banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Affaires et Finances (3203)

L’écrivain, Erik Orsenna, président de l’Iagf est l’auteur d’un livre de référence sur l’avenir de l’eau, membre de l’Académie française et spécialiste du développement durable, de l’environnement, de l’agriculture et des économies émergentes. Il a déclaré que l’Omvs est « un excellent exemple de concertation et un facteur de paix, de développement entre les nations ». Pour lui, la réunion trouve son importance, dans le fait qu’elle permet à des experts de haut niveau, de partager des expériences concernant la gestion de l’eau.

Souvent, quand deux peuples partagent une ressource, les relations peuvent être conflictuelles. Mais, en ce qui concerne l’Omvs, c’est un travail intelligent entre les États avec pour finalité le transport du minerai mauritanien, la gestion de la brèche à Saint-Louis, l’hydroélectricité ou encore l’irrigation des terres dans d’autres pays, a affirmé Erik Orsenna.

Modèle de travail collectif non conventionnel, à l’interface entre la recherche et l’action, l’Iagf est à la fois un lanceur d’alerte et un carrefour d’initiatives. Sa création relève d’un constat simple : les fleuves sont des écosystèmes fragiles à la fois touchés par le réchauffement climatique (salinisation des eaux ; montée du niveau de l’eau) et par le phénomène de pollution. Pour M. Orsenna, les fleuves sont porteurs de solutions et doivent être intégrés à la réflexion globale associant eau douce et eau salée. « Ils ne fonctionnent pas en circuit fermé et sont interconnectés avec les territoires (irrigation ; industrie ; transport) et avec les mers et océans. Ainsi, les fleuves ne doivent pas être les grands oubliés dans les objectifs mondiaux de développement durable et peuvent devenir le terrain d’expérimentation de nouvelles pratiques innovantes », a dit le président de l’Iagf. «Nous avons, dans cette salle, le directeur du port de Montréal, le responsable du transport fluvial du Bangladesh et celui qui a travaillé à donner au port de Hambourg (Allemagne), une grande renommée et en a fait le 3e port d’Europe », a cité M. Orsenna ; ce qui, à sons avis, rendra les échanges passionnants.

A. M. NDAW

Le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricole (Coraf) est invité à créer des financements innovants et durables pour trouver une solution au déficit de ressources qui plombe l’atteinte de ses objectifs. C’était à l’occasion de sa 12ème assemblée générale dont l’ouverture a été présidée, hier, à Dakar, par Papa Abdoulaye Seck, ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural du Sénégal.

Quel avenir du Coraf dans les environnements régionaux et internationaux en constante évolution ? Tel est le thème retenu par les chercheurs agricoles réunis au sein du Coraf à l’occasion de leur assemblée générale qui se tient à Dakar. Après Niamey en 2014 où le Coraf avait plutôt évoqué des questions statutaires, Dakar, dans ce nouvel agenda, a décidé de pointer du doigt les enjeux qui interpellent le bon fonctionnement du Coraf à l’atteinte de ses objectifs pour le développement de l’agriculture africaine. Le financement de la recherche agricole et l’articulation des programmes agricoles régionaux à ceux du Coraf ont été, dès l’entame des travaux, les sujets qui ont retenu l’attention. Selon Alioune Fall, directeur général de l’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra), par ailleurs président du Conseil d’administration du Coraf, la situation financière de l’institution communautaire est très tendue depuis 2016. Elle se traduit par des difficultés que rencontre le Coraf dans l’exécution de son 2ème plan opérationnel 2014-2018 ainsi que par un départ massif, de ses rangs, de plusieurs chercheurs. Cette situation est due, selon le Pca du Coraf, à la réticence des bailleurs à financer l’agriculture dans certains pays membres affectés par l’insécurité. Pour inverser cette morosité, le Dr Papa Abdoulaye Seck qui n’avait pas caché sa joie de retrouver ses pairs, les a invités à repenser le financement de l’institution et de ses activités par le biais de financements innovants beaucoup plus conséquents et durables.

«Les chercheurs doivent se battre pour trouver de l’argent», a-t-il exhorté. Mieux, il demande au Coraf de s’inscrire dans une dynamique de compétitivité scientifique afin d’assurer une bonne couverture des enjeux de recherche. Il s’agit également, selon Papa Abdoulaye Seck, d’approfondir le dialogue avec les décideurs et les législateurs. «Une nécessité pour domestiquer la science et assurer la large diffusion des technologies au bénéfice des utilisateurs», a indiqué M. Seck. A ce sujet, il exhorte le Coraf à partager ses cahiers de charges avec l’ensemble des acteurs. En outre, développer une synergie entre les universités et les institutions de recherches agricoles afin de disposer d’une masse critique de résultats semble être aussi, selon le ministre, une des voies de salut pour l’envol du Coraf. Il estime également que l’affermage des recherches agricoles sur l’agro-écologie pour plus d’économie verte tout comme l’anticipation face au changement climatique pourrait aider à plus de réactivité. Autant de recommandations sur lesquelles la communauté scientifique du Coraf compte s’appuyer pour asseoir l’agriculture africaine dans la durabilité.

Seydou Prosper SADIO

L’USAID ANNONCE UNE LIGNE DE CRÉDIT DE 15 MILLIONS DE DOLLARS
Dans sa volonté de se doter d’une nouvelle stratégie de mobilisation des ressources financières, le Coraf peut déjà compter sur l’appui de l’Usaid. Selon le président du Conseil d’administration, Alioune Fall, la coopération américaine qui avait déjà accompagné l’institution dans son audit, a annoncé un financement de 15 millions de dollars pour apporter sa contribution à l’exécution du nouveau plan opérationnel 2018-2022. Il est également revenu sur certaines réalisations à mettre à l’actif du Coraf telles que la production et la diffusion de plus de 400 technologies depuis 2008, les acquis du Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao) et ceux du Programme semencier en Afrique de l’Ouest. Environ 40 millions d’utilisateurs ont pu bénéficier des acquis de ces programmes dans les pays membres du Coraf, a indiqué Alioune Fall.

S. P. SADIO

On s’achemine vers une réussite de la campagne de commercialisation de l’arachide à la date du 30 avril. C’est ce que pense Dr Papa Abdoulaye Seck, ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural. Il était en déplacement, hier, à la 19ème édition de la Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales (Fiara). «A l’heure où je vous parle, pour les huileries, exportations et semences, on est à plus de 506.000 tonnes collectées», a déclaré Papa Abdoulaye Seck. Selon lui, les huiliers ont déjà collecté 245.000 tonnes pour environ plus de 59 milliards de FCfa et il reste 17 à 18 milliards de FCfa à régler pour les Opérateurs privés stockeurs (Ops). «On peut dire que même s’il y a des problèmes en ce qui concerne la commercialisation part rapport à ce qui a été fait, nous sommes en train de les minimiser et l’on s’achemine vers le 30 avril, avec une campagne commercialisation réussie», a insisté M. Seck.

Évoquant la Fiara après avoir fait le tour des stands, il s’est félicité de la dynamique du secteur de l’agriculture qui se diversifie depuis quelques années. «Ce que j’ai vu confirme la justesse des orientations stratégiques définies par le Président de la République. Notre agriculture doit être une agriculture diversifiée. Nous avons constaté toute une panoplie de produits.

De surcroit, en plus de la diversification, il y a une amélioration de la qualité et des emballages», s’est félicité le ministre de l’Agriculture. Ce qui prouve, à son avis, que l’agriculture sénégalaise est en marche. «Parce que du point de vue des volumes, poursuit-il, nous battons des records et la qualité s’améliore. » Papa Abdoulaye Seck dit avoir constaté que le riz exposé à la Fiara vient de toutes les régions du Sénégal.

Interpellé sur l’autosuffisance en riz, le ministre de l’Agriculture affirme que le Sénégal est dans une bonne dynamique. «L’autosuffisance est un processus. Nous sommes sur une très bonne dynamique pas seulement pour réaliser l’autosuffisance mais aller au delà en exportant », a-t-il dit. Selon M. Seck, si les tendances se confirment avec cette évolution constatée dans la production rizicole, la probabilité d’être autosuffisant et exporter du riz est élevée. Il a salué la qualité du riz produit dans le pays. «Vous avez vu dans les stands de la Fiara, le riz basmatique vendu 1.000 FCfa le kilo.

Ce riz pourrait être vendu à l’international à peu près à 3.000 francs le kilo. En plus du volume obtenu de plus d’un million de tonnes, il y a amélioration de la qualité. Des progrès importants sont réalisés en ce qui concerne le riz », a confié le ministre de l’Agriculture. Il affirme que l’ambition du Sénégal est d’aller au-delà de l’autosuffisance et d’exporter le riz. «Quand nous quittons 405.000 tonnes en moins de trois à quatre ans et nous arrivons à 1.015.000 tonnes en plus de produire du riz partout avec une bonne qualité, nous pouvons dire que le Sénégal est sur la bonne voie pour réaliser l’autosuffisance. Mais nous sommes plus ambitieux, nous voulons que le Sénégal exporte du riz et c’est possible si nous restons dans cette dynamique », a insisté Papa Abdoulaye Seck.

Aliou KANDE

Au cours de l’année 2017, la production industrielle d’or et d’argent du Sénégal est estimée à 7,25 tonnes. S’agissant des exportations de l’or, elles ont atteint 211 milliards de FCfa en 2017, soit une hausse de 2,4%. Ces informations ont été rendues publiques, hier, lors de l’atelier de validation de la Revue annuelle conjointe (Rac) 2018 du ministère des Mines et de la Géologie.

