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Politique (4768)

Les députés ont voté, hier, le projet de loi Numéro 17/2018 prescrivant le remplacement, dans tous les actes administratifs et réglementaires, de la dénomination « collectivité locale » par « collectivité territoriale ».

Exit la dénomination « Collectivité locale » ; désormais, il faudra dire « Collectivité territoriale ». Au Sénégal, ce changement est intervenu officiellement depuis, hier, avec le vote à l’Assemblée nationale du projet de loi Numéro 17/2018 prescrivant le remplacement, dans tous les actes administratifs et réglementaires, de la dénomination « collectivité locale » par « collectivité territoriale ». Le 20 mars 2016, la Constitution a été révisée suite à un référendum constitutionnel par la loi Numéro 2016-10 du 05 avril 2016 intervenue deux ans après la mise en œuvre de l’acte 3 de la décentralisation. Selon le ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Yaya Abdoul Kane, cette étape induit une appellation nouvelle des entités décentralisées.

A la suite de la lecture du rapport de la Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droit humains par le rapporteur Yéya Diallo, une quinzaine de députés ont pris la parole pour interpeller le ministre sur différents aspects du projet de loi. La question qui est revenue le plus est celle relative à la délimitation des collectivités territoriales ; une délimitation qualifiée par le député Seydou Diouf d’« absurde ». Cette absurdité est née suite à la communalisation intégrale par le biais de laquelle d’anciennes communautés rurales, avec de vastes territoires, sont devenues communes de plein exercice, pour reprendre Aissata Tall Sall. Pour la majorité des députés, ce projet de loi est venu à l’heure puisqu’il va régler la question de la viabilisation et de la cohérence des territoires. Toutefois, les députés ont mis en avant la concertation pour régler cette question liée au découpage. Seydou Diouf a invité les associations d’élus locaux à faire sien ce combat et les maires à ne pas s’arcbouter sur leurs acquis mais à mettre en avant l’intérêt général. Il a aussi évoqué l’intercommunalité comme solution.

Pour Pape Seydou Dianko, l’accompagnement des collectivités est insuffisant. D’après Seydou Diouf, les collectivités représentent 1/4 du Pib et 1/5 des dépenses de l’Etat. Ce qui fait dire au député Aissatou Mbodj que la décentralisation n’a pas marché puisque les collectivités n’ont pas de moyens financiers. « Pour atteindre l’émergence, il faut régler d’abord les questions liées à la pauvreté. Il faut renforcer les pouvoirs locaux en les accompagnant avec le contrôle », soutient-elle. L’autre question qui a également préoccupé les parlementaires est bien la nouvelle collectivité territoriale qu’est le département qui souffre encore de l’absence d’une fiscalité appropriée comme le rappelle Mamamine Gomis. Selon Seydou Diouf, « Le Sénégal a été en avant, il ne faut pas qu’il soit à la traine. Essayons d’accompagner les collectivités locales pour mieux parachever le développement local ». Quoiqu’il en soit, Me Aissata Tall Sall pense, à propos de ce changement, que « ce n’est pas de la sémantique mais une politique ». A l’en croire, il faut restructurer, accompagner financièrement les collectivités et les appuyer à avoir des partenaires mieux à même de les soutenir dans leurs politiques de développement.

Contraintes objectives et contraintes subjectives
« Notre politique de décentralisation n’était pas adaptée. Elle avait divisé le pays en Sénégal utile et en Sénégal périphérique », a soutenu le ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire. Selon Yaya Abdoul Kane, la décentralisation passionne. D’importants efforts ont été faits en matière de transferts et qu’il y a eu un rééquilibrage des ressources que l’Etat alloue aux collectivités, a dit le ministre. Toutefois, il relève deux types de contraintes : les contraintes objectives (moyens financiers) et les celles subjectives (délimitation et perceptions). Il a précisé : « nous sommes conscients qu’il y a des limites. C’est pourquoi le gouvernement travaille pour trouver des solutions mais tout se fera dans la concertation ». Pour ce qui est de l’intercommunalité, il a rappelé que c’est une démarche volontariste et que l’Etat va accompagner les collectivités qui souhaitent se mettre ensemble. Répondant à la question relative aux Pôles territoires, le ministre dit qu’on a commencé par la Casamance et que Sine Saloum et le Nord vont suivre.

Aly DIOUF

VERS UN PROJET DE LOI RELATIF À LA DÉLIMITATION DES COLLECTIVITÉS TERRITOIRES
Des collectivités territoriales comme Mbour et Bambilor, entre autres, ont des problèmes liés à la délimitation de leur territoire. Selon le ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Yaya Abdoul Kane, l’Agence nationale pour l’aménagement du territoire (Anat) travaille sur un projet de loi relatif à la délimitation des collectivités territoires. Cette loi, poursuit-il, devra permettre de bâtir un consensus durable pour un apaisement des relations entre collectivités territoriales voisines. Les décrets en matière de délimitation des collectivités territoriales, soutient le ministre Yaya Abdoul Kane, sont très souvent explicites. Toutefois, poursuit-il, il s’agira d’adopter une approche inclusive afin de trouver des solutions consensuelles dans le dialogue et la concertation avec tous les acteurs locaux.

A. DIOUF

Pour faire face à la question de financement que rencontre la plupart des collectivités territoriales, le gouvernement a mis en place le Programme d’appui aux communes et aux agglomérations du Sénégal (Pacasen) dont les premiers décaissements démarreront en juillet.

Le ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Yaya Abdoul Kane a souligné, hier, devant les députés que le Pacasen est venu renforcer les ressources des collectivités territoriales. Toutefois, a-t-il précisé, il y a des conditionnalités pour accéder à ce financement.  Il permet d’injecter directement les fonds dans les collectivités mais aussi d’avoir une traçabilité.

Selon le ministre, la réforme est motivée par un principe de solidarité et de transparence. D’ailleurs, rappelle-t-il, le Pacasen comporte quatre types d’allocations. Il y a l’allocation globale, l’allocation performance, l’allocation spéciale et l’allocation intercommunale. Sont éligibles à ce programme, toutes les communes qui sont chef-lieu de département et plusieurs autres communes qui ont plus de 50.000 habitants. Les communes qui n’en bénéficient pas verront leurs ressources augmentées et l’Etat fera tout pour qu’il y ait un Pacasen 2 qui va intégrer les communes restantes. Les premiers décaissements du Pacasen seront effectués en juillet 2018 par la Direction des collectivités territoriales. Le Pacasen est adossé à des critères de performance, rappelle Amadou Mame Diop, selon qui ce programme va faciliter le transfert de fonds aux collectivités territoriales. Mais certains députés ont dénoncé son système de financement qui exclut les communes de moins de 50 000 habitants. Le député Cheikh Seck estime qu’il faut réfléchir sur l’élargissement de l’assiette fiscale surtout pour les nouvelles communes. D’après Seydou Diouf qui salue ce programme, il y a des bailleurs comme la Bid et la Bad qui veulent participer au financement dudit programme. Il estime toutefois qu’il faut renforcer le Pndl. Les parlementaires sont revenus aussi sur des questions portant sur le Fonds d’équipement des collectivités territoriales (Fect), du Fonds de dotation de la décentralisation (Fdd), la suppression des avances de 25% des recouvrements de certains impôts consenties par l’Etat aux collectivités territoriales ou encore le remplacement de la patente par la Contribution économique locale (Cel). Les questions ont aussi porté sur la Fonction publique locale, la motivation des conseillers municipaux, la modernisation de l’état civil ou encore le Fonds minier.

A. DIOUF 

Abordant l’appel du chef de l’Etat à des concertations sur le parrainage et le pétrole, le Front patriotique pour la défense de la République (Fpdr) a fait comprendre qu’il ne prendra pas part aux travaux.

Le Front patriotique pour la défense de la République a fait face à la presse, hier, pour annoncer qu’il ne répondra pas présent aux concertations sur le pétrole et le parrainage. Pour cause, «l’Etat va signer en catimini, dans l’opacité la plus totale, une fois que les contrats sont validés, il dit j’appelle à un dialogue. Un dialogue autour de quoi?», s’est interrogé le coordinateur du Fpdr Mamadou Diop Decroix. «Il faut qu’on nous explique tout cela ». En tout cas, nous nous n’avons pas confiance. Le front patriotique pour la défense de la République n’ira pas à ce dialogue sur le pétrole parce que c’est la charrue avant les bœufs. Ce qu’il aurait dû faire, il ne l’a pas fait. Il a son schéma qu’il déroule mais nous ne sommes pas d’accord», a-t-il insisté.

Cette frange de l’opposition ne sera pas également aux concertations sur le parrainage. « Il décide d’imposer, dans les conditions que nous savons, la loi sur le parrainage. Maintenant, il dit qu’il va mettre en place un comité pour dialoguer sur la mise en œuvre du parrainage. Etant donné que nous avions rejeté ce projet, nous ne voyons pas pourquoi nous allons participer à sa mise en œuvre», a éclairé Diop Decroix. Il a ajouté : «nous avons examiné le fameux dialogue dont parle souvent le président de la République. Il envisage d’appeler à un dialogue sur le pétrole. Nous avons mis cela en corrélation avec les blocs qui ont été offerts à Total. Dans les textes, d’après ce qu’on m’a dit, la superficie maximale que l’on peut attribuer à un opérateur, c’est 3.000 m2. Et dans ce cas précis, Total aurait déjà acquis 67.000 km2 pour les recherches». Le leader d’Aj/Pads estime qu’il serait bien que le gouvernement explique les contours de l’accord avec Total.

Le Fpdr a aussi réagi par la voix de son coordonnateur, sur la crise universitaire. Dans ce sens, le front a décrié «des manœuvres de division et de dislocation du mouvement étudiant entreprises par le pouvoir aujourd’hui». Il a invité ledit mouvement à faire le maximum d’efforts pour rester uni pour l’avenir de l’université et du pays. Le coordinateur du Fpdr a dit qu’outre les 14 milliards de FCfa que le gouvernement doit aux établissements d’enseignement privés supérieurs, viennent s’ajouter les 100 milliards de FCfa dus aux enseignants.

Amadou DIOP

Le président Macky Sall a réuni le Conseil des ministres, mercredi 30 mai à 11 h, au Palais de la République.

Entamant sa communication autour du règlement de la crise universitaire, le Chef de l’Etat adresse ses chaleureuses félicitations aux membres de la communauté estudiantine du Sénégal pour leur esprit de dialogue et d’ouverture ainsi que leur attachement à un avenir certain, bâti sur des conditions sociales et pédagogiques adéquates.

Dès lors, appréciant ces moments d’échanges autour de l’avenir de l’enseignement supérieur, du renouveau d’un mouvement étudiant réconcilié avec lui-même et de la stabilité universitaire, le président de la République décide d’engager des mesures inédites en faveur de notre communauté universitaire. Ces décisions de haute portée sociale, constituent des réponses fortes, salutaires pour l’amélioration des conditions de vie et d’étude des étudiants.

Ainsi, le Chef de l’Etat indique que la mise en œuvre de ces mesures sociales entrainera un impact financier significatif sur le budget de l'Etat car l’augmentation du montant des bourses et des aides sociales ; la baisse du prix des tickets-repas, ramenant le prix du petit déjeuner à cinquante francs et celui du déjeuner ou diner à 100 F pour l’étudiant, la dotation en moyens de transport, sont évaluées à la somme de 8 milliards 160 millions de FCFA.

En outre, le président de la République rappelle aux membres du Conseil que les autres mesures nécessitent plus d’une trentaine de milliards pour engager les travaux portant sur les bâtiments pédagogiques, la construction de quatre restaurants, la construction et la réhabilitation de pavillons, la voirie, l'éclairage, l'assainissement et l'approvisionnement en eau, ainsi que le relèvement du plateau technique des centres médicaux en les dotant d’ambulances médicalisés, de médecins, d’infirmiers et de sages-femmes en plus de l’approvisionnement correct et régulier en médicaments.

