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Affaires et Finances (3122)

Le gouvernement de la Corée et la Bad ont signé une lettre d’intention en vue du lancement du Fonds d’investissement en énergie Corée-Afrique (Fie) devant fournir un appui significatif au New Deal pour l’énergie en Afrique. La Corée consent à mettre à la disposition de ce fonds un montant de près de 335 milliards de FCfa pendant une période de 5 ans, sous forme de financements concessionnels et non concessionnels. C’était lors des 53ème assemblées annuelles de la Bad qui se tiennent à Busan en Corée du Sud, depuis le 21 mai.

La Banque africaine de développement (Bad) et la Corée renforcent leur coopération. Hier, à Busan, les deux parties ont signé une lettre d’intention en vue du lancement du Fonds d’investissement en énergie Corée-Afrique (Fie). Ce qui devait permettre de fournir un appui significatif au New deal pour l’énergie en Afrique dont l’objectif est d’assurer l’accès universel à l’énergie sur le continent. La signature du document a eu lieu hier au cours de la réunion de la Coopération économique Corée-Afrique (Koafec), en marge des à Busan. Selon la Bad, c’est lors de la Conférence ministérielle du Koafec de 2016 qu’il a été reconnu qu’un meilleur accès à l’énergie est un facteur stratégique dans la modernisation et la transformation des économies africaines. Le Fonds contribuera aux efforts déployés par l’Afrique pour parvenir à l’accès universel à l’énergie et pour transformer ses systèmes énergétiques.

Dans cette Facilité, la Banque prendra la direction de l’élaboration de projets de développement en étroite consultation avec les pays membres régionaux. La Corée se tient prête à mettre à disposition un montant de 600 millions de dollars Eu, soit près de 335 milliards de FCfa, pendant une période de 5 ans, sous forme de financements concessionnels et non concessionnels pour diverses opérations énergétiques, notamment la fourniture d’électricité aux foyers, aux écoles, aux hôpitaux, à l’agriculture et aux industries. Par ailleurs, le fonds appuiera l’intégralité des activités y relatives – préparation, construction et opérations – grâce à un mix financement-assistance technique.

La Corée a également signé un protocole d’entente avec Power Africa au cours de la même rencontre, soulignant ainsi son intention d’appuyer le secteur de l’énergie africaine, notamment les infrastructures pour les lignes de transport d’électricité.

La Bad est un partenaire fondateur de l’initiative Power Africa, dirigée par les États-Unis, et elle a l’intention de travailler en étroite collaboration avec la Corée et cette initiative.

Akinwumi Adesina, le président de la Bad a remercié le gouvernement coréen pour son soutien de longue date à son institution et au continent africain, et il a salué l’appui de la Corée au par le biais du Fonds qui, a-t-il déclaré, représentera « une contribution importante à l’accès universel à l’énergie en Afrique ».

Dong Yeon Kim, le vice-Premier ministre et ministre de la Stratégie et des Finances de la Corée, a souligné que « l’Afrique est en train de faire face au manque d’électricité, raison pour laquelle son pays appuie fermement le High 5 «Éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie » de la Bad, notamment par l’intermédiaire du Fonds d’investissement en énergie Corée-Afrique ».

La Banque et le gouvernement de la Corée travailleront sur les modalités détaillées de sa mise en œuvre au cours des prochaines semaines, afin de soutenir efficacement les projets avant la fin de l’année en cours.

De notre envoyé spécial à Busan (Corée du Sud) : Aliou KANDE

AGRICULTURE, ENERGIE, INFRASTRUCTURES, TIC : 5 MILLIARDS DE DOLLARS POUR L’AFRIQUE POUR 2019 ET 2020
Pour les années 2019 et 2020, la Corée du Sud s’est engagée à mobiliser 5 milliards de dollars américains, soit 2.790 milliards de FCfa, en faveur de projets en Afrique notamment dans l’énergie, les infrastructures, l’agriculture, le partage de connaissance. L’annonce a été faite hier, par Kim Dong-Yeon, Vice-Premier ministre, ministre de la Stratégie et des Finances. Il s’exprimait lors d’une conférence de presse, en présence du président de la Bad, Akinwumi Adesina, à la suite de la réunion interministérielle de la Koafec.

