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Affaires et Finances (3294)

Sur l’évolution des prix dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), le Comité de politique monétaire a constaté que l’inflation, dans cet espace, en glissement annuel, a décéléré pour se situer à 0, 5 % à fin juin 2016 contre 0, 8 % à fin mars 2016. Cette performance économique est liée à la baisse des prix à la pompe des carburants et au repli des prix des denrées alimentaires. A l’horizon de 24 mois, le taux d’inflation, en glissement annuel, est projeté à 1, 6 % en phase avec l’objectif de stabilité des prix poursuivi par la Banque centrale, selon le Comité.

S. D. SY

En marge de la rencontre tripartite qui a regroupé le Sénégal, le Mali et la Côte d’Ivoire, le Secrétaire général du ministère des Infrastructures, des Transports terrestre et du Désenclavement, Aubin Jules Marcel Sagna qui a présidé la rencontre, s’est exprimé sur la grève des transporteurs. Il a invité les transporteurs et conducteurs à une rencontre sur la plateforme de 27 points. Il les incite à chercher des solutions « structurantes et constructives » pour un transport moderne et de qualité au Sénégal.

Toutefois, Aubin Jules Marcel Sagna appelle les transporteurs à faire preuve de responsabilité. « Parmi les 27 points, il y a des points sur lesquels on peut discuter, mais sur d’autres, les transporteurs doivent faire preuve de raison. On ne peut pas demander à l’Etat de libérer des voitures saisies par la douanes », a-t-il déclaré. Aujourd’hui, les parties doivent se rencontrer pour discuter des points inscrits sur la plateforme revendicative.

Mamadou DIAGNE (Stagiaire)

Le Projet d’appui au secteur de l’électricité du Sénégal (Pase) vient de bénéficier d’un appui financier de 70 millions de dollars de la Banque mondiale (Bm). L’institution financière a également accordé 30 millions de dollars à notre pays sur une enveloppe globale de 110 millions de dollars du Projet régional d'amélioration des systèmes de surveillance des maladies en Afrique de l'ouest (Redisse).

Le Sénégal et le Groupe de la Banque mondiale (Bm) ont signé, mercredi, à Washington, deux accords de financement, annonce une communiqué de l’institution financière. Le premier concerne le Projet d’appui au secteur de l’électricité du Sénégal (Pase) et le second le Projet régional d'amélioration des systèmes de surveillance des maladies en Afrique de l'ouest. La signature s’est déroulée au siège de la Banque mondiale, à Washington DC. Les documents ont été paraphés par l’ambassadeur du Sénégal aux Etats-Unis, Babacar Diagne et la directrice des opérations de la Banque mondiale au Sénégal, Mme Louise Cord. Pour le premier projet, il s’agit d’un financement additionnel de 70 millions de dollars, approuvé le 28 juillet dernier et il porte à 155 millions de dollars l’appui de la Banque mondiale en cours dans ce secteur. « Si l’on y ajoute la contribution du budget national, le Pase aura un fonds global de 256,5 millions de dollars pour atteindre ses objectifs », a déclaré Louise Cord. La directrice des Opérations de la Banque mondiale au Sénégal s’est réjouie de l’élaboration du Plan d'actions prioritaire 2016-2018 de la Senelec de 170 millions de dollars qui permettra, selon elle, d’identifier les investissements nécessaires pour améliorer, de façon significative, la qualité de ses prestations. Elle a salué la célérité du gouvernement sénégalais qui a décidé de consacrer 20 milliards de FCfa à ce plan, dès sa première année d’exécution, tout en l’exhortant à davantage soutenir la Senelec pour la mise en œuvre des réformes nécessaires.

S’agissant du Projet régional d'amélioration des systèmes de surveillance des maladies en Afrique de l'ouest, il s’agit d’un financement global de 110 millions de dollars dont 30 millions de dollars en faveur du Sénégal, approuvé le 28 juin 2016. Ce projet concerne également des pays comme la République de Guinée et la Sierra Leone, qui sont « extrêmement vulnérables et qui ont été fortement touchés par la crise Ebola ». La Banque mondiale entend l’étendre à l'ensemble des 15 pays membres de la Cedeao.

Compte tenu de l’importance de renforcer la coordination régionale pour la surveillance des maladies, l’Organisation ouest-africaine de la santé (Ooas) recevra aussi un financement de 24 millions de dollars, soit 20 millions de dollars de l’Ida et 4 millions de dollars du Canada, « afin d’améliorer les infrastructures de veille sanitaire, le partage d’informations et la collaboration internationale dans les pays de la Cedeao ». La directrice des Opérations de la Bm a magnifié l’engagement du Sénégal d’assurer un leadership sous-régional dans la surveillance épidémiologique et la gestion des risques sanitaires. L'ambassadeur du Sénégal aux Etats-Unis, Babacar Diagne, a salué la coopération entre la Banque mondiale et le Sénégal, avant de revenir sur le rôle primordial joué par notre pays dans la crise Ebola en partenariat avec les Etats-Unis.  Il s’est aussi réjoui de l'accompagnement de l’institution financière dans le processus de réforme du secteur de l’énergie.

Souleymane Diam SY

En vue de créer les conditions d’une mise en œuvre réussie, des représentants de l’assemblée nationale, du Conseil économique, social et environnemental (Cese), des ministères de l’Agriculture, de l’Elevage, de l’Environnement, de la Pêche, de l’Economie et des Finances, d’institutions de recherche, d’organisations de producteurs et de la société civile de l’Union des association des élus locaux (Uael), de la Commission nationale de réforme foncière (Cnrf), ainsi que des partenaires techniques et financiers, participent à un atelier d’échanges sur la loi agro-sylvo-pastorale (Loasp), promulguée depuis 2004.

« Promulguée depuis 2004, plusieurs décrets d’application de la loi d’orientation agro-sylvo-pastorale (Loasp) n’ont pas été élaborés. Or, sa mise en œuvre dépend inéluctablement desdits décrets », a déclaré, avant-hier, le directeur exécutif de l’Initiative prospective agricole et rurale (Ipar), Cheikh Oumar Ba, à l’ouverture de l’atelier d’échanges sur l’état de mise en œuvre de cette loi, organisé par l’Ipar et la Commission du développement et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale, en collaboration avec le Réseau des parlementaires pour la protection de l’environnement au Sénégal (Repes). Il a estimé que sans ces décrets, cette loi perdrait sa vocation initiale surtout dans un contexte marqué par les nouvelles orientations politiques du Sénégal, dont la mise en œuvre du Pse, avec le Pracas et la réforme foncière. « Cette loi a tracé les conditions d’une agriculture performante, diversifiée et durable. De la reconnaissance formelle des métiers de l’agriculture à la réforme foncière, en passant par la concertation et le financement du développement rural, cette loi a ratissé large », a indiqué le directeur exécutif de l’Ipar, qui a noté que ce dispositif agro-sylvo-pastoral fait l’objet d’un large consensus entre toutes les catégories d’acteurs du monde rural.

La loi d’orientation agro-sylvo-pastorale, a-t-il précisé, constitue une des lois les plus importantes pour le secteur agricole dont les sous secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et de l’environnement. Selon lui, ces deux jours d’échanges devront permettre aux différents acteurs du monde rural de passer en revue les acquis engrangés en termes d’institutionnalisation de la concertation, d’installation de jeunes dans des projets agricoles dont Anida et Prodac, de développement des filières, des marchés et des interprofessions mais également d’identifier les principales limites dans la mise en œuvre de cette loi et les articulations à trouver parallèlement au travail en cours avec la Commission nationale de la réforme foncière (Cnrf). Il s’agit, selon lui, de trouver des voies et moyens d’animer et d’articuler la loi d’orientation agro-sylvo-pastorale au Pse, à travers le Pracas. Autant de défis que devront relever les représentants de l’Assemblée nationale, du Cese, des organisations faîtières et des élus locaux et de la société civile.

Cette rencontre est un moment important pour toute la société civile, a noté la présidente du conseil d’administration d’Enda, par ailleurs, représentante de la société civile, Mme Mariam Sow. Elle devra permettre « d’examiner et d’évaluer une loi qui a été votée, il y a de cela 12 ans et dont la mise en œuvre n’est pas entièrement effective ». Ces échanges sur l’état de la mise en œuvre de cette loi sont importants dans la mesure où le Sénégal est engagé dans un processus de réformes foncières, a-telle poursuivi. Ils sont également importants au moment où des défis majeurs doivent être relevés tels que la question de l’emploi des jeunes, l’émigration, les effets néfastes des changements climatiques et l’exploitation des ressources naturelles du continent, entre autres. « Ces échanges sont importants aussi par rapport aux questions liées à notre réforme foncière qui doit statuer sur une vision politique très claire en matière de réforme », a-t-elle ajouté. Cette rencontre de deux jours vise à faire le point sur l’état d’avancement de la mise en œuvre de la loi d’orientation agro-sylvo-pastorale (Loasp) pour identifier les améliorations à apporter, susciter une réflexion partagée sur les enjeux et les conditions de mise en œuvre de cette loi et à déterminer un cadre réglementaire propice à sa mise en œuvre.   Elle devra également élaborer un plan d’actions de suivi et d’évaluation du processus de mise en œuvre de la loi.

