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Politique (4251)

Le Parti démocratique sénégalais(Pds) durcit de plus en plus le ton. A Thiès ce week-end, pour commémorer le 42e anniversaire de son 1er congrès tenu du 30 janvier au 1er février 1976 à Kaolack, les frères de l’ancien président Abdoulaye Wade ont mis en garde le régime contre une invalidation de la candidature de Karim Wade en 2019. « Si Karim Wade n’est pas candidat, il n’y aura pas d’élection présidentielle en 2019 dans ce pays. Nous attirons l’attention du peuple sénégalais, des responsables religieux et sociaux, de la société civile mais surtout de la communauté internationale qui nous aide dans l’organisation des élections, à savoir l’Union européenne et les Etats-Unis. Il faut qu’elle fasse la pression nécessaire sur Macky Sall pour qu’il discute objectivement avec son opposition constituée par le Pds et ses alliés» ont averti, Cheikh Seck et ses frères.

M. Seck a expliqué le choix de Thiès pour abriter cette rencontre par le fait que la capitale du rail est l’un des bastions les plus importants du Pds. C’est donc, dit-il, une manière, pour les membres de son parti, d’exprimer leur reconnaissance aux anciens de Thiès qui ont fait 42 ans de militantisme au Pds.

Ndiol Maka SECK

De Bango à Guet Ndar, en passant par le centre-ville de Saint-Louis et les autres quartiers, les populations sont sorties en masse accueillir le président de la République, Macky Sall, et le Chef de l’État français, Emmanuel Macron.

Mobilisées derrière le maire Mansour Faye, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, le Pr Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le responsable départemental du Pds, Ahmeth Fall Braya et plusieurs autres responsables politiques, les populations de Guet-Ndar, Gokhou-Mbathie, Santhiaba, de l’Hydrobase, ont poussé des cris de joie pour dire un grand merci au président Macron, qui a pris, séance tenante, la décision de décaisser 15 millions d’euros, soit 10 milliards de FCfa, qui permettront à la France de contribuer efficacement à la protection de la Langue de Barbarie contre l’avancée de la mer. La vieille cité a vibré durant toute la journée.

Des cris stridents, un beau mouvement d’ensemble dans un bruit assourdissant, un nombre impressionnant de pancartes, banderoles, posters à l’effigie des différents responsables de l’Apr et de la Coalition “Bennoo Bokk Yaakaar”, cette animation exceptionnelle et bien organisée par le doyen Golbert Diagne, ont marqué cet accueil. Un accueil marqué également par les brassards et tee-shirts rouges des militants libéraux de Mayoro Faye, qui attendaient cette forte délégation à l’entrée du pont Moustaphe Malick Gaye de Guet-Ndar.

Les populations de la commune de Saint-Louis ont fait montre d’une mobilisation sans relâche pour accueillir chaleureusement le président Macky Sall et son hôte, venus leur apporter les solutions les plus adéquates aux problèmes environnementaux auxquels elles sont quotidiennement confrontées.

Très enthousiastes, ces populations se sont surpassées pour faire corps avec les présidents Sall et Macron afin de leur permettre de se rendre compte aisément que la région de Saint-Louis toute entière est résolument engagée à soutenir toutes les actions de développement entreprises par ces deux Chefs d’État pragmatiques, et leurs partenaires, pour sortir le delta et la vallée du fleuve-Sénégal de l’engrenage de la pauvreté et aider l’île de Ndar à sauvegarder et à préserver son patrimoine architectural, historique et culturel.

De Bango à la Gouvernance, en passant par Guet-Ndar, ces foules d’admirateurs de Macky Sall, venus de tous les coins de la région, des villages les plus reculés du Walo et du Fouta, ont joué des coudes pour ovationner et acclamer le chef de l’État sénégalais et ses illustres invités.

Sur l’Avenue De Gaulle et au centre-ville, l’animation était au beau fixe. Vers 10h30, l’ambiance était carnavalesque. Avec une sono à fond la caisse, des hauts parleurs géants qui crachaient des décibels, une prestation d’assez bonne facture des nombreux animateurs qui rivalisaient d’ardeur et de talent, des danseurs surexcités à la chorégraphie majestueuse, les braves populations de Saint-Louis ont manifesté bruyamment leur joie d’accueillir les Chefs d’État français et sénégalais.

Les griots, troubadours et autres aèdes en verve, n’ont pas été en reste. Ils ont été bien pris en main par un Golbert Diagne vigilant, qui s’efforçait à les canaliser. Les militants ont esquissé des pas de danses, chanté à gorge déployée pour agrémenter la fête. Jusqu’à 13 heures, la capitale du Nord était dans l’effervescence. Les populations du faubourg de Sor, de l’île de Ndar (Lodo et Sindoné), de la Langue de Barbarie, sont sorties massivement pour ovationner la forte délégation conduite par les présidents Sall et Macron.

Ces milliers de militants fervents et chevronnés ont suivi le cortège impressionnant des Chefs d’État français et sénégalais. Des jeunes surexcités, jouant des coudes pour exhiber des pancartes, dégoulinant de sueur, d’une énergie débordante, se sont surpassés pour se frayer un chemin dans cette foule hystérique, en vue de participer activement à cette fête.

Mbagnick Karachi DIAGNE et Amadou Maguette NDAW

Le mot d’ordre a été respecté. Les populations sénégalaises sont sorties en masse accueillir le président français Emmanuel Macron qui a effectué une visite officielle de trois jours au Sénégal.

Partout où l’hôte du Sénégal est passé, la Téranga sénégalaise s’est exprimée en dépit des menaces proférées par une frange de l’opposition et de personnalités de la société civile qui avaient appelé à des manifestations hostiles aux deux chefs d’Etat.

Les élèves du collège de Hann ont annoncé la couleur. Leurs hôtes du jour ont eu droit à un bain de foule. Ils ont aussi dit « Merci » à la coopération entre le Sénégal et la France qui a permis la construction d’un nouveau bâtiment qui compte 19 salles de classe et deux salles d’informatique. A l’entrée de l’école, les femmes et les jeunes mobilisés par les responsables politiques locaux ont aussi accueilli chaleureusement le président, Macky Sall et son invité. Des pancartes à l’effigie des deux présidents étaient visibles dans la vieille ville où le maire Mansour Faye, le ministre de l’enseignement supérieur, Mari Teuw Niane, le responsable du Parti démocratique sénégalais, Ameth Fall Braya et les autres leaders locaux avaient sonné la mobilisation au nom des intérêts de leur localité menacée par l’érosion côtière.

La Téranga sénégalaise s’est aussi exprimée au Centre international de conférence Abdou Diouf où toutes les éminentes personnalités qui ont pris la parole ont magnifié l’accueil qui leur a été réservé. Du président Macron au chef de l’Etat du Tchad en passant par les présidents du Niger, Mahamadou Issoufou, de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, du président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, de la Directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay, les messages de satisfaction ont été les mêmes. Rien n’a visiblement perturbé le séjour de ces hôtes de marque. Et pourtant, les annonces émises à travers les réseaux sociaux et les médias locaux pour manifester et vilipender le président de la République devant ses pairs, notamment le président français, avaient suscité des craintes chez nombre de Sénégalais habitués à voir leurs compatriotes ranger dans les tiroirs leurs divergences devant les hôtes de marque. Déterminé à faire rester l’ordre établi, l’Etat a sévi contre un groupe d’activistes conduits par Guy Marius Sagna qui voulait marcher devant l’ambassade de France. Le Pds avait annoncé des brassards rouges partout à Dakar pour montrer sa « colère contre le régime du président Sall ». Mais à l’arrivée, les libéraux de Dakar se sont montrés très discrets. Pas l’ombre d’un seul manifestant dans les rues de la capitale sénégalaise. Le mot d’ordre n’a manifestement pas eu l’effet escompté.

A Saint-Louis, des membres du Pds, avec à la tête Mayoro Faye, ont arboré des brassards rouges, scandant des slogans défavorables au président Sall. Mais leur mobilisation n’a pas pesé face à l’impressionnante foule mobilisée par les Saint-Louisiens. En effet, De l’aéroport de Bango à Guet Ndar, en passant par la gouvernance et les autres quartiers de la vieille ville, la mobilisation a été au rendez-vous. Des pancartes à l’effigie des deux présidents ont été exhibées à la satisfaction des deux présidents qui ont salué cette forte mobilisation des populations sénégalaises.

Babacar DIONE

L’Alliance pour la République exprime sa satisfaction sur les résultats de la troisième Conférence internationale sur le financement du Partenariat mondial pour l’éducation.

« La rencontre de Dakar a atteint ses objectifs, car elle aura permis de mobiliser des engagements de financements importants. Et dans ce cadre, la contribution du Sénégal illustre, à nouveau, la détermination du Président Macky Sall à porter cette nécessaire alliance pour une éducation de qualité pour tous », lit-on dans un communiqué publié dont copie nous est parvenue. Ainsi, l’Apr « a salué, avec force, le succès de cette rencontre qui honore notre pays, et remercie très chaleureusement les Chefs d’Etat et de Gouvernement et toutes les personnalités de dimension mondiale qui ont honoré de leur présence cette rencontre historique ». En outre, poursuit le texte signé par Seydou Guèye, l’Alliance pour la République félicite également le Président Emmanuel Macron, co-parrain de l’événement, qui effectue, en même temps, une visite officielle de trois jours au Sénégal.

B. DIONE

Le réseau des Universitaires républicains (Rur, Apr) magnifie le choix du Sénégal pour abriter la 3ème Conférence de financement du Partenariat mondial pour l’éducation (Pme). «Le choix du Sénégal pour abriter cette conférence témoigne de la reconnaissance de la communauté internationale des efforts consentis pour ce secteur stratégique par le président Macky Sall depuis 2012 », lit-on dans un communiqué signé par le coordonnateur du Rur, Moussa Baldé. Rappelant l’organisation des concertations nationales sur l'avenir de l'enseignement supérieur et de la recherche et les assises de l'éducation nationale, M. Baldé affirme que le président Macky Sall a pris des décisions vigoureuses suivies de mesures budgétaires sans précédent pour que la jeunesse sénégalaise puisse porter, aujourd'hui et demain, l'émergence de notre pays.

Le Rur félicite le chef de l’Etat pour son engagement pour une jeunesse africaine formée en Afrique et capable de relever les défis du développement de notre continent. Le Rur est persuadé que c'est l'unique voie pour éradiquer l'émigration irrégulière qui vide l'Afrique de ses bras valides dont elle a tant besoin.

