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Politique (3932)

Evoquant la situation de la Sonacos Sa, M. Seck a informé les députés de son redressement qui s’effectue dans de bonnes conditions ; ce qui permet à la société d’obtenir des résultats très satisfaisants. Ainsi, lors de la dernière campagne de commercialisation, la Sonacos a effectué des collectes à concurrence de 100.000 tonnes et a déjà mobilisé 55 milliards de FCfa pour la prochaine campagne. Le ministre a toutefois précisé que l’Etat n’a pas renoncé a sa privatisation et a lancé un appel d’offres international pour le choix d’un repreneur stratégique qui devra notamment s’impliquer dans la reconstitution du capital semencier et participer à la recherche. Il n’est pas exclu que l’Etat prenne des parts dans le capital de la future société.

O. KANDE

En Commission, les députés se sont interrogés sur l’impact de la taxe à l’exportation de l’arachide, dans le cadre de la stratégie mise en œuvre pour impulser la transformation locale des produits agricoles. Cette question a été également soulevée, lors de la plénière, par le député Cheikh Abdou Bara Doli Mbacké qui craint qu’elle soit contreproductive et engendre des pertes et une baisse des exportations. Sur ce, le ministre Papa Abdoulaye Seck a répondu que le président de la République est intéressé par les exportations d’arachide et a fait que le Sénégal soit le 6ème pays autorisé par la Chine pour y vendre sa production. Il a informé que la taxe sur le kilogramme d’arachide à exporter est arrêtée à 30 FCfa au lieu de 40 FCfa. Toujours selon le ministre, l’argent de la taxe sera utilisé pour la reconstitution du capital semencier. C’est ainsi que 4 925 000 000 de FCfa ont été injectés par l’Etat dans le capital. Ce qui a été confirmé par le ministre du Budget, Birima Mangara. « On ne fait pas le choix entre exportation et unité industriel. L’arachide est de très bonne qualité et les Chinois le savent. Nous avons espoir que les Chinois qui connaissent la qualité de notre arachide vont venir l’acheter », a soutenu le ministre de l’Agriculture.

Cohabitation agro business-exploitation familiales
A propos de la place réservée à l’agro business, les députés qui sont favorables à l’investissement privé ont fortement recommandé à l’Etat d’accompagner et d’encadrer les collectivités locales, pour une meilleure prise en compte des intérêts des populations, afin d’éviter des mécontentements nés de la perte de leurs terres. Le député Ousmane Sonko a interpellé Papa Abdoulaye Seck sur les problèmes pouvant surgir de l’agro business avec la priorité souvent donnée aux multinationales. Le ministre de l’Agriculture, dans sa réponse, a précisé que la légalité des procédures n’était pas en cause, dans la mesure où les affectations sont faites après les délibérations des conseils municipaux. « L’opinion doit comprendre qu’il faut nécessairement faire cohabiter les exploitations familiales avec un secteur privé fort, car l’agriculture ne peut se développer que dans la diversité », a-t-il dit. M. Seck a rappelé que le gouvernement est opposé à tout bradage des terres, mais entend garantir la sécurité de l’investissement privé qui n’a pas pour conséquence un transfert définitif de propriété, puisque ce sont des baux à durée déterminée qui sont signés.

Oumar KANDE

Le budget 2018 du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, dirigé par le Dr Papa Abdoulaye Seck, a été voté par l’Assemblée nationale. Arrêté à 195.508.028.840 FCfa cette année, contre 176.363.867.400 FCfa en 2017, il a connu une hausse de 19.144.161.440 FCfa.

Le budget du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, voté par la majorité de l’Assemblée nationale, est arrêté à la somme de 195.508.028.840 FCfa en 2018, contre 176.363.867.400 FCfa en 2017, soit une hausse de 19.144.161.440 FCfa en valeur absolue et 10,85 % en valeur relative. Comparativement au budget général de l’Etat, le budget du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural représente 7,09 % hors montant de la dette publique. Mais, si l’on considère uniquement le budget d’investissement, celui du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural représente 12,33 %. Suivant le rapport de la Commission de l’économie générale, des finances, du plan et de la coopération économique, ces crédits se répartissent en dépenses de personnel, de fonctionnement, de transfert et dépenses en capital et en transfert en capital.

Pour les dépenses de personnel, les prévisions se chiffrent, en 2018, à 2.783.564.840 FCfa, contre 2.859.740.400 FCfa en 2017, soit une baisse de 76.205.560 FCfa en valeur absolue et 2,66 % en valeur relative. Cette baisse s’explique par le non achèvement du programme spécial de recrutement de 400 agents projeté en 2017. Les dépenses de fonctionnement se chiffrent à 1.395.061.000 FCfa, contre 1.335.061.000 FCfa en 2017, soit une hausse de 60 millions de FCfa. 

Quant aux dépenses de transfert, elles se chiffrent à 26.207.148.000 FCfa, contre 26.607.148.000 FCfa en 2017, soit une baisse de 400 millions de FCfa en valeur absolue. Ces crédits sont répartis principalement au profit de la couverture des charges de mission de services publics (Saed, Ancar, Anida, Isra, Inp, Sodagri) pour un montant total de 12,115 milliards de FCfa et la facilitation de l’accès aux intrants agricoles à hauteur de 12,5 milliards de FCfa.

Concernant les dépenses en capital, les crédits prévus en 2018 s’élèvent à 123.280.312.000 FCfa, contre 105.704.888.000 FCfa en 2017, soit une hausse de 17.575.424.000 FCfa en valeur absolue et 16,63 % en valeur relative. Le transfert en capital pour 2018 se chiffre, lui, à 41.841.943.000 FCfa, contre 39.857.000.000 FCfa l’année précédente, soit une hausse de 1.984.943.000 FCfa en valeur absolue et 4,98 % en valeur relative.

