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Affaires et Finances (2823)

Le Directeur général de la Sodagri a remis du matériel agricole à 15  groupements de producteurs de riz de la région de Kolda.

Le slogan « La Casamance nourrit la Casamance » est en passe de devenir une réalité. C’est du moins, ce que déclare Moussa Baldé, Directeur général de la Sodagri et président du Conseil départemental de Kolda qui s’exprimait lors de la cérémonie de remise du matériel agricole à 15 Gie et groupements de producteurs de riz, jeudi. Le matériel est composé de motoculteurs, de décortiqueuses, de motofaucheuses et des pulvérisateurs et cette distribution s’inscrit dans la mise en œuvre du Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar) initié par l’État du Sénégal. « Pour que cela soit possible, il faut du matériel et comme on a dit, il faut qu’on intervienne sur toute la chaine de valeur, c’est-à-dire du tracteur à la fourchette qui nous permet de manger notre riz. Parce que si l’on aménage alors qu’il n’y a pas de matériel ou si l’on a du matériel sans aménagement, ou encore, si l’on a les deux-là, mais, on n’a pas l’intrant fondamental que sont les semences certifiées, cela ne marchera pas », a déclaré Moussa Baldé qui estime que le bassin de l’Anambé constitue, aujourd’hui, un modèle de réussite dans le domaine de l’équipement agricole. La Sodagri a distribué, l’année dernière, plus de 4.000 tonnes de semences certifiées aux producteurs sans compter les 30 motoculteurs et autres engins agricoles remis aux groupements de femmes pour leur permettre d’augmenter les rendements afin d’accroître la production.

Les bénéficiaires ont salué ce geste et se sont engagés à redoubler d’efforts pour atteindre les objectifs fixés par l’État du Sénégal. «Nous sommes contents de ce geste parce que c’est la 4e année que nous travaillons avec la Sodagri. Mais le geste qu’elle est en train de faire  pour soutenir les producteurs en matériel agricole nous satisfait. Cela m’a permis, cette année, d’obtenir 3,5 tonnes à l’hectare et je suis déjà autosuffisant en riz », a déclaré Mao Bâ, un des bénéficiaires.  

Les trois régions de la Casamance naturelle ont enregistré, en 2017, une production de 160.000 tonnes de riz dans les vallées et les plateaux pour une superficie emblavée de 69.000 hectares. Cette production record vient s’ajouter aux 17.000 tonnes produites dans les périmètres aménagés du bassin de l’Anambé où près de 4.000 hectares ont été emblavés.

Mamadou Aliou DIALLO

Les débarquements de la pêche, au Sénégal, durant les douze mois de 2017, ont enregistré une augmentation de 28.565 tonnes en valeur absolue, comparés à la même période de l’année 2016, selon les données établies par la Direction de la pêche maritime. Le cumul de ces débarquements s’est établi à 531.076 tonnes contre 502.511 tonnes durant les douze mois de 2016, soit une progression de 5,7 % en valeur relative. En variation mensuelle, les débarquements de la pêche ont connu une hausse de 741 tonnes entre novembre 2017 et décembre 2017, passant respectivement de 39.925 tonnes à 40.666 tonnes. La hausse des débarquements est liée essentiellement à celle de la pêche industrielle dont le cumul durant les douze mois de l’année 2017 s’est établi à 125.168 tonnes contre 104.640 tonnes en 2016 (plus 19,6%). Quant à la pêche artisanale, ses débarquements ont légèrement augmenté de 2 % à 405.908 tonnes contre 397.871 tonnes à fin décembre 2016.
(APA)

 

La 11ème édition du Salon international des industries et techniques agro-alimentaires (Siagro) aura lieu du 13 au 16 mars prochain. Pour cette édition, l’Association pour le développement des échanges internationaux de produits et techniques agroalimentaires sera représentée par une vingtaine d’entreprises.

L’Association pour le développement des échanges internationaux de produits et techniques agroalimentaires sera bien représentée à la 11ème édition du Salon international des industries et techniques agro-alimentaires (Siagro). S’adressant à la presse, hier, son président, François Burgaud a annoncé la participation de près de vingt entreprises membres. Selon lui, ce salon est devenu un rendez-vous important pour les entreprises qui interviennent dans le marché ouest-africain en matière d’équipements et d’intrants agricoles. « Adepta compte plus de 200 entreprises membres. Pour cette édition, 20 seront présentes », a-t-il dit, soulignant que son association est présente à toutes les éditions du Siagro depuis son lancement.
M. Burgaud note que Adepta est composée de près de 60 % de Pme qui exportent 10 milliards d’euros par an dont 1/3 en Afrique.

«Le continent représente une grande importance pour nous. C’est pourquoi, nous avons une volonté ferme de contribuer à l’amélioration des productions nationales. Si l’on veut une industrie agricole performante, il faut des entreprises capables de produire des semences de qualité, des équipements modernes», a ajouté le président d’Adepta. Il dit avoir constaté le dynamisme du secteur avicole sénégalais. «L’aviculture sénégalaise s’est beaucoup développée ces dernières années avec un leader comme Sedima. Le secteur permet de satisfaire la demande. Il y a des installations modernes.

C’est le signe de la professionnalisation avec la mise en place d’une interprofession, l’Ipas », a souligné François Burgaud, affirmant que l’accompagnement des entreprises françaises a été déterminant. Il a indiqué qu’au cours de cette 11ème édition du Siagro, Adepta et l’Ipas (Interprofession de l’aviculture au Sénégal) vont se retrouver autour d’un séminaire. Les deux structures qui avaient signé une convention de partenariat de trois ans, poursuit-il, saisiront cette occasion pour la renouveler. Le Salon international des industries et techniques agro-alimentaires est un rendez-vous incontournable des acteurs du secteur de l’agriculture,  l’élevage, la pêche et de l’agro-industrie africain. L’Association pour le développement des échanges internationaux de produits et techniques agroalimentaires regroupe des fournisseurs de génétique et d’intrants, des constructeurs d’équipements, des experts, des bureaux d’études pour l’agriculture et l’industrie agroalimentaire. Le réseau compte 240 entreprises organisées en huit filières spécialisées. « Nous proposons des solutions complètes et sur mesure de l’amont à l’aval », a expliqué le président de Adepta. Il s’agit, pour les projets agro-industriels et agricoles, précise-t-il, de rénover, de moderniser les installations, d’améliorer la qualité des productions, d’assurer la sécurité alimentaire, etc.

Aliou KANDE

 

Les innovations financières et technologiques peuvent avoir des effets positifs sur l’économie. Mais si elles ne sont pas encadrées, elles risquent de déréguler le système. C’est ce qu’ont soutenu, en chœur, hier, des experts lors du colloque portant sur la problématique de la régulation des innovations financières et technologiques organisé par l’Institut supérieur de finance (Isf) en collaboration avec le Laboratoire d’Analyse de recherche et d’études du développement (Lared).

Elles s’appellent Bitcoin, Dash, Monero, Augur…Et on en compte plus de 600 à travers le monde. Au Sénégal, la plus connue, c’est Orange Money. On l’aura compris, on parle des monnaies électroniques appelées encore monnaies virtuelles ou crypto monnaies. Elles ont fini d’étendre leurs tentacules au point d’occuper une place importante dans l’économie mondiale et l’exemple le plus connu est sans aucun doute  le Bitcoin  qui  supporte, aujourd’hui, un flux monétaire de plus de 3 milliards de dollars. A ce rythme, les échanges financiers traditionnels risquent de se retrouver profondément bouleversés avec tous les risques de dérégulation que cela peut entraîner (nouvelles bulles spéculatives, émergence de nouveaux monopoles privés sur les moyens de paiement…).

Pour l’Institut supérieur de finance (Isf), l’essor des monnaies privées et des innovations financières fondées sur la cryptographie offre autant de risques que d’opportunités aux banques centrales. Cependant, il existe une course-poursuite entre les régulateurs qui cherchent à limiter l’instabilité financière et les acteurs financiers qui innovent pour contourner les régulations mises en place par les autorités. Face à cette situation, l’Uemoa a développé des dispositifs sur le secteur financier et bancaire. Et, c’est l’évaluation desdits dispositifs qui est au cœur du colloque international, tenu, hier, à Dakar, à travers le thème : « Innovation financière et technologiques et régulations dans les secteurs bancaire et financier ».

Organisée par l’Isf en collaboration avec le Laboratoire d’analyse de recherche et d’études du développement (Lared), cette rencontre a regroupé acteurs du monde professionnel et universitaires. Pour Pape Diallo, Directeur général de l’Isf, « ce colloque vient à son heure » en ce sens qu’il devrait permettre de trouver des esquisses de solutions pour une régulation optimale du système financier et bancaire ouest africain. « Avec la mise en place, dans l’espace Uemoa, des normes Bâle 2 et Bâle 3, depuis le 1er janvier 2018, ce cadre de réflexion offre l’opportunité remarquable aux participants de raisonner sur l’impact de ces nouvelles réformes sur le dispositif financier et bancaire, sur le financement de l’économie et sur la croissance », a-t-il déclaré.

Quant au Pr Thierno Thioune, parlant au nom du président du Comité scientifique du colloque, le Pr Moustapha Kassé, il a convoqué l’histoire de la théorie économique pour démontrer que la relation entre les innovations financières qui sont souvent associées à des marchés libéralisés et la stabilité macroéconomique, constitue une problématique économique lancinante. Après la crise financière de 2007-2008, estime-t-il, les « banques devraient jouer un rôle majeur en faisant preuve d’ingéniosité pour lutter contre l’émergence de crises à travers leur prise de risque excessive et la multiplication d’innovations financières opaques ».

Trouver un équilibre entre
régulation et innovation
Le Directeur national de la Bceao pour le Sénégal a abondé dans le même sens rappelant que la grande crise financière d’il y a dix ans, est suffisamment récente pour édifier sur le triptyque innovation-crise financière-réglementation. Selon Mohamed Al Aminou Lô, les innovations, aussi loin qu’on puisse les retracer dans l’histoire de l’humanité, « répondent, de façon primaire, à des besoins d’amélioration des conditions de vie et de travail, par le biais de la productivité, de l’utilité sociale ou de l’accumulation de richesses ». Cependant, a-t-il rappelé, « dans les activités financières, les effets positifs induits ne peuvent pas occulter les risques intrinsèques aux produits et services financiers ».