Aliou KANDE

La page Khalifa Sall et Cie « définitivement close », le Parti socialiste ouvre une nouvelle étape de son histoire, celle des « perspectives politiques à court et moyen termes » avec notamment la vente des cartes qui a officiellement démarré hier.

Le Parti socialiste a démarré la vente des cartes de membre hier. C’était au cours de la rencontre entre le secrétaire général, Ousmane Tanor Dieng et le mouvement national des femmes socialistes (Mnfs). Selon M. Dieng, ces cartes seront disponibles pour les coordinations, à partir d’aujourd’hui au auprès du Secrétariat permanent du Parti.

Le coût de la carte est passé de 200 à 500 FCfa. « Un tel choix se justifie doublement du fait que ce montant intègre, outre le droit d’adhésion, la contribution personnelle du militant, au fonctionnement du Parti, d’un congrès à l’autre », a souligné le secrétaire général devant les nombreuses femmes qui ont pris part à la rencontre. Il a précisé que la vente des cartes sera couplée à la création d’une base de données sur les ressources humaines et les structures, conformément aux termes de la circulaire.

Ousmane Tanor Dieng a souligné que la décision de démarrer la vente lors de la réunion avec les femmes n’est pas fortuite. « C’est parce que j’ai toujours fait un pari optimiste sur la capacité de mobilisation des femmes autour des mots d’ordre du parti ainsi que leur détermination à donner corps à notre volonté commune d’atteindre les objectifs fixés, dans des délais exceptionnels », a-t-il dit. « Cette opération menée à son terme, comme indiqué dans la circulaire, devrait permettre de renouveler les instances de base, d’organiser les consultations pour l’élection du Secrétaire général et d’aller en congrès, après la tenue successivement des conférences nationales statutaires du Mnfs et du Mnjs », a indiqué le secrétaire général.

Visiblement galvanisé par la mobilisation des femmes, Ousmane Tanor Dieng a expliqué que le défi à relever est grand mais il dit avoir confiance car, a-t-il souligné, « cette mobilisation exceptionnelle me rassure ». « Elle me conforte dans cette conviction et me rend fier de pouvoir compter sur chacune et sur vous toutes, pour impulser partout, aux côtés des responsables des structures de base, du rythme à ces opérations et tenir le pari des délais impartis », a-t-il lancé. Ousmane Tanor Dieng peut compter sur les femmes de son parti dans ses chantiers. Aminata Mbengue Ndiaye et ses camarades ont renouvelé leur fidélité et leur confiance au Secrétaire général. Elles ont engagé « toutes les instances de base, au terme des renouvellent à le porter, à nouveau, à la tête du Parti, pour un nouveau mandat, à l’occasion de l’élection du Secrétaire général ». Elles ont assuré à leur leader leur solidarité dans l’exercice de sa mission au service du Parti. Selon une motion lue devant l’assistance, elles l’encouragent à poursuivre le travail qu’il mène avec bonheur, à la tête du Parti.

Babacar DIONE

OUSMANE TANOR DIENG : « NOTRE APPARTENANCE À BBY RELÈVE D’UNE EXIGENCE DE L’ÉVOLUTION DÉMOCRATIQUE »
Devant les femmes de sa formation politique, Ousmane Tanor Dieng a réitéré, hier, l’ancrage du Ps à la mouvance présidentielle. «Notre libre appartenance à la coalition Bennoo Bokk Yaakaar relève d’une exigence de l’évolution démocratique», a-t-il déclaré. Le président du Haut conseil des collectivités territoriales ajoute : «c’est un instrument conçu, à un moment particulier de l’histoire de notre pays, pour la construction nationale, qui n’altère en rien notre identité propre». Selon le secrétaire général, cette expérience participe aussi de l’objectif de construction progressive d’une alternative politique crédible.

Justifiant sa position, il a rappelé l’histoire du parti qui, selon lui, «est un parti historique qui aura 70 ans, le 27 septembre 1948, correspondant à la démission du président Senghor de la Sfio, pour fonder le Bds. Il a aussi mis en exergue des propos de Senghor qui avait déclaré : Bien sûr, nous avons, de 1948 à 1960, année de l’indépendance, fait bien des concessions et changé plusieurs fois le nom de notre parti ; nous n’avons jamais abandonné ses traits essentiels de parti national et négro-africain, socialiste et démocratique».

Selon M. Dieng, ce processus s’est prolongé jusqu’au congrès de décembre 1976 qui a consacré le changement de sigle de l’Ups, devenu Parti socialiste. «Comme l’a si bien précisé le président SENGHOR, le parti socialiste ne s’est pourtant jamais départi de cette ligne d’orientation. Il reste plus que jamais chevillé dans ses valeurs, ses références idéologiques et doctrinales», a martelé le leader du Ps.

B. DIONE

Le président de la République, Macky Sall et son homologue français, Emmanuel Macron, étaient, samedi, à Saint-Louis. Une occasion saisie par le président Français pour annoncer un appui de 10 milliards de FCfa pour épauler les populations de la langue de Barbarie, éprouvées par l’avancée de la mer.

Le chef de l’État français, Emmanuel Macron, a annoncé, samedi, lors de sa visite à Saint-Louis, un financement complémentaire de 10 milliards de FCfa, en sus des 4 milliards de FCfa mobilisés par le gouvernement sénégalais, dans son projet en cours concernant la protection d’urgence de la Langue de Barbarie. Cet argent, a souligné Emmanuel Macron, va permettre de mettre en place une digue frontale et d’aménager une zone d’accès, afin de protéger les populations côtières, dont les maisons sont menacées par la mer. Les travaux débuteront dans le courant de l’année et ils vont stabiliser cette localité.

Ce geste fait suite à la volonté du Chef de l’État français de se poser en véritable leader, dans la sauvegarde de l’environnement. En effet, en juin 2017, lorsque le président Donald Trump décidait de retirer son pays des accords de Paris sur le changement climatique, la réponse du nouveau Chef d’État français d’alors, ne se faisait pas attendre. « Sur le climat, il n’y a pas de plan B car il n’y a pas de planète B », avait dit Emmanuel Macron. Plus tard, le 12 décembre dernier, toujours dans le sillage de cette volte-face américaine, le président Macron décidait de la tenue du « One Planet Summit », (Sommet de Paris sur le climat).

Durant cette conférence, la question du financement pour une lutte plus organisée et dynamique contre les affres du climat, fut débattue devant de nombreux bailleurs. Cette tribune fut une occasion pour le maire de Saint-Louis Mansour Faye d’évoquer le cas de Saint-Louis, comme zone très touchée par le réchauffement climatique, et son corolaire, l’avancée de la mer.

C’est pourquoi, du haut de la tribune érigée sur la Place Faidherbe, Mansour Faye s’est réjoui de cette venue du président Macron, « qui respecte une promesse faite à Saint-Louis, de venir s’enquérir des problèmes d’érosion côtière, que connait la ville ». Mansour Faye a invité le privé français, à venir investir « dans notre ville, qui regorge d’énormes potentialités ». Tout en saluant l’accueil chaleureux, le président Macron a rappelé le désir de la France de mettre en œuvre des politiques, pour densifier les relations avec cette région « qui symbolise notre histoire partagée, notre trésor et le meilleur de ce qui relie la France et l’Afrique ».

AMADOU MAGUETTE NDAW ET MBAGNICK KARACHI DIAGNE

RELOGEMENT DES SINISTRÉS DE GUET NDAR : LA BANQUE MONDIALE DÉBLOQUE 20 MILLIARDS DE FCFA
Pr et Macron ErosionSur invitation d’Emmanuel Macron, le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, a fait le déplacement dans la ville tricentenaire. Il a profité de cette visite pour annoncer un financement de 20 milliards de FCfa, pour le relogement des populations sinistrées de Guet Ndar, aux abords du quartier Ngalléle.

Ainsi, tout en saluant le leadership des deux chefs d’Etat pour les questions liées au climat, M. Jim Yong Kim a annoncé que 900 familles seront impactées par ce projet, soit plus de 10 000 personnes. Cette participation de la Banque mondiale s’inscrit dans le programme de gestion du littoral ouest africain, dont Saint-Louis est l’une des premières villes africaines bénéficiaires.


PLUS DE 16 MILLIARDS DE FCFA DE LA FRANCE POUR PRÉSERVER LE PATRIMOINE HISTORIQUE
Pour renforcer le partenariat dynamique entre la France et l’île classée patrimoine mondial de l’Unesco, Macron est revenu sur les 25 milliards de FCfa, que compte mobiliser la France, pour la préservation du patrimoine. La réussite de ce projet, rappelle le chef de l’État français, « dépendra de l’engagement des autorités de la vieille ville, afin d’en faire une cité davantage plus culturelle, touristique et dynamique ». Pour le développement de la création artistique, Emmanuel Macron a dit la volonté de son pays d’ériger à Saint-Louis, une grande résidence de création, qui sera, par son importance, la première de l’Afrique subsaharienne, où les différents créateurs du Sénégal et d’ailleurs pourront donner libre cour à leur vie d’artistes. Cette décision se trouve en droite ligne de la fonction de cette capitale du Nord, qui est une ville de culture et de Francophonie, a dit le chef de l’État français.

UNE FOULE IMPRESSIONNANTE A ACCUEILLI LES DEUX PRÉSIDENTS
Pr et Macron St LouisDe Bango à Guet Ndar, en passant par le centre-ville de Saint-Louis et les autres quartiers, les populations sont sorties en masse accueillir le président de la République, Macky Sall, et le Chef de l’État français, Emmanuel Macron.

Mobilisées derrière le maire Mansour Faye, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, le Pr Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le responsable départemental du Pds, Ahmeth Fall Braya et plusieurs autres responsables politiques, les populations de Guet-Ndar, Gokhou-Mbathie, Santhiaba, de l’Hydrobase, ont poussé des cris de joie pour dire un grand merci au président Macron, qui a pris, séance tenante, la décision de décaisser 15 millions d’euros, soit 10 milliards de FCfa, qui permettront à la France de contribuer efficacement à la protection de la Langue de Barbarie contre l’avancée de la mer. La vieille cité a vibré durant toute la journée.

Des cris stridents, un beau mouvement d’ensemble dans un bruit assourdissant, un nombre impressionnant de pancartes, banderoles, posters à l’effigie des différents responsables de l’Apr et de la Coalition “Bennoo Bokk Yaakaar”, cette animation exceptionnelle et bien organisée par le doyen Golbert Diagne, ont marqué cet accueil. Un accueil marqué également par les brassards et tee-shirts rouges des militants libéraux de Mayoro Faye, qui attendaient cette forte délégation à l’entrée du pont Moustaphe Malick Gaye de Guet-Ndar.

