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Affaires et Finances (3203)

Mahammed Boun Abdallah Dionne a indiqué que le Sénégal a « une expérience très forte » en matière de promotion de l’économie sociale et solidaire. « Notre pays est, aujourd’hui, le numéro un dans l’espace de l’Uemoa en ce qui concerne le système financier décentralisé en termes de portefeuilles et d’atteinte de cibles », s’est félicité le Premier ministre du Sénégal. Mieux, a-t-il rappelé, « l’économie sociale et solidaire (Ess) est bien présente dans notre vécu historique. La culture de solidarité économique fait partie de nos traditions et se manifeste à travers des pratiques appelées tontines ». Les organisations coopératives et mutualistes ont, selon lui, constitué, dès l’indépendance, des organisations socioéconomiques pour le développement de l’agriculture, de l’artisanat et même aujourd’hui de l’habitat. A cela s’ajoutent de multiples activités génératrices de revenus mises en œuvre et formalisées par des structures de l’économie sociale de notre pays comme les associations, les coopératives, les mutuelles et les très petites entreprises, dit-il. Pour le Premier ministre, cette conférence de Dakar représente une opportunité pour l’affirmation du leadership du Sénégal en économie sociale et solidaire en Afrique de l’Ouest. A terme, a-t-il assuré, le gouvernement devrait disposer d’un maximum d’atouts pour traduire en acte la vision du chef de l’Etat déclinée dans l’axe 2 du Plan Sénégal émergent (Pse) à savoir « la modernisation graduelle de l’économie sociale, facteur d’inclusion et d’emplois ».  

Le processus d’élaboration de la lettre de politique de développement du secteur déjà lancé
L’économie sociale et solidaire, dans sa forme institutionnalisée et structurée, est nouvelle dans notre pays, a fait observer le Premier ministre. C’est pourquoi, explique M. Dionne, le président Macky Sall a décidé, en 2017, la création d’un ministère dédiée à l’économie sociale et solidaire. Selon lui, la feuille de route pour ce département ministériel s’articule autour de l’élaboration d’une lettre de politique de développement du secteur dont le processus est déjà lancé, mais aussi de l’adoption d’un nouveau cadre réglementaire tenant compte du contexte sous régional. Cette conférence constitue, à ses yeux, « une réelle opportunité pour le Sénégal car les conclusions du rapport final seront capitalisées pour servir d’intrants à la production de ces documents ».

S. Diam SY

La seconde journée de la visite de chantier des équipes du Fonds d’entretien routiers autonomes (Fera) et de l’Ageroute ont été consacrée à la zone Est, notamment dans la région de Tambacounda. Cette visite a permis de faire le point sur l’état d’avancement des travaux d’entretien sur certains tronçons en situation de dégradation. A ce titre, le directeur régional Est de l’Ageroute, Fodé Mané, a révélé que les travaux de réhabilitation de la route Tambacounda-Goudiri vont démarrer dans les prochains jours. « Le trafic sur cet axe est très dense; il est fréquemment sollicité. C’est pourquoi, il est en état de dégradation avancé. Aujourd’hui, nous sommes heureux de voir que l’ordre de service pour le démarrage des travaux de réhabilitation de cette route a été signé avant hier (mardi) », a déclaré M. Mané. Avant le début de la réhabilitation de cette route longue de 115 kilomètres, l’entreprise attributaire de ce marché a été demandée d’anticiper sur les installations de chantier et les études d’exécution.

S’agissant du financement, ce sont les fonds saoudien et koweitiens qui devront contribuer à la réalisation de ces travaux de réhabilitation.
Les travaux se dérouleront suivant deux étapes : la première section Tamba-Goudiri sera réhabilitée sur une période de 30 mois. Pour la deuxième section Goudiri-Bakel, le projet du marché a été soumis aux bailleurs en attendant son financement. « Le financement ainsi que les procédures de passation liés à ce marché ont été bouclés. L’Ageroute a pris toutes les dispositions pour rendre carrossable cet axe avant le début des travaux lourds de réhabilitation », a rassuré M. Mané. Le délai d’exécution pour la première section de 80 kilomètres (Tamba-Goudiri) est fixé à trente mois. Pour ce qui est de la seconde section (Goudiri-Bakel) longue de 105 kilomètres, le projet de marché a été soumis aux bailleurs.

