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Politique (4840)

Le Conseil des ministres s’est réuni, le jeudi 20 janvier 2011, à partir de 10 heures, au Palais de la République, sous la présidence de Son Excellence Maître Abdoulaye Wade, président  de la République.

Le chef de l’Etat a fait part au Conseil des audiences qu’il a accordées à plusieurs personnalités parmi lesquelles :

-     M. Albert Toikeusse Mabri, envoyé spécial du président  Alassane Dramane Ouattara ;

 

-     M. Mahamane Ousmane, ancien Premier ministre du Niger ;

 

-     S.E.M. Hui Liangyu, vice Premier ministre de la République populaire de Chine ;

 

-     S.E.M Nicolas Normand, ambassadeur de France à Dakar;

 

-     S.E.M Said Rehioui, ambassadeur du Royaume d’Arabie à Dakar ;

 

-     M. Ali Akbar Saheli, ministre des Affaires étrangères de la République islamique d’Iran ;

 

-     M. Gilles Hervio, chef de la Délégation de la Commission de l’Union européenne ;

 

-     M. Edem Kodjo, ancien Premier ministre du Togo conduisant la délégation étrangère du Fogeca ;

 

-     M. Soumaïla Cissé, président de la Commission de l’Uemoa ;

 

-     Une délégation du Forum social mondial conduite par le Pr. Iba Der Thiam ;

 

-     Une délégation des commerçants importateurs de riz en compagnie du ministre du Commerce.

Au titre de ses activités, le chef de l’Etat a informé le Conseil avoir présidé une réunion sur le Grand Théâtre national. Il a, en outre, fait part de la réception, en sa présence, d’un don de matériel médical offert au Sénégal par le Fonds des Nations Unies pour la population (Fnuap) et le Luxembourg.

Le président de la République a réservé un accueil chaleureux au ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique et de l’Emploi, nouvellement nommé, à qui il a souhaité la bienvenue dans l’équipe gouvernementale. Il lui a exprimé toute sa confiance, quant à son engagement au service du pays et sa capacité à atteindre pleinement les objectifs qui lui sont assignés.

Revenant sur les relations entre notre pays et la République islamique d’Iran, le chef de l’Etat a  informé le Conseil de sa décision d’autoriser le retour en Iran de l’ambassadeur du Sénégal, après les efforts fournis par le président de la Turquie, qui avait offert ses bons offices pour une intermédiation dont la réussite s’est matérialisée par une audience accordée par le président de la République à la partie iranienne, représentée par son ministre des Affaires étrangères.

Le chef de l’Etat a, par ailleurs, exprimé sa très grande compassion, au regard des tueries intervenues entre Chrétiens et Musulmans dans le nord du Nigéria. Aussi, en sa qualité de président en exercice de l’Organisation de la conférence islamique, il a décidé d’envoyer une mission de conciliation et de réconciliation, confiée au khalife général de Médina Baye, qui se rendra auprès des autorités nigérianes et des fidèles des deux confessions.

Le président  de la République s’est dit confiant quant à une issue heureuse de cette démarche, étant donné la forte influence et notoriété du vénéré Cheikh Ibrahima Niasse dit Baye et de sa famille dans ce pays frère ; la confrérie Niassène y est, en effet,  saluée pour les vertus de tolérance et de dialogue des religions qu’elle prône par l’exemple. A cette occasion, il a rappelé l’envoi d’une mission précédente de médiation au Nigéria, conduite par le chef religieux Mahdi Niasse, qui avait réussi à éviter la lapidation d’une citoyenne de ce pays.

Le chef de l’Etat a informé le Conseil de sa décision de mettre en place un Tribunal économique pour juger des délits et crimes économiques et financiers, dans un souci de renforcement de la bonne gouvernance,  d’amélioration de l’environnement juridique et judiciaire et de célérité dans le traitement de ce type de contentieux.

A cette occasion, il a noté avec satisfaction le bon état d’avancement des travaux de la commission de réflexion précédemment installée à cet effet, qui lui transmettra ses conclusions pour une saisine de la Cour suprême, du Conseil constitutionnel et de la Cour des comptes afin d’apprécier la conformité et les incidences de ce projet sur l’ordre juridictionnel.

Le président de la République a annoncé au Conseil  la visite qu’il effectuera dans la ville sainte de Touba, les jeudi 20 et vendredi 21 janvier 2011, à l’occasion de la célébration du 116ème anniversaire du Magal qui consacre le départ en exil du vénéré Cheikh Ahmadou Bamba.

Il a également fait part au Conseil de la mission qu’il effectuera à Bamako pour participer à la 15ème session de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Uemoa. Une rencontre annuelle qui permet de passer en revue l’évolution et le fonctionnement de l’Union, de ses organes et institutions spécialisées, notamment la Bceao et la Boad. Le chef de l’Etat  a, à cette occasion, annoncé la visite prochaine du président de la République du Bénin, Son Excellence Monsieur Thomas Yayi Boni au Sénégal.

Revenant sur la cérémonie de réception des deux premiers avions de la nouvelle compagnie nationale, Sénégal Airlines, le président de la République a chaleureusement félicité le chef du Gouvernement et le ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie, les équipes du ministère qui ont conduit le projet, le président du Conseil d’administration, le Directeur général et les actionnaires de la compagnie pour la manière professionnelle et rigoureuse avec laquelle ils ont conduit le processus de mise en place de Sénégal Airlines.

Le président de la République a souligné que c’est la première fois depuis l’Indépendance que le Sénégal se dote d’une compagnie  dont le capital est entièrement détenu par des sénégalais. A cet égard, il a tenu à saluer le patriotisme des actionnaires privés qui ont accepté de s’engager aux côtés de l’Etat pour l’avènement d’un Pavillon national fort et performant.

Il s’est  ensuite particulièrement réjoui de la bonne organisation de cet événement historique et de son cachet  populaire  qui témoigne de l’adhésion des populations au projet. Il a, enfin, exhorté les travailleurs de la nouvelle compagnie à préserver et à développer leur outil de travail.

Appréciant les efforts importants accomplis par le ministère de la Santé en matière d’infrastructures et d’équipement en matériel de santé, le président de la République a félicité le ministre de la Santé et de la Prévention et l’a encouragé à poursuivre cette dynamique de renforcement du plateau sanitaire, tout en veillant à la sauvegarde de ce patrimoine précieux.

Evoquant la révision du fichier électoral, le chef de l’Etat a, encore une fois, rappelé sa ferme volonté de respecter le gage de transparence qu’il avait donné aux partenaires au développement en leur demandant de surveiller l’intégralité du processus électoral. Il s’est, à ce sujet, félicité de l’avancement des travaux de la mission d’audit du fichier qui témoigne de ce souci de transparence et de respect des principes qui fondent notre démocratie.

C’est au nom de ce même souci de transparence, de bonne gouvernance et de démocratie que le président de la République a dit avoir autorisé la tenue du Forum social mondial du 6 au 11 février 2011 à Dakar. Tout en saluant cette initiative des Altermondialistes  qui trouveront ainsi l’occasion de faire une marche, en toute liberté, il a invité les organisateurs à faire preuve de vigilance et de responsabilité en veillant à une bonne organisation de la manifestation dans un pays où le droit de marche et la liberté d’expression figurent en bonne place dans la Constitution.

Le Premier ministre a informé le Conseil de la séance de travail qu’il a eue, le 14 janvier 2011, avec Son Excellence Monsieur Hui Liangyu, vice-Premier ministre de la République populaire de Chine, à la tête d’une importante délégation composée de plusieurs membres du Gouvernement chinois et du président du Groupe Eximbank de Chine. Cette rencontre a permis de dresser un bilan satisfaisant de la coopération fructueuse entre la République populaire de Chine et le Sénégal et d’ouvrir de nouvelles perspectives pour son raffermissement et sa diversification. Dans cet esprit, a dit le Premier ministre, de nouveaux accords ont été signés et des lettres échangées, portant sur d’importants engagements financiers du Gouvernement chinois destinés à soutenir les efforts de développement du Sénégal.

A titre d’illustration, l’accord de crédit préférentiel concernant le projet « Boucle de Dakar phase II » permettra de stabiliser la fourniture d’électricité pour 300.000 foyers et de connecter 150.000 ménages supplémentaires au réseau électrique.

Le Premier ministre a également fait part au Conseil de l’ouverture des séances de discussions qui se sont tenues à Dakar, entre deux délégations officielles de la République française et de la République du Sénégal, pour parvenir à la conclusion du nouvel accord instituant un partenariat en matière de coopération militaire entre les deux pays. Le Sénégal, qui reprend ainsi possession de toutes les bases naguère concédées aux Forces françaises par des Accords de défense, entend accorder, en toute souveraineté, un certain nombre de facilités de séjour ou de transit à des éléments de l’Armée française, dans le cadre d’un partenariat militaire rénové, a encore dit le Premier ministre qui a ouvert ces discussions.

Au chapitre de ses audiences, le Premier ministre a informé le Conseil avoir reçu diverses personnalités parmi lesquelles :

-     Monsieur Adnan Demir, président directeur général du Groupe Scolaire Yavuz Selim ;

-     Une délégation du Groupe China international fisheries corporation, actionnaire majoritaire des sociétés Sénégal-Pêche et Sénégal-Armement ;

-     Son Excellence l’Ambassadeur Gilles Hervio, ancien chef de la Délégation de l’Union européenne au Sénégal, venu lui faire une visite d’adieu ;

-     Son Excellence Monsieur Jorge Toledo, ambassadeur d’Espagne au Sénégal ;

-     Monsieur Faouzi Chaabi, parlementaire et opérateur économique marocain ;

-     Monsieur Ricardo Melchior Navarro, président du Conseil de gouvernement de l’Ile de Tenerife ;

-     Serigne Cheikh Tidiane Seck, khalife de Thiénaba ;

-     Madame Oley Dibba-Wadda, directrice exécutive du Forum des éducatrices africaines (Fawe).

-     Le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur a informé le Conseil de la fin de la mission d’audit du fichier électoral dont les conclusions seront  transmises solennellement au président de la République et seront rendues publiques.

-     Le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique et de l’Emploi a fait part au Conseil de son engagement personnel et ferme de travailler sous les ordres du chef de l’Etat et du Premier ministre en vue de remplir les missions qui viennent de lui être confiées. Tout en s’engageant à respecter le secret  des délibérations du Conseil ainsi que la solidarité gouvernementale, il a rassuré ses collègues ministres de  son entière disponibilité.

-     Evoquant la question de l’énergie, le ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie a informé le Conseil du déploiement prochain de capacités de production d’électricité additionnelles pour faire face au déficit structurel de la Senelec dont l’approvisionnement en combustibles sera désormais assuré à travers la mise en place d’un Fonds spécial de soutien pour le  secteur de l’Energie.

La création d’un tel Fonds répond à la nécessité de sécuriser les achats de combustible et d’électricité de la Senelec.

Il convient de préciser que par souci d’efficacité, l’Apix est chargée de conduire ce programme de renforcement des capacités de production d’électricité évalué à 180 Méga Watt dont 50 Méga watts  seront déployés immédiatement.

En ce qui le concerne, le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances a réitéré la volonté de l’Etat de mobiliser des ressources financières à la dimension de la grave crise qui frappe le secteur.

Dans le même cadre,  le ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens a proposé au chef de l’Etat la création d’un Conseil national de l’Energie (Cne) placé directement sous l’autorité et le contrôle du président de la République.

Le rôle du Cne est de suivre, superviser, contrôler et évaluer la mise en œuvre du plan d’urgence  et du plan de restructuration du secteur de l’Energie dénommé Plan takkal. Ce Conseil national définira aussi les orientations et prendra les mesures nécessaires pour résorber de manière définitive et durable la crise de l’Energie.

Il sera également créé un Secrétariat permanent à l’énergie qui sera l’organe opérationnel  du Cne. Il est chargé de la mise en œuvre des décisions prises par le Conseil national de l’énergie  ainsi que du suivi quotidien des mesures du Plan takkal. Ce Secrétariat permanent sera co-présidé par le ministre de l’Economie et des Finances et le ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie.

