banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Politique (1634)

Le ministre chargé des Marocains résidents à l’Etranger et des Affaires de la Migration, Anis Birou, a représenté le royaume chérifien. Il a rappelé la vision anticipative de Sa Majesté Mohammed VI sur la question. Selon le représentant du Maroc, « la déclaration de New-York reprend pratiquement toutes les orientations du roi Mohammed VI ». Pour Anis Birou, la forte conviction de l’ensemble des Etats membres est que la question de la migration ne peut exclure aucune nation, et que l’approche sécuritaire seule ne peut être suffisante pour résoudre cette problématique.

Selon le Secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, la Déclaration devrait faciliter la levée de fonds pour les pays les plus touchés par la problématique de la migration et inciter le financement et le retour des réfugiés.

Synthèse de El H. Abdoulaye THIAM

A l’occasion d’une séance de travail avec le Directeur général adjoint du Fonds monétaire international (Fmi), Mitshuhiro Furusawa, le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne a sollicité hier du Fmi, une assistance technique de qualité, dans la création des zones économiques spéciales, afin qu’elles puissent être des gisements de création d’emplois et de ressources.

Le chef du gouvernement a sollicité du Fmi, une assistance technique de qualité pour l’encadrement des zones économiques spéciales. C’était au cours de la rencontre que Mahammad Boun Abadallah Dionne a eu avec le Dga du Fmi en visite au Sénégal. L’idée est ainsi de mieux accompagner les parcs industriels, les parcs de technologies numériques et également les domaines agricoles à haute intensité de main-d’œuvre.

La rencontre qui a été présidée par le Premier ministre s’est tenue en présence d’un certain nombre de ministres (Economie, Finances et Plan, Suivi du Plan Sénégal émergent, Energie, Agriculture, Mines, Infrastructures, Fonction publique et Elevage) ainsi que d’une délégation du Fonds monétaire international conduite par le directeur adjoint Fmi, Mitshuhiro Furusawa. A cette occasion, le Premier ministre qui a souhaité la bienvenue au Directeur adjoint du Fmi et à sa délégation a, à priori, tenu à rappeler que notre coopération avec cette institution internationale est exemplaire, basée sur le respect et l’intérêt mutuel. « Aujourd’hui, notre économie est dans une  dynamique de croissance soutenue mais il nous faut la rendre durable », a-t-il précisé. Evoquant le taux de croissance enregistré de 6,5 %  par notre pays, le Premier ministre a aussi indiqué que le cadrage est respecté globalement. « Nous avons aussi aujourd’hui l’emploi qui reprend principalement dans le secteur privé ; mais il nous faudra créer davantage d’emplois. Et c’est cette voie de l’intégrité de la croissance qui nous pousse à travailler davantage au renforcement des capacités productives dans les secteurs à forte intensité de main-d’œuvre. C’est ce que nous appelons la réforme importante de création des  zones économiques spéciales », a fait comprendre le chef du gouvernement. Au Premier ministre de soutenir : « nous souhaitons vraiment, du Fonds monétaire, de l’assistance technique pour que nous puissions la mettre en œuvre autour des parcs industriels, des parcs de technologies numériques et également dans les domaines agricoles à haute intensité de main-d’œuvre et les filières à haute valeur ajoutée ». Il a ajouté : « nous souhaitons avoir vraiment une assistance technique de qualité pour que ces zones économiques spéciales puissent être des gisements de création d’emplois et de ressources ». Selon le Premier ministre, « c’est la voie tracée par le président de la République, Macky Sall, c’est la voie du Plan Sénégal émergent et nous savons que nous pouvons compter sur le Fmi ».

Amadou DIOP

Mitshuhiro Furusawa, Dga du Fmi : « Nous serons toujours à vos côtés »
Réagissant à l’appel du Premier ministre, Mitshuhiro Furusawa, Directeur général adjoint du Fmi, a félicité notre pays pour les progrès notables qui « traduisent une accélération de la croissance économique » et les réformes clés engagées. Il a aussi invité le Sénégal à continuer à générer une croissance forte, durable et impulsive. « Croyez-le, le Fonds monétaire international est toujours à vos côtés, toujours disponible surtout dans le domaine de l’assistance technique », a-t-il rassuré au Premier ministre.

A. DIOP

En marge de la 71ème Assemblée générale de l’Onu, une rencontre sur la gestion des réfugiés et migrants a été organisée, hier. Le président de la République qui séjourne à New-York a prononcé une allocution dans laquelle il a rappelé l’importance primordiale de la question des migrants. Au-delà des idées reçues, seule une approche globale et durable, sereine et concertée pourrait aider à résoudre une question aussi complexe, a dit le chef de l’Etat.

Selon le chef de l’Etat, on estime à plus de 65 millions le nombre de personnes déplacées, réfugiées ou migrantes.

Le président Macky Sall a déclaré que le phénomène migratoire n’est assurément pas nouveau, bien qu’il se trouve aujourd’hui amplifié par l’effet de la guerre et d’autres sources d’instabilité, liées notamment à l’insécurité ou à la sévérité des conditions climatiques dans certaines régions du monde. « Traiter ce phénomène n’est pas simple. Au-delà des idées reçues, seule une approche globale et durable, sereine et concertée pourrait aider à résoudre une question aussi complexe », a dit Macky Sall. De l’avis du chef de l’Etat, le Sénégal qui est une terre d’accueil de plusieurs communautés africaines et non africaines, compte également une importante diaspora à travers le monde. « Nous sommes donc particulièrement sensibles au traitement réservé aux migrants par les pays d’accueil. Chaque migrant, chaque personne réfugiée mérite un traitement digne et respectueux des droits humains fondamentaux, quelle que soient ses origines », a poursuivi le président Sall.

Il a ajouté que le Sénégal reconnaît et salue les efforts de tous les pays qui accueillent des réfugiés. « C’est une grande marque d’humanité que d’ouvrir ses portes et donner asile à son semblable forcé de quitter son pays pour sauver sa vie », a souligné le chef de l’Etat.

« Nous devons faire en sorte que la situation de migrants établis dans leur pays d’accueil depuis des années ne soit pas remise en cause par le phénomène conjoncturel des réfugiés », a encore dit le président de la République.

Braves gens
Selon lui, dans leur grande majorité, les migrants sont de braves gens qui gagnent leur vie à la sueur de leur front. « Ils contribuent, de ce fait, au progrès économique et social de leur pays d’accueil. Et pour beaucoup d’entre eux, ils y ont fondé leur foyer et y vivent avec leurs familles », a reconnu Macky Sall. Pour le président Sall, les mêmes valeurs humaines qui fondent l’accueil des réfugiés dictent également le respect des droits des migrants. Les deux exigences ne s’excluent pas. « En lieu et place d’une politique systématique de reconduction aux frontières, le Sénégal souhaite que la situation des migrants soit stabilisée, y compris par une régularisation appropriée », a martelé Macky Sall. Et d’ajouter : « Il nous semble, en même temps, prioritaire de travailler à des solutions durables aux flux migratoires clandestins ». « Cela nécessite une lutte ferme et permanent contre les réseaux criminels de l’émigration clandestine, y compris par les moyens renforcés qu’autorise la résolution 2240 du 9 octobre 2015 du Conseil de Sécurité », a expliqué le chef de l’Etat. Selon lui, le partenariat entre l’Europe et l’Afrique, dans le Frontex, dont le Sénégal est partie prenante, a produit à, cet effet, des résultats probants. « Travaillons également à stabiliser la situation politique et institutionnelle des pays de transit ; parce que c’est quand l’Etat est fragile ou inexistant que ces réseaux prospèrent en profitant du chaos et du vide laissé par l’Etat », a lancé le président de la République aux participants.

Aux yeux du chef de l’Etat, il incombe, en outre, aux pays de départ l’obligation de mettre en œuvre des politiques aptes à donner aux jeunes des raisons d’espérer, par l’éducation et la formation, ainsi que par l’emploi et les activités génératrices de revenus. « C’est en répondant aux problèmes des jeunes, en donnant vie aux zones de départ des candidats à la migration et en facilitant l’accès de tous aux services sociaux de base que nous traiterons, avec efficacité, les causes profondes du phénomène migratoire », a appuyé le chef de l’Etat.

En conclusion, le président de la République a exprimé, devant la tribune de l’Onu, la préoccupation du Sénégal sur l’éventualité de créer des Centres de rétention dans des pays Africains. Une question qui mérite sérieusement d’être examinée à la lumière des règles qui gouvernent la libre circulation des personnes et des biens dans des espaces intégrés comme la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao).

La vision anticipative du Maroc
Le ministre chargé des Marocains résidents à l’Etranger et des Affaires de la Migration, Anis Birou, a représenté le royaume chérifien. Il a rappelé la vision anticipative de Sa Majesté Mohammed VI sur la question. Selon le représentant du Maroc, « la déclaration de New-York reprend pratiquement toutes les orientations du roi Mohammed VI ». Pour Anis Birou, la forte conviction de l’ensemble des Etats membres est que la question de la migration ne peut exclure aucune nation, et que l’approche sécuritaire seule ne peut être suffisante pour résoudre cette problématique.

Selon le Secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, la Déclaration devrait faciliter la levée de fonds pour les pays les plus touchés par la problématique de la migration et inciter le financement et le retour des réfugiés.

Synthèse de El H. Abdoulaye THIAM

Le Pdg de la Maison des Pme canadiennes, Michel Dubé, a annoncé la construction prochaine d’une Ecole des Mines au Sénégal en perspective de l’exploitation minière dans le pays.

Un tel établissement de formation professionnelle permettra de mieux préparer la jeunesse sénégalaise aux opportunités offertes par les récentes découvertes gazières, minières et pétrolières.

Selon Michel Dubé, le Sénégal qui est « une référence en Afrique de l’Ouest », servira de porte d’entrée dans cette partie du continent africain à la Maison des Pme canadiennes.

