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Politique (1700)

Le Haut conseil des collectivités territoriales aiguise beaucoup d’appétit dans le département de Tambacounda. Ce sont 43 conseillers (municipaux et départementaux) qui ont déclaré leurs candidatures à l’issue d’une rencontre de présélection présidée par le coordinateur départemental de l’Apr, Mame Balla Lô, au Centre culturel régional.

Mame Balla Lô a lu une liste de 43 conseillers dont 39 de l’Apr et 4 des alliés de « Benno Bokk Yakaar ». Les 4 des alliés sont : Ibrahima Sylla (Afp), Mme Mary Niang (Afp), Mountaga Dabo (Ps) et Alassane Sina Cissokho (Ps).

Alors que du côté de l’Apr, on peut citer quelques grands responsables dont Dr Salif Samba Diallo, Bilal Bâ, Hawa Diané, Lala Sankharé, Djiby Cissé, Gogo Bâ, Ndèye Marième Diarra, Mamadou Saliou Bâ, etc.

Après lecture de la liste, M. Lô a précisé qu’il revient au président de l’Apr, Macky Sall, de choisir les deux candidats de la mouvance présidentielle dans le département de Tambacounda. Il a invité les responsables et militants de Bby à respecter les choix du président Sall pour assurer une large victoire au soir du 4 septembre.

Cette rencontre d’information, de partage, mais d’enregistrement de candidatures pour les deux postes qui reviennent au département dans le cadre de la mise en place du Haut conseil des collectivités a été mise a profit pour la lecture de la circulaire de Macky Sall, patron de Bby. Après une bonne compréhension des explications fournies par le coordonnateur religieusement écouté par ses pairs, des dizaines d’intervenants se sont succédé au micro pour donner leur point de vue relatif au choix à faire pour les deux postes du département de Tambacounda.

Aussi, les conseillers présents à l’assemblée se sont accordés sur la parité entre homme et femme. Il a également été proposé et accepté qu’un poste reste à la commune et le second au département. Mais malgré la multitude de candidatures enregistrées, la rencontre s’est bien déroulée avec la participation de l’ensemble des responsables politiques du Bby. A noter que la région de Tambacounda bénéficie de 5 postes électifs pour cette nouvelle institution.

Pape Demba SIDIBE

Selon un communiqué de la direction générale des élections du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique reçu hier, la clôture du dépôt des candidatures pour l’élection des conseillers au Hcct est fixée au dimanche 14 août 2016, à minuit.

A cet effet, il est rappelé aux citoyens, acteurs politiques, et organisation de la société civile que la période de dépôt des dossiers de candidatures, ouverte depuis le 30 juillet, sera clôturée, dimanche prochain à zéro heure. Le ministère indique qu’une commission de réception desdits dossiers de candidatures est instituée au département et siège durant toute la période, aux heures de travail de l’administration, à la salle de conférences de la Direction générale des élections (Dge) sise à l’ex-Cité Police, rue 6 x Malick Sy.

Pour assurer leur participation à l’élection, les coalitions et les entités regroupant des personnes indépendantes doivent obligatoirement satisfaire à la formalité de notification du nom de la coalition ou de l’entité au plus tard la veille du dépôt des dossiers de déclaration de candidature. A cette occasion, souligne le document, elles déposeront la liste des partis qui composent la coalition ou la liste des cinq pour cent (5%) des conseillers du département qui soutiennent l’entité indépendante dans chaque département où elle se présente. Durant le week-end des 13 et 14 août 2016, la commission de réception assurera une permanence jusqu’à minuit.

Conformément aux dispositions de l’article L. 190-13 de la loi organique relative à l’élection des Hauts conseillers, le ministère précise que les dossiers de candidatures sont déposés avec un bordereau d’envoi. Tout parti politique légalement constitué, toute coalition de partis politiques ou toutes entités regroupant des personnes indépendantes, désireux de participer à l’élection du 4 septembre, peut se rapprocher de la Direction générale des élections pour récupérer le modèle de bordereau ainsi que les documents de déclaration de candidatures, indique le communiqué.

El. H. A. THIAM

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Mankeur Ndiaye, à présenté, hier, le troisième ouvrage « l’année diplomatique » sous titré le « Sénégal dans le monde ». Lors de cette cérémonie, Mankeur Ndiaye a passé en revue l’actualité de son département. Selon le ministre, notre pays a une diplomatie d’envergure mondiale.

La salle de conférences du ministère des Affaires étrangères s’est avérée exiguë pour accueillir le lancement de l’ouvrage « L’année diplomatique, le Sénégal dans le monde ». D’anciens diplomates, journalistes et ministres d’Etat ont assisté à la cérémonie. On a noté la présence d’Ousmane Tanor Dieng et d’El hadj Hamidou Kassé qui a participé à la rédaction du document.

Mankeur Annee Diplo 2016 2Très en verbe, Mankeur Ndiaye, le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, a expliqué que l’ouvrage de 103 pages n’est qu’une synthèse de l’activité diplomatique du Sénégal de 2015 à 2016. M. Ndiaye a souligné que cet ouvrage illustre que le Sénégal, malgré sa petite taille sur le plan géographique, mène une diplomatie d’envergure mondiale. « Au courant de l’année, le Sénégal a consolidé ses relations diplomatiques avec la France, le Maroc, l’Arabie saoudite et les Etats-Unis », s’est-il félicité. A côté de ces acquis, le ministre a ajouté que le Sénégal pratique aussi une diplomatie géographique. « Le président Macky Sall, en sa qualité de président de la Cedeao, a eu à régler la crise au Burkina Faso. On est aussi en de bons termes avec nos voisins, malgré quelques anicroches de temps à autre », a soutenu le ministre. Le Sénégal, assurant la présidence de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) jusqu’en novembre prochain, se projette déjà sur d’autres responsabilités diplomatiques.

Présidence du Conseil de sécurité de l’Onu
Membre non permanant du Conseil de sécurité de l’Onu, le Sénégal assurera la présidence en novembre. Une occasion, selon le ministre des Affaires étrangères, de faire bouger les lignes. « Les membres du Conseil de sécurité sont très conservateurs », a rappelé Mankeur Ndiaye, affirmant que la mission du Conseil de sécurité ne doit pas seulement se limiter à la résolution de conflits mais aussi à la prévention. Le Sénégal compte poser le débat sur la problématique « eau, paix et sécurité » en se basant sur l’expérience de notre pays à travers l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs). « Beaucoup d’enjeux résident dans la question l’eau », a indiqué Mankeur Ndiaye.

Mamadou DIAGNE (stagiaire)

Présidence de la Commission de l’Ua : Pr Abdoulaye Bathily peut compter sur l’Etat
ABDOULAYE BATHILYCandidat à la présidence de la Commission de l’Union africaine (Ua), l’ancien ministre d’Etat, Pr Abdoulaye Bathily, peut compter sur le soutien de l’Etat du Sénégal. Selon le ministre, le Sénégal battra campagne auprès des pays proches et dans les organismes sous-régionaux pour faire élire son candidat en janvier 2017.

Mankeur Ndiaye rassure sur l’affaire Mbayang Diop
Interpellé sur l’affaire « Mbayang Diop » par les journalistes, le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur s’est voulu rassurant. « Lors de la visite du ministre saoudien des Affaires étrangères, le président Macky Sall a évoqué le sujet avec mon homologue », a indiqué Mankeur Ndiaye, en déplorant les actions des réseaux criminels. Mbayang Diop, femme de ménage sénégalaise, a été arrêtée en Arabie saoudite pour le meurtre de sa patronne.

Départ à la retraite de l’ambassadeur Amadou Kébé
Après 48 ans de carrière, Amadou Kébé a fait ses adieux au ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur hier. 

Cet ancien ambassadeur du Sénégal au Pays-Bas a été rappelé par le ministre Mankeur Ndiaye en 2013 pour diriger le secrétariat général du département. Saluant la qualité des ressources humaines du ministère, le vieil homme se dit confiant quant à la pérennisation des acquis.

