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Affaires et Finances (2833)

La 30ème Conférence régionale pour l’Afrique (Cra) de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture a débuté, hier, à Khartoum (Soudan), afin de définir un nouveau chemin pour le développement de l’agriculture, la sécurité alimentaire et nutritionnelle sur le continent pour les deux prochaines années.

« Développement durable de l’agriculture et des systèmes alimentaires en Afrique : amélioration des moyens de production et création d’emplois décents et attrayants pour les jeunes ». C’est le thème de la 30 ème Conférence régionale pour l’Afrique de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture ouverte, hier, à Khartoum, la capitale du Soudan, indique un communiqué de l’organisme onusien. A travers cette thématique, il s’agira, durant cinq jours, de faire le point sur l’état de l’alimentation et de l’agriculture en Afrique et d’analyser les perspectives d’avenir et les problèmes émergents dans le secteur. Cette conférence abordera également le changement climatique et son impact sur le travail et les activités de la Fao et renforcera la résilience pour faire face à l’extrême vulnérabilité de l’agriculture africaine et des moyens de subsistance ruraux.

Les participants parmi lesquels de hauts fonctionnaires de la Fao, des ministres et autres délégués de haut niveau des États membres de l’organisme onusien, les partenaires, les représentants de la société civile et les médias « approfondiront les opportunités de création d’emploi des jeunes en agriculture et dans les secteurs ruraux en Afrique ainsi que l’intégration de la biodiversité dans l’agriculture, la pêche et la foresterie », souligne le document.

Cette conférence commencera par la réunion des hauts fonctionnaires du 19 au 21 février 2018 au cours de laquelle les questions de politique et de réglementation régionales et mondiales seront examinées. Celle-ci sera suivi d’une session plénière ministérielle les 22 et 23 février. La Conférence régionale pour l’Afrique se tient tous les deux ans, l’année où la Conférence de la Fao ne se réunit pas en session ordinaire. Elle est chargée de réaliser des consultations de haut niveau afin d’indiquer les problèmes spécifiques à la région et les domaines prioritaires dont il conviendrait de tenir compte dans l’élaboration du Programme de travail et budget pour l’exercice biennal suivant et en vue d’adapter les objectifs à plus long terme de l’Organisation aux besoins de la région. Elle organise aussi des consultations sur les moyens dont les pays de la région disposent pour résoudre leurs problèmes particuliers moyennant l’utilisation de leurs ressources propres et sur le volume et la nature de l’aide extérieure nécessaire à la mise en œuvre de leurs plans de développement alimentaire et agricole.

Elhadji Ibrahima THIAM

A la tête du service régional du commerce de Diourbel depuis 2015, Amadou Touba Niane a fait de la transparence son cheval de bataille. Travaillant en parfaite synergie avec ses équipes, il a hissé, en trois ans,  son service à la tête des services de recettes du département du commerce intérieur. Des agents de son service cités dans un contentieux avec les opérateurs huiliers de Touba,  Amadou Touba Niane se veut catégorique et nie toute implication. Il promet une riposte.

Comment se porte le service régional du commerce ?
Nous considérons le service régional du commerce comme performante mais aussi  jouissant d’une gestion transparente. Ce service qui était moribond n’avait pas 2 millions de recette, en 2014. J’ai pris service le 1er février 2015 avec des recettes de 47 millions la même année. En 2016, nous avons réalisé 58 millions de FCfa et en 2017, nous sommes à 107 millions de FCfa. Si nous avons pu atteindre ce résultat, c’est à force de travail et de transparence.

Nous sommes une équipe qui travaille en parfaite synergie et notre service caracole à la première place en ce qui concerne les recettes de la Direction du commerce intérieur du Sénégal et nous sommes arrivés à ce résultat avec peu de moyens.

