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« Les Parcelles assainies donneront au président le nombre de signatures nécessaire pour le parrainage. Je reste loyal et engagé aux côtés du président de la République », a déclaré le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, vendredi dernier, tard dans la soirée, alors qu’il recevait les responsables de l’Alliance pour la République et les imams.

Avant la rencontre tenue à la maison, le ministre était à l’Unité 20, pour s’enquérir de la situation de l’approvisionnement en eau et exprimer aux populations sa solidarité.

D’après lui, la pénurie d’eau sera vite dépassée. M Ba a laissé entendre que ce déficit dans l’approvisionnement en liquide précieux ne peut pas être réglé en quelques mois et ceux qui soutiennent de tel propos sont des vendeurs d’illusions. « On ne peut pas construire Keur Momar Sarr en 6 mois, mais dans 1 an et demi, nous serons prêts », a-t-il laissé entendre.

Amadou Ba a rappelé l’installation de plusieurs forages par le président Macky Sall, geste qu’aucun prédécesseur du chef de l’Etat n’a jamais fait. « Tous les moyens seront mobilisés pour que les populations aient de l’eau », a-t-il affirmé.

Serigne Mansour Sy CISSE

Une délégation du Conseil des sages de Bennoo Bokk Yaakaar a sillonné les départements de Tivaouane  et de Thiès pour rencontrer des autorités religieuses, au cours d’une tournée, le week-end dernier.

Selon Badara Ba, le chef de la délégation, cette mission préventive entre dans une invite des protagonistes  et leurs partisans à rester dans les balises de la culture de paix sociale. «  Un héritage  légué par nos anciens et que nous avons à cœur de transmettre à cette génération de Sénégalais entre les mains desquelles se trouve, à part Dieu, l’avenir du pays », a-t-il confié.

A Tivaouane, il dit avoir rencontré, avec sa délégation, des membres de la famille d’El Hadji Malick Sy, un collectif d’Imams et la communauté chrétienne pour échanger sur ce bien précieux que sont la paix et la stabilité. La délégation a également été reçue à Ndiassane.

A l’étape de Thiès, les membres de la délégation ont rendu visite à la famille de Keur Mame El  Hadji Amadou Barro Ndiéguène, à Thierno Abou Dia, Serigne Moussa Fall au quartier Cheikh Ibra Fall, entre autres. Du côté du clergé « nous avons pu contacter le vicaire Abbé  Henry Ciss qui a confié que Monseigneur André Guèye, évêque de Thiès, est en voyage mais qu’à son retour, il est dans les dispositions de recevoir la délégation du conseil des sages de Bby », a affirmé Alouise Gorgui Dione, ancien sénateur, membre du conseil des sages de Bby.

Les sages de Bby ont dit déplorer la non-participation de l’opposition, qui chauffe l’espace politique, aux différentes tables de concertation  auxquelles  le pouvoir l’a conviée pour discuter de toutes les questions agitées en ce moment. C’est pourquoi, en tant que sages, ils pensent pouvoir inviter le peuple sénégalais, à travers ces références religieuses, à demeurer lui-même ; c’est-à-dire un peuple de paix et de concorde quelle que soit l’adversité politique. Car « rien ne vaut la paix », a rappelé Badara Ba, un ancien militaire qui a fait plus de 35 ans sous le drapeau.

Mbaye BA

Le secrétariat permanent de la Ligue démocratique (Ld) a dénoncé l’amalgame entretenu par l’opposition sur l’arrêt de la Cedeao. Réunis ce vendredi à leur permanence nationale, les camarades de Nicolas Ndiaye ont fustigé l’attitude des opposants dans le procès sur la caisse d’avance de la mairie de Dakar impliquant Khalifa Sall. « Le Secrétariat permanent de la Ligue démocratique, qui suit attentivement le procès en appel de l’affaire de la Caisse d’avance de la Mairie de la Ville de Dakar,  dénonce, d’une part, l’amalgame entretenu à dessein sur l’arrêt de la Cour de justice  de la Cedeao, notamment par l’opposition, et d’autre part, se félicite du respect, par le pouvoir judiciaire, des dispositions de l’arrêt de la Cour communautaire », lit-on dans le communiqué qui nous est parvenu. Dans le même temps, la Ld déplore « la duplicité de certains acteurs politiques » qui consiste à se féliciter de l’indépendance des magistrats et à vouer aux gémonies la justice, selon que ses décisions  sont favorables ou défavorables.