« Le professionnalisme et le sens de l’État que j’ai constaté chez ces jeunes me rassurent », se réjouit-il.

Mamadou DIAGNE (stagiaire)

Interpellé sur l’affaire « Mbayang Diop » par les journalistes, le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur s’est voulu rassurant. « Lors de la visite du ministre saoudien des Affaires étrangères, le président Macky Sall a évoqué le sujet avec mon homologue », a indiqué Mankeur Ndiaye, en déplorant les actions des réseaux criminels. Mbayang Diop, femme de ménage sénégalaise, a été arrêtée en Arabie saoudite pour le meurtre de sa patronne.

Mamadou DIAGNE (stagiaire)

Selon un communiqué de presse de la Direction de la communication de l’Assemblée nationale, les députés sont convoqués en séance plénière demain jeudi 11 août 2016 à 9 heures.

L’ordre du jour porte sur l’examen des projets de loi suivants : à 9 heures, ce sera au tour du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, de défendre le projet de loi n°21/2016 portant refonte partielle des listes électorales. Dans l’après-midi, à 16 heures, le ministère de la Santé et de l’Action sociale s’expliquera sur le projet de loi n°22/2016 modifiant la loi n°98-12 du 02 mars 1998 relative à la création, à l’organisation et au fonctionnement des Etablissements publics de santé.

A l’issue de l’examen de ces deux projets de loi, la première session extraordinaire de l’année 2016 sera clôturée, indique le document reçu.

Après 48 ans de carrière, Amadou Kébé a fait ses adieux au ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur hier.

Cet ancien ambassadeur du Sénégal au Pays-Bas a été rappelé par le ministre Mankeur Ndiaye en 2013 pour diriger le secrétariat général du département. Saluant la qualité des ressources humaines du ministère, le vieil homme se dit confiant quant à la pérennisation des acquis.

« Le professionnalisme et le sens de l’État que j’ai constaté chez ces jeunes me rassurent », se réjouit-il.

Mamadou DIAGNE (stagiaire)

Le souci de mettre les électeurs et les équipes en charge de conduire les opérations de vote le jour du scrutin a été la chose la mieux partagée par l’ensemble des acteurs concernés par le processus électoral dans le département de Thiès.

Présidé par le préfet de Thiès, Alioune Badara Sambe, avec à ses côtés les sous-préfets, le président de  la Commission électorale départementale autonome (Ceda), Adama Kanté, le comité électorale départemental de Thiès a fait des propositions allant dans le sens de réduire les abris provisoires. Chiffrés  à  41 lors de la dernière consultation électorale, ils devraient passer à 20.

Selon le préfet de  Thiès, il a été retenu de délocaliser dans des salles de classe ou  des cases de santé,  tout bureau de vote sous forme d’abri provisoire partout où les conditions d’accueil sont meilleures.

Outre la question des abris provisoires, l’étroitesse constatée dans certains lieux de vote a aussi conduit à des suggestions de transfert.

Dans l’arrondissement de Keur Mousseu, l’école privée El hadji Malick Sy  de la commune de Pout qui abritait 15 bureaux de vote dans des salles étroites doit être déplacée à l’école 4 aux Habitations à  loyer modéré (Hlm) et les effectifs rééquilibrés. Toujours à Pout, le lieu de vote du foyer de la femme  va migrer vers l’école 5 dans le même quartier toucouleur. A Cayar, parmi les  10 bureaux de vote de l’école 1, une partie devrait se retrouver  à l’école 2 de la même localité. A Thiès ville, l’école Keur Cheikh Ibra Fall située au quartier Médina Fall à Thiès-nord, un centre de vote témoin avec 13 bureaux avec des gros effectifs, va voir deux bureaux transférés au sein de l’école maternelle séparée par un mur mitoyen. Au quartier Diakhao, le centre du dispensaire municipal est  déplacé à l’école élémentaire Capitaine Moussa Dioum dudit quartier.

Dans la commune de Thiès-ouest, au quartier Dixième, le centre de la Croix-Rouge doit se retrouver à l’école Abdoulaye Khady Diop.

A Thiès-est, le bureau de vote mythique du champ des courses avec moins de 100 électeurs inscrits est délocalisé au centre de vote de l’école Kaba Sall à Hersent.

« En réunissant les acteurs du comité électoral départemental de Thiès, nous avons voulu mettre les uns et les autres au même niveau d’information sur les différentes propositions faites allant dans le sens d’améliorer la carte électorale du département ; ceci pour éviter toute suspicion éventuelle », a confié le préfet de Thiès.

Mbaye BA

L’Anc/Appel de vérité a été lancé à la mairie des Parcelles Assainies. Pour le porte-parole du comité d’initiative Moussa Sy, il s’agira de répondre exclusivement aux besoins des citoyens.

L’Appel national pour la citoyenneté (Anc)/« Wooté Deug », voilà la nouvelle trouvaille du mouvement citoyen lancé par un comité d’initiative. D’après le maire des Parcelles Assainies, il ne s’agit pas d’un parti politique proprement dit, ni dans sa structuration, ni dans son organisation. « Notre politique sera essentiellement citoyenne, tournée vers la satisfaction de la demande sociale et le bien-être de nos populations. Pour se développer harmonieusement, notre pays a besoin de tout son potentiel humain à quelque niveau que ce soit », a-t-il souligné.

A l’en croire, cette plateforme citoyenne se veut un rôle de vigie dans l’élaboration des politiques publiques pour refuser tout ce qui est fait de manière solitaire et sans concertation. « Nous proposons une réflexion plurielle pour faire avec les citoyens et ensemble définir notre plan d’actions, sa structuration, son organisation et son fonctionnement. Au moment où je vous parle, je ne suis pas le coordonnateur ; c’est cela la rupture », a-t-il précisé. S’il refuse de se prononcer sur les prochaines élections, Moussa Sy affirme que le moment venu, les membres décideront. « Il faudra, à terme, que chacun de nous se reconnaisse dans ce programme d’actions à venir et s’engage fermement et avec conviction à sa réalisation », a-t-il exhorté.

S. M. S. CISSE

Morane Guèye, secrétaire général de la coordination départementale du Parti socialiste (Ps) de Mbacké, était en assemblée générale de consultation de la base pour évoquer les conclusions du Bureau politique. Il a profité de l’occasion pour donner sa position sur beaucoup de points, mais surtout sur la suite à donner dans le compagnonnage avec le « Benno Bokk Yakaar » (Bby).

En assemblée générale, la coordination départementale du Ps de Mbacké, sous l’égide de son secrétaire général Morane Guèye, a décidé, à l’unanimité de ses membres et pour les besoins de l’élection des membres du Haut conseil des collectivités territoriales, de poursuivre le compagnonnage avec la coalition « Benno Bokk Yakaar ». Des sept candidats déclarés, Morane Guèye est confiant et ne compte pas se laisser faire : « le secrétaire général du parti n’a jamais posé de condition tout au long de son compagnonnage avec Bby, ainsi nous avons le soutien des partis alliés, conscient que le poste revient de droit au Ps en dépit de la multitude de candidatures ». Il a ajouté : « Nous avons massifié le parti avec de nouvelles adhésions et le retour au bercail de militants et nous réaffirmons notre ancrage dans la coalition Benno Bokk Yakaar ».

Par rapport aux remous au sein du parti, Morane Guèye déclare que le Ps est un grand parti où il règne une grande démocratie et c’est normal qu’il connaisse des soubresauts. Selon lui, les dissensions actuelles sont l’œuvre d’une petite minorité qui va finir par s’aligner sur les positions émises par la base.

M. DIEYE

Responsable du parti présidentiel à Niakhar, dans le département de Fatick, Me Bassirou Ngom revient dans cet entretien sur l’actualité marquée par le départ de l’ancienne présidente de l’Ofnac, Nafi Ngom Keita, l’affaire Ousmane Sonko et les élections au Haut Conseil des collectivités locales du 4 septembre. Selon l’avocat membre de l’Apr, les actes administratifs prennent effet à compter de leur publication.

