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Affaires et Finances (1908)

Le projet « West Africa trade and investment hub » (Trade Hub), financé par l’Usaid, organise, en partenariat avec la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced), le Centre du commerce international (Itc) et le ministère du Commerce, la troisième session du programme de renforcement des capacités du sous-comité national de facilitation des échanges du Sénégal. Près de 30 cadres ont été concernés par cette formation de trois jours (21 au 23 juin).

Près de 30 cadres sénégalais ont pris part, à la troisième session du programme de renforcement des capacités du Sous-comité national de facilitation des échanges du Sénégal (Scnfe). Cette session est organisée par le projet « West Africa trade and investment hub » (Trade Hub), en partenariat avec la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced), le Centre du commerce international (Itc) et le ministère du Commerce. Les participants sont issus d’institutions publiques et sociétés affiliées au Scnfe du Sénégal mais également du privé. Cette session met l’accent sur la préparation des plans de travail qui assureront la mise en œuvre d’une vingtaine de dispositions de facilitation des échanges. Ces dispositions sont censées apporter de la transparence et de la prévision des importations, exportation et du transit. Un plan de mise en œuvre fera état de l’orientation du pays vers la pleine conformité à l’accord et permettra d’attirer une assistance technique et financière à la mise en œuvre.

Selon Chongo Mukupa, spécialiste en facilitation des échanges à Trade Hub, l’objectif visé à travers cette formation est de déployer le programme de la Cnuced afin de renforcer les capacités du Sous-comité national de facilitation des échanges du Sénégal et d’améliorer la coordination ainsi que la mise en œuvre des réformes de facilitation en conformité avec l’accord de l’Omc. Durant ces trois jours, a-t-il expliqué, ces cadres seront outillés à travers une série d’ateliers portant, entre autres, sur le degré de préparation du pays à mettre en œuvre les obligations de l’accord de l’Omc.

Ce programme de formation coïncide avec l’entrée en vigueur de l’accord de facilitation des échanges au Sénégal, le 22 février dernier. Il s’inscrit dans les efforts de la composante «Environnement favorable au commerce et au transport (Tte) du Trade Hub d’améliorer la compétitivité des secteurs du transport et de la logistique et de réduire les barrières juridiques et réglementaires. Selon les experts, la réalisation de ces résultats nécessite des réformes de certaines politiques et pratiques existantes tant sur le plan national que régional. L’accord de facilitation des échanges offre une opportunité d’accomplir certaines des réformes qui pourraient renforcer la compétitivité des entreprises ouest africaines dans le commerce mondial. En outre, la mise en œuvre de l’accord facilitera la croissance dans le contexte des échanges interrégionaux à travers une réduction des goulots d’étranglement et des coûts du commerce transfrontalier. Présidant du Sous-comité national de facilitation des échanges du Sénégal, Papa Thialaw Fall s’est félicité de l’organisation de cette session de formation qui entre dans le plan d’actions pour une meilleure appropriation de l’accord de facilitation des échanges.

Aliou KANDE

Fait marquant de la 105ème session du Conseil d’administration de la Boad, c’est le retour de l’Allemagne au sein de cet organe de décision. Pourtant, cette absence n’avait pas déteint négativement sur la coopération financière et technique entre la Boad et la Banque publique d’investissement allemande (Kfw). La coopération a été même « fructueuse », s’est félicité le président de la Boad. Ces dernières années, note Christian Adovelande, la Boad a bénéficié, grâce à la coopération allemande, d’une subvention dénommée « Facilité du Sahel » de plus de 10 millions d’euros en soutien au financement de projets d’adaptation au changement climatique ; d’une ligne de crédit de 40 millions d’euros pour soutenir les petites et moyennes entreprises et d’un crédit de 40 millions d’euros destiné à la promotion de l’habitat des populations à revenus modestes.

Elhadji I. THIAM

La centrale solaire photovoltaïque de 30 MW qui sera inaugurée, demain, à Santhiou Mékhé (Tivaouane), par le président de la République, Macky Sall, compte 92.000 panneaux solaires, 36 imposants onduleurs et 3 grands transformateurs raccordés à la station Sde située à 9 km du site, a indiqué, hier, son promoteur, Sam Wébé.

Erigée sur une superficie de 64 ha, la centrale solaire, considérée comme la plus grande de l’Afrique de l’Ouest, a nécessité un an de travaux (2016-2017) réalisés pour un total de 36 millions d’euros (24,614 milliards de FCfa), un financement consenti par la banque Proparco, filiale privée de l’Agence française de développement (Afd), a dit M. Wébé dans un entretien avec l’Aps. Selon le président directeur général de « Senergy Suarl », la société initiatrice du projet, les travaux de construction de la centrale ont mobilisé, pendant 20.000 heures de travail, 350 ouvriers, dont 150 venus des villages environnants de Santhiou Mékhé.

Les travaux ont été conduits par l’entreprise française « Solaire Direct », une Epc (Engeneering procurement construction) qui « a utilisé les services de 9 compagnies internationales et 19 sénégalaises », selon Sam Wébé. « Avant d’en arriver à ce stade final du projet, il m’a fallu toute une année de recherches de terres propices à Bambey, Ndangalma, Ndol Ndol, Thialthiar, Pout, Tsétsé, Matam, etc. », sans succès, a-t-il indiqué.

L’idée de mettre sur pied un tel projet est partie de 2009, lorsque cet ingénieur électronicien, ancien cadre de la compagnie américaine Général Electric, est retourné aux Etats-Unis après un bref séjour au Sénégal pour monter, avec deux de ses compatriotes, une voiture électrique hybride. « On nous avait alors fait comprendre que le Sénégal n’a pas besoin de cette technologie mais plutôt d’électricité. Alors, je suis revenu seul pour m’investir dans les énergies renouvelables à travers ma société +Senergy Suarl+ créée en 2012 », a renseigné ce natif de Bambey, une région du centre du Sénégal qu’il a quittée depuis 1959.

« Et c’est en octobre 2012 que le ministre de l’Energie, Aly Ngouille Ndiaye, a signé mon agrément pour la production d’énergies renouvelables à vendre à la Sénélec », a relevé le spécialiste en médecine nucléaire, qui a ensuite conclu un contrat d’achat d’électricité avec la Société d’électricité nationale.

« Une fois les terres obtenues, un protocole d’accord signé avec les populations de Santhiou Mékhé en 2013, l’agrément du ministre et l’autorisation de la Senelec en poche, je me suis ouvert au Fonds souverain d’investissements stratégiques (Fonsis) qui a adhéré au projet et le groupe français Meridiam est venu nous accompagner dans la recherche de financements », a explicité Sam Wébé. « Meridiam est ainsi devenu actionnaire majoritaire avec 53 %, suivi du Fonsis (32 %) et moi-même avec 15 % des actions », a indiqué le président du conseil d’administration de la nouvelle compagnie Senergy Pvsa (photovoltaïque société anonyme) chargée du développement de la centrale solaire.