Au surplus, le président de la République souligne que ces efforts viennent s'ajouter aux investissements importants déjà consentis par l'Etat pour l'amélioration des conditions d'étude des étudiants et permettent ainsi de renforcer l’offre d’hébergement pour les étudiants.

En effet, 3000 lits viendront s’ajouter aux 5800 lits de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, 1000 lits supplémentaires à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, compte non tenu des 7000 lits qui seront livrés aux autres universités de Thiès, Alioune Diop de Bambey, Assane Seck de Ziguinchor, Amadou Makhtar Mbow de Diamniadio, El Hadji Ibrahima Niasse de Kaolack.

Concluant sa communication sur ce point, le Chef de l’Etat demande au Premier ministre de mettre en place un comité de suivi et d’évaluation de ses engagements auprès de la communauté estudiantine et informe le conseil de la tenue, chaque année, sous sa présidence, d’une rentrée académique en vue de consolider le dialogue et l’engagement commun autour d'un pacte de stabilité et de pacification de l'espace universitaire.

Poursuivant sa communication autour du Plan national de lutte contre le cancer et l’application de la loi anti-tabac, le Chef de l’Etat se félicite du financement effectif de 48 milliards de FCFA, du Projet de construction et d’équipement du Centre national d’Oncologie avec le concours de la coopération sud-coréenne.

Dès lors, le président de la République demande au gouvernement de prendre toutes les dispositions pratiques, en vue de la réalisation, dans les délais indiqués, de cette structure sanitaire de dernière génération qui va renforcer l’exécution adéquate du Plan national de lutte contre le cancer.

En outre, le Chef de l’Etat invite le gouvernement à hâter, d’une part, le processus de modernisation des centres et équipements de dépistage du Cancer installés dans les structures sanitaires et, d’autre part, à améliorer significativement la prise en charge des malades, notamment par l’accessibilité des traitements et médicaments.

Par ailleurs, le président de la République demande au gouvernement d’intensifier la lutte contre le tabagisme en mettant en application l’ensemble des dispositions de la loi anti-tabac votée en 2014.
Appréciant l’accueil pour dix mois, au Sénégal, du navire hôpital « MERCY SHIPS », à partir de juillet 2018, le Chef de l’Etat invite le gouvernement à évaluer, avec précision, toutes les ressources financières et l’ensemble du dispositif technique et de sensibilisation des populations à mettre en œuvre pour accueillir ce navire, dans les meilleures conditions.

Enfin, évoquant l’activation du dispositif préventif de lutte contre les inondations, le président de la République demande au gouvernement de faire le bilan exhaustif de la mise en œuvre du Programme décennal de lutte contre les inondations (2012- 2022) ; et de déclencher, au plan national, ledit dispositif avec la prise en compte prioritaire des villes, localités et zones vulnérables.

Le Chef de l’Etat a terminé sa communication sur le suivi de la coopération, des partenariats et son agenda diplomatique.

Le Premier ministre a adressé, au nom du gouvernement, ses chaleureuses félicitations au Chef de l’Etat, pour son engagement pour l’éducation, un enseignement supérieur d’excellence et ses décisions de haute portée qui ont permis, un dénouement heureux de la crise estudiantine. Il a ensuite rendu compte de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a fait le point de la situation africaine et internationale.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture économique, nationale et internationale.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte de la préparation de la campagne agricole et de la mise en place des semences et des engrais.

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a fait une communication sur l’arrivée du navire hôpital « MERCY SHIPS » et sur le projet de construction du Centre national d’Oncologie.

Le ministre en charge du Suivi du PSE a fait le point de l’état d’avancement des projets et réformes.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le conseil a examiné et adopté :

• le projet de loi modifiant la loi n° 2008-47 du 03 septembre 2008 portant règlementation des systèmes financiers décentralisés.

NOMINATIONS
Au titre des mesures individuelles, le président de la République a pris les décisions suivantes :

  • Monsieur Djily Mbaye LO, Sociologue, Expert en micro finance, est nommé Directeur des Stratégies de Développement industriel, au ministère de l’Industrie et de la Petite et Moyenne Industrie, poste vacant ;
  •  Monsieur Pape Amar DIOP, Professeur de l’Enseignement Secondaire Principal, est nommé Inspecteur des Affaire Administratives et Financières au ministère de la Bonne Gouvernance et de la Protection de l’Enfance.

Le président du Conseil départemental de Vélingara, Ibrahima Barry, estime que le président Macky Sall mérite un second mandat à la tête du pays. C’est pourquoi son parti, le Rassemblement pour la citoyenneté et le développement (Rcd) a décidé de le soutenir, mais il demande le renforcement des projets sociaux pour le monde rural et le déploiement des responsables locaux, notamment ceux de l’Apr à la base.

Monsieur le président, après votre départ du Parti socialiste, vous avez créé le Rcd. Comment votre parti se déploie sur le terrain ?
Nous sommes en train de massifier, d’organiser et de déployer le Rassemblement pour la citoyenneté et le développement (Rcd) sur le territoire national. Nous lui donnons surtout un ancrage local. Un parti doit avoir une visibilité. Nous sommes en train de travailler sur le terrain pour convaincre les Sénégalais sur notre projet de société. Nous avons un idéal. C’est pourquoi, nous avons parlé d’une autre offre politique qui consiste à allier l’acte à la parole. Mais aussi informer juste et vrai et engager les Sénégalais sur le chantier du travail puisque c’est cela qui peut être source de développement. Pour le moment, nous travaillons en attendant de recevoir notre récépissé. Nous travaillons à la base. Ce travail est en train de nous valoir une satisfaction de taille.

C’est un parti national, mais je peux vous dire déjà qu’en Casamance naturelle, le Rcd est déjà une force très visible. Le Rcd fait son ancrage et va se déployer à partir de la Casamance sur le reste du Sénégal. En tant que leader de ce parti, je suis très fier des résultats enregistrés.

Est-ce que ce déploiement a permis d’avoir de fortes personnalités dans le parti?
Il y a des personnalités de grande envergure qui ont rejoint le parti. Le Professeur Bambo Guirassy, ex-maire de la commune de Diaobé- Kabendou  est avec nous. Il a du monde derrière lui.

Nous avons d’autres leaders dans le département de Bignona. Il y a beaucoup de leaders qui ont adhéré à ce parti. A Touba, Dakar et dans d’autres villes, le parti est représenté. Beaucoup attendent la reconnaissance officielle du parti pour adhérer. Il y aura des surprises, parce que le Rcd est entré dans le cœur de beaucoup de Sénégalais.

Comment comptez-vous gager la présidentielle de 2019 ?
Nous avons dit que pour être logique avec nous-mêmes, nous soutiendrons le Président Macky Sall. Et cela nous le faisons avec conviction et sans condition, parce que nous n’avons même pas été reçus par le Président. Nous n’avons aucun poste qui a été donné par le président de la République. Nous étions des socialistes. Notre parti soutenait le Président. Depuis le référendum, nous soutenons le président de la République. Pour être cohérent pour la présidentielle, nous avons donc décidé de soutenir le président de la République, Macky Sall pour qu’il ait un second mandat. Mais à partir des élections locales, notre compagnonnage va s’arrêter. Nous sommes un parti ambitieux constitué de jeunes. Nous pensons à notre avenir politique. Notre position sera d’aller briguer, sous notre propre bannière, les Collectivités locales. Pour 2019, nous sommes dans “Bennoo Bokk Yaakaar”.

Qu’est-ce qui motive votre soutien au chef de l’Etat ?
Nous l’avons toujours soutenu. Nous estimons que ce qu’il a fait est positif. Nous estimons qu’il mérite un deuxième mandat vu les jalons qu’il est en train de poser. Nous qui sommes des Sénégalais de l’intérieur, savons ce qu’il fait pour le monde rural. Nous avons le Ppdc qui est très connu en Casamance et qui fait beaucoup de réalisations dans l’agriculture et le désenclavement. Nous avons le Puma qui donne des ambulances dans les zones frontalières. Nous avons aussi la Couverture maladie universelle ainsi que les bourses sociales. Cela n’est pas négligeable pour des gens qui n’avaient même pas de quoi assurer le quotidien. En termes d’infrastructures aussi, le Pudc fait beaucoup d’efforts pour l’accès à l’électricité et à l’eau. Nous avons des motifs réels de penser que le président de la République mérite un deuxième mandat pour qu’il puisse faire davantage. Un premier mandat est très court, parce qu’il faut faire des réglages.

Il faut lui donner un deuxième mandat pour qu’il réalise ses ambitions pour le Sénégal. Dans un bilan, il y a toujours un actif et un passif. Mais l’actif dépasse largement le passif au regard de ce que nous vivons dans le Sénégal des profondeurs.

Que doit faire le pouvoir pour avoir le soutien du monde rural ?
Nous estimons que le gouvernement doit investir davantage sur ces projets sociaux. Il faut aussi une réduction du train de vie de l’Etat, une rationalisation des institutions pour avoir des économies qui seront mises au service du développement local. Il faut qu’il y ait une meilleure orientation de la dépense publique vers la satisfaction, au plus près, des préoccupations des Sénégalais, notamment ceux de l’intérieur.

Quel rôle les régions de l’intérieur peuvent-elles jouer dans le développement du pays ?
Il suffit de réparer une injustice qui est la faiblesse des investissements publics dans les régions périphériques. Les régions qui sont près de la capitale ont toujours été favorisées par rapport à l’arrière-pays. Le Président Macky Sall a commencé à réparer ce paradoxe. Mais il ne s’agit pas aussi d’afficher la volonté en disant qu’il n’y a plus de commune rurale. Il faut donner la chance à ces régions qui ont des potentialités. Il faut augmenter les investissements publics pour que les régions périphériques puissent jouer leur rôle. Ce sont ces régions qui peuvent être le moteur de notre développement, parce que nous savons que c’est l’agriculture qui peut conduire le Sénégal vers le développement.

Que représente Vélingara dans l’électorat de la région de Kolda ?
Le département de Vélingara a plus d’électeurs que le département de Kolda et celui de Médina Yoro Foulah. Vélingara représente un peu plus de 45% de la région de Kolda. Nous avons un électorat important qui dépasse les 95.000 électeurs. Avec les dernières inscriptions sur les listes électorales, nous espérons dépasser les 100.000 électeurs. Cela n’est pas négligeable dans une élection présidentielle. Le président de la République devrait prêter une attention particulière à ce département qui lui est très favorable.

Comment votre parti travaille avec ses alliés notamment l’Apr à la base ?
L’Apr est une armée mexicaine à Vélingara. Elle ne se déploie que lorsqu’il y a des joutes électorales. Nous avons des responsables qui ne sont visibles que pendant les campagnes électorales.

Au Rcd, nous travaillons quotidiennement à la base. Nous voulons travailler avec eux, mais ils sont hostiles à notre parti. Nous subissons toutes sortes de combat, mais nous restons sereins.

Notre compagnonnage avec le président de la République est sans condition. Avec ces responsables, j’avoue que nous ne travaillons pas normalement à la base. J’attire l’attention du président de la République. Il faut qu’il sache que 2019 n’est pas acquis. Il faut que les responsables se mettent au travail. Que les responsables de l’Apr qui ont des postes de responsabilité comprennent que cette élection les concerne en premier lieu. Ils doivent travailler au quotidien pour la réélection du président. C’est loin d’être le cas pour tous les responsables locaux. Les défis sont énormes. Il faut que les gens se battent. Il faut que le président de la coalition “Bennoo” demande à ses responsables d’aller mouiller le maillot à la base. Le chef de l’Etat doit d’abord reconnaître les alliés qui lui sont fidèles et qui travaillent pour lui à la base. Il faut ensuite continuer à répondre aux préoccupations des Sénégalais. C’est cela qui permettra au président de la République d’avoir un second mandat.

