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Affaires et Finances (2551)

La pêche fait travailler plus de 3 millions de personnes, particulièrement les femmes et les jeunes dans l’écorégion Wamer constitué du Sénégal, de la République de Guinée, de la Guinée-Bissau, de la Gambie, du Cap-Vert, de la Mauritanie et de la Sierra Léone.

La pêche joue un rôle important dans l’écorégion Wamer qui couvre le Sénégal, la République de Guinée, la Guinée-Bissau, la Gambie, le Cap-Vert, la Mauritanie et la Sierra Léone. Selon le secrétaire exécutif de l’Association ouest africaine pour le développement de la pêche artisanale (Adepa), Moussa Mbengue, le secteur de la pêche fait travailler 3 millions de personnes dans ces 7 pays. Mieux, ajoute M. Mbengue qui s’exprimait, hier, lors d’un atelier sous-régional de capitalisation des meilleures pratiques de cogestion des ressources marines et côtières dans l’écorégion Wamer, la pêche constitue une source de nourriture importante pour ces Etats et une richesse pour les communautés côtières. Moussa Mbengue informe que dans l’espace Wamer qui couvre une superficie de 1,6 million de km2 et s’étend sur 3.700 kilomètres de côte, le potentiel de capture dans cette zone est évalué à 2,203 millions de tonnes. Pour les débarquements, ils sont estimés à 2 millions de tonnes dont 77 % de petits pélagiques. « L’écorégion Wamer est caractérisée par une diversité et une richesse d’écosystèmes marins et côtiers », ajoute-t-il.

Cependant, en raison d’un « déficit de gouvernance », la durabilité du secteur est fortement menacée. Les ressources halieutiques deviennent de plus en plus rares même si une solution alternative semble être trouvée avec la cogestion des ressources que Moussa Mbengue considère comme « le mode de bonne gouvernance qui pourrait contribuer à une meilleure gestion des ressources halieutiques ». Pour améliorer la gouvernance des pêches dans l’espace Wamer, l’Union européenne et le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) ont cofinancé le programme « gouvernance, politiques de gestion des ressources marines et réduction de la pauvreté dans l’écorégion Wamer ». Un programme mis en œuvre depuis 2012 et qui doit prendre fin en décembre.

Identifier les meilleures pratiques de pêche
Des acteurs et parties prenantes de la cogestion des 6 pays d’intervention du programme GoWamer ont effectué, du 2 au 4 novembre 2017, une visite d’échanges dans les sites de cogestion au Sénégal, notamment à Kayar, Ngaparou et Joal. Plus de dix jours après, ces mêmes acteurs se retrouvent à Dakar pour un atelier sous-régional de capitalisation des meilleures pratiques de cogestion des ressources marines côtières dans l’écorégion Wamer. Selon le secrétaire exécutif de l’Association ouest africaine pour le développement de la pêche artisanale (Adepa), les résultats attendus de cet atelier de deux jours (16 au 17 novembre) est d’identifier les meilleures pratiques de cogestion des ressources marines et côtières dans l’écorégion Wamer. Il sera aussi question, ajoute Moussa Mbengue, d’identifier « les forces et les faiblesses » de la cogestion et proposer des pistes de renforcement.

Aliou Ngamby NDIAYE

La flotte de la compagnie aérienne sénégalaise va s’enrichir, en 2018, de deux nouveaux avions. La commande a été passée au salon aéronautique de Dubaï.

La compagnie nationale « Air Sénégal » a signé un protocole d’accord portant sur une commande deux avions A330 neo, une nouvelle version remotorisée du gros-porteur best-seller A 330, indique un communiqué de Airbus. Cet accord a été paraphé en présence du ministre des Transports aériens et du Développement des infrastructures aéroportuaires du Sénégal, Maïmouna Ndoye Seck qui a pris part au salon aéronautique de Dubaï.

Les autorités du groupe d’Airbus indiquent que ces deux appareils seront mis en ligne par « Air Sénégal » en 2018 et que « la compagnie prévoit d’exploiter l’A330 neo pour développer son réseau de lignes moyen et long-courrier, tout en tirant parti de ses technologies avancées et de son efficacité opérationnelle accrue ». Ces deux gros porteurs, précise le texte, « contribueront à la croissance et à l’expansion commerciale future de la compagnie ». « L’aviation est un catalyseur du développement économique du pays. Cette transaction témoigne des ambitions du Sénégal en matière de croissance économique et s’inscrit dans le cadre de sa stratégie pour la progression du pays vers l’émergence », a déclaré Philippe Bohn, directeur général de « Air Sénégal » cité dans le texte. « L’A330 neo a d’ores et déjà démontré qu’il est l’avion idéal, offrant de faibles coûts d’exploitation, une capacité long-courrier et de hauts niveaux de confort. Nous attendons avec impatience sa mise en service qui nous permettra d’offrir à nos clients des services haut de gamme », a-t-il ajouté.

« Nous sommes très heureux d’accueillir « Air Sénégal » parmi nos clients A330 neo qui bénéficie des dernières avancées technologiques en matière d’économie de carburant ainsi que d’un confort, d’une régularité technique et d’une efficacité opérationnelle inégalés », a déclaré John Leahy, chef de l’exploitation à Airbus. « L’A330 est le choix idéal qui permettra à « Air Sénégal » de bâtir son réseau et de devenir la compagnie bénéficiant de la croissance la plus rapide en Afrique de l’Ouest », a-t-il soutenu.

L’A330 neo, la toute dernière génération de la famille des gros porteurs d’Airbus, lancé en juillet 2014, bénéficie de la rentabilité, la polyvalence et la régularité technique reconnues de la famille A330, tout en affichant une réduction de la consommation de carburant de l’ordre de 25 % par siège, indique le groupe Airbus, précisant que les A330 neo sont équipés de moteurs Trent 7000 de Rolls-Royce de toute dernière génération et d’une nouvelle voilure de plus grande envergure, dotée de dispositifs d’extrémités de voilure. La compagnie aérienne du Sénégal a acquis deux aéronefs Atr, une option que le directeur général juge meilleure que la location.

Mamadou SY

Construire une compagnie nationale solide, sûre et qui gagne rapidement la confiance des clients. C’est l’ambition de Philippe Bohn, directeur général d’Air Sénégal SA. Dans cet entretien, M. Bohn a dévoilé quelques secrets de sa recette pour positionner le pavillon national aussi bien dans la sous-région qu’à l’international. Il n’a pas manqué de saluer l’engagement des plus hautes autorités qui a permis d’acquérir deux aéronefs ATR, une option qu’il juge meilleure que la location. Le recrutement des pilotes, la reprise des personnels de l’ex Sénégal Airlines ont également été abordés par le directeur général d’Air Sénégal SA.

Imaginiez-vous un jour diriger la compagnie nationale Air Sénégal ? Et qu’est-ce qui vous a poussé à accepter le poste ?
Franchement non. Je n’imaginais pas venir au Sénégal pour prendre la direction de la compagnie aérienne. On m’a demandé de venir participer à cette aventure et c’est une proposition qui m’honore. C’est une aventure collective. Je fais partie des dirigeants qui considèrent qu’on est toujours plus intelligent à plusieurs.

Deux éléments m’ont poussé à accepter. D’abord, il y a un gouvernement déterminé dans la construction d’une ambition pour le Sénégal et Air Sénégal en fait partie. Macky Sall fait partie des grands leaders internationaux. Il a une vision avec d’immenses capacités à embrasser des problématiques complexes, y compris dans le domaine technique. Ensuite, c’est un leader qui veut partager sa volonté et son enthousiasme.

Après votre nomination, vous vous étiez donné trois mois pour élaborer le plan de vol stratégique du pavillon national. Où est-ce que vous en êtes? Quelles sont les grandes lignes ?
Nous sommes à la tâche. Nous avons une idée assez précise des voies vers lesquelles nous souhaitons aller. L’environnement est très concurrentiel. L’industrie aéronautique aux États-Unis, en Europe, en Asie se caractérise par de grands mouvements de consolidation. L’Afrique n’échappera pas à ce mouvement de consolidation. Dans dix ans, on peut imaginer qu’il restera entre six et dix compagnies africaines. Il y a déjà des modèles comme Ethiopian Airlines qui a une longue histoire. Le Sénégal est dans l’histoire de l’aéronautique. On y trouve une position géographique, un historique, des compétences et un dynamisme économique. Cela contribue à mettre les clignotants au vert. Une compagnie aérienne dans cet environnement participe et contribue au Plan Sénégal émergent. Le Sénégal peut prétendre être parmi les meilleurs dans ce domaine en hissant le drapeau national assez haut.

Les défis sont immenses et l’espoir grand d’avoir enfin un pavillon national fort et compétitif après l’échec d’Air Sénégal international et de Sénégal Airlines. Comment comptez-vous y prendre? Quels sont vos chantiers immédiats pour mettre sur orbite Air Sénégal SA ?
Philippe Bohn DG Air Sénégal SAL’aérien, c’est une industrie extrêmement normée comme le nucléaire. Tout est normé, certifié. C’est un métier à la fois complexe et simple car il y a beaucoup de paramètres. Tous les paramètres pour construire une compagnie aérienne entrent dans des normes, process et certifications. Simple parce qu’il faut suivre très rigoureusement tous les process. Quand vous dirigez une compagnie de taxis, votre concurrence est locale. Quand vous dirigez une compagnie aérienne, votre concurrence se trouve à l’international. Vous êtes de ce fait soumis à des contraintes internationales et vous devez remplir les prescriptions, normes, certifications qui sont obligatoires pour accéder à ce marché international.

