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Affaires et Finances (3029)

Le président de République du Sénégal a réceptionné, hier, 1.000 unités de matériels agricoles destinés au monde rural. Acquis grâce à la coopération avec la République de l’Inde, le lot d’équipements composé de tracteurs, de moissonneuses-batteuses et autres matériels de génie civile vise à intensifier la mécanisation de l’agriculture sénégalaise et à mettre fin à la tyrannie des importations de riz au Sénégal à travers l’aménagement de plus de 20.000 hectares de terre dans la vallée du fleuve Sénégal.

Le 23 avril 2018 restera à jamais gravée dans la mémoire des producteurs du Sénégal notamment ceux des départements de Dagana, Matam et Bakel, dans la vallée du fleuve Sénégal. Ils retiendront, pour la postérité, que c’est en ce jour qu’ils ont communié, au Grand théâtre de Dakar, avec le chef de l’État, Macky Sall et l’ambassadeur de l’Inde au Sénégal, Rajeev Kumar, en présence du ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, Papa Abdoulaye Seck et du président directeur général de Tse/Afrique, Cheikh Amar, pour réceptionner 1.000 unités de matériels agricoles alloués par le Programme d’appui au projet d’autosuffisance en riz. Aucune organisation faitière du monde rural sénégalais n’a voulu rater l’instant. Du Conseil national de concertation des ruraux du Sénégal (Cncr), aux partisans de Force paysanne, sans oublier la forte présence des productrices réunies au sein de la Fédération nationale des femmes rurales du Sénégal ; le monde rural, dans sa globalité à tenu à magnifier sa reconnaissance au président de la République.

Pour ce dernier, ce nouveau jalon qu’il vient de poser au profit des producteurs du Sénégal ne fait que traduire sa volonté de faire de l’agriculture sénégalaise, le moteur du progrès économique et social. « Un des objectifs majeurs du Plan Sénégal émergent (Pse) », a déclaré Macky Sall. Pour le chef de l’État, la transformation structurelle de notre agriculture passe par l’intensification de la mécanisation agricole. C’est pour traduire cette vision en réalité sur le terrain qu’il a pris l’engagement de mettre à contribution la coopération avec la République de l’Inde. « En dotant le monde rural de 1.000 unités de matériel lourd, il s’agit d’accroître la productivité et de favoriser le bien-être des populations en particulier les ménages ruraux », a-t-il soutenu. Acquis grâce à une ligne de crédit de Exim Bank Inde, pour une valeur estimée à environ 32 milliards de FCfa, le lot de matériel est composé, entre autres, de moissonneuses-batteuses, de tracteurs, de faucheuses, de rizeries et autres équipements de génie civil destinés à l’allègement des travaux dans le monde rural.

Le chef de l’État a profité de l’occasion pour engager les producteurs à faire du Sénégal, le grenier de l’Afrique de l’Ouest. Il a rendu un hommage appuyé à tous les acteurs agricoles pour leur engagement et leur adhésion à sa vision « d’une agriculture moderne, adaptée, inclusive et intégrée, fondée sur le savoir, le savoir-faire et la technologie ». Macky Sall n’a pas manqué de revenir sur certains efforts entrepris au profit des producteurs sénégalais depuis son avènement à la magistrature suprême non sans saluer les performances réalisées par son gouvernement.

20 000 nouveaux ha à aménager dans la vallée
En effet, grâce au Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas) et au Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar), le Sénégal, a dit le Président Sall, a obtenu des résultats inédits. « Pour le riz, de 405.000 tonnes en 2014, on est passé à 1.015.000 tonnes de paddy en 2017. Le monde rural a été doté, durant cette période également, de 2.000 tracteurs. Tout cela combiné à la formation des acteurs du monde rural afin de favoriser la promotion du producteur », a soutenu le chef de l’État. Il a tenu à réitérer, devant les producteurs du Sénégal, son engagement à redonner à l’agriculteur sénégalais toute la dignité de travailleur de la terre. Évoquant le souci d’inclusion qui l’anime dans cette dynamique, le Président Sall a rappelé le rôle éminent des petits producteurs dans le développement de l’agriculture au Sénégal. Selon lui, ils ne doivent jamais être en rade dans toutes les politiques agricoles en cours. « C’est dans ce souci d’inclusion que 65.303 unités de matériels attelés fabriquées ici au Sénégal par la petite industrie et subventionnées à hauteur de 70 % pour 5 milliards de FCfa ont été remises aux petits producteurs entre 2013 et 2017 », a souligné le président de la République. A ces efforts, il cite également l’augmentation des surfaces aménagées et des infrastructures hydro-agricoles un peu partout dans les zones agroécologiques du Sénégal.

Dans la vallée, le matériel que vient d’acquérir les producteurs du Sénégal sera subventionné à hauteur de 60 %. Il permettra d’aménager plus de 20.000 hectares de terre dans la vallée comme l’a souligné le président directeur général de Tse, Cheikh Amar. Il a promis de porter ce chiffre à 30.000 hectares au terme de cette phase. Le Sénégal peut sans doute compter sur l’appui de la coopération indienne dans cette dynamique. L’ambassadeur de l’Inde au Sénégal qui a réitéré cet engagement au chef de l’État, a promis d’accompagner notre pays dans sa révolution verte.

Selon le Président Sall, il s’agit de tout faire pour mettre fin à la tyrannie des importations de riz au Sénégal. Macky Sall a magnifié l’action du ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural et l’exhorte à amplifier les efforts pour faire de l’agriculture, le moteur de la croissance économique au Sénégal.

Seydou Prosper SADIO


 Reactions… 


Korka Diaw, presidente du Reseau des femmes
agriculteurs du Nord
«Une promesse tenue»

Korka Diaw estime que les 1.000 unités que l’État vient de fournir au monde rural sont l’expression d’une promesse tenue par le chef de l’État. « 1000 unités de matériels agricoles, c’est au moins 2.000 emplois créés dans le monde rural », a soutenu Mme Diaw. Elle a magnifié le geste du président de la République et assure du bon usage du matériel sur le terrain à travers un suivi efficient de l’entretien.

Ndiouck Mbaye, presidente de la Federation nationale
des femmes rurales du Senegal
«Les femmes rurales vont porter le parrainage
de Macky Sall»

Comblée par ce geste que le chef de l’État vient d’effectuer à l’endroit du monde rural, la présidente de la Fédération nationale des femmes rurales du Sénégal, Ndiouck Mbaye, a demandé à ce dernier de ne pas s’inquiéter pour sa réélection en 2019. « Ce sont les femmes rurales du Sénégal qui vont te parrainer », a rassuré la productrice. « Nous sommes déjà prêtes pour assurer ta réélection grâce aux efforts que tu accomplis à l’endroit des producteurs et productrices du Sénégal », a soutenu NdioucK Mbaye, devant une foule en liesse.

Najirou Sall, president du Conseil national de
concertation et de cooperation des ruraux
«Nous allons prendre soin du matériel»

Selon le président du Cncr, Macky Sall vient de réaliser, à travers ce geste, un acte que le monde rural sénégalais ne va jamais oublier. «C’est un geste qui renforce la mécanisation du monde rural et contribuera à booster les rendements dans la vallée », a dit M. Sall. Selon lui, Macky Sall peut compter sur la maturité des producteurs.

Aliou Dia, president de Force paysanne
«Un grand pas vers l’autonomisation des producteurs»

D’après le président de Force paysanne, le matériel acquis va renforcer l’autonomisation des producteurs sénégalais dans le monde rural. Au nom des plateformes paysannes du Sénégal, Aliou Dia a salué l’engagement et le professionnalisme du ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural et assuré le soutien des producteurs au chef de l’État.

Propos recueillis par S.P.SADIO

L’Initiative pour le développement-expertise et innovation (Ideei) a démarré, samedi, ses activités par l’installation de la cellule de la zone 1, constituée des régions de Dakar et de Thiès. Ce mouvement citoyen promeut le bien-être social, culturel et économique des communautés à la base.

Mettre en place des stratégies basées sur le capital-expérience de ses membres pour contribuer efficacement au renforcement du bien-être social, culturel et économique des communautés à la base. C’est l’ambition affichée du mouvement Initiative pour le développement-expertise et innovation (Ideei), mis sur les fonts baptismaux il y a quelques mois par un groupe d’hommes et de femmes. « Nous voulons participer au développement durable du Sénégal et de l’Afrique en œuvrant continuellement pour des performances économiques, pour l’équité sociale, la qualité de l’environnement et du cadre de vie », a détaillé le vice-président de ce mouvement, Mor Ndao, hier, lors de l’installation de la cellule de la zone 1 constituée des régions de Dakar et de Thiès suivie de la remise des Lettres de missions aux responsables des organes exécutifs décentralisés.

Pour atteindre ses objectifs, l’Ideei dont la présidente est Mme Aminata Gassama Baldé, épouse de l’ancien ministre et maire de Ziguinchor, Abdoulaye Baldé, a dégagé trois axes d’intervention que sont la promotion de la micro-finance, la promotion du plaidoyer autour des politiques publiques et la promotion du partenariat en développement.

L’Ideei a déjà identifié trois projets dans lesquels elle va axer, en priorité, ses interventions. Il s’agit du projet d’appui à l’équipement et à la gestion de unités de transformation de produits agricoles et halieutiques en Casamance, dans la zone des Niayes et sur la Petite-Côte ; le Projet de formation des groupements féminins et des jeunes en gestion de micro-unités économiques et en marketing ; le Projet de mobilisation sociale autour du bilan de la première phase du Pse. Ces interventions vont s’étendre sur tout le territoire national, subdivisé en cinq zones et à la diaspora. Quid des sources de financement de ces activités ? L’Ideei, selon son vice-président, « compte sur les cotisations de ses membres, la vente de cartes de membres et de publications, les dons et subventions d’associations, de Fondations et d’institutions publics et privés ». Sans compter les partenaires que sont l’État du Sénégal, les Fondations et Ong internationales et autres mécènes. « Nous n’avons pas une coloration politique, notre mouvement est une initiative citoyenne qui veut contribuer à mettre le pays sur une dynamique et une perspective d’émergence. Car notre conviction est que tout développement part de soi et revient vers soi », a martelé Mor Ndao, comme pour couper court à toute mauvaise interprétation des actions de l’Ideei.

Elh. I. THIAM

 

Le 24ème congrès de l’Association internationale des pilotes maritimes (Impa) s’ouvre ce lundi à Dakar. Pendant cinq jours, ces professionnels du secteur maritime, venus de 57 pays, discuteront des questions relatives aux dernières innovations technologiques, aux enjeux et aux prochaines mutations des secteurs maritimes et portuaires.

