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Amadou Ba, ministre de l’Economie, des Finances et du Plan : «Le gouvernement n’a rien à cacher»

30 Jui 2018
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Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a indiqué que l’examen de cette loi de finances rectificative est une «occasion unique en rapport à certaines préoccupations soulevées de tout bord ». Sa conviction est que « le gouvernement aurait pu être félicité par l’ensemble des parlementaires du fait de la transparence et de la sérénité dont il a fait preuve ». « Ce qui a fondamentalement changé, explique-t-il, c’est la vision qui a été mise en œuvre et qui doit faire plaisir à l’ensemble du peuple sénégalais ». « Le Sénégal était habitué à un taux de croissance de moins de 3 ou 4%. Aujourd’hui, le Sénégal a une croissance moyenne de 6% », ajoute Amadou Bâ.  A l’endroit du député Me Madické Niang qui a vigoureusement contesté les chiffres figurant dans la Lfr, le ministre de l’Economie soutient qu’« on ne peut pas contester les chiffres. Du point de la logique et de la rigueur scientifique qui permet d’arriver à des documents de qualité, il n’y a absolument rien à dire même si l’erreur est humaine ». Selon lui, les véritables chiffres de recettes en exécution en 2017 sont déjà disponibles ici (à l’Assemblée nationale). C’est la première fois, dans l’histoire de l’Uemoa, mais aussi du Sénégal, au mois d’octobre, que le texte a été déjà adopté par le conseil des ministres sans que la Cour des comptes ne les vus. « C’est dire que le gouvernement n’a rien à cacher. Dans l’exécution du budget aussi bien en recettes qu’en dépenses, le ministre des Finances encore moins celui du Budget, ne sont pas dans le processus. Les dettes publiques sont ordonnancées par le directeur de la Dette », explique Amadou Bâ.
Aussi, poursuit-il, le ministre des Finances n’est même pas informé du paiement de la dette publique. « Nous avons une administration robuste, solide, qui fonctionne bien », dit-il. Il en est de même, selon lui, pour le processus de mobilisation. Les mesures que nous prenons, que ça soit celles fiscales ou des dépenses, ne sont pas dictées par des dossiers en cours.

Le coût de la hausse du baril de pétrole estimé à 166,2 milliards de FCfa

Pour les dépenses du budget liées à la hausse du prix du pétrole, l’Etat devait à la Société africaine de raffinage (Sar) et aux distributeurs 37,2 milliards de FCfa à fin 2017 auxquels s’ajoutent les 60 milliards de FCfa qu’il devra payer pour les mêmes raisons en 2018. Pour éviter le renchérissement des factures d’électricité supportées par les populations, l’Etat est obligé de verser, pour cette année, 52 milliards de FCfa à la Senelec au titre de compensation tarifaire et 14 milliards de FCfa aux distributeurs de produits pétroliers au titre des pertes commerciales. Le coût résultant directement de la hausse du prix du baril et devant être supporté par l’Etat en 2018 est estimé à 166,2 milliards de FCfa.

Les ressources internes baisseront de 43,1 milliards de FCfa

Dans la Lfr 2018, les recettes fiscales vont connaître une baisse de 65,2 milliards de FCfa pour s’établir à 2.145,8 milliards de FCfa. Par contre, les recettes non fiscales enregistreront une hausse de 32,1 milliards de FCfa par rapport aux prévisions de la Lfi 2018. Globalement, les ressources internes passeront de 2.439,8 milliards de FCfa à 2.396,7 milliards de FCfa, soit une baisse de 43,1 milliards de FCfa en valeur absolue et de 1,8 % en valeur relative. Toutefois, grâce à la confiance renouvelée des partenaires au développement, se traduisant par la mise en œuvre rapide des projets d’envergure, mais également et surtout la qualité de la signature du Sénégal, qui ont conduit récemment au succès de l’opération Eurobond 2018 et à une bonne capacité de mobilisation des ressources, les ressources externes du budget général de la Lfr 2018 programmés à 1.266,7 milliards de FCfa, enregistrent une hausse de 9,4 % par rapport à la Lfi 2018. Pour ce qui concerne les dépenses, par rapport à la Lfi pour l’année 2018, certains postes du budget de l’Etat, pour les motifs évoqués plus haut, vont connaître une augmentation : 5 % sur les charges de la dette publique, soit 42,2 milliards de FCfa; 7, 9 % sur la masse salariale, soit 50 milliards de FCfa ; 10  % sur les autres dépenses courantes dont 66,7 milliards de FCfa pour la prise en charge de la subvention à la Senelec, le remboursement des pertes commerciales des distributeurs de produits pétroliers et le financement du nouveau régime de retraite des enseignements du supérieur.

Redemarrage des chantiers de promovilles des ressources additionnelles prévues

Interpellé sur l’arrêt du Programme de modernisation des villes (Promovilles) dans plusieurs localités du pays, le ministre Amadou Bâ a expliqué que les 5,150 milliards de Fcfa de crédits ouverts au titre du budget en cours ont été « engagés et totalement payés ». A cet effet, il a annoncé que l’Etat vient d’ailleurs de signer des conventions de financement avec la Bid et la Bad pour un montant de 150 milliards de FCfa. Toutefois, en tenant compte de l’envergure nationale de ce programme, le gouvernement compte trouver des « ressource additionnelles » ou des « solutions alternatives » pour la reprise de tous les chantiers actuellement à l’arrêt.

Fonds de dotation
Les collectivités locales vont bientôt rentrer dans leurs fonds

Les collectivités locales qui se plaignaient du retard de la mise en place des fonds de dotation vont bientôt rentrer dans leurs fonds. Car le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a signalé que le Trésor public a déjà procédé à des avances d’un montant total de 37 milliards de FCfa. Un montant quasiment égale aux engagements pris en faveur de ces mêmes collectivités locales. Toutefois, le ministre a annoncé que les fonds prévus seront mis en place au mois de juillet 2018. Comme cela s’est passé dans les années précédentes.

Par Maguette NDONG et Souleymane Diam SY (Photos Ndèye Seyni SAMB)

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