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Affaires et Finances (2541)

Le Bureau enquête et analyse (Bea) Sénégal va rendre public son rapport intermédiaire sur la disparition de l’avion de Sénégal Air, aujourd’hui, au cours d’une conférence de presse.
 La rencontre avec les journalistes, prévue à 17 heures au Good Rade sur la Vdn, sera animée par Amadou Lamine Traoré, directeur du Bea Sénégal, Adama Diaw, l’enquêteur désigné, et Ndiaga Fall, expert aéronautique. L’avion HS 125, qui effectuait un vol d’évacuation sanitaire Ouagadougou (Burkina Faso) - Dakar, a disparu depuis le 5 septembre à 111 KM au large de Dakar. Il avait à son bord deux Algériens et un Congolais, qui constituaient son équipage, en plus d’une patiente française, d’un médecin et de deux infirmiers de nationalité sénégalaise. L’appareil a eu un abordage avec un appareil de la compagnie équato-guinéenne Ceiba qui assurait la liaison Dakar-Cotonou (Bénin). Les autorités avaient annoncé, le 23 septembre, la suspension des recherches intensives et systématiques afin de passer à la phase de recherches d’opportunités. Dans l’enquête technique, l’enquêteur désigné par le Bureau d’enquête et d’analyse (Bea) Sénégal s’est rendu à Malabo (Guinée-Equatoriale) du 29 septembre au 06 octobre 2015, afin d’inspecter le Boeing 737/800 de la compagnie équato-guinéenne Ceiba. A cette occasion, des équipements ciblés sur le Boeing 737/800 ont été prélevés et analysés au Bea de France, en octobre. Les résultats de ces analyses devaient faire l’objet d’un rapport d’étape du Bea sénégalais avant la fin du mois de décembre 2015.

(APS)


Ce sont des infrastructures sans commune mesure que la délégation de l’Union économique et monétaire ouest africain (Uemoa) a visité, hier, à Cotonou. Financées par l’institution communautaire, elles donnent plus de vie à la capitale béninoise qui accueille, vendredi, le sommet de l’organisation sous-régionale.

En prélude au sommet de l’Union économique et monétaire ouest africain (Uemoa) qui se tient demain, à Cotonou, la Commission a organisé, hier, une visite des chantiers financés par l’institution communautaire. La délégation dirigée par le représentant-résident Yaovi Kounhude s’est rendue à l’Epi (piège à sable bloquant le transit en amont) de Siafato sur le littoral de la capitale béninoise. Cet ouvrage fait partie d’un lot de huit érigé entre le PK3 et le PK11, soit 8 kilomètres ayant permis de freiner considérablement l’avancée de la mer à Cotonou. Selon le coordonnateur du Projet de protection de la côte à l’est de Cotonou, Philippe Régistre M. Zoumenou, l’ensemble des ouvrages constitués de huit épis et d’un mur de protection faits de granites et de blocs de béton vise à maîtriser l’érosion côtière et la reconstitution des plages. Le Bénin paie un lourd tribut à cause de l’avancée de la mer. Selon Monsieur Zoumenou, cinq complexes hôteliers, des habitations et plusieurs autres investissements ont été engloutis.  
Avant ces ouvrages, la mer avançait annuellement entre 10 à 15 mètres. A cet endroit, l’avancée annuelle moyenne était de 20 mètres. Les ouvrages ont permis de récupérer plusieurs mètres de plage notamment à Siafatou, selon M. Zoumenou. La seconde phase du projet consistera à injecter 400 000 m3 de sable au niveau des endroits récupérés. Il souligne que le financement de cette phase est bouclé.  
Les travaux de cette première phase ont démarré en 2012. Ils sont exécutés par une entreprise batave et supervisés par une société d’études canadienne. Ils sont divisés en deux lots dont le premier est achevé. Le second lot sera réceptionné en juillet 2016. Le coût de l’ensemble des ouvrages est de 46 milliards de FCfa. Ils sont financés par l’Etat du Bénin, la Bid, la Badea, le Fonds saoudien ainsi que l’Uemoa qui a supporté la bonification du prêt de la Bid à hauteur de 2,1 milliards de FCfa.
Le représentant-résident de la Commission, Yaovi Kounhude, s’est dit « impressionné ». « C’est un projet d’envergure qui a contribué à ralentir l’effet des vagues. L’Uemoa se préoccupe des questions de développement. Elle est très heureuse de participer à la réalisation de ce projet », a-t-il dit.

Formation des ressources humaines
Après l’étape du littoral, la délégation de la Commission est allée à l’université d’Abomey Calavi pour voir la salle informatique équipée par l’Uemoa et l’amphithéâtre financé par l’institution communautaire. Le directeur de l’Ufr « Institut de formation et de recherche en informatique (Ifri) », Ezin C. Eugène, et le vice-recteur, Maxime Da Cruz, ont souligné l’importance de cette infrastructure doté d’une centaine d’ordinateurs ayant permis la formation d’étudiants et d’enseignants. Cette année, 2.000 étudiants issus des principales facultés de cette grande université pourront y suivre des cours.
Tout comme le représentant des étudiants Dossouvi Pascal, le représentant-résident de l’Uemoa à Cotonou a salué cette initiative de l’Uemoa consistant à mettre l’accent sur la formation des ressources humaines. Une initiative également bien saluée par le recteur de l’université, le Professeur Brice Sinsin. « Les universités doivent servir de ponts pour nous unir », a-t-il soutenu, en soulignant le rôle crucial de la presse qui doit « donner la bonne et juste information » afin de permettre aux politiques de prendre les bonnes décisions.

De notre envoyé spécial à Cotonou Aly DIOUF


Le coordonnateur de la direction générale de la planification et des politiques économiques, Mayacine Camara, annonce la publication, au courant de cette année, d’un Indice de développement humain (Idh) départemental, régional puis national. Ceci pour mieux défendre le classement de notre pays de l’indice publié par le Pnud.

Il y a une semaine, le Programme des nations unies pour le développement (Pnud) classait le Sénégal à la 170ème (contre 163ème en 2014) sur 188 pays dans le monde concernant l’Indice de développement humain.  « On ne revient pas sur les critiques parce que c’est un indice. La proposition que nous allons faire serait aussi critiquable car ce sont des questions de statistiques et de techniques. Notre pays accepte la valeur de l’indice et s’inscrit dans la dynamique du rapport du Pnud », déclare Mayacine Camara, le coordonnateur de la direction générale de la planification et des politiques économiques. Il annonce que le Sénégal va publier son indice de développement humain. « Nous allons maintenant publier notre Idh avant celui du Pnud. En plus, nous allons faire l’Idh par région, par département avant d’aboutir à un indice national », déclare-t-il. Mayacine Camara rappelle que des calculs ont été faits en 2003 et 2004  lors de la mise en œuvre des Documents de stratégie pour la réduction de la pauvreté.
Revenant sur le classement du Sénégal dans le dernier rapport du Pnud, il explique que l’Idh est mesuré suivant l’éducation, la santé – espérance de vie – le niveau de vie, etc. « Ce rapport de 2015 présente des données de 2014 », dit-il,  soulignant que le Sénégal, en 2014, était classé 163ème sur la base des données de 2013. Dans ce dernier classement, il note que l’espérance de vie est à 66,5 ans.  Il y a aussi la durée de scolarisation. Il s’agit là de voir si un enfant entre à l’école, combien d’années espère-t-il y rester compte tenu des échecs, des redoublements, des perturbations liées aux grèves…M. Camara estime que lorsque l’on élimine ces facteurs bloquants, la durée à l’école peut augmenter. « Ceci mesure l’effort que nous sommes en train de faire pour éliminer les redoublements pour réduire les abandons », ajoute-t-il.   

