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Affaires et Finances (2541)

Afin d’aider à dynamiser le commerce intra-africain qui demeure faible, Ecobank a mis en place un certain nombre de mécanismes qui vont agir sur les contraintes.

C’est un secret de Polichinelle. Le volume des échanges commerciaux entre les pays africains est faible comparé à d’autres régions du monde. Il est de l’ordre de 15 % à l’échelle du continent contre 60 % en Europe, 56 % en Amérique. Ce faible niveau des échanges s’explique par des contraintes structurelles : faiblesse des capacités de production et de transformation, faible diversification des produits exportés, absence ou insuffisance des infrastructures de transport (aérien, terrestre, ferroviaire, fluviomaritime), difficultés d’accès au financement pour les unités de production notamment les petites et moyennes entreprises qui sont censées porter la croissance de manière durable et générer suffisamment d’emplois. Au même moment, l’Afrique importe l’essentiel de ses produits de consommation accentuant du coup le déficit de la balance commerciale des États.

Ce constat démontre la pertinence de la réflexion engagée par la banque panafricaine Ecobank qui a abouti à la mise en place de mécanismes pour fouetter le commerce intra-africain. Selon Serge Ackré, directeur général de Ecobank Sénégal, le potentiel existe et il faut le libérer. Le contexte s’y prête. Les pays africains, dans leur majorité, se sont engagés, ces dernières années, dans une dynamique d’émergence et le commerce intra-africain peut être un moyen « plus rapide » pour atteindre l’émergence et le développement. La première étape de l’industrialisation, c’est le commerce par l’accumulation du capital.

Cependant, pour arriver à l’émergence et au développement, les contraintes à la fois institutionnelles et économiques doivent être levées. Et Ecobank veut agir sur les contraintes économiques. Elle a revu son modèle institutionnel, en offrant aux opérateurs économiques du continent particulièrement ceux de la sous région ouest-africaine, une assistance technique et réglementaire pour surmonter les difficultés et mieux faire face à la concurrence. La banque a également réfléchi sur des produits dédiés et adaptés prenant en compte tout le cycle –de la production à la commercialisation-. Mais le secteur privé africain étant dominé par le secteur informel, ce segment a été pris en compte. Ecobank a mis en place, avec ses partenaires, un fonds de garantie pour mieux accompagner ces opérateurs qui jouent un rôle prépondérant dans le développement du commerce intra-africain. Grâce à sa plateforme, l’opérateur économique peut, où qu’il se trouve, effectuer ses paiements. Le ministre du commerce Alioune Sarr qui a ouvert les travaux du forum s’est réjoui de l’initiative de cette banque.

Conquis par le témoignage de Mme Fatou Thiam sur son compagnonnage avec Ecobank qui lui a permis de développer son affaire en passant du statut de Groupement d’intérêt économique à celui de Société anonyme, le ministre du Commerce a invité cette banque à identifier, par secteur, les « entreprises sérieuses » et de les accompagner. Il a rassuré le directeur général de Ecobank du soutien de l’État. Donnant l’exemple de la filière anacarde, il a déclaré que celle-ci génère, chaque année, 30 milliards de FCfa captés par les Indiens qui dominent la filière.

Mamadou GUEYE

Notre pays a fait de la lutte contre la pêche illégale non-déclarée et non-réglementaire (Inn) une priorité. Le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime a déclaré que le Sénégal est champion en lutte contre la pêche illégale non-déclarée et non-réglementaire (Inn). Oumar Guèye s’exprimait, hier, au petit-déjeuner de presse sur les réalisations du programme « Go-Wamer » au Sénégal et dans les autres pays de l’écorégion Wamer. Selon le ministre, cette performance a été attestée plusieurs fois dans les rencontres internationales où le Sénégal a été donné comme exemple dans ce domaine. M. Guèye précise que les amendes infligées aux bateaux pirates ont été revues à la hausse avec un minimum de 500 millions de FCfa par bateau et un maximum d’un milliard de FCfa et une confiscation du bateau en cas de récidive. « Nous avons fait beaucoup d’avancées reconnues à l’international. Nous continuons à travailler dans ce sens en aidant les plus faibles dans la pêche (pêche artisanale) avec l’acquisition des moteurs neufs subventionnés », a-t-il soutenu. Oumar Guèye souligne que la taille minimale de capture de la sardinelle est passé de 12 à 18 centimètres et de 20 à 40 centimètres pour le mérou « pour permettre aux espèces de se reproduire avant la capture». Le ministre a salué l’intérêt des partenaires pour le développement durable du secteur de la pêche ainsi que leur adhésion aux stratégies définies par le Sénégal. La présentation des réalisations du programme « Go Wamer » traduit, selon lui, l’importance de la pêche artisanale en termes de flotte et de captures.

Mamadou GUEYE et Souleymane Diam SY

Après 5 années d’activités, le projet a enregistré de bons résultats et a permis de nombreuses avancées en matière de gouvernance et des ressources marines avec notamment la surveillance sous régionale contre la pêche Inn avec cinq opérations à l’échelle Wamer, la mise en place d’un Indice de gouvernance des ressources marines et côtières. Au Sénégal, « Go-Wamer » a mis en œuvre plusieurs activités notamment la mise à disposition des caisses isothermes pour les régions de Kaffrine, Linguère et Tambacounda pour la conservation des produits halieutiques, la vulgarisation de la lettre de politique sectorielle du ministère, entre autres.

L’ambassadeur de l’Ue au Sénégal, Joaquin Gonzalez-Ducay, a déclaré que le programme « Go-Wamer » est un « exemple concret du rôle que peut jouer l’Ue pour faciliter la coopération entre les États côtiers, les organisations régionales, les acteurs du développement et les agences techniques afin de lutter contre la pêche Inn et permettre une gestion durable des ressources halieutiques au bénéfice des populations et des États côtiers ». Le programme, a-t-il rappelé, a mis des actions qui visent « à renforcer la gouvernance des ressources marines notamment le renforcement de la coopération et de l’intégration régionale et sous régionale, l’appui à la gestion des aires marines protégées, etc. « L’adoption des bonnes pratiques en matière d’utilisation durable des ressources marines et côtières est un devoir moral envers nos enfants », a estimé Joaquin Gonzalez-Ducay.

Pour cela, une collaboration étroite et une harmonisation des législations des pays de la région est indispensable. Heureusement, la Commission sous régionale de pêche y travaille. Il faut également encourager la cogestion, la gestion participative qui permettrait une prise de conscience des populations que la ressource n’est pas inépuisable.

L’écorégion Wamer regroupe la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie, la Guinée-Bissau, la Guinée, le Cap-Vert et la République de Guinée. Le programme qui a démarré en 2012 est financé par l’Ue pour plus de 6 milliards de FCfa, et le Pnud, à hauteur de 350 millions de FCfa, soit un budget total de près de 7 milliards de FCfa (10,5 millions d’euros).

Mamadou GUEYE et Souleymane Diam SY

En signant mardi, une convention de partenariat avec Impaxis capital, le Bureau de mise à niveau explore d’autres mécanismes pour faire des entreprises qu’il accompagne des « championnes nationales » et les appuie à faire face à la concurrence internationale.

Le diagnostic est amer. Bon nombre d’entreprises, notamment les Pme, réalisent difficilement leur plan de mise à niveau. Le directeur général du Bureau de mise à niveau (Bmn), Ibrahima Diouf, souligne que le financement fait souvent défaut alors que, précise-t-il, ces entreprises ont besoin d’être accompagnées par des instruments financiers et de soutien spécialisés « pour assurer, de manière pérenne, leurs équilibres financiers et de mener, à terme, leur plan de mise à niveau ».

Pour mieux prendre compte ce volet, le Bureau de mise à niveau (Bmn) a signé, mardi, une convention de partenariat avec Impaxis capital. Cet accord vise à faire des entreprises sélectionnées des « championnes nationales » en leur permettant de faire face à la concurrence internationale. Ce partenariat permettra aux entreprises sénégalaises en général et aux Pme en particulier « de bénéficier à la fois de l’accompagnement du Bureau de mise à niveau et des services et conseils de Impaxis capital ». Concrètement, cette collaboration avec Impaxis capital permettra aux entreprises accompagnées par le Bmn, de trouver les financements nécessaires pour leur plan d’investissement grâce à des interventions spécifiques de la part d’Impaxis capital. « Notre objectif, c’est de faire en sorte que la compétitivité des entreprises se renforce, que celles-ci aient les moyens primaires, techniques et organisationnels pour faire face, sur son propre marché, à la concurrence internationale ou pour aller conquérir de nouveaux marchés », a explique M. Diouf. Une fois ce travail fait, Impaxis capital prend le relais et se charge de la croissance, des stratégies et de la structuration.

Le président directeur général d’Impaxis capital, Momar Ndour, salue ce partenariat qui, dit-il, vise à apporter un savoir-faire aux Pme. « Jusqu’à présent, nous étions intervenus pour de grandes entreprises mais nous pensons que la Pme est au cœur du développement de nos pays. Il est important de travailler avec celle-ci parce que la vraie croissance, celle qui va permettre aux populations de sortir de la pauvreté, va provenir des Pme », a-t-il affirmé. M. Ndour estime que chaque Pme a un diagnostic et une solution appropriée. Celle-ci peut-être locale avec l’épargne des Sénégalais intéressés à investir dans des entreprises performantes, selon le président directeur général d’Impaxis capital. « Nous sommes convaincus que les banques, dans nos pays, peuvent financer des projets à condition qu’ils soient bien présentés avec tout l’écosystème qui permet à l’entreprise d’être performante », a-t-il ajouté. Momar Ndour estime qu’il n’existe pas une solution à administrer à toutes les entreprises et qu’il faut diagnostiquer au plus près chacune, connaître ses problèmes de fonds propres, d’endettement, de mécanismes d’investissement, la qualité de son marché. Le programme de mise à niveau des entreprises permet aux entreprises bénéficiaires de moderniser leur outil de production.

Souleymane Diam SY

Rencontré en marge du forum organisé par la Fondation Tony Elumelu, l’économiste et ancien Premier ministre béninois qui s’est engagé dans la promotion du renouveau de l’économie africaine, magnifie le modèle de partenariat public-privé institué par le Sénégal. Il en a profité pour rendre un hommage au chef de l’État, Macky Sall qui, dans un discours télévisé, a décidé de soutenir les efforts du Pdg de la banque panafricaine Uba, Tony Elumelu, initiateur de cette rencontre.

