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Politique (4728)

Face à la crise actuelle que vit l’université, le Front démocratique et social de résistance (Frn) estime qu’il est urgent de trouver une solution concertée afin de permettre une bonne conclusion de l’année universitaire. Le Frn a lancé un appel solennel au Président Macky Sall pour qu’il donne suite «immédiatement» aux revendications formulées par la coordination nationale des étudiants.

Mais surtout, «le Frn estime qu’il est urgent de trouver une solution concertée à la crise actuelle afin de permettre une bonne conclusion de l’année universitaire, dans l’intérêt des étudiants, de la communauté éducative et de toute la population», lit-on dans un communiqué reçu à notre rédaction.  Ainsi, «le Frn renouvelle sa solidarité totale aux étudiants et à leurs coordinations, ainsi que son soutien patriotique, dans le respect de leur indépendance de pensée et d’action»,  ajoute le document.

Par ailleurs, le Frn qui adresse ses encouragements et ses vœux de succès à l’équipe nationale de football, exhorte « les lions à rester concentrés sur leurs valeurs cardinales de confiance en soi, d’esprit de sacrifice, d’intelligence et de fair-play, afin de remporter de nouvelles victoires pour le football sénégalais et africain ».

A. DIOP 

L’ancien président de la République, Abdoulaye Wade, accuse le pouvoir de vouloir saisir sa maison située au Point E. Dans un texte publié, l’ancien président a dit avoir été informé de « ce qu’une personne se présentant au nom de Me Kamaté, huissier de justice, a réclamé les clefs de sa maison du Point E ».

«Macky Sall a ordonné la saisie de ma maison ainsi que le modeste immeuble que j’ai construit pour des personnes qui ont été à mon service pendant plus de 40 ans et ont élevé mes enfants », dénonce-t-il dans un communiqué reçu à notre rédaction.

Il a rappelé qu’en tant qu’avocat ayant l’un des plus grands cabinets de Dakar, que c’est par de dures et longues journées de travail à travers tout le Sénégal, qu’il a acquis un respectable patrimoine dont la maison du Point E. «Je ne dis pas qu’il ne réussira pas mais il faudra qu’auparavant qu’il marche sur mon cadavre », a-t-il toutefois averti.

A. DIOP


SAISIE DE SA MAISON : ME KAMATÉ ET L’AVOCAT DE L’ETAT, ME YÉRIM THIAM, NIENT TOUTE SAISIE DE LA MAISON
L’ancien président de la République, Me Abdoulaye Wade, dans un texte publié, accuse le pouvoir, particulièrement le chef de l’Etat, Macky Sall, de vouloir saisir sa maison située au Point E, précisant que Me Kamaté, huissier de justice, a réclamé les clefs de sa maison du Point E. Si ce dernier affirme s’y être rendu, il a nié cette information. Quant à l’avocat de l’Etat, Me Yérim Thiam, il parle de «tentative de manipulation».

Me Jean Baptiste Kamaté du Cabinet «Scp Maîtres Tine et Kamaté, Huissiers de justice associés», sis à l’immeuble Gic, Avenue Cheikh A. Bamba, à Colobane, Dakar, a démenti, dans un communiqué parvenu à notre rédaction, de manière formelle : «il n’a nullement été question de procéder à une saisie immobilière (de la villa)». Mieux, rappelle l’huissier, une telle saisie «obéit à une procédure légale rigoureusement encadrée». Toutefois, revenant sur les faits, Me Kamaté confirme s’être rendu, sur réquisition de M. le Procureur spécial près de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), aux adresses des personnes condamnées par les arrêts numéros 109 et 02 respectivement rendus par la Cour Suprême du Sénégal et la Crei, les 20 août 2015 et ce, en vue de procéder à son exécution.

Selon lui, c’est le vendredi 25 avril qu’il s’est présenté à la «dernière adresse connue» de Karim Meissa Wade. Cela, précise-t-il, à l’effet de procéder «à la saisie vente des facultés mobilières corporelles (biens meubles corporels) pour recouvrer la peine pécuniaire à laquelle il a été condamné, peine majorée du décompte des frais liquidés le tout conformément aux dispositions de l’Acte uniforme sur les procédures simplifiées de recouvrement et voies d’exécution de l’Ohada». Aussi, fait-il savoir qu’il n’a nullement été question, pour lui, de procéder à une saisie immobilière (de la villa). L’huissier note avoir trouvé «les portes de la villa fermées, il a alors dressé un procès-verbal conformément à la loi».

Comme Me Kamaté, l’avocat de l’Etat, Me Yérim Thiam réagit également. Dans un communiqué, Me Yérim Thiam parle de «déclaration tendant à dénaturer les actes de procédure en cours, de pure tentative de manipulation, alors que rien n’empêchait les parties concernées de se renseigner auprès de l’huissier instrumentaire sur la nature exacte de l’acte signifié». Me Thiam précise aussi que d’une part, « le domicile dont il s’agit n’a ni été saisi, ni fait l’objet d’une quelconque procédure» et d’autre part, «l’acte signifié au dernier domicile de Karim Wade au Point E, est un commandement de payer sous peine de saisie de ses facultés mobilières délivrée, en exécution de l’arrêt de la Crei, en vue notamment d’une possible contrainte par corps». C’est pourquoi cette sortie est une «tentative de manipulation».

Daouda MANE

L’APR DÉMENT LE LEADER DU PDS
L’Alliance pour la République dément les propos de l’ancien président, Abdoulaye Wade, qui a accusé son successeur de vouloir confisquer sa maison au Point E. « La justice sénégalaise, encore moins le président Macky Sall, n’ont jamais ordonné la saisie d’aucun bien de Me Abdoulaye Wade, ni sa maison du Point E, ni un quelconque immeuble », lit-on dans un communiqué publié par l’Apr.

L’Alliance pour la République souligne que « la procédure d’enrichissement illicite concerne Karim Wade, fils de l’ancien président « qui a été condamné à six ans avant d’être gracié par le président Macky Sall ». Toutefois, a précisé le communiqué, « il reste sous le coup de la condamnation à payer 138 milliards de Cfa ». « Si un huissier s’est rendu chez les Wade, c’est uniquement parce que c’était la dernière adresse de M. Karim Wade. Aussi, parler de saisie d’une maison relève d’une contre-vérité manifeste pour abuser une opinion pourtant avertie », a fait remarquer l’Apr.

Le texte indique que Me Abdoulaye Wade extrapole en affirmant que le président Macky Sall a fait une déclaration de patrimoine de « 7milliards » qu’il aurait reçus de Me Wade. D’abord, a démenti l’Apr, « le président Sall n’a jamais fait une telle déclaration de patrimoine ». « Ce sont les officines mafieuses qui, au lendemain de l’alternance de 2012, incapables de digérer leur défaite, ont, du fond de leur posture revancharde et antidémocratique, tissé toutes sortes de contre-vérités pour porter atteinte à l’image du président nouvellement élu », souligne-t-on. « Ensuite, le président Macky Sall n’a jamais dit qu’il a reçu 7 milliards de Me Abdoulaye Wade pour la bonne et simple raison que cette somme n’existe que dans les officines mafieuses de ses auteurs. Me Abdoulaye Wade ne peut fournir aucune preuve du contraire », insiste l’Apr.

L’Apr souligne que « le président Macky Sall a tenu le pari, depuis qu’il était dans l’opposition, de ne pas regarder dans le rétroviseur ». « Depuis la rupture historique conclue par la défaite sévère de Me Wade qui voulait, au prix de plusieurs morts, imposer son fils au peuple sénégalais, grâce à un projet de dévolution monarchique du pouvoir, le président Macky Sall a fait preuve de grandeur et de hauteur au point de n’avoir jamais prononcé le nom de son prédécesseur », martèle l’Apr. « Il a refusé de descendre dans les bas-fonds où l’a voulu entrainer l’aile revancharde et extrémiste du Pds, préoccupé qu’il est par l’œuvre de redressement et de construction du Sénégal », ajoute le communiqué signé par Seydou Guèye, le Porte-parole.

Babacar DIONE

Une forte délégation venue de Malika, sous la conduite du Maire de la commune,  a été reçue, hier, par le Président de la République, Macky Sall.
Talla Gadiaga qui a rejoint l’Alliance pour la République était venu réitérer son soutien au Président Macky Sall. Le maire avait, dans sa délégation des Imams de la commune, des femmes, des jeunes, des notables et des représentants  des foyers religieux, notamment la communauté Layène. Selon un document reçu, dans un élan unitaire, ces hôtes du chef de l’Etat ont exprimé leur ferme volonté de soutenir la politique de développement mise en œuvre à travers le Plan Sénégal émergent (Pse). La rencontre a permis de jeter les bases d’un compagnonnage fructueux en direction des prochaines échéances électorales. Le Président Macky Sall s’est félicité de ce renfort pour la mouvance présidentielle.

Le chef de l’Etat a aussi estimé que la Vdn 2 est une opportunité de faire de la commune de Milika une zone de développement dans les toutes prochaines années. Les femmes et les jeunes de la commune vont également bénéficier des financements pour leurs projets à travers la Der.

Babacar DIONE

 

La Commission ad hoc sur le parrainage a été installée par le ministre de l’intérieur et de la sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye qui a salué l’intérêt renouvelé que les acteurs politiques portent au processus électoral et leur attachement à la vie démocratique de la nation.

L’ancien ambassadeur Seydou Nourou Bâ a été installé à la tête de la commission ad hoc sur le parrainage par le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye. « A vous Monsieur l’Ambassadeur, nous vous renouvelons notre confiance au sein de cette commission ad hoc. Les échanges que vous allez mener seront les plus courtois dans un environnement convivial sans préjudice cependant de l’expression ferme des positions des uns et des autres. Nous en avons donné la preuve en de multiples occasions passées, … il est possible de circonscrire des plages de convergences sinon sur les modalités de réalisation, du moins sur les principes fondateurs », a dit le ministre.

Selon le ministre de l’intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, la Commission ad hoc se chargera de définir les modalités d’application du parrainage dans le Code électoral et réfléchira sur « le sort à réserver aux parrains qui auront violé les règles, au statut et obligations des collectionneurs, au système et méthode de contrôle des listes, à la nature des sanctions aux éventuels fraudeurs, aux possibilités de recours offertes aux candidats et à la représentation des candidats au niveau du contrôle ».  Aussi, il est d’avis que la participation des acteurs politiques aux travaux atteste de l’intérêt renouvelé qu’ils portent au processus électoral et leur attachement d’inspiration patriotique à la vie démocratique de la nation.  La recherche permanente de consensus sur le terrain des élections trouve son fondement dans notre foi aux vertus du dialogue et de la concertation dans une démarche inclusive nous ont dicté d’élargir les discussions notre aux membres de la représentation nationale, à la majorité, de l’opposition parlementaires ainsi que celle des non inscrits ».  Avec comme objectif d’ « améliorer le texte par la facilitation de la compréhension et du vote de la loi à l’Assemblée nationale», le document consensuel qui sera issu des travaux, fruit de la réflexion des acteurs politiques, traduira « les consensus forts auxquels nous allons aboutir et qui seront, comme par le passé, traduits en décisions par l’autorité avant l’onction légale et réglementaire pour les rendre exécutoires», dit-il.

Mamadou Lamine DIEYE

 

Elu vice-président du Caucus des jeunes de l’Afrique au Parlement panafricain, le député Toussaint Manga promet de porter la voix de la jeunesse du continent auprès de l’Union africaine pour la prise en compte de ses préoccupations. Dans cet entretien, le jeune député du Parti démocratique sénégalais (Pds) a abordé plusieurs questions dont le débat à l’Assemblée nationale, la candidature de karim Wade et la transhumance politique.