Le Pdg de la Maison des Pme qui compte investir dans les équipements miniers, a aussi dit sa volonté de faire du Sénégal un « pôle de commerce, de mines et d’industrie ». Outre Michel Dubé, le président de la République a reçu en audience diverses autres personnalités canadiennes. Il s’agit du maire de Montréal, du Gouverneur général du Canada, David Johnston, mais aussi de la Dg de gestion financière agricole du Québec, Sylvie De Serres, qui envisage de participer à la mission économique prévue, en octobre prochain à Dakar. (

Les Sénégalais du Canada appelés à partager leur expertise
Le président Macky Sall a invité les ressortissants sénégalais établis au Canada à faire profiter de leur expertise au Sénégal, qui a, selon lui, « les ressources humaines pour porter son ambition d’émergence ».

« Vous devez faire profiter votre expertise au Sénégal qui a de bonnes perspectives économiques », a indiqué le président Sall, qui recevait la communauté sénégalaise. Il a magnifié la qualité de la diaspora sénégalaise et souligné que notre pays dispose de « ressources humaines pour porter notre ambition d’émergence ». Dans la perspective de l’exploitation minière et pétrolière, le Sénégal doit avoir une main d’œuvre locale de qualité, a-t-il estimé. Selon lui, cela passe par une bonne formation dans les métiers de maintenancier, de soudeur, de conducteur de travaux, d’électricien, en somme de techniciens intermédiaires. Convaincu de l’atteinte imminente des objectifs d’autosuffisance en riz, Macky Sall a salué, devant les Sénégalais du Canada, la montée en flèche, depuis 2012, de la production rizicole, dans le sud-est du pays, au Walo (nord) et au centre.

Pour le chef de l’Etat, aujourd’hui, « on ne parle plus de riz du Walo, mais de riz du Sénégal », et « l’autosuffisance en riz dans tout le pays sera une réalité ».Par ailleurs, le président Sall a appelé ses compatriotes établis au Canada à « relever le débat » politique, réaffirmant son attachement à préserver la liberté d’expression. « Personne ne doit entraver le droit au progrès des autres », a lancé le chef de l’Etat, qui a invité les Sénégalais du Canada à ne « pas prêter une oreille à certaines agitations ».

« Le Sénégal qui est dans de bonnes dispositions pour réussir son projet de pays pétrolier, a adhéré à l’Ite pour la transparence et institué le Fonsis pour préserver l’intérêt des générations futures », a souligné Macky Sall.

(Aps)

Le siège de l'Oaci, à Montréal, a abrité la 2ème journée de la 5ème Conférence pour la reconstitution des ressources du Fonds mondial. Ressources destinées à lutter contre le sida, la tuberculose et le paludisme, 13 milliards sont à rechercher pour les 3 prochaines années. Les pays africains ont décidé de participer à hauteur d'un million de dollars chacun. La rencontre a pris fin sur une note d’espoir. Après Montréal, le président de la République, Macky Sall, est arrivé, hier, à New York, aux Etats-Unis où il doit prendre part, lundi, à la 71ème session annuelle de l’Assemblée générale des Nations unies. Le chef de l’Etat et sa délégation ont été accueillis à l’aéroport international John Fitzgerald Kennedy de New-York par le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Mankeur Ndiaye, et des autorités diplomatiques sénégalaises en poste aux Etats-Unis. Aujourd’hui, le chef de l’Etat Macky Sall sera la 16ème personnalité politique à livrer son message à la tribune de l’Onu. Le discours du président américain, Barack Obama, à cette session, consacrée aux Objectifs du développement durable (Odd), est attendu, ce matin.

La Communauté internationale promet 13 milliards de dollars
Montréal (Canada) – La 5ème  Conférence internationale de reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le Vih/sida, la tuberculose et le paludisme s’est achevée, samedi, à Montréal, au Canada, sur l’engagement « ferme » de la Communauté internationale à mobiliser les 13 milliards de dollars américains nécessaires pour vaincre ces trois maladies.

Les personnalités politiques, les bailleurs de fonds et les représentants d’institutions internationales qui étaient présentes ont pris, après d’âpres négociations, l’engagement d’aider au décaissement des 13 milliards de dollars US devant permettre d’en finir, à l’horizon 2030, avec le Vih/sida, la tuberculose et le paludisme.

Les plaidoyers menés par différentes personnalités politiques, des représentants de bailleurs de fonds, etc., parmi lesquels le président Macky Sall, le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (Onu), Ban Ki-moon, l’informaticien américain Bill Gates et le ministre canadien du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, ont ainsi porté leurs fruits.

L’informaticien et entrepreneur américain, Bill Gates, dont la Fondation Bill et Melinda Gates est le plus gros contributeur au Fonds mondial de lutte contre le Vih-sida, la tuberculose et le paludisme, a réitéré son engagement à revoir à la hausse sa participation à cette structure destinée à sauver des vies humaines. L’un des pionniers dans le domaine de la micro informatique a, lors de son intervention, donné le Sénégal en exemple, soutenant que son système mérite un appui conséquent des bailleurs de fonds.

La Maison des Pme canadiennes va ouvrir une école des mines au Sénégal
Le Pdg de la Maison des Pme canadiennes, Michel Dubé, a annoncé la construction prochaine d’une Ecole des Mines au Sénégal en perspective de l’exploitation minière dans le pays.

Un tel établissement de formation professionnelle permettra de mieux préparer la jeunesse sénégalaise aux opportunités offertes par les récentes découvertes gazières, minières et pétrolières.

Selon Michel Dubé, le Sénégal qui est « une référence en Afrique de l’Ouest », servira de porte d’entrée dans cette partie du continent africain à la Maison des Pme canadiennes.

Le Pdg de la Maison des Pme qui compte investir dans les équipements miniers, a aussi dit sa volonté de faire du Sénégal un « pôle de commerce, de mines et d’industrie ». Outre Michel Dubé, le président de la République a reçu en audience diverses autres personnalités canadiennes. Il s’agit du maire de Montréal, du Gouverneur général du Canada, David Johnston, mais aussi de la Dg de gestion financière agricole du Québec, Sylvie De Serres, qui envisage de participer à la mission économique prévue, en octobre prochain à Dakar.

Les Sénégalais du Canada appelés à partager leur expertise
Le président Macky Sall a invité les ressortissants sénégalais établis au Canada à faire profiter de leur expertise au Sénégal, qui a, selon lui, « les ressources humaines pour porter son ambition d’émergence ».

« Vous devez faire profiter votre expertise au Sénégal qui a de bonnes perspectives économiques », a indiqué le président Sall, qui recevait la communauté sénégalaise. Il a magnifié la qualité de la diaspora sénégalaise et souligné que notre pays dispose de « ressources humaines pour porter notre ambition d’émergence ». Dans la perspective de l’exploitation minière et pétrolière, le Sénégal doit avoir une main d’œuvre locale de qualité, a-t-il estimé. Selon lui, cela passe par une bonne formation dans les métiers de maintenancier, de soudeur, de conducteur de travaux, d’électricien, en somme de techniciens intermédiaires. Convaincu de l’atteinte imminente des objectifs d’autosuffisance en riz, Macky Sall a salué, devant les Sénégalais du Canada, la montée en flèche, depuis 2012, de la production rizicole, dans le sud-est du pays, au Walo (nord) et au centre.

Pour le chef de l’Etat, aujourd’hui, « on ne parle plus de riz du Walo, mais de riz du Sénégal », et « l’autosuffisance en riz dans tout le pays sera une réalité ».Par ailleurs, le président Sall a appelé ses compatriotes établis au Canada à « relever le débat » politique, réaffirmant son attachement à préserver la liberté d’expression. « Personne ne doit entraver le droit au progrès des autres », a lancé le chef de l’Etat, qui a invité les Sénégalais du Canada à ne « pas prêter une oreille à certaines agitations ».

« Le Sénégal qui est dans de bonnes dispositions pour réussir son projet de payspétrolier, a adhéré à l’Ite pour la transparence et institué le Fonsis pour préserver l’intérêt des générations futures », a souligné Macky Sall.

(Aps)

 

La cérémonie de dédicace du livre de Harouna Amadou Ly, intitulé « Macky Sall : un destin » a été présidée, ce week-end, par le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne. Composée de 220 pages, ce livre est, en soi, une biographie qui met l’accent sur les origines du président Sall, sur son parcours scolaire, politique… sa vision.

A travers ce livre, l’auteur restitue « une histoire que l’on a voulue falsifier, des chimères que l’on a voulu entretenir aux seules fins de pallier un destin que seul le bon Dieu a su forger et qu’il a su façonner de ses propres mains », a indiqué  le Premier ministre.

Ce livre retrace « avec rigueur et probité, le parcours exceptionnel du président Macky Sall » comme l’aura appuyé, de prime abord, le préfacier de l’œuvre, le Pr Hamidou Dia, conseiller spécial du président de la République. L’auteur ressort, en succinct, les qualités d’un homme (le président) de courage, de sérénité et d’efficacité.

Mieux, en parcourant ce livre, « on découvre, en vous, le talent de pédagogue, propre à l’instituteur, et la démarche scientifique propre à l’historien que vous êtes. Page après page, paragraphe après paragraphe, ligne après ligne, vous nous restituez une histoire que l’on a voulue falsifier, des chimères que l’on a voulus entretenir aux seules fins de pallier un destin que seul le bon Dieu a su forger et qu’il a su façonner de ses propres mains », a dit le Premier ministre qui a manifesté un réel plaisir de présider au nom du chef de l’Etat, Macky Sall, la cérémonie de dédicace du livre. « J’ai vu peint dans ces véritables traits un homme d’un grand cœur, capable de dire oui quand il faut dire oui et non quand il faut dire non et assumer son sort avec le même enthousiasme. Cher Harouna, vous nous promenez dans le sillage familial pour voir naître cet enfant calme, l’homme mesuré et déterminé qu’il est devenu, je veux citer le président Macky Sall », a-t-il renchéri. « Vous nous appreniez avec le concours d’historiens, de chroniqueurs de talents que les Sall Sall Bé par l’étymologie même du mot sont les gens du refus, le refus de toute domination politique, social et économique mais aussi le refus de toute compromission. Macky Sall, il est vrai, est un homme de refus, il est aussi un homme de principes mais il est, en même temps, un homme juste », a assuré M. Dionne.

