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Les partisans de Khalifa Sall ont saisi l’occasion du délibéré de la Cour suprême prévu aujourd’hui pour appeler, hier, au cours d’un point de presse, à la libération du maire de Dakar. Cette remise en liberté doit avoir lieu d’autant plus que leur mentor a été élu député et jouit désormais d’immunité parlementaire, ont-ils dit. En conférence de presse, ils ont appelé à la libération de leur mentor qui se trouve dans les liens de détention depuis plus de six mois déjà. Ils ont saisi l’occasion du délibéré de la Cour suprême prévu aujourd’hui pour appeler au relaxe du maire de Dakar. A tour de rôle, ils ont invité la justice « à faire preuve d’objectivité, de neutralité et de discernement », a dit Cheikh Guèye. Le collectif des avocats de Khalifa Sall avait déposé, ce mercredi, un ultime recours auprès de la Cour suprême dans le but de faire recouvrir à leur client sa liberté.

Cheikh Gueye s’est dit «outré» d’avoir assisté à l’installation de l’Assemblée sans la présence de Khalifa Sall « pourtant élu aux suffrages des sénégalais ». Il en appelle « au sens d’hauteur de la justice sénégalaise, qui a toujours su écrire de belles pages dans son histoire ». De son côté, Idrissa Diallo, invite « ni plus, ni moins la justice à faire appliquer le droit ». 

Oumar BA

Le président Macky Sall a fait part, hier, à New York, de l’adhésion de son pays au Pacte mondial pour l’environnement, une initiative officiellement lancée le même jour par son homologue français, Emmanuel Macron.

«Le Sénégal souscrit à cette initiative française visant à mobiliser la communauté internationale pour établir le Pacte mondial pour l’environnement», a déclaré M. Sall en intervenant au sommet de lancement de ce programme, en marge de la 72e Assemblée générale des Nations unies.

«Nous sommes tous comptables du devenir de la planète. Nous devons préserver l’intégralité et l’intégrité de l’accord de Paris signé il y a deux ans pour préserver la planète des causes et effets complexes du changement climatique», a dit le président sénégalais, qui a salué l’»aspect juridique contraignant» du Pacte mondial pour l’environnement. Le Pacte mondial pour l’environnement est «un cadre unique et universel qui réunira les déclarations, conventions et autres protocoles sur l’environnement», a expliqué le président français.

Cette initiative «établira les droits et devoirs pour l’humanité envers la nature et envers elle-même», a dit M. Macron. «Nous devons agir avec conscience, forger des idées, des notions et des règles qui doivent poser le socle de ce nouvel engagement», a-t-il suggéré à ses pairs, soulignant que les populations et les pays les plus vulnérables sont «malheureusement toujours» les plus touchées par la dégradation de l’environnement.

«Agissons dès maintenant, allons plus loin dans la transformation de nos sociétés. Le Pacte mondial pour l’environnement sera au service de tous les États, dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 des Nations unies», a assuré Emmanuel Macron. L’initiative qu’il a lancée a reçu l’assentiment des Nations unies et celui d’autres chefs d’État conviés au lancement du Pacte mondial pour l’environnement.

Après sa participation au lancement de ce programme, Macky Sall s’est entretenu avec le Premier ministre portugais, Antonio Costa, et le président de la Corée du Sud, Moon Jae-In, avant de rencontrer le personnel sénégalais des Nations unies.

APS

Une nouvelle initiative va encourager les politiques innovantes et les pratiques efficaces pour l’égalité salariale hommes-femmes à travers le monde.

L’un des obstacles les plus tenaces à la réussite des femmes et à la croissance économique, l’inégalité salariale, va être activement combattu par un nouveau partenariat mondial, la Coalition internationale sur la rémunération égale (Epic en anglais), annonce un communiqué reçu de Onu- Femmes. Avec le lancement d’Epic, l’Organisation internationale du travail (Oit), Onu Femmes et l’Organisation de coopération et de développement économiques (Ocde) rassemblent divers acteurs aux niveaux mondial, régional et national pour aider les gouvernements, les employeurs et les travailleurs et leurs organisations, et d’autres parties prenantes, à faire de l’égalité salariale entre hommes et femmes pour un travail de valeur égale une réalité.