Il a précisé qu’au moins un cinquième de ce montant, soit un milliard de dollars, sera destiné au financement des infrastructures de transmission électrique. La Corée du Sud entend apporter ce soutien aux pays africains dans le Power Africa, une initiative des Etats-Unis. « Là où nous pouvons apporter notre expertise au profit de l’Afrique, nous le ferons. Nous voulons au-delà du partenariat, la coprospérité », a-t-il dit non sans ajouter que la coopération avec la Bad sera renforcée.

A. KANDE

GESTION DES RESSOURCES PUBLIQUES : L’ÉMIR DE KANO INVITE LES DIRIGEANTS AFRICAINS À PLUS DE TRANSPARENCE
Sanussi II LamidoPlus de transparence dans la gestion des deniers publics en Afrique, c’est ce que recommande l’émir de Kano, Sanussi II Lamido. L’ancien gouverneur de la Banque centrale du Nigeria intervenait lors d’un panel à l’occasion des assemblées annuelles de la Bad à Busan en Corée du Sud.

L’émir de Kano, Sanussi II Lamido, ancien gouverneur de la Banque centrale du Nigeria, a exhorté, hier, à Busan, en Corée, les États africains à faire plus de transparence dans la gestion de leur économie, estimant que la corruption est un véritable frein au développement du continent. Il intervenait lors d’un panel de haut niveau co-animé avec plusieurs ministres africains, en présence du président de la Bad. « Les perceptions comptent beaucoup. Il est donc urgent d’améliorer la transparence dans nos États, car celle-ci est clairement liée à la bonne gouvernance », a-t-il affirmé. Selon la meilleure manière de lutter contre la corruption en Afrique, c’est de commencer par reconnaître qu’elle existe. « Nous devons accepter que nous avons un problème de transparence puis commencer à le résoudre. Nous devons nous attaquer à la corruption, bloquer les fuites de capitaux et créer des opportunités de créer de nouveaux emplois », a assuré l’ancien gouverneur de la Banque centrale du Nigeria. Il a également plaidé pour que les États africains s’abstiennent des mesures qui affaiblissent la gestion transparente des affaires publiques et encouragent la contrebande transfrontalière et la perte de revenus. Au cours de ce panel, plusieurs autres orateurs ont abondé dans le sens de l’émir de Kano, en évoquant les expériences vécues dans leurs pays et en soulignant les retombées positives de la transparence dans la gestion des affaires publiques. « L’Algérie est, aujourd’hui, une économie stable à croissance rapide, autrefois en proie au terrorisme », a affirmé le ministre algérien des Finances, Abderrahmane Raouya également gouverneur de la Bad.

Pour sa part, le ministre érythréen des Finances, Berhane Habtemariam, également gouverneur de la Bad, a réitéré l’adhésion totale de son pays à la lutte contre la corruption et les efforts d’assainissement de l’économie engagée par son gouvernement, en dépit du contexte marqué par près de 20 ans de guerre. « L’Angola a négligé l’économie non pétrolière pendant de nombreuses années ; cela est en train de changer. La transparence a toujours été un problème, un défi majeur pour nous en Angola. Mais, le gouvernement s’efforce maintenant de changer la perception d’un Angola corrompu », a argumenté la Secrétaire d’État angolaise au Budget, Aia-Eza Nacilla Gomes Da Silva.

A. KANDE

SECTEUR DES TIC EN AFRIQUE : LES START-UP PEUVENT AIDER À RELEVER LES DÉFIS
L'entrepreneur marocain, Pdg et cofondateur d’Atlan Space® en 2016, Badr Idrissi, l’un des quatre jeunes à partager leurs expériences au public, a déclaré au cours de l’atelier sur thème : « Allier l’innovation à l’industrie : la jeunesse africaine relève les défis », que son entreprise est une start-up qui a pour mission de développer l'intelligence artificielle pour guider et coordonner les réseaux de drones afin de permettre aux gouvernements de surveiller des zones géographiques très vastes, de détecter les menaces et intrusions, et de neutraliser les risques. Il révèle comment les nouvelles technologies de l'information permettent aux entrepreneurs africains de lancer facilement des start-ups pour résoudre les défis auxquels le continent fait face. En particulier, il a démontré comment sa société franchit les limites de l'aéronautique sans pilote, de sorte que les réseaux de drones peuvent fonctionner de manière autonome et sans interaction humaine, permettant ainsi aux institutions africaines de lutter contre la pêche et l'exploitation minière illégales, la déforestation et le braconnage. Enfin, il a souligné les compétences (techniques et autres) que les jeunes africains doivent d'ores et déjà perfectionner pour matérialiser la quatrième révolution industrielle sur le continent.

