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Affaires et Finances (2823)

La participation des professionnels de la pêche artisanale à la définition, à la mise en œuvre et au suivi-évaluation des politiques de pêche est une condition indispensable à la durabilité du secteur. Le principal obstacle à une participation qualitative et crédible des acteurs de la pêche artisanale est l’insuffisance de leurs compétences politiques et professionnelles. Le diagnostic est fait par l’Association ouest africaine pour le développement de la pêche artisanale (Adepa). Face à cette situation, les Etats et les partenaires au développement ont mis en route des expériences de cogestion des pêches qui encouragent et créent les conditions d’une participation des acteurs et des parties prenantes. Même si des avancées significatives sont enregistrées, les professionnels de la pêche artisanale expriment toujours des besoins importants de formation pour renforcer leurs capacités. C’est pour contribuer à prendre en charge cette question que l’Adepa a initié le projet de « Renforcement de la structuration et des capacités d’influence des Organisations professionnelles de la pêche artisanale (Oppa) dans les sept pays membres de la Commission sous-régionale des pêches (Csrp) en Afrique de l’Ouest ». L’évaluation finale du projet avait recommandé la consolidation des acquis en vue de pérenniser la pêche artisanale. C’est dans ce cadre que l’Adepa a lancé la deuxième phase (2015-2018). C’est pourquoi elle a initié un atelier de formation de trois jours (12 au 14 mai) pour identifier les nouvelles Oppa à impliquer, les nouveaux leaders bénéficiaires de la formation. «Il n’est de secret pour aucun professionnel de la pêche qu’aujourd’hui, se pose le problème de la gestion rationnelle et durable de la ressource halieutique en général et particulièrement celle ciblée par la pêche artisanale, induit indubitablement par l’absence d’un système d’aménagement des pêcheries fondées sur des mesures techniques, sociales et économiques cohérentes articulées autour d’objectifs clairs de gestion», a déclaré Mamadou Goudiaby, directeur des pêches maritimes. Secrétaire exécutif de l’Adepa, Moussa Mbengue rappelant l’importance de la pêche artisanale, demande un soutien accru à ce secteur.

Aliou KANDE

Les dépenses sécuritaires, alimentaires et nutritionnelles sont passées de 200 milliards FCfa à 400 milliards FCfa entre 2005 et 2015 . Ce sont là les résultats préliminaires du Programme de suivi et d’analyse des politiques agricoles et alimentaires (Sapaa) au Sénégal, présentés hier à Dakar.

Le point focal du Programme de suivi et d’analyse des politiques agricoles et alimentaires (Sapaa) au Sénégal et au Burkina Faso, Alban Mas Aparisi a indiqué que les dépenses sécuritaires, alimentaires et nutritionnelles sont passées de 200 à 400 milliards FCfa entre 2005 et 2015. Il livrait les résultats préliminaires du Sapaa qui a été présenté hier par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) et le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural (Maer). Selon lui, les conséquences de cette hausse doivent se traduire par une amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle du fait d’un « investissement public très élevé et d’un environnement plus favorable ». Le point focal du Sapaa a également salué la volonté de l’Etat d’inciter à la production du riz local qui a connu des prix incitatifs de 2005 à nos jours. Alban Mas Aparisi précise que ces incitations oscillent autour de 15 à 20 % au dessus de celles dans un marché de concurrence parfaite sans politique nationale. Pour le Point focal du Sapaa, ces indications sont « cohérentes » avec la volonté de l’Etat d’inciter à la production du riz local. Pour le Sénégal, le Sapaa a testé les dépenses de la nutrition. L’objectif, précise Alban Mas Aparisi, « c’est de mieux savoir les instruments de politiques mis en œuvre pour réduire l’insécurité alimentaire et nutritionnelle et stimuler la croissance du monde agricole et rural ».

Démarré en octobre 2015 au Sénégal, le Sapaa est mis en œuvre pour renforcer l’efficacité et l’efficience des politiques agricoles et alimentaires au Sénégal pour mieux lutter contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle et la pauvreté. Selon le représentant de la Fao au Sénégal, Vincent Martin, le premier objectif est  d’aider le gouvernement à consolider ses capacités de suivi et d’analyse de l’effet des politiques agricoles et alimentaires sur le secteur agricole. Le second objectif du Sapaa, ajoute-t-il, c’est de soutenir la réforme des politiques agricoles et alimentaires, sur la base des analyses menées à travers tout comme hors du système. Le Conseiller technique au Maer, Dr Massata Niang est d’avis que « le Sapaa est plus à même de répondre aux demandes des décideurs politiques et aux nécessités d’analyses du Sénégal, par son volet d’analyses ad hoc ». Dans son premier cycle, le Sapaa sera mis en œuvre jusqu’en avril 2018, grâce au financement du ministère fédéral de l’Alimentation et de l’Agriculture d’Allemagne.

Souleymane Diam SY

Le Centre d’arbitrage, de médiation et de conciliation de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (Camc-Cciad) a initié, hier, un atelier de sensibilisation, à l’intention des opérateurs économiques, sur le nouveau dispositif, fixant le cadre normatif de la médiation au Sénégal.

Le gouvernement sénégalais a entrepris, dans le Pse, des réformes majeures dans le secteur de l’administration judiciaire. Un volet important de ces réformes concerne la gouvernance judiciaire, dont l’objectif est d’améliorer l’environnement des affaires et du faire du Sénégal un pays attractif pour les investisseurs. Selon Chérif Mbodj, président du Centre d’arbitrage,  de médiation et de conciliation de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (Camc-Cciad), cette journée s’inscrit dans un projet de gouvernance. Cette offre de médiation, ajoute-t-il, est considérée comme une résolution des conflits avec célérité.

M. Mbodj précise que les procédures alternatives sont aujourd’hui reconnues dans tous les pays. Moussa Habib Dione, magistrat et secrétaire exécutif du Comité national de médiation et de conciliation à la Chambre de commerce juge intéressant de  maîtriser les délais dans la recherche de solution entre deux parties. A l’en croire, il n’y a pas de perdant en médiation, car les relations d’affaires seront préservées. Pour Malick Lamotte, président du Tribunal de grande instance de Dakar, dans la médiation extrajudiciaire, la justice n’a pas de rôle à jouer.  A l’en croire, sur 406 litiges enregistrés, 206 soit 44,78% ont été ciblés. Sur ces 206 affaires, 85 sont bancaires, 30 relatifs aux entreprises, 18 liés aux affaires maritimes et 5 concernent les assurances.  Abordant les questions de loyer, le président Lamotte a affirmé que durant l’année 2015, 1.670 contentieux ont été enrôlés.

Dès lors, pour trouver un consensus à tous ces différends, il est prévu une audience de conciliation, qui ne se discute pas en public. Aussi, a-t-il précisé que la médiation judiciaire ne peut dépasser trois mois. Le consultant du Projet de gouvernance économique (Pge) de la Banque mondiale, Abdoulaye Rokhaya Wane, recommande l’adoption d’un décret permettant au pays de surmonter les contentieux commerciaux et faire de Dakar une plaque tournante de la médiation.

Serigne Mansour Sy CISSE

La Banque nationale pour le développement économique (BNDE) et l’organisation International relief et development (IRD) ont signé une convention pour développer la filière anacarde.

L’organisation International relief et development (IRD) et la Banque nationale pour le développement économique (BNDE) ont signé une convention de coopération. Celle-ci a pour finalité de créer les conditions de la valorisation de la filière anacarde. L’acte de coopération a été posé par le représentant résident de l’IRD Boubacar Sow et le directeur général de la BNDE, Thierno Seydou Nourou Sy.

