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Politique (3766)

Les séances plénières pour l’examen du projet de loi de finances 2018 débutent demain. Pendant deux semaines, les ministres défendront les fonds qui leur sont accordés devant les députés. Les parlementaires saisiront l’occasion pour exposer les doléances de leurs mandants.

Le ballet des ministres sera ouvert par Amadou Bâ, du département de l’Economie et des Finances. La dette publique, les budgets alloués à la présidence de la République, à l’Assemblée nationale, au Conseil économique, social et environnemental, au Haut conseil des collectivités territoriales, à la Primature, à la Cour suprême, à la Cour des comptes et au Conseil constitutionnel seront débattus.

Après Amadou Bâ, Me Sidiki Kaba défendra le budget du ministère des Affaires étrangères. Il sera suivi par Mme Angélique Manga, ministre de l’Economie solidaire et de la Microfinance.

Dimanche, les ministères de l’Agriculture et de l’Equipement rural ; du Commerce, de la Consommation, du Secteur informel et des Pme ; et des Forces armées passeront devant les élus du peuple. Mansour Faye, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, passera à la plénière lundi. Il sera suivi par Khoudia Mbaye, ministre de la Promotion des Investissements, des Partenariats et du Développement des Téléservices de l’Etat, et Abdoulaye Diop, ministre de l’Emploi, de l’Insertion professionnelle et de l’Intensification de main-d’œuvre. Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, sera l’hôte des députés mardi.

B. DIONE

L’Union européenne espère mobiliser 44 milliards d’euros pour un plan d’investissement destiné au continent africain. Ce sera lors du sommet Eu-Afrique qui aura lieu les 29 et 30 novembre 2017 à Abidjan.

En attendant le cinquième Sommet Ue-Afrique, qui se tiendra les 29 et 30 novembre 2017, à Abidjan, un briefing par vidéoconférence, tenu avec la presse, a eu lieu lundi dernier au siège de la délégation de l’Union européenne à Dakar. Les hauts responsables de l’Ue ont rappelé que l’Union est le premier fournisseur d’aide public au développement en Afrique. « Pour le plan d’investissement, nous espérons mobiliser 44 milliards d’euros. Et ce sera un sommet de la mobilisation. Nous avons identifié un certain nombre de sujets importants pour l’Europe et l’Afrique », ont-ils déclaré.

Au-delà de la paix et de la sécurité, de la gouvernance, notamment la démocratie, les droits de l'Homme, les migrations et la mobilité, de  l'investissement et le commerce, du développement des compétences, de la création d'emplois, d’autres sujets seront examinés au cours de cette rencontre. Pour les conférenciers, le Sommet Ue-Ua marquera une date et une occasion de  renforcer les liens politiques et économiques entre les deux continents. Et il sera question surtout de la recherche d’une croissance  durable, inclusive et créatrice d’emplois pour les jeunes. « Des défis majeurs nous interpellent aussi : l’industrialisation et la création d’une économie verte. Le potentiel du continent africain en termes d’énergies renouvelables est énorme », ont-ils défendu. La jeunesse sera aussi au cœur des débats. C’est pourquoi 36 jeunes des deux continents, en raison de 18 par continent, travaillent déjà sur l’élaboration des propositions et des recommandations qu’ils présenteront lors du sommet. Les conférenciers ont souligné que la rencontre a pour objectif de stimuler les investissements qui favorisent le développement en Afrique et les débats porteront tout particulièrement sur les jeunes entrepreneurs et les femmes entrepreneurs. Les dirigeants africains et européens comptent s’appuyer sur ces jeunes pour promouvoir un avenir durable. Ils se pencheront aussi sur l'avenir des relations entre l'Ue et l'Afrique, sur les besoins d’un réel partenariat à travers l’emploi, l’éducation et la nécessité de travailler ensemble, ainsi que sur les défis d’une croissance  économique durable,  inclusive et créatrice d’emplois pour les jeunes ; les questions  de paix et de sécurité, de la gouvernance, de la migration, des changements climatiques… « Ce sera un sommet où la jeunesse participera pleinement et non un sommet où nous parlerons d’elle. Nous parlerons aussi de paix et de sécurité, car la stabilité est un élément très important pour le développement. Nous discuterons des moyens d’approfondir notre coopération pour qu’elle soit beaucoup plus politique, c'est-à-dire agir ensemble au niveau politique », ont précisé les conférenciers. Aussi, « c’est tout d’abord un sommet de prise de conscience de l’interdépendance, d’un partenariat de qualité qui existe déjà », ont-ils affirmé. 80 chefs d’Etat et de gouvernement, issus de 55 pays d’Afrique et de 28 pays d’Europe, sont attendus au Sommet Union européenne-Afrique.

Amadou DIOP

 

Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a indiqué, hier, que le président Macky Sall travaille à créer un Sénégal pour tous.

Face aux députés du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar, le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a indiqué qu’au-delà des projets réalisés sur le budget propre du pays, à l’image du Pudc, le président de la République a demandé au gouvernement de créer des mécanismes par des concessions de service public pour que le secteur privé puisse développer des projets. « Et pour cela, il y a le projet de l’autoroute Mbour-Kaolack parce que l’Etat a, aujourd’hui, montré que la réalisation d’autoroutes est un business florissant. Ces types de projets ont montré qu’ils sont rentables. Le secteur privé peut, demain, prendre en charge la réalisation de l’autoroute Mbour-Kaolack, sur ressources propres, et que l’Etat subventionne un peu le ticket modérateur pour éviter qu’il soit cher », a-t-il dit. Le Premier ministre a souligné que la démarche du président Sall est inclusive et participative. Il a fait savoir que le chef de l’Etat a indiqué que les coûts de tous les grands projets qui nécessitaient de gros budgets vont diminuer. « Nous allons créer des conditions pour que l’investissement privé prenne le relais. Donc, je pourrai faire davantage de social », a-t-il rapporté. « C’est cette inclinaison que le président veut ressortir. Davantage d’inclinaisons vers l’inclusion sociale », a insisté M. Dionne. Poursuivant, il a précisé : « Ce sont ces types de projets que nous avons décidé de promouvoir. Ce sera le troisième axe : le Sénégal pour tous. Un Sénégal dans lequel tout le monde se retrouve ».                   