Vous venez de participer à une session du parlement de l’Union africaine (Ua) à Johannesburg, quel bilan en tirez-vous ?

C’était notre baptême de feu. C’était notre première entrée et nous avons prêté serment dès notre arrivée pour être membre à part entière du parlement. La session a coïncidé avec le renouvellement des instances du parlement. La situation n’était pas donc si favorable que çà pour nous, vu que nous avons trouvé sur place d’autres parlementaires qui ont siégé avant nous. Ces députés avaient la chance de se connaître et avait la possibilité d’avoir des leviers diplomatiques pour avoir des responsabilités dans le parlement. Toutefois, le Sénégal a participé dignement à toutes les séances.

Qu’est-ce qui a été déterminant pour que vous soyez membre du bureau de ce parlement continental ?

L’Assemblée nationale du Sénégal a été installée au mois de septembre et entre temps, il y a eu deux sessions en octobre et en mars auxquelles nous n’avons pas assisté. Nous étions donc bleus à la session qui s’est tenue récemment. Ce n’était pas alors évident. Mais le parlement panafricain a aussi ses réalités. Il est divisé en groupes sous régionaux (Ouest, Centre, Sud, Est et Nord). Au-delà de cette caractéristique, il y a des réalités linguistiques avec la division en francophones, anglophones, lusophones et arabophones. Ce sont là deux paramètres sur lesquels il faut jouer pour faire partie des membres du bureau. Dans le groupe de l’Afrique de l’Ouest, j’ai été porté à la tête du Caucus des jeunes, lequel Caucus a proposé ma candidature au poste de vice-président du Caucus du parlement pour la jeunesse panafricaine. Et puisque l’Afrique de l’Ouest n’avait pas présenté un candidat pour la présidence, ma candidature à la vice-présidence a été retenue. En ma qualité de médecin, j’ai été intégré dans la Commission Santé. Dans cette Commission, il y a un Caucus pour la lutte contre la Tuberculose dont je suis rapporteur et membre du bureau qui est constitué de trois personnes à savoir le président, le vice-président et le rapporteur.

Et quelle est la mission assignée au Caucus des jeunes ?

L’Afrique est un continent en majorité jeune et la jeunesse est très importante pour le développement du continent. Aujourd’hui,  dans la politique de l’Union africaine, la jeunesse est également importante. En tant qu’organe consultatif, le Caucus doit beaucoup travailler pour sensibiliser l’Union africaine et les Etats membres sur l’importance de la prise en charge de la politique liée à la jeunesse dans nos pays. Ainsi donc, il est impératif de mettre sur place, dans chaque parlement national, un Caucus pour la jeunesse.  

Quelle action concrète comptez-vous mener au Sénégal pour la jeunesse ?

Au Sénégal, il y a déjà un Réseau des jeunes parlementaires dirigé par mon collègue Abdou Mbow. Nous allons ensemble travailler en synergie et voir les préoccupations de la jeunesse et voir en tant que parlementaires le plaidoyer que nous pourrons faire pour améliorer les conditions des jeunes. Néanmoins, nous sommes dans un cadre macro et nous raisonnons en termes de continent. Autrement dit, le plan d’actions que nous pouvons faire au Sénégal sera intégré dans le plan d’actions global du parlement panafricain. Il n’y a pas une politique sectorielle pour le Sénégal seulement. C’est une politique globale et uniforme sur le plan continental.

Vous avez parlé de baptême de feu mais qui est toutefois couronné de consécrations, quel a été votre sentiment ?

Fier d’être Sénégalais. Ce n’était pas évident. Lorsque 54 Nations se retrouvent, chacun vient avec sa manière de penser, de voir les choses mais aussi fait état de ses préoccupations. Lorsqu’on est jeune et que l’on se bat pour représenter dignement son pays et pour faire partie de ces jeunes qui prennent des responsabilités pour le continent, on ne peut qu’être fier et se battre pour un bilan positif. Nous voulons, au soir de notre mandat, présenter un bilan positif à nos collègues qui nous ont fait confiance.

Vous êtes un jeune engagé et vous avez fait la prison, qu’est-ce qui explique cet engagement ?

Il n’y a rien de particulier. Il faut avoir des convictions : croire à quelque chose et croire en soi. Nous avons Me Wade comme référence et nous croyons à son projet de société qui est calqué sur le libéralisme. En tant que jeune politique, nous devons apporter notre contribution à l’édifice. Cela peut être dur, cela peut ne pas être facile mais quand on sait ce qu’on veut, on est prêt à s’engager, quelle que soient les difficultés.

Le 19 avril dernier à l’Assemblée nationale, vous avez cristallisé les attentions en déchirant le projet de loi sur le parrainage et en refusant de quitter le parloir. Comment expliquez-vous votre action ?

Le 19 avril, toute ma démarche était basée sur le règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Il est temps, pour nous, de redonner une autre image de l’Assemblée. La loi organique régissant le règlement intérieur de l’institution doit être respectée. Le député doit se respecter en respectant lui-même le règlement intérieur de l’institution. Depuis un certain moment, dans le fonctionnement de l’assemblée, le règlement intérieur est violé pour essayer de gérer de façon politique les choses. J’estime qu’en tant que jeune, on ne peut pas laisser cette pratique perdurer. Il est temps, aujourd’hui, que nous puissions avoir une Assemblée qui respecte les règles qui sont érigées. Si la majorité veut qu’il y ait sérénité au sein de l’institution, elle doit respecter le règlement intérieur sinon ce sera toujours ainsi. Dans le règlement intérieur, le premier tour est obligatoire. C’est à partir du second tour qu’on peut, au cas où il n’y a pas d’intervenants, voter. Malheureusement, ils nous ont imposé un vote sans débat et l’on a boycotté. Nous continuerons à nous battre pour qu’au sein de l’Assemblée, le règlement intérieur soit scrupuleusement respecté.

Justement, ces pratiques que vous dénoncez vous ont été reprochées lorsque vous étiez aux affaires, est-ce qu’il ne faudrait pas revoir le concept de majorité mécanique ?

Ce n’est pas là le problème. Le problème c’est l’acceptation du débat démocratique. Il faut respecter les textes qui régissent le fonctionnement de l’hémicycle. L’Assemblée est sacrée.

Mais lorsque vous étiez au pouvoir, on vous reprochait les mêmes pratiques…
Le 23 juin, il y a eu un débat à l’hémicycle. Les députés ont pris la parole. Ce que je reproche au président, c’est d’avoir refusé le débat interne. Quand on était  au pouvoir, la majorité votait les lois. C’est tout à fait normal. Par contre, je ne me rappelle pas, sous notre magistère, que la majorité ait eu à refuser la parole à l’opposition. Le député a le droit de poser des questions préjudicielles. Il a le droit de prendre la parole. On ne peut pas refuser cela aux députés. Il  a refusé le débat au premier tour. Le consensus ne peut pas être au dessus de la Loi. Si un autre jour, les droits de la minorité ne sont pas respectés, nous serons debout pour dire non.  Une présence des forces de sécurité ne nous empêchera pas de défendre nos droits.

A votre sortie de prison, vous aviez alerté contre les conditions de détention des détenus. Avez-vous le sentiment d’avoir été entendu ?

Dans la vie, l’expérience est utile parfois. Il n’y a jamais eu de bonnes conditions de détention à la prison de Reubeuss. Les problèmes continuent à persister. Si le ministre de la justice veut réellement connaître les problèmes des prisons, il doit faire des visites inopinées la nuit au moment où les détenus sont dans les cellules. Il verra comment ils dorment. En réalité, quand le ministre vient faire une visite, ce sont les chefs de chambre qui sont sélectionnés. Ces derniers ne vont pas dire les vrais problèmes, parce qu’ils ont peur de perdre ce privilège de  chef de chambre.  

Vous avez été leader du mouvement estudiantin, quelle appréciation faites-vous des problèmes qui secouent les universités ?

C’est triste. Le problème des bourses ne devait plus continuer à se poser. Lorsque Me Wade a réussi à passer du billetage à la bancarisation, les banques qui ont pris la garantie de payer doivent être en mesure de verser le montant de la bourse à chaque étudiant ayant droit en un seul coup. Qu’il y ait des lenteurs sur le paiement des bourses, il y a anguille sous roche dans la démarche que les gens utilisent pour payer. En observant la gestion de la crise, j’ai constaté que le gouvernement n’a pas mesuré l’ampleur et l’importance des problèmes des étudiants. Il a seulement discuté avec les étudiants de l’Ugb. Je me dis que le gouvernement essaie de noyer le poisson dans l’eau. Pour le gouvernement, en recevant les étudiants de l’Ugb, le problème est réglé. Ce n’est pas connaître le mouvement étudiant. Le président doit recevoir toutes les cinq universités pour trouver une solution globale.

Nous sommes à quelques mois de la présidentielle de 2019. Le débat sur la validité de la candidature de karim Wade est posé. Votre position ?

Karim Wade est candidat. Il  n’y a pas un débat. C’est le président Macky Sall qui veut instaurer un débat  parce qu’il ne veut pas l’affronter. Karim Wade sera candidat. Il viendra. Il battra campagne. Sur son retour, c’est à nous de choisir le timing. Nous rassurons les militants pour leur dire d’être prêts. Nous sommes le plus grand parti du pays. Personne ne peut éliminer notre candidat. Nous avons les moyens politiques pour imposer la candidature de karim Wade.

D’aucuns estiment que Karim Wade ne jouit plus de ses droits politiques et civils…
Cette question n’est pas juridique. Elle est politique. La candidature de karim Wade et celle de Khalifa Sall sont juridiquement valables.

Est-ce que votre candidat ne risque pas d’être en retard ?

Il n’y aura aucun retard. Nous avons sillonné le pays. Le Pds est en train de travailler. Nous avons demandé à nos militants d’être prêts. Ce n’est pas parce que Karim n’est pas là que nous ne travaillons pas. Le parti vit.

Ecartez-vous l’idée d’un plan B ?
Est-ce que le président Sall a un plan B ?  Notre parti a déjà investi Karim Wade.  

D’aucuns parlent de l’ancien Premier ministre Hadjibou Soumaré…
Je n’ai pas entendu parler de ça.

Quel regard portez-vous sur la démarche des responsables du parti qui ont rejoint le pouvoir ?
On n’y peut rien. Chacun a sa manière de voir. Chacun a sa dignité. En tant que jeunes, nous devons refuser la facilité. Eviter d’aller vers le côté sucrée. Pour qu’un pays se développe, nous avons besoin d’un régime qui travaille, mais d’une opposition très forte et vigilante qui pousse le pouvoir à travailler. Nous poussons Macky Sall à travailler. Ça aurait été difficile pour le pays si Macky Sall gouvernait sans opposition. Les pays où il n’y a pas une opposition forte vivent des dérives. Les Sénégalais doivent reconnaître que le Pds, en tant que parti d’opposition, joue un grand rôle pour le développement du pays.

Toussaint Manga transhumant, cela est-il possible ?
Jamais. Vous ne l’entendrez jamais.


Propos recueillis par Babacar DIONE?et Aly DIOUF

En présidant, hier, le symposium sur le lancement du Tome 1 de la publication intitulée «conviction Républicaine», avec un accent mis sur le discours sur le développement, le président de la République, Macky Sall, a déclaré que l’économie du Sénégal est devenue l’une des plus fortes et dynamiques en Afrique.