Me Bassirou Ngom, en votre qualité de juriste, quel commentaire faites-vous sur l’affaire Nafi Ngom Keita qui conteste le décret annonçant son départ de l’Ofnac. Est-ce conforme ?
« Je pense que ceux qui spéculent sur la question sont mus par des considérations qui n’ont rien à voir avec le fonctionnement normal des institutions et la nature des actes administratifs ainsi que de leurs effets.

Sur ce rapport, il n’y a pas d’affaire Nafy Ngom Keita. Si vous regardez le déroulement des événements, vous vous rendrez compte que c’est de manière tout à fait légale que le président de la République a pris un décret de nomination de Madame Seynabou Ndiaye Diakhaté pour remplacer Nafy Ngom Keita dont le mandat est arrivé à expiration conformément à la loi sur l’Ofnac.

Il n’y a donc pas eu de limogeage comme le présentent certains soit à dessein ou par méconnaissance mais d’une nomination à un poste devenu vacant. Madame Nafy Ngom a été nommé à ce poste par décret en 2013. A la date où le décret nommant Madame Seynabou Ndiaye Diakhaté est pris, son mandat avait expiré.

Quand on sait que les actes administratifs prennent effet à compter de leur publication s'ils sont réglementaires et à compter de leurs notifications s’ils sont individuels, le caractère vacant du poste ne peut être contesté. Nous souhaitons par conséquent qu'il soit mise fin à cette polémique qui ni ne sert l'intéressé ni ne grandit ceux qui le soulèvent sans fondement juridique.
 
Un autre fonctionnaire en la personne de l’inspecteur des Impôts et de Domaines, Ousmane Sonko, par ailleurs leader de Pastef, a été suspendu de ses fonctions. Selon vous, qu’elle devrait l’attitude de ce fonctionnaire accusé de n’avoir pas respecté le droit de réserve ? Ne s'agit-il pas d'un acharnement du pouvoir qui le considère comme un adversaire politique ?
Je pense que  Monsieur Ousmane Sonko a choisi d'être fonctionnaire contrairement à d'autres Sénégalais qui ont choisi d'autres fonctions. Les lois et les règlements ont un caractère impersonnel et ne sont pris ni pour faire plaisir ni pour les besoins d’une quelconque cause.

Au Sénégal, certains hommes politiques ont cette fâcheuse habitude de personnaliser des situations préexistantes pour en tirer des dividendes politiques. Cela est rendu possible par l'absence de programme ou d'offre politique sérieuse et le raccourci consiste à focaliser le débat sur sois. Je n'aime pas les débats de personnes et je n'ai rien contre Monsieur Sonko mais je pense que c'est pour protéger l'administration et la rendre plus efficace que cette règle existe depuis l'indépendance. D’ailleurs ses collègues en sont tellement conscients qu’ils ont senti le devoir de rappeler les règles déontologiques dont le non respect ne peut que leur être préjudiciable.

Dans moins d'un mois, le pays sera à l'heure des élections des membres du Haut conseil des collectivités locales. En tant que militant de l'Apr, comment comptez-vous mobiliser vos militants pour un plébiscite des listes du parti ?
Vous savez que ces élections concernent les conseillers municipaux et départementaux. Sur ce rapport, nous sommes majoritaires dans le pays aux dernières élections locales de 2014 ou nous contrôlons l'écrasante majorité des conseils départementaux. Le département est le baromètre le plus fiable pour ces élections.

Il s’agira juste de taire les querelles pour satisfaire l’intérêt général et de mettre à l’aise le président de la République pour lui permettre de dérouler sa vision pour le pays tout en sachant qu'il a à ses côtés des militants, mais surtout des responsables sur qui il peut compter.

Comment se porte votre parti dans votre zone?
Notre parti se porte bien aussi dans notre commune de Niakhar ou je milite mais aussi dans le département de Fatick.

Ceci est rendu possible d'abord par l'affection que les populations ont pour le président eu égard aux réalisations qui portent son empreinte.

Ensuite il y a le travail qui se fait au quotidien parfois sans beaucoup de bruit pour fidéliser les militants. Mon rêve aujourd'hui est de faire en sorte que tous les responsables du département de Fatick qui constitue la base affective du président travaillent la main dans la main pour pérenniser les acquis.

En ce qui me concerne, j'entretiens toujours les meilleurs rapports avec tous les responsables, sachant qu'il nous faudra toujours des ressorts pour recoller ce qui peut l'être dans des moments de tension.

C'est à cela que j'appelle tous les responsables du parti dans tous les départements à ce battre et à constituer quotidiennement des boucliers pour le président comme je l'ai rappelé plus haut.

Recueillis par El. H. A. THIAM

Jusque-là porte-parole du Parti pour l’indépendance du travail (Pit), Samba Sy, la cinquantaine, est devenu depuis dimanche dernier le successeur de Magatte Thiam à la tête de ce parti. Le nouveau secrétaire général entend baser son action sur la formation des militants et sur l’éveil des consciences. Une nouvelle mission bien à portée de main pour ce philosophe.

Samba Sy a le triomphe modeste.  Fraîchement élu secrétaire général du Parti de l’Indépendance et du travail (Pit) par le Comité central du parti, ce dimanche 7 septembre, M. Sy ne se prend pas la tête. Au-delà des « impressions multiples » qui ont traversé son esprit et la fierté qu’il éprouve de prendre le témoin qui est passé des mains de Seydou Cissokho à celles d’Amath Dansokho puis de Magatte Thiam, Samba Sy prend sa nouvelle fonction comme un sacerdoce. « Je mesure la densité de la charge, je vois le monde d’espoir. J’appréhende l’immensité des tâches et c’est avec beaucoup d’humilité et de modestie que je perçois cette charge », consent-il. Entre le Pit et Samba Sy, c’est une longue histoire. Son militantisme débute précocement. « Une fois mon bac en poche, je suis entré au Pit avant d’entrer au département de philo », résume celui qui a eu la chance d’avoir comme professeur de Lettres un certain Iba Ndiaye Diadji et Samba Dioulé Thiam comme professeur de Mathématiques. 

Mais il sera « particulièrement séduit » au Lycée Faidherbe de Saint-Louis (actuel Lycée El Hadj Omar Foutiyou Tall), par son professeur d’histoire et de géographie, Bara Ndour. Aujourd’hui philosophe de formation et directeur du Centre national de formation et d’action de Rufisque (Cnfa), une entité du ministère de la Fonction publique destinée à la formation des agents de la Fonction publique, Samba Sy se voit comme un capitaine d’équipe à la tête du Pit. Les décisions issues du Congrès seront sa feuille de route. Et il entend bien s’y conformer.  « Je suis membre d’une équipe même si j’en porte le brassard. Le comité central nous a assignés des tâches d’impulsion, d’organisation, des tâches de mise en œuvre des principales décisions du congrès », affirme-t-il, non sans préciser les domaines sur lesquels il entend bien inscrire son action.

Notamment en direction de la formation des militants, de l’éveil des consciences des  Sénégalais pour que ces derniers soient, selon lui, « conscients des urgences de l’heure et  désireux de voir advenir les transformations qui sont venus en maturité ». Pour ce travailleur infatigable, « la tâche est à portée de main ». Même s’il ne refuse guère le concept souvent collé au Pit de « parti d’intellos », ce qu’il revendique d’ailleurs, le nouveau secrétaire général entend travailler à la densification des rangs. Tout ceci pour que les militants du Pit soient de plus en plus nombreux et pour « un  Pit fort, un Pit debout, un Pit de militants enthousiastes et éclairés ».  Au-delà du Pit, Samba Sy souhaite le meilleur pour tout le Sénégal, un pays qui lui est cher. Pour que ce pays fasse parti des nations qui comptent, Samba Sy estime qu’il faut que les Sénégalais se mobilisent et soient rigoureux avec eux-mêmes.

