remplacement de Mme Maguette Lo Bodian.

M. Amadou Sall Dial, conseiller en planification, est nommé Directeur de la microfinance au Ministère de l’Entreprenariat féminin et de la Microfinance, en remplacement de M. Tafsir Amadou Mbaye.

M. Cheikh Dieng, ingénieur en environnement et foresterie, est nommé Directeur général de l’Agence nationale de la propreté du Sénégal (Aprosen) au Ministère de l’Hygiène publique et du Cadre de Vie, en remplacement de Mme Aminata Fall.

Mme Néné Sidibé, professeur de technique quantitative  de gestion, est nommée Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement au Ministère de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, poste vacant.

M. Mahamadou Camara, inspecteur principal des Impôts et Domaines, est nommé Directeur des vérifications et enquêtes fiscales à la Direction générale des Impôts et Domaines en remplacement de M. Samba Guèye.

M. Cheikh Ahmed Tidiane Bâ, inspecteur principal des Impôts et Domaines, est nommé Directeur du recouvrement à la Direction générale des Impôts et Domaines en remplacement de M. Macodou Guèye.

 

 

Amath Dansokho, Me Boucounta Diallo et Karim Kharati recevront le 11 mars prochain à Paris une médaille d’or de la Ligue universelle du bien public et de l’humanité, une association reconnue par l’Unesco et membre depuis 1949 du comité des Ong des Nations Unies, selon un communiqué reçu hier. Créée en 1464, la médaille d’or est un hommage rendu à des personnes et associations  dont les œuvres et les activités s’orientent vers le bien public. Amath Dansokho a été choisi pour «son infatigable combat  pour la consolidation  de l’Etat de droit et de la démocratie au Sénégal et en Afrique  par le biais d’une opposition digne et constante». Me Boucounta Diallo a été retenu «grâce à son engagement pour le maintien de la paix dans le monde et l’instauration de l’Etat de droit et de la démocratie».

Karim Kharati est reconnu «pour son engagement à participer à la rupture  des inégalités».

 

 

Le Secrétaire général du Ps a rencontré, avant hier les maires, présidents de région et de conseil rural membres de son parti. Au cœur des débats : le redécoupage administratif qui, selon eux, n’a qu’une finalité : l’affaiblissement des élus de l’opposition.

Derrière le redécoupage administratif qui vient d’être fait, les maires, présidents de région et de conseil rural, les socialistes voient une volonté du gouvernement de « bloquer » le fonctionnement des collectivisés locales dirigées par l’opposition. « Comme en 2009, à la veille des élections locales, le gouvernement est en train de procéder à un redécoupage administratif, véritable remise en cause du suffrage universel des Sénégalais dont la finalité reste l’affaiblissement des élus de l’opposition», a soutenu le patron du Parti socialiste dans son propos liminaire. Ousmane Tanor Dieng et ses camarades ont dénoncé la création « tout azimut » de nouvelles collectivités locales qui ne « répondent qu’à une logique électoraliste ». Et comme le gouvernement « n’organisera jamais » d’élections partielles, a-t-il soutenu, sa stratégie est d’installer partout des délégations spéciales dont la mission « sera de liquider les exécutifs démocratiquement élus » et de préparer sur 12 mois l’élection présidentielle, au seul profit du candidat Abdoulaye Wade.

« La rencontre d’aujourd’hui (Ndr : avant hier), au-delà des retrouvailles normales entre la direction du parti et les responsables à la base, nous permettra, j’en suis convaincu, de mieux cerner l’ampleur et la réalité de ce projet de découpage et d’arrêter les mesures et initiatives à proposer à Bennoo pour le faire avorter.  Il s’agit donc de partager les résultats de notre rencontre avec nos camarades de Bennoo », a expliqué Ousmane Tanor Dieng. Le fait que cette rencontre se tienne à un an des élections présidentielles et législatives de 2012,  n’est pas fortuit. « En effet, il ne fait aucun doute que la victoire du candidat de Bennoo en 2012 dépendra des résultats positifs réalisés dans les différentes collectivités que vous dirigez.  Donc, nous devons tout faire pour que vous soyez dans les meilleures conditions possibles vous permettant de prendre en charge les préoccupations de vos administrés avec efficacité et réussite », a conclu Ousmane Tanor Dieng.               

