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Affaires et Finances (1284)

Le ministère de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne (Mjecc) a organisé, du 11 au 13 janvier, dans ses locaux, un atelier de formation du personnel en charge de la « tenue et maîtrise de la comptabilité ».

Des agents du ministère de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne (Mjecc) en charge de la « tenue et maîtrise de la comptabilité » ont bénéficié, du 11 au 13 janvier, d’une session de formation. Selon un communiqué dudit ministère, cette initiative entre dans la mise en œuvre des recommandations issues d’un audit de la capacité technique du département commandité par le ministère de l’Economie et des Finances. Il s’est agi, note-t-on, d’évaluer la qualité de la gestion budgétaire, de l’organisation de la fonction ministérielle, de la maîtrise du processus budgétaire, de la tenue de la comptabilité et la qualité du contrôle interne.

Cette activité entre également dans la mise en œuvre de la réforme du système de gestion des finances publiques. Celle-ci formalise la transposition nationale de la directive de l’Union monétaire de l’Afrique de l’Ouest (Uemoa), indiquant que « les administrations chargées de la gestion des finances publiques doivent faire évoluer leurs méthodes de travail et leurs procédures afin de les aligner sur les meilleures pratiques internationales », a rappelé, à l’occasion, Khalifa Ababacar Dia, directeur de cabinet du ministre Mame Mbaye Niang.

A l’heure de la dématérialisation des procédures administratives, il est important que les agents chargés de veiller sur la bonne gouvernance du « patrimoine matériel » de l’Etat aient une maîtrise de l’outil informatique de gestion (progiciel) de la comptabilité, a insisté M. Dia.

Selon les responsables du ministère de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne (Mjecc), le comptable des matières est soumis aux mêmes rigueurs juridiques que le comptable du Trésor, car les deux sont personnellement et pécuniairement responsables de la garde et de la conservation des biens et matériels qui leur sont confiés, ainsi que de la régularité des écritures comptables.

M. SY

En prélude au Forum économique mondial qui se tiendra du 17 au 20 janvier prochain à Davos, les organisateurs ont publié, mercredi dernier, leur traditionnel tableau des principaux risques qui pèseront sur le monde en 2017. Selon les experts de Davos, trois risques majeurs guettent le monde en 2017 à savoir les inégalités de revenus, l’exclusion sociale et le réchauffement climatique.

Le Forum économique mondial de Davos examinera, la semaine prochaine, les risques sociaux et politiques qui menacent la mondialisation des économies. Le rapport publié avant-hier, intitulé « Global Risks 2017 », a été établi à partir d'un panel de 750 experts, composés de scientifiques, d’économistes, de politologues, entres autres.

Sur la liste de la vingtaine de risques les plus urgents qui ont été identifiés et qu’encourt le monde en 2017, «les inégalités de revenus, les divisions sociales, et le réchauffement climatique», arrivent en tête. En outre, le rapport cite, entre autres menaces, « le nouvel environnement social, la façon dont les événements et les informations se diffusent dans le public via les réseaux sociaux ». Les experts de Davos s’inquiètent «des changements politiques qui s'opèrent en Europe et en Amérique du Nord », allusion au Brexit et à l’élection de Donald Trump, qui risquent « de mettre en péril les signes positifs au sujet du réchauffement climatique en 2016, avec la ratification par un certain nombre de pays, notamment les États-Unis et la Chine, de l'accord de Paris ». Autrement dit, les experts s'inquiètent que «les réactions émotionnelles l'emportent sur l'objectivité des faits», communément appelé «post factuel» ou encore « post vérité». Le « Global Risks 2017 » considère également que «les principaux facteurs de risques peuvent être inversés en créant des sociétés plus inclusives basées sur la coopération internationale et une vision à long terme». Et l’'intérêt du rapport « Global Risks 2017», qui plaide pour « une économie inclusive », est de mettre le doigt sur les révolutions technologiques, synonymes de progrès certes, mais aussi de difficultés sociales, sur l'emploi et les inégalités de revenus.

Mamadou Lamine DIEYE

La rencontre entre le président de la République et les membres du Club Sénégal émergent, initialement prévue le 12 janvier, à la salle des banquets, est finalement reportée au mardi 17 janvier.

Le président de la République avait prévu d’accorder une audience, le 12 janvier, aux membres du Club Sénégal émergent (Cse). Selon un communiqué, la rencontre entre Macky Sall et les camarades de Youssou Diallo aura finalement lieu le 17 janvier prochain. Le Cse, informe son président, Youssou Diallo, est une association privée à but non lucratif, composée des membres de la technostructure de l’Etat, de cadres et dirigeants de l’administration, du secteur privé et de la société civile. Le Cse se définit comme une plateforme d’échanges d’informations, de propositions et d’initiatives au service des acteurs engagés dans la réussite du Plan Sénégal émergent (Pse). Selon M. Diallo, son but est d’accompagner la mise en œuvre des politiques publiques initiées par le gouvernement, de mobiliser les énergies nécessaires à la conduite du processus d'émergence économique et de transformation structurelle du Sénégal, notamment, en contribuant à la consolidation et au développement d’une administration sénégalaise performante et efficiente, vertueuse et transparente, au service exclusif de l’intérêt général. De façon plus spécifique, il vise à accompagner et soutenir l’action des pouvoirs publics, en particulier celui du chef de l’Etat, pour gagner le pari de l’émergence à travers la mise en œuvre réussie du Pse; renforcer la modernisation et la bonne gouvernance au sein de l’administration sénégalaise ; participer à l’amélioration qualitative des relations entre l’administration et les citoyens.

Mais également à contribuer au rayonnement de l’administration, notamment, par le relèvement du niveau d’information et de compétence de ses agents ; accompagner l’émergence d’un secteur privé national dynamique et performant ; promouvoir et développer l’esprit civique, la solidarité et le patriotisme. Le Cse, poursuit son président, est un club de réflexion et d'impulsion d'idées, mais également de prise d’initiatives contribuant à l'atteinte des objectifs du Pse. Macky Sall, précise-t-on, est le président d’honneur du Cse.

Aliou KANDE

La coopération bilatérale sénégalo-italienne amorce un nouveau cycle après la phase terminale du Programme intégré de développement économique et social (Pides), une autre initiative conjointe des deux gouvernements est mis en place depuis 2014 intégrant le Programme d’appui au développement économique et social du Sénégal (Padess), financé à hauteur de 12,5 milliards de FCfa par les deux pays. Le ministre de la femme, de la famille et de l’enfant en a fait la révélation ce vendredi à Kaolack.

La coopération bilatérale entre le Sénégal et l’Italie semble au beau fixe. La preuve, le nouveau cadre de coopération amorcé depuis 2016 en vue de consolider les acquis du Programme intégré de développement économique et social (Pides) qui, depuis 2010, sert de cadre d’actions au partenariat entre les deux pays. Présidant vendredi dernier à Kaolack la cérémonie d’inauguration du siège du Centre intégré de développement économique et social (Cides) du Saloum, le ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, Mme Mariama Sarr, a informé de la mise en œuvre de nouvelles actions pour renforcer l’axe Dakar-Rome. « Le Padess, financé à hauteur de 12,5 milliards de FCfa par l’Italie et le Sénégal, procédera, entre autres missions, à la consolidation et au renforcement des acquis du Pides tout en les amplifiant à partir d’une logique de passage à l’échelle », a-t-elle indiqué. Un projet qui va suppléer sur le terrain le Pides qui, en 3 ans d’exécution, a permis le financement de 954 initiatives de femmes et de jeunes, dont 564 à Kaolack et 395 à Dakar pour un investissement total de 1,240 milliard de FCfa.

Le Cides qui va prendre le relais, est le fruit d’une recherche-action « en tant que plateforme d’échanges et d’impulsion d’une dynamique économique locale forte, cohérente et harmonisée, basée sur la valorisation des initiatives et capacités productives des femmes et des jeunes », a-t-elle souligné. Le siège de Cides Saloum, entièrement réhabilité et équipé par le ministère de la Femme sur financement de la coopération italienne, se présente comme un immeuble multifonctionnel qui, en plus d’abriter l’administration dudit centre, va héberger la Boutique de droit, conçu comme une réponse appropriée aux problématiques exprimées par les jeunes et les femmes lors de la phase de diagnostic participatif mené en amont.

Rappelons que le ministre Mariama Sarr a démarré un programme d’inauguration d’infrastructures dans la commune de Kaolack avec la garderie d’enfants à Sama Moussa et à Thiofack et le siège du Cides Saloum.

Elimane FALL

Accueillant un important marché hebdomadaire, le village de Niassanté sera bientôt relié à Richard-Toll par une piste d’une longueur de 30 kilomètres. Elle sera livrée en juin prochain. Au moment où huit villages de la commune d’Aéré Lao, dans le Podor, sont en passe d’avoir l’électricité. Ces travaux portent l’empreinte du Pudc.

C’est un jour de marché hebdomadaire à Niassanté. Au centre du village, situé à 30 kilomètres de Richard-Toll, les activités battent leur plein. Niché au cœur du Walo, cette bourgade se transforme, tous les mercredis, en un grand carrefour commercial. Les clients et les commerçants viennent de partout. De Saré Lam, de Diaglé, de Bitey, de Mbar Toubab, de Keur Momar Sarr, de Richard Toll etc. Ici, s’échangent des produits aussi divers que variés : légumes frais, mil, arachide, riz, arachide, poissons fumés et séchés, tissus, ustensiles de cuisines, vêtements, pièces détachées, cheptel, etc. Bref, c’est la foire des bonnes affaires et l’ambiance des grands jours.