Le travail des parlementaires salué
Le président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar, Aymérou Gning, a salué, hier, le travail abattu par les députés de la mouvance présidentielle lors des travaux des commissions techniques pour la loi de finances 2018. « Un travail important a été abattu. Les députés ont participé en nombre et interpellé les membres du gouvernement sur les préoccupations des populations. Il y a eu plus de 1000 interventions au sein du groupe Benno Bokk Yakaar », a-t-il déclaré. M. Gning s’adressait à ses collègues députés lors d’une réunion d’évaluation des travaux des commissions techniques organisée par le groupe Bby. « Penser que le travail du Parlement se limite à la session plénière est une grosse erreur. Les députés travaillent jour et nuit pour répondre aux attentes des mandants. Mais, ce sont les travaux en plénière qui sont souvent visibles », a-t-il ajouté. Le maire de Mérina Ndakhar a ainsi adressé ses félicitations à ses collègues. « Les députés ont eu une attitude de loyauté, de combat et de responsabilité vis-à-vis du mandat du peuple », a-t-il estimé. Dans la même lancée, il a appelé ses collègues à soutenir le gouvernement lors des sessions plénières qui débutent samedi. « Le budget 2018 s’élève à 3709 milliards. 1309 milliards sont consacrés à l’investissement. Les 52 % du budget sont financés par des ressources internes. 1100 milliards sont destinés à l’entreprenariat et à l’appui des couches les plus vulnérables. Notre soutien au gouvernement doit donc être entier », a dit Aymérou Gning. Selon lui, « si la tendance actuelle continue, le Sénégal accédera à l’émergence avant 2025 », a-t-il affirmé.      

Amadou DIOP et B. DIONE

 

Les députés de l’opposition continuent de fustiger le travail de la commission ad hoc chargée de la levée de l’immunité parlementaire de Khalifa Ababacar Sall. « Cette commission est incompétente dans la forme et dans le fonds », a souligné Modou Diagne Fada, hier, lors d’une conférence de presse animée, à Dakar, avec ses collègues non-inscrits et ceux du groupe « Libéral-Démocrate ». Vêtus tous de leur écharpe vert, jaune et rouge, ces parlementaires ont dénoncé « une cabale politico-judiciaire » dont est victime Khalifa Ababacar Sall avec la complicité de la majorité parlementaire.

Pour Me Madické Niang, président du groupe parlementaire des Libéraux-Démocrates, le président de la commission ad hoc devait écrire au ministre de la Justice et non directement à Khalifa Sall pour l’entendre. Pour lui, c’est la procédure normale.  Aussi, les députés de l’opposition n’ont guère apprécié l’attitude du président de l’Assemblée nationale qui n’a pas donné une suite favorable à la requête soulevée par leur collègue Issa Sall du Pur demandant la création d’une commission ad hoc pour la suspension des poursuites contre Khalifa Sall.

M. NDONG

 

La séance plénière devant statuer sur la levée de l’immunité parlementaire du député Khalifa Sall est convoquée demain à 18 heures. C’est ce qui ressort d’un communiqué de la direction de la communication de l’Assemblée nationale. Lors de cette plénière, les députés seront informés des conclusions de la commission ad hoc chargée de statuer sur la demande de levée de l’immunité parlementaire du maire de Dakar.

Cette décision de convoquer la session plénière est prise à l’issue de la conférence des présidents. Celle-ci a été précédée, mercredi dernier, par la tentative de la commission d’auditionner le maire de Dakar. Le président de la commission ad hoc n’a pu entendre ce dernier. Khalifa Sall est soupçonné de malversations sur la Caisse d’avance de son institution municipale. Depuis le 7 mars dernier, il séjourne à la prison de Rebeuss.

M. NDONG

 

C’est en fin de matinée d’hier que le chef de l’Etat, Macky Sall, a quitté la cité religieuse de Tivaouane après un séjour de 48 heures. Recueillement et lecture du Coran ont marqué la fin de sa visite.

A la suite de la cérémonie officielle, le chef de l’Etat a eu un long entretien avec le khalife général des Tidianes entouré des dignitaires religieux et membres de la famille d’El Hadji Malick Sy. Macky Sall a aussi accordé des audiences  dans la soirée. Recueillement et lecture du Saint Coran ont marqué la journée du chef de l’Etat hier dans la cité religieuse. Avant de quitter Tivaouane, le président de la République s'est dit touché par l'accueil qui lui a été réservé par les populations.

Il a adressé ses remerciements au khalife général des Tidianes pour les marques de considération et d’estime. Selon le service de communication de la présidence, sur le chemin du retour, le chef de l'Etat est passé par l'autoroute Ila Touba. Une façon pour lui de constater de visu l'avancée des travaux de ce chantier titanesque. Aussi, au moment de quitter Tivaouane, Macky Sall a été salué par les autorités administratives et politiques dont le ministre délégué Abdou Ndéné Sall, le maire Mamadou Diagne Sy Mbengue, la présidente du Conseil départemental, Mme Seynabou Gaye Touré, ainsi que des membres de la famille Sy.

Mohamadou SAGNE

 

 

Aymerou Gning, président de la commission ad hoc pour la levée de l’immunité parlementaire du député Khalifa Sall, a déclaré, hier, qu’il présentera un rapport circonstancier à la séance plénière de l’Assemblée nationale après le refus du maire de Dakar d’être entendu. « La procédure nous demande d’écouter le député. Nous lui avons adressé une correspondance pour l’entendre. La requête a été faite via le ministère de la Justice. Celui-ci a répondu en disant qu’il a transmis le dossier. Dans la procédure, on pouvait l’entendre à la maison d’arrêt où une salle pourrait être mise à notre disposition. Dans un premier temps, il a refusé de prendre le document. Dans un second temps, il a accepté de la prendre. C’est pourquoi vous avez vu le contenu du document dans la presse », a souligné le président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar. « Nous l’avons saisi pour lui dire que nous voulons l’entendre aujourd’hui à 17 heures. L’administration nous a envoyés une correspondance disant que Khalifa n’accepte pas de nous recevoir. Nous avons pris acte de son refus. Nous allons continuer. Nous ferons un rapport circonstancier à la plénière », a ajouté M. Gning.

