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Politique (4728)

Israël vient de nommer un nouvel ambassadeur au Sénégal. Il s’agit de Roi Rosenblit, un diplomate chevronné qui a en charge le département Iran et Irak au ministère israélien des Affaires étrangères. Agé de 50 ans, Roi Rosenblit qui va remplacer  Paul Hirschson en août prochain a une expérience de 24 ans dans la diplomatie israélienne.

« J’espère que nous allons travailler avec le gouvernement sénégalais et tout  le peuple sénégalais pour donner un nouvel élan à nos relations », nous a confié le diplomate qui dit modestement qu’il vient à Dakar « pour apprendre ». En effet, le nouvel ambassadeur d’Israël à Dakar a servi, au cours de sa riche carrière diplomatique, au Qatar, à Oman, en Russie et au Caire. Dakar va donc être son premier contact avec l’Afrique sub-sahrienne. Polyglotte et grand connaisseur du Moyen-Orient, Roi Rosenblit parle notamment l’anglais, l’arabe et unpeu le russe. Il a commencé à apprendre le français. Le nouvelambassadeur d’Israël à Dakar est marié et père de trois enfants.

M. NDONG

Le président du Club Sénégal émergent juge réducteurs les propos de l’ancien Premier ministre, Mamadou Lamine Loum sur le Plan Sénégal émergent. Pour Youssou Diallo, le Pse a permis au Sénégal d’avoir des performances économiques jamais atteintes. C’est pourquoi, il estime que « dire que le Pse n’est pas un Plan prospectif ne résiste pas à l’analyse ».

L’ancien Premier ministre, Mamadou Lamine Loum, a porté un certain nombre de jugements sur le Pse. Quelle réponse apportez-vous ?
Le Premier ministre a fait un certain nombre de jugements sur le Plan Sénégal émergent. Lorsque je l’ai entendu, en tant que président du Club Sénégal émergent, non seulement j’étais très surpris, mais aussi j’ai été très déçu à cause de la considération et du respect que j’ai pour l’homme. Il est ancien Premier ministre et son jugement ne peut être considéré comme celui de n’importe quel intellectuel du pays. C’est un homme d’Etat de très haut niveau. C’est un ancien ministre de l’Economie et des Finances et de surcroit Premier ministre du Sénégal qui a joué un rôle important dans le pays sur le plan de la construction économique. De sa part, un argumentaire sur le Pse devrait avoir tout le sérieux et toute la rigueur nécessaires dans l’analyse. On a entendu quelques phrases péremptoires qui semblaient montrer qu’en vérité, le Pse n’en était pas un plan. C’est terrible, surtout que le Pse, sous la direction du président

Macky Sall, a permis au Sénégal de réaliser des résultats jamais atteints par notre pays, sur les plans économique et social. Mamadou Lamine Loum  a été ministre de l’Economie et des Finances, puis Premier ministre dans la période post dévaluation. Il est plus facile de mettre en croissance une économie post dévaluation qu’une économie normale. Dans une économie post dévaluation, on est dans une situation de déflation. Il est plus facile de réaliser des performances dans une situation de déflation que dans une situation économique normale. Mais en dépit de cela, les gouvernements successifs Sakho-Loum et du Premier ministre, Mamadou Lamine Loum  n’ont jamais atteint un taux de croissance de 6%. Du point de vue de l’évolution économique du pays, notre économie, comme le souligne un important document de la Banque mondiale, a eu, en 1961, un revenu par tête de 1.100 dollars. Et de 1961 jusqu’en 2015, l’action économique du gouvernement sénégalais a été une action de rattrapage du revenu par tête de 1961.

La dévaluation est intervenue après que le revenu par tête a atteint  le niveau de 840 dollars quand on a dévalué. Il avait décru. Ce n’est qu’avec le Pse, en 2015, que pour la première fois, depuis l’indépendance, le Sénégal rattrapait le revenu par tête de 1961 et le dépassait. Aujourd’hui, le revenu par tête du Sénégal, grâce à l’action du Pse, est au-dessus de 1.100 dollars. C’est un résultat palpable. La moindre  des choses était de reconnaître que le Pse a inversé la tendance  de contre-performance économique dans notre pays. Un document aussi sérieux que le Pse doit être analysé avec beaucoup d’attention. Il y a eu un certain nombre de caractérisations de la part de quelqu’un qui est un homme d’Etat. Mamadou Lamine Loum a eu des erreurs de jugement.  Nous attendons autre chose de lui. Il pouvait faire une critique objective du Pse en montrant ses acquis et ses limites. On aurait accepté. Mais quand il cloue au pilori le Pse de cette façon, il va nous être difficile de l’accepter.

Il estime que le Pse est un programme de gouvernement, mais pas un de développement…
Le Pse est un Plan à long terme qui est partagé en séquences de  cinq ans. Ce sont ces séquences qu’on peut appeler programme de gouvernement. Nous venons de terminer le Programme d’actions prioritaires 2015-2019. Nous allons entrer dans le programme d’actions prioritaires 2019-2023. Le Pse, en lui-même, est un plan de développement économique et social sur le long terme.  De ce point de vue, il s’est trompé dans l’argumentaire. Le Pse est un plan prospectif dans le sens que le plan prospectif peut être défini  comme une évolution future de la société  et qui permet de dégager des éléments. Le Plan prospectif est un plan dont la démarche, vise par une approche rationnelle et holistique,  à préparer aujourd’hui ou demain. Le Pse définit les contraintes et les risques de l’économie sénégalaise. Il dégage des visions, des scénarios par rapport à l’évolution tendancielle de l’économie sénégalaise. Il définit un certain nombre de ressources à affecter à notre économie pour atteindre les objectifs futurs.  Dire que le Pse n’est pas un Plan prospectif ne résiste pas à l’analyse.

Partagez-vous ses propos selon lesquels le Pse n’est pas un projet de société ?
Il faut que les gens soient un peu plus modestes. Les deux projets de société qui s’affrontaient au 20ème siècle sont  le capitalisme et le socialisme. Pour le capitalisme, ce sont l’économie de marché, la liberté et la concurrence. Pour le socialisme, ce sont la suppression de l’économie de marché, la nationalisation des moyens de production et la prise du pouvoir par le prolétariat. Aujourd’hui, tout le monde se réclame de l’économie de marché, de la liberté. Nous n’avons plus des luttes pour des projets de société. Nous avons des luttes pour la mise en œuvre de projets politiques. Ces projets politiques  sont assis sur des projets de développement économique et social  pour donner un mieux être aux populations.  Parler de projet de société dans la société où nous vivons est réducteur. Et ça ne correspond pas à une réalité bien complète. Quand il dit que le Pse n’est pas un projet de société, ni un plan du peuple, nous  ne comprenons pas. En démocratie, un plan du peuple n’existe pas. Du point de vue de la République, le peuple est défini comme l’ensemble des personnes soumises aux mêmes lois et qui forment une nation. En d’autres termes, le peuple est la somme de l’ensemble des personnes. Est-ce qu’en démocratie on peut avoir un programme de développement économique et social dans lequel l’ensemble des citoyens se retrouvent ? Ce n’est pas possible. Ce serait la pensée unique.

Un plan du peuple n’existe pas en démocratie. Par contre, on peut avoir une vision politique sous jacente qui permet d’élaborer un plan de développement économique et social. Pour le cas du Sénégal, le Yonou Yokouté a été le programme qui a permis au président, Macky Sall, de faire une offre politique que les Sénégalais ont adoptée et qui lui a permis d’aller au second tour. A partir du second tour, il a fallu faire un certain nombre de réajustements avec sa coalition pour gagner les élections. Le président Sall a su que la société sénégalaise est une société démocratique où il n’y avait pas une pensée unique. Même le point de vue pour lequel les Sénégalais avaient voté n’était pas la parole d’évangile. Et le Yonou Yokouté qui a inspiré son plan de développement économique a été ajusté pour en faire un plan de gouvernement où se retrouvent ceux qui avaient voté pour lui et ceux qui avaient voté contre.

Propos recueillis par Babacar DIONE

Si l’on ne se fie qu’aux statistiques relevant de la conduite de la politique sociale initiée par le Président de la République, sans nul doute, Macky Sall est aujourd’hui, six ans après son accession au pouvoir, à un niveau de performance jamais atteint par l’un de ses trois prédécesseurs qui ont été à la tête du pays de 1960 à 2012. Des avancées qui ont directement et positivement impacté la condition de la femme, de l’enfant, et du travailleur, pour ne pas dire les couches les plus vulnérables de la société sénégalaise.

66,5 milliards de FCfa pour doter 300.000 ménages de bourse de 25.000 FCfa
L’instauration de la Bourse de sécurité familiale pour les familles défavorisées, conditionnée à des critères de revenus, d’inscription et d’assiduité à l’école des enfants, afin de combattre les injustices sociales et les inégalités pour une meilleure répartition des richesses nationales, n’a pas relevé d’une chimère. Ce programme qui a bénéficié, jusqu’ici, de 66,5 milliards de FCfa de crédits budgétaires, a permis de mettre à la disposition de 300.000 ménages pauvres, une bourse de 25.000 FCfa par trimestre pendant 5 ans. Soit 100.000 FCfa par an, pour renforcer leurs moyens d’existence et capacités éducatives et productives. Cette année, ce sont 40 milliards de FCfa qui sont prévus pour ce programme phare du président Macky Sall.
 
La Cmu, c’est 52,7 milliards de FCfa au bénéfice de 2.469.804 Sénégalais, 11.321 césariennes gratuites
Dans la même veine, la mise en œuvre du programme de Couverture maladie universelle (Cmu), en vue d’améliorer l’accès aux soins pour tous et de relever le taux de couverture de l’assurance maladie de 20% à 75%, a mobilisé des ressources internes de 39 milliards de FCfa entre 2013 et l’année dernière.

En 2018, ce sont 13,7 milliards de FCfa qui sont programmés pour ce programme. Au total, en six ans, 50 milliards de FCfa ont été mobilisés en faveur de la Cmu. Quels résultats ont produit ces concours financiers ? D’une part, ils ont permis de porter le nombre de mutuelles de santé à 675 et d’enrôler 2.469.804 bénéficiaires dont 1.482.942 membres des ménages bénéficiaires du Programme national de bourses de sécurité familiale (Pnbsf) et 17.192 détenteurs de la Carte d’égalité des chances.

D’autre part, cela a permis de prendre en charge 11.321 femmes dans la gratuité de la césarienne, 2.499.665 cas d’enfants de moins de cinq ans pour des consultations curatives, 556 malades souffrant d’insuffisance rénale chronique. Toutes choses qui ont permis que le taux de couverture du risque maladie de la population générale atteigne 47% en 2017.
L’hémodialyse passe de 10.000 FCfa à… la gratuité

Toujours soucieux du bien-être familial, Macky Sall a mis fin, trois ans seulement après son accession à la magistrature, au cauchemar que subissait une bonne frange de la population sénégalaise : les insuffisants rénaux. Le 1er juillet 2012, entre en vigueur la gratuité de l’hémodialyse. Cette nouvelle mesure d’une haute portée sociale parachève l’allègement de la prise en charge des personnes souffrant de l’insuffisance rénale chronique.

Pour l’apprécier à sa juste valeur, il faut savoir que jusqu’à une période récente, chaque patient dépensait, en moyenne, 6 millions de FCfa par an. En 2010, la séance passait de 35.000 FCfa à 10.000 FCfa dans le public et 60.000 FCfa dans le privé. La prise en charge par l’Etat de ces dépenses ruineuses est une vraie bouffée d’oxygène pour ces milliers de Sénégalais insuffisants rénaux. Enfin, cette mesure de gratuité est accompagnée par la construction et l’équipement de centres de dialyse pratiquement dans toutes les régions du Sénégal.

Macky Selfie Jeunes

Baisses du loyer (entre 29 et 4%), des droits d’enregistrement (de 5 à 1%)
Si Macky Sall a compris que la santé n’a pas de prix, pour initier les politiques hardies précitées, sans nul doute, il a su qu’un toit sûr est au cœur des préoccupations des familles sénégalaises. C’est dans cette optique qu’il faut comprendre sa volonté d’endiguer la poussée inflationniste qui frappait les prix des loyers des locaux à usage d’habitation, qui affecte considérablement les revenus des ménages et qui anéantit les efforts faits pour accroître le pouvoir d’achat des Sénégalais.

Ainsi, en janvier 2014, il décide de la baisse substantielle du coût du loyer, soulageant les budgets des ménages d’une charge jusqu’ici pesante et incompressible. Cette baisse est de 29% pour les loyers inférieurs à 150.000 FCfa, 14 % pour ceux compris entre 150.000 et 500.000 FCfa, et 4% pour ceux dépassant 500.000 FCfa.

Egalement, pour soulager les ménages, l’Etat fait de la promotion de l’habitat social une des priorités de sa politique sociale. C’est ainsi que la production de logements sociaux est passée de 4.000 en 2012 à 7.200 en 2015 et 10.000 en 2016. Avec ce rythme soutenu, les 15.000 logements inscrits dans le Plan Sénégal émergent (Pse) seront facilement atteints.

Transformation gratuite des titres précaires en titres fonciers

Et le 22 février 2017, en réunion du Conseil des ministres, Macky Sall prend une autre décision révolutionnaire : la transformation gratuite des titres précaires en titres fonciers, par la simplification de procédures et la sécurisation des transactions.
 
Avec un nombre de 122.206 titres fonciers recensés au Sénégal, la résolution prise par le Chef de l’Etat pour la régularisation des titres précaires va permettre aux populations concernées de se doter d’un titre foncier pour une meilleure sécurité, et d’accéder facilement, et de manière gratuite, à la pleine propriété foncière.
 
Enfin, dans ce domaine, il n’est pas inopportun de relever la baisse de 5 à 1% des droits d’enregistrement sur les transactions immobilières pour l’habitat social.
 
Baisse de 15% sur les factures d’électricité, gain de 30 milliards de FCfa pour les consommateurs
Avoir un toit pour loger sa famille est une chose. Pouvoir faire face aux charges qu’induit cet acquis n’est pas évident. Alors, Macky Sall décide d’agir sur une de ses charges domestiques qui plombent le plus le pouvoir d’achat des ménages : le coût de l’électricité. Et il décide de sa réduction matérialisée par une baisse de 10% de la grille tarifaire, qui permet aux masses populaires sénégalaises d’économiser 15% de leurs anciennes factures bimestrielles d’électricité.