C’est cette appétence au risque des intermédiaires financiers en vue d’accroître leurs profits qui justifie, selon lui, l’intervention du régulateur et du superviseur pour éviter la survenance d’une crise systémique ou pour en limiter l’ampleur mais aussi juguler les tentatives de blanchiment de capitaux ou de financement terroriste. Mohamed Al Aminou Lô est d’avis que les innovations financières et technologiques présentent des possibilités étendues d’accompagner les économies des pays de l’Uemoa. Seulement, il pense qu’il faut que les institutions financières veillent à ne pas s’engager dans des comportements non scrupuleux tels que ceux qui ont prévalu dans le cas des actifs toxiques vendus à leur clientèle et ayant débouché sur la crise des subprimes aux États-Unis.

Ismaëla Guèye, Coordonnateur de la Direction des Services financiers et de la Compétitivité au ministère de l’Économie, des Finances et du Plan ne dit pas autre chose. A l’en croire, les innovations financières constituent un progrès social indéniable et méritent tout l’appui des autorités. Cependant, il a invité à ne pas oublier l’épisode de la crise financière de 2007-2008 qui a montré les dangers de l’innovation financière dans un contexte de dérégulation généralisée. Pour éviter cette mauvaise expérience aux pays de l’Uemoa, il a soutenu que l’option a été de « trouver le bon équilibre entre régulation et innovation de manière à tirer profit des avantages des innovations financières tout en préservant la stabilité et l’intégrité de notre système financier ».

Elhadji Ibrahima THIAM

 

En lançant, à Mbane, les opérations de récolte de la pomme de terre, le directeur de l’horticulture annonce une production record qui va couvrir les besoins nationaux.  

Dr Macoumba Diouf a annoncé, hier, à Mbane, qu’une production nationale de 150.000 tonnes de pommes de terre est attendue. Le Directeur national de l’horticulture  lançait officiellement, à Mbane, les opérations de récolte de la pomme de terre, en présence du Sous-préfet de l’arrondissement et du maire de Mbane, Dembel Sow. Dr Macoumba Diouf a précisé que la production nationale de pommes de terre passera de 118.000 tonnes en 2017 à 150.000 tonnes en 2018, au moment où les besoins nationaux sont toujours estimés annuellement à 95.000 tonnes de pommes de terre. Il s’est réjoui du travail remarquable abattu par Senegindia pour assurer, dans sa zone d’intervention, à Mbane, une localité du département de Dagana, située à une trentaine de kilomètres de Richard-Toll, une production de 55.000 à 60.000 tonnes de pommes de terre.

Après avoir visité les champs de pommes de terre bien aménagés à Mbane par cette société indienne, Dr Macoumba Diouf a rappelé que l’État a permis aux producteurs de booster, de manière significative, la production de pommes de terre en subventionnant les semences dont l’enveloppe est passée de 130 millions de FCfa en 2013 à 3,400 milliards de FCfa en 2018. Il a invité les producteurs à collaborer étroitement avec les sociétés agro-industrielles en vue de moderniser l’agriculture sénégalaise, rappelant que celle-ci doit être la locomotive de l’économie. Après avoir mis en exergue la volonté du président Macky Sall de développer les cultures du riz, de l’arachide, de l’oignon, de la tomate, de la pomme de terre et de toutes les autres spéculations agricoles, le directeur national de l’horticulture a réitéré l’engagement indéfectible du gouvernement à réaliser l’autosuffisance en produits horticoles et à permettre au Sénégal d’exporter dans les plus brefs délais et dans de très bonnes conditions, des quantités importantes de pommes de terre vers d’autres pays. Dr Macoumba Diouf a déclaré que ce rêve est devenu réalité car, non seulement, la pomme de terre produite actuellement au Sénégal n’a rien à envier, sur tous les plans et à tous les niveaux, à celle qui est importée, mais la production nationale arrive à satisfaire la demande.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

Mohamed Al Aminou Lô n’en démord pas. Il l’avait déjà dit, il y a quelques mois, lors d’une célèbre émission dominicale, il l’a répété, hier, lors du colloque de l’Isf : « le  FCfa est l’une des meilleures monnaies en Afrique voire dans les économies en développement si l’on ne prend en compte que les aspects techniques ». Balayant d’un revers de la main les accusations de mainmise de la France sur cette monnaie, le Directeur national de la Bceao pour le Sénégal assure que « le FCfa est une monnaie africaine gérée par les Africains sans interférence aucune ».

Ce qui caractérise cette monnaie, selon lui, c’est sa stabilité aussi bien interne et qu’externe et la capacité de pouvoir d’achat qu’elle confère à ses détenteurs. Pour en attester, il fait remarquer qu’en 60 ans d’existence, il n’y a eu qu’une seule crise bancaire à la fin des années 1980 et une seule crise de change au début des 1990. « Cela témoigne d’un environnement de stabilité macroéconomique favorisé par le cadre institutionnel du FCfa dans un espace de marché unique des services bancaires, ce qui est rare dans le monde. Cela constitue un gage de réceptacle fécond à l’innovation au sens large et celle dans le domaine financier en particulier », a-t-il martelé. Et, à l’en croire, l’entrée en vigueur en janvier dernier des règles prudentielles dites Bâle 2 et Bâle 3 dans l’Union monétaire ouest-africaine, « démontre, à souhait, l’importance capitale qu’attache la Bceao à la stabilité financière au côté de la stabilité monétaire qui est la caractéristique principale de notre monnaie commune le FCfa ».

Elh. I. Thiam

 

Les producteurs s’inquiètent des lenteurs dans le déroulement de la campagne de commercialisation de l’arachide et demandent à l’État d’accélérer la cadence pour leur permettre de vendre leurs récoltes.

Les lenteurs notées dans la collecte des graines d’arachide inquiètent les producteurs. Ils demandent à l’État d’accélérer les opérations pour leur permettre d’écouler leur production.

Le ministre de la communication, Abdoulaye Baldé, par ailleurs, maire de Kolda, qui conduisait la délégation officielle à la ziara annuelle de Médina Eladj, tenue le week-end dernier, a assuré que ces doléances seront prises en compte par le gouvernement. « Ce sont des difficultés qui sont inhérentes à une campagne mais le gouvernement va continuer de prendre les dispositions pour assurer une bonne campagne de commercialisation. Dans le monde rural, ces doléances sont souvent revenues», a-t-il déclaré, en réponse aux doléances exprimées par les fidèles lors de cette ziara. Il a demandé au Khalife de Médina Eladj, El Hadj Aliou Thiam, de prier pour la paix et l’unité nationale et pour un hivernage pluvieux. A Saré Mamady, un autre village religieux situé dans la commune de Dioulacolon, le Khalife de la famille chérifienne, Chérif Leheib Aidara, s’est également prononcé sur la question lors de la ziara annuelle tenue également, le week-end dernier. Il a demandé à l’État de prendre les dispositions utiles pour faciliter la commercialisation de l’arachide. Le ministre de l’Emploi, de l’Insertion professionnelle et de l’Intensification de la main d’œuvre qui conduisait la délégation gouvernementale a promis de transmettre ces doléances à qui de droit. Abdoulaye Diop a, toutefois, rappelé les efforts consentis par l’État au cours de ces trois dernières années, pour booster la production agricole. Il a cité notamment les performances enregistrées dans les domaines de la riziculture et de l’arachide. A la date du 10 février dernier, plus de 16.734 tonnes d’arachide d’huilerie ont déjà été collectées dans la région de Kolda contre environ 1.876 tonnes de semences à certifier et un peu plus 4.496 tonnes de semences écrémées.

Pour la précédente campagne de commercialisation, près de 5.000 tonnes d’arachide d’huilerie seulement avaient été collectées à la même date contre 4.279 tonnes de semences écrémées et 780 tonnes de semences à certifier. Sur les 103 Opérateurs privés stockeurs (Ops) agrées cette année, dans la région de Kolda, 28 seulement ont démarré leurs activités. Il faut, par ailleurs, préciser que sur les 183 points de collecte autorisés dans la région, 54 seulement sont fonctionnels.

Mamadou Aliou DIALLO

Le Conseil exécutif du transport urbain de Dakar (Cetud) a mis à la disposition des transporteurs de Thiès 5 nouveaux minibus dans la modernisation du transport et l’amélioration de la mobilité urbaine dans les autres villes du Sénégal.  

Cinq nouveaux minibus sont venus renforcer le réseau de transport urbain de Thiès portant ainsi le nombre à 91. Les bénéficiaires ont reçu les clés de leurs véhicules, hier, en présence du directeur général du Conseil exécutif du transport urbain de Dakar (Cetud), Thierno Birahim Aw, du maire de la ville, Talla Sylla et du gouverneur de la région, Amadou Sy. Thiès est le troisième réseau après Dakar et Saint-Louis. «Cela contribue à nos objectifs d’amélioration de la sécurité routière et des conditions de déplacement des usagers. C’est pourquoi, le président de la République a, depuis 2015, donné des instructions pour l’extension du programme de modernisation du transport dans les localités de l’intérieur du pays. Aujourd’hui, le Cetud est dans 10 localités en plus de Dakar et le réseau de l’Aftu transporte près de 250 millions de voyageurs par an», s’est félicité le directeur général du Cetud. Selon lui, ce projet connait un grand succès avec les mesures d’accompagnement de l’État. «Nous tenons, à chaque fois, à respecter les exigences de rentabilité. Nous tenons aussi compte du coût du transport qui est, aujourd’hui, acceptable pour les citoyens. A Thiès ou ailleurs, il suffit d’avoir 100 FCfa pour se déplacer», s’est réjoui Thierno Birahim Aw. A l’en croire, Thiès va encore, dans les prochains mois, bénéficier d’un renforcement de son parc dans d’autres projets.