La Commission de l’économie générale, des finances, du plan et de la coopération économique portant une appréciation sur la gestion actuelle du secteur de l’agriculture a relevé un certain nombre d’insuffisances qu’elle juge important de corriger afin de faciliter l’atteinte des objectifs visés.

Oumar KANDE

La signature du décret portant création de la Zone industrielle de Sandiara par le chef de l’Etat a été magnifiée par le maire Serigne Guèye Diop. Il a remercié Macky Sall qui, avec cette signature, fait de sa ville la deuxième zone industrielle du pays.

L’érection de Sandiara en Zone industrielle était très attendue par Serigne Guèye Diop qui, depuis quelques années, a créé les conditions d’une plateforme de création de compétence, avec un cadre physique idéalement adapté au cadre juridique des Zones économiques spéciales (Zes). A l’en croire, cela va avoir un important impact économique dans la zone qui est beaucoup plus grande que celle de Diamniadio. Sandiara, selon son maire, couvre une superficie de 100 ha et va accueillir 60 entreprises. Le chiffre d’affaires annuel attendu est de l’ordre de 700 milliards de FCfa dans 10 ans, soit 15 % du budget national. Serigne Guèye Diop a avancé que 10 000 à 20 000 emplois seront créés. « Il est facile d’avoir une vision, mais il faut maintenant la mettre en œuvre », a-t-il indiqué tout en remerciant le président Macky Sall qui a compris les enjeux et a signé les enjeux. Tous ces projets, a indiqué le maire, lui permettront de réaliser son Plan Sandiara émergent (Pse).

Le parc industriel de Sandiara prévoit des usines de dernière génération. Il s’agit d’une usine de montage automobile, spécialisée en tannerie ultra moderne, d’un centre de recherche pour la transformation des ordures en énergie, d’une usine qui fait de l’huile de poisson et de l’aliment de bétail à base de poisson. Dans le domaine de l’agriculture, il y aura des usines qui vont fabriquer du jus de fruit. Aussi, des abattoirs, des charcuteries... seront érigés.

S. O. FALL

Hady Sall, cadre à la Sde, et d’autres employés du domaine des eaux lancent, le 15 décembre prochain, le Comité d’entreprise du secteur de l’hydraulique. L’annonce a été faite au sortir d’une réunion tenue à Dakar et en présence des membres.

Selon Hady Sall, le lancement sera placé sous le haut patronage du président de la République, Macky Sall, du ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, et du directeur général de la Senelec, Mouhamadou Makhtar Cissé. « Le Cesh compte remercier le chef de l’Etat et son gouvernement pour l’exécution du programme hydraulique, la troisième usine d’eau de Keur Momar Sarr, l’usine de dessalement des Mamelles, le Pudc... », a souligné M. Sall.

De l’avis du coordonnateur du Cesh, ces grands projets de l’Etat vont donner une bouffée d’oxygène à la population pour l’accès à l’eau potable, une ressource vitale. « Désormais, les citoyens auront accès à l’eau potable 24h/24h, les coupures d’eau ne seront qu’un vieux souvenir », a-t-il affirmé.

Hady Sall a fait savoir que le Cesh entend contribuer pleinement à la victoire du parti dirigé par son grand-frère, Macky Sall, et ses alliés à la présidentielle de 2019. C’est pourquoi les membres du Cesh invitent la direction de l’Apr à compter sur les comités d’entreprise jusque-là délaissés, selon eux, par le parti. « Ces comités constituent un bastion important. Par conséquent, nous invitons le secrétariat exécutif national de l’Apr à mettre fin à cette situation », a-t-il dit.

B. DIONE

Le chef de l’Etat, Macky Sall, se rend aujourd’hui à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Il participera, les 29 et 30 novembre, au 5ème Sommet Union africaine-Union européenne (Ua-Ue), informe un communiqué de la Présidence de la République.

Durant ce Sommet, poursuit le communiqué, les dirigeants africains et européens se pencheront notamment sur le thème d'intérêt commun : « Investir dans la jeunesse pour un avenir durable ». Toutefois, les questions relatives à la paix et la sécurité, la gouvernance, l’investissement et le commerce, aux migrations et la mobilité, seront également examinées au cours du Sommet. Le retour du chef de l’Etat est prévu le jeudi 30 novembre 2017.

Le budget du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a été adopté à l’unanimité par les députés. Il a été arrêté à la somme de 60 777 735 560 FCfa.

Une baisse de 1 787 597 060 FCfa a été enregistrée cette année par rapport au budget de l’exercice 2016 qui était évalué à 62 565  332 620 FCfa dans le budget du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur. Les débats ont tourné majoritairement sur l’assistance de nos compatriotes à l’étranger, la situation en Libye, le pèlerinage, le Fonds d’appui à l’investissement des Sénégalais de l’extérieur (Faise) et la question du déminage en Casamance. Les députés ont salué une « diplomatie forte et influente » du Sénégal.

Pour le Faise, Me Sidiki Kaba a indiqué qu’il est génial, mais qu’il est accouplé, aujourd’hui, avec le fonds qui soutient les femmes. « Beaucoup de financements ont été faits. Et ce soutien ne se fait pas de façon partisane ; cela se fait avec objectivité. Les exclusions pour avoir le Faise, c’est le commerce, le transport et l’immobilier. Il y a une volonté d’apporter un soutien aux femmes, où qu’elles soient », a-t-il dit.