Les populations de la commune de Saint-Louis ont fait montre d’une mobilisation sans relâche pour accueillir chaleureusement le président Macky Sall et son hôte, venus leur apporter les solutions les plus adéquates aux problèmes environnementaux auxquels elles sont quotidiennement confrontées.

Très enthousiastes, ces populations se sont surpassées pour faire corps avec les présidents Sall et Macron afin de leur permettre de se rendre compte aisément que la région de Saint-Louis toute entière est résolument engagée à soutenir toutes les actions de développement entreprises par ces deux Chefs d’État pragmatiques, et leurs partenaires, pour sortir le delta et la vallée du fleuve-Sénégal de l’engrenage de la pauvreté et aider l’île de Ndar à sauvegarder et à préserver son patrimoine architectural, historique et culturel.

De Bango à la Gouvernance, en passant par Guet-Ndar, ces foules d’admirateurs de Macky Sall, venus de tous les coins de la région, des villages les plus reculés du Walo et du Fouta, ont joué des coudes pour ovationner et acclamer le chef de l’État sénégalais et ses illustres invités.

Sur l’Avenue De Gaulle et au centre-ville, l’animation était au beau fixe. Vers 10h30, l’ambiance était carnavalesque. Avec une sono à fond la caisse, des hauts parleurs géants qui crachaient des décibels, une prestation d’assez bonne facture des nombreux animateurs qui rivalisaient d’ardeur et de talent, des danseurs surexcités à la chorégraphie majestueuse, les braves populations de Saint-Louis ont manifesté bruyamment leur joie d’accueillir les Chefs d’État français et sénégalais.

Les griots, troubadours et autres aèdes en verve, n’ont pas été en reste. Ils ont été bien pris en main par un Golbert Diagne vigilant, qui s’efforçait à les canaliser. Les militants ont esquissé des pas de danses, chanté à gorge déployée pour agrémenter la fête. Jusqu’à 13 heures, la capitale du Nord était dans l’effervescence. Les populations du faubourg de Sor, de l’île de Ndar (Lodo et Sindoné), de la Langue de Barbarie, sont sorties massivement pour ovationner la forte délégation conduite par les présidents Sall et Macron.

Ces milliers de militants fervents et chevronnés ont suivi le cortège impressionnant des Chefs d’État français et sénégalais. Des jeunes surexcités, jouant des coudes pour exhiber des pancartes, dégoulinant de sueur, d’une énergie débordante, se sont surpassés pour se frayer un chemin dans cette foule hystérique, en vue de participer activement à cette fête.

Mbagnick Karachi DIAGNE et Amadou Maguette NDAW

LA DÉTRESSE DES POPULATIONS DES VILLAGES EMPORTÉS PAR LES EAUX
Erosion St LouisLes populations du Gandiolais attirent encore l’attention des pouvoirs publics et des partenaires de l’État, sur l’urgence et la nécessité de mobiliser toutes les énergies, en vue d’une protection côtière durable de cette localité du département de Saint-Louis qui, à travers l’avancée de la mer, a subi une forte dégradation de son environnement avec la perte d’espace d’habitat et de zones d’agriculture.

Le député et maire de Ndiébéne Gandiole, Arona Sow, les responsables de l’association pour le développement du Gandiolais, les éco gardes mobilisés derrière leur président Moussa Niang de Mouit Gandiole et plusieurs autres notables de la commune de Ndiébéne Gandiole, se sont adressés à la presse pour rappeler que la brèche est passée de 4 m de large en 2003, à 7 km en 2017.

Ces Gandiolais ont mis à profit la visite d’Emmanuel Macron à Saint-Louis, pour attirer l’attention des chefs d’État français et sénégalais sur cette situation. Et, du fait même de cette situation, l’île de Doune Baba Dièye, Keur Bernard et des campements touristiques, ont disparu.

Selon l’ancien chef de village de Doune Baba Dièye, cette île est un village de plus de 400 ans, dénommé à l’époque coloniale, l’île de Bocost. Avec une population de 610 habitants, cette île se remarquait par la présence d’une biodiversité qui abritait une flore sahélienne en régénération et une faune très diversifiée (lapins, varans du Nil, tortues sulcate, tortues marines vertes migratrices, singes rouges, oiseaux, etc.).

L’écosystème de ce milieu, qui était fortement marqué par la sécheresse des années 80, avec une végétation fortement dégradée, surtout son tapis herbacé et sa population de mangrove, a subi, au fil du temps, une forte perturbation du fait des phénomènes de changement climatique avec la montée des eaux de mer.

A en croire le président de l’association des éco gardes du Gandiolais, ce village a toujours vécu grâce à l’élevage, l’agriculture et la pêche. L’agriculture et l’élevage se pratiquaient sur une bande de terre de 34 kms appelée “Langue de Barbarie”, qui relie l’hydrobase de Saint-Louis à l’embouchure du fleuve Sénégal. Cette bande de terre cultivable comprenait 144 jardins pour les 610 habitants de ce village. Dans ces périmètres, des cultures maraîchères de rue qui rapportaient des revenus substantiels par an aux habitants, y étaient pratiquées. Grâce à un tapis herbacé présent toute l’année et des points d’eau douce, l’élevage était aussi pratiqué.

La pêche maritime et la pêche continentale (fluviale), a-t-il enfin rappelé, permettaient aussi aux populations de survivre et d’exploiter une ressource crevettière abondante. Cette activité constitue, à elle seule, une source de revenus substantiels car pratiquée par tous les foyers du village. Jadis riche et prospère, le village de Doune Baba Dièye a disparu et ses habitants ont été finalement relogés à Diel-Mbam.

LANGUE DE BARBARIE : UNE ZONE FORTEMENT MENACÉE PAR L’ÉROSION CÔTIÈRE
Pr et Macron L BarbarieSelon certains experts du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, qui ont accompagné, samedi dernier, cette forte délégation des présidents Sall et Macron, la Langue de Barbarie est un écosystème fragilisé par les effets des changements climatiques.

C’est une bande de terre variant entre 20 à 400 mètres de largeur. Elle compte 50.000 habitants et enregistre la densité la plus élevée de la région de Saint-Louis (300 habitants au km2). Déjà menacée entre 1927 et 1930, un mur a été érigé pour protéger les populations contre les phénomènes d’érosion côtière. Avec l’ouverture de la brèche en 2003, combinée au rehaussement du niveau de la mer et à l’agressivité des houles, l’érosion côtière est devenue intense et s’est traduite par des effondrements des habitations le long de la Langue de Barbarie. Ces experts ont laissé entendre que des travaux d’urgence et de grande envergure sont en cours. Ils sont exécutés par le Groupe Eiffage/Sénégal. Il s’agit de la réalisation de la digue de 4 kms sur le littoral entre Guet-Ndar et Gokhou-Mbathie, constituée de trois éléments : les geobags, les gabions et les matelas Reno, de la stabilisation de l’ouvrage par des contreforts en gabions.
Le coût global des travaux est évalué à 4 milliards de FCfa. Ce projet est financé par l’État du Sénégal.

D’autres travaux permettront une meilleure protection de la zone de Guet-Ndar. L’objectif majeur est de protéger les populations de cette partie de la Langue de Barbarie contre l’érosion côtière et l’avancée de la mer. Ces travaux permettront de réaliser une digue frontale et d’aménager une zone d’accès. Ils coûteront globalement 16,5 millions d’euros et seront financés par la France.

VISITE DU PRÉSIDENT FRANÇAIS ET CONFERENCE DU PARTENARIAT MONDIAL POUR L’EDUCATION : LE PARI DE LA MOBILISATION RÉUSSI
Pr et Macron MobilisationLe mot d’ordre a été respecté. Les populations sénégalaises sont sorties en masse accueillir le président français Emmanuel Macron qui a effectué une visite officielle de trois jours au Sénégal.

Partout où l’hôte du Sénégal est passé, la Téranga sénégalaise s’est exprimée en dépit des menaces proférées par une frange de l’opposition et de personnalités de la société civile qui avaient appelé à des manifestations hostiles aux deux chefs d’Etat.

Les élèves du collège de Hann ont annoncé la couleur. Leurs hôtes du jour ont eu droit à un bain de foule. Ils ont aussi dit « Merci » à la coopération entre le Sénégal et la France qui a permis la construction d’un nouveau bâtiment qui compte 19 salles de classe et deux salles d’informatique. A l’entrée de l’école, les femmes et les jeunes mobilisés par les responsables politiques locaux ont aussi accueilli chaleureusement le président, Macky Sall et son invité. Des pancartes à l’effigie des deux présidents étaient visibles dans la vieille ville où le maire Mansour Faye, le ministre de l’enseignement supérieur, Mari Teuw Niane, le responsable du Parti démocratique sénégalais, Ameth Fall Braya et les autres leaders locaux avaient sonné la mobilisation au nom des intérêts de leur localité menacée par l’érosion côtière.

La Téranga sénégalaise s’est aussi exprimée au Centre international de conférence Abdou Diouf où toutes les éminentes personnalités qui ont pris la parole ont magnifié l’accueil qui leur a été réservé. Du président Macron au chef de l’Etat du Tchad en passant par les présidents du Niger, Mahamadou Issoufou, de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, du président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, de la Directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay, les messages de satisfaction ont été les mêmes. Rien n’a visiblement perturbé le séjour de ces hôtes de marque. Et pourtant, les annonces émises à travers les réseaux sociaux et les médias locaux pour manifester et vilipender le président de la République devant ses pairs, notamment le président français, avaient suscité des craintes chez nombre de Sénégalais habitués à voir leurs compatriotes ranger dans les tiroirs leurs divergences devant les hôtes de marque. Déterminé à faire rester l’ordre établi, l’Etat a sévi contre un groupe d’activistes conduits par Guy Marius Sagna qui voulait marcher devant l’ambassade de France. Le Pds avait annoncé des brassards rouges partout à Dakar pour montrer sa « colère contre le régime du président Sall ». Mais à l’arrivée, les libéraux de Dakar se sont montrés très discrets. Pas l’ombre d’un seul manifestant dans les rues de la capitale sénégalaise. Le mot d’ordre n’a manifestement pas eu l’effet escompté.

A Saint-Louis, des membres du Pds, avec à la tête Mayoro Faye, ont arboré des brassards rouges, scandant des slogans défavorables au président Sall. Mais leur mobilisation n’a pas pesé face à l’impressionnante foule mobilisée par les Saint-Louisiens. En effet, De l’aéroport de Bango à Guet Ndar, en passant par la gouvernance et les autres quartiers de la vieille ville, la mobilisation a été au rendez-vous. Des pancartes à l’effigie des deux présidents ont été exhibées à la satisfaction des deux présidents qui ont salué cette forte mobilisation des populations sénégalaises.

