banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Affaires et Finances (2127)

Le ministre burundais du Développement communal, Jeanne d’Arc Kagayo, qui a remercié les autorités pour l’accueil chaleureux dans cette mission d’échanges, a soutenu qu’elle est surtout au Sénégal pour profiter de cette expérience.  L’objectif de la mission de la délégation burundaise, dans laquelle il y a aussi la Directrice Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud)  de ce pays, est de lancer prochainement un «programme similaire».

«Le Burundi est un petit pays qui se cherche encore mais qui est aussi sur la lancée du développement local. Nous avions plusieurs questions et incompréhensions en venant ici, mais nous sommes heureux des réponses obtenues. Nous avons beaucoup appris. Nous avons compris qu’en confiant un programme au Pnud, ce n’est pas un recul mais c’est juste pour aller plus vite. Le Pudc est une réponse très urgente pour le Burundi car la plupart de nos villages manquent d’infrastructures socioéconomiques de base. Tous les pays d’Afrique ont un problème de répartition des ressources ; ce que le Pudc corrige au Sénégal», a déclaré Mme Kagayo. Cette dernière est d’avis que son pays peut profiter pleinement de l’exemple du Pudc, avec l’appui du Sénégal et du Pnud, pour relever l’économie rurale car il pleut 9 mois sur 12 au Burundi. «Nous sommes en train de réfléchir, avec l’équipe du Pnud, et nous allons concevoir  un programme adapté au Burundi. Nous avons un enfant qui va naître au Burundi et nous demandons au Sénégal de nous accompagner dans un partenariat Sud-sud. Nous sommes sur un chantier semblable à celui du Pudc et nous sommes très satisfaits de l’apprentissage au Sénégal», a indiqué le ministre du Développement communal du Burundi qui assure qu’ils resteront un élève du Sénégal pour réussir un programme pareil.

Oumar KANDE

Les paysans de la commune de Boulel et environs (Kaffrine) font face à un déficit de terres cultivables. Ils l’ont fait savoir au ministre de l’Agriculture qui était, hier, leur hôte dans sa tournée agricole.

Boulel a été la deuxième étape de la journée notamment le champ de l’imam Abass Samb d’une superficie de 131 hectares dont 60 d’arachide, 30 de mil, 10 de maïs, 10 de sorgho et 21 de pastèque. En termes d’équipements, il a reçu un tracteur, un offset, 22 disques, huit semoirs, huit houes sine, deux charrettes équines, deux charrettes bovines. Après avoir exprimé toute sa satisfaction à l’endroit du gouvernement, le guide religieux a sollicité plus d’appuis en engrais et en matériel agricole notamment un semoir pour le tracteur, une batteuse d’arachide et une égreneuse de maïs. Par la suite, il a transmis les doléances des populations consistant à déclasser une partie de la forêt et à la réaffecter aux paysans. Cette forêt classée est située à 4 kilomètres de la commune de Boulel. « On nous prêté ce périmètre agricole. Son propriétaire peut le reprendre quand il le veut. 

Nous souhaiterions que l’État nous donne une partie de cette forêt classée », a soutenu l’imam Abass Samb. Ce dernier a beaucoup insisté sur les performances réalisées dans le domaine de l’agriculture sous le magistère du président Macky Sall. « Dans le passé, je cultivais de l’arachide et j’étais confronté à beaucoup de difficultés pour écouler ma production. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas grâce à la vision du chef de l’État. Et le prix du kilogramme a été relevé », a-t-il salué.

S’agissant du matériel agricole, le ministre de l’Agriculture a pris l’engagement de satisfaire tous les besoins exprimés par le marabout pour améliorer sa production. Papa Abdoulaye Seck a félicité le guide religieux-producteur qui, grâce à ses rendements agricoles, nourrit ses talibés et participe ainsi à la réduction de la mendicité dans nos villes. Pour Papa Abdoulaye Seck, Serigne Abass Samb est un modèle, un exemple aussi bien dans le domaine religieux que celui de l’agriculture. C’est pour cela, dit-il, que « le gouvernement va continuer à vous appuyer en termes de semences, d’intrants et de matériel agricole en quantité ».

La dernière étape était la visite du périmètre agricole de l’opérateur économique, Maodo Sarr, par ailleurs, président de la Chambre de commerce de Kaffrine. Ce dernier a emblavé 21 hectares de semences  « Pré-base » et 71 hectares de « Base » à Diakhao Sine, près de Gniby dans le Programme de reconstitution du capital semencier, doté de budget de 5 milliards de F Cfa. Il s’est félicité des politiques du gouvernement au profit du monde rural.      

S. Diam SY

Quelle est la meilleure option entre subventionner les semences ou les intrants (engrais) ? A cette question, le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, Papa Abdoulaye Seck, est formel : « il faut faire les deux ». Selon lui, « une agriculture moderne et productive requiert des intrants de qualité. Des intrants de qualité concernent aussi bien les semences que de l’engrais », tout en précisant que l’État est en train de reconstituer le capital semencier du Sénégal avec un budget de 5 milliards de FCfa par an. Parallèlement à ce programme, a-t-il ajouté, il y a 120.000 tonnes d’engrais. « Aujourd’hui, nous comptons augmenter ce que nous avons en engrais, tout en continuant à reconstituer le capital semencier. Il ne faut pas faire d’option qui consiste à dire mettons l’accent sur les semences ou sur les engrais. Il faut mettre l’accent sur tous les facteurs de production qui permettent de tirer une compétitivité plus élevée et de surcroit durable ».                                                                                                                                            

S. Diam SY

La relance de la culture cotonnière a fortement attiré l’attention du ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural à la dernière étape de sa tournée agricole qui l’a conduit à Missirah Wadène (Malème Hodar) puis à Boulel (Kaffrine). Selon Papa Abdoulaye Seck, la reprise de la culture du coton est rendue possible grâce à la reconversion de la subvention au prix qui a plus d’impacts.

Dans un passé récent, la culture du coton se faisait rare dans le bassin arachidier et un peu partout à travers le pays. Grâce aux politiques novatrices du gouvernement au profit de la filière, cette culture a repris de fort belle manière au grand bénéfice des producteurs. Cette reprise de la culture cotonnière n’est pas passée inaperçue au dernier jour de la tournée agricole du ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural qui l’a conduit à Missirah Wadène (Malèm Hodar) et Boulel et Diakhao Sine (Kaffrine). A Missirah Wadène, Papa Abdoulaye Seck a visité le périmètre agricole du chef de village, par ailleurs producteur, Thialy Wade. Ce dernier a emblavé une superficie totale de 65 hectares dont 46 d’arachide, 10 de mil, 8 de maïs et près de 2  hectares de coton. Il a reçu en termes d’équipement 8 semoirs, 8 houes sine, 4 charrues Ucf, 4 charrettes équines, 4 charrettes asines et un buteur.

Se félicitant du déplacement du ministre, le producteur Thialy Wade s’est aussi réjoui de la politique de relance de la culture du coton, initiée par l’État. Selon lui, celle-ci a permis à beaucoup de producteurs d’allier celle-ci aux autres spéculations agricoles. Toutefois, il n’a pas manqué de transmettre à l’autorité ses besoins en appui, notamment un tracteur équipé qui permettra, selon lui, d’améliorer les rendements agricoles, tout en soutenant avoir reçu, à temps et en quantité, les semences, les intrants et le matériel agricole. Il a, dès lors, invité ses pairs à davantage consentir beaucoup d’efforts pour réaliser les objectifs fixés par l’État dans le domaine de l’agriculture.

Une politique de maintien des filières arachide et coton
« Nous avons trouvé la connexion qu’il faut entre l’arachide et le coton », a apprécié le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural. Pour Papa Abdoulaye Seck, l’objectif « c’est d’éviter qu’une filière arachidière performante tue celle du coton ». Et cette politique consiste, a-t-il ajouté, à relever le prix du coton au producteur dans une proportion qui permettra à celui-ci d’avoir, dans son champ, aussi bien de l’arachide que du coton. Cette politique a été approuvée par les producteurs, dit-il. Ces derniers, de l’avis du ministre, ont estimé que « la reconversion de la subvention au prix a plus d’impact que le fait d’investir uniquement dans les intrants ». Sans cette politique, a relevé M. Seck, « le coton aurait disparu ». Pour les producteurs, poursuit le ministre, « la politique suivie en matière du coton est une très bonne politique ».

