banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Affaires et Finances (3294)

Les centrales solaires photovoltaïques de Kael (Touba) et Kahone seront réalisées par le consortium Engie-Meridiam. Elles seront mises en service fin 2019. L’assurance est de Ibrahima Amadou Sarr, président de la Commission de régulation du secteur de l’énergie (Crse).

Les centrales solaires photovoltaïques de Kael (Touba) et de Kahone seront mises en service fin 2019. L’annonce a été faite, hier, par Ibrahima Amadou Sarr, président de la Commission de régulation du secteur de l’électricité (Crse). Il s’exprimait lors de la cérémonie de publication définitive de l’appel d’offres pour la réalisation de ces deux centrales. Selon M. Sarr, dans la mise en œuvre du projet Scaling Solar, objet d’un partenariat entre le Sénégal et la Banque mondiale pour la promotion des énergies renouvelables, la Crse avait lancé, en octobre dernier, l’appel d’offres relatif à la sélection de producteurs indépendants d’électricité pour des centrales solaires photovoltaïques d’une capacité cumulée de 60 Mw. Ainsi, explique-t-il, au terme de l’évaluation des offres reçues en mars dernier, la Crse a publié l’attribution définitive. Le marché a été confié au consortium Engie-Meridiam. « Après évaluation des offres au regard des critères technique et commercial, le consortium Engie-Meridiam qui a proposé les tarifs les moins disant (3,9831 c euro/kwh soit 26,1274 FCfa/kwh pour le projet de Touba et 3,8016 c euro/kwh soit 24,9369 pour le projet de Kahone a été déclaré attributaire », lit-on dans le document remis à la presse. Par ailleurs, précise-t-on, n’ayant enregistré aucun recours ni contestation des autres soumissionnaires, la Crse a approuvé le procès verbal transmis par la commission des marché et déclaré attributaire définitif le consortium Engie-Meridiam pour les centrales de Touba et de Kahone.

Le président de la Crse affirme qu’une analyse comparative permet de constater qu’il s’agit d’un record par rapport au coût moyen de production des centrales thermiques de Senelec d’environ 90 FCfa/kwh en 2017 et aux projets solaires mis en œuvre ces dernières années d’un coût moyen de 65 FCfa/kwh mais également comparativement aux projets solaires régionaux. Il a déclaré que tout est prêt pour le démarrage des travaux. « Les travaux vont démarrer dans quelques jours. Tous les obstacles ont été levés. La mise en service des deux centrales est prévue en fin 2019 », a annoncé M. Sarr. Il a saisi cette occasion pour inviter le consortium à démarrer et à accélérer les travaux afin de respecter les délais.

Aliou KANDE

Selon le rapport Africa’s Pulse de la Banque mondiale, qui analyse l’état des lieux des économies africaines, la croissance économique africaine rebondit, mais lentement. Pour le Sénégal, les perspectives de croissance sont bonnes et notre pays devrait avoir un taux autour de 7% pour 2018 et 2019.

Le rapport semestriel Africa’s Pulse de la Banque mondiale, qui fait l’état des lieux des économies africaines, a été présenté, hier, via visioconférence, depuis Washington par l’économiste en chef de la Banque mondiale pour la région Afrique, Albert Zeufack. Le rapport révèle que pour l’Afrique subsaharienne, «la croissance économique rebondit, mais très lentement». Cette croissance devrait atteindre 3,1% en 2018, et s’établir à 3,6% en moyenne sur 2019-2020 après les 2,6% en 2017. Le Sénégal fait partie, selon le document, des pays ayant les meilleures perspectives de croissance en Afrique. «Parmi les pays pauvres en ressources naturelles, les membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), emmenés par la Côte d’Ivoire et le Sénégal, conserveront une croissance solide, étayée par des investissements d’infrastructure», apprend le rapport de la Banque mondiale. Albert Zeufack confirme aussi que le Sénégal et la Côte d’Ivoire continuent de croître à des taux élevés. Même constat pour l’économiste principal du bureau de la Banque mondiale du Sénégal, Julio Ricardo Loayza qui explique que «les perspectives de croissance du Sénégal sont assez bonnes». D’après les estimations du Groupe de la Banque mondiale, en 2018, la croissance du Sénégal est attendue aux alentours d’un peu plus de 7%. Pour l’année 2019, la croissance devrait aussi se situer à plus de 7%. L’économiste principal du Bureau de la Banque mondiale au Sénégal soutient que cette croissance dynamique s’explique par le fait que le Sénégal maintient un fort cadre macroéconomique et une stabilité politique et sociale favorable aux investissements. Pour Julio Ricardo Loayza, le Plan Sénégal émergent (Pse) et ses réformes ont été aussi favorables à l’évolution de la croissance. Il ajoute que les capitaux privés réagissent à l’évolution de cette croissance, en accompagnant l’État. Car dit-il, «on ne peut pas avoir de croissance sans les investissements privés». L’économiste principal du Bureau de la Banque mondiale du Sénégal estime que le Sénégal a eu de la chance avec la bonne pluviométrie ayant entrainé un bon hivernage et de bonnes productions agricoles. «Au Sénégal, s’il y a un problème avec l’agriculture, cela se ressent, mais ces dernières années, il y a eu un bon climat. La baisse du prix du pétrole a été un avantage pour le Sénégal, importateur de ressources pétrolières», a laissé entendre M. Loayza qui est d’avis que les résultats du Pse son assez bons et qu’il faut travailler sur la durabilité de cette croissance.

Sur le plan africain, le rapport renseigne que le rythme modéré de l’expansion économique reflète la reprise progressive de la croissance dans les trois plus grandes économies de la région à savoir le Nigéria, l’Angola et l’Afrique du Sud. Par ailleurs, l’activité économique va repartir à la hausse dans certains pays exportateurs de métaux, sous l’effet de l’embellie de la production et de l’investissement dans le secteur minier. «Pour nombre de pays d’Afrique, le redressement économique est menacé par les fluctuations des cours et de la production des matières premières.

Cela montre combien il est important que les pays renforcent leur résilience en faisant des stratégies de diversification une priorité absolue», a affirmé Punam Chuhan-Pole, économiste principale à la Banque mondiale et auteur du rapport.

Oumar KANDE

SURENDETTEMENT : LE SÉNÉGAL CLASSÉ DANS LA CATÉGORIE « RISQUE BAS »
Par rapport à l’endettement, le rapport a révélé que le ratio de la dette publique sur le Pib augmente en Afrique subsaharienne, et la composition de la dette évolue, à mesure que les pays abandonnent les sources traditionnelles de financement concessionnel et se financent davantage sur les marchés. «L’alourdissement du fardeau de la dette et l’exposition croissante aux risques de marché suscitent des inquiétudes à propos de la viabilité de la dette. En mars 2018, 18 pays étaient classés comme étant exposés à un risque élevé de surendettement, contre huit en 2013», lit-on dans le document. Pour le Sénégal, l’économiste principal du Bureau de la Banque mondiale, Julio Ricardo Loayza, a souligné que notre pays «se classe dans la catégorie risque bas» de surendettement soit le seul pays en Afrique de l’Ouest.

Pour lui, la dette n’est pas un problème au Sénégal, mais elle est en train de croître très rapidement. Cette dette est passée de 60% du Pib en 2016 à 61% du Pib en 2017. Même si c’est en deçà de la directive de l’Uemoa qui la fixe à 70% du Pib, Ricardo Loayza pense que cette dette coûte cher à l’État du Sénégal. Toutefois, il assure qu’au Sénégal, les emprunts sont utilisés pour financer des projets bien gérés.

L’économiste en chef de la Banque mondiale pour la région Afrique, Albert Zeufack, lui, a martelé que, «nos pays doivent faire attention à la structure de la dette qui est en train d’évoluer alors que les prêts concessionnels sont les plus adaptés pour financer les économies».

O. KANDE

En plus de soulager les populations, les infrastructures mises en place par le Pudc commencent à générer des revenus pour les populations. En visite dans la région de Thiès, le ministre en charge de ce programme, Souleymane Jules Diop, a annoncé que l’accent sera mis, dans la deuxième phase, sur les chaînes de valeur.

Sur un périmètre de cinq hectares, poussent plusieurs variétés de légumes : de la patate, du piment, de l’oignon, mais aussi quelques tiges de maïs. Nous sommes à Sewekhaye, un petit village de la commune de Ngoudiane. Ce petit jardin entretient, aujourd’hui, l’espoir de beaucoup de jeunes de cette localité. Certains ont même quitté Dakar pour rentrer chez eux et travailler la terre. 11 villages cogèrent l’espace avec un investissement initial de 6 millions de FCfa. Ces villageois ont eu l’ingéniosité de créer une société en mars 2017 et de vendre les parts, avant de démarrer les activités au mois de juin de la même année. Au total, 400 parts ont été vendues à 15.000 Fcfa chacune. Aujourd’hui, ils misent sur un chiffre d’affaire annuel de 90 millions de FCfa.

Mais cette activité économique est rendue possible par un forage érigé à Sewekhaye par le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc). Quelques mois après l’inauguration de cette infrastructure tant sollicitée par les populations pour développer des activités génératrices de revenus, le ministre en charge du programme est retourné sur place pour faire le suivi et les encourager. Les populations en ont profité pour lui faire part de leurs craintes. Les jeunes de Sewekhaye ont même récemment fait une sortie pour dénoncer la hausse programmée du m3 d’eau qui, avec la privatisation, risque de passer de 150 FCfa à 250 FCfa pour les ménages et 200 FCfa pour ceux qui pratiquent des activités génératrices de revenus. Ils ont réitéré cette préoccupation devant le ministre. Mais Souleymane Jules Diop les a rassurés que si le m3 d’eau ne connait pas de baisse, il n’augmentera pas.

Aussi, pour mieux développer leur périmètre maraîcher, les villageois ont sollicité du ministre un magasin de stockage, un véhicule de livraison, un tracteur, une unité de transformation etc. Le ministre en charge du Pudc a annoncé que dans la deuxième phase de ce programme, l’accent sera mis sur les chaînes de valeur. « Nous sommes aussi venus pour vous parler de la phase 2 du Pudc qui est encore plus importante en termes de volume de financements mais aussi en orientation de nos investissements. Nous allons beaucoup faire dans les chaînes de valeur, nous allons construire des postes de santé. Nous nous attaquerons directement au bien-être des populations », a indiqué M. Diop. Concernant les préoccupations exprimées, il a promis de les porter au plus haut niveau. Mais en attendant, il leur a offert, à titre personnel, 1 million de FCfa pour gérer les affaires courantes.