Propos recueillis par Babacar DIONE

Plusieurs responsables politiques de l’Alliance pour la République (Apr) du département de Mbacke, dont Abdou Lahad Ka, le maire de la commune de Touba Mosquée et Abdou Mbacké Ndao, maire de Mbacké et d’autres personnalités ont, dans leurs activités au sein d’un cadre unitaire, entrepris une opération pour rendre visible les réalisations du président Macky Sall dans la cité religieuse de Touba. Ils ont visité des infrastructures réalisées par le gouvernement.

Serigne Modou Bara Dolly a indiqué que Touba a plus de 420 milliards de Fcfa d’investissements. « Nous avons effectué une visite des chantiers, dans la cité religieuse. Nous estimons qu’en ce qui concerne l’assainissement de la ville, plus de 10 milliards de Fcfa ont été investis. Le président Macky Sall a soldé un crédit de 9 milliards de Fcfa, que son prédécesseur devait a l’entreprise chinoise, qui exécute les travaux, la route construite en 2014, a hauteur de 4,5 milliards de Fcfa a été réceptionnée », a-t-il souligné. Serigne Modou Bara Dolly a évoqué la participation de l’Etat à la construction de la mosquée de Massalikoul Jinane et les aménagements aux alentours à hauteur de 6 milliards. Il a aussi salué la construction de l’autoroute « ila Touba » qui vise toute la population du Sénégal. Les responsables de l’Apr ont ainsi décerné un satisfecit au président Sall. Ils ont promis de le réélire dès le premier tour à la présidentielle de 2019.

Mamadou DIEYE

Mohamed Ndiaye, président du mouvement « Rahma » a appelé, hier, à une mobilisation pour réélire Macky Sall à un second mandat en lieu et place d’une guerre de positionnement pour les élections locales de 2019. Une déclaration faite en marge d’une cérémonie de distribution de vivres en ce mois béni de ramadan.

La cérémonie de soutien aux populations démunies, dans le cadre du mois béni du ramadan, organisée par l’ambassadeur itinérant Mohamed Ndiaye, a été, cette année, une occasion, pour le leader du mouvement éponyme, de lancer un appel à l’unité dans les rangs du parti au pouvoir.

Dans un contexte de guéguerres et de luttes de positionnement chez les responsables de l’Alliance pour la République (Apr) dans la capitale régionale, M. Ndiaye a voulu marquer les esprits en invitant ses camarades de parti à faire preuve de discernement. « Actuellement, je pense que tous les vrais apéristes ne s’intéressent qu’à la réélection du président de la République Macky Sall.

En tout cas, pour notre part, notre seul objectif est de donner un second mandat au chef de l’Etat », a dit le leader du mouvement « Rahma ». « Ceux qui sont en train d’afficher leurs ambitions en disant qu’ils veulent être maire en 2019, vont trop vite en besogne, car nous ne sommes pas dans ce contexte. Je tiens à affirmer que les vrais responsables ne parlent pas pour l’heure de la mairie de Kaolack ou de leurs ambitions pour telle collectivité locale dans le département ou la région de Kaolack, car ils savent que les priorités sont ailleurs. En l’occurrence, la principale priorité n’est rien d’autre qu’un second mandat pour le président Macky Sall  », a-t-il ajouté.

Elimane FALL

L’Apr de Barkédji, sous la houlette de Daouda Sow, a décidé de travailler à la réélection du président de la République, Macky Sall, dès le premier tour, en 2019. Il a fait cette déclaration à l’occasion de la rencontre politique qu’il présidait au quartier «  Diallou Rail ».

Daouda Sow a battu le rappel de ses militants et sympathisants, avant-hier, pour lancer l’offensive, en vue de la réélection, au 1er tour, du président de la République, Macky Sall, en 2019. Le Directeur administratif et financier (Daf) de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (Omvg) a estimé que les populations du Djolof ont une dette de reconnaissance envers le chef de l’Etat pour toutes les réalisations de grande envergure que ce dernier a réalisées à leur profit. M. Sow a cité, entre autres réalisations à l’actif du président Macky Sall, dans le département de Linguère, les pistes de production (Linguère-Dolly, Dahra-Thiargny-Dolly, Linguère-Labgar et Dahra-Mbeuleukhé), l’électrification rurale de plus 30 villages, sans compter les nombreux forages (14 forages et 14 châteaux d'eau au total) et le mur de clôture du ranch de Dolly (120 kilomètres)). Il a estimé que les populations de Linguère ont le devoir de rendre un hommage appuyé au chef de l’Etat. « Parce qu’avec le Pse (Plan Sénégal émergent), dit-il, l’Etat se substitue à la limite aux collectivités locales, pour améliorer le bien-être des populations ». Notre interlocuteur n’a pas occulté les « nombreux et importants acquis du chef de l’Etat », dans les autres domaines à savoir l’éducation, la santé etc.

C’est ainsi que Daouda Sow a engagé toutes les forces vives du département de Linguère, notamment les militants des partis politiques et autres responsables de la coalition Bby, ainsi que les mouvements de soutien, à vulgariser les réalisations du président de la République au Djolof.

Masse NDIAYE

Le Premier ministre de la République de Guinée-Bissau, Aristides Gomes, séjourne à Dakar depuis hier matin. Porteur d’un message du président Vaz, il a été reçu dans l’après-midi par le chef de l’Etat.

Le Premier ministre de Guinée-Bissau a partagé avec le Président Macky Sall l’évolution du processus devant conduire à la tenue d’élections législatives en novembre prochain. Il s’est réjoui de l’engagement constant du chef de l’Etat à aider la Guinée-Bissau à sortir de la crise politique.

Le Sénégal fait partie des étapes de la tournée africaine entamée par le chef du gouvernement bissau-guinéen depuis sa nomination. Membre du Parti africain de l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (Paigc), Aristides Gomes a été Premier ministre le 2 novembre 2005 et jusqu'au 13 avril 2007. M. Gomes a longtemps milité dans ce parti où il a été nommé premier vice-président lors du Congrès ordinaire des libérateurs de 2002.

Après avoir soutenu le président général «Nino» Vieira, en tant que candidat indépendant à la présidence en 2005, il a été expulsé de la rangée de libérateurs (Paig). Après cette expulsion, Aristides Gomes a créé le Parti républicain pour l'indépendance et le développement (Prid) et participe aux élections législatives de 2008. Mais il va retourner au Paigc à l’occasion du 8eme Congrès à Cacheu en tant que délégué. Il sera, par la suite, élu membre du Comité central au 9eme congrès ordinaire dudit parti. Né le 8 novembre 1954 à Canchungo, dans la région de Cacheu, au nord de la Guinée-Bissau, l’actuel Premier ministre bissau-guinéen est diplômé en sociologie de l'Université de Paris VIII (France).

Maguette NDONG

Porteur d’un message du président José Mário Vaz à son homologue sénégalais, Macky Sall, le Premier ministre de Guinée-Bissau, Aristides Gomes a été accueilli à l’aéroport Léopold Sédar Senghor, par le chef du gouvernement, Mahammed Boun Abdallah Dionne.

Pm Rgb Gomes

« Le Chef de l’Etat va convier, dans la première décade du mois de juin prochain, l’ensemble des forces vives de la Nation aux concertations sur la gestion des futurs revenus gaziers et pétroliers », lit-on dans un communiqué publié. Selon le texte, le « président de la République exhorte l’ensemble des Sénégalais à raffermir le principe et la pratique du dialogue dans nos comportements quotidiens afin que les divergences puissent trouver des solutions consensuelles au bénéfice de tous ». Macky Sall a fait cette annoncé après avoir souligné que la journée du dialogue national célébrée le 28 mai « est une occasion, pour toutes les forces vives de la Nation, de communier et de réaffirmer notre commune appartenance au même pays et au même Peuple, au-delà de nos différences ». Selon la note, il s’est félicité ainsi des concertations en cours sur le fichier électoral et le processus électoral en général autour du ministre de l’Intérieur et du facilitateur, l’Ambassadeur Seydou Nourou Bâ.

Babacar DIONE

Le secrétaire général par intérim de la Ligue démocratique (Ld), Nicolas Ndiaye, réaffirme l’ancrage de son parti dans “Bennoo bokk yaakaar”. Dans cet entretien, le député a abordé plusieurs points de l’actualité dont la présidentielle de 2019, le remous que le parti a connus.

La Ligue démocratique a récemment connu des remous. Peut-on dire, aujourd’hui, que cette crise est du domaine du passé ?
Cela est du domaine du passé, parce que nous nous sommes séparés des camarades qui avaient mis en place un mouvement qui était illégal, contraire aux statuts et au règlement intérieur du parti. Nous nous sommes séparés d’eux et donc maintenant nous considérons que la page est tournée. Ils ont formé leur propre parti avec leur propre dénomination et donc nous sommes maintenant deux partis différents et chaque parti suit son chemin. Mais c’est regrettable. Je continue à penser que la séparation pouvait être évitée. Même s’il y a séparation, elle aurait pu se dérouler d’une autre manière. Ce qui a provoqué notre séparation a trait aux élections législatives. Certains voulaient qu’on aille seul, d’autres voulaient qu’on aille dans le cadre de Bennoo Bokk yaakaar. Nous nous sommes réunis en avril 2017 pour prendre une décision. Avant, des consultations avaient été faites. Sur les 45 fédérations, 42 ont été consultées. Les jeunes, les femmes, le troisième âge et les cadres ont été également consultés. Un plus grand nombre de militants voulait qu’on aille dans le cadre de Bennoo bokk yaakaar. Après les consultations, le bureau politique s’est réuni le 08 avril 2017. Après un large débat démocratique, on a voté d’une manière au bulletin secret et la majorité des militants des membres du bureau politique a voulu qu’on aille dans le cadre de Bennoo bokk yaakaar. Cette décision semblait être acceptée. Malheureusement, après les élections, des camarades se sont réunis pour mettre en place Ld debout, un mouvement dans le parti. Ce qui est anti statutaire. Malgré toutes les démarches, ils ne sont pas revenus dans le parti et en février, ils ont convoqué un prétendu huitième congrès de la Ld et ont décidé de mettre en place leur propre parti. Ce qui s’est passé est triste, lamentable mais heureusement que l’écrasante majorité de la Ld est toujours là. Le parti est resté intact. Mais cela est une leçon que nous tirons pour éviter au maximum ces situations dans l’avenir.

Qu’est-ce qui explique, à vos yeux, que la plupart des partis politiques qui ont marqué leur ancrage dans Bennoo bokk yaakaar ou ont fait le choix d’accompagner le président Maacky Sall se mettent à se déchirer ?
L’accusation simple et facile qu’on donne est que c’est Macky Sall qui divise. C’est la mouvance présidentielle qui divise. C’est entièrement faux. La division est interne au parti. Un parti, pour résoudre ses problèmes, doit faire fonctionner la démocratie interne. Un parti ou tout groupe d’hommes a un mode de fonctionnement, des règles écrites ou non écrites. Et pour les partis, ce sont des règles écrites. Quand la majorité va dans un sens, la minorité doit se soumettre. On doit chercher le consensus, mais si le consensus n’est pas possible, on doit faire fonctionner la règle de la démocratie. Et si la séparation est inévitable, il est plus mûr, plus responsable que les protagonistes puissent s’asseoir et se séparer  à l’amiable. Un parti a pour vocation la transformation sociale d’une société donnée en fonction de son idéologie, de sa sensibilité. Comme instrument de transformation sociale, le fonctionnement du parti doit préfigurer la société qu’on veut mettre en place. Si un parti veut mettre en place une société démocratique, elle doit commencer par l’instaurer à l’interne.

