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Affaires et Finances (2823)

La ministre des Mines et de la Géologie, Aïssatou Sophie Gladima, a bouclé sa tournée dans la région de Kédougou par Kharékhéna, un haut lieu d’orpaillage traditionnel. Devant l’autorité, les orpailleurs ont égrené un chapelet de doléances dont la plus pressante est l’extension des couloirs d’orpaillage.

Vendredi 19 janvier, il est 22 heures. Quelques rares étoiles dansent dans le ciel de Kharékhéna boudé par la lune. Au loin, les lumières parcimonieuses du village forment des lumignons tamisés qui se découpent dans l’obscurité de la nuit. Des gargotes, des échoppes et des habitats sommaires en paille ou en zinc bordent la route bitumée où s’agite une foule empressée et bigarrée qui attend, depuis le début du jour, la délégation de la ministre des Mines et de la Géologie. L’entrée du cortège ministériel dans cette bourgade rendue célèbre par l’intense activité d’orpaillage qui y a cours, est accompagnée par un concert de klaxons de moto « Jakarta ».

A la sortie du village, sur un terrain vague qui donne sur les « Diouras », du nom des sites d’orpaillage, c’est l’effervescence autour d’une tente ornée de quelques affiches à l’effigie d’Aïssatou Sophie Gladima. Pour accueillir leur hôte de marque et sa délégation, les orpailleurs se sont mobilisés. Ces chercheurs d’or ont traversé tout le pays, franchi des frontières pour atteindre ce coin du Sénégal situé dans le département de Saraya à 80 kilomètres de Kédougou et à 50 kilomètres du Mali. Venus avec le minimum de bagages, ils espèrent en repartir avec la besace plein de pépites d’or. Mais trouver de l’or, surtout dans les conditions laborieuses qui caractérisent l’orpaillage traditionnel, c’est tout sauf de la sinécure. Du coup, dès que la ferveur de l’accueil de la ministre est retombée pour laisser place aux discours d’usage, les doléances ont toutes portées sur l’amélioration des conditions de vie et de travail dans ce site qui, en quelques années, a vu sa population exploser. En effet, le hameau d’alors d’à peine 200 habitants est devenu, en moins de dix ans seulement, une sorte de favela où vivotent plus de 30.000 âmes.

Le président des orpailleurs a insisté sur le problème d’accès à l’eau potable, l’érection d’une structure de santé « digne de ce nom », l’électrification de la zone, l’achèvement des travaux de la route, la réorganisation du secteur…mais surtout l’extension des couloirs d’orpaillage, c’est-à-dire ces zones affectées aux orpailleurs et qui sont délimitées par un arrêté de la ministère des Mines. « Les 27 hectares qui nous sont est affectés est trop infime pour tout ce beau monde. Nous voulons que ce couloir soit étendu jusqu’à 50 hectares », a-t-il dit.

Soutenir le secteur
Le président du Conseil départemental de Saraya, Sadio Danfakha, a abondé dans le même sens, invitant les autorités à faire de cette demande des orpailleurs une priorité car « le couloir actuel n’a presque plus d’or ». Se félicitant de voir la ministre venir « tâter le terrain » et « discuter avec les populations », le député de Saraya, Mady Danfakha, l’a encouragée à soutenir davantage le secteur de l’orpaillage dont l’importance n’est plus à démontrer. « L’orpaillage est source de développement socioéconomique. C’est un rempart contre l’émigration clandestine et un pourvoyeur d’emplois. C’est donc un secteur qui mérite un soutien fort de la part des autorités », a-t-il argué.

Ces doléances ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd. La ministre qui tenait à venir Kharékhéna malgré l’heure tardive et la fatigue liée par la visite à Sabodala toute la journée, leur a assuré avoir pris bonne note notamment en ce qui concerne l’extension du couloir d’orpaillage. Selon elle, c’est un dossier qui tenait déjà à cœur ses prédécesseurs et sur lequel elle va plancher au plus vite. « Vous aurez de nouveaux couloirs mais cela ne se fera pas du jour au lendemain. Mes services vont faire les explorations nécessaires afin d’identifier les meilleurs sites à exploiter. Cela prendra du temps, je vous demande d’être patients », a dit Aïssatou Sophie Gladima. Elle fait de cette question une priorité, soutenant avoir conscience de l’importance de l’orpaillage dans le développement de l’économie locale voire nationale. La ministre a affirmé sa disponibilité à accompagner les orpailleurs dans la réorganisation de leur secteur comme ils l’ont sollicité.

« Le secteur mérite d’être mieux organisé afin qu’on puisse en faire un véritable levier de développement économique comme au Mexique et au Pérou où nous avons la même pratique d’orpaillage. Cela va permettre de pouvoir écouler l’or de Kharékhéna sur le marché international sans difficulté. Mais pour ce faire, il faut que les orpailleurs et les autorités travaillent en parfaite intelligence », a-t-elle ajouté.

Elhadji Ibrahima THIAM (envoyé spécial à Kédougou)

Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Dr Pape Abdoulaye Seck, était, mercredi dernier, l’hôte de l’Académie d’agriculture de France pour s’exprimer sur le thème : « l’Afrique peut-elle nourrir l’Afrique ». Dr Seck est revenu sur les performances agricoles du Sénégal, notamment dans le domaine rizicole. Il estime qu’avec ses potentialités, « c’est au tour de l’Afrique de nourrir le monde en riz ».

S’exprimant devant ses collègues de l’Académie de France dont il est membre, Dr Pape Abdoulaye Seck a fait une brillante prestation tenant en haleine le parterre de personnalités dont des spécialistes du monde de l’agriculture de France et d’Europe. Dans son exposé, le ministre, académicien des sciences agricoles, a parlé des difficultés qui plombent le secteur dans le continent. Il a formulé des propositions concrètes fondées sur des travaux de recherche. S’expliquant sur les dynamiques de la riziculture mondiale devant déboucher sur des conclusions audacieuses à partir de la science, Dr Seck a dit que « c’est au tour de l’Afrique de nourrir le monde en riz ». Donnant l’exemple du Sénégal qui a enregistré de bonnes performances, il a insisté sur le fait que de nouvelles technologies innovantes pourraient changer la physionomie. « L’urgence, a-t-il réaffirmé, c’est de construire une sécurité alimentaire et nutritionnelle durable en Afrique vu son potentiel inexploité ». Pour Dr Seck, la solution proposée est la construction de la nouvelle maison de l’agriculture africaine qui sera constituée de quinze briques solides. Le ministre de l’Agriculture a insisté sur ce qu’il appelle la « bataille du riz », aliment central dans la nourriture de la plupart des Africains de l’Ouest. A la suite de l’exposé du ministre, le directeur général de l’Agence française de développement (Afd), acteur pivot de la coopération française, est revenu sur le rôle important que son organisme joue dans le financement de l’agriculture dans nos pays à travers divers projets.

Dans son intervention, le président directeur général du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), Michel Eddi, a expliqué le rôle de la recherche agricole dans la progression des agricultures dans la sous-région. Il est d’avis qu’au-delà de la recherche, c’est le système de connaissance et d’innovation agricole qui doit accompagner l’évolution des exploitations agricoles. L’ambassadeur du Sénégal à Paris, Bassirou Sène, au nom du chef de l’Etat, a déclaré que c’est le Sénégal qui était à l’honneur avec la prestation d’un de ses meilleurs cadres agricoles qui applique avec rigueur la politique définie par le gouvernement. Enfin, il a transmis ses remerciements et félicitations aux membres de l’Académie de France pour le choix porté sur notre compatriote, un homme attaché à la promotion de l’agriculture africaine.

El. Hadji Abdoulaye THIAM

Armer les populations à faire face à certaines catastrophes, telle est la problématique de la résilience dans le secteur agricole avec des producteurs souvent vulnérables à de pareils chocs. Le gouvernement du Sénégal a pris l’option d’intégrer ce facteur risque dans les politiques visant le secteur, notamment la sécurité alimentaire. Une option matérialisée à travers le Projet d’appui à la résilience des filières agricoles (Parfa) lancé à Kaolack lundi. Une initiative dont le pilotage est confié au Programme d’appui aux filières agricoles (Pafa Extension). « Le Parfa met l’accent sur l’amélioration de la résilience des filières agricoles, la gestion durable des ressources naturelles et l’institutionnalisation du partage d’expériences dans ces domaines.

Il est entièrement aligné sur les stratégies nationales, entre autres le Plan Sénégal émergent (Pse), la loi d’orientation agro-sylvio-pastorale, le Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas) et le Cadre national d’investissement stratégique pour la gestion durable des terres (Cnis-Gdt) », a expliqué Abiboulaye Bâ, le coordonnateur du projet, qui rappelle également que la justification à l’ouverture de l’atelier auquel ont pris part des représentants de producteurs, des élus locaux ainsi que des représentants de bailleurs de fonds. Une rencontre au cours de laquelle la question de la vulnérabilité de l’agriculture sénégalaise a été au centre des discussions. « La problématique de la résilience aux chocs, notamment pour les populations vulnérables, est au cœur des préoccupations du gouvernement du Sénégal et ce projet se veut une contribution significative aux efforts déployés par l’Etat en améliorant la sécurité alimentaire des petits exploitants ainsi que leur résilience face à la dégradation de l’environnement et à la variabilité du climat », a rappelé le coordonnateur du Pafa.

D’une durée de quatre ans, ce projet pilote va mobiliser des moyens budgétaires de 5,39 milliards de FCFa dont un tiers est un don du Fonds mondial pour l’environnement, de l’Onudi, du Fida. Les réalisations prévues concernent la mobilisation des eaux de surface avec l’aménagement de 450 hectares de vallées dans les régions de Kaolack et de Fatick, la gestion durable des terres, la promotion des énergies durables et la valorisation des produits agricoles.