« Aujourd’hui, avec une filière arachidière dont le prix au producteur est très rémunérateur, pourrait faire disparaître le coton, si l’on ne s’était pas occupé à voir dans quelle mesure le coton peut continuer de coexister avec cette forte filière arachidière», a insisté le ministre de l’Agriculture. La politique que nous avons initiée consiste, s’est réjoui M. Seck, « à maintenir les deux filières. Le prix du kilogramme du coton revient au producteur à 300 FCfa. Auparavant, le maire de Missirah Wadène, Moustapha Ndom, avait rendu hommage au chef de l’État pour les efforts consentis au profit des paysans. « On ne peut se développer sans l’agriculture », a-t-il rappelé, tout en soulignant que beaucoup de jeunes de la commune retournent maintenant vers la pratique agricole.

Souleymane Diam SY

Des journalistes travaillant dans différents supports médiatiques et ayant en commun la passion de l’agriculture ont lancé le Réseau des journalistes associés aux questions agricoles, à l’élevage et à la pêche (Resaque). L’objectif est de contribuer à la diffusion d’une information de qualité.

Le Réseau des journalistes associés aux questions agricoles, à l’élevage et à la pêche (Rejaque) a été officiellement lancé, hier, à l’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra). Dirigé par le journaliste Issa Touré de la Radio télévision sénégalaise (Rts), ce réseau cherche à rendre la bonne information agricole accessible aux populations et à tous les acteurs. « L’agriculture représente la principale source de revenu et d’emploi des populations surtout vivant en milieu rural. La rencontre de ce matin (Rdr : hier) marque un tournant décisif pour notre réseau. Notre ambition est de constituer un outil de communication pour véhiculer la bonne information», a dit le président du Resaque, Issa Touré. Selon le Secrétaire général du ministère de l’Élevage et des Productions animales, devrait améliorer la communication sur les questions liées à l’agriculture au sens large du terme. « Nous avons besoin de bons relais pour diffuser l’information utile. Nous sommes convaincus que nous ne pouvons pas nous développer sans un bon système d’information. Nous recommandons aussi aux membres du réseau de s’informer sur les différentes politiques sectorielles des ministères concernés», a suggéré Mamadou Ousseynou Sakho qui a représenté Aminata Mbengue Ndiaye.

« Informer voire communiquer est devenu un impératif dans un monde où l’information est au centre », a renchéri Pape Samba Mbodj, Conseiller technique au ministère de l’Agriculture et de l’Équipement rural, soulignant que les activités agricoles ont toujours été le moteur de développement de notre pays. Il a indiqué que le gouvernement du Sénégal s’est toujours résolu à accompagner les acteurs qui évoluent dans ce secteur qu’ils soient  les producteurs, les chercheurs, les structures d’encadrement et de suivi, et aujourd’hui, la presse. « Les ambitions du président de la République telles que déclinées dans le Plan Sénégal émergent (Pse) et définies dans le Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas) ont besoin d’être connues et comprises. Ces politiques innovantes ont pour objectif de faire de l’agriculture le moteur de la croissance, le socle de l’émergence à travers des réformes majeures qui doivent être expliquées. La création du Resaque reste une occasion d’échanger avec les bénéficiaires des politiques agricoles, les partenaires techniques et financiers, les acteurs à la base entre autres », a estimé M. Mbodj.

Pour le Conseiller technique, le traitement de l’information par les journalistes spécialisés permettra de mieux comprendre les sujets agricoles souvent sensibles et passionnants et d’éviter un traitement partiel. « Nous nous réjouissons que des journalistes travaillant dans des supports différents aient décidé de créer ce réseau qui a pour but d’aider à comprendre les grands problématiques de l’agriculture, de débattre sur des thématiques d’actualité, de rencontrer des auteurs d’ouvrages sur l’agriculture. Bref, d’informer sur les activités agricoles », a-t-il déclaré. M. Mbodj estime que cette prise de conscience vient au moment opportun parce que, sous peu, le visage du Sénégal va changer.  « Ce changement a commencé avec l’agriculture et se poursuivra. Il est donc urgent que les journalistes prennent en compte cette évolution pour informer le public de ces mutations majeures notamment une production record du riz local, des surfaces emblavés à grande échelle, la création de nouvelles variétés de riz, de mil, de sorgho, la disponibilité du matériel agricole, la reconstitution du capital semencier etc. », s’est félicité le Conseiller technique du ministre de l’Agriculture.

Ndiol Maka SECK

Dans une mise à jour de ses activités, Cairn Energy, l’opérateur britannique du champ Sne, a annoncé qu’il se prépare à lancer, d’ici à la fin de l’année, un appel d’offres international pour l’acquisition d’une unité flottante de production de stockage et de déchargement (Fpso) sur le brut de Sne.

La compagnie indépendante envisage aussi de lancer les projets de développement d’infrastructures sous-marines sur le champ. Ceci, en priorisant l’exploitation pétrolière. Celle du gaz viendra ultérieurement, rapporte Natural Gas World.
Après une récente réévaluation des ressources sur le site, on estime à environ 563 millions de barils 2P le volume de brut récupérable et à 1 Tcf celui de gaz naturel en présence. La production démarrera entre l’année prochaine et 2023 avec un plateau de production entre 75.000 et 125.000 barils par jour.
En outre, Cairn cible des réserves de 240 millions de barils à travers le forage de 25 puits dans les compartiments inférieurs. Cairn Energy est l’opérateur du champ avec une participation de 40%. Il est suivi par Conoco Phillips (35%), Far (15%) et Petrosen (10%).

Agence Ecofin

Pour lancer un projet similaire au Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), le Burundi a envoyé au Sénégal son ministre du Développement communal. Jeanne d’Arc Kagayo est à la tête d’une importante délégation parmi laquelle la Directrice pays du Pnud au Burundi. Elle a été reçue par le Secrétaire d’État en charge du Pudc, Souleymane Jules Diop.  

La réussite du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) fait que beaucoup de pays veulent s’en inspirer. Après le Niger et le Togo, le Burundi s’imprègne de l’expérience de ce programme du gouvernement sénégalais et exécuté par le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud). Le ministre du Développement communal du Burundi, Jeanne D’arc Kagayo, à la tête d’une importante délégation, séjourne actuellement au Sénégal pour voir comment mettre en œuvre un programme similaire dans son pays.  Recevant la délégation, le Secrétaire d’État en charge du Pudc, Souleymane Jules Diop qui a dit la disponibilité du Sénégal à partager son expérience avec le Burundi,  a présenté les grandes lignes et la philosophie de ce programme qui vise, entre autres, une allocation équitable des ressources publiques et à réduire les écarts de développement entre les zones urbaines et rurales. «L’essentiel de nos installations sont au long des côtes et c’est une situation héritée de l’époque coloniale, ce qui donnait plus d’avantages  aux populations qui sont le long des côtes. Cela a causé le travestissement de notre économie avec plus de 60 % de la population qui ne représente que 10 % de l’activité économique.

Le président Macky Sall, qui fait 80.000 kilomètres de tournée et qui a vu la pauvreté du monde rural, a voulu corriger avec le Pudc», a expliqué Souleymane Jule Diop. Un autre volet non moins important, c’est l’allègement des tâches ménagères et l’accès à l’eau pour soutenir les femmes des villages qui vivaient dans des conditions difficiles.

Après deux années de mise en œuvre, le Pudc a permis l’électrification de plus de 400 villages, la réalisation de 3.050 kilomètres de pistes rurales, 238 forages, la distribution de 5.500 équipements post-récoltes, 200 micros et petites entreprises au profit des femmes et des jeunes, entre autres. « Avec ce programme, l’objectif est de sortir 2,8 millions de Sénégalais de la pauvreté et déjà l’accès à l’eau a impacté, en deux ans, la vie de 600.000 ménages », a déclaré M. Diop. Après la première phase de deux ans, le Secrétaire d’État en charge du Pudc a indiqué que l’évaluation sera faite pour la poursuite de cette expérience. 

Jeanne d’Arc Kagayo, ministre du développement communal : « Le Pudc, une réponse urgente pour le Burundi »
Après ces explications, le ministre Burundais du Développement communal, Jeanne d’Arc Kagayo, qui a remercié les autorités pour l’accueil chaleureux dans cette mission d’échanges, a soutenu qu’elle est surtout au Sénégal pour profiter de cette expérience.  L’objectif de la mission de la délégation burundaise, dans laquelle il y a aussi la Directrice Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud)  de ce pays, est de lancer prochainement un «programme similaire».