Après Londres en 2012, Panama en 2014 et Séoul en 2016, l’Association internationale des pilotes maritimes (Impa) accoste à Dakar, pour reprendre le jargon du secteur maritime. En effet, du 23 au 27 avril, la capitale sénégalaise, hub maritime par sa position stratégique, va accueillir les pilotes maritimes du monde entier pour les besoins de leur 24ème congrès.  Ce sera une première en terre africaine depuis la création de cette association en 1978. Elle compte actuellement plus de 8.000 membres. Le Sénégal y a adhéré en 2006 et avait déposé, en 2008, sa candidature pour l’organisation de cette rencontre, selon le commandant Omar Dramé, président du Comité d’organisation. Avec l’équipe du comité d’organisation, il animait, hier, une conférence de presse pour exposer les tenants et les aboutissants de cet évènement mondial.  

Une quarantaine de communications seront au menu de cette rencontre où seront des délégations venues de 57 pays. Les réflexions porteront, entre autres, sur les pratiques et textes qui régissent l’association, sur les dernières innovations technologiques pour les professionnels, sur les enjeux et les prochaines mutations des secteurs maritimes et portuaires, sur les industries et la sécurité. « Ce congrès sera l’occasion de faire la promotion des activités du secteur maritime, de développer la notoriété de l’association, d’échanger des informations techniques et professionnelles entre les membres de l’association pour l’uniformisation des niveaux de qualité et de sécurité des prestations de pilotage, de porter la voix des pilotes au sein des organisations internationales du secteur des transports maritimes », a ajouté le commandant  Chérif Mamadou Lamine Diop, secrétaire général adjoint de l’Association professionnelle des pilotes maritimes du port autonome de Dakar.

Ce congrès sera, par ailleurs, l’occasion de braquer les projecteurs sur le corps des pilotes maritimes peu connu des Sénégalais. C’est un métier qui exige une formation rigoureuse à la suite d’un concours sélectif. D’où le nombre réduit d’individus qui composent le corps des pilotes maritimes au Sénégal. « Sur le plan local, notre association compte 20 pilotes maritimes, mais nous ne sommes que 14 pilotes actifs à la station de pilotage au port de Dakar. Notre station est un service fondamental pour le port », explique le commandant Diop.

Elhadji Ibrahima THIAM

 

Dans le programme de développement de l’emploi au Sénégal, quinze entreprises de la région nord ont été accompagnées par le Bureau de mise à niveau (Bmn), pour un montant estimé à 1,332 milliard de FCfa, a assuré le point focal de la dite structure, Assane Mbodj.

Quinze entreprises de la région nord ont été accompagnées par le Bureau de mise à niveau (Bmn), dans le  programme de développement de l’emploi au Sénégal, pour un montant estimé à 1,332 milliard de FCfa, a déclaré, à Ourossogui (Matam), le point focal de ladite structure, Assane Mbodj.
 Il s’exprimait, samedi, à l’occasion de la cérémonie officielle de lancement de la deuxième caravane «Tekki Fi» (réussir ici), prévue pour une durée de trois jours, en collaboration avec l’Agence de développement et d’encadrement des

Pme (Adepme), l’Agence nationale de promotion de l’emploi des jeunes (Anpj) et le Bureau de mise à niveau (Bmn), organisé, par le programme «développer l’emploi au Sénégal».
 Avec l’appui des partenaires, techniques et financiers de l’État du Sénégal, notamment l’union européenne (Ue) et l’Agence française de développement (Afd), 594 millions de FCfa de primes seront octroyés aux entreprises pour assurer leur relance, a indiqué le point focal du Bmn. 

Présidant la cérémonie, l’adjoint au gouverneur de Matam, Souleymane Ndiaye, s’est réjoui du choix de la région de bénéficier de ce programme. ’’Nous nous réjouissons que sa jeunesse puisse bénéficier de ce programme, dit-il.
 Quant à Makhtar Diop, chargé de programme de l’Adepme, pour la zone nord, ce programme vise à promouvoir l’emploi des jeunes, à travers l’amélioration de l’offre et le développement de la demande d’emplois décents et durables dans les régions de départ.

 Aujourd’hui, 20 dirigeants de Pme viennent d’être formés sur les techniques d’élaboration de plans d’affaires, tandis que deux autres sessions sur la comptabilité sont en cours et devront profiter à une trentaine d’acteurs, indique-t-il.
 Selon lui, «ces différentes activités viennent en complément d’une série de formations de conseillers d’entreprises et de séances destinées à sensibiliser les jeunes sur les opportunités et défis de l’entrepreneuriat».
Au programme, sont prévus des panels portant sur l’auto-emploi comme alternative à l’emploi des jeunes et filières porteuses de richesses dans la zone nord et genre et stéréotypes au Fouta, la place de la formation dans le développement économique, à Ogo, Diandioly, Sinthiou Garba.

APS

 

Le Projet d’investissement pour la résilience du littoral ouest-africain (Waca) va bénéficier de plus de 15 milliards de FCfa. Le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, et  le directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal, Mme Louise J. Cord, ont signé l’accord de financement dudit projet, à Washington, le 21 avril dernier.

«L’amplification de la coopération financière entre la Banque mondiale et le Sénégal s’est matérialisée, lors des assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international qui se sont tenues du 16 au 22 avril 2018 à Washington, par la signature, le 21 avril 2018, de l’accord de financement du Projet d’investissement pour la résilience du littoral ouest-africain (Waca), d’un montant de 24.100.000 euros, soit près de 15.809.000.000 de FCfa », selon un communiqué du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, reçu hier.

Selon la source, la signature a eu lieu entre le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, et le directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal, Mme Louise J. Cord, en présence de M. Mansour Faye, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement et maire de Saint-Louis. Le Projet d’investissement pour la résilience du littoral ouest-africain (Waca), précise le communiqué, a pour objectif de promouvoir diverses mesures de lutte contre l’érosion côtière : fixation des dunes, restauration de zones humides et de mangroves, rechargement des plages et construction d’ouvrages de protection et de digues. « Il contribuera ainsi à réduire les inondations en restaurant les systèmes de drainage et en améliorant la gestion des bassins versants », lit-on. Le document indique également que les interventions auront pour but de lutter contre la pollution par un meilleur traitement des déchets marins et des déchets industriels, ainsi que des déversements d’hydrocarbures.

Le communiqué indique, par ailleurs, que le Sénégal a été cité, en exemple, en transparence budgétaire, lors de la table ronde de haut niveau sur le sujet tenu le 20 avril 2018, à Washington, en marge des assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire internationale. En effet, poursuit le communiqué, au moment où les scores sur la transparence budgétaire ont baissé en moyenne dans l’Afrique francophone, le Sénégal a connu une progression exemplaire à la suite de l’évaluation biannuelle de l’Open budget conduite par  « International Budget Partnership » (Ibp) et basée sur le respect des trois piliers que sont la transparence,  le contrôle et la participation du public au processus budgétaire.
Le communiqué indique que ce sont les efforts faits par le gouvernement, depuis 2012, en termes de lisibilité du budget et de simplification du projet de loi qui ont été loués.

Mamadou SY

 

Dans les actions de promotion de l’inclusion financière et la vulgarisation des bonnes pratiques financières, l’Observatoire de la qualité des services financiers (Oqsf) compte renforcer les connaissances des associations de consommateurs dans le domaine de l’éducation financière. C’est le sens du séminaire que la structure a organisé, ce week-end, pour réguler la relation entre les différents acteurs.

L’Observatoire de la qualité des services financiers (Oqsf) se veut une interface entre les usagers des services financiers et les opérateurs financiers. C’est dans ce sens qu’il travaille à la promotion de l’inclusion financière, selon son Secrétaire exécutif, Habib Ndao. « Il y avait, à un moment donné, une fragilisation de la confiance des usagers des services financiers à l’endroit des opérateurs financiers, que sont les banques, les assurances, les institutions de micro finance, etc. Notre rôle, en tant qu’Oqsf, est de jouer un rôle d’épicentre, de centre de gravité et d’interface entre les opérateurs des services financiers et les usagers », a expliqué M. Ndao. C’était lors d’un séminaire de deux jours que sa structure a organisé à Saly-Portudal pour renforcer les capacités, en éducation financière, des associations consuméristes du Sénégal. Il est parti du constat qu’il y avait un besoin nécessaire de promouvoir l’inclusion financière et que les associations de consommateurs avaient besoin d’être capacitées pour qu’elles soient des relais auprès des populations.

Ce qui explique, selon lui, la volonté du gouvernement du Sénégal de favoriser cette inclusion nécessaire à l’inclusion sociale. Habib Ndao a estimé que l’Oqsf est « un régulateur », non pas au sens juridique du terme, mais « un régulateur des relations commerciales » entre les opérateurs financiers et les usagers des services financiers, dans l’optique de « clarifier » leur relation. C’est-à-dire que les banques, les assurances et autres services financiers communiquent plus  avec les usagers sur les produits mais aussi sur les avantages qu’ils peuvent offrir aux populations. « De l’autre côté, nous essayons de montrer, à la population, la nécessité de travailler avec les banques et les compagnies d’assurance. Parce que, si l’on regarde le marché des services financiers, les assurances sont à 140 milliards de FCfa, les banques ont distribué plus de 4.000 milliards de FCfa de crédit au 31 décembre 2016 », a révélé Habib Ndao. Qui a renseigné que sur ces 4.000 milliards de FCfa de crédit distribués par les établissements bancaires, il y a 686 milliards de FCfa de créances en souffrance. « Notre obligation, en tant qu’interface entre les usagers et les opérateurs, est d’abord d’informer les populations, de rétablir la confiance des populations vis-à-vis de ce secteur financier indispensable au développement économique du pays, mais en même temps, demander aux opérateurs financiers de faire des tarifications justes et de montrer tous les avantages qu’ils peuvent offrir aux populations », a-t-il ainsi souligné, ajoutant que cette fragilisation est due à plusieurs facteurs comme le défaut de communication des banques sur leur utilité et des compagnies d’assurance sur leurs services ou encore, sur les avantages et la nécessité de se protéger contre des risques éventuels.

Pour Momar Ndao, président de l’Association des consommateurs du Sénégal (Ascosen), l’Oqsf a entrepris un certain nombre de démarches en direction des Pme-Pmi à travers le pays. Et « aujourd’hui, l’idée est de dire que puisqu’il y a certaines choses qui ne sont pas bien maîtrisées par les déposants et les clients de banques, il faut qu’on puisse leur donner tous les arguments qui leur permettent de savoir quels sont leurs droits et devoirs ». Ce qui va, à ses yeux, permettre de davantage rassurer les clients pour une meilleure inclusion financière et pour une meilleure prise en compte du système de banques dans le développement du pays. Les inquiétudes de certains usagers à propos du Bureau d’informations du client (Bic) ont été abordées par Momar Ndao pour qui, l’avantage de ce mécanisme pour le client d’être dans la banque de données est que s’il est solvable, cela va lui faciliter l’examen de son dossier en cas de demande de crédit.