A. KANDE

L'entrepreneur marocain, Pdg et cofondateur d’Atlan Space® en 2016, Badr Idrissi, l’un des quatre jeunes à partager leurs expériences au public, a déclaré au cours de l’atelier sur thème : « Allier l’innovation à l’industrie : la jeunesse africaine relève les défis », que son entreprise est une start-up qui a pour mission de développer l'intelligence artificielle pour guider et coordonner les réseaux de drones afin de permettre aux gouvernements de surveiller des zones géographiques très vastes, de détecter les menaces et intrusions, et de neutraliser les risques. Il révèle comment les nouvelles technologies de l'information permettent aux entrepreneurs africains de lancer facilement des start-ups pour résoudre les défis auxquels le continent fait face. En particulier, il a démontré comment sa société franchit les limites de l'aéronautique sans pilote, de sorte que les réseaux de drones peuvent fonctionner de manière autonome et sans interaction humaine, permettant ainsi aux institutions africaines de lutter contre la pêche et l'exploitation minière illégales, la déforestation et le braconnage. Enfin, il a souligné les compétences (techniques et autres) que les jeunes africains doivent d'ores et déjà perfectionner pour matérialiser la quatrième révolution industrielle sur le continent.

A. KANDE

Plus de transparence dans la gestion des deniers publics en Afrique, c’est ce que recommande l’émir de Kano, Sanussi II Lamido. L’ancien gouverneur de la Banque centrale du Nigeria intervenait lors d’un panel à l’occasion des assemblées annuelles de la Bad à Busan en Corée du Sud.

L’émir de Kano, Sanussi II Lamido, ancien gouverneur de la Banque centrale du Nigeria, a exhorté, hier, à Busan, en Corée, les États africains à faire plus de transparence dans la gestion de leur économie, estimant que la corruption est un véritable frein au développement du continent. Il intervenait lors d’un panel de haut niveau co-animé avec plusieurs ministres africains, en présence du président de la Bad. « Les perceptions comptent beaucoup. Il est donc urgent d’améliorer la transparence dans nos États, car celle-ci est clairement liée à la bonne gouvernance », a-t-il affirmé.

Selon la meilleure manière de lutter contre la corruption en Afrique, c’est de commencer par reconnaître qu’elle existe. « Nous devons accepter que nous avons un problème de transparence puis commencer à le résoudre. Nous devons nous attaquer à la corruption, bloquer les fuites de capitaux et créer des opportunités de créer de nouveaux emplois », a assuré l’ancien gouverneur de la Banque centrale du Nigeria. Il a également plaidé pour que les États africains s’abstiennent des mesures qui affaiblissent la gestion transparente des affaires publiques et encouragent la contrebande transfrontalière et la perte de revenus. Au cours de ce panel, plusieurs autres orateurs ont abondé dans le sens de l’émir de Kano, en évoquant les expériences vécues dans leurs pays et en soulignant les retombées positives de la transparence dans la gestion des affaires publiques. « L’Algérie est, aujourd’hui, une économie stable à croissance rapide, autrefois en proie au terrorisme », a affirmé le ministre algérien des Finances, Abderrahmane Raouya également gouverneur de la Bad.

Pour sa part, le ministre érythréen des Finances, Berhane Habtemariam, également gouverneur de la Bad, a réitéré l’adhésion totale de son pays à la lutte contre la corruption et les efforts d’assainissement de l’économie engagée par son gouvernement, en dépit du contexte marqué par près de 20 ans de guerre. « L’Angola a négligé l’économie non pétrolière pendant de nombreuses années ; cela est en train de changer. La transparence a toujours été un problème, un défi majeur pour nous en Angola. Mais, le gouvernement s’efforce maintenant de changer la perception d’un Angola corrompu », a argumenté la Secrétaire d’État angolaise au Budget, Aia-Eza Nacilla Gomes Da Silva.

A. KANDE

La cherté de l’aliment de bétail inquiète les éleveurs aux portefeuilles mal garnis. Il faut débourser au minimum 13.000 FCfa pour avoir un sac d’aliment de bétail.