La Ld va-t-elle soutenir Macky Sall en 2019 ?
A moi seul, je ne peux pas vous dire ce que nous allons faire. Nous allons convoquer les instances régulières de notre parti, soit le bureau politique, soit le congrès qui est prévu pour les 06 et 07 octobre comme date indicative et nous allons prendre les décisions par rapport à la présidentielle. Mais par contre, par rapport à notre ancrage dans Bennoo bokk yaakaar, il n’y a pas de doute. Nous sommes toujours dans Bennoo bokk yaakaar. Depuis 2012, le président Macky Sall qui dirige le pays et la coalition Bennoo bokk yaakaar est en train de travailler. Bien sûr la perfection n’est pas de ce monde, mais nous pensons qu’il a assez bien travaillé et il a un bilan largement positif. En plus, nous nous concertons régulièrement en conférence des leaders. Il y a aussi le secrétariat exécutif de Bennoo bokk yaakaar qui est un cadre de concertations. Et dans ces cadres, chacun dit les choses comme il les voit. Macky Sall consulte régulièrement ses alliés. Par conséquent, nous maintenons notre ancrage dans Bennoo bokk yaakaar qui est une coalition plurielle qui tend à instaurer plus de démocratie dans notre pays, au lieu de la monarchie qu’on voulait instaurer. Et cette conception monarchique du pouvoir de la part du Pds est toujours là. Et çà constitue toujours un danger. La preuve est que c’est Karim Wade qui est le candidat du Pds et c’est le Pds qui est toujours le premier parti de l’opposition.

L’opposition continue de récuser le parrainage…
J’ai voté cette loi parce que je pense qu’elle est juste. Quand on veut prétendre être candidat à une élection présidentielle, c’est raisonnable. Parce que quand on ne peut pas être parrainé par 0,8 à 1 % des électeurs, c’est une illusion que de vouloir se présenter comme candidat, que de vouloir être président de la République. Tous les pays démocratiques usent du parrainage et même les pays qui n’en sont pas encore là,  arriveront inéluctablement au parrainage. Le parrainage permet de mettre en meilleure santé notre démocratie. Maintenant, la conséquence certainement c’est que ça va diminuer  le nombre des candidats en filtrant les candidatures fantaisistes. Et ce n’est pas une violation du secret du vote parce que le parrainage n’est pas un vote.

Une frange de l’opposition rejette l’appel à la concertation du chef de l’Etat. Vos commentaires ?
Macky Sall a appelé à une concertation sur plusieurs points. Après le vote de la loi sur le parrainage, il y aura une concertation sur le code électoral. Et cette concertation permettra de discuter avec l’opposition avec comme objectif qu’elle ait des garanties, soit rassurée grâce à certaines dispositions électorales que le parrainage ne pourra pas légalement éliminer des candidats d’une manière indue. Que l’opposition soit rassurée que le parrainage va se faire d’une manière très claire, que la sélection des candidats va se faire d’une manière très claire et tout le monde aura des garanties. Cette concertation n’est pas fermée et mon plus grand souhait est d’inviter toute l’opposition à venir.

Quid des concertations sur le pétrole et le gaz ?
Je souhaite que toute l’opposition vienne. Nos pays sont fragiles. Seule la concertation peut permettre d’aboutir à un consensus.  Sur le parrainage, les concertations permettront de fixer les règles du jeu par une entente commune. Plusieurs pays se sont déchirés à l’occasion d’élections. Le Sénégal heureusement n’a jamais connu ces déchirements. C’est un acquis important que nous devons maintenir et pour le maintenir, la concertation est un maître-mot. La concertation sur le pétrole et le gaz est aussi importante. Le pétrole constitue, dans beaucoup de pays, une malédiction. Dès qu’on découvre du pétrole quelque part, le pays est en feu et en sang parce que c’est d’énormes richesses. Et les compagnies pétrolières, je ne jette pas l’anathème sur elles, mais elles ne sont pas des enfants de cœur. On a vu des pays où des compagnies pétrolières ont des partis politiques. Des pays où elles financent des mercenaires, des milices ou des armées.

Le seul garant, c’est la vigilance citoyenne. C’est l’unité nationale. C’est pourquoi, une concertation regroupant l’opposition, le pouvoir, la société civile et les organisations représentatives des citoyens sur cette manne que Dieu a mis entre nos mains, peut nous aider à renforcer d’abord notre unité, ensuite à faire bloc pour parler d’une seule voix face aux compagnies pétrolières afin d’exploiter ces ressources naturelles au bénéfice du peuple sénégalais. Si nous ne sommes pas unis et nous ne faisons pas preuve de lucidité, le pétrole peut devenir une calamité au lieu d’être une manne pour le bien-être du peuple sénégalais. C’est pourquoi on doit prendre très au sérieux cet appel du président  au dialogue, à la concertation sur les ressources pétrolières et gazières.

Et nous avons une tradition de concertation et de dialogue dans ce pays qu’il nous faut maintenir.

Propos recueillis par Amadou DIOP

L’Alliance pour la République dément les propos de l’ancien président, Abdoulaye Wade, qui a accusé son successeur de vouloir confisquer sa maison au Point E. « La justice sénégalaise, encore moins le président Macky Sall, n’ont jamais ordonné la saisie d’aucun bien de Me Abdoulaye Wade, ni sa maison du Point E, ni un quelconque immeuble », lit-on dans un communiqué publié par l’Apr.

L’Alliance pour la République souligne que « la procédure d’enrichissement illicite concerne Karim Wade, fils de l’ancien président « qui a été condamné à six ans avant d’être gracié par le président Macky Sall ». Toutefois, a précisé le communiqué, « il reste sous le coup de la condamnation à payer 138 milliards de Cfa ». « Si un huissier s’est rendu chez les Wade, c’est uniquement parce que c’était la dernière adresse de M. Karim Wade. Aussi, parler de saisie d’une maison relève d’une contre-vérité manifeste pour abuser une opinion pourtant avertie », a fait remarquer l’Apr.

Le texte indique que Me Abdoulaye Wade extrapole en affirmant que le président Macky Sall a fait une déclaration de patrimoine de « 7milliards » qu’il aurait reçus de Me Wade. D’abord, a démenti l’Apr, « le président Sall n’a jamais fait une telle déclaration de patrimoine ». « Ce sont les officines mafieuses qui, au lendemain de l’alternance de 2012, incapables de digérer leur défaite, ont, du fond de leur posture revancharde et antidémocratique, tissé toutes sortes de contre-vérités pour porter atteinte à l’image du président nouvellement élu », souligne-t-on. « Ensuite, le président Macky Sall n’a jamais dit qu’il a reçu 7 milliards de Me Abdoulaye Wade pour la bonne et simple raison que cette somme n’existe que dans les officines mafieuses de ses auteurs. Me Abdoulaye Wade ne peut fournir aucune preuve du contraire », insiste l’Apr.

L’Apr souligne que « le président Macky Sall a tenu le pari, depuis qu’il était dans l’opposition, de ne pas regarder dans le rétroviseur ». « Depuis la rupture historique conclue par la défaite sévère de Me Wade qui voulait, au prix de plusieurs morts, imposer son fils au peuple sénégalais, grâce à un projet de dévolution monarchique du pouvoir, le président Macky Sall a fait preuve de grandeur et de hauteur au point de n’avoir jamais prononcé le nom de son prédécesseur », martèle l’Apr. « Il a refusé de descendre dans les bas-fonds où l’a voulu entrainer l’aile revancharde et extrémiste du Pds, préoccupé qu’il est par l’œuvre de redressement et de construction du Sénégal », ajoute le communiqué signé par Seydou Guèye, le Porte-parole.

Babacar DIONE

Face à la crise actuelle que vit l’université, le Front démocratique et social de résistance (Frn) estime qu’il est urgent de trouver une solution concertée afin de permettre une bonne conclusion de l’année universitaire. Le Frn a lancé un appel solennel au Président Macky Sall pour qu’il donne suite «immédiatement» aux revendications formulées par la coordination nationale des étudiants.

Mais surtout, «le Frn estime qu’il est urgent de trouver une solution concertée à la crise actuelle afin de permettre une bonne conclusion de l’année universitaire, dans l’intérêt des étudiants, de la communauté éducative et de toute la population», lit-on dans un communiqué reçu à notre rédaction.  Ainsi, «le Frn renouvelle sa solidarité totale aux étudiants et à leurs coordinations, ainsi que son soutien patriotique, dans le respect de leur indépendance de pensée et d’action»,  ajoute le document.

Par ailleurs, le Frn qui adresse ses encouragements et ses vœux de succès à l’équipe nationale de football, exhorte « les lions à rester concentrés sur leurs valeurs cardinales de confiance en soi, d’esprit de sacrifice, d’intelligence et de fair-play, afin de remporter de nouvelles victoires pour le football sénégalais et africain ».

A. DIOP 

L’ancien président de la République, Abdoulaye Wade, accuse le pouvoir de vouloir saisir sa maison située au Point E. Dans un texte publié, l’ancien président a dit avoir été informé de « ce qu’une personne se présentant au nom de Me Kamaté, huissier de justice, a réclamé les clefs de sa maison du Point E ».

«Macky Sall a ordonné la saisie de ma maison ainsi que le modeste immeuble que j’ai construit pour des personnes qui ont été à mon service pendant plus de 40 ans et ont élevé mes enfants », dénonce-t-il dans un communiqué reçu à notre rédaction.

Il a rappelé qu’en tant qu’avocat ayant l’un des plus grands cabinets de Dakar, que c’est par de dures et longues journées de travail à travers tout le Sénégal, qu’il a acquis un respectable patrimoine dont la maison du Point E. «Je ne dis pas qu’il ne réussira pas mais il faudra qu’auparavant qu’il marche sur mon cadavre », a-t-il toutefois averti.

A. DIOP


SAISIE DE SA MAISON : ME KAMATÉ ET L’AVOCAT DE L’ETAT, ME YÉRIM THIAM, NIENT TOUTE SAISIE DE LA MAISON
L’ancien président de la République, Me Abdoulaye Wade, dans un texte publié, accuse le pouvoir, particulièrement le chef de l’Etat, Macky Sall, de vouloir saisir sa maison située au Point E, précisant que Me Kamaté, huissier de justice, a réclamé les clefs de sa maison du Point E. Si ce dernier affirme s’y être rendu, il a nié cette information. Quant à l’avocat de l’Etat, Me Yérim Thiam, il parle de «tentative de manipulation».

Me Jean Baptiste Kamaté du Cabinet «Scp Maîtres Tine et Kamaté, Huissiers de justice associés», sis à l’immeuble Gic, Avenue Cheikh A. Bamba, à Colobane, Dakar, a démenti, dans un communiqué parvenu à notre rédaction, de manière formelle : «il n’a nullement été question de procéder à une saisie immobilière (de la villa)». Mieux, rappelle l’huissier, une telle saisie «obéit à une procédure légale rigoureusement encadrée». Toutefois, revenant sur les faits, Me Kamaté confirme s’être rendu, sur réquisition de M. le Procureur spécial près de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), aux adresses des personnes condamnées par les arrêts numéros 109 et 02 respectivement rendus par la Cour Suprême du Sénégal et la Crei, les 20 août 2015 et ce, en vue de procéder à son exécution.

Selon lui, c’est le vendredi 25 avril qu’il s’est présenté à la «dernière adresse connue» de Karim Meissa Wade. Cela, précise-t-il, à l’effet de procéder «à la saisie vente des facultés mobilières corporelles (biens meubles corporels) pour recouvrer la peine pécuniaire à laquelle il a été condamné, peine majorée du décompte des frais liquidés le tout conformément aux dispositions de l’Acte uniforme sur les procédures simplifiées de recouvrement et voies d’exécution de l’Ohada». Aussi, fait-il savoir qu’il n’a nullement été question, pour lui, de procéder à une saisie immobilière (de la villa). L’huissier note avoir trouvé «les portes de la villa fermées, il a alors dressé un procès-verbal conformément à la loi».