Le Président Macky Sall a présidé hier le symposium sur le lancement du Tome 1 d’une série livres intitulés «conviction Républicaine», discours sur le développement. A ce titre, il a saisi l’occasion, pour revenir sur les réalisations du Plan Sénégal émergent. Le chef de l’Etat a indiqué que depuis le 24 février 2014, le Pse est devenu le référentiel de politique publique. «Il est au cœur de notre discours. Il s’agit, sur le socle du travail de la solidarité nationale, de faire émerger chaque sénégalais pour une vie meilleure, digne, décente», a-t-il confié. Ainsi, au sujet de l’économie du Sénégal, le président de la République a dit qu’elle est forte et dynamique. Mieux, «l’économie du Sénégal est devenue l’une des plus fortes et dynamiques en Afrique ». « Notre pays est en pôle de croissance qui s’inscrit sur une trajectoire régulière. Et c’est cette constance dans la croissance qui fait la richesse du pays dans l’horizon souhaité», a-t-il partagé.

Réagissant aux interpellations de l’opposition sur l’endettement de notre pays, il a fait comprendre que malgré un effort constant d’investissement public, pour parachever l’édification de base infrastructurelle de notre développement, le niveau d’endettement de notre pays est soutenable. «Et nous tendons vers plus d’équilibre de nos finances publiques assainies», a-t-il éclairé. Au sujet des ressources pétrolières et gazières, le président Macky Sall a rebondi pour faire savoir que tous les contrats que l’Etat du Sénégal sera amené à signer seront des contrats publics. Le Président Macky Sall a invité à cette occasion, les participants à ne pas le considérer comme le chef de l’Etat, mais plutôt comme un essayiste. Confiant dans cette logique qu’on devrait laisser au lecteur, le choix de lire et de juger librement.

Tout au plus, et en réaction au contenu de l’ouvrage, Macky Sall a fait comprendre qu’il parle de tous les secteurs d’activités notamment, l’Agriculture, les ressources pétrolières… Pour sa part, Abdoul Aziz Diop , Conseiller spécial du président a soutenu que Macky Sall a établi des rapports étroits entre les institutions et le développement, entre la gouvernance et le développement, entre la paix et le développement, et entre la sécurité et le développement. Confiant ainsi, que dans la doctrine du Président Macky, on ne peut pas imaginer, un développement qui serait déconnecté d’institutions fortes, d’une bonne gouvernance, d’une paix durable, et de la sécurité sur toudu territoire et à nos frontières.

Les droits d’auteur réservés au centre Aminata Mbaye

Le président a décidé de verser les droits d’auteur de ses ouvrages au centre Aminata Mbaye, une structure de Dakar spécialisée dans la prise en charge des enfants déficients mentaux. C’est ce qu’a confié son conseiller spécial Abdoul Aziz Diop. « Le président Macky Sall a décidé que tous les droits d’auteur des ouvrages concernés soient versés aux œuvres caritatives de l’école Aminata Mbaye des enfants déficients mentaux’’, a-t-il expliqué. Il intervenait au cours du symposium de lancement du Tome 1 des ouvrages que le chef de l’Etat, a décidé de publier, dans le cadre d’une collection appelée "conviction républicaine".                      

Macky Sall : «Je n’ai pas peur d’adversaires…»

Pour le Président si l’opposition fait du bruit, c’est parce qu’elle ne veut pas débattre de son bilan à lui. «Tous ces bruits que vous entendez au quotidien, c’est pour qu’il n’y ait pas de discours bilan. Parce qu’il est sans commune mesure. Tous les jours, on nous crée de faux débats, de ‘‘Fakes news’’ pour nous divertir de l’action quotidienne au service des populations», a  déploré. « Chaque jour, on entend le Sénégal, c’est la dictature ! Le Président ne veut pas d’adversaires. Je n’ai pas peur d’adversaires. Je me suis soumis à la sanction des Sénégalais. Tous les jours, on juge mes actions. Je n’ai pas peur d’être jugé », a martelé Macky Sall.  Le président de la République a aussi a défendu qu’il faut accepter les contradictions et les oppositions en politique. Invitant dans ce sens à un débat sur l’état de la Nation, il a indiqué qu’il faut accepter les contradictions, les oppositions. Avant d’assurer qu’il restera attentif aux regards critiques et aux observations.
        
Enseignement supérieur : les efforts de l’Etat rappelés

Le Président Macky Sall est revenu sur la mort de l’étudiant Fallou Sène qui, selon lui, est un acte qui arrive au moment où le gouvernement est en train de faire des efforts sur l’Enseignement supérieur. «Nous sommes en train de faire ce qui n’a jamais été fait en termes d’efforts pour l’Université » a-t-il dit. Macky Sall a affirmé qu’il est paradoxal et triste que pendant que ces efforts sont en cours dans les Universités, nous assistions à des événements aussi douloureux et inacceptables que la mort de l’étudiant Fallou Sène. « Pendant que nous sommes en train de faire ce qui n’a jamais été fait en termes d’effort pour l’Université», a-t-il déploré.

Le Président Sall a fait comprendre que l’Etat a mis 51 milliards de FCfa pour les bourses. «Le bloc enseignement prend ¼ des ressources du pays dont 25,1%. En 2012, J’ai trouvé 5.000 lits et actuellement nous avons mis en place 7000 lits qui seront inaugurés prochainement» a-t-il informé. Avant de renchérir que son régime a trouvé des centres universitaires régionaux que le gouvernement est en train de transformer et de doter d’infrastructures minimales pour des Universités.  

Amadou DIOP

Le Mouvement citoyen (Mc) du Professeur Penda Mbow qui dit avoir appris avec tristesse et désolation le décès de l’étudiant Fallou Sène demande au gouvernent de situer les responsabilités en appliquant avec rigueur les sanctions qui s’imposent.

Condamnant «avec fermeté» l’usage de la violence par les forces de l’ordre au sein de l’espace universitaire, le Mouvement citoyen demande aux autorités étatiques de prendre les mesures qui s’imposent pour que de tels actes ne se reproduisent plus jamais. Ainsi, «nous demandons également au gouvernement de situer les responsabilités et d’appliquer, avec rigueur, les sanctions qui s’imposent. L’Etat doit gérer, avec diligence, la question du paiement des bourses  des étudiants», a expliqué la directrice exécutive dudit mouvement, Pr Penda Mbow, dans un communiqué reçu.

Aussi, «le Mouvement citoyen déplore les nombreux cas de blessés tant du côté des étudiants que de celui des forces de l’ordre et présente ses condoléances les plus attristées à la famille éplorée et à toute la communauté universitaire sénégalaise», a-t-elle renchéri. Avant de conclure, qu’en effet, l’usage de balles réelles, sous prétexte de légitime défense, ne peut, en aucun cas, se justifier dans l’espace universitaire.

Amadou DIOP

Dans une déclaration commune, Rnd, Taxaw temm et Yoonu Askan Wi ont condamné la mort tragique de l’étudiant Fallou Sène. Ils estiment que cette perte traduit un mal-être de la jeunesse sénégalaise.

La mort de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène est révélatrice d’une politique de privation de la jeunesse sénégalaise de formation. C’est tout le sens de la déclaration commune publiée par Rnd / Taxaw Tem / Yoonu askan wi à la suite d’une rencontre faite ce mercredi. Après avoir rappelé la mort d’autres étudiants à savoir Balla Gaye en janvier 2001 et Bassirou Faye en août 2014 à l’Ucad, ces trois formations pensent qu’avec le décès tragique de l’étudiant de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, à la suite des échauffourées avec les forces de l’ordre, il y a eu « négligence coupable, trésorerie défaillante, incompétence manifeste ou simple mépris des préoccupations populaires les plus élémentaires ».

Pour le Dr Diallo Diop et ses camarades, il est inadmissible que dans le Sénégal d’aujourd’hui qu’on puisse attendre que les étudiants fassent chaque fois la guérilla aux forces de sécurité avant de percevoir leurs bourses. Pendant ce temps, font remarquer Rnd, Taxaw Tem/Yoonu askan wi pour le déplorer, on assiste à la création d’institutions ou d’organismes « clientélistes, inutiles et budgétivores ». « Voilà comment on prive la jeunesse et l’économie du Sénégal des ressources destinées à la formation, à l’emploi, à l’agriculture, à l’industrialisation, au développement endogène, à l’amélioration significative des conditions de vie et de travail ainsi qu’à l’épanouissement des masses populaires des villes et des campagnes », renseignent les trois formations politiques. Dans la même déclaration, ces partis relèvent de la part du gouvernement « une volonté de bâillonnement des cadres patriotes et autres lanceurs d’alerte ». Ils en veulent pour preuve le cas du capitaine Mamadou Dièye récemment mis aux arrêts ainsi que celui de Ousmane Sonko. « Il y a certainement de quoi ne pas désespérer des Sénégalais et Sénégalaises, en quête d’un leadership de type nouveau, un leadership de rupture, porteur d’une vraie alternative au service de notre pays et de notre continent », mentionnent Dr Diallo Diop et ses camarades.

Sur un autre registre, les trois partis politiques fustigent ce qu’ils appellent « l’incapacité de l’Onu depuis 70 ans à appliquer ses propres décisions et résolutions ». Ceci dans le but de faire respecter les droits inaliénables du peuple palestinien martyr. Tout en magnifiant « la bravoure et la détermination tenace » des Palestiniens, ces trois partis demandent à l’Etat d’organiser une campagne de boycott des produits israéliens.

Maguette NDONG

L’Ambassadeur du Cameroun au Sénégal, Jean Koe Ntonga a revisité, avant-hier, les efforts entrepris par son pays pour garantir la paix et la stabilité, notamment dans le nord ouest et le sud ouest où sévit des turbulences sociopolitiques.

« La situation sécuritaire et sociopolitique dans l’extrême nord du Cameroun, limitrophe du Nigéria, et dans les régions anglophones du nord ouest et du sud ouest du pays se stabilise. Elle est gérée, avec tact, fermeté et détermination, par le président Biya, soutenu par le peuple camerounais et par les forces de sécurité», a déclaré l’ambassadeur du Cameroun au Sénégal, Jean Koé Ntonga.

C’était lors de la réception organisée dans la célébration de la fête nationale du Cameroun, en présence du corps diplomatique, des hauts fonctionnaires, de la communauté camerounaise et d’autres invités. Le gouvernement du Sénégal a été représenté par le ministre de la jeunesse Pape Gorgui Ndong. « Citoyens camerounais restons unis dans la diversité et préservons la paix sociale pour un Cameroun stable, indivisible et prospère », est le thème de l’édition de cette année.

Cette fête célèbre l’unité retrouvée du pays après 77 ans d’occupation et de séparation, de 1884 à 1961, suivie de 11 ans de fédéralisme formé le 1er octobre 1961 par les deux Etats fédérés du Cameroun oriental, anciennement sous tutelle française et du Cameroun occidental, ancienne sous tutelle britannique. Ce fédéralisme a pris fin avec le référendum du 20 mai 1972 par lequel le peuple camerounais souverain a décidé d’instituer un Etat unitaire.

Sur les turbulences sociopolitiques survenues depuis novembre 2017 dans les deux régions anglophones, l’ambassadeur a souligné que le président Paul Biya a, entre autres, répondu favorablement à plusieurs des revendications légitimes des avocats, enseignants et leaders politiques et créé la commission nationale pour la promotion du bilinguisme et multiculturalisme. Selon lui, l’objectif poursuivi à travers cette démarche est « de garantir et de généraliser à tous les niveaux l’usage du français et de l’anglais, les deux langues officielles d’égale valeur ». « Ces revendications ayant, cependant, été instrumentalisées par des extrémistes qui demandent le retour du fédéralisme et, mieux, la partition du Cameroun et la création d’un Etat fantôme d’Ambazonie, le président Biya a pris des mesures pour garantir l’ordre et la sécurité et mettre fin aux violences et aux pertes en vies humaines, civiles et militaires », a martelé l’ambassadeur.