Il n’a pas manqué de souligner, à l’endroit de l’auteur, que « vous nous renforcez dans notre conviction première, les Sénégalais ne se sont pas trompés de président de la République. Il y a dans ce jeune, plein d’humanité, de grandeur et de générosité que vous décrivez. L’homme parvenu à ses grandes ambitions pour le Sénégal qui pense que la présidence de la République n’est pas une fin en soi mais bien un moyen pour transformer positivement les conditions de vie de ses compatriotes », a estimé  Mahammad Boun Abdallah Dionne. Tout au plus, le directeur d’Harmattan Sénégal, le Dr Abdouaye Diallo, a estimé que ce livre va éclairer l’opinion sur un débat mis sur la place publique. C’est un livre qui va aider à la réaction de l’histoire de notre pays.

Tout compte fait, pour l’auteur, l’historien et biographe, Harouna Amadou Ly, « c’est un ouvrage dont l’un des buts est de rétablir la vérité historique. C’est effectivement après les regrettables diatribes déversées sur le président Macky Sall que nous avons décidé d’élargir la thématique au concert de réprobation des Sénégalais ». « Macky Sall : un destin » est d’abord un portrait grandeur nature, d’un homme politique », a-t-il complété. Il n’a pas manqué, dans ce sens, de saluer la franchise, la sérénité, l’humilité exemplaire et le sens de l’équité d’un homme ouvert au dialogue, humble et très responsable pour ainsi nommer le président Macky Sall.

Amadou DIOP

La Convergence des jeunes républicains (Cojer) a décidé de sillonner le territoire national pour organiser des forums afin de vulgariser les réalisations du président Macky Sall et sensibiliser les jeunes sur les enjeux des prochaines élections législatives et présidentielle.
A Fatick, première étape, Papa Maël Thiam, administrateur de l’Apr, a délivré le message du président de la République qui se résume en trois points : unité, discipline et mobilisation.

Devant des centaines de jeunes venus des trois départements de la région de Fatick et des responsables, Papa Maël Thiam, en délivrant, le message du président de la République, a d’abord indiqué que c’est un message élaboré, pensé et exprimé par Macky Sall, lors de la dernière réunion du Secrétariat exécutif national de l’Apr. Selon lui, c’est un message de rappel  à l’unité, à la discipline et à la mobilisation.  « Nous nous devons de délivrer ce message à la base, dans nos différentes structures notamment la Cojer que je félicite vivement », a-t-il dit. Aussi, a-t-il rappelé que l’unité, la discipline et la mobilisation constituent trois leviers importants qui ont permis à l’Apr de gagner en 2012.  L’administrateur est revenu sur l’importance de l’ouverture du parti aux autres. Il a souligné que les réalisations du président Sall et de son gouvernement sont des actions visibles.

La coordonnatrice nationale de la Cojer, Mme Thérèse Faye Diouf, par ailleurs Directrice générale de l’Agence nationale de la Case des Tout petits, félicitera toute la jeunesse pour sa mobilisation. Selon elle, ce forum est important, car il est à 9 mois des élections législatives. Aussi, a-t-elle soutenu qu’aujourd’hui, la jeunesse républicaine a un seul objectif, donner une majorité parlementaire au président de la République et un deuxième mandat en 2019. Selon Mme Faye, c’est la raison pour laquelle la Cojer a démarré les forums républicains à Fatick et après ce sera autour de Kaolack, Tamba, Kédougou, Kolda, Sédhiou, Ziguinchor… « Dans l’histoire du Sénégal, nous n’avons jamais vu un gouvernement qui a réalisé autant d’infrastructures économiques, sociales, sanitaires, dans le secteur de l’éducation, les routes, etc. », a-t-elle dit. C’est la raison pour laquelle sa jeunesse  s’est donné corps et âme pour organiser ces forums pour vulgariser ses actions mais surtout sensibiliser les jeunes sur la mobilisation, la massification et l’unité.  Par rapport à la refonte du fichier électoral, elle a fait savoir que la Cojer a un rôle important à jouer dans la sensibilisation des jeunes, rappelant que la carte électorale sera jumelée à la carte nationale d’identité. Selon elle, ils doivent sensibiliser les jeunes sur l’importance du vote et sur l’électorat de l’Apr « qu’il faut fidéliser et doubler ».

L’ancien ministre Aly Koto Ndiaye a souligné que la Cojer a organisé ce forum pour s’approprier  d’abord les réalisations du président Macky Sall et de son gouvernement dans l’optique de les vulgariser à travers le Sénégal pour que les populations prennent l’exacte mesure de ce qui est en train d’être fait en terme de politique sociale qui correspond parfaitement aux promesses du chef de l’Etat. Pour Aly Koto Ndiaye, cette journée est une étape importante qui va les mener au calendrier des échéances de 2017 et 2019 pour informer les Sénégalais des enjeux et conserver l’espoir qu’elles ont en la personne du chef de l’Etat. A l’occasion de ce forum, Ibrahima Wade du Bos, le Directeur général de la Cmu, Aboubacar Mbengue et le responsable du Fongip ont fait des exposés sur les réalisations du président de la République et de son gouvernement.

Oumar  Ngatty BA

Le Bureau politique de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act), au sortir de sa réunion présidée par son leader Abdoul Mbaye, dans un communiqué parvenu à notre rédaction, demande au gouvernement de préparer, avec sérieux, l’année scolaire 2016-2017 et de faire en sorte que toutes les conditions soient réunies pour que celle-ci soit une année scolaire paisible et complète. « Les conditions minimales et immédiates sont la disponibilité, le jour de la rentrée, des salles de classe, du mobilier, du matériel et du personnel enseignant et non-enseignant. Le Bp rappelle que l’existence des mêmes conditions d’enseignement sur tout le territoire national constitue un élément essentiel de l’égalité des chances et de traitement que réclament les citoyens. Aussi, « le Bp déplore, avec tristesse, la situation d’abandon dans laquelle se trouvent les populations des zones inondées par les eaux de pluie. Il enjoint le gouvernement de prendre, sans tarder, d’une part, les mesures d’urgence qui soulagent immédiatement nos compatriotes dans la détresse et, d’autre part, les mesures durables qui mettront définitivement fin à ce calvaire récurrent des inondations ».

En outre, le Bp de l’Act exhorte le gouvernement à assurer un bon déroulement de la campagne agricole 2016-2017, « pour l’intérêt du Sénégal en général et du monde rural en particulier » et « félicite et exhorte les militants à poursuivre le travail de massification du parti par la diffusion de ses idéaux résumés dans sa devise.  

A. DIOP

La Secrétaire générale de l’Oif prendra part à l’ouverture officielle du traditionnel débat général de l’Onu. Elle prononcera une allocution sur la gestion des déplacements massifs de réfugiés et de migrants.  Elle participera également à une table ronde de haut-niveau sur les causes profondes des mouvements migratoires.

 « Je salue la tenue de ce 1er Sommet de l’Onu pour les réfugiés et les migrants, alors que nous avons franchi, pour la première fois de l'histoire, le cap des 65 millions de déplacés forcés.  Enfant, j'ai connu cette dure épreuve avec mes parents, comme des centaines de milliers de familles haïtiennes.  Ce serait une grave erreur de penser que ces mouvements massifs ne sont qu’une crise passagère.  Il est de notre responsabilité d’agir sur les causes profondes de ce phénomène et de penser à des solutions plus humanitaires et humanistes, respectueuses de la dignité et des droits fondamentaux des migrants », a déclaré Mme Jean.

Dans de nombreuses activités prévues en marge de l’Ag, Michaëlle Jean participera, entre autres, à un petit-déjeuner causerie avec des jeunes sur la mise en œuvre des Objectifs du développement durable (Odd) en compagnie de chefs d’État et de gouvernement. Elle sera l’invitée d’une discussion de haut-niveau sur les coûts économiques des violences faites aux femmes.

 Selon le document, elle s’entretiendra avec Ban Ki-moon, ainsi qu’avec plusieurs chefs d’État et de gouvernement de l’espace francophone.  Elle participera à une réunion ministérielle francophone organisée par les autorités malgaches visant à mobiliser les pays membres de l’Oif en perspective du XVIe Sommet qui aura lieu du 24 au 27 novembre, à Antananarivo.

El. A. T.

Le président de la République, Macky Sall a souhaité, hier vendredi à Montréal, au Canada, « une redynamisation » de la coopération sénégalo-canadienne dans le domaine de l’éducation et de la formation en particulier.

S’exprimant lors d’une rencontre avec le Premier ministre canadien Justin Trudeau, le chef de l’Etat sénégalais a déclaré souhaiter « une redynamisation de la coopération » du Sénégal avec le Canada, dans le domaine de l’éducation et de la formation principalement. Macky Sall était reçu à déjeuner par le chef du gouvernement canadien, en marge de l’ouverture officielle de la 5ème Conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le Vih-Sida, la tuberculose et le paludisme. Il a, en présence des membres de la délégation sénégalaise et d’officiels canadiens, cité en exemple l’Ecole polytechnique de Thiès qu’il a qualifiée de « modèle de coopération entre les deux pays, qu’il faut redynamiser ». Le président Sall a salué « le dynamisme » et « le leadership » du Premier ministre canadien, en fonction depuis le 4 novembre 2015 et dont l’action a permis à la voix du Canada d’être « encore plus audible » sur la scène internationale. De son côté, Justin Trudeau a demandé l’appui du Sénégal pour son pays qui compte briguer, à nouveau, un poste de membre non permanent du Conseil de sécurité de l’Onu, après deux tentatives infructueuses. vLe Premier ministre canadien a dit compter sur « la diplomatie sénégalaise, l’expérience du Sénégal et le leadership de son président pour atteindre cet objectif ».