Dans le rapport 2015 du Pnud, la durée de scolarisation du Sénégal est de 7,9 ans. Pour cet indicateur, notre pays est classé 167ème. S’agissant du nombre d’années d’études, le Sénégal est à 2,5 ans. Cela veut dire qu’en moyenne, le Sénégalais séjourne 2,5 ans à l’école. Pour cet indicateur, on est classé 181ème. « C’est dans cet indicateur que nous avons surtout des faiblesses », reconnaît Mayacine Camara.  La question que l’on doit se poser, d’après le coordonnateur de la direction générale de la planification et des politiques économiques, est de savoir comment le Sénégal a pu quitter en 2013 de 4,5 ans, en termes de durée moyenne de séjour à l’école, pour venir jusqu’à 2,5  ans en 2015. Une situation que M. Camara a du mal à comprendre.
Il souligne que le taux d’enrôlement a augmenté plus vite que le taux de croissance de la population, il n’y pas eu de phénomènes catastrophiques, ni de déplacements qui puissent expliquer ce recul. « Le problème qui se pose donc à ce niveau, c’est la source des informations. Nous sommes en train de faire l’étude pour voir exactement où est-ce que ces sources sont tirées », confie-t-il. Il salue, toutefois, les efforts consentis par le ministère de l’éducation nationale.

Abdou DIAW


Créée seulement en 1996, Cerealis s'est hissé à la première place des exportateurs de céréales vers l'Afrique. En visite au Sénégal pour rencontrer ses clients, Remi Depoix, président de ce groupe familial créé il y a une vingtaine d’années, envisage de financer des plateformes logistiques sur le continent afin d’apporter des supports adaptés à la demande de blé sans cesse croissante. Le groupe a franchi la barre du million de tonnes de céréales exportées vers l’Afrique dont plus de 90% de blé, pour un chiffre d’affaires de plus de 200 millions d’euros.

Quel est l’objet de votre visite au Sénégal ?
Nous sommes au Sénégal pour voir un certain nombre de nos clients.  Nous sommes un des leaders mondiaux de la fourniture de blé en Afrique de l’ouest.

Comment expliquez-vous votre leadership dans un domaine assez concurrentiel en vingt ans d’existence ?
Nous faisons partie des premiers à s’intéresser au marché africain, à l’émergence et au développement industriel de la minoterie en Afrique. Nous nous intéressons au continent africain parce que la consommation du pain est très forte. Dans les années 80 à 90, il y avait encore des importations de farine. Certains pays comme le Sénégal  se sont équipés de minoteries assez rapidement par l’intermédiaire du groupe Mimran. Il y a également d’autres pays qui étaient de gros  importateurs de farine. Dans les années 90, à la création de Cerealis, on a rencontré ces nouveaux industriels qui créent leurs propres moulins et qui allaient devenir importateurs de blé. Nous avons grandi avec ces industriels. Au départ, nous sommes partis de pas grand-chose en vendant de la farine. Aujourd’hui,  nous avons un volume qui  atteint le million de tonnes de blé pour un chiffre d’affaires d’environ 200 millions d’euros. Cela est considérable. Nous représentons 30 à 40 % des exportations de blé vers l’Afrique. Aujourd’hui, il y a de plus en plus d’industries meunières même boulangères très importantes. Et nous sommes sur toute cette filière de livraison de blé de haute qualité pour satisfaire la demande des pays.    

Comment comptez-vous vous y prendre pour maintenir votre position sur le marché africain ?
Nous constatons une consommation de pains qui augmente de façon considérable dans beaucoup de pays d’Afrique. Cela s’explique par la population africaine qui grandit. En 2030, on estime que les Africains seraient 1,5 milliard,  2 milliards en 2050. Il y a un développement très importante de la population en Afrique. Il y a ensuite, un pouvoir d’achat en général sur le continent africain qui a tendance à augmenter. Cela se traduit par un plus grand accès à la consommation du pain dans certains pays. Il y a également une meilleure distribution du produit avec de plus en plus de réseaux de distributions sous l’impulsion d’industries boulangères. Cela fait qu’on trouve du pain dans les villages parfois très reculés. Cette tendance va augmenter la consommation de la farine ; donc de blé. La demande de blé a doublé ces dix dernières années sur le continent africain. C’est le cas au Sénégal, au Cameroun, etc.

Quelle est la politique développée par Cerealis pour satisfaire cette forte demande ?
Nous essayons de nous adapter à la demande du marché. Nous vendons principalement à des industriels qui disposent de moulins.  Nous avons vu, ici, au Sénégal, par exemple, la création de plusieurs moulins en l’espace de quelques années.  FKS, un groupe turc s’est installé, Nma a augmenté ses capacités, il y a eu un autre groupe libanais [NDLR: Parmi les entreprises du secteur, on trouve aussi Sedima et Olam]. Cela montre qu’il y a une grosse demande en farine.  Nous essayons de nous adapter en mettant les moyens logistiques à la disposition de nos clients pour leur apporter le meilleur service. S’il le faut, nous importons du blé de la France, de l’Allemagne, du Canada voire de l'Argentine, aux meilleures conditions possibles.  L’objectif, c’est de trouver le meilleur produit au meilleur moment.

Que représente le marché sénégalais pour votre société ?
Aujourd’hui, le marché est très concurrentiel.  Auparavant, c’était un marché de monopole. Plusieurs groupes sont installés au Sénégal. Notre objectif,  c’est d’apporter à tous ces acheteurs  des moyens logistiques pour un approvisionnement correct du marché. Il s’agit de mettre à disposition quasiment  chaque mois un bateau de 15 à 30 milles  tonnes qui puisse accoster à Dakar, pour satisfaire la forte demande. Ce même bateau pourra, par la suite, se rendre au Cap Vert et en Côte d’Ivoire.

Quels sont les avantages du marché sénégalais ?
Aujourd’hui,  ce marché a un fort  potentiel de développent. Pour des sociétés françaises comme les nôtres, nous mettons en œuvre une politique permettant d’assurer un approvisionnement du marché en blé de qualité et en quantité suffisante qui puisse satisfaire la fabrication de pain. Notre savoir-faire en la matière est prouvé. Le marché est totalement adapté à une société comme la nôtre.

Quelles sont les perspectives du marché ouest-africain ?
Les perspectives sont très importantes, avec notamment un fort potentiel de développement. Par exemple au Mali, le développement de la consommation de pain est de plus en plus important.  Le système de distribution est également de plus en plus amélioré. Il en est de même pour le Burkina Faso, le Niger,  la Mauritanie où  le marché de la fabrication de farine connait un développement exponentiel ces dernières années.

Comment se portent les cours mondiaux des céréales ?
Ces cours évoluent en fonction de l’offre et de la demande. Il y a des périodes où c’est très pénalisant pour les acheteurs. C’était le cas dans les années 2008. A l’époque, le pétrole était très cher, le riz également. Le pouvoir d’achat des Sénégalais ou des Camerounais ou encore des Burkinabés n’est pas élastique. Si l’on considère les grande ou moyenne familles au pouvoir d’achat limité, les 60 à 70 % de leurs revenus sont consacrés à la nourriture. Et quand tout d’un coup les prix des matières premières doublent ou triplent, cela crée des émeutes parce que les gens ne s’en sortent pas. Nous l’avons déjà vécu avec les émeutes qui ont démarré en Tunisie avec la révolution du pain. Cela montre le rôle éminemment stratégique de l’industrie meunière dans certains pays.  Les stocks de blé et de farine sont importants. C’est dans ces moments que l’on voit véritablement notre rôle parce que nous prenons toujours le soin d’informer à l’avance nos clients sur une possible montée des cours mondiaux. En 2015, nous sommes à des niveaux bas.

Peut-on s’attendre à ce que le prix du blé baisse davantage ?
Je ne pense pas.  On a déjà atteint des prix vraiment bas. Il sera difficile de tomber plus bas même si l’on n’est pas à l’abri de difficultés. Cette année, on a beaucoup de blé dans le monde avec une offre similaire de l’Europe, de la Russie, de l’Ukraine, du Canada, d’Argentine ou d’Australie. Cela fait qu’il y a beaucoup de blé dans le monde. Les stocks mondiaux sont très importants.  

Est-ce que vous limitez à vendre du blé à votre clientèle ?
Nous conseillons nos clients pour qu’ils rationalisent leurs achats dans l’année. Il est essentiel de leur apporter de bons conseils dans un marché compliqué.  Cela est très important. Nous les aidons aussi à se professionnaliser en leur apportant des technicités sur les marchés dans certains domaines. Au Sénégal, les meuniers se sont beaucoup professionnalisés avec la création de laboratoires dans les moulins. Ils font dans le marketing,  proposent une diversité de farines. Les pains proposés sont également de plus en plus variés. Nous avons un rôle de conseils qui vise à optimiser les achats de nos clients. Nous voulons leur proposer un meilleur produit, avec un prix raisonnable.  C’est un secteur éminemment stratégique pour les pays qui ne sont pas producteurs de blé.
Nous envisageons de financer des plateformes logistiques dans les prochaines années afin d’apporter des supports adaptés à la demande.  

