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Rationalisation des dépenses courantes de l’Etat depuis 2012 : Comment Macky Sall s’y est pris pour faire économiser au Sénégal 133,051 milliards de FCfa

15 Avr 2018
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Rationalisation des dépenses courantes de l’Etat depuis 2012 : Comment Macky Sall s’y est pris pour faire économiser au Sénégal 133,051 milliards de FCfa Photo d'archives

A l'épreuve des faits constatés et des actes posés, depuis mars 2012, en particulier au titre de la rationalisation des dépenses courantes de l’État, le président Macky Sall a, incontestablement, tenu sa promesse d’«une gestion sobre et vertueuse» faite aux Sénégalais.

133, 051 milliards de FCfa, c’est le résultat de la politique de rationalisation des dépenses courantes de l’État initiée, depuis mars 2012, par le président Macky Sall.

Pour apprécier l'impact extraordinairement positif de ces économies, leurs résultats sont consignés dans un rapport qui explique le comportement du ratio des dépenses courantes par rapport au Produit intérieur brut (Pib). Le recul est tout simplement phénoménal puisqu'il passe de 12% du Pib en 2011 à 7,5% en 2018.

Des charges passent de 12% à 7,5% du Pib
Comment Macky Sall s’y est pris avec sa rationalisation ?

En 2011, les Sénégalais subissant une moyenne journalière de deux heures et demie de coupure d’électricité – 912 heures l’an –, avaient recouru aux émeutes pour exprimer leur ras-le-bol. La Société nationale d’électricité (Senelec) accusait un déficit financier de 55 milliards de FCfa et de production de 164 MW.

Cinq années plus tard, la révolution énergétique, du fait des politiques du président Macky Sall, était en marche et peut être rendue, aujourd’hui, par les propos tenus, en début d’année, par le directeur général de la Senelec : «des émeutes de l'électricité, nous sommes, aujourd'hui, à la vente de l'électricité à des pays voisins». Et quelques chiffres attestent ce formidable retournement de situation qui s’explique par une meilleure gestion des ressources et par des innovations majeures.

Électricité : 20 milliards de FCfa de la compensation budgétaire économisés
La Senelec, qui accusait des pertes cumulées de plusieurs milliards de FCfa, affiche, à partir de 2014, un exercice bénéficiaire : 12 milliards de FCfa, en 2015, puis 30 milliards de FCfa en 2016.

Cette année-là, le président Macky Sall pouvait annoncer 10% de baisse du prix de l'électricité en 2017, représentant un gain de 30 milliards de FCfa, en faveur des consommateurs. La fourniture d'électricité connaît une amélioration exponentielle : de 912 heures de coupures, en 2011, elle est à 66 heures, aujourd’hui. La puissance totale du parc énergétique étant passée de 573 MW en 2011 à 821 MW, l’objectif reste d’atteindre 1.264 MW, l’année prochaine, avec le développement d’un mix énergétique qui permettra de baisser davantage les coûts. Rien que pour 2016, la Senelec a mis en service 270 MW additionnels, soit plus de la moitié de ses capacités cumulées (510MW), en 2015, alors qu’elle accusait un déficit de 164 MW. Dans le domaine des énergies renouvelables, plus de 100 MW d’énergie solaire seront injectés dans le réseau avec les centrales de Méouane, Mérina Dakhar, Kahone et Diass. Toutes ces performances ont pour conséquences positives, entre autres, la suppression de la compensation budgétaire sur l’électricité – 20 milliards de FCfa – que le Sénégal incluait dans son budget pour soutenir les déficits de la Senelec, désormais bénéficiaire.

Dans le même élan de rationalisation, pour les consommations d’électricité et d’eau, les cent plus gros consommateurs de l’administration ont été identifiés et suivis de façon très rapprochée. Les travaux de fiabilisation des fichiers ont également été menés et consolidés pour l’eau et l’électricité.

Téléphone portable : la facture baisse de 11 milliards de FCfa
Mais, bien avant la problématique liée à l’énergie, Macky Sall s’était attaqué à un goulot d’étranglement : les charges permanentes de l’État qui caractérisent son train de vie dispendieux. Singulièrement, la facture téléphonique de l’État, particulièrement le téléphone mobile des hauts fonctionnaires-, qui, c’était un secret de Polichinelle-, montait à des dizaines de milliards de FCfa. Moins d’un mois après sa prise effective du pouvoir, Macky Sall ordonnait la suspension de toutes les lignes de téléphone mobile, à l’exception de certaines octroyées aux services de défense, de sécurité et de justice. Ensuite, il initie un réabonnement au cas par cas suivant une restriction des bénéficiaires et des montants plafonds fixés par circulaire du Premier ministre.