Marié et père de famille, le philosophe Samba Sy perd sa langue dès qu’on l’interpelle sur sa vie de famille. Ce qui témoigne du grain de pudeur qui entoure cet homme attaché aux valeurs de « kersa » (retenue) de la société sénégalaise. « En tout cas, j’ai bien des chaussures à mes pieds », consent-il à dire. Mais Samba Sy n’en reste pas moins un homme épris de justice. Il refuse toute forme de persécution du fort contre le faible. Un trait de caractère qui est apparu à travers ses nombreuses lectures de bande dessinée.

Maguette NDONG

Dans la perspective des élections pour le Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) du 4 septembre prochain, les désaccords et tiraillements notés dans la mouvance présidentielle dans certains départements ont fait réagir le directeur des élections de l’Alliance pour la République (Apr). Le ministre-conseiller Benoît Sambou, tout en rappelant le mot d’ordre du parti, a estimé que « des solutions seront trouvées si des désaccords persistent » et le président de la République, par ailleurs président de la coalition « Benno Bokk Yakaar », « va trancher en définitive là où les gens ne s’entendront pas ».

La désignation des candidats de « Benno Bokk Yakaar » au Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) aiguise les appétits des partis et mouvements politiques membres de la coalition majoritaire. Malgré la feuille de route tracée par le président de la République, par ailleurs président de ladite coalition, Macky Sall, des désaccords sont notés dans certains départements et communes. Interpellé sur cette situation qui risque de faire imploser la coalition présidentielle, le chargé des élections de l’Apr minimise et recadre les choses. Selon Benoît Sambou,  « il faut saluer l’état d’esprit qui règne au sein de la coalition Benno Bokk Yakaar ». Considérant ce qui a cours comme un épiphénomène inhérent à la vie politique, il rappelle d’abord que « comme à toutes les élections, le président de la République échangent avec les différents alliés qui composent la coalition ». 

C’est à l’issue de ses échanges avec les leaders qu’« il a donné des instructions à l’Apr pour que de larges concertations soient organisées à la base pour identifier et proposer des candidats pour l’élection du Haut conseil dans chaque département ».  

Quid des désaccords et autres  tiraillements constatés ça et là ? M. Sambou les range dans l’ordre normal des choses politiques en ce sens que « la coalition en est à sa quatrième élection et des ambitions ne peuvent pas manquer car c’est le fait même des politiques et il n’y a pas d’inquiétude à ce niveau », a-t-il rassuré. Puisque les responsables alliés « sont en train d’échanger, ils nous font le feed-back et on essaie d’arranger en vue d’harmoniser les positions et en dernier recours si les blocages persistent, le président de la coalition va arbitrer ».

Toutefois, il demeure convaincu qu’« il n’y a pas de raisons que les gens ne s’entendent pas puisque les critères définis par le président de l’APR sont très clairs ». 

Mamadou Lamine DIEYE

Les accusations du coordonnateur du Front patriotique pour la défense de la République (Fpdr), le député Mamadou Diop Decroix, soupçonnant l’Apr et la majorité présidentielle de manœuvrer pour frauder  le fichier électoral n’ont pas laissé indifférent le député Abdou Mbow, porte-parole adjoint du parti présidentiel. Récusant en bloc « ces affirmations gratuites » de son collègue en déphasage des réalités de l’Assemblée nationale du fait de son « absentéisme chronique », M. Mbow n’en estime pas moins qu’il fait de la politique politicienne  en essayant d’entretenir le flou au sein de l’opinion publique.

Mamadou Diop Decroix, coordonnateur du Fpdr, a déploré, dans une sortie, la précipitation avec laquelle la coalition majoritaire compte porter le projet de loi sur le code électoral à l’Assemblée nationale. Ses soupçons d’une fraude qui se trame se justifient par le fait qu’à l’Assemblée, il a « trouvé un projet de loi sur la refonte du fichier électoral », lequel projet « qui  avait été retiré a été subrepticement réintroduit alors que les discutions à la commission de réforme du code électoral ne sont pas terminées mais seulement suspendues», a-t-il soutenu. Compte tenu du fait que tout le processus sus-indiqué n’est même pas encore entamé, « si ce fichier passe, il est inutile d’aller aux élections», a-t-il affirmé. C’est ainsi qu’il en appelle à l’opposition, à la société civile et à tout le peuple pour barrer la route par tous les moyens à la majorité qui veut « faire passer ce projet de loi ». 

Répliquant à cette sortie, son collègue député Abdou Mbow bat en brèche toutes ces accusations qu’il trouve « ridicules et inopportunes et non fondées ». A l’en croire, les agissements de Diop Decroix en mal d’arguments sont à ranger dans la corbeille de la politique politicienne. « Il essaie de semer le doute et la confusion dans la conscience des Sénégalais qui, heureusement, ne sont pas dupes », a dit M. Mbow. Relevant d’abord l’absentéisme de Diop Decroix qui est resté plus de six mois sans mettre les pieds dans l’Hémicycle, « il feint d’ignorer car il sait très bien qu’aucune loi n’a été enfreinte pour la session extraordinaire qui a été convoquée ».
Pour étayer son argumentaire, il évoquera l’article 63 de la Constitution qui donne pouvoir au président de la République de faire convoquer l’Assemblée nationale en session extraordinaire.

Qui plus est il renvoie son collègue à l’article 5 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Non sans rappeler que le Bureau de l’Assemblée et la conférence des présidents se sont réunis conformément aux textes qui régissent l’Hémicycle.

Mamadou Lamine DIEYE

La cérémonie de lancement de la Cellule républicaine de communication (Cric) s’est déroulée samedi. Cette structure se propose de vulgariser en toute objectivité les différentes réalisations du président de la République, Macky Sall.

Dans le souci d’accompagner le président de la République, Macky Sall, la Cellule républicaine de communication (Cric) a été créée le 25 juin 2015. Cette structure mise en place par des responsables politiques  est soucieuse de contribuer dans un même élan au renforcement des actions du président de la République à travers une large panoplie de communication.

Mamadou Moustapha Fall, coordonnateur, s’est prononcé sur les principaux objectifs de sa structure : « Les membres de l’organisation entendent faire de cette structure une cellule de veille, d’alerte et de riposte, avec comme objectif d’informer de manière permanente l’opinion sur les réalisations et projets du gouvernement ». Il s’agit également de mieux expliquer aux populations les actes posés par le chef de l’Etat,  tout en veillant à se déployer sur le terrain et à apporter une réponse énergique à toute attaque, à travers différents supports médiatiques.

La Cric se veut un partenaire des institutions de la République, des directions  et des différentes structures de l’Apr,  notamment le secrétariat exécutif national, la Ccr, le réseau des enseignants républicains, le réseau des femmes, Cojer, le mouvement des élèves et étudiants républicains, les coordinations, les sections et les comités. Mamadou Moustapha Fall informe que l’action de la Cric s’articule autour de deux volets : un volet virtuel comme la production d’articles de presse, une présence dans les réseaux sociaux et les débats, mais aussi un volet de terrain avec la participation des membres de la Cric aux manifestations politiques de soutien au président de la République, des campagnes de sensibilisation sur les actions du président et l’organisation de causeries. Pour arriver à l’atteinte de ses objectifs, la Cric compte  sur ses représentants établis dans plusieurs pays tels que l’Allemagne, l’Italie, la France, l’Espagne, le Canada, la Chine, le Portugal, la Côte d’Ivoire, le Maroc.  La Cric entend  s’appesantir sur les réalisations du président de la République, notamment sur leur impact dans le vécu des populations. Thérèse Faye Diouf, présidente de la Cojer, a salué l’important travail de «cette structure qui veille à la promotion des réalisations du président de la République, en toute objectivité ».

Abdou Karim Sall, président  de la Ccr de Pikine, a souligné « le travail abattu par ces jeunes  dans le sens de vulgariser les réalisations du président de la République à travers la communication ».

