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Affaires et Finances (3203)

Discret et effacé, le magnat de l’aviculture sénégalaise, Babacar Ngom, lève un coin du voile du succès de son entreprise, Sedima. C’était lors d’une conférence qu’il animait, samedi dernier, à l’École supérieure polytechnique (Esp) de Dakar, lors de la 6ème édition du colloque international SERGE Days, organisée par l’Association sénégalaise des sciences de gestion.

La 6ème édition du colloque international SERGE Days organisée par l’Association sénégalaise des sciences de gestion a été clôturée, samedi dernier, par une conférence à l’École supérieure polytechnique de Dakar. Pour marquer le dernier jour de cette rencontre ponctuée par des séries de panels sur le management des entreprises, les organisateurs ont convié des manageurs pour mieux cerner la question. Et ils ont jeté leur dévolu sur le patron de Sedima, Babacar Ngom, qui a livré, devant un parterre d’étudiants et d’enseignant-chercheurs en gestion, un discours inaugural. Une occasion, pour lui, de revenir sur les succès de son entreprise qui est l’un des fleurons du sous-secteur avicole au Sénégal. De la conception de l’idée du projet à sa concrétisation, au développement de l’entreprise, Babacar Ngom a partagé, avec l’assistance, les succès, mais aussi les moments durs ayant jalonné la vie de Sedima. Jusqu’en 1988, a-t-il expliqué, Sedima était une entreprise informelle. Elle est passée d’un Groupement d’intérêt économique à une Société à responsabilité limitée. Et ce n’est qu’en 1997 que la structure est devenue une Société anonyme avec un capital de 2 milliards de FCfa. En 2017, elle a réalisé un chiffre d’affaires de 42 milliards de FCfa. Il cite un certain nombre de valeurs sur lesquelles il dit s’appuyer pour bâtir, aujourd’hui, un empire dans le secteur avicole. « Il faut, d’abord, de la patience en tout, car il arrive des moments où c’est très difficile. Nous avons connu des moments très durs. Et la seule solution pour s’en sortir, c’est de persévérer», confie le Pdg de Sedima. Il dit n’avoir « jamais » changé de métier en dépit des difficultés qui ont marqué son parcours. A son avis, la jeunesse a de réels potentiels et des possibilités énormes qui, souvent, ne sont pas suffisamment exploités. Il a invité les jeunes à avoir « confiance en eux et réveiller le talent qui dort en eux, à oser entreprendre ». « Nous ne devons pas avoir peur de l’échec qui est un pas vers la réussite. Si quelqu’un a échoué, c’est parce qu’il a tenté. Du coup, il faut avoir cette capacité à rebondir et à repartir à zéro », conseille le patron de Sedima.

La filière avicole, un facteur d’équilibre social
Analysant la situation du secteur de l’aviculture sénégalaise, marqué notamment par un gel des importations des poulets, le conférencier se dit contre l’ouverture du marché aux produits importés. « Nous nous battrons jusqu’à la dernière seconde pour éviter que l’importation prenne le dessus sur la production locale. Nous voulons aussi que les populations comprennent le sens de notre combat », a indiqué Babacar Ngom. Pour lui, avec les emplois créés et la richesse générée par la filière, « on ne peut pas continuer à tout importer ». D’où la nécessité, dit-il, de protéger la filière avicole car « c’est une industrie naissante qui a besoin d’être accompagnée pour être debout ». Le Pdg de Sedima estime que les pouvoir publics ont intérêt à défendre cette filière parce qu’elle représente 20 % du secteur de l’élevage. « L’aviculture est une filière qu’on n’a pas envie de laisser tomber. C’est un facteur d’équilibre social », estime Babacar Ngom. C’est pourquoi, il dit partager le fameux slogan de Donald Trump « America fisrt ». Le magnat de la filière avicole sénégalaise rappelle qu’il y a 20 ans, l’essentiel des produits avicoles consommés au Sénégal était importé. « Notre combat était de nous organiser pour bâtir une filière avicole forte au Sénégal. Et c’est là où la générosité a du sens. J’ai partagé les informations et mes connaissances pour que d’autres puissent arriver à contribuer à la construction de ce secteur », a soutenu M. Ngom. Pour ce dernier, si aujourd’hui on voit des investissements se réaliser dans cette filière, des chaînes de valeurs vont se construire, des écosystèmes sont mis en place avec des partenaires dans la production de céréales et des sous produits (farine de poissons). A ses yeux, cela valait la peine de mener le combat d’investir dans la filière avicole.

L’urgence de valoriser l’offre locale
Pour faire face à la tyrannie des produits importés, le Pdg de Sedima appelle à renforcer la production locale. Il dit miser sur l’option substitution des importations par la production pour mieux promouvoir l’offre de notre pays. Même s’il se réjouit de l’implantation de chaînes de distribution étrangères dans notre pays, il plaide pour une intégration des produits locaux dans ces surfaces commerciales. « Le monde bouge et nous vivons dans une ère de compétition. C’est pourquoi, il faut prendre conscience de cette nouvelle donne », préconise le conférencier. Pour lui, la richesse créée ne doit pas se trouver uniquement entre les mains des étrangers et que les jeunes doivent participer à la construction de leur pays, surtout dans un contexte où le Sénégal ambitionne de devenir un pays pétrolier.

Abdou DIAW

La ville de Kolda abrite, depuis mercredi, un atelier inter-régional sur la contribution des acteurs de la société civile de l’axe sud-est sur les Odd.

Les Organisations de la société civile des régions de Kolda, Sédhiou, Ziguinchor et Kédougou se réunissent, pendant deux jours, à Kolda, pour réfléchir sur le processus d’élaboration de la contribution de la société civile à l’évaluation de la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (Odd) au Sénégal. La rencontre qui intervient après celles tenues à Thiès et à Kaolack, s’inscrit dans les concertations des acteurs de la société civile du Sénégal, initiée par le Conseil des organisations non gouvernementales d’appui au développement (Congad), en partenariat avec la direction générale de la planification et des politiques économiques du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan.

Les organisateurs vont recueillir, pendant ces deux jours, les contributions des acteurs de la société civile de l’axe-sud sur l’état de mise en œuvre des Objectifs de développement durable. La tenue de ces ateliers inter-régionaux s’inscrit dans l’élaboration du rapport sur la revue volontaire que l’État du Sénégal s’est engagé à présenter en 2018, devant le Forum politique de Haut niveau des Nations unies. « Le Sénégal s’est engagé à présenter ses premiers résultats de mise en œuvre des Objectifs de développement durable au Forum de Haut niveau. On s’est dit que le rapport que nous devons présenter doit prendre en compte toutes les contributions des différentes catégories d’acteurs. Et nous sommes là pour accompagner la société civile dans l’élaboration de leur rapport de contribution », a déclaré Gora Guèye, en service à la direction générale de la planification et des politiques économiques du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan.

Pour Bandel Dièye, représentant du Groupe de travail de la société civile sur les Odd pour le Congad, les Organisations de la société civile doivent se mettre au diapason de l’évolution du pays en suivant les politiques de l’État en développement et donner leur contribution. « Nous sommes là dans le cadre de l’évaluation des Odd. Et l’État nous attend par rapport à cela parce que nous sommes reconnus en tant que tels et nous devons, au nom des citoyens, donner notre avis sur les politiques publiques du pays », explique-t-il.

Mamadou Aliou DIALLO

Grâce à un financement de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), le Centre de gestion agréé de Dakar organise, depuis hier, à Ziguinchor, en partenariat avec la chambre de commerce, un séminaire de renforcement de capacités de quatre jours au profit des entrepreneurs de la région. L’objectif visé est de les aider à avoir une bonne gestion, à être à jour et en règle par rapport à leurs obligations fiscales et sociales, pour pérenniser leurs activités.

Une cinquantaine de chefs d’entreprises (hommes et femmes) de cette partie méridionale du Sénégal ont appris, hier, à lire et à interpréter des états financiers. La plupart d’entre eux, selon le directeur du centre de gestion agréé (Cga) de Dakar, Abdoul Aziz Dieng, n’ont pas les notions techniques comptables nécessaires à décortiquer leur bilan. « C’est cela, a assuré M. Dieng, que nous avons voulu corriger, en venant avec des experts qui vont mettre à la disposition des chefs d’entreprises de la région de Ziguinchor des outils devant leur permettre, eux-mêmes, de diagnostiquer leur entreprise, de déceler les points forts et les points faibles et éventuellement les corriger, avec l’aide de leur conseiller en gestion de l’antenne locale du Cga de Dakar ».

Ces opérateurs économiques vont également se familiariser avec l’environnement fiscal de la petite et moyenne entreprise. Le but recherché est qu’ils puissent respecter leurs obligations fiscales.

Le directeur du centre de gestion agréé de Dakar a estimé que c’est un devoir pour tout contribuable et autre citoyen de s’acquitter de ses impôts. Ces chefs d’entreprises de la région seront aussi imprégnés de leurs droits et obligations en ce qui concerne les contrats de travail.

El Hadj Moussa SADIO

Les abattages contrôlés de viande au Sénégal durant le mois de février 2018 ont connu une augmentation de 208 tonnes comparés à la même période de l’année 2017, selon les données établies par la Société de gestion des abattoirs du Sénégal (Sogas). Ces abattages se sont élevés à 2.118 tonnes durant la période sous revue contre 1.910 tonnes en février 2017, soit une progression de 10,9 % en valeur relative. Toutefois, en variation mensuelle, ces abattages contrôlés de viande se sont repliés de 6,1 %. De 2.256 tonnes en janvier 2018, ils sont passés à 2.118 tonnes un mois plus tard, soit une baisse de 138 tonnes en valeur absolue. La Sogas, qui est une société anonyme de concession de service public, a pour mission principale l’abattage du bétail sur pied et le conditionnement de la viande propre à la consommation respectant toutes les normes d’hygiène et de qualité requises. Pour ce faire, une surveillance et un contrôle rigoureux effectués par des vétérinaires assermentés et professionnels agréés par l’État s’exercent sur toutes les étapes de la production.

(APA)

Le Sénégal et la Tunisie entendent insuffler une nouvelle dynamique à leur coopération économique et commerciale. Le forum économique ouvert, hier, à Dakar, est un premier pas vers ce renouveau.