Ainsi, une famille qui payait 10.000 FCfa d’électricité économise 1.500 FCfa tous les deux mois. Cette baisse représente un gain de 30 milliards de FCfa en faveur des consommateurs. Et le futur promet d’autres baisses substantielles. Grâce à nos récentes découvertes de gaz et de pétrole, de nouvelles opportunités s’offrent à notre pays d’assurer son indépendance énergétique.

Hausse des salaires après que l’Etat a renoncé à 29 milliards de FCfa de recettes fiscales annuelles
Parallèlement au combat qu’il a engagé pour doter le Sénégal de mécanisme aidant à éradiquer la précarité sociale, Macky Sall s’est soucié, toujours à l’entame de son magistère, au mieux-être des salariés. Et l’une des mesures phares de la refonte de la fiscalité en 2013, a été la baisse minimale de 29 milliards de FCfa par an sur les salaires. Cette mesure de haute portée sociale est salutaire dans la mesure où le salaire connaît une hausse. En effet, l’Etat a renoncé annuellement à des recettes pour améliorer et renforcer le pouvoir d’achat des salariés et, par ricochet, leur niveau de vie. C’est pour la première fois, dans l’histoire du Sénégal, qu’un gouvernement diminue, de manière aussi substantielle, la fiscalité sur les travailleurs.

Le renforcement du pouvoir d’achat du salarié apparaît aussi en filigrane dans une autre mesure prise en faveur de l’employeur, constitutive d’un allègement des obligations déclaratives pour les entreprises intermédiaires. Celles-là qui ont un chiffre d’affaires variant entre 50 et 200 millions de FCfa, et qui acceptent de travailler avec un centre de gestion agréé, bénéficient d’un abattement fiscal de 15%.

Triplement de la retraite des Fonctionnaires ; revalorisation pour les enseignants et les étudiants
Etant compris que tout travailleur est appelé, un jour, à faire valoir ses droits à une retraite, Macky Sall a cru bon de réformer la retraite complémentaire. Une mesure salutaire appréciée à sa juste valeur - surtout par le corps enseignant qui représente plus de 60% de l’ensemble des fonctionnaires -, qui a consisté à mettre en place un second régime de retraite dont le taux de cotisation sera de 6%, réparti entre l’Etat et les agents fonctionnaires, en raison respectivement de 3,6% et 2,4%. Cette réforme, qui a été discutée pendant deux ans, entre en vigueur cette année. Elle a un impact budgétaire de 5,9 milliards de FCfa en 2018 répartis comme suit : un montant de 4,7 milliards dans la masse salariale (titre 2) en termes de part de l’Etat ; un autre de 1,2 milliard en transferts courants aux universités.

Ce dernier montant que l’Etat doit consentir concerne deux composantes essentielles. D’une part, l’élargissement de l’assiette cotisable à l’Indemnité spéciale de recherche-formation (Isrf) du personnel universitaire à hauteur de 575 millions de FCfa. D’autre part, il s’agit de la hausse du taux de remplacement de la pension du personnel universitaire à 70% aux retraités de 2018 et de 2019 ; à 80% à ceux de 2020 et 2021 ; et enfin à 85% à partir de 2022.

Il convient de préciser que ce rapport, qui est actuellement de 20%, passe ainsi, avec la réforme, à 45% ; puis à 70% avec la subvention de l’Etat, soit un effort de 25 points de pourcentage ; avant d’être plafonné à 85%, soit encore un effort additionnel global de 40%. Pour rappel, le taux de remplacement correspond au rapport entre la première pension de retraite et le dernier salaire net.

En définitive, les retraités de l’enseignement connaîtront plus qu’un triplement de leurs pensions de retraites à partir de 2018. En année pleine, l’impact budgétaire serait de 11,2 milliards. A l’Assemblée nationale, l’opposition et la majorité ont unanimement voté le texte.

Si dans le volet infrastructures des secteurs de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur, il est incontestable, au regard des réalisations, que Macky Sall a fait mieux que tous ses prédécesseurs réunis, il en est de même dans l’investissement humain.

En ce qui concerne les enseignants, en sus des 29,4 milliards de FCfa déjà inscrits dans le budget 2018, dans les rappels qui leur sont dus, une allocation supplémentaire de 20 à 25 milliards par an leur a été accordée. Sans compter la revalorisation substantielle de leur indemnité de logement qui va passer de 60.000 à 100.000 FCfa par mois. Cette augmentation se faisant sur la périodicité suivante : 15.000 FCfa en octobre 2018 ; 10.000 FCfa en janvier 2019 ; 10.000 FCfa en janvier 2020.

Enfin, ces mêmes enseignants vont bénéficier des acquis de la loi 2018-12 du 30 mars 2018, qui crée un régime complémentaire de retraite pour l’ensemble des fonctionnaires civils et militaires. Ce qui leur permettra de conserver, à la retraite, un niveau de vie comparable à celui de leur période d’activité, et qui nécessitera des ressources budgétaires nouvelles de 9 milliards de FCfa.

Last but not least, les dernières mesures prises par le président de la République en faveur des étudiants. Au cours du Conseil des ministres du 30 mai 2018, il a été décidé la baisse des prix des tickets de repas, l’augmentation du montant des bourses et des aides sociales et la dotation en moyens de transport, pour un coût global de 8.16 milliards de FCfa.

Le Pracas ou les acquis annonciateurs d’une révolution agricole
Pr 8 MarsUne forte majorité de la population sénégalaise s’activant dans l’agriculture, ce domaine ne pouvait que relever d’une priorité dans les politiques initiées par Macky Sall, qui l’a logé à bonne enseigne dans le Plan Sénégal émergent (Pse). Intitulé Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas), il opérationnalise le volet agricole du Pse. Pour sa première phase, ce programme avait principalement pour objectifs : l’autosuffisance en riz en 2017 avec une production de 1.600.000 tonnes de riz paddy ; l’optimisation des performances de la filière arachidière avec une production, en 2017, de 1.000.000 tonnes et un volume d’exportation de 100.000 à 150.000 tonnes par an.

Quels résultats à ce jour ? En 2017, la production de riz est évaluée à 1.011.269 tonnes, soit un taux de réalisation de 63,20% par rapport à la cible (1.600.000 tonnes) et une hausse de 6,94% par rapport à 2016. Comparée à la moyenne des cinq dernières années, elle a enregistré un taux de croissance de 52,45 %. Ce résultat s’explique, en partie, par les efforts fournis par l’Etat à travers la mise en valeur des terres. Les superficies rizicoles en 2017 ont augmenté de 7,76% par rapport à 2016. Ce qui corrobore la poursuite des efforts de l’Etat pour la relance de la riziculture et l’atteinte de l’autosuffisance en riz.

La production d’arachide s’établit à 1.405.223 tonnes en 2017, soit un taux de réalisation de 140,5% par rapport à la cible (1.000.000 de tonnes). Elle a connu un accroissement de 41,74% par rapport à la campagne agricole 2016-2017 et de 72,17% par rapport à la moyenne des cinq dernières années. On note une tendance à la hausse de la production similaire à celle des superficies qui sont passées, pendant la même période, de 708.986 ha à 1.254.048 ha. Cette dynamique résulte des efforts entrepris par l’Etat dans la reconstitution du capital semencier. Pour la campagne agricole 2017-2018, la quantité de semences d’arachide certifiée mise en place s’établit à 55.000 tonnes. A ces facteurs, s’ajoutent la poursuite du renforcement du matériel agricole et la redynamisation de l’industrie de transformation de l’arachide.

La production céréalière est évaluée à 2.516.466 tonnes en 2017 sur un objectif 2.795.000 tonnes, soit un taux de réalisation de 90% et une hausse de 18% par rapport à 2016 et de 73 % par rapport à la moyenne des 5 dernières années. Ce résultat s’explique, entre autres, par l’augmentation de 2,44% des superficies emblavées qui sont passées de 1.664.147 ha à 1.704.718 ha en 2017. Ceci, grâce aux efforts consentis par l’Etat dans la mise en place d’intrants de qualité et d’équipements agricoles.

S’agissant de la valeur ajoutée du secteur primaire, elle est passée de 821,78 milliards de FCfa en 2016 à 886,76 milliards de FCfa en 2017, soit une hausse de 8%. Le poids du sous-secteur agriculture dans la valeur ajoutée du secteur primaire dépasse, en moyenne, 54% sur la période 2012-2017.

30 milliards de FCfa pour concrétiser «joni» les rêves des femmes et jeunes entrepreneurs
Les jeunes et les femmes étant au début et à la fin des politiques de Macky Sall, cette année, il a initié l’entrepreneuriat rapide. C’est un budget de 30 milliards de FCfa qui est mis à disposition dans l’optique de promouvoir, d’encourager et d’accompagner l’entrepreneuriat des femmes et jeunes du pays.

Il s’agit de financements directs et rapides des entrepreneurs, de la garantie auprès des institutions financières et bancaires, de la promotion d’investissements innovants et l’accompagnement financier de projets catalyseurs et à fort effet de levier auprès des partenaires du Sénégal. La semaine prochaine, interviendra le déblocage des premiers financements.

Réalisé par Yakham C. N. MBAYE

L’examen du projet de loi N° 16/2018, autorisant le président de la République à ratifier l’Accord de coopération inter-état (Aci) portant sur le développement et l’exploitation des réservoirs du champ Grand-Tortue-Ahmeyim, entre le Sénégal et la Mauritanie, a été une occasion, pour certains députés, de soulever la question de la clé de répartition à 50/50.

Ce partage équitable n’a pas été du goût de certains représentants du peuple qui ont interpelé, hier, le gouvernement avant de proposer le retrait dudit texte. Mieux, un amendement de la disposition relative à la clé de répartition des ressources entres les deux Etat a été même proposé. Mais quoique légitime par rapport au souci affiché pour la préservation et la sauvegarde des intérêts du peuple sénégalais, la représentation parlementaire doit faire confiance à l’équipe de techniciens sénégalais qui a, depuis 2015, participé, de New York, au siège de l’Onu, en passant par Paris, Dakar et Nouakchott, aux nombreuses séances de négociation pour proposer un document consensuel aux chefs d’Etat, objet de l’Accord.

En effet, ce document juridique communément appelé Aci n’est rien d’autre qu’un cadre de coopération entre les deux pays pour le développement et l’exploitation commune du gisement en partage. A travers cet accord, le Sénégal et la Mauritanie ont ainsi défini et fixé les conditions et les modalités, selon lesquelles les coûts y afférents ainsi que la production et les produits qui en découlent doivent être répartis équitablement à 50/50 des revenus.
Cette clé de répartition s’est d’abord fondée sur un heureux hasard qui a installé au bon milieu de la frontière maritime entre nos deux pays, un gisement de gaz naturel (voir carte). L’autre raison de partage repose sur la pratique de la prise en charge solidaire des charges d’exploitation pour les deux Etats à côté des compagnies partenaires que sont le nouvel opérateur British Petrolum (Bp) et Kosmos Energy. Le protocole d'entente permet de travailler au développement précoce du domaine, maximisant ainsi la valeur pour toutes les parties prenantes. Mais pour que les travaux de production puissent être lancés, il fallait nécessairement que l’Aci entre en vigueur à travers les instruments de ratification, selon les législations en vigueur dans nos deux pays. Aujourd’hui que c’est fait, pour la partie sénégalaise, il en sera de même pour Nouakchott pour le démarrage du projet de production. Mais sur le plan plus technique, d’autres négociations ont porté sur la fiscalité appliquée aux sociétés de service, l’accord d’unitisation et d’exploitation du champ, un accord sur le marketing du gaz naturel, le plan de développement du champ et la décision finale d’investissement.

Mbaye Sarr DIAKHATE

Les députés ont adopté, hier, dans leur écrasante majorité, le projet de loi autorisant le président de la République à ratifier l’accord de coopération inter-Etats portant sur le développement et l’exploitation des réservoirs du champ Grand Tortue/Ahmeyim (Gta) entre le Sénégal et la Mauritanie, signé le 09 février 2018, à Nouakchott. Les ressources de gaz de ce champ sont évaluées a près de 560 milliards de mètres cubes, reparties équitablement entre les deux pays.

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur qui défendait, hier, cette loi, a fait comprendre que la découverte a fait l’objet de travaux d’évaluation suivis d’essais de production entre 2016 et 2017. «Il en découle que les préliminaires bases sur le modèle dynamique effectué à partir de données sismiques 3D et de celles recueillies des puits ont révélé d’importantes ressources récupérables pour les réservoirs Gta évaluées a près de 560 milliards de mètres cubes, reparties équitablement entre les deux pays. Ces gisements se trouvent à cheval sur leur frontière maritime », a expliqué Me Sidiki Kaba. Aussi, dans l’exposé des motifs et du préambule de l’Accord, il ressort que des travaux de forage entrepris dans chacune des zones économiques du Sénégal et de la Mauritanie ont révélé l’existence de resserves de gaz naturels et l’existence des réservoirs du Champ Grand-Tortue/Ahmeyim (Gta) situés de part et d’autre de la frontière internationale maritime. Ainsi, au sens du présent Accord, le « champ » désigne tous les horizons géologiques, les réservoirs et les zones renfermant du gaz naturel situés au-dessus du périmètre de l’unité jusqu’à la profondeur qui sera définie d’un commun accord et spécifiés dans les décrets portant autorisation d’exploitation.

En rappelant que l’accord-cadre qui lie nos deux pays remonte au 14 janvier 2016  et porte sur la délimitation, l’évaluation, le développement et l’exploitation des ressources communes d’hydrocarbures de la zone, le ministre des Affaires étrangères a rapporté que les parties ont manifesté leur désir de s’accorder sur les conditions et les modalités efficientes inhérentes au développement et à l’exploitation du Champ Grand Tortue/Ahmeyim comme unité unique. «C’est au terme de ce processus de négociations avec leurs partenaires que les gouvernements du Sénégal et de la Mauritanie ont  signé, le 09 février 2018, à Nouakchott, cet accord de coopération inter-Etats pour le développement et l’exploitation de ces importants réservoirs», a-t-il indiqué. Toutefois, « afin d’assurer une application efficiente des aspects techniques entre les contractants que sont les compagnies nationales de l’accord de coopération inter-Etats, il est prévu, sous réserve d’une approbation des deux Etats, la conclusion d’un accord d’utilisation portant principalement sur les sociétés Bp et Kosmos Energy des deux pays. Dans l’inutilisation du champ gazier, l’accord cadre inter-Etats appliquera une pratique internationale pour le développement conjoint d’un champ de pétrole ou de gaz s’étendant entre deux pays », a détaillé Me Sidiki Kaba dans le rapport de la commission.

