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Politique (4840)

Le Comité de veille et de suivi des recommandations de la Mission d’audit du fichier électoral en vue des élections présidentielle et législatives de 2012 sera installé ce mardi 11 janvier 2011, annonce un communiqué de la Commission électorale nationale autonome (Cena).

Au cours de la rencontre de ce matin, les membres du comité en éliront le président qui sera une personnalité indépendante connue pour son intégrité morale, son honnêteté intellectuelle, sa neutralité et son impartialité. «Il sera choisi sur une liste de trois personnalités proposées par la société civile en son sein», précise le document. Ce comité sera composé des représentants des ministères de l’Intérieur, des Affaires étrangères, des Sénégalais de l’extérieur, de la Cena, des partis politiques et de la société civile. Les partenaires au développement que sont la Délégation de l’Union européenne, l’ambassade des Etats-Unis et celle d’Allemagne y auront chacun un représentant en qualité d’observateur.

«Créé par le décret n° 2010-1776 du 30 décembre 2010, le Comité est chargé, sous réserve des compétences dévolues à la Cena, de veiller à l’effectivité de la mise en œuvre des recommandations de la Mission d’audit validées par le Comité de pilotage et concernant la gestion du fichier électoral», ajoute le communiqué.

Dans son message à la Nation à l’occasion du nouvel an, le président de la République avait annoncé la signature du décret portant création du Comité de veille et de suivi des recommandations de la Mission d’audit du fichier électoral comme traduisant un « engagement (qu’il avait) pris à la demande des acteurs politiques».

Aliou KANDE

Thiaroye gare a été, dimanche dernier, le point de ralliement de tous les Libéraux de Pikine. Pour cause, un meeting organisé par l’ancien porte-parole du président de la République, Me Amadou Sall. Le meeting était présidé par le vice-président de l’Assemblée nationale, Iba der Thiam, qui avait à ses côtés le ministre d’Etat Kader Sow.

Cette tribune a été saisie par Me Amadou Sall pour appeler à l’unité de tous les Libéraux de la banlieue dans le but de réélire Me Abdoulaye Wade dès le premier tour de l’élection présidentielle de 2012. Cette grande mobilisation est la preuve, a déclaré Me Sall, que le Pds de 1974 est encore là, à savoir un Parti démocratique sénégalais uni. Dans son intervention, Me Amadou Sall a dit que l’essentiel pour l’heure est de montrer «que nous sommes capables de nous entendre autour de Me Abdoulaye Wade». Me Amadou Sall a laissé entendre que des progrès ont été faits sur les infrastructures dans le pays. Interpellé sur la cherté de la vie, l’ancien ministre de la Justice estime que ce qui importe, c’est de faire en sorte que la ménagère ait les moyens d’aller au marché.

Sur les marches organisées à Guédiawaye, Me Sall pense que ceux qui sont en train de marcher ne savent pas que la banlieue est derrière Me Wade. Le professeur Iba Der Thiam a affirmé que du point de vue sociologique, le Pds est largement majoritaire dans le pays et que la débâcle des Libéraux lors des locales n’est que le résultat des querelles internes et des tendances ainsi que des mauvaises investitures. Selon le vice-président de l’Assemblée nationale, la popularité de Me Wade se justifie bien dans la mesure où il a pu réaliser en l’espace de dix ans seulement ce que personne n’a pas encore réalisé jusqu’ici. Il a également loué les qualités humaines et la compétence de l’ancien porte-parole du président de la République.


Abdou DIOP

Dans un communiqué reçu à notre rédaction, dimanche, le bureau politique du Psd/ Jant bi demande au gouvernement d’apporter une réponse efficace à la hausse « vertigineuse » des denrées de première nécessité.
«Le Bp du Psd/Jant bi a entendu la résolution des femmes du Parti, demandant au gouvernement de prendre la juste mesure de l’érosion pernicieuse du pouvoir d’achat des Sénégalais, avec la hausse vertigineuse des prix des denrées de première nécessité, pour y trouver remède dans la diligence et l’efficacité », peut-on lire dans le document. 

Se prononçant sur le nouveau statut de la Police nationale, les camardes du député Mamour Cissé pensent qu’il y a des correctifs à apporter. Ils y ont constaté des « incohérences monstrueuses » qui risquent « de porter un rude coup » au moral de ce corps d’élite. Toujours sur le « moral des troupes », ils appellent, « au-delà des chapelles politiques », à « resserrer » les rangs autour de notre armée nationale et de lui réaffirmer avec vigueur toute notre estime, notre solidarité et notre sympathie, en ces « heures difficiles », disent-ils, où elle constitue souvent la cible de « grands bandits surannés ».


Abdoulaye DIALL

En meeting, avant-hier, à Fatick, Sitor Ndour a appelé tous les responsables libéraux à taire leurs querelles. Pour le Directeur du Coud, tous les leaders locaux du Parti démocratique sénégalais (Pds) « doivent d’abord travailler à réélire Me Abdoulaye Wade en 2012 avant de penser à se mesurer sur le terrain avec leurs rivaux ».

« Tout le monde devrait se ceindre les reins et travailler d’abord à réélire Me Wade. Un pouvoir, on le conserve. Le pouvoir sert à conserver le pouvoir.  Nous allons vers une élection, il n’y aura qu’un seul candidat, c’est Me Abdoulaye Wade», déclare Sitor Ndour, responsable du Parti démocratique sénégalais (Pds) à Fatick. Pour le Directeur du Coud, l’urgence pour les Libéraux du Sine doit être « la victoire de Me Wade en 2012 ».
Sitor Ndour s’adressait aux nombreux militants venus des arrondissements et communautés rurales du département de Fatick qui ont pris d’assaut les « Berges du Sine », la place publique située au cœur de la commune de Fatick, ce samedi 08 janvier 2011, pour prendre au part au meeting du Pds. Il réagit ainsi à l’absence de responsables Libéraux du Sine qui n’ont pas assisté à la rencontre. « Je plains certains responsables qui ont reçu des moyens, mais qui ne descendent jamais à la base et qui ignorent que c’est la meilleure façon de perdre le pouvoir », a-t-il lancé.

Aux yeux du Directeur du Coud, le boycott des responsables locaux « n’a aucune incidence sur la marche du Pds dans le Sine ». « Aujourd’hui, j’ai renouvelé le paysage politique de Fatick. Ils ne s’en sont pas rendus compte. Il y a d’autres responsables et d’autres leaders. C’est ceux-là qui ont drainé les communautés rurales et les communes. Le rendez-vous d’aujourd’hui était historique. Nous avons prouvé à Abdoulaye Wade que sans eux, le Sine se mobilise », a martelé Sitor Ndour.  Il ajoute que Fatick n’est pas la seule localité touchée par les querelles de leadership. « Dites-moi dans quelle fédération du Sénégal un leader est parvenu à regrouper tous les responsables autour de sa personne ? Il y a en pas », lance-t-il.

Le leader libéral ajoute que la reconquête du Sine par le Pds de fera avec son camp qui compte entre autres, Ousmane Diouf, Djidiack Faye, responsables à Niakhar et Ndiob. « Si je croise les bras, personne ne se mobilise dans le Sine. La direction du parti est tenue de travailler avec moi. J’ai travaillé pour arriver à cela. Depuis deux ans, je suis sur le terrain », a dit M. Ndour.  

Sitor Ndour a répondu au leader de l’Apr qui a déclaré récemment que la bataille du Sine n’aura pas lieu. « La semaine dernière, Macky Sall a tenu un meeting à Fatick dans le quartier traditionnel de Ndiaye-Ndiaye, dans une ruelle. Quatre ou cinq jours après s’est tenu le meeting d’aujourd’hui. Entre les deux, il n’y a pas photo.  Cela suffit amplement comme réponse. Macky Sall sait très bien que la bataille du Sine aura belle et bien lieu », a affirmé M. Ndour. Pour le Directeur du Coud, si la bataille du Sine « n’a pas lieu, ce sera par défaut d’adversaires ».  « Nous avons repris le Sine. Nous avons fait deux ans de travail en profondeur. Nous n’avons jamais rencontré le leader de l’Apr sur le terrain », a-t-il laissé entendre.

Babacar DIONE et Oumar Ngatty BA

Gagner partout et bien gagner. C’est le souhait du secrétaire général de la fédération du Pds de Saint-Louis, qui a engagé une véritable bataille de massification du parti pour la réélection du président Abdoulaye Wade. Ousmane Masseck Ndiaye mise sur l’installation de cellules d’encadrement des électeurs, de l’inscription jusqu’au jour du vote.

Le maillage total du département de Saint-Louis. C’est la bataille qu’ont engagée les Libéraux de la fédération départementale. Pour réaliser ce dessein, Ousmane Masseck Ndiaye, assisté de différents responsables du département, a effectué une descente sur le terrain pour sensibiliser, à l’occasion d’une tournée qui l’a mené à Mpal, Fass, Gandon et Gandiole où les militants se sont fortement mobilisés pour témoigner leur attachement au Parti démocratique sénégalais, mais aussi leur volonté de réélire leur Secrétaire général national, Me Abdoulaye Wade. Le secrétaire général de la fédération s’est félicité de la très forte mobilisation et a, au nom de Me Wade, remercié ces militants pour leur engagement sans faille, leur volonté affichée d’aller vers des élections transparentes qui, selon lui, seront remportées par le Pds.

Ousmane Masseck Ndiaye n’a pas manqué de souligner que c’est la division qui a fait perdre le parti à Saint-Louis. « Notre objectif c’est d’élire un seul candidat, notre Secrétaire général national. Nous avons les moyens de le faire, mais cela passe par l’unité, pas dans la dispersion », a-t-il indiqué. Selon lui, la comparaison des résultats de 2002, 2007 et 2009 confirme une nette progression du Pds à Saint-Louis. « Nous entendons maintenir ce rythme de progression de l’électorat de Saint-Louis pour gagner et encore gagner », a-t-il relevé. Et pour y arriver, le secrétaire général de la fédération compte mettre en place de cellules d’encadrement des électeurs sur l’ensemble du département. « Notre objectif, c’est d’encadrer l’électeur de l’inscription jusqu’au jour du vote. A terme, cela nous permettra de maîtriser notre électorat et de connaître la population électorale du département qui varie entre 125 et 127.000 », a-t-il indiqué.

Samba Oumar FALL

Reconduit au poste de secrétaire général national du parti Ascan, à l'issue du premier congrès ordinaire organisé pendant deux jours au Quai des Arts par cette jeune formation politique, le leader de l'Alliance sacrée pour la cause nationale, Abdoul Khadre Ndiaye, a insisté longuement sur l'urgence et la nécessité de mobiliser toutes les énergies en vue de réélire, en 2012, Me Abdoulaye Wade

Visiblement content, Khadre Ndiaye s'est déclaré très satisfait de l'organisation de cette grande manifestation politique. Il s'est réjoui de la mobilisation sans relâche dont ont fait montre ses militants, amis, sympathisants, venus de tous les coins du pays et même de l'étranger pour assister à ce premier congrès décentralisé qui s'est déroulé en présence de Me Mbaye Jacques Diop, du ministre d'Etat Oumar Sarr, du Directeur général de l'Isra, Dr Macoumba Diouf, et de plusieurs autres personnalités politiques.

Fortement ovationné et acclamé par une foule de militants en liesse, un public en délire massé aux alentours du Quai des Arts, Abdoul Khadre Ndiaye a rendu un vibrant hommage à Me Abdoulaye Wade qui, selon lui, a, à son actif, de nombreuses réalisations en termes d'infrastructures routières, sanitaires, minières et, surtout, dans le secteur de l'éducation et dans d'autres domaines.

Autant de raisons pour lesquelles, a précisé Abdoul Khadre Ndiaye, Ascan s'évertue d'ores et déjà à œuvrer inlassablement en vue de contribuer efficacement à la réélection, en 2012, de Me Wade, leader national du Pds, pétri de qualités et résolument engagé à transformer positivement le Sénégal, à développer sur tous les plans et à tous les niveaux la nation sénégalaise.

Parlant de ce congrès, Abdoul Khadre Ndiaye a souligné, en présence des fortes délégations mauritanienne et tunisienne, qu'il a été placé sous le haut patronage du président Abdoulaye Wade et sous le thème « Relever les défis de l'unité africaine et des Omd pour un Sénégal émergent ».

L'objectif principal de cette manifestation, a-t-il poursuivi, est, au-delà de la remobilisation et de la redynamisation de son parti, la mise en lumière des actions de transformation et d'adaptation de la société de façon progressive et pragmatique, voire patriotique, en conciliant le changement et la continuité.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le président du mouvement And défar rewmi (Adr) appelle les acteurs politiques sénégalais à la création d’un code d’éthique pour combattre la violence et les écarts de langage sur le terrain de la conquête du pouvoir.