La Tunisie veut changer de paradigme dans ses relations commerciales et économiques. Tournée pendant longtemps vers le Nord de la méditerranée, c’est-à-dire l’Europe, le Pays du Jasmin veut désormais s’ancrer dans « son continent », vers « ses pays amis et frères », pour reprendre les mots de Bassem Loukil, président de la Tunisia-Africa Business Council (Tabc). Et parmi « ses pays frères et amis », le Sénégal figure en bonne place car étant le premier partenaire économique et commercial de la Tunisie en Afrique subsaharienne. D’où ce forum économique de deux jours ouvert, hier, à Dakar et réunissant les secteurs privés et publics des deux pays. Il est organisé par la Tunisia-Africa Business Council et la Chambre tuniso-sénégalaise de commerce et d’industrie (Ctsci) mise en place l’année dernière par les deux pays.

Cette rencontre, en réalité, n’est que la continuité d’une coopération politique, économique et sociale solide qui plonge ses racines aux premières années de l’indépendance. « Le Sénégal et la Tunisie entretiennent des relations commerciales depuis le début des indépendances avec la signature en mars 1962, à Tunis, d’un accord de coopération économique, technique et scientifique », a rappelé Adama Baye Racine Ndiaye, secrétaire général du ministère de l’Industrie et de la Petite et moyenne industrie à l’ouverture du forum. Des liens gravés dans le temps que magnifie le ministre tunisien de l’Industrie et des Pme, Slim Feriani. « Nous avons le même souci de créer, pour nos peuples, un environnement plus propice à leur prospérité et à leur bien-être. Ce qui traduit notre engagement commun à relever les défis économiques de notre époque. Sur le plan économique, commercial et culturel, les nombreux accords signés depuis plus de 50 ans témoignent de la richesse de la coopération entre nos deux pays. Notre vœu est que ces relations connaissent un surcroît de dynamisme et de réussite », a-t-il indiqué.

Cependant, force est de constater que ces sillons de coopération tracés par les pères fondateurs des deux pays, Habib Bourguiba et Léopold Sédar Senghor, n’ont pas donné les rendements attendus. En effet, même si durant ces cinq dernières années, ils ont enregistré une augmentation annuelle d’environ 15 %, les échanges commerciaux, financiers et économiques entre le Sénégal et la Tunisie restent modestes et peu denses. La preuve, la Tunisie n’est que le 51ème client du Sénégal. Et le Sénégal seulement le 27ème client de la Tunisie. « C’est bien, mais nous pouvons faire tellement plus. C’est la raison de la forte présence tunisienne à ce forum de Dakar. Nous devons identifier des secteurs porteurs pour une coopération gagnant-gagnant en faisant rencontrer les opérateurs institutionnels et économiques sénégalais et tunisiens. Car ni traités, ni accords, ni statistiques ne sauraient remplacer la relation humaine personnalisée et tangible », a soutenu Bassem Loukil.

Point de départ du renouveau des relations
Avec ce forum dont le thème est « Vers un partenariat privilégié et durable », les deux pays veulent insuffler une nouvelle dynamique à leurs relations commerciales et économiques qui, de l’avis du ministre Slim Feriani, n’est pas encore à la hauteur des ambitions clairement affichées par les deux gouvernements. « Cette coopération doit être renforcée et il faut lui donner un nouveau souffle à travers le secteur privé. Il nous appartient de préserver cet élan, de le renforcer et de consolider nos échanges afin de les mettre au niveau des ambitions de nos autorités », a-t-il dit. Mehdi Ferchichi, ambassadeur de la Tunisie au Sénégal, est persuadé que ce Forum fera date et constituera le point de départ du renouveau des relations entre les deux pays. Ainsi, il a invité les secteurs privés des deux pays à resserrer davantage les liens économiques tuniso-sénégalais. «Notre coopération économique bilatérale ne sera, en effet, rien sans les entreprises qui la mettent en œuvre, l’enrichissent au quotidien et jouent ainsi un rôle significatif dans la vitalité de nos liens économiques », a affirmé le diplomate. Ce rôle, le secteur privé des deux pays peuvent pleinement le jouer car, comme l’indique Adama Baye Racine Ndiaye, « ils bénéficient, au Sénégal, d’un environnement des affaires propices et compétitifs pour développer un partenariat gagnant-gagnant ».

Elhadj Ibrahima THIAM

UNE BALANCE EXCÉDENTAIRE EN FAVEUR DE LA TUNISIE
Entre 2011 et 2016, les exportations tunisiennes vers le Sénégal ont enregistré une croissance moyenne annuelle de 10 %. S’agissant des importations en provenance du Sénégal vers la Tunisie, elles ont affiché une forte hausse de 26 % en moyenne annuelle. En novembre 2017, l’Agence nationale de la statistique et de la démographie notait que les exportations sénégalaises vers la Tunisie sont estimées à 407 millions de FCfa, contre des importations estimées à 2,26 milliards de FCfa. Comme on le voit, la balance commerciale est excédentaire en faveur de la Tunisie. Pour le Secrétaire général du ministère de l’Industrie et des Petites et moyennes industries, il y a lieu de corriger ce déséquilibre et de développer davantage les relations commerciales et industrielles pour les hisser au niveau des relations diplomatiques « excellentes » entre les deux pays. Le président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar, Daouda Thiam, abonde dans le même sens. Il invite les entrepreneurs sénégalais à explorer toutes les voies pour inverser cette tendance. « La balance commerciale entre les deux pays est déficitaire pour le Sénégal. C’est à nous, entrepreneurs sénégalais, d’essayer de faire en sorte que cette balance revienne à l’équilibre. Le Sénégal est le pays de l’ensemble et de tous les possibles. Ensemble, Sénégalais et Tunisiens, nous pouvons faire des miracles si nous savons et voulons travailler dans un partenariat gagnant-gagnant », a-t-il martelé.

Les principaux produits concernés par les échanges entre le Sénégal et la Tunisie sont les fruits et légumes, les crustacés, les machines, les produits chimiques et pharmaceutiques. A côté, ajoute Zied Loukil, secrétaire général de la Ctsci, il y a plusieurs accords signés relatifs au commerce, à l’enseignement supérieur, à la culture, au sport…

Elh. I. THIAM

BIENTÔT UNE LIGNE MARITIME ENTRE LA TUNISIE ET LE SÉNÉGAL
C’est connu, le transport, la logistique et les infrastructures sont nécessaires pour le développement économique et pour le renforcement des relations économiques. Consciente de cela, la Tunisie, dans un souci d’intensifier la connexion entre ses pays partenaires comme le Sénégal, a décidé d’inaugurer une ligne maritime directe entre un port du sud tunisien et celui de Dakar. Cette ligne maritime se prolongera jusqu’en Côte d’Ivoire et au Ghana. « Des moyens de transport réguliers et sûrs pour les hommes comme pour les marchandises sont indispensables à l’expansion et à la diversification des relations d’affaires viables », a soutenu Bassem Loukil, président de Tunisia-Africa Business Council. Cette ligne maritime viendra renforcer une ligne aérienne assez dense qui sera elle-même renforcée, selon le ministre de l’Industrie et des Pme de la Tunisie. « Nous avons déjà une dizaine de vols aériens sur le continent africain dont un vol quotidien sur Dakar. Nous allons en lancer d’autres sur le continent. Nous le faisons parce que nous estimons que Tunis doit être le hub entre l’Afrique, l’Europe et le Moyen Orient », a-t-il souligné.

Elh. I. THIAM

Le Colonel Guidado Sow, ancien directeur de la réglementation à la douane sénégalaise, invite le port autonome de Dakar à revoir sa copie pour plus de compétitivité dans la sous-région. M. Sow qui intervenait dans un séminaire de renforcement de capacités des journalistes sur les accords de facilitation des échanges (Afe) et le portail d’informations commerciales du Sénégal, estime que le Port de Dakar est le plus cher de la sous région ouest africaine. Un constat dû, selon lui, par les taxes et cumuls de frais très élevés et l’instauration des monopoles de manutention qui ne favorisent pas la concurrence.

« Attention, les Maliens sont en train de partir alors qu’ils constituent le plus gros trafic du Port de Dakar ». Cette phrase au relent d’une complainte a été ressassée à maintes fois par l’ancien directeur de la réglementation à la douane sénégalaise, durant toute la séance. Le Colonel Guidado Sow a profité de l’introduction de certains articles des Accords de facilitation des échanges (Afe) de l’Organisation mondiale du commerce (Omc) que le Sénégal a signé depuis le 22 février 2018, pour évoquer la situation actuelle des affaires au Port autonome de Dakar. Selon l’ancien officier de la douane sénégalaise, par ailleurs consultant en douane et intégration régionale, le Port autonome est en train de perdre sa renommée en ce qui concerne les marchandises en transit vers le Mali. Selon lui, les opérateurs économiques maliens sont en train de tourner le dos au Port de Dakar à cause des taxes et cumul de frais élevés par rapport à la concurrence. « Le Port de Dakar est le plus cher de la sous région », a déclaré le Colonel Sow. Même s’il n’avance pas de chiffre, il estime que la situation est « préoccupante » et qu’il est temps de prendre des mesures pour rendre plus compétitif notre port. « Il faut garder les Maliens voire les chouchouter car ils constituaient, au moins, la moitié du trafic portuaire à Dakar dans un passé récent », a indiqué M. Sow. Abondant dans la même lancée, son collègue de la douane, le Colonel Ousmane Mbengue, déplore le fait qu’il y a « un tas de taxes derrières lesquelles on ne peut pas voir le service rendu à la manutention ou au dédouanement ». « L’instauration des monopoles de manutention de fret ou de vrac au Port de Dakar est aussi une des causes des difficultés notées », selon M. Mbengue. « C’est une erreur car on a faussé le jeu de la concurrence qui pourrait aider à rendre plus compétitives les taxes portuaires », a dit Ousmane Mbengue. Il estime qu’il faut arriver à réduire les prix. « C’est le rôle de l’État », a-t-il soutenu. A ce sujet, il a invité les pouvoirs publics à poursuivre les efforts. « Le ministère de la Pêche et de l’Économie maritimes est en train de discuter avec le privé pour ramener les prix à un niveau régional acceptable », a indiqué l’officier de la douane. Parlant de l’Omc et des accords de facilitation des échanges, le doyen Mame Less Camara, modérateur de la séance de formation, a invité ses jeunes collègues à traiter l’information au mieux possible de l’intérêt de la Nation. Il n’a pas manqué de les inviter à plus de professionnalisme dans le traitement des enquêtes douanières.

Ces derniers, comme nombre de Sénégalais du privé et du public, pourront bientôt recourir aux informations du Portail d’informations commerciales (Pic) que le ministère du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des Pme va lancer prochainement. Ce portail d’informations commerciales est une plateforme électronique qui regroupe toutes les exigences, réglementations et procédures liées au commerce, appliquées par les ministères et les organismes gouvernementaux, a dit Anne-Marie Senghor de Gaïndé 2000, l’opérateur qui s’occupe de sa réalisation. Il sera hébergé par l’Agence de l’informatique de l’État (Adie) et constituera une étape clé dans la mise en œuvre, par le Sénégal, de l’Accord sur la facilitation des échanges conclu en décembre 2013 à Bali en Indonésie par les membres de l’Organisation mondiale du commerce (Omc), et entré en vigueur depuis le 22 février 2017.

