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Politique (4840)

 Les  Sénégalais seront fixés le 22 juillet prochain sur les ambitions présidentielles de l'ancien président de la commission de l'Uemoa, Cheikh Hadjibou Soumaré. Les supputations sur sa candidature éventuelle à l'élection présidentielle ont fait les choux gras de la presse. Il a pris rendez-vous avec l'histoire le 22 juillet prochain.

L'ancien Premier ministre de Me Abdoulaye Wade de (2007 à 2009) a été reçu, hier, à Touba, par Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, le khalife général des Mourides. A sa sortie d'audience il a indiqué : «nous avons des ambitions pour ce pays pour qu'il redevienne ce qu'on a toujours connu, un havre de paix pour que tous les Sénégalais y vivent en harmonie, quelque soit leur religion ou «tarikha».
Sur l'objet de sa visite au Khalife général des Mourides, Cheikh Hadjibou Soumaré révèle : «j'étais venu lui expliquer l'ambition que j'ai pour le Sénégal. Cette ambition, je la porte aujourd'hui avec beaucoup de patriotes de ce pays et avec des amis. C'est cela l'objet de ma visite d'aujourd'hui ». Sur l'éventualité de sa candidature aux prochaines élections présidentielle, il donne rendez-vous aux Sénégalais. «Le 22 Juillet, inchallah, je m'adresserai à l'ensemble des Sénégalais», a-t-il déclaré.

Mamadou DIEYE

 

Le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, a représenté, hier, le chef de l’Etat, Macky Sall, à la cérémonie d’investiture de Recep Tayyip Erdogan, réélu le 24 juin 2018, président de la République de Turquie. Le chef du gouvernement a eu des échanges avec le président Erdogan. Au total, 22 chefs d’Etat et 28 chefs de gouvernement et de parlement ainsi que des représentants d’organisations internationales ont pris part à la cérémonie.

 

L’architecture territoriale actuelle du Sénégal n’est guère cohérente et ne milite pas en faveur de collectivités locales prospères. C’est pour cela que le chef de l’Etat qui a présidé l’ouverture de la Conférence nationale sur l’aménagement et l’attractivité territoriale (Cnaat) estime que des corrections sont nécessaires et peuvent être trouvées avec la mise en œuvre des pôles territoires.

Face aux incohérences notées dans le découpage territorial et les inégalités constatées à travers les différentes collectivités du pays, le chef de l’Etat estime qu’il y a lieu d’apporter des correctifs. Pour lui, cette réforme déjà entamée avec l’Acte 3 de la décentralisation ne sera pas facile à mettre en œuvre, mais elle doit se faire. « Il faudra beaucoup de courage pour affronter la nécessaire correction territoriale », a dit le chef de l’Etat, hier, à l’ouverture de la Conférence nationale sur l’aménagement et l’attractivité territoriale (Cnaat). Selon lui, les défis à relever pour qu’on ait des collectivités viables et développées sont nombreux.
Il s’agit principalement des défis liés à la cohérence territoriale afin de favoriser la solidarité et la complémentarité des territoires. « Il y a des défis de la transition écologique afin de concilier le développement économique à la préservation des ressources naturelles, les défis de l’intensification des investissements à la fois public et privé, le défi de l’inclusion sociale pour consolider la stabilité et la cohésion nationale et enfin le défi de l’aménagement numérique équitable du territoire », a expliqué le chef de l’Etat.

Pour lui, depuis la naissance des premières communes au Sénégal, en 1872 à travers Dakar, Rufisque, Saint-Louis et Gorée et la création de l’Acte 3 en 2013, le processus de la décentralisation qui est passé successivement par la communauté rurale, la régionalisation et aujourd’hui la communalisation universelle tarde à régler ces nombreux défis. C’est pourquoi, le chef de l’Etat estime que la deuxième phase de l’Acte 3 de la décentralisation est le regroupement des régions en pôles territoires en tenant compte des complémentarités des uns et des autres.

« Nous absorberons 8 régions »
 A cet effet, des « blocs homogènes » sont déjà ciblés à travers le pays. Il s’agit, selon lui, des pôles territoires de la Casamance qui va regrouper les régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda ; le pôle territoire du Sine-Saloum qui regroupera Kaolack, Fatick et Kaffrine et le pôle territoire du Sénégal Oriental qui va rassembler les régions de Tambacounda et de Kédougou. « Avec ces 3 pôles déjà, nous absorberons 8 régions sur les 14 que compte le pays », a expliqué le Président Sall. Mieux, la réalisation des pôles territoires permettra à l’Etat de se décharger de bien des « compétences » en les transférant aux nouvelles entités territoriales.

« Si nous arrivons à mettre en place les pôles territoires, beaucoup de ces politiques seront transférées à l’échelle de ces pôles et les Adm vont devenir des agences territoriales de développement et les questions qui pourront être prises en charge de façon beaucoup plus étroite comme l’environnement, la santé, etc. L’Etat restera dans les grands dossiers régaliens tels que la sécurité, la défense, les grandes infrastructures, les autoroutes », a indiqué le chef de l’Etat. Seulement, pour le président de la République, de telles questions sont à régler « de façon objective et dans la quiétude ». Mais toujours est-il que l’Etat restera aux côtés des élus pour apporter des réponses à cette nouvelle architecture territoriale. Tout en confortant le chef de l’Etat dans son idée de réformer en profondeur l’architecture territoriale du pays, le président du Comité scientifique de ladite conférence nationale, Mouhamadou Mawloud Diakhaté, signale qu’il est encore temps de corriger les « incohérences » nées d’anciennes scissions faites qui sont parfois de nature politique ou électoraliste. Pour qu’une telle réforme puisse aboutir, il y a lieu de repositionner l’Agence nationale de l’aménagement du territoire (Anat).


Lancement du Pacasen
Près de 145 milliards de FCfa pour 123 communes
La conférence nationale sur l’aménagement et l’attractivité territoriale (Cnaat) a été l’occasion de franchir un nouveau palier dans l’Acte 3 de la décentralisation. Notamment avec la signature d’une convention de financement entre l’Etat du Sénégal, la Banque mondiale et l’Agence française de développement (Afd), portant sur le démarrage du Programme d’appui aux collectivités et aux agglomérations du Sénégal (Pacasen). Ladite convention est de l’ordre de 223 millions d’euros, soit près de 145 milliards de FCfa dont 80 millions d’euros soit 52 milliards de FCfa de l’Afd, 93 millions d’euros (plus de 60 milliards de FCfa) de la Banque mondiale et 50 millions d’euros soit 32 milliards de FCfa provenant de l’Etat du Sénégal. « Le Pacasen vise d’une part à améliorer le niveau et l’allocation des ressources financières des collectivités territoriales et d’autre part, il vise la capacité et la performance des collectivités territoriales à gérer ses ressources de manière transparente », a expliqué Louise Cord, la représentante de la Banque mondiale, ajoutant que le Pacasen est un « programme national » qui sera versé dans le budget national de l’Etat du Sénégal.

Pas moins de 123 communes pilotes seront concernées par ce programme. Ces dites communes recevront ainsi avec ce programme des « ressources supplémentaires », tout en tenant compte de certains critères de performance. Il s’agira, pour ces communes, d’outiller leurs agents à travers des sessions de formation. Mais il permettra aux communes de faire face à certaines charges. « Ce programme marque la poursuite d’une révolution.

Je sais, dans mon pays, comment la décentralisation a changé la France en libérant les territoires, les énergies locales. Je suis sûr que ce mouvement est en marche ici au Sénégal », a expliqué l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot. Pour le chef de l’Etat, “la Banque mondiale et l’Afd sont d’anciens partenaires » de la décentralisation au Sénégal. Pour lui, le Pacasen amorce la seconde phase de l’Acte 3 de la décentralisation.

Fonds alloués aux collectivités locales
5 milliards de FCfa par an sur les transferts
Le chef de l’Etat souhaite qu’il y ait un débat de fonds entre les élus, l’administration centrale et l’Etat sur les dépenses de transfert. Car, selon lui, l’Etat ne refuse guère de renforcer les fonds de dotation des collectivités territoriales, mais il appartient à celles-ci de prendre en charge certaines questions. « Quelle est la commune qui paie l’éclairage public. Aucune. Quelle est celle qui contribue au nettoiement, ce sont des questions essentielles pour une commune. Nettoyer les territoires communaux, éclairer la ville, c’est une fonction régalienne de la commune », a rappelé le chef de l’Etat. Macky Sall a dit être favorable à l’augmentation des ressources des collectivités, mais à condition qu’elles présentent un menu c’est-à-dire des revenus et des dépenses. Pour le chef de l’Etat, rien que pour le nettoiement de Dakar, l’Etat dépense 19 milliards de FCfa par an. Toujours dans cette dynamique d’accompagnement des communes, le chef de l’Etat a signalé que 5 milliards de FCfa seront ajoutés, chaque année, aux dépenses de transfert des collectivités locales. En outre, le chef de l’Etat signale que les différents programmes mis en œuvre depuis son accession au pouvoir peuvent impacter sur le Programme national d’aménagement du territoire (Pnat). « Ne voyez pas seulement le fonds d’équipement et le fonds de dotation comme un transfert de l’Etat vers les collectivités. Ce serait fausser l’équation. Ce qu’on met dans vos collectivités comme le Pudc, le Puma, Promovilles, le Programme de santé publique, ce sont aussi des transferts. C’est vrai que ce n’est pas du cash qui est rentré dans vos communes, mais ce sont des ressources importantes que l’Etat central transfert aux collectivités territoriales », a expliqué le Président Macky Sall aux élus.

Par Maguette NDONG et Fara Michel DIEYE (textes), Mbacké BA (photos)

Mme Louise Cord, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal a salué les efforts du gouvernement en faveur des collectivités territoriales.
En marge de la cérémonie de signature du Programme d’appui aux communes et aux agglomérations (Pacasen), Mme Louise Cord, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal, la Mauritanie, la Gambie, la Guinée-

Bissau et Cabo Verde a salué les actes relatifs à la restructuration du Fonds d’équipement des collectivités territoriales, (Fect) posés par le Président Macky Sall.
« Pour la première fois, les dotations du Fect seront reparties aux 599 collectivités territoriales de façon prévisible, selon des critères clairs et objectifs, qui favorisent notamment les collectivités territoriales les plus pauvres et les plus rurales. Ainsi le Fect restructuré permettra les allocations conditionnelles basées sur la performance », a-t-elle souligné.

C’est pourquoi, selon Mme Cord, cette rencontre peut être perçue comme « une célébration, car c’est ce que mérite le territoire sénégalais, si riche en potentiel humain, culturel et naturel.  La décentralisation est une piste importante qui permettra certainement d’aider à la réalisation de ces potentiels en rapprochant les décideurs de politiques publiques aux populations et à leur réalité locale ». Pour la représentante de la Banque mondiale, « valoriser pleinement le potentiel de ce beau pays dépendra en grande partie de l'émergence de villes secondaires dynamiques et vibrantes :  des villes capables d'attirer l'investissement privé, de stimuler la croissance économique, de créer des emplois, de connecter le territoire, d'offrir des services de base de qualité à tous et d'encourager les jeunes à rester au pays ».

Toutefois, selon elle, « l'émergence du Sénégal devrait être fondée sur la garantie qu'aucune partie du territoire, ni segment de la population, ne soit laissée pour compte et que tous les citoyens bénéficient et participent activement au développement de leur pays ».


Mettre en place des mesures de protection du foncier
10 milliards de FCfa pour les impenses pour la mise en œuvre de l’usine de dessalement des Mamelles, 46 milliards de FCfa pour l’indemnisation des populations impactées par le Train express régional (Ter). Telles sont les dépenses déjà effectuées par le gouvernement pour la mise en œuvre de ces grands projets. A cause de la mauvaise gestion du foncier dans les collectivités locales, l’Etat peine parfois à réaliser des projets structurants. « Dans toutes les communes, il y a des difficultés tous les jours. L’Etat, lui-même, a, de plus en plus, de difficultés à réaliser des projets structurants majeurs à savoir l’autoroute et le Ter, etc. La prise en charge des impenses devient un facteur limitant de renforcer des capacités dans notre pays », a signalé le chef de l’Etat, expliquant que dès qu’un programme est annoncé dans une zone, les gens partent chercher des baux ou des affectations de terres. Il y a lieu ainsi de faire des réformes pour éviter de tels problèmes. « Si l’on ne prend pas les mesures législatives de protection  de l’Etat, nous mettrons plus d’argent à indemniser les gens qui passent par des circuits que de mettre des ressources au bénéfice des populations », estime le chef de l’Etat.

Construction d’aeroports secondaires
Cinq régions concernées par le programme
Le chef de l’Etat a annoncé le lancement, pour la semaine prochaine, des travaux des aéroports secondaires dans plusieurs régions du pays. Les régions de Saint-Louis, Tambacounda, Matam, Ziguinchor et Kédougou seront les bénéficiaires de ce programme national de réhabilitation des aéroports à l’intérieur du pays. Ces différentes régions auront chacune 1,5 kilomètre de piste construite. Les pistes des aéroports de Kolda et de Sédhiou seront, quant à elles, réhabilitées ainsi que celle de Kaolack. Tout cela participe au développement de la connectivité du pays et au désenclavement des régions de l’intérieur.


Moulaye Gueye, maire de la commune de Diamniadio
«L’Anat a accompli un travail remarquable»
Tout en saluant la vision de l’Etat du Sénégal dans le développement des collectivités locales, le Maire de la commune de Diamniadio a aussi magnifié le travail de l’Agence nationale de l'aménagement du territoire (Anat).
Pour Moulaye Guèye, la mise en œuvre de la décentralisation a démontré l’importance de cette structure.  « L’Agence nationale de l'aménagement du territoire (Anat) a accompli un travail remarquable, avec diligence et efficacité.  Je l’ai vu, je l’ai vécu avec l’arbitrage dans la délimitation des collectivités territoriales  en cours dans le département de Rufisque. Le schéma Dakar-Thiès-Mbour est une excellente vision structurante, viable, cohérente et attractive du territoire nationale. Cela nécessite des ressources humaines de qualité comme en regorge l’Agence», a-t-il dit. Créée en novembre 2009, l'Agence nationale de l'aménagement du territoire (Anat) qui se substitue à l'ancienne Direction de l'aménagement du territoire (Dat), a vu, avec l’arrivée du Président Macky Sall, son positionnement renforcé, ses missions bien définies et élargies. D’ailleurs, le chef de l’Etat a souhaité le renforcement des moyens budgétaires de l’agence.

Ousmane Tanor Dieng, président du Hcct

«Un vaste programme de rattrapage a été mis en place»

M. Ousmane Tanor Dieng, président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) s’est dit très intéressé des résultats et recommandations qui seront issus de ces deux jours d’échanges qui se tiennent à Diamniadio. Pour lui, avec le Président Macky Sall, le Sénégal entre, de plain-pied, dans l’ère de la transformation des produits de ses divers écosystèmes, de la verte Casamance au Fouta, des Niayes aux terres rocailleuses du Sénégal oriental.