Le maire, Talla Sylla, a exprimé sa joie d’avoir assisté, pour la quatrième fois, à une cérémonie de ce genre dans sa ville. Pour lui, ces minibus vont soulager davantage les habitants de Thiès. Il a sollicité des responsables du Cetud d’autres véhicules. «Si l’on pouvait avoir jusqu’à 200 minibus, ce serait encore mieux», a lancé l’édile de la ville. Le représentant des Gie de transport, Mokhtar Dieng a abondé dans le même sens après s’être réjoui de cette nouvelle acquisition. «Les transporteurs sont contents d’avoir reçu ces nouveaux minibus. Mais nous voulons plus parce qu’il y a des opérateurs qui attendent jusqu’à présent. Le besoin est là. Nous voulons desservir les villages environnants», a dit M. Dieng.

Un meilleur usage
Le gouverneur, Amadou Sy, a rappelé la volonté des autorités de faire en sorte que le dispositif soit le plus élargi possible. La seule limite objective, a-t-il relevé, ce sont les critères de rentabilité. «Nous espérons que l’offre sera élastique parce que l’accroissement de la ville de Thiès est très élastique. Je suis certain que, sous peu, on aura un réseau très fourni comme le veut le maire en tenant compte des critères de rentabilité», a assuré le représentant de l’État.

Le gouverneur a profité de l’occasion pour inviter les responsables et les bénéficiaires à garder l’esprit du premier jour. « Au premier jour, le maire et moi avions pris le premier et le deuxième ticket. Je l’ai d’ailleurs gardé jusqu’à présent. Nous avons alors pris le bus jusqu’à la promenade des Thièssois. Ce jour, le véhicule était bien tenu, le chauffeur correct et avait bien conduit. Je m’étais dit que si c’est cela, je risque de n’avoir plus besoin de mon chauffeur pour mes déplacements. Mais quelques jours après, j’ai vu des comportements de certains chauffeurs qui tranchent avec ceux du début», a déploré le gouverneur, avant d’inviter tout le monde à rester dans l’esprit du premier jour.

Ndiol Maka SECK

Le secteur secondaire, au Sénégal, s’est bonifié de 13,6 %, en fin décembre 2017, comparativement au mois précédent où il avait enregistré une légère progression de 1,7 %, selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee). « Cette évolution est, principalement, portée par la construction (plus 21 %), l’égrenage de coton et la fabrication de textiles (plus 100 %) et les activités extractives (plus 14,1 %) ». En variation glissante sur un an, le secteur secondaire s’est conforté de 13,3 %, durant la période sous revue essentiellement tiré par le sous-secteur de la construction (plus 43,5 %), les activités extractives (plus 65,9 %), l’égrenage de coton et à la fabrication de textile (plus 100 %) et, dans une moindre mesure, la production énergétique (plus 10,1 %). En revanche, les conserveries de viande et poissons (moins 17,5%) et la fabrication de sucre (moins 97,6 %), ont, particulièrement, fléchi sur la période.

(APA)

Selon une étude du groupement d’intérêt scientifique du Pôle pastoralisme et Zones sèches, le pastoralisme a un impact économique important dans la zone ouest africaine. Présentant le rapport scientifique de cette structure, Christian Corniaux du Cirad a expliqué que, dans leur parcours, les transhumants engendrent une activité économique significative.

Les vérités toutes faites selon lesquelles les transhumants, avec leur cheptel, sont des envahisseurs qui ne font que consommer et détruire les pâturages sur leur chemin sont  déconstruites par le rapport scientifique du Pôle pastoralisme et zones sèches. Selon ce rapport présenté par Christian Corniaux, chercheur au centre de coopération internationale en recherche pour le développement (Cirad), membre dudit pôle avec l’Isra, l’Ucad et le Centre de suivi écologique, les pasteurs, dans leur transhumance, dans la zone ouest-africaine, contribuent à la création d’activités économiques.

D’après l’étude, les transhumants dépensent une somme estimée entre 1,2 à 1,3 million de FCfa par famille et par an dans leur périple pour la survie de leurs animaux. Ce qui a fait dire au chercheur que pour l’ensemble des milliers de familles de transhumants dans la zone du Sénégal, de la Mauritanie et du Mali, ce sont des milliards qui sont en jeu dans les transactions financières. «Contrairement à certaines idées reçues considérant les transhumants comme des criquets qui consomment tout sur leur passage, la transhumance engendre une activité  économique pour les zones traversées avec des achats effectués par les transhumants en plus de l’activité écologique. Les zones d’accueil attendent souvent le passage des éleveurs pour bénéficier des transactions financières», explique le chercheur. C’est pour cela que le rapport demande une gestion intégrée des territoires du Lac de Guiers au Sénégal jusqu’au Niger car «la mobilité, c’est le cœur du pastoralisme».

La présentation de ce rapport a été faite en marge du Conseil scientifique et administratif du Pôle pastoralisme et zones sèches qui se tient à l’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra). Cette rencontre est l’occasion aussi pour ce groupement d’intérêt scientifique de faire le bilan du programme quadriennal 2014-2017 et de ficeler le programme pour 2018-2021. Le directeur général de l’Isra, Docteur Alioune Fall, président du groupe d’intérêt scientifique dudit pôle a rappelé les enjeux du pastoralisme qui vise l’élevage extensif avec l’ensemble des troupeaux qui occupent le territoire et qui se déplacent à la recherche de nourriture.

Délimiter les unités pastorales
 «Cela pose souvent la problématique du foncier avec le passage des animaux mais on ne peut pas séparer l’agriculture de l’élevage. Il faut la délimitation des unités pastorales pour que les zones agricoles et d’élevage soient délimitées. Nous travaillons pour la coexistence des acteurs», a déclaré le directeur général de l’Isra. Pour lui, la recherche fait beaucoup pour l’amélioration du pastoralisme et de l’élevage parce que, dit-il, «il faut aider les habitants du monde rural à conserver leur cheptel car l’élevage constitue l’épargne des familles dans ces zones».

Alioune Fall soutient qu’il faut une intégration des politiques sur le plan sous-régional pour le développement du pastoralisme et une meilleure santé animale car, «on ne sera jamais indemne si les autres pays sont malades».

Représentant le ministre de l’Élevage et des Productions animales, Docteur Mamadou Ousseynou Sakho, Secrétaire général dudit ministère reconnaît que le pastoralisme est une question essentielle pour notre pays où l’élevage pastoral occupe 2/3 de notre cheptel et fournit l’essentiel des productions animales pour les populations (70 % de la production de ressources et de viande provenant de l’élevage pastoral). Docteur Mamadou Ousseynou Sakho demande de mettre en relation, avec l’appui du Pôle pastoralisme et Zones sèches, les différents projets et les acteurs du secteur et de mettre à leur disposition les résultats de la recherche de ce groupement scientifique. «Les travaux de la recherche ont montré que le pastoralisme est quelque chose d’essentiel pour le Sahel et pour l’Afrique de l’ouest», souligne-t-il. Le Secrétaire général du ministère de l’Élevage  rappelle que 31 milliards de FCfa ont été injectés dans les projets de développement du pastoralisme par l’État du Sénégal.

Oumar KANDE

Dans le processus de formulation du Programme national d’investissement agricole et de sécurité alimentaire et nutritionnelle, le Groupe de dialogue social et politique a organisé, hier, un atelier de partage de ses propositions. Il a formulé des propositions articulées autour de quatre programmes.

Le Groupe de dialogue social et politique a partagé, hier, au cours d’un atelier, les propositions issues des différentes concertations en vue de la formulation du Programme national d’investissement agricole et de sécurité alimentaire et nutritionnelle (Pniasan). Ce cadre qui regroupe les organisations des producteurs, de la société civile et des privés, a défini une vision partagée qui devra régir ses interventions dans le dudit programme.

Ce groupe a fait quatre propositions pour la formulation du Pniasan. Selon un document remis à la presse, il a pris l’option de synthétiser les propositions issues des concertations locales en quatre programmes en lien avec sa vision et ses axes stratégiques. Chaque projet est articulé autour de composantes et de lignes d’actions avec un objectif général et des objectifs spécifiques. Le processus, renseigne-t-on, a duré un an. Un an marqué par des réunions, des ateliers, des missions sur le terrain a permis d’arriver à ce résultat. Le premier programme porte sur l’appui et l’accompagnement du Groupe de dialogue social et politique dans la socialisation, le suivi, l’animation du dialogue. Il vise une meilleure gouvernance du Programme national d’investissement agricole et de sécurité alimentaire et nutritionnelle par une participation significative et responsable des organisations paysannes et celles de la société civile dans toutes ses étapes de mise en œuvre.

Le second programme est lié à l’accroissement et à la préservation des bases productives des systèmes de production agro-sylvo-pastoraux et halieutiques.  Son objectif est de contribuer à améliorer les conditions pour accroître la production et la productivité des exploitations familiales. Le troisième programme concerne la promotion d’une bonne gouvernance inclusive pour une gestion durable des ressources foncières, pastorales et halieutiques. Quant au quatrième programme, il porte sur le développement de systèmes alimentaires basés sur la promotion des produits locaux. Selon Nadjirou Sall, président du Groupe de dialogue social et politique, les différentes propositions articulées autour de ces quatre programmes sont issues des consultations avec les acteurs à la base. « Actuellement, nous sommes sur la dernière ligne droite pour la formulation du Pniasan. Il nous faut une bonne compréhension des enjeux clés, des défis actuels mais surtout de l’harmonisation et de la complémentarité dans les actions », a déclaré M. Sall. Il affirme que la participation des organisations paysannes et celles de la société civile à ce processus de formulation du Pniasan, contribuera à l’obtention de résultats probants.

« Nous pensons que, dans la formulation du Pniasan, tous les acteurs ont un rôle important à jouer. C’est pourquoi, nous avions demandé au Groupe de dialogue social et politique de faire des propositions », a déclaré Dr Ibrahima Mendy, directeur de l’analyse, de la prévision et des statistiques agricoles (Dapsa) au ministère de l’Agriculture. Saluant la contribution de haute facture du Groupe de dialogue social et politique, M. Mendy qui est le point focal du Pniasan a ajouté que toutes les propositions seront prises en compte dans le document final.