L’unité de gestion du Pafa Extension qui a en charge la coordination de ce projet intervient dans les régions centres du pays (Kaolack, Kaffrine, Fatick, et Diourbel).

ELIMANE FALL

La société luxembourgeoise Luxomobility et le ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement ont signé, hier, un protocole d’accord en marge du Forum Luxembourg-Sénégal. Le protocole d’accord a été signé en présence du ministre des Transports, Abdoulaye Daouda Diallo, et du représentant de Luxomobility, Romain Scheineider. A travers cet accord, Luxomibility va mettre en œuvre, au Sénégal, le projet « Save live » (sauver des vies ». Ainsi, la société luxembourgeoise aura en charge l’installation d’un logiciel qui va « permettre aux autorités compétentes de recueillir les données d’accidents routiers et d’appliquer des mesures ciblées de sécurité ». En effet, l’objectif principal de ce logiciel est de « réduire la mortalité routière au Sénégal » grâce à un « système de collecte de données et de traitement des accidents ».

Abdoulaye Daouda Diallo a réitéré son engagement à tout faire pour respecter les termes du protocole. Mieux, il a informé que le gouvernement va travailler à améliorer la qualité des infrastructures pour lutter efficacement contre les accidents de la route.

A. N. NDIAYE

Parmi les cadors du patronat français que le Président Emmanuel Macron amènera avec lui à Dakar, le 1er février prochain, figure en bonne place le big boss d’Orange, Stéphane Richard.

Directeur de Cabinet des ministres de l’Economie, Jean-Louis Borloo et Christine Lagarde, actuelle patronne du Fonds monétaire international (Fmi), l’actuel Pdg d’Orange a rejoint la maison en septembre 2009 comme Directeur à l'International de France Télécom, avant d’être nommé, un mois plus tard, à la tête des opérations France.

Moins d’un an plus tard, il devient Directeur général, et en février 2011, il est nommé Pdg.

Le Blog de Yaxam

Depuis sa première coulée d’or en 2009, la mine de Sabodala exploitée par Sabodala Gold Operations (Sgo) ne cesse de voir son activité fleurir. En 2017, elle a produit 233.000 onces; un record. Ce qui, en dix ans d’activité, porte la production à 1,5 million d’onces d’or, soit plus de 32 tonnes.

Premier gisement d’or mis en évidence au Sénégal, Sabodala reste encore difficile d’accès. Après Bembou, c’est le début du calvaire. La route bitumée cède la place à une piste latéritique d’une succession de nids de poule, de bosses et de crevasses. La végétation qui borde ce chemin de chèvres a fini de virer au mat, perdant de sa verdure du fait des nuages de poussière rouge soulevés par les véhicules. Le petit répit qu’offre la route goudronnée à l’entrée de Khossanto, un haut lieu de l’orpaillage, ne dure que le temps d’un soupir. Le mauvais état de la route impose, à nouveau, un supplice. Au bout d’une torture de près de deux heures sur près de 100 kilomètres que la célèbre cité aurifère de Sabodala se dévoile. Enfin. On est au Sud-Est du Sénégal, à 650 kilomètres de Dakar. Jadis hameau isolé, aujourd’hui collectivité administrative territoriale dynamique avec l’essor de l’extraction minière. En 1961, le Bureau de recherches géologiques et minières (Brgm) a confirmé, à cet endroit, la présence du métal précieux.

Mais c’est quarante-huit ans plus tard, c’est-à-dire en 2009, que le premier lingot d’or est sorti de ce gisement appartenant à la « ceinture de roches vertes de Mako qui abrite certains des plus grands gisements aurifères du monde ». La société Sabodala Gold Operations (Sgo) exploite la mine depuis plus de dix ans. Elle a déjà extrait 1,5 million d’onces, soit plus de 32 tonnes, selon son directeur général Aziz Sy qui recevait, vendredi, la ministre des Mines et de la Géologie Aïssatou Sophie Gladima, en tournée de prise de contact avec les sociétés minières installées dans la région de Kédougou pendant deux jours. A la tête d’une forte délégation, elle a visité les installations de Sgo et la fosse de Golouma située à une quinzaine de kilomètres de l’usine de production et qui fournit, aujourd’hui, l’essentiel du minerai traité.

Le ministre s’est également rendu au périmètre maraîcher des femmes du village de Faloumbou aménagé par Sgo et au poste de santé du village de Mamacono construit également par la société minière. Ces trois dernières années, Sgo semble rouler sur de l’or puisque sa production ne cesse d’augmenter. L’année 2017 a même vu la société dépasser largement les objectifs que le Conseil d’administration de Teranga Gold, la compagnie canadienne dont elle est la filiale, lui avait fixés. « Notre production moyenne annuelle, depuis ces trois dernières années, tourne autour de 200.000 à 210.000 onces. En 2017, on a battu notre record de production avec 233.000 onces. Des aménagements ont été apportés à l’infrastructure de production.

On a ajouté une seconde ligne de concassage qui a fait passer notre production de 2,5 millions de tonnes à 4 millions de tonnes par an. On a réduit les goulots d’étranglement, on a mieux formé nos équipes et depuis lors, notre production est en constante hausse », a confié le patron de Sgo. Cependant, un seul gramme de cet or n’est commercialisé pas sur le marché local alors que le besoin pour les bijoutiers locaux est estimé à 100 kilogrammes par an. Toute la production est exportée vers la Suisse où elle est raffinée et commercialisée sur le marché international.

Une situation dont l’explication est à chercher, selon Aziz Sy, dans la politique fiscale en vigueur. « Des raisons fiscales nous empêchent de livrer une partie de notre production aux bijoutiers singulièrement la question de la Tva. C’est le seul blocage. Par contre, 75 % de la contrepartie de la production qui est vendue sur le marché international revient au Sénégal à travers les impôts, les contributions sociales en direction des populations, les achats locaux (fournitures et prestations de services, transports) », a fait savoir M. Sy. Sur la question de l’emploi, il soutient que sur les 1.333 employés, les 93 % (1.100) sont des Sénégalais, alors que 50 % de la main-d’œuvre vient de Kédougou dont 1/3 (350) de l’arrondissement de Sabodala.

Elhadji Ibrahima THIAM (Envoyé spécial à Kédougou)

LA DCSOM VEILLE AU GRAIN
Aujourd’hui, le tout premier site d’extraction de minerai de Sabodala n’est plus en activité. Trois autres sites ont pris le relais avec le rachat, en 2013, de la société d’exploration Oromin : Golouma, Kerekounda et Gora. Du coup, les permis d’exploration de Sgo ont atteint un rayon de 1.055 km2 et la concession minière actuellement en exploitation fait 245 km2. Pour le moment seule mine d’or industrielle du Sénégal, Sabodala Gold Operations est surveillée comme du lait sur le feu par le Ministère des Mines et de la Géologie à travers la Direction du contrôle et de la surveillance des opérations minières (Dcsom). C’est ce que dit en filigrane Roseline Mbaye Carlos, la directrice de la Dcsom. « Nous contrôlons la production et les opérations minières en général. Nous nous assurons d’être présents à chaque fois qu’il y a levée et exportation d’or de Sabodala jusqu’à Dakar. Toutes les statistiques de production sont minutieusement vérifiées par nos services mais également par les services de la Douane. Tous les lingots sont pesés devant une commission dédiée », a-t-elle expliqué.

Elh. I. THIAM

Aujourd’hui, le tout premier site d’extraction de minerai de Sabodala n’est plus en activité. Trois autres sites ont pris le relais avec le rachat, en 2013, de la société d’exploration Oromin : Golouma, Kerekounda et Gora. Du coup, les permis d’exploration de Sgo ont atteint un rayon de 1.055 km2 et la concession minière actuellement en exploitation fait 245 km2.

Pour le moment seule mine d’or industrielle du Sénégal, Sabodala Gold Operations est surveillée comme du lait sur le feu par le Ministère des Mines et de la Géologie à travers la Direction du contrôle et de la surveillance des opérations minières (Dcsom). C’est ce que dit en filigrane Roseline Mbaye Carlos, la directrice de la Dcsom. « Nous contrôlons la production et les opérations minières en général. Nous nous assurons d’être présents à chaque fois qu’il y a levée et exportation d’or de Sabodala jusqu’à Dakar.

Toutes les statistiques de production sont minutieusement vérifiées par nos services mais également par les services de la Douane. Tous les lingots sont pesés devant une commission dédiée », a-t-elle expliqué.

Elh. I. THIAM

La ministre de l’Elevage et des Productions animales a visité, hier, la 11ème édition du Salon de l’élevage. Aminata Mbengue Ndiaye a annoncé une enveloppe de 500 millions de FCfa pour le programme national d’autosuffisance en mouton.

Pendant dix jours (19 au 29 janvier), le Cices abrite la 11ème édition du Salon de l’élevage. Ce salon est organisé tous les ans par l’Alliance pour le développement et l’amélioration des races bovines, ovines et caprines (Adam) en partenariat avec le ministère de l’Elevage. Hier, les organisateurs ont accueilli la ministre de tutelle en compagnie de son homologue du Commerce. Avec sa délégation, Aminata Mbengue Ndiaye a fait visiter quelques stands avant de s’adresser aux éleveurs. Mme Ndiaye a salué les membres de l’Adam pour l’organisation de cette 11ème édition qui enregistre la participation d’éleveurs venus d’autres pays comme le Mali. Elle a rappelé l’importance du mouton. « Dans le cadre du Pse, le Ministère de l’Elevage a élaboré un programme national d’autosuffisance en mouton, considéré par le président de la République comme une denrée de première nécessité. Il sera exécuté en deux phases sur une période de dix ans. Pour 2018, il est prévu dans le budget, une enveloppe de 500 millions de FCfa », a déclaré Aminata Mbengue Ndiaye. Elle a rappelé que les maires du Sénégal ont décidé d’accompagner ce programme pour aider à l’atteinte de l’autosuffisance en mouton. Elle a invité les éleveurs à aller vers l’autonomisation en mouton, à travailler pour intensifier les préparatifs de la prochaine fête de Tabaski afin de consolider les acquis. Selon Mme Ndiaye, son département a déjà acheté des géniteurs « Ladoum ». Une race qui, à son avis, recèle un potentiel important pour l’émergence de la filière. Elle affirme que l’heure est venue d’approfondir le travail de recherche sur le Ladoum.