Il a rappelé les autres démarches entreprises par l’Etat pour la paix. Il s’agit de la poursuite du dialogue « constructif dans la légalité républicaine avec les Camerounais de ces deux régions acquis à l’unité, à l’indivisibilité et à l’intégrité du Cameroun, de l’accélération du processus de décentralisation des régions conformément aux dispositions de la Constitution du 18 janvier 1996 instituant l’Etat unitaire décentralisée ». Il y a aussi le réaménagement du gouvernement du 02 mars 2018 qui a répondu aux souhaits des Camerounais du Nord ouest et du sud ouest du pays.

Revenant sur les relations bilatérales entre Dakar et Yaoundé, l’ambassadeur a dit qu’elles sont excellentes. «  Elles sont traduites dans les faits par l’échange régulier d’opérateurs économiques et de délégations techniques et ministérielles, la visite à Dakar du président Biya et de son épouse à l’occasion du sommet de la Francophonie et celle du président Sall à Yaoundé en novembre 2016 », a dit l’ambassadeur.

Le diplomate a aussi rappelé « le comité de suivi de la 4ème session de la grande commission mixte de coopération entre les deux pays qui s’est tenu à Yaoundé en novembre 2015 et ses recommandations permettent aux deux parties de préparer les travaux de la 5ème session ».

B. DIONE

Les militants de l’Alliance pour la République de la commune de Thiaré Ndialgui (arrondissement de Diakhao) ont sonné, avant-hier, la mobilisation pour exprimer au président Macky Sall tout leur attachement et leur détermination à l’accompagner dans sa quête d’un second mandat.

L’Apr de Thiaré Ndialgui, dans le département de Fatick, a saisi l’occasion de l’Assemblée générale organisée au village de Diock, à quelques encablures de la commune de Diakhao, pour réaffirmer son soutien au chef de l’Etat. Bouré Sène, Porte-parole du jour, a déclaré : « ce sont les représentants des 17 villages de la commune qui sont tous unis derrière notre responsable Abdoulaye Ndour, ancien dage de la présidence ». Dans le même sillage, Mme Seynabou Diouf, au nom des groupements des femmes, a souligné que, « c’est grâce à Abdoulaye Ndour que la plupart des populations membres de l’Apr de la commune de Thiaré Ndialgui ont adhéré à ce parti pour soutenir le président Macky Sall et cela depuis la période où il était dans l’opposition jusqu’à son élection à la tête de la magistrature suprême ».

Les apéristes de Thiaré Ndialgui ont tenu  encore à témoigner à l’ancien dage de la présidence toute leur gratitude pour les importantes réalisations et actions sociales qu’il a toujours eu à faire à l’endroit des communautés dans différents secteurs comme l’éducation, l’hydraulique et d’autres secteurs ». Ils ont évoqué la récente décision présidentielle de sanctionner leur mentor en le relevant de ses fonctions de dage de la présidence suite à une interview accordée à une radio de la place lors d’un tournoi de lutte dont il était le parrain. Une décision que les partisans de Abdoulaye Ndour jugent prématurée en cette période où seule la remobilisation et la consolidation des acquis du parti, en collaboration avec la coalition Bby, doivent être les préoccupations au premier rang en lieu et place de règlements de compte sans fondement ».

Il faut, ajoute-t-il, « bannir les divergences qui pourraient nous porter préjudice et affaiblir notre victoire à la présidentielle de 2019 ».

Dans cette perspective d’ailleurs, les aperistes de Thiaré Ndialgui qui viennent ainsi de poser des actes politiques comme ils l’ont souligné par le biais de leur porte-parole, « souhaitent voir le Chef de l’Etat revenir sur sa décision et permettre à notre responsable Abdoulaye Ndour de poursuivre l’œuvre de massification et de mobilisation déjà entamée en perspective de la présidentielle de février 2019, pour un second mandat du président Macky Sall, mais aussi de continuer à jouer pleinement son rôle de rassembleur dans le Sine, voire dans toute la région de Fatick en général.

Mohamadou SAGNE

L’Alliance pour la République, à Ziguinchor, veut une réélection du Président Macky Sall au premier tour de la présidentielle. C’est pourquoi, elle a lancé une offensive pour mobiliser les militants.

L’Alliance pour la République de Ziguinchor a battu le rappel de ses militants et sympathisants, hier, pour lancer l’offensive, en vue de la réélection, au 1er tour, du président de la République, Macky Sall, en 2019. Ses responsables ont estimé que les populations de cette partie de la région méridionale du Sénégal ont une dette de reconnaissance envers le chef de l’Etat pour toutes les réalisations de grande envergure que ce dernier a réalisées à leur profit. Le chargé de l’information et de la communication de l’Apr, Youssouph Sidibé, a cité, entre autres réalisations à l’actif du président Macky Sall dans la région, le Projet de modernisation des villes du Sénégal (Promoville), qui vient d’être lancé à Ziguinchor. M. Sidibé a estimé que les Ziguinchorois ont le devoir de rendre un hommage appuyé au chef de l’Etat. « Parce qu’avec ce programme, dit-il, l’Etat se substitue à la limite aux collectivités locales dont la mairie de Ziguinchor, pour améliorer le bien-être des populations ». Notre interlocuteur, qui s’exprimait lors d’un point de presse, n’a pas occulté les « nombreux et importants acquis du chef de l’Etat », dans le domaine de la paix en Casamance.

C’est ainsi que Youssouph Sidibé a engagé toutes les forces vives du département de Ziguinchor, notamment les militants des partis politiques et autres responsables de la coalition Bby, ainsi que les mouvements de soutien, à vulgariser les réalisations du président de la République en Casamance. Il les a aussi exhortés à se mobiliser, dans l’unité, pour faire réélire Macky Sall en 2019, dès le 1er tour, à Ziguinchor.       

El Hadj Moussa SADIO

Lors d’un rassemblement au quartier grand Mpal, l’opérateur économique, Cheikh Diop, a dit sa volonté d’appuyer les actions du chef de l’Etat et de mobiliser les sympathisants et militants, pour sa réélection en 2019. A travers sa structure « And Defarrat Mpal », ce néophyte en politique, qui œuvrait jusque-là, dans le social, veut travailler à avoir des financements pour les femmes et les jeunes de cette localité. C’est dans ce sens que pour Cheikh Diop, « il faut une autre façon de faire de la politique ici à Mpal ». « C’est ensemble que nous allons travailler à prendre en charge les questions inhérentes aux jeunes et femmes de Mpal. Ce qui va déboucher sur une grande mobilisation, en faveur du chef de l’Etat Macky Sall », a-t-il souligné.

Cette rencontre s’est tenue en présence de certaines autorités de l’Apr de Saint-Louis et celles de la famille maraboutique de Mpal. La délégation du chef de l’Etat était dirigée par Abdou Karim Mboup, ministre conseiller auprès du président de la République. Ce dernier s’est réjoui de l’apport de Cheikh Diop, en vue des batailles électorales futures à mener. « Au-delà de venir dire toute la satisfaction du Chef de l’Etat, à l’endroit de Cheikh Diop, nous sommes là, avec des financements, pour appuyer les jeunes et les femmes, surtout dans le domaine de leur capacitation », a-t-il indiqué. M. Mboup a salué le rôle de l’Etat, pour une bonne répartition de la richesse nationale, avec les cités religieuses, qui bénéficient d’appuis et de programmes. Lors de ce meeting qui a drainé un nombre considérable de militants et sympathisants, tour à tour, des jeunes et autres responsables de femmes, des chauffeurs de la localité, et une partie de la famille maraboutique de Mpal, se sont dits disposés à accompagner les premiers pas de Cheikh Diop en politique.

A. M. NDAW

Selon le responsable de l’Alliance pour la République à Diass, dans le département de Mbour, Mamadou Ndione, le Sénégal pourra gagner, à terme, 80% des revenus de son pétrole et de son gaz après recouvrement des investissements. C’est pourquoi, M. Ndione qui est par ailleurs directeur général du Cosec estime que l’appel aux concertations sur les ressources naturelles est un acte patriotique qui va au-delà des partis politiques.

Diass abrite le nouvel aéroport international Blaise Diagne, quelles sont les nouvelles perspectives économiques que peut susciter cette infrastructure dans votre localité ?
Effectivement, depuis le 7 décembre 2017, l’aéroport international Blaise Diagne offre plus de perspectives à Diass. Le président Macky Sall a pu faire plus de 2/3 des travaux dans un cadre efficient faisant économiser au moins 100 milliards de FCfa au Sénégal et permettant à notre pays de contrôler 34% du capital de la société exploitant l’aéroport au moment où dans le premier schéma retenu par l’ancien régime, l’Etat n’avait rien dans ce capital. La perspective pour Diass est de s’adapter vite aux services connexes. Il faut reconnaître qu’il n’y avait pas, dans la commune, l’anticipation nécessaire pour créer un véritable réceptacle de ces services connexes. Dans un autre cadre, une commune accueillant le plus moderne des aéroports d’Afrique de l’Ouest tirera profit des retombées fiscales. L’ambition ne doit pas être seulement de compter sur la fiscalité, mais de bâtir une vision locale en adéquation avec les grands chantiers de l’État.

Dans les réseaux sociaux notamment, on voit vos soutiens demander qu’on vous confie la commune de Diass en 2019. Etes-vous candidat pour briguer ce poste ?
Les élections locales sont encore loin. Nous avons l’élection présidentielle à gagner pour permettre au Président Macky Sall de continuer son travail immense déjà palpable et largement bénéfique aux populations. Après l’élection présidentielle, on verra. Une chose est sûre, je n’ai pas d’ambition crypto-personnelle. Mon ambition est collective et j’ai eu en 2013 à partager ma vision locale dans un livre «20 axes du projet pour tous les villages de la future commune de Diass». Un an plus tard, en 2014, il y a eu la communalisation intégrale. Ma vision partagée avec mes concitoyens de Diass reste intacte. C’est une vision qui cadre avec celle du chef de l’État.

On s’achemine vers la présidentielle et les locales. Le département de Mbour est très stratégique, mais aussi trop disputé. Que fait l’Apr en particulier et la mouvance présidentielle en général pour le gagner ?
Dans le département de Mbour, l’Apr a un cadre unitaire autour du coordonnateur, le ministre directeur de cabinet du président de la République. Nous avons commencé un travail d’animation mensuelle dans les 16 communes du département. A Diass, tous les week-ends, nous sommes sur le champ politique avec des activités diverses.

Quel regard portez-vous sur les critiques formulées contre le pouvoir après la mort de l’étudiant Fallou Sène ? 
Le décès de l’étudiant Fallou Sène est très douloureux pour tout le peuple à commencer par le chef de l’État qui a beaucoup fait pour les universités. Je m’incline devant sa mémoire et présente mes condoléances à sa famille, au chef de l’État ainsi qu’à l’ensemble du peuple sénégalais. Il y a eu dysfonctionnement quelque part puisque l’État avait déjà pris les dispositions de paiement des bourses bien avant, en émettant les chèques. Que s’est-il passé ? Le chef de l’État a instruit l’Inspection générale d’Etat (Ige) pour y voir clair. En attendant, il a pris des mesures en changeant le recteur et le directeur du Crous. Les décisions et mesures correctives seront prises par le président de la République pour éviter ce genre de situation. Concernant les réactions de l’opposition, je crois que dans certaines situations, le silence est préférable au manque de délicatesse qu’on a noté dans les tentatives de récupération politique.