El Hadji Hamidou Kassé, ministre conseiller chargé de la communication du président, a  rappelé que c’est grâce à l’engagement de la jeunesse sans réserve que le chef de l’Etat a été élu au bout de trois ans d’opposition. « Nous sommes dans l’air de la communication ou du tout communication. La communication est devenue un paramètre, elle est loin d’être marginale. La preuve l’information et la communication a considérablement contribué à l’élection du président de la République. Cette structure mérite dès lors accompagnement et encouragement », a-t-il souligné. Mael Thiam, administrateur de l’Apr est d’avis que « la politique est un processus de décision de vote. C’est là que la communication joue un rôle essentiel ».

Oumar BA

Les apéristes de Tivaouane et quelques-uns de leurs alliés de Benno Bokk Yakaar (Bby), réunis en assemblée générale d’investiture de leurs candidats à l’élection au Hcct, ne sont pas parvenus à trouver un consensus autour des personnes à proposer.

Le coordonnateur départemental Abdou Ndéné Sall, Secrétaire d’Etat au Réseau ferroviaire qui présidait la réunion, décrit la situation en ces termes : « Il nous a été très difficile de trouver un compromis autour des nombreux candidats qui se sont signalés à travers les discours des uns et des autres alors que nous n’avons que deux postes à pourvoir ».

Du coup, il a indiqué qu’une décision a été prise de suspendre leur décision à la proposition que leur fera le chef de l’Etat, le président Macky Sall. « Nous avons confiance en lui et travaillons tous pour lui donc nous allons lui demander de nous choisir nos candidats car il nous sera difficile de revenir à la base pour un choix qui sera toujours difficile », a-t-il indiqué. Pour autant, ajoute-t-il, « nous avons demandé aux différents maires de  nous proposer des noms de candidats sur la base de laquelle nous allons dresser une liste à soumettre au secrétaire général du parti qui décidera en dernier ressort ».

Aussi, l’intervention du maire de Méouane, Bara Ndiaye, demandant d’exclure tous ceux qui avaient appelé à voter « Non » au référendum a été bien appréciée. Abdou Ndéné Sall, qui a levé la séance après plus de cinq heures d’horloge, est conscient des difficultés liées à ces investitures qui ne sont pas une mince affaire surtout si les jeunes s’en mêlent pour réclamer leurs parts du gâteau.

M. SAGNE

La directrice générale de l’Unesco a mis à  profit sa visite au Sénégal pour se rendre à l’Institut Al Azhar de Serigne Mame Mor Mbacké qui dispense des enseignements en formation professionnelle aux arabisants. Elle a aussi rencontré les femmes handicapées de Derklé qui profitent d’un projet d’alphabétisation financé par l’Unesco. Deux visites qui ont permis à Mme Bokova de magnifier « les valeurs d’humanisme et de tolérance » du système éducatif sénégalais.

La joie est lisible sur les visages. Sagement assises sur leurs fauteuils roulants, ces femmes membres de l’Association nationale des handicapés moteurs du Sénégal (Anhms) sont contentes de recevoir la directrice générale de l’Unesco en cette fin d’après-midi. En visite officielle au Sénégal, Irina Bokova a tenu à rendre visite à ces femmes qui, malgré leur handicap, se battent encore pour leur survie. Couture, fabrique de chaussures, teinture, miro-jardinage, etc., ces femmes handicapées ont dévoilé leurs talents et leur savoir-faire à Irina Bokova. L’Unesco apporte son appui à  ces filles et femmes qui font partie du Projet d’alphabétisation des jeunes filles et femmes (Pajef). Dans ledit projet, il s’agit de contribuer à l’autopromotion des femmes et des filles par l’alphabétisation pour un changement social et un développement harmonieux. « Les véritables leaders sont les femmes et si les femmes ne sont pas incluses dans la société,  nous aurons toujours la moitié de nos talents disponibles et visibles », a soutenu Irina Bokova, exhortant tout un chacun à aller vers des « sociétés incluses et plus justes ». La directrice générale a salué « le courage » dont font montre ces femmes handicapées qui, chaque jour, se battent pour repousser les limites de l’ignorance et veulent une meilleure autonomie. Seulement ces femmes handicapées, au nom de leur porte-parole Mme Dièye, ont demandé à Irina Bokova de les aider à participer aux différentes foires et à faire des formations en Tic. « Notre ambition est de vous accompagner et j’apprends en vous des leçons de vie en voyant vos efforts et votre courage », a répondu la directrice générale de l’Unesco.
 
« Une citoyenneté des valeurs »
 Une heure auparavant, Irina Bokova s’était rendue à l’Institut Al Azhar, sis à Fass Mbao, dans la banlieue dakaroise, dans le but de s’enquérir du fonctionnement de cet établissement scolaire qui forme des arabisants à différents métiers professionnels. Là aussi, elle a été accueillie avec les honneurs en l’absence de Serigne Mame Mor Mbacké ibn Serigne Mourtada qui a créé l’institut.

Toutefois, le guide religieux a tenu à livrer un message depuis les Etats-Unis où il se trouve pour expliquer le sens de la création de cet institut. Pour lui, Al Azhar est un système éducatif qui se fonde sur les « valeurs d’humanisme » enseignées par Serigne Touba, le fondateur de la confrérie mouride. « Cheikh Ahmadou Bamba, le fondateur de la Mouridiya, a fondé sa philosophie, sa mission sur la triptyque du savoir, du culte révérenciel et du travail. Pour lui, l’Islam est une religion de paix, de travail et de respect d’autrui », a dit Serigne Mame Mor Mbacké. Irina Bokova a salué la démarche de cet institut qui combat avant tout l’ignorance.

« Nous voulons une citoyenneté des valeurs, une éducation pour une citoyenneté mondiale. Ce sont les nouvelles tendances dans le domaine de l’éducation et vous êtes en train de montrer ces valeurs  d’humanisme, de paix et de tolérance », a indiqué Mme Bokova.

En outre, la Dg de l’Unesco estime que l’éducation est « un instrument préventif » contre la radicalisation et l’extrémisme. Toujours, selon elle, la guerre nait dans l’esprit des hommes et les défenses de cette paix doivent être formées dans le cœur des jeunes. « Il faut davantage faire le focus sur la prévention et l’éducation à travers la  promotion de certaines valeurs », a souhaité Irina Bokova.

Maguette NDONG


Yankhoba Badiane, Directeur du centre universitaire d’enseignement professionnel (Unep) de Dakar : « Nous formons des imams ingénieurs »
Yankhoba Badiane, Directeur centre universitaire d’enseignement professionnel nous parle de son institut qui forme des Imams ingénieurs

Comment est né l’Institut Al Azhar ?
L’Université Cheikh Ahmadou Bamba (Ucab) a été fondée en 2005, mais elle a commencé à fonctionner en 2008 à travers ses centres d’excellence. A l’époque, c’était des centres d’excellence, mais aujourd’hui c’est des centres universitaires qui fonctionnent surtout dans le domaine de la formation professionnelle. C’est une formation réservée exclusivement aux arabisants qui ont le bac arabe. Et depuis 2013-2014, nous travaillons dans le cadre d’un partenariat avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour la formation des bacheliers arabes dans des filières telles que l’électromécanique, l’électrotechnique, l’informatique et la bureautique, l’agriculture et l’élevage.
 
Combien d’étudiants sont là actuellement ?
Globalement on a 500 étudiants qui travaillent avec nous. C’est une formation qui va, dans un premier temps, jusqu’à la licence. Et nous comptons aller au-delà, parce que nous avons des clauses avec le ministère en charge de l’enseignement supérieur et pour la prise en charge du volet formation. C’est un domaine que nous connaissons très bien, parce que moi-même qui vous parle, je suis arabisant, formé à Al Azhar. C’est donc un domaine que nous connaissons. C’est pourquoi nous n’avons pas de difficultés surtout sur leur insertion.