Selon le président de la Commission, cette décision « est conforme au règlement intérieur de l’Assemblée nationale ». « Depuis que nous avons commencé l’instruction de ce dossier, tous les actes sont conformes au règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Nous avons strictement respecté le règlement », a dit Aymérou Gning. Le maire de Mérina Ndakhar a rappelé que la commission ad hoc a pour rôle de recevoir la requête du procureur. « Nous en avons fait connaissance. C’est un document judiciaire que nous ne devons pas mettre à la portée de tout le monde, mais j’ai dit que le document pouvait être consultable », a-t-il.

Babacar DIONE

Le Président Macky SALL a réuni le Conseil des ministres mercredi 22 novembre 2017 à 10 heures au Palais de la République.

Entamant sa communication autour des informations faisant état de la vente, sur le territoire libyen, de migrants originaires d’Afrique subsaharienne, le Chef de l'Etat exprime solennellement son indignation et condamne, avec la plus grande fermeté, cette pratique abjecte, inhumaine et dégradante qui constitue un grave affront à la conscience universelle et relève des pires formes de racisme et d’esclavage. En conséquence, le Sénégal reste mobilisé dans toutes les instances internationales, y compris au prochain Sommet Union Africaine-Union Européenne, pour que toute la lumière soit faite sur ces actes ignobles.

Par ailleurs, évoquant l’incendie d’une rare violence qui a ravagé le « Parc Lambaye » de Pikine, le Président de la République exprime toute sa compassion aux commerçants et acteurs économiques exerçant sur le site et demande au Gouvernement de lui présenter, dans les meilleurs délais, un rapport exhaustif sur les causes du sinistre, l’état réel des occupations antérieures du site, le recensement des personnes concernées et l’évaluation intégrale des dommages constatés.

En outre, le Chef de l’Etat rappelle au Gouvernement l’urgence d’effectuer, à l’échelle nationale, l’audit général de tous les marchés et centres commerciaux, et d’engager la mise en œuvre d’un programme de modernisation et de mise aux normes d’urbanisme, de construction, des plans officiels d’occupation du sol, de sécurité civile des marchés et espaces commerciaux, en veillant aux contraintes liées à l’installation des différents réseaux.

Poursuivant sa communication autour de la célébration, dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre 2017, du Maouloud commémorant la naissance du Prophète Mohamet (PSL), le Président de la République demande au Gouvernement de prendre toutes les dispositions logistiques et sécuritaires nécessaires au déroulement, dans les meilleures conditions, des manifestations prévues sur l’ensemble des sites et foyers religieux concernés.

Dans ce cadre, le Président de la République informe le Conseil de sa visite de courtoisie de 48 h au Khalife général des Tidianes, Serigne Ababacar SY Mansour, et à l’ensemble de la famille de Seydi El Hadji Malick SY.

Appréciant l’action efficace des forces de défense et de sécurité dans la lutte contre la vente illicite de médicaments et de produits pharmaceutiques, le Chef de l’Etat demande au Gouvernement de déployer, sans délai, un plan spécial de lutte contre les faux médicaments, d’amplifier le contrôle et la régulation de la profession pharmaceutique et de veiller à la promotion de l’industrie pharmaceutique ainsi qu’à l’implantation optimale des officines et dépôts-ventes de médicaments.

Revenant sur la brillante qualification de l’équipe nationale de football à la Coupe du monde en Russie, le Chef de l’Etat invite le Premier ministre à mettre en place et à présider un comité national de coordination de la participation du Sénégal, en prenant en compte toutes les dimensions de cette campagne et en impliquant toutes les structures, tous les acteurs sportifs, économiques et sociaux concernés.

Ainsi, le Président de la République demande au Gouvernement de faire de notre participation au prochain Mondial de football une opportunité majeure pour consolider le rayonnement culturel, sportif, économique et touristique du pays, en développant une stratégie de valorisation de la destination Sénégal.

Le Chef de l’Etat a terminé sa communication sur son agenda diplomatique, le suivi de la coopération et des partenariats, en informant le Conseil de sa participation, au segment de haut niveau de la 23e Conférence des Etats Parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements climatiques (COP23), à Bonn, en Allemagne, et comme invité d’honneur à la 2e session ordinaire de l’année 2017 du Parlement de la CEDEAO, à Abuja.

Le Premier ministre a axé sa communication sur sa participation au Forum mondial de la jeunesse à Sharm El Scheik, en Egypte, avant de rendre compte du suivi et de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait le point de la situation africaine et internationale.
Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte du déroulement de la campagne agricole et de la campagne de commercialisation de l’arachide 2017-2018.
Le Ministre des Transports aériens et du Développement des Infrastructures aéroportuaires a rendu compte des dispositions prises en vue de l’ouverture, le 7 décembre 2017, de l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD).

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a adopté :

• le projet de loi modifiant certaines dispositions du Code général des Impôts ;
• le projet de décret relatif à la procédure devant le Conseil national de l’Ordre des Médecins siégeant en qualité de juridiction spéciale ;
• le projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de l’Institut National du Pétrole et du Gaz (INPG) ;
• Le projet de décret portant admission de la Zone industrielle de Sandiara au régime de Zone Economique Spéciale (ZES).