A cause de la sécheresse, l'herbe se fait rare et le bétail peine à se nourrir. Le marché de Linguère est bien approvisionné en aliments de bétail et les éleveurs qui veulent en acheter vont devoir casser leur tirelire. Les prix ont connu une forte hausse. Ils passent du simple au double. Les difficultés d'approvisionnement et le coût élevé des aliments de bétail au marché hebdomadaire de Linguère qui se tient chaque vendredi, hantent le sommeil des éleveurs qui tentent l’impossible pour sauver leur bétail. Des centaines de sacs d’aliment de bétail sont parqués dans les magasins et attendent d’être convoyés par les éleveurs. Le seul hic, c’est le prix que les acheteurs trouvent exorbitants. « Nous ne tenons plus le coup », a laissé entendre un éleveur trouvé au marché, soulignant que le prix du sac d’aliment de bétail en provenance du Mali, communément appelé «Kita» a doublé. « Jadis, nous achetions le sac à 8.000 FCfa, alors que présentement le prix varie entre 14.000 et 16.000 de FCfa», confie -t-il. Il affirme que ces prix ont obligé certains éleveurs à vendre une partie de leurs troupeaux afin de se procurer de cet aliment qui est essentiel pour la survie du bétail. Dans le même sillage, un vendeur trouvé au marché hebdomadaire de Ranérou, juge exorbitant le prix du sac d’aliment de bétail. «L'aliment bétail constitue un casse-tête pour nous les éleveurs qui éprouvons des peines énormes pour trouver l’aliment du bétail », se défend Oumar Kâ. Il interpelle le ministre de l’Elevage et des Productions animales pour qu’il augmente le quota de la zone silvo-pastorale surtout en cette période de soudure.

Masse NDIAYE

L’atelier organisé hier par le Comité national de négociations commerciales internationales sur la Zone de libre-échange continentale africain (Zleca), a servi de cadre à ses membres de présenter la Zleca et ses opportunités au secteur privé national afin de vendre plus et mieux leurs produits dans tout l’espace africain sans aucune contrainte.

Cette rencontre est la première du genre après la signature de l’accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africain (Zleca) le 21 mars dernier par 44 chefs d’Etat et de gouvernement africain à Kigali (Rwanda). L’objectif visé par les membres du Comité national de négociations commerciales internationales sur la Zleca est d’outiller davantage les opérateurs privés économiques nationaux pour ne pas rater le train du commerce intra-africain et tirer le maximum de profits des opportunités offertes par la Zleca. Le ministre du Commerce, Alioune Sarr a relevé l’« enjeu extrêmement important qu’est la Zleca avec un certain nombre de secteurs du commerce de marchandises et de services qui sont libéralisés à 90% et 10% qui sont exclus de cette libéralisation». Selon lui, cet atelier est à saluer car cette initiative participe « aux échanges entre le gouvernement représenté par son ministère, celui de l’Economie et des Finances ainsi que le ministère de l’Industrie et les entreprises pour mieux vendre aussi bien au niveau local qu’au niveau continental ». Ainsi, pour être plus outillé sur la Zleca dans l’optique de mieux vendre ses produits et se protéger contre certains de ses effets jugés néfastes, il a invité les chefs d’entreprises sénégalais à répondre aux invitations de la directrice du commerce extérieur, par ailleurs, présidente du Comité de négociations internationales, Asongue Diatta. Cet appel est d’autant plus pertinent que, selon le ministre, « des échanges auront lieu dans les prochains jours sous la houlette du Comité national et vont porter sur la concurrence, les investissements, les droits de propriété intellectuelle, entre autres sujets qui seront abordés ». Le secteur privé présent pense qu’il est trop tôt de signer parce pas encore suffisamment structuré et suffisamment prêt pour aller à l’aventure. Autant de craintes que la session du comité national a tenu à dissiper en les rassurant qu’ils ne seront pas laissés à eux-mêmes en listant des secteurs qui seront exemptés de cette libéralisation annoncée donc protégés. Pour le ministre du Commerce, « dans un premier temps, c’est le commerce de marchandises et de services qui seront inscrits dans l’accord ». Considérant que le secteur des services, qui regroupe les services financiers, bancaires, télécommunications, transports aériens…, « est extrêmement important pour l’économie nationale », il est d’avis que « le Sénégal évidemment identifiera et analysera les secteurs qu’il considère comme des secteurs à ne pas libéraliser, mais aussi verra quels sont les accompagnements à apporter, les mises à niveaux à faire sur le tissu de production et de la formation pour faire du privé national un vrai acteur».

