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Affaires et Finances (2833)

La 3e édition du Salon international des professionnels de l’économie numérique (Sipen) s’est ouverte, hier, à Dakar. Les acteurs ont salué la volonté des pouvoirs publics sénégalais de mettre en place un écosystème propice au développement du numérique.

L’Afrique a une vraie carte à jouer dans la révolution numérique. Elle a le choix d’être un vrai acteur ou de la subir. C’est la conviction du président de l’organisation des professionnels du secteur des Tic (Optic). Antoine Ngom s’exprimait, hier, à l’ouverture de la 3e édition du Salon international des professionnels de l’économie numérique (Sipen) dont le thème porte, cette année, sur : « La transformation digitale comme socle d’émergence des économies africaines ». Cette édition enregistre la participation de 9 pays africains. « Le contexte est de plus en plus favorable en Afrique à l’adoption et à l’appropriation des technologies digitales », a déclaré M. Ngom, selon qui, « des préalables sont indispensables pour que le digital puisse jouer son vrai rôle à la fois en tant que catalyseur de l’économie mais également en tant que secteur à part entière ». Il s’agit, à l’en croire, de la mise en place d’un environnement propice au développement numérique, de la disponibilité des ressources humaines de qualité, d’un écosystème favorable à l’innovation et l’entrepreneuriat, etc. M. Ngom a saisi l’occasion pour saluer la volonté de l’État, avec notamment l’adoption de la Stratégie nationale Sénégal numérique 2025 (Sn2025), de constituer, à ses yeux, une « boussole digitale » pour tous les acteurs du secteur. Selon le président d’Optic, la population africaine va passer de 2,5 milliards en 2050 à 4,4 milliards d’habitants en 2100. Cela va poser, à ses yeux, des problèmes critiques d’alimentation, d’urbanisation, d’éducation, etc. « La transition numérique peut-être une des solutions pour faire de la transition démographique une opportunité pour l’Afrique d’être une véritable puissance économique mondiale grâce au digital », a relevé M. Ngom. Pour lui, des initiatives globales à l’échelle africaine ou régionale contribueront à cette transformation digitale indispensable.

Souveraineté numérique
Le ministre de la Communication et de l’Economie numérique, Abdoulaye Baldé, a affirmé que le numérique se positionne comme un « pilier fondamental pouvant aider les États et le secteur privé à se moderniser et à résoudre, dans la même dynamique, les problématiques de développement durable auxquelles ils sont confrontés ». Des challenges importants devront, a-t-il indiqué, être relevés avec le potentiel évident du numérique pour booster la créativité et l’innovation dans la zone Uemoa. Le ministre a insisté sur la « Stratégie Sénégal numérique 2025 », articulée autour de 28 réformes et 69 projets innovants pour un budget global de plus de 1. 361 milliards de FCfa dont 73 % financés par le secteur privé, 17 % du public et 10 % du partenariat public-privé (Ppp).

Pour le ministre délégué chargé du Budget, le digital reste le moyen le plus indiqué pour relever les défis du développement. « Les plus grands penseurs et optimistes disent que le 21e siècle, c’est le tour de l’Afrique ; celui-ci ne saurait être maîtrisé si l’on ignore encore le rôle, l’importance et les enjeux attachés au numérique », a fait remarquer Birima Mangara. Toutefois, a-t-il averti, « celui-ci a besoin d’un écosystème sain et stable pour se développer et s’épanouir ». « Le Sénégal, poursuit-il, a gagné la souveraineté budgétaire ; et celle-ci doit se traduire par la souveraineté numérique ».

Souleymane Diam SY

Le ministre du Commerce, de la Consommation, du Secteur informel et des Pme a annoncé, mardi, en marge de la Foire internationale de Kaolack, que le marché central sera reconstruit, en 2018, pour coût de 5 milliards de FCfa du budget de l’État.

Très attendu depuis l’ouverture de la Foire international de Kaolack (Fika), le ministre du Commerce, de la Consommation, du Secteur informel et des Pme, n’est pas venu les mains vides. Alioune Sarr a annoncé, à ses interlocuteurs, aux commerçants et opérateurs économiques de la région, la décision du président de la République de faire reconstruire le marché central de Kaolack, pour un coût de 5 milliards de FCfa, mobilisés sur le budget de l’État. « En conseil des ministres, le président de la République nous a fait part de sa décision de construire deux marché d’un coût de 5 milliards de FCfa chacun, dans les villes de Kaolack et de Diourbel, à compter de cette année 2018 », a-t-il indiqué au cours d’une rencontre d’échanges avec les membres du secteur privé régional dans les locaux de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack. « Quand il a fait l’annonce, en tant que ministre, je le voulais pour Thiès ma région mais le président a voulu tenir sa promesse faite aux populations de ces deux villes, à moins qu’ici, à Kaolack, vous n’en vouliez pas», a-t-il lancé sur le ton de la plaisanterie à un public de commerçants venu massivement à sa rencontre.

Le ministre du Commerce a exhorté le secteur privé national à s’impliquer davantage dans le développement économique et social du Sénégal, en rappelant le poids du secteur marchand dans la constitution du Produit intérieur brut (Pib) à savoir 16 %. Selon lui, ce sont les acteurs de ce secteur qui sont à la base du taux de croissance de près de 7 % enregistré ces deux dernières années. « Dites à ceux qui contestent la réalité de la croissance de notre économie, que c’est à partir des entreprises que se créent, chaque jour, de la richesse ainsi produite que notre pays, sous le magistère du président Macky Sall, s’inscrit durablement sur la voie de l’émergence économique », a-t-il ajouté.

Alioune Sarr a exhorté le secteur privé national à s’inspirer de l’exemple de cette foire qui, selon lui, en l’espace de 3 ans, a réussi à se forger une place de choix dans la sous-région, la région africaine et à l’international. Il a loué le leadership du président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack à la fois sur le plan local et national en assurant la présidence de l’Union des chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture du Sénégal.

Elimane FALL

Le cabinet Afrique Communication a lancé, hier, Sunu entreprises, une plateforme de référencement des entreprises qui contribue à la productivité et à la compétitivité.

En marge du Salon international des professionnels de l’économie numérique, le cabinet Afrique Communication a procédé, hier, au lancement de Sunu entreprises. C’est une plateforme qui contribue à la productivité et à la compétitivité des entreprises en mettant à leur disposition un instrument de visibilité, de notoriété et de mise en relation. Selon Mame Yacine Fall Keïta, chef de projet, chargée de la plateforme à Afrique Communication, Sunu entreprises offre plusieurs avantages aux entreprises pour augmenter leur compétitivité. Elle sert également d’espace d’échanges.

La plateforme, renseigne-t-elle, permet une amélioration du positionnement sur les moteurs de recherche mais aussi sur les réseaux sociaux. Sunu entreprises, explique Mme Keïta, renferme aussi un annuaire où l’on peut retrouver les coordonnées de toutes les entreprises. «Nous visons 5.000 entreprises à enregistrer d’ici à la fin de l’année 2018, 10.000 en 2019 et 20.000 à l’horizon 2020 », a-t-elle ajouté. Elle précise que toute personne ayant une entreprise peut aller dans la plateforme sunu entreprise.sn pour s’enregistrer, faire sa présentation et ses produits. «Il y a également un volet village artisanal virtuel qui a pour but de représenter tous les artisans du Sénégal. C’est une plateforme de vente en ligne qui fait la présentation des artisans, de leurs produits », a confié Mame Yacine Fall Keita. « En lançant la plateforme, nous voulons apporter des solutions à la faiblesse de la présence des entreprises sur Internet et à l’absence d’un dispositif de facilitation de leurs transactions avec les clients et fournisseurs en ligne », a déclaré le Dr Thiendou Niang, directeur du cabinet Afrique Communication. « Les entreprises peuvent s’inscrire directement dans la plateforme, partager des renseignements sur leurs produits, valider leur référencement par l’acquittement des frais d’inscription et disposer d’un espace de suivi des résultats du référencement », a expliqué M. Niang.

« Sunu entreprises est une plateforme importante qui permet aux entreprises d’être visibles, de se mettre à niveau, de se conformer aux normes internationales », a noté Dr Malick Diop, directeur général de l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (Asepex). «Cette plateforme intéresse particulièrement l’Organisation des professionnels des technologies de l’information et de la communication (Optic), car nous sommes là pour servir les entreprises du numérique. Pour les servir, il faut bien connaître leurs besoins. Sunu entreprises, est d’une grande importance pour nous. Elle va nous permettre de tirer des informations pour améliorer les services que nous apportons à nos membres», a indiqué Antoine Ngom, président d’Optic.