Aliou KANDE

La construction de l’aéroport de Kahone, dans la banlieue de la ville de Kaolack, figure comme l’un des axes prioritaires du développement de la région éponyme pris en compte dans le Plan Sénégal émergent (Pse). Un enjeu notamment pour le développement du tourisme religieux à Médina Baye, Leona Niassene et Porokhane comme souligné par les acteurs des transports lors d’un forum de la Foire internationale de Kaolack consacré à ce secteur.

Prenant part à ces assises,  le directeur général de l’Agence des aéroports du Sénégal, Pape Maël Diop a été interpellé sur cette forte demande des acteurs économiques de la région. « Il y a un programme de modernisation des aéroports du Sénégal réparti en plusieurs phases et pour la première fois, il y a des localités comme Saint-Louis et Ziguinchor qui sont concernées. Kaolack sera prise en compte pour la seconde », a-t-il déclaré.

La réalisation de cette infrastructure va permettre d’exploiter les énormes potentialités qui existent en matière de tourisme en général, celui religieux en particulier.  Au-delà de la région de Kaolack, cet aéroport va desservir l’ensemble des régions de la zone centre du pays notamment la zone du delta du Saloum aux potentialités touristiques peu exploitées », a ajouté le directeur des aéroports du Sénégal, à l’issue d’une visite de courtoisie chez le Khalife général de Médina Baye.

Selon lui, son hôte lui a fait part de la nécessité de disposer d’une infrastructure de cette dimension pour accueillir des aéronefs de grande capacité à l’occasion du Mawloud où des milliers de pèlerins en provenance du Nigéria, du Ghana et du Soudan rallient Kaolack.  «J’ai tenu à rassurer le Khalife sur la volonté de son excellence, le président Macky Sall, d’assurer l’accessibilité des grands sites religieux notamment par des désertes aériennes d’autant qu’avec la modernisation des cités, ces mesures viendront compléter ce dispositif », a-t-il renchéri. Pape Maël Diop s’était rendu, auparavant, sur le site de l’actuel aérodrome de Kahone dont les installations vétuste et les limites de la piste d’envol ne permettent pas d’accueillir des aéronefs d’une certaine envergure. Il a visité ensuite la Foire internationale de Kaolack en compagnie du président du comité d’organisation. Il a dit tout le bien qu’il pense de cette manifestation visant à repositionner les régions de l’intérieur dans les échanges commerciaux de la sous-région.

Elimane FALL

En 2017, 140 pêcheurs ont disparu en mer. Le non-respect des normes de sécurité est en cause.

La communauté des pêcheurs artisanaux a payé un lourd tribut en 2017. Selon les statistiques de la Direction de la protection et de la surveillance des pêches (Dpsp), les 92 accidents enregistrés, l’année dernière, ont causé la mort ou la disparition de 140 pêcheurs pour 371 rescapés. Des chiffres macabres qui reposent la sempiternelle question du non-respect des normes de sécurité en mer. Ce que confirme le capitaine de Vaisseau Mamadou Ndiaye, directeur de la protection et de la surveillance des pêches. « Ces accidents sont généralement dus au non-respect des normes de sécurité malgré les efforts des autorités qui ont mis à disposition de gilets de sauvetage à un prix subventionné de 2.500 FCfa l’unité, la mise à disposition de l’information météorologique des pêcheurs artisans qui les reçoivent tous les jours sur leur téléphone portable », a-t-il dit, hier, lors de l’atelier de formulation d’un projet sur l’utilisation des nouvelles technologies pour une gestion durable des pêcheries au Sénégal.

Le capitaine de Vaisseau, Mamadou Ndiaye, a expliqué que ces accidents sont le reflet de la « crise environnementale et socioéconomique sérieuse » que traverse le secteur de la pêche. « Cette crise menace la survie des communautés de pêche et risque de compromettre l’approvisionnement en poisson des populations et de l’industrie halieutique. La situation est exacerbée par les effets des changements climatiques dont les conséquences sont néfastes à la ressource et à l’environnent marin », a-t-il déclaré. Ladite crise se traduit par la réduction des quantités et des tailles de poisson (50 à 80 % suivant les espèces), la dégradation de leur habitat, l’éloignement des zones de pêche (les pêcheurs vont en Mauritanie, en Guinée-Bissau, en République de Guinée et débarquent au Sénégal. Ce qui masque la raréfaction des ressources halieutiques au Sénégal et augmente les coûts de production, la paupérisation des communautés de pêcheurs.

Malgré ces difficultés, le secteur de la pêche continue d’être un levier socioéconomique important pour le Sénégal. Cela peut s’apprécier à travers certains facteurs majeurs notamment la création d’emplois, la sécurité alimentaire, la contribution au Pib. Chaque année, les débarquements de poissons ne cessent d’augmenter. En quarante ans, ils ont plus que doublé.

Les Tics pour mieux renforcer la surveillance
« Les débarquements de poissons et autres fruits de mer ont connu une hausse sensible, passant de 200.000 tonnes en 1975 à  plus de 450.000 tonnes en 2016, cela principalement du fait du dynamisme de la pêche artisanale », a déclaré le capitaine de Vaisseau Mamadou Ndiaye. L’importance des prises a fait de la pêche le premier poste d’exportation au vu des recettes générées en 2016 et 2017 avec respectivement 204,43 et 244 milliards de FCfa. Pour continuer à faire jouer à la pêche son rôle de secteur stratégique dans le Plan Sénégal émergent, des efforts sont en train d’être mis en œuvre par l’État et les partenaires au développement pour prendre en charge les difficultés identifiées, selon Mamadou Ndiaye.

C’est dans ce cadre qu’il faut inscrire, a-t-il précisé, la mise à disposition de gilets de sauvetage, le projet de remplacement des pirogues en bois par d’autres en fibre de verre, la subvention des moteurs hors-bord, la gestion basée sur les plans d’aménagement des ressources halieutiques, la cogestion pour les pêcheries artisanales notamment avec une  approche de surveillance participative qui associe les acteurs à l’effort de surveillance des initiatives locales de gestion halieutiques, la mise en œuvre du plan national d’actions de lutte contre la pêche illicite, la mise en œuvre de l’Accord sur les mesures du ressort de l’État du port  pour le contrôle de la pêche industrielle, le système de  suivi électronique des navires de pêches (Vms). C’est dans ce sens aussi qu’il faut comprendre la formulation du projet « Utilisation des nouvelles technologies pour une gestion durable des pêcheries au Sénégal » dont le but est d’améliorer le système d’information du dispositif de suivi-contrôle et de surveillance des pêches et plus généralement le système de gestion des pêcheries sénégalaises.

Elhadji Ibrahima THIAM

A l’ouverture, hier, des Assises de l’entreprise, organisées par le Conseil national du patronat, le Premier ministre a encouragé les chefs d’entreprises africains, notamment ceux de l’espace Cedeao, à faire des joint-ventures afin de mieux profiter de la mondialisation.

Sur le plan mondial, les entreprises africaines qui pèsent dans le monde des affaires peuvent se compter sur les doigts d’une main. Devant ce constat, elles gagneraient à mutualiser leurs capacités techniques et financières pour tirer le meilleur profit de la régionalisation et de la mondialisation. C’est la conviction du Premier ministre Mouhammed Boun Abdallah Dionne qui présidait, hier, l’ouverture des Assises de l’entreprise organisées par le Conseil national du patronat (Cnp) en présence de nombreuses organisations patronales de pays de la Cedeao.

« Il ne saurait être acceptable que le commerce intra-africain continue de ne représenter que 13 % du commerce total continental et que dans la Cedeao, les échanges intra-communautaires ne représentent que 10 % des importations globales de la région. Il faut que les chefs d’entreprises fassent plus de joint-ventures pour l’émergence de grandes multinationales régionales», a-t-il dit. Le Premier ministre s’est félicité de l’existence, déjà, de grandes multinationales africaines dans le secteur des services notamment financiers. Cet appel fait écho aux préoccupations de Baidy Agne et du patronat ouest-africain relatives au souhait des pays du Maghreb comme le Maroc, la Tunisie et la Mauritanie d’adhérer ou de réintégrer la Cedeao.

Selon le président du Cnp, avant l’adhésion du Maroc notamment, il y a lieu de réaliser, d’abord, des études d’impacts approfondies sur le secteur productif, l’emploi, les recettes douanières etc.
« Le marché de la Cedeao est déjà ouvert aux investissements marocains avec tous les avantages. Il faut, au préalable, mesurer les conséquences sur notre industrie, sur notre économie. Le partenariat gagnant ne peut être seulement à sens unique », a-t-il déclaré.

Baidy Agne souligne que, jusque-là, le débat sur cette adhésion des pays du Maghreb à la Cedeao soulève beaucoup plus de questions qu’il n’apporte de réponses : « Sont-ils prêts à abroger leurs dispositions constitutionnelles, juridiques et judiciaires, législatives et réglementaires nationales contraires au droit communautaire de la Cedeao ? Sont-ils disposés à accepter et rendre exécutoire les décisions de justice de la Cour de la Cedeao ? Quid de la nouvelle flexibilité de leurs monnaies nationales, nouveau levier de compétitivité à l’exportation ? De l’application du Tec, des règles d’origine, sans oublier la réciprocité dans les marchés publics », s’est-il interrogé. Face à tant d’incertitudes, il a salué la position prudente des chefs d’État de la Cedeao.
En effet, les chefs d’État ont mis en place un Comité ad hoc pour étudier les impacts quantitatifs et qualitatifs de ces adhésions.

Le rapport qui en résultera va déterminer les orientations à adopter. Et celles-ci devront « privilégier les intérêts de notre région et du secteur privé régional », a indiqué Mouhammed Boun Abdallah Dionne. Cependant, il a rappelé que les États de la Cedeao sont avant tout soucieux du développement socioéconomique, de davantage d’investissements productifs, de plus de croissance économique et d’amélioration des conditions de vie des populations.

« Nous avons besoin de construire une économie régionale intégrée, forte et compétitive mais nous ne pouvons pas le faire sans notre secteur privé régional. Cependant, il est important que ce secteur privé régional étaye ses préoccupations, s’organise dès à présent pour participer aux réunions techniques qui pourraient être nécessaires avec la Commission de la Cedeao », a-t-il lancé.