Les deux parties jettent ainsi les bases d’une exploitation à fond des opportunités économiques d’un produit local pour améliorer  la place du Sénégal à l’international. Avec une production moyenne annuelle de l’ordre de 15.000 à 20.000 tonnes, le Sénégal se classe  à la 15e position au rang mondial. L’objectif du Sénégal est de 100.000 tonnes en 2018 pour une production actuelle de 40.000 tonnes. Les zones de productions sont  Ziguinchor, Kolda, Sédhiou et Fatick. « Les revenus de la filière proviennent essentiellement de la commercialisation des noix brutes. En revanche, plus de 95% de la production est exportée vers l’Inde, le Vietnam et le reste est transformé localement. La filière procure de nombreux emplois, essentiellement des femmes.  Compte tenu du déclin de l’arachide, la noix de cajou devient de plus en plus important dans le budget de la famille sénégalaise », mentionne le document parvenu à la rédaction.  L’IRD déroule un projet qui touche plus de 20.000 producteurs. L’amélioration de la productivité agricole par l’identification et la promotion de variétés améliorées de cajou, l’établissement de pépinières, la formation des producteurs agricoles sur les bonnes pratiques améliorées et sur la gestion rentable des exploitations, figurent en bonne place dans l’agenda de cette organisation.

Aussi, la filière reste une priorité. C’est la voie idéale pour la transformation sociale dans les zones de production. Mais il est impératif d’utiliser des équipements améliorés, la diversification des produits de cajou, la fourniture des matériels adaptés aux centres de formation.

Pape Sanor DRAME

Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé, hier, un crédit d’un montant de 20 millions de dollars (dix milliards de FCfa) pour soutenir 150.000 petits agriculteurs au Sénégal. L’objectif visé, précise le communiqué, est d’améliorer la productivité agricole de notre pays.

20 millions de dollars, soit près de dix milliard de FCfa. C’est l’enveloppe que la Banque mondiale vient d’octroyer à 150.000 petits agriculteurs au Sénégal. Il s’agit d’un financement additionnel à la deuxième phase du Programme de productivité agricole en Afrique de l'Ouest (Ppaao) qui vise à renforcer la production de semences certifiées et le système de commercialisation dans la filière arachidière.

Le projet, explique le communiqué, vise à accroître la production, la diffusion et l'adoption de technologies améliorées dans les filières prioritaires du Sénégal. Ainsi, 850.000 agriculteurs dont 40 % de femmes seront désormais les bénéficiaires directs du Ppaao-Sénégal. « L'agriculture reste un secteur clé de l'économie du Sénégal, car elle représente les deux tiers des recettes d'exportation et constitue la base de la nourriture et des moyens de subsistance de près de 70 % de la population rurale », a indiqué Louise Cord, Directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal.

Elle a précisé que dans ce secteur, la chaîne de valeur de l'arachide joue un rôle clé dans l'économie du pays car le produit est cultivé par près de 480.000 ménages ruraux, soit 65 % de la population agricole. Cependant, a indiqué Louise Cord, la productivité reste faible, parce que le secteur agricole contribue seulement pour environ 17 % du Pib alors que plus de 40 % de la population est employée dans le secteur. Selon elle, le Groupe de la Banque mondiale veut  donner un important soutien au pays afin de restaurer la compétitivité du secteur et la mise en œuvre réussie d'un processus complexe de sélection de nouveaux investisseurs stratégiques pour la Suneor. D’après Aifa Fatimata Ndoye Niane, économiste agricole principale et chargée du programme à la Banque mondiale, le financement additionnel aidera le gouvernement du Sénégal à concevoir une nouvelle stratégie de développement de la chaîne de valeur de l'arachide, ainsi que la préparation d'un programme à long terme visant à diversifier les activités économiques dans les zones de production  de l'arachide. Elle a ajouté que le recensement des entreprises agricoles, y compris les organisations de producteurs et les coopératives, sera également réalisé avec le financement additionnel.

Abdou DIAW

En raison de la bonne performance notée dans les secteurs tertiaire (+14,3%), secondaire (+3,5%) et primaire (+2,4%), en mars 2016, l’activité économique s’est raffermie de 9,5%, en variation mensuelle, indique la Dpee.  Dans sa note de conjoncture, elle note une croissance de 6,6% sur une base annuelle.


En mars 2016, l’activité économique a enregistré une augmentation de 9,5%, en variation mensuelle tirée par le secteur tertiaire (+14,3%). Les secteurs secondaire (+3,5%) et primaire (+2,4%) se sont également bien comportés sur la même période. Le secteur primaire, après les baisses successives enregistrées en janvier et février, a connu une croissance mensuelle de 2,4% en mars. La Dpee explique cette situation par les performances relevées dans les sous-secteurs de l’élevage (+2,4%) de la pêche (+2,3%). Sur une base annuelle, l’activité du secteur primaire a augmenté de 2,2 % en mars 2016 du fait des bons résultats de la pêche (+13,2%) atténués, toutefois, par la contreperformance du sous-secteur de l’élevage (-0,8%).

L’activité dans le secteur secondaire a progressé de 3,5% entre février et mars 2016 particulièrement tirée par les activités extractives (+24,9%), la fabrication de produits céréaliers (+8,3%), la fabrication de produits en caoutchouc (+52%), la production de sucre (+32%) et la fabrication de matériaux de construction (+3,4%).

Cependant, cette évolution a été atténuée par les contreperformances relevées dans la construction (-4,7%), les conserveries de viande et poissons (-24,6%) et l’égrenage de coton et la fabrication de textiles (-11,8%). En glissement annuel, une consolidation de 3,9% de l’activité dans le secteur secondaire est enregistrée au mois de mars 2016 portée essentiellement par les extractives (+65,5%), l’égrenage de coton et la fabrication de textiles (+189,9%), la production d’énergie (+13,6%) et le travail de bois (+49,2%). Ces performances ont été amoindries par les faibles résultats des conserveries de viande et poissons (-64,8%), de la fabrication de papier, carton (-53,3%) et de la construction (-3,7%).

Dans le secteur tertiaire, l’activité s’est consolidée de 14,3 %, en variation mensuelle tirée par les transports et télécommunications (+29,9%), le commerce (+16,2%) et les services financiers (+39,2%). Comparativement à la même période de 2015, l’activité dans le secteur tertiaire a enregistré une croissance de 10,4% au mois de mars 2016, tirée par les transports et télécommunications (+26,2%), le commerce (+3,6%), les activités de santé et d’action sociale (+4,6%) et les services d'hébergement et restauration (+6,3%), dans une moindre mesure.

Abdou DIAW

Comme chaque année, au mois d’avril-mai, l’ouverture de la saison à la très poissonneuse mare de Niani Nkoye (épine blanche le nom de l’arbre a épines qui peuple cette zone) donne lieu à de grandes battues de poisson. Des milliers de personnes provenant d’une centaine de villages de la Gambie et du Sénégal effectuent le déplacement pour perpétuer cette tradition vieille de deux décennies.  Cette mare qui fait plus de 60 hectares est aujourd’hui menacée par les plantes envahissantes qui obstruent son accès mais aussi par la présence d’hippopotames qui hantent le sommeil des pêcheurs.

Le rituel est immuable. Des centaines de personnes convergent vers la mare de Niani Nkoye dès l’annonce de l’ouverture solennelle par le chef de village de Bantantinty, qui abrite la mare. Chaque année, à l’ouverture de la mare, un grand rush est noté. Ce sont des milliers de personnes issus d’une centaine de villages de la Gambie et du Sénégal qui effectuent le déplacement pour profiter de la providence. Nasses, filets, harpons, paniers et toute l’armada en bandoulière, les populations quittent, dès le petit matin, leurs villages à pied, à vélo, et à moto pour rallier le plan d’eau. Ils traversent le marécage puis choisissent leur emplacement. La chance fait le reste. Pour ce jour très spécial, Kaly Banora, l’agent de santé communautaire du coin, a lui aussi fait comme tout le monde. Il a fermé la case de santé pour aller à la pêche. Il réussit avant dix heures, à ressortir avec plus de 15 kg de poisson. Il est plus perspicace que certains qui n’ont pas pu surpasser les herbes qui coincent leurs filets et les arbres épineux qui les empêchent de tourner en rond. Beaucoup ont préféré jeter l’éponge en attendant que l’herbe soit dégagée.