« Quelles que soient les difficultés du moment, il faudra que les acteurs politiques puissent faire preuve de sens de responsabilité. Personne n’a intérêt à ce que le pays soit brûlé », a déclaré M. Sakho en marge de l’assemblée générale de son mouvement, And défar rewmi (Adr). Fodé Sakho estime que les acteurs politiques « qui attisent le feu sont les plus grands peureux et ils ne sont pas seulement les premiers qui sont concernés par les difficultés ». Ce sont les gens les plus vulnérables qui sont exposés à une éventuelle dérive, a-t-il souligné devant les membres de son mouvement qui préparent le Gala de lutte portant son nom, organisé dimanche prochain à Dakar.

M. Sakho qui est, par ailleurs, responsable politique au sein de la section du Parti démocratique sénégalais (Pds) aux Hlm, dit militer pour la moralisation de la vie politique. Avec un code d’éthique, a-t-il indiqué, « on pourra choisir réellement les gens capables d’apporter les changements espérés par le pays ». Il a ajouté : « nous avons plus de 150 partis politiques. J’aimerais bien savoir leur niveau de représentativité pour voir à quel titre chacun va faire un communiqué dans la presse pour attaquer ou défendre le pouvoir ». Le responsable libéral pense que cette stratégie adoptée par certains acteurs politiques « n’est pas conforme aux valeurs de la démocratie. « La démocratie, c’est le respect de l’autre, le combat par les idées pour faire avancer le pays », estime-t-il.

Selon lui, un code d’éthique pourrait être une réponse contre la violence politique. « Nous devons mettre ce code pour mesurer et surveiller les écarts de langage. Nous n’avons pas intérêt à nous insulter », a-t-il insisté.

Sur un autre plan, Fodé Sakho a défié les responsables libéraux dont l’ancien Premier ministre, Idrissa Seck, qui jugent irrecevable la candidature du président de la République, Me Abdoulaye Wade, à l’élection présidentielle de 2012. « Je suis prêt à débattre avec n’importe qui. Rien ne s’oppose à la candidature de Wade », souligne-t-il, invoquant la Constitution adoptée en 2001 et le principe de la non-rétroactivité des lois. Toutefois, Fodé Sakho a estimé que le pouvoir doit prendre des mesures contre la crise énergétique, la flambée des denrées de première nécessité pour gagner la présidentielle. Il estime également que Wade doit miser sur la représentativité et la crédibilité pour reconquérir les suffrages des Sénégalais.

Babacar DIONE

 

 

Un projet cher au président Wade est en train de prendre forme : la création d’une « école du Pds ». Son directeur, le Dr Malick Dieng, était avant-hier soir l’invité de la Cellule initiatives et stratégies qui organisait sa première assemblée générale de cette année à la permanence nationale Oumar Lamine Badji, sise sur la Vdn de Dakar.

Devant un parterre de cadres libéraux sous la houlette du coordonnateur national de la Cis, M. Serigne Mboup, le directeur de l’Institut libéral de formation politique, le Dr Dieng, lauréat de l’université de Franche-Comté, à Besançon, a présenté les grandes lignes de la structure chargée d’enseigner « les fondamentaux du libéralisme et du management politique. » Il a expliqué que depuis l’alternance politique de 2000, le président Wade n’a eu de cesse d’appeler au montage d’une structure de formation des militants.

Devant l’assemblée générale de la Cis, qui a enregistré à cette occasion de nouvelles adhésions, il a détaillé les enseignements, sous forme de séminaires et de groupes de travail, dont devraient bénéficier les futurs auditeurs de l’Institut. D’ores et déjà, un comité scientifique est en train d’être constitué ; il devrait compter parmi ses membres des personnalités de la Cis, mais également des militants de la première heure du Pds. Preuve que le projet est arrivé à terme, l’Institut libéral de formation politique a déjà ses locaux au Point-E, à Dakar.

La plupart des intervenants ont salué cette initiative qui intervient dans un contexte idéologique marqué par le fait que « le libéralisme est le seul lutteur dans l’arène », ainsi que l’a fait remarquer M. Mor Seck de la Cis.

Auparavant, M. Serigne Mboup, dans son allocution de bienvenue, avait souhaité un retour de la paix en Casamance et plaidé pour « une préparation de l’élection présidentielle de 2012 sous les meilleures auspices ». Il s’est également félicité que la Cis a tenu ses réunions de manière régulière, « malgré l’implication de beaucoup d’entre nous dans le colloque scientifique du Festival mondial des Arts nègres ». L’assemblée générale a entériné son chronogramme en vue du montage de ses cellules départementales.

Samboudian KAMARA

Moins de deux mois après sa nomination comme ministre d’Etat auprès du président de la République en charge de la Connectivité, Alassane Dialy Ndiaye nous reçoit, chez lui, à la rue Carnot, au cœur de Dakar. Une maison conviviale où tout est en ordre. Le Salon est modeste et bien aménagé. Quelques livres et objets d’arts. D’innombrables pirogues visibles sur les coins et recoins de la maison. Preuve de l’attachement du maître de céans à sa culture. Le ministre d’Etat arrive, costume bleu ciel impeccable, sourire aux lèvres. Prêt pour l’interview. Alassane Dialy Ndiaye revient sur sa nouvelle mission, dit pourquoi il soutient le président Wade et souligne avec force qu’il ne sera pas un militant de luxe. Entretien.

Vous êtes le ministre d’Etat, chargé de la Connectivité. Que recouvre cette notion ?

Comme son nom l’indique, la connectivité signifie se raccorder, se connecter au réseau des technologies numériques. Je donne cette définition pour simplifier. Mais la meilleure façon pour chacun d’entre nous de saisir ce que c’est la connectivité, c’est de consulter son portable. Dans le menu de la plupart des portables, il y a le mot connectivité et quand vous cliquez dessus, on vous demandera si vous voulez vous connecter à l’internet ou à d’autres services multimédias. Donc la connectivité, c’est toutes les technologies numériques à savoir l’ordinateur, l’internet, le mail, la radio et dans quelques années la télévision pour ce qui concerne le Sénégal. Cela veut dire que la connectivité englobe l’ensemble des nouveaux moyens de communication. Tout le monde sait que ces moyens vont envahir notre vie et aucun pays et aucun citoyen du monde ne pourra se passer de ces technologies. Il faudra absolument se raccorder à ces technologies pour savoir ce qui se passe aussi bien dans le monde que dans sa proximité.

De manière plus concrète, quelle sera la mission de la commission nationale de la connectivité ?

Notre tâche consistera à aider le plus grand nombre de Sénégalais possible à se connecter au réseau des Télécommunications et des Technologies de l’information et de la communication, d’une manière globale aux technologies numériques modernes à moindre coût. Il s’agira de faire en sorte que toutes les universités, les écoles, les centres de santé et tous les groupes, particulièrement les plus défavorisés qui se trouvent généralement dans le monde rural et dans les banlieues des grandes villes, aient à leur disposition les technologies numériques. C’est quelque chose de très ambitieux que nous allons faire tout en ayant à l’esprit que l’objectif fixé par le président de la République doit être atteint d’ici quatre ans au plus tard.

Votre travail ne sera pas facile parce que le Sénégal est très en retard dans le domaine des Tic…

Il faut relativiser. Si on se réfère au contexte africain, on peut dire que le Sénégal est encore assez bien placé au niveau des technologies de l’information et de la communication.  Notre pays a été le premier sur ce continent à se connecter au réseau moderne des télécommunications par satellite. Je rappelle que depuis 1972 nous avons mis en place la station de télécommunication de Gandoul, la première du genre sur le continent.  Par la suite, nous avons été aussi à la tête des pays africains pour la mise en place de tout un réseau de câbles sous marins entre l’Europe et l’Afrique, l’Afrique et l’Amérique du Sud.

De même, nous avons été l’un des tout premiers pays à adopter les technologies numériques. Déjà entre 1977 et 1978, j’aime à le rappeler, le Sénégal a mis en place une centrale électronique. Et quand le mobile et l’internet sont nés à la fin des années 1990, notre pays a été l’un des premiers du continent à intégrer ces technologies modernes. Actuellement donc, le Sénégal est relativement bien placé. En termes de pénétration, on enregistre plus de 56 % de souscription au mobile au Sénégal.

Le président Wade s’est largement exprimé sur votre nomination, relevant une amitié qui date de très longtemps. Pouvez-vous nous faire l’économie de cette amitié ?

Oui, je pense que le président de la République s’est longuement exprimé là-dessus aussi bien au niveau du comité du directeur du Pds qu’au niveau du gouvernement. Nous nous connaissons depuis plus de quarante ans. Nous nous sommes appréciés et depuis de longues années, nous avons l’habitude de réfléchir sur de grands problèmes auxquels fait face le monde et particulièrement le Sénégal. Nous discutons aussi de modernité et de culture. Et au fil des années, nous avons développé une certaine complicité intellectuelle. Chacun parle de son côté. Le président a parlé du sien, quant à moi j’éprouve une véritable amitié pour lui. Quand le président créait le Pds, j’ai été parmi les tout premiers qu’il a appelés. A l’époque, il m’avait proposé de créer ce parti avec lui. Mais, j’étais déjà extrêmement chargé. Je m’occupais de la station terrienne de télécommunications par Satellite de Gandoul. J’avais d’énormes projets pour le développement des télécommunications au Sénégal. Je lui avais dit à l’époque que mon esprit était assez occupé par des problèmes d’avenir. Cela ne veut pas dire que je ne m’intéressais pas à la politique. Mes parents de Rufisque m’avaient demandé, nonobstant un plan de travail chargé, de m’intéresser à la politique pour les aider. Autrement dit, j’avais un peu un pied dans la politique. Je commençais à militer à l’Union progressiste sénégalaise (Ups), ancêtre du Parti socialiste.

Qu’aviez vous réellement dit à l’opposant Abdoulaye Wade ?

Je lui avais clairement dit que je ne pouvais pas aller avec lui dans le Pds. Mais, je lui avais dit que le fait de ne pas être dans le même parti n’altère en rien nos relations amicales. J’ai respecté ce serment. Comme lui a respecté le sien. Lors que je suis entré dans le gouvernement du président Diouf et à la direction du Ps, je continuais à réclamer mon amitié avec Me Abdoulaye Wade. Et lui aussi de son côté, continuait à répéter à ses compagnons que nous étions des amis.

Je fais partie des premiers qu’il a appelés, en 2000, pour faire partie de son gouvernement. Ma réponse fut claire : je lui ai dit que malgré qu’il soit un ami, mon candidat était Abdou Diouf. Donc, je ne peux pas aussitôt après la défaite de ce dernier tourner casaque pour aller avec lui. Par contre, ce qui était possible, c’est qu’à chaque fois qu’il le voulait ou que je le souhaitais, on pouvait se voir pour discuter, échanger des idées qui permettent à notre pays d’avancer. C’est ce que nous avons fait pendant ces dix dernières années. Nous nous sommes vus assez souvent depuis 2000.

Donc ceux qui disent que vous étiez un conseiller de l’ombre du président n’ont pas tort ?

Je ne sais pas si j’étais son conseiller de l’ombre mais, en tout cas, nous avons continué à discuter sur la marche du Sénégal, sur l’avenir. Et c’est ainsi, petit à petit, il y a quelques mois, le président Wade a vraiment insisté. Il a demandé que je rejoigne le gouvernement. Effectivement, j’ai bien réfléchi et je me suis dit que depuis dix ans qu’il est à la tête du Sénégal, il a réalisé beaucoup de projets, il a de grandes idées, de grandes ambitions, une vision pour le pays. Étant un homme du concret, de projets et de projections, ce sont des choses qui m’intéressent. C’est ainsi après dix ans de discussions et après avoir vu l’effort énorme qu’il est en train de faire, j’ai accepté sa proposition. Je pense que dans cet effort du président, peut être qu’il n’y a pas souvent du répondant au niveau d’un certain nombre de groupes qui existent dans ce pays et même parfois dans le Pds.

De mon point de vue, il manque beaucoup de réactivité pour aider le président Wade à poursuivre son œuvre. Quand j’ai analysé la situation dans laquelle se trouve notre pays, d’un côté, il y a le président avec les forces politiques qui le soutiennent, de l’autre côté, on a une opposition qui a du mal à se consolider, à imaginer et à concevoir des projets d’avenir, je me suis dit que ce pays est dans un tournant. Et j’ai pensé que je peux être d’un certain soutien au président Wade. Surtout, je me suis dit que je pouvais être d’une certaine utilité au Sénégal. Mon ambition par-dessus tout a toujours été d’être utile à mon pays. C’est donc en fonction de tout cela que je me suis dit qu’il est temps de venir soutenir le président Wade et de mettre, une fois de plus, ma contribution pour le développement de ce pays.

