banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Affaires et Finances (3294)

Les prix du péage autoroutier doivent être revus à la baisse. C’est la demande formulée par Momar Ndao de l’Ascosen qui a avancé des arguments pour appuyer sa requête.

Le président de l’Association des consommateurs du Sénégal (Ascosen), Momar Ndao, milite pour la baisse des prix du péage autoroutier. Pour lui, il y a actuellement de nouveaux facteurs qui peuvent pousser l’État à donner suite à cette réclamation des usagers. Il s’agit de l’Aéroport international Blaise Diagne, de l’ouverture prochaine du tronçon de Ila Touba. «Il y a une chose sur laquelle nous sommes d’accord avec les usagers, c’est le prix du péage. A notre avis, ce prix devrait être revu à la baisse, compte tenu de plusieurs facteurs. Le premier facteur est que quand le modèle économique était fait, il y avait le prolongement sur Aibd, mais nous allons avoir une ouverture sur Ila Touba qui va impacter sur les taux de fréquentation », a expliqué le président de l’Ascosen. Une déclaration faite à la gare de péage de Rufisque où il a visité les installations de la société Senac. SA, qui exploite l’autoroute à péage. Le président de l’Ascosen craint, si les tarifs restent en l’état, que les usagers qui veulent utiliser Ila Touba se retrouvent avec « des montants faramineux » à payer à l’ouverture de ce tronçon.

A cette question de la baisse du prix du péage, Didier Payerne, le directeur opérationnel de Senac SA s’est dit « ouvert », tout comme son directeur Gérard Senac, à la discussion avec les autorités sénégalaises. Il rappelle que ce prix est « un tarif contractuel » qui a été discuté avec l’État. M. Payerne a tenu tout de même à expliquer, dans le détail, l’utilisation de l’argent collecté du péage. « Quand on reçoit 1000 FCfa sur le péage, 400 FCfa sont remboursés en dette pour payer une infrastructure qui reste au Sénégal, 300 FCfa pour l’exploitation (le travail de tous les jours pour l’entretien de l’infrastructure) et 300 FCfa reviennent à l’État, sous forme d’impôt divers », a dit Didier Payerne.

Payer moins cher avec « Rapido »
Il a été beaucoup question des cartes « Rapido », de l’éclairage ainsi que des investissements effectués par la société Senac SA. En ce qui concerne l’utilisation des cartes « Rapido », les responsables de la société ont investi beaucoup d’argent pour défendre son utilité pour les usagers. Il reste, selon Momar Ndao, qu’il y a lieu d’accorder une faveur à ces usagers qui détiennent cette carte. « On devrait avoir une formule qui permettrait des ristournes pour des gens qui ont des « Cartes rapido » et que cet argent peut être utilisé par l’entreprise pour être fructifié. Nous pensons que ceux qui ont des « rapido » doivent payer moins cher », a dit le président de l’Ascosen qui s’est réjoui des travaux d’extension en cours pour plus de portes de péage. « Une voie de péage supplémentaire sera construite par Senac SA pour améliorer la circulation à la sortie de Pikine et aussi agrandir la voie de desserte pour aller à Pikine pour ne plus gêner la voie qui va vers Thiaroye et l’Aibd », a indiqué le directeur opérationnel de Senac SA. Sur la question de l’éclairage, le débat reste entier. Mais pour Momar Ndao, tout comme pour les responsables de Senac SA, c’est surtout un problème de sûreté plutôt qu’une question de sécurité. A la fin de cette visite, Momar Ndao s’est dit «satisfait » des efforts de la société, depuis que des réclamations ont été signalées. « Nous sommes globalement très satisfaits parce que nous avions fait des requêtes et nous avons constaté que celles-ci sont en train d’être mises en place », a dit Momar Ndao.

Maguette NDONG

Lors d’un atelier bilan du programme « Naatal Mbay », ses responsables ont salué la dynamique notée, depuis quelques années, dans la vallée, pour la filière riz. Toutefois, pour réaliser des résultats supérieurs à ceux obtenus antérieurement, ils ont préconisé la double-culture, tout en construisant davantage d’infrastructures de stockage.