 Maguette NDONG

En visite à Touba, le leader du parti, Pastef, a été reçu par le Khalife général des mourides. Il a effectué la prière de la mi-journée à côté du guide religieux. Ousmane Sonko s’est vivement réjoui des prières reçues. «Ce n’était pas une audience politique. Nous devons protéger nos leaders religieux en évitant de les impliquer dans les querelles politiciennes. Cela leur permet de mieux jouer leur rôle de régulateurs sociaux et d’être à l’écoute de toutes les parties prenantes du processus politique », a déclaré le leader de Pastef à sa sortie d’audience. Ousmane Sonko a ensuite dit toute sa solidarité avec le Front de l’opposition, mais aussi son soutien pour la validation de la candidature de Karim Meissa Wade et celle de Khalifa Sall. «Nous sommes dans un parti différent du Pds, mais, si je n’avais pas l’intime conviction qu’il n’avait pas raison, je n’aurais jamais manifesté ce soutien. Nous considérons que c’est une forfaiture, une fois de plus, du gouvernement de Macky Sall, qui est inacceptable. J’en appelle à une solidarité et à la mise en place d’un Front commun de toute l’opposition », a lancé le leader de Pastef.

Pour le cas Khalifa Sall, Ousmane Sonko a estimé qu’il y a des abus inexplicables et injustifiables. « On ne peut pas manipuler la Constitution et le code électoral dans le but exclusif d’écarter des candidats, et ce, à moins de 7 mois de l’élection présidentielle », a laissé entendre le leader de Pastef. Ousmane Sonko a, par ailleurs, dit son soutien aux commerçants dans leur bataille contre « l’implantation sauvage des magasins Auchan », qui, a-t-il dit, fait du « dumping ». Il a invité les Sénégalais à refuser la vampirisation de notre économie.

Mamadou DIEYE

Après son audience avec le président de la République, l’opérateur économique, Mamadou Salif Sow s’engage à travailler pour la réélection de Macky Sall.

Pourquoi avez-vous décidé de soutenir la candidature de Macky Sall à travers la mise en place d’un mouvement ?
Ce mouvement a été créé suite à une rencontre que le président de la République a bien voulue m’accorder en avril par l’entremise du maire de Médina Gounass. J’ai décidé de mettre sur pied un mouvement politique national qui a pour nom « Ensemble pour le Sénégal ». Depuis plus de 10 ans, j’étais beaucoup plus dans le développement, dans les actions sociales, mais à la suite de cet entretien, j’ai compris que le président souhaite associer beaucoup de cadres sénégalais à la gestion des affaires de l’Etat. L’audience avec le chef de l’Etat est un signe d’estime et de considération. Nous avons échangé sur beaucoup de points et il y a eu une convergence de vue et d’idées. Cela m’a poussé à créer un mouvement politique qui va être le prolongement de ce que j’ai fait ces 10 dernières années. Vu l’orientation que Macky Sall donne à sa politique sur le plan social, je pense que cela entre en parfaite corrélation avec ce que je faisais dans le passé. J’ai décidé d’accompagner le président, Macky Sall pour sa réélection. Ce mouvement est composé des cadres sénégalais de toutes les régions du Sénégal et de la diaspora. Nous avons estimé, à un certain moment, qu’il fallait se mettre ensemble pour créer une organisation dans laquelle nous pouvons mettre nos compétences au service du Sénégal.

Vous habitez Kolda, quelles sont les actions concrètes que vous comptez y mener ?
L’opposition avait gagné dans la commune de Kolda lors des dernières élections. La mouvance avait gagné dans le département, mais une victoire doit être belle. Lorsque vous perdez la commune de Kolda et vous perdez la région, la victoire n’est pas aussi belle qu’on le souhaite. C’est pourquoi, j’ai décidé de concentrer mes efforts de mobilisation dans la commune de Kolda.