Selon des données du rapport de la Revue annuelle conjointe (Rac) du ministère des Mines et de la Géologie, le Sénégal a produit 7,25 tonnes d’or et d’argent en 2017. Cette quantité provient essentiellement de la mine industrielle de Sabodala, exploitée par Sabodala Gold Operations Sa et accessoirement de celle de Kharakhéna exploitée par Afrigold Sa. En effet, le projet aurifère de Sabodala entré en production en 2009 est la première mine d’or industrielle du Sénégal avec des réserves de 2,6 millions onces d’or. Évaluées à 206,4 milliards de FCfa en 2016, les exportations de l’or ont atteint 211 milliards de FCfa en 2017, soit une hausse de 2,4 % en raison principalement d’un relèvement des cours de l’or sur le marché international. Le rapport du ministère précise que plusieurs gisements ont été découverts avec un potentiel évalué à 2,6 millions d’onces dans les concessions de Golouma Sud, Golouma Ouest, Kérékounda, Massato et Kourouloulou.

7,18 tonnes d’or et 0,66 tonnes d’argent ont été exportées en 2017 par Sgo aux prix moyens respectifs de 1.259,09 dollars/ once et 16,99 dollars/once. L’analyse des données montre une hausse de la production par rapport à l’année 2016 d’une part et en même temps d’une hausse du prix moyen de l’or de l’ordre 1,12 % et une baisse du prix moyen de l’argent de 0,17%, d’autre part. Les montants payés, en 2017, par Sabodala Gold Operations SA au titre de la redevance minière s’élèvent à 7.681.212.707 de FCfa. S’agissant du second opérateur, Afrigold, il a bénéficié, en 2016, de la transformation de la petite mine d’or située à Kharakhéna au Nord-est de la commune de Bembou, département de Saraya, région de Kédougou en permis d’exploitation d’or par décret n°2016-186 du 02 février 2016. La production d’or est passée de 104 kilogrammes en 2016 à 71 kilogrammes en 2017, soit une baisse de 31 % qui pourrait être expliquée par les investissements de l’entreprise pour la construction d’installations de lixiviation (Ndr : technique de lessivage de produits solides par un solvant approprié de façon à en extraire les parties solubles d’or fin). Les prévisions de production pour l’année 2018 sont estimées à 800 kilogrammes.

18 tonnes d’or attendue en 2023
En 2017, le Comité national initiative pour la transparence dans les Industries extractives (Itie) du Sénégal avait publié les rapports de conciliation au titre des années fiscales 2015 et 2016. Ces rapports renseignent que dans le domaine extractif, le secteur minier est le premier contributeur au budget de l’État avec respectivement un total de 95,8 milliards de FCfa, soit 93,5% des recettes provenant de ce secteur en 2015 et 99,2 milliards de FCfa, soit 93,7% en 2016.

Avec la mise en œuvre de ce projet, le Sénégal cherche à se hisser dans le top 7 des exportateurs d’or en Afrique d’ici à 2035 avec un objectif de tripler la production annuelle d’or à 18 tonnes d’ici à 2023. Pour ce faire, il s’agit d’accélérer la mise en exploitation des gisements découverts et non exploités, d’intensifier et d’améliorer les efforts de recherche d’or et d’encadrer l’orpaillage. Sur ce point, le ministre des mines et de la Géologie, Aissatou Sophie Gladima a invité toutes les parties prenantes à être plus pragmatiques. « Nous devons opérer des réformes qui s’imposent et d’impliquer tous les acteurs à la définition des stratégies les plus offensives pour booster ce secteur à fort potentiel pour l’économie nationale », a déclaré le ministre.

Abdou DIAW

2,4 MILLIONS DE TONNES DE PHOSPHATE PRODUITES EN 2017
Outre l’or et l’argent, le rapport de la Revue annuelle conjointe a également fait l’état des lieux de la filière phosphate. L’exploitation du phosphate demeure l’activité dominante du secteur minier qui a enregistré une production totale de 2,4 tonnes de phosphate en 2017 et a été renforcée par l’attribution de permis de recherche aux sociétés Sephos, G-Phos, African investment Group (Afig), à Baobab Mining chemicals corporation SA (Bmcc) et une autorisation d’exploitation d’une petite mine ainsi que le démarrage des activités de la Société minière de la Vallée (Somiva). L’ambition du Sénégal déclinée dans le Plan Sénégal émergent (Pse) est de se hisser au niveau du top 3 des producteurs de phosphates en Afrique à l’horizon 2023 avec une production annuelle de plus de 3 millions de tonnes.

A. DIAW

LES PRODUCTIONS DE ZIRCON DE LA GCO EN HAUSSE DE 20.000 TONNES
Par l’exploitation de ses gisements de zircon et minéraux lourds, le Sénégal envisage de devenir le 4ème producteur mondial de zircon à l’horizon 2023 avec une production annuelle de 90.000 tonnes. La société Grande côte opérations (Gco) qui est entrée en phase de production depuis la fin du premier semestre 2014, a produit 9.063 tonnes de zircon en 2014, 46.000 tonnes en 2015, 61.918 tonnes en 2016 pour passer à 82.500 tonnes en 2017, soit une progression de plus de 75 %. Celle d’ilménite est passée de 416.350 tonnes en 2016 à 515.000 tonnes en 2017.

S’agissant des montants payés en 2017 par la Société au titre de la redevance, ils s’élèvent à 2,479 milliards de FCfa. Entre 2011 et 2014, date de démarrage de la production de minéraux lourds, Gco a investi 340 milliards de FCfa.

A. DIAW

Les partenaires techniques et financiers ont salué, hier, la politique de mix énergétique mise en œuvre par le Sénégal et qui a permis d’enregistrer un taux de 21 % d’énergies renouvelables. «Il faut féliciter le gouvernement sénégalais qui a atteint un taux de  21 % d’énergies renouvelables dans le mix énergétique. Il faut l’aider à atteindre son ambition de 30 % », a déclaré Serge Marie Nguessan, le responsable pays de la Bad au Sénégal. Il a cité les centrales de Tobène Power d’une capacité de 105 mégawatts, de Bokhol et de Malicounda qui constituent, à son avis, des actions concrètes traduisant la volonté des autorités sénégalaises de fournir l’énergie durable aux populations surtout rurales. «Le Sénégal peut d’ores et déjà se féliciter d’avoir atteint un objectif de 21 % d’énergies renouvelables dans son mix énergétique grâce principalement à la production hydroélectrique et au solaire. Le gouvernement affiche un nouvel objectif ambitieux de 30 % de capacités d’énergies renouvelables à l’horizon 2019 grâce au développement de projets solaires et éoliens», a ajouté Laurence Hart directrice de l’Afd. Elle affirme que le Sénégal est un pays pionnier en Afrique dans le développement de son potentiel solaire avec plus de 100 mégawatts à ce jour, grâce à la mise en service de quatre centrales solaires photovoltaïques.

A. KANDE

Le lancement d’un circuit touristique allant du Sine-Saloum jusqu’à Kédougou, en pays Bassari, en passant par la Gambie et la Casamance et même jusqu’en Guinée Bissau, en gestation depuis 4 ans, devrait être effectif en 2018.

Les responsables du Gie « Goorgorlou » et du Syndicat d’initiative et de promotion touristique du Sine-Saloum (Siptss) qui ont lancé le festival transfrontalier : Nuimy-Badya, en partenariat avec la commune de Toubacouta, ont pris la décision, lors du forum de la 10e édition du festival « Kom-Kom » de Ziguinchor, consacré à la promotion de la grappe : « Tourisme, Industries culturelles, artisanat et environnement », de rendre effectif le lancement du circuit Sine-Saloum-Gambie-Casamance et Kédougou.

Selon le président du Gie « Goorgorlou », Khalifa Dramé, les initiateurs veulent être en phase avec le président de la République, Macky Sall, qui a décidé de classer la Casamance, en zone touristique prioritaire. Il a la volonté, également, de faire venir 3.000.000 de touristes au Sénégal à partir de 2023. « Nous avons aussi mis en exergue les statistiques et prévisions de l’Organisation mondiale du tourisme (Omt) en faveur d’un tourisme à vocation culturelle », a expliqué Khalifa Dramé. « Et, comme au Sénégal, l’ambition est de faire du secteur touristique une priorité en déclinant un programme qui va attirer, à l’horizon 2023, trois millions de touristes par an, l’analyse des perspectives offertes par le secteur du tourisme pour le Pib et pour la croissance mérite une mobilisation de tous les acteurs à la lumière de l’existence d’un riche patrimoine culturel, naturel, historique, colonial et infrastructurel», a ajouté M. Dramé .

Cheikh Sarr, Secrétaire général du Gie « Goorgorlou » affirme que son groupement veut soutenir la politique de l’État du Sénégal à travers une orientation stratégique du Festival « Koom-Koom » en faisant un focus sur le développement du tourisme en Casamance dont l’objectif est de créer des opportunités d’affaires pour les acteurs de la culture, des arts, de l’artisanat, de l’environnement. « Nous voulons, à partir de 2023, que le projet puisse contribuer à attirer 300.000 touristes par an en Casamance pour des recettes de plus de 200 milliards de FCfa qui seront redistribuées entre les acteurs de la grappe Ticae, les populations, les collectivités locales et l’État. Cheikh Sarr estime que cette grappe devrait être un modèle pour l’ensemble des pays surtout ceux de l’Afrique de l’Ouest engagés dans le développement durable conformément aux directives de l’Uemoa pour un tourisme intra-africain et selon la volonté du ministère du Tourisme, précisément de l’Agence sénégalaise de promotion touristique de développer le tourisme intérieur.

300.000 touristes par an en Casamance
L’ambition des initiateurs de ce circuit éductours, selon M. Khalifa Dramé, est de faire également du secteur touristique, en plus d’un métier, une matière première pour la culture, les arts, l’artisanat, l’environnement. « Et c’est dans ce sens que nous avons décidé de travailler sur ces objectifs pour contribuer à développer le tourisme en Casamance et dans la sous-région », a-t-il expliqué. Et ce circuit : Îles du Saloum, Gambie, Casamance, pays Bassari jusqu’en Guinée Bissau est, selon Elimane Baba Ndao, Secrétaire général du Syndicat d’initiative du Sine-Saloum, « la résultante d’un long processus d’intégration et toutes les facettes culturelles de nos terroirs devraient être revisitées car, comme vous le savez, la culture est l’un des meilleurs outils de promotion du tourisme dans les composantes du circuit avec les îles du Saloum comme destination d’avenir, la Gambie de paix, la Casamance déclarée zone touristique prioritaire et le pays Bassari, un patrimoine de l’Unesco comme le delta du Saloum qui présente des atouts et potentiels touristiques très attractifs que nous voulons vendre et bien vendre aux nouveaux marchés émetteurs du Canada, de l’Allemagne et de la France entre autres. Ce sera le circuit des merveilles culturelles, artistiques et environnementales ».