Depuis 2012, un vaste programme de rattrapage a été mis en place à travers le Programme d'urgence de développement communautaire (Pudc), le Programme d'urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma) et plus récemment le Programme de modernisation des villes du Sénégal (Promovilles). Pour M. Dieng, le Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), à l’issue de sa deuxième session ordinaire de l’année 2017, axée sur « l’attractivité des territoires et promotion de l’emploi », est sorti renforcé à l’idée que les déterminants de l’attractivité sont la taille considérée, le coût du capital et du travail, et l’existence d’entreprises complémentaires, ou concurrentes dans le processus de production.


Mouhamadou Maouloud Diakhate, président de la commission scientifique
«Corriger les disparités socioéconomiques»
Mouhamadou Maouloud Diakhaté, Professeur titulaire à l’Ugb, président de la commission scientifique, exaltant la nouvelle initiative envers les collectivités territoriales, a offert en exemple le Maroc. Selon lui, la politique instituée par ce pays depuis 2001 est un levier pour corriger les disparités socioéconomiques.
 
« L'Aménagement du territoire repose sur les principes de justice spatiale, d’équité sociale et de solidarité économique, en assurant au citoyen, quelle que soit sa localisation sur le territoire, sa condition sociale, l’accès aux services publics. C’est un outil curatif qui vise une meilleure performance d’un Etat face à ses missions régaliennes », a-t-il expliqué, ajoutant que cet exemple du royaume du Maroc mérite notre attention. Car, selon lui, depuis le débat de 2001, ce pays tient une approche basée sur le développement des territoires. Ainsi, une charte de développement territorial a été élaborée pour permettre de générer une gamme d’activités fonctionnelles liées aux produits des terroirs, l’artisanat, au patrimoine culturel et à l’environnement paysager, entre autres. Pour lui, l’objectif fondamental est de construire une rampe de qualité territoriale pour la cohésion des acteurs économiques. C’est dans cette perspective que le Maroc vise une territorialisation des collectivités publiques, portée par de nouveaux pôles régionaux plus cohérents et plus compétitifs, à l’effet de réduire les disparités entre l’axe Rabbat-Casablanca-Tanger et les régions rurales.
 
Aujourd’hui, au Sénégal, constate le Professeur Diakhaté, on assiste encore au creusement des disparités socioéconomiques entre les territoires de la côte atlantique et ceux de l’intérieur, entre le tiers dit utile et le « désert sénégalais ».
 
Adama Diouf, président de l’Uael
«Articuler l’ensemble des programmes pour une cohérence globale»
La tenue de la Conférence nationale sur l’aménagement et l’attractivité territoriale (Cnaat) était un vœu de l’ensemble des élus territoriaux. Il a d’ailleurs été rappelé, hier, par le président de l’Union des associations des élus locaux (Uael), Adama Diouf. Car, selon lui, il faut des cadres de rencontre et d’échanges pour les élus et cette conférence est justement l’occasion, pour eux, de se parler. Tout en se félicitant des nombreux programmes mis en œuvre par l’Etat, pour développer les territoires, tels que le Pudc,  le Precol, le Puma et le Pacasen, Adama Diouf estime qu’il y a lieu d’articuler l’ensemble de ces programmes aux projets de base des élus afin d’espérer une « cohérence globale » dans les politiques d’aménagement du territoire. Pour Adama Diouf, la territorialisation des politiques publiques ne doit guère être un « slogan creux », mais elle doit être traduite sur le terrain.

Par Maguette NDONG et Fara
Michel DIEYE (textes),
Mbacké BA (photos)

 

Le Premier Ministre Mahammed Boun Abdallah Dinne est arríve hier en Turquie où il représentera aujourd’hui, Macky Sall, Président de la République, à la cérémonie d’investiture de Recep Tayyip Erdogan, réélu le 24 juin 2018 Président de la République de Turquie.

Il a été accueilli par les autorités turques et la représentation diplomatique sénégalaise basée á Ankara.

L’ouvrage intitulé « Sénégal-Rek, ensemble pour une refondation » a été présenté samedi dernier à l’esplanade du Monument de la renaissance africaine. L’auteur de cette publication, Pierre Goudiaby Atépa dit vouloir influer positivement sur le destin de tout un peuple.

« Ce livre est la poursuite d’un corps-à-corps quotidien, avec la vie pour le développement du Sénégal. Dans une production antérieure, j’avais avancé des propositions pour un Sénégal émergent », a déclaré l’architecte de renommée internatinale, Pierre Goudiaby Atépa, qui lançait avant-hier, son mouvement et rendait public un livre dénommé « Sénégal-Rek, ensemble pour une refondation ». D’après M. Goudiaby, « cet ouvrage est un condensé d’une passion pour son pays, né des fées penchées sur son berceau. Elles nous ont donné des ressources humaines dignes des grandes nations sur le plan intellectuel, spirituel, humain et même humaniste ».

Il a souligné que son objectif est d’influer positivement sur le destin de tout un peuple. «L’offre que voici est à l’état d’esquisse et a besoin d’être peaufinée, chiffrée et budgétisée », a-t-il expliqué.

Mais le pourquoi de son engagement, il a expliqué : « je m’engage pour être l’héritier des valeureux chevaliers qui ont façonné cette terre et dont nous avons le devoir de prolonger l’action. Je m’engage pour que ce pays ne continue pas d’aller en vrille, qu’il professe la démocratie économique ainsi que le patriotisme (…). Je m’engage avec la conviction qu’il n’y a pas de réussite spontanée, ni de bonheur individuel».

Dans ce livre-programme, publié aux éditions Continentales, l’architecte soutient une transition gagnante pour un Sénégal, qui n’exclut aucun de ses fils de bonne volonté et de bonne moralité.

« Le patriotisme sera au cœur de cette révolution des mentalités et des comportements que nous appelons de tous nos vœux. Nous sommes prêts », a-t-il laissé entendre. A l’en croire, le consommer local doit être de rigueur. Transition toute trouvée pour parler du pétrole dont les métiers dérivés peuvent créer 1.000.000 d’emplois.

Se définissant comme un architecte du développement, né le 30 juin 1947, l’homme, originaire de la Casamance, dit s’engager pour poursuivre le combat qu’il a toujours mené. «Il ne serait pas convenable de confondre ce que l’on obtient à la sueur de son front avec les gains faciles des professionnels de la politique politicienne qui bradent nos économies et dont la réussite relative correspond à l’étranglement de notre cher Sénégal », a-t-il mentionné. Il a promis la création d’une université numérique qui va servir toute l’Afrique. « La réflexion que je poursuis dans cet ouvrage s’inscrit en droite ligne d’un projet visant à rassembler les intelligences sénégalaises autour d’un creuset de partage d’idées et d’ambitions pour notre pays », a commenté l’auteur, qui a « décidé de se lancer dans la rude bataille pour février 2019 ». Pierre Goudiaby Atepa a également mis à profit cette cérémonie, pour procéder au lancement officiel de sa plateforme ‘’Ensemble pour une refondation’’.

Serigne Mansour Sy CISSE

Les avocats de Karim Wade font part de leur amertume à la suite de la décision prise par la direction des élections de rejeter l’inscription de leur client des listes électorales. En conférence de presse, hier à Dakar, les conseillers de l'ancien ministre des infrastructures estiment que cette décision n’est ni plus ni moins qu’une «radiation déguisée» de leur client sur le fichier électoral. Car, arguent-ils, l’inscription de M. Karim Wade était « effective et définitive » à compter du 16 avril 2018 et validée par la Decena établie au Koweït, qui ne lui a fait aucune des objections prévues par la loi électorale ni notifié un avis de rejet (Articles R. 100.  et R. 101. du Décret n°2017-170 du 27 janvier 2017 portant partie réglementaire du Code Electoral). Mieux, le collectif des avocats estime que le ministère de l’Intérieur n’avait aucune compétence pour pouvoir procéder à un tel rejet ou radiation « déguisée » de l’inscription de M. Karim Wade, se fondant notamment sur l’Article L. 324 de la Loi n°2017-12 du 18 janvier 2017 portant Code Électoral). Pour ces avocats, la compétence du ministère de l’Intérieur se limite au seul cas d’un électeur qui s’est fait inscrire plusieurs fois. Ils rejettent dès lors l’article L.31 évoqué par le ministère de l’Intérieur pour motiver sa décision. Pour eux, cet article est « sans pertinence » puisqu’il a déjà été répondu dans l’arrêt de la Crei, dès lors qu’il n’y a aucune disposition légale qui autorise le juge à prononcer la peine complémentaire de perte des droits civiques et politiques contre une personne reconnue coupable d’enrichissement illicite. Ils estiment que cette décision de la direction des élections est « arbitraire, illégale et contraire » à la loi électorale. Les avocats rappellent que leur client jouit de tous ses droits civiques et politiques tirés de la Constitution de la République du Sénégal et des instruments juridiques internationaux signés et ratifiés par la République du Sénégal. Par conséquent, expliquent les avocats, la jouissance des droits civiques et politiques ne peut être perdue que par une sanction pénale explicitement prononcée par la juridiction de condamnation comme peine accessoire aux termes de  l’article 34 du code pénal comme l’a affirmé dans une conférence de presse l’ancien Garde des Sceaux et Ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba. Et pourtant regrettent les conseils de Karim Wade, depuis 2012, l’Etat du Sénégal persiste dans «la violation récurrente » des droits de leur client. Ceci, dans l’unique but de l’empêcher d’être éligible à l’élection présidentielle de février 2019. Enfin, le collectif des avocats de Karim Wade rappelle à l’Etat la nécessité de la séparation des pouvoirs.

Maguette NDONG

Après le vote, le 19 avril 2018, du projet de loi relatif au parrainage aux élections, et la promulgation de la loi constitutionnelle N°2018-14, le 11 mai suivant, l’Exécutif avait retiré de l’Assemblée nationale le projet de loi portant modification du Code électoral devenue nécessaire, aux fins d’y inclure les considérations émises par des partis de l’opposition.

Le 18 juin, ledit projet retourné à l’Assemblée nationale était adopté. Le lendemain, le Président de la République saisissait le Conseil constitutionnel aux fins d’examiner sa conformité à la Constitution. Il était suivi, le 21 juin, par un groupe de 18 députés de l’opposition, qui demandait aux Cinq Sages de déclarer inconstitutionnelle la nouvelle loi N°2018-22.

En sa séance de lundi dernier, 02 juillet 2018, le Conseil constitutionnel décidait que «les dispositions des articles Lo. 132 et Lo. 138 de la loi adoptée par l’Assemblée nationale en sa séance du 18 juin 2018 sous le numéro 22/2018 sont conformes à la Constitution» et que «les autres dispositions de la loi adoptée sous le numéro 22/2018 susvisée ne sont pas contraires à la Constitution».

C’est dire que Macky Sall a eu le dernier mot contre ceux qui s’opposaient à la loi sur le parrainage. Et deux jours après la décision N°2/C/2018 des Cinq Sages, le Président de la République a promulgué la loi N°2018-22 du 04 juillet 2018 portant révision du Code électoral, qui paraît, le lendemain, dans le Journal officiel.

Un document que Le Soleil publie in extenso.

Yakham Codou Ndendé MBAYE

L’Assemblée nationale a adopté en sa séance du lundi 18 juin 2018 ;

Le Conseil constitutionnel a déclaré conforme à la Constitution, par sa Décision N°2/C/2018 du 02 juillet 2018 ;

Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

Article premier
Les Articles L Premier, L.3, L.54 L.57, L.68, L70, L.115, L.116, L.118, L.119, L.121, L.122, LO.132, LO.138, L.145, L.170, L.176, L.197, L.232, L.239, L.266, L.275, L.303, L.304, L.329 et L.335 du Code électoral sont modifiés et remplacés ainsi qu’il suit :

Article L premier
Le Ministère chargé des Élections est, dans les conditions et modalités déterminées par le présent Code, compétent pour la préparation et l’organisation des opérations électorales et référendaires.

A l’Etranger, cette compétence est exercée, en rapport avec le Ministère chargé des Affaires étrangères, dans les conditions et modalités déterminées par le présent Code.

Le Ministère chargé des Sénégalais de l’Extérieur participe à l’information et à la sensibilisation des Sénégalais résidant à l’étranger.

Article L.3
Sous l’autorité du Ministre chargé des Élections, les services centraux, en relation avec les Autorités administratives, assurent la mise en œuvre des prérogatives indiquées dans les articles premier et 2, du présent Code.

A l’Etranger, le Ministère charge des Élections met en œuvre les compétences définies à l’article premier alinéa 2 du présent Code, en relation avec les services centraux du Ministère chargé des Affaires étrangères, les Ambassades et les Consulats.

Article L.54
Il est créé, dans chaque commune, par arrêté du Préfet ou du Sous-préfet, des commissions chargées de la distribution des cartes d’électeur.

Ces commissions sont composées d’un président et d’un suppléant désignés par le Préfet ou le Sous-préfet, du Maire ou de son représentant et d’un représentant de chaque parti politique légalement constitué ou coalition de partis déclarée à cet effet auprès de l’autorité compétente.

L’autorité administrative ne peut nommer des citoyens qui, dans les trois dernières années, se sont rendus coupables de violations de la loi électorale alors qu’ils assumaient des fonctions de président de commission administrative. L’autorité administrative fera recours à des agents publics a la retraite pour les commissions administratives chaque fois que de besoin.

Ces commissions sont instituées quarante-cinq (45) jours avant le scrutin et en nombre suffisant pour que la distribution des cartes puisse être effectuée normalement et complètement. Elles peuvent être itinérantes : dans ce cas, l’Administration doit obligatoirement transporter leurs membres et assurer leur restauration.

Elles continuent les opérations de distribution au niveau des sièges qui leur sont assignés et fonctionnent jusqu’à la veille du scrutin.

Après le scrutin, la distribution des cartes non retirées est assurée par l’autorité administrative selon des modalités fixées par décret. Le comité électoral, visé à l’article L.65, veille au bon déroulement des opérations de distribution. La CE.N.A. en est tenue informée.

Article L.57
Tout Sénégalais électeur peut faire acte de candidature et être élu, sous réserve des conditions et des cas d’incapacité ou d’inéligibilité prévus par la loi.

La candidature est portée soit par un parti politique légalement constitué, soit par une coalition de partis politiques légalement constitués, soit par une entité regroupant des personnes indépendantes, soit par un indépendant.

Est candidat Indépendant celui qui n’a jamais milité dans un parti politique ou qui a cessé toute activité militante depuis au moins un (1) an.

Toute candidature à une élection, présentée par un parti politique légalement constitué, par une coalition de partis politiques légalement constitués ou une entité regroupant des personnes indépendantes ou par un indépendant est astreinte au parrainage par une liste d’électeurs. Les modalités d’organisation de la collecte de signatures sont déterminées par le présent Code.
Dans une élection, un électeur ne peut parrainer qu’un (01) candidat ou une liste de candidats et qu‘une seule fois.

Dans le cas d’une présence sur plus d’une liste, le parrainage sur la première liste contrôlée, selon l’ordre de dépôt, est validé et est invalidé sur les autres.

