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Pour tirer au clair les 200 milliards de FCfa de la réddition des comptes : Aymérou Gningue pour une commission d’enquête parlementaire

28 Déc 2017
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Face à la controverse politico-médiatique née de la sortie de l’envoyée spéciale du Chef de l’Etat, Mme Aminata Touré, sur le recouvrement effectif de plus 200 milliards de FCfa issus de la traque des biens supposés mal acquis, Aymérou Gningue, président du groupe parlementaire « Benno Bokk Yakaar », majorité présidentielle, n’exclut pas la saisine de l’Assemblée nationale pour la constitution d’une commission d’enquête parlementaire.

Cette piste a été proposée par son collègue Abdoulaye Baldé, leader de l’Union des centristes du Sénégal (Ucs), pour tirer cette affaire au clair. Toutefois, il l’invite à en être l’initiateur parce que, selon lui, il sait par où passer.

Le président du groupe parlementaire « Benno Bokk Yakaar (Bby) », Aymérou Gningue, en réponse à son collègue député Abdoulaye Baldé, se dit favorable à la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire si cela peut éclairer la lanterne des Sénégalais sur la traçabilité des 200 milliards de FCfa recouvrés dans le cadre de la traque des biens dits mal acquis. Il a toutefois invité le patron de l’Union des centristes du Sénégal (Ucs), auteur d’une telle requête, qui, d’après lui, sait pertinemment comment procéder pour sa constitution, d’en être l’initiateur. « L’honorable député Abdoulaye Baldé n’a pas même à saisir le groupe des non-inscrits ou un autre groupe parlementaire. En tant que député, il peut effectivement saisir le président de l’Assemblée nationale en demandant la constitution d’une commission d’enquête sur le sujet. Une fois que cette demande est faite, elle va être discutée au niveau du bureau de l’Assemblée nationale et en conférence des présidents », a-t-il déclaré hier sur la Rfm. Cependant, conformément à l’article 48 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il devrait normalement faire un exposé des motifs dans la demande qu’il doit faire pour expliquer pourquoi il veut le faire. «Et je pense qu’en ce moment, nous, députés, allons apprécier. Il n’y a pas de problème particulier», a-t-il confié. Refusant de se prononcer sur l’accompagnement de la majorité si saisine il y a, M. Gningue s’est voulu clair. « Je ne peux pas dire pour ou contre. Tout dépend de l’exposé des motifs qui va être fait. Personnellement, si cela peut éclairer notre lanterne, pourquoi pas ? (…) J’attends de voir qu’il fasse la saisine et après, on appréciera », a-t-il fait savoir.

C’est au cours d’une émission sur les ondes de la Rfm que l’envoyée spéciale du chef de l’Etat a annoncé que plus de 200 milliards de FCfa ont été recouvrés suite à la traque des biens supposés mal acquis et reversés au Trésor public. Le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, interpellé sur la traduction de cette manne financière par une loi rectificative des finances, dit l’ignorer. Ainsi, si d’aucuns s’interrogent sur l’opportunité de sa sortie sur ce dossier, ils n’ébranlent guère l’auteure de ce tollé politico-médiatique, Aminata Touré. Dans une note publique, elle n’a changé une virgule dans ses propos qui lui valent depuis une levée de boucliers et une surenchère verbale sans précédent de ses adversaires. « La reddition des comptes est une exigence des temps modernes. Et des progrès majeurs ont été enregistrés depuis 2012.

Cela doit continuer et devenir une routine de notre système de gouvernance », a déclaré Mme Touré. Mieux, elle a martelé : « Je persiste et signe. Les cris d’orfraie des clients et associés de la Crei et du procureur de la République peuvent continuer jusqu’au jugement dernier, ils ne m’ébranlent guère ». Avant d’enfoncer le clou : « La reddition des comptes a même rapporté plus de 200 milliards de FCfa à l’Etat du Sénégal, car le décompte ne prend pas en compte les amendes individuelles de 138 milliards 239 millions chacun de Karim Wade, Bibo Bourgi, Mamadou Pouye et leurs sept autres complices qui sont des avoirs dus à l’Etat du Sénégal ». Sur ce, elle encourage les organes de contrôle de l’Etat et la justice à poursuivre leur travail sans coup férir, en dépit d’un tapage médiatique entretenu par ceux qui doivent répondre de leur manipulation frauduleuse des deniers publics qui doivent servir exclusivement à améliorer les conditions de vie des Sénégalais.

Mamadou Lamine DIEYE

Last modified on jeudi, 28 décembre 2017 09:57
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