Pouvez-vous revenir sur les accusations dont vos services font l’objet ?
Ce qui fait mal, c’est qu’ils ont pris le service qui fait tout dans la transparence pour semer le doute dans certains esprits. Je m’inscris en faux par rapport à cette sortie malheureuse, à travers laquelle, ils nous font un tort. Ces gens disent subir des tracasseries mais ce n’est pas dans la région de Diourbel. C’est une grave accusation qui nous porte préjudice. Le service régional du commerce de Diourbel jouit d’une réputation de transparence qui ne souffre d’aucune ambiguïté. Nos services n’ont jamais saisi d’huile Segal en 5 ans. Ils se devaient d’éclairer la lanterne des citoyens et préciser le lieu où ils subissent ces tracasseries, mais à les entendre, le commun des citoyens pense qu’ils subissent ces tracasseries dans leur fief ; ce qui n’est pas le cas. Notre service est connu pour sa transparence.

Comment est réglementée la vente de l’huile au Sénégal ?
 L’huile Segal et l’huile en général est régie au Sénégal par une norme qui est d’application obligatoire et à l’échelle nationale. Conformément à codex alimentarius, les différentes typologies d’huile sont régies par une norme, l’huile d’arachide, tournesol, l’huile de palme,  végétale. Toutes ces huiles sont normées au Sénégal, la norme concerne l’huile raffinée, enrichie à la vitamine A.

Par contre, pour ce qui est de l’huile brut ou « Segal », qui charrie une surcharge d’aflatoxines, reconnue comme étant genotoxique pouvant compromettre l’intégrité physique d’une personne parce que cancérigène, nous surveillons. Et, c’est la raison fondamentale pour laquelle nous ne donnons pas d’autorisation mais au regard du contexte  socioéconomique, nous tolérons dans la localité.

Quelle est la suite qui sera donnée à cette affaire ?
Je compte, dès demain, déposer une plainte devant le Procureur de la République en servant une citation directe aux auteurs de ces propos qui portent atteinte à l’honorabilité de nos services. Nous avons la conscience tranquille parce que nous n’avons rien à nous reprocher. Ces gens sont de mauvaise foi ; mais je peux affirmer que mes services ne sont mêlés ni de près, ni de loin à ces histoires de saisies encore moins de tracasserie financière et nous ne laisserons pas des individus de mauvaise foi entacher la réputation de notre service. C’est cela qui m’a poussé à réagir et à déposer une plainte pour élucider cette affaire. Ils vont nous dire quand, où et dans quelles circonstances et à qui ils ont remis de l’argent ?

Propos recueillis par Mamadou DIEYE

 

En mai 2018, la Gambie va organiser une conférence internationale, à Bruxelles, afin de mobiliser les ressources nécessaires pour la mise en œuvre du Plan national de développement (2018-2021). Dans la préparation de cette conférence, les autorités gambiennes entament, aujourd’hui, à Dakar, une mission de plaidoyer de trois jours pour sensibiliser les partenaires, indique un communiqué de la Banque africaine de développement (Bad) qui accompagne la Gambie dans l’organisation de cet évènement.

La mission de plaidoyer est conduite par Amadou Sanneh, le ministre des Finances et des Affaires économiques de la Gambie, précise la même source. Elle débute par un atelier et sera suivie de deux jours de discussions bilatérales entre les partenaires et le ministre Sanneh. «L’atelier fournira une plateforme au gouvernement de la Gambie pour présenter son Plan national de développement aux partenaires intéressés et échanger sur la meilleure façon de supporter la transition de la Gambie à un État pleinement démocratique et de reconstruire son économie au profit de tous ses citoyens », explique-t-on dans le document. L’objectif global du Plan national de développement est de « promouvoir la bonne gouvernance, la reddition de comptes, la cohésion sociale, la réconciliation nationale et une économie revitalisée et transformée pour le bien-être de tous les Gambiens ».

Selon le communiqué, le processus d’élaboration du Plan a été participatif, impliquant le gouvernement, la société civile, les organisations non gouvernementales, le secteur privé et les partenaires au développement.