Après Sewekhaye, cap sur Fandène Diayane, un village perdu dans le Cayor. Là aussi, a dit le ministre, il est venu apporter la bonne nouvelle aux populations de ce village. « Je suis venu apporter un message rassurant aux populations. Dans cette localité, il y a cinq villages à électrifier. Nous avons fini avec les quatre et pour celui qui reste, nous serons là dans la deuxième quinzaine du mois de mai pour le raccorder. Je suis venu également vous témoigner que le ministre Augustin Tine est très collé aux préoccupations des populations. Depuis bientôt trois ans, il ne cesse de me rappeler les besoins de sa commune en termes d’eau, d’électricité, d’équipements mais aussi de pistes rurales », a dit Souleymane Jules Diop devant le ministre des Forces armées et le maire de Ngoundiane, Mbaye Dione. Le ministre en charge du Pudc a rappelé également que pour l’année 2018, c’est une enveloppe de 336 milliards de FCfa, plus les 30 milliards de la Délégation générale à l’entrepreneuriat rapide qui sont prévus.

Ndiol Maka SECK

Le Premier ministre a présidé, hier, un conseil ministériel sur la situation des impactés du projet du Train express régional (Ter). Au sortir de la rencontre, le gouverneur de Dakar a annoncé que «désormais, à côté de l’indemnisation financière, le président de la République a accédé à la demande du collectif pour que du foncier soit attribué gratuitement aux populations concernées».

Suite à la rencontre entre les impactés du Train express régional (Ter) et le président de la République, le 15 avril dernier, le Premier ministre a présidé, hier, un conseil interministériel sur la situation. Les impactés ont été représentés par le président de leur collectif, Ibrahima Cissé. Au sortir de la réunion, le gouverneur de Dakar, qui s’est adressé à la presse, a annoncé que l’indemnisation mixte (argent et foncier) n’était pas prévue, mais le Chef de l’Etat a demandé qu’on corrige et cela sera fait. «Désormais, à côté de l’indemnisation financière, le président de la République a accédé à la demande du collectif pour que du foncier soit attribué gratuitement aux populations concernées. Pour donner corps à cette vision du président de la République, le Premier ministre a donné des instructions très fortes», assure le gouverneur de Dakar, Mouhamed Fall. C’est ainsi que le site du Lac Rose est annoncé et les superficies seront déterminées d’ici à la réunion d’évaluation qui sera prévue en fin avril. Parallèlement à cela, le gouverneur poursuit que les autorités accédant à la demande du collectif, du foncier est à trouver dans un rayon de proximité et «certains ont proposé même des sites comme celui des environs du Camp de Thiaroye». «Le Premier ministre a donné des instructions pour faire le point de ce qui est disponible.

Cet état des lieux sera fait et, à la date convenue, le compte rendu lui sera fait», a affirmé le gouverneur.

Il a également indiqué que la réunion a permis de passer en revue le mécanisme de libération des emprises. «Nous avons également examiné ensemble le taux de libération des emprises. A ce niveau, il y a plusieurs séquences. Il y a des zones où nous n’avons constaté que des places d’affaires, mais il y a des endroits où les impacts sont plus lourds sur le plan social», laisse entendre M. Fall.

Des barèmes à réadapter, la Der va financer les jeunes et les femmes impactés
Le gouverneur de la région de Dakar reconnait qu’à Pikine, la situation est plus difficile «parce que nous avons un impact plus lourd en termes de maisons qui seront libérées». «C’est la raison pour laquelle le président de la République, qui a écouté les populations impactées, a modifié le schéma de fonctionnement du mécanise de libration», affirme-t-il. Pour le gouverneur, dans les commissions d’évaluation, ces orientations seront faites et les barèmes seront réadaptés.

En plus de cela, le Premier ministre a donné des instructions au délégué général à l’entrepreneuriat rapide des jeunes et des femmes (Der) pour que des financements soient mobilisés très rapidement pour les jeunes et les femmes impactés. « Nous allons vers le Crd du 24 avril et la situation de chaque département sera faite. Nous allons mettre le focus sur le groupe vulnérable pour que les activités socioéconomiques ne se dispersent pas», explique le gouverneur.

Compte tenu de ces avancées, le coordonnateur national du collectif des impactés du Ter, Ibrahima Cissé, a exprimé toute sa joie. «Nous avons poussé un ouf de soulagement aujourd’hui, puisque que depuis deux ans, nous attendions ce moment. Après toute cette souffrance, le Premier ministre nous a enlevé une grosse épine du pied. Il se profile aujourd’hui des perspectives de dénouement heureux. Il y a un soulagement et un espoir qui renait au sein de cette communauté», se réjouit le coordonnateur des impactés du Ter. Il assure que toutes les préoccupations ont été prises en compte, notamment l’indemnisation mixte (argent et foncier) et la hausse du barème. De ce fait, il pense que les travaux qui ont accusé un léger retard ne doivent plus attendre et dit-il, «on est prêt à collaborer avec l’autorité de l’État pour que ce projet n’ait plus d’obstacle».

Oumar KANDE

Le taux de pression fiscale du Sénégal a enregistré un repli en passant de 15,7 % en 2016 à 14,8 % en 2017, soit une baisse de 0,9 %. C’est ce qu’a révélé la Revue annuelle sectorielle du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan présentée, hier. L’État compte élargir l’assiette fiscale afin de porter le taux actuel à la norme communautaire de l’Uemoa supérieur ou égal à 20%.

La Revue annuelle conjointe présentée, hier, a permis au ministère de l’Économie, des Finance et du Plan d’évaluer les performances dans la gouvernance économique et financière à travers la mesure des résultats obtenus en 2017 et au regard des objectifs fixés et des moyens mobilisés. Les résultats de cette revue ont mentionné les efforts réalisés par le Sénégal sur le plan macroéconomique. En 2017, le Sénégal a respecté quatre critères de convergence contre trois en 2016, Selon Malick Cissé, chef du bureau de coordination et de supervision à la cellule de l’évaluation et de la performance dudit ministère. Il s’agit du solde budgétaire global sur Pib nominal (-2,9%), du taux d’inflation moyen annuel (1,3%), de l’encours de la dette publique (61,24 %) et du ratio de la masse salariale sur recettes fiscales (29,5%). Sur le plan communautaire, ces taux sont respectivement supérieur ou égale à -3, (inférieur ou égal à 3%), (inférieur ou égal à 70 %) et inférieur ou égal à 35 %).

Toutefois, des contreperformances ont été notées sur le taux de pression fiscale qui est passé de 14,8 % en 2017 contre 15,7 % en 2016, soit une baisse de 0,9 %. M. Cissé explique que le non respect de ce critère est dû au changement de l’année de base des comptes nationaux. « Avec ce nouveau mode de calcul, il y a une répercussion sur la valeur du taux de pression fiscale. Ce qui fait que notre pays n’a pas pu le respecter », justifie Malick Cissé.

A l’en croire, des mesures ont été prises pour corriger ce manquement. Il s’agit, entre autres, de la modernisation de l’administration fiscale avec la mise en place, par la direction générale des impôts et domaine, d’instruments innovants (télé-déclaration, télépaiement, e-taxe…). L’objectif est de faire passer le taux de pression fiscale de 14,8 % à 20 % comme fixé par la norme communautaire. Ce qui devrait permettre à notre pays d’élargir son assiette fiscale en vue d’une amélioration de ses recettes. Toutes ces initiatives devraient, à terme, permettre au Sénégal de corriger son taux de pression fiscale. «Il y va de l’intérêt du Sénégal de revoir à la hausse ce taux pour mobiliser des ressources financières en vue de financer son économie», estime Malick Cissé. Il explique également le repli du taux de pression fiscale par le fait qu’un nombre important d’usagers n’ont pas le réflexe de payer l’impôt. «Beaucoup de ressources sont perdues en raison d’un manque de collecte d’impôts et de taxes.

Exploiter les niches
Il existe des niches qui doivent être exploitées comme le secteur informel », souligne le chef du bureau de coordination et supervision à la cellule de l’évaluation et de la performance. Il soutient que si l’administration fiscale parvient à élargir l’assiette, cela permettra de booster le taux de pression fiscale à un niveau même supérieur à la norme communautaire. Pour le Secrétaire général du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, Bassirou Samba Niass, même si le Sénégal a réalisé des performances considérables sur le plan macroéconomique, il lui reste des défis à relever tels que la mobilisation des ressources financières, surtout celles externes avec le secteur informel. Il convient de rappeler qu’il y a eu une progression de 3,0 % sur la mobilisation des recettes fiscales estimées à 1.844,9 milliards de FCfa en 2017, contre 1.791,2 milliards en 2016.

Abdou DIAW

L’INVESTISSEMENT EN PROGRESSION DE 7,7% EN 2017
La formation brute de capital fixe (Fbcf), l’agrégat économique qui mesure, en comptabilité nationale, l’investissement a progressé 7,7 % en 2017 contre 7,0 % en 2016. En pourcentage du Pib, l’investissement s’est maintenu à 23,1 % dont une contribution de plus de 23 % de la part du public.

A. DIAW

CES CONTRAINTES DANS L’ADOPTION DES RÉFORMES BUDGÉTAIRES
La Revue annuelle sectorielle fait état de quelques contraintes dans la mise en œuvre des réformes budgétaires et financières. Ces difficultés ont trait, entre autres, au report de l’entrée en vigueur des budgets programmes au 1er janvier 2020 ; à la prise en charge tardive de la problématique de la déconcentration de l’ordonnancement et à l’insuffisance de formation adaptée des agents chargés d’intervenir sur la chaine de dépense.

A. DIAW

4.212 MARCHÉS PUBLICS IMMATRICULÉS
Au terme de la commande publique, 4.212 marchés publics ont été immatriculés pour un montant global de 1.893 milliards de FCfa en 2016 contre 2.326,6 milliards en 2016, soit une baisse de 433,6 milliards, soit (-18,6%).

A. DIAW

PRÈS DE 77% DES CIBLES DES ODD PRIS EN COMPTE DANS LE PSE
Pour ce qui concerne le suivi de la mise en œuvre des Odd, en 2017, près de 77 % des cibles de ces objectifs ont été pris en compte dans la mise en œuvre du Pse. 61,5 % des indicateurs Odd sont pour le moment adéquats avec le système national de suivi des politiques publiques. Les indicateurs sociaux et économiques sont les mieux renseignés avec respectivement des taux de 78,5 % et 74,5 %.