Tenir compte des besoins et préoccupations des populations
A son avis, cette norme internationale vise à développer efficacement le champ en misant sur la réalisation des économies d’échelle par la mutualisation des dépenses et la création de synergie, d’éviter le forage de puits et la

construction d’installations inutiles, d’assurer le partage équitable des dépenses d’investissements et des ressources.
 Dans leurs interrogations, les députés ont regretté les fausses informations véhiculées pour ternir la réputation des autorités étatiques suspectées de gérer les dossiers du pétrole dans la plus grande opacité. Ils ont ainsi souhaité une meilleure communication du processus d’évolution de ces importants projets pour lever les équivoques afin que les bienfaits attendus de l’exploitation de ce pétrole ne se transforment en cauchemar et en conflits sociaux. Ils sont aussi d’avis qu’une utilisation optimale de ces ressources énergétiques au bénéfice des populations a été prise en compte dans le document. «Sans des mesures énergétiques de bonne gouvernance, de transparence et d’information adéquate des populations, notre pays pourrait s’enliser dans des conflits douloureux », ont-ils alerté. Recommandant ainsi, une plus grande vigilance pour faire assurer le respect de cet accord afin qu’il ne connaisse pas les mêmes soubresauts issus de la violation des accords de pêche entre nos deux pays et qui ont donné lieu à des altercations occasionnant des pertes en vies humaines. Pour eux, la délimitation du périmètre de l’unité devrait tenir compte des besoins et des préoccupations des populations qui pourraient être confrontées à des difficultés d’exploitation des produits halieutiques. Ils veulent aussi que les intérêts stratégiques des pays soient préservés sans ternir les relations de bon voisinage qui doivent unir les populations des deux Etats. Les députés se sont félicités de la volonté d’assurer la formation et le renforcement des capacités des structures et des personnels à partir des redevances et des loyers superficiaires.

 

Un accord révisable
Réagissant aux interpellations des députés, le  ministre Sidiki Kaba  a informé que l’instruction du président de la République, au début des négociations, était d’inventorier toutes les difficultés vécues par des populations à travers les crises et les tensions de tous ordres qui ont affecté de nombreux pays après la découverte de gisements perliers, de diamant et de minerais de toutes sortes. Ainsi, « le vœu du président de la République est que les gisements découverts de part et d’autre de la frontière et équitablement répartis entre le Sénégal et la Mauritanie ne constituent pas une malédiction pour notre pays, mais une source de bonheur sans limites pour les populations. Cette préoccupation du chef de l’Etat est en conformité avec le Pse. Cet accord, de l’avis du ministre, est un « accord transparent, de paix et gagnant-gagnant ». D’ailleurs, c’est ce besoin de paix sociale que le Sénégal a mis en exergue dans toutes les négociations avec les pays riverains dans la création d’organismes fédérateurs comme l’Omvs, l’Omvg, pour la gestion et l’exploitation communes des eaux de nos deux fleuves. Tout compte fait, le ministre a rassuré sur la possibilité d’actualiser cet accord par une révision après chaque période de cinq ans pour l’adapter aux nouvelles réalités, notamment en cas de découvertes de nouveaux gisements. Sur la rentabilité de ces gisements, le ministre a expliqué que le Sénégal compte, en plus, les gisements situés à l’intérieur comme à Cayar et qu’il ne partage avec aucun autre pays. En 2021, lorsque débutera l’exploitation de ces nouvelles ressources, notre pays changera totalement de visage grâce à l’intelligence et au savoir-faire de ses fils.

Amadou DIOP

 

La coordinatrice nationale de la Convergence des jeunesses Républicaines (Cojer), Thérèse Faye Diouf, dont le nom a été mêlé à ceux des auteurs des incidents entre jeunes du Mouvement des élèves et étudiants Républicains (Meer), survenus mercredi dernier au Palais de la République, s’est inscrite en faux contre de ces accusations. Elle a regretté non sans demander à ses camarades de cultiver la discipline de parti, de respecter les institutions … et d’accepter les modalités mises en place lors des réunions.

Selon Thérèse Faye Diouf, son nom a été « cité à tort ». N’empêche qu’elle a demandé à ses camarades de la jeunesse estudiantine du parti présidentiel de « cultiver la discipline ». Revenant sur les incidents, elle soutient que « l’idée était que les cinq candidats envoient chacun une liste de huit personnes à Pape Samba Diop. Mais, il s’est trouvé que deux des cinq candidats ont mobilisé des cars que tout le monde a vu devant les grilles du Palais de la République ». Aussi, considérant qu’ « il fallait respecter les modalités de la rencontre avec le président de la République », à savoir accepter le choix du nombre de cinquante jeunes invités délégués du Mouvement des élèves et étudiants républicains (Meer) et de la Convergence des jeunesses républicaines (Cojer), elle a jugé normal l’intervention des forces de l’ordre. « C’est très normal que les forces de l’ordre réagissent, au vu de la situation qui prévalait au Palais pour restaurer l’ordre», dit-elle. Toutefois, la directrice générale de l'Agence nationale de la petite enfance et de la Case des tout-petits (Anpectp), qui n'a pas manqué de mettre en garde les auteurs de tels actes regrettables, déplorables et condamnables, est d’avis que ces incidents sont à relativiser voire à positiver. Selon Mme Diouf, «on peut positiver ces évènements, car l’esprit n’était pas de faire du mal au parti». Sous ce rapport, pour lustrer l’image du parti présidentiel et de son leader, le Président Macky Sall, elle promet d’accompagner les jeunesses républicaines regroupées dans le mouvement des élèves et étudiants républicains (Meer) en renforçant leurs capacités sur les nobles idéaux, valeurs et vertus qui fondent le parti présidentiel.

Mamadou Lamine DIEYE


Le Meer présente ses excuses à la famille républicaine

Le Mouvement des élèves et étudiants républicains (Meer), à travers un communiqué, regrette les incidents survenus devant le Palais de la République et présente ses excuses à la famille républicaine.

Des violences ont été notées devant les grilles du palais de la République lors de l’audience que le chef de l’Etat avait accordé aux élèves et étudiants de son parti. Suite à ces incidents, le Mouvement des élèves et étudiants républicains (Meer), à travers un communiqué, regrette cet épisode et présente ses excuses à la famille républicaine. Dans le communiqué signé par le Coordonnateur provisoire, Abdoulaye Diagne, le Meer rappelle que « l’heure n’est plus à la division encore moins aux querelles de clans au vu des échéances importantes qui nous attendent ».

Sur un autre registre, le Mouvement des élèves et étudiants républicains (Meer), adresse ses « sincères remerciements » au président de la République, Macky Sall, qui a décidé de relancer cette structure du parti au pouvoir et « du choix porté sur notre camarade Abdoulaye Diagne aux fonctions provisoires de coordonnateur de notre mouvement ». « Fier de ce choix, le Meer entend jouer pleinement le rôle d’avant-garde du parti en tous lieux et en toutes circonstances et mériter, aux mieux, la confiance du président Macky Sall », lit-on dans le communiqué.

Le Meer félicite « vivement » le président de la République « pour les mesures historiques prises en vue d’améliorer les conditions de vie  et d’étude des étudiants  notamment la réduction des prix des tickets de restauration, l’augmentation des bourses ». « Le Meer national invite à l’utilisation de l’arme du dialogue et de la concertation avec toutes les autorités compétentes dans la résolution des conflits ou de quelque autre nature que ce soit », souligne le communiqué. Le Mouvement des élèves et étudiants de l’Apr renouvelle son engagement et sa détermination « à donner au Président Macky Sall les moyens d’accéder à un second mandat en 2019 et au premier tour ».

Aliou Ngamby NDIAYE

 

A Ouagadougou, le président de la République, Macky Sall, a effectué une visite à pas de charge. Sur invitation de son homologue burkinabé, il a participé au 50ème anniversaire du Cames, avant de rendre une visite de courtoisie au Mogho Naba, l’Empereur des Mossi. Auparavant, il avait rencontré la communauté sénégalaise vivant dans la capitale burkinabé.

Au terme du 50ème anniversaire du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames), célébré, hier, à Ouagadougou, le chef de l’Etat, Macky Sall, a invité ses pairs à tout faire pour renforcer les moyens de l’Enseignement supérieur dans le continent. Cela passe, selon lui, par le respect des cotisations afin de permettre au Cames de faire face aux nouveaux défis. «J’appelle tous les Etats à donner leur cotisation à temps, à renforcer les moyens de l’Enseignement supérieur et de la recherche et à intégrer des perspectives de l’enseignement supérieur parce que nous avons des démographies assez importantes d’année en année. Il faut donc des outils nouveaux de technologie d’information et de communication afin de résorber le gap», a dit le chef de l’Etat au terme de la cérémonie célébrant le demi-siècle du Cames. D’ailleurs, ses homologues du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, de la Guinée Conakry, Alpha Condé, et du Tchad, Idriss Déby ont promis de se retrouver tous les trois ans, afin de faire le point et dégager de nouvelles orientations en faveur du Cames. Le Conseil a également décerné l’Ordre des palmes académiques au Président du Burkina. Au nom de ses pairs, Roch Marc Christian Kaboré a magnifié ce geste de «haute portée». Selon lui, à travers cette distinction du Cames, c’est l’ensemble de la communauté universitaire qui leur rend hommage.

Rencontre avec les compatriotes
Avant de prendre part à cette cérémonie du Cames, le chef de l’Etat avait rencontré la communauté sénégalaise vivant au Burkina Faso. Une occasion saisie par lui de réaffirmer son engagement pour faire du Sénégal «une terre d’émergence». Les compatriotes sénégalais vivant au Burkina Faso, avec à la tête l’homme d’affaires, Harouna Dia, ont tout d’abord salué les nombreuses réalisations du chef de l’Etat dans bien des secteurs tels que l’énergie, la santé, la pêche, les infrastructures, etc. Ces sénégalais du Burkina n’ont pas manqué de revenir sur les difficultés qu’ils éprouvent en terre étrangères. Il s’agit notamment des tracasseries sur l’axe Dakar-Ouaga, l’accès au logement et le financement dédié aux femmes et aux jeunes. Des doléances bien notées par le chef de l’Etat qui a rappelé sa préoccupation de donner à chaque sénégalais un avenir meilleur où il puisse se trouver.

Macky Sall chez le mogho naba
L’Empereur des Mossis salue la clairvoyance de son hôte

A Ouagadougou, le président de la République, Macky Sall, a profité de son bref séjour pour effectuer une visite de courtoisie au Mogho Naba, l’Empereur des Mossis. En plus d’être un grand dignitaire de l’Afrique, le Mogho Naba est aussi le premier récipiendaire du Prix Macky Sall pour la promotion du dialogue en Afrique. «Votre action a été magnifiée, elle a été saluée. C’est la raison pour laquelle le Cirid, après une sélection rigoureuse pour sa première édition, a eu l’honneur de retenir votre majesté comme récipiendaire de ce prix Macky Sall pour la promotion du dialogue en Afrique», a dit le chef de l’Etat au chef coutumier du Burkina Faso. Tout en lui réitérant «les félicitations du peuple sénégalais» pour le rôle qu’il ne cesse de jouer dans son pays et en Afrique.

A son tour, le dignitaire s’est félicité de la «clairvoyance et de la vision» du président Sall et lui a témoigné toute sa reconnaissance par le fait d’avoir été choisi comme le premier lauréat de ce prix Macky Sall. «Vous êtes à l’écoute et au regard de votre pays, le Sénégal et des autres peuples comme le Burkina Faso. Cela symbolise le fait que vous êtes un arbre que les hommes et les femmes adulent et dont ils aiment les belles fleurs», lui a signalé le Mogho Naba. Pour lui, seuls la cohésion africaine et le dialogue des peuples méritent d’être encouragés.

Maguette NDONG

 

Bientôt la mise en place d’une Fédération sénégalaise de mini foot et l’organisation  d’un championnat national régulier sur toute l’étendue du territoire. C’est ce qui est ressorti de l’audience que le président  de la République a accordé à l’équipe nationale de mini foot qui vient de décrocher le titre de vice-champion d’Afrique à Tripoli, après avoir remporté la troisième place aux derniers championnats du monde.

Sur invitation de son homologue, son excellence Roch Marc Christian Kabore, président du Faso, le président de la République, Macky Sall a quitté Dakar, ce jeudi 31 mai 2018, pour se rendre à Ouagadougou.
Il prend part, dans la capital burkinabé, aujourd’hui, vendredi 1er juin 2018, à la cérémonie commémorative du 50e anniversaire du Conseil africain et malgache de l’enseignement supérieure (Cames). Le Chef de l'État sera de retour à Dakar le vendredi 1er juin 2018 dans l'après-midi.                        

A. DIOUF

 

 

Les mesures prises dernièrement par le président de la République, Macky Sall, en faveur des étudiants, sont saluées par Secrétariat exécutif permanent de Bennoo Bokk Yaakaar. Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, les partisans de la mouvance présidentielle se réjouissent des décisions prises par le chef de l’Etat pour satisfaire les revendications estudiantines. `

Il s’agit principalement de l’augmentation des bourses, de la baisse du prix des tickets de restauration, de l’octroi de bus et d’ambulances pour les différentes universités du pays. « Ces mesures, assurément, traduisent la volonté forte du président de la République d’œuvrer pour un apaisement du climat social du secteur afin que l’espace universitaire retrouve le calme et la sérénité propices à une reprise normale des cours et à une quête continue du savoir », renseignent les responsables de Bennoo. Parallèlement à ces mesures, Bennoo se félicite aussi des limogeages du recteur de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis et du directeur du Crous, après la mort de l’étudiant Mamadou Fallou Sène.

Enfin, Bennoo ne cache pas sa satisfaction de voir le président rassurer les étudiants du « suivi rigoureux » de la procédure pour faire lumière sur la mort de l’étudiant. Toutes ces décisions du président ont été couronnées par la nomination de l’artiste Omar Pène comme « Ambassadeur de bonne volonté auprès de la communauté estudiantine ».

