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Affaires et Finances (2541)

Implanté en 2014 au Sénégal, le Groupe Auchan est en train de se positionner comme leader dans le commerce moderne, en termes de prix, de diversité de l’offre et de la qualité du service. Le Groupe est en train d’acquérir les magasins Citydia, ce qui lui permettra de réussir un bon maillage de la capitale et de certaines régions. Dans cet entretien, le Directeur général, Laurent Leclerc, revient sur la politique commerciale de son Groupe, tout en dégageant les perspectives dans les 4 prochaines années.

Pouvez-vous nous présenter le Groupe Auchan Retail arrivé au Sénégal ?
Concernant le groupe, sachez que pour construire un commerce moderne, Auchan Retail met ses clients au cœur de toutes ses orientations : prix discount, choix et diversité de l'offre, qualité du service, adaptation aux habitudes de consommation locale, prise en compte des comportements d’achat multicanaux. Le groupe est le 11e distributeur alimentaire mondial avec 51,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires hors taxe et est présent dans 17 pays. Nous disposons de 3.715 points de vente et sommes le 35ème employeur mondial avec 345.365 collaborateurs.

Et votre déploiement à l’international ?
Dans chaque pays, une approche locale en synergie avec les écosystèmes nationaux autour de 4 axes fondamentaux : répondre aux besoins de consommation de l’ensemble des clients du pays, participer, en synergie avec les écosystèmes locaux, au développement économique du pays, encourager l’emploi et l’employabilité dans chaque pays et agir en acteur responsable. Au Sénégal, Auchan Retail s’est implanté depuis septembre 2014. C’est le 1er groupe de distribution d’envergure internationale à investir directement en Afrique de l’Ouest. Déjà, Auchan est le premier distributeur à ouvrir dans la banlieue de Dakar et dans les régions (hors station balnéaire de Saly) Thiès aujourd’hui, Travaux en cours à Mbour (ouverture mi-décembre) et Guédiawaye, obtention du permis de construire à Keur Massar. Nous avons près de 1.000 collaborateurs, dont 98 % de Sénégalais avec plus de 10 milliards FCfa de chiffre d’affaires hors taxe en 2016 réalisés sur 11 points de vente aujourd’hui.

En quoi consiste réellement le projet d’Auchan Retail au Sénégal ?
Pour Auchan, il s’agit de contribuer, à la démocratisation d’un commerce moderne, accessible à tous et répondant aux attentes de la grande majorité de la population sénégalaise. Le projet qui s’inscrit entièrement dans la vision du Plan Sénégal émergent (Pse) avec la modernisation graduelle de l’économie locale dont le développement des infrastructures commerciales, est un axe majeur. Il accompagne, au Sénégal, la démocratisation d’un commerce moderne, accessible à tous, offrant prix discount, choix et diversité de l'offre, qualité du service, adaptation au mode de consommation local, une réponse diversifiée aux différents modes d’achat (ex : magasin implanté directement dans les quartiers ou lancement du e-commerce). Et il concerne l’ensemble du territoire sénégalais avec des implantations adaptées à chaque zone (petit magasin de quartier, supermarché, hypermarché…).

Qu’est-ce qui a poussé votre groupe à s’implanter au Sénégal en 2014 ?
Le Sénégal est un pays démocratique faisant preuve d’une grande stabilité politique et économique. C’est une référence en Afrique de l’Ouest. En outre, nous nous inscrivons dans la vision du Plan Sénégal émergent.

Quelle est l’ambition du Groupe Auchan au Sénégal et quels sont vos projets en Afrique de l’ouest ?
Auchan souhaite devenir la référence des commerçants modernes dans le pays. Ceci en synergie avec les écosystèmes locaux, Auchan change la vie de ses clients grâce à la démocratisation d’un commerce moderne, accessible à tous et répondant aux attentes de la grande majorité de la population sénégalaise. Notre priorité aujourd’hui est de réussir au Sénégal.

Quels sont les volumes d’investissements prévus sur ces quatre années ?
Auchan Retail Sénégal, c’est un investissement de 65 milliards de FCfa en 4 ans, 50 magasins à Dakar et dans les régions à l’horizon de 4 ans, dont les 9 magasins Citydia de Dakar ou encore le projet de Mbour. La priorité sera donnée aux produits locaux avec la création de filières sur les fruits et légumes avec des garanties de volumes auprès des exploitants.

Comment s’est déroulé le processus d’acquisition des magasins Citydia ? Où en êtes-vous réellement ?
Sur ce dossier, il y a quelques mois, nous avons été contactés par les dirigeants de Citydia pour échanger sur la possibilité de reprendre leur réseau de magasins. En effet, leur contrat de franchise arrivait à échéance et il ne souhaitait pas poursuivre dans ce métier. Nous y avons vu une belle opportunité pour accélérer notre développement et servir nos clients. Durant toutes les négociations, la sauvegarde de l’emploi a été la priorité des deux parties. A ce jour, nous avons conclu la reprise de 3 magasins et sommes en cours de finalisation pour les 6 autres. Nous espérons pouvoir conclure l’ensemble de l’opération avant la fin du premier trimestre 2018.