Abdoulaye DIALLO

 

 

Le Rassemblement démocratique sénégalais (Rds) s’est félicité, de l’entrée dans le gouvernement d’Abdoulaye Diop Makhtar, Mamadou Diop et Alasane Dialy Ndiaye.

Dans un communiqué reçu à notre rédaction, les responsables du Rds estiment que loin de constituer un « retournement d’alliance », ces nominations traduisent les qualités de grand rassembleur du chef de l’Etat. « Il aura surtout réussi à confirmer qu’il n’appartenait plus seulement à un parti, mais à une large coalition politique, qui a toujours su lui garantir de belles victoires, depuis 2000 », explique-t-on. Le Rds pense que le Secrétaire général du Parti démocratique sénégalais (Pds), Me Abdoulaye Wade, a fait un bon placement politique. « En responsabilisant ces personnalités politiques d’envergure, le président de la République aura surtout conforté ses alliés et les potentielles forces additionnelles ayant à cœur de jouer leurs partitions dans ce défi majeur de la présidentielle de 2012, pour le parachèvement des chantiers de l’Alternance. Tous les espoirs sont d’autant plus permis qu’il est avéré que la forte communauté léboue de la presqu’île du Cap-Vert, réputée sensible aux gestes symboliques, a apprécié à sa juste valeur l’implication de ces compatriotes, parmi ses plus distingués fils, dans la gestion des affaires de la Cité », lit-on dans le communiqué.

Toutefois, les responsables du Rassemblement démocratique sénégalais soulignent qu’il manque à l’appel, Jean Paul Dias, le leader du Bloc des centristes gaïndés. « Le Rds exhorte le chef de l’Etat à adjoindre au bataillon l’expertise de ce ténor libéral, (…) et fortement pénétré des réalités socioculturelles de Dakar », indique-t-on. Cela aiderait, ajoutent les responsables de cette formation politique, à la reconquête de Dakar qui ne « peut se faire sans l’électorat lébou ! ».

Mamadou GUEYE

 

Le Conseil économique et social a remis des bons de matériels didactiques d’une valeur de 8 millions de francs Cfa aux étudiants haïtiens. Ce don est à mettre dans le compte de l’élan de solidarité visant à faciliter leur intégration dans les universités sénégalaises.

L’élan de solidarité continue de se manifester à l’égard des étudiants haïtiens. Le Conseil économique et social leur a remis, hier, des bons de matériels didactiques d’une valeur de 8 millions de francs Cfa. « C’est un bonheur pour tous les conseillers et les travailleurs de vous apporter ces bons d’achat d’une valeur de 8 millions de francs Cfa », a souligné le président du Conseil économique et social, Ousmane Masseck Ndiaye.  Prenant la parole, le ministre au cabinet du président de la République chargé des Affaires internationales, humanitaires et de la Diaspora, le docteur Lamine Bâ, a remercié les conseillers et le président Ousmane Masseck Ndiaye pour leur soutien constant tout au long du processus de la sélection.

Auparavant, le président du Conseil économique et social, Masseck Ndiaye, a invité tous les travailleurs à faire davantage pour la modernisation de l’institution. « Je vous exhorte à persévérer dans cette voie marquée du sceau de la conscience professionnelle et de l’excellence pour une institution qui va célébrer cette année son 50eme anniversaire, une institution moderne, forte et respectée », s’exprime Ousmane Masseck Ndiaye.

L’institution, dit-il, s’est inscrite dans une dynamique de capitalisation des acquis et d’amélioration de sa performance. « Les années à venir seront celles du dépassement, car elles mettront à l’épreuve notre capacité d’adaptation et d’innovation, en quelque sorte notre quête encore plus résolue de l’excellence », ajoute le président du Conseil économique et social, Ousmane Masseck Ndiaye.