Etes-vous disposés à investir dans la culture du blé au Sénégal et dans la sous région ?
Si, cela se fait au Mali où l’on cultive du blé. Je serais également très intéressé de coopérer avec des pays pour une filière de culture de blé. Toutefois, il faut voir l’aspect rationnel des choses. Est-ce que mobiliser des énergies pour produire du blé a un sens par rapport au marché international ? Pas nécessairement. Dans certains pays, il vaut mieux faire du maïs ou des produits qui ont une valeur ajoutée plus importante.

Propos recueillis par Mamadou GUEYE
et Oumar BA


Faute de financements, seuls 4 sur les 86 opérateurs privés stockeurs (Ops) agréés,  ont commencé les opérations au prix officiel, c’est-à-dire 200 FCfa.  Cette situation oblige les producteurs à vendre leurs graines aux Chinois et risque d’engendrer une pénurie de semences.
Mamadou Kandé, le président de l’Organisation régionale des producteurs de Kolda  redoute une pénurie de semences d’arachide pour la prochaine campagne agricole. Près de sept semaines après l’ouverture officielle de la campagne de commercialisation de l’arachide, les opérations de collecte des graines démarrent timidement dans la région de Kolda. Sur les 86 opérateurs privés stockeurs (Ops) agréés, 4 seulement ont commencé les opérations au prix officiel, c’est-à-dire 200 FCfa. Les autres attendent les financements des banques privées pour démarrer la campagne. La région de Kolda compte 186 points de collecte dont 93 dans le département de Médina Yoro Foulah, 54 à Kolda et 36 dans le Vélingara. Les producteurs se tournent ainsi vers les Chinois qui achètent le kilogramme d’arachide à 215 FCfa, soit 15 francs de plus que le prix officiel. Cette situation n’est pas sans risque, selon Mamadou Kandé, président de l’Organisation des paysans agricoles (Opa) de la région de Kolda.  Il estime que la vente des graines aux étrangers pourrait, si l’on n’en prend garde, priver la région de Kolda des semences écrémées pour la prochaine campagne agricole. « On s’est réuni pour conscientiser nos collègues producteurs. On leur a dit que c’est bon de vendre leur production au plus offrant, mais ayons la conscience de préserver nos semences. C’est bon de vendre ses graines à 215 FCfa le kilogramme même si je ne suis pas d’accord. A Kaolack, les Chinois achètent le kilogramme d’arachide à 225 FCfa et ils viennent à Kolda pour proposer 215 », déclare-t-il. Mamadou Kandé demande aux paysans de vendre leur production aux Ops pour permettre à la région de Kolda de disposer des semences de qualité pour le prochain hivernage. Il appelle le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural à prendre les dispositions nécessaires pour accélérer la mise en place des financements afin de permettre aux Ops de démarrer la collecte des graines avant qu’il ne soit trop tard. Il salue les efforts consentis par l’Etat pour un bon déroulement de la campagne de commercialisation de l’arachide après le retrait de l’ex-patron de la Suneor. Il lui demande, cependant, de veiller sur ce qui se passe dans le monde rural où les paysans sont très fatigués et à « prendre ses responsabilités pour obliger les Chinois à acheter les graines dans les points de collecte officiels au lieu de les laisser aller d’un village à l’autre sans aucun contrôle ».

Mamadou Aliou DIALLO


Au cours d’un atelier de partage sur le devenir des centres de gestion de l’économie rurale de la vallée, le Secrétaire général Assane Kâne, chargé de coordonner les activités de ces structures, a révélé que le taux de recouvrement des services facturés aux organisations paysannes membres de ces Cger, est de 70, 86 %.

En présence du directeur de l’Agence régionale de la Cncas, Cheikh Ndiaye, de l’ingénieur délégué de la Saed de Dagana, Alassane Bâ, du président du conseil d’administration de ces des centres de gestion de l’économie rurale (Cger) de la vallée, Amadou Thiaw, du  coordonnateur du projet 3Prd/Saed, Sora Fall, Assane Kâne a précisé que le montant des impayés est estimé globalement à 72.324.780 de FCfa. Il a insisté sur la nécessité de tout mettre en œuvre pour une amélioration du recouvrement par la sécurisation des cotisations.
Assane Kâne a rappelé que les Cger constituent un réseau associatif de comptabilité et de conseil de gestion au Sénégal, qui intervient actuellement dans la vallée du fleuve. Il a été mis en place en 2004 grâce à l’appui technique et financier de l’Etat à travers la Saed, de l’Agence française de développement (Afd) et des Organisations professionnelles agricole (Opa). Les activités de ces centres de gestion tournent essentiellement autour du suivi des organisations paysannes en comptabilité et en conseil de gestion, de la formation des producteurs membres, de travaux d’analyses économiques, de l’appui (conseil dans la gestion de l’exploitation familiale). Les Cger aident et assistent régulièrement les unions hydrauliques dans l’élaboration et le suivi des budgets de campagne, des plans de trésorerie, de la réalisation des bilans de fin de campagne et de la production des états financiers en fin d’année. Ces centres de gestion, a-t-il indiqué, encadrent, dans le département de Dagana, 604 organisations paysannes et 391 dans le département de Podor. Ils aident aussi les organisations paysannes à élaborer des expressions de besoins de financements pour les différentes campagnes de production agricole, à suivre l’utilisation du crédit (situation globale et individuelle, fiche individuelle de créance), à suivre les opérations de remboursement du crédit, à établir des bilans de fin de campagne.
Le représentant de la Cncas, Cheikh Ndiaye, a réaffirmé la volonté de sa structure de poursuivre cette étroite collaboration entre les cger de la vallée, la saed, l’Afd et les organisations paysannes. Il a rappelé que la Cncas est membre de ces Cger et ne ménagera aucun effort pour aider ces structures à être autonomes financièrement, en vue de mieux encadrer les producteurs de la vallée dans la gestion financière de leurs activités agricoles.
M. Ndiaye, après avoir mis en exergue l’importance de ces Cger qui mettent régulièrement à la disposition de la Cncas des informations financières correctes, relatives au suivi des campagnes agricoles, de l’utilisation du crédit, au suivi du remboursement du crédit, a réitéré l’engagement indéfectible de la direction générale de la Cncas à organiser incessamment une grande séance de travail avec les responsables de ces Cger et autres partenaires. Selon lui, celle-ci permettra de réfléchir ensemble sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour apporter les solutions les plus adéquates à l’ensemble des problèmes auxquels sont confrontés les Cger.
 

Mbagnick Kharachi DIAGNE


Introduction
Avec l’adoption de la loi 2004-­‐13 du 1er février 2004, le Sénégal était devenu  le pionner  de la pratique des partenariats public-privé (Ppp) en Afrique subsaharienne. En  dehors  de  l’Afrique  du  Sud,  seule  l’Ile  Maurice  pouvait  se  prévaloir  d’avoir adopté, dans la même année, un dispositif juridique relatif aux Ppp (Ppp Act No. 37 of 2004). A titre de comparaison, il faut rappeler que l’Ordonnance sur les contrats de partenariat n’a été prise, en France, qu’au mois de juin de l’année 2004, soit plusieurs mois après l’adoption de la loi sénégalaise.  
Le dispositif   juridique et institutionnel mis en place, en 2004, au Sénégal a donc inspiré  plusieurs  pays  africains  de  la  sous-région.  En  effet,  entre  2008  et  2012, l’Agence  pour  la  promotion  des  investissements  et  des  grands  travaux  (Apix), chargée de la mise en œuvre de la loi, a reçu plusieurs délégations africaines venues de différents pays du continent pour s’inspirer de l’expérience sénégalaise.   
Il faut souligner que les Ppp sont devenus, aujourd’hui, une mode et une pratique qui se sont propagées à travers toute l’Afrique. A titre d’exemple, le Cap-Vert s’est doté d’une loi Ppp en 2010, Le Nigeria, le Niger et l’Angola en 2011, la Côte d’Ivoire en 2012, le Kenya et le Burkina Faso en 2013 et le Maroc en 2014 . Il est à noter que le  Mali  et  la  Gambie  envisagent  la  même  démarche. Même les  institutions financières internationales, telles que la Banque africaine de développement (Bad) et la Banque ouest africaine de développement (Boad), ont mis en place des instruments pour la promotion des Ppp. La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et l’Union économique et monétaire  ouest-africaine (Uemoa) se sont engagées dans le processus d’élaboration de directives et règlements destinés à une meilleure harmonisation de la règlementation sous-régionale en Ppp.   
En effet, ce besoin d’harmonisation du cadre juridique sur le plan régional est d’autant plus urgent  que  le  concept  même  de  Ppp  suscite  beaucoup  d’engouement  et  d’intérêt, mais également  de controverses. D’ailleurs, certains de ses détracteurs définissent  désormais  l’acronyme  Ppp    comme Problèmes,  problèmes, problèmes.   