Mamadou GUEYE

 

Pour 2018, le groupe Sonatel entend renforcer ses investissements et dynamiser ses actions autour de la donnée mobile, des services à valeur ajoutée, des services financiers mobiles et des services aux entreprises et aux Etats. Le nouveau Datacenter du Sénégal (le plus grand d’Afrique de l’Ouest), inauguré en juin 2017, devrait jouer un rôle moteur dans cette stratégie ainsi que le déploiement de l’accès client en fibre optique et l’extension de la 4G qui va se poursuivre au Sénégal, en Guinée-Bissau et au Mali. Selon le communiqué, le groupe poursuivra ses projets de transformation et d’adaptation de sa structure de coûts « afin de renforcer sa dynamique de croissance organique rentable et faire face aux évolutions importantes et structurantes de son environnement concurrentiel, règlementaire, fiscal, en mutation et qui s’est  beaucoup durci ».

S. D. SY

 

En 2017, le groupe Sonatel a consolidé ses performances avec un chiffre d’affaires qui s’établit à 972,9 milliards de FCfa. Cependant, le résultat net a baissé (-6,3 % ).   

Le chiffre d’affaires consolidé du groupe Sonal s’établit à 972,9 milliards de FCfa pour l’exercice 2017, soit une hausse de 7,5% malgré les impacts défavorables de la dépréciation du franc guinéen et du Léone, indique un communiqué de la Direction communication institutionnelle et des relations extérieures. La même source souligne que le groupe a su maintenir et consolider sa trajectoire de rentabilité et ses positions commerciales fortes dans tous les pays grâce aux investissements importants réalisés : 334 milliards de FCfa dans l’année dont 150 milliards FCfa pour l’acquisition de licences 4G et des renouvellements de concession au Sénégal et au Mali. Toutefois, le résultat net du groupe s’est établi à 202,2 milliards de FCfa contre 216 milliards de FCfa l’année dernière. Il est en baisse de  -6,3% que Sonatel explique par  les effets de change significatifs et la forte croissance des amortissements consécutive aux investissements importants réalisés au cours des 3 dernières années (près de 800 milliards de FCfa incluant les coûts des licences 4G, le renouvellement des différentes concessions et l’acquisition en Sierra Léone), pour consolider les fondamentaux du leadership du groupe dans un contexte de transformation numérique en accélération. Des investissements qui ont permis, en 2017, une accélération de la croissance du chiffre d’affaires et de l’Ebitda sur le périmètre historique (hors Orange Sierra Léone).

Cette croissance est également tirée par le développement de l’activité mobile, elle-même tirée par les usages de la donnée mobile, des services à valeur ajoutée et des services d’Orange Money. Sur le périmètre historique (hors Sierra Léone), la croissance s’est accélérée pour s’établir à plus de 5,3 % par rapport à 2016, soit une amélioration de plus 1,5 point (+4,8% en 2016). « Les filiales à l’étranger ont contribué à hauteur d’un peu plus de la moitié au chiffre d’affaires consolidé du groupe et l’intégration d’Orange Sierra Léone dans le périmètre de consolidation a renforcé la croissance du groupe, malgré un léger effet dilutif sur le taux de l’Ebitda (indicateur financier américain qui correspond approximativement à un Excédent brut d’exploitation (Ebe) français) », explique-t-on dans le texte. Ces résultats ont permis au groupe de garder son leadership sur tous ses marchés grâce au maintien de la dynamique de recrutement et à la reprise de la croissance du parc malgré l’intensification de la concurrence et le resserrement des conditions d’identification.

Concernant la création de richesse, le groupe reste un acteur majeur dans tous ses pays de présence, particulièrement au Sénégal avec une contribution de plus de 502  milliards de FCfa aux recettes budgétaires. Ainsi, les activités ont généré au profit des entreprises locales plus de 247 milliards de FCfa de chiffre d’affaires. S’agissant de l’emploi, les activités du groupe ont permis de générer plus de 3.500 emplois directs et plus  de 100.000 emplois indirects grâce à une distribution commerciale étendue, à la sous-traitance et aux différents partenariats.

