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Politique (4272)

Le Haut conseil des collectivités territoriales va déposer, sur la table du chef de l’Etat, un rapport de plus de 200 pages portant sur la promotion de l’emploi et l’attractivité du territoire.

Soulignant les étapes qui ont jalonné la production de ce document, Aliou Sow, président de la première Commission du Hcct a rappelé, hier, lors de l’Assemblée plénière d’adoption de ce rapport, que l’institution avait commis des groupes d’experts  et des universitaires de Saint-Louis, Bambey et Dakar. Elle avait aussi entendu 19 personnalités issues des différents secteurs intervenant dans la promotion de l’emploi et l’attractivité de territoire dont le patronat, les partenaires techniques et financiers du Sénégal et les autorités étatiques. 5 auditions ont eu lieu en commission. «Nous avons exploité l’ensemble des résultats des travaux des  groupes d’experts commis. Nous en sommes arrivés à élaborer une contribution du conseil sur l’attractivité du territoire et la promotion de l’emploi», a souligné Aliou Sow.

Le document contient 102 recommandations. Selon Dr Sow, il s’agit de «recommandations précises, pragmatiques et réalistes qui peuvent accompagner le chef de l’Etat dans la mise  en œuvre  de la politique qu’il a définie pour le Sénégal et pour les Sénégalais pour avoir des résultats plus rapides et conformes aux préoccupations des  populations».

En plus de cette contribution, le Hcct a également élaboré une recommandation  sur les pôles territoires. «L’Acte 3 de la décentralisation doit connaître une deuxième phase qui va porter sur le financement de la décentralisation, mais également sur la promotion des pôles territoires. Le Hcct s’est penché sur la question  et proposé des formes  d’organisation, de financement, d’animation d’orientation», a expliqué le président de la première commission. Un  avis a été aussi élaboré sur la Fonction publique territoriale. « Il y a eu beaucoup de mouvements sociaux dans le cadre des recommandations des Collectivités locales. Après avoir auditionné toutes les entités,  nous avons élaboré un avis avec des solutions concrètes», a souligné Dr Sow qui a ajouté que l’institution va produire un autre avis qui porte sur la réforme du fonds d’équipement des Collectivités territoriales.

Babacar DIONE

L’Assemblée nationale qui s’est réunie, hier, a voté, à l’unanimité, 6 projets de loi qui permettent au président de la République de ratifier 6 conventions internationales.

Le premier document concerne le projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier la convention-cadre portant création de l’alliance solaire internationale. Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Me Sidiki Kaba, a rappelé que cette convention-cadre a été élaborée par les pays réunis à Paris, le 30 novembre 2015, à l’initiative du Premier ministre indien et du président de la République française, en marge de la Cop 21. Avec cette convention, a soutenu le ministre devant l’inter-commission, le Sénégal, à l’interne, va bénéficier du gouvernement indien de l’installation de systèmes solaires familiaux dans les ménages et de programmes d’exhaure pour la production d’eau potable et d’eau destinées à l’irrigation. Le deuxième projet de loi voté autorise le Président de la République à ratifier le protocole portant amendement de la convention relative aux infractions et à certains autres actes survenant à bord des aéronefs, fait à Montreal le 4 avril 2014. L’objectif de ce protocole est de remédier à la disparité du régime applicable au secteur du transport aérien, notamment en cas de poursuites judiciaires, devant sanctionner les actes des passagers indisciplinés et perturbateurs à bord des vols commerciaux. 

Le troisième projet de loi voté par la représentation nationale autorise le chef de l’Etat à ratifier la convention révisée sur la reconnaissance des études et des certificats, diplômes, grades et autres titres de l’enseignement supréieur dans les Etats d’Afrique. «Désireux de promouvoir le label «étudier au Sénégal» et de faire de Dakar un hub en enseignement supérieur, le Sénégal voudrait, avec la ratification de cette convention, tirer un profit considérable de l’harmonisation, de la simplification et de la reconnaissance des études et des certificats, diplômes et autres titres de l’enseignement supérieur en Afrique», a expliqué Me Sidiki Kaba.

Le quatrième projet de loi adopté par les députés autorise le président à ratifier le protocole relatif à la convention internationale de 1966 sur les lignes de charge. Un autre projet de loi adopté par la représentation nationale autorise le chef de l’Etat à ratifier la convention portant création de la Société de gestion de l’énergie des ouvrages du haut bassin en Guinée (Sogeoh).

Oumar KANDE

Le président Macky Sall n’est guère indifférent à la situation qui prévaut actuellement en Afrique du Sud. Au contraire, il dit suivre « avec beaucoup d’attention » ce qui se passe dans ce pays. La raison est que l’Afrique du Sud est la « première puissance » économique du continent et forcément tout ce qui s’y passe concerne directement les autres africains. Il reste toutefois optimiste quant à l’évolution de la situation actuelle. « Je pense que la sagesse va prévaloir et déjà le président (Jacob Zuma) ayant vu que son parti a demandé son retrait compte tenu de l’impact du parti sur la marque des institutions, il a accepté de partir », a-t-il dit, espérant que les autorités sud-africaines vont lui donner une sortie honorable dans le respect du travail qu’il aura effectué à la suite des présidents Mandela, Mbecki. Pour ce qui est du nouveau président, Cyril Ramaphosa, le président Sall est optimiste. Car, selon lui, M. Ramaphosa est un homme du sérail qui s’est battu toute sa vie au sein de l’Anc. « On espère que cette situation va être vite dépassée dans le respect des institutions, de l’héritage de Mandela, de l’Anc, de l’avenir de ce pays et de l’Afrique », a dit Macky Sall.

M. NDONG

Le président du Libéria, George Weah, a consacré sa première visite officielle à Dakar. Un choix qui s’explique par le leadership incontestable du président Macky Sall dans la région. Les deux chefs d’Etat ont promis d’accroître les échanges entre Dakar et Monrovia.

Arrivé, hier, dans la mi-journée à Dakar, le président nouvellement élu du Libéria, George Weah, est d’abord venu voir son « grand frère », le président Macky Sall. Il l’a réitéré au Palais présidentiel, lors de la conférence de presse conjointe qu’ils ont animée ensemble. Les deux présidents se connaissent bien et ont décidé de « renforcer » la coopération entre les deux Etats dont le cadre est jugé « assez faible » par le président Macky Sall au cours de son intervention. « Nous avons réaffirmé notre volonté commune de revoir ce cadre de coopération dans plusieurs domaines tels que l’éducation, la santé, l’économie dans son ensemble et le social.

Et nous allons instruire les deux gouvernements pour renforcer ce cadre de coopération, dans les deux ministres des Affaires étrangères », a indiqué le président Macky Sall.

Le Libéria qui fait partie des pays « les plus pauvres » du continent, selon son président, a des besoins énormes dans les domaines de l’agriculture, de la santé et de la formation de ses militaires et pilotes. Le gouvernement actuel est aussi « assez jeune », selon George Weah qui estime que le leadership du président Macky Sall en Afrique et dans la région peut beaucoup aider son pays.

  « Nous sommes conscients du rôle que vous jouez et continuez de jouer dans le continent pour que la paix demeure. Nous en avons comme preuve l’important rôle joué par votre pays dans la décrispation de la crise en Gambie. Votre leadership ne souffre d’aucun doute dans la région », a dit le président Weah estimant qu’il va travailler avec son homologue sénégalais.

Lutter contre l’invasion fiscale
A cet effet, Macky Sall a souligné que le Sénégal a pratiquement « les mêmes priorités » que le Libéria. Notamment dans le domaine de la formation des jeunes et de l’accompagnement des femmes. « Nous avons une population très jeune qui n’a souvent pas de formation. Ce sont des questions de formation professionnelle, d’entrepreneuriat, d’encadrement qui se posent toujours.

Même si le Sénégal dispose d’une expérience qu’il peut partager. Nous avons aussi fait beaucoup d’effort à l’endroit des femmes, surtout dans la modernisation des systèmes d’intervention », a expliqué le chef de l’Etat précisant que Dakar et Monrovia va sûrement échanger leurs expériences dans ces domaines. Pour ce qui concerne le renforcement des ressources humaines, le Sénégal est disposé à ouvrir ses écoles (militaires et civiles) aux jeunes libériens pour qu’ils puissent venir se former.

Même s’il promeut la coopération Sud-Sud, le président Sall estime qu’il y a un combat à mener pour que des pays comme le Libéria qui disposent de sous-sol riche en minerais (or, diamant et d’autres ressources minières) puissent en profiter amplement et résoudre les problèmes auxquels les populations sont confrontées. « Nous pouvons nous battre pour transformer le code minier pour faire en sorte que les populations et les Etats puissent bénéficier de ressources extraites de leur sous-sol. Nous sommes engagés très fortement sur cette question à travers l’Itie et la lutte contre l’invasion fiscale. Si les pays africains bénéficiaient convenablement des retombées de leurs ressources, ils n’auraient pas besoin de demander de l’aide.

Maguette NDONG

WEAH, UN PARCOURS À SUIVRE PAR LA JEUNESSE
Le parcours du président libérien, George Weah est un exemple à suivre par la jeunesse africaine. C’est le point de vue du chef de l’Etat, Macky Sall, exprimé au cours de sa rencontre avec l’ancien ballon d’or, aujourd’hui à la tête de l’Exécutif libérien. Pour Macky Sall, George Weah est certes un homme qui a un succès planétaire, mais c’est surtout son humilité qui lui a permis d’avoir la confiance de ses compatriotes. « S’il n’avait pas cette qualité, il ne serait pas aujourd’hui élu président du Libéria. C’est un homme d’engagement et de volonté. Son propre parcours peut servir d’exemple à la jeunesse africaine », a souligné le chef de l’Etat.