Le Ministre de l’Elevage a rappelé les efforts consentis par le gouvernement pour éradiquer la peste des petits ruminants. Elle a rappelé que 2030 est l’échéance fixée pour éliminer cette maladie au plan mondial et a assuré que le Sénégal ne sera pas en reste avec un plan d’action qui sera bientôt présenté. Aminata Mbengue Ndiaye a évoqué le vol de bétail, soulignant que le gouvernement met tout en œuvre pour lutter contre le phénomène par le durcissement des sanctions.

Cette 11ème édition du Salon de l’élevage a comme parrain Baba Diao, Pdg d’Itoc et propriétaire d’une ferme à Pout. Le Salon sera marqué par des expositions, un concours de beauté d’animaux, des panels. Le public a également l’opportunité de découvrir les meilleures races dont des Ladoum, Azawakh, vaches Holstein, poulets Bantam, etc. Il y a aussi la participation des différents laboratoires vétérinaires et des minoteries. Le Salon de l’élevage vise la promotion de l’économie d’élevage à travers la présentation des meilleures pratiques et les perspectives de partenariats dans ce secteur. Il constitue une opportunité pour susciter des investissements porteurs et des stratégies à long terme devant améliorer la contribution de l’élevage au Produit intérieur brut.

Aliou KANDE

Depuis le début de son existence comme pays indépendant, il y a cinquante huit ans, après près de deux siècles de colonisation, c’est hier que le Sénégal a enregistré le lancement de sa première banque privée appartenant majoritairement à un Sénégalais. En l’occurrence le richissime Abdoulaye Diao dit Baba, plus connu jusqu’ici dans le domaine des hydrocarbures.

Hier, le Boulevard de la République, à quelques jets de pierre du Palais, a été le théâtre d’une cérémonie historique : le lancement de la première banque privée appartenant majoritairement à un Sénégalais. Il s’agit d’Abdoulaye Diao dit Baba, propriétaire de la société de négoce en hydrocarbures, Itoc (International Trading Oil and Commodities). L’identité de l’établissement bancaire ?

Outarde, selon la définition de Wikipédia, est le nom d’une espèce d’oiseau rare, petit échassier terrestre, trapu, de taille moyenne à grande, au long cou et longues pattes. Son bec pointu et ses pattes s'apparentent à ceux d'une poule. Et la Banque Outarde, c’est du lourd : quatorze (14) milliards de francs Cfa de capital. Pour la diriger, Baba Diao, qui en est actionnaire majoritaire et Président du Conseil d’administration, s’est adjoint les services d’Olivier Santi comme Directeur général, débauché de Bnp Paribas.

Mis à part l’actionnaire majoritaire, on retrouve dans le capital de Outarde la Banque ouest-africaine de développement (Boad), Bemo, une banque libanaise, et d’autres Sénégalais.

Outarde qui se veut être une banque d’affaires aura comme cibles privilégiées les Pme, Pmi, l’élevage et l’agriculture.

Le Blog de Yaxam

Le village de Ngor va bientôt étrenner sa maison de pêcheurs.

Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, a posé, samedi, la première pierre de cet édifice qui va coûter 100 millions de FCfa.

Les 350 pêcheurs et plongeurs de la commune de Ngor vont bientôt disposer d’une infrastructure leur servant de « cadre de travail, d’échanges et de renforcement de leurs capacités ».

Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, a procédé, samedi, à la plage de Ngor, à la pose de la première pierre de la maison des pêcheurs d’un coût global de 100 millions de FCfa ; une infrastructure « moderne de dernière génération ».

Avec cet ouvrage, le gouvernement veut améliorer les conditions de travail des pêcheurs dans le village de Ngor et par ricochet « renforcer la gouvernance participative ».
L’édifice qui va s’étendre sur une superficie de 216 m2 disposera toutes les commodités pour permettre aux bénéficiaires de bien mener leurs activités de pêche. Selon le ministre de la Pêche, Oumar Guèye, la maison des pêcheurs de Ngor va disposer d’un « bloc de bureaux pour l’administration du Gie interprofessionnel » où seront contrôlées les statistiques et les activités de pêche dans toute la zone de Ngor. La maison des pêcheurs va également comprendre un bloc sanitaire, une infirmerie, une salle polyvalente, un abri pour les pirogues et autres matériels de pêche et sept magasins.

Le village de Ngor reste incontournable dans l’activité de pêche artisanale dans la région de Dakar avec son parc piroguier riche de 163 unités de pêche opérationnelles. D’après le ministre de la Pêche, en 2017, Ngor, à elle seule, a enregistré «une production de 44,51 tonnes». Ce qui représente 336.116.235 FCfa en valeur commerciale. La valeur commerciale de la production de toute la région de Dakar est estimée à 36 milliards de FCfa en 2016. Dakar est la troisième région de pêche artisanale du Sénégal. Elle assure 13% des débarquements avec un parc piroguier de 3.647 unités de pêche opérationnelles.

En 2016, la production a été de 58.000 tonnes. Par ailleurs, le ministre de la Pêche tient au respect des délais dans la livraison de l’ouvrage. Il a invité le maître d’ouvrage à bien tenir en compte ce délai « conformément aux spécifications techniques prévues dans le contrat ».

« J’exhorte l’entreprise attributaire du marché à veiller au respect scrupuleux des clauses contractuelles relatives aux délais d’exécution et à la qualité des ouvrages », a-t-il dit. Oumar Guèye a indiqué qu’en relation avec les autorités et les services techniques déconcentrés de l’Etat, un « dispositif de suivi hebdomadaire des travaux » sera mis sur pied pour un respect des délais de réalisation de l’infrastructure.

Aliou Ngamby NDIAYE

POURSUITE DU PROGRAMME FROID
La deuxième phase du programme froid va se poursuivre, cette année, avec la construction de 19 complexes frigorifiques, a annoncé, samedi, lors de la pose de la première pierre de la maison des pêcheurs de Ngor, le ministre de la Pêche, Oumar Guèye. Le parc des camions frigorifiques sera renouvelé, a ajouté le ministre. Il a aussi informé de la poursuite du processus de modernisation des quais de pêche avec la construction des quais de Mboro, de Sendou (Bargny) et de Ndangane Sambou. Les aires de transformation de Joal, de Cayar, de Sendou et de Ndangane Sambou seront aussi aménagées.

A. N. NDIAYE

DEUX EMBARCATIONS DE FIBRE EN VERRE OFFERTES AUX PLONGEUSES
Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, a offert, samedi, aux femmes plongeuses du village de Ngor deux embarcations en fibre de verre motorisées.

Un geste salué par la porte-parole des femmes, Khady Mbengue. En plus de ces deux pirogues, Ouma Guèye a offert aux deux Gie des femmes plongeuses que compte l’île de Ngor un « lot de matériels constitué de 1 341 articles ».

Ce matériel a été acheté, explique le ministre, grâce aux 166 millions de FCfa que le président de la République Macky Sall a mis à la disposition des femmes évoluant dans le secteur de la pêche dans les sites de Ngor, Yoff, Bétenty, Kafountine, Ndagane Sambou, Niodior, Bassoul et Dionewar. Après Ngor samedi dernier, le ministre va se déplacer dans les autres sites pour leur remettre ce matériel qui va alléger le travail de ces femmes.

A. Ng. NDIAYE

La campagne de commercialisation de l’arachide bat son plein dans la région de Ziguinchor. A la date du 17 janvier dernier, 2.926.000.000 de FCfa y ont été injectés et 12.000 tonnes de graines achetées par l’usine Sonacos contre 4.000 tonnes l’année dernière à la même période.

A notre passage à l’usine Sonacos de Ziguinchor le 17 janvier 2018, cet établissement industriel employait déjà 474 personnes (431 saisonniers et 43 permanents) grâce aux importantes quantités d’arachide qu’elle avait réceptionnées, a expliqué son directeur Sény Bodian. En janvier 2017, à la même époque, ces travailleurs étaient au nombre de 312 dont 264 saisonniers et 48 permanents.

Des camions chargés de sacs d’arachide continuent d’y affluer en provenance de Vélingara, de Kolda, de Sédhiou et de Ziguinchor. Leurs déchargement sont rapides et portent sur quelque 700 tonnes par jour, a précisé M. Bodian.

Il affirme que le règlement des factures des Opérateurs privés stockeurs (Ops) ne souffre d’aucun retard de la part de sa société. Il s’est également réjoui des bonnes dispositions que les banques de la place ont prises pour le financement régulier des acteurs qui sont impliqués dans la présente campagne de commercialisation de l’arachide. Le chef de service « Achat graines », Mamadou Guèye, a assuré que les arachides produites dans le département de Bignona, vont bientôt commencer à être acheminées à la Sonacos par les opérateurs privés stockeurs. « Quelque 75 opérateurs ont déjà commencé à nous livrer les graines », a-t-il renseigné.