Comme Me Kamaté, l’avocat de l’Etat, Me Yérim Thiam réagit également. Dans un communiqué, Me Yérim Thiam parle de «déclaration tendant à dénaturer les actes de procédure en cours, de pure tentative de manipulation, alors que rien n’empêchait les parties concernées de se renseigner auprès de l’huissier instrumentaire sur la nature exacte de l’acte signifié». Me Thiam précise aussi que d’une part, « le domicile dont il s’agit n’a ni été saisi, ni fait l’objet d’une quelconque procédure» et d’autre part, «l’acte signifié au dernier domicile de Karim Wade au Point E, est un commandement de payer sous peine de saisie de ses facultés mobilières délivrée, en exécution de l’arrêt de la Crei, en vue notamment d’une possible contrainte par corps». C’est pourquoi cette sortie est une «tentative de manipulation».

Daouda MANE

L’APR DÉMENT LE LEADER DU PDS
L’Alliance pour la République dément les propos de l’ancien président, Abdoulaye Wade, qui a accusé son successeur de vouloir confisquer sa maison au Point E. « La justice sénégalaise, encore moins le président Macky Sall, n’ont jamais ordonné la saisie d’aucun bien de Me Abdoulaye Wade, ni sa maison du Point E, ni un quelconque immeuble », lit-on dans un communiqué publié par l’Apr.

L’Alliance pour la République souligne que « la procédure d’enrichissement illicite concerne Karim Wade, fils de l’ancien président « qui a été condamné à six ans avant d’être gracié par le président Macky Sall ». Toutefois, a précisé le communiqué, « il reste sous le coup de la condamnation à payer 138 milliards de Cfa ». « Si un huissier s’est rendu chez les Wade, c’est uniquement parce que c’était la dernière adresse de M. Karim Wade. Aussi, parler de saisie d’une maison relève d’une contre-vérité manifeste pour abuser une opinion pourtant avertie », a fait remarquer l’Apr.

Le texte indique que Me Abdoulaye Wade extrapole en affirmant que le président Macky Sall a fait une déclaration de patrimoine de « 7milliards » qu’il aurait reçus de Me Wade. D’abord, a démenti l’Apr, « le président Sall n’a jamais fait une telle déclaration de patrimoine ». « Ce sont les officines mafieuses qui, au lendemain de l’alternance de 2012, incapables de digérer leur défaite, ont, du fond de leur posture revancharde et antidémocratique, tissé toutes sortes de contre-vérités pour porter atteinte à l’image du président nouvellement élu », souligne-t-on. « Ensuite, le président Macky Sall n’a jamais dit qu’il a reçu 7 milliards de Me Abdoulaye Wade pour la bonne et simple raison que cette somme n’existe que dans les officines mafieuses de ses auteurs. Me Abdoulaye Wade ne peut fournir aucune preuve du contraire », insiste l’Apr.

L’Apr souligne que « le président Macky Sall a tenu le pari, depuis qu’il était dans l’opposition, de ne pas regarder dans le rétroviseur ». « Depuis la rupture historique conclue par la défaite sévère de Me Wade qui voulait, au prix de plusieurs morts, imposer son fils au peuple sénégalais, grâce à un projet de dévolution monarchique du pouvoir, le président Macky Sall a fait preuve de grandeur et de hauteur au point de n’avoir jamais prononcé le nom de son prédécesseur », martèle l’Apr. « Il a refusé de descendre dans les bas-fonds où l’a voulu entrainer l’aile revancharde et extrémiste du Pds, préoccupé qu’il est par l’œuvre de redressement et de construction du Sénégal », ajoute le communiqué signé par Seydou Guèye, le Porte-parole.

Babacar DIONE

Une forte délégation venue de Malika, sous la conduite du Maire de la commune,  a été reçue, hier, par le Président de la République, Macky Sall.
Talla Gadiaga qui a rejoint l’Alliance pour la République était venu réitérer son soutien au Président Macky Sall. Le maire avait, dans sa délégation des Imams de la commune, des femmes, des jeunes, des notables et des représentants  des foyers religieux, notamment la communauté Layène. Selon un document reçu, dans un élan unitaire, ces hôtes du chef de l’Etat ont exprimé leur ferme volonté de soutenir la politique de développement mise en œuvre à travers le Plan Sénégal émergent (Pse). La rencontre a permis de jeter les bases d’un compagnonnage fructueux en direction des prochaines échéances électorales. Le Président Macky Sall s’est félicité de ce renfort pour la mouvance présidentielle.

Le chef de l’Etat a aussi estimé que la Vdn 2 est une opportunité de faire de la commune de Milika une zone de développement dans les toutes prochaines années. Les femmes et les jeunes de la commune vont également bénéficier des financements pour leurs projets à travers la Der.

Babacar DIONE

 

La Commission ad hoc sur le parrainage a été installée par le ministre de l’intérieur et de la sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye qui a salué l’intérêt renouvelé que les acteurs politiques portent au processus électoral et leur attachement à la vie démocratique de la nation.

L’ancien ambassadeur Seydou Nourou Bâ a été installé à la tête de la commission ad hoc sur le parrainage par le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye. « A vous Monsieur l’Ambassadeur, nous vous renouvelons notre confiance au sein de cette commission ad hoc. Les échanges que vous allez mener seront les plus courtois dans un environnement convivial sans préjudice cependant de l’expression ferme des positions des uns et des autres. Nous en avons donné la preuve en de multiples occasions passées, … il est possible de circonscrire des plages de convergences sinon sur les modalités de réalisation, du moins sur les principes fondateurs », a dit le ministre.

Selon le ministre de l’intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, la Commission ad hoc se chargera de définir les modalités d’application du parrainage dans le Code électoral et réfléchira sur « le sort à réserver aux parrains qui auront violé les règles, au statut et obligations des collectionneurs, au système et méthode de contrôle des listes, à la nature des sanctions aux éventuels fraudeurs, aux possibilités de recours offertes aux candidats et à la représentation des candidats au niveau du contrôle ».  Aussi, il est d’avis que la participation des acteurs politiques aux travaux atteste de l’intérêt renouvelé qu’ils portent au processus électoral et leur attachement d’inspiration patriotique à la vie démocratique de la nation.  La recherche permanente de consensus sur le terrain des élections trouve son fondement dans notre foi aux vertus du dialogue et de la concertation dans une démarche inclusive nous ont dicté d’élargir les discussions notre aux membres de la représentation nationale, à la majorité, de l’opposition parlementaires ainsi que celle des non inscrits ».  Avec comme objectif d’ « améliorer le texte par la facilitation de la compréhension et du vote de la loi à l’Assemblée nationale», le document consensuel qui sera issu des travaux, fruit de la réflexion des acteurs politiques, traduira « les consensus forts auxquels nous allons aboutir et qui seront, comme par le passé, traduits en décisions par l’autorité avant l’onction légale et réglementaire pour les rendre exécutoires», dit-il.

Mamadou Lamine DIEYE

 

Elu vice-président du Caucus des jeunes de l’Afrique au Parlement panafricain, le député Toussaint Manga promet de porter la voix de la jeunesse du continent auprès de l’Union africaine pour la prise en compte de ses préoccupations. Dans cet entretien, le jeune député du Parti démocratique sénégalais (Pds) a abordé plusieurs questions dont le débat à l’Assemblée nationale, la candidature de karim Wade et la transhumance politique.

Vous venez de participer à une session du parlement de l’Union africaine (Ua) à Johannesburg, quel bilan en tirez-vous ?

C’était notre baptême de feu. C’était notre première entrée et nous avons prêté serment dès notre arrivée pour être membre à part entière du parlement. La session a coïncidé avec le renouvellement des instances du parlement. La situation n’était pas donc si favorable que çà pour nous, vu que nous avons trouvé sur place d’autres parlementaires qui ont siégé avant nous. Ces députés avaient la chance de se connaître et avait la possibilité d’avoir des leviers diplomatiques pour avoir des responsabilités dans le parlement. Toutefois, le Sénégal a participé dignement à toutes les séances.

Qu’est-ce qui a été déterminant pour que vous soyez membre du bureau de ce parlement continental ?

L’Assemblée nationale du Sénégal a été installée au mois de septembre et entre temps, il y a eu deux sessions en octobre et en mars auxquelles nous n’avons pas assisté. Nous étions donc bleus à la session qui s’est tenue récemment. Ce n’était pas alors évident. Mais le parlement panafricain a aussi ses réalités. Il est divisé en groupes sous régionaux (Ouest, Centre, Sud, Est et Nord). Au-delà de cette caractéristique, il y a des réalités linguistiques avec la division en francophones, anglophones, lusophones et arabophones. Ce sont là deux paramètres sur lesquels il faut jouer pour faire partie des membres du bureau. Dans le groupe de l’Afrique de l’Ouest, j’ai été porté à la tête du Caucus des jeunes, lequel Caucus a proposé ma candidature au poste de vice-président du Caucus du parlement pour la jeunesse panafricaine. Et puisque l’Afrique de l’Ouest n’avait pas présenté un candidat pour la présidence, ma candidature à la vice-présidence a été retenue. En ma qualité de médecin, j’ai été intégré dans la Commission Santé. Dans cette Commission, il y a un Caucus pour la lutte contre la Tuberculose dont je suis rapporteur et membre du bureau qui est constitué de trois personnes à savoir le président, le vice-président et le rapporteur.

Et quelle est la mission assignée au Caucus des jeunes ?

L’Afrique est un continent en majorité jeune et la jeunesse est très importante pour le développement du continent. Aujourd’hui,  dans la politique de l’Union africaine, la jeunesse est également importante. En tant qu’organe consultatif, le Caucus doit beaucoup travailler pour sensibiliser l’Union africaine et les Etats membres sur l’importance de la prise en charge de la politique liée à la jeunesse dans nos pays. Ainsi donc, il est impératif de mettre sur place, dans chaque parlement national, un Caucus pour la jeunesse.  

Quelle action concrète comptez-vous mener au Sénégal pour la jeunesse ?

Au Sénégal, il y a déjà un Réseau des jeunes parlementaires dirigé par mon collègue Abdou Mbow. Nous allons ensemble travailler en synergie et voir les préoccupations de la jeunesse et voir en tant que parlementaires le plaidoyer que nous pourrons faire pour améliorer les conditions des jeunes. Néanmoins, nous sommes dans un cadre macro et nous raisonnons en termes de continent. Autrement dit, le plan d’actions que nous pouvons faire au Sénégal sera intégré dans le plan d’actions global du parlement panafricain. Il n’y a pas une politique sectorielle pour le Sénégal seulement. C’est une politique globale et uniforme sur le plan continental.

Vous avez parlé de baptême de feu mais qui est toutefois couronné de consécrations, quel a été votre sentiment ?

Fier d’être Sénégalais. Ce n’était pas évident. Lorsque 54 Nations se retrouvent, chacun vient avec sa manière de penser, de voir les choses mais aussi fait état de ses préoccupations. Lorsqu’on est jeune et que l’on se bat pour représenter dignement son pays et pour faire partie de ces jeunes qui prennent des responsabilités pour le continent, on ne peut qu’être fier et se battre pour un bilan positif. Nous voulons, au soir de notre mandat, présenter un bilan positif à nos collègues qui nous ont fait confiance.

Vous êtes un jeune engagé et vous avez fait la prison, qu’est-ce qui explique cet engagement ?

Il n’y a rien de particulier. Il faut avoir des convictions : croire à quelque chose et croire en soi. Nous avons Me Wade comme référence et nous croyons à son projet de société qui est calqué sur le libéralisme. En tant que jeune politique, nous devons apporter notre contribution à l’édifice. Cela peut être dur, cela peut ne pas être facile mais quand on sait ce qu’on veut, on est prêt à s’engager, quelle que soient les difficultés.

Le 19 avril dernier à l’Assemblée nationale, vous avez cristallisé les attentions en déchirant le projet de loi sur le parrainage et en refusant de quitter le parloir. Comment expliquez-vous votre action ?