Mamadou Lamine DIEYE

Le ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement a démarré, hier, un programme national de formation des chauffeurs professionnels. Ce programme vise le renforcement de capacités de 1 à 2% des chauffeurs professionnels détenteurs d’un permis de conducteurs poids lourd. Pour l’étape de Dakar, 600 chauffeurs sont concernés.

Pour réduire les accidents de la circulation qui font en moyenne plus de 600 morts chaque année au Sénégal, le ministère des Transports terrestres et du Désenclavement, à travers la direction des transports routiers a lancé, hier, le programme national de formation des chauffeurs professionnels. Ce programme de formation complémentaire vise 1 à 2% des chauffeurs détenteurs d’un permis de conducteurs poids lourd établis sur toute l’étendue du territoire national. La première phase de cette formation complémentaire, démarrée lundi pour la zone de Dakar, concerne près des transports routiers a commis le consultants Ibrahima Ndiaye, ingénieur économiste des transports pour conduire et organiser la mise en œuvre de ce programme de formation. Selon ce dernier, l’objectif général visé est de contribuer à la modernisation et à la professionnalisation du secteur des transports, à l’amélioration de la sécurité routière et de la productivité de l’industrie du transport, à travers la formation des chauffeurs professionnels. Selon le consultant, les modules prioritaires sont, entre autres, le Code de la route ; la réglementation des transports avec le temps de repos, le temps de conduite, l’autorisation de transport, la réglementation sur les transports inter-Etats avec les accords et l’intégration sous régionale. La conduite économique, l’entretien préventif, le secourisme et quelques notions de sécurité routière seront aussi abordés avec les chauffeurs.

Pour cette formation, le consultant a élaboré une liste de 10 conseils pour les chauffeurs, notamment pour éviter de téléphoner au volant. «Bien sûr, dès qu’il sonne, on a qu’une envie : décrocher.

Sauf qu’au volant entre téléphoner ou conduire, il faut choisir», martèle M. Ndiaye. Pour éviter la tentation du téléphone au volant, M. Ndiaye conseille aux chauffeurs d’éteindre leur portable ou de le mettre en mode avion avant de prendre le volant ; de le mettre au coffre ou de demander au passager de répondre pour vous ; de faire une pause pour répondre à défaut. Le formateur rappelle aux chauffeurs aussi que téléphoner avec un kit est presque aussi dangereux que sans kit. «Ce n’est pas le fait de tenir le téléphone en main qui est dangereux, mais la distraction causée par la conversation qui nous emmène ailleurs que sur la route», rappelle-t-il. La formation permettra d’aborder, avec les chauffeurs, le respect des signalisations routières, des limitations de vitesse, le respect des capacités de chargement, du temps de conduite et de repos et de l’hygiène de vie.

Après la première phase de Dakar, prévue du 14 au 27 mai, la formation se poursuivra à l’intérieur du pays par zone géographique. Après Dakar, ce sera autour de Thiès de recevoir la formation, du 28 mai au 02 juin, Diourbel du 04 au 06 juin ; La zone centre avec Kaffrine, Fatick et Kaolack recevront les formateurs du 07 au 09 juin. Saint Louis, Louga et Matam vont accueillir les formateurs du 11 au 13 juin ; Tambacounda et Kédougou (18 au 20 juin) ; les 22 et 23 juin, ce sera autour de Ziguinchor et Sédhiou de recevoir les formateurs et Kolda sera la dernière étape du 25 au 27 juin.

Après la formation, les chauffeurs recevront une attestation montrant qu’ils ont bénéficié d’un renforcement de capacités dans leur domaine d’activité. La liste des chauffeurs professionnels devant subir cette formation a été dressée sur la base des informations fournies  par les regroupements des syndicats de chauffeurs et transporteurs. 

Oumar KANDE

La cérémonie officielle d’ouverture des 53ème Assemblées annuelles de la Bad s’est déroulée, hier, à Busan, en Corée du Sud. Une occasion, pour le président de cette institution, tout comme les Premiers ministres marocain et rwandais et le vice-Premier ministre coréen, de faire un véritable plaidoyer pour accélérer l’industrialisation du continent.