Nominations
Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :
• Madame Viviane Laure Elisabeth BAMPASSY, Administrateur civil principal, est nommée Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence la très honorable Julie PAYETTE, Gouverneure et Commandante en Chef du Canada ;

• Madame Safiatou NDIAYE, Ambassadeur du Sénégal en Afrique du Sud, est nommée, cumulativement avec ses fonctions, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Filipe NYUSI, Président de la République du Mozambique, avec résidence à Pretoria ;

• Monsieur Momar DIOP, Docteur en Science Politique, Ambassadeur du Sénégal aux Pays-Bas, est nommé, cumulativement avec ses fonctions, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Madame Dalia GRYBAUSKAITE, Présidente de la République de Lituanie, avec résidence à la Haye ;

• Madame Aminata Fall CISSE, Magistrat, Directeur de Cabinet du Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, est élevée au rang d’Ambassadeur ;

• Pour compter du 1er novembre 2017, le Général de Brigade aérienne (2/s) Alain Jérôme Charlemagne PEREIRA est nommé Représentant permanent du Sénégal auprès de l’Organisation de l’Aviation civile internationale (OACI) à Montréal, avec rang d’Ambassadeur, en remplacement du Général de division (2/s) Alioune DIEYE ;

• Le Colonel Nguirane NDIAYE est nommé Attaché militaire, naval et de l’air près l’Ambassade du Sénégal en République fédérale du Nigéria, en remplacement du Colonel Moustapha SARR, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

• Madame Aissé GASSAMA, Magistrat, est nommée Secrétaire général du Ministère de la Justice, en remplacement de Monsieur Alioune NDIAYE, appelé à d’autres fonctions ;

• Monsieur Amadou Lamine GUISSE, Administrateur civil, est nommé Secrétaire général du Ministère de l’Environnement et du Développement durable, en remplacement de Madame Ramatoulaye DIENG, appelée à d’autres fonctions ;

• Monsieur Aguibou BA, Ingénieur polytechnicien, est nommé Directeur général de l’Institut National du Pétrole et du Gaz (INPG) ;
• Monsieur Alassane DIALLO, Conseiller en Planification, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement (DAGE) du Ministère des Mines et de la Géologie ;
• Monsieur Cheikh Ahmadou Bamba SARR, titulaire d’un Master 2 en gestion et finances publiques, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement du Ministère de l’Economie Solidaire et de la Microfinance ;

• Monsieur Youssoufa BA, Professeur de l’Enseignement secondaire et technique, précédemment Coordonnateur de l’Inspection interne des services du Ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, est nommé Secrétaire général de l’Agence pour la Promotion et le Développement de l’Artisanat (APDA), poste vacant.

La visite du Président Sall en marge de la célébration de l’édition 2017 du Maouloud a été l’occasion d’une forte mobilisation. « Le président Macky Sall nous a fait l’insigne honneur de séjourner dans notre ville sainte pour marquer tout son attachement à la khadaratidjiania, à notre guide Seydi El hadji Malick SY à travers l’illustre successeur de Serigne Abdoul Aziz SY Al Amine le nouveau Khalife général des Tidjianes Serigne Babacar SY Mansour », a dit Seynbabou Gaye Touré.

La présidente du conseil départemental a ajouté : « c’est toute la commune de Tivaouane et tout le département qui a décidé de lui réserver un accueil chaleureux en signe de toute de sa satisfaction pour toutes les actions et réalisations effectuées dans la ville de Tivaouane. Je voudrais citer sans être exhaustive : l’esplanade des deux mosquées de Tivaouane avec une maison des hôtes, une salle des banquets, des amphithéâtres  et des salles multimédias pouvant accueillir tous les manifestations et symposiums du gamou, des dizaines de kilomètres de routes goudronnées, une nouvelle préfecture, une nouvelle brigade de gendarmerie flambant neuve, les nouveaux abattoirs, etc.

Quant au Khalife général des tidianes Serigne Mbaye Sy Mansour, il est revenu sur le mandat présidentiel en donnant une assurance ferme au Président Macky Sall pour sa réélection pour un deuxième mandat présidentiel. Il a ensuite formulé des prières pour la réussite de toutes les actions entreprises par le Président Macky Sall pour l’amélioration des conditions de vie des populations.

Le Chef de l’Etat s’est réjoui hier de l’accueil très chaleureux et enthousiaste que lui ont réservé les populations de  Tivaouane tout comme la forte mobilisation de l’ensemble de la famille d’El Hadji Malick Sy (RTA).

Le président Macky Sall a foulé le sol de la cité religieuse vers 17h accueilli avec sa délégation parmi laquelle son épouse, Marième Sall et le Premier Ministre Boun Abdallah Dionne par une foule en liesse. Le chef de l’Etat a eu droit à une forte mobilisation des populations venues de toutes les localités du département de Tivaouane et des fidèles venus assister au bourde pour répondre à l’appel du nouveau Khalife général de la famille d’El hadji Malick Sy, Serigne Babacar Sy Mansour. Un accueil chaleureux et enthousiaste, à travers lequel les populations de Tivaouane ont voulu ainsi témoigner à leur hôte du jour, leur totale satisfaction et de leur reconnaissance pour l’intérêt tout particulier que le Président Sall porte à la cité religieuse.

Surtout, comme nous l’a indiqué, M. Assane Ndiaye, adjoint au maire de Taïba Ndiaye et responsable apériste local, « pour les nombreuses réalisations qu’il a fait entreprendre ici dans le cadre de la modernisation des cités religieuses. Nous le remercions très sincèrement tout en souhaitant simplement que cela se continue et que les différents villages rattachés à la commune comme : Keur Bakar, Keur Baba Alima, Selco, entre autres, puissent bénéficier des impacts positifs de ce programme salutaire.

Pour l’ancien maire El Hadji Malick Diop, « c’est pour nous une belle manière de témoigner notre reconnaissance au Président Macky Sall en répondant massivement à l’appel du Khalife pour un accueil à la dimension de l’homme ».

En tout cas, la mobilisation d’hier démontre le degré d’engagement et de détermination des militants et militantes de l’Alliance pour la république (APR) et de leurs alliés de la coalition BBY à œuvrer pour la réélection du Président Macky Sall en 2019 comme l’a laissé entendre, l’adjoint au maire de Taïba Ndiaye.

A la suite du Chef de l’Etat, le porte-parole de la famille Sy, Serigne Pape Malick Sy,  après avoir souhaité la bienvenue à la délégation présidentielle, a insisté sur les rapports qui doivent exister entre le temporel et le spirituel en citant la sourate « Roum » qui évoque l’implication du Prophète (PSL) dans la chose politique et en faisant l’historique des relations fortes entre El Hadji Malick Sy et Blaise Diagne d’une part et Ngalandou Diouf à Saint-Louis par l’entre jean de son ainé Sidy Ahmeth Sy.