Plus de 600 kg de poissons capturés
A Niani Nkoye, la pêche traditionnelle est lancée avec les filets,  hameçons et autres outils de pêche qui ont fini de faire des allers retour dans cet étang qui a réservé, cette année aussi,  des surprises. Ce sont plus de 600 kg, toutes espèces confondues, qui ont été capturées. Fantans, conocono, fouro, cambono, et féta à côté du daa sont mis à terre jusqu’au début de l’hivernage. Kémo Sylla, secrétaire général des Gie de pêche de Bantantinty,  Wato Sita et Woula Nafa qui comptent 42 membres, ne cache pas son espoir de voir son secteur sortir de l’ornière grâce aux initiatives de l’Etat. Cependant, l’accès à cette mare qui fait plus de 60 hectares et où la pêche traditionnelle est menée depuis plus d’une vingtaine d’années, constitue une contrainte majeure. Beaucoup de candidats se sont découragés à cause de l’accès obstrué par les herbes épineuses qui rendent l’activité de pêche difficile. Cela a découragé beaucoup de pêcheurs qui ne peuvent pas tendre les filets. La seule solution qui s’offre à eux, c’est de brûler les herbes pour s’en débarrasser. Aujourd’hui, la doléance, selon Kémo Sylla, c’est de voir l’amélioration de cette mare pour que les populations en tirent plus de profit. « Les risques sont liés à la présence de l’hippopotame qui pourrait venir dans la mare avec son bébé jusqu’au sevrage et empêcher de pêcher surtout en période de crue », avertit-il.

Eliminer les plantesenvahissantes
Venu superviser l’ouverture de cette campagne de pêche, Alioune Diop, l’inspecteur régional des pêches de Tambacounda accompagné du responsable national de l’Aquaculture, a rappelé la nécessité d’améliorer le plan d’eau, de préserver la ressource qui dépend de la crue pour le poisson qui cherche des espaces de reproduction et de cachette. « Pour préserver la ressource, des barrages sont mis en place pour voir le développement des poissons et empêcher leur retour au fleuve », a-t-il indiqué.

Les contraintes ne manquent pas. Selon Alioune Diop, les plantes épineuses freinent toutes les activités des pêcheurs qui ne peuvent installer leur filet. « Au niveau du ministère, il y a un projet d’aménagement des plans d’eau dont Padan et Niani Nkoye. Comme c’est le cas pour d’autres mares dans la région de Tambacounda. Il s’agit d’éliminer les plantes et mettre des ouvrages de retenues si nécessaire pour développer la pêche continentale », a-t-il soutenu. S’agissant de la menace que constitue l’hippopotame, M. Diop a assuré qu’une sensibilisation tous azimuts est menée pour amener les usagers à éviter les plans d’eau au moment où les mammifères sont présents. « Au niveau du ministère, des programmes sont déroulés pour renforcer la sécurité. C’est le cas avec les gilets de sauvetage qui sont en train d’être mis à la disposition de tous les pêcheurs, des moteurs qui sont subventionnés à hauteur de plus de 5 milliards de FCfa, sans compter le  programme de pirogues pour les villages qui sont tout le long de la Gambie pour améliorer la sécurité des pêcheurs », a-t-il dit.

Bakary Biaye, spécialiste en aquaculture, par ailleurs chef d’antenne de l’Agence nationale de l’aquaculture de Tambacounda et Kédougou a magnifié la collaboration entre la direction nationale de la pêche et l’Ana pour valoriser l’aquaculture et la pêche continentale. Selon lui, le reprofilage de la mare pour en faire un lac artificiel est devenu une nécessité. Ce qui, à son avis, permettra un empoissonnement assuré. Selon M. Biaye, le lac sera fermé périodiquement et le poisson pourra être pêché et l’eau utilisée pour le maraîchage et autres activités.  Pour une solution d’urgence, M Biaye a préconisé la mobilisation des populations pour désherber et accéder à la ressource en attendant les solutions plus concrètes avec l’Etat.

Pape Demba SIDIBÉ

Les exposants à la dernière Fidak, victimes d’un incendie, comptent se faire entendre par tous les moyens légaux pour être indemnisés. « A compter de ce jour, nous, sinistrés de l’incendie du Pavillon vert du Cices, plus particulièrement les Sénégalais, comptons sortir du silence pour utiliser tous les moyens légaux pour rentrer dans nos droits », a déclaré leur porte-parole, Alpha Thiam, hier, au cours d’une conférence de presse. L’incendie qui s’est déclaré en décembre 2015 lors de la 24e édition de la Fidak au pavillon vert du centre international du commerce extérieur du Sénégal (Cices), a détruit près de 80 % des marchandises. M. Thiam rappelle que ces sinistrés dont la majorité était des étrangers ont été recensés avant d’être relogés dans un chapiteau. « Quelques jours après le drame, a-t-il rappelé, les autorités du Cices ont confié le dossier à un cabinet d’expertise en vue d’obtenir des sinistrés des documents justificatifs. » Selon lui, un règlement à l’amiable proposant un remboursement de 60 % a été convenu entre les deux parties. « Nous avons accepté cette proposition espérant rentrer dans nos droits, mais depuis lors, rien n’a été fait », s’est-il plaint, ajoutant qu’ils ont aussi envoyé des lettres aux institutions compétentes de la République sans obtenir gain de cause. Il a relevé qu’au Burkina-Faso et en Mauritanie, des victimes ont été indemnisées six jours après un drame, alors qu’ici, rien n’est encore fait.

(APS)

Au terme d’une visite des réalisations de la Saed, des aménagements hydro-agricoles, des périmètres irrigués villageois et des exploitations agricoles gérées par des producteurs nationaux et des sociétés agro-industrielles privées, les membres du Conseil d’administration de la Saed se sont réjouis du travail remarquable effectué par l’ensemble de ces producteurs en vue de contribuer à l’atteinte des objectifs du programme national d’autosuffisance en riz.

Accompagnés du représentant de la Présidence de la République, Oumar Bocar Sall, du représentant de la Primature, du Directeur général de la Saed, Samba Kanté, les membres du Conseil d’administration de la Saed ont visité les périmètres rizicoles de Mbagam, du Colonat, les chantiers Sotracom d’aménagement hydro-agricole mis en œuvre dans le Pracas, les champs de riz de Grand-Digue-Tellel qui s’étendent à perte de vue, le pont de Boundoum où ils ont suivi des explications sur les travaux effectués par le Mca, etc. Cette  délégation a visité également les périmètres rizicoles privés de Serigne Moussa Nawel Mbacké, de la Compagnie agricole de Saint-Louis (Casl), l’exploitation privée du maire de Diama, Oumar Mboullé Sow et la station de pompage des eaux de Mboubène réalisée par le Mca.
Cheikh Seck, député et membre du Conseil d’administration de la Saed estime que cette visite a permis aux administrateurs de se rendre compte et de constater de visu que l’autosuffisance en riz prônée par le président Macky Sall, est une réalité dans la vallée. Il a félicité les producteurs et les agents de la Saed qui collaborent étroitement pour relever le défi d’atteindre les objectifs du Programme national d’autosuffisance en riz d’ici à 2017. Cheikh Seck les a invités à redoubler d’efforts pour permettre au Sénégal de produire la quantité de paddy dont il a besoin pour se nourrir. Il les a même exhortés à aller au-delà de l’autosuffisance en riz, en envisageant d’exporter l’excédent de la production rizicole nationale vers d’autres pays.  Les pics de rendement de 10 tonnes de riz à l’hectare notés dans le delta et la vallée du fleuve Sénégal confirment cette possibilité.

Le député Cheikh Seck a  insisté sur la nécessité de se débarrasser des mauvaises herbes qui poussent dans les champs, en les transformant en charbon. Il a émis le souhait de voir l’Etat renforcer les moyens dont disposent le ministère de l’Agriculture et la Saed, en vue de permettre à ces deux institutions d’accomplir correctement leur mission, consistant à développer l’agriculture et à contribuer, de manière significative, à l’émergence du Sénégal. D’autres administrateurs de la Saed, tels que Mamadou Diop, représentant les producteurs de la région de Matam, Amadou Sada Timéra, qui a parlé au nom des producteurs de Bakel, sont  satisfaits du niveau d’équipement des producteurs de riz dans le delta.