Mamadou SY

La région de Kolda est une zone à vocation agricole par excellence. Ces atouts doivent être bien exploités pour booster la production agricole, selon le ministre de l’Agriculture.

Papa Abdoulaye Seck, le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, a procédé, mercredi, à une remise de matériel agricole motorisé et à traction animale aux groupements des producteurs du département de Kolda. Ces équipements acquis grâce au Programme d’appui au développement agricole et à l’entreprenariat rural (Padaer) et au Pdrs s’inscrivent dans la mise en œuvre de la politique de modernisation de l’agriculture par l’Etat du Sénégal pour atteindre l’autosuffisance alimentaire. Le ministre de l’Agriculture a félicité la Sodagri, le Padaer, le Pdrs et la Direction régionale du développement rurale (Drdr) qui ont permis d’augmenter les superficies emblavées, d’accroître les rendements à l’hectare et à fouetter la production agricole notamment rizicole dans la région de Kolda. « Le président Macky Sall considère que l’agriculture doit être la force motrice pour l’avènement d’un Sénégal émergent. Il a une grande vision pour le secteur agricole et nous a engagés dans des défis importants que nous devons relever collectivement. Pour le président, tout doit être mis en œuvre pour que nous exploitations, de façon optimale, les capacités productives de tous les écosystèmes de notre pays », a-t-il déclaré. Le ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à appuyer les producteurs pour la mécanisation de l’agriculture, la mise en place des semences de qualité et l’aménagement des vallées pour augmenter la production afin d’atteindre l’autosuffisance en riz. La contribution de la région en ce qui concerne la production rizicole pluviale est de 40% de la production nationale en riz. Cette démarche de rupture adoptée par le chef de l’Etat tranche avec les politiques agricoles qui ont été menées depuis l’indépendance du Sénégal qui fixaient à 20 % la contribution de la zone pluviale dans la production du riz. Elle s’est traduite, selon Papa Abdoulaye Seck, par une augmentation de la production du riz pluvial dont la contribution a atteint, durant la précédente campagne agricole, 57 % des besoins du Sénégal en riz.

Mamadou Aliou DIALLO

Dakar abrite, depuis hier, le groupe thématique : « la jeunesse pour les résultats », de la Communauté africaine de pratiques sur la gestion axée sur les résultats de développement. Cette initiative vise, selon les responsables du projet, à renforcer la capacité des jeunes sur la gestion axée sur les résultats de développement et à les autonomiser.

Après Tunis, en 2014, le groupe thématique : « la Jeunesse pour les résultats », de la Communauté africaine de pratiques sur la gestion axée sur les résultats de développement se réunit, depuis hier, à Dakar. Cette année, le thème choisi est : « le rôle des jeunes dans la mise en œuvre de l’agenda 2063 et les Objectifs de développement durable en Afrique ». Pendant trois jours, les leaders de groupes de jeunes échangeront sur les bonnes pratiques de résultats de la gestion axée sur les résultats et discuteront sur le rôle des jeunes dans l’agenda de développement et de transformation de l’Afrique. Soutenue par la Banque africaine de développement (Bad), en partenariat avec la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique, l’AfCop-Grd a établi trois groupes thématiques pour appuyer l’initiative l’Afrique pour les résultats : le genre pour les résultats, la jeunesse pour les résultats et les ressources naturelles pour les résultats. L’atelier du groupe « la jeunesse pour les résultats » réunit une trentaine de jeunes leaders issus de 18 pays africains francophones et anglophones.

La facilitatrice du Projet, Dr Julie Ladel du département Assurance qualité et résultats de la Bad, a rappelé que l’initiative AfCop-Grd fait suite à la Déclaration de Paris de l’Agenda d’Accra sur l’efficacité du développement. Selon elle, la rencontre du groupe « la Jeunesse pour les résultats » vise à renforcer leurs capacités à travers l’approche basée sur la gestion de résultats de développement pour la mise en œuvre de l’Agenda 2063 et des Objectifs de développement durable. Ce projet qui prendra fin en 2017 offrira, dit-elle, une opportunité aux jeunes leaders « pour renforcer leurs capacités et pour soutenir davantage leurs réseaux ». Gérardine Mohoro de la Bad a soutenu que cette initiative constitue un « pas significatif » car les jeunes constituent plus de 60 % de la population du continent. Malheureusement, a-t-elle regretté, seuls 37 % de cette population sont actifs. Pour elle, le développement de l’Afrique passe par la gestion de résultats de développement et l’autonomisation des jeunes.

L’ancien président de l’AfCop-Grd, Abdou Karim Lô a apprécié l’avènement de cette initiative qui cadre bien avec des plans et programmes de développement économique et social, élaborés et mis en œuvre dans beaucoup de pays africains à l’image du Plan Sénégal émergent (Pse). L’un des principes de la Grd, a-t-il dit, est le dialogue sur des résultats.

Souleymane Diam SY

L’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (Unacois –Jappo) dirigée par Ameth Fall Baraya, estime que l’autosuffisance en riz ne sera possible qu’en 2022.

« L’autosuffisance en riz, en 2017, tant vantée et prônée sous tous les toits, relève d’une utopie ; il est impossible de la réaliser à cette échéance. L’autosuffisance en riz ne sera possible qu’en 2022 », a affirmé, hier, Alla Dieng, Secrétaire général de l’Unacois-Jappo de la région de Dakar.

Selon lui, il faudra un schéma organisationnel bien huilé notamment le respect de toutes les étapes de la chaine de valeur. « Que chacun fasse ce qu’il doit faire, ce qu’il sait faire et tout se passera bien », a indiqué M. Dieng. Les membres de l’Unacois-Jappo ont évoqué la récente convention signée par le ministre du Commerce avec des commerçants de l’Unacois et des riziers de Saint-Louis pour l’achat et l’écoulement de la production du riz local. « Nous le dénonçons solennellement. C’est le plus grand bluff de l’année. Non seulement, c’est un accord sans avenir, mais nous signalons que de précédentes signatures ont été prises par ces mêmes personnes sans jamais être respectées, notamment la promesse d’installation de 9000 boutiques témoins, en 2013 », déclaré Alla Dieng.

Moustapha Tall a regretté que l’Etat collabore avec certains acteurs économiques au détriment d’autres. « Un pays ne fonctionne pas avec des groupuscules. Il faut un système inclusif », a avancé l’opérateur économique.  Selon Cheikh Cissé, vice-président de l’Union et chargé de l’orientation stratégique, le chemin emprunté par le ministre du Commerce n’est pas la bonne voie. « Cela peut donner un sacré coup à la politique définie en commerce par le chef de l’Etat, s’il ne change pas de méthode », a-t-il averti. Il  a aussi invité les commerçants à faire preuve de patriotisme pour éviter la flambée des prix des denrées de première nécessité durant la période de Tabaski.

Evoquant la réforme des chambres de commerce du Sénégal, Moustapha Tall a souhaité qu’elles soient profondes, soulignant que des chambres de commerce en Afrique bénéficient de plus de moyens que les nôtres. « Mais cela relève d’une question de volonté politique », a-t-il fait constater. 

Serigne Mansour Sy CISSE

L'action Ecobank Transnational Incorporated a débuté la journée du 30 août 2016, en progression de 7,8 % avant de perdre brutalement 3,45 % sur son cours d'ouverture sur la Brvm. Elle a ainsi manqué de réaliser sa hausse la plus importante mais s'offre sa huitième progression consécutive, depuis son plus bas de l'année 2016 (21 FCFA) atteint le 18 août 2016 dernier. Sur la même période de référence, le titre a cumulé une progression de 38,6 % (pris en FCFA), et de 36,7 % pris en dollars US. Il bat ainsi son record annuel de progression depuis le début de l'année. La dernière fois sur l'année en cours où cette valeur a cumulé une progression soutenue sur huit jours, c'était entre le 24 mars et le 1er avril 2016 et elle n'avait gagné que 21 %. Les données disponibles sur le terminal financier de Bloomberg  n'indiquent  pas de gros changements dans la physionomie de l'actionnariat du groupe bancaire panafricain au cours de la période concernée. L'action Ecobank avait fortement chuté sur la Brvm, après l'annonce de résultats peu satisfaisants, plombés par la hausse des créances douteuses au Nigéria, son principal marché. Présente dans près de 35 pays africains et dans un contexte animé par une probable hausse du dollar, il n'est pas exclu que certains se positionnent sur un titre dont les fondamentaux restent encore solides. Dans les états financiers du premier semestre 2016, il ressort que son cash-flow libre par action a pratiquement triplé entre fin décembre 2015 lorsqu'il était à 15,8 FCFA, et fin juin 2016 où il a atteint 47,8 FCFA. Une performance soutenue par le renforcement de son capital non cash qui a culminé au 30 juin à 1,5 milliard $, et ses revenus d'intérêts qui se sont améliorés par rapport à ceux du premier semestre 2015.