Air Sénégal va démarrer avec deux appareils neufs ; une première au Sénégal qui pratiquait la location d’avions. Comment comptez-vous renforcer ce parc d’aéronefs ? Allez-vous poursuivre la politique d’achat ?
Si le gouvernement continue de soutenir cette approche qui me paraît la meilleure, la réponse est oui. Acheter un avion neuf, c’est comme acheter un bien immobilier. C’est un bon investissement en soi et c’est rentable. On peut faire recours à la location mais elle coûte beaucoup d’argent et à la fin l’avion ne vous appartient pas. L’industrie aéronautique coûte chère. Ceux qui survivent sont ceux qui ont les moyens, la volonté d’investir pour avoir des coûts attractifs. La stratégie serait dans la mesure du possible, de poursuivre l’achat d’aéronefs ; ce qui n’exclut pas des locations sur tel type d’avion ou tel autre pour entrer sur le marché dans de bonnes conditions.

Quelle est la recette pour positionner Air Sénégal et l’intégrer dans le circuit international ?
Quand vous arrivez sur un marché qui est très concurrentiel et qui est un peu saturé, vous devez avoir un très bon produit, gagner rapidement la confiance des clients avec un coût le plus attractif possible. Pour gagner la confiance des clients, il faut le respect des procédures, la sécurité, la sûreté, la fiabilité. Si vous avez des avions de plus de 20 ans et mal entretenus, vous ne pouvez pas gagner des parts de marchés.

Sur l’investissement de départ qui est fondamental, avez-vous le soutien du gouvernement pour avoir les fonds nécessaires à temps ?
Si je n’avais pas ce soutien, je ne serais pas venu. Le chef de l’Etat a une vision, une volonté et une connaissance profonde de ce sujet très technique qu’il maîtrise. Je vois un gouvernement volontariste, très allant et qui a une volonté forte de construire et de faire de bonnes choses. L’exemple de l’Aéroport international Blaise Diagne est symptomatique. Cela fait des années que les travaux étaient à la traine mais il va bientôt ouvrir. Mais l’essentiel, c’est qu’il existe et c’est un bel ouvrage. Le gouvernement a pris cette infrastructure en main.

Où en êtes-vous concernant l’obtention de la licence pour le démarrage des activités d’Air Sénégal ?
Le permis d’exploitation aérienne est en cours d’élaboration. Nous avons la chance d’avoir un organisme comme l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim) qui est sérieux. Tout se passe dans un partenariat qui démontre qu’on travaille sérieusement. Avec l’Anacim, nous entretenons les meilleurs rapports. Les choses bougent selon des délais normaux. Il y a eu quelques ajustements à faire pour être dans le cadre. On suit le rythme.

Est-ce que Air Sénégal va démarrer le 7 décembre prochain ?
Inchallah. Nous avons fait la réception technique des ATR à Toulouse qui sont aux couleurs du Sénégal. Nous sommes dans la phase de finalisation du financement. Le Sénégal a reçu de bonnes conditions de financement auprès de l’agence de crédit export française et italienne. Actuellement, il n’y a pas d’obstacles majeurs. On est sur un rythme soutenu. Il y avait un retard qui a été rattrapé. Les avions sont prêts. D’ici à la fin du mois, nous espérons faire le closing du financement et ainsi pouvoir en prendre livraison.

Air Sénégal devra faire face à une rude concurrence de la part d’autres compagnies comme Air Côte-d’Ivoire et Asky qui ont déjà une bonne longueur d’avance dans la sous-région ouest africaine. Comment comptez-vous relever ces défis ?
Nous sommes dans un environnement extrêmement concurrentiel. Il faut appréhender le marché avec pragmatisme. Cela vous donne une idée de l’approche stratégique que nous comptons développer et que le gouvernement a accepté et encourage. C’est difficile d’avoir une compagnie aérienne rentable si l’on se limite à son petit marché. Il est important d’aller très vite vers l’intercontinental pour des questions de rentabilité. Le chiffre d’affaires d’un ATR est d’environ 9 millions de dollars par an. Et un A330 peut faire un chiffre d’affaires d'environ 55 millions de dollars par an. C’est important pour une compagnie aérienne d’augmenter très vite son chiffre d’affaires. Cela permet d’arriver à un niveau de rentabilité acceptable même si tout le monde sait qu’une compagnie aérienne ne fait pas de profits dans les premières années.
Pour la concurrence, nous nous inscrivons dans une logique de coopération intelligente.

La desserte des régions de l’intérieur du pays a toujours été un point faible. Est-ce que vous comptez-vous déployer sur le marché intérieur et quelles sont les régions qui seront desservies en premier ?
Les vols intérieurs sont un service légitime et naturel qu’une compagnie aérienne nationale doit proposer à la population. Air Sénégal accompagne le mouvement qui est amorcé. Un très bon travail a été fait avec beaucoup d’aéroports qui sont opérationnels et capables d’accueillir des avions. Nous allons nous adapter à la demande puisqu’une compagnie aérienne, c’est des infrastructures, des touristes et un avion, c’est du remplissage. Le Sénégal est un pays que les gens aiment et qui a une bonne image et un Etat de droit. Il attire touristes et investisseurs, ce qui constitue autant de clients potentiels pour Air Sénégal.

Le recrutement par vos soins des pilotes d’Air Sénégal et d’autres personnels a été décrié et a soulevé la colère de certains agents qui vous reprochent l’arrêt du processus enclenché avant votre arrivée comme directeur général. Quelle est la situation présentement ?
DG Air Sénégal SALa volonté d’Air Sénégal est de recruter des pilotes sénégalais de qualité. C’est notre première cible. Mais les pilotes sénégalais les plus compétents ne sont pas forcément ceux qui font le plus de bruit. Beaucoup sont déjà dans les autres compagnies aériennes. J’ai une grande envie, un grand besoin de les récupérer, les avoir dans l’entreprise. Pour l’instant, j’ai deux avions qui arrivent et j’ai un besoin en ressources humaines adaptées. Les ATR 72-600 qui arrivent sont des appareils où il y a peu de pilotes formés dans le monde. Ce n’est pas comme un Boeing 737 ou un Airbus A320 où vous allez trouver facilement beaucoup de pilotes. Pour les ATR, la communauté de pilotes disponibles est réduite. Il faut les former. Ce n’est pas parce que vous avez été pilote pendant 40 ans à Air Afrique sur un 737, que vous savez piloter un ATR 72-600. Soyons clair : la survie d’une compagnie aérienne est liée à la confiance de ses clients. La seule préoccupation que j’ai en tant que dirigeant-responsable, c’est d’avoir les gens les mieux formés, les mieux adaptés. La seule contrainte que nous nous imposons, c’est d’être dans les normes de sécurité, de fiabilité, de rigueur, de process les plus sérieux pour attirer une clientèle nationale et internationale.

La question de la reprise des personnels de l’ex Sénégal Airlines revient toujours sur la table. Qu’est-ce que ces agents peuvent attendre de vous ?
J’ai plutôt envie de dire qu’est-ce qu’ils peuvent faire pour Air Sénégal. Parce que c’est une aventure collective. Bien évidemment, il y a des compétences qui existent. Et les compétences, nous en avons besoin. Mais nous sommes une start-up aérienne qui démarre. C’est une petite équipe. La chose la plus difficile, c’est le recrutement. La clé d’une entreprise, c’est la ressource humaine. Je crois à ce projet. Quand je crois à une cause, je m’engage. Je crois à ce pays car je crois en son leader (Macky Sall). J’ai mis en place des procédures de recrutement. On est assisté par une société sénégalaise. Nous avons reçu des dizaines de milliers de Cv. Cela montre l’engouement autour du projet. On ne sera pas embauché à Air Sénégal parce qu’on est le cousin, le petit-frère, le beau-frère, ou la tante de quelqu’un. On sera embauché à Air Sénégal parce qu’on est compétent.

Est-ce que vous envisagez, pour Air Sénégal, d’avoir un partenaire stratégique ?
Le gouvernement a exposé son choix et sa feuille de route qui est d’ouvrir le capital à un moment donné. Ce qui est une bonne idée. Ouvrir le capital revêt plusieurs aspects. Il faut être en état d’attirer les investisseurs et la possibilité d’avoir un ou plusieurs partenaires stratégiques. La clé de l’indépendance, c’est d’avoir parfois plusieurs partenaires. Actuellement, on regarde toutes les possibilités qui pourront s’ouvrir à nous.

La desserte Dakar-Paris était réalisée par les défuntes compagnies Air Sénégal international, Sénégal Airlines. Comptez-vous faire la même chose ?
A l’époque, l’entreprise était adossée à un partenaire stratégique à savoir la Royal Air Maroc. L’objectif, c’est de faire l’intercontinental et Paris fait partie de cet objectif. C’est à la fois légitime et nécessaire. Je ne peux pas vous donner de délai. Un vol long-courrier, c’est indispensable mais cela prend du temps car il y a des normes, certifications et autorisations à respecter. La précipitation d’aujourd’hui sera les ennuis de demain dans l’aéronautique. Il faut faire les choses avec sérénité. C’est comme construire une maison, il faut des fondations solides. En plus, il faut du sérieux et de la rigueur. Mais, je ne pourrais réussir qu’en étant soutenu non seulement par le gouvernement mais par tout le monde.

Quel rôle devrait jouer Air Sénégal dans la stratégie du Hub du Pse ?
Nous comptons jouer un rôle important. Un hub s’entend par l’existence d’une compagnie nationale. Mais un hub n’est jamais acquis. Le Sénégal va devenir un hub si l’on a une compagnie aérienne. Il a une position géographique intéressante. C’est à nous de construire ce hub. Il y a une volonté globale du gouvernement de faire du Sénégal, un hub économique. Nous, nous serons le volet aérien de ce hub global. Nous voulons faire de Dakar, le hub aérien de l’Afrique.