Bref rappel historique
Pour une bonne compréhension du concept de Ppp, il n’est pas sans intérêt de faire un petit rappel historique. Le Sénégal possède une vieille tradition des partenariats public-privé. En effet, le premier contrat Ppp serait conclu le 21 mai 1888 à Saint-Louis (alors capitale de l’Afrique occidentale française) et portait sur un service de transport par bateau à vapeur entre Dakar et Gorée. Dans les années 90, plusieurs contrats Ppp, notamment dans le secteur de l’eau et de l’électricité, ont été signés au Sénégal et dans plusieurs pays en Afrique. En France, la pratique des Ppp date de plusieurs  siècles,  soit  depuis  les  premiers  textes  sur  le  service  public  publiés entre 1270 à 1789 (voir, à cet égard, Xavier Bezancon, dans Une approche historique des Ppp).  Du  point  de  vue  juridique, ces textes concernaient  essentiellement  le  contratde concessions ou de délégations de services publics. Toutefois, la fin des années 90 allait voir cette pratique évoluer pour donner naissance à de nouvelles formes de partenariats public-privé, notamment les Private finance initiative (Pfi) en Grande-Bretagne  ou les contrats de partenariat en France.

Sur la typologie des Ppp
Ce bref rappel historique avait pour objectif de différencier les deux grandes familles de Ppp. D’une part, les Ppp de type concessif qui comprennent les délégations de services publics, les contrats d’affermage, les concessions (Bot, Boo, Boot…) et, d’autres part, les Ppp à paiements publics. Les  principales différences entre ces deux familles de Ppp tiennent  (i) au partage des risques et des responsabilités, et (ii) à la source de rémunération de l’opérateur privé (paiement public sous forme de loyer ou péage des usagers).
Au Sénégal, cette différenciation qui, pourtant, est clairement établie dans la règlementation,  est  encore  la  source  de  plusieurs  confusions.  Il faut, en  effet, rappeler que les Ppp sont régis par deux régimes juridiques distincts.  Les Ppp de type concessif sont codifiés et relèvent du code des marchés publics, alors que les Ppp à paiement public sont désormais régis par la loi 2014.09 du 20 février 2014 relative aux contrats de partenariat, entrée en vigueur.
En réalité, cette loi de 2014,  abusivement qualifiée de loi Ppp, couvre uniquement les contrats de partenariat et non les contrats de type concessif. Ce qui ajoute à la confusion, c’est que cette loi est paradoxalement venue abroger et remplacer la loi de 2004 dont l’objet portait principalement sur les Ppp de type concessif. Le choix de faire abroger la loi 2004 par la loi de 2014,  alors même que les deux textes pouvaient cohabiter et se compléter, moyennant une petite mise en cohérence, est, peut-être, à l’origine de ce manque de clarté dans la règlementation actuelle des Ppp au Sénégal.
En vérité, la loi sénégalaise de 2014 s’est, peut-être, trop inspirée de l’expérience française et de  l’Ordonnance  n° 2004-­‐559  du  17  juin  2004  sur  les  Contrats  de partenariat. Il est vrai qu’en France le concept de Ppp, du reste très controversé, est généralement assimilé aux contrats de partenariat. A cet égard, il est intéressant de souligner que la Côte d’Ivoire a, pour sa part, choisi une option qui suscite moins de controverses dans la définition des concepts. Pourtant, ironie de l’histoire, c’est en 2011 que pays est venu s’inspirer de l’expérience sénégalaise en matière de cadre juridique et institutionnel des Ppp. En effet, le décret ivoirien de 2012.1151 du 19 décembre 2012 relatif aux Contrats Ppp en Côte d’Ivoire  a une portée plus large et couvre toutes les formes de Ppp, y compris les contrats de partenariat et les contrats de concession. Un tel choix présente l’avantage de la clarté pour les praticiens.

Sur le dispositif institutionnel des Ppp
La création du Conseil national d’appui aux Ppp (Cnappp) est assurément une avancée majeure du dispositif institutionnel des Ppp au Sénégal, même si, un an après la réforme, le décret d’application portant organisation et fonctionnement de cet organe n’est toujours pas publié.  Depuis 2005, à la suite de l’étude Chemonics sur les potentialités de Ppp au Sénégal, il avait été convenu de mettre en place une unité Ppp ou   « Ppp Unit » pour développer une politique de partenariat à grande échelle, à l’instar de celle des  pays du monde où les Ppp se sont développés avec succès.
Cependant, force est de constater que le cadre institutionnel au Sénégal présente encore des insuffisances qui ne favorisent pas le développement des Ppp dans le pays. La cohabitation de deux dispositifs juridiques fait que la régulation des procédures de passation des contrats Ppp relève de différentes compétences. Les Ppp de type concessif tombent sous le régime des marchés publics, donc sous la responsabilité de la Dcmp (contrôle à priori) et de l’Armp (contrôle à posteriori), alors que les contrats de partenariat sont assujettis à la régulation du Cnappp (contrôle à priori) et du Conseil des infrastructures (contrôle à posteriori).

Conclusion
Il est vrai que le Sénégal a été  précurseur dans le domaine des Ppp en Afrique. Cependant, entre 2004 et 2014, trois contrats Ppp seulement ont été effectivement  signés  et  mis  en  œuvre. Ils concernent les projets  relatifs à l’autoroute à péage, la charge à l’essieu et le contrat de Construction exploitions et transfert (Cet) de Sindia. Par contre, au mois de septembre dernier, le Comité national  de pilotage  des partenariats public-privé (Cnp‐Ppp) de la Côte  d’Ivoire, faisant le bilan deux ans après la réforme, a révélé un portefeuille de 127 Ppp, dont 16 déjà signés et en phase d’exécution, 80 en préparation et 31 en transaction (appels d’offres et négociations entamés). Le retard du Sénégal, pourtant pionnier dans le domaine, est donc très préoccupant, voire alarmant.
Il est donc urgent de mettre en place, au Sénégal, un dispositif juridique harmonisé et commun à toutes les formes de Ppp. Ce dispositif devra s’appuyer sur un cadre institutionnel distinct du régime des marchés publics. Le Conseil des infrastructures, dans sa composition et compte tenu de son expérience, offre toutes les garanties pour pleinement jouer ce rôle de régulation des contrats Ppp. Cependant, son autonomie budgétaire doit être renforcée. Dans le même ordre d’idées,  l’ancrage institutionnel de l’unité Ppp (Cnappp) n’offre pas, aujourd’hui, des garanties de pérennité et devrait faire l’objet d’un repositionnement. En somme, il faut ériger les Ppp en politique de financement avec une stratégie globale et de long terme.