Seulement, Niassanté et son marché hebdomadaire restent difficiles d’accès. Aucune piste latéritique encore moins une route goudronnée n’y mènent. Les dizaines de véhicules, charrettes et autres moyens de locomotion lourdement chargés qui s’y rendent toutes les semaines empruntent une route sablonneuse et abrupte par endroits. Justement, en vue de désenclaver cette localité, le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) a décidé de construire une piste. Celle-ci, longue 33,1 kilomètres et large de 6 mètres, part de Richard-Toll. Elle desservira également une quarantaine de villages situés sur un rayon de 5 kilomètres. Les travaux ont déjà commencé. Ils doivent durer neuf mois. Sur le terrain, les ouvriers, sous la supervision d’Abdourahmane Sow, chef de mission au Pudc, s’activent pour les terminer au plus tard le 15 juin. « Les travaux avancent bien. La plateforme est presque terminée et nous avons déjà réalisé 5 kilomètres de pistes. Nous n’aurons pas besoin de zones de franchissements car la piste ne sera pas élevée », explique l’ingénieur.

De notre envoyé spécial à Saint-Louis, Elhadji Ibrahima THIAM

8 VILLAGES EN COURS D’ÉLECTRIFICATION
Plus au nord, dans le département de Podor, à plus de 100 kilomètres de là, la piste Aéré Lao-Yaré Lao, elle, est déjà réalisée et ouverte à la circulation. Cette dorsale d’un coût de 569 millions FCfa, mesure 48,1 kilomètres. Elle dessert, en plus de Yaré Lao, sept autres villages pour une population totale de 14.363 personnes. Le défi du désenclavement relevé, le Pudc s’apprête à s’attaquer à celui de l’électrification de la zone. Ainsi, sur ce même tronçon, on peut apercevoir, couchés en bordure de route au milieu des herbes jaunies, des poteaux électriques. Ici, on aura 62 kilomètres de ligne électrique. Elle partira d’Aéré Lao jusqu’au village de Rendo. Au total, dans cette zone, c’est huit villages qui seront électrifiés. Les travaux seront lancés par le chef de l’Etat, lors de sa tournée économique dans la zone sud et nord prévue dans les jours à venir.

A Rendo, le raccordement au réseau électrique permettra de faire fonctionner, à l’électricité, le forage construit par le Pudc. Pour l’instant, cet ouvrage hydraulique de 40 m3/heure avec un château d’eau de 200 m3 marche grâce à un groupe électrogène. Il dispose de trois abreuvoirs, de 14 bornes fontaines et d’une potence et alimente huit villages via un réseau d’adduction d’eau de 30 kilomètres.

Elh. I. THIAM

Le Sénégal ne cesse de gagner des points en bonne gouvernance, a déclaré, avant-hier, le ministre Khadim Diop, en charge de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Promotion de la Bonne gouvernance, à l’ouverture du séminaire national sur l’Etat de la gouvernance au Sénégal au regard de l’Indice Mo Ibrahim de la gouvernance en Afrique et du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (Maep). 

Le séminaire national, co-organisé par le ministère de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Promotion de la bonne gouvernance, la Fondation Mo Ibrahim (Mif) et l’Institut africain de la gouvernance (Iag) est « la traduction effective de la qualité du partenariat qui lie le département en charge de la promotion de la bonne gouvernance au Sénégal et la Fondation », a dit le ministre Khadim Diop. Selon lui, « au Sénégal, des progrès constants sont réalisés d’année en année en la matière, dans tous les secteurs de la vie publique».

Créée en 2006 avec pour centre d’intérêt particulier le rôle crucial que jouent le leadership et la gouvernance dans la transformation de l’Afrique, la Fondation Mo Ibrahim contribue à apporter des changements significatifs en Afrique, en fournissant des outils et en plaidant pour un leadership progressiste et une gestion responsable. Parmi ces outils, l’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique, créé en 2007 et constitué d’un ensemble exhaustif de données quantitatives permettant de fournir une évaluation annuelle de la gouvernance dans chaque pays africain. En effet, « validé par les experts de plusieurs institutions africaines de référence, l’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique propose un cadre complet permettant aux citoyens, autorités publiques et partenaires de mesurer avec quelle efficacité les biens et services publics sont fournis et gérés», a indiqué le ministre.

Selon lui, il est composé de 4 catégories principales, qui se subdivisent elles-mêmes en 14 sous catégories : sécurité et Etat de droit (Etat de droit, redevabilité, sécurité personnelle, sécurité nationale), participation et droits de l’homme (participation, droits, genre), opportunité économique durable (management public, environnement des affaires, infrastructures, secteur rural), développement humain (bien-être, éducation, santé).

Un Sénégal performant
« Depuis sa création en 2007, le Sénégal s’honore de figurer parmi les pays les plus performants de l’Iag surtout depuis 2012, avec l'accession à la magistrature suprême du président Macky Sall. En 2015, il se situe au 10ème rang des 54 pays du continent (avec 60,8 points sur 100) en gouvernance globale, après une progression de +3,7 points au cours des 10 dernières années. Il importe de souligner ici que le Sénégal est l’un des seuls trois (3) pays parmi les dix premiers du classement à enregistrer une amélioration dans chacune des 4 catégories de l’indice, avec une hausse particulièrement remarquable dans la catégorie sécurité et Etat de droit (+4,8), à rebours du recul presque général du continent dans ce domaine. Le Sénégal réalise sa meilleure performance dans la catégorie Participation et droits de l’homme, en se hissant au 7ème rang du continent en 2015 », a-t-il laissé entendre. Il a ajouté que la catégorie « Développement humain (+6,1) » affiche la plus forte progression de la décennie écoulée.

Par ailleurs, s’inscrivant dans une quête permanente d’amélioration de la gouvernance de notre pays, le président de la République Macky Sall a engagé le Sénégal dans le processus d’évaluation du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (Maep), qui a été institué dans le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad), par les chefs d’Etat africains, pour mesurer les performances et les déficiences des pays africains, dans les domaines de la démocratie, des droits humains, de la bonne gouvernance et des bonnes pratiques de développement économique et social.

Lutte contre la corruption
« On peut constater que la bonne gouvernance des affaires publiques, prônée par le président de la République Macky Sall, est en marche», a noté Khadim Diop. A l’en croire, le développement économique et social ne peut se réaliser que grâce à une plus grande cohérence dans les relations entre l’administration, les citoyens et les acteurs non-étatiques.

« C’est la raison pour laquelle, la prise en compte des questions de bonne gouvernance et de développement durable dans l’agenda des politiques publiques est aujourd’hui un fait établi. Pour les pays africains et le Sénégal en particulier, la question est porteuse d’espoir et revêt un intérêt crucial pour l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (Odd) », a souligné le ministre. Il a indiqué qu’en définitive, « l’amélioration des pratiques de gouvernance vise à transformer, en profondeur, les attitudes et comportements des acteurs qui y sont associés. Elle doit permettre l’adoption de nouvelles attitudes de gestion de la chose publique, fondées sur des valeurs, des repères et des principes reconnus et acceptés par tous », a soutenu le ministre. Pour le président du Global local forum (Glf), Abdoulaye Sène, il a reconnu que la corruption est une problématique générale qui transcende les générations. Il s’est félicité de cette initiative qui promeut ainsi la bonne gouvernance et l’Etat de droit. Quant au directeur exécutif de la Fondation Mo Ibrahim Abdoulie Jannah, il a trouvé salutaire la démarche du Maep dont le rapport sera présenté en fin janvier au forum des chefs d’Etat pour l’étape d’évaluation par les pairs, qui se déroulera le 28 de ce mois à Addis-Abeba, en Ethiopie.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le ministère de l’Elevage et des Productions animales a organisé, jeudi dernier, un atelier de validation technique de la Lettre de politique de développement de l’élevage. Un document stratégique qui vise à améliorer la productivité et permettre, à terme, au Sénégal, d’être autosuffisant dans un premier temps en viande puis en lait à travers des actions coordonnées avec tous les acteurs.

Le Secrétaire général du ministère de l’Elevage et des Productions animales a présidé l’atelier de validation technique de la Lettre de politique de développement de l’élevage (Lpde). Cette rencontre a été l’occasion, pour le Dr Mamadou Ousseynou Sakho, de soutenir que ce document est un référentiel, une feuille de route qui comporte les différents projets et programmes que le département ministériel de l’Elevage compte mettre en œuvre pour accentuer la production.

Devant les acteurs de l’élevage, les consommateurs, mais aussi les partenaires techniques et les représentants des ministères concernés, M. Sakho a souligné que la validation de ce document est l’aboutissement d’un processus engagé par tout le département en rapport aux réformes déjà enclenchées par l’Union économique et monétaire Ouest-africaine (Uemoa). « Cette lettre est importante dans la mesure où elle reste une feuille de route permettant d’avoir un cadre référentiel pour la mise en œuvre des programmes et projets du ministère, conformément aux orientations du Plan Sénégal émergent », a-t-il dit. Avant de renseigner que l’on retrouve dans la lettre cinq programmes majeurs à savoir le Programme de modernisation et d’Intensification des Productions animales qui est « très important parce que pour régler le problème, il faut moderniser, il faut intensifier ». Il y a le Programme de la Santé animale « parce que pour produire, il faut avoir des animaux de bonne santé. Et pour cela, il nous faut vacciner correctement et tous les ans. Il nous faut contrôler les maladies animales mais aussi les frontières ».

Pour le Programme de mise en marché, « il faut des abattoirs pour vendre, des mini-laiteries pour le lait et tout cela nécessite des investissements lourds et l’Etat est en train d’appuyer ». Le Programme lié au pilotage du secteur est « un programme qui permet aux éleveurs de mieux s’organiser, de mieux prendre en charge leur destin en main. Il permet également aux services d’avoir tous les moyens nécessaires en capacités techniques, professionnelles pour leur permettre de mener à bien leurs missions ».

Des efforts pour limiter les importations en lait et viande avec la mise en place du Programme qui est le condensé des différentes actions initiées depuis quelques années maintenant, le Sénégal vise à combler le gap qui sépare ses besoins de consommations et ses capacités de productions en viande et en lait.