Vous vous intéressez à l’exploitation et à la gestion du pétrole et du gaz. Comment les rentes issues de ces ressources peuvent-elles donner un coup de fouet à l’émergence du Sénégal ?
Le Sénégal pourra gagner, à terme, 80% des revenus de son pétrole et de son gaz, après le recouvrement des investissements. Cela, si l’on se base sur : les 10 à 20% de Petrosen, les parts du Sénégal comprises entre 35 et 58% dans une fourchette comprise entre zéro à 120.000 barils/jour conformément aux contrats signés, les 25% d’impôts sur les sociétés quand l’exploitation va commencer, les impôts sur les salaires et autres. Cela sans compter les dizaines voire les centaines de milliers d’emplois à créer. Le chef de l’État qui est un des meilleurs spécialistes nationaux de ces questions pétrolières et gazières l’a très tôt compris. C’est la raison pour laquelle, il a, depuis lors, pris quatre mesures importantes. D’abord, il y a l'adhésion, depuis 2013, au processus Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie), avec obligations de publications croisées des revenus tirés de ces ressources. Le citoyen peut librement consulter, dans le site web de Itie Sénégal, les contrats signés ainsi que les sommes versées par les entreprises exploitation et reçues par l’État. D’ailleurs, dans le dernier rapport de suivi de l’état de mise en œuvre de la norme Itie dans 51 pays, le Sénégal a été cité en modèle. Ensuite, il y a eu, en 2016, la mise en place du Comité d’orientation stratégique sur le Pétrole et le Gaz (Cos/Petrogaz) qui a pour mission d’assister le président de la République et le gouvernement dans la définition de la politique de développement du secteur pétrolier et gazier et d’assurer le suivi de la mise en œuvre. La troisième mesure est le lancement, en 2017, de l’Institut national du pétrole et du gaz dont les travaux de construction sont en cours pour un montant global de 20 milliards de FCfa, pour une durée de travaux de 14 mois. Enfin, la quatrième disposition majeure est l’appel à une réflexion autour de la question de la meilleure utilisation des ressources pétrolières et gazières qui ne commenceront à être véritablement exploitées qu’en 2021. Pour dire simplement que le président Macky Sall, en bon spécialiste des questions pétrolières et gazières, a pris les dispositions pour que cette manne profite aux générations actuelles et futures.

Est-ce que le pouvoir réfléchit aussi à des schémas économiques pour diversifier notre économie grâce à ces rentes ?
Aujourd’hui, nous avons un taux de croissance de 7,2% sans véritablement cette rente pétrolière et gazière. Nous sommes largement sur la voie de l’émergence à l’horizon 2035. Ces ressources pétrolières et gazières sont très importantes et permettront de booster, à la fois, nos politiques publiques et notre secteur privé en termes d’investissements massifs sur les infrastructures, le capital humain, les institutions et sur le tissu économique dans son ensemble pour créer plus de résilience de notre pays qui, ne l’oublions pas, est dans l’espace Cedeao et demain dans la Zone de libre échange continentale (Zlec), offrant un marché plus vaste. L’avantage du Pse avant l’exploitation de cette manne pétrolière et gazière est que la feuille de route est déjà balisée. Le pétrole et le gaz seront des sortes d’ascenseurs vers l’émergence qui, déjà, est sur les rails.

Il est aussi question de créer un fonds grâce à ces ressources mais aussi d’une loi d’orientation stratégique, quelles doivent être les priorités de ce fonds pour qu’il soit véritablement une arme beaucoup plus efficace en faveur du développement économique du Sénégal ?
Affirmatif, le chef de l’État entend proposer une loi d'orientation après une large concertation de tous les acteurs publics, privés, politiques et ceux de la société civile pour s'accorder sur une clef de répartition entre les budgets annuels d’investissement et de fonctionnement et la part à réserver aux générations futures à travers un Fonds souverain d’investissements. Comme je l’ai dit tout à l’heure, les revenus tirés du pétrole et du gaz, en plus d’accélérer la correction du gap infrastructurel, pourraient permettre, par exemple, de baisser nos impôts pour rendre notre économie plus compétitive. Elles permettront également d’avoir en interne beaucoup plus de leviers financiers pour nos entreprises nationales. Sans ces revenus déjà, le chef de l’État est en train de casser la transmission intergénérationnelle de la pauvreté avec des programmes comme la Cmu, le Puma, le Pudc, les bourses de sécurité familiale, etc. A partir de 2021, quand commencera l’exploitation de ces ressources, nous auront des leviers plus rapides et plus amples pour accélérer le développement inclusif. Le Président Macky Sall fait du social un atout pour l’économique et l’économique un facteur de distribution social des revenus. Il a déjà commencé par rétablir les équilibres macroéconomiques en lançant, dans la même séquence temporelle, des programmes sociaux et infrastructurels d’envergure.

Que pensez-vous de l’appel aux concertations sur le pétrole et le gaz lancé par le chef de l’État ?
Le Président Macky Sall est un adepte de la concertation. Il l’a fait dans le secteur de l’éducation, de la santé et dans l’entreprise avec la création du Haut conseil du dialogue social qui est cadre paritaire État-employeurs-travailleurs. Sur le pétrole et le gaz, l’appel du chef de l’État est pour que tous s’accordent sur l’utilisation de ces ressources afin d’éviter, demain, des situations de tensions fratricides. C’est un appel patriotique qui va au-delà des partis politiques. Il va sans dire que ceux qui sont intéressés par l’avenir du Sénégal répondront à cet appel. Les autres ont le droit de rester dans des postures rétrogrades et crypto-personnelles. C’est leur droit. Est-ce leur devoir ? Allez savoir. Ceux qui refusent de discuter de l’avenir du pays ont sans doute d’autres préoccupations crypto-personnelles.

Propos recueillis par Aly DIOUF et Babacar DIONE

Le Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) et la Commission nationale du dialogue des territoires (Cndt) ont promis de collaborer autour des grands principes et des questions majeures qui préoccupent la Nation sénégalaise.

Le Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) a reçu, hier, à Dakar, la Commission nationale du dialogue des territoires (Cndt). Cette rencontre a été une occasion, pour les deux parties, de jeter les bases d’un « partenariat fécond autour des grands principes et des questions majeures qui préoccupent la Nation sénégalaise ». Les deux structures ont des rapports de complémentarités, estime le président Ousmane Tanor Dieng. C’est pourquoi poursuit-il, il leur faut trouver un compromis dynamique. C’est dans ce sens qu’il a rappelé à la Cndt le Forum des territoires que sa structure compte organiser. D’ores et déjà, il a proposé la mise sur pied d’un groupe paritaire chargé de préparer ledit forum. Dans ses travaux et réflexions, la Cndt, rappelle Benoit Sambou, envisage également la tenue d’une conférence des territoires. Une manifestation que le président Ousmane Tanor Dieng juge « plus ambitieux que le forum des territoires puisqu’elle s’inscrit dans le cadre du parachèvement de l’Acte 3 de la décentralisation ». Dans tous les cas, le Hcct et la Cndt qui sont des « partenaires naturels », ont manifesté la volonté de travailler ensemble. A les en croire, le dialogue doit rester l’affaire des collectivités territoriales. Toute chose qui va leur permettre de définir des plages de convergence et de permettre ainsi au président de la République de prendre les meilleures décisions en matière de décentralisation. Ainsi, Ousmane Tanor Dieng et Benoit Sambou soulignent que ces manifestations seront organisées en partenariat avec le ministère de tutelle et les partenaires sociaux.

Le Secrétaire général de la Cndt, Harona Bâ et Mme Awa Guèye Thioune, directrice des programmes de la même structure sont revenus sur leurs projets phares. Pour M. Bâ, il faut faire en sorte que les indicateurs du Pse transparaissent dans les politiques de développement local. Ces projets évoqués portent, entre autres, sur le système d’information territoriale, l’équité territoriale et le secteur privé local. Il est question de l’élaboration du programme de territorialisation des politiques publiques en lien avec le Pse et adossé aux potentialités locales.

Aly DIOUF

L’ancien président des élus locaux, Aly Lô, déplore les retards notés dans la mise en place des fonds destinés aux collectivités locales. Le maire de Taïba Ndiaye demande au gouvernement de prendre des mesures urgentes pour permettre aux mairies de bien fonctionner.

«Aujourd’hui, du fait des retards dans la mise en place des fonds destinés aux collectivités locales, le fonctionnement des mairies est plombé. Bon nombre de communes n’arrivent plus à payer les salaires avec toutes les conséquences que cela peut comporter», a alerté le maire de Taïba Ndiaye, Aly Lô. L’ancien président de l’association des élus locaux souligne que cet argent concerne le fonds d’équipement des collectivités locales, les fonds de dotation et la patente supprimée et remplacée aujourd’hui par la contribution économique locale.

M. Lô qui est membre de la plateforme des mouvements qui œuvrent pour la réélection du Président Macky Sall souligne que l’Etat doit réagir pour faire en sorte que les collectivités locales soient émergentes. «L’émergence des collectivités locales entraînera l’émergence du pays», a-t-il lancé tout en déplorant des retards dans la distribution des ressources du fonds minier et dans la mise en place de la Fonction publique locale, mais aussi la dégradation des véhicules des maires. «Ces fonds constituent l’essentiel des budgets. Aucune commune n’a pratiquement reçu ces fonds», a-t-il déploré. Le maire de Taïba Ndiaye a souligné que ces retards ont été souvent notés, mais la nouveauté est liée au fait que les percepteurs ne sont plus autorisés à faire des dépassements à hauteur de 25%. «La direction du trésor a supprimé ces autorisations et sommé, à autorisation préalable, tout dépassement», s’est désolé le maire. «C’est donc un cri de cœur que nous lançons pour que ces fonds soient mis en place le plus rapidement possible pour permettre aux communes de fonctionner et de faire des investissements», a insisté Aly Lô qui a rappelé que les communes et les départements sont des démembrements de l’Etat. La décision consistant à supprimer la patente pour la remplacer par la contribution économique locale constitue une inquiétude pour le maire de Taïba Ndiaye. «A l’occasion du vote de la loi, nous avions des inquiétudes en ce qui concernent ses tares. Aujourd’hui, non seulement ces fonds ne sont pas disponibles, mais nous n’avons pas une maîtrise de l’assiette», s’est-il désolé.

Sur un autre point, Aly Lô a indiqué que le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) est venu renforcer l’Acte 3 de la décentralisation, rappelant que c’est «la vision du président de la République». Mais il estime que des collectivités locales servies par le projet continuent à vivre des difficultés du fait de retards liés au paiement des entreprises. «Dans ma commune, nous avons des projets d’électrification rurale pour des villages, depuis plus d’un an, les poteaux sont plantés, mais le projet tarde à se réaliser faute de financement. Bon nombre de collectivités locales sont concernés», a-t-il alerté, ajoutant que le Pudc est un espoir pour les populations rurales.

Babacar DIONE

DISTRIBUTION DES INTRANTS AGRICOLES : POUR PLUS D’IMPLICATION DES MAIRES
Aly Lô plaide aussi pour un renforcement de la politique de décentralisation. Le maire a révélé  qu’aujourd’hui, il y a des reculs qui inquiètent. “Nous avons récemment reçu des sous-préfets, des lettres circulaires portant création de comités locaux de distribution des intrants agricoles. Ces commissions sont présidées par les agents techniques des sous-préfectures, des préfectures et des gouvernances. Les députés, les maires sont membres au même titre que les chefs de village», a-t-il dit. Pour M. Lô, cela n’honore pas la politique de décentralisation. «Aujourd’hui, les maires sont réduits à la plus simple expression en tant que membres de la commission », s’est-il désolé. Il est d’avis que si les maires ne s’impliquent pas, ces programmes seront difficilement réalisés. « Nous sommes à la veille de l’hivernage, il y aura certainement des points de rupture, les transporteurs auront du mal à joindre certains villages. Des localités sont coupées du reste des communes. Est-ce que le président de la commission, agent technique à la sous-préfecture, aura les moyens d’aider à faire le transbordement ? C’est le maire qui a certainement la possibilité de le faire », a-t-il expliqué.