Le 19 avril, toute ma démarche était basée sur le règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Il est temps, pour nous, de redonner une autre image de l’Assemblée. La loi organique régissant le règlement intérieur de l’institution doit être respectée. Le député doit se respecter en respectant lui-même le règlement intérieur de l’institution. Depuis un certain moment, dans le fonctionnement de l’assemblée, le règlement intérieur est violé pour essayer de gérer de façon politique les choses. J’estime qu’en tant que jeune, on ne peut pas laisser cette pratique perdurer. Il est temps, aujourd’hui, que nous puissions avoir une Assemblée qui respecte les règles qui sont érigées. Si la majorité veut qu’il y ait sérénité au sein de l’institution, elle doit respecter le règlement intérieur sinon ce sera toujours ainsi. Dans le règlement intérieur, le premier tour est obligatoire. C’est à partir du second tour qu’on peut, au cas où il n’y a pas d’intervenants, voter. Malheureusement, ils nous ont imposé un vote sans débat et l’on a boycotté. Nous continuerons à nous battre pour qu’au sein de l’Assemblée, le règlement intérieur soit scrupuleusement respecté.

Justement, ces pratiques que vous dénoncez vous ont été reprochées lorsque vous étiez aux affaires, est-ce qu’il ne faudrait pas revoir le concept de majorité mécanique ?

Ce n’est pas là le problème. Le problème c’est l’acceptation du débat démocratique. Il faut respecter les textes qui régissent le fonctionnement de l’hémicycle. L’Assemblée est sacrée.

Mais lorsque vous étiez au pouvoir, on vous reprochait les mêmes pratiques…
Le 23 juin, il y a eu un débat à l’hémicycle. Les députés ont pris la parole. Ce que je reproche au président, c’est d’avoir refusé le débat interne. Quand on était  au pouvoir, la majorité votait les lois. C’est tout à fait normal. Par contre, je ne me rappelle pas, sous notre magistère, que la majorité ait eu à refuser la parole à l’opposition. Le député a le droit de poser des questions préjudicielles. Il a le droit de prendre la parole. On ne peut pas refuser cela aux députés. Il  a refusé le débat au premier tour. Le consensus ne peut pas être au dessus de la Loi. Si un autre jour, les droits de la minorité ne sont pas respectés, nous serons debout pour dire non.  Une présence des forces de sécurité ne nous empêchera pas de défendre nos droits.

A votre sortie de prison, vous aviez alerté contre les conditions de détention des détenus. Avez-vous le sentiment d’avoir été entendu ?

Dans la vie, l’expérience est utile parfois. Il n’y a jamais eu de bonnes conditions de détention à la prison de Reubeuss. Les problèmes continuent à persister. Si le ministre de la justice veut réellement connaître les problèmes des prisons, il doit faire des visites inopinées la nuit au moment où les détenus sont dans les cellules. Il verra comment ils dorment. En réalité, quand le ministre vient faire une visite, ce sont les chefs de chambre qui sont sélectionnés. Ces derniers ne vont pas dire les vrais problèmes, parce qu’ils ont peur de perdre ce privilège de  chef de chambre.  

Vous avez été leader du mouvement estudiantin, quelle appréciation faites-vous des problèmes qui secouent les universités ?

C’est triste. Le problème des bourses ne devait plus continuer à se poser. Lorsque Me Wade a réussi à passer du billetage à la bancarisation, les banques qui ont pris la garantie de payer doivent être en mesure de verser le montant de la bourse à chaque étudiant ayant droit en un seul coup. Qu’il y ait des lenteurs sur le paiement des bourses, il y a anguille sous roche dans la démarche que les gens utilisent pour payer. En observant la gestion de la crise, j’ai constaté que le gouvernement n’a pas mesuré l’ampleur et l’importance des problèmes des étudiants. Il a seulement discuté avec les étudiants de l’Ugb. Je me dis que le gouvernement essaie de noyer le poisson dans l’eau. Pour le gouvernement, en recevant les étudiants de l’Ugb, le problème est réglé. Ce n’est pas connaître le mouvement étudiant. Le président doit recevoir toutes les cinq universités pour trouver une solution globale.

Nous sommes à quelques mois de la présidentielle de 2019. Le débat sur la validité de la candidature de karim Wade est posé. Votre position ?

Karim Wade est candidat. Il  n’y a pas un débat. C’est le président Macky Sall qui veut instaurer un débat  parce qu’il ne veut pas l’affronter. Karim Wade sera candidat. Il viendra. Il battra campagne. Sur son retour, c’est à nous de choisir le timing. Nous rassurons les militants pour leur dire d’être prêts. Nous sommes le plus grand parti du pays. Personne ne peut éliminer notre candidat. Nous avons les moyens politiques pour imposer la candidature de karim Wade.

D’aucuns estiment que Karim Wade ne jouit plus de ses droits politiques et civils…
Cette question n’est pas juridique. Elle est politique. La candidature de karim Wade et celle de Khalifa Sall sont juridiquement valables.

Est-ce que votre candidat ne risque pas d’être en retard ?

Il n’y aura aucun retard. Nous avons sillonné le pays. Le Pds est en train de travailler. Nous avons demandé à nos militants d’être prêts. Ce n’est pas parce que Karim n’est pas là que nous ne travaillons pas. Le parti vit.

Ecartez-vous l’idée d’un plan B ?
Est-ce que le président Sall a un plan B ?  Notre parti a déjà investi Karim Wade.  

D’aucuns parlent de l’ancien Premier ministre Hadjibou Soumaré…
Je n’ai pas entendu parler de ça.

Quel regard portez-vous sur la démarche des responsables du parti qui ont rejoint le pouvoir ?
On n’y peut rien. Chacun a sa manière de voir. Chacun a sa dignité. En tant que jeunes, nous devons refuser la facilité. Eviter d’aller vers le côté sucrée. Pour qu’un pays se développe, nous avons besoin d’un régime qui travaille, mais d’une opposition très forte et vigilante qui pousse le pouvoir à travailler. Nous poussons Macky Sall à travailler. Ça aurait été difficile pour le pays si Macky Sall gouvernait sans opposition. Les pays où il n’y a pas une opposition forte vivent des dérives. Les Sénégalais doivent reconnaître que le Pds, en tant que parti d’opposition, joue un grand rôle pour le développement du pays.

Toussaint Manga transhumant, cela est-il possible ?
Jamais. Vous ne l’entendrez jamais.


Propos recueillis par Babacar DIONE?et Aly DIOUF

En présidant, hier, le symposium sur le lancement du Tome 1 de la publication intitulée «conviction Républicaine», avec un accent mis sur le discours sur le développement, le président de la République, Macky Sall, a déclaré que l’économie du Sénégal est devenue l’une des plus fortes et dynamiques en Afrique.

Le Président Macky Sall a présidé hier le symposium sur le lancement du Tome 1 d’une série livres intitulés «conviction Républicaine», discours sur le développement. A ce titre, il a saisi l’occasion, pour revenir sur les réalisations du Plan Sénégal émergent. Le chef de l’Etat a indiqué que depuis le 24 février 2014, le Pse est devenu le référentiel de politique publique. «Il est au cœur de notre discours. Il s’agit, sur le socle du travail de la solidarité nationale, de faire émerger chaque sénégalais pour une vie meilleure, digne, décente», a-t-il confié. Ainsi, au sujet de l’économie du Sénégal, le président de la République a dit qu’elle est forte et dynamique. Mieux, «l’économie du Sénégal est devenue l’une des plus fortes et dynamiques en Afrique ». « Notre pays est en pôle de croissance qui s’inscrit sur une trajectoire régulière. Et c’est cette constance dans la croissance qui fait la richesse du pays dans l’horizon souhaité», a-t-il partagé.

Réagissant aux interpellations de l’opposition sur l’endettement de notre pays, il a fait comprendre que malgré un effort constant d’investissement public, pour parachever l’édification de base infrastructurelle de notre développement, le niveau d’endettement de notre pays est soutenable. «Et nous tendons vers plus d’équilibre de nos finances publiques assainies», a-t-il éclairé. Au sujet des ressources pétrolières et gazières, le président Macky Sall a rebondi pour faire savoir que tous les contrats que l’Etat du Sénégal sera amené à signer seront des contrats publics. Le Président Macky Sall a invité à cette occasion, les participants à ne pas le considérer comme le chef de l’Etat, mais plutôt comme un essayiste. Confiant dans cette logique qu’on devrait laisser au lecteur, le choix de lire et de juger librement.

Tout au plus, et en réaction au contenu de l’ouvrage, Macky Sall a fait comprendre qu’il parle de tous les secteurs d’activités notamment, l’Agriculture, les ressources pétrolières… Pour sa part, Abdoul Aziz Diop , Conseiller spécial du président a soutenu que Macky Sall a établi des rapports étroits entre les institutions et le développement, entre la gouvernance et le développement, entre la paix et le développement, et entre la sécurité et le développement. Confiant ainsi, que dans la doctrine du Président Macky, on ne peut pas imaginer, un développement qui serait déconnecté d’institutions fortes, d’une bonne gouvernance, d’une paix durable, et de la sécurité sur toudu territoire et à nos frontières.

Les droits d’auteur réservés au centre Aminata Mbaye

Le président a décidé de verser les droits d’auteur de ses ouvrages au centre Aminata Mbaye, une structure de Dakar spécialisée dans la prise en charge des enfants déficients mentaux. C’est ce qu’a confié son conseiller spécial Abdoul Aziz Diop. « Le président Macky Sall a décidé que tous les droits d’auteur des ouvrages concernés soient versés aux œuvres caritatives de l’école Aminata Mbaye des enfants déficients mentaux’’, a-t-il expliqué. Il intervenait au cours du symposium de lancement du Tome 1 des ouvrages que le chef de l’Etat, a décidé de publier, dans le cadre d’une collection appelée "conviction républicaine".                      

Macky Sall : «Je n’ai pas peur d’adversaires…»

Pour le Président si l’opposition fait du bruit, c’est parce qu’elle ne veut pas débattre de son bilan à lui. «Tous ces bruits que vous entendez au quotidien, c’est pour qu’il n’y ait pas de discours bilan. Parce qu’il est sans commune mesure. Tous les jours, on nous crée de faux débats, de ‘‘Fakes news’’ pour nous divertir de l’action quotidienne au service des populations», a  déploré. « Chaque jour, on entend le Sénégal, c’est la dictature ! Le Président ne veut pas d’adversaires. Je n’ai pas peur d’adversaires. Je me suis soumis à la sanction des Sénégalais. Tous les jours, on juge mes actions. Je n’ai pas peur d’être jugé », a martelé Macky Sall.  Le président de la République a aussi a défendu qu’il faut accepter les contradictions et les oppositions en politique. Invitant dans ce sens à un débat sur l’état de la Nation, il a indiqué qu’il faut accepter les contradictions, les oppositions. Avant d’assurer qu’il restera attentif aux regards critiques et aux observations.
        
Enseignement supérieur : les efforts de l’Etat rappelés

Le Président Macky Sall est revenu sur la mort de l’étudiant Fallou Sène qui, selon lui, est un acte qui arrive au moment où le gouvernement est en train de faire des efforts sur l’Enseignement supérieur. «Nous sommes en train de faire ce qui n’a jamais été fait en termes d’efforts pour l’Université » a-t-il dit. Macky Sall a affirmé qu’il est paradoxal et triste que pendant que ces efforts sont en cours dans les Universités, nous assistions à des événements aussi douloureux et inacceptables que la mort de l’étudiant Fallou Sène. « Pendant que nous sommes en train de faire ce qui n’a jamais été fait en termes d’effort pour l’Université», a-t-il déploré.

Le Président Sall a fait comprendre que l’Etat a mis 51 milliards de FCfa pour les bourses. «Le bloc enseignement prend ¼ des ressources du pays dont 25,1%. En 2012, J’ai trouvé 5.000 lits et actuellement nous avons mis en place 7000 lits qui seront inaugurés prochainement» a-t-il informé. Avant de renchérir que son régime a trouvé des centres universitaires régionaux que le gouvernement est en train de transformer et de doter d’infrastructures minimales pour des Universités.  

