banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Politique (4840)

Suite au meurtre d’un de nos compatriotes du nom de Assane Diallo, en Italie, le gouvernement, par le biais du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, demande l’ouverture d’une enquête impartiale et souhaite que les autorités italiennes prennent les mesures nécessaires pour la protection des Sénégalais sur son territoire.

Face à ce meurtre, «le gouvernement exprime sa compassion à l’endroit de la famille éplorée, présente ses profondes condoléances et demande qu’une enquête impartiale soit ouverte pour déterminer les causes et circonstances de la mort de notre compatriote», renseigne un communiqué du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur parvenu à notre rédaction.

Aussi, le gouvernement du Sénégal, informe-t-il avoir appris, «avec consternation», ce meurtre de notre compatriote Assane Diallo à Via delle Querce à Corsico, en Italie, dans la province de Milan. Il condamne vigoureusement cet acte, malgré l’arrestation du présumé meurtrier.

Il demande, en outre, précise le communiqué, aux autorités italiennes de prendre toutes les mesures nécessaires pour la protection des Sénégalais sur son territoire. «Une mission est envoyée en Italie et la dépouille sera prochainement rapatriée au Sénégal, en relation avec la famille et notre représentation diplomatique, complète le document reçu.

Amadou DIOP

Un geste symbolique qui marque les retrouvailles entre deux hommes. En profitant d’une cérémonie à Dakar, Serigne Modou Kara Mbacké a enlevé son chapeau de sa tête et l’a remis à Talla Sylla.

Après avoir pris deux chemins différents, les deux hommes entendent travailler côte à côte. C’était en présence de Bamba Fall, le maire de Médina, Seydou Guèye, le porte-parole du gouvernement ainsi que plusieurs personnalités politiques du pays. Les deux hommes ont même exprimé leur volonté de travailler ensemble autour d’une vaste coalition. « Nous travaillons à la mise sur pied de la coalition du siècle et j’en parlais, il y a quelques jours, à Cheikh Abdou Bali Gaïndé Fatma. Pour moi, la coalition du siècle doit être composée de deux volets. Un volet spirituel et un autre temporel », a expliqué Serigne Modou Kara Mbacké, non sans exprimer le souhait de voir le président de la République, Macky Sall, être « témoin » de ces retrouvailles.

Talla Sylla semble d’ailleurs n’avoir jamais rompu les relations avec son marabout. Même s’ils ont emprunté des voies différentes depuis. « En 1998-99, Serigne Modou Kara m’avait dit qu’il serait bon pour moi de séjourner en prison, ne serait-ce que pour 6 mois. J’y ai passé effectivement 6 mois et durant tout ce temps, il y a eu beaucoup d’interventions auprès du régisseur pour me faire sortir. J’ai refusé. Je n’ai jamais demandé de liberté provisoire encore moins demandé à mes partisans de manifester, car je savais que j’avais une mission à accomplir en prison », a expliqué Talla Sylla.

Il a d’ailleurs rappelé que les recommandations que lui avait faites Serigne Modou Kara à savoir « la défense des intérêts du peuple et la fidélité aux principes ». Au cours de cette même occasion, Serigne Modou Kara a tenu à rassurer le Président Macky Sall et son Premier ministre. Car pour lui, le deuxième mandat de Macky Sall ne fait guère de doute. « Quiconque pense qu’il peut déloger Macky Sall du Palais se trompe lourdement. On entendra certes beaucoup de bruits à l’approche de la présidentielle et Macky Sall sera même au cœur de cette polémique, mais rien ne va se passer », a soutenu le marabout.

Maguette NDONG

Après les Présidents français et turc, le Sénégal s’apprête à accueillir, dans cinq semaines, l’homme qui a, entre ses mains, les destinées de la deuxième puissance économique mondiale : le président chinois, Xi Jinping. Une deuxième visite qui renseigne, à souhait, sur l’éclatant renouveau diplomatique sénégalais à l’actif du Président Macky Sall.

Du 20 au 22 juillet 2018, le Sénégal aura l’insigne honneur d’accueillir, pour la deuxième fois, un Président chinois. Une visite officielle particulièrement importante, eu égard au rang de deuxième puissance économique mondiale occupée par la Chine, derrière les Etats-Unis d’Amérique, mais aussi au volume des échanges commerciaux entre les deux pays.
Sous un autre angle, le choix fait par Xi Jinping de visiter le Sénégal est éloquent dans la mesure où après notre pays, l’homme fort chinois ne visitera que le Rwanda, le pays africain le plus attrayant sur la scène internationale. Enfin, Xi Jinping se rendra en Afrique du Sud pour participer au sommet des Brics.

Acronyme désignant cinq pays (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) qui se réunissent, depuis 2011, en sommet annuel, parmi lesquels la Chine, l'Inde et le Brésil sont considérés comme les grandes puissances émergentes actuelles ; la Russie une puissance en voie de restauration ; l'Afrique du Sud, comme une puissance régionale. En 2015, les Brics étaient respectivement les neuvième, douzième, septième, deuxième et trente-troisième puissances mondiales (au sens du Pib nominal) et septième, sixième, troisième, deuxième et vingt-cinquième en parité de pouvoir d'achat.Au Sénégal, entre le 20 et 22 juillet 2018, Xi Jinping et Macky Sall procéderont à la signature de plusieurs accords importants. D’autres cérémonies, comme l’inauguration du Grand Théâtre construit par la Chine, seront aussi au programme de cette visite officielle. A cet effet, «Le Soleil» a appris que le ministre des Affaires étrangères, Me Sidiki Kaba, a quitté Dakar, hier soir, pour la Chine où il séjournera jusqu’au 24 juin 2018 pour procéder, avec son homologue chinois, aux derniers réglages de cette visite historique.

Xi Jinping, surnommé Xi Dada (Tonton Xi), 65 ans, est Secrétaire général et président de la Commission militaire centrale du Parti communiste chinois depuis le 15 novembre 2012, Président de la République populaire de Chine depuis le 14 mars 2013. Il est réélu le 17 mars 2018. La Constitution chinoise est alors modifiée, supprimant l’article 66 qui obligeait les Présidents à ne pas effectuer plus de deux mandats, et Xi Jinping peut, dès lors, rester en poste pour une durée indéterminée.

Il est le fils Xi Zhongxun, ancien Vice-président de l'Assemblée populaire et Vice-Premier ministre écarté du pouvoir par Mao Zedong en 1962, avant d'être réhabilité lors de la prise du pouvoir de Deng Xiaoping. C’est dire que Xi Jinping est l'un des Princes Rouges, descendant de Xi Zhongxun, un des Huit Immortels du Pcc qui ont joué un rôle clef dans le démarrage des réformes économiques de la Chine dans les années 1980, puis leur supervision dans les années 1990.

Yakham C.N. MBAYE

En marge de la prière de Korité, Me Sidiki Kaba, ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, a été interpellé sur les propos discordants entre lui et l’actuel ministre de la Justice, Pr. Ismaila Madior Fall. Il avait, en son temps, soutenu que Karim Wade n’a pas perdu ses droits civils. Mais son remplaçant défend le contraire.

Dans sa réponse, Me Sidiki Kabé précise que les problèmes politiques sont de problèmes pseudo-judiciaires, et qu’il faut les maîtriser. «Il faut laisser les gens faire leur travail. Ce sont les magistrats qui le font. Quand un dossier est sur la table du juge, il faut laisser le juge faire. Les questions judiciaires sont des questions qui se traitent dans la sérénité, dans le calme et pas sur la place publique. La justice a besoin de cette sérénité et non du bruit », a-t-il soutenu. En un mot, martèle-t-il, «laissons la justice faire son travail en toute sérénité».

Selon le ministre, au Sénégal, quand quelque chose est sur les feux de la rampe, tous deviennent spécialistes, citant l’exemple de la Coupe du monde en cours et où tous les Sénégalais sont des entraîneurs à la place de Aliou Cissé qui, pourtant, est le spécialiste fondé à pouvoir détenir les dernières informations sur son team. Or, les Sénégalais, dans leur ensemble, font des classements et des systèmes de jeux. Et le ministre se réjouit du sermon de l’imam ratib de Tambacounda qui a appelé ses compatriotes à «éviter de diffuser de fausses nouvelles».

Le ministre des Affaires étrangères rappelle que ceux qui utilisent les fausses informations pour atteindre la dignité, l’honneur des personnes, peuvent être poursuivis. «La loi punit cette attitude considérée comme délictuelle. Ceux qui utilisent les fausses informations ou fake news, s’exposent à la loi. Dans une société démocratique mais de croyants, on doit veillez à éviter le mensonge et toute contre-vérité».

Par ailleurs, il a réitéré sa ferme volonté de soutenir le président de la République dans toutes ses actions pour l’épanouissement des populations.

Pape Demba SIDIBE

Le président de la République, Macky Sall, a partagé, avant-hier, le « Ndogou » avec une délégation du Club des investisseurs sénégalais conduite par le Pdg du Groupe Sedima. Babacar Ngom a décliné les ambitions des capitaines d’industries qui composent ce club. Il a expliqué que le Club veut générer davantage des emplois, créer de la richesse et participer au développement de l’industrie sénégalaise. Un partenariat avec l’Etat est en vue pour booster l’investissement avec des projets innovants et à forte valeur ajoutée.

Le Parti de l’indépendance et du travail (Pit) salue et encourage la démarche, l’esprit d’ouverture et la volonté dont a fait montre le président de la République, Macky Sall, qui a ouvert un dialogue national pour une gestion transparente et équitable des ressources pétrolières et gazières découvertes au Sénégal.

Dans un rapport parvenu à notre rédaction, les instances du Parti de l'indépendance et du travail (Pit) invitent toutes les franges de la Nation, à mettre en avant les valeurs cardinales de démocratie, de patriotisme et de recherche d’inclusion sociale. « L’option prise par l'Etat du Sénégal, dans la gestion des ressources pétrolières et gazières, traduit sa volonté à mettre en avant les principes de souveraineté sur une question hautement sensible », rapporte le texte.

Les membres de la direction du Pit invitent l'Etat à impérativement lancer la dynamique d’un processus itératif dont il convient d’abord de définir le cadre, d’identifier ensuite les thématiques aux fins de disposer, en fonction de la technicité inhérente à certains aspects, des task-forces qui produiront des rapports édifiants dans des délais raisonnables. Les industries extractives, de manière générale, et celles pétrolières et gazières, en particulier, posent, avec acuité, la problématique du développement durable qui doit donc être pris à bras le corps dans un tel exercice, souligne le rapport.