Cela veut-il dire que vous ne serez pas un militant de luxe ?

J’aurais pu être un militant du sommet. Mais je m’y suis refusé. Je suis entré en politique à cause d’un ensemble de personnes qui souhaitaient que je les aide à résoudre leurs problèmes de tous les jours. Donc dès le départ, j’ai choisi de faire de la politique de base. Cela ne m’intéresse pas d’être un militant de luxe. Je veux être un militant proche des populations. Je suis dans la politique pour m’occuper des problèmes des populations. Sinon, je ne vois pas ce que je ferai dans la politique. Le jour où les populations qui me font confiance n’auront plus de doléances, je cesserai de faire de la politique.

On peut donc dire qu’Alassane Dialy Ndiaye s’engage à réélire le président Wade en 2012 ?

Oui, vous pouvez le dire ainsi. Je travaille pour la réélection du président Abdoulaye Wade en 2012.

Que retenez vous du premier comité directeur auquel vous avez pris part en tant que militant du Pds ?

Mes premières impressions  m’amènent à dire que le Parti démocratique sénégalais est un parti de masse. Mais je pense qu’il y a beaucoup encore à faire pour consolider ce parti. Il y a un effort important à faire pour mettre en place des structures solides, pour identifier les responsables à la base. Je pense qu’un travail important devra être fait dans les mois à venir. Il faudrait que les personnes qui se disent responsables que ce soit à Dakar ou dans les régions retournent à la base, discutent avec celle-ci, s’imprègnent des problèmes et recueillent le maximum de préoccupations des populations, les mettent en forme pour en informer le président de la République et le gouvernement.

Je pense qu’un parti qui dirige un pays doit avoir comme principale préoccupation la base. Il doit savoir les soucis des Sénégalais. Aujourd’hui, beaucoup de jeunes se posent des questions sur leur avenir. Ce n’est pas normal si nombre d’entre eux ne trouvent la solution à leurs problème qu’en sortant du pays, à l’extérieur du pays. Il est du devoir des responsables qui se disent militants du parti au pouvoir de rassurer ces jeunes. Les attentes sont énormes et le gouvernement doit travailler encore plus pour redonner espoir à notre jeunesse. Chacun d’entre nous doit se donner comme mission d’informer objectivement le président de la République et le gouvernement des préoccupations des Sénégalais.

Vous avez dit, au sortir de ce comité directeur, que vous étiez agréablement surpris par le Pds. Pourquoi ?

En assistant à cette réunion du comité directeur et aux autres rencontres du gouvernement, je me suis rendu compte, à ma grande surprise, qu’il y avait un débat très démocratique au sein du Pds. Au cours de ce comité directeur, les débats étaient très ouverts. Les gens se sont exprimés librement. Certaines personnes ont même dit des choses extrêmement désagréables pour moi et qui l’étaient certainement pour le président de la République. Mais celui-ci a écouté, supporté et répondu à toutes les questions. J’avoue que le Pds m’a agréablement surpris.

Comment appréhendez-vous votre combat politique à Rufisque ?

La tâche politique ne sera pas facile à Rufisque, une ville très politique. Au sein du Pds de Rufisque, je pense qu’il y a des efforts énormes à faire pour avoir une certaine unité d’actions. Je connais assez bien ce département pour l’avoir dirigé pendant de longues années. J’étais secrétaire général de l’union départementale Ps de Rufisque. Je suis très imprégné des problèmes de Rufisque. Mais avec un peu d’efforts et de recul de la part de chacun d’entre nous, je pense que nous pourrons faire un travail efficace. Nous devons éviter de perdre notre temps sur des questions de personnes, de tendance.

L’heure n’est pas aux querelles ou tendances. Pour le moment, il ne s’agit que de renouveler des secteurs. Donc, chacun peut et doit se débrouiller pour monter son groupe de cent personnes et s’assurer que ce groupe est prêt pour remplir son devoir de citoyen. Nous devons aussi faire en sorte que ces militants s’imprègnent bien des objectifs du secrétaire général national, Me Abdoulaye Wade. Parce que notre objectif est de réélire le président Wade en 2012.

Propos recueillis par Mbaye Sarr Diakhaté et Abdoulaye Diallo

 

Le Conseil des ministres s’est réuni, le jeudi 06 janvier 2011, à partir de 10 heures, au Palais de la République, sous la présidence de Son Excellence Maître Abdoulaye Wade, président  de la République.

Le chef de l’Etat a fait part au Conseil des audiences qu’il a accordées à plusieurs personnalités parmi lesquelles :

© M. El Hadji Abdou Sakho, Commissaire chargé du Département des politiques fiscales, douanières et commerciales de l’Uemoa ;

© M. Said Djinitt, Représentant du Secrétaire général des Nations Unies à Dakar ;

© M. Demba Dia, en compagnie du ministre d’Etat Moustapha Sourang ;

© Mme Jenny Kennedy 

© Le Docteur Mamadou Tangara, ministre gambien des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Gambiens de l’Etranger, en compagnie de Maître Madické Niang, ministre d’Etat, ministre des  Affaires étrangères ;

Au titre de ses activités, le chef de l’Etat a informé le Conseil des séances de travail qu’il a eues avec :

© M. Mohamed H’Midouche, Représentant résident de la Bad à Dakar ;

© Une délégation de représentants des Directions de Dakar Dem Dikk, de Senbus et de Sénécartours, accompagnée  du ministre chargé des Transports terrestres et ;

© Une délégation du cabinet McKinsey ;

Dans sa communication, le chef de l’Etat a évoqué la nécessité pour le continent africain de disposer d’un code minier commun afin d’éviter la concurrence ruineuse qui fragilise les Etats pris individuellement et compromet grandement leur ambition de valoriser les ressources stratégiques dont ils disposent. Il s’est, à cet effet,  engagé à porter la question auprès de l’Union africaine.

Le président de la République a fait part au Conseil de sa décision de maintenir, dans le périmètre de terrain appartenant au titre foncier du Général Bertin, tous les villages qui y sont déjà implantés. Cette décision fait suite à l’audience qu’il avait accordée aux héritiers de Monsieur Bertin à l’issue de laquelle il a décidé de racheter par l’Etat du Sénégal la totalité de ces terres situées dans la communauté rurale de Bambilor, réaffirmant ainsi, encore une fois, sa volonté de toujours protéger les villages déjà implantés dans cette zone.  Il a instruit le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances  de veiller à une bonne mise en œuvre de cette décision.

Evoquant l’importance primordiale qu’il accorde à la promotion de l’artisanat au Sénégal, le chef de l’Etat a donné des instructions  au Gouvernement  pour élaborer un programme national de construction de cités artisanales dans chaque département.

Le président de la République a, en outre, annoncé la décision de l’Uemoa de financer la construction de hangars de stockage des produits agricoles dans les différentes communautés rurales afin de conforter les acquis de la politique d’autosuffisance alimentaire  au Sénégal.

Le président de la République a informé le Conseil  de sa prochaine mission à Ndjaména pour participer à la célébration du cinquantenaire de l’Indépendance de la République du Tchad, prévue le 11 janvier prochain.

Evoquant la question de l’insalubrité dans la ville de Kaolack, le président de la République a adressé ses  encouragements au ministre chargé de l’Hygiène publique qui a entrepris un vaste programme de lutte contre l’insalubrité dans la commune. Il a, à cet égard, demandé au ministre de renforcer l’implication des autorités municipales  et leaders politiques locaux.

Le chef de l’Etat, soucieux de la recherche et de la restauration du patrimoine africain dont une partie est enfoui sous les mers depuis le 17ème siècle, a instruit le Gouvernement d’encourager l’émergence de chasseurs d’épaves en s’inspirant du modèle sportif de la plongée sous-marine le long des côtes africaines. Il a, ainsi, annoncé la mise à disposition des locaux de l’Université des Mutants de Gorée pour abriter un institut de plongée sous-marine spécialisée dans la recherche d’épaves, et sollicité la coopération internationale pour assurer l’équipement adéquat de l’institut ainsi que la formation de ses pensionnaires. Au-delà de la recherche d’épaves, il s’agit aussi ajoute-t-il de développer l’activité sportive de plongée et de chasse sous-marine dans notre pays.

Le président de la République a manifesté sa volonté de procéder à la privatisation de la Senchim en cédant des parts de l’Etat, majoritaire, au secteur privé. Il a cependant demandé au ministre d’Etat chargé de l’Environnement et au ministre d’Etat chargé des Finances de veiller, chacun en ce qui le concerne, à ce que la question du traitement des déchets et de la protection de la nature figure en bonne place dans le cahier de charges soumis au repreneur.

Revenant sur l’audience qu’il a accordée aux experts du cabinet Mac Kinsey venus lui présenter les résultats de l’audit de la Senelec, le président de la République a demandé au Gouvernement de lancer une vaste campagne de communication sur l’économie d’énergie.

Il a, par ailleurs, instruit le gouvernement de prendre les mesures idoines pour l’interdiction, à terme, de l’importation d’ampoules autres que celles de basse consommation et la mise en place d’un système mixte combinant alternativement  énergie électrique et énergie solaire pour l’éclairage public.

Le président de la République a aussi relevé le constat fait par le cabinet Mac Kinsey, qui indique que le Sénégal est victime de son succès, car la croissance économique a fait exploser la demande en énergie que l’offre du moment n’arrive pas à couvrir.

Le  Premier ministre a fait part au Conseil des audiences qu’il a accordées à plusieurs personnalités parmi lesquelles :

© Monsieur Aboubacar Sadikh Sy, Président directeur général de l’Ecole supérieure de commerce Sup de Co;

© Le Docteur Mamadou Tangara, ministre gambien des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Gambiens de l’Etranger, en présence de Maître Madické Niang, ministre d’Etat, ministre des  Affaires étrangères. Le Premier ministre a informé le Conseil avoir, à cette occasion, donné son accord pour présider, en compagnie de son homologue gambien, dans le courant du mois de février 2011, la réunion de la Commission consultative en vue de donner corps à des projets de développement présentant un intérêt commun pour les deux pays.

© Le ministre d’Etat, ministre de l’Environnement et de la Protection de la Nature a fait part au Conseil des différentes missions qu’il a effectuées  au niveau de l’usine Senchim, située à Thiaroye-sur-mer, suite aux plaintes des populations de la cité Famara Ibrahima Sagna  sur les nuisances causées par les activités de cette usine spécialisée dans la formulation et le conditionnement des produits chimiques et phytosanitaires. A l’issue des visites effectuées sur le site concerné,  le ministre d’Etat, qui a présidé une réunion d’évaluation technique de la situation, en présence des représentants des Ministères chargés de la Santé, de l’Industrie et de l’Intérieur, a évoqué les principales recommandations soumises à l’appréciation du chef de l’Etat, à savoir :

- La délocalisation des industries polluantes de la zone dans un horizon de 5 ans, en commençant par la Senchim dans une période de 2 ans et demi, à la charge des industriels ;

- La détermination de sites adéquats pouvant accueillir les unités à délocaliser ;

- L’élaboration d’un plan de communication sur les options du Gouvernement en la matière ;

- L’arrêt, par défaut d’autorisation, de la partie de fabrication des produits incriminés (pesticides poudre et liquide) jusqu’à obtention de cette autorisation.

© Le ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale,  des Transports Aériens, des Infrastructures et de l’Energie a informé le Conseil de la visite qu’il a effectuée, le mardi 04 janvier 2011, dans les locaux de la nouvelle compagnie sénégalaise, Sénégal Airlines. Au cours de cette visite, le ministre d’Etat a rencontré les travailleurs de la nouvelle compagnie. Il les a exhortés à ne ménager aucun effort pour  reprendre très rapidement les parts de marché laissées par la défunte compagnie Air Sénégal international et à faire de leur compagnie le leader en Afrique, conformément aux instructions données dans ce sens par Monsieur le Président de la République.

Revenant sur la politique d’aménagement du territoire, le ministre d’Etat a fait savoir au conseil qu’elle se heurte très souvent au problème lié à la capacité de déploiement des unités industrielles. En effet, a-t-il dit, les zones initialement réservées à certaines centrales électriques, notamment au Cap des Biches, à Mbao et à Kounoune, subissent une forte pression des spéculateurs fonciers. Il a, par conséquent, réaffirmé son ferme engagement à corriger ces disfonctionnements, sources d’insécurité, en veillant au respect scrupuleux des principes qui régissent une bonne politique d’aménagement du territoire.