Contribution à l’émergence numérique
Conscient de son rôle moteur dans l’écosystème numérique, Sonatel s’active aussi dans l’émergence d’incubateurs. Ainsi, après Ctic au Sénégal et Creataeam au Mali, l’incubateur Saboutech a été inauguré en Guinée où une centaine d’écoles a été connectée à la 3G dans le cadre du programme d’accès des lycées au monde digital. C’est aussi dans ce cadre que Sonatel Academy, la 1ère école de codage gratuite en Afrique de l’Ouest, a été créée au Sénégal. En partenariat avec la  Fondation Orange, les premières Maisons digitales ont été inaugurées au Sénégal et en Guinée. Par ailleurs, les fondations du groupe Sonatel poursuivent la mise en œuvre du programme « Projet village » qui contribue au désenclavement des localités reculées par la construction d’un centre de santé, d’une école et d’un point d’eau. Sur les perspectives, le groupe Sonatel va continuer la mise en œuvre de son  plan Stratégique « Horizons 2020 », accompagner les Etats pour une émergence numérique des territoires.

Souleymane Diam SY

L’Aéroport international Blaise Daigne de Diass (Aibd) a enregistré 4.533 mouvements d’avions et accueilli 354.970 passagers ainsi que deux nouvelles compagnies aériennes, depuis son ouverture le 7 décembre dernier, selon un communiqué du responsable Relations publiques de la société de gestion Limak-Aibd-Summa, en acronyme (Las). Il précise que ce lundi, l’Aibd accueille, à 12 heures, une nouvelle compagnie aérienne Air Peace, troisième compagnie aérienne nigerianne à desservir le Sénégal, après Arik et Med View. Avec ce niveau de trafic et de passagers, l’Aibd semble bien loin des premiers jours qui avaient suivi son inauguration et qui avaient été marqués par une grève de 24 heures des aiguilleurs du ciel. Une situation qui avait suscité doutes et interrogations sur le niveau de préparation pour son ouverture à la circulation aérienne. Construit sur 42 hectares, l’Aibd a une capacité de trois millions de passagers et un volume de fret de 50.000 tonnes par an.  

Sa construction avait été lancée en décembre 2007 par l’ancien président de la République, Abdoulaye Wade. Mais à cause d’un retard sur les délais impartis, les travaux avaient, par la suite, été confiés à la société turque Summa-Limak, fin 2016, après le départ de Saudi Bin Laden Group. La société saoudienne étant entrée en conflit avec l’État du Sénégal.
(APS)

 

Les présidents ivoirien Alassane Ouattara, ghanéen Nana Akufo-Addo, nigérien Mahamadou Issoufou et nigérian Muhammadu Buhari (membres de la Task force présidentielle) se réuniront le 21 février 2018, à Accra, au Ghana. Objectif : adopter une nouvelle feuille de route pour accélérer le processus de création de la monnaie unique de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

Accra, la capitale du Ghana, abritera, le 21 février prochain, une réunion des chefs d’État membres de la Task force présidentielle composée des présidents ivoirien (Alassane Dramane Ouattara) ; ghanéen (Nana Akufo-Addo); nigérien (Mahamadou Issoufou) et nigérian (Muhammadou Buhari). L’objectif de cette réunion de la Task force présidentielle, c’est d’adopter une nouvelle feuille de route pour accélérer le processus de création de la monnaie unique de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), indique un communiqué de l’institution sous-régionale. Cette réunion de la Task force présidentielle est précédée par une réunion technique préparatoire et une réunion du comité ministériel. Outre les  ministres en charge des politiques monétaires de la Côte-d’Ivoire, du Ghana, du Niger et du Nigeria, des gouverneurs des Banques centrales et des responsables des Commissions de la Cedeao, de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), de l’Agence monétaire de l’Afrique de l’Ouest (Amao) et de l’Institut monétaire de l’Afrique de l’Ouest (Imao) prendront part à la réunion préparatoire du Comité ministériel. Le document renseigne que du 17 au 19 janvier 2018, à Abuja, au Nigéria, une quarantaine d’experts régionaux ont travaillé sur la nomenclature de la nouvelle feuille de route. Le document issu de leurs travaux sera soumis aux chefs d’État lors de leur rencontre d’Accra. «Lors de la précédente réunion tenue le 24 octobre 2017, à Niamey, au Niger, la Task force présidentielle avait instruit le Comité ministériel d’organiser, dans un délai de 3 mois, une réunion au cours de laquelle une nouvelle feuille de route sera soumise aux chefs d’État et de gouvernement membres de la Task force présidentielle », informe-t-on. Selon le communiqué, les rencontres d’Accra examineront la mise en œuvre du Programme de la monnaie unique de la Cedeao. Chargée d’accélérer le processus de création de la monnaie unique, la Task force présidentielle vient en appui au programme de coopération monétaire lancé en 1987 pour parvenir à la création d’une zone monétaire unique pour l’espace Cedeao.