(APS)

 

Une forte délégation sénégalaise conduite par le ministre des Affaires étrangères, Mankeur Ndiaye, accompagné par celui de la Pêche Oumar Guèye, participe à la 3ème édition sur Notre Océan au Département d'Etat, siège du ministère des Affaires étrangères des Etats-Unis. C’est un moment d’évaluation des efforts accomplis par les différents acteurs, a dit Mankeur Ndiaye à ses pairs.

Ce sont 90 pays, venus des quatre coins du globe, qui ont participé à cette rencontre de deux jours, ouverture par le président Barack Obama. Mankeur Ndiaye et Oumar Guèye, invités du Secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a déclaré que « cette Conférence constitue, à nos yeux, un moment d’évaluation des efforts accomplis par les différents acteurs, dans la gouvernance des océans, mais aussi des menaces qui pèsent sur cette étendue d’eau de 394.073.000 km², au niveau mondial ». Selon lui, c’est une plateforme pour échanger sur les bonnes pratiques et apprendre des uns et des autres.
Au nom du président de la République Macky Sall, il a salué la ratification par les Etats-Unis d’Amérique de l’Accord de Paris sur le Climat, un signal fort dans notre combat commun pour la protection des Océans. De même, le Sénégal, selon lui, salue la décision du président Obama d’étendre de 363.000 km² à 1,51 million de km², la réserve naturelle de Papahanaumokuakea à Hawaï, la plus grande réserve naturelle du monde avec plus de 7.000 espèces marines.
Pour lui, l’intervention du président Obama, devant la 3eme Conférence atteste, encore une fois, de la haute importance qu’il accorde à la protection des mers et des Océans et à la lutte contre les menaces dont ils sont l’objet du fait de l’homme et des changements climatiques. « Nous savons aussi l’intérêt tout particulier qu’il porte à la région de Bears Ears dans l’Utah et au Lac Tahoe à une centaine de kilomètres de Los Angeles et au sort du Salton Sea », a dit le chef de la délégation sénégalaise.  S'agissant du Sénégal, il a souligné qu’il possède une façade maritime de 718 kilomètres de long, orientée Nord-Sud, et dispose de quatre frontières maritimes avec notamment la Gambie, la Mauritanie, la Guinée- Bissau et le Cabo-Verde. « Cet espace maritime de 212.000 km2, au-delà de sa vocation maritime, dans ses multiples facettes, constitue un véritable levier de développement économique et social et un vecteur d’intégration et de coopération régionale », a encore dit M. Ndiaye.

Richesses pétrolifères et gazières
Après avoir expliqué les retombées de la pêche avec ses milliers d’emplois, il a expliqué que les transports maritimes constituent également un pan important de l’économie sénégalaise, mobilisant 95 % des échanges au titre du commerce extérieur. Dans l’exploitation des fonds marins, la découverte et l’exploitation de nouvelles richesses pétrolifères et gazières constituent un grand espoir pour le Sénégal, a affirmé le chef de la diplomatie sénégalaise.
S’agissant des défis, il a indiqué que les océans sont l’objet de nombre d’agressions dont la plupart sont le fait de l’homme, comme les activités polluantes qui contribuent à l'érosion côtière, la surpêche, la pêche illicite ou encore la pollution marine, avec un transit de 100 millions de tonnes de produits hydrocarburés dans les côtes sénégalaises. C’est pour toutes ces raisons que le gouvernement du Sénégal a pris d’importantes mesures pour garantir une pêche durable, a poursuivi M. Ndiaye. Il a énuméré les différentes mesures prises pour protéger les ressources halieutiques.
« D’autres initiatives sont envisagées pour une meilleure protection des écosystèmes et la restauration du patrimoine halieutique », a-t-il martelé. « Si nous voulons laisser aux générations futures un monde où il fera bon vivre, nous devrons forcément commencer par leur laisser des océans sains. Cette responsabilité est celle de notre génération. C’est une mission à remplir et non à trahir », a expliqué le ministre.
« Nous devrons donc tous mener, dans nos pays respectifs, des politiques hardies allant dans le sens d’une plus grande sensibilisation des populations, d’un contrôle accru des pratiques d’activités liées à la mer, mais aussi et surtout en coopérant davantage pour une meilleure harmonisation des actions régionales, régionales et globales », a souligné le ministre des Affaires étrangères dans son intervention. 

 Synthèse El hadji Abdoulaye THIAM

L’affaire de l’enregistrement audio truqué attribué au Secrétaire d’Etat à la Communication, Yakham Mbaye, par ailleurs responsable politique de l’Alliance pour la République (Apr) à Dakar-Plateau, n’est pas du goût de son collègue-confrère en charge du Pudc. Souleymane jules Diop trouve « répugnant, ignoble et lâche » de telles pratiques qui relèvent d’un autre âge « pour des règlements de comptes politiques ».

Dans une déclaration rendue publique, Souleymane Jules Diop, Secrétaire d’Etat chargé du Programme d’Urgence de développement communautaire (Pudc) trouve « répugnant, ignoble, que l'on se serve de moyens aussi lâches que l'enregistrement de personnes, pour des règlements de comptes politiques ». Rappelant qu’  « entre les hommes politiques, comme tous les hommes et femmes, dans les familles, les ménages se disent parfois du mal, parfois sous le coup de la colère, pendant des moments de faiblesse, quelques fois en ne le pensant pas vraiment »,  doit-on pour autant « laisser faire de telles pratiques, ou pourrait-on continuer à supporter une vie dans laquelle nos confessions les plus intimes, nos propos les plus amères passent le cadre privé dans lequel ils restaient confinés pour être exposés au monde entier ?, s’est-il interrogé. Qui, à un moment ou à un autre, en famille ou ailleurs, dans un conflit avec ses amis les plus proches, « n'a pas dit du mal et l'a regretté après », notamment en politique « où les alliances se font et se défont » et les affrontements se faisant avec vigueur » ?

C'est encore plus répugnant quand ces pratiques « sont accompagnées de manipulations technologiques à la portée de n'importe quel énergumène, capable, avec en prime l'anonymat que lui offrent les réseaux sociaux, repères de lâches hypocrites, de copier, coller des sons, changer des voix sur du digital pour se défouler sur n'importe quel honnête homme et ainsi assouvir sa haine », a-t-il soutenu. Non sans préciser que « ce n'est pas pour Yakham Mbaye que je me prononce, même si je me dois, en ces moments difficiles, sans me demander ce qu'il ferait à ma place, de lui exprimer ma solidarité ». Toutefois, il dit s’insurger contre « une méthode qui finira par tous nous perdre », parce que « chacun de nous peut en être la victime, chez lui, dans son foyer, qu'il soit politicien, religieux ou simple citoyen », a-t-il poursuivi. A l’en croire, « c'est une pratique lâche à ne pas encourager ». Il en appelle ainsi à ceux qui se revendiquent leur appartenance au camp présidentiel et qui « seront les seuls perdants de cette bataille que se livrent responsables et militants attachés à la réussite du président de la République, alors que les élections approchent à grands pas ». Partant du constat que « la politique est faite d'alliances, de mésalliances et les ennemis d'hier devenant les amis d'aujourd'hui, « rien ne doit être le prétexte à la jalousie et à la haine ». Aussi, il est grand temps « que nous arrêtions cette tragi-comédie pour nous concentrer sur nos obligations vis-à-vis des sénégalais qui nous observent et nous jugeront un jour », en faisant front derrière le président de la République et nous montrer digne du respect et de la confiance des Sénégalais », a-t-il asséné. Tel doit être « le devoir de chacun et l'obligation de tous », a-t-il indiqué. Parce que la haine, qu’il dit ne pas supporter et qui lui fait peur, étend ses tentacules « partout parmi ses hommes, qui grandit et nous rabaisse », la très haute et grande idée qu’il a du Sénégal interpelle tout un chacun  à « se concentrer sur sa mission », et  qu’on « élève le niveau du débat ».

Mamadou. L. DIEYE

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane, représente le président de la République au Sommet des Non-alignés, prévu aujourd’hui et dimanche sur l’île de Margarita, au nord-est du Venezuela, annonce un communiqué transmis à l’Aps.

Les participants à ce Sommet débattront du nouvel ordre économique international et du nouvel ordre de l’information, ainsi que de la sécurité mondiale et des droits de l’homme, indique la même source. Selon le texte, la rencontre sera également l’occasion de « raffermir » les positions du mouvement des non-alignés sur les grandes questions de l’actualité internationale, à la veille de la 71ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies.
 Le Mouvement des non-alignés (Mna), né durant la « guerre froide », est une organisation internationale regroupant une centaine d’Etats refusant de s’aligner à l’un des deux ex-blocs (Soviétique/ Américain), durant cette période poste deuxième Guerre mondiale. « La Conférence de Bandung, organisée en 1955 en Indonésie, qui avait réuni une trentaine de pays d’Afrique et d’Asie, avait constitué une étape importante vers la constitution du mouvement des non-alignés », rappelle le communiqué.
 La même source précise qu’après Bandung, le mouvement a été concrètement créé lors de la Conférence de Belgrade, en 1961, pour préserver l’indépendance des nations membres. Le groupe s’était engagé à "n’appartenir à aucun bloc militaire, condamner l’installation de bases militaires étrangères, défendre le droit des peuples à l’autodétermination et lutter pour un désarmement complet et général".