 
Les producteurs nationaux, les exploitants privés (nationaux et étrangers), les grandes sociétés agro-industrielles étrangères, les chefs religieux sénégalais, etc., s’activent dans le delta et la vallée du fleuve Sénégal, pour relever, avec l’appui de la Saed, les défis de la production, de la transformation, de la commercialisation du paddy, de l’exportation du riz (à long terme). Abondant dans le même sens, le représentant du ministère de l’Economie et des Finances, Cheikh Diba, membre du CA de la Saed, a rappelé que l’ampleur des tâches est considérable dans la vallée, où il est nécessaire de maintenir et d’entretenir les aménagements hydro-agricoles, les périmètres irrigués, d’évaluer les besoins de renforcement des moyens dont disposent la Saed et les producteurs.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La 42ème session ordinaire du  Conseil des ministres de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie est prévue le 5 mai prochain. En prélude à cette rencontre, une réunion préparatoire des experts s’est tenue samedi.

2016 est l’année de la redynamisation de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (Omvg). Tout a démarré en janvier, avec la tenue de la première session extraordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement à Addis-Abeba. Au cours de cette rencontre, le nouvel organigramme de l’organisation et l’attribution des postes, mais également la création de l’agence qui sera chargée de la gestion des ouvrages communs de Sambangalou et du réseau de transport de l’énergie ont été adoptés. 

Pour la mise en œuvre de toutes ces décisions, se tiendra, à Dakar, le 5 mai prochain, la 42ème session ordinaire du conseil des ministres de l’organisation. En prélude à cette rencontre, le haut commissaire de l’Omvg, El Hadji Lansana Fofana, a présidé, samedi, une réunion préparatoire des experts. Celle-ci va finaliser et adopter l’organigramme détaillé de l’organisation, a expliqué M. Fofana. Au cours de cette rencontre, il sera également question d’examiner l’incidence financière de cette restructuration, les modalités de la mise en œuvre des structures de mise en œuvre de l’unité de gestion du projet énergie et élaborer un calendrier pour son démarrage effectif.

S’adressant aux experts, M. Fofana a déclaré que compte tenu du rôle déterminant que joue l’énergie électrique dans le développement industriel des pays membres et ses effets d’entrainement multiples sur les activités des populations, le projet énergie restera une priorité. Il a précisé que ce projet énergie est en maturité car le dossier d’appel d’offres est finalisé et le financement acquis. Il souhaite que ce projet démarre d’ici juin prochain. «Le projet  de mise en valeur et de gestion des ressources naturelles (…) des bassins versants des fleuves Gambie, Kayanga/Géba et Koliba/Corubal doit aussi être une priorité », a-t-il dit.  M. Fofana précise qu’il y aura un programme de gestion intégrée des ressources en eau des bassins des fleuves sous juridiction de l’Omvg.

Le haut commissaire soutient que la mise en valeur de ces bassins versants est une tâche lourde et complexe qui exige des compétences variées et l’implication de tous les acteurs. «Vos délibérations sur toutes les questions de cette réunion préparatoire à la 42ème session ordinaire du conseil des ministres sont importantes et seront déterminantes pour la redynamisation de l’Omvg en vue de la mise en œuvre de son programme de développement», a-t-il affirmé. «Nous avons espoir que cette réunion préparatoire va poser des jalons importants en vue de la matérialisation des projets de l’Omvg. Des propositions concrètes seront soumises au conseil des ministres notamment le projet énergie», a ajouté Mademba Bitèye, coordonnateur par intérim de la Cellule nationale Omvs-Omvg. L’Omvg regroupe le Sénégal, la Gambie, la République de Guinée et la Guinée-Bissau.

Aliou KANDE

La 7ème mission d’appui du Programme de productivité agricole en Afrique de l’ouest (Ppaao/Waapp) a assisté, mardi, à la journée scientifique du Centre national de spécialisation, une des composantes du Waapp sur les céréales sèches et cultures associées. La délégation a eu droit à une présentation du procédé de mise au point d’une étuveuse poly-céréales par Fallou Sarr, chercheur à l’Institut de technologie alimentaire (Ita).

Le Projet de mise au point de procédés d’obtention de céréales étuvées commence à livrer ses résultats avec la mise au point d’une étuveuse poly-céréales. L’objectif du projet est de contribuer à la valorisation des céréales locales (mil, sorgho, maïs, riz et fonio). Ce projet financé par le Programme de productivité agricole en Afrique de l’ouest (Ppaao /Waapp)  vise également à mettre au point un procédé de fabrication de céréales étuvées ; la formulation de produits à haute valeur nutritionnelle à base de céréales étuvées ;  le renforcement des capacités des transformateurs des céréales locales dans les techniques de fabrication de produits à base de céréales étuvées. Le Dr Fallou Sarr, coordonnateur national du projet et maître de recherche à l’Institut de technologie alimentaire (Ita) a présenté, mardi dernier, le procédé de fabrication de céréales étuvées avec la création d’une étuveuse, lors de la journée scientifique du Centre national de spécialisation, une des composantes du Waapp) sur les céréales sèches et cultures associées. Citant la Fao, le Dr Sarr a indiqué que pour le riz paddy, il a été démontré que l’étuvage est un procédé post-récolte qui permet de réduire significativement les pertes en nutriments au cours du décorticage et de la cuisson. En plus de la conservation des nutriments, cette technique permet une nette amélioration du rendement au décorticage et la réduction du taux de brisures pour toutes les céréales.

L’étuvage est une opération consistant à ré-humidifier, à précuire et à sécher les grains paddy avant leur décorticage, explique M. Sarr. Cela apporte des modifications physico-chimiques et organoleptiques avantageuses du point de vue nutritionnel et économique.

L’étuveuse poly-céréales a une capacité de 30 à 100 kg. La consommation d’énergie au cours du trempage et de l’étuvage est de  500 kilos calories. Le temps de trempage et d’étuvage est de  20 heures. Les bénéficiaires sont les organisations de producteurs, les transformateurs, les équipementiers ; les consommateurs ; les sociétés nationales de recherches agricoles du Sénégal et de la sous-région ; les pouvoirs publics  et les partenaires au développement. En dehors de cette étuveuse poly céréales, l’équipe de l’Ita a élaboré des diagrammes d’obtention de céréales étuvées ;  des tables de composition des céréales étuvées pour le Sénégal. Des aliments de compléments sont également mis au point. Les cibles sont formées aux procédés d’étuvage et aux techniques de fabrication de produits à haute valeur nutritionnelle à partir des céréales étuvées.

Sorgho, mil, fonio : une douzaine de technologies mise au point

Au cours de cette journée scientifique du Centre national de spécialisation tenue au Centre d’étude régional pour l’amélioration de l’adaptation à la sécheresse (Ceraas) dans l’enceinte de l’Ecole nationale supérieure d’agriculture de Thiès, d’autres chercheurs ont présenté les résultats de leurs recherches dans le projet Ppaao/Waap. Il s’agit de l’équipe de Yacine Ndour Badiane, chercheur à l’Isra. Les travaux ont porté sur la fertilisation organique et minérale du maïs. La technologie permet d’optimiser l’utilisation de l’engrais. «Nous avons mis au point une nouvelle méthodologie qui permet d’enfouir l’engrais. La technologie est prête», a expliqué Mme Badiane.

Dans l’ensemble, le projet Ppaao/Waapp a donné une nouvelle impulsion à la recherche technologique. «Dans le waap et à travers les projets financés au Sénégal, nous avons réuni une masse critique  de plus de 100 chercheurs appartenant à diverses institutions de recherche nationale ou internationale, universitaire, régionale », a confié Daniel Fonseca, le coordonnateur scientifique du Cerass. Il a précisé que dans leur programme de formation, plus de 100 doctorants et autant en master ont été formés. «En termes de réalisation, lors de la première phase du Waapp (2007-2012), nous avons généré une douzaine de technologies dans plusieurs variétés de sorgho, de mil, fonio. Lors de la seconde phase (2013-2017), nous avons amplifié ces technologies en termes de variétés qui ont été homologuées. Sans oublier le domaine de la transformation avec l’Ita. Nous avons agi sur l’ensemble de la chaine de valeur pour générer de la technologie et des revenus pour l’ensemble des acteurs », a précisé M. Fonseca.

Aliou KANDE

Le gouverneur de Louga, Alioune Badara Mbengue, a présidé, hier, la cérémonie d’ouverture des journées régionales d’information de l’administration fiscale. Selon lui, le consentement à l'impôt est un acte de haute portée citoyenne.