Idrissa SANE

 

 

Ambiance de retrouvailles, hier après-midi, au palais de la République à Dakar. Le Secrétaire général national du Pds, Me Abdoulaye Wade a reçu en audience une très forte délégation de ses premiers compagnons, militants de la première heure du Parti démocratique sénégalais et originaires des départements de Pikine et Guédiawaye.

Ces militants ont cheminé avec Me Wade entre 1974, année de la création du Pds, et les années 80. A l’occasion de cette audience, beaucoup de souvenirs ont été évoqués : les premiers jalons, le congrès de Kaolack, les premières batailles électorales, les années de braise du Sopi, l’opposition au Ps et son lot d’épreuves physiques, l’emprisonnement, la ferveur militante et la foi en la victoire.

Devant le président de la République qui était entouré pour la circonstance du président de l’Assemblée nationale, Mamadou Seck, de l’administrateur général du Pds, Abdoulaye Faye, du Secrétaire général de la présidence, du ministre d’Etat, Habib Sy, directeur de Cabinet du président de la République, de Zacaria Diaw, Secrétaire général de la Présidence de la République,  du vice-président du Sénat, Kansoumbaly Ndiaye, du ministre-conseiller, Alioune Diop.  Les anciens du département de Pikine et ceux de Guédiawaye ont salué cette initiative personnelle de Me Wade.

C’est sous la houlette du président de l’Assemblée nationale, Mamadou Seck, et du ministre-conseiller, Serigne Mbacké Ndiaye, porte-parole du chef de l’Etat et en charge du dossier, qu’a été mis en branle le processus de retrouvailles. Hier, le Secrétaire général national du Pds a remis « la médaille du compagnon » a plusieurs d’entre eux qui ont tous pris la parole pour exprimer leurs vifs remerciements à leurs hôtes. Tour à tour, MM. Mor Arame Kébé, Abdoulaye Sow, Youssou Guèye, Biram Mbodj ; Mmes Ndèye Fatou Ndiaye, Oulimata Cissé et Ngoné Fall ont exprimé, à l’unisson, le même engagement : « c’est nous qui avons fait le parti ; c’est nous qui allons vous réélire ! » Ils ont exprimé leurs remerciements à « leur frère Secrétaire général national » pour les multiples réalisations faites dans les départements de Pikine et Guédiawaye par le Sopi : le plan Jaxaay pour reloger les victimes des inondations et les infrastructures routières « qui mettent Dakar à quinze-vingt minutes de Pikine », entre autres actifs dans le bilan du président Wade. Beaucoup d’orateurs l’ont également remercié pour avoir pu réaliser le pèlerinage aux Lieux saints de l’Islam. Toutefois, ils ont demandé « la redynamisation des instances du Pds » en vue de l’échéance présidentielle de 2012. La rencontre a eu lieu en présence de plusieurs élus et responsables du Pds dans la banlieue dakaroise : MM. Daour Niang Ndiaye, Kalidou Niasse, Chérif Diop et Mme Woré Sarr…

Samboudian KAMARA

 

Pour la première fois, la session de la commission mixte sénégalo-portugaise de coopération va se réunir, ce mardi 25 janvier 2011, au Méridien-Président, annonce un communiqué du 

