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Affaires et Finances (2853)

Africa Ceo ForumLa quatrième édition de l’Africa Ceo Forum est maintenue aux dates prévues du 21 et 22 mars 2016, à Abidjan, malgré les attaques terroristes qui ont frappé Grand-Bassam hier dimanche 13 mars. De nombreuses personnalités ont réaffirmé leur participation et leur soutien à l'événement pour qu'il poursuive sa mission de développement du continent.

L’Africa Ceo Forum aura bien lieu les 21 et 22 mars au Palais des Congrès d’ Abidjan dans le but de poursuivre sa mission pour le développement du continent, avec la solidarité de tous les pays dans ces circonstances dramatiques. Ceci, malgré le terrorisme qui a frappé dimanche 13 mars la cité balnéaire de Grand-Bassam, à 50 km d'Abidjan, rapporte African media agency (Ama).

La source indique que les autorités ivoiriennes ont confirmé leur engagement fort et leur présence au plus haut niveau.  L'organisation de l'événement bénéficie, depuis l'origine, en liaison avec les services de sécurité de l'état ivoirien, d'un dispositif de protection très important qui sera mis en place à l'aéroport, sur le lieu du Forum, et sur la totalité des lieux d'hébergements.

M. SY


La relance du tourisme est en passe de se réaliser en Casamance. Le ministre en charge de ce secteur important de notre économie a procédé, la semaine dernière, à la pose de la première pierre de la cuve de kérosène de l’aéroport du Cap-Skirring, d’une capacité de 1.000 litres. Maïmouna Ndoye Seck a annoncé une compagnie aérienne nationale forte pour assurer la desserte intérieure et celle d’autres pays.
Selon le ministre du Tourisme et du transport aérien, la cuve de kérosène qui sera installée à l’aéroport du Cap-Skirring, va définitivement régler le problème de ravitaillement des avions. Et dès que le besoin se fera sentir, des capacités supplémentaires seront installées pour permettre aux avions de s’approvisionner dans de bonnes conditions. La durée des travaux est de 5 mois. Ce qui permettra de disposer de kérosène au Cap-Skirring, à partir d’août-septembre de cette année.
Pour l’amélioration et le renforcement de la desserte de l’axe Sud, le ministre a fait savoir que le gouvernement est en train de travailler pour avoir une compagnie nationale performante. « Mais, a dit Maïmouna Ndoye Seck, si cela n’est pas possible avec Sénégal Airlines, dans une restructuration avec un partenaire qui est recherché, la création d’une nouvelle compagnie va s’imposer ».
Le ministre a assuré que d’ici à la fin de l’année, le Sénégal sera doté d’une compagnie aérienne nationale forte qui permettra d’assurer la desserte intérieure et celle d’autres pays. Le ministre qui était en visite de travail dans la région de Ziguinchor, n’a pas manqué de présenter le crédit hôtelier d’un montant de 5 milliards de FCfa et le projet micro tourisme, entre autres mécanismes efficaces pour la relance du tourisme devant permettre aux acteurs du secteur, en Casamance, de mettre à niveau leurs réceptifs et de faire revenir les touristes.

Moussa SADIO


Pirogue en merL’assurance-pêche est devenue une réalité au Sénégal grâce à l’appui du projet Usaid Comfish qui accompagne le gouvernement dans la réforme du secteur. La phase test a été lancée, hier, à Mbour, avec les Conseils locaux de pêche artisanale (Clpa) de Ngaparou, Joal, Sindia Nord et Sindia Sud pour réduire la vulnérabilité des pêcheurs.

Le lancement de « l’assurance-pêche » qui s’est déroulé au quai de pêche de Mbour intervient dans un contexte de changement climatique marqué par d’importants dégâts matériels, de morts d’hommes enregistrés annuellement dans les centres de pêche. Il fait suite à la formation des acteurs des Clpa de Ngaparou, Joal, Sindia Nord et Sindia Sud dont les responsables ont reçu des Smartphones et des polices d’assurance.

Cette démarche est, selon Khady Sané Diouf, le fruit du partenariat tripartite de la Direction de la protection et de la surveillance des pêches (Dpsp), de l’Usaid Comfish et de la Cnaas/Manobi. Pour Khady Sané Diouf, cette initiative constitue un test dont l’objectif est de sensibiliser les autorités sur l’urgence et la nécessité d’instaurer un programme « assurance-pêcheur » dans l’optique de contribuer à la sécurité en mer des pêcheurs et à la sécurisation de leurs moyens et matériels de production. « Le projet, pour améliorer les conditions d’exercice des brigades de cosurveillance de ces quatre Clpa, les a souscrit à une police d’assurance avec la Cnass en collaboration avec Manobi », a-t-elle indiqué. Elle a précisé que cette assurance prend en charge les éventuels sinistres relatifs à l’embarcation, le matériel à bord et les membres de l’équipage.

Le conseiller technique du ministre de la Pêche et de l’Économie maritime qui a salué l’initiative de Usaid Comfish, a rappelé la place occupée par la pêche dans la vision du chef de l’Etat Macky Sall, notamment dans le Plan Sénégal émergent (Pse). Selon Banda Diop, la pêche arrive en tête des exportations et 88 % des débarquements sont à l’actif de la pêche artisanale. D’où l’intérêt, selon lui, de vulgariser cette assurance-pêche qui va plus loin avec d’autres services. « Après cette phase test, la bonne gouvernance suivra et permettra aux pêcheurs d’être dans les instances de décision, car cette assurance leur donnera plus d’autonomie, de liberté », a-t-il déclaré, en précisant que cette phase concerne d’abord les brigades de surveillance.

Il a invité les pêcheurs artisans à une appropriation de ce projet qui leur permettra de s’adonner à leur activité en toute quiétude. Les pêcheurs ont été sensibilisés sur l’importance de « l’assurance-pêche » pour une meilleure résilience face aux effets du changement climatique. Adama Sall, gestionnaire du quai de pêche a remercié le gouvernement pour toutes les décisions prises pour redynamiser le secteur et a exhorté tous les pêcheurs à souscrire à cette assurance.

S. O. F.


Sonatel siegeFace à la volonté du partenaire France Télécom de « saborder » leur entreprise,  les responsables syndicaux de la Sonatel ont exprimé leur détermination à mener le combat jusqu’à la victoire. Ils annoncent une série d’actions.

Après la grève du 15 décembre 2015, l’Intersyndicale des travailleurs de la Sonatel poursuit son combat. Hier, elle a fait face à la presse pour déplorer le silence du gouvernement dans sa lutte qui l’oppose à la direction générale que les syndicalistes accusent d’être « le bras armé de France Télécom ». « Nous avons rencontré notre ministre de tutelle et d’autres membres du gouvernement  qui ont prêté une oreille attentive à nos préoccupations mais les autorités tardent à réagir », a affirmé Ndèye Founé Niang. « Pendant ce temps, la direction générale est en train de dérouler ses actions », a renchéri Cheikh Ibrahima Ndiaye.

Le 15 décembre 2015, l’Intersyndicale de la Sonatel décrétait 48 heures non renouvelables pour s’opposer à la mise en œuvre des projets d’externalisation des réseaux de télécommunication de ses filiales. « De tels projets dans leur constitution sont de nature à changer structurellement les réseaux des télécommunications des pays, avec un impact significatif sur l’économie des Etats concernés. Et cela au mépris des objectifs clairement déclinés dans la convention de concession de Sonatel et le pacte de partenariat entre Sontel et France Télécom », a vigoureusement dénoncé Ndèye Founé Niang. « Ces projets de transformation ne sont que l’arbre qui cache la forêt. Il n’y a aucun domaine d’activités de Sonatel qui échappe à la voracité de France Telecom », a ajouté Cheikh Ibrahima Ndiaye.  Face à la volonté du partenaire France Télécom de saborder leur entreprise, qui est un des  fleurons de l’économique sénégalaise. Ces responsables syndicaux ont exprimé leur détermination à mener le combat jusqu’à la victoire. Ils ont tenu des assemblées générales de mobilisation des travailleurs, rencontré des acteurs de la société civile, des autorités religieuses, des hommes politiques. Ces travailleurs ont expliqué que leur lutte est d’abord patriotique parce qu’il s’agit de préserver un fleuron de l’économie sénégalaise qui a été bâti sur la base d’investissements des Sénégalais.

Mais ce qui soulève l’ire des syndicalistes, c’est surtout qu’ils assimilent à une volonté de France Télécom de transformer Sonatel en filiale. « Aujourd’hui, Sonatel opérateur historique au même titre que France Télécom et Deutsche Telecom tend à être transformée en filiale de France Telecom par ces projets Ano (Gnoc, Towerco, Outsourcing du Ran) que nous combattons pour la souveraineté de notre pays », a dit Cheikh Ibrahima Ndiaye. Les syndicalistes accusent également France Telecom d’entretenir des relations avec le service français de renseignement. Les responsables syndicaux de la Sonatel annoncent une série d’actions dont un rassemblement aujourd’hui à la place de l’Obélisque.

Mamadou GUEYE

SELON LA DIRECTION GENERALE : « LE MODÈLE DE PARTENARIAT ENTRE ORANGE ET SONATEL EST GAGNANT-GAGNANT »
Contactée par l’Aps, la Direction de la communication institutionnelle et des relations extérieures de la Sonatel fait observer que « le modèle de partenariat entre le groupe Orange et le groupe Sonatel est gagnant-gagnant ». S’y ajoute que l’opérateur historique sénégalais des télécommunications compte, de son côté, « des filiales dans d’autres pays avec différentes nationalités qui y travaillent ensemble au quotidien en toute intelligence ».