Pérenniser les festivals culturels
Dans cette perspective, plusieurs recommandations ont été faites lors du forum de Ziguinchor à travers la valorisation du patrimoine en Casamance et dans les autres zones pour en faire un élément d’attractivité culturelle et touristique et un facteur de création de richesses. La mise en place de galeries urbaines et de musées ruraux est aussi une préoccupation des acteurs. Selon Cheikh Sarr, la restitution du patrimoine matériel et immatériel tout en valorisant les sites touristiques des terroirs va rendre plus efficace et accessible la politique sectorielle dans les domaines de la culture et du tourisme à travers la formation et le renforcement de capacités des acteurs des différents secteurs, l’encadrement et la coordination des promoteurs et organisateurs d’activités culturelles et touristiques par la mise en place d’activités performantes.

Par ailleurs, les acteurs recommandent la réhabilitation des vieilles bâtisses et bâtiments anciens des villes et villages surtout de la Casamance et l’aménagement d’espaces verts avec des périmètres de plantes médicinales.

Le lancement de prix dans les différents domaines avec comme noms les figures emblématiques des terroirs comme par exemple le Prix du Roi d’Oussouye pour la protection de l’environnement et la production de plusieurs œuvres d’art sur ces figures emblématiques pour une meilleure promotion ont aussi été suggérés.
Sur le circuit proprement dit, l’organisation de festivals sera mise en exergue dans les différentes zones touristiques.

Mouhamadou SAGNE

Les directeurs du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac), Mamina Daffé, et de l’Office national de formation professionnelle (Onfp), Sanoussi Diakité, ont signé, vendredi, à Dakar, un protocole d’accord destiné à accompagner la formation de 9000 jeunes aux métiers de l’agriculture. « Ce protocole entre dans le cadre de la mise en œuvre d’actions de formation au bénéfice des cibles des Domaines agricoles communautaires (Dac) mis en place par le Prodac », a indiqué le directeur général de l’Onfp. Sanoussi Diakité a laissé entendre que ces formations vont porter sur quatre corps de métiers : conducteur d’engins agricoles, chef d’exploitations agricoles, gestionnaire d’une entreprise agricole et encadreur en exploitation agricole. « Nous avons les référentiels qui nous permettent de dérouler ces formations et les Dac ont les infrastructures nécessaires pour les accueillir », a-t-il dit, informant au passage du démarrage imminent des formations. Le coordonnateur national du Prodac a indiqué que le choix porté sur l’Onfp pour assurer ces formations s’explique par le fait que cette structure « a déjà montré de ce qu’elle sait faire en termes de formation professionnelle ». A en croire Mamina Daffé, cette formation qui sera sanctionnée par la remise d’un diplôme professionnel concernera, pour cette année, pas moins de 1.000 jeunes travaillant dans les Dac. Il a, en outre, fait noter que le Prodac est « engagé à travailler, de manière durable, avec l’Onfp pour faire de l’agriculture sénégalaise, une agriculture basée sur la formation et le professionnalisme ».

(APS)

Le Président de la République, Macky Sall, a dégagé 4 milliards de FCfa pour l’aliment de bétail, a révélé, samedi, à Kaffrine, le président de la Commission administrative de la Convergence des éleveurs pour l’émergence du Sénégal (Cees), Omar Abass Sow. « Dès son accession à la magistrature suprême, le Chef de l’Etat a appuyé les éleveurs par rapport à l’opération de sauvegarde du bétail. Il a dégagé 4 milliards de FCfa destinés à l’aliment de bétail », a déclaré Omar Abass Sow. Il accompagnait le député Aliou Demba Sow qui échangeait avec les éleveurs de Kaffrine sur leurs activités professionnelles et les voies et moyens de les améliorer. « Dans chaque département du Sénégal, il y a un fonds disponible pour l’achat de l’aliment de bétail. Les éleveurs n’ont plus de difficultés pour aller chercher l’aliment de bétail ailleurs. Ils peuvent l’avoir dans leur localité », a salué M. Sow. Mieux, a-t-il ajouté, le président Sall a, aujourd’hui, appuyé le financement de la Mutuelle des éleveurs du Sénégal en construction à Dahra Djolof, dans le département de Linguère. Cette dernière était d’ailleurs la Mutuelle des éleveurs du Djolof. « La banque est en train d’être construite et, dès achèvement des travaux, les fonds seront mis en place pour que les éleveurs puissent accéder aux financements », a indiqué Omar Abass Sow. « Nous voulons aussi faire comprendre aux éleveurs que leur chance se trouve dans la réélection de Macky Sall en 2019, car il est en train de faire d’énormes réalisations qui ne se feront pas en un seul mandat », a-t-il dit.

Selon lui, la Convergence des éleveurs pour l’émergence du Sénégal revendique plus de 92.000 membres à travers le pays.

(APS)

Le chef du bureau économique du Sénégal au Canada, Zaccaria Coulibaly, annonce la tenue de la 4ème édition du forum économique sénégalais à Montréal, les 11 et 12 mai 2018. Il explique que le but est d’attirer les investisseurs canadiens dans des secteurs d’activités porteurs de croissance. « Nous avons également un projet de mise en place d’une liaison aérienne directe Dakar-Montréal qui, pour nous, sera un catalyseur pour le réchauffement des échanges commerciaux mais aussi la circulation des personnes et des biens », ajoute M. Coulibaly.

Cette année, le bureau économique du Sénégal au Canada compte apporter deux innovations : la première consiste à organiser avec le regroupement général des Sénégalais du Canada qui, chaque année, organise également une journée économique. L’autre innovation est qu’une grande tribune sera réservée à la promotion de la destination Sénégal, en partenariat avec l’Agence sénégalaise de promotion touristique, le ministère du Tourisme, les agences de voyages et tours opérateurs sénégalais et canadiens. Sur le choix du thème de ce forum : « L’utilisation des ressources naturelles comme levier de création de richesses et de lutte contre la pauvreté », M. Coulibaly explique qu’avec la découverte du pétrole et du gaz au Sénégal, il faut rassurer les partenaires canadiens sur la transparence dans la gestion des ressources naturelles. Le Maroc a été choisi comme pays invité d’honneur de la 4ème édition du forum économique du Sénégal à Montréal.

Le chef du bureau économique du Sénégal au Canada note qu’aucune compagnie aérienne ne relie directement le Canada et l’Afrique de l’Ouest. C’est pourquoi, il se dit convaincu qu’avec la mise en place d’une telle liaison aérienne directe, non seulement les exportations sénégalaises connaitront une augmentation « considérable », mais la communauté ouest-africaine vivant au Canada sera soulagée de la longue durée des voyages (15 à 23h) alors que Dakar est à seulement 7h30 de Montréal.

Abdou DIAW

Les prix du péage autoroutier doivent être revus à la baisse. C’est la demande formulée par Momar Ndao de l’Ascosen qui a avancé des arguments pour appuyer sa requête.

Le président de l’Association des consommateurs du Sénégal (Ascosen), Momar Ndao, milite pour la baisse des prix du péage autoroutier. Pour lui, il y a actuellement de nouveaux facteurs qui peuvent pousser l’État à donner suite à cette réclamation des usagers. Il s’agit de l’Aéroport international Blaise Diagne, de l’ouverture prochaine du tronçon de Ila Touba. «Il y a une chose sur laquelle nous sommes d’accord avec les usagers, c’est le prix du péage. A notre avis, ce prix devrait être revu à la baisse, compte tenu de plusieurs facteurs. Le premier facteur est que quand le modèle économique était fait, il y avait le prolongement sur Aibd, mais nous allons avoir une ouverture sur Ila Touba qui va impacter sur les taux de fréquentation », a expliqué le président de l’Ascosen. Une déclaration faite à la gare de péage de Rufisque où il a visité les installations de la société Senac. SA, qui exploite l’autoroute à péage. Le président de l’Ascosen craint, si les tarifs restent en l’état, que les usagers qui veulent utiliser Ila Touba se retrouvent avec « des montants faramineux » à payer à l’ouverture de ce tronçon.

A cette question de la baisse du prix du péage, Didier Payerne, le directeur opérationnel de Senac SA s’est dit « ouvert », tout comme son directeur Gérard Senac, à la discussion avec les autorités sénégalaises. Il rappelle que ce prix est « un tarif contractuel » qui a été discuté avec l’État. M. Payerne a tenu tout de même à expliquer, dans le détail, l’utilisation de l’argent collecté du péage. « Quand on reçoit 1000 FCfa sur le péage, 400 FCfa sont remboursés en dette pour payer une infrastructure qui reste au Sénégal, 300 FCfa pour l’exploitation (le travail de tous les jours pour l’entretien de l’infrastructure) et 300 FCfa reviennent à l’État, sous forme d’impôt divers », a dit Didier Payerne.

Payer moins cher avec « Rapido »
Il a été beaucoup question des cartes « Rapido », de l’éclairage ainsi que des investissements effectués par la société Senac SA. En ce qui concerne l’utilisation des cartes « Rapido », les responsables de la société ont investi beaucoup d’argent pour défendre son utilité pour les usagers. Il reste, selon Momar Ndao, qu’il y a lieu d’accorder une faveur à ces usagers qui détiennent cette carte. « On devrait avoir une formule qui permettrait des ristournes pour des gens qui ont des « Cartes rapido » et que cet argent peut être utilisé par l’entreprise pour être fructifié. Nous pensons que ceux qui ont des « rapido » doivent payer moins cher », a dit le président de l’Ascosen qui s’est réjoui des travaux d’extension en cours pour plus de portes de péage. « Une voie de péage supplémentaire sera construite par Senac SA pour améliorer la circulation à la sortie de Pikine et aussi agrandir la voie de desserte pour aller à Pikine pour ne plus gêner la voie qui va vers Thiaroye et l’Aibd », a indiqué le directeur opérationnel de Senac SA. Sur la question de l’éclairage, le débat reste entier. Mais pour Momar Ndao, tout comme pour les responsables de Senac SA, c’est surtout un problème de sûreté plutôt qu’une question de sécurité. A la fin de cette visite, Momar Ndao s’est dit «satisfait » des efforts de la société, depuis que des réclamations ont été signalées. « Nous sommes globalement très satisfaits parce que nous avions fait des requêtes et nous avons constaté que celles-ci sont en train d’être mises en place », a dit Momar Ndao.

