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30ème Sommet de l’Union africaine : L’appel au pragmatisme de Macky Sall

29 Jan 2018
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30ème Sommet de l’Union africaine : L’appel au pragmatisme de Macky Sall Crédit photo : Présidence de la République du Sénégal

A l’occasion de la cérémonie de lancement officiel du Comité des Chefs d’Etat et de Gouvernement pour la promotion de l’éducation, la science, la technologie et l’innovation, le Président de la République du Sénégal a prononcé une allocution dans laquelle il appelle ses pairs à : « Contribuer à mettre en synergie, de façon pragmatique, nos efforts, nos moyens et nos complémentarités au service de la transformation structurelle de nos économies et de nos pays ».

Tout d’abord, le Président Macky Sall a tenu à remercier les Etats membres de l’Union africaine pour avoir confié au Sénégal la présidence du Comité des Chefs d’Etat et de Gouvernement pour la promotion de l’éducation, la science et la technologie et l’innovation. Il a également remercié la Commission de l’Union africaine pour tout le travail préparatoire mené par le Pr Sarah Anyang Agbor et son  équipe. « Je ne vais pas disserter, ici, sur le rôle et la place de l’éducation, de la science et de la technologie dans le processus de développement économique et social. C’est connu. La tâche de notre Comité, c’est de contribuer à mettre en synergie, de façon pragmatique, nos efforts, nos moyens et nos complémentarités au service de la transformation structurelle de nos économies et de nos pays », a souligné le Chef de l’Etat.

Et Macky Sall a ajouté : « Cela est nécessaire si nous voulons participer, avec des chances de succès, à l’économie du savoir et du savoir-faire qui rythme la marche du monde. Nous voulons former un capital humain apte à porter nos objectifs de développement en utilisant les avancées scientifiques et technologiques, grâce à un système d’enseignement, de recherche scientifique et technologique innovant et performant ».

Selon le Président de la République, c’est la finalité de la stratégie continentale de l’enseignement technique et la formation professionnelle. Et la stratégie africaine pour la science, la technologie et l’innovation répond à, son avis, à ce besoin. « Pour ce faire, a-t-il renchéri, il faut non seulement une appropriation correcte de ces stratégies à l’échelle des Etats et du continent mais aussi une mobilisation adéquate de ressources budgétaires et non budgétaires ».

Donnant l’exemple du Sénégal, le Président Macky Sall a rappelé qu’à l’issue de la Concertation nationale sur l’avenir de l’enseignement supérieur, en avril 2013, le Gouvernement a pris plusieurs décisions. Il a cité, entre autres, le renforcement des filières scientifiques, technologiques et la formation professionnelle ; l’élargissement de la carte universitaire ;  et le développement progressif de l’usage des technologies de l’information et de la communication (Tic).

Pour lui, d’autres pays font certainement des efforts  similaires. « Mais, il nous manque sans doute des mécanismes  appropriés de coopération et de partage aux niveaux des communautés économiques régionales et du continent », a encore dit le Chef de l’Etat à ses pairs. Pour lui, « nous pouvons avoir un gain d’efficacité si nous tirons parti de nos structures, de nos expériences respectives et de nos meilleures pratiques ».

Ici, il pense, par exemple, à la mise en place  d’infrastructures communes pour mutualiser les ressources humaines et financières et faire bénéficier à nos pays des expertises diversifiées. « En Afrique de l’Ouest, des efforts d’harmonisation des formations sont en cours au sein de l’Uemoa. De même, au niveau de la Cedeao, nous avons élaboré une politique régionale en matière de science et de technologie depuis juin 2012 », a encore expliqué le Président de la République.

Macky Sall a rappelé que leur objectif ultime est de mettre en synergie toutes les régions du continent de façon à bâtir un espace communautaire harmonisé en la matière. Pour y parvenir, il compte travailler avec tous avec l’appui de la Commission de l’Union africaine.

Passer des intentions aux actes
« Nous devons maintenant passer des intentions aux actes. Nous pouvons relever nos défis en nous appuyant sur ce Comité comme un levier qui stimule les idées, mécanismes et pratiques propices au développement de l’éducation, de la science et de la technologie en Afrique », a martelé Macky Sall.

« C’est un vaste chantier, pour l’essentiel encore faiblement exploré. Mais, nous pouvons y arriver », a-t-il dit. Pour ce faire, le Chef de l’Etat a préconisé une démarche pragmatique, basée sur l’action et la recherche de résultats concrets.