"Lors de la Conférence d’Alger, tenue du 5 au 9 septembre 1973, ajoute le texte, le mouvement avait initié un programme intitulé le nouvel ordre économique mondial (Noei), qui fut adopté par consensus, lors de l’Assemblée générale des Nations Unies, le 6 décembre 1974". "Ce programme propose des mesures concernant les matières premières, le financement du développement, l’industrialisation, le transfert de technologies et le contrôle des firmes multinationales", souligne le communiqué.

Pour promouvoir une gestion transparente des ressources minières dans la sous régional en vue d’assurer la défense des intérêts des populations, un réseau de parlementaires Ouest africains pour la bonne gouvernance sera lancé le 29 septembre, à Dakar. Initié par le réseau parlementaire pour la bonne gouvernance des ressources minières (Rgm) du Sénégal, le réseau sous régional compte assurer aux parlementaires de la sous région une maîtrise suffisante des enjeux liés à l’industrie minérale. Le réseau Ouest africain ambitionne de regrouper des parlementaires des pays membres de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) dans un cadre parlementaire qui « participera à la réflexion et à l’harmonisation des législations dans la sous régional du secteur minier », selon le président du Rgm Sénégal, Mamadou Lamine Diallo. Il ajoute que la mise en place du Réseau des parlementaires pour la bonne gouvernance des ressources minérales au Sénégal a permis de sensibiliser les députés sur le rôle qu’ils doivent jouer pour veiller à une gestion transparente de ces ressources par les décideurs publics. La rencontre sous régionale pour la mise en place du réseau des parlementaires ouest africains pour la bonne gouvernance des ressources minérales se tient sur deux jours. A cette occasion, le rapport annuel du Rgm Sénégal de l’étude sur les fonds sociaux issus du secteur minier sera présenté.

Mamadou DIAGNE (stagiaire)

Le président de la République, Macky Sall, a quitté Dakar, hier, en fin de matinée, à destination de Montréal, au Canada, pour participer à la cinquième conférence de  reconstitution des ressources du Fonds mondial contre le Vih-Sida, la Tuberculose et le Paludisme. Le chef de l’Etat a été salué, à son départ, par le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne.

Cette conférence de Montréal verra la participation de plusieurs hautes personnalités politiques du monde, des décideurs et spécialistes de la santé. La quatrième conférence s’était tenue à Washington, il y a trois ans. Notre pays a déjà bénéficié de 300 millions de dollars du Fonds mondial lancé en 2002. Le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme recevra 785 millions de dollars d’Ottawa entre 2017 et 2019. C’est le Premier ministre Justin Trudeau qui avait annoncé le soutien du Canada au Fonds. « Leur travail est tellement important. Il sauvent réellement des vies, tous les jours», avait-il déclaré.

Il avait également annoncé le lancement d’une campagne sur les médias sociaux, campagne qui vise à sensibiliser un plus grand public, particulièrement les jeunes, à l’impact de ces trois maladies. Le Fonds mondial a distribué 500 millions de moustiquaires comme outil de prévention du paludisme. Pour la ministre du Développement international, Marie-Claude Bibeau, récemment en visite à Dakar, « si des progrès ont été accomplis dans la lutte contre ces trois maladies, beaucoup reste encore à faire ».

Après la conférence de Montréal, le chef de l’Etat se rendra à New-York, aux Etats-Unis d’Amérique, le 18 septembre 2016, pour prendre part à la 71ème session de l’Assemblée générale des Nations -Unies.

A cette occasion, annonce le service de presse de la présidence, le chef de l’Etat va délivrer un message en sa qualité de président du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad). Macky Sall interviendra également à la tribune du Conseil de Sécurité dans le cadre du débat sur la Syrie. Le Sénégal, il y a moins d’un an, a été élu, à l’unanimité, au poste de non-permanent au Conseil de Sécurité de l’Onu. L’ambassadeur, représentant-permanent à l’Onu, Fodé Seck, était récemment au Soudan du Sud et en Ethiopie. Selon la présidence, un important programme d’entretiens bilatéraux est inscrit dans l’agenda du chef de l’Etat dont le retour à Dakar est prévu le 22 septembre 2016.

El H. A. THIAM

Les leaders de l’opposition, à travers le Front pour la défense du Sénégal (Fds/Mankoo Wattu Sénégal), ont annoncé, hier, la mise en place d’un code de conduite. Celui-ci interdit aux membres de ce cadre « d’établir avec le régime en place, tout contact politique jugé contraire aux objectifs de la plateforme par la conférence des leaders ».

Le Front pour la défense du Sénégal (Fds/Mankoo Wattu Sénégal) se dote d’un code de conduite. L’annonce a été faite hier par les leaders de ce cadre de l’opposition composé de partis politiques, de groupes de partis politiques, de mouvements citoyens, de syndicats et de personnalités indépendantes.

Selon Malick Gackou, leader du Grand parti et les autres ténors de l’opposition, ce code de conduite a « pour objet de préciser les règles de fonctionnement nécessaires à la réalisation des objectifs  de la plateforme ». Parmi les principales règles, figure le rejet de tout contact avec le régime. « Il est formellement interdit à tout membre du Fds/ Mankoo wattu Sénégal d’établir avec le régime en place, tout contact politique jugé contraire aux objectifs de la plateforme par la conférence des leaders. Celle-ci se réservant, le cas échéant, le droit d’apprécier et d’en tirer toutes les conséquences », souligne le code de conduite.

Le code dote ce cadre de l’opposition d’organes dont  la conférence des leaders  des partis membres, le groupe de contact désigné par la conférence des leaders, le coordonnateur tournant choisi au sein de la conférence des leaders, les commissions. Dans l’article 4 de ce code de conduite, il est dit que l’adhésion des membres à la plateforme Fds/ Mankoo Wattu Sénégal se fait par lettre adressée à la conférence des leaders qui statue et par la signature de la plateforme ainsi que du code de conduite. Il indique aussi que les réunions de la plateforme se tiennent chaque fois que de besoin et de façon tournante dans les sièges des membres ou dans tout autre lieu jugé adéquat par le groupe de contact sur proposition du coordonnateur.

Selon le document, les  membres s’engagent à aider à la vulgarisation des convergences concourant au succès des actions du  Fds/Mankoo wattu Sénégal. Ils s’engagent « à observer les règles  édictées dans le code de conduite et  les valeurs d’une collaboration franche et sincère qui sous-tendent la plateforme et à respecter les décisions prises au sein des différentes instances du  Fds/ Mankoo wattu Sénégal sous réserve de leur conformité aux objectifs de la plateforme ». 

Le code indique que le poste de coordonnateur de la  conférence des leaders est tournant pour une durée d’un mois non renouvelable. Le principe de porte-parole du jour est retenu au terme des délibérations dans tous les organes du Fds. Selon le texte, « mandat est donné au groupe de contact de définir stratégiquement les modalités de financement des activités de la plateforme ».

Babacar DIONE

Le chef de l’Etat, le président Macky Sall quitte Dakar aujourd’hui pour Montréal, au Canada, où il participera, demain, à la 5ème Conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le Vih-Sida, la Tuberculose et le Paludisme. Après le Canada, le chef de l’Etat sera à partir du 18 septembre 2016, à New York où il prendra part à la 71ème session annuelle de l’Assemblée générale des Nations unies.

Le président Macky Sall a réuni le Conseil des ministres, hier mercredi 14 septembre 2016, à 10 heures, au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le chef de l’Etat magnifie, à nouveau, la célébration, dans la communion et à l’unisson, de la fête de l’Aïd el Kébir, par toute la Oumah Islamique.

Appréciant le développement de l’assainissement urbain et les efforts importants consentis par l’Etat à travers l’exécution satisfaisante du Programme décennal de lutte contre les inondations, le président de la République invite le gouvernement, en relation avec les collectivités territoriales, à intensifier le déploiement dynamique de la stratégie nationale d’assainissement urbain, l’élaboration des Plans directeurs d’assainissement (Pda) des villes et des communes, ainsi que la prise en charge effective de leurs phases prioritaires validées.

Dans ce cadre, le chef de l’Etat indique au gouvernement la nécessité de veiller à la bonne exécution du Plan directeur d’assainissement de la Région de Dakar, au développement des plans spéciaux d’assainissement pour les villes de Pikine, de Guédiawaye et les pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose, et d’engager les moyens adéquats, en vue de la modernisation et de l’extension des capacités de la station d’épuration de Cambérène.

Par ailleurs, revenant sur la situation de la Brèche de la Langue de Barbarie à Saint- Louis, le président de la République demande au gouvernement d’accélérer l’exécution du projet de réhabilitation durable de l’écosystème de ce patrimoine naturel et d’examiner, en rapport avec toutes les structures publiques concernées et les partenaires au développement, les opérations indispensables à la préservation du littoral.

Abordant la sécurisation stratégique des installations électriques, le chef de l’Etat demande au gouvernement de procéder à l’audit technique de toutes les installations électriques du domaine public, ou relevant des personnes physiques ou morales privées, et de veiller au respect scrupuleux des emprises et périmètres de sécurité définis par la Senelec. Dans ce cadre, il invite le Premier ministre à présider, dans les meilleurs délais, une réunion interministérielle autour de la sécurisation des installations électriques. Poursuivant sa communication autour de la préparation de la 22ème Conférence des Nations Unies sur les Changements climatiques (COP 22), qui se tiendra à Marrakech, au Maroc, le chef de l’Etat indique au gouvernement l’impératif de prendre toutes les dispositions requises, pour assurer la participation exemplaire du Sénégal à ce grand rendez-vous mondial sur le développement durable. Dans cette perspective, le président de la République invite le gouvernement, à mobiliser tous les acteurs nationaux et internationaux impliqués, en vue de faire l’évaluation interne des engagements de la COP 21, et d’élaborer une stratégie nationale concertée en perspective de la COP 22.