A terme, combien de magasins envisagez-vous ouvrir dans le pays ? Aussi, quelle est la part des produits sénégalais vendus dans vos magasins ? Ne peut-on pas craindre une invasion de produits importés ?
Nous verrons. Pour ce qui est des 4 années à venir, nous envisageons d’atteindre 50 magasins à Dakar et dans les régions. Concernant nos ventes, un produit sur 5 vendus dans nos magasins est issu de la production locale. Nous avons la volonté de faire grandir cette part tous les jours. C’est un moyen de satisfaire un plus grand nombre de clients avec des produits par essence moins chers que les produits importés.

Pouvez-vous nous donner quelques exemples d’acteurs locaux avec lesquels vous travaillez ?
Je précise que 100% des viandes et poissons vendus dans nos magasins sont des produits sénégalais, 90 % des légumes. Toute la production locale fruitière est présente dans nos magasins pendant la saison. Nous avons aussi d’autres produits comme ceux d’entretien et parfumerie, le concentré de tomate, l’arachide, les yaourts…

Vous évoquez la création de filières agricoles au Sénégal. Quels sont ces projets ?
Nous travaillons actuellement sur la filière légumes pour nouer des partenariats avec les producteurs en leur garantissant des volumes à l’année. Les choses avancent rapidement. Nous avons identifié plusieurs partenaires potentiels à Bayar, à Saint Louis, à Popenguine. L’idée est de travailler en direct avec les producteurs en s’engagent sur des volumes de commande sur plusieurs années. Ils pourront, avec cette aide, réaliser les investissements nécessaires au développement de leur outil agricole.

Vous annoncez atteindre 3.000 emplois à créer en 4 ans. Comment y parvenir et quels profils recherchez-vous ?
Nous recrutons dans des métiers très divers : employés libre-service, vendeurs, hôtes et hôtesses de caisse, professionnels de l’alimentaire, du management, gestion de centre de profit, systèmes d’information, comptabilité et finances, marketing, achats et négociation…

Quelle est la part des employés sénégalais dans vos effectifs ? Sont-ils à des postes de responsabilité ? Est-ce qu’ils ne sont pas confinés dans des rôles subalternes et avec un management confié à des expatriés ?
Tout d’abord, nous privilégions les recrutements de collaborateurs sénégalais et encourageons le retour de la diaspora sénégalaise. Nous avons donc 98 % de collaborateurs sénégalais. Le reste est constitué de collaborateurs français et africains de l’ouest. Les échelons de la direction sont composés à 75 % de collaborateurs sénégalais. Cette part tend à s’accentuer au fil du temps. Les collaborateurs français expatriés sont ici à durée déterminée pour transmettre leurs compétences et savoir-faire afin de permettre aux collaborateurs sénégalais de devenir des experts des métiers de la grande distribution.

Le groupe Auchan Sénégal est mis en cause dans un supposé scandale financier et foncier à Mbour. Qu’en est-il exactement ?
A Mbour comme partout ailleurs, nous respectons les lois et procédures administratives en vigueur. Depuis le démarrage de ce projet, en 2015, nous avons, bien sûr, respecté l’ensemble des procédures administratives prévues par la loi sénégalaise dont l’étude d’impact, la résolution du conseil départemental, avis des autorités concernées, avis favorables de la Ccod, l’approbation du bail par les autorités compétentes, obtention du permis de construire… Nous tenons d’ailleurs à ce sujet à partager l’indignation des journalistes qui ont été accusés d’être soudoyés par Auchan pour écrire des articles qui nous seraient favorables. Auchan respecte une charte éthique très claire à ce sujet. Ces accusations sont donc totalement infondées tout autant que celle d’un soit disant scandale financier.

Il semble que le préfet de Mbour n’aurait pas approuvé la convention de mise à disposition du terrain. Où en est cette affaire ?
La convention a déjà été signée par le maire et le président du conseil départemental. Le préfet nous a demandé de rectifier deux éléments mineurs pour valider définitivement le document (plan d’aménagement définitif de l’espace entre la route et le magasin, rappel de la procédure à suivre concernant l’autorisation d’exploitation). En revanche, le préfet a signé l’attribution du terrain au conseil départemental et le permis de construire.

Pourquoi avoir versé une partie de votre participation financière à la construction du complexe culturel de Mbour directement sur le compte de l’entrepreneur chargé de la construction du futur supermarché Auchan ?
Cette disposition était prévue dans les accords validés par les autorités compétentes. Sachant qu’en plus, cela nous permet d’être partie prenante directe du projet pour garantir sa réalisation dans les délais. En outre, nous avons versé uniquement la moitié du budget pour le lancement des travaux. Le reliquat devant être versé au fur et à mesure des différentes étapes de la construction.

Dans vos magasins, les prix sont attractifs surtout dans ceux nouvellement implantés. Malgré cette politique, certains clients craignent que vous augmentiez les prix une fois que vous serez dans une situation de quasi-monopole ?
Tout d’abord, nous tenons à préciser que nos prix sont identiques dans tous nos magasins. Les seules différences concernent les promotions et la gamme de produits présente dans nos linéaires : à produits identiques, il n’y a aucune différence. Nous sommes aujourd’hui en mesure de pratiquer ces prix grâce à l’organisation de notre entreprise. Demain, nous conserverons les mêmes prix pour continuer à satisfaire nos clients. Nous avons également la volonté de développer le « made in Sénégal » : ce qui devrait nous permettre de poursuivre notre politique de prix bas. C’est ce que nous faisons dans tous les pays où nous sommes implantés et qui nous permet d’être l’enseigne leader en prix dans 12 pays sur 14.