Qualifiée « d’historique », cette rencontre a pour « objectif de formaliser et de mieux coordonner la coopération entre les deux pays qui entretiennent d’excellentes relations, renforcées depuis l’avènement de Maître Madické Niang à la tête de la diplomatie sénégalaise, par des rencontres régulières entre autorités des deux pays ». Au menu des discussions, le communiqué annonce qu’il y aura la question de la bonne gouvernance, la lutte contre la pauvreté, le développement durable. Cette première session de la Commission mixte sera aussi l’occasion de procéder à la signature des instruments juridiques. Les deux délégations vont parapher deux accords sur la promotion et la protection réciproques des investissements et sur la dispense de visa pour les passeports diplomatiques. La signature d’un mémorandum d’entente sur le Programme indicatif de coopération (Pic) est aussi prévue. La cérémonie d’ouverture est prévue à 10 heures au Méridien-Président, sous la présidence du ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Maître Madické Niang, et du Secrétaire d’État aux Affaires étrangères et de la coopération du Portugal, son Excellence Monsieur João Gomes Cravinho. La cérémonie de signature des accords sera suivie d’un point de presse prévu à 17 heures 30 au ministère des Affaires étrangères.

Mbaye Sarr DIAKHATE

Les membres du bureau national du mouvement « Arc-en-ciel » ont préconisé, dans un communiqué, que le gouvernement fasse de la baisse des prix des denrées de première nécessité une super priorité.

Face à la flambée des prix des denrées de première nécessité, le bureau du mouvement « Arc-en-ciel » a félicité tout d’abord le chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, pour sa volonté de faire étudier par le Premier ministre les possibilités de baisser les prix des denrées de premières nécessités qui constituent, dans presque beaucoup de pays, un grand défi. Mamadou Dieng et ses compagnons ont soutenu qu’après « les grands chantiers qui font aujourd’hui la fierté des Sénégalais, le panier de la ménagère constitue actuellement la super priorité pour aborder les prochaines échéances électorales avec sérénité ».

Sur un autre registre, « Arc-en-ciel » a « salué les efforts faits par le chef de l’Etat pour résorber le déficit de la fourniture d’électricité dû en grande partie, comme l’a démontré un rapport d’audit, à l’augmentation substantielle de la demande d’électricité ».

S’agissant de l’offensive de l’ex-Premier ministre, Macky Sall, dans le Walo et dans le Dièri, les membres du bureau du mouvement « Arc-en-ciel » trouvent les critiques du leader de l’Apr/Yakaar sur la politique économique du gouvernement « totalement inacceptables de la part de quelqu’un qui a une responsabilité directe dans ce qu’il cherche à critiquer aujourd’hui ».

Mbaye S. DIAKHATE

Une délégation du Mouvement pour le socialisme et l’unité (Msu) a rencontré celle de l’Union citoyenne Bunt Bi. Au terme de leur rencontre, les deux formations politiques membres de Bennoo siggil Senegaal ont réaffirmé leur souhait de voir leur coalition arriver à un candidat unique pour la présidentielle de 2012.

Le Mouvement pour le socialisme et l’unité (Msu) et l’Union citoyenne qui se sont rencontrés ont jugé nécessaire pour Bennoo Siggil Senegaal d’avoir un candidat unique ou de l’unité pour la présidentielle de 2012. «Accord de vues sur le programme d’urgence à proposer aux Sénégalais qui prend en compte les priorités du peuple à savoir la baisse des prix des denrées indispensables, la résorption du déficit énergétique, la lutte contre le chômage des jeunes, le soutien au monde paysan, la lutte contre la corruption et la mal gouvernance, entre autres », lit-on dans le communiqué conjoint reçu à notre rédaction.

Ces deux partis ont jugé nécessaire une transition politique à partir de 2012 pour refonder l’Etat et la validation d’une nouvelle Constitution qui consacre la rupture d’avec le présidentialisme. «Unir nos forces avec les autres partis membres de Bennoo, la société civile, les syndicats et autres mouvements citoyens pour constituer une équipe pour gérer la transition. Proposer un candidat unique ou un candidat de l’unité chef d’équipe de la transition, pour battre le candidat de la mouvance présidentielle à l’issue des élections de 2012 », ajoute le communiqué.

Les deux partis politiques invitent leurs partenaires membres de Bennoo à valider définitivement le principe largement acquis au sein de Bennoo, de la nécessité d’avoir une candidature unique à la présidentielle et conforter ainsi l’espoir porté en Bennoo par les populations. «Notre unité vaut tous les sacrifices». Les deux délégations ont salué la mémoire de feu Mamadou Dia et lui ont rendu un hommage pour son combat exceptionnel mené toute sa vie durant.