Toutefois, si du fait de cette invalidation, une liste n’atteint pas le minimum requis des électeurs inscrits au fichier et ou le minimum requis par région et par commune, notification en est faite au mandataire concerné. Celui-ci peut procéder à la régularisation par le remplacement jusqu’à concurrence du nombre de parrainages invalidés pour ce fait dans les quarante-huit (48) heures.

Si le parrainage d’un électeur se trouve à la fois sur plusieurs listes, les peines prévues à l’article L.88 du Code électoral sont applicables au parrain fautif.

Quiconque aura organisé ou planifié des actes qualifiés de fraude ou de tentative de fraude sur le parrainage sera puni des mêmes peines.

Le candidat ou la liste de candidats désigne un coordinateur national, qui nomme des délègues régionaux et des collecteurs, ainsi que leurs suppléants.

En cas d’existence d’une seule liste et en fonction du type d’élection, des délégués et collecteurs sont nommés au niveau du département ou de la commune concernée.

Les listes de parrainage sont dressées par ces collecteurs, elles portent sur chacune d’elles les prénoms, nom, numéro de carte d’électeur et signature du collecteur responsable.

La collecte de parrains est interdite dans les cantonnements militaires, paramilitaires, dans les services militaires, paramilitaires ainsi que dans les établissements de santé sous peine des sanctions prévues à l’article L.88 du Code électoral.

Les dispositions pratiques du contrôle de ces listes sont fixées par l’autorité ou la structure chargée de la réception des dossiers de déclaration de candidature.

Fixé par arrêté du Ministre chargé des élections, le modèle de la fiche de collecte des parrainages, en format papier et électronique, est mis à la disposition des candidats à la candidature à compter de la date de signature de l’arrêté fixant le montant de la caution pour chaque élection.

Pour les besoins du contrôle, il est indiqué, pour chacun de ces électeurs, les éléments d’identification suivants : prénom, nom, la circonscription électorale d’inscription, le numéro de la carte d’électeur et la signature. Ils peuvent être complétés par d’autres éléments d’identification fixés par arrêté du Ministre chargé des Elections.

Article L.68
Le candidat ou la liste de candidats doit désigner un plénipotentiaire auprès de chaque autorité administrative compétente. Celui-ci a compétence dans tous les bureaux de vote de la circonscription concernée :

- pour l’élection présidentielle, la lettre de désignation est notifiée trente-trois (33) jours avant le scrutin ;

- en ce qui concerne les élections législatives, départementales et municipales, elle est notifiée cinquante (50) jours avant le scrutin ;

- pour l’élection des Hauts conseillers, celle-ci est notifiée dix-huit (18) jours avant le scrutin.

La correspondance par laquelle l’autorité administrative demande au plénipotentiaire la liste des représentants du candidat ou de la liste de candidats dans les bureaux de vote, doit être envoyée :

- pour l’élection présidentielle, les élections législatives, départementales et municipales, au moins trente (30) jours avant le scrutin ;

- pour l’élection des Hauts conseillers, au moins quinze (15) jours avant le scrutin.

Les prénoms, nom, profession, ainsi que les numéros d’inscription sur une liste électorale ou le numéro de récépissé d’inscription des représentants de candidats ou listes de candidats, dans les bureaux de vote, doivent être notifiés, à la C.E.N.A et au chef de la circonscription administrative compétente.

- Pour l’élection présidentielle, les élections législatives, départementales et municipales au plus tard vingt-cinq (25) jours avant le scrutin ;

- Pour l’élection des Hauts conseillers, au plus tard dix (10) jours avant le scrutin.

Article L.70
Les autorités compétentes (Préfets et Sous-préfets) sont tenues de dresser la liste des membres des bureaux de vote ainsi que les représentants des candidats ou listes de candidats et leurs suppléants.

La liste doit être validée par la C.E.N.A avant d’être publiée, par arrêté, notifiée par leurs soins :

1) à la C.E.N.A pour contrôle ;

2) à tous les plénipotentiaires des candidats ou listes de candidats ;

3) aux détenteurs de la liste électorale où les membres du bureau de vote sont normalement inscrits pour que la mention y soit portée. Le nombre des électeurs considérés comme étant inscrits sur cette liste est diminué d’autant pour le décompte des électeurs inscrits ;

4) aux détenteurs de la liste électorale de la circonscription électorale dont dépend le bureau de vote où les membres du bureau de vote siègent. Le nombre des électeurs considérés comme étant inscrits sur la liste est augmenté d’autant pour le décompte des électeurs inscrits ;

4) aux détenteurs de la liste électorale, de la circonscription électorale dont dépend le bureau de vote où les membres du bureau de vote siègent. Le nombre des électeurs considérés comme étant inscrits sur la liste est augmenté d’autant pour le décompte des inscrits.

La publication et la notification de l’arrêté doivent intervenir :

- vingt (20) jours au moins avant le jour du scrutin pour l’élection présidentielle, les élections législatives, départementales et municipales ;

- dix (10) jours au moins avant le jour du scrutin pour l’élection des Hauts conseillers ;

La liste des membres du bureau de vote doit être affichée devant le bureau de vote.

Article L.115
La candidature à la présidence de la République doit comporter :

1) les prénoms, nom, date, lieu de naissance et filiation du candidat ;

2) la mention que le candidat est de nationalité sénégalaise et qu’il jouit de ses droits civils et de ses droits politiques, conformément aux dispositions du titre premier du Code électoral ;

3) le numéro de la carte d’électeur ;

4) la mention que le candidat a reçu l’investiture d’un parti politique légalement constitué ou d’une coalition de partis politiques légalement constitués, ou se présente en candidat indépendant ;

5) la photo et la couleur choisies pour l’impression des bulletins de vote et éventuellement le symbole et le sigle qui doivent y figurer ;

6) la signature du candidat.

Pour être recevable, toute candidature doit être accompagnée de la signature d’électeurs représentant, au minimum, 0,8% et, au maximum, 1% du fichier électoral général.

Ces électeurs doivent être domiciliés dans au moins sept régions à raison de deux mille au moins par région.

Un électeur ne peut parrainer qu’un (01) candidat.

Article L.116
La déclaration de candidature doit être accompagnée des pièces suivantes :

* un certificat de nationalité ;

* une photocopie légalisée de la carte d’identité biométrique CEDEAO faisant office de carte d’électeur ;

*un extrait d’acte de naissance datant de moins de six (06) mois ;

* un bulletin n° 3 du casier judiciaire datant de moins de trois (03) mois ;

* une attestation par laquelle un parti politique légalement constitué, une coalition de partis politiques légalement constitués a investi l’intéressé en qualité de candidat ou une attestation de présentation de candidature pour le candidat indépendant ;

* la liste des électeurs ayant parrainé le candidat, présentée sur fichier électronique et en support papier, conformément au modèle prévu à l’article L.57 du présent Code.

Cette liste doit comprendre des électeurs représentant un minimum de zéro virgule huit pour cent (0,8%) et un maximum d’un pour cent (1 %) du fichier général.

Une partie de ces électeurs doit obligatoirement provenir de sept régions au moins à raison de deux mille au moins par région. Le reste est réparti, sans précision de quota, dans toutes les circonscriptions administratives ou juridictions diplomatiques ou consulaires ;

* une déclaration sur l’honneur par laquelle le candidat atteste que sa candidature est conforme aux dispositions des articles 4 et 28 de la Constitution, qu’il a exclusivement la nationalité sénégalaise et qu’il sait écrire, lire et parler couramment la langue officielle ;

* une déclaration sur l’honneur par laquelle le candidat atteste être en règle avec la législation fiscale du Sénégal ;

* une quittance confirmée par une attestation signée par le Directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) attestant du dépôt du cautionnement prévu à l’article L.117 du présent Code.

Tout dossier incomplet à l’expiration des délais de dépôt fixés par l’article 29 de la Constitution, entraîne l’irrecevabilité de la candidature.

En cas d’irrecevabilité d’une candidature, le cautionnement est remboursé quinze (15) jours après la publication définitive de la liste des candidats.

Article L.118
La déclaration de candidature est déposée au Greffe du Conseil constitutionnel, dans les délais fixés par l’article 29 de la Constitution, par le mandataire du parti politique, de la coalition de partis politiques qui a donné son investiture ou par celui du candidat indépendant.

Les coalitions de partis politiques et les entités regroupant des personnes indépendantes doivent choisir un nom différent de celui des partis politiques légalement constitués.

Toutefois une coalition peut prendre le titre d’un des partis qui la composent. Le nom et éventuellement le titre de l’entité indépendante ou de la coalition, ainsi que la liste des partis qui la composent, doivent être notifiés au Greffe du Conseil constitutionnel par le mandataire au plus tard la veille du dépôt de la déclaration de candidature ».

Dès la clôture de la période de dépôt des dossiers de déclaration de candidature, le Conseil constitutionnel organise le contrôle et la vérification des listes de candidatures recevables suivant l’ordre de dépôt, conformément aux dispositions de l’article 57 alinéa 10 du Code électoral. A cet effet, le Conseil constitutionnel peut mettre en place un dispositif de vérification des parrainages en présence des représentants des candidats.

Les modalités de fonctionnement de ce dispositif sont fixées par le Conseil constitutionnel.

Article L.119
Un candidat ne peut utiliser une couleur, un sigle ou un symbole déjà choisi par un autre candidat.

En cas de contestation, le Ministre chargé des Élections attribue, par priorité à chaque candidat, sa couleur, son sigle ou son symbole traditionnel par ordre d’ancienneté du parti qui l’a investi ; pour les coalitions de partis politiques légalement constitués et les candidats indépendants, suivant la date de dépôt. En tout état de cause, l’effigie d’une personne ne peut servir de symbole.

Est interdit le choix d’emblèmes comportant une combinaison des trois couleurs : vert, or et rouge.

Article L.121
A l’issue de l’instruction, le Conseil constitutionnel procède, quarante-trois (43) jours avant le premier tour du scrutin, à la notification, aux mandataires concernés des dossiers déclarés invalides à cause d’un parrainage sur plus d’une liste, si ce fait va entraîner la non obtention du minimum requis de 0,8% des électeurs inscrits au fichier et ou du minimum d’électeurs requis par région et dans au moins sept (07) régions.

Le cas échéant, le mandataire dispose de quarante-huit (48) heures pour régulariser en remplaçant le ou les parrains invalidés.

Quarante (40) jours avant le scrutin, le Conseil constitutionnel procède à la publication de la liste des candidatures validées. Cette publication est assurée par l’affichage et par tout autre moyen qu’il estime opportun et nécessaire.

Article 122
Le droit de réclamation contre la liste provisoire des candidats est ouvert à tout candidat.

Les réclamations doivent parvenir au Conseil constitutionnel avant l’expiration des quarante-huit (48) heures qui suivent le jour de l’affichage de la liste des candidatures validées.

Le Conseil constitutionnel examine ces recours dans les quarante-huit (48) heures de sa saisine.

A l’expiration de ce délai et conformément à l’article 30 de la Constitution, le Conseil constitutionnel arrête et publie la liste définitive des candidats trente-cinq (35) jours avant le premier tour de scrutin. Cette publication est assurée par l’affichage au Greffe du Conseil constitutionnel.

Le Conseil constitutionnel fait procéder en outre à toute autre publication qu’il estime opportune.

Article LO.132
Les électeurs sont convoqués par décret publié au Journal officiel au moins quatre-vingt (80) jours avant la date du scrutin.

En cas de deuxième tour, ou de nouveau tour de scrutin après l’annulation des élections, la publication du décret de convocation a lieu au plus tard huit (08) jours avant la date du scrutin.

Article L0.138
Au niveau de chaque département est créée une commission départementale de recensement des votes.

Cette commission est composée :
- de trois magistrats dont l’un assure la présidence, tous désignés par le Premier Président de la Cour d’Appel de Dakar parmi les magistrats des cours et tribunaux ;

- d’un représentant de la C.E.N.A ;

- d’un représentant de chaque candidat ou liste de candidats et son suppléant. Leurs prénoms, nom, date et lieu de naissance, profession et numéro de téléphone doivent être notifiés par chaque candidat ou liste de candidats au Ministre chargé des Elections, au Président de la Commission nationale de Recensement des Votes et au Président du Conseil constitutionnel 15 jours avant celui du scrutin.

Au vu de l’ensemble des procès-verbaux des bureaux de vote du département et des pièces qui leur sont annexées, la commission effectue le recensement des votes. Seuls les magistrats ont voix délibérative.

Au niveau national est créée une Commission nationale de Recensement des Votes. Cette commission est présidée par le premier président de la Cour d’Appel de Dakar et en cas d’empêchement par un magistrat qu’il désigne. Elle comprend, en outre, d’une part, deux magistrats du siège désignés par lui et, d’autre part, un représentant de la CENA ainsi qu’un représentant de chaque candidat ou liste de candidats et son suppléant.

Pour l’élection présidentielle et les élections législatives, les renseignements concernant le représentant du candidat et son suppléant, sont notifiés quinze (15) jours avant celui du scrutin. En tout état de cause, aussi bien pour l’élection présidentielle que pour les élections législatives, la commission nationale procède au recensement des votes conformément à la procédure décrite à l’alinéa 2 du présent article et à l’article LO.139 du Code électoral.

Elle adopte les décisions à la majorité des votes des magistrats qui disposent seuls d’une voix délibérative.

Le président prenant part au vote. Les autres membres assistent à toutes les réunions de la commission nationale à l’exception de la délibération finale, ont accès à tous documents et ont la faculté de porter leurs observations au procès-verbal. La proclamation provisoire des résultats est effectuée par le Président de la commission sous la seule responsabilité des magistrats.

Article L.145
Tout parti politique légalement constitué, toute coalition de partis politiques légalement constituée, peut présenter des listes de candidats.

Toutes entités regroupant des personnes indépendantes peuvent présenter des listes de candidats au plan national, sous réserve de se conformer à l’article 4 de la Constitution.

Pour pouvoir valablement présenter une liste de candidats, les partis politiques légalement constitués, les coalitions de partis politiques légalement constitués et les entités regroupant des personnes indépendantes doivent recueillir la signature de 0,5% au minimum et 0.8% au maximum des électeurs inscrits du fichier général.

Une partie de ces électeurs doit obligatoirement provenir de sept régions à raison de mille au moins par région.

Un électeur ne peut parrainer qu’une (01) liste de candidats.

Le contrôle des ces signatures est effectué par la commission de réception des candidatures sous le contrôle et la supervision de la CENA et en présence des mandataires des listes.

En tout état de cause, la parité homme-femme s’applique à toutes les listes. Les listes de candidatures, titulaires comme suppléants, doivent être alternativement composées de personnes des deux sexes. Lorsque le nombre de membres est impair, la parité s’applique au nombre pair immédiatement inférieur.

Dans le cas où un seul député est à élire dans le département, le titulaire et le suppléant doivent être de sexe différent.