Maguette NDONG    

 

Le président de l’Alliance pour la République (Apr) est décidé à prendre à bras le corps un mal qui handicape son parti depuis son accession au pouvoir : la léthargie du Mouvement des élèves et étudiants républicains (Meer). Très dynamique du temps de l’opposition alors qu’il avait été fondé et dirigé par Thérèse Faye, aujourd’hui coordonnatrice de la Coordination des jeunesses républicaines (Cojer), le Meer n’est plus que l’ombre de lui-même.
Alors, avant-hier, Macky Sall a convié les principales têtes de file convoitant la direction de cette structure, dans les Universités du pays, aux fins de les unifier dans un processus de redynamisation du Meer. Et la rencontre a été fructueuse. Elle a abouti à la mise sur pied d’une structure dénommée Comité de Relance du Meer, forte de vingt membres, qui sera composée ainsi qu’il suit :

Pour Dakar et l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad), chacun des cinq candidats déclarés à la future direction du Meer – Abdoulaye Diagne, Moussa Sow, Oumar Guèye, Mamadou Niang, Ciré Sangote – devra désigner trois délégués ; un sixième candidat, Pape Seydou Badji, qui s’est déclaré tardivement, a été coopté, mais sans possibilité de désigner des délégués.

Pour les Universités de Bambey, Thiès, Ziguinchor et Saint-Louis, qui ont déjà des coordonnateurs, elles seront représentées par ces derniers au sein du Comité de relance.
Ultérieurement, les établissements privés et l’Uvs (Université virtuelle du Sénégal) au nombre de douze, auront des représentants.Quid du fonctionnement de ce comité ? Il y aura une présidence tournante chaque mois. Et pour commencer, ce mois de juin, Abdoulaye Diagne de l’Ucad sera aux commandes. Moussa Sow prendra le relais pour juillet.

Enfin, en guise de «soupapes de sécurité» pour éviter d’éventuelles crises, Macky Sall a désigné trois facilitateurs, des anciens, membres fondateurs du Meer : Boubacar Camara, Diomaye Dieng et Assane Insa Mané.
Les membres de ce Comité de Relance du Meer, qui se sont engagés à œuvrer sans relâche pour la réélection de Macky Sall, devront proposer à ce dernier, dans les plus brefs délais, un programme d’activités.

Y. C. N. MBAYE

Après avoir obtenu un siège de député aux législatives de 2017, quelques mois après la création du Parti les démocrates réformateurs (Ldr/Yeesal), Modou Diagne Fada tire un bilan satisfaisant de la présence de sa formation politique dans le pays. Son parti entend jouer pleinement son rôle à la présidentielle. C’est pourquoi, le président du Conseil départemental de Kébémer dit qu’il n’exclut de soutenir aucun candidat d’obédience libérale, y compris Macky Sall. Dans cet entretien, il aborde d’autres sujets, dont la crise universitaire, les luttes de l’opposition.

Vous êtes le leader du Ldr Yessal, comment se porte votre parti ?
Le parti Les démocrates réformateurs (Ldr/Yessal) se porte bien. C’est un parti qui fonctionne bien à travers ses instances : le comité directeur, qui est l’instance d’exécution et d’orientation, mais aussi à travers son bureau politique, qui est l’instance de décision entre deux congrès, et qui comprend les 45 départements du Sénégal, les organismes internes et les organisations de la Diaspora. C’est un parti qui se porte aussi bien à travers le fonctionnement de ses organismes internes : ses jeunes, ses femmes, ses cadres, sa commission féminine etc. Toutes les structures internes fonctionnent et déroulent leurs programmes d’activités et prennent des initiatives. Le 06 mai dernier, nous avons tenu notre bureau politique, qui a rassemblé plus de quatre cents personnes, pour discuter de l’appel lancé à nous par le président de la République, Macky Sall. C’est vous dire que nous avons un parti qui fonctionne et qui est présent aussi sur toute l’étendue du territoire national et dans la Diaspora, un parti qui participe à la vie politique nationale. Nous sommes, aujourd’hui, membre de la coalition Disso qui regroupe plusieurs partis. Il nous arrive de nous prononcer sur la vie politique nationale, sur l’actualité.

Vous êtes issus d’un parti qui se réclame du libéralisme, et vous vous définissez en réformateur…
Nous sommes des libéraux réformateurs. La réforme est différente de la révolution. Cette dernière est assez prétentieuse. Pour nous, la réforme est qu’il y a des choses qui sont bien faites, il y a d’autres qui le sont moins. Nous travaillons à améliorer ce qui n’a pas été bien fait. Ou alors, il y a des choses qui sont démodés et nous devons travailler à les moderniser. En fait, la réforme est dynamique. Elle nous permet de contractualiser notre situation, nos points de vue, nos arguments, nos propositions, notre vision du pays en tenant compte de la nouvelle donne, du contexte, de l’évolution par rapport à certains sujets. C’est la raison pour laquelle, nous pensons que la doctrine réformiste colle bien à l’idéologie libérale.

Bien entendu, tout ça a une histoire récente. Nous avions réclamé, en son temps, la réforme des textes du Parti démocratique sénégalais, de son programme et de ses instances. Nous n’avions pas été entendus et quand nous avions été exclus, nous avions voulu maintenir le concept de la réforme. Aujourd’hui, c’est chose faite : c’est ce que nous appelons Ldr. Nous sommes d’obédience libérale. Nous prônons un libéralisme panafricain. L’occident à sa conception du libéralisme. Nous sommes des Africains, des Sénégalais. Nous avons aussi notre conception du libéralisme. Il faut bien comprendre que libéralismes s’écrit avec un s à la fin,  parce qu’il y a plusieurs libéralismes, sans pour autant sortir maintenant des fondamentaux du libéralisme. Nous croyons à une économie de marché, à la concurrence, à la compétition, à la préservation des libertés individuelles et collectives, la liberté de la presse et la liberté d’opinion, entre autres, qui sont les fondamentaux du libéralisme. Il y a des choses qui sont valables en Europe et qui ne le sont pas au Sénégal. Ce sont des valeurs défendues par des libéraux européens que nous ne défendons pas.

On voit souvent les responsables qui étaient dans le Pds dire qu’ils sont wadistes. En faites-vous partie ?
Oui.  Wade reste mon mentor en politique. C’est ma source d’inspiration. C’est l’homme politique que je respecte le plus au monde. Maintenant, est-ce que le wadisme existe ? Ça, c’est un autre problème ! Wade s’est toujours défini comme un libéral social, comme étant un travailliste, quelqu’un qui croit à la doctrine du mourisdisme. Si c’est ça le wadisme, ce sont bien des valeurs que nous partageons.

Avec le recul, pensez-vous avoir raison sur vos frères libéraux ?
Eux-mêmes me le disent en sourdine. Certains me disent : «Franchement, vous avez eu raison sur nous». Parce que la réorganisation du parti à laquelle j’avais appelée s’imposait. Le renouvellement des instances du parti auquel nous avions appelé devait aussi être réalisé. Si nous avions un plan B, éventuellement, en l’absence de Karim Wade, je crois qu’aujourd’hui, nous n’en serions pas là. Tous les militants du Pds honnêtes me disent que j’ai eu raison.

Est-il aujourd’hui trop tard pour discuter d’un plan B ?
Ça ne nous concerne plus, parce que nous ne sommes plus du Pds. Nous sommes dans d’autres perspectives en direction de la présidentielle. C’est trop tard. Le temps est trop juste, aujourd’hui, pour avoir un plan B au sein du Pds. Ou s’il y a un plan B, le porteur risque d’être seul dans cette dynamique. Je crois que le Pds est allé trop loin sur la candidature de Karim Wade pour revenir en arrière.

Vous avez participé aux législatives sous votre propre bannière, est-ce que ces élections vous ont permis de savoir ce que Modou Diagne Fada pèse réellement ?
Peut être non, parce que les élections étaient mal organisées. Il y avait une pléthore de listes et nous venions à peine d’avoir notre récépissé. Nous n’avions pas eu le temps de savoir ce que nous pesons à travers ces dernières élections législatives. Par contre, ce qui a été une source de motivation, une source de satisfaction, c’est que sur l’échiquier politique national, nous sommes septième.
Sur les quarante-sept listes qui étaient en lice, notre parti occupait le cinquième rang. Toutes les entités qui nous ont dépassées étaient des coalitions composées de plusieurs partis. Ce sont les coalitions Bennoo Bokk Yaakaar avec une centaine de partis, Wattu avec une vingtaine de partis, Manko Taxawou Sénégal avec une dizaine de partis. Le seul parti qui nous a devancé et qui était vraiment parti seul, c’est le Parti de l’unité et du rassemblement (Pur). Et tout le monde sait que le Pur est un parti politique assez particulier. C’est un parti qu’on ne peut pas comparer avec les partis traditionnels que nous sommes. Sinon, nous avons été devant tous les autres partis qui étaient partis seuls. Après avoir analysé, de très près, cette position et le nombre de voix que nous avons engrangées, nous nous sommes dit que notre parti, malgré sa jeunesse, s’est déjà implanté sur le territoire national. Figurez-vous qu’en termes de performances électorales, à part le département de Kébémer qui est mon département d’origine, le deuxième département qui vient c’est Saraya suivi de Goudomp, Kolda, Tambacounda. Cela montre que le parti est présent un peu partout à travers le Sénégal. Et en termes de voix, après le département de Kébémer, c’est le département de Pikine qui arrive en deuxième position et celui de Mbour en troisième position, avant les départements de Dakar et de Kolda. C’est vous dire que c’est un parti qui a une implantation nationale et cela nous a rendu assez célèbres après les législatives. Mais, je suis persuadé que Ldr/Yessal pèse plus que ça, qu’aux prochaines élections nous allons faire de meilleurs résultats.

Votre base affective c’est Darou Mousty, en dépit des assauts de l’Apr et ceux d’autres forces politiques, vous parvenez quand même à résister. Quels sont vos secrets ?
Notre secret c’est d’être présent sur le terrain aux côtés des populations. Quand nous étions aux affaires, les populations de Darou Mousty ont vu que nous les avons aidées. Nous avons beaucoup de réalisations là-bas, nous avons amené le gouvernement à faire beaucoup de réalisations là-bas. Nous avons créé beaucoup d’emplois et d’infrastructures. Les populations de Darou Mousty étant reconnaissantes, votent majoritairement pour nous à chaque élection. Aux législatives de 2000, nous avions gagné la Commune. Au référendum de 2016, le «Non» avait gagné. Nous avons aussi gagné les locales de 2014. Non seulement nous avons gagné la commune de Darou Mousty, mais la victoire était tellement éclatante qu’elle nous avait permis de gagner le département de Kébémer parce que Darou Mousty, c’est la principale localité du département en termes d’électorat. Cette victoire m’avait permis d’avoir un écart de quatre mille voix. Ainsi, aucune formation politique ne pouvait nous rattraper. Lors des dernières législatives de 2017 aussi, nous avons gagné la commune de Darou Mousty assez considérablement, même si le score a baissé compte tenu des difficultés que les populations avaient rencontrées pour voter, et la rétention des cartes d’électeurs des primo-inscrits à Darou Mousty.

En compagnie d’autres formations politiques, vous avez mis sur pied une coalition. Quels sont ses contour ?
La coalition pour une alternative démocratique «Disso» regroupe le parti Les démocrates réformateurs (Ldr) Yessal, l’Union centriste du Sénégal (Ucs) de Abdoulaye Baldé, Visa de Déthié Diouf, Pcds de Samba Bathily, Deuk bou Weur de Modou Fall et récemment la Grap de Djibril Ndiaye et un mouvement qui vient de Louga. D’autres partis sont attendus. A notre prochaine rencontre attendue le 04 juin prochain, d’autres vont adhérer. C’est une coalition qui s’agrandit de jour en jour, de semaine en semaine. La principale orientation sur laquelle nous sommes d’accord, est d’avoir le même candidat en 2019. Un candidat qui peut être choisi à l’intérieur de la coalition ou en dehors la coalition. Voilà un peu les principes autour desquels on s’est accordés.

Est-ce que ce candidat pourrait être choisi à l’intérieur de la coalition ?
On verra. Il faudrait qu’on en discute. Si ce n’est pas possible à l’intérieur, nous pourrons sortir de la coalition pour trouver un candidat. Mais en ce qui concerne notre parti, c’est le bureau politique qui l’a systématisé. Il nous a demandé, si nous ne sommes pas candidat, de soutenir un candidat d’obédience libérale. D’ailleurs, le bureau politique nous a demandé d’ouvrir des discussions avec tout candidat libéral qui solliciterait le soutien de notre parti. C’est dans ce cadre que des discussions sont engagées avec des candidats d’obédience libérale que j’ai fini de rencontrer. Dans les jours à venir, nous allons rencontrer d’autres candidats d’obédience libérale.

Vous avez une idée sur les profils ?
Ce qui nous intéresse, c’est l’intérêt supérieur du Sénégal. Ce n’est pas un problème d’homme, mais c’est un problème de programme, de système. Ce qui nous intéresse, c’est de pouvoir exécuter notre propre programme ou alors faire exécuter notre programme par un candidat qui serait soutenu par notre parti. Et les discussions vont tourner autour de cela.

Nous nous sommes dit qu’il est plus facile d’arriver à des convergences programmatiques avec un candidat libéral qu’avec un candidat socialiste par exemple. Je crois que, d’ailleurs, la classe politique doit se réorganiser à travers les idées, les programmes pour permettre à l’électeur d’avoir une plus grande lisibilité. C’est la raison pour laquelle nous pensons que le débat idéologique n’est pas terminé. Le débat idéologique n’a pas commencé au Sénégal et le moment est venu pour qu’il commence, pour que les socialistes se mettent de côté, les libéraux d’un autre côté, les communistes d’un côté, pour que les Sénégalais puissent choisir les meilleurs profils, les meilleurs programmes, les meilleurs propositions pour le développement du pays. On voit que le problème n’est pas un problème de personne, quelle que soit la valeur intellectuelle, la valeur morale, les compétences d’un individu, à la tête du Sénégal, un an après, il sera critiqué.