Pour dire simplement que les guides religieux ont aussi leur mot à dire dans le fonctionnement de la société en s’appuyant sur leur seule référence de directeur de conscience des politiques qu’est le Prophète, Mohamed (PSL) pour qui ce gamou est célébré. Selon Serigne Pape Malick Sy, « la fonction de Président de la république étant une volonté divine, cette charge est dévolue aujourd’hui à Macky Sall dont la confiance de la majorité des citoyens sénégalais repose sur ses épaules ». Ainsi a-t-il invité le Président Macky Sall à ne compter que sur Dieu maitre de tout.

Accueilli hier à Tivaouane pour une foule, le président de la République, Macky Sall a réitéré son engagement à œuvrer pour le rayonnement de la cité religieuse. Il a aussi exhorté les guides religieux à s’impliquer dans le dialogue politique.

Après avoir eu droit à un accueil populaire, le Président Macky Sall a été reçu par le Khalife général Serigne Mbaye Sy Mansour, entouré des dignitaires religieux et membres de la famille d’El Hadji Malick Sy (RTA). Une rencontre qui s’est tenue dans l’enceinte de l’Auditorium Seydi El hadji Malick Sy. Une occasion saisie par le Président Sall pour réitérer son engagement et celui de tout son gouvernement à œuvrer davantage plus que par le passé au rayonnement de la cité religieuse de Tivaouane.

Dialogue politique
Le Président a eu une pensée pieuse pour le défunt Khalife, Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine récemment rappelé à Dieu et qui, l’année dernière à pareil moment, était à leur coté. Il l’a rendu un vibrant hommage pour tout ce qu’il a entrepris au bénéfice de la Umma Islamique et des communautés.

Le Président Macky Sall a formulé des prières pour l’actuel Khalife, Serigne Mbaye Sy Mansour pour la réussite de sa mission tout en demandant à son tour au Khalife de prier pour son gouvernement comme il l’a toujours fait. Macky Sall n’a pas manqué également de réitérer son invitation au dialogue politique pour l’intérêt du Sénégal et a demandé aux guides religieux d’intervenir dans cette perspective.

 

Le ministre de l’intérieur et de la sureté publique, Aly Ngouille Ndiaye, s’est engagé, hier, à poursuivre et à renforcer la concertation avec tous les acteurs du processus électoral. C’était lors de la rencontre de son département avec les partis politiques de l’opposition, de la mouvance présidentielle, du groupe des non-alignés, la Commission électorale nationale autonome et les autres acteurs du processus électoral.

« Je sais pouvoir compter sur l’engagement des femmes et hommes de conviction que vous êtes et qui, au quotidien, se battent pour la préservation de l’image de vitrine de la démocratie en Afrique donnée à juste titre à notre pays. Nous n’avons pas le droit d’écorner cette image de marque en nous fermant à la concertation et en privant ainsi notre démocratie de l’énergie bienfaitrice des concertations », a déclaré le ministre de l’Intérieur à l’ouverture du dialogue politique. « Aujourd’hui, nous nous trouvons dans ce contexte de recherche de compromis dynamiques devant conduire à des élections consensuelles pour toutes les questions relatives au processus électoral, et il est important de faire preuve d’ouverture d’esprit. J’en appelle donc à l’esprit de responsabilité de chacun pour que les consensus auxquels nous allons aboutir soient traduits d’office en actes concrets permettant d’entamer le processus électoral avec sérénité », a-t-il ajouté.

Alertant ainsi que le peuple « nous regarde et nous y engage et que l’importance des futures échéances électorales les y oblige ». « Il urge donc que nous œuvrions ensemble pour la restauration de la sérénité dans l’espace politique en dépassant nos rancœurs en dépit de nos divergences politiques. C’est l’ardent souhait du chef de l’Etat et notre vœu le plus cher », a-t-il fait savoir. Le ministre de l’Intérieur n’a pas manqué d’inviter toute la classe politique à s’engager résolument dans une évaluation objective de la refonte partielle des listes électorales accompagnée d’une revue de tout aspect du processus électoral pertinent, « afin que nous fermions la page des suspicions et des malentendus et avancions sereinement vers l’organisation d’échéances électorales où les bilans et les programmes proposés seront au centre des débats », a-t-il rappelé.

De l’avis de M. Ndiaye, « nous sommes arrivés, dans l’évolution de notre démocratie, à des moments cruciaux qui exigent non pas des mesures d’entraves, mais tout de même, il nous faut réfléchir sur les clauses de prévention qui nous éloignent de l’anarchie ou des situations de blocages ». Convaincu que leurs différences ne sauraient les empêcher de se retrouver autour de l’essentiel et de trouver des consensus forts sur des questions majeures de notre système politique, il a précisé : « Je voudrais, ici, m’engager solennellement à poursuivre et à renforcer, sous mon magistère à la tête de ce département, la concertation en viatique. Je souhaiterais dores et déjà que tous, nous nous retrouvions pour évaluer ensemble une phase importante de notre processus électoral, à savoir la refonte de nos listes électorales qui hélas, en dépit des résultats probants enregistrés en termes notamment de statistiques, fait l’objet de controverses ». 

Le ministre a fait savoir qu’un état des lieux sera fait par tous les acteurs pour déterminer, d’une part, tous les points faibles à redresser et, d’autre part, tous les acquis positifs à consolider. « Cette appréciation sans complaisance, en vue d’en tirer les meilleurs enseignements, ralliera les positions divergences et permettra d’arriver à des convergences solides. De même, nous nous projetons inéluctablement vers des prochaines échéances dont la plus rapprochée est l’élection présidentielle de 2019. A ce niveau, d’importantes mesures doivent être prises, dont celles devant régir les règles d’organisation de ce scrutin et à la lumière des réalités rencontrées à l’occasion des dernières législatives du 30 juillet 2017 », a-t-il dit.

Rappelant, au sujet de la refonte du fichier électoral, qu’avec un objectif de 4 millions d’électeurs qu’il fallait atteindre ou retourner à l’ancien fichier, l’administration avait pu finalement inscrire 6 219 437 électeurs, soit 55,48 % de plus que l’objectif, éditer 5 166 135 cartes d’électeurs, soit 83,06 % des inscrits, et a mis à la disposition des centres de distribution rien que dans le Sénégal 5 017 190 cartes compte non tenu des cartes à l’étranger, soit 97 % des cartes produites.  « Vous conviendrez avec moi cependant qu’une sereine évaluation de la refonte des listes électorales et les discussions approfondies sur les dates et délais des opérations du processus électoral requiert une analyse efficiente », a tout de même prévenu Aly Ngouille Ndiaye.