Réaffirmant par ailleurs, l’importance primordiale qu’il accorde à la territorialisation des politiques publiques, à la mise en cohérence territoriale des réalisations effectuées et projetées avec les Plans de développement des collectivités territoriales et les nouveaux programmes d’infrastructures de l’Etat, le président de la République demande à tous les gouverneurs d’organiser, à la date du 30 octobre 2016, une Conférence territoriale d’évaluation de l’état d’exécution des programmes d’investissement de l’Etat dans chaque région.

Dans la même perspective et à la suite de ces Conférences territoriales, le chef de l’Etat, invite le Premier ministre à tenir au plus tard à la fin du mois de novembre 2016, la première Revue trimestrielle de l’ensemble des engagements publics et programmes prioritaires validés de façon participative dans chaque région, à l’issue des Conseils des ministres délocalisés.

Concluant sur ce point, le président de la République informe les membres du Conseil qu’il présidera à la fin de l’année 2016, le premier Conseil national des Exécutifs en vue d’évaluer annuellement, le Programme territorial de l’Etat Le chef de l’Etat a clos sa communication sur son agenda diplomatique, en informant le Conseil de sa participation, le 16 septembre 2016, à Montréal, à la 5ème Conférence de Reconstitution des Ressources du Fonds mondial de lutte contre le Vih-Sida, la Tuberculose et le Paludisme, et à partir du 18 septembre 2016, à New York, à la 71ème session de l’Assemblée générale des Nations unies.

Le Premier ministre a axé sa communication sur l’état d’exécution des engagements de l’Etat à l’issue du processus national des Conseil des ministres délocalisés, avant de rendre compte du suivi et de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture économique nationale et internationale.
Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a présenté aux membres du Conseil la nouvelle physionomie de la carte rizicole du Sénégal et arendu compte du déroulement de la campagne agricole 2016-2017.

Le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de Vie et le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement ont, ,tour à tour fait le bilan à mi-parcours de la gestion de l’hivernage 2016, de la réponse aux inondations dans le cadre du plan décennal de lutte contre les inondations 2012-2022, des actions spécifiques mises en œuvre en vue de réduire la vulnérabilité des populations et les perspectives dans le cadre de la mise en œuvre des plans directeurs d’assainissement.

Le ministre de l’Elevage et des Productions animales a fait le point de l’opération Tabaski 2016, qui s’est globalement bien déroulée sur l’ensemble du territoire national, compte tenu du bon niveau d’approvisionnement des marchés en moutons.

Le ministre auprès du président de la République en charge du Suivi du Plan Sénégal émergent a rendu compte de l’état d’avancement des différents projets et réformes.

Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Docteur Diamé BOB, Médecin Lieutenant-colonel, Administrateur hospitalier, précédemment en service à la Direction des Etablissements de Santé, est nommé Directeur des Etablissements de santé au ministère de la santé et de l’Action sociale, poste vacant ;

Docteur Martial Coly BOP, spécialiste en Management des Organisations de santé, précédemment Directeur du Centre hospitalier régional de Kolda, est nommé Directeur du Centre hospitalier régional de Ziguinchor, en remplacement du Docteur Abibou CISSE, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Cheikh Mbaye SECK, titulaire d’un Master professionnel en Sciences de Gestion, précédemment Directeur de l’Etablissement public de santé de niveau 1 de Sédhiou, est nommé Directeur du Centre hospitalier régional de Kolda, en remplacement du Docteur Martial Coly BOP, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Doudou DIOUF, titulaire d’un DES en Gestion des services de santé, précédemment Chef du Service administratif et financier de l’Etablissement public de santé de niveau 1 de Touba, est nommé Directeur de l’Etablissement public de santé de niveau 1 de Sédhiou, en remplacement de Monsieur Cheikh Mbaye SECK, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Paul DIONNE, Administrateur civil, est nommé Secrétaire général au ministère des Sports, en remplacement de Monsieur Ibrahima DIOUCK, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

Monsieur Omar Bounkhatab SYLLA, Magistrat, est nommé Directeur général de la Société le Petit Train de Banlieue (PTB), en remplacement de Monsieur Joseph Gabriel SAMBOU, appelé à d’autres fonctions.

A l’occasion de la journée  internationale de la démocratie, le Secrétaire général des Nations unies (Onu) Ban ki-Moon a  renouvelé l’engagement de sa structure en faveur de la démocratie et de la dignité dans le monde.

Dans le communiqué parvenu à notre rédaction, le secrétaire général de l’Onu indique que dans le  programme de développement durable (Pdd) adopté il y a un an jour pour jour,   l’entité ambitionne de ne laisser personne à la traîne. « Il faut tendre la main à ceux que l’on voit et entend rarement, qui n’ont aucune voix au chapitre et aucun groupe qui s’exprime en leur nom », indique Ban ki-Moon.

Selon lui, les gens veulent qu’on respecte pleinement leurs droits et souhaitent jouer un rôle plus important dans les décisions qui les touchent. Il ajoute que « plusieurs principes démocratiques transparaissent dans l’ensemble du Programme de développement durable ». « Une gouvernance démocratique efficace accroît la qualité de vie pour tous ; et le développement humain est plus à même d’enraciner lorsque les gens ont réellement leur mot à dire dans leur propre gouvernance et la possibilité de partager les fruits du progrès », déclare-t-il. Pour mettre en œuvre les objectifs du programme de développement durable, l’Onu milite pour une société civile active forte qui tienne compte des personnes laissés. « Nous devons défendre la liberté de la société civile d’agir et d’accomplir cette tâche essentielle », souligne Ban Ki-Moon.

Mamadou DIAGNE (Stagiaire)

Pour l’admiration qu’il a toujours portée à Me Mbaye-Jacques Diop, le chef de l’Etat, le président Macky Sall, a présenté ses condoléances, hier, à la famille du défunt. Il en a profité pour appeler la famille politique de Me Mbaye-Jacques Diop à perpétuer son œuvre.

Le chef de l’Etat, Macky Sall, était, hier, à Rufisque pour présenter ses condoléances à la famille de Me Mbaye Jacques Diop, l’ancien maire honoraire de la ville décédé dimanche dernier à l’âge de 80 ans. Le chef de l’Etat était accompagné par une forte délégation composée de plusieurs hautes personnalités ainsi que de Ousmane Tanor Dieng, le secrétaire général du Parti socialiste. Devant les membres du défunt, le président Macky Sall a loué les qualités de Me Mbaye-Jacques Diop et fait part de l’admiration qu’il avait pour lui.

« J’ai  toujours eu une  admiration  pour  Mbaye-Jacques Diop, c’est ce qui explique  ma  présence  ici aujourd’hui, après la levée  du corps  hier. Quand  on perd un modèle, un ami tout ce qu’on peut  faire  après, c’est prier pour lui, et  apporter  les témoignages qui s’imposent  en de pareilles  circonstances ». Le chef de l’Etat a poursuivi : « nous  avons  espoir  pour lui, car tout le monde  lui  connaissait  sa générosité, sa bonté, son courage politique, c’était un combattant.  Tout ce qu’il a eu, il l’a obtenu après d’âpres luttes. C’était  aussi quelqu’un de très clément, très modeste, je  l’ai connu avant  que je ne sois président  de la  République et il m’avait ouvert ses portes. On a parlé  de beaucoup en termes  de politique, de relations humaines ».
Macky Sall a profité de l’occasion pour inviter la famille du défunt et surtout sa famille politique à poursuivre son combat. «  Nous  avons perdu un  grand  homme  politique, mais  nous devons  savoir  que  c’est  notre destin à tous, nous prions  le Seigneur pour qu’il lui accorde  son paradis  céleste. Nous  prions  la famille, les militants, les compagnons  de suivre  l’exemple  de leur  leader afin que  son héritage politique  se perpétue.  Car Rufisque, on le sait, est une ville éminemment politique, et le disparu s’est toujours battu pour cette cité, je sais  que  les fils  de Rufisque poursuivront ce combat et nous serons à leurs côtés pour  développer la ville  et le département », a ajouté le président de la République.

tS’adressant aux membres du parti de Mbaye Jacques, le Ppc et à la coalition « Défar Sa  Rew » que dirigeait Me Mbaye-Jacques Diop, le chef de l’Etat les a exhortés à resserrer leurs rangs afin  d’œuvrer au développement  de Rufisque et pour lui faciliter la  réalisation de ses ambitions pour la ville  et pour le  département.  Un  appel qui s’adresse également à toute la classe politique rufisquoise. « J’exhorte les hommes politiques rufisquois à faire preuve de plus d’unité afin de construire  quelque chose de consistant et là, le soutien du chef de l’Etat sera plus facile encore. Dieu a fait  que  nous nous avons une coalition solide avec « Bennoo Bokk Yaakaar, donc je prie les responsables à persévérer dans  cette dynamique », a conclu le chef de l’Etat.

Maguette NDONG

Oumar Gueye, Ministre de la Pêche  : « Un témoin de l’histoire politique »

Ce n’est pas seulement Rufisque qui a perdu un grand homme, mais tout le Sénégal. Me Mbaye Jacques Diop était un symbole d’engagement et de détermination. Il a beaucoup œuvré pour le développement de Rufisque. Il a toujours su incarner les valeurs de la démocratie. Je retiens toujours une phrase de lui :   « L’élu prime sur le nommé ». Il a été témoin de l’histoire politique du Sénégal. Nous nous rappelons les porteurs de pancartes, tout cela nous le devons tous à la clairvoyance et à la détermination de Me Mbaye Jacques Diop.

M. NDONG

Un accord sur la gestion des fonds destinés à l’organisation du Forum sur la paix et la sécurité a été signé, hier, dans le bureau mythique de Clémenceau, entre le ministre des Affaires étrangères, Mankeur Ndiaye, et celui de la Défense de la France, Jean-Yves Le Drian.

Cet accord sur la gestion contient un certain nombre d’innovations dont la mise en place d’un groupe de travail composé des représentants des deux parties pour superviser la bonne utilisation des fonds destinés à l’organisation du Forum de Dakar, les 5 et 6 décembre prochain, en présence d’une quinzaine de chefs d’Etat. 