Seydou Prosper SADIO

Le ministère de l’Elevage et des Productions animales a introduit, dans la région de Fatick, une nouvelle technologie basée sur le port de puces électroniques pour lutter efficacement contre le vol des chevaux, un fléau dans la zone, a appris l’Aps, dimanche. « Cette technologie basée sur le port de puces électroniques numérotées par chaque cheval a été testée avec succès à Thiès, à Louga, à Kaffrine et à Diourbel », a expliqué un agent technique de la direction du développement des équidés au ministère de l’Élevage et des Productions animales, Mamadou Sylla.

Il s’entretenait avec des journalistes lors de l’étape de Fatick de la campagne nationale d’identification des équidés. « Cette campagne nationale d’identification des équidés a permis d’équiper environ 4.000 chevaux de puces électroniques dans la région », a-t-il indiqué. « Au delà des chevaux, a-t-il fait noter, le vol de bétails touche tout le secteur de l’élevage et suscite beaucoup d’interrogations au ministère et chez les acteurs du secteur » ; a ajouté M. Sylla. D’où, selon lui, l’engagement de la tutelle à lutter contre ce fléau. « Avant le recours à cette nouvelle technologie, les agents utilisaient des carnets signalétiques et sanitaires qui servaient à identifier l’animal et les traitements subis dont les vaccinations, les prophylaxies, l’insémination », a dit M. Sylla, soulignant que la nouveauté, c’est la puce électronique. « Par le biais de cette technologie, un numéro unique dans le monde est introduit dans le cheval pour identifier cet animal important dans la production agricole et dans la lutte contre l’insécurité alimentaire en milieu rural », a-t-il encore expliqué.

(APS)

 

Pour améliorer la situation des marins en escale au Port de Dakar, le Sénégal vient d’installer son Comité national pour le bien-être en mer. Ce comité a pour objectif de mettre en place un centre d’accueil pour marins au Port autonome de Dakar.

Chaque année, près de 40.000 marins sont, avec leur navire, en escale au Port autonome de Dakar (Pad). Ces marins qui n’ont pas d’attache dans le pays ont souvent besoin d’assistance pour rendre agréable leur séjour à Dakar. Le Port autonome de Dakar a souffert du manque d’un centre d’accueil. Avant-hier, le Sénégal a mis sur pied son premier comité national pour le bien-être en mer. Ce comité a été installé avec l’appui du Programme international de partenariat d’aide au port. Cette structure internationale a déjà installé une vingtaine de comités dans différents pays sur une demande de 160 pays. L’organisation « Port Welfre Partenership » suggère, à travers ces Comités, que chaque  Port et chaque pays installe des structures comme des centres d’accueil nécessaires au bien-être des marins étrangers de passage dans leur port mais aussi pour les marins nationaux. Le commandant Oumar Dramé, porté à la tête du Comité national sénégalais pour le bien-être en mer, indique que la mise en place d’un centre d’accueil est important pour l’accueil des marins qui passent souvent plus de 40 jours dans des conditions difficiles en mer avant de faire des escales de quelques jours à Dakar. Le pilote au Port autonome de Dakar (Pad) estime que ce centre d’accueil est pertinent pour assister les gens de mer «en facilitant leur bien-être social parce qu’en mer, on est isolé du monde». Compte tenu du fait que le centre Stela Mariste s’acquittait de cette tâche, le président du Comité national pour le bien-être des gens de mer soutient que l’objectif sera de le renforcer.

Le père Christophe Buirette,     aumônier du Port autonome de Dakar qui gère le centre Stela Mariste, pense qu’avec le Comité national, la capacité d’accueil du centre pourra être améliorée. Il rappelle que le centre Stela a accueilli beaucoup de marins du terminal Vraquier en escale à Dakar mais les moyens font défaut. Le père Christophe Buirette espère que le Comité permettra aux marins d’avoir des moyens de transport et de communication pour rester en contact avec leur famille. Ces marins qui sont à des milliers de kilomètres de leur famille ont besoin d’être soutenus pendant leur séjour, selon le père Christophe Buirette.

Le responsable de la communication et de la coopération internationale du Port autonome de Dakar (Pad), Abdoul Hamid Sy a affirmé que ce centre d’accueil va dans le sens de l’épanouissement des gens de mer. «C’est une bonne opportunité pour le Port qui va augmenter son attractivité et son rayonnement international», a-t-il soutenu. Le responsable de la coopération internationale du Pad assure que le port de Dakar va accompagner cette initiative.

Oumar KANDE

Le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Oumar Guèye, à la tête d’une importante délégation, séjourne, depuis le 27 avril, aux États-Unis, précisément à Rhode Island et à Washington DC, sur invitation de l’Usaid, indique un communiqué dudit département. Selon le document, ce voyage a pour objectif principal de tirer les leçons de l’expérience américaine en gestion des pêches et en lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. «Il s’agit d’en savoir davantage sur la Task Force issue des recommandations du groupe de travail sur la lutte contre la pêche Inn et le programme de collecte de données sur les pêches établi par Atlantic Cooperative Coastal Statistics Program (Accsp) », rapporte la même source.

Le 29 avril, la délégation a été reçue à l’université de Rhode Island, à l’École supérieure d’océanographie par le doyen de la Faculté, M. Corliss, en présence de son adjoint David Smith, de JP Walsh, directeur du Centre des ressources côtières et des membres de l’administration.

Selon le communiqué, la délégation a eu également l’opportunité de suivre, sur un écran géant, les activités du navire d’exploration « Okeanos Explorer » du Centre de recherche sous-marine, en opération dans le Golfe du Mexique. « Seul navire de son genre aux États-Unis, il explore les fonds marins pour en définir une situation de référence, recueillir des échantillons et fournir des informations cruciales pour la cartographie des fonds marins », souligne le communiqué.

Oumar Guèye et sa délégation se sont rendus à la Police de l’environnement où les échanges ont porté sur l’organisation institutionnelle de la lutte contre la pêche illicite, les liens entre les structures locales et celles fédérales, la législation locale de gestion des pêches et de lutte contre la pêche Inn, les sanctions en cas d’arraisonnement, les moyens d’intervention, la sensibilisation des populations, etc.

Le représentant de Rhode Island au Congrès américain, Jim Langevin. « grand défenseur » de la mer et de l’université de Rhode Island s’est entretenu avec la délégation sénégalaise. M. Langevin s’est félicité de la visite et de l’intérêt du Sénégal à profiter de l’expérience américaine et des efforts consentis pour une gestion efficace de ses eaux, selon le texte.  La délégation a visité également une entreprise de fabrication de filets de pêche et un poste de la Garde-Côte dans le port de Pêche « Gallile ».

Mamadou GUEYE

 

La production de riz pluvial a nettement augmenté dans la région de Kolda, durant la dernière campagne agricole. Les rendements ont également connu une hausse durant cette période.

Le concept « Kolda nourrit Kolda » est en passe de devenir une réalité. La production de riz pluvial est passée de 192.505 tonnes durant la campagne agricole de 2015-2016 à 258.000 tonnes en 2016-2017. Les superficies emblavées ont également connu une hausse passant de 88.792 à 107.886 hectares la même période avec des rendements de 2.168 kilogrammes à l’hectare en 2016 et 2.392 Kg à l’hectare en 2017. Le département de Kolda arrive largement en tête en termes de production, suivi de Médina Yoro Foulah et de Vélingara. La Sodagri qui intervient dans la production du riz pluvial, dans les trois régions de la Casamance naturelle et de Tambacounda, a produit 160.210 tonnes lors de la dernière campagne agricole. Ces résultats ont été obtenus grâce à l’appui de l’État qui a subventionné le matériel agricole. « Depuis 2015 et 2016, des efforts ont été consentis et sont bien réels sur le terrain dans la région de Kolda. Pour ce qui est du matériel attelé, la région de Kolda a reçu, de 2015 à ce jour, 2.237 unités de semoirs, 100 unités de houe occidentale, 900 unités de houe sine et 350 unités de charrues. Et le taux de subvention de ce matériel attelé se chiffre à hauteur de 70 % », a déclaré Abiboulaye Sidibé, directeur régional du développement rural de Kolda.

L’État a également consenti des efforts pour doter les paysans de matériel motorisé dans la politique de modernisation de l’agriculture sénégalaise. La région de Kolda a reçu, au cours de ces deux dernières campagnes agricoles, 60 tracteurs, 25 moissonneuses, 30 batteuses et 22 motoculteurs. Le taux de subvention accordé à la  région  pour l’acquisition de ce matériel s’élève à 60 %. L’État a également offert, cette année, du matériel agricole composé de 15 décortiqueuses à riz, 5 batteuses à riz, 3 motoculteurs et 40 semoirs dans le cadre de l’appui à la riziculture pluviale.  Ces efforts s’inscrivent dans la mise en œuvre du Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Paracas 1) qui avait démontré, en 2014, que la vétusté du matériel agricole constituait l’un des facteurs limitant de l’agriculture sénégalaise.

Mamadou Aliou DIALLO

 

Une cinquantaine de nouveaux taxis hybrides vont desservir l’Aéroport international Blaise Diagne. Ils ont été mis en circulation par Seniran Auto en partenariat avec le Cetud et des Gie de transport.

L’offre de transport entre Dakar et l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) se renforce. L’entreprise Seniran Auto vient de mettre, dans le circuit, 50 nouveaux taxis qui s’ajoutent aux 26 qui avaient été mis en circulation, il y a trois mois. De type hybride, c’est-à-dire fonctionnant soit au gaz, soit à l’essence, ces véhicules assemblés à l’usine Seniran de Thiès, ont été présentés, lundi, aux responsables des différents Gie de transport bénéficiaires. Ils font partie d’un lot de 500 taxis que le gouvernement a promis de mettre sur le circuit pour faciliter le transport vers le nouvel aéroport.

Selon le directeur général de Seniran Auto, Hadi Goudarz Naseri, ces véhicules remplissent toutes les normes mondiales de sécurité routière et de confort des passagers. « Ce véhicule est la dernière génération de nos produits. Il correspond à la réalité et aux besoins des transporteurs au Sénégal tout en respectant toutes les exigences qu’un véhicule roulant en Europe ou aux États-Unis. Il est équipé de Gps, de Gpl, d’Abs, d’Air Bag, de capteur de recul, bref de toutes les options de la sécurité », a-t-il assuré.