Macky Sall a souhaité, au nouveau président libérien, « la même réussite » à la tête de son pays que le succès qu’il avait durant sa carrière de footballeur.

M. NDONG

Entre le Sénégal et la République islamique d’Iran, les relations sont au beau fixe. Le 39ème anniversaire de l’Iran célébré, lundi, a été une occasion de revenir de magnifier la coopération entre les deux pays.

L’ambassadeur de la République d’Iran, Einollah Ghafahghavy a magnifié le dynamisme de la coopération entre Téhéran et Dakar. C’était avant-hier lors du 39ème anniversaire de son pays. Il est revenu sur la récente visite du président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse à Téhéran qui fut, selon lui, « un succès diplomatique indéniable ». Selon lui, M. Niasse a été reçu par les plus hautes autorités du pays. Sans compter l’élection du député Mouhamed Khouraïchi Niasse au poste de secrétaire général de l’Union parlementaire de l’Oci.

Outre les relations bilatérales avec le Sénégal, l’ambassadeur d’Iran est revenu sur les valeurs qui sous-tendent la révolution iranienne à savoir le rejet du despotisme et de la domination extérieure. A cet effet, Téhéran plaide pour la restauration des droits des palestiniens et prône « une action collective et globale » pour lutter contre le terrorisme. En tant que 18ème économie « la plus efficace du monde », l’Iran estime que la préservation de l’accord sur le nucléaire est aussi une garantie de la stabilité mondiale.


En tant que représentant du gouvernement à la fête nationale organisée par l’ambassadeur d’Iran au Sénégal, à sa résidence, le ministre de la Femme, de la Famille et du Genre, Madame Ndèye Saly Diop Dieng, a adressé « les chaleureuses félicitations » du gouvernement  avant de saluer l’excellence de cette coopération qui a permis la réalisation de plusieurs projets. Parmi ces réalisations, Ndèye Saly Diop Dieng a rappelé l’usine de montage Seniran Auto à Thiès, la ligne électrique à haute tension de Touba-Tobène-Kaolack ou encore l’aménagement de grandes surfaces dans le Delta et la Vallée du Fleuve Sénégal pour la riziculture.

Le ministre n’a pas manqué d’évoquer l’importance de la langue persane, aujourd’hui, au Sénégal, au point d’être enseigné à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar dans le département de langue et de littérature persanes. L’ambassadeur d’Iran au Sénégal, Son Excellence Einollah Ghafahghavy signale que cette coopération se manifeste à plusieurs niveaux. Notamment dans le secteur de l’Education avec l’octroi d’une dizaine de bourses à des étudiants sénégalais spécialisés dans le Pétrole et le gaz. Il en est de même dans le transport avec l’arrivée de SenIran Auto dont les taxis circulent à Dakar.

Maguette NDONG

La police et la brigade nationale des Sapeurs pompiers ont réceptionné hier une dizaine d’ambulances médicalisées dernière génération et de véhicules de patrouille et de transport de troupes. La cérémonie a eu lieu au Palais de la République. Elle a été présidée par le chef de l’Etat, Macky Sall. Selon la présidence, l’objectif est d’assurer une bonne sécurité de proximité et de garantir des interventions rapides sur le terrain. Les ambulances sont destinées aux zones reculées du Sénégal.

Le président de la République du Liberia, George Weah, sera finalement à Dakar ce jeudi 15 février 2018. Son arrivée qui était prévue hier a été reportée.  Selon un communiqué de la présidence, le président du Libéria sera accueilli à son arrivée à 11 heures par le Chef de l’État, Macky Sall, à l’aéroport militaire Léopold Sédar Senghor.

Cette visite du président libérien au Sénégal, quelques jours après son investiture, traduit la volonté des deux Chefs d’État de raffermir davantage les liens entre nos deux pays. Selon la note, il  s'agit d'impulser une nouvelle dynamique aux relations entre le Sénégal et le Liberia afin de les hisser à la hauteur de l'amitié et de l'estime réciproques qui lient les deux dirigeants. Les présidents Macky Sall et Georges Weah échangeront sur différents axes de coopération entre les deux pays, notamment dans les domaines de la pêche, de la promotion des investissements, de l'expérience sénégalaise dans la mise en œuvre des programmes de développement économique et social.

B. DIONE

Créé récemment par l’ancien maire de Kédougou, Moustapha Guirassy, le parti Sénégalais unis pour le développement n’est pas membre de la mouvance présidentielle, sans toutefois appartenir à l’opposition radicale. Son leader, Moustapha Guirassy, trace sa voie dans « le centrisme ». Il explique, dans cet entretien, qu’il travaille à la conclusion d’alliances fortes et cohérentes en direction de la prochaine présidentielle, avec d’autres leaders politiques.

Vous avez récemment porté, sur les fonts baptismaux, le Parti Sénégalais unis pour le développement (S.u.d). Comment se porte-t-il ?
Il se porte bien. Sénégalais unis pour le développement (S.u.d) n'est pas né par génération spontanée. Il est le prolongement de l'action collective portée par le mouvement politique Waato Sita (il est temps!), avec lequel nous avons concouru aux suffrages de nos concitoyens, il y a 4 ans, pour les locales. S.u.d est dans la phase de validation de ses structures nationales, à travers la vente des cartes d'adhérents, qui commencera à la fin du mois. Nous avons également des alliances fortes avec d'autres formations politiques de premier plan, qui seront rendues publiques prochainement. Cela, je l'ai souhaité, car je suis autant soucieux de la diversité des offres politiques que de la rationalisation du paysage politique.

Qui sont vos militants ?
Ce sont des Sénégalais et des Sénégalaises du pays, de la capitale, de ses banlieues, de l'intérieur  et de la diaspora, en somme des concitoyens de tous horizons. Mon premier mandat a été celui de député élu en 2007, sur le plan national. Ensuite, vous le savez, j'ai exercé des charges ministérielles à des positions assez exposées qui cumulaient le porte-parolat du gouvernement. J’ai été maire de la grande cité de Kédougou. Enfin, par l’Iam dont je suis le président fondateur, j’ai souvent été en interaction avec les Sénégalais. Mes compatriotes me connaissent donc bien. Les Unitaires, comme nous appelons les militants de S.u.d, sont de tous les départements du Sénégal. Ils sont également en Europe et ailleurs en Afrique. Un meeting de remerciement a ainsi été organisé récemment à Montreuil, en banlieue parisienne, auquel ont  participé des Sénégalais de toute l'Europe. Ma base affective, qui légitime ces ambitions nationales n’est donc pas la seule région de Kédougou, (Saraya, Salimata) qui m'a élu en 2017 comme représentant du peuple au scrutin proportionnel. Elle est nationale pour qui sait mon parcours.

Comment se positionne-t-il sur le terrain politique ? Etes-vous de l’opposition ou de la mouvance présidentielle ?
Nous sommes indépendants sur le plan politique mais très dépendants de la vérité, des principes et des valeurs qui vont dans le sens des intérêts de la Nation sénégalaise. Nous sommes indépendants, ce qui signifie que nous n’appartenons pas à la majorité présidentielle, qui est d'ailleurs une minorité présidentielle car elle a recueilli moins de 50% des voix aux législatives de juillet 2017.

Mais dire que nous ne sommes pas avec la majorité ne signifie pas que nous partageons systématiquement les mêmes ambitions et la même vision du Sénégal que les formations politiques qui ne sont pas de la majorité. Cela ne peut être un dénominateur commun. Nous sommes un parti du juste milieu, comme le préconisent, du reste, les textes des religions révélées qui fondent notre foi. Nous sommes, politiquement parlant donc, des centristes. S.u.d est surtout soucieux d'exercer pleinement le principe de responsabilité, d'humanisme et de pragmatisme,  et de faire ses choix politiques en prenant ce qui est bon dans toutes les idéologies politiques et au-delà des formations politiques, dans la société civile et directement chez les citoyens eux-mêmes.

Quel est le plus que votre parti apporte ?
Notre parti apporte une voix singulière et une offre sérieuse et originale au paysage politique et aux Sénégalais, offre politique  marquée, il est vrai, par la somme des engagements politiques de son président que j'ai le privilège d'être. Au Sénégal, dans le paysage politique, nous avons des libéraux, des socialistes, des communistes. Le Sénégal manque  de centristes, c'est-à -dire d'hommes d'État pondérés et non exclusivistes, libérés des chapelles politiques et préoccupés avant tout par l'intérêt général et qui mettent d'abord le Sénégal en Tête. Notre centrisme est d’abord un humanisme en action. Le parcours récent d’un Obama ou d’un Macron, tous des centristes, nous conforte dans ce choix. S.u.d est un parti de production et de proposition qui n'attend pas d'être au pouvoir pour faire part de ses mesures réformatrices et de développement, quitte à être un consultant gratuit en le faisant, pour les autres formations politiques. Nous souhaitons que la sagesse redevienne à la mode en politique, et que l’énergie soit pour servir la communauté et non pour flétrir l’autre. Notre parti a aussi à cœur de susciter, chez les responsables étatiques et les représentants des collectivités territoriales, partout dans le pays, une plus grande inclusion des régions périphériques de l'intérieur du Sénégal.

Vous aviez annoncé le versement de vos indemnités de députés aux populations de Kédougou. Où en êtes-vous avec cette décision ?
Cette décision est effective et nous allons procéder au versement des premiers financements aux jeunes et aux femmes, le 04 avril inch Allah, à travers la fondation Mamba Guirassy pour l'entrepreneuriat.