S’adressant à son collègue français, Mankeur Ndiaye a rappelé que « cette rencontre s’inscrit dans la continuité du processus préparatoire en vue de mobiliser toutes les énergies positives nécessaires à la réussite de l’événement qui se tiendra cette année ».

Selon lui, en Afrique, la typologie classique des menaces à la paix et la sécurité est connue. « Il s’agit généralement de la lutte pour le contrôle du pouvoir politique ou des ressources naturelles ; des conflits frontaliers et identitaires ou encore du séparatisme exacerbé par les différences religieuses et ethniques ». A son avis, l’analyse des causes de ces conflits dits « de première génération » fait ressortir, habituellement, des défaillances dans les systèmes de gouvernance politique. Il a ajouté qu’à ces causes, aujourd’hui moins prégnantes en raison des évolutions positives notées sur le plan démocratique, se sont greffées d’autres sources d’instabilité et de crises. Il cite notamment le terrorisme, la piraterie maritime et la criminalité transnationale organisée, y compris les trafics d’êtres humains, de drogue et de cigarettes qui se développent de plus en plus dans notre espace africain.

Pour lui, c’est fort de ce constat que les chefs d’Etat africains réunis à Paris en décembre 2013, avec leur homologue, François Hollande, lors du Sommet dit de l’Elysée, avaient décidé d’organiser, au Sénégal un Forum sur la paix et la sécurité en Afrique qui réunirait, en plus des autorités politiques et militaires, des experts sur les questions de paix et de sécurité, des partenaires internationaux concernés par les enjeux sécuritaires du continent ainsi que des représentants du secteur privé et de la société civile.

« Avec l’appui constant et déterminant de la France,  le Forum de cette année permettra d’approfondir le dialogue stratégique entre les parties prenantes africaines et les partenaires internationaux, d’animer des réflexions pour une vision partagée des menaces sur le continent, et d’étudier les réponses les plus appropriées pour faire face aux défis du moment », a encore dit le chef de la diplomatie sénégalaise. A ses yeux, cette réunion offrira également l’opportunité d’examiner les moyens d’accompagner les progrès réalisés grâce aux initiatives africaines ou internationales  dans le domaine de la sécurité et de la paix. 

Il a révélé que les réflexions porteront sur des pistes de solutions efficaces qui prennent en compte les défis liés à la gouvernance, à l’environnement et au développement économique et social.

Innovations
Le Forum s’inscrira aussi dans l’innovation avec le choix d’un thème dédié, sur lequel vont se focaliser les réflexions. Il s’agit de « l’Afrique face à ses défis sécuritaires : regards croisés pour des solutions efficientes ». Cette année, a souligné le ministre, l’accent sera mis sur les thématiques liées à la gouvernance, à la conflictualité avec un focus sur l’extrémisme religieux et le terrorisme, aux réponses des armées africaines face aux défis sécuritaires ainsi que la coopération par l’échange d’informations, le partage d’expériences et le renforcement des capacités. L’innovation, a-t-il martelé, porte sur une séquence qui sera consacrée au rôle des entreprises et du secteur privé dans la promotion de la paix et de la sécurité.

Le Forum de Dakar, selon lui, de cette année, sera donc l’occasion, plus que les précédentes, de mettre en rapport les entreprises avec les décideurs politiques qui souhaitent avoir des partenaires de confiance qui comprennent les enjeux africains, notamment les enjeux économiques et de sécurité.

Pour sa part, M. Le Drian a dit que la France est ravie de soutenir l’initiative sénégalaise à la fois un espace de dialogue interafricain et international pour comprendre les risques et anticiper les menaces, et élaborer ensemble les meilleures réponses. Selon lui, le Forum permet des échanges francs et sans tabous. Il s’agira d’une occasion exceptionnelle pour les entrepreneurs d’échanger avec les dirigeants africains et internationaux impliqués dans les questions de paix et de sécurité. Il a conclu que la France est doublement intéressée par les enjeux sécuritaires en Afrique.

El. Hadji Abdoulaye THIAM

Avec le décès de Me Mbaye-Jacques Diop, c’est un gros chapitre de l’histoire politique du Sénégal qui se referme. Homme politique fortement attaché à son terroir, il a mené une vie de combats, défendant fermement ses convictions et appréciant, avec un art jamais démenti, les situations politiques pour en tirer le meilleur.

C’est une image qui s’est imprimée dans mon cerveau. Une image révélatrice de la personnalité de l’ancien président du Conseil de la République. De sa générosité. De son franc-parler. Dimanche 1er octobre 2006. Le salon de Mbaye-Jacques, à Rufisque, dans le quartier de Mérina en face de la route nationale n°1, brûle de passion. Plusieurs amis de l’ancien maire de Rufisque discutent joyeusement de la politique, de ses bonheurs, de ses grands hommes et de ses voies de traverse. Ils ont répondu à l’appel de leur leader qui s’apprête à présenter ses condoléances à une famille rufisquoise. Comme toujours, dans les cercles de laudateurs, la discussion finit par s’orienter vers les largesses de Me Me Mbaye-Jacques Diop qui « a offert des maisons, des voitures et d’importantes sommes d’argent à ses amis ». « C’est un grand seigneur qui aime prendre soin de ses amis », se réjouit l’un des hommes présents. Un griot à la mine des gens heureux qui ne trouve pas assez de mots pour remercier son généreux bienfaiteur. Et pour cause ! Ce dernier lui a offert une rutilante berline allemande. Une Mercedes.
Les hommes de pouvoir, au sourire mécanique, professionnel et passe-partout, aiment les éloges. Mais devant ce flot de louanges, l’ancien édile de la ville de Mame Coumba Lamba ne cherche pas outre mesure à galantiser avec ses amis. Sur un ton sec, il assène sa vérité avec une déconcertante franchise : « On ne peut pas passer son temps à donner autant d’argent dans un pays comme le Sénégal. Je ne fais plus de la politique, mais je continue à donner de l’argent comme ce n’est pas possible. Le Premier ministre Macky Sall a raison de dire que Mbaye-Jacques gâte ses gens ».

Mais l’homme à la Mercedes ne se démonte pas et embraye avec une de ces sentences dont les griots ont le secret : « Dieu répand toujours ses bienfaits sur celui qui aide ses semblables… ». La réplique du maître des lieux est cinglante : « Beaucoup de gens se sont retrouvés en prison du fait des flatteurs parce qu’ils se sont laissés griser par les remerciements publics ».

Ainsi fut Mbaye-Jacques Diop. Généreux. Urbain. Attaché à ses amis. N’hésitant jamais à « dire bêtement la vérité bête, ennuyeusement la vérité ennuyeuse, tristement la vérité triste », pour parler comme Péguy. Comme lors de cette fameuse réunion de la Commission de vente des cartes et des conflits présidée par Jean Collin en 1990. Rufisque, divisée en tendances à couteaux-tirés, fait partie de l’ordre du jour. Venu en retard, Mbaye-Jacques s’installe au fond de la salle pour ne pas gêner. Au moment de se prononcer sur le cas de la vieille ville, Jean Collin prend la parole :

- « On va donner la parole au Secrétaire général de la coordination. Où est-il ? Il n’est pas là ?
- Si, je suis là, lui répond une voix au fond de la salle.
- Ah ! Vous êtes au fond de la salle, comme le font les mauvais élèves.
- Je n’ai jamais été un mauvais élève, aujourd’hui encore moins. Nous sommes dans un parti que j’ai contribué à bâtir pendant que beaucoup de gens qui sont dans cette salle, y compris vous, n’étaient pas encore là. Quand vous aurez fini vos sanctions, je rentrerai à Rufisque où je suis né, où j’ai enterré les miens et je continuerai auprès de mes amis le travail qu’ils m’ont confié ; ce qui ne saurait être votre cas.

Personne n’a jamais osé s’attaquer publiquement de la sorte à Collin. Vérité et courage ! A la sortie de la réunion, un militant de Vélingara, sous le charme, s’avance vers lui tout sourire : « Camarade, j’ai une fille et je vais te la donner en mariage parce que tu es un homme. Jean Collin finira par donner raison à Mbaye-Jacques et à ses partisans.

L’ancien président du Conseil de la République est une icône de la politique sénégalaise. Une belle élégie chantée dans nos langues enseigne que « la mort peut avoir raison de la chair et du sang, mais ne saurait venir à bout de l’œuvre d’une personne ». Plus d’un demi siècle de présence dans le landerneau politique de notre pays a fait de lui, jusqu’à sa mort, « l’acteur politique le plus ancien toujours en activité ». Une expérience, un passé que l’homme a toujours exhibé comme un trophée dans ses écrits, dans ses discours et dans ses actes de tous les jours, courant le risque de se faire qualifier de « passéiste » par certains observateurs politiques. Un engagement militant qui l’a vu côtoyer les trois premiers présidents de la République du Sénégal, avec ses instants de bonheur, ses moments de déception et son lot de souffrances et de déchirures. Jusqu’à son dernier souffle, il s’est toujours posé en sujet en mouvement, refusant de tirer le bilan d’une action politique qui aura traversé de bout en bout l’histoire politique du Sénégal. D’abord avec Senghor qui a été la clef de contact qui a permis le démarage de sa carrière. Senghor qu’il a d’abord découvert intellectuellement grâce à la lecture de l’« Anthologie de la poésie nègre et malgache », avant de lui serrer la main lors d’une rencontre chez son premier mentor Maurice Guèye. Une longue chevauchée politique qui démarre avec le Mouvement des jeunes du Bds (Mjbds) à l’orée de l’indépendance du Sénégal pour se poursuivre jusqu’à son accession à la tête du Conseil de la République pour les Affaires économiques et sociales (Craes).