Aliou KANDE

L’excellence des relations entre le Sénégal et la Gambie a été magnifiée, samedi, à l’occasion de la cérémonie de remise des « Gerté d’or » de la Foire internationale de Kaolack. La plus haute distinction de la manifestation a été attribuée à la Vice-présidente gambienne pour son action dans l’œuvre de consolidation des liens séculaires unissant les deux peuples.

L’axe Dakar –Banjul se porte bien. La preuve par la journée dédiée à cette coopération exemplaire entre les deux pays, samedi dernier, dans la 3ème édition de la Foire internationale de Kaolack (Fika) organisée conjointement par les chambres consulaires et les collectivités locales de la région de Kaolack. Une forte délégation gambienne conduite par la Vice-présidente comprenant la Première dame, la présidente de l’Assemblée nationale et quatre ministres et autres officiels est arrivée, vendredi, à Kaolack. Ces plus hautes autorités de ce pays voisin ont tenu à honorer, par leur présence, cette manifestation commerciale ouverte par le Premier ministre du Sénégal, Mahammad Boun Abdallah Dionne.

Fatoumata Tambajang, la vice-présidente de Gambie a marqué, de son empreinte, la troisième édition de la Foire internationale de Kaolack. Présidant, dans la journée, une importante rencontre d’échanges entre les deux pays, elle a reçu, en fin de soirée, la plus haute distinction des « Gerté d’or », récompensant son action dans la consolidation des relations fraternelles et séculaires entre Sénégalais et Gambiens. Une récompense remise par le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye.

Un signal fort pour la jeune génération
Les organisateurs, grâce au président du comité d’organisation, Serigne Mboup, ont motivé leur choix par la contribution de la récipiendaire dans le raffermissement et la consolidation des relations sénégambiennes pour lesquelles la Vice-présidente a « payé de sa personne pour le respect de la volonté populaire et le rétablissement de la démocratie et de l’État de droit ». En réaction à cet hommage, elle  est revenue sur les péripéties de la prise de fonction du président élu Adama Barrow, le 1er février 2017, après le départ, en exil, de l’ancien homme fort de Banjul. Fatoumata Tambajang a salué le rôle décisif du président Macky Sall dans la mobilisation de la communauté internationale et régionale pour éviter un bain de sang dans son pays. Les principaux récipiendaires ont  délivré un message d’espoir en direction de la jeune génération. Le patron de Seed Academy, Amadou Gallo Fall, vice-président de la Nba, distingué pour son action de promotion des jeunes à travers les activités sportives a, le premier, annoncé la couleur. Il a déclaré que les sportifs africains qui évoluent en Europe et aux États Unis sont les plus grands ambassadeurs du continent. Une assertion renforcée par son compatriote Thione Niang, un ancien membre du directoire de campagne de l’ancien président démocrate Barack Obama qui a soutenu que «les pères fondateurs comme Senghor, Nkrumah ou Nyerere sont parvenus à la suite d’âpres luttes à arracher l’indépendance politique, aujourd’hui, c’est autour de la jeune génération de se battre pour obtenir l’autonomie économique de l’Afrique»,  a soutenu le lauréat du « Gerté d’or » de la responsabilité sociale pour l’édition 2018.

Une conviction partagée par la Vice présidente de la Gambie qui a plaidé pour plus de soutien aux jeunes et aux femmes dans leurs activités génératrices de revenus.

Venu représenter le président de la République à cette cérémonie consacrant la vitalité de l’axe Dakar–Banjul, Aly Ngouille Ndiaye a annoncé que pour la quatrième édition dont la Gambie est le pays invité d’honneur, le président Macky Sall et son homologue gambien Adama Barrow sont attendus à la Foire internationale de Kaolack. « La Gambie et le Sénégal sont deux pays, un même peuple et des manifestations comme la Fika contribuent à consolider et à raffermir ces liens séculiers et fraternels», a affirmé le ministre de l’Intérieur qui avait à ses côtés son homologue du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr.

Elimane FALL et Mouhamadou SAGNE

L’Association des éleveurs de porcs et charcutiers des régions de Ziguinchor et Sédhiou a organisé, samedi dernier, à Ziguinchor, la 2ème édition de la foire du porc. L’objectif visé était de faire découvrir au grand public notamment à la jeune génération, les résultats encourageants à tous points de vue de l’élevage porcin en Casamance, avec les races améliorées et de grande valeur marchande obtenues grâce aux centaines de géniteurs mis à disposition par l’État.

Les visiteurs ont pu mesurer les performances notées dans ce sous secteur après leur passage à l’exposition-vente de bêtes sur pied, de viande, de produits de charcuterie et vétérinaires. Cette manifestation commerciale a été aussi une occasion de faire connaître et de promouvoir une multitude de mets à base de viande de porc. A cet effet, il y a eu un « festival de la table gourmande » où les populations qui étaient venues très nombreuses, ont découvert et apprécié plusieurs spécialités  à base de viande de porc. Le préfet du département de Ziguinchor, Ibra Fall, qui a présidé la cérémonie d’ouverture au nom du ministre de l’Élevage et des Productions animales, a saisi l’opportunité pour faire souligner toute l’importance que revêt la filière porcine dans la politique pastorale du Sénégal.

Il n’a pas manqué d’évoquer les « importantes mesures » que l’État a mises en œuvre pour encourager et accompagner davantage la filière. Et pour développer celle-ci, M. Fall a incité les responsables de l’association des éleveurs de porcs à redoubler d’efforts, soulignant que « la filière porcine est porteuse de croissance, génératrice d’emplois et de revenus ».

Le préfet Ibra Fall a pris l’engagement de garantir la disponibilité de l’aliment pour porc en permanence et à moindre coût, à Ziguinchor. Les éleveurs s’organiseront sans doute pour en profiter grandement. En attendant, la présidente de leur association régionale, Olga Kayunga Senghor, a demandé à l’État davantage de races améliorées, un abattoir de porcs, une unité de fabrication d’aliments et le renforcement des équipements de laboratoire du service régional de l’Élevage de Ziguinchor.

El Hadj Moussa SADIO

Les difficultés de recouvrement des créances, la concurrence jugée déloyale, la fiscalité et l’accès difficile au crédit sont cités par les entrepreneurs comme les principales contraintes à l’activité, en décembre 2017, selon le dernier Point de conjoncture économique  de la Dpee.

L’enquête d’opinion auprès des industriels a révélé qu’en décembre 2017,  les principales contraintes à l’activité économiques sont la concurrence jugée déloyale (48 %), les difficultés de recouvrement des créances (38 %) et la baisse de la demande (29 %), selon le dernier Point de conjoncture économique  de la Dpee. Le Point de conjoncture note, par ailleurs, que la majorité des chefs d’entreprises a déclaré des baisses mensuelles respectives de la production et des stocks de produits finis dans un contexte de renforcement des commandes. Au total, l’activité industrielle reculerait, en variation mensuelle, tout en restant au-dessus de sa moyenne de long terme.

Dans le sous-secteur des bâtiments et travaux publics, poursuit la Dpee, « les difficultés de recouvrement des créances (100 %), la concurrence jugée déloyale (50 %), la fiscalité (50 %) et l’accès difficile au crédit (38 %) sont cités par les entrepreneurs comme les principales contraintes à l’activité, en décembre 2017 ».  S’agissant des services, les prestataires ont évoqué les difficultés de recouvrement des créances (47 %), la concurrence supposée déloyale (35 %) et la fiscalité (29 %) comme principales entraves aux affaires, durant le mois de décembre 2017, relève la Dpee qui ajoute par ailleurs que la plupart des enquêtés ont évoqué une baisse de l’activité malgré un léger accroissement des carnets de commande, en rythme mensuel.  Quant à l’emploi salarié du secteur moderne au mois de décembre 2017, il s’est renforcé de 3,3 % par rapport au mois précédent, en liaison avec la bonne tenue des effectifs dans le secteur secondaire (+6,4 %). Le Point de conjoncture indique, par ailleurs, que le nombre de salariés est, en effet, ressorti en hausses respectives de 6,7 % et 5,0 % dans les industries et les Btp. Par contre, l’emploi du secteur tertiaire s’est replié de 0,2 %, en liaison avec les services (-1,2 %).

Mamadou SY

Les prix à la consommation ont légèrement fléchi (-0,2%) par rapport au mois précédent, selon le Point mensuel de conjoncture de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee).

En décembre 2017, les prix à la consommation ont légèrement fléchi (-0,2 %) par rapport à ceux du mois précédent, indique le dernier Point mensuel de conjoncture de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee). Selon cette institution, cette situation est principalement attribuable aux «légumes frais en fruits ou racine» (-11,6 %) et à la viande bovine (-2,9 %).