Elhadji Ibrahima THIAM

LES BANQUES APPELÉES À ÊTRE MOINS TIMIDES
«Nos institutions financières régionales sont timides », a déclaré le président du Cnp. Et à l’en croire, l’argumentaire du risque-crédit, du risque-marché, du risque-opérationnel, « porté à un niveau optimal jamais égalé ne se justifie pas pour nos pays ». Cela a pour conséquences, selon lui, la réduction des capacités du secteur bancaire à financer les économies, les entreprises et les ménages. « Demain, la trésorerie des entreprises, des découverts et crédits bancaires des ménages seront impactés mais aussi le financement du Pse », a-t-il argué.

Le Premier ministre semble être en phase avec le président du Cnp quand il dit que globalement, sur le plan national, le secteur financier reste sain et continue de se développer avec la densification du paysage bancaire « mais l’offre de services financiers adaptés reste encore timide ». Mouhammed Boun Abdallah Dionne exhorte alors les acteurs du secteur bancaire à faire preuve de « plus d’audace pour doper davantage l’initiative privée et mieux accompagner l’entreprise sénégalaise ».

Elh. I. THIAM

LES AVANTAGES DE SOUTENIR LE SECTEUR PRIVÉ NATIONAL
Soutenir le secteur privé national présente beaucoup d’avantages, selon Baidy Agne. Il cite une croissance plus inclusive et une souveraineté économique mieux affirmée, une réduction de la balance commerciale des biens et services, moins de soucis à la Bceao et au Trésor public dans le rapatriement et le transfert de capitaux et moins de dépendance extérieure sous forme de service après vente et celle de sous-traitant privé local à durée indéterminée. Mais ce soutien, a-t-il ajouté, ne doit pas se limiter seulement aux marchés publics, les chefs d’entreprise le veulent aussi accéder au foncier, à la protection du made in Sénégal dans l’industrie, l’agriculture et les services, les concessions publiques, l’encadrement aux entreprises en difficulté et l’accompagnement à l’export. Si le secteur privé tient tant à ce soutien de l’État, c’est parce qu’il « entend davantage s’ajuster à l’agenda des chantiers du Plan Sénégal émergent en satisfaisant les exigences techniques et financières ». Par ailleurs, Baidy Agne est d’avis qu’une bonne réforme du Conseil présidentiel de l’investissement aurait également un effet bénéfique sur le climat des affaires. « On gagnerait en efficience en instaurant un Conseil présidentiel de l

investissement ne traitant que d’une ou au maximum trois questions majeures nécessitant l’arbitrage du chef de l’État et l’application de sa directive présidentielle », a-t-il déclaré.

Ces interpellations ont déjà obtenu une oreille attentive puisque le Premier ministre a déclaré que, conformément aux instructions du chef de l’État, le gouvernement est ouvert à toutes les propositions allant dans le sens de fortifier davantage le secteur privé et l’économie. « Notre ambition est de faire du partenariat tripartite État-Syndicats-Secteur privé le levier de la croissance.

Le secteur privé est notre force de frappe. Si nous célébrons la croissance retrouvée qui sera de 7,1 % en 2017, nous le devons au secteur privé », a dit Mouhammed Boun Abdallah Dionne.

Elh. I. THIAM

LA NOUVELLE LOI SUR LA FISCALITÉ ET LA PATENTE VOTÉE EN 2018
La question de la fiscalité préoccupe, au plus haut point, le patronat sénégalais. D’ailleurs, dans son discours, Baidy Agne n’a cessé de le marteler.

Cela n’a pas échappé au Premier ministre qui reconnaît que pour doper la croissance, il faut créer les conditions d’une compétitivité et d’une attractivité plus forte de l’économie. C’est ce qui justifie, selon lui, la poursuite des réformes fiscales et douanières, la création d’un tribunal de commerce et des chambres commerciales d’appel pour garantir une meilleure exécution des décisions de justice. A propos de cette réforme fiscale, Mouhammed Boun Abdallah Dionne assure qu’elle devrait se matérialiser cette année. « Après son adoption en Conseil des ministres, il y a deux ou trois mois, le texte du projet de loi est envoyé à l’Assemblée nationale qui doit voter la loi », a-t-il précisé. Pour le Premier ministre, l’élargissement de l’assiette fiscale est une priorité du gouvernement, mais, poursuit-t-il, les entreprises, quelles que soient leur taille et leur secteur d’activité, doivent faire preuve de civisme fiscal. La charge de l’impôt se doit d’être équitablement répartie et les dispositifs de télé-déclaration et de télépaiement ainsi que la numérisation du cadastre favoriseront une meilleure gouvernance et transparence fiscale », a-t-il soutenu.

Elh. I. THIAM

LE NOMBRE DE BÉNÉFICIAIRES DU PROJET « ÉCOLE-ENTREPRISE » PASSE DE 10.000 À 25.000 JEUNES
Dans son discours de nouvel an 2018, le président de la République avait annoncé le projet « École-entreprise » qui allouerait une bourse de 40.000 FCfa par mois à 10.000 jeunes qui passeraient 70 à 90 % de leur temps d’apprentissage dans l’entreprise et 30 % à l’école.

Le nombre de bénéficiaires a été revu à la hausse, a fait savoir le Premier ministre. « Au départ, le chef de l’État avait annoncé 10.000 jeunes avec des bourses de 40.000 FCfa complétée par un différentiel de salaire que les entreprises vont payer. Mais, finalement, ce sont 25.000 jeunes qui sont ciblés. Il faut féliciter le secteur privé pour cela », a-t-il dit. Par ailleurs, Mouhammed Boun Abdallah Dionne a indiqué que 75 % des 23 milliards de FCfa de la contribution forfaitaire à la charge de l’employeur sont actuellement alloués à la formation professionnelle.

L’objectif étant de consacrer 100 % de ce fonds à ce sous-secteur. « D’ici à 2020, l’État va consacrer plus de 81 milliards de FCfa au renforcement de l’employabilité des jeunes, à leur insertion professionnelle et au renforcement de l’offre d’infrastructures de formation professionnelle afin de leur offrir une qualification certaine », a-t-il précisé.

Elh. I. THIAM

Le chef de l’État a remis, hier, des chèques à 31 femmes, représentantes des Groupements d’intérêt économique bénéficiaires. Ce financement va leur permettre de produire plus et mieux tout en luttant contre la pénibilité du travail.

Une trentaine de responsables de groupements ou Gie de femmes mareyeuses et transformatrices de produits halieutiques a défilé, hier, au Grand Théâtre, pour recevoir, des mains du président de la République, Macky Sall, des financements.

La cérémonie, riche en couleur, a permis au président Sall de décliner sa vision et sa nouvelle approche du financement rapide. Il a invité le gouvernement et ses démembrements chargés des financements de se débarrasser de la bureaucratie et tracasseries pour mettre rapidement à la disposition des femmes les fonds qu’il leur a dédiés durant cette année sociale.

Macky Sall a souligné que cette rencontre fait partie de l’axe 2 du Plan Sénégal émergent (Pse) qui rappelle que le pays ne peut se développer sans les femmes. Dans une salle du Grand Théâtre remplie de femmes toutes habillées en blanc, le président Sall a préféré ranger son discours écrit en français pour s’adresser directement à l’assistance acquise à sa cause. Macky Sall est revenu sur le rôle et la place de la femme dans sa vision politique en disant qu’elles sont incontournables dans tout projet de développement du Sénégal. « Soutenir les femmes, c’est soutenir la famille dans son entièreté et sa diversité. Au-delà de leur majorité au sein de la population, les femmes sont de braves travailleuses infatigables», a-t-il ajouté.

Le président de la République s’est réjouie que le ministre Oumar Guèye ait bien compris cela car ce financement était disponible depuis 2013. « C’est le Koweït qui l’avait mis à disposition pour un montant de cinq millions de dollars américains (2,5 milliards de FCfa). A cause des procédures et de la bureaucratie, cet argent dormait dans les comptes », a dit le chef de l’État.

Mécanisme de financement plus rapide
Pour éviter ces lourdeurs et lenteurs, Macky Sall a expliqué que c’est la raison de la création d’un nouveau mécanisme de financement plus rapide, allégé et efficace. « Je vous ai amené, cette année, la Délégation à l’entrepreneuriat rapide », a-t-il lancé avant de confier avoir invité à la cérémonie de remise de financement le délégué à l’Entrepreneuriat Rapide, Pape Sarr pour le mettre dans le bain et l’ambiance de terrain au contact des actrices femmes.

Il a ajouté que c’est pour aussi sensibiliser ce dernier sur « la nécessité de consacrer les 30 milliards de FCfa réservés aux jeunes et aux femmes en entrepreneuriat rapide ». Le président Sall a aussi annoncé sa décision d’octroyer deux milliards du budget de la Délégation à l’entrepreneuriat rapide, au secteur de la pêche répartis entre les femmes et les hommes. « Il faut que ce financement soit rapidement décaissé avec des procédures allégées qui se limiteront à l’identification des acteurs qui sont, du reste, déjà sur le terrain de l’action », a-t-il indiqué.

Revenant sur les conditions de travail des acteurs de la pêche, Macky Sall a soutenu que « le gouvernement du Sénégal ne peut plus laisser les femmes se blesser au cours de leurs activités professionnelles. Car le développement des technologies et des techniques sont telle qu’il est inadmissible que les braves femmes transformatrices de produits halieutiques soient encore exposées au danger des outils archaïques ».

Le chef de l’État a annoncé la poursuite de l’implantation des aires de transformation dans les autres localités après Bargny, Gokhou Mbathi, Notto, Fass Boye, Thiaroye, Mbao, Kafountine, etc. en plus des quais de pêche. « Le développement se fait à travers tous les secteurs de la vie du pays. Nous sommes obligés de faire des efforts dans tous les domaines. Cela est la preuve que le gouvernement n’a laissé aucun secteur en rade et c’est ce qui a désarçonné l’opposition qui a perdu ses repères », a ironisé le président Sall.