« Il nous faut surtout définir des objectifs  réalistes et ciblés, et nous donner les moyens de les réaliser dans le temps »,  a expliqué le Président Sall. Il a indiqué qu’un de ces objectifs pourrait être la construction d’un espace africain de l’enseignement supérieur et de la recherche, dont la gestation est d’ailleurs en cours, avec la généralisation du système Lmd et la reconnaissance mutuelle des titres, diplômes et grades délivrés dans différents pays.

De notre envoyé spécial : El Hadj Abdoulaye THIAM

LE CHEF DE L’ETAT : « L’AFRIQUE A CHANGÉ À LA FAVEUR DE NOS PERFORMANCES ÉCONOMIQUES »
Pr NepadEn sa qualité de  président sortant du Comité d’orientation des Chefs d’Etat et de Gouvernement du Nepad, Macky Sall a présidé une importante réunion suivie de la présentation du rapport du secrétaire exécutif de l’Agence de planification et de coordination du Nepad, Dr Mayaki. Tirant le bilan du Nepad, le Chef de l’Etat a déclaré que l’Afrique a changé à la faveur des performances économiques.

D’entrée, Macky Sall a dit : « Au Sommet de janvier 2013 à Addis-Abeba, vous m’avez investi de votre confiance en me confiant la présidence du Comité d’orientation des Chefs d’Etat et de Gouvernement du Nepad ».

Selon le Chef de l’Etat, ensemble, des priorités ont été fixés. Il s’agissait de construire une Afrique prospère soutenue par une croissance inclusive et un développement durable ; de renforcer la coopération et l’intégration régionale. « Cette Afrique que nous voulons dans l’Agenda 2063 est la traduction de la vision de nos pères fondateurs et de l’espoir exprimé par nos populations depuis les indépendances » ; s’est-il exprimé.

A son avis, au cours de la dernière décennie, la perception de l’Afrique, considérée comme un continent « désespéré », a fortement changé à la faveur des performances économiques. « C’est parce que nous sommes devenus une terre d’opportunités et de promesses considérables qu’il nous faut également changer de stratégies pour être dans le temps de l’action. Voilà pourquoi j’ai inscrit mon mandat sous le signe de la mise en œuvre », a-t-il confié. Macky Sall a reconnu que des progrès importants ont été notés dans le Programme de développement des infrastructures en Afrique (Pida) avec le démarrage et même l’achèvement de certains projets de l’Initiative présidentielle de promotion des infrastructures coordonnée par le Président Jacob Zuma dont il a salué le leadership à côté des autres Présidents champions.

Selon lui, l’Afrique est sur la voie de résorber son déficit infrastructurel et les projets s’accélèrent dans le secteur des transports, des Tic, de l’énergie, où nous devons renforcer nos efforts pour résoudre le paradoxe d’un continent doté d’immenses ressources naturelles, mais où l’électricité est la plus chère dans le monde. Pour lui, la question de l’énergie doit rester au cœur des priorités du Nepad, si nous voulons réussir le pari de l’industrialisation. Le Président de la République a réitéré son appel pour rendre opérationnel le Fonds pour l’électrification rurale créé par décision de l’Union africaine. Il est revenu sur le Sommet qu’il a organisé, en juin 2014, sur le financement du Nepad. Un moment important de mobilisation de tous les acteurs pour un financement des infrastructures en Afrique.

Priorité à l’agriculture 
« Nous avons également mis la priorité sur l’agriculture, car il n’est pas tolérable que nos populations continuent de vivre le spectre de la faim et de la malnutrition dans un contexte où la croissance économique de l’Afrique est l’une des plus fortes au niveau mondial. Le processus de transformation de l’agriculture africaine est en cours avec le Programme détaillé de l’agriculture africaine qui permet à l’Afrique de nourrir l’Afrique et même le reste du monde », a dit le Président de la République qui a salué l’objectif d’un taux de croissance annuelle d’au moins 6% dans l’agriculture dépassé par bon nombre de pays. Pour lui, ce secteur est devenu une priorité pour tous les Etats qui ont augmenté leurs budgets nationaux et élaboré des plans d’investissement pour améliorer la productivité agricole. « L’autonomisation des femmes dans l’agriculture, a-t-il insisté, est fondamentale  si nous voulons améliorer les conditions de vie de nos populations, en majorité constituées de ces couches vulnérables ».
 