Parlant de la cérémonie officielle d’inauguration, prévue demain à partir de 10 heures, dans ce village de la commune de Méouane, sous la présidence du chef de l’Etat, le promoteur parle d’un « grand jour qui vient marquer un avenir radieux pour les énergies renouvelables ».

APS

Le Conseil d’administration de la Banque ouest africaine de développement (Boad) a tenu, hier, sa 105ème session. A l’issue de la rencontre, elle a autorisé de nouveaux financements d’un montant de plus de 256 milliards de FCfa dont 73 milliards destinés à des projets au Sénégal.

Après un premier semestre 2017 assez intense en activités opérationnelles, la Banque ouest-africaine de développement (Boad) engage la seconde moitié de l’année avec la même dynamique. A l’issue de la 105ème Session ordinaire de son Conseil d’administration, hier, à Dakar, celui-ci a autorisé de nouveaux financements d’un montant de plus de 256,377 milliards de FCfa et approuvé quinze nouvelles opérations à court, moyen et long termes. Ces approbations portent à 4.694,78 milliards de FCfa le montant global des financements de la Boad, correspondant à 1.071 opérations.

Ces nouveaux engagements vont servir à financer partiellement des projets, à mettre en place des lignes de refinancement, à faire des prises de participation et à mener des opérations à court terme. Certains de ces projets qui bénéficieront d’un financement partiel de la Boad concernent directement le Sénégal. On y retrouve le projet de réhabilitation et d’extension des périmètres irrigués villageois des zones de Donaye-Diattar, Guédé, Mboyo et Podor dans le département de Podor (Sénégal). « Ce projet vise notamment une production additionnelle de 30.000 tonnes de riz paddy par an alors que la production nationale se situe autour de 350.000 tonnes pour une demande évaluée à 800.000 tonnes. Le montant du financement est estimé à 18,5 milliards de FCfa », précise la Boad dans le communiqué final qui a sanctionné la rencontre.

73 milliards de Fcfa destinés à des projets au Sénégal
Le Programme d’entretien périodique 2017-2019 des routes revêtues est aussi concerné. Il porte sur l’entretien périodique de 722 km du réseau routier revêtu ainsi que l’élargissement et le renforcement des routes revêtues sur les axes Kaffrine-Mbacké et Fatick-Foundiougne-Passy sur une longueur de 167 km pour un montant 30 milliards de FCfa. Une enveloppe de 4,5 milliards de FCfa ira à la construction d’un complexe immobilier commercial et résidentiel à Dakar et à la réalisation de résidences hôtelières à Saly par la Société immobilière de la presqu’île (Sipres). « Il s’agira de réaliser, d’une part, des appartements, des espaces bureaux et centres modulables sur une superficie de 3.900 m2 et 140 places de parking et d’autre part, 40  résidences équipées sur la station balnéaire de Saly », détaille le communiqué. Enfin, la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec), au titre des opérations à court terme, va bénéficier d’une enveloppe de 20 milliards de FCfa en guise de facilité le financement partiel de son cycle d’exploitation. Ce qui fait une enveloppe de 73 milliards de FCfa pour le Sénégal. D’autres pays comme la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Togo, le Mali, le Niger et le Burkina Faso vont également bénéficier de ces nouveaux financements via divers projets.

Les administrateurs ont émis un avis favorable sur les dossiers de recouvrement des créances sur prêts de la Boad au 31 mai 2017, sur le bilan des réalisations à mi-parcours des prévisions financières de l’exercice 2017… Avant de prendre connaissance d’un certain nombre de dossiers comme la proposition d’annulation d’une partie du prêt octroyé à l’État du Togo par le Fonds de développement énergie (Fde) pour le financement partiel du projet de renforcement et de construction des alimentations en énergie électrique et la proposition de prêt pour le financement partiel du projet de renforcement du réseau national interconnecté  du Burkina.

Au registre des perspectives, la Boad compte mettre, au cours du second semestre de 2017, davantage l’accent sur la supervision des projets en cours d’exécution ainsi que sur l’assistance aux contreparties en vue du démarrage des nouveaux projets. « Ces activités faciliteront l’atteinte de nos objectifs annuels de décaissements », a fait savoir M. Adovelande. La Banque entend également finaliser l’évaluation à mi-parcours de son Plan stratégique 2015-2019.

Des engagements de 343,4 milliards de FCfa au 1er semestre 2017
Au cours du premier semestre de l’année 2017, la Banque ouest africaine de développement (Boad) s’est singularisée par une intense activité opérationnelle qui, d’ailleurs, est en droit ligne de la dynamique enclenchée en 2016. En effet, sous réserve de l’approbation des propositions d’engagements nouveaux soumises à l’ordre du jour, les engagements de la Banque pour ce semestre sont estimés à 343,4 milliards de FCfa, soit 79 % de la cible annuelle », a détaillé le président de la Boad, Christian Adovelande, lors de l’ouverture de la session du Conseil d’administration. A l’en croire, cette tendance reflète largement les besoins de financement des États membres et des entreprises privées dans un contexte économique favorable au sein de la zone Uemoa. Une zone où, selon M. Adovelande, « la croissance devrait s’établir à 7,3 % contre 6,8 % en 2016 ». Cette embellie est portée notamment par les investissements dans les infrastructures et les performances des transports et des communications. Toutefois, en dépit de cette dynamique positive, la Boad, selon son président, entend « tenir dans les limites de ses prévisions d’engagements pour 2017 ». Concernant la mobilisation des ressources, il est à noter que les États et les institutions de l’Union ont doté la Boad d’une enveloppe de 28 milliards de FCfa dans le nouveau mécanisme de bonification.
 
Elhadji Ibrahima THIAM
 
 

« Le Droit maritime africain » est le nom de la nouvelle revue qu’édite, chaque semestre, le Centre africain d’études maritimes de la Faculté des Sciences juridiques et politiques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Première Faculté des Sciences juridiques et politiques d’Afrique francophone à avoir une offre de formation sur les métiers de la mer depuis plus de trente ans, à travers le Centre africain d’études maritimes, il était temps pour la Faculté de Droit de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar d’avoir une revue qui traite de ces questions. Surtout que, depuis août 2015, elle a signé une convention de coopération avec l’Université Léopold Sédar Senghor d’Alexandrie pour la création d’un Master professionnel en Droit et Gestion des activités maritimes (Promer). Cette revue, dénommée « Le Droit maritime africain », a finalement vu le jour l’année dernière. Elle paraît tous les six mois et est composée de quatre rubriques. D’abord, la doctrine pour alimenter la réflexion et faire des propositions concrètes dans le cadre d’une jonction entre l’université, les Etats et les institutions sous-régionales. Ensuite, la jurisprudence pour connaître et aider à l’amélioration des méthodes de règlement des litiges à l’intention des différents acteurs. Il y a aussi la législation et, enfin, la gazette maritime pour traiter de l’actualité relatives aux activités concernant les mers et les océans.