Il a également rendu compte au Conseil des résultats de sa rencontre avec les bailleurs de fonds, le mercredi 05 janvier 2011, sur la crise énergétique.  Les premiers résultats des audits effectués par des Cabinets de renommée internationale sur le secteur de l’énergie en général et le sous-secteur de l’électricité en particulier ont été, à cette occasion, présentés aux partenaires du Sénégal. Une convergence de vues s’est dégagée entre les deux parties sur la gravité de la situation du secteur et sur la nécessité de mettre en œuvre un plan d’urgence en faveur du sous-secteur de l’électricité, afin d’alléger les difficultés des Sénégalais confrontés aux coupures intempestives d’électricité.

© Le  ministre d’Etat, ministre de l’Habitat, de la Construction et de l’Hydraulique a fait le point sur la lutte contre les inondations, notamment en ce qui concerne la programmation des actions pour 2011 et le relogement des sinistrés. Il a fait part de l’insistance du président de la République pour que des solutions définitives soient trouvées afin d’éradiquer le problème par le choix d’un système de construction pour le relogement des sinistrés. Le ministre d’Etat a également informé le Conseil de la réunion ministérielle qui se tiendra sous huitaine sur cette question sous la présidence du Premier ministre.

© Le ministre d’Etat, ministre des Mines, de l’Industrie, de l’Agro-industrie et des Pme a informé le Conseil avoir effectué une visite de travail à Touba, le 05 janvier 2011, en compagnie du ministre de l’Entreprenariat féminin et de la Micro finance et d’une forte délégation pour procéder à la pose de la première pierre de la Zone industrielle de Touba.

Ce projet, né de l’initiative de feu Serigne Saliou Mbacké et du président de la République consiste à aménager une zone industrielle de dernière génération sur un site de 300 hectares du domaine national, dont 30 hectares seront mis en valeur pour la première phase. La Zone industrielle sera bâtie sur un concept d’aménagement écologique alliant qualité de vie et compétitivité des activités qui y seront menées, ce qui constitue un fort pari sur l’innovation et l’excellence. Ce pari, a dit le ministre d’Etat devra être gagné par l’émergence d’un site totalement vert, constitué de voies piétonnes, de plans d’eau, d’espaces verts et de bâtiments industriels intelligents capables d’accueillir, dans les meilleures conditions de travail et d’épanouissement, des activités industrielles et de services à haute valeur ajoutée.

L’investissement nécessaire à la réalisation de ce projet est de l’ordre de 11 milliards de FCfa dont une première phase qui portera sur 3 milliards de FCfa. Cette zone industrielle, dont le promoteur est Serigne Ahmadou Badaviyou Mbacké, fils de Serigne Falilou Mbacké, Pdg de l’usine d’eau de Touba Boga Industrie, va générer 3000 emplois dans sa première phase, et, à terme, 20.000 à 30.000 emplois, a encore dit le ministre d’Etat.

Revenant sur l’affaire de la Senchim, le ministre d’Etat, ministre des Mines, de l’Industrie, de l’Agro-industrie et des Pme a suggéré, au regard de la complexité de la questi, de tenir des concertations avec tous les acteurs impliqués dans ce dossier.

© Le ministre de l’Agriculture a rendu compte au Conseil de l’augmentation du prix au producteur du coton qui passe de 185 FCfa à 205 FCfa le Kg, soit une hausse de 11%, combinée à la hausse de 45% de la production. Cette appréciation forte du prix va induire un relèvement des revenus des 80.000 cotonculteurs, correspondant à 800.000 personnes. Le ministre a ensuite informé le Conseil de la réception, par 5 usines de notre pays, de 55.000 tonnes  d’arachide après 3 semaines de campagne. Il a toutefois déploré le fait que certains opérateurs achètent de l’arachide encore à des prix inférieurs au prix officiel et les a mis en demeure de cesser immédiatement de telles pratiques. Le ministre de l’Agriculture est également revenu sur les instructions qui lui ont été données par le Gouvernement pour demander aux huiliers de boucler, dans les meilleurs délais, les financements nécessaires à la campagne de commercialisation arachidière.

© Le ministre du Commerce  a fait le point sur les préparatifs de la 19ème édition de la Foire internationale de Dakar (Fidak) prévue du 24 février au 07 mars 2011, sous le thème : « Le développement de l’Agriculture : levier de l’intégration économique régionale ». D’ores et déjà, 12 pays et 59 entreprises ont confirmé leur participation à cette édition de la Fidak dont l’invité d’honneur est la République algérienne démocratique et populaire, a dit le ministre du Commerce.

© Abordant l’état d’insalubrité préoccupante de la ville de Kaolack, le ministre du Cadre de vie et de l’Hygiène publique a annoncé le démarrage d’une opération de nettoiement de très grande envergure, ceci, après avoir tenu une réunion avec les différents élus locaux et autorités de cette ville. A cette occasion, elle a rappelé que la ville fait l’objet d’un plan directeur, dispose d’une antenne régionale de l’Aprosen, d’une décharge déjà identifiée et que des partenaires privées (Malaisiens et Français) ont manifesté leur engagement à asseoir un système de gestion intégrée et durable des déchets solides urbains de la ville. En outre, l’Etat a consenti d’énormes efforts, en arbitrant un montant de trois cents millions (300.000.000) FCfa, dans le Bci 2011, pour le nettoiement de Kaolack, a dit le ministre.

© Le ministre Conseiller auprès du président de la République, chargé des Affaires religieuses a informé le Conseil que la Commission cellulaire de la mutualisation de l’aumône a tenu une réunion, le mercredi 05 janvier 2011, au Ministère de l’Intérieur en vue d’évaluer les missions de contact auprès des foyers religieux et des missions  diplomatiques accréditées au Sénégal. En procédant à l’évaluation de ces différentes missions, il a été noté avec satisfaction que l’ensemble des personnalités religieuses ou diplomatiques rencontrées ont bien accueilli cette initiative du chef de l’Etat et se sont engagées à soutenir et à accompagner le processus de sa mise en œuvre. Une dernière mission sera ainsi dépêchée à Louga au près du khalife Bachir Tall et de la famille de Serigne Abass Sall. La même délégation rencontra la Jamaatou Ibadou Rahmane à Thiès. Une autre mission se rendra auprès de l’Association des handicapés du Sénégal, du Collectif des maîtres du Coran, du Mouvement Al Falah, de l’Institut africain des études islamiques (du Docteur Ahmed Lô) et de Caritas nationale. Un groupe de travail a été mis en place pour l’ébauche de modalités pratiques de la mise en œuvre de la mutualisation de l’aumône, a dit le ministre conseiller.

Le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :

Monsieur Youssoupha Bâ, économiste financier, est nommé inspecteur des Affaires administratives et financières au Ministère de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle ;

Monsieur  Abdoul Waheb Ka, administrateur civil principal est nommé Directeur général de l’Agence sénégalaise pour la propriété industrielle et l’innovation technologique (Aspit) au Ministère des Mines, de l’Industrie, de l’Agro-industrie et des Pme ;

Madame Ndèye Adji Diop, juriste, est nommée Secrétaire générale de l’Agence sénégalaise pour la propriété industrielle et l’innovation technologique (Aspit) au Ministère des Mines, de l’Industrie, de l’Agro-industrie et des Pme ;

Monsieur Fodé Sakho, ingénieur en Génie civil, urbaniste, est nommé Directeur de l’Urbanisme et de l’Architecture au Ministère l’Urbanisme et de l’Assainissement en remplacement de Monsieur Mamadou Diagne ;

Monsieur Alioune Ndiaye, Commandant du Génie militaire, est nommé Directeur des Constructions, des Palais de Justice et autres édifices au Ministère de la Justice ;

Monsieur Amadou Samba Kane, inspecteur principal des Impôts et Domaines au Ministère de l’Economie et des Fiances est nommé Directeur général de la Loterie nationale sénégalaise, en remplacement de Monsieur Baïla Wane ;

Monsieur Amadou Kébé, conseiller principal des Affaires étrangères de classe exceptionnelle, au Ministère des Affaires étrangères est  nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de sa Majesté la Reine Beatrix Wilhelmina Armgard Van Orange-Nassau, Reine des Pays-Bas, avec résidence à La Haye ;

Monsieur Fodé Seck, conseiller principal des Affaires étrangères de classe exceptionnelle au Ministère des Affaires étrangères est nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire Représentant permanent de la République du Sénégal auprès de l’Office des Nations Unies à Genève ;

Monsieur Alioune Badara Thiam, artiste-compositeur, est nommé ambassadeur itinérant de la République du Sénégal

 

Diakaria Diaw retourne au palais comme Secrétaire général de la Présidence de la République, tandis qu’Aminata Tall réintègre le gouvernement en qualité de ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique et de l’Emploi, indique le communiqué du Conseil des ministres d’hier.

Ces deux personnalités ont permuté. Jusqu’ici, M. Diaw était ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique et de l’Emploi, et Mme Tall Secrétaire générale de la Présidence de la République.

Mme Tall a été nommée ministre d'État, ministre des Collectivités locales et de la Décentralisation, de 2004 à mars 2006. Avant d’intégrer le gouvernement, elle a été, à deux reprises, ministre d'État auprès du président de la République, d’août 2003 à 2004 et de mars 2006 à février 2007.

C’est en octobre 2009 qu’elle a été nommée Secrétaire générale de la Présidence de la République du Sénégal, en remplacement d’Abdoulaye Baldé qui faisait son entrée au gouvernement comme ministre des Forces armées.

Quant à Diakaria Diaw, il a été le directeur de Cabinet du président de la République avant sa nomination, le 10 septembre 2010, comme ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, de l’Emploi, du Travail et des Organisations profession- nelles, en remplacement de Habib Sy.

Mamadou GUEYE

Le regard que nous jetons sur l’Afrique de ce début de millénaire ne sera pas tendre. Il ne sera pas, non plus, catastrophique. Mais il  a cependant un goût amer. La paix n’est pas répandue sur notre continent, de Dakar à Zanzibar, de Tunis à Cape Town. Rien, sans doute, n’est incendie, mais rien non plus n’y véhicule la paix des braves.

Oh, n’allons pas loin pour vérifier l’instabilité morbide qui couvre, d’une ombre que véhicule la mort, notre continent. Le théâtre éploré de l’événement mortifère au Sénégal est notre belle et douce Casamance. Belle de par sa nature luxuriante, belle de par ses eaux abondantes et douces, belle de par ses populations qui ne souhaitent que répandre la paix autour d’elles. Hélas, une promesse des fleurs ne sera qu’une triste et épouvantable illusion.

Sept soldats de l’armée sénégalaise sont tombés, quelque part, en un endroit apparemment pacifique et calme, victimes des balles meurtrières de leurs frères prétendument rebelles du Mfdc. En pleine jeunesse, en pleine vitalité, ils ont, ces pauvres soldats de la paix, à leur manière, rendu dans la mort leurs vœux de bonne et heureuse année à la nation. A la nation sénégalaise, de Saint-Louis à Bignona, de Dakar à Tambacounda.

Il y a, nous dit-on, vingt-huit ans ou plus que cela dure et la motivation est le mot «indépendance». Ce mot magique chargé d’espérance et de haine, de promesses et de désespoir. Que veut dire le Mfdc, Mouvement des forces démocratiques de Casamance, dans une Casamance qui ne compte pas plus d’un million d’habitants? C’est à croire que les illusions, dans notre monde actuel, sont la seule part de réel et de vérité que connaît l’Afrique.

La Côte d’Ivoire, cette autre belle et luxuriante partie  du continent, se meurt, avec 2011, sans la haine de ses enfants, dans l’hostilité morbide de ses fils, dans le désespoir de l’incapacité de faire fructifier une richesse à nulle autre pareille que la nature lui a abondamment donnée. Tout y pousse sous un climat où l’homme s’épanouit sous le poids de l’humidité permanente de la terre nourricière chargée d’eau, d’humus  et d’engrais naturels. Le pays du cacao dont il est le premier pays producteur au monde. Qui dit cacaoyer, pense chocolat, cette douceur qui fait la joie de tous les enfants du monde. Tous, avons-nous dit, qui ne se régalent qu’avec une mousse de chocolat dans la bouche.

La Côte d’Ivoire, hélas, se disloque et se meurt au travers de la guerre civile entre ses enfants, pour ne pas avoir su jouir du beau mot de «Démocratie» qui est le cadeau céleste que nous avons reçu de Dieu. La démocratie, ce sont  les droits de l’Homme, c’est la liberté érigée en religion, c’est le respect de l’autre et de soi-même, c’est l’éminente défaite de la personne humaine que nous devrions ériger en constitution et système.