«L’une des manifestations les plus visibles, tangibles et répandues de la discrimination, c’est qu’à travers le monde, les femmes sont toujours moins bien rémunérées que les hommes pour un travail de valeur égale. C’est pour cette raison qu’a été développée l’initiative sur la rémunération égale et qu’il s’agit d’un domaine prioritaire de l’Initiative du centenaire de l’Oit sur les femmes au travail. Le principe d’un salaire égal pour un travail de valeur égale est inscrit dans la Constitution de l’Oit de 1919 », rappelle le document reçu. « Cent ans d’attente, c’est bien trop long ; nous devons tous œuvrer ensemble pour faire du salaire égal pour un travail de valeur égale une réalité », a déclaré Guy Ryder, Dg de l’Oit. L’Epic est une réponse mondiale à un grave problème qui est élevé au rang de priorité dans les Objectifs de développement durable (Odd) de l’Onu, en particulier la Cible 8.5 qui appelle à garantir un salaire égal pour un travail de valeur égale d’ici à 2030. L’égalité des rémunérations, en plus de l’autonomisation des femmes, peut avoir un impact considérable pour réaliser d’autres objectifs, à savoir promouvoir des sociétés inclusives, réduire la pauvreté, créer les conditions du travail décent et de l’égalité des sexes.

De son côté, Mme Phumzile Mlambo-Ngcuka, Directrice générale de l’Onu Femmes, a déclaré que « rien ne justifie l’inégalité salariale pour une femme quand elle exerce un travail d’égale valeur à celui d’un homme. Cette injustice est ignorée depuis trop longtemps et, ensemble, nous allons y mettre un terme. L’égalité de rémunération pour les femmes se traduit par des bénéfices tout au long de la vie pour elles et pour leurs familles: de meilleures perspectives de carrière et de gains tout au long de la vie, une plus grande indépendance, davantage d’investissements dans l’éducation et la santé de leurs enfants ».

Les employeurs et les syndicats, ainsi que d’autres acteurs concernés, auront un rôle central à jouer dans l’application et le déploiement des politiques en faveur de l’égalité de rémunération. Une Plateforme des champions, lancée en début d’année par l’Onu Femmes lors de la Commission de la condition de la femme, va également contribuer à renforcer la mobilisation en faveur de l’égalité salariale, dans le cadre de l’Epic.

El. H. A. THIAM

Le président sénégalais, Macky Sall, sollicité en bilatéral par plus de quinze chefs d’ État, de gouvernement et par le Secrétaire général des Nations unies, donnera, cet après-midi, sa vision sur « Priorité à l’être humain : paix et vie décente pour tous sur une planète préservée ». Thème choisi par l’Assemblée générale pour sa 72ème session, thème sur lequel les chefs d’État et de gouvernement attendus entre les 19 et 25 septembre 2017 ont accentué leur déclaration de politique générale.

L’Assemblée générale a aussi inscrit parmi les 165 points à son ordre du jour, répartis entre sa plénière et ses six grandes commissions, la question de « la responsabilité de protéger ». Président du Comité d’orientation du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad), il portera la voix du Sénégal et celle de l’Afrique, berceau de l’Humanité et terre de sagesse.

A la demande du Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, le président Macky Sall parraine un Comité de haut niveau pour la lutte contre les crimes sexuels dans les missions de Paix. Par ailleurs, le secrétaire général de l’Onu a nommé Jane Connors, de l’Australie, en tant que toute première Défenseur des droits des victimes pour les Nations unies. Dans son rapport intitulé « Dispositions spéciales visant à prévenir l’exploitation et les atteintes sexuelles : une nouvelle stratégie », le Secrétaire général s’est engagé à ce que les Nations unies mettent les droits et la dignité des victimes au premier plan des efforts visant à prévenir et à remédier à l’exploitation et aux atteintes sexuelles. En tant que Défenseur des droits des victimes, Jane Connors, ancienne Directrice du plaidoyer international dans les domaines du droit et de la politique pour Amnesty International, à Genève, fera la promotion d’une réponse stratégique et intégrée en matière d’assistance aux victimes, en coordination avec les acteurs du système des Nations unies.

El hadji Gorgui Wade NDOYE (Envoye spécial)

Pour la tenue de l’assemblée générale ordinaire de l’Union des conseils économiques, sociaux et institutions similaires d’Afrique (Ucesa), prévue en octobre prochain, les présidents du Conseil économique, social et culturel du Mali et du Conseil économique, social et environnemental du Sénégal ont tenu une rencontre d’échanges et de travail, hier.