Sur cette base, le premier numéro traite de thèmes riches : « Les défis et perspectives du nouveau droit de la mer » ; « le cabotage maritime en Afrique de l’Ouest et du Centre » ; « les conflits de conventions dans les transports par mer » ; « les concessions portuaires en Afrique de l’Ouest » ; « les clauses contractuelles dans les connaissements » ; « la règlementation Uemoa relative aux transports maritimes ». On y retrouve aussi des réflexions et commentaires sur les décisions relativement récentes sur les concessions portuaires et les clauses contractuelles dans les connaissements.

Cette revue, dirigée par un comité scientifique composé d’une vingtaine de personnes, est présidée par le doyen de la Faculté, le Pr Mamadou Badji. A ses côtés, d’éminents professeurs de Droit à l’image de Serigne Diop, ancien médiateur de la République, Isaac Yankhoba Ndiaye, ancien doyen, Ndiaw Diouf, ancien doyen, Pape Demba Sy, Amsatou Sow Sidibé, Babacar Guèye, Albert Lourde, de l’Université Senghor d’Alexandrie, etc. Ibrahima Khalil Diallo, directeur du Centre africain d’études maritimes, en est le directeur de publication. « Le Sénégal ayant une très longue façade maritime allant de Saint-Louis au nord au cap Roxo au sud, l’université a le devoir de valoriser ce potentiel par la formation des cadres de ce secteur », a indiqué le doyen de la Faculté de Droit pour justifier la mise en place du Centre d’études maritimes et la création de cette revue. « C’est une façon, a-t-il ajouté, d’élargir la présence de la Faculté de Droit de l’Ucad dans le milieu professionnel du Sénégal, en Afrique et dans le monde ».

Concernant la revue à proprement parler, le Pr Mamadou Badji est persuadé qu’elle sera un instrument scientifique de très haut niveau avec des publications de grande qualité impliquant un réseau de collaborateurs constitués de hauts cadres. Avec 38 pays sur 54 ayant une façade maritime ou un accès à la mer, 13 millions de km2 d’eaux territoriales sous juridiction africaine, « l’Afrique est incontestablement maritime », a souligné le Pr Khalil Diallo. Ce qui lui offre un énorme potentiel en termes de ressources durables pour nourrir ses populations en résolvant l’insécurité alimentaire et la question nutritionnelle. Face à ces enjeux, cette revue va « s’attacher à apporter sa pierre à l’édifice », a-t-il dit.

Elhadji Ibrahima THIAM

Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (Fmi) a approuvé, le lundi, la 4ème revue du programme économique et financier 2015-2018 appuyé par l’Instrument de soutien à la politique économique (Ispe). A cet effet, il a salué les performances économiques du pays, informe un communiqué du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan qui soutient que les perspectives économiques du Sénégal sont globalement favorables et les risques bien maîtrisés.

Ce programme, sans assistance financière de la part du Fmi, souligne le ministère, vise à aider le pays en mettre en œuvre une politique économique et des réformes structurelles en vue d’atteindre « une croissance robuste tout en préservant la stabilité macroéconomique » en rapport avec les critères de convergence de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa). Selon le document, l’approbation du nouveau programme triennal par le Conseil d’administration du Fmi marque « la confiance que la communauté internationale accorde à notre pays et illustre le soutien franc des partenaires techniques et financiers à la nouvelle stratégie de développement économique et sociale, le Plan Sénégal émergent ». Le communiqué note que « les Administrateurs ont félicité les autorités pour le maintien de la bonne performance macroéconomique ». Notamment un taux élevé de croissance supérieur à 6,5% au cours des deux dernières années, une inflation faible, un déficit budgétaire en constante baisse (4,2% du Pib en 2016).

La création des Zes saluée
Ils ont également accueilli favorablement « les progrès réalisés » dans la mise en œuvre des réformes prévues par le programme, particulièrement « les efforts d'assainissement budgétaire et l'engagement des autorités à remplir le critère de déficit budgétaire de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) de 3% du Pib avant la date butoir de 2019 ». La poursuite de la mise en œuvre des réformes appropriées, fait remarquer le communiqué, est « nécessaire pour maintenir le cap de la croissance et atteindre les objectifs de développement ».

Les Administrateurs ont aussi salué les progrès réalisés dans le domaine des Zones économiques spéciales (Zes) qui doit créer les conditions pour le développement des Pme et la promotion des Ide. Une zone économique spéciale (Zes) avec les standards internationaux en matière de gouvernance économique et de fiscalité a été aménagée à Diamniadio pour attirer d’importants investissements privés. Le gouvernement, poursuit le document, continue la mise en place des infrastructures de haute qualité et l’amélioration de l’environnement des affaires, grâce notamment à la réduction du coût de l’électricité, la promotion de la bonne gouvernance, le soutien aux petites et moyennes entreprises, ainsi que l’approfondissement des réformes judiciaires et foncières. Par ailleurs, le Conseil d'administration a fortement apprécié l'engagement des autorités à mettre en œuvre des réformes nécessaires pour réduire les déficits de la Poste et du Fonds national de retraite (Fnr).

Daouda MANE

 

Le Club Afrique développement, une initiative du Group Attijariwafa Bank, se déploie au Cameroun. Une cellule a été installée dans ce pays au début du mois de juin, indique un communiqué. Selon le document, le Club Afrique développement du Cameroun et Scb Cameroun ont organisé, du 1er au 3 juin dernier, une rencontre multisectorielle et une mission de prospection autour du thème « Agro-industrie : potentiel et croissance économique». La rencontre, précise-t-on, s’est tenue en présence des membres du Club du Cameroun, du Tchad et du Sénégal. Cette manifestation économique a réuni, en 48 heures, près de 400 personnalités et hommes d’affaires et a donné lieu à plus de 200 rencontres commerciales officielles tous secteurs confondus.

Deux panels portant sur les opportunités d’investissement au Cameroun ont été organisés. La mission de prospection s’est poursuivie le 3 juin par la visite des usines : Azur (savonnerie et huilerie) et Cofil (Coton et filature) à Douala ; Producam (usine de transformation des fèves de cacao) à Kekem et Afidi (plantations produisant le poivre de Penja, produit labellisé) dans le village de Penja. Cette manifestation intervient après le Forum international Afrique développement organisé par le Club Afrique développement du groupe Attijariwafa bank. Fondé par le Groupe Attijariwafa bank, le Club Afrique développement a pour objet de contribuer à la facilitation des échanges économiques régionaux en Afrique et à la promotion de la coopération Sud-Sud.