Pauvre Afrique ! La Guinée sort de cinquante huit ans de misère, de haine et de mort. Le Niger, à la recherche toujours de la Démocratie, met aux arrêts son chef d’Etat, le président Mamadou Tandja, accusé de forfaiture. Notre  Afrique, en ce début de millénaire, au Niger, sur qui elle fonde les espoirs de la Cedeao, notre Afrique se meurt dans la guerre des religions et dans les haines tribales. Dieu est déchiré entre Jésus-Christ, Mohammed et les bois sacrés des religions du terroir, les religions animistes, les religions de chez nous. Avec ce décor, où trouver un peu de tendresse, de douceur et de paix pour accueillir, en Afrique noire, l’année 2011?

 

 

Serigne Mbacké Ndiaye, le porte-parole de la Présidence de la République a démenti, hier, dans un communiqué transmis à notre rédaction, les informations relayées lundi dernier, dans la presse, faisant état « d’attaques contre le président Abdoulaye Wade » de la part de chefs religieux.

« En ma qualité de représentant du chef de l’Etat à cette cérémonie, je me dois, par honnêteté et par devoir, de rétablir la vérité des faits. En effet, ceux qui ont pris la parole à cette occasion à savoir Serigne Habib, Serigne Maodo et Serigne Mbaye Sy Mansour ont tous et vivement remercié le président Abdoulaye Wade et insisté sur son soutien matériel qui a permis une bonne organisation de cette grande manifestation religieuse », écrit-il. « Ces chef religieux ont appelé les Sénégalais, pouvoir et opposition confondus, à dialoguer dans l’intérêt du pays », ajoute le porte-parole de la Présidence. « Ils m’ont demandé d’être leur porte-parole auprès du président de la République, pour lui demander de prendre des mesures urgentes dans le but de soulager les souffrances des Sénégalais et, parmi ces souffrances, ils ont cité les coupures d’électricité », poursuit-il.

A l’en croire, Serigne Mbaye Sy a déclaré que l’Etat n’est pas le seul responsable de la situation actuelle. « Les pères de famille, les citoyens et les chefs religieux ont aussi leur part de responsabilité. Ces derniers, selon lui, se sont tous tus depuis la disparition de Serigne Abdou Aziz Sy », indique-t-il. Le porte-parole de la Présidence de la République souligne que Serigne Maodo Sy a même évoqué les visites du président Wade à Diacksao pour y rencontrer son défunt père, Serigne Abdou Aziz.

Serigne Mbacké Ndiaye explique sa sortie par le souci d’éviter la confusion et l’incompréhension. « Si j’ai tenu à faire ces précisions, c’est pour éviter que l’on fasse tort à d’honnêtes Sénégalais ou que la confusion ou la suspicion s’installe entre des autorités qui ont un dénominateur commun : leur amour pour leur pays, qui ont un bien commun, le Sénégal, qui ont un devoir commun : servir la nation. Tout propos sorti de son contexte peut changer de sens. Tout compte rendu tronqué peut aussi être mal compris. »

Mamadou GUEYE

La Coordination nationale des cadres libéraux (Cncl) s’est réunie, ce mardi, à la permanence Oumar Lamine Badji, sous la présidence de son coordonnateur national, Abdou Aziz Diop. Elle s’est réjouie de la teneur du discours de nouvel an du chef de l’Etat faite de clarté.

La Cncl s’est « réjouie fortement de sa teneur faite de clarté et d’une vision inextinctible, en ce sens qu’elle n’a occulté aucun aspect de la vie économique, politique et sociale et démontre des solutions durables à la crise énergétique, à l’emploi et la formation des jeunes, au logement et à la demande sociale », a souligné le communiqué. Selon les compagnons d’Abdou Aziz Diop, les résultats enregistrés dans tous ces domaines augurent incontestablement de lende- mains meilleurs pour notre pays, malgré les difficultés conjoncturelles marquées surtout par la crise énergétique qui, du reste, a été héritée de la mauvaise gouvernance socialiste. «En tout état de cause, les mesures déjà prises par le gouvernement et la volonté réaffirmée du chef de l’Etat permettent de croire que la crise de l’énergie trouvera très prochainement une solution définitive, au grand bonheur de nos compatriotes», a ajouté la Cncl.

Par ailleurs, elle s’indigne de la lecture   caricaturale de ce discours par l’opposition sénégalaise «dénuée d’objectivité et de sincérité», qui n’a pour objectif que de dénigrer les actions du gouvernement afin de se faire élire.  «C’est dire que l’appel à la sérénité du chef de l’Etat à l’endroit de l’opposition, malgré les nombreuses mesures prises afin de garantir la sécurité et la transparence du processus électoral ne sera pas accueillie favorablement», a noté la Cncl.

Abordant la vie du parti, la Cncl salue l’esprit d’ouverture qui a prévalu à la rencontre entre le Secrétaire général national, les superviseurs et les commissaires du Pds. Elle appelle tous les responsables et militants du Pds à faire preuve de dépassement et de solidarité pour s’unir pour la réélection de leur candidat en 2012. La Cncl les invite aussi à la mobilisation pour une inscription massive sur les listes électorales.  Elle demande, enfin, au parti d’accorder une meilleure attention à cette révision des listes électorales en mettant en place un système d’encadrement des militants et en procédant à son évaluation.                     

A.  KANDE

Le Cercle d’étude, de réflexion et d’actions alternatives (Ceraal) invite les Sénégalais à faire un choix judicieux lors de la présidentielle de 2012 en votant pour le candidat du Pds. Le Ceraal est une structure composée de hauts cadres, de militants et sympathisants du Pds.

Le Cercle d’étude, de réflexion et d’actions alternatives (Ceraal) demande aux Sénégalais de se méfier du camp de l’opposition et de faire le bon choix en votant pour Me Wade à la présidentielle de 2012. «Deux camps solliciteront votre confiance pour diriger le Sénégal vers l’émergence : le premier est constitué de la majorité présidentielle pilotée par le Pds et son leader et qui a le mérite de redresser le pays durant cette dernière décennie», a déclaré le coordonnateur général du Ceraal, le Dr Mouhamadou Sow lors de sa rencontre avec la presse. Le deuxième camp, selon M. Sow, est constitué par un conglomérat de partis d’opposition aux intérêts divergents qui se disputent la paternité des conclusions des assises dites nationales avec des mouvements citoyens politiques. «Méfiez vous de ce groupe qui tente de vous amadouer en brandissant la charte de gouvernance démocratique comme étant la solution miracle aux problèmes des Sénégalais», a-t-il souligné. «Ce deuxième groupe n’a ni chef d’orchestre, ni leader, ni vision à long terme, ni un projet de développement, encore moins une équipe soudée avec une stratégie cohérente».

Respect des engagements de 2000

Soulignant les mérites du camp de la mouvance présidentielle, Dr Sow a dit que depuis dix ans, le président de la République a su, avec son gouvernement, dans le respect des engagements de la campagne électorale de 2000, mener de grandes réformes. «De grands chantiers qui resteront comme des acquis importants ont été menés à bien. Notre pays a été modernisé, notre démocratie a été approfondie».

Malgré ces avancées, le coordonnateur du Ceraal souligne qu’il reste beaucoup à faire car il existe encore des milliers de jeunes chômeurs dans le marché de l’emploi. Le Ceraal se fixe comme objectif d’essayer de restaurer, avec l’aide du président de la République, le management du changement.  Pour cela, il a conçu 4 solutions pour venir à bout des difficultés auxquelles sont confrontées les Sénégalais. Il s’agit d’un plan de 10 mille à 15 mille emplois renouvelables tous les 5 ans qui permettra aux sortants des écoles et universités et aux chômeurs qui n’ont jamais travaillé de jouir d’un premier emploi, d’un plan d’amélioration de la pratique des soins de santé au Sénégal.

Il y a aussi un plan de développement de la banlieue qui passe par la mise en place d’un nouveau quartier d’affaires, d’un pôle administratif et d’une nouvelle université dans les cinq années à venir, et  un dernier qui vise l’amélioration de la performance de l’administration publique.

Le Ceraal se donne aussi des missions   d’étude et de réflexion, de production de solutions prêtes à l’emploi, de communication et de médiation. Il est composé de cadres d’entreprises, de professeurs d’université, de militants et ou sympathisants du Pds ou du Sopi et de simples patriotes apolitiques qui sont attirés par le développement du Sénégal.

Aliou KANDE

 

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Gambiens de l’Etranger, Mamadou Tangara, a déclaré, hier à Dakar, que les présidents Yaya Jammeh et Abdoulaye Wade veulent renforcer les liens d’amitié et de paix entre Dakar et Banjul. Il estime qu’avec la concertation, les deux Etats arriveront à mettre hors d’état de nuire les « colporteurs de fausses informations » qui sapent les relations entre les deux pays.

La visite du chef de la diplomatie gambienne au Sénégal n’est pas liée à l’affaire des armes iraniennes saisies au Nigeria, selon Me Madické Niang.    « L’affaire des armes iraniennes n’est pas à l’ordre du jour. Je rappelle que nous ne nous sommes pas adressés à la Gambie. Aucune explication n’a été demandée. Notre ambassadeur n’a pas été appelé en consultation parce que nous considérions que nous devons seulement nous adresser aux Iraniens », déclare Me Niang.

Le ministre d’Etat souligne que le Sénégal attend que les Iraniens disent la destination des armes. « Tout baigne dans une parfaite harmonie entre les deux pays. Nous nous consultons à tout moment. Il n’y a aucune forme de nuage dans nos relations. Nous nous attelons à construire nos relations sur la base de projets concrets. Aujourd’hui, nous en avons assez de clamer haut et fort que nous sommes un seul et même peuple », martèle le ministre d’Etat.

Le ministre souligne que la Gambie a arrêté tous les projets iraniens dans son territoire. Ce qui fait dire à Me Niang que les deux pays ne veulent pas « d’amalgame ». « Les relations qui unissent le Sénégal et la Gambie sont si importantes. Je demande à tous beaucoup de responsabilités. Il y a près de 400.000 Sénégalais qui vivent en Gambie dans l’harmonie. Il y a aussi des Gambiens au Sénégal. Nous sommes un même peuple ». Il évoque également l’engagement des deux Etats à mettre en œuvre plusieurs projets dans les domaines des infrastructures, de l’électrification, l’entreprenariat féminin, etc.

Armes iraniennes

Même si la question n’est pas à l’ordre du jour, l’hôte du Sénégal est également d’avis que la question des armes iraniennes ne peut pas être élaguée. A cet effet, M. Tangara, déclare : « Je peux vous garantir que ces armes ne sont pas pour la Gambie ». Il précise que la décision prise par son pays de rompre avec l’Iran date de longtemps. « Peut-être, certains peuvent y voir une cause directe, mais c’est une démarche qui date de longtemps. Depuis un an, nous n’avons même pas d’ambassadeur en Iran. Depuis que j’ai été ministre, je n’ai pas rencontré le ministre des affaires étrangères d’Iran », indique le chef de la diplomatie gambienne.

M. Tangara estime que les deux Etats ont un objectif commun : « renforcer les liens d’amitié entre les deux pays. Le président Jammeh nous le rappelle toujours que la Gambie et le Sénégal sont une nation avec deux Etats ».  Le ministre gambien poursuit : « il nous appartient donc d’aller au-delà de ces clivages géographiques et linguistiques vers l’essentiel. Il y a plus de choses qui unissent que des choses qui nous divisent. Si nous constatons qu’il y a un élément extérieur qui veut saper cette confiance, il nous appartient de faire en sorte qu’il soit écarté ».

Restant dans la même lancée, Mamadou Tanagara insiste : « ce que nous voulons, c’est avoir des relations sincères. On essayera de faire en sorte que personne ne tente d’influencer nos relations. Nous avons souvent dans nos entourages des gens qui sont colporteurs de fausses informations avec des desseins non avoués et qui, parfois, sèment la confusion ». Toutefois, estime-t-il, avec la concertation, nous sommes sûrs de pouvoir leur couper l’herbe sous les pieds.

Répondant aux interpellations des journalistes sur la Casamance, Me Madické Niang a rappelé que la préoccupation du Sénégal demeure la sécurité et la paix dans la sous-région. « Dans tous les communiqués, vous n’avez pas entendu parler de la Casamance ou d’un autre lieu.  Nous voulons que la paix en Afrique de l’Ouest ne puisse souffrir d’aucune menace ».

