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Après la sortie de Karim Wade : L’Apr retrace « la gestion calamiteuse » sous le magistère de Me Wade

18 Jui 2018
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Après la sortie de l’ancien ministre Karim Wade, l’Alliance pour la République a répondu. Le parti présidentiel qui rejette les propos de Karim Wade, se désole de le voir verser dans l’oubli. Non sans rappeler que le chef de l’Etat, Macky Sall, est «dans le temps de l’action».

«L’oubli est la plus compliquée des serrures mais il n’est qu’une serrure. Il n’est pas une gomme ou une épée, il n’efface pas, ne tue pas, il enferme». C’est par cette maxime que l’Alliance pour la République (Apr), à travers un communiqué, répond au fils de l’ancien président qui a récemment fait une sortie, se disant, entre autres, prêt à aider les plus démunis à sortir de la pauvreté et dénonçant que depuis 2012, le mensonge, la manipulation et le complot sont en mode de gouvernance » par l’actuel régime. Le parti présidentiel marque sa surprise de voir Karim Wade oublier «la gestion calamiteuse de la famille Wade avec ses projets de lois scélérates portant notamment sur la dévolution monarchique du pouvoir, la violence et les morts ayant jonché le parcours politique du père avec les affaires Me Sèye, celle des six policiers massacrés en 1994 sur le Bouvard Centenaire, les dizaines de victimes du ticket présidentiel de 2011, le meurtre de l’étudiant Balla Gaye, etc., avec les marteaux imposés aux honnêtes citoyens».

D’après l’Apr, le père, à Versailles, et le fils, à Doha, sont rongés par «l’amertume et la jalousie», une émotion primaire qui exprime «l’angoisse, la peur du lendemain et l’insécurité». Parce que pense l’Apr, après 12 années de présence de son père à la tête de l’Etat du Sénégal, «Karim Wade semble découvrir aujourd’hui les bienfaits de l’éthique en politique et la force d’une justice impartiale». Et de rappeler l’affaire Alex Segura, alors représentant-résident du Fmi au Sénégal à qui, dit l’Apr, ont été remises «les mallettes d’euros et de dollars, offertes par le président de la République du Sénégal pour le corrompre et l’amener à valider les agrégats macro-économiques trafiqués du pays, en pleine décadence, en son temps ». Mais aussi, le «deal politique fomenté sur le dos du peuple sénégalais, entre le père et un de ses fils d’emprunt, ancien Premier ministre, arrêté en juillet 2015 pour atteinte à la sûreté de l'Etat et à la défense nationale, et détournement de deniers publics, et qui, à la faveur du protocole de Reubeuss, a pu bénéficier d'un non-lieu partiel, puis total rendu par la commission d'instruction de la Haute Cour de justice du Sénégal, sur aucune base autre que le fait du prince».

Pays en mouvement
Selon le parti présidentiel, la grâce accordée à Karim Wade, l’a été pour «des raisons humanitaires, à la demande de sa famille (la demande écrite de l’Emir du Qatar, adressée au président Macky Sall au nom de la famille Wade, est encore disponible)». Aussi, pour l’Apr, Karim Wade «s’enferme dans des certitudes dont lui seul détient le secret», qualifiant tout cela de «bluff».

L’Apr rappelle que depuis le départ du pouvoir de Me Wade, «le Sénégal a bien changé». Elle porte à son gouverne que son «attention subite portée aux plus démunis de notre pays, est déjà prise en compte à travers les 30 milliards de FCfa déjà attribués au programme de Bourses de sécurité familiale du président Sall». S’agissant du secteur agricole, l’avenir est «porteur de production et de productivité, de richesses et de modernisation du monde rural qui, combiné aux externalités positives du Pudc, va régler définitivement l’épineuse question de la dualité économique et sociale laissée par le régime des Wade». Selon le parti présidentiel, les « bons impayés ont disparu » et le pays a renoué avec les records de productivité. «Aujourd’hui, le Sénégal est passé de 6.000 T de semences certifiées sous les Wade, à 55.000 T en 2016, et le niveau de production d'arachide est passé de 692.572 T en 2012 à 1.495.223 tonnes en 2017, record battu de 40 ans», note l’Apr.

Quant à la candidature de Karim Wade, l’Apr invite à la raison, précisant que le gouvernement n’est point le Conseil constitutionnel, «seul juge des élections». Dès lors, estime-t-elle, «le Garde des Sceaux n’aura fait que rappeler les dispositions pertinentes de la loi pénale, notamment en son article 34, dont l’un des alinéas traite du cas des condamnés à des peines d’emprisonnement dont la durée est supérieure à cinq ans». Le communiqué rappelle ainsi la nécessité absolue de «faire confiance à la justice qui dira le droit le moment venu» et que le président, Macky Sall, est «dans le temps de l’action, au service exclusif du peuple sénégalais».

Daouda MANE

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