Aly Lô dit comprendre que le maire étant un acteur politique, pourrait certainement susciter des craintes consistant à penser qu’en le mettant en avant, il favoriserait des militants. « On a dépassé ce cap. Il faudrait qu’on se ressaisisse. Je vois mal qu’on mette les maires et les députés derrière les agents techniques. C’est la raison pour laquelle ce sont les secrétaires municipaux qui siègent dans beaucoup de localités », a-t-il fait remarquer.

B. D.

Aly Lô plaide aussi pour un renforcement de la politique de décentralisation. Le maire a révélé  qu’aujourd’hui, il y a des reculs qui inquiètent. “Nous avons récemment reçu des sous-préfets, des lettres circulaires portant création de comités locaux de distribution des intrants agricoles. Ces commissions sont présidées par les agents techniques des sous-préfectures, des préfectures et des gouvernances. Les députés, les maires sont membres au même titre que les chefs de village», a-t-il dit. Pour M. Lô, cela n’honore pas la politique de décentralisation. «Aujourd’hui, les maires sont réduits à la plus simple expression en tant que membres de la commission », s’est-il désolé. Il est d’avis que si les maires ne s’impliquent pas, ces programmes seront difficilement réalisés. « Nous sommes à la veille de l’hivernage, il y aura certainement des points de rupture, les transporteurs auront du mal à joindre certains villages. Des localités sont coupées du reste des communes. Est-ce que le président de la commission, agent technique à la sous-préfecture, aura les moyens d’aider à faire le transbordement ? C’est le maire qui a certainement la possibilité de le faire », a-t-il expliqué.

Aly Lô dit comprendre que le maire étant un acteur politique, pourrait certainement susciter des craintes consistant à penser qu’en le mettant en avant, il favoriserait des militants. « On a dépassé ce cap. Il faudrait qu’on se ressaisisse. Je vois mal qu’on mette les maires et les députés derrière les agents techniques. C’est la raison pour laquelle ce sont les secrétaires municipaux qui siègent dans beaucoup de localités », a-t-il fait remarquer.

B. D.

Le président Macky Sall a réuni le Conseil des ministres, mercredi 23 mai à 11h, au Palais de la République.

Entamant sa communication sur la célébration de la Pentecôte et le bon déroulement de la 130ème édition du Pèlerinage marial de Popenguine, dans la communion et la paix, le Chef de l’Etat adresse ses chaleureuses félicitations à la communauté chrétienne du Sénégal.

Ainsi, le président de la République demande au gouvernement, en relation avec les autorités locales et religieuses concernées, d’intensifier la mise en œuvre du programme de modernisation de la commune de Popenguine – Ndayane et les travaux de construction du nouveau sanctuaire d’accueil des pèlerins.

Poursuivant sa communication autour de la consolidation, de la modernisation du système universitaire et de la situation des Universités, le Chef de l’Etat renouvelle ses condoléances à la famille de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène, arraché à notre affection suite aux manifestations du 15 mai 2018 à l’Université Gaston Berger de Saint- Louis.

Ainsi, le président de la République, après avoir informé les membres du Conseil de l’audience accordée aux représentants de la Coordination des étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis rappelle au gouvernement son option fondamentale de faire :

• de l’Education, de la Formation, de l’Enseignement supérieur et de la recherche, des piliers de notre politique de développement économique et social.

• et de l’étudiant un acteur majeur de la formation en vue de favoriser sa réussite et d’améliorer ses conditionsde vie ».

A cet égard, le Chef de l’Etat rappelle les nombreuses actions menées dans ce domaine, depuis son accession à la magistrature suprême pour asseoir une université d’Excellence, au service des étudiants, des enseignants, des chercheurs et de tous les acteurs économiques et sociaux, notamment à l’issue des concertations nationales inclusives sur l’avenir de l’Enseignement supérieur et de la recherche.

Appréciant les efforts budgétaires et financiers consentis par l’Etat pour renforcer les infrastructures et améliorer les conditions sociales des étudiants et des enseignants, dans le cadre du Programme de développement stratégique de l’enseignement supérieur, le président de la République invite le gouvernement à veiller à l’amélioration en permanence des conditions pédagogiques et sociales dans nos universités.

Dans cette perspective, le Chef de l’Etat demande au Premier ministre de tenir, dans les meilleurs délais, une réunion interministérielle d’évaluation exhaustive et de suivi des décisions de la concertation nationale sur l’avenir de l’enseignement supérieur et de la recherche. Le président de la République engage également le gouvernement sur les mesures urgentes à mettre en œuvre pour finaliser les chantiers des campus sociaux de nos universités.

Enfin, le Chef de l’Etat invite tous les acteurs du système universitaire, toutes les forces vives de la Nation à l’apaisement et au sens des responsabilités, en vue d’assurer le déroulement correct de l’année universitaire en cours et informe de la tenue, en début juillet 2018, en présence de toutes les composantes du secteur, notamment les étudiants, les enseignants et les partenaires sociaux, d’un Conseil présidentiel sur l’évaluation des réformes de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Par ailleurs, abordant le soutien de l’Etat aux anciens Combattants, le président de la République rappelle leur place primordiale dans la consolidation du rayonnement international du Sénégal, le respect et la considération ; l’assistance et l’accompagnement que nous leur devons.

Ainsi, au-delà de l’impératif de leur accorder, plus que par le passé, l’appui institutionnel nécessaire, ainsi que le soutien moral et social approprié, le Chef de l’Etat demande au gouvernement de doter l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (Onac), de moyens logistiques adéquats et d’accélérer la réhabilitation et l’équipement des Maisons du combattant, à Dakar et dans les autres régions.

Poursuivant sa communication sur l’intensification de la mise en œuvre du Programme national de subvention des moteurs, matériels et équipements destinés aux professionnels de la pêche, le président de la Républiquesalue la bonne exécution de la première phase du programme national de subvention des moteurs pour les acteurs de la pêche artisanale marquée par la répartition consensuelle et équitable des moteurs, matériels et équipements au niveau de tous les sites et zones de pêche du Sénégal.

Le Chef de l’Etat a terminé sa communication sur le suivi de la coopération, des partenariats et son agenda diplomatique.

Le Premier ministre a axé sa communication autour du déménagement ministériel à la Sphère ministérielle de Diamniadio, de la concession de l’autoroute à péage, avant de rendre compte du suivi des dossiers et de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le ministre de l’Economie des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture économique nationale et internationale.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte du suivi de la campagne de commercialisation arachidière et de la préparation de la campagne agricole.

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a fait part aux membres du Conseil du projet de renforcement de la résilience des écosystèmes du Ferlo.

Le ministre en charge du Suivi du Pse a rendu compte de l’état d’avancement des projets et programmes.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le conseil a examiné et adopté :

• le projet de décret portant organisation du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement ;

• le projet de décret fixant les modalités d’allocation et les critères de répartition du Fonds d’équipement des collectivités territoriales.

NOMINATIONS
Au titre des mesures individuelles, le président de la République a pris les décisions suivantes :

  • Madame Dieynaba NDIAYE AMAR, titulaire d’un diplôme supérieur en management, est nommée Secrétaire général de la Délégation générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale en remplacement de Monsieur Ibrahima FAYE, appelé à d’autres fonctions ;
  • Docteur Fatou Faye NDIAYE DEME, Pharmacienne, est nommée Directeur de la Famille et de la Protection des groupes vulnérables au ministère de la Femme, de la Famille et du Genre, en remplacement de Madame Coumba THIAM, appelée à d’autres fonctions.

Le Tome 1 de  la série de quatre Tomes du président de la République, qui ont pour titre «Conviction Républicaine» a été lancé hier. Dans ce livre qui s’appuie sur ses discours officiels, le Président Macky Sall évoque les rapports qui existent entre les  institutions de la République, la gouvernance à tous les niveaux de l’action publique, la paix et la sécurité avec le concept de développement.

A travers ce livre, le Président Macky Sall mesure  la conformité de son discours officiel avec son action. Mieux, «le président de la République a pris le soin de prendre son opinion nationale et internationale à témoin, en conclusion du Tome 1, de montrer la conformité de son discours officiel sur les thématiques du document avec son action. C’est ce souci de cohérence et de conformité qui  animait le Président Macky Sall qui a donné ce premier résultat», selon le conseiller spécial et coprésident du comité d’organisation du symposium  sur le tome 1, Abdoul Aziz Diop. Ainsi, «par l’écrit, le Président Macky Sall invite ses concitoyens à revisiter et à s’approprier, une fois encore, son discours officiel annonciateur des réalisations dont plus personne ne conteste l’ampleur et l’impact à court, moyen et long termes sur le développement économique et social du Sénégal», a-t-il, en outre, rapporté. Alors, «qui mieux que le président de la République est apte à impulser ce débat qui, comme il l’a souhaité, conçu et suscité, s’appuie, en ce qui le concerne, sur ses propos centraux dans son discours officiel et leur conformité avec son action depuis sa brillante élection le 25 mars 2012», a dit Abdoul Aziz Diop.

Ce livre (Tome 1) qui a porté sur 58 discours du Président, comporte 6 chapitres et regroupe «des thèmes récurrents qui se reprennent, qui se renvoient les uns, aux autres en un faisceau qui recoupe l’ensemble des préoccupations d’un homme investi par son peuple», a soutenu le professeur Mamoussé Diagne, président du comité scientifique du symposium.

Pour Cheikh Ngaîdo Bâ, membre du Conseil économique, social et environnemental et coprésident du comité d’organisation, c’est là, le courage politique d’un homme. «C’est rare et même unique qu’un chef d’Etat  écrive sur son action, l’assume et le mette à la face du monde. C’est un mérite, c’est un courage politique», a-t-il défendu. Tout au plus, et de l’avis du Professeur Mamoussé Diagne, le Président Macky Sall s’engage ainsi dans un échange avec les lecteurs. «Il s’agit de la parole d’un homme public qui prend le risque de consigner dans un texte écrit un ensemble de propositions sur son action, un homme public qui n’était nullement pas obligé de le faire. On peut parfaitement agir et gouverner sans le risque d’écrire et de coucher sur le papier ses réflexions en cours», a-t-il confié. Encore, «lorsqu’on prend le risque de le faire dans un présent en cours, face à ses contemporains, on prend la responsabilité de se faire juger par eux. En ce moment là, on s’offre au regard de nos lecteurs qu’on ne peut pas supposés par avance acquis.

C’est donc le retour sur soi de cette parole, cette parole qui a été déroulée au long de l’action de tous les jours auxquels nous convie le président», a fait comprendre le Pr Mamoussé Diagne.

Indiquant dans ce sens que la lecture accompagne ainsi l’action, il a déclaré : «oser le faire, c’est dépasser le moment de l’action simplement puisqu’on aurait pu aussi bien se dispenser d’écrire et agir sans parler». Tout compte fait, d’autres tomes suivront et seront axés pour le deuxième, sur  la transformation structurelle de l’économie,  la croissance et le développement,  pour le troisième, sur le capital humain, la protection sociale et le développement et enfin pour le quatrième tome, sur l’environnement et le développement durable.