Renforcer l’entente

Le ministre estime que souvent, ceux qui agissent dans la partie sud du Sénégal sont motivés par autres choses. « Il nous faut nous concerter avant d’arriver à des conclusions », souligne-t-il, rappelant l’accord signé le 07 janvier 2010 qui permettait aux deux pays d’adopter une attitude qui aurait pour seul objectif de renforcer leur entente. « Dans l’accord, il est dit tout clairement que toute personne qui se retrouverait sur le territoire de l’un des deux pays et qui est animé par les intentions de porter atteinte à la sécurité intérieure et à la crédibilité de l’un des pays devrait être expulsée ou traduite en justice. Il faudrait que la paix soit une réalité en Casamance ». Pour arriver à cette paix, le ministre d’Etat est d’avis que le Sénégal a besoin de l’implication de tous les voisins, notamment, la Guinée-Bissau, la Gambie et toutes les bonnes volontés.

Babacar DIONE

La Commission consultative sénégalo-gambienne sera utilisée pour lancer « les premiers projets communs entre les deux pays », selon le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Madické Niang, qui a cité, mardi à Dakar, les infrastructures routières, l’énergie, l’éducation, l’agriculture, la santé et la promotion de la femme. « Nous avons décidé d’utiliser la Commission consultative pour lancer les premiers projets qui seront portés ensemble par les deux pays.

Ils le seront dans domaines prioritaires », a-t-il indiqué au cours d’une conférence de presse conjointe avec son homologue gambien, Mamadou Tangara. Le ministre d’Etat sénégalais a précisé que ces projets concernent les domaines des infrastructures routières et énergétiques, de l’éducation, de l’agriculture, de la santé et de la promotion de la femme. Les deux ministres des Affaires étrangères ont également réitéré leur engagement à faire de cette commission consultative une instance de dialogue et de concertation, pour suivre dans l’intérêt des deux pays les questions liées au développement économique et social. Ils ont promis de tout mettre en œuvre pour que cette instance se réunisse au plus tard en fin février prochain, tout en réaffirmant leur disponibilité à œuvrer au renforcement des relations d’amitié et de coopération entre les deux pays en mettant en place, à cette échéance, le Secrétariat permanent sénégalo-gambien.

Au chapitre des résultats de la cinquième session de la Grande commission mixte de coopération, les deux ministres se disent satisfaits, « des efforts entrepris » par les deux gouvernements pour faciliter le séjour aux ressortissants vivant de part et d’autre des deux pays.

Le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Madické Niang, a annoncé qu’il effectuera, du 16 au 17 janvier, une visite de travail en Gambie, pour, dit-il, continuer les discussions qu’il a entamées avec son homologue gambien, lors de la visite de deux jours que ce dernier a effectuée à Dakar.

 

 

Le Secrétaire général de la fédération départementale de Tambacounda du Parti démocratique sénégalais (Pds, au pouvoir), Khouraïchi Thiam, a invité les militants à acheter la carte de leur formation, en perspective de l’installation des secteurs avant la date du 15 janvier prochain, fixée par leur Secrétaire général national, Abdoulaye Wade.S’exprimant lors d’une rencontre politique au quartier Pont, portant sur la vie du parti et le montage des secteurs du Pds, M. Thiam a invité les militants à acquérir leurs cartes d’adhésion, en vue de l’installation des secteurs. Le responsable départemental du Pds a noté que « 16.200 secteurs seront formés à travers le pays, soit 1.620.000 militants sûrs de voter pour Me Wade (en 2012) ». Pour lui, « l’objectif global est d’atteindre 2.600.000 personnes ».

Khouraïchi Thiam, qui a aussi évoqué la mise en place d’un Cadre unitaire régional (Cur) à Goudiry, a relevé que « tous les autres départements doivent suivre cette logique pour permettre la réélection » du candidat de leur parti.

Il a, par ailleurs, tenu à rassurer les militants libéraux de Tambacounda, en démentant une rumeur faisant état de la nomination du chef du Parti socialiste authentique (Psa, mouvance présidentielle), Souty Touré, au poste de superviseur régional du Comité électoral de Tambacounda. Des responsables de la commune avaient récemment tenu un point de presse pour protester contre cette éventualité. « Le secrétaire général national (Abdoulaye Wade) avait convoqué plus de 500 responsables de son parti, pour leur dire qu’il n’a encore établi aucune liste allant dans ce sens », a-t-il précisé, ajoutant que « le débat est sans objet ».

« La réélection du président de la République au premier tour est la seule préoccupation du parti qui ne ménagera aucun effort pour y arriver », a souligné Khouraïchi Thiam.

Le Psa de Souty Touré a été « battu à plate-couture » dans la région de Tambacounda, la « seule à avoir un score de près de 50%, lors des dernières élections locales », a noté M. Thiam. « Il est dès lors impensable, a-t-il poursuivi, de mettre celui-ci à la tête du Comité électoral régional pour superviser les élections ».Le responsable régional de l’ex-Rewmi, Kabiné Kaba Diakité, ancien vice-président du Conseil régional, a saisi l’occasion pour lancer un appel à ses camarades, pour qu’ils rejoignent le Pds, pour la réélection de Wade dès le premier tour de la présidentielle du 26 février 2012. 

 

 

En visite de travail depuis hier, à Dakar, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Gambiens de l’étranger, Mamadou Tangara, planche avec son homologue, sénégalais, Me Madické Niang, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères sur les voies et moyens de renforcer l’axe Dakar-Banjul.

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Gambiens de l’étranger, Mamadou Tangara, est à Dakar depuis hier. Son déplacement dans la capitale sénégalaise entre dans le cadre du renforcement des liens d’amitié et de coopération entre la Gambie et le Sénégal, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Au cours de son séjour, les deux délégations passeront en revue les différents dossiers de la coopération bilatérale. Me Madické Niang et son homologue gambien revisiteront les conclusions de la 5ème session de la grande Commission mixte. Ils mettront en place le Secrétariat permanent en vue de la tenue de la grande Commission consultative.

La visite du chef de la diplomatie gambienne intervient dans un contexte marqué par l’affaire des armes iraniennes qui auraient été destinées à la Gambie et saisies au Nigéria. Réagissant à l’arraisonnement du bateau transportant les armes par le Nigéria, les autorités sénégalaises qui font face à une rébellion armée en Casamance, région frontalière de la Gambie, avaient exprimé leurs préoccupations. Par la voix du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Moustapha Guirassy, Dakar attirait l’attention de la communauté internationale sur les risques de déstabilisation de la sous-région ouest africaine.

Le Sénégal avait également saisi l’Onu et rappelé son ambassadeur à Téhéran pour consultation.

Les mesures du gouvernement sénégalais avaient été précédées par celles de Banjul qui a suspendu tous les projets iraniens en Gambie. Dans un communiqué lu à la télévision gambienne, le président Yaya Jammeh avait dénoncé la démarche du Sénégal, accusant Dakar de vouloir ternir l’image de marque de son pays. La visite du chef de la diplomatie gambienne pourrait aider les deux gouvernements à arrondir les angles du fait surtout que, des deux côtés, on ne perd pas de vue les rapports de paix, d’amitié qui unissent les deux peuples.

Une conférence de presse marquera la fin de cette visite. Elle sera animée par les deux ministres des Affaires étrangères aujourd’hui à 15 heures.

Babacar DIONE

 

 

 

L’administrateur de la Cellule initiatives et stratégies a analysé le discours de nouvel an du chef de l’Etat. Pour lui, le Sénégal est considéré aujourd’hui comme pays émergent parce que le revenu per capita a sensiblement augmenté.

Le Sénégal est aujourd’hui inscrit au niveau des pays émergents pour la  bonne et simple raison que le revenu per capita a sensiblement augmenté», a souligné Momar Guèye, administrateur de la Cis. Ceci, a-t-il dit, nous le devons aux politiques macroéconomiques qui ont été initiées par le gouvernement de l’Alternance. «Il est revenu aussi sur les infrastructures, car il fallait installer le Sénégal dans une dynamique pour résorber certains gaps qui existaient au lendemain de l’indépendance. Nous avons fini par résorber le retard qu’avait la capitale du Sénégal sur le plan des infrastructures», a poursuivi M. Guèye dans son analyse.

Selon ce dernier, notre pays a commencé par récolter les effets externes positifs de ces investissements structurants au niveau des infrastructures. «Les gens avaient des difficultés pour venir à Dakar, surtout ceux qui venaient de Rufisque et alentours. Maintenant, des gens peuvent quitter Thiès, venir travailler à Dakar et rentrer le soir. Tous ces investissements vont avoir un impact sur le pouvoir d’achat des Sénégalais». Sur le plan social, avec la Goana, a souligné l’administrateur de la Cis, le Sénégal a presque atteint l’autosuffisance alimentaire avec une production de 600 mille tonnes de riz. Ce qui va augmenter le revenu des paysans. «Pour la santé, le président de la République a rappelé tous les investissements qui y ont été réalisés. «La récupération de l’Hôpital Dalal Diam permettra de rapprocher les populations de la banlieue des structures hospitalières. Elles n’auront plus à se délacer jusqu’en ville pour se soigner», a fait remarquer Momar Guèye.

«Le chef de l’Etat a maintenu son option pour le développement du capital humain avec un investissement dans l’éducation avec de nouvelles universités dans des villes comme Thiès, Ziguinchor, Bambey. Ce qui montre que le Sénégal maintient le cap». M. Guèye de dire qu’après avoir réglé le cas de Dakar, la politique des infrastructures sera dirigée vers les régions avec le Mca.

«Pour l’énergie, malgré les difficultés rencontrées, le gouvernement a amélioré la capacité de production de la Senelec et, avec la nouvelle politique initiée par le ministère de l’Energie, nous allons bientôt trouver des solutions à ce problème ».

En plus, Me Wade a, selon M. Guèye, essayé de rassurer la classe politique, car 2011 est une année préélectorale. «C’est pourquoi il a appelé à la sérénité pour prouver que le Sénégal est une démocratie majeure. Me Wade a organisé plusieurs élections qui se sont bien déroulées. Il n’y a pas de raisons pour que celle de 2012 ne se déroule pas de la meilleure manière possible.

Mbaye S. DIAKHATE et Aliou KANDE

Mame Mactar Guèye, secrétaire général national du Rassemblement démocratique sénégalais (Rds) estime que le chef de l’Etat a produit un discours de nouvel an rassurant en évitant de faire dans la surenchère.

«Le président de la République s’est voulu rassurant lors de son adresse à la Nation en évitant de se lancer dans la surenchère. Il n’a pas versé dans la tentation en faisant le programme d’un candidat puisque nous sommes à un an de la présidentielle », a déclaré Mactar Guèye joint au téléphone. Selon le leader du Rassemblement démocratique sénégalais (Rds), ce discours du chef de l’Etat a permis aux Sénégalais de se rendre compte que les réalisations du gouvernement sont là et elles sont concrètes. «Si on prend par exemple notre dépendance à l’extérieur concernant des denrées comme le riz, il y a eu des résultats. Nous avons une production de 600 mille tonnes de riz. Nous avons quasiment atteint l’autosuffisance alimentaire concernant ce produit. Ce qui nous rassure », a ajouté Mame Mactar Guèye, par ailleurs porte-parole de la Cap 21.

«Nous sommes d’autant plus rassuré dans ce discours de Me Wade que récemment, le chef de la Délégation de l’Union européenne a dit que le Sénégal est l’un des rares pays africains à refuser l’aide alimentaire», a-t-il dit.

L’autre point qui rassure, selon Mame Mactar Guèye, c’est la question de l’éducation. «Sur le secteur de l’éducation, là aussi il y a des réalisations concrètes avec une augmentation de 17% de l’ardoise budgétaire. Sans compter la généralisation des bourses qui est une première en Afrique», a expliqué le chef de file du Rds. Selon ce dernier, le chef de l’Etat a montré qu’il fait de l’habitat social une priorité. «Avec le Plan Jaxaay qui a donné près de deux mille logements, le président de la République a décidé d’élever la barre à 5 mille. C’est très rassurant », a poursuivi M. Guèye. Cependant, il a indiqué que «le secteur énergétique reste et demeure le ventre mou» de l’Alternance. «Mais il faut souligner que malgré la pression des bailleurs de fonds pour pratiquer la vérité des prix, le gouvernement du Sénégal a su les maintenir  stables là où la Côte d’Ivoire a récemment augmenté ses prix aux consommateurs de 10%, l’Afrique du Sud de 31% et la France de 20%», a précisé Mactar Guèye. Il a indiqué que c’est à l’honneur du Sénégal d’augmenter le prix au consommateur de 8%. «Le courant devrait couter plus cher si le gouvernement n’avait pas pris des dispositions», a dit M. Guèye. Mais il garde espoir que la situation énergétique connaitra une solution rapide avec les audits déclenchés par les autorités.                  