Par ailleurs, le développement durable prend en charge les dimensions économiques, sociales et environnementales répondant aux besoins présents sans compromettre les chances de répondre à ceux des générations futures. Les membres du Pit exhortent, dès lors, à assurer une sauvegarde environnementale tout le long de la chaine des opérations (site d’exploitation, gestion des polluants, stockage, transport, etc.) par la systématisation des Etudes d’impacts environnementaux et par l’élaboration et la mise en œuvre de plans de mitigation appropriés. Les instances du Pit en appellent, en outre, à une utilisation rationnelle des ressources financières tirées des parts allouées au pays. Pour eux, ces parts doivent aussi servir à développer la croissance par les investissements dans des projets structurants tels les infrastructures, l’eau, l’électricité, l’assainissement, à hauteur de 60% des revenus, la partie restante (40%) étant orientée vers le social (santé, protection sociale, éducation, agriculture). « La collecte de ces ressources, les conditions qui rendent substantielles et pérennes l’existence de celles-ci doivent faire l’objet de discussions et de consensus national d’abord, puis avec les contractants. Les sites étant nombreux (St-Louis offshore et offshore profond, Cayar offshore et offshore profond, Rufisque offshore, Sangomar offshore et offshore profond, sans compter le Sud de la Casamance) », recommandent-ils. Par-delà les exigences de souveraineté par rapport aux contractants et à leurs entreprises, le dialogue autour de nos ressources naturelles ne peut prospérer que si notre pays se donne les instruments de sa pérennisation, tant il est vrai que les questions à débattre sont complexes et requièrent une veille constante de même qu’une grande capacité d’ajustement, rapporte le document.

Oumar BA

Le leader du mouvement politique « Bourabé », Yancouba Sagna, par ailleurs maire de la commune de Sindian (Bignona), a déclaré, hier, n’avoir pas rallié l’Apr, mais qu’il va soutenir le président de la République, pour sa réélection en 2019.

Le maire de la Commune de Sindian, dans le département de Bignona, a expliqué son soutien à la candidature du président, Macky Sall, à la présidentielle de 2019,par l’engagement que le leader de l’Alliance pour la République a pris d’accompagner le mouvement « Bourabé » pour trouver des solutions aux besoins de développement des populations de la Casamance et du reste du Sénégal qui lui sont favorables. Yancouba Sagna, qui s’exprimait lors d’un entretien téléphonique, a révélé qu’il a été reçu en audience avec son mouvement par le Président Macky Sall, avant-hier, de 16 heures à 18 heures. « Lors de cette entrevue, le Président Sall nous a invités à le soutenir à la présidentielle de 2019 pour un second mandat à la tête du Sénégal pour qu’il puisse réaliser ses grandes ambitions pour le Sénégal, notamment la Casamance. En contrepartie, il s’est engagé à accompagner notre mouvement dans sa volonté de sortir de l’ornière les populations qui sont acquises à sa cause ». Le maire de la commune de Sindian a indiqué que l’ambition politique de son mouvement, c’est le développement local durable pour le bien-être et la sécurité des populations. « Le Président nous a encouragés dans cette voie, et s’est engagé à nous accompagner personnellement, nous appelant à venir travailler avec lui », ajoute-t-il. Et Yancouba Sagna déclare que le mouvement politique « Bourabé » (lever du jour en langue Diola) est prêt à travailler avec le président de la République, afin de l’accompagner à réaliser son ambition pour un Sénégal émergent. « Nous avons donc répondu favorablement à sa demande, mais en restant « Bourabé », insiste-t-il.

El Hadj Moussa SADIO

Le président de la République, Macky Sall, a accordé la grâce présidentielle à 527 personnes condamnées pour des infractions diverses et incarcérées dans différents établissements pénitentiaires du Sénégal. Parmi ces 527 graciés, il y a 440 remises totales de peines, 76 remises partielles de peines, 03 mineurs et 08 grands malades. Cette décision a été prise par le chef de l’Etat à l’occasion de la fête de la Korité. « Le Chef de l’Etat reste ainsi fidèle à son engagement résolu de donner une seconde chance à une catégorie de citoyens momentanément en conflit avec la loi », lit-on dans le communiqué publié dont copie nous est parvenue.

Toutefois, a souligné le texte, « avec la recrudescence du vol de bétail, du viol, des détournements de deniers publics, des crimes de sang et de certaines infractions liées à l’environnement comme le trafic illicite de bois ou d’espèces protégées, le président de la République n’a pas jugé opportun d’élargir sa mansuétude aux auteurs de tels faits ».

Babacar DIONE

Le président de la République a réaffirmé sa disponibilité à dialogue avec toutes les forces vives de la Nation sur la gestion des ressources pétrolières et gazières. Macky Sall a indiqué qu’« il n’est jamais trop tard pour apporter sa pierre à l’édifice, sa contribution ».

Le chef de l’Etat a saisi l’occasion pour appeler à nouveau toutes les forces vives et tous les Sénégalais à apporter leurs contributions sur la gestion des ressources pétrolières et gazières. « J’ai lancé une concertation nationale sur la gestion des ressources pétrolières et gazières. Il n’est jamais trop tard pour apporter sa pierre à l’édifice, sa contribution », a-t-il fait savoir. Le président de la République a assisté, hier, à la prière de l’Aïd-el-Fitr, communément appelée Korité, à la Grande mosquée de Dakar. Dans sa déclaration à l’issue de la prière, Macky Sall a rendu hommage aux « forces vives de la Nation qui ont répondu à ce dialogue, apporté des éclairages et émis des vœux ». « Nous tiendrons naturellement compte de toutes ces préoccupations dans les formulations qui devront être retenues dans le projet de loi qui sera présenté prochainement », a-t-il promis. « Mais, il n’est jamais trop tard de continuer à apporter sa contribution dès lors qu’il s’agit d’une question nationale et non partisane », a-t-il insisté. Macky Sall reste d’avis que « le dialogue autour des questions nationales doit pouvoir faire l’unanimité, dès lors qu’on travaille pour l’intérêt national ».

A ce propos, il a rappelé avoir fait du dialogue sa « méthode de gouvernance » depuis son accession à la tête du pays. « Mon rôle en tant que président de la République, c’est de conduire aux destinées de notre pays dans la voie de la concorde nationale, dans la recherche d’une unité nationale consolidée. C’est la raison pour laquelle j’ai fait du dialogue une méthode de gouvernance », a-t-il assuré. Le Président Sall a également précisé que le dialogue a d’abord débuté dans des secteurs d’une importance capitale comme l’éducation nationale, l’enseignement supérieur, les territoires, etc. Aussi, a-t-il magnifié le sermon de l’imam ratib El Hadji Aliou Moussa Samb, notamment « ce que doit être le comportement du musulman, de notre attitude les uns envers les autres ». Il a estimé que ces enseignements de l’islam relevés par l’imam méritent d’être soulignés. Il a aussi pointé une « parabole sur le football » mise en exergue par le guide religieux dans son sermon. « L’imam a été certainement un des grands pratiquants, à l’époque, de cette discipline. J’aurais pu l’amener à Moscou (Russie) pour qu’il délivre un message à nos joueurs. Tirant des enseignements élémentaires du football, il a développé des valeurs que tout musulman, que tout être humain se devrait l’appliquer », a apprécié le président de la République.

S. Diam SY

Il a été rapporté, dans certains sites d’information, que le Président de la République aurait, à l’occasion d’un Conseil des ministres, soumis le Ministre Mame Mbaye Niang, à un « interrogatoire » à propos du Rapport de l’Igf sur la gestion du PRODAC. Il n’a jamais été question, à un quelconque Conseil des ministres, d’un tel type d’échange entre le Chef de l’Etat et le Ministre Mame Mbaye Niang. Une telle information est totalement fausse.

Fait à Dakar, le 13 juin 2018

Le Secrétaire général
du Gouvernement, Porte-parole

Déjà « excellentes » du point de vue historique et culturel, les relations entre le Sénégal et le Congo gagneraient à être renforcées sur le plan économique, explique l’ambassadeur congolais à Dakar Luc-Jean Saint-Vito Aka-Evy.

Nommé le 17 mai 2017, Luc-Jean Saint-Vito Aka-Evy, le nouvel ambassadeur du Congo à Dakar, a remis ses lettres de créances au président Macky Sall, le 22 février dernier. Dans un entretien accordé au « Soleil » (nous y reviendrons plus largement), le diplomate est revenu sur sa feuille de route qui consiste, désormais, à mettre l’accent sur le renforcement des échanges commerciaux entre les deux pays. « Entre le Sénégal et le Congo, les relations sont tellement bonnes, mais le seul leitmotiv qui m’a été prescrit, c’est la diplomatie économique, parce que la diplomatie culturelle elle est déjà de fait », explique-t-il. Pour le moment, la balance commerciale est « en faveur » du Sénégal. En effet, du fait des liens culturels « particuliers » entre les deux pays, il y a une communauté sénégalaise « très entreprenante » et fortement présente dans l’économie et le commerce au Congo. « Nous voulons œuvrer, non pas pour inverser, mais à ce qu’il y ait un équilibre de la balance commerciale, en fructifiant les échanges ». Pour cela, M. Aka-Evy entend bâtir des liens entre commerçants sénégalais et congolais et renforcer les échanges en matière de services. Certes, géographiquement, les deux pays sont « très éloignés », mais grâce au transport maritime, il y a toujours eu des transactions dans les deux sens. Le défi sera de renforcer ces flux.

Pétrole, les leçons congolaises
De l’avis de cet intellectuel chevronné – il est professeur titulaire des universités et auteur de plusieurs ouvrages –, l’expérience congolaise peut servir de leçon au Sénégal pour éviter les « effets pervers » (ce que certains appellent la malédiction) du pétrole. En effet, après les années glorieuses, grâce aux revenus tirés de l’exploitation du pétrole, le Congo subit, depuis quelques années, les conséquences « fâcheuses » de la chute du prix du baril du pétrole. « Le Sénégal n’a pas besoin de leçons à recevoir, mais s’il y a une leçon à tirer dans la façon dont le Congo a géré son pétrole, c’est qu’il faut beaucoup d’humilité, il faut aussi trouver la meilleure expertise pour bien gérer le pétrole du point de vue de son exploitation, sa commercialisation… Bref, faire en sorte que le pétrole ne devienne pas un frein pour l’économie, mais plutôt un moteur pour celle-ci », souligne Luc-Jean Saint-Vito Aka-Evy. Surtout, il faut bien négocier les contrats, bien contrôler les revenus afin qu’ils servent au bien-être de la population. « Le pétrole c’est comme le cerveau humain. Si vous ne savez pas comment l’utiliser, avec une bonne hygiène, ça vous fait des céphalées, des migraines, voire des folies et, finalement, vous conduiTt au désastre », avertit-il. En un mot, l’enjeu est de faire du pétrole un « magnifique abri plutôt qu’un mauvais coffre-fort ».

Seydou KA

Les femmes du département de Mbour ont été sensibilisées, samedi dernier, sur les opportunités de financement qu’offre le Plan Sénégal émergent (Pse). Organisée par le mouvement Femmes action pour l’émergence (Fape), cette activité d’échanges et de sensibilisation, qui s’est tenue à la salle des délibérations de la mairie de Mbour, entre dans les 24 heures du Pse, organisées pour faire la promotion des réalisations du président Macky Sall, à travers la mise en œuvre du Pse.