Amélioration des races
Dr Sakho soutient, pour la viande, que le Sénégal est importateur de moutons en particulier pour les besoins de la Tabaski, principalement de la Mauritanie qui est excédentaire. « Elle a un cheptel de petits ruminants quatre fois plus élevé que sa population, tout notre contraire car avec 14 millions d’habitants, nous avons 5 millions de petits ruminants ; ce qui fait que nous en importons », a-t-il dit. Pour le lait, le représentant du ministre a souligné que c’est une tendance générale en Afrique : « c’est un problème commun à tous les pays africains compte tenu des animaux que nous avons et qui donnent plus de viande que de lait. C’est des animaux qui donnent deux à trois litres de lait contre des animaux en Europe ou au Brésil qui donnent jusqu’à 20 ou 40 litres ».

Pour renverser la tendance, il renseigne que des efforts sont en train d’être faits par les pouvoirs publics, en particulier « par le biais des biotechnologies pour améliorer nos races. Nous avons déjà mis en place un programme d’insémination artificielle par le biais du croisement et nous importons, chaque année, des animaux de race exotique qui pourront renforcer le potentiel génétique de notre cheptel ». Et cette année, il est prévu d’importer 1.000 vaches en prévision avec l’Association nationale pour l’intérêt de la production laitière. Et l’Etat a pris les devants en octroyant une subvention de 300 millions de FCfa pour financer cette opération. « Nous espérons que dans 2 ou 3 mois, ces animaux vont arriver au Sénégal. Ce qui sera une première dans le pays et dans la sous-région », s’est-il réjoui.

Il a tout de même sollicité de la patience. Car pour lui, la production laitière concerne des cycles très longs. Ce n’est pas comme dans l’agriculture où 45, 60 ou 120 jours suffisent pour produire. « Ici, il faut compter sur 3 ans avant d’avoir le produit et que celui-ci commence à son tour, à produire. Ce qui est extrêmement compliqué. Maintenant, quand ça commence à produire, on en a pour une longue durée ».

Ousseynou POUYE

Le secrétaire d’Etat au réseau ferroviaire, Abdou Ndéné Sall, a rencontré, jeudi dernier, le Syndicat unique des travailleurs de Transrail (Sutrail) conduit par son secrétaire général Mambaye Tounkara. Selon un communiqué, cette rencontre s’inscrit dans le dialogue permanent avec les partenaires sociaux, instruit à tous les membres du gouvernement par le président de la République Macky Sall. D’après le document, M. Sall a mis à profit cette rencontre pour informer les syndicalistes sur les efforts qui sont en train d’être faits par les Etats du Mali et du Sénégal pour conserver les emplois des cheminots et assurer la marche de la transition. Il a informé les syndicalistes des dépenses aujourd’hui engagées par les deux Etats pour augmenter le nombre de trains fonctionnels, accroître les circulations et permettre à l’entreprise de prendre en charge les charges salariales. Il leur a rappelé la volonté affirmée du chef de l’Etat de construire une nouvelle ligne sur l’axe Dakar Bamako et de faire renaître les rails. Le secrétaire d’Etat n’a pas manqué d’expliquer aux cheminots que le Train express régional (Ter) n’est que dans sa première phase. Non seulement il va permettre de créer 10.000 emplois, mais l’objectif du président de la République est d’en faire un train passagers régional, avec des rails standards, qui va desservir les différentes régions du Sénégal (Thiès, Saint Louis, Tambacounda), à côté du train Dakar Bamako qui va transporter le fret. «Très satisfaits de cette rencontre d’information qui s’est tenue dans une bonne ambiance, les cheminots ont promis d’accompagner l’Etat dans ses projets pour la renaissance du train au Sénégal », lit-on dans le communiqué. 

Aliou KANDE

Le directeur de l’agence digitale Afrique Communication, Thiendou Niang, suggère aux petites et moyennes entreprises du Sénégal d’avoir « un bon référencement Internet », pour s’assurer de leur « visibilité » et leur « notoriété ».

Il leur a fait cette suggestion lors d’un atelier sur « le marketing digital et la compétitivité de la petite et moyenne entreprise », selon un communiqué reçu de l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme) du Sénégal.
« Avec un bon référencement Internet, les entreprises vont [arriver à] promouvoir leurs produits et leur marque, et avoir plus d’accès aux marchés », affirme le communiqué, citant Thiendou Niang.

« Avec le référencement, les entreprises vont donner de la visibilité à leurs affaires sur Internet. Mais elles devront être accompagnées par la production de contenus de qualité sur leurs relations publiques et leur marketing digital », a-t-il expliqué.

Si elles sont bien référencées sur Internet, les entreprises peuvent tirer profit des réseaux sociaux pour développer leur stratégie de marketing, selon M. Niang.
« Le principal atout offert par le marketing digital est la capacité à mesurer précisément la performance des actions sur une campagne marketing. La majorité des clients des entreprises s’attend à avoir de l’information en temps réel », peut - on lire sur le communiqué de l’Adepme.

APS

Dans quelques semaines, Koundel sortira des ténèbres. Les travaux d’électrification de ce village du Fouta ont été lancés le 11 janvier dernier. Une vieille doléance sera ainsi satisfaite par le Pudc. 

Les habitants de Koundel attendaient ce moment depuis fort longtemps. Du coup, lorsque le directeur national du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) a annoncé le démarrage des travaux de raccordement de la localité au réseau électrique, une forte clameur sur fond de battements de mains s’est élevée au ciel. Accompagné du maire de la commune de Nabadji, Abdoulaye Sally Sall, dont Koundel dépend, Cheikh Diop est venu apporter la bonne nouvelle ce 10 janvier. Fortement massées dans la cour de la maison du chef de village, les populations n’ont pas caché leur joie. Cette fois-ci, tout porte à croire que l’électricité fera désormais partie du quotidien des habitants de ce petit village posé en bordure du fleuve Sénégal, à la lisière de la frontière avec la Mauritanie. La présence des ouvriers de l’entreprise en charge des travaux les rassurent. Ces derniers avaient pris les devants en descendant sur le terrain quelques jours plus tôt. Sur un ton taquin, un jeune du village fait valoir son optimisme tout en soulignant que, dans le passé, les nombreuses promesses d’électrifier le village furent sans lendemain.

Le village disposera d’une ligne moyenne tension de 5,6 km raccordée au réseau de 30 kilovolts provenant de Woudourou, un village situé non loin de là. Des installations électriques sont également prévues pour les familles à revenus modestes, a fait savoir l’expert du Pudc en charge du volet Electrification rurale. Jusqu’ici, le village de Koundel fonctionne à l’énergie solaire avec toutes les limites et les aléas que ce système comporte. Ainsi, faute d’ensoleillement suffisant comme c’est le cas actuellement dans le nord du Sénégal, il arrive que des appareils comme la télé n’aient pas assez de source d’énergie pour fonctionner. Pour les mêmes raisons, la distribution de l’eau est souvent perturbée.

En plus de Koundel, 7 autres villages de la commune de Nabadji sont concernés par ce volet Electrification rurale. Il s’agit de Thioubalel, de Sirou Ouro, de Nima, de Hontorbé, de Mogo Yallabé et de Thiamma, le tout pour un montant de plus de 190 millions de FCfa.

De notre envoyé spécial à Matam, Elhadji Ibrahima THIAM

Le secteur privé a initié, hier, une concertation économique et sociale avec l’Etat représenté par ses différents démembrements du ministère de l’Economie des Finances et du Plan. La rencontre a constitué un lieu d’échanges fructueux sur les avancées du secteur privé, mais également sur les améliorations à apporter. Selon les services du ministère de l’Economie et des Finances, en 2016, sur les 1.577 milliards de FCfa d’investissement privés, les 70% proviennent du secteur privé national. 

Plusieurs thèmes ont particulièrement retenu l’attention des participants. Le baromètre du climat des affaires a occupé une place de choix. Dans cette perspective, les participants sont revenus sur les principaux leviers devant permettre un renforcement de la souveraineté économique. Les résultats de la stratégie de partenariat entre le secteur privé et public ont été explorés au peigne fin. Aussi, à tour de rôle, des directeurs sont-ils revenus sur les points majeurs qui renforcent le bon climat des affaires noté au Sénégal.

Auparavant, Amadou Bâ, ministre de l’Economie, des Fiances et du Plan, a salué « l’état d’avancement des nombreux acquis enregistrés depuis 2012». Il a appelé, toutefois, à des initiatives à mettre en œuvre de part et d’autre, pour une meilleure amélioration des investissements privés. Sur ce, le ministre a fortement renouvelé la détermination du gouvernement du Sénégal à accompagner le secteur privé, principale source de création d’emplois. Il a souligné, en outre, que l’année écoulée s’est terminée sur de «belles perspectives». Selon le ministre, de «véritables germes de développement et d’apaisement» sont notés. Il annonce que l’Etat du Sénégal est disposé à multiplier les secteurs d’activités pour une économie diversifiée porteuse d’emplois. A ce titre, le ministre a rappelé « les taxes spécifiques du ciment et l’exportation de l’arachide ». Il a aussi cité les mécanismes de simplification notés dans le domaine du foncier et le régime d’exonération et de facilitation.

Les investissements privés passent de 1.577 milliards à 1.780 milliards en 2016
Toutes ces mesures ont eu un effet sur l’attractivité des investissements, l’environnement des affaires et une augmentation de 12% des investissements privés au Sénégal par rapport à la période précédente. On est passé de 1.577 milliards d’investissement privés à 1.780 milliards de FCfa en 2016, soit une augmentation de 12%, a annoncé Mountaga Sy, le directeur général de l’Apix. Cela démontre que les mesures prises ont eu une réelle attractivité dans l’économie et la gestion des affaires au Sénégal. Sur les 1.577 milliards de FCfa d’investissements privés, les 70% proviennent du secteur privé national, a-t-il également précisé.