Le Nigéria a abrité la «fête» de l’entreprenariat africain à travers un forum qui a réuni plus d’un millier de participants. Quelle est votre appréciation ?
Le président de la République du Sénégal, Macky Sall, a délivré un message télévisé important pour magnifier les actions de Tony Elumelu qui est un vrai exemple en Afrique. Aucun mécène, aucun sponsor, aucun philanthrope n’a jamais donné 100 millions de dollars pour la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes. Ce programme qui s’étale sur dix ans aurait déjà créé, sur trois ans, pas moins de 150.000 emplois en soutenant 3.000 entrepreneurs qui ont créé chacun, en moyenne, 50 emplois. Il y a de fortes chances de dépasser le million d’emplois d’ici à dix ans. Personne n’a jamais posé un acte dans ce sens. Des lauréats sont venus de 54 pays africains. Toute l’Afrique est concernée par ce programme. Une initiative salutaire surtout qu’on a besoin d’une économie intégrée mais également de reconnaître les talents. Le secteur privé doit être soutenu. La rencontre nous a permis d’engager des discussions intéressantes avec les gouverneurs d’État. Nous avons eu droit à un discours plein d’inspiration du vice-président du Nigéria. C’est un plaisir de remarquer que les pouvoirs publics reconnaissent les talents des jeunes créateurs, chefs d’entreprise.

Cette fête traduit cette réconciliation entre les pouvoirs publics et le secteur privé. Le Sénégal est un bon exemple des projets publics-privés. Le Nigéria montre aussi l’exemple. Ce n’est pas un moment de fête ordinaire, c’est un moment unique, c’est un tournant. On reconnaît qu’il faut financer les Pme et qu’on peut le faire.

On peut espérer d’une Afrique capable de prendre en main son destin ?
Tout à fait, car les ruptures seront portées par la jeune génération. Les projets présentés dans la salle visent, entre autres, à améliorer notre agriculture et notre chaine alimentaire. C’est un important levier pour réduire la pauvreté. Des projets liés au numérique vont améliorer notre productivité ; permettre d’éduquer une masse considérable d’enfants. Ces projets innovants vont contribuer au développement de l’Afrique et au relèvement du niveau de vie. Il faut développer, en permanence, le niveau de compétences et connaissances des jeunes mais aussi les accompagner. Nous devons apporter aux nouvelles générations des connaissances modernes par des moyens modernes. Pour atteindre les objectifs de développement, nos États ont besoin, selon des panélistes, de s’appuyer sur le secteur privé.

Sur quel levier appuyer pour permettre au secteur privé de décoller ?
D’abord, il faut prendre conscience que nous avons les talents et que ceux-ci ne reçoivent pas le soutien mérité. Il faut ensuite reconnaître que la structure de l’aide financière en Afrique étant ce qu’elle est, une Pme ne peut pas se financer. Il faut que cette génération réclame des moyens de financement, c’est un instrument pour donner de la confiance. Si l’on booste leur confiance en les accompagnant financièrement, ils pourront émerger.

Propos recueillis par Matel BOCOUM

Le comité national de lutte et de contrôle des mouches de fruits a terminé, hier, à Saly, son atelier bilan de la campagne mangue. Au cours de la rencontre, il a été reconnu que la mouche est encore présente et influe sur la qualité des mangues. Il a aussi été déploré les obstacles liés à la couverture des 25.000 hectares de verger de mangue. Selon le Directeur de la protection des végétaux, la rencontre avait pour objectif de faire le point des réalisations dans la surveillance, la lutte, le renforcement des capacités et recherche, de la campagne export des mangues. L’atelier a aussi été l’occasion, a indiqué Dr Emile Victor Coly, de discuter des contraintes, des solutions et des recommandations, pour améliorer le niveau de succès de l’exécution du plan d’actions 2017-2018.

Abordant le volet obstacles, El Hadj Omar Dieng, Secrétaire exécutif du projet régional de lutte contre la mouche des fruits, a affirmé que le Sénégal qui a un potentiel de 25.000 hectares, peine à les valoriser. Il évalue à 100 millions de FCfa, le montant nécessaire pour traiter les 2.500 hectares et des milliards pour la valorisation des 25.000 hectares alors que le projet régional de lutte contre la mouche des fruits ne dispose que de 300 millions de FCfa.

Concernant le volet exportation, M. Niang indique que 16000 tonnes de mangues ont été exportées sur un potentiel de 60.000 tonnes. A ses yeux, des efforts restent à faire pour améliorer la qualité et éliminer la mouche.

Amath Sigui NDIAYE

Le Fonds de financement britannique Cdc Group est en train d’explorer plus d’opportunités d’investissement en Afrique francophone. 60% des 2.600 milliards de FCfa reçus du gouvernement britannique seront investis en Afrique notamment au Sénégal et en Côte d’Ivoire ; deux pays considérés comme prioritaires.

L’équipe dirigeante de Cdc Group, le fonds de financement du développement (Ifd) du Royaume-Uni est au Sénégal pour explorer des opportunités d’investissement. Hier, face à la presse, Mark Pay, membre du Comité Directeur de Cdc Group a déclaré que son groupe compte doubler le volume de ses investissements notamment la part allouée à l’Afrique subsaharienne après avoir reçu du gouvernement britannique 2.600 milliards de FCfa –soit 60 % de ce montant-. Il a expliqué que la visite de l’équipe dirigeante de Cdc Group au Sénégal s’inscrit dans cette volonté d’accélérer leurs investissements en Afrique de l’Ouest francophone en général, au Sénégal et en Côte d’Ivoire en particulier, notamment dans les secteurs de l’agriculture, des industries, des infrastructures, de l’extraction minière, de la santé et de l’éducation».

Le choix du Sénégal et de la Côte d’Ivoire s’explique par fait que ces deux pays sont les moteurs de la croissance en Afrique francophone. M. Pay confie que leur groupe est prêt à accompagner des entreprises du secteur privé et les secteurs identifiés comme prioritaires dans le Plan Sénégal émergent (Pse). «Nous finançons plus de 650 sociétés du secteur privé africain. Cependant, nous reconnaissons que nous n’avons pas assez fait pour l’Afrique de l’ouest. C’est pourquoi, nous sommes là pour explorer des opportunités d’investissement pour accompagner le développement en Afrique occidentale», a-t-il affirmé. Mark Pay indique que le bâtiment sera le premier secteur qu’il compte explorer au Sénégal pour financer la construction d’hôtels et d’autres édifices. L’agriculture et l’agrobusiness, le secteur énergétique intéresse également Cdc Group. Idem pour la Côte d’Ivoire où le groupe est membre de la société Globelq qui possède la centrale d’Azito fournissant le tiers de l’électricité de ce pays.

Les investissements en Afrique de l’Ouest francophone de Cdc Group s’élèvent à 300 millions de dollars environ 150 milliards de FCfa (11% du portefeuille africain). «Nous pensons pouvoir augmenter considérablement notre niveau d’investissement et nous entendons établir des partenariats à long terme pour le bénéfice de la région. Cet engagement se traduit également à travers notre équipe d’investissement composée à plus de 20 % de membres francophones», ont affirmé les responsables de Cdc Group.

En 2014, Cdc Group avait annoncé sa participation à hauteur de 18,4 millions de dollars dans une nouvelle émission préférentielle dans l’Atlantic Coast Regional Fund (Acrf), un fonds généraliste sénégalais qui investit principalement en Afrique francophone, portant sa participation totale dans le fonds à 33,4 millions de dollars.

Oumar KANDE

Depuis janvier dernier, la compagnie pétrolière British Petroleum (Bp) a commencé à travailler au Sénégal aux côtés du junior Kosmos pour l’exploitation des gisements de gaz découverts aux larges des eaux sénégalaises. Dans cet entretien, sa Directrice pour la Mauritanie et le Sénégal, Emma Delaney rassure. Sa compagnie s’engage à exploiter ces ressources en toute sécurité et de manière responsable d’un point de vue environnemental et social.

En avril dernier, vous avez annoncé que la première production de gaz au Sénégal est prévue pour 2021. Ce délai est-il toujours d’actualité ? Et où en êtes-vous avec les opérations?
C’est un immense honneur pour BP de développer notre activité au Sénégal et de contribuer à un avenir énergétique prometteur pour le pays. Le champ de gaz de Tortue, qui contient une quantité de gaz récupérable estimée à 15 billions de pieds cubes, est situé à la frontière maritime entre la Mauritanie et le Sénégal. Ce champ contient des ressources en gaz considérables, d’une ampleur qui, selon nous, a le potentiel de transformer la région environnante de Tortue en un véritable bassin pétrolier et gazier de classe mondiale. Nous avons réalisé d’importantes études techniques pour développer ce champ en une installation de gaz naturel liquéfié flottante. Celle-ci permettra de fournir du gaz domestique au Sénégal, d’exporter du gaz naturel liquéfié sur les marchés internationaux. Cela signifie un volume important de revenus et d’énergie domestique à partir de 2021, date actuellement prévue pour le démarrage de la première phase du projet. BP s’engage à exploiter ces ressources en toute sécurité et de manière responsable d’un point de vue environnemental et social. BP s’emploie également à développer les ressources humaines par le biais de l’investissement dans les entreprises, les communautés, les compétences et les capacités à l’échelle locale.

BP s’est engagé à aider le Sénégal à développer ses ressources de manière durable. Concrètement comment cela se traduira-t-il ?
Notre engagement est de mener nos activités dans le respect de l’éthique et d’encourager la création d’un environnement commercial propice pour que le Sénégal puisse profiter de ses ressources. Il est important que les citoyens, les sociétés privées telles que BP et le gouvernement collaborent pour assurer une bonne gestion des ressources pétrolières et gazières. C’est ce que nous avons fait par le passé avec nos pays partenaires à travers le monde. Une bonne activité passe par une bonne gouvernance surtout dans un secteur où nos opérations s’étalent sur le long terme, souvent sur plusieurs générations. En tant que membre fondateur de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries extractives (Itie), BP est prête à soutenir les efforts de gouvernance au Sénégal. La session sur le thème : « Gouvernance des ressources pétro-gazières : leçons du passé » en est un exemple. Nous avons réuni deux des plus grands experts dans le domaine des économies riches en ressources naturelles: Monsieur Paul Collier, professeur d’économie et de politiques publiques à l’Université d’Oxford et Monsieur Anthony Venables, professeur au Centre Oxford d’analyses des économies riches en ressources, connu également sous le nom d’Oxcarre. Ils sont rejoints par Spencer Dale, l’économiste en chef également renommé du groupe BP, dans le cadre de cet atelier destiné à permettre une meilleure compréhension de la théorie politique et économique autour de la gestion des ressources pétrolières et gazières.