Babacar DIONE

PLUSIEURS ACCORDS POUR BOOSTER LES SECTEURS PRIORITAIRES
Pr et Macron AccordsEmmanuel Macron n’est pas venu au Sénégal les mains vides. Au contraire, son séjour a permis de booster des secteurs prioritaires à travers les accords de coopération signés entre les institutions sénégalaises et françaises.

Hôte de marque du Sénégal, le président français Emmanuel Marcon a été reçu avec les honneurs durant les trois jours qu’il a séjourné ici, dans le cadre de sa première visite officielle. Mais derrière l’accueil chaleureux qui lui a été réservé, dès son arrivée à Dakar, les foules en liesse qui l’ont applaudi à Saint-Louis (région Nord) où il s’est rendu, le samedi, le président français a pris plusieurs engagements en faveur du Sénégal. Cela s’est traduit par la signature de plusieurs conventions qui ont lieu, au deuxième jour de sa visite, au Palais de la République. En présence des deux chefs d’Etat, Macky Sall et Emmanuel Macron, les ministres et directeurs de société de l’Hexagone ont paraphé plusieurs accords avec leurs homologues sénégalais.

Ces signatures ont d’ailleurs porté sur des secteurs stratégiques tels que l’aviation, l’hydraulique, l’énergie solaire ou encore l’enseignement supérieur. C’est ainsi que dans le secteur de l’aviation, la compagnie Air Sénégal vient d’acheter deux avions Airbus A 330 qui viennent enrichir sa flotte et lui permettre de prendre son envol. En effet, selon Philippe Bohn, directeur général d’Air Sénégal, ces deux appareils contribueront à développer le réseau moyen et long courrier de la compagnie. Pour lui, il est important qu’Air Sénégal débute son activité commerciale avec « des modèles fiables et économiques » tout en offrant aux passagers un véritable confort. « Cette commande témoigne de notre ambition pour cette nouvelle compagnie », a dit Philippe Bohn. Outre cette convention, Paris et Dakar ont signé un accord de crédit pour la mise en œuvre d’une stratégie sectorielle en eau et une convention de financement d’un montant de 26 milliards Fcfa en appui budgétaire et sous forme de don pour augmenter l’eau et améliorer l’assainissement de 2018 à 2021. Autre accord qui a marqué la visite d’Emmanuel Macron au Sénégal, c’est le protocole financier pour la fourniture d’énergie et l’installation de 50 000 lampadaires solaires économiques sur le territoire du Sénégal. De même que la convention de crédit qui va financier intégralement un contrat commercial signé entre l’Ageroute et la société Matière qui porte sur la livraison et l’installation de 18 pôles.

2000 emplois à créer
Pour ce qui concerne l’Enseignement supérieur, le ministre Mari Teuw Niane et son homologue français, Frédérique Vidal ont paraphé trois conventions de partenariat. L’une porte sur une lettre d’intention entre le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation sénégalais et le Groupe Arial ; l’autre constitue un accord de cadre de coopération entre les 2 ministères ainsi que celle qui lie le groupe Sup deCo et Auchan pour la mise en place d’une licence professionnelle. Cet accord va permettre au géant français de la grande distribution de créer 2000 emplois dans les deux prochaines années.

Avec autant d’engagements pris à Dakar, la France renouvelle au Sénégal son respect et sa considération et décide, une fois de plus, de l’accompagner vers le chemin de l’émergence. Les institutions publiques ainsi que les sociétés privées sénégalaises vont bien profiter de ces conventions. Cette visite d’Emmanuel Macron va permettre donc, à tout point du vue, de donner un coup d’accélérateur à des secteurs clé de notre économie et développer des domaines prioritaires.

Maguette NDONG

D’IMPORTANTES RESSOURCES MOBILISEES A LA REUNION DU PARTENARIAT MONDIAL POUR L’EDUCATION : LE SUCCÈS SÉNÉGALAIS
Pr et Macron Patenariat EduUn succès diplomatique. Le mot n’est pas de trop, pour qualifier la rencontre du Partenariat mondial pour l’éducation qui s’est tenue le 2 février dernier au Cicad de Diamniadio, sous le Co-parrainage du Sénégal et de la France. La récolte a été bonne (2,3 milliards de dollars). Et notre pays peut s’enorgueillir d’avoir été le premier Etat africain à abriter cette conférence et, surtout, d’avoir engrangé un tel montant, qui dépasse largement les espérances des organisateurs. A cet égard, la réunion de Dakar restera dans les annales du Partenariat mondial pour l’éducation.

« Un succès planétaire ». C’est par ce titre éloquent que le quotidien « L’As » a qualifié le bilan de la 3ème conférence du Partenariat mondial pour l’éducation (Pme) tenu le 2 février dernier au Cicad. Dakar peut se glorifier d’avoir été le premier pays africain à abriter cette conférence. Un succès diplomatique comme en témoigne la présence de 9 chefs d’Etat, du président de la Banque mondiale, Jim King, de la Directrice général de l’Unesco, Mme Audrey Azoulay, de la présidente du Conseil d’administration du Partenariat mondial pour l’éducation, Mme Julia Gillard, de la Secrétaire exécutive de l’Oif, Mme Michaëlle Jean, de 66 ministres de l’Education, du Directeur exécutif de Onusida, Michel Sidibé, de l’Envoyée du Secrétaire général des Nations unies pour la jeunesse, Mme Jayathma Wickramanayake, de la présidente de « The One Campaign », Mme Gaule Smith et de l’ambassadrice du Pme, l’artiste planétaire Rihanna.

Le choix du Sénégal récompense les efforts du pays qui n’a cessé d’augmenter, depuis 2000, le budget alloué au développement du capital humain : l’éducation et la formation. Selon le président de la République, Macky Sall, le cumul des investissements dans le budget national s’élève, aujourd’hui, à 1,2 milliard de dollars US, soit 25,48 % du budget national (même si 80 % de ces ressources sont affectés fonctionnement). Alors qu’il est demandé aux Etats de consacrer 20 % à ce secteur, le Sénégal va nettement au-delà. Aussi, le président de la Banque mondiale, reçu hier au Palais de la République, a-t-il salué les « progrès extraordinaires » du Sénégal en lutte contre la malnutrition et s’est particulièrement réjoui de savoir que « le Sénégal investit plus que tout autre pays en Afrique subsaharienne dans l’éducation ». Même son de cloche du côté de la Secrétaire générale de l’Oif, Michaëlle Jean, qui a magnifié les « investissements sur le capital humain » réalisés par Macky Sall.

Mais la plus grande satisfaction provient du montant, au-delà des espérances, récolté au cours de la rencontre: 2,3 milliards de dollars (1222 milliards de FCfa) sur un objectif de 3,1 milliards de dollars (1550 milliards de FCfa), sans oublier les promesses des pays comme l’Allemagne, le Japon et les Pays-Bas dont l’engagement pour l’éducation ne souffre d’aucun doute. D’après la présidente du Conseil d’administration du Pme, Julia Gillard, il y a eu « une augmentation substantielle du financement, comparé au 1,33 milliard de dollars de contributions reçues au cours des trois dernières années ».

Cette mobilisation de fonds est importante. Car, à en croire la Directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay qui cite le rapport mondial de suivi de l’éducation, « l’aide totale à l’éducation a baissé de 4 % depuis 2010 ». Pire, « l’Afrique subsaharienne, où vit la moitié des enfants non scolarisés recensés dans le monde, a vu la part de cette aide baisser de moitié entre 2002 et 2015 ». Et pour atteindre l’éducation universelle de l’enseignement préscolaire au secondaire dans les pays à faible revenu, a-t-elle ajouté, « il faut 39 milliards de dollars par an ». Autant dire qu’avec le succès de Dakar, l’espoir est permis pour les millions de jeunes qui sont hors du système.

Les contributions de l’Union européenne (400 millions d’euros), de la France (200 millions d’euros), du Canada (180 millions d’euros), de Dubai (100 millions de dollars), de l’Espagne (25 millions d’euros) de l’Irlande (25 millions d’euros aussi), mais également du pays hôte, le Sénégal (2 millions d’euros, un milliard de FCfa) sont à magnifier. Quoi de plus normal si l’on veut sortir nos Etats de la pauvreté. L’éducation, ainsi que l’a rappelé le président Macky Sall, « sème dans les enfants, les germes de la dignité humaine, allume la lumière du savoir, du savoir-faire et du savoir-être, et érige l’homme en rempart contre l’obscurantisme ». Et donc, « la bataille de l’éducation est la mère de toutes les batailles. Si nous la perdons, toutes les autres batailles sont perdues d’avance ». Et Emmanuel Macron martèle que « l’engagement pour l’éducation n’est pas un choix, mais une nécessité ». En somme, c’est tout simplement un investissement porteur.

Daouda MANE

L’APR EXPRIME SA SATISFACTION
L’Alliance pour la République exprime sa satisfaction sur les résultats de la troisième Conférence internationale sur le financement du Partenariat mondial pour l’éducation.

« La rencontre de Dakar a atteint ses objectifs, car elle aura permis de mobiliser des engagements de financements importants. Et dans ce cadre, la contribution du Sénégal illustre, à nouveau, la détermination du Président Macky Sall à porter cette nécessaire alliance pour une éducation de qualité pour tous », lit-on dans un communiqué publié dont copie nous est parvenue. Ainsi, l’Apr « a salué, avec force, le succès de cette rencontre qui honore notre pays, et remercie très chaleureusement les Chefs d’Etat et de Gouvernement et toutes les personnalités de dimension mondiale qui ont honoré de leur présence cette rencontre historique ». En outre, poursuit le texte signé par Seydou Guèye, l’Alliance pour la République félicite également le Président Emmanuel Macron, co-parrain de l’événement, qui effectue, en même temps, une visite officielle de trois jours au Sénégal.

B. DIONE

LES UNIVERSITAIRES SALUENT LE CHOIX PORTÉ SUR LE SÉNÉGAL
Le réseau des Universitaires républicains (Rur, Apr) magnifie le choix du Sénégal pour abriter la 3ème Conférence de financement du Partenariat mondial pour l’éducation (Pme). «Le choix du Sénégal pour abriter cette conférence témoigne de la reconnaissance de la communauté internationale des efforts consentis pour ce secteur stratégique par le président Macky Sall depuis 2012 », lit-on dans un communiqué signé par le coordonnateur du Rur, Moussa Baldé. Rappelant l’organisation des concertations nationales sur l'avenir de l'enseignement supérieur et de la recherche et les assises de l'éducation nationale, M. Baldé affirme que le président Macky Sall a pris des décisions vigoureuses suivies de mesures budgétaires sans précédent pour que la jeunesse sénégalaise puisse porter, aujourd'hui et demain, l'émergence de notre pays.