S’agissant de la mise en œuvre des projets d’externalisation des réseaux, les responsables de la Sonatel affirment que cette démarche « répond à une tendance lourde du secteur des télécommunications en Afrique, qui voit la plupart des opérateurs mutualiser la supervision de leur réseau », ce qui devrait selon eux induire « des retombées intéressantes pour le Sénégal et pour le groupe Sonatel ». Dans la mise en œuvre de ces externalisations, « Sonatel ne cédera aucune infrastructure » et « toutes les mesures nécessaires ont été prises pour la préservation des acquis des salariés en leur assurant la stabilité de leur emploi et de leurs revenus ».

(APS)

UNE PLATEFORME MULTI-ACTEURS SOUTIENT LE COMBAT DES TRAVAILLEURS
Dans le bras de fer qui les oppose à la direction générale, les syndicalistes de la Sonatel peuvent compter sur de nombreux soutiens. Ils viennent de divers horizons notamment de la société civile (Legs-Africa, Pasteef, M23, Y en a marre, coalition non aux APE, Ong 3 D), des politiques (Mamadou Lamine Diallo, Cheikhou Oumar Sy, tous les députés à l’Assemblée nationale), Cheikh Dièye de la Plateforme Avenir, Yooni Askan.Mamadou Mbodj du M23 a qualifié l’inertie du gouvernement et l’attitude de la direction générale de Sonatel de « recolonisation consentie ».

M. GUEYE


Siagro LogoPour sa deuxième participation au Salon international de l’élevage et des industries et techniques agroalimentaires qui, cette année, se tient du 15 au 18 mars au Cices, l’Association pour le développement des échanges internationaux de produits et techniques agroalimentaires (Adepta), une structure du dispositif public d’appui au commerce extérieur de la France, voit les choses en grand. Regroupant 244 entrepreneurs français, titulaires d’un savoir-faire reconnu dans le monde entier, elle va mobiliser 41 entreprises françaises sous le pavillon France. Lequel sera organisé en quatre pôles thématiques : Grandes cultures et maraîchage ; Elevage bovin et aviculture ; Industries Agroalimentaire ; Institutions de financement et de recherche. Les 41 exposants  proposeront une offre technologique globale. Ainsi, visiteurs du salon, porteurs de projets pourront profiter de l’expertise de ces entreprises et de la recherche française, à travers le Cirad et l'Ird.

Selon le communiqué, cette forte participation française sera saluée par la présence de l’ambassadeur de France au Sénégal, Jean Félix-Paganon, qui donnera une conférence de presse le 15 mars 2016 à 11h30 sur le Siagro au Cices, en compagnie du président de l'Adepta, François Burgaud. Il est également prévu, toujours selon la même source, un séminaire portant sur le thème: « La bio-sécurité dans les élevages avicoles ». Il est organisé en partenariat avec l’Interprofession avicole du Sénégal (Ipas). Plus de 200 aviculteurs sont attendus pour cet atelier animé par les vétérinaires sénégalais et français, précise le communiqué. L’Adepta a invité des porteurs de projets de pays d’Afrique de l’Ouest afin de favoriser les rencontres et échanges techniques entre les différents opérateurs de la région.

Elhadji Ibrahima THIAM


Next einstein J2 1Le médaillé Fields 2010 (équivalent du Prix Nobel en médecine) soutient que le développement de l’enseignement des sciences et des innovations technologiques ne peut pas se faire dans un contexte d’instabilité politique. Il livre d’autres recommandations qui vont concourir à l’émergence d’une vraie culture scientifique en Afrique.

Le sac au dos, une écharpe fleurette enroulée autour du cou, Cédric Villani est interpellé çà et là au hall de la grande salle du Centre international de conférences Abdoul Diouf de Diamniadio envahi par les scientifiques. Les jeunes étudiants se font photographier avec l’éminent chercheur. D’autres en profitent pour poser des questions. Il a l’air pressé. Mais il prend son temps soit pour répondre, soit pour donner une carte de visite ou son contact. C’est une figure illustre de la science au niveau mondial.

Pourtant, il ne met pas son rang en avant. Il se faufile comme s’il cherchait à ne pas être aperçu. C’est presque la tête baissée qu’il se meut entre les participants pour rejoindre les salles. « Nous nous félicitons d’avoir à ce forum d’éminents chercheurs comme Cédric Villani, qui est médaillé Fields en mathématiques qui est l’équivalent du Prix Nobel en médecine », apprécie Mary Teuw Niane. Cette distinction est une consécration personnelle. Mais elle a eu des liens avec la formation qu’il a reçue. Cédric Villani a fréquenté le Lycée Louis-le-Grand avant d’intégrer l’Ecole nationale supérieure de Paris entre 1992 et 1996. Il deviendra par la suite professeur assistant dans la même école. Mais c’est à l’Université de Paris Dauphine qu’il a soutenu sa thèse en 1998. Ce Français se bat pour l’émergence d’une vraie culture scientifique en Afrique aussi bien par la formulation des recommandations mais aussi par son intervention dans des amphithéâtres dans des centres d’excellence. Le mathématicien est confiant qu’il y aura un frémissement en matière de promotion des sciences et de l’innovation technologique.

Le Next Einstein Forum conforte sa conviction. « C’est un forum qui est très important. C’est la première fois qu’un événement d’une si grande ampleur a réuni autant de décideurs, de jeunes scientifiques, des chercheurs de renommée internationale. C’est l’affirmation d’une volonté politique », note Cédric Villani. Toutefois, il estime qu’il reste la sensibilisation des décideurs politiques afin qu’ils érigent les enseignements des sciences et des technologies au rang des priorités. Le scientifique recommande aussi la création des conditions nécessaires à l’acquisition et à la transmission des connaissances dans des domaines précités. « La première chose à faire pour accélérer la promotion des sciences et des technologies, c’est d’assurer la stabilité politique. C’est impossible de développer les sciences sans la stabilité politique. L’autre chose, c’est la sensibilisation de l’ensemble des dirigeants sur les enjeux liés à ces sujets », a affirmé le médaillé Fields en mathématiques 2010.

Le scientifique croit que les pays africains récolteront les fruits de leurs investissements dans les 20 prochaines années. Pour lui, le retour sur investissement ne peut pas se mesurer au bout de 5 ou 10 ans. « Il y a une évolution de l’enseignement des mathématiques, des sciences en Afrique. Cependant, l’échelle de temps ne se voit pas sur une année ou cinq ans. C’est au moins dans cinq à dix ans qu’on peut voir les résultats. Ça serait une erreur de chercher des résultats dans l’immédiat », a fait savoir le professeur à l’Université de Lyon.

I. SANE & O. NDIAYE

Next einstein J2PROMOTION DES SCIENCES ET DE LA TECHOLOGIE EN AFRIQUE : ALLIER LES RECHERCHES FONDAMENTALE ET APPLIQUÉE
L’Afrique ne doit pas négliger la recherche fondamentale. C’est ce que recommandent certains intervenants lors de la session plénière axée sur « Développement des capacités scientifiques et technologiques en Afrique à travers l’éducation : vers une recherche et un enseignement supérieur de niveau international », lors de la 2ème journée du Next Einstein Forum.

L’Afrique fait face à de nombreux défis. Elle n’a pas les mêmes préoccupations que les autres continents. Malgré ces impératifs particuliers, les scientifiques invitent les décideurs et les universités à donner autant de poids à la recherche fondamentale qu’à celle appliquée. Selon le président directeur général de Aims et président de Next Einstein Forum, Thierry Zomahoun, l’Afrique gagnerait à s’affranchir de ses urgences. « C’est vrai que l’Afrique a des problèmes dans l’agriculture, dans le domaine de la santé, mais elle ne doit pas être confinée dans des sciences des besoins. Si nous ne voulons pas commettre les mêmes erreurs, il nous faut aussi investir dans la recherche fondamentale », conseille Thierry Zomahoun.

Cet argument est partagé par celui qui a reçu le prix du Jeune scientifique en physique et mathématiques pures et appliquées, Joseph Ben Geloun qui a aussi fait une partie de ses études à l’Ucad. « L’opposition de la recherche fondamentale et celle appliquée n’a pas de sens pour moi. Il faudra que ceux qui sont dans la recherche fondamentale fassent leur travail et que ceux qui sont aussi de la recherche appliquée fassent autant. Je fais mes recherches sans me préoccuper de leurs applications. Si nous pensons à l’application des résultats, nous risquons d’être confinés », argumente Joseph Ben Geloun.

Du reste, l’Afrique traîne un déficit de ressources humaines qualifiées. Jusqu’ici, elle n’a pas suffisamment de spécialistes pour conduire les politiques dans bien des domaines de la vie active. C’est ce que soutiennent les intervenants lors d’une séance plénière portant sur : « Développement des capacités scientifiques et technologiques en Afrique à travers l’éducation : vers une recherche et un enseignement supérieur de niveau international ». « L’Afrique a besoin de 2,5 millions d’ingénieurs pour la construction des ouvrages rien que dans le secteur de l’assainissement. Je ne parle pas des autres secteurs comme l’agriculture », a relevé le vice-chancelier de l’Université de Cambridge du Royaume-Uni, Leszek Borysiew Borysiewicz. Ce n’est pas la seule tare. A une autre échelle liée au genre, les filles n’ont pas toujours les mêmes chances que les garçons.

La preuve, en Zambie, les filles issues des familles pauvres ont plus de chance d’abandonner l’école que celles des ménages à revenu intermédiaire. Qu’est-ce qu’il faut faire ? Pour les chercheurs, il n’y a pas mille solutions, il est nécessaire de s’attaquer à la pauvreté et aux inégalités. « Nous devons aller vers une éducation inclusive pour combler le gap », plaide le vice-chancelier de l’Université de Cambridge.