Votre candidat pourrait-il être Macky Sall ?
Ce candidat peut être tout candidat d’obédience libérale. Macky Sall est libéral. Ce candidat peut être Macky Sall. Ce candidat peut également être quelqu’un d’autre du monde libéral.  Nous n’excluons, encore une fois, aucun candidat d’obédience libérale, y compris Macky Sall, pour bénéficier de notre soutien.

Est-ce qu’on peut voir Modou Diagne Fada derrière un candidat inconnu du terrain politique ?
Il y a beaucoup de candidats déclarés. Comme je l’ai dit à l’un d’entre eux : «J’espère que vous êtes seulement un candidat déclaré, mais vous n’allez pas vous présenter». C’est le moment des déclarations de candidature. C’est le temps de la surenchère et des discussions. C’est important que chacun affiche ses ambitions. Mais, avec les nouvelles conditions qui sont posées et la réalité du terrain, beaucoup de candidats déclarés vont revoir leurs ambitions en baisse et essayer de négocier avec d’autres candidats.Ldr/yessal considère que le pouvoir est incarné par quelqu’un qui est libéral, les principales forces de l’opposition sont incarnées par des candidats libéraux. Après avoir discuté avec les candidats d’obédience libérale qui ont sollicité le soutien de Ldr/yeesal, j’ai mandat pour décider.

Est-ce que Macky Sall a sollicité votre soutien ?
Il l’a sollicité publiquement. Quand il est venu présenter ses condoléances à la suite du rappel à Dieu de mon père, il a sollicité notre soutien. D’autres candidats d’obédience libérale ont aussi sollicité le soutien de notre parti. Nous avons beaucoup de candidats d’obédience libérale. On peut citer Macky Sall, Idrissa Seck, Pape Diop, Habib Sy, Samuel Sarr. Nous avons l’embarras du choix, mais nous n’allons taper à la porte de personne. Nous attendons d’être sollicités. Nous avons rencontré des candidats qui nous ont sollicités. Nous n’excluons pas de rencontrer le président Macky Sall pour échanger avec lui sur les aspects programmatiques qui doivent conduire le prochain mandat.

Mais, vu le chemin qu’il s’est défini, pensez-vous qu’il sera possible de trouver des points de convergence avec Macky Sall ?
Il est entouré par beaucoup de socialistes et de socio-démocrates, mais je crois que sa philosophie est libérale. Nous discuterons et nous verrons ce qui est possible d’être fait. Nous discuterons avec tous les candidats d’obédience libérale. Si nous devons parler avec un candidat, ce sera au su et au vu de tout le monde. Par contre, ce qui est clair et précis, est que Modou Diagne Fada ne vas pas transhumer. Je ne vais pas quitter l’opposition ou mon parti pour aller dans un autre parti. Nous n’allons pas quitter l’opposition pour prendre une fonction gouvernementale avant 2019. Je n’ai pas élu le président, Macky Sall. Il a été élu par d’autres personnes de 2012 à 2019, il n’a qu’à gouverner avec ceux qui l’ont élu. Maintenant, au moment de choisir un candidat, si nous sommes d’accord, nous n’excluons pas de le soutenir à l’élection présidentielle de 2019. Tout comme nous n’excluons pas de soutenir un autre candidat d’obédience libérale.

Que pensez-vous du tollé suscité par la sortie de l’ancien Premier ministre, Idriss Seck sur la Mecque ?
Pour être bref, le président Idrissa Seck a commis une erreur de communication. Par contre, je ne pense pas que cette erreur mérite tout le lynchage médiatique auquel on a eu droit ces dernières semaines. C’est ce lynchage qui a amené certains à penser qu’il y a eu peut-être de la politique derrière. Bien entendu, à sa place, je parlerai différemment du sujet. C’est une question sensible. Et il faut faire extrêmement attention avec la religion.

Le Chef de l’Etat a appelé à des concertations sur le pétrole et le gaz. Votre parti est partant ?
Si nous sommes invités, nous y serons. Nous sommes contre la politique de la chaise vide. Si nous sommes invités, nous allons poser le débat au sein du Comité directeur de notre parti qui décidera. Il y a de fortes chances que le parti comme il a l’habitude de le faire, décide d’y prendre part. Nous devons participer, donner nos points de vue. Dire les points sur lesquels nous sommes d’accord, dire aussi les choses sur lesquelles nous ne sommes pas d’accord et assumer nos positions.

Pour vous, ces discussions doivent tourner autour de quoi ?
Peut-être que le Président Macky Sall enverra les termes de référence. Il faut d’abord que les termes de référence soient publiés pour connaître les sujets autour desquels nous devons échanger.

Vous aviez participé aux concertations sur le processus électoral, alors qu’une frange importante de l’opposition avait boycotté. Pourquoi ce choix ?
Nous sommes autonomes. Ldr/Yeesal est indépendant. Nous ne sommes plus à la remorque de qui que ce soit ou de quelque parti que ce soit. Une situation se présente, nous l’analysons et nous prenons nos décisions. Quand nous avons reçu la lettre d’invitation du ministre de l’Intérieur, nous avons dit : «Nous y allons». Nous avons été à l’ouverture officielle. Nous avons ensuite désigné des plénipotentiaires à travers le cadre de l’opposition pour la régularité et la transparence des élections. Nos plénipotentiaires ont pris part aux travaux. Il y a des points sur lesquels nous avons marqué notre accord. Il y a aussi des points sur lesquels nous avons exprimé notre désaccord, notamment le parrainage. Nous n’avons jamais été pour le parrainage. Nous l’avons dit lors des concertations. Nous avons défendu la même position à l’Assemblée nationale. Nous avons voté contre le projet de loi relatif au parrainage.
 

D’aucuns parlent d’opposition radicale et d’opposition modérée. Dans quel camp vous vous situez ?
Je ne sais pas. Tout ce que je sais c’est que nous n’insultons pas. Nous ne faisons pas de l’opposition crypto-personnelle. Nous ne faisons pas de l’opposition parce que nous avons une dent contre Macky Sall. Nous nous opposons aux programmes, aux idées, aux propositions. Si nous sentons qu’une idée est bonne, nous n’hésiterons pas à la défendre, même si elle vient du pouvoir.

Par contre, si l’idée n’est pas pertinente,  même si elle vient de l’opposition radicale, nous n’allons pas la porter. Nous avons une ligne de conduite. Nous sommes des libéraux centristes et nous essayons d’être objectifs dans nos prises de position, nos analyses, dans notre forme d’opposition. L’ambition que nous avons est non seulement de réformer la gouvernance, mais de réformer la façon de s’opposer dans ce pays.  J’ai fait de l’opposition ultra radicale quand j’étais plus jeune. C’était en 1988 et en 1993. Trente ans après, je ne peux plus me permettre  d’avoir la même méthode d’opposition. Parce qu’en 1988, il n’y avait pas de journaux privés, il n’y avait pas de télévisions et de radios privées. Il était très difficile de se faire entendre. Il était très difficile de se battre. Il fallait poser des actes spectaculaires, parfois même dramatiques pour que les radios Rfi ou Africa N°1 soient là pour vous couvrir. Ce n’est plus le cas. Nous avons maintenant des moyens de communication qui nous permettent de nous battre autrement. C’est la raison pour laquelle, nous devons réviser les formes de lutte archaïques portées par une certaine opposition. Je veux me moderniser, mais je ne suis pas dans cette opposition qui reste dans les tablettes de 1988 ou de 1993.

Vous êtes un ancien leader du mouvement étudiant. Quel regard portez-vous sur la crise qui secoue l’université ?
Il faut d’abord présenter à nouveau nos condoléances à la famille de Mouhamadou Fallilou Sène. Ensuite condamner la mort de cet étudiant, regretter toutes les destructions de biens à l’université Gaston Berger de Saint-Louis.
En un mot, dire que ces évènements auraient pu être évités, parce que manger sans ticket ou «nguentee toubab», nous sommes tous passés par là. Et à y regarder de plus près, ce qui a été détruit comme bien coûte plus cher qu’un repas d’étudiant. Je crois que  les autorités universitaires, rectorales ou sociales qui ont réquisitionné les forces de l’ordre à l’intérieur de l’université ont fauté. On aurait dû leur laisser  faire leur «nguentee toubab», parce qu’un étudiant qui ne perçoit pas sa bourse, n’a plus de ressources pour manger. S’il n’a plus de ressources, il ne va pas mourir de faim. Comme les repas qui sont servis sont principalement supportés par l’Etat et que c’est l’Etat qui est responsable des bourses, ce n’était pas la peine de demander aux forces de l’ordre d’intervenir.

Il faut maintenant travailler à ce que de tels évènements ne se reproduisent plus. Il faut auditer la filière des bourses de bout en bout pour combattre les goulots d’étranglement. Tant qu’on ne les  retrouve pas de tels évènements peuvent se reproduire à l’avenir. Il faut d’abord un audit complet de la filière des bourses. Il faudrait aussi que ceux qui ont fauté soient sanctionnés. Les fonctionnaires qui ont fauté doivent être sanctionnés. De même, il faut mener une enquête sérieuse, rigoureuse pour situer les responsabilités.

Le maintien de l’ordre est une nécessité surtout dans un pays où la marche est dans le système déclaratif. Dans un pays où l’on peut marcher, on doit repenser le système de maintien de l’ordre. Ceux qui vont encadrer ces marches ou empêcher des troubles à l’ordre public ne doivent plus être armés. Ils peuvent avoir des grenades pour disperser, mais pas vraiment être armés.
Nous devons aussi travailler à réétudier la loi sur les franchises universitaires. J’ai fait six ans à l’université Cheikh Anta Diop. J’y suis entré par une année blanche. J’en suis sorti par une année invalidée. Ce qui veut dire que c’était un moment extrêmement instable, mais on n’a jamais tué d’étudiants et l’on a toujours fait des «nguentee toubab». Nous avons souvent occupé le Rectorat, les bureaux des Doyens.

Est-ce que vous usiez de la violence comme le fait la génération actuelle ?
Nous manifestions, mais ce sont les franchises universitaires qui nous protégeaient. Les forces de  l’ordre n’avaient pas le droit d’entrer dans le campus pédagogique, le campus social n’en parlons pas. Il faut réétudier cette loi sur les franchises.

Que pensez-vous de l’implication du président de la République ?
La crise est en train d’être gérée par le Chef de l’Etat qui reçoit les étudiants. C’est bien. Quand il y a mort d’homme, c’est un problème sérieux. Le président doit prendre ses responsabilités et se mettre en face des étudiants. Mais, il peut y avoir un retour de bâton. Demain,  à la moindre crise, les étudiants peuvent dire : «Si nous ne sommes pas reçus par le président de la République, nous n’allons pas lever le mot d’ordre». Il faudra, à un moment donné, que le dossier soit retransmis aux autorités académiques, sociales ou ministérielles pour que les négociations se poursuivent. Avec la division notée au sein du mouvement étudiant, il va toujours être difficile, pour un président de la République, de recevoir tout le monde.


Propos recueillis par Babacar DIONE, Photos : Pape SEYDI

 

Sans doute, le Conseil d’administration de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractive (Itie) ne s’est pas trompé, en désignant, au début de ce mois, le Sénégal comme le pays modèle en Afrique.

Qualifiant, à cette occasion, «les progrès accomplis par le Sénégal (d’) impressionnants», Fredrik Reinfeldt, président de l’Itie, déclarait «félicite(r) le gouvernement et toutes les parties prenantes et les encourage à faire du Sénégal un pays pionnier pour la divulgation systématique et régulière des données Itie». En effet, après avoir adhéré à ce mécanisme majeur, en 2013, à l’initiative du président Macky Sall, le Sénégal a publié ses rapports Itie 2015 et 2016, le 16 octobre 2017, devenant le pays le plus ponctuel d’Afrique en termes de déclarations Itie.

Ce 1er juin 2018, moins d’un mois après cette gratification internationale, le président Macky Sall est encore à l’initiative d’un acte qui va participer à graver, dans le marbre, sa volonté de tout gouverner dans la transparence. Et faire taire, on peut l’espérer, les orfraies qui ont tenté d’effrayer les Sénégalais après l’accord signé avec la Mauritanie pour l’exploitation et le partage des gisements de gaz dénommés «Grand Tortue/Ahmeyin», situés à la frontière des deux pays. En effet, ce matin, ledit accord sera soumis au vote des députés pour autorisation de ratification au président de la République.

Pour rappel, c’est le 09 février 2018 que les présidents Macky Sall et Mohamed Ould Abdel Aziz avaient signé cet accord, à Nouakchott. L’opposition avait rué dans les brancards pour indexer un accord ficelé en catimini, dans la précipitation, au grand détriment du Sénégal qui a tenté d’apaiser son voisin, suite aux incidents mortels ayant opposé des garde-côtes mauritaniens à des pêcheurs de Saint-Louis.
L’ancien Premier ministre, Idrissa Seck, s’était même empressé d’écrire au président Macky Sall, l’enjoignant de rendre public cet accord. Ce à quoi ce dernier avait répliqué, le 15 février, en pointant l’incurie de ses contradicteurs en matière de relations internationales, avant d’assurer que cet accord sera soumis, pour autorisation de ratification, aux députés, après avoir été adopté en Conseil des ministres ; une étape intermédiaire franchie, deux semaines plus tard, le 28 février.

Par la suite, le 05 mars, le président mauritanien s’exprimant dans les colonnes de Jeune Afrique,  avait indiqué que lui et son homologue sénégalais « (n’ont) pas cherché à satisfaire les intérêts de (leurs) États, mais ceux de (leurs) deux peuples, car en exploitant rapidement ce gisement, (ils) amélioreront leurs conditions de vie». Et Aziz ajoutait : «Ce ne sera certainement pas le seul (ndlr : accord du genre) que nous aurons à partager… C’est pourquoi il était de notre devoir d’y arriver, et rapidement. D’après les études de BP et Kosmos, l’exploitation commencera d’ici à l’horizon 2021. Macky Sall et moi avions la responsabilité de faire le bon choix pour rapprocher nos pays. Les infrastructures d’exploitation seront d’ailleurs installées à nos frontières».

Les discussions ayant abouti à cet accord sénégalo-mauritanien avaient débuté en 2016, après la découverte, au début de cette même année, du champ gazier «Grand Tortue/Ahmeyim», considéré comme le plus important gisement en Afrique de l’Ouest, avec des réserves estimées à quatre cent cinquante (450) milliards de m3.
Ce matin donc, à partir de 9h, en plénière, cet accord sera soumis au vote des députés – ainsi que quatre autres projets de loi. Tous seront soumis à examen en présence du ministre des Affaires étrangères, lors d’un débat public ouvert à tout Sénégalais désireux de le suivre.