Par ailleurs, le patron de la Sonacos de Ziguinchor a tenu à rassurer les producteurs d’arachide de la Casamance que son établissement prendra les disposions idoines pour acheter toutes les graines qui lui seront proposées.

« Bien que les prévisions de collecte soient fixées, dit-il, à 85.000 tonnes dont 84.500 tonnes, destinées à la trituration, et 500 tonnes pour les semences ».

Sény Bodian n’a pas manqué d’exhorter les producteurs, opérateurs privés stockeurs et banques à soutenir la Sonacos pour qu’elle puisse engranger le maximum de graines et faire travailler les fils de la région.

El Hadj Moussa SADIO

Selon Boubacar Thera, directeur général de Pmc, les bonnes relations entre sa société et les riverains s’expliquent par la mise en œuvre des recommandations de l’étude d’impact environnementale et sociale réalisée par des experts de renom que l’Unesco a saluée et que le gouvernement sénégalais a validée. Et puis un dialogue franc et constructif a permis de gommer les dernières aspérités.

« Très tôt, nous avons mis en place un comité de recrutement avec les villages environnants du projet. Ce qui nous a permis de former pas mal de gens et de les embaucher. Ainsi, certains qui étaient de simples manœuvres sont maintenant dans l’équipe technique de recherche », a-t-il expliqué.

Les phases d’exploration et de construction se sont déroulées sans grands problèmes avec les populations mais celle de la production qui ne pourra pas permettre d’intégrer tous les travailleurs, appelle une nouvelle approche. Et le directeur général de Pmc en est bien conscient. C’est ce qui explique l’option de la société de partager avec la commune une partie de ses recettes dans des activités de développement communautaire. « C’est la phase la plus difficile. Mais nous nous sommes engagés à mettre volontairement à la disposition des populations une partie de notre chiffre d’affaires qui servira au développement communautaire. Nous allons discuter avec le maire de la commune du schéma à adopter par rapport à l’utilisation de ce fonds », a confié M. Thera.

Contrairement à d’autres projets miniers, celui du Pmc n’a pas eu besoin de déplacer et de réinstaller des populations.

De même, le besoin de restauration des moyens de subsistance est limité. C’est sans doute cela qui a participé à installer un climat de sérénité entre cette société et les populations. Une atmosphère saine dont s’est félicité le maire de Tomboronkoto. Nfally Camara confirme les propos du directeur général de Pmc. Cependant, il ajoute que les populations attendent encore beaucoup de cette société dans la phase d’exploration. « Nous savons que l’usine ne pourra pas recruter tout le monde, mais nous attendons qu’elle puisse contribuer à relever le niveau de vie des populations de cette commune. Cela, en appuyant les jeunes à développer des activités génératrices de revenus et dans la formation. Nous avons tous intérêt à travailler dans la paix et la quiétude et cela ne peut se faire que lorsqu’on prend en compte les intérêts des différentes parties », a soutenu l’édile de Tomboronkoto. Vers 19 heures, le soleil couchant forme un énorme disque écarlate disparaissant lentement derrière les massifs de Mako comme de l’or en fusion. A l’image de cette complicité entre les éléments de la nature, autorités de Petowal Mining Company et populations de la commune de Tomboronkoto espèrent que leur entente résistera au temps, pour le bien des deux entités.

Elhadji Ibrahima THIAM (Envoyé spécial à Kédougou)

Qui dit exploitation minière industrielle, dit impacts sociaux et environnementaux. Pour en minimiser les effets négatifs, Petowal Mining Company a pris des mesures de compensation à travers un programme de restauration des moyens de subsistance des personnes affectées par le projet. Il s’agit notamment de la mise en place d’un périmètre maraîcher de 3 hectares au profit des habitants de Tambanoumouya afin d’intensifier et de diversifier l’agriculture et fournir une alternative à l’orpaillage.

Dans ce champ-école, grâce à un système d’irrigation fonctionnant à l’énergie solaire, les femmes cultivent de l’oignon, du piment, de la salade, de la tomate. Une partie de cette production est vendue à la société minière. Karamoko Bâ, responsable du programme de restauration des moyens de subsistance au sein de Pmc, indique que le périmètre maraîcher va être étendu à 30 hectares et partagé entre les villages les plus impactés comme Mako, Niéméniké, etc. Pour ceux qui ont opté pour l’agriculture pluviale, du matériel agricole de 30 millions de FCfa leur a été distribué. Dans la même veine, des arbres fruitiers (banane, mangue, baobab) ont été plantés pour améliorer la production de produits forestiers.

Ce périmètre arboricole, à terme, va s’étendre sur 40 hectares, a indiqué Karamoko Bâ. « L’objectif est que Tomboronkoto nourrisse Tomboronkoto et Kédougou ». Pcm a également consenti des efforts dans le domaine de l’élevage qui se sont traduits par la création de puits pastoraux dans cette zone particulièrement rocheuse, la formation des éleveurs et des auxiliaires d’élevage dans la gestion durable des pâturages naturels et la santé animale. Ces actions participent de la volonté de cette société minière de soutenir ce sous-secteur. Et pour lutter contre la déforestation, un programme de reboisement et de production de plants est en cours de validation.

Après cette phase de restauration des moyens de subsistance, Pcm va s’atteler à les améliorer à travers un autre programme, a informé M. Bâ.

Elh. I. THIAM

Dans quelques semaines, la société aurifère Petowal Mining Company (Pmc) installée à Mako va produire son premier lingot d’or. En perspective de cet événement qui devrait se tenir en présence du chef de l’Etat, la ministre des Mines et de la Géologie, Aissatou Sophie Gladima, a visité, jeudi, les installations de cette mine dont les travaux de construction sont presque terminés.

A une quarantaine de kilomètres avant Kédougou, à la lisière du Parc Niokolo Koba, le gros village de Mako situé dans la commune de Tomboronkoto et sa ceinture de montagnes offrent une carte postale au charme pittoresque et dépouillé. Ce jeudi 18 janvier, il est presque midi lorsqu’une longue file de voitures traverse la localité et prend, via un chemin vallonné, la direction de ces reliefs accidentés qui semblent à la fois si proches et si lointains.

Le sentier monte, redescend, zigzague sur les flancs des dénivelés rocheux puis grimpe quelques raidillons particulièrement escarpés. Brusquement, le décor change. Posée sur le pic d’une montagne, une installation industrielle ultramoderne toise la zone tampon du parc situé à un kilomètre et le Fleuve Gambie ondoyant au milieu d’une végétation qui, en cette période de l’année, commence à perdre, petit à petit, de sa luxuriance.

Nous sommes à la mine aurifère de Petowal découverte en 2010 et exploitée par la société Petowal Mining Company (Pmc), filiale du groupe anglais Toro Gold, qui en détient 90% des parts et le reste l’Etat du Sénégal conformément au Code minier. Elle se situe dans la « fameuse fenêtre de Kéniéba » dans l’Est du Sénégal et l’Ouest du Mali sur laquelle se trouvent un nombre importants d’opérations minières et de projets de développement aurifères. La fosse géante d’une longueur d’un kilomètre pour 200 mètres de profondeur où les minerais sont extraits se trouve à moins de deux kilomètre de l’usine de production. Sur place, seul le ballet incessant des camions et des engins mécaniques trouble le silence pesant.

Une réserve de plus d’un millions d’onces
Huit ans après sa découverte et moins deux ans après le début des opérations d’extraction de minerais, le premier lingot d’or va sortir des entrailles de ce gisement qui a une réserve de 1.030.000 d’onces. Après Sabodala Gold Corporate en 2009, Petowal Mining Company sera la deuxième société aurifère au Sénégal à produire ses premières onces du métal précieux.

Visitant, les installations de cette usine, la ministre des Mines et de la Géologie, Aïssatou Sophie Gladima, a pu mesurer l’ampleur des investissements que ce projet a nécessités et qui se chiffrent à 200 millions de dollars. Entre visite des différents compartiments de l’usine et des réalisations dans l’esprit de la politique de Responsabilité sociale d’entreprise (périmètre maraîchers et agricoles, puits pastoraux…), échanges avec les responsables de la société, discussions avec les populations locales…, la ministre, accompagnée du gouverneur de la région, William Manel, des préfets, des chefs de services régionaux, etc., y a passé toute une demi-journée.

Rassurée par les explications des uns et des autres, la ministre, géologue de formation, s’est félicitée de la bonne cohabitation entre les autochtones et la société minière qui, dans la phase d’exploration et de construction, a fait beaucoup d’efforts en matière de création d’emplois. Pmc a employé jusqu’à 900 Sénégalais dans la phase de construction et jusqu’à 350 en phase d’exploitation.

La compagnie minière a payé la formation de 30 jeunes des localités environnantes dans les domaines de l’électricité, de la maçonnerie, de la construction mécanique, de la plomberie, puis les a recrutés.

Formation de 30 jeunes des localités environnantes
A S GladimaSans compter la centaine de journaliers employés par mois pour soutenir les activités de terrain. En plus des emplois créés, les recettes qui vont tomber dans l’escarcelle de l’Etat et de la collectivité locale vont contribuer, selon Aïssatou Sophie Gladima, à améliorer les conditions de vie des populations. « Quand une société minière s’installe dans une zone, il y a généralement des attentes très fortes de la part des populations.

C’est normal. Pmc vient de terminer sa phase d’exploration et va entamer l’exploitation et c’est en ce moment que les recettes vont tomber.

Le Code minier a prévu de redistribuer aux collectivités locales une partie des recettes qui reviennent à l’Etat du Sénégal.

Les fonds pour les années 2016 et 2017 ont été déjà collectés et vont être redistribués sous peu. L’arrêté dans ce sens été a été signé », a-t-elle annoncé.