Pour le ministre Sidiki Kaba, les fondamentaux de la diplomatie, tels que battis, dès le départ, par le président Senghor, formulés, aujourd’hui, par le président Macky Sall, se retrouvent à travers la volonté de la défense des valeurs des droits humains, de la promotion de la paix et de la sécurité internationale et aussi de la promotion du bon voisinage. « C’est ce que nous pouvons traduire par une diplomatie qui repose sur trois piliers fondamentaux : une diplomatie de bon voisinage, une diplomatie de développent économique et culturelle et une diplomatie de paix et de sécurité », a dit le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur.

Poursuivant, Me Sidiki Kaba a fait comprendre : « Nous n’avons jamais rompu avec les présidents successifs sur cette volonté de faire en sorte que ces fondamentaux continuent à tenir la République du Sénégal et constituent sa personnalité internationale. Et c’est ce qu’il faudrait continuer ; et c’est ce que nous faisons. Et il nous a été instruit précisément d’aller vers nos voisins parce qu’il y a une certitude : le Sénégal sera le voisin du Mali, de la Gambie, de la Guinée. Alors, ce qui s’y passe, se passe chez vous ».

Sur les mines anti personnelles en Casamance, il a précisé que 1 872 974 m2 ont été déjà déminés. « Les 433 mines qui ont été découvertes ont été localisées dans 69 localités. Là-dessus, un travail est fait, et tout est fait pour qu’on puisse apporter les meilleures réponses pour que ces champs qui sont laissés à l’abandon et en friche puissent servir à la culture et participer à la volonté de l’obtention de ce que nous cherchons le plus pour notre agriculture : l’autosuffisance alimentaire », a dit M. Kaba. 

Amadou DIOP

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, interpellé, à nouveau, sur le niveau de la dette du pays, a réaffirmé que « Sénégal n’est pas surendetté » et que « le niveau de la dette reste encore soutenable ». C’est pourquoi, a rappelé Amadou Bâ, il est classé, dans l’espace Cedeao, comme « le seul pays à risque de surendettement faible ».

Chaque fois qu’il fait face aux députés, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan doit s’attendre à des questions sur la dette du Sénégal. Samedi, à l’Assemblée nationale, cette question est largement revenue lors des interventions. Même en commission, ils ont interpellés le ministre sur le niveau de la dette qui a atteint 839 milliards de FCfa en 2018 contre 680 milliards de FCfa en 2017. Pour certains députés, cette dette « peut avoir un impact direct sur notre souveraineté ». Un avis non partagé par le président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar », Aymérou Gning, qui a estimé que le Sénégal est toujours dans les possibilités de s’endetter, car il n’a pas de doute sur sa capacité en rembourser cette dette.

Quant au ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, il a tenu à rassurer les députés : « Le Sénégal n’a jamais fait défaut en matière de remboursement de sa dette extérieure et a toujours respecté ses engagements ». En a croire Amadou Bâ, il n’y aucun Etat au monde qui ne s’endette pas, mais l’essentiel est d’avoir la capacité de rembourser cette dette. « Le Sénégal n’est pas surendetté ; le Sénégal n’emprunte pas comme il l’entend ; le Sénégal emprunte pour mettre en œuvre la vision du président de la République, Macky Sall », a-t-il déclaré. En effet, pour que l’on prête à un pays, a clarifié le ministre, les Partenaires techniques et financiers (Ptf) s’intéressent principalement à deux questions : « Est-ce que l’Etat possède un système fiscal suffisamment performant ? et Est-ce que les ressources empruntées sont utilisés à des dépenses utiles ? » Selon lui, le Sénégal remplie ces deux critères, car il possède un « système fiscal performant » avec des recettes fiscales en nette progression. Mieux, la croissance économique est projetée, cette année, à 6,8 %.

Par ailleurs, le ministre de l’Economie reste convaincu que la dette du Sénégal est encore soutenable. La preuve, a-t-il persisté, dans la Cedeao, le Sénégal est le seul pays à risque de surendettement faible. En Afrique, seuls cinq Etats sont classés « pays à risque de surendettement faible ». « Nous sommes la quatrième économie de la Cedeao. De grâce, arrêtons ce débat sur la dette. Mieux, c’est le Parlement qui autorise l’Etat à emprunter pour avoir l’équilibre du budget. Ce qui différencie les politiques, c’est d’avoir l’autorisation de s’endetter et de l’utiliser à des fins n’ayant pas de rentabilité », a ajouté Amadou Bâ.

Ng. NDIAYE

Dans la loi de finances 2018, 1139 milliards de FCfa sont accordés aux dépenses d’investissements. Comparé à l’année 2017, ces dépenses ont connu une augmentation de 9,3 %. « Ces dépenses proviennent, pour 822 milliards de FCfa, de ressources internes, soit 61 %, et pour 517 milliards de FCfa de ressources extérieures, soit 39 % », a expliqué Amadou Bâ devant les députés. Cette somme va permettre de poursuivre la réalisation de 713 projets en cours d’exécution dans le pays.

A. Ng. NDIAYE

Le budget de la présidence de la République pour l’année 2018 est arrêté à 88,804 milliards de FCfa. Par nature de dépenses, les dépenses de fonctionnement sont estimés à 9.162.719.880 FCfa et les dépenses en capital à 9 544 373 000 F Cfa. Pour l’Assemblée nationale, son budget est de 15 774 506 000 FCfa. Les dépenses de transfert sont de 14,074 milliards de FCfa et le transfert en capital 1,700 milliard de FCfa.

Le budget du Conseil économique, social et environnemental (Cese), dirigé par Aminata Tall, est de 6,202 milliards de FCfa et celui du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) à 7,300 milliards de FCfa. La Primature se retrouve avec un budget de 43,352 milliards de FCfa contre 48,117 milliards de FCfa en 2017, soit une baisse de 4,764 milliards de FCfa.