«Le Burundi est un petit pays qui se cherche encore mais qui est aussi sur la lancée du développement local. Nous avions plusieurs questions et incompréhensions en venant ici, mais nous sommes heureux des réponses obtenues. Nous avons beaucoup appris. Nous avons compris qu’en confiant un programme au Pnud, ce n’est pas un recul mais c’est juste pour aller plus vite. Le Pudc est une réponse très urgente pour le Burundi car la plupart de nos villages manquent d’infrastructures socioéconomiques de base. Tous les pays d’Afrique ont un problème de répartition des ressources ; ce que le Pudc corrige au Sénégal», a déclaré Mme Kagayo. Cette dernière est d’avis que son pays peut profiter pleinement de l’exemple du Pudc, avec l’appui du Sénégal et du Pnud, pour relever l’économie rurale car il pleut 9 mois sur 12 au Burundi. «Nous sommes en train de réfléchir, avec l’équipe du Pnud, et nous allons concevoir  un programme adapté au Burundi. Nous avons un enfant qui va naître au Burundi et nous demandons au Sénégal de nous accompagner dans un partenariat Sud-sud. Nous sommes sur un chantier semblable à celui du Pudc et nous sommes très satisfaits de l’apprentissage au Sénégal», a indiqué le ministre du Développement communal du Burundi qui assure qu’ils resteront un élève du Sénégal pour réussir un programme pareil.

Oumar KANDE

 

 

Une délégation de l’Agence nationale de financement des collectivités territoriales du Niger (Anfict) vient de séjourner dans la capitale camerounaise, à l’effet de s’inspirer du modèle de gestion implémenté depuis 43 ans par le Fonds spécial d’intervention intercommunal (Feicom), la banque camerounaise des communes.
Les responsables en charge de cette institution nigérienne souhaitent ainsi suivre les traces du Feicom, après leurs consœurs du Gabon, du Sénégal et de la Côte d’Ivoire, qui sont déjà toutes venues apprendre auprès de la banque camerounaise des communes.
Pour rappel, cette structure étatique a, au cours de l’année 2016, alloué une enveloppe globale de 36,7 milliards de FCfa au financement de projets dans 266 communes du Cameroun, contre seulement 21,13 milliards de FCfa en 2015.
Agence Ecofin

Le ministre de l’Élevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye, s’est rendue, avant-hier, au foirail de Sicap Mbao où elle s’est réjouie des conditions dans lesquelles, les vendeurs de moutons évoluent à une dizaine de jours de la fête de Tabaski. Elle a demandé aux éleveurs de ne pas augmenter les prix.

Le foirail de Sicap Mbao fait partie des points de vente de moutons officiels vers lesquels les Sénégalais convergent à la recherche de moutons pour la fête de Tabaski. Avant-hier, le ministre de l’Élevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye, y a effectué une visite comme elle compte le faire également pour une bonne partie des 38 sites de vente officiels recensés à Dakar. Sur place, elle a été accueillie par les éleveurs qui lui ont témoigné leur satisfaction avec l’amélioration, cette année, des conditions de vente de moutons constatées dans le foirail de Sicap Mbao.

Le ministre a félicité tous les services impliqués dans l’organisation de la fête de la Tabaski, précisant que c’est grâce à leurs efforts que cette amélioration a pu avoir lieu. Elle a assuré que la capitale sénégalaise sera bien approvisionnée en moutons. « Les troupeaux sont arrivés en masse à l’intérieur du pays où les éleveurs  peuvent trouver de la nourriture et de l’eau sans bourse délier. Contrairement à Dakar où ils sont obligés de mettre la main à la poche », a-t-elle déclaré. « C’est la raison pour laquelle, les éleveurs préfèrent attendre une semaine de la tabaski pour rallier Dakar », a-t-elle ajouté. « Si les éleveurs viennent s’installer à Dakar avant que l’eau et l’électricité ne soient disponibles, ils seront obligés de mettre la main à la poche pour acheter de l’eau et faire boire leur bétail », a insisté le ministre. Elle a indiqué qu’après Diamniadio et Sicap Mbao, elle compte faire le tour des trente huit points de vente officiels ou, à défaut, en visiter une bonne partie pour voir de visu si les conditions de vente de moutons sont acceptables telles que recommandés par le gouvernement.

Aminata Mbengue Ndiaye a appelé les éleveurs à ne pas augmenter, de « manière irraisonnée », les prix des moutons. Elle a fait comprendre aux éleveurs que les mesures prises par l’État du Sénégal pour leur faciliter le travail visent à faire en sorte que les prix des moutons ne soient pas élevés. « Si les éleveurs font toujours grimper les prix, c’est comme si les efforts fournis par l’État sont vains », a soutenu le ministre de l’Élevage.

Abdou DIOP

Depuis hier, le Secrétariat exécutif du Conseil national à la sécurité alimentaire (Cnsa) tient, à Thiès, un atelier de cinq jours sur l’analyse de la sécurité alimentaire. Les experts du Comité technique national du système d’alerte précoce, issus de l’ensemble des services de l’État et des partenaires financiers et techniques y prennent part.

La sécurité alimentaire étant un enjeu à la fois social, économique et politique partout au monde, les pouvoirs publics tentent de la juguler. C’est donc dans ce sillage que s’inscrit la mise en place du Conseil national à la sécurité alimentaire au Sénégal depuis 17 ans. Ainsi, le Secrétaire exécutif du conseil national à la sécurité alimentaire, Jean Pierre Senghor, a d’emblée insisté sur le contrôle a priori et a postériori qui leur incombe. D’où son engagement à construire et entretenir des partenariats solides avec tous les acteurs engagés dans ce combat transversal contre la précarité sociale au Sénégal.

Selon lui, en aval de la stratégie que l’État met pour trouver des réponses rapides à la question de l’insécurité alimentaire, d’autres instruments, mécanismes et outils de concrétisation capables de mesurer, avec précision, les impacts sont tout aussi nécessaires. « Il faut s’investir dans l’innovation. D’ailleurs dans les semaines à venir, un des tous premiers chantiers à ouvrir sera le concept de Nouveaux terroirs résilients (Ntr) », a-t-il annoncé. Il s’agit de créer les conditions d’anticipation sur les évènements naturels qui pourraient perturber la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations. Ayant à disposition de l’eau, de la terre et de la force de travail à raison d’une population à majorité jeune, Jean Pierre Senghor estime qu’en travaillant de concert avec tous les acteurs concernés par la sécurité alimentaire, il est possible de sortir de la zone rouge de l’insécurité alimentaire sept départements du Sénégal. « Matam, Kanel, Goudiry, Tambacounda, Bambey, Malem Hoddar ; soit plus de 300.000 personnes qui devraient en profiter », a-t-il indiqué.

Lui emboîtant le pas, le directeur et, par ailleurs, représentant du Programme alimentaire mondial au Sénégal, Guy Adoua, a soutenu qu’en mutualisant les efforts des partenaires dans la solidarité et la franche collaboration, comme c’est le cas, le Comité national du système d’alerte précoce, riche de ses experts, va jouer pleinement son rôle avant-gardiste contre l’insécurité alimentaire.

Mbaye BA

Au total, ce sont plus de 40.000 moutons acheminés des différentes localités de Linguère vers tous les points de vente du pays, selon l’Inspecteur départemental de l’élevage, Mamadou Moustapha Cissé.

C’est sous un soleil de plomb que l’inspecteur de l’élevage de Linguère, Mamadou Moustapha Cissé, accompagné d’une forte délégation, a effectué une visite au marché hebdomadaire de Linguère qui se tient tous les vendredis. Mody Kâ, un vendeur de moutons, trouvé sur les lieux, a jugé abordables les prix proposés. « Les prix des moutons de Tabaski sont abordables cette année. Ils varient entre 50.000 et 150.000 de FCfa », a lancé le vendeur, qui a tout de même déploré la rareté des clients.

« La flambée des prix des moutons de Tabaski au marché hebdomadaire de Linguère font trembler les populations. Depuis ce matin, je ne parviens même pas à trouver un mouton à 75.000 FCfa », a laissé entendre un acheteur, Pape Kandji. A l’en croire, d’importantes mesures ont été prises en vue d’une bonne ventilation des petits ruminants. Il a mis l’accent sur la surveillance et la veille dans les deux grands marchés hebdomadaires du Djolof à savoir celui du dimanche à Dahra et le Louma du vendredi à Linguère.