Elhadji Ibrahima THIAM (Envoyé spécial à Kédougou)

UNE PARTIE DU CHIFFRE D’AFFAIRES AUX POPULATIONS
Selon Boubacar Thera, directeur général de Pmc, les bonnes relations entre sa société et les riverains s’expliquent par la mise en œuvre des recommandations de l’étude d’impact environnementale et sociale réalisée par des experts de renom que l’Unesco a saluée et que le gouvernement sénégalais a validée. Et puis un dialogue franc et constructif a permis de gommer les dernières aspérités.

« Très tôt, nous avons mis en place un comité de recrutement avec les villages environnants du projet. Ce qui nous a permis de former pas mal de gens et de les embaucher. Ainsi, certains qui étaient de simples manœuvres sont maintenant dans l’équipe technique de recherche », a-t-il expliqué.

Les phases d’exploration et de construction se sont déroulées sans grands problèmes avec les populations mais celle de la production qui ne pourra pas permettre d’intégrer tous les travailleurs, appelle une nouvelle approche. Et le directeur général de Pmc en est bien conscient. C’est ce qui explique l’option de la société de partager avec la commune une partie de ses recettes dans des activités de développement communautaire. « C’est la phase la plus difficile. Mais nous nous sommes engagés à mettre volontairement à la disposition des populations une partie de notre chiffre d’affaires qui servira au développement communautaire. Nous allons discuter avec le maire de la commune du schéma à adopter par rapport à l’utilisation de ce fonds », a confié M. Thera.

Contrairement à d’autres projets miniers, celui du Pmc n’a pas eu besoin de déplacer et de réinstaller des populations.

De même, le besoin de restauration des moyens de subsistance est limité. C’est sans doute cela qui a participé à installer un climat de sérénité entre cette société et les populations. Une atmosphère saine dont s’est félicité le maire de Tomboronkoto. Nfally Camara confirme les propos du directeur général de Pmc. Cependant, il ajoute que les populations attendent encore beaucoup de cette société dans la phase d’exploration. « Nous savons que l’usine ne pourra pas recruter tout le monde, mais nous attendons qu’elle puisse contribuer à relever le niveau de vie des populations de cette commune. Cela, en appuyant les jeunes à développer des activités génératrices de revenus et dans la formation. Nous avons tous intérêt à travailler dans la paix et la quiétude et cela ne peut se faire que lorsqu’on prend en compte les intérêts des différentes parties », a soutenu l’édile de Tomboronkoto. Vers 19 heures, le soleil couchant forme un énorme disque écarlate disparaissant lentement derrière les massifs de Mako comme de l’or en fusion. A l’image de cette complicité entre les éléments de la nature, autorités de Petowal Mining Company et populations de la commune de Tomboronkoto espèrent que leur entente résistera au temps, pour le bien des deux entités.

Elhadji Ibrahima THIAM (Envoyé spécial à Kédougou)

DÉMARRAGE DU PROGRAMME DE RESTAURATION DES MOYENS DE SUBSISTANCE
Qui dit exploitation minière industrielle, dit impacts sociaux et environnementaux. Pour en minimiser les effets négatifs, Petowal Mining Company a pris des mesures de compensation à travers un programme de restauration des moyens de subsistance des personnes affectées par le projet. Il s’agit notamment de la mise en place d’un périmètre maraîcher de 3 hectares au profit des habitants de Tambanoumouya afin d’intensifier et de diversifier l’agriculture et fournir une alternative à l’orpaillage. Dans ce champ-école, grâce à un système d’irrigation fonctionnant à l’énergie solaire, les femmes cultivent de l’oignon, du piment, de la salade, de la tomate.

Une partie de cette production est vendue à la société minière. Karamoko Bâ, responsable du programme de restauration des moyens de subsistance au sein de Pmc, indique que le périmètre maraîcher va être étendu à 30 hectares et partagé entre les villages les plus impactés comme Mako, Niéméniké, etc. Pour ceux qui ont opté pour l’agriculture pluviale, du matériel agricole de 30 millions de FCfa leur a été distribué. Dans la même veine, des arbres fruitiers (banane, mangue, baobab) ont été plantés pour améliorer la production de produits forestiers. Ce périmètre arboricole, à terme, va s’étendre sur 40 hectares, a indiqué Karamoko Bâ. « L’objectif est que Tomboronkoto nourrisse Tomboronkoto et Kédougou ». Pcm a également consenti des efforts dans le domaine de l’élevage qui se sont traduits par la création de puits pastoraux dans cette zone particulièrement rocheuse, la formation des éleveurs et des auxiliaires d’élevage dans la gestion durable des pâturages naturels et la santé animale. Ces actions participent de la volonté de cette société minière de soutenir ce sous-secteur.

Et pour lutter contre la déforestation, un programme de reboisement et de production de plants est en cours de validation. Après cette phase de restauration des moyens de subsistance, Pcm va s’atteler à les améliorer à travers un autre programme, a informé M. Bâ.

Elh. I. THIAM

L’intégration du genre dans les politiques et programmes énergétiques est une préoccupation majeure de l’Ong britannique « Energy 4 Impact ». Pour mieux prendre en compte cette question, elle a mis en place un cluster multi-sectoriel genre-énergie.

Pour une meilleure prise en compte du genre dans les politiques et programmes énergétiques, il est nécessaire d’adopter une approche intégrée qui doit se traduire par la création d’un cluster multi-sectoriel genre-énergie pouvant faciliter l’échange d’informations et de bonnes pratiques. Jeudi dernier, le premier cluster genre et énergie au Sénégal a été lancé par l’Ong britannique Energy 4 Impact. L’objectif de cette plateforme est « de consolider et de coordonner les activités de tous les acteurs concernés pour tirer un meilleur profit des liens intersectoriels entre le genre et l’énergie pour un développement durable », a expliqué le directeur pays de l’Ong, Louis Seck. Il estime que l’accès universel à l’énergie ne pourra être atteint que si toutes les composantes de la société s’y mettent, notamment les femmes. Malheureusement, déplore-t-il, dans bien des cas le constat est que cette frange semble exclue des politiques et programmes du secteur alors que bon nombre d’activités ou d’actions lui sont dédiées. « Quand vous prenez nos modes de vie, la femme est au cœur du système énergétique. Donc, elle ne doit pas être exclue des instance de décision », a déclaré le directeur pays d’Energy 4 Impact. Louis Seck souligne que l’intégration du genre dans les politiques énergétiques va favoriser l’accès universel à l’énergie d’ici 2030.

Ce cluster permettra, a-t-il précisé, de mettre en place un cadre d’information, de communication et de veille sur la prise en compte du genre dans le secteur de l’énergie et de créer une synergie d’actions entre les différents acteurs. Pour lui, la multiplicité des acteurs intervenant sur les questions d’accès à l’énergie des femmes impose de disposer d’un outil de plaidoyer et de sensibilisation « afin de mieux capter les financements innovants à l’instar du crédit carbone et du fonds vert climat ». Fondée lors du Sommet mondial du développement durable de Johannesburg en 2002, Energy 4 Impact cherche à réduire la pauvreté en Afrique grâce à un accès accéléré aux produits et services énergétiques modernes. Au Sénégal, elle coordonne depuis 2015 la mise en œuvre de deux initiatives financées par le réseau « Energia » et le réseau international sur le genre et les énergies durables : le programme Women economic empowerment (Wee) et Advocay pour l’intégration du genre dans les politiques et programmes énergétiques. Les résultats obtenus ont permis d’améliorer l’accès à l’énergie pour plus de 36 000 personnes au cours des trois dernières années.

Souleymane Diam SY

Le comité de pilotage des producteurs locaux d’oignon et de pomme de terre qui s’est réuni jeudi dernier, a décidé du gel des importations de ces deux produits. La mesure prend effet à compter du 25 janvier 2018 pour la pomme de terre et le 28 janvier pour l’oignon. « La rencontre du comité de pilotage a été mise à contribution pour faire l’évaluation de la tournée effectuée avec tous les acteurs des deux filières du 8 au 10 janvier 2018. En outre, les quotas octroyés depuis septembre dernier et le niveau des stocks restants sur le marché ont été passés à la loupe. Il en a résulté une bonne tenue des cultures qui ont renseigné d’un l’état satisfaisant », a déclaré le directeur de l’Agence de régulation des marchés (Arm), Amadou Abdoul Sy. « Pour permettre aux acteurs des filières oignon et pomme de terre d’écouler leurs productions, comme il est de coutume depuis quelques années, le gel des importations a été arrêté; les dates du 25 janvier pour la pomme de terre et le 28 janvier pour l’oignon ont été retenues », a-t-il indiqué. Pour la fixation du prix de la pomme de terre, une rencontre se tiendra avant le 5 février prochain à Thiès. Pour l’oignon, M. Sy informe qu’une tournée est programmée avant le 15 février prochain à Podor et une autre semaine après avec les producteurs de Pout et de la zone des Niayes pour déterminer le prix du kilogramme. Le directeur de l’Agence de régulation des marchés (Arm) estime ne pas pouvoir se prononcer par anticipation sur le prix même s’il pense que les fourchettes de prix conseillés pourraient être les mêmes ou avoisiner ceux de l’année dernière ; c’est-à-dire un prix compris entre 150 et 200 FCfa pour l’oignon et 250 FCfa pour la pomme de terre.

Mamadou Lamine DIEYE

Dans six mois, les travaux de réhabilitation du môle Hamassiré Ndoure (ex-môle 3) du Port autonome de Dakar vont démarrer grâce à un financement du gouvernement japonais à travers l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica).