Il semblerait que les gisements de gaz découverts au large du Sénégal sont de classe mondiale. Peut-on espérer d’autres découvertes ?
Ce bassin contient des ressources en gaz considérables, d’une ampleur qui, selon nous, a le potentiel de transformer la région environnante de Tortue en un véritable bassin pétrolier et gazier de classe mondiale. Avec notre partenaire Kosmos Energy, nous avons débuté un vaste programme d’exploration à l’intérieur du bassin. Nous planifions de forer 4 puits en 2017 ; le premier puits, Yakaar-1, ayant déjà été annoncé en mai 2017 comme étant une découverte de gaz majeure.

Avec l’exploitation de ces ressources, quel impact économique peut-on attendre pour le Sénégal ?
Le projet Tortue va générer, tout au long de son existence, d’importants revenus pour le Sénégal et la Mauritanie, en plus des emplois qui seront créés dans des domaines tels que la construction, la restauration, le transport, l’hébergement, etc. Nous espérons que les revenus du gaz soutiendront le développement et la diversification de l’économie sénégalaise. En outre, il y a des avantages tels que l’augmentation de l’approvisionnement en gaz domestique qui soutiendra l’approvisionnement en électricité. Cela représente une croissance significative du Pib à ajouter au bilan déjà impressionnant du Sénégal, avec des avantages associés. Nous avons été impressionnés par l’approche diversifiée du Plan Sénégal émergent qui identifie les secteurs de l’économie où le Sénégal peut créer au mieux des emplois et de la compétitivité. Nous espérons que les revenus du gaz soutiendront la mise en œuvre future de ce plan.

Le développement du pétrole et du gaz a nécessairement des impacts environnementaux. Quelle est la politique de BP dans ce domaine ?
Nous nous engageons à exploiter les ressources en hydrocarbures du Sénégal en toute sécurité et de manière responsable d’un point de vue environnemental et social. Dans le développement du projet Tortue, nous travaillons en étroite collaboration avec les communautés riveraines et parties prenantes pour comprendre et atténuer toute inquiétude ou impact lié à nos activités. Cela fait partie du processus rigoureux d’évaluation des impacts environnementaux et sociaux (Esia) que nous menons pour ce projet. BP s’engage à transformer, de manière positive, les régions avoisinant nos opérations.

Entretien réalisé par Elhadji Ibrahima THIAM

Dans la région de Saint-Louis, les prévisions d’emblavure sont, à ce jour, pour la campagne 2017-2018 de 40.000 hectares sur un total de 43.577 hectares (riz et autres spéculations), soit 91,79% pour le riz. La campagne agricole se déroule dans de bonnes conditions dans le delta et la vallée du fleuve Sénégal.

La campagne hivernale de production agricole se déroule dans de bonnes conditions dans le delta et la vallée du fleuve Sénégal. Pour les cultures irriguées, le Directeur régional du développement rural (Drdr), Hamadou Baldé, a révélé que la Cncas avait reçu 646 demandes de crédit de la région de Saint louis, correspondant à 16.628 hectares et 6,188 milliards de FCfa et a autorisé, à la date du 23 septembre 2017, un programme de financement de 561 demandes correspondant à 13.498 hectares et 4, 530 milliards de FCfa pour l’hivernage 2017-2018.

A la date du 6 octobre 2017, les services de la Direction régionale du développement rural (Drdr) ont noté un développement végétatif satisfaisant des cultures. La première vague de mil (semis de la 3ème décade de juin 2017) est en maturation et en phase de début de récolte. La deuxième vague (semis de la 3ème décade de juillet 2017) est en grenaison (formation de graines). Si l’arachide est en maturation avec des échappés en bon état, le riz, semé depuis le 1er juillet 2017, est au stade tallage, d’élongation des tiges, de traitement à l’herbicide. Le niébé est en maturation-fructification et en début de récolte, le maïs, en montaison et le béref en ramification-fructification.

Évoquant la pluviométrie, le Directeur régional du développement rural (Drdr) Hamadou Baldé, a souligné qu’à la date du 6 octobre 2017, le nombre de jour de pluie pour les postes officiels de la région de Saint louis varie entre 7 à Fanaye et 17 à Bango (Saint louis). Dans la semaine du 29 septembre au 6 octobre 2017, une journée (le 4 octobre dernier) peu pluvieuse a été enregistrée dans le département de Saint-Louis, tandis que les départements de Podor et Dagana sont sans eau depuis le 24 septembre. A ce jour, les quantités d’eau cumulées de la région de Saint louis sont comprises entre 112 mm en 13 jours dans la commune de Podor et 231 mm en 11 jours dans la commune de Richard Toll. Par rapport à l’an dernier à la même date, la situation pluviométrique est déficitaire dans toutes les communes de la région sauf celle de Richard Toll qui est excédentaire de 30,6 mm.

Concernant la riziculture, pour la campagne hivernale dans la région de Saint-Louis, les prévisions d’emblavure sont, à ce jour, de 40.000 hectares sur un total de 43.577 hectares (riz et autres spéculations), soit 91,79% pour le riz, a indiqué M. Baldé. Les superficies façonnées à ce jour sont de 21.922 hectares. Les semis-repiquages sont de 21.871 hectares dont 21.331 hectares pour le riz ; soit un taux de réalisation de 50,18% des prévisions d’emblavure toutes spéculations confondues et de 53,32 % des prévisions pour le riz. Le Directeur régional du développement rural a formulé quelques recommandations. Elles tournent essentiellement autour de la création d’un point de collecte (secco) dans le département de Saint-Louis pour la commercialisation de l’arachide, la mise en place de produits poudre pour la protection des meules, l’urgence et la nécessité de renforcer les moyens dont disposent actuellement les services de la Direction régionale du développement rural, le renforcement du suivi rapproché de la situation alimentaire et nutritionnelle dans la région. Il a suggéré également d’envisager des solutions d’adaptation au déficit pluviométrique observé et de prévoir une assistance aux ménages vulnérables. Il faudra également poursuivre la mise en place de l’opération sauvegarde du bétail. La valorisation des ressources des zones à pluviométrie faible et la création de jardins potagers maraîchers dans les villages disposant de point d’eau (forage) figurent en bonne place dans ces recommandations.

Mbagnick Kharachi Diagne

L’ÉQUATION DE LA PRESSION AVIAIRE
Dans le delta et la vallée du fleuve Sénégal, les cultures ont été durement éprouvées par une pluviométrie mal répartie dans le temps et dans l’espace. Les oiseaux granivores, selon M. Baldé, se sont attaqués sévèrement au mil dans la zone de Mbolo Birane (dernière localité du département de Podor en allant vers Matam) où des champs de mil en entier ont été dévastés à Saré Maowndé. Dans les zones rizicoles, a-t-il poursuivi, le riz est au stade semis à maturation et des oiseaux granivores commencent à inquiéter les producteurs de Dagana où un site de nidification est découvert au dortoir de Kassack-Nord. Des rongeurs ont commencé à sévir dans les zones de Kassack-Nord, Mboundoum et Diawar alors que la lutte ne concerne pour le moment que les oiseaux granivores dans le département de Dagana. 45 litres de fenthion ont été pulvérisés à Kassack-Nord et Toucouleur Djidièry en 5 interventions. A Kassack-Nord, le vent a empêché les équipes de la Direction de la protection des végétaux de traiter régulièrement le site de nidification. Après les premières interventions, les adultes ont déménagé laissant les oisillons à leur sort.

Pour M. Baldé, le riz arrivé au stade sensible est attaqué par les oiseaux, ce qui a justifié les interventions sur les sites de Toucouleur Djidièry et Kassack-Nord.

Pour les prochaines semaines, avec l’herbe desséchant, une vigilance accrue est demandée aux producteurs, pour éviter toute surprise provenant d’attaques des piqueur-suceurs (Nezara viridula). Pour cela, une surveillance quotidienne des rizières, dès les premières heures de la matinée et tard le soir, ainsi que la préparation de pesticide et de pulvérisateur sont recommandées.

Mb. K. DIAGNE

Le Comité national interprofessionnel de l’arachide (Cnia) va se réunir aujourd’hui pour proposer au gouvernement un prix au producteur, a indiqué, hier, le ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural, Papa Abdoulaye Seck. Le ministre a insisté sur le fait que le prix proposé par le Cnia doit «tenir compte du fait que la production mondiale d’arachide va augmenter cette année et que les cours mondiaux sont bas ». « Nous voulons tous un prix juste, c’est-à-dire un prix rémunérateur pour les acteurs, supportable par le budget des consommateurs et par ceux qui sont censés triturer la graine pour que nous puissions avoir de l’huile. Nous sommes d’accord sur ces grands points de réussite d’une campagne de commercialisation », a déclaré Papa Abdoulaye Seck.

Cependant, le porte-parole du Comité de suivi de la commercialisation arachidière, Aliou Dia invite l’État à encourager le Cnia à fixer « un prix permettant aux uns et aux autres de se retrouver ».

« Il faudra qu’on tienne compte qu’il y a une baisse sur le plan international et une augmentation de la production. Si l’on ne tient pas compte de ces données on risque de fixer une barre qui ne permettra ni aux huiliers ni aux paysans de se retrouver dans ce prix », avertit Aliou Dia.

A. Ng. NDIAYE

Pour une bonne commercialisation de l’arachide, le porte-parole du Comité de suivi de la campagne, Aliou Dia propose à l’État de fixer le démarrage de la campagne avant le 1er décembre 2017.

D’après le leader de « Forces paysannes », démarrer la commercialisation de l’arachide dès ce mois de novembre permettra d’éviter le bradage de l’arachide. Toutefois, Aliou Dia salue les dispositions prises par l’État en payant 85% des dettes et en s’engageant à payer le reste de toutes les dettes dues aux opérateurs et aux huiliers avant le démarrage de la campagne. « Les huiliers attendaient près de 5,4 milliards de FCfa ; l’État a pris les engagements de les résorber », a indiqué Aliou Dia. Il a annoncé que le Premier ministre va présider, le 24 octobre prochain, un conseil interministériel sur la commercialisation de l’arachide.

A. Ng. NDIAYE

Que ce soit pour l’arachide ou les autres spéculations agricoles, la production agricole, de cette année, est supérieure à celle de l’année dernière, a déclaré, hier, le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, Papa Abdoulaye Seck à l’issue d’une rencontre avec le Comité de suivi de la commercialisation arachidière.

La Campagne de commercialisation arachidière se prépare. Le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, Papa Abdoulaye Seck, a réuni, hier, au siège de son ministère, le Comité de suivi de la commercialisation arachidière qui regroupe les associations de producteurs, les exportateurs et les démembrements de l’État. Autour d’une même table, l’ensemble des intervenants de la filière arachide ont réfléchi sur les mécanismes à mettre en place pour une bonne réussite de la campagne de commercialisation arachidière 2017-2018. A l’issue de cette rencontre tenue à huis-clos, Papa Abdoulaye Seck a déclaré que l’ensemble des acteurs a noté que cette année, « on a une bonne production agricole de manière générale et une bonne production arachidière de manière particulière ». Le ministre ajoute que des dispositions ont été prises pour avoir une bonne production agricole. Parmi celles-ci, il a listé la sécurisation d’au moins 92 % des semis, l’augmentation des superficies, la disponibilité à temps des engrais.