Selon Fodé Mané, directeur régional de la zone Est de l’Ageroute, de 2015 à 2017, le Fera a injecté pas moins de 16,3 milliards de F Cfa dans la zone pour mettre à niveau le réseau routier de la région Est, notamment la région de Tambacounda. Cette enveloppe, explique-t-il, a permis de mettre à niveau certaines sections du réseau routier, précisément l’axe Koumpentoum-Tambacounda sur une longueur de 106 kilomètres et l’axe de la Rn6 entre Tambacounda et Gouloumbou sur 33 kilomètres et une partie de la Rn7. A cela s’ajoutent les ouvrages qui ont été réalisés en 2016. Il s’agit des deux dalots (Une sorte de canalisation rectangulaire, utilisé sous les traverses de route et les évacuations des débites d'eau important), situés à Kothiary (28 kilomètres de Tambacounda et celui de Maele Deby). Ces deux ouvrages ont été réalisés dans des procédures des travaux d’urgence. En effet, leur réalisation fait suite à des décrues qui avaient fini de couper les deux axes avant de les rendre impraticables. D’autres infrastructures du genre ont été aussi réalisées à Bakel. En plus, 59 kilomètres de routes dégradées ont été revêtus. « Les délais ont été respectés et la qualité du travail a été jugée satisfaisante », s’est réjoui Fodé Mané.

Abdou DIAW

 

Les assemblées générales ordinaires de la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) et du Dépositaire central / Banque de règlement (Dc/Br) de l’Uemoa se sont tenues hier  à Dakar. Selon un communiqué reçu à notre rédaction, à l’issue de ces assemblées générales ordinaires, les membres des conseils ont reconduit, à l’unanimité, dans ses fonctions, Pierre Atépa Goudiaby, en qualité de président des deux conseils pour un mandat de trois ans. Selon le document, il aura la charge de superviser l’exécution des plans stratégiques 2018-2020 des deux structures centrales du Marché financier régional. Pierre Goudiaby Atépa est né le 30 juin 1947 à Ziguinchor (Sénégal). Après l’obtention du Baccalauréat, il intègre la prestigieuse Rensselaer Polytechnic Institute de New York où il décroche son diplôme d’ingénieur « Building Sciences » et son diplôme d’architecte. Président du groupe Atépa, il a été conseiller spécial du président Abdoulaye Wade du Sénégal de 2000 à 2012. En quarante ans de carrière, renseigne le communiqué, il a pu s’imposer comme l’un des plus grands architectes contemporains, même s’il se définit comme « un architecte du développement ». Atépa est l’une des cent personnalités les plus influentes du continent africain et s’intéresse particulièrement à la jeunesse africaine. Pierre Atépa Goudiaby assure les fonctions de président des conseils d’administration de la Brvm et du Dc/Br depuis le 25 juin 2015.

Aliou KANDE

Une équipe du Fera et de l’Ageroute, composée d’ingénieurs et de techniciens, a entamé une visite de chantiers, depuis hier, respectivement dans les régions de Kaolack, Fatick, Tambacounda et Kolda. L’axe Kaolack-Fatick a été la première étape de ce long périple qui a permis aux agents des deux structures de constater l’état des lieux des travaux de réfection entamés depuis 2015.

Baye Diassé, chargé de projet à la direction régionale centre Kaolack de l’Ageroute, explique que le Fonds d’entretien routier autonome (Fera) a mis en place un budget de 21 milliards de FCfa destinés aux travaux de réfection et de revêtement de certains axes routiers du réseau national. Ces travaux entrent dans le programme pluriannuel d’entretien qui s’étend sur trois ans (2015, 2016 et 2017) couvrant les régions de Kaolack, Fatick et Kaffrine. Il est divisé en deux lots dont le premier est destiné à la région de Kaolack et le second à celle de Fatick.  « Dans ces travaux, l’Ageroute met l’accent sur le réseau structurant, c’est-à-dire sur les Routes nationales (Rn) », précise M. Diassé. Une visite guidée avec les agents de l’Ageroute et du Fera sur la Rn1 (entre Thiadiaye et Fatick) a permis de constater les travaux de revêtement qui ont été réalisés sur cette section. « Avant d’y effectuer des réfections, il y a eu des inspections visuelles qui nous ont permis de déterminer les différentes sections dégradées. C’est dans cette optique que nous avons initié des réparations », soutient Baye Diassé. D’après lui, sur les 14,6 km de distance de l’axe Kaolack/Fatick, les 10 ont été déjà réfectionnés. Concernant l’autre tronçon (Kaolack-Tamba), ce sont 20 km qui ont été réfectionnés sur une distance de 22 km. Il ajoute que d’autres travaux de réparations ont été effectués sur la Rn5 entre Sokone et Toubacouta portant sur 10 km. Sur la Rn11, entre Kaffrine et Mbacké, de la même manière, des réfections ont été faites. Il convient également de souligner la construction, en cours, de bretelles entre les localités de Karang et de Simbong, soit 3 km.