Comment exercez-vous votre mandat de député ?
Je l'exerce avec passion, sérénité et humilité. Fierté aussi de porter la parole et les préoccupations des Sénégalais pour un meilleur vivre ensemble et pour la construction, aujourd'hui, de lendemains rassurants. Au sein de la commission communication et culture à laquelle j'appartiens au réseau parlementaire pour la bonne gouvernance des ressources minières dont je suis le porte-parole, comme pour les autres commissions, j'ai eu à cœur d'être un parlementaire assidu et impliqué. Mon combat pour une réforme du baccalauréat et pour la suppression de l’examen d'entrée  en sixième, diplômes qui sont des armes de destruction massive de la jeunesse et un gaspillage de notre dividende démographique aux yeux du fondateur et président  d'un établissement privé d'enseignement supérieur que je suis, ces signalements-là semblent avoir été entendus par les ministres en charge de ces questions. Nous avons aussi souhaité une plus longue durée de la session budgétaire pour un examen informé du budget national avant son vote et je travaille à une proposition de loi dans ce sens. Nous avons également reçu les corps de métiers et intérêts privés qui souhaitaient un examen bienveillant d'une question précise, comme Ahs ou Yavuz Sélim. En tout état de cause, selon les échos qui m'en reviennent et devant le tribunal de ma conscience,  avec l'aide de Dieu, je pense que j'exerce cette mission parlementaire avec un esprit républicain et un sens aigu de l'intérêt des populations sénégalaises qui m'ont mandaté.

Serez -vous candidat à la prochaine présidentielle ?
Tous les partis politiques, et nous n'y dérogeons pas à S.u.d, ont vocation à conquérir les suffrages des Sénégalais pour exercer le pouvoir d'État, qui permet de régler les problèmes de nos concitoyens et de construire l'avenir pour les générations futures. Notre parti prendra donc ses responsabilités pour l'élection présidentielle du 25 février 2019. Toutefois, ainsi que je l'ai dit, pour le moment,  nous œuvrons à la conclusion d'alliances politiques fortes et cohérentes pour travailler sur une plateforme programmatique ambitieuse, généreuse et réaliste, à soumettre aux votes de nos concitoyens. Une fois que cela sera fait et bien fait, le choix de la personnalité politique la plus en capacité et la mieux en situation de porter ce projet présidentiel devrait se faire naturellement. Et je n'exclus pas, en aucune manière, d'être candidat à cette candidature.

Quel regard portez-vous sur le Sénégal sous Macky Sall ?
Ce qui importe, c'est le regard qu'y portent les Sénégalais.  Et si nous en croyons les résultats des législatives qui ont donné un score de 49% à ce qu'il faut bien appeler la  "minorité présidentielle", le jugement de nos concitoyens est mitigé. Notre pays a poursuivi les grands travaux entamés sous le magistère d'Abdoulaye Wade, un grand visionnaire qui reste mon mentor, et cela est estimable. Toutefois, la coopération Sud-Sud ne me semble pas suffisamment prise en compte, ni le recours de la commande publique aux entreprises nationales, qui me semble insuffisante, alors qu'il urge de faire en sorte qu'émergent beaucoup plus de champions économiques nationaux, pour une création d'emplois à même de répondre aux attentes légitimes de nos concitoyens.

Seul le travail donne sa dignité à l'être humain. Nous avons encore trop de Sénégalais non-employés ou sous-employés. Le président Macky Sall s'efforce, cependant, tant bien que mal, de préserver le leadership sous-régional du Sénégal et fait de son mieux pour raffermir nos relations de bon voisinage avec les pays frontaliers. Mais je déplore que cela ne soit pas matérialisé par une meilleure coopération économique des peuples. Il y a des questions nationales, enfin, qui demandent une concertation plus huilée entre les acteurs politiques et c'est la responsabilité du Chef de l'Etat de la rendre possible. La réponse de ceux qui détiennent la puissance publique ne peut pas être,  face à cette préoccupation, l'emprisonnement systématique des opposants d'envergure, qui laisse penser à une instrumentalisation de la justice.

Pensez-vous que le Pse peut réussir ?
Le Pse est-il un plan avec un échéancier, des ressources, un budget sécurisé et des résultats déjà mesurables ? Ou un projet encore à mettre en œuvre ? L’autosuffisance en riz annoncée pour 2017 n'a pas eu lieu. Le Pse se réduit pour l'instant à Diamniadio, ce que je déplore. Car il n'y aura pas de développement durable avec une juste redistribution des revenus aux populations qui se reflète dans le panier de la ménagère sans une meilleure territorialisation des politiques publiques et sans s'appuyer sur les potentialités économiques naturelles des régions de l'intérieur. En ce qui me concerne, avec S.u.d, ce que je propose au Sénégalais, c'est l'immergence. C'est un Psi, un Plan Sénégal Immergent. C'est-à-dire un plan de développement qui s'appuie sur nos ressources propres pour développer le Sénégal. C'est possible, car les seuls envois d'argent des migrants Sénégalais vers notre pays dépassent, depuis plusieurs années, l'ensemble de l'aide au développement que nous donnent les pays étrangers. Il faut donc mobiliser cet argent-là et l'épargne intérieure pour nous développer, avant d'aller chercher des ressources auprès d'États étrangers ou de multinationales. Car on ne prête qu'aux riches. Et nous ne sommes pas pauvres, comme les politiques dites de lutte contre la pauvreté veulent nous en convaincre. Je préfère parler de lutte pour la création de richesses et pour une juste redistribution sociale. C’est ainsi que j’ai appelé le gouvernement à concéder une 4ème licence de téléphonie, au Groupe Wari, pour mettre fin à l’affaire dite Tigo. Car toutes les deux sont des sociétés de droit sénégalais ou à capitaux sénégalais, qui créent des emplois et payent leur impôts ici. On ne peut pas les laisser, sans agir, aller s’affronter devant une cour internationale d’arbitrage. Nous devons travailler à l’amélioration du climat des affaires et à l'attractivité de notre économie aussi bien pour les nationaux que pour les multinationales, en ayant le souci de faire en sorte que l’interaction entre ces deux types d’entreprises débouche, à terme, sur l’émergence de champions sénégalais et africains. C’est ce qu’attendent légitimement nos compatriotes.

Propos recueillis par Babacar DIONE

Le Président Macky SALL a réuni le Conseil des ministres, mercredi 14 février à 10 h, au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat adresse, en ce début de carême, temps de dévotion de partage et de pardon, ses vœux à la communauté chrétienne et sollicite les prières pour la paix, la concorde et la consolidation du dialogue interreligieux.

Appréciant la visite de travail qu’il a effectuée en République islamique de Mauritanie, empreinte de cordialité fraternelle et qui s’est déroulée dans d’excellentes conditions, tant du point de vue de l’accueil que de la conduite des travaux, le président de la République exprime sa grande satisfaction pour les résultats positifs consignés sur toutes les questions d’intérêt commun, abordées de façon approfondie avec le président Mohamed Ould Abdel Aziz.

A ce titre, le président de la République salue la signature de l’Accord de Coopération intergouvernemental portant sur l’exploitation du champ gazier Grand Tortue Ahmeyin, à cheval sur la frontière maritime de nos deux pays, qui traduit la volonté mutuelle d’une collaboration confiante, pouvant servir de modèle d’exploitation apaisée des ressources naturelles au bénéfice des populations. En outre, le Chef de l’Etat informe que le président Mohamed Ould Abdel Aziz et lui ont également donné les instructions nécessaires en vue de la conclusion très prochaine des Accords relatifs notamment à la pêche, aux conditions d’entrée et de séjour des ressortissants des deux pays et à la transhumance du bétail.

Enfin, les deux Chefs d’Etat ont décidé de mettre en place un Groupe d’impulsion pour assurer le suivi de la mise en œuvre des Accords entre nos deux pays et le renforcement de la coopération entre le Sénégal et la Mauritanie.

Poursuivant sa communication autour du rôle primordial du secteur de la Pêche dans le développement économique et social du Sénégal, le président de la République magnifie les efforts considérables consentis, depuis 2012,par l’Etat, avec le soutien de ses partenaires, pour améliorer, de façon significative, la situation économique et sociale des acteurs de la Pêche artisanale, les performances globales et le financement adéquat du secteur.

A ce titre, le Chef de l’Etat exhorte le gouvernement à assurer la préservation durable des ressources halieutiques par la généralisation des aires marines protégées et la programmation rigoureuse du repos biologique dans l’ensemble des zones de pêche du pays.  En outre, le président de la République félicite le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, pour la bonne organisation de la cérémonie de remise de financements aux femmes du secteur, le lancement prochain du Programme de développement de la pêche d’un montant de 11 milliards 500 millions de FCFA qui atteste de la relance consolidée du secteur de la pêche. Ainsi, le Chef de l’Etat engage le ministre de l’Economie maritime à assurer un suivi rigoureux des réalisations prévues pour accroître la génération de revenus et d’emplois dans la Pêche. Abordant la première semaine nationale de la mère et de l’enfant, le Chef de l’Etat félicite le ministre de la Santé et de l’Action sociale, ses services concentrés et déconcentrés, et l’ensemble des partenaires de l’Etat du Sénégal pour la réussite totale de l’organisation de cette manifestation et rappelle au gouvernement la priorité majeure qu’il accorde à la Santé de la Mère et de l’Enfant dans la mise en œuvre de notre politique de Santé.

A cet égard, le Chef de l’Etat exhorte le gouvernement, en rapport avec les acteurs communautaires à la base notamment les « Bajenu Gox », à poursuivre et amplifier l’efficacité des programmes et actions de lutte contre la mortalité maternelle et infantile, à veiller au déploiement équitable, sur le plan national, des médecins, des gynécologues et des pédiatres, ainsi que des sages-femmes.