Par exemple, les lignes des ministres sont plafonnées à 500.000 FCfa, celles des directeurs généraux d’établissements publics à 200.000 FCfa. Résultat des courses ? Ce sont des économies de 11 milliards de FCfa qui ont été réalisées sur les dépenses du téléphone.

Fin de la location de bâtiments pour loger des fonctionnaires : 07 milliards de FCfa économisés
Après la facture de téléphone, Macky Sall en vient aux conventions de location de bâtiments à usage de logement. Jusqu’en 2012, il n’était pas exagéré d’affirmer, de manière prosaïque, que l’État logeait n’importe qui. Montant de la facture annuelle : 15 milliards de FCfa. Pour mettre fin à cette gabegie sans nom, toutes les conventions sont gelées avant que n’intervienne leur résiliation. En lieu et place de la location, des indemnités de logement sont octroyées aux véritables ayants droit. Ce qui permet à l’État de faire des économies de 07 milliards de FCfa.

Charges de personnels des ambassades et consulats : au moins 2,092 milliards de FCfa
L’autre levier sur lequel Macky Sall a agi pour endiguer la gabegie au cœur de l’État, renvoie à la politique de suppression d’institutions de la République (Sénat et Vice-présidence), d’agences et de structures étatiques – quarante-huit – suite à une étude de l’Inspection générale d’État (Ige), mais aussi à la fermeture d’ambassade et de consulats.

Sur ce chapitre, concomitamment aux suppressions et gels d’effectifs, un souci majeur a été accordé à une reconfiguration de notre carte diplomatique, obéissant à des considérations hautement stratégiques et rendue possible par le redéploiement de personnels. Ainsi, rien qu’au titre des gels des effectifs, le Sénégal a économisé, entre 2015 et 2016, quelque 2,092 milliards de FCfa. Par ailleurs, les économies réalisées sur les subventions octroyées aux agences qui bénéficient de ressources propres, montent à 1,080 milliard de FCfa.

Achats de véhicules, mobiliers, matériels de bureau et informatique revus à la baisse de 2,262 milliards de FCfa
En outre, dans l’administration, les crédits destinés à l’achat de mobilier, matériel de bureau, matériel informatique, véhicules et autres biens amortissables, ont été revus à la baisse à hauteur de 2,262 milliards de FCfa, dans les services ayant eu les mêmes achats dans un passé récent. Ceci, compte non tenu des économies réalisées grâce à la réduction des dotations consacrées aux fêtes et cérémonies, conférences, congrès et séminaires ainsi qu’aux lignes «habillement et accessoires».

Enfin, s’agissant des corps émergents de l’Éducation, suite au rapport de juillet 2011 de l’Inspection générale des Finances (Igf), relatif à l’audit de leurs salaires, il a été décidé de supprimer le quota sécuritaire et de mettre en place un comité interministériel de pilotage de la masse salariale de ces corps. Un arrêté portant création, organisation et fonctionnement du comité avait été pris avant la fin de l’année 2012.

Illustration du passif chaotique de Wade : 105 milliards de FCfa de dettes pour le Fesman
Ces performances sont plus remarquables si on les compare aux chiffres qui illustrent le passé laissé par l’ancien régime : une croissance économique (1,8%) inférieure à la croissance démographique (2,8%) ; un déficit public de près de 07% ; un taux d’inflation de 3,4% ; un solde du compte courant de la balance des paiements négatif et à 10% du Pib ; une montée fulgurante de l’encours de la dette de 2 741,4 milliards de FCfa (40% du Pib) ; un service de la dette insoutenable (44% de nos recettes fiscales) ; la Position nette du gouvernement (Png) caractérisée par un excédent de dettes de 166 milliards de FCfa ; des moins-values de recettes de l’ordre de 53,6 milliards de FCfa ; un gap tarifaire de l’électricité d’un montant de 60 milliards de FCfa ; un programme agricole 2012 sans couverture budgétaire ; un Fonds de soutien au secteur de l’énergie (Fse) amputé de 15 milliards de FCfa au profit du paiement d’arriérés du Fesman dont l’ardoise monte à 105 milliards de FCfa ; etc.

Le Blog de Yaxam

Last modified on dimanche, 15 avril 2018 08:11
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