A sa suite, un autre intervenant repose l’approche de transmission des connaissances dans ce domaine. Il rejette la discrimination véhiculée par certains qui pensent que les mathématiques ne doivent uniquement être enseignées que par les meilleurs et être apprivoisées par les meilleurs apprenants. « Nous devons décomplexer l’enseignement des mathématiques. Si vous pensez qu’il faut uniquement être meilleur pour enseigner les mathématiques, nous ne trouverons jamais des solutions », prévient un spécialiste des sciences de l’éducation. Ces défis justifient l’ouverture des centres d’excellence et l’organisation des initiatives comme le Next Einstein Forum. Les autres buts recherchés, c’est la création d’un environnement attractif pour l’éclosion des jeunes talents. « Il est important de vulgariser la culture scientifique en Afrique. Il est important que les chercheurs africains réalisent leurs travaux en Afrique et restent chez eux. Ce que nous voulons, c’est aussi produire des scientifiques capables de travailler dans des entreprises », indique le président de Next Einstein Forum, Thierry Zomahoun.

Par Idrissa SANE, Oumar NDIAYE (textes)
et Mbacké BA (photos)

Next einstein J2 2ACCUMULATION DE L’ALUMINIUM DANS L’ORGANISME : UNE ÉGYPTIENNE CHERCHE À ÉTABLIR UNE CORRÉLATION AVEC LA MALADIE D’ALZHEIMER
La chercheure égyptienne, Ghada Bassioni, veut maintenant démontrer le lien entre l’accumulation de l’aluminium et la survenue de la maladie d’Alzheimer.

Une lueur d’espoir se lève sur le continent. L’Afrique commence à peser par le volume de sa production mais aussi par la qualité et l’originalité de ses travaux. La preuve, le chef de département de chimie de la Faculté d’ingénierie à l’Université Ain Shams, du Caire, en Egypte, Ghada Bassioni, a apporté une contribution non négligeable à l’avancée de la science.

La chimiste a démontré qu’il y a certains degrés le risque de passage de particule d’aluminium dans les aliments emballés avec les papiers d’aluminium ou à partir des contenants des désodorants ou anti-transpirants ne sont pas nuls. « L’accumulation de l’aluminium dans le corps peut être à l’origine des maladies comme le cancer.  Mais actuellement, je me concentre sur les rapports entre le passage des particules d’aluminium contenus dans des bouteilles des désodorants, des anti-transpirants, des parfums et des aliments emballés avec le papier d’aluminium dans le corps. Je cherche à établir le lien entre l’accumulation d’aluminium et la maladie d’Alzheimer », a révélé la chimiste qui a publié plus de 50 articles scientifiques dans des revues spécialisés. Le professeur Ghada Bassioni est responsable de plusieurs projets internationaux au Fonds de développement de la science (Stdf) et au ministère de la Recherche scientifique.

I. SANE & O. NDIAYE

DÉMARRAGE DE LA CONSTRUCTION DE LA CITÉ DU SAVOIR
Les recommandations issues des Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche sont en train d’être mis en œuvre. En plus de l’ouverture des chantiers dans plusieurs universités, la construction de la Cité du savoir a démarré dans la zone de Diamniadio. Le Sénégal se donne les moyens de son ambition en termes de promotion des sciences et des technologies. L’Etat a démarré la construction de la Cité du savoir qui aura une vocation de former des scientifiques de haut niveau et d’éveiller la culture scientifique chez les jeunes, entres autres. « Les chantiers de la Cité du savoir ont démarré », a annoncé le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane. Il est revenu sur la politique nationale qui vise à favoriser les femmes scientifiques. Il cite, entre autres, le fonds de recherches évalué à 150 millions de FCfa.

I. SANE & O. NDIAYE

Next einstein J2 3POLLUTION : PLUS DE 100 MILLIONS DE DÉBRIS DE FUSÉES ET DE SATELLITES DÉNOMBRÉS DANS L’ESPACE
Les scientifiques de la Nasa ont dénombré 17.000 débris mesurant plus de 10 cm, 700.000 autres de longueur comprise entre 1 et 10 cm et 100 millions de taille inférieure à 1 cm. L’information est donnée par Fatoumata Kébé de l’Observatoire de Paris et doctorante à l’Université Pierre Marie Curie de Paris.

La conquête de l’espace a des conséquences sur la protection de l’environnement. Les envois de fusées et les positionnements des satellites ont laissé des milliers de débris dans l’espace. C’est ce que révèle une scientifique africaine spécialisée en astronomie. La doctorante, Fatoumata Kébé qui travaille à l’Observatoire de Paris tente de mieux comprendre cette problématique. « Les débris spatiaux sont les restes de l’activité humaine dans l’espace. Cela peut être des morceaux de fusées ou de satellites à la retraite. Actuellement, on dénombre 17.000 débris de taille supérieure à 10 cm et 700.000 de taille comprise entre 1 et 10 cm. Nous avons 100 millions de débris d’une taille inférieure à 1 cm », a révélé Fatimatou Kébé, doctorante en Astronomie.

La jeune chercheure tente de comprendre les éventuelles conséquences de la présence de ces débris dans l’espace. Son axe de recherche est la description des problèmes spatiaux. « Les hommes sont obligés d’envoyer des machines dans l’espace pour retirer tous ces objets. Mon travail sera de voir comment ces objets se meuvent autour de la terre après une collusion », explique la doctorante à l’Université Pierre Marie Curie.

I. SANE & O. NDIAYE

ENSEIGNEMENT DES MATHEMATIQUES : MOUHAMADOU MOUSTAPHA FALL, UN TITULAIRE DE CHAIRE ÂGÉ D’UNE TRENTAINE D’ANNÉES
Next einstein J2 4Mouhamadou Moustapha Fall fait partie des 15 lauréats du Next Einstein Forum. Ce Sénégalais âgé d’une trentaine d’années figure dans le cercle restreint des plus jeunes titulaires de chaire en mathématiques.

Au restaurant du Centre international de conférences de Diamniadio, Mouhamadou Moustapha Fall est très détendu. Debout au milieu des participants à la grande manifestation scientifique, Moustapha Fall est bénéficiaire d’une bourse d’excellence dans le cadre du programme mis en place par le Nef pour accompagner des chercheurs africains qui évoluent dans le domaine des Sciences, techniques, ingénierie et mathématiques (Stim). Dans ces genres de rencontres, chemise blanche, basket de rigueur, il échange avec une participante étrangère. « Je discute toujours des mathématiques partout où je suis », souffle-t-il sourire aux lèvres. Titulaire de la chaire attribuée aux mathématiques et ses applications à l’Institut africain des sciences mathématiques (Aims) basé à Mbour, Moustapha Fall a consacré une bonne partie de sa jeunesse à l’apprentissage des sciences.

Un goût pour les sciences qui lui est venu d’abord à l’école primaire où il a commencé à se faire remarquer par ses notes en calcul. Né il y a une trentaine d’années à Keur Samba Kane, un village au cœur du Baol non loin de Khombole, M. Fall a débuté ses études primaires à Dakar où habitaient ses parents. Auparavant, il n’a pas manqué l’étape de l’école coranique que tout jeune villageois est obligé de faire. S’il n’est pas entre deux avions pour participer à des conférences internationales ou des programmes de recherche dans des instituts réputés, il est toujours dans ses habits de chercheur en mathématiques fondamentales après un doctorat obtenu à l’Université de Trieste en Italie. Auparavant, Moustapha Fall a fréquenté l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. C’était une expérience enrichissante pour le jeune « Baol-Baol » qui reste toujours marqué par son passage à l’Ugb. « De toutes les universités et instituts de recherche que j’ai fréquentés, c’est l’Ugb qui m’a le plus marqué, raconte-t-il. Le Pr. Mary Teuw Niane, se souvient-il, était plus jeune, de même que toute l’équipe du département. Au début des années 2000, l’Ugb n’était pas si peuplée. Et les étudiants pouvaient avoir accès facilement à leurs encadreurs et aux enseignants. « Nous avions la chance, après les cours, d’entrer dans la salle des professeurs et d’échanger avec eux comme Mamadou Sy, Galla Djitté pour poser des questions. Ils nous expliquaient tout. Ils aimaient discuter. Cela nous avait beaucoup marqués », raconte Moustapha Fall. Face à une certaine désaffection des filières scientifiques au niveau de l’enseignement secondaire, M. Fall préconise une nouvelle approche. « Les mathématiques sont un langage. Il suffit seulement de savoir comment le parler. Les enseignants, moi y compris, nous avons une part de responsabilité à cela. Ce ne sont pas les jeunes qui n’aiment pas la science parce que, quelle que soit la situation, elle viendra vers alpha, les sciences viennent à eux. Ce ne sont pas à eux de venir vers la science. Maintenant, la manière dont elles viennent à eux, c’est cela qui détermine ce qu’ils vont devenir demain, leur amour pour la science ». Une vérité scientifique pour ce jeune célibataire passionné des mathématiques.

Aujourd’hui, les travaux de recherche de Moustapha Fall s’orientent principalement vers les mathématiques pures, à savoir l’analyse géométrique qui relie les équations aux dérivées partielles et la géométrie différentielle. « Entre autres, les applications peuvent être trouvées dans l’optimisation de forme, la mécanique quantique et l’analyse d’image. Moustapha Fall estime que les mathématiques peuvent nous aider à comprendre notre environnement, permettant ainsi de résoudre des problèmes importants avec peu de fonds.