Par ailleurs, le Chef de l’Etat demande au gouvernement de veiller au bon fonctionnement du Centre d’excellence africain pour la Santé de la Mère et de l’Enfant, ainsi que des établissements publics de santé spécialisés, le Centre Hospitalier National d’Enfants Albert Royer et l’Hôpital pour Enfants de Diamniadio, notamment.

Le Chef de l’Etat a terminé sa communication sur son agenda diplomatique.

Le Premier ministre a axé sa communication sur les solutions en œuvre dans le cadre de l’approvisionnement en eau potable de la Région de Dakar avant de rendre compte de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le ministre des Affaires étrangères et de Sénégalais de l’extérieur a fait le point de la situation sous régionale, africaine et internationale. Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte du déroulement de la campagne de commercialisation agricole. Le ministre de l’Economie solidaire et de la Microfinance a rendu compte de l’état d’avancement des projets et programmes du département.

Le ministre auprès du président de la République chargé du Suivi du Pse a fait le point des projets et réformes.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a examiné et adopté :

• Le projet de décret portant création et fixant le régime du Diplôme d’Etudes spécialisées (DES) en Sciences de la santé dans les Etablissements d’Enseignement supérieur du Sénégal.

NOMINATIONS
Au titre des mesures individuelles, le président de la République a pris les décisions suivantes :

Monsieur Cheikh NIANG, Conseiller des Affaires étrangères principal, précédemment Ambassadeur du Sénégal au Japon, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire, Représentant permanent de la République du Sénégal auprès de l’Organisation des Nations Unies à New York, en remplacement de Monsieur Fodé SECK, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Vincent BADJI, Conseiller des Affaires étrangères principal, précédemment Ambassadeur du Sénégal en République du Cameroun, est nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal près le Saint-Siège, avec résidence à Rome, en remplacement de Monsieur Léopold DIOUF ;

Monsieur Birame Mbagnick DIAGNE, Conseiller des Affaires étrangères principal, précédemment Ministre-conseiller à l’Ambassade du Sénégal au Royaume d’Arabie Saoudite, est nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de de Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République du Mali, avec résidence à Bamako, en remplacement de Monsieur Assane NDOYE ;

Monsieur Fodé SECK, Conseiller des Affaires étrangères principal, de Classe exceptionnelle, précédemment Ambassadeur, Représentant permanent du Sénégal auprès de l’Organisation des Nations Unies à New York, est nommé Secrétaire exécutif du Secrétariat permanent Sénégalo-gambien, en remplacement de Monsieur Paul BADJI ;

Monsieur Yoro Moussa DIALLO, Magistrat, est nommé Secrétaire général du ministère de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Economie numérique ;

Monsieur Alassane MBENGUE, Administrateur civil, précédemment Directeur de Cabinet du Ministre de la Santé et de l’Action sociale, est nommé Secrétaire général dudit ministère, en remplacement de Monsieur Ibrahima WONE ; 

Monsieur Abou Moubarack LO, Ingénieur Statisticien-Economiste, est nommé Directeur général du Bureau de Prospective économique (BEP) à la Primature ;

Monsieur Doudou Sarr NIANG, titulaire d’un Master en Science Politique est nommé Directeur général du Bureau de l’Information gouvernementale (BIG) à la Primature ;

Monsieur Alioune SARR, titulaire d’une Maîtrise en Sciences économiques, est nommé Directeur de la Protection de l’Enfance au ministère de la Bonne Gouvernance et de la Protection de l’Enfance.

La Cour des Comptes a un nouveau président. Et c’est Mamadou Faye qui remplace Mamadou Hady Sarr admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite. C’est ainsi qu’en a décidé le président de la République, mardi dernier, 13 février 2018.

Le décret 2018-457 portant nomination de Mamadou Faye dont Le Soleil a eu connaissance renseigne que le nouveau Premier président de la Cour des Comptes, qui est Conseiller Maître, était, depuis 2014, président de la Chambre des affaires budgétaires et financières.

Bientôt sexagénaire, il est un expert en finances publiques, notamment en contrôle juridictionnel, en contrôle de l’exécution des lois de finances, en contrôle parlementaire, en contrôle de la gestion des structures étatiques.

Il est aussi expert référent sur les nouvelles Directives de l’Uemoa et de la Cemac, spécialiste en élaboration de manuels et de guides sur l’exécution des lois de finances et de la déclaration générale de conformité. Réputé en connaissances approfondies en comptabilité publique, en évaluation des politiques publiques et en marchés publics, formateur en finances publiques, Mamadou Faye est membre du Réseau des praticiens des finances publiques de l’Uemoa.

Mamadou Faye, fort d’une solide expérience dans l’administration, en occupant des postes importants dans divers ministères, a, à son actif, un cursus académique remarquable : une Maîtrise en sciences économiques ; un Brevet de la section coopération de l’École nationale d’administration et de magistrature (Enam) ; un Diplôme de planification et de gestion de la macroéconomie de l’Institut de développement et de la planification (Idep) des Nations Unies ; un Diplôme de spécialisation en développement industriel du même institut.

Le Blog de Yaxam

Les députés ont adopté, hier, le projet de loi n°02/2018 relatif à la répression du faux monnayage et des autres atteintes aux signes monétaires, ainsi que le projet de loi n° 03/2018 relatif à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait comprendre que le faux monnayage est un fléau portant atteinte au crédit public et à la confiance des citoyens. « Il est de nature à troubler fortement l’équilibre économique d’un pays», a-t-il précisé. D’après Amadou Bâ, la lutte efficace contre le faux monnayage requiert des moyens adéquats, notamment juridiques. « En outre, la dimension du phénomène justifie qu’en lieu et place de réponses isolées et limitées à la sphère nationale, la communauté internationale se soit très tôt impliquée, en élaborant la convention internationale pour la répression du faux monnayage, conclue à Genève le 20 avril 1929», a-t-il rappelé.

Mieux, le ministre a fortement souligné la gravité du problème de la circulation de faux billets dans l’espace Uemoa, « raison pour laquelle le conseil des ministres de cet organe a adopté le présent projet de loi avec obligation aux Etats membres de l’intégrer dans leur arsenal juridique»,  a explicité le ministre, Amadou Bâ, qui est d’ailleurs d’avis qu’une large sensibilisation s’avère indispensable ainsi qu’une large communication sur les indices permettant de reconnaître les faux signes monétaires. Surtout, à son avis, que la circulation monétaire au sein de nos Etats est essentiellement fiduciaire. « Il nous faut parvenir à des transactions sécurisées, utilisant de plus en plus les services bancaires et la monnaie électronique en lieu et place d’échanges à base de monnaie fiduciaire. Les signes monétaires saisis, par tout agent économique, sur les faussaires, doivent être obligatoirement remis  à la banque centrale», a-t-il insisté.

A. DIOP

COMBATTRE LE BLANCHIMENT DE CAPITAUX ET LE FINANCEMENT DU TERRORISME
Au sujet du projet de loi n°03/2018 relatif à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, le ministre a indiqué que les actions menées dans la communauté ont abouti à l’adoption, par le conseil des ministres de l’Uemoa, de différents instruments juridiques relatifs à la répression du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme, à savoir des directives desquelles ont dérivé des lois uniformes qui, insérées dans l’ordonnancement juridique interne des huit Etats membres de l’union, ont permis la mise en place des cellules nationales de traitement des informations financières (Centif). « Ce texte constitue l’un des textes les plus importants pris au sein de l’Uemoa. Depuis 2015, son adoption sans modification d’aucune sorte est surtout une obligation pour tous les Etats soucieux de transparence. C’est ainsi que le Sénégal sera le 5ème pays à internaliser ce texte », a explicité le ministre Amadou Bâ. Selon le ministre, la prévention et l’éducation sont primordiales pour une lutte efficace contre ces deux fléaux qui interagissent, selon le principe des vases communiquant. « Cette sensibilisation et cette éducation ne peuvent laisser en marge les acteurs politiques. Quant aux banques, elles sont astreintes à certaines obligations en particulier celle de veiller à l’identification des déposants pour des dépôts supérieurs à 5 millions de F Cfa» a-t-il conclu. 

A. DIOP

Les députés ont procédé, hier, à l’élection des députés Abdoulaye Wilane du groupe Bennoo Bokk Yaakaar et de Oulimata Guiro comme membres titulaires au parlement de la Cedeao. Ils ont été élus avec 80 voix sur les 90 votants, avec 4 voix contre, 2 abstentions et  4 bulletins nuls. Ils viennent ainsi compléter les quatre autres députés titulaires, portant ainsi à 6 (six) le nombre de députés titulaires sénégalais qui doivent siéger au parlement de la Cedeao. Pour rappel, pour les députés titulaires, il s’agit de : Moustapha Cissé Lô, Ibrahima Sall, Souleymane Ndoye,  Mme Adama Sylla, Abdoulaye Wilane (tous issus du groupe Bennoo bokk yaakaar) et Mme Oulmata Guiro (député non-inscrit). Pour les suppléants, il s’agit de: Moussa Sané, de Pape Songo Diouf, de Fatou Sène n°2, de Malamine Gomis, de Aissatou Cissokho et en fin de Aboubacar Thiaw (député non-inscrit).

A. DIOP

Le Président de la République du Libéria, George Weah, est attendu, aujourd’hui, à Dakar, pour une visite de travail et d’amitié, informe un communiqué de la Présidence de la République. Il sera accueilli à son arrivée, à 17 heures, par le Chef de l’État, Macky Sall, à l’aéroport militaire Léopold Sédar Senghor. Les deux Chefs d’État se rendront ensuite au Palais présidentiel où ils s’entretiendront en tête-à-tête sur plusieurs sujets d’intérêt commun.