Ainsi, que ce soit pour l’arachide ou les autres spéculations agricoles, le ministre renseigne que « les acteurs sont unanimes que la production de cette année est supérieure à celle de la campagne écoulée ». Les propos du ministre de l’Agriculture sont confirmés par le porte-parole du Comité de suivi de la commercialisation arachidière, Aliou Dia. Il informe que le Sénégal a réalisé, globalement, un bon hivernage. Il dit s’attendre à une production record concernant la filière arachidière. « Cela est possible parce que nous avons eu 4 vagues de semis et les trois premières vagues ont permis d’avoir un bon hivernage. Cependant, pour la dernière vague, à Matam et Bakel, on a eu des déficits. Mais cela n’a pas un impact important sur la situation alimentaire de ces départements », ajoute le leader de Forces paysannes.

Si le Sénégal a réalisé un bon hivernage, se réjouit Aliou Dia, c’est grâce aux bonnes dispositions prises par l’État. « Nous avons tous félicité les opérateurs qui ont servi des semences de qualité à temps permettant aux paysans de faire des emblavures extraordinaires cette année », dit-il. Toutefois, le ministre souligne « l’équation de taille », une bonne valorisation de cette production pour éviter ce que d’aucuns appellent l’effet du King à savoir de bonnes productions qui entraînent des recettes médiocres ? »

Aliou Ngamby NDIAYE

ARACHIDE : DÉMARRAGE SOUHAITÉE DE LA CAMPAGNE DE COMMERCIALISATION DÈS NOVEMBRE
Arachide 10Pour une bonne commercialisation de l’arachide, le porte-parole du Comité de suivi de la campagne, Aliou Dia propose à l’État de fixer le démarrage de la campagne avant le 1er décembre 2017. D’après le leader de « Forces paysannes », démarrer la commercialisation de l’arachide dès ce mois de novembre permettra d’éviter le bradage de l’arachide.

Toutefois, Aliou Dia salue les dispositions prises par l’État en payant 85% des dettes et en s’engageant à payer le reste de toutes les dettes dues aux opérateurs et aux huiliers avant le démarrage de la campagne. « Les huiliers attendaient près de 5,4 milliards de FCfa ; l’État a pris les engagements de les résorber », a indiqué Aliou Dia. Il a annoncé que le Premier ministre va présider, le 24 octobre prochain, un conseil interministériel sur la commercialisation de l’arachide.

A. Ng. NDIAYE

PRIX DU KILOGRAMME DE L’ARACHIDE : LE CNIA FAIT SA PROPOSITION AU GOUVERNEMENT AUJOURD’HUI
Le Comité national interprofessionnel de l’arachide (Cnia) va se réunir aujourd’hui pour proposer au gouvernement un prix au producteur, a indiqué, hier, le ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural, Papa Abdoulaye Seck. Le ministre a insisté sur le fait que le prix proposé par le Cnia doit «tenir compte du fait que la production mondiale d’arachide va augmenter cette année et que les cours mondiaux sont bas ». « Nous voulons tous un prix juste, c’est-à-dire un prix rémunérateur pour les acteurs, supportable par le budget des consommateurs et par ceux qui sont censés triturer la graine pour que nous puissions avoir de l’huile. Nous sommes d’accord sur ces grands points de réussite d’une campagne de commercialisation », a déclaré Papa Abdoulaye Seck.

Cependant, le porte-parole du Comité de suivi de la commercialisation arachidière, Aliou Dia invite l’État à encourager le Cnia à fixer « un prix permettant aux uns et aux autres de se retrouver ». « Il faudra qu’on tienne compte qu’il y a une baisse sur le plan international et une augmentation de la production. Si l’on ne tient pas compte de ces données on risque de fixer une barre qui ne permettra ni aux huiliers ni aux paysans de se retrouver dans ce prix », avertit Aliou Dia.

A. Ng. NDIAYE

Les revenus générés par le secteur extractif se chiffrent à 118,1 milliards de FCfa en 2015. 92% proviennent du secteur minier (108,2 milliards de FCfa) et 8% du secteur des hydrocarbures (9,9, milliards de FCfa).

Le Comité national Itie a publié, hier, son rapport de conciliation au titre de l’année fiscale 2015. Il ressort de ce document de rapprochement des paiements déclarés versés à l’État par les entreprises minières, pétrolières et gazières enregistrées au Sénégal et des paiements déclarés reçus par l’État de ces entreprises que les revenus générés par le secteur extractif totalisent un montant de 118,1 milliards de FCfa en 2015. Le secteur minier est le premier contributeur aux revenus extractifs affectés au budget de l’État avec un total de 108,2 milliards de FCfa, soit 92% des recettes budgétaires provenant du secteur extractif. Ce montant (108,2 milliards FCfa) inclut le paiement exceptionnel de la société Arcelor Mittal d’un montant de 28,2 milliards de FCfa versé en 2015, souligne le rapport.

Si l’on enlève le paiement exceptionnel d’Arcelor Mittal, les revenus générés par le secteur minier se chiffrent à 80 milliards de FCfa, soit une augmentation de 24,3 milliards. « Cette hausse est due à l’augmentation de la production de la cimenterie Dangote et de Grande côte Operations qui exploite le zircon à Diogo combinée à un recouvrement plus important des paiements au titre de la redevance minière et des taxes d’extraction de plusieurs entreprises minières », relève le document. Dans le top 5 des sociétés minières qui ont contribué le plus en 2015 au budget de l’État, on retrouve Arcelor Mittal avec 29%, Sococim avec 17 %, Grand Côte opération avec 12%, Dangote avec 9%, les Ciments du Sahel avec 7%. En 2015, les revenus dans le secteur minier sont alimentés à hauteur de 37% par les paiements exceptionnels d’Arcelor Mittal, le reste est constitué des redevances minières (13 %), des taxes sur la valeur ajoutée reversée (25%), des retenues à la source sur salaires (13%), des droits de douanes, de la Tva douanière et taxes assimilées (12%).

Quant aux revenus générés par le secteur des hydrocarbures, ils sont estimés à 9,9 milliards de FCfa en 2015 contre 11,8 milliards de FCfa en 2014. Cette situation s’explique, selon le rapport, « par la baisse du volume de production de gaz par la société Fortesa qui a produit 35 163 N770 Nm3 de gaz en 2014 contre 22 675 044 Nm3 de gaz en 2015 ». Dans ce secteur, l’essentiel des revenus a été généré par Capricorn à hauteur de 78 %, suivent Fortesa avec 8%, Petrosen avec 7%. Les revenus générés dans ce secteur proviennent à 67 % des retenues à la source sur bénéfice non commercial, 12% de l’appui à la formation et appui à la promotion de la recherche et de l’exploitation, 11% de droits de douane, Tva et taxes assimilées, 6% des revenus issus de la commercialisation de la part de production de Petrosen et 4 % des retenues à la source sur salaires.

102,5 milliards de FCfa versés dans le budget
Sur les 118 milliards de FCfa de revenus tirés du secteur extractif, 102,5 milliards de FCfa sont versés dans le budget de l’État, soit 86,8 % des revenus. Le reste, à savoir 15,6 milliards de Fcfa, est réparti entre les fonds alloués à l’Uemoa et à la Cedeao, le compte d’exploitation de la société nationale Petrosen, les fonds propres des organismes collecteurs et des caisses de sécurité sociale et les dépenses sociales.

Le Sénégal a déjà publié deux rapports couvrant les années 2013 et 2014 et a entamé sa première validation le 1er juillet 2017. Le présent rapport qui couvre la période allant du 1er janvier au 31 décembre 2015 constitue le troisième rapport Itie du Sénégal depuis son adhésion cette initiative en 2013.

Le rapport Itie 2015 a la particularité d’avoir enregistré un taux de participation et de certification de 100%. Ce qui veut dire que les données traitées sont fiables et exhaustives. Les entreprises dont le total des paiements est supérieur à 200 millions de FCfa ainsi que les sociétés impliquées dans des transactions de troc ou dans des cessions de titres miniers ont été retenues pour soumettre une déclaration. On compte 17 entreprises en production ou en exploration inscrites au cadastre minier en 2015, 8 entreprises en production ou en exploration inscrites au répertoire pétrolier en 2015, 9 entités publiques et 1 entreprise de l’État pour la déclaration des recettes perçues des sociétés extractives.

Elhadji Ibrahima THIAM

L’émotion, l’enthousiasme ont été au rendez-vous lors de la 3e édition du Forum de l’entrepreneuriat organisé par la Fondation Tony Elumelu, présentée comme l’une des plus importantes organisations philanthropiques d’Afrique, qui s’est tenu du 13 au 14 octobre à Lagos. 1.000 jeunes entrepreneurs africains qui ont obtenu chacun un financement de 1.000 dollars, ont été galvanisés par les discours des leaders influents présents à la rencontre.

Lagos, présentée comme la capitale de l’entrepreneuriat, a vibré au rythme de l’excellence africaine, du 13 au 14 octobre derniers. 1.300 participants issus de divers horizons ont assisté à cette rencontre qui célèbre l’innovation dans plusieurs domaines tels l’agriculture, la technologie, la santé, la mode et l’énergie. Des jeunes africains ont exprimé leur volonté de contribuer au décollage économique du continent. Ils ont aussi manifesté cette envie de vaincre et de transcender les obstacles pour réussir en s’inspirant des modèles à succès.
Le forum qui a été un moment de partage d’expériences a servi de cadre pour créer des opportunités de réseautage. Des exemples de réussite africains tels que le patron du Groupe Dangote, El Hadji Aliko Dangote sont revenus sur leurs parcours pour aider les jeunes à détecter des opportunités et à s’entourer d’outils nécessaires pour percer.

Il a rappelé aux dirigeants africains que l’entrepreneuriat est l’un des instruments les plus puissants pour la transformation durable de l’Afrique. C’est le seul moyen, a-t –il déclaré, d’accélérer la croissance économique de l’Afrique. « Nous devons encadrer et former nos jeunes pour créer des richesses sociales et économiques », a lancé M. Dangote. Les différentes interventions ont convergé dans la même direction. Le vice-président nigérian, le professeur Yemi Osibanjo, l’ancien Premier ministre de la République du Bénin, Lionel Zinsou, le gouverneur de l’État de Katsina, Aminu Bello Masari, le gouverneur de l’État de Zamfara, Abdulaziz Abubakar Yari, le président de Honeywell Group, Oba Otudeko, ont adhéré à cette vision qui cadre avec l’afrocapitalisme.