« Aujourd’hui, on était en train de faire la situation de l’approvisionnement en moutons du marché hebdomadaire de Linguère, comparé à l’année dernière. Ce que nous avons vu est très rassurant. Il y a suffisamment de moutons pour assurer une autosuffisance en moutons de Tabaski », a dit M. Cissé qui déclare que plus de 40.000 têtes sont acheminés de Linguère vers tous les points du pays. Il ajoute : « si l’on compare ce chiffre à celui de l’année dernière, à la même période, nous nous retrouvons avec un excédent extrêmement important. Nous pouvons rassurer les éleveurs pour leur dire que le département de Linguère jouera le rôle qui est le sien dans l’approvisionnement en moutons de Tabaski ». Selon lui, le problème de sécurité est récurrent un peu partout au Sénégal. Linguère, dit-il, a un atout compte tenu du fait que le marché du bétail est contigu à l’escadron de surveillance et d’intervention de la Gendarmerie. Les gendarmes veillent au grain et les autorités administratives continuent de sensibiliser les éleveurs, a-t-il ajouté.

Masse NDIAYE

Après avoir constaté de visu que les différents foirails de la capitale du Nord ne sont pas encore bien approvisionnés en moutons de Tabaski, le ministre de l’Elevage et des Productions animales, Mme Aminata Mbengue Ndiaye, a rassuré samedi les populations, en leur faisant comprendre que plus de 18.000 ovins provenant de la Mauritanie et du Mali seront bientôt débarqués dans les marchés de la région Nord.

A l’issue d’une tournée qu’elle a effectuée dans la vieille cité, elle s’est adressé à la presse pour annoncer que plus de 2.200 moutons élevés dans les foyers sont déjà disponibles dans les foirails de Saint-Louis. Elle a surtout invité les pères de familles à être un peu patients en attendant l’arrivée de milliers de petits ruminants acheminés par des éleveurs et commerçants sénégalais, maliens et mauritaniens vers les foirails de notre pays. Elle s’est réjouie des dispositions prises au moment opportun par le gouvernement sénégalais pour aménager des foirails modernes et sécurisés. Elle a, à ce propos, mis en exergue les efforts constants et louables déployés par l’État pour aider les éleveurs à accéder aux financements prévus pour l’opération Tabaski, à l’aliment de bétail, entre autres. A Rosso-Sénégal, le ministre de l’Élevage et des Productions animales a demandé avec déférence aux agents mauritaniens des services de sécurité, en poste au Barrage de Diama et à Rosso, de collaborer étroitement avec leurs homologues sénégalais, en vue de favoriser la libre circulation du bétail aux frontières.

Séance tenante, elle s’est entretenue avec les forces de sécurité sénégalaises et mauritaniennes sur les dispositions prises par l’État au cours du dernier Conseil interministériel visant à permettre aux pères de familles d’avoir un bélier dans de très bonnes conditions et à des prix raisonnables. Elle a enfin rappelé que toutes les taxes liées au déplacement du cheptel ont été exonérées et des mesures de sécurité prises pour éviter le vol de bétail.

Amadou Maguette Ndaw

A Ndiaye Ndiaye Santhie, le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, Papa Abdoulaye Seck, s’est rendu au périmètre agricole du producteur Momath Touré qui a emblavé 20 hectares d’arachide qui est au stade de gynophorisation ainsi que 5 hectares de maïs et autant pour le mil. Ce dernier a loué les efforts du gouvernement au profit du monde rural. C’est la première fois, dans l’histoire de notre village, dit-il, qu’on accueille un ministre de l’Agriculture. A l’image de ses collègues, M. Touré a également fait un plaidoyer pour l’augmentation des semences, des intrants et du matériel agricole, la construction d’un magasin de stockage et l’électrification du village.

Pour sa part, le maire de Keur Saloum Diané, Abdoul Lahad Seck, a rappelé que le principal métier des habitants de cette partie du pays demeure l’agriculture. Aujourd’hui, s’est-il félicité, « l’arachide vaut de l’or grâce aux efforts du gouvernement ». « Nous ne sommes plus à l’époque où l’on bazardait nos récoltes (« Mbapatte »). Les opérateurs économiques nous suppléent même de leur vendre nos récoltes », soutient-il. « Aujourd’hui, a résumé le porte-parole du chef de village Ndiaye Ndiaye Santhie, Malick Touré, nous pouvons fonder un foyer, construire nos maisons et se rendre à la Mecque grâce aux rendements issus des récoltes ». « Aujourd’hui, le monde rural vit bien », apprécie-t-il. « Dans notre commune, toute la superficie cultivable est emblavée car notre sol est fertile. Nous ne disposons pas de réserve. Notre souhait, c’est de s’adonner à la culture de contre saison », plaide le maire. Pour ce faire, suggère-t-il, il va falloir réaliser des forages agricoles, en attendant le lancement des travaux du domaine agricole communautaire (Dac) du Niombato, prévu à Keur Saloum Diané. A cet effet, 1.000 hectares ont été délibérés par le conseil municipal.

Le ministre de l’Agriculture, Papa Abdoulaye Seck, n’a pas pu cacher son sentiment de satisfaction d’avoir constaté que l’arachide a retrouvé sa place d’antan dans l’économie sénégalaise dans le bassin arachidier. Sur les supposés retards accusés dans la mise en place des semences et des intrants, il a balayé d’un revers de main ces accusations qui ne sont pas, selon lui, « fondées ». Avant d’insister : « les semences distribuées par l’État sont de qualité ». Le ministre s’est engagé à augmenter la quantité des semences, des intrants et du matériel agricole mis à la disposition des producteurs, conformément à la vision du chef de l’État pour l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire.

S. Diam SY

Dans le Niombato (Toubacouta), les paysans sont satisfaits des efforts louables du gouvernement en faveur du monde rural notamment dans la distribution des semences, des intrants et du matériel agricole. Toutefois, au cours de la tournée agricole, ils ont réclamé plus de dotation au ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural à Ndiobène Ndienguène et Ndiaye Ndiaye Santhie, villages situés dans l’arrondissement de Toubacouta.

Un décor pittoresque s’offre aux passants dans le Niombato (Toubacouta) en cette période d’hivernage. Une nature clémente. La végétation luxurieuse. Les semis, à un stade végétatif avancé, donnent espoir au monde rural pour des rendements meilleurs. L’arrondissement de Toubacouta, notamment les villages de Niobène Ndienguène (commune de Nioro Alassane Tall) et Ndiaye Ndiaye Santhie (commune de Keur Saloum Diané), constitue la troisième étape de la tournée du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural en cette période d’hivernage. A Ndiobène Ndienguène, village situé à moins d’un kilomètre de la route nationale n°5 (Passy-Sokone-Karang), Papa Abdoulaye Seck a visité le champ du chef de village, El Hadji Ousseynou Dieng, qui exploite 17 hectares d’arachide, 7 hectares de mil de la variété Thialack 2 et 6 hectares de maïs (Early Thaï). Dans ce périmètre agricole, l’arachide est au début de gynophorisation, alors que le mil et le maïs à l’épiaison. Selon Djiby Bop, conseiller agricole et rural de la commune de Nioro Alassane Tall, les rendements peuvent atteindre 4,5 tonnes à l’hectare.

S’exprimant au nom du chef du village, Aliou Dieng a exprimé toute la satisfaction des paysans du Niombato du déplacement du ministre dans leur zone pour s’enquérir de l’état d’avancement des cultures. Seulement, leur village ne dispose que d’un tracteur subventionné sur les 14 distribués dans le département de Foundiougne. C’est pour cette raison que M. Dieng a plaidé pour une augmentation des moyens notamment la quantité des semences, des intrants et du matériel agricole, tout en se félicitant des efforts louables du gouvernement pour le monde rural. Pour la campagne agricole 2017, la commune de Nioro Alassane Tall a réceptionné 200 tonnes d’arachide et 410 tonnes d’intrants (toutes catégories confondues). Un quota certes important, aux yeux du maire Mamadou Niang Tall, mais qui mérite, dit-il, « d’être renforcé » eu égard au poids démographique de la collectivité locale qui polarise 61 villages et 7 hameaux pour une population de 30.000 habitants.

Miser sur l’agriculture
A son avis, Nioro Alassane Tall ne doit pas subir le même traitement que les autres communes de l’arrondissement encore moins du département de Foundiougne, moins peuplées. M. Tall a demandé au ministre de mettre à la disposition de sa commune 10 tracteurs.

De son côté, le nouveau député du département de Foundiougne, Papa Seydou Dianko, par ailleurs, maire de la commune de Toubacouta, est allé dans le même sens, en indiquant qu’il faut miser sur l’agriculture pour l’atteinte des objectifs fixés dans le Plan Sénégal émergent (Pse). Pour lui, la mécanisation de l’agriculture sénégalaise constitue le seul gage pour l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire. C’est pour cette raison qu’il a invité la tutelle à davantage s’employer à positionner les semences en avril, les intrants et le matériel agricole en mai pour mieux préparer l’hivernage.