(Agence Ecofin)

Le président kenyan Uhuru Kenyatta a promulgué, le 24 août, une loi plafonnant les taux d’intérêt des prêts appliqués par les banques commerciales. Cette loi qui avait été adoptée début août, fixe le taux d’intérêt maximal sur les crédits bancaires à 400 points de base au-dessus du taux directeur de la Banque centrale, qui est actuellement de 10,5 %. Les entreprises kenyanes se plaignent régulièrement des taux d’intérêt très élevés appliqués par les banques locales. Ces taux qui peuvent atteindre plus de 18 % freinent les projets d’investissement des entreprises et empêchent de larges catégories socioprofessionnelles d’accéder au financement bancaire. M. Kenyatta a rappelé que les banques commerciales kenyanes avaient promis, à deux reprises, de réduire leur taux d’intérêt de leur plein gré sans passer à l’acte. «Les banques n’ont pas tenu leurs promesses et les taux d'intérêt ont continué à augmenter, ce qui a abouti à d’énormes écarts entre les taux d’intérêt des prêts et les taux de rémunération des dépôts», a-t-il souligné. La nouvelle loi fixe, par ailleurs, un taux  minimum pour rémunérer l’épargne bancaire, en l’occurrence 70% du taux directeur de la Banque centrale.

(Ecofin)

Pour mettre au point des variétés de riz beaucoup plus tolérantes au fer, l’Isra de Djibélor est en train d’expérimenter plus de 300 nouvelles variétés de riz d’Africa Rice. A terme, il s’agit d’améliorer les rendements des variétés locales et de récupérer les sols délaissés à cause du sel et du fer. 

C’est une lapalissade de dire que la toxicité ferreuse reste une des principales contraintes de la riziculture en Casamance. De Sédhiou à Kolda, en passant par Ziguinchor, de vastes étendues de terre ont été abandonnées par les producteurs à cause de la salinisation.

Le phénomène est d’autant plus préoccupant que les chercheurs de la région ont décidé de trouver une alternative en misant sur l’introduction de nouvelles variétés de riz dans la région. Au centre de recherche agricole de Djibélor, les initiatives se multiplient à travers différents procédés comme l’expérimentation de nouvelles variétés de Nerica obtenues du Centre de recherche internationale, Africa Rice. La visite qu’a effectuée le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Papa Abdoulaye Seck, dans la zone Sud, a permis de constater les actions en cours. Plus de 300 nouvelles variétés de riz sont en essai dans les périmètres d’expérimentation de l’Isra de Djibélor, indique Bathé Diop, sélectionneur au dit centre. « Il s’agit de voir comment améliorer les variétés de riz cultivées dans la zone par le biais des croisements afin d’augmenter considérablement leur productivité », a expliqué la technicienne. Dans les rizières du Sud, la toxicité ferreuse des sols demeure la principale contrainte, souligne Saliou Djiba, directeur du Centre régional de l’Institut sénégalais de recherches agricoles de Djibélor. Pour faire face au phénomène, la recherche s’est appesantie sur deux approches à savoir : trouver des variétés beaucoup plus tolérantes au fer et améliorer la qualité des sols grâce à la pédologie. « Cela permettra de récupérer, à nouveau, des surfaces délaissées par les producteurs de riz en Casamance », a indiqué M. Djiba. Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a dit sa satisfaction par rapport aux actions en cours pour fouetter la production de riz en Casamance. Le Dr Papa Abdoulaye Seck estime qu’avec le niveau de mécanisation et le respect des itinéraires techniques définis par la recherche ainsi que la diffusion des semences certifiées, la région naturelle de la Casamance apportera une contribution de premier plan dans l’approvisionnement du Sénégal en riz. L’entente de Diouloulou, une des organisations paysannes les plus engagées dans la multiplication de semences de riz en Casamance, avait reçu, cette année, une dotation en matériels agricoles grâce à la subvention de l’Etat. Ses membres ont manifesté leur reconnaissance à la tutelle. « Nous pensons qu’il est tout à fait possible de mécaniser le secteur agricole sénégalais grâce aux efforts entrepris par le gouvernement », a déclaré Papa Abdoulaye Seck, dans la vallée de Oulampane. Dans cette localité, des déplacés du conflit que la région a connu, ont renoué avec la production pour booster l’économie rurale dans la zone grâce au concours des projets et programmes agricoles en cours au Sénégal. Plusieurs hectares de terre ont été consacrés à la production de riz et d’arachide dans cette partie du département de Bignona.

De notre envoyé spécial
Seydou Prosper SADIO

« Le Sénégal est le seul pays de l’Uemoa parmi un peloton de pays en Afrique qui ont une notation du Fmi où le risque de la dette est faible. C’est un statut qu’il faut jalousement préserver », a dit Ali Mansoor, chef de mission du Sénégal au Fonds monétaire international.

Il a ajouté que le gouvernement est en train de tout faire pour financer le Pse et maintenir cette notation. « Si l’on regarde, pour le court terme, cela va bien et pour le moyen terme, le gouvernement est conscient de ce qu’il doit faire. Nous allons accompagner ce mouvement ainsi que tous les partenaires du Sénégal, en aidant le gouvernement à mettre en place les mesures nécessaires qui garantiraient un maintien de cette croissance sur la durée et à améliorer la qualité de la dépense, l’équité et l’efficacité de la taxe avec des projets bien préparés », a assuré M. Mansoor.

M. G.

Une mission du Fmi qui a séjourné au Sénégal du 17 au 30 août a salué les bonnes perspectives économiques du pays. Ali Mansoor a appelé le gouvernement à améliorer la qualité de la dépense publique, à élargir l’assiette fiscale et à investir dans le capital humain. Il a salué la volonté des autorités de continuer à mener une politique budgétaire adéquate, en maintenant leur objectif initial de déficit budgétaire à 4,2% du Pib en 2016 et celui-ci devrait se situer à 3,7% du Pib en 2017.

Ali Mansoor, chef de mission du Sénégal au Fonds monétaire international a indiqué que les perspectives pour 2016 et 2017 restent positives avec un taux de croissance projeté au-dessus de 6%. « La mise en œuvre du Pse se poursuit de façon satisfaisante avec un impact de plus en plus marqué sur l’économie sénégalaise. Dans ce contexte, nous pensons que la croissance pour cette année va être maintenue à un taux élevé ainsi que l’année prochaine. Ce taux devrait dépasser les 6% et tourner autour de 6,5% pour les deux prochaines années », a commenté M. Mansoor qui a dirigé une mission en séjour au Sénégal du 17 au 30 août 2016. « Dans le court terme, la situation macroéconomique semble aller dans la direction souhaitée. En plus de cela, le déficit est maîtrisé avec les objectifs du programme et devrait permettre au Sénégal d’atteindre les critères de convergence de l’Uemoa qui est de 3 % en 2018. Et l’inflation continue à demeurer relativement faible et nous pensons qu’il continuera à être maîtrisé », a ajouté le chef de mission du Fmi. « C’est encourageant de voir une grande amélioration de la balance des paiements avec un compte courant projeté à un déficit de 6,5%. Mais ce qui est surtout encourageant, c’est que ce résultat n’est pas seulement lié à la baisse du coût des matières premières en particulier le pétrole. On commence à voir une augmentation des exportations », a-t-il poursuivi.

Dans le communiqué remis à la presse, la mission du Fmi a salué la volonté des autorités de continuer à mener une politique budgétaire adéquate, en maintenant leur objectif initial de déficit budgétaire à 4,2% du Pib en 2016 et celui-ci devrait se situer à 3,7% du Pib en 2017, selon toujours le Fmi. « Tout va bien, l’inflation demeure relativement faible et continue à être maîtrisée », a estimé le chef de mission du Fmi au Sénégal qui a appelé à « maintenir longtemps cette croissance, si le Sénégal veut réussir l’émergence». « On est sur la bonne voie et on a fait les premiers pas mais c’est un long voyage et il faut pouvoir continuer jusqu’à la fin », a-t-il dit.

Pour ce faire, Ali Mansoor a appelé le gouvernement du Sénégal à continuer à améliorer la qualité de la dépense publique, en s’assurant que l’argent soit dépensé dans les secteurs prioritaires et de façon transparente. Même s’il trouve le niveau des recettes satisfaisant, Ali Mansoor pense qu’il faut élargir l’assiette fiscale en faisant en sorte que tout le monde paye l’impôt à un taux « raisonnable » pour financer le développement du Sénégal. « Il y a un travail à faire pour améliorer l’efficacité du système », a-t-il dit, annonçant que le Fmi va renforcer l’administration des douanes et des impôts dans la mobilisation des recettes.

Tout en maintenant des investissements massifs dans les infrastructures, Ali Mansoor a indiqué que le Sénégal doit également continuer à investir dans le capital humain notamment la santé, l’éducation pour soutenir une économique émergente. « Dans ce contexte, cela va être très difficile de soutenir ces volumes d’investissements si l’on ne fait pas attention aux conditions de financement », a-t-il averti, en saluant les efforts que le gouvernement a déployés dans la préparation des projets. Il a salué également la création d’une banque de projets pour financer les projets viables et d’une zone économique spéciale. Le chef de la mission du Fmi a insisté sur la nécessité d’une cohabitation « harmonieuse » entre les sociétés étrangères et les Pme, soulignant que ce sont ces dernières qui peuvent soutenir, de manière durable, la croissance et contribuer à la création d’emploi.