A. KANDE

Moment de bilan, mais aussi et surtout de perspectives, le discours à la Nation du chef de l’Etat est marqué par de nombreuses annonces. Ainsi, Me Abdoulaye Wade a réservé dans son allocution une part importante à la perspective dans laquelle il compte mener le Sénégal dans l’horizon 2011-2012. Un des projets majeurs, l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio aura, selon le président, un raccordement qui la joindra à la ville sainte de Touba via Thiès-Diourbel. Cette annonce forte est à conjuguer avec le démarrage de la phase de production de l’or dans les sites de Goulouma et Massawara, après Sabodala et Douta dans la région de Kégoudou.

Dans le même ordre d’idée, pour rendre toutes les localités plus accessibles, le président a annoncé la réalisation d’un ouvrage d’accostage à Carabane sur l’axe Dakar-Ziguinchor et une plate-forme pour gros porteurs à Kidira. Les chantiers d’infrastructures touchent également les collectivités locales avec le parachèvement, entre 2010 et 2012, de la construction de l’ensemble des hôtels communautaires et l’équipement de 52 hôtels de ville pour un coût total de près de 9 milliards de francs Cfa. Pour l’éducation, ce sont 1130 salles de classes pour l’élémentaire et le moyen, 17 collèges de proximité, 3 lycées départementaux, 4 « daaras » modernes, en plus du lycée national des jeunes filles. L’épineuse question de l’énergie a eu un traitement judicieux dans le discours du président qui a révélé la finalisation d’un Plan d’urgence pour améliorer la fourniture en énergie.

B. S. DIAKHATE

 

Samedi matin, premier jour de l’an 2011, les Sénégalais se sont levés en espérant que cette année sera une année de paix, de bonheur et de prospérité. L’année écoulée n’a pas été toujours rose. Faisons l’économie des points sombres connus de tous pour ne retenir, d’abord, que les fondamentaux qui donnent force et vie à ce pays.

En dehors de l’épine casamançaise, qui mérite un traitement diligent et puissant, le Sénégal tient debout. Il est un. L’activité économique revigorée a créé un peu plus de richesses. Grâce à une bonne pluviométrie et à une politique agricole volontariste, l’agriculture a réalisé des productions records. Dans l’espace économique de la sous-région, le Sénégal est parmi ceux qui comptent. Au plan international, sa signature pèse. Cela lui permet, d’une part, de lever des fonds sur les marchés financiers et, d’autre part, de bénéficier de l’appui des institutions internationales et des partenaires bilatéraux et multilatéraux. Enfin, les hommes et les femmes qui l’habitent n’ont pas encore renoncé à en faire une société démocratique.

Ce qui précède est, certes, le fruit de politiques inspirées par un chef d’Etat élu et mises en œuvre par un gouvernement qu’il a nommé, mais il est aussi, en grande partie, le fruit du travail des Sénégalais. Ceux-ci, en retour, dans leur quotidien, attendent que les richesses créées par l’économie nationale soient mieux partagées, que le jeu démocratique ait des règles plus consensuelles, négociées dans la sérénité, que la pauvreté recule davantage, que la bonne gouvernance soit la norme dans le petit maillon de l’administration publique, etc.

Le Sénégal n’est pas un pays de Cocagne. Il est jeune et en construction. Vivant dans une société ouverte, les Sénégalais ne se satisfont pas toujours de ce qui est fait par le gouvernement de la République. Ils veulent plus et mieux. Cinquante ans après l’accès de notre pays à la souveraineté internationale, les demandes des populations sont plus fortes, plus pressantes et, justement, parce que le pays progresse, les revendications concernant, par exemple, l’accès aux services sociaux de base et à des produits de consommation courante aux prix moins chers sont plus nombreuses.

La demande sociale est donc forte. Le chef de l’Etat a rappelé, dans son adresse à la nation, que « le social, assurément au cœur de toutes nos préoccupations, reste pour le gouvernement une priorité de premier ordre. »

Sans être totalement éteintes, les revendications des populations, surtout rurales, pour un accès à l’eau, à l’école, au téléphone et aux services de santé sont désormais moins audibles. Ce qui, probablement, est un bon indicateur des avancées dans ces domaines qui, il n’y a guère, étaient au cœur des doléances des Sénégalais.

D’autres demandes ont surgi, portées cette fois par les habitants des zones urbaines majoritairement jeunes qui, mieux informés, souvent aussi plus éduqués, à la citoyenneté plus forte, savent amplifier leur voix et se faire entendre par les gouvernants. Jusqu’à quasiment étouffer la voix  des ruraux tout aussi intéressés par le progrès et ses bienfaits.

Le cas le plus patent est celui de l’énergie. Le Sénégal s’urbanise à un rythme accéléré. Bientôt près de la moitié des Sénégalais vivra en ville. Nous sommes, dans la sous-région, un des pays les plus urbanisés avec, fait exceptionnel, une ville-capitale où habite la moitié de la population urbaine. Vivre en zone urbaine signifie, entre autres, accéder à l’électricité. Il se trouve qu’au Sénégal, en 2010, l’offre est en deçà de la demande. Cela crée des tensions et des manifestations puisque, pour le citoyen urbain, l’électricité est source de bien-être et… gagne-pain. Le gouvernement, comme l’a dit le chef de l’Etat dans son adresse à la nation de vendredi soir, a clairement dit sa volonté de résoudre ce problème.

Apporter une solution à la question de l’énergie est un impératif dans la mesure où celle-ci est un des moteurs de l’économie. L’autre défi est d’investir, dans le même temps, dans d’autres secteurs porteurs comme le solaire, puisque tous les analystes disent que la période faste de la production pétrolière est derrière nous.

En définitive, au-delà des polémiques sur les délestages et des audits annoncés, au Sénégal, l’énergie de la jeunesse et celle qui fait tourner l’économie ne peuvent être que celles… de l’espoir. Pour l’essentiel, c’est avec ces énergies-là que le pays se bâtira.

Le Conseil des ministres s’est réuni, le jeudi 30 décembre 2010, à partir de 10 heures, au Palais de la République, sous la présidence de Son Excellence Maître Abdoulaye Wade, président  de la République.

Le chef de l’Etat a fait part au Conseil des audiences qu’il a accordées à plusieurs personnalités parmi lesquelles :

M. Danny Glover, cinéaste ;

M. Charles Diby, ministre ivoirien des Finances.

Au titre de ses activités, le président de la République a informé le Conseil avoir  présidé la cérémonie de clôture des conférences structurantes du Festival mondial ces Arts nègres. Le chef de l`Etat  a ensuite effectué une visite au village du festival avant de se rendre à Saly où il a inauguré le Musée Khelcom.

Le président de la République a également évoqué la mission qu`il a effectuée à Abuja  où il a pris part au Sommet extraordinaire de la Cedeao sur la Côte d`Ivoire.

Ce Sommet fait suite à celui du 7 décembre 2010 par lequel les chefs d’Etat et de Gouvernement des pays membres de la Cedeao avaient notamment reconnu M. Alassane Dramane Ouattara comme président légitime de la Côte d’Ivoire et invité M. Laurent Gbagbo à rendre sans délai le pouvoir à M. Ouattara.

Il s’agissait, à travers le Sommet, et au regard des derniers développements de la situation en Côte d’Ivoire, d’examiner les mesures à prendre par la Cedeao pour mettre en exécution la Décision adoptée au Sommet du 7 décembre 2010.

A l’issue de ses délibérations, le Sommet a adopté un Communiqué final par lequel les Etats membres de la Cedeao :

- dénoncent  les violences enregistrées récemment en Côte d’Ivoire et qui devraient faire l’objet de poursuites devant la justice internationale ;

- réitèrent la légitimité de M. Alassane Dramane Ouattara comme président élu de Côte d’Ivoire et la nécessité pour M. Laurent Gbagbo de lui transférer pacifiquement et sans délai le pouvoir ;

- soutiennent des sanctions prises par les Institutions régionales et internationales à l’encontre de M. Gbagbo et de son entourage ;

- consentent, dans un geste de bonne volonté, tenant compte de l’esprit des fêtes de Noël, de donner à M. Gbagbo une dernière chance de quitter le pouvoir de manière pacifique et décident, à cet effet, de lui envoyer une délégation de haut niveau ;

- décident, en cas de refus de sa part de quitter le pouvoir sans condition, de prendre toute autre mesure nécessaire, y compris le recours à la force légitime pour réaliser les aspirations du peuple ivoirien ;

- décident, enfin, en cas de refus d’obtempérer de M.Gbagbo, de demander au président de la Commission de la Cedeao de convoquer une réunion des chefs d’état-major des pays membres pour planifier les actions futures, y compris la sécurisation de la frontière entre la Côte d’Ivoire et le Liberia.

Appréciant les témoignages de satisfaction et les félicitations qui lui ont été adressées par les participants au 3ème Festival mondial des Arts nègres, le président de la République s’est félicité de la façon dont le peuple sénégalais a, dans un bel élan, relevé le défi de mobilisation, de l’organisation et de la participation, répondant ainsi, de façon éclatante, à la mission que l’Union africaine avait confiée au Sénégal. Il a, à ce sujet,  rendu un vibrant hommage à l’ensemble des acteurs du festival et adressé ses vives félicitations ainsi que ses remerciements aux intellectuels et artistes africains et de la Diaspora pour leur  contribution précieuse à la réussite de cet événement qui a fait, pendant quelques semaines, du Sénégal et de Dakar la capitale de la culture des peuples noirs.

Le chef de l’Etat s’est ensuite réjoui du fait que ce 3ème Festival servira de moyens  de renforcement de  la promotion du label sénégalais dans tous les domaines, en particulier ceux liés aux arts et aux lettres; l’artisanat et le tourisme  du pays se porteront certainement beaucoup mieux.   Désormais,  a-t-il dit, chaque Africain du continent et de la diaspora présent à ce rendez-vous portera le Sénégal dans son cœur et en sera un ambassadeur avisé partout  dans le monde.

En investissant dans la réussite du festival, le Sénégal a ainsi démontré, selon lui, la pertinence de son choix et l’importance qu’il  attache à son image de marque, un avantage concurrentiel stratégique de nos jours.

Il a enfin félicité le Gouvernement qui a su, parallèlement au budget du Comité d’organisation, mobiliser les ressources humaines et  financières nécessaires pour la construction du joyau que constitue le Village du festival.

Le chef de l’Etat a, par ailleurs, saisi l’occasion pour présenter ses vœux de nouvel an à toute l’équipe gouvernementale. Il a, à cette occasion, exprimé toute sa satisfaction à l’endroit du Premier ministre et de l’ensemble des ministres qui se sont dévoués, corps et âme, pour maintenir le cap de la performance, dans un contexte international marqué par des fluctuations de toutes sortes. Il s’est dit très sensible au dévouement, à l’engagement et à la loyauté à toute épreuve dont ils ont fait preuve et a loué particulièrement l’esprit d’équipe et de solidarité qui a prévalu tout au long de l’année 2010.

Dans sa communication, le Premier ministre a, au nom du Gouvernement, adressé ses vives félicitations ainsi que ses remerciements  au chef de l’Etat pour la pertinence de sa vision et la justesse de ses choix. Il a transmis toute la reconnaissance du peuple sénégalais pour la façon dont il a su mobiliser les Africains et la Diaspora autour du Festival mondial des Arts nègres qui constitue un moment privilégié dans la vie du monde noir.

Le Premier ministre a informé le Conseil avoir procédé à un arbitrage relativement à la tenue des élections de représentativité syndicale. A l’issue des rencontres tenues avec les différentes organisations syndicales de travailleurs, il a informé avoir demandé au ministre d’Etat, ministre du Travail et des Organisations professionnelles, d’envisager un report des élections de représentativité syndicale, dans le but d’éviter toute crispation inutile et de restaurer le climat de confiance qui doit entourer la tenue de telles élections. A cette fin, il a aussi demandé au ministre du Travail de rencontrer les responsables des centrales syndicales pour leur réaffirmer la neutralité de l’Etat et sa ferme volonté d’organiser des élections libres et  transparentes, à une  date, fixée de façon consensuelle et  qui conviendrait à toutes les parties. Le nouveau délai sera mis à profit pour dissiper les craintes des centrales ayant émis des réserves sur la fiabilité du fichier électoral et apporter, au besoin, les correctifs qui s’imposent.

Le Premier ministre a également informé le Conseil avoir  présidé, le mardi 28 décembre 2010, en présence du ministre de l’Enseignement supérieur, une réunion d’évaluation du processus de bancarisation des bourses et allocations universitaires.