La coalition de partis politiques et les entités regroupant des personnes indépendantes doivent choisir un nom différent de celui des partis politiques légalement constitués. Toutefois, une coalition peut prendre le titre d’un des partis qui la composent. Le nom ou éventuellement le titre de la coalition ou de l’entité regroupant des personnes indépendantes doit être notifié au Ministre chargé des Elections au plus tard la veille du dépôt des déclarations de candidature et figurer en tête de la liste de candidats présentés aux élections.

Les signatures recueillies pour le parrainage de la candidature sont déposées au moment de la notification du nom de la coalition ou de l’entité.

Article L.170
Les modèles de déclaration de candidature sont fixés par arrêté du Ministre chargé des Élections.

Le dossier de déclaration de candidature comprend :
1) un bordereau de dépôt ;

2) une quittance confirmée par une attestation signée par le Directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations attestant du dépôt du cautionnement ;

3) une déclaration d’investiture par laquelle le parti, la coalition ou l’entité présente ses candidats ;

4) une déclaration de candidature par laquelle le parti, la coalition ou l’entité précise les départements où il se présente et le mode de scrutin choisi ;

5) une déclaration individuelle de candidature, obligatoirement signée par le candidat, par laquelle il certifie qu’il pose sa candidature, qu’il n’est candidat que sur cette liste et qu’il ne se trouve dans aucun des cas d’inéligibilité prévus par le présent Code.

La déclaration individuelle de candidature est accompagnée des pièces suivantes :
- un extrait d’acte de naissance datant de moins de six (06) mois ou la photocopie légalisée de la carte d’identité biométrique CEDEAO ;

- un bulletin n° 3 du casier judiciaire datant de moins de trois mois.

Le candidat indépendant présente en plus, une déclaration sur l’honneur par laquelle il atteste qu’il ne milite dans aucun parti politique ou qu’il a cessé toute activité militante depuis au moins douze (12) mois.

En cas de contestation du statut d’indépendant d’un candidat, le Conseil constitutionnel est saisi. La partie qui a soulevé la question devra justifier ses diligences.

6) Les fiches d’électeurs parrainant les candidatures, établies conformément aux dispositions de l’article L.145 du présent Code.

Article L.176
Un parti politique légalement constitué, une coalition de partis politiques légalement constitués ou une entité regroupant des personnes indépendantes ne peut utiliser une couleur, un sigle ou un symbole déjà choisi par un autre parti politique, une coalition de partis politiques ou une entité indépendante.

En cas de contestation, le Ministre chargé des Élections attribue par priorité à chaque parti politique, sa couleur statutaire, son sigle et son symbole traditionnels par ordre d’ancienneté. Pour les coalitions de partis politiques et les entités regroupant des personnes indépendantes, l’attribution se fait selon la date de notification du nom choisi. En tout état de cause, l’effigie d’une personne ne peut servir de symbole.

Le Ministre chargé des Élections en informe aussitôt les parties intéressées.

Est interdit le choix d’emblème comportant une combinaison des trois couleurs : vert, or et rouge.

Article L.197
Tout parti politique légalement constitué, toute coalition de partis politiques légalement constitués ou toutes entités regroupant des personnes indépendantes ayant satisfait aux conditions exigées à l’alinéa 3 du présent article, peuvent présenter des listes de candidats.

Un mandataire est désigné au niveau national, à cet effet.

La parité homme-femme s’applique à toutes les listes à chaque fois qu’il y a plus d’un siège à pourvoir.

S’agissant de la participation des coalitions de partis politiques et des personnes indépendantes, le nom de la coalition ou celui de l’entité regroupant des personnes indépendantes doit être notifié au Ministre chargé des Elections au plus tard la veille du dépôt des dossiers de déclaration de candidature.

Pour pouvoir valablement présenter une liste de candidats, les partis politiques légalement constitués, les coalitions de partis politiques légalement constitués, les entités regroupant des personnes indépendantes doivent recueillir la signature de 5% des conseillers du département. Les signatures sont déposées au moment de la notification du nom de la coalition ou de l’entité, pour le parti politique cette formalité est effectuée au moment du dépôt des dossiers de déclaration de candidature.

En tout état de cause, le parti politique, la coalition de partis politiques ou l’entité regroupant des personnes indépendantes, peut choisir un titre pour sa liste.

Article L.232
Les conseillers départementaux sont élus pour cinq (05) ans. Sauf cas de dissolution, les élections départementales ont lieu dans les trente (30) jours qui précèdent l’expiration de la cinquième année après la date du dernier renouvellement général des conseillers départementaux.

Un décret peut abréger ou proroger le mandat d’un conseil départemental afin de faire coïncider son renouvellement avec la date du renouvellement général des conseillers départementaux.
Toutefois, si les circonstances l’exigent, il peut être fait exception aux dispositions de l’alinéa premier du présent article. Dons tous les cas, les élections ont lieu dans la cinquième année du mandat.

Le cas échéant, les conseillers restent en fonction, jusqu’à l’installation du nouveau conseil élu.

Article L.239
Tout parti politique légalement constitué, toute coalition de partis politiques légalement constitués ou toute entité regroupant des personnes indépendantes, désireux de participer aux élections départementales, doit faire une déclaration de candidature.

Pour pouvoir valablement présenter une liste de candidats, les partis politiques légalement constitués, les coalitions de partis politiques légalement constitués, les entités regroupant des personnes indépendantes doivent recueillir la signature d’un (01%) au minimum et un virgule cinq (1,5%) au maximum des électeurs inscrits dans le département. Ces signatures sont réparties dans la moitié au moins des communes constitutives du département, à raison d’un virgule cinq (1,5%) au moins dans chacune de ces communes. Si le nombre de communes est impair, il est augmenté d’une unité pour en déterminer avec exactitude la moitié.

Un électeur ne peut parrainer qu’une (01) liste de candidats.

Le contrôle de ces signatures est effectué par la commission de réception des candidatures, sous le contrôle et la supervision de la C.E.N.A et en présence des mandataires des listes.

Les signatures recueillies pour le parrainage de la candidature d’une coalition ou d’une entité indépendante sont déposées au moment de la notification du nom de la coalition ou de l’entité, pour le parti politique cette formalité est effectuée au moment du dépôt des dossiers de déclaration de candidature.

Le nombre de signatures exigées dans chaque département, la moitié des communes constitutives de chaque département ainsi que le nombre de signatures requises dans chacune de ces communes sont fixés par arrêté du Ministre chargé des Elections.

Article L.266
Les conseillers municipaux sont élus pour cinq (05) ans. Sauf cas de dissolution, les élections municipales ont lieu dans les trente (30) jours qui précédent l’expiration de la cinquième année après la date du dernier renouvellement général des conseillers municipaux.

Un décret peut abréger ou proroger le mandat du conseil municipal afin de faire coïncider son renouvellement avec la date du renouvellement général des conseillers municipaux.
Toutefois, si les circonstances l’exigent, il peut être fait exception aux dispositions de l’alinéa premier du présent article. Dans tous les cas, les élections ont lieu dans la cinquième année du mandat.

Le cas échéant, les conseillers restent en fonction, jusqu’à l’installation du nouveau conseil élu.

Article L.275
Tout parti politique légalement constitué, toute coalition de partis politiques légalement constitués ou toute entité regroupant des personnes indépendantes, désireux de participer aux élections municipales, doit faire une déclaration de candidature.

Pour pouvoir valablement présenter une liste de candidats, les partis politiques légalement constitués, les coalitions de partis politiques légalement constitués, les entités regroupant des personnes indépendantes doivent recueillir la signature d’un (01%) au minimum et un virgule cinq (1,5%) au maximum des électeurs inscrits sur la liste électorale de la commune.
Un électeur ne peut parrainer qu’une (01) liste de candidats.

Le contrôle de ces signatures est effectué par la commission de réception des candidatures, sous contrôle et la supervision de la C.E.N.A et en présence des mandataires des listes.

Les signatures recueillies pour le parrainage de la candidature d’une coalition ou d’une entité indépendante sont déposées au moment de la notification du nom de la coalition ou de l’entité, pour le parti politique cette formalité est effectuée au moment du dépôt des dossiers de déclaration de candidatures.

Un arrêté du Ministre chargé des Elections fixe le nombre de signatures exigées dans chaque commune.

Article L.303
Sont organisées des opérations électorales en vue de l’élection présidentielle, des élections législatives et du référendum, dans les pays où sont établis ou résident des Sénégalais et sur le territoire desquels s’exerce la juridiction d’une représentation diplomatique du Sénégal.

Pour les besoins du scrutin majoritaire aux élections législatives, l’extérieur du pays est divisé en des entités dénommées « départements ».

Les départements de l’extérieur du pays sont les suivants :
- le Département Afrique du Nord ;

- le Département Afrique de l’Ouest ;

- le Département Afrique du Centre ;

- le Département Afrique australe ;

- le Département Europe de l’Ouest, du Centre et du Nord ;

- le Département Europe du Sud ;

- le Département Amériques-Océanie ;

- le Département Asie-Moyen Orient.

Le nombre de députés à élire dans chaque département de l’extérieur du pays est fixé par décret en tenant compte de l’importance de l’électorat de chaque département.

Article L.304
Sur proposition du Ministre chargé des Elections, en relation avec le Ministre chargé des Affaires étrangères et sous la supervision de la C.E.N.A, un décret établit, vingt-cinq jours au moins avant le démarrage des opérations de la révision des listes électorales, la liste des pays concernés après avis consultatif des partis politiques légalement constitués.

Il est transmis dans les quinze (15) jours à la C.E.N.A et aux partis politiques légalement constitués. Après publication des candidatures, toute liste de candidats ou tout candidat peut en demander copie.

Lorsque le nombre des Sénégalais inscrits sur la liste électorale de la représentation diplomatique ou consulaire atteint deux cents (200) à la date de clôture des listes électorales, le vote y est organisé en vue de l’élection présidentielle, des élections législatives et du référendum.

En relation avec le Ministre chargé des Affaires étrangères, le Ministre chargé des Elections dresse et publie la liste des juridictions où sont organisées les élections.

Article L.329
Il est créé un centre de vote dans chaque représentation diplomatique ou consulaire.

Un centre de vote peut comprendre un ou plusieurs lieux de vote lesquels peuvent à leur tour, abriter un ou plusieurs bureaux de vote. Si la situation locale l’exige, le chef de la représentation diplomatique ou consulaire peut créer des bureaux de vote en dehors des locaux de la représentation diplomatique ou consulaire soit dans la même ville soit dans des villes différentes. Cette création est obligatoire pour chaque tranche de 600 électeurs (sénégalais) inscrits. Au besoin, il sera fait appel aux Sénégalais vivant dans le pays concerné et inscrits sur la liste électorale pour la constitution des bureaux.

En tout état de cause, le chef de la représentation diplomatique ou consulaire tenant compte des circonstances locales, dûment motivées, peut proposer une modification de la carte électorale.

Article L.335
Il est créé, pour chaque département de l’extérieur du pays, une commission départementale de recensement des votes. Ces commissions siègent à Dakar, dans un lieu déterminé par le Premier Président de la Cour d’Appel de Dakar.

Elles sont composées et fonctionnent conformément aux dispositions des articles L.86 et LO.138 du présent Code.

Article 2
Sont abrogées toutes les dispositions contraires à la présente loi.

La présente loi sera exécutée comme loi de l’Etat.

Fait à Dakar, le 04 juillet 2018.

Par le Président de la République :
Macky Sall

Le Premier Ministre :
Mahammed Boun Abdallah Dionne

Les députés de la Commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale ont encouragé, avant hier, à Ziguinchor, lors d’un atelier de partage, les relations de bon voisinage avec les pays limitrophes du Sénégal.

La réunion s’est déroulée en présence des représentants de la société civile, du Groupe de réflexion pour la paix en Casamance, du collectif des cadres casamançais, du Groupe de contact du Mfdc, du mouvement irrédentiste, des imams ratib de Ziguinchor et de Bignona, de l’évêque Mgr Paul Abel Mamba Diatta et du roi d’Oussouye. Il y avait également les mandataires des maires des communes situées aux frontières entre la Gambie et la Guinée-Bissau, notamment Djibi Dione, Boutoupa-Camaracounda, Santhiaba-Manjacque, ainsi que les édiles d’Adéane et de Nyassia, les autorités administratives et militaires, la coordinatrice de la plateforme des femmes pour la paix en Casamance, et les députés membres de la Commission des Lois, de la décentralisation, du travail et des droits humains de l’assemblée nationale.

Selon le colonel Khar Diouf, commandant de la zone militaire N°5, la dynamique sécuritaire est à l’accalmie. Mais, il a averti que cette situation peut être remise en cause « du fait de la capacité de réactivité de l’ennemi ». Il a demandé l’amélioration et le renforcement du matériel de l’armée, le désenclavement des villages par la réhabilitation et la construction des routes, l’amélioration de la couverture téléphonique et l’augmentation de la surveillance d’actions illicites telles que le trafic de bois, d’armes légères, etc.

D’autres problèmes ont été évoqués durant la réunion comme la pollution de nombreuses zones de culture par des mines, l’insuffisance des moyens de surveillance et la porosité des frontières, la faiblesse de la coopération interétatique, la vulnérabilité socioéconomique des populations. Sans oublier les risques permanents et la récurrence des attaques à main armée, ainsi que la pose de mines anti char pour tenter de faire sauter des ponts. Comme une bande armée avait tenté de le faire à Niambalang (Oussouye).

L’atelier n’a pas occulté le harcèlement dont les militaires et les villageois font l’objet, de la part de bandes armées. Par ailleurs, on a déploré la prolifération de réseaux, qui développent la culture de chanvre indien, le vol de bétail, le trafic illicite de bois, l’exploitation anarchique des forêts de la Casamance dans certaines zones frontalières de la région de Ziguinchor. D’où, cet appel aux populations et autorités de promouvoir des relations de bon voisinage avec les pays limitrophes pour inverser les tendances. En outre, les populations ont été appelées à un éveil de conscience pour prendre en charge un certain nombre de menaces frontalières, telles que la fragilité et la vulnérabilité sécuritaire de la région de Ziguinchor à la drogue et au terrorisme. Mais, dit-on, cela ne peut être durable que s’il y a des négociations sincères entre l’Etat et le Mfdc pour le retour d’une paix définitive en Casamance. De plus, la reprise du déminage humanitaire a été réclamée, de même que la sécurité alimentaire des villageois, la réalisation d’infrastructures routières et scolaires, de structures sociaux de base, l’électrification et l’adduction d’eau dans les zones dépourvues.

Moussa SADIO

Les femmes de la Plateforme « And jéego » ont réaffirmé, hier, leur soutien aux projets initiés par l’Etat à travers le Plan Sénégal émergent. C’était lors d’un point de presse préparatoire de leur Assemblée générale qui aura lieu le 21 juillet prochain à la Place de la Nation.

« La mise en œuvre des politiques du Pse par les femmes : l’exemple réussi de la plateforme « And Jéego » est le thème de cette Assemblée générale. Selon la présidente, Zahra Iyane Thiam, cette rencontre sera l’occasion, pour les femmes, d’évaluer les actions qu’elles ont déjà initiées à travers leur plateforme qui regroupe 75 organisations et qui se donne pour objectif une appropriation des projets du Pse.