Mamadou GUEYE

Le risque de la dette du Sénégal est faible, selon le Fmi
« Le Sénégal est le seul pays de l’Uemoa parmi un peloton de pays en Afrique qui ont une notation du Fmi où le risque de la dette est faible. C’est un statut qu’il faut jalousement préserver », a dit Ali Mansoor. Il a ajouté que le gouvernement est en train de tout faire pour financer le Pse et maintenir cette notation. « Si l’on regarde, pour le court terme, cela va bien et pour le moyen terme, le gouvernement est conscient de ce qu’il doit faire. Nous allons accompagner ce mouvement ainsi que tous les partenaires du Sénégal, en aidant le gouvernement à mettre en place les mesures nécessaires qui garantiraient un maintien de cette croissance sur la durée et à améliorer la qualité de la dépense, l’équité et l’efficacité de la taxe avec des projets bien préparés », a assuré M. Mansoor.

M. G.

Le ministre canadien du Développement et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, en partenariat avec l’organisme canadien « Initiative pour les micronutriments », a lancé, hier, le projet « Bon Départ » pour la partie sénégalaise. D’une valeur de 1,7 million de dollars, ce projet améliorera la nutrition de plus de 2 millions de femmes et de jeunes filles au Sénégal, en leur garantissant un meilleur accès à des suppléments en acide folique et en fer. Ce projet assurera la distribution de suppléments à plus d’un million d’adolescentes, deux filles sur trois seront touchées par ce programme. Marie-Claude Bibeau a fait un long plaidoyer en faveur des femmes et des filles pour plus d’autonomisation.

S. D. SY

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a indiqué que la gestion budgétaire 2015 a été caractérisée par la bonne tenue des agrégats macroéconomiques. Selon lui, le déficit public a enregistré un recul de 0,3 point, en passant de 5,1 % du Pib en 2014 à 4,8 % du Pib en 2015. Amadou Bâ présidait, hier, avec le ministre canadien du Développement et de la Francophonie, la revue annuelle sur le programme bilatéral entre les deux pays.

Il a indiqué que l’appui du Canada est notable à travers un soutien aux mécanismes de lutte contre la corruption et la promotion de la transparence. « Notre objectif est de mettre en place un cadre favorable à une croissance économique durable et à promouvoir un secteur privé compétitif », a-t-il soutenu. Le ministre a souligné que cette amélioration est le résultat, à la fois, de la mobilisation satisfaisante des ressources internes et externes et des performances dans la gestion des dépenses publiques. « En 2015, s’est-il réjoui, l’activité économique s’est nettement revigorée avec une croissance de 6,5% du Pib contre 4,3% en 2014 ».

Cette performance économique est due à une bonne mise en œuvre, au pilotage et au suivi rapproché du Pse mais aussi à la bonne campagne agricole 2015 et au regain de dynamisme dans le secteur secondaire, a ajouté le ministre de l’Economie et des Finances.

Le ministre canadien du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, a annoncé, hier, que son pays va accorder 70 millions de dollars au Sénégal pour la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse). Elle présidait, avec son homologue sénégalais de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, la revue annuelle du Programme bilatéral de coopération entre les deux pays.

M C Bibeau CNDLe Canada s’est engagé à verser, sur cinq ans, 50 millions de dollars au Sénégal dans la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse), a annoncé le ministre canadien du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, au cours de la revue annuelle du Programme bilatéral de coopération entre les deux pays. Elle a ajouté que son pays va octroyer 20 millions de dollars supplémentaires pour un programme connexe d’assistance technique. Qualifiant le Pse de « plan sérieux », elle a souligné que cette stratégie favorisera une « croissance forte et inclusive » et renforcera les institutions sénégalaises et la gouvernance démocratique, notamment dans les secteurs de la sécurité alimentaire et de la nutrition. Selon elle, cet investissement permettra également de doter la Cour des comptes du Sénégal de ressources humaines accrues « afin de renforcer sa capacité à effectuer des audits externes », soulignant que l’engagement canadien au Sénégal ira au-delà de l’appui budgétaire. Marie-Claude Bibeau a précisé que les conclusions de la consultation sur le recentrage de l’aide publique canadienne montrent que beaucoup de priorités coïncident avec le Pse.

Ce soutien intervient dans ce contexte marqué par un regain d’intérêt du Canada pour l’Afrique. Dans une tribune publié le 29 août, Marie-Claude Bibeau a indiqué que « le Canada sera de plus en plus présent en Afrique, en particulier en Afrique francophone ». « Au-delà de son programme de développement, le Canada se doit d’accroître son engagement diplomatique et politique avec ses partenaires africains, d’intensifier auprès d’eux sa coopération avec les institutions multilatérales africaines, de renforcer la coopération en sécurité et de multiplier ses échanges commerciaux », a déclaré la ministre canadienne. Elle a magnifié les efforts du Sénégal dans l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et de la production et de la productivité agricole à travers le renforcement des organisations paysannes, la formation et l’innovation.

Marie-Claude Bibeau a indiqué que le Sénégal est un « modèle de bonne gouvernance, « pour le reste de l’Afrique par ses racines démocratiques profondes et tenaces ». La mise sur pied de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption ainsi que la publication en ligne des rapports budgétaires en sont, a-t-elle relevé, des exemples éloquents. Elle a apprécié les résultats importants sur le plan de l’éducation notamment en termes de qualité et d’accès à l’école pour les jeunes filles. « Au cours des sept dernières années, a-t-elle souligné, plus de 53 000 enseignants et 7 800 directeurs ont été formés à l’approche par compétences », en précisant que le Canada a financé l’acquisition et la distribution de plus de 3 millions de manuels scolaires. Elle a annoncé deux nouveaux projets canadiens d’une valeur de 23 millions de dollars qui visent à protéger les enfants, en leur donnant un milieu d’apprentissage et des manuels scolaires. Le Canada va, a-t-elle ajouté, octroyer près de 20 millions de dollars à l’Institut africain des sciences mathématiques.

Schéma directeur d’aménagement de la Grande côte
Pour le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, l’évaluation à mi-parcours du Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence (paquet), a révélé des progrès notamment en construction, équipements et innovations pédagogiques dans le secteur de l’éducation. A son avis, la contribution annuelle du Canada en faveur de ce secteur prioritaire est de 30 millions de dollars Canadiens, soit environ 13,5 milliards de FCfa. « Grâce aux efforts du gouvernement, a-t-il noté, le taux d’abris provisoires est passé de 18 % en 2011, à 11 % en 2015, avec comme objectif zéro abri provisoire en 2019. Le ministre a indiqué que les projets financés par le Canada ont permis d’atteindre des résultats significatifs dans le domaine de la sécurité alimentaire et de la nutrition. Il s’agit de  l’accroissement de la production agricole dans la zone des Niayes, en Casamance et dans la vallée du fleuve Sénégal, de l’amélioration des revenus des ruraux et d’une meilleure prévention des risques nutritionnels au sein des groupes les plus vulnérables. Cependant, beaucoup d’efforts restent encore à faire, a-t-il dit. « La problématique de la gestion du foncier dans la zone des Niayes préoccupe les autorités sénégalaises, conscientes que sans une protection efficace de cette zone, il serait difficile d’atteindre les objectifs en termes de production et d’exportation des produits horticoles », a-t-il poursuivi. Il a assuré que le Sénégal fera tout, dans le Projet d’appui au développement économique des Niayes, pour se doter d’un schéma directeur d’aménagement de la grande côte et d’un statut juridique permettant de protéger cette zone.

Souleymane Diam SY


Le déficit public est passé de 5,1% du Pib en 2014 à 4,8% en 2015
Amadou Ba revue CNDLe ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a indiqué que la gestion budgétaire 2015 a été caractérisée par la bonne tenue des agrégats macroéconomiques. Selon lui, le déficit public a enregistré un recul de 0,3 point, en passant de 5,1% du Pib en 2014 à 4,8% du Pib en 2015. Amadou Bâ présidait, hier, avec le ministre canadien du Développement et de la Francophonie, la revue annuelle sur le programme bilatéral entre les deux pays. Il a indiqué que l’appui du Canada est notable à travers un soutien aux mécanismes de lutte contre la corruption et la promotion de la transparence. « Notre objectif est de mettre en place un cadre favorable à une croissance économique durable et à promouvoir un secteur privé compétitif », a-t-il soutenu. Le ministre a souligné que cette amélioration est le résultat, à la fois, de la mobilisation satisfaisante des ressources internes et externes et des performances dans la gestion des dépenses publiques. « En 2015, s’est-il réjoui, l’activité économique s’est nettement revigorée avec une croissance de 6,5% du Pib contre 4,3% en 2014 ». Cette performance économique est due à une bonne mise en œuvre, au pilotage et au suivi rapproché du Pse mais aussi à la bonne campagne agricole 2015 et au regain de dynamisme dans le secteur secondaire, a ajouté le ministre de l’Economie et des Finances.