Propos recueillis par Cheikh THIAM, Mamadou GUEYE, Aliou KANDE (texte) et Sarakh DIOP (photos)

Dans un communiqué, le Groupe Teyliom annonce que sa filiale Teyliom Logistics devient le gestionnaire du Cargo Village de l’Aéroport international Blaise-Diagne (Aibd). « Teyliom Logistics offrira à ses clients l’ensemble des services de handling aérien et de logistique, dans un environnement sous douane et sécurisé », indique le texte. Ces services seront assurés dès l’ouverture de l’Aibd, c’est-à-dire le 7 décembre prochain, précise la même source. Le Cargo Village est situé à proximité immédiate des pistes de l’aéroport international Blaise Diagne.

Teyliom Logistics bénéficiera du soutien opérationnel de Swissport, leader mondial de l’assistance aéroportuaire. « Swissport amènera son expérience internationale du traitement du cargo aérien à Teyliom Logistics afin que le service rendu réponde aux meilleurs standards internationaux. Ce partenariat contribuera au développement des capacités opérationnelles et humaines de la plateforme aéroportuaire de Dakar. Un accent particulier sera mis sur la gestion de la qualité de service et sur la sécurité des marchandises, des personnes et de l’environnement », indique le Groupe Teyliom.

Selon le communiqué, le plan de développement du Cargo Village, en construction, prévoit, à terme, la construction de trois entrepôts de 4.000 m² chacun, dans un environnement sécurisé et adapté à tous types de marchandises (frets spéciaux, marchandises sous température dirigée, matières dangereuses, etc.)

« Ce partenariat entre une entreprise africaine ambitieuse et le leader mondial de l’industrie du handling aérien contribuera à confirmer l’attractivité économique du Sénégal, en offrant aux clients locaux et internationaux des services cargo de grande qualité et en faisant de l’aéroport de Dakar un carrefour incontournable de l’économie ouest-africaine », assure le Groupe Teyliom.

Mamadou GUEYE

Cheikh Kanté, en tant que ministre en charge du Suivi du Plan Sénégal émergent (Pse), a réservée au Pôle urbain de Diamniadio, sa première sortie officielle. Après avoir visité un certain nombre de chantiers sur le site, il a présidé une réunion de la task-force autour du Pôle urbain. Au sortir de cette rencontre d’échanges, il a salué le bon rythme d’évolution des chantiers non sans reconnaître quelques difficultés techniques et administratives auxquelles, a-t-il promis, des solutions vont rapidement être trouvées. Chaque chantier a son propre niveau d’exécution, mais Cheikh Kanté estime l’ensemble à 80 %. Cela étant, il soutient que l’idée du président Macky Sall de créer le Pôle urbain de Diamniadio doit être appréciée à l’aune des problèmes d’urbanisation galopante qui frappent le monde entier. «En Afrique, le taux d’urbanisation va même beaucoup plus vite qu’en Europe. De 15 % dans les années 50, nous sommes passés à plus de 40 % de taux d’urbanisation. Certains experts disent même que l’Afrique devrait être l’épicentre de l’urbanisation mondiale d’ici aux prochaines années. Heureusement que le président Macky Sall, dans sa logique d’anticipation, a senti la nécessité de créer cette ville moderne de Diamniadio », a déclaré le ministre non sans ajouter que « le Pôle urbain de Diamniadio est l’un des projets les plus beaux du président de la République et démontre son intelligence, sa capacité d’anticipation et d’innovation ».

Elh. I. THIAM

Le visage du Pôle urbain de Diamniadio commence à prendre forme. Le ministre en charge du suivi du Plan Sénégal émergent, Cheikh Kanté, a fait le constat, hier, lors d’une visite de terrain.

Petit à petit, les éléments constitutifs du Pôle urbain se mettent en place. Et à ce rythme, Diamniadio sera, comme l’a imaginé le chef de l’État dans le Plan Sénégal émergent (Pse), une ville qui réponde aux exigences d’une cité moderne regroupant des quartiers administratifs, des zones d’habitations mixtes, des zones industrielles, des universités et centres de recherche, des espaces d’affaires et des infrastructures sportives.

Cinq ans après le lancement de son processus de transformation en ville nouvelle, Diamniadio est encore un grand chantier à ciel ouvert. Tout autour du Centre international de conférences étrenné en novembre 2014 à l’occasion du Sommet de la Francophonie, poussent des bâtiments comme des champignons. Nommé fin septembre ministre en charge du Suivi du Plan Sénégal émergent (Pse), Cheikh Kanté, en visite, hier, dans la zone, a pu constater de visu le changement de visage qui s’opère sur les lieux avec de nombreuses infrastructures en cours ou déjà terminées. A l’image du Parc industriel dont les hangars imposants, façades vitrées scintillantes, trônent sur le bas-côté de l’autoroute à péage dans le sens Dakar-Diamniadio. L’ancien Directeur général du Port a entamé sa visite par cette future plateforme industrielle qui s’étend sur 53 hectares dont 13 hectares déjà réalisés.

Le Parc industriel international de Diamniadio est un espace d’accueil d’investisseurs qui vise à créer les conditions d’émergence et de développement d’un pôle industriel vecteur de compétitivité et de croissance. Pour la première phase, on trouve un bâtiment administratif construit sur 884 m2 abritant des bureaux sur cinq étages, trois bâtiments de type A (7.200 m2) et un bâtiment de type B (2.800 m2). A moyen terme, le Parc industriel doit accueillir 23 bâtiments industriels non polluants. Ces espaces dédiés vont combiner à la fois des infrastructures et services performants ainsi que des incitations douanières, fiscales et non fiscales significatives et exceptionnelles. A cet effet, le Parc industriel cible les industries à fort potentiel de valeur ajoutée, non polluantes et créatrices d’emplois telles que la confection, l’électronique, l’agro-alimentaire, etc. Il est attendu la création de 15.000 emplois directs, 8.000 emplois indirects et un chiffre d’affaires à l’horizon 2018 de l’ordre de 139 milliards de FCfa par an.

Un chiffre d’affaires de 139 milliards de FCfa
Sur le même prolongement, en face du Cicad, le chantier de l’université Amadou Mokhtar Mbow évolue. Les gros œuvres des Ufr 1, des deux amphithéâtres de 1.000 et de 1.500 places, de l’atelier de maintenance, les deux annexes du Rectorat situés à l’entrée du chantier, le bâtiment central sur six étages qui abritera tous les organes de gouvernance de l’université (Recteur, Secrétariat général, comptabilité, Services juridiques, etc.), sont quasiment terminés. Les travaux avancent à un rythme soutenu après que le chantier a connu quelques retards dus en partie à la complexité du terrain et du sol. La date de livraison qui était prévue en octobre 2017, est renvoyée à décembre 2018. Au total, l’université Amadou Makhtar Mbow comptera 43 bâtiments sur une superficie de 40 hectares. Sa capacité d’accueil est de 30.000 étudiants. Des formations pointues alignées sur les besoins du pays et de la sous-région y seront données, selon le Recteur Omar Guèye.

Un chantier qui ne semble pas accuser de retard, c’est les sphères ministérielles. Éparpillées sur trois sites et confiées à trois entreprises différentes, ces futures cités administratives ont fini de dessiner leur visage. C’est le cas notamment des travaux conduits par l’entreprise Teylium sur le site situé sur la pénétrante de l’autoroute à péage qui relie la Rn1 et ceux dont l’entreprise Envol Immobilier a en charge sur le site niché derrière le Cicad.

Sur ces deux sites, les bâtiments sont déjà debout. Ces sphères ministérielles devraient être livrées en juin 2018. Elles vont accueillir pas moins de 10.000 fonctionnaires, fait-on savoir du côté du ministère. En plus de regrouper de nombreux services en un même lieu, ces cités administratives vont permettre à l’État d’économiser des dizaines de milliards en loyer. Sur les dix dernières années, l’État aurait déboursé plus de 160 milliards pour louer des bâtiments à usage administratif. Un peu plus tôt, le ministre en charge du Suivi du Pse et sa délégation ont fait un arrêt à l’Institut de Recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation (Iressef) que le chef de l’État a inauguré, il y a quelques mois et dont le promoteur est le Pr Souleymane Mboup.

Elhadji Ibrahima THIAM

Le groupe français de construction et de réparation de navires « Piriou » s’installe à Dakar après son implantation au Nigeria, en 2004, au Vietnam (2006) et en Algérie (2013) avec l’ambition de faire du Sénégal un hub maritime.

Spécialisé dans la construction, la réparation, l’ingénierie navale et la prestation de services, l’entreprise française Piriou s’installe au Sénégal à travers un partenariat avec la Société « Ngom et Frères ». Les deux parties ont rendu public leur partenariat lundi dernier. « Nous avons l’honneur et le plaisir d’être le partenaire du Groupe Piriou au Sénégal ; un groupe bâti sur une réputation de sérieux et sur des valeurs de proximité et d’efficacité », a déclaré Babacar Ngom, le directeur général de l’entreprise « Ngom et Frères », ravi d’avoir comme partenaire le Groupe français qui, insiste-t-il, a une « solide réputation » dans la construction et la réparation de bateaux aussi bien artisanale qu’industrielle.

Un enthousiasme partagé par Pascal Piriou, président du groupe Piriou qui soutient que le Sénégal a un vrai potentiel pour développer une industrie navale avec un marché diversifié disposant d’une importante flotte artisanale de pêche en constante hausse ; un partenaire local qui a une solide expérience dans la fourniture d’équipements maritimes ; un environnement des affaires favorable attesté par la progression d’année en année du Sénégal dans le classement Doing business. De plus, le Sénégal a d’autres atouts avec ses 700 kilomètres de côte, la qualité de ses ressources humaines et sa position géographique à la croisée des routes maritimes, aériens et terrestres. Des éléments qui ont pesé sur le choix du groupe Piriou de s’établir au Sénégal. Les deux parties vont mettre sur pied la société « Piriou Ngom Sénégal » qui va proposer ses services en réparation et en construction navale notamment dans les domaines de la pêche, des navires de service et de défense.