La rencontre qui portait sur les résultats obtenus par la chaîne de valeur riz irrigué, dans le département de Dagana, était une occasion, pour différents acteurs, de recenser les bonnes pratiques, tout en évoquant les correctifs à apporter, pour accompagner cette dynamique notée, dans la vallée, depuis quelques années. Amadou Souaré, directeur régional du programme « Naatal Mbay », à Saint-Louis, a souligné la nécessité « de faire la double culture en saison humide et chaude et aussi de travailler à avoir des magasins de stockage en nombre». Cette politique est motivée par l’importance, selon lui, de travailler à une autosuffisance en riz, dans notre pays.

Au cours de cet atelier, les différents responsables ont salué la hausse continue de la production, depuis des années, mais aussi le travail du programme « Naatal Mbay », auprès des riziers de Dagana. « 14.286 producteurs dont 6.000 femmes ont été formés sur les bonnes pratiques agricoles visant l’amélioration de la productivité et la qualité du riz paddy et des semences certifiées », a indiqué Amadou Souaré.

Cette année, plus de 32.000 agriculteurs dont 24% de femmes ont été appuyés. Plus de 25.000 autres dont 35% de femmes ont été formées sur les questions liées « au chemin du bon riz », « le code qualité du paddy » et « les techniques de stockage » entre autres.

Mais le plus important, rappellent les responsables de « Naatal Mbay », est le programme tierce-détention, une garantie apportée aux producteurs au niveau des institutions financières, pour sécuriser les financements pour la commercialisation. Ainsi, près de 48 millions ont été mobilisés dont les 20% ont été payés par les riziers.

Dans le coaching commercial pour améliorer l’emballage et la labellisation, «Naatal Mbay» a sponsorisé la participation des riziers à la Foire international de Dakar avec 15 participants, 267 tonnes vendues, pour plus de 74 millions de FCfa. A cela s’ajoutent les 3.127 tonnes commandées, pour plus de 792 millions de FCfa. A la Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales (Fiara), 24 riziers ont été encadrés par le programme, pour 383 tonnes vendues, soit près de 120 millions de FCfa, et 778 tonnes commandées pour environ 204 millions de FCfa.

Toujours en ce qui concerne l’appui aux producteurs, avec l’assurance agricole, qui est d’une importance capitale, pour se prémunir contre les calamités, « Naatal Mbay » a assuré 788 opérateurs pour couvrir plus de 21 hectares, soit une valeur assurée de plus de 6 milliards de FCfa. Dans ce volet, rappelle M. Souaré, « les partenaires Locafrique et Cncas ont financé plus 1.180 dossiers pour un montant dépassant 17 milliards de FCFa».

« Naatal Mbay », pour la réussite de son programme, travaille en collaboration avec les structures de l’État et les partenaires techniques et financiers. Il noue un partenariat avec les acteurs directs de la chaine de valeur riz irrigué et aussi œuvre dans la facilitation des processus, pour permettre aux acteurs de développer des initiatives créatrices de richesses.

Amadou Maguette NDAW

Le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (Coraf) organise, à partir d’aujourd’hui, à Mbour, un atelier de restitution des conclusions de la seconde évaluation des Centres nationaux de spécialisation sous l’égide de la Cedeao, annonce un communiqué. Cette rencontre prévue pour se poursuivre jusqu’au 7 avril 2018 à Saly-Portudal, s’inscrit dans le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao). L’objectif de cet atelier est de « partager les conclusions de la seconde évaluation des Centres nationaux de spécialisation dans leur processus de maturation en Centres régionaux d’excellence, de discuter des questions pendantes et convenir des étapes suivantes dans ce processus de transformation des Cns en Cre».

Dans la deuxième composante du Ppaao et pour répondre à la nécessité de mutualisation des ressources de recherche et développement agricoles de la sous-région, neuf Centres nationaux de spécialisation ont été mis en place autour des filières prioritaires identifiées à partir d’une étude commanditée par le Coraf, indique le communiqué.