Cette visite du Président libérien au Sénégal, quelques jours après son investiture, traduit la volonté des deux Chefs d’État de raffermir davantage les liens entre nos deux pays, poursuit le document. Pour le Sénégal, il s'agit d'impulser une nouvelle dynamique aux relations entre le Sénégal et le Liberia afin de les hisser à la hauteur de l'amitié et de l'estime réciproques qui lient les deux dirigeants. Les Présidents Macky Sall et Georges Weah échangeront sur différents axes de coopération entre les deux pays, notamment dans les domaines de la pêche, de la promotion des investissements, de l'expérience sénégalaise dans la mise en œuvre des programmes de développement économique et social.

Le Blog de Yaxam

Nonobstant des erreurs résiduelles, le nouveau fichier électoral est fiable à plus de 98%. C’est l’avis des quatre auditeurs, experts étrangers de renommée mondiale, qui étaient à l’œuvre depuis le 22 janvier 2017, pour satisfaire cette exigence de l’opposition, dès l’après-Législatives de juillet 2017 : l’audit du fichier électoral.

Arrivés à Dakar le 15 janvier dernier, avant de débuter leurs travaux une semaine plus tard, les quatre auditeurs de nationalité étrangère et de réputation mondiale, dirigés par un Français, ont fini de passer à la loupe le fichier électoral. Et sur la base de sources dignes de foi et généralement bien informées, «Le Soleil» est en mesure de dire que les résultats de leurs travaux indiquent qu’«à la conclusion, quoique perfectible, le fichier électoral est globalement de bonne qualité».

Un fichier «perfectible» car ces experts, ont décelé «une marge d’erreurs très résiduelles comprises entre un virgule deux pour cent (1,2%) et un virgule neuf pour cent (1,9%).

Plus précisément, ces erreurs qui renvoient à des photos inversées, à l’incrustation de caractères inappropriés dans l’identification, entre autres, concernent soixante quinze mille (75 000) à cent vingt mille (120 000) électeurs sur un total de six millions deux cent mille (6 200 000) électeurs. C’est dire que, en somme, que le nouveau fichier électoral est fiable à plus de quatre vingt dix huit pour cent (98%). Maintenant, quel traitement sera réservé à ces identifications erronées ? Selon nos interlocuteurs, à cet effet, il sera mis sur pied un Comité de Suivi composé des parties prenantes à cet audit du fichier électoral. A savoir : les partis politiques de la majorité, l’opposition, les non alignés, la Commission électorale nationale autonome (Céna), la Société civile diversement représentée par le Collectif des organisations de la société civile (Cosc) dirigé par le Professeur Babacar Guèye, et la Plateforme des acteurs de la société civile pour la transparence des élections (Pacte) amenée par Abdou El Mazid Ndiaye ; idem pour l’Administration, via la Direction générale des élections (Dge), la Direction de l’automatisation du fichier (Daf), la Direction générale de l’administration territoriale (Dgat), le ministère des Affaires étrangères.

Rappelons que cette équipe d’auditeurs internationaux est composée de deux spécialistes de bases de données, un en biométrie et un expert électoral. Dans les tout prochains jours, devrait se tenir une séance de restitution au public des résultats de ces travaux, avant que ne s’ouvre une autre page importante du processus devant mener à la prochaine élection présidentielle : la révision exceptionnelle des listes électorales, à partir du 20 février 2017 jusqu’en fin avril.

Le Blog de Yaxam

Me El-Hadji Oumar Youm, maire de Thiadiaye et Directeur de cabinet du président de la République a répondu, avant-hier, aux attaques de l’ancien Premier ministre, Idrissa Seck, contre Macky Sall.

Répondant à la proposition de débat avec le chef de l’Etat par le parti Rewmi, Me Oumar Youm a d’emblée soutenu que «Macky Sall n’est pas l’alter-égo» du président du Conseil départemental de Thiès. « Il n’a pas son temps. Le président a une mission en tant que 4ème président du Sénégal, mission qu’il accomplit avec générosité et sérieux au bénéfice des populations », a affirmé Me Youm. « Si Idy veut un débat, il devrait le faire d’abord avec sa propre personne et sa conscience », a ajouté Me Youm qui rappelle à Idrissa Seck sa fameuse boutade « les grands bandits ne se disputent qu’à l’heure du partage du butin ».

Pour le maire de Thiadiaye, l’ancien Premier ministre devrait édifier nos compatriotes sur les chantiers de Thiès, «cette nébuleuse à l’image de sa duplication ambivalente, fruit du célèbre protocole de Rebeus ». «Idrissa Seck doit informer l’opinion sur l’état d’exécution des engagements qu’il a souscrits dans ce document», a insisté Me Youm qui invite M. Seck à un débat s’il y tient, avec comme contenu : le Pse, les performances économiques du Sénégal, sur Promoville, le Pudc, Puma, les Bourses de sécurité sociale, la Cmu. Me Youm a aussi désapprouvé les critiques contre la politique sociale du chef de l’Etat. «Critiquer la Cmu, est une réponse formidable apportée aux Sénégalais, environ 80%, qui n’ont pas accès aux soins de santé de qualité», a estimé le directeur de Cabinet du président Sall. « Idrissa Seck n’a rien conçu et n’a  élaboré aucun programme ou projet pendant qu’il était aux affaires », a ajouté Me Youm.

 Me Oumar Youm a soutenu, avec force, que le président Macky Sall doit être jugé par rapport à ses réalisations qui, à ses yeux, sont plus que positives. S’agissant du réchauffement du front social, soutient que le gouvernement est en train de répondre aux aspirations du peuple, à travers des projets et programmes bien définis.

Amath Sigui NDIAYE

Le maire de Bambilor, Ndiagne Diop, promet une victoire du président Sall dans le département de Rufisque, à la prochaine présidentielle. Il estime que le chef de l’Etat a posé des actes qui ont conduit les jeunes à adhérer à sa politique et à essayer de le réélire au premier tour, en 2019.

Monsieur le maire, le 27 janvier dernier, vous avez organisé un méga-meeting à Bambilor. Ce fut une démonstration de force de votre part. Peut-on savoir les raisons qui vous avaient poussé à l’organiser ?
Le meeting du 27 janvier était organisé pour remercier le président Macky Sall et demander aux populations du département et celles de la commune de Bambilor et des 4 C (les communes de Bambilor, Sangalkam, Tivaouane Peulh-Niague, Jaxaay-Niacoulrap )  d’aller s’inscrire pour lui donner une majorité au premier tour en 2019. Pour nous, c’était aussi une façon de rendre hommage au chef de l’Etat et d’appeler à l’unité des cœurs et du parti, seul gage qui peut nous faire triompher au soir du 24 février 2019 au premier tour.

Vous parlez d’unité alors qu’on a remarqué l’absence de hauts responsables du département et les autres maires ?
Je dois remercier, au passage, le président de notre groupe parlementaire Aymérou Gningue, la coordonnatrice de la Cojer, Thérèse Faye, le directeur général de l’Aeme Birame Faye et Abdoulaye Ndour, le Dage de la présidence de la République. Il y avait aussi d’autres responsables qui ont honoré, par leur présence, ce meeting.  Des responsables ont profité de la tenue de ce meeting pour organiser une manifestation qui avait pour ambition de financer les femmes. Ces dernières n’ont malheureusement pas vu la couleur de l’argent. C’était un prétexte pour regrouper tous les maires quelque part pour faire capoter le meeting. Mais ils doivent savoir qu’on ne peut pas arrêter la mer avec ses bras. Il y a eu l’effet boomerang avec la forte mobilisation des populations qui sont venues en masse. Aujourd’hui, Macky Sall est notre référence en politique. Il a posé des actes dans ce pays qui nous permettent, à nous jeunes, d’adhérer à sa politique et d’essayer de le réélire au premier tour, en 2019.

Le ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, est régulièrement sur le terrain pour appuyer l’action du président, est-ce que vous travaillez avec lui en ce moment ?
Ismaïla Madior Fall est venu dans le département pour apporter un plus pour qu’au soir du 24 février, qu’on puisse gagner largement au premier tour. Lui, il est motivé par l’intérêt du parti. Je ne l’ai pas encore rencontré, mais je sais que je vais le rencontrer pour discuter des problèmes politiques du département.

L’ancien secrétaire général de la Ligue démocratique, Mamadou Ndoye, a soutenu récemment que Bennoo ne peut plus faire gagner le président à l’heure actuelle, vous êtes de son avis ?
C’est son point de vue à lui, mais je sais que le président va gagner avec la coalition “Bennoo Bokk Yaakaar” qui est toujours forte dans ce pays. Il faut dire qu’il y a des hommes de médias qui pensent que les Sénégalais vont croire à tout ce qu’ils disent. Aujourd’hui, “Bennoo Bokk Yaakaar” est plus fort que jamais, le problème, c’est entre nous de l’Apr, et le président est en train de prendre en charge cette question. Je vois mal donc que Mamadou Ndoye qui fait partie de Bennoo fasse une telle sortie.

Un autre responsable, Idrissa Seck de Rewmi, a semblé dire que tous les programmes mis en place par le chef de l’Etat ne sont pas pertinents…
Je pense que si nous devons nous opposer, nous devons le faire dans la vérité. Lui-même, il fut Premier ministre et a travaillé dans l’ancien régime, mais il sait que les résultats que l’actuel Premier ministre a fait, il ne les avait pas réalisés. Et aucun des chefs d’Etat n’a eu la vision actuelle du président Macky Sall. Il faut qu’on arrête de prendre les Sénégalais pour des moins que rien. Au contraire, nous sommes un peuple mature qui n’a pas oublié les déclarations faites par Idrissa Seck ainsi que les actes qu’il a posés.