Souleymane Diam SY

« INITIATIVE POUR LES MICRONUTRIMENTS » : Le projet « Bon Départ » de 1,7 million de dollars lancé
Le ministre canadien du Développement et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, en partenariat avec l’organisme canadien « Initiative pour les micronutriments », a lancé, hier, le projet « Bon Départ » pour la partie sénégalaise. D’une valeur de 1,7 million de dollars, ce projet améliorera la nutrition de plus de 2 millions de femmes et de jeunes filles au Sénégal, en leur garantissant un meilleur accès à des suppléments en acide folique et en fer. Ce projet assurera la distribution de suppléments à plus d’un million d’adolescentes, deux filles sur trois seront touchées par ce programme. Marie-Claude Bibeau a fait un long plaidoyer en faveur des femmes et des filles pour plus d’autonomisation.

S. D. SY

En mission de suivi de campagne dans le Sud du pays, le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Papa Abdoulaye Seck, s’est réjoui de l’engagement des femmes dans la reconstitution du capital semencier dans la filière, dans cette partie méridionale du pays. Le Dr Seck a profité de l’occasion pour inviter les différents acteurs au respect des quitus techniques dans l’acquisition des pré-bases pour éviter les circuits parallèles et l’immixtion des tout venants dans le processus. « Tant qu’on ne veillera pas au respect des normes, il sera difficile de reproduire des semences de qualité », a affirmé le ministre. « Les directions régionales de développement rural doivent être les seules portes d’entrée dans ce processus de multiplication de semences », a-t-il indiqué.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rappelé qu’il est obligatoire que les commandes transitent par les directions régionales de développement rural (Drdr).

Seydou Prosper SADIO (envoyé spécial)

Les groupements de promotion féminine (Gpf) de la région de Ziguinchor veulent jouer leur partition dans la reconstitution du capital semencier au Sénégal. A Djibonker, dans le département d’Oussouye, elles ont consacré, cette année, plusieurs rizières à la multiplication de nouvelles variétés de semences de riz. Objectif : relever le taux de pénétration des nouvelles variétés de riz en Casamance.

Situé à quelques encablures de la commune de Ziguinchor, le village de Djibonker a été la première étape visitée par le ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural, dans la tournée de suivi de la campagne agricole dans les régions Sud du Sénégal. Dans cette localité de la région de Ziguinchor, les femmes sont en train de multiplier les efforts pour relever le niveau de pénétration des nouvelles variétés de riz introduites au Sénégal. Cette année, elles ont consacré plusieurs périmètres à la production de semences de riz par le biais du système de riziculture intensif (Sri) introduit dans la zone par les techniciens de l’Agence nationale de conseil agricole et rural (Ancar). Il s’agit de nouvelles variétés de Nerica adaptées aux conditions agro-pédologiques de la zone, a indiqué Elisabeth Lankiane, conseil agricole rural de la zone. « Même si les résultats escomptés ne seront pas atteints pour cette campagne, il faut se réjouir que les femmes de la zone se soient lancées, à nouveau, dans la multiplication de semences de riz », a indiqué la technicienne. Elle a évoqué le cas de la parlementaire, Ramatoulaye Diatta qui, cette année, à consacré plusieurs périmètres, dans le Djibonker, à la reproduction des semences de base. Dans cette entreprise, les productrices n’ont pas manqué de souligner quelques difficultés comme la qualité des pré-bases fournis et la qualité des sols affectés à cet effet. « Nous avons non seulement souffert de la qualité des pré-base fournis mais aussi des problèmes liés aux attaques de termites en sus de la salinité des sols », a déclaré Ramatoulaye Diatta. Elle a déploré le manque d’accompagnement des techniciens de la direction régionale de l’agriculture pour le suivi des cultures. « Les sols consacrés à la multiplication des semences n’ont pas été traités en début de campagne », a-t-elle souligné. Dans le Djibonker, la toxité ferreuse reste une des contraintes majeures de l’exploitation des sols. Les productrices de riz estiment qu’il y a encore des efforts à faire pour booster la production de riz dans la zone. Elles ont plaidé pour l’introduction de variétés plus tolérantes dans la zone pour fouetter les rendements dans les périmètres rizicoles.

Seydou Prosper SADIO (envoyé spécial)

Papa Abdoulaye Seck invite au respect des quitus techniques
En mission de suivi de campagne dans le Sud du pays, le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Papa Abdoulaye Seck, s’est réjoui de l’engagement des femmes dans la reconstitution du capital semencier dans la filière, dans cette partie méridionale du pays. Le Dr Seck a profité de l’occasion pour inviter les différents acteurs au respect des quitus techniques dans l’acquisition des pré-bases pour éviter les circuits parallèles et l’immixtion des tout venants dans le processus. « Tant qu’on ne veillera pas au respect des normes, il sera difficile de reproduire des semences de qualité », a affirmé le ministre. « Les directions régionales de développement rural doivent être les seules portes d’entrée dans ce processus de multiplication de semences », a-t-il indiqué. Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rappelé qu’il est obligatoire que les commandes transitent par les directions régionales de développement rural (Drdr).

Mettre à la table des consommateurs du pain et des viennoiseries avec une incorporation de farine de céréales locales, c’est le challenge que comptent relever les boulangers du Sénégal. Ce projet révolutionnaire, dans le marché du pain, a été présenté, hier, à Kaolack, par l’organisation faitière des boulangers. Une structure qui bénéficie de l’appui du Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao) à travers le Fonds national de recherches agricoles et agro-alimentaire (Fnraa).

Un projet de diffusion à grande échelle de l’incorporation des farines de céréales locales (mil, maïs sorgho) dans la panification et les viennoiseries est en cours au Sénégal. Une initiative qui mobilise des centaines de boulangeries réparties dans les quatre coins du Sénégal. Venu à Kaolack partager ce programme novateur, le président de la Fédération nationale des boulangers du Sénégal a loué la synergie tissée autour de ce dispositif. « A ce jour, 250 boulangeries sont équipées en pétrins et assurent une production quotidienne de pains et viennoiseries avec une incorporation de céréales locales. Elles bénéficient de l’appui technique de 12 micros unités de transformation pour assurer la production de farine. 150 patrons et ouvriers sont formés en technique et productivité pour fabriquer ce pain et ces viennoiseries  », a indiqué Amadou Gaye, au cours d’une séance de démonstration et de dégustation. Ces boulangers qui entendent convaincre les consommateurs de mettre sur leur table du petit déjeuner ce pain appelé « Doolé » ne tarissent pas d’éloges sur les valeurs nutritionnelles de leur nouveau produit. «L’avènement de ce pain et ses viennoiseries à base de céréales locales, outre les valeurs nutritionnelles attestées, constituent une opportunité de réduire drastiquement la facture pour l’importation du blé qui impacte négativement sur la balance commerciale sans compter une valorisation exceptionnelle des céréales locales comme le mil, le maïs et le sorgho», a soutenu M. Diagne. Un dispositif contractuel pour la fourniture, à la chaine, de valeur de 2500 tonnes de céréales est mise en place.

Le pain « Doolé » est devenu une réalité dans certaines zones du Sénégal et est vendu à 100 FCfa la baguette de 150 grammes dans les régions de Dakar, Fatick, Kaolack, Thiès et Saint-Louis. L’objectif est de contribuer à l’amélioration de la compétitivité des filières céréales, assurent ses promoteurs. Un financement de 1.200 000 000 de FCFA octroyé par le Fnraa sur les fonds du Waapp a été nécessaire à la mise en place de ce projet, a indiqué Amadou Gaye. Toutefois, M. Gaye a déploré le manque de communication sur le projet notamment dans la région de Kaolack. Il a mis en garde contre des tentatives de sabotages de certains acteurs de la filière. « Nous appelons le gouvernement à sévir contre ses fossoyeurs de l’intérêt national dont le but inavoué est de nous maintenir dans une posture de dépendance vis-à-vis de l’étranger  », a-t-il lancé, en demandant à l’Etat d’ouvrir des négociations pour rediscuter le prix de la farine avec les fournisseurs.

Elimane FALL

Les producteurs de mangues de la région de Sédhiou, à qui on avait promis du matériel à la fin d’une session de formation sur les techniques de lutte contre la mouche des fruits, viennent de recevoir ce matériel par l’intermédiaire de la Direction de la protection des végétaux. Les producteurs, à côté des membres du bureau de la plateforme de la filière mangues, étaient tous présents.

El Hadji Mahfous Aïdara de Baghère, le président, a salué ce geste, en se réjouissant de la promesse tenue par l’Agence sénégalaise pour la promotion des exportations (Asepex) dont le représentant à Sédhiou, Mady Danfakha, a donné la composition du matériel. Il s’agit de 90 pulvérisateurs, du mal-attrape, des pièges et autres produits, tous efficaces dans la lutte contre la mouche des fruits. Il a ajouté aussi que la concrétisation de cette promesse entre en ligne droite de la réalisation des objectifs de l’Asepex, c’est-à-dire avoir une très bonne production de mangues de qualité, dont la commercialisation aux niveaux national et international permettra aux producteurs de vivre de leur production. « Il n’est plus question de voir des mouches attaquer des mangues », a-t-il lancé.