Le programme de réforme de l’environnement des affaires et de la compétitivité est largement revenu sur le discours de M. Sy. Il décrit un Programme Sénégal émergent (Pse) qui monte en puissance. L’environnement du secteur privé est décrit comme un des principaux moteurs de développement. « Sur le Doing business, le Sénégal enregistre un gain cumulé de 31 places avec un taux de croissance de 6,6 % et des indicateurs macroéconomiques performants », a-t-il relevé. Cette démarche montre l’efficacité des nombreux acquis tels que la simplification, la dématérialisation des procédures administratives, l’amélioration du cadre juridique et fiscal, la réduction des coûts de production et la promotion de l’investissement à fort impact social.

Les droits d’enregistrement baissent de 15 à 5 %
Sur les textes et procédures réglementaires, les autorités ont supprimé l’exigence du capital minimum pour la création d’entreprises et la suppression des droits de timbre pour la création des sociétés ayant un statut de Sarl. Le secteur privé a salué les acquis notamment les droits d’enregistrement qui passent de 15 à 5%, également, les délais de traitement de propriétés ont été revus en baisse. Il est passé de 112 à 40 jours. La mise en place d’un guichet unique à la Senelec pour les petites et moyennes entreprises et la réduction de moitié sur l’avance de raccordement àl’électricité est à saluer. La rénovation et l’accessibilité des administrations et de la Douane avec notamment l’instauration des codes des Douanes, le code général des impôts, le Code des procédures civiles et la loi du partenariat public privé promulguée en 2014, n’ont point laissé les privés indifférents. L’amélioration des cadres réglementaires sur le produit bail l’affacturage et la finance islamique au grand bénéfice des Pme. Il est également noté la simplification du système de tarification des conteneurs qui passent de 46 à 6 barèmes de facturation.

L’économie sur une nouvelle ligne de croissance
Le directeur général des Finances, Moustapha Bâ, a informé qu’en ressources extérieures, 434 milliards de FCfa étaient attendus. A la date d’aujourd’hui, nous en sommes à 558 milliards de FCfa, soit 128% de plus. L’objectif est, dès lors, largement dépassé. L’endettement est largement maîtrisé. La masse salariale est également maîtrisée. Le taux d’exécution est supérieur à celui des 6 dernières années, a-t-il dit. Les services certifiés conformes sont estimés à 1.498 milliards de FCfa. Le fonctionnement représente 54% et l’investissement 46%.
 
En ce qui concerne l’intervention sur le marché, le système bancaire local a contribué, pour les émissions de titres publics au courant de l’année 2016, à hauteur de 506 milliards de FCfa. Ce qui représente 70% des titres publics. La commande publique en biens et services au secteur privé a fourni autour de 532 milliards de FCfa. Ce qui constitue à peu près 97% par rapport à ce qui était prévu dans le budget. Les opportunités valablement exploitées par le secteur privé en 2016 tournent autour de 2.160 milliards de FCfa. Ce qui est largement supérieur aux prévisions de 1.596 milliards de FCfa de l’année dernière, a-t-il dit.
 
Le directeur général de la Planification et des Politiques économiques, Pierre Ndiaye, a souligné, de son côté, que sur la base des différentes mesures qui ont été mise en œuvre, d’importants résultats ont été enregistrés. Une croissance supérieure à 6% est notée. « C’est la première fois que le Sénégal aura enregistré une croissance supérieure à 6% en l’espace de deux années consécutives. Cela indique que l’économie est sur une nouvelle ligne de croissance », a-t-il dit. Il est d’avis que ces résultats découlent de nombreux efforts consentis pour la maîtrise de la rationalisation des dépenses.
 
Oumar BA

L’Institut sénégalais de recherches agricoles(Isra) vient de mettre au point 10 nouvelles variétés d’arachide. Ces variétés qui seront soumises à l’homologation, permettront d’augmenter et de stabiliser la production nationale ainsi que d’atteindre un certain niveau d’autosuffisance. 

Lors d’un atelier organisé, hier, dans ses locaux, l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra) a présenté aux producteurs et acteurs du secteur, 10 nouvelles variétés d’arachide. Conçues pour répondre à la problématique des changements climatiques, ces variétés, dont la plupart ont un cycle de maturité de 90 jours, vont permettre à notre pays d’asseoir sa place de grand producteur mondial d’arachide. Mais également stabiliser la production nationale. Leur utilisation dans le circuit de production, a expliqué le directeur général de l’Isra, sera une occasion pour remplacer les variétés traditionnelles existant et datant de plusieurs décennies et qui, avec le temps, ont perdu un peu de leur rendement génétique. « Ces dix variétés ont été conçues dans un contexte spécifique lié aux changements climatiques. Elles peuvent s’intégrer dans des zones pluviomètres importantes notamment dans la zone Sud pour remplacer une ancienne variété créée par l’Isra dans les années 50 », a souligné Alioune Fall. Selon lui, depuis l’année dernière, l’Institut sénégalais de recherches agricoles a homologué 7 variétés sur 10. En 2017, a-t-il ajouté, 10 autres variétés seront homologuées au Sénégal. Si le rendement actuel tourne autour de 2,5 à 3 tonnes à l’hectare, les variétés végétales découvertes pourront permettre de revoir à la hausse le rendement agricole. «Nous avons des variétés qui donnent jusqu’à 4,5 tonnes à l’hectare. Leur diffusion rapide permettra de stabiliser la production nationale et d’atteindre un certain niveau d’autosuffisance. Si l’on maîtrise les itinéraires techniques de production, la gestion de l’eau, on peut arriver à des records qu’on a jamais atteint au Sénégal», a soutenu M. Fall. A son avis, vu l’importance de notre tissu industriel, il faut travailler à l’augmentation de la production pour satisfaire les industriels.

Booster la productivité
L’Isra espère avoir encore un appui de ses partenaires techniques pour diffuser ces variétés dans le cadre du réseau alimenté par le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Waapp). Il s’agit notamment, d’après Alioune Fall, d’un financement entre la Banque mondiale et le gouvernement du Sénégal, qui permet de booster la productivité, à travers l’appropriation des innovations technologiques mises au point par la recherche. A l’en croire, tout cela combiné au processus de semence pré-base qui va être démarré cette année, permettra, dès 2018, de surpasser des quantités de variétés et des niveaux qui vont aider les producteurs à accéder le plus rapidement possible à ces variétés et mettre l’arachide sur l’envol.

Pour le Secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement Rural, Dogo Seck, « avec ces découvertes, nous pouvons fixer déjà des ambitions dans ce secteur ». Il a invité à une large diffusion de ces variétés à l’ensemble des producteurs.

Parmi les dix variétés mises au point figure le « Isara09-16. Son cycle de maturité est de 105 jours. Elle est tolérante à la sécheresse et a une bonne résistance à la cercosporiose précoce et à la rosette. Son rendement potentiel en gousses est de 2,5 tonnes par hectare et 3 tonne/ hectares en fanes. Le Isar 02-16 présente, de son côté, un cycle de maturité de 90 jours avec une bonne tolérance à la sécheresse et un rendement en fanes de 3,5 tonnes/hectare. Quant au Isar 03-16, elle fait partie des dix variétés les plus prolifiques avec une bonne tolérance à la sécheresse et un rendement potentiel en fanes de 4 tonnes/ hectare ainsi qu’un cycle de maturité de 90 jours.

Ibrahima BA

Les travaux de construction de l’aéroport international Blaise Diagne (Aibd) de Diass sont presque terminés avec un taux de réalisation de 94 %. Le directeur général de l’Aibd, Abdoulaye Mbodj, a indiqué, hier, au cours d’une visite d’une importante délégation des députés sur le site, que le premier vol est attendu sur cet aéroport en décembre prochain.

Cette fois-ci, c’est la bonne date. L’aéroport international Blaise Diagne (Aibd) de Diass sera fonctionnel en décembre 2017. Les assurances ont été données, hier, par le directeur général de l’Aibd, Abdoulaye Mbodji, au cours d’une visite d’une importante délégation de parlementaires sur l’initiative de la Commission de l’urbanisme, de l’habitat, de l’équipement et du transport de l’Assemblée nationale. Après le retrait de Saudi Bin Laden group (Sbg) au profit de Summa-Limak, les travaux avancent à grands pas, après seulement quatre mois de reprise des activités (septembre-décembre). L’ancien constructeur a préféré se retirer, l’année passée, à cause des divergences financières avec l’Etat du Sénégal. Il a toutefois accepté de sous-traiter la totalité des travaux restants (15 %) avec Summa-Limak.

Selon le directeur général de l’Aibd, les 94 % des travaux sont actuellement réalisés. Les 6 % seront achevés d’ici à avril prochain, dit-il. A cette occasion, M. Mbodj est largement revenu sur les péripéties de l’érection de ce hub aérien. « Face à certaines contraintes de l’aéroport international Léopold Sédar Senghor, a-t-il rappelé, il était nécessaire de le délocaliser ». « La vision a été grande avec 4.500 ha dédiés à la réalisation de l’Aibd », a-t-il reconnu. Aujourd’hui, seule la moitié de cet espace a été utilisée. Le reste est réservé aux travaux d’extension. Au démarrage, l’Aibd peut accueillir jusqu’à 3 millions de passagers par an avec une seule piste. Ce nombre peut atteindre 10 millions à l’avenir avec la réalisation d’une deuxième piste. « Nous avons un aéroport au standard international », se félicite Abdoulaye Mbodj, estimant qu’avec la nouvelle ville de Diamniadio, le centre médical city, la zone spécial économique intégrée de Dakar, etc., « l’Aibd sera le centre de gravité économique du Sénégal ». « Avec le transfert des activités déjà entamé, nous osons espérer le premier vol en décembre 2017 », a assuré M. Mbodj, qui a rendu un hommage aux députés qui ont cru au projet.