Ousseynou POUYE

 

Un chiffre d’affaires de 172 milliards de FCfa en deux ans. C’est ce qu’a réalisé l’Association des agro-industriels de la vallée (Vallagri), a estimé Boubacar Dramé, conseiller technique ministère de l’Agriculture et de l’Équipement rural qui participait à la journée « portes ouvertes », organisée, avant-hier, dans la commune de Diama (Saint-Louis).

Au cours de la première édition de la journée « portes ouvertes » de l’Association des agro-industriels de la vallée (Vallagri), qui s’est déroulée samedi dans la commune de Diama, le conseiller technique du ministre de l’Agriculture, Boubacar Dramé, a noté qu’en  l’espace de deux ans, cette association a eu le mérite d’enregistrer un chiffre d’affaires de plus de 172 milliards de FCfa, en créant, dans le delta et la vallée du fleuve Sénégal, 75.000 emplois, dont 30.000 permanents et 45.000 journaliers et saisonniers.

Il a vivement félicité tous ces agro-industriels qui ont produit 64.769 tonnes de fruits et légumes, 127.506 tonnes de sucre, 4,5 millions de litres d’alcool, 12.000 tonnes de tomate industrielle, 26.500 tonnes de riz, 3.410 tonnes de yaourt et 291.000 tonnes de sel.

Cette journée « portes ouvertes » a été marquée par une visite des champs de légumes des Grands domaines du Sénégal (Gds) et de la Société des cultures légumières (Scl). Les participants ont eu droit également à une séance de projection de film sur le Pdidas et ses réalisations.

A cette occasion, M. Dramé a précisé que cette association a contribué aux records de production que notre pays a obtenus depuis les indépendances et que ces résultats concrets démontrent encore la pertinence des options gouvernementales en matière agricole, à travers le rôle d’accélérateur de développement propre à nos agro-industriels. Il a laissé entendre que ces derniers représentent la preuve tangible du dynamisme et du fort potentiel de croissance de nos secteurs agricole et agro-alimentaire qui prouve qu’un partenariat intelligent est bien possible entre exploitations familiales et agrobusiness pour l’atteinte des objectifs fixés dans le Pracas. Pour lui, si les défis de la production et de la productivité sont en passe d’être relevés, il reste, cependant, beaucoup à faire dans le domaine « très stratégique » de la transformation agroalimentaire en vue de donner de la valeur à nos produits agricoles.

En présence de la coordonatrice nationale du Pdidas, Mme Diop Ndèye Coura Mbaye, des directeurs généraux de l’Olac, de West Africa Farms, de la Css, de la Casl, respectivement Alioune Badara Diop, Robin Mann,  Vincent Leroux,  Bertrand Nicolas et du directeur régional du développement rural (Drdr), Hamady Baldé, le président de Vallagri, Michael Laurent, Pdg de la Scl, a souligné qu’il s’agit d’une association des agro-industriels du Sénégal, très différente de celle des agro-business du Sénégal. Auparavant, Louis Lamotte, délégué général de Vallagri et Mounirou Samb, directeur des ressources humaines et de la Rse de West Africa Farms, une société britannique de production de radis et d’oignon vert, installée à Yamane, dans la commune de Gnith, se sont réjouis de l’organisation de cette première édition des journées portes ouvertes de Vallagri. Ils ont  longuement insisté sur la place très importante qu’occupent les sociétés et entreprises agro-industrielles dans la mise en œuvre du Pse, du Pracas, du Pnar et des autres programmes de développement agricole de grande envergure réalisés par le gouvernement du Sénégal.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

 

Le ministre de l’Education nationale a affirmé aussi que le gouvernement a toujours été ouvert aux négociations et a fait beaucoup d’efforts après 4 rencontres présidées par le Premier ministre et plusieurs ministères sectoriels. Ces réunions ont été ponctuées par des annonces faites par le gouvernement et par le chef de l’Etat lui-même, notamment une hausse de 25 000 FCfa sur l’indemnité de logement. « La revendication nodale des enseignants était relative à l’augmentation substantielle de l’indemnité de logement. Sur cette question, après une hausse de 12 milliards de FCfa par le Premier ministre, enveloppe financière équivalente à une augmentation de 10 000 FCfa par mois, le gouvernement a constamment évolué dans sa proposition pour se terminer avec une promesse du chef de l’Etat de porter l’indemnité de logement de 60 000 à 85 000 FCfa, soit une augmentation de 25 000 FCfa. C’est la plus grande augmentation obtenue en termes d’indemnité de logement depuis que cette dernière a été instituée. Ces 25 000 FCfa représentent près de 42 % d’augmentation et font passer l’enveloppe initialement prévue de 12 milliards à 30 milliards de FCfa par an », a-t-il dit, ajoutant que les autres points n’ont pas été en reste avec des mesures ardues pour faire face aux instances qui concernent l’évolution de la carrière des enseignants. Les rappels ont commencé à être payés et le prêt Dmc pour lequel l’Etat s’était engagé, un montant de près de 4 milliards de FCfa, est viré dans les comptes.

O. KANDE

Le Saemss et le Cusems se démarquent

Après l’annonce du ministre de l’Education nationale de la levée du mot d’ordre de grève de 4 syndicats sur les 6 du G6, le Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire du Sénégal (Saemss) et le Cadre unitaire des syndicats des enseignants du moyen secondaire (Cusems) se sont démarqués. Sawrou Sène, secrétaire général du Saemss que nous avons joint au téléphone, a asséné que le syndicat qu’il dirige n’est pas concerné par cette suspension du mot d’ordre de grève. « Conformément à l’avis de la Commission administrative, tenue le 7 avril dernier, on poursuit la lutte pour la revalorisation de l’indemnité de logement », a-t-il expliqué, rappelant qu’ils demandent au moins 100 000 FCfa d’indemnité de logement. M. Sène dit respecter la décision des autres syndicats et a constaté que seuls les enseignants du moyen secondaire poursuivent maintenant le combat ; ce qui confirme le niveau salarial bas de ces derniers par rapport à leur diplôme.

Abdoulaye Ndoye du Cusems suis cette même logique. Les quatre autres syndicats qui composent le G6 sont le Sels, le Sels Authentique, l’Uden et le Snelas/Fc, tous de l’élémentaire.

O. KANDE

 

Des acteurs de la filière arachidière réunis dans la Fédération nationale des organismes privés stockeurs /Transporteurs (Fnops) ont réclamé, ce mercredi, au cours d’un point de presse, des dettes de campagne de près de 17 milliards de F Cfa à la Sonacos Sa. A cette somme, il faudra ajouter les 1,8 milliard de F Cfa de dettes contractées par d’autres huiliers.

Les opérateurs privés, réunis au sein de la Fédération nationale des organismes privés stockeurs /transporteurs (Fnops/T), ont élevé, hier, la voix contre l’évolution de la campagne de commercialisation arachidière, officiellement ouverte le 1er décembre dernier. Les camarades du président Modou Fall pointent du doigt la Sonacos Sa qui mettrait en péril leurs activités commerciales. « Depuis plus de deux mois, en dépit de nos livraisons quotidiennes, nous courons derrière le paiement de nos factures non honorées par la Sonacos. A ce jour, pour cette seule entreprise industrielle, nous en sommes à 16,7 milliards de F Cfa, pratiquement près d’un milliard de F Cfa d’impayés. Avec les intérêts dus aux banques et les agios, nos membres vivent une situation intenable alors qu’ils se sont investis d’une manière patriotique dans la campagne à l’appel du président de la République », a déclaré Modou Fall, le président de l’Organisation faîtière des opérateurs privés de la commercialisation arachidière, au cours d’un point de presse clôturant une assemblée générale d’informations de la Fnops/T. Des acteurs de premier plan de la filière oléagineuse qui ne cachent pas leur déception vis-à-vis de la direction de la Sonacos. « En dépit des déclaration du directeur général, Pape Dieng, nous ne sommes pas rentrés dans nos fonds, alors que nous avons contracté d’énormes dettes auprès des banques. Aujourd’hui, avec l’approche de la campagne agricole, nous sommes dans la posture de soldats envoyés à la guerre sans armes », a noté le patron des opérateurs privés stockeurs.

Les responsables de la Fnops ont ponctué leur rencontre d’un double appel au chef de l’État et au directeur général de la Sonacos. « Nous lançons un appel au président Macky Sall et au directeur général de la Sonacos afin qu’ils nous aident à recouvrer nos fonds et nous permettre d’honorer nos engagements auprès de nos partenaires que sont les producteurs et les banques », a déclaré le porte parole et président de la zone Centre et Est de la Fnops/T, Cheikh Tall, notant que si ces engagements ne sont pas honorés, « c’est toute la production record de la présente campagne qui risque d’être hypothéquée, fragilisant la filière arachidière qui a démontré vigoureusement sa vitalité avec 1,411000 tonnes produites cette année », a lancé M. Tall.

Elimane FALL

La Commission nationale de réforme, les institutions, associations de la société civile et les services compétents ont discuté, hier, sur les différentes innovations proposées par l’avant projet du nouveau Code pétrolier, lors d’un atelier de partage organisé par le ministère du Pétrole et des Énergies.

Après la longue période de promotion du bassin sédimentaire sanctionnée par des découvertes d’hydrocarbures, le Sénégal ouvre ainsi l’ère de la consolidation des acquis avec un nouveau Code pétrolier pour sauvegarder les intérêts du pays. Dans ce cadre, le ministère du Pétrole et des Énergies a organisé, hier, un atelier de partage de l’avant projet du nouveau Code pétrolier.

Cette rencontre a permis d’échanger sur les innovations introduites et leurs implications pratiques pour une meilleure gestion des hydrocarbures (pétrole et gaz). Dans une présentation faite par Mme Aïssatou Sy, responsable juridique de Petrosen, la Commission a proposé plusieurs innovations dans le projet du nouveau Code pétrolier.

Ainsi, le Sénégal compte instituer, après la suppression de la convention, un nouveau type de Contrat de recherche et de partage de production (Crpp) hybride intégrant cumulativement un taux de redevance lié à la production et un partage de la production par tranche journalière. Un nouveau manuel de procédure afférente à la gestion des opérations pétrolières sera aussi introduit de même qu’une procédure comptable applicable aux opérations pétrolières.