Abdou DIAW

 

Pour une agriculture durable, productive et de qualité, la chimie reste une science incontournable. C’est la conviction du Comité sénégalais pour la chimie (Csc) qui a axé, cette année, ses troisièmes journées annuelles sur l’agriculture.

Comment développer l’agriculture sans mettre en péril l’équilibre naturel de la planète ? Comment léguer une terre en bonne santé aux générations futures ? C’est autour de ces questions que le Comité sénégalais pour la chimie (Csc) a porté cette année sa réflexion à l’occasion de ses troisièmes Journées annuelles (Jacs 2018) sur la chimie au service de l’agriculture durable. Pour le président du comité d’organisation de ces journées, le Pr Matar Seck, la réponse à ces questions passe par la conception d’une nouvelle agriculture qui prend en compte les besoins alimentaires et les contraintes environnementales au seuil du 21e siècle. Pour lui, la chimie en tant que science et industrie est un « acteur essentiel de l’agronomie scientifique » parce qu’elle intervient dans divers secteurs de l’agriculture. Le Pr Seck est d’avis qu’une agriculture durable devra prendre en compte toutes ces préoccupations par des innovations technologiques.

C’est ce qui fait dire au président du Comité sénégalais pour la chimie, le Pr Serigne Amadou Ndiaye, qu’« il est extrêmement difficile de séparer chimie et agriculture » D’autant que l’agriculture est prioritaire dans toutes politiques de développement de notre pays comme le Plan Sénégal émergent (Pse) et surtout que 60 à 75 % mènent des activités qui gravitent autour de l’agriculture, dit-il. « Les attentes des producteurs, des consommateurs et des décideurs tendent à opposer agronomie et chimie de par l’utilisation croissante et non raisonnée des engrais et des pesticides entraînant la destruction de la biodiversité, la pollution des eaux ayant une conséquence sur la santé des populations », a-t-il relevé.

Le juste équilibre
Ce qui fait qu’aujourd’hui, de l’avis du président du Csc, la chimie est pointée du doigt à tort ou à raison », tout en relevant la lourde responsabilité à laquelle font face agronomes et chimistes « pour répondre aux enjeux du développement durable par la conception d’une agriculture qui prend en charge les besoins alimentaires d’une population sans cesse croissante et les contraintes environnementales ». « Une préoccupation au cœur de laquelle se trouve depuis longtemps la chimie, un acteur important de l’agronomie scientifique », a laissé entendre le président du Csc pour qui « le défi à relever face aux attentes fortes et nombreuses et parfois contradictoires est énorme mais pas insurmontable ». Il s’agira, à son avis, « de répondre à un certain nombre de question à savoir comment faire pour produire plus, polluer moins et préserver l’environnement ».

A ces questions, le chercheur estime qu’il faut repenser les pratiques agricoles, rationaliser l’utilisation des engrais et des pesticides, augmenter le rendement et optimiser les revenus des agriculteurs mais aussi renforcer la résistance aux maladies et aux ravageurs pour une nouvelle approche dans la lutte anti-acridienne.  La chimie, de l’avis du président du Csc, demeure une source de progrès considérable dans notre vie de tous les jours ». « Dans cette perspective de développement durable, il s’agit de trouver le juste équilibre d’une agriculture raisonnée par une utilisation respectueuse d’engrais chimie en appliquant le bon dosage », soutient le président du Csc.