Des pays d'Europe centrale et orientale se plaignent de la politique des industriels de l'agroalimentaire qui distribuent sur leurs marchés des produits alimentaires vendus sous la même étiquette dans les pays d’Europe de l’Ouest, mais avec une qualité moindre et une composition différente. Comment rassurer vos clients sénégalais qu’il n’aurait pas dans vos magasins des produits de double qualité ?
D’abord, les produits vendus dans nos magasins Auchan à la marque Auchan sont totalement identiques à ceux des magasins français. Ensuite, nous sommes très attentifs à la qualité des produits importés par les grossistes locaux. Nous sommes prêts à importer directement certaines gammes si les représentants de la marque au Sénégal nous proposent des produits de qualité inférieure. Enfin, un produit sur cinq vendu dans nos magasins est « made in Sénégal » et nous avons la volonté de faire grandir cette part tous les jours.

Entretien réalisé par Cheikh THIAM et Mamadou GUEYE

Après le chantier du prolongement de la Vdn, le président de la Bid s’est rendu sur celui du Train express régional du côté de l’ancienne grande gare. Sur place, Hajjar Bandar a pu constater l’évolution des travaux de ce projet dans lequel sa banque a contribué à hauteur de 196 milliards de FCfa. Ensuite, il a eu droit, en compagnie du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a un exposé du directeur général de l’Apix, Mountaga Sy, sur la pertinence de ce projet structurant. En marge de cette visite, le président de la Bid a félicité le président Macky Sall et le peuple sénégalais pour les efforts qu’ils sont en train de faire pour placer le Sénégal sur les rampes de l’émergence. « En une journée et demie, j’ai pu me rendre compte des efforts qu’est en train de réaliser le Sénégal pour son développement. L’Aibd, le prolongement de la Vdn, le Train express régional en sont la parfaite illustration », a-t-il déclaré. Avant d’assurer que la coopération dynamique entre le Sénégal et le Groupe de la Bid, établie depuis 1976, va se renforcer au bénéfice exclusif des populations. « Depuis 1976, un montant cumulé de 2,5 milliards de dollar a été approuvé pour le Sénégal et a servi à financer des secteurs prioritaires comme la santé, l’éducation, l’énergie, l’agriculture, les infrastructures de transports, l’eau et l’assainissement. La Bid va continuer à appuyer les efforts du Sénégal. Ensemble, nous sommes déterminés à construire un avenir meilleur pour les populations », a-t-il ajouté.

Elh. I. THIAM

En visite, hier, sur le chantier du deuxième tronçon de la Voie de dégagement nord (Vdn) situé entre le Cices et le Golf club de Guédiawaye, le président de la Banque islamique de développement (Bid), qui finance le projet à hauteur de 38,5 milliards de FCfa, a pu constater de visu le « bon rythme d’avancement des travaux ».

Doucement mais sûrement, le tracé de la deuxième section de la Voie de dégagement nord (Vdn) longue de 9 kilomètres allant du Centre international du commerce extérieur du Sénégal (Cices) au Golf club de Guédiawaye et qui va raccorder la première et la troisième section, est en train de se dessiner. Il en est ainsi du viaduc (pont) d’une longueur d’un kilomètre que le directeur général de l’Ageroute, Ibrahima Ndiaye, considère comme « le plus grand et le plus long du Sénégal ». Situé entre les quartiers de Nord-Foire, des Habitats à loyer modéré (Hlm) Grand Médine, de Yoff et des Parcelles Assainies, cet ouvrage gigantesque va changer le visage de cette zone densément peuplée. En plus de la route principale, l’Ageroute, en charge des travaux, a décidé de construire une piste cyclable et des contre-allées de part et d’autres pour desservir les populations riveraines, en plus de l’aménagement d’espaces déambulatoires en-dessous du pont. A quelques kilomètres de là, à Cambérène, tout près du mausolée de Seydina Issa Laye Thiaw, un autre pont bowstring (surmonté d’arcs) est en construction. La structure métallique est déjà debout. A côté, les arcs en fer lourd attendent d’être montés. Une fois la construction finie, cet ouvrage aura une hauteur de 40 mètres, soit l’équivalent de 15 étages, a fait savoir le chef du projet, Ibrahima Sall, ingénieur à l’Ageroute. Pour dérouler le projet, il a fallu faire déguerpir 233 installations irrégulières, déplacer et indemniser 75 familles pour un montant de 2,7 milliards de FCfa.

En plus de ces deux ouvrages d’art spéciaux et d’envergure, il est prévu des bretelles d’entrée et de sortie sur la Vdn, l’éclairage public sur toute la longueur de la route, la construction de carrefours giratoires sous le viaduc, la construction de murs de soutènement et de quatre passerelles pour la traversée des piétons. Mais l’Ageroute ne construit pas qu’une route, elle participe aussi à la lutte contre les inondations dans cette zone. C’est ce qu’a expliqué Ibrahima Sall, le chef du projet. Selon lui, des ouvrages de drainage ont été construits tout le long du projet puis connectés au réseau primaire afin de capter les eaux de pluies qui stagnaient dans certains quartiers environnants. A cela s’ajoute la formation de 25 soudeurs qui sont spécialisés dans les techniques de soudure appliquées dans les chantiers de pétrole. D’ailleurs, d’après le directeur général de l’Ageroute, une étude sur l’impact des projets au Sénégal entre 2005 à aujourd’hui a révélé que la Vdn est le projet qui a eu le plus d’impact positif sur les populations.