Après ce large exposé sur l’état d’exécution des travaux, les députés ont visité l’aérogare, la tour de contrôle, le bâtiment administratif, le hangar des pèlerins et le mur de clôture de l’ouvrage. A l’issue de la visite, la présidente de la commission de l’urbanisme, de l’habitat, de l’équipement et du transport de l’Assemblée nationale, Penda Seck Dieng, s’est dit satisfaite de l’état d’avancement des travaux. Ils sont, selon elle, à leur troisième visite sur le site depuis 2012. « Chaque fois, nous constatons qu’il y a un réel avancement des travaux. Nous sommes très satisfaits », a-t-elle dit. Mme Dieng demeure convaincue que le délai de livraison de l’ouvrage sera cette fois-ci respecté.

Souleymane Diam SY

Libération des impenses : 1, 237 milliard FCfa décaissé pour les indemnisations
Dans la phase d’exécution de ce hub aéroportuaire, les volets environnemental et social occupent une place de choix. A l’occasion de cette visite, la directrice environnementale et sociale de l’Aibd, Aissatou Thioubou a indiqué que 1,237 milliard de FCfa a été dégagé au titre des indemnisations (impenses agricoles, pertes de récoltes et pertes de ressources naturelles). Selon elle, 342 logements ont été construits sur le site de recasement ainsi que des équipements socio-collectifs (des écoles, des mosquées, un poste de santé). Sur ce nombre, 308 familles ont rejoint leurs sites, soit un taux d’occupation de 71 %. Alors que 1.200 ha ont été reboisés entre 2011 et 2016 pour compenser les impacts environnementaux, liés à la réalisation de l’infrastructure. Les défis restent, à en croire Mme Thioubou, la préservation du domaine aéroportuaire, la finalisation du Schéma directeur d’aménagement urbain (Sdau) de la zone autour de l’aéroport et le Plan d’urbanisme de détail (Pud) de Diass. Le directeur technique de l’Aibd, Alassane Ndiaye, a souligné que Summa Limak a engagé 1.600 agents dont 1.200 Sénégalais sur le chantier.

S. D. SY

Convention de concession : L’Etat se sépare à l’amiable avec Fraport
Le directeur général de l’Aibd, Abdoulaye Mbodji, a indiqué que Fraport a accepté de se séparer à l’amiable avec l’Etat du Sénégal pour la gestion de l’aéroport international Blaise Diagne de Diass. Fraport, était censé, en vertu d’une concession de 22 ans, gérer le nouveau hub dont les premiers travaux avaient démarré en décembre 2007. Le directeur général de l’Aibd, Abdoulaye Mbodj précise que cette convention de concession prévoyait 3, 2 % des frais d’assistance technique à payer à Fraport, 17% les sept premières années et 20 % de redevances de concession. Dans un contexte où la redevance par passager était passée en mai 2015 de 16.000 à 8.000 FCfa et celle de la sûreté de 4.000 à 2.000 FCfa, Fraport avait estimé que ce contrat n’était plus rentable et a décidé de se retirer en exigeant le remboursement des frais qu’il a dépensés depuis 2007. Ces frais étaient estimés à 6, 7 millions d’euros, soit 4,355 milliards de FCfa. A l’arrivée, selon M. Mbodj, Fraport a accepté de se retirer sans aucun dédommagement.

S. D. SY

Le chef de l’Etat Macky Sall, a présidé mercredi dernier, la cérémonie de réception de 20 véhicules 4x4 acquis dans le cadre du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (Praps). Il s’agit de 14 pick-up et de 6 stations wagons destinés à améliorer la mobilité des services de l’élevage.

Des services du ministère de l’Elevage et des Productions animales ont été dotés de matériels roulants. Il s’agit de 20 véhicules 4x4. La cérémonie de réception a eu lieu mercredi dernier sous la présidence du chef de l’Etat Macky Sall, en présence du Premier ministre et des membres du gouvernement. Selon le communiqué reçu à notre rédaction, c’est le président Macky Sall en personne qui a remis symboliquement les clés à Aminata Mbengue Ndiaye, ministre de l’Elevage et des Productions animales. Cette dernière a sacrifié à la tradition en remettant, à son tour, les mêmes clés au Dr Ibrahima Niang, coordonnateur du Praps. Au total, précise-t-on, les véhicules ont coûté environ 480 millions de FCfa. Ces véhicules sont destinés essentiellement à deux régions et six départements des zones couverts, aux deux antennes du Praps à Ndioum et Koungheul. La Direction des services vétérinaires (Dsv), la Direction de l’élevage (Direl) et la Direction des industries animales (Dia) recevront quatre véhicules. Les quatre véhicules restants sont destinés à l’Unité de gestion du Projet (Ucp). Selon le document, ces véhicules sont reçus une semaine après l’arrivée de trois containers de matériels de froid destinés à appuyer la Dsv dans l’amélioration de la santé animale et plus précisément la gestion des campagnes de vaccination du cheptel. Ainsi 70 réfrigérateurs dont 50 électriques et 20 mixtes (gaz-électricité), une chambre froide et 300 glacières de différents modèles ont été livrés à la Dsv. Quelque 96 millions FCfa ont été dépensés pour l’achat de ce matériel.

Aliou KANDE

« Larogal Aynakobé », une coopérative laitière, installée à Vélingara, continue son ascension. Après 14 ans d’existence, elle souhaite aller à la conquête d’autres marchés pour consolider ses acquis.

Créé en novembre 2002 grâce à l’Ong Agronomes et vétérinaires sans frontières (Avsf), la coopérative laitière « Larogal Aynakobé » de Vélingara regroupe 40 membres-éleveurs qui en sont propriétaires. Au début, le projet s’intéressait à la santé animale avant la mise en place de l’Unité de transformation laitière, dénommée « Larogal Aynakobé ». Sur un rayon de 15 kilomètres autour de Vélingara, les membres de l’unité collectent le lait et le livre à la laiterie. Ils sont ensuite rémunérés chaque mois en fonction du volume livré, à un prix fixé selon la saison (hivernage ou saison sèche) en concertation avec tous les acteurs de la filière.

Outre le comité de gestion chargé de superviser toutes les opérations, l’unité de transformation laitière qui s’est agrandie au fil du temps, emploie trois agents permanents : le gérant, le livreur, la femme de ménage. Après 14 ans de mise en service, le gérant de la coopérative, Alassane Baldé, souligne que « Larogal Aynakobé » a enregistré un succès énorme au rang duquel figurent, dit-il, la santé animale, l’approvisionnement correct en lait, en toute période, la réduction du vol de bétail. « Tous les éleveurs qui livrent du lait se voient obligés de suivre leur bétail nuit et jour parce que le lait est devenu un produit pour la survie », souligne-t-il. « Ce sont les membres-éleveurs qui produisent, transforment et vendent eux-mêmes le lait », magnifie le chef de service départemental de l’élevage de Vélingara, Ibra Diaw.

En 14 ans, le chiffre d'affaires de la laiterie « Larogal Aynakobé » de Vélingara a pris une courbe ascendante. Et les perspectives sont prometteuses, avec notamment la possibilité de livrer le produit dans les autres régions du pays. « Larogal Aynakobé » continue de donner satisfaction. « Aucune rupture n’est enregistrée dans la chaîne de production. Les éleveurs-producteurs livrent régulièrement du lait », se réjouit le gérant, précisant que par jour, la laiterie peut réceptionner plus de 8.000 litres. Le mois passé (août 2016), note-t-il, le plus grand fournisseur avec 800 litres, a encaissé près de 250.000 FCfa.

Livraison tardive des sachets d’emballage
Selon lui, les bénéfices réalisés sont réinvestis dans d’autres activités ou utilisés comme microcrédits au profit des éleveurs confrontés à des problèmes familiaux. Face à la concurrence du lait en poudre importé, la coopérative laitière a innové par la transformation et le conditionnement qui permettent de fabriquer de nouveaux produits tels que le lait caillé sucré, le lait frais pasteurisé, le yaourt et le « thiacry », fait de lait caillé et de couscous. Et cela grâce à l’appui du ministère de l’Elevage. Un appui composé d’une machine d’une valeur de 6 millions de FCfa et d’un véhicule pour la collecte et la distribution du lait.

La concertation entre les acteurs a permis de fixer des prix médians profitables à chacun et concurrentiels par rapport aux produits importés. Ainsi, le lait frais pasteurisé et le lait caillé sucré sont vendus à 500 FCfa le litre. Le « thiacry » et le yaourt coûtent 1.600 FCfa, le litre. Pour le moment, les produits dérivés de la transformation du lait sont commercialisés dans le département de Vélingara. Les commerçants sont de trois catégories : les grossistes (boutiques), les kiosques mis en place par la coopérative laitière (points stratégiques des villes) et les petits revendeurs qui s’approvisionnent auprès des grossistes. Ces petits revendeurs sont présents dans les marchés hebdomadaires.

Vers la conquête d’autres régions
Aujourd’hui, la seule difficulté à laquelle est confrontée « Larogal Aynakobé » reste la panne de sa machine de transformation laitière qui ne fonctionne plus depuis quelques temps. Elle a certes réceptionné récemment du matériel neuf. Mais des pièces essentielles manquent au rendez-vous pour faire fonctionner l’engin. Les responsables de l’unité sollicitent, à cet effet, un appui. En attendant l’arrivée de cette aide, les gestionnaires de « Larogal Aynakobé » sont retournés à leur ancienne méthode pour faire tourner leur outil de travail. Parallèlement à cet écueil, la commande de sachets d’emballage tarde aussi à être livrée. C’est pourquoi, la laiterie, même si elle peut livrer sa production dans d’autres régions du pays, attend la réception de cette commande pour tenter l’expérience de la distribution en dehors du territoire départemental.