Inexistante jusqu’ici, la procédure d’appel à manifestation d’intérêts sera instaurée pour l’attribution des blocs. Une Commission d’instruction des demandes de permis sera également mise en place.

Sur le plan économique et fiscal, il sera instauré une taxe à l’exportation des hydrocarbures, la création d’un impôt pétrolier spécifique applicable à l’amont pétrolier, la fixation d’un seuil minimum de 40% pour la part de l’État au titre du profit pétrolier. En ce qui concerne le recouvrement annuel des coûts pétroliers, son taux sera plafonné. Les loyers superficiaires connaîtront aussi une augmentation significative.

Une réglementation spécifique sera réservée au contenu local avec une prise en compte des exigences de transparence dans la gestion des ressources. Le nouveau code pétrolier compte aussi réintroduire le bonus de signature au profit de l’État qui avait disparu de la législation. Des aménagements seront aussi prévus dans le nouveau code pour permettre la participation des investisseurs privés aux risques et résultats des opérations pétrolières.

Le Sénégal a connu ses premières découvertes de pétrole de réserves de classe mondial en 2014 dans les blocs Rufisque Offshore, Sangomar Offshore Profond. Les estimations des réserves confirment un potentiel de 900 millions de barils.

Après le pétrole, les découvertes du gaz vont suivre en novembre 2015 dans les blocs de Saint-Louis et Cayar Offshore blocs. Selon la note de cadrage de l’atelier, bien que le Code pétrolier de 1998 soit jugé globalement attractif dans ses grandes lignes et conforme aux bonnes pratiques internationales, il révèle, dans la pratique, quelques difficultés d’application liées à des insuffisances dans la présentation et l’articulation des dispositions fiscales qui ne sont pas de nature à assurer une bonne cohérence du texte ainsi que la clarté requise. Malgré cela, il parait important, dans le contexte actuel, de mieux préserver les intérêts économiques et sociaux de l’État en général et en particulier ceux des populations.

Mbaye Sarr DIAKHATE

Les centrales solaires photovoltaïques de Kael (Touba) et Kahone seront réalisées par le consortium Engie-Meridiam. Elles seront mises en service fin 2019. L’assurance est de Ibrahima Amadou Sarr, président de la Commission de régulation du secteur de l’énergie (Crse).

Les centrales solaires photovoltaïques de Kael (Touba) et de Kahone seront mises en service fin 2019. L’annonce a été faite, hier, par Ibrahima Amadou Sarr, président de la Commission de régulation du secteur de l’électricité (Crse). Il s’exprimait lors de la cérémonie de publication définitive de l’appel d’offres pour la réalisation de ces deux centrales. Selon M. Sarr, dans la mise en œuvre du projet Scaling Solar, objet d’un partenariat entre le Sénégal et la Banque mondiale pour la promotion des énergies renouvelables, la Crse avait lancé, en octobre dernier, l’appel d’offres relatif à la sélection de producteurs indépendants d’électricité pour des centrales solaires photovoltaïques d’une capacité cumulée de 60 Mw. Ainsi, explique-t-il, au terme de l’évaluation des offres reçues en mars dernier, la Crse a publié l’attribution définitive. Le marché a été confié au consortium Engie-Meridiam. « Après évaluation des offres au regard des critères technique et commercial, le consortium Engie-Meridiam qui a proposé les tarifs les moins disant (3,9831 c euro/kwh soit 26,1274 FCfa/kwh pour le projet de Touba et 3,8016 c euro/kwh soit 24,9369 pour le projet de Kahone a été déclaré attributaire », lit-on dans le document remis à la presse. Par ailleurs, précise-t-on, n’ayant enregistré aucun recours ni contestation des autres soumissionnaires, la Crse a approuvé le procès verbal transmis par la commission des marché et déclaré attributaire définitif le consortium Engie-Meridiam pour les centrales de Touba et de Kahone.

Le président de la Crse affirme qu’une analyse comparative permet de constater qu’il s’agit d’un record par rapport au coût moyen de production des centrales thermiques de Senelec d’environ 90 FCfa/kwh en 2017 et aux projets solaires mis en œuvre ces dernières années d’un coût moyen de 65 FCfa/kwh mais également comparativement aux projets solaires régionaux. Il a déclaré que tout est prêt pour le démarrage des travaux. « Les travaux vont démarrer dans quelques jours. Tous les obstacles ont été levés. La mise en service des deux centrales est prévue en fin 2019 », a annoncé M. Sarr. Il a saisi cette occasion pour inviter le consortium à démarrer et à accélérer les travaux afin de respecter les délais.

Aliou KANDE

Selon le rapport Africa’s Pulse de la Banque mondiale, qui analyse l’état des lieux des économies africaines, la croissance économique africaine rebondit, mais lentement. Pour le Sénégal, les perspectives de croissance sont bonnes et notre pays devrait avoir un taux autour de 7% pour 2018 et 2019.

Le rapport semestriel Africa’s Pulse de la Banque mondiale, qui fait l’état des lieux des économies africaines, a été présenté, hier, via visioconférence, depuis Washington par l’économiste en chef de la Banque mondiale pour la région Afrique, Albert Zeufack. Le rapport révèle que pour l’Afrique subsaharienne, «la croissance économique rebondit, mais très lentement». Cette croissance devrait atteindre 3,1% en 2018, et s’établir à 3,6% en moyenne sur 2019-2020 après les 2,6% en 2017. Le Sénégal fait partie, selon le document, des pays ayant les meilleures perspectives de croissance en Afrique. «Parmi les pays pauvres en ressources naturelles, les membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), emmenés par la Côte d’Ivoire et le Sénégal, conserveront une croissance solide, étayée par des investissements d’infrastructure», apprend le rapport de la Banque mondiale. Albert Zeufack confirme aussi que le Sénégal et la Côte d’Ivoire continuent de croître à des taux élevés. Même constat pour l’économiste principal du bureau de la Banque mondiale du Sénégal, Julio Ricardo Loayza qui explique que «les perspectives de croissance du Sénégal sont assez bonnes». D’après les estimations du Groupe de la Banque mondiale, en 2018, la croissance du Sénégal est attendue aux alentours d’un peu plus de 7%. Pour l’année 2019, la croissance devrait aussi se situer à plus de 7%. L’économiste principal du Bureau de la Banque mondiale au Sénégal soutient que cette croissance dynamique s’explique par le fait que le Sénégal maintient un fort cadre macroéconomique et une stabilité politique et sociale favorable aux investissements. Pour Julio Ricardo Loayza, le Plan Sénégal émergent (Pse) et ses réformes ont été aussi favorables à l’évolution de la croissance. Il ajoute que les capitaux privés réagissent à l’évolution de cette croissance, en accompagnant l’État. Car dit-il, «on ne peut pas avoir de croissance sans les investissements privés». L’économiste principal du Bureau de la Banque mondiale du Sénégal estime que le Sénégal a eu de la chance avec la bonne pluviométrie ayant entrainé un bon hivernage et de bonnes productions agricoles. «Au Sénégal, s’il y a un problème avec l’agriculture, cela se ressent, mais ces dernières années, il y a eu un bon climat. La baisse du prix du pétrole a été un avantage pour le Sénégal, importateur de ressources pétrolières», a laissé entendre M. Loayza qui est d’avis que les résultats du Pse son assez bons et qu’il faut travailler sur la durabilité de cette croissance.

Sur le plan africain, le rapport renseigne que le rythme modéré de l’expansion économique reflète la reprise progressive de la croissance dans les trois plus grandes économies de la région à savoir le Nigéria, l’Angola et l’Afrique du Sud. Par ailleurs, l’activité économique va repartir à la hausse dans certains pays exportateurs de métaux, sous l’effet de l’embellie de la production et de l’investissement dans le secteur minier. «Pour nombre de pays d’Afrique, le redressement économique est menacé par les fluctuations des cours et de la production des matières premières.

Cela montre combien il est important que les pays renforcent leur résilience en faisant des stratégies de diversification une priorité absolue», a affirmé Punam Chuhan-Pole, économiste principale à la Banque mondiale et auteur du rapport.

Oumar KANDE

SURENDETTEMENT : LE SÉNÉGAL CLASSÉ DANS LA CATÉGORIE « RISQUE BAS »
Par rapport à l’endettement, le rapport a révélé que le ratio de la dette publique sur le Pib augmente en Afrique subsaharienne, et la composition de la dette évolue, à mesure que les pays abandonnent les sources traditionnelles de financement concessionnel et se financent davantage sur les marchés. «L’alourdissement du fardeau de la dette et l’exposition croissante aux risques de marché suscitent des inquiétudes à propos de la viabilité de la dette. En mars 2018, 18 pays étaient classés comme étant exposés à un risque élevé de surendettement, contre huit en 2013», lit-on dans le document. Pour le Sénégal, l’économiste principal du Bureau de la Banque mondiale, Julio Ricardo Loayza, a souligné que notre pays «se classe dans la catégorie risque bas» de surendettement soit le seul pays en Afrique de l’Ouest.

Pour lui, la dette n’est pas un problème au Sénégal, mais elle est en train de croître très rapidement. Cette dette est passée de 60% du Pib en 2016 à 61% du Pib en 2017. Même si c’est en deçà de la directive de l’Uemoa qui la fixe à 70% du Pib, Ricardo Loayza pense que cette dette coûte cher à l’État du Sénégal. Toutefois, il assure qu’au Sénégal, les emprunts sont utilisés pour financer des projets bien gérés.

L’économiste en chef de la Banque mondiale pour la région Afrique, Albert Zeufack, lui, a martelé que, «nos pays doivent faire attention à la structure de la dette qui est en train d’évoluer alors que les prêts concessionnels sont les plus adaptés pour financer les économies».

O. KANDE

En plus de soulager les populations, les infrastructures mises en place par le Pudc commencent à générer des revenus pour les populations. En visite dans la région de Thiès, le ministre en charge de ce programme, Souleymane Jules Diop, a annoncé que l’accent sera mis, dans la deuxième phase, sur les chaînes de valeur.

Sur un périmètre de cinq hectares, poussent plusieurs variétés de légumes : de la patate, du piment, de l’oignon, mais aussi quelques tiges de maïs. Nous sommes à Sewekhaye, un petit village de la commune de Ngoudiane. Ce petit jardin entretient, aujourd’hui, l’espoir de beaucoup de jeunes de cette localité. Certains ont même quitté Dakar pour rentrer chez eux et travailler la terre. 11 villages cogèrent l’espace avec un investissement initial de 6 millions de FCfa. Ces villageois ont eu l’ingéniosité de créer une société en mars 2017 et de vendre les parts, avant de démarrer les activités au mois de juin de la même année. Au total, 400 parts ont été vendues à 15.000 Fcfa chacune. Aujourd’hui, ils misent sur un chiffre d’affaire annuel de 90 millions de FCfa.