Aliou KANDE

 

 

C’est devant le ministre d’Etat, ministre de la Femme, Ndèye Khady Diop, entouré du député Mor Maty Sarr, du président national des Chambres de métiers du Sénégal, Seyni Seck, du responsable départemental de l’Ujtl, Mohamed Nasser, du responsable des femmes libérales, Amy Diawara, entre autres, que les artisans libéraux ont réaffirmé leur ancrage dans le Pds. Mieux, ils ont fait le serment de tout mettre en œuvre pour réélire le président Abdoulaye Wade en 2012.

Mme Ndèye Khady Diop, ministre d’Etat, s’est réjouie de la réussite de la manifestation, soulignant que la preuve vient d’être administrée que les artisans libéraux dont on a annoncé qu’ils étaient partis ailleurs, sont bien là, prêts à réélire Abdoulaye Wade en 2012. Aussi, cette heureuse initiative, souligne-t-elle, coïncide avec l’unité retrouvée dans le camp libéral, une unité qui se consolide de jour en jour, comme en témoigne la présence à ses côtés des responsables libéraux. Elle a tenu, au nom de ces derniers, à remercier le Secrétaire général national du Pds pour le choix porté sur le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye qui est un digne fils de la région.  Au sujet de ce dernier, Ndèye Khady Diop lui rendra hommage pour ses efforts en direction de la région en lui demandant cependant de renforcer les cadres du terroir. En ce qui concerne la révision des listes électorales, le ministre d’Etat a engagé tous les responsables libéraux, mais aussi les cellules d’entreprises à investir les quartiers et les demeures pour inscrire les militants en âge de voter.

Une déclaration faite par le coordonnateur du mouvement, Pape Malick Diop, qui n’a pas laissé indifférente la responsable du Pds de la région, Ndèye Khady Diop, qui s’est réjouie de cet engagement des artisans avant de les féliciter pour cette heureuse initiative.

En effet, pour Pape Diop, Ibrahima Cissokho et Mbaye Diakhaté Thiam, la grande mobilisation des artisans libéraux démontre, s’il en est besoin, que le mouvement, exception faite de l’ex responsable qui est allé rejoindre le camp d’Idrissa Seck, reste fidèle au Secrétaire général du Pds, Abdoulaye Wade qui, selon eux, demeure le seul candidat des Libéraux pour l’élection présidentielle de 2012.

Aussi, ont-ils promis de travailler dans ce sens, avec la bénédiction de Seyni Seck. Prenant la parole, ce dernier n’a pas manqué de s’engager aux côtés du mouvement des artisans libéraux afin que leurs objectifs soient largement atteints.

Mamadou CISSE

 

Dans la perspective de l’élection présidentielle de 2012, certains ténors du Pds se mobilisent déjà pour porter en triomphe leur secrétaire général national, le président Abdoulaye Wade, au soir de ces joutes tant convoitées.

C’est le cas de la sénatrice Mme Aminata Mamoudou Kane Kébé qui s’est rendue, la semaine dernière (du 14 au 19 janvier), auprès de ses frères et sœurs libéraux du département de Matam pour les sensibiliser et remobiliser les troupes en vue des prochaines joutes électorales de 2012. De retour à Dakar, la sénatrice nous a fait l’économie de sa tournée.Accompagnée d’une forte délégation, la sénatrice libérale a révélé s’être rendue successivement dans les communautés rurales d’Oréfondé, d’Agnam Signol et de Dabiya (arrondissement d’Agnam), et dans la commune de Thilogne.