Pour le gérant, Alassane Baldé, nul doute que « Larogal Aynakobé » ira à la conquête d’autres marchés à travers le pays dès qu’elle réceptionne sa commande de sachets estampillés de son logo et de ses identités. « Il ne faut pas qu’on se limite seulement à Vélingara, d’autant que le ministère de l’Elevage nous a offert un véhicule frigorifique avec lequel nous pourrons transporter, sans aucune difficulté, notre production jusqu’à Dakar ou dans d’autres régions du pays », soutient le gérant. Ce dernier invite le comité de gestion à aller dans ce sens. « Je ne souhaite pas qu’un seul sachet reste dans nos frigos », ajoute-t-il. Pour Oumar Baldé, livreur à la laiterie, le défi reste la distribution d’autant que « nous réceptionnons du lait en quantité excédentaire ». A Kolda, tout le monde est unanime que le lait local constitue une filière porteuse de croissance avec une forte participation des femmes.

Souleymane Diam SY

Présente au Sénégal via le projet Ter, la multinationale Engie annonce la signature d’un partenariat avec l’Agence nationale des énergies renouvelables (Aner). Selon un communiqué, l’accord porte sur l’accélération du développement des énergies renouvelables dans le pays notamment à Dakar.

Engie compte apporter sa contribution pour l’accès à l’énergie solaire. C’est dans ce cadre que cette multinationale présente, depuis 50 ans, en Afrique, a noué un partenariat avec l’Agence nationale des énergies renouvelables (Aner). Selon un communiqué, le premier volet de cet accord porte sur le développement de l’énergie solaire à destination des particuliers en logements collectifs ou individuels. « L’objectif visé est d’étudier le déploiement, dans un premier temps, de ces solutions auprès de 11.000 ménages de la ville de Dakar et de sa banlieue. Un accent sera mis sur les panneaux solaires photovoltaïques pour la production d’électricité et les chauffe-eaux solaires pour la production d’eau chaude », lit-on dans le document. L’Aner et Engie étudieront ensemble les solutions de financement de ces équipements pour faciliter leur déploiement auprès des clients.  Engie s’engage également dans cet accord à développer des Contrats de performances énergétiques (Cpe) auprès des opérateurs industriels et du secteur tertiaire des grandes agglomérations du Sénégal. L’objectif est de réduire la consommation énergétique des sites et de contribuer à l’équilibre du système électrique sénégalais. Elle adaptera, au Sénégal, le concept de Cpe qu’il a déployé depuis de nombreuses années sur l’ensemble de ses marchés de clients industriels et grands tertiaires partout dans le monde.

Le dernier volet de cet accord porte sur la participation d’Engie à  un « cluster industriel » pour promouvoir les énergies renouvelables, notamment via des actions de formation professionnelle et d’un renforcement du tissu industriel local. «Engie vise à accompagner la politique énergétique du Sénégal par son expérience technique et ses capacités financières, en partenariat étroit avec les acteurs locaux. L’accord que nous venons de signer aujourd’hui reflète notre volonté d’être un acteur majeur dans les énergies renouvelables et services en Afrique et de remédier aux énormes problèmes d'approvisionnement énergétique du continent», soutient Isabelle Kocher, Ceo de Engie.

Au Sénégal, Engie est également présente via le projet Ter (Train express régional Dakar-Diamniadio-Aibd) en partenariat avec Thales pour la partie conception et réalisation des infrastructures et systèmes. Le Groupe est aussi présent avec le projet Senergy. Il s’agit d’une centrale photovoltaïque de 30 Mégawatts située à Santiou Mekhé (Commune de Méouane, département de Tivaouane) dont la mise en service est prévue en mars prochain.

Aliou KANDE

Libérer les capitaux internationaux afin de dynamiser l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest. Tel est, selon un communiqué de presse de EnergyNet, l’un des objectifs du Sommet sur la coopération régionale dans le domaine de l'énergie qui se tiendra à Abidjan (en Côte d’Ivoire) du 26 au 27 janvier 2017 et qui portera sur les opportunités de projets transfrontaliers et les investissements dans l’ensemble de la région ouest-africaine.

Le sommet sur la coopération régionale dans le domaine de l'énergie, qui aura lieu à Abidjan (en Côte d’Ivoire) les 26 et 27 janvier prochains, traitera des possibilités d'investissement et de projets énergétiques transfrontaliers en Afrique de l'Ouest, indique la source. La coopération transfrontalière en Afrique de l'Ouest est essentielle au développement de mécanismes qui facilitent le commerce et les échanges d'énergie entre les États, souligne les initiateurs de cette rencontre. « La Côte d'Ivoire, l'un des pays d'Afrique subsaharienne enregistrant la plus forte croissance, est un point d'accès prisé pour les entreprises internationales et africaines désireuses d'investir en Afrique de l'Ouest. C'est également dans ce pays que se trouve le siège social de la Banque africaine de développement. Ces éléments seront pris en compte lors du sommet dont l'objectif premier est d'attirer les capitaux internationaux afin de poursuivre l'intégration régionale de l'Afrique de l'Ouest », justifient-ils.

Selon eux, des exemples en Afrique du Sud et au Maroc ont montré les avantages que présentent les projets énergétiques indépendants bien gérés témoignant d'une direction transparente et efficace conforme aux exigences des organismes multilatéraux et du secteur privé.

Les conférences proposées, note-t-on, seront centrées sur la coopération régionale et la distribution d'électricité, l'importance du gaz dans l'accélération du rythme de développement de la région, le rôle du secteur privé et les moyens de financement des projets innovants.

A cette occasion, le directeur exécutif du Système d'échanges d'énergie électrique ouest africain et de la Cedeao, Siengui Ki, présentera des études de cas fructueuses et de projets concrets en attente d'investissement. Parmi les intervenants de la région, il y aura également le directeur général de Senelec (Sénégal), Mouhamadou Makhtar Cissé, le responsable des contrats et des achats d'énergie chez Nbet (Nigeria), Yesufu Longe Alonge, le directeur général de l'Agence nationale des énergies renouvelables (Aner) au Sénégal, Djiby Ndiaye, et le responsable du pôle énergies renouvelables et domestiques au ministère de l'Énergie et de l'Industrie de la Guinée-Bissau, Júlio António Raúl.

Mamadou SY

Toutes les conditions sont actuellement réunies pour produire 80.000 tonnes de tomate industrielle dans le Delta et la vallée du fleuve Sénégal, a déclaré, hier, le président du Comité national de concertation de la filière tomate industrielle (Cncfti), Abdoulaye Dieng.

Le président du Comité national de concertation de la filière tomate industrielle (Cncfti), Abdoulaye Dieng, qui s’exprimait hier à l’occasion d’un atelier de partage des propositions d’accompagnement du Cncfti, organisé à Saint-Louis par le Bureau d’analyses macro-économiques (Bam) de l’Isra, en étroite collaboration avec le Fonds national de développement agro sylvo pastorale (Fndasp), a noté que toutes les conditions sont actuellement réunies pour produire 80.000 tonnes de tomate industrielle dans le Delta et la vallée du fleuve Sénégal. Il a estimé que si la campagne de production se déroule correctement, les paysans du delta et de la vallée pourraient se retrouver, d’ici à fin février 2017, avec 80.000 tonnes de tomate industrielle. Profitant de cette occasion, il a réitéré l’engagement de tous les acteurs de la filière à contribuer efficacement à faire du Sénégal un pays non seulement autosuffisant en tomates industrielles, mais aussi exportateur de concentrés de tomates.

Cette vision, a-t-il précisé, se construit au-delà des intérêts individuels et des difficultés saisonnières. Elle est, aujourd’hui, assez partagée pour être « le lien qui nous permet de surmonter les épreuves et de continuer à nous battre et à regarder plus ce qui nous regroupe que ce qui pourrait nous séparer ». S’étant réjoui des mesures prises par l’Etat, la Saed et les autres partenaires pour soutenir la filière tomate, M. Dieng a également assuré que des contrats de production ont été déjà signés avec les sociétés industrielles de transformation de tomate, notamment avec la Socas et avec deux autres sociétés agro-industrielles telles que Takamoul Food et Agroline.

Pour sa part, le directeur du Bam de l’Isra, Dr Djiby Dia, a noté avec satisfaction le partenariat exemplaire existant entre le Fnsdap et le Bam dans le but d’accompagner la filière tomate.

Dans ce cadre, le Bam a mis en place un protocole consistant à réviser les instruments de gouvernance du Comité tomate (statuts, règlement intérieur, etc.) pour leur mise en conformité avec la Loi d’orientation agro-sylvo-pastorale (Loasp) en son article 25 et au décret 2008/1260 du 10 novembre 2008 portant reconnaissance, organisation et fonctionnement des organisations interprofessionnelles agricoles.

Des mesures prises pour accompagner la filière
A l’en croire, ce protocole consiste aussi à renforcer les capacités des acteurs de la filière tomate par l’identification des besoins prioritaires de formation en vue de renforcer les capacités de gouvernance et de régulation de cette filière, mais aussi de délivrance de services aux membres.

Le Bam s’évertue également à faciliter les concertations entre le collège des producteurs et le collège des agro-industriels sur la régulation de cette filière et à effectuer un travail d’information et de sensibilisation des acteurs de la filière sur les enjeux de développement de cette filière. L’objectif global de cet atelier, a-t-il souligné, est de stabiliser et de valider les propositions issues des concertations faites auprès des acteurs stratégiques (producteurs et industriels) et d’appui (Saed, Cncas, Centres de gestion d’économie rurale (Cger), etc.). Le représentant du directeur exécutif du Fndasp, Mohammed Simon Ndène, est revenu largement sur l’importance de cette rencontre. Il a, à cet effet, rappelé que la loi d’orientation agro-sylvo-pastorale (Loasp) est promulguée depuis juin 2004 et qu’elle décline le cadre juridique, institutionnel et financier des politiques agricoles pour le Sénégal sur une période de 20 ans. Cette loi est, selon lui, reconnue par tous les acteurs pour instituer les changements législatifs capables de soutenir la modernisation de l’agriculture et la revalorisation des métiers de l’agriculture.