Mais cette activité économique est rendue possible par un forage érigé à Sewekhaye par le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc). Quelques mois après l’inauguration de cette infrastructure tant sollicitée par les populations pour développer des activités génératrices de revenus, le ministre en charge du programme est retourné sur place pour faire le suivi et les encourager. Les populations en ont profité pour lui faire part de leurs craintes. Les jeunes de Sewekhaye ont même récemment fait une sortie pour dénoncer la hausse programmée du m3 d’eau qui, avec la privatisation, risque de passer de 150 FCfa à 250 FCfa pour les ménages et 200 FCfa pour ceux qui pratiquent des activités génératrices de revenus. Ils ont réitéré cette préoccupation devant le ministre. Mais Souleymane Jules Diop les a rassurés que si le m3 d’eau ne connait pas de baisse, il n’augmentera pas.

Aussi, pour mieux développer leur périmètre maraîcher, les villageois ont sollicité du ministre un magasin de stockage, un véhicule de livraison, un tracteur, une unité de transformation etc. Le ministre en charge du Pudc a annoncé que dans la deuxième phase de ce programme, l’accent sera mis sur les chaînes de valeur. « Nous sommes aussi venus pour vous parler de la phase 2 du Pudc qui est encore plus importante en termes de volume de financements mais aussi en orientation de nos investissements. Nous allons beaucoup faire dans les chaînes de valeur, nous allons construire des postes de santé. Nous nous attaquerons directement au bien-être des populations », a indiqué M. Diop. Concernant les préoccupations exprimées, il a promis de les porter au plus haut niveau. Mais en attendant, il leur a offert, à titre personnel, 1 million de FCfa pour gérer les affaires courantes.

Après Sewekhaye, cap sur Fandène Diayane, un village perdu dans le Cayor. Là aussi, a dit le ministre, il est venu apporter la bonne nouvelle aux populations de ce village. « Je suis venu apporter un message rassurant aux populations. Dans cette localité, il y a cinq villages à électrifier. Nous avons fini avec les quatre et pour celui qui reste, nous serons là dans la deuxième quinzaine du mois de mai pour le raccorder. Je suis venu également vous témoigner que le ministre Augustin Tine est très collé aux préoccupations des populations. Depuis bientôt trois ans, il ne cesse de me rappeler les besoins de sa commune en termes d’eau, d’électricité, d’équipements mais aussi de pistes rurales », a dit Souleymane Jules Diop devant le ministre des Forces armées et le maire de Ngoundiane, Mbaye Dione. Le ministre en charge du Pudc a rappelé également que pour l’année 2018, c’est une enveloppe de 336 milliards de FCfa, plus les 30 milliards de la Délégation générale à l’entrepreneuriat rapide qui sont prévus.

Ndiol Maka SECK

Le Premier ministre a présidé, hier, un conseil ministériel sur la situation des impactés du projet du Train express régional (Ter). Au sortir de la rencontre, le gouverneur de Dakar a annoncé que «désormais, à côté de l’indemnisation financière, le président de la République a accédé à la demande du collectif pour que du foncier soit attribué gratuitement aux populations concernées».

Suite à la rencontre entre les impactés du Train express régional (Ter) et le président de la République, le 15 avril dernier, le Premier ministre a présidé, hier, un conseil interministériel sur la situation. Les impactés ont été représentés par le président de leur collectif, Ibrahima Cissé. Au sortir de la réunion, le gouverneur de Dakar, qui s’est adressé à la presse, a annoncé que l’indemnisation mixte (argent et foncier) n’était pas prévue, mais le Chef de l’Etat a demandé qu’on corrige et cela sera fait. «Désormais, à côté de l’indemnisation financière, le président de la République a accédé à la demande du collectif pour que du foncier soit attribué gratuitement aux populations concernées. Pour donner corps à cette vision du président de la République, le Premier ministre a donné des instructions très fortes», assure le gouverneur de Dakar, Mouhamed Fall. C’est ainsi que le site du Lac Rose est annoncé et les superficies seront déterminées d’ici à la réunion d’évaluation qui sera prévue en fin avril. Parallèlement à cela, le gouverneur poursuit que les autorités accédant à la demande du collectif, du foncier est à trouver dans un rayon de proximité et «certains ont proposé même des sites comme celui des environs du Camp de Thiaroye». «Le Premier ministre a donné des instructions pour faire le point de ce qui est disponible.

Cet état des lieux sera fait et, à la date convenue, le compte rendu lui sera fait», a affirmé le gouverneur.

Il a également indiqué que la réunion a permis de passer en revue le mécanisme de libération des emprises. «Nous avons également examiné ensemble le taux de libération des emprises. A ce niveau, il y a plusieurs séquences. Il y a des zones où nous n’avons constaté que des places d’affaires, mais il y a des endroits où les impacts sont plus lourds sur le plan social», laisse entendre M. Fall.

Des barèmes à réadapter, la Der va financer les jeunes et les femmes impactés
Le gouverneur de la région de Dakar reconnait qu’à Pikine, la situation est plus difficile «parce que nous avons un impact plus lourd en termes de maisons qui seront libérées». «C’est la raison pour laquelle le président de la République, qui a écouté les populations impactées, a modifié le schéma de fonctionnement du mécanise de libration», affirme-t-il. Pour le gouverneur, dans les commissions d’évaluation, ces orientations seront faites et les barèmes seront réadaptés.

En plus de cela, le Premier ministre a donné des instructions au délégué général à l’entrepreneuriat rapide des jeunes et des femmes (Der) pour que des financements soient mobilisés très rapidement pour les jeunes et les femmes impactés. « Nous allons vers le Crd du 24 avril et la situation de chaque département sera faite. Nous allons mettre le focus sur le groupe vulnérable pour que les activités socioéconomiques ne se dispersent pas», explique le gouverneur.

Compte tenu de ces avancées, le coordonnateur national du collectif des impactés du Ter, Ibrahima Cissé, a exprimé toute sa joie. «Nous avons poussé un ouf de soulagement aujourd’hui, puisque que depuis deux ans, nous attendions ce moment. Après toute cette souffrance, le Premier ministre nous a enlevé une grosse épine du pied. Il se profile aujourd’hui des perspectives de dénouement heureux. Il y a un soulagement et un espoir qui renait au sein de cette communauté», se réjouit le coordonnateur des impactés du Ter. Il assure que toutes les préoccupations ont été prises en compte, notamment l’indemnisation mixte (argent et foncier) et la hausse du barème. De ce fait, il pense que les travaux qui ont accusé un léger retard ne doivent plus attendre et dit-il, «on est prêt à collaborer avec l’autorité de l’État pour que ce projet n’ait plus d’obstacle».

Oumar KANDE

Le taux de pression fiscale du Sénégal a enregistré un repli en passant de 15,7 % en 2016 à 14,8 % en 2017, soit une baisse de 0,9 %. C’est ce qu’a révélé la Revue annuelle sectorielle du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan présentée, hier. L’État compte élargir l’assiette fiscale afin de porter le taux actuel à la norme communautaire de l’Uemoa supérieur ou égal à 20%.

La Revue annuelle conjointe présentée, hier, a permis au ministère de l’Économie, des Finance et du Plan d’évaluer les performances dans la gouvernance économique et financière à travers la mesure des résultats obtenus en 2017 et au regard des objectifs fixés et des moyens mobilisés. Les résultats de cette revue ont mentionné les efforts réalisés par le Sénégal sur le plan macroéconomique. En 2017, le Sénégal a respecté quatre critères de convergence contre trois en 2016, Selon Malick Cissé, chef du bureau de coordination et de supervision à la cellule de l’évaluation et de la performance dudit ministère. Il s’agit du solde budgétaire global sur Pib nominal (-2,9%), du taux d’inflation moyen annuel (1,3%), de l’encours de la dette publique (61,24 %) et du ratio de la masse salariale sur recettes fiscales (29,5%). Sur le plan communautaire, ces taux sont respectivement supérieur ou égale à -3, (inférieur ou égal à 3%), (inférieur ou égal à 70 %) et inférieur ou égal à 35 %).

Toutefois, des contreperformances ont été notées sur le taux de pression fiscale qui est passé de 14,8 % en 2017 contre 15,7 % en 2016, soit une baisse de 0,9 %. M. Cissé explique que le non respect de ce critère est dû au changement de l’année de base des comptes nationaux. « Avec ce nouveau mode de calcul, il y a une répercussion sur la valeur du taux de pression fiscale. Ce qui fait que notre pays n’a pas pu le respecter », justifie Malick Cissé.

A l’en croire, des mesures ont été prises pour corriger ce manquement. Il s’agit, entre autres, de la modernisation de l’administration fiscale avec la mise en place, par la direction générale des impôts et domaine, d’instruments innovants (télé-déclaration, télépaiement, e-taxe…). L’objectif est de faire passer le taux de pression fiscale de 14,8 % à 20 % comme fixé par la norme communautaire. Ce qui devrait permettre à notre pays d’élargir son assiette fiscale en vue d’une amélioration de ses recettes. Toutes ces initiatives devraient, à terme, permettre au Sénégal de corriger son taux de pression fiscale. «Il y va de l’intérêt du Sénégal de revoir à la hausse ce taux pour mobiliser des ressources financières en vue de financer son économie», estime Malick Cissé. Il explique également le repli du taux de pression fiscale par le fait qu’un nombre important d’usagers n’ont pas le réflexe de payer l’impôt. «Beaucoup de ressources sont perdues en raison d’un manque de collecte d’impôts et de taxes.

Exploiter les niches
Il existe des niches qui doivent être exploitées comme le secteur informel », souligne le chef du bureau de coordination et supervision à la cellule de l’évaluation et de la performance. Il soutient que si l’administration fiscale parvient à élargir l’assiette, cela permettra de booster le taux de pression fiscale à un niveau même supérieur à la norme communautaire. Pour le Secrétaire général du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, Bassirou Samba Niass, même si le Sénégal a réalisé des performances considérables sur le plan macroéconomique, il lui reste des défis à relever tels que la mobilisation des ressources financières, surtout celles externes avec le secteur informel. Il convient de rappeler qu’il y a eu une progression de 3,0 % sur la mobilisation des recettes fiscales estimées à 1.844,9 milliards de FCfa en 2017, contre 1.791,2 milliards en 2016.

Abdou DIAW

L’INVESTISSEMENT EN PROGRESSION DE 7,7% EN 2017
La formation brute de capital fixe (Fbcf), l’agrégat économique qui mesure, en comptabilité nationale, l’investissement a progressé 7,7 % en 2017 contre 7,0 % en 2016. En pourcentage du Pib, l’investissement s’est maintenu à 23,1 % dont une contribution de plus de 23 % de la part du public.