Après Ndiobène Ndienguène, cap sur Ndiaye Ndiaye Santhie, village situé à 3 km de la commune de Keur Saloum Diané, au cœur du Niombato. Pour s’y rendre, il faut emprunter une piste latéritique en passant par Touba Mouride ou par Toubacouta. Les fortes pluies de ces derniers jours dans cette partie du pays, ont fortement détérioré l’état de la piste latéritique. Le radier non loin de Toubacouta a été même endommagé. Keur Saloum Diané a reçu, cette année, 200 tonnes d’arachide et 430 tonnes d’intrants.

Souleymane Diam SY

Par la directive n°06-2009 du 26 juin 2009 relative aux lois de finances, le Conseil des ministres de l’Uemoa a effectué un saut qualitatif dans la gestion des finances publiques, en consacrant, entre autres, le passage d’une logique de moyens à une logique de résultats. C’est le sens de l’atelier de formation organisé à Dakar.

Le service de la formation du ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire a organisé, hier, en partenariat avec le Programme Sen 029 de la Coopération luxembourgeoise, un atelier de deux jours de perfectionnement des responsables dudit ministère. L’objectif de cette session est de renforcer les compétences des responsables des structures en vue de réaliser, dès 2017, les premières adaptations managériales au processus de réforme du cadre harmonisé des finances publiques (budget programme, la gestion axée sur les résultats et la culture de la performance).

Pour le directeur de cabinet du ministère de la Gouvernance locale, Alassane Mbengue, la directive n°06-2009 du 26 juin 2009 relative aux lois de finances, marque la volonté de renforcer l’harmonisation des législations et des procédures budgétaires au sein de l’Uemoa et de hisser le cadre de gestion des finances publiques des  États-membres de l’Union au niveau des meilleurs standards internationaux. A l’en croire, l’État du Sénégal, dans un souci d’optimisation des ressources, s’est résolument engagé à intégrer progressivement la culture de la performance dans les politiques publiques. « Le budget programme vise, non seulement à mettre en avant les moyens liés à l’activité des pouvoirs publics, mais aussi, à justifier la répartition des allocations par rapport à la réalisation d’objectifs prédéfinis. «Ce budget programme va intervenir en 2020 et devra être adopté par tous les ministères », a déclaré, pour sa part, le chef du service de la formation dudit ministère, Mme Marie Seynabou Ndao Ndiaye

Serigne Mansour Sy CISSE.

 

L’Agence sénégalaise des professionnels des ressources humaines (Asprh) et le Fonds de financement de la formation professionnelle et technique (3Fpt) ont organisé, ce week-end, à Saly, des journées d’étude sur la mutualisation des plans de formation des entreprises. Ce plan va toucher plus de 10.000 personnes d’ici à 2018 et sera pris en charge à hauteur de 80 % par le 3 Fpt.

Une cinquantaine d’entreprises spécialisées dans des secteurs de la banque, des finances, du transport, de la santé et de l’agro-alimentaire ont pris part, ce week-end, à séminaire d’études réservé aux directeurs des ressources humaines (Drh) et placé sur le thème « Plan de formation inter-entreprises ». Cette rencontre, fruit de la collaboration entre l’Asprh et le 3Fpt, s’inscrit, selon les organisateurs, dans la volonté d’atteindre les objectifs attendus du Plan Sénégal émergent (Pse) en son axe 2, à savoir « Le développement du capital humain » et, plus particulièrement, du renforcement de capacités des personnels des entreprises et des organisations professionnelles. Pendant ces deux jours, les Drh ont partagé leurs expériences sur les plans de formation de leurs entreprises respectives et ont proposé des axes de mutualisation de leurs besoins de formation.

Pour le secrétaire général de l’Asprh, des besoins de formation de plusieurs entreprises ont été identifiés et ils seront pris en compte de manière simultanée et harmonisée pour avoir un gain financier. Selon Abdoul Alpha Dia, les besoins sont de deux types liés au secteur d’activité. « Il y a les besoins qui sont spécifiques à chaque secteur d’activité et d’autres qui sont génériques et concernent toutes les entreprises (management d’entreprises, techniques commerciales, gestion des ressources humaines, communication). Ainsi, on a identifié les besoins de chaque entreprise et maintenant on va voir comment 4 à 5 entreprises peuvent participer ensemble à la satisfaction de chacun de ces deux besoins », a-t-il indiqué. Il s’agit maintenant de trouver des canevas pour aller plus vite dans les financements des entreprises et améliorer leur compétitivité.

Pour Dame Diop, directeur général du 3Fpt, ce nouveau projet de plan va, dans les trois trimestres à venir (fin 2017 et 2018), toucher plus de 10.000 personnes. « C’est une manière pour nous d’accélérer notre accompagnement des entreprises pour améliorer leur compétitivité, leur permettre de se développer, de recruter d’autres jeunes et résorber le chômage », a dit M. Diop. Le directeur général du 3 Fpt a remercié l’État du Sénégal d’avoir créé les fonds et de lui avoir doté de ressources financières assez conséquentes à travers la contribution forfaitaire à la charge des entreprises qui, a-t-il assuré, va revenir à la formation professionnelle à 100 % l’année prochaine. Ce qui, à son avis, permettra au 3 Fpt d’être autonome du point de vue financier et de pouvoir prendre en charge les besoins de formation des entreprises. À en croire Dame Diop, « ce plan qui a ainsi été élaboré sera à 80 % pris en charge par le 3Fpt dont le Conseil d’administration a pris la décision de réserver 50 % du budget du fonds à la formation des personnels des entreprises ».

S. O. F.

 

La campagne agricole se déroule plutôt bien dans la région de Kolda où l’on note une relative accalmie sur le plan phytosanitaire. Une bonne levée des semis des céréales et de l’arachide a été notée en juin et en juillet.

La campagne agricole se présente sous de meilleurs auspices dans la région de Kolda où les paysans s’attendent à une bonne production céréalière et rentière, cette année. Ils se disent encouragés par le bon comportement des cultures qui semble présagé de très bonnes récoltes. Ce sentiment est aussi partagé par le Directeur régional du développement rural (Drdr) de Kolda, Abiboulaye Sidibé, qui se félicite de l’accalmie notée sur le plan phytosanitaire. « La situation phytosanitaire est actuellement caractérisée par une relative accalmie avec, cependant, une présence d’Oedaleus senegalensis  est notée dans certaines zones des départements de Kolda et de Médina Yoro Foulah.

Toutefois, les opérations de prospection menées par la Base de surveillance et d’avertissement agricole (Bsaa) se poursuivent. Elles permettent, en même temps, une sensibilisation et une information des Comités de lutte villageois sur la nécessité de redoubler de vigilance surtout par rapport aux premières éclosions de sautereaux qui interviennent généralement une semaine à dix jours après les premières pluies », déclare-t-il. La Dpv a envoyé une première dotation de 2 tonnes de produit Pp pour permettre à la région de Kolda de faire face à ces premières infestations. On note un bon comportement ou une bonne levée des semis de mil et de maïs effectués entre la première décade du mois de juin et la 2ème décade du mois de juillet. Idem pour les semis d’arachide effectués durant la 2ème décade du mois de juin et la 2ème décade du mois de juillet. C’est aussi le cas pour le riz qui avait été semés entre la 3ème décade du mois de juin et la première décade du mois de juillet derniers alors que ceux qui avaient été effectués durant la 2ème décade du mois de juillet connaissent une bonne levée. On note également un bon comportement des semis de coton effectués entre le mois de juin et la première décade du mois de juillet. C’est le même constat pour les semis de sorgho effectués entre la première et la 2ème décade du mois de juillet qui connaissent également une bonne levée. « La bonne répartition spatio-temporelle des précipitations de l’hivernage 2017 à laquelle nous assistons actuellement dans la région de Kolda combinée à la relative accalmie phytosanitaire engendre un comportement correct des cultures. Le démarrage effectif de la mise en place de toutes les formules d’engrais constitue, d’autre part, l’autre fait marquant pouvant impacter positivement sur ce comportement des cultures », précise le Drdr.

Mamadou Aliou DIALLO

 

A l’étape de Porokhane, cité religieuse, située dans le département de Nioro du Rip, le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural s’est rendu au périmètre agricole du guide religieux, Serigne Bassirou Mbacké. Papa Abdoulaye Seck a salué la volonté commune de l’État et des producteurs de « transformer positivement et durablement l’agriculture sénégalaise ».