Il a également souligné que le Cncfti a sollicité, du Fndasp, un accompagnement pour sa mutation en organisation interprofessionnelle (Oia) afin de fonctionner de manière plus efficiente et participative et donner plus de portée à ses décisions, ses relations avec l’Etat et les autres partenaires.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Dans les villages de Madina Carrefour et de Bondji Sebbé, situés à Bakel, les forages réalisés par le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) vont au-delà de leur vocation première d’apporter de l’eau potable aux populations. Dans la première localité, l’excédent d’eau a permis aux femmes de développer un périmètre maraîcher. Dans la seconde, le surplus de liquide précieux leur a permis de s’activer dans la revente de l’eau. 

Salade, choux, carotte, navet, aubergine, oignon, etc. Dans le périmètre maraîcher des femmes de Madina Carrefour, village situé à dix kilomètres de Bakel, à l’intersection de la bretelle qui mène à Ourossogui, différentes plantes horticoles s’épanouissent sous un soleil clément. Au milieu des jeunes plants qui s’étendent sur une superficie de 600 mètres carrés, Faty Bâ, la quarantaine, petite taille, enlève précautionneusement les mauvaises herbes. A l’autre bout du jardin, Aminata Bâ, quant à elle, arrose les jeunes pousses à l’aide d’un pot troué. Bien que le village dispose d’une pompe manuelle depuis 2002, l’eau que cette dame utilise provient du mini-forage de 1,5 m3/heure que le Pudc a réalisé pour un coût de 17 millions de FCfa. Il est fonctionnel depuis mars 2016. Dans ce village fondé en 1989 et qui accueille des Sénégalais jadis installés en Mauritanie, mais contraints au retour au pays natal au lendemain de l’éclatement du conflit sénégalo-mauritanien, le volet « Promotion des chaînes de valeurs » du Pudc trouve sa traduction la plus parfaite.

Le jardin villageois reverdit
Ce volet s'inscrit dans l'objectif global du renforcement de la productivité agricole et de l'élevage et le développement de l'entreprenariat rural. A cet effet, la stratégie repose sur la mise en place de périmètres irrigués autour des forages qui prévoit l'affectation de 25 à 50 % de la superficie à la production fourragère afin de lever la contrainte d'alimentation animale en saison sèche et le développement de périmètres maraîchers pour permettre aux populations locales de s’occuper des activités génératrices de revenus. Cette approche de développement économique et sociale, les femmes de Madina Carrefour l’ont très bien comprise. En effet, dès que le mini-forage d’une capacité de stockage de 5.000 litres a été livré, elles ont ressuscité leur jardin communautaire. « Ce périmètre maraîcher a été aménagé avec l’installation de la pompe manuelle en 2012, malheureusement, l’expérience est coupée court par manque d’eau. Mais, grâce à ce forage, nous avons repris nos activités », confie Oumou Demba Bâ, une des exploitantes du jardin villageois.
Parti d’une situation de manque d’eau, ce village peul est arrivé donc à se retrouver avec suffisamment de liquide précieux à même de permettre aux femmes de s’adonner au maraîchage. Aussi, les 3.500 têtes de bétail ne divaguent plus à la recherche d’eau pour se désaltérer. Le plus grand souhait de ces braves dames, c’est de voir leur périmètre maraîcher clôturé pour le protéger contre les animaux en divagation et les rats ravageurs de plantes. Pour l’instant, juste des branchages de fortune font office de mur de barrière. « Avec une bonne clôture, nous aurons de bons rendements. Nous pourrons vendre une partie et consommer le reste », se projette Hawa Bâ. Cette doléance n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd puisque le Pudc a promis d’y accéder favorablement.

Le créneau porteur de la revente de l’eau
Autre village, même type de forage. On est à Bondji Sebbé distante de 15 km de Madina Carrefour. Cependant, ici, l’approche dans la valorisation de l’excédent d’eau est différente. Dans ce village où se tient un grand marché hebdomadaire, tous les jeudis, les femmes ont trouvé une bonne astuce pour se faire un peu d’argent : la revente d’eau. L’ouvrage hydraulique d’un débit de 2,5 m3/heure pour une capacité de stockage de 5.000 litres, est implanté au cœur du village. Tout autour, des dizaines de bidons de 20 litres sont alignés et attendent d’être remplis. Coumba Dembélé est l’une des propriétaires. Elle en possède une cinquantaine. Assise sur le rebord de la murette surmontée de grillage qui protège les deux bouches de robinet, cette vendeuse d’eau attend tranquillement son tour. Elle achète le bidon d’eau à 10 FCfa et le revend à 100 FCfa ou à 150 FCfa, selon la période de l’année aux commerçants du marché hebdomadaire. De quoi permettre à cette mère de famille de subvenir aux petits besoins de sa famille. « Les bénéfices que j’en tire me permettent d’acheter du sucre, du savon, du lait pour mes enfants », confie la quinquagénaire. Comme Coumba Dembélé, elles sont nombreuses les femmes qui, grâce au forage du Pudc, ont investi le créneau de la revente de l’eau pour gagner de l’argent. Quant aux recettes tirées de la vente de l’eau aux femmes revendeuses, le Comité de gestion du forage les utilise pour intéresser le conducteur du forage et pour la maintenance de l’ouvrage hydraulique. Comme on le voit donc, la mission du Pudc n’est pas uniquement de réaliser des forages, des châteaux d’eau, des pistes de production et d’électrifier des villages. L’esprit de ces services de base ainsi offerts est de booster l'économie locale et de contribuer à une croissance inclusive à travers une approche intégrée de chaine de valeur.

De notre envoyé spécial à Bakel, Elhadji Ibrahima THIAM

Le Syndicat des cultivateurs, maraîchers et éleveurs du Sénégal, a déclaré qu’avec la taxation des produits arachidiers à l’exportation, l’Etat a mis fin à des intérêts crypto-personnels dans cette campagne de commercialisation arachidière. Il a appelé l’Etat à accorder plus de soutien au monde rural.

« La campagne agricole arachidière suit son cours normal », selon le responsable du Syndicat des cultivateurs, maraîchers et éleveurs du Sénégal, affilié à la Confédération des syndicats autonomes (Csa) dans le département de Nioro, Ibou Thiam.
Pour ce dernier qui était dans nos locaux pour éclairer l’opinion sur la conduite de la campagne arachidière, l’Etat a le devoir d’organiser la filière dans l’intérêt de tous les acteurs. « Il y a beaucoup de radotages concernant l’arachide, car l’Etat a mis fin à des intérêts cryptos personnels. Le problème, c’est qu’il a décidé de réglementer les importations », déclare-t-il. Il a toutefois noté que l’Etat devrait fixer plus tôt que prévu le tarif du kilogramme de l’arachide. « Pour cette année, nous ne sommes pas d’accord sur la démarche du gouvernement. Il fallait arrêter le prix avant le mois de juin. Car, nous avons des charges familiales comme la scolarité de nos enfants », a dit le chargé de revendication du syndicat des cultivateurs, maraîchers et éleveurs du Sénégal basé à Paoskoto, à Nioro du Rip. A l’en croire, « l’arachide se vend à des prix normaux ».

« De 210 FCfa, nous pouvons vendre jusqu’à 250 FCfa. Dire que la campagne ne marche pas, c’est faire preuve de malhonnêteté. Notre démarche ne relève pas de la démagogie. Nous avions dénoncé, dans le passé, la démarche du président de la République, du ministre de l’Agriculture ; mais, ils ont pris maintenant la bonne direction. Nous voulons que l’Etat nous aide davantage », avoue-t-il. Confirmant que les Chinois payent mieux que le prix fixé par l’Etat du Sénégal au kilogramme, M. Thiam a laissé entendre que les taxes sur les exportations sont à saluer. « Tout homme d’affaires sénégalais qui va en Chine, paiera des impôts », a-t-il déclaré. Selon lui, « soutenir que les Chinois ont acheté toute l’arachide de qualité relève de l’illusion ».

Il a soutenu qu’avec l’actuel régime, les bons impayés relèvent désormais du passé. « Je ne suis pas orienté par une démarche politique », a martelé l’agriculteur, non sans plaider pour une dotation conséquente en semences, engrais et en matériels agricoles. Il a aussi déploré le marché noir, dénommé « mbappat », qui a été moins fréquent cette année dans le monde rural.

Serigne Mansour Sy CISSE

Les Pme ont besoin de lisibilité pour une meilleure compétitivité sur le marché. Pour cela, la labellisation semble être comprise par les start-up dont 130 ont déjà engagé le processus.

Un atelier sur la labellisation des Petites et moyennes entreprises (Pme), une trouvaille de l’Agence de développement et d'encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme) a eu lieu hier à Dakar. Selon le chargé de programme financier, Ibrahima Sériba Ndiaye, cette initiative de labellisation a démarré depuis juillet 2016. Pour en bénéficier, l’entreprise doit être légalement constituée (registre de commerce, Ninéa…) au sens de la loi. Le but, c’est de permettre à l’entreprise de mieux se connaître, de renforcer la relation de confiance avec les partenaires financiers et de faciliter l’accès au financement à des taux préférentiels pour une amélioration de leur lisibilité, de la qualité du management et du « monitoring ».
« Nous n’avons pas d’objectif de nombre à labelliser mais, c’est un programme intéressant pour toutes les entreprises. Si nous arrivons à avoir 1.000 Pme labellisées, c’est tant mieux », a indiqué le chargé de programme financier de l’Adepme. Il a laissé entendre que ce programme est financé par la Banque africaine de développement (Bad). « C’est pourquoi, dit-il, on ne peut pas parler de volume de financement, parce que c’est continuel ».