Région prometteuse
Selon Pascal Piriou, cette implantation s’inscrit dans la stratégie de son groupe visant à se rapprocher de ses clients grâce à une alliance avec un partenaire local fort. «Nous avons toujours considéré cette région comme très prometteuse. Forts de nos expériences réussies au Nigeria et en Algérie, notre implantation au Sénégal est devenue une évidence au regard de son potentiel diversifié. Si l’on ajoute à la flotte de pêche, y compris piroguière, celle des navires de services et les navires de la marine nationale sénégalaise, il y a un vrai potentiel pour faire du développement local. Comme au Nigeria où nous employons 200 personnes, nous nous appuierons sur du personnel et des sous-traitants sénégalais », a-t-il expliqué. Pascal Piriou souligne que les bateaux Piriou sont présents en Afrique de l’ouest depuis 1979, rappelant que la France et le Sénégal entretiennent une longue tradition de coopération dans le domaine maritime. Ababacar Ngom estime que ce partenariat permettra de relever le défi des politiques tournées vers le monde maritime telles que détaillées dans le Plan Sénégal émergent (Pse). Gwendal Rouillard, député et conseiller municipal de Lorient pense que ce partenariat peut contribuer à faire du Sénégal un hub maritime.

Déjà, certains acteurs sénégalais voient ce mariage d’un bon œil. Libasse Diop, directeur Armement Yannick Carton, affirme qu’avec l’implantation du groupe français de construction navale, les armateurs ne seront plus obligés d’aller en Europe pour la réparation et l’entretien de leur navire. Créé en 1965, le groupe Piriou construit des navires qui peuvent atteindre 120 mètres. La Société « Ngom et Frères » fournit des services à la marine nationale, aux sociétés opérant dans le domaine portuaire, aux acteurs de la pêche industrielle comme artisanale.

Mamadou GUEYE

Malgré les projets en cours (Affaire mondiale Canada (Amc), Banque mondiale, Banque ouest africaine de développement (Boad) et «Usaid Naatal Mbay»), des difficultés subsistent pour enraciner l’assurance agricole au Sénégal. Elle ne touche que 100.000 agriculteurs sur 8 millions (60 % de la population vivant de l’agriculture). L’objectif de la Compagnie nationale d’assurance agricole du Sénégal (Cnaas) est d’atteindre ces 8 millions dans un délai assez raisonnable. Moussa Sabaly, président de la Fédération nationale des producteurs de coton (Fnpc), s’est engagé pour le plaidoyer. Il demande, cependant, à la Cnaas de sensibiliser les agriculteurs qui ne comprennent pas souvent qu’on n’assure pas seulement pour attendre un sinistre.

O. KANDE

L’assurance agricole est déterminante pour aider les cultivateurs à faire face aux sinistres et aux effets des changements climatiques. D’où l’objectif du gouvernement sénégalais de travailler à sa généralisation.

Le gouvernement du Sénégal veut généraliser l’assurance agricole dès 2018. La cheville ouvrière de l’Etat en la matière est la Compagnie nationale d’assurance agricole du Sénégal (Cnaas). Cette structure, en collaboration avec le Programme alimentaire mondiale (Pam), a tenu, hier, un atelier sur l’assurance indicielle au Sénégal. Lors de cet atelier, les acteurs ont fait le bilan de la mise en œuvre de l’assurance agricole considérée comme « un investissement important pour assurer la résilience des agriculteurs et producteurs face aux effets des changements climatiques ».
Moustapha Fall, directeur général adjoint de la Compagnie nationale d’assurance agricole du Sénégal (Cnaas), assure que ladite structure dont l’Etat détient les 36 % des actions est inscrite dans l’objectif du chef de l’Etat de généraliser l’assurance agricole dès 2018. « On a démarré l’assurance indicielle entre 2011 et 2012 avec la Banque mondiale, mais on est passé à un niveau supérieur avec le Programme alimentaire mondiale (Pam) depuis 2013 », estime Moustapha Fall. « Le programme national d’assurance indicielle fait son chemin ; le gouvernement compte sur ce programme pour faire face aux chocs climatiques et aux calamités extrêmes en vue de consolider et de sécuriser les revenus des petits producteurs et des ménages », ajoute M. Fall. « Nous devons faire un passage en échelle et nous devons compter sur l’assurance indicielle pour y parvenir », poursuit-il. Le directeur général adjoint de la Compagnie nationale d’assurance agricole du Sénégal indique que cette assurance génère un chiffre d’affaires d’un milliard de FCfa. La généralisation de l’assurance agricole permettra de toucher l’ensemble des producteurs et des filières stratégiques sont déjà identifiées dans le Plan Sénégal émergent pour permettre aux producteurs de sécuriser leurs revenus.

90 millions de FCfa payés aux producteurs entre 2014 et 2016
Le gouvernement sénégalais peut compter sur le soutien sans faille du Pam qui en a fait une priorité « pour lutter contre l’insécurité alimentaire et la pauvreté ». Son représentant-résident, Guy Adou, a rappelé que sa structure et le Sénégal sont en partenariat depuis 2013 pour renforcer l’assurance indicielle qui permettra de développer l’assurance dans le secteur agricole. Selon Guy Adou, 7.550 producteurs ont pu être assurés en 2016 dans les régions de Kolda, Tambacounda et Kaffrine à travers l’approche assurance par le travail. Au cours de cette même année, plus de 100 participants à l’initiative 4R (réduction des risques, transfert des risques, prise de risque calculée et réserves contre les risques) ont payé volontairement en cash la prime d’assurance. 840 producteurs membres d’organisations paysannes, encadrés par le Programme d’appui au développement agricole et à l’entreprenariat rural (Padaer), ont été assurés avec l’appui du Pam. Le représentant-résident du Pam souligne que quelque 20.000 producteurs ont été assurés et 5.350 producteurs indemnisés sur la même période.

Entre 2014 et 2016, les producteurs agricoles ont été indemnisés pour 90 millions de FCfa. Un groupe technique sur l’assurance des risques a même été créé pour renforcer les compétences et aller vers la généralisation de l’assurance agricole. L’administrateur général de la mutuelle panafricaine de gestions des risques (Arc), Massamba Diop, a insisté sur la sensibilisation des agriculteurs car, à son avis, « même si le Sénégal subventionne 50 % de l’assurance agricole », les producteurs continuent de faire face aux risques liés aux changements climatiques. Il salue la détermination du Sénégal qui fait partie des 5 premiers pays à ratifier l’accord de l’Arc.

Oumar KANDE

Le Sénégal figure parmi les 12 pays sélectionnés pour bénéficier de la seconde phase de l’Initiative du gouvernement américain Feed the Future pour la période 2018-2022. Le choix porté sur le Sénégal qui a déjà bénéficié de la première phase, s’explique par son leadership fort et son potentiel de croissance d’après l’ambassadeur des États-Unis au Sénégal,  Tulinabo Mushingi.

Les États-Unis ont sélectionné le Sénégal pour faire partie des bénéficiaires de la seconde phase de l’Initiative Feed The Future. Cette annonce a été faite, hier, par l’ambassadeur américain au Sénégal, Tulinabo Mushingi, lors de l’atelier sur la planification de la seconde phase de ce programme qui œuvre à travers le monde pour réduire la pauvreté, la faim et la malnutrition. Il a contribué à sortir 9 millions de personnes de la pauvreté et touché la vie de millions d’autres.

Déjà bénéficiaire de la première phase, le Sénégal figure parmi une liste de 12 pays sur 83. Le diplomate américain estime que la mise en œuvre de ce programme au cours de ces cinq dernières années est une réussite. Suffisant pour comprendre le choix porté, à nouveau, sur le Sénégal ; un pays dont le « leadership fort et le potentiel de croissance » ont été salués par le diplomate américain. M. Mushingi se dit heureux de constater que cette Initiative a fait des réalisations concrètes fondées sur une approche durable, inclusive et tournée vers l’avenir et sur lesquelles pourrait s’appuyer la deuxième phase. « Pendant de nombreuses années, la communauté internationale est intervenue pour acheminer l’aide alimentaire vers des régions confrontées à des cycles répétés de sécheresse et autres catastrophes. Cette forme d’intervention est fort utile, mais ne traite que les symptômes et les causes profondes. Feed the Future cherche à briser le cycle des catastrophes suivies de réponse humanitaire. Nous attendons avec impatience le jour où l’aide alimentaire d’urgence ne sera plus nécessaire et où les communautés seront suffisamment équipées et résilientes pour faire face à une crise environnementale ou relever un défi économique », a déclaré l’ambassadeur américain.

Récemment en visite dans la Vallée du Fleuve Sénégal, M. Mushingi s’est dit heureux de constater qu’une union de femmes productrices a pu, grâce à l’appui de Feed the Future, avoir accès au crédit, acquérir des compétences en matière de développement d’entreprises et bénéficier d’opportunités de formation technique offertes par le ministère de l’Agriculture. « Leur petit groupe de femmes cultivant 20 hectares est devenu une organisation de plus de 1.000 femmes disposant de plus 200 hectares et de leur propre marque de riz. C’est un bel exemple de ce que Feed the Future peut réaliser », s’est-il félicité. Le diplomate a également salué l’implication de la société civile, du secteur privé et des pouvoirs publics pour la réussite de cette Initiative.