Par Abdou Salam DIAW  *

* Expert Ppp Apix.Sa
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Plus de 400 producteurs entrepreneurs ruraux et transformateurs de riz, maïs, fonio, pain de singe, karité, jujube, dattier du désert, miel, etc.,  des régions de Matam, de Tambacounda et de Kédougou ont suivi une formation sur la certification Bio et Equitable, les bonnes pratiques de fabrication, les  règles et procédures de traçabilité. Pour ces   bénéficiaires, cette approche intégrée des chaînes de valeurs leur permettra d’accéder au marchée international.
Oumou Ngom, présidente du réseau « Tiesiry » (se ceindre les reins en manding) se réjouit de la révolution qui est en train de s’opérer dans la transformation des céréales et produits forestiers à Tambacounda. Après deux jours de formation, elle voit déjà ses produits à côté d’autres entrepreneurs dans des marchés exigeants comme les Etats-Unis, l’Union européenne. Elle souligne que l’emballage était un casse-tête pour les 200 femmes de son réseau. « Le programme d’appui au développement agricole et à l’entreprenariat rural règle ce handicap », affirme Oumy Ngom. Elle assure que des entrepreneurs ruraux verront leurs produits personnalisés grâce à cette formation. La présidente du réseau « Tiesiry » annonce que le cap est mis sur l’agroforesterie bio où les femmes sont en première ligne. « C’est rentable, plus économique », dit-elle. Les produits les plus demandés sont le couscous, le granulé « araw » pour la bouillie, le « Tiakri », le « sankal », les brisures de maïs. Les innovations restent les farines améliorées de bébé. Les jus sont aussi bien cotés surtout, les jus concentrés.         
 Le Programme d’appui au développement agricole et à l’entreprenariat rural (Padaer) s’est engagé dans la mise en œuvre du volet « entreprenariat rural » à accompagner les producteurs entrepreneurs ruraux et transformateurs de céréales et produits forestiers.  Cela fait suite à la signature  d’une convention de partenariat avec la structure Bio essence, précise  Yoro Bâ, le chargé de l’entreprenariat rural  au Padaer.

12.000 emballages haut de gamme
Ainsi, plus de 400  entrepreneurs ruraux et transformateurs sont formés aux règles et pratiques de labellisation de leurs produits pour une meilleure stratégie de commercialisation de leurs produits. La formation porte sur les règles et procédures de codification GS1, la normalisation de l'étiquetage. Cette collaboration entre le Padaer et Bio essence est articulée autour de l’appui à la structuration des entrepreneurs, le renforcement de capacités des bénéficiaires sur des thématiques telles que la démarche qualité, le marketing, l’équitable, etc.
Selon M. Bâ,  les appuis techniques, le programme de labellisation, les autorisations FRA, l’accès au codage par code barres, etc., les appuis dans l'acquisition d'emballages  permettront aux produits des bénéficiaires d’accéder aux standards internationaux avec des opportunités de vente plus intéressantes. Ainsi, en accédant aux marchés intérieurs et extérieurs, ces entrepreneurs  pourront améliorer leurs chiffres d’affaires.
Pour Mame Khary Diène, directrice générale des laboratoires Bio essence, la mise en œuvre de la convention a permis de  toucher plus de 400 personnes. « La tendance du bio s’affirme », selon Mme Diène. Après la signature de deux protocoles, l’un sur l'accès aux marchés et l’autre sur l'assistance technique, le Padaer  veut améliorer les capacités logistiques des femmes en  mettant en place des magasins ou autres espaces de stockage dans les bassins et zones de production. Le Programme compte aussi les appuyer pour l’acquisition de matériels de transformation répondant aux normes. Plus de 12.000 emballages haut de gamme sont mis à la disposition des femmes pour un meilleur accès aux marchés internationaux.

Pape Demba Sidibe


Dans le but de rester une force de propositions et de défense des intérêts de l’agriculture familiale, le Comité national de concertation des ruraux a bouclé l’année 2015 par une série de rencontres avec les paysans à la base dans toutes les régions du Sénégal. Les discussions ont porté sur l’immatriculation des terres, la mise en place des chambres d’agriculture.

A Thiès, le mode d’immatriculation des terres, une question posée à la Commission nationale de la réforme foncière, a été largement partagée par les animateurs de la rencontre et longuement débattue par les participants. Sur ce point, même si les paysans ne sont pas encore accordés sur une approche, ils ont nettement rejeté l’immatriculation  généralisée des terres du domaine national au nom de l’Etat. «Au vu de la tendance qui se dégage, les décideurs privilégient un discours favorable à l’agro-business au détriment de l’agriculture familiale. Nous pensons qu’il est plus rassurant d’explorer d’autres voies consensuelle pour engager l’immatriculation des terres », a soutenu Fallou Diagne, leur porte-parole du jour.
Outre la question sur la réforme foncière, les paysans de Thiès ont aussi discuté de la mise en place des chambres d’agriculture. Ils ont exprimé leur désir qu’elles soient une plateforme où agriculteurs, pasteurs et pêcheurs puissent trouver un cadre d’organisation, de développement de leurs activités en toute cohérence. «  Nous avons visité des chambres d’agriculture au Mali où le patron est un fonctionnaire de l’Etat ; mais au vu du développement du mouvement associatif dans notre pays, il faut échanger sur la meilleure formule en adéquation avec nos réalités pour être efficace », a indiqué Fallou Diagne.
Concernant la campagne agricole, les paysans ont déploré le retard accusé dans la mise en place des ressources financières devant permettre aux tenants des points de collecte d’acheter les graines au prix fixé par le gouvernement, c’est-à-dire 200 FCfa le kilogramme d’arachide. «Ce décalage entre le démarrage de la campagne de commercialisation et la mise en place des financements a poussé des paysans à vendre aux opérateurs privés les meilleures graines entre 250 et 300 FCfa le kilogramme », déclaré Fatou Kiné Ndiaye, une paysanne. Selon elle, ce retard dans la mise en place des fonds risque d’affecter le renouvellement du capital semencier du pays pour l’arachide. D’où l’urgence, pour les pouvoirs publics, de prendre une décision rapide et efficace en vue d’arrêter cette fuite des meilleures graines hors du pays.

Mbaye BA


Après sa restitution nationale au mois de novembre, la dissémination du rapport Itie 2013 à l’échelle locale commencera par la région de Kédougou qui est une zone minière par excellence.
Le Comité national de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries extractives (Cnitie)  a entamé le processus de dissémination du premier rapport Itie du Sénégal à l’échelle locale par la région de Kédougou. Le document avait fait l’objet, au mois de novembre dernier, d’un atelier de restitution nationale présidé par le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne.  

Depuis la semaine dernière, informe un communiqué, le Comité national est en train d’organiser des ateliers de restitution à l’échelle communautaire dans différentes localités de Kédougou. « L’objectif de ces rencontres est de partager avec l’ensemble des parties prenantes locales, les résultats clés du rapport Itie, afin de tirer les leçons appropriées pour améliorer la gouvernance du secteur des ressources naturelles », explique-t-on. La même source ajoute que ces ateliers se veulent un « cadre d’échanges pour promouvoir un dialogue constructif entre les autorités administratives, les représentants des sociétés extractives, les organisations de la société civile basées à Kédougou, les partenaires techniques, afin de faire avancer l’agenda de la transparence dans ce domaine ».
Le premier atelier s’est tenu à Sabodala, le samedi 26 décembre, en présence des chefs de villages de la commune, les élus locaux, les présidentes de groupements féminins, les responsables de jeunes. Sans oublier les acteurs de la société civile venus de Kédougou notamment des membres de la coalition « Publiez ce que vous payez ». Le dimanche, ce fut autour de Saraya, chef lieu du département du même nom, qui abrite la quasi-totalité des opérations minières dans la région, d’accueillir un atelier du même genre.  C’est le chef-lieu de région, Kédougou, qui a accueilli le dernier atelier de dissémination. Au cours de ces différentes rencontres, les participants ont passé au peigne fin les résultats du rapport Itie 2013, éclairer la lanterne des communautés sur ses enjeux et sa philosophie. Selon le document, tous les participants  se sont félicités de cet exercice et ont estimé qu’il était temps de faire la lumière sur l’ensemble des opérations en cours dans le secteur extractif au Sénégal.
Le Sénégal a publié, en octobre 2015, son premier Rapport Itie pour l’année fiscale 2013. Le rapport Itie vise à renforcer la compréhension du secteur extractif ainsi que sa contribution au développement économique et social du pays. Les conclusions de ce rapport, premier du genre au Sénégal, constituent un important pas vers une meilleure compréhension et la promotion de la transparence dans les secteurs minier, gazier et pétrolier.