En visite sur le chantier hier, le président de la Banque islamique de développement (Bid) qui finance le projet à hauteur de 38,5 milliards de FCfa, Hajjar Bandar, s’est félicité de l’état d’avancement des travaux. Démarré il y a deux ans, le projet a atteint un niveau d’exécution physique de 70 %. La fin des travaux est prévue en octobre 2018, a assuré le directeur généra de l’Ageroute. Plus que l’évolution des travaux, qui rend davantage fier le président de la Bid, c’est le nombre d’emplois créés et l’impact positif qu’aura ce projet sur la vie des populations riveraines. « Je me félicite de voir que l’écrasante majorité des personnes 320 personnes qui travaillent dans ce projet sont des Sénégalais. Notre banque soutient particulièrement les projets créateurs d’emplois et qui ont un impact positif sur les populations », a-t-il dit. La Bid qui est devenue le premier partenaire technique et financier du Sénégal en matière d’infrastructures entend, selon son président, continuer à soutenir le Sénégal non seulement dans le domaine des infrastructures mais aussi dans les autres secteurs prioritaires comme la santé, l’éducation…

Elhadji Ibrahima THIAM

Son engagement a permis aux populations des villages affectés par le projet de l’aéroport de Diass et aux dirigeants de cette structure de parvenir à un accord. Mme Hélène revient, dans cet entretien, sur sa médiation. Elle évoque également les questions en suspens.

Comment avez vous avez été impliquée dans le processus de négociation entre l’Etat et les populations affectées par l’Aéroport international Blaise Diagne ?
J’ai été amenée à m’impliquer suite à une visite que la commission de l’Urbanisme, de l’Habitat, de l’Equipement et des Transports a effectuée à l’Aéroport International Blaise Diagne en décembre 2014. A ce moment la situation était difficile sur le site. La tension était vive entre l’Aibd et les populations des trois villages qui se situaient dans l’emprise de l’aéroport. Et le délogement forcé des habitants du village de Mbadatte en mars 2013 vers le site de recasement avait installé une psychose au sein des populations des deux autres villages que sont Kessoukhat et Kathialit. Elles s’attendaient à être déplacées manu militari à tout moment. Les travaux à effectuer dans cette partie du site notamment le giratoire de Kessoukhat et le mur de clôture étaient bloqués parce que les ouvriers n’osaient pas s’aventurer dans les villages impactés. Donc, les risques de confrontation étaient réels.

Après cette visite, je suis restée à l’écoute de la commission de l’Urbanisme, de l’Habitat, de l’Equipement et des Transports dont je n’étais pas membre. Dans cette affaire qui date de 2002, beaucoup d’acteurs se sont impliqués mais ils n’ont pas réussi à trouver une solution. Native du département de Thiès, les populations sont venues me voir en mars 2015. Elles avaient eu écho du rôle que j’ai joué dans l’affaire Dangote. Toutefois, j’avais un handicap puisque je n’étais pas membre de la commission et à l’Assemblée Nationale, ce sont les commissions dédiées qui portent les dossiers. J’ai été voir la présidente de la commission, Ndèye Lucie Cissé, avec les membres du Collectif des PAP (Populations Affectées par le Projet). Elle était hésitante au regard de la complexité du problème mais elle m’a fait confiance et donné carte blanche.

Quelle a été votre démarche ?
J’ai d’abord proposé la mise en place d’un collectif de parlementaires composé de membres de la commission et des députés des trois départements de la région de Thiès. Nous nous sommes rendus dans les villages affectés par le projet pour écouter les populations et faire l’état des lieux. Le jour de la visite sur le terrain, nous avons trouvé sur place le représentant du Forum civil à Mbour, Ibou Niang, qui était également sur ce dossier. Ensemble, nous avons mené la facilitation entre les différentes parties. C’était un moment où la tension était vive. Le village de MBadatte qui était situé là où est construit le pavillon présidentiel avait été déguerpi manu militari. Pour continuer les travaux, les autorités avaient décidé de déplacer les sépultures du cimetière du village à celui du site de recasement. C’était un drame pour les populations dudit village. Cela a exacerbé la tension entre l’Aidb et les populations. Celles-ci avaient menacé de diffuser le film de cette scène traumatisante. En tant que facilitateurs, nous leur avons conseillé d’y renoncer. De fil en aiguille, nous avons réussi à renouer le fil dialogue. Nous avons proposé l’organisation d’un forum pour que les parties discutent, dépassent cette situation et trouvent une entente sur les points de contentieux. Le Forum civil nous a aidés à préparer les termes de référence; et, en mai 2015, nous avons pu organiser cette rencontre à Saly. Elle a réuni, durant deux jours, les autorités de l’Aibd, le Groupe Opérationnel de Thiès (GOT) dirigé par le gouverneur, le maire de Keur Moussa, les représentants des populations, le Forum civil et une dizaine de parlementaires dont l’Imam Mbaye Niang qui était membre du bureau de l’Assemblée et la Présidente de la Commission de l’Urbanisme, de l’Habitat, de l’Equipement et des Transports. Au terme des travaux, un protocole d’accord a été signé le 08 mai 2015 entre les différentes parties relativement au paiement des impenses et des pertes de récoltes, à la libération du domaine aéroportuaire et du périmètre de sécurité, aux ayants droit des villas et parcelles du site de recasement, à l’occupation des terres restantes par les PAP, à la sécurisation et à l’aménagement des 304 hectares de terre de culture, à l’accès à l’emploi et aux réclamations.