A Porokhane, le ministre Papa Abdoulaye Seck a visité les 28 hectares exploités par le guide religieux Serigne Bassirou Mbacké, situés à moins de deux kilomètres de la cité religieuse sur la route de Keur Maba. Pour s’y rendre, il faut emprunter une piste sablonneuse et accidentée. Les fortes pluies qui se sont abattues la veille dans cette partie du pays ont rendu cette piste qui mène au champ du marabout quasiment impraticable. Malgré tout, le ministre et sa délégation sont parvenus à y poser leurs pieds. Au total, le guide religieux dispose de 430 hectares cultivables. Cette année, seuls 280 hectares ont été emblavés dont les 28 pour son compte. Le reste, il l’a cédé aux populations. Sur les 28 hectares, les 14 pour l’arachide, 10 pour le maïs, 4 pour le mil et un pour le riz avec la variété Nerika 4. A l’occasion, le porte-parole du guide religieux, Mor Ndour, a transmis quelques doléances au ministre, qui sont surtout liées à l’augmentation de la dotation en semences, en intrants et en matériel agricole. Les préoccupations ont eu un écho favorable du côté de la tutelle qui a promis de soutenir davantage le guide religieux.

Sur place, le ministre de l’Agriculture a constaté, avec satisfaction, que les choses se passent comme souhaité. « Nous constatons, dans cette zone, une très grande diversification », a déclaré Papa Abdoulaye Seck, tout en magnifiant la percée du riz à Porokhane. « Nous avons trouvé des personnes qui cultivent le riz et qui le consomment. Ce sont des avancées significatives qui méritent d’être soulignées », a-t-il ajouté. « Partout où nous sommes passées, a-t-il dit, les producteurs nous demandent de faire plus ; ce qui est un très bon signe. Faire plus signifie que nous sommes dans une opération absolument rémunératrice ».

« Notre agriculture avance »
A l’évidence, soutient le ministre, « ici (bassin arachidier) ou ailleurs, nous constatons que notre agriculture avance grâce aux efforts des producteurs et aux efforts financiers de l’État consistant à subventionner les intrants, les semences, le matériel agricole, etc. ». Selon lui, l’État va rester dans cette dynamique car les paysans sont conscients « qu’une gestion optimale de l’exploitation agricole permet de nourrir son homme ». C’est pourquoi, a-t-il constaté, qu’ils (les producteurs) veulent tous augmenter leurs périmètres agricoles ».

Cet engouement montre, à l’en croire, « que nous avons une agriculture qui avance ». M. Seck a également salué les efforts de diversification des cultures de la part des paysans avec l’expérimentation de la variété du riz Nerika à Porokhane « pour élargir la gamme des produits cultivés ». Le bassin arachidier doit cesser, à son avis, sa vocation initiale pour devenir un « bassin agricole » eu égard à la diversification des cultures. « Du côté de l’État tout comme celui des producteurs, il y a une volonté commune de transformer positivement et durablement l’agriculture sénégalaise », a-t-il apprécié. Et cette visite confirme, selon lui, « que nous sommes absolument sur la bonne voie ».

Souleymane Diam SY

Le ministre de l’Elevage et des Productions animales poursuit sa tournée. Aminata Mbengue Ndiaye a visité, hier, le marché à bétail communal de Louga avant de tenir un rassemblement à Kébémer.

Aminata Mbengue Ndiaye a eu partout le même accueil : chaleureux et enthousiaste. Le ministre en a profité pour échanger avec les éleveurs et prendre en charge leurs préoccupations. Préoccupations qui tournent essentiellement autour des infrastructures, de l’eau, de l’électricité et de toilettes fonctionnelles. « Vous pouvez compter sur le président Macky Sall pour la prise en charge de vos problèmes », a dit Aminata Mbengue Ndiaye, s’adressant aux éleveurs de la région de Louga. Sur place, elle a constaté que l’approvisionnement du marché en moutons est assez correct. Même si ce n’est pas encore le grand rush. « Il n’y a pas de doute, les choses vont s’améliorer au fur et mesure que la fête approche », a souligné, avec certitude Aminata Mbengue Ndiaye. Le ministre a félicité et encouragé les éleveurs du Sénégal pour le remarquable travail fait et qu’ils continuent de faire. « L’appel du président pour l’autosuffisance du Sénégal en moutons est en marche. La production nationale vient de connaître un grand bond en avant, en augmentant de 100.000 moutons », a révélé le ministre qui invite les producteurs à se mobiliser davantage pour satisfaire les besoins de notre pays. Aminata Mbengue Ndiaye veut des investissements massifs dans le secteur de l’élevage pour booster la production nationale et arriver à l’autosuffisance. « L’accompagnement de l’État est un acquis. Avec un peu de volonté et de créativité, notre pays arrivera à atteindre l’autosuffisance en moutons », a insisté le ministre qui a rappelé les efforts fournis pour soutenir les producteurs : subvention aliments de bétail, accès à l’eau, campagnes régulières de vaccination du cheptel et amélioration des conditions d’existence des éleveurs.

Aminata Mbengue Ndiaye a aussi rendu un vibrant hommage aux forces de défense et de sécurité. Dans certaines zones, a-t-elle relevé, on ne connaît plus le phénomène de vol de bétail grâce aux opérations conjointes de la Police et de la Gendarmerie. « C’est une dynamique à saluer et à encourager », s’est exprimée le ministre qui a promis également de soutenir les éleveurs de Kébémer pour l’acquisition d’un marché à bétail digne de la ville. « Trouvez le site et venez me voir. On fera le nécessaire pour vous mettre dans de bonnes conditions de travail » dixit Aminata Mbengue Ndiaye.

Abdoulaye DIALLO

Le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, Papa Abdoulaye Seck, a indiqué, samedi, à l’issue de sa tournée agricole dans la région de Diourbel que le Sénégal est en bonne voie pour atteindre l’autosuffisance en riz. « Toutes les conditions sont réunies pour relever ce défi », dit-il. « Dans beaucoup de régions du pays à l’image de Fatick, Kaolack, Kaffrine, Diourbel, etc. les paysans sont en train de cultiver le riz. On cultive cette variété partout au Sénégal », a-t-il précisé. Selon le ministre, c’est la première fois que le Sénégal a obtenu 950.000 t de riz en 2016.

« En 2012, la production de riz était de 400.000 t, elle a atteint, aujourd’hui, les 950 000 t », a apprécié M. Seck, tout en indiquant que la double culture du riz est aujourd’hui une donnée réelle dans beaucoup de localités du pays. Sa conviction est que toutes les conditions sont réunies pour que le Sénégal atteigne l’autosuffisance en riz d’ici peu. « Si toutes les initiatives arrivent à termes, il n’y a pas de raisons de ne pas y croire », a-t-il ajouté. De son côté, le président du mouvement « Forces paysannes », Aliou Dia, invite les Sénégalais à vivre de ce qu’on cultive, à consommer local.  

S. D. SY et M. DIEYE

A Fass Barigot (Guinguinéo), le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural a réfuté l’information consistant à dire que les semences distribuées par l’État sont de mauvaise qualité. Selon Papa Abdoulaye Seck, les semences sont non seulement de qualité mais elles sont arrivées à temps de même que les intrants et le matériel agricole.

C’est sous une pluie fine que le ministre de l’Agriculture, Papa Abdoulaye Seck, a effectué, hier, sa tournée dans la région de Kaolack. De Fass Barigot (Guinguinéo) à Porokhane, il a beaucoup plu. Des pluies qui n’ont nullement entamé l’ardeur et la détermination du ministre et sa délégation à se rendre dans les périmètres agricoles du producteur Ibra Kébé dit Khalifa à Fass Barigot et du guide religieux Serigne Bassirou Mbacké fils de feu Serigne Moustapha Bassirou Mbacké à Porokhane. A Fass Barigot, Ibra Kébé, grâce à sa famille notamment son fils Babou Kébé, professeur de mathématiques à Soum (Foundiougne) a emblavé 20 hectares d’arachides et une dizaine d’hectares pour le mil. Son rêve, c’est de devenir un gros producteur. Pour cela, il mise beaucoup sur un accompagnement de l’État pour intégrer le « cercle des gros producteurs ». Pour ce faire, il compte ainsi porter son périmètre arachidier de 20 à 35 hectares, l’année prochaine.

Dans la foulée, il a magnifié le déplacement du ministre. « C’est une initiative louable. Si le gouvernement veut réaliser les objectifs fixés dans le Plan Sénégal émergent (Pse), il doit davantage renforcer ses politiques en faveur du monde rural en termes d’intrants, de semences et de matériels agricoles », déclare Ibra Kébé, tout en soulignant avoir reçu sa dotation en intrants et en semences à temps. « Si vous continuez sur cette lancée, le président de la République ne doit rien craindre pour sa réélection en 2019 », commente-t-il. Pour sa part, son fils Babou Kébé souligne qu’il n’est pas si aisé d’allier l’enseignement et l’agriculture. « Je n’ai plus de vacances. Depuis la fermeture des classes, je suis dans les champs et je m’apprête à reprendre le chemin de l’école », explique-t-il. Étant fils d’agriculteur, il est devenu un passionné du métier et fier de l’être. Pour l’enseignant, les rendements sont également au rendez-vous grâce aux politiques novatrices de l’État en faveur des paysans.  