Selon la présidente de la Fape, Fatimatou Barro, cette activité a permis de sensibiliser les femmes sur les opportunités et les avantages qu’elles peuvent saisir des programmes et projets mis en place par le régime actuel, notamment la Couverture maladie universelle (Cmu), les bourses de sécurité familiale, la Délégation à l’entrepreneuriat rapide (Der) destinée aux femmes et aux jeunes, entre autres initiatives. « Nous avons estimé qu’il fallait donner aux femmes des informations, surtout par rapport à la Der qui finance les femmes et les jeunes sans intérêt ni apport, pour que les femmes, notamment, puissent développer leurs propres activités génératrices de revenus, d’être épanouies financièrement et d’avoir une bonne santé », a expliqué Fatimatou Barro.
D’après elle, ces programmes et projets mis en place dans le Pse pourraient contribuer « considérablement » à l’autonomisation des femmes et des jeunes.

« Il s’agit de financements qui vont de 0 à 500 000 FCfa pour les groupements d’intérêt économique, de cinq millions de FCfa à dix millions de FCfa pour les groupements de femmes et de jeunes qui ont des projets personnels à hauteur de cinq à dix millions de FCfa ainsi que des financements à hauteur de dix millions de FCfa », a précisé la présidente de Fape. Elle a signalé que leur mouvement va continuer de jouer un rôle de sensibilisation et d’information des populations, à travers la vulgarisation des réalisations du président Sall pour rendre visible le Pse.

Prenant part à cette journée, le président de la commission culture, jeunesse et sports du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), Mouhamadou Barro, a salué l’initiative des femmes membres du mouvement Fape, d’autant plus que beaucoup de sénégalais ignorent beaucoup sur les réalisations du Pse et de leurs avantages sur leur vécu.

« C’est pourquoi il était nécessaire d’expliquer aux femmes et aux jeunes les réalisations faites par le président de la République à travers le Pse et celles envisagées dans le département de Mbour », a-t-il souligné, faisant allusion aux Zones économiques spéciales (Zes) de Dagga-Kholpa et de Sandiara.

Amath Sigui NDIAYE

Les responsables de l’Alliance pour la République (Apr) de la commune de Ngayokhéme ont sonné la mobilisation en direction de la présidentielle de 2019 pour la réélection du président Macky Sall.

Lors de la réunion convoquée même en l’absence de leur responsable local, Mbagnick Ndiaye, les différents responsables républicains de la commune de Ngayokhème ont affiné la stratégie à mettre en œuvre pour gagner 2019. Il s’agira, selon eux, de procéder à une occupation permanente du terrain politique. « Nous avons envisagé d’ores et déjà de démarrer notre campagne en allant vers les populations pour leur  expliquer l’importance de cette échéance électorale et l’intérêt qu’il y a de mettre tous les atouts de notre côté pour réélire le président Macky Sall », a indiqué Djidiack Faye, responsables de l’Apr. La rencontre a permis des échanges fructueux entre ces différents responsables qui ont tous magnifié les différentes réalisations qui ont été faites par le gouvernement dans leur commune de Ngayokhéme et dans l’ensemble du département voire de la région de Fatick en général par le Plan Sénégal émergent (Pse) à travers surtout le Programme d’urgence pour le développement communautaire (Pudc) et les autres programmes comme le Puma mais aussi sur le plan social avec les bourses de sécurité et la couverture maladie universelle (Cmu).

La rencontre a permis une convergence de vues. Les responsables ont réitéré leur volonté d’ouverture vers les autres partis pour mener le même combat. La commune de Ngayokhéme qui disposait jusqu’aux dernières élections législatives d’un corps électoral assez important, s’est enrichie de 1.007 nouveaux inscrits sur les listes électorales. Et selon le responsable Birame Mberry Diouf, l’Apr et ses alliés vont travailler à rééditer l’exploit de la dernière échéance législative en étant classée première collectivité territoriale du département de Fatick et troisième sur le plan national ».

Mohamadou SAGNE

Le Parti démocratique sénégalais (Pds) dénonce les propos du ministre de la justice, Ismaila Madior Fall qui a récemment déclaré que la candidature de Macky Sall à l’élection présidentielle de 2018 est irrecevable.

Le Pds a considéré que ces propos du ministre de la justice constituent sont une ingérence dans le fonctionnement de la justice. «Nous prenons ces propos pour ce qu’ils sont, c’est à dire une déclaration de guerre pour organiser une compétition sur mesure en excluant les candidats qu’ils veulent et une partie significative des électeurs, notamment tous les jeunes qui viennent de s’inscrire», a dit le comité directeur du Pds dans un communiqué reçu à notre rédaction. « Nous réaffirmons solennellement que rien, ni dans la Constitution ni dans aucune autre loi, n’interdit à notre candidat de se présenter à la prochaine élection présidentielle», a averti le comité directeur du Pds. Le Pds dit mettre en garde « toute personne qui tenterait d’exclure son candidat Karim Wade de la prochaine élection présidentielle. « Il appartient au peuple qui, seul, a la légitimité de choisir le prochain président de la République. Toute tentative de priver le peuple de ce droit sera considérée comme une trahison» alerte-t-on dans le communiqué.

Amadou DIOP

La concertation nationale sur la gestion des recettes issues de l’exploitation du pétrole et du gaz a été présidée, hier, par le président de la République, Macky Sall. Acteurs politiques, religieux, coutumiers, de la société civile, du secteur privé… ont pris part à cette journée. Le chef de l’Etat a indiqué que cette concertation s’inscrit dans son ambition de garantir une gestion prudente, inclusive et durable de nos ressources pétrolières et gazières.

La rencontre s’est déroulée en présence du président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, du Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, du président du Haut conseil des collectivités territoriales, Ousmane Tanor Dieng et de la présidente du Conseil économique, social et environnemental, Mme Aminata Tall. Mais également des membres du gouvernement, de l’administration et de différentes institutions de la République. L’objectif était de construire un consensus autour de la gestion des recettes issues de l’exploitation du pétrole et du gaz, de promouvoir la transparence et de partager toutes les informations sur le secteur pétrolier et gazier du Sénégal. Ainsi, de l’avis du Président Macky Sall, cette journée de concertation nationale sur la gestion des revenus du pétrole et du gaz marque une étape importante dans le processus d’exploitation des hydrocarbures du Sénégal. «Elle s’inscrit dans mon ambition renouvelée de garantir une gestion prudente, sereine, inclusive et durable de nos ressources pétrolières et gazières et d’en maîtriser les énormes enjeux géostratégiques qui sont  d’ordre sécuritaire, socio-économique et écologique» a-t-il dit. Le président de la République de rappeler les risques auxquels font face certains pays soudainement pourvus de richesses naturelles. Ce qui explique toute la pertinence de prendre «des mesures conservatoires visant à préserver la Nation de toutes les externalités négatives liées au développement de l’industrie pétrolière». «Voilà pourquoi j’ai souhaité engager avec toutes les forces vives de la Nation une réflexion prospective sur l’utilisation future des revenus du pétrole et du gaz même si les premiers barils ne seront produits que vers 2021-2022», a ajouté le chef de l’Etat.

Le Président Macky Sall a rappelé aux participants que leur présence est aussi «capitale» et qu’elle témoigne leur «esprit républicain». «Le développement raisonné du secteur pétrolier au Sénégal requiert des ressources humaines hautement qualifiées, compétentes et vigoureuses, imprégnées des valeurs, de vertus de transparence et de bonne gouvernance. C’est le sens de notre adhésion, dès 2013, à l’Itie. C’est également le sens des nouvelles dispositions constitutionnelles qui garantissent désormais la souveraineté du peuple sénégalais sur les ressources naturelles du pays», a-t-il défendu.

Sagesse collective
C’est aussi, a-t-il poursuivi, le sens de la création de l’Institut national du pétrole et du gaz qui «devra nous permettre de disposer de compétences spécialisées indispensables à une gestion réussie des projets». C’est enfin, a-t-il argué, le sens de la mise en place du Comité d’orientation stratégique, Cos-petrogaz qui a, entre autres, la mission de  coordonner les initiatives et de proposer une stratégie nationale d’exploitation des hydrocarbures. «Je constate, pour m’en réjouir, que ces mécanismes de gestion  nous aient valu ces résultats probants avec notamment la définition d’une feuille de route et d’un projet de loi d’orientation, sur la répartition et l’encadrement de la gestion de ces revenus», a-t-il aussi fait remarquer.

A cette occasion, le Président Macky Sall a dit saisir ce moment solennel pour soumettre le projet de loi à la sagesse collective de cette honorable Assemblée, puisé dans nos nobles valeurs ancestrales de dialogue, de «disso».  Même «si notre sous-sol est généreux», Macky Sall a tout de même alerté que le «pétrole n’est pas une ressource renouvelable» et que les barils qui seront produits ne seront jamais remplacés. «Chaque dollar qui reviendra au Sénégal devra donc être judicieusement utilisé. Je ne doute pas, un instant, qu’un débat constructif, bienveillant, nous permettra de trouver un meilleur arbitrage possible entre les besoins de développement du présent et la nécessité de préparer l’avenir. La journée d’aujourd’hui sera pour notre pays une étape capitale sur la voie de l’émergence si nous parvenons à sublimer cette valeur essentielle, le partage», a insisté le Président Macky Sall.

Il a dit être convaincu que c’est uniquement dans les «échanges constructifs, responsables et respectueux» de la cohésion nationale que nous pourrions relever les défis majeurs qui nous attendent. Au demeurant, «l’intransigeance et l’incapacité à dépasser nos divergences seraient autant d’entraves pour notre pays, causant le risque de voir s’évanouir notre rêve commun de prospérité durable. Le pétrole suscite d’énormes espoirs pour les générations futures en particulier. Rien n’est plus durablement dévastateur qu’un espoir déçu», a-t-il toutefois alerté. Le chef de l’Etat a aussi formulé le vœu que cette journée soit placée sous le signe du dépassement de soi et marquée d’une volonté de travailler ensemble avec humilité et dévouement pour bâtir durablement un Sénégal émergent. Il compte dans ce sens, sur la sagesse, le sens élevé des responsabilités et le patriotisme de tous les participants.


Amadou DIOP et Abdou DIAW (textes), Pape Seydi (photos)

 
Controle, encadrement, bonne répartition des revenues…
 Ces fortes attentes et contributions des participants

Lors des débats, les interventions des différents acteurs ont été diverses et  constructives. Ils ont invité pour la plupart à un contrôle assidu sur les revenus de l’exploitation pétrolière et gazière, à un bon encadrement des fonds de souveraineté, à une bonne répartition des revenues pétrolières et gazières, notamment au profit des générations futures…

La question de la prise en charge de l’environnement n’a pas été occultée à cette circonstance. Les participants ont plaidé pour des fonds dédiés au renouvellement de l’environnement, à la protection de la nature et pour plus de transparence dans la gestion des recettes pétrolières et gazières. «Il faut un contrôle sur les revenus de l’exploitation. Il faut aussi consacrer une grande part d’investissements dans les secteurs porteurs», a soutenu El hadji Momar Ndao de l’Association des consommateurs du Sénégal (Ascosen).