Les services du Club s’articulent autour du plaidoyer économique au nom du secteur privé africain, de la mise en relation d’entreprise à entreprise et de la mise en réseau des banques de projets d’investissements. Depuis sa création en 2016, le Club compte actuellement plus de 400 membres et dispose de représentations dans huit pays du continent : Cameroun, Côte d’Ivoire, Sénégal, Tunisie, République du Congo, Gabon, Mali et Maroc.

Aliou KANDE

Les produits acheminés vers le Mali, principale destination des exportations du Sénégal dans l’Union, sont passés de 54,2 % à 52,9 % sur la période, soit un recul de 1,3 point de pourcentage. Le ciment reste le principal produit exporté vers le Mali avec une part évaluée à 43,3 % en mars 2017 contre 47,2% un mois auparavant. Les importations de biens ont connu une baisse de 56,8 milliards de FCfa entre mars et avril 2017, pour se situer à 257,2 milliards de FCfa du fait essentiellement de la baisse des achats de produits pétroliers ( - 39,7 milliards de FCfa) et de « machines, appareils et moteurs » ( -15,6 milliards de FCfa). Le repli des importations de produits pétroliers est principalement imputable aux huiles brutes de pétrole (-35,7 milliards de FCfa). En revanche, les importations de « véhicules, matériels de transport, pièces détachées automobiles», de produits alimentaires et de produits pharmaceutiques ont affiché des hausses respectives de 7,5 milliards, 3,3 milliards et 2,0 milliards.
 
Cependant, précise la Dpee, « sur un an, les importations de biens ont connu une hausse de 19,6 % (+42,1 milliards de FCfa), sous l’effet, notamment, des « véhicules, matériels de transport et pièces détachées automobiles» (+16,4 milliards de F Cfa), des produits pétroliers (+12,6 milliards de F Cfa) et des produits pharmaceutiques (+1,6 milliard de F Cfa) ». 
 
S’agissant des importations de produits pétroliers, la hausse observée est liée, en particulier, au relèvement de la valeur des achats à l’étranger de produits pétroliers raffinés (+12,9 milliards de FCfa). En revanche, les importations de « machines, appareils et moteurs » ont affiché une baisse de 2,6 milliards de FCfa. 
 
M. SY
 

Les prix à la consommation ont reculé, en avril 2017, de 1,0 % par rapport au mois précédent, selon la Dpee. Cette évolution  des prix est essentiellement due à la baisse des prix des fonctions « Santé » (- 1,1%) et « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées» (- 2,4%).

La Direction de la prévision et des études économiques ajoute que sur une base annuelle, le niveau général des prix à la consommation a progressé de 2,1 %, en avril 2017, du fait essentiellement des prix des «produits alimentaires et boissons non alcoolisées» (+5,9%), notamment ceux des  céréales non transformées (+7,9%), de la viande de bœuf (+3,6%) et du poisson frais (+24,9%) ».

Quant à l’inflation sous - jacente (hors produits frais et énergétiques), elle s’est située à  0,0 %, en rythme mensuel, et à 0,8 %, en glissement annuel, souligne le document. « En termes d’origine, les prix des produits importés sont ressortis en hausse de 0,6 %, entre mars et avril 2017 tandis que  ceux des produits locaux se sont repliés de 1,8 % », relève la Dpee qui souligne que sur un an, les  produits importés et locaux se sont renchéris respectivement de  2,6% et de 2,0%, en avril 2017.

M. SY

Les échanges du Sénégal avec l’extérieur au mois d’avril ont été marqués par une atténuation du déficit commercial de 6,3 milliards de FCfa par rapport au mois précédent, indique la Dpee dans sa dernière note de conjoncture.

Le mois d’avril 2017 est marqué par une diminution du déficit commercial de 6,3 milliards de FCfa, par rapport au mois précédent, selon la note mensuelle de la conjoncture du mois de mai de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee). Pour cette institution du ministère de l’Économie et des Finances du Sénégal, cette situation s’explique par une baisse plus prononcée des importations avec moins de 56,8 milliards de FCfa, relativement aux exportations qui ont baissé de 43,6 milliards de FCfa. Toutefois, le taux de couverture des importations par les exportations s’est inscrit en retrait de 5,4 points de pourcentage pour se situer à 47 % en mars 2017, en raison de la baisse plus marquée des exportations en valeur relative. «Les exportations de biens sont évaluées à 121,2 milliards de FCfa au mois d’avril 2017 contre 164,9 milliards de FCfa le mois précédent, soit une baisse de 26,5 % ( - 43,6 milliards de F Cfa ) », précise la Dpee.

Cette situation est principalement liée au repli des exportations de produits pétroliers ( - 8,5 milliards de FCfa), d’or brut ( - 3,9 milliards de FCfa), d’acide phosphorique ( - 3,8 milliards de FCfa), de produits alimentaires ( - 3,4 milliards) et de ciment ( - 1,7 milliard de FCfa). Cette tendance  baissière a été, toutefois, amoindrie par la hausse des exportations d’engrais minéraux et chimiques (+5,8 milliards de FCfa).

En cumul, sur les quatre premiers mois de l’année 2017, les exportations de biens se sont confortées de 35,9 milliards de FCfa relativement à la même période de 2016. Cette progression reflète la hausse des ventes à l’étranger de ciment (+15,8 milliards de FCfa), de produits pétroliers (+13,0 milliards de FCfa) et d’engrais minéraux chimiques (+7,0 milliards de FCfa).

A l’inverse, les exportations de produits alimentaires, d’acide phosphorique et d’or brut se sont repliées respectivement de 27,6 milliards ( - 20,8 %), 15 milliards ( - 39,3%) et 0,2 milliard (-0,3 %). Concernant les produits alimentaires, la contraction des exportations observée est attribuable aux produits arachidiers (- 28,3 milliards).

S’agissant des exportations du Sénégal vers l’Uemoa, elles sont estimées à 28,9 milliards de FCfa au mois d’avril 2017 contre 33,3 milliards de FCfa le mois précédent, soit une baisse de 13,4 % (- 4,4 milliards de FCfa). Elles ont représenté 23,8 % de la valeur totale des exportations de marchandises au titre du mois d’avril 2017 contre 19,9 % un mois précédent, soit une perte de 3,9 points de pourcentage.

…Celles en provenance des pays de l’Uemoa en hausse de 20 milliards de FCfa
En cumul sur les quatre premiers mois de 2017, les importations de biens se sont accrues de 166,9 milliards de FCfa comparativement à la même période de 2016, en liaison avec l’ensemble des principaux produits achetés notamment les produits pétroliers (+47,9 milliards de FCfa), les «machines, appareils et moteurs» (+27,9 milliards de FCfa), les «véhicules, matériels de transport et pièces détachées » (+27,0 milliards de FCfa) et les produits alimentaires (+12,4 milliards de FCfa).
 