Le renchérissement du poisson frais (+4,3 %) a, toutefois, atténué cette baisse des prix à la consommation au mois de décembre 2017. Par ailleurs, l’inflation sous-jacente (hors produits frais et énergétiques) du mois de décembre 2017 est ressortie à -0,3 % en rythme mensuel et 0,7 % sur une base annuelle, note la Dpee. Sur un an, le niveau général des prix à la consommation a également baissé de 0,7 % en liaison essentiellement avec le poisson frais (-10,8 %) et la fonction «logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles» (-1,5 %).

En termes d’origine, les prix des produits importés comme ceux des produits locaux ont reculé de 0,2 %, en décembre 2017 par rapport au mois précédent. En glissement annuel, les prix respectifs des produits locaux et importés ont également reculé de 0,8 % et 0,2 %, durant le mois de décembre 2017.

M. SY

Le gouvernement a commandé une  drague dans des chantiers navals de la Corée du Sud. Le navire attendu, en juillet prochain, va permettre de renforcer le tirant d’eau entre Foundiougne et Kaolack.

La promesse du président de la République de développer le pôle portuaire du Sine-Saloum composé du terminal à hydrocarbure de Ndakhonga et du port fluviomaritime de Kaolack est en voie de se matérialiser. Venu présider l’ouverture d’un forum sur le transport maritime à la 3ème édition de la Foire internationale de Kaolack (Fika), le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Omar Guèye a annoncé que dans le projet de développement du pôle portuaire du Sine-Saloum, l’État du Sénégal a commandé, dans des chantiers navals de la Corée du Sud, une drague qui va servir à améliorer la navigation en mer et dans les fleuves.

Le navire qui sera réceptionné en juillet prochain, devrait draguer, en premier lieu, la voie maritime entre Ndakhonga et le port de Kaolack.« La navigabilité des cours d’eau intérieurs de notre pays, répartis à l’équilibre, au Nord, au Centre, avec le fleuve Sénégal, le bras de mer du Saloum et le fleuve Casamance, est au cœur des préoccupations de l’État. A cet égard, à la suite du dragage du fleuve Casamance, la navigabilité a été améliorée avec un balisage lumineux et géolocalisé ainsi que des profondeurs de 7,5 mètres contre 3,5 mètres précédemment. Le bras de mer Saloum a été dragué dans sa première section de l’embouchure à Foundiougne à une profondeur de 5,5 mètres contre 3 mètres antérieurement. Avec la drague attendue, on pourra renforcer le tirant d’eau entre Ndakhonga et le port fluviomaritime de Kaolack pour assurer la navigabilité sur ce segment pour les navires de plus gros tonnages  »,  a déclaré le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime à l’ouverture du forum centré sur le thème : « un système de transport multimodal performant et intégré pour la maîtrise des coûts». Il a aussi annoncé l’acquisition, avec l’accompagnement du Conseil sénégalais des chargeurs qui assure la présidence de Cosama de deux navires cargos de 2.000 tonnes et 5.000 tonnes, le Djilor et le Diogue qui opèrent déjà au Sénégal et sur toute la côte ouest africaine. « Cette flotte naissante devra, dans les années à venir, se consolider et se diversifier pour participer, de manière plus décisive, au développement du cabotage national et interrégional», a affirmé M. Guèye. Il a magnifié le caractère intégrateur et fédérateur de la Foire internationale de Kaolack. «Cette manifestation s’est révélée, à la fois, un cadre de communion entre acteurs économiques et un cadre de l’appropriation du Plan Sénégal émergent (Pse) par la chambre consulaire de Kaolack», a dit le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime. Le président de la chambre de commerce de Kaolack, Serigne Mboup, a lancé un appel aux pouvoirs publics pour la mise en œuvre des projets prioritaires de la région de Kaolack dans le domaine maritime. Il a cité, entre autres, la réhabilitation du port maritime de Kaolack avec le dragage du fleuve, la construction du port sec de Mbadakhoune, l’aménagement des hangars et entrepôts du site portuaire.

E. FALL et M. SAGNE

La Caisse des dépôts et consignations (Cdc) et la Chambre des notaires du Sénégal (Cdns) ont signé, samedi, une convention de partenariat. Les deux parties s’engagent à renforcer leur coopération en vue de mieux remplir leurs rôles de service public.

Une convention de partenariat lie désormais la Caisse des dépôts et consignations (Cdc) à la Chambre des notaires du Sénégal (Cdns). La signature s’est déroulée samedi dernier. Les deux parties s’engagent à renforcer leur coopération en vue de mieux remplir leurs rôles de service public. A cet effet, le notariat sénégalais, s’inspirant des meilleures pratiques, va faire de la Caisse des dépôts et consignations son interlocutrice financière privilégiée. Le champ d’application de cette convention de partenariat porte, entre autres, sur l’accompagnement pour la formation initiale et continue des notaires, stagiaires et collaborateurs, l’installation des notaires individuels ou associés ainsi que toutes activités ayant pour but de promouvoir le notariat ; sur les modalités de gestion des comptes des notaires domiciliés à la Caisse des dépôts et consignations. Avec cette convention, la Chambre des notaires du Sénégal s’engage, entre autres, à faire de la Caisse des dépôts et consignations le dépositaire des fonds détenus par les notaires ; mener toutes actions auprès des autorités compétentes pour que la Caisse des dépôts et consignations puisse délivrer aux déposants institutionnels tels que les notaires des instruments de paiement.

De son côté, la Cdc s’engage à accompagner la Cdns dans ses missions et activités notamment l’acquisition et l’érection de son siège social; l’installation des notaires lors de leur nomination ; le renforcement de l’image de la profession, par des actions de communication ; l’organisation de rencontres scientifiques ou de toute autre action visant le développement de la profession.

Le directeur général de la Caisse des dépôts et consignations a salué l’engagement de la Chambre des notaires du Sénégal par le biais de son président qui, selon lui, n’a ménagé aucun effort pour la matérialisation et la concrétisation de ce partenariat. Aliou Sall s’engage à œuvrer pour que la Caisse des dépôts et consignations soit connue et reconnue comme le partenaire financier privilégié des notaires. Il dit percevoir la force de l’engagement du président de la Chambre des notaires du Sénégal pour donner corps et âme à ce partenariat. M. Sall affirme que la Caisse des dépôts et consignations partage avec le notariat, la recherche permanente de la sécurité, la transparence et la qualité des services fournis aux tiers. «Je fais partie de ceux qui croit aux synergies et aux démarches collectives. Les démarches individuelles sont souvent vouées à l’échec. C’est la raison pour laquelle, je vous propose et vous invite à réfléchir et à trouver ensemble les meilleures solutions pour un partenariat rénové. Je sais pouvoir compter sur vous pour faire jouer à la Caisse des dépôts et consignations pleinement son rôle de banquier de référence des notaires en particulier, et de la justice en général », a confié Aliou Sall. Au-delà du contenu de cette convention, poursuit-il, la Caisse des dépôts et consignations s’engage « à plus d’efficacité, à plus de transparence pour une plus grande performance ».

«Entre la Caisse des dépôts et consignations et la Chambre des notaires du Sénégal, c’est un commun vouloir de vie commune. Nos chemins sont inséparables. Il nous incombe, dès lors, de rendre nos relations pacifiques », a déclaré Mahmoudou Aly Touré, président de la Chambre des notaires du Sénégal. M. Touré s’est engagé à multiplier, de manière exponentielle, les dépôts des notaires auprès de la Caisse des dépôts et consignations.

Aliou KANDE


ISMAILA MADIOR FALL, MINISTRE DE LA JUSTICE : « NOUS ALLONS ACCOMPAGNER CE PARTENARIAT »
Prenant part à cette cérémonie de signature de partenariat, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, a salué cette initiative. Selon Ismaïla Madior Fall, la Caisse des dépôts et consignations est appelée à jouer un rôle prépondérant dans le financement des Pme, des logements sociaux, l’équipement des collectivités locales. Il a rappelé que la loi a rendu obligatoire le dépôt de certains fonds à la Caisse des dépôts et consignations. « Le recours à la Caisse des dépôts et consignations garantit la transparence, la sécurité, la crédibilité. Une augmentation des dépôts permet à la Caisse des dépôts et consignations de renforcer ses moyens d’intervention. Nous allons accompagner ce partenariat et toutes autres initiatives allant dans le sens de faire jouer à la Caisse des dépôts et consignations son rôle dans la mise en œuvre du Pse », a ajouté M. Fall. Bassirou Samba Niasse, Secrétaire général du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan a salué la démarche de la Caisse des dépôts et consignations et l’exhorte à maintenir le dialogue avec la Chambre des notaires du Sénégal. Il plaide pour une utilisation optimale des ressources pour obtenir un taux de dépôt élevé.