A. DIAW

TAUX DE CROISSANCE PROJETÉ À 7% EN 2018
En 2018, l’activité économique devrait rester dynamique avec la poursuite des projets structurants du Pse. Selon les projections du Mef, le taux de croissance du Pib réel est projeté à 7,0 % contre 7,2 % en 2017. Pour l’inflation mesurée par le déflateur du Pib, elle est projetée à 2,2 % en 2018, contre 1,7 % en 2017. Enfin, pour le déficit budgétaire, il devrait se situer à 3,5 % contre une estimation de 2,9 % du Pib en 2017.

A. DIAW

LE BUDGET DU MINISTÈRE EXÉCUTÉ À 84%
Le budget total du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, hors comptes spéciaux du trésor, est évalué, en 2017, à 114,330 milliards de FCfa, contre 130,390 milliards de FCfa en 2016. S’agissant du taux d’exécution budgétaire dudit ministère en 2017, il se situe à 84 % contre 89,01 % en 2016, soit un repli de 5,01 %.

A. DIAW

LA DETTE PUBLIQUE ÉVALUÉE À 5.848,5 MILLIARDS DE FCFA
S’agissant de la gestion des finances publiques, l’encourt de la dette est estimé, au 31 décembre 2017, à 5.848,5 milliards de FCfa (soit 61, 24% du Pib) contre 5.312,1 milliards (61,01% du Pib) en 2016, soit une hausse de 10 %. Il est composé de la dette extérieure (78 %) et de la dette intérieure (22 %). Cependant, rassure le Mef, les analyses de la viabilité de la dette publique effectuées par le Comité national de la dette publique (Cndp) et le Fmi révèlent que le Sénégal présente un risque de surendettement faible.

A. DIAW

LA MASSE SALARIALE SUR UNE TENDANCE HAUSSIÈRE
En 2017, la gestion de la masse salariale a été marquée par une hausse de 6,3 % des dépenses de personnel qui sont passées de 563,62 milliards de FCfa en 2016 à 599,8 milliards de FCfa en 2017. Certaines mesures prévues depuis 2012 ont été maintenues en 2017. Il s’agit du plafonnement des rappels, l’application des dispositions légales et règlementaires pour l’attribution des indemnités horaires pour travaux supplémentaires et la maîtrise de l’intégration des corps émergents dans la Fonction publique.

A. DIAW

Dans son cycle de conférences « Les vendredis de Supdeco », cet établissement d’enseignement supérieur a organisé, hier, une conférence qui a été animée par George Hodgson, ambassadeur de Grande Bretagne au Sénégal. Traitant du thème sur «l’impact du Brexit», M. Hodgson a indiqué que son pays entend renforcer sa coopération avec le continent africain notamment avec le Sénégal.

La Grande Bretagne sera plus engagée et active dans le continent africain, après le Brexit, a assuré son ambassadeur au Sénégal, George Hodgson. Il animait une conférence dans le cadre du cycle de conférences «Les vendredis de Supdeco», en traitant le thème sur l’impact du Brexit. Mieux, ce pays souhaite être le premier investisseur au Sénégal. «Au Sénégal, nous nous attendons à ce que la Grande-Bretagne devienne, dans les années à venir, le premier investisseur non seulement dans le secteur des hydrocarbures mais aussi grâce à une panoplie d’autres investissements dans l’agriculture, les énergies renouvelables», a déclaré M. Hodgson. «En quittant l’Ue, ajoute-t-il, nous continuerons à offrir aux pays en développement, une trentaine en Afrique dont le Sénégal, un accès à notre marché en franchise de douane ainsi qu’une diminution des tarifs douaniers sur l’exportation ». Il a rappelé que l’Afrique et la Grande-Bretagne entretiennent des liens historiques, linguistiques, institutionnels, culturels et économiques. «La Grande Bretagne est le premier investisseur en Afrique. Nous consacrons plus de cinq milliards d’euros par an à l’aide publique au développement du continent», a affirmé le diplomate. Il a indiqué que le poids démographique de l’Afrique va augmenter et les opportunités seront énormes pour le continent et pour le reste du monde. Dans ce cas, poursuit-il, le commerce sera au cœur du partenariat entre la Grande Bretagne et l’Afrique. George Hodgson a déclaré que son pays a prévu la création de nouvelles ambassades dans le monde et en Afrique ainsi que le renforcement de son corps diplomatique.

Dans sa communication, il est revenu sur le référendum de juin 2016 qui a conduit à la sortie de la Grande Bretagne de l’Union européenne (Brexit). Selon lui, 52 % de la population avaient voté pour quitter l’Ue. M. Hodgson a souligné qu’en mars 2017, le gouvernement a soumis à l’Ue son intention formelle de quitter. Le processus, explique le diplomate, va durer deux ans. Il a indiqué qu’en mars 2019, la Grande Bretagne va quitter l’Ue et qu’un accord a été trouvé pour la période de transition. « Actuellement, la priorité, c’est finaliser l’accord de sortie, faire avancer les négociations sur les relations entre le Royaume-Uni et l’Ue », a indiqué l’ambassadeur. Selon lui, le souhait des autorités britanniques est le succès de l’Ue. «Nous souhaitons que l’Ue soit un succès. C’est dans notre intérêt. En plus, le Royaume-Uni reste et restera un pays européen», a ajouté George Hodgson, en appelant à des relations fortes, ambitieuses dans différents domaines comme la sécurité, le commerce.

Aliou KANDE

L’Agence belge de coopération au développement (Enabel) et le Réseau des journalistes associés aux questions agricoles, à l’élevage et à la pêche (Rejaques) ont signé, hier, une convention de partenariat. Elle vise à impliquer les journalistes dans la promotion d’emplois durables dans le bassin arachidier.

Dans le Projet d’appui à la réduction de l’émigration rurale dans le bassin arachidier (Parerba), l’Agence belge de coopération au développement (Enabel) et le Réseau des journalistes associés aux questions agricoles, à l’élevage et à la pêche (Rejaques) ont signé, jeudi, une convention de partenariat. Par cet acte, Enabel veut impliquer les journalistes dans la promotion d’emplois durables dans les chaines de valeurs agricoles du bassin arachidier. «Afin que les informations soient bien comprises, bien communiquées et transmises fidèlement au public, le Parerba et le Rejaques travailleront en synergie pour renforcer les capacités des professionnels de l’information sur les thématiques de l’agriculture, la migration, les chaines de valeur agricole et l’entrepreneuriat », indique le document remis à la presse. A cet effet, un atelier de mise à niveau sera organisé en mai avec le concours de l’Ue et de l’Oim (Organisation internationale pour les migrations). A travers cette convention, le Parerba apportera également un appui technique au réseau dans l’amélioration de sa plateforme d’information agroactu.net. Deux visites de terrain sont prévues dans le plan d’actions conjoint. La première est destinée à faire découvrir aux journalistes les sites agricoles pilotes en valorisation et le dispositif d’accompagnement des jeunes producteurs. La seconde sera une occasion pour faire un bilan d’étape des résultats du projet. Le Rejaques sera également impliqué au processus de capitalisation et à la campagne de sensibilisation dénommée «Tekki Tour ».

Le «Tekki Tour » est une tournée de sensibilisation qui fera une caravane dans les cinq régions d’intervention du projet et qui tiendra 4 grandes shows de sensibilisation dans quatre d’entre elles.

Les sites retenus pour les shows sont Mbour, Bambey, Kaolack et Fatick. « Nous voulons que le réseau nous aide à communiquer avec le grand public, les organisations patronales pour attirer les jeunes dans l’économie rurale », a déclaré Alessio Salvadori Pannini, responsable du projet Parerba. Il a ajouté que cette convention de partenariat vise à renforcer les capacités des journalistes mais également à travailler avec Enable pour lutter contre l’émigration rurale à travers le Parerba. L’objectif, selon lui, est la création de six mille emplois dans ces cinq régions.


Issa Touré, président du Rejaques a indiqué que le réseau compte soutenir les activités du Parerba, les vulgariser. « Nous allons s’impliquer pleinement pour la réussite du projet », a-t-il dit. Le projet est financé par l’Ue pour un montant total de 18 millions d’euros (plus de 11 milliards de FCfa).

A. KANDE

A la suite des gouverneurs et walis des deux pays, les ministres de l’Elevage du Sénégal et de la Mauritanie ont présidé, jeudi dernier, les réunions du comité paritaire en charge du suivi de la transhumance transfrontalière entre les deux pays. Une déclaration finale a sanctionné les travaux avec des accords trouvés entre la République islamique de Mauritanie et le Sénégal.

Lors de ce comité paritaire qui a enregistré la participation des gouverneurs de Saint-Louis, Louga, Matam et Tambacounda et les Walis des wilayas du Trarza, du Brakna, du Gorgol et du Guidimakha, les autorités se sont réjouies de la réussite des échanges. En effet, des discussions autour de plusieurs points, à savoir l’accord règlementant la transhumance transfrontalière entre les deux pays, le protocole de coopération dans le domaine de la santé animale, de la santé publique vétérinaire et des productions animales, la situation pastorale dans les deux pays et le commerce du bétail, ont permis d’aboutir à un consensus.

Le comité paritaire a noté, avec satisfaction, la mise en œuvre des recommandations de la Déclaration de Nouakchott de mai 2015, notamment l’exécution par la commission ad hoc du recensement du cheptel transhumant au Sénégal et en Mauritanie, les échanges d’informations zoo-sanitaires, la contribution de la Mauritanie à l’approvisionnement en moutons du marché sénégalais à l’occasion de la Tabaski ou Aid El Kebir 2017, etc.

Malgré tout, les préoccupations portant sur le non-respect de certaines dispositions du protocole d’accord règlementant la transhumance transfrontalière entre les deux pays, notamment les formalités administratives, les points de passage officiels, les effectifs, les zones et la durée de séjour autorisés, de même que la non-harmonisation des tarifs de l’eau et de l’aliment bétail appliqués aux transhumants et aux résidents, et la sécurité des biens et des personnes demeurent autant de questions à régler.