Je suis né dans la commune de Diallambéré. Nous avons fait beaucoup d’actions sociales notamment la construction d’édifices religieux. Macky Sall n’a pas de problème dans la commune de Kolda, mais il y avait plusieurs tendances. Ces tendances ont desservi la coalition. Les militants se reconnaissent souvent à travers un leader, mais lorsque le leadership est éparpillé, ils ont du mal à trouver des repères. C’est pourquoi, ils ont rapporté leurs voix à l’opposition. Mais cela ne veut pas dire que l’opposition n’est pas majoritaire. Depuis deux mois, je suis dans la commune de Kolda. Nous avons organisé des visites de proximité pour comprendre pourquoi la coalition Bby a perdu. Macky Sall a une base affective, seulement, la contradiction entre les leaders locaux a défavorisé la coalition. C’est pourquoi, nous œuvrons pour une unité d’actions. Il nous faut mutualiser les énergies pour aller vers un travail efficace et efficient pour que le président passe dès le premier tour. Macky Sall a promu des cadres de Kolda dans les instances de décision notamment dans les ministères et les directions des sociétés nationales. Il a appartient aux fils de Kolda de lui rendre la monnaie. Il faut donc arrêter les querelles de tendances et se mobiliser. Ce n’est pas dans la division que nous pouvons gagner. Seule l’unité peut nous permettre de gagner.

Après le lancement du mouvement qui a eu lieu à Kolda, quelle est la prochaine étape ?
Le meeting de lancement a été considéré, par les populations de Kolda, comme un grand rendez-vous de retrouvailles avec un homme qui a été aux côtés des populations depuis 10 ans. Nous avons eu droit à une mobilisation exceptionnelle. De Médina Yoro Foulah à Kolda, en passant par Vélingara, il y a eu une forte mobilisation. Toutes ces localités sont venues massivement. Cela me fait comprendre qu’il y a un espoir immense que les populations de Kolda ont en notre mouvement. Cela nous encourage à aller de l’avant pour le développement de Kolda. La seule bataille qui vaille est celle de réélire Macky Sall en 2019. La prochaine étape a commencé le 19 juillet. J’avais promis au président de la République d’apporter une contribution à sa victoire finale. Nous avons démarré une tournée nationale à Ziguinchor. Nous avons sillonné toute la commune de Ziguinchor et celle d’Adéane pour discuter avec les populations. Nous allons faire toutes les 14 régions et les 45 départements du Sénégal. Je pense que ce n’est pas en restant dans les bureaux qu’on va réélire Macky Sall. Il faut descendre sur le terrain pour écouter les populations et apporter des solutions à leurs préoccupations.

Babacar DIONE

Candidat déclaré à la présidentielle de 2019, Samuel Sarr ambitionne de veiller particulièrement au sort des jeunes et femmes du secteur informel, s’il est élu président.

« Je viellerai à ce que les jeunes et les femmes ne soient plus marginalisés, chassés, persécutés et considérés comme des gêneurs ou trouble-fêtes autour des marchés et artères des grandes villes », a dit avant-hier, Samuel Sarr, président du Parti libéralisme social sénégalais (Lss).

Il recevait le Réseau national libéral, social du secteur informel (Renalssi). Selon lui, ce secteur a sa place dans notre société. «  Je m’engage à encadrer ses activités, à promouvoir des aménagements appropriés et à valoriser leur apport dans l’économie sénégalaise », a déclaré M. Sarr.

D’après l’ancien ministre d’Etat, dans la plupart des pays asiatiques, le secteur informel est non seulement très bien pris en compte dans les politiques publiques, mais on leur affecte souvent des espaces bien aménagés, le long des artères des grandes villes. « Le secteur informel a besoin d’une véritable prise en compte dans les politiques publiques et surtout dans les plans d’aménagement urbain. Leur prise en compte doit se faire en amont, dans tous les grands projets impliquant une grande mobilité de personnes », a déclaré M. Sarr, qui précise que les acteurs d’un tel monde, qu’ils soient des femmes ou des hommes, doivent être préparés, en vue de leur apporter une solution. Considéré comme le candidat naturel du secteur informel à la présidentielle de février 2019, Samuel Sarr dit signer un pacte de confiance réciproque avec ledit secteur, qu’il veut revaloriser. Il veut aussi donner à ce secteur les mécanismes d’une économie nationale. Son défi, conclut-il, c’est de transformer l’acteur informel en acteur formel pour le développement du Sénégal.