I. SANE & O. NDIAYE


Offshore puitsAprès le succès connu par Cairn sur le puits SNE-2 en tout début d’année avec les résultats des tests de production estimés à une production quotidienne de 8.000 barils par jour, la société britannique annonce que les tests du puits SNE-3 sont concluants avec un potentiel pouvant aller jusqu’à 5.200 barils/jour.

Dans un communiqué, Cairn Energy a annoncé, hier, que le programme d'essais sur le puits SNE-3 offshore au large des côtes du Sénégal a réussi. Selon la compagnie, après le forage, le carottage et des essais aux tiges, l'opération a été effectuée avec succès, sans aucun dommage.  Le puits est actuellement bouché et abandonné, précise la même source, soulignant que l'étude de l'ensemble de données recueillies est en cours. Les premiers résultats ont révélé, après deux tests de souches de forage effectués dans les réservoirs supérieurs, un potentiel pouvant aller jusqu’à 4.500 barils de pétrole par jour  sur une période de 24 heures.

Une zone supplémentaire de 5,5m a été ajoutée à un taux commun de 5.200 barils par jour sur une période de six heures. « Cairn est satisfait des débits du dernier puits dans le programme d'évaluation au Sénégal. Ceux-ci valident le potentiel d'échelle et de la croissance du champ SNE. Les résultats ont démontré une capacité des réservoirs supérieures à l'écoulement et à des taux commercialement viables et nous attendons, avec impatience, les résultats du BEL-1 qui commencera ses opérations dans peu de temps », a déclaré, à Energy-pedia, Simon Thomson, de la direction de Cairn Energy. L'étude a également confirmé une qualité identique de l'huile d'API comme en témoigne SNE-1 et SNE-2. La ressource estimée pour le champ SNE est toujours en cours de révision et une mise à jour doit être déclarée à des résultats primaires de l'entreprise le 15 de ce mois.

En janvier dernier, Cairn Energy annonçait avoir découvert du pétrole sur son puits SNE-2 situé à 1.200 mètres de profondeur à une centaine de kilomètres des côtes sénégalaises. La production sur ce deuxième puits est estimée à environ 8.000 barils jour. Cairn Energy s’est installé au Sénégal via sa filiale Capricorn Senegal Limited qui détient des permis couvrant une superficie d’environ 7.490 kilomètres carrés répartie en trois blocs: Rufisque Offshore, Sangomar Offshore et Sangomar Offshore profond. Ces permis sont détenus à 40 % par Cairn Energy en association avec la compagnie nationale sénégalaise Petrosen (10 %), l’américain ConocoPhillips (35 %) et l’australien FAR (15 %).

M. GUEYE


BRVM ImmeubleLa capitalisation boursière du marché des actions de la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) s'est affichée à 7.476,04 milliards de FCfa en février, contre 7.150,24 milliards de FCFA en janvier, annonce la Brvm dans un bulletin officiel. Sur l'évolution des indices et des capitalisations, ce bulletin indique que la Brvm a clôturé le mois de février en hausse pour le Brvm 10 et le Brvm Composite. L'indice Brvm 10 a gagné 3,03% en passant de 273,12 à 281,39 points. L'indice Brvm Composite pour sa part, s'est affiché à 302,97 contre 289,77 points précédemment, soit une hausse de 4,56%. «La capitalisation boursière du marché des actions s'est affichée à 7.476,04 milliards de FCfa contre 7.150,24 milliards de FCfa en janvier 2016 », indique ce bulletin, ajoutant que « la capitalisation obligataire s'est quant à elle, affichée à 1.734,42 milliards de FCfa contre 1.738,92 milliards de FCfa précédemment ».

La valeur totale des transactions enregistrées au cours du mois de février, s'est établie à 72,89 milliards de FCfa pour 41.376.544 titres échangés contre 24,58 milliards de FCfa pour 5.197.228 titres traités le mois précédent. « Le marché a été marqué par la progression du cours de l'action Bank Of Africa Bénin (+43,16%) tandis que le titre Crown Siem Côte d'Ivoire affichait un repli de 18,18%.
Les titres les plus actifs ont été en volume Ecobank Transnational incorporated Togo, avec 36.331.445 titres transigés et en valeur le Trésor public de Côte d'Ivoire (Tpci 6,00 % 2013-2016) qui a totalisé 13,02 milliards de FCfa de capitaux échangés.

(APA)


AgriculturexSensibiliser et renforcer les connaissances, les capacités des Acteurs non étatiques (Ane) sur les politiques liées au Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine (Pddaa) afin de faciliter le développement  de mécanisme approprié. C’est l’objectif de cet  atelier de quatre jours (7 au 10 mars) portant sur la cartographie des Ane et la  sensibilisation sur le Pddaa.

Le Sénégal, à l’instar des pays de l’Union africaine, s’est engagé à mettre en œuvre le Programme détaillé pour le développement de l’agriculture en Afrique (Pddaa) à travers la politique agricole commune de la Cedeao, Ecowap. Cet engagement s’est traduit, sur le plan politique, par la signature du compact entre les différentes parties prenantes en 2010 et sur le plan opérationnel, par la mise en œuvre du Programme national d’investissement agricole (Pnia). Le rôle des Acteurs non étatiques a été déterminent dans les différentes phases de mise en œuvre de ce programme. Cependant, en dépit de leur implication dans la mise en œuvre du Pddaa, leurs interventions sur le terrain ont souvent manqué de coordination faute d’un plan d’actions structuré pour mener, de manière efficace, le dialogue politique et l’accompagnement des communautés à la base. D’où la pertinence de l’atelier d’hier qui lance les discussions sur comment améliorer la participation des Acteurs non étatiques et renforcer les acquis du Pnia. Cet atelier de quatre jours (7 au 10 mars), vise à sensibiliser et à renforcer les connaissances, les capacités des Ane sur les cadres de politiques liées au Pddaa en vue de faciliter le développement de mécanismes appropriés qui permettront d’assurer l’efficacité du processus de ce programme au Sénégal. Il vise également à renouveler l’engagement des Ane dans la stratégie de développement de l’agriculture africaine.

Présidant l’ouverture des travaux, Modou Mboup, conseiller technique du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, regrette le paradoxe de l’Afrique, un continent qui a beaucoup d’atouts mais qui est à la traine. Toutefois, il estime que l’espoir est permis avec le Pddaa, un programme ambitieux qui définit le rôle de chaque acteur. Il a rappelé le lancement, en 2014, du Plan Sénégal émergent (Pse) avec l’agriculture comme moteur. Selon M. Mboup, si l’Afrique veut vaincre la pauvreté et la faim, elle doit  investir dans l’agriculture. Il est d’avis qu’il faut créer les conditions d’une agriculture qui nourrit et qui apporte la croissance. Khady Fall Tall, présidente de l’Association des femmes de l’Afrique de l’Ouest a plaidé pour la mise en place d’un cadre assurant l’implication des Acteurs non étatiques dans les politiques publiques. Elle a invité le ministère de l’Agriculture à changer sa politique envers les Ane. « Nous devons arriver à un plan d’actions pour définir le rôle des Ane dans le Pse », suggère Mohamed Lamine Ndiaye, représentant de l’Ong Acord.

Aliou KANDE


Quai pecheDeux quais de pêche aux normes de l’Union européenne sont en train d’être construits à Ngaparou et à Pointe Sarène dans le département de Mbour. Réalisées dans le Projet pour la promotion de la cogestion des pêcheries par le développement de la chaîne de valeurs (Procoval) financé et exécuté par la Jica, ces infrastructures vont améliorer les conditions de débarquement et de conditionnement des ressources halieutiques.

Pointe Sarène, dans le département de Mbour, sur un flanc de la berge où viennent s’échouer les vagues d’une mer calme en cet après-midi, une bâtisse est en train de sortir de terre. A première vue, la structure est achevée aux deux tiers. Des ouvriers sénégalais, sous la direction d’une équipe de l’Agence internationale de la coopération japonaise (Jica), s’activent. Entamés en décembre 2015, les travaux du quai de pêche sont bien avancés. Construite selon les normes de l’Union européenne dans le Projet pour la promotion de la cogestion des pêcheries par le développement de la chaîne de valeurs (Procoval) financé et exécuté par le Japon à travers la Jica, l’infrastructure  disposera d’une salle de débarquement, de deux autres salles, l’une de traitement et de conditionnement des gastropodes (poulpe, seiche, etc.), l’autre de stockage de glace, d’un bloc administratif, d’un parking, de chambres de repos pour les chauffeurs de camions frigorifiques, un système d’alimentation électrique alimenté en partie par des panneaux solaires, précise Serge Claude Ndong, point focal du Procoval au ministère de la Pêche et de l’Economie maritime. Ce quai de pêche moderne devrait être réceptionné en mi-juillet, précise Marc Emilien Coly, le chef du Service départemental des pêches et de la surveillance de Mbour. Un autre quai de pêche avec les mêmes caractéristiques techniques est en construction à Ngaparou, selon Alioune Ndiaye, l’ingénieur en charge de la coordination des travaux. Les deux infrastructures ont coûté 413 millions de FCfa.

Valorisation des produits de mer
A Pointe Sarène, ce quai de pêche, une fois fonctionnelle, permettra une meilleure valorisation des produits de la mer et contribuera à l’amélioration des conditions d’hygiène et de salubrité et donc de la qualité des produits. En effet, dans la plupart des quais de pêche, en dehors de ceux de Joal et de Mbour, les conditions de débarquement, de conservation et d’acheminement des ressources respectent peu les normes d’hygiène et ne permettent pas d’avoir des certifications pour leur exportation dans la zone de l’Union européenne et au Japon. « Avec ces deux nouveaux quais, les débarquements se feront désormais dans des conditions d’hygiène, de qualité réglementaire et acceptable. Cela facilitera la certification et la traçabilité des produits. Pour exporter un produit vers le marché européen, il faut qu’il soit débarqué dans un quai agréé. C’est pourquoi l’Etat est en train de multiplier les quais agréés au niveau national », explique M. Ndong. Ces deux quais serviront de modèles et pourront accueillir les captures des pêcheurs dont les ports d’attache ne disposent pas de quais de pêche.