A. DIAW

CES CONTRAINTES DANS L’ADOPTION DES RÉFORMES BUDGÉTAIRES
La Revue annuelle sectorielle fait état de quelques contraintes dans la mise en œuvre des réformes budgétaires et financières. Ces difficultés ont trait, entre autres, au report de l’entrée en vigueur des budgets programmes au 1er janvier 2020 ; à la prise en charge tardive de la problématique de la déconcentration de l’ordonnancement et à l’insuffisance de formation adaptée des agents chargés d’intervenir sur la chaine de dépense.

A. DIAW

4.212 MARCHÉS PUBLICS IMMATRICULÉS
Au terme de la commande publique, 4.212 marchés publics ont été immatriculés pour un montant global de 1.893 milliards de FCfa en 2016 contre 2.326,6 milliards en 2016, soit une baisse de 433,6 milliards, soit (-18,6%).

A. DIAW

PRÈS DE 77% DES CIBLES DES ODD PRIS EN COMPTE DANS LE PSE
Pour ce qui concerne le suivi de la mise en œuvre des Odd, en 2017, près de 77 % des cibles de ces objectifs ont été pris en compte dans la mise en œuvre du Pse. 61,5 % des indicateurs Odd sont pour le moment adéquats avec le système national de suivi des politiques publiques. Les indicateurs sociaux et économiques sont les mieux renseignés avec respectivement des taux de 78,5 % et 74,5 %.

A. DIAW

TAUX DE CROISSANCE PROJETÉ À 7% EN 2018
En 2018, l’activité économique devrait rester dynamique avec la poursuite des projets structurants du Pse. Selon les projections du Mef, le taux de croissance du Pib réel est projeté à 7,0 % contre 7,2 % en 2017. Pour l’inflation mesurée par le déflateur du Pib, elle est projetée à 2,2 % en 2018, contre 1,7 % en 2017. Enfin, pour le déficit budgétaire, il devrait se situer à 3,5 % contre une estimation de 2,9 % du Pib en 2017.

A. DIAW

LE BUDGET DU MINISTÈRE EXÉCUTÉ À 84%
Le budget total du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, hors comptes spéciaux du trésor, est évalué, en 2017, à 114,330 milliards de FCfa, contre 130,390 milliards de FCfa en 2016. S’agissant du taux d’exécution budgétaire dudit ministère en 2017, il se situe à 84 % contre 89,01 % en 2016, soit un repli de 5,01 %.

A. DIAW

LA DETTE PUBLIQUE ÉVALUÉE À 5.848,5 MILLIARDS DE FCFA
S’agissant de la gestion des finances publiques, l’encourt de la dette est estimé, au 31 décembre 2017, à 5.848,5 milliards de FCfa (soit 61, 24% du Pib) contre 5.312,1 milliards (61,01% du Pib) en 2016, soit une hausse de 10 %. Il est composé de la dette extérieure (78 %) et de la dette intérieure (22 %). Cependant, rassure le Mef, les analyses de la viabilité de la dette publique effectuées par le Comité national de la dette publique (Cndp) et le Fmi révèlent que le Sénégal présente un risque de surendettement faible.

A. DIAW

LA MASSE SALARIALE SUR UNE TENDANCE HAUSSIÈRE
En 2017, la gestion de la masse salariale a été marquée par une hausse de 6,3 % des dépenses de personnel qui sont passées de 563,62 milliards de FCfa en 2016 à 599,8 milliards de FCfa en 2017. Certaines mesures prévues depuis 2012 ont été maintenues en 2017. Il s’agit du plafonnement des rappels, l’application des dispositions légales et règlementaires pour l’attribution des indemnités horaires pour travaux supplémentaires et la maîtrise de l’intégration des corps émergents dans la Fonction publique.

A. DIAW

Dans son cycle de conférences « Les vendredis de Supdeco », cet établissement d’enseignement supérieur a organisé, hier, une conférence qui a été animée par George Hodgson, ambassadeur de Grande Bretagne au Sénégal. Traitant du thème sur «l’impact du Brexit», M. Hodgson a indiqué que son pays entend renforcer sa coopération avec le continent africain notamment avec le Sénégal.

La Grande Bretagne sera plus engagée et active dans le continent africain, après le Brexit, a assuré son ambassadeur au Sénégal, George Hodgson. Il animait une conférence dans le cadre du cycle de conférences «Les vendredis de Supdeco», en traitant le thème sur l’impact du Brexit. Mieux, ce pays souhaite être le premier investisseur au Sénégal. «Au Sénégal, nous nous attendons à ce que la Grande-Bretagne devienne, dans les années à venir, le premier investisseur non seulement dans le secteur des hydrocarbures mais aussi grâce à une panoplie d’autres investissements dans l’agriculture, les énergies renouvelables», a déclaré M. Hodgson. «En quittant l’Ue, ajoute-t-il, nous continuerons à offrir aux pays en développement, une trentaine en Afrique dont le Sénégal, un accès à notre marché en franchise de douane ainsi qu’une diminution des tarifs douaniers sur l’exportation ». Il a rappelé que l’Afrique et la Grande-Bretagne entretiennent des liens historiques, linguistiques, institutionnels, culturels et économiques. «La Grande Bretagne est le premier investisseur en Afrique. Nous consacrons plus de cinq milliards d’euros par an à l’aide publique au développement du continent», a affirmé le diplomate. Il a indiqué que le poids démographique de l’Afrique va augmenter et les opportunités seront énormes pour le continent et pour le reste du monde. Dans ce cas, poursuit-il, le commerce sera au cœur du partenariat entre la Grande Bretagne et l’Afrique. George Hodgson a déclaré que son pays a prévu la création de nouvelles ambassades dans le monde et en Afrique ainsi que le renforcement de son corps diplomatique.

Dans sa communication, il est revenu sur le référendum de juin 2016 qui a conduit à la sortie de la Grande Bretagne de l’Union européenne (Brexit). Selon lui, 52 % de la population avaient voté pour quitter l’Ue. M. Hodgson a souligné qu’en mars 2017, le gouvernement a soumis à l’Ue son intention formelle de quitter. Le processus, explique le diplomate, va durer deux ans. Il a indiqué qu’en mars 2019, la Grande Bretagne va quitter l’Ue et qu’un accord a été trouvé pour la période de transition. « Actuellement, la priorité, c’est finaliser l’accord de sortie, faire avancer les négociations sur les relations entre le Royaume-Uni et l’Ue », a indiqué l’ambassadeur. Selon lui, le souhait des autorités britanniques est le succès de l’Ue. «Nous souhaitons que l’Ue soit un succès. C’est dans notre intérêt. En plus, le Royaume-Uni reste et restera un pays européen», a ajouté George Hodgson, en appelant à des relations fortes, ambitieuses dans différents domaines comme la sécurité, le commerce.

Aliou KANDE

L’Agence belge de coopération au développement (Enabel) et le Réseau des journalistes associés aux questions agricoles, à l’élevage et à la pêche (Rejaques) ont signé, hier, une convention de partenariat. Elle vise à impliquer les journalistes dans la promotion d’emplois durables dans le bassin arachidier.

Dans le Projet d’appui à la réduction de l’émigration rurale dans le bassin arachidier (Parerba), l’Agence belge de coopération au développement (Enabel) et le Réseau des journalistes associés aux questions agricoles, à l’élevage et à la pêche (Rejaques) ont signé, jeudi, une convention de partenariat. Par cet acte, Enabel veut impliquer les journalistes dans la promotion d’emplois durables dans les chaines de valeurs agricoles du bassin arachidier. «Afin que les informations soient bien comprises, bien communiquées et transmises fidèlement au public, le Parerba et le Rejaques travailleront en synergie pour renforcer les capacités des professionnels de l’information sur les thématiques de l’agriculture, la migration, les chaines de valeur agricole et l’entrepreneuriat », indique le document remis à la presse. A cet effet, un atelier de mise à niveau sera organisé en mai avec le concours de l’Ue et de l’Oim (Organisation internationale pour les migrations). A travers cette convention, le Parerba apportera également un appui technique au réseau dans l’amélioration de sa plateforme d’information agroactu.net. Deux visites de terrain sont prévues dans le plan d’actions conjoint. La première est destinée à faire découvrir aux journalistes les sites agricoles pilotes en valorisation et le dispositif d’accompagnement des jeunes producteurs. La seconde sera une occasion pour faire un bilan d’étape des résultats du projet. Le Rejaques sera également impliqué au processus de capitalisation et à la campagne de sensibilisation dénommée «Tekki Tour ».

Le «Tekki Tour » est une tournée de sensibilisation qui fera une caravane dans les cinq régions d’intervention du projet et qui tiendra 4 grandes shows de sensibilisation dans quatre d’entre elles.

Les sites retenus pour les shows sont Mbour, Bambey, Kaolack et Fatick. « Nous voulons que le réseau nous aide à communiquer avec le grand public, les organisations patronales pour attirer les jeunes dans l’économie rurale », a déclaré Alessio Salvadori Pannini, responsable du projet Parerba. Il a ajouté que cette convention de partenariat vise à renforcer les capacités des journalistes mais également à travailler avec Enable pour lutter contre l’émigration rurale à travers le Parerba. L’objectif, selon lui, est la création de six mille emplois dans ces cinq régions.


Issa Touré, président du Rejaques a indiqué que le réseau compte soutenir les activités du Parerba, les vulgariser. « Nous allons s’impliquer pleinement pour la réussite du projet », a-t-il dit. Le projet est financé par l’Ue pour un montant total de 18 millions d’euros (plus de 11 milliards de FCfa).

A. KANDE

A la suite des gouverneurs et walis des deux pays, les ministres de l’Elevage du Sénégal et de la Mauritanie ont présidé, jeudi dernier, les réunions du comité paritaire en charge du suivi de la transhumance transfrontalière entre les deux pays. Une déclaration finale a sanctionné les travaux avec des accords trouvés entre la République islamique de Mauritanie et le Sénégal.

Lors de ce comité paritaire qui a enregistré la participation des gouverneurs de Saint-Louis, Louga, Matam et Tambacounda et les Walis des wilayas du Trarza, du Brakna, du Gorgol et du Guidimakha, les autorités se sont réjouies de la réussite des échanges. En effet, des discussions autour de plusieurs points, à savoir l’accord règlementant la transhumance transfrontalière entre les deux pays, le protocole de coopération dans le domaine de la santé animale, de la santé publique vétérinaire et des productions animales, la situation pastorale dans les deux pays et le commerce du bétail, ont permis d’aboutir à un consensus.