Amadou DIOP

Invité d’honneur de la 4ème session ordinaire du Parlement de la Cedeao, le président de la République, Macky Sall, a saisi l’occasion pour dénoncer la vente de migrants en Libye et prôner des sanctions. « Je vous rends visite dans un contexte où les esprits sont fortement marqués par la vente, en territoire libyen, de migrants originaires d’Afrique subsaharienne », a-t-il lancé devant Moustapha Cissé Lô et ses collègues parlementaires. « Ce commerce de la honte qui réveille les démons de l’esclavage est la pire forme de violation des droits humains, une offense à la conscience universelle qui ne doit en aucun cas rester impunie », a ajouté le président Sall. Le chef de l’Etat a souligné que le Sénégal a officiellement condamné cet acte odieux. « Ce matin, j’ai demandé au ministre des Affaires étrangères de convoquer le chargé d’Affaires de la Libye à Dakar pour lui notifier notre réprobation », a insisté Macky Sall. Selon le président de la République, « le Sénégal restera mobilisé dans toutes les instances internationales, y compris le prochain Sommet Union africaine-Union européenne, pour que les auteurs et complices de ces actes inqualifiables soient traduits en justice et leurs réseaux criminels démantelés ». Revenant sur la vie du Parlement, le chef de l’Etat a réaffirmé la nécessité de renforcer les prérogatives de l’institution pour rester dans le contexte historique des grands ensembles et parvenir à une Cedeao des peuples. Moustapha Cissé Lô, président du Parlement de la Cedeao, a mis l’accent sur les acquis et les actions réalisées sous son magistère.

Babacar DIONE (Source Service communication présidence)

Le Parti démocratique sénégalais s'est dit profondément choqué par les images, diffusées d’Africains originaires du sud du Sahara qui seraient vendus comme esclaves en terre africaine de Libye. Dans un communiqué, le Pds a estimé que la vente aux enchères publiques de personnes humaines  constitue une violation particulièrement grave des droits de l’homme et leurs auteurs devraient être poursuivis devant la Cour pénale Internationale pour crimes contre l’humanité". Le Pds demande ainsi aux autorités libyennes de prendre toutes les dispositions pour faire cesser de tels actes qui violent la charte de l’Union africaine ainsi que les obligations internationales de la Libye. "Le Pds demande également à l’Union africaine d’ouvrir immédiatement une enquête pour faire cesser de telles pratiques et demander aux autorités libyennes de respecter leurs engagements.

Amadou Diop

Le Parti démocratique sénégalais (Pds), l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act), Bokk guis guis et 11 autres partis de l’opposition ont annoncé hier la création d’un front électoral. « L’expérience des élections législatives du 30 juillet 2017 au Sénégal, douloureuse à tous égards, assigne à l’opposition démocratique la responsabilité de poursuivre et d’intensifier le combat pour la restauration de la fiabilité du processus électoral tout entier », ont souligné les partis signataires de l’acte de naissance du front. Ces formations politiques ont lancé un appel « à toutes les forces politiques et sociales convaincues que le processus électoral au Sénégal doit être revu de façon complète pour lui permettre de recouvrer sa fiabilité en termes de transparence, de sincérité et de liberté ». Tout en décidant de ne pas prendre part à la réunion convoquée par le ministre de l’Intérieur le 21 novembre 2017, les partis signataires « estiment cependant que la présence ou non à ladite rencontre ne constitue pas en soi une ligne de fracture au sein de ceux et celles qui considèrent, comme nous, que les élections législatives de juillet 2017, véritable mascarade électorale, n’ont été ni transparentes, ni sincères, ni libres ». Ils promettent de construire leur front à l’échelle de tout le pays et de la diaspora.

B. DIONE

WASHINGTON - Le responsable d'une Ong basée à Hong-Kong et en Virginie, dans l'Est des Etats-Unis, ainsi qu'un ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères ont été inculpés par la justice américaine dans une affaire de corruption de hauts responsables au Tchad et en Ouganda. 

Chi Ping Patrick Ho, 68 ans, et Cheikh Gadio, 61 ans, sont accusés d'avoir corrompu, pendant plusieurs années, des hauts responsables de ces pays afin d'obtenir des avantages pour une entreprise pétrolière chinoise. Les pots-de-vin représentent plusieurs millions de dollars, selon un communiqué du ministère américain de la Justice publié lundi. « Des responsables au plus haut niveau des gouvernements des deux pays sont soupçonnés d'avoir reçu des pots-de-vin », a indiqué le ministre adjoint de la Justice, Kenneth Blanco, citant le président du Tchad et le ministre ougandais des Affaires étrangères sans communiquer leur nom. Le ministère n'a pas non plus dévoilé le nom de l'entreprise chinoise pétrolière.

L'ancien ministre sénégalais a été arrêté vendredi à New York et présenté devant un juge le lendemain, tandis que M. Ho a été arrêté samedi et présenté à un juge lundi. M. Blanco a ajouté que la justice américaine était déterminée à poursuivre ceux qui compromettent la compétitivité des entreprises. « Leurs pots-de-vin et leurs actes de corruption portent tort à notre économie et minent la confiance dans un marché libre », a-t-il également commenté.

Les personnes inculpées sont soupçonnées d'avoir, entre autres, fait transiter près d'un million de dollars par l'intermédiaire du système bancaire new-yorkais. En échange d'un pot-de-vin de deux millions de dollars, le président du Tchad aurait offert à l'entreprise pétrolière chinoise des droits pétroliers dans le pays sans passer par un appel d'offres international. L'ancien ministre sénégalais aurait joué un rôle central dans cette affaire.

M. Ho aurait également distribué des cadeaux tout en promettant d'autres avantages, dont le partage des profits d'une société commune ainsi que l'acquisition potentielle d'une banque en Ouganda, en vue d'obtenir des avantages pour l'entreprise de l'énergie pour laquelle il jouait le rôle d'intermédiaire.