D’autres, à l’image de Dame Babou, ont invité à rendre visible et transparent le fonds souverain, à encadrer les fonds pour les générations futures et à s’inspirer des exemples de pays tels que le Ghana et le Nigéria qui ont de l’expérience dans le domaine.  Des participants ont milité pour un vrai cadre institutionnel, une commercialisation juste, une évaluation et ont invité l’Etat à être «hyper vigilant» vis-à-vis des partenaires.

Pour le Pr. Malick Ndiaye, «c’est un débat national. Ce n’est pas un débat politique, c’est un débat ouvert. Mieux, c’est une étape importante, une marque déterminante dans la gouvernance participative», a dit El Hadji Ibrahima Mbow, membre du Conseil économique, social et environnemental. Aussi, le intervenants ont-ils demandé la traduction des contrats pétroliers et gaziers en langues locales et l’organisation de foras sur les ressources pétrolières et gazières. «Pour les investissements, il faut les réorienter les programmes à fort impact social» a pour sa part défendu le député Awa Guèye. 

«C’est-là un principe de partage et de concertation. La concertation est fondamentale. Tout le monde doit y répondre car la Nation a besoin de tous en ces moments de concertation», a dit Serigne Mansour Sy, représentant du Khalife général des Tidianes. Quant à la présidente du Conseil économique, social et environnemental, Mme Aminata Tall, elle a indiqué que le chef de l’Etat, par cette démarche, est en train de « poser les jalons d’un nouveau contrat de confiance». Et le président de la République, Macky Sall, de rassurer tous les intervenants : «tout sera exploité par le Cos-petrogaz. Vos propositions seront exploitées».

 

 

 

Concertation nationale sur le gestion du pétrole et du gazle chef de l’état
«Il n’y a pas de malédiction du pétrole»

Pour le Chef de l’Etat, il faut éviter l’utilisation de certains termes comme la malédiction du pétrole qui, à son avis, n’existe pas. « Il y a de la malédiction pour ceux qui n’ont pas pu faire d’un bon usage des ressources que la nature leur a donnée », a déclaré Macky Sall. Pour lui, si l’on continue d’organiser cette concertation nationale, renforcer la transparence dans la gestion de ces ressources, les populations tireront profit des fruits. « Nous avons un peuple mature qui sait ce qu’il veut », a dit le président de la République. Il soutient que les risques liés au pétrole et au gaz peuvent être maîtrisés si l’intérêt supérieur du pays est mis en avant. Pour lui, il faut rester optimiste dans cette perspective puisque le débat a été posé au moment opportun à travers la concertation nationale. Le code pétrolier sénégalais est en cours de modification, selon le Chef de l’Etat, précisant que l’objectif est de le rendre plus conforme aux intérêts nationaux. Il confie avoir même demandé à l’Union africaine de faire en sorte que l’Afrique, toute entière, puisse travailler sur un seul code pétrolier continental de façon à éviter que les compagnies aient des préférences. Le président de la République se dit favorable à l’ouverture du Cos-petrogaz aux membres de la société civile qui ont fait la demande. Toutefois, il avertit que la seule contrepartie est l’exigence pour tous d’avoir un code d’éthique pour les membres du comité. Parce que, justifie-t-il, il y a des questions qu’on ne peut pas révéler à la place publique. « Ce n’est pas le moment de sortir certaines informations au risque de créer de la confusion dans l’esprit des gens. Je n’ai aucune difficulté pour associer toutes les forces vives de la Nation », a indiqué Macky Sall.

A. DIOP et A. DIAW

Satisfécit du président de la République….

Macky Sall a magnifié l’organisation de cette concertation nationale sur la gestion des revenus pétroliers et gaziers en présence de l’Assemblée nationale, du gouvernement, des institutions de la République, des corps de contrôle, des autorités religieuses, syndicales…   Leur présence à ce dialogue, souligne-t-il, est un motif de satisfaction. « Ma satisfaction est d’autant plus grande que toutes les composantes de la vie politique, économique, sociale et religieuse du pays se sont successivement exprimées avec responsabilité et générosité manifestant ainsi leur intérêt pour le sujet crucial qui nous réunit », s’est réjoui le chef de l’Etat. Il a salué l’esprit « patriotique » des participants, de même que la qualité des débats, la richesse des contributions. Il a aussi apprécié la pertinence des propositions formulées et, qui sont de nature à enrichir les orientations particulières partagées. Ces échanges fructueux, note Macky Sall, ont été l’un des temps forts de cette journée qui constitue une étape décisive et nécessaire à l’élaboration d’un consensus social et politique qui s’inscrit dans la « noble » tradition de tolérance et d’ouverture de notre peuple.     

A. DIOP et A. DIAW


Le projet de loi sur les revenus pétroliers présenté avant octobre prochain

En clôturant la journée de concertation, le président de la République dit avoir engagé le gouvernement à mettre en place un cadre de gestion environnemental et social afin de mieux préserver notre environnement.
Dans le même sillage, il a demandé au Cos-petrogaz de poursuivre les échanges avec tous les segments de la société et de mettre en place un dispositif de collecte des contributions en vue de la finalisation consensuelle du projet de loi d’orientation relative à la gestion des revenus pétroliers et gaziers. Il a souhaité que cette loi soit présentée en session extraordinaire avant la réunion budgétaire du mois d’octobre.

Les préoccupations exprimées tout au long de cette concertation nationale sur les sujets évoqués ont essentiellement porté sur le contrôle des opérations de production, de questions environnementales, de sécurité, de commercialisation, la participation du secteur privé national, les modalités de répartition des revenus, la gouvernance pétrolière. Toutes ces propositions, a rassuré le président de la République, feront l’objet d’un examen attentif par le gouvernement, les institutions et les structures concernées, notamment le Cos-petrogaz.

« L’exploitation du pétrole et du gaz pour le bien être des générations actuelles et futures nous commandent sérénité, prudence, compétence, transparence et sens élevés des responsabilités », a dit le chef de l’Etat.   

A. DIOP et A. DIAW


Le Premier ministre salue la démarche
inclusive du Président

«Vous avez souhaité instaurer un dialogue direct avec la Nation. C’est votre engagement qui a été déterminant, un engagement personnel pour qu’on puisse arriver à ce résultat porteur d’espoir et d’espérance pour notre nation à travers ce qui est attendu du pétrole et du gaz dans trois ou quatre ans», a déclaré le Premier ministre. Mahammed Boun Abdallah Dionne a indiqué que les capacités et la gouvernance sont deux notions que le président Macky Sall a mis en place, dans la plus grande transparence, pour le bénéfice exclusif du peuple sénégalais. «Sur la gouvernance, c’est également le Sénégal pour tous et c’est ce que vous avez inscrit dans le projet de loi qui nous réunit aujourd’hui autour de la gestion et de l’encadrement des ressources tirées des hydrocarbures», a expliqué le Premier ministre.  «C’est cette démarche inclusive qui est le marqueur réel de votre gouvernance. Et nous sommes fiers d’être à  vos côtés pour concourir à davantage de progrès social pour notre Nation», a-t-il complété.

A. DIOP et A. DIAW

Moustapha Niasse, président de l’assemblée nationale
«Nous vous accompagnerons jusqu’à la limite de nos moyens»


Le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, a affirmé que ces ressources sont un don de Dieu. «Une rencontre comme celle-ci est dix fois historique. Quand on voit ce parterre de personnalités, de patriotes, de femmes, de croyants chrétiens, musulmans... mus par la ferveur patriotique parce que Dieu nous a donnés une manne», a souligné M. Niasse. Mais «au lieu de dormir sur la satisfaction de cette manne que nous avons découverte, nous avons décidé autour de vous, de réfléchir avec le cœur généreux et l’esprit disponible, d’assurer le partage et la répartition de ces richesses lorsque, dans quatre années, nous allons commencer à les exploiter», a-t-il indiqué. En un mot, «nous vous accompagnerons jusqu’à la limite de nos moyens» a-t-il promis.

A. DIOP et A. DIAW


Ousmane Tanor Dieng, président du hcct

«Le pétrole ne peut pas être
la malédiction»


Le président du Haut conseil des collectivités territoriales, Ousmane Tanor Dieng a estimé que le format de la rencontre est utile. «On pourrait utiliser ce cadre pour toutes les questions qui demandent un consensus national», a-t-il dit, exprimant sa satisfaction de voir le chef de l’Etat conduire, lui-même, toutes les questions techniques. «Les questions géopolitiques et géostratégiques sont également très importantes. Je pense qu’il faut avoir un regard avisé sur ces questions-là», a-t-il renchéri. Tout au plus, «véritablement, le pétrole ne peut pas être la malédiction. La malédiction vient de ceux qui l’exploitent et l’instrumentalisent», a-t-il confié.

A. DIOP et A. DIAW



 
Monseigneur Benjamin Ndiaye, archèveque de Dakar
«Exploiter les ressources le plus
rationnellement possible»


L’archevêque de Dakar, Monseigneur Benjamin Ndiaye, dit avoir répondu à l’appel du Chef de l’Etat afin de représenter la communauté chrétienne, mais aussi tous les citoyens sénégalais, à cette concertation nationale. « Qu’on reste dans la même continuité de viser toujours la concertation pour que les résultats qui sortiront de ces échanges puissent être profitables à tout le monde », a préconisé l’Archevêque.
Il s’est félicité de la participation des acteurs évoluant dans divers domaines d’activités. Pour lui, il faut faire de sorte que le pétrole ne soit pas une malédiction. « C’est plutôt une bénédiction de Dieu. C’est à nous de nous donner les moyens d’exploiter ces ressources le plus rationnellement et le plus utilement possible pour nos populations ».