Est-ce vos apprenants parviennent-ils à s’insérer dans le marché après leur formation ?
Il y a certains de nos sortants qui travaillent actuellement. L’un d’entre eux travaille à la Compagnie sucrière sénégalaise (Css), un autre est aux phosphates de Matam et il y a même un de nos anciens étudiants qui est là et qui travaille à Sabadola, à Kédougou.

Plusieurs autres sont insérés dans des entreprises de Dakar. Donc, nous pouvons dire que cela se passe très bien dans le cadre de l’insertion. Il y a même six de nos étudiants qui avaient participé aux travaux de montage des tapis roulants à l’aéroport Blaise Diagne de Diass. Ces étudiants travaillent avec une société allemande et ils sont actuellement au Rwanda. C’est des étudiants bien formés qui nous représentent dignement partout dans le monde. Ils sont, en plus de leurs métiers, des arabisants. Parce que notre slogan de départ était de former des imams ingénieurs. Aujourd’hui, nous avons réalisé cet objectif.

D’où proviennent vos financements ?
C’est l’autofinancement. Parce que Al Azhar c’est un réseau avec une société de transport qui a commencé avec Serigne Mourtada Ibn Khadim Rassoul et qui prend en charge le financement des écoles et des établissements. L’éducation ici est une œuvre sociale.

C’est la raison pour laquelle nous ne pouvons pas compter sur les recettes générées par les écoles. Aujourd’hui, Serigne Mame Mor Mbacké a renforcé les moyens d’Al Azhar Transport de sorte qu’on n’ait pas de grands problèmes sur le fonctionnement. Mais il faut préciser qu’il n’y a aucune structure nationale ou internationale qui participe au financement d’Al Azhar.

Prix Unesco 2016 : Les efforts du Sénégal en alphabétisation salués
Le Sénégal est à l’honneur le 8 septembre 2016 prochain. Il fera partie des heureux gagnants du « Prix Unesco d’alphabétisation » qui sera remis à l’occasion du 50ème anniversaire de la journée internationale de l’alphabétisation qui aura lieu les 8 et 9 septembre prochains à Paris.  « Le Sénégal est un pays qui a choisi l’éducation et la formation professionnelle comme des priorités de sa politique éducative. C’est un aspect que nous soutenons et j’ai félicité le président de la République et le ministre de l’éducation parce que nous venons de donner un grand prix de l’Unesco pour l’alphabétisation au Sénégal », a souligné Irina Bokova. L’Unesco appuie le Sénégal dans la prise en charge de la formation professionnelle pour les jeunes non scolarisés et analphabètes à travers des études diagnostiques et de capitalisation de plus de 10.000 jeunes filles. Dans cet accompagnement, il y a aussi la formation de plus de 1500 enseignants polyvalents dans le cadre du projet de renforcement de capacités en éducation (Caped). Des efforts qui s’ajoutent à ceux du Programme national d’alphabétisation (Pnebja).

Terrorisme : Une grande rencontre bientôt au Québec
La lutte contre le terrorisme est un combat qui tient à cœur la directrice générale de l’Unesco. C’est pourquoi, au-delà de l’éducation, Irina Bokova a souligné qu’un important travail est en train d’être fait par son organisme dans les réseaux sociaux, « terreau fertile de certains recruteurs ». « Les réseaux sociaux sont malheureusement bien utilisés par les extrémistes. Il y a beaucoup de propagande, c’est là où se passent les recrutements et on y pratique le langage de la haine », a expliqué Mme Bikova indiquant que l’Unesco a même organisé un débat sur Internet et éducation des jeunes avec des chercheurs. L’engagement de l’Unesco sur cette question est sans faille, selon Mme Bokova qui a prévu d’organiser une grande rencontre sur la question au Québec. Ce sera avec les Ongs et surtout avec les sociétés comme Google, facebook, twitter, etc.

Maguette NDONG

Le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne était, samedi, dans la région de Kaolack dans le cadre de l’édition 2016 des Vacances citoyennes. Mame Mbaye Niang a saisi l’occasion pour annoncer la disponibilité de 100 millions de FCfa pour le financement des projets de jeunes de la région de Kaolack. Il a aussi inauguré l’antenne locale de l’Agence nationale de promotion de l’emploi des jeunes (Anpej) et la ferme agricole de Koutal.

Le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne était à Kaolack dans le cadre de l’édition 2016 des Vacances citoyennes. Une caravane qui « va donner aux jeunes l’opportunité de mettre à profit la période des vacances pour contribuer davantage à l’œuvre de la construction nationale, par la participation à des actions ou prise d’initiatives individuelles et collectives de haute portée citoyenne et républicaine ». Mame Mbaye Niang a annoncé que plus de 100 millions de FCfa ont été dégagés en faveur des jeunes de la région de Kaolack. Des financements qui vont concerner une cinquantaine de jeunes du Saloum. Au total, une somme de 3 milliards de FCfa sera mise à la disposition de la jeunesse par le président de la République d’ici la fin de l’année. Le chef du département de la jeunesse a mis à profit l’étape du département de Kaolack pour procéder à l’inauguration de l’antenne régionale de l’Anpej, la ferme agricole de Koutal financé par le Papej, estimé à 100 millions de FCfa et la réhabilitation de poste de santé de Taba Ngoye.

Déplorant la politisation des vacances citoyennes, suite à des manifestations d’une frange des jeunesses républicaines de la commune de Kaolack, il a par contre félicité le Conseil régional de la jeunesse pour l’engagement de ses membres dans la mobilisation exceptionnelle notée lors de cette étape. « Il est essentiel de ne pas perdre de vue le caractère républicain et citoyen. Par conséquent, elles ne sont l’apanage d’aucun parti, fut-il celui au pouvoir, elles appartiennent à l’ensemble de la jeunesse nationale », a rappelé avec force le ministre. Selon lui, la jeunesse doit œuvrer pour la préservation de la paix, du développement et de l’émergence dans un pays.

Il s’agit, selon lui, avec le thème de cette année « engagement républicain des jeunes pour l’émergence », de revisiter les valeurs républicaines pour s’inscrire au cœur des actes. Les vacances citoyennes, selon lui, offrent un cadre de partage et de dialogue. Il a, par ailleurs, remercié la maturité de certains responsables politiques du département de Kaolack, notamment le ministre Diène Farba Sarr, Me Nafissatou Diop Cissé et la première vice-présidente de l’Assemblée nationale, Awa Guèye, qui ont compris l’engagement du chef de l’Etat en faveur de la jeunesse sénégalaise. Il s’est gardé de citer le maire de la capitale du Saloum, l’accusant de manière voilée d’être derrière les jeunes qui ont perturbé son cortège dans certains points stratégiques de la ville.

Elimane FALL

Yankhoba Badiane, Directeur centre universitaire d’enseignement professionnel nous parle de son institut qui forme des Imams ingénieurs

Comment est né l’Institut Al Azhar ?
L’Université Cheikh Ahmadou Bamba (Ucab) a été fondée en 2005, mais elle a commencé à fonctionner en 2008 à travers ses centres d’excellence. A l’époque, c’était des centres d’excellence, mais aujourd’hui c’est des centres universitaires qui fonctionnent surtout dans le domaine de la formation professionnelle. C’est une formation réservée exclusivement aux arabisants qui ont le bac arabe. Et depuis 2013-2014, nous travaillons dans le cadre d’un partenariat avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour la formation des bacheliers arabes dans des filières telles que l’électromécanique, l’électrotechnique, l’informatique et la bureautique, l’agriculture et l’élevage.
 
Combien d’étudiants sont là actuellement ?
Globalement on a 500 étudiants qui travaillent avec nous. C’est une formation qui va, dans un premier temps, jusqu’à la licence. Et nous comptons aller au-delà, parce que nous avons des clauses avec le ministère en charge de l’enseignement supérieur et pour la prise en charge du volet formation. C’est un domaine que nous connaissons très bien, parce que moi-même qui vous parle, je suis arabisant, formé à Al Azhar. C’est donc un domaine que nous connaissons. C’est pourquoi nous n’avons pas de difficultés surtout sur leur insertion.