Amadou DIOP

Le Mouvement citoyen (Mc) du Professeur Penda Mbow qui dit avoir appris avec tristesse et désolation le décès de l’étudiant Fallou Sène demande au gouvernent de situer les responsabilités en appliquant avec rigueur les sanctions qui s’imposent.

Condamnant «avec fermeté» l’usage de la violence par les forces de l’ordre au sein de l’espace universitaire, le Mouvement citoyen demande aux autorités étatiques de prendre les mesures qui s’imposent pour que de tels actes ne se reproduisent plus jamais. Ainsi, «nous demandons également au gouvernement de situer les responsabilités et d’appliquer, avec rigueur, les sanctions qui s’imposent. L’Etat doit gérer, avec diligence, la question du paiement des bourses  des étudiants», a expliqué la directrice exécutive dudit mouvement, Pr Penda Mbow, dans un communiqué reçu.

Aussi, «le Mouvement citoyen déplore les nombreux cas de blessés tant du côté des étudiants que de celui des forces de l’ordre et présente ses condoléances les plus attristées à la famille éplorée et à toute la communauté universitaire sénégalaise», a-t-elle renchéri. Avant de conclure, qu’en effet, l’usage de balles réelles, sous prétexte de légitime défense, ne peut, en aucun cas, se justifier dans l’espace universitaire.

Amadou DIOP

Dans une déclaration commune, Rnd, Taxaw temm et Yoonu Askan Wi ont condamné la mort tragique de l’étudiant Fallou Sène. Ils estiment que cette perte traduit un mal-être de la jeunesse sénégalaise.

La mort de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène est révélatrice d’une politique de privation de la jeunesse sénégalaise de formation. C’est tout le sens de la déclaration commune publiée par Rnd / Taxaw Tem / Yoonu askan wi à la suite d’une rencontre faite ce mercredi. Après avoir rappelé la mort d’autres étudiants à savoir Balla Gaye en janvier 2001 et Bassirou Faye en août 2014 à l’Ucad, ces trois formations pensent qu’avec le décès tragique de l’étudiant de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, à la suite des échauffourées avec les forces de l’ordre, il y a eu « négligence coupable, trésorerie défaillante, incompétence manifeste ou simple mépris des préoccupations populaires les plus élémentaires ».

Pour le Dr Diallo Diop et ses camarades, il est inadmissible que dans le Sénégal d’aujourd’hui qu’on puisse attendre que les étudiants fassent chaque fois la guérilla aux forces de sécurité avant de percevoir leurs bourses. Pendant ce temps, font remarquer Rnd, Taxaw Tem/Yoonu askan wi pour le déplorer, on assiste à la création d’institutions ou d’organismes « clientélistes, inutiles et budgétivores ». « Voilà comment on prive la jeunesse et l’économie du Sénégal des ressources destinées à la formation, à l’emploi, à l’agriculture, à l’industrialisation, au développement endogène, à l’amélioration significative des conditions de vie et de travail ainsi qu’à l’épanouissement des masses populaires des villes et des campagnes », renseignent les trois formations politiques. Dans la même déclaration, ces partis relèvent de la part du gouvernement « une volonté de bâillonnement des cadres patriotes et autres lanceurs d’alerte ». Ils en veulent pour preuve le cas du capitaine Mamadou Dièye récemment mis aux arrêts ainsi que celui de Ousmane Sonko. « Il y a certainement de quoi ne pas désespérer des Sénégalais et Sénégalaises, en quête d’un leadership de type nouveau, un leadership de rupture, porteur d’une vraie alternative au service de notre pays et de notre continent », mentionnent Dr Diallo Diop et ses camarades.

Sur un autre registre, les trois partis politiques fustigent ce qu’ils appellent « l’incapacité de l’Onu depuis 70 ans à appliquer ses propres décisions et résolutions ». Ceci dans le but de faire respecter les droits inaliénables du peuple palestinien martyr. Tout en magnifiant « la bravoure et la détermination tenace » des Palestiniens, ces trois partis demandent à l’Etat d’organiser une campagne de boycott des produits israéliens.

Maguette NDONG

L’Ambassadeur du Cameroun au Sénégal, Jean Koe Ntonga a revisité, avant-hier, les efforts entrepris par son pays pour garantir la paix et la stabilité, notamment dans le nord ouest et le sud ouest où sévit des turbulences sociopolitiques.

« La situation sécuritaire et sociopolitique dans l’extrême nord du Cameroun, limitrophe du Nigéria, et dans les régions anglophones du nord ouest et du sud ouest du pays se stabilise. Elle est gérée, avec tact, fermeté et détermination, par le président Biya, soutenu par le peuple camerounais et par les forces de sécurité», a déclaré l’ambassadeur du Cameroun au Sénégal, Jean Koé Ntonga.

C’était lors de la réception organisée dans la célébration de la fête nationale du Cameroun, en présence du corps diplomatique, des hauts fonctionnaires, de la communauté camerounaise et d’autres invités. Le gouvernement du Sénégal a été représenté par le ministre de la jeunesse Pape Gorgui Ndong. « Citoyens camerounais restons unis dans la diversité et préservons la paix sociale pour un Cameroun stable, indivisible et prospère », est le thème de l’édition de cette année.

Cette fête célèbre l’unité retrouvée du pays après 77 ans d’occupation et de séparation, de 1884 à 1961, suivie de 11 ans de fédéralisme formé le 1er octobre 1961 par les deux Etats fédérés du Cameroun oriental, anciennement sous tutelle française et du Cameroun occidental, ancienne sous tutelle britannique. Ce fédéralisme a pris fin avec le référendum du 20 mai 1972 par lequel le peuple camerounais souverain a décidé d’instituer un Etat unitaire.

Sur les turbulences sociopolitiques survenues depuis novembre 2017 dans les deux régions anglophones, l’ambassadeur a souligné que le président Paul Biya a, entre autres, répondu favorablement à plusieurs des revendications légitimes des avocats, enseignants et leaders politiques et créé la commission nationale pour la promotion du bilinguisme et multiculturalisme. Selon lui, l’objectif poursuivi à travers cette démarche est « de garantir et de généraliser à tous les niveaux l’usage du français et de l’anglais, les deux langues officielles d’égale valeur ». « Ces revendications ayant, cependant, été instrumentalisées par des extrémistes qui demandent le retour du fédéralisme et, mieux, la partition du Cameroun et la création d’un Etat fantôme d’Ambazonie, le président Biya a pris des mesures pour garantir l’ordre et la sécurité et mettre fin aux violences et aux pertes en vies humaines, civiles et militaires », a martelé l’ambassadeur.

Il a rappelé les autres démarches entreprises par l’Etat pour la paix. Il s’agit de la poursuite du dialogue « constructif dans la légalité républicaine avec les Camerounais de ces deux régions acquis à l’unité, à l’indivisibilité et à l’intégrité du Cameroun, de l’accélération du processus de décentralisation des régions conformément aux dispositions de la Constitution du 18 janvier 1996 instituant l’Etat unitaire décentralisée ». Il y a aussi le réaménagement du gouvernement du 02 mars 2018 qui a répondu aux souhaits des Camerounais du Nord ouest et du sud ouest du pays.

Revenant sur les relations bilatérales entre Dakar et Yaoundé, l’ambassadeur a dit qu’elles sont excellentes. «  Elles sont traduites dans les faits par l’échange régulier d’opérateurs économiques et de délégations techniques et ministérielles, la visite à Dakar du président Biya et de son épouse à l’occasion du sommet de la Francophonie et celle du président Sall à Yaoundé en novembre 2016 », a dit l’ambassadeur.

Le diplomate a aussi rappelé « le comité de suivi de la 4ème session de la grande commission mixte de coopération entre les deux pays qui s’est tenu à Yaoundé en novembre 2015 et ses recommandations permettent aux deux parties de préparer les travaux de la 5ème session ».

B. DIONE

Les militants de l’Alliance pour la République de la commune de Thiaré Ndialgui (arrondissement de Diakhao) ont sonné, avant-hier, la mobilisation pour exprimer au président Macky Sall tout leur attachement et leur détermination à l’accompagner dans sa quête d’un second mandat.

L’Apr de Thiaré Ndialgui, dans le département de Fatick, a saisi l’occasion de l’Assemblée générale organisée au village de Diock, à quelques encablures de la commune de Diakhao, pour réaffirmer son soutien au chef de l’Etat. Bouré Sène, Porte-parole du jour, a déclaré : « ce sont les représentants des 17 villages de la commune qui sont tous unis derrière notre responsable Abdoulaye Ndour, ancien dage de la présidence ». Dans le même sillage, Mme Seynabou Diouf, au nom des groupements des femmes, a souligné que, « c’est grâce à Abdoulaye Ndour que la plupart des populations membres de l’Apr de la commune de Thiaré Ndialgui ont adhéré à ce parti pour soutenir le président Macky Sall et cela depuis la période où il était dans l’opposition jusqu’à son élection à la tête de la magistrature suprême ».

Les apéristes de Thiaré Ndialgui ont tenu  encore à témoigner à l’ancien dage de la présidence toute leur gratitude pour les importantes réalisations et actions sociales qu’il a toujours eu à faire à l’endroit des communautés dans différents secteurs comme l’éducation, l’hydraulique et d’autres secteurs ». Ils ont évoqué la récente décision présidentielle de sanctionner leur mentor en le relevant de ses fonctions de dage de la présidence suite à une interview accordée à une radio de la place lors d’un tournoi de lutte dont il était le parrain. Une décision que les partisans de Abdoulaye Ndour jugent prématurée en cette période où seule la remobilisation et la consolidation des acquis du parti, en collaboration avec la coalition Bby, doivent être les préoccupations au premier rang en lieu et place de règlements de compte sans fondement ».

Il faut, ajoute-t-il, « bannir les divergences qui pourraient nous porter préjudice et affaiblir notre victoire à la présidentielle de 2019 ».

Dans cette perspective d’ailleurs, les aperistes de Thiaré Ndialgui qui viennent ainsi de poser des actes politiques comme ils l’ont souligné par le biais de leur porte-parole, « souhaitent voir le Chef de l’Etat revenir sur sa décision et permettre à notre responsable Abdoulaye Ndour de poursuivre l’œuvre de massification et de mobilisation déjà entamée en perspective de la présidentielle de février 2019, pour un second mandat du président Macky Sall, mais aussi de continuer à jouer pleinement son rôle de rassembleur dans le Sine, voire dans toute la région de Fatick en général.

Mohamadou SAGNE

L’Alliance pour la République, à Ziguinchor, veut une réélection du Président Macky Sall au premier tour de la présidentielle. C’est pourquoi, elle a lancé une offensive pour mobiliser les militants.

L’Alliance pour la République de Ziguinchor a battu le rappel de ses militants et sympathisants, hier, pour lancer l’offensive, en vue de la réélection, au 1er tour, du président de la République, Macky Sall, en 2019. Ses responsables ont estimé que les populations de cette partie de la région méridionale du Sénégal ont une dette de reconnaissance envers le chef de l’Etat pour toutes les réalisations de grande envergure que ce dernier a réalisées à leur profit. Le chargé de l’information et de la communication de l’Apr, Youssouph Sidibé, a cité, entre autres réalisations à l’actif du président Macky Sall dans la région, le Projet de modernisation des villes du Sénégal (Promoville), qui vient d’être lancé à Ziguinchor. M. Sidibé a estimé que les Ziguinchorois ont le devoir de rendre un hommage appuyé au chef de l’Etat. « Parce qu’avec ce programme, dit-il, l’Etat se substitue à la limite aux collectivités locales dont la mairie de Ziguinchor, pour améliorer le bien-être des populations ». Notre interlocuteur, qui s’exprimait lors d’un point de presse, n’a pas occulté les « nombreux et importants acquis du chef de l’Etat », dans le domaine de la paix en Casamance.