Le budget de votre commune a été voté la semaine dernière. Il s’élève à un peu plus d’un milliard, vous avez décidé de consacrer plus de la moitié du budget à l’investissement, est-ce qu’on peut dire que Bambilor est une commune riche ?
Devenir une commune riche, c’est notre plus grand souhait. Qui parle de budget, parle de fonctionnement. Nous avons des recettes et des dépenses. Nous avons une prévision d’un peu plus d’un milliard, 1,6 milliard de Fcfa plus exactement et la moitié sera consacrée à l’investissement. Nous allons investir sur les infrastructures, les postes de santé, les murs de clôture, les pistes de production, la construction de foyer de jeunes etc. Voilà les investissements qu’on veut faire cette année et je pense qu’on va atteindre notre objectif.

Quelle est l’importance du foncier dans vos recettes…
On va prélever des taxes sur le foncier, la publicité, le foncier bâti. Nous avons beaucoup de stations qui vont payer la publicité, la taxe à la pompe, l’occupation du domaine public.

On vous accuse très souvent de vous être enrichi sur le foncier, que répondez-vous à de telles accusations ?
Je ne vois pas cette richesse dont vous parlez. J'ai parfois même des problèmes pour donner la dépense quotidienne. La Senelec coupe parfois mon courant et il me reste encore des factures d'eau non payées. Actuellement, il m'est difficile de payer ma facture de la Sde. Si cela rime avec richesse, mes détracteurs se trompent lourdement.

Propos recueillis par Maguette NDONG

A l’ouverture du forum de la quatrième législature du parlement de la Cedeao, axé sur la libre circulation dans l’espace Cedeao, la problématique de la migration et qui se tient à Dakar du 12 au 15 février, le président Macky  Sall a indiqué que le droit légitime de libre circulation doit donc désormais cohabiter avec l’impératif de contrôle sécuritaire. Cela, au regard des activités des groupes terroristes qui affectent les pays de notre espace communautaire.

Venu présider la cérémonie d’ouverture du forum de la quatrième législature du parlement de la Cedeao, le président de la République, Macky sall, a souligné l’idéal vers lequel La Cedeao doit tendre. «La Cedeao des peuples qui soit un espace sans rigidité frontalière, un espace sans tracasserie aucune pour le citoyen qui se déplace d’un pays à un autre et sans perception indue sur le commerce des biens et des services », a-t-il déclaré devant les parlementaires de la Cedeao.

Le président Sall a souligné que le cadre normatif et les instruments qui sous-tendent cet idéal sont avant-gardistes. « Aussi bien sur le continent que par rapport à d’autres régions du monde, certaines de nos pratiques hélas le sont moins. Il faut le regretter. Si nos acquis sont indéniables, nombreux sont les obstacles qui se dressent  sur le chemin de l’intégration ouest africaine. Il en est ainsi des barrières non  tarifaires hélas, des tracasseries aux frontières et le long des corridors et les perceptions indues », a-t-il regretté.

Le chef de l’Etat a estimé que ces pratiques anormales constituent non seulement des désagréments injustifiés au détriment des citoyens mais aussi un frein aux échanges entre nos pays. «Quand quelqu’un se présente en règle devant un poste frontalier, il n’est pas normal, il n’est pas acceptable qu’un agent parce qu’il est dépositaire d’une parcelle d’autorité exige l’accomplissement d’une formalité non requise, ou exige le paiement d’une somme indue sous peine de retarder son voyage, de décharger sa marchandise ou de lui appliquer une sanction illégale », a-t-il souligné.

Selon le chef de l’Etat, toutes ces mauvaises pratiques doivent être bannies de l’espace communautaire. « Nous ne pouvons pas seulement nous contenter de les constater et de les dénoncer, il nous faut les prévenir et les sanctionner comme il se doit », a-t-il exhorté.

Macky Sall a souligné que la rencontre porte sur des questions majeures au sein de l’espace communautaire et dans ses rapports avec l’extérieur. « Nous sommes interpellés parce que la finalité ultime de l’intégration ce n’est pas seulement de générer des textes et de susciter un sentiment non satisfait de vie communautaire, la finalité de l’intégration, c’est aussi et surtout de faire en sorte que ces textes soient appliqués de manière à ce que chaque citoyen se sente effectivement chez lui partout dans l’espace communautaire», a dit M. Sall.

Amadou DIOP

« ALLIER LIBRE CIRCULATION ET CONTRÔLE SÉCURITAIRE »
Abordant la migration, le chef de l’Etat a indiqué que c’est une question complexe en raison  des activités des groupes terroristes qui affectent les pays de la Cedeao. «L’on sait que pour préparer et exécuter leurs basses besognes, ces groupes se fondent  souvent dans la population. Il est difficile de les distinguer à priori du citoyen paisible qui vaque à ses occupations », a-t-il déploré. Pour le chef de l’Etat, « le droit légitime de libre circulation doit donc désormais cohabiter avec l’impératif de contrôle sécuritaire, tout aussi fondamental ».  « Il faut que la communauté applique ses normes, ses lois, la libre circulation des personnes et des biens, des capitaux, des services, sans entrave. Mais au moment où les citoyens circulent sans passeport parce qu’ils ont la liberté de circuler, nous avons en face de nous un nouveau phénomène qu’est le terrorisme et le radicalisme. Il faut donc qu’il y ait un impératif de sécurité», a défendu le président Macky Sall.
 
Comment alors concilier  ces deux exigences? En réponse, Macky Sall a fait comprendre que l’une des réponses réside, sans doute, dans une meilleure collaboration des services de renseignements, les services frontaliers et de contrôle. «C’est un travail de professionnel qui, pour être efficace, ne peut s’accommoder de débat public. Il convient de laisser aux spécialistes le soin d’approfondir et de mettre en œuvre ce qu’il faut pour atténuer le risque sur nos populations », a affirmé le chef de l’Etat. Mais, a-t-il poursuivi, « il nous revient, comme pouvoirs publics, de créer les conditions d’une bonne collaboration de nos services et l’application, par tous les Etats-membres, de la décision instaurant la carte d’identité biométrique communautaire devrait nous y aider en ce sens que cette carte offre un système de données harmonisées. Elle devrait, également, par conséquent, faciliter un meilleur contrôle des mouvements des populations à l’intérieur de nos frontières». «Dans ce nouveau contexte, nos services et nos concitoyens devraient faire preuve d’esprit de collaboration conciliant le droit de libre circulation et l’impératif de sécurité», a ajouté le chef de l’Etat.
 
A. DIOP
 
LE CHEF DE L’ETAT SUR L’EMIGRATION : « LA VOCATION DE L’AFRIQUE EST DE RETENIR SA JEUNESSE »
Pour la gestion des flux migratoires et de la lutte contre la migration clandestine, le président Macky Sall a dit que la vocation de l’Afrique n’est pas de rester sans réagir. « La vocation de l’Afrique est de retenir sa jeunesse autant que possible sur le continent africain et de lui permettre d’assurer sa pleine participation au processus de développement du continent », a affirmé le président Sall.
«Ensuite, avec nos partenaires, nous allons essayer de lever les barrières pour qu’une migration normale et saine, respectueuse des droits de l’homme et qui permet les échanges entre les peuples puisse se passer normalement entre l’Afrique et l’Europe, entre l’Afrique et les Usa, entre l’Afrique et l’’Asie », a plaidé le chef de l’Etat.
 
Selon le président Sall, « le défi majeur des pays africains est de démanteler les réseaux criminels et de trafic d’êtres humains ». « Démanteler ces réseaux certes, mais également notre responsabilité première c’est de nous attaquer aux causes de la migration clandestine par l’éveil des consciences collectives, par  l’éducation, par la formation et  la création de conditions qui motivent nos jeunes à s’investir et réussir dans leurs propres pays, leurs propres communautés », a-t-il suggéré.

Macky Sall a dit que contrairement à certaines idées reçues, la migration intra-africaine est de loin plus importante que le flux migratoire hors Afrique. «C’est important à souligner. Il est vrai qu’elle est moins spectaculaire, et donc moins exposée à la médiatisation. Toutefois, nous ne pouvons nier l’ampleur du phénomène de la migration clandestine avec son corollaire. Il y a une problématique majeure que nous devons engager avec nos partenaires de l’Europe. On ne peut pas arrêter la migration. Toutefois, on ne peut pas non plus  être complice de la migration clandestine animée par des réseaux criminels qui font aujourd’hui que des vagues arrivent sans fin sur le territoire  européen», a-t-il insisté.
 
A. DIOP
 
MOUSTAPHA CISSE LO, PRESIDENT DU PARLEMENT DE LA CEDEAO : « APPRÉHENDER LA QUESTION MIGRATOIRE Cisse Lo CedeaoCOMME UN PHÉNOMÈNE HUMAIN »
Le président du parlement de la Cedeao, Moustapha Cissé Lo, a soutenu que tant que la question migratoire n’est pas appréhendée comme un phénomène humain et que la migration n’est pas traitée comme un atout pour le progrès  de l’humanité, les solutions manqueront de pertinence faute de durabilité et de gestion globale. «La gestion de la migration vers l’Europe doit être au cœur des relations entre les deux continents», a dit le président.
 
Moustapha Cissé Lô a ainsi appelé les dirigeants de l’espace Cedeao à une gestion inclusive de la crise migratoire qui, pour lui, est transversale à beaucoup de secteurs.