A. KANDE

Le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, en visite de suivi de la campagne de commercialisation de l’arachide, dans la région de Kaolack, a rappelé que l’État du Sénégal a mobilisé 52 milliards de FCfa pour permettre à la Sonacos SA d’acheter son quota de 250.000 tonnes de graines.

Venu à la rencontre des responsables des principales huileries du Sénégal installées dans le bassin arachidier, dans la campagne de commercialisation arachidière, le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, est reparti de Kaolack rassuré quant à l’évolution des opérations. En compagnie du directeur de l’agriculture et des techniciens de son département, Dr Pape Abdoulaye Seck s’est rendu à Copeol, Wao et à Sonacos Lydiane. A Sonacos Lydiane, le ministre a rappelé que l’État du Sénégal a mobilisé 52 milliards de FCfa pour lui permettre d’acheter le quota de 250.000 tonnes qui lui est assigné. Après deux mois de campagne, la Sonacos SA est à 111.000 tonnes collectées. A Copeol, une entreprise implantée sur le terre-plein du port maritime de Kaolack, le ministre a rencontré les administrateurs de l’unité industrielle dont le directeur général. Ce dernier répondant aux interpellations de la presse sur un arrêt des achats de graines suite à un redressement fiscal, a réfuté une telle décision. «Nous sommes fortement impliqués dans la campagne de commercialisation. A ce jour, nous avons collecté 47.000 tonnes pour des engagements financiers de plus de 11 milliards de FCfa. Mieux, nous sommes disposés à aller au-delà de notre quota initial pour accompagner la production record de cette année», a déclaré Cheikh Fall.

L’industriel qui a repris les activités de Novasen a initié, pour la présente campagne, une contractualisation avec des organisations de producteurs réunies autour de l’Association pour la promotion du développement à la base pour un quota de 21.000 tonnes. Une démarche saluée par le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural. « Le directeur général de Copeol a rassuré tous les producteurs préoccupés par l’idée d’un arrêt des achats de graines. La précision de cet partenaire essentiel de la filière et son implication active dans la campagne est un message fort pour tous les acteurs», a affirmé Dr Pape Abdoulaye Seck. Il a exhorté les huiliers à poursuivre la dynamique de collecte pour répondre aux attentes des producteurs de la graine oléagineuse. Rappelant la réalité de la campagne 2017, caractérisée par une production record de plus de 1,4 million de tonnes.

Après les trois principales huileries du centre du pays, le ministre et sa délégation étaient attendus, samedi, à Taïba Niassene pour rencontrer les opérateurs exportateurs. Ces derniers ont déjà exporté 26.000 tonnes vers la Chine.

Elimane FALL

La Vice-présidente de la Gambie, Fatoumata Diallo Tambajang, a plaidé, samedi à Kaolack, pour un appui constant aux femmes et aux jeunes pour les aider à jouer pleinement leur rôle dans le développement économique et social des deux pays.

Fatoumata Diallo Tambajang, à la tête d’une forte délégation gambienne, parmi laquelle la présidente de l’Assemblée nationale, la première dame Sadio Mballo Barrow et trois ministres (santé, intégration, agriculture), participait au forum sur le rôle des femmes entrepreneuses dans le développement des relations sénégambiennes et leadership entrepreneurial des femmes et des jeunes face à l’émigration dans l’espace Cedeao. La rencontre organisée par le réseau des femmes entrepreneuses sénégambiennes à la 3e édition de la Foire internationale de Kaolack, a été présidée par Diene Farba Sarr, ministre du Renouveau urbain, du Cadre de vie et de l’Habitat.

La Vice-présidente de la Gambie a insisté, dans son plaidoyer, en faveur des femmes et des jeunes pour un appui constant à ces deux catégories. «Les femmes sont non seulement des actrices dévouées de développement, à travers leurs activités génératrices de revenus, mais aussi elles sont des mères de famille qui s’occupent, nuit et jour, de la maison et de l’éducation des enfants.

Elles méritent plus de considération tout comme les jeunes », a-t-elle déclaré. Selon Fatoumata Diallo Tambajang, « appuyer constamment ces couches surtout avec l’implication des banques pour les inciter non seulement à leur accorder des prêts mais aussi à baisser les taux d’intérêt, participerait sensiblement à la lutte contre la pauvreté dans nos deux pays appelés à vivre ensemble à travers des échanges commerciaux et économiques et cela dans tous les secteurs d’activités orientés vers certains axes de notre coopération comme l’agriculture, la pêche, le tourisme et la culture ». La vice-présidente de la Gambie, tout en invitant les femmes à un changement de comportement, souhaite également qu’elles s’impliquent davantage dans les instances de décision des États.

Le ministre Diène Farba Sarr a souligné que « le Sénégal et la Gambie sont deux pays voisins que tout rassemble aussi bien sur le plan culturel, social et économique. Deux peuples partageant les mêmes réalités historiques et géographiques et que seule la frontière terrestre définie en 1889, lors d’un accord entre la France et le Royaume Uni, sépare. Ainsi, conscient des intérêts économiques mutuels qu’ils peuvent tirer de leur voisinage, les deux pays avaient mis en place, en 1982, la confédération de la Sénégambie qui n’a malheureusement pas survécu longtemps parce que dissoute en 1989 ». Le président de la chambre de commerce, Serigne Mboup, a saisi l’occasion du forum pour annoncer la prochaine édition de la foire prévue du 10 au 25 janvier 2019, avec comme pays invité d’honneur, la Gambie.

Mouhamadou SAGNE

L’entrepreneuriat agricole peut aider à faire baisser le fort taux de chômage qui sévit à Tambacounda. C’est la conviction du gouverneur de cette région qui a appelé à explorer les opportunités agricoles de cette région.

Malgré ses potentialités dans le secteur de l’agriculture avec la présence de trois fleuves et des hectares de terres arables, l’entrepreneuriat agricole est peu développé dans la région de Tambacounda. Ce qui participe à accentuer le taux de chômage. Un paradoxe auquel il faut mettre fin, selon le gouverneur de la région, El Hadji Bouya Amar. Il se prononçait lors de la 4ème Foire régionale de l’agriculture de Tambacounda, organisée par la Caritas. «Cette manifestation cadre avec la politique gouvernementale visant une transformation structurelle de l’économie.

L’entrepreneuriat agricole peut aider à mettre fin au paradoxe qui caractérise la région de Tambacounda. En effet, malgré ses grandes potentialités dans le secteur de l’agriculture, l’opportunité d’irrigation avec au moins trois fleuves (Sénégal, Gambie et la Falémé), les rivières intermittentes traversant la plupart des villages avec une densité de 18 personnes au Km², notre région concentre l’un des plus forts taux de chômage du pays, 36 % », a-t-il déclaré.

Le gouverneur de Tambacounda a invité la Caritas à se lancer dans l’entrepreneuriat agricole pour produire, vendre et recruter des employés. Léon Sarr, chargé de programme a rappelé que l’Ong Caritas est déjà dans l’entrepreneuriat agricole avec une ferme-pilote à Nettéboulou devant servir de champ d’application aux élèves en formation et aux jeunes qui veulent se lancer dans ce secteur. Le gouverneur et le maire Mame Balla Lô ont émis le souhait de voir cet événement se développer au-delà des limites de la région, pour devenir « la vitrine de l’agriculture».

Le président de la Chambre des métiers, Abdoulaye Sarr, a invité le conseil municipal et le conseil départemental à travailler ensemble pour porter cette foire au niveau de celle de Kaolack, en réponse à plusieurs intervenants qui ont plaidé pour qu’il lui soit donné une plus grande ampleur. Cette foire est un cadre d’échanges entre producteurs et acheteurs de produits et de matériels agricoles, permettant aux organisations intervenant dans l’agriculture de faire connaître leurs actions et de créer des opportunités de collaboration entre acteurs et Caritas Tambacounda, a souligné Aboubacry Bâ, le maire de Ndam, parrain de cette édition. Pour lui, l’organisateur de la foire a permis à Ndam d’accéder à l’eau potable et à des installations sanitaires. Dix huit villages ont bénéficié d’ouvrages hydrauliques et d’assainissement du projet Dgp3 (Développement Grant Program 3). Un programme de renforcement et de pérennisation de l’accès à l’eau potable et aux installations sanitaires améliorées dans trois communes du Sénégal : Ndam, Saré Bidji à Kolda et la commune de Kartiack à Ziguinchor. Des ouvrages hydrauliques et installations sanitaires ont mis fin au calvaire de plus de 22.000 personnes des communes bénéficiaires. S’y ajoutent 34 kilomètres de réseau d’adduction d’eau polarisant 18 villages, 20 bornes fontaines et 200 latrines.