Profiter du marché japonais
Pour Mbaye Sarr, coordonnateur du Conseil local de pêche artisanale (Clpa) de Sindian Sud qui regroupe des localités de Mbaling, Warang, Nianing et Pointe Sarène, il ne fait aucun doute que le projet Procoval, à travers ses différentes composantes, contribuera à augmenter les revenus des pêcheurs. « Avec ce projet, notre slogan, c’est pêcher moins, gagner plus. Ici, plus de 75% de la population vivent de la pêche et avec la rareté de la ressource, on ne peut plus pêcher comme auparavant. Il faut s’adapter et changer de pratique. C’est toute l’importance du Procoval », dit-il.

Dans ce quai de pêche, le développement de la chaîne de valeur du poulpe aura toute son importance car le marché japonais où cette espèce est exportée, est très exigeante en qualité. A l’instar du Maroc et de la Mauritanie qui ont gagné des parts de marchés importantes au pays du Soleil Levant, le Sénégal devrait en profiter, estime Marc Emilien Coly. « Il y a quelques temps, les pêcheurs ne s’intéressaient pas à la pêche du poulpe. Mais avec le marché japonais, ils s’y intéressent davantage parce qu’il rapporte beaucoup d’argent. Ils peuvent gagner plus mais faudrait-il que les conditions d’hygiène et de conditionnement de ce produit soient améliorées. D’où l’importance d’avoir ces quais », souligne-t-il.

Le département de Mbour est une des zones du Sénégal où la pêche est très dynamique. On y capture jusqu’à 10.000 tonnes de produits de la mer par mois, soit 42% des débarquements à l’échelle nationale, selon le chef du Service départemental des pêches et de la surveillance.

Elhadji Ibrahima THIAM


Maimouna Nd Seck min 3En tournée à Saint-Louis pour des concertations avec différents acteurs  et des visites de sites, le ministre du Tourisme et des transports aériens a annoncé le démarrage, en urgence, du Programme de développement touristique de Saint-Louis (Pdt).

C’est au pas de charge que ce déplacement du ministre s’est déroulé à Saint-Louis, avec différents lieux visités comme l’aéroport, le port Polonais, la route de l’hydrobase, des réceptifs hôteliers, etc. Maïmouna Ndoye Seck a annoncé, au cours d’un Comité régional de développement, qu’une procédure d’urgence sera mise en œuvre dans l’exécution du Programme de développement touristique (Pdt) de Saint-Louis. Ce programme sera marqué par les travaux pour une meilleure accessibilité, un environnement meilleur et plus attrayant, la réhabilitation du patrimoine public comme privé (certaines maisons), de même que le port. Le ministre a évoqué le fort potentiel touristique de la ville de Saint-Louis exploité à seulement 10%.  Le ministre a expliqué les retards notés dans l’exécution du Pdt qui sont liés aux 6 composantes qu’englobe le programme dont chacune est gérée par un maître d’œuvre avec une certaine multiplicité. Néanmoins, Maïmouna Ndoye Seck a assuré que « dans les trois prochains mois, une procédure d’urgence sera enclenchée, pour le début de la réfection de la Cathédrale, l’aménagement du parc de Djoudj et de la réserve de Geumbeul ». Elle a annoncé que la réfection de la route de l’hydrobase et la requalification de la place Faidherbe auront lieu  avant la fin de l’année.

Le ministre s’est félicité de l’embellie notée dans le secteur touristique avec le nombre important d’arrivées. Maïmouna Ndoye Seck souligne qu’elle est le fruit des efforts du gouvernement avec la suppression du visa d’entrée, la réfection des infrastructures, entre autres.  Le ministre a annoncé aux acteurs du tourisme la mise en place du crédit hôtelier et touristique, une initiative majeure de l’Etat qui vise à assurer les conditions de la relance du secteur touristique et à atteindre les objectifs poursuivis dans le Plan Sénégal émergent (Pse). Ce fonds est de 5 milliards de FCfa. Les acteurs ont été sensibilisés sur le microtourisme qui a pour objectif de développer un « tourisme éthique, responsable et solidaire ». Il s’agit d’un véritable levier de repositionnement de la destination Sénégal à travers la valorisation des patrimoines culturel et naturel et de la relance du tourisme de manière générale dans la région.

A. M. NDAW


TransgambienneDepuis plus d’une dizaine de jours, le trafic routier est bloqué à la frontière entre le Sénégal et la Gambie. Une hausse unilatérale  des tarifs de traversée pour les camions  décrétée par  les autorités gambiennes est à l’origine de ce blocus. Cette situation entraine des désagréments fâcheux dans le secteur des transports, principalement sur l’axe Dakar-Ziguinchor. Les conséquences de ce blocus sont énormes et influent négativement sur les activités économiques des régions du sud du Sénégal, car la circulation des personnes et des biens est véritablement bouleversée, estime Paulin Diatta, Secrétaire général de la Convergence pour le désenclavement et le développement de la Casamance (Cddc).

Dans un communiqué, M. Diatta déplore l’attitude des autorités gambiennes et appelle au dialogue et à des concertations régulières entre le Sénégal et la Gambie pour une libre circulation sur la transgambienne. « Les deux États appartiennent à une entité sous-régionale dénommée la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Et celle-ci fait de la libre circulation des personnes et des biens un de ses principes majeurs. Par conséquent, il est inconcevable qu’un État prenne unilatéralement des décisions qui entravent gravement le transport terrestre et menacent l’intégration économique et la coopération sous-régionale », estime la  Cddc.

Pour éviter les crises à répétition à la frontière sénégalo-gambienne, la Cddc invite l’État du Sénégal à prendre ses responsabilités à travers des mesures alternatives afin de mettre fin au calvaire régulièrement vécu par les transporteurs et voyageurs sénégalais lors de la traversée du fleuve gambien.

La Cddc exhorte le gouvernement du Sénégal à accélérer la construction de la voie de contournement de la Gambie pour soulager les usagers qui font la navette entre le sud et le reste du pays. Outre la construction de la voie de Contournement, la Cddc invite l’État du Sénégal à se pencher sur le prolongement du chemin de fer de Tambacounda à Ziguinchor en passant par Kolda et Sédhiou. « L’option ferroviaire va densifier les échanges entre le nord et le sud du Sénégal, participer à désenclaver totalement la Casamance et à assurer la continuité territoriale », assure cette organisation.

Oumar BA


Electricite CentraleDans les deux régions de Tambacounda et Kédougou, 102 villages seront électrifiés. Les femmes recevront 1.026 équipements d’allègement de leurs travaux. 600 km de pistes de production seront réalisés par le Programme d’urgence de développement communautaire, a annoncé Cheikh Diop, le directeur national qui prenait part au forum économique de Tambacounda.

En échangeant avec les acteurs des régions de Tambacounda et Kédougou au cours du Forum économique de Tambacounda, Cheikh Diop, le directeur national du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) a salué cette initiative. M. Diop faisait une présentation sur les réalisations du Programme d’urgence de développement communautaire dans ces deux régions. Le directeur national du Pudc qui a relevé le manque criant d’infrastructures dans cette partie orientale du pays, a rappelé la volonté du président Macky Sall de résorber ce gap. « Les deux régions seront bien dotées en infrastructures par le Pudc conformément à la volonté du président de la République d’infrastructures », a dit M. Diop.  Concernant le volet hydraulique, 90 ouvrages sur les 190 prévus seront réalisés. S’agissant de l’électrification rurale, 84 villages seront électrifiés dans la région de Tambacounda dont 57 par le solaire et 18 dans la région de Kédougou dont 15 par le solaire. Cheikh Diop a annoncé que les travaux démarreront avant la fin du semestre.

Pour l’autonomisation des femmes, plus de 1.026 équipement seront distribués dans les deux régions. Dans les prochains jours, les femmes de la région de Tambacounda recevront 665 unités et celles de Kédougou 361.

Pour les pistes rurales, 300 km seront réalisés dans chaque région dans la première phase, a déclaré le directeur du Pudc, précisant que  les études sont bouclées. Les travaux démarreront avant le début de l’hivernage.  Les échanges ont permis aux maires et autres participants d’avoir une idée plus claire sur les réalisations prévues par le Programme d’urgence de développement communautaire sur les volets hydraulique, équipements et pistes de production, électrification rurale. Certains ont fait aussi part de leurs préoccupations. Pour cheikh Diop,  le Programme d’urgence de développement communautaire initié par le président Macky Sall se veut inclusif et participatif et cela nécessite, à son avis, des plages d’échanges.

Pape Demba SIDIBE


Amadou Ba MinDes femmes ont lancé, hier, un club d’investissement dont le but est de renforcer l’éducation financière de la gent féminine et de promouvoir l’entreprenariat féminin. Elles veulent mettre en commun leurs ressources financières dans le but d’investir sur le marché boursier sous-régional.