Accorder une attention à la jeunesse africaine
Aliko Dangote s’est appuyé sur les chiffres pour encourager les dirigeants à accélérer le rythme, élaborer des stratégies efficaces en vue de résorber le taux de chômage qui grimpe et qui risque de causer un lourd préjudice au continent. Il a rappelé que le continent africain qui compte plus de 220 millions de jeunes âgés de 15 à 24 ans va enregistrer, d’ici à 2030, plus de jeunes qu’ailleurs. Il y a lieu de s’inquiéter face au chômage surtout que 60 % des jeunes de 15-24 ans sont sans emploi, a indiqué M. Dangote, soulignant que 64 millions de jeunes africains vivent au-dessus du seuil de pauvreté. « Nous avons le devoir de les éduquer, de les former et de créer des opportunités financières pour eux », a affirmé Aliko Dangote.

Le milliardaire nigérian n’a pas manqué de rappeler aux jeunes ses débuts difficiles, ses échecs, la perte en une année de 10 milliards de dollars qui n’ont jamais émoussé son envie de réussir.

«Nous avons commencé dans les années 78 par le commerce. Nous n’avons pas toujours connu du succès. Nous avons su procéder à des restructurations au moment opportun. Nous avons également su identifier le moment propice pour prendre des décisions stratégiques et faire des investissements. Nous vous assurons que nos coûts de productions les plus bas ont pu générer plus de profits. Il ne faut pas avoir peur des échecs», a-t-il lancé aux jeunes. M. Dangote ambitionne de faire de sa compagnie le plus grand exportateur de fertiliseurs en Afrique en vue de sécuriser le potentiel économique du continent mais aussi de contribuer à grande échelle à la lutte contre la pauvreté.

Ranger le passé sombre aux oubliettes
Le vice-président Nigérian, le professeur Yemi Osibanjo, a reçu une salve d’applaudissements suite à son discours qui encourage les Africains à lutter contre la tyrannie de l’histoire pour progresser et s’adapter aux évolutions technologiques. « L’histoire nous ramène souvent à un passé lourd qui handicape ses fils. Elle est marquée par des maux tels que la misère, l’esclavage, les conflits, les épidémies. Cette histoire nous pousse à être défaitistes ; ce passé sombre atténue notre foi, réduit nos perspectives de réussite ; nous avons peur d’entreprendre. Mais il faut se faire à l’idée que l’espoir et l’imagination sont plus puissants que le passé, il faut faire preuve de ténacité, de poursuivre vos rêves de façon plus focalisé pour atteindre vos objectifs. Vous incarnez l’Afrique qui marche, le futur est entre vos mains».

L’initiateur de cette rencontre, Tony Elumelu, par ailleurs président de United Bank for Africa (Uba), s’est réjoui de cette lueur d’espoir qui scintille dans le regard des jeunes entrepreneurs africains. Il n’a pas manqué de rappeler aux dirigeants africains qu’il en existe un nombre important qui sont méritants mais qui ont besoin d’un accompagnement. Il les a exhortés à repenser le modèle de développement de l’Afrique. « Le développement ne doit pas être externe. Il ne consiste pas à collecter une manne financière. Il faut une démocratisation des fonds. Il faut se rappeler que ce n’est pas l’argent que l’on dépose dans les banques qui crée notre richesse mais l’héritage que nous laissons à différentes générations», a-t-il affirmé.

Cette rencontre a été une occasion pour vanter les mérites de l’Afrocapitalisme, porté par le Pdg de Uba. Il est convaincu que « le développement de l’Afrique qui doit être dirigé par le secteur privé et axé sur l’esprit d’entreprise, aura pour fondement de jeunes innovateurs africains et leurs idées transformatrices ». Une façon, pour lui, de créer des millions d’emplois dont l’Afrique a besoin.

Pour l’ancien Premier ministre béninois, Lionel Zinsou, il faut établir des règles et chartes nécessaires pour renforcer le secteur privé qui est un concept nouveau dans plusieurs pays d’Afrique. « Des textes réglementaires existent mais les défis sont multiples. Nous devons être constants dans notre détermination pour susciter une génération d’excellence et favoriser le décollage économique du continent », a-t-il déclaré. Des intervenants ont touché du doigt des contraintes financières qui freinent un désir ardent d’entreprendre en Afrique.

De notre envoyée spéciale à Lagos (Nigéria), Matel BOCOUM

Chogaïbou Maïga, expert de l’Omvs en poste à la Société de gestion et d’exploitation du barrage de Manantali, a indiqué que le coût global du Projet énergie Manantali est de 335 millions d’euros (usine hydroélectrique, lignes et postes haute tension au Mali, en Mauritanie et Sénégal). Il a été réalisé entre 1998 et 2002 et son début d’exploitation commerciale remonte en 2002. La puissance installée est de 200 MW pour 5 groupes, un productible annuel moyen de 807 Gwh, 16 Postes haute tension, 1,700 kilomètres. Le centre de conduite (dispatching) du réseau interconnecté de Manantal figure en bonne place dans les réalisations de ce projet.

M. Maïga a cité également le complexe hydro-électrique du barrage de Félou qui a coûté 125 millions d’euros. Situé au Mali, à environ 200 km en aval du barrage de Manantali et environ 4 km du poste haute tension de Kayes-Médine (Rima), ce barrage a été construit en 2009 et mis en service en 2013. Sa puissance est de 60 MW pour une capacité de production annuelle de 320-350 GWh. La réalisation de cet ouvrage a été financée par la Bei, l’Ida et la Sogem.

A en croire M. Maïga, de 2002 à 2016, la Sogem a réalisé plusieurs projets d’électrification rurale, pour un coût total de 21 milliards de FCfa (Boad et Sogem). Un programme de grande envergure mis en œuvre à Manantali (siège du Barrage) et dans les localités environnantes, à Mahina et au Bafoulabé (Mali), à Bakel (Sénégal), Gouraye et Sélibaby (Mauritanie), dans 34 villages déplacés lors de la construction du barrage de Manantali (Mali), à Diaguili (Mauritanie) et dans 10 villages de la zone du complexe de Félou, projet en cours (Mali). Suivant décision des hautes instances (Cceg) de l’Omvs, il a été créé un fonds d’électrification rurale (financement Sogem, revenus de la vente de crédit carbone, etc.) au profit des trois pays.

Selon M. Maïga, de 2002 à 2016, le Système électrique de la Sogem, avec ses deux centrales hydroélectriques (Manantali et Félou) et l’interconnexion des réseaux électriques a contribué à l’amélioration de la qualité et de la continuité de la fourniture d’électricité au Mali (40 à 50 % des besoins en électricité), en Mauritanie (20 à 30 %) et au Sénégal (10 à 12%).

S’agissant des projets énergétiques de l’Omvs, M. Maïga a fait allusion à la Nouvelle centrale en cours de construction : Gouina au Mali, aux nouvelles centrales hydroélectriques à construire ( Koukoutamba et Boureya en République de Guinée, Gourbassi au Mali), à la remise en état, au renouvellement et au renforcement des installations du patrimoine énergie, à la réalisation de lignes de transport du plan de développement du réseau de transport (2015-2022), à la poursuite du programme d’électrification rurale de l’Omvs.

Idrissa Traoré, expert de la Senelec a fait un exposé sur la contribution de l’Omvs dans l’approvisionnement et la production d’énergie du Sénégal. Il a parlé de l’apport énergétique de Manantali qui dispose d’un productible de 867 Gwh pour 2016 dont un quota de 279,51 Gwh pour Senelec (33% du productible de Manantali hors consommation du site). Il a souligné qu’une production supplémentaire de 80, 93 Gwh sera livrée aux sociétés d’électricité dont 26,71 Gwh à Senelec.

Selon M. Traoré, la capacité de production, en 2016, de Félou est de 330, 23 Gwh. Le quota pour la Senelec était de 82,55 Gwh (soit 25% de la capacité de production de Félou hors consommation du site). L’énergie électrique livrée à la Senelec s’est élevée à 85,86 GWh au 31 décembre 2016.

Mb. Kh. DIAGNE

En étroite collaboration avec la cellule de communication de l’Omvs, le réseau des journalistes pour les activités de l’Omvs (Rejao) a organisé, samedi, à Saint-Louis, un atelier d’information sur la contribution de l’Omvs à la mise en œuvre des politiques énergétiques de ses États membres.

En présence de Mme Amayel Kâ Ndiaye, responsable de la communication de l’Omvs, de Babacar Diongue, Directeur du Centre des documentations et des archives de cette organisation, d’une quarantaine de journalistes de Saint-Louis et de Louga, le président du Rejao, Ahmeth Mouslim Diba, chef du service régional de l’Agence de presse sénégalaise (Aps) de Louga a rappelé que l’énergie constitue un secteur clé dans les politiques de développement des pays membres de l’Omvs. Ces pays développent, depuis leur indépendance, des stratégies visant à réduire leur déficit énergétique. Ils ont mis en œuvre différentes politiques à travers des programmes et projets de production d’énergie électrique notamment la construction du barrage de Manantali sur le Fleuve Sénégal.

Pour une gestion intégrée et équilibrée de ces ressources énergétiques et pour mieux gérer les ressources en eau dans le bassin du fleuve Sénégal, les pays membres de l’Omvs ont mis en place le Projet de gestion intégrée des ressources en Eau (Pgire) avec pour objectif de renforcer l’intégration des pays riverains du bassin du fleuve Sénégal par le développement des usages à buts multiples des ressources en eau et d’impulser l’amélioration des moyens d’existence des communautés.

L’Omvs compte porter son réseau interconnecté de transport et de distribution d’énergie de 1.700 à 4.000 kilomètres à l’horizon 2025. Trois autres barrages sont prévus en République de Guinée (Koukoutamba 297 MW, 181 MW et Boureya 114 MW) et deux au Mali (Gouina 140 MW et Gourbassi 18 MW). Ces différents projets permettront de générer, à moyen terme, 826 MW supplémentaires d’hydroélectricité. Avec ces réalisations et les projets en cours (Manantali 2), le réseau interconnecté de transport et de distribution d’énergie de l’Omvs sera presque triplé. La Politique énergétique commune élaborée par l’Omvs devrait contribuer à résorber le déficit énergétique de ses pays membres et permettre à l’organisation d’exporter de l’énergie dans la sous-région. Bouya Condé, Expert de l’Omvs et coordonnateur du Projet Koukoutamba a fait un exposé sur le potentiel énergétique de l’Omvs, mettant en exergue les bassins transfrontaliers. Il a cité la problématique des 263 bassins transfrontaliers fluviaux et lacustres auxquels s’ajoutent des centaines d’aquifères partagés, la « Gestion solidaire » comme élément structurant de la réinvention de la gouvernance de l’eau tout en maintenant la Gire (gestion intégrée des ressources en eau) en tant que technique d’utilisation rationnelle de la ressource, la Solidarité fonctionnelle, les principes majeurs ( le partage, l’équité, la coopération et la solidarité organisée et structurée).