Opérateurs économiques, élus locaux, membres de la société civile, autorités administratives et religieuses ont pris part, hier, aux journées régionales d’information organisées par l’administration fiscale de Louga. L’initiative entre dans les journées nationales d’information et de sensibilisation sur le thème : « L’école et la promotion du civisme fiscal »,  de la Direction générale des impôts et domaines (Dgid). Les populations de Louga ont trois jours pour en savoir un peu plus sur le service des impôts et des domaines, ses différentes missions, ses démembrements et son rôle dans la marche du pays. Visites, conférences et échanges sont au menu. Cette démarche vise à faire acquérir aux populations le réflexe du paiement de l’impôt.

Procédant à l’ouverture de ces journées régionales, le gouverneur de Louga a rappelé la place centrale de l’administration fiscale dans le développement du pays. « Le paiement de l’impôt est un devoir pour tout citoyen. C’est un acte de haute portée citoyenne », a dit Alioune Badara Mbengue, soulignant que le consentement à l’impôt est une exigence pour le bon fonctionnement de l’Etat dont le rôle est d’assurer le bien-être des populations. Ces  populations, a-t-il expliqué, ont besoin de routes, d’écoles et d’hôpitaux. « Toutes ces infrastructures nécessitent des financements. C’est pourquoi, le travail de l’administration fiscale qui participe à la mobilisation des ressources doit être salué et magnifié à juste titre », a déclaré Alioune Badara Mbengue pour qui « payer ses impôts contribue à renforcer l’Etat ». « Vous avez les  félicitons et les encouragements de toute l’administration », a dit le gouverneur, s’adressant à Mamadou Diop, chef du Centre  des services fiscaux de la région de Louga. « Nous allons profiter de ces journées pour davantage échanger avec le public, l’écouter et prendre en charge ses préoccupations », a indiqué Mamadou Diop, insistant sur la mission de service public des impôts et des domaines. « Nous avons signé un contrat de performance avec la tutelle. Nous allons profiter de ces journées pour échanger sur ce contrat. C’est aussi l’occasion de partager notre plan de développement stratégique tout en mettant en avant notre mission de service public », a expliqué le chef du centre des services fiscaux de la région de Louga.

Abdoulaye Diallo

Des recettes de près de 5 milliards de FCfa sont attendues cette année par les services fiscaux de Saint-Louis, a annoncé, hier, Ngor Dione, chef du service régional des impôts et domaines. A l’issue d’une grande conférence publique sur le thème : « L’école et la promotion du civisme fiscal », introduite par le professeur Tandiné de l’université Gaston Berger, Ngor Dione, s’est adressé à la presse pour rappeler que les services fiscaux de Saint-Louis doivent mobiliser toutes les énergies pour enregistrer des recettes de 4,800 milliards de FCfa. Le chef du service régional des impôts et domaines s’est réjoui des efforts déployés par l’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, Babacar Bâ, la première adjointe au maire, Aïda Mbaye Dieng, et les autres autorités administratives et municipales pour honorer, par leur présence, cette séance de sensibilisation et d’information organisée dans la ville de Saint-Louis par la direction générale des Impôts et Domaines (Dgid). Pendant deux jours, a-t-il précisé, les responsables des services fiscaux de Saint-Louis, rencontreront les élèves, les étudiants et autres concitoyens, pour les sensibiliser sur l’importance des impôts. « Aujourd’hui, a-t-il déclaré, il n’est plus question de se limiter aux chambres de commerce et des métiers dans cette vaste campagne de sensibilisation. Il nous faut ratisser large en vue d’amener tous les contribuables à avoir le réflexe de payer leurs impôts au moment opportun ».

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie a procédé, hier, en compagnie du Dr Cheikh Kanté, à la pose de la première pierre pour la construction de logements au bénéfice des travailleurs du Port autonome de Dakar. Diène Farba Sarr a invité l’entreprise à respecter les délais de livraison.

Le programme « un portuaire, un toit » connaît un début de réalisation. Le premier jalon a été posé, hier, avec la pose de la première pierre. A cette occasion, les travailleurs du Port autonome de Dakar se sont mobilisés. Cette initiative s’inscrit dans le renforcement de la politique sociale de l’entreprise. Elle est exécutée en partenariat avec « Peacok Investments », la société chargée de réaliser cet ambitieux programme à Diamniadio.

Conscient de l’importance du logement au Sénégal, les syndicats du Port autonome de Dakar ont mutualisé leurs efforts afin de doter chaque agent portuaire d’un toit décent. La cérémonie a été présidée par Diène Farba Sarr, ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie en compagnie du Dr Cheikh Kanté, directeur général du Port autonome de Dakar. Le projet consiste à réaliser 691 logements. Diène Farba Sarr espère que ce projet inspirera d’autres acteurs pour la réalisation des objectifs du Plan Sénégal émergent (Pse). M. Sarr a rappelé que le déficit de logements dans la capitale a conduit le président Macky Sall à hisser l’habitat comme priorité nationale. Saluant le partenariat entre Peacok Investments et le Port autonome de Dakar, Diène Farba Sarr a invité l’entreprise à accélérer la cadence pour le respect du délai de réalisation de la cité des agents portuaires.

Le Dr Cheikh Kanté a indiqué que cette pose de la première pierre des logements des travailleurs revêt un caractère exceptionnel. « C’est la réalisation d’un vieux rêve des travailleurs du Port autonome de Dakar. Nous avons élaboré une politique sociale pour le bien-être et la motivation des travailleurs. Le capital social constitue un des axes du programme un portuaire, un toit », a déclaré le directeur général. M. Kanté soutient que, sans logement social, il est difficile de se projeter dans l’avenir. « C’est ce qui justifie la vision du président de la République avec le pôle urbain de Diamniadio qui contribuera à réduire le déficit de logements à Dakar », a affirmé M. Kanté. Il souligne que cette cité sera « une source de performance et de protection sociale » pour les travailleurs du Port. Il a émis son vœu de voir se réaliser, dans un futur proche, la cité des cadres et des dockers du Port autonome de Dakar.
Le directeur général de cette entreprise, Adil Dbilij a promis de livrer les logements d’ici à trois ans. Il a précisé que toutes les études ont été faites. «Au plus tard en mai 2017, les logements de la première phase seront livrés. D’ici à trois ans, tout le projet sera réalisé», a-t-il assuré. Le représentant des travailleurs, Ousmane Thiané Sarr, a salué l’engagement de la direction générale du Port autonome de Dakar pour le bien-être des travailleurs. Il a réitéré leur engagement à accompagner le directeur général.

Aliou KANDE

Une plateforme a été mise au point par le Comité permanent inter-états de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (Cilss) grâce à l’appui de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao). Celle-ci permet d’analyser et de mesurer la résilience des populations au Sahel et en Afrique de l’Ouest.

Le Comité permanent inter-états de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (Cilss), grâce à l'appui technique et financier de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), a lancé, la Plateforme technique d’analyse et de mesure de la résilience des populations au Sahel et en Afrique de l’Ouest (Ptmr-Sao). Cet instrument permettra de renforcer l’impact des initiatives d’appui et le développement d’un outil consensuel de mesure de la résilience. Les deux organisations ont procédé à la signature du Protocole d’accord marquant le démarrage des activités en mars 2016. « Cette plateforme constitue une opportunité unique de production d’informations et d’analyses harmonisées et consensuelles dans les pays et les régions. Elles serviront à orienter, au mieux, les investissements visant à renforcer la résilience des populations d’une part, et à évaluer l’impact des politiques mises en œuvre d’autre part », indique le communiqué de presse conjoint.

Selon le Secrétaire exécutif du Cilss, Dr Djimé Adoum, cité par le document, le lancement de la plateforme donne un nouvel élan aux efforts menés par les gouvernements de la région. « Développer une méthodologie et des outils, à la fois consensuels et adaptés au contexte régional, est crucial pour les preneurs de décisions. Notre objectif est de fournir les informations nécessaires pour orienter adéquatement les politiques visant à renforcer la résilience des populations du Sahel et de l'Afrique de I'Ouest », a-t-il déclaré.

Les deux organisations souhaitent, à travers cette plateforme, favoriser les synergies avec les partenaires régionaux et internationaux intervenant dans le domaine de la résilience. Dans un contexte de chocs répétés auxquels font face les populations les plus vulnérables, Vincent Martin, Représentant de la Fao au Sénégal estime que cette approche multisectorielle et inclusive permettra de mieux orienter les interventions visant à garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle de manière durable.