Le Women's Investment Club a été porté sur les fonts baptismaux, hier, à l’occasion de la journée internationale de la femme par une association de femmes désireuses de mettre en commun leurs ressources financières dans le but d'investir sur le marché boursier de la Bourse régionale des valeurs mobilières. Madjiguène Sock, la présidente du Comité de gouvernance a expliqué que les investisseurs ciblés sont des femmes leaders, entrepreneurs ou dirigeantes d’organisation qui mettent à profit  leurs compétences et leurs expériences en matière de création et de gestion d'entreprises en vue de faire fructifier leur épargne commune. Mme Sock a soutenu que la participation des femmes dans les marchés économiques et financiers constitue un levier important de création de valeur ajoutée. Malgré ces performances, la présidente du Comité de gouvernance soutient que les femmes sont confrontées à des obstacles qui freinent leur pleine participation dans le tissu économique. Au Sénégal, souligne-t-elle, 22,9 % des entreprises sont détenues par des femmes.

Selon Madjiguène Sock, Women's Investment Club est créé pour inverser cette courbe. Ce club d’investissement vise trois objectifs : mettre en commun leurs ressources pour favoriser la création de réseaux d’échanges et la mise en commun de connaissances sur les mécanismes de financement et les opportunités offertes par le marché financier ;   la mise en place d’une plateforme éducative visant la participation massive des femmes dans le secteur financier ; financer les entreprises créées et gérées par les femmes en mettant l’accent sur la solidarité telle que développée dans les tontines.  Elle a rappelé que l’idée à commencé à germer lors de leur rencontre avec Christine Lagarde en mars 2015 à Dakar.

Dans cette aventure, Women's Investment Club pourra compter sur les conseils avisés et l’accompagnement de Cgf Bourse. «Le WIC évoluera en collaboration avec les services de Cgf Bourse, Société de gestion et d'intermédiation  agréée par le Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (Crepmf) et jouissant d'une bonne réputation dans la délivrance des services de courtage boursier », a dit Madjiguène Sock. Marie Odile Sène Kantoussan, directrice générale de Cgf Bourse a salué cette initiative, affirmant qu’elle est l’une des voies les plus sûres pour l’autonomisation des femmes et l’inclusion financière. Edoh Kossi Amenounve, directeur général de la Brvm a déclaré que cette initiative s’inscrit dans la stratégie de développement de l’institution qu’il dirige. Il a fait part de sa volonté d’aider et d’accompagner ce club.

Présidant la cérémonie de lancement Women's Investment Club, Amadou Bâ, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a salué la vision de ces femmes. « L’idée de mettre en place ce club, en plus d’être opportune et novatrice, converge avec les options et orientations politique du chef de l’Etat qui accorde un intérêt particulier à l’autonomisation des femmes et à l’entreprenariat féminin », a-t-il déclaré. « L’expérience que nous lançons doit être perçue comme un modèle à dupliquer au bénéfice du développement du marché financier régional », a-t-il ajouté. Toutefois, M. Bâ soutient que l’autonomisation des femmes suppose une éducation financière minimale « afin de saisir toutes les opportunité offertes par le système financier ». Le ministre a invité le club à travailler avec ses services en vue de recenser toutes les contraintes pouvant limiter la portée des résultats.

Outre Madjiguène Sock, les membres fondateurs du Women's Investment Club sont Seynabou Seck Diawara, Alassane Ndèye Seynabou Wade, Thiaba Camara Sy.

Mamadou GUEYE


MicrocredL’Agence de notation financière, Wara a attribué, hier, une note de long terme en devise locale équivalente à BBB à Microcred Sénégal (Mcs), membre du Groupe Microcred, présent dans 8 pays dont le siège social se trouve à Paris.

Sur l’échelle régionale de Wara, la notation de long terme de Microcred Sénégal est BBB. Cette notation est assortie d’une perspective stable. En effet, la notation intrinsèque de Microcred Sénégal (Mcs) est aussi de BBB, selon WARA, cela équivaut à un score pondéré total de 3,04/6,00. Ce score inclut l’assistance technique et le support de refinancement qu’apporte son actionnaire majoritaire Microcred S.A.S., enregistré à Paris. En analysant ces résultats, l’agence de notation dirigée par Seydina Tandian considère que l’importance stratégique de Mmc pour son Groupe est élevée. En 2014, Mcs représentait 22% des actifs et de l’encours de crédit du Groupe Microcred, 36% de son résultat, 40 % de ses clients et 25 % de ses employés. « La filiale sénégalaise restera stratégiquement importante pour le Groupe pendant longtemps », indique Wara.

La notation de Mcs (BBB) s’appuie essentiellement sur ces points « forts » : la gouvernance de Microcred Sénégal est rigoureuse ; l’appétit de ses actionnaires pour le risque étant modéré, les mécanismes de contrôle et d’incitation sont minutieusement exécutés et la gestion se montre prudente. En outre, l’Agence souligne dans son étude que la position concurrentielle de Mcs est « non seulement » déjà robuste mais elle tend aussi à s’améliorer. Wara note aussi que la performance financière de Mcs est bonne. Et les marges de cette institution de micro finance et sa politique de réinvestissement quasi-systématique lui permettent d’internaliser l’accumulation des fonds propres nécessaires à son rythme de croissance soutenu. L’agence de notation indique également que malgré l’absence de diversification géographique, au-delà des frontières du Sénégal, le portefeuille de crédit de Mcs est «hautement » diversifié tant par contrepartie que par secteur. En outre, son portefeuille à risque est le plus bas du marché et sa politique de provisionnement demeure particulièrement conservatrice. La perspective attachée à la notation de Mcs est stable. WARA justifie cette perspective stable par le fait que huit ans après sa constitution, la filiale sénégalaise du Groupe Microcred a réussi à installer un positionnement concurrentiel et une « notoriété de marque difficiles à affaiblir ». Ses indicateurs financiers de rentabilité, de fonds propres et de liquidité sont stables. A travers la note 'BBB', Wara évalue ainsi le risque de crédit de microcred Sénégal, c'est-à-dire sa capacité à emprunter et à rembourser sa dette qui est bonne".

Abdou DIAW


ITA LogoIls étaient plus d’une vingtaine de boulangers à être formés aux  techniques de fabrication de pain à base de céréales locales, (mil, maïs,  niébés), par les services de l’Institut de technologie alimentaires (Ita), représenté par le directeur adjoint. Ces boulangers ont reçu leur attestation après une formation de 8 jours à Touba. Cette formation entre dans le projet de valorisation des produits à base de céréales locales. Amadou Gaye, le président de la Fédération nationale des boulangers estime que cette formation permettra de faire des pains à base de céréales pour  donner, aux consommateurs sénégalais, un pain de meilleure qualité nutritionnelle et aux boulangers d’augmenter leurs profits en créant d’autres emplois, à travers cette démarche dont le slogan est « le consommer local sera davantage une réalité à Touba ». La délégation des boulangers s’est ensuite rendue à Touba-Alieu auprès Astou Mbacké Gaye, membre de l’association disposant d’une unité de transformation de céréales qui leur fournit la farine de mil pour la fabrication du pain. Amadou Gaye a déclaré que le secteur de la boulangerie génère plus de 162 milliards de FCfa pour 40.000 emplois.

Le représentant du Khalife général,  le maire et les populations ont dégusté et apprécié le pain à base de céréales locales. Ils ont loué ses qualités nutritives.

Mamadou DIEYE


Meds LogoLa 16ème Assemblée générale du Mouvement des entreprises du Sénégal (Meds), d’avant-hier, a vu l’arrivée, dans le bureau exécutif et le conseil d’administration, de plusieurs personnalités du monde des affaires.

Le bureau exécutif et le conseil d’administration du Mouvement des entreprises du Sénégal (Meds) renouvelés avant-hier ont enregistré l’arrivée de plusieurs industriels dont  Amadou Ly Bocoum, le Directeur général de Caleb cable, Abdou Khadr Sarr, le Directeur de  Ciel Oil. Ces deux personnalités ont été élues vice-présidents.

Selon le président du Meds,   Modibo Diop, l’ancien Dg de l'Aser, Mamadou Samb ex-Dg de la Sones, l'industriel Bou Diarra Pdg du groupe Eos et le financier Babacar Ndiaye ont rejoint le conseil d’administration.

L’homme d’Affaires Cheikh Amar a rempilé au poste de vice-président. Baba Tandian, le président du groupe Tandian a également été élu vice-président. L’ouverture des travaux a été co-présidée par  Mansour Sy et Alioune Sarr, respectivement ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions et ministre du Commerce, du Secteur informel de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des Pme.

En 2015, le Mdes a assumé des responsabilités nouvelles plus grandes par rapport à l’année 2014. Mbagnick Diop a rappelé la tenue du forum du1er emploi qui a été marqué «  par plus 2.000 emplois à pourvoir par les entreprises participantes ».

S’agissant des perspectives, le président du Meds a souligné que son organisation continuera à être au service des entreprises. Cet engagement sera matérialisé par la tenue, dans le courant de l’année 2016, de la Rencontre internationale du droit des Affaires en Afrique (Ridaa). Co-organisée par le Meds et le cabinet Lazaref-Lebars, cette rencontre verra, selon Mbagnick Diop, la présence des meilleurs juristes d’affaires en Afrique et en occidentaux.

Le Meds participera aussi au colloque international sur la compétitivité, la croissance et l'emploi prévu à Paris au mois de juillet. Les assises annuelles et économiques du Meds auront lieu en septembre. « Plusieurs missions économique sont programmées d'ici à la fin de l'année à Dubai, Beghin, à Washington et Montréal et aussi à Conakry », a indiqué M. Diop. Le Meds porte aussi le projet de création de l'observatoire de la compétitivité,  entre autres, challenges pour 2016. Alioune Sarr a loué l’engagement du Meds au service de l’entreprise. Il a invité l’organisation patronale à participer activement au prochain forum du business Halal. Le ministre du Commerce a également exhorté le Meds à sensibiliser les entreprises sur la nécessité de s’ouvrir à l’Etat, aux institutions et structures locales en charge du projet de mise en place du Tarif extérieur commun (Tec).