Le député et président du groupe d’amitié Japon-Afrique au sein du Parlement nippon, Mihara Asahiko, a profité de son séjour au Sénégal dans le cadre du Sommet africain sur la paix pour visiter, hier, le môle Hamassiré Ndoure (ex-môle 3) du Port autonome de Dakar (Pad) qui sera réhabilité par son pays à travers l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica). A l’occasion, le commandant Amine Tamba, directeur technique du Pad, a annoncé que les travaux de réhabilitation du Môle 3 vont se dérouler en trois phases. Il s’agit de l’approfondissement du mur du quai qui va passer de 10 à 12 mètres, de la réhabilitation de la totalité des terres pleines du Môle 3 (environ 3 hectares) ainsi que le hangar des Entrepôts maliens du Sénégal et du bloc sanitaire.

D’un coût de 4 milliards de Yen, soit 18 milliards de FCfa, ce projet, selon le président du Conseil d’administration du Port autonome de Dakar, Amadou Kâ, « va permettre d’améliorer considérablement les conditions d’exploitation pour les hommes et les engins en charge du transit des marchandises mais aussi les navires cargo de plus fort tirant d’eau ».  Cette infrastructure constitue, selon lui, un levier stratégique pour le maintien du leadership du Pad sur le transit des marchandises maliennes qui font l’objet d’une rude concurrence entre les ports de la sous-région. « La réhabilitation de cette infrastructure portuaire va fouetter les échanges sénégalo-maliens », a-t-il insisté, rappelant l’intérêt et les attentes des partenaires maliens notamment les Entrepôts maliens du Sénégal (Ems) pour ce projet.

Mihara Asahiko a souligné que son pays est prêt à accompagner notre pays dans la réalisation du Plan Sénégal émergent notamment dans le domaine sanitaire. Sur le choix du Pad et du môle 3, il a rappelé que le port est le point de départ pour le développement économique du Sénégal. Le démarrage des travaux est prévu en août 2018 et l’infrastructure sera livrée en décembre 2020.

Souleymane Diam SY

(APA) - Des transitaires du Ghana ont exprimé leurs inquiétudes au sujet de la mauvaise application du système dématérialisé dans les différents ports du pays, a-t-on appris, ce vendredi auprès de cette corporation. Ils estiment que le système n’a pas permis d’améliorer les transactions dans les ports alors que la paperasserie continue de dominer leurs transactions; ce qui leur cause des retards injustifiés. Le président de l’Association des transitaires, Kwabena Ofosu Appiah, a déclaré à Citi Fm News qu’un « examen rapide du système serait approprié pour atténuer la frustration des transitaires ». « La dématérialisation du système ne fonctionne pas comme prévu, c’est pourquoi nous demandons sa révision rapide », a-t-il ajouté. Le système de dématérialisation dans les ports du Ghana fonctionne depuis septembre dernier et s’inscrit dans le cadre d’une nouvelle ère qui devrait permettre de réduire les transactions face aux longues formalités administratives et d’éliminer la corruption.

 

Dans le cadre de l’opérationnalisation de la dérogation de l’Omc concernant le traitement préférentiel accordé aux services et fournisseurs de services des pays les moins avancés (Pma), la Direction du commerce extérieur organise, depuis hier et ce jusqu’au 18 janvier, un atelier national sur la dérogation des services. Près d’une trentaine d’acteurs y prennent part.

La Direction du commerce extérieur organise un séminaire national de trois jours (du 16 au 18 janvier) sur la dérogation des services en faveur des pays les moins avancés. Il entre dans le cadre de l’opérationnalisation de la dérogation de l’Omc concernant le traitement préférentiel accordé aux services et fournisseurs de services des Pma. L’atelier est animé par des experts de l’Omc. Il permettra aux acteurs nationaux des services de saisir les opportunités d’accès au marché offertes, notamment à travers les préférences accordées par les membres de l’Omc. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le directeur de cabinet du ministre du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation et des Pme, Augustin Faye. Il a rappelé l’importance du secteur des services dans l’économie nationale. Selon M. Faye, les services constituent le secteur le plus dynamique de notre économie. Ils contribuent à plus de 60 % au Pib et représentent environ 70,5 % du total de la valeur ajoutée en 2015 avec un taux de croissance de 6,8 % en 2016. Mieux, ajoute-t-il, il emploie une part de plus en plus importante de la population active (27,5 % du total des emplois en 1990 contre 43,5 % en 2015). « En raison de leur importance pour le développement économique et social du Sénégal, les services occupent une place privilégiée dans le Pse qui ambitionne de faire de notre pays un hub de services par la création de «Business park» pour des sièges régionaux d’entreprises et institutions internationales, de hub aérien régional avec l’Aibd ainsi que de hub en matière de services de santé (Dakar médical city), d’éducation (Dakar campus régional) et de tourisme », a confié M. Faye. En 2014, a rappelé le directeur de cabinet du ministre du Commerce, le Sénégal a bénéficié d’une étude sur certains secteurs de services dans le cadre de la préparation de la demande collective des pays moins avancés.

Celle-ci a permis d’identifier les contraintes à l’exportation auxquelles étaient confrontés les fournisseurs de services. M. Faye soutient que cet atelier est une suite logique des différents travaux menés au Sénégal dans le cadre de l’opérationnalisation de la dérogation de l’Omc sur les services. Cet atelier, explique-t-il, permettra de faire un état des lieux des préférences accordées et leur analyse détaillée, de relever les préférences susceptibles d’intéresser les fournisseurs de services sénégalais, d’informer les acteurs des opportunités offertes et d’initier un plan d’actions pour tirer profit de la dérogation sur les services. Jocelyn Magdaleine, économiste à la Division du commerce des services au secrétariat de l’Omc, a rappelé le dynamisme de ce secteur et son poids dans l’économie sénégalaise. Il précise qu’il s’agit, au cours de cet atelier, de partager des connaissances et de bien les utiliser afin de renforcer le potentiel d’exportation du Sénégal.

Aliou KANDE

 

Avec des partenaires comme Meridiam, Eiffage et le Fonsis, une centrale solaire a été installée en 10 mois et mise en exploitation à Mérina Ndakhar, au cœur du Cayor. Elle a été inaugurée hier par le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne.

Sur 46 hectares, sont étalés 92.000 panneaux photovoltaïques à Keur Mbouky, dans la commune de Mérina Ndakhar, dans la région de Thiès. Baptisée Cheikh Anta Diop, la centrale inaugurée en grande pompe par le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne a une capacité de 30 MW. De Ngaye Mékhé, sur les deux côtés de la route, les populations du Cayor se sont mobilisées pour témoigner au Premier ministre leur reconnaissance au chef de l’Etat Macky Sall. D’un coût de 28 milliards de FCfa, ces panneaux solaires couvriront les besoins en électricité de plus de 225.000 habitants à un coût plus compétitif que celui des centrales thermiques du pays et permettront d’éviter l’émission de 33.300 tonnes de CO2 par an.

L’exploitation de cette quatrième centrale solaire depuis 2012 marque un pas de plus dans la réalisation de l’ambition du chef de l’Etat d’assurer un renouveau du secteur énergétique pour un accès universel à l’électricité. « Après la mise en service de la centrale de Taïba Ndiaye d’une capacité de 105 MW, des centrales solaires de Méouane et de Malicounda respectivement de 30 et 22 MW, et aujourd’hui celle de Mérina Ndakhar d’une capacité de 30 MW, seront implantées prochainement dans cette belle région de Thiès, une centrale solaire à Diass (25 MW), éolienne àTaïba Ndiaye (159 MW) et à charbon à Mboro (300 MW) », a annoncé le chef du gouvernement. Ce qui représente, selon lui, une puissance globale de 671 Mw, supérieure à celle dont disposait la Senelec en 2012 au moment de l’accession du président Macky Sall au pouvoir.

« Avec tous ces projets, la région de Thiès sera assurément le hub énergétique, un hub du fait de sa position centrale par rapport aux grands centres de consommation de notre pays. La mobilisation exceptionnelle et l’accueil chaleureux qui nous ont été réservés sont l’illustration de votre adhésion à la vision du président de la République, Macky Sall, de placer notre pays sur les rampes de l’émergence avec un secteur de l’énergie aux standards internationaux », a déclaré le Premier ministre.

Cette quatrième centrale en exploitation avec les 12 autres qui vont suivre en prenant en compte les centrales solaires et hybrides qui seront réalisées avec la coopération allemande feront que l’utilisation du solaire pour une production électrique de grande capacité ne sera plus un mythe au Sénégal. « Il est essentiel que ces acquis puissent servir de levier pour augmenter l’accès à l’électricité en zone rurale à travers les équipements solaires individuels et les centrales hybrides. Ces solutions hors réseau constituent une étape incontournable pour l’atteinte de l’objectif d’accès universel à l’électricité à l’horizon 2025 », a-t-il estimé.

Objectif, l’accès universel
Le Premier ministre a précisé que ces solutions doivent tenir compte du fait que les populations réclament de plus en plus d’autonomie pour la gestion de leurs activités socio-productives et l’utilisation des technologies de l’information et de la communication qui exigent une électricité en continue et de qualité. « Ces innovations technologiques permettent de tenir compte des exigences légitimes des populations. L’objectif d’atteindre l’accès universel reste plus que jamais à notre portée. Nous avons, avec le président Macky Sall, une vision claire et une stratégie de mise en œuvre, et les moyens seront mobilisés. C’est l’occasion pour moi de lancer un appel à nos partenaires techniques et financiers et aux acteurs privés pour qu’ils continuent de se mobiliser encore à nos côtés pour relever ce défi », a invité le Premier ministre.