Son rôle est d’accompagner et d’éclairer les décideurs sur le processus d’intégration monétaire, de suivre l’état d’avancement des travaux pour la création de la monnaie unique et de contribuer à lever les contraintes. «S’inscrivant dans l’opérationnalisation de la vision des chefs d’État de la Cedeao, la création d’une monnaie unique  est projetée pour 2020. Actuellement, l’espace Cedeao est caractérisé par la coexistence de plusieurs monnaies formellement peu intégrées. D’un  côté, on a les huit pays de l’Uemoa (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo) qui ont le franc Cfa en commun et de l’autre la Gambie, le Ghana, la République de Guinée, le Liberia, le Nigéria, la Sierra Leone et le Cap Vert qui ont chacun sa monnaie », précise le communiqué.

Aliou KANDE

 

Mis au parfum de l’installation de Mocoh au Sénégal, le directeur général de l’Agence pour le développement local s’en est félicité. Malal Camara lance un appel pressant à l’endroit du directeur général, Michael Hacking, pour que ce dernier songe à installer ses unités de stockage à Tambacounda. «Tambacounda est la région constituant la porte d’entrée de l’espace ouest-africain car elle partage, au moins, quatre frontières. Mieux, dans la territorialisation des politiques publiques, elle va bénéficier d’infrastructures de dernière génération avec une plateforme ferroviaire, un port sec et un grand marché sous-régional. Il s’y ajoute que la contrée connaît, par endroits, des niveaux alarmants de pauvreté et, comme Mocoh constitue une opportunité d’emplois, nous applaudirons si son patron faisait le choix de Tambacounda », a plaidé le directeur général de l’Agence pour le développement local.

Joint par nos services, l’expert pétrolier Bachir Dramé note que l’arrivée de Mocoh est une bonne chose car, «il faut savoir que les dépôts de stockage sont tous à Dakar. Les multinationales sont très impliquées dans leur gestion. Les camions du Mali et de la sous-région sont obligés de venir à Dakar pour s’approvisionner. Ce qui pose de nombreux problèmes. Mettre en place des droits secondaires serait une excellente initiative. Cela permettra de résoudre l’épineuse question de la distribution à l’intérieur du pays. Les meilleurs emplacements seraient Kaolack, Tambacounda et Ziguinchor. Des études dans ce sens sont disponibles et elles ont été effectuées par nos soins », a-t-il confié.

P. D. SIDIBE

 

Depuis la libéralisation de l’importation et de la distribution des hydrocarbures, les unités de stockage peinent à se multiplier.  Mocoh Group Companies établi en Suisse souhaite s’installer au Sénégal.   

Les unités de stockage qui existent sont contrôlées par certaines multinationales. Selon  des experts bien au fait de la problématique, cela n’est pas sans conséquence sur la distribution qui voit certaines petites et moyennes entreprises mal servies. Mocoh Sénégal voudrait combler ce vide en important du pétrole de qualité et en quantité, en le stockant dans des installations qui seront créées à cet effet et à des endroits où le besoin se fait réellement sentir, et le réexporter vers la sous-région.