Des avancées significatives du Nepad
Dans bien des domaines, le Nepad a connu des avancées significatives qui constituent les priorités de l’Afrique, a encore dit le Chef de l’Etat.

Il a évoqué l’élaboration de stratégies, en collaboration avec la Commission de l’Ua, en matière d’éducation et de santé, le développement de la science de la technologie, avec la création de l’Académie africaine des sciences et la promotion de l’innovation technologique, par l’utilisation de drones pour le développement. Des progrès réalisés dans les principes et valeurs du Nepad, à savoir l’appropriation et le pilotage de nos programmes économiques ; l’appel au secteur privé ;   la promotion d’un partenariat mutuellement bénéfique.

Parlant de partenariat, le Président Sall a souligné que  l’Afrique, par la voix du Nepad et de l’Ua, a réussi à inscrire ses priorités dans l’Agenda mondial.

Il a d’abord cité le combat mené au sein du G20 et du G7 pour l’avènement d’un système international globalement plus équitable. L’adoption, par le G20, du projet d’Erosion de la base d’imposition et de transfert des bénéfices (Beps) est une étape très importante dans la lutte contre les flux financiers illicites, notamment l’évasion et la fraude fiscales.  « Une mise en œuvre de ce paquet de mesures élargi à tous les pays sera cruciale pour l’efficacité de ces règles, et nous avons invité l’Ocde à y travailler », a-t-il révélé.

Selon lui, les engagements souscrits par le G7 au titre du Connex permettront d’améliorer les déséquilibres des contrats d’exploitation occasionnés par la faiblesse de nos ressources humaines dans les négociations contractuelles.

De notre envoyé spécial : El Hadj Abdoulaye THIAM

PLAIDOYER POUR LA POURSUITE DU NOUVEAU MÉCANISME DE FINANCEMENT DE L’ORGANISATION
Photo Ua 30Le 30e Sommet de l’Union africaine a été ouvert, hier vers 14h30 (heures locales), à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, sur « Gagner la bataille contre la corruption : une voie durable vers la transformation de l’Afrique ».

Le président sortant de l’Union africaine, Alpha Condé, a appelé, hier, à la poursuite du nouveau mécanisme de financement de l’organisation qui regroupe les pays africains. « Ce n’est que par ce biais que nous réussirons à sortir de la dépendance vis-à-vis de l’extérieur et nous positionner en partenaire fiable et crédible, du moins à la réduire considérablement tout en maintenant, avec nos partenaires traditionnels, les relations de confiance mutuelle tissées au fil des ans », a-t-il soutenu à l’ouverture du 30ème Sommet de l’Union africaine.

Le Président guinéen a dit être convaincu qu’en collaboration avec le Conseil de sécurité de l’Onu, qui est décidé de prendre en compte et de respecter les positions de l’Ua sur les conflits africains, ils parviendront à trouver des solutions durables aux crises. Il s’est réjoui de la signature d’un accord de partenariat stratégique avec l’Onu qui reconnait le rôle et la responsabilité de l’Afrique dans les Opérations de maintien de la paix. M. Condé a conclu en réitérant la nécessité de poursuivre, avec ardeur et fermeté, la rationalisation des méthodes de travail des organes de l’Ua.

Faisant le bilan de sa présidence dont le thème était : « Tirer profit du dividende démographique en investissant dans la jeunesse », le Président Alpha Condé a déclaré que l’organisation a fait face à beaucoup de défis affrontés tout au long du mandat. Selon lui, l’année qui s’achève a été marquée par de nombreux défis, poursuivant que la mise en œuvre de la réforme de l’Ua se déroule dans un contexte très difficile, notamment en raison de la crise économique qui a eu un impact négatif sur les contributions. Le président de la Commission de l’Ua, Moussa Faki Mahamat, a déclaré que « ce Sommet se tient dans un contexte marqué non seulement par l’acuité des défis auxquels notre continent est confronté mais aussi par les incertitudes qui pèsent sur le système international ». Il a demandé de marquer notre préoccupation face à ses évolutions. Sur la situation en Afrique, M. Mahamat a expliqué que la violence continue d’être une réalité qui afflige le quotidien de millions d’Africains dans différentes zones de conflit. A Cela s’ajoute la prégnance du fléau du terrorisme qui fait des ravages dans le bassin du Lac Tchad, au Sahel et à la Corne de l’Afrique. Il a reconnu que notre situation économique n’est pas à la hauteur des exigences de notre développement, confirmant que si l’Afrique a enregistré un taux de croissance de 5 % de 2000 à 2014, les perspectives semblent moins bonnes pour 2017-2018. Ce, dans un contexte de faible diversification de nos économies et d’insuffisance en matière de gouvernance et d’absence d’exclusivité sociale, laissant des millions d’Africains sans éducation, sans travail, sans protection sociale, et exposés à la pauvreté. Dès lors, le président de la Commission de l’Ua a invité au renforcement de l’unité du continent et l’urgence de joindre résolument les paroles aux actes. Il s’est réjoui de la prompte réaction de nombreux Chefs d’Etat, personnalités et citoyens ordinaires aux images abjectes de migrants africains maltraités par des réseaux criminels en Libye.