La présidente a rappelé que la première action menée pour la réalisation des objectifs a été la tenue d’un atelier national de partage et d’échanges sur les : «  les opportunités du Pse pour les femmes », le 22 janvier 2016. Cette rencontre a été présidée par le par le chef de l’Etat. Trois projets avaient été identifiés pour le démarrage des activités de la plateforme : à savoir la mise en place d’une mutuelle de santé pour les membres, la création d’une coopérative d’habitat visant à améliorer l’offre de l’habitat social pour les femmes, la promotion de projets structurants en soutien à l’entrepreneuriat individuel ou collectif à travers l’installation d’une unité de production et de transformation de produits locaux à Sébikotane. «  Nous voulons contribuer à la prise en charge sanitaire de tous les membres évoluant aussi bien dans le secteur formel qu’informel, en leur facilitant l’accès à des soins de qualité », a dit la présidente.

Babacar DIONE

Le Parti « Kisal » se désole des attaques des leaders de l’opposition contre la politique du président de la République, Macky Sall.

« Après avoir fui durant des mois le défi du débat économique, aujourd’hui, ils prétendent le relever », a déploré Salif Badji, dans un communiqué publié dont copie nous est parvenue. Selon le leader de « Kisal », cette stratégie de l’opposition ne peut pas avoir les résultats escomptés. « Vous êtes démasqués, vous trompez l’opinion et trois exemples d’actualités l’illustrent parfaitement : la question sociale, celle de la décentralisation et la fameuse question pétrolière », a-t-il laissé entendre.

S’agissant de la question sociale, le parti Kisal a décrié les propos du député Mamadou Lamine Diallo qui doute de l’efficacité des bourses de sécurité familiale. « Chaque femme bénéficiaire du pays, a fortiori celle n’ayant jamais perçu le moindre centime de l’Etat, pourrait lui répondre s’il acceptait d’entendre. Et elle lui dirait que le peuple du Sénégal est majoritairement pauvre, féminin et rural. Que le peuple bénéficiaire reçoit certes un faible pécule mais un pécule indispensable à sa survie quotidienne », a dit M. Badji. « Le peuple bénéficiaire reçoit un bien inestimable : la considération ou la reconnaissance accordée par un Chef de l’Etat soucieux de tous ses concitoyens », a-t-il souligné. « La bourse de sécurité familiale et la Couverture maladie universelle conduiront à une protection sociale universelle et à une citoyenneté pleine et effective », a ajouté le parti Kisal.

S’agissant de la politique de décentralisation, le parti a déploré la démarche du leader du Grand parti qui fustige les réalisations du gouvernement. « Le concept d’égale dignité est le fil conducteur du parcours et des politiques conduites par Macky Sall. La nouvelle  phase de décentralisation (Acte 3) traduit pour les communes, désormais toutes de plein exercice, ce concept », a-t-il indiqué.

Selon le parti, l’Acte 3 cherche à assurer aux communes leur viabilité dans des pôles territoires. « Les tournées du Chef de l’Etat dans les Conseils des ministres délocalisés dessinent donc la démarche pour y parvenir. Il s’agit d’investir dans le fait urbain, en le dynamisant, en le planifiant, en l’articulant à la ruralité », fait-il remarquer. Dans le même sillage, le parti a salué la mise en œuvre du projet Promovilles et l’érection de nouveaux pôles urbains comme à Diamnadio. Sur les contrats pétroliers, le parti s’est félicité de la gestion concertée enclenchée par le chef de l’Etat à travers le dialogue sur le pétrole et le gaz lancé récemment par le chef de l’Etat.

Babacar DIONE

Après l’annonce de sa candidature à l’élection présidentielle du 24 février 2019, le président du Mouvement Sénégal bou bess, Me Mame Adama Guèye et ses proches collaborateurs multiplient les rencontres avec les Sénégalais de l’intérieur du pays. Ils ont déjà sillonné les régions de Saint-Louis, Louga, Tambacounda, Fatick, etc.

A Thiès où il a été accueilli par ses militants, Mame Adama Guèye a déploré les difficultés qui secouent le secteur des chemins de fer. Selon lui, « le démantèlement du chemin de fer constitue l’une des fautes de gouvernance les plus graves que notre pays ait connues ». « Nous avons voulu entendre les syndicalistes sur la question parce que cela va être un axe crucial de notre programme.

Quand on parle du chemin de fer, c’est l’aménagement du territoire, c’est son rôle dans le développement…’’, a expliqué le candidat déclaré à la présidentielle de février 2019.

 A ce titre, Mame Adama Guèye annonce la tenue d’un atelier dédié au développement du chemin de fer dans les meilleurs délais, dans la capitale du rail. «  Il s’agit, entre autres, de réunir des experts sur les questions de mobilité, d’aménagement du territoire, de développement, des travailleurs du chemin de fer et de la société civile », a-t-il lancé.

En ce qui concerne le sort des policiers radiés en 1987, sous le magistère de l’ancien président Abdou Diouf, Me Mame Adama Guèye confie «  à les  entendre parler, on peut sentir la prégnance de la pauvreté dans le pays et le mauvais traitement, en général, des retraités. « Les policiers radiés ont parlé de leurs conditions difficiles de vie,  du montant faible des pensions qu’ils perçoivent. Il est évident que cela pose la question de la pauvreté qui recoupe un élément fondamental de notre vision en termes d’éthique et de solidarité sociale dans un pays où tout le monde ne peut pas se prendre en charge », a soutenu le président du Mouvement Sénégal Bou Bess.

 En attendant de faire les autres régions du pays, Me Guèye et son équipe entendent, au sortir de cette tournée nationale, bâtir les axes du programme à proposer aux sénégalais pour les prochaines élections présidentielles de février 2019.

Mbaye BA

Mme Adja Diallo, épouse de l’entrepreneur Diop Sy, a procédé, avant-hier, au lancement officiel de son mouvement « Vision avenir », porté par les femmes d’Ouest foire, au Cices. Elle a déclaré que le chef de l’Etat reste le meilleur candidat. « Nous sommes sur la voie de l’émergence car, elle est au rendez-vous », a affirmé Mme Diop, qui ajoute qu’avec la paix et la concorde, tous les périls seront vaincus.

Le ministre de la Femme, de la Famille et du Genre, Ndèye Saly Diop Dieng, a, pour sa part, rassuré que le choix est déjà fait. « A l’heure du bilan, on saura ceci : l’engagement du Président est déterminant ». Elle a dit que le camp présidentiel ne se laissera pas distraire par « les bavardages inutiles ». Elle a salué la décision du chef de l’Etat d’accorder plus de financement aux femmes.

Serigne Mansour Sy CISSE

Réunis en assemblée générale le week-end dernier à Fatick, les responsables des différentes cellules de l’Association sérère « Ndef Leng » (être ensemble), se sont engagés à soutenir la candidature du président Macky Sall à l’élection présidentielle de 2019.

Le président de l’association, le ministre de l’Intégration africaine, Mbagnick Ndiaye, par ailleurs responsable départemental de Fatick de l’Alliance pour la République (Apr), a saisi l’occasion pour évoquer cette question à travers la manifestation d’intérêt des responsables des cellules « Ndef Leng », plus d’une soixantaine à travers le Sénégal. Il a ainsi saisi l’occasion pour inviter tous les membres de l’association à une vaste mobilisation pour la réélection du président Sall à la présidentielle de 2019 et au premier tour par un vote massif.

Selon Mbagnick Ndiaye, « tous ces responsables de cellules qui ont répondu présents ont été unanimes dans leurs interventions à reconnaître les progrès notés dans la marche du pays à travers les grands projets déjà achevés ou en cours initiés lancés sous le magistère du Président Macky Sall ». Ce dernier a indiqué que le président de l’association Ndef Leng, « a déjà beaucoup fait pour le pays et nous estimons qu’il mérite un second mandat pour lui permettre de poursuivre l’œuvre entamée. L’engagement de notre association prend ainsi date et nous allons, d’ores et déjà, nous évertuer à travailler dans cette perspective, en sensibilisant nos membres et travailler en même temps à élargir les cellules afin que le jour de l’élection nous puissions enregistrer un vote massif et garantir la réélection du Président Macky Sall, avec un taux de plus de 90% ».

Mohamadou SAGNE

La 7e réunion du forum des think-tanks et des médias s'est terminée, hier, dans la capitale chinoise. Les réflexions qui ont été produites devraient servir à éclairer les décisions des dirigeants lors du sommet Chine-Afrique de septembre. 

En ce mois de juillet, Beijing vit un été pas très chaud et l'atmosphère est couverte d'un léger voile gris. Et pendant deux jours, 300 experts chinois et africains ont réfléchi pour qu'il n'y ait aucun nuage dans les relations entre la Chine et l'Afrique. Les trois panels ont déposé leurs conclusions et recommandations.

Les chercheurs ont ainsi déclaré que l'interdépendance entre l'économie chinoise et celle de l'Afrique est devenue un fait dont il faut dorénavant tenir compte.

La preuve est que quand la croissance chinoise est forte, elle entraîne immédiatement celle de notre continent et l'inverse aussi est vrai. Constatant que les paradigmes occidentaux sur le développement ne sont pas adaptés à l'Afrique, ils préconisent la recherche, par l'Afrique, de sa voie propre en s'inspirant de l'expérience d'autres modèles. Et certains pays africains ont déjà trouvé leur propre voie, se sont félicités les experts. Ils ont appelé la Chine à aider l'Afrique à transformer, sur place, ses matières premières et à développer le commerce électronique avec le continent. Concernant les infrastructures construites par l'empire du Milieu dans beaucoup de pays africains, les panélistes ont recommandé la formation de jeunes techniciens en Chine pour en assurer le suivi. Il a été noté l'émergence d'une culture stratégique chez les Africains, ce qui fait que ces derniers ne donnent aucun crédit aux affirmations de la presse occidentale au pillage de l'Afrique par la Chine.

La coopération que propose ce pays à notre continent, estiment les panélistes, est basée sur les bénéfices mutuels. Le rôle des parcs industriels qu’implante la Chine sur le continent à été beaucoup apprécié même si certains d'entre eux ont rencontré des difficultés dues à un manque de soutien des gouvernements locaux. La part de l'Afrique dans la production industrielle mondiale est encore faible avec 1,5% du total et s'agissant de l'Afrique subsaharienne, hors Afrique du Sud, cette part végète à 0,5% au moment où la seule Chine est à 24,5%.

C'est pour lutter contre cette faible participation de l'Afrique à la production industrielle mondiale que la Chine a implanté une dizaine de parcs industriels sur le continent au Nigeria, en Éthiopie, en Zambie... Et un fonds de coopération industrielle à été mis en place par Beijing après le sommet sino-africain de Johannesburg en décembre 2015. Mais les transferts de technologies  et les délocalisations industrielles ne sont pas exclusivement tournés vers L'Afrique, mais aussi vers les régions qui ont des avantages comparatifs. D'où la nécessité d'installer un climat des affaires favorable sur le continent. Selon l'expert précité, l'Afrique et la Chine ont un destin commun et ont toujours vécu en paix depuis plus de 1000 ans. Son pays, a-t-il dit, reconnaît à chaque pays sa spécificité et en tient dans le partenariat qu'il développe avec lui. Et c'est grâce à l'intérêt que porte la Chine au continent que les pays occidentaux lui accordent à nouveau de l'importance.

Les médias chinois et africains doivent s'affranchir, selon les panélistes, des informations souvent tronquées fournies par la presse sur l'Afrique et la Chine pour nouer un partenariat qui leur permet une meilleure connaissance mutuelle des peuples et d'avoir une plus forte voix sur le plan international.

La Chine, aujourd'hui, 2e économie mondiale, participera à la conception d'une gouvernance mondiale plus juste et plus équitable comme l'a déclaré le président Xi Xinping, a indiqué lors de la clôture du forum Fang Ning, conseiller du Conseil des Affaires d'État et ancien directeur adjoint du bureau des conseillers du Conseil d'État. Et en définitive, ce que l'on peut retenir, a souligné Zheng Mengzhuang, président de l'université normale du Zhejiang "la sincérité de la Chine à l'égard de l'Afrique ne changera pas".

Ibrahima Mbodj,  envoyé spécial à Beijing

Abdou Mbow, député de la mouvance présidentielle : « C’est une loi conforme à la Constitution »
Pour le député Abdou Mbow, par ailleurs vice-président de l’Assemblée nationale, la décision du Conseil constitutionnel de rejeter le recours en inconstitutionnalité de la loi sur le parrainage de l’opposition n’est pas surprenante.

«Nous qui avons voté cette loi, nous l’avons votée en toute responsabilité. C’est une loi conforme à la Constitution», a déclaré Abdou Mbow. Il a ajouté que l’opposition voulait juste gagner du temps dans sa démarche. «On a commencé, de notre côté, à collecter des parrains depuis que la loi a été votée. Nous n’allions pas perdre du temps à faire du dilatoire, des conférences de presse comme l’opposition. Nous avons travaillé à cela depuis longtemps et le moment venu, nous allons déposer au niveau du Conseil constitutionnel», a-t-il fait comprendre.

Amadou DIOP

Moustapha GuirassyMOUSTAPHA GUIRASSY, DÉPUTÉ NON-INSCRIT : « NOUS ALLONS PARLER AUX POPULATIONS »
«Nous avons fait ce recours parce qu’il fallait le faire, il fallait être républicain jusqu’au bout, pour montrer à l’opinion, à nos militants, aux Sénégalais que les voies républicaines ont été toutes utilisées », a d’emblée indiqué le député Moustapha Guirassy, leader du parti Sénégalais unis pour le développement (Sud). Il a renchéri, «c’est une décision qui vient confirmer le regard, malheureusement très négatif, que nous avons du Conseil constitutionnel. Mais en réalité on savait qu’il y a avait une instrumentalisation de la justice». Le Conseil constitutionnel, compte tenu de ce qui s’est déroulé, ne s’est jamais prononcé en faveur de l’opposition de façon tout à fait juste. « Tout cela est regrettable. Tout est fait pour éliminer tout simplement les candidats qui seraient gênants», a-t-il regretté. «Maintenant, le mot d’ordre est d’aller sur le terrain et toujours en républicain pour parler aux populations qui n’ont pas l’information qu’il faut. Tout cela est fait dans le cafouillage. Il s’agira de travailler à les sensibiliser, à les protéger, à recueillir le maximum de signatures», a-t-il indiqué.