Yakham C. N. MBAYE

 

Les députés ont voté, hier, le projet de loi Numéro 17/2018 prescrivant le remplacement, dans tous les actes administratifs et réglementaires, de la dénomination « collectivité locale » par « collectivité territoriale ».

Exit la dénomination « Collectivité locale » ; désormais, il faudra dire « Collectivité territoriale ». Au Sénégal, ce changement est intervenu officiellement depuis, hier, avec le vote à l’Assemblée nationale du projet de loi Numéro 17/2018 prescrivant le remplacement, dans tous les actes administratifs et réglementaires, de la dénomination « collectivité locale » par « collectivité territoriale ». Le 20 mars 2016, la Constitution a été révisée suite à un référendum constitutionnel par la loi Numéro 2016-10 du 05 avril 2016 intervenue deux ans après la mise en œuvre de l’acte 3 de la décentralisation. Selon le ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Yaya Abdoul Kane, cette étape induit une appellation nouvelle des entités décentralisées.

A la suite de la lecture du rapport de la Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droit humains par le rapporteur Yéya Diallo, une quinzaine de députés ont pris la parole pour interpeller le ministre sur différents aspects du projet de loi. La question qui est revenue le plus est celle relative à la délimitation des collectivités territoriales ; une délimitation qualifiée par le député Seydou Diouf d’« absurde ». Cette absurdité est née suite à la communalisation intégrale par le biais de laquelle d’anciennes communautés rurales, avec de vastes territoires, sont devenues communes de plein exercice, pour reprendre Aissata Tall Sall. Pour la majorité des députés, ce projet de loi est venu à l’heure puisqu’il va régler la question de la viabilisation et de la cohérence des territoires. Toutefois, les députés ont mis en avant la concertation pour régler cette question liée au découpage. Seydou Diouf a invité les associations d’élus locaux à faire sien ce combat et les maires à ne pas s’arcbouter sur leurs acquis mais à mettre en avant l’intérêt général. Il a aussi évoqué l’intercommunalité comme solution.

Pour Pape Seydou Dianko, l’accompagnement des collectivités est insuffisant. D’après Seydou Diouf, les collectivités représentent 1/4 du Pib et 1/5 des dépenses de l’Etat. Ce qui fait dire au député Aissatou Mbodj que la décentralisation n’a pas marché puisque les collectivités n’ont pas de moyens financiers. « Pour atteindre l’émergence, il faut régler d’abord les questions liées à la pauvreté. Il faut renforcer les pouvoirs locaux en les accompagnant avec le contrôle », soutient-elle. L’autre question qui a également préoccupé les parlementaires est bien la nouvelle collectivité territoriale qu’est le département qui souffre encore de l’absence d’une fiscalité appropriée comme le rappelle Mamamine Gomis. Selon Seydou Diouf, « Le Sénégal a été en avant, il ne faut pas qu’il soit à la traine. Essayons d’accompagner les collectivités locales pour mieux parachever le développement local ». Quoiqu’il en soit, Me Aissata Tall Sall pense, à propos de ce changement, que « ce n’est pas de la sémantique mais une politique ». A l’en croire, il faut restructurer, accompagner financièrement les collectivités et les appuyer à avoir des partenaires mieux à même de les soutenir dans leurs politiques de développement.

Contraintes objectives et contraintes subjectives
« Notre politique de décentralisation n’était pas adaptée. Elle avait divisé le pays en Sénégal utile et en Sénégal périphérique », a soutenu le ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire. Selon Yaya Abdoul Kane, la décentralisation passionne. D’importants efforts ont été faits en matière de transferts et qu’il y a eu un rééquilibrage des ressources que l’Etat alloue aux collectivités, a dit le ministre. Toutefois, il relève deux types de contraintes : les contraintes objectives (moyens financiers) et les celles subjectives (délimitation et perceptions). Il a précisé : « nous sommes conscients qu’il y a des limites. C’est pourquoi le gouvernement travaille pour trouver des solutions mais tout se fera dans la concertation ». Pour ce qui est de l’intercommunalité, il a rappelé que c’est une démarche volontariste et que l’Etat va accompagner les collectivités qui souhaitent se mettre ensemble. Répondant à la question relative aux Pôles territoires, le ministre dit qu’on a commencé par la Casamance et que Sine Saloum et le Nord vont suivre.

Aly DIOUF

VERS UN PROJET DE LOI RELATIF À LA DÉLIMITATION DES COLLECTIVITÉS TERRITOIRES
Des collectivités territoriales comme Mbour et Bambilor, entre autres, ont des problèmes liés à la délimitation de leur territoire. Selon le ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Yaya Abdoul Kane, l’Agence nationale pour l’aménagement du territoire (Anat) travaille sur un projet de loi relatif à la délimitation des collectivités territoires. Cette loi, poursuit-il, devra permettre de bâtir un consensus durable pour un apaisement des relations entre collectivités territoriales voisines. Les décrets en matière de délimitation des collectivités territoriales, soutient le ministre Yaya Abdoul Kane, sont très souvent explicites. Toutefois, poursuit-il, il s’agira d’adopter une approche inclusive afin de trouver des solutions consensuelles dans le dialogue et la concertation avec tous les acteurs locaux.

A. DIOUF

Pour faire face à la question de financement que rencontre la plupart des collectivités territoriales, le gouvernement a mis en place le Programme d’appui aux communes et aux agglomérations du Sénégal (Pacasen) dont les premiers décaissements démarreront en juillet.

Le ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Yaya Abdoul Kane a souligné, hier, devant les députés que le Pacasen est venu renforcer les ressources des collectivités territoriales. Toutefois, a-t-il précisé, il y a des conditionnalités pour accéder à ce financement.  Il permet d’injecter directement les fonds dans les collectivités mais aussi d’avoir une traçabilité.

Selon le ministre, la réforme est motivée par un principe de solidarité et de transparence. D’ailleurs, rappelle-t-il, le Pacasen comporte quatre types d’allocations. Il y a l’allocation globale, l’allocation performance, l’allocation spéciale et l’allocation intercommunale. Sont éligibles à ce programme, toutes les communes qui sont chef-lieu de département et plusieurs autres communes qui ont plus de 50.000 habitants. Les communes qui n’en bénéficient pas verront leurs ressources augmentées et l’Etat fera tout pour qu’il y ait un Pacasen 2 qui va intégrer les communes restantes. Les premiers décaissements du Pacasen seront effectués en juillet 2018 par la Direction des collectivités territoriales. Le Pacasen est adossé à des critères de performance, rappelle Amadou Mame Diop, selon qui ce programme va faciliter le transfert de fonds aux collectivités territoriales. Mais certains députés ont dénoncé son système de financement qui exclut les communes de moins de 50 000 habitants. Le député Cheikh Seck estime qu’il faut réfléchir sur l’élargissement de l’assiette fiscale surtout pour les nouvelles communes. D’après Seydou Diouf qui salue ce programme, il y a des bailleurs comme la Bid et la Bad qui veulent participer au financement dudit programme. Il estime toutefois qu’il faut renforcer le Pndl. Les parlementaires sont revenus aussi sur des questions portant sur le Fonds d’équipement des collectivités territoriales (Fect), du Fonds de dotation de la décentralisation (Fdd), la suppression des avances de 25% des recouvrements de certains impôts consenties par l’Etat aux collectivités territoriales ou encore le remplacement de la patente par la Contribution économique locale (Cel). Les questions ont aussi porté sur la Fonction publique locale, la motivation des conseillers municipaux, la modernisation de l’état civil ou encore le Fonds minier.

A. DIOUF 

Abordant l’appel du chef de l’Etat à des concertations sur le parrainage et le pétrole, le Front patriotique pour la défense de la République (Fpdr) a fait comprendre qu’il ne prendra pas part aux travaux.

Le Front patriotique pour la défense de la République a fait face à la presse, hier, pour annoncer qu’il ne répondra pas présent aux concertations sur le pétrole et le parrainage. Pour cause, «l’Etat va signer en catimini, dans l’opacité la plus totale, une fois que les contrats sont validés, il dit j’appelle à un dialogue. Un dialogue autour de quoi?», s’est interrogé le coordinateur du Fpdr Mamadou Diop Decroix. «Il faut qu’on nous explique tout cela ». En tout cas, nous nous n’avons pas confiance. Le front patriotique pour la défense de la République n’ira pas à ce dialogue sur le pétrole parce que c’est la charrue avant les bœufs. Ce qu’il aurait dû faire, il ne l’a pas fait. Il a son schéma qu’il déroule mais nous ne sommes pas d’accord», a-t-il insisté.

Cette frange de l’opposition ne sera pas également aux concertations sur le parrainage. « Il décide d’imposer, dans les conditions que nous savons, la loi sur le parrainage. Maintenant, il dit qu’il va mettre en place un comité pour dialoguer sur la mise en œuvre du parrainage. Etant donné que nous avions rejeté ce projet, nous ne voyons pas pourquoi nous allons participer à sa mise en œuvre», a éclairé Diop Decroix. Il a ajouté : «nous avons examiné le fameux dialogue dont parle souvent le président de la République. Il envisage d’appeler à un dialogue sur le pétrole. Nous avons mis cela en corrélation avec les blocs qui ont été offerts à Total. Dans les textes, d’après ce qu’on m’a dit, la superficie maximale que l’on peut attribuer à un opérateur, c’est 3.000 m2. Et dans ce cas précis, Total aurait déjà acquis 67.000 km2 pour les recherches». Le leader d’Aj/Pads estime qu’il serait bien que le gouvernement explique les contours de l’accord avec Total.

Le Fpdr a aussi réagi par la voix de son coordonnateur, sur la crise universitaire. Dans ce sens, le front a décrié «des manœuvres de division et de dislocation du mouvement étudiant entreprises par le pouvoir aujourd’hui». Il a invité ledit mouvement à faire le maximum d’efforts pour rester uni pour l’avenir de l’université et du pays. Le coordinateur du Fpdr a dit qu’outre les 14 milliards de FCfa que le gouvernement doit aux établissements d’enseignement privés supérieurs, viennent s’ajouter les 100 milliards de FCfa dus aux enseignants.

Amadou DIOP

Le président Macky Sall a réuni le Conseil des ministres, mercredi 30 mai à 11 h, au Palais de la République.

Entamant sa communication autour du règlement de la crise universitaire, le Chef de l’Etat adresse ses chaleureuses félicitations aux membres de la communauté estudiantine du Sénégal pour leur esprit de dialogue et d’ouverture ainsi que leur attachement à un avenir certain, bâti sur des conditions sociales et pédagogiques adéquates.

Dès lors, appréciant ces moments d’échanges autour de l’avenir de l’enseignement supérieur, du renouveau d’un mouvement étudiant réconcilié avec lui-même et de la stabilité universitaire, le président de la République décide d’engager des mesures inédites en faveur de notre communauté universitaire. Ces décisions de haute portée sociale, constituent des réponses fortes, salutaires pour l’amélioration des conditions de vie et d’étude des étudiants.

Ainsi, le Chef de l’Etat indique que la mise en œuvre de ces mesures sociales entrainera un impact financier significatif sur le budget de l'Etat car l’augmentation du montant des bourses et des aides sociales ; la baisse du prix des tickets-repas, ramenant le prix du petit déjeuner à cinquante francs et celui du déjeuner ou diner à 100 F pour l’étudiant, la dotation en moyens de transport, sont évaluées à la somme de 8 milliards 160 millions de FCFA.

En outre, le président de la République rappelle aux membres du Conseil que les autres mesures nécessitent plus d’une trentaine de milliards pour engager les travaux portant sur les bâtiments pédagogiques, la construction de quatre restaurants, la construction et la réhabilitation de pavillons, la voirie, l'éclairage, l'assainissement et l'approvisionnement en eau, ainsi que le relèvement du plateau technique des centres médicaux en les dotant d’ambulances médicalisés, de médecins, d’infirmiers et de sages-femmes en plus de l’approvisionnement correct et régulier en médicaments.

Au surplus, le président de la République souligne que ces efforts viennent s'ajouter aux investissements importants déjà consentis par l'Etat pour l'amélioration des conditions d'étude des étudiants et permettent ainsi de renforcer l’offre d’hébergement pour les étudiants.

En effet, 3000 lits viendront s’ajouter aux 5800 lits de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, 1000 lits supplémentaires à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, compte non tenu des 7000 lits qui seront livrés aux autres universités de Thiès, Alioune Diop de Bambey, Assane Seck de Ziguinchor, Amadou Makhtar Mbow de Diamniadio, El Hadji Ibrahima Niasse de Kaolack.

Concluant sa communication sur ce point, le Chef de l’Etat demande au Premier ministre de mettre en place un comité de suivi et d’évaluation de ses engagements auprès de la communauté estudiantine et informe le conseil de la tenue, chaque année, sous sa présidence, d’une rentrée académique en vue de consolider le dialogue et l’engagement commun autour d'un pacte de stabilité et de pacification de l'espace universitaire.

Poursuivant sa communication autour du Plan national de lutte contre le cancer et l’application de la loi anti-tabac, le Chef de l’Etat se félicite du financement effectif de 48 milliards de FCFA, du Projet de construction et d’équipement du Centre national d’Oncologie avec le concours de la coopération sud-coréenne.

Dès lors, le président de la République demande au gouvernement de prendre toutes les dispositions pratiques, en vue de la réalisation, dans les délais indiqués, de cette structure sanitaire de dernière génération qui va renforcer l’exécution adéquate du Plan national de lutte contre le cancer.

En outre, le Chef de l’Etat invite le gouvernement à hâter, d’une part, le processus de modernisation des centres et équipements de dépistage du Cancer installés dans les structures sanitaires et, d’autre part, à améliorer significativement la prise en charge des malades, notamment par l’accessibilité des traitements et médicaments.

Par ailleurs, le président de la République demande au gouvernement d’intensifier la lutte contre le tabagisme en mettant en application l’ensemble des dispositions de la loi anti-tabac votée en 2014.
Appréciant l’accueil pour dix mois, au Sénégal, du navire hôpital « MERCY SHIPS », à partir de juillet 2018, le Chef de l’Etat invite le gouvernement à évaluer, avec précision, toutes les ressources financières et l’ensemble du dispositif technique et de sensibilisation des populations à mettre en œuvre pour accueillir ce navire, dans les meilleures conditions.