Est-ce vos apprenants parviennent-ils à s’insérer dans le marché après leur formation ?
Il y a certains de nos sortants qui travaillent actuellement. L’un d’entre eux travaille à la Compagnie sucrière sénégalaise (Css), un autre est aux phosphates de Matam et il y a même un de nos anciens étudiants qui est là et qui travaille à Sabadola, à Kédougou.

Plusieurs autres sont insérés dans des entreprises de Dakar. Donc, nous pouvons dire que cela se passe très bien dans le cadre de l’insertion. Il y a même six de nos étudiants qui avaient participé aux travaux de montage des tapis roulants à l’aéroport Blaise Diagne de Diass. Ces étudiants travaillent avec une société allemande et ils sont actuellement au Rwanda. C’est des étudiants bien formés qui nous représentent dignement partout dans le monde. Ils sont, en plus de leurs métiers, des arabisants. Parce que notre slogan de départ était de former des imams ingénieurs. Aujourd’hui, nous avons réalisé cet objectif.

D’où proviennent vos financements ?
C’est l’autofinancement. Parce que Al Azhar c’est un réseau avec une société de transport qui a commencé avec Serigne Mourtada Ibn Khadim Rassoul et qui prend en charge le financement des écoles et des établissements. L’éducation ici est une œuvre sociale.

C’est la raison pour laquelle nous ne pouvons pas compter sur les recettes générées par les écoles. Aujourd’hui, Serigne Mame Mor Mbacké a renforcé les moyens d’Al Azhar Transport de sorte qu’on n’ait pas de grands problèmes sur le fonctionnement. Mais il faut préciser qu’il n’y a aucune structure nationale ou internationale qui participe au financement d’Al Azhar.

 M. NDONG

La lutte contre le terrorisme est un combat qui tient à cœur la directrice générale de l’Unesco. C’est pourquoi, au-delà de l’éducation, Irina Bokova a souligné qu’un important travail est en train d’être fait par son organisme dans les réseaux sociaux, « terreau fertile de certains recruteurs ». « Les réseaux sociaux sont malheureusement bien utilisés par les extrémistes. Il y a beaucoup de propagande, c’est là où se passent les recrutements et on y pratique le langage de la haine », a expliqué Mme Bikova indiquant que l’Unesco a même organisé un débat sur Internet et éducation des jeunes avec des chercheurs. L’engagement de l’Unesco sur cette question est sans faille, selon Mme Bokova qui a prévu d’organiser une grande rencontre sur la question au Québec. Ce sera avec les Ongs et surtout avec les sociétés comme Google, facebook, twitter, etc.

L’ambassadeur et représentant permanent du Sénégal à l’Onu, Fodé Seck, a fait une communication au débat public du Conseil de Sécurité sur « le sort des enfants dans les conflits armés ». De l’avis du représentant du Sénégal, la prévention doit passer par le traçage et le contrôle de la circulation des armes.

S’adressant au président de séance, l’ambassadeur Seck affirme : « En consacrant un débat public de notre Conseil à la problématique cruciale des enfants dans les conflits armés, vous restez égal à vous-même dans le leadership remarquable dont vous avez fait montre et continuez de faire montre en votre qualité de président du groupe de travail du Conseil de Sécurité sur les enfants dans les conflits armés ».

« Au Conseil, a-t-il poursuivi, nous nous sommes non seulement indignés, mais nous nous sommes mobilisés aussi. Nous avons agi et nous continuons d'agir afin d'améliorer le sort et la situation intolérables faits aux enfants en zones et périodes de conflits ». Pour lui, cette thématique essentielle met en exergue le triple drame que vivent les enfants qui, dans les situations de conflit, sont : - d'abord en tant que civils, victimes des pires sévices et exactions sur les théâtres d'opérations; - victimes, ensuite, d'enrôlements forcés de la part les parties belligérantes, principalement les groupes armés non étatiques; - victimes, enfin, de traumatismes psychologiques et physiques extrêmes que leur jeune âge et leurs corps fragiles ne peuvent supporter sans graves séquelles à long terme.

Le chef de la délégation sénégalaise a fait siens les propos du patron de l’Onu lorsqu'il affirme que « les enfants font lourdement les frais de notre échec collectif à prévenir et régler les conflits. Ces violations sont directement liées au peu d'importance accordée au respect des droits de l'homme et du droit international humanitaire par les parties aux conflits ». Il est d’avis que le présent débat est une manière d'interpeler la conscience universelle sur l'ignominie que représente le sort réservé aux enfants dans les conflits armés. « Aux yeux du Sénégal, cette situation qui ne saurait davantage durer, appelle impérativement une triple action : d'abord assurer la protection des enfants dans leur intégrité physique et morale, ensuite renforcer le volet préventif et enfin garantir la reddition des comptes pour les auteurs de ces crimes de guerre », a dit Fodé Seck. Au regard des entraves multiples à la distribution de l’aide humanitaire destinée aux enfants, la délégation du Sénégal, selon son représentant, estime obligatoire la conclusion de «pauses humanitaires» par les parties aux conflits et saisit cette occasion pour condamner fermement la « militarisation » des écoles et des hôpitaux.

La prévention, selon M. Seck, doit également passer par le traçage et le contrôle de la circulation des armes, notamment celles légères et de petit calibre, afin de s'attaquer à leur prolifération conformément au Traité sur le Commerce des armes (Tca) ; d’où l'importance des programmes de désarment, démobilisation et réintégration (Ddr) des enfants soldats pour éviter toute reprise des armes.

Parlant de la réintégration sociale des enfants à travers un appui psychologique et des programmes d'éducation et de formation professionnelle, Fodé Seck a rappelé la création au sein des Etats membres de la Cedeao, y compris donc au Sénégal, de centres d'accueil et de placement familial pour enfants soldats, ainsi que de juridictions et de centres spécialisés de détention pour mineurs. Selon lui, ces mesures ont été prises dans le souci d'atténuer l'impact catastrophique de la conscription des enfants par la société, conscription qui sape le contrat social qui lie les forces de sécurité aux populations civiles qu'elles sont censées pourtant protéger. En conclusions, l’ambassadeur Seck a souligné l'importance d'asseoir une stratégie holistique prenant en compte toutes les mesures susmentionnées et réaffirmer la détermination du Sénégal à continuer de contribuer à l'œuvre d'élimination de ce fléau. « C'est aussi à ce prix que nous pourrons bâtir les sociétés paisibles et inclusives que préconise le programme mondial pour le développement durable à l'horizon 2030 », a affirmé M. Seck.

Synthèse El hadji Abdoulaye THIAM

Les femmes de « Benno Bokk Yakaar » (Bby) sont mieux outillées pour servir de relais auprès des populations. Elles ont bénéficié d’un séminaire de formation sur les réalisations du président Sall lors d’une journée de partage et de réflexion sur les réalisations des politiques publiques dans les 45 départements du Sénégal. Le thème était axé sur « partage du bilan des conseils des ministres décentralisés » et a réuni les femmes de « Benno Bokk Yakaar » ce week-end, à Dakar. L’idée est de mieux outiller ces femmes pour servir de relais de communication sur les réalisations faites auprès des populations des 14 régions du pays.

Ce séminaire est à l’initiative de la coordination des femmes de Bby et constitue une première étape en faveur d’une centaine de femmes, d’autres étant attendues. En clair, « l’objectif de cette rencontre est de former les femmes de Bby, une partie qui aura la lourde charge de sillonner le pays, les 45 départements afin de porter la bonne parole aux populations du Sénégal. « La bonne parole, ce sont les réalisations du président de la République depuis qu’il a entamé les conseils des ministres décentralisés », a explicité Mme Mariame Badiane, présidente de la coordination des femmes de « Benno Bokk Yakaar ».