A l’occasion, le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural a relevé que « les semences distribuées par l’État sont « de très bonne qualité et que les intrants sont arrivés à temps ». C’est ce qu’on constate sur le terrain et le producteur Ibra Kébé vient de le confirmer, déclare Papa Abdoulaye Seck. C’est pour cela, a-t-il ajouté, que les cultures sont prometteuses dans cette partie du pays. Au sujet du professeur de mathématiques-agriculteur, le ministre rappelle qu’il est encore possible d’allier l’agriculture et d’autres métiers.
Le ministre a instruit son département à davantage soutenir le producteur Ibra Kébé à la dimension de son ambition. « Il y a des gens qui racontent des contrevérités sur le domaine, alors qu’ils ne sont pas sur le terrain. Ce n’est pas normal car cela ne fait pas avancer les choses », regrette le ministre qui est convaincu que « si l’on continue à croire en l’agriculture, on peut espérer atteindre l’émergence économique du pays conformément à la vision du chef de l’État ».

Souleymane Diam SY

A Affia Mbacké et à Darou Salam, villages situés dans l’arrondissement de Ndoulo (région de Diourbel), le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement Rural, s’est dit rassuré de la situation des cultures constatée sur place. A son avis, cette performance a été réalisée grâce à la distribution en quantité, en qualité et à temps des semences et des intrants agricoles. A Darou Saloum, chez Serigne Moustapha Lakram Mbacké, il a magnifié l’expérimentation de la culture du riz dans le Baol en hivernage.                                                                           

Le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, Papa Abdoulaye Seck, a été, samedi, l’hôte du guide religieux, Serigne Moustapha Lakram Mbacké, à Affia Mbacké puis à Darou Salam, villages situés dans l’arrondissement de Ndoulo. Sur place, il a visité les hangars abritant le matériel agricole mis à la disposition du guide religieux qui est un grand producteur agricole. Il s’agit, entre autre, de tracteurs, de semoirs, de houes, de polyculteurs équipés, de « Arara », une batteuse à mil, une batteuse à arachide, une presse à huile, de pulvérisateurs, de atomiseurs, de camionnettes, de moulins, de chevaux, de pairs de bœufs, d’ânes. Après cette étape, Pape Abdoulaye Seck, accompagné d’une forte délégation, a visité les 375 hectares emblavés par le guide religieux à Affia Mbacké et à Darou Salam sur un total de 900 hectares cultivables. Sur les deux sites, on peut constater que les 14 variétés de semences emblavées sont à un stade de développement végétatif avancé. L’arachide est au stade de floraison-gynoforisation, alors que le « niébé » (haricot local) est en phase de ramification. Le mil et le sorgho sont au stade de montaison. Le sésame est au stade de six feuilles. Le riz dont 0, 5 hectare, expérimenté à Darou Salam, est au début du tallage.

Poursuite des politiques agricoles
Après avoir effectué le tour de ces deux périmètres agricoles du guide religieux, le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural se dit rassuré de la situation constatée sur place notamment du nombre de variétés emblavées dont le riz, les semences certifiées et l’engrais en quantité et mis à temps à la disposition des paysans dont Serigne Moustapha Lakram Mbacké. Papa Abdoulaye Seck s’exprimait en wolof à Darou Salam, dernière étape de sa tournée dans la région de Diourbel.

Autant d’arguments qui font dire au ministre que le gouvernement doit poursuivre ces politiques novatrices à l’endroit du monde rural. « Le verdict du terrain nous suggère de poursuivre nos politiques agricoles », soutient-il. L’autre donnée importante relevée par le ministre, c’est l’expérimentation de la culture du riz dans le Baol plus précisément à Darou Salam. Cette expérience montre, selon lui, qu’il est possible de cultiver cette variété partout au Sénégal. A son avis, un producteur agricole ne doit pas seulement se limiter à une seule variété culturale. Sa conviction est que Serigne Moustapha Lakram Mbacké est « un modèle à suivre ».

Dans le Baol, des paysans ont décrié la mauvaise qualité des semences mises à leur disposition. Sur cette question, le ministre a battu en brèche cette accusation, en assurant que les semences distribuées par l’État sont certifiées. Dans ce marché, a-t-il précisé, l’État ne donne que les 60 % des semences aux producteurs à savoir les 75.000 t de semences d’arachides écrémées et certifiées. Le reste, c’est-à-dire les 40%, proviennent des marchés hebdomadaires ou sont distribués par des producteurs privés, rectifie le ministre.

Pour sa part, Serigne Moustapha Lakram Mbacké s’est dit très honoré d’avoir reçu le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, tout en indiquant qu’il a reçu sa dotation en semences et en matériel agricole en quantité et à temps. A l’occasion, le guide religieux a rendu hommage au chef de l’État pour l’estime, la considération et pour les efforts inlassables en faveur du monde rural, des populations. « Tout le monde est unanime à reconnaître les actions louables du président de la République, Macky Sall, pour satisfaire les préoccupations des populations », témoigne le chef religieux. Au nom des populations de Affia Mbacké, venues massivement accueillir le ministre dans les champs, le directeur de l’école Toki Gare (arrondissement de Ndoulo), souligne que « si tout le monde suivait les pas de Serigne Moustapha Lakram Mbacké, notre pays serait émergent », car c’est l’un des plus grands producteurs de la zone ». Sa devise, dit-il, « c’est la prière, le travail et la droiture ». Il se distingue aussi dans le social, confie M. Diop. Le ministre a demandé au guide religieux de prier pour que les politiques engagées par le chef de l’État arrivent à termes au grand bonheur des paysans. Des prières ont été formulées pour un bon hivernage.

A POROKHANE

La volonté commune de transformer positivement et durablement l’agriculture magnifiée
A l’étape de Porokhane, cité religieuse, située dans le département de Nioro du Rip, le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural s’est rendu au périmètre agricole du guide religieux, Serigne Bassirou Mbacké. Papa Abdoulaye Seck a salué la volonté commune de l’État et des producteurs de « transformer positivement et durablement l’agriculture sénégalaise ».

A Porokhane, le ministre Papa Abdoulaye Seck a visité les 28 hectares exploités par le guide religieux Serigne Bassirou Mbacké, situés à moins de deux kilomètres de la cité religieuse sur la route de Keur Maba. Pour s’y rendre, il faut emprunter une piste sablonneuse et accidentée. Les fortes pluies qui se sont abattues la veille dans cette partie du pays ont rendu cette piste qui mène au champ du marabout quasiment impraticable. Malgré tout, le ministre et sa délégation sont parvenus à y poser leurs pieds. Au total, le guide religieux dispose de 430 hectares cultivables. Cette année, seuls 280 hectares ont été emblavés dont les 28 pour son compte. Le reste, il l’a cédé aux populations. Sur les 28 hectares, les 14 pour l’arachide, 10 pour le maïs, 4 pour le mil et un pour le riz avec la variété Nerika 4. A l’occasion, le porte-parole du guide religieux, Mor Ndour, a transmis quelques doléances au ministre, qui sont surtout liées à l’augmentation de la dotation en semences, en intrants et en matériel agricole. Les préoccupations ont eu un écho favorable du côté de la tutelle qui a promis de soutenir davantage le guide religieux.

Sur place, le ministre de l’Agriculture a constaté, avec satisfaction, que les choses se passent comme souhaité. « Nous constatons, dans cette zone, une très grande diversification », a déclaré Papa Abdoulaye Seck, tout en magnifiant la percée du riz à Porokhane. « Nous avons trouvé des personnes qui cultivent le riz et qui le consomment. Ce sont des avancées significatives qui méritent d’être soulignées », a-t-il ajouté. « Partout où nous sommes passées, a-t-il dit, les producteurs nous demandent de faire plus ; ce qui est un très bon signe. Faire plus signifie que nous sommes dans une opération absolument rémunératrice ».

« Notre agriculture avance »
A l’évidence, soutient le ministre, « ici (bassin arachidier) ou ailleurs, nous constatons que notre agriculture avance grâce aux efforts des producteurs et aux efforts financiers de l’État consistant à subventionner les intrants, les semences, le matériel agricole, etc. ». Selon lui, l’État va rester dans cette dynamique car les paysans sont conscients « qu’une gestion optimale de l’exploitation agricole permet de nourrir son homme ». C’est pourquoi, a-t-il constaté, qu’ils (les producteurs) veulent tous augmenter leurs périmètres agricoles ».