Serigne Mansour Sy CISSE 

Le ministre-conseiller Mor Ngom estime que le combat de l’ancien Premier ministre Cheikh Hadjibou Soumaré est perdu d'avance. Il invite le leader du mouvement Démocratie et République à rejoindre le camp présidentiel.

Il s’étonne de voir l’ancien Premier ministre vouloir régler les problèmes des Sénégalais « après une longue et confortable pérégrination africaine sans se soucier du vécu de ses compatriotes ».

« Où était l’ancien Premier ministre sous le régime de Wade lorsque les Sénégalais se battaient contre les coupures d’électricité et lors de la tentative de dévolution monarchique du pouvoir ? », s’est-il interrogé.

Le responsable de l’Apr a invité les Sénégalais à être plus vigilants contre « ces messies autoproclamés qui n'ont  jamais été à leurs côtés durant les moments difficiles et qui se signalent promptement à l’'approche d'une élection présidentielle avec un chapelet de promesses mirobolantes qui pourraient répondre à leurs préoccupations essentielles ». « Son combat est perdu d'avance. Le bilan du président  Macky Sall est suffisamment éloquent », a-t-il dit. Le maire de Ndangalma a rappelé que l’objectif politique principal de l’Apr et de la coalition Bby est de « réélire le président Macky Sall dès le premier tour, au soir de la présidentielle du 24 février 2019 ».

Mamadou Lamine DIEYE

Le Pr Issa Sall, député et président du Parti de l’unité et du rassemblement (Pur), a tenu une tournée dans le Nord le week-end dernier. Il a été à Podor, à Dagana et à Richard-Toll où il a animé un meeting.

Le député à remercié les populations qui ont porté le Pur à l’Assemblée nationale à l’issu des législatives passées. Cette occasion a été saisie par les responsables du Pur pour sensibiliser les populations sur l’élection présidentielle à venir.

Lors de cette tournée politique, le Pr Issa Sall a réagi aux propos de certains responsables de la coalition présidentielle qui soutenaient que le recueil actuellement des signatures pour le parrainage n’est pas valable. Mais, pour le président Issa Sall, les autorités se sont engouffrées dans ce parrainage sans maîtriser tous les paramètres. De son avis, avant de voter une loi, « il fallait se renseigner sur sa faisabilité, et ces gens sont allés, après le vote, aux îles du Cap-Vert, en Pologne et dans d’autres pays pour s’imprégner de leurs expériences ». Le Pr Sall a aussi rappelé qu’il était impossible de vérifier les signataires, et c’est pourquoi l’Etat parle de discriminant à utiliser pour le contrôle. Aussi, le député a redit sa désapprobation de la loi, mais en soutenant : «Nous prenons nos dispositions en allant chez nos électeurs pour leur demander de nous parrainer, et au niveau du département de Saint-Louis, nous avons déjà recueilli 15000 signatures ».

Saint-Louis est la sixième région que la délégation du Pur a visitée depuis le début de sa tournée nationale. Le Pr Issa Sall en a profité pour dénoncer l’état des routes, surtout entre Colona et Nguith. Pour lui, cette zone d’agriculture et d’élevage mériterait des pistes meilleures pour l’acheminement des matières premières. A Khar Yalla où vivent les déplacés des inondations, le député s’est désolé des conditions d’existence difficiles. Sur la question de la pénurie d’eau, Issa Sall a ironisé sur « des investissements inopportuns à coups de milliards comme le Ter, alors que les besoins primaires comme l’approvisionnement en eau ne sont pas satisfaits ».

Amadou Maguette NDAW

Après avoir effectué une visite d'État au Sénégal, les 21 et 22 juillet derniers, le président chinois, Xi Jinping, a adressé, à son homologue sénégalais, Macky Sall, une lettre de remerciement pour la qualité et la chaleur de l'accueil qui lui a été réservé avec sa délégation. Nous reproduisons ci-dessous, in extenso, la correspondance.

Au terme de ma visite d’état très réussie en République du Sénégal, je tiens à vous exprimer, Monsieur le Président, ainsi qu’au gouvernement et au peuple sénégalais, mes sincères remerciements pour l'accueil chaleureux et attentionné qui m’a été réservé.