Fin août, la justice américaine avait condamné l'ancien ministre guinéen Mamhmoud Thiam à sept ans de prison pour avoir blanchi de l'argent de pots-de-vin reçus d'entreprises chinoises. M. Thiam, ex-ministre des Mines en Guinée, avait été reconnu coupable en mai. Il avait notamment utilisé les 8,5 millions de dollars reçus pour payer l'école de ses enfants et acheter une maison de 3,75 millions près de New York.

 

Le président de la commission ad-hoc Me Moustapha Ndiaye invite à un renforcement des capacités des agents de l’administration fiscale et douanière. A l’en croire, la production gazière peut avoir un l’impact positif sur la baisse de l’énergie. Abordant le torchage (méthode de bruler les résidus gaziers), il déclare que cela entraine une détérioration de la couche d’ozone. Pour lui, on peut les réutiliser à d’autres fins. Le président Ndiaye souhaite que le rapport soit déposé le plus rapidement possible sur la table des autorités. « Si on s’approprie des propositions pertinentes faites par la commission ad-hoc, ce sera au bénéfice du Sénégal », a-t-il présagé.

Suite aux interventions de certains conseillers, le rapporteur de l’avis El hadji Ibrahima Mbow a souligné que notre pétrole est offshore et la cartographie faite sur cette ressource minière est prise en compte dans les recommandations du Conseil économique, social et environnemental dans son projet d’avis. «Nous avons fait du benchmarking suivant ce qui se fait ailleurs : Norvège (meilleur modèle en fonds souverain), Canada (…) Dans certains pays, on pompe 1 million de baril de pétrole pour déclarer 100.000 barils. Et là, les populations n’en bénéficient pas», a-t-il affirmé. Aussi, a-t-il informé de l’erreur commise par des majors du pétrole dans la vente de l’or noir.

En somme, les conseillers pensent que déjà, le Sénégal doit avoir le comportement d’un pays pétrolier vertueux. Dès lors, la sensibilisation et la communication doivent être de mise. « Nous devons expliquer aux populations le pétrole et ses revenus », a noté M Mbow. Au terme de l’exercice, la présidente du Cese Mme Aminata Tall s’est réjouie de ce rapport anticipatif de qualité. « Je n’ai pas été déçue du travail de cette commission », a-t-elle épilogué.

S.M.S.CISSE

Le Président Bissau-guinéen était à Dakar hier pour une visite de travail de quelques heures. Selon le service de communication de la présidence de la République, José Mario VAZ est venu solliciter le soutien du Sénégal pour l’écoulement de la production de patate de son pays. Les deux chefs d’Etat partagent une grande ambition pour l’agriculture.  Une délégation du Ministre Sénégalais du commerce se rendra dans les prochains jours à Bissau pour une mission de prospection du Marché. 

B. D.

A l’occasion du Conseil présidentiel de l’investissement, la question du dialogue politique qui s’ouvre aujourd’hui, entre le ministère de l’Intérieur et une bonne partie de l’opposition, s’est invitée dans le discours du président Macky Sall. Prenant acte du refus de certaines formations politiques de répondre la table de la discussion, le chef de l’Etat a estimé qu’il est de leur droit de ne pas répondre à l’appel.

Cadre de dialogue entre l’Etat et les acteurs économiques, le Conseil présidentiel de l’investissement (Cpi) a été l’occasion pour le président Macky Sall pour se prononcer, pour la première fois en public, sur le boycott d’une partie de l’opposition du dialogue qui s’ouvre, aujourd’hui, entre le pouvoir et la classe politique. De prime abord, Macky Sall souligne que « le dialogue national ne saurait se résumer au seul dialogue politique qui, du reste, dans une démocratie moderne, se fait au Parlement ». Laissant entendre que, malgré, il a fait l’effort d’ajouter d’autres cadres de concertations politiques. Se refusant à toutes polémiques, il reconnait aux formations politiques qui ont décidé de ne pas répondre à l’appel, leur droit de ne pas y aller. « Ma volonté était de voir tous les acteurs discuter mais ceux qui ont opté pour la stratégie de a chaise vide sont libres de le faire. C’est leur liberté. Mais nous restons ouverts. Nous dialoguerons avec ceux qui veulent dialoguer. C’est le propre de la démocratie », a insisté Macky Sall.

Sur un autre registre, le chef de l’Etat a tenu à saluer le comportement des partenaires sociaux qui, par respect à leurs engagements, souscrits dans le cadre du pacte de stabilité social et d’émergence, ont contribué à asseoir un climat apaisé indispensable à la réussite de l’entreprise. Il a également rendu hommage aux partenaires techniques et financiers et secteur privé national et international qui font confiance au Sénégal.

Elhadji Ibrahima THIAM et Alioune Ngamby NDIAYE

La coalition de partis pour l’émergence « Leungoo Liggayal Sénégal » (C2pe-2Ls), qui vient d’être portée sur les fonts baptismaux des partis politiques, a tenu un point de presse, avant-hier, pour indiquer qu’elle vise à « mieux participer à l’effort de réélection du président Macky Sall, au premier tour en 2019 ».

Composée du Rassemblement des patriotes républicains (Rpr), du Parti pour la libération du peuple (Ppl) et d’autres formations politiques de la coalition Benno Bokk Yakaar, la C2Pe-2Ls veut participer à la réélection du président Macky Sall. Elle ambitionne de répondre aussi « à toutes les sollicitations et de ne ménager aucun effort pour apporter sa pierre à l’édification en cours d’un Sénégal porté sur les rampes du développement intégrale qui n’épargne aucune couche de la nation », selon son coordonnateur, Douigoutigui Soumbounou.

« C’est dans le cadre d’un sursaut patriotique que nous, leaders de partis politiques issus de la majorité, indépendants et surtout issus de l’opposition, avons décidé de mettre en place la coalition de partis pour l’émergence. Coalition qui sera un véritable cadre de réflexion, d’actions concrètes, de propositions, d’argumentations et de mobilisation du peuple tout entier », a-t-il souligné.