Elhadji Ibrahima THIAM


La Corée a octroyé un don 350.000 dollars en faveur des programmes de formation pour les pays en développement, indique un communiqué de l’Organisation mondiale du commerce (Omc).  Ce montant est alloué au fonds global d’affectation spéciale pour le Programme de Doha, précise la source. Selon le document, « la contribution de la Corée appuiera les programmes de formation de l’Omc visant à aider les pays en développement et les Pays les moins avancés (Pma) à participer plus effacement aux négociations à l’Omc et aux autres activités de l’organisation.  Ces programmes aident également les pays à s’acquitter de leurs obligations dans le cadre de l’Omc et à bénéficier pleinement de leur statut de membres de l’organisation ».

Pour  le Directeur général de l’Omc, Roberto Azevêdo, « ce don de la Corée est important pour la promotion d’une participation active des pays en développement et des Pma aux négociations commerciales mondiales ». Il a salué les efforts de ce pays « pour aider les membres de l’Omc les plus pauvres à tirer le meilleur parti possible du système commercial mondial ». Selon la même source, l’ambassadeur de la Corée, Kyong-lim Choi, a indiqué que le commerce est un instrument essentiel et puissant de croissance économique et de lutte contre la pauvreté. « J’ai l’espoir que notre don peut contribuer à accroître la participation des pays en développement, en particulier des Pma, aux chaînes de valeur mondiales », a-t-il déclaré.

S. D. SY


Dans son document intitulé « Programme pluriannuel pour le pacte de convergence, de stabilité de croissance et de solidarité 2016-2020 », la Dpee analyse les projections pour les secteurs d’activités de l’économie pour 2016. En effet, le document indique que le démarrage de la mise en œuvre des projets structurants inscrits dans le Plan Sénégal émergent (Pse) devrait être bénéfique à l’activité dans le secteur secondaire avec une hausse de 8,2 % contre 7,7 % en 2015. Ce raffermissement serait lié notamment à la bonne tenue des sous-secteurs des bâtiments et travaux publics, des matériaux de construction, du raffinage de pétrole, de la fabrication de produits chimiques, des industries alimentaires et de l’énergie conjuguée au regain attendu dans les activités extractives. Dans la construction, les travaux d’achèvement de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) et de prolongement de la Vdn, la construction de l’autoroute Thiès-Touba et l’aménagement du Pôle urbain de Diamniadio, avec son programme d’habitat social de l’Etat, devraient revigorer sensiblement le sous-secteur. Celui-ci est projeté à 10 % en 2016 contre 8,0 % en 2015. Le sous-secteur des matériaux de construction, conforté par l’entrée en activité d’une troisième cimenterie, tirerait profit de la tendance favorable dans les Btp de même que la vigueur de la demande étrangère de ciment particulièrement du Mali. Ainsi, il est attendu une progression de 8,7 % l’activité de cette branche, en 2016. Le raffinage de pétrole devrait se conforter de 6,4 % en liaison avec la bonne tenue de la demande intérieure et à la faveur du cours du baril qui devrait se maintenir à des niveaux encore bas.
S’agissant des industries alimentaires, les perspectives restent favorables dans l’industrie sucrière à la faveur de la poursuite de la mise en œuvre du programme d’autosuffisance en sucre (horizon 2017) et d’une meilleure régulation des importations de sucre par les autorités. Au titre du programme d’autosuffisance, au-delà de la mise à niveau de l’usine de production, 1500 hectares de superficies supplémentaires, destinés à la culture du sucre, devraient être emblavés au titre de la campagne 2015-2016. En 2016, il est prévu un accroissement du sous-secteur de l’ordre de 16,5% contre une hausse de 20 % en 2015. Le sous-secteur des corps gras alimentaires, après deux années consécutives de rattrapage marquées par de fortes progressions, devrait encore se conforter en 2016 mais à un rythme moins soutenu (+4,1%).
Concernant le sous-secteur de l’énergie, l’amélioration de la fourniture d’électricité devrait se conforter avec la poursuite de la réhabilitation des capacités de production de Senelec et la mise en service en 2016 de nouvelles centrales.

1.500 hectares emblavés pour la culture du sucre
Dans le secteur tertiaire, la tendance haussière se maintiendrait avec une progression attendue à 5,4 % (contre 4,8 % en 2015). Elle serait soutenue par les postes et télécommunications, le transport, les services financiers, les services immobiliers  mais également par les activités commerciales.  La Dpee souligne que les postes et télécommunications sont projetées en hausse de 6 %, en 2016 contre 4 % en 2015. La téléphonie mobile et Internet continueront de porter le développement du sous-secteur à travers l’innovation continue dans le domaine. S’agissant de l’internet où le taux de pénétration demeure faible, comparé à celui dans la téléphonie mobile, des marges de progression significatives existent notamment dans un contexte de développement de la 3G et d’avènement de la 4G.
Pour le transport, un regain d’activités devrait être observé sous l’impulsion de l’amélioration de la fluidité du trafic routier,  de même que de la poursuite de la modernisation et du renforcement de la compétitivité du Port autonome de Dakar (Pad).
S’agissant des services financiers, il est attendu une hausse de 10 % en 2016 contre 7,4 % en 2015, traduisant la bonne tenue des activités bancaires revigorées par les besoins de financement important de l’économie, dans un contexte de mise en œuvre du Pse. 
Les activités commerciales devraient maintenir leur vigueur sous l’impulsion de la bonne tenue de la demande dans un environnement marqué par la soutenabilité des prix intérieurs. Enfin, les services d’hébergement et de restauration devraient se redresser à la faveur notamment de la mise en œuvre des mesures prises au courant de l’année 2015 concernant la réduction des taxes sur les billets d’avion, la suppression du visa d’entrée au Sénégal et l’octroi d’avantages fiscaux pour les entreprises qui choisiront de s’installer en Casamance. En 2016, il est projeté une croissance de 2,5 % du sous-secteur contre un repli de 7,8 % en 2015.
Pour le secteur primaire, son activité devrait se consolider en 2016 sous l’effet notamment du renforcement des sous-secteurs de l’agriculture et de l’élevage. La valeur ajoutée du secteur primaire progresserait de 6,4 % en 2016 contre 6,8 % en 2015. Dans le sous-secteur agricole l’activité devrait tirer avantage de la poursuite de la mise en œuvre du Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas). Ainsi, le gouvernement poursuivra ses efforts dans le développement de la riziculture dans le Delta et les zones de Kaolack et Kaffrine. Cette dynamique serait renforcée par l’exécution des programmes d’appui au développement de l’horticulture dans la zone des Niayes. Ainsi, sous l’hypothèse d’un bon hivernage, l’agriculture vivrière et celle industrielle connaîtraient respectivement des hausses de 6,5 % et 9,9 % en 2016.  
Concernant l’élevage, au-delà du projet d’appui à la modernisation des filières animales, le sous-secteur devrait bénéficier du projet de développement de l’aviculture familiale ainsi que celui relatif au développement de la filière laitière. L’activité d’élevage devrait se renforcer en 2016 avec une hausse projetée à 6,1 % contre 4,1 % en 2015. Dans le sous-secteur de la pêche, les projets et programmes seront axés, entre autres, autour de la régénération et de la gestion pérenne de la rente halieutique mais également du développement de l’aquaculture pour pallier la rareté des ressources halieutiques. Ainsi, une reprise est attendue en 2016. Le sous-secteur devrait progresser de 3 %.   
 

Abdou DIAW


"Mercredi dernier, quarante représentants de l’Association nationale des producteurs du bétail et de la viande au Sénégal (Anprobvs), du fonds national de développement agro-sylvo-pastoral (Fndaps), de la direction nationale de l’élevage ont participé à une rencontre sur le transfert de technologies innovantes du Niger vers le Sénégal.

Selon Jean Charles Faye, directeur exécutif du Fndaps, cet atelier vise à partager les informations recueillies et les choix opérés par la mission sénégalaise  de retour du Niger avec les professionnels du bétail et de la viande pour procéder ensemble à l’identification des acteurs bénéficiaires mais aussi des sites d’accueil.« Pour être efficace, la mission a retenu l’introduction de trois technologies transférées du Niger que sont : le broyeur fourrager pour la fabrication de blocs nutritionnels densifiés, le Kilichi ou viande séchée, la chèvre rousse  Maradi», a-t-il annoncé.