Le Rur félicite le chef de l’Etat pour son engagement pour une jeunesse africaine formée en Afrique et capable de relever les défis du développement de notre continent. Le Rur est persuadé que c'est l'unique voie pour éradiquer l'émigration irrégulière qui vide l'Afrique de ses bras valides dont elle a tant besoin.

Aliou KANDE

La France va injecter plus de 16 milliards de francs Cfa, soit 25 millions d’euros, dans la restauration du patrimoine architectural de la ville de Saint-Louis, caractérisé par une dégradation faisant courir à la capitale nord du Sénégal le risque d’être déclassée de la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, a annoncé, samedi, le président français Emmanuel Macron.

Le président français en a fait la promesse, sur la place Faidherbe de Saint-Louis, ancienne capitale de l’Afrique occidentale française (Aof), où il était arrivé samedi matin pour la dernière étape de sa visite officielle entamée jeudi soir au Sénégal.

"Saint-Louis, c’est aussi un lieu d’histoire symbolique, notre histoire partagée, votre richesse, votre trésor", a lancé Emmnanuel Macron à l’endroit des populations venues l’accueillir, en compagnie de son homologue sénégalais Macky Sall.

"Saint-Louis, c’est le meilleur de l’Afrique et de la France réunis", a fait valoir M. Macron, insistant sur le "riche et unique patrimoine culturel et architectural" de la capitale nord du Sénégal.

Il a cité le pont Faidherbe et la cathédrale de Saint-Louis parmi les infrastructures à réhabiliter, avant de louer "la bonne entente" entre religions sur le territoire saint-louisien, une réalité selon lui symbolisée par la présence d’une mosquée dotée d’une cloche.

Selon lui, "face à la montée du djihadisme, ce fait constitue une réponse pertinente et montre à quel point les populations saint-louisiennes sont tolérantes".

Le président français s’est aussi engagé à appuyer la lutte contre l’érosion marine à Saint-Louis, affirmant que "l’accueil chaleureux" des populations est le signe d’une "manifestation de leur attente’’ sur cette question en particulier.

"J’avais promis de venir et j’ai constaté mais au-delà, notre responsabilité est d’agir", a dit M. Macron s’adressant notamment au maire de Saint-Louis Mansour Faye. Il a dit avoir été "saisi directement" par l’édile sur cette question.

Se disant "très touché" par la forte mobilisation des populations saint-louisiennes surtout celles de Guet-Ndar, un quartier de pêcheurs, ce qui témoigne selon lui de "leur forte attente".

L’avancée de la mer est devenue, depuis l’ouverture d’une brèche en 2003, une préoccupation quotidienne pour les populations riveraines de la langue de Barbarie, une bande de terre en forme de langue tendue entre l’océan Atlantique et le fleuve Sénégal.

L’ouverture d’une brèche de 100 mètres de long sur quatre mètres de large sur cette mince bande de terre avait été réalisée en 2003, après l’annonce d’une importante crue du fleuve Sénégal.

La brèche s’est depuis élargie en amont vers l’ancienne embouchure à une vitesse inattendue pour atteindre 19 kilomètres à cause de la pression combinée des eaux du fleuve et de la mer.

"Je suis venu pour voir aussi pour vous dire que dans le droit fil de cette histoire commune, la France va investir pour aider à vous protéger", a déclaré le président français, promettant de "tout faire" dans ce sens.

"Nous avons vu l’érosion côtière, la peur, les murs qui tombent, l’activité économique détruite", a témoigné Emmanuel Macron, qui a promis de "relever ce défi face à ce que certains veulent nier, en l’occurrence le changement climatique’’.

Il a annoncé "le démarrage à partir de ce jour du plan d’urgence" pour contrer ce problème, précisant qu’avec l’appui de l’Agence française de développement (Afd), "tout le long du territoire" concerné, des rochers seront installés pour protéger le littoral.

S’y ajoute que l’Afd "va s’intéresser au sort de ceux qui ont perdu leur emploi’’ oui qui doivent être relogés, a promis le président français, avant de s’engager à accompagner "tout projet développé" par le Sénégal pour lutter contre cette érosion.

Il affirme que cette perspective correspond à "un changement de paradigme’’ de la coopération française suivant lequel Paris vient plutôt en appoint à des projets déjà mis en place par les populations bénéficiaires elles-mêmes.

Source : APS

Le président de la République Macky Sall s’est félicité samedi de l’engagement de son homologue français à appuyer la ville de Saint-Louis dans la lutte contre l’érosion côtière, estimant qu’Emmanuel Macron a "apporté une réponse concrète à l’avancée de la mer qui menace la Langue de Barbarie", une zone de la capitale nord du Sénégal confrontée à ce problème.

"Vous avez apporté une réponse concrète à l’avancée de la mer qui menace la Langue de Barbarie", a lancé le président Macky Sall à l’endroit de son homologue, avec qui il s’était déplacé à Saint-Louis, dernière étape de la visite de trois jours de ce dernier au Sénégal.

"C’est tout le peuple de Saint-Louis qui vous a ouvert son cœur pour vous accueillir malgré les rigueurs du climat et les conséquences du changement climatique que nous venons de voir", a déclaré le présidant Sall en adressant ses remerciements à son homologue.

Il prononçait une allocution lors d’un rassemblement sur la place Faidherbe, peu après s’être rendu à Guet-Ndar, sur la Langue de Barbarie, en compagnie du président français Emmanuel Macron et du directeur général de la Banque mondiale Jim Yong Kin.

L’avancée de la mer est devenue, depuis l’ouverture d’une brèche en 2003, une préoccupation quotidienne pour les populations riveraines de la langue de Barbarie, une bande de terre en forme de langue tendue entre l’océan Atlantique et le fleuve Sénégal.

L’ouverture d’une brèche de 100 mètres de long sur quatre mètres de large sur cette mince bande de terre avait été réalisée en 2003, après l’annonce d’une importante crue du fleuve Sénégal.

La brèche s’est depuis élargie en amont vers l’ancienne embouchure à une vitesse inattendue pour atteindre 19 kilomètres à cause de la pression combinée des eaux du fleuve et de la mer.

Macky Sall a remercié Emmanuel Macron pour les efforts de son pays dans ce domaine, signalant un appui français de près de 10 milliards de francs CFA, soit 15 millions d’euros, dans la lutte contre l’érosion côtière.

Le gouvernement sénégalais, pour sa part, "va s’impliquer au premier plan pour la préservation du patrimoine architectural et historique de Saint-Louis", perspective que la France s’est engagée à appuyer.

Auparavant, le maire de Saint-Louis, Mansour Faye, avait fait part de sa gratitude à l’endroit du président français dont l’action s’inscrit selon lui "en droite ligne des relations fraternelles entre Saint-Louis et la France".

Les populations saint-louisiennes comptent sur la France "pour une solution durable" aux problèmes environnementaux et d’érosion côtière auxquels elles font face, sans compter la "forte dégradation" du patrimoine de leur ville qui court le risque d’être déclassée de la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

Source : APS

Le président de la République Macky Sall a annoncé qu’il se rendra jeudi en Mauritanie, pour évoquer avec son homologue Mohamed Ould Abdel Aziz "tous les problèmes" qui existent entre les deux pays voisins , dont la question des licences de pêche.

Outre la question de l’exploitation du gaz à la frontière sénégalo-mauritanienne, le Sénégal et la Mauritanie doivent trouver une solution à la question des licences de pêche, de manière à ce que les pêcheurs sénégalais puissent opérer dans les eaux territoriales mauritaniennes dans des conditions respectueuses de la législation en vigueur dans ce pays, a dit le président Sall.

Il s’exprimait en marge d’un déplacement qu’il effectuait à Saint-Louis, dernière étape de la visite officielle au Sénégal de son homologue français Emmanuel Macron qu’il accompagnait, samedi, dans la capitale du nord.

Cette annonce du chef de l’Etat sénégalais intervient après la libération, dans la nuit de vendredi à samedi, de 8 pêcheurs sénégalais de Guet-Ndar (Saint-Louis), arrêtés samedi dernier et détenus depuis par les gardes côtes mauritaniens.

Macky Sall avait donné des "instructions fermes" au ministre des Affaires étrangères, Sidiki Kaba, l’enjoignant de s’occuper de la libération et du rapatriement de ces jeunes pêcheurs.

Un jeune pêcheur du nom de Falloux Sall, faisant partie de ce groupe de pêcheurs, avait été tué par des garde-côtes mauritaniens.

Source : APS

C’est la mobilisation à Saint-Louis, à quelques heures de l’arrivée du président Macron. Les populations veulent réserver à leur hôte un accueil chaleureux.

Depuis quelques semaines, c’est la mobilisation à Saint-Louis, avec des militants en alerte, pour réserver un accueil chaleureux et colorée aux présidents Macky Sall et Emmanuel Macron. Pour le maire de la ville, « c’est naturel, pour tout fils de notre ville, de réserver un accueil chaleureux à nos illustres hôtes ». Mansour Faye est également revenu sur toutes les dispositions prises, pour souhaiter la bienvenue aux deux présidents.

D’un autre côté, M. Bamba Kâ, chef de cabinet du ministre Mary Teuw Niane, a fait savoir que des centaines de bus, et d’autres moyens de locomotion sont mis à la disposition des militants. De même, des réunions de coordination sont tenues pour bien préparer cette visite qu’il veut « historique ». Le ministre Mary Teuw Niane a décidé de rassembler ses partisans, de son fief politique, Bango, quartier où se trouve l’aéroport de Saint-Louis. Ses militants vont venir de tout le département, et également de la commune de Saint-Louis.

Ndèye Ami Touré, responsable apériste à » Eaux Claires » et proche de Pape Ibrahima Faye, secrétaire général de l’Agence pour la solidarité nationale, a dit que tout est prêt pour faire de cette visite, « une fête afin de saluer la dynamique des relations entres ces deux Etats ». En effet, souligne-t-elle, les militants ont reçu tissus, tee-shirts pour une réussite totale de cette mobilisation.