Au regard du standing d’Aibd et de son importance pour l’image et l’économie sénégalaise, Seniran Auto ne pouvait pas faire moins. Ainsi, plus qu’un produit, c’est « une solution que Seniran propose à travers ces véhicules hybrides », pour reprendre les propos de son directeur général. « Nous proposons une solution au problème de transport, une solution multiaspects. Cela commence par l’étude des besoins de nos clients et du pays à long terme. Nous menons nos activités dans l’esprit du Plan Sénégal émergent. Ces véhicules ont été montés et transformés en version hybride dans notre usine de Thiès par de jeunes sénégalais sans aucune assistance étrangère », a-t-il expliqué, avec fierté.
Pour ce programme de taxis hybrides, Seniran Auto a investi sur fonds propres 8 millions de dollars. A travers le système location-vente, des conditions souples ont été proposées aux opérateurs, sous la supervision du Cetud.

Le taxi coûtant 5,5 millions de FCfa, les bénéficiaires donnent 1,5 million de FCfa comme apport. Chaque mois, le bénéficiaire verse 185.000 Fcfa, soit 6.300 FCfa par jour. Ce qui est largement en dessous du versement journalier moyen de 10.000 FCfa exigé par les propriétaires de taxis aux chauffeurs. Ce partenariat tripartite Seniran-Cetud-opérateurs a l’avantage de régler le problème de financement auquel les transporteurs sont souvent confrontés auprès des banques ; lesquelles hésitent à les accompagner. Les bénéficiaires sont choisis par le Cetud sur la base de critères bien définis. La plupart d’entre eux officiaient à l’aéroport Léopold Sédar Senghor. Leurs responsables se félicitent de ce partenariat. Ousmane Sarr, président du Gie « Xeweul Aéroport » est l’un d’eux. « Ces véhicules sont de très bonne qualité avec toutes les caractéristiques de sécurité requises. En plus, les prix sont abordables avec un échéancier qui va jusqu’à trente mois », a-t-il indiqué. Son homonyme et président du Regroupement des chauffeurs et propriétaires de taxi de l’aéroport Aibd embouche la même trompette. « On a déjà testé ces véhicules, ils nous conviennent parfaitement. En plus, on a le choix entre le gaz et l’essence, c’est un atout non négligeable », a soutenu Ousmane Sarr. Pour l’instant, deux stations de gaz sont disponibles : l’une à l’usine de montage de Thiès et l’autre au siège de Seniran Auto sur la route de Yarakh. La construction d’une troisième station est prévue aux alentours de l’Aibd.

Elhadji Ibrahima THIAM

 

Le ministère de l’Agriculture et de l’Équipement rural informe l’opinion nationale que le matériel agricole récemment réceptionné au Grand Théâtre, en présence du chef de l’État, est destiné à promouvoir la riziculture sur l’étendue du territoire national. Le communiqué rendu public, à cet effet, indique qu’il s’agit d’augmenter la production de riz paddy de l’ordre de 460.000 tonnes et de booster les capacités de transformation d’environ 200.000 tonnes.

« Le matériel agricole réceptionné au Grand Théâtre national, le lundi 23 avril 2018, par le président de la République, Macky Sall, est destiné à promouvoir la riziculture sur l’étendue du territoire national, dans la coopération bilatérale entre le Sénégal et l’Inde », lit-on dans un communiqué rendu public, hier, par le ministère de l’Agriculture et de l’Équipement rural. Ce lot de matériel acquis grâce au concours de Eximbank India pour un montant de 32 milliards de FCfa et subventionné par l’État du Sénégal est composé de plus de 1.000 unités dont des tracteurs, des moissonneuses-batteuses, des rizeries industrielles, des engins de génie civil, des motopompes, entre autres équipements.
Il vise à augmenter les superficies de 20.000 hectares, d’améliorer le potentiel d’irrigation par la construction de canaux d’irrigation, d’installer des stations de pompage et d’augmenter la production de riz paddy de 460.000 tonnes environ sur une double culture et de booster la transformation à travers la construction de rizeries.

Le document indique aussi que les entreprises adjudicataires chargées de l’exécution du projet sur le terrain ont été déjà retenues. Il s’agit de Kirloskar brothers limited  India pour les travaux de terrassement, d’aménagement et de réhabilitation de 20.000 hectares à Dagana, Bakel et Matam, de génie civil, de fourniture et d’installation d’équipements électriques et électromécaniques pour un montant de 18.453.221.000 de FCfa et de Lucky Export India en ce qui concerne l’acquisition de matériels agricoles et d’engins de terrassement.

Pour cette dernière, le montant des investissements a été estimé à 11.689.958.500 de FCfa, indique le communiqué. Ce projet, dans sa deuxième phase, va permettre de porter les aménagements hydro-agricoles à 60.000 hectares pour un investissement de 53 milliards de FCfa.

Seydou Prosper SADIO

 

Le ministre des Transports aériens et du Développement des infrastructures aéroportuaires, Maïmouna Ndoye Seck, a annoncé, hier, le démarrage, dès la semaine prochaine, des activités de la nouvelle compagnie Air Sénégal. Elle s’exprimait à l’ouverture de la réunion des ministres chargés de l’aviation civile des États membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) pour l’examen des projets de textes communautaires relatifs à l’opérationnalisation de l’Agence communautaire de supervision de la sécurité et de la sûreté de l’aviation civile des États membres (Acsac). Elle a précisé que cette société  commencera par exploiter les vols domestiques en attendant de desservir les autres pays. Le ministre a rappelé que cette nouvelle compagnie créée en avril 2016 est dotée de deux avions qui ont été présentés lors de l’inauguration du nouvel Aéroport Blaise Diagne de Diass, en décembre 2017. « Depuis cette date, les activités de certification de la société qui étaient en cours ont dû prendre beaucoup de temps. L’objectif était de s’assurer que les conditions de sécurité et de sûreté étaient réunies. Ces opération de vérification viennent de prendre fin », a indiqué Maïmouna Ndoye Seck. Interrogée sur d’éventuels partenariats (financier ou commercial) avec les compagnies internationales, le ministre indique que l’État reste ouvert à tout type de collaboration. Répondant à une question relative à la nomination, hier, de l’ancien Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, à la tête du Conseil d’administration d’Air Sénégal, elle estime que ce dernier a toutes les compétences pour gérer ce poste.

Abdou DIAW

Dans la modernisation de l’administration des transports routiers, l’État du Sénégal a mis en œuvre un projet de numérisation et de sécurisation des titres de transports. Les spécimens de ces nouveaux documents numérisés ont été présentés, hier, au Premier ministre. L’objectif est d’assurer une meilleure gestion de l’identité des possesseurs de permis de conduire et un enregistrement rigoureux des véhicules en circulation.

De nouveaux titres de transports numérisés, sécurisés et biométriques vont entrer en vigueur, au Sénégal, à partir de juillet. Les spécimens de ces documents ont été présentés, hier, au Premier ministre Mouhammed Boun Abdallah Dionne, par le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Abdoulaye Daouda Diallo. Les titres de transports concernés sont le permis de conduire, la carte grise, les plaques d’immatriculation, les autorisations de transport. Ces documents vont changer de forme notamment le permis de conduire qui aura désormais le format d’une carte bancaire avec une puce intégrée. Celle-ci contiendra toutes les données utiles et le groupe sanguin du propriétaire sera clairement affiché permettant ainsi une prise en charge médicale plus rapide en cas d’accident.

En ce qui concerne le système d’immatriculation, il y aura une nouvelle numérotation. Les plaques seront désormais liées au véhicule et non plus au propriétaire. Ce qui signifie qu’à la vente d’un véhicule, la plaque ne change pas ; seule la carte grise change. Toujours pour répondre aux besoins de sécurité et lutter contre la fraude, il a été mis en place une « troisième plaque » qui n’est autre qu’une étiquette collée sur le pare-brise au moment du remplacement des titres. Celle-ci est autodestructible en cas de tentative de réutilisation. Autre changement, les immatriculations seront faites par rapport à la région et par rapport aussi au département. Par exemple, on aura Dk1 pour le département de Dakar et ainsi de suite. Ce projet dénommé « Capp Karange » vise à moderniser l’administration des transports et « est une réponse pertinente et décisive aux problèmes de fraude liés à la non sécurisation des supports utilisés pour la production des titres et l’absence d’interconnexion des différents acteurs dans la chaine. Ce qui  entraîne d’importantes pertes de recettes pour l’État, à l’absence d’un dispositif de centralisation et de vérification de l’intégrité des donnée à l’impossibilité de produire des statistiques fiables et à temps réel », a indiqué le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Abdoulaye Daouda Diallo.
Au-delà de donner aux usagers des documents de transport numérisés, sécurisés et qui, surtout, protègent l’État et les usagers contre les contrefaçons et autres types de fraude, ce projet participe de la ferme volonté du gouvernement de lutter contre l’insécurité routière. En effet, les statistiques font état d’une moyenne annuelle, sur les trois dernières années, d’un bilan de 4.554 accidents pour 630 décès. Autrement dit, chaque jour, il y a deux morts sur les routes sénégalaises. En sus des handicaps occasionnés ainsi que des coûts financier, sanitaire et social qui en sont les corollaires.

Démarrage par la région de Dakar
Pour le Premier ministre Mohammed Boun Abdallah Dionne, il faut mettre un terme à ce fléau. « L’impact de la mobilité intera-urbaine et interurbaine est incommensurable pour le développement économique et social. Toutefois, force est de constater que les accidents de la route sont un véritable fléau et un facteur de contreperformance dans ce secteur. Le gouvernement a décidé de hisser, au rang de priorité, la lutte contre l’insécurité routière et d’apporter, avec diligence, les réponses les plus adéquates afin de réduire drastiquement les accidents de la route », a-t-il déclaré.
C’est ce qui explique la dématérialisation des titres de transports mais aussi toutes les autres mesures prises auparavant par le ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement comme la généralisation du renouvellement du parc dans tous les segments des transports routiers ; la révision en cours du Code de la route avec l’introduction du permis à points, le renforcement des sanctions et le passage obligatoire à l’auto-école, l’extension du contrôle technique moderne à Dakar et dans les régions, la construction d’infrastructures routières de dernière génération, conformes aux standards internationaux les plus exigeants en sécurité routière.
Le projet va démarrer par la région de Dakar. Ensuite suivront les régions de Thiès, de Diourbel et de Saint-Louis au mois d’août. Fatick, Kaolack et Louga seront couvertes au mois de septembre puis Ziguinchor, Tambacounda et Kolda au mois d’octobre et enfin Matam, Kaffrine, Sédhiou et Kédougou au mois de novembre.