Mieux, plusieurs périmètres maraîchers sont réalisés par la Caritas dans la commune de Ndam pour lutter contre le chômage et la féminisation de la pauvreté. Ainsi, plus de 100 personnes ont été formées en techniques de maraîchage. « A ce jour, la demande est nettement supérieure à l’offre car les productions, dans ces périmètres, sont achetées avant même les récoltes. Nous demandons, du haut de cette tribune, à Caritas et aux autres projets ou programmes, de venir pérenniser ces actes afin d’améliorer durablement les conditions de vie des populations », a dit le maire de Ndam.

L’objectif de cette foire est de « créer un réseau d’acteurs entre producteurs et acheteurs », a expliqué l’abbé Bertin Sagna, directeur de Caritas Tambacounda. Le temps fort a été sans contexte le forum scientifique.

Pape Demba SIDIBE

La société de courtage digitale en assurances Baloon a démarré ses activités au Sénégal. Elle a lancé ses opérations sur l’ensemble du territoire, mardi. La startup panafricaine a obtenu un agrément de courtage de l’État du Sénégal. Cet agrément a permis à la société de procéder à ses premières souscriptions en ligne. Dans un premier temps, l’entreprise propose à sa clientèle une large gamme de formules d’assurance consacrées à l’automobile, avant d’élargir ses prestations à d’autres domaines. « Les solutions d’assurance proposées correspondent à tous les budgets », explique ses promoteurs. « Quelle que soit la formule choisie, Baloon s’engage à rembourser les frais de réparation des véhicules de ses clients dans les plus brefs délais, sans attendre l’aboutissement de la procédure de la compagnie d’assurance adverse. Le client est donc indemnisé plus rapidement », assurent-ils. Cette société de courtage digitale en assurances ouvrira, au fur et à mesure, d’autres formules, notamment dans l’assurance santé. L’entreprise souhaite redonner aux Sénégalais l’opportunité de s’assurer pour se protéger des imprévus, quel que soit le statut social de l’individu. La société promet également des recrutements locaux afin de participer, à sa manière, à la politique d’emploi des jeunes sénégalais déroulées par les pouvoirs publics.

Eugène KALY

Youssou Ndour, la star planétaire de la musique sénégalaise, était à l’honneur, mercredi, à la Foire internationale de Kaolack, à l’occasion de la journée de l’éducation.

Au cinquième jour de la Foire internationale de Kaolack, l’esplanade Salif Bâ du complexe « Cœur de Ville » a refusé du monde avec la venue de la star de musique, Youssou Ndour, qui était l’invité d’honneur de la journée de l’éducation. Mais pour une fois, c’est moins le musicien à la réputation dépassant les frontières du continent africain qui état sollicité mais plutôt le chef d’entreprise, le patron de presse. Venu présider le concours didactique entre élèves de l’Inspection d’Académie de Kaolack, le lead vocal du Super Etoile de Dakar a été donné en modèle au nombreux public qui avait fait le déplacement. Le président du Groupe futurs médias a demandé aux jeunes d’avoir confiance en leurs potentialités. Racontant une anecdote sur ses débuts difficiles dans la musique, il a révélé avoir passé une nuit au commissariat de Kaolack sur dénonciation de son père qui s’opposait à son départ pour Banjul avec les autres membres de l’orchestre. « J’ai réussi à convaincre le commissaire que j’allais rentrer sur Dakar avant de rejoindre mes camarades dans la capitale gambienne », a-t-il lancé, les invitant à persévérer une fois qu’ils ont choisi leur voie. Le ministre-conseiller avait à ses côtés Dr Serigne Guèye Diop, le maire de Sandiara, par ailleurs éminent chercheur qui a, à son actif, de nombreux brevets d’invention et le président de la chambre consulaire de Kaolack, Serigne Mboup.

Youssou Ndour dont le parcours professionnel a été donné en référence, a délivré un message d’espoir aux élèves de la région « Croyez en vous, en votre bonne étoile, en votre talent que vous veniez des daaras comme le président Serigne Mboup, de l’école à l’instar du ministre Serigne Diop Guèye ou comme moi qui a eu des difficultés à l’école. Il vous faut choisir votre voie pour exprimer le talent qui sommeille en chacun de vous », a-t-il lancé. « Dans le domaine que vous avez choisi, soyez ambitieux, le reste va venir. La réussite, c’est le lot des ambitieux », a-t-il insisté devant un public acquis à sa cause. Le président du comité d’organisation de la Fika, Serigne Mboup lui a rendu un vibrant hommage, en évoquant les principales étapes de sa riche carrière. « De simple membre de l’Etoile de Dakar, vous avez gravi les marches pour devenir chef d’orchestre, le leader du Super Etoile, patron de presse, industriel et ministre de la République sans jamais quitter le Sénégal. Vous devez inspirer les jeunes tentés par l’aventure de l’émigration clandestine, en montrant qu’on peut réussir socialement en restant dans son pays », a déclaré M. Mboup. Le président de la Chambre de commerce de Kaolack a raconté sa première audience avec l’ancien président Abdou Diouf qui l’avait recommandé au ministre d’Etat Ousmane Tanor Dieng pour ses premiers pas dans le secteur de l’industrie. Le concours didactique sur le thème : « Halal, d’une norme communautaire à une norme économique » a été remporté par le lycée franco-arabe devant le lycée Valdiodio Ndiaye et l’Institut de formation Idrissa Guèye de la chambre de commerce de Kaolack.

Elimane FALL

En décembre 2017, les exportations du Sénégal sont évaluées en valeur Coût assurance et fret (Caf) à 101,5 milliards de FCfa contre 110,1 milliards de FCfa le mois précédent, soit un repli de 7,8 %, selon le dernier bulletin mensuel des statistiques du commerce extérieur de l’Ansd.

Les exportations du Sénégal se sont repliées de 7,8 % au mois de décembre dernier, passant de 110,1 milliards de FCfa en novembre à 101,5 milliards de FCfa, indique le bulletin mensuel des statistiques du commerce extérieur, publié par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd). Selon cette agence, cette évolution s’explique par la baisse des expéditions d’engrais (- 77,3 %), de produits pétroliers (- 74,9 %), de bouillons (-30,0 %) et de poissons frais de mer (-35,6 %).

En revanche, note-t-on, la hausse des ventes à l’extérieur de phosphates au mois de décembre 2017 (2,0 milliards de F Cfa contre 0,2 milliard de F Cfa au mois précédent) et d’or non monétaire (+21,1%) a amoindri cette baisse des exportations.

Au cours du mois de décembre 2017, les exportations ont porté essentiellement sur l’or non monétaire (24, 8 milliards de FCfa), les poissons frais de mer (7,8 milliards de FCfa), le ciment (6,2 milliards de FCfa), l’acide phosphorique (4,6 milliards de FCfa) et les produits pétroliers (3,9 milliards de FCfa). Elles sont principalement orientées vers la Suisse (21,0 %), le Mali (13,7 %), les Émirats Arabes Unis (5,7 %), la Côte d’Ivoire (5,0 %) et l’Inde (5,0 %). Par rapport au mois de décembre 2016, les exportations ont connu une hausse de 22,3 %. Leur cumul à fin décembre 2017 est ressorti à 1486,4 milliards de FCfa contre 1371,2 milliards de FCfa pour la période correspondante de 2016, soit une progression de 8, 4 %.

Mamadou SY

Quant aux importations du mois de décembre 2017, elles sont ressorties en valeur Coût assurance et fret (Caf) à 312,1 milliards de FCfa contre 299,6 milliards de FCfa le mois précédent, soit une hausse de 4,2 %. Ce relèvement, explique-t-on, est essentiellement dû par celui des achats extérieurs de blé (+47,2 %), de produits chimiques (+27,4 %), de fruits et légumes (+20,5 %) et de produits pétroliers finis (+10,3 %). Toutefois, note l’Ansd, le repli des importations de tabac brut et fabriqué (-84,9 %) et d’autres machines et appareils (-21,7 %) a amoindri cette hausse des importations.