Un Secrétaire permanent sera nommé par arrêté conjoint du ministre de l’Economie et des Finances et du ministre de l’Energie. Il aura la responsabilité directe d’identifier au jour le jour les difficultés et les performances du Plan takkal et d’évaluer les différents acteurs engagés dans la mise en œuvre dudit plan.

-     Le ministre des Collectivités locales et de la Décentralisation a présenté au Conseil une communication sur l’état d’avancement de l’instruction des dossiers relatifs à la création de collectivités locales. Il a indiqué que le projet de découpage territorial correspondait pleinement à la vision du chef de l’Etat, qui l’a instruit de donner corps aux aspirations de longue date et aux doléances des populations des collectivités locales, dont les Assemblées délibérantes ont été associées aux concertations, aux côtés de l’Administration territoriale.

Le ministre des Collectivités locales et de la Décentralisation, après avoir salué la diligence et la rigueur avec lesquelles les services compétents traitent de la question, sur fond de débat libre et démocratique, au sein des instances de délibérations régulières, a précisé que toutes les collectivités locales concernées ont été saisies pour donner l’avis issu de leurs délibérations, tenant compte de la Politique d’aménagement du territoire et du souci de proximité entre les administrés, les services déconcentrés de l’Etat et les Assemblées décentralisées.

Dans un souci de meilleure prise en charge de la question, le président de la République a instruit le Premier ministre de veiller, en rapport avec le ministre des Collectivités locales et de la Décentralisation, à un suivi régulier des avancées de la Politique d’aménagement du territoire et de la Politique de décentralisation, que le découpage territorial matérialisera pleinement.

-     Le ministre de la Communication a salué la démarche inclusive du ministre des Collectivités locales et de la Décentralisation et s’est félicité de ce que, pour la première fois, un projet de découpage territorial a été porté au niveau des populations, à travers les instances délibérantes qui les représentent.

Le ministre de la Communication, des Télécommunications et des Tic  a rendu compte au Conseil de la réunion des ministres de la Communication des Etats membres de la Cedeao tenue à la Commission de la Cedeao à Abuja, du 14 au 15 janvier 2011, pour examiner les documents de politique recommandés pour adoption par la réunion des experts.

A l’issue des travaux, les Ministres ont adopté la nouvelle  politique et la nouvelle stratégie de Communication de la Cedeao devant accompagner le processus consistant à passer de la « Communauté des Etats » à la « Communauté des peuples ». Ainsi, la proposition du Sénégal pour la mise en place d’une Commission Communication au sein de la Cedeao a été acceptée par la Commission des experts et adoptée par les ministres.

Le Sénégal a invité les Etats membres de la Cedeao à s’inspirer du Projet de loi portant Code de la presse tant en ce qui concerne la suppression des peines privatives de liberté que de la nécessaire protection des citoyens, du statut et des droits et devoirs du journaliste et du régime de soutien économique aux entreprises de presse. La réunion des ministres a adopté deux autres recommandations du Sénégal portant, l’un sur la création d’un Fonds de développement de la presse dans chaque Etat membre, l’autre, sur la nécessité pour les Etats membres de prendre des mesures urgentes afin de faciliter le passage de l’analogie au mode de diffusion en numérique avant 2015 pour la télévision et 2020 pour la radio tels qu’édictés par l’Union internationale des télécommunications.

Enfin, le ministre de la Communication a noté l’intérêt suscité par la Cedeao à propos du  grand projet du chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, de création de la Radio télévision africaine (Rta) au service de l’intégration des peuples africains et de l’avènement de l’Union africaine.

Le ministre a aussi fait part au Conseil de la révision prochaine du Code des postes pour permettre au secteur postal d’être plus compétitif face aux exigences nouvelles des consommateurs et aux défis technologiques d’un environnement en perpétuel mutation.

Evoquant la question des droits de retransmission télé qui agite le paysage audiovisuel sénégalais et dictée par la concurrence des télévisions privées commerciales, le ministre de la Communication a annoncé la tenue prochaine d’une rencontre avec tous les acteurs concernés afin de convenir d’un modus vivendi pérenne prenant en charge le règlement global des différends.

Le ministre de la Communication a également rendu compte de la réunion de la commission de travail chargée d’examiner le projet de statut de la Fondation du fonds de solidarité numérique tenue à Bamako. Le mandat de cette commission est de réfléchir sur le nouveau projet de statut de la Fondation du fonds et de faire des propositions concrètes et rapides aux membres. Le ministre a, en outre, rendu compte de la visite de travail effectuée à Dakar, les 18 et 19 janvier 2011, par une délégation de la Commission de l’Union africaine dans le cadre du suivi de la mise en œuvre du projet panafricain de services en ligne.

-     Le ministre de l’Entreprenariat féminin et de la Micro-finance a informé le Conseil de l’octroi d’un financement de 35 millions de FCfa en faveur de 7 groupements de femmes à Touba. Ce financement fait suite à un programme de formation en teinture, saponification et transformation de céréales dont 700 femmes ont bénéficié pour un coût de 15 millions de FCfa.

Le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :

-     Monsieur Daouda Mbaye, administrateur civil, est nommé directeur des Affaires sociales au Ministère des Sénégalais de l’Extérieur en remplacement de Madame Siga Sarr Diouf ;

-     Docteur Ndèye Arame Boye, maître de Conférences, est nommé directeur général de l’Autorité de radioprotection et de Sûreté nucléaire (Arsn) au Ministère de l’Enseignement supérieur, des Universités, des Centres universitaires régionaux (Cur) et de la Recherche scientifique.

 

 

Talla Sylla a annoncé dans un communiqué, qu’il a décidé de se retirer de la présidence de l'Alliance Jëf Jël et de solliciter l'investiture de son parti pour l'élection présidentielle du 26 février 2012. Il a indiqué qu’il a pris cette décision après « une analyse approfondie » de la situation nationale, marquée par la « nécessité d'opérer des ruptures majeures dans la façon de faire la politique au Sénégal ». Talla Sylla considère aussi que « le futur président de la République doit être à équidistance des partis politiques », conformément aux dispositions prévues par le projet de charte fondamentale proposé par son parti à la suite des Rencontres citoyennes. Il s’est par conséquent « engagé à être candidat » à l'investiture de Bennoo taxawal Senegaal pour la présidentielle de 2012.

M. S. D.

 

 

Au cours d’une visite, le week-end dernier, à Dodel et Galoya, le Pr. Abdoulaye Bathily, secrétaire général de la Ld (Ligue démocratique, opposition), à la tête d’une délégation, a mobilisé les militants de sa formation politique. Il a terminé sa tournée à Matam et Kanel.

(Podor) - Abdoulaye Bathily, Secrétaire général de la Ligue démocratique (Ld, opposition) accompagné d’une forte délégation comprenant Yéro Deh et plusieurs responsables de cette formation politique, était le week-end dernier au Fouta dans le cadre d’une tournée de mobilisation. Bathily et les membres de sa délégation ont rencontré les militants de la Ld à Dodel où ils sont venus en masse au rendez-vous.  Dans cette partie du Fouta, la Ld est une des rares formations politiques à avoir conservé ses militants, comme eux-mêmes l’ont indiqué durant la rencontre à la salle de délibération du Conseil rural. Sur place, des chiffres avancés ont fait état de seulement une dizaine de militants qui ont  rejoint les rangs de la Cap 21. Pas plus, martèlent les militants de la Ld qui soulignent que leur formation politique conserve plus des trois quarts de ses militants.

Prenant la parole, le professeur Abdoulaye Bathily dira à ses militants, la place centrale qu’occupe leur formation politique dans la mouvance de « Bennoo » (coalition de partis politiques de l’opposition) « qui ne peut aller sans la présence de la Ld… Wade que nous combattons est solide, car il a en main toutes les institutions, les moyens et l’armée ».

Le Pr. Abdoulaye Bathily poursuit en lançant un appel : « faisons de sorte qu’à Bennoo siggil Sénégal, on désigne notre leader pour gagner à l’élection présidentielle. Et pour y arriver, il faut se lever très tôt ». Les militants de base de la Ld au Fouta souhaitent que le candidat unique de l’opposition  à la présidentielle de 2012 soit leur leader Abdoulaye Bathily. Car, analysent-ils, leur formation est la seule qui soit homogène  pour n’avoir subi que peu de départs, contrairement à certaines formations au sein de la coalition de l’opposition. Mais, Bathily, interpellé sur sa candidature, déclare qu’il travaille pour « l’unité au sein Bennoo ».

Les militants de la Ld à Dodel comme à Galoya soulignent qu’avec une opposition unie, le régime en place sera défait  à la prochaine élection présidentielle. Après Dodel et Galoya, le Pr. Abdoulaye Bathily et sa délégation se sont rendus à Matam,  Kanel, le village de son ami Yéro  Deh.

Amadou Diagne NIANG

 

 

A l’instar des autres pays membres, le Sénégal a conclu un accord de siège avec la Commission de l’Uemoa. L’objectif est d’avoir un relais local pour une meilleure gestion des dossiers communautaires et un renforcement de l’intégration.

Le Sénégal et la Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) ont procédé, hier, à Dakar, à la signature d’un Accord de siège. Selon Me Madické Niang, ministre d’Etat, ministre des affaires étrangères, qui a paraphé l’accord avec le président de la Commission de l’Uemoa, Soumaïla Cissé, la signature de cet accord porte « la marque indélébile de l’intégration des peuples et pays africains pour laquelle le Sénégal n’a ménagé aucun effort ». « C’est conscient de la complexité des défis auxquels les pays africains sont confrontés, ainsi que de la nécessaire synergie des efforts que le Sénégal s’est engagé résolument dans la réalisation de cette intégration ô combien importante », a jouté Me Madické Niang.

Cet accord de siège, qui permet l’installation d’un Bureau de représentation de l’Uemoa à Dakar, clôture la série d’accords de siège signés pour l’institution des bureaux de représentation dans l’espace Uemoa. Pour le président de la Commission de l’Uemoa, qui a salué le rôle pionnier du Sénégal dans le processus d’intégration africaine, par cet accord, le Sénégal « offre à la Commission les facilités, privilèges et immunités qui l’aideront dans l’accomplissement de sa mission ».

Ainsi, la création de ce bureau de représentation, qui s’inscrit dans une  vision globale de décentralisation de ses missions, va permettre de « représenter la Commission et contribuer au suivi des chantiers communautaires ; veiller à l’application des textes de l’Union et assurer le suivi des projets et programmes financés dans les pays hôtes ainsi que de mieux faire connaître la Commission dans les Etats membres, en diffusant l’information relative au processus d’intégration et aux réformes de l’Uemoa », explique Soumaïla Cissé. Bref, il s’agit d’avoir un « relais actif pour plus de lisibilité et de réactivité face à la gestion des dossiers communautaires ».

Cadre favorable

Et pour le ministre des Affaires étrangères, ces bureaux de représentation auront le « mérite » de rapprocher l’institution sous-régionale de ses membres et, partant, « d’instaurer un cadre favorable à la réalisation des attentes placées en elle ». Me Madické Niang s’est aussi félicité de la « qualité » du système d’intégration de la sous-région mis en place depuis 16 ans. Et qui a permis plusieurs acquis tels que l’intégration douanière ou la politique agricole commune. Mais, le renforcement de cette intégration est d’autant plus « judicieux » que l’Afrique est devenue un enjeu majeur et un centre d’attraction pour les grandes puissances et les pays émergents, souligne Me Madické Niang.

Seydou KA

Le président du Sénat, Pape Diop, invite les parlementaires africains à faire de la lutte contre la corruption une priorité. Il a ouvert, hier, à Dakar, les travaux de l’Assemblée générale annuelle du Réseau des parlementaires africains de lutte contre la corruption (Apnac) qui a enregistré des participants venant de 16 pays du continent.