Pour le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, Dr Dogo Seck, le thème de ces journées est en parfaite cohérence avec la vision et les objectifs du secteur de l’agriculture notamment du Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas) dont l’objectif c’est d’avoir « une agriculture productive, compétitive et durable dans un contexte de changement climatique ».  Pour cela, précise Dr Seck, « il faut sécuriser la base productive, l’environnement de la production et la qualité des produits ».

S. D. SY

 

Le changement climatique affecte beaucoup de secteurs et surtout la pêche. C’est dans ce contexte que s’inscrit l’élaboration du Plan national d’adaptation au changement climatique pour le secteur. Une stratégie qui requiert un financement de 199 milliards de FCfa sur une durée de 20 ans.

Au Sénégal, le secteur de la pêche est très exposé au changement climatique. Le risque  de migration des poissons est ainsi réel à cause de ce phénomène. Dans ce secteur, l’impact est plus que perceptible partout ailleurs. Face à cela, des alternatives s’imposent. C’est toute la pertinence du Plan national d’adaptation au changement climatique du ministère de la Pêche et de l’Economie maritime, à côté du comité national sur le changement climatique. D’ailleurs, le secteur de la pêche est le premier à en disposer. Pour le chef de la division Changement climatique au ministère de l’Environnement et du Développement durable, Madeleine Sarr, ce Plan a été élaboré grâce à un « processus inclusif ». Elle s’exprimait, hier, à l’ouverture de l’atelier de formation sur la finance climatique, organisé par les ministères de la Pêche et celui de l’Environnement, avec l’appui technique et financier de l’Agence américaine pour le développement international (Usaid). L’objectif de cet atelier de formation est de renforcer les capacités des acteurs concernés sur le financement de l’adaptation au changement climatique au Sénégal, notamment dans les secteurs de la pêche et de l’agriculture.

Pour le chef de division du changement climatique au ministère de l’Environnement, il s’agira de donner des outils et des directives nécessaires aux acteurs de la pêche « pour mieux vendre les projets et pour capter des financements auprès notamment des structures dédiées comme le Fonds vert climat (déjà opérationnel), le Fonds mondial pour l’environnement ainsi que d’autres mécanismes publics comme privés. « Beaucoup de financements sont déployés autour de la question climatique, il faudra réussir à les capter », a-t-elle expliqué.

La directrice de l’Usaid Comfish, Khady Sané Diouf a, de son côté, précisé que le Plan national d’adaptation au changement climatique requiert un financement global de 199 milliards de FCfa sur une durée de 20 ans. Alors que le Plan quinquennal est estimé à 92 milliards de FCfa, soutient-elle. Pour Mme Diouf, le secteur de la pêche génère beaucoup de ressources. La seule difficulté au Sénégal et en Afrique, selon elle, réside dans le fait que le changement climatique n’a pas été intégré dans les politiques de gestion des pêcheries. Du coup, a-t-elle fait remarquer, les financements ne prennent pas en compte ce secteur. Toutefois, Mme Sarr s’est félicitée de l’intégration, par le Sénégal, du changement climatique, mais également de son financement dans ses politiques de résilience. Mais, il faudra voir, a-t-elle ajouté, comment davantage intégrer, dans la réflexion stratégique, le financement. Le représentant du ministre de la Pêche, le conseiller technique n°1, Babacar Banda Diop, a indiqué que la variabilité climatique pour le secteur de la pêche et de l’aquaculture est bien définie dans un document de planification de l’adaptation dans les orientations de la pêche et de l’économie maritime à l’horizon 2035, tout en saluant l’appui de l’Usaid Comfish qui a offert cette opportunité.

Souleymane Diam SY

 

Après 57 ans d’attente, les populations du département de Médina Yoro Foulah voient enfin leur rêve se réaliser. Les travaux de bitumage de la boucle du Fouladou vont bientôt démarrer.

Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Abdoulaye Daouda Diallo, a procédé, hier, à Médina Yoro Foulah, au lancement des travaux de bitumage de la boucle du Fouladou qui relie Kolda à Dabo, en passant par Pata, Médina Yoro Foulah et Fafacourou, longue de 208 kilomètres. Le montant total du financement des travaux, qui sont réalisés dans la mise en œuvre du Programme prioritaire de désenclavement, est estimé à  52 milliards de FCfa pour une durée de 24 mois. Pour la première phase, le coût des travaux qui seront exécutés dans le Programme prioritaire de développement (Ppd), est estimé à plus de 23,506 milliards de FCfa, dont 13,5 milliards de la Banque ouest-africaine de développement (Boad). Le tronçon Médina Yoro Foulah – Pata, long de 33 kilomètres, dont les travaux vont démarrer incessamment, sera bitumé en priorité. Il sera suivi par l’axe Kolda-Pata (66 km) tandis que la route Médina Yoro Foulah-Dabo, via Fafacourou, sera réalisé en dernier lieu. « C’est avec un immense plaisir que je viens ici aujourd’hui, pour le lancement des travaux de la boucle du Fouladou qui va conforter la région de Kolda dans son rôle de carrefour commercial et économique à la confluence des grandes localités nationales de la sous-région. C’est aussi, avec une vive émotion que je préside cette cérémonie qui marque le démarrage des travaux de la boucle qui, je le rappelle, est le seul département qui n’a pas de route bitumée comme les populations le rappelaient assez souvent et à juste titre. Il serait donc heureux de vous offrir ce magnifique ouvrage, dans quelques mois», déclare Abdoulaye Daouda Diallo.

Des mesures d’accompagnement sont également prévues pour les populations des villages traversés par l’axe Kolda – Dabo, notamment la construction de postes de santé et de murs de clôture pour les écoles et les mosquées, la réalisation de forages pour l’approvisionnement en eau potable, l’aménagement de périmètres maraîchers et des mares pastorales pour le bétail et la construction de pistes connexes, entre autres. La réalisation de la boucle du Fouladou permettra à une cinquantaine de villages du département de Médina Yoro Foulah de sortir de l’enclavement. L’Etat prévoit également la construction d’autres infrastructures routières  dans les trois régions de la Casamance naturelle dont les boucles de Boudjé et du Kalounay, situées respectivement dans les départements de Sédhiou et de Bignona et le bitumage du tronçon Kolda - Salikégné qui relie le Sénégal à la Guinée-Bissau, entre autres.                                                          

Mamadou Aliou DIALLO

 

Depuis quelques années, le Sénégal a gelé les importations de la viande de volaille. Cependant, le gouvernement semble être dans les dispositions de rouvrir ses frontières. Le directeur de cabinet du ministre du Commerce, Augustin Faye, qui s’est exprimé sur cette question, hier, en marge d’un séminaire sous-régional sur la législation communautaire de la concurrence, a informé que «le ministère du Commerce est en train de se préparer à cette ouverture ». «Cette ouverture est inéluctable si nous voulons être en phase avec nos engagements commerciaux internationaux. Ce sera un travail d’équipe qui va consister à accompagner l’ensemble des acteurs », a annoncé le directeur de cabinet du ministre du Commerce.

Augustin Faye rappelle que le Sénégal avait opéré des restrictions sur l’importation de la viande de poulets depuis l’apparition de la maladie de la grippe aviaire avec comme résultat : « un secteur de la volaille qui devient de plus en plus compétitif ». Toutefois, il souligne qu’aussi bien les règles communautaires que celles de l’Organisation mondiale du commerce (Omc) imposent au Sénégal cette réouverture des frontières terrestres pour l’importation de la viande de volaille dans notre marché. « Le problème n’est pas de se focaliser sur un marché domestique, mais c’est de s’ouvrir à l’extérieur pour davantage accroître le pouvoir d’achat ou la compétitivité de nos entreprises. C’est tout l’effort que l’Etat, en collaboration des partenaires techniques comme l’Uemoa, peut fournir pour mettre à niveau ses producteurs afin qu’ils puissent affronter cette ouverture du marché.

A. Ng. NDIAYE



Pour doter les pays membres de l’Uemoa d’un marché sous régional fort, le directeur de cabinet du ministre du Commerce recommande la mise en place d’institutions de concurrence fortes et indépendantes. Augustin Faye présidait, à Dakar,  la cérémonie d’ouverture d’un séminaire régional sur la législation communautaire de la concurrence qui se déroule du 18 au 22 juin.

Le directeur de cabinet du ministre du Commerce préconise la mise en place, dans les Etats de l’Uemoa, d’institutions de concurrence suffisamment fortes et indépendantes afin de prendre en charge les tâches relatives à la régulation concurrentielle. Augustin Faye qui présidait, hier, à Dakar, un séminaire régional sur la législation communautaire de la concurrence à l’intention des magistrats des juridictions nationales et des responsables des autorités de concurrence estime que c’est à travers cette perspective que les pays de l’Uemoa pourraient disposer d’un environnement concurrentiel rationnalisé.