Le budget de la Cour suprême est de 1,937 milliard de FCfa en 2018 et celui du Conseil constitutionnel est arrêté à 1,165 milliards de FCfa. Le budget de la Cour des comptes a connu une augmentation de plus de 470 millions de FCfa, passant de 4,645 milliards de F Cfa en 2017 à 5,115 milliards de FCfa en 2018.

A. Ng. NDIAYE

D’après le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, « la maitrise des dépenses de fonctionnement constitue l’un des éléments marquant de la loi de finances 2018 ». Ces dépenses s’établissent à 785 milliards de FCfa, soit 7,8 % du Pib. En 2011, a fait savoir Amadou Bâ, elles représentaient 12 % du Pib. « Ce simple chiffre de comparaison illustre la sobriété de l’Etat qui rythme le magistère du président de la République, Macky Sall », a déclaré le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan. Malgré la création de certaines institutions et structures publiques, a-t-il ajouté, l’Etat a pu comprimer ses dépenses de fonctionnement dans une tendance baissière. « On a beaucoup serré au niveau de l’ensemble des Institutions, que ce soit l’Assemblée nationale, le ministère des Finances ou la Présidence de la République. C’est une volonté politique clairement exprimée », a-t-il informé.

A. Ng. NDIAYE

Les députés ont voté, samedi, le projet de loi de finances pour l’année 2018. Il est arrêté à 3709,1 milliards de FCfa contre 3360 milliards de FCfa en 2017. En valeur relative, il a connu une hausse de 10,4 %.

La Loi de finances initiale (Lfi) pour l’année 2018 a été votée samedi à l’Assemblée nationale. Le projet de budget a été défendu par le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, accompagné du ministre délégué chargé du Budget, Birima Mangara. Pour l’année 2018, le budget est arrêté à 3709,1 milliards de FCfa. Comparé à l’année 2017 (3360 milliards de FCfa), la Lfi 2018 a connu une hausse de 349,2 de milliards de FCfa en valeur absolue et de 10,4 % en valeur relative. Toutefois, le ministre Amadou Bâ a expliqué cette hausse du budget par la « bonne santé de l’économie sénégalaise avec la consolidation des investissements publics programmés dans le Pse ». Mieux, le ministre de l’Economie a indiqué que cette hausse du budget démontre à suffisance « la performance de nos régies financières ».

Grâce à ce regain d’activités, les recettes budgétaires vont s’accroitre en 2018, a-t-il projeté. Les recettes fiscales devraient, selon lui, s’accroitre de 11,3 % par rapport à l’année 2017 pour atteindre 2211 milliards de FCfa. Pour les recettes non fiscales, elles ont enregistré une hausse de 18,9 % et s’établissent à 117 milliards de FCfa. Quant aux autres ressources internes, Amadou Bâ a informé qu’elles vont connaitre une hausse de 14,1 %, passant ainsi à 111,8 milliards de FCfa. Cette somme, a-t-il avancé, proviendra des « ressources issues des initiatives d’allégement de la dette et de dons budgétaires ».

Aliou Ngamby NDIAYE

« La levée de l’immunité parlementaire de Khalifa ouvre la voie à un procès équitable. Elle ne remet nullement en cause sa présomption d’innocence », a déclaré le Garde des Sceaux, ministre de la Justice qui a représenté le gouvernement à la levée de l’immunité parlementaire du député Khalifa Sall. « Levée l’immunité parlementaire ne veut pas dire déclaration de la culpabilité de Khalifa Sall », a souligné Ismaïla Madior Fall. «  Elle a pour vocation d’ouvrir la voie à la tenue d’un procès équitable qui permettra la manifestation de la vérité », a souligné le ministre.

B. DIONE

L’immunité parlementaire du député Khalifa Sall a été levée, avant-hier, par l’Assemblée nationale lors d’une session plénière.

L’Assemblée nationale a levée, avant-hier, l’immunité parlementaire du député Khalifa Sall, emprisonné pour « détournements de deniers publics ». C’était lors d’une session plénière marquée par un débat houleux entre les députés de la majorité et ceux de l’opposition. 125 députés ont dit « oui » au texte, 23 parlementaires ont voté contre. Le texte a été soumis à l’appréciation de la plénière par la commission ad hoc pour la levée de l’immunité parlementaire du député Khalifa Sall présidée par Aymérou Gning, président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar.

M. Gning a rappelé que c’est le procureur de la République, via le ministère de la Justice, qui avait demandé à l’Assemblée nationale de lever l’immunité parlementaire du maire de Dakar. Selon le président du groupe Benno Bokk Yakaar, tous les actes posés depuis le début de la saisine sont légaux. « Toutes les procédures qui sont conformes à notre règlement intérieur et à notre Constitution ont été appliquées », a affirmé le maire de Mérina Ndakhar. « La démocratie vient de s’exprimer à l’Assemblée nationale. Nous avions été saisis par le procureur de la République sur la question de la levée de l’immunité parlementaire du maire de Dakar. Nous avons fait ce qu’il fallait faire. Le texte a été adopté », a ajouté le président Gning. Abondant dans le même sens, le député Boubacar Biaye a estimé que « l’Assemblée n’a fait qu’appliquer la loi ».

Déthié Fall, de la coalition Manko Taxawu Sénégal, a dénoncé un recul démocratique. Selon lui, le rapport présenté par la commission ad hoc n’est pas fidèle. C’est pourquoi le responsable de Rewmi a demandé à ce qu’il soit renvoyé. « Le document présenté par la commission engage tous les membres de la commission sauf le député Madické Niang qui a démissionné. Je ne peux pas faire quelque chose contraire au règlement intérieur de l’Assemblée nationale », a rétorqué Moustapha Niasse, président de l’Assemblée nationale.