La cérémonie d’ouverture des travaux de l’Assemblée générale annuelle du Réseau des parlementaires africains pour la transparence, la bonne gouvernance et de lutte contre la corruption a été l’occasion pour le président du Sénat sénégalais, Pape Diop, de rappeler le rôle central du parlementaire dans la lutte contre ce fléau de la corruption. Pape Diop est d’avis que le parlementaire, en tant qu’acteur politique, doit « engager » le débat au sein de l’institution parlementaire, mais aussi et surtout au sein de son parti, pour emmener « à faire de la lutte contre la corruption une priorité » dans le programme fondamental de son parti.

Selon M. Diop, cette démarche entre même dans les missions régaliennes du parlementaire. Devant des députés et sénateurs venus des quatre régions d’Afrique, le président du Sénat a insisté sur l’urgente nécessité de mener le combat contre la corruption. « Plus la transparence est de mise, plus la corruption recule », a fait constater M. Diop qui appelle les parlementaires à « contribuer par des initiatives » à la rationalisation du système politique et des partis par la réglementation du financement des politiques qui, aujourd’hui, déplore-t-il, « échappe au contrôle » des autorités étatiques dans la plupart de nos Etats. Les partis politiques, fait remarquer Pape Diop, peuvent être souvent une « niche de corruption très importante ». Ceci d’autant plus que l’argent est de plus en plus présent dans le champ politique et dans l’action quotidienne des hommes politiques et de leur parti. Le président du Sénat a également souligné que le rôle du parlementaire ne saurait « se limiter » à l’action de contrôle. « Celui-ci doit sensibiliser, mais surtout s’assurer que les lois prises sont appliquées par l’exécutif », a soutenu Pape Diop non sans rappeler la volonté politique du Sénégal de combattre la corruption, volonté, dit-il, qui se matérialise par la rédaction d’un nouveau code des marchés publics et la mise en place d’institutions et autres structures qui favorisent la bonne gouvernance et la transparence dans la gestion des affaires publiques.

Modèles de la société

C’est également l’avis de Doudou Wade, président de la section sénégalaise de l’Apnac. Mais M. Wade est surtout revenu, dans son mot de bienvenu, sur le rôle du réseau qui, selon lui, doit donner « espoir aux autres Africains et à la Communauté internationale, des « raisons nouvelles d’espérer d’une Afrique plus prospère, plus solidaire » dans la bonne gouvernance. Le parlementaire sénégalais rêve d’une Afrique « mieux gouvernée » dans la justice et la liberté. « En effet, si nos pays arrivent à juguler la corruption, la répercussion dynamique dépasserait la plus-value résultant du secteur industriel », a indiqué Doudou Wade qui a exprimé son « attachement indéfectible » aux pratiques de bonne gouvernance et de transparence. « Tous les parlementaires doivent se mobiliser pour l’éradication de la corruption », dit M. Wade.

Même conviction chez Given Lubinda. Le président de l’Apnac a invité les parlementaires africains à s’investir pour l’amélioration des conditions de vie de leurs mandants. M. Lubinda a profité de cette occasion pour fustiger le comportement de « certains hommes » qui « trahissent » la confiance de leurs concitoyens. « Dans certains pays, on constate qu’il y a des hommes politiques qui ont des biens disproportionnés par rapport à leurs revenus officiels », a déploré le président de l’Apnac qui pense que les hommes politiques « doivent être des modèles » de la société. Il a fini son discours en rappelant une formule connue presque de tous : « Dans un pays où la corruption est généralisée, il est illusoire de vouloir construire le développement ».

Abdoulaye DIALLO et Aly DIOUF

 

Le ministre de la Jeunesse et maire de Bignona, M. Mamadou Lamine Keïta, est convaincu que l’ancien Premier ministre, M. Idrissa Seck, est en plein dans « une opération de déstabilisation du Pds ». C’est ainsi qu’il comprend l’opération de charme lancée le week-end dernier à Rufisque par « Rewmi », qui a annoncé, à cette occasion, une réorganisation de l’Ujtl, le mouvement des jeunes du Pds, sous ses auspices.

« C’est une grosse usurpation, car personne parmi les secrétaires départementaux de l’Ujtl n’était présent ; pas même celui de Rufisque », renseigne M. Keïta, Secrétaire général du mouvement et membre du Comité directeur du Pds. C’est surtout la stratégie mise en place par le maire de Thiès qu’il explique pour mieux la dénoncer…

« C’est la deuxième fois que Rewmi organise une tentative de déstabilisation à partir de Rufisque. Il faut reconnaître que c’est un problème pour le Pds, car, dans cette ville, le parti a investi sur des personnalités, des hommes et des femmes qui doivent refuser cette situation », plaide le ministre de la Jeunesse, par ailleurs coordonnateur de la Commission nationale de réorganisation de l’Ujtl. M. Idrissa Seck, candidat malheureux à la dernière présidentielle (17% des suffrages), compte parmi ses principaux soutiens M. Oumar Guèye, le président de la Communauté rurale de Sangalkam, située dans la zone rurale du département de Rufisque.

Gesticulations

« Il est évident que Rewmi veut faire croire que les fédérations du Pds sont avec lui après avoir compris que l’Ujtl résistera à ses attaques. C’est plus destiné à la consommation extérieure. Idrissa Seck communique en fait avec l’extérieur. On l’a vu avec la médiatisation de ses consultations auprès du Pr. Guy Carcassonne, au mépris de l’expertise nationale, des gesticulations qui ne sont en fait que des signaux envoyés à l’extérieur du pays à des gens qui se dévoileront bientôt », dixit le maire de Bignona.

Se voulant plus clair, il explique que l’ancien Premier ministre, aujourd’hui dissident, mais toujours membre du Pds, est en train de dérouler la deuxième phase d’un plan savamment élaboré « pour jeter l’anathème sur le président Abdoulaye Wade. »  Il demande aux Sénégalais de « ne pas avoir la mémoire courte » et de se rappeler que le patron de « Rewmi », lors de sa rentrée politique d’octobre 2010, avait d’abord proposé la prorogation du mandat du président de la République jusqu’en 2014, avec impossibilité, le cas échéant pour le président Wade de se présenter au prochain scrutin.

« En fait, les constitutionnalistes qu’il a consultés lui ont tous dit qu’il eut fallu deux mandats successifs de sept ans ou cinq ans exercés par Me Wade pour pouvoir contester, avec des chances de succès, sa candidature. Voilà la triste vérité au-delà du brouhaha sciemment entretenu », peste M. Mamadou Lamine Keïta. A ce sujet, il a repris à son compte les propos du président Wade qui a déclaré un jour que « parmi les juristes, beaucoup sont très bons, mais beaucoup également sont des tailleurs : ils vous livrent la commande telle que vous la voulez ! »  A ses yeux, « Idrissa Seck cherche à se hisser au niveau du président de la République, ce qui ne saurait prospérer car il est minoritaire au Pds. » Le ministre de la Jeunesse convoque encore l’histoire récente pour se faire comprendre : « En novembre 2009, à l’occasion de l’inauguration de l’usine Senbus de Thiès, Idrissa Seck avait scellé ses retrouvailles avec le président Wade et le Pds, après la séparation d’avril 2004. Il demandait en substance, pour reprendre ses propres termes, que le bon conseil qu’on peut prodiguer à un fils, c’est de lui dire d’être aux côtés de son père et non d’affronter son père. Les Sénégalais qui étaient compatissants à son endroit ont découvert que c’est un joueur invétéré. Mieux, il avait dit ce fameux jour à Thiès qu’un œuf qui a l’ambition de devenir un coq doit se faire couver au risque de finir en mayonnaise ou comme omelette. Le président Wade restera toujours la pierre et lui, un œuf ! »

Appel à la vigilance

Pour M. Mamadou Lamine Keïta, le patron de « Rewmi » n’est pas « l’actionnaire majoritaire du Pds comme il soutient à tout vent. S’il l’était, ses parts dans le capital du Pds lui auraient permis de remporter la dernière présidentielle. » Tout en lançant « un appel à la vigilance » à l’endroit des responsables et militants du Pds, « car Idrissa Seck va bientôt convoquer un congrès qu’il présentera comme celui du parti pour se faire investir », il révèle que la question du leadership au sein de l’Ujtl se réglera en même temps que le renouvellement des structures de base du Pds. « Le parti a décidé que toutes ses structures se renouvelleront en même temps. Dans le processus de montage des instances en cours, deux jeunes par secteur sont désignés sous le contrôle du commissaire désigné par le frère Secrétaire général national, Me Abdoulaye Wade. Ces deux seront par la suite électeurs dans le montage de la section départementale de l’Ujtl, ainsi de suite jusqu’au bureau national… » En conclusion, le coordonnateur de la commission nationale de réorganisation de l’Ujtl se dit concentré sur l’objectif de réussite du congrès d’investiture du président Wade prévu cette année.

Recueillis par M. S. DIAKHATE et Samboudian KAMARA

 

 

 

 

Le président de la Commission électorale départementale autonome (Ceda) de Bounkiling, dans la région de Sédhiou (sud), Ibrahima Seck Mbaye, a déploré, mercredi, le manque d’affluence au niveau des commissions de révision des listes électorales.

Dans un entretien accordé au correspondant de l’Aps, M. Mbaye a indiqué que « ce n’est pas encore le grand rush autour des commissions de révision des listes électorales », dénonçant l’attitude attentiste des principaux concernés qui remettent toujours leurs décisions à plus tard.

Le président de la Ceda de Bounkiling a souligné également l’absence des représentants des partis politiques légalement constitués dans les 12 commissions de la localité, dont 10 dans les différentes communautés rurales et 2 dans les communes de Bounkiling et de Médina Wandifa.

Mais, a-t-il précisé, « cela n’entrave en rien le fonctionnement de ces commissions installées depuis le 3 janvier dernier et ce jusqu’au 30 juin pour régulariser les cas de radiations liés aux décès, les cas de militaires devenus civils ou de civils devenus militaires ». Les commissions composées d’un président, d’un contrôleur de la Ceda, du maire et du président du conseil rural ou de leur représentant, ont également pour rôle « de veiller sur les changements d’adresse électorale, sur la conformité entre la carte d’identité nationale et la carte d’électeur ». « L’absence de tribunal départemental dans cette vaste localité (le département de Bounkiling) pourrait décourager des électeurs à faire le déplacement sur Sédhiou pour le règlement des contentieux », selon Ibrahima Seck Mbaye, le chargé de la régularité du processus électoral dans ce département.               

 

 

La révision exceptionnelle des listes électorales en vue de l’élection présidentielle du 26 février 2012 a démarré, le 03 janvier 2011, sur toute l’étendue du territoire national et se poursuivront jusqu’au 30 juin 2011. Nos reporters ont fait le tour de quelques commissions administratives instaurées à cet effet et les préfectures pour faire le point de la première semaine. Ainsi, il a été constaté l’effectivité du démarrage des opérations d’inscription sur les listes. Cependant, les populations ne se bousculent pas encore devant ces commissions administratives.

Début poussif à Podor

Ce n’est pas le grand rush au niveau des mairies et des communautés rurales pour l’inscription sur les listes électorales dans le département de Podor.

Pourtant, l’ouverture des bureaux d’inscription dans les 22 collectivités locales du département, effective depuis le 3 janvier 2011, illustre la volonté du gouvernement de l’alternance de tenir ses élections en 2012. En effet,   le matériel relatif à la révision exceptionnelle des listes électorales qui concerne 22 collectivités locales (12 communes et 10 communautés rurales) était disponible depuis le mois de décembre dernier au niveau de la préfecture.

Les Préfet et Sous-préfet ont remis aux 12 communes et aux 10 communautés rurales le matériel. Une initiative qui devait permettre aux citoyens de réfectionner leurs pièces d’état-civil. Un matériel composé de registres et de listes avec le visa de l’autorité administrative. « C’est l’ensemble des collectivités locales qui en dispose désormais » souligne Mamadou Kébé, agent à la préfecture de Podor qui est, par ailleurs, le président de la commission électorale de Podor et chef du bureau électoral de la préfecture. C’est au niveau de l’hôtel de ville de Podor que se trouve le bureau affecté pour lui et ceux de la Commission électorale départementale autonome (Ceda).