Maguette NDONG

Lors d’un atelier bilan du programme « Naatal Mbay », ses responsables ont salué la dynamique notée, depuis quelques années, dans la vallée, pour la filière riz. Toutefois, pour réaliser des résultats supérieurs à ceux obtenus antérieurement, ils ont préconisé la double-culture, tout en construisant davantage d’infrastructures de stockage.

La rencontre qui portait sur les résultats obtenus par la chaîne de valeur riz irrigué, dans le département de Dagana, était une occasion, pour différents acteurs, de recenser les bonnes pratiques, tout en évoquant les correctifs à apporter, pour accompagner cette dynamique notée, dans la vallée, depuis quelques années. Amadou Souaré, directeur régional du programme « Naatal Mbay », à Saint-Louis, a souligné la nécessité « de faire la double culture en saison humide et chaude et aussi de travailler à avoir des magasins de stockage en nombre». Cette politique est motivée par l’importance, selon lui, de travailler à une autosuffisance en riz, dans notre pays.

Au cours de cet atelier, les différents responsables ont salué la hausse continue de la production, depuis des années, mais aussi le travail du programme « Naatal Mbay », auprès des riziers de Dagana. « 14.286 producteurs dont 6.000 femmes ont été formés sur les bonnes pratiques agricoles visant l’amélioration de la productivité et la qualité du riz paddy et des semences certifiées », a indiqué Amadou Souaré.

Cette année, plus de 32.000 agriculteurs dont 24% de femmes ont été appuyés. Plus de 25.000 autres dont 35% de femmes ont été formées sur les questions liées « au chemin du bon riz », « le code qualité du paddy » et « les techniques de stockage » entre autres.

Mais le plus important, rappellent les responsables de « Naatal Mbay », est le programme tierce-détention, une garantie apportée aux producteurs au niveau des institutions financières, pour sécuriser les financements pour la commercialisation. Ainsi, près de 48 millions ont été mobilisés dont les 20% ont été payés par les riziers.

Dans le coaching commercial pour améliorer l’emballage et la labellisation, «Naatal Mbay» a sponsorisé la participation des riziers à la Foire international de Dakar avec 15 participants, 267 tonnes vendues, pour plus de 74 millions de FCfa. A cela s’ajoutent les 3.127 tonnes commandées, pour plus de 792 millions de FCfa. A la Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales (Fiara), 24 riziers ont été encadrés par le programme, pour 383 tonnes vendues, soit près de 120 millions de FCfa, et 778 tonnes commandées pour environ 204 millions de FCfa.

Toujours en ce qui concerne l’appui aux producteurs, avec l’assurance agricole, qui est d’une importance capitale, pour se prémunir contre les calamités, « Naatal Mbay » a assuré 788 opérateurs pour couvrir plus de 21 hectares, soit une valeur assurée de plus de 6 milliards de FCfa. Dans ce volet, rappelle M. Souaré, « les partenaires Locafrique et Cncas ont financé plus 1.180 dossiers pour un montant dépassant 17 milliards de FCFa».

« Naatal Mbay », pour la réussite de son programme, travaille en collaboration avec les structures de l’État et les partenaires techniques et financiers. Il noue un partenariat avec les acteurs directs de la chaine de valeur riz irrigué et aussi œuvre dans la facilitation des processus, pour permettre aux acteurs de développer des initiatives créatrices de richesses.

Amadou Maguette NDAW

Le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (Coraf) organise, à partir d’aujourd’hui, à Mbour, un atelier de restitution des conclusions de la seconde évaluation des Centres nationaux de spécialisation sous l’égide de la Cedeao, annonce un communiqué. Cette rencontre prévue pour se poursuivre jusqu’au 7 avril 2018 à Saly-Portudal, s’inscrit dans le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao). L’objectif de cet atelier est de « partager les conclusions de la seconde évaluation des Centres nationaux de spécialisation dans leur processus de maturation en Centres régionaux d’excellence, de discuter des questions pendantes et convenir des étapes suivantes dans ce processus de transformation des Cns en Cre».

Dans la deuxième composante du Ppaao et pour répondre à la nécessité de mutualisation des ressources de recherche et développement agricoles de la sous-région, neuf Centres nationaux de spécialisation ont été mis en place autour des filières prioritaires identifiées à partir d’une étude commanditée par le Coraf, indique le communiqué.

Il cite les Centres nationaux de spécialisation céréales sèches Sénégal, le Cns riz Mali, le Cns racines et tubercules Ghana, Cns bananes plantains Côte d’Ivoire, le Cns fruits et légumes du Burkina Faso, le Cns aquaculture-Nigéria, le Cns maïs-Bénin, le Cns riz de mangrove-Sierra Léone, le Cns bétail et viande du Niger. « Dans le processus d’accompagnement des Cns en Centres régionaux d’excellence, le Coraf a commandité deux évaluations du degré de maturation de ces Cns en Cre respectivement en 2015 et 2017 », ce qui a permis d’identifier les progrès réalisés par chaque Cns en vue de son évolution en Cre et les plans mis en œuvre pour atteindre cet objectif», selon le communiqué.

(APS)

Une étude réalisée par la société d’investissement, Quantum global, révèle que le Maroc est l’économie la plus attractive pour les investissements dirigés vers le continent africain. Le rapport justifie ce classement par la croissance économique soutenue du royaume chérifien, son positionnement géographique stratégique, l’augmentation de son investissement direct étranger, le niveau de sa dette extérieure, le climat favorable de son environnement des affaires. Le professeur Mthuli Ncube, directeur général du Quantum Global Research Lab déclare qu’en dépit des améliorations de la production et des prix du pétrole, les économies africaines se tournent vers la diversification pour stimuler le développement industriel et pour attirer les investissements sur des secteurs stratégiques autres que le pétrole. Pour lui, le Maroc a attiré des flux de capitaux étrangers avec régularité, en particulier dans les secteurs de la banque, du tourisme et de l’énergie et grâce au développement de son industrie. Le Maroc est suivi par l’Égypte, l’Algérie, le Botswana, la Côte d’Ivoire, l’Afrique du Sud, l’Éthiopie, la Zambie, le Kenya et le Sénégal ferme ce top ten.

Citant des données récentes issues du Contrôle des changes marocains, Quantum global indique que ce pays a attiré près de 2,57 milliards de dollars d’investissement direct étranger (Ide) en 2017, soit une hausse de 12 % par rapport à 2016. Le Maroc est reconnu comme étant l’un des meilleurs marchés émergents pour l’investissement à l’étranger. Les investisseurs internationaux se tournent vers un large éventail de secteurs : l’énergie, les infrastructures, le tourisme et les Tic, entre autres. Selon ce même rapport, les cinq premières destinations d’investissement d’Afrique ont attiré un investissement étranger global de 12,8 milliards de dollars en 2016. La Côte d’Ivoire se classe 5e, tout en étant l’économie ayant la croissance la plus rapide d’Afrique et obtient des résultats relativement bons sur les plans de la liquidité et facteurs de risques comme le taux d’intérêt réel, le risque de change et le ratio de la balance courante. L’amélioration de son profil risque conjugué à des liquidités importantes, à son environnement d’affaires, à sa démographie et à son capital social ont placé l’Algérie en troisième position dans la deuxième édition de l’AII. Le Botswana, auparavant la première destination d’investissement d’Afrique dans la première édition de l’index, se classe 4e avec de bons résultats pour ses facteurs risques et son environnement d’affaires.

Abdou DIAW

Un troisième Contrat de désendettement et de développement (C2D) au profit de la Côte d’Ivoire est prévu en 2020, sur une période de 5 ans, pour un montant de 749 milliards de F Cfa, a annoncé, mercredi, le porte-parole du gouvernement ivoirien, Bruno Koné, à l’issue d’un Conseil des ministres.

«Un troisième C2D de cinq ans est prévu en 2020 pour un montant de 749 milliards de FCfa », a dit Bruno Koné, lors d’un point de presse, au terme du Conseil des ministres. Le Contrat de désendettement et de développement (C2D) est un mécanisme de financement du développement qui consiste à la reconversion de la dette remboursée en subvention pour des projets choisis d’un commun accord entre la Côte d’Ivoire et la France. Deux C2D sont actuellement en cours d’exécution pour les périodes 2012-2015 et 2014-2020 pour un montant global de 1.151,25 milliards de FCfa (1,755 milliard d’euros). Les financements ont été intégrés dans le Plan national de développement (Pnd) établi par le gouvernement ivoirien. Sur le plan financier, il ressort des travaux, à la date du 31 décembre 2017 que « la Côte d’Ivoire a honoré toutes les échéances de remboursement de la dette C2D. Ainsi, 708 milliards de FCfa sur les 1.151,25 milliards de FCfa ont été remboursés et reversés sur le compte C2D à la Bceao », a relevé Bruno Koné.

Il a fait savoir que le taux de décaissement est aujourd’hui de 88,3 %, soit 625 milliards de FCfa sur les 708 milliards qui ont fait l’objet d’investissements de réutilisation par l’État de Côte d’Ivoire.
Concernant les réalisations physiques, « tous les projets du premier C2D sont à la phase d’exécution des opérations sur le terrain et sont achevés pour la plupart tandis que pour le deuxième C2D de nombreux projets d’envergure sont à la phase de lancement ou ont déjà démarré », a-t-il souligné.