Cheikh Bamba Dièye a abondé dans le même sens que Déthié Fall. Il a estimé que « l'Assemblée nationale ne doit pas servir de faire-valoir ». « Le procureur de la République s'est dédit et veut vous instrumentaliser en vous donnant un couteau tranchant pour égorger Khalifa Sall. Le Parlement ne doit pas accepter cela », a martelé le leader du Front pour le socialisme et la démocratie, Benno jubal (Fsd/bj). Dans le même sillage, le président du groupe « Liberté et démocratie » a dénoncé la procédure utilisée. « On devait d’abord arrêter les poursuites, puis saisir l’Assemblée nationale. Si le Parlement lève l’immunité, il leur serait loisible de le remettre en prison et de continuer les poursuites », a-t-il dit.

Abdoulaye Wilane, député de la majorité, a, pour sa part, affirmé que la levée de l’immunité parlementaire va permettre au juge d’accéder au maire de Dakar. « Lever l’immunité parlementaire, c’est rendre service à Khalifa. On peut lever son immunité et, demain, le voir gagner ce procès. J’ai fait un pari optimiste », a affirmé le maire de Kaffrine.

Babacar DIONE

Une fausse information dénuée de tout fondement. C’est la réponse servie par la Présidence de la République, suite à la publication d’un texte sur les réseaux sociaux titré « Lazare Congo ». Dans ledit texte, il est dit que le Sénégal est prêt à déloger n’importe quel dictateur. Une déclaration qu’aurait faite le président Macky Sall, dans une conférence de presse, suite au changement politique intervenu au Zimbabwe. « Le Sénégal utilisera son territoire comme base arrière et son armée comme instrument pour déloger n'importe quel chef d'État qui tenterait de s'aventurer dans de telles aventures ambiguës... », selon l’auteur de cette publication qui attribue au président Macky Sall de tels propos. La Présidence de la République dément « catégoriquement » une telle information. Dans la même lancée, la Présidence condamne, de la manière « la plus ferme », ce qu’elle qualifie de « vulgaire manipulation de l’opinion », cette fausse nouvelle visant à porter atteinte aux relations d'amitié cordiale entre le Sénégal et d'autres pays africains frères et amis. Par conséquent, la Présidence de la République n’exclut pas à entreprendre toute action judiciaire à l'encontre des auteurs et complices de cette fausse nouvelle. 

M. NDONG

La secrétaire générale de la Francophonie, Mme Michaëlle Jean, après avoir pris connaissance des traitements inhumains et dégradants dont sont victimes les migrants africains en Libye, condamne avec la plus grande fermeté ces pratiques scandaleuses qui visent notamment des ressortissants de plusieurs Etats membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif).

« Ces agissements criminels, qui vont jusqu’à la vente aux enchères de migrants comme esclaves, constituent des atteintes intolérables à la dignité et à l’intégrité de ces personnes. Ces violations graves aux droits humains doivent faire l’objet d’une enquête approfondie et crédible, afin que leurs auteurs puissent être dûment poursuivis et condamnés », insiste la secrétaire générale.

« La Francophonie, espace de dialogue et de coopération, s’est construite autour de la promotion des droits et des libertés, de la protection des plus vulnérables et d’un développement solidaire au service des populations. Elle ne saurait tolérer ces actes ignobles », ajoute-t-elle. Ces violations seront discutées dans le cadre de la Conférence ministérielle de la Francophonie (Cmf) qui réunira, les 25 et 26 novembre, à Paris, les ministres ou leurs représentants des 84 États et gouvernements membres de l’Oif.

Michaëlle Jean salue la forte mobilisation de l’Ua, que plusieurs chefs d’État se soient engagés, et que le sujet soit aussi inscrit à l’ordre du jour du Sommet Union africaine-Union européenne à Abidjan.

Ibrahima BA

Au lendemain de la rencontre entre acteurs politiques et gouvernement, la Ligue démocratique s’est réjouie de cette initiative et a félicité le gouvernement d’avoir engagé des concertations avec les acteurs politiques sur le processus électoral. Le secrétariat permanent (Sp) de la Ld, qui s’est réuni sous la présidence du secrétaire général par intérim, Nicolas Ndiaye, ne doute guère de la pertinence de cette rencontre. Ceci, face aux nombreux dysfonctionnements notés au cours des législatives du 30 juillet ainsi que de l’imminence des échéances électorales présidentielles et locales de 2019. Toutefois, les « jallarbistes » ont invité l’ensemble de la classe politique à engager « un dialogue inclusif et sincère » sur toutes les étapes du processus électoral. Parallèlement, les camarades de Nicolas Ndiaye ont appelé le gouvernement à procéder à « l’application rigoureuse » des recommandations consensuelles qui seront retenues au terme de ces concertations politiques. « C’est à ce prix que les acquis démocratiques qui ont valu à notre pays deux alternances politiques pacifiques seront maintenus et renforcés », ont-ils soutenu. Le secrétariat permanent dit engager le département chargé des Elections du parti de formuler des propositions pertinentes sur toutes les questions soumises au débat au cours de ce dialogue politique. Analysant la situation des migrants en Libye, le secrétariat permanent de la Ligue démocratique a exprimé « sa vive préoccupation » face à ce trafic des migrants en transit en Libye. Le Sp de la Ld juge « inacceptable » le fait de procéder au commerce d’êtres humains. Au-delà de cette condamnation, les « jallarbistes » ont demandé à toutes les autorités compétentes au Sénégal et en Afrique à concevoir et à mettre en œuvre des politiques publiques capables de résorber le chômage des jeunes. Car, pour eux, celui-ci est la source principale de l’immigration clandestine.

M. NDONG

L’Alliance des forces de progrès (Afp) demande la libération des jeunes Africains vendus en Libye.

« Le monde hébété a pris connaissance de faits gravissimes liés au nouvel esclavage dont des ressortissants de pays d’Afrique sub-sahariens font l’objet, en Libye », se désole l’Alliance des forces de progrès (Afp) dans un communiqué.