Cette réunion entre dans le cadre de la coopération multisectorielle entre les deux Etats. Aux questions liées à la transhumance frontalière et la pêche, s’adjoint depuis quelques temps, la décision des deux gouvernements « d’exploiter ensemble les ressources naturelles que partagent nos deux peuples liés par la géographie et l’histoire, la religion, la culture et le sang », a souligné Mme Aminata Mbengue Ndiaye, ministre de l’Elevage et des Productions animales. Ainsi, poursuit-elle, dans le domaine de l’élevage, il est constaté l’amélioration nette de « nos relations sur la protection sanitaire du cheptel, le commerce du bétail et la transhumance transfrontalière ». Pour sa part, Mme Vatma Vall Mint Soueina, ministre de l’Elevage de la République islamique de Mauritanie, est également revenue sur l’exemplarité des relations entre nos pays. Les deux ministres ont réitéré leur attachement à l’accord portant sur la transhumance transfrontalière liant les deux pays et l’importance de la tenue régulière des réunions du comité paritaire. Aussi, ont-elles réaffirmé l’engagement des autorités à mettre en œuvre les dispositions dudit accord.

Amadou Maguette NDAW

La Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) a réussi à collecter, sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), 38 milliards de FCfa.   

La Senelec a réussi son pari. Elle cherchait 30 milliards de FCfa sur le marché de l’Uemoa, à un taux de 6,5 %, sur une période de 7 ans, dont deux ans de différé. Elle a récolté 8 de plus, c’est-à-dire 38,250 milliards de FCfa. Les ressources levées sont destinées, principalement, au financement partiel du Plan d’actions prioritaires (Pap) 2016-2018 de ladite société, première phase de son Plan stratégique « Yessal Sénélec 2020 ». Cet emprunt obligataire avait été lancé le 20 février dernier et les investisseurs avaient jusqu’au 20 mars pour souscrire. Un franc succès que Marie-Odile Sène Kantoussan de Cgf Bourses, un des deux membres, avec Impaxis Securities du consortium qui a conduit cette opération, n’a pas manqué de souligner. « L’opération a été souscrite dans les délais prévus à hauteur e 127,5 %. La particularité de cet emprunt obligataire est qu’elle a été favorablement accueillie par le marché, sans aucune exigence de garantie par les investisseurs », s’est-elle félicitée. Les résultats de cette opération ont été dévoilés, hier, lors d’une cérémonie dans un hôtel de Dakar, en présence de nombreuses personnalités du monde de la finance du Sénégal et de la sous-région.

Revenant sur les détails de cet emprunt obligataire, Ababacar Diaw, directeur général d’Impaxis note que 81,66 % du placement de l’opération, soit une collecte de 31,23 milliards de Fcfa, ont été assurés par le consortium Cgf Bourses-Impaxis. Autre enseignement, le pourcentage de personnes physiques ayant souscrit est de 8,83 %, soit un montant total de 3,3 milliards de FCfa. Parmi ces souscripteurs physiques, on retrouve des clients et employés de Senelec. Quant aux banques, elles ont souscrit à hauteur de 28,76 %, soit 11 milliards de FCfa. Autre fait marquant mis en exergue par M. Diaw, 78 % des souscripteurs résident au Sénégal et 83,7 % des souscriptions ont été réalisées au Sénégal. Le reste des souscriptions a été réalisé en Côte d’Ivoire, au Bénin, au Togo, au Burkina et hors Uemoa (France, Angleterre). Sur les 29 Sociétés de gestion et d’intermédiation (Sgi) de la zone Uemoa, les 19 ont participé à la collecte des souscriptions. « Cela montre l’intérêt du marché financier régional pour Senelec et la confiance qu’ont les Sénégalais et les personnes physiques en général en cette entreprise dont la signature, aujourd’hui, est de qualité. C’est un bon investissement pour Senelec et pour les investisseurs », a indiqué Ababacar Diaw.

Cet emprunt obligataire, le deuxième qu’émet la Senelec, après celui de 2003 et qui avait mobilisé 15 milliards de FCfa, traduit la bonne santé de cette société. En effet, depuis la nomination de Mouhamadou Makhtar Cissé à la direction générale, la Senelec a retrouvé de l’éclat et cette dynamique de performance explique la confiance des investisseurs. Pour Mouhamadou Makhtar Cissé, le plus important, ce n’est pas la manne récoltée mais le symbole qui l’enrobe.  « C’est le signe que le Sénégal est un pays stable et attractif. Nous célébrons  l’attractivité de notre pays et la confiance retrouvée en Senelec. Des actions de ce type nous permettent de réaliser nos objectifs qui sont de mettre à la disposition des Sénégalais une électricité de qualité et de travailler à travers un mix-énergétique intelligent, à la baisse des coûts de production et demain des prix de vente. On veut banaliser la fourniture de l’électricité comme dans tout pays normal », a-t-il affirmé avec fierté. Si la Senelec a retrouvé le chemin de la performance, il le doit aux qualités de leader et de manager de son directeur général, selon le représentant du ministre de l’Énergie et du Pétrole, Pape Mademba Bitèye. « Les temps moyens de coupure sont passés de 40  jours à 3 jours et la Senelec se permet même de vendre de l’électricité aux pays voisins », a-t-il dit.

Elhadji Ibrahima THIAM

ECO-LEXIQUE

Private-Equaty
Plus connu, en France, sous l’appellation de Capital Investissement, le Private Equity est une activité d’investissement. Il s’agit, en effet, d’une prise de participation dans le capital de petites et moyennes entreprises en besoin de financement. Ce sont des titres financiers de société qui ne sont pas côté sur un marché. Par le biais de ce mécanisme de financement,  l’investisseur peut acheter une partie ou la totalité des actions d’une entreprise existante non cotée en bourse.
 
ECO-PRESSE
« Mon gouvernement vise à créer une nation optimiste, sûre d’elle et prospère par l’exploitation rationnelle et efficiente des ressources humaines et naturelles du pays, en instaurant une société démocratique, ouverte et juste, dans laquelle la confiance mutuelle et les opportunités économiques existent pour tous ».
Nana Akufo-Addo, président du Ghana, La Tribune afrique

Chiffre du jour
  65 milliards de dollars
Les transferts de fonds de la diaspora africaine vers le continent se sont chiffrés à 65 milliards $ en 2017, selon un rapport de l’African Institute for Remittances (Air). Ce montant qui représente plus du double de l’aide publique au développement pour l’Afrique (29 milliards en 2017) profiterait à plus de 120 millions d’Africains vivant sur le continent.                       Ecofin

A travers ce protocole, les deux entités s’engagent à partager leurs expériences dans la gestion des ouvrages hydroélectriques.  

Les applaudissements nourris qui ont accompagné la chaude poignée de main entre le directeur général de la Société d’exploitation des aménagements Manantali et Félou, Mohamed Bahiya Mogaha, et la présidente directrice générale de la Compagnie nationale du Rhône, Elisabeth Ayrault, témoignent de l’intérêt que les deux parties accordent à cet accord de coopération. «C’est un moment historique pour la Semaf et pour l’Omvs avec la signature de cet accord avec la Compagnie nationale du Rhône de développer nos capacités dans des domaines qui sont prépondérants et qui concernent essentiellement l’aménagement, l’exploitation, la maintenance des ouvrages de production, de transport de l’hydroélectricité », a réagi le directeur de la Semaf Mohamed Bahiya Mogaha.

Elisabeth Ayrault indique que cet accord  permet à la Compagnie nationale du Rhône d’apporter son expertise au Fleuve Sénégal. « L’objectif est de partager une partie de la valeur que nous dégageons en gérant sur un même sol, de façon intégrée, 19 ouvrages qui sont tous plus âgés que ceux de l’Omvs ; faire profiter  l’expérience que nous avons à la fois en gestion hydroélectrique et en maintenance, en auscultation des ouvrages pour mieux les maintenir et tout ce qui touche à la sûreté des ouvrages. Il s’agit, dans cet accord cadre, de mettre à disposition une partie de cette expérience acquise sur le Rhône et qui peut, aujourd’hui, bénéficier à d’autres opérateurs », a expliqué la présidente directrice générale de la Compagnie nationale du Rhône. Elle a souligné que la session et le protocole correspond à une vraie volonté de partage d’expériences et de transfert de compétences.  
L’accord d’une durée de trois ans a été paraphé en présence du Haut commissaire de l’Omvs, Hamed Diané Séméga, et du président de l’association internationale Initiatives pour l’avenir des grands fleuves (Iagf), Erik Orsenna.

Dans le document remis à la presse, il est indiqué que ce protocole définit le cadre général des missions qui pourront être confiées à la Compagnie nationale du Rhône dans cinq domaines de ses principaux métiers. Il s’agit de la production hydroélectrique, de la gestion du productible, de l’entretien des barrages et ouvrages de génie civile, de l’auscultation des barrages et ouvrages annexes et de la maîtrise des processus liés à la sécurité et sûreté des ouvrages. Les actions qui seront réalisées touchent à la fois des missions d’expertise, de diagnostic et de conseil, de formation et de transfert de compétence pour l’exploitation et la maintenance, l’optimisation et la gestion de la production d’aménagements à buts multiples et le développement de la téléconduite.  
Depuis trois jours, l’Omvs qui accueille la 6e session de l’association internationale Initiatives pour l’avenir des grands fleuves se penche sur le fleuve Sénégal, notamment ses missions, son rôle, le fonctionnement de l’organisation.

Mamadou GUEYE

 

La baisse de l’activité du secteur tertiaire au Sénégal, entamée au mois de janvier 2018, s’est accentuée à l’issue du mois de février 2018, avec un repli de 5,9 %, en variation mensuelle, selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee). En janvier 2018, ce secteur avait enregistré 1,9 % de baisse, soit une contraction de 4 points de pourcentage. «Ce faible résultat est principalement imputable aux transports et télécommunications (moins 7,3%), au commerce (moins 4,9%) et aux activités immobilières (moins 14,8%) », explique la Dpee. En revanche, sur un an, un renforcement de 5,3 % de l’activité du tertiaire est noté en février 2018, porté par les transports et télécommunications (plus 11,4%), le commerce (plus 4,5%) et l’immobilier (plus 5,3%). Les services financiers avec une progression de 8,5% et les services d’hébergement et de restauration (plus 10,3%) se sont également bien orientés durant la période sous revue.
(APA)

Le Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (Praps) a élaboré un manuel technique vétérinaire de base. Pour la maîtrise du contenu de ces outils qui se présentent comme un aide-mémoire sur les maladies animales les plus couramment rencontrées et leur prise en charge efficace, des spécialistes de la santé  sont en session de renforcement de capacités, à Dakar.

« Un capital animal en bonne santé contribue efficacement à l’amélioration de la consommation des ménages, aux soins de santé, à l’éducation, à l’accès à l’eau potable, à l’hygiène, au logement... ». Ces propos du directeur de cabinet du ministre de l’Élevage et des Productions animales, Cheikh Tidiane Diop, suffisent pour appréhender toute la pertinence du manuel technique vétérinaire de base que la Coordination régionale de la composante Santé animale du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (Praps) vient d’élaborer.