Le paysage magnifique et la diversité culturelle du Sénégal, ainsi que l'hospitalité de son peuple m'ont laissé un profond et merveilleux souvenir. Durant ma visite, j’ai eu, avec vous, Monsieur le Président, des entretiens cordiaux et fructueux au cours desquels nous avons procédé à des échanges de vue approfondis et dégagé de larges consensus sur les relations sino-sénégalaises et les questions internationales et régionales d'intérêt commun. Vous m'avez élevé à la dignité de Grand-Croix de l'Ordre national du Lion, un geste qui témoigne des sentiments d'amitié de vous-même et du peuple sénégalais envers le peuple chinois et moi-même. Me félicitant du grand dynamisme des relations sino-sénégalaises, je suis confiant dans le bel avenir de la coopération bilatérale.

Cette visite très réussie que j’effectue au Sénégal contribuera au renforcement de l’amitié, à la consolidation de la confiance mutuelle et à l’approfondissement de la coopération entre nos deux pays, et donnera une nouvelle impulsion au développement des relations sino-sénégalaises.

Je serai heureux de vous retrouver à l’occasion du Sommet de Beijing du Forum sur la Coopération sino-africaine

Je souhaite prospérité à la République du Sénégal et bonheur à son peuple.

Et je forme des vœux de santé et de succès pour vous-même, Excellence, Monsieur le Président.

Xi Jinping
Président de la République populaire de Chine

le 22 juillet 2018

Me El-Hadji Oumar Youm se félicite de l’arrivée de responsables de l’opposition qui ont choisi de soutenir le président de la République. Selon le directeur de cabinet du chef de l’Etat, Macky Sall est ouvert à toutes les forces vives de la nation. Dans cet entretien, le maire de Thiadiaye, revient sur le bilan du président Sall, notamment les efforts faits pour apporter une réponse à la demande sociale.

Monsieur le ministre, le Sénégal a été la première étape de la tournée africaine du président Xi Jinping. Quelle appréciation en faites-vous ?
Le Sénégal a été la seule étape du président Xi Jinping en Afrique de l’Ouest. Ce qui témoigne de la qualité exceptionnelle des relations entre la Chine et le Sénégal. Nos deux pays entretiennent des relations particulières,  empreintes de solidarité, de respect mutuel. Les deux présidents entretiennent des relations de confiance et d’estime mutuelle, base de l’amitié entre les deux peuples. Le diner que le président a offert au Parti communiste chinois, à la veille de la visite du président Xi Jinping, m’a permis personnellement, de mesurer le niveau de confiance, de l’engagement du peuple chinois, du Pcc, à consolider davantage les relations déjà performantes entre les deux Etats. La rencontre entre les deux dirigeants a confirmé ce sentiment. Elle est historique. C’est une rencontre entre deux hommes qui partagent la même vision du monde, un monde de paix, un monde plus équitable et un monde plus juste. Cette visite qui est une grande victoire diplomatique va renforcer davantage les relations sino africaines, en particulier celles sino-sénégalaises. Elle a répondu à toutes ses promesses. L’accueil a été chaleureux. Le peuple a réservé un accueil mémorable au couple présidentiel. Au vu des accords qui ont été signés, on peut espérer que cette visite constituera un nouvel élan, dans la coopération entre la Chine et le Sénégal, la Chine et l’Afrique d’une manière générale.

De plus en plus, le Sénégal est la destination des grands dirigeants du monde. Qu’est ce qui explique cela ?
C’est la vitalité de notre démocratie, de notre stabilité politique que notre diplomatie est en train de capitaliser. Le président de la République a une diplomatie d’ouverture, une diplomatie économique performante. Cela explique que les grandes puissances s’intéressent de plus en plus au Sénégal, comme un modèle de démocratie, un modèle de paix, de stabilité, mais aussi comme un modèle de progrès économique. Depuis 2012, le Sénégal réalise des performances incontestables sur le plan économique. Le Sénégal est devenu un pôle économique important en Afrique de l’Ouest, grâce à un travail rigoureux de redressement permettant de rester sur une trajectoire de croissance accélérée, un alignement de ses dépenses sur les priorités nationales et une politique d’investissements audacieuse, créatrice de richesses qui a fortement stimulé l’activité du secteur privé.