Son message a porté essentiellement sur une invite aux militants à s’inscrire rapidement dans les listes électorales et se tenir fin prêts pour réélire le président Abdoulaye Wade en 2012. Elle a également rendu visite aux différents chefs religieux de la zone à qui elle a transmis le salut et la ziarra du président Wade. Partout où elle s’est rendue, Mme Aminata Mamoudou Kane Kébé a apporté le message du chef de l’Etat «qui ne veut qu’une chose : redorer le blason de notre terroir pour faire de Matam une région émergente».

Mme Kébé n’a pas manqué de rappeler toutes les réalisations déjà consenties par le président Wade en faveur de Matam. «Celle des ponts de Matam dont les travaux ont démarré, le tronçon Matam-Linguère en cours de construction et la promotion des cadres de la région sont une illustration parfaite de l’amour et la considération que nous porte le président Abdoulaye Wade», a-t-elle souligné. Cependant, a-t-elle fait savoir, pour mieux l’aider à parvenir à ses fins à notre profit, il nous faut lui apporter tout notre soutien «et cela ne pourra se faire qu’à travers les urnes. Pour dire que tous ensemble, unis et solidaires comme un seul bloc, nous devons nous mobiliser pour le réélire en 2012».

Elhadji Khalifa Babacar DIENG

 

 

 

 

La Convergence des cadres liberaux pour l’enracinement du sopi (Clesopi) a tenu, avant-hier, une conférence de presse sur la crise énergétique. Cette structure dirigée par Samba Ndiaye a préconisé la vulgarisation d’un kit solaire de 250 wc en alternance avec le réseau Senelec.

« Possibilité d’alimenter huit points lumineux, un réfrigérateur, un téléviseur, etc. ; durée de vie 20 à 25 ans ; coût compétitif entre 1.500.000 et 2.000.000 FCfa ; couplage avec le système classique actuel ». Voilà les avantages que le kit solaire de 250 wc présente aux yeux des membres de la Clesopi. Ces Libéraux ont conclu après leur diagnostic que la crise énergétique que traverse notre pays appelle de leur part des initiatives en tant que cadres du parti au pouvoir.

Pour eux, la solution immédiate face à la crise est beaucoup plus simple. Il conviendra juste de s’orienter vers la vulgarisation de kits solaires pour pérenniser le développement économique et social de notre pays.

Dans leurs propos, ils reconnaissent que « les industriels, les artisans, les citoyens tout courts ne veulent plus de discours ». En effet, « ils ont besoin d’actes pour endiguer cette crise ». Clesopi a rappelé que les intentions du président de la République ne souffrent d’aucune contestation en ce sens que des centaines de milliards ont été injectés par l’état du Sénégal dans le secteur de l’énergie pour augmenter la capacité de production et subventionner le gaz ».

Samba Ndiaye et compagnies suggèrent une nouvelle approche centrée sur nos propres richesses. Ils ont fait remarquer que « l’Afrique détient 51% du potentiel solaire mondial et pourrait, avec la seule volonté politique de ses dirigeants, se positionner comme leader dans le domaine. »

Création de pôles énergétiques

Au titre des mesures d’accompagnement indispensables, Clesopi propose de réorienter la réforme de la Senelec par la création de pôles énergétiques : pôles fossile, renouvelable et nucléaire ; de prévoir, entre autres mesures juridiques, un cadre législatif pour pénaliser aussi sévèrement que le viol, le vol de matériels solaires ; cibler, dans la première étape du projet, les abonnés petites puissances de Senelec et étaler le paiement des kits sur 5 ans minimum. Clesopi reste convaincu que cette politique pourrait permettre à des milliers de foyers d’être hors délestage.

A moyen et long termes, c’est l’implantation de centrales solaires pour juguler définitivement la crise de l’électricité qui est proposée.

Mbaye Sarr DIAKHATE

« Le Secrétaire général sera accompagné d’une délégation forte de seize (16) membres (…). Le départ est prévu, le 21 janvier 2011 (Ndr : hier), à 16 heures », annonce un communiqué de l’Union pour le renouveau démocratique (Urd).