Programme de la visite
Il est prévu une visite à l’école Ablaye Mbengue Khali de Guet Ndar pour voir les méfaits de l’avancée de la mer. Les deux Présidents suivront une présentation des responsables, avant de se rendre à la Gouvernance, afin de permettre l’installation des invités à la Place Faidherbe où se déroulera la cérémonie officielle. Après le mot de bienvenue du maire Mansour Faye, le président français, Emmanuel Macron, prendra la parole, avant que son hôte Macky Sall, ne boucle les déclarations. Après, les deux chefs d’Etat vont visiter le patrimoine de la ville Tricentenaire. Ils feront un tour à la Cathédrale. Les deux Premières dames se rendront à une exposition de la styliste Rama Thiaw, avant de se retrouver à la maison Rose, où les deux présidents les retrouveront, pour rallier l’aéroport Dakar Bango.

Amadou Maguette NDAW

Les élèves du collège de Hann ont accueilli en grande pompe le Président de la République, Macky Sall, et son homologue français, Emmanuel Macron, qui ont inauguré le nouveau bâtiment construit dans l’école. Arborant des casquettes et des tee-shirts à l’effigie des deux Chefs d’Etat, ils ont dit en chœur : merci. 

C’était en présence du principal du Cem, du corps professoral et d’autres invités. Ceux-ci ont affiché une mine joyeuse. Et à juste titre, dans le cadre du projet « Appui au développement de l’enseignement moyen de Dakar » (Adem), financé par l’Afd, leur école a été réhabilitée.

Des travaux d’extension y sont également réalisés avec la construction d’un nouveau bâtiment de 19 salles de classe et de 2 salles Informatique. «  C’est une école qui, à la rentrée des classes, avait des problèmes parce qu’elle était envahie par les eaux.

Les cours d’éducation physique ne se faisaient qu’à partir du mois de décembre, au prix de plusieurs efforts, car l’école était obligée de remblayer. Avec les travaux qui y sont réalisés, ces difficultés seront un mauvais souvenir », a témoigné un enseignant de l’établissement. D’un montant de 7.871.483.796 FCfa, le projet Adem Dakar est une contribution de taille au Pse, selon un document transmis à la presse. Il va permettre la construction de neuf nouveaux collèges et la réhabilitation et l’extension de huit autres.

Babacar DIONE et Maguette NDONG

Dans le cadre du voyage du président de la République française au Sénégal, Emmanuel Macron, les deux ministres de l’Enseignement supérieur de la Recherche et de l’Innovation ont procédé à la signature de 3 trois conventions de partenariat.

Le premier document paraphé concerne une lettre d’intention entre le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation du Sénégal et le groupe Arial. Le deuxième document est une convention entre le groupe Sup Deco et Auchan et le troisième document est un accord cadre de coopération entre les deux ministères de l’enseignement supérieur. Le protocole d’accord avec Arial porte sur la réalisation d’études pour la mise en place d’un centre de fabrication, d’assemblage, d’intégration et de test de satellites. La deuxième convention qui lie le groupe Sup Deco au groupe Auchan porte sur la mise en place de licences professionnelles. Après cette convention, Jules Lafont, Directeur général adjoint d’Auchan, a révélé qu’en trois ans, Auchan Sénégal a créé plus de 1.000 emplois directs pour les jeunes Sénégalais. Avec cet accord, il annonce que le groupe Auchan va créer plus de 2.000 emplois dans les deux prochaines années pour son développement.

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation de la France, Fréderique Vidal, se dit heureuse d’être au Sénégal pour préparer l’avenir de la jeunesse de nos deux pays, «passant par l’enseignement, la recherche et l’innovation qui va permettre de mettre la recherche au service de la société». «L’exemple des signatures auxquelles nous venons d’assister est un exemple parfait d’une autre façon de penser la formation dans l’enseignement supérieur au service de la jeunesse», soutient la ministre française.

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation du Sénégal, Mary Teuw Niane, a remercié sa collègue française. «Le souhait des deux présidents de la République est de faire de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation un cadre de partenariat renforcé pour la marche du Sénégal vers son émergence économique», a affirmé Mary Teuw Niane.

Oumar KANDE

La visite de la maison du Ter, figurait en bonne place dans le programme, très chargé, du président français, Emmanuel Macron. En compagnie de Macky Sall, il s’est rendu compte de l’état d’avancement des travaux.

« Le Train express régional, en construction à Dakar, va permettre une meilleure mobilité », a déclaré, hier, le président de la République française, Emmanuel Macron. Le président français visitait la maison du Ter ou ex-gare ferroviaire de Dakar en compagnie du président de la République, Macky Sall. Arrivés aux environs de 10h 30, les deux chefs d’Etat ont trouvé que l’ancienne gare est transformée en un vaste chantier. Ils ont eu droit à une présentation du projet, faite par le directeur général de l’Apix, Mountaga Sy. Selon qui, le Train express régional va desservir 14 gares entre Dakar et l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd). Parmi ces stations, il y a trois gares multimodales qui permettent le raccordement avec d’autres moyens de circulation. « Le tracé du Ter se fera sur 55 km, mais nous avons 180 km en termes de linéaires », a expliqué Mountaga Sy aux deux chefs d’Etat.

Toujours sur les caractéristiques de ce train qui est une commande du gouvernement du Sénégal à l’entreprise française, Alstom, il permettra d’accroître la mobilité entre Dakar et Aibd. « Le train va rouler sur une vitesse de 160 km/h et va relier Dakar à l’aéroport international Blaise Diagne en 45 mn », a indiqué M. Sy, non sans rappeler les infrastructures qui accompagnent ce projet, telles que la base travaux, le site de maintenance du matériel roulant ainsi que la base vie.

Gérard Senac dont l’entreprise, Eiffage, fait partie des trois entreprises du consortium « Eiffage, Cse, YApi, Merkazy », en charge d’une partie des travaux (Lot M1), est optimiste. « Les trois entreprises sont sur tout le long du tronçon, les études sont quasi-terminées ; on est sur les réglages pour réaliser le projet», a dit le patron d’Eiffage Sénégal. Moustapha Guèye de la Cse renseigne que 1.000 personnes travaillent sur le tracé du Ter, disséminées en plusieurs équipes. « On a ouvert plusieurs fronts à la fois afin de réaliser les travaux dans les délais », souligne-t-il. L’objectif assigné aux entreprises est de finir les travaux avant janvier 2019. Le respect des délais ne fait l’ombre d’un doute aux yeux de Gérard Senac. « On voit qu’il y a beaucoup de travail, mais on va démonter tout, on va tout rénover et tout reconstruire et tout sera au rendez-vous pour la fin de l’année 2018 », assure le président d’Eiffage Sénégal. Après avoir fait le tour du chantier, Macky Sall et Emmanuel Macron n’ont pas préféré s’adresser à la presse à cause d’une contrainte de temps. Mais les deux présidents sont repartis, avec le sentiment d’avoir entamé un chantier qui, à terme, va profiter à une large majorité de la population sénégalaise.

B. DIONE

Plusieurs accords de coopération entre le Sénégal et la France ont été signés, hier, en présence des deux chefs d’Etat, Macky Sall et Emmanuel Macron.

Arrivé à Dakar jeudi à 23 heures 30, le président français, Emmanuel Macron, a été reçu, hier, par son homologue sénégalais, Macky Sall, au Palais de la République. Les deux chefs d’Etat ont eu un tête-à-tête avant de présider la signature de plusieurs accords de coopération dont la vente de deux Airbus A330 à la compagnie Air Sénégal et la création d’un campus franco-sénégalais.

L’accord sur la vente d’avions a été signé par Philippe Bohn, Directeur général de Air Sénégal et Fouad Attar, Directeur Avions Commerciaux Airbus Afrique et Moyen Orient. Selon le Directeur d’Air Sénégal, ces deux appareils contribueront à développer le réseau moyen et long courrier de la compagnie. « Il est important, pour nous, de débuter notre activité commerciale avec des modèles à la fois fiables et économiques, tout en offrant à nos passagers un confort inégalé. Cette commande témoigne de notre ambition pour cette nouvelle compagnie », a-t-il souligné. Les deux pays ont aussi signé une convention de crédit pour la mise en œuvre d’une stratégie sectorielle en eau et une convention de financement d’un montant de 26 milliards de FCfa en appui budgétaire et sous forme de don pour augmenter l’eau et améliorer l’assainissement de 2018 à 2021. Dakar et Paris ont également signé un protocole financier pour la fourniture d’énergie et l’installation de 50.000 lampadaires solaires économiques sur le territoire du Sénégal ainsi qu’une convention de crédit destinée à financer, à 100%, un contrat commercial portant sur la livraison et l’installation des 18 pôles signés entre la société Matières et l’Ageroute.

Babacar DIONE

La scolarisation des enfants des réfugiés, des déplacés de guerre a été au centre des débats. Sur les 67 millions de réfugiés, 8 millions sont des enfants en âge d’aller à l’école. « Nous saluons l’initiative du Tchad, du Rwanda, de l’Ouganda qui ont décidé d’accueillir les enfants réfugiés dans leur système éducatif. Nous devons soutenir ces pays. Nous allons utiliser 160 millions de dollars du montant que nous avons reçu pour scolariser ces enfants des déplacés », a révélé le Haut-commissaire adjoint du Hcr, Kelly Cléments.

I. SANE et O. NDIAYE

Des engagements fermes à maintenir et même, parfois, à augmenter le montant des dépenses publiques consacrées à l’éducation nationale. Même en dépit de certaines crises intérieures liées à l’insécurité ou à la crise économique, les représentants des Etats qui se sont succédé au présidium ont pris l’engagement d’allouer 20 % de leur budget national à l’éducation. Dans la structuration des financements dédiés à l’école, la part apportée par les Etats est la première source. Des parts qui seront consolidées dans les années à venir malgré les contraintes sécuritaires et économiques. Dans les pays du Sahel impactés par les tensions sécuritaires, les parts allouées à l’école ne vont pas connaître de baisse mais plutôt une consolidation des investissements.

Du Mali au  Burkina en passant par le Niger et le Tchad, dont les présidents étaient présents à Dakar, l’engagement est fort. C’est faire de l’école un lieu qui va lutter contre l’obscurantisme que les mouvements terroristes veulent instaurer. « Malgré un contexte défavorable, nous allons augmenter la part de notre budget accordé à l’éducation à 20 % et même plus, d’ici à 2020 », a annoncé le président Idriss Deby, dont le pays, le Tchad, est en train de payer un lourd tribut dans la lutte contre le terrorisme avec le groupe Boko Haram. Les présidents du Niger, Mahamadou Issoufou, du  Mali, Ibrahima Boubacar Keïta, Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso, ont eu les mêmes mots sur l’école qui va les permettre aussi de lutter contre le terrorisme. C’est pourquoi, malgré le contexte assez particulier de la zone du Sahel, ils ont promis de poursuivre leurs efforts dans les investissements.