Cet engouement montre, à l’en croire, « que nous avons une agriculture qui avance ».  M. Seck a également salué les efforts de diversification des cultures de la part des paysans avec l’expérimentation de la variété du riz Nerika à Porokhane « pour élargir la gamme des produits cultivés ». Le bassin arachidier doit cesser, à son avis, sa vocation initiale pour devenir un « bassin agricole » eu égard à la diversification des cultures. « Du côté de l’État tout comme celui des producteurs, il y a une volonté commune de transformer positivement et durablement l’agriculture sénégalaise », a-t-il apprécié. Et cette visite confirme, selon lui, « que nous sommes absolument sur la bonne voie ».

Souleymane Diam SY

Bon comportement des cultures
La Direction régionale du développement rural (Drdr) de Diourbel a noté, dans un document remis à la presse, un bon comportement des cultures autour des postes pluviométriques de Ndame, Sadio et Taïf du fait de la bonne répartition dans le temps des pluies. Et que la situation phytosanitaire est, pour le moment, calme. Dans la région de Diourbel, la situation pluviométrique est excédentaire. Sur les 19 postes, les 16 sont excédentaires par rapport à 2016 et par rapport à la normale 1971-2000. Ngoye, village situé dans le département de Bambey, a enregistré un maximum de 516 mm en 17 jours. Alors que le minimum a été noté à Taïf (Mbacké) avec 219,7 mm.
 

S. Diam SY et M. DIEYE

Pour apporter des réponses efficaces à la problématique de la sécurité alimentaire, le Sénégal mise sur une bonne mise en œuvre du Programme national d’appui à la sécurité alimentaire et à la résilience (Pnasar) dont la planification des activités opérationnelles a été mise en branle hier. L’objectif est de recenser les actions concrètes à mener pour venir à bout de l’insécurité alimentaire et soulager les populations vulnérables.

Le Plan Sénégal émergent (Pse) fait de la sécurité alimentaire une préoccupation majeure. C’est ainsi que le Sénégal s’est doté d’une Stratégie nationale de sécurité alimentaire et de résilience (Snsar) en 2016. Pour son opérationnalisation, le Programme national d’appui à la sécurité alimentaire et à la résilience (Pnasar) est en cours d’élaboration. Après un atelier de planification stratégique qui s’est tenu en juillet dernier, les différents acteurs, les ministères sectoriels, les partenaires techniques et financiers, les organisations non gouvernementales, la société civile se sont retrouvés, ce mercredi, pour un atelier de planification opérationnelle dans l’optique de déterminer les différentes actions qui seront conduites dans ce programme, mais aussi de budgétiser et de définir la stratégie et sa mise en œuvre.

Selon le Secrétaire exécutif du Conseil national de la sécurité alimentaire (Cnsa), le gouvernement s’est engagé dans le combat de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle des populations vulnérables en s’inscrivant à des initiatives mondiales et régionales. Jean Pierre Senghor a indiqué que ce processus de construction de cette stratégie devrait aboutir à des actions concrètes qui permettent d’atteindre les objectifs. On se fixe de réduire, de manière drastique, cette insécurité alimentaire et nutritionnelle et de permettre au pays de construire des terroirs résilients. Cela permet aux couches vulnérables à cette insécurité d’être beaucoup plus fortes.

Pour le Secrétaire exécutif du Cnsa, l’insécurité alimentaire est une situation récurrente au Sénégal. Elle est due à l’indisponibilité de ressources alimentaires. Ce qui fait que, de temps en temps, un besoin de venir au secours des populations s’impose. « Aujourd’hui, avant de distribuer quoi que ce soit, à qui que ce soit, il y a d’abord un diagnostic à faire sur le plan national pour voir qui a besoin de quoi, de combien et où », a-t-il indiqué. Ce travail-là est en train d’être fait. Il permettra d’être beaucoup plus rationnel, équitable dans la distribution des vivres. Pour le Secrétaire exécutif, le Cnsa va certes continuer à distribuer des vivres à ceux qui en ont besoin, mais il compte bien réduire le gap. Faire en sorte que ces aides soient réduites à leur strict minimum, voire supprimées, à l’horizon 2035, comme le stipule la stratégie nationale de sécurité alimentaire.

S. O. F.

Le premier salon de l’entreprenariat et des échanges professionnels des Gabonais du Sénégal a été lancé avant-hier jeudi. Une dizaine d’entrepreneurs gabonais a exposé, à l’ambassade de Libreville à Dakar, divers produits. Ce salon est une occasion, selon leur représentant, Dave Ekang, de promouvoir le savoir-faire des entrepreneurs gabonais à Dakar.

La République du Gabon a célébré, hier, le 57ème anniversaire de son accession à l’indépendance. En terre gabonaise au Sénégal, la fête de l’indépendance de ce pays a été célébrée à travers le premier salon de l’entrepreneuriat et des échanges professionnels des Gabonais du Sénégal. A l’ambassade du Gabon à Dakar, située sur la route de Ouakam, dans le paisible quartier de Mermoz, des entrepreneurs gabonais ont exposé des produits riches et variés. Des chaussures et vêtements de marque sont exposés par le duo Nicho et Alf ; deux jeunes étudiants gabonais à Dakar qui s’activent dans le commerce. D’après Alf, leur objectif est d’ouvrir à Dakar un grand magasin pour mieux développer leur commerce et dans l’avenir avoir leur propre marque « Nicho et Alf ». Cédrick Orphée Ayouné, directeur de la Compagnie africaine d’industrie et de négoce (Cafine) s’active dans la vente de l’huile végétale raffinée. Il met sur le marché l’huile « Ndèye Fatou Nekh Lokho ». Même si son produit est bien connu des femmes sénégalaises surtout dans l’agglomération de Dakar, M. Ayouné compte mettre en place une large chaîne de distribution pour vendre cette huile dans toutes les régions du pays. De jeunes entrepreneurs qui s’activent dans la communication digitale ont aussi exposé, à cette occasion, leurs produits à l’ambassade de la République du Gabon à Dakar.

Selon le représentant des entrepreneurs et professionnels gabonais au Sénégal, Dave Ekang, le salon qui est à sa première édition est un espace qui permet aux entrepreneurs de promouvoir leur savoir-faire et savoir-être acquis durant le parcours académique. D’après toujours M. Ekang, dans la coopération entre le Gabon et le Sénégal, Dakar accueille, chaque année, des étudiants venant de Libreville. Ainsi, certains, après leurs études, décident de travailler dans les entreprises sénégalaises. D’autres ont même mis en place leurs propres entreprises. «Nous sommes le fruit de l’éducation sénégalaise et l’école sénégalaise est pour nous une référence. C’est une fierté pour nous d’exposer, auprès de ce public, le résultat de nos initiatives entrepreneuriales », s’est réjoui Dave Ekang. Aujourd’hui, M. Ekang dénombre une vingtaine d’entrepreneurs gabonais au Sénégal. Ces derniers s’activent dans les secteurs de l’agro-alimentaire, de l’industrie plastique, du Btp (bâtiment et travaux public), de la communication… « Nous espérons qu’au sortir de cette journée, les échanges entre entrepreneurs gabonais et sénégalais aboutissent à des partenariats concrets mais aussi nous souhaitons, au sortir de cette journée, susciter chez nos frères et sœurs, l’envie d’entreprendre que ce soit au Sénégal ou ailleurs », a-t-il ajouté.

L’ambassadeur du Gabon au Sénégal, Michel Régis Ndiaye qui a présidé la cérémonie de lancement de la première édition du salon de l’entrepreneuriat et des échanges professionnels des Gabonais du Sénégal a informé les exposants que les orientations du président de la République du Gabon, Aly Bongo Odimba, sont de mettre en avant la diplomatie gabonaise partout à travers le monde.

Aliou Ngamby NDIAYE

Pour mieux assurer la formation des agents du secteur maritime, le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime a indiqué que l’école nationale de formation maritime (Enfm) sera bientôt muée en école supérieure. Oumar Guèye a laissé entendre que le président de la République, lors de sa dernière visite en Pologne, a décidé, avec l’appui des spécialistes de ce pays, de transformer l’Enfm en une école supérieure nationale de formation maritime avec les commodités d’une université. Le ministre a également annoncé aussi que le quai de pêche de Mboro sera construit cette année en plus des complexes frigorifiques et du point de débarquement de Soumbédioune qui sera bientôt livré.

AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.