La même source informe que Djibo Leïty Kâ effectuera, au mois de février 2011, des tournées dans certaines localités du pays. Il  se rendra les 4, 5 et 6 février dans le département de Podor ; le 13, à l’invitation de Diégane Sène, à Ndiaganiao ; le 18 dans la région des Niayes côtières (Caalli); le 19 dans la zone maritime de Thiès ; le 20 dans la zone maritime de Tivaouane.

Djibo Leïty Kâ et ses camarades ont aussi abordé la situation du pays, notamment la question de l’énergie et le coût de la vie pour se féliciter « des mesures envisagées par le chef de l’Etat pour une solution définitive et durable à même de soulager les populations sénégalaises ».  Ils ont invité les autorités compétentes « à prendre toutes les mesures que nécessite l’application diligente des instructions présidentielles relativement à ce problème ».

Evoquant la crise en Côte d’Ivoire, l’Union pour le renouveau démocratique a souhaité « une solution urgente et définitive à ce douloureux problème ».

L’Urd a apporté son soutien « sans faille » au peuple tunisien « dans sa lutte révolutionnaire pour la liberté et le droit ».

Mamadou GUEYE

 

 

Le président Abdoulaye Wade se rend  aujourd’hui à Bamako où se tient le 15e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa). La crise ivoirienne pourrait occuper une place importante dans l’ordre du jour.

BAMAKO (Mali) La 15e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) se tient aujourd’hui à Bamako, sur fond de crise ivoirienne, pays locomotive de l’Union. Les chefs d’Etat ont commencé à arriver dans la capitale malienne depuis hier, accueillis à leur arrivée à l’aéroport par leur hôte Amadou Toumani Touré, président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement.

Le président Abdoulaye Wade est annoncé à Bamako aujourd’hui. Le sommet commence dans la matinée, avec une allocution du président du Conseil des ministres, suivie du discours d’ouverture du président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat. Très attendu, ce sommet de l’Uemoa se tient au moment où la Côte d’Ivoire est en pleine crise postélectorale. La crise ivoirienne sera dans l’ordre du jour des chefs d’Etat. Le Premier ministre Guillaume Soro, dépêché par Alassane Dramane Ouattara, président reconnu par l’Uemoa et la communauté internationale, représentera la Côte d’Ivoire à ce sommet.

La Côte d’Ivoire est le poids lourd économique de l’Uemoa et pèse à elle seule 40 % du Pib de l’Union, avec un Pib nominal de 10.925 milliards de francs Cfa. Là où le Sénégal, deuxième puissance, pointe avec un Pib nominal de 6.220,2 milliards de francs Cfa. La crise ivoirienne ne manque pas de répercussion sur l’Union.

L’Uemoa, à travers le Conseil des ministres tenu à Bissau au mois de décembre dernier, avait pris d’importantes décisions en confiant les mouvements sur les comptes de ce pays au gouvernement d’Alassane Dramane Ouattara. Une décision contestée par la suite par le camp de Laurent Gbagbo qui n’a pas hésité à saisir la Cour de justice de l’Uemoa. A côté du dossier ivoirien, d’autres sujets pourraient occuper les chefs d’Etat, quand on sait que l’Uemoa conduit plusieurs chantiers. Il y a l’harmonisation des législations au plan juridique, fiscal et comptable, la surveillance multilatérale des politiques macro-économiques, la réalisation du marché commun, les politiques sectorielles.

L’Uemoa a été créée le 10 janvier 1994 à Dakar, son objectif essentiel, c’est l’édification en Afrique de l’Ouest d’un espace économique harmonisé et intégré, avec la garantie d’une liberté totale de circulation des personnes, des biens, des capitaux, des services et des facteurs de production. De même, l’Uemoa vise la jouissance effective du droit d’exercice et d’établissement pour les professions libérales, de résidence pour les citoyens sur l’ensemble du territoire communautaire. Les Etats membres sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau,  le Mali, le Sénégal et le Togo. 

De notre envoyé spécial Malick CISS

 

 

 

 


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