Trois autres barrages prévus
Chogaïbou Maïga, expert de l’Omvs en poste à la Société de gestion et d’exploitation du barrage de Manantali a rappelé que la Sogem est chargée de l’exploitation, de l’entretien et du renouvellement des ouvrages communs et destinés à la production et au transport de l’énergie électrique. Cette structure assure les fonctions et les tâches relatives à la maîtrise d’ouvrage déléguée de l’ensemble des installations, à la maîtrise d’œuvre, la programmation des investissements, le renouvellement et les études de réalisation, la réception des installations, la participation à la recherche et la mise en place des financements, la gestion de la dette des projets, l’exploitation, la maintenance, la vente et le recouvrement des recettes d’énergie auprès des Sociétés d’électricité interconnectées des États membres par l’intermédiaire d’un opérateur indépendant. Ce barrage a coûté 311 millions d’euros. Il a été construit entre 1982 et 1988 sur le Bafing à Manantali, au Mali. C’est un ouvrage à but multiple (production énergie hydroélectrique, irrigation, navigation et écrêtement des crues).
Mbagnick Kharachi DIAGNE

LE BARRAGE DE FÉLOU AURA UNE CAPACITÉ DE PRODCUTION ANNUELLE DE 350 GWH
M. Maïga a indiqué que le coût global du Projet énergie Manantali est de 335 millions d’euros (usine hydroélectrique, lignes et postes haute tension au Mali, en Mauritanie et Sénégal). Il a été réalisé entre 1998 et 2002 et son début d’exploitation commerciale remonte en 2002. La puissance installée est de 200 MW pour 5 groupes, un productible annuel moyen de 807 Gwh, 16 Postes haute tension, 1,700 kilomètres. Le centre de conduite (dispatching) du réseau interconnecté de Manantal figure en bonne place dans les réalisations de ce projet.


M. Maïga a cité également le complexe hydro-électrique du barrage de Félou qui a coûté 125 millions d’euros. Situé au Mali, à environ 200 km en aval du barrage de Manantali et environ 4 km du poste haute tension de Kayes-Médine (Rima), ce barrage a été construit en 2009 et mis en service en 2013. Sa puissance est de 60 MW pour une capacité de production annuelle de 320-350 GWh. La réalisation de cet ouvrage a été financée par la Bei, l’Ida et la Sogem.


A en croire M. Maïga, de 2002 à 2016, la Sogem a réalisé plusieurs projets d’électrification rurale, pour un coût total de 21 milliards de FCfa (Boad et Sogem). Un programme de grande envergure mis en œuvre à Manantali (siège du Barrage) et dans les localités environnantes, à Mahina et au Bafoulabé (Mali), à Bakel (Sénégal), Gouraye et Sélibaby (Mauritanie), dans 34 villages déplacés lors de la construction du barrage de Manantali (Mali), à Diaguili (Mauritanie) et dans 10 villages de la zone du complexe de Félou, projet en cours (Mali). Suivant décision des hautes instances (Cceg) de l’Omvs, il a été créé un fonds d’électrification rurale (financement Sogem, revenus de la vente de crédit carbone, etc.) au profit des trois pays.

Selon M. Maïga, de 2002 à 2016, le Système électrique de la Sogem, avec ses deux centrales hydroélectriques (Manantali et Félou) et l’interconnexion des réseaux électriques a contribué à l’amélioration de la qualité et de la continuité de la fourniture d’électricité au Mali (40 à 50 % des besoins en électricité), en Mauritanie (20 à 30 %) et au Sénégal (10 à 12%).
S’agissant des projets énergétiques de l’Omvs, M. Maïga a fait allusion à la Nouvelle centrale en cours de construction : Gouina au Mali, aux nouvelles centrales hydroélectriques à construire ( Koukoutamba et Boureya en République de Guinée, Gourbassi au Mali), à la remise en état, au renouvellement et au renforcement des installations du patrimoine énergie, à la réalisation de lignes de transport du plan de développement du réseau de transport (2015-2022), à la poursuite du programme d’électrification rurale de l’Omvs.

Idrissa Traoré, expert de la Senelec a fait un exposé sur la contribution de l’Omvs dans l’approvisionnement et la production d’énergie du Sénégal. Il a parlé de l’apport énergétique de Manantali qui dispose d’un productible de 867 Gwh pour 2016 dont un quota de 279,51 Gwh pour Senelec (33% du productible de Manantali hors consommation du site). Il a souligné qu’une production supplémentaire de 80, 93 Gwh sera livrée aux sociétés d’électricité dont 26,71 Gwh à Senelec.

Selon M. Traoré, la capacité de production, en 2016, de Félou est de 330, 23 Gwh. Le quota pour la Senelec était de 82,55 Gwh (soit 25% de la capacité de production de Félou hors consommation du site). L’énergie électrique livrée à la Senelec s’est élevée à 85,86 GWh au 31 décembre 2016.

Mb. Kh. DIAGNE

Ce lundi, le Comité national de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie) publie son troisième rapport de conciliation portant sur l’année fiscale 2015. Ce document fait un état de rapprochement des paiements déclarés versés à l’État par les entreprises minières, pétrolières et gazières enregistrées au Sénégal et des paiements déclarés reçus par l’État de ces entreprises. Il met à la disposition des sénégalais des informations relatives, entre autres, aux procédures d’octroi des licences et des permis, aux volumes et quantité de production, aux revenus générés par le secteur extractif, à la contribution du secteur extractif à l’économie, aux dépenses sociales des entreprises extractives, au nombre d’emplois dans le secteur, etc.

Contrairement aux deux précédents rapports, celui de 2015 a la particularité d’avoir enregistré 100 % de taux de participation et de certification, selon le communiqué. « Toutes les entreprises retenues dans le périmètre des déclarations Itie ont transmis les données nécessaires à l’élaboration de ce rapport. Ces déclarations ont toutes été certifiées par un auditeur externe. Les entités publiques ont également fourni leurs formulaires remplis, lesquels ont été certifiés par la Cour des comptes », précise le communiqué. Le Comité national Itie a intégré, dans le périmètre du rapport 2015, 17 entreprises en production ou en exploration inscrites au cadastre minier en 2015, 8 entreprises en production ou en exploration inscrites au répertoire pétrolier en 2015, 9 entités publiques et 1 entreprise de l’État pour la déclaration des recettes perçues des sociétés extractives. Les entreprises dont les contributions ne sont pas significatives ont fait l’objet de déclarations unilatérales de la part des entités publiques collectrices des paiements.

Quant au rapport de l’année fiscale 2016, le Comité Itie annonce qu’il sera publié le 30 octobre prochain. Ce qui sera une première car jusque-là un seul rapport était publié par an. Le Rapport de 2016 mettra à la disposition des Sénégalais des informations plus récentes et mises à jour sur le secteur extractif.

Elhadji Ibrahima THIAM

« La coopération qu’en faire ? » est le thème d’un livre coédité par des experts français et africains dont Roland Colin, ancien directeur de cabinet du président du Conseil, Mamadou Dia, le ministre Jacques Godfrain, et notre compatriote Pape Sène, de Sciences Po. Ce livre sera dédicacé le 2 novembre prochain à la Maison des écrivains du Sénégal, au Point E, sous l’égide de l’Association dirigée par Alioune Badara Bèye.

« La coopération qu’en faire ? » est une œuvre du Comité d’action pour une nouvelle coopération française en Afrique (Cancfa). Le livre retrace les territoires, les partenariats et le développement entre l’ancienne puissance coloniale et le continent africain. Dans son mot, le président du Cancfa et président de la Fondation Charles De Gaulle, l’ancien ministre français de la Coopération et du Développement, Jacques Godfrain, souligne que « certains diront encore un groupe de travail ou une association qui vient donner son avis sur le développement de l’Afrique ». Ce qui nous préoccupe, ajoute ce Grand ami du Sénégal, est un peu hors des normes actuelles puisqu’il s’agit du développement sous la responsabilité des Africains eux-mêmes, qu’ils soient sur place ou dans le monde.

A son avis, il s’agit de prendre en compte des phénomènes sociologiques parfois irrationnels tels la fuite vers les villes et l’abandon des zones rurales. Le Cancfa, selon son président, tente d’articuler réflexion et action pour que, à terme d’une à deux générations, le monde voie surgir un continent qui, à son tour, s’éveillera. Jacques Godfrain conclut que « la Méditerranée sera un fleuve étroit que chacun pourra traverser librement pour un bien être général et partagé, on pourra parler de développement réciproque ».

De son côté, le Sénégalais, Pape Sène rappelle, dans ce livre, que les réformes de décentralisation en cours en Afrique de l’ouest s’inscrivent dans le mouvement de démocratisation amorcé à la fin des années 1980. Il constate que la décentralisation peut être considérée comme outil de la démocratie locale et la décentralisation comme outil du développement local. »

El Hadj Abdoulaye THIAM

La Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), a visité, hier, le Parc industriel international de Diamniadio. Michaelle Jean a salué la vision qui sous-tend la réalisation de cette plateforme.

La dernière fois qu’elle y a mis les pieds, c’était en novembre 2014, à l’occasion de la célébration du 15ème Sommet de la Francophonie. A l’époque, Diamniadio était à ses premiers balbutiements urbanistiques. Trois ans plus tard, Michaelle Jean a retrouvé les terres de son élection à la tête de l’Organisation de la Francophonie complètement transformées. Bâtiments à usage d’habitation, Gare des Gros porteurs, Marché d’intérêt national, université, hôtel 5 étoiles, stade omnisport, sphères ministériels, Parc industriel…le germe de ville d’alors est en train de prendre forme. Justement, pour son retour à Diamniadio, c’est ce Parc industriel international que la patronne de l’Oif a choisi de visiter.

Accompagnée de son staff et du ministre de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Francophonie, Mbagnick Ndiaye, Mme Jean a été accueillie au pied d’un des quatre hangars géants à la façade vitrée par le directeur général de l’Agence d’aménagement et de promotion des sites industriels (Aprosi), Momath Bâ. Et il n’a pas fallu beaucoup d’explications pour que la Secrétaire générale de l’Oif saisisse toute la pertinence de cette plateforme industrielle qui s’étend sur 53 hectares dont 13 hectares déjà exploités. « Ce qui est intéressant avec ce Parc industriel, c’est de voir tout ce qui a été mis en place pour accueillir des entreprises qui apporteront un fort volume de création d’emplois. Il est très important, après avoir visité l’Aéroport international Blaise Diagne, de voir aussi, à proximité, l’écosystème entrepreneurial et économique », a-t-elle déclaré. Après avoir été rassurée sur le dispositif mis en place pour l’utilisation des énergies renouvelables, Michaelle Jean a déclaré qu’il était important, pour elle, de s’imprégner de ce qui s’accomplit dans chacun des pays de l’espace francophone notamment en termes d’investissements.