C’est à un véritable plaidoyer sur l’urgence d’accélérer l’industrialisation de l’Afrique que les participants aux 53ème assemblées annuelles de la Bad ont assisté hier. C’était lors de la cérémonie officielle d’ouverture de ces rencontres qui se déroulent à Busan en Corée du Sud du 21 au 25 mai. Le ton a été donné par le président de la Bad, Akinwumi Adesina, en présence des Premiers ministres du Maroc et du Rwanda, du vice-Premier ministre de la Corée, des ministres africains, des responsables de la Bad, de représentants d’institutions internationales et de nombreux autres participants. Ces dirigeants marocain, rwandais et coréen ont tous appelé à l’industrialisation du continent. « L’Afrique doit apprendre sur l’expérience de la Corée, de la Chine et du Japon. Parce qu’elle est en train de se désindustrialiser avec des pertes énormes », a déclaré M. Adesina. Il reste convaincu que c’est l’une des voies pour le développement du continent et pour le règlement du problème de l’emploi des jeunes. Selon lui, chaque année, ce sont près de 11 millions de jeunes africains qui arrivent sur le marché du travail dont seulement 3 millions parviennent à s’insérer. Le président de la Bad regrette le fait que l’Afrique se retrouve au bas de la chaine de valeur. Il évoque le cas du cacao produit principalement dans le continent, mais qui est transformé ailleurs tout comme l’or. «Chaque année, l’Afrique produit 75% du cacao mondial. Cependant, elle ne tire que 5% des 120 milliards de dollars de revenus générés par le marché du chocolat », a-t-il déploré. Pour l’or, poursuit-il, l’Afrique représente 50% des productions, mais ne bénéficie que de 4% des revenus sur un marché de 300 milliards de dollars par an. Pour inverser la tendance, il appelle à l’industrialisation.

Il a saisi cette occasion pour rappeler que la Bad a lancé, en 2016, sa stratégie pour l’industrialisation de l’Afrique couvrant la période 2016 – 2025. Sur cette lancée, il a annoncé que son institution va investir 35 milliards de dollars Us sur les dix prochaines années pour accompagner l’industrialisation de l’Afrique. En même temps, la Bad va aider le continent dans l’industrialisation de l’agriculture en soutenant les besoins des pays dans la mise en œuvre des zones de cultures de base pour faciliter la création d’agribusiness et d’industries connexes, le tout supporté par des infrastructures intégrées : routes, électricité, eau Tic. L’objectif étant de créer de nouvelles zones économiques en milieu rural. L’autre initiative, poursuit-il, est d’investir dans les nouveaux moyens d’industrialisation : parcs technologiques, programmes d’incubation, et d’accélération, connexion des Pme aux pôles d’industrialisation. En plus, la Bad appelle à se focaliser sur l’appui au secteur privé en restant équitable dans les investissements. Ce qui implique les Pme. L’autre moyen de favoriser l’industrialisation, c’est de continuer à soutenir le développement des marchés financiers, mais également encourager le partenariat nord-sud et sud-sud par le développement industriel.

Investissement de 35 milliards de dollars
Le Premier ministre rwandais a, à son tour, insisté sur la nécessité d’accélérer le processus d’industrialisation du continent. Edouard Ngirente affirme que le thème des assemblées annuelles est une occasion, pour les participants, de réfléchir sur l’industrialisation qui est un catalyseur pour le développement. « L’industrialisation permet de créer de l’emploi, des revenus et la prospérité. Mais la participation de l’Afrique dans la chaine de valeur mondiale est de 2% », a-t-il dit. Pour changer la tendance, il souligne qu’il faut une volonté politique, un secteur privé dynamique.

Un autre dirigeant africain, qui a plaidé pour l’accélération de l’industrialisation du continent africain, c’est Saadeddine El Othmani, le Premier ministre du Maroc. « Il faut croire en l’Afrique, avoir une volonté d’intégration pour aller à l’industrialisation. Le Maroc a cette orientation politique », a-t-il confié. Il a rappelé que son pays dispose, depuis trois ans, d’un plan d’accélération industrielle. Selon lui, pour accélérer l’industrialisation, il faut un financement adéquat, suffisant, mais également des infrastructures notamment dans les zones urbaines et les étendre dans le monde rural. Il pense qu’il faut également une main d’œuvre qualifiée, des cadres compétents.

Le vice-Premier ministre et ministre de la Stratégie et des Finances coréen, Dong Yeon Kim pense que le moment est venu pour accélérer l’industrialisation de l’Afrique. Il estime que même si certains pays ont réalisé des taux de croissance importants, le potentiel du continent n’a pas encore été réalisé. « L’industrialisation est nécessaire. Le moment est venu. C’est ce qu’a compris la Bad en faisant de ce secteur une priorité », a déclaré M. Kim.