Après le lancement de cette initiative, des tournées ont été faites dans plusieurs régions du Sénégal : Thiès, Saint-Louis, Ziguinchor pour 130 entreprises qui ont déjà engagé le processus de labellisation.
Jetant un regard critique sur le secteur informel, Ibrahima Sériba Ndiaye de noter qu’il s’est bien développé. Ce qui fait que nombre de Pme préfèrent y rester. « Les chefs d’entreprise du secteur informel pensent qu’en quittant ce milieu, ils vont payer davantage d’impôts. Une entreprise, c’est la création de valeur ; elle a besoin d’avancer », a-t-il soutenu tout en reconnaissant que la compétition est serrée dans ce secteur.
Le chargé de programme financier analyse que la mort prématurée des petites entreprises est due à un environnement des affaires pas du tout propice. « L’idée, c’est de réfléchir sur l’environnement des affaires avec un projet bien ficelé», a-t-il fait croire, sans dire plus de détails sur le fonds à frais partagés, qui sert à appuyer l’assistance technique, la formation (de 50 à 75%) ; bref, les services non financiers des Pme.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le Rassemblement des amis du mouton du Saloum (Rams), en partenariat avec tous les acteurs de l’élevage des trois départements de la région de Kaolack, a initié une semaine de l’élevage destinée à trouver des solutions et développer davantage le secteur dans la région naturelle du Saloum, a constaté l’Aps.

L’activité qui se déroule depuis vendredi dernier dans les locaux d’Agropov Kaolack est une occasion pour le public de découvrir les « diverses richesses de l’élevage dans toutes ses facettes », a indiqué, le président du Rams, Mamadou Gaye. Ainsi, jusqu’à jeudi prochain, seront exposés des moutons de races « Ladoum » et soudanaise, des chèvres, des pigeons, des canards, des chevaux, des bergeries, des poulets, etc., a-t-il souligné. Cette semaine de l’élevage permet aussi de rassembler, de communier et d’échanger avec les éleveurs des trois départements (Kaolack, Guinguinéo, Nioro) de la région et de trouver des solutions et développer l’élevage dans la région naturelle du Saloum, a-t-il estimé. Selon lui, « l’élevage est en train de se redresser à Kaolack grâce au dévouement des éleveurs de la région ». il a, en outre, expliqué que l’ambition du Rams, « c’est de développer l’élevage, de sorte que la population de la région de Kaolack ne dépendra plus des moutons maures au moment des fêtes de Tabaski ». M. Gaye, qui a salué les efforts entrepris par le ministre de l’Elevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye, dans le secteur, a déploré la persistance des vols.

(APS)

Le premier questeur de l’Assemblée nationale, Daouda Dia, accompagné de quelques uns de ses collègues, a réceptionné, dimanche, une motopompe offerte par la Fondation Mimran au groupement des femmes de Ganguel Soulé et environs.

Rouler sur l’axe Wendou Bosséabé-Ganguel Soulé ou Hamady Hounaré-Ganguel Soulé requiert de la patience. Du fait de la réalisation de cet axe et du pont de Ganguel Soulé dans le Programme d’urgences de développement communautaire (Pudc), il faut passer par les déviations notamment des pistes poussiéreuses pour rallier le village du grand érudit de l’Islam Cheikh Moussa Camara. Le maire de Orkadiéré, Daouda Dia, par ailleurs, premier questeur à l’Assemblée nationale et sa collègue Mariame Kane, native du village, ont mis à profit leur rencontre avec les éleveurs de la région de Matam pour réceptionner la motopompe offerte par la Fondation Mimran au groupement des femmes de ce village et environs. D’une valeur de 10 millions de FCfa, cette machine, une vieille doléance des femmes du village, leur permettra de reprendre leurs activités de maraîchage. Après avoir rendu hommage à leur bienfaiteur, le député Mariame Kane a rappelé que les femmes du village n’ont pas pu exploiter leur périmètre maraîcher cette année car leur ancienne motopompe est tombée en panne.

Selon elle, cette motopompe constitue une étape importante pour l’autonomisation des femmes de Ganguel Soulé et environs à l’image de celles de Wendou Bosséabé qui exploitent, depuis longtemps, un vaste périmètre agricole grâce à l’appui de l’homme d’affaires Harouna Dia. « Nous devons aider toutes les femmes du département et de la région à être autonomes », a plaidé le député. « Cette motopompe sera d’un grand apport pour l’indépendance économique des femmes de la zone d’autant que les populations tirent l’essentiel de leurs revenus de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche », a insisté Mariame Kane pour qui il n’y a pas un geste si salutaire que d’aider des femmes à gagner dignement leur vie. Pour sa part, le premier questeur à l’Assemblée nationale, Daouda Dia, s’est engagé à apporter tout le matériel nécessaire pour faire fonctionner la motopompe dans les plus brefs délais. « Cette machine permettra aux femmes d’être économiquement autonome et de subvenir à leurs besoins », a-t-il magnifié. Auparavant, la présidente du groupement des femmes de Ganguel Soulé, Mariame Doro Ndiaye, et le chef du village, Amadou Ndao, ont salué ce geste de la Fondation Mimran qui va contribuer à satisfaire les préoccupations des femmes de la zone.

S. D. SY

Niché dans la savane arborée de Saraya, à cinq bornes de la frontière avec la Guinée, le village de Sekhoto va bientôt disposer d’un nouveau forage grâce au Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc). La mise à l’essai a été effectuée, avec succès, samedi dernier.

Quand les premiers jets d’eau ont giclé de la bouche du forage sous la pression de la foreuse, les salves d’applaudissements de la petite foule, essentiellement composée de femmes et d’enfants, massés autour du chantier, se sont joints au bruit sourd de la machine plongeant ainsi le village de Sekhoto dans une petite frénésie. La mise à l’essai du mini-forage d’un débit de 5 m3/heure dont les travaux avaient démarré ce samedi 7 janvier même, au petit matin, vient de réussir. Il reste à installer les équipements nécessaires pour que les 300 habitants de ce village profitent pleinement de cet ouvrage réalisé par le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc).

Le vieux Tening Kondjira, 72 ans, contient mal sa joie. La lueur radieuse qui traverse son visage ridé l’illustre. « Nous sommes très contents et remercions du fond du cœur les autorités pour avoir pensé à nous doter de ce forage qui va certainement alléger la corvée des femmes », dit-il. Le chef du village, Ansoumana Camara, fait chorus. « Nous avions un forage, mais il est tombé en panne depuis 2014. Depuis, nous nous approvisionnons au puits ou à la rivière située à 5 kilomètres d’ici ».

Le village de Sekhoto est situé à 40 kilomètres de Kédougou, dans le département de Saraya. Il fait partie de la commune de Madina Bafé. Mais, comme beaucoup d’autres bourgades de la zone, Sekhoto est confronté, de manière récurrente, à des problèmes d’accès à l’eau potable. Implanté en plein pays Dialonké, à la confluence des montagnes de Fongolimbi et de la frontière sénégalo-guinéenne située à cinq bornes de là, il dispose certes d’un centre de santé et d’une école, mais reste difficile d’accès par voiture. Pour arriver dans ce patelin, fondé en 1935, il faut, en effet, braver bien des péripéties au milieu d’un relief accidenté. Savanes broussailleuses, végétations touffues, marécages, pistes rocailleuses et cahoteuses se succèdent dans un environnement hostile. Comme quoi, avec le Pudc, même les localités les plus reculées du Sénégal comptent.

Comme à Koumoussaboto donc, ici, les habitants qui vivent essentiellement d’activités agricoles, ont réservé un accueil des plus chaleureux à la délégation du Pudc venue constater, de visu, l’avancement des travaux de ce forage d’une profondeur de 60 mètres. Cet ouvrage hydraulique fait partie d’un lot de 23 forages de type « marteau de fond de trou » mis en service par le Pudc dans la région de Kédougou qui se caractérise par un sol rocheux rendant difficile l’accès à l’eau potable à de nombreux villageois. Ainsi, une fois tous ces forages fonctionnels, ce sont plus de 20.000 habitants de la région du sud-est qui bénéficieront d’une eau potable pour leurs besoins domestiques et pour l’abreuvage des troupeaux.

De notre envoyé spécial à Kédougou, Elhadji Ibrahima THIAM

L'avenir du secteur agricole en Afrique de l’Ouest a été au centre de la réflexion de l’université paysanne du Réseau des organisations paysannes et de producteurs d’Afrique de l’Ouest (Roppa), tenue à Thiès du 5 au 9 janvier 2017.

L’occasion a été saisie par les nombreux participants venus de 14 pays membres de la Cedeao de mettre en exergue la formation des producteurs et paysans qui, de l’avis de Bassiaka Daou, président du Conseil d’administration de la Fédération des paysans du Burkina Faso et trésorier général du Conseil d’administration du Roppa, doivent aujourd’hui bénéficier de capacités qui leur permettent de mieux appréhender les politiques agricoles, comprendre les itinéraires techniques de productions culturales et conduire des transactions commerciales, entre autres.

Ainsi, a-t-il indiqué, l’organisation paysanne travaille dans cette dynamique à asseoir un véritable projet de formation pour atteindre le plus grand nombre de paysans et producteurs afin de leur permettre de renforcer leurs capacités et d’être aptes à exposer et à défendre leurs préoccupations devant les décideurs et partenaires. D’où, selon lui, « les sessions régulières de renforcement des capacités que nous organisons à l’intention de nos membres ».

Selon lui, cette session de formation vise à s’approprier et à approfondir les propositions relatives au projet global issu des différentes recommandations formulées par les participants. Cette initiative, assure-t-il, a pour objectif de renforcer les capacités  des principaux leaders dans les prochaines négociations tant au niveau national que régional sur les nouveaux Programmes régionaux d’investissement pour l’agriculture, la sécurité alimentaire et nutritionnelle (Priasan)/Plan national d’investissement agricole (Pnia).

La rencontre a permis de noter également les acquis qui ont été enregistrés dans les nombreux programmes de formation du réseau et pour lesquels, une large place a été accordée aux échanges d’informations et d’expériences entre membres des différents pays. L’université paysanne du Roppa est un cadre référentiel de base d’un outil de formation et de renforcement des acteurs paysans dans la professionnalisation et l’acquisition de connaissance de meilleures conditions d’hygiène, entre autres, par rapport aux exigences et des enjeux du développement actuel.

Mohamadou SAGNE

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