A. DIOP   

PR ISSA SALL, DÉPUTÉ ET LEADER DU PUR : « NOUS SOMMES DÉÇUS »
Interrogé sur le rejet du recours en inconstitutionnalité de la loi sur le parrainage, le député et leader du Parti de l'unité et du rassemblement (Pur), Pr Issa Sall a indiqué : «il est clair que nous sommes déçus de la décision du Conseil constitutionnel, nous ne sommes pas surpris ». « La décision du Conseil constitutionnel étant sans appel,  ce projet va malheureusement devenir une loi quand le président de la République l’aura promulguée. Il n’y pas mal d’arguments que nous avions invoqués mais bon, les membres de ce conseil ont pensé que ce n’était pas quelque chose qui pouvait passer. Je pense dans deux ou trois jours, il deviendra une loi. Cela veut dire que le président qui avait demandé la chose de façon urgente va très rapidement, s’il ne l’a pas déjà fait aujourd’hui, peut-être demain, la promulguer». Mieux, «la promulgation sera immédiatement suivie de la publication qui en fera une loi. Soit vous voulez aller aux élections, vous allez trouver des parrains  ou bien vous ne voulez pas chercher des parrains, vous n’irez pas aux élections», a-t-il éclairé. « Au Pur, on n’a pas ce problème, on a été très clair, dès le départ. Maintenant que le parrainage est là, nous allons chercher les 60.000 ou 70.000 parrains pour aller à l’élection présidentielle », a-t-il assuré.

Amadou DIOP

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Me Sidiki Kaba, a coprésidé, hier, avec Mme Netumbo Nandi-Ndaitwah, vice-premier ministre et ministre des Relations internationales et de la Coopération de la Namibie, l’ouverture officielle de la session inaugurale de la commission mixte de coopération entre le Sénégal et la Namibie.

En exprimant sa satisfaction pour la tenue de la commission mixte de coopération, le ministre des affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a indiqué qu’elle traduit éloquemment l’exemple des liens séculaires de fraternité et de solidarité qui unissent la Namibie et le Sénégal. «Nos présentes assises s’inscrivent dans ce dynamisme nouveau et elles devraient aboutir à la signature d’un certain nombre de textes qui contribueront, assurément, au renforcement de notre coopération», a-t-il déclaré. Aussi, «nos deux pays entretiennent, depuis toujours, de solides relations politiques renforcées, aujourd’hui, par l’amitié et la fraternité qui lient nos deux Chefs d’Etat et soutenues par leur volonté commune, maintes fois exprimée, de faire de l’axe Dakar-Windhoek, un modèle achevé de partenariat sud-sud. Ceci à travers une concertation permanente et un dialogue constructif», a précisé Me Sidiki Kaba. Selon lui, c’est tout le sens qu’il faudrait donner à la visite d’Etat que le Président Macky Sall avait effectuée en Namibie, du 25 au 30 août 2013, visite qui aura jeté les bases d’une nouvelle dynamique dans la coopération entre nos deux pays avec la signature de quatre accords dans les domaines politique, diplomatique, touristique et sanitaire. Au-delà des régulières consultations politiques et diplomatiques, a-t-il renchéri, l’examen de notre coopération révèle des acquis dans des secteurs comme le tourisme et la santé et des négociations très avancées dans d’autres domaines d’intérêts communs : le sport, la jeunesse, l’environnement, les affaires portuaires, l’agriculture, pour ne citer que ceux-là. «Dans la même lancée, nous devons travailler à rapprocher davantage les secteurs privés de nos deux pays, à travers notamment l’institution d’une plateforme pour favoriser l’initiative privée et susciter l’investissement. A cet égard, la signature d’un mémorandum d’entente, en cours de négociation, entre l’Agence de promotion des investissements et grands travaux du Sénégal (Apix) et le centre namibien pour l’investissement (Nic) pourrait être une heureuse opportunité», a-t-il recommandé.

Vers de nouveaux domaines de coopération
Me Sidiki Kaba a souligné que la coopération avec la Namibie s’intensifie, même si, au demeurant, de nombreuses opportunités restent inexploitées. «C’est pourquoi, je me réjouis du travail de qualité de nos experts qui ont démarré leurs activités hier (mercredi dernier), dans une ambiance très cordiale, et qui ont déjà identifié un nombre important de nouveaux domaines de coopération assortis de recommandations concrètes qui nous seront soumis à la fin de nos travaux», a-t-il informé.

Pour sa part, Mme Netumbo Nandi-Ndaitwah s’est félicitée de cette rencontre de Dakar et de la coopération entre les deux pays. «Le Sénégal et la Namibie ont des relations historiques solides de plusieurs décennies », a-t-elle dit. Se félicitant des relations diplomatiques entre nos deux pays, elle a confié : «avec cette commission, nous faisons des pas très importants et notre coopération se consolide et construit un bloc solide. Les accords qui seront signés sont très importants et ils restent attachés à nos valeurs de coopération. Ils bénéficieront à nos concitoyens, de nos deux peuples ».

Amadou DIOP

Suite aux intempéries de début d’hivernage, certains éleveurs ont subi de lourdes pertes avec la mort de plusieurs sujets, de petits ruminants pour la plupart. Aussitôt rentré de la Mauritanie, le président de la République, Macky Sall, s’est rendu, hier, à Boki- Dior, dans la commune de Ribot Escale, dans le département de Koungheul. Après avoir exprimé sa compassion à des éleveurs, il leur a offert un milliard de Fcfa.

Après avoir manifesté sa solidarité aux éleveurs qui ont perdu des milliers de têtes de bétail, suite aux intempéries, le chef de l’Etat a dégagé une enveloppe d’un milliard de Fcfa. Cette assistance est répartie comme suit : Louga 163 millions, Matam 234.245.000 de FCfa; Kaffrine 198.975.000 de Fcfa, Tambacounda 62.555.000 de FCfa et Saint-Louis 38.400.000. Ainsi, les éleveurs qui ont perdu des moutons recevront 25 000 Fcfa par tête. Ceux qui ont perdu des bœufs ou des chevaux auront 50 000 FCfa par tête.

Le président de la République a exprimé sa satisfaction pour la mobilisation exceptionnelle des éleveurs et des populations du département de Koungheul, malgré le peu de temps qu’il a passé dans la capitale du Bambouck. Il a déclaré devant une marée humaine qu’il était venu apporter son soutien à des Sénégalais qui ont perdu de petits ruminants, des pertes accentuées, selon lui, par un déficit fourrager. « Face à cette calamité, il fallait venir, au nom de la Nation, apporter la solidarité. J’exprime ma compassion à toutes les femmes et à tous les hommes qui ont perdu des sujets », a dit le Président, Macky Sall. Le chef de l’Etat s’est félicité que les ministres de l’Agriculture et de l’Elevage aient pris, très tôt, la pleine mesure des conséquences engendrées par ces pertes.

Le recensement fait indique que 22.992 moutons, 300 chèvres, 521 vaches et 72 chevaux ont perdu la vie lors des intempéries. L’évènement rappelle, selon le président de la République, un impératif de consolider les acquis. Le Président Sall a déclaré ainsi que 42.000 tonnes d’aliments ont été mises en place pour une valeur de 11 milliards de FCfa. La santé animale n’a pas été occultée. Macky Sall a rappelé la vaccination du bétail organisée à Koung –Koung. Dans le même sillage, Macky Sall a indiqué que, pour l’amélioration de la gestion du ranch de Dolly, un mur de clôture de 125 km a été érigé, sans compter le renforcement des capacités opérationnelles et stratégiques du ministère de l’Elevage.

Le président de la République a, par ailleurs, demandé que l’on prenne soin des cadavres pour parer à toute éventualité. Il a aussi demandé aux éleveurs de promouvoir la pratique des cultures fourragères. Durant cette période de soudure, le président de la République a lancé un appel aux commerçants pour que les aliments soient vendus au prix souhaité. Il a exhorté le gouvernement à assurer un suivi et à faire des rapports circonstanciés.

Amath Sigui NDIAYE

LES ÉLEVEURS EXPRIMENT LEUR SATISFACTION
Auparavant, le maire de Ribot Escale, Yaya Sow, pour exprimer sa totale satisfaction au président de la République, qui lui a personnellement rendu visite, a promis un taux de 95%, le 24 février 2019, dans la région de Kaffrine.

Une manière de contribuer, dès le premier tour, à sa réélection. Selon lui, c’est la seule manière qui vaille pour les éleveurs de rendre la monnaie à leur président de la République. Selon M. Sow, grâce au chef de l’Etat, les éleveurs qui, jadis se cachaient, parce qu’exerçant cette fonction, sont fiers, dorénavant, de l’être. Le Président est convaincu qu’on ne peut pas se développer en oubliant les éleveurs. Comme doléances, le maire de Ribot Escale a demandé au président de la République le bitumage de la route Kounghueul-Ribot Escale, une voie qui part de la Gambie jusqu’à Ndioum, au Fouta. La réhabilitation de cette route contribuera, selon le maire, à la parfaite mobilité des populations et de leurs biens. Il s’est félicité du fait que l’ensemble des maires du département se soient mobilisés pour faire de la rencontre avec le président de la République une démonstration de force.

A. S. NDIAYE

Beijing- La 7e réunion du forum Chine-Afrique des think-tanks et des médias a été ouverte, hier, dans la capitale chinoise. Rassemblant des intellectuels chinois, africains et des journalistes, cette rencontre qui se tient régulièrement depuis 2011 se donne pour objectif de mener une réflexion stratégique pour développer les relations sino-africaines.

Plusieurs dizaines d'intellectuels chinois, africains et des journalistes vont, pendant deux jours, échanger sur les voies et moyens d'approfondir les relations entre la Chine et l'Afrique qui sont devenues un enjeu important pour les deux parties.

Hier, en ouvrant la rencontre, M. Chen Xiadong, ministre adjoint des Affaires étrangères de la Chine sur le développement des échanges entre son pays et l'Afrique qui, en 1978, sont passés de 700 millions à 210 milliards de dollars aujourd'hui. La Chine, dit-il, a noué un partenariat stratégique avec 24 pays africains.

Le partenariat que propose la Chine à notre continent, selon M. Chen, est basé sur la sincérité et les avantages mutuels. Toutefois, regrette-t-il, les pays occidentaux, avec leur arrogance habituelle, essaient de saper ces relations par le biais de la désinformation comme par exemple ce qu'ils disent de l'aggravation de la dette africaine à l'égard de la Chine. Selon l'officiel chinois, la coopération de son pays avec l'Afrique n'est pas assortie de conditions politiques. Elle contribue au développement économique local en veillant à renforcer les capacités internes et elle accompagne l'Afrique dans son attractivité, tout en veillant à ne pas aggraver sa dette. Il est persuadé que les tentatives infondées et malveillantes de certains pays ne trouveront jamais un écho favorable dans le public africain. Dans un mois, au début de septembre prochain, se tiendra, à Beijing, le Forum de la coopération Chine-Afrique, coïncidant avec le 40ème  anniversaire des réformes en Chine.  Beaucoup de dirigeants africains seront présents et ce forum ouvrira d'autres opportunités pour l'Afrique, notamment à travers l'initiative de la Route de la soie. À ce sujet, il a invité les think-tanks à approfondir leur réflexion.

Selon Zhang Yangtong, directeur adjoint du bureau des conseillers du Conseil des affaires d'État, le socialisme à la chinoise, basé sur la réforme et l'ouverture, va se poursuivre car c'est le moyen pour éradiquer la pauvreté. Et la Chine qui veut inspirer l'Afrique a décidé, cette année, dans sa diplomatie, de lui consacrer une part importante de sa coopération, dans un esprit de partenariat gagnant-gagnant.

Modèle de coopération gagnant-gagnant

Dans cette même veine, le doyen du corps diplomatique africain à Beijing et ambassadeur de Madagascar, Victor Sikonina, a indiqué la réflexion des think-tanks, depuis 2011, en identifiant des centres d'intérêt permettant de jeter les jalons d'un modèle de coopération gagnant-gagnant. Toutefois, il estime que les retombées de la coopération sino-africaine ont surtout touché les grandes villes du continent et il faudrait maintenant qu'elles atteignent les campagnes, grâce à l'électricité, l'eau et l’internet.

D'autres intervenants ont souligné la nécessaire industrialisation de l'Afrique et le rôle que peut y tenir la Chine, notamment par les délocalisations. Selon Justin Lin Yifu, conseiller du Conseil d'État et doyen de l'école nationale du développement de l'université de Pékin, après avoir bénéficié au Japon à partir de 1945 et plus tard à Taïwan, Singapour, la Corée du Sud, la Malaisie et la Thaïlande, un nouveau cycle de délocalisation industrielle est apparu et constitue une opportunité à saisir pour l'Afrique. La Chine, 2e économie mondiale et premier acteur commercial va devenir un pays à revenus supérieurs et endosser des responsabilités mondiale d'où l'initiative de la Route de la soie (une ceinture, une route) pour un développement international harmonieux. Mais l'Afrique doit se départir des théories occidentales qui ne lui ont pas, jusqu'à présent, apporté le développement et essayer d'autres voies comme celle que propose la Chine, a indiqué l'intervenant.

Le rôle des médias dans le développement des relations sino-africaines et une meilleure connaissance et compréhension entre les peuples ont été mis en épingle. Le constat étant que la presse occidentale désinforme sur l'Afrique et la Chine, il faut développer la coopération entre les médias chinois et africains pour donner la bonne information.  Des pas ont été effectués dans ce sens, selon des participants même s'il reste beaucoup de chose à faire. La Chine accueille, chaque année, des journalistes africains et essaie de nouer des partenariats avec des médias du continent. Selon Li Yafang directrice générale de la revue Chinafrique, son organe de presse à ouvert un bureau en Afrique du Sud et à noué un partenariat avec le quotidien le Soleil à Dakar au Sénégal qui tire et diffuse la publication chinoise dans la sous-région ouest africaine.

Ibrahima Mbodj, envoyé spécial

Le système électoral sénégalais est fiable. Nul ne peut le contester. Seulement, le problème est qu’il y a un manque de confiance des acteurs à ce système, selon Moundiaye Cissé, coordonnateur de l’Ong 3D. Dans cet entretien, M. Cissé revient sur diverses questions liées notamment à la participation de la société civile aux cadres de concertation sur le processus électoral, à la main tendue du chef de l’Etat pour que la société civile prenne part aux concertations sur le Pétrole et le gaz (Cos Pétro-gaz) ainsi que sur plusieurs autres questions.

En tant que membre de la société civile, quel est le bilan que vous faites de votre participation aux concertations sur le processus électoral ?
D’abord, il y avait le cadre de concertations sur le processus électoral. Nous avons participé à toutes les étapes de ce processus. Nous avons participé, en tant qu’observateurs, dans ce cadre de concertation présidé par le doyen Saïdou Nourou Bâ. Nous avons pu discuter, malgré l’absence de l’opposition radicale, il y avait les non-alignés, l’opposition dite non radicale et il y avait la majorité. Parce que c’est une tradition dans ce pays qu’on discute pour arriver à des règles du jeu électoral consensuelles.  Cela date depuis le code Kéba Mbaye. En tant que observateurs, nous pouvons dire que nous sommes satisfaits. A chaque fois que de besoin, nous avons apporté notre contribution à l’évolution de notre système démocratique. Mais nous pouvions avoir plus d’acquis parce qu’il y a eu certes des points de convergence, mais il y avait des divergences. En ce qui concerne le bulletin unique, on n’a pas pu l’instituer alors que c’était une demande forte pour ce qui est de l’audit du processus électoral et non l’audit du fichier. Cela n’a pas été fait. La question de la rationalisation des partis n’a malheureusement pas eu de consensus parce que finalement, c’est le parrainage qui a été proposé et il a abouti à des germes de contestation pré et post-électorales. Il y avait aussi la question de la caution, mais on va réduire cette caution de 60 millions de FCfa à 30 millions de FCfa.