Mamadou Bachir Ly de la Ceda de Podor est revenu sur la signification de chacune de ces pièces que le demandeur ne peut obtenir sans s’identifier. Selon M. Ly, ce n’est pas la grande affluence au niveau des bureaux pour la révision des listes. Ces deux responsables ont appelé les citoyens à accompagner la mesure en cours qui va se poursuivre jusqu’au mois de juin. Dans les communautés rurales.

Certains présidents de conseils ruraux, à l’image de M. Thierno Ndiaye, ont, dès réception du matériel, multiplié des communiqués à travers les radios. Idem pour les mairies de Galoya et de Pété. Mais, ce n’est pas encore la grande affluence.  « Face à une population encore réticente, la communication est incontournable. Nous gagnerons plus avec une implication des imams et les Asc », remarque Mamadou Bachir Ly de la Ceda. Au niveau des 22 bureaux désormais fonctionnels dans le département de Podor, on ne se bouscule pas.

Amadou Diagne NIANG

L’Union pour le développement du Sénégal (Uds/Innovation) demande au chef de l’Etat d’être neutre et impartial dans le choix du président du Comité de veille et de suivi des recommandations de l’audit du fichier électoral.

L’Uds/Innovation « exige du président de la République une neutralité et une impartialité dans le choix du président du Comité de veille et l’exhorte au respect du consensus dégagé au cours de cette élection, car, faut-il le rappeler, consensus n’est pas unanimité », souligne un communiqué reçu à notre rédaction. «L’Uds/Innovation ne se lassera jamais de fustiger la hausse vertigineuse des denrées de première nécessité et du coût extrêmement élevé de la vie de façon générale et exige du gouvernement de Me Wade de faire sien les subventions que tout Etat responsable et soucieux des conditions d’existence de son peuple doit prendre en charge, et alléger ainsi le panier de la ménagère», ajoute le communiqué.

Selon l’Uds, «le combat à mener n’est pas une bataille pour sa négritude ou sa renaissance africaine, mais une lutte pour une croissance économique soutenue et durable, en s’appuyant sur des sociétés nationales rentables, un pouvoir d’achat sûr, le respect de la parole donnée, une justice indépendante, des institutions fortes et respectées, une Constitution sacralisée». L’Uds/Innovation lance un appel à toutes les forces vives de la nation à mutualiser leurs forces pour faire face au régime.

A. KANDE

 

 

 

 

En tournée de mobilisation de ses troupes dans la communauté rurale de Sindia, le secrétaire général du Parti socialiste a lancé un appel à Laurent Gbagbo à penser à l’avenir de son pays.

Depuis Mbour, son fief politique, le secrétaire général du Ps est revenu sur la crise en Côte d’Ivoire pour demander à Laurent Gbagbo « quelle que soit sa position, de penser à l’avenir de son pays. Pour le patron du Ps, « une solution de sortie de crise doit être trouvée adossée sur la position générale presque unanime de la communauté internationale ». Il dit ne pas désespérer, pensant que si la solution militaire est évitée, la paix civile en Côte d’Ivoire sera sauvegardée et le Parti socialiste travaille à ça.

Par rapport à ce qui s’est passé en Tunisie, Ousmane Tanor Dieng pense que c’est là un avertissement pour toutes les dictatures. Il pense que la fermeture et le verrouillage, tout comme la répression ne sont pas des éléments corrects de gestion de la démocratie. Avec la volonté populaire, a affirmé avec force le secrétaire général du Ps, tous ces régimes qui apparaissent très forts ne sont en définitive que des tigres en papier, des châteaux de carte. La manière dont le régime de Ben Ali est tombé doit faire réfléchir tous ceux qui pensent qu’avec le tout répressif on peut régler un problème.

Pas d’accusation sans fondement

Sur le plan local, après avoir invité ses militants à surveiller la révision exceptionnelle sur les listes électorales et à mettre tout en œuvre pour que tous les militants et sympathisants puissent être prêts à voter en 2012, il s’est prononcé par rapport à l’incendie du Lamantin. « Bien qu’étant d’une gravité particulière, l’incendie qui a frappé le Lamantin Beach ne doit faire l’objet d’accusation sans fondement », dira Ousmane Tanor Dieng qui préconise qu’une enquête sérieuse puisse être menée. Ainsi, a-t-il indiqué, « les responsabilités seront situées sur ce qui s’est réellement passé ». Par ailleurs, le secrétaire général du Ps demande à l’Etat du Sénégal d’équiper encore plus et mieux les Sapeurs-pompiers, considérant qu’il est inadmissible que pendant plus de 5 heures ces hommes du feu ne puissent pas éteindre le feu.

En outre, croit Ousmane Tanor Dieng, il faut que toutes les conséquences soient tirées pour éviter ce genre de calamité, tout en se préoccupant du sort des employés.

Amath Sigui NDIAYE

 

Membre du staff du ministre d'Etat Karim Wade et responsable de la Génération du concret dans la capitale du Nord, Mayoro Faye a organisé, samedi, dans le cadre de la deuxième opération « Liaison Bleue », un meeting à Pikine.

En vue de remobiliser les troupes, Mayoro Faye a exhorté l'ensemble des militants libéraux à travailler dans l'unité et la cohésion pour porter en triomphe Me Wade à l'issue du scrutin présidentiel du 26 février 2012.

Après avoir rappelé les nombreuses réalisations du gouvernement de l'Alternance dans notre pays, les milliards de FCfa investis par Me Wade dans la mise en œuvre de la restructuration des quartiers de Pikine (Saint-Louis) et de Khouma (Richard-Toll), Mayoro Faye s'est réjoui de la grande mobilisation de ses militants venus de tous les quartiers du faubourg de Sor, de l'île et de la Langue de Barbarie pour assister à ce meeting. Par ce geste, ils ont voulu témoigner leur reconnaissance et leur gratitude à Me Wade, Karim Wade et à l'ensemble du gouvernement. Il a surtout insisté sur l'urgence et la nécessité d'encadrer les jeunes en âge de voter en vue de leur permettre d'avoir, au moment opportun, leur carte d'électeur. De l'avis de Mayoro Faye, tous ceux qui se sont engagés à contribuer efficacement à la réélection de Me Wade doivent impérativement se ceindre les reins et travailler d'ores et déjà, la main dans la main, pour ratisser large et aider le Pds à atteindre ses objectifs, le 26 février 2012.

Auparavant, Doudou Diagne, Adja Aïda Mbaye, Aïda Lô, El Hadj Fall, Alfred Ndiaye, Badara Fall, etc., ont rendu un vibrant hommage au ministre d'Etat Karim Wade qui, selon eux, est un homme d'action efficace et effacé qui s'est toujours évertué à traduire en actes la vision du chef de l'Etat en matière de développement économique, social et culturel de la nation.

Tous les intervenants ont réitéré leur engagement indéfectible à se mobiliser derrière Karim Wade et Mayoro Faye pour mener une grande campagne de sensibilisation des populations sur les réalisations du chef de l'Etat et la nécessité de le réélire en 2012.

 

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

Avant de quitter Dakar, le vice-Premier ministre chinois, Hui Liangyu a inauguré une nouvelle chaîne de production de « Sénégal-Pêche», une unité industrielle à capitaux chinois.

Au dernier jour de sa visite de 72 heures au Sénégal, le vice-Premier ministre chinois, Hui Liangyu accompagné du ministre de l’Agriculture Khadim Guèye, assurant l’intérim du ministre du Commerce, et d’une forte délégation a visité, avant-hier, la maison des esclaves de Gorée. A son arrivée dans l’ile, il a été accueilli par l’édile de la ville, Me Augustin Senghor. En cours de route, Hui Liangyu s’est arrêté devant la statue de la liberté offerte par la Guadeloupe. A la maison des esclaves, le vice-Premier ministre chinois a eu droit à un véritable cours d’histoire sur la traite négrière qui a durement frappé le continent africain. Aussitôt après, le vice-Premier ministre chinois a repris la chaloupe.

Au Grand théâtre national

Il s’est rendu ensuite au monument de la Renaissance africaine. Là également, l’histoire de l’Afrique a été revisitée. De la traite négrière au Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad), en passant par les résistants qui se sont opposés aux colonisateurs et les grands hommes qui ont incarné cette lutte d’indépendance.  Le vice-Premier ministre chinois n’a pas fait de déclarations à l’issue de sa visite. M. Hui Liangyu, a visité le site du Grand théâtre national, situé juste derrière la gare de Dakar et qui sera inauguré en avril 2010. En compagnie du ministre de l’Agriculture, M. Khadim Guèye, il a constaté la finition de ce qui constitue le plus grand projet d'aide entrepris par la Chine au Sénégal après la reprise des relations diplomatiques entre les deux pays, en 2005, grâce à un don de 14 milliards de FCfa. Le Grand théâtre national de Dakar, avec ses 1.800 places, sera l'une des plus belles constructions du genre en Afrique de l'Ouest. La durée des travaux a été de 25 mois.

Auparavant, M. Hui et sa délégation avaient visité les installations de l'usine « Sénégal-Pêche », une unité industrielle à capitaux chinois au Môle 10 du port de Dakar et qui a généré 3000 emplois directs et indirects, selon son Directeur, M. Liu Shenli. En compagnie du ministre de l’Economie maritime, M. Khoureïchi Thiam, et du Directeur général du Port autonome de Dakar, M. Bara Sady, le vice-Premier ministre chinois a procédé à l’inauguration d’une nouvelle chaîne de production de l’usine qui va faire monter sa production à 3000 tonnes de poisson grâce à ses douze chalutiers.

Vendredi dernier, le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye et le vice-Premier ministre chinois Hui Liangyu, avaient signé à la Primature deux accords et deux lettres d’échanges pour plus de 50 milliards de francs CFA portant sur l’énergie et l’agriculture. Le montant permettra d’améliorer et de stabiliser la qualité de l’électricité pour 300.000 foyers mais aussi de booster l’agriculture.

Samboudian KAMARA et Mamadou GUEYE

Le chanteur Demba Dia était, hier, à Touba pour apporter sa participation dans l’organisation du Magal. En marge de sa visite de courtoisie au khalife général des mourides, il a déclaré son engagement ferme à soutenir la candidature du président Abdoulaye Wade en 2012.

Demba Dia était venu à Touba pour  apporter sa participation au Magal. Se prononçant sur la politique en tant que chef du parti politique Mouvement action citoyenne (Mac), il a déclaré que son ambition « est de soutenir le président Abdoulaye Wade en 2012, parce qu’il a fait quelque chose de grandiose. En 10 ans, nous avons vu qu’il a fait ce que le Parti socialiste n’a pu faire en 40 ans, et cela signifie qu’il ne boxe pas dans leur catégorie ». Soulignant qu’Abdoulaye Wade est un père pour lui avec qui il a fait l’opposition, Demba Dia a décidé fermement d’appuyer sa candidature. Il a annoncé qu’il va « parcourir les 14 régions du Sénégal et la diaspora pour faire connaitre la vérité, car il y a des gens qui veulent les tromper et éclairer leur lanterne ». Et montrer combien l’œuvre du président Abdoulaye Wade est grande. Ce qui est dommage, c’est que ce qu’il a réalisé n’est pas bien connu de certains Sénégalais. Et je me fixe comme objectif d’aller vers la jeunesse et lui faire part de l’œuvre du président Abdoulaye Wade. D’ailleurs, c’est lui le meilleur candidat pour 2012, dit-il. Cependant, il reconnait qu’il y a des efforts à faire pour améliorer le vécu des populations avec les denrées de première nécessité. Le chanteur n’a pas épargné l’opposition sénégalaise qu’il taxe de « bavarde et désorganisée ».

Mamadou DIEYE

Le chef de la Délégation de l’Union européenne au Sénégal, en fin de mission, estime que notre pays est à un niveau très supérieur concernant les élections.