Selon l’Afp, l’être humain est agressé dans sa dignité, avec des traitements dégradants, qui enlèvent leur part d’humanité aux bourreaux, également. « Au-delà de cette litanie dérisoire, se profile une réalité qui interpelle nos consciences : des visages de milliers de jeunes désespérés qui bravent la mer c’est-à-dire la mort, pour tomber entre les mains des nouveaux sadiques, des criminels mus par l’appât du gain et qui n’hésitent pas à ravaler des créatures de Dieu en les chosifiant », dénoncent les progressistes.

Le communiqué précise que cet embryon de répétition de l’histoire est tellement inacceptable que les rencontres qu’il inspire doivent être immédiatement opératoires, pour que des mesures concrètes et appropriées soient prises pour tuer le mal dans l’œuf et châtier tous les responsables, visibles et invisibles.

Le document précise que quand des intérêts stratégiques d’Etats ou de groupes sont menacés, les responsables de cette situation paient toujours leur « hardiesse » au prix fort. « Arrêtons donc l’hypocrisie et sauvons notre humanité en libérant immédiatement et par tous les moyens nécessaires, tous ces jeunes à qui on donne le coup de grâce, en leur volant jusqu’à leur part d’homme », martèle l’Afp.

Serigne Mansour Sy CISSE

Si la réélection du président Macky Sall ne fait pas l’ombre d’un doute pour les jeunes de l’Apr, il est toutefois important de préparer la présidentielle de 2019. D’où le plan stratégique présenté aux membres du secrétariat exécutif national (Sen).

Les  jeunesses républicaines ont mis le cap sur 2019. L’objectif majeur des membres de la Convergence des jeunesses républicaines (Cojer) est de  réélire le président de la République, Macky Sall, au premier tour. Ils l’ont réaffirmé, hier, au cours d’une rencontre d’échanges avec des membres du secrétariat exécutif national de l’Apr. Mahmout Saleh,  Djibril War, Luc Sarr et Youssou Touré étaient présents à cette rencontre.

Pour les jeunes de l’Apr, l’objectif de réélire Macky Sall est réalisable d’autant plus qu’ils vont s’appuyer sur les projets et programmes (Pudc, Cmu, Pomovilles, Bourses de sécurité familiale, électrification rurale) qui montrent, selon la coordonnatrice, « l’engagement du président de la République à relever les défis socio-économiques pour le bien-être des citoyens ».

Pour Thérèse Faye Diouf, la jeunesse doit d’ores et déjà prendre les devants. D’où la pertinence du plan stratégique pour la réélection du président de la République au premier tour que la Cojer a proposé aux membres du secrétariat exécutif national.

Ledit plan, intitulé Pse-Macky 2019, qui a été présenté aux membres du Sen, s’articule autour de 4 axes prioritaires, à savoir la formation, l’emploi, le social et la massification. « Il est impératif et plus qu’urgent de vous mobiliser pour faire de ce plan un instrument de référence, gage du succès de notre combat futur dans nos bases respectives », a martelé la coordonnatrice de la Cojer.

Revenant sur la massification du parti, Thérèse Faye Diouf a informé qu’une délégation de la Cojer se rendra dans les départements et les communes pour rencontrer les jeunes du parti et essayer de convaincre d’autres à prendre la carte de l’Apr. Sur un autre registre, la Cojer s’est réjouie de la tenue de la rencontre entre le ministre de l’Intérieur et les partis politiques dans le cadre du dialogue politique.

Pour la Cojer, c’est une rencontre « crédible », car ayant permis de réunir autour d’une table 121 partis politiques.
Les membres du Sen ont bien apprécié la tenue de cette rencontre et surtout la proposition faite par les jeunesses républicaines en vue d’assurer au président Macky Sall une réélection au premier tour en 2019.

Maguette NDONG

Le président de l’Assemblée nationale de la République du Congo, Isidore Mvouba,  a été reçu, hier, par son homologue du Sénégal, Moustapha Niasse. Les deux présidents ont échangé sur des questions liées à la coopération entre les deux institutions, au pétrole, à la sécurité et à la migration.

Le président de la 14ème législature de l’Assemblée nationale de la République du Congo, Isidore Mvouba, a dénoncé, hier, la vente de migrants en Libye. Il s’adressait à la presse après avoir été reçu par son homologue sénégalais, Moustapha Niasse. « Nous avons naturellement condamné ce qui se passe en Libye. Il s’agit ni plus ni moins d’un crime contre l’humanité. Mais, nous sommes allés au fond des choses pour savoir le pourquoi et le comment de ce qui se passe », s’est-t-il désolé. Selon M. Mvouba, la responsabilité est à deux niveaux.

« Nous devons créer les conditions de la rétention de nos jeunes par le développement économique tout comme l’Occident doit à notre égard, du fait des relations de qualité qui existent entre, comme on dit, le Nord et la périphérie, un devoir de solidarité et une considération des termes de l’échange, mais surtout l’aide au développement qu’il doit apporter aux pays africains », a-t-il souligné. Le président du Parlement congolais a aussi déclaré avoir échangé sur l’expérience congolaise dans l’exploitation du pétrole. « Des propositions ont été faites. Une chose est sûre, le Sénégal va tirer beaucoup d’expériences des pays producteurs de pétrole comme le nôtre », a-t-il dit.

 Aussi, les deux présidents ont abordé la question du terrorisme. « Le terrorisme, aujourd’hui, un des grands périls sur lesquels nous avons échangé. Nous encourageons les pays africains de se mutualiser, de mutualiser leurs efforts, leurs moyens pour faire barrage à ce phénomène qui est dangereux pour toute l’humanité », a complété le Congolais.