Le maire de Mérina Ndakhar, Aymérou Gningue, a relevé que l’inauguration de cette centrale démontre une fois de plus que le président de la République a tenu toutes ses promesses en matière d’énergie. « Le président Macky Sall a hérité d’un pays déficitaire en matière d’énergie. Ce qu’il a très vite corrigé. Il a aujourd’hui amené la part des énergies renouvelables à 21,8% dans le parc de production », a-t-il déclaré.

De nos envoyés spéciaux à Mérina Ndakhar
Ndiol Maka SECK et Mbaye BA - Photo : Ameth Seck (Primature)

Face aux tensions notées dans l’approvisionnement en certains matériaux de construction notamment le basalte, le Ministère des Mines et de la Géologie a convié, hier, différents acteurs à réfléchir sur des matériaux de substitution existants en mettant en contribution les résultats de la recherche.

Ila Touba, Prolongement de la Vdn, Aibd-Thiès, Aibd-Mbour, Kédougou-Salémata, Dialocoto-Mako, réhabilitation de routes, les chantiers autoroutiers, routiers et autres projets d’infrastructures fleurissent depuis quelques temps au Sénégal. Ce développement effréné des infrastructures et des constructions a entraîné une forte demande en matériaux de construction au point que les entreprises et les constructeurs éprouvent, aujourd’hui, des difficultés à bien s’approvisionner notamment en basalte et en latérite. D’ailleurs, lors d’une visite sur le chantier de l’autoroute Ila Touba en début novembre 2017, le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Abdoulaye Daouda Diallo, en avait fait cas.

En lançant, hier, un atelier de réflexion sur les matériaux de substitution aux granulats traditionnels à partir des résultats de recherches menés par certains acteurs impliqués dans divers programmes de recherche et d’appui aux politiques publiques comme le Centre expérimental de recherche et d’études pour l’équipement (Cereeq), le Ministère des Mines et de la Géologie semble avoir pris conscience de cette tension sur le marché des granulats. Une manière pour ce département ministériel d’anticiper et d’éviter toute mauvaise surprise car, avec la mise en œuvre du Plan d’actions prioritaires 2019-2023, de la phase 2 du Pse, beaucoup d’autres chantiers vont s’ouvrir et la demande en matériaux de construction ira crescendo. « L’accroissement exponentiel de la demande du marché des granulats, les préoccupations d’ordre environnemental et les conditions d’accès à la ressource minérale font que les exploitants de carrière arrivent difficilement à approvisionner les besoins domestiques mais aussi les grands projets d’infrastructures du pays. Sous ce rapport, il nous faut considérer que le retour à la croissance du secteur bâtiment et les travaux publics constituent une nouvelle alerte sur l’importance d’anticiper sur les difficultés et les contraintes majeurs d’approvisionnement des matériaux sur les chantiers. Cela étant, si des mesures alternatives ne sont pas envisagées, on risque d’aller vers une tension certaine tant dans la production que sur le marché », a averti le ministre Aïssatou Sophie Gladima à l’ouverture de cette rencontre.

Etant donné qu’il ne fait plus aucun doute que les infrastructures publiques initiées dans le cadre du Pse nécessitent un apport croissant en granulat et en matériaux de construction et que « l’anticipation est la fille de l’analyse prospective », le ministre a invité les différents acteurs à travailler en synergie afin de trouver des réponses à ces besoins urgents et énormes. Pour ce faire, il les a exhortés à réagir à tous les niveaux de planification, de conception et d’exécution.

Directeur général du Cereeq, le Pr Pape Goumba Lô souligne qu’au Sénégal, le potentiel existe pour proposer des matériaux de substitution. Il en veut pour preuve les réserves d’argiles, de quartzite, de schiste, de granitoïdes, etc., notamment dans la partie orientale du pays et à Thiès. Selon lui, il suffit de les identifier, de les valoriser et de les caractériser sur le plan géotechnique pour pouvoir les utiliser dans les Btp. « Il ne manque pas de matériaux, le problème c’est qu’on n’a pas assez valorisé les autres. On peut bien construire avec les matériaux de substitution, l’essentiel est qu’ils respectent les normes de qualité et surtout qu’ils coûtent moins chers », a-t-il soutenu.

Elhadji Ibrahima THIAM

UN BESOIN DE PLUS DE 4,4 MILLIONS DE TONNES DE BASALTE D’ICI 2019
A l’horizon 2019, le besoin en basalte pour les grands projets de l’Etat est estimé à 4.488.000 de tonnes, selon Ibrahima Sall, chef Division travaux routiers à Ageroute. Ces besoins vont considérablement augmenter si les projets autoroutiers Mbour-Kaolack, la Côtière Dakar-Saint-Louis (dont le financement pour 60 km est déjà acquis), Thiès-Tivaoune et Kaolack-Tamba, démarrent. Il y a urgence à trouver des matériaux de substitution. En effet, les granulats constituent une composante indispensable à tous les chantiers d’infrastructures. Depuis la mise en œuvre du Pse marquée par le développement des infrastructures et des constructions, le marché du granulat n’a cessé de croître. En atteste les chiffres concernant le basalte et la latérite. En 2014, 950.340 m3 de basalte ont été extraits contre 1.627.086 m3 en 2015 et 1.822.866 m3 en 2016, soit un bond de 70%. La latérite qui entre elle aussi dans la réalisation des routes et chaussées a vu sa production tripler en passant de 101.345 m3 en 2014 à 498.997 m3 en 2016. Quant à la production de sable, elle a également presque doublé en passant de 521.473 m3 en 2014 à 1.076.674 m3 en 2016. Selon le ministre des Mines et de la Géologie, Aïssatou Sophie Gladima, ces chiffres en constante hausse traduisent un frémissement positif dans le domaine vital des Btp et le dynamisme du secteur « fruit d’une politique sectorielle particulièrement incitative et largement partagée par les acteurs ».

Elh. I. THIAM


16 496 KM DE RÉSEAU ROUTIER
Malgré les efforts de l’Etat, le maillage territorial en matière de route goudronnée reste encore un grand défi. En effet, sur les 16.496 km du réseau routier classé au Sénégal, seuls 5.956 km sont revêtus soit 36% du réseau routier national. Le linéaire non revêtu faisant 10.539 km. Il ressort que 77 % du réseau revêtu est en bon ou moyen état alors que ce taux n’est que de 52% pour le réseau non revêtu. Entre 2006 et 2016, la qualité du réseau routier est passée de 54% à 77% pour les routes revêtues et de 30 % à 52 % pour les routes non revêtues.

Le réseau routier au Sénégal compte 138 ponts. En ce qui concerne les autoroutes en service, elles font un linéaire de 64,5 km dont 7 km non concédés entre Malick Sy et Patte d’Oie, 45,5 km concédés à Senac (Patte d’Oie-Diamniadio et Diamniadio-Aibd) et 34 km réalisés sur ressources publiques et mis en service (Aibd-Sindia et Aibd-Thiès). En 2018, ce réseau routier va s’allonger de 135 km d’autoroute avec l’ouverture de l’autoroute Thiès-Touba (Ila Touba) qui fait 115 km et Sindia-Mbour qui s’étale sur 20 km.

A côté du réseau routier classé, il y a le réseau non classé. Il est généralement non aménagé et est essentiellement en terre. Il fait un linéaire de de 30.000 km, d’après l’Ageroute qui a fourni tous ces chiffres lors de l’atelier sur la valorisation des résultats de la recherche sur les matériaux de substitution. A ce jour, le portefeuille en termes d’infrastructures routières fait état de 53 projets en cours d’exécution pour 3.360 km de linéaire et un montant de 1.709 milliards de FCfa (coût cumulé). Les axes d’intervention de ces projets sont répartis entre le Programme d’entretien routier qui concerne toutes les régions, les 3 projets autoroutiers Aibd-Thiès, Sindia-Mbour et Ila Touba, les 26 projets de construction et de réhabilitation de routes (nationale 2 et Ile à Morphil, Boucle du Boudié, Touba-Dahra-Linguère, Dialocoto-Mako…).

Y figurent aussi les 14 Projets d’amélioration de la mobilité urbaine (Pamu) qui prévoit l’aménagement de la route des Niayes, la 2ème section de la Vdn, Promovilles et enfin les cinq ponts et ouvrages d’art (pont de Ganguel Soulèye et Windou Bosséabé, pont de Rosso) et les trois projets de pistes dans le cadre du Pôle de développement de la Casamance (Ppdc). Selon l’Ageroute, en quatre ans, les investissements cumulés dans le domaine des infrastructures ont atteint 1.179,8 milliards de FCfa. L’apport de l’Etat est chiffré à 702,7 milliards de FCfa alors que la contribution des bailleurs est estimée à un peu plus de 477 milliards de FCfa.

Elh. I. THIAM

A l’horizon 2019, le besoin en basalte pour les grands projets de l’Etat est estimé à 4.488.000 de tonnes, selon Ibrahima Sall, chef Division travaux routiers à Ageroute. Ces besoins vont considérablement augmenter si les projets autoroutiers Mbour-Kaolack, la Côtière Dakar-Saint-Louis (dont le financement pour 60 km est déjà acquis), Thiès-Tivaoune et Kaolack-Tamba, démarrent. Il y a urgence à trouver des matériaux de substitution. En effet, les granulats constituent une composante indispensable à tous les chantiers d’infrastructures. Depuis la mise en œuvre du Pse marquée par le développement des infrastructures et des constructions, le marché du granulat n’a cessé de croître. En atteste les chiffres concernant le basalte et la latérite. En 2014, 950.340 m3 de basalte ont été extraits contre 1.627.086 m3 en 2015 et 1.822.866 m3 en 2016, soit un bond de 70 %. La latérite qui entre elle aussi dans la réalisation des routes et chaussées a vu sa production tripler en passant de 101.345 m3 en 2014 à 498.997 m3 en 2016. Quant à la production de sable, elle a également presque doublé en passant de 521.473 m3 en 2014 à 1.076.674 m3 en 2016. Selon le ministre des Mines et de la Géologie, Aïssatou Sophie Gladima, ces chiffres en constante hausse traduisent un frémissement positif dans le domaine vital des Btp et le dynamisme du secteur « fruit d’une politique sectorielle particulièrement incitative et largement partagée par les acteurs ».