Amadou DIOP

En conférence de presse hier, ldrissa Seck, qui refuse la paternité des propos qu’on lui attribue sur les lieux saints de l’islam, a présenté des excuses. Il donne, toutefois, rendez-vous à ses détracteurs à la fin du mois de ramadan.

L’ancien Premier ministre, Idrissa Seck, est depuis quelques jours sous la rampe des projecteurs. Non pas pour des faits politiques, mais pour des affaires liées à la religion. Après Mouhamadou Bamba Ndiaye, ancien ministre des Affaires religieuses sous Abdoulaye Wade qui l’a accusé de blasphème, le Pdg du Groupe Walfadji a aussi fait une conférence de presse avant-hier pour dire que le président de Rewmi s’est auto-exclu de la religion musulmane. Selon Sidy Lamine Niass, en disant que le vrai lieu de pèlerinage se trouverait à Jérusalem et non à la Mecque, Idrissa Seck «a profané l’islam et le prophète Mouhamed(Psl)». La réplique du président du Conseil départemental de Thiès ne s’est pas faite entendre. Il a tenu lui aussi hier une conférence de presse à son domicile à Thiès pour apporter des «éclairages». «Je ne voulais pas me lancer dans cette polémique, mais en faisant part à mes guides de ma volonté d’aller terminer le travail que j’avais commencé à l’étranger, ils m’ont recommandé de clarifier les choses avant de quitter le pays. C’est pourquoi j’ai tenu à apporter quelques précisions», a d’emblée mentionnée l’ancien maire de Thiès.

Selon Idrissa Seck, son souhait est «d’être un bon musulman mais aussi un vrai mouride».«C’est en tout en cas ce que je prie au bon Dieu. Parce qu’il n’est pas facile d’être un talibé de Serigne Touba», a-t-il dit en citant quelques poèmes de Cheikhoul Khadim. En en croire le patron de Rewmi, être un bon musulman et un vrai mouride ne riment pas avec prendre la religion à la légère ou encore le prophète Mouhamed(Psl) ou la «Kaaba» «comme essaient de le faire croire les ennemis». «Pour ceux qui essaient d’embrouiller les gens qu’ils sachent que c’est une peine perdue. Cela est incompatible avec mes désirs exprimés plus haut», a laissé entendre M. Seck. Toutefois, il a tenu à présenter des excuses même s’il refuse la paternité des propos qu’on lui attribue. «Ces pures inventions, si elles blessent un musulman, même s’il sait que je ne suis pas l’auteur, je lui présente en ce mois de ramadan, mes plates excuses. Je demande aussi pardon à mon Seigneur et lui demande de rétribuer les bientôt du pardon à tous les Sénégalais et à toute la Ummah islamique», a soutenu Idrissa Seck. Non sans souligner qu’il n’en a pas fini avec Sidy Lamine Niass et Bamba Ndiaye, même s’il dit leur pardonne en ce mois béni. «Je vais parler avec eux après le ramadan. Je ne vais pas utiliser leurs vrais noms qui sont saints, mais je vais les appeler par des surnoms», a promis Idrissa Seck.

Ndiol Maka SECK

La dernière session ordinaire du Parlement panafricain tenue à Johannesburg a permis l’élection des députés Djibril War et Toussaint Manga au poste de vice-présidents.

Au terme de la Sixième session du Parlement panafricain tenue à Johannesburg, les députés Djibril War et Toussaint Manga ont été respectivement élus vice-président de la commission de réforme des textes du parlement et vice-président du Caucus des jeunes.  Deux «places honorables» décrochées par les parlementaires sénégalais malgré le retard accusé par le Sénégal pour déposer la liste de ses députés, lit-on dans le communiqué qui nous est transmis. En tant que Vice-président de la nouvelle Commission chargée des réformes des textes du parlement panafricain, Me War a eu le mérite de s’adjuger du poste après une «compétition très serrée» entre les candidats des Caucus.

Parlementaire expérimenté, l’ancien président de la commission des lois et des affaires étrangères aura la lourde tâche de revoir, avec ses pairs africains, les chartes et actes régissant le parlement panafricain, à savoir les textes fondamentaux du parlement panafricain. Il s’agit notamment de l’acte constitutif de l’Union africaine de Lomé le 20 juillet 2000, le protocole sur les amendements à l’acte constitutif de l’Union africaine adopté à Maputo le 11 juillet 2003, le règlement intérieur du parlement panafricain révisé le 10 octobre 2011 à Midrand etc. Cette même commission est chargée de revoir les dispositions de ces chartes, de faire un toilettage en vue de leur réactualisation, harmonisation, en vue de leur adaptation aux nouvelles orientations de l’Union africaine avec la création du marché commun africain. La première mission que Me Djibril War va effectuer, notamment avec le président de la Commission, le député Fortune Charumbira du Zimbabwe, sera la prochaine rencontre des chefs d’Etat le 25 mai à Kigali. Là-bas, ils vont présenter «leur feuille de route au président en exercice de l’Union africaine Paul Kagame, en présence des autres chefs d’Etat membres de l’Union africaine», renseigne-t-on.

Pour ce qui concerne le député Toussaint Manga, en plus d’être vice-président du Caucus des jeunes députés de l’Afrique, il est aussi vice-président du Caucus africain du Programme de lutte contre la Tuberculose. Outre les députés Djibril War et Toussaint Manga, la délégation sénégalaise était aussi composée des députés Coumba Hamidou Deme, Ramatoulaye Diatta et Khady Bâ.

Tous les membres de la délégation ont salué «l’esprit de groupe, et l’attitude fort appréciable» du député Toussaint Manga qui, selon eux, a adopté une attitude patriotique en faisant montre d’une solidarité de groupe. Ceci au nom de l’intérêt national lors des débats et des votes.

Maguette NDONG

Le maire de Pikine, Abdoulaye Thimbo, s’est employé à mettre en exergue les réalisations phares du président de la République dans le département de Pikine. Histoire de démontrer tout l’attachement que le Chef de l’Etat porte à ce département.

Le maire de Pikine a profité de la cérémonie de pose de la première pierre du nouveau collège de Thiaroye sur mer pour rappeler les réalisations phares que le président de la République a faites dans le département de Pikine. «Déjà, dès son arrivée à la magistrature suprême, il a pris à bras le corps la lancinante question des inondations dans le département de Pikine en lançant un important projet structurant de gestion des eaux pluviales», a rappelé l’édile de Pikine.

Abdoulaye Thimbo est d’avis que les mesures fortes que le Chef de l’Etat a prises dans la lutte contre les inondations expliquent le fait que depuis deux hivernages, les effets des inondations ont été fortement atténués. Dans le même ordre, il a indiqué que l’Etat a entrepris d’élargir, dans l’exécution du programme Promoville, l’axe allant du rond-point de la Sicap liberté 6 à Keur Massar en deux fois deux voies. «Cet élargissement a été couplé à la mise en place de réseaux d’assainissement de drainage des eaux et au pavage de certaines rues dorsales perpendiculaires à la Route des Niayes», a souligné le maire de Pikine.

Abdoulaye Thimbo ajoute qu’il a aussi été opéré la restructuration de Pikine irrégulier sud avec notamment la construction de routes et d’infrastructures marchandes (marché de Guinaw Rails Nord), scolaires (Cem de Guinaw rails sud) et sociales (centre polyvalent de Tivaouane Diacksao).  Sur le plan infrastructurel, le maire a soutenu ceci : «le président Macky Sall, pour assister la lutte, un sport fortement présent dans la ville de Pikine à travers la floraison d’écuries et l’émergence de champions émérites, a fait construire une arène de dimension internationale. Le président Macky Sall a aussi fait réhabiliter le stade Alassane Djigo et reconstruire la grande mosquée», a-t-il insisté. Autant de réalisations qui ont fait dire à Abdoulaye Thimbo que l’attachement de Macky Sall à la ville de Pikine ne fait l’ombre d’aucun doute. Le premier magistrat de la ville de Pikine a également saisi l’occasion pour tendre la main à Ndiaga Niang, maire de Thiaroye sur mer en l’invitant à venir travailler avec le Président Macky Sall dans l’œuvre de construction du Sénégal.

Abdou DIOP

La Ligue des imams et prédicateurs du Sénégal (Lips), à travers son bureau exécutif, qui a qualifié les propos de leader du Rewmi, Idrissa Seck, de « choquants » sur les messagers d’Allah, Ibrahima et Seydina Mohamed (Psl) sur les lieux saints du pèlerinage de l’islam et sur le conflit israélo-palestinien, dans un communiqué, a décidé de « rectifier les énormités notées » dans la sortie de M. Seck.

«Il ne s’agit ni de polémiquer, ni de chercher à profiter d’une erreur de communication pour un quelconque règlement de compte. Le seul objectif visé est d’éclairer la, lanterne des musulmans sénégalais et de rectifier les énormités notées dans cette sortie désastreuse de Monsieur Idrissa Seck qui, non seulement, portent atteinte aux symboles de la foi musulmane, mais ternissent l’image du Sénégal dans toute la Oumma islamique», note d’emblée le bureau exécutif de la Ligue. Pour elle, considérer que les relations entre arabes et israéliens sont nées d’une querelle de demi-frères relève d’une «méconnaissance totale de l’histoire du conflit ou d’une volonté d’allégeance au lobby sioniste pour des raisons inavouées». Et la Ligue de faire l’historique du conflit depuis la déclaration de Arthur James Balfour le 2 novembre 1917, promettant au mouvement sioniste «la création d’un foyer où les Juifs éparpillés dans le monde trouveraient refuge». Cet Etat, soutiennent-ils, selon le premier vœu des sionistes, devrait être créé en Ouganda ou en Argentine.

Selon les prédicateurs, soutenir que Sarata, qui était de la même croyance que son époux, le Prophète Ibrahim (Psl) est juive, constitue aussi «une négation du verset 67 de la sourate Aal-i-Imraan qui stipule que « Ibrahim n’était ni juif ni chrétien. Il était entièrement soumis à Allah (musulman). Il n’était point du nombre des associateurs.» Et dire également que le Prophète Ibrahim (Psl) a chassé Hadjara de la maison parce qu’il était «fou amoureux» de Sarata, «repose également sur une ignorance abyssale de l’histoire des prophètes», disent les prédicateurs sénégalais. Ils soutiennent que le Prophète Ibrahim (Psl) n’a pas chassé Hadjara, mais celle-ci a voyagé avec lui pour aller s’installer «sur ordre d’Allah (Swt)», aux lieux où ils devaient lui (Abraham) et son fils (Ismail) élever les bases de la première maison d’Allah (sourate II, verset 127).

La Ligue souligne, en outre, que le rite du pèlerinage islamique et ses lieux sont «clairement définis» dans le Saint Coran et que le Prophète Mohamed (Psl) l’a accompli avec ses compagnons à Bakka, «le lieu de l’emplacement de la Kaaba, à Safa-Marwa et les autres lieux saints tels que Mina, Arafat et Mouszdalifa. » Depuis cette date, martèle la Ligue, «le pèlerinage s’accomplit de la même manière par tous les musulmans du monde entier.» Dès lors, poursuit-elle, «une tentative de remise en cause de ce pilier fondamental constitue, sans nul doute, un blasphème et un acte d’apostasie qui exclut son auteur de l’islam.» En outre, la Ligue dit réprouver «le verbe et la manière arrogante» utilisés par M. Seck qu’elle assimile à «une agression contre les symboles de la foi islamique».