A. DIOP
 
MARCEL ALAIN DA SOUZA, PRESIDENT DE LA COMMISSION DE LA CEDEAO : « IL FAUT CONSIDÉRER LA MIGRATION COMME UNE OPPORTUNITÉ »
Pour  le président de la commission de la Cedeao, Marcel Alain Da Souza, «la Cedeao est le premier groupement sous-régional en Afrique en matière de libre circulation des  personnes. Il a invité ainsi à considérer la migration en tant qu’opportunité à travers la création de conditions propices à une immigration régulière et bénéfique pour toutes les parties.

L’engagement politique est plus que nécessaire, selon Ousmane Tanor Dieng, qui rencontrait, ce samedi 10 février, « Vision socialiste » ou le mouvement des cadres du Ps.

«Si les meilleurs ne s’engagent pas, les moins bons vont les commander et ce sera trop tard de contester », a dit avant-hier, le secrétaire général Ousmane Tanor Dieng. « Dans un parti, lorsque les cadres jouent pleinement le rôle qui leur est dévolu, à savoir impulser la réflexion, mettre leurs compétences, leur savoir-faire et savoir être au service du parti, il devient attractif », a ajouté M. Dieng qui poursuit que « militer politiquement, c’est agir pour ne pas subir » ; mais aussi, « c’est être un acteur du changement ».

Le leader du Ps s’adresse ainsi aux cadres de son parti qu’il a rencontrés avant-hier à la maison du parti. Le président du Haut conseil des collectivités territoriales-Hcct a ainsi invité les cadres, plus que jamais à intensifier l’animation, la massification de leur structure, par des rencontres de plus en plus fréquentes, autour des grands débats politiques économiques et sociaux. - A l’en croire, la politique se gagne à la base. « Les cadres doivent donc s’accomplir et s’investir à la base pour aider le parti à s’élargir », a-t-il déclaré. « Les cadres mettront ainsi leurs compétences et leurs expériences au service des militants. Ils gagneront, en plus, davantage de légitimité politique », a poursuivi le secrétaire général des socialistes. M. Dieng pense que "Vision socialiste" doit être une structure de creuset de réflexions et de débats pertinents pour répondre aux attentes du peuple.

"Le parti socialiste a des cadres que nous voulons techniquement compétents et politiquement engagés. Ils viennent de divers secteurs d’activités", a soutenu le secrétaire général du Ps. Selon Ousmane Tanor Dieng, « Léopold Sédar Senghor qui avait si bien compris l’importance du rôle que doivent jouer les cadres intellectuels avait très tôt suscité et encouragé la mise sur pied, en mars 1969, un « Club Nation et développement ». Ousmane Tanor Dieng est revenu sur l’exclusion de Khalifa Sall et Cie du Ps. Il a laissé entendre que cette décision a été prise « pour protéger le parti».

En outre, il a annoncé la tenue d’une Assemblée générale (Ag) samedi prochain pour une mise à niveau des Secrétaires généraux des coordinations en vue d’une bonne mise en œuvre des dispositions de la circulaire sur la vente des cartes, en direction du 16ème congrès ordinaire prévu en juin prochain. Pour sa part, le coordonnateur de "Vision socialiste", Alpha Bayla Guèye est revenu sur le grand bond constaté depuis l’avènement de la seconde alternance avec des chiffres à l’appui. Au terme des débats, la co-coordonnatrice de « Vision socialiste » Aïssatou Diagne a lu une motion de soutien adressée à Ousmane Tanor Dieng.

Serigne Mansour Sy CISSE

Pour soutenir la politique de développement économique enclenchée par le président Macky Sall, le ministre Conseiller du président, Ndioro Ndiaye, et compagnie, vont mettre en place une entité citoyenne dénommée « Constante Républicaine ». Les responsables de cette structure s’engagent à porter la sensibilisation sur le Pse qui est «un projet de construction nationale».

Le président Macky Sall peut compter sur le soutien de son ministre conseiller, le professeur Ndioro Ndiaye, dans sa détermination à expliquer l’importance du Pse aux Sénégalais. Ndioro Ndiaye, présidente du Cercle des Républicains a décidé, en collaboration avec d’autres structures citoyennes comme le Club Sénégal émergent, de «porter sur les fonts baptismaux une entité citoyenne porteuse de valeurs républicaines et de civisme, dénommée « Constate Républicaine (Crep)». Selon la note de la structure parvenue à la rédaction, la sortie inaugurale de Crep est prévue à Rufisque, le samedi 24 février, sur le thème : «le concept de l’émergence à la base : appropriation du Plan Sénégal par les populations locales». Dans la note justifiant la création de la Constate Républicaine, Ndioro Ndiaye écrit que « l’ambition de l’Etat du Sénégal est de favoriser une croissance économique à fort impact sur le développement humain ». Selon la ministre, la réalisation de cette ambition «requiert une compréhension claires des orientations du Pse par les populations et une appropriation des objectifs de celui-ci».

Pour cela, Ndioro Ndiaye et ses camarades de «Constance Républicaine» annoncent, dans la note d’orientation de leur structure, que «Crep va œuvrer, avec les populations à la base, à faire connaître et mieux partager l’essence des objectifs du Pse». A les en croire, «Constance Républicaine» permettra de clarifier ce que le Pse signifie pour les populations, «au-delà des objectifs de développement, comment le Sénégal s’oriente vers un projet qui fédère toutes les initiatives et forces vives du Sénégal». Pour les fondateurs, «Constance Républicaine» permettra d’identifier comment assurer la sensibilisation, l’adhésion et la contribution des populations à la modernité car «le Pse nous offre une grande opportunité» et il «faut se l’approprier, participer à sa mise en œuvre parce qu’il s’agit d’un projet de construction nationale». La première activité de ce mouvement étant prévue à Rufisque, Ndioro Ndiaye pense qu’elle permettra de créer une plateforme solide qui faciliterait le retour et/ou la réinstallation des Rufisquois de la diaspora mais également l’installation d’investisseurs étrangers.

Oumar KANDE

Le nouveau secrétaire général de l’Union pour le Renouveau démocratique (Urd), Diégane Sène, va bientôt faire sa rentrée politique. Il compte d’ailleurs le faire dans « les prochains jours » dans le département de Linguère, selon le communiqué de la Direction politique exécutive (Dpe) qui s’est réunie jeudi dernier à son siège à Bopp. Plusieurs questions ont été abordées lors de cette réunion à savoir la vie du parti, la situation nationale ainsi que des questions diverses. C’est dans ce sens que Diégane Sène a exhorté les responsables, les militantes et les militants à ne ménager aucun effort pour « occuper le terrain politique ». Cette remobilisation a même déjà commencé dans certaines localités du pays telles que  Linguère, Tanaffe, Diourbel, Goudiry, Kaolack.

Une dynamique que l’Urd compte perpétuer dans les semaines à venir. Toujours dans la question relative à la vie du parti, Omar Seck a rendu compte à la Dpe des activités politiques qu’il a coordonnées pendant le mois de décembre notamment la rencontre du 21 décembre qui entre dans la mise en place du comité préparatoire du congrès.

Pour ce qui concerne la situation politique nationale, la Dpe est revenue sur la rencontre avec le ministère de l’Intérieur. Notamment sur les points relatifs à l’audit du fichier électoral, au statut du chef de l’opposition et à la rationalisation et au financement des partis politiquent. A cet effet, la Dpe adresse ses vives félicitations au camarade Khaly Niang pour la qualité du travail qu’il abat au nom du parti dans les travaux sur le processus électoral.

Maguette NDONG

Dans la tournée nationale de massification de son mouvement politique, Jaamu Askan wi, le Serviteur du Peuple, Ansoumana Dione, a réaffirmé, hier, dans la capitale du Nord, sa farouche volonté de se présenter à l’élection présidentielle de 2019. Sur la Place Faidherbe, il a invité le président Macky Sall à bien vouloir convoquer, d’urgence, un dialogue social et organiser des assises nationales sur la pêche, en vue d’éviter que cette année 2018, qu’il a lui-même décrétée année sociale, ne soit pas une année de tensions. Selon Ansoumana Dione, depuis quelque temps, « nous avons tous constaté que notre pays semble être bloqué dans presque tous les domaines d’activités, avec des grèves répétitives notées surtout dans les secteurs clefs du développement que sont la santé et l’éducation ». En cette période préélectorale, a-t-il poursuivi, « nous avons tous intérêt à œuvrer, chacun en ce qui le concerne, à la paix et à la stabilité de notre pays, même si par ailleurs, nous avons vécu, dans le passé, de telles situations. Seulement, c’est le contexte dans lequel nous nous trouvons présentement, avec notamment le procès de Khalifa Sall, accusé de détournement de deniers publics, qui nous en oblige ».

C’est la raison pour laquelle, a-t-il précisé, « moi, Ansoumana Dione, candidat à l’élection présidentielle de 2019, que je vais remporter dès le premier tour, s’il plait à Dieu.

Mbagnick Kh. DIAGNE

La coordination départementale de «Bennoo bokk» yaakaar de Bignona a organisé, samedi dernier, à Thionck-Essyl, son meeting de remerciements aux populations qui ont voté victorieusement pour elle lors des dernières élections législatives.

Son leader, Abdoulaye Badji, par ailleurs conseiller personnel du président de la République, a saisi l’occasion pour engager l’ensemble des militants et sympathisants de la coalition présidentielle à faire mieux pour réélire le Chef de l’Etat en 2019, au 1er tour, et à plus de 50%.