Au sortir de l’entrevue, le président du Conseil économique, social et culturel du Mali, Dr Boul Kassoum Haidara, a indiqué être «venu pour une visite d’amitié et de travail avec ma sœur, la très respectable Mme Aminata Tall, présidente du Cese du Sénégal. Comme nous sommes en train de préparer l’assemblée générale ordinaire de l’Union des conseils économiques, sociaux et institutions similaires d’Afrique ((Ucesa) dont elle assure présentement la présidence en exercice », a-t-il informé. « Comme elle souhaiterait me passer le témoin, je venais m’inscrire dans son école pour apprendre, d’elle, comment je pourrais entamer mes nouvelles fonctions éventuellement au cas où mes frères africains accepteraient de me désigner comme le président en exercice », a-t-il fait comprendre. D’après lui, « pour l’organisation de l’assemblée qui aura lieu les 10 et 11 octobre prochain à Bamako, toutes les dispositions sont prises pour accueillir tous nos pairs membres de l’union. Nous sommes à pied d’œuvre et j’espère qu’avec la bénédiction des anciens et ceux qui ont eu le privilège et la chance de diriger cette prestigieuse institution nous pourrons arrivés à des résultats satisfaisants pour l’ensemble de nos populations », a-t-il indiqué.

La présidente du Cese, Mme Aminata Tall a remercié le président Haidara pour sa visite à Dakar, ajoutant que la séance de travail s’est très bien déroulée. Elle a été précédée par une visite d’une commission technique. Les deux commissions techniques de l’Ucesa ici au Sénégal et du Conseil économique du Mali ont travaillé et ont tracé les axes de l’organisation de cette prochaine rencontre au cours de laquelle Mme Tall va passer le témoin. « Notre disponibilité lui est déjà assurée et garantie et nous sommes convaincus que la feuille de route de l’Ucesa dont nous avons assuré la présidence depuis 2014, connaîtra le suivi qu’il faut et les innovations qu’il vient d’énoncer comme un focus sur la sécurité et l’environnement », a poursuivi Mme Tall.

Dans le même élan, elle a signifié que l’objectif premier de l’Ucesa est d’assurer une pleine intégration des pays d’Afrique, jouer un rôle également dans la massification de cette participation, notamment dans les 19 pays membres. Rappelant le sentiment de satisfaction et de fierté tiré de cette rencontre, la présidente du Cese a considéré « qu’au Mali, les choses vont très bien se passer, d’autant que nous venons de recevoir un message du président Ibrahima Boubacar Keïta qui nous offre les bonnes opportunités et les garanties d’un accueil chaleureux et fraternel ».

Amadou DIOP

Le ministre Mame Mbaye Niang a passé le témoin, hier, aux deux nouveaux ministres qui lui ont succédé. Abdoulaye Diop a en charge le ministère de l’Emploi, de l’Insertion professionnelle et de la Main d’œuvre et Pape Gorgui Ndong hérite du ministère de la Jeunesse et de la Promotion du volontariat ont reçu le flambeau du ministre sortant.

«Vous prenez le flambeau de continuer à mener le sacerdoce de continuer à mener à bien la politique de notre jeunesse, levier crucial de développement du capital humain dont le président de la République, Macky Sall a fait une priorité du Plan Sénégal émergent (Pse). Vous pouvez et devrez compter sur le soutien de nos dynamiques jeunes à travers le Conseil national de la jeunesse qui représente légalement, légitimement et démocratiquement l’ensemble des mouvements et associations de jeunes du Sénégal «, a lancé Mame Mbaye Niang à l’endroit de Pape Gorgui Ndong. « Je suis convaincu que nous partageons les mêmes valeurs parce que nous sortons de la même école. Je ne doute pas que vous serez à la hauteur et je n’ai pas le droit de douter «, a-t-il ajouté. Dans le même ordre, il a invité Pape Gorgui Ndong à ne jamais confondre les responsabilités politiques aux missions républicaines qui rassemblent l’ensemble des jeunes Sénégalais.