Un projet confié Gemalto Sénégal

Le projet sera conduit par une entreprise privée dénommée « Gemalto Sénégal » à qui l’État a accordé une concession intégrale sur une période de dix ans. Cette entreprise a été choisie à la suite d’un appel d’offres international en juin 2013. Et la concession fut signée en juin 2017. L’investissement sera intégralement pris en charge par l’opérateur privé qui sera rémunéré essentiellement sur les recettes perçues de l’exploitation des services. Il reversera au Trésor une redevance. Au bout des dix ans d’exploitation et de formation des services de la direction des transports routiers, avec qui ils auront travaillé, l’ensemble de la concession sera transféré au ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement. Sur tout le territoire, Gemalto va réhabiliter les sites des directions des transports routiers et construire quatre sites dans les régions où il n’y en a pas (Kédougou, Kaffrine, Sédhiou et Matam). Pour Dakar, six sites d’enrôlement ont été mis en place pour le remplacement des titres de transports routiers. Deux permanents, l’un au siège actuel de la direction des transports routiers, ex camp Lat-Dior, l’autre au siège de la direction des transports routiers sis à Hann Mariste. Trois sites pour une durée d’un an à Colobane, à la Gare Beaux Maraîchers et au Cices. Un site dit « central » en construction à Hann Mariste, où seront produits les titres de transport.

Ce projet n’est pas destiné exclusivement aux transporteurs mais à tous les Sénégalais titulaires d’un permis de conduire. Le renouvellement du permis va coûter 10.000 FCfa, les trois plaques d’immatriculation reviendront à 12.000 FCfa tandis que le renouvellement des autres documents (Carte, Autorisations) coûteront 7.500 FCfa.

Elhadji Ibrahima THIAM

Le directeur des systèmes informatiques douaniers a déclaré, avant-hier, au cours de l’atelier sur le déploiement du système informatique « Gainde » que 113 sites douaniers situés dans les régions vont être modernisés.

« Aujourd’hui, le choix a été fait de moderniser les 113 sites douaniers situés dans les régions, à travers la mise à disposition d’outils modernes de communication et de dédouanement », a déclaré le directeur des systèmes informatiques douaniers, Alioune Dione, lors de l’atelier sur le déploiement du système informatique « Gainde », dans les régions de Saint-Louis, Louga et Matam. Dans un premier temps, a-t-il précisé, il s’agit de connecter au système informatique 10 unités douanières que sont Rosso, Saint-Louis, Diama, Matam et son antenne de Gourel Oumar Ly, Karang, Keur Ayip, Moussala, Vélingara, Kidira. Ce processus va être étendu progressivement aux autres entités douanières de l’intérieur du pays.  

M. Dione a rappelé que l’administration des Douanes a fait le choix irréversible de généraliser son système informatique à travers tout le territoire national. Il a indiqué que cet atelier s’inscrit dans un cadre global d’extension de la dématérialisation des formalités douanières et des procédures du commerce extérieur dans les régions de l’intérieur du Sénégal ainsi que l’amélioration de la communication interne en Douane. Ainsi, pour améliorer les services aux populations et être davantage en adéquation avec les attentes et priorités locales, le service des douanes a retenu de connecter son système d’informations à l’ensemble des postes, brigades et bureaux disséminés à travers tout le territoire national.

Le directeur régional des douanes des trois régions de l’axe Nord, le Colonel Mbaye Ndiaye, a rappelé que le système informatique de gestion automatisée des informations douanières et des échanges, dit « Gainde intégral » est une plateforme stratégique pour la collecte des recettes de l’État, la lutte contre la fraude et le soutien à l’entreprise et à l’économie sénégalaise. « Actuellement, a-t-il souligné, la direction générale des douanes du Sénégal s’est résolument inscrite dans la dynamique de généralisation de l’utilisation de l’outil informatique avec la dématérialisation qui est, aujourd’hui, au cœur de toute la stratégie de modernisation de ses services ». Le gouverneur Alioune Aïdara Niang a laissé entendre que cette formation constitue la 3e phase du projet de connexion des bureaux intérieurs initié par la direction générale des douanes, dans la politique de déconcentration du dédouanement, qui constitue une condition préalable à leur transformation en bureaux de plein exercice.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

En prélude à la réunion des ministres en charge des transports aériens des pays de l’Uemoa, prévue demain, des experts en aviation civile planchent sur le réexamen d’un certain nombre de projets de décision dont celui relatif aux modalités de perception des redevances.

En vue de rendre opérationnelle l’Agence communautaire de supervision de la sécurité et de la sureté de l’aviation civile (Acsac) dans l’espace Uemoa, des experts des transports aériens se réunissent, à Dakar, pour échanger sur, entre autres décisions, les mécanismes de financement de cette agence. Au cours de cette réunion, ils vont plancher sur une des recommandations issues de la rencontre des ministres en charge de l’aviation civile de l’Uemoa qui concerne le réexamen de la décision fixant le taux et les modalités de la redevance communautaire de sécurité et de sûreté de l’aviation civile. Le représentant du ministère des Transports aériens, Maguèye Marame Ndao, par ailleurs, directeur général de l’Anacim, attend, de cette réunion, des « propositions concrètes » pour l’approbation, par les ministres, du projet de décision qui fixe le taux et les modalités de perception de la redevance communautaire de sécurité et de la sûreté de l’aviation civile pour un financement durable de l’Agence.

La mise en place et l’opérationnalisation de l’Acsac constituent la réforme majeure du Programme commun du transport aérien des États membres de l’Union. M. Ndao rappelle que la réunion du Conseil des ministres statutaires avait instruit l’étude sur le financement de l’Acsac. C’est ainsi que le montant de 260 FCfa par passager avait été proposé au titre de la redevance communautaire de supervision de la sécurité et de la sûreté de l’aviation civile. Le projet de texte relatif à la redevance soumis aux experts de l’Uemoa vise à doter l’Agence communautaire de ressources propres durables. « Il constitue l’ossature de l’architecture de l’Acsac et de la conduite et l’avancée harmonieuses du processus d’intégration dans le domaine du transport aérien », a indiqué le directeur général de l’Anacim. Il a, en outre, souligné la vision commune que partagent la Commission de l’Uemoa et le Sénégal dans le domaine du développement du transport aérien de la zone communautaire fondée sur l’impérieuse nécessité de mutualiser les efforts en vue d’améliorer les services de transport aérien au bénéfice des États membres. Paul Koffi Koffi, Commissaire chargé du département de l’aménagement du territoire communautaire et des transports à la Commission de l’Uemoa, a réitéré l’engament des chefs d’État et de gouvernements à offrir à leurs populations des services aériens et des aéroports sûrs, exploités selon les standards communautaires et internationaux.

Abdou DIAW

 

Dans l’optique d’assurer une production de qualité et en quantité suffisante, le Centre régional de recherches en écotoxicologie et sécurité environnementale (Ceres-Locustox), appuyé par le Programme d’aménagement et de développement économique des Niayes, a mené une recherche portant sur le développement d’un système d’alerte sur les risques sanitaires aux pesticides et d’un système de suivi sanitaire du niveau d’exposition aux pesticides des producteurs des Niayes. Les résultats de cette étude partagés, hier, montrent un niveau normal par rapport à la norme mondiale, a indiqué Papa Sam Guèye, administrateur général de la fondation Ceres-Locustox. « Globalement, nous avons obtenu un seuil en dessous de la norme de l’Organisation mondiale de la santé. On a eu 13 % des producteurs qui ont montré des niveaux d’exposition à ces pesticides. On leur a conseillé d’écarter ces poisons des lieux de production. Avec ce niveau qui est en deçà de 20 %, c’est un excellent niveau si l’on sait que la majeure partie des producteurs n’est pas alphabétisée », a-t-il déclaré. En 2008, a-t-il rappelé, l’étude montrait un taux de contamination qui dépassait 30 %. Le système d’alerte sur les risques sanitaires liés aux pesticides permet, selon Papa Sam Guèye, de suivre la contamination par les pesticides de l’environnement, des sols, des productions horticoles (fruits et légumes), de l’eau.

Avec les productions record obtenues dans l’horticulture, cette année, Massamba Diop, le coordinateur du Programme d’aménagement et de développement économique des Niayes (Paden) estime que l’accent doit être mis sur la qualité. « Aujourd’hui, on a dépassé les objectifs du Pracas 1 en termes de production d’oignon et de pompe de terre. Il s’agit de rajouter à cet objectif celui de la qualité », a-t-il dit. M. Diop milite pour la pérennisation de ces deux outils. « Aujourd’hui, notre objectif, c’est que ce système soit pérennisé et puisse bénéficier d’un financement des autres ministères particulièrement celui de l’Agriculture parce que la qualité sanitaire des produits est un objectif important après l’atteinte des objectifs en termes de quantité », a-t-il indiqué. « Qui dit alimentation suffisante et saine, dit préservation de l’environnement et une production durable, saine », a ajouté Massamba Diop. A ses yeux, ces deux outils sont importants soulignant que les Niayes qui assurent 60 % de la production horticole du Sénégal est une zone où évoluent des producteurs qui n’ont pas toujours un niveau d’instruction poussé. Et, pour protéger les cultures, ils utilisent des produits chimiques, parfois de façon intensive et non contrôlée ; ce qui  est à l’origine de nombreux problèmes d’ordre sanitaire, économique et environnemental incompatible avec la préservation de l’environnement et un développement durable de l’agriculture.  

Cette recherche développement a bénéficié de l’appui du Paden pour plus de 78 millions de FCfa, la contribution du Ceres-Locustox est de 30 %.

Mamadou GUEYE

 

Dans son message de bienvenue, le commissaire général du Siam est revenu sur le chemin parcouru depuis le lancement en 2006. Selon Jaouad Chami, en 13 ans, le Siam a réussi le pari de se positionner comme l’évènement phare du Maroc en général et de son agriculture en particulier. Au fil des éditions, affirme M.  Chami, il a acquis une dimension panafricaine de premier plan et est devenu la grande messe des professionnels du secteur à l’échelle du continent réunissant plus de 1350 opérateurs et acteurs nationaux et internationaux, qui se retrouvent autour de thématiques d’intérêt capital pour l’agriculture. «En effet, innovation, agriculture solidaire, développement durable, agrobusiness et chaines de valeur, sont autant de thématiques qui ont permis de mettre en exergue les défis auxquels fait face le secteur agricole et agroalimentaire marocain. Tout ceci afin d’accompagner la dynamique insufflée par le Plan Maroc Vert dans ses deux phases », a déclaré le commissaire général. Selon lui, cette année encore, le Siam vient conforter son positionnement à travers une édition placée sous le thème : « Logistique et marché agricole ». Cette édition est illustrative de sa dimension internationale et de l’évolution de la stratégie du Plan Maroc vert, aujourd’hui, axée sur la commercialisation de la production agricole et les débouchés tant nationaux qu’internationaux.