Concernant les importations de biens en provenance des pays de l’Uemoa, elles sont évaluées à 26,1 milliards au mois d’avril 2017 contre 6,1 milliards le mois précédent, soit une hausse de 20 milliards. Elles ont représenté 10,1 % de la valeur totale des importations de biens au mois de mars 2017 contre 2,3 % un mois auparavant. La Côte d’Ivoire demeure le principal fournisseur du Sénégal au sein de la zone, avec une part évaluée à 94,6 % en mars 2017 contre 70,6% le mois précédent, soit un gain de 24,0 points de pourcentage. Les achats en provenance de ce pays ont principalement porté sur les « automobiles et cars » et les « autres voitures terrestres » qui ont représenté respectivement 19,3%, et 18,0%.
 
Mamadou SY
 
 

 

Le chef de l’État inaugure, le 29 juin prochain, la centrale solaire photovoltaïque Senergy. Située dans la commune de Méouane (département de Tivaouane), cette centrale de 30 MW est le fruit d’un partenariat entre le Fonsis et ses partenaires.

Le président de la République, Macky Sall, procèdera, jeudi prochain, à l’inauguration de la centrale solaire photovoltaïque de 30 MW, la plus grande d’Afrique de l’Ouest, indique un communiqué. La cérémonie aura lieu à Sinthiou Mékhé, dans la commune de Méouane (département de Tivaouane). La pose de la première pierre de cette centrale a été faite en mars 2016.

D’un coût de 27 milliards de FCfa, l’infrastructure contribuera à l’atteinte de plusieurs objectifs du volet énergie du Plan Sénégal émergent. Elle est  financée grâce à un partenariat public-privé entre le Fonsis, Meridiam, Senenergie Sa et Proparco (une filiale de l’Agence française de développement). Elle sera raccordée au réseau de la Société national d’ éléctricité du Sénégal (Senelec) dans le cadre d’un contrat de rachat d’électricité d’une durée de 25 ans.

La construction de cette centrale résulte de la politique énergétique du Sénégal qui prévoit de porter à 20 % la part des énergies renouvelables. Ce qui permet à notre pays, d’entrer dans l’ère de l’économie verte, respectant ainsi ses engagements pris lors de la Cop21, à Paris, en 2015.

Avant Sinthiou Mékhé, des centrales solaires photovoltaïques ont été réalisées à Bokhol et Malicounbda respectivement dans les départements de Dagana et de Mbour. La centrale de Bokhol d’une capacité de 20 MW est la première infrastructure solaire de taille industrielle en Afrique de l’Ouest. Elle a été inaugurée en octobre 2016. D’un coût de 17 milliards, elle est le fruit d’un partenariat public-privé entre Greenwish Partners, la Caisse des dépôts et consignations, Green Africa Power, la Senelec et la commune de Bokhol. La centrale est constituée de 77.000 panneaux solaires, représentant une longueur cumulée  de 20 Km.  

Celle de Malicounda d’une puissance de 11 MW pour sa première phase, a été inaugurée en novembre 2016. Un contrat de concession de  25 ans a été  conclu entre la Senelec et Solaria, une société italienne. D’un coût  de 22 milliards de FCfa, la nouvelle centrale solaire constituée de 86.000 panneaux solaires a été construite sur une superficie de 100 hectares.

Depuis son arrivée au pouvoir, le président Macky Sall a fait du mix énergétique, une de ses priorités. L’objectif visé à travers cette politique, est de diversifier les sources d’énergie, de réduire à terme le coût du kilowattheure et de sécuriser l’offre de fourniture d’énergie électrique en quantité et en qualité. Après Bokhol, Malicounda et Sinthiou Mékhé, il est prévu la mise en service à l’horizon 2019 des centrales de Kahone, Mérina Dakhar et de 8 autres qui seront implantées à Diass, Sakal, Médina Gounass, Goudiri, Kidira, Djirnda et Bétenti dans les îles du Saloum.

Aliou KANDE

Le ministre du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des Pme a décidé, hier, que l’exportation de l’anacarde se fera à partir du port de Ziguinchor dès la prochaine campagne pour créer des emplois et de la valeur ajoutée dans la région. Il s’exprimait lors d’un Comité régional de développement spécial qu’il présidait et qui était destinée à l’amélioration de la compétitivité de la filière anacarde à Ziguinchor. Alioune Sarr a mis en place un comité de commercialisation du cajou afin de promouvoir sa mise en vente. Selon le ministre, ce comité définira les points d’exportation de l’anacarde dans la région, de même que le stock de sécurité pour la transformation et la taxe spéciale sur les exportations de l’anacarde qu’il  proposera à son collègue de l’Économie et des Finances, « avec l’accord du Premier ministre ». Il précise que cette taxe spéciale servira à financer beaucoup d’activités. Le comité de commercialisation sera composé de tous les ministères concernés et de l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur anacarde : producteurs, transformateurs, collecteurs, intermédiaires, commerçants, exportateurs, entre autres. Il fixera les conditions de commercialisation de l’anacarde et les mécanismes de régulation des exportations. Ce comité produira un protocole d’accord qui sera signé tous les ans.

En outre, le ministre a préconisé la mise en place, avant la fin de l’année 2017, d’une interprofession anacarde qui sera l’interlocutrice de l’État et des partenaires de la filière cajou, dans cette partie de la région méridionale du Sénégal. Alioune Sarr a indiqué que la compétitivité de la filière anacarde ne se fera pas sans l’amélioration de la qualité des produits. Quant aux acteurs, ils ont fait des propositions en faveur de la levée des contraintes de toutes sortes sur la chaîne de valeur anacarde notamment, celles liées à l’accroissement de la production et de la productivité des plantations, à l’amélioration de la qualité des noix, à l’appui au développement des infrastructures de marché, à l’organisation et au contrôle du commerce des produits ainsi qu’à l’amélioration des capacités de transformation dans notre pays.

El Hadj Moussa SADIO

Le jeune Ahmed, à peine 10 ans et un de ses camarades conduisent, avec agilité, un bœuf de trois ans pour l’embarquer dans une camionnette. Au foirail de Diamaguène-Sicap-Mbao, la scène est courante en cette veille de la fête de Korité. Les adolescents dont la moyenne d’âge varie entre 10 et 15 ans, constituent le dernier maillon de cette longue chaîne du commerce de grands ruminants. Ce sont eux, aidés par quelques personnes âgées, qui se chargent de l’embarquement des bœufs dans des camionnettes, moyennant 5.000 FCfa, l’unité. Si les uns viennent à peine d’arriver; les autres, quant à eux, prennent le chemin inverse. Ils sont acheminés vers les abattoirs de Dakar (Société de gestion des abattoirs du Sénégal (Sogas, ex-Seras) et Rufisque.