Comment votre nom et celui de Imam Mbaye Niang ont émergé de la facilitation ?
Avant mon implication, Imam Mbaye Niang qui faisait partie de la 11e législature a dû jouer sa partition. Lors du forum, nous avons tenu à l’impliquer parce que nous voulions compter sur son expertise dans le domaine de l’aéronautique et sa connaissance du dossier. Et il nous a beaucoup aidés notamment pour amener le périmètre de sécurité autour de l’aéroport de 500 à 350 mètres. Personnellement, j’ai porté l’initiative avec le soutien de mes collègues que je tiens à remercier vivement. Par ailleurs, j’ai assuré la modération du forum ainsi que le suivi de la mise en œuvre du protocole tel que prévu dans l’accord. Cela fait deux ans et demi maintenant, et ce rôle j’ai essayé de l’assumer pleinement et bénévolement malgré le niveau d’effort requis à tel point qu’aucune des parties ne veut discuter sans ma présence.

Y avait-il des blocages dans la mise en œuvre du protocole ?
La mise en œuvre n’a pas été facile. De part et d’autre, il y a eu des lenteurs dans la concrétisation des engagements alors que le protocole avait fixé des délais. Mais, à chaque fois autour du GOT, nous avons pu nous tenir un langage de vérité. J’ai voulu être à équidistance des parties en les ramenant à leurs engagements. Je rends grâce à Dieu et remercie les autorités administratives de Thiès (le gouverneur, le préfet, le sous-préfet de Pout et tous les chefs de services techniques) ainsi que le Dg de l’Aibd et toute son équipe pour leur ouverture d’esprit, leur écoute et leur disponibilité. Il faut reconnaître que l’Aibd a fait des efforts pour rendre l’argent disponible. Mais il y a des réclamations qui sont en instance et qui doivent être traitées. En 2002, les familles réticentes ne s’étaient pas signalées; ce qui fait qu’il y a un gap énorme entre la base de données et la situation réelle. Je pense aussi que les PAP méritent la reconnaissance et l’hommage de la nation.

Qu’est-ce qui est retenu pour les terres restantes ?
Il faut d’abord noter que l’Etat a construit 342 villas de 400m2 au niveau du site de recasement situé à Soun pour réinstaller les populations. C’est un processus complexe et douloureux qui nécessite la prise en compte de plusieurs paramètres socioculturels notamment en milieu rural. Par ailleurs, le droit des populations de disposer du reliquat des ressources foncières de leur terroir constitue le soubassement de toutes ces années de lutte. Il a donc été retenu d’évaluer l’assiette foncière restante en dehors des 4.500 hectares de l’aéroport, des servitudes aéroportuaires et de l’impact des projets de l’Etat tels que la Zone économique, le TER et l’Autoroute. L’évaluation faite avec le GOT a permis de relever une assiette de 176 hectares comme terres restantes. Une partie de ces terres est actuellement occupée par les populations qui attendent une délibération de la commune sur une superficie de 100 hectares afin de sécuriser leurs habitations et leurs parcelles eu égard à la spéculation foncière dans la zone. Je lance un appel aux autorités pour que les lenteurs relevées dans ce processus soient dépassées.

Quid de l’emploi des jeunes ?
C’est une revendication légitime après 15 ans de lutte et tous ces sacrifices consentis. Certains emplois devraient être dévolus automatiquement aux populations affectées par le projet, et notamment aux jeunes et aux femmes qui, du fait de leur vulnérabilité, risquent de sombrer dans la pauvreté. L’Etat a fait l’effort de désaffecter 304 hectares dans la forêt classée de Thiès mais il faut qu’il aide les populations à en faire des fermes modernes. Il importe également que les populations s’organisent pour faciliter l’accompagnement de l’Etat et des autres structures.

Propos recueillis par Mamadou GUEYE

Le dialogue entre Organisations paysannes (Op) et chercheurs doit être permanent pour une meilleure productivité agricole.

La recherche et l’innovation doivent être au service du développement agro-économique. La rencontre régionale du Réseau des organisations paysannes et de producteurs agricoles de l’Afrique de l’Ouest (Roppa) sur « le dialogue des organisations paysannes (Op)-recherche », ouverte, hier, à Dakar, s’inscrit dans ce contexte. Relancée en 2013, à Freetown (Libéria), cette troisième rencontre du genre coïncide avec la publication du premier rapport du Réseau sur le suivi des exploitations familiales de la région. L’un des objectifs de cette rencontre, précise le Premier vice-président du Roppa, Ibrahima Coulibaly, c’est de faire en sorte que les résultats de la recherche parviennent aux producteurs. « Si les résultats de la recherche restent dans les stations, les laboratoires, il n’y a aucune chance qu’elles contribuent au développement de l’agriculture dans la région », a dit M. Coulibaly. Le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Lamine Lô, a rappelé que la recherche agricole occupe une place importante dans le Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas), en ce sens, souligne-t-il, « qu’elle joue un rôle cruciale dans la sécurité alimentaire et le développement agricole dans nos pays ». La rencontre, poursuit-il, vient à point nommé.