Dans le rapport de présentation du décret n° 2006-953 du 26 septembre 2006 portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Fonds de sécurisation des importations de produits pétroliers (Fsipp), il est noté que la loi n° 98-31 du 14 avril 1998  relative aux activités d’importation, de raffinage, de stockage, de transport et de distribution des hydrocarbures vise, entre autres objectifs, la libéralisation totale des activités du secteur des hydrocarbures et la stimulation de la concurrence en vue d’une réduction du coût des produits pétroliers. A en croire Michael Hacking, le directeur général de Mocoh Group Companies, Mocoh Sénégal voudrait faire quelque chose de différent par rapport à ce que le pays a connu jusqu’ici. «  Nous allons, en notre qualité d’experts capitalisant une quarantaine d’années d’expérience dans 80 pays du monde, acheter dans les raffineries européennes, des produits de qualité et en quantité suffisante pour lesquels nous payons toutes les assurances, faisons le shipping, histoire de servir les petites et moyennes entreprises avec les meilleurs prix et, le cas échéant, réexporter le produits vers des pays de la sous-région, au Mali et en Gambie dans un premier temps », a souligné M. Hacking qui dit avoir  jeté son dévolu sur le Sénégal par le truchement du professeur d’arts visuels officiant à Genève, le Tambacoundois Ousmane Dia.

Jusqu’ici, Mocoh intervenait, pour 80 %, en Afrique, mais essentiellement dans les pays anglophones car l’entreprise est l’une des plus grandes importatrices connues du pétrole au Nigéria et au Ghana. Ce qui paraît original dans le projet de Mocoh Sénégal, après avoir, selon son patron Michael Hacking, pris langue avec la Société africaine de aaffinage (Sar) qui joue un rôle central dans la sécurisation de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers, c’est de travailler en joint-venture avec des privés nationaux et de créer ses propres unités de stockage. « Nous voudrons aussi nous impliquer dans la prise en charge de certains problèmes sociaux et partager nos bénéfices et les risques avec des nationaux car notre philosophie n’est pas seulement d’importer des quantités considérables de produits pétroliers et de se faire de l’argent, nous voudrons aussi contribuer au décollage économique de ce pays en servant les communautés», a indiqué M. Hacking. «Nous espérons travailler avec la Sar pour les exportations, les importations et les achats pour le marché local après avoir bien sûr obtenu toutes nos licences », a-t-il ajouté.

Mocoh Sénégal compte également créer des emplois en élargissant son bureau de Dakar au fur et à mesure que les activités de l’entreprise se développeront. Les transporteurs sénégalais seront également mis à contribution. L’évaluation des dépôts était en cours aux fins de mettre en œuvre un projet de stockage national dans l’optique de mutualiser les actifs tout en augmentant les capacités. Ce qui devait engendrer des économies d’échelle dans l’approvisionnement du pays en produits pétroliers et positionner le Sénégal en hub dans la sous-région.
Ce projet devrait intégrer le besoin de délocalisation d’une partie des capacités vers les villes de l’intérieur et le long du corridor d’exportation vers le Mali.

Pape Demba SIDIBE

 

Au mois de décembre, le déficit commercial s’est creusé de 19,5 milliards de FCfa, selon la Direction de la prévision et des études économiques dans son rapport mensuel de conjoncture.

Le déficit commercial du Sénégal est passé de 153,5 milliards de FCfa au mois de novembre à 173,1 milliards de FCfa au mois de décembre, soit une dégradation de 19,5 milliards de FCfa. C’est ce qui ressort du rapport mensuel de la Direction de prévision et des études économiques (Dpee) du mois de février. «Cette situation est consécutive à la baisse de 8,5 milliards des exportations conjuguée à l’accroissement des importations de biens de 12,5 milliards, sur une base mensuelle », explique la Dpee. Ainsi, le taux de couverture des importations par les exportations s’est situé à 32,5 % en décembre 2017 contre 36,7 % en novembre 2017, soit un repli de 4,2 points de pourcentage sur la période.