«Ministre de la Jeunesse, c’est éminemment politique», a-t-il lancé. Mame Mbaye Niang a listé les défis majeurs qui attendent le nouveau ministre. «Apporter une contribution à travers une participation de qualité dans tous les domaines de la construction sociale. Renforcer les stratégies de prévention et de protection des jeunes et des adolescents contre les insuffisances néfastes des réseaux sociaux et les dangers des comportements qui augmentent la prévalence des maladies infectieuses. Renforcer la représentation des jeunes dans l’espace public et les capacités des organisations de jeunes ainsi que leur implication dans la conduite de politique de jeunesse et des emplois», a-t-il rappelé. En réponse, Pape Gorgui Ndong a laissé entendre que la mission qui lui est confiée l’invite à entreprendre immédiatement des actions urgentes et à consolider la nouvelle dynamique de la politique de jeunesse centrée sur la construction citoyenne et principalement orientée vers la promotion du volontariat. «Je m’évertuerai à négocier et à mobiliser toutes ces initiatives au profit exclusif de la jeunesse de mon pays», s’engage-t-il. Il s’est engagé à ne ménager aucun effort pour la réussite de sa mission. «Je serai le ministre des villes et des campagnes, je serai le ministre de la Jeunesse des banlieues, je serai le ministre de la jeunesse silencieuse, enfin, je serai le ministre des jeunesses», a-t-il soutenu. Le ministre de l’Emploi Abdoulaye Diop n’a pas été prolixe. Néanmoins, il a exprimé son engagement à ne ménager aucun effort pour que la mission qui lui est assignée soit une réussite.

Abdou DIOP

Après la mise en place du Bureau de l’Assemblée nationale, jeudi dernier, les 11 commissions techniques parlementaires seront installées au cours de la séance plénière convoquée aujourd’hui et portant ratification des listes des membres des Commissions permanentes de la 13ème Législature.

La 13ème Législature prend forme progressivement. Après l’installation officielle des nouveaux représentants du peuple dans leurs fonctions de député suivie de la mise en place du Bureau de l’Assemblée nationale, c’est au tour des commissions permanentes d’être mises en place aujourd’hui. En effet, les députés sont convoqués en séance plénière ce matin à 11 heures. L’ordre du jour de cette rencontre porte sur la ratification des listes des membres des commissions permanentes. Et les ambitions des élus des deux groupes parlementaires, « Bennoo Bokk Yaakaar » et « Liberté et Démocratique » se font jour pour les places en compétition. La commission parlementaire est un comité restreint de députés chargé de l’examen, du contrôle ou du règlement de certaines tâches législatives. Aucun projet ou proposition de loi ne peut être discuté en séance plénière, s’il n’a d’abord été examiné en commission. C’est pourquoi, il existe des commissions permanentes, spécialisées notamment dans les grands domaines de l’activité gouvernementale. Elles sont au nombre de 11. Il s’agit de la commission des « Finances, Économie générale et Plan », de la « Comptabilité et Contrôle », du « Développement et Aménagement du Territoire », de l’« Équipement et Transport », des « Lois, Décentralisation, Travail et Droits humains » ainsi que les « Affaires étrangères et coopération ». La commissions « Défense et Sécurité, celle chargée de l’« Éducation, Jeunesse, Sports et Loisirs » et sa jumelle « Communication et Culture », de la « Santé, Population ; Affaires sociales et Solidarité nationale », complètent la liste.

En outre, il existe des commissions ad- hoc, c’est-à-dire créées spécialement pour un objet déterminé (commissions spéciales temporaires) ainsi que des inter-commissions pour l’étude de questions intéressant plusieurs commissions. Enfin, la commission plénière qui est une réunion tenue par l’Assemblée nationale aux fins d’entendre les interpellations et les questions orales ou écrites, adressées au gouvernement et/ou aux administrations publiques.

Ainsi, à travers les commissions, les députés participent à l’élargissement des espaces de liberté et de défense des préoccupations des populations pour une démocratisation de l’accès aux équipements du développement dans l’ensemble des 557 Communes du pays dans un contexte de la mise en œuvre de l’acte III de la décentralisation et de la territorialisation des politiques publiques, qui constituent la matrice et le centre des politiques publiques définies par le président de la République dans le Plan Sénégal émergent (Pse).