De notre envoyé spécial à Busan (Corée du Sud) : Aliou KANDE

Pour réussir l’industrialisation de l’Afrique, les jeunes doivent être bien formés. C’est ce que pense Akinwumi Adesina, le président de la Bad. C’est pourquoi, il invite les pays africains à préparer leurs ressources humaines. « L’Afrique doit rapidement bâtir une main d’œuvre compétitive et spéciale pour son industrialisation. L’Afrique doit préparer les jeunes aux métiers du futur et non du passé. Elle ne doit pas être en reste », a-t-il martelé. L’Afrique, ajoute le président de la Bad, doit aller de l’avant en changeant les chaines de valeurs. Il recommande également de mettre en place un système de formation de qualité notamment la digitalisation, les mathématiques, les sciences, la biotechnologie, l’ingénierie, l’intelligence artificielle, la robotique. Des domaines à son avis, qui domineront la quatrième révolution industrielle. Elle ne doit donc pas être en reste », a-t-il dit. C’est dans ce cadre, souligne-t-il, que la Bad a augmenté ses appuis dans ces domaines en créant des centres d’excellence dans plusieurs universités au Nigéria, Kenya, Rwanda et en investissant dans des parcs technologiques en Ethiopie au Cap-Vert et au Sénégal. Dans la même lancée, il invite les pays africains à tirer profit de l’économie numérique et à investir dans les infrastructures pour ce secteur. Tout comme Akinwumi Adesina, Jim Yong Kim, le président de la Banque mondiale recommande, à son tour, d’investir dans le capital humain. « Il faut investir dans l’éducation et la santé. Les pays qui ont investi dans ces deux domaines ont eu les meilleurs résultats », explique-t-il. «Si l’on a un système de formation performant et adéquat, on peut accompagner cette industrialisation », souligne le chef du gouvernement marocain, Saadeddine El Othmani.

A. KANDE

Deux semaines après avoir réussi son processus de Validation, le Comité national Itie est revenu en détail, hier, à la faveur d’une conférence de presse, sur le processus d’évaluation qui a permis au Sénégal d’obtenir la mention « Progrès satisfaisants » dans la mise en œuvre de la Norme Itie.

Sur la fiche d’évaluation du Conseil d’administration de l’Itie mesurant le niveau de progrès de mise en œuvre des exigences de la Norme Itie, présentée à la presse hier, tous les clignotants sont au vert foncé pour le Sénégal sur l’ensemble des 33 critères entrant en ligne de compte dans cette notation. Pour certains critères, comme « l’engagement du gouvernement », « politique sur la divulgation des contrats », « dépenses sociales obligatoires », le Sénégal a même dépassé le seuil qui était fixé. On comprend donc pourquoi l’instance faîtière de l’Itie lui a attribué la mention « Progrès satisfaisants », faisant ainsi du Sénégal le premier en Afrique et le quatrième au monde à atteindre ce niveau de progrès constituant la note la plus élevée.

Ces performances ont valu au Groupe multipartite (Secrétariat permanent Itie, organisations de la société civile, entreprises extractives…) les félicitations du Conseil d’administration de l’Itie. « C’est une très bonne chose et une étape importante dans un voyage plus long vers la transparence et la redevabilité dans un secteur très important pour le Sénégal. En perspective de l’exploitation gazière et pétrolière, il est important d’avoir des systèmes qui permettent la transparence et la redevabilité pour s’assurer que les revenus sont utilisés à bon escient », a déclaré Dylan Gerald, directeur régional au Secrétariat international de l’Itie qui prenait part à la rencontre d’information avec la presse sur le processus d’évaluation des progrès accomplis en matière de transparence dans les industries extractives.

Le Conseil d’administration de l’Itie s’est félicité que la mise en œuvre de l’Itie ait impacté et influencé des réformes en améliorant la gestion des finances publiques. Cependant, par la voix de M. Gerald, il encourage le Sénégal à consolider les acquis pour s’assurer des mêmes résultats, lors de la prochaine Validation prévue dans trois ans. Selon lui, le Sénégal est un pionnier en Afrique et il doit le rester en menant à bien d’autres chantiers qui tiennent à cœur l’Itie comme la propriété réelle, la divulgation systématique et régulière des données Itie. « La divulgation des données ne doit plus se faire seulement à travers le Rapport Itie, elle doit être intégrée par défaut dans le fonctionnement de l’administration des entreprises. L’Itie doit continuer de jouer un rôle important notamment sur les questions de redistribution des revenus », a-t-il indiqué.