Conçu pour être le plus accessible possible à tous les partenaires de la santé animale, le document se présente comme un aide-mémoire sur les maladies animales les plus couramment rencontrées, les techniques de base en santé animale, les médicaments susceptibles d’être utilisés, les mesures de prévention et d’alerte en cas de foyer, etc. Le tout avec une iconographie qui met en scène des situations proches de celles des communautés d’éleveurs rencontrées dans les pays africains et territoires tropicaux.

Pour leur permettre d’en maîtriser le contenu, des spécialistes de la santé animale et des formateurs bénéficient, depuis hier, jusqu’au 13 avril prochain, d’une formation à Dakar. Dans la même foulée, ils prendront part, du 16 au 20 avril prochain, à une autre session de formation portant sur la « Conception, l’exploitation et l’entretien des bases de données épidémiologiques ».

L’élaboration de ce manuel se justifie par la nécessité d’une prise en compte de l’amélioration de la santé et des productions animales qui, de l’avis de Cheikh Tidiane Diop, demeure « un facteur réel d’équilibre qualitatif de nos économies fragiles, en quête de filières porteuses de croissance et de génération de revenus ». Face à de tels enjeux, il pense qu’il est « capital, pour des pays sahéliens comme les nôtres où le cheptel est sans conteste l’une des mamelles nourricières de nos économies », d’avoir des professionnels en élevage « bien formés, compétents et expérimentés ». Une fois le contenu de ce manuel de formation vétérinaire maîtrisé de même que l’utilisation de la mallette pédagogique et de leurs techniques de vulgarisation assimilées, les formateurs vont partager leur expérience avec les acteurs à la base. Conçu en 2013 et regroupant le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Tchad, le Praps cherche les voies et moyens de renforcer la résilience des sociétés pastorales sahélo-sahariennes et de booster la coopération sous-régionale.

Il est doté d’une enveloppe de 248 millions de dollars avec l’appui financier et technique de la Banque mondiale pour une durée de six ans (2015-2021). Il comprend cinq composantes : Amélioration de la santé animale ; Amélioration de la gestion des ressources naturelles ; Facilitation de l’accès aux marchés ; Gestion des crises pastorales ; Gestion du projet et appui institutionnel. La composante amélioration de la santé animale est financée à hauteur de 50,48 millions de dollars, soit 20,35  % du montant global du projet.

Elhadji Ibrahima THIAM

 

Pour mesurer, de façon plus précise, l’apport du secteur de l’environnement au Produit intérieur brut (Pib), l’Ansd compte élaborer de comptes satellites. A ce titre, elle a tenu un atelier de renforcement de capacités à l’intention des acteurs de ses services et ceux du ministère de l’Environnement et du Développement durable.

L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), en partenariat avec le ministère de l’Environnement et du Développement durable, a ouvert, hier, un atelier de renforcement de capacités dans l’élaboration des comptes satellites de l’environnement. Ces derniers devront permettre de mesurer réellement la contribution du secteur de l’environnement à la formation du Pib. « Partant de 2012 pour mesurer cet apport, il est très vite apparu que nous devions aller au-delà de ce qui se faisait en utilisant des comptes satellites qui nous permettent d’avoir une idée sur les flux environnementaux en termes de ressources», a expliqué le Colonel Ibra Sounkarou Ndiaye, directeur de la Planification et de la veille environnementale au ministère de l’Environnement et du Développement durable.

D’après lui, ces comptes intègrent également les stocks en plus des flux. Il s’agit de travailler sur les comptes physiques tels que celui des ressources en eau, de la forêt pour avoir une idée réelle du poids de l’environnement dans l’économie nationale. « Si nous prenons en référence l’année 2012, l’environnement contribue pour 1,9 % au Pib. Ce qui est appréciable. Ces comptes satellites devront permettre de mieux apprécier cet apport et de réactualiser les informations disponibles mais aussi de déterminer la progression », souligne le Colonel Ndiaye.

Le directeur général de l’Ansd, Babacar Ndir, précise que les comptes nationaux - un système de comptabilisation de l’ensemble des ressources produites durant une année par un État – ne prennent pas totalement en compte tous les secteurs comme celui de l’environnement. Pour combler ce manque, les comptes satellites permettront d’avoir une photographie de la circulation des ressources issues de l’environnement et une meilleure maîtrise de ce secteur. Ainsi, cet atelier de trois jours devra permettre de mieux outiller les membres du comité technique dans l’élaboration des comptes des biens et services environnementaux ; et finaliser le remplissage de l’outil d’auto-évaluation des statistiques de l’environnement. La rencontre s’est déroulée en présence des experts du Programme des Nations Unies pour l’environnement. Le directeur de l’Ansd justifie cette participation en indiquant que le recours à l’expertise internationale témoigne de leur volonté commune d’arriver à des résultats crédibles réunissant tous les critères de scientificité et répondant aux standards les plus exigeants.

Abdou DIAW

 

Catalyser et assurer la mise en échelle des innovations technologiques agricoles dans les 5 prochaines années. C’est l’ambition que s’est fixée le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricole (Coraf) à travers son nouveau plan 2018-2022 dont le coût est estimé à 61 millions de dollars, soit environ 35 milliards de FCfa.

Le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricole (Coraf) a débattu, hier, à Dakar, à l’occasion de sa 12ème assemblée générale, de son plan opérationnel 2018-2022. Il portera essentiellement sur la consolidation des acquis et la mise à l’échelle des technologies au profit des utilisateurs. D’un coût estimé à 61 millions de dollars, soit environ 35 milliards de FCfa, ce nouvel agenda des chercheurs agricoles réunis au sein de cette institution ouest et centre africain compte corriger les impairs et les faiblesses notés ces derniers temps dans le déroulement des activités. « Il s’agit, entre autres, de la dégradation des ressources naturelles, le non alignement des politiques agricoles dans la région et la création d’un environnement favorable pour la mise à grande échelle de toutes les technologies mises au point par la recherche dans l’agriculture au sens large du terme », a indiqué Abdoulaye Jalloh, responsable de Africa Rice.

Pour sa mise en œuvre dans les 5 prochaines années, le directeur exécutif du Coraf, Abdou Tenkouano a soutenu que l’institution mise davantage sur le partenariat et la mutualisation des efforts. Il soutient que 70 % des ressources financières ont été déjà mobilisées pour le nouveau plan opérationnel. Avant la clôture des travaux prévue, aujourd’hui, certains participants ont formulé quelques recommandations qui doivent être prises en compte par le plan opérationnel. Il s’agit, entre autres, de faire évoluer l’ensemble des centres nationaux de spécialisation en centres régionaux d’excellence (2 ont fait le basculement) et de faciliter la mutualisation des efforts entre les organisations paysannes, les exploitations familiales et les chercheurs. C’est, entre autres, l’avis de l’ancien président du Cadre national de concertation et de coopération des ruraux du Sénégal (Cncr), Mamadou Cissokho. Il n’a pas manqué d’inviter le Coraf à une véritable mue dans la manière d’aborder la problématique du développement agricole et de la sécurité alimentaire en Afrique.

Seydou Prosper SADIO

 

Catalyser et assurer la mise en échelle des innovations technologiques agricoles dans les 5 prochaines années. C’est l’ambition que s’est fixée le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricole (Coraf) à travers son nouveau plan 2018-2022 dont le coût est estimé à 61 millions de dollars, soit environ 35 milliards de FCfa.

Le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricole (Coraf) a débattu, hier, à Dakar, à l’occasion de sa 12ème assemblée générale, de son plan opérationnel 2018-2022. Il portera essentiellement sur la consolidation des acquis et la mise à l’échelle des technologies au profit des utilisateurs. D’un coût estimé à 61 millions de dollars, soit environ 35 milliards de FCfa, ce nouvel agenda des chercheurs agricoles réunis au sein de cette institution ouest et centre africain compte corriger les impairs et les faiblesses notés ces derniers temps dans le déroulement des activités. « Il s’agit, entre autres, de la dégradation des ressources naturelles, le non alignement des politiques agricoles dans la région et la création d’un environnement favorable pour la mise à grande échelle de toutes les technologies mises au point par la recherche dans l’agriculture au sens large du terme », a indiqué Abdoulaye Jalloh, responsable de Africa Rice.

Pour sa mise en œuvre dans les 5 prochaines années, le directeur exécutif du Coraf, Abdou Tenkouano a soutenu que l’institution mise davantage sur le partenariat et la mutualisation des efforts. Il soutient que 70 % des ressources financières ont été déjà mobilisées pour le nouveau plan opérationnel. Avant la clôture des travaux prévue, aujourd’hui, certains participants ont formulé quelques recommandations qui doivent être prises en compte par le plan opérationnel. Il s’agit, entre autres, de faire évoluer l’ensemble des centres nationaux de spécialisation en centres régionaux d’excellence (2 ont fait le basculement) et de faciliter la mutualisation des efforts entre les organisations paysannes, les exploitations familiales et les chercheurs. C’est, entre autres, l’avis de l’ancien président du Cadre national de concertation et de coopération des ruraux du Sénégal (Cncr), Mamadou Cissokho. Il n’a pas manqué d’inviter le Coraf à une véritable mue dans la manière d’aborder la problématique du développement agricole et de la sécurité alimentaire en Afrique.

Seydou Prosper SADIO

 

L’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs) accueille la 6ème session de l’association internationale Initiatives pour l’avenir des grands fleuves (Iagf). C’est la première fois que l’Iagf se réunit en Afrique et consacre ses travaux à un fleuve du continent avec en toile de fond, un débat sur l’apport économique des cours d’eaux.

Dans le souci de tirer le meilleur profit des grands bassins, les autorités de divers pays travaillent à mieux exploiter ces cours d’eau surtout du point de vue économique. C’est toute l’importance de la rencontre de l’association internationale Initiatives pour l’avenir des grands fleuves ouverte, hier, à Saint-Louis (Nord du Sénégal) dont la thématique est de « rendre le fleuve Sénégal navigable pour en faire un instrument de développement économique et d’intégration ».

Des thématiques sur la gestion commune du fleuve Sénégal en général et sur le projet navigation en particulier seront débattues lors de cette rencontre. Ouvrant les travaux, Mansour Faye, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a rappelé l’importance de cette réunion qui va permettre aux experts d’échanger sur la navigabilité permanente entre Saint-Louis du Sénégal et Ambidédi du Mali. Il a indiqué que ce genre d’échanges permet à ces acteurs aux compétences transversales, de partager des expériences avec leurs homologues de l’Omvs afin que les États membres puissent tirer le maximum de ce fleuve.