Gilles Hervio estime que le Sénégal est à un niveau très supérieur concernant la pratique des élections. « J’ai été frappé par le déroulement des élections locales de 2009. Les résultats ont été acceptés sans grande contestation. Ce qui montre l’existence d’une véritable démocratie », a déclaré M. Hervio lors de l’émission «Point de vue» de la Rts. «Ce qui n’est pas le cas dans beaucoup de pays africains où les résultats des élections sont immédiatement contestés et refusés. «Il y a beaucoup de probabilités que les élections de 2012 se passent dans le calme», a-t-il dit.  «Si le processus est mené à terme, on peut avoir moins de suspicions. Ce qui nous conduira vers des élections libres, sereines et transparentes en 2012. C’est ça notre objectif», a ajouté Gilles Hervio.

Sur l’audit du fichier électoral, Gilles Hervio, dont la mission est arrivée à terme, trouve que «les travaux de l’audit ont été très poussés avec des enquêtes sur le terrain, l’analyse du fichier, des rencontres avec les divers acteurs ». Il a souhaité qu’une solution rapide soit trouvée pour débloquer la situation concernant la présidence du comité de veille et de suivi des recommandations de l’audit du fichier électoral. Il n’a pas manqué de saluer la maturité des différents acteurs. Evoquant la question de la corruption, il estime que celle-ci existe partout. Selon lui, le plus important est d’avoir des structures de contrôle comme la Cours des comptes, l’Inspection générale d’Etat qui travaillent bien. «Ce sont des structures très efficaces et qui travaillent bien, mais parfois, leurs rapports ne sont pas suivis d’effets», a estimé M. Hervio. «Il faut que le gouvernement donne des signaux forts et que la justice aille jusqu’au bout», a-t-il recommandé.

Le chef de la Délégation de l’Ue est revenu aussi sur l’émissaire de Cambérène. «Il y a eu une incompréhension sur ce projet. Nous avons essayé de donner toutes les chances à ce projet». Pour M. Hervio, actuellement, il y a une pollution. C’est pourquoi, a-t-il souligné, nous avons demandé de porter l’émissaire à 1700 mètres. «Les études ont montré qu’avec cette distance, il y aura pas de problèmes». Il a souligné que les fonds destinés à cet ouvrage seront retirés si les entreprises ne parviennent pas à démarrer les travaux. M. Hervio a révélé que ce sont près de 65 milliards que l’Ue l’injecte chaque année au Sénégal sous forme de don.              

Aliou KANDE

 

Les actions d’Al Qaïda dans le Maghreb islamique préoccupent Aj. Réunissant, ce mercredi, son Secrétariat permanent sous la présidence du Secrétaire général Mamadou Diop «Decroix», ce parti demande à la Cedeao de convoquer une rencontre sous-régionale pour discuter d’une approche commune pour faire face à cette situation.

And Jëf veut la convocation par la Cedeao d’une rencontre sous-régionale pour faire face aux menaces que constitue l’action d’Al Qaïda dans le Maghreb islamique (Aqmi). «Aj estime que le déploiement d’Al Qaïda dans le Maghreb n’est pas seulement une menace pour les intérêts occidentaux. Il constitue également une source d’instabilité et de déstabilisation pour les pays au sud du Sahara», lit-on dans un communiqué reçu à notre rédaction. C’est pourquoi, Aj demande la convocation par la Cedeao d’une conférence sous-régionale pour discuter d’une approche commune face aux menaces qui pèsent sur les pays du Sahel du fait d’Aqmi. «Dans le même registre, il est urgent pour toute la communauté internationale de travailler en parfait partenariat pour barrer la route à tous les marchands d’illusions qui, sous le couvert de l’Islam, déroulent des agendas politiques par la violence, au mépris des règles démocratiques», souligne Aj, une formation politique membre de la mouvance présidentielle. Selon ce parti, l’Islam est une religion de paix, de tolérance qui ne saurait cautionner des actes de barbarie commis sur des populations innocentes. C’est pourquoi Aj condamne avec la dernière énergie les enlèvements et les exécutions sommaires effectués quels qu’en soient les attendus. 

Evoquant l’enlèvement et l’exécution des deux Français, il y a quelques jours, Aj estime que ces actes, loin d’être des faits divers, qu’il faut soulever pour s’en désoler, doivent être considérés comme des éléments constitutifs de la mise en œuvre d’un plan de repositionnement géopolitique d’organisations terroristes qui se couvrent du manteau islamiste pour semer terreur et désolation au sein de populations innocentes.

A. KANDE

Le nouveau Secrétaire général de la Présidence de la République a promis, hier, lors de la cérémonie de passation de service, de poursuivre l’œuvre de son prédécesseur.

Mme Aminata Tall et Diakaria Diaw ont sacrifié, hier, à la traditionnelle cérémonie de passation de service. M. Diaw a promis de poursuivre l’œuvre de son prédécesseur. « Je suis fier de prendre votre relai. Ici ou ailleurs, nous partageons  la même ambition de servir notre pays », a-t-il dit, en soulignant la particularité de ses charges nouvelles. « C’est ici que se mesure toutes les pulsions de la République », a-t-il affirmé. Il a invité tous les agents « à garder le même engagement dans le travail ».

Mme Aminata Tall a demandé à Diakaria Diaw de terminer les chantiers en suspens, notamment la pose des plaques. Rappelant l’adage : « les hommes passent, les institutions demeurent », Mme Tall a invité les agents à servir le nouveau Secrétaire général de la Présidence avec « la même la générosité » et avec « la même loyauté » avec lesquelles ils ont fait preuve durant le temps qu’elle a passé avec eux.

Les agents ont fait un témoignage vibrant à l’endroit de Mme Tall en rappelant ses qualités humaines et ses réalisations durant les quinze mois qu’elle a été à la tête du Secrétariat général de la Présidence de la République. Parmi les initiatives du Secrétaire général sortant, les travailleurs ont cité une session de formation pour le renforcement des compétences du personnel, l’amélioration de la situation financière du personnel. Pendant ces quinze mois, 11.502 courriers ont été aussi traités.  Sensible à ces témoignages élogieux, Mme Aminata Tall a salué la qualité de la collaboration des agents. « Grand merci. J’ai une totale satisfaction de votre collaboration tout au long de ces quinze mois. Je suis fière d’avoir vécu ces moments avec vous », a-t-elle dit.

Mamadou GUEYE

 

Persuadé que le régime de Laurent Gbagbo ne pourra pas tenir plus de trois mois, le ministre du Plan et du Développement d’Alassane Ouattara a demandé, hier, à Dakar, aux autorités de la Bceao de bloquer les comptes de la Côte d’Ivoire.

Dans le souci de serrer davantage l’étau autour de Laurent Gbagbo et de son régime, le Dr Albert Mabri Toikeusse, le ministre du Plan et du Développement d’Alassane Ouattara, a demandé, hier à Dakar, au Gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) de bloquer le compte de la Côte d’Ivoire dans les livres de la Bceao qui continue « d’être mouvementé ».   « Je suis venu à Dakar pour faire le point avec le Gouverneur (Ndr : de la Bceao) avant le Conseil des ministres du 17 janvier et la Conférence des chefs d’Etat du 22 janvier », a dit M. Toikeusse. Il a ajouté que les prétextes de sécurité avancés ne peuvent pas dédouaner les contrevenants. Sur un ton ferme, il a prévenu que « la défiance et les manquements ne resteront pas impunis ni au plan administratif, ni au plan judiciaire ».

Interpellé sur les risques de scission de la Côte d’Ivoire, le Dr Albert Mabri Toikeusse se veut rassurant. « Ce n’est pas un problème Nord-Sud. M. Ouattara est soutenu par un grand mouvement houphouétiste implanté dans l’ensemble du pays. Ce n’est pas non plus un problème religieux. Soro Guillaume est chrétien. Et Mamadou Coulibaly, un musulman originaire du Nord, est dans le camp présidentiel. Il n’y a pas de risque de scission », a-t-il assuré. Il a écarté le scénario à la kenyane ou à la zimbabwéenne comme piste de sortie de crise. « Nous n’accepterons jamais de partager le pouvoir avec Laurent Gbagbo qui a fait deux mandats alors qu’il était mal élu », a affirmé le Dr Albert Mabri Toikeusse.

Il a indiqué que si la communauté internationale, en particulier la Cedeao, laissait prospérer un tel exemple, « c’en est fini pour la démocratie en Afrique », car tout président en exercice s’inspirerait de ce « mauvais précédent ».

Le Dr Toikeusse a expliqué que le pouvoir du président Alassane Ouattara fonctionne difficilement. « Nous n’avons pas le contrôle ni sur l’administration, ni sur l’armée », a-t-il déclaré. Toutefois, le ministre du Plan et du Développement d’Alassane Ouattara est persuadé que le régime de Laurent Gbagbo ne pourra pas tenir plus de trois mois. Selon lui, l’Etat peine à payer les salaires des fonctionnaires et à faire face aux dépenses incompressibles. «Plus on progresse, moins ils (Ndr : Gbagbo et ses partisans) vont mobiliser des ressources », a-t-il indiqué, en soulignant que la situation qui prévaut actuellement en Côte d’Ivoire frôle le chaos.  « L’économie ivoirienne est en détresse, l’école et le système de santé fonctionnent mal, l’administration tourne au ralenti », a-t-il déclaré, en mettant l’accent sur les conditions de vie de la population. « Aujourd’hui, vous avez des familles qui peuvent rester un jour sans manger. »

Malgré cette situation, il a dit que M. Ouattara privilégie toujours l’option pacifique. « Notre option n’est prioritairement pas militaire, mais je me demande si Laurent Gbagbo nous laisse le choix », a-t-il indiqué.

Deux gouvernements coexistent en Côte d’Ivoire depuis le second tour de l’élection présidentielle qui avait opposé M. Gbagbo à M. Ouattara. Le premier a été proclamé vainqueur par le Conseil constitutionnel dont le président est un des proches du président sortant ; le second l’a été par la Commission électorale indépendante (Cei). Il est reconnu par la communauté internationale.

Mamadou GUEYE

 

Nous avons reçu ce communiqué de presse du ministère de la Coopération Internationale, des Transports Aériens, des Infrastructures et de l’Energie.

« A la suite de la visite du Ministre d’Etat à Touba, certains journaux ont fait état de son refus d’accepter une boisson que lui aurait offerte le Khalife général des Mourides.

Le Ministère de la Coopération Internationale, des Transports Aériens, des Infrastructures et de l’Energie tient à démentir fermement ces allégations dénuées de tout fondement et dont le seul objectif est de nuire à l’image du ministre d’Etat, Karim Wade et aux relations empreintes de cordialité et de respect qu’il entretient avec la Communauté Mouride en général et le Khalife général en particulier.

La visite du Ministre d’Etat Karim Wade et de sa délégation à Touba s’est déroulée dans d’excellentes conditions. En effet, le Ministre d’Etat a rendu compte au Khalife Général des dispositions qui ont été prises pour que Touba soit correctement approvisionné en électricité pendant toute la durée du Magal.

A la demande du Khalife général des Mourides, le ministre d’Etat s’est ensuite rendu à Keur Nganda pour constater l’état d’avancement des travaux de construction de la route Thilmakha/Nganda dont le revêtement sera terminé en mars 2011.

Le ministère exprime enfin son indignation face à la publication de ces informations mensongères et caricaturales qui n’ont fait l’objet d’aucune vérification auprès de ses services compétents ou du Porte parole du Khalife général, Serigne Bass Abdoul Khadre comme l’exigent les règles qui régissent la profession de journaliste. »

Opposition et majorité ne s’entendent toujours pas sur la personne qui dirigera le Comité de veille de l’audit du fichier électoral. Le Soleil ouvre ses colonnes aux protagonistes. Entretien croisé.

YOUSSOU DAOU, ALLIANCE SOPI POUR TOUJOURS : «Notre coalition n’est pas à l’origine du blocage»

Les divergences persistent. Pourquoi n’arrivez-vous toujours pas à trouver un président au Comité de veille d’audit du fichier électoral ?