Les producteurs n’auront aucune peine à utiliser ce matériel puisqu’ils ont été formés. Mais ils ne feront, cette année, qu’une faible utilisation de ce matériel puisque la saison des mangues a pris fin.

Malamine KAMARA

Grâce à la Laiterie du Berger, les éleveurs du département de Dagana peuvent écouler leur lait et gagner jusqu’à 500 000 FCfa. La mise en place d’une coopérative leur permettra de valoriser davantage ce produit par la diffusion à large échelle des contrats entre éleveurs et les laiteries.

La première coopérative des éleveurs des onze collectivités locales du département de Dagana a été mise en place, hier, au cours d'une assemblée générale présidée par l'adjoint au préfet du département de Dagana, Macodou Sy. Cette coopération a vu le jour suite à l’appel du ministre de l’Elevage et des productions animales, Aminta Mbengue Ndiaye, qui, au cours de la tournée qu’elle vient d’effectuer dans la vallée, avait invité les éleveurs à s'impliquer dans la création d’une chaîne de valeur, en vue de développer l’élevage dans la région Nord. Le chef du service départemental de l’élevage de Dagana, Makhtar Barro a révélé que les éleveurs de ce département produisent, chaque année, plus de 1 million 200.000 de litres de lait, précisant que ce chiffre est approximatif, d’autant plus qu’une importante partie de la production laitière n’est pas déclarée et valorisée. En présence des représentants du projet Accès aux services et à la structuration des éleveurs laitiers,  du Groupement d’intérêt communautaire de Dagana et du Groupe de recherches et d’échanges technologiques, M. Barro s’est réjoui de la mise en place de cette coopérative des producteurs laitiers qui permettra à ses membres de convoyer cette importante quantité de lait des localités les plus enclavées vers les structures de transformation et de commercialisation du lait. 

Le président de cette coopérative Abou Idy Sow a déclaré que cette coopérative permettra de mieux gérer cette filière en étroite collaboration avec des partenaires comme l’Ong Gret, le projet Asstel et le Gic de Dagana. Il a exhorté l’Etat à aider les éleveurs de la vallée à maîtriser davantage les techniques de conservation et de transformation laitière.  M. Sow a rendu un vibrant hommage au gouvernement et à ses partenaires pour les efforts déployés en vue de développer des ceintures laitières dans le delta et la vallée du fleuve Sénégal. Il a affirmé que grâce au développement de l'industrie laitière dans la vallée, les éleveurs sont devenus des salariés.

Selon Abou Idy, des entreprises comme la Laiterie du Berger de Richard-Toll sont en plein essor au Sénégal et méritent d’être appuyées par le gouvernement dans la mesure où elles s’évertuent à valoriser les qualités gustatives et nutritives du lait local par la confection de divers produits notamment le lait frais, le lait fermenté, le beurre liquide, etc.

Certaines laiteries industrielles comme la Laiterie du Berger, a-t-il souligné, collectent du lait local et génère des revenus consistants pour les éleveurs. D’autres éleveurs ont déclaré percevoir mensuellement, à la banque, entre 300.000 et 500.000 FCfa, selon le volume de lait produit et déposé à la Laiterie du Berger. Dans les bassins de collecte, ont-ils poursuivi, le lait fait l’objet de contrats tacites entre éleveurs et les laiteries. Ces contrats incluent parfois la fourniture de compléments alimentaires pour le bétail, la formation à l’hygiène, ou l’avance de trésorerie aux familles d’éleveurs. Ils ont indiqué que les bassins d’élevage, l’installation des laiteries contribuent à la professionnalisation de la production, à la structuration des filières et à l’émergence de nouvelles identités régionales. 

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le nom du lauréat du Prix Anzisha sera dévoilé, le 25 octobre 2016, à Johannesburg, en Afrique du Sud. En attendant cette date, l’African Leadership Academy a rendu public les noms des 12 finalistes de l’édition 2016. Parmi eux, la Sénégalaise Yaye Souadou Fall, initiatrice du projet « E-cover ».

Les finalistes de la 6e édition du prix Anzisha sont connus. L’African Leadership Academy, en partenariat avec la MasterCard Foundation a dévoilé les 12 jeunes entrepreneurs africains finalistes. Il s’agit de l’Egyptien Aly Abd El Azem, co-fondateur de « Teens Club », d’Ifrah Mohamed de nationalité Kenyane, fondatrice de « Supermom », du Ghanéen Benedict Kusi Ampofo, initiateur de « Project Kiriku », de la Nigérienne Lamine Chamsiya, fondatrice de « E3D Cosmetique », de la Sénégalaise Yaye Souadou Fall, initiatrice du projet « E-cover », de Geoffrey Mulei du Kenya et fondateur de « Inkisha », de l’Ivoirien N'guessan Koffi Jacques Olivier, fondateur de « The Yaletite Entrepreneurship Group Ci », de Heritiana Fabien Randriamananatahina, du Madagascar, concepteur du projet «  Fiombonana », du Mozambiquien Faustino Quissico, fondateur de « TQ Group and Services », d’Asha Abbas de la Tanzanie, fondateur de « Aurateen » et de l’Ougandais Andrew Ddembe, entrepreneur en série et fondateur de « Heart for the Hunt » et du Marocain Issam Darui et fondateur de « Lagare.ma », indique un communiqué. Les 12 finalistes du prix Anzisha ont été choisis parmi 550 entrepreneurs issus de 32 pays africains, précise la même source. Le prix Anzisha récompense des jeunes entrepreneurs âgés de 15 à 22 ans qui participent activement au changement grâce à des solutions innovantes.

L’édition 2016 a réuni un mélange éclectique de jeunes esprits dont l’objectif est de favoriser le développement socioéconomique et la création d’emplois au sein de leurs communautés et au-delà. Les 12 finalistes se partageront 100 000 dollars Us, soit 50 millions de FCf et participeront à une formation professionnelle rigoureuse de deux semaines qui débutera le 13 octobre 2016, à Johannesburg en Afrique du Sud. Le lauréat sera connu lors d’un gala prévu le 25 octobre 2016. En plus du prix, les finalistes bénéficient d’un accès aux services de l’unité de soutien aux jeunes entrepreneurs du prix Anzisha dont la valeur s’élève à 7 500 dollars Us (3 750 000 millions de FCfa). «L’élan qui soutient le prix Anzisha s’est amplifié et nous commençons à constater un réel impact », a déclaré Koffi Assouan, gestionnaire du programme de la MasterCard Foundation consacré aux moyens de subsistance des jeunes, cité dans le communiqué. « Les responsables du prix Anzisha sont en train de former, à l’échelle de toute l’Afrique, un réseau solide de jeunes entrepreneurs innovateurs qui transcendent leurs différents secteurs et zones géographiques. Ils apprennent les uns des autres, tout en développant leurs entreprises et en faisant progresser l’esprit d’entrepreneuriat social », a-t-il poursuivi. La responsable principale des programmes du prix Anzisha, Grace Kalisha, citée elle-aussi dans le document s’est réjouie de l’augmentation extraordinaire des entrepreneurs africains sur le continent et qui font parler d'eux. « Nous sommes heureux qu'un tel groupe d’entrepreneurs participe au prix Anzisha. Cela promet de grandes choses à venir pour l’entrepreneuriat africain », a-t-elle indiqué. Cette année, selon les responsables du prix, le secteur agricole a gagné une place de premier ordre. Les entrepreneurs se sont concentrés sur des opportunités et ont exploré un spectre plus large de la chaîne de valeur du secteur.

Souleymane Diam SY

Le Fonds commun de placement (Fcp) Placement croissance, mis en place par la Société de gestion et d’intermédiation (Sgi) Cgf Bourse basée à Dakar, a affiché, au 30 juin 2016, une performance cumulée de 71,74 % depuis son démarrage en mars 2013. La valeur liquidative (ou prix d’achat d’une part) de ce fonds s’est établie à 1717 FCfa contre 1.000 FCfa lors de son lancement, soit une plus value de 717 FCfa (1 FCFA équivaut à 0,0017 dollar). Toutefois, le Fcp Placement croissance a clôturé le second trimestre 2016 avec une performance de moins 0,73 % (1,21% hors dividende), après avoir détaché un dividende d’un montant unitaire net de 33 FCfa. « Malgré un contexte baissier depuis quelques mois sur le marché, la collecte est restée à peu près au même niveau, ce qui explique le niveau élevé de la liquidité détenue dans le Fonds », avancent les responsables de Cgf bourse dans leur rapport de gestion. Au 30 juin 2016, le portefeuille du fonds Placement croissance est composé à 56 % d’actions, 23 % d’obligations et 21 % de liquidités. Gérés par des professionnelles, les Fcp sont des moyens commodes permettant à des non initiés de faire des placements en bourse.