Le porte-parole du gouvernement ivoirien a déclaré que le bilan de 2012 à 2017 est « globalement satisfaisant avec plusieurs ouvrages importants réalisés et l’acquisition de matériels et équipements au profit des populations et «quelques appuis budgétaires en faveur de l’État de Côte d’Ivoire». Les secteurs d’activités ciblés sont notamment l’éducation, la formation, l’emploi, la santé, la justice, l’agriculture, le développement rural et l’environnement, le développement urbain, l’eau et l’assainissement ainsi que les infrastructures routières.

Dans l’élaboration du rapport annuel des activités 2017 et de la préparation du bilan des 5 ans du C2D, le gouvernement ivoirien, en collaboration avec l’Agence française de développement (Afd), a organisé une revue sectorielle des projets du C2D du 26 février au 2 mars 2018, à Abidjan.

(APA)

La raréfaction des ressources halieutiques est plus liée à un phénomène anthropique qu’aux effets du changement climatique. C’est le constat fait par le directeur du Centre de recherches océaniques de Dakar-Thiaroye (Crodt) qui animait, mardi, une conférence de presse, à la Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales (Fiara).

Au Sénégal, la raréfaction des ressources halieutiques porte la signature de l’homme. Si le poisson se fait rare sur les étals des marchés et si les pêcheurs sénégalais sont obligés de squatter les espaces maritimes des pays voisins comme la Mauritanie et la Guinée Bissau, à la recherche du poisson, il faut chercher la cause dans les mauvaises pratiques de pêche et non pas dans les changements climatiques. Ce constat est du directeur du Centre de recherches océaniques de Dakar-Thiaroye (Crodt), le Colonel Massal Fall. « Nos propres pratiques sont la principale cause de la raréfaction des ressources halieutiques. Le phénomène du changement climatique ne fait que s’y greffer. C’est un facteur additionnel », a-t-il expliqué, mardi, lors d’une rencontre avec la presse au stand de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra) à la Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales (Fiara).

Autrement dit, si l’espace maritime sénégalais est moins poissonneux, cela est dû principalement aux pratiques néfastes persistantes de l’homme.

La plus grave de ces pratiques est la surpêche ou la surexploitation. Selon une étude menée par le Crodt en 2014, le Sénégal a une surcapacité de pêche de 52%, c’est-à-dire qu’on y pêche à plus de 52% que de besoin. Ce chiffre n’est qu’une moyenne car pour certains espèces comme le mérou (thiof), le pourcentage peut monter jusqu’à 75% de surpêche. A côté de la surexploitation, d’autres facteurs exacerbent la raréfaction des ressources halieutiques. Il s’agit notamment de la coopération halieutique sous-régionale de moins en moins opérante. L’exemple de la Mauritanie est assez illustratif à ce sujet.

On note également la pollution multiforme des sites de pêche, la persistance de la pêche des juvéniles qui a cours notamment au quai de Hann, les conséquences dévastatrices de la pêche crevettière et chalutière qui se manifestent par des captures massives et peu sélectives, le manque de promotion des techniques de pêche écologiquement correctes, l’insuffisance des aires marines protégées. A cela s’ajoutent le trop plein de bateaux, de flottilles et de pirogues artisanales, les manquements dans la gouvernance des pêches, le développement des usines de farine de poissons (minoteries), la persistance de la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (Inn) malgré les sanctions renforcées et la demande en hausse de la demande aussi bien nationale qu’internationale.

Dans la recherche de solutions à la raréfaction des ressources halieutiques, le Crodt qui est un centre spécialisé de l’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra) joue un rôle important. Ce centre, le plus ancien en Afrique de l’ouest francophone, contribue ainsi au développement du secteur des pêches maritime et continentale et de l’aquaculture via la création de connaissances et de technologies, l’accompagnement des professionnels artisans et industriels et la veille scientifique. Dans cette quête de solutions, les savoirs endogènes ne sont pas occultés, selon le Dr Elhadji Traoré, Directeur scientifique de l’Isra. « On connaît, de manière scientifique et technique, les causes de la raréfaction des ressources halieutiques. Mais les populations locales ont des connaissances ancestrales qui peuvent aider à trouver des solutions. A l’Isra, nous en sommes conscients. C’est pourquoi, nous avons mis en place une équipe spécialement chargée de mener des enquêtes sur les communautés et leurs pratiques », a-t-il expliqué.

Elhadji Ibrahima THIAM

L’Etat a obtenu de la Banque islamique de développement des financements pour la Sonacos destinés à la commercialisation de l’arachide et pour la Senelec.

Prenant part à la 43ème réunion annuelle du Groupe de la Banque islamique de développement (Bid) qui se tient du 1er au 05 avril 2018 à Tunis, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a signé, hier, deux conventions de financement avec la Société islamique pour le financement du commerce international (Itfc), annonce un communiqué. Le premier financement de 50 millions de dollars, soit 26,7 milliards de FCfa, est destiné à la Sonacos pour l’achat de graines dans le cadre de la présente campagne de commercialisation de l’arachide. Quant au second, estimé à 110,5 millions d’euros, soit 72,5 milliards de FCfa, il servira à la Senelec d’optimiser la fourniture d’électricité dans le pays, notamment par la sécurisation de l’approvisionnement en produits pétroliers destinés à la production d’électricité par les centrales électriques de cette société.

Toujours selon le document, le Sénégal a reçu, dans le cadre de l’Initiative régionale de la chaîne de valeur riz initiée par le Groupe de la Bid, 175 millions de dollars américains, environ 95 milliards de FCfa, pour un programme pilote concernant 10 pays.

« A l’occasion de la table ronde de partage d’expériences de modèle de politique de transformation structurelle, tenue le 04 avril 2018, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a partagé avec ses collègues gouverneurs du Groupe de la Bid le modèle du Sénégal basé sur le Pse avec ses projets et réformes phares dont la mise en œuvre se traduit par des résultats fort appréciables : taux de croissance du Pib estimé à 7,2 % en 2017, après 6,5 % en 2016 et 6,3 % en 2015, contre une moyenne de 3,2 % sur la période 2006-2013, réduction constante du déficit budgétaire qui est passé de 6,7 % en 2011 à 3,7 % en 2017, maîtrise de l’inflation, économie diversifiée », indique le communiqué. « L’ambition du président de la République, Macky Sall, qui est de réaliser une croissance de qualité générant de l’emploi et des revenus et favorisant un développement solidaire et inclusif, a été réaffirmée. C’est à ce titre qu’une attention particulière a été portée sur le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), le Programme d’urgence de modernisation des axes frontaliers (Puma) et le Programme de modernisation des villes (Promovilles) », rapporte la même source.

Mamadou GUEYE

Informer et sensibiliser sur les enjeux et défis actuels de l’agriculture d’une part, et promouvoir un système agroalimentaire plus sain et plus durable d’autre part. C’est le double objectif du Festival « AlimenTerre » organisé par le Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr) dans le cadre de la Fiara.

«Des images et des mots pour relever les défis agricoles et alimentaires mondiaux». C’est une première du genre au Sénégal et la principale innovation de la 19ème Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales (Fiara). Un Festival entièrement dédié à la sensibilisation sur les enjeux actuels de l’agriculture et à la promotion du respect de l’environnement et de la santé des consommateurs. L’événement dénommé « AlimenTerre » est à l’initiative du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr) en partenariat avec l’Ong Sos Faim Belgique et la Wallonie-Bruxelles international (Wbi), ouvert, hier, au Cices. Le Festival sera rythmé notamment par des séances cinématographiques avec la diffusion de quatre films-documentaires portant sur la problématique des semences, de l’accaparement des terres, de l’impact néfaste des changements climatiques sur l’agriculture, etc. C’est aussi un espace de débats et d’échanges sur les cultures paysannes à travers des activités culturelles : chants, danses, contes traditionnels, exposition d’outils agricoles traditionnels, concours culinaire. Les organisateurs soulignent que ce Festival intervient dans un contexte de mondialisation et de raréfaction des terres dédiées à l’agriculture. Cette raréfaction est causée notamment par l’accaparement des terres et par l’appétit des multinationales.

Pour Dominique Morelle de l’Ong Sos Faim Belgique, il est nécessaire de sensibiliser le grand public sur les questions des systèmes alimentaires et sur les modèles de production issus du monde rural. Et quoi de mieux que de le faire à travers des images qui, rappelle-t-elle, sont parfois plus parlantes que les mots. « Dans nos programmes, plus de 70 films ont été sélectionnés et diffusés à travers le monde, ces dix dernières années. Et ce genre de Festival s’est déjà déroulé à Kinshasa. C’est une plateforme intéressante qui permet de discuter et d’inciter à une réappropriation de la question alimentaire par les citoyens », dit-elle. En effet, à travers les films sélectionnés, il s’agira de mettre en évidence les enjeux et défis liés à plusieurs thématiques d’actualité dans le domaine de l’agriculture et de l’alimentation dans le monde mais aussi de proposer des pistes d’actions concrètes pour une réappropriation de la question alimentaire par les citoyens.

Le Festival « AlimenTerre » se pose ainsi comme « une opportunité unique pour toucher le grand public sénégalais en particulier la population urbaine de Dakar en l’invitant à rencontrer et à débattre avec les leaders paysans et acteurs de la société civile », renchérit Ahmédou Mokhtar Mbodji, Secrétaire général du Cncr. Pour lui, le débat des initiatives prises par des agriculteurs familiaux en vue d’améliorer la sécurité alimentaire et réduire la pauvreté en milieu rural, peut renforcer la citoyenneté par la promotion d’un système agroalimentaire plus juste et plus durable.