Mbaye Sarr DIAKHATE

Des chèques de 6 millions à 22 millions de FCfa distribués
Mareyeuses Cheques 2Macky Sall a demandé aux femmes bénéficiaires d’aller rapidement sur le terrain pour concrétiser leurs projets afin de pouvoir encore recevoir, d’ici à avril, une autre ligne de crédit. Il a fait remarquer qu’au cours des dernières années, les actions du gouvernement ont porté sur la modernisation des équipements, des infrastructures et du matériel de pêche, le renforcement des capacités organisationnelles et techniques des acteurs, l’amélioration des conditions de travail. Ces nombreux efforts du gouvernement ont conduit à hisser le secteur de la pêche au rang de premier poste d’exportation du Sénégal en 2015, avec des recettes de 244 milliards de FCfa. Il a aussi annoncé qu’il va, sous peu, visiter les îles du Saloum en allant à Dionewar, Niodior, Bassoul, etc. comme dans tout le Sénégal des profondeurs.

Le président Sall a remis, à main propre, les chèques symboliques à la trentaine de groupements et Gie. Les montants alloués aux femmes venues de toutes les régions du pays varient entre 6 et 22 millions de FCfa pour un montant global de 700 millions de FCfa.

De leur côté, les femmes ont défilé au pupitre pour témoigner leur reconnaissance au président Sall et à son ministre Oumar Guèye. Adja Fatou Sarr, présidente nationale des femmes transformatrices du Sénégal, Timé Ndoye de Dakar, Khadidiatou Diop de Ziguinchor et Gnagna Seck de Saint-Louis ont, tour à tour, apporté le salut et la reconnaissance de leurs sœurs des régions du pays.

Le ministère de la Pêche et de l’Économie maritime, après avoir bien mené ce projet de financement des femmes du secteur, est le maître d’œuvre de cette cérémonie de remise de chèques symboliques. Cette initiative traduit la volonté du chef de l’État d’accompagner les femmes micro-mareyeuses, mareyeuses, transformatrices et aquacultrices de la pêche artisanale par un financement adapté à leurs besoins et situation.

Mb. S. DIAKHATE

La 3e édition du Salon international des professionnels de l’économie numérique (Sipen) s’est ouverte, hier, à Dakar. Les acteurs ont salué la volonté des pouvoirs publics sénégalais de mettre en place un écosystème propice au développement du numérique.

L’Afrique a une vraie carte à jouer dans la révolution numérique. Elle a le choix d’être un vrai acteur ou de la subir. C’est la conviction du président de l’organisation des professionnels du secteur des Tic (Optic). Antoine Ngom s’exprimait, hier, à l’ouverture de la 3e édition du Salon international des professionnels de l’économie numérique (Sipen) dont le thème porte, cette année, sur : « La transformation digitale comme socle d’émergence des économies africaines ». Cette édition enregistre la participation de 9 pays africains. « Le contexte est de plus en plus favorable en Afrique à l’adoption et à l’appropriation des technologies digitales », a déclaré M. Ngom, selon qui, « des préalables sont indispensables pour que le digital puisse jouer son vrai rôle à la fois en tant que catalyseur de l’économie mais également en tant que secteur à part entière ». Il s’agit, à l’en croire, de la mise en place d’un environnement propice au développement numérique, de la disponibilité des ressources humaines de qualité, d’un écosystème favorable à l’innovation et l’entrepreneuriat, etc. M. Ngom a saisi l’occasion pour saluer la volonté de l’État, avec notamment l’adoption de la Stratégie nationale Sénégal numérique 2025 (Sn2025), de constituer, à ses yeux, une « boussole digitale » pour tous les acteurs du secteur. Selon le président d’Optic, la population africaine va passer de 2,5 milliards en 2050 à 4,4 milliards d’habitants en 2100. Cela va poser, à ses yeux, des problèmes critiques d’alimentation, d’urbanisation, d’éducation, etc. « La transition numérique peut-être une des solutions pour faire de la transition démographique une opportunité pour l’Afrique d’être une véritable puissance économique mondiale grâce au digital », a relevé M. Ngom. Pour lui, des initiatives globales à l’échelle africaine ou régionale contribueront à cette transformation digitale indispensable.

Souveraineté numérique
Le ministre de la Communication et de l’Economie numérique, Abdoulaye Baldé, a affirmé que le numérique se positionne comme un « pilier fondamental pouvant aider les États et le secteur privé à se moderniser et à résoudre, dans la même dynamique, les problématiques de développement durable auxquelles ils sont confrontés ». Des challenges importants devront, a-t-il indiqué, être relevés avec le potentiel évident du numérique pour booster la créativité et l’innovation dans la zone Uemoa. Le ministre a insisté sur la « Stratégie Sénégal numérique 2025 », articulée autour de 28 réformes et 69 projets innovants pour un budget global de plus de 1. 361 milliards de FCfa dont 73 % financés par le secteur privé, 17 % du public et 10 % du partenariat public-privé (Ppp).

Pour le ministre délégué chargé du Budget, le digital reste le moyen le plus indiqué pour relever les défis du développement. « Les plus grands penseurs et optimistes disent que le 21e siècle, c’est le tour de l’Afrique ; celui-ci ne saurait être maîtrisé si l’on ignore encore le rôle, l’importance et les enjeux attachés au numérique », a fait remarquer Birima Mangara. Toutefois, a-t-il averti, « celui-ci a besoin d’un écosystème sain et stable pour se développer et s’épanouir ». « Le Sénégal, poursuit-il, a gagné la souveraineté budgétaire ; et celle-ci doit se traduire par la souveraineté numérique ».

Souleymane Diam SY

Le ministre du Commerce, de la Consommation, du Secteur informel et des Pme a annoncé, mardi, en marge de la Foire internationale de Kaolack, que le marché central sera reconstruit, en 2018, pour coût de 5 milliards de FCfa du budget de l’État.

Très attendu depuis l’ouverture de la Foire international de Kaolack (Fika), le ministre du Commerce, de la Consommation, du Secteur informel et des Pme, n’est pas venu les mains vides. Alioune Sarr a annoncé, à ses interlocuteurs, aux commerçants et opérateurs économiques de la région, la décision du président de la République de faire reconstruire le marché central de Kaolack, pour un coût de 5 milliards de FCfa, mobilisés sur le budget de l’État. « En conseil des ministres, le président de la République nous a fait part de sa décision de construire deux marché d’un coût de 5 milliards de FCfa chacun, dans les villes de Kaolack et de Diourbel, à compter de cette année 2018 », a-t-il indiqué au cours d’une rencontre d’échanges avec les membres du secteur privé régional dans les locaux de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack. « Quand il a fait l’annonce, en tant que ministre, je le voulais pour Thiès ma région mais le président a voulu tenir sa promesse faite aux populations de ces deux villes, à moins qu’ici, à Kaolack, vous n’en vouliez pas», a-t-il lancé sur le ton de la plaisanterie à un public de commerçants venu massivement à sa rencontre.

Le ministre du Commerce a exhorté le secteur privé national à s’impliquer davantage dans le développement économique et social du Sénégal, en rappelant le poids du secteur marchand dans la constitution du Produit intérieur brut (Pib) à savoir 16 %. Selon lui, ce sont les acteurs de ce secteur qui sont à la base du taux de croissance de près de 7 % enregistré ces deux dernières années. « Dites à ceux qui contestent la réalité de la croissance de notre économie, que c’est à partir des entreprises que se créent, chaque jour, de la richesse ainsi produite que notre pays, sous le magistère du président Macky Sall, s’inscrit durablement sur la voie de l’émergence économique », a-t-il ajouté.

Alioune Sarr a exhorté le secteur privé national à s’inspirer de l’exemple de cette foire qui, selon lui, en l’espace de 3 ans, a réussi à se forger une place de choix dans la sous-région, la région africaine et à l’international. Il a loué le leadership du président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack à la fois sur le plan local et national en assurant la présidence de l’Union des chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture du Sénégal.

Elimane FALL

Le cabinet Afrique Communication a lancé, hier, Sunu entreprises, une plateforme de référencement des entreprises qui contribue à la productivité et à la compétitivité.

En marge du Salon international des professionnels de l’économie numérique, le cabinet Afrique Communication a procédé, hier, au lancement de Sunu entreprises. C’est une plateforme qui contribue à la productivité et à la compétitivité des entreprises en mettant à leur disposition un instrument de visibilité, de notoriété et de mise en relation. Selon Mame Yacine Fall Keïta, chef de projet, chargée de la plateforme à Afrique Communication, Sunu entreprises offre plusieurs avantages aux entreprises pour augmenter leur compétitivité. Elle sert également d’espace d’échanges.

La plateforme, renseigne-t-elle, permet une amélioration du positionnement sur les moteurs de recherche mais aussi sur les réseaux sociaux. Sunu entreprises, explique Mme Keïta, renferme aussi un annuaire où l’on peut retrouver les coordonnées de toutes les entreprises. «Nous visons 5.000 entreprises à enregistrer d’ici à la fin de l’année 2018, 10.000 en 2019 et 20.000 à l’horizon 2020 », a-t-elle ajouté. Elle précise que toute personne ayant une entreprise peut aller dans la plateforme sunu entreprise.sn pour s’enregistrer, faire sa présentation et ses produits. «Il y a également un volet village artisanal virtuel qui a pour but de représenter tous les artisans du Sénégal. C’est une plateforme de vente en ligne qui fait la présentation des artisans, de leurs produits », a confié Mame Yacine Fall Keita. « En lançant la plateforme, nous voulons apporter des solutions à la faiblesse de la présence des entreprises sur Internet et à l’absence d’un dispositif de facilitation de leurs transactions avec les clients et fournisseurs en ligne », a déclaré le Dr Thiendou Niang, directeur du cabinet Afrique Communication. « Les entreprises peuvent s’inscrire directement dans la plateforme, partager des renseignements sur leurs produits, valider leur référencement par l’acquittement des frais d’inscription et disposer d’un espace de suivi des résultats du référencement », a expliqué M. Niang.

« Sunu entreprises est une plateforme importante qui permet aux entreprises d’être visibles, de se mettre à niveau, de se conformer aux normes internationales », a noté Dr Malick Diop, directeur général de l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (Asepex). «Cette plateforme intéresse particulièrement l’Organisation des professionnels des technologies de l’information et de la communication (Optic), car nous sommes là pour servir les entreprises du numérique. Pour les servir, il faut bien connaître leurs besoins. Sunu entreprises, est d’une grande importance pour nous. Elle va nous permettre de tirer des informations pour améliorer les services que nous apportons à nos membres», a indiqué Antoine Ngom, président d’Optic.