(APA)

Malgré une production de 367 500 tonnes d’oignon, cette année encore, le Sénégal est obligé d’importer pour couvrir ses besoins. le directeur général de l’Agence de régulation des marchés (Arm), dans cet entretien, revient sur les raisons qui ont motivé une telle mesure. Il aborde également, entre autres questions, la régulation, le problème du stockage et de l’accompagnement de l’Etat.

Vous avez pris la décision, le 22 août dernier, de lever le gel des importations d’oignon. Qu’est-ce qui explique cette décision ?
La décision est fondée sur deux éléments essentiels : d’abord on a constaté une baisse drastique des stocks dans les marchés. Par exemple, le marché de Gueule Tapée qui recevait jusqu’à 15 camions par jour, ne recevait plus que six camions. Il en est de même du marché de Thiaroye qui recevait à peine 2 camions par jour. Ainsi, après 20 jours de suivi, on a conclu que la quantité d’oignon local avait chuté. L’autre facteur, c’est la hausse du prix de l’oignon qui a atteint 500 FCFA, voire 600 FCFA dans certaines régions. Ces deux éléments montrent la fin de la campagne de production nationale. Tous les acteurs se sont réunis et à l’unanimité, nous avons décidé de lever le gel des importations en autorisant la reprise des importations à partir du 22 août 2016.

Réguler n’est pas chose facile, comment êtes-vous arrivés à cette décision consensuelle ?
On a eu beaucoup de difficultés au cours des rencontres pour déclencher le gel. Mais depuis le début de la campagne, on tient souvent des réunions pour harmoniser les positions. Les producteurs disaient que leurs récoltes seraient sur le marché à telle période et les importateurs contestaient cette hypothèse, affirmant que cette récolte précoce ne peut pas couvrir les besoins du marché qu’il fallait attendre l’arrivée massive de l’oignon local pour geler les importations. Nous avons essayé de rationaliser, en allouant des quotas en fonction des parts de marché de chaque importateur. Par exemple, l’année dernière, en quatre mois, il y avait 139 000 tonnes d’oignons importées. Mais c’était une période de grande consommation à cause de la fête de Tabaski, du Magal de Touba, du Gamou et des fêtes de fin d’année.

Mais la décision de levée du gel des importations a été facilitée par la présence du président de l’interprofession qui est en même temps maire de Leona, une localité où se trouve le plus grand marché pourvoyeur d’oignons de Dakar. Il a reconnu que les stocks ont baissé et cela a été corroboré par un rapport du chef d’antenne régionale de l’Arm de Louga et du service régional du commerce. Ces éléments nous ont permis d’avoir un accord consensuel pour lever le gel des importations.

Les autorités sénégalaises s’étaient fixées comme objectif d’atteindre l’autosuffisance en oignon en 2016. Est-ce que cet objectif a été atteint ?
Sur le plan quantitatif, l’objectif a été atteint. On a enregistré une production de 367 500 tonnes mais ces statistiques ne couvrent pas les besoins du Sénégal en oignon parce que nous n’avons pas encore d’infrastructures qui nous permettent de conserver l’oignon au-delà du mois d’août. Par exemple, l’Arm a construit 52 magasins de stockage qui ne sont pas des chambres froides. Une technologie avancée existe pour une conservation longue durée. La consommation du Sénégal avoisine 30 000 tonnes par mois, durant quatre mois, mais il faut arriver à conserver près 120 000 tonnes avec le coût élevé de l’électricité au Sénégal, le prix de l’oignon va forcément en ressentir et le produit va coûter très cher. Un comité composé des importateurs, des commerçants sénégalais et des intermédiaires « Bana Bana » a été créé pour voir comment faciliter l’entrée des privés dans la filière et résoudre le problème du stockage. Si l’Etat accompagnait les producteurs dans la conservation, le problème serait réglé. Il faudra aussi impliquer les chercheurs.

Pourquoi malgré les 367 500 tonnes qui, en principe, devraient couvrir les besoins du pays, on continue d’importer de l’oignon ?
L’investissement dans la post-récolte doit être une priorité. Le Sénégal a atteint un niveau de production très important. Il nous faut des unités de tri. Dans d’autres pays producteurs comme le Niger, il y a des techniques de conservations endogènes. Le chevauchement dans le marché de l’oignon des Niayes et celui de la Vallée est aussi un facteur limitatif qui occasionne une suroffre. Avant, les producteurs de la vallée récoltaient trois mois avant ceux des Niayes. Mais depuis quelques temps, les producteurs des Niayes utilisent les bulbes durant l’hivernage et leurs productions arrivent sur le marché en même temps que celles de la Vallée. De nouvelles zones de production comme le Sine-Saloum et le Fouladou ont émergé. Elles produisent de l’oignon sur la même période que la vallée. Cela crée une surproduction et une chute du prix sur le marché. Une planification est à faire mais aussi un investissement dans la phase post-récolte pour la conservation.

Que fait l’Arm pour résoudre ces équations ?
Depuis deux ans, l’Arm a changé la manière de conserver l’oignon. Avant, notre Agence construisait des magasins de stockages fermés, actuellement, on a des hangars. Pour accompagner le volet agricole dans le Plan Sénégal émergeant, il faut une politique d’implantation de plateformes commerciales qui sont de grandes unités de groupage et de conservation. On a prévu d’implanter ces plateformes sur l’ensemble du territoire. L’objectif est de faire de ces plateformes des lieux de mise en marché des produits agricoles. L’Arm est en train de travailler avec le privé national, pour qu’on puisse prendre en charge cette question post-récolte.

Avez-vous fait le bilan de la campagne oignon de cette année ?
L’Arm et les acteurs ont, au cours d’une réunion de bilan, estimé que la campagne s’est bien déroulée mais nous ne l’avons pas fait de manière approfondie. On est en train de préparer avec le Programme d'aménagement et de développement économique des Niayes (Paden) et l’ensemble des acteurs de la filière, une journée pour faire le bilan de la campagne.

A combien se chiffre les besoins en importation ?
A environ 25 000 tonnes par mois. Nous sommes de grands consommateurs d’oignon, surtout pendant les fêtes : Gamou, magal, les autres fêtes religieuses ainsi que les cérémonies familiales, baptêmes, etc.

Jusqu'à quand va durer la levée du gel ?
La période des importations est prévue jusqu’à fin décembre. En général, l’Arm organise une tournée nationale avec l’ensemble des services et acteurs. Pour faire le bilan des surfaces emblavées, le comportement des cultures et une projection des récoltes en instant sur les périodes de récoltes et les tonnages attendus.

Quel est le rôle de la Direction de la protection des végétaux (Dpv) et de la Direction de commerce intérieur (Dci) dans la régulation du marché ?
La Direction de la protection des végétaux est chargée de la protection des récoltes. Elle donne, en même temps, des statistiques d’importation en se basant sur les certificats phytosanitaires qu’elle a attribués. Cela nous permet d’avoir des statistiques. La Direction du commerce intérieur attribue aux importateurs des Dipa (Documents d’importation des produits alimentaires). Elle recueille aussi des statistiques qui sont des intentions d’importation. On confronte ces chiffres avec ceux de la douane pour avoir l’ensemble des importations.

Il arrivait souvent qu’à l’approche du gel que les importateurs fassent venir des quantités plus importantes. Comment avez-vous fait pour empêcher une telle pratique ?
En réunion, les importateurs déclaraient des commandes en cours qui leur permettaient d’avoir de l’oignon au-delà de la date de gel des importions. On était obligé d’autoriser ces importations. Mais au cours d’un conseil interministériel, tenu en 2013, il a été décidé de lutter contre ces stratégies de contournement. Depuis, on a décidé de rationaliser les importations qui durent un mois quinze jours précédant les récoltes pour prendre uniquement en compte les parts de marché de chaque importateur.

Vous travaillez en rapport avec des acteurs qui sont dans un carcan assez informel, comment vous vous y prenez ?
Je pense que le terme informel est un peu péjoratif pour des acteurs qui contribuent à hauteur de plusieurs milliards au Pib. Le vrai problème est celui de l’articulation entre le commerce et la production. C’est un problème assez difficile. On les implique dans nos activités. On les amène en tournée. Parce qu’ils sont des acteurs de l’économie réelle et endogène qui n’est pas liée à l’extérieur. Ils ont des systèmes d’intervention très huilés. Ils financent même certains producteurs.

Comment faites-vous pour recueillir des informations à l’échelle nationale ?
L’Arm a des antennes régionales et départementales. On a recensé 356 marchés permanents et hebdomadaires. Chaque lundi, des informations recueillies nous permettent d’avoir des statistiques réelles sur les prix pratiqués et les stocks existants. On se réunit le mardi pour faire la synthèse et sortir, chaque semaine, un bulletin qu’on appelle tendance des marchés et ce document est remis au ministre du commerce. Mais, on veut avoir un système d’information à partir des téléphones portables, des tablettes qui nous permettra d’avoir des informations en temps réel. Un problème de manque de matériel se pose mais le système existe. Nous voulons que l’Adie et l’Artp puissent nous aider pour équiper nos agents en matériel nécessaire.