Le comité paritaire a noté, avec satisfaction, la mise en œuvre des recommandations de la Déclaration de Nouakchott de mai 2015, notamment l’exécution par la commission ad hoc du recensement du cheptel transhumant au Sénégal et en Mauritanie, les échanges d’informations zoo-sanitaires, la contribution de la Mauritanie à l’approvisionnement en moutons du marché sénégalais à l’occasion de la Tabaski ou Aid El Kebir 2017, etc.

Malgré tout, les préoccupations portant sur le non-respect de certaines dispositions du protocole d’accord règlementant la transhumance transfrontalière entre les deux pays, notamment les formalités administratives, les points de passage officiels, les effectifs, les zones et la durée de séjour autorisés, de même que la non-harmonisation des tarifs de l’eau et de l’aliment bétail appliqués aux transhumants et aux résidents, et la sécurité des biens et des personnes demeurent autant de questions à régler.

Cette réunion entre dans le cadre de la coopération multisectorielle entre les deux Etats. Aux questions liées à la transhumance frontalière et la pêche, s’adjoint depuis quelques temps, la décision des deux gouvernements « d’exploiter ensemble les ressources naturelles que partagent nos deux peuples liés par la géographie et l’histoire, la religion, la culture et le sang », a souligné Mme Aminata Mbengue Ndiaye, ministre de l’Elevage et des Productions animales. Ainsi, poursuit-elle, dans le domaine de l’élevage, il est constaté l’amélioration nette de « nos relations sur la protection sanitaire du cheptel, le commerce du bétail et la transhumance transfrontalière ». Pour sa part, Mme Vatma Vall Mint Soueina, ministre de l’Elevage de la République islamique de Mauritanie, est également revenue sur l’exemplarité des relations entre nos pays. Les deux ministres ont réitéré leur attachement à l’accord portant sur la transhumance transfrontalière liant les deux pays et l’importance de la tenue régulière des réunions du comité paritaire. Aussi, ont-elles réaffirmé l’engagement des autorités à mettre en œuvre les dispositions dudit accord.

Amadou Maguette NDAW

La Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) a réussi à collecter, sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), 38 milliards de FCfa.   

La Senelec a réussi son pari. Elle cherchait 30 milliards de FCfa sur le marché de l’Uemoa, à un taux de 6,5 %, sur une période de 7 ans, dont deux ans de différé. Elle a récolté 8 de plus, c’est-à-dire 38,250 milliards de FCfa. Les ressources levées sont destinées, principalement, au financement partiel du Plan d’actions prioritaires (Pap) 2016-2018 de ladite société, première phase de son Plan stratégique « Yessal Sénélec 2020 ». Cet emprunt obligataire avait été lancé le 20 février dernier et les investisseurs avaient jusqu’au 20 mars pour souscrire. Un franc succès que Marie-Odile Sène Kantoussan de Cgf Bourses, un des deux membres, avec Impaxis Securities du consortium qui a conduit cette opération, n’a pas manqué de souligner. « L’opération a été souscrite dans les délais prévus à hauteur e 127,5 %. La particularité de cet emprunt obligataire est qu’elle a été favorablement accueillie par le marché, sans aucune exigence de garantie par les investisseurs », s’est-elle félicitée. Les résultats de cette opération ont été dévoilés, hier, lors d’une cérémonie dans un hôtel de Dakar, en présence de nombreuses personnalités du monde de la finance du Sénégal et de la sous-région.

Revenant sur les détails de cet emprunt obligataire, Ababacar Diaw, directeur général d’Impaxis note que 81,66 % du placement de l’opération, soit une collecte de 31,23 milliards de Fcfa, ont été assurés par le consortium Cgf Bourses-Impaxis. Autre enseignement, le pourcentage de personnes physiques ayant souscrit est de 8,83 %, soit un montant total de 3,3 milliards de FCfa. Parmi ces souscripteurs physiques, on retrouve des clients et employés de Senelec. Quant aux banques, elles ont souscrit à hauteur de 28,76 %, soit 11 milliards de FCfa. Autre fait marquant mis en exergue par M. Diaw, 78 % des souscripteurs résident au Sénégal et 83,7 % des souscriptions ont été réalisées au Sénégal. Le reste des souscriptions a été réalisé en Côte d’Ivoire, au Bénin, au Togo, au Burkina et hors Uemoa (France, Angleterre). Sur les 29 Sociétés de gestion et d’intermédiation (Sgi) de la zone Uemoa, les 19 ont participé à la collecte des souscriptions. « Cela montre l’intérêt du marché financier régional pour Senelec et la confiance qu’ont les Sénégalais et les personnes physiques en général en cette entreprise dont la signature, aujourd’hui, est de qualité. C’est un bon investissement pour Senelec et pour les investisseurs », a indiqué Ababacar Diaw.

Cet emprunt obligataire, le deuxième qu’émet la Senelec, après celui de 2003 et qui avait mobilisé 15 milliards de FCfa, traduit la bonne santé de cette société. En effet, depuis la nomination de Mouhamadou Makhtar Cissé à la direction générale, la Senelec a retrouvé de l’éclat et cette dynamique de performance explique la confiance des investisseurs. Pour Mouhamadou Makhtar Cissé, le plus important, ce n’est pas la manne récoltée mais le symbole qui l’enrobe.  « C’est le signe que le Sénégal est un pays stable et attractif. Nous célébrons  l’attractivité de notre pays et la confiance retrouvée en Senelec. Des actions de ce type nous permettent de réaliser nos objectifs qui sont de mettre à la disposition des Sénégalais une électricité de qualité et de travailler à travers un mix-énergétique intelligent, à la baisse des coûts de production et demain des prix de vente. On veut banaliser la fourniture de l’électricité comme dans tout pays normal », a-t-il affirmé avec fierté. Si la Senelec a retrouvé le chemin de la performance, il le doit aux qualités de leader et de manager de son directeur général, selon le représentant du ministre de l’Énergie et du Pétrole, Pape Mademba Bitèye. « Les temps moyens de coupure sont passés de 40  jours à 3 jours et la Senelec se permet même de vendre de l’électricité aux pays voisins », a-t-il dit.

Elhadji Ibrahima THIAM

ECO-LEXIQUE

Private-Equaty
Plus connu, en France, sous l’appellation de Capital Investissement, le Private Equity est une activité d’investissement. Il s’agit, en effet, d’une prise de participation dans le capital de petites et moyennes entreprises en besoin de financement. Ce sont des titres financiers de société qui ne sont pas côté sur un marché. Par le biais de ce mécanisme de financement,  l’investisseur peut acheter une partie ou la totalité des actions d’une entreprise existante non cotée en bourse.
 
ECO-PRESSE
« Mon gouvernement vise à créer une nation optimiste, sûre d’elle et prospère par l’exploitation rationnelle et efficiente des ressources humaines et naturelles du pays, en instaurant une société démocratique, ouverte et juste, dans laquelle la confiance mutuelle et les opportunités économiques existent pour tous ».
Nana Akufo-Addo, président du Ghana, La Tribune afrique

Chiffre du jour
  65 milliards de dollars
Les transferts de fonds de la diaspora africaine vers le continent se sont chiffrés à 65 milliards $ en 2017, selon un rapport de l’African Institute for Remittances (Air). Ce montant qui représente plus du double de l’aide publique au développement pour l’Afrique (29 milliards en 2017) profiterait à plus de 120 millions d’Africains vivant sur le continent.                       Ecofin

A travers ce protocole, les deux entités s’engagent à partager leurs expériences dans la gestion des ouvrages hydroélectriques.  

Les applaudissements nourris qui ont accompagné la chaude poignée de main entre le directeur général de la Société d’exploitation des aménagements Manantali et Félou, Mohamed Bahiya Mogaha, et la présidente directrice générale de la Compagnie nationale du Rhône, Elisabeth Ayrault, témoignent de l’intérêt que les deux parties accordent à cet accord de coopération. «C’est un moment historique pour la Semaf et pour l’Omvs avec la signature de cet accord avec la Compagnie nationale du Rhône de développer nos capacités dans des domaines qui sont prépondérants et qui concernent essentiellement l’aménagement, l’exploitation, la maintenance des ouvrages de production, de transport de l’hydroélectricité », a réagi le directeur de la Semaf Mohamed Bahiya Mogaha.

Elisabeth Ayrault indique que cet accord  permet à la Compagnie nationale du Rhône d’apporter son expertise au Fleuve Sénégal. « L’objectif est de partager une partie de la valeur que nous dégageons en gérant sur un même sol, de façon intégrée, 19 ouvrages qui sont tous plus âgés que ceux de l’Omvs ; faire profiter  l’expérience que nous avons à la fois en gestion hydroélectrique et en maintenance, en auscultation des ouvrages pour mieux les maintenir et tout ce qui touche à la sûreté des ouvrages. Il s’agit, dans cet accord cadre, de mettre à disposition une partie de cette expérience acquise sur le Rhône et qui peut, aujourd’hui, bénéficier à d’autres opérateurs », a expliqué la présidente directrice générale de la Compagnie nationale du Rhône. Elle a souligné que la session et le protocole correspond à une vraie volonté de partage d’expériences et de transfert de compétences.  
L’accord d’une durée de trois ans a été paraphé en présence du Haut commissaire de l’Omvs, Hamed Diané Séméga, et du président de l’association internationale Initiatives pour l’avenir des grands fleuves (Iagf), Erik Orsenna.

Dans le document remis à la presse, il est indiqué que ce protocole définit le cadre général des missions qui pourront être confiées à la Compagnie nationale du Rhône dans cinq domaines de ses principaux métiers. Il s’agit de la production hydroélectrique, de la gestion du productible, de l’entretien des barrages et ouvrages de génie civile, de l’auscultation des barrages et ouvrages annexes et de la maîtrise des processus liés à la sécurité et sûreté des ouvrages. Les actions qui seront réalisées touchent à la fois des missions d’expertise, de diagnostic et de conseil, de formation et de transfert de compétence pour l’exploitation et la maintenance, l’optimisation et la gestion de la production d’aménagements à buts multiples et le développement de la téléconduite.  
Depuis trois jours, l’Omvs qui accueille la 6e session de l’association internationale Initiatives pour l’avenir des grands fleuves se penche sur le fleuve Sénégal, notamment ses missions, son rôle, le fonctionnement de l’organisation.