De son côté, le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Moustapha Niasse, a rappelé que ces échanges n’ont pas commencé aujourd’hui. « Nous avons toujours échangé sur les dossiers africains, sur le présent et sur l’avenir de l’Afrique. Le fait qu’il ait été élu récemment président de l’Assemblée nationale du Congo est venu comme un élément supplémentaire. C’est ce qui l’a incité à venir au Sénégal pour échanger avec nous sur les expériences des deux pays », a souligné M. Niasse.

Poursuivant, il a indiqué : « Nous avons beaucoup profité de l’entretien pour évoquer les bienfaits du pétrole et de la malédiction de cette ressource dans d’autres pays. Ce mal est en profondeur dans la gestion de tout le processus qui part de l’exploration et la recherche jusqu’à l’extraction du pétrole qu’on appelle le drilling. Nous avons aussi parlé de la sécurité en Afrique, de l’immigration, de ce phénomène qui est très préjudiciable aux économies africaines et même au peuple africain. Et nous avons proposé des solutions ».
Toujours selon M. Niasse, ils « beaucoup échangé sur cette question ». « Nous avons aussi parlé de la formation des jeunes, de l’emploi des jeunes. Parce que la jeunesse, c’est l’avenir, mais la jeunesse, c’est aussi le présent.

Et il faut considérer que la jeunesse est une priorité dans les politiques de développement. Et de tout ceci, nous ferons une synthèse pour nos deux Assemblées et pour les gouvernements », a-t-il conclu.

Amadou DIOP

Les séances plénières pour l’examen du projet de loi de finances 2018 débutent demain. Pendant deux semaines, les ministres défendront les fonds qui leur sont accordés devant les députés. Les parlementaires saisiront l’occasion pour exposer les doléances de leurs mandants.

Le ballet des ministres sera ouvert par Amadou Bâ, du département de l’Economie et des Finances. La dette publique, les budgets alloués à la présidence de la République, à l’Assemblée nationale, au Conseil économique, social et environnemental, au Haut conseil des collectivités territoriales, à la Primature, à la Cour suprême, à la Cour des comptes et au Conseil constitutionnel seront débattus.

Après Amadou Bâ, Me Sidiki Kaba défendra le budget du ministère des Affaires étrangères. Il sera suivi par Mme Angélique Manga, ministre de l’Economie solidaire et de la Microfinance.

Dimanche, les ministères de l’Agriculture et de l’Equipement rural ; du Commerce, de la Consommation, du Secteur informel et des Pme ; et des Forces armées passeront devant les élus du peuple. Mansour Faye, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, passera à la plénière lundi. Il sera suivi par Khoudia Mbaye, ministre de la Promotion des Investissements, des Partenariats et du Développement des Téléservices de l’Etat, et Abdoulaye Diop, ministre de l’Emploi, de l’Insertion professionnelle et de l’Intensification de main-d’œuvre. Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, sera l’hôte des députés mardi.

B. DIONE

L’Union européenne espère mobiliser 44 milliards d’euros pour un plan d’investissement destiné au continent africain. Ce sera lors du sommet Eu-Afrique qui aura lieu les 29 et 30 novembre 2017 à Abidjan.

En attendant le cinquième Sommet Ue-Afrique, qui se tiendra les 29 et 30 novembre 2017, à Abidjan, un briefing par vidéoconférence, tenu avec la presse, a eu lieu lundi dernier au siège de la délégation de l’Union européenne à Dakar. Les hauts responsables de l’Ue ont rappelé que l’Union est le premier fournisseur d’aide public au développement en Afrique. « Pour le plan d’investissement, nous espérons mobiliser 44 milliards d’euros. Et ce sera un sommet de la mobilisation. Nous avons identifié un certain nombre de sujets importants pour l’Europe et l’Afrique », ont-ils déclaré.

Au-delà de la paix et de la sécurité, de la gouvernance, notamment la démocratie, les droits de l'Homme, les migrations et la mobilité, de  l'investissement et le commerce, du développement des compétences, de la création d'emplois, d’autres sujets seront examinés au cours de cette rencontre. Pour les conférenciers, le Sommet Ue-Ua marquera une date et une occasion de  renforcer les liens politiques et économiques entre les deux continents. Et il sera question surtout de la recherche d’une croissance  durable, inclusive et créatrice d’emplois pour les jeunes. « Des défis majeurs nous interpellent aussi : l’industrialisation et la création d’une économie verte. Le potentiel du continent africain en termes d’énergies renouvelables est énorme », ont-ils défendu. La jeunesse sera aussi au cœur des débats. C’est pourquoi 36 jeunes des deux continents, en raison de 18 par continent, travaillent déjà sur l’élaboration des propositions et des recommandations qu’ils présenteront lors du sommet. Les conférenciers ont souligné que la rencontre a pour objectif de stimuler les investissements qui favorisent le développement en Afrique et les débats porteront tout particulièrement sur les jeunes entrepreneurs et les femmes entrepreneurs. Les dirigeants africains et européens comptent s’appuyer sur ces jeunes pour promouvoir un avenir durable. Ils se pencheront aussi sur l'avenir des relations entre l'Ue et l'Afrique, sur les besoins d’un réel partenariat à travers l’emploi, l’éducation et la nécessité de travailler ensemble, ainsi que sur les défis d’une croissance  économique durable,  inclusive et créatrice d’emplois pour les jeunes ; les questions  de paix et de sécurité, de la gouvernance, de la migration, des changements climatiques… « Ce sera un sommet où la jeunesse participera pleinement et non un sommet où nous parlerons d’elle. Nous parlerons aussi de paix et de sécurité, car la stabilité est un élément très important pour le développement. Nous discuterons des moyens d’approfondir notre coopération pour qu’elle soit beaucoup plus politique, c'est-à-dire agir ensemble au niveau politique », ont précisé les conférenciers. Aussi, « c’est tout d’abord un sommet de prise de conscience de l’interdépendance, d’un partenariat de qualité qui existe déjà », ont-ils affirmé. 80 chefs d’Etat et de gouvernement, issus de 55 pays d’Afrique et de 28 pays d’Europe, sont attendus au Sommet Union européenne-Afrique.