Au cours de la période sous revue, les principaux produits importés sont les produits pétroliers finis (34,9 milliards de FCfa), l’huile brute de pétrole (34,3 milliards de FCfa), les autres machines et appareils (25,7 milliards de FCfa), le riz (13,0 milliards de FCfa) et les métaux communs (12,5 milliards de FCfa). L’agence précise que les principaux fournisseurs du Sénégal, au cours de la période sous revue, sont la France (15,0 %), le Nigéria (11,6 %), la Chine (9,6 %), les Pays Bas (7,0 %) et l’Inde (6,5 %). Comparées au mois de décembre 2016, les importations se sont relevées de 73,5 % et leur cumul à fin décembre 2017 s’est chiffré à 3536,5 milliards de FCfa contre 2977,5 milliards de FCfa pour la période correspondante de 2016, soit une progression de 18,8 %.

M. SY

Le solde commercial en décembre 2017 est ressorti à -210,5 milliards de FCfa contre - 189,5 milliards de FCfa au mois précédent. Une telle détérioration du solde est consécutive au déficit vis-à-vis du Nigéria (-34,4 milliards de FCfa contre +1,0 milliard de FCfa au mois précédent) et des Émirats Arabes Unis (-0,7 milliard de FCfa contre +5,2 milliards de FCfa au mois précédent) et de la réduction de l’excédent du solde vis-à-vis du Mali (+ 12,4 milliards de FCfa contre +19,5 milliards de FCfa au mois précédent). Cependant, explique l’Ansd, cette détérioration du solde commercial a été atténuée par la réduction du déficit vis-à-vis de la France (-42,4 milliards de FCfa contre -57,4 milliards de FCfa au mois précédent) et de la Chine (-28,8 milliards de FCfa contre -36,6 milliards de FCfa au mois précédent). L’Ansd mentionne également que le cumul des soldes commerciaux à fin décembre 2017 s’est établi à -2050,1 milliards de FCfa contre - 1606,3 milliards de FCfa pour la période correspondante de 2016.

M. SY

92 accidents ont été enregistrés le long des côtes maritimes sénégalaises en 2017, occasionnant la mort de 141 personnes. Dans ce lot, plusieurs victimes ont été dénombrées dans les îles du Saloum, a rappelé le sous-lieutenant des sapeurs pompiers, Jeannot Sagna, le chef du centre des secours de Foundiougne, lors de la journée mondiale des zones humides. Il a saisi cette occasion pour informer et sensibiliser les populations sur les mesures de sécurité à respecter.

Le sous officier a fait ce rappel aux populations en général, particulièrement celles des îles du Saloum à partir de Dassilamé Sérère. « Il est important de respecter ces mesures de sécurité dans les embarcations notamment le port du gilet de sauvetage, les informations météorologiques à respecter et éviter la surcharge dans les embarcations, surtout les plus petites qui ont du mal à résister à la furie des vagues en cas de marée haute», a-t-il conseillé. Ces populations ont encore en mémoire le chavirement d’une pirogue au large de Bétenti qui avait fait 21 victimes toutes des femmes qui s’adonnaient à leur travail favori de cueillette des huitres. Quatre mois après, un autre drame était survenu à Faoye, avec le chavirement d’une autre pirogue qui transportait une dépouille mortelle occasionnant six morts dont des membres d’une même famille.

Pour éviter ce genre de catastrophe, l’adjoint au préfet de Foundiougne, Moussa Aly Bâ qui présidait la cérémonie, a exhorté les populations de ces zones liées les unes aux autres par les bolongs, à respecter les textes en vigueur contenus dans l’arrêté du ministère de la Pêche et de l’Économie maritime et qui rendent obligatoire le port du gilet de sauvetage à bord des embarcations non pontées utilisées dans la pêche artisanale et dans le transport de passagers et de marchandises.

Il les a également exhortés à utiliser des embarcations qui répondent aux normes de navigabilité et pouvant résister aux vagues sans prendre de l’eau comme c’est souvent le cas. Wetland International a saisi l’occasion de cette journée pour offrir aux populations de Dassilamé Sérère, une barque avec son moteur hors bord ainsi que de nombreux lots de matériels et d’équipements d’usage pour un montant de 30 millions de FCfa, a précisé Ibrahima Thiam, directeur régional de « Wetland Internationale », zone Afrique.

Mouhamadou SAGNE

En conférence de presse, mercredi, à Diourbel, le directeur général de la Sonacos, Pape Dieng, a dressé un bilan, à mi-parcours, de la campagne arachidière qui prend fin, précise-t-il, à la fin du mois d’avril. Il a évoqué également la redynamisation de l’usine de Sonacos de Diourbel.

A la date du 7 février 2018, la Sonacos a collecté 117.923 tonnes d’arachide et les camions en attente sont au nombre de 524 pour un tonnage de 12.862, soit un total de 120.612 tonnes, loin des 96.000 tonnes de 2016, a révélé Pape Dieng, le directeur général de la Sonacos. « En deux mois de collecte, nous avons dépassé la quantité de l’année dernière », s’est-il félicité. Il a souligné qu’en ce qui concerne l’usine de Diourbel, 25.000 tonnes ont été collectées et 160 personnes ont été employées. « Cette année, nous allons collecter environ 45.000 tonnes et nous recruterons encore plus puisque nous allons faire de l’arachide de bouche et beaucoup de femmes seront aussi recrutées pour le décorticage. D’ici trois ans, nous allons faire revenir la trituration et le raffinage », a déclaré M. Dieng. Le Dg de la Sonacos, faisait, mercredi, à Diourbel, le point sur la campagne de commercialisation de l’arachide.

Selon Pape Dieng, 13.930.966.246 de FCfa ont été payés aux opérateurs privés, précisant que le montant des factures reçues équivaut à 24.917.022.383 de FCfa. « Il n’y a jamais eu de chèques sans provision, mais nous sommes dans un pourcentage correcte de paiement », note-t-il, annonçant avoir pris la décision de payer, depuis mardi, 600 millions de FCfa par jour pour rattraper le retard. Pape Dieng est formel, « aucun opérateur ne détient un chèque impayé », fustigeant le fait que ces derniers informent toujours la presse « de leurs problèmes, mais pas des solutions ». Il a évoqué également la redynamisation de l’usine de Diourbel.

Redynamisation de l’usine de Diourbel
Selon lui, pour en arriver a ce stade, beaucoup d’efforts ont été faits, ces deux dernières années. Et les perspectives sont bonnes avec le nouveau projet qu’il compte mettre en œuvre. « Nous sommes ambitieux et espérons que les autorités vont valider notre projet. On est en train de travailler sur une modélisation et on va faire revenir tous les produits comme l’eau de javel, le vinaigre qui étaient des produits (Seib) ». Dans cette usine, précise-t-il, « on faisait aussi de l’huile d’arachide. A mon arrivée, on avait arrêté de triturer dans cette usine.

Dans la modélisation que j’ai faite avec mes collègues, nous prévoyons, d’ici à trois ans, de faire revenir la trituration et le raffinage. Cette année, nous allons également faire de l’arachide de bouche, donc on va recruter beaucoup de femmes pour trier les graines ».

Ce retour à l’ancien mécanisme permettrait de dégager, selon Pape Dieng, un résultat bénéficiaire dès 2019 de plus de 5 milliards de FCfa et assurer le financement, la réhabilitation et la modernisation des outils industriels de production. L’usine de Diourbel va recruter 750 personnes en deux ans et 1.500 saisonniers par an. « Tout cela va faire renaître, d’ici à deux ans, une ville où il fait bon vivre. Le nouveau modèle sera de « bâtir non plus sur l’exportation de l’huile brute, mais au contraire, sur le raffinage et la vente locale de l’huile d’arachide », a déclaré le directeur général de la Sonacos.

En réponse à ses détracteurs qui l’accusent de gestion solitaire, le directeur général de la Sonacos s’en remet à la loi qui donne aux directeurs de sociétés tous les pouvoirs de gestion. Il a révélé qu’en deux mois, plusieurs fautifs pris en flagrant délit de réception d’argent, pour forcer les prélèvements aux lieux de réceptions ont été sanctionnés. « Quand je décide de mettre de la vidéo surveillances, il n’y a plus lieu de discuter avec des personnes indélicates », a dit M. Dieng qui a annoncé que les discussions avec les partenaires sociaux de l’entreprise ont abouti à la mise sur pied d’une commission de résolution de certains problèmes.

Mamadou DIEYE

La 29ème édition des journées annuelles du Club des dirigeants de banques et établissements de crédit s’est ouverte à Dakar hier. Une occasion pour les autorités sénégalaises d’inviter les professionnels du système bancaire africain d’être un vecteur de l’intégration de l’Afrique.