I. SANE et O. NDIAYE

Un discours fort qui a reçu l’assentiment du public avec des applaudissements. Le président ghanéen, Nana Akufo-Addo a appelé à des solutions africaines aux problèmes africains. Ainsi pour les problèmes de l’éducation et de son financement, Nana Akufo-Addo a demandé à ne pas trop se baser sur l’aide publique au développement ainsi que des donations des bailleurs. « Si demain, ces bailleurs ont des problèmes, cela va directement se répercuter sur notre école. Il y a de l’argent en Afrique. Nous pouvons mobiliser de l’argent dans ce continent avant de compter sur nos partenaires extérieurs. Nous ne devons pas seulement compter sur l’aide extérieure pour financer notre école », a affirmé Nana Akufo-Addo. Le président ghanéen a pris exemple sur la fuite des capitaux, la corruption entre autres, qui, selon lui, menacent le continent africain. « Une commission dirigée par Koffi Anan, avait donné le chiffre de 50 milliards de dollars américains qui, chaque année, sortent du continent africain par des artifices des sociétés étrangères. Si cet argent était mobilisé, il pourrait servir à l’école. Il faut aussi lutter contre la corruption et veiller à une bonne gestion de nos ressources naturelles. Avec cela, nous compterons moins sur les donations des bailleurs pour subvenir aux problèmes de notre école », a suggéré Nana Akufo-Addo. L’autre levier sur lequel il faut agir, selon lui, c’est d’opérer un changement de paradigme dans l’école pour ne pas être surpris par la révolution technologique qui « est en train de changer complètement le monde ».

Les présidents sénégalais et français, Macky Sall et Emmanuel Macron, ont co-présidé, hier, la cérémonie de haut panel de la 3ème conférence internationale de financement du Partenariat mondial pour l’éducation (Pme). Les deux chefs d’Etat ont décliné la place que l’éducation doit jouer dans la transformation sociale de nos sociétés.

L’éducation est la voie de la transformation sociale d’un pays. C’est à juste titre que le chef de l’Etat du Sénégal a déclassé l’éducation de la liste des secteurs sociaux. C’est l’école qui forme des ressources humaines capables d’apporter des réponses aux défis du développement. « Nous voulons rappeler que financer l’éducation n’est pas une charge sociale. C’est un investissement sûr pour éveiller des consciences, pour la formation des personnes capables de conduire le progrès », a souligné le président de la République du Sénégal, Macky Sall, au cours de la cérémonie d’ouverture qui a enregistré la présence des présidents du Mali, Ibrahima Boubacar Keïta, du Burkina Faso, Roch Christian Kaboré, du Ghana, Nana Akufo-Addo, de la République de Centrafrique, Faustin Archange Touadéra, du Tchad, Idriss Déby, Mouhamadou Issoufou du Niger et de la vice-présidente de la Gambie, Fatoumata Tambajang et du Premier ministre de la Côte d’Ivoire, Amadou Gon Coulibaly. Mais l’école, c’est l’espace où on apprend également à connaître l’autre, à l’accepter et par conséquent à refuser le repli sur soi-même. L’acquisition des connaissances et des compétences éloignent les apprenants de l’obscurantisme et de toutes les autres formes de déviation. « Financer l’éducation, c’est semer, dans chaque enfant, les germes de la dignité humaine, c’est contribuer à forger, en lui, la capacité de discernement. L’éducation élève et éclaire l’esprit, par conséquent, l’enfant est moins vulnérable à la manipulation », a démontré Macky Sall.

Les pays en voie de développement, plus que ceux développés, ont besoin de bâtir un système éducatif porteur de transformation sociale. Financer l’éducation, dit-il, c’est allumer la lumière du savoir, du savoir-faire, du savoir-être, c’est préparer les enfants à la vie dans la société. « Investir dans l’éducation, c’est ériger la raison en rempart contre l’obscurantisme. C’est aussi assurer la qualité des ressources humaines qui portent les efforts du développement économique et social », a ajouté le chef de l’Etat du Sénégal.

Prenant la parole, le président de la Banque mondiale a salué les progrès économiques enregistrés par le Sénégal au cours de ces dernières années. D’une manière plus large, il n’a pas dissocié les progrès et les performances économiques d’un pays avec ses investissements destinés à son système éducatif. « Il a été démontré que les pays qui investissent plus dans l’éducation améliorent plus leur Pib que ceux qui en font moins. Nous allons faire le classement pour montrer l’importance d’investir plus dans l’éducation », a informé le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim.

Idrissa SANE et Oumar NDIAYE (textes) - Assane SOW (Photos)

2,3 milliards de dollars, soit environ 1.211 milliards de FCfa, c’est le montant des engagements des donateurs à l’occasion de la 3ème conférence mondiale de reconstitution des fonds du Partenariat mondial pour l’éducation, qui vient de se tenir hier à Dakar.

2,3 milliards de dollars (1.211 milliards de FCfa) de promesses de financement. Ce n’est pas le montant espéré de  3,1 milliards de dollars (1.500 milliards de Fcfa),  par le Partenariat mondial pour l’éducation lors de cette 3ème conférence de reconstitution de fonds. Mais cet engagement des pays donateurs à donner 2,3 milliards de dollars est  une augmentation substantielle du financement, comparé aux 1,3 milliard de dollars reçus par le Partenariat mondial pour l’éducation au cours des trois dernières années. Cette somme de 2,3 milliards de dollars pour la période de 2018-2020 pourrait être revue à la hausse, compte tenu des intentions de plusieurs pays qui vont contribuer, après validation de leurs contributions sur le plan interne.

Ce qui a fait dire à Julia Gillard, présidente  du Conseil d’administration du Partenariat mondial pour l’éducation, qu’il y avait un grand enthousiasme lors de cette 3ème conférence de reconstitution de fonds. « Je suis enthousiasmée par la générosité et la détermination  dont nous avons été témoins  aujourd’hui, pour garantir, à chaque enfant et à chaque jeune, un accès à une éducation de qualité. Suite aux engagements lors de cette conférence, nous voyons émerger une réelle tendance à prendre à bras-le-corps la crise mondiale de l’apprentissage », a-t-elle expliqué.

Un élan intensifié qui, selon Julia Gillard, va leur permettre d’atteindre leur objectif qui est de contribuer à hauteur de 2 milliards de dollars par an, d’ici à 2020, à la planification sectorielle et aux services d’éducation afin de soutenir l’apprentissage dans les pays en développement.  Parmi les pays donateurs, la France qui a coparrainée cette 3ème conférence de reconstitution de fons du Partenariat mondial pour l’éducation, s’est engagée à donner 250 millions de dollars (125 milliards de FCfa), sans compter l’aide bilatérale pour l’éducation de 100 millions d’euros (65 milliards de FCfa), à travers l’Agence française de développement.

Le Sénégal, pays hôte de la conférence,  s’est aussi engagé à verser, dans cette reconstitution des fonds, 2 millions de dollars, soit plus d’un milliard de FCfa. Ayant rejoint le Partenariat mondial pour l’éducation lors de cette conférence de Dakar, les Emirats Arabes Unis, avec une contribution de 100 millions de dollars (50 milliards de FCfa) sont ainsi le premier bailleur arabe. La Grande-Bretagne a promis une enveloppe de 317 millions de dollars, la Norvège 262 millions de dollars.

L’Espagne, après des années de suspension va, à nouveau, apporter sa contribution. La Commission européenne s’est engagée pour 400 millions de dollars (200 milliards de FCfa), sans compter les engagements d’autres pays comme l’Italie, le Canada, la Grande-Bretagne.

Idrissa SANE et Oumar NDIAYE (textes) - Assane SOW (Photos)

Quatre Chefs d’Etat africains et le Président Macron sont arrivés hier à Dakar. Ils seront suivis aujourd’hui par trois autres présidents africains. Au total, neuf chefs d’Etats prennent part à la 3ème Conférence de reconstitution des fonds du Partenariat mondial pour l’éducation. Les Présidents déjà présents à Dakar sont celui du Tchad, Idriss Deby, du Niger, Mahamadou Issoufou, de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, et du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta. Ces hôtes du Sénégal ont été accueillis par le Président Macky Sall. Les présidents du Ghana, du Burkina Faso et du Togo sont attendus à Dakar aujourd’hui dans la matinée. Ils seront accueillis à l’aéroport international Blaise Diagne par le Premier ministre Mahammed Dionne.

Jim Yong Kim, président de la Banque mondiale et 66 ministres de l’Education sont aussi à Dakar. Selon un communiqué reçu, la Secrétaire générale de la Francophonie, Madame Michaëlle Jean, ainsi que l’Administrateur de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Adama Ouane, participeront également à la Conférence de financement du Partenariat mondial pour l'éducation (PME).

B. DIONE

…LE PREMIER MINISTRE DE LA CÔTE D’IVOIRE AUSSI
Le Premier ministre ivoirien a été accueilli, hier, à l'aéroport Léopold Sédar Senghor, par son homologue du Sénégal, Mahammed Boun Abdallah Dionne. Amadou Gon Coulibaly est venu prendre part à la 3ème Conférence de reconstitution des fonds du Partenariat mondial pour l’éducation que le Sénégal accueille aujourd’hui.

L’avion du Premier ministre de la Côte-d’Ivoire a atterri à l’aéroport Léopold Sédar Senghor vers 13 heures. La présence d’autres autorités étatiques dont le ministre d’Etat Mbaye Ndiaye, Mamadou Talla, ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Diène Farba Sarr, ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie), Seydou Guèye, ministre porte-parole du Gouvernement, Cheikh Kanté, ministre en charge du Pse, et des personnalités du pays y étaient remarquée.

Amadou DIOP

Plutôt que d’appeler les Sénégalais à un sabotage de la visite de Macron, la Convergence des cadres républicains (Cccr) de l’Alliance pour la République invitent à « un sursaut national » pour accueillir le Président français, actuellement en visite officielle au Sénégal.

Face à la presse, hier, la Ccr n’a pas caché son regret de constater que « la haine continue de traverser un pan du Pds » qui a récemment appelé à manifester avec l’arrivée de Macron au Sénégal.

« L’arrivée d’un Chef d’Etat étranger n’a jamais été un instant de clivages dans notre pays », a déclaré Mor Ngom qui a lu le texte liminaire. Il a rapellé aux libéraux l’accueil qu’ils avaient réservé, « avec élan », aux Présidents Chirac et Sarkozy.