Ravi d’accueillir la patronne de l’Oif, Momath Bâ, directeur général Aprosi a annoncé l’inauguration et le démarrage, sous peu, du Parc industriel. D’autant que, d’ores et déjà, des contrats ont été signés avec les premières entreprises qui s’installeront dans la plateforme. « La première phase du Parc industriel est déjà réalisé sur 13 hectares, quatre hangars ont déjà fait l’objet d’engagements fermes, bientôt la plateforme sera inaugurée et créera les premiers emplois et les premières productions », a-t-il déclaré.Pour la deuxième phase du projet, Momath Bâ affirme que l’Aprosi y travaille déjà. Le mode de financement a été déjà signé, selon lui, avec des partenaires. Sans oublier qu’à côté du Parc industriel, l’Aprosi est en train de développer le Domaine industriel sur 100 hectares. « Ce Domaine industriel aussi est en train de se remplir. Sur notre mission que nous a confiée le chef de l’État, à savoir faire des infrastructures, créer des emplois, abriter des sociétés, nous sommes donc en train de bien la dérouler », a-t-il soutenu.

Le Parc industriel international de Diamniadio est un espace d’accueil d’investisseurs qui vise à créer les conditions d’émergence et de développement d’un pôle industriel, vecteur de compétitivité et de croissance. Pour la première phase, on trouve un bâtiment administratif construit sur 884 m2 abritant des bureaux sur cinq étages, trois bâtiments de type A (7.200 m2) et un bâtiment de type B (2.800 m2). A moyen terme, le Parc industriel doit accueillir, au total, 23 bâtiments industriels non polluants. Ces espaces dédiés vont combiner à la fois des infrastructures et services performants ainsi que des incitations douanières, fiscales et non fiscales significatives et exceptionnelles. A cet effet, le Parc industriel cible les industriels à fort potentiel de valeur ajoutée, non polluantes et créatrices d’emplois telles que la confection, l’électronique, l’agro-alimentaire etc. Il est attendu la création de 15.000 emplois directs, 8.000 emplois indirects pour une augmentation du Pib à l’horizon 2018 de l’ordre de 139 milliards de FCfa par an.

Elhadji Ibrahima THIAM

Le projet de loi de finances pour l’année 2018, adopté avant-hier, en conseil des ministres et arrêté à 3.709,10 milliards de FCfa, contre 3.360 milliards de FCfa pour la loi de finances initiale 2017, reflète un budget éminemment orienté vers les grandes priorités sociales. C’est l’avis du ministre délégué au budget, Birima Mangara, selon qui, le gouvernement est décidé à apporter un mieux-être aux Sénégalais en privilégiant les dépenses ayant un impact significatif, direct et immédiat sur leur vécu quotidien.

Le projet de budget pour l’année 2018 est marqué par de grandes affectations de ressources dans les secteurs sociaux pour accompagner les populations dans l’amélioration continue de leur bien-être quotidien. C’est ainsi qu’à côté de la consolidation des investissements publics structurants programmés dans le Plan Sénégal émergent (agriculture, infrastructures et énergie…), les programmes sociaux, à l’image du Pudc, du Puma, du Promovilles tiennent à cœur le chef de l’État. En atteste le projet de loi de finances pour l’année 2018 adopté en conseil des ministres arrêté à 3.709,10 milliards de FCfa, contre 3.360 milliards de FCfa pour la loi de finances initiale 2017, et qui reflète un budget éminemment orienté vers les grandes priorités sociales.

Aussi, y aurait-il un lien entre ce budget revu à la hausse et la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse) et en quoi pourrait-il contribuer à booster les projets de ce référentiel des politiques publiques? Le ministre du Budget s’est voulu formel : « Le Pse a transformé l’économie sénégalaise qui est doté d’un excellent cadre macroéconomique caractérisé par la consolidation de la croissance économique, une maîtrise de l’inflation, une réduction continue du déficit public et une dette soutenable, c’est-à-dire que nous sommes capables de rembourser », a-t-il soutenu.

A l’en croire, le service de la dette, qui tourne, aujourd’hui, autour de 860 milliards et marqué par une tendance haussière de la dette s’explique par « les effets combinés de l’Eurobond de 2011, dont le service est coûteux, plus les crédits que nous avons pris dans la même période avec des échéances de paiement qui tombent à cette période mis également la dette qu’on a prise pour faire des investissements », a-t-il fait savoir. Non sans rassurer toutefois que cette tendance « sera inversée et ira vers la baisse d’ici à 2018 ».

Revenant sur le projet de loi de finances pour l’année 2018, M. Mangara estime que ce quatrième budget de mise en œuvre pleine du Pse « est un budget « éminemment social qui se traduira par « des dépenses qui couvrent la santé par la construction d’hôpitaux et d’autres structures sanitaires, l’éducation, la formation, la création d’emploi ». Ainsi, « si l’on sort les dettes, 42% de ce budget soit 1.161 milliards de FCfa va servir à des initiatives qui vont permettre à couvrir le social avec la création d’emploi, la couverture maladie universelle, l’éradication de la pauvreté ».

Aussi, compte non tenu des secteurs de la santè et de l’éducation, cela donne au détail 40 milliards pour les bourses de sécurité familiale, 30 milliards de FCfa pour l’entrepreneuriat rapide des jeunes et des femmes, 38 milliards de FCfa pour la formation professionnelle et l’apprentissage, 27 milliards de FCfa pour les subventions aux intrants agricoles, 15 milliards de FCfa pour le Pudc, 14,5 milliards de FCfa pour les Domaines agricoles communautaires.

Selon le ministre du budget, l’orientation sociale de ce budget adopté avant-hier en conseil des ministres est illustrée par la mise en place de la Délégation de l’Entrepreneuriat rapide, «une innovation majeure en tant que structure transversale qui permettra de prendre en charge les financements aussi bien des femmes et des jeunes mais aussi, sur le plan sectoriel, les femmes entrepreneuses, les artisans, les pêcheurs, les mareyeurs », dit-il.

En 2016, le budget était de 3.022 milliards de FCfa pour être porté pour la loi de finance initiale 2017 à 3.360 milliards de FCfa. Ainsi, comparé à 2017, le budget 2018 connaît une hausse de 349,2 milliards de FCfa en valeur absolue et 10,4% en valeur relative. Ainsi, le budget a presque doublé entre 2011 et 2018 et entre 2016 et 2018, il a connu une hausse de 700 milliards de FCfa, ce qui est une valeur non négligeable », a-t-il conclu.

Mamadou Lamine DIEYE
avec Rts

Comment se porte aujourd’hui le secteur de l’apiculture ?
Le secteur de l’apiculture est en train de rebondir de très belle manière. Avec le financement de ce centre de traitement, nous avons une chaîne qui, au bout de laquelle, il y a des industriels demandeurs du produit. Ce qui peut constituer une dynamique forte en amont et en aval qui peut entrainer des efforts à faire pour bien produire et beaucoup produire. Nous avons de belles perspectives devant nous parce que tout ce qui peut faire la force d’une filière est d’avoir une demande conséquente, une bonne demande, une demande soutenue et solvable. Des industriels japonais qui sont au nombre de 4 sont demandeurs de cire d’abeille. Ils se sont rendu compte que sur le marché, les cires qu’on présente sont très artificielles alors que nous avons une cire naturelle pleine de pollen, de résidus de miel ; donc une cire qui répond véritablement à leurs attentes. Leurs attentes sont fortes. L’industrie japonaise est une industrie de pointe. Si elle vient à dire que nous voulons de cette cire parce que c’est de la qualité.

Quels sont les contours de ce projet de construction d’un centre de traitement de cire d’abeilles ?
Le centre va nous permettre de collecter et de traiter la cire, la clarifier pour qu’elle puisse répondre aux exigences de qualité. Nous allons aussi contrôler, au mieux, les productions locales et sous-régionales. Un marché conditionne la production en amont. Mais faudrait-il que nous soyons appuyés dans la formation et qu’on ait accès à des fonds de collecte. Quand le produit est sur le marché, il faudrait, à travers nos circuits de collecte, que nous puissions véritablement attirer et payer cash.

L’apiculture est-il un secteur pourvoyeur d’emplois ?
C’est un secteur très pourvoyeur d’emplois. A l’interne, nous avons un Programme quinquennal pour le développement intégral de l’apiculture au Sénégal (Pqdias). Nous sommes conscients qu’il y a véritablement possibilité d’amener les gens à faire de l’apiculture, non pas une activité d’appoint mais une activité première qui sera très rémunératrice. Nous sommes conscients que le secteur est pourvoyeur d’emplois. A terme, nous avons retenu qu’en 5 ans, si toutes les conditions sont réunies, il peut créer 5.000 emplois apicoles dans ce pays.

 

Le Sénégal veut augmenter les productions apicoles grâce au Programme d’appui au développement de l’apiculture (Pada). D’ici à 10 ans, il veut exporter 100 tonnes de cire sur le marché international.

Avec le Programme d’appui au développement de l’apiculture (Pada) développé par le ministère de l’Élevage et des Productions animales, le Sénégal vise à exporter, dans les 10 prochaines années, un volume de cire d’abeilles avoisinant 100 tonnes, a informé, hier, la directrice des industries animales. Dr Fat Cheikh Ndione Sané présidait la cérémonie de signature du contrat du projet de construction d’un Centre de transformation de cire d’abeille à Mbao, financé par la coopération japonaise pour un montant de 68.826 euros, soit 45 millions de FCfa.

En effet, pour atteindre cet objectif visé dans le Pada, et augmenter de manière conséquente les productions apicoles tant en quantité qu’en qualité, le ministère de l’Élevage appuie les apiculteurs dans l’encadrement, la structuration, la mise en place d’infrastructures de traitement du miel ou dans l’organisation des circuits de commercialisation des produits. « L’exploitation de la cire d’abeilles connaît actuellement un essor au Sénégal. Après des tests fructueux effectués au centre de Mbao, suivi de l’exportation l’an dernier, d’une quantité équivalente à 5 tonnes, ce produit tend à remplacer sinon à égaler le miel en terme de valeur commerciale. Avec la mise en œuvre du Pada, il est escompté une amélioration de leur valeur marchande », estime Mme Sané.