Dans ce marché des grands ruminants, les va-et-vient sont incessants. Les rabatteurs guettent l’arrivée des potentiels acheteurs. Le foirail de Diamaguène Sicap-Mbao, situé à 16 km du centre ville de Dakar, reste le lieu privilégié du commerce de bétail dans la capitale sénégalaise, avec de nombreuses activités intermédiaires. La vie ne semble jamais s’arrêter dans ce foirail. L’activité bat son plein sous une forte chaleur qui n’entame pourtant en rien l’ardeur des occupants. Ça marchande partout. Sur place, on constate facilement que le foirail est suffisamment approvisionné. Ici et là, sont enfermés, dans des enclos, des bœufs en provenance des différentes contrées du Mali, de la Mauritanie (avec des races améliorées) et celles de l’intérieur du pays.   

Toutefois, les prix restent relativement chers. Ils varient, selon le rabatteur Seydou Bâ, originaire de Labgal, village situé dans le département de Linguère, entre 200, 300, 400, 500.000 FCfa voire plus. Pour les besoins de la fête de korité, fait-il remarquer, les clients arrivent à compte goutte. A l’en croire, beaucoup préfèrent venir la veille ou le jour même de la fête pour acheter pour des raisons de sécurité et de conservation de la viande.

De courte taille, Aliou Bâ, la barbe poivre-sel, travaille dans ce foirail depuis longtemps en qualité de rabatteur. Il vient de vendre un bœuf à 240.000 FCfa à Abouyel qui habite Tivaouane Peul pour le compte d’un regroupement de son quartier (« tonq-tonq »). Cette tradition consistant à immoler un mouton, un bœuf, un chameau pour se partager la viande.

A défaut de pouvoir payer des poulets à 3.000 FCfa, l’unité, des familles démunies et même élargies préfèrent se regrouper autour d’un « tonq-tonq » pour payer un bœuf ou des bœufs et se partager la viande, explique Seydou Bâ. Chaque participant donne entre 10 et 15.000  FCfa. Se faisant, ils peuvent se retrouver entre 20 ou 30 membres pour un « tonq-tong ». Chacun peut avoir entre 4 et 5 kg de viande à l’issue du partage.

Sur le marché, le kilogramme de viande coûte 3.000 FCfa alors que quelqu’un qui a donné 10.000 FCfa peut se retrouver avec 5 kg. Il gagne ainsi en argent et en viande. « Cette pratique est plus bénéfique surtout pour les familles démunies », confie Seydou Thiam, habitant de Thiaroye, rencontré au foirail. Il est lui-aussi venu acheter un bœuf pour le compte de quelques habitants de son quartier, regroupés autour d’un « tonq-tonq ».  A l’en croire, cela fait des années qu’ils s’adonnent à cette pratique pour aider les familles démunies à bien passer la fête de korité et même durant la Tamkharite.

Souleymane Diam SY

Au premier trimestre 2017, les industriels sénégalais ont déploré la concurrence déloyale et les difficultés de recouvrement des créances, selon la dernière note du 1er trimestre de la Dpee.

La concurrence supposée « déloyale » et les difficultés de recouvrement des créances sont, entre autres, les facteurs qui entravent les activités des industriels sénégalais au premier trimestre 2017, indique la dernière note du premier trimestre 2017 de conjoncture de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee). «Dans l’industrie, les industriels interrogés sur les facteurs qui entravent leurs activités ont majoritairement déploré la concurrence supposée déloyale (29 %), les difficultés de recouvrement des créances (19 %) ainsi que la corruption et la fraude (10%) ». Toutefois, précise la Dpee, la production s’est renforcée (+19 points), en rythme trimestriel, selon les industriels, consécutivement à la progression des carnets de commandes (+22 points).

Les quantités de produits finis stockés sont, pour leur part, ressorties à un point au-dessus de leur moyenne de long terme. Dans le sous-secteur des bâtiments et travaux publics, les difficultés de recouvrement des créances (30 %), la concurrence jugée déloyale (21 %) et l’accès difficile aux crédits (12 %) sont considérées, par les entrepreneurs, comme les principales contraintes à l’activité durant le premier trimestre 2017.

Néanmoins, l’opinion des chefs d’entreprise a révélé un bond de l’activité générale (+16 points), en rythme trimestriel, en phase avec l’accroissement des commandes publiques (+26 points) et privées (+18 points). Pour les services, la Dpee indique que les difficultés de recouvrement des créances (33 %), la concurrence jugée déloyale (21 %), la fiscalité (18 %) et la baisse de la demande (12 %) sont citées comme les principaux facteurs qui ont entravé l’activité entre le quatrième trimestre 2016 et le premier de 2017.

Par ailleurs, note-t-on, le chiffre d’affaires s’est replié de 24 points, selon les prestataires de services, en liaison avec la baisse de 15 points des carnets de commandes, les tarifs pratiqués sur la période ayant augmenté de 2 points. Concernant l’activité commerciale, la Dpee souligne que les difficultés de recouvrement des créances (25 %) et la concurrence supposée déloyale (13 %) ont été les principales contraintes au courant du premier trimestre 2017. Néanmoins, selon les enquêtés, le chiffre d’affaires a augmenté de 23 points, en rythme trimestriel, sous l’effet de la bonne orientation des commandes (+6 points). Les stocks de produits finis sont ressortis en dessous de leur niveau moyen.

A la fin du premier trimestre 2017, le climat des affaires s’est amélioré par rapport au trimestre précédent. En effet, l’indicateur qui synthétise les opinions des chefs d’entreprise est ressorti en hausse d’un point, en variation trimestrielle. De manière désagrégée, il a gagné vingt trois points dans l’industrie, douze points dans les Btp et dix huit points dans le commerce.

Mamadou SY

S’agissant de la farine de blé, le prix du kilogramme sur le marché sénégalais a légèrement augmenté de 0,3 % au mois de mai dernier en variation mensuelle pour s’échanger à 402 FCfa. Sur le marché sénégalais, le prix du kilogramme de farine de blé Sénégal avait augmenté de 3,2 %, en avril 2017, par rapport au mois précédent, pour s’échanger à 401 FCfa. Cette hausse de 0,3 % du prix de la farine de blé est en partie imputable à la hausse du blé tendre français qui s’est renchéri de 3,5 % en mai 2017, du fait, en grande partie, de la dépréciation du dollar par rapport à l’euro. En avril dernier, le prix du blé tendre français, sur le plan mondial, avait connu une baisse de 4,8 %. En glissement annuel, le cours du blé tendre français a progressé de 9,1 % sur les cinq premiers mois de 2017.

Le Département américain de l’agriculture tablait sur une offre mondiale de blé estimée à 996 millions de tonnes pour la campagne 2017-2018, soit une progression de 0,3 % comparativement aux prévisions du mois passé. S’agissant des prévisions de juin 2017 de la demande mondiale de blé, elles se sont établies à 734,8 millions de tonnes pour la campagne 2017-2018, en baisses respectives de 0,02 % et 0,7 %, par rapport à celles de mai 2017 et aux estimations de la campagne 2016-2017.