Sur un autre registre, la Ccr rappelle à l’opposition que le Sénégal a largement dépassé les 36 km d’autoroute de 2012 pour aujourd’hui s’inscrire dans « des schémas plus structurants » comme Ila Touba, le Pôle urbain de Diamniadio, le Ter, le Puma, Pudc, les Bourses de sécurité familiale, Promovilles, le solaire, les pistes rurales, la Cmu, etc. Des réalisations et projets qui permettent aux membres de la Ccr de dire que l’actuel Gouvernement ne se laissera pas divertir par une bande de « nostalgiques » d’un régime qui avait foulé les règles de démocratie, nos valeurs sociologiques ainsi que la destruction de l’économie nationale. Pour les cadres républicains, le Pds, hélas, est encore influencé par une volonté filiale très éloignée des valeurs libérales. Ils invitent ainsi « les vrais libéraux » à dépasser « la logique filiale » pour prendre, dans une dynamique patriotique, le train de l’émergence conduit par Macky Sall. Outre le Pds, la Ccr dénoncent les agissements de « trois minoritaires agités » qui, selon les cadres républicains, digèrent difficilement d’avoir été justement écartés du Gouvernement et de l’Administration pour incompétence, indiscipline et ego surdimensionné. Ces trois nostalgiques, font-ils savoir, sont Thierno Alassane Sall, Abdoul Mbaye et Ousmane Sonko.

M. NDONG

La Convergence des jeunesses républicaines (Cojer) invite les populations à réserver un accueil chaleureux au Président français Emmanuel Macron. Dans un communiqué publié, les jeunes de l’Apr ont mis en garde contre toute tentative de sabotage. « Que les pourfendeurs zélés d’un Sénégal émergent et prospère se le tiennent pour dit : l’opposition par la manipulation et les invectives ne prospèrera plus. La maturité des Sénégalais a sonné le glas de cette forme d’opposition d’un autre âge », ont-ils averti.

Les jeunes de l’Apr ont exprimé leur indignation sur la déclaration du Comité directeur du Parti démocratique sénégalais (Pds) invitant les Sénégalais à saboter cette visite. « Face au bilan éloquent du Président Macky Sall qui a fini de convaincre même les plus sceptiques, l’opposition, dépourvue de programme alternatif crédible, s’est, encore une fois, illustrée dans son activité favorite : le dénigrement », ont-t-ils. « Cette attitude antipatriotique, fondée sur une vision qui ne prend en compte que l’intérêt crypto-personnel, au détriment de l’intérêt général, porte en elle les germes du sous-développement », ont ajouté les jeunes.

Thérèse Faye Diouf et ses camarades dénoncent, « avec la dernière énergie, cet appel qui, selon eux, « est aux antipodes des valeurs républicaines ».

B. DIONE

Djibril War, responsable de l’Alliance pour la République dans la commune de Biscuiterie, a annoncé, hier, sa décision de geler ses activités au sein de la formation politique dirigée par le Président de la République, Macky Sall. Le directeur de l’Ecole du parti dit avoir fait ce choix, afin que le leader de l’Alliance pour la République prenne des mesures contre les incidents qui ont émaillé la rencontre entre les militants de la mouvance présidentielle et l’émissaire de Macky Sall, Me El-Hadji Oumar Youm.

« Nous avons, depuis longtemps, lutté pour le triomphe de l’Apr. Les valeurs de paix, de respect et de solidarité ont toujours guidé notre action. C’est pourquoi nous ne pouvons pas accepté que ces valeurs soient bafouées par des gens qui viennent de nous rejoindre », a déploré Me War lors d’une conférence de presse tenue en présence d’autres responsables, dont Ismaïla Guèye. « La coordination communale du parti demande à la direction de prendre toutes les dispositions par rapport au règlement intérieur de l’Apr en excluant Arona Ndoffène Diouf », a-t-il martelé.

Ces responsables Apr ont souligné qu’au cours cette rencontre, présidée par le directeur de cabinet du Président de la République, des échauffourées ont éclaté et auraient fait des blessés. Ismaïla Guèye et les autres responsables accusent Arona Ndoffène Diouf et ses partisans d’être les auteurs des heurts. « Ils ont attendu la présence du ministre directeur de cabinet pour tenter de forcer le barrage. Des nervis ont attaqué les militants qui sont venus prendre part à la rencontre », ont-ils dénoncé. Suite à ces événements malheureux, ils demandent à la direction de prendre des mesures urgentes. Dans le même sillage, Ismaïla Guèye a fait remarquer que les responsables sont mobilisés pour garantir une victoire à la présidentielle de 2019. Le Pr Arona Ndoffène Diouf et son camp ont nié les accusations portés sur eux. « Nous ne sommes pas incorrects pour attendre que le ministre envoyé par le leader du parti soit là pour rejoindre la salle. Notre arrivée en retard est due au fait qu’ils ont pris des décisions sans impliquer les autres responsables », a dit Amadou Niang, chargé de mission à la Présidence qui s’exprimait au nom du camp du Pr Diouf. « Depuis que le ministre a annoncé sa venue, nous n’avons été associés à aucune activité. Ils avaient mis des barrières pour nous empêcher d’entrer dans la salle », a dit M. Niang, appelant à l’unité pour une réélection du Président Sall.

B. DIONE

Le Président Emmanuel Macron est l’hôte des Sénégalais. Et de tous les Sénégalais. Le sens légendaire de l’hospitalité et le culte du respect de l’hôte étranger ponctueront toutes les étapes de son séjour. Souvenons-nous du plus illustre des Français, le Général Charles de Gaulle, qui, dans ses «Mémoires», parlait de «Dakar, ville vivante et vibrante». Assurément, les populations de la capitale seront très fidèles à leur réputation d’hommes, de femmes et de jeunes à la fois remuants et accueillants.

En ce mois de février 2018, la conjoncture est à mille lieux de l’ambiance pré-référendaire d’août 1958, politiquement chauffée – à juste raison – par les «Porteurs de Pancartes», eux-mêmes portés par le fort vent de l’Histoire. Justement, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts du passé tumultueux.

Aujourd’hui, l’axe de la nostalgie est fermé et bien envahi par les herbes. La colonie et les colonisateurs sont des pièces de musée. Le pré-carré consécutif à la décolonisation et inhérent à la Guerre froide opposant l’Est à l’Ouest a accompagné le Mur de Berlin dans sa tombe. Même la tenace Françafrique a rendu son dernier soupir. La voix d’outre-tombe de Jacques Foccart n’est plus audible. Bref, la page d’une certaine relation franco-sénégalaise, lourdement chargée de chocs traumatisants et de complexes têtus, est tournée, voire arrachée.

Leurs Excellences Macky Sall et Emmanuel Macron sont issus d’une génération qui n’a aucun souvenir (sauf par la bibliothèque) de l’apogée, comme du requiem, du colonialisme et de ses affres. Par voie de conséquence, les deux jeunes Chefs d’Etat entament allègrement l’aube d’une coopération – purgée de tout blocage et lessivée de toute frustration – qui féconde le présent et balise l’avenir, en sautant la double haie de la repentance et de la réparation.

Les réminiscences et les récriminations – vecteurs de haines – ne fondent pas une politique avisée et fructueuse. Nelson Mandela, qui a lutté contre la féroce domination blanche en Afrique du Sud et payé un lourd tribut par d’interminables années de prison, a légué aux générations montantes la leçon que voici : «La haine obscurcit les esprits. Elle barre le chemin de la stratégie. Les dirigeants ne peuvent pas se permettre de haïr».

Dans un monde tellement globalisé qu’un battement d’ailes de papillon au Japon produit des effets immédiats au Paraguay, les agendas ne ressassent plus le passé. Les urgences sont incompatibles avec un incessant va-et-vient entre hier et aujourd’hui. La bataille du progrès scientifique et de la percée technologique est pressante et prioritaire. Déjà, feu Ahmed Sékou Touré disait de l’Afrique qu’elle «n’est pas sous-développée, elle est uniquement sous-équipée».

Partant de ce postulat, on comprend pourquoi le Président Macky Sall, longtemps en charge des infrastructures du Nepad, s’est fait le champion d’une émergence qui passe par les équipements ultramodernes et le boom scientifique. La réalisation, en cours, du Train Express Régional (Ter), le Pôle urbain de Diamniadio en extension continue et le solaire à gogo – autant de transferts de technologie – sont une parfaite illustration de la qualité novatrice de la coopération de type gagnant-gagnant entre, d’une part, le Sénégal et la France et, d’autre part, entre le Sénégal et le reste du monde.

C’est pourquoi l’expérience sénégalaise, pilotée par le Président Macky Sall, donne un relief tout particulier à la 3ème Conférence internationale de Dakar sur le Partenariat Mondial pour l’Education vouée aux financements de l’Education. Une rencontre qui est déjà un immense succès diplomatique à l’actif du Président Macky Sall – n’en déplaise aux ennemis locaux de la «Téranga»…

Si neuf Chefs d’Etat, dont celui de la France, le Président de la Banque mondiale, la Directrice générale de l’Unesco, la Secrétaire générale de l’Oif et plus de soixante-six ministres de l’Education convergent vers un lieu commun – Dakar, capitale du Sénégal, où ils sont présents –, à l’invitation du Président Macky Sall pour échanger sur un sujet que ce dernier a placé au cœur de sa gouvernance, c’est parce que, sans nul doute, tous s’accordent avec l’économiste et historien Paul Kennedy qui a bien démontré que le succès des «Dragons économiques» d’Asie (Corée du Sud, Singapour, Malaisie etc.) a pour point de départ l’Education nationale.

Par ailleurs, et revenant au Président français, l’étape de Saint-Louis de son séjour sénégalais braque évidemment les projecteurs sur une exceptionnelle relation bilatérale. Là-bas aussi, l’hospitalité énivrante des habitants de la Vieille ville sera à la hauteur de la qualité et – n’ayons pas peur des mots ! – de la nationalité de l’hôte de marque. Les héritiers de Me Lamine Guèye assumeront le passé, avec d’autant plus d’aisance, d’aplomb et de fierté en face d’Emmanuel Macron, qu’ils ont été juridiquement et historiquement Français dès 1659. Soit huit ans avant l’incorporation à l’Hexagone de Lille, la ville natale du Général de Gaulle, en 1667.

En définitive, le succès certain de la visite découle du fait que les Présidents Macky Sall et Emmanuel Macron ont – au vu de leurs âges respectifs et de leurs psychologies immaculées (sans séquelles coloniales) – assumé, puis dépassé le passé franco-sénégalais, avant d’embrayer sur l’avenir qui se dessine de manière réciproquement satisfaisante.

• Par Yakham C. N. MBAYE


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