Les  Pays-Bas à l’honneur

Pour cette 13ème édition, les  Pays-Bas sont à  l’honneur. «Nous accueillons, cette année, les Pays-Bas en tant que pays à l’honneur, un des fleurons de l’agriculture et de l’agro-industrie européenne notamment à l’export et un expert de la logistique. Son modèle durable peut être une source d’inspiration et peut offrir des pistes pour penser l’agriculture nationale », a confié Jaouad Chami, le commissaire général du Siam. Considérée comme la « Porte de l’Europe », la Hollande jouit d’un réseau logistique de premier plan et représente l’une des places centrales du commerce européen et mondial pour les produits agricoles. «Les  Pays-Bas ont un réseau d’infrastructures logistiques particulièrement diversifié et ont mis en place un modèle agricole très performant. Il va sans dire que la présence de la Hollande comme pays à l’honneur du Siam 2018 fait sens dans la mesure où, dix ans après le lancement du Plan Maroc vert, le modèle néerlandais constitue un benchmark de premier plan par rapport à la problématique choisie cette année pour le salon », lit-on dans un document remis à la presse. Selon le document,  les Pays-Bas ont une géographie particulière, dans la mesure où 26% du territoire national se trouvent au-dessous du niveau de la mer. En dépit de cette contrainte et d’une surface limitée en terres agricoles, l’agriculture hollandaise reste l’une des plus dynamiques du continent européen. Les Pays-Bas, explique-t-on,  ont adopté une agriculture très intensive et hautement mécanisée pour pallier la problématique de l’exiguïté des terres agricoles.  Aujourd’hui, ce petit pays de 17 millions d’habitants est le premier exportateur européen de produits agricoles et le deuxième au monde, derrière les États-Unis. Il s’agit principalement des pommes de terre, des fruits et autres légumes.

A. K.

 

Le deuxième Compact auquel le Sénégal est éligible va porter sur l’énergie. L’Unité de formulation et de coordination de ce programme (Ufc-Mca) a abordé, hier, avec les services techniques régionaux et les élus locaux des communes concernées, l’ensemble des projets énergétiques proposés à la partie américaine notamment le projet de développement à long terme du réseau Haute-Tension (HT) autour de Dakar et les enjeux environnementaux et sociaux liés à ces composantes.

Après le premier « Compact » plus communément appelé Millenium Challenge Account (Mca) du nom du don de 540 millions de dollars offert par les États-Unis et qui a permis de réaliser, entre 2009 et 2015, des infrastructures routières et des aménagements agricoles dans le nord et le sud du pays, le Sénégal est éligible à la formulation d’un second « Compact ». Et pour ce nouveau programme, le gouvernement a décidé de consacrer les financements attendus de la partie américaine au secteur de l’énergie. Sous la conduite de l’Unité de formulation et de coordination (Ufc-Mca) mise en place en février 2016, différents projets énergétiques sont en cours d’élaboration. Ces projets ont un objectif commun : « réduire la pauvreté au Sénégal en encourageant la croissance économique par le développement du secteur énergétique ». L’un de ces projets dénommé « Développement à long terme du réseau haute tension autour de Dakar » notamment les aspects liés à ses impacts environnementaux et sociaux a fait l’objet, hier, d’une rencontre d’échanges entre l’équipe de coordination de l’Ufc, les élus locaux des communes concernées par le projet, les services techniques régionaux, l’administration territoriale. Une manière de poursuivre la démarche participative et inclusive qui sous-tend le processus de formulation de ce programme depuis juin 2016. En effet, à la suite d’une large consultation avec les acteurs publics, privés et la société civile, le gouvernement a décidé de consacrer le deuxième Compact au secteur de l’énergie sous toutes ses formes. En effet, il était ressorti de ces discussions que « le coût élevé de l’énergie et le faible accès à l’électricité » était la contrainte majeure à l’investissement.

Ainsi, il a été soumis à l’appréciation du Mcc un portefeuille de projets d’un montant 1,36 milliard de dollars autour de quatre composantes : la diversification des sources de production, l’optimisation et la gestion de la demande ; l’amélioration de l’accès à l’électricité en milieu périurbain et rural ; le renforcement des réseaux de transport et de distribution et l’amélioration du cadre légal ainsi que le renforcement des capacités des acteurs. « Ces projets ont fait l’objet d’une évaluation préliminaire du Comité d’investissement du Mcc au mois de décembre 2017. Il a approuvé la poursuite du processus et a consenti à aider le gouvernement du Sénégal à formuler le Compact et à évaluer les projets à hauteur de 10 millions de dollars. Le Compact ne portera pas que sur des investissements physiques, des réformes seront engagées dans le secteur de l’énergie pour améliorer la gouvernance du secteur et ses performances », a expliqué Marième Ndoye Decraene, Coordonnatrice de l’Ufc.

 

Signature espérée en début 2019

Le Sénégal est bien avancé dans le processus de formulation du deuxième « Compact » qui se déroule en sept phases : l’analyse des contraintes majeures à la croissance, l’analyse des causes profondes, la définition des projets, l’évaluation des projets, la négociation, l’approbation et enfin la signature. Les trois premières étapes ont été déjà franchies avec succès. Le quatrième qui est en cours nécessite une forte adhésion et l’appropriation par l’ensemble des parties prenantes. D’où la tenue de de ce Comité régional de développement spécial présidé par l’adjoint au gouverneur en charge du développement Modou Ndiaye. «L’implication et l’appropriation de nos travaux est une préoccupation majeure, c’est même un critère d’appréciation du Mcc. Nous ambitionnons de faire adopter le Compact à la fin de l’année 2018 et de la faire signer au début de l’année 2019 », a indiqué Mme Decraene.

 

Une participation de 7,5 % de l’Etat

D’habitude, les montants accordés au premier Compact sont toujours plus élevés que ceux consentis pour les seconds Compact, souligne Mme Decraene. Cependant, elle espère que le Sénégal aura au minimum le même montant que lors du premier programme. « Le Mcc ne va pas financer l’ensemble des projets, ce sera à l’issue de l’évaluation finale sur la base des critères d’investissement du Mcc que nous saurons le montant accordé au Sénégal. Mais tout porte à croire que nous aurons au minimum le même montant avec une contribution de 7,5 % du gouvernement du Sénégal », a-t-elle indiqué.

Elhadji Ibrahima THIAM

 

Le prince héritier, Moulay El Hassan, a présidé, mardi,  à Meknès, l’ouverture de la 13ème édition du Salon international de l’agriculture au Maroc (Siam du 24 au 29 avril). Près de 850 000 visiteurs sont attendus à ce grand rendez-vous des professionnels et acteurs du secteur.

La 13ème édition du Salon international de l’agriculture au Maroc (Siam) a ouvert ses portes hier, à Meknès. Cette grande messe de l’agriculture marocaine qui se déroule du 24 au 29 avril, a été lancée, mardi, par le prince héritier Moulay El Hassan. L’évènement est organisé par le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime et l’Association du Siam. Cette 13ème édition qui a pour thème : « La logistique et les marchés agricoles », vient, une fois de plus, mettre en lumière les acquis du modèle agricole marocain et surtout confirmer les grandes ambitions du secteur agricole du pays. Un tour sur les neufs pôles du Siam, permet au visiteur d’apprécier les progrès enregistrés par le secteur ces dernières années. Toutes les spécificités du royaume sont mises en exergue. Dans le Pôle régions, chacune décline, au sein de son espace, ses richesses et opportunités allant de ses particularités géo-climatiques, à son offre de produits du terroir, en passant par l’agrotourisme ou encore sa politique agricole. Une manière de mettre en exergue la spécificité et la richesse de chaque région. A  côté, il y a  le Pôle produits. Il constitue une véritable vitrine pour les Pme et  grandes entreprises agricoles et agroalimentaires du Maroc. Cet espace permet de découvrir une diversité de produits bruts et leurs dérivés tels que les fruits et légumes, le lait, les boissons, les huiles, les céréales, la viande et la charcuterie. Ce pôle rassemble le fleuron des entreprises agricoles et agroalimentaires marocaines. Un autre pôle qui attire la curiosité, c’est celui de l’élevage. Ce pavillon est le rendez-vous national de référence en production animale. Il se divise en deux parties : l’exposition des animaux. Seul pôle vivant, il permet de découvrir les animaux et les espèces représentatifs de l’élevage marocain. C’est aussi le lieu des concours animaux, des représentations ainsi que des shows équestres. Il est l’occasion de découvrir les plus beaux spécimens du royaume, qui ont été choisis lors d’une première sélection régionale. L’espace provendier : rassemble les activités vétérinaires, les services, les associations interprofessionnelles ou encore les techniques et les équipements en rapport avec l’élevage. Quant au  Pôle machinisme, il constitue un véritable salon dans le salon. Il rassemble un nombre impressionnant de machines et d’équipements liés à l’exploitation agricole. Pendant les 5 jours du salon, ce lieu devient le théâtre d’une forte dynamique commerciale où les ventes et les achats sont stimulés par des promotions spéciales Siam, ainsi que par la grande diversité de produits proposés. De plus, les agriculteurs peuvent bénéficier, sur place, des mesures d’accompagnement et de financement. En ce qui concerne le Pôle produits du terroir, il est dédié aux coopératives et associations du royaume. Ce lieu, centre d’une dynamique commerciale intense, offre aussi un véritable voyage à travers le Maroc par les sens, les couleurs, les odeurs, les goûts.

Mettre en lumière les acquis du secteur

Il y a également le Pôle institutionnels et sponsors. Il  regroupe les institutions publiques et privées qui soutiennent le salon en s’impliquant dans le secteur agricole. L’autre attraction, c’est le Pôle international qui fait du Siam une référence mondiale en la matière. Ce lieu est devenu, au fil des ans, un véritable hub international. Il regroupe les entreprises étrangères évoluant dans le secteur de l’agriculture, ainsi que les organismes internationaux et les représentants des ambassades. Cet espace donne un aperçu de ce qui se fait de nouveau en termes d’agriculture mondiale et offre la possibilité de développer des partenariats internationaux. Pour le pôle nature et vie, il est centré sur le Haut-commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification et de ses différentes branches. Ce pôle s’intéresse aux défis environnementaux d’aujourd’hui : l’écologie, les nouvelles énergies et le développement durable. Il permet d’avoir une perspective différente sur l’agriculture. Cet espace concerne aussi la pêche continentale, l’horticulture, ainsi que les loisirs en plein air comme la chasse et le jardinage. Enfin, le  Pôle agrofournitures qui englobe les secteurs des intrants agricoles et des petits équipements de production végétale.