Cependant, la mise en place de ces institutions, dira-t-il, nécessite un renforcement des capacités des autorités de concurrence par l’amélioration conséquentes de leurs ressources financières et humaines et de leurs aptitudes techniques. En effet, pour mieux renforcer la compétitivité des activités économiques des Etats membres de l’Uemoa, M. Faye indique qu’il est nécessaire de mettre en œuvre certaines règles de bonnes pratiques pour « réguler les comportements des agents économiques ».

Par ailleurs, pour le représentant résident de la Commission de l’Uemoa à Dakar, Dossolo Diarra, il faut veiller sur la transparence des règles de concurrence et sur la totale clarté de leur application. A défaut, dit-il, «le risque est important de voir se développer des distorsions sur le marché liées au comportement des entreprises et des Etats membres ».

De tels risques,  ajoute M. Diarra, seraient préjudiciables à l’efficacité économique et à l’intérêt des consommateurs. «Ce séminaire vise à informer les participants sur les enjeux liés à l’application des lois et des principes de la concurrence dans une économie de marché et à doter les autorités de régulation de la concurrence et des magistrats appeler à examiner ces règles d’outils nécessaires à l’appréciation des contentieux soumis à leur examen », informe Dossolo Diarra.

Le directeur de cabinet du ministre du Commerce, Augustin Faye, rappelle que depuis l’entrée en vigueur des textes sur la concurrence, des efforts restent à faire pour promouvoir un environnement suffisamment concurrentiel.
Pour cela, il pense qu’il serait judicieux de procéder à une révision de la législation sur la concurrence afin de mieux définir la répartition des compétences entre la Commission de l’Uemoa et les commissions nationales de concurrence.
Cette révision  va permettre de déterminer, dans le même sillage, les règles de concurrence à l’intérieur des marchés de l’Union. «Il ne subsiste aucun doute sur l’importance du droit de la concurrence dans le développement de nos Etats. Il faut donc renforcer les acquis et accélérer les réformes relatives à la construction d’un marché régional dynamique porteur de croissance et de développement pour nos économies », recommande Augustin Faye.            

Aliou Ngamby NDIAYE

 

Compte tenu de la malnutrition qui selon l’Oms, est la cause directe et indirecte d’un tiers des décès des enfants de moins de 5 ans au Sénégal, le coordonnateur de la cellule de lutte contre la malnutrition pense que le projet laboratoire de l’innovation, de la transformation alimentaire et de la gestion post-récolte de l’Ita est une opportunité. «La transformation alimentaire constitue un des piliers essentiels de cette nouvelle politique de l’Etat du Sénégal de lutte contre la malnutrition. Qu’elle soit industrielle ou locale, ce pilier prend en compte l'ensemble des efforts visant à transformer les matières premières issues de l’agriculture, de l'élevage ou de la pêche en produits alimentaires destinés essentiellement à la consommation humaine. La transformation est le procédé qui garantit la qualité des aliments sous tous ses aspects», estime Abdoulaye Kâ. Pour ce dernier, la transformation des aliments a un impact réel et un intérêt certain pour la nutrition. Elle permet de diversifier le régime alimentaire des ménages, de conserver les aliments sur des périodes prolongées, de contribuer à améliorer la sécurité alimentaire des ménages par la constitution de réserve en prévision des périodes de soudure, d’améliorer la santé et la nutrition des ménages, de garantir l’autonomisation des femmes grâce aux revenus qu’elle procure etc.

Dans ce sens, le projet de l’Ita et de ses partenaires permet aussi un transfert de compétences auprès des Pme/Pmi pour la transformation alimentaire. C’est ainsi que le Gie Touba Darou Salam est premier bénéficiaire pour la fabrication de farines enrichies instantanées. Cette Pmi spécialisée dans la valorisation des céréales locales est dirigée par Astou Gaye Mbacké, épouse du défunt Khalife général des mouride Serigne Mouhammadou Bara Mbacké. Cette dernière a été aussi distinguée comme pionnière des femmes entrepreneures rurales par le président Macky Sall.

O.KANDE

 


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