Aliou KANDE

L’excellence des relations entre le Sénégal et la Gambie a été magnifiée, samedi, à l’occasion de la cérémonie de remise des « Gerté d’or » de la Foire internationale de Kaolack. La plus haute distinction de la manifestation a été attribuée à la Vice-présidente gambienne pour son action dans l’œuvre de consolidation des liens séculaires unissant les deux peuples.

L’axe Dakar –Banjul se porte bien. La preuve par la journée dédiée à cette coopération exemplaire entre les deux pays, samedi dernier, dans la 3ème édition de la Foire internationale de Kaolack (Fika) organisée conjointement par les chambres consulaires et les collectivités locales de la région de Kaolack. Une forte délégation gambienne conduite par la Vice-présidente comprenant la Première dame, la présidente de l’Assemblée nationale et quatre ministres et autres officiels est arrivée, vendredi, à Kaolack. Ces plus hautes autorités de ce pays voisin ont tenu à honorer, par leur présence, cette manifestation commerciale ouverte par le Premier ministre du Sénégal, Mahammad Boun Abdallah Dionne.

Fatoumata Tambajang, la vice-présidente de Gambie a marqué, de son empreinte, la troisième édition de la Foire internationale de Kaolack. Présidant, dans la journée, une importante rencontre d’échanges entre les deux pays, elle a reçu, en fin de soirée, la plus haute distinction des « Gerté d’or », récompensant son action dans la consolidation des relations fraternelles et séculaires entre Sénégalais et Gambiens. Une récompense remise par le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye.

Un signal fort pour la jeune génération
Les organisateurs, grâce au président du comité d’organisation, Serigne Mboup, ont motivé leur choix par la contribution de la récipiendaire dans le raffermissement et la consolidation des relations sénégambiennes pour lesquelles la Vice-présidente a « payé de sa personne pour le respect de la volonté populaire et le rétablissement de la démocratie et de l’État de droit ». En réaction à cet hommage, elle  est revenue sur les péripéties de la prise de fonction du président élu Adama Barrow, le 1er février 2017, après le départ, en exil, de l’ancien homme fort de Banjul. Fatoumata Tambajang a salué le rôle décisif du président Macky Sall dans la mobilisation de la communauté internationale et régionale pour éviter un bain de sang dans son pays. Les principaux récipiendaires ont  délivré un message d’espoir en direction de la jeune génération. Le patron de Seed Academy, Amadou Gallo Fall, vice-président de la Nba, distingué pour son action de promotion des jeunes à travers les activités sportives a, le premier, annoncé la couleur. Il a déclaré que les sportifs africains qui évoluent en Europe et aux États Unis sont les plus grands ambassadeurs du continent. Une assertion renforcée par son compatriote Thione Niang, un ancien membre du directoire de campagne de l’ancien président démocrate Barack Obama qui a soutenu que «les pères fondateurs comme Senghor, Nkrumah ou Nyerere sont parvenus à la suite d’âpres luttes à arracher l’indépendance politique, aujourd’hui, c’est autour de la jeune génération de se battre pour obtenir l’autonomie économique de l’Afrique»,  a soutenu le lauréat du « Gerté d’or » de la responsabilité sociale pour l’édition 2018.

Une conviction partagée par la Vice présidente de la Gambie qui a plaidé pour plus de soutien aux jeunes et aux femmes dans leurs activités génératrices de revenus.

Venu représenter le président de la République à cette cérémonie consacrant la vitalité de l’axe Dakar–Banjul, Aly Ngouille Ndiaye a annoncé que pour la quatrième édition dont la Gambie est le pays invité d’honneur, le président Macky Sall et son homologue gambien Adama Barrow sont attendus à la Foire internationale de Kaolack. « La Gambie et le Sénégal sont deux pays, un même peuple et des manifestations comme la Fika contribuent à consolider et à raffermir ces liens séculiers et fraternels», a affirmé le ministre de l’Intérieur qui avait à ses côtés son homologue du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr.

Elimane FALL et Mouhamadou SAGNE

L’Association des éleveurs de porcs et charcutiers des régions de Ziguinchor et Sédhiou a organisé, samedi dernier, à Ziguinchor, la 2ème édition de la foire du porc. L’objectif visé était de faire découvrir au grand public notamment à la jeune génération, les résultats encourageants à tous points de vue de l’élevage porcin en Casamance, avec les races améliorées et de grande valeur marchande obtenues grâce aux centaines de géniteurs mis à disposition par l’État.

Les visiteurs ont pu mesurer les performances notées dans ce sous secteur après leur passage à l’exposition-vente de bêtes sur pied, de viande, de produits de charcuterie et vétérinaires. Cette manifestation commerciale a été aussi une occasion de faire connaître et de promouvoir une multitude de mets à base de viande de porc. A cet effet, il y a eu un « festival de la table gourmande » où les populations qui étaient venues très nombreuses, ont découvert et apprécié plusieurs spécialités  à base de viande de porc. Le préfet du département de Ziguinchor, Ibra Fall, qui a présidé la cérémonie d’ouverture au nom du ministre de l’Élevage et des Productions animales, a saisi l’opportunité pour faire souligner toute l’importance que revêt la filière porcine dans la politique pastorale du Sénégal.

Il n’a pas manqué d’évoquer les « importantes mesures » que l’État a mises en œuvre pour encourager et accompagner davantage la filière. Et pour développer celle-ci, M. Fall a incité les responsables de l’association des éleveurs de porcs à redoubler d’efforts, soulignant que « la filière porcine est porteuse de croissance, génératrice d’emplois et de revenus ».

Le préfet Ibra Fall a pris l’engagement de garantir la disponibilité de l’aliment pour porc en permanence et à moindre coût, à Ziguinchor. Les éleveurs s’organiseront sans doute pour en profiter grandement. En attendant, la présidente de leur association régionale, Olga Kayunga Senghor, a demandé à l’État davantage de races améliorées, un abattoir de porcs, une unité de fabrication d’aliments et le renforcement des équipements de laboratoire du service régional de l’Élevage de Ziguinchor.

El Hadj Moussa SADIO

Les difficultés de recouvrement des créances, la concurrence jugée déloyale, la fiscalité et l’accès difficile au crédit sont cités par les entrepreneurs comme les principales contraintes à l’activité, en décembre 2017, selon le dernier Point de conjoncture économique  de la Dpee.

L’enquête d’opinion auprès des industriels a révélé qu’en décembre 2017,  les principales contraintes à l’activité économiques sont la concurrence jugée déloyale (48 %), les difficultés de recouvrement des créances (38 %) et la baisse de la demande (29 %), selon le dernier Point de conjoncture économique  de la Dpee. Le Point de conjoncture note, par ailleurs, que la majorité des chefs d’entreprises a déclaré des baisses mensuelles respectives de la production et des stocks de produits finis dans un contexte de renforcement des commandes. Au total, l’activité industrielle reculerait, en variation mensuelle, tout en restant au-dessus de sa moyenne de long terme.

Dans le sous-secteur des bâtiments et travaux publics, poursuit la Dpee, « les difficultés de recouvrement des créances (100 %), la concurrence jugée déloyale (50 %), la fiscalité (50 %) et l’accès difficile au crédit (38 %) sont cités par les entrepreneurs comme les principales contraintes à l’activité, en décembre 2017 ».  S’agissant des services, les prestataires ont évoqué les difficultés de recouvrement des créances (47 %), la concurrence supposée déloyale (35 %) et la fiscalité (29 %) comme principales entraves aux affaires, durant le mois de décembre 2017, relève la Dpee qui ajoute par ailleurs que la plupart des enquêtés ont évoqué une baisse de l’activité malgré un léger accroissement des carnets de commande, en rythme mensuel.  Quant à l’emploi salarié du secteur moderne au mois de décembre 2017, il s’est renforcé de 3,3 % par rapport au mois précédent, en liaison avec la bonne tenue des effectifs dans le secteur secondaire (+6,4 %). Le Point de conjoncture indique, par ailleurs, que le nombre de salariés est, en effet, ressorti en hausses respectives de 6,7 % et 5,0 % dans les industries et les Btp. Par contre, l’emploi du secteur tertiaire s’est replié de 0,2 %, en liaison avec les services (-1,2 %).

Mamadou SY

Les prix à la consommation ont légèrement fléchi (-0,2%) par rapport au mois précédent, selon le Point mensuel de conjoncture de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee).

En décembre 2017, les prix à la consommation ont légèrement fléchi (-0,2 %) par rapport à ceux du mois précédent, indique le dernier Point mensuel de conjoncture de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee). Selon cette institution, cette situation est principalement attribuable aux «légumes frais en fruits ou racine» (-11,6 %) et à la viande bovine (-2,9 %).

Le renchérissement du poisson frais (+4,3 %) a, toutefois, atténué cette baisse des prix à la consommation au mois de décembre 2017. Par ailleurs, l’inflation sous-jacente (hors produits frais et énergétiques) du mois de décembre 2017 est ressortie à -0,3 % en rythme mensuel et 0,7 % sur une base annuelle, note la Dpee. Sur un an, le niveau général des prix à la consommation a également baissé de 0,7 % en liaison essentiellement avec le poisson frais (-10,8 %) et la fonction «logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles» (-1,5 %).

En termes d’origine, les prix des produits importés comme ceux des produits locaux ont reculé de 0,2 %, en décembre 2017 par rapport au mois précédent. En glissement annuel, les prix respectifs des produits locaux et importés ont également reculé de 0,8 % et 0,2 %, durant le mois de décembre 2017.

M. SY

Le gouvernement a commandé une  drague dans des chantiers navals de la Corée du Sud. Le navire attendu, en juillet prochain, va permettre de renforcer le tirant d’eau entre Foundiougne et Kaolack.