Cette session intervient alors que le projet navigation sur le fleuve Sénégal est sur la rampe de lancement. L’Omvs est en discussion avancée avec la société indienne Afcons, pour la réalisation de la première phase du projet portant sur un certain nombre d’infrastructures (ports, chenal, escales) permettant la navigation.

Plus de 325 milliards de FCfa pour la navigabilité du fleuve
«La ville de Saint-Louis va beaucoup gagner car c’est ici que se trouve l’ouverture du fleuve à la mer. Ainsi, des ports (fluviomaritime, industrielle, de plaisance) et autres infrastructures pouvant permettre de lutter contre les méfaits de la brèche vont être érigés», a déclaré Mansour Faye.

Hamed Diane Séméga, Haut commissaire de l’Omvs est revenu sur le financement, pas encore bouclé du projet. Il a indiqué que le coût global pour la navigabilité pendant toute l’année, le long des 915 kilomètres entre Saint-Louis et Ambidédi au Mali, doit tourner autour de 325 milliards de FCfa». Mais, il s’est empressé d’ajouter que ce montant peut connaître une hausse ou une baisse. «Nous négocions le financement avec Eximbank India », a-t-il dit. Même s’il y a des contraintes à lever pour la mobilisation de la contrepartie des États, le Haut commissaire a assuré que ce projet qui va démarrer courant 2018, «a pour enjeu de montrer le fleuve comme facteur d’intégration (fixation des populations), et créateur de valeur auprès des États et des populations». «La navigation est un moyen prioritaire qui soutiendra l’activité agricole et le tourisme», a-t-il affirmé.

En outre, le Haut commissaire qui a salué la tenue de cette rencontre regroupant des gestionnaires de fleuve, des représentants institutionnels et d’experts reconnus estime que celle-ci doit permettre de comprendre l’ensemble des enjeux liés aux fleuves : hydrologie, climatologie, urbanisme, anthropologie, etc.

Amadou Maguette NDAW

ERIK ORSENNA, PRESIDENT IAGF : « L’OMVS EST UN TRÉSOR POUR LES 4 ETATS »
L’écrivain, Erik Orsenna, président de l’Iagf est l’auteur d’un livre de référence sur l’avenir de l’eau, membre de l’Académie française et spécialiste du développement durable, de l’environnement, de l’agriculture et des économies émergentes. Il a déclaré que l’Omvs est « un excellent exemple de concertation et un facteur de paix, de développement entre les nations ». Pour lui, la réunion trouve son importance, dans le fait qu’elle permet à des experts de haut niveau, de partager des expériences concernant la gestion de l’eau.

Souvent, quand deux peuples partagent une ressource, les relations peuvent être conflictuelles. Mais, en ce qui concerne l’Omvs, c’est un travail intelligent entre les États avec pour finalité le transport du minerai mauritanien, la gestion de la brèche à Saint-Louis, l’hydroélectricité ou encore l’irrigation des terres dans d’autres pays, a affirmé Erik Orsenna.

Modèle de travail collectif non conventionnel, à l’interface entre la recherche et l’action, l’Iagf est à la fois un lanceur d’alerte et un carrefour d’initiatives. Sa création relève d’un constat simple : les fleuves sont des écosystèmes fragiles à la fois touchés par le réchauffement climatique (salinisation des eaux ; montée du niveau de l’eau) et par le phénomène de pollution. Pour M. Orsenna, les fleuves sont porteurs de solutions et doivent être intégrés à la réflexion globale associant eau douce et eau salée. « Ils ne fonctionnent pas en circuit fermé et sont interconnectés avec les territoires (irrigation ; industrie ; transport) et avec les mers et océans. Ainsi, les fleuves ne doivent pas être les grands oubliés dans les objectifs mondiaux de développement durable et peuvent devenir le terrain d’expérimentation de nouvelles pratiques innovantes », a dit le président de l’Iagf. «Nous avons, dans cette salle, le directeur du port de Montréal, le responsable du transport fluvial du Bengladesh et celui qui a travaillé à donner au port de Hambourg (Allemagne), une grande renommée et en a fait le 3e port d’Europe », a cité M. Orsenna ; ce qui, à sons avis, rendra les échanges passionnants.

A. M. NDAW

L’écrivain, Erik Orsenna, président de l’Iagf est l’auteur d’un livre de référence sur l’avenir de l’eau, membre de l’Académie française et spécialiste du développement durable, de l’environnement, de l’agriculture et des économies émergentes. Il a déclaré que l’Omvs est « un excellent exemple de concertation et un facteur de paix, de développement entre les nations ». Pour lui, la réunion trouve son importance, dans le fait qu’elle permet à des experts de haut niveau, de partager des expériences concernant la gestion de l’eau.

Souvent, quand deux peuples partagent une ressource, les relations peuvent être conflictuelles. Mais, en ce qui concerne l’Omvs, c’est un travail intelligent entre les États avec pour finalité le transport du minerai mauritanien, la gestion de la brèche à Saint-Louis, l’hydroélectricité ou encore l’irrigation des terres dans d’autres pays, a affirmé Erik Orsenna.

Modèle de travail collectif non conventionnel, à l’interface entre la recherche et l’action, l’Iagf est à la fois un lanceur d’alerte et un carrefour d’initiatives. Sa création relève d’un constat simple : les fleuves sont des écosystèmes fragiles à la fois touchés par le réchauffement climatique (salinisation des eaux ; montée du niveau de l’eau) et par le phénomène de pollution. Pour M. Orsenna, les fleuves sont porteurs de solutions et doivent être intégrés à la réflexion globale associant eau douce et eau salée. « Ils ne fonctionnent pas en circuit fermé et sont interconnectés avec les territoires (irrigation ; industrie ; transport) et avec les mers et océans. Ainsi, les fleuves ne doivent pas être les grands oubliés dans les objectifs mondiaux de développement durable et peuvent devenir le terrain d’expérimentation de nouvelles pratiques innovantes », a dit le président de l’Iagf. «Nous avons, dans cette salle, le directeur du port de Montréal, le responsable du transport fluvial du Bangladesh et celui qui a travaillé à donner au port de Hambourg (Allemagne), une grande renommée et en a fait le 3e port d’Europe », a cité M. Orsenna ; ce qui, à sons avis, rendra les échanges passionnants.

A. M. NDAW

Le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricole (Coraf) est invité à créer des financements innovants et durables pour trouver une solution au déficit de ressources qui plombe l’atteinte de ses objectifs. C’était à l’occasion de sa 12ème assemblée générale dont l’ouverture a été présidée, hier, à Dakar, par Papa Abdoulaye Seck, ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural du Sénégal.

Quel avenir du Coraf dans les environnements régionaux et internationaux en constante évolution ? Tel est le thème retenu par les chercheurs agricoles réunis au sein du Coraf à l’occasion de leur assemblée générale qui se tient à Dakar. Après Niamey en 2014 où le Coraf avait plutôt évoqué des questions statutaires, Dakar, dans ce nouvel agenda, a décidé de pointer du doigt les enjeux qui interpellent le bon fonctionnement du Coraf à l’atteinte de ses objectifs pour le développement de l’agriculture africaine. Le financement de la recherche agricole et l’articulation des programmes agricoles régionaux à ceux du Coraf ont été, dès l’entame des travaux, les sujets qui ont retenu l’attention. Selon Alioune Fall, directeur général de l’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra), par ailleurs président du Conseil d’administration du Coraf, la situation financière de l’institution communautaire est très tendue depuis 2016. Elle se traduit par des difficultés que rencontre le Coraf dans l’exécution de son 2ème plan opérationnel 2014-2018 ainsi que par un départ massif, de ses rangs, de plusieurs chercheurs. Cette situation est due, selon le Pca du Coraf, à la réticence des bailleurs à financer l’agriculture dans certains pays membres affectés par l’insécurité. Pour inverser cette morosité, le Dr Papa Abdoulaye Seck qui n’avait pas caché sa joie de retrouver ses pairs, les a invités à repenser le financement de l’institution et de ses activités par le biais de financements innovants beaucoup plus conséquents et durables.

«Les chercheurs doivent se battre pour trouver de l’argent», a-t-il exhorté. Mieux, il demande au Coraf de s’inscrire dans une dynamique de compétitivité scientifique afin d’assurer une bonne couverture des enjeux de recherche. Il s’agit également, selon Papa Abdoulaye Seck, d’approfondir le dialogue avec les décideurs et les législateurs. «Une nécessité pour domestiquer la science et assurer la large diffusion des technologies au bénéfice des utilisateurs», a indiqué M. Seck. A ce sujet, il exhorte le Coraf à partager ses cahiers de charges avec l’ensemble des acteurs. En outre, développer une synergie entre les universités et les institutions de recherches agricoles afin de disposer d’une masse critique de résultats semble être aussi, selon le ministre, une des voies de salut pour l’envol du Coraf. Il estime également que l’affermage des recherches agricoles sur l’agro-écologie pour plus d’économie verte tout comme l’anticipation face au changement climatique pourrait aider à plus de réactivité. Autant de recommandations sur lesquelles la communauté scientifique du Coraf compte s’appuyer pour asseoir l’agriculture africaine dans la durabilité.

Seydou Prosper SADIO

L’USAID ANNONCE UNE LIGNE DE CRÉDIT DE 15 MILLIONS DE DOLLARS
Dans sa volonté de se doter d’une nouvelle stratégie de mobilisation des ressources financières, le Coraf peut déjà compter sur l’appui de l’Usaid. Selon le président du Conseil d’administration, Alioune Fall, la coopération américaine qui avait déjà accompagné l’institution dans son audit, a annoncé un financement de 15 millions de dollars pour apporter sa contribution à l’exécution du nouveau plan opérationnel 2018-2022. Il est également revenu sur certaines réalisations à mettre à l’actif du Coraf telles que la production et la diffusion de plus de 400 technologies depuis 2008, les acquis du Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao) et ceux du Programme semencier en Afrique de l’Ouest. Environ 40 millions d’utilisateurs ont pu bénéficier des acquis de ces programmes dans les pays membres du Coraf, a indiqué Alioune Fall.