M. L. DIEYE

Le président de la République, Macky Sall, a entamé, depuis dimanche, un séjour aux États-Unis pour participer à l’Assemblée générale des Nations Unis, à New-York. Sollicité par de nombreux chefs d’État, l’agenda du président de la République est absolument chargé. Malgré tout, il a tenu à rencontrer longuement et sans protocole les diplomates sénégalais qui font honneur à notre pays.

Le président Macky Sall est à New-York pour participer à la 72ème session des Nations Unies. Le chef de l’État a commencé sa journée de travail en recevant, à la Mission du Sénégal, l’ensemble du corps diplomatique dirigé par l’ambassadeur Fodé Seck.  Il a accepté l’invitation du Premier ministre du Japon.

« Je suis ému que vous ayez choisi de venir discuter avec vos diplomates avant de commencer les travaux de l’Assemblée générale ».  Du jamais vu ! Un échange ouvert sur les conditions de travail a eu lieu entre le président Sall et le personnel diplomatique à New-York. Macky Sall a souhaité un débat franc et ouvert. Ce qui a séduit le personnel (une trentaine) qui a tenu très haut le flambeau du Sénégal à la présidence du Conseil de sécurité.

Entouré d’Ousmane Tanor Dieng, président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), du ministre d’État, Pr Awa Marie Coll Seck, des ministres Serigne Mbaye Thiam, Sidiki Kaba, d’Oumar Demba Ba, son conseiller diplomatique, Macky Sall a instruit le nouveau ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur de ne ménager aucun effort, avec son collègue de l’Économie, des Finances et du Plan, pour donner satisfaction aux problèmes posés par les diplomates. L’ambassadeur Fodé Seck, connu pour sa discrétion de confier : « A la suite de notre rencontre avec le premier diplomate du pays, le personnel que j’ai l’honneur de diriger à New-York se sent plus que jamais rasséréné et uni et a renouvelé son devoir d’accompagner, dans la loyauté, le nouveau ministre des Affaires étrangères, Me Sidiki Kaba ». Ce dernier était aux anges, selon des membres du personnel présents . C’est, debout comme un avocat, qu’il a fait un plaidoyer rassurant sur sa volonté de mener à bien la mission que lui a confiée le chef de l’État qui a assuré d’apporter son soutien aux diplomates sénégalais.

EL Hadji Gorgui Wade NDOYE (Envoyé spécial)

A l’initiative du Premier ministre du Japon et en présence de Mme Amina Muhammad, Secrétaire générale adjointe de l’Onu, du Dg de l’Oms et de nombreuses personnalités internationales, le chef de l’État a participé activement à la réunion de haut niveau sur la Cmu. Une occasion, pour lui, de rappeler « l’attachement traditionnel du Japon à la diplomatie de la sécurité humaine, dont la santé est un aspect essentiel ». Notons que le Japon a accordé un important appui au Sénégal avec un prêt de 80 millions de dollars au programme de la Cmu. C’est grâce au Japon que le Sommet du G7 d’Ise-Shima de mai 2016 avait discuté de l’accès aux services de santé pour tous, à tous les stades de la vie humaine ; de la phase maternelle et infantile à celle des séniors.

« La santé est la première condition de la sécurité humaine, sur les plans national et mondial. Je pense aux menaces liées à la propagation rapide de certaines pandémies », a déclaré Macky Sall. Les programmes de santé ne devraient pas être le maillon faible des politiques publiques. En ce sens, le mérite de la Cmu, c’est de faire en sorte que chacun ait la chance d’accéder à un minimum de soins. Et le chef l’État fait un vibrant plaidoyer : « Ce n’est pas parce qu’on est pauvre qu’on ne doit pas accéder aux soins de santé ».