Une série de consultations sera prochainement organisée aux niveaux national et régional, afin d’identifier les données nécessaires à l'analyse et à la mesure de la résilience à tous les niveaux, informe le communiqué. Afin d’assurer une appropriation réelle des nouveaux outils et méthodes élaborés, cette initiative mettra également l’accent sur le renforcement des capacités des instituts de statistique, cellules nationales d’analyse de la sécurité alimentaire, ministères de l’agriculture, universités, centres de recherche, organisations intergouvernementales et internationales.

Elhadji Ibrahima THIAM

Le directeur général de la Caisse des dépôts et consignations du Sénégal, Thierno Seydou Niane et son  homologue de France, Pierre-René Lemas ont procédé, hier, à Paris, à la signature d’une convention de partenariat entre les deux institutions qui entretiennent des échanges techniques réguliers.

Les Caisses des dépôts et consignation (Cdc) du Sénégal et de la France renforcent leurs échanges techniques. Hier à Paris, leurs directeurs généraux ont signé une convention de partenariat, indique un communiqué. La  convention porte sur deux axes principaux. La première concerne la coopération institutionnelle. Selon le document, les deux institutions comptent partager leurs expériences sur les métiers et missions de ce modèle unique de développement qu’est une Caisse de dépôts, notamment sur les activités de mandataire, de dépositaire et de gestionnaire de fonds (épargne, retraite, cautionnement, fonds dédiés, entre autres). Ces échanges seront également élargis au pilotage et à la gestion prudentielle du bilan. «Le renforcement des compétences sera un point majeur de la coopération entre les deux institutions. La Cdc-France continuera d’accueillir, au sein de ses équipes, des cadres de la Cdc-Sénégal en mission d’études courtes pour promouvoir un transfert de compétence», lit-on dans le document. La deuxième convention porte sur la coopération relative aux projets de développement économique et social. Sur cette question, les deux institutions conviennent d’établir un partenariat privilégié ouvert à d’autres institutions financières publiques ou privées, internationales et sénégalaises, en appui aux politiques et aux investissements publics de leurs pays respectifs. Les deux institutions s’accordent à mener des actions concrètes pour la mise en œuvre de projets d’intérêt commun à réelle valeur ajoutée notamment en faveur des secteurs des infrastructures, du logement, du développement urbain et du financement des Pme. La Caisse des dépôts et consignation du Sénégal est un établissement public à statut spécial créée en janvier 2006.  Elle constitue un levier sur lequel les pouvoirs publics sénégalais s’appuient pour la prise en charge du financement des secteurs prioritaires notamment le logement social, les  Pme-Pmi, les équipements des collectivités locales et la politique de la ville.

Au regard de ses métiers et missions, la Cdc, à l’instar des autres caisses de dépôts, se veut un investisseur institutionnel de long terme accompagnateur des politiques publiques de développement. La Cdc France et ses filiales constituent un groupe public, investisseur de long terme au service de l’intérêt général et du développement économique des territoires.

Aliou KANDE

Dans cet entretien, le directeur de cabinet aborde les difficultés auxquelles les Pme sénégalaises sont confrontées. Il évoque aussi les mécanismes mis en place  par le gouvernement pour accompagner leur développement.

Pourquoi votre département a jugé utile d’organiser un forum international sur la promotion et le financement des Pme ?
Notre département ministériel entend, par l’organisation de ce forum, participer à la mise en œuvre de l’un des axes majeurs du Plan Sénégal émergent (Pse) qu’est celui de la transformation structurelle de notre économie, en renforçant davantage les Pme, grandes pourvoyeuses de richesses aussi bien dans les pays développés que dans ceux en voie de développement. Cet exercice passe inéluctablement par la levée d’un certain nombre de contraintes qu’elles partagent avec la plupart des Pme relatives notamment à leur formalisation, à l’accès au financement et aux marchés, etc. Il nous a paru opportun de tenir ce forum pour partager avec l’ensemble des participants, les préoccupations sur ces problématiques et sur les bonnes pratiques vécues çà et là et qui font le succès des Pme de ces pays.

Le fait que la plupart des Pme évolue dans le secteur informel ne constitue pas un frein à leur financement ?
Le défaut de formalisation constitue indéniablement un frein au financement des Pme dans la mesure où elles peinent à trouver des interlocuteurs attentifs à leurs problèmes, ou même lorsqu’elles en trouvent, se voient exiger des garanties qu’elles ne sont pas en mesure d’honorer. Il devient nécessaire en ce moment, tout en mettant l’accent, sur la formalisation, d’imaginer des solutions adaptées à celles qui ne le sont pas encore.

En dehors du financement, quelles sont les contraintes auxquelles sont confrontées les Pme au Sénégal ?
Le financement bien qu’étant une contrainte majeure n’est pas le seul défi auquel les Pme sénégalaises sont confrontées. Il y a bien entendu, celui de leur formalisation, de l’accès aussi bien au marché extérieur qu’à la sous-traitance, de leur mise à niveau ou du renforcement de leurs capacités, celui de l’effort fiscal qui leur est demandé et qui n’est pas toujours soutenable.

Quelles sont les politiques ou mécanismes pour accompagner les Pme dans leur développement ?
Pour assurer le développement des Pme, l’Etat du Sénégal a fait l’option d’agir sur deux axes principaux. Il a mis en place tout un dispositif d’appui financier constitué de la Bnde, du Fongip et du Fonsis dont la vocation est soit de satisfaire directement leurs besoins de financement, soit de garantir les financements accordés par les banques commerciales ou le système financier décentralisé.
 A côté de ce dispositif, il existe un ensemble de structures d’appui non financiers Adpm, Asepex, Programme de mise à niveau des entreprises, Bourse de sous-traitance et de partenariat…, destinés essentiellement à renforcer leurs capacités, à accroître leur compétitivité et leur productivité, à accéder aux marchés extérieurs.

Propos recueillis par Mamadou GUEYE

Une délégation ministérielle du Sénégal, conduite par Amadou Bâ, ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, s’est rendue le 3 mai 2016 au siège de la Banque africaine de développement (Bad), en vue de renforcer la coopération avec l’institution panafricaine, indique un communiqué de l’institution financière. Le président de la Bad, Akinwumi Adesina a souligné l’exemplarité de la coopération avec le Sénégal, avant d’indiquer que son institution soutiendra, dans les années à venir, le développement du Sénégal à travers une approche intégrée des pôles de développement agro-industriels, la promotion de l’emploi et de l’entreprenariat agricole, l’amélioration du cadre de vie en milieu rural, l’accès à l’eau et à l’électricité, la desserte intérieure et la promotion de l’intégration régionale, rapporte la même source. Amadou Bâ a loué la flexibilité de la Banque qui a permis de prendre en compte, dans la revue à mi-parcours de son Document stratégie pays (Dsp) 2011-2015, les nouvelles priorités du Sénégal. Confirmant ainsi que la Bad est un partenaire stratégique pour la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse). Le portefeuille actif de la Bad au Sénégal compte 23 opérations pour un montant global de 727,46 millions de dollars US. Depuis octobre 1972, début des opérations de la Bad au Sénégal, cette institution financière  a approuvé environ 94 opérations pour un montant cumulé de près de 1,97 milliard de dollars US, soit plus de 1.200 milliards de FCfa.  Amadou Bâ était accompagné des ministres des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement ; de l’Hydraulique et de l’Assainissement ; de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne ; et du Secrétaire d’Etat au Réseau ferroviaire, précise-t-on dans le document.

M. G.

Démarré en 2012, le Fonds de développement du service universel des télécommunications (Fdsut) constitue, aujourd’hui, un acteur de premier plan dans la réalisation du projet Sénégal numérique. En 2015, a expliqué le directeur  général de l’Artp, le Fdsut a permis la finalisation des  installations de stations solaires pour la recharge de téléphones portables dans 30 villages non électrifiés mais couverts  par le réseaux de télécommunications. Il y a eu également la finalisation de la mise en place de réseaux Wifi dans trois lycées d’excellence, la mise à disposition d’une bande passante Internet très haut débit  pour permettre aux étudiants de toutes les universités du Sénégal, de disposer d’un accès à l’Internet gratuit dans les campus sociaux et pédagogiques.  Mais également, l’installation de salles multimédia dans 100 cases des tout-petits. Non sans oublier l’installation de 1.500 tables électroniques et 50 ordinateurs dans 50 « daaras ».  Pour 2016, a indiqué Abdou Karim Sall, il est prévu la mise en place de réseaux Wifi dans 20 lycées et collèges publics, l’installation de salles multimédia dans 200 lycées et collègues, la réalisation d’une étude stratégique pour un aménagement numérique équilibré du territoire national...