Mamadou GUEYE

 

La baisse de l’activité du secteur tertiaire au Sénégal, entamée au mois de janvier 2018, s’est accentuée à l’issue du mois de février 2018, avec un repli de 5,9 %, en variation mensuelle, selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee). En janvier 2018, ce secteur avait enregistré 1,9 % de baisse, soit une contraction de 4 points de pourcentage. «Ce faible résultat est principalement imputable aux transports et télécommunications (moins 7,3%), au commerce (moins 4,9%) et aux activités immobilières (moins 14,8%) », explique la Dpee. En revanche, sur un an, un renforcement de 5,3 % de l’activité du tertiaire est noté en février 2018, porté par les transports et télécommunications (plus 11,4%), le commerce (plus 4,5%) et l’immobilier (plus 5,3%). Les services financiers avec une progression de 8,5% et les services d’hébergement et de restauration (plus 10,3%) se sont également bien orientés durant la période sous revue.
(APA)

Le Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (Praps) a élaboré un manuel technique vétérinaire de base. Pour la maîtrise du contenu de ces outils qui se présentent comme un aide-mémoire sur les maladies animales les plus couramment rencontrées et leur prise en charge efficace, des spécialistes de la santé  sont en session de renforcement de capacités, à Dakar.

« Un capital animal en bonne santé contribue efficacement à l’amélioration de la consommation des ménages, aux soins de santé, à l’éducation, à l’accès à l’eau potable, à l’hygiène, au logement... ». Ces propos du directeur de cabinet du ministre de l’Élevage et des Productions animales, Cheikh Tidiane Diop, suffisent pour appréhender toute la pertinence du manuel technique vétérinaire de base que la Coordination régionale de la composante Santé animale du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (Praps) vient d’élaborer.

Conçu pour être le plus accessible possible à tous les partenaires de la santé animale, le document se présente comme un aide-mémoire sur les maladies animales les plus couramment rencontrées, les techniques de base en santé animale, les médicaments susceptibles d’être utilisés, les mesures de prévention et d’alerte en cas de foyer, etc. Le tout avec une iconographie qui met en scène des situations proches de celles des communautés d’éleveurs rencontrées dans les pays africains et territoires tropicaux.

Pour leur permettre d’en maîtriser le contenu, des spécialistes de la santé animale et des formateurs bénéficient, depuis hier, jusqu’au 13 avril prochain, d’une formation à Dakar. Dans la même foulée, ils prendront part, du 16 au 20 avril prochain, à une autre session de formation portant sur la « Conception, l’exploitation et l’entretien des bases de données épidémiologiques ».

L’élaboration de ce manuel se justifie par la nécessité d’une prise en compte de l’amélioration de la santé et des productions animales qui, de l’avis de Cheikh Tidiane Diop, demeure « un facteur réel d’équilibre qualitatif de nos économies fragiles, en quête de filières porteuses de croissance et de génération de revenus ». Face à de tels enjeux, il pense qu’il est « capital, pour des pays sahéliens comme les nôtres où le cheptel est sans conteste l’une des mamelles nourricières de nos économies », d’avoir des professionnels en élevage « bien formés, compétents et expérimentés ». Une fois le contenu de ce manuel de formation vétérinaire maîtrisé de même que l’utilisation de la mallette pédagogique et de leurs techniques de vulgarisation assimilées, les formateurs vont partager leur expérience avec les acteurs à la base. Conçu en 2013 et regroupant le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Tchad, le Praps cherche les voies et moyens de renforcer la résilience des sociétés pastorales sahélo-sahariennes et de booster la coopération sous-régionale.

Il est doté d’une enveloppe de 248 millions de dollars avec l’appui financier et technique de la Banque mondiale pour une durée de six ans (2015-2021). Il comprend cinq composantes : Amélioration de la santé animale ; Amélioration de la gestion des ressources naturelles ; Facilitation de l’accès aux marchés ; Gestion des crises pastorales ; Gestion du projet et appui institutionnel. La composante amélioration de la santé animale est financée à hauteur de 50,48 millions de dollars, soit 20,35  % du montant global du projet.

Elhadji Ibrahima THIAM

 

Pour mesurer, de façon plus précise, l’apport du secteur de l’environnement au Produit intérieur brut (Pib), l’Ansd compte élaborer de comptes satellites. A ce titre, elle a tenu un atelier de renforcement de capacités à l’intention des acteurs de ses services et ceux du ministère de l’Environnement et du Développement durable.

L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), en partenariat avec le ministère de l’Environnement et du Développement durable, a ouvert, hier, un atelier de renforcement de capacités dans l’élaboration des comptes satellites de l’environnement. Ces derniers devront permettre de mesurer réellement la contribution du secteur de l’environnement à la formation du Pib. « Partant de 2012 pour mesurer cet apport, il est très vite apparu que nous devions aller au-delà de ce qui se faisait en utilisant des comptes satellites qui nous permettent d’avoir une idée sur les flux environnementaux en termes de ressources», a expliqué le Colonel Ibra Sounkarou Ndiaye, directeur de la Planification et de la veille environnementale au ministère de l’Environnement et du Développement durable.

D’après lui, ces comptes intègrent également les stocks en plus des flux. Il s’agit de travailler sur les comptes physiques tels que celui des ressources en eau, de la forêt pour avoir une idée réelle du poids de l’environnement dans l’économie nationale. « Si nous prenons en référence l’année 2012, l’environnement contribue pour 1,9 % au Pib. Ce qui est appréciable. Ces comptes satellites devront permettre de mieux apprécier cet apport et de réactualiser les informations disponibles mais aussi de déterminer la progression », souligne le Colonel Ndiaye.

Le directeur général de l’Ansd, Babacar Ndir, précise que les comptes nationaux - un système de comptabilisation de l’ensemble des ressources produites durant une année par un État – ne prennent pas totalement en compte tous les secteurs comme celui de l’environnement. Pour combler ce manque, les comptes satellites permettront d’avoir une photographie de la circulation des ressources issues de l’environnement et une meilleure maîtrise de ce secteur. Ainsi, cet atelier de trois jours devra permettre de mieux outiller les membres du comité technique dans l’élaboration des comptes des biens et services environnementaux ; et finaliser le remplissage de l’outil d’auto-évaluation des statistiques de l’environnement. La rencontre s’est déroulée en présence des experts du Programme des Nations Unies pour l’environnement. Le directeur de l’Ansd justifie cette participation en indiquant que le recours à l’expertise internationale témoigne de leur volonté commune d’arriver à des résultats crédibles réunissant tous les critères de scientificité et répondant aux standards les plus exigeants.

Abdou DIAW

 

Catalyser et assurer la mise en échelle des innovations technologiques agricoles dans les 5 prochaines années. C’est l’ambition que s’est fixée le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricole (Coraf) à travers son nouveau plan 2018-2022 dont le coût est estimé à 61 millions de dollars, soit environ 35 milliards de FCfa.

Le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricole (Coraf) a débattu, hier, à Dakar, à l’occasion de sa 12ème assemblée générale, de son plan opérationnel 2018-2022. Il portera essentiellement sur la consolidation des acquis et la mise à l’échelle des technologies au profit des utilisateurs. D’un coût estimé à 61 millions de dollars, soit environ 35 milliards de FCfa, ce nouvel agenda des chercheurs agricoles réunis au sein de cette institution ouest et centre africain compte corriger les impairs et les faiblesses notés ces derniers temps dans le déroulement des activités. « Il s’agit, entre autres, de la dégradation des ressources naturelles, le non alignement des politiques agricoles dans la région et la création d’un environnement favorable pour la mise à grande échelle de toutes les technologies mises au point par la recherche dans l’agriculture au sens large du terme », a indiqué Abdoulaye Jalloh, responsable de Africa Rice.

Pour sa mise en œuvre dans les 5 prochaines années, le directeur exécutif du Coraf, Abdou Tenkouano a soutenu que l’institution mise davantage sur le partenariat et la mutualisation des efforts. Il soutient que 70 % des ressources financières ont été déjà mobilisées pour le nouveau plan opérationnel. Avant la clôture des travaux prévue, aujourd’hui, certains participants ont formulé quelques recommandations qui doivent être prises en compte par le plan opérationnel. Il s’agit, entre autres, de faire évoluer l’ensemble des centres nationaux de spécialisation en centres régionaux d’excellence (2 ont fait le basculement) et de faciliter la mutualisation des efforts entre les organisations paysannes, les exploitations familiales et les chercheurs. C’est, entre autres, l’avis de l’ancien président du Cadre national de concertation et de coopération des ruraux du Sénégal (Cncr), Mamadou Cissokho. Il n’a pas manqué d’inviter le Coraf à une véritable mue dans la manière d’aborder la problématique du développement agricole et de la sécurité alimentaire en Afrique.

Seydou Prosper SADIO

 

Catalyser et assurer la mise en échelle des innovations technologiques agricoles dans les 5 prochaines années. C’est l’ambition que s’est fixée le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricole (Coraf) à travers son nouveau plan 2018-2022 dont le coût est estimé à 61 millions de dollars, soit environ 35 milliards de FCfa.

Le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricole (Coraf) a débattu, hier, à Dakar, à l’occasion de sa 12ème assemblée générale, de son plan opérationnel 2018-2022. Il portera essentiellement sur la consolidation des acquis et la mise à l’échelle des technologies au profit des utilisateurs. D’un coût estimé à 61 millions de dollars, soit environ 35 milliards de FCfa, ce nouvel agenda des chercheurs agricoles réunis au sein de cette institution ouest et centre africain compte corriger les impairs et les faiblesses notés ces derniers temps dans le déroulement des activités. « Il s’agit, entre autres, de la dégradation des ressources naturelles, le non alignement des politiques agricoles dans la région et la création d’un environnement favorable pour la mise à grande échelle de toutes les technologies mises au point par la recherche dans l’agriculture au sens large du terme », a indiqué Abdoulaye Jalloh, responsable de Africa Rice.

Pour sa mise en œuvre dans les 5 prochaines années, le directeur exécutif du Coraf, Abdou Tenkouano a soutenu que l’institution mise davantage sur le partenariat et la mutualisation des efforts. Il soutient que 70 % des ressources financières ont été déjà mobilisées pour le nouveau plan opérationnel. Avant la clôture des travaux prévue, aujourd’hui, certains participants ont formulé quelques recommandations qui doivent être prises en compte par le plan opérationnel. Il s’agit, entre autres, de faire évoluer l’ensemble des centres nationaux de spécialisation en centres régionaux d’excellence (2 ont fait le basculement) et de faciliter la mutualisation des efforts entre les organisations paysannes, les exploitations familiales et les chercheurs. C’est, entre autres, l’avis de l’ancien président du Cadre national de concertation et de coopération des ruraux du Sénégal (Cncr), Mamadou Cissokho. Il n’a pas manqué d’inviter le Coraf à une véritable mue dans la manière d’aborder la problématique du développement agricole et de la sécurité alimentaire en Afrique.

Seydou Prosper SADIO

 


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