La Cmu a été lancée en 2014, dans l’Axe II du Plan Sénégal émergent, qui porte sur le capital humain, la protection sociale et le développement durable. Au Sénégal, l’état des lieux qui a été établi par le gouvernement en 2013, a révélé que seuls 20% des Sénégalais, essentiellement les travailleurs du secteur privé et du secteur public, bénéficiaient d’un système formel de couverture maladie. En mettant en place la Cmu, « l’objectif est de corriger ce grave déficit en facilitant, à tous les Sénégalais, l’accès aux soins de santé », a rappelé Macky Sall. Ainsi, a été créé, à cet effet, en février 2015, une Agence nationale de la Cmu chargée de soutenir les initiatives de promotion des mutuelles de santé et de tenir un registre national d’immatriculation des mutuelles ; de contrôler leur fonctionnement, leur situation financière et leur solvabilité ; et de mettre en place un système fiable d’information et de gestion de la Cmu pour éviter les abus. Depuis le lancement de la Cmu, le gouvernement a enregistré d’importants progrès, avec notamment l’installation de 675 mutuelles de santé dans les 552 communes du Sénégal, l’enrôlement de 2.428.258 bénéficiaires dans les mutuelles de santé, la collaboration avec les ministères de la Culture et de l’Éducation nationale pour la mise en place de la Cmu respectivement pour les acteurs culturels et les élèves. Malgré ces acquis, le Sénégal, a rassuré son chef d’État, ne veut pas dormir sur ses lauriers. « Nous avons à apprendre des meilleures pratiques développées par d’autres pays. J’espère que la Conférence de Tokyo sur la Cmu, en décembre prochain, nous en donnera l’occasion ». Le chef de l’État a accepté l’invitation du Japon et se rendra à la Conférence de Tokyo.

EL Hadji Gorgui Wade NDOYE (Envoyé spécial)

C’est une foule monstre qui est venue prendre part, hier, à la cérémonie de passation de service au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Cérémonie qui a vu la présence de hautes autorités administratives, locales, politiques, religieuses et coutumières. A cette occasion, Abdoulaye Daouda Diallo a passé le témoin à Aly Ngouille Ndiaye. Au nom du personnel du ministère, le Directeur général de l’administration territoriale, Ibrahima Sakho a souhaité la bienvenue au nouveau ministre Aly Ngouille Ndiaye. Il a rendu un hommage mérité à Abdoulaye Daouda Diallo qui a passé 4 ans à la tête dudit ministère et qui fut pour eux, « un chef, mais surtout un ami ». Estimant que dans l’ensemble, tous les projets pilotés par le ministre sortant ont connu un succès, M. Sakho a fait comprendre à Aly Ngouille Ndiaye, que le personnel va se mobiliser pour l’accompagner et le servir loyalement dans sa nouvelle mission pour que les objectifs que lui a fixés le président Macky Sall soient atteints. Le ministre sortant, Abdoulaye Daouda Diallo, a saisi l’occasion pour dire toute sa gratitude au président Macky Sall pour la confiance renouvelée à son endroit. « C’est le lieu, pour moi, de réaffirmer tout mon engagement et ma loyauté au service du pays et du président Macky Sall.

Je quitte avec le sentiment d’un homme qui croit avoir donné le meilleur de lui-même pour la mission qui m’a été confiée », a-t-il précisé.  Abdoulaye Daouda Diallo rend un hommage mérité à tout le personnel qui était le sien jusqu’ici et souhaite plein succès à son successeur qu’il a qualifié de collègue et d’ami. Non sans demander au personnel du ministère de travailler avec le même engagement et la même loyauté avec le nouveau ministre.

Pour sa part, le ministre Aly Ngouille Ndiaye s’est engagé à ne ménager aucun effort afin de mériter amplement la nouvelle mission que lui a été confiée le président Macky Sall.  « La cérémonie qui nous réunit aujourd’hui s’inscrit sous le sceau du respect de l’orthodoxie en matière d’organisation de rencontres officielles et de fonctionnement des institutions et structures publiques », a-t-il laissé entendre. Rendant un hommage chaleureux et mérité au ministre Abdoulaye Daouda Diallo, « un frère, ami et collègue » pour lui et pour qui d’ailleurs, il a souhaité aussi plein succès dans ses nouvelles fonctions, il a indiqué que l’action du ministre sortant restera longtemps encrée dans les mémoires. « Partez donc assuré et rassuré que tous les acquis enregistrés durant votre passage à la tête du ministère seront capitalisés, consolidés et utilisés à bon escient », a-t-il confié à son désormais collègue ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement. Le nouveau ministre de l’Intérieur qui a informé que l’autre chantier majeur consiste à poursuivre les efforts d’amélioration des conditions de travail des agents du ministère a tenu à annoncer d’ailleurs quant au partenariat pragmatique qu’il voudrait installer comme démarche, qu’il souhaite le proposer à tous les acteurs de l’espace politique «comme gage de ma réelle et parfaite volonté à collaborer avec eux », a-t-il ajouté.

Amadou DIOP

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