Mamadou Niang, représentant le directeur national de l’élevage a expliqué la nécessité de l’introduction du broyeur fourrager au Sénégal où l’alimentation du bétail se compose de plusieurs éléments distincts mais complémentaires. « Avec ce broyeur, tous les éléments nutritifs sont condensés dans un bloc nutritionnel complet pour bien nourrir le bétail. Sachant que les professionnels de la viande au Sénégal souffrent beaucoup des pertes liées à un manque de possibilités de conservation efficace  à moindre coût », a déclaré Mamadou Diop. Selon lui, en formant les professionnels de la viande au Sénégal sur les techniques du « kilichi » ou viande séché ; ce sera un bond qualitatif effectué dans le sens d’augmenter de la valeur ajoutée à leurs activités dans la boucherie. « Si nous ajoutons à ces deux technologies l’introduction d’une race de chèvre rousse de Maradi, très résistante aux exigences climatiques du Sahel et dont la reproduction est rapide avec une naissance régulière de trois cabris par portée, une production laitière potentielle de trois litres par jour et offrant une des peaux de chèvre les mieux vendus ; nul doute que notre élevage va se porter mieux », a-t-il confié.

Ayant bien compris les enjeux de développement durable de leurs activités, Doudou Fall, président de l’Association nationale des producteurs de bétail et de la viande au Sénégal, a soutenu que ce transfert de technologies entre deux pays du Sahel est bénéfique. « Avec le kilichi, nous allons régler quasi totalement le problème de conservation de la viande dans tous les départements du Sénégal, zones de commercialisation ou de production », a-t-il indiqué. Doudou Fall estime qu’en accentuant la lutte contre le vol de bétail, source principale de l’abattage clandestin, l’introduction de ces technologies au Sénégal en 2016 devrait aider le secteur de l’élevage  à être parmi les leviers qui tirent la croissance dans le pays. « D’ailleurs, pour l’introduction de la chèvre rousse Maradi, les professionnels s’engagent  à payer personnellement leurs sujets », a-t-il déclaré.

Mbaye BA


Réception du port de Foundiougne-Ndakhonga, dragage du fleuve Casamance, démarrage de travaux de construction de quais de pêche dans des localités telles que Soumbédioune, Yoff, pointe Sarène, Somone et Ngaparou, aménagement d’aires de traitement et de transformation des produits de la pêche à Bargny, Fass Boye, Gooxu Mbathe, entre autres sites dédiés à la pêche, projet de construction de 19 complexes frigorifiques d’un coût de 10 milliards de F Cfa, sont autant d’actes posés, cette année 2015, par le gouvernement pour moderniser le secteur de la pêche artisanale au Sénégal.

« Le président de la République, Macky Sall, place le secteur de la pêche et de l’aquaculture en pôle position dans le Pse et, à ce titre, des moyens conséquents sont consacrés au développement des différentes chaînes de valeurs pour permettre à tous les acteurs de tirer le maximum des opportunités offertes, tout en inscrivant l’activité dans la durabilité », avait lancé le ministre de la Pêche, Oumar Gueye, à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la pêche à Dakar, le 21 novembre dernier. « Le gouvernement, sous l’impulsion du chef de l’Etat, Macky Sall, s’attache à la réalisation d’importants investissements pour moderniser les infrastructures de pêche en faveur de la pêche artisanale », rappelait-il. Tout récemment, lors de l’ouverture du Salon maritime de Dakar, le 10 décembre dernier, le Premier ministre du Sénégal, Mahammad Boun Abdallah Dionne, réaffirmait l’engagement du gouvernement du Sénégal de réaliser, l’année prochaine (année 2016), 19 complexes frigorifiques d’un coût de 10 milliards de F Cfa pour la conservation, la congélation et le stockage des produits halieutiques et le renouvellement du parc des camions frigorifiques.
De plus, soulignait-il, une subvention d’un montant global de 5 milliards de F Cfa va être accordée aux pêcheurs pour l’acquisition de moteurs à raison d’un million de F Cfa par moteur. Le chef du gouvernement sénégalais avait également annoncé la constitution d’un stock de 20 000 gilets, dont le prix unitaire de cession a été réduit à 2 500 F Cfa pour relever le défi de l’accessibilité et renforcer la sécurité en mer des pêcheurs artisans. « Parmi les projets du gouvernement pour la pêche, il y a la construction de 19 complexes frigorifiques d’un coût de 10 milliards de F Cfa », déclarait-il, lors de l’ouverture du Salon maritime de Dakar le 10 décembre dernier. « Le gouvernement s’est aussi engagé à payer 5000 moteurs de pirogue à 5 milliards de F  Cfa. Il y aura une subvention d’un million de F Cfa pour chaque moteur acheté. Cela sera accompagné d’un stock de 20 000 gilets de sécurité pour les pêcheurs en mer », déclarait-il. A cela s’ajoutent, la construction des aires de transformation des produits halieutiques pour les femmes et le démarrage des travaux de construction de quais de débarquement modernes à Soumbédioune, Yoff, Ngaparou, Pointe Sarène, Somone et l’aménagement d’aires de traitement et de transformation des produits de la pêche à Bargny, Fass Boye, Gooxu Mbathe, entre autres sites.

Inauguration du port de Foundiougne-Ndakhonga et début des travaux de dragage du Saloum
D’une superficie de 2.500 m2, le port de Ndakhonga a été inauguré au mois de juillet de l’année 2015 parle chef de l’Etat, Macky Sall. Ce port est composé d’une salle d’attente, un restaurant, un dépôt de bagages, des sanitaires, une cuisine et même une salle de conférence. Le parking est doté de toutes les normes de sécurité notamment de deux paratonnerres et d’un système de sortie rapide. Enfin, ce port de Foundiougne-Ndakhonga est également placé sous système de vidéosurveillance, de portiques et de scanners pour les passagers et les bagages. Il est constitué de deux composantes situées respectivement à Ndakhonga et à Foundiougne. La composante de Foundiougne est dotée d’une annexe de gare maritime dédiée aux passagers, tandis que celle de Ndakhonga abrite l’essentiel des infrastructures.
Au cours de ce son inauguration, le chef de l’Etat avait exprimé sa volonté  d’assurer la desserte maritime Ndakhonga-Ziguinchor. Ce projet entre dans le désengorgement des routes par l’intensification du trafic maritime. Cette ligne maritime  devra, selon lui, participer au désengorgement du trafic routier afin de faciliter le transport  des produits agricoles. Ce sont 2,78 milliards de F Cfa qui ont été dégagés par l’Etat du Sénégal  pour  le dragage du Saloum. « La navigabilité du fleuve Saloum sera améliorée, dans un premier temps, avec des profondeurs minimales de presque six (6) mètres de tirant d’eau sur tout le chenal navigable de la première section du bras de mer qui va de l’embouchure à Foundioungne ». Ce dragage sera, dans une seconde phase, étendu de Foundioungne à Kaokack afin de jeter les bases du pôle portuaire du Saloum. « Avec le Projet d'Infrastructures et d'équipements maritimes 2 (Miep 2), a souligné le chef de l’Etat, les réalisations porteront sur la construction d’un Terminal à hydrocarbures à Ndakhonga pour améliorer la fourniture et la couverture des besoins nécessaires au développement de considérables potentialités industrielles, économiques, commerciales, agricoles et touristiques pour tout le centre du Sénégal ». Cette deuxième phase du fonds coréen va, selon lui, permettre « l’acquisition de navires de servitude dont une drague pour la maintenance et l’amélioration des voies navigables ».
Outre ces investissements, le gouvernement a également prévu la construction du pont de Foundiougne d’une longueur de 1.285 m. Macky Sall a profité de cette cérémonie pour magnifier « le partenariat innovant et efficace » entre le Sénégal et la Corée du Sud qui a financé la construction du port de Foundiougne-Ndakhonga par son fonds de coopération pour le développement économique à hauteur de 61 millions de dollars et 12,2 millions de dollars sur le budget national.