La directrice des industries animales a, par ailleurs, indiqué que ce centre va permettre de moderniser davantage l’apiculture sénégalaise. Avec cette infrastructure, a assuré le président de l’Union nationale des apiculteurs, Boubacar Cissé, le Sénégal tend vers une professionnalisation de la filière. Selon M. Cissé, avec le partenariat qui se dessine avec 4 industriels japonais, le Sénégal peut atteindre l’objectif qu’il s’est fixé dans le Pada.

500 femmes formées à Dakar
Par ailleurs, avec ce contrat signé avec l’Union national des apiculteurs du Sénégal, le Japon va offrir une formation technique à 500 femmes de la région Dakar ciblées par le projet. La chargée d’affaires à l’ambassade du Japon au Sénégal, Mme Keiko Egusa, constate qu’au Sénégal, la majeure partie de la cire brute est considérée comme un déchet et abandonnée dans le processus de transformation du miel. Le Japon, dit-elle, va apporter son expertise pour contribuer au renforcement des capacités des apiculteurs. « La demande de cire d’abeilles sur le marché international, y compris le marché au Japon, augmente de plus en plus. La cire d’abeille est, en effet, un produit naturel très utile dans les industries cosmétiques et pharmaceutiques ainsi que pour la fabrication de bougies », explique Mme Keiko Egusa. Si les apiculteurs sont soutenus à travers une bonne politique, ils seront en mesure de créer 5.000 emplois bien rémunérés dans les 5 années à venir, promet Boubacar Cissé.
 
Aliou Ngamby NDIAYE

Le coordinateur du Programme d’appui à l’agriculture et à l’entrepreneuriat rural Padaer vient, au cours d’un point de presse, de mettre en relief la phase prolongation accordée au programme qui doit prendre fin en décembre. Près de 3,5 milliards de FCfa sont prévus pour consolider des aménagements hydro-agricole, les pistes de productions, les abreuvoirs, les forages et château d’eau. La seconde phase, qui est en train d’être reformulé pour plus de 25 milliards de FCfa, devrait commencer en juin 2018, avec en plus de l’État et du Fida, la Bid et la Bad. Ngagne Mbow, coordinateur du programme d’appuis à l’agriculture et à l’entrepreneuriat rural Padaer, entouré de presque l’ensemble des membres de son staff technique de Tambacounda, Matam, Kédougou et Kolda, a balayé d’un revers de main les allégations qui faisait état de la mort dudit programme. « Le Padaer est un programme de l’État du Sénégal, financé par le Fida, où l’on ne saurait se permettre certaines choses. Il est régi par des accords de financement et il est soumis à la rigueur des lois et règlementations en vigueur au Sénégal », a déclaré M. Mbow.

Pour ce dernier, la préoccupation, est de consolider les résultats obtenus malgré le retard de 22 mois au démarrage. Il ajoute qu’à deux mois de la clôture, ce sont 3,5 milliards de FCfa que la Fida vient de mettre sur la table pour consolider les efforts dans le programme d’accélération de l’agriculture Pracas. Il s’agit, selon lui, des aménagements hydro-agricoles, des pistes de production, des abreuvoirs, des forages et château d’eau à Matam, du développement de l’agriculture, entre autres soutiens aux artisans locaux.

Pape Demba SIDIBE

Pour une croissance inclusive et durable, l’Afrique doit davantage miser sur les énergies renouvelables. Consciente de ce fait, la Banque africaine de développement (Bad), en collaboration avec le Fonds souverain d’investissements stratégiques (Fonsis) et l’Institut mondial pour la croissance verte (Gggi, en anglais), a mis en place le Fonds pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (Reef, en anglais). A terme, ce mécanisme compte mobiliser 370 milliards de FCfa pour financer des projets d’énergie renouvelable.

En partenariat avec le Fonds souverain d’investissements stratégiques (Fonsis) et l’Institut mondial pour la croissance verte (Global green growth institute (Gggi), en anglais), la Banque africaine de développement (Bad), a initié, hier, un forum économique pour la création du Fonds pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (Renewable and Efficient Energy Fund (Reef), en anglais). Ce fonds vise à accélérer le développement des projets d’énergie renouvelable ainsi que l’efficacité énergétique au Sénégal. Le directeur exécutif chargé de la levée des fonds en dette projets du Fonsis, Serigne Diakhoumpa, a indiqué que l’objectif du Reef est de contribuer à l’atteinte des objectifs nationaux de réduction des émissions de Co2. Dans sa première phase, a-t-il précisé, cette initiative compte mobiliser 50 millions de dollars Us, soit près de 28 milliards de FCfa, avant la mi-2018. Pour celle-ci, 24 projets ont été déjà identifiés, dit-il. Les ressources nécessaires pour leur financement sont en train d’être mobilisées et que les premiers projets vont démarrer à partir du premier trimestre de 2018, ajoute-t-il. L’objectif du Fonds d’ici à deux ans, poursuit-il, c’est de réunir 200 millions de dollars Us, soit plus de 110 milliards de FCfa. Alors qu’à terme, il vise à mobiliser 660 millions de dollars Us, soit près de 370 milliards de FCfa, pour financer des projets d’énergies renouvelables.

« Repenser notre façon de financer »
Le directeur des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétiques à la Bad, Ousseynou Nakoulima, a rappelé que l’ambition de sa structure est de faciliter l’accès universel à l’énergie d’ici à 2025. Pour ce faire, elle mise sur le soutien à l’émergence, le renforcement des institutions locales ainsi que sur l’implication du secteur privé. Au-delà de l’accès à l’énergie, poursuit-il, la finalité est de créer des emplois. Seulement, reconnaît-il, l’accès au financement est encore perçu comme « une barrière » pour le développement de ce secteur. « Notre objectif, à travers cette initiative, a-t-il insisté, est de lever ces contraintes liées au financement ». C’est d’ailleurs tout l’intérêt de cette rencontre, selon lui, afin que le Sénégal puisse voir ce qui se fait ailleurs, adapter des solutions aux réalités locales et trouver la bonne structuration.

Le directeur général de Gggi, Dr Frank Rusberman a, de son côté, souligné que le Reef est un « mécanisme innovant » visant à faire de l’accès à l’énergie propre une « réalité parce qu’étant moins cher ». Malheureusement, déplore-t-il, cette approche est peu développée au Sénégal. Dr Rusberman espère que ce fonds sera d’un apport crucial pour faciliter l’accès aux énergies qui sont, dit-il, des facteurs importants pour une croissance économique ». A travers le Reef, ajoute-t-il, « nous espérons mobiliser le secteur privé autour de ce mécanisme pour accompagner le Sénégal dans sa transition énergétique ».

Le ministre de l’Environnement et du Développement Durable est, pour sa part, d’avis que « pour répondre aux enjeux énergétiques, il faut repenser notre façon de financer le secteur privé ». « C’est une exigence de l’engagement vers l’accélération de la croissance verte s’appuyant sur des approches globales et inclusives capables d’impulser un développement économique fort et inclusif respectant les durabilités environnementales », a déclaré Dr Mame Thierno Dieng. A son avis, la mise en œuvre de ce fonds contribuera à l’effort de développement énergétique engagé par l’État qui accorde, dit-il, « un accent particulier à la réalisation et la diversification du mix énergétique ». Le Reef, a-t-il souligné, au-delà de l’aspect financier, contribue également aux réponses du Sénégal à la communauté internationale, notamment ses engagements dont la Contribution prévue et déterminée sur le plan national (Cpdn), plan adopté lors du conseil des ministres du 16 septembre 2015. L’organisation de ce forum traduit bien, selon lui, les orientations du président de la République, formulées dans le Pse.

Souleymane Diam SY

Le Sénégal a signé, hier, à Washington, avec le Fonds koweitien pour le développement économique arabe, un accord de financement de 22,5 milliards de FCfa pour la réhabilitation de la route Goudiry-Kidira, informe un communiqué du ministère.

Le ministre de l’Economie, de Finances et du Plan, Amadou Bâ, a signé, hier, avec le Fonds koweitien pour le développement économique arabe (Fkdea), un accord de financement d’un montant de 22,5 milliards de FCfa. Selon un communiqué de la Cellule de communication du ministère, la cérémonie de signature de cette convention a eu lieu, à Washington Dc, en présence d’Abdoulaye Daouda Diallo, ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement et du ministre Conseiller à la Présidence de la République, Abdoulaye Diop. Le communiqué informe que cette enveloppe « est destinée à la réhabilitation de la route Goudiry-Kidira qui est un tronçon important de la route Tambacounda-Kidira-Bakel (corridor Bamako-Dakar) ». La réhabilitation de cet axe, rappelle la note, va permettre « d’assurer un meilleur niveau de service du réseau routier existant pour faciliter l'accès aux capitales régionales et aux pays limitrophes (Mali, Mauritanie, Guinée Conakry), d’améliorer les conditions de trafic et de sécurité des zones traversées et l’accès des populations concernées aux services et équipements sociaux. Mais aussi, d’accroître les échanges commerciaux avec le reste du pays et avec la sous-région ainsi que d’améliorer les activités économiques des zones concernées ».

L’accord va également permettre, au-delà de cette route, d’aménager des ouvrages connexes des pistes de désenclavement, des cases de santé, des forages. Avec ce nouveau financement, le Fonds koweitien vient de dépasser ses engagements lors de la tenue du Groupe consultatif de Paris pour le financement du Plan Sénégal émergent (Pse). Lors de cette rencontre, rappelle le communiqué, le Fonds koweitien s’était engagé à apporter au Sénégal 26 milliards de FCfa pour mettre en œuvre le Plan d’actions prioritaires (Pap) 2014-2018.

Ouvrages connexes, cases de santé et forages
Le ministère de l’Economie note que depuis la tenue de ce Groupe consultatif en février 2014, le montant cumulé des engagements du Fonds koweitien est de 42,5 milliards de FCfa. En valeur relative, il a dépassé de 63% ses engagements. Le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan précise que le « Sénégal est le premier partenaire du Koweït en Afrique de l’Ouest ».

A travers ce Fonds, ce pays du Golfe a financé de nombreux projets au Sénégal parmi lesquels les travaux d’élargissement et d’aménagement de la Corniche Ouest à hauteur de 28,2 milliards FCfa avec une contrepartie financière de 6,2 milliards FCfa pour l’Etat du Sénégal ; la construction de la route Matam-Linguère, projet pour lequel le Fonds koweitien a apporté à notre pays un concours de près de 4 milliards de FCfa ; la construction et la réhabilitation de la route Patte d’Oie-Aéroport, y compris l’échangeur du Cices, d’un coût de 14,5 milliards FCfa.

Aliou Ngamby NDIAYE

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