Notre participation nous a permis de peser de notre poids pour qu’on arrive à consolider notre démocratie. Il y a avait la question d’une autorité indépendante pour diriger et coordonner les élections, on n’a pas eu de satisfaction. Fondamentalement, ce sont les trois points de non satisfaction que je note. Le fait d’avoir participer à ces concertations a été une bonne chose. Nous ne sommes pas pour la politique de la chaise vide. Et je ne suis pas d’accord avec l’opposition par rapport à sa posture depuis la première revue portant sur les législatives. Je pense que quand on n’est pas d’accord, il faut venir et dire qu’on n’est pas d’accord. La politique de la chaise vide n’a jamais été payante. Cela risque de nous causer énormément de problèmes pour ces élections. Je crois que l’opposition doit faire plus d’efforts pour répondre aux appels au dialogue du président de la République. C’est mieux que de rester dehors et de critiquer. On peut critiquer dans le cadre et sortir critiquer, mais on ne peut jamais être absent et critiquer là où les décisions se prennent. Maintenant, c’est à l’Etat aussi de revoir le format ou le canal qu’il utilise pour faire ces appels au dialogue.

Ne pensez-vous pas que le fait de choisir Saïdou Nourou Bâ pour présider ce comité est une preuve de la volonté du président Macky Sall de laisser la classe politique dialoguer et arrêter elle-même des recommandations ?
Oui. Au début, il était prévu de faire présider ce cadre par la Cena, mais l’opposition avait récusé le président de la Cena et on avait fait une proposition d’une personnalité neutre et finalement le choix a été porté sur l’ambassadeur Saïdou Nourou Bâ qui lui aussi a été récusé par une partie de l’opposition. C’est dire qu’il est toujours difficile de trouver une personnalité qui fait l’unanimité, mais je crois que la revendication essentielle de l’opposition était le fait que pour la revue précédente, il y avait des décisions qui avaient été retenues que le président de la République n’a pas respectées. Par exemple, il y avait un consensus sur la question du nombre de député de la diaspora, mais le président a augmenté le nombre. C’est ce qui avait poussé l’opposition à bouder systématiquement les cadres de concertation que le président de la République mettait en place pour dire qu’elle n’avait pas confiance. Je pense que ce n’était pas une raison. Cela a été une erreur stratégique de bouder tous les cadres de concertation. Je pense que l’opposition aurait gagné beaucoup en intégrant ces cadres de concertation et en manifestant son désaccord par rapport à ces questions.

Est-ce que la non-participation de l’opposition entache la fiabilité du processus ?
Moundiaye Cisse 3D 2Au Sénégal, on n’a pas de problème de fiabilité du système électoral parce que le système qui a élu le président Abdoulaye Wade a permis l’élection du président Macky Sall. Ce système est encore là. C’est un système bâti depuis 1991 à travers le code Kéba Mbaye. C’est avec ce système qu’on exige l’utilisation de l’isoloir et l’encre indélébile de la représentation des partis et des candidats. Ce système est encore là. C’est donc moins un problème de fiabilité du système que de confiance des acteurs au système. Je suis d’avis qu’on a un bon système électoral. Avoir un système avec quelques éléments qui ne suscitent pas la confiance des acteurs est une autre chose. Par exemple, on a un bon système en ce qui concerne les opérations, mais en ce qui concerne le parrainage, il y a des doutes. Mais cela ne veut pas dire que le parrainage n’est pas bon. Nous avons toujours soutenu que le parrainage n’est pas une mauvaise chose car cela peut rationaliser les candidatures. Nous n’avons jamais été contre le parrainage et nous l’avons toujours assumé. Parce que du point de vue de la pratique électorale dans la sous-région et un peu partout dans le monde, il y a le système de parrainage. Il permet d’éviter les candidatures fantaisistes et la prolifération des candidatures. Seulement, le contexte a amené certains acteurs politiques à douter du bien-fondé du parrainage et à penser que c’est une façon de recaler les candidatures gênantes, mais le parrainage en soit n’est pas mauvais.

Est-ce qu’aujourd’hui, avec cette frénésie de création de partis politiques au Sénégal, il ne fallait pas rationaliser bien avant…
Justement, nous pensons que le parrainage aurait dû être fait depuis le référendum. On l’aurait proposé au référendum, ce serait une excellente chose. Personne n’aurait vu derrière le parrainage des calculs politiques ou politiciens. On l’aurait appliqué aux élections législatives et quand on l’applique à la présidentielle, cela ne causerait aucun problème. C’est parce qu’on ne l’a pas institué pendant le référendum et les législatives, les gens pensent que c’est un calcul que le président fait. C’est cela qui est regrettable. Par contre, quand on institue le parrainage, on aurait du même supprimer la caution. Nous pensons que c’est un double filtre qu’on applique par rapport aux candidatures aux élections. Dès lors qu’on a le parrainage, on n’a plus besoin de la caution. Quand on a rencontré le président, on lui a même dit cela. Parce que le parrainage permet de tâter la popularité et la légitimité des potentiels candidats, donc on n’avait plus besoin de la caution. C’est pourquoi on salue le fait que la caution soit réduite de plus de la moitié.

Malgré cela, l’opposition envisage d’organiser une marche pour dénoncer le processus électoral…
L’opposition est toujours dans son rôle quand elle n’est pas satisfaite, quand elle a des doutes. Aujourd’hui, il y a des préoccupations légitimes de l’opposition. Aujourd’hui, il y a une crise de confiance vis-à-vis de la Cena et vis-à-vis du ministère de l’Intérieur. Je crois que si ces deux questions avaient été réglées, cela aurait atténué l’ardeur de l’opposition par rapport aux contestations pré-électorales. Figurez-vous depuis 2000, on a organisé des élections avec la satisfaction de l’opposition sur la problématique d’avoir une autorité indépendante pour organiser les élections. Abdou Diouf l’avait accepté avec le général Cissé; Wade aussi avec Cheikh Guèye comme ministre en charge des élections. Le Président Macky Sall pouvait accéder à cette demande légitime de l’opposition ; cela n’aurait fait qu’accroître le crédit qui sera accordé à l’organe organisateur des élections. Pour ce qui est de la Cena, elle joue un rôle prépondérant dans le processus électoral. Parce qu’elle a toujours été présente dans toutes les étapes du processus et a toujours joué un rôle déterminant dans la supervision des élections. Seulement, pendant le référendum et les législatives, la Cena a été moins pro-active, parce qu’il y a eu beaucoup de dérives que la Cena pouvait relever et régulariser. Mais elle n’a pas utilisé la plénitude de ses pouvoirs alors qu’elle a tous les pouvoirs pour superviser et corriger, au besoin. Même quand il y a eu la prolifération des listes, il a fallu que la société civile organise une simulation sur le vote pour que la Cena prenne des initiatives en convoquant des gens. Alors que le code électoral lui donne droit de  faire toute proposition allant dans le sens d’améliorer le processus électoral, elle est restée amorphe, ces deux dernières élections. Il faut soit renouveler ses hommes, soit créer un nouvel organe chargé de superviser les élections afin de renforcer la confiance des acteurs du processus électoral.

Dernièrement, le président de la République a invité la société civile à prendre part aux concertations sur le pétrole et le gaz (Cos Pétro-gaz). Comment avez-vous perçu cet appel ?
C’est une bonne initiative et une bonne décision. Mais quand on demande à des acteurs de venir participer, il ne faut pas leur dire de porter des œillères. C’est juste cette erreur de communication que le président avait faite dans sa communication. C’est une excellente chose de dire à la société civile d’intégrer le Cos Pétro-gaz, c’est à saluer. Si la société civile participe à ce cadre de concertation en ayant à l’esprit que c’est une participation avec des contraintes, des barrières, cela peut saper la crédibilité des acteurs qui vont participer. Il faut aussi que les acteurs qui y participent soient des profils de qualité.

On vous a laissé le choix de proposer des personnes ou bien ?
On n’a pas encore défini les modalités. Je crois que c’est un appel, mais je pense que le moment venu, il va falloir définir les modalités de participation de la société civile à ce cadre pour que ce soit une participation de qualité qui profite à tous les Sénégalais.

La société civile sénégalaise est certes dynamique, mais on lui a toujours reproché le manque d’alternance à la tête de des principales structures ?
Au contraire, je crois qu’entre 2012 à maintenant, il y a une nouvelle génération de société civile qui a émergé. En 2012, il y avait des individualités qui se manifestaient. Je pense à des doyens comme Alioune Tine, Abdou Latif Coulibaly, Magid Ndiaye, Mouhamadou Mbodj, etc. ces acteurs ont pris du recul pour laisser la place à de nouveaux venus. Il y a même des jeunes comme moi et d’autres plus méritants que moi qui ont émergé entre temps. Ceux qui parlent aujourd’hui, ne le faisaient pas en 2012. A cette période, il y avait des acteurs du Mouvement M23 avec des leaders charismatiques. Aujourd’hui, la nouvelle classe de la société civile mérite le respect des Sénégalais, parce qu’elle fait beaucoup de sacrifices. C’est un engagement militant qu’on essaie de faire de la façon la plus militante et équidistante, neutre et impartiale possible.

Est-ce qu’on remarque cette même présence et ce même dynamisme dans les pays africains à l’heure actuelle ?
La société civile au Sénégal est réputée à la fois militante, experte et équidistante. Dans certains pays de la sous-région, on retrouve certes des organisations de société civile, mais souvent ce sont des organisations qui s’identifient à des partis soit à l’opposition ou au pouvoir, tel n’est pas le cas de la société civile sénégalaise. Ici, c’est la constance dans la neutralité et dans l’impartialité. Mais de plus en plus dans les pays de la sous-région comme le Burkina Faso par exemple, on a vu le balai citoyen qui a fait un excellent travail, mais qui reste encore un mouvement qui a besoin de plus d’espace. En Côte d’ivoire, la société civile tarde à se réaliser ; en Guinée, il n’y a pas encore de société civile.

L’inscription de Karim Wade sur les listes électorales vient d’être invalidée, quelle est votre réaction ?
L’administration évoque l’article L31 du Code électoral, qui concerne les personnes qui encourent des peines et c’est stratifié. Il y a aussi une nouvelle disposition du code électoral qui impose que le candidat soit d’abord électeur. C’est cela qui fait que Karim Wade était allé s’inscrire sur les listes électorales. Maintenant une demande peut ne pas être validée et c’est ce que l’administration semble dire. Mais toujours est-il qu’il a le droit de faire recours au tribunal d’instance ou en ce qui le concerne à sa représentation diplomatique. Ce qu’il faut dire, en se fiant aux sorties des proches du pouvoir, on ne pouvait pas être surpris de la décision. Je crois que, dans la conscience des Sénégalais, de façon générale, le cas de Karim Wade et de Khalifa Sall sont des cas politico-judiciaires. C’est la première fois, au Sénégal, qu’on voit deux potentiels candidats qui ne parviendront à se présenter C’est regrettable parce que quand on parcourt l’article L31, on ne voit pas le délit d’enrichissement illicite. Pour le cas de Khalifa Sall, la Cedeao a jugé « arbitraire » son emprisonnement. Qui a tort, qui n’a pas tort, ce n’est pas cela le problème. Mais ce que l’opinon retiendra, c’est qu’il y a deux Sénégalais qui ne pourront pas se présenter, parce qu’ils ont maille à pâtir avec la justice sous le magistère du président Macky Sall. Je pense qu’on pouvait éviter une telle situation.


Propos recueillis par Maguette NDONG

 

Le président Macky SALL a réuni le Conseil des ministres, mercredi 04 juillet 2018 à 10 h, au Palais de la République.

Entamant sa communication autour de la mise en œuvre des conclusions et recommandations de la concertation nationale sur le pétrole et le gaz afin d’asseoir la performance de la gouvernance stratégique des ressources naturelles, le Chef de l’Etat remercie et félicite le gouvernement, les acteurs publics, le Comité d’orientation stratégique sur le pétrole et le gaz (Cos- Petrogaz), Petrosen en particulier, et toutes les forces vives de la Nation qui ont participé, dans un élan constructif et patriotique, au bon déroulement de la Concertation nationale sur la gestion des revenus du pétrole et du gaz.

Ainsi, le président de la République demande au gouvernement, au ministre du Pétrole et des Energies notamment, en rapport avec le Secrétariat permanent du Comité d’orientation stratégique sur le pétrole et le gaz (Cos- Petrogaz), d’examiner toutes les propositions émises et de mettre en œuvre, sans délai, toutes les conclusions ainsi que les recommandations validées lors de cette importante rencontre.

A cet égard, le Chef de l’Etat demande au gouvernement de bâtir une véritable « économie du pétrole et du gaz » et d’élaborer, en relation avec le secteur privé national, une doctrine efficiente d’encadrement et de développement du contenu local.

Rappelant le prix qu’il attache à la prise en charge prioritaire des questions environnementales et des problématiques liées à la gestion des gens de mer et des ressources halieutiques, le président de la République invite le gouvernement à finaliser, avant fin septembre, l’élaboration des projets relatifs au Code pétrolier, à la loi d’orientation sur la répartition des revenus du pétrole et du Gaz, et à la loi d’encadrement et de développement du contenu local.

Poursuivant sa communication sur la territorialisation des politiques publiques pour intensifier le développement territorial équitable et durable, le Chef de l’Etat informe le Conseil de la tenue, sous sa présidence, de la première Conférence nationale sur l’Aménagement et l’attractivité du territoire le 09 juillet 2018.

Abordant le Plan national de sauvegarde et de développement du Cheptel national, le Chef de l’Etat, marque sa compassion et sa solidarité aux éleveurs et réaffirme sa vive préoccupation sur la situation du cheptel particulièrement après les effets néfastes des intempéries relevées la semaine dernière dans la Zone sylvopastorale.

Ainsi, le président de la République demande au gouvernement, en rapport avec les acteurs de l’Elevage, d’évaluer les pertes constatées et de mettre en œuvre, sans délai, les mécanismes préventifs d’assurances et de mobilisation de secours appropriés dans le cadre global d’un Plan national de sauvegarde et de développement du cheptel national.

Par ailleurs, évoquant, l’importance du secteur de la pêche, le Chef de l’Etat, se félicite de la signature, le 02 juillet à Nouakchott, des nouveaux accords - cadre entre la République du Sénégal et la République islamique de Mauritanie, afin d’asseoir une politique conjointe de pêche durable au bénéfice des acteurs économiques et des populations des deux pays.  