Des professionnels de la banque, des marchés financiers et des économistes sont réunis lors de la 29ème édition des journées annuelles du Club des dirigeants de banques et établissements de crédit des économistes ouverte hier pour plancher sur le devenir du système bancaire africain dans un contexte de mise en œuvre des reformes bancaires démarrée depuis le 1er janvier dernier. La rencontre a servi de cadre au représentant du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, Bassirou Niass, pour inviter les dirigeants de banques à jouer leur partition dans le processus d’intégration du continent. Il estime que dans un contexte où les Etats africains s’évertuent à construire de grands ensembles économiques en Afrique, l’intégration des systèmes bancaires devient un défi et un impératif. D’après lui, sa prise en charge passera nécessairement par le rapprochement des systèmes bancaires du continent pour lequel le club des dirigeants en Afrique a un rôle « primordial » à jouer. M. Niass soutient que par des échanges d’expériences, une assistance technique mutuelle, une interconnexion des systèmes de paiement et une ouverture des marchés interbancaires, il est possible de jeter les bases d’un système bancaire africain intégré et vecteur de l’intégration économique africaine. Il ajoute qu’il revient aux dirigeants de banques et d’établissements de crédits d’être à l’avant-garde de ce combat qui favorisera le développement des échanges intra-africains et l’intégration des peuples au plan économique et social.

A son avis, les banques africaines peuvent jouer un rôle fondamental dans le processus de l’intégration africaine en fluidifiant les échanges commerciaux et en favorisant une croissance inclusive au niveau du continent. A ce titre, il indique que c’est avec un bon ancrage dans nos terroirs et des interventions optimales au profit des secteurs prioritaires comme l’agriculture qu’elles arriveront à faire de la finance socialement responsable. Autour de la thématique : « Enjeux et défis pour la banque africaine de demain : entre innovations et risques », les dirigeants africains de banques et établissements de crédits se sont penchés sur la question de la gestion des risques.

« Le risque étant notre compagnon, il s’accroît avec l’innovation qui devient incontournable », note Bocar Sy, président de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Sénégal. Patrick Mestrallet, président du Club des dirigeants de banques et établissements de crédits, a souligné que dans un secteur où le changement et l’innovation sont permanents et face à la concurrence croissances des technologies de l’information et de la communication, le Club se doit de suggérer des éléments de réponses et des pistes de réflexion adaptés aux nombreux défis qui se présentent à ses membres. D’après lui, les banques africaines, pour continuer à créer de la valeur, doivent s’adapter à la réglementation et en tirer profit pour approfondir la gestion de leurs prises de risques afin de relever les défis aux côtés des Etats et de leur clientèle. Pour le représentant du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Bassirou Niass, la maîtrise des risques est gage de la viabilité et de pérennité du système bancaire.

Abdou DIAW


28 GROUPES BANCAIRES NOTÉS DANS L’ESPACE UEMOA
Citant un document du Fonds monétaire international paru en 2017, le professeur d’économie Babacar Sène souligne que la zone Uemoa compte 102 banques et 28 groupes bancaires. Il ajoute que les 13 groupes bancaires les plus importants regroupent 80 % des actifs. S’agissant du paysage bancaire africain, l’économiste soutient qu’il a connu une mutation profonde ces dernières années du fait de la présence de banques transfrontalières à caractère systémique. Il cite l’exemple du groupe Ecobank qui s’est vu conférer le statut d’organisation internationale et d’établissement non résident dont le siège est au Togo. D’après lui, ces groupes bancaires ont joué un rôle important dans le financement des économies africaines. Ils ont contribué à accroître la concurrence bancaire en offrant à leurs clients des produits et services innovants tout en s’appuyant sur des systèmes d’information et de gestion très modernes.

A. DIAW

Citant un document du Fonds monétaire international paru en 2017, le professeur d’économie Babacar Sène souligne que la zone Uemoa compte 102 banques et 28 groupes bancaires. Il ajoute que les 13 groupes bancaires les plus importants regroupent 80 % des actifs. S’agissant du paysage bancaire africain, l’économiste soutient qu’il a connu une mutation profonde ces dernières années du fait de la présence de banques transfrontalières à caractère systémique. Il cite l’exemple du groupe Ecobank qui s’est vu conférer le statut d’organisation internationale et d’établissement non résident dont le siège est au Togo. D’après lui, ces groupes bancaires ont joué un rôle important dans le financement des économies africaines. Ils ont contribué à accroître la concurrence bancaire en offrant à leurs clients des produits et services innovants tout en s’appuyant sur des systèmes d’information et de gestion très modernes.

A. DIAW

A compter du 1er mars 2018, notre compatriote Abdoulaye Mar Dièye occupera le poste Sous-secrétaire général chargé du Bureau des politiques et de l’appui aux programmes du PNUD.

L’annonce a été faite, mercredi, par Achim Steiner, l’administrateur du Programme des Nations unies pour le développement. « La nomination de Mar intervient à un moment décisif pour le PNUD alors que nous nous efforçons de fournir toujours plus efficacement à nos partenaires et aux pays en développement des conseils stratégiques adaptés en vue de les aider à atteindre leurs objectifs de développement durable », a déclaré Achim Steiner. « Mar apporte à ce poste des décennies d’expérience en matière de politique de développement ainsi qu’une connaissance approfondie du PNUD, qui devrait servir l’organisation dans son évolution pour répondre aux exigences d’un monde dynamique en perpétuelle mutation », a ajouté l’administrateur du Programme des Nations unies pour le développement.

Abdoulaye Mar Dièye a assumé diverses responsabilités de haut niveau au sein du PNUD notamment en tant qu’administrateur adjoint et directeur du bureau régional du PNUD pour l’Afrique après avoir été tour à tour chef de cabinet et directeur du bureau exécutif. Avant de rejoindre le système des Nations unies, M. Dièye avait occupé plusieurs postes dans la fonction publique sénégalaise dont celui de chef de la Division planification générale (1976-1982) puis d’Inspecteur général (1982-1984) au ministère du Plan et de la Coopération.

Le nouveau Sous-secrétaire général chargé du Bureau des politiques et de l’appui aux programmes du PNUD est diplômé de l’École nationale de la statistique et de l’administration économique (ENSAE-CESD) de l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) de Paris. Ingénieur statisticien économiste spécialisé en mathématiques avancées, il est également titulaire d’une maîtrise en études du développement obtenue à l’Institut des études sociales de La Haye aux Pays-Bas.

Mamadou GUEYE

Lors de sa tournée régionale de présentation de condoléances, le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime est revenu sur les nombreuses initiatives du chef de l’Etat et de son gouvernement visant à moderniser le secteur. Des résultats appréciés par les acteurs de la pêche.

Le ministre de la Pêche Oumar Guèye a rappelé tout l’intérêt que le président de la République Macky Sall accorde au secteur de la pêche avec les nombreuses initiatives en faveur du secteur. Il s’agit principalement de la motorisation des embarcations de pêche à travers la subvention des moteurs, de l’immatriculation des pirogues, des gilets de sauvage, etc.

Pour la motorisation des pirogues, il a indiqué que l’Etat a porté le nombre de moteurs de 5.000 à 20.000 et 20 milliards de FCfa on été dégagés pour l’acquisition des moteurs, soit un million de subvention par moteur au profit des bénéficiaires. La commercialisation des moteurs avait connu un coup d’arrêt mais elle a repris, informe-t-il. D’autres dispositifs comme la géolocalisation seront bientôt expérimentés à bord des embarcations de pêche, a indiqué le ministre, précisant que Cayar sera la zone test. Oumar Guèye a attiré l’attention des pêcheurs et des mareyeurs sur l’intérêt de prendre des mesures nécessaires notamment des dispositions sécuritaires en haute mer. Il s’agit particulièrement du port du gilet de sauvage. Le ministre a insisté sur cette mesure préventive avant d’embarquer en haute mer notamment en cette période de mer agitée. Le ministre a exhorté les pêcheurs « à redoubler de vigilance et d’attention ». « Si des événements de telle nature se produisent, on doit davantage redoubler de vigilance en prenant des précautions nécessaires pour les éviter », a-t-il lancé.