Au sujet de la réélection du président Sall, la ministre d’Etat a affirmé : « Nous travaillons dans ce sens », avant de préciser que le président de la République ne cesse de poser des actes qui constitueront son bilan. « Je crois que le reste viendra rapidement. C’est un bilan positif, à la lumière de ce qu’il a fait, je crois que les Sénégalais voient journellement ce que le président est en train de faire pour que le Sénégal soit émergent », soutient-elle. Ainsi, pour la présidente de la coordination des femmes de Bby, au sortir de cette formation, les femmes seront mieux outillées pour s’adresser aux populations pour élucider, dire aux populations, mettre en exergue ce que le président de la République a réalisé depuis 2012.

Pour sa part, la ministre Khoudia Mbaye, panéliste et par ailleurs quatrième vice-présidente des femmes de Bby, a estimé que l’initiative est d’une grande importance. Elle a insisté sur la place importante que jouent les femmes en tant que relais pour défendre les réalisations et la vision du président Sall. « Notre responsabilité en tant que femmes de Bby, c’est de faire partie des acteurs de la communication sur les réalisations du président », a-t-elle renchéri. Car « le problème c’est la communication et non un manque de vision et de réalisations. L’opposition est dans son rôle de déconstruction ; donc c’est aux partisans de Bby de défendre et de montrer les réalisations du président. C’est pourquoi votre initiative est louable », appuiera Pape Maël Thiam de l’Apr.

Dans cette logique, son collègue le Professeur Malick Sarr a invité les femmes de Bby à continuer à incarner cette nouvelle dynamique autour du président et à travailler à garantir sa prochaine réélection. Tout au plus et entre autres objectifs attendus de ce séminaire, c’est d’informer les bénéficiaires sur les 881 projets ayant fait l’objet d’engagement de la part du chef de l’Etat, les renseigner sur les résultats d’étapes de la mise en œuvre des projets sectoriels dans le cadre du Pse, les informer sur le nombre d’emplois créés par rapport aux objectifs fixés, leur permettre de connaître les performances liées à l’exécution des projets intervenant dans les régions ciblées.

Amadou DIOP

L’ancien ministre Abdou Fall, avec à ses côtés El Hadji Hamidou Kassé, ministre conseiller du président de la République en charge de la communication, a fait face aux journalistes installés dans la capitale du rail.

A moins d’un mois du scrutin concernant le choix des membres du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), une institution qui, d’après Abdou Fall, vient parachever la mise en place des différents organes de gouvernance du pays. Pour le leader du mouvement « Andu Nawlé », l’avènement de l’Acte 3 de la décentralisation consacre une territorialisation des politiques publiques qui est une manière d’enjamber ou de dépasser même la démocratie représentative dans laquelle les différentes alternances ont fini de crédibiliser le système démocratique sénégalais. « Aujourd’hui, le Hcct est un échelon supérieur en termes de politiques locales et surtout de déconcentration des ressources en matière de développement », a-t-il indiqué. C’est pourquoi, il a invité les élus locaux qui vont élire une bonne partie des membres du Hcct à bien appréhender les enjeux. « C’est dans ce sens qu’il faut comprendre l’appel du président Macky Sall aux élus locaux de l’Apr et au-delà de la coalition « Benno Bokk Yaakar » à travailler en direction d’un large consensus. J’en profite pour inciter  la coalition Bby dans le département et la région de Thiès à sortir renforcée de ce scrutin », a-t-il asséné. Avec un vote massif en faveur du camp présidentiel, Abdou Fall soutient que ce sera un pas de plus vers la reconquête de Thiès. Par rapport au développement de l’actualité politique nationale, il affirme que sur le chemin de la construction et de la consolidation du système démocratique, la classe politique, la société civile au sens large du terme du pays de la Téranga ne doivent pas rester sur le champ du mimétisme, mais plutôt être dans une dynamique de recherche permanente d’efficacité pour un Sénégal émergent. « Et pour y arriver, le débat doit être mieux pensé, plus rigoureux et axé sur des questions majeures à même de pousser le pays de décoller à partir du Plan Sénégal émergent », a-t-il indiqué.

El hadji Hamidou Kassé, ministre conseiller, a noté que dans chaque fonction, il y a des choses que l’éthique ou la déontologie accepte ou récuse partout dans le monde.

Sur le rapprochement agité entre le pouvoir et  le Pds, Abdou Fall affirme qu’il a toujours œuvré pour que les contradictions internes sous le magistère de Wade soient gérées avec lucidité  et en équipe. « A l’époque, les ambitions personnelles se sont cristallisées au point que plusieurs candidatures ont été posées et parmi lesquelles celle de Macky Sall qui a remporté la présidentielle de 2012 ; donc, je n’ai pas été écouté », a-t-il lancé. Il estime que la retrouvaille de la famille libérale ne peut prospérer qu’autour du vainqueur. « Et dans ce processus, tous les fils politiques de Wade, sans exception, ont leur place. C’est cela ma conviction. C’est cela l’intérêt du Sénégal », a-t-il affirmé.

Mbaye BA

La fédération départementale du Pds de Bambey a proposé un boycott du vote du Haut conseil des collectivités territoriales. Les libéraux ne digèrent pas la déchéance de la première présidente du Conseil départemental de Bambey, Aissatou Mbodj. Ils ont exprimé leur courroux ce week-end à travers une assemblée convoquée pour débattre de la question des prochaines joutes électorales pour désigner les représentants au Hcct prévues dans quelques mois. A travers une résolution, les militants du Pds ont déclaré que le boycott est la décision retenue pour ces échéances. Les proches d’Aida Mbodj se disent non partants pour ce rendez-vous électoral pour « des raisons de logique politique » et de conformité avec leurs idéaux défendus lors des rencontres au sein de leur formation politique. En tout état de cause, les proches et militants du maire de la commune, Gana Mbaye, promettent de porter ce message de boycott dans tout le département afin que ce mot d’ordre soit massivement respecté.

M. A. NDIAYE 

Le Sénégal est indigne des débats sur les montants détournés ou du divorce d’un ancien Premier ministre. Car, pour le Pvd, les priorités sont ailleurs. L’administrateur du Pvd, Ahmadou Gaspard Kamara, a souligné que le Sénégal est en train de traverser  une période charnière, c’est-à-dire il se trouve à la croisée des chemins alors que les débats dans l’espace politique ne sont que puérils. Hier, en conférence de presse, M. Kamara s’est interrogé sur le sentiment de crise qui est pire que la crise elle-même, comme le disait Gramsci, alors inutile. Selon lui, il y a d’autres urgences que nous devons circonscrire et dont le dénouement serait plus bénéfique aux Sénégalais. Il a invité les pourfendeurs du chef de l’Etat à le laisser faire son travail. Quant au président du mouvement des élèves et étudiants du Pvd, Abdou Khoudoss Mbacké, il se dit prêt aller à l’Assemblée nationale dans un futur proche. 

S. M. S. CISSE

Selon un communiqué de l’ambassade du Japon à Dakar, Fumio Kishida, ministre des Affaires étrangères du Japon et son homologue Mankeur Ndiaye, en visite officielle au pays du Soleil levant, ont procédé à la signature d’un échange de notes d’un montant de 200 millions de Yens (¥ 200.000.000) soit environ 1,1 milliard de FCfa, à titre de don, dans le cadre du programme de développement économique et social pour l’année fiscale 2016. Ce programme, selon le document reçu, a pour but d’appuyer les efforts des pays en développement dont le Sénégal pour renforcer le niveau du développement économique et social.

Ce don du Japon finance le Projet d’amélioration de l’alimentation en eau potable de la région de Saint-Louis qui permettra d’introduire dans les villages situés au bord du fleuve Sénégal un système d’assainissement adéquat, un des principaux défis que doit relever le pays. Le gouvernement du Japon soutient les efforts du Sénégal dans le domaine de l’eau et de l’assainissement pour améliorer les conditions de vie des populations et réduire les maladies hydriques. Le Japon a annoncé, lors de la Ticad V en juin 2013, son soutien pour l’accès de 10 millions d’Africains à l’eau potable et l’amélioration de leurs conditions sanitaires. Ce projet est une traduction concrète de cet engagement.


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