A cet égard, le président de la République demande au gouvernement de prendre toutes les dispositions idoines pour une sensibilisation effective des acteurs nationaux de la pêche sur le contenu des accords signés, en vue de leur appropriation immédiate et de leur mise en œuvre adéquate.  Appréciant, par ailleurs, la participation honorable des Lions du Football à la Coupe du monde Russie 2018 et de la stratégie nationale de gestion des hautes compétitions internationales, le Chef de l’Etat réitère, au nom de la Nation, ses félicitations et ses encouragements à l’équipe nationale de Football et à l’encadrement pour leur honorable participation à cette prestigieuse manifestation sportive.

En outre le président de la République encourage nos athlètes qui vont participer bientôt au Championnat d’Afrique d’Athlétisme au Nigéria et nos Lions du Basket engagés, avec détermination et brio, dans les phases éliminatoires de la Coupe du monde de Basket masculin, prévue en 2019 en Chine.

Enfin, le Chef de l’Etat demande au ministre des Sports, en relation avec le Cnoss et les fédérations sportives, de déployer une Stratégie consensuelle de gestion des hautes compétitions internationales, à partir du renforcement permanent des infrastructures, de la formation, du cadre organisationnel et des ressources allouées aux disciplines sportives à la base.

Le président de la République s’est félicité des conclusions de la dernière revue du Fmi sur la politique économique du Sénégal avant de terminer sa communication sur le suivi de la coopération, des partenariats et son agenda diplomatique.

Le Premier ministre a axé sa communication sur le suivi des engagements vis-à-vis des partenaires sociaux et des projets du gouvernement avant de rendre compte de la coordination des activités gouvernementales.

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a fait le point de la situation africaine et internationale.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture économique nationale et internationale.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte de l’état d’avancement de la préparation de la campagne agricole 2018-2019.

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a fait le point sur le programme spécial d’alimentation en eau potable de Dakar.

Le ministre du Commerce, de la Consommation, du Secteur informel et des Pme a rendu compte du suivi de la commercialisation de l’anacarde.

Le ministre de l’Elevage et des Productions animales a fait le point sur les conséquences des premières pluies sur la mortalité du bétail dans plusieurs localités du pays.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le conseil a examiné et adopté :
• le projet de loi autorisant, le président de la République à ratifier la Charte africaine de la statistique adoptée le 04 février 2009 à Addis-Abeba;

• le projet de décret prononçant la désaffectation d’une parcelle de terrain d’une superficie de 04 ha 68 a 1 ca à distraire du titre foncier n° 407/DP précédemment affectée au ministère des Forces armées en vue de son attribution aux impactés du projet de réalisation du projet de réalisation du Train express régional (Ter).


NOMINATIONS
Au titre des mesures individuelles, le président de la République a pris les décisions suivantes :
  • Monsieur Pape Demba DIALLO, Administrateur civil, précédemment Préfet du département de Pikine, est nommé Préfet du département de Tambacounda, en remplacement de Monsieur Mor Talla TINE, appelé à d’autres fonctions ;
  • Monsieur Mor Talla TINE, Administrateur civil, précédemment Préfet du département de Tambacounda, est nommé Préfet du Département de Bambey, en remplacement de Monsieur Moustapha NDIAYE, appelé à d’autres fonctions ;
  • Monsieur Moustapha NDIAYE, Administrateur civil, précédemment Préfet du Département de Bambey, est nommé Préfet du département de Pikine, en remplacement de Monsieur Pape Demba DIALLO, appelé à d’autres fonctions ;
  • Madame Ramatoulaye DIENG, Administrateur civil principal, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement (DAGE) du Ministère de l’Intérieur, en remplacement de Monsieur Cheikh Sadibou DIOP, appelé à d’autres fonctions ;
  • Monsieur Mademba GUEYE, hors hiérarchie, est nommé Directeur de la Justice de Proximité et de la Promotion de l’Accès au Droit à l’Administration centrale du ministère de la Justice ;
  • Madame Aïssatou TRAORE, Journaliste, précédemment en service au Centre national d’Information et de documentation (CNID), est nommée Directeur du Centre national d’Information et de Documentation (CNID) au ministère de la Jeunesse, de la Construction citoyenne et de la Promotion du Volontariat, poste vacant.

 

Dans la mise en œuvre des fonctions de représentation et de contrôle de l’action gouvernementale, une délégation de 25 députés séjourne, depuis avant-hier, dans la région de Ziguinchor. Il s’agit de membres de la Commission défense et sécurité, et ceux de la Commission des lois, de la décentralisation, du travail et des droits humains de l’Assemblée nationale.

Ces représentants du peuple ont rencontré, hier matin, successivement le gouverneur de la région, le commandant du poste de commandement et celui du 5ème bataillon de la zone militaire N°5. A toutes ces étapes, Mme Awa Guèye Diop, 2ème vice-présidente à l’Assemblée nationale, a transmis les encouragements de Moustapha Niasse, président de l’Assemblée, aux autorités locales pour leurs efforts soutenus en faveur du bien-être des populations. Elle n’a pas manqué de faire savoir à ses interlocuteurs que le président Moustapha Niasse est « très sensible » au travail qu’ils abattent pour la sécurité des populations et la stabilité de cette partie de la région méridionale du Sénégal.

Expliquant l’objet de la mission, Mme Awa Gueye Diop a rappelé que le président de la République, dès son accession au pouvoir, a initié un ambitieux programme, le Plan Sénégal émergent qui, à terme, doit consacrer l’émergence de notre pays. Mais, pour la 2ème vice-présidente à l’Assemblée nationale, cette émergence ne peut être réalisée sans la stabilité et la sécurité des populations et de leurs biens. « Nous sommes aussi conscients, ajoute-t-elle, que la sécurité et la stabilité ne sont possibles que lorsque les préoccupations des populations ont été prises en charge ».

Mme Awa Gueye Diop a dit que c’est pour cette raison que les députés sont descendus sur le terrain pour discuter avec leurs mandants, afin de s’enquérir de leurs besoins. C’est le même souci qui les a aminés, en discutant avec l’armée pour savoir les conditions dans lesquelles celle-ci travaille. « La finalité est de porter un plaidoyer à l’Assemblée nationale pour que tous les problèmes qui ont été portés à notre connaissance puissent trouver des solutions idoines, auprès du gouvernement ou de l’Etat », a dit la vice-présidente.

Le gouverneur de la région a sollicité le plaidoyer et l’accompagnement des députés pour le retour de la paix en Casamance. Il en a fait autant pour faire du port de Ziguinchor un hub dans la sous-région, afin que l’exportation des noix d’anacarde de la Casamance puisse se poursuivre et que les populations locales trouvent plus de travail. Le gouverneur a sollicité les élus du peuple, afin que la lutte contre le trafic illicite de bois soit accentuée en Casamance.

Pour leur part, le colonel Khar Diouf, patron du poste de commandement de la zone militaire N°5 et le commandant du 5ème bataillon de ladite zone militaire, El Hadj Omar Faye, ont également demandé l’appui des députés pour que les conditions de vie et de travail des soldats puissent être améliorées davantage dans le Sud du Sénégal. Selon le colonel Khar Diouf, « ici, la tendance de la situation sécuritaire est à l’accalmie, malgré quelques regains de tension avec des phénomènes récurrents qui sont amplifiés par l’effet des médias. Mais, la situation est globalement sous contrôle. Il n’y a rien d’inquiétant à Ziguinchor ».
Aujourd’hui, les députés organisent un atelier de partage sur le thème « La sécurité dans les zones frontalières de la région de Ziguinchor ».

El Hadj Moussa SADIO

 

D’après un rapport de monitoring du Cnra sur la couverture des élections législatives du 30 juillet 2017, les médias se sont focalisés surtout sur l’actualité politique de 3 coalitions parmi les 47 listes qui étaient en compétition.   Du 09 juillet  au 28 juillet 2017, 57,22 % des «Unes» de la presses ont été consacrées à la Coalition «Bennoo Bokk Yaakaar», 25,77 % des publications  en faveur de la «Coalition Gagnante Wattu Senegaal». En troisième position vient la «Coalition Mankoo Taxawu Senegaal» 9,79 %.   

Comme dans les urnes, les coalitions “Bennoo Bokk Yaakaar”, la coalition gagnante “Wattu Sénégal” et la coalition “Manko Taxawu Sénégal” ont écrasé les autres listes par rapport à la présence médiatique lors de la campagne des élections législatives du 30 juillet 2017. Selon le rapport du Cnra sur le monitoring de la campagne dont nous détenons copie, l’analyse de la couverture médiatique des élections législatives du 30 Juillet 2017 montre qu’aussi  bien durant la précampagne que pendant la campagne électorale, les médias se sont focalisés surtout  sur l’actualité politique de trois coalitions parmi les 47 listes qui étaient en compétition, à savoir: la «Coalition BennooBokk Yaakaar», la «Coalition Gagnante Wattu Senegaal» et la  «Coalition Mankoo Taxawu Senegaal».

Pour la campagne du 09 juillet à 00h au 28 Juillet 2017 à minuit, le document apprend que pour la presse écrite, l’échantillon est constitué de 17 quotidiens : L’As, Direct info, l’Observateur, le Quotidien, Enquête, le Soleil, Sud quotidien, la Tribune, Walf quotidien, 24 heures, Dakartime, l’Evidence, Vox populi, Zoom info, Libération, Rewmi Quotidien, Témoin.
194 «Unes» ont été consacrées aux élections législatives, portant sur des personnalités publiques dûment identifiées selon leur appartenance politique.

Selon le Cnra pendant cette campagne, Direct info et l’Evidence sont les quotidiens qui ont consacré le plus de «Unes» à ces législatives avec, respectivement, chacun 20 publications recensées.  Le Soleil a consacré 14 Une aux législatives lors de la même campagne ; Zoom Info 11 ; Libération 14 ; L’Observateur 10 ; Walf Quotidien 10 ; L’As 11.

Par rapport à la répartition des «Unes», le document révèle que 57,22 % (contre 63,3 % lors de la précampagne)  des «Unes» ont été consacrées à la «Coalition Bennoo Bokk Yaakaar» Contre,  25,77 % des publications  en faveur de la «Coalition Gagnante Wattu Senegaal» qui, elle, comptait seulement 16.49 % des articles pendant la précampagne.  En troisième position vient la «Coalition Mankoo Taxawu Senegaal» qui, avec 9,79 %, marque une baisse importante si on se réfère à ses 12,77 % pendant la précampagne.  Sur l’ensemble des quotidiens, 913 articles ont été consacrés à la «Coalition Bennoo Bokk Yaakaar», contre 290 articles sur la «Coalition Gagnante Wattu Senegaal» et 268 articles consacrés à la «Coalition Mankoo Taxawu Senegaal». Pour les sites d’information en ligne,  le Cnra a étudié 12 plateformes.   Sur l’ensemble de ces sites d’information, durant la campagne, ont été effectués 1.591 relevés constitués d’articles, de vidéos et d’insertions publicitaires. Pour la Radio 1.185 relevés ont été effectués sur les programmes diffusés par un panel de huit (8) radios: Fm Sénégal, Radio Sénégal, Rewmi Fm, Rfm, Rmd, Sud Fm,  Walf Fm, Zik Fm.

Sur l’ensemble des radios, la station  Rfm cumule à elle seule 454 relevés, soit 38% de l’ensemble.  La radio Sud Fm suit avec 294 relevés.   Sur le pourcentage des publications radiophoniques selon les listes dans la même dynamique que la presse écrite et la presse en ligne, l’étude montre que les 3 coalitions sont en tête. 43,71 % (contre 52,94 %  pendant la précampagne) des publications radiophoniques couvrent les activités de la «Coalition  Bennoo Bokk Yaakaar», alors que seulement 20,08 % (contre 16,99 % durant la précampagne) concernent la «Coalition Gagnante Wattu Senegaal» et 14,18 % (pour 14,38% pendant la  précampagne) concernent la «Coalition Mankoo Taxawu Senegaal».

Concernant le médium télévision l’étude a effectué 1226 relevés sur un panel constitué de 9 éditeurs : Rts, 2Stv, Tfm, Walf Tv, Sentv, Mourchid tv, Lamp Fall, Dtv, Rdv. Sur l’ensemble des télévisions, la chaîne Dtv cumule  à elle seule 234 relevés, essentiellement dans des programmes d’information comme le «Journal télévisé». Au-delà des 200 relevés, la Rdv et la SenTv ont eu une activité importante, avec respectivement 227 et 234.
Dans la même dynamique que les autres types de médias, les 3  principales coalitions politiques en présence. Pour les plus représentatives : 54,89 % des  publications télédiffusées concernent l’actualité politique de la «Coalition Bennoo Bokk Yaakaar», contre seulement 18,43 % pour la «Coalition Gagnante Wattu Senegaal» et 12,72 % pour la  « Coalition Mankoo Taxawu Senegaal». Les autres listes se situent entre 3,6 % et 0,24 % des publications.

Oumar KANDE

Le terrain de basket des Hlm Thialy a abrité, hier, un meeting de remerciement  au président de la République organisé par les partisans du ministre de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’enfance, Mme Ramatoulaye Guèye Diop.

Le rassemblement a été présidé par le coordonnateur du département de Thiès. Mme Ndèye Ticket Ndiaye, directrice générale de l’Agence nationale des affaires maritimes, de fortes délégations comme celle du directeur général de la poste, Siré Dia et d’autres citoyens  y ont pris part.

En attendant de  se préparer pour un grand meeting dont l’organisation va être pilotée par l’Alliance pour la République  et la coalition “Bennoo Bokk Yaakaar”, Mme Ramatoulaye Guèye Diop a déjà annoncé la couleur. «  Nous sommes des bras armés du président de la République, Macky Sall, tant au niveau du gouvernement qu’au niveau du champ politique. Nous devons taire nos Ego, unir nos forces et travailler résolument pour sa réélection dès le premier tour », a-t-elle indiqué. Pour donner le ton, elle a appelé au présidium, Lamine Aïcha Fall, responsable de l’Apr avec qui elle partage les Hlm Thialy pour dire qu’ils vont faire équipe pour atteindre l’objectif : «  Réélire le Président Macky Sall au premier tour le 24 février prochain ».Elle a dit que c’est à cela qu’elle invite tous les autres responsables de la ville et du département de Thiès parce que, selon le ministre,  le président de la République est en train de faire énormément pour l’épanouissement des populations de  Thiès. Pour  corroborer cette affirmation, le ministre s’est appuyé sur l’intervention du directeur de la protection de l’enfance, Alioune Sarr, qui a eu à conduire en tant qu’opérateur familial, la gestion des bourses familiales pendant 3 ans dans la région de Thiès. «  En déclarant que 31.000 familles dans la région de Thiès sont bénéficiaires de la bourse familiale qui leur permet de gérer la scolarisation de leurs enfants, d’accéder à une prise en charge sanitaire, d’accéder  aux activités génératrices de revenus entre autres ; le chef de l’Etat a fini de  poser un acte fort de lutte contre la précarité », a-t-elle soutenu. A raison de 100.000 FCfa par an,  plus de 3 milliards de Fcfa tombent dans l’escarcelle des familles enrôlées dans la région de Thiès. «  Cet engagement peut être perçu dans tous les autres secteurs de la vie au Sénégal  », a-t-elle martelé.

Mbaye BA

 


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