S. P. SADIO

On s’achemine vers une réussite de la campagne de commercialisation de l’arachide à la date du 30 avril. C’est ce que pense Dr Papa Abdoulaye Seck, ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural. Il était en déplacement, hier, à la 19ème édition de la Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales (Fiara). «A l’heure où je vous parle, pour les huileries, exportations et semences, on est à plus de 506.000 tonnes collectées», a déclaré Papa Abdoulaye Seck. Selon lui, les huiliers ont déjà collecté 245.000 tonnes pour environ plus de 59 milliards de FCfa et il reste 17 à 18 milliards de FCfa à régler pour les Opérateurs privés stockeurs (Ops). «On peut dire que même s’il y a des problèmes en ce qui concerne la commercialisation part rapport à ce qui a été fait, nous sommes en train de les minimiser et l’on s’achemine vers le 30 avril, avec une campagne commercialisation réussie», a insisté M. Seck.

Évoquant la Fiara après avoir fait le tour des stands, il s’est félicité de la dynamique du secteur de l’agriculture qui se diversifie depuis quelques années. «Ce que j’ai vu confirme la justesse des orientations stratégiques définies par le Président de la République. Notre agriculture doit être une agriculture diversifiée. Nous avons constaté toute une panoplie de produits.

De surcroit, en plus de la diversification, il y a une amélioration de la qualité et des emballages», s’est félicité le ministre de l’Agriculture. Ce qui prouve, à son avis, que l’agriculture sénégalaise est en marche. «Parce que du point de vue des volumes, poursuit-il, nous battons des records et la qualité s’améliore. » Papa Abdoulaye Seck dit avoir constaté que le riz exposé à la Fiara vient de toutes les régions du Sénégal.

Interpellé sur l’autosuffisance en riz, le ministre de l’Agriculture affirme que le Sénégal est dans une bonne dynamique. «L’autosuffisance est un processus. Nous sommes sur une très bonne dynamique pas seulement pour réaliser l’autosuffisance mais aller au delà en exportant », a-t-il dit. Selon M. Seck, si les tendances se confirment avec cette évolution constatée dans la production rizicole, la probabilité d’être autosuffisant et exporter du riz est élevée. Il a salué la qualité du riz produit dans le pays. «Vous avez vu dans les stands de la Fiara, le riz basmatique vendu 1.000 FCfa le kilo.

Ce riz pourrait être vendu à l’international à peu près à 3.000 francs le kilo. En plus du volume obtenu de plus d’un million de tonnes, il y a amélioration de la qualité. Des progrès importants sont réalisés en ce qui concerne le riz », a confié le ministre de l’Agriculture. Il affirme que l’ambition du Sénégal est d’aller au-delà de l’autosuffisance et d’exporter le riz. «Quand nous quittons 405.000 tonnes en moins de trois à quatre ans et nous arrivons à 1.015.000 tonnes en plus de produire du riz partout avec une bonne qualité, nous pouvons dire que le Sénégal est sur la bonne voie pour réaliser l’autosuffisance. Mais nous sommes plus ambitieux, nous voulons que le Sénégal exporte du riz et c’est possible si nous restons dans cette dynamique », a insisté Papa Abdoulaye Seck.

Aliou KANDE

Au cours de l’année 2017, la production industrielle d’or et d’argent du Sénégal est estimée à 7,25 tonnes. S’agissant des exportations de l’or, elles ont atteint 211 milliards de FCfa en 2017, soit une hausse de 2,4%. Ces informations ont été rendues publiques, hier, lors de l’atelier de validation de la Revue annuelle conjointe (Rac) 2018 du ministère des Mines et de la Géologie.

Selon des données du rapport de la Revue annuelle conjointe (Rac) du ministère des Mines et de la Géologie, le Sénégal a produit 7,25 tonnes d’or et d’argent en 2017. Cette quantité provient essentiellement de la mine industrielle de Sabodala, exploitée par Sabodala Gold Operations Sa et accessoirement de celle de Kharakhéna exploitée par Afrigold Sa. En effet, le projet aurifère de Sabodala entré en production en 2009 est la première mine d’or industrielle du Sénégal avec des réserves de 2,6 millions onces d’or. Évaluées à 206,4 milliards de FCfa en 2016, les exportations de l’or ont atteint 211 milliards de FCfa en 2017, soit une hausse de 2,4 % en raison principalement d’un relèvement des cours de l’or sur le marché international. Le rapport du ministère précise que plusieurs gisements ont été découverts avec un potentiel évalué à 2,6 millions d’onces dans les concessions de Golouma Sud, Golouma Ouest, Kérékounda, Massato et Kourouloulou.

7,18 tonnes d’or et 0,66 tonnes d’argent ont été exportées en 2017 par Sgo aux prix moyens respectifs de 1.259,09 dollars/ once et 16,99 dollars/once. L’analyse des données montre une hausse de la production par rapport à l’année 2016 d’une part et en même temps d’une hausse du prix moyen de l’or de l’ordre 1,12 % et une baisse du prix moyen de l’argent de 0,17%, d’autre part. Les montants payés, en 2017, par Sabodala Gold Operations SA au titre de la redevance minière s’élèvent à 7.681.212.707 de FCfa. S’agissant du second opérateur, Afrigold, il a bénéficié, en 2016, de la transformation de la petite mine d’or située à Kharakhéna au Nord-est de la commune de Bembou, département de Saraya, région de Kédougou en permis d’exploitation d’or par décret n°2016-186 du 02 février 2016. La production d’or est passée de 104 kilogrammes en 2016 à 71 kilogrammes en 2017, soit une baisse de 31 % qui pourrait être expliquée par les investissements de l’entreprise pour la construction d’installations de lixiviation (Ndr : technique de lessivage de produits solides par un solvant approprié de façon à en extraire les parties solubles d’or fin). Les prévisions de production pour l’année 2018 sont estimées à 800 kilogrammes.

18 tonnes d’or attendue en 2023
En 2017, le Comité national initiative pour la transparence dans les Industries extractives (Itie) du Sénégal avait publié les rapports de conciliation au titre des années fiscales 2015 et 2016. Ces rapports renseignent que dans le domaine extractif, le secteur minier est le premier contributeur au budget de l’État avec respectivement un total de 95,8 milliards de FCfa, soit 93,5% des recettes provenant de ce secteur en 2015 et 99,2 milliards de FCfa, soit 93,7% en 2016.

Avec la mise en œuvre de ce projet, le Sénégal cherche à se hisser dans le top 7 des exportateurs d’or en Afrique d’ici à 2035 avec un objectif de tripler la production annuelle d’or à 18 tonnes d’ici à 2023. Pour ce faire, il s’agit d’accélérer la mise en exploitation des gisements découverts et non exploités, d’intensifier et d’améliorer les efforts de recherche d’or et d’encadrer l’orpaillage. Sur ce point, le ministre des mines et de la Géologie, Aissatou Sophie Gladima a invité toutes les parties prenantes à être plus pragmatiques. « Nous devons opérer des réformes qui s’imposent et d’impliquer tous les acteurs à la définition des stratégies les plus offensives pour booster ce secteur à fort potentiel pour l’économie nationale », a déclaré le ministre.

Abdou DIAW

2,4 MILLIONS DE TONNES DE PHOSPHATE PRODUITES EN 2017
Outre l’or et l’argent, le rapport de la Revue annuelle conjointe a également fait l’état des lieux de la filière phosphate. L’exploitation du phosphate demeure l’activité dominante du secteur minier qui a enregistré une production totale de 2,4 tonnes de phosphate en 2017 et a été renforcée par l’attribution de permis de recherche aux sociétés Sephos, G-Phos, African investment Group (Afig), à Baobab Mining chemicals corporation SA (Bmcc) et une autorisation d’exploitation d’une petite mine ainsi que le démarrage des activités de la Société minière de la Vallée (Somiva). L’ambition du Sénégal déclinée dans le Plan Sénégal émergent (Pse) est de se hisser au niveau du top 3 des producteurs de phosphates en Afrique à l’horizon 2023 avec une production annuelle de plus de 3 millions de tonnes.

A. DIAW

LES PRODUCTIONS DE ZIRCON DE LA GCO EN HAUSSE DE 20.000 TONNES
Par l’exploitation de ses gisements de zircon et minéraux lourds, le Sénégal envisage de devenir le 4ème producteur mondial de zircon à l’horizon 2023 avec une production annuelle de 90.000 tonnes. La société Grande côte opérations (Gco) qui est entrée en phase de production depuis la fin du premier semestre 2014, a produit 9.063 tonnes de zircon en 2014, 46.000 tonnes en 2015, 61.918 tonnes en 2016 pour passer à 82.500 tonnes en 2017, soit une progression de plus de 75 %. Celle d’ilménite est passée de 416.350 tonnes en 2016 à 515.000 tonnes en 2017.

S’agissant des montants payés en 2017 par la Société au titre de la redevance, ils s’élèvent à 2,479 milliards de FCfa. Entre 2011 et 2014, date de démarrage de la production de minéraux lourds, Gco a investi 340 milliards de FCfa.

A. DIAW

Les partenaires techniques et financiers ont salué, hier, la politique de mix énergétique mise en œuvre par le Sénégal et qui a permis d’enregistrer un taux de 21 % d’énergies renouvelables. «Il faut féliciter le gouvernement sénégalais qui a atteint un taux de  21 % d’énergies renouvelables dans le mix énergétique. Il faut l’aider à atteindre son ambition de 30 % », a déclaré Serge Marie Nguessan, le responsable pays de la Bad au Sénégal. Il a cité les centrales de Tobène Power d’une capacité de 105 mégawatts, de Bokhol et de Malicounda qui constituent, à son avis, des actions concrètes traduisant la volonté des autorités sénégalaises de fournir l’énergie durable aux populations surtout rurales. «Le Sénégal peut d’ores et déjà se féliciter d’avoir atteint un objectif de 21 % d’énergies renouvelables dans son mix énergétique grâce principalement à la production hydroélectrique et au solaire. Le gouvernement affiche un nouvel objectif ambitieux de 30 % de capacités d’énergies renouvelables à l’horizon 2019 grâce au développement de projets solaires et éoliens», a ajouté Laurence Hart directrice de l’Afd. Elle affirme que le Sénégal est un pays pionnier en Afrique dans le développement de son potentiel solaire avec plus de 100 mégawatts à ce jour, grâce à la mise en service de quatre centrales solaires photovoltaïques.

A. KANDE

Le lancement d’un circuit touristique allant du Sine-Saloum jusqu’à Kédougou, en pays Bassari, en passant par la Gambie et la Casamance et même jusqu’en Guinée Bissau, en gestation depuis 4 ans, devrait être effectif en 2018.