Elh. I. THIAM

Malgré les efforts de l’Etat, le maillage territorial en matière de route goudronnée reste encore un grand défi. En effet, sur les 16.496 km du réseau routier classé au Sénégal, seuls 5.956 km sont revêtus soit 36% du réseau routier national. Le linéaire non revêtu faisant 10.539 km. Il ressort que 77% du réseau revêtu est en bon ou moyen état alors que ce taux n’est que de 52% pour le réseau non revêtu. Entre 2006 et 2016, la qualité du réseau routier est passée de 54% à 77% pour les routes revêtues et de 30% à 52% pour les routes non revêtues.

Le réseau routier au Sénégal compte 138 ponts. En ce qui concerne les autoroutes en service, elles font un linéaire de 64,5 km dont 7 km non concédés entre Malick Sy et Patte d’Oie, 45,5 km concédés à Senac (Patte d’Oie-Diamniadio et Diamniadio-Aibd) et 34 km réalisés sur ressources publiques et mis en service (Aibd-Sindia et Aibd-Thiès). En 2018, ce réseau routier va s’allonger de 135 km d’autoroute avec l’ouverture de l’autoroute Thiès-Touba (Ila Touba) qui fait 115 km et Sindia-Mbour qui s’étale sur 20 km.

A côté du réseau routier classé, il y a le réseau non classé. Il est généralement non aménagé et est essentiellement en terre. Il fait un linéaire de de 30.000 km, d’après l’Ageroute qui a fourni tous ces chiffres lors de l’atelier sur la valorisation des résultats de la recherche sur les matériaux de substitution. A ce jour, le portefeuille en termes d’infrastructures routières fait état de 53 projets en cours d’exécution pour 3.360 km de linéaire et un montant de 1.709 milliards de FCfa (coût cumulé). Les axes d’intervention de ces projets sont répartis entre le Programme d’entretien routier qui concerne toutes les régions, les 3 projets autoroutiers Aibd-Thiès, Sindia-Mbour et Ila Touba, les 26 projets de construction et de réhabilitation de routes (nationale 2 et Ile à Morphil, Boucle du Boudié, Touba-Dahra-Linguère, Dialocoto-Mako…).

Y figurent aussi les 14 Projets d’amélioration de la mobilité urbaine (Pamu) qui prévoit l’aménagement de la route des Niayes, la 2ème section de la Vdn, Promovilles et enfin les cinq ponts et ouvrages d’art (pont de Ganguel Soulèye et Windou Bosséabé, pont de Rosso) et les trois projets de pistes dans le cadre du Pôle de développement de la Casamance (Ppdc). Selon l’Ageroute, en quatre ans, les investissements cumulés dans le domaine des infrastructures ont atteint 1.179,8 milliards de FCfa. L’apport de l’Etat est chiffré à 702,7 milliards de FCfa alors que la contribution des bailleurs est estimée à un peu plus de 477 milliards de FCfa.

Elh. I. THIAM

Le ministre du Commerce veut une amplification des échanges commerciaux entre le Sénégal et la Turquie. Alioune Sarr qui a reçu, hier, au siège de son ministère, le ministre turc chargé du Développement économique, invite les secteurs privés des deux pays à saisir les opportunités offertes par les deux chefs d’Etat.

Le ministre turc chargé du Développement économique Lüfti Elvan est en visite au Sénégal depuis le 17 janvier. Hier, il a eu une séance de travail avec son homologue sénégalais en charge du Commerce, de la Consommation, du Secteur informel et des Pme Alioune Sarr. Les discussions entre les deux ministres ont porté sur l’amplification des échanges commerciaux entre le Sénégal et la Turquie et l’identification de secteurs porteurs sur lesquels les hommes d’affaires des deux pays peuvent travailler ensemble. La Turquie est aujourd’hui un « géant économique ». Au troisième trimestre de l’année 2017, elle a atteint une croissance à deux chiffres. Ce qui la place comme l’une des économies les plus performantes dans le monde. Le Sénégal entretient une coopération solide avec ce pays. Le volume des échanges commerciaux entre la Turquie et le Sénégal est de l’ordre de 250 millions de dollars, soit plus de 150 milliards de FCfa. Un qui peut être dépassé, a déclaré Alioune Sarr. Pour ce faire, le Sénégal doit surtout travailler à résorber le déséquilibre qui existe dans les échanges entre les deux pays. La Turquie qui est le 9ème fournisseur du Sénégal, est son 45ème client. Ce qui fait que la balance commerciale se penche du côté turc malgré une hausse de 118 % des exportations du Sénégal en destination de ce pays entre 2014 et 2015.

La visite du ministre turc chargé du Développement économique, accompagné d’une forte délégation d’hommes d’affaires, est une opportunité pour nouer des partenariats dans un contexte marqué par la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse). Et les entreprises turques ont en charge la construction de plusieurs projets nationaux : Centre international de conférence Abdou Diouf (Cicad), le marché d’intérêt national, la gare des gros-porteurs, le stade omnisport de Diamniadio… Alioune Sarr invite ces entrepreneurs turcs à surtout nouer des partenariats avec le privé sénégalais pour aller à la conquête de la Cedeao et du marché international. Les deux secteurs privés, conseille le ministre sénégalais, doivent construire ensemble des unités économiques et commerciales leur permettant de bénéficier du potentiel offert par l’intégration sous-régionale.

Lüfti Elvan a réaffirmé la détermination du gouvernement turc à accompagner son secteur privé à nouer des partenariats avec celui du Sénégal pour augmenter les échanges économiques entre les deux pays. D’après M. Elvan, le Sénégal peut devenir un hub sanitaire en Afrique de l’Ouest. La Turquie qui a une riche expérience en matière de santé, dit-il, est prête à partager son savoir-faire dans ce domaine avec le Sénégal. Dans le secteur de l’énergie, le ministre turc rappelle que des compagnies turques sont prêtes à accompagner le Sénégal dans son effort de développement du mix énergétique grâce aux énergies renouvelables. Ces entreprises turques veulent aussi apporter leur expertise dans la construction des logements sociaux. Selon Lüfti ELvan, la Turquie construit, chaque année, près de 500 000 logements sociaux.

Aliou Ngamby NDIAYE

Le Sénégal va bientôt se doter d’un Code du tourisme. Le processus d’élaboration a été lancé hier par Mame Mbaye Niang, ministre du Tourisme.

Le Sénégal a décidé, à travers le Plan Sénégal émergent, de repenser le tourisme dans ses finalités, son fonctionnement, son organisation, ses stratégies, sa transversalité et surtout ses interactions avec les autres secteurs. Cependant, à la lumière de l’analyse et des différents diagnostics, les textes actuels (décrets, arrêtés, circulaires) réglementant les activités et professions touristiques sont obsolètes et incomplets. Malgré l’affirmation d’un leadership dans la sous-région, l’absence d’un code, d’un cadre légal unifié et partagé, constitue un réel handicap dans la mise en œuvre optimale des politiques et stratégies de développement du secteur.

En outre, les nouveaux enjeux de développement durable, de lutte contre le terrorisme et le blanchiment de capitaux, de maîtrise de l’outil électronique, de formation aux nouveaux métiers et de l’information touristique impliquent un changement de paradigme dans la gouvernance institutionnelle. C’est dans ce contexte que le ministère du Tourisme a réuni hier les différents acteurs pour lancer le processus d’élaboration du premier code du tourisme. Une rencontre présidée par le ministre du Tourisme Mame Mbaye Niang. Il estime que la mise en place de ce code du tourisme permettra à toutes les parties prenantes (Etat, populations locales, professionnels, promoteurs, partenaires techniques et financiers, touristes et visiteurs) de disposer d’un outil consensuel fixant les droits et les obligations de tous. Il s’agit, au cours de cette rencontre, d’informer les participants sur les motivations du projet de mise en place de la première loi d’orientation du pays, de présenter les activités prévues et de convenir des modalités d’échanges d’informations, de fixer les modalités, le calendrier de réalisation et les stratégies de mise en œuvre du projet. L’objectif est aussi de recueillir les meilleures pratiques, d’identifier les parties prenantes du projet et leur rôle, de définir une méthodologie et une feuille de route. Cet atelier permettra ainsi de définir une feuille de route pour l’élaboration du premier code du tourisme au Sénégal. Selon Mame Mbaye Niang, le Sénégal compte accueillir 3 millions de touristes par an à partir de 2023 et 10 millions en 2035. Pour atteindre cet objectif, explique-t-il, son département est en train d’aménager de nouvelles zones comme à Pointe-Sarène, Mbodiène, tout en procédant à la requalification des sites existants. « Nous voulons faire du tourisme un vecteur de croissance et de création de richesse. Pour cela, il faut repenser la gouvernance du secteur, son fonctionnement, le financement. Il nous faut donner du sens à notre action. Cependant, il nous manque un instrument », a déclaré Mame Mbaye Niang.

Interpellé sur les conséquences de la tuerie de Boffa-Bayotte, il soutient que cet « acte ignoble » ne saurait atténuer les efforts consentis par le gouvernement dans la promotion du secteur touristique en Casamance. « Les touristes interrogés disent ne pas sentir de menaces en Casamance. Ils ne se sentent pas inquiétés », a-t-il dit.

Aliou KANDE


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