M. SY

Sur le marché local, le prix moyen du kilogramme de riz brisé ordinaire a baissé de 2,1 % en mai 2017 pour s’échanger à 296 FCfa, indique la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee). Au mois d’avril, il s’échangeait sur le marché local à 305 FCfa le kilogramme. Dans le même temps, le prix moyen du kilogramme de riz parfumé a progressé de 0,9 %, en variation mensuelle pour s’établir à 396 FCfa. Sur le marché local, en avril 2017, le prix moyen du kilogramme de riz parfumé avait reculé de 2 % par rapport au mois précédent pour s’établir à 392 FCfa. Sur le plan mondial, note la Dpee, les cours des qualités indienne et thaïlandaise (25% brisure) ont poursuivi, en mai 2017, leur progression pour le deuxième mois consécutif. Sur un mois, ils ont enregistré des hausses respectives de 2,9 % et 6,8 %.

Sur une période d’un an, le cours du riz indien a progressé de 6,4 %, alors que celui du riz thaïlandais a reculé de 2 % sur les cinq premiers mois de 2017. Les prévisions du Département américain de l’agriculture, en juin 2017, tablent sur une offre mondiale de riz de 600,3 millions de tonnes pour la campagne 2017-2018, en hausses respectives de 0,1 % et 0,2 % par rapport à celles de mai 2017 et aux estimations de la campagne 2016-2017. La Dpee précise que les prévisions de juin 2017 de la demande mondiale de riz estimées à 479,7 millions de tonnes, ont baissé de 0,1% par rapport à celles de mai 2017.

M. SY

Sur le marché local, le prix du kilogramme de maïs séché a augmenté de 2,8 %, en variation mensuelle, pour s’échanger à 269 FCfa en mai 2017, selon la Dpee. En avril dernier, il avait baissé sur le marché sénégalais de 2,7 % par rapport au mois précédent, pour s’échanger à 261 FCfa en avril 2017. Le Département américain de l’agriculture table, au mois de juin, sur une production mondiale de maïs de 1031,9 millions de tonnes pour la campagne 2017-2018, soit des baisses respectives de 0,2 % et 3,3 % par rapport aux prévisions de mai 2017 et aux estimations de la campagne 2016-2017. S’agissant de la consommation mondiale de maïs, l’Usda table sur une demande de 1062,1 millions de tonnes pour la campagne 2017-2018, soit un léger recul de 0,02 % en variation mensuelle. En ce qui concerne le cours du maïs argentin, la Dpee indique qu’il a crû pour le deuxième mois de suite. Sur les cinq premiers mois de 2017, il s’est aussi raffermi de 1,2 % comparativement à la même période de 2016.

M. SY

Le Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan informe que le paiement des pensions de retraite a démarré hier. Cette mesure, note-t-on, vise à permettre aux vaillants ex-travailleurs, de pouvoir passer une bonne fête de l’Aid-El-Fitr communément appelée « Korité » chez nous. A cet effet, Le Trésor précise que ses guichets seront « exceptionnellement ouverts samedi 24 juin pour les retraités qui perçoivent à la caisse du centre cerf volant de Dakar ». 

L’autre bonne nouvelle est que les salaires des fonctionnaires seront virés à compter d’aujourd’hui. Ce qui devra soulager ces derniers et leurs familles après un mois de Ramadan qui exige des surplus de dépense.

D. MANE

Le chiffre d’affaires de Total Sénégal, filiale de la multinationale du même nom, spécialisée dans la distribution d’hydrocarbures, a enregistré un léger repli de 3 % au premier trimestre 2017 comparé à la même période de 2016. Ce chiffre d’affaires s’est établi à 75,838 milliards de FCfa contre 78,221 milliards de FCfa au 31 mars 2016, soit une réduction de 2,383 milliards de FCfa en valeur absolue.

Selon les dirigeants de cette société pétrolière « l’évolution du chiffre d’affaires global résulte d’une évolution contrastée selon les canaux de vente ». Une baisse de 51 % des ventes aux compagnies aériennes a été relevée à cause du non renouvellement de contrats dans des conditions économiquement acceptables. De même, une baisse de 25 % est notée sur les produits noirs destinés à la clientèle professionnelle.

Quant au résultat des activités ordinaires avant impôts, il connait une hausse, passant de moins 499 millions de FCfa au premier trimestre 2016 à 980 millions de FCfa un trimestre plus tard. En perspectives, les dirigeants de Total Sénégal avancent que pour conforter le leadership de leur entreprise sur le marché sénégalais et améliorer sa rentabilité, un vaste plan d’excellence opérationnelle a été lancé au début de l’année 2017 qui porte déjà ses premiers fruits. « Ce plan consiste à remettre le client au centre des préoccupations de la société, à digitaliser ses processus internes et à développer les activités commerciales à forte contribution au résultat », précisent-ils.

APA

Se prononçant sur le coût du projet que certains jugent excessif comparé au Tgv du Nigéria, Mountaga Sy balaie d’un revers de la main. Arguments à l’appui, il affirme qu’oser cette comparaison, « c’est comparer des choux et des carottes ». Il s’explique : « Un Tgv a pour ambition de relier des zones régionales, il est fait pour raccorder deux villes. Le Ter, est un train express qui traverse une zone urbaine. Du point de vue des infrastructures, un tracé de Tgv n’aura pas autant d’infrastructures qu’un tracé Ter. Le Ter est plus qu’un projet ferroviaire. Presque 25 % seulement du coût du projet sont réservés au ferroviaire, le reste, c’est des infrastructures ». Selon lui, les 14 ouvrages de franchissement mis bout à bout, font 19 km et le caractère bi-mode constitue un coût additionnel. « Nous sommes aussi dans un schéma où l’on a fait une commande de 15 trains de quatre rames chacun. Au Nigéria, le Tgv, c’est un seul train alors qu’ici, c’est un train toutes les quinze minutes. Notre projet est structurant et apporte de la modernité », conclut le Directeur général de l’Apix.

Elhadji I. THIAM

Plus de 12.000 personnes, physiques et morales sont affectées par le projet du Ter. Pour leur prise en charge correcte, des Maisons du Ter (espaces d’informations et de conciliation) ont été mises en place dans chacun des trois départements concernés (Dakar, Pikine et Rufisque). A ce jour, selon l’Apix, plus de 65 % des personnes impactées ont constitué leur dossier. Elles ont adhéré au schéma d’indemnisation proposé par l’État du Sénégal. Le département de Pikine concentre plus des 2/3 des personnes concernées par ce processus. Elles sont 7307 personnes dont 50 % se situent au marché de Thiaroye qui sera transféré dans le camp du même nom dans un cadre plus approprié. On enregistre, dans le département de Pikine, un taux de conciliation de 25 % alors que le département de Dakar, avec 2668 personnes impactées, affiche un taux de conciliation de 65 % et le département de Rufisque, un taux de conciliation de 78 % pour 1207 personnes affectées.