Pour son président Aly Koto Ndiaye, après un accès au téléphone portable,  le Fdsut ambitionne de permettre à chaque Sénégalais d’accéder aux Tic.  Pour l’accès des informations au public et aux acteurs du secteur des télécommunications, le Fdsut vient de mettre en place un site Web accessible à l’adresse : www.fdsut.sn.

I. BA

Avec la suppression de la prime fixe hors exploitation, les producteurs de la Vallée du Fleuve Sénégal se réjouissent de la mesure et demandent un prix spécial qui serait un mécanisme d’accompagnement de la politique d’autosuffisance en riz prônée par les pouvoirs publics.    

Lors de la réunion sur l’investissement, l’une des décisions majeures du président Macky Sall a été de supprimer la prime fixe de l’électricité qui plombe les factures des producteurs de la Vallée du Fleuve Sénégal. La mesure est effective. Au grand bonheur des producteurs. Ceux-ci ont exprimé leur satisfaction lors d’une rencontre entre les responsables de la Saed, de la Senelec et les producteurs. « Nous sommes très contents, car la prime fixe constitue un manque à gagner important », a déclaré Diawar Diop, un producteur de la Vallée. Il avance que la redevance de l’hydraulique et la facture d’électricité grèvent à hauteur de 50 % le budget des producteurs. De plus, certains producteurs se retrouvaient avec des factures durant les périodes de non production. M. Diop a  demandé la suppression de la prime fixe durant les périodes de non production, à défaut son allègement. «  Certains producteurs qui cultivent toute l’année ne bénéficient pas de cette mesure de suppression décidée par le chef de l’Etat », indique-t-il. Cette préoccupation de Diawar Diop est partagée par le directeur général de la Saed Samba Kanté. Il souligne qu’en dehors du crédit, l’électricité est le second goulot des producteurs. M. Kanté a salué les efforts de l’Etat, en appelant les différents producteurs à se rapprocher de la Senelec en vue de lutter contre les mauvaises pratiques et de mieux maîtriser leur consommation d’énergie. Cheikh Kâ, le délégué général de la région Nord de la Senelec a loué l’esprit qui a prévalu lors des échanges. A propos de la nouvelle tarification demandée par des producteurs, il dit prendre bonne note, soulignant, toutefois, que cette question est complexe. « Le tarif est un instrument politique et il appartient aux décideurs de prendre des mesures pour un prix spécial pour les producteurs de la Vallée afin d’accompagner la politique d’autosuffisante en riz prônée par les pouvoirs publics », a-t-il affirmé.

A.M.NDAW

L’Autorité de régulation des marchés publics (Armp), en partenariat avec le ministère de l’Economie et des Finances, a organisé, hier, un atelier de validation du projet de la circulaire interprétative du Code des marchés publics. La validation de ce projet permettra, selon le directeur de cette structure, Saer Niang, de mettre fin aux différentes compréhensions dans les textes.

Pour les besoins d’efficacité, l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) a élaboré, en collaboration avec le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, une circulaire interprétative pour lever toutes les équivoques, sources d’interprétations diverses des dispositions du texte qui régit le code des marchés publics. «La circulaire interprétative vient combler un vide dans le dispositif de la commande publique», renseigne le directeur de l’Armp, Saer Niang. Selon lui, dans les spécifications techniques en générales, les soumissionnaires  ne s’entendent  pas avec les autorités contractantes sur la manière d’évaluer et d’apprécier leurs offres. « Ce nouveau texte va contribuer à une bonne appropriation du code par les acteurs de la commande publique, condition nécessaire pour en faire un instrument efficace de réalisation de leurs projets et programmes de développement », rassure-t-il.

Cette circulaire va permettre également le respect des principes directeurs de la réforme : le libre accès à la commande publique, l’égalité de traitement de candidats et l’économie. Outre le service attendu par les acteurs nationaux, premiers utilisateurs, ce texte, selon  M. Niang, participe à la mise en confiance des partenaires techniques et financiers (Ptf), dans un contexte de mobilisation des financements du Plan Sénégal émergent (Pse). A ce titre, le ministre, porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye, venu présider cet atelier technique de partage et d’échanges, a rappelé que ce travail est une instruction du président de la République, soucieux d’un système de passation des marchés publics solide et crédible. Pour lui, un tel objectif ne peut être atteint sans un système de gestion des marchés publics adossé à des procédures exhaustives dans leur contenu et explicites dans leur signification. « De plus, compte-tenu de l’importance des marchés publics qui génèrent 1.000 milliards par an dans notre économie,  il est important que les différentes parties aient la même compréhension des dispositions», soutient M. Guèye.

Marame Coumba SECK

Transact Plus et le groupe Teyliom properties ont signé, hier, une convention de partenariat. Celle-ci permet aux Sénégalais de la diaspora d’avoir accès au logement, en sécurisant leurs transactions de paiement.

Désormais, les Sénégalais de la diaspora désireux d’acquérir un logement au Sénégal disposent d’un outil de transaction  sécurisée, fiable. Cela a été rendu possible grâce à la convention signée, hier, entre Transact plus, filiale du Groupe Cofina et le groupe Teyliom properties, promoteur immobilier. Ce partenariat contribuera à rendre le logement accessible aux Sénégalais de l’extérieur à travers le réseau de transfert d’argent rapide et sécurisé de Transact plus dénommé « Tam-tam » disposant de 10.000 points de vente dans 15 pays à travers le monde notamment en Europe du Sud, dans la zone Cemac et la zone Uemoa en plus de la République de Guinée. « La mission de Transact, est, en plus, le hub panafricain de la transaction financière et commerciale. On veut apporter une autre façon de consommer en créant de la valeur ajoutée avec nos partenaires. Nous sommes heureux d’avoir pu rencontrer l’écoute et l’intérêt de Teyliom. Notre vocation s’imbrique à leur offre. Aux Sénégalais de la diaspora de s’en servir comme relais d’encaissement pour l’acquisition d’une maison chez Teyliom. Cela, de façon sécurisée, accessible, fiable et surtout très simple. Bref, on simplifie la démarche de l’accès au logement », explique Ndèye Astou Diouf, administratrice générale de Transact Plus.

Bocar Fall, directeur commercial du programme Habitat « Akys » de Teyliom estime que ce partenariat traduit une convergence de vue entre les deux structures. Celui-ci permettra à Teyliom de proposer des villas dans le projet « La Cité des Akys » qui compte 2.500 logements situés à Bambilor. « A travers cette collaboration, nos compatriotes de la diaspora pourront réaliser leur projet de vie conformément à leurs attentes avec un moyen de financement souple, fiable et permettant de disposer d’une traçabilité de toutes leurs transactions », a-t-il renchéri. Bassirou Bâ, directeur de Business Teyliom a rappelé que Teyliom, après s’être investi dans l’immobilier de luxe, fait, depuis 2010, des logements moyen standing et sociaux, en proposant de la qualité et des prix défiant toute concurrence. 

Elhadji Ibrahima THIAM

La conservation des produits agricoles, particulièrement les semences, c’est un autre volet du Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao/Waapp). C’est dans ce cadre qu’il a financé la construction de quatre magasins de stockages de semences à Ross Béthio, Mbane, Nganda et Kahi et six bâches cocoon.