C’est de bonne guerre. Ils ont porté leur choix sur quelqu’un, nous avons dit que cette personne, en l’occurrence le Pr. Babacar Guèye, ne nous convient pas. Eux (Ndlr : les membres de l’opposition) aussi ont indiqué que notre choix, c'est-à-dire Racine Kane de Enda, ne les rassurent pas. Voilà la situation. Alors qui bloque ? Chacun défend ses intérêts. C’est aussi simple que cela. Il ne faut pas que les gens nous disent que c’est vous qui bloquez la situation. Je pense plutôt que des deux côtés, les gens doivent reconsidérer leur position pour arriver à un consensus. Il est possible de trouver quelqu’un qui rassure tout le monde. Pour qu’on arrive à un consensus fort, il faut que tout le monde soit d’accord sur une personne.

Pourquoi, selon vous, le Pr. Babacar Guèye n’est pas la personne indiquée pour diriger ce comité ?

Ce n’est pas la vraie question. Et pourquoi alors notre candidat ne serait-il pas le meilleur ?

Encore une fois, nous ne sommes pas d’accord sur leur choix. Cela ne veut pas dire que nous bloquons la situation. Je pense que c’est de notre droit le plus absolu de dire que la personne qu’ils ont choisie ne nous rassure pas. N’oubliez pas que nous sommes à la recherche d’un consensus. Nous n’imposons personne, mais nous avons dit que notre choix, c’est Racine Kane de Enda. Je pense que nous devons poursuivre les discussions.

Le chef de l’Etat recevra, dans les jours à venir, une délégation conduite par le président de la Cena. Pensez-vous que la situation sera débloquée au sortir de cette audience ?

Nous ne pouvons qu’être optimistes. Je suis d’avis qu’il faut élargir les concertations. Le consensus doit prévaloir. Nous n’imposons pas, mais nous n’acceptons pas qu’on nous impose un président à la tête du Comité de veille. Pour une solution définitive, je pense que chaque partie doit laisser tomber son candidat et chercher à avoir une personne qui rassure tout le monde. La société civile à qui revient le poste de président, regorge de cadres compétents. Il y a énormément de Sénégalais qui peuvent valablement occuper ce poste de président. Si nous privilégions la voie du consensus, je suis sûr que nous pouvons trouver quelqu’un qui fera l’affaire de tout le monde. Comme l’a dit le président de la Cena, nous gardons espoir qu’au sortir de la rencontre avec le chef de l’Etat, on trouvera enfin un président à ce comité.

SERIGNE MBAYE THIAM, BENNOO SIGGIL SENEGAL : «Wade doit refuser que son décret soit mort-né»

Les divergences persistent. Pourquoi n’arrivez-vous toujours pas à trouver un président au Comité de veille d’audit du fichier électoral ?

Je rappelle que les membres institutionnels du Comité de veille (ministère de l’Intérieur, des Affaires étrangères, la Cena) ont dit qu’ils ne se prononcent pas sur le choix du président. Ils ont clairement dit qu’ils travailleront avec n’importe quelle personne qui sera retenue par la société civile et la classe politique. Et quatre des cinq coalitions de partis représentées au sein du Comité de veille, à savoir Bennoo taxawal Senegaal, la coalition des non alignés, la coalition des indépendants et Bennoo siggil Senegaal ont porté leur choix sur le Pr. Babacar Guèye. Il n’y a que la coalition de la mouvance présidentielle qui est contre le choix porté sur le Pr. Babacar Guèye. Donc, nous constatons un veto de l’Alliance sopi.  Ce qui prouve que c’est la majorité qui bloque le processus.

Pourquoi, selon vous, le Pr. Babacar Guèye est la personne indiquée pour diriger ce comité ?

Je pense que nous nous sommes assez expliqués sur cette question. Nous avons suffisamment argumenté. D’abord, nous avons dit que le Pr. Babacar Guèye a eu à conduire les dernières concertations réussies entre les acteurs politiques. Ce sont ces concertations qui ont abouti à la mise en place de la Commission électorale nationale autonome (Cena).  Ensuite, des trois personnes indiquées, le Pr. Guèye est la personne préférée de la société civile. Mieux, Pr. Guèye a une riche expérience en matière électorale. Il a été membre de l’ancien Observatoire national des élections (Onel) et a participé à beaucoup de concertations et d’audits difficiles. Voilà autant de raisons qui fondent notre choix. Je pense que notre choix est basé sur des critères objectifs. Ce qui n’est pas le cas de la mouvance présidentielle.

Le chef de l’Etat recevra, dans les jours à venir, une délégation conduite par le président de la Cena. Pensez-vous que la situation sera débloquée au sortir de cette audience ?

Je dois rappeler que nous n’allons pas voir le président pour un arbitrage.  Nous allons le voir en tant que signataire du décret portant création de ce Comité de veille. Tout le monde sait que c’est sa coalition qui est à l’origine du blocage. Il appartiendra au président de la Cena, chef de délégation, de rendre compte au président de la République. Je pense que le président Abdoulaye Wade doit avoir le souci que son décret soit mis en œuvre. Il doit refuser que ce décret soit mort-né. Et si tel est le cas, chacun prendra ses responsabilités sur le plan politique.

Recueillis par Abdoulaye DIALLO

 

Le Conseil des ministres s’est réuni, le jeudi 13 janvier 2011, à partir de 10h, au Palais de la République sous la présidence de Son Excellence Maître Abdoulaye Wade, président de la République.

Le chef de l’Etat a fait part au Conseil des audiences qu’il a accordées à plusieurs personnalités parmi lesquelles :

· M. Philippe Jean Baptiste Mendy, pasteur de l’Eglise protestante ;

· S.E.M Gong Yuanxing, ambassadeur de Chine à Dakar ;

· M. Thierno Madani Tall ;

· M. Hamady Bocoum, Directeur du Patrimoine historique classé ;

· M. Mohamed H’midouche, représentant régional de la Banque africaine de développement ;

· S.E.M Nicolas Normand, ambassadeur de France, en compagnie du Secrétaire d’Etat français à la Diversité ;

· M. Ramtane Lamamra, Commissaire pour la Paix et la Sécurité de l’Union africaine, envoyé spécial de M. Jean Ping, président de l’Union africaine ;

· Une délégation de Sénégal Airlines.

Au titre de ses activités, le président de la République a informé le Conseil avoir :

- reçu les vœux des Corps Constitués à l’occasion d’une cérémonie à la salle des banquets ;

- présidé la cérémonie solennelle de rentrée des Cours et Tribunaux.

Le chef de l’Etat est également revenu sur la mission qu’il a effectuée à Ndjamena où il a pris part aux festivités marquant le cinquantenaire de l’indépendance de la République du Tchad.

En marge de cette cérémonie, le président de la République s’est entretenu en tête à tête avec Son Excellence Monsieur Blaise Compaoré, président du Burkina Faso.

Le chef de l’Etat a exprimé sa grande préoccupation face aux prix élevés des denrées de première nécessité. Réitérant sa ferme décision de faire baisser les prix des denrées, il a instruit le Premier ministre, en rapport avec les ministres chargés des Finances et du Commerce de lui soumettre dans les meilleurs délais les propositions idoines pour appliquer cette baisse, afin de soulager les ménages sénégalais.

Le président de la République s’est félicité de la reconnaissance, par l’Union africaine de la journée du 03 avril comme journée de la Renaissance africaine.

Le chef de l’Etat est également revenu sur le projet du Grand Théâtre national et a demandé au Premier ministre, en rapport avec les écrivains, les acteurs, les artistes, notamment les musiciens, de préparer judicieusement un programme pour la cérémonie d’inauguration de cette infrastructure culturelle de très grande importance pour le Sénégal, pour l’Afrique et la diaspora.

Evoquant l’affaire Hissène Habré, le président de la République a informé le Conseil que la Cour de la Cedeao a considéré que le Sénégal ne peut pas juger l’ancien président tchadien. Il s’est, par conséquent, engagé à donner suite à cette décision en remettant le dossier Habré à l’Union africaine.

Evoquant la question des bases françaises, le chef de l’Etat a fait part au Conseil des discussions qu’il a eues avec la partie française pour la restitution des infrastructures jusque-là occupées par les militaires français. Il a, a cet effet, demandé au Premier ministre de conduire une délégation chargée de finaliser la restitution des bâtiments et autres infrastructures. Il a également insisté sur l’importance capitale qu’il accorde à l’entretien, l’occupation et la gestion judicieuse de ces bâtiments et a demandé l’implication du Ministère de l’Economie et des Finances et du Ministère des Forces armées.

Le chef de l’Etat a informé le Conseil de la tenue prochaine à Dakar d’une conférence internationale qui réunira des sommités intellectuelles autour du thème de la gouvernance mondiale, les 18 et 19 février 2011. Cette conférence a pour objet de fournir une réponse à la question « où va le monde ? »

Elle pourrait déboucher sur la création d’un club permanent de réflexion et de proposition sur la gouvernance mondiale, en amont du G 8 et du G 20. Le président de la République a, dans cette optique, engagé le Gouvernement à mener une communication active en vue de mobiliser les grands intellectuels du monde autour de cette problématique de la gouvernance mondiale.

Evoquant la cérémonie d’inauguration du premier appareil Air Bus A 320 de la nouvelle compagnie aérienne Sénégal Airlines, prévue le mercredi 19 janvier 2011, le chef de l’Etat s’est réjoui de cette belle initiative qui traduit l’implication résolue aux côtés de l’Etat des privés sénégalais, donnant ainsi un exemple de patriotisme et d’engagement citoyen.

Exprimant sa vive préoccupation face aux problèmes récurrents liés à l’authenticité des diplômes et titres universitaires, le chef de l’Etat a demandé au ministre chargé de l’Enseignement supérieur, d’une part, de renforcer le contrôle des services du Rectorat et, d’autre part, de veiller à une bonne réglementation sur les titres de Docteur et de Professeur.

Abordant les questions de sécurité le long du corridor Dakar-Bamako, le chef de l’Etat à demandé au Premier ministre d’entreprendre le dragage du bras de mer de Kaolack pour une plus grande navigabilité sur le fleuve Saloum. Il a également préconisé l’ouverture d’un corridor vers le Mali et le Burkina Faso et a engagé le ministre de l’Economie maritime de commettre une étude sur la faisabilité et le coût de ce programme qui permettrait une meilleure intégration régionale.

Le président de la République a, par ailleurs, fait part de sa ferme volonté de créer les conditions d’un désenclavement total de la nouvelle région de Sédhiou. Il a, à cet effet, donné des instructions au ministre chargé des Infrastructures pour engager, dans le cadre du partenariat bi et multilatéral, la construction du pont de Sédhiou.

Réitérant son attachement à une bonne maîtrise de l’outil informatique, dans l’ensemble du système éducatif, le président de la République a instruit le ministre de l’Enseignement préscolaire, de l’Elémentaire, du Moyen secondaire et des Langues nationales d’intégrer un module de formation en informatique dans les programmes scolaires afin de familiariser les élèves avec cet outil précieux.

Dans sa communication, le Premier ministre a informé le Conseil avoir  présidé, le jeudi 06 janvier 2011, suivant les instructions du président de la République, une réunion d’évaluation des actions menées par le Comité national pour le passage de l’Audiovisuel analogique au Numérique depuis sa mise en place, en octobre 2010. Outre le ministre de la Communication et des Télécommunications, président dudit Comité, des représentants du Parlement, des Organes de régulation, des associations de consommateurs, des structures publiques et privées audiovisuelles et du secteur des Télécommunications ont pris part  à cette rencontre. Ce Comité d’experts nationaux, institué par arrêté du Premier ministre en date du 26 août 2010, a reçu pour mission, conformément à l’Accord de Genève de juin 2006 sur le passage au numérique, de conduire une réflexion autour des points suivants :

· le schéma optimal pour l’arrêt de la diffusion hertzienne et le passage au numérique à l’horizon 2015 ;

· l’élaboration d’un cadre juridique approprié afin de garantir les droits des différents acteurs et la continuité du service public audiovisuel ;

· l’adoption de critères de convergence pour les réseaux câblés, le Mmds, la télévision directe par Satellite et la Tnt ;

· l’identification des actions à mener pour accompagner les populations lors de ce passage au numérique, au plan technique et financier ;

· l’étude de l’impact culturel et sociologique du passage de l’analogique au numérique.