Le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles, chargé des relations avec les institutions a réaffirmé l’engagement de l’Etat à apporter son soutien afin que le Meds puisse jouer pleinement son rôle.

Babacar DIONE


Les ressources mobilisées, en janvier 2016, sont évaluées à 120,6 milliards contre 119,5 milliards de FCfa un an auparavant, soit une hausse de 1 %. Quant aux dépenses totales et prêts nets estimés à 176,3 milliards, ils ont progressé de 34,3 % en glissement annuel.
La gestion budgétaire, en janvier 2016, a été marquée par une mobilisation modérée des ressources, conjuguée à une exécution satisfaisante des dépenses, note la Dpee. Les ressources sont chiffrées à 120,6 milliards réparties en recettes budgétaires pour 109,2 milliards et en dons pour 11,4 milliards. Les recettes budgétaires ont enregistré un léger accroissement de 0,6 milliard (+0,6%) grâce notamment aux recettes fiscales qui se sont accrues de 8,6 % pour ressortir à 107,5 milliards. L’amélioration des recettes fiscales, explique la Dpee, est liée aux résultats appréciables relevés au titre des recouvrements de l’impôt sur le revenu (24 milliards), de l’impôt sur le revenus des valeurs mobilières (Irvm) (12,6 milliards), du Fonds de sécurisation des importations de produits pétroliers (Fsipp) (11,7 milliards) et de la taxe spécifique sur le pétrole (5,1 milliards), en hausse respectivement de 1,2 milliard, 3,1 milliards, 9,4 milliards et 2,4 milliards. Cette bonne orientation, ajoute la Dpee, a permis de contenir la baisse enregistrée dans la mobilisation des recettes douanières (-5,5 milliards), de la Tva intérieure hors pétrole (-0,3 milliard) et des droits d’enregistrement (-2,2 milliards). Il en est de même des recettes non fiscales recouvrées en janvier 2016, qui ont baissé de 7,9 milliards.
Les dépenses totales et prêts nets ont enregistré une hausse significative de 45 milliards sur un an. Cette augmentation s’explique à la fois par la hausse des dépenses d’investissement (+57,1%) et des dépenses courantes (+28,2%). Les dépenses en capital sont évaluées à 43,2 milliards contre 27,5 milliards un an auparavant. Les dépenses en capital financées sur ressources internes (20,7 milliards) sont en hausse de 11,9 milliards. Les dépenses courantes ont été sensiblement affectées par le niveau des transferts (73 milliards) en progression de 32,2 milliards. Ce renforcement traduit la prise en charge de dépenses prioritaires de l’agriculture (intrants) et de l’enseignement supérieur (universités, bourses). Les charges de personnel sont ressorties à 45,8 milliards, soit un accroissement de 5,4 milliards sur un an. En revanche, les charges d’intérêt sur la dette publique (10,6 milliards) et les dépenses de fonctionnement (3,7 milliards) se sont inscrites en repli respectivement de 3,5 milliards et de 4,8 milliards.

A. DIAW


Nous avons évoqué à l’encadré de la page 10 de notre édition du Week-end la mise en place d’un fonds de dotation de 5 milliards apportés par la Banque de l’Habitat. Il s’agit en réalité de ressources publiques de 5 milliards, apportées par l’Etat qui en a confiés la gestion à la Banque de l’Habitat du Sénégal. La Banque de l’Habitat du Sénégal a un dispositif capable de gérer ce type d’investissements, dispositif déjà expérimenté dans le cadre de la Gestion du Projet Urbain dans le passé et actuellement les crédits immobiliers que l’Etat accorde à ses fonctionnaires. Nous présentons nos excuses aux structures concernées et à nos lecteurs.


Les Sénégalais vont disposer, dès 2017, de la carte nationale d’identité biométrique. Le projet de loi n° 05/ 2016 instituant une carte d’identité biométrique Cedeao a été adopté à l’unanimité hier à l’Assemblée nationale par les députés présents, sous la présidence de Moustapha Niasse, en présence des ministres de l’Intérieur et de la Sécurité publique et de Mansour Sy du Travail, des Organisations syndicales et du Dialogue social.
Le texte souligne qu’il s’agit de répondre à une obligation de la 46ème Session de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de la Cedeao tenue à Accra le 10 juillet 2014, qui a approuvé l’instauration de la carte d’identité biométrique pour les citoyens de la communauté. Ainsi, la date limite pour l’instauration de cette carte est fixée à 2017. Selon Abdoulaye Daouda Diallo s’est réjoui de l’adoption de ce projet de loi par les élus du peuple. « Cette carte aura l’avantage de supprimer la carte de séjour obligatoire pour les citoyens qui souhaitent rester plus de trois mois dans un pays autre que le leur, malgré l’instauration de la libre circulation des personnes et des biens », a-t-il relevé.
Le projet de loi présenté hier est composé de six articles. L’article 1 porte sur l’instauration de la carte biométrique, tandis que l’article 2 précise son caractère obligatoire pour les citoyens d’au moins 15 ans et peut être délivrée à ceux âgés d’au moins 5 ans. Cette précision concerne les critères de confection des passeports. Alors que l’article 3 détermine la durée de validité de 10 ans. Pour l’article 4, la carte comporte une puce électronique multi application qui pourrait servir de carte de santé, de permis de conduire, ou même de carte bancaire, etc. Mais sur cette question, Abdoulaye Daouda Diallo préconise « la plus grande prudence pour avancer sûrement ». Toutefois, les conditions de délivrance et de renouvellement de la ladite carte sont fixées par décret dans l’article 5. Et pour l’article 6, sont abrogées les dispositions contraires à la présente loi et notamment celles contenues dans la loi n°2 du 05-28 du 06 septembre 2005 instituant la carte d’identité nationale sénégalaise numérisée.

Outil de sécurité
Les cartes nationales d’identité devant expirer cette année ont été prorogées jusqu’au 31 décembre 2016 par décret du président de la République du 24 février 2016. « La carte d’identité biométrique est indiscutablement un élément d’intégration, mais aussi un outil de sécurité. Elle permettra de faire des économies, car elle sera à terme une carte multifonction avec une validité de 10 ans », relève les députés qui n’ont pas trouvé d’éléments à débattre. Les députés se demandent comment disposer de carte d’identité valable avec un état civil désorganisé, préconisant ainsi l’informatisation totale de celui-ci. Ils ont voulu savoir ce qu’il convient de faire en voyageant avec un enfant de moins de 5 ans. Ils estiment indispensable d’organiser des audiences foraines pour résorber le gap qui existe dans l’état civil et souhaitent connaître le coût de l’opération et sa date de démarrage. Autre fait signalé, les cartes d’identité pour des non-Sénégalais qui se procurent des extraits de naissance au Sénégal, sachant les difficultés de disposer d’un extrait de naissance fiable. Mais aussi, si la carte biométrique pourra servir de carte d’électeur.
Il est rappelé que les sept monnaies qui circulent dans l’espace Cedeao vont évoluer vers l’instauration d’une monnaie unique. Pour les enfants de moins de 5 ans, il leur sera attribué un numéro d’identification provisoire, qui ne change pas pouvant leur permettre de se procurer un passeport. De même pour les doublons d’identité, le ministre rassure que la base de données sera la même dans l’espace Cedeao. Les cartes d’identité actuelles ont coûté 7.000 FCfa la pièce. Et selon Abdoulaye Daouda Diallo, il est permis de penser qu’avec les avancées technologiques, les coûts pourront baisser.
En attendant, la carte d’identité biométrique constitue un élément majeur de la constitution d’une communauté de plus de 300 millions d’habitants sur un territoire de plus de 6 millions de km2 avec ses ressources et ses potentialités.

Cheikh Malick COLY


Après avoir vécu le 30 anniversaire de son mari, parrain de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, la veuve de feu Cheikh Anta Diop, Louise Marie Diop, née Maes, est décédée, hier, à Paris, dans sa 90 ème année, à la suite d’une longue maladie.
,La mauvaise nouvelle a été donnée par le service de communication de l’Ucad et sa famille. La veuve du savant et égyptologue, Cheikh Anta Diop, Marie Louise Diop, est auteure d'ouvrages sur la population en Afrique. Elle était aussi le soutien de son mari dans son combat pour réhabiliter les civilisations noires. « Elle fut une très bonne historienne, surtout de la démographie africaine. Elle a publié un très bon ouvrage sur la démographie et les populations africaines sur la longue durée où elle a fait preuve de la critique des sources anciennes de façon remarquable. Elle fut, comme son époux, un défenseur acharné de l’Afrique et des sociétés africaines », a témoigné hier le recteur de l’Ucad, le Pr Ibrahima Thioub, également historien.  
Marie Louise Diop est, en effet, docteur d'Etat en géographie humaine. Elle est l'auteure d'une vingtaine de publications, principalement consacrées à l'évolution de la population, de l'économie et de la société de l'Afrique noire, selon le site de la maison d'édition « Présence Africaine », basée à Paris, qui publiait les ouvrages du couple. Dans un de ses livres sur la population de l'Afrique précoloniale, Mme Diop affirmait que contrairement aux idées reçues, le continent, depuis la préhistoire jusqu'au 16e siècle, n'était pas sous-peuplé par rapport à d'autres parties du monde comme l'Europe.
Mme Diop disparaît alors que diverses manifestations sont organisées, cette année, pour marquer le 30e anniversaire du décès de Cheikh Anta Diop (1926-1986) dont l’œuvre a contribué à réhabiliter les civilisations nègres. Le Pr Diop qui appelait à la création d'un Etat fédéral d'Afrique noire fut, par ailleurs, un opposant au premier président du Sénégal, Léopold Sédar Senghor (1960-1980) mais aussi à son successeur, Abdou Diouf (1981-2000).
Selon ses thèses, les Noirs ont joué un rôle prépondérant dans la naissance de la civilisation de l'Egypte pharaonique, durant l'Antiquité, et plusieurs civilisations - grecque notamment - ont été influencées par les Egyptiens dans les domaines des sciences notamment. Ces thèses sur une Egypte nègre et ses liens avec l'Afrique noire sont contestées par plusieurs égyptologues, dont des français. La bibliographie du Pr Diop comprend aussi des ouvrages sur l'histoire de l'Afrique, les langues et les sociétés africaines, la physique, la politique et l'économie. Mme Diop sera inhumée à Thieytou, village natal de son mari, dans le centre du Sénégal, a affirmé un de ses enfants joint par téléphone. La date de l'inhumation à Thieytou, où repose le Pr Cheikh Anta Diop, n'a pas été précisée. Le couple Diop a eu quatre garçons. Mme Diop avait rencontré Cheikh Anta Diop quand celui-ci faisait des études en France pendant la période coloniale, à la Sorbonne (Paris), selon leur entourage.