Elhadji Ibrahima THIAM

Onze Sénégalais ont été retenus, cette année, dans la quatrième promotion du programme entrepreneurial de la Fondation Tony Elumelu (Fte) qui a permis à 3.000 jeunes africains de matérialiser leurs idées d’entreprises. Ces jeunes sénégalais font partie des 1.250 entrepreneurs africains qui vont recevoir un financement de 10.000 dollars lors du Forum prévu en octobre, à Lagos, soit 250 de plus que les 3 précédentes éditions. Ils vont bénéficier d’un capital de démarrage de 5.000 dollars non remboursable et 5.000 dollars remboursables. Le programme lancé par le Pdg d’Uba, Tony Elumelu, cherche à offrir aux jeunes des opportunités financières en vue de permettre à l’Afrique de s’appuyer sur son secteur privé et sur sa jeunesse pour réaliser ses objectifs de développement. Selon des chiffres fournis par la Fondation Tony Elumelu (Fte), 55.000 emplois ont pu être créés depuis son lancement en 2015.

Les lauréats sénégalais ont présenté des projets innovants dans les secteurs de l’agriculture, des services, des technologies de l’information et de la communication, de la construction et de l’éducation. Les organisateurs saluent cette évolution dans la mesure où l’année dernière cinq ont été primés.

Le programme de la Fondation Tony Elumelu qui s’étale sur 10 ans pour un montant global de 100 millions de dollars, commence à susciter un réel intérêt auprès de la jeunesse africaine. Cette année, plus de 150.000 Africains de 114 pays du monde ont posé leur candidature. Des investisseurs et hommes d’affaires ont décidé de soutenir ces initiatives. Selon le communiqué de presse, « ils ont enregistré la participation de 250 entrepreneurs supplémentaires cette année par rapport à la sélection habituelle de 1.000 candidats grâce à un partenariat représentant 1 million de dollars avec le Comité international de la Croix-Rouge (Cicr) visant à soutenir 200 entrepreneurs dans des zones de conflit et fragiles du Nigeria (Nord-Est où BokoHaram fait régner la terreur et la région du delta du Niger qui souffre de dégradations environnementales dues à des déversements de pétrole), à un accord d’un montant de 200.000 dollars avec le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) visant à soutenir 40 entrepreneurs panafricains et à un partenariat représentant 50.000 dollars avec Indorama pour soutenir 10 Nigérians. »

Le secteur privé au cœur du développement
Une fierté pour le Pdg de Uba, Tony Elumelu, qui cherche, à travers cette initiative, à inciter les Africains à miser sur un développement endogène pour sortir de l’ornière, à promouvoir l’esprit d’entreprise et à renforcer le secteur privé. Il demeure convaincu que «l’entrepreneuriat est la voie la plus efficace vers le développement durable sur notre continent et notre programme est le modèle à suivre. Il évalue l’investissement total du Programme de la Fte à 15 millions de dollars en subventions directes pour les entrepreneurs et à 5,8 millions de dollars en opérations et développement du programme et technologique ».

Les jeunes sélectionnés dans ce programme vont bénéficier, pendant 9 mois, d’un mentorat en ligne et d’une formation accélérée. Le communiqué renseigne que « l’agriculture était le principal secteur parmi les entrepreneurs sélectionné à hauteur de 29 %, suivie par la technologie (11%) et la fabrication (9%).

Matel BOCOUM

Le banquier, ancien Directeur de la Biao Sénégal et cadre de la Bceao, Mohamadou Diop, a procédé, samedi, à la dédicace de son livre intitulé, «Des Francs Cfa et des Banques». Dans cet ouvrage, Mohamadou Diop revient sur l’histoire de cette monnaie tout en indiquant, à l’égard des pourfendeurs du Cfa, que ce n’est pas une monnaie française mais africaine avec des avantages liés à sa stabilité.

«Des Francs Cfa et des Banques». C’est le titre du livre publié, ce weekend, aux éditions Harmattan Sénégal, par Mohamadou Diop, lors d’une cérémonie de dédicace. L’auteur, ancien cadre de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’ouest (Bceao) et ancien Directeur de la Biao, actuelle Cbao, a produit un livre de «qualité» sur le francs Cfa pour apporter sa contribution, en tant que spécialiste, à ce débat entre souteneurs et pourfendeurs du Cfa. Présentant l’ouvrage, Prospère Youm, ancien cadre de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (Fmi), insiste sur le fait que l’auteur ait rappelé les 4 piliers de la zone franc avec la convention. Le premier piler de la zone franc permet aux différents pays d’assurer la convertibilité illimitée de leur monnaie dans la monnaie de la France ; les pays de la zone franc conviennent aussi que leur monnaie aura un rapport fixe avec la monnaie de la France ; être membre de la zone franc signifie aussi garantir la liberté de circulation financière dans la zone ; le quatrième pilier a trait à la centralisation des réserves officielles de change. L’auteur jetant un coup d’œil sur le rétroviseur, a expliqué aussi que les politiques adoptées par l’Uemoa en matière de financement reposaient sur l’identification d’activités prioritaires qui avaient plus de possibilité de financement que d’autres secteurs. Au début des années 1980, rappelle le banquier Mohamadou Diop, les financements n’étaient plus basés sur l’identification des priorités des agents économiques, ce qui a conduit à la faillite de la Banque nationale de développement du Sénégal (Bnds) avec l’ensemble du système bancaire qui était secoué dans la zone franc.

Zone franc, protectrice
Prospère Youm, toujours faisant l’économie du livre, affirme qu’avant la dévaluation, il y a eu la crise bancaire de 1986. Cette crise qui a, par la suite, conduit à la dévaluation, était tellement forte que les banques ne pouvaient plus faire face à certaines charges. Par rapport à l’avenir du Cfa qui appartient aux pays membres, M. Youm pense qu’il faut réfléchir avant de prendre une décision. Il indique, historiquement, que la zone franc a protégé les pays membres de certaines catastrophes économiques. Par rapport à ceux qui défendent l’autonomie financière, il rétorque que des pays comme le République démocratique de Congo et la République de Guinée ont leur propre monnaie mais sont dans des difficultés économiques, connaissant même, parfois, une catastrophe monétaire. «Il y a énormément de risques liés à la souplesse du taux de change. La zone franc garantit une parité fixe», soutient le présentateur du livre.

Quant à l’auteur, Mohamadou Diop, diplômé de Princeton, de Columbia et du Centre ouest africain de formation et d’études bancaires (Cofeb), il pense que les détracteurs du Cfa attaquent souvent la France, mais il faut qu’ils s’adressent à nos dirigeants qui ne sont pas des faire-valoir. Pour lui, porter certaines critiques sur le Cfa qui serait une monnaie d’asservissement, c’est «comme si nos dirigeants qui ont négocié les accords sont des enfants de cœur qui se sont laissés manipuler». Selon l’auteur, même si une partie des réserves des valeurs de la zone franc se trouve à la banque centrale de France, légalement, le Trésor français ne peut pas puiser dans ce compte courant qui est un compte «solidaire entre pays membres de chaque zone Cfa».

Par rapport à l’avenir du Cfa, l’auteur n’est pas dans la même logique que les pourfendeurs qui veulent se débarrasser de cette monnaie. Il propose une réforme et une renégociation avec la France pour éliminer le compte d’opération et mettre fin à la présence française dans le Conseil d’administration de la zone. Il propose aussi d’avoir un double panier euro et dollar en même temps et de se débarrasser du nom qui a une certaine connotation et qui a été choisi à une certaine époque où les États africains étaient fragiles. Docteur Alioune Badara Ndiaye, ancien Directeur de la Recherche scientifique et technique du Sénégal a aussi laissé entendre que la mutation du Cfa ne devrait pas être entreprise sans une mûre réflexion et discussion entre les différents pays.

Oumar KANDE

La Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack et celle de Conakry (République de Guinée) ont paraphé, samedi, une convention de partenariat.

La Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack et la Chambre régionale de commerce, d’industrie et d’artisanat de Conakry (République de Guinée) sont désormais liées par des relations de partenariat en vue de mutualiser leurs ressources et moyens. C’est tout l’enjeu de la première convention signée entre les deux chambres consulaires samedi, à Kaolack. Le dernier acte du séjour de la délégation guinéenne conduite par le président de l’institution consulaire de Conakry, dans la région depuis jeudi dernier. Celle-ci comprenait également les patrons de celle de Boké, de Labé et de la préfecture de Koundera.

La chambre consulaire de la capitale guinéenne installée, il y a moins de 5 mois, fait office, de fait, d’institution nationale et selon les mots du président Mamadou Baldé. Elle est venue « apprendre de sa sœur de Kaolack plus que centenaire et dont l’expérience et la notoriété ne sont plus à démontrer en dehors de la sous région ». Il en veut pour preuve le choix de son président porté à la tête de l’Union nationale des chambres de commerce du Sénégal et la dimension de la Foire internationale de Kaolack. La cérémonie de signature s’est déroulée en présence des représentants d’organisations de commerçants, d’industriels, de transporteurs et de producteurs agricoles de la région. Cette convention met l’accent sur l’appui-assistance des opérateurs économiques séjournant dans l’un et l’autre pays, l’échange d’expériences et l’installation d’entrepôts de transit dans la zone frontalière. Une volonté de renforcement des relations commerciales avec un pays aux ressources naturelles immenses. «Ma conviction est que l’unité africaine à laquelle aspirent les peuples du continent devrait se construire par cercles concentriques à l’échelle de la sous-région ouest africaine, le Sénégal, la Gambie, le Mali, la Mauritanie, la Guinée Bissau et la République de Guinée doivent établir une unité primaire avant de se projeter à l’échelle de l’Umoa, de la Cedeao et enfin de l’Union africaine. C’est pourquoi, l’acte que nous venons de poser, entre opérateurs économiques guinéens et sénégalais, doit être perçu comme un signal fort dans le processus de construction de l’Union africaine», a déclaré Serigne Mboup.

Les deux parties ont exprimé leurs préoccupations face aux tracasseries policières récurrentes dont les transporteurs font l’objet dans les axes routiers sous régionaux. Le projet d’un marché de gros entre les deux pays installé dans la préfecture de Koundera en Guinée avec des entrepôts de transit pourrait faire l’objet d’un avenant de la convention signée entre les deux parties.