Commentant le rapport du Roppa, il précise qu’il met en évidence neuf préoccupations majeures autour desquelles la relance du dialogue Organisations paysannes-recherches devra s’effectuer. « Cet exercice devra, dit-il, être orienté vers l’appropriation de la recherche par les utilisateurs que sont les producteurs dans leur grande diversité. Nous serons dès lors persuadés que les résultats de la recherche sont réellement vulgarisés auprès des organisations paysannes qui en sont les bénéficiaires », a-t-il expliqué.

Pour le chargé du Programme de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao/Waapp) au Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (Coraf), Dr Niéyidouba Lamien, cette rencontre constitue un « début de solution » au problème relatif au manque de vulgarisation des résultats de la recherche. Alors que le codirecteur de la Plateforme de partenariat Afrique-Europe en recherches agricoles pour le développement à Agrinatura, Dr Rémi Kahane, s’est réjoui du « changement de mentalités » opéré dans le cadre de ce dialogue. « Depuis quelques années, constate-t-il, nous apercevons que les producteurs acceptent d’exposer leurs problèmes à la recherche et la recherche de s’ouvrir davantage aux besoins des populations ».
La meilleure façon pour que les résultats de recherche soient adaptés, c’est d’associer les producteurs en amont dans les programmes conduisant à ces innovations, souligne-t-il. Le président du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr), Nazirou Sall, soutient que cette rencontre est l’occasion de dégager les pistes de partenariats entre Organisations paysannes et chercheurs.

Souleymane Diam SY

Les docteurs Monique Milambo Bukumba et Lucien Numbi Lukunga, chefs de services au Laboratoire de Lumumbashi dans la province du Haut Katanga (Rdc), étaient en formation à Dakar à Isra productions vaccins. Pendant trois mois (4 septembre au 3 novembre 2017), les deux docteurs ont été formés en techniques de production et de contrôle des vaccins contre la peste des petits ruminants (Ppr) et la maladie de Newcastle (Mnc). L’Institut sénégalais de recherche agricole indique que les deux stagiaires ont reçu leurs attestations de fin de stage le 30 novembre 2017. « L’Isra s’est senti très honoré de cette sollicitation qui est une reconnaissance de son label en matière de production de vaccins vétérinaires en Afrique. Domaine dans lequel il s’impose de plus en plus, au point de s’ériger en lieu de convergence des stagiaires pour bénéficier de son expertise à l’image des agents du Laboratoire national vétérinaire (Lanavet) de Garoua au Cameroun qui y ont séjourné récemment », s’est réjoui le directeur de l’unité, Dr Yaya Thiongane, rapporte le communiqué. Il a salué « la bonne intégration et l’assiduité » dont ont fait montre ses stagiaires tout en exprimant sa fierté pour le travail accompli par son équipe durant le séjour de ses hôtes.

Selon le communiqué de l’Isra, la République démocratique du Congo a décidé de procéder à la réouverture du Laboratoire vétérinaire de Lubumbashi (Lvl) et de relancer la production locale de vaccins après avoir, pendant longtemps, suspendu les activités de ses trois principaux laboratoires vétérinaires à cause « de la guerre civile et des calamités naturelles » qui ont secoué ce pays au cours de ces dernières années.

A cause de l’arrêt des activités de ces laboratoires, rapporte le communiqué, la Rdc a vu ses « productions animales se réduire à cause de l’indisponibilité de vaccins vétérinaires qui constituent les seuls moyens de riposte contre les épizooties ». « Une situation qui a fini d’impacter négativement sur son cheptel dont elle n’exploite que 2 % sur un potentiel estimé à 80 millions de bovins », explique l’Isra. Pour redémarrer les activités de ses laboratoires, l’Isra a orienté Monique Milambo Bukumba et Lucien Numbi Lukunga vers « Isra productions vaccins, reconnue comme une structure de référence dans la production de vaccins en Afrique ».

Aliou Ngamby NDIAYE

Hier, s’est ouverte la deuxième édition du forum des investisseurs de la microfinance axée sur le thème : « La finance inclusive : quelle contribution pour l’émergence économique ? ». Le Premier ministre du Sénégal, Mahammad Boun Abdallah Dionne, venu présider la cérémonie d’ouverture, a énuméré « des recommandations pertinentes pour l’atteinte de l’inclusion financière et sociale qui constitue un des axes fondamentaux du Plan Sénégal émergent (Pse) ».

