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Oci 2025 : L’ambitieux plan d’actions décennal de l’organisation islamique

17 Juil 2018
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Djeddah (Arabie Saoudite) - Aujourd’hui, plus que jamais, les Etats membres de l’Organisation de la coopération islamique (Oci) font face à de nombreux défis. Aussi, après le succès du premier programme décennal 2005-2015, l’organisation s’est-elle dotée, en 2016, d’un programme décennal appelé « Oci 2025 ». Hier, lors d’une rencontre avec des journalistes, au siège de ladite organisation, des responsables départementaux sont largement revenus sur ce plan.

Montrer que l’Oci est une organisation plus que politique. C’est à cet exercice que se sont évertués quelques responsables de différents départements de la « deuxième plus grande organisation internationale, après l’Onu avec ses 57 Etats membres dont la Palestine, considérée par l’Oci comme Etat à part entière», selon l’ambassadeur Tarig Ali Bakheet, directeur général de recherche politique de l’Oci. Le nouveau plan décennal « Oci 2025 » compte 18 domaines prioritaires et 107 objectifs. Ces domaines portent sur les questions de paix et de sécurité, la réduction de la pauvreté, la lutte contre le terrorisme, les projets d’investissement et de financement, la sécurité alimentaire, la science et la technologie, le changement climatique, le développement durable, le dialogue et l’harmonie entre  les religions, l’autonomisation de la femme, l’humanitaire, les droits de l’homme, la bonne gouvernance et la reddition des comptes, l’emploi, la santé, les Tic, les médias et la diplomatie, les réformes institutionnelles.

Et bien sûr, la « raison d’être de l’Oci, c’est la question de la Palestine et de Jérusalem »,  a indiqué le l’ambassadeur Bakheet. Il se félicite de voir le rôle et la vocation de l’organisation grandir alors que « pendant plus de quatre décennies d’existence, elle s’était plus que cantonnée dans le domaine strictement politique ». Ce plan décennal, écrit, en effet, dans un document remis à la presse, par le Secrétaire général de l’Oci, Youssef bin Ahmed Al-Othaimeen, doit « provoquer l’indispensable changement dans le vécu de nos peuples et nations ». Comme M. Bakheet, les chefs des départements Science et technologie, économie et des questions humanitaires ont décliné les actions qu’ils déroulent et qu’ils comptent renforcer dans le nouveau plan décennal. 

De notre envoyé spécial, Daouda MANE

QUESTION DE LA PALESTINE ET DE JERUSALEM : NÉGOCIER SUR DE NOUVELLES BASES
L’Organisation de la coopération islamique qui tire sa création de la question palestinienne déploie tous les moyens, sauf militaires, afin que le peuple palestinien ait droit à un Etat indépendant à côté de celui d’Israël. « La seule voie est la relance du processus de paix. C’est à cela que travaille l’Oci », a insisté le Tunisien, l’ambassadeur Ali Ghoutali, directeur du Département Palestine et Al-Quds.

Toutefois, comme les Palestiniens, l’ambassadeur Ghoutali estime qu’au vu de la position actuelle des Usa, le quartet « ne tient plus la route ». Aussi, les Palestiniens réclament-ils « une relance des négociations sur de nouvelles bases.

L’option doit être multilatérale à travers une conférence internationale pour adopter un nouveau mécanisme afin de faciliter l’émergence d’une solution à deux Etats », indique Ali Ghoutali.

D. MANE


CRÉATION DE L’OCI : UNE RÉPONSE À « L’INCENDIE CRIMINEL DE LA MOSQUÉE D’ALAQSA »
Son histoire est intimement liée à la situation de la Palestine dont « les territoires sont occupés depuis 1967 ». Car, l’Oci a été créée par le « sommet historique » de Rabat (Maroc) le 25 septembre 1969, en réponse à « l’incendie criminel de la mosquée d’Alaqsa à Jérusalem occupée ». Aujourd’hui, avec ses 57 Etats membres répartis sur les quatre continents (Asie, Afrique, Europe et Amérique Latine), l’Oci est la deuxième plus grande organisation intergouvernementale après l’Onu.

Sa Charte a été adoptée en 1972. Elle porte la voix collective de la Oummah qui compte 1,5 milliard de musulmans dans le monde. L’Oci qui prône, par ailleurs, l’élimination de la discrimination à l’encontre des musulmans,  entretient des relations de coopération avec d’autres organisations comme l’Onu, l’Ue, l’Ua.

Elle compte également plusieurs organes subsidiaires et institutions spécialisées qui couvrent un large éventail de domaines : culture, science, économie, droit, finance, sport, technologie, éducation, médias, humanitaire.

D. MANE

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