Un quai de pêche moderne bientôt à Joal
Joal a été la dernière étape de cette tournée régionale de présentation de condoléances. La ville a enregistré deux disparus au large des côtes. Le ministre a annoncé que Joal va bientôt disposer d’un quai de pêche moderne. Selon lui, les études techniques sont en cours. A Joal tout comme dans les autres localités où le ministre s’est rendu, le sentiment des familles éplorées et des acteurs de la pêche est le même. Comme à Cayar, Mbour et à Fass Boye, la pêche est la principale activité des populations. « Quand le secteur de la pêche s’émousse, aucune autre activité ne marche », déclare le maire de Joal, Boucar Diouf. Ce dernier et d’autres autorités de la commune ont magnifié les efforts continus et inlassables du chef de l’Etat Macky Sall et de son gouvernement pour améliorer les conditions de travail des acteurs de la pêche. Les coordonnateurs des conseils locaux de pêche artisanale (Clpa) de Fass Boye et de Mbour, Moda Samb et Aliou Wade ont indiqué que jamais dans l’histoire de notre pays, un ministre de la Pêche s’est déplacé pour présenter les condoléances du chef de l’Etat et de la nation aux familles des pêcheurs disparus en haute mer. Ils ont surtout, à l’occasion, magnifié les initiatives du président de la République Macky Sall en leur faveur.

« Nous ne pouvons que nous réjouir du déplacement du ministre et louer les efforts du gouvernement visant à satisfaire nos préoccupations quotidiennes », a déclaré M. Wade, en réitérant l’engagement des acteurs du secteur à soutenir la politique du chef de l’Etat.

Souleymane Diam SY

CAYAR DOTÉE BIENTÔT D’INFRASTRUCTURES MODERNES
Cayar va bientôt disposer d’un complexe frigorifique et d’une aire de transformation moderne des produits halieutiques d’un coût global de 1,200 milliard de FCfa. L’annonce a été faite par le ministre de la Pêche. Oumar Guèye s’était rendu, mercredi, dans cette localité dont la principale activité reste la pêche pour présenter les condoléances du chef de l’Etat et de la nation sénégalaise suite à la disparition en mer de dix pêcheurs du village. Le complexe frigorifique sera composé, selon lui, d’une chambre froide, de deux camions frigorifiques alors que l’aire de transformation va abriter une garderie d’enfants, des fours, un poste de santé, etc. Selon le ministre, les marchés ont été déjà attribués et sera bientôt procédé à la pose de la première pierre de ces travaux dédiés à la modernisation du secteur. Les populations de Cayar ont fait part de leurs préoccupations car leur localité est l’un des centres de pêche du pays et occupe une place importante dans la région et constitue leur principale source de devises. Le ministre a promis de revenir à Cayar et de discuter avec elles sur toutes les questions du secteur.

S. D. SY

Cayar va bientôt disposer d’un complexe frigorifique et d’une aire de transformation moderne des produits halieutiques d’un coût global de 1,200 milliard de FCfa. L’annonce a été faite par le ministre de la Pêche. Oumar Guèye s’était rendu, mercredi, dans cette localité dont la principale activité reste la pêche pour présenter les condoléances du chef de l’Etat et de la nation sénégalaise suite à la disparition en mer de dix pêcheurs du village. Le complexe frigorifique sera composé, selon lui, d’une chambre froide, de deux camions frigorifiques alors que l’aire de transformation va abriter une garderie d’enfants, des fours, un poste de santé, etc. Selon le ministre, les marchés ont été déjà attribués et sera bientôt procédé à la pose de la première pierre de ces travaux dédiés à la modernisation du secteur. Les populations de Cayar ont fait part de leurs préoccupations car leur localité est l’un des centres de pêche du pays et occupe une place importante dans la région et constitue leur principale source de devises. Le ministre a promis de revenir à Cayar et de discuter avec elles sur toutes les questions du secteur.

S. D. SY

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ et l’ambassadeur de Chine au Sénégal, Zhang Xun, ont signé, hier, un accord de coopération économique et technique relatif au financement de l’étude et la réalisation du projet de fourniture de l’équipement au Centre universitaire de mesure et d’analyse de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et un accord-cadre pour le financement du projet Smart Sénégal.

En signant, hier, avec le Sénégal, deux accords de coopération économique et technique, la République populaire de Chine démontre que sa position de premier partenaire financier du Sénégal, en 2017, est loin d’être usurpée (voir ailleurs). Avec le premier accord, l’empire du milieu fait un don sans contrepartie de 16,8 milliards de FCfa pour le financement de l’étude et la réalisation du projet de fourniture de l’équipement au Centre universitaire de mesure et d’analyse de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et d’autres projets qui seront décidés entre les deux gouvernements. Le second accord est relatif à un prêt préférentiel pour un montant de 87 milliards de FCfa destiné au financement du projet Smart Sénégal.

Ces documents ont été paraphés par le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, et par l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Sénégal Zhang Xun. Selon le diplomate, le projet Smart Sénégal sur lequel porte l’un des accords signés comprend des projets urbains et ruraux tels que la construction des centres de loisirs à la campagne, l’éclairage des villages par l’énergie solaire, le partage des ressources entre écoles, lycées et universités, la sécurité en ville, les villes sans fils et l’installation des câbles sous-marins. « Ces projets permettront de promouvoir le développement de l’industrie informatique et de renforcer l’informatisation de l’industrie, de l’agriculture, de l’éducation et de la santé, ce qui constitue un soutien important au Sénégal pour devenir le centre touristique, logistique et informatique de l’Afrique de l’Ouest », a soutenu le diplomate chinois.

En réalité, selon le ministre Amadou Bâ, le projet Smart Sénégal est la suite logique du projet Large bande du Sénégal qui ambitionne de résorber le déficit numérique et de faire du Sénégal un hub sous-régional notamment dans les domaines de la sécurité, de la santé, de l’éducation, du tourisme en utilisant les technologies de l’information et de la communication. Cependant, précise-t-il, « depuis la mise en place de l’Agence de l’informatique de l’Etat, le gouvernement a déployé beaucoup d’efforts et de moyens qui ont contribué à bâtir graduellement une infrastructure de type opérateur sur une bonne partie du territoire national ».

A quelques mois de la fin de la mise en application des acquis du Forum sur la coopération sino-africaine qui s’était tenu en 2015 à Johannesburg, Zhang Xun dresse un bilan positif de la relation bilatérale entre la Chine et le Sénégal. « Les efforts conjoints des deux pays ont promu des synergies entre les stratégies de développement et la coopération bilatérale sur tous les plans qui a obtenu des fruits abondants ». Il en veut pour preuve les nombreux chantiers d’envergure qui seront achevés cette année tels que l’autoroute Ila Touba, les forages multi-villages, l’autoroute Mbour-Thiès-Aibd, l’arène nationale de lutte, l’esplanade du Musée des civilisations noires. Sans compter la construction en cours du pont de Foundiougne, la finalisation des études de faisabilité des projets d’agrandissement de l’hôpital pour enfants de Diamniadio, de réfection du barrage d’Affiniam, la réhabilitation des stades régionaux et de construction du nouveau bâtiment du ministère des Affaires étrangères. En plus de ces deux accords, Amadou Bâ et Zhang Xun ont procédé à trois échanges de lettres.

La première concerne le projet de fourniture d’un dispositif de traduction simultanée au profit du Conseil économique, social et environnemental (Cese). La deuxième est relative au Programme d’accès à la télévision par satellite dans 300 villages sénégalais. La troisième lettre concerne la poursuite de l’assistance technique au Centre national hospitalier d’enfants de Diamniadio. Pour ces trois projets, la Chine a déboursé une enveloppe plus d’un milliard de FCfa.

Elhadji Ibrahima THIAM


PLUS DE 1.012 MILLIARDS DE FCFA DE CONVENTIONS DE FINANCEMENT SIGNÉES EN CINQ ANS
1.012 milliards de FCfa; c’est le montant global des conventions de financement signées de 2012 à décembre 2017 entre le Sénégal et la Chine. Sur ce montant, 885 milliards de FCfa sont au titre du financement du Plan d’actions prioritaires (Pap) du Plan Sénégal émergent. Ce qui fait de la Chine le premier partenaire financier du Sénégal en 2017.

« A travers cette la coopération fructueuse, la République populaire de Chine joue un rôle essentiel dans le processus de développement économique et social du Sénégal », a déclaré le ministre Amadou Bâ. Cette coopération qui se traduit notamment en subventions, dons et prêts concessionnels ont été octroyés par le biais d’Eximbank China. « Parmi ces financements, on peut citer une douzaine d’accords de prêt ayant servi à financer d’importantes réalisations dans le domaine de l’amélioration du transport urbain, de l’appui au secteur de l’électricité, de l’amélioration de la communication téléphonique dans l’administration sénégalaise, etc. ».

« Toujours fidèle aux principes de sincérité, de pragmatisme, d’amitié et de franchise », la Chine, assure son ambassadeur au Sénégal, est prête à travailler avec le Sénégal pour explorer davantage le potentiel de coopération et l’élargir à de nouveaux chantiers.

Elh. I. THIAM


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