Consolider les acquis
Le souci de la consolidation des acquis est partagé par les organisations de la société civile lesquelles ont joué un rôle déterminant dans le processus qui a valu au Sénégal ces bons résultats. « Au moment où d’autres pays ont été exclus de l’Itie parce que la société civile n’a pas eu l’espace nécessaire pour s’exprimer, au Sénégal, celle-ci a été la clé de voûte de la mise en œuvre de la Norme. Elle a fait preuve de maturité, d’engagement, de dévouement durant tout le processus. Toutes les décisions prises par le Comité national, l’ont été de manière collégiale et consensuelle », a soutenu Abdou Aziz Diop qui parlait en leur nom. Etant donné que la transparence est une quête perpétuelle, il a invité le Comité national à maintenir la cadence pour que le Sénégal continue d’occuper le haut du pavé.

Du côté des sociétés extractives, on se satisfait aussi des performances du Sénégal qui, souligne Elhadji Diallo de la compagnie Fortesa, sont l’aboutissement d’un travail collégial. « Si nous avons accepté d’accompagner le processus de mise en œuvre de la Norme Itie, c’est parce que nous sommes persuadés qu’avec la transparence, tout le monde gagne mais c’est surtout les entreprises qui gagnent le plus », a-t-il dit. Pour Mamadou Mbaye, Conseiller technique du Premier ministre, l’Etat avait fait un pari et avait pris des risques en adhérant à l’Itie alors que rien ne l’y obligeait. Aujourd’hui, c’est un pari gagné qui témoigne, à l’en croire, la volonté des pouvoirs publics de promouvoir une gouvernance transparente des ressources minérales. « Ces bons résultats donnent une crédibilité internationale au Sénégal. Et puis dans le cadre du Doing Business, c’est un signal fort que notre pays offre un environnement des affaires attractif », a-t-il martelé.

Elhadji Ibrahima THIAM


DEUX RENCONTRES INTERNATIONALES À DAKAR EN OCTOBRE 2018 ET EN JANVIER 2019
Les performances du Sénégal en matière de mise en œuvre des exigences de la Norme Itie expliquent-elles la tenue à Dakar, en octobre prochain et janvier 2019, de deux rencontres internationales relatives à la gouvernance des ressources minérales ? Tout porte à le croire. En effet, la Conférence nationale africaine sur la propriété réelle se tiendra en fin octobre dans la capitale sénégalaise qui sera couplée avec le Conseil d’administration du Forum civil. Trois mois plus tard, en janvier 2019, l’Assemble mondiale de « Publish what do you pay » (Publiez ce que vous payez) se tiendra à Dakar, une première, en terre africaine.

Elh. I. THIAM

La Corée du sud a réaffirmé, hier, son engagement pour appuyer davantage les pays africains. Les plus hautes autorités du pays se sont prononcées, hier, lors de l’ouverture officielle des 53ème assemblées annuelles de la Bad. Le président de la République Moon Jae-In, dans une vidéo, s’est félicité de l’organisation de ces rencontres dans son pays. Dans son discours, il a salué le rôle que joue la Bad pour réduire la pauvreté en Afrique. Il a indiqué que la Corée est heureuse de partager son expérience industrielle. « Les assemblées annuelles pourront rapprocher davantage Coréens et Africains. J’espère que la Corée et l’Afrique pourraient réaliser rapidement la quatrième révolution industrielle », a souligné le président coréen. « La Corée reste engagée à partager sa riche expérience avec l’Afrique. Nous espérons arriver à une coopération plus dynamique», a ajouté Dong Yeon Kim, vice-Premier ministre et ministre de la Stratégie et des Finances. Il a rappelé que les relations entre son pays et l’Afrique datent de longtemps. D’ailleurs, informe M. Kim, en 1951, les troupes impériales d’Ethiopie et celles d’Afrique du Sud ont participé activement, à Busan, à la libération de la Corée. Il a ajouté que son pays pourrait contribuer à la réalisation d’infrastructures intelligentes en Afrique. Evoquant la quatrième révolution industrielle, le ministre de la stratégie et des Finances affirme que l’Afrique est bien positionnée pour profiter des technologies avec une population jeune qui pourrait en être le moteur.

A. KANDE


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