Elhadji I. THIAM

Cse, Getran, Cde, Eiffage Sénégal ; ces quatre entreprises sénégalaises figurent parmi les adjudicataires des marchés du projet Train express régional divisé en cinq lots. Le lot 1 concerne la Conception et la réalisation des infrastructures des voies (pose des rails, ponts, ouvrages hydrauliques et ouvrages d’art) et est attribué au groupement d’entreprises Eiffage/Yapi Merkezi/Cse. Le Lot 4 concernant le marché de construction des gares a été octroyé à Getran et Eiffage Sénégal. L’appel d’offres international avait enregistré la participation de 65 entreprises de 19 nationalités dont 20 sénégalaises. « Cette forte participation nous a permis d’avoir un schéma de partenariat avec des entreprises de référence et qui sont parmi les meilleurs dans leur domaine », indique le Directeur général de l’Apix. « L’expertise sénégalaise a été embarquée dans ce projet dont la pertinence et l’attractivité justifient le nombre important de candidats. Les entreprises sénégalaises participent à ce projet en tant que membre de groupement international ou en tant que sous-traitant», a précisé M. Sy.

Elh. I. THIAM

Le tracé du Train express régional n’impactera pas la forêt classée de Mbao, a assuré le directeur général de l’Agence de promotion des investissements et des grands travaux (Apix), Mountaga Sy. « On reste sur l’emprise ferroviaire initiale, la forêt de Mbao ne sera pas impactée par le Ter d’une part et d’autre part, on a fait le choix d’un train électrique », a-t-il insisté. Il a précisé que le Train express régional traversera la forêt de Mbao et l’emprise ferroviaire, c’est-à-dire sur 45 mètres qui appartiennent au foncier du ferroviaire, soulignant que le Petit train de banlieue traverse la forêt de Mbao. M. Sy a indiqué que le projet du Ter ne nécessitera pas des ouvrages de franchissement. « On a anticipé la problématique de l’environnement. Le Ter est un projet vert », a rassuré Mountaga Sy. « Le président Macky Sall a voulu maintenir le tracé actuel de la voie ferrée », a-t-il expliqué.

E. I. THIAM

Dans la concertation permanente entre l’État et ses partenaires sociaux, le Premier ministre a rencontré, avant-hier, une délégation de l’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (Unacois), indique un communiqué. La rencontre s’est déroulée en présence des membres du gouvernement. Les principaux responsables de l’Unacois ont pris part à la réunion. Le chef du gouvernement s’est félicité de l’engagement de cette organisation aux côtés de l’État qui a permis, selon lui, la baisse des prix de certaines denrées. Dans son propos introductif, indique le communiqué, le Premier ministre a mis en exergue le dynamisme du partenariat entre l’État du Sénégal et l’Unacois ; la nécessité d’assurer un suivi constant et une évaluation permanente à travers les concertations régulières avec le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, le ministère de l’Industrie et celui du Commerce. Il a également salué le leadership et l’engagement de l’Unacois qui ont permis, sur la période 2012-2017, d’aboutir à des résultats tangibles portant sur la baisse des prix des denrées (riz, sucre, huile) ; la maîtrise de l’inflation et l’absence de pénurie à travers l’approvisionnement correct des marchés en produits de grande consommation ; sans oublier le gel des importations d’oignon, de pommes de terre et de carotte, pour appuyer fortement la production locale. Le Premier ministre s’est également réjoui de l’ambition de l’Unacois de s’impliquer dans la mise en œuvre des projets et programmes du Pse à travers notamment la contractualisation dans certaines filières prioritaires ; la modernisation des marchés ; l’organisation de la commercialisation de la production agricole ; le financement des projets des femmes ; le développement de l’entrepreneuriat local à travers les Incubateurs de projets. Selon le document, le Premier ministre a rappelé que 2,5 milliards de FCfa ont été dégagés pour financer le Programme d’appui au secteur informel afin d’accompagner la mise à niveau des entreprises, en plus des fonds logés à la Banque nationale de développement économique (Bnde) et de la garantie Fongip, pour l’octroi de financement au secteur informel. Au cours de la rencontre, les questions relatives à l’accès à la Couverture maladie universelle, à la retraite et à la contribution globale unique ont été abordées, en droite ligne des conclusions de la 2ème Conférence sociale portant sur la modernisation des systèmes de retraite.

Aliou KANDE

Le président directeur général de la compagnie Air Sénégal SA, Mamadou Lamine Sow et le président de l’avionneur franco-italien ATR, Christian Scherer, ont signé, mardi, à Paris (France), un contrat portant sur une commande ferme de deux avions ATR à turbopropulseur 72-600, d’un coût global de 50 millions d’euros (32,797 milliards de FCfa), a appris l’APS. La cérémonie s’est déroulée en marge du Salon international de l’aéronautique du Bourget, en présence du ministre du Tourisme et des Transports aériens, Maïmouna Ndoye Seck et de son homologue française, Elisabeth Borne, rapporte un communiqué.

Ces avions de 68 à 78 places, dont la livraison est prévue en novembre prochain, sont acquis au prix catalogue sur financement d’un crédit-export auprès de la Cofage et de la SAGE, son homologue italienne, lit-on dans le texte. L’acquisition de ces deux avions ATR marque les débuts de la nouvelle compagnie aérienne sénégalaise, qui démarrera ses opérations par étape, d’abord sur le réseau domestique et régional, puis vers l’Afrique de l’Ouest et la France, souligne la source. Le premier avion qui décollera le 7 décembre prochain des pistes du nouvel Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) de Dakar sera un ATR 72-600 aux couleurs du nouveau pavillon national sénégalais. Maïmouna Ndoye Seck et son homologue française, Elisabeth Borne, ont, avant la signature du contrat, eu droit à une visite du cockpit et de la cabine, découvert le système de divertissement et d’information sur tablettes qui sera proposé aux passagers. L’appareil, qui offre également le wifi, a une navigation embarquée qui s’inspire de celle de l’A380.

Selon le communiqué, l’avantage pour la compagnie est que l’avion peut se poser partout, sur pistes courtes, non asphaltées, par météo défavorable, avec un faible coût d’opération. « Ce turbo-propulseur offre 40 % de consommation de moins qu’un jet de la même taille, il peut faire demi-tour sur lui-même, il n’a pas besoin d’équipements, de camionnettes pour le déchargement des bagages, il est parfaitement autonome », vante Christian Scherer, directeur général d’ATR. Il voit dans le marché africain un très gros potentiel pour 300 de ses avions d’ici à 20 ans, 10 % du marché mondial.

La nouvelle compagnie Air Sénégal SA a été créée en avril 2016, avec un capital de 40 milliards de FCfa entièrement détenu, à ce jour, par l’État du Sénégal, à travers la Caisse de dépôt et consignation (Cdc). Elle a le statut privilégié de transporteur national.

APS

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