Enfin, évoquant l’activation du dispositif préventif de lutte contre les inondations, le président de la République demande au gouvernement de faire le bilan exhaustif de la mise en œuvre du Programme décennal de lutte contre les inondations (2012- 2022) ; et de déclencher, au plan national, ledit dispositif avec la prise en compte prioritaire des villes, localités et zones vulnérables.

Le Chef de l’Etat a terminé sa communication sur le suivi de la coopération, des partenariats et son agenda diplomatique.

Le Premier ministre a adressé, au nom du gouvernement, ses chaleureuses félicitations au Chef de l’Etat, pour son engagement pour l’éducation, un enseignement supérieur d’excellence et ses décisions de haute portée qui ont permis, un dénouement heureux de la crise estudiantine. Il a ensuite rendu compte de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a fait le point de la situation africaine et internationale.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture économique, nationale et internationale.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte de la préparation de la campagne agricole et de la mise en place des semences et des engrais.

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a fait une communication sur l’arrivée du navire hôpital « MERCY SHIPS » et sur le projet de construction du Centre national d’Oncologie.

Le ministre en charge du Suivi du PSE a fait le point de l’état d’avancement des projets et réformes.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le conseil a examiné et adopté :

• le projet de loi modifiant la loi n° 2008-47 du 03 septembre 2008 portant règlementation des systèmes financiers décentralisés.

NOMINATIONS
Au titre des mesures individuelles, le président de la République a pris les décisions suivantes :

  • Monsieur Djily Mbaye LO, Sociologue, Expert en micro finance, est nommé Directeur des Stratégies de Développement industriel, au ministère de l’Industrie et de la Petite et Moyenne Industrie, poste vacant ;
  •  Monsieur Pape Amar DIOP, Professeur de l’Enseignement Secondaire Principal, est nommé Inspecteur des Affaire Administratives et Financières au ministère de la Bonne Gouvernance et de la Protection de l’Enfance.

Le président du Conseil départemental de Vélingara, Ibrahima Barry, estime que le président Macky Sall mérite un second mandat à la tête du pays. C’est pourquoi son parti, le Rassemblement pour la citoyenneté et le développement (Rcd) a décidé de le soutenir, mais il demande le renforcement des projets sociaux pour le monde rural et le déploiement des responsables locaux, notamment ceux de l’Apr à la base.

Monsieur le président, après votre départ du Parti socialiste, vous avez créé le Rcd. Comment votre parti se déploie sur le terrain ?
Nous sommes en train de massifier, d’organiser et de déployer le Rassemblement pour la citoyenneté et le développement (Rcd) sur le territoire national. Nous lui donnons surtout un ancrage local. Un parti doit avoir une visibilité. Nous sommes en train de travailler sur le terrain pour convaincre les Sénégalais sur notre projet de société. Nous avons un idéal. C’est pourquoi, nous avons parlé d’une autre offre politique qui consiste à allier l’acte à la parole. Mais aussi informer juste et vrai et engager les Sénégalais sur le chantier du travail puisque c’est cela qui peut être source de développement. Pour le moment, nous travaillons en attendant de recevoir notre récépissé. Nous travaillons à la base. Ce travail est en train de nous valoir une satisfaction de taille.

C’est un parti national, mais je peux vous dire déjà qu’en Casamance naturelle, le Rcd est déjà une force très visible. Le Rcd fait son ancrage et va se déployer à partir de la Casamance sur le reste du Sénégal. En tant que leader de ce parti, je suis très fier des résultats enregistrés.

Est-ce que ce déploiement a permis d’avoir de fortes personnalités dans le parti?
Il y a des personnalités de grande envergure qui ont rejoint le parti. Le Professeur Bambo Guirassy, ex-maire de la commune de Diaobé- Kabendou  est avec nous. Il a du monde derrière lui.

Nous avons d’autres leaders dans le département de Bignona. Il y a beaucoup de leaders qui ont adhéré à ce parti. A Touba, Dakar et dans d’autres villes, le parti est représenté. Beaucoup attendent la reconnaissance officielle du parti pour adhérer. Il y aura des surprises, parce que le Rcd est entré dans le cœur de beaucoup de Sénégalais.

Comment comptez-vous gager la présidentielle de 2019 ?
Nous avons dit que pour être logique avec nous-mêmes, nous soutiendrons le Président Macky Sall. Et cela nous le faisons avec conviction et sans condition, parce que nous n’avons même pas été reçus par le Président. Nous n’avons aucun poste qui a été donné par le président de la République. Nous étions des socialistes. Notre parti soutenait le Président. Depuis le référendum, nous soutenons le président de la République. Pour être cohérent pour la présidentielle, nous avons donc décidé de soutenir le président de la République, Macky Sall pour qu’il ait un second mandat. Mais à partir des élections locales, notre compagnonnage va s’arrêter. Nous sommes un parti ambitieux constitué de jeunes. Nous pensons à notre avenir politique. Notre position sera d’aller briguer, sous notre propre bannière, les Collectivités locales. Pour 2019, nous sommes dans “Bennoo Bokk Yaakaar”.

Qu’est-ce qui motive votre soutien au chef de l’Etat ?
Nous l’avons toujours soutenu. Nous estimons que ce qu’il a fait est positif. Nous estimons qu’il mérite un deuxième mandat vu les jalons qu’il est en train de poser. Nous qui sommes des Sénégalais de l’intérieur, savons ce qu’il fait pour le monde rural. Nous avons le Ppdc qui est très connu en Casamance et qui fait beaucoup de réalisations dans l’agriculture et le désenclavement. Nous avons le Puma qui donne des ambulances dans les zones frontalières. Nous avons aussi la Couverture maladie universelle ainsi que les bourses sociales. Cela n’est pas négligeable pour des gens qui n’avaient même pas de quoi assurer le quotidien. En termes d’infrastructures aussi, le Pudc fait beaucoup d’efforts pour l’accès à l’électricité et à l’eau. Nous avons des motifs réels de penser que le président de la République mérite un deuxième mandat pour qu’il puisse faire davantage. Un premier mandat est très court, parce qu’il faut faire des réglages.

Il faut lui donner un deuxième mandat pour qu’il réalise ses ambitions pour le Sénégal. Dans un bilan, il y a toujours un actif et un passif. Mais l’actif dépasse largement le passif au regard de ce que nous vivons dans le Sénégal des profondeurs.

Que doit faire le pouvoir pour avoir le soutien du monde rural ?
Nous estimons que le gouvernement doit investir davantage sur ces projets sociaux. Il faut aussi une réduction du train de vie de l’Etat, une rationalisation des institutions pour avoir des économies qui seront mises au service du développement local. Il faut qu’il y ait une meilleure orientation de la dépense publique vers la satisfaction, au plus près, des préoccupations des Sénégalais, notamment ceux de l’intérieur.

Quel rôle les régions de l’intérieur peuvent-elles jouer dans le développement du pays ?
Il suffit de réparer une injustice qui est la faiblesse des investissements publics dans les régions périphériques. Les régions qui sont près de la capitale ont toujours été favorisées par rapport à l’arrière-pays. Le Président Macky Sall a commencé à réparer ce paradoxe. Mais il ne s’agit pas aussi d’afficher la volonté en disant qu’il n’y a plus de commune rurale. Il faut donner la chance à ces régions qui ont des potentialités. Il faut augmenter les investissements publics pour que les régions périphériques puissent jouer leur rôle. Ce sont ces régions qui peuvent être le moteur de notre développement, parce que nous savons que c’est l’agriculture qui peut conduire le Sénégal vers le développement.

Que représente Vélingara dans l’électorat de la région de Kolda ?
Le département de Vélingara a plus d’électeurs que le département de Kolda et celui de Médina Yoro Foulah. Vélingara représente un peu plus de 45% de la région de Kolda. Nous avons un électorat important qui dépasse les 95.000 électeurs. Avec les dernières inscriptions sur les listes électorales, nous espérons dépasser les 100.000 électeurs. Cela n’est pas négligeable dans une élection présidentielle. Le président de la République devrait prêter une attention particulière à ce département qui lui est très favorable.

Comment votre parti travaille avec ses alliés notamment l’Apr à la base ?
L’Apr est une armée mexicaine à Vélingara. Elle ne se déploie que lorsqu’il y a des joutes électorales. Nous avons des responsables qui ne sont visibles que pendant les campagnes électorales.

Au Rcd, nous travaillons quotidiennement à la base. Nous voulons travailler avec eux, mais ils sont hostiles à notre parti. Nous subissons toutes sortes de combat, mais nous restons sereins.

Notre compagnonnage avec le président de la République est sans condition. Avec ces responsables, j’avoue que nous ne travaillons pas normalement à la base. J’attire l’attention du président de la République. Il faut qu’il sache que 2019 n’est pas acquis. Il faut que les responsables se mettent au travail. Que les responsables de l’Apr qui ont des postes de responsabilité comprennent que cette élection les concerne en premier lieu. Ils doivent travailler au quotidien pour la réélection du président. C’est loin d’être le cas pour tous les responsables locaux. Les défis sont énormes. Il faut que les gens se battent. Il faut que le président de la coalition “Bennoo” demande à ses responsables d’aller mouiller le maillot à la base. Le chef de l’Etat doit d’abord reconnaître les alliés qui lui sont fidèles et qui travaillent pour lui à la base. Il faut ensuite continuer à répondre aux préoccupations des Sénégalais. C’est cela qui permettra au président de la République d’avoir un second mandat.

Propos recueillis par Babacar DIONE

Plusieurs responsables politiques de l’Alliance pour la République (Apr) du département de Mbacke, dont Abdou Lahad Ka, le maire de la commune de Touba Mosquée et Abdou Mbacké Ndao, maire de Mbacké et d’autres personnalités ont, dans leurs activités au sein d’un cadre unitaire, entrepris une opération pour rendre visible les réalisations du président Macky Sall dans la cité religieuse de Touba. Ils ont visité des infrastructures réalisées par le gouvernement.

Serigne Modou Bara Dolly a indiqué que Touba a plus de 420 milliards de Fcfa d’investissements. « Nous avons effectué une visite des chantiers, dans la cité religieuse. Nous estimons qu’en ce qui concerne l’assainissement de la ville, plus de 10 milliards de Fcfa ont été investis. Le président Macky Sall a soldé un crédit de 9 milliards de Fcfa, que son prédécesseur devait a l’entreprise chinoise, qui exécute les travaux, la route construite en 2014, a hauteur de 4,5 milliards de Fcfa a été réceptionnée », a-t-il souligné. Serigne Modou Bara Dolly a évoqué la participation de l’Etat à la construction de la mosquée de Massalikoul Jinane et les aménagements aux alentours à hauteur de 6 milliards. Il a aussi salué la construction de l’autoroute « ila Touba » qui vise toute la population du Sénégal. Les responsables de l’Apr ont ainsi décerné un satisfecit au président Sall. Ils ont promis de le réélire dès le premier tour à la présidentielle de 2019.

Mamadou DIEYE

Mohamed Ndiaye, président du mouvement « Rahma » a appelé, hier, à une mobilisation pour réélire Macky Sall à un second mandat en lieu et place d’une guerre de positionnement pour les élections locales de 2019. Une déclaration faite en marge d’une cérémonie de distribution de vivres en ce mois béni de ramadan.

La cérémonie de soutien aux populations démunies, dans le cadre du mois béni du ramadan, organisée par l’ambassadeur itinérant Mohamed Ndiaye, a été, cette année, une occasion, pour le leader du mouvement éponyme, de lancer un appel à l’unité dans les rangs du parti au pouvoir.

Dans un contexte de guéguerres et de luttes de positionnement chez les responsables de l’Alliance pour la République (Apr) dans la capitale régionale, M. Ndiaye a voulu marquer les esprits en invitant ses camarades de parti à faire preuve de discernement. « Actuellement, je pense que tous les vrais apéristes ne s’intéressent qu’à la réélection du président de la République Macky Sall.

En tout cas, pour notre part, notre seul objectif est de donner un second mandat au chef de l’Etat », a dit le leader du mouvement « Rahma ». « Ceux qui sont en train d’afficher leurs ambitions en disant qu’ils veulent être maire en 2019, vont trop vite en besogne, car nous ne sommes pas dans ce contexte. Je tiens à affirmer que les vrais responsables ne parlent pas pour l’heure de la mairie de Kaolack ou de leurs ambitions pour telle collectivité locale dans le département ou la région de Kaolack, car ils savent que les priorités sont ailleurs. En l’occurrence, la principale priorité n’est rien d’autre qu’un second mandat pour le président Macky Sall  », a-t-il ajouté.

Elimane FALL

L’Apr de Barkédji, sous la houlette de Daouda Sow, a décidé de travailler à la réélection du président de la République, Macky Sall, dès le premier tour, en 2019. Il a fait cette déclaration à l’occasion de la rencontre politique qu’il présidait au quartier «  Diallou Rail ».

Daouda Sow a battu le rappel de ses militants et sympathisants, avant-hier, pour lancer l’offensive, en vue de la réélection, au 1er tour, du président de la République, Macky Sall, en 2019. Le Directeur administratif et financier (Daf) de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (Omvg) a estimé que les populations du Djolof ont une dette de reconnaissance envers le chef de l’Etat pour toutes les réalisations de grande envergure que ce dernier a réalisées à leur profit. M. Sow a cité, entre autres réalisations à l’actif du président Macky Sall, dans le département de Linguère, les pistes de production (Linguère-Dolly, Dahra-Thiargny-Dolly, Linguère-Labgar et Dahra-Mbeuleukhé), l’électrification rurale de plus 30 villages, sans compter les nombreux forages (14 forages et 14 châteaux d'eau au total) et le mur de clôture du ranch de Dolly (120 kilomètres)). Il a estimé que les populations de Linguère ont le devoir de rendre un hommage appuyé au chef de l’Etat. « Parce qu’avec le Pse (Plan Sénégal émergent), dit-il, l’Etat se substitue à la limite aux collectivités locales, pour améliorer le bien-être des populations ». Notre interlocuteur n’a pas occulté les « nombreux et importants acquis du chef de l’Etat », dans les autres domaines à savoir l’éducation, la santé etc.