A. DIOP et A. DIAW


Mody Guiro, sécretaire général de la Cnts
«vérifier les données fourniespar les multinationales»


Le secrétaire général de la confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts), Mody Guiro, s’est félicité de l’initiative du Chef de l’Etat d’organiser une concertation nationale sur la gestion des ressources naturelles. Selon lui, tous les acteurs (religieux, politiques, économiques…) devaient répondre à l’invitation du Chef de l’Etat, parce que, justifie-t-il, la question du pétrole et du gaz est d’intérêt général. Dans ses recommandations, M. Guiro a appelé à la vigilance. « Nous devons faire attention en vérifiant les prévisions qui ont été livrées par les sociétés sur la quantité de pétrole et de gaz retrouvée dans notre pays », prévient le syndicaliste. Il a également invité les autorités à tout mettre en œuvre pour que les ressources financières issues du pétrole et du gaz puissent résoudre les inégalités sociales au sein de la population dans les domaines de la santé, de l’éducation…

A. DIOP et A. DIAW

Maitre Mame Adama Gueye
«Le chef de l’Etat a été réceptif aux propositions»

« Des concertations sur des questions d’intérêt national doivent transcender les clivages politiques. Il y a des sujets sur lesquels nous ne devons pas avoir des divergences fondamentales », a souligné Me Mame Adama Guèye. Il dit avoir déjà plaidé pour la construction d’un consensus national bien avant que le Chef de l’Etat ne convoque ce dialogue. C’est pourquoi, il s’est félicité de l’approche participative et inclusive qui a prévalu lors de cette concertation. « Le chef de l’Etat a fait montre d’une disponibilité. Il a été aussi réceptif à certaines propositions sur lesquelles il a même donné des réponses immédiates », s’est réjoui Mame Adama Guèye.  L’une des propositions, dit-il, est liée à la transparence dans l’attribution des blocs qui ne sont pas encore donnés et l’institution systématique d’un appel d’offre. Ce que le chef de l’Etat a accepté d’intégrer dans  le nouveau code.  A. DIOP et A. DIAW

Baidy Agne, président du Cnp
«Renforcer la collaboration entre le privé national et les firmes»


Les dernières découvertes pétrolières et gazières augurent de nouvelles perspectives pour le Sénégal, selon le président du Conseil national du patronat (Cnp), Baidy Agne. Il explique que l’objectif de cette concertation était d’enclencher et de structurer un dialogue entre les acteurs concernés et préoccupés par la question de la gestion des recettes issues de l’exploitation du pétrole et du gaz. Il a plaidé pour un renforcement de la collaboration entre le privé local et les firmes multinationales qui se chargent de l’exploitation des ressources.

A. DIOP et A. DIAW


Ousmane Ndiaye Secretaire permanent du Cos-Petrogaz
«Créer un environnement permettant un développement durable»

Le secrétaire permanent du Comité d’orientation stratégique (Cos Pétro-gaz) Ousmane Ndiaye  a fait une présentation sur la philosophie qui a gouverné la réflexion en amont la concertation nationale. Il a souligné que cette rencontre rentre dans le cadre de la préparation du futur et le défi c’est de voir comment transformer ces ressources pour un développement durable, au profit du pays et de ses citoyens.

Devant le parterre d’invités de marque, le Secrétaire permanent du Cos Pétro-gaz a tout d’abord rappelé qu’avec les récentes découvertes de pétrole et de gaz, le bassin a démontré qu’il recèle un potentiel de classe mondiale. Il a précisé que la mise en production permettra au Sénégal à l’horizon 2021-2022 de récolter les premiers fruits. Ousmane Ndiaye a ajouté que notre pays va satisfaire progressivement ses besoins en énergie en substitution des importantes quantités de fuels importées qui pèsent lourd sur notre balance commerciale, sur notre environnement et notre disponibilité en devises. A la place, le Sénégal va recevoir, avec la production de ces nouvelles ressources, des recettes fiscales dont l’utilisation jouera un rôle dans son développement durable.

Le secrétaire permanent du Cos Pétro-gaz a rappelé que les recettes attendues de ces découvertes ne seront collectées que dans quatre ans au moins après la réalisation d’investissements colossaux de la part de Petrosen et de ses partenaires. C’est de la préparation du futur qu’il est l’objet au cours de cette rencontre de concertation. C’est ainsi que le Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz a coordonné une réflexion sur une loi d’orientation des revenus.

Le premier objectif fixé par le président de la République au Cos-pétrogaz dans ce cadre, concerne la gestion transparente de ces futures ressources. A ce titre, Ousmane Ndiaye est revenu sur l’importance de l’adhésion du Sénégal à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie) marquant cette volonté affichée des autorités à satisfaire cette exigence. Cet engagement de transparence se traduira par la comptabilisation dans le budget de l’Etat de tous les revenus tirés du pétrole et du gaz.

La deuxième mission assignée au Cos-pétro-gaz, est de créer un environnement permettant un développement économique et social soutenu.  Ousmane Ndiaye a défendu que ces revenus doivent offrir l’opportunité d’accroitre les investissements dans les infrastructures physiques et dans le capital humain du Sénégal. Cela doit commencer par la formation et la santé. Et au-delà des indispensables investissements de rattrapage économique, la chance qui nous est offerte est d’accroître et de soutenir durablement le potentiel de croissance du Sénégal mais aussi de constituer des réserves pour résister aux chocs économiques externes et faire des épargnes en faveur des générations futures.

Pour le Sp du Cos Pétro-gaz, il nous appartient de savoir en profiter pour le bonheur de tous et de nos enfants. Afin de transformer ces ressources en développement durable, au profit du pays et de ses citoyens, « il est important de comprendre les défis de l’apparition de ces ressources. Tout d’abord les ressources pétro-gazières sont épuisables et ses revenus temporaires. Il a soutenu qu’un pays ne peut accroitre ses richesses s’il n’est pas capable de transformer ses ressources en capacité de production et de croissance économique accrue et durable même après l’épuisement des ressources. Le développement du secteur des hydrocarbures doit favoriser et mener au développement concomitant des secteurs des biens et services afin que la transition économique vers une ère sans ressources pétrolières puisse se réaliser.

Mbaye Sarr DIAKHATE

84 000 milliards de FCfa seront collectés sur 30 ans

Le Sénégal compte, aujourd’hui, deux gisements  avec Sne pour le pétrole dans le bloc de Sangomar au large des îles du Saloum et celui de Grand Tortue pour le gaz, en partage avec le Mauritanie. Le directeur de la société nationale des pétroles du Sénégal (Petrosen) Mamadou Faye, a révélé, hier, que notre pays attend des ces deux premiers gisements des revenus évalués à 84.000 milliards de FCfa sur une durée de 30 ans. Cette exploitation va générer également des dépenses de près de 60 milliards de dollars US (33.000 milliards de FCfa).

Dans sa présentation faite lors de la concertation nationale sur la gestion des recettes issues de l’exploitation du pétrole et du gaz, Mamadou Faye est revenu sur l’ensemble des découvertes qui portent sur d’énormes quantités de gaz dans les blocs de Saint-Louis Offshore profond et Cayar Offshore profond. Dans ces deux blocs, les compagnies partenaires de Petrosen Kosmos et British Petrolum (Bp) ont délimité les gisements de Grand tortue,  pour des réserves de 560 milliards de m3, Teranga  pour 140 milliards de m3 et Yakaar avec 420 milliards m3. Sur ces deux blocs, Mamadou Faye a précisé que les parts de l’Etat du Sénégal vont représenter 52 à 66 % des profits au moment du partage de la production. Le directeur de Petrosen a ajouté que le développement et l’exploitation de ces découvertes vont commencer avec le champ Grand Tortue qui est partagé avec la Mauritanie. Ce champ a fait l’objet d’un accord de coopération inter-état. Il a précisé qu’à la suite de cet accord,  les deux sociétés nationales du Sénégal et de la Mauritanie et BP et Kosmos ont commencé les études pour le développement du champ. En ce qui concerne les investissements à consentir par les partenaires et les compagnies nationales des deux pays, le développement de Grand tortue nécessite un total de 16, 289 milliards de dollars Us, dont 10 % pour la participation de Petrosen soit 1,629 milliard de dollars Us. Mamadou Faye a ajouté que le projet va se dérouler sur trois phases avec un modèle de développement en navire Flng (gaz naturel liquéfié flottant) relié par gazoduc. Le modèle comprend un forage de développement, une unité d’épuration de gaz et de stockage des liquides, des gazoducs pour le transfert des produits, un brise lame de protection de l’unité, une usine de liquéfaction et une centrale électrique à terre pour les besoins en énergie et le marché local des deux pays.

Pour le pétrole, dont la première découverte a été annoncée en 2014 avec Fan1, trois autres ( Sne 1, Fan South1 et Sne 1 North) ont été faites dans le bloc Sangomar profond. Aujourd’hui, les réserves ont été évaluées, pour le puits Sne 1, entre 346 et 998 millions de barils de pétrole. Le développement du champ va nécessiter un investissement global de 5,83 milliards de dollars Us, pour la mise en œuvre des trois phases. Petrosen dont la participation initiale de 10 % a été portée à  18%, devrait contribuer au financement pour un montant de 1,05 milliard de dollars Us.

Mbaye Sarr DIAKHATE

DEMBA DIOP dit «diop SY», DEPUTE
«Tout Sénégalais devrait prendre part à cette concertation»

«Tout Sénégalais devrait prendre part à cette concertation », a d’emblée partagé Demba Diop, député non-inscrit. Il a, par ailleurs, invité les Sénégalais de l’extérieur qui s’activent dans le secteur pétrolier à s’impliquer dans ce secteur pour appuyer le pays. «C’est important de répartir les fonds, mais surtout d’investir dans des secteurs porteurs tels que le tertiaire et de communiquer sur la question», a-t-il aussi fait savoir.


Aymerou Gningue, président du groupe parlementaire Bby
«Revoir le taux du fonds de stabilisation»

Se félicitant de l’initiative, le président du groupe parlementaire de «Benno Bokk Yakaar» a plaidé pour une révision du taux du fonds de stabilisation. Aymérou Gningue a rappelé que la cotation du pétrole est en dollar ainsi que la volatilité des prix. «Je voudrais que nous revoyons le taux du fonds de stabilisation. Les 5% indiqués sont peu à nos yeux», a-t-il recommandé. Avant de poursuivre : «c’est un fonds très important. Il faut qu’on le revoie et qu’on fixe les taux de telle sorte que même s’il y a des chocs exogènes, qu’on puisse les couvrir».             

A. DIOP et A. DIAW

Me Ousmane Ngom, leader du parti Lck
«Mettre en avant les enjeux géostratégiques et géopolitiques»

«C’est une question nationale qui se pose et vous avez décidé d’apporter une réponse nationale qui touche toute la Nation», a d’emblée déclaré l’ancien ministre d’Etat, Me Ousmane Ngom. Aussi, a-t-il poursuivi, « c’est une question géostratégique et géopolitique». Il a averti contre le choc des ambitions, des prétentions et des tensions. «Il y a des risques graves de déstabilisation. Il est donc important de mettre en avant les enjeux géostratégiques et géopolitiques et anticiper sur ces questions», a-t-il recommandé.              

A. DIOP et A. DIAW


Thérése Faye Diouf,  cojer
«C’est un jour historique»

La Coordonnatrice nationale de la Convergence des jeunesses républicaines, Thérèse Faye Diouf, s’est réjouie de la tenue de la Journée de concertation nationale sur la gestion des recettes issues du pétrole et du gaz. Pour elle, cette rencontre est historique dans la mesure où elle cadre parfaitement avec la ligne de conduite tracée par le résident Macky Sall, ce, dès son arrivée à
la magistrature suprême du Sénégal. Thérèse Faye Diouf met tout cela sous le compte du président Macky Sall qu’elle élève au titre de « timonier du peuple sénégalais». «Avec ces énormes  potentialités, nous ne doutons pas un seul instant que le Sénégal pourra atteindre les cimes de l’émergence tant souhaitée par le président Macky Sall », a expliqué la coordonnatrice de la Cojer, non sans fustiger « les esprits malveillants » qui essaient, selon elle, de priver le peuple sénégalais de ce bonheur qu’il a dans son sous-sol.