A la sortie de Ross Béthio, en allant à Richard Toll, à quelques encablures de la route nationale, à gauche, trône une majestueuse et imposante bâtisse. C’est le magasin de stockage et de conservation des semences de cette commune. Ce mercredi, malgré la forte chaleur, Ndèye Gaye, la présidente du Gie des femmes de la localité et ses sœurs ont tenu à attendre l’arrivée de la délégation du Ppaao/Waapp pour exprimer leur satisfaction et leur joie avec la mise à leur disposition de cette infrastructure de haute portée économique. Il en est de même pour les responsables de l’Association pour la promotion du développement à la base (Asprodeb) qui saluent la construction de ce magasin. Maintenant, la conservation des semences d’arachides et de riz n’est plus une préoccupation pour les producteurs de Ross Béthio, Mbane, Nganda et Kahi. Grâce au financement du Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao/Waapp) ces quatre localités disposent désormais de magasins de stockage de semences d’arachide et de riz répondant aux normes. Une délégation de la 7ème mission d’appui à la mise en œuvre du Ppaao/Waapp a visité, début mai, le magasin de stockage de Ross Béthio. Ce magasin préfabriqué a une capacité de stockage de 200 tonnes et  une durée de vie de plus de 25 ans. Il est conçu pour résister aux intempéries, à la salinisation et il doté d’une ceinture de protection aux abords.  Selon Adama Keïta, responsable du volet semences au Ppaao, la demande de magasin est très forte. Les anciens magasins éparpillés sur tout le territoire posent des problèmes de gestion. «Certains magasins ne respectaient pas les normes de stockage de semence. Notre souhait est de construire une centaine dans tout le pays », explique M. Keïta.

Selon lui, le Wapp a construit quatre magasins de 200 et 400 tonnes à Ross Béthio, Mbane, Nganda et Kahi. « Le magasin est bien fait. Nous sommes contentes.  Maintenant, notre souhait, c’est d’obtenir des terres suffisantes pour produire des semences d’arachide en quantité et en qualité», se félicite Mme Gaye, la présidente du Gie. «Nous nous activons dans la production de semences d’arachide et de riz. Avant, nous avions des problèmes de stockage. Ce magasin nous aidera beaucoup dans la conservation de nos produits », renchérit Abdoulaye Faye, le point focal de l’Asprodeb à Ross Béthio. La responsable du Waapp à la Banque mondiale, Aifa Fatimata Ndoye Niane a salué, à son tour, la construction de cet ouvrage. Mme Niane soutient que ce magasin préfabriqué est une vieille doléance qui vient d’être réglée. Parallèlement aux magasins préfabriqués, le Ppaao/Waapp a mis à la disposition des producteurs de semences, des bâches cocoon. C’est le cas à Thiakho Matar, un village de la commune de Thiaré, arrondissement de Koumbal, département de Kaolack.

Au  total, ce sont 6 bâches  cocoon qui ont été installées par le Waapp. Selon Adama Keïta du Ppaao/Waapp, ces bâches destinées au stockage et à la conservation des semences sont de très bonne qualité et sont équipées d’un système de contrôle de la température. « Cette bâche est très utile et pratique. Avant, nos semences se détérioraient rapidement », note avec satisfaction Mactar Sall, directeur de la coopérative de Thiaré. Malé Sakho, le président de cette coopérative abonde dans le même sens. «La bâche cocoon permet de conserver, pendant deux ans, des semences sans problème. C’est une initiative qu’il faut élargir », se félicite M. Sakho.

Aliou KANDE

Les Partenariats public-privé (Ppp) dans le domaine de l’agriculture ont des effets positifs dans la création d’emplois, l’économie locale, la croissance durable et inclusive et la sécurité alimentaire en Afrique subsaharienne. Ce sont là les résultats issus d’une étude réalisée par l’Institut des ressources naturelles de l’Université des Nations unies (Unu-Inra), avec l’appui financier du Centre de recherches pour le développement international (Crdi).

Quels modèles de Partenariats public-privé (Ppp) pour financer l’agriculture de manière efficace ? Quels sont les impacts des modèles de Ppp en agriculture et en environnement sur la croissance durable et inclusive et la sécurité alimentaire en Afrique subsaharienne ? C’est autour de ces questionnements que l’Institut des ressources naturelles de l’Université des Nations unies (Unu-Inra), avec l’appui financier du Centre de recherches pour le développement international (Crdi), a réalisé une étude intitulée : « Améliorer l’incidence des partenariats public-privé dans l’agriculture et l’environnement en matière de développement ».

En dépit de la croissance exceptionnelle de l’Afrique pendant la dernière décennie, le développement du secteur agricole reste confronté à de nombreux défis liés au changement climatique, à la dégradation de l’environnement, au sous-emploi, à l’extrême pauvreté, le régime foncier non garanti, etc., souligne Dr Calvin Atewamba de l’Unu-Inra. Face à cette situation, poursuit le chercheur, des investissements consistants sont nécessaires et les partenariats public-privé se présentent comme un mécanisme institutionnel important pour accéder à des ressources financières supplémentaires, partager les risques et répondre à des contraintes dans la poursuite du développement agricole durable.  Toutefois, malgré cet intérêt croissant pour ce type de partenariat, il y a peu d’études montrant que ces modèles favorisent l’atteinte des objectifs dans les secteurs agricole et environnemental. L’étude de l’Unu-Inra menée sur un an dans six pays dont le Sénégal s’inscrit dans ce sens.


Les résultats de l’étude restitués, hier, au cours d’un atelier national ont révélé que ces modèles contribuent de façon significative au renforcement de l’économie locale, à la création de petites entreprises locales, à l’accès au crédit de beaucoup de personnes, etc. Selon le consultant Pays-Sénégal, Waly Clément Faye, la commercialisation des produits agricoles est devenue plus facile avec la diversification des lieux d’écoulement et le désenclavement des localités. « Dans les projets agricoles, le taux d’occupation annuelle des populations est actuellement de 8 à 12 mois contre 4 mois avant les Ppp », constate-t-il. L’enquête montre que de nouvelles variétés à cycle plus court et plus productives et de nouvelles techniques culturales comme le système goutte à goutte sont progressivement introduites. L’étude a aussi montré que les projets Ppp ont permis d’améliorer, de façon significative, l’emploi des jeunes et des femmes. Près de 230 emplois permanents et plus de 2.000 emplois temporaires et saisonniers ont été générés grâce aux projets Ppp. 83 % des enquêtés apprécient positivement les Ppp dans le secteur agricole.  


L’impact des Ppp sur le renforcement des progrès et innovations technologiques est faible mais globalement positif. L’étude montre que les projets Ppp ont contribué à améliorer l’accès des communautés locales aux innovations et progrès technologiques. Les jeunes ont plus accès à Internet et quasiment tous possèdent un téléphone mobile. Le Dr Macoumba Diouf, directeur de l’Horticulture qui a présidé la cérémonie d’ouverture, a salué la pertinence de l’étude qui, à ses yeux, constitue un « document de référence pour l’agriculture et les projets Ppp ».

Souleymane Diam SY

Après une saison calamiteuse qui a entraîné la chute des fréquentations,  le tourisme veut reprendre du poil de la bête. Pour relancer le secteur à la station balnéaire, la Sapco-Sénégal, en collaboration avec tous les acteurs de Saly, organise, du 23 au 29 mai, « la Semaine du Tourisme local, à Saly ».

Passé le marasme qui a frappé le secteur du tourisme lors de la saison écoulée, l’espoir est revenu en 2016, avec le retour des touristes. Pour maintenir le cap et booster davantage le secteur, la Sapco-Sénégal, en collaboration avec tous les acteurs de Saly, organise, du 23 au 29 mai, « la Semaine du Tourisme local à Saly ».

Cette activité réunira les organisations, les entreprises et les partenaires du tourisme qui travailleront en synergie pour que le secteur touristique contribue, de façon plus significative, au développement et à la croissance de l’économie sénégalaise. Les initiateurs de ce projet attendent beaucoup de retombées. Au-delà de l’animation de la station de Saly, ils espèrent booster le tourisme local au Sénégal et réussir, grâce à des réductions, le remplissage des hôtels et résidences de Saly pendant cette semaine, développer les flux touristiques et augmenter la fréquentation touristique pendant la basse saison, équilibrer les flux touristiques entre la basse saison et la haute saison touristique, mais aussi fédérer les acteurs locaux et valoriser les artistes locaux.

Spectacle de danses africaines, régates, défilé de mode, tournois de poker, de pétanque, spectacles son et lumière, exposition de peinture et une grande nuit du Tourisme animée par Youssou Ndour sont autant d’activités qui seront déroulées pendant cette semaine.

S. O. F.


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