Au premier jour, il y a eu une forte mobilisation des acteurs du secteur. Les fortes averses orageuses qui ont arrosées la région dans l’après-midi du mardi, n’ont pas découragé les visiteurs. Plusieurs conférences sont au programme de cette 13ème édition.

De notre envoyé spécial à  Meknès (Maroc), Aliou  KANDE

 

L’ancien Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, est le président du conseil d’administration (Pca) du pavillon national Air Sénégal, sur proposition du gouvernement du Sénégal, annonce un communiqué du ministère des Transports aériens et du Développement des infrastructures aéroportuaires. Le nouveau Pca d’Air Sénégal a été plusieurs fois ministre sous le régime d’Abdoulaye Wade. Entre autres postes, il a occupé le département de l’Économie maritime, de la Fonction publique, du Travail, etc. La nouvelle compagnie Air Sénégal Sa a été créée avec un capital initial de 40 milliards de FCfa en numéraire. Conformément aux orientations des autorités sénégalaises, il est retenu d’assurer une capitalisation permettant un démarrage rapide des opérations de ladite compagnie, en attendant la contractualisation avec un partenaire stratégique fort et une augmentation du capital à 100 milliards de FCfa. La compagnie devrait également être dotée de services d’assistance au sol (Handling) et d’un centre de maintenance pour garantir un modèle économique robuste.

 

Petit à petit, le groupe Ecobank sort la tête de l’eau. La banque panafricaine a réalisé, pour l’exercice 2017, un bénéfice de 182 millions de dollars contre une perte de 39 millions en 2016.

Le groupe Ecobank transnational incorporated (Eti) a, pour l’exercice 2017, renoué avec la rentabilité grâce à une réduction significative des provisions sur les créances douteuses notamment au Nigeria. Tenant la 30ème édition de ses assemblées générales, hier, à Lomé (Togo) où se trouve le siège, les responsables du groupe bancaire panafricain se sont réjouis des résultats avec notamment un bénéfice de 182 millions de dollars contre une perte de 39 millions de dollars en 2016. Le bénéfice avant impôt s’est établi à 288 millions de dollars contre une perte de 131 millions en 2016. Les prêts à la clientèle ont légèrement augmenté de 9,259 milliards à 9,358 milliards. Les dépôts de la clientèle se sont également améliorés, passant de 13,497 milliards à 15,203 milliards  de dollars en 2017. Le bénéfice net part du groupe a atteint 179 millions de dollars avec une rentabilité des fonds propres tangibles de 13,6 % alors que le résultat par action dilué se chiffre à 0,01 dollar. Les provisions ont atteint 411 millions contre 864 millions en 2016 (-50 %). « Cette nette amélioration de l’exercice 2017 s’explique par une forte réduction des provisions, donc d’une plus grande rigueur dans la gestion  de nos activités intégrant des procédures de gestion des risques appropriées », a déclaré le directeur général du groupe, Ade Ayeyemi. Cependant, le produit net bancaire, qui est de 1,8 milliard de dollars, a chuté de 7 % par rapport à l’exercice précédent.

Ce retour de la rentabilité s’est fait grâce à une réduction des créances douteuses notamment au Nigeria. « Nous avons beaucoup œuvré et nous poursuivons l’assainissement des créances douteuses. Nos résultats sont certes satisfaisants, mais nous prévoyons toujours des provisions et un niveau élevé de créances douteuses », a averti le président du conseil d’administration d’Eti, Emmanuel Ikazoboh. Le ratio de créances douteuses est de 10,7 % du total des prêts bruts, « un niveau que nous considérons comme élevé », ajoute M. Ikazoboh. « Les défaillances dans le contrôle interne du risque crédit du groupe, conjuguées aux effets de la récession nigériane, ont eu un impact sur la qualité du portefeuille d’Ecobank », poursuit-il. Le directeur général annonce un ensemble de mesures pour améliorer la qualité du portefeuille du groupe notamment une sélection dans l’octroi de prêts et une surveillance continue des créances douteuses. Les procédures d’octroi et de suivi des prêts sont désormais axées sur les recouvrements et les garanties, avec une équipe renforcée. Pour sortir la tête de l’eau, Ecobank a dû maîtriser ses charges d’exploitation, avec une baisse de 9 % (1,1 milliard de dollar) des frais de gestion, le coefficient d’exploitation passant de 62,7 % en 2016 à 61,8 % en 2017.

Pour améliorer son positionnement concurrentiel, la banque a mis à exécution sa « feuille de route pour le leadership » et s’est lancée dans une stratégie de digitalisation, ces dernières années (lire encadré). Mais Ecobank, c’est aussi un redimensionnement des activités pour limiter les structures de coûts jugées élevées. Eti  a pris des mesures draconiennes d’abord au Nigeria, plus grande filiale du groupe, en restructurant sa direction dans ce pays et en réduisant ses effectifs de 2000 collaborateurs par la fermeture de 74 agences. Un ensemble de mesures qui expliquent l’amélioration de 51 % du coefficient d’exploitation d’Ecobank Nigeria qui était de 61 % en décembre 2015, rappelle Ade Ayeyemi. « Nous sommes maintenant sur la bonne voie pour réaliser des économies annuelles de 34 millions de dollars dans la région » (Afrique de l’Ouest anglophone), a poursuivi le directeur général. Le groupe bancaire a également revu à la baisse le nombre de régions (zones géographiques) de sept à quatre.

Réaliste, M. Adeyemi déclare : « notre objectif de devenir l’un des trois meilleurs acteurs sur tous nos marchés africains a été abandonné ». Car, dit-il, ce challenge avait « involontairement, contribué aux problèmes de qualité du portefeuille auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui ». A la place, Ecobank a adopté une « stratégie de marché adaptée aux objectifs », c’est-à-dire, renforcer ses capacités sur les marchés où la banque est dans une position dominante tels que l’Afrique de l’Ouest.  En effet, cette région a tiré vers le haut le groupe en termes de résultats en contribuant au produit net bancaire 2017 de 1,8 milliard de dollars à 31 % pour le Nigeria et 27 % pour l’Uemoa tandis que l’Afrique centrale, de l’est et australe a contribué à hauteur de 22 %.

…mais pas de dividendes
Ecobank a décidé, cette année encore,  de ne pas verser de dividendes à ses actionnaires au titre de l’exercice 2017. Comme il fallait s’y attendre, la décision n’a pas plu aux actionnaires. « Si les résultats sont aussi bons, nous voulons qu’on nous versent des dividendes », a lancé un actionnaire nigérian à l’endroit du conseil d’administration du groupe. Cette « difficulté » de verser des dividendes est expliquée par le président du conseil d’administration, Emmanuel Ikazoboh, par plusieurs raisons. D’abord, dit-il, la directive de la Banque du Ghana d’augmenter les exigences minimales de capital de 120 millions de dollars de cedi ghanéen à 400 millions, a obligé la filiale du groupe, dans ce pays, à réduire considérablement son paiement de dividendes pour permettre l’augmentation de la réserve de capital à financer à partir de ses réserves. Alors qu’Ecobank Ghana distribue régulièrement les dividendes les plus importants. Aussi, Ecobank Côte d’Ivoire a augmenté son capital pour son premier appel public à l’épargne, ce qui a entraîné une baisse de la part d’Eti dans cette filiale de 94 % à 75 %, impactant négativement le montant des dividendes à court terme. Selon M. Ikazoboh, « la croissance des bénéfices dans l’ensemble, a été atténuée par des provisions plus élevées et un ralentissement de l’activité économique en Afrique subsaharienne.

De notre envoyé spécial à Lomé, Malick CISS

Le directeur national des assurances du Sénégal, Mamadou Dème, qui présidait la première réunion de  zone, de l’année 2018, du système d’assurances carte brune Cedeao, à Dakar, a souligné que diverses mesures ont été préconisées pour prendre en charge les victimes d’accidents dans les meilleurs délais. Il a invité les participants à prendre en compte l’expérience de la Conférence interafricaine des marchés d’assurance (Cima) afin de réussir la mise sur pied d’une autorité de régulation des marchés d’assurance de l’espace communautaire ouest africain, en insistant sur les objectifs visés par les chefs d’État et de gouvernement de l’espace communautaire Cedeao, en signant le protocole de Cotonou du 29 mai 1982. Il s’agit, selon lui, de  permettre la libre circulation des usagers de la route pour une réelle intégration régionale, d’assurer aux victimes d’accidents sur les routes transfrontalières l’indemnisation prompte et équitable des dommages subis et d’encourager le développement des échanges commerciaux et le tourisme entre les pays de l’espace Cedeao. Il a également mis l’accent sur  la systématisation de la carte brune Cedeao dans cet espace communautaire, les solutions préconisées pour améliorer le renforcement du contrôle des bureaux nationaux et la création d’une autorité communautaire de régulation au sein de l’espace  Cedeao. Le Sénégal, a-t-il souligné, a été le premier, dans l’espace Cedeao, à créer un bureau national de la carte brune Cedeao afin de garantir l’effectivité du mécanisme de compensation, institué par les États signataires du protocole de la Cedeao. Le président du bureau national de la carte brune Cedeao du Sénégal, Mouhamadou Moustapha Noba a assuré qu’avec l’appui du directeur national des assurances et du directeur national de l’Intégration africaine, des actions de sensibilisation ont été menées « en direction de toutes les parties prenantes, en faisant la promotion du droit communautaire afin de faire jouer à l’assurance carte brune son rôle à la fois de composante et de moyen d’action à la libre circulation des biens et des personnes dans l’espace Cedeao ». Le système d’assurance de la carte brune Cedeao a pour objectifs de faciliter aux automobilistes internationaux une libre circulation dans l’espace communautaire, de permettre aux transporteurs internationaux de respecter l’obligation d’assurance des véhicules terrestres à moteur en vigueur dans les pays de la communauté et d’encourager le développement des échanges commerciaux et le tourisme entre les États. Il vise également à aménager un système commun pour le règlement des sinistres liés à la libre circulation des biens et des personnes au sein de la Cedeao et à offrir aux marchés d’assurance de la Cedeao le moyen de multiplier les liens et les échanges internationaux.

Mamadou SY

Le déficit de moutons de tabaski est un problème à résoudre. Le gouvernement et les acteurs en sont conscients. A cet effet, un atelier réunit plusieurs responsables de la filière pour voir les voies et moyens à mettre en œuvre dans le Programme national d’autosuffisance en moutons (Pronam).