Présent à cet atelier, le ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural, Papa Abdoulaye Seck, a rappelé la vision du chef de l’État en agriculture, à savoir, construire « une agriculture forte qui prend en charge les enjeux et les défis du présent mais aussi les interrogations du futur, c’est-à-dire une agriculture anticipative ». Dans ce dessein, a-t-il rappelé, le gouvernement est ouvert à tous les partenariats. Il a déclaré que les questions agricoles ne sont pas des questions purement politiques. Elles sont des questions nationales. « Cela signifie qu’il faut la contribution de tous pour que nous puissions trouver les solutions qu’il faut dans la construction de cette agriculture forte. Nous sommes pour une cogestion de l’agriculture, c’est-à-dire une bonne parcellisation des responsabilités entre les différents acteurs pour que chacun d’eux assume, dans la solidarité et la dignité, sa parcelle de responsabilité », a dit Papa Abdoulaye Seck.

Aux yeux du ministre, c’est la justesse des orientations stratégiques agricoles du président Macky Sall, les performances actuelles, les potentialités de l’agriculture sénégalaise et les multiples résultats obtenus dans la première phase  de Feed the Future qui valent au Sénégal cette sélection sur la liste des douze pays devant bénéficier de la seconde phase  de l’initiative Feed the Future. Un choix que Papa Abdoulaye Seck « salue à sa juste valeur ».

Elhadji Ibrahima THIAM

Les producteurs maraîchers de Kayar ont reçu, hier, une importante quantité de semences certifiées venant de France, précisément de la Bretagne. Au cours de la cérémonie de réception marquant en même temps le début de campagne de distribution des semences, le président de l’interprofession des producteurs maraîchers de Kayar, Ndiaga Fall, a exprimé sa satisfaction au nom des membres de l’association. Il a salué la diligence avec laquelle l’État s’y est pris pour faire parvenir à temps ces semences à variétés différentes dans six camions de 26 tonnes, soit près de 200 tonnes. M. Fall a réitéré l’engagement des producteurs de la zone de Kayar à travers leur association, de couvrir une bonne partie des besoins de consommation des populations et répondre ainsi aux objectifs de l’État d’atteindre l’autosuffisance pour cette spéculation. Un engagement, comme l’a souligné Ndiaga Fall, « motivé par la volonté du président Macky Sall qui a fait passer la subvention à 50 % sur les semences  pour un montant de 2,640 milliards de FCfa pour 8.148 tonnes en 2016-2017 ». Pour la prochaine campagne, Ndiaga Fall assure que les producteurs maraîchers de Kayar tablent sur une production de 70.000 tonnes en 2017-2018.

Venue assister à la cérémonie, la conseillère économique et sociale Tiné Ndoye, grande productrice, souhaite, à travers les progrès réalisés par les producteurs de pomme de terre de Kayar, un gel des importations pendant les périodes de production pour accompagner la filière dans la commercialisation. Elle s’est félicitée du bon niveau de performance noté dans la filière de la pomme de terre avec surtout l’élargissement de la gamme variétale (variétés Claustar et Baraka) et son impact économique. Les producteurs ont eu, l’année dernière, des revenus substantiels.

Mohamadou SAGNE

 

Le Premier ministre a présidé, hier, la 16ème assemblée générale ordinaire de la Chambre consulaire régionale de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. Mahammad Boun Abdallah Dionne a invité le secteur privé à prendre des initiatives et à saisir les opportunités du marché communautaire.

La 16ème assemblée générale ordinaire de la Chambre consulaire régionale de l’Union économique et monétaire ouest africaine s’est ouverte, hier, à Dakar, sous la présidence du Premier ministre sénégalais Mahammad Boun Abdallah Dionne. Il a invité le secteur privé de l’Union à saisir les opportunités du marché communautaire et à prendre des initiatives. Le Premier ministre sénégalais a rappelé les différentes étapes qui ont conduit à la création de cette organisation, en 1994, à Dakar. M. Dionne a évoqué l’union douanière qui a été mise en place pour mettre en œuvre les politiques sectorielles communautaires comme l’aménagement du territoire, la création d’un marché commun, la mutualisation des capacités de production, etc. Ce qui, à son avis, ne peut se faire sans un secteur privé qui est « la voie incontournable pour assurer le développement des pays membres ». « Maintenant, c’est le temps du secteur privé. C’est à vous de prendre des initiatives et saisir les opportunités du marché », a lancé le Premier ministre à l’endroit des membres de la Chambre consulaire régionale. Il n’a pas manqué de saluer le leadership et la clairvoyance des membres de l’institution. M. Dionne soutient que c’est dans les usines, entrepôts, exploitations agricoles que se construira une économie communautaire forte et compétitive.

Processus d’intégration dynamique
Le Premier ministre a également évoqué les défis à relever dans l’espace communautaire. « La crise identitaire et la montée du terrorisme nous commandent de resserrer nos rangs. Il y a également les défis liés à la sécurité, à l’alimentation, à la santé, à la libre circulation des personnes et des biens, le chômage des jeunes et des femmes. Je vous exhorte à réfléchir et à proposer des solutions multiples à ces défis », a indiqué Mahammad Boun Abdallah Dionne. Il a ajouté que l’ambition des plus hautes autorités de l’Union est de faire du secteur privé communautaire, des champions régionaux.

Répondant à une interpellation de Serigne Mboup, président de l’Union nationale des chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture du Sénégal qui demandait plus de protection pour les hommes d’affaires de l’Union face à la concurrence, le chef du gouvernement a rappelé que « nous sommes dans le temps de la globalisation avec une économie ouverte », même s’il trouve nécessaire de protéger et de défendre des entreprises pionnières dans certains domaines d’activités. M. Dionne a réaffirmé le soutien du gouvernement au processus d’intégration, « voie incontournable pour le développement économique et social ».

Jean Baptiste Satchivi, président de la Chambre consulaire de l’Uemoa a souligné l’importance d’un secteur privé qui créé de l’emploi et de la richesse ; d’où l’importance de son implication dans tous les processus d’intégration. «La sous-région fait face à des défis qui peuvent saper les fondements même de l’intégration. Nous voulons travailler dans un environnement sécurisé. La libre circulation est encore problématique. Il y a beaucoup de tracasseries sur les corridors. Mais le processus d’intégration progresse. Il est même un des plus prometteurs et dynamiques du continent », a déclaré M. Satchivi.  

Représentant du président de la Commission de l’Uemoa, Dossolo Diarra dit noter, avec satisfaction, les actions réalisées par la Chambre consulaire. Il plaide pour une synergie d’actions entre la Commission de l’Uemoa et la Chambre consulaire. M. Diarra a réaffirmé le soutien de l’institution à toutes les actions de la Chambre consulaire. Le président de l’Union des chambres de commerce du Sénégal a, quant à lui, déploré le coût du transport dans l’espace communautaire qu’il juge élevé. Cette 16ème assemblée générale prend fin le 16 novembre prochain.

Aliou KANDE

 

Des agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, sylviculteurs de 28 fédérations membres du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr) craignent une crise alimentaire dans la zone sylvo-pastorale à cause de la faible pluviométrie. Ils lancent un appel à la mobilisation.

Des organisations d’éleveurs et d’agriculteurs membres du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr) de la zone sylvo-pastorale, domaine de prédilection de l’élevage, et de la vallée du fleuve, zone de production irriguée, de décrue et de cultures pluviales, tirent la sonnette d’alarme : elles prédisent une situation très difficile dans les prochains mois en raison de la faible pluviométrie enregistrée dans la zone. «Une longue période de soudure est à prévoir : l’absence de pâturage due à l’inexistence du tapis herbacé a créé un manque de nourriture pour le bétail et la productivité des cultures de décrues est affectée par le manque d’eau. Cela engendre le bradage du bétail et une augmentation du prix des autres produits agricoles sur les marchés ce qui a pour effet de diminuer l’accessibilité alimentaire et les revenus des exploitations familiales », indique un communiqué du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux. Selon ces organisations, le démarrage hâtif de la transhumance noté depuis le début du mois d’octobre risque d’être à l’origine de conflits dans les zones de repli autour de l’accès aux ressources si des mesures ne sont pas prises.

Le Cncr qui reconnaît les efforts fournis par l’État l’invite à déployer le plus tôt possible son dispositif de secours d’urgence, l’opération sauvegarde du bétail notamment en s’assurant qu’il réponde réellement aux besoins des acteurs affectés. Un appui à la production de cultures fourragères comme le niébé, le riz et le maïs est souhaité.

Un suivi étroit de l’évolution de la production et de la disponibilité alimentaire doit également être assuré dans les prochains mois de manière à suivre l’évolution de la sécurité alimentaire des populations. L’appui aux communautés par la mise en place d’infrastructures permettant la conservation des productions est aussi à envisager dès maintenant.

Par ailleurs, le Cncr demande aux producteurs et leurs fédérations à mieux s’organiser pour veiller à une distribution équitable de cette aide tout en prévoyant des stratégies de résilience pour les prochaines années. Miser sur la production de fourrage et initier des contrats entre agriculteurs et éleveurs sont des mesures à mettre en œuvre, selon l’organisation faitière. Le stockage d’aliments de bétail et le troc entre producteurs de différentes filières sont aussi des pratiques à pérenniser. Il en est de même de la redynamisation des comités locaux de lutte contre les feux de brousse, la confection des pare-feux et l’utilisation rationnelle des tapis herbacés. Le Cncr réaffirme son engagement à accompagner ces exploitations familiales et invite les différentes parties prenantes à agir dès maintenant pour éviter une situation difficile.