C’est ainsi que Youssouph Sidibé a engagé toutes les forces vives du département de Ziguinchor, notamment les militants des partis politiques et autres responsables de la coalition Bby, ainsi que les mouvements de soutien, à vulgariser les réalisations du président de la République en Casamance. Il les a aussi exhortés à se mobiliser, dans l’unité, pour faire réélire Macky Sall en 2019, dès le 1er tour, à Ziguinchor.       

El Hadj Moussa SADIO

Lors d’un rassemblement au quartier grand Mpal, l’opérateur économique, Cheikh Diop, a dit sa volonté d’appuyer les actions du chef de l’Etat et de mobiliser les sympathisants et militants, pour sa réélection en 2019. A travers sa structure « And Defarrat Mpal », ce néophyte en politique, qui œuvrait jusque-là, dans le social, veut travailler à avoir des financements pour les femmes et les jeunes de cette localité. C’est dans ce sens que pour Cheikh Diop, « il faut une autre façon de faire de la politique ici à Mpal ». « C’est ensemble que nous allons travailler à prendre en charge les questions inhérentes aux jeunes et femmes de Mpal. Ce qui va déboucher sur une grande mobilisation, en faveur du chef de l’Etat Macky Sall », a-t-il souligné.

Cette rencontre s’est tenue en présence de certaines autorités de l’Apr de Saint-Louis et celles de la famille maraboutique de Mpal. La délégation du chef de l’Etat était dirigée par Abdou Karim Mboup, ministre conseiller auprès du président de la République. Ce dernier s’est réjoui de l’apport de Cheikh Diop, en vue des batailles électorales futures à mener. « Au-delà de venir dire toute la satisfaction du Chef de l’Etat, à l’endroit de Cheikh Diop, nous sommes là, avec des financements, pour appuyer les jeunes et les femmes, surtout dans le domaine de leur capacitation », a-t-il indiqué. M. Mboup a salué le rôle de l’Etat, pour une bonne répartition de la richesse nationale, avec les cités religieuses, qui bénéficient d’appuis et de programmes. Lors de ce meeting qui a drainé un nombre considérable de militants et sympathisants, tour à tour, des jeunes et autres responsables de femmes, des chauffeurs de la localité, et une partie de la famille maraboutique de Mpal, se sont dits disposés à accompagner les premiers pas de Cheikh Diop en politique.

A. M. NDAW

Selon le responsable de l’Alliance pour la République à Diass, dans le département de Mbour, Mamadou Ndione, le Sénégal pourra gagner, à terme, 80% des revenus de son pétrole et de son gaz après recouvrement des investissements. C’est pourquoi, M. Ndione qui est par ailleurs directeur général du Cosec estime que l’appel aux concertations sur les ressources naturelles est un acte patriotique qui va au-delà des partis politiques.

Diass abrite le nouvel aéroport international Blaise Diagne, quelles sont les nouvelles perspectives économiques que peut susciter cette infrastructure dans votre localité ?
Effectivement, depuis le 7 décembre 2017, l’aéroport international Blaise Diagne offre plus de perspectives à Diass. Le président Macky Sall a pu faire plus de 2/3 des travaux dans un cadre efficient faisant économiser au moins 100 milliards de FCfa au Sénégal et permettant à notre pays de contrôler 34% du capital de la société exploitant l’aéroport au moment où dans le premier schéma retenu par l’ancien régime, l’Etat n’avait rien dans ce capital. La perspective pour Diass est de s’adapter vite aux services connexes. Il faut reconnaître qu’il n’y avait pas, dans la commune, l’anticipation nécessaire pour créer un véritable réceptacle de ces services connexes. Dans un autre cadre, une commune accueillant le plus moderne des aéroports d’Afrique de l’Ouest tirera profit des retombées fiscales. L’ambition ne doit pas être seulement de compter sur la fiscalité, mais de bâtir une vision locale en adéquation avec les grands chantiers de l’État.

Dans les réseaux sociaux notamment, on voit vos soutiens demander qu’on vous confie la commune de Diass en 2019. Etes-vous candidat pour briguer ce poste ?
Les élections locales sont encore loin. Nous avons l’élection présidentielle à gagner pour permettre au Président Macky Sall de continuer son travail immense déjà palpable et largement bénéfique aux populations. Après l’élection présidentielle, on verra. Une chose est sûre, je n’ai pas d’ambition crypto-personnelle. Mon ambition est collective et j’ai eu en 2013 à partager ma vision locale dans un livre «20 axes du projet pour tous les villages de la future commune de Diass». Un an plus tard, en 2014, il y a eu la communalisation intégrale. Ma vision partagée avec mes concitoyens de Diass reste intacte. C’est une vision qui cadre avec celle du chef de l’État.

On s’achemine vers la présidentielle et les locales. Le département de Mbour est très stratégique, mais aussi trop disputé. Que fait l’Apr en particulier et la mouvance présidentielle en général pour le gagner ?
Dans le département de Mbour, l’Apr a un cadre unitaire autour du coordonnateur, le ministre directeur de cabinet du président de la République. Nous avons commencé un travail d’animation mensuelle dans les 16 communes du département. A Diass, tous les week-ends, nous sommes sur le champ politique avec des activités diverses.

Quel regard portez-vous sur les critiques formulées contre le pouvoir après la mort de l’étudiant Fallou Sène ? 
Le décès de l’étudiant Fallou Sène est très douloureux pour tout le peuple à commencer par le chef de l’État qui a beaucoup fait pour les universités. Je m’incline devant sa mémoire et présente mes condoléances à sa famille, au chef de l’État ainsi qu’à l’ensemble du peuple sénégalais. Il y a eu dysfonctionnement quelque part puisque l’État avait déjà pris les dispositions de paiement des bourses bien avant, en émettant les chèques. Que s’est-il passé ? Le chef de l’État a instruit l’Inspection générale d’Etat (Ige) pour y voir clair. En attendant, il a pris des mesures en changeant le recteur et le directeur du Crous. Les décisions et mesures correctives seront prises par le président de la République pour éviter ce genre de situation. Concernant les réactions de l’opposition, je crois que dans certaines situations, le silence est préférable au manque de délicatesse qu’on a noté dans les tentatives de récupération politique.

Vous vous intéressez à l’exploitation et à la gestion du pétrole et du gaz. Comment les rentes issues de ces ressources peuvent-elles donner un coup de fouet à l’émergence du Sénégal ?
Le Sénégal pourra gagner, à terme, 80% des revenus de son pétrole et de son gaz, après le recouvrement des investissements. Cela, si l’on se base sur : les 10 à 20% de Petrosen, les parts du Sénégal comprises entre 35 et 58% dans une fourchette comprise entre zéro à 120.000 barils/jour conformément aux contrats signés, les 25% d’impôts sur les sociétés quand l’exploitation va commencer, les impôts sur les salaires et autres. Cela sans compter les dizaines voire les centaines de milliers d’emplois à créer. Le chef de l’État qui est un des meilleurs spécialistes nationaux de ces questions pétrolières et gazières l’a très tôt compris. C’est la raison pour laquelle, il a, depuis lors, pris quatre mesures importantes. D’abord, il y a l'adhésion, depuis 2013, au processus Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie), avec obligations de publications croisées des revenus tirés de ces ressources. Le citoyen peut librement consulter, dans le site web de Itie Sénégal, les contrats signés ainsi que les sommes versées par les entreprises exploitation et reçues par l’État. D’ailleurs, dans le dernier rapport de suivi de l’état de mise en œuvre de la norme Itie dans 51 pays, le Sénégal a été cité en modèle. Ensuite, il y a eu, en 2016, la mise en place du Comité d’orientation stratégique sur le Pétrole et le Gaz (Cos/Petrogaz) qui a pour mission d’assister le président de la République et le gouvernement dans la définition de la politique de développement du secteur pétrolier et gazier et d’assurer le suivi de la mise en œuvre. La troisième mesure est le lancement, en 2017, de l’Institut national du pétrole et du gaz dont les travaux de construction sont en cours pour un montant global de 20 milliards de FCfa, pour une durée de travaux de 14 mois. Enfin, la quatrième disposition majeure est l’appel à une réflexion autour de la question de la meilleure utilisation des ressources pétrolières et gazières qui ne commenceront à être véritablement exploitées qu’en 2021. Pour dire simplement que le président Macky Sall, en bon spécialiste des questions pétrolières et gazières, a pris les dispositions pour que cette manne profite aux générations actuelles et futures.

Est-ce que le pouvoir réfléchit aussi à des schémas économiques pour diversifier notre économie grâce à ces rentes ?
Aujourd’hui, nous avons un taux de croissance de 7,2% sans véritablement cette rente pétrolière et gazière. Nous sommes largement sur la voie de l’émergence à l’horizon 2035. Ces ressources pétrolières et gazières sont très importantes et permettront de booster, à la fois, nos politiques publiques et notre secteur privé en termes d’investissements massifs sur les infrastructures, le capital humain, les institutions et sur le tissu économique dans son ensemble pour créer plus de résilience de notre pays qui, ne l’oublions pas, est dans l’espace Cedeao et demain dans la Zone de libre échange continentale (Zlec), offrant un marché plus vaste. L’avantage du Pse avant l’exploitation de cette manne pétrolière et gazière est que la feuille de route est déjà balisée. Le pétrole et le gaz seront des sortes d’ascenseurs vers l’émergence qui, déjà, est sur les rails.

Il est aussi question de créer un fonds grâce à ces ressources mais aussi d’une loi d’orientation stratégique, quelles doivent être les priorités de ce fonds pour qu’il soit véritablement une arme beaucoup plus efficace en faveur du développement économique du Sénégal ?
Affirmatif, le chef de l’État entend proposer une loi d'orientation après une large concertation de tous les acteurs publics, privés, politiques et ceux de la société civile pour s'accorder sur une clef de répartition entre les budgets annuels d’investissement et de fonctionnement et la part à réserver aux générations futures à travers un Fonds souverain d’investissements. Comme je l’ai dit tout à l’heure, les revenus tirés du pétrole et du gaz, en plus d’accélérer la correction du gap infrastructurel, pourraient permettre, par exemple, de baisser nos impôts pour rendre notre économie plus compétitive. Elles permettront également d’avoir en interne beaucoup plus de leviers financiers pour nos entreprises nationales. Sans ces revenus déjà, le chef de l’État est en train de casser la transmission intergénérationnelle de la pauvreté avec des programmes comme la Cmu, le Puma, le Pudc, les bourses de sécurité familiale, etc. A partir de 2021, quand commencera l’exploitation de ces ressources, nous auront des leviers plus rapides et plus amples pour accélérer le développement inclusif. Le Président Macky Sall fait du social un atout pour l’économique et l’économique un facteur de distribution social des revenus. Il a déjà commencé par rétablir les équilibres macroéconomiques en lançant, dans la même séquence temporelle, des programmes sociaux et infrastructurels d’envergure.

Que pensez-vous de l’appel aux concertations sur le pétrole et le gaz lancé par le chef de l’État ?
Le Président Macky Sall est un adepte de la concertation. Il l’a fait dans le secteur de l’éducation, de la santé et dans l’entreprise avec la création du Haut conseil du dialogue social qui est cadre paritaire État-employeurs-travailleurs. Sur le pétrole et le gaz, l’appel du chef de l’État est pour que tous s’accordent sur l’utilisation de ces ressources afin d’éviter, demain, des situations de tensions fratricides. C’est un appel patriotique qui va au-delà des partis politiques. Il va sans dire que ceux qui sont intéressés par l’avenir du Sénégal répondront à cet appel. Les autres ont le droit de rester dans des postures rétrogrades et crypto-personnelles. C’est leur droit. Est-ce leur devoir ? Allez savoir. Ceux qui refusent de discuter de l’avenir du pays ont sans doute d’autres préoccupations crypto-personnelles.

Propos recueillis par Aly DIOUF et Babacar DIONE


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