On n’entend l’Arm que sur la filière oignon, quel est son champ d’action ?
On intervient autant sur la filière oignon que sur les autres spéculations notamment la carotte, la pomme de terre, la banane, la mangue. On s’intéresse aussi à l’anacarde, au mil, au maïs, au riz. La carotte a connu un accompagnement de quelques mois avant le gel des importations. A un moment, il y a eu une surproduction et le prix a beaucoup chuté. Pour la pomme de terre, on a commencé à accompagner les producteurs en 2014. Deux ans après, la production est passée de 29 000 à 58 250 tonnes. Pour la banane, on est en train de voir avec les acteurs comment organiser la filière et réorganiser les producteurs mais aussi pour avoir un réseau de vendeurs par la contractualisation pour promouvoir la banane sénégalaise. Actuellement, on a une production de 40 000 tonnes alors que nos besoins se chiffrent à 90 000. L’anacarde connait des progrès depuis deux ans. On nous reproche souvent de commercialiser l’anacarde venant de la Guinée Bissau. Mais le Sénégal produit de l’anacarde dans deux zones : Casamance et Foundiougne. La production de ces zones sont exportées vers la Gambie parce qu’il est plus facile de rallier Banjul que de venir à Dakar. C’est pourquoi, avec une étude de l’ambassade des Pays Bas, on a beaucoup discuté pour qu’au port de Ziguinchor, qu’il y ait des infrastructures qui permettent d’exporter l’anacarde et la mangue. Pour la mangue, le Sénégal a fait beaucoup de progrès dans les exportations et la production locale. On est en train d’accompagner les rizeries locales pour qu’elles puissent agrandir leurs offres. En somme, on embrasse beaucoup de productions.

Mais, il est important de noter que ces productions contribuent à l’équilibre de la balance commerciale et à la création de richesses. Par exemple, si l’on prend les 130 000 tonnes qui ont été importées en quatre mois qu’on multiplie par 100.000 FCFA, cela fait plus de 13 milliard de FCFA. Si cette manne restait dans le pays, ce serait intéressant, compte non tenue des acteurs de l’ensemble de la chaine de valeur qui tirent des revenus importants de ces activités, c’est-à-dire les vendeurs de sac et les intermédiaires, les transporteurs etc.

Propos recueillis par Mamadou GUEYE et Mamadou DIAGNE

Hier, les délégués de la chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Thiès se sont réunis en  séance extraordinaire pour partager et se prononcer sur la proposition de création d’une chambre nationale de commerce, d’industrie et de services du Sénégal faite par le conseil national du patronat sénégalais. Après lecture du document par Mme Sangharé, Secrétaire général de la chambre de commerce de Thiès, l’adjoint du gouverneur chargé du développement, Ibrahima Ismaël Ndiaye a précisé que ce texte est une simple proposition soumise à l’appréciation des délégués de la chambre. «Chacun peut apprécier librement dans un sens ou dans un autre mais il est important aussi, à chaque fois, de faire une contre-proposition », a-t-il précisé.

Au cours du débat,  les délégués de la chambre de commerce de  la région de Thiès ont été étonnés de constater qu’au moment où la politique de décentralisation est renforcée au Sénégal par le chef de l’Etat à travers l’acte III qui ouvre des perspectives intéressantes avec les pôles territoriaux, une proposition allant dans le sens de centraliser à Dakar la vie économique du Sénégal voit le jour. «En voulant ravaler les anciennes chambres de commerce des régions en une simple délégation, le conseil du patronat sénégalais cherche à cantonner le petit peuple d’acteurs économiques qui travaillent, en majorité, sous forme de groupement d’intérêt économique», a déclaré Moustapha Diop.

Gora Kâ soutient que l’essentiel de ces groupements d’intérêts économiques est détenu par les femmes qui constituent un rempart contre la pauvreté. «En disant que les sociétés uniques à responsabilité limitée et les sociétés  à responsabilité limitée sont éligibles, on exclut une bonne frange des acteurs économique du pays » a-t-il renchéri. Revenant sur la clé de répartition des membres de l’assemblée générale de la chambre nationale de commerce, d’industrie et de services du Sénégal, Assane Ndiaye rappelle que Dakar est une région comme toutes les autres du pays même si elle abrite la capitale. « Je trouve inadmissible que Dakar puisse disposer de 45 membres titulaires là où les treize autres régions du pays se partagent 39, soit 3 par région. Cela est irrespectueux », s’est insurgé M. Ndiaye. Pour toutes ces raisons et tant d’autres, les délégués de la chambre de commerce de Thiès ont rejeté, à l’unanimité, la proposition allant de créer une chambre nationale de commerce, d’industrie et de services au Sénégal.

En revanche, ils ont plaidé pour le renforcement des acquis des 14 chambres régionales de commerce du Sénégal. Ces délégués de la chambre de commerce de Thiès préconisent la mise sur pied d’un cadre unitaire consolidé pour coiffer le dispositif actuel, en attendant l’avènement des pôles territoriaux prévus dans l’acte 3 de la décentralisation. «Au vu des interventions enregistrées au cours de l’assemblée générale extraordinaire de notre chambre, vous venez d’exprimer une position claire consistant à rejeter la création d’une chambre nationale de commerce, d’industrie et de services du Sénégal, en ayant conscience de la nécessité de conduire des réformes allant dans le sens de consolider l’expérience  de près de 150 ans d’histoires  de vie consulaire dans notre pays », a conclu Mamadou Diop, président de la chambre de commerce de Thiès.

Mbaye BA

Lors la séance de travail avec les responsables de la Sapco, le Premier ministre adjoint mauricien a annoncé que son gouvernement va accompagner le Sénégal dans l’augmentation de l’attractivité de ses sites touristiques mais aussi dans la recherche d’investisseurs pour la construction d’hôtels haut de gamme.

5Au cours d’une séance de travail qui s’est déroulée samedi, à Saly, le Premier ministre adjoint de l’Île Maurice et le ministre du Tourisme et des Communications extérieures, a magnifié les potentialités du Sénégal dans le domaine touristique. « Le Sénégal a tous les atouts pour attirer des touristes de qualité. Il y a la paix et la sécurité et aussi de vrais atouts qu’il faut valoriser et mettre en avant », a déclaré M. Duval. Selon lui, le gouvernement mauricien est disposé à accompagner le Sénégal pour l’aider à augmenter l’attractivité des sites touristiques mais aussi à trouver des investisseurs pour construire des hôtels et aménager des sites touristiques de grande qualité. Il a révélé que le ministre du Tourisme et du Transport aérien, Maïmouna Ndoye Seck, sera prochainement invité en Île Maurice dans l’optique de travailler sur un schéma de développement.

S’agissant de l’amélioration de la zone touristique de Saly et Somone, M. Duval a estimé qu’il reste beaucoup de choses à faire pour renforcer davantage l’attractivité.  Pour Pointe Sarène, il s’agira de trouver les fonds nécessaires, de créer les conditions fiscales, juridiques, qui permettent à l’investisseur de retrouver son capital et de faire un profit correct.

Le potentiel est là
Le directeur général de la Sapco a soutenu que l’Ile Maurice constitue un modèle pour le Sénégal. « Nous avons besoin de l’expérience mauricienne pour réaliser nos objectifs car le Sénégal a besoin d’un tourisme dynamique et pour cela, nous avons besoin de l’accompagnement de pays comme l’Île Maurice qui ont prouvé qu’avec le tourisme, on peut vraiment se développer», a confié Bocar Ly qui a présenté le schéma d’aménagement des nouveaux projets de la Sapco. Selon M. Ly, Pointe Sarène constitue le projet phare. « Une nouvelle station sera érigée sur le site de 110 ha. La position géographique est assez avantageuse car Pointe Sarène se trouve à 15 km de Saly-Portudal, 100 km de Dakar et 40 km du nouvel aéroport », a-t-il indiqué.  En plus de la composante hôtelière avec des infrastructures de 4 et 3 étoiles, une composante immobilière avec la construction de 120 villas est prévue avec une composante commerciale et loisir. L’ouverture de la station est prévue, selon le directeur général de la Sapco, au plus tard en 2019. D’autres projets sont prévus à Joal Finio, Mbodiène.

Bocar Ly a annoncé que quelque 7.850 chambres avec les nouvelles infrastructures touristiques et hôtelières seront érigées dans la Petite Côte. « Dans la zone nord, il est prévu 1500 nouvelles chambres et 3.900 chambres dans le Sine-Saloum », a-t-il précisé en soulignant les difficultés de bouclage des financements qui dépendent, entre autres, de l’engagement de l’État et des privés pour la construction.

Le Premier ministre adjoint mauricien a magnifié la pertinence de ces projets qui, a-t-il assuré, sont « viables et vendables. « Le potentiel est là pour un tourisme de qualité qui va créer beaucoup d’emplois et de revenus au Sénégal, mais aussi de la prospérité dans toute la région. Il faut juste quelques efforts pour que ça se réalise », a affirmé M. Duval.

S. O. F.


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