Les responsables du Gie « Goorgorlou » et du Syndicat d’initiative et de promotion touristique du Sine-Saloum (Siptss) qui ont lancé le festival transfrontalier : Nuimy-Badya, en partenariat avec la commune de Toubacouta, ont pris la décision, lors du forum de la 10e édition du festival « Kom-Kom » de Ziguinchor, consacré à la promotion de la grappe : « Tourisme, Industries culturelles, artisanat et environnement », de rendre effectif le lancement du circuit Sine-Saloum-Gambie-Casamance et Kédougou.

Selon le président du Gie « Goorgorlou », Khalifa Dramé, les initiateurs veulent être en phase avec le président de la République, Macky Sall, qui a décidé de classer la Casamance, en zone touristique prioritaire. Il a la volonté, également, de faire venir 3.000.000 de touristes au Sénégal à partir de 2023. « Nous avons aussi mis en exergue les statistiques et prévisions de l’Organisation mondiale du tourisme (Omt) en faveur d’un tourisme à vocation culturelle », a expliqué Khalifa Dramé. « Et, comme au Sénégal, l’ambition est de faire du secteur touristique une priorité en déclinant un programme qui va attirer, à l’horizon 2023, trois millions de touristes par an, l’analyse des perspectives offertes par le secteur du tourisme pour le Pib et pour la croissance mérite une mobilisation de tous les acteurs à la lumière de l’existence d’un riche patrimoine culturel, naturel, historique, colonial et infrastructurel», a ajouté M. Dramé .

Cheikh Sarr, Secrétaire général du Gie « Goorgorlou » affirme que son groupement veut soutenir la politique de l’État du Sénégal à travers une orientation stratégique du Festival « Koom-Koom » en faisant un focus sur le développement du tourisme en Casamance dont l’objectif est de créer des opportunités d’affaires pour les acteurs de la culture, des arts, de l’artisanat, de l’environnement. « Nous voulons, à partir de 2023, que le projet puisse contribuer à attirer 300.000 touristes par an en Casamance pour des recettes de plus de 200 milliards de FCfa qui seront redistribuées entre les acteurs de la grappe Ticae, les populations, les collectivités locales et l’État. Cheikh Sarr estime que cette grappe devrait être un modèle pour l’ensemble des pays surtout ceux de l’Afrique de l’Ouest engagés dans le développement durable conformément aux directives de l’Uemoa pour un tourisme intra-africain et selon la volonté du ministère du Tourisme, précisément de l’Agence sénégalaise de promotion touristique de développer le tourisme intérieur.

300.000 touristes par an en Casamance
L’ambition des initiateurs de ce circuit éductours, selon M. Khalifa Dramé, est de faire également du secteur touristique, en plus d’un métier, une matière première pour la culture, les arts, l’artisanat, l’environnement. « Et c’est dans ce sens que nous avons décidé de travailler sur ces objectifs pour contribuer à développer le tourisme en Casamance et dans la sous-région », a-t-il expliqué. Et ce circuit : Îles du Saloum, Gambie, Casamance, pays Bassari jusqu’en Guinée Bissau est, selon Elimane Baba Ndao, Secrétaire général du Syndicat d’initiative du Sine-Saloum, « la résultante d’un long processus d’intégration et toutes les facettes culturelles de nos terroirs devraient être revisitées car, comme vous le savez, la culture est l’un des meilleurs outils de promotion du tourisme dans les composantes du circuit avec les îles du Saloum comme destination d’avenir, la Gambie de paix, la Casamance déclarée zone touristique prioritaire et le pays Bassari, un patrimoine de l’Unesco comme le delta du Saloum qui présente des atouts et potentiels touristiques très attractifs que nous voulons vendre et bien vendre aux nouveaux marchés émetteurs du Canada, de l’Allemagne et de la France entre autres. Ce sera le circuit des merveilles culturelles, artistiques et environnementales ».

Pérenniser les festivals culturels
Dans cette perspective, plusieurs recommandations ont été faites lors du forum de Ziguinchor à travers la valorisation du patrimoine en Casamance et dans les autres zones pour en faire un élément d’attractivité culturelle et touristique et un facteur de création de richesses. La mise en place de galeries urbaines et de musées ruraux est aussi une préoccupation des acteurs. Selon Cheikh Sarr, la restitution du patrimoine matériel et immatériel tout en valorisant les sites touristiques des terroirs va rendre plus efficace et accessible la politique sectorielle dans les domaines de la culture et du tourisme à travers la formation et le renforcement de capacités des acteurs des différents secteurs, l’encadrement et la coordination des promoteurs et organisateurs d’activités culturelles et touristiques par la mise en place d’activités performantes.

Par ailleurs, les acteurs recommandent la réhabilitation des vieilles bâtisses et bâtiments anciens des villes et villages surtout de la Casamance et l’aménagement d’espaces verts avec des périmètres de plantes médicinales.

Le lancement de prix dans les différents domaines avec comme noms les figures emblématiques des terroirs comme par exemple le Prix du Roi d’Oussouye pour la protection de l’environnement et la production de plusieurs œuvres d’art sur ces figures emblématiques pour une meilleure promotion ont aussi été suggérés.
Sur le circuit proprement dit, l’organisation de festivals sera mise en exergue dans les différentes zones touristiques.

Mouhamadou SAGNE

Les directeurs du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac), Mamina Daffé, et de l’Office national de formation professionnelle (Onfp), Sanoussi Diakité, ont signé, vendredi, à Dakar, un protocole d’accord destiné à accompagner la formation de 9000 jeunes aux métiers de l’agriculture. « Ce protocole entre dans le cadre de la mise en œuvre d’actions de formation au bénéfice des cibles des Domaines agricoles communautaires (Dac) mis en place par le Prodac », a indiqué le directeur général de l’Onfp. Sanoussi Diakité a laissé entendre que ces formations vont porter sur quatre corps de métiers : conducteur d’engins agricoles, chef d’exploitations agricoles, gestionnaire d’une entreprise agricole et encadreur en exploitation agricole. « Nous avons les référentiels qui nous permettent de dérouler ces formations et les Dac ont les infrastructures nécessaires pour les accueillir », a-t-il dit, informant au passage du démarrage imminent des formations. Le coordonnateur national du Prodac a indiqué que le choix porté sur l’Onfp pour assurer ces formations s’explique par le fait que cette structure « a déjà montré de ce qu’elle sait faire en termes de formation professionnelle ». A en croire Mamina Daffé, cette formation qui sera sanctionnée par la remise d’un diplôme professionnel concernera, pour cette année, pas moins de 1.000 jeunes travaillant dans les Dac. Il a, en outre, fait noter que le Prodac est « engagé à travailler, de manière durable, avec l’Onfp pour faire de l’agriculture sénégalaise, une agriculture basée sur la formation et le professionnalisme ».

(APS)

Le Président de la République, Macky Sall, a dégagé 4 milliards de FCfa pour l’aliment de bétail, a révélé, samedi, à Kaffrine, le président de la Commission administrative de la Convergence des éleveurs pour l’émergence du Sénégal (Cees), Omar Abass Sow. « Dès son accession à la magistrature suprême, le Chef de l’Etat a appuyé les éleveurs par rapport à l’opération de sauvegarde du bétail. Il a dégagé 4 milliards de FCfa destinés à l’aliment de bétail », a déclaré Omar Abass Sow. Il accompagnait le député Aliou Demba Sow qui échangeait avec les éleveurs de Kaffrine sur leurs activités professionnelles et les voies et moyens de les améliorer. « Dans chaque département du Sénégal, il y a un fonds disponible pour l’achat de l’aliment de bétail. Les éleveurs n’ont plus de difficultés pour aller chercher l’aliment de bétail ailleurs. Ils peuvent l’avoir dans leur localité », a salué M. Sow. Mieux, a-t-il ajouté, le président Sall a, aujourd’hui, appuyé le financement de la Mutuelle des éleveurs du Sénégal en construction à Dahra Djolof, dans le département de Linguère. Cette dernière était d’ailleurs la Mutuelle des éleveurs du Djolof. « La banque est en train d’être construite et, dès achèvement des travaux, les fonds seront mis en place pour que les éleveurs puissent accéder aux financements », a indiqué Omar Abass Sow. « Nous voulons aussi faire comprendre aux éleveurs que leur chance se trouve dans la réélection de Macky Sall en 2019, car il est en train de faire d’énormes réalisations qui ne se feront pas en un seul mandat », a-t-il dit.

Selon lui, la Convergence des éleveurs pour l’émergence du Sénégal revendique plus de 92.000 membres à travers le pays.

(APS)

Le chef du bureau économique du Sénégal au Canada, Zaccaria Coulibaly, annonce la tenue de la 4ème édition du forum économique sénégalais à Montréal, les 11 et 12 mai 2018. Il explique que le but est d’attirer les investisseurs canadiens dans des secteurs d’activités porteurs de croissance. « Nous avons également un projet de mise en place d’une liaison aérienne directe Dakar-Montréal qui, pour nous, sera un catalyseur pour le réchauffement des échanges commerciaux mais aussi la circulation des personnes et des biens », ajoute M. Coulibaly.

Cette année, le bureau économique du Sénégal au Canada compte apporter deux innovations : la première consiste à organiser avec le regroupement général des Sénégalais du Canada qui, chaque année, organise également une journée économique. L’autre innovation est qu’une grande tribune sera réservée à la promotion de la destination Sénégal, en partenariat avec l’Agence sénégalaise de promotion touristique, le ministère du Tourisme, les agences de voyages et tours opérateurs sénégalais et canadiens. Sur le choix du thème de ce forum : « L’utilisation des ressources naturelles comme levier de création de richesses et de lutte contre la pauvreté », M. Coulibaly explique qu’avec la découverte du pétrole et du gaz au Sénégal, il faut rassurer les partenaires canadiens sur la transparence dans la gestion des ressources naturelles. Le Maroc a été choisi comme pays invité d’honneur de la 4ème édition du forum économique du Sénégal à Montréal.

Le chef du bureau économique du Sénégal au Canada note qu’aucune compagnie aérienne ne relie directement le Canada et l’Afrique de l’Ouest. C’est pourquoi, il se dit convaincu qu’avec la mise en place d’une telle liaison aérienne directe, non seulement les exportations sénégalaises connaitront une augmentation « considérable », mais la communauté ouest-africaine vivant au Canada sera soulagée de la longue durée des voyages (15 à 23h) alors que Dakar est à seulement 7h30 de Montréal.

Abdou DIAW


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.