Elimane FALL

Le groupe bancaire marocain, Attijariwafa bank et Ifc (International finance corporation), membre du groupe de la Banque mondiale, ont signé, le 26 mars dernier, à Abidjan, un accord visant à soutenir les entreprises et stimuler l’investissement et le commerce transfrontalier en Afrique. Selon un communiqué reçu à notre rédaction, Attijariwafa bank et Ifc se sont entendus pour étudier des projets d’investissements en Afrique du nord et en Afrique subsaharienne.

Le partenariat porte principalement sur le soutien au commerce et à l’investissement entre les deux régions afin de renforcer les échanges entre pays africains. En outre, les deux parties s’engagent à coopérer dans la banque de financement et d’investissement, le financement de projets, ainsi que les instruments de partage de risque. L’accord prévoit également qu’Ifc et Attijariwafa bank accompagnent les entreprises au Maroc et en Afrique, notamment les Pme, pour leur permettre d’accéder aux services de financement et de formation dont elles ont besoin pour assurer leur développement. « Attijariwafa bank et Ifc partagent une vision commune, selon laquelle un secteur privé en bonne santé est essentiel pour créer des emplois et stimuler la croissance économique », a déclaré Boubker Jai, directeur général délégué du groupe Attijariwafa bank. « L’Afrique a un fort potentiel. Mais la faiblesse du commerce transfrontalier et le manque de financements accessibles aux Pme freinent la croissance économique. En répondant à ces problèmes, nous pouvons aider à libérer le potentiel du secteur privé africain pour créer des emplois et contribuer à la lutte contre la pauvreté et les inégalités», a ajouté de son côté, Sérgio Pimenta, vice-président Afrique et Moyen-Orient d’Ifc.

Aliou KANDE

La production industrielle s’est accrue de 0,3%, en janvier 2018, par rapport au mois précédent, selon l’indice harmonisé de la production industrielle de l’Ansd de ce mois.

Par rapport au mois précédent, la production industrielle a connu une hausse  de 0,3 % en janvier 2018, selon une note de l’Ansd. Cette performance, indique-t-on, découle de la reprise de l’activité des industries mécaniques, des matériaux de construction, textiles et du cuir, mais aussi de l’accroissement de l’activité des industries extractives, alimentaires et des autres industries manufacturières. L’activité de production des industries mécaniques a enregistré une hausse de 63,2 % comparée au mois précédent. Cette hausse est imputable à la bonne tenue de l’activité de fabrication de machines et matériels électriques (+114,4%) et des produits de la sidérurgie (+90,5 %) ainsi que celle liée à la fabrication d’autres ouvrages en métaux (+9,2%).

S’agissant des industries des matériaux de construction, elles ont vu leur production croître de 10,0 % par rapport au mois précédent. Ce résultat est essentiellement dû à l’augmentation de la production du ciment sur la période sous revue. L’activité de production des industries textiles et du cuir est, quant à elle, marquée par une croissance de 7,9 % en janvier 2018 sous l’effet d’une bonne tenue de l’activité d’égrenage de coton. L’activité de production des industries extractives s’est bonifiée de 4,9 % en janvier 2018. Le relèvement de l’activité de production de sel et de natron (+20,1%)  et d’extraction de pierre, de sable et d’argile (+18,8%) explique la hausse observée dans cette branche. Toutefois, il est noté un recul de l’activité de fabrication de phosphate (-4,6 %) en variation mensuelle.

L’activité de production des industries alimentaires a connu un accroissement de 1,4 % en janvier 2018 comparée au mois précédent. Il en est de même pour l’activité de production des autres industries manufacturières qui s’est accrue de 0,4 %. Toutefois, précise l’Ansd, cette hausse de l’activité de production industrielle en janvier 2018 est ternie par la baisse de l’activité des industries chimiques, du papier et du carton. Par rapport au mois de janvier 2017, la production industrielle s’est relevée de 7,9 %.

Mamadou SY

Le ministre de la Promotion des investissements, Khoudia Mbaye, s’engage à poursuivre la modernisation de l’administration sénégalaise, en éliminant toutes les barrières susceptibles de saper le processus. Elle présidait, hier, l’atelier de validation de la revue annuelle conjointe de son département.

Démanteler les poches de l’administration résistantes à la modernisation. C’est l’un des objectifs que s’est fixé le ministre de la Promotion des investissements, des Partenariats et du Développement des téléservices de l’État, Khoudia Mbaye, qui présidait l’atelier de validation de la revue annuelle conjointe de son département. Elle a réitéré l’engagement de son département, à travers l’Agence de l’informatique de l’État (Adie), à continuer le vaste chantier de l’État de rendre les services de l’administration plus modernes. « La modernisation de l’État est un enjeu de taille. Nous devons poursuivre le processus aussi bien sur le plan des infrastructures que sur la réduction de la fracture numérique », a déclaré le ministre. D’après elle, il faut faire face à certaines entités de l’administration qui sont encore réticentes aux changements. Aujourd’hui, dit le ministre, l’État doit, par exemple, disposer d’un fichier unifié des données du personnel entre le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan et celui de la Fonction publique.

Outre le chantier de modernisation de l’administration, le ministre compte également mener plus de concertations avec le secteur privé sur des questions relatives à l’amélioration du climat des affaires. « Nous reconnaissons qu’il reste beaucoup à faire en faveur du privé. C’est le cas des reformes sur les Zones économiques spéciales. Nous devons voir comment faire bouger les groupes de travail pour aller vers plus d’efficacité », a indiqué le ministre. Sur ce point, Mor Talla Kane, Secrétaire exécutif de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes) soutient que l’implication du privé à cette revue annuelle permet de renforcer le partenariat avec l’État. Il explique que dans un contexte mondial de forte concurrence, il faut continuer à moderniser les procédures administratives et améliorer l’environnement des affaires. Ce qui permettra au Sénégal, dit-il, d’améliorer sa position dans les classements internationaux comme le Doing business. « C’est bien d’entamer des reformes, mais le plus difficile est d’aller jusqu’au terme. Ce qui est un défi pour l’État », a dit M. Kane.

Il invite le ministre à se concerter plus avec le secteur privé en ce qui concerne les Zones économiques spéciales dont les acteurs attendent le démarrage. Le Secrétaire exécutif de la Cnes a réaffirmé la disponibilité du secteur privé à accompagner l’État pour travailler ensemble. Il se dit également conscient de son degré de responsabilité dans la réalisation des objectifs du Plan Sénégal émergent.

La tenue de cette seconde édition de la revue annuelle sectorielle conjointe a permis au ministre de la Promotion des investissements de dresser le bilan de quelques réalisations de l’année passée. En ce qui concerne l’amélioration du climat des affaires, Khoudia Mbaye évoque le Programme de réformes de l’environnement des affaires et de la compétitivité (Preac) dont la deuxième phase est en cours. Il a permis de réaliser de «profondes » réformes structurelles notamment dans les domaines du financement, de l’énergie, du foncier, du tourisme, de la fiscalité, du commerce et du transport frontalier… Ces réformes, note le ministre, ont été sanctionnées positivement par le gain de 7 places réalisé par le Sénégal dans le classement du dernier rapport Doing business. Dans le domaine de la promotion des investissements, Mme Mbaye a cité les lois de 2017 sur les Zones économiques spéciales en cours de réalisation. Sur les Partenariats publics privés (Ppp), elle indique que plusieurs administrations porteuses de projets ont été accompagnées aussi bien dans la formulation que dans le suivi de leurs projets. Non sans oublier la tenue de la deuxième édition du forum international sur le financement des Ppp, en 2017, à Dakar.

Abdou DIAW

 

Hier, le ministre de l’Économie et des Finances, Amadou Bâ, a signé une série de conventions avec des partenaires financiers du Sénégal. Il s’agit de l’Agence française de développement qui a accordé une subvention de plus de 3 milliards de FCfa destinée à la préservation de la biodiversité marine, de l’Union européenne qui a financé trois projets portant sur la sécurité, les transports et le commerce pour un montant de 15.021.415.300 de FCfa et de la Banque ouest africaine de développement qui va financer, pour 30 milliards de FCfa, l’aménagement et le bitumage de la boucle du Fouladou (Kolda) et compléter les travaux de la route Kédougou-Salémata et de la boucle de Boudier (Sédhiou).

15 milliards de FCfa de l’Ue aux secteurs du commerce, des transports et de la sécurité…

Amadou Bâ, ministre de l’Économie, des Finances et du Plan et  Joaquin Gonzalez-Ducay, ambassadeur de l’Union européenne au Sénégal, ont procédé, hier,  à la signature de conventions de financement de trois projets qui portent sur la sécurité, les transports et le commerce pour un montant total de 22.900.000 d’euros, soit environ 15.021.415.300 de FCfa.

Trois conventions de financement entre le Sénégal et la Délégation de l’Union européenne ont été signées, hier. Elles ont été paraphées par Amadou Bâ, ministre de l’Économie, des Finances et du Plan et Joaquin Gonzalez-Ducay, ambassadeur de l’Union économique au Sénégal. Les domaines concernés sont la sécurité, les transports et le commerce. Le montant cumulé pour ces trois projets du 11ème Fonds européen de développement (Fed) est de 22.900.000 d’euros, soit environ 15.021.415.300 de FCfa. Selon M. Bâ, le premier financement d’un montant de 6,5 milliards de FCfa porte sur le « Programme de coopération pour la sécurité intérieure entre le Sénégal et l’Ue » dont l’objectif est de prévenir et de réduire les facteurs de déstabilisation internes et externes de l’État du Sénégal pour préserver son potentiel de développement. Quant au « Projet régional de gouvernance transport » d’un montant de 2,6 milliards de FCfa, il vise à contribuer à l’amélioration de la pérennité et de la sécurité du système de transport routier, selon le ministre des Finances. Il permettra également de renforcer les capacités institutionnelles et de gestion administrative des agences sous tutelle et d’améliorer le réseau régional. Enfin, le « Projet d’appui à la compétitivité de l’Afrique de l’Ouest » financé à hauteur de 5,9 milliards de FCfa, Amadou Bâ souligne qu’il a pour objectif de contribuer à la transformation structurelle de l’économie par la production de biens et services compétitifs à plus haute valeur ajoutée pour assurer la croissance, la création d’emplois qualifiés et durables ainsi que l’augmentation des exportations et des revenus. Évoquant les possibilités offertes par ces protocoles de partenariat, Amadou Bâ a indiqué que les plus hautes autorités apprécient l’aide de la Commission européenne. Il a rappelé que l’Ue demeure l’un des principaux bailleurs de fonds du Sénégal et son appui s’amplifie au fil des années et couvre des secteurs essentiels au développement économique et social du pays. «Cette stratégie de coopération a pour but d’appuyer les efforts entrepris par le gouvernement du Sénégal en vue d’assurer la sécurité des populations, de réduire la pauvreté d’une manière durable à travers une croissance soutenue et équitablement répartie, une bonne gouvernance et une intégration régionale mais également une insertion progressive de notre économie dans l’ordre mondial », a déclaré le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan.