Amadou DIOP

 

Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a indiqué, hier, que le président Macky Sall travaille à créer un Sénégal pour tous.

Face aux députés du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar, le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a indiqué qu’au-delà des projets réalisés sur le budget propre du pays, à l’image du Pudc, le président de la République a demandé au gouvernement de créer des mécanismes par des concessions de service public pour que le secteur privé puisse développer des projets. « Et pour cela, il y a le projet de l’autoroute Mbour-Kaolack parce que l’Etat a, aujourd’hui, montré que la réalisation d’autoroutes est un business florissant. Ces types de projets ont montré qu’ils sont rentables. Le secteur privé peut, demain, prendre en charge la réalisation de l’autoroute Mbour-Kaolack, sur ressources propres, et que l’Etat subventionne un peu le ticket modérateur pour éviter qu’il soit cher », a-t-il dit. Le Premier ministre a souligné que la démarche du président Sall est inclusive et participative. Il a fait savoir que le chef de l’Etat a indiqué que les coûts de tous les grands projets qui nécessitaient de gros budgets vont diminuer. « Nous allons créer des conditions pour que l’investissement privé prenne le relais. Donc, je pourrai faire davantage de social », a-t-il rapporté. « C’est cette inclinaison que le président veut ressortir. Davantage d’inclinaisons vers l’inclusion sociale », a insisté M. Dionne. Poursuivant, il a précisé : « Ce sont ces types de projets que nous avons décidé de promouvoir. Ce sera le troisième axe : le Sénégal pour tous. Un Sénégal dans lequel tout le monde se retrouve ».                   

Le travail des parlementaires salué
Le président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar, Aymérou Gning, a salué, hier, le travail abattu par les députés de la mouvance présidentielle lors des travaux des commissions techniques pour la loi de finances 2018. « Un travail important a été abattu. Les députés ont participé en nombre et interpellé les membres du gouvernement sur les préoccupations des populations. Il y a eu plus de 1000 interventions au sein du groupe Benno Bokk Yakaar », a-t-il déclaré. M. Gning s’adressait à ses collègues députés lors d’une réunion d’évaluation des travaux des commissions techniques organisée par le groupe Bby. « Penser que le travail du Parlement se limite à la session plénière est une grosse erreur. Les députés travaillent jour et nuit pour répondre aux attentes des mandants. Mais, ce sont les travaux en plénière qui sont souvent visibles », a-t-il ajouté. Le maire de Mérina Ndakhar a ainsi adressé ses félicitations à ses collègues. « Les députés ont eu une attitude de loyauté, de combat et de responsabilité vis-à-vis du mandat du peuple », a-t-il estimé. Dans la même lancée, il a appelé ses collègues à soutenir le gouvernement lors des sessions plénières qui débutent samedi. « Le budget 2018 s’élève à 3709 milliards. 1309 milliards sont consacrés à l’investissement. Les 52 % du budget sont financés par des ressources internes. 1100 milliards sont destinés à l’entreprenariat et à l’appui des couches les plus vulnérables. Notre soutien au gouvernement doit donc être entier », a dit Aymérou Gning. Selon lui, « si la tendance actuelle continue, le Sénégal accédera à l’émergence avant 2025 », a-t-il affirmé.      

Amadou DIOP et B. DIONE

 

Les députés de l’opposition continuent de fustiger le travail de la commission ad hoc chargée de la levée de l’immunité parlementaire de Khalifa Ababacar Sall. « Cette commission est incompétente dans la forme et dans le fonds », a souligné Modou Diagne Fada, hier, lors d’une conférence de presse animée, à Dakar, avec ses collègues non-inscrits et ceux du groupe « Libéral-Démocrate ». Vêtus tous de leur écharpe vert, jaune et rouge, ces parlementaires ont dénoncé « une cabale politico-judiciaire » dont est victime Khalifa Ababacar Sall avec la complicité de la majorité parlementaire.

Pour Me Madické Niang, président du groupe parlementaire des Libéraux-Démocrates, le président de la commission ad hoc devait écrire au ministre de la Justice et non directement à Khalifa Sall pour l’entendre. Pour lui, c’est la procédure normale.  Aussi, les députés de l’opposition n’ont guère apprécié l’attitude du président de l’Assemblée nationale qui n’a pas donné une suite favorable à la requête soulevée par leur collègue Issa Sall du Pur demandant la création d’une commission ad hoc pour la suspension des poursuites contre Khalifa Sall.

M. NDONG

 

La séance plénière devant statuer sur la levée de l’immunité parlementaire du député Khalifa Sall est convoquée demain à 18 heures. C’est ce qui ressort d’un communiqué de la direction de la communication de l’Assemblée nationale. Lors de cette plénière, les députés seront informés des conclusions de la commission ad hoc chargée de statuer sur la demande de levée de l’immunité parlementaire du maire de Dakar.

Cette décision de convoquer la session plénière est prise à l’issue de la conférence des présidents. Celle-ci a été précédée, mercredi dernier, par la tentative de la commission d’auditionner le maire de Dakar. Le président de la commission ad hoc n’a pu entendre ce dernier. Khalifa Sall est soupçonné de malversations sur la Caisse d’avance de son institution municipale. Depuis le 7 mars dernier, il séjourne à la prison de Rebeuss.

M. NDONG

 

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