La rencontre a permis de noter le bon niveau d’exécution de la feuille de route impartie aux différents acteurs et de recueillir les assurances de la Direction générale des finances et du Groupe Ecobank quant au démarrage effectif des paiements par mode bancaire, en fin mars 2011.

Au 17 décembre 2010, a dit le Premier ministre, le Ministère de l’Économie et des Finances avait envoyé 35.647 états liquidatifs à Ecobank, soit environ 65 % du total des dossiers à traiter.

Le pourcentage restant sera constitué par les nouvelles attributions de bourses attendues la semaine prochaine et par les bourses qui seront renouvelées à l’issue de la proclamation des résultats de la session d’octobre, qui se fait encore attendre dans certaines facultés.

Tirant les conclusions du Conseil interministériel, le Premier ministre a demandé au ministre de l’Enseignement supérieur de veiller à ce que la commission d’attribution des bourses se réunisse à la date indiquée et de procéder immédiatement au paiement des nouveaux boursiers. Il a fixé au 20 janvier 2011 le prochain Conseil interministériel pour évaluer le niveau de mise en œuvre des décisions arrêtées.

Au chapitre de ses audiences, le Premier ministre a informé le Conseil avoir reçu diverses personnalités parmi lesquelles :

• Monsieur Gilles Hervio, chef de la Délégation de l’Union européenne au Sénégal ;

• Monsieur Idrissa  Doucouré, Directeur général du Centre régional pour l’eau potable et l’assainissement (Crepa).

Le ministre de l’Intérieur, Me Ousmane Ngom, a informé le Conseil de la tenue d'une importante réunion qu'il a présidée et qui impliquait plusieurs ministères et structures de l’administration concernés par l’organisation du Magal de Touba prévu en fin janvier prochain.

L’ampleur prise par cette manifestation religieuse, année après année, impose aux différents acteurs de faire plus qu’avant, a-t-il déclaré au Conseil.

Les ministères et services impliqués ne doivent donc ménager aucun effort pour que le Magal se tienne dans des conditions idoines, a-t-il ajouté.

Le Magal n’est pas seulement un événement national mobilisant l’ensemble des confréries et des musulmans, mais au-delà, c’est un événement international dont l’ampleur est ressenti dans les plus grands pays et les plus éloignés, d’où partent pour Touba d’importantes délégations. Il a, dans ce cadre, fait notamment le point sur l'évolution des préparatifs au plan hydraulique, énergétique, sécuritaire, hygiénique  et sanitaire.

Le ministre d’Etat, ministre du Travail et des Organisations professionnelles a informé le Conseil de la réunion qui a été convoquée, le 29 décembre 2010, sur  la situation dans le secteur des hydrocarbures, à la suite de l’audience que  M. le Ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie  a accordée à M. Cheikh Diop, Secrétaire général de la Cnts/Fc.

Au cours de cette réunion, les points de revendication suivants ont été passés en revue :

1. l’adoption d’un arrêté d’extension du protocole d’accord de juillet 2006 ;

2. la participation des employeurs à la coopérative d’habitat des travailleurs ;

3. la prime de risque.

Les négociations proprement dites démarreront le 11 janvier 2011 dans le cadre d’une commission mixte.

Par ailleurs, Mme le Ministre d’Etat a rappelé la nécessité de pacifier le secteur des  hydrocarbures par la négociation d’un nouveau pacte de stabilité pour la période 2010-2013.

Sur les élections de représentativité et conformément à la volonté du président de la République et du Premier ministre, le ministre d'État a informé le Conseil qu'elles seront désormais organisées  au courant de la 1ère semaine du mois de février 2011.

Le ministre de l’Economie maritime a rendu compte des conclusions des négociations avec la Mauritanie, tenues les 28 et 29 décembre 2010 à Nouakchott, et portant, entre autres, sur le protocole de convention en matière de pêche. C’est ainsi que les deux parties ont convenu que :

-les 300 licences de pêche accordées dans le Protocole restent en vigueur jusqu’à son terme, soit en mars  2011 ;

- le débarquement obligatoire des 15% en Mauritanie des captures réalisées pourrait être effectué à Nouakchott comme demandé par la partie sénégalaise ou dans n’importe quel autre port de pêche du pays ;

- les conditions de passage au poste frontalier maritime de Ndiago en Mauritanie seront améliorées et une permanence assurée 24 heures sur 24 ;

- la partie mauritanienne est disposée à collaborer pour lutter contre les navires pirates signalés dans nos eaux depuis quelques mois.

- la partie sénégalaise s’est engagée à sensibiliser encore plus les pêcheurs qui seraient tentés de pêcher sans licence dans les eaux mauritanienne.

Le ministre a signalé qu’en marge de la rencontre officielle, les professionnels de la pêche des deux pays ont tenu des rencontres pour discuter des modalités pratiques liées au débarquement en Mauritanie.

Le ministre de l’Enseignement supérieur a fait le point sur l’état d’avancement du processus de bancarisation des bourses. Il a, par ailleurs, indiqué que la commission nationale d’attribution et de renouvellement de bourses se réunira, le jeudi 06 janvier 2011, pour statuer sur les demandes des nouveaux bacheliers. La même commission statuera sur les bourses de troisième, les aides et les subventions pour mémoire.

Le ministre a précisé que le fichier complet des boursiers devrait être prêt au courant du mois de janvier avec les résultats des examens d’environ 15.000 étudiants dont le renouvellement de la bourse est fonction du résultat de l’examen d’octobre. Il a aussi annoncé qu’en attendant la mise en œuvre de la bancarisation prévue en fin mars, les bourses seront payées selon le mode traditionnel avec les fonds déjà mis en place par le ministre de l’Economie et des Finances.

Le ministre des Transports terrestres, a rendu compte au Conseil de la réunion ministérielle de Bamako, le 28 décembre 2010. A cette occasion, le Mali et le Sénégal se sont engagés  à appuyer le plan d’extrême urgence présenté par Transrail pour soutenir le plan de règlement préventif.

Dans ce cadre, les deux Gouvernements, malien et sénégalais, vont présenter une requête commune aux bailleurs de fonds pour le financement de ce programme d’un montant de 4 milliards de francs Cfa qui concerne :

• l’acquisition de locomotives pour améliorer la capacité de traction :

• l’acquisition de pièces de rechanges pour remettre en état le matériel :

• la réhabilitation de certains tronçons de voies ainsi que la réparation de certains ouvrages d’art ;

• l’achat d’équipements divers pour améliorer les performances des services techniques et administratifs.

Par ailleurs, le ministre a informé de :

-  l'accord par l'Etat du Mali de signer l'annexe C de la convention de concession ;

- l'engagement des deux Etats de signer l'avenant à la convention fiscale et douanière avant le 31 janvier 2011 ;

- l'engagement par les 2 Etats de payer les dettes dues à Transrail. Le Sénégal a déjà payé un montant de 2,7 milliards Cfa.

Le ministre de l’Action sociale et de la Solidarité nationale a  rendu compte de la cérémonie commémorative du neuvième anniversaire du décès du président Léopold Sédar Senghor. Elle a informé, à cette occasion, avoir rendu, au nom de Monsieur le Président de la République, un vibrant hommage au défunt président-poète, initiateur du Premier Festival mondial des Arts nègres.

Le ministre chargé des Relations avec les Institutions, après avoir félicité le président de la République pour le succès à tout point de vue, tant culturel, intellectuel et touristique du Festival mondial des Arts nègres, a suggéré le suivi pour la sauvegarde des infrastructures et de l’apport intellectuel. Sur ce dernier aspect, elle a préconisé la création d’un réseau des intellectuels pour la Renaissance afin de porter le combat de la Renaissance africaine dans tous les pays africains.

Le ministre de l’Entreprenariat féminin et de la Micro-finance a rendu compte au Conseil des activités en cours au niveau de son département à savoir :

- la Plateforme d’appui au secteur privé et à la valorisation de la diaspora sénégalaise en  Italie « Plasepri » mise en place par les Gouvernements sénégalais et italiens dans le cadre de leur coopération bilatérale. D’une enveloppe de 20 millions d’euros, le projet Plasepri a pour objectifs d’augmenter la capacité du secteur privé sénégalais en général et des Petites et moyennes entreprises en particulier, et des émigrés sénégalais vivant en Italie en contribuant au développement durable de leur pays. Ce projet promeut également le rôle économique de la femme dans l’investissement en technologies durables, soucieuse de la protection de l’environnement ;

- Le Projet d’appui au renforcement des capacités des systèmes financiers décentralisés. « Pamif II » dans les régions de Diourbel, Fatick, Kaolack et Kaffrine en partenariat avec le Royaume de Belgique.

L’objectif visé par ce projet est d’améliorer l’accès au microcrédit des populations rurales défavorisées, particulièrement des femmes et des jeunes par le renforcement des capacités des Systèmes financiers décentralisés et l’extension de l’offre quantitative et qualitative. Ce projet présente également de réelles opportunités de financement des initiatives économiques des femmes à un taux de 7%.

Le ministre conseiller, chargé des Affaires religieuses a rendu compte de la rencontre qu’il a eue avec les représentants des missions diplomatiques accréditées au Sénégal afin de les informer sur l’objet de la mutualisation de l’aumône, initiée sur instruction du chef de l’Etat. Un échange fructueux et approfondi a eu lieu, précise-t-il, entre les diplomates et les membres de la Commission cellulaire portant sur le caractère innovant de cette initiative, saluée par les diplomates.

Le Conseil a examiné et approuvé le projet de décret proposé par le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, portant création d’un Comité de veille et de suivi des recommandations de la Mission d’audit du fichier électoral.

Le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :

Monsieur Falilou Faye, ingénieur agronome, est nommé Directeur régional du développement rural de Kaolack au Ministère de l’Agriculture ;

Madame Oumoul Khayri Niang Mbodj, experte en genre, développement, démocratie et intégration africaine est nommée Directeur des associations féminines africaines et internationales au Ministère du Genre et des Relations avec les Associations féminines africaines et étrangères ;

Monsieur Omar Diaw, ingénieur des Eaux et Forêts, est nommé Directeur de la Conservation des sols au Ministère de l’Environnement et de la Protection de la nature.

 

 

Le Secrétariat permanent (Sp) d’Aj/Pads, réuni ce mercredi, sous la présidence du secrétaire général Mamadou Diop «Decroix», a regretté et s’est désolé de l’attitude de l’opposition sénégalaise qui a marché contre l’organisation dans notre pays du Festival mondial des Arts nègres.

La marche, organisée ce mercredi par l’opposition, n’est pas du gout d’Aj/Pads. «Aj regrette et se désole de l’attitude de l’opposition sénégalaise qui verse dans la vaine tentative de falsification de la réalité et l’amalgame et qui a choisi de se mettre en marge du processus historique des peuples africains et de la diaspora. Le caractère peu représentatif des manifestations de protestation contre le festival auxquelles elle appelle en témoigne très nettement», indique Aj dans un communiqué reçu à notre rédaction. Aussi Aj, en tant que parti panafricaniste, félicite le président Wade, l’Union africaine, le peuple sénégalais et les peuples de la diaspora pour avoir pris date avec l’histoire.

«Ce faisant, il se pose comme le reflet du vécu d’une Afrique libérée de siècles de domination étrangère, d’une dignité retrouvée après d’âpres combats épiques pour la revalorisation de la culture nègre», ajoute Aj. Au-delà de cette fierté exhibée, poursuit Aj, ce festival qui se veut comme une agora ouverte aux souffles fécondants de la diaspora et du monde, est également l’expression d’une diversité culturelle source de richesse. «Jamais encore dans l’histoire de l’Afrique contemporaine, autant d’artistes, de musiciens, de littéraires, d’artisans, de stylistes, de designers, de cinéastes, etc. ne se sont retrouvés ensemble dans un pays pour communier et mettre en exergue les valeurs fondatrices de la civilisation négro-africaine».

Selon Mamadou Diop Decroix et ses camarades, le thème de la renaissance africaine a permis de réunir à Dakar, outre des sommités intellectuelles de renom, 61 pays contre 24 en 1966, et plus de 3000 acteurs culturels.

Au plan des retombées socio-économiques, poursuit Aj, ce festival a permis la formation d’une  centaine de jeunes techniciens en son, lumière, de jeunes régisseurs artistiques ou de plateau et la réhabilitation et l’équipement d’infrastructures culturelles tels que le Centre culturel Blaise Senghor, la maison de la culture Douta Seck, le Théâtre Daniel Sorano, la Place de l’obélisque, la Biscuiterie de Médina à Bourguiba, le Musée de l’Ifan.

C’est ce qui fait dire à ce parti membre de la mouvance présidentielle que le festival, c’est également des milliers d’emplois pour les jeunes et autres acteurs de la vie sociale.

Aliou KANDE


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