L’idée étant ainsi de booster l’émergence prônée par le président Macky Sall. Et ce, dans l’intérêt du peuple tout entier, de l’Afrique. Encore que « conscients de l’importance du moment et des enjeux et challenges qui nous attendent, nous ne ménagerons aucun effort pour la réalisation des objectifs que nous nous sommes fixés. Nous lançons un appel à tous les partis politiques pour qu’ensemble nous puissions continuer la construction du Sénégal, notre patrie, dans le sens de la continuité, de l’objectivité, pour aller à l’émergence, gage réel de sécurité pour le devenir de la nation et le futur du peuple », a éclairé M. Soumbounou.

Sur un autre point, le coordonnateur de la coalition a fait comprendre que le dialogue national ne doit pas mener à une véritable confusion. Mais, il a tout de même estimé qu’il serait grave de refuser de participer aux discussions sur la révision du Code électoral et l’audit du fichier électoral. « C’est pourquoi nous avons décidé de nous dresser pour faire face aux véritables fossoyeurs de notre démocratie, de notre nation, et nous allons, dans les prochains jours, entamer une grande tournée de sensibilisation des populations, afin qu’elles s’imprègnent des grands enjeux et risques », a-t-il fait savoir. 

Amadou DIOP

Les jeunes du Parti africain pour la démocratique et le socialisme expriment leur indignation sur le drame de jeunes africains noirs dont des Sénégalais qui, en ce moment même, sont en train d’être vendus comme esclaves en Libye. Tout en exprimant leur colère, les jeunes d’Aj/Pads indexent les leaders africains. « Ce qui se passe en Libye doit être une occasion particulière pour ramener à la surface la responsabilité directe des régimes africains décadents qui font la honte de leur peuple », affirment-ils.  « On dénonce à juste titre l’Europe et ses accords avec la Libye pour empêcher les immigrants africains de franchir les frontières européennes après qu’ils ont  installé la pagaille en Libye en assassinant le colonel Mouammar Khadhafi. Toutefois, dans ce crime contre l’humanité qui est en train d’être commis en Libye, nous interpellons les gouvernements africains, particulièrement le nôtre », ajoutent Hamady Bocoum et ses camarades. 

B. D.

Le responsable de la coordination du Parti socialiste de la Langue de Barbarie, Latyr Fall, le porte-parole du jour, Diadji Guèye, et d’autres militants socialistes de la capitale du Nord ont tenu, samedi, une assemblée générale en vue de remobiliser les troupes et de préparer la vente des cartes et les renouvellements des instances de base du Ps. 

A cette occasion, Latyr Fall et Diadji Guèye ont encore exhorté les militants à se mobiliser davantage derrière le leader national du Ps, Ousmane Tanor Dieng, pour relever ensemble tous les défis qui interpellent leur formation politique. 

Ils ont laissé entendre qu’ils attendront dans la discipline les décisions de la direction du parti pour avoir une idée de la conduite à tenir par rapport aux prochaines élections présidentielles et locales. Face à la presse, ces responsables politiques ont rappelé qu’ils soutiennent toujours le maire Khalifa Sall dans l’épreuve difficile qu’il est en train de subir. Cependant, ont-ils souligné, « il s’agit d’un problème de justice. Mais, quelque soit l’issue de cette affaire judiciaire, nous demandons à Khalifa et à ses militants de ne pas quitter ce parti de masse ».

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Sédhiou a abrité un grand rassemblement de la mouvance présidentielle avant-hier. Une occasion pour les populations de louer, devant le nouveau ministre de l’Emploi, de l’Insertion et de l’Intensification de la main d’œuvre, les projets que l’Etat a lancés dans le Pakao.

Abdoulaye Diop, maire de Sédhiou et ministre de l’Emploi, de l’Insertion et de l’Intensification de la main d’œuvre, a insisté, avant-hier, sur l’unité au sein de «Benno Bokk Yakaar». C’était lors d’un grand meeting qui a eu lieu à Sédhiou. « Il faut aller vers ceux qui hésitent encore à venir, faire de même  pour ceux qui ne veulent pas du tout venir. Si on accepte qu’il y a une seule constance et c’est Macky Sall, on doit venir dans la coalition qui soutient sa politique », a dit le maire de Sédhiou. Selon lui, pour la prochaine présidentielle, ce n’est pas une simple victoire qui est attendue, mais un plébiscite.

Les jeunes ont salué les projets d’infrastructures réalisés dans la région. Ils ont demandé au président de la République l’achèvement des travaux de construction du stade de Sédhiou. « Si ce vœu est réalisé, Macky Sall peut se passer de campagne électorale dans la région. Les populations vont le plébisciter avec un taux de plus de 89 % », a avancé la députée Nadia Sané. La parlementaire n’a pas manqué de présenter quelques doléances, à savoir la poursuite du financement des femmes, le bitumage de toute la boucle du Boudié et l’électrification du Pakao.

Luc Sarr, conseiller spécial du président de la République, a, lui, souligné que le chef de l’Etat nourrit des ambitions qui vont au-delà des doléances entendues. Il a rappelé ce que Macky Sall lui avait dit auparavant : « Sédhiou ne mérite pas la situation dans laquelle je l’ai trouvée à mon accession au pouvoir puisque rien n’existait dans la capitale du Pakao ». Pour renverser la tendance, il y a déjà les nombreux chantiers en cours. Mais, selon toujours le conseiller spécial du président Sall, il est prévu, l’année prochaine, davantage de modernisation de la région. Au total, 186 milliards de FCfa sont prévus pour Sédhiou. Un financement que la région n’a jamais reçu, selon M. Sarr.

Aminata Angélique Manga, ministre de la Microfinance, a, pour sa part, insisté sur  les grands programmes que sont les Bourses de sécurité familiales, la Cmu, les financements des projets de femmes, etc., réalisés à Sédhiou. C’est pourquoi elle a affirmé que la victoire est certaine dans le Pakao. 

Quant au maire de Marsassoum, conseiller du Premier ministre, il a plaidé pour la construction du pont de la capitale du Diassing. En a croire Luc Sarr, « tout cela se fera en raison des ambitions que les pouvoirs publics nourrissent pour la région ».

Malamine KAMARA 

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