Les exportations de biens sont évaluées à 101,5 milliards au mois de décembre 2017 contre 110,1 milliards un mois auparavant, soit un repli de 8,5 milliards (-7,8 %). Cette diminution reflète, essentiellement, la baisse des ventes à l’étranger de produits pétroliers (-11,5 milliards), d’« engrais minéraux et chimiques » (-2,8 milliards), de produits alimentaires (-2,3 milliards), de « préparations pour soupes, potages et bouillons » (-1,6 milliard), de ciment (-1,4 milliard) et, dans une moindre mesure, de zircon (-0,8 milliard).

Quant à la baisse des exportations de produits alimentaires, la Dpee note qu’elle est principalement attribuable aux produits halieutiques (-5,0 milliards). Elle a été, toutefois, atténuée par le renforcement des ventes à l’étranger de légumes frais (+1,3 milliard). Pour leur part, les exportations d’or brut et de titane se sont respectivement inscrites en hausse de 4,3 milliards et 0,3 milliard sur la période. En glissement annuel, les exportations de biens se sont confortées de 22,3 % (+18,5 milliards), principalement portées par l’or brut (+10,7 milliards), l’acide phosphorique (+4,6 milliards), les produits alimentaires (+3,7 milliards) et les engrais minéraux et chimiques (+0,8 milliard).
La hausse de la valeur des exportations de produits alimentaires est imputable, essentiellement, aux produits arachidiers (+1,4 milliard) et aux légumes frais (+0,7 milliard). Elle a été ralentie par le recul des exportations de produits pétroliers (-5,1 milliards), de ciment (- 4,1 milliards) et de titane (-2,4 milliards).

Sur l’année 2017, la Dpee indique que les exportations de biens ont enregistré une hausse de 114,3 milliards (+8,3%), comparativement à la même période de 2016, tirées, notamment, par les « préparations pour soupes, potage et bouillons » (+43,1 milliards), le titane (+29,8 milliards), l’or brut (+26,8 milliards), les produits pétroliers (+25,4 milliards), le zircon (+19,4 milliards), les produits alimentaires (+14,8 milliards) et les engrais minéraux et chimiques (+8,0 milliards). Les exportations de produits alimentaires ont, essentiellement, concerné les produits halieutiques (+18,8 milliards) et les légumes frais (+3,1 milliards). Elles ont été, toutefois, amoindries par le repli des ventes à l’étranger de produits arachidiers (-25,2 milliards ou - 59,4%). Par ailleurs, des replis respectifs des exportations d’acide phosphorique (- 19,6 milliards) et de ciment (-5,0 milliards) sont notés sur la période. Vers les autres États membres de la zone Uemoa, les exportations du Sénégal se sont établies à 25,1 milliards au mois de décembre 2017 contre 31,5 milliards en novembre, soit un repli de 6,4 milliards (-20,3%).

L’emploi salarié se renforce de 3,3 %
La Dpee note qu’au mois de décembre, l’emploi salarié du secteur moderne s’est renforcé de 3,3 % par rapport au mois précédent. Cette hausse est à mettre en liaison, selon la Dpee, avec la bonne tenue des effectifs dans le secteur secondaire (+6,4 %). Le nombre de salariés est, en effet, ressorti en hausses respectives de 6,7 % et 5,0 % dans les industries et les Btp. Par contre, l’emploi du secteur tertiaire s’est replié de 0,2 %, en liaison avec les services (-1,2%).

Sur une base annuelle, l’emploi salarié du secteur moderne a progressé de 7,9 % en décembre 2017. Cette évolution est imputable à la bonne dynamique du nombre de salariés dans le secondaire (+12,9 %), précisément dans les industries (+10,2 %) et les Btp (+29,7 %). Les effectifs du secteur tertiaire ont également augmenté de 2,6 % sur la période. En effet, des créations nettes d’emplois sont enregistrées aussi bien dans le commerce (+5,6 %) que dans les services (+1,6 %).

Elhadji Ibrahima THIAM

 


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