Le Premier ministre a informé le Conseil que le Comité national pour le passage de l’Audiovisuel analogique au Numérique proposera au Gouvernement, à la fin du mois de mars 2011, l’esquisse d’un plan national pour le passage au numérique, comportant l’estimation du coût de l’opération, les modalités de recherche de financements et de mobilisation des ressources, ainsi qu’un programme de veille et de sensibilisation des populations aux avantages du numérique et à la nouvelle civilisation qu’il préfigure.

La validation du plan national à soumettre à la haute appréciation du chef de l’Etat interviendra au cours de réunions ultérieures, auxquelles prendront part les départements ministériels en charge des Infrastructures, de la Connectivité, l’Apix et toutes les autres administrations concernées.

· l’élaboration d’une stratégie nationale pour l’utilisation du dividende numérique ;

· l’identification des nouvelles opportunités pour les industries sénégalaises opérant dans les secteurs de l’électronique, des télécommunications et de l’audiovisuel.

Le Premier ministre a également fait part au Conseil de la réunion consacrée aux lacs et bassins de rétention de la banlieue de Dakar qu’il a présidée. Cette rencontre fait suite aux rapports que lui ont fait parvenir le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et le ministre en charge de l’Hydraulique et de l’Habitat. Dans ce cadre, le Premier ministre est revenu sur les instructions qu’il a données en vue du maintien du dispositif déjà en place et la poursuite des opérations de pompage au Lac Wouye, afin d’éviter tout débordement des eaux dans les maisons et les périmètres maraîchers qui se trouvent aux alentours. Au demeurant, a-t-il ajouté, le Ministère de la Construction, de l’Hydraulique et de l’Habitat est en train de conduire un important programme de réalisation de digues de protection, de construction de canaux de drainage et d’automatisation des stations de pompage de Médina Gounass, Bagdad et Marché Boubess, qui seront mis en service avant le mois de mai 2011.

Le Premier ministre a dit avoir donné des instructions au ministre du Budget pour qu’il mobilise le financement complémentaire de 813 millions de francs qui permettra de mener à bien ce programme.

Une autre réunion sera bientôt organisée afin d’affiner les propositions qui ont été faites lors de cette rencontre concernant le relogement des populations sinistrées.

Au chapitre de ses audiences, le Premier ministre a informé le Conseil avoir reçu plusieurs personnalités parmi lesquelles :

- Son Excellence Monsieur Hiroshi Fukada, ambassadeur du Japon au Sénégal ;

- Maître Moustapha Ndiaye, président de la Chambre des notaires du Sénégal, en compagnie de Monsieur René Kofod-Olsen, directeur exécutif du Groupe Maerks ;

- Monsieur Kevin Mullaly, directeur général de l’Usaid au Sénégal, en compagnie de Monsieur Mor Talla Kane, vice-président de la Cnes, venus l’entretenir des actions envisagées pour améliorer la fluidité du trafic sur le Corridor Dakar-Bamako et de leur impact sur le développement du commerce sous-régional ;

- Une délégation de la Fédération sénégalaise des régates, conduite par son président El Hadji Ousmane Mbengue, comprenant, en outre, plusieurs notables de la Collectivité lébou, en présence de Monsieur Faustin Diatta, ministre des Sports.

A la suite du Premier ministre :

- Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères a informé le Conseil avoir supervisé les travaux de la deuxième session de la Commission mixte sénégalo-libyenne, tenue les 11 et 12 janvier 2011 à Tripoli. Cette session, qui s’est réunie 10 ans après la première, a été mise à profit par les deux délégations pour examiner de manière approfondie l’état de la coopération entre les deux pays. Les deux délégations ont reconnu que les relations économiques et commerciales entre le Sénégal et la Libye sont restées largement en dessous des potentialités qui existent de part et d’autre. Elles ont formulé des recommandations pertinentes en vue de hisser celles-ci à la hauteur des excellentes relations politiques qui existent entre les deux pays. Dans cette optique, le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères a fait part de son insistance sur la nécessité de renforcer et de diversifier les investissements libyens au Sénégal, notamment dans les domaines de l’Industrie, de l’Energie, des Mines et de l’Habitat. Il a saisi cette occasion pour soumettre à la partie libyenne des requêtes de financement de projets d’envergure portant sur les infrastructures et les hydrocarbures. La partie libyenne, quant à elle, a montré sa disponibilité à étudier l’ensemble des projets et a proposé la mise en place d’un Comité sectoriel chargé de faciliter les contacts entre professionnels des deux pays et d’assurer le suivi des recommandations de la session. En outre, a ajouté le ministre d’Etat, il a été décidé la mise en place d’un Conseil sénégalo-libyen des Affaires.

Le ministre d’Etat a également fait part au Conseil de la mission qu’il a effectuée à Khartoum pour apporter, au nom du chef de l’Etat, un message de paix au président Omar El Béchir, à l’occasion du référendum sur l’indépendance de la partie sud du Soudan.

-  Le ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie a informé le Conseil des ministres  de la réception officielle par Monsieur le Président de la République des avions du nouveau pavillon national, Sénégal Airlines, le mercredi 19 janvier, à 17h à l’Aéroport Léopold Sédar Senghor.

A cet égard, il a rappelé que la relance de notre compagnie aérienne constitue un réel motif de fierté, mais vient également combler le vide laissé par Air Sénégal international.

En effet, Sénégal Airlines est non seulement attendu par les Sénégalais, mais également par les autres pays de la sous-région Afrique de l’Ouest et Afrique centrale qui ont déjà émis le souhait d’être immédiatement desservis par les vols de la nouvelle compagnie.

Le ministre d’Etat Karim Wade a souligné que le prochain démarrage de Sénégal Airlines est une illustration parfaite de  la vision et des  grandes ambitions  du chef de l’Etat pour le transport aérien sénégalais.

La relance dans quelques jours de notre nouveau pavillon national associée avec la construction du nouvel Aéroport international Blaise Diagne (Aibd), le prochain lancement des ateliers de maintenance aéronautique et du centre de formation aux métiers de l’aéronautique vont permettre au Sénégal de créer un hub aérien compétitif de qualité.

L’objectif de cette politique ambitieuse est de  développer une plate-forme aéroportuaire leader en Afrique,  créatrice d’empois et  surtout pouvant soutenir l’émergence économique de notre pays.

Le ministre d’Etat a rappelé que le prochain décollage de Sénégal Airlines est la combinaison de la mobilisation exemplaire et patriotique du secteur privé national qui a su relever le défi en participant massivement et avec succès au capital de la compagnie aérienne nationale, mais également du partenariat technique et stratégique avec l’une des toutes premières compagnies aériennes du monde, Emirates.

Emirates  a,  en effet, joué un rôle déterminant dans le processus de formation du personnel (pilotes, personnel non naviguant...) et le démarrage des activités de la nouvelle compagnie.

Il s’est également félicité du fort  soutien des groupes européens Eads et Airbus industries qui  ont, dès le départ,  parié sur Sénégal Airlines et le potentiel du Sénégal en matière de transport aérien.

Il  a félicité la Direction générale de Sénégal Airlines et les travailleurs pour les résultats obtenus, salué le rôle particulièrement constructif des travailleurs de l’ex-Asi dans le processus de relance du nouveau pavillon national sénégalais et rendu hommage aux autorités du Royaume du Maroc et de la Ram  pour leur rôle constructif  pour le paiement des arriérés de salaires, le règlement des cotisations sociales des travailleurs de la défunte compagnie Air Sénégal international et le redéploiement de certains d’entre eux auprès de Sénégal Airlines et de Royal Air Maroc.

Enfin, le ministre d’Etat a informé le Conseil des ministres du lancement du processus d’audit, d’analyse et de renégociation des accords aériens et droits de trafics. A cet effet, un consultant spécialiste des questions des droits de trafics en matière de transport aérien sera recruté prochainement.

- Le ministre de l’Economie maritime a rendu compte au Conseil de la tournée qu’il a effectuée, le lundi 10 janvier 2011, dans les localités de Touba, Darou Mousty et Tivaouane, en vue de suivre l’état d’avancement des travaux de construction des complexes frigorifiques. Le gros œuvre étant achevé dans les trois localités, il ne reste que les raccordements aux réseaux eau et électricité. Le président de la République, qui envisage d’inaugurer le complexe de Touba avant le Magal, a donné des instructions au Premier ministre pour que les frais de raccordement pour les trois complexes soient entièrement pris en charge par l’Etat.

- Le ministre de l’Enseignement préscolaire, de l’Elémentaire, du Moyen secondaire et des Langues nationales a rendu compte au Conseil de la situation dans certains lycées et collèges. Ainsi, en ce qui concerne le Lycée Demba Diop de Mbour, la reprise des cours est effective, après la grève observée par les professeurs. Le Proviseur de cet établissement a été relevé et remplacé par un intérimaire. Concernant le Lycée John F. Kennedy, les élèves ont repris les cours, suite à la suspension des travaux entrepris au sein de cet établissement par l’Entreprise Namora. La grève déclenchée au niveau du Collège de Ngallèle à Saint-Louis, a aussi pris fin. A Sandiniéry, localité située dans la Région de Sédhiou, la situation est revenue à la normale dans les écoles. Les autorités administratives ayant engagé des discutions avec les populations pour le retour des maîtres et professeurs de la localité à l’école.

- Le ministre de la Décentralisation et des Collectivités locales a informé le Conseil de la signature d’une convention de partenariat entre son département et World Vison Sénégal dans le cadre de ses interventions socio-économiques dans les Collectivités locales des régions de Diourbel, Fatick, Kaffrine, Kédougou et Kolda.

- Le ministre des Sports a informé le Conseil de la signature, le 12 janvier 2011, avec le chef de la Mission chinoise et en présence de Son Excellence, l’Ambassadeur de Chine au Sénégal, du contrat d’exécution de la quatrième phase de réhabilitation et de reconstruction de trois stades dans les régions de Matam, Saint-Louis et Ziguinchor. Cette quatrième phase vient boucler un vaste programme de réhabilitation de onze (11) stades régionaux au niveau du Sénégal mis en œuvre dans le cadre de la coopération avec la Chine. A cette occasion, le ministre a, au nom du chef de l’Etat, du Gouvernement et du peuple sénégalais, magnifié l’excellence des relations qui unissent nos deux pays et a remercié le Gouvernement et le peuple chinois pour les immenses efforts consentis dans le cadre de la coopération riche et varié entre nos deux pays.

- Le ministre de l’Action sociale et de la Solidarité nationale a fait une communication relative à la Loi d’Orientation sociale, question qui a été soulevée lors de la cérémonie solennelle de rentrée des Cours et Tribunaux. Le ministre a, à cette occasion, transmis à Monsieur le Président de la République les remerciements des différentes associations de personnes handicapées pour cette loi extrêmement généreuse et humanitaire qui découle de sa seule volonté, loi qui est, d’ailleurs, une première en Afrique de l’Ouest.

L’objectif principal de cette loi est de garantir l’égalité des chances aux personnes handicapées ainsi que la promotion et la protection de leurs droits contre toutes formes de discrimination. Le ministre de l’Action sociale et de la Solidarité nationale a également informé le Conseil qu’après l’adoption de la loi par le Parlement, le 26 mai 2010, elle a eu à mettre en place au niveau de son Ministère un Comité technique composé des différents partenaires de l’Action sociale, de la Fédération sénégalaise des Associations de personnes handicapées et des syndicats, en vue de l’élaboration, dans une démarche participative, des projets de décret d’application de la loi. C’est ainsi que trois (03) projets de décret ont été validées par le Comité technique après plusieurs réunions, et transmis au Secrétariat général du Gouvernement. Ces trois projets de décret sont relatifs à:

- la mise en place de commissions techniques départementales chargées de l’examen des conditions d’établissement de la carte d’égalité des chances. Ce projet a pour objet de faciliter l’accès des personnes handicapées aux soins de santé, à l’éducation, au transport, … ;

- la mise en place de commissions départementales de l’éducation spéciale en vue de faciliter l’orientation des personnes handicapées en matière d’éducation spéciale et de formation professionnelle ;

- la création d’un fonds d’appui pour personnes handicapées destiné à financer leur promotion socio-économique.