La promesse du président de la République de développer le pôle portuaire du Sine-Saloum composé du terminal à hydrocarbure de Ndakhonga et du port fluviomaritime de Kaolack est en voie de se matérialiser. Venu présider l’ouverture d’un forum sur le transport maritime à la 3ème édition de la Foire internationale de Kaolack (Fika), le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Omar Guèye a annoncé que dans le projet de développement du pôle portuaire du Sine-Saloum, l’État du Sénégal a commandé, dans des chantiers navals de la Corée du Sud, une drague qui va servir à améliorer la navigation en mer et dans les fleuves.

Le navire qui sera réceptionné en juillet prochain, devrait draguer, en premier lieu, la voie maritime entre Ndakhonga et le port de Kaolack.« La navigabilité des cours d’eau intérieurs de notre pays, répartis à l’équilibre, au Nord, au Centre, avec le fleuve Sénégal, le bras de mer du Saloum et le fleuve Casamance, est au cœur des préoccupations de l’État. A cet égard, à la suite du dragage du fleuve Casamance, la navigabilité a été améliorée avec un balisage lumineux et géolocalisé ainsi que des profondeurs de 7,5 mètres contre 3,5 mètres précédemment. Le bras de mer Saloum a été dragué dans sa première section de l’embouchure à Foundiougne à une profondeur de 5,5 mètres contre 3 mètres antérieurement. Avec la drague attendue, on pourra renforcer le tirant d’eau entre Ndakhonga et le port fluviomaritime de Kaolack pour assurer la navigabilité sur ce segment pour les navires de plus gros tonnages  »,  a déclaré le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime à l’ouverture du forum centré sur le thème : « un système de transport multimodal performant et intégré pour la maîtrise des coûts». Il a aussi annoncé l’acquisition, avec l’accompagnement du Conseil sénégalais des chargeurs qui assure la présidence de Cosama de deux navires cargos de 2.000 tonnes et 5.000 tonnes, le Djilor et le Diogue qui opèrent déjà au Sénégal et sur toute la côte ouest africaine. « Cette flotte naissante devra, dans les années à venir, se consolider et se diversifier pour participer, de manière plus décisive, au développement du cabotage national et interrégional», a affirmé M. Guèye. Il a magnifié le caractère intégrateur et fédérateur de la Foire internationale de Kaolack. «Cette manifestation s’est révélée, à la fois, un cadre de communion entre acteurs économiques et un cadre de l’appropriation du Plan Sénégal émergent (Pse) par la chambre consulaire de Kaolack», a dit le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime. Le président de la chambre de commerce de Kaolack, Serigne Mboup, a lancé un appel aux pouvoirs publics pour la mise en œuvre des projets prioritaires de la région de Kaolack dans le domaine maritime. Il a cité, entre autres, la réhabilitation du port maritime de Kaolack avec le dragage du fleuve, la construction du port sec de Mbadakhoune, l’aménagement des hangars et entrepôts du site portuaire.

E. FALL et M. SAGNE

La Caisse des dépôts et consignations (Cdc) et la Chambre des notaires du Sénégal (Cdns) ont signé, samedi, une convention de partenariat. Les deux parties s’engagent à renforcer leur coopération en vue de mieux remplir leurs rôles de service public.

Une convention de partenariat lie désormais la Caisse des dépôts et consignations (Cdc) à la Chambre des notaires du Sénégal (Cdns). La signature s’est déroulée samedi dernier. Les deux parties s’engagent à renforcer leur coopération en vue de mieux remplir leurs rôles de service public. A cet effet, le notariat sénégalais, s’inspirant des meilleures pratiques, va faire de la Caisse des dépôts et consignations son interlocutrice financière privilégiée. Le champ d’application de cette convention de partenariat porte, entre autres, sur l’accompagnement pour la formation initiale et continue des notaires, stagiaires et collaborateurs, l’installation des notaires individuels ou associés ainsi que toutes activités ayant pour but de promouvoir le notariat ; sur les modalités de gestion des comptes des notaires domiciliés à la Caisse des dépôts et consignations. Avec cette convention, la Chambre des notaires du Sénégal s’engage, entre autres, à faire de la Caisse des dépôts et consignations le dépositaire des fonds détenus par les notaires ; mener toutes actions auprès des autorités compétentes pour que la Caisse des dépôts et consignations puisse délivrer aux déposants institutionnels tels que les notaires des instruments de paiement.

De son côté, la Cdc s’engage à accompagner la Cdns dans ses missions et activités notamment l’acquisition et l’érection de son siège social; l’installation des notaires lors de leur nomination ; le renforcement de l’image de la profession, par des actions de communication ; l’organisation de rencontres scientifiques ou de toute autre action visant le développement de la profession.

Le directeur général de la Caisse des dépôts et consignations a salué l’engagement de la Chambre des notaires du Sénégal par le biais de son président qui, selon lui, n’a ménagé aucun effort pour la matérialisation et la concrétisation de ce partenariat. Aliou Sall s’engage à œuvrer pour que la Caisse des dépôts et consignations soit connue et reconnue comme le partenaire financier privilégié des notaires. Il dit percevoir la force de l’engagement du président de la Chambre des notaires du Sénégal pour donner corps et âme à ce partenariat. M. Sall affirme que la Caisse des dépôts et consignations partage avec le notariat, la recherche permanente de la sécurité, la transparence et la qualité des services fournis aux tiers. «Je fais partie de ceux qui croit aux synergies et aux démarches collectives. Les démarches individuelles sont souvent vouées à l’échec. C’est la raison pour laquelle, je vous propose et vous invite à réfléchir et à trouver ensemble les meilleures solutions pour un partenariat rénové. Je sais pouvoir compter sur vous pour faire jouer à la Caisse des dépôts et consignations pleinement son rôle de banquier de référence des notaires en particulier, et de la justice en général », a confié Aliou Sall. Au-delà du contenu de cette convention, poursuit-il, la Caisse des dépôts et consignations s’engage « à plus d’efficacité, à plus de transparence pour une plus grande performance ».

«Entre la Caisse des dépôts et consignations et la Chambre des notaires du Sénégal, c’est un commun vouloir de vie commune. Nos chemins sont inséparables. Il nous incombe, dès lors, de rendre nos relations pacifiques », a déclaré Mahmoudou Aly Touré, président de la Chambre des notaires du Sénégal. M. Touré s’est engagé à multiplier, de manière exponentielle, les dépôts des notaires auprès de la Caisse des dépôts et consignations.

Aliou KANDE


ISMAILA MADIOR FALL, MINISTRE DE LA JUSTICE : « NOUS ALLONS ACCOMPAGNER CE PARTENARIAT »
Prenant part à cette cérémonie de signature de partenariat, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, a salué cette initiative. Selon Ismaïla Madior Fall, la Caisse des dépôts et consignations est appelée à jouer un rôle prépondérant dans le financement des Pme, des logements sociaux, l’équipement des collectivités locales. Il a rappelé que la loi a rendu obligatoire le dépôt de certains fonds à la Caisse des dépôts et consignations. « Le recours à la Caisse des dépôts et consignations garantit la transparence, la sécurité, la crédibilité. Une augmentation des dépôts permet à la Caisse des dépôts et consignations de renforcer ses moyens d’intervention. Nous allons accompagner ce partenariat et toutes autres initiatives allant dans le sens de faire jouer à la Caisse des dépôts et consignations son rôle dans la mise en œuvre du Pse », a ajouté M. Fall. Bassirou Samba Niasse, Secrétaire général du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan a salué la démarche de la Caisse des dépôts et consignations et l’exhorte à maintenir le dialogue avec la Chambre des notaires du Sénégal. Il plaide pour une utilisation optimale des ressources pour obtenir un taux de dépôt élevé.

A. KANDE

Le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, en visite de suivi de la campagne de commercialisation de l’arachide, dans la région de Kaolack, a rappelé que l’État du Sénégal a mobilisé 52 milliards de FCfa pour permettre à la Sonacos SA d’acheter son quota de 250.000 tonnes de graines.

Venu à la rencontre des responsables des principales huileries du Sénégal installées dans le bassin arachidier, dans la campagne de commercialisation arachidière, le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, est reparti de Kaolack rassuré quant à l’évolution des opérations. En compagnie du directeur de l’agriculture et des techniciens de son département, Dr Pape Abdoulaye Seck s’est rendu à Copeol, Wao et à Sonacos Lydiane. A Sonacos Lydiane, le ministre a rappelé que l’État du Sénégal a mobilisé 52 milliards de FCfa pour lui permettre d’acheter le quota de 250.000 tonnes qui lui est assigné. Après deux mois de campagne, la Sonacos SA est à 111.000 tonnes collectées. A Copeol, une entreprise implantée sur le terre-plein du port maritime de Kaolack, le ministre a rencontré les administrateurs de l’unité industrielle dont le directeur général. Ce dernier répondant aux interpellations de la presse sur un arrêt des achats de graines suite à un redressement fiscal, a réfuté une telle décision. «Nous sommes fortement impliqués dans la campagne de commercialisation. A ce jour, nous avons collecté 47.000 tonnes pour des engagements financiers de plus de 11 milliards de FCfa. Mieux, nous sommes disposés à aller au-delà de notre quota initial pour accompagner la production record de cette année», a déclaré Cheikh Fall.

L’industriel qui a repris les activités de Novasen a initié, pour la présente campagne, une contractualisation avec des organisations de producteurs réunies autour de l’Association pour la promotion du développement à la base pour un quota de 21.000 tonnes. Une démarche saluée par le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural. « Le directeur général de Copeol a rassuré tous les producteurs préoccupés par l’idée d’un arrêt des achats de graines. La précision de cet partenaire essentiel de la filière et son implication active dans la campagne est un message fort pour tous les acteurs», a affirmé Dr Pape Abdoulaye Seck. Il a exhorté les huiliers à poursuivre la dynamique de collecte pour répondre aux attentes des producteurs de la graine oléagineuse. Rappelant la réalité de la campagne 2017, caractérisée par une production record de plus de 1,4 million de tonnes.

Après les trois principales huileries du centre du pays, le ministre et sa délégation étaient attendus, samedi, à Taïba Niassene pour rencontrer les opérateurs exportateurs. Ces derniers ont déjà exporté 26.000 tonnes vers la Chine.

Elimane FALL


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