D. MANE (avec l’AFP)


« Le Bureau origine du service environnement et facilitation export de l’Asepex a délivré, pour l’année 2015,  19.703 certificats d’Origine, toutes destinations confondues », indique un communiqué. « Cela entre dans ses  activités liées à l’instruction, à la délivrance et à l’authentification des certificats d’origine », précise la même source. Dans le document, l’on souligne une nette évolution des demandes de certificats d’origine par rapport à l’année 2014 durant laquelle 17.262 demandes ont été enregistrées. « Cette  évolution s’explique par le dynamisme des produits sénégalais sur les marchés extérieurs mais aussi par la  mise en œuvre de l’accord sur l’arachide entre le Sénégal et la Chine », explique-t-on. Selon le communiqué, six demandes de contrôle à posteriori de certificat d’origines formulées par les services de douane européenne ont été satisfaites.
Le certificat d'origine est un document normalisé qui, pour satisfaire aux exigences douanières et/ou commerciales communautaires ou étrangères, permet d'identifier les marchandises et par lequel l'Asepex certifie expressément que les marchandises auxquelles, il se rapporte, sont originaires du Sénégal et qu’elles peuvent bénéficier des préférences commerciales dont bénéficie l’origine Sénégal, explique-t-on. Au Sénégal, on distingue plusieurs types de certificats d’origine instruits, délivrés et authentifiés par les structures telles que l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (Asepex), la direction du redéploiement industrielle, les Bureaux frontaliers de la douane.

M. G.


Les dix candidats sélectionnés pour la finale du concours du challenge « Startupper de l’année par Total Sénégal sont connus,  indique un communiqué. Les finalistes sont : Thierno Souleymane Agne (Projet oriental agri), Mor Kébé Faye (Projet Sen-covoiturage), Betty Rokhaya Gning (Projet kiplas), Mouhamed Lamine Guèye (Projet jambaar), Mondoukpè Gracias Kedote (Projet Sekhmet), Astou Ndiaye (Projet Bioabondance), Aliou Badara Niang (Projet Colis-GP.com Ltd), Mamadou Sall (Projet Karangué), Médoune Gaye Sarr (Projet sénégalaise de transformation des produits locaux) et Ibrahima Khalil Sougoufara (Projet green electronics).    
Ces finalistes, précise le document, doivent confirmer le maintien de leur candidature « afin de bénéficier des séances de coaching pour leur permettre de préparer leur soutenance devant le jury. À l’issue de celle-ci, le jury annoncera, le 15 mars 2016, les trois lauréats de l’édition 2016 du challenge « Startupper de l’année par Total Sénégal. « Ceux-ci recevront une aide financière dédiée au développement de leur projet ainsi qu’un accompagnement personnalisé de la part de Total Sénégal », ajoute la même source. Les lauréats recevront leur récompense lors d’une cérémonie officielle de remise des prix.   
« Le Challenge « Startupper de l’Année par Total » est organisé simultanément dans 34 pays en Afrique. Il s’inscrit dans la politique globale de soutien de Total au développement socioéconomique de tous les pays du monde où le groupe est implanté, explique-t-on. Le document ajoute qu’il constitue « une initiative concrète pour contribuer localement au renforcement du tissu industriel et de l’emploi, à travers l’appui apporté aux entrepreneurs les plus audacieux et les plus innovants, dans la réalisation de leur projet. Cette démarche vise à faire émerger de nouvelles initiatives en Afrique, dans le respect des valeurs qui sont celles du groupe ».  
Total est un groupe mondial et global de l'énergie, l'une des premières compagnies pétrolières et gazières internationales, présent dans plus de 130 pays.

S. D. SY


Le chef de Cabinet de l’ancien président de la République Abdoulaye Wade demande à l’Etat de réhabiliter la voie de contournement pour permettre aux Sénégalais de ne plus passer par la Gambie. Il invite les plus hautes autorités à construire cette route qui permettra de rallier les trois régions de la Casamance naturelle au reste du pays en passant par Tambacounda. Pour ce faire, il suggère une diminution du prix du carburant pour soulager les transporteurs et les usagers qui désireraient passer par cet axe. Selon lui, cela mettrait définitivement un terme aux sauts d’humeur des autorités gambiennes. Il dit avoir préféré passer par Tambacounda pour venir à Kolda où il s’est entretenu avec les responsables et militants de son parti sur l’actualité politique nationale dominée par le référendum du 20 mars prochain. Il précise n’avoir pas été mandaté par la direction du Pds ou du Front du « Non ».   

Mamadou Aliou DIALLO


Mohamed Dionne PM 1Le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, a réaffirmé, à l’ouverture du 1er Forum africain du Business Halal, qui se tient du 3 au 5 mars, à Dakar, l’engagement de l’Etat du Sénégal à s’inscrire dans la dynamique de promotion de ce mode de financement, en levant toutes les contraintes y afférentes.

Par une approche bien coordonnée, le gouvernement Sénégalais a décidé de contribuer à l’expansion du marché Halal et à profiter des opportunités de financement et des affaires commerciales de ce secteur en plein expansion dans le monde. Le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne l’a dit, hier, à l’ouverture du 1er Forum africain du Business Halal organisé par le ministère du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des Pme, avec comme thème : « Vers une dynamisation des échanges commerciaux avec les pays du Golfe et d’Asie ». En présence des leaders, cadres et entrepreneurs du monde musulman,  M. Dionne a fait part de la volonté  de l’Etat à soutenir les stratégies qui seront esquissées à l’issue de cette rencontre qui vise à fédérer les actions des Etats membres de l’Organisation de la conférence islamique (Oci). Pour le Premier ministre, l'harmonisation des règles sur la normalisation et la certification des produits halal doit figurer au rang des priorités. Il en est de même du renforcement des échanges commerciaux entre les pays membres de l'Oci. « Le Business Halal est devenu une nouvelle opportunité qui a franchi les frontières géographiques et religieuses. L’Afrique du Sud est devenue un gisement d’emplois et de richesses, pourquoi pas nous ? », a déclaré le Premier ministre. Il a insisté sur la nécessité de lever un certain nombre de contraintes notamment les barrières non tarifaires avec un cadre réglementaire complexe qui varie d'un pays à un autre et d'une région à une autre. Secteur très dynamique, le marché alimentaire du halal représente 20 % des échanges alimentaires mondiaux et pèse plus de 670 milliards de dollars américain, avec une croissance annuelle de 15%, comme l’a rappelé le Premier ministre. « En Afrique, a-t-il ajouté, le potentiel du marché du halal est estimé à 150 milliards de dollars américains. »

Nouveau tournant
Le Pr Khadiyatoulah Fall, président du Salon international du business musulman (Sibm), a salué cette volonté du gouvernement d’accompagner « ce projet porteur de dynamique et qui vise une émergence économique selon l’éthique musulmane ». « C’est cette volonté qui a fait le succès de la Malaisie et du Maroc par exemple », a dit le Pr Fall. « Les défis sont pressants mais il y a également une nécessité de réfléchir sur les moyens de tisser une alliance entre le Halal et le monde des affaires », a-t-il ajouté, soulignant que ce nouveau paradigme du marché, doit servir de levier de développement pour les pays africains notamment le Sénégal.

Il a mis en exergue la puissance économique du Halal avec 1,6 milliard de musulmans dans le monde soit 28 %. « Le marché est loin d’être saturé, la production halal n’est que de 13%. Les pays africains dont le Sénégal doivent avoir l’ambition de bien se positionner sur ce marché. Nous espérons, au sortir de cette rencontre, jeter les bases d’une économie basée sur le halal », a-t-il lancé.

Le ministre délégué auprès du ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie numérique du Maroc a félicité cette démarche novatrice de même que le représentant du Groupe de la Banque islamique de développement dont le partenariat avec le Sénégal a été magnifié lors de cette rencontre.

Les  autres intervenants ont mis l’accent sur la nécessité d’une uniformisation des certifications, la mise en place d’agences certifiées en Afrique pour mettre en œuvre des stratégies de croissance économique et des stratégies d’attraction des investisseurs en Afrique.

Le Halal  qui dépasse le secteur agro alimentaire, pharmaceutique, cosmétique, textile et touristique propose des services financiers visant à accélérer la croissance. Le Halal présente aussi des perspectives heureuses pour les entreprises en particulier les Pme/Pmi sur les marchés émergents.

Mamadou GUEYE



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