El Hadj Abdoulaye THIAM

 

PAUL KAGAME, PRESIDENT DU RWANDA : « OUVRIR LA VOIE AUX PEUPLES ET AUX JEUNES »
Kagame et GuterresSuccesseur du Pr Alpha Condé à la tête de l’Ua, le Président du Rwanda, Paul Kagamé, s’est félicité de cette double confiance pour avoir conduit la réforme et prendre la présidence de l’Union pour cette année. « Il faut ouvrir la voie au peuple et aux jeunes qui nous attendent », a martelé Paul Kagamé. Il a reconnu que la croissance qui a transformé l’Asie n’est plus une option pour l’Afrique qui a trop attendu. C’est le temps d’agir pour sauver l’Afrique de la privation, a-t-il ajouté, précisant qu’aucun pays ou organisation ne peut aller seul. Le Président Kagamé a rendu hommage aux anciens pour avoir ouvert la voie et a insisté sur la création d’un marché unique pour le transport aérien, une étape majeure, et la libre circulation des peuples, un signal fort, qui devraient se réaliser en 2018.

El H. A. T.

ANTONIO GUTERRES, SG DE L’ONU : « LA MIGRATION DOIT ÊTRE UN CHOIX D’ESPOIR »
« Nous renouvelons notre engagement à l’Afrique et à l’Ua. Dans le domaine de la paix et de la sécurité, l’Afrique contribue en nombre important de Casque bleus. Nous condamnons ce qui s’est passé. La migration doit être un phénomène positif pour réduire les inégalités et connecter les sociétés. Elle doit être un choix d’espoir et non de désespoir. Nous vous félicitons pour thème sur la lutte contre la corruption ».

El H. A. T.

GEORGES WEAH EN VEDETTE
Habillé d’un boubou en bazin blanc, le nouveau Président du Liberia a été longuement applaudi lors de sa prise de parole. « Je suis très touché par vos paroles et l’accueil qui m’a été réservé. La route qui mène vers le succès est parsemée d’embûches. Je vous considère comme des frères et je voudrais travailler avec vous dans un esprit de solidarité. La paix et la sécurité sont importantes pour nos pays et l’Ua pour la stabilité du continent. Compte tenu des engagements que j’ai pris, je continuerai à lutter la corruption.

El H. A. T.

DEUX ACCORDS SIGNÉS AVEC LA FAO
En marge du Sommet de l’Ua, le Sénégal et l'Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao)  ont signé, hier, à Addis-Abeba, deux accords relatifs à l’ouverture du Bureau sous-régional de l’organisme onusien dans notre capitale. L'installation de ce bureau  sous-régional à Dakar va couvrir les quinze pays de l’Afrique de l'Ouest. A cet effet, le directeur général de la Fao, José Graziano da Silva, le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Me Sidiki Kaba, et le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Dr Papa Abdoulaye Seck, ont procédé à la signature de deux accords relatifs à l’ouverture de ce siège.

Lesdits accords de siège et de partenariat ont été paraphés en présence du Président de la République du Sénégal, Macky Sall.  Selon le communiqué de l’organe onusien, la signature de ces accords marque une étape majeure dans la lutte contre la faim dans la sous-région, car devant permettre « de renforcer la présence de la Fao au niveau sous-régional et de renforcer la collaboration historique entre la Fao et les pays d’Afrique de l’Ouest ».

El H. A. T.

Last modified on lundi, 29 janvier 2018 13:25
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