C’est ainsi que Daouda Sow a engagé toutes les forces vives du département de Linguère, notamment les militants des partis politiques et autres responsables de la coalition Bby, ainsi que les mouvements de soutien, à vulgariser les réalisations du président de la République au Djolof.

Masse NDIAYE

Le Premier ministre de la République de Guinée-Bissau, Aristides Gomes, séjourne à Dakar depuis hier matin. Porteur d’un message du président Vaz, il a été reçu dans l’après-midi par le chef de l’Etat.

Le Premier ministre de Guinée-Bissau a partagé avec le Président Macky Sall l’évolution du processus devant conduire à la tenue d’élections législatives en novembre prochain. Il s’est réjoui de l’engagement constant du chef de l’Etat à aider la Guinée-Bissau à sortir de la crise politique.

Le Sénégal fait partie des étapes de la tournée africaine entamée par le chef du gouvernement bissau-guinéen depuis sa nomination. Membre du Parti africain de l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (Paigc), Aristides Gomes a été Premier ministre le 2 novembre 2005 et jusqu'au 13 avril 2007. M. Gomes a longtemps milité dans ce parti où il a été nommé premier vice-président lors du Congrès ordinaire des libérateurs de 2002.

Après avoir soutenu le président général «Nino» Vieira, en tant que candidat indépendant à la présidence en 2005, il a été expulsé de la rangée de libérateurs (Paig). Après cette expulsion, Aristides Gomes a créé le Parti républicain pour l'indépendance et le développement (Prid) et participe aux élections législatives de 2008. Mais il va retourner au Paigc à l’occasion du 8eme Congrès à Cacheu en tant que délégué. Il sera, par la suite, élu membre du Comité central au 9eme congrès ordinaire dudit parti. Né le 8 novembre 1954 à Canchungo, dans la région de Cacheu, au nord de la Guinée-Bissau, l’actuel Premier ministre bissau-guinéen est diplômé en sociologie de l'Université de Paris VIII (France).

Maguette NDONG

Porteur d’un message du président José Mário Vaz à son homologue sénégalais, Macky Sall, le Premier ministre de Guinée-Bissau, Aristides Gomes a été accueilli à l’aéroport Léopold Sédar Senghor, par le chef du gouvernement, Mahammed Boun Abdallah Dionne.

Pm Rgb Gomes

« Le Chef de l’Etat va convier, dans la première décade du mois de juin prochain, l’ensemble des forces vives de la Nation aux concertations sur la gestion des futurs revenus gaziers et pétroliers », lit-on dans un communiqué publié. Selon le texte, le « président de la République exhorte l’ensemble des Sénégalais à raffermir le principe et la pratique du dialogue dans nos comportements quotidiens afin que les divergences puissent trouver des solutions consensuelles au bénéfice de tous ». Macky Sall a fait cette annoncé après avoir souligné que la journée du dialogue national célébrée le 28 mai « est une occasion, pour toutes les forces vives de la Nation, de communier et de réaffirmer notre commune appartenance au même pays et au même Peuple, au-delà de nos différences ». Selon la note, il s’est félicité ainsi des concertations en cours sur le fichier électoral et le processus électoral en général autour du ministre de l’Intérieur et du facilitateur, l’Ambassadeur Seydou Nourou Bâ.

Babacar DIONE

Le secrétaire général par intérim de la Ligue démocratique (Ld), Nicolas Ndiaye, réaffirme l’ancrage de son parti dans “Bennoo bokk yaakaar”. Dans cet entretien, le député a abordé plusieurs points de l’actualité dont la présidentielle de 2019, le remous que le parti a connus.

La Ligue démocratique a récemment connu des remous. Peut-on dire, aujourd’hui, que cette crise est du domaine du passé ?
Cela est du domaine du passé, parce que nous nous sommes séparés des camarades qui avaient mis en place un mouvement qui était illégal, contraire aux statuts et au règlement intérieur du parti. Nous nous sommes séparés d’eux et donc maintenant nous considérons que la page est tournée. Ils ont formé leur propre parti avec leur propre dénomination et donc nous sommes maintenant deux partis différents et chaque parti suit son chemin. Mais c’est regrettable. Je continue à penser que la séparation pouvait être évitée. Même s’il y a séparation, elle aurait pu se dérouler d’une autre manière. Ce qui a provoqué notre séparation a trait aux élections législatives. Certains voulaient qu’on aille seul, d’autres voulaient qu’on aille dans le cadre de Bennoo Bokk yaakaar. Nous nous sommes réunis en avril 2017 pour prendre une décision. Avant, des consultations avaient été faites. Sur les 45 fédérations, 42 ont été consultées. Les jeunes, les femmes, le troisième âge et les cadres ont été également consultés. Un plus grand nombre de militants voulait qu’on aille dans le cadre de Bennoo bokk yaakaar. Après les consultations, le bureau politique s’est réuni le 08 avril 2017. Après un large débat démocratique, on a voté d’une manière au bulletin secret et la majorité des militants des membres du bureau politique a voulu qu’on aille dans le cadre de Bennoo bokk yaakaar. Cette décision semblait être acceptée. Malheureusement, après les élections, des camarades se sont réunis pour mettre en place Ld debout, un mouvement dans le parti. Ce qui est anti statutaire. Malgré toutes les démarches, ils ne sont pas revenus dans le parti et en février, ils ont convoqué un prétendu huitième congrès de la Ld et ont décidé de mettre en place leur propre parti. Ce qui s’est passé est triste, lamentable mais heureusement que l’écrasante majorité de la Ld est toujours là. Le parti est resté intact. Mais cela est une leçon que nous tirons pour éviter au maximum ces situations dans l’avenir.

Qu’est-ce qui explique, à vos yeux, que la plupart des partis politiques qui ont marqué leur ancrage dans Bennoo bokk yaakaar ou ont fait le choix d’accompagner le président Maacky Sall se mettent à se déchirer ?
L’accusation simple et facile qu’on donne est que c’est Macky Sall qui divise. C’est la mouvance présidentielle qui divise. C’est entièrement faux. La division est interne au parti. Un parti, pour résoudre ses problèmes, doit faire fonctionner la démocratie interne. Un parti ou tout groupe d’hommes a un mode de fonctionnement, des règles écrites ou non écrites. Et pour les partis, ce sont des règles écrites. Quand la majorité va dans un sens, la minorité doit se soumettre. On doit chercher le consensus, mais si le consensus n’est pas possible, on doit faire fonctionner la règle de la démocratie. Et si la séparation est inévitable, il est plus mûr, plus responsable que les protagonistes puissent s’asseoir et se séparer  à l’amiable. Un parti a pour vocation la transformation sociale d’une société donnée en fonction de son idéologie, de sa sensibilité. Comme instrument de transformation sociale, le fonctionnement du parti doit préfigurer la société qu’on veut mettre en place. Si un parti veut mettre en place une société démocratique, elle doit commencer par l’instaurer à l’interne.

La Ld va-t-elle soutenir Macky Sall en 2019 ?
A moi seul, je ne peux pas vous dire ce que nous allons faire. Nous allons convoquer les instances régulières de notre parti, soit le bureau politique, soit le congrès qui est prévu pour les 06 et 07 octobre comme date indicative et nous allons prendre les décisions par rapport à la présidentielle. Mais par contre, par rapport à notre ancrage dans Bennoo bokk yaakaar, il n’y a pas de doute. Nous sommes toujours dans Bennoo bokk yaakaar. Depuis 2012, le président Macky Sall qui dirige le pays et la coalition Bennoo bokk yaakaar est en train de travailler. Bien sûr la perfection n’est pas de ce monde, mais nous pensons qu’il a assez bien travaillé et il a un bilan largement positif. En plus, nous nous concertons régulièrement en conférence des leaders. Il y a aussi le secrétariat exécutif de Bennoo bokk yaakaar qui est un cadre de concertations. Et dans ces cadres, chacun dit les choses comme il les voit. Macky Sall consulte régulièrement ses alliés. Par conséquent, nous maintenons notre ancrage dans Bennoo bokk yaakaar qui est une coalition plurielle qui tend à instaurer plus de démocratie dans notre pays, au lieu de la monarchie qu’on voulait instaurer. Et cette conception monarchique du pouvoir de la part du Pds est toujours là. Et çà constitue toujours un danger. La preuve est que c’est Karim Wade qui est le candidat du Pds et c’est le Pds qui est toujours le premier parti de l’opposition.

L’opposition continue de récuser le parrainage…
J’ai voté cette loi parce que je pense qu’elle est juste. Quand on veut prétendre être candidat à une élection présidentielle, c’est raisonnable. Parce que quand on ne peut pas être parrainé par 0,8 à 1 % des électeurs, c’est une illusion que de vouloir se présenter comme candidat, que de vouloir être président de la République. Tous les pays démocratiques usent du parrainage et même les pays qui n’en sont pas encore là,  arriveront inéluctablement au parrainage. Le parrainage permet de mettre en meilleure santé notre démocratie. Maintenant, la conséquence certainement c’est que ça va diminuer  le nombre des candidats en filtrant les candidatures fantaisistes. Et ce n’est pas une violation du secret du vote parce que le parrainage n’est pas un vote.

Une frange de l’opposition rejette l’appel à la concertation du chef de l’Etat. Vos commentaires ?
Macky Sall a appelé à une concertation sur plusieurs points. Après le vote de la loi sur le parrainage, il y aura une concertation sur le code électoral. Et cette concertation permettra de discuter avec l’opposition avec comme objectif qu’elle ait des garanties, soit rassurée grâce à certaines dispositions électorales que le parrainage ne pourra pas légalement éliminer des candidats d’une manière indue. Que l’opposition soit rassurée que le parrainage va se faire d’une manière très claire, que la sélection des candidats va se faire d’une manière très claire et tout le monde aura des garanties. Cette concertation n’est pas fermée et mon plus grand souhait est d’inviter toute l’opposition à venir.

Quid des concertations sur le pétrole et le gaz ?
Je souhaite que toute l’opposition vienne. Nos pays sont fragiles. Seule la concertation peut permettre d’aboutir à un consensus.  Sur le parrainage, les concertations permettront de fixer les règles du jeu par une entente commune. Plusieurs pays se sont déchirés à l’occasion d’élections. Le Sénégal heureusement n’a jamais connu ces déchirements. C’est un acquis important que nous devons maintenir et pour le maintenir, la concertation est un maître-mot. La concertation sur le pétrole et le gaz est aussi importante. Le pétrole constitue, dans beaucoup de pays, une malédiction. Dès qu’on découvre du pétrole quelque part, le pays est en feu et en sang parce que c’est d’énormes richesses. Et les compagnies pétrolières, je ne jette pas l’anathème sur elles, mais elles ne sont pas des enfants de cœur. On a vu des pays où des compagnies pétrolières ont des partis politiques. Des pays où elles financent des mercenaires, des milices ou des armées.

Le seul garant, c’est la vigilance citoyenne. C’est l’unité nationale. C’est pourquoi, une concertation regroupant l’opposition, le pouvoir, la société civile et les organisations représentatives des citoyens sur cette manne que Dieu a mis entre nos mains, peut nous aider à renforcer d’abord notre unité, ensuite à faire bloc pour parler d’une seule voix face aux compagnies pétrolières afin d’exploiter ces ressources naturelles au bénéfice du peuple sénégalais. Si nous ne sommes pas unis et nous ne faisons pas preuve de lucidité, le pétrole peut devenir une calamité au lieu d’être une manne pour le bien-être du peuple sénégalais. C’est pourquoi on doit prendre très au sérieux cet appel du président  au dialogue, à la concertation sur les ressources pétrolières et gazières.

Et nous avons une tradition de concertation et de dialogue dans ce pays qu’il nous faut maintenir.

Propos recueillis par Amadou DIOP

L’Alliance pour la République dément les propos de l’ancien président, Abdoulaye Wade, qui a accusé son successeur de vouloir confisquer sa maison au Point E. « La justice sénégalaise, encore moins le président Macky Sall, n’ont jamais ordonné la saisie d’aucun bien de Me Abdoulaye Wade, ni sa maison du Point E, ni un quelconque immeuble », lit-on dans un communiqué publié par l’Apr.

L’Alliance pour la République souligne que « la procédure d’enrichissement illicite concerne Karim Wade, fils de l’ancien président « qui a été condamné à six ans avant d’être gracié par le président Macky Sall ». Toutefois, a précisé le communiqué, « il reste sous le coup de la condamnation à payer 138 milliards de Cfa ». « Si un huissier s’est rendu chez les Wade, c’est uniquement parce que c’était la dernière adresse de M. Karim Wade. Aussi, parler de saisie d’une maison relève d’une contre-vérité manifeste pour abuser une opinion pourtant avertie », a fait remarquer l’Apr.

Le texte indique que Me Abdoulaye Wade extrapole en affirmant que le président Macky Sall a fait une déclaration de patrimoine de « 7milliards » qu’il aurait reçus de Me Wade. D’abord, a démenti l’Apr, « le président Sall n’a jamais fait une telle déclaration de patrimoine ». « Ce sont les officines mafieuses qui, au lendemain de l’alternance de 2012, incapables de digérer leur défaite, ont, du fond de leur posture revancharde et antidémocratique, tissé toutes sortes de contre-vérités pour porter atteinte à l’image du président nouvellement élu », souligne-t-on. « Ensuite, le président Macky Sall n’a jamais dit qu’il a reçu 7 milliards de Me Abdoulaye Wade pour la bonne et simple raison que cette somme n’existe que dans les officines mafieuses de ses auteurs. Me Abdoulaye Wade ne peut fournir aucune preuve du contraire », insiste l’Apr.

L’Apr souligne que « le président Macky Sall a tenu le pari, depuis qu’il était dans l’opposition, de ne pas regarder dans le rétroviseur ». « Depuis la rupture historique conclue par la défaite sévère de Me Wade qui voulait, au prix de plusieurs morts, imposer son fils au peuple sénégalais, grâce à un projet de dévolution monarchique du pouvoir, le président Macky Sall a fait preuve de grandeur et de hauteur au point de n’avoir jamais prononcé le nom de son prédécesseur », martèle l’Apr. « Il a refusé de descendre dans les bas-fonds où l’a voulu entrainer l’aile revancharde et extrémiste du Pds, préoccupé qu’il est par l’œuvre de redressement et de construction du Sénégal », ajoute le communiqué signé par Seydou Guèye, le Porte-parole.

Babacar DIONE


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