Tout faire pour en finir avec les pénuries de moutons lors de la fête de Tabaski. C’est l’objectif que s’est assigné l’État du Sénégal, en mettant sur pied, le Programme national d’autosuffisance en moutons (Pronam). Et le gouvernement a impliqué l’ensemble des acteurs de la filière ovine afin de résoudre la dépendance du Sénégal en moutons des pays comme le Mali et la Mauritanie. A titre illustratif, 457.000 moutons sont importés de ces deux pays, soit près de la moitié des 917.785 têtes sur le marché, renseigne la direction de l’élevage, dans son bilan de la Tabaski 2017. «Ce programme mis en œuvre de façon participative avec les acteurs de la filière et selon le principe du partenariat public-privé devra, à terme, permettre la satisfaction de la demande nationale en moutons de qualité et en quantité suffisante», a déclaré Aminata Mbengue Ndiaye, ministre de l’Élevage et des Productions animales, à l’ouverture de l’atelier de rédaction du projet d’opérationnalisation de l’autosuffisance en moutons entre son département et Heifer international. Le ministre a rappelé que la collaboration entre son département et Heifer international Sénégal s’est renforcée avec le projet « Initiative des maires pour l’autosuffisance en moutons» (Imam), devenu, selon elle, «une composante essentielle» du Pronam. Pour accompagner le projet d’autosuffisance en moutons, l’Association des maires du Sénégal a mis la main à la poche. «Tous les maires qui s’étaient engagés dans le projet ont apporté leur contribution financière», a indiqué Oumar Bâ, vice-président de l’Ams et coordonnateurs d’Imam. Vingt deux communes des régions de Kaolack, Fatick, Kaffrine, Thiès et Dakar ont, chacune, alloué un budget de 3 millions de FCfa pour l’achat de brebis destinées à des familles démunies. Un accompagnement apprécié par l’État. «L’Ams a, à travers sa contribution au projet Imam, impulsé une participation des communes pour accompagner les populations notamment les plus vulnérables en vue d’améliorer les revenus des ménages à travers la promotion de l’élevage ovin qui joue un rôle économique, social, culturel et religieux très important dans notre pays», a dit Aminata Mbengue Ndiaye. En plus des maires du Sénégal, il existe plusieurs projets qui contribuent déjà ou contribueront prochainement à la mise en œuvre du Pronam, a ajouté le ministre de l’Élevage, citant ainsi le Pasa-LouMakaf, le Pafa-E, le P2Rs, le Driars, le projet Yellitaare/Aecid etc. Abdoul Karim Guèye, directeur national de Heifer Sénégal souligne que les différents participants seront informés sur les stratégies proposées par le Pronam pour l’autosuffisance en mouton. De même que sur la stratégie d’opérationnalisation de la contribution tripartite. Enfin, il est prévu la mise en place d’un comité de rédaction pour finaliser le projet avant de le soumettre aux autorités.

Maguette NDONG

 

Le président de République du Sénégal a réceptionné, hier, 1.000 unités de matériels agricoles destinés au monde rural. Acquis grâce à la coopération avec la République de l’Inde, le lot d’équipements composé de tracteurs, de moissonneuses-batteuses et autres matériels de génie civile vise à intensifier la mécanisation de l’agriculture sénégalaise et à mettre fin à la tyrannie des importations de riz au Sénégal à travers l’aménagement de plus de 20.000 hectares de terre dans la vallée du fleuve Sénégal.

Le 23 avril 2018 restera à jamais gravée dans la mémoire des producteurs du Sénégal notamment ceux des départements de Dagana, Matam et Bakel, dans la vallée du fleuve Sénégal. Ils retiendront, pour la postérité, que c’est en ce jour qu’ils ont communié, au Grand théâtre de Dakar, avec le chef de l’État, Macky Sall et l’ambassadeur de l’Inde au Sénégal, Rajeev Kumar, en présence du ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, Papa Abdoulaye Seck et du président directeur général de Tse/Afrique, Cheikh Amar, pour réceptionner 1.000 unités de matériels agricoles alloués par le Programme d’appui au projet d’autosuffisance en riz. Aucune organisation faitière du monde rural sénégalais n’a voulu rater l’instant. Du Conseil national de concertation des ruraux du Sénégal (Cncr), aux partisans de Force paysanne, sans oublier la forte présence des productrices réunies au sein de la Fédération nationale des femmes rurales du Sénégal ; le monde rural, dans sa globalité à tenu à magnifier sa reconnaissance au président de la République.

Pour ce dernier, ce nouveau jalon qu’il vient de poser au profit des producteurs du Sénégal ne fait que traduire sa volonté de faire de l’agriculture sénégalaise, le moteur du progrès économique et social. « Un des objectifs majeurs du Plan Sénégal émergent (Pse) », a déclaré Macky Sall. Pour le chef de l’État, la transformation structurelle de notre agriculture passe par l’intensification de la mécanisation agricole. C’est pour traduire cette vision en réalité sur le terrain qu’il a pris l’engagement de mettre à contribution la coopération avec la République de l’Inde. « En dotant le monde rural de 1.000 unités de matériel lourd, il s’agit d’accroître la productivité et de favoriser le bien-être des populations en particulier les ménages ruraux », a-t-il soutenu. Acquis grâce à une ligne de crédit de Exim Bank Inde, pour une valeur estimée à environ 32 milliards de FCfa, le lot de matériel est composé, entre autres, de moissonneuses-batteuses, de tracteurs, de faucheuses, de rizeries et autres équipements de génie civil destinés à l’allègement des travaux dans le monde rural.

Le chef de l’État a profité de l’occasion pour engager les producteurs à faire du Sénégal, le grenier de l’Afrique de l’Ouest. Il a rendu un hommage appuyé à tous les acteurs agricoles pour leur engagement et leur adhésion à sa vision « d’une agriculture moderne, adaptée, inclusive et intégrée, fondée sur le savoir, le savoir-faire et la technologie ». Macky Sall n’a pas manqué de revenir sur certains efforts entrepris au profit des producteurs sénégalais depuis son avènement à la magistrature suprême non sans saluer les performances réalisées par son gouvernement.

20 000 nouveaux ha à aménager dans la vallée
En effet, grâce au Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas) et au Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar), le Sénégal, a dit le Président Sall, a obtenu des résultats inédits. « Pour le riz, de 405.000 tonnes en 2014, on est passé à 1.015.000 tonnes de paddy en 2017. Le monde rural a été doté, durant cette période également, de 2.000 tracteurs. Tout cela combiné à la formation des acteurs du monde rural afin de favoriser la promotion du producteur », a soutenu le chef de l’État. Il a tenu à réitérer, devant les producteurs du Sénégal, son engagement à redonner à l’agriculteur sénégalais toute la dignité de travailleur de la terre. Évoquant le souci d’inclusion qui l’anime dans cette dynamique, le Président Sall a rappelé le rôle éminent des petits producteurs dans le développement de l’agriculture au Sénégal. Selon lui, ils ne doivent jamais être en rade dans toutes les politiques agricoles en cours. « C’est dans ce souci d’inclusion que 65.303 unités de matériels attelés fabriquées ici au Sénégal par la petite industrie et subventionnées à hauteur de 70 % pour 5 milliards de FCfa ont été remises aux petits producteurs entre 2013 et 2017 », a souligné le président de la République. A ces efforts, il cite également l’augmentation des surfaces aménagées et des infrastructures hydro-agricoles un peu partout dans les zones agroécologiques du Sénégal.

Dans la vallée, le matériel que vient d’acquérir les producteurs du Sénégal sera subventionné à hauteur de 60 %. Il permettra d’aménager plus de 20.000 hectares de terre dans la vallée comme l’a souligné le président directeur général de Tse, Cheikh Amar. Il a promis de porter ce chiffre à 30.000 hectares au terme de cette phase. Le Sénégal peut sans doute compter sur l’appui de la coopération indienne dans cette dynamique. L’ambassadeur de l’Inde au Sénégal qui a réitéré cet engagement au chef de l’État, a promis d’accompagner notre pays dans sa révolution verte.

Selon le Président Sall, il s’agit de tout faire pour mettre fin à la tyrannie des importations de riz au Sénégal. Macky Sall a magnifié l’action du ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural et l’exhorte à amplifier les efforts pour faire de l’agriculture, le moteur de la croissance économique au Sénégal.

Seydou Prosper SADIO


 Reactions… 


Korka Diaw, presidente du Reseau des femmes
agriculteurs du Nord
«Une promesse tenue»

Korka Diaw estime que les 1.000 unités que l’État vient de fournir au monde rural sont l’expression d’une promesse tenue par le chef de l’État. « 1000 unités de matériels agricoles, c’est au moins 2.000 emplois créés dans le monde rural », a soutenu Mme Diaw. Elle a magnifié le geste du président de la République et assure du bon usage du matériel sur le terrain à travers un suivi efficient de l’entretien.

Ndiouck Mbaye, presidente de la Federation nationale
des femmes rurales du Senegal
«Les femmes rurales vont porter le parrainage
de Macky Sall»

Comblée par ce geste que le chef de l’État vient d’effectuer à l’endroit du monde rural, la présidente de la Fédération nationale des femmes rurales du Sénégal, Ndiouck Mbaye, a demandé à ce dernier de ne pas s’inquiéter pour sa réélection en 2019. « Ce sont les femmes rurales du Sénégal qui vont te parrainer », a rassuré la productrice. « Nous sommes déjà prêtes pour assurer ta réélection grâce aux efforts que tu accomplis à l’endroit des producteurs et productrices du Sénégal », a soutenu NdioucK Mbaye, devant une foule en liesse.

Najirou Sall, president du Conseil national de
concertation et de cooperation des ruraux
«Nous allons prendre soin du matériel»

Selon le président du Cncr, Macky Sall vient de réaliser, à travers ce geste, un acte que le monde rural sénégalais ne va jamais oublier. «C’est un geste qui renforce la mécanisation du monde rural et contribuera à booster les rendements dans la vallée », a dit M. Sall. Selon lui, Macky Sall peut compter sur la maturité des producteurs.

Aliou Dia, president de Force paysanne
«Un grand pas vers l’autonomisation des producteurs»

D’après le président de Force paysanne, le matériel acquis va renforcer l’autonomisation des producteurs sénégalais dans le monde rural. Au nom des plateformes paysannes du Sénégal, Aliou Dia a salué l’engagement et le professionnalisme du ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural et assuré le soutien des producteurs au chef de l’État.

Propos recueillis par S.P.SADIO


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