Lancement des travaux de construction des quais de pêche à Ngaparou et Pointe Sarène
Dans la modernisation de la pêche artisanale, les constructions des quais de pêche à Ngaparou et à Pointe Sarène ont été lancées en décembre 2015 par le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime qui a assuré que ces projets viennent matérialiser la mise en œuvre effective du plan d’actions prioritaires du Pse. D’un coût global de 420 millions de F Cfa, ces quais, financés par l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica), avec une contrepartie de l’Etat du Sénégal pour la construction des murs de clôture, ont pour objectif de consolider, renforcer et promouvoir les initiatives de cogestion des pêcheries déjà entamées dans le département de Mbour. Le ministre Oumar Guèye avait déclaré que la réalisation de ces ouvrages, dans les délais de sept mois, permettra de renforcer la qualité hygiénique et sanitaire des produits et d’améliorer les conditions de travail des acteurs et la rente des produits. Il a souligné que la pêche est inscrite parmi les moteurs de croissance sectorielle de l’Axe I du Pse qui lui assigne un rôle central  dans le renforcement de  la  sécurité  alimentaire ainsi que la  création  de  richesses  et  d’emplois.

Sécurité en mer et remplacement des pirogues en bois par celles en fibres de verre
Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime a également procédé, cette année à Mbour, au lancement de la campagne nationale de sensibilisation sur la sécurité de la pêche artisanale. Cette occasion a donnée au ministre de tutelle d’évoquer le programme de remplacement progressif des pirogues en bois par des pirogues en fibres de verre. Il avait ainsi exhorté l’ensemble des pêcheurs à acquérir ces nouvelles pirogues et a annoncé qu’un système de financement sera mis en place pour leur permettre de les acquérir par voie de crédit.  
Pose de la première pierre du quai de Soumbédioune
D’un coût de 1,2 milliard de F Cfa, conjointement financé par la Fondation Mohammed VI pour le développement durable et le département de la pêche maritime du royaume du Maroc, avec comme délégataire, pour la réalisation, Attijariwafa Bank, ce projet de quai de pêche de Soumbédioune comportera une halle au poisson, une chambre froide, une fabrique de glace, des espaces socio-collectifs et des bureaux, un espace de transformation du poisson, un marché de vente au détail, une cafétéria, un espace de vente d’articles de pêche, un magasin, des ateliers, un espace pour chantier naval, des pontons pour le débarquement du poisson, entre autres infrastructures. Le roi du Maroc Mohammed VI et le président Macky Sall ont procédé, en mai dernier, à la pose de la première pierre de ce projet de point de débarquement aménagé qui  « s’inscrit dans la coopération Sud-Sud et se veut un témoignage fort des liens d’amitié existant entre les deux nations ».
Le quai de pêche de Yoff sera réceptionné dans le courant de l’année 2016
Les ministres Abdoulaye Diouf Sarr, par ailleurs, maire de la commune de Yoff et son collègue de la Pêche, Oumar Gueye,  ont procédé, cette année 2015, à la pose de la première pierre du quai de pêche de Yoff. Ce quai dont le coût est évalué à 300 millions de nos francs, va comprendre un bloc administratif,  un débarcadère, un laboratoire de contrôle,  un parking pour les camions et des cantines, entre autres infrastructures. Il va être réceptionné dans le courant de l’année 2016.

Dragage du fleuve Casamance
Améliorer la sécurité de la navigation, mais aussi permettre aux navires de grand tirant d’eau d’accéder au quai de Ziguinchor. Tel est l’objectif du projet de dragage du fleuve Casamance qui a déjà démarré. Ce projet, d’un montant global de près de 23 milliards de francs Cfa, est le fruit de la coopération sénégalo-hollandaise. Il consiste à draguer le fleuve Casamance, l’embouchure au port de Ziguinchor, soit 120 km de long sur 400 m de large, à une profondeur de 7,5 mètres. Il vise à faciliter la libre-circulation des personnes et des biens, l’accès aux marchés des produits, entre autres objectifs. Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, en compagnie de l’ambassadeur du Royaume des Pays-Bas, Theo Peters, et du gouverneur de la région de Ziguinchor, Ibrahima Sakho, avait, en novembre dernier, effectué une visite du chantier de dragage du fleuve Casamance pour constater, de visu, l’état d’avancement des travaux. A noter que Ziguinchor accueille déjà trois bateaux (Aline Sitoe Diatta, Aguène et Diambogne) et a réceptionné son complexe frigorifique.

Par Mamadou SY


En 2015, de nombreux tronçons routiers ont été réhabilités et des chantiers d’envergure lancés comme l’autoroute Illa Touba. Des infrastructures nécessaires pour la réussite de l’objectif d’émergence.
Le développement n’est possible que s’il y a des infrastructures adéquates qui assurent une mobilité rapide des personnes et des produits. Conscient de cet enjeu, le gouvernement a décidé, en 2015, de réhabiliter plusieurs tronçons routiers.  On peut citer, entre autres, il y a les axes Tambacounda-Dialacoto ; Mako-Kédougou ; Kafountine-Diouloulou ; Koukané-Kolda-Tanaff, Fatick-Kaolack, Ndinguiraye-Keur Ayib et Keur Waly Ndiaye-Sokone. Les autres chantiers routiers concernent notamment les axes Touba-Dahra-Linguère ; Joal-Keur Samba Dia-Djiffere ; Kédougou-Salémata ; Bambey-Baba Garage ; les grandes Niayes : Rufisque-Lompoul-Bayakh-Mboro et Diogo. 847 km de pistes rurales sont en chantier dans le cadre du Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC). Ces pistes desserviront 462 villages des régions de Fatick, Kaffrine, Kaolack, Kolda, Louga, Matam, Saint-Louis, Sédhiou et Thiès. Des chantiers d’envergure ont été lancés. Il s’agit de l’autoroute Ila Touba qui facilitera, grâce à ses différentes connexions, la mobilité des personnes et des biens sur ces axes très fréquentés. Dans le sud est du pays, il y a les boucles du Boudier, du Fouladou et des Kalounayes.
A Dakar, il y a aussi le prolongement de la Voie de contournement nord communément appelé VDN. Cette infrastructure assurera sur 25 kilomètres d’autoroute, une plus grande fluidité dans la capitale.
Autre annonce importante, c’est la décision du gouvernement de réhabiliter la voie ferrée Dakar-Kidira sur 644 km. Bonne nouvelle pour les cheminots qui nourrissaient des craintes par rapport à leur outil de travail. Ce projet, en plus de générer de nombreux emplois, fera  renaître de nombreuses localités comme Gossas naguère prospère du temps de la splendeur du chemin de fin.   

Mamadou GUEYE


En 2015, de nombreux tronçons routiers ont été réhabilités et des chantiers d’envergure lancés comme l’autoroute Illa Touba. Des infrastructures nécessaires pour la réussite de l’objectif d’émergence.
L’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) de Diass a beaucoup fait parler de lui en 2015 non pas en termes de nombre d’avions qui auraient dû y atterrir, puisque l’ouvrage devait être fonctionnelle depuis 2012, mais plutôt dans un énième rebondissement aux relents pécuniaires. L’entreprise saoudienne Saudi BinLadin Group a demandé un nouveau délai pour la livraison et mis sur la table un autre avenant, le cinquième, pour pouvoir terminer les travaux, exécutés à hauteur de 85 %, selon le directeur de l’Aibd, Abdoulaye Mbodj. Sur le chantier, en août 2015, l’ambiance était caractérisée par des ouvriers en grève, las de ne pas avoir reçu leur salaire depuis deux mois. Le dossier Aibd rebondit lorsque l’Etat dit niet à un cinquième avenant synonyme de 63 milliards de FCfa pour terminer les travaux en décembre 2016. Alors que dans le passé, un premier avenant de deux milliards de FCfa avait été signé sous le régime du président Abdoulaye Wade, suivi d’un second de près de 40 milliards de FCfa, d’un troisième à 27 milliards de FCfa. En 2013, un quatrième avenant de 50 milliards de FCfa, jugé inapproprié par la partie sénégalaise, est finalement concédé après des discussions serrées, laissant espérer la fin du chantier. A force de débourser plus d’argent, la facture de l’Aibd risque de passer du simple au double, pour un coût initial de l’ouvrage de 229 milliards de FCfa. Son directeur général, Abdoulaye Mbodj, va même jusqu’à brandir la menace d’une rupture de contrat avec les Saoudien et le recours à des entreprises locales pour terminer les travaux.

M. CISS


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