Les pays ont besoin de ce modèle pour comprendre comment cela est fait, comment un petit pays de 196 000 km2, qui n’avait pas encore découvert le pétrole et le gaz est parvenu à réaliser ces prouesses sur le plan économique en comptant quasiment sur ses ressources propres. Ce sont des expériences que le Sénégal peut et est prêt à partager. Le Pudc en est un exemple et est en train de devenir un modèle de programme plébiscité, par la Communauté internationale à travers le programme des Nations-Unies pour le développement. Le Sénégal est certes un pays en voie de développement, mais le Pse qui est le référentiel économique et social compte en son sein des expériences, une philosophie, une méthodologie qu’on peut partager avec le reste du monde.

Pourtant les adversaires du régime déplorent souvent des manquements dans la prise en charge de la demande sociale…
C’est une posture purement politique. Il n’est pas facile de construire des consensus très forts, je devrais dire de faire l’unanimité, sur toutes les questions essentielles du pays. Mais, en dehors de la politique politicienne, quand on regarde ce qui est en train d’être fait, il y a de quoi être très satisfait. On ne peut pas régler tous les problèmes du monde tout de suite avec une baguette magique. Le développement est un processus. Depuis 2014, avec la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent, on constate, à tous les niveaux, des progrès remarquables au grand bénéfice des populations. D’abord, le Pse a un traitement à long terme, l’horizon 2035. En attendant ce traitement à long terme, nous avons mis en œuvre un traitement d’urgence, à travers des projets extrêmement importants. Aujourd’hui, le Pudc permet de prendre en charge rapidement les besoins du monde rural : en pistes rurales, en hydraulique rurale avec la construction de forages, en équipements ménagers et collectifs. Ce projet a été un programme extraordinaire en termes de réalisations, en si peu de temps. Nous avons le Puma pour les zones. Dans ces territoires confrontés à des difficultés d’enclavement, déshérités, le programme que je viens d’évoquer apporte des solutions immédiates. Il suffit de traverser Richard-Toll pour perdre le réseau, ne plus se sentir au Sénégal. Ce sont des Sénégalais qui ont été laissés à eux-mêmes, depuis très longtemps. Le Puma vient apporter des solutions concrètes pour désenclaver, installer des postes de santé, construire des écoles, des bâtiments administratifs, des marchés etc.

Toujours, pour répondre à la demande sociale, notamment dans le secteur de la protection sociale, nous avons aussi, le programme de la Couverture maladie universelle qui prend en charge la protection sanitaire de l’essentiel des Sénégalais qui n’ont pas accès à des soins de santé de qualité et qui sont près de 80%. Pour améliorer l’accès à des soins de santé de qualité, le président de la République a mis en place un programme spécial de construction de 5 hôpitaux à travers le pays, à savoir Touba, Sédhiou, Kédougou, Kaffrine. C’est une demande forte des populations. A travers ce programme, nous apportons une réponse aux problèmes d’accès aux soins de santé.

Quelles sont les actions concrètes réalisées dans le domaine des Infrastructures ?
Me Oumar Youm ItwEn matière d’infrastructures, nous avons battu tous les records. Ce que le Sénégal a eu à réaliser en l’espace de six ans n’a jamais été fait depuis que le pays est indépendant. D’ici à la fin décembre, nous aurons plus de 200 km d’autoroute, alors qu’en prenant le pouvoir après 60 ans d’indépendance, le Sénégal n’avait que 32 km d’autoroute. Je ne vous parle pas des ponts construits et ceux qui seront construits. Le pont de Foundiougne sera le pont le plus long du Sénégal. Nous aurons également un autre pont, celui de Ziguinchor qui fait déjà partie du portefeuille d’accords qui vient d’être signé entre la Chine et le Sénégal dans le cadre de cette visite d’Etat du président Xi Jinping. Le secteur de l’agriculture a connu des bonds qualitatifs importants qui nous valent des records de production. L’Etat a décidé de mettre en place un dispositif de renforcement de la mécanisation, de la qualité des semences, d’accompagnement des exploitants dans l’amélioration des rendements. Ce qui fait que le Sénégal sera, bientôt, un pays autosuffisant. Nous sommes en train d’exporter l’arachide, parce que nous en produisons beaucoup. Bientôt, nous allons exporter le riz, parce que je sais que si la tendance se poursuit, nous serons autosuffisants au point de pouvoir vendre notre riz dans la sous-région. Dans le secteur de l’élevage, le gouvernement a restitué le ranch de Dolly à ses véritables propriétaires avec un investissement massif. Aujourd’hui, le ranch de Dolly est sécurisé. Le périmètre est administré, équipé et les services de l’Etat qui y sont installés sont en train d’encadrer les éleveurs dans leurs activités. Ne serait-ce que cette réalisation dans le secteur, le résultat est plus que satisfaisant. En dehors de cela, nous avons les marques d’attention que le président manifeste à l’égard des éleveurs en instituant la journée de l’élevage qui permet d’évaluer tout ce qui a été fait dans le secteur, journée qui instaure un dialogue permanent avec les acteurs, permettant, sur la base de la concertation d’affiner les stratégies et la mise en œuvre des projets phares.