Abdoulaye Badji a souligné que le président doit être élu dès le premier tour pour éviter toute complication. Le patron de Bby de Bignona a fait remarquer, à ses « camarades de coalition », qu’ils ont du travail à faire et ils doivent en être conscients. Il les a appelés à comprendre qu’ils ne pourront réélire le président de la République que dans un «Bennoo bokk» uni, fort, et où les ambitions personnelles devront être rangées aux oubliettes. « On a tout le temps de les prendre en charge après 2019 », leur a-t-il lancé.

M. Badji a prié ses collègues responsables et autres militants de Bby à oublier qu’il y aura des locales en 2019 et de penser seulement à la présidentielle « pour réélire le président Macky Sall au 1er tour, et à plus de 50%, partout, à travers tout le département de Bignona ». Par ailleurs, il les a exhortés à sonner la mobilisation à tous les niveaux pour massifier leur coalition.

El Hadj Moussa SADIO

La Ligue démocratique sanctionne ses responsables regroupés au sein du courant de la Ld/Debout. Mamadou Ndoye, ancien secrétaire général, Cheikh Guèye, maire de Dieuppeul, Souleymane Guissé, principal animateur de la fronde, ont été suspendus, hier, par le bureau politique.

L’ancien secrétaire général de la Ligue démocratique, Mamadou Ndoye, Cheikh Guèye, maire de la commune de Dieuppeul et 17 autres responsables animateurs du courant la Ligue démocratique debout ont été suspendus, avant-hier, par le bureau politique du parti des « Jallarbistes ». La décision a été prise lors d’une réunion présidée par Nicolas Ndiaye, Secrétaire général par intérim du parti en présence du ministre Khoudia Mbaye, l’ancien ministre Yoro Deh et d’autres ténors.

« Le bureau politique a considéréle refus manifeste des animateurs du mouvement Ld-debout de se conformer aux délibérations du Bureau politique, notamment en sa session du 21 octobre 2017, désapprouvant ledit mouvement et demandant la cessation de toutes ses activités », a souligné Amadou Oumar Coulibaly du mouvement des jeunes qui a lu la résolution sanctionnant la fin de la réunion du bureau politique.

Selon le bureau politique, les responsables suspendus ont posé « de nombreux actes de défiance et de remise en cause permanente des décisions du parti sur des bases non conformes à ses Statuts et Règlement intérieur ». Il déplore aussi une « manipulation de l’opinion et des militants et des tentatives multiples de discréditer la direction du parti par des moyens non appropriés et contraires aux principes fondamentaux de la Ligue démocratique ». Le bureau politique désapprouve aussi les « nombreux actes de défiance et de dissidence par le mouvement  fractionniste et la remise en cause effective par ses initiateurs de l’unité et de la cohésion du parti ».

Selon Nicolas Ndiaye et ses camarades, toutes les fédérations et les organisations intégrées des femmes, des jeunes, des ainés et des cadres étaient représentés à cette importante rencontre. « Au total, le Bp a enregistré la présence de 81 camarades pour 22 excusés et 52 absents. Le quorum étant largement atteint pour délibérer valablement, le Bureau Politique a entendu et discuté le rapport du Secrétaire général par intérim sur la situation actuelle du parti », ont-ils souligné.

Le bureau politique a convoqué les dispositions des articles 10,11, 13 du Titre II des Statuts de la Ligue démocratique portant sur l’Organisation et le fonctionnement du parti,le Règlement intérieur du parti notamment en ses articles 4 du Chapitre I (Principes d’Organisation) , 8 du Chapitre III sur les Droits et Obligations des membres, les articles 9 et 17 du Chapitre IV sur les Modalités d’organisation et de fonctionnement  et du Chapitre 6 sur les Sanctions et Recours.

Tout en décidant de suspendre  les frondeurs de « toutes fonctions et responsabilités dans le parti ainsi que de toutes les instances et structures du parti », le bureau politique n’a pas définitivement fermé les portes à ses camarades. « Nous n’avons pas fermé les portes. S’ils font amende honorable rien ne s’oppose à ce qu’ils reviennent dans le parti », a souligné Nicolas Ndiaye. « Nous ne souhaitons pas qu’ils soient exclus définitivement. Mais il nous faut prendre notre responsabilité pour faire respecter la discipline de parti », a dit Nicolas Ndiaye.

Le Bureau politique a aussi décidé de renforcer et de réorganiser le Secrétariat Exécutif permanent. Ainsi, cette instance a été élargie à d’autres « Jallarbistes » dont la syndicaliste Awa Wade.

Le BP a aussi pris la décision de convoquer le 8ème congrès ordinaire du parti au plus tard, en octobre 2018. Il rappelle qu’il est la seule instance habilitée à convoquer le congrès ordinaire du parti, conformément aux dispositions de l’article 20 du règlement intérieur.

Babacar DIONE


LIGUE DEMOCRATIQUE - SOULEYMANE GUEYE CISSE, COORDONNATEUR DE LA «LD DEBOUT» : « LE QUORUM N’ÉTAIT PAS ATTEINT POUR PRONONCER UNE QUELCONQUE SUSPENSION »
A la suite de leur suspension par le Bureau politique de la Ligue démocratique, les membres de la «LD Debout» ne semblent pas donner du crédit à cette décision. Selon le coordonnateur des réformistes, Souleymane Guèye Cissé, le Secrétariat national ne s’est pas réuni pour convoquer le Bureau politique de la LD. Ensuite, selon lui, Nicolas Ndiaye et ses autres camarades n’avaient pas atteint le quorum pour pouvoir prononcer une quelconque suspension à leur encontre. «Ce n’était donc pas la LD qui s’était réunie, mais plutôt la section Apr du parti», soutient le coordonnateur de la «Ld Debout».

M. NDONG

Au salon d’honneur de l’aéroport de Nouakchott, les présidents Sall et Aziz ont tenu une conférence de presse au cours de laquelle, ils ont émis sur la même longueur d’ondes.

Au cours d’une brève déclaration, le président mauritanien a salué les relations privilégiées entre la Mauritanie et le Sénégal qui plongent leurs racines dans la nuit des temps et sont multiformes (religion, société, économie…). De nouvelles perspectives s’ouvrent entre les deux pays avec l’accord inter-gouvernemental d’exploitation commune du gaz, s’est-il également réjoui. Il a appelé à la mise en œuvre d’infrastructures adéquates permettant une pêche sécurisée dans le respect de la règlementation en vigueur.

Partageant les propos de son homologue mauritanien, le président Sall a ajouté que ce qui unit les deux pays est au-dessus de toute contingence et c’est le legs de nos ancêtres. Et nos deux gouvernements ont été engagés à porter la coopération à la hauteur de la volonté des deux chefs d’État. Abordant la lutte contre le terrorisme, Macky Sall a déclaré que le Sénégal s’y est engagé avec la Mauritanie et apporte son soutien au G5 Sahel.

Il a indiqué l’importance entre les deux capitales d’avoir des relations pacifiques et de confiance car a-t-il averti, sinon, aucun investisseur ne va mettre son argent dans nos projets communs.

I. Mbodj, envoyé spécial

Le Palais de congrès de Nouakchott a servi de cadre de rencontre entre le président Macky Sall et les Sénégalais de Mauritanie.

Comme il a l’habitude de le faire à chacun de ses déplacements à l’extérieur, le président Macky Sall a prêté une oreille attentive à ses compatriotes vivant en Mauritanie. A l’entame, c’est son excellence Mamadou Tall, ambassadeur du Sénégal à Nouakchott qui a loué la vision du chef de l’État, notamment à travers divers programmes comme les bourses familiales, le Pudc, le Ter, le Puma et, cerise sur le gâteau, le taux de croissance exceptionnel de 7,1% auquel notre pays est parvenu. Sur le plan diplomatique, il s’est félicité des succès engrangés par le président Sall comme la visite d’Emmanuel Macron, le chef de l’État français au Sénégal entre autres. Toutefois, il n’a pas manqué de souligner que des problèmes subsistent pour les Sénégalais de Mauritanie en matière de titre de séjour ou de pêche. Le député de la diaspora, circonscription Afrique du Nord, Mor Kane Ndiaye, a demandé, pour sa part, la création d’une école sénégalaise, la facilitation de l’obtention des titres de séjour ou le rapatriement des personnes décédées… Par ailleurs, ajoute-t-il, « nos femmes sollicitent la 2e phase du Faise ».

Répondant aux intervenants, le président Sall s’est tout d’abord félicité de l’invitation que lui a adressée son homologue mauritanien dans le but de renforcer les relations de coopération entre les deux pays. Expliquant l’objet des discussions qu’il a eues avec ce dernier, à la communauté sénégalaise, le président Sall a indiqué: « Nous avons discuté de nos liens, de la transhumance, du fleuve, des titres de séjour et du gaz qui existe à la frontière entre nos deux pays et qui fera l’objet d’une exploitation commune ».

Nous allons défendre nos pêcheurs, a indiqué le président Sall, mais ils ne doivent pas oublier que la Mauritanie est un pays souverain. Le président de la Mauritanie a accepté de nous accorder des facilités de pêche (à condition qu’on sache les captures) et de construire un quai de pêche sur son territoire à un endroit très proche du Sénégal. En retour, notre pays va aider son voisin à acquérir des camions frigorifiques. L’élevage comme le transport seront également organisés entre les deux pays. Le président Sall a invité les citoyens des deux pays et les associations professionnelles à travailler à l’établissement de bonnes relations bilatérales.

Sur un plan purement politique, interpellé par certains intervenants qui lui ont assuré une victoire sans bavure en 2019, le président Sall a déclaré qu’il est un homme d’action et qu’il laisse le bavardage aux autres. Puis, sur un ton plaisantin, il a ajouté: « j’ai hâte de redescendre dans l’arène car nos adversaires ont la frousse ».

I. Mbodj, envoyé spécial


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