Aussi, Mme Faye appelle les autorités à prendre « des mesures conservatoires » afin de faire éviter le Sénégal de la malédiction du pétrole. « Nous pouvons être une exception  dans cet océan de troubles si nous prenons, à temps, toutes les mesures conservatoires nécessaires. Nous invitons chaque Sénégalaise et chaque Sénégalais à s’y atteler, ne serait-ce que pour laisser un souvenir positif à la mémoire des générations futures », a souligné Thérèse Faye Diouf.

Maguette NDONG

Khadim Diop, président du conseil national de la jeunesse
«Investir dans la jeunesse»

Pour le président du Conseil national de la jeunesse, l’initiative est belle. «La jeunesse représente plus de 65 % de la population nationale. Le Cnj est d’avis qu’il faut investir dans la jeunesse et promouvoir sa participation dans les instances de prise décision. La meilleure façon de lutter contre la malédiction du pétrole, c’est d’investir dans la jeunesse, de construire des écoles pour la formation», a-t-il défendu. Confiant tout de même que le Cnj est prêt à accompagner le gouvernement dans la gestion des ressources pétrolières et gazières.

A. DIOP et A. DIAW

 

Tard dans la soirée d’hier, nous avons appris que le Conseil des Ministres, qui se réunit habituellement le mercredi, est convoqué, ce lundi matin, par le Président de la République. Macky Sall est arrivé à Dakar, hier, en provenance du Canada où il a participé au sommet du G7.

Deux motifs impérieux sont à la base de la convocation de cette réunion exceptionnelle : examiner aux fins d’adoption deux projets de loi devant être soumis à l’Assemblée nationale.

D’une part, il s’agit du projet de loi portant Loi de finances rectificative (Lfr). D’autre part, le projet de loi portant modification du Code électoral, suite à l’adoption par les Députés de la Loi sur le Parrainage ; ce texte avait été retiré par le Gouvernement aux fins de correctifs voulus par des partis politiques.

Yakham C. N. MBAYE

Le Président de la République, Macky Sall,  a eu, hier, une séance de travail avec le Premier ministre canadien, Justin Trudeau. La rencontre a eu lieu vers 10h30 au château Frontenac en présence de plusieurs collaborateurs canadiens et sénégalais. Il a été question de l’importance du thème du sommet qui est revenu sur la protection des ressources halieutiques et des océans, l’environnement, etc. Le Président de la République, Macky Sall,  a eu, hier, une séance de travail avec le Premier ministre canadien, Justin Trudeau. La rencontre a eu lieu vers 10 h 30 au château Frontenac en présence de plusieurs collaborateurs canadiens et sénégalais. Il a été question de l’importance du thème du sommet qui est revenu sur la protection des ressources halieutiques et des océans, l’environnement, etc.

Le chef de l’Etat sénégalais a abordé avec Justin Trudeau la coopération entre le Sénégal et la Canada. Le comportement citoyen des ressortissants sénégalais vivant au canada a été aussi abordé. Les deux personnalités ont insisté sur l’éducation notamment le maintien des filles à l’école, les enjeux de l’enseignement professionnel du supérieur.

Le Président Sall a été attentif à la demande de M. Trudeau sur les questions de la Francophonie et la candidature au poste de secrétaire général. La perspective et l’intégration du Canada dans le Conseil de sécurité a été abordée. Le Premier ministre du Canada s’est félicité du leadership du Sénégal et de ses avancées dans plusieurs domaines. Son Excellence Macky Sall a invité le Premier ministre canadien au Sénégal. Un honneur que le chef du gouvernement fédéral canadien a accepté.

Le Premier ministre canadien a tenu plusieurs réunions bilatérales avant de rencontrer Macky Sall. Il a annoncé l’octroi de 1,8 million de dollars pour renforcer son programme de scolarisation des filles, et des femmes dans le monde. Des divergences sur la résolution finale ont prévalu entre les États-Unis et la Canada. Certes la majorité est tombée d’accord sur un communiqué  mais le Président Donald Trump et le Premier ministre canadien Justin Trudeau n’ont pas accordé leurs violons. Il y a eu des désaccords sur l’espace de libre échange sur le commerce de l’aluminium, l’acier, et autres produits, sur l’environnement et le climat.

Un impressionnant dispositif sécuritaire a été noté lors du sommet. Aucun débordement n’est constaté. Les contestataires marcheurs  toujours encadrés ont été circonscrits par des éléments des forces de l’ordre beaucoup trop nombreux. La police présente partout semblait plus  massive que les centaines de manifestants anti sommet. Il fallait montrer badge, laissez-passer et macaron pour chaque check point. Des caméras de surveillance sont pointées dans tous les alentours et les espaces aménagés pour cantonner les manifestants massés à des kilomètres du lieu où se déroule le huis clos. Au moment où les délégations commençaient à quitter le site, les commerces québécois et la ville retrouvent leur rythme normal d’activités. Le Président Macky Sall, pour sa part, après avoir pris part à la cérémonie officielle et  à d’autres activités du Sommet à Malbaie, a poursuivi des audiences dans la soirée au château Frontenac  avant de rencontrer le premier Justin Trudeau peu avant son départ du Canada.

Mamadou Aicha NDIAYE à Québec

Au Canada où il participe au sommet du G7, Macky Sall a rencontré la communauté sénégalaise vivant dans ce pays d’Amérique du nord. Il a écouté les différents orateurs qui ont porté la voix de plusieurs structures. Il a promis des solutions aux problèmes posés.

D’où la satisfaction des émigrés.

D’importantes décisions sont prises par le Chef de l’Etat, d’autres sont en étude auprès des ministères techniques concernés pour trouver des solutions rapides aux préoccupations des Sénégalais du Canada. Les besoins de cette diaspora sont énormes mais le président a gagné en applaudimètre en annonçant les nouvelles. Le financement des femmes, les bourses des étudiants, la création d’une Maison du Sénégal à Montréal, un fonds social pour l’ambassade du Sénégal, le rapatriement des dépouilles mortelles, le renouvellement de passeports, le retour au pays des cadres qui le souhaitent, l’habitat des émigrés, la sociabilisation des enfants sénégalais en terre canadienne, leur éducation aux valeurs culturelles parentales, le financement des femmes entrepreneurs, la mise en place d’une ligne aérienne directe Montréal-Dakar, sont autant de questions soulevées à la rencontre qui a duré plusieurs heures. En réponse, le Chef de l’État a d’abord exprimé sa gratitude à ses compatriotes qui se sont déplacés en masse malgré, les contraintes, la rigueur du jeun, la distance, pour lui réserver un accueil chaleureux. Parmi les récurrentes questions posées, les réponses données sont satisfaisantes. S’agissant de l’obtention, du renouvellement du passeport, le Président propose, au-delà des missions périodiques mobiles de renouvellement de ces documents, la mise en place d’une valise diplomatique permanente pour permettre à tous les citoyens qui en demandent d’avoir ce titre d’identification et de voyage. D’autres rencontrent de grosses difficultés parfois même perdent leur statut de migrant régulier faute de passeport dans un pays où ce document légal est primordial. S’agissant de la construction d’une maison du Sénégal à Montréal, le président de la République a révélé que cette Maison existe déjà à Montréal. Il propose que toutes les associations qui demandent à créer des écoles maternelles, des centres culturels, de sièges puissent s’asseoir, fédérer les voix et moyens pour gérer les charges inhérentes à la maintenance, à l’entretien de cette maison. Il a dit que l’Etat contribuera pour la mise en œuvre de ce lieu de convergence de notre communauté.  Dans une salle de conférence pleine à craquer, plus de dix-huit orateurs issus de toutes les sensibilités associatives ont posé des questions et salué les programmes de l’Etat. Pour les étudiants, la poursuite des efforts du gouvernement pour l’effectivité de la carte universitaire, la dotation, l’octroi de conditions d’études optimales seront poursuivis. Mieux, selon le président de la République, la rencontre, cette semaine, avec le Premier ministre Jacques Couillard, permettra de poser la question des bourses d’exemption pour le Sénégal au même titre que certains pays européens. Le chef de l’état a invité les étudiants à davantage réfléchir avant de partir à l’étranger si l’on sait que le système éducatif dont il est un «pur produit » est de qualité, malgré les troubles et autres difficultés que son gouvernement est en train de corriger.

Hausse des financements du Faise
« Je suis un pur produit de l’école publique sénégalaise. Je crois à la crédibilité de notre système d’enseignement qui peut être amélioré, mais il faut pas partir pour partir si des universités sénégalaises offrent les mêmes formations avec des gratuités et facilités qu’on ne trouve nulle part dans le monde », a affirmé le président de la république. Il a promis la poursuite des financements du Fonds d’appui à l’investissement des Sénégalais de l’extérieur (Faise) qui avaient été alloués à hauteur de 100 millions FCfa. Il y a eu un remboursement effectif de 60%. Le chef de l’Etat promet l’augmentation de cette enveloppe. Le Président  de la République a profité de l’audience accordée aux émigrés pour se réjouir de la solidarité agissante matérialisée par les faits et des paroles des citoyens vivant au Canada. Il les a exhorté à sauvegarder ce lien, avant d’expliquer à la communauté sénégalaise les initiatives prises dans le cadre des industries extractives, des énergies gazières et pétrolières, les préparatifs du gouvernement pour consolider ces dispositions et pour poursuivre le dialogue social, politique et religieux. Macky Sall a salué la contribution du forum civil relative au COS-Petrogaz. Il a rappelé le lancement du dialogue sur le pétrole et le gaz qui aura lieu le 12 juin prochain.

MAMADOU AICHA NDIAYE

AUDIENCE : LE SÉNÉGAL RENFORCE SA COOPÉRATION AVEC LE QUÉBEC
Le Président Macky Sall a rencontré hier le Premier ministre québécois Philippe Couillard en marge du Sommet du G7.

Au menu, la coopération entre le Sénégal et le Québec, la Francophonie, la situation des Sénégalais au Québec, la formation professionnelle, entre autres.

Pr et Couillard

AUDIENCE : LE KENYA VA OUVRIR UNE AMBASSADE À DAKAR
Le Chef de l’Etat a rencontré hier le Président kenyan, Uhuru Kenyatta, en marge du Sommet du G7 au Canada.

Le Kenya va ouvrir une ambassade au Sénégal dans le cadre d’une volonté partagée de renforcer les relations entre les deux pays, surtout dans le domaine commercial.