Aliou KANDE

Co-organisé par le ministère de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Économie numérique du Maroc, Jeune Afrique media group et Boao Business consulting, la 2e édition de « China-Africa Investment Forum » (Caif) rassemblera des décideurs économiques chinois et africains pour deux jours de conférences et de rencontres d’affaires (27 et 28 novembre prochains) à Marrakech. A l’heure de l’initiative « One Belt, One road », « véritable » refondation de la politique économique chinoise à l’international, l’Afrique, selon les organisateurs, doit se doter des outils pour recevoir et employer avec efficacité les investissements chinois pour accélérer sa transition économique. Dans ce contexte, note le communiqué, le Caif aura pour vocation de favoriser les rencontres d’affaires entre les principaux acteurs du commerce et de l’investissement entre la Chine et l’Afrique afin de promouvoir la création de partenariats durables à fort valeur ajoutée notamment industrielle. Deux jours de conférences et de débats qui seront consacrés aux implications financières de la nouvelle route de la soie pour les économies africaines et des solutions à privilégier pour capitaliser sur cette nouvelle dynamique qui vise à faire du continent une véritable plateforme industrielle. Des ateliers pratiques permettront de saisir les clés de compréhension des politiques économiques et des environnements opérationnels chinois et africains.

Abdou DIAW

Le service de l’Élevage vole au secours des éleveurs du département de Kolda. Il a démarré, hier, une vaste campagne de vaccination contre la dermatose nodulaire contagieuse des bovins.

Le service départemental de l’Élevage de Kolda a entrepris, ce lundi, une campagne de vaccination du bétail contre la dermatose nodulaire contagieuse des bovins. Cette maladie peut entrainer la mort de certains animaux notamment les petits ruminants. Le coup d’envoi de ces opérations qui se dérouleront sur plusieurs semaines, a été donné, lundi, dans la commune de Dioulacolon, une collectivité locale située à une dizaine de kilomètres au sud de Kolda. Pour bénéficier de ces prestations, les éleveurs devront évidemment mettre la main à la poche. Ils vont débourser la modique somme de 300 FCfa par tête de cheval et 50 FCfa pour les bovins et les petits ruminants. « Ces vaccinations, c’est pour régler la situation des maladies qui s’attaquent au cheptel car, comme dit l’adage, mieux vaut prévenir que guérir. Ces maladies se manifestent par l’apparition des boutons qu’on voit un peu partout sur le corps de l’animal. Nous avons deux points : il y a d’abord la sensibilisation qui a démarré ce 13 novembre pour informer les éleveurs du département de Kolda du déroulement de cette campagne de vaccination », a déclaré Moussa Baldé, éleveur et porte-parole des éleveurs du département de Kolda. Il a demandé à ces derniers de profiter de cette campagne pour faire vacciner leur bétail afin d’éviter la propagation de ces maladies dangereuses pour le cheptel. Les opérations se poursuivront, selon lui, dans les communes de Saré Bidji, Guiro Yoro Bocar, Bagadadji et Tankanto escale respectivement les 13, 14, 17 et 26 novembre prochains. Les équipes des techniciens chargés de cette vaccination se rendront également dans les communes de Saré Yoba Diéga et de Coumbacara, le 1er et le 6 décembre prochains ainsi que dans d’autres collectivités locales du département, selon un calendrier fixé par le service de l’Élevage.

La commune de Bagadadji semble pour l’instant être épargnée par cette maladie. « Nous n’avons reçu aucune information faisant état de l’apparition de cette maladie dans la commune de Bagadadji. Il semblerait que c’est la commune de Dialambéré qui, comme vous le savez, est limitrophe de la nôtre », a déclaré en substance, Massiré Touré, maire de Bagadadji et membre du Haut conseil des collectivités territoriales.

Mamadou Aliou DIALLO

Le chargé de la mise en œuvre de la politique de la Cedeao en semences au Conseil ouest-africain pour la recherche et le développement agricoles (Coraf), Dr Paul Senghor, a rappelé que le rôle de sa structure était de s’assurer que « le Sénégal met en œuvre la politique régionale convenue et que les engagements pris dans l’espace régional sont réellement appliqués ». « Nous avons pu le constater partout où nous avons été au cours de la mission », se réjouit-il. Pour Dr Senghor, l’intégration africaine, à travers le matériel végétal et les technologies agricoles, est une réalité au Sénégal grâce à la politique semencière régionale qui a créé un environnement favorable permettant un transfert de technologies à l’interne et surtout à l’externe. « Si une variété intéressante est obtenue au Mali, au Burkina Faso, que tout produit ou toute innovation obtenue ailleurs dans la sous région peut-être utilisée au Sénégal dans le respect des dispositions réglementaires », a-t-il indiqué.

S. D. SY

Le directeur scientifique du Fonds national de recherches agricoles et agro-alimentaires (Fnraa), Dr Samba Sall, a indiqué que sa structure, bras technique du Ppaao/ Waapp, a financé 80 projets pour près de 7 milliards de FCfa. « C’est un montant assez important qui a permis de financer 80 projets qui sont maintenant en phase terminale », a-t-il déclaré. Ces financements remontent au Waapp 1 en 2007 alors que le Ppaao/Waapp 2 a démarré en 2013. Dr Sall a magnifié les importants résultats obtenus avec la mise en œuvre de la méthode Sri. « Cette technologie permet au Sénégal de combler son déficit en riz à travers la riziculture pluviale, étant entendu que d’importants acquis ont été enregistrés dans la riziculture irriguée dans la vallée du fleuve », a-t-il déclaré. 

Pour le suivi des projets, Dr Sall a indiqué que ces derniers sont en phase de consolidation des résultats alors que ceux relatifs à l’adaptation de technologies importées sont en train d’être confirmées. « S’agissant des projets de diffusion à grande échelle de technologies, nous travaillons exclusivement pour pérenniser les résultats obtenus cette année », a assuré le directeur scientifique du Fnraa, selon qui, il en est de même concernant la production de semences avec le financement de beaucoup de projets. « Nous avons travaillé pour pérenniser les résultats de manière que le processus continue ; même si le projet n’est plus là », a-t-il dit.

S. Diam SY

Le projet Ppaao/Waapp de la Banque mondiale a facilité le transfert de technologies du Mali, du Niger, du Burkina Faso et du Ghana vers le Sénégal. Aïfa Fatimata Ndoye s’est félicitée des résultats importants enregistrés dans la riziculture pluviale dans le bassin arachidier sud grâce à la méthode Sri.

A l’issue des visites de terrain de la 10e mission conjointe d’appui de la Banque mondiale et du gouvernement du Sénégal sur la mise en œuvre du Programme de productivité agricole en Afrique de l’ouest (Ppaao/Waapp) 2A, l’agro-économiste principale au bureau de l’institution financière à Dakar et chargée du suivi de ce programme a salué sa « dimension intégratrice », à travers le transfert de technologies du Mali, du Niger, du Burkina Faso et du Ghana vers le Sénégal. « Toute la dimension régionale et l’intégration de l’Afrique à travers l’agriculture commencent à se matérialiser à travers le Ppaao/Waapp et c’est ce qui fait qu’il est un modèle de projet agricole réussi au Sénégal et dans la sous-région », a déclaré Aïfa Fatimata Ndoye Niane. Elle s’est félicitée des « résultats satisfaisants » obtenus par le Programme grâce à la méthode Sri pour la riziculture pluviale. Mme Niane a indiqué que cette technologie est une « innovation majeure qui fait le bonheur des producteurs qui l’ont adoptée ». Elle s’est également réjouie de la dimension régionale du projet (Ppaao) à travers l’introduction au Sénégal des chèvres rousses de Maradi importées du Niger. « Ces chèvres entrent dans cette dimension régionale. Un noyau dur est en place et est en train d’être multiplié pour permettre une large diffusion de cette race très réputée dans la production de viande et pour sa prolixité », a-t-elle magnifié. La chargée du Programme Ppaao/Waapp a apprécié l’avènement de nouvelles variétés de manioc résistantes à la mosaïque transférées du Ghana et distribuées aux producteurs à Thiallé (Tivaouane) et qui ont donné des résultats, en saluant la dynamique des producteurs de les multiplier et de les diffuser le plus rapidement possible. « Nous sommes ravis de constater ces résultats sur le terrain », a-t-elle dit.

La coordonnatrice du Ppaao/Waapp au Sénégal, Mariatou Diawara a souligné que cette 10e mission d’appui de la Bm a montré la diversité des activités mises en œuvre allant de l’appui aux structures de recherches telles que l’Isra, l’Ensa, entre autres, « afin qu’elles soient plus performantes dans le travail de recherche et de production ». « À travers la modernisation des stations de recherches ainsi que les fermes agricoles, nous visons la disponibilité en quantité des semences », a-t-elle affirmé. Mme Diawara a salué la mise au point de nombreuses variétés dans la mise en œuvre du Projet avec des rendements élevés.

Par ailleurs, la coordonnatrice du Ppaao/Waapp au Sénégal a aussi magnifié l’appui consenti aux femmes transformatrices des produits halieutiques qui s’activent dans la riziculture, l’aviculture, l’embouche bovine et ovine. « Ces activités leur ont permis d’avoir des sources de revenus et d’être à l’abri de la pauvreté », a-t-elle indiqué, en saluant la structuration et l’organisation de la filière oignons. Abdoulaye Harouna Kâ, président de la confédération paysanne s’est dit « agréablement surpris » par les réalisations du programme qui vont permettre, selon lui, « à notre pays de sortir de l’ornière ».

Souleymane Diam SY

Le Fonds de péréquation et d’appui aux collectivités locales sera abordé dans toute sa dimension lors de la présentation des rapports de conciliation Itie 2015 et 2016 prévue le 17 novembre 2017 à Thiès « afin de faire avancer l’agenda de la transparence dans ce domaine », indique un communiqué. Les responsables de collectivités locales impactées par des industries extractives ne manqueront pas, à coup sûr, à l’appel d’autant que le Comité national Itie entend promouvoir un dialogue constructif entre les différents acteurs de la région minière autour des mécanismes de répartition et de partage des revenus issus du secteur extractif.