Paradoxe socialiste
Dans son ancienne famille socialiste, l’ex-édile de Rufisque a passé quarante-six longues années à se frayer son chemin, sans trouver sa vraie place. Il a été le principal théoricien de la mutation qui a favorisé l’émergence d’un Premier secrétaire au sein du Ps, entérinée lors du 13ème congrès du 30 mars 1996, le fameux « congrès sans débat ». La première conséquence de cette mutation, sera le renouvellement de l’organe dirigeant du Ps, le Bureau po

litique, avec le départ, notamment, de Djibo Leity Kâ, farouche contempteur de la Refondation, André Sonko, Lamine Diack, Cheikh Hamidou Kâne Mathiara, Abdoul Aziz Ndaw, Abdoulaye Diaw Chimère, Adja Arame Diène et… Mbaye-Jacques Diop. Ils sont remplacés par une nouvelle génération d’hommes politiques qui a la particularité d’avoir commencé la politique sous l’ère Diouf. A la veille de son départ du parti créé par Senghor entre les deux tours de la présidentielle de 2000, Mbaye-Jacques Diop passait pourtant pour l’un des membres les mieux servis de la baronnie socialiste : maire de Rufisque depuis 1984, député depuis 1993, etc. Il n’a jamais bénéficié, paradoxalement, du moindre poste nominatif. « Je n’ai jamais été nommé à quoi que ce soit au sein du Ps ou dans l’appareil d’Etat. J’ai toujours été élu », aimait-il à répéter. Une anomalie corrigée par Wade avec la création du Craes.

Le choix et le moment de sa démission du Ps ont, cependant, alimenté la controverse. Mbaye-Jacques Diop a-t-il inauguré l’ère de la transhumance en quittant le navire socialiste en pleine tempête ? Est-il parti du Ps par goût du lucre ou est-ce un coup de semonce d’un déçu de l’ordre tanoro-dioufiste ? Le professeur Assane Seck, préfacier de mon livre sur Mbaye-Jacques Diop, a tenu à « vider le cas de la bile » qu’il n’arrivait pas à résorber. Il écrit qu’ « il faut, en effet, qu’il sache que son départ du Ps, s’il n’a pas été la principale cause de la défaite du parti, y a grandement contribué, par une brutale désorientation de militants, sans précédent dans l’histoire du Parti socialiste sénégalais. Plus que la perte de milliers de militants et d’électeurs de Rufisque, ce qui a profondément ému l’opinion nationale dans ce départ brutal se situait, non comme semble le faire croire le frère Mbaye-Jacques, dans la forme, mais dans la signification profonde ».

Un « intelligent politique »
De fait, le défunt maire honoraire de Rufisque était un « intelligent politique ». Il savait apprécier les situations successives, jauger la détermination des adversaires et mesurer les ressources qu’ils sont susceptibles d’utiliser, comprendre la nécessité de « savoir terminer » un conflit lorsque la probabilité d’échec augmente. Cette finesse dans l’analyse des situations l’a très tôt poussé à se doter d’une base affective dans son fief de naissance.
 
Me Mbaye-Jacques Diop a été un amoureux de ses militants et s’est employé, autant que possible, à améliorer leur quotidien. Il savait qu’en adhérant à un parti, en se réclamant d’un homme politique, l’individu peut espérer obtenir des avantages personnels : la protection, la garantie d’une promotion plus rapide… En signant un long bail avec la mairie de Rufisque, nombre d’employés municipaux se recrutent chez ses militants. Certains s’arrangent pour y envoyer un de leurs enfants et d’autres encore se font retourner l’ascenseur sous la forme d’une bourse d’études à l’étranger à l’un de leurs rejetons. Beaucoup de cadres rufisquois ont pu ainsi se former dans les universités européennes grâce à une bourse de la mairie de Rufisque. C’est peut-être là une raison essentielle des rapports de fidélité rarement démentis entre Mbaye-Jacques Diop et ses militants. Quand certains de ses partisans ont pris de l’âge, leurs enfants ont repris le flambeau à ses côtés. Le style de l’homme était pour beaucoup dans cette relation. Il aimait pousser les gens à se surpasser, les aider à se réaliser.
 
Elégance d’esprit, élégance de corps
A l’entame du dernier quart d’une vie bien remplie, Mbaye-Jacques a été tourmenté par l’horloge biologique. « Je n’ai pas peur de la vieillesse, j’ai peur de vieillir. Je veux avoir une longue vie, mais je prie le Bon Dieu de ne pas faire de moi un vieillard grabataire qui sera un problème pour ses enfants », nous confiait-il au moment de boucler l’ouvrage que nous lui avons consacré. Elégant de corps, amoureux des costumes griffés et pointilleux sur sa mise au point de chasser les cheveux blancs de sa tête, Mbaye-Jacques était aussi un élégant d’esprit. Sa formation et son amour de la lecture l’ont prédisposé à une culture encyclopédique.
 
Sa bibliothèque bien fournie avec plus d’un millier de livres couvrant, presque, tous les domaines du savoir, en atteste. C’est aussi un puriste de la langue de Molière qui ne souffre pas de buter sur l’orthographe et le sens d’un mot inconnu. Un admirateur de Hugo et des grands poètes français. Il avait, en coin de tête, le stoïcisme triomphant d’Alfred de Vigny dans « La mort du Loup » :
« (…) Gémir, pleurer, prier est également lâche
Fais énergiquement
ta longue et lourde tâche
Dans la voie où le sort a voulu t’appeler,
Puis, après, comme moi, souffre et meurs sans parler ».
 
Tout Mbaye-Jacques est dans ce souffle. Une âme simple et sensible, très attaché à ses proches. Un fana de Beethoven et de la musique classique, adepte de Cheikh Ahmadou Bamba tout en se définissant comme « un musulman de gauche », toujours en débat avec lui-même sur la question religieuse. Un homme de synthèse qui s’est abreuvé à plusieurs sources. Voilà, peut-être, pourquoi il avait la vie chevillée au corps.

Sidy DIOP, biographe de Mbaye-Jacques DIOP

Le Professeur Yoro Fall, ancien candidat à l’élection présidentielle au Sénégal est décédé, à Paris, hier mardi. Mais le disparu est plus connu dans le monde universitaire. Il a laissé à la postérité des travaux de référence. Il est considéré comme l’un des meilleurs historiens de sa génération en Afrique.

Le monde universitaire est en deuil. Le Professeur Yoro Fall est décédé, hier à Paris. C’est une grande perte pour le Sénégal et pour l’Afrique. Cet universitaire fait partie des meilleurs historiens que compte le continent. Ce n’est pas un fait du hasard qu’il a été désigné comme le Rapporteur général du Projet « Histoire générale du Sénégal des origines à nos jours (Hgs). Professeur émérite, il a formé des centaines d’archéologues, d’historiens et chercheurs. Il est aussi membre du Comité pour la valorisation des archives de Thiaroye 1944 (Covart 44), créé par le chef de l’Etat, par arrêté N° 13075 du 24 août 2016.

Le Pr Penda Mbow, pour sa part, considère le Pr Yoro Fall comme « l’un des meilleurs historiens africains ». Ses travaux, reconnaît le Pr Penda Mbow, sont d’une grande qualité. « Le Pr Yoro Fall est l’un des plus brillants historiens africains et de sa génération. C’était un universitaire exceptionnel. C’est l’un des meilleurs sur l’histoire médiévale de l’Afrique », a témoigné le Pr Penda Mbow.

Le disparu a laissé à la postérité des ouvrages de référence. L’historienne Penda Mbow cite, entre autres, sa thèse publiée aux Editions Karthala. « Yoro Fall avait une parfaite connaissance des sources. Sa thèse est un travail de référence. C’est malheureux que le Sénégal n’ait pas tiré profit des personnalités comme Yoro Fall. Il était un historien de renommée mondiale », a soutenu l’universitaire.

Le Pr Yoro Fall était aussi l’un des membres fondateurs de la Raddho. Il a lancé le journal « Opinions ». C’était un intellectuel qui tenait à faire passer ses idées susceptibles de donner un nouveau cours au développement de l’Afrique. « Le Pr Yoro Fall était discret. Lorsqu’il s’était présenté à l’élection présidentielle, c’était pour lui, une manière de faire passer ses idées, une manière pour lui de secouer le cocotier », a fait savoir Penda Mbow. Le disparu a été également un ancien fonctionnaire de l’Unesco. La présidence de la République a assuré son évacuation sanitaire.

A. DIAW et I.SANE

L’Onu a rendu hommage, hier, à Dag Hammarskjöld, son ancien Secrétaire général mort dans un accident d’avion en Afrique lors d’une mission de la paix en 1961, à l’occasion d’une cérémonie marquant le 55e anniversaire de sa mort.

Secrétaire général de l’Onu de 1953 à 1961, Dag Hammarskjöld, est décédé dans la nuit du 17 au 18 septembre 1961 à bord d’un avion qui s’est écrasé sur ce qui est aujourd’hui considéré comme le territoire zambien. Selon le centre d’actualité de l’Onu, l’actuel Secrétaire général de l’organisation s’est dit honoré de se joindre à l’assistance pour se ‘’souvenir’’ de sa vie, 55 ans après sa mort. ‘’Ensemble, nous saluons son sacrifice et célébrons ses réalisations extraordinaires’’, a déclaré M. Ban dans un discours. 

‘’Toutes ces décennies après la mort de Dag Hammarskjöld, nous demeurons tout aussi inspirés par ses actions et ses paroles de sagesse’’, a-t-il ajouté. Il a de nouveau demandé à l’Assemblée générale des Nations Unies de ‘’nommer une ou des personnes éminentes pour examiner les nouvelles informations qui peuvent exister en ce qui concerne les circonstances entourant la mort de l’ancien Secrétaire général et celle de 15 autres personnes à bord de l’avion’’. En juillet 2015, M. Ban a dévoilé le rapport final du Groupe indépendant d’experts chargé d’étudier les nouvelles informations relatives à ce décès tragique.  

APS


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.