S’agissant du quota de 15% réservé aux personnes handicapées dans les recrutements au niveau de la Fonction publique, le ministre de l’Action sociale et de la Solidarité nationale a informé le Conseil que les dossiers de candidatures sélectionnés au niveau des régions ont tous été transmis au Ministère de la Fonction publique. Le ministre a également rappelé à ses collègues les instructions de Monsieur le Président de la République relatives au recrutement de trois (03) personnes handicapées dans chaque département ministériel.

Le Conseil a examine et adopté :

- Un projet de loi abrogeant et remplaçant l’article 2 de la loi 98-55 du 31 décembre 1998 portant augmentation du tarif de la taxe de promotion touristique ;

- un projet de loi modifiant et complétant la loi n° 2004-13 du 1er mars 2004 relative aux contrats de Construction-exploitation-transfert (Cet) d’infrastructures.

Le Conseil a pris la mesure individuelle suivante :

Monsieur Mamadou Khouma, administrateur civil, est nommé inspecteur des Affaires administratives et financières  au Ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle.

 

 

La Coordination nationale des cadres libéraux (Cncl) s’est réunie, ce mardi, sous la présidence de son coordonnateur national, Abdou Aziz Diop. Elle a apporté la réplique à Robert Sagna et aux cadres de la Ligue démocratique (Ld) qui ont fustigé la politique agricole du régime.

Les sorties de Robert Sagna et des cadres de la Ligue démocratique (Ld) sur la politique agricole du régime libéral ont fait réagir la Coordination nationale des cadres libéraux (Cncl). «Rappelant à ses derniers et à Robert Sagna, ce technocrate coloré, parce que nostalgique et dépassé par ce qu’il convient d’appeler «la révolution verte» au Sénégal, depuis l’Alternance, qui nient l’autosuffisance alimentaire au Sénégal que la Goana a permis de couvrir dès sa première année de mise en œuvre, 69% de nos besoins céréaliers (dont 408.000 tonnes de riz paddy) estimés à 2.035. 000 tonnes», souligne la Cncl dans un communiqué reçu à notre rédaction.

«En deuxième année (Goana 2), une production cumulée, toutes céréales confondues, a été de 2.112. 980 tonnes (dont 546.000 tonnes de riz paddy) soit 103,8% de couverture de nos besoins, et en troisième année (Goana 3), une production de 2.630. 000 tonnes (pour un peu plus de 600.000 tonnes de riz paddy ou environ 50% de nos besoins en riz pour la consommation nationale estimée à 800.000 tonnes de riz blanc soit 120.0000 tonnes de riz paddy) donc une couverture à 129% de nos besoins en céréales, base de notre alimentation», souligne la Cncl.

Par ailleurs, revenant  sur les chantages et menaces de certains responsables politiques du Pds,  la Cncl les invite à plus de hauteur  et de respect des institutions de la République, d'autant plus que, selon elle, conformément à la Constitution, le chef de l’Etat nomme à tous les emplois civils et militaires et n’est astreint à aucune obligation autre que la compétence  des hommes et des femmes en qui il a confiance. Elle appelle, en outre, tous les responsables et militants à faire preuve de dépassement et de solidarité pour s’unir pour la réélection de leur candidat en 2012.                           

Aliou KANDE

 

 

La section communale Pds de la Médina a officiellement lancé, hier, ses activités de précampagne pour la réélection de Me Abdoulaye Wade en 2012.

«Me Abdoulaye Wade est le candidat de la Médina en 2012. Et nous allons nous battre pour sa réélection dès le premier tour ». C’est en ces termes que s’est exprimé, hier, le président de la section communale Pds de la Médina. Amadou Kane et les autres responsables libéraux de cette commune, toutes tendances confondues, s’étaient donné rendez-vous pour lancer officiellement la précampagne de l’élection présidentielle 2012.  Ils l’ont dit et répété : Me Wade est leur candidat à ce scrutin. « Le bilan du secrétaire général national milite en sa faveur. Abdoulaye Wade a radicalement changé le visage du Sénégal », a fait remarquer l’avocat Me Massamba Ndiaye, responsable libéral à la Médina.  Celui-ci a rappelé le potentiel électoral de la Médina et souligné la nécessité pour le Pds de regagner les voix perdues dans cette commune lors des élections locales de mars 2009.  « Qui gagne Parcelles assainies, Grand Yoff et Médina gagne forcément Dakar », a expliqué Me  Ndiaye. Aujourd’hui, a-t-il assuré, les « frères » libéraux de la Médina se sont « réconciliés et s’investissent » pleinement » pour la réélection du secrétaire général national du Pds.

Ce démarrage des activités de précampagne a été l’occasion pour les libéraux de la Médina d’aborder un sujet d’actualité : la recevabilité de la candidature de Me Abdoulaye Wade en 2012. Cette conférence a été animée par les avocats Me Massamba Ndiaye, Me Fodé Ndiaye et Me Ousmane Sèye, président de « Sentinelle bleue ». Pour ces trois juristes et les participants, Me Abdoulaye Wade peut bel et bien être candidat en 2012. « La lettre et l’esprit de la Constitution de 2001 le lui autorisent », ont fait remarquer les panélistes.

Abdoulaye DIALLO

 

 

L’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (Omd) passe nécessairement par les ressources humaines qualifiées. C’est dans ce sens que le Japon a financé le troisième séminaire sous-régional de renforcement des compétences des enseignants des Ecoles d’infirmiers  et sages femmes des pays francophones de la Cedeao.

La vice ministre parlementaire Chargée des affaires étrangères du Japon, Makiko Kikuta, a indiqué, avant-hier à Dakar, que son pays a décidé de renforcer son appui au secteur de la Santé en mettant l’accent sur la santé maternelle dans la perspective d’aider les pays africains à accélérer leur marche vers les Objectifs du millénaire pour le développement (Omd).

«Le Japon participe activement, par l’aide non remboursable, à la construction et l’aménagement des centres de santé et d’infrastructures dédiées à la formation comme le bloc scientifique de l’Ecole nationale de développement sanitaire et social de (Endss). Nous nous sommes engagés dans la formation des ressources humaines dans le domaine de la santé. Je suis très heureuse d’avoir appris qu’un grand nombre d’excellents experts a été formé en Afrique avec notre appui», a-t-elle dit, à l’Endss,  lors de la cérémonie d’ouverture du  troisième séminaire sous-régional de renforcement des compétences des enseignants des Ecoles d’infirmiers  et sages femmes des pays francophones de la Cedeao.

Elle a rappelé que le gouvernement japonais a décidé d’accorder à nouveau une aide non remboursable pour le Projet de renforcement du Cfpt. Et ce projet vise la création de deux nouvelles filières au niveau du Brevet de technicien supérieur (Bts), à savoir : «la maintenance des engins lourds» et «la maintenance des installations des bâtiments». Les frais d’organisation de ce séminaire sous-régional sur le thème «renforcement des compétences des enseignants des Ecoles d’infirmières et de sages-femmes des pays francophones de la Cedeao » sont pris en charge par le gouvernement japonais. Dans le cadre de la coopération technique entre le Sénégal et le Japon, elle a visité le Centre de formation professionnelle et technique Sénégal-Japon (Cfpt) et l’Endss, tous deux financés par le gouvernement du Japon (don non remboursable et coopération technique).

Mme Kikuta a été reçue en audience par le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Me Madické Niang, et le ministre de la Santé et de la Prévention, Modou Diagne Fada, pour échanger des vues sur les relations bilatérales entre nos pays.

Présidant la cérémonie d’ouverture du séminaire,  Modou Diagne Fada a souligné que l’investissement dans la formation des cadres fait partie des options prioritaires de son département pour assurer le développement harmonieux et durable des communautés par le biais d’un renforcement de capacités des ressources humaines chargées de l’exécution des politiques sectorielles.

«L’enseignant, en tant que gestionnaire de ce processus soumis à divers facteurs internes comme externes au système de santé pour lequel il travaille, mérite d’être outillé pour conduire sa mission avec toute la qualité requise», a-t-il déclaré.

 

Maké DANGNOKHO

Le Comité de veille et de suivi des recommandations de la mission d’audit du fichier électoral a été installé, hier. Mais le président n’est pas encore connu faute d’un consensus.

Il faut attendre aujourd’hui pour connaître le nom de la personnalité qui doit diriger le Comité de veille chargé de suivre l’exécution des recommandations de l’audit du fichier électoral. Prévu hier, un consensus n’a pu être trouvé pour désigner le président de cette structure. La société civile a été mandatée pour proposer trois personnalités connues pour «leur impartialité et leur intégrité ».

«La société civile a désigné le Pr. Babacar Guèye, Valdiodio Ndiaye de l’Association nationale pour la formation des adultes (Anafa) et Racine Kane de Enda», a révélé Omar Diop, représentant la société civile. «Nous avons terminé les travaux du comité ad-hoc devant mettre en place le comité de veille chargé de suivre l’exécution des recommandations de l’audit du fichier électoral. Il s’agissait de mettre en place les membres du comité de veille. Cela a été fait», a déclaré Doudou Ndir, le président de la Commission électorale nationale autonome (Cena).

Après l’installation du Comité de veille et de suivi, les parties devaient désigner le président qui devait, selon Doudou Ndir, être issu de la société civile. «Je rappelle que le président de ce comité, par la volonté de tous les acteurs politiques, devait être issu de la société civile. Il appartenait donc à celle-ci de proposer 3 personnalités au sein desquelles ce choix serait opéré», a-t-il expliqué. «La société civile a fait 3 propositions que nous avons estimées conformes aux critères. Il fallait donc voir parmi ces trois celui qui est le plus apte à occuper ce poste. C’est là où il y a des problèmes», a souligné le président de la Cena. «Il y a eu des divergences, car nous nous sommes retrouvés avec deux propositions émanant de deux camps opposés.  Nous n’avons pas pu trancher cette question, chacun campant sur ses positions. Nous avons jugé nécessaire d’approfondir la réflexion pour trouver un consensus».

Doudou Ndir a expliqué qu’une des parties a demandé un délai de réflexion de 24 heures pour avoir une position qui se rapprocherait peut-être de l’autre camp. «Nous nous retrouvons demain (Ndr aujourd’hui) à 16 heures. Si on n’arrive pas à se mettre d’accord sur le choix de la personne qui va diriger le comité sur la base d’un consensus, en ce moment, nous procéderons, peut-être, à un vote», a-t-il dit, soulignant que toutes les parties sont d’accord sur la mise en place de ce comité de veille.

Omar Diop de la société civile a indiqué que la majorité des membres a proposé le Pr. Babacar Guèye compte tenu de son expérience. «Une majorité s’est dégagée pour porter le Pr. Babacar Guèye à la tête du comité de veille. L’Ast a choisi Racine Kane. C’est là où se trouve le blocage», a expliqué M. Diop. Il a précisé que la société civile a une préférence pour le constitutionnaliste.

 

Aliou KANDE

Le ministère des Affaires étrangères a sorti un communiqué pour apporter des précisions concernant le saccage des locaux de l’ambassade de Côte d’Ivoire à Dakar, relaté par certains journaux de la place. «C’est un groupe d’Ivoiriens se réclamant d’Alassane Dramane Ouattara qui a envahi les services de l’ambassade de Côte d’Ivoire à Dakar», indique le communiqué reçu à notre rédaction. Selon le communiqué, les manifestants ont  décroché les portraits de  Laurent Gbagbo fixés sur les murs du hall  de la représentation diplomatique avant de les briser. «Le ministère des Affaires étrangères signale que les forces de l’ordre saisies « a posteriori » par les autorités compétentes de l’ambassade de Côte d’Ivoire à Dakar sont rapidement intervenues pour rétablir l’ordre et veillent depuis lors sur la sécurité des lieux», souligne le communiqué. «Le ministère des Affaires étrangères rappelle qu’en vertu des conventions internationales régissant le statut des missions diplomatiques, les forces de l’ordre ne peuvent intervenir dans une ambassade qu’à la demande de ses autorités compétentes».

Aliou KANDE


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