La rencontre qui sera présidée par le gouverneur de Thiès devrait constituer une occasion, pour le comité national Itie, de partager les principaux résultats contenus dans ses rapports avec les autorités administratives de la région, les organisations de la société civile, les organisations communautaires de base, les élus locaux, les représentants des communautés, les entreprises présentes dans la zone, etc. « Après avoir publié les rapports Itie de 2013 et de 2014 ayant permis à notre pays de faire des pas importants dans la marche vers la transparence optimale, le comité national Itie du Sénégal a rendu public en octobre 2017, deux rapports de conciliation portant sur les années fiscales 2015 et 2016 », a rappelé le responsable de la communication Jean François Faye. La publication de ces deux rapports Itie consacre ainsi, ajoute-t-il, « l’attachement indéfectible de l’État, des organisations de la société civile et des entreprises extractives à maintenir, à un niveau élevé, l’engagement résolu à faire de la transparence, une réalité dans la gestion des industries extractives au Sénégal ».

Mohamadou SAGNE

Pour prétendre participer de façon dynamique aux politiques de pêche qui gouvernent leurs activités, les professionnels de la pêche artisanale doivent être bien outillés. Ils suivent, depuis samedi, une session de formation portant sur le plaidoyer et la communication.

Au Sénégal, la pêche artisanale joue un rôle économique et social important. Elle assure 90 % des débarquements de poissons, fournit l’essentiel des emplois dans ce secteur. Malgré son importance, les pêcheurs artisanaux sont confrontés à de nombreuses contraintes : raréfaction du poisson, embarcations en constante augmentation. Il y a également la concurrence de la pêche industrielle dans l’accès à certaines ressources pélagiques côtières notamment les sardinelles exploitées par les femmes transformatrices. Toutes ses contraintes menacent l’activité des acteurs. Conscients que ces problèmes sont éminemment politiques, les acteurs de la pêche artisanale réclament un droit au chapitre pour une meilleure prise en compte de leurs préoccupations. Depuis samedi, ils suivent une session de formation portant sur le plaidoyer en vue de renforcer leurs compétences professionnelles et politiques et d’améliorer leurs capacités d’influence sur les politiques publiques de pêche.

Moussa Mbengue, Secrétaire exécutif de l’Association ouest africaine pour le développement de la pêche artisanale (Adepa) ; une Ong africaine dont la mission est d’accompagner les Organisations professionnelles de la pêche artisanale (Oppa) en vue de leur permettre de disposer de compétences pour mieux participer aux politiques publiques de pêche et à la promotion d’une pêche durable en Afrique, estime que les professionnels de la pêche artisanale doivent être bien outillés pour prétendre participer de façon dynamique aux politiques de pêche qui gouvernent leurs activités. « Cet atelier va y contribuer en outillant, en renforçant les compétences des pêcheurs artisanaux et des femmes transformatrices à identifier des thèmes de plaidoyer, à développer des stratégies et à les porter », a-t-il déclaré.

Un problème préoccupant
Cette session qui s’inscrit dans une perspective d’amélioration de la participation des organisations professionnelles de la pêche artisanale aux politiques publiques de pêche. Elle intervient après la tenue d’ateliers nationaux qui ont permis d’identifier, pour chaque métier -pêche, mareyage, transformation artisanale de produits halieutiques-, un thème de plaidoyer à partir d’un diagnostic retraçant un problème préoccupant qui justifie suffisamment la nécessité d’une action de plaidoyer sur le plan national, de proposer, de façon participative, pour chaque problème en lien avec chacun des filières pêche, mareyage et transformation artisanale de produits halieutiques, une stratégie adaptée de plaidoyer sur la base d’une structuration de messages de plaidoyer et de renforcer les compétences des participants à conduire des processus de plaidoyer dans une perspective de défense de leurs intérêts, besoins et préoccupations au profit d’une pêche durable, a précisé le Secrétaire exécutif de l’Adepa. Il espère qu’à l’issue de cette session de formation qui dure cinq jours, chaque filière de la pêche artisanale identifiera ses véritables problèmes et ce travail débouchera sur un thème de plaidoyer qui sera porté au niveau politique le plus élevé.

Le Secrétaire exécutif de l’Adepa affirme que c’est de cette manière que les acteurs de la pêche artisanale pourront contribuer à la gouvernance des pêches en Afrique.
Cette session de formation qui s’inscrit dans le projet : «Renforcement de la bonne gouvernance de la pêche et au sein des Organisations professionnelles de la pêche artisanale (Oppa) dans les sept pays membres de la Commission sous régionale des pêches (Csrp) en Afrique de l’Ouest» qui regroupe sept pays : Cap Vert, Gambie, République de Guinée, Guinée-Bissau, Mauritanie, Sénégal, Sierra Léone, a été présidée par Mamadou Faye de la direction des pêches maritime.

Mamadou GUEYE

La dernière étape de la visite de la délégation de la Banque mondiale était Missirah Niombato, village situé à une quinzaine de kilomètres de Toubacouta. Elle s’est rendue à la pépinière de semences de riz de l’union locale des Gie des femmes transformatrices des produits halieutiques, situé à deux kilomètres au nord du village sur le front maritime. Cette pépinière fait partie des cinq sites d’expérimentation. Au total, 47 producteurs du village s’adonnent à la pratique du Sri sur une superficie de 25 hectares. L’animateur de l’Ancar, Alassane Mbodji, le chef du village de Missirah, Ismaïla Senghor ainsi que la présidente de la section rizicole de l’union, Binetou Doucouré, ont exprimé leur satisfaction à l’endroit des partenaires. Ici, tout comme ailleurs, ils ont tous reconnu les bienfaits de la méthode Sri qui a permis d’améliorer la production des riziculteurs. Les experts de la Banque mondiale ont salué la bonne tenue des semences. La visite s’est achevée au site de transformation des produits halieutiques de Missirah, réalisé par le Programme italien pour la sécurité alimentaire en 2010, pour une meilleure valorisation et une commercialisation durable.

L’union a reçu un financement de 2 millions de FCfa du Ppaao/Waapp qui lui a permis d’acquérir du matériel et de mettre en place un fonds de roulement pour un montant de 500.000 FCfa. La chargée du Programme du Ppaao/Waapp, Aïfa Fatimata Ndoye Niane estime qu’une « belle surprise » a été réalisée grâce à cette méthode Sri. « C’est une avancée remarquable », magnifie-t-elle, tout en assurant qu’ils feront tout pour que les producteurs puissent disposer du matériel et des équipements agricoles pour une meilleure contribution de ces producteurs à l’atteinte des objectifs du Programme national d’autosuffisance en riz au Sénégal (Pnar). 

S. Diam SY

Entamés en 2015 dans le bassin arachidier sud, le Système de riziculture intensive (Sri) commence à donner des résultats probants. Le constat a été fait par la 10ème mission conjointe d’appui de la Banque mondiale (Bm) et du gouvernement à la mise en œuvre du Ppaao/Waapp 2A du Sénégal qui s’est rendue à Dialacouna, Sotokoye, Coular Socé et Missirah, villages situés dans les régions de Kaolack et Fatick.

De loin, après le passage du pont du bambolong, on entend des femmes-productrices de Dialacouna et de Sotokoye, villages situés dans la commune de Kayemor, pousser des cris de joie. Elles ne cachent pas leur satisfaction à l’endroit de leur bienfaiteur, le Programme Ppaao/Waapp. Jeunes et vieilles dames dont certaines, bébé en califourchon au dos, ont démontré, par des pas de danse endiablés, à la venue de la 10ème mission conjointe d’appui de la Banque mondiale (Bm) et du gouvernement, toute leur satisfaction. Les populations de ces deux villages, riverains de la vallée de Kayemor, ont longtemps attendu cette rupture par rapport à ce qui se faisait dans le passé concernant la riziculture dans les bas-fonds. Avec l’ancienne méthode, les rendements ne suivaient presque pas. Grâce à la diffusion à grande échelle du Système de riziculture intensive (Sri) dans les zones de riziculture pluviale du bassin arachidier sud, la situation a changé. Ce projet financé par le Ppaao/Waapp, à travers l’un de ses bras techniques, le Fnraa, a été réalisé par l’Agence nationale de conseil agricole et rural (Ancar).

Dialacouna et Sotokoye (Kayemor) sont situés à 15 kilomètres du Croisement Firgui (sur la route de Nioro du Rip-Keur Ayib). Au Croisement Firgui, il faut bifurquer à gauche et remonter vers l’est en empruntant une piste sablonneuse et passer le pont de bambolong, en laissant derrière, un peu loin à gauche, le village de Kabacoto. Le passage du pont donne des sueurs froides. L’état de délabrement très avancé de l’infrastructure ainsi que la piste cahoteuse aggravent l’enclavement de la zone et retardent son développement. Dans le passé, de l’avis du maire de Kayemor, Abdoulaye Cissé, le pont avait fait beaucoup de victimes. « Depuis 1963, les populations de la commune de Kayemor ne cessent de réclamer sa réhabilitation et le bitumage de la route allant du Croisement Firgui à Kayemor », déclare-t-il. Un kilomètre après le pont du bambolong, nous sommes à Dialacouna, premier village de la commune de Kayemor ; Sotokoye est distant de deux kilomètres de Dialacouna.

Meilleur rendement
La réalisation de la digue anti-sel en 2011 par l’Usaid (pour retenir les eaux de ruissèlements et celles du Bambolong dans leur lit) a fait renaître l’espoir dans ces deux villages qui ceinturent la vallée du Kayemor. Les populations ont récupéré des terres et pratiquent la méthode Sri avec l’appui de l’Ancar. Cette pratique culturale, importée du Mali, commence à porter ses fruits. 120 producteurs de riz, membres de « Jappo Liguey » de Sotokoye et «Deh Gui» de Dialacouna ont emblavé 10, 2 hectares en 2017 en semant les variétés Sahel 177, Sahel 108 et Nérica 4. Au passage de la mission d’appui conjointe de la Banque mondiale, les cultures étaient au stade d’épiaison-floraison et de maturation.