Pr Kenyatta G7

« La loi constitutionnelle n'est pas retirée, elle a été votée et promulguée. Mais tout cela doit se traduire dans la loi électorale, qui doit dire comment on collecte les signatures, quand on les collecte, qui les collecte, comment on les vérifie. C'est l'aspect mise en œuvre », a rappelé Aymerou Gingnue. « La loi sur le parrainage a deux aspects. Il y a d’abord la loi constitutionnelle qui a été votée et promulguée par le Président de la République. Le deuxième aspect c’est sa traduction dans le code électoral. Un projet de Loi sur le code électoral a été envoyé depuis le 28 mars, en même temps que la Loi constitutionnelle. A cause du dialogue, que le président a institué, la commission paritaire est train de travailler avec les acteurs politiques et la société civile pour trouver un consensus. Cette commission doit déposer ses conclusions qui devraient servir certainement de socle pour le nouveau projet de loi », a ajouté le président.

M. Gningue insiste : « Il n’y a aucun changement sur la Loi sur le parrainage. Le parallélisme des formes veut que quand un projet de Loi est déposé et que le gouvernement veut le retirer. Il le retire par les mêmes formes. Il écrit à l’Assemblée nationale ».

B. DIONE

Serigne Mboup, président du Cadre de prospective et d’analyses (Cap Think-Tank) salue l’appel à des concertations sur le pétrole et le gaz lancé par le chef de l’Etat. Le maire de Pire dit espérer voir toutes les forces vives accepter à « réfléchir pour le Sénégal de tous, le Sénégal pour tous ». Car l’ancien directeur de Pétrosen et actuel directeur général de la Société africaine de raffinage (Sar) estime que ces ressources offrent d’importantes opportunités au Sénégal.

Quelle appréciation faites-vous de l’appel aux concertations sur le pétrole et le gaz lancé par le chef de l’Etat ?
J’en fais une appréciation positive. C’est dans la lignée de la démarche de son excellence le président de la République de concertation chaque fois que l’intérêt le nécessite. Mais aussi dans sa démarche d’inclusion qui fait que les forces vives de la Nation, quand c’est nécessaire, doivent tous s’aligner autour d’un objectif qui est le consensus sur les questions fondamentales. C’est un appel qui vient à son heure sur un sujet éminemment important qui est le pétrole. Cet appel s’adresse aux forces vives qui vont répondre, dans ses composantes les plus diverses, les plus variées pour qu’ensemble, avec ses équipes, nous puissions réfléchir pour le Sénégal de tous, le Sénégal pour tous. Ce Sénégal dont parle le président de la République demande que chacun, au niveau où il est, avec les compétences qu’il a, soit debout pour que les politiques publiques fassent l’objet d’un consensus le plus large possible.

Qu’entendez-vous par forces vives ?
Ce sont les intellectuels. Les forces vives, ce sont aussi les forces sociales d’une manière globale. C’est l’ensemble des secteurs économiques. Ce sont les universitaires, les chercheurs, la classe politique notamment les éléments qui ont des compétences dans le secteur et ceux qui ont une ambition qui transcende les intérêts partisans. C’est la jeunesse. Ce sont les forces de défense et de sécurité qui ont aussi leur mot à dire. Ce sont tous les partenaires du Sénégal qui doivent se retrouver dans cet appel et qui devraient répondre, pas dans un populisme béant, mais dans un sens contributif qui permet d’améliorer et de relever le niveau des débats qui auront lieu pour que les décisions qui seront arrêtées couvrent le plus largement possible les intérêts de notre pays, aujourd’hui et demain pour les générations futures.

Des forces de l’opposition rejettent cet appel…
Elles ont tort. Si vraiment elles sont mues par l’intérêt du pays, il serait souhaitable qu’elles répondent à cet appel. Quand la première institution du pays vous invite à un dialogue, allez-y. Apportez vos idées, acceptez la contradiction et contribuez à élaborer ce qui pourrait être demain les politiques que vous-mêmes,quand vous arrivez au pouvoir,que devez appliquer. Cet appel ne s’adresse pas aux intérêts politiques particuliers du président et de sa mouvance. Il a pour objet de discuter sur comment faire pour que le Sénégal profite mieux à cette bénédiction et à cette opportunité formidable que les ressources pétrolières et gazières offrent. Elles devront répondre. Si elles ne répondent pas, elles rateront encore le train de l’histoire. Les vraies forces vives de ce pays répondront à cet appel. Elles l’ont déjà fait dans le code pétrolier. Il y a quelques semaines, s’est tenue une rencontre élargie aux Ong et à toutes les forces vives de ce pays. Elles ont passé en revu le projet de révision du code pétrolier. Elles ont donné sur place leurs contributions. Et cela sera pris en compte pour qu’on ait un code consensuel.

Vous parlez de bénédiction. Que peuvent représenter ces ressources au Sénégal ?
Ces ressources sont une opportunité extraordinaire d’accélération de l’ambition du chef de l’Etat de tirer le Sénégal vers l’émergence à l’horizon 2035. Vous avez vu les formidables efforts qui sont faits en matière d’infrastructures, d’éducation, de santé et de formation professionnelle avec l’ambitieux projet des Isep et de lycées professionnels. Vous avez vu cette volonté d’autosuffisance alimentaire avec l’horticulture qui a fait des résultats extraordinaires, mais aussi avec le riz pour lequel nous avons fait des avancées significatives. Des moyens accrus pour augmenter les capacités productives ont été déployés. Je ne parle pas des Pme qui, dans la sous-traitance, vont se bonifier en termes de compétences et réaliser des marchés importants. A travers cette question, je voudrais saluer la naissance du club des investisseurs du Sénégal qui regroupe de véritables forces vives qui conduisent des affaires prospères. Ces forces ont compris la nécessité de s’unir pour bâtir des synergies fortes afin que ces opportunités que ce pétrole et le gaz permettent aux hommes d’affaires de jouer pleinement leur partition. Le pétrole conduit à d’autres industries. Il conduit à des projets de développement. Ces projets vont concerner des budgets de plusieurs milliards de dollars. La plupart des projets sera sous-traitée par des Pme et des Pmi sénégalaises. Cela va accélérer le processus d’émergence de notre pays. On peut aussi parler du fonds souverain. Dans la réflexion du président, une bonne partie va aller aux capacités productives et aux infrastructures. Une bonne partie va aussi concerner les générations futures. Si vous y ajoutez le fait que la Société africaine de raffinage (Sar) prépare une mutation pour être en mesure de raffiner le brut sénégalais, vous comprendrez aisément que ce sont des centaines de milliards de FCfa qui allaient être injectés dans les produits importés qui vont rester dans le pays.

Est-ce que le secteur privé local pourra être boosté ?
Des plateformes seront construites. Des milliers de kilomètres de pipes seront posés. Des travaux concernant la chaudronnerie et l’électricité seront réalisés. Les services de transports sophistiqués comme les hélicoptères peuvent se développer pour l’approvisionnement des équipes qui sont dans les plateformes. Le secteur privé national qui a des capacités d’investissements aura des opportunités extraordinaires.

Combien d’emplois pourraient être créés ?
C’est difficile à dire. Je ne voudrais pas m’aventurer à cet exercice, mais je ne doute pas de la capacité de nos hommes d’affaires à capter toutes ces opportunités. Il y aura des emplois fixes qui seront dans les plateformes. Il y a aura des emplois qui seront dans certaines infrastructures. Des emplois fixes seront aussi créés par les entreprises qui vont ouvrir des bureaux dans le pays. Il y aura beaucoup d’emplois directs et indirects. On aura une meilleure inclusion de nos populations et un meilleur partage des ressources.

Quelle sera la part des générations futures ?
L’idée est de renforcer le Fonds souverain d’investissement stratégies (Fonsis). Je dois d’ailleurs, avec beaucoup de nos compatriotes, saluer cette idée très audacieuse qu’a eue le président de la République de créer, dès 2012, le Fonsis qui, en cinq ans d’existence, a mis la main à la patte à travers une prise de participation dans un certain nombre d’infrastructures. Il a bâti des compétences, un savoir-faire et une réputation de crédibilité sur la place de Dakar. Le Fonsis va faire un bon usage des parts qui seront réservés aux générations futures à travers des investissements appropriés. A terme, il pourra devenir, comme le fonds Koweitien ou les fonds qui sont dans les autres pays du Golfe.

Est-ce que le pays ne risque pasde délaisser ou de négliger les autres secteurs ?
Cette clairvoyance politique fait que le Sénégal ne sera pas un pays qui se basera seulement sur ses ressources pétrolières. Nous avons prouvé, depuis l’indépendance, que sans ressources majeures, nous étions capables de construire un pays stable qui se développe. Nous sommes la deuxième économie de l’Uemoa. Un pays qui est reconnu dans le concert des grandes nations par sa diplomatie, sa stabilité et par la qualité de ses ressources humaines. Avec la vision qu’a le président de la République, les ressources tirées du pétrole ne seront que des ressources additionnelles. Les autres secteurs ne seront pas délaissés. Ces ressources seront utilisées pour asseoir, par une diversification appropriée, d’autres secteurs comme l’agriculture, le tourisme, etc. Ces ressources vont être utilisées pour bâtir une croissance plus durable, plus inclusive et plus pérenne. Avec la forte volonté politique du chef de l’Etat, le pétro-dépendance ne sera pas connu au Sénégal.

En quoi les ressources peuvent-elles accélérer la mise en œuvre du Pse ?
L’Etat aura beaucoup plus de capacités d’investissement. Les ressources publiques qui sont aujourd’hui investies dans le pays sont importantes, mais il reste beaucoup à faire. Si l’Etat faisait 50 km d’autoroute par an, on pourra en faire beaucoup plus en un an. On pourra renforcer le chemin de fer, construire d’autres autoroutes, des universités. Il faut mécaniser davantage notre agriculture, atteindre l’autosuffisance alimentaire. Des efforts extraordinaires ont été faits pour augmenter la capacité de production. Ces efforts seront renforcés avec les ressources naturelles. L’impact de ces investissements fera que l’inclusion sera plus forte. La croissance plus forte et plus durable. C’est cela qui va accélérer notre route vers l’émergence.

Pourtant une voix s’est élevée pour dire que le Pse n’est pas un Plan prospectif…
C’est une mauvaise querelle. J’ai entendu, pendant le week-end, quelques idées contre le Pse. Le Sénégal a vécu des plans triennaux. On n’a jamais eu des ambitions qui dépassent les mandats de ceux qui nous dirigeaient. On a eu une politique d’ajustement structurel, des classes à double flux. Nous ne sommes plus dans ces plans. Le Pse nous projette à 20 ans avec une vision bien tracée. Le Pse est un programme de développement économique et social qui est séquencé avec des mesures dynamiques pour que les choses aillent au mieux. Les résultats obtenus sont là pour démonter les arguments de tous ceux qui s’attaquent au Pse.

Que pensez-vous de l’adoption, par l’Assemblée nationale, de l’accord gazier entre le Sénégal et la Mauritanie ?
Je rends un hommage appuyé à nos députés qui ont compris, à l’instar de nos deux chefs d’Etat, l’intérêt de nos deux populations. Nous avons deux peuples liés par une histoire millénaire.