Joaquin Gonzalez-Ducay a évoqué les  relations solides de longue date entre l’Ue et le Sénégal. Une relation qui, à son avis, s’est diversifiée au fil des années couvrant actuellement un large spectre de domaines. Sur le financement de la sécurité, M. Gonzalez-Ducay affirme que cette première action d’envergure dans cette coopération témoigne d’une grande confiance réciproque. Selon le diplomate européen, dans un domaine aussi sensible, « on ne peut coopérer que sur la base d’un fort engagement politique mutuel ». Soulignant que le Sénégal est sur le point d’entrer dans la deuxième phase de mise en œuvre du Pse, il a indiqué que l’Ue l’accompagnera avec ses différents instruments. Dans cette optique, il annonce un appui budgétaire d’un montant de 90 millions d’euros (59 milliards de FCfa) en phase de préparation. Il vise, selon le diplomate, l’amélioration de l’environnement des affaires.

Aliou KANDE


Signature prochaine d’un nouveau programme de coopération

Le Sénégal et l’Union européenne vont signer, dans les prochaines semaines, un nouveau programme de coopération, qui constituera la base des engagements financiers de Bruxelles pour la période 2018-2020, a annoncé, hier, Joaquin Gonzalez-Ducay, lors de la signature de trois conventions de financement sur la sécurité, le transport et la compétitivité. « J’ai le plaisir de vous annoncer que le document de stratégie conjoint européen qui va remplacer notre programme indicatif national, à partir de cette année, a été validé par les États membres de l’Union européenne, le 20 mars dernier. Nous sommes prêts à signer, dans les prochaines semaines, ce nouveau document qui constituera la base pour les engagements financiers de l’Union européenne pour la période 2018-2020 pour un montant additionnel de 147 millions d’euros au titre du 11e Fed », a indiqué le diplomate. Amadou Bâ, le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, exprimant sa joie après cette annonce, a indiqué que ce sera l’occasion de faire le bilan de la coopération entre les deux parties. Un bilan qu’il a qualifié de plus que reluisant. « L’Union européenne  fait partie des premiers partenaires économiques et financiers du Sénégal », a-t-il déclaré, notant que depuis 2014, 21 conventions ont été signées pour un montant de près de 393 milliards de FCfa.

…30 milliards de FCfa de la Boad
destinés aux infrastructures routières…

La Banque ouest africaine de développement (Boad) va financer, pour 30 milliards de FCfa, l’aménagement et le bitumage de la boucle du Fouladou (Kolda) et compléter les travaux de la route Kédougou-Salémata et de la boucle de Boudier (Sédhiou). La convention de financement a été signée, hier, entre Amadou Bâ et Christian Adovelande.

Lors de son Conseil d’administration du 21 mars 2018, à Dakar, pour sa 108ème session ordinaire, la Banque ouest africaine de développement (Boad) avait apporté son concours financier au profit de certains de ses États membres dont le Sénégal.  Hier, les deux parties ont signé les conventions de financement. La signature s’est déroulée au ministère de l’Économie, des Finances et du Plan entre Amadou Bâ et Christian Adovelande, président de la Boad. D’un montant de 30 milliards de FCfa, ce concours servira à financer l’aménagement et le bitumage de la boucle du Fouladou (Kolda) précisément la section Dabo-Fafacourou-Médina Yoro Foulah et compléter les travaux de la route Kédougou-Salémata et de la boucle de Boudier (Région de Sédhiou). «Ce prêt permettra la réalisation et l’achèvement de projets majeurs du Programme prioritaire de désenclavement et du Plan Sénégal émergent », a déclaré le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ.

Il a ajouté que la mise en œuvre de ces projets répond « à une vieille doléance des populations des localités concernées et va permettre d’améliorer la compétitivité de l’économie des zones qui seront desservies ». Le ministre de l’Économie a souligné que la Boad avait déjà octroyé au Sénégal deux financements de 40 milliards de FCfa pour les deux premières phases du projet et ce nouveau financement porte à 70 milliards de FCfa.   Amadou Bâ qui a salué le soutien de la Boad à la mise en œuvre du Programme prioritaire de désenclavement dès son lancement et au Plan Sénégal émergent, soulignant que l’institution financière a concrétisé 95 % de ses engagements d’un montant total de 350 milliards de FCfa souscrits lors du groupe consultatif de Paris.

Le président de la Boad, Christian Adovelande, a déclaré que la réalisation de ces infrastructures améliorera le réseau routier dans ces régions et accroîtra la compétitivité des zones concernées, en réduisant les coûts et la durée de transport. « Il permettra également de favoriser une meilleure mobilité des personnes et des biens ainsi qu’un accès facile aux équipements sociaux », a-t-il dit. Lors de ce Conseil d’administration du 21 mars 2018, la Boad avait accordé également un  financement à la société « Les Ciments Du Sahel » pour un montant de 25 milliards de FCfa pour lui permettre d’augmenter ses capacités de production par l’installation d’une troisième ligne intégrée et autonome de production de clinker et de ciment d’une capacité de 2,7 millions de tonnes de ciment par an.

Mamadou GUEYE

…plus de 3 milliards de FCfa de l’Afd pour la préservation de la biodiversité marine

Une subvention de cinq millions d’euros, soit 3.279.875.000 de FCfa a été accordée par l’Agence française de développement (Afd) au Sénégal. La convention de financement a été signée, hier, par Amadou Bâ, ministre de l’Économie, des Finances et du Plan et Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal. Selon M. Bâ, cette subvention est destinée à financer le projet d’amélioration de la biodiversité des aires marines protégées communautaires. Il affirme que  la subvention relative au financement des aires marines protégées constitue une réponse adéquate au défi majeur de la politique de développement et de conservation des ressources naturelles du Sénégal de manière générale et des ressources halieutiques et aquatiques de manière spécifique.  «La finalité du projet est la préservation de la biodiversité marine et du capital naturel des zones côtières du Sénégal », a déclaré M. Bâ. Il s’agit ainsi, poursuit-il,  de renforcer la capacité de notre pays à gérer des aires marines protégées en s’appuyant sur l’expérience acquise dans des aires établies en zone de mangrove gérées par les communautés locales.  Le ministre de l’Économie souligne que ce nouveau soutien de l’Afd témoigne, une fois de plus, de l’excellence des relations entre nos deux pays et constitue un jalon important de la coopération financière. Cette coopération, révèle Amadou Bâ, s’est matérialisée par la signature, depuis la tenue du Groupe consultatif de Paris, de 40 conventions de financement pour un montant total de 841,470 milliards de FCfa, faisant ainsi de la France l’un des premiers partenaires de l’État du Sénégal en matière de coopération au développement. «A travers cette subvention, l’Afd  poursuit son action et apporte son soutien à la construction du pays. Le projet vise la conservation et la mise en valeur durable des mangroves  dans quatre aires marines protégées : Bamboung, Sangomar dans le delta du Saloum, Niamone-Kalounayes et Kassa Balantacounda », a souligné Christophe Bigot.

A. KANDE

 

Des chefs d’entreprises de la région de Thiès ont bénéficié, hier, durant cinq jours, de renforcement de capacités dans la lecture des états financiers, des connaissances sur le contentieux social et une meilleure maîtrise de l’environnement fiscal.

Réunis  sur initiative du  centre de gestion agréé de Dakar en partenariat avec la chambre de commerce de Thiès les opérateurs économiques qui ont eu à  bénéficier gratuitement de ces modules formation, ont positivement apprécié les enseignements dispensés. Selon Dr Thiané Niang, pharmacienne,  gérante de son officine, cette rencontre a été utile sur tous les plans. «Nous sommes, à présent, édifiés sur beaucoup de choses notamment des manières de faire qui mettaient en péril nos entreprises sans le savoir », a-t-elle confié. Dr Thiané Niang a ajouté qu’ils vont utiliser les informations et outils acquis pendant ces cinq jours  comme il se doit dans leurs entreprises respectives pour en améliorer la gestion.

Et pour conforter les chefs de ces petites et moyennes entreprises dans leur conviction, Abdou Aziz Niang, patron du centre de gestion agréé de Dakar, a souligné qu’une bonne maîtrise de la législation permet à l’employeur d’éviter des conflits sociaux dans son entreprise. Sur le plan fiscal, il note qu’une connaissance suffisante de l’environnement fiscal évite aux chefs d’entreprises des redressements fiscaux préjudiciables à leur outil de production. « J’invite les opérateurs économiques des régions de Thiès, Saint-Louis, Ziguinchor où nous avons  installé des antennes du centre de gestion agréé, à s’approcher et adhérer à ces outils techniques pour s’en approprier afin de bénéficier de tout l’accompagnement nécessaire pour une bonne gestion de leurs sociétés », a lancé M. Niang.

Profitant de la remise des attestations de participation à la formation, le président de la chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Thiès, Modou Diop, a remercié l’organisation internationale de la francophonie qui, à travers le centre de gestion agréé de Dakar, a assuré le financement de ce renforcement de capacités des chefs d’entreprises de sa région. « Dans un monde de concurrence, il urge que nos  chefs d’entreprise puissent gérer leur outil de production en mettant tous les atouts d’une bonne gestion de leur côté ; et cela passe par une  bonne maîtrise des outils de gestion », a-t-il affirmé.

Mbaye BA

 


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.