Comme vous pouvez le constater, le président a beaucoup fait dans le social et ce, dans tous les secteurs, sans oublier de noter le programme des bourses de sécurité familiale.

Dans le secteur de la pêche, les mêmes actions sociales ont été engagées à travers la politique de subvention des moteurs pour mettre les acteurs dans de bonnes conditions de travail. Ainsi, secteur par secteur, les demandes sociales ont été réellement prises en charge. Dans le secteur de l’éducation, le président a apporté des réponses concrètes aux doléances des enseignants et des étudiants. Il a décidé d’augmenter les bourses, le taux de l’aide et a engagé le Gouvernement à entreprendre les travaux de réalisation de la voirie intérieure des campus, des équipements informatiques et de télécommunications pouvant permettre aux étudiants d’être dans les meilleures conditions.

Dire que les besoins des Sénégalais ne sont pas pris en charge, on peut l’affirmer, mais cela relève de la politicaillerie. Parce que secteur par secteur, tous les problèmes sont identifiés, diagnostiqués et les mesures d’accompagnement mises en œuvre.

Est-ce que les mesures ne doivent pas être étendues à Dakar qui fait face à des problèmes d’eau ?
Les responsables du secteur, à savoir le ministre en charge de l’Hydraulique ainsi que ses collaborateurs se sont largement prononcés sur la question. En ce moment, d’ailleurs, il y a une amélioration constatée sur le terrain. J’ai suivi à la télévision les réactions des habitants de certains quartiers de Dakar qui l’ont affirmée. Je suis sûr que, dans quelques jours, cette situation connaîtra une satisfaction notable. Bientôt la difficulté conjoncturelle d’approvisionnement de Dakar, en eau, sera derrière nous au vu de la planification qui a été arrêtée. Car le président de la République a initié deux programmes phares pour y parvenir c’est Kms 3 et le programme de dessalement de l’eau de mer. La mise en œuvre prochaine de ses solutions permet non seulement d’augmenter la production d’eau à Dakar, mais aussi de sécuriser davantage l’approvisionnement de la capitale. Il faut rappeler que Dakar est alimenté, depuis très longtemps, à partir du lac de Guiers. 300 km de tuyaux pour alimenter Dakar, il suffit d’une panne pour que cette ville soit privée d’eau pendant des semaines. Le président de la République a dit que ce n’est pas normal que la capitale soit aussi fragile et exposée dans son approvisionnement en eau qui est une ressource indispensable. Le président a conçu le projet pour permettre à Dakar d’avoir une source d’approvisionnement sécurisée.

Depuis quelques jours, le président reçoit des leaders de l’opposition qui ont décidé de le soutenir. Pourquoi cette démarche ?
Il faut d’abord saluer cette dynamique, l’encourager, parce que certains commencent à se rendre compte qu’on ne peut pas avoir un meilleur candidat que Macky Sall, en 2019. D’abord pour son bilan, mais ensuite pour son leadership international. Beaucoup d’hommes politiques commencent à comprendre que faire le choix du président de la République pour un deuxième mandat est le choix de la raison, de la continuité, de la stabilité et de la sécurité. Si l’on a la chance d’avoir un président de cette facture, avec le travail remarquable qui a été fait, il est du devoir de chaque Sénégalaise et de chaque Sénégalais d’accompagner cette dynamique qui, très certainement, nous mènera vers l’émergence en 2035.