Gagny Cissé, habitant de Dialacouna et Adam Cissé, habitant de Sotokoye font partie des producteurs-bénéficiaires de ce programme. Ils ont salué l’avènement de cette méthode. Ils ont affirmé que les rendements sont au rendez-vous depuis qu’ils ont commencé à pratiquer cette technologie, il y a deux ans. Ils récoltent 8 à 10 sacs de 50 kg grâce à la méthode Sri contre un à deux sacs auparavant pour une superficie de 0,25 hectares. De nombreux producteurs peuvent rester des mois sans acheter du riz puisqu’ils vivent de leur production presque toute l’année. « Actuellement, nous n’achetons que deux sacs de riz de 50 kilogrammes par an du fait des avantages de la méthode Sri », déclare Ousmane Ndiaye, producteur.

La présidente du groupement des femmes de Dialacouna, Djeynaba Diao, espère, cette année, un meilleur rendement. Ces résultats probants ont été obtenus, selon elle, grâce à un travail collectif et à l’accompagnement du Fnraa (Ppaao/Waapp) et de l’Ancar. Toutefois, elle n’a pas manqué de plaider pour l’acquisition de l’équipement et du matériel agricole. Le maire de Kayemor, Abdoulaye Cissé, précise qu’une étude exhaustive de la vallée de Kayemor préconise la mise en place d’un bassin de rétention doublée d’un panneau de bec de canard sur quatre kilomètres. « Ce bassin va garder les eaux de ruissellement et permettre un écoulement doux pour que le riz puisse se développer dans la vallée », dit-il.

L’ambition des populations de la commune de Kayemor, est de poursuivre le processus d’aménagement en enlevant toute la végétation inutile et même de concurrencer les producteurs de la vallée du fleuve Sénégal malgré leur matériel rudimentaire. « Maintenant que nous avons réussi à maîtriser la salinisation et que la riziculture se porte bien, notre souci, c’est d’enlever cette végétation inutile ; ce programme est en cours (septembre) », informe le maire. M. Cissé précise qu’ils sont en train de chercher des partenaires pour les aider dans ce sens. A la fin de la culture rizicole, les productrices s’adonnent au maraîchage. Leur production est écoulée dans les marchés hebdomadaires.

Souleymane Diam SY

Mise en oeuvre depuis 2015 au Sénégal, l’approche Initiatives à résultats rapides a permis aux secteurs de l’habitat et de l’électrification rurale d’enregistrer de bons résultats qui ont été partagés, hier, par l’ensemble des acteurs au cours de l’atelier de clôture du deuxième cycle de cette approche.

Depuis 2015, le Sénégal s’est engagé à promouvoir, dans l’administration publique, l’approche Initiatives à résultats rapides sous la coordination du Bureau organisation et méthode (Bom) et l’appui de la Communauté de pratiques de la gestion axée sur les résultats de développement (Afcop) et de la Banque africaine de développement (Bad). Cette méthode concrète de gestion axée sur les résultats, déjà expérimentée avec succès dans certains pays africains, favorise la construction d’une culture de la performance, de responsabilité et de redevabilité. Si le premier cycle de l’approche Initiatives à résultats rapides n’a pas répondu aux attentes, le 2ème cycle qui vient d’être clôturé a enregistré des résultats notoires dans les secteurs de l’habitat social et de l’énergie rurale.

Dans le domaine de l’habitat, cette méthode a permis de parvenir, en 100 jours, à un plan de restructuration et de régularisation foncière du quartier de Ouest-Foire. Appliquée au domaine de l’énergie, elle a permis à l’Aser et aux concessionnaires de raccorder 3.020 ménages de 75 villages de Dagana, de Podor et de Saint-Louis au réseau électrique, de déployer 1.200 kits d’installations intérieures et d’atteindre un taux d’électrification de 47 %, en cinquante jours alors que de tels travaux prenaient au moins trois ans, selon Babacar Diakhaté, Conseiller en organisation au Bureau organisation et méthode (Bom), lors de l’atelier de partage des résultats.

Ces résultats satisfaisants ont été obtenus grâce à la parfaite collaboration entre différents services de l’administration. Pour dire qu’une administration décloisonnée peut être gage de performance. « Dans le secteur de l’électrification rurale, ce n’est pas uniquement l’Aser, il y a d’autres services qui interviennent. Il fallait les réunir, leur faire comprendre le défi, l’importance des enjeux, les motiver pour les amener à ces résultats. C’est ce qui a été fait également dans le secteur de l’habitat où il a fallu regrouper l’Urbanisme, l’Architecture, la Fondation Droit à la Ville et aussi la Dgid, la Mairie de Yoff pour parvenir à ce plan de restructuration en un temps record », a ajouté M. Diakhaté.

Un taux d’électrification de 47 %, en cinquante jours
Saisissant la balle au rebond, le Directeur général du Bom, Ibrahima Ndiaye, est d’avis que l’approche Initiatives à résultats rapides est une bonne approche pour engager l’appareil administratif dans une stratégie de conduite du changement dans un contexte de mise en œuvre des projets structurants et des réformes prioritaires contenus dans le Pse. « Il s’avère important d’amorcer une démarche de rupture, de changement d’attitudes, de comportements pour s’inscrire résolument dans une approche orientée au résultat, notamment des résultats tangibles et mesurables », a-t-il dit.

Présidant la cérémonie d’ouverture, le directeur de Cabinet du ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Yatma Guèye, a rappelé que le Sénégal est dans une phase d’urbanisation accélérée avec comme conséquence la prolifération d’habitats non planifiés et irréguliers qui se caractérisent par une forte densité de la population, l’insécurité foncière et le déficit d’équipements et d’infrastructures. Mais grâce à l’approche axée sur les résultats rapides, ces problèmes peuvent être bien pris en charge. La restructuration du quartier de Ouest Foire en 100 jours constitue une illustration parfaite. Au-delà de célébrer ces bons résultats, le plus important, selon M. Guèye, c’est de réfléchir à généraliser cette initiative à l’ensemble de l’administration afin que celle-ci s’inscrive définitivement dans une culture de performance, de responsabilité et de redevabilité.

3 000 ménages raccordés
Dans le secteur de l’énergie rurale, la mise en œuvre de cette initiative est une réponse à l’engagement de l’État de développer l’accès aux services de l’électricité sans discrimination sur toute l’étendue du territoire national, a souligné Adama Diallo, Secrétaire général du ministère du Pétrole et des énergies. « L’Initiatives à résultats rapides nous a permis de changer notre façon de faire en mobilisant toutes les parties prenantes à travers une équipe de performance qui a relevé le défi, d’atteindre l’objectif d’augmenter de 3.000 le nombre de ménages raccordés à la concession Dagana-Podor-Saint Louis en cinquante jours », s’est-t-il félicité. Au regard de ces résultats appréciables, M. Diallo est persuadé que cette initiative fera tâche d’huile dans les autres concessions d’électrification rurale.
 
Elhadji Ibrahima THIAM

Les 150 lauréats du concours « Business Academy, Bokknà ! » qui est le premier concours national de Business plan vont recevoir les 20 et 21 novembre 2017, lors du « Forum de la Pme sénégalaise », une aide financière à l’entrepreneuriat d’un montant de 1,2 milliard de FCfa, indique l’Agence de développement et d’encadrement des Pme (Adpme).

Les lauréats du premier concours national de Business plan financé par la Banque mondiale vont recevoir leur prix en marge du « Forum de la Pme sénégalaise », informe un communiqué de l’Adpme. D’après la note, ils seront 150 lauréats à recevoir, lors de cette rencontre qui va se dérouler les 20 et 21 novembre 2017, à Dakar, « une aide financière à l’entrepreneuriat d’un montant de 1,2 milliard de FCfa».

D’après toujours l’Agence de développement et d’encadrement des Pme (Adpme), ce concours dénommé « Business Academy, Bokknà ! » a permis de toucher 86.000 entrepreneurs. « 3001 idées de projets ont été reçues dont 815 idées innovantes ont été retenues pour participer aux sessions de formation pour l’élaboration de business plan », indique le communiqué.

La même source ajoute que le « Forum de la Pme sénégalaise » qui sera présidé par le chef de l’État Macky Sall, sera un espace de «dialogue public/privé ». Il répond, d’après le communiqué, « à la forte attente du gouvernement d’adopter la loi de développement de Pme qui facilitera notamment l’accès des Pme/Pmi à la commande publique et l’encadrement des Pme informelles d’une part et d’autre part l’ouvrir des concertations élargies avec le secteur privé, le monde universitaire et les collectivités territoriales afin d’intensifier l’exécution consensuelle d’une politique de promotion des Pme /Pmi ».

Aliou Ngamby NDIAYE

Le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, Papa Abdoulaye Seck, qui a présidé la cérémonie de restitution des résultats de la mission d’évaluation du Cilss, de la Fao, du Pam et du Fewsnet s’est réjoui des chiffres communiqués par les évaluateurs. Selon le ministre, ces chiffres confirment que l’agriculture sénégalaise se porte bien. « Notre agriculture est en bonne santé. Cela nous le devons à la contribution de tous nos partenaires techniques et financiers et aux efforts déployés par tous les acteurs intervenant dans les chaines de valeurs », s’est félicité le ministre. Ainsi, il invite l’ensemble des acteurs à poursuivre cette dynamique pour que « le Sénégal nourrit le Sénégal ne sera pas un slogan mais une réalité visible et papable au grand bonheur des Sénégalais et des Sénégalaises ».

A. Ng. NDIAYE

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