C’est seulement ensemble qu’on peut bâtir des nations fortes et prospères. Les deux gouvernements ont décidé, en toute lucidité et avec beaucoup de sérénité, de les partager. C’est comme cela que ça se passe dans le monde. C’est apparu entre l’Angleterre et la Norvège, entre le Nigéria et le Cameroun. Entre le Sénégal et la Mauritanie, nous avons le fleuve et la pêche. Nous avons nos peuples qui sont les mêmes. C’est ce sentiment d’appartenance à un même peuple que l’histoire a séparé que les deux chefs d’Etat ont concrétisée. Notre Assemblée nationale a donné à notre président les pouvoirs pour ratifier cet accord. Il faut savoir que c’est un accord réaliste. Il y a des découvertes qui sont faites à la frontière, mais personne ne peut dire exactement si n’est que par des estimations la part d’hydrocarbure qui est dans tel ou tel territoire. C’est dans la production que l’on aura des éléments beaucoup plus fiables pour mesurer les accumulations de part et d’autre des frontières. C’est la raison pour laquelle il est prévu que les deux parties se retrouvent tous les cinq ans, compte tenu de cette historique de production et de beaucoup de données extrêmement complexes, parce qu’il faut des formules mathématiques compliquées pour s’accorder sur quel volume a été tiré de tel ou tel territoire et de s’accorder. C’est sur la base de cela qu’on pourra repartir, la science aidant à des niveaux qu’elle ne peut pas faire aujourd’hui,la part de X% et celle de Y% là-bas. Les deux pays ont fait preuve d’une sagesse extraordinaire. Le partage n’a rien à voir avec les effets démographiques. Les pays qui sont les premiers producteurs au monde ne sont pas les pays les plus peuplés. Quand on partage une ressource entre les peuples, on ne la partage pas au prorata des populations. On ne la partage qu’au prorata de la quantité qui se trouve de part et d’autre. Nous devons tous être sereins et faire confiance.

Propos recueillis par Babacar DIONE

« Mon souhait est que Macky gagne au premier tour. S’il gagne, cela sera pour l’intérêt du Sénégal », a dit le député Moustapha Cissé Lô. C’était en marge d’une conférence religieuse organisée par la commission féminine de la Cojer, tenue au théâtre national Daniel Sorano. Il a rappelé son long compagnonnage avec le Président Sall. « Personne ne peut m’interdire d’évoquer l’histoire du parti », a-t-il déclaré, en disant qu’il était confiant pour la victoire du Président Sall, aux prochaines joutes électorales.

Toutefois, il a fustigé les querelles intestines qui minent le parti à quelques mois de la présidentielle de 2019. « Nous n’avons pas de problème de bilan. Mais le problème de l’Apr, c’est l’Apr », a-t-il soutenu. D’ailleurs, il a invité ses camarades de parti à se ceindre les reins et à s’unir autour de l’essentiel, afin d’assurer un second mandat au Président Macky Sall, dès le premier tour.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le Mouvement national des élèves et étudiants républicains (Meer/national) « adresse ses sincères remerciements au président de l'Alliance pour la République pour le choix porté sur la personne de Abdoulaye Diagne aux fonctions provisoires de coordonnateur de notre mouvement », selon un communiqué publié.

La note souligne que cette distinction a été notifiée à l’intéressé lors de l'audience accordée aux étudiants républicains au palais présidentiel le 30 mai dernier.

« Fier de ce choix, le Meer entend jouer pleinement le rôle d’avant-garde du parti en tous lieux et en toutes circonstances et mériter, au mieux, la confiance du Président Macky Sall », indique le communiqué. Le Meer réitère ses regrets sur les incidents survenus devant le Palais de la République lors de cette rencontre. Il présente ses excuses à la famille républicaine suite aux violences notées à cet effet. « A nos camarades du Meer, l'heure n'est plus à la division encore moins aux querelles de clans au vu des échéances importantes qui nous attendent », lance le Meer qui adresse également ses félicitations au chef de l’Etat « pour les  mesures  historiques prises en vue d'améliorer les conditions de vie et d'étude des étudiants notamment la réduction des prix de tickets de restauration, l'augmentation des bourses etc. ».

Il invite à l’utilisation de l'arme du dialogue et de la concertation avec toutes les autorités compétentes dans la résolution des conflits sociaux ou de quelque autre nature que ce soit. Le Meer renouvelle aussi son engagement et sa détermination à donner au Président Macky Sall les moyens d’accéder à un second mandat en 2019 et au premier tour.

B. DIONE

Le président de la République, Macky Sall, est arrivé, hier, à 16h55 à l’aéroport Jean Le Sage de Québec. Il a été accueilli,  à sa descente d’avion, par Madame l’Ambassadeur, Viviane Bampassy, le staff de l’ambassade et le ministre québécois de la pêche, Dominic Leblanc, et des autorités canadiennes.

Le chef de l’Etat s’est, par la suite, rendu, avec sa délégation, au château Fontenac, dans le vieux Québec où une forte mobilisation des Sénégalais l’attendait.  Ils étaient sortis en masse pour l’accueillir.
Le chef de l’Etat a rencontré, dans la soirée, dans un grand hôtel du centre-ville de Québec, la communauté sénégalaise. Le président est accompagné par Oumar Guèye ministre de la Pêche, El-Hadji Hamidou Kassé, coordonnateur du Pôle communication de la présidence, Omar Demba Bâ, son conseiller diplomatique.

Le Président Macky Sall participe au sommet de G7 à l’invitation du Premier ministre canadien. La rencontre entre le Président Macky Sall et le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, est prévue dimanche 9 juin aux environs de 10h. Mais bien avant cela, le président de la République va accorder plusieurs audiences. Le chef de l’Etat rencontrera, aujourd’hui, son homologue  Kenyan, aux environs de 11h. Vers 13h 30, il est prévu une rencontre avec les responsables de l’Apr, avant celle avec le Premier ministre québécois, Philippe Couillard. Une réception offerte par M. Couillard en l’honneur du Président Macky Sall est prévue à 17h avant le dîner offert par la gouverneure du Canada.

Mamadou Aicha NDIAYE

L’Assemblée nationale dément les informations distillées, hier, faisant état d’un retrait par le président de la République de la loi instituant le parrainage. Un communiqué de la direction de la communication de l’Assemblée nationale souligne que « l’abrogation de cette loi « n’est nullement à l’ordre du jour ».

Selon l’Assemblée nationale, « il s’agit plutôt du retrait du projet de loi portant révision du Code électoral. «Dans l'esprit des Autorités, les concertations en cours, au sein de la Commission ad hoc paritaire, entre les différents acteurs politiques et la Société civile, devraient aboutir à un projet de loi consensuel qui sera transmis, sous forme de projet de loi portant révision du Code électoral », informe le texte.

L’Assemblée nationale indique « qu’à la date du 6 juin 2018, le chef de l’Etat a adressé une lettre au président de l’Assemblée nationale, pour retirer le projet de loi portant révision du Code électoral déposé à l’Assemblée nationale, depuis le 28 mars 2018 ». « Il convient de dissiper le brouillard entretenu, en précisant que cette démarche n’a rien à voir avec la loi constitutionnelle sur le parrainage qui a été votée depuis le 19 avril 2018 et promulguée par le Chef de l’Etat », souligne l’Assemblée nationale. Une commission ad hoc sur le parrainage présidée par l’ambassadeur Seydou Nourou Bâ a été installée récemment par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye. Cette commission composée des partis politiques de l’opposition, de la mouvance présidentielle et de la société civile va réfléchir sur les modalités d’application de la Loi sur le parrainage adoptée par l’Assemblée et promulguée par le président de la République le 11 mai 2018. Dans un communiqué, le ministre de l’Intérieur a rappelé que le président de la République a promulgué la loi 14-2018 portant révision de la Constitution à l’effet d’élargir le parrainage aux partis politiques légalement constitués. Il rappelle que la loi a été publiée dans le journal officiel du Sénégal le 12 mai 2018. Cette loi est entrée en vigueur et demeure dans l’ordonnancement juridique du pays, selon le ministre de l’Intérieur.

Babacar DIONE

AYMEROU GNINGUE, PRÉSIDENT DU GROUPE PARLEMENTAIRE « BENNOO BOKK YAAKAAR » : « LA LOI SUR LE PARRAINAGE A ÉTÉ VOTÉE ET PROMULGUÉE »
« La loi constitutionnelle n'est pas retirée, elle a été votée et promulguée. Mais tout cela doit se traduire dans la loi électorale, qui doit dire comment on collecte les signatures, quand on les collecte, qui les collecte, comment on les vérifie. C'est l'aspect mise en œuvre », a rappelé Aymerou Gingnue. « La loi sur le parrainage a deux aspects. Il y a d’abord la loi constitutionnelle qui a été votée et promulguée par le Président de la République. Le deuxième aspect c’est sa traduction dans le code électoral. Un projet de Loi sur le code électoral a été envoyé depuis le 28 mars, en même temps que la Loi constitutionnelle. A cause du dialogue, que le président a institué, la commission paritaire est train de travailler avec les acteurs politiques et la société civile pour trouver un consensus. Cette commission doit déposer ses conclusions qui devraient servir certainement de socle pour le nouveau projet de loi », a ajouté le président.

M. Gningue insiste : « Il n’y a aucun changement sur la Loi sur le parrainage. Le parallélisme des formes veut que quand un projet de Loi est déposé et que le gouvernement veut le retirer. Il le retire par les mêmes formes. Il écrit à l’Assemblée nationale ».

B. DIONE

Le secrétariat exécutif national du Grand parti s’est réuni, mardi dernier, pour examiner la situation nationale « marquée par la crise larvée des secteurs de la Santé et de l’Education ». Il a exhorté le gouvernement à rencontrer l’Alliance des syndicats autonomes de la santé, Sutsas-Sudtm/Asas « And gueusseum » pour la satisfaction de leur plateforme revendicative. La situation qui prévaut dans ces deux secteurs primordiaux soulève, chez les camarades de Malick Gackou, une vive préoccupation et les alarme sur la nécessité de la mise en exergue de mutations idoines afin de les remettre en marche pour « la sauvegarde et la survie de la Nation ». Ils ont manifesté leur scepticisme sur les remèdes appliqués à ce jour par le Plan Sénégal émergent (Pse) dans ces deux domaines. C’est la raison pour laquelle, dans le cadre du Programme alternatif Suxxali Senegaal (Pass), ils ont retenu de faire de ces deux secteurs vitaux, les moteurs du progrès social et du bien-être des populations. Il réitère son soutien manifeste et sans équivoque à la lutte des syndicats pour le rayonnement de ces infrastructures de base de toute politique de développement. Il s’insurge ainsi contre la volonté du gouvernement de ne pas respecter les principes retenus avec les syndicats notamment à travers le respect des accords résiduels de 2014 et la prise en charge totale des directives à même de porter le système sanitaire en orbite.

Alassane Aliou MBAYE


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.