Est-ce que des conditions sont mise en œuvre dans ces alliances ?
Pour l’instant, ceux qui ont manifesté la volonté de venir soutenir la candidature du président, Macky Sall, n’ont pas posé des conditions particulières. Il y a juste des préoccupations indispensables dans une alliance comme une communication régulière sur les questions qui doivent être débattues, des échanges permanents, la loyauté, la sincérité et la transparence.

Est-ce que les ténors du Pds sont concernés ?
Le président Macky Sall a toujours tendu la main aux responsables de l’opposition pour leur demander de venir travailler à ses côtés. Il l’a fait avec “Bennoo bokk Yaakaar”. Aujourd’hui, tous les responsables de Bby sont satisfaits du compagnonnage avec le président de la République. C’est un homme naturellement ouvert qui est fortement attaché au dialogue, au consensus et au partage. Il a prouvé cela dans “Bennoo Bokk Yaakaar”. Il reste très ouvert à toutes les forces vives de la Nation capables d’apporter une plus value au pays ou de jouer un rôle dans sa réélection en 2019. La main est tendue à tout le monde sans réserve, sans restriction, parce que tout simplement l’élection de février 2019 est l’élection du président de la République du Sénégal. Les Sénégalais ont la responsabilité de faire des choix sérieux, raisonnables, raisonnés qui tiennent compte de l’intérêt général du pays.

Avec l’arrivée de nouveaux leaders, y aura-t-il une nouvelle coalition ou Bennoo sera maintenu ?
Ce sera certainement “Bennoo bokk Yaakaar”. Cette coalition a toujours été notre cadre politique qui nous a permis de réaliser ce que nous avons eu comme bilan au Sénégal. Les autres forces viendront s’ajouter à cette dynamique. Nous trouverons les ajustements qu’il faut pour les mettre à l’aise dans ce compagnonnage.

Quel regard le président porte-t-il sur les échanges de propos aigre-doux entre responsables de l’Apr souvent notés dans la presse ?
C’est la preuve de la vitalité du parti qui compte, à l’interne, de grands responsables. C’est un parti libéral où la liberté d’expression est érigée en règle. Nous prenons cela avec beaucoup de philosophie même si l’on sait qu’il y a peut-être des comportements à éviter. Les acteurs doivent être conscients de leurs responsabilités. Dans un parti au pouvoir, c’est naturel d’avoir ces types d’échanges qu’on doit mettre, d’une manière générale, dans la démocratie.

D’aucuns pensent que la voie est balisée pour le président, accusé d’avoir éliminé ses adversaires…
La voie est balisée pour le président de la République pour avoir pu rester, durant tout son mandat, concentré sur l’essentiel. Pour avoir apporté le maximum de solutions aux problèmes qui se posaient. Quand nous prenions le pouvoir, nous avons trouvé une situation économique difficile. Nous avons apporté une réponse. A un taux de croissance qui tournait autour de 1,7%, nous sommes aujourd’hui à un taux qui tourne autour de 7,2 %, en six ans. Nous avons enregistré des performances dans tous les secteurs. C’est la raison pour laquelle le bilan du président est le seul facteur éliminateur de potentiels adversaires, parce que le président Macky Sall a fait ce qu’il devait faire durant son mandat. C’est pourquoi tout le monde le perçoit comme étant imbattable en 2019.

Le rejet de la demande d’inscription de Karim Wade et le dossier Khalifa Sall sont évoqués…
La loi est là pour tout le monde. Ce n’est pas parce qu’on est un homme politique qu’on est au dessus de la loi. La loi c’est la loi. Elle n’est pas celle du président, Macky Sall. Ce n’est pas la loi de l’Apr, mais du Sénégal. La loi a prévu, dans le code électoral, les conditions dans lesquelles les inscriptions sont reçues, enregistrées ou supprimées. Datant de plusieurs années avant son arrivée au pouvoir, cet article préexiste à la présidence de Macky Sall. On ne peut pas dire que l’application de cette loi lui est imputable. Elle était là avant Karim Wade. Ceux qui l’appliquent ne savaient même pas qu’ils l’appliqueront un jour à quelqu’un, mais puisqu’on est en politique, il y a toujours cette forme de victimisation qui est mise en avant pour s’attirer de la sympathie en lieu et place d’arguments valables. J’estime que ce qui a été fait est objectivement un juste respect de la loi qui doit s’appliquer à tous.

Propos recueillis par Babacar DIONE


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La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.