La deuxième édition du forum des investisseurs de la microfinance s’est ouverte hier à Dakar. Elle s’inscrit dans la volonté du chef de l’Etat, Macky Sall, de faire de 2018 « une année sociale, c’est-à-dire l’année du marqueur vers l’atteinte des objectifs collectifs, d’un Sénégal émergent et inclusif ». « Un Sénégal de tous, un Sénégal pour tous », a dit le Premier ministre du Sénégal, Mahammad Boun Abdallah Dionne, venu présider la rencontre. Il a félicité les acteurs du système décentralisé qui, à la base et au quotidien, sont les principaux acteurs « des performances notées en fin 2016 ». Au regard des indicateurs issus des statistiques produites par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest en mars 2017, le Sénégal est le leadeur de la zone Uemoa, avec 208 systèmes financiers décentralisés, plus de 2,5 millions de membres clients, une offre d’épargne de plus de 280 milliards de FCfa, des crédits de plus de 306 milliards de FCfa et un taux de pénétration de la microfinance de 18,4 % par rapport à la population totale.

En dépit de ces performances, l’analyse-diagnostique réalisée lors de l’élaboration de la troisième Lettre de politique sectorielle de la microfinance a permis d’identifier les contraintes et fragilités dont la persistance pourrait entraver l’évolution soutenue du secteur. Pour surmonter ces difficultés, l’Etat du Sénégal a adopté la stratégie sectorielle 2016-2020 dont la mise en œuvre devrait permettre, pour les quatre prochaines années, d’accroître les performances du secteur à travers quelques actions ciblées, a indiqué Mouhammad Boun Abdallah Dionne. Il a rappelé que le président de la République a manifesté sa détermination à soutenir les financements inclusifs par la mise en place d’instruments. Selon lui, il s’agit de veiller à la poursuite du processus de mobilisation de ressources financières et de la mise en place du fond national de la microfinance.

Aux yeux du Premier ministre, il est aussi essentiel de créer une délégation dédiée à l’emploi rapide dotée de 30 milliards de FCfa par an. Il y a aussi la mise en place de la phase 2 de la plateforme d’appui au secteur privé et à la valorisation de la diaspora sénégalaise. Il en est également de l’opérationnalisation du programme de promotion de la microfinance islamique, de la promotion de la finance digitale par la consolidation du projet « Mobile Banking », de la poursuite du programme national d’éducation financière pour les membres et clients et le grand public, de la mise en place de la centrale des risques pour le secteur de la microfinance.

Consolidation du secteur de la Microfinance
Mouhammad Boun Abdallah Dionne juge également nécessaire l’élaboration d’un programme cadre d’appui au redressement des Sociétés financières décentralisées en difficulté et le développement de produits plus adaptés à la demande rurale.

Pendant deux jours, à travers les ateliers thématiques, les participants engageront la réflexion afin d’aboutir à des solutions pertinentes pour l’amélioration de la performance du secteur de la microfinance. Le thème principal de la conférence, « La finance inclusive : quelle contribution pour l’émergence économique », traduit la volonté de franchir un nouveau cap en assurant le passage de la microfinance à la finance inclusive. Il permet de poser le débat sur la finalité même de la microfinance, en particulier sur les enjeux et défis liés à la conciliation entre la logique de rentabilité et la vocation sociale de la microfinance. Dans sa communication, Mamadou Lamine Guèye, président de l’Apsfd, a réitéré sa détermination à «apporter une nouvelle impulsion à l’effort de consolidation du secteur de la microfinance ». Il réaffirme son «engagement militant et actif sur la nécessité de réussir une forte mobilisation autour des préoccupations des financements, des besoins des populations, particulièrement les jeunes et les femmes en milieu défavorisé ».

De son côté, Doudou Kâ, administrateur général du Fongip, note que « l’inclusion financière constitue un levier important dans la lutte contre la précarité des populations ; d’où la nécessité de la favoriser à travers une distribution équitable des fruits de la croissance ». Il a préconisé des « instruments de financements innovants facilitant l’accès au crédit à travers un système de garantie faible ». Au cours des échanges, il est attendu des recommandations pertinentes pour l’atteinte de l’inclusion financière et sociale, un axe fondamental du Plan Sénégal émergent (Pse).

Oumar BA

Le pavillon présidentiel de l’Aibd portera le nom du village de Mbadatte en reconnaissance à l’acte hautement citoyen posé par ses habitants. En effet, les populations de ce village ont accepté de céder leur lieu d’habitation pour la réalisation de travaux d’intérêt public. En baptisant le pavillon présidentiel « Mbadatte », le président Macky Sall a accédé ainsi favorablement à la requête du maire de Keur Moussa, Momar Ciss, qui s’est dit fier d’abriter dans une partie de sa commune ce joyau. « Ce jour est une date qui marquera un tournant décisif dans l’histoire des communes de Diass et de Keur Moussa. L’évènement qui nous réunit aujourd’hui est l’aboutissement de l’engagement d’un homme qui a mis la patrie avant le parti, à savoir le président Macky Sall. Mais connaissant la position stratégique qu’occupe les infrastructures dans notre politique de développement, l’aboutissement de ces travaux n’est nullement une surprise », a-t-il relevé. Il a aussi sollicité que les populations déplacées soient privilégiées dans les recrutements de personnels de l’aéroport.

A sa suite, le maire de Diass a également témoigné sa reconnaissance au chef de l’Etat pour cette infrastructure érigée en partie sur son territoire communal. « Cet ouvrage va sans aucun doute ouvrir une ère nouvelle. Grace à vous et à vos partenaires M. le président, Diass sera connue et citée du monde entier. Notre commune apparaîtra dans les heures suivantes, si ce n’est déjà fait, sur les écrans des aéroports du monde entier », s’est-il glorifié.