D. MANE

LA RÉPLIQUE DU DR FATHI ABDERRAHMANE AHMED HIUJAZI DE L’UNIVERSITÉ AL AZHAR D’EGYPTE
Kaaba MecqueLes propos de l’ancien Premier ministre mettant en doute la Kaaba comme le lieu choisi par Dieu où doivent s’orienter tous les musulmans aux heures de prières, ont ému et choqué au-delà des frontières sénégalaises. La preuve, le Docteur Fathi Abderrahmane Ahmed Hiujazi, Professeur à l’Université Al Azhar, au Caire, a réagi, dans un document parvenu au « Soleil ».

Le Docteur Fathi Abderrahmane Ahmed Hiujazi, Professeur à l’Université Al Azhar, au Caire, s’est attelé à démontrer à quel point Idrissa Seck a eu tort de soutenir pareille thèse. «Dieu, le Très Haut a créé la Mecque, la première mosquée et l’a érigée comme un lieu pour les anges autour duquel ils tournent. Lorsque Adam a été créé, il a tourné autour de la Kaaba pour une durée de 40 ans. Après la création de la Kaaba, Dieu a créé la Mosquée Al Aqsa. Ceci a été rapporté par le Prophète Sidna Mohamed, que la Paix et le Salut soient sur lui» dit-il. Poursuivant son argumentaire, le Docteur Docteur Fathi Abderrahmane Ahmed Hiujazi informe que «La Kaaba est la première mosquée bâtie sur terre. Ensuite, ce fut la mosquée Al-Aqsa. Les compagnons du Prophète lui demandèrent quelle était l’intervalle du temps entre leurs construction, il répliqua : quarante ans». Sur ce, la mosquée sacrée est le lieu où tous les Musulmans s’orientent pour accomplir leurs prières. «La première Maison qui ait été édifiée pour les gens, c'est bien celle de Bakka (la Mecque) bénie et une bonne direction pour l'univers». (Sourat Al Imrane, verset 96)

Dieu a fait de la mosquée sacrée la qibla comme écrit dans le coran : «Là sont des signes évidents, parmi lesquels l'endroit où Ibrahim (Abraham) s'est tenu debout; et quiconque y entre est en sécurité. Et c'est un devoir envers Allah pour les gens qui ont les moyens, d'aller faire le pèlerinage de la Maison. Et quiconque ne croit pas... Allah Se passe largement des mondes.» (Sourate Al Imrane, verset 97).

«Certes nous te voyons tourner le visage en tous sens dans le ciel. Nous te faisons donc orienter vers une direction qui te plaît. Tourne donc ton visage vers la Mosquée sacrée. Où que vous soyez, tournez-y vos visages. Certes, ceux à qui le Livre a été donné savent bien que c'est la vérité venue de leur Seigneur. Et Allah n'est pas inattentif à ce qu'ils font.» (Sourate Al Baqqara, verset 145).

Pour ceux qui ont des doutes là-dessus comme Idrissa Seck et autres, je leur dis que «leur doute constitue un éloignement du livre saint. Celui qui doute du Coran est un mécréant et celui qui a emprunté sa voie a triomphé. Par conséquent, ceux qui évoquent ce sujet sont des gens qui ne résonnent pas, car la parole du très Puissant est décisive et son jugement n’est pas une plaisanterie. Ceci dit que tout débat sur ce sujet en dehors du Coran et de la Sunna n’a pas de valeur dans la vie».

Le Docteur Fathi Abderrahmane Ahmed Hiujazi d’ajouter : «La mosquée Al Aqsa est le lieu où le prophète Mohamed (Psl) a voyagé. Le Prophète avait souligné que la guerre sévira dans ce lieu jusqu’au jour de la résurrection. Et on assisté à cela. Le Khalife Omar Ibn Al Khattab avait libéré cette mosquée et elle avait été libérée une deuxième fois par Salah Eddine Al Ayoubi. Nous voulons que la mosquée Al Aqsa retourne sous l’autorité des musulmans. Ceci ne peut se réaliser que si on suit la voie de Dieu. On ne peut triompher Dieu que si on emprunte sa voie et on croit en ce qu’a été écrit dans le Coran et ce que le prophète avait dit. Le mot Makka est Bakka, M et B s’interfèrent dans la langue des Arabes.»

Yakham C.N. MBAYE

APRES LES SORTIES DE SIDY LAMINE NIASS ET DE BAMBA NDIAYE : LE LEADER DE REWMI NIE LA PATERNITÉ DES PROPOS QU’ON LUI ATTRIBUE
Idrissa Seck Conf presseEn conférence de presse hier, ldrissa Seck, qui refuse la paternité des propos qu’on lui attribue sur les lieux saints de l’islam, a présenté des excuses. Il donne, toutefois, rendez-vous à ses détracteurs à la fin du mois de ramadan.

L’ancien Premier ministre, Idrissa Seck, est depuis quelques jours sous la rampe des projecteurs. Non pas pour des faits politiques, mais pour des affaires liées à la religion. Après Mouhamadou Bamba Ndiaye, ancien ministre des Affaires religieuses sous Abdoulaye Wade qui l’a accusé de blasphème, le Pdg du Groupe Walfadji a aussi fait une conférence de presse avant-hier pour dire que le président de Rewmi s’est auto-exclu de la religion musulmane. Selon Sidy Lamine Niass, en disant que le vrai lieu de pèlerinage se trouverait à Jérusalem et non à la Mecque, Idrissa Seck «a profané l’islam et le prophète Mouhamed(Psl)». La réplique du président du Conseil départemental de Thiès ne s’est pas faite entendre. Il a tenu lui aussi hier une conférence de presse à son domicile à Thiès pour apporter des «éclairages». «Je ne voulais pas me lancer dans cette polémique, mais en faisant part à mes guides de ma volonté d’aller terminer le travail que j’avais commencé à l’étranger, ils m’ont recommandé de clarifier les choses avant de quitter le pays. C’est pourquoi j’ai tenu à apporter quelques précisions», a d’emblée mentionnée l’ancien maire de Thiès.

Selon Idrissa Seck, son souhait est «d’être un bon musulman mais aussi un vrai mouride».«C’est en tout en cas ce que je prie au bon Dieu. Parce qu’il n’est pas facile d’être un talibé de Serigne Touba», a-t-il dit en citant quelques poèmes de Cheikhoul Khadim. En en croire le patron de Rewmi, être un bon musulman et un vrai mouride ne riment pas avec prendre la religion à la légère ou encore le prophète Mouhamed(Psl) ou la «Kaaba» «comme essaient de le faire croire les ennemis». «Pour ceux qui essaient d’embrouiller les gens qu’ils sachent que c’est une peine perdue.

Cela est incompatible avec mes désirs exprimés plus haut», a laissé entendre M. Seck. Toutefois, il a tenu à présenter des excuses même s’il refuse la paternité des propos qu’on lui attribue.

«Ces pures inventions, si elles blessent un musulman, même s’il sait que je ne suis pas l’auteur, je lui présente en ce mois de ramadan, mes plates excuses. Je demande aussi pardon à mon Seigneur et lui demande de rétribuer les bientôt du pardon à tous les Sénégalais et à toute la Ummah islamique», a soutenu Idrissa Seck. Non sans souligner qu’il n’en a pas fini avec Sidy Lamine Niass et Bamba Ndiaye, même s’il dit leur pardonne en ce mois béni. «Je vais parler avec eux après le ramadan. Je ne vais pas utiliser leurs vrais noms qui sont saints, mais je vais les appeler par des surnoms», a promis Idrissa Seck.

Ndiol Maka SECK

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Sidiki Kaba, a participé, du 20 au 21 mai 2018, à Buenos Aires, en Argentine, à la réunion des ministres des Affaires étrangères du G20, préparatoire au 13ème Sommet de ce groupe qui aura lieu également dans la capitale argentine. Selon un communiqué publié, Me Kaba répond ainsi à une invitation de son homologue argentin qui a convié le Sénégal à cette importante réunion en sa qualité de président du Comité d’orientation du Nepad, en la personne de son Excellence le président de la République Macky Sall.

« Le ministre Sidiki Kaba a participé activement à cette réunion en intervenant, au nom de l’Afrique, aux trois sessions portant respectivement sur les réalisations du G20, le Multilatéralisme et la Gouvernance mondiale ; ainsi que les Actions à entreprendre pour les réalisations d’un développement durable», souligne la note.

B. D.

Pour la Convergence des cadres républicains (Ccr), la décision prise par le chef de l’Etat de remplacer le recteur de l’Université Gaston Berger et le directeur du Centre régional des œuvres universitaires et sociales (Crous) est salutaire. Toutefois, la structure en appelle à la retenue et à l’apaisement et condamne, avec vigueur, les propos tendancieux de certaines personnes qui veulent faire de la douleur du peuple un sujet de débat politique.

La Convergence des cadres républicains (Ccr) de l’Alliance pour la République (Apr) salue la décision prise par le Chef de l’Etat, Macky Sall, ce jour 19 mai 2018, par un décret nommant le professeur Ousmane Thiaré, recteur de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis en remplacement du professeur Baydallaye Kane. Dans le même élan, le Chef de l’Etat a également nommé Papa Ibrahima Faye, directeur du Centre régional des œuvres universitaires et sociales (Crous) de la même université, en remplacement d’Ibrahima Diao. Des mesures prises suite aux affrontements entre étudiants et forces de l’ordre qui ont eu lieu dans cette université occasionnant la mort de l’étudiant Mouhamed Fallou Sène. La Ccr présente ses sincères condoléances à la famille du défunt, aux étudiants et au peuple sénégalais.

Elle souhaite, par la même occasion, un prompt rétablissement aux étudiants et aux forces de l’ordre blessés. Elle appelle à la retenue et à l’apaisement et condamne avec vigueur les “propos tendancieux” de certaines personnes qui veulent faire de la douleur du peuple un sujet de débat politique. A cet effet, les cadres saluent l’appel au calme lancé par nos chefs religieux et demandent à l’Etat de poursuivre les enquêtes entamées pour faire toute la lumière sur cette affaire.

Par ailleurs, la Ccr se félicite de l’initiative du président de la République de lancer un appel au dialogue national inclusif sur nos ressources pétrolières et gazières. Elle demande, à cet effet, aux politiques, à la société civile, aux enseignants, aux experts et à tous les citoyens soucieux du devenir de notre pays de répondre à cet appel pour créer les conditions d’un usage bénéfique de nos ressources.

Sur un autre point, la Ccr exprime sa satisfaction à la suite de la confiance renouvelée des partis alliés de Bby au président de la coalition, Monsieur Macky Sall. Elle engage l’ensemble de ses membres à s’aligner sur cette position clairement définie par la conférence des leaders afin de relever collectivement les défis politiques à venir, notamment ceux relatifs à la prochaine échéance électorale.

Aly DIOUF

Le secrétariat exécutif permanent (Sep) de Bby salue «une réelle volonté du président de la République de ramener le calme au sein de la communauté universitaire après la nomination du Pr Ousmane Thiaré comme recteur de l’université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis et de Papa Ibrahima Faye comme directeur du Centre régional des œuvres universitaires et sociales de la même université. Ainsi, «ces mesures, qui ne préjugent en rien de l'issue de l'enquête judiciaire ouverte avec promptitude par le procureur de la région de Saint-Louis, et la saisine de l’Ige pour faire toute la lumière sur la gestion des bourses participeront assurément à l'apaisement de la situation pour une reprise du cours normal des enseignements », indique-t-il dans un communiqué parvenu à notre rédaction. Tout compte fait, «tout en renouvelant ses condoléances attristées à la famille du défunt et à toute la communauté universitaire, le Sep de Bby appelle, à nouveau les étudiants, la communauté universitaire, les acteurs politiques et la société civile, au calme et à la sérénité pour la paix et la stabilité de notre cher pays».

Amadou DIOP


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