Par Elhadj Ibrahima THIAM et Ndiol Maka SECK (textes),
Assane SOW (Photos)

Le projet de développement rizicole basé sur une technique de sélection variétale appelée la double haploïdie mis en œuvre par Africa-Rice, l’Alliance entre la Corée du Sud et les pays africains pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (Kafaci) et l’Alliance pour la révolution verte de l’Afrique (Agra), est en phase avec les objectifs du Plan Sénégal émergent (Pse), a déclaré, hier, le directeur général de l’Isra, Dr Alioune Fall. Il s’exprimait à l’ouverture d’un atelier sur la technique des haploïdes doublés qui réunit du 4 au 12 décembre 2017, au centre de formation d’Africa-Rice, à Boudiouck, une trentaine de représentants de pays africains francophones et anglophones. Dr Alioune Fall a expliqué que la double haploïdie est une technique de sélection variétale consistant à prélever des cellules haploïdes issues de gamètes d’une plante pour provoquer le doublement de leur stock chromosomique afin d’obtenir une lignée stable en seulement deux générations alors que la fixation (souvent incomplète) des principaux caractères sélectionnés par voie traditionnelle nécessite 6 à 8 générations d’autofécondation nécessitant plus de 10 ans le temps nécessaire à l’obtention d’une variété.

Selon le directeur de l’Isra, ce projet a pour objectif de doper, de manière significative, la production rizicole au Sénégal et dans de nombreux pays africains. Il s’agit, a-t-il déclaré, de permettre aux pays africains encadrés et assistés par Africa-Rice et ses partenaires de produire les quantités de riz dont ils ont besoin pour se nourrir. Dr Alioune Fall pense qu’avec cette méthode, ces pays africains ont la possibilité, avec ces formations, d’envisager d’exporter de grandes quantités de riz.

Dr Karim Traoré s’est réjoui de cette nouvelle technique d’approche variétale qui permet l’application de la culture in vitro sur le riz en vue de partir de la propagation des tissus pour créer de nouvelles variétés de semences de riz par le croisement de différentes variétés en laboratoire. Il a noté que ce laboratoire, le premier en Afrique entièrement équipé, est implanté à la station d’Africa-Rice située à Ndiaye dans la région Nord du Sénégal. Dr Karim Traoré a remercié tous les partenaires pour leurs appuis.

Cette rencontre scientifique animée par Africa-Rice, avec l’appui de ses partenaires sud-coréens, a enregistré la présence de Dr Karim Traoré, représentant régional d’Africa Rice au Sénégal, de Dr Lee Young-Hee, directeur général de l’Institut national des sciences des plantes, de Dr Issoufou Kapran d’Agra et d’autres experts.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

LA COOPÉRATION ENTRE LE SÉNÉGAL ET LA CORÉE DU SUD MAGNIFIÉE
Dr Lee Young-Hee a réitéré l’engagement de la Corée du Sud à aider les pays africains membres de la Kafaci à relever les défis de l’autosuffisance en riz. « Nous croyons fermement que ce projet est crucial pour la sécurité alimentaire et le développement des pays africains. Par conséquent, nous avons étendu le projet de développement de riz Kafaci à 20 pays à travers le « Partenariat pour le développement du riz en Afrique » de 2017 à 2025, en collaboration avec Agra, Africa Rice et Centre Conforts et Développement (ConDev) ».

Le projet, a-t-il souligné, vise à améliorer la productivité rizicole des pays participants, en développant des variétés de riz d’élites qui sont adaptables aux conditions locales. Les principaux objectifs de ce projet sont de développer 55 variétés de riz à haut rendement tolérantes au stress biotique en croisant les variétés coréennes de riz Tong-il et de riz africain, pour soutenir des projets pilotes et le renforcement des capacités des producteurs de riz. Dr Issoufou Kapran a, au nom de la présidente d’Agra, Mme Agnes Kalibata, soulignant que c’est un honneur pour lui de participer à cet important atelier de formation sur la reproduction de riz double haploïde.

Mb. K. Diagne

« Avec cet aéroport, le Sénégal sera sans nul doute la vitrine d’une Afrique qui se redresse et qui se regarde avec fierté », a affirmé Mouhamed Moussa, directeur général de l’Asecna. Selon lui, avec l’édification de cette infrastructure, le président Macky Sall place notre pays au cœur de l’actualité du transport aérien africain et mondial. « L’inauguration d’un aéroport est un évènement très rare sur l’année. Depuis les indépendances, nous avons été habitués à des travaux pour rendre plus beau des ouvrages légués par le temps passé. En admirant ce chef-d’œuvre, j’ai la forte conviction que l’Afrique entend se projeter résolument vers un renouveau », a soutenu le patron de l’Asecna. Pour Mouhamed Moussa, l’Aibd sera incontestablement une porte d’entrée en Afrique et une porte de sortie pour tous les Africains vers d’autres continents, un hub mondial de transport aérien. « Les travailleurs de l’Asecna sont prêts à prendre en charge cet ouvrage avec toute l’efficacité et le professionnalisme requis. L’Agence a pris toutes les dispositions pour assurer le bon fonctionnement de l’Aibd », a-t-il rassuré.

Par Elhadj Ibrahima THIAM et Ndiol Maka SECK (textes),
Assane SOW (Photos)

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