Il cite les Centres nationaux de spécialisation céréales sèches Sénégal, le Cns riz Mali, le Cns racines et tubercules Ghana, Cns bananes plantains Côte d’Ivoire, le Cns fruits et légumes du Burkina Faso, le Cns aquaculture-Nigéria, le Cns maïs-Bénin, le Cns riz de mangrove-Sierra Léone, le Cns bétail et viande du Niger. « Dans le processus d’accompagnement des Cns en Centres régionaux d’excellence, le Coraf a commandité deux évaluations du degré de maturation de ces Cns en Cre respectivement en 2015 et 2017 », ce qui a permis d’identifier les progrès réalisés par chaque Cns en vue de son évolution en Cre et les plans mis en œuvre pour atteindre cet objectif», selon le communiqué.

(APS)

Une étude réalisée par la société d’investissement, Quantum global, révèle que le Maroc est l’économie la plus attractive pour les investissements dirigés vers le continent africain. Le rapport justifie ce classement par la croissance économique soutenue du royaume chérifien, son positionnement géographique stratégique, l’augmentation de son investissement direct étranger, le niveau de sa dette extérieure, le climat favorable de son environnement des affaires. Le professeur Mthuli Ncube, directeur général du Quantum Global Research Lab déclare qu’en dépit des améliorations de la production et des prix du pétrole, les économies africaines se tournent vers la diversification pour stimuler le développement industriel et pour attirer les investissements sur des secteurs stratégiques autres que le pétrole. Pour lui, le Maroc a attiré des flux de capitaux étrangers avec régularité, en particulier dans les secteurs de la banque, du tourisme et de l’énergie et grâce au développement de son industrie. Le Maroc est suivi par l’Égypte, l’Algérie, le Botswana, la Côte d’Ivoire, l’Afrique du Sud, l’Éthiopie, la Zambie, le Kenya et le Sénégal ferme ce top ten.

Citant des données récentes issues du Contrôle des changes marocains, Quantum global indique que ce pays a attiré près de 2,57 milliards de dollars d’investissement direct étranger (Ide) en 2017, soit une hausse de 12 % par rapport à 2016. Le Maroc est reconnu comme étant l’un des meilleurs marchés émergents pour l’investissement à l’étranger. Les investisseurs internationaux se tournent vers un large éventail de secteurs : l’énergie, les infrastructures, le tourisme et les Tic, entre autres. Selon ce même rapport, les cinq premières destinations d’investissement d’Afrique ont attiré un investissement étranger global de 12,8 milliards de dollars en 2016. La Côte d’Ivoire se classe 5e, tout en étant l’économie ayant la croissance la plus rapide d’Afrique et obtient des résultats relativement bons sur les plans de la liquidité et facteurs de risques comme le taux d’intérêt réel, le risque de change et le ratio de la balance courante. L’amélioration de son profil risque conjugué à des liquidités importantes, à son environnement d’affaires, à sa démographie et à son capital social ont placé l’Algérie en troisième position dans la deuxième édition de l’AII. Le Botswana, auparavant la première destination d’investissement d’Afrique dans la première édition de l’index, se classe 4e avec de bons résultats pour ses facteurs risques et son environnement d’affaires.

Abdou DIAW

Un troisième Contrat de désendettement et de développement (C2D) au profit de la Côte d’Ivoire est prévu en 2020, sur une période de 5 ans, pour un montant de 749 milliards de F Cfa, a annoncé, mercredi, le porte-parole du gouvernement ivoirien, Bruno Koné, à l’issue d’un Conseil des ministres.

«Un troisième C2D de cinq ans est prévu en 2020 pour un montant de 749 milliards de FCfa », a dit Bruno Koné, lors d’un point de presse, au terme du Conseil des ministres. Le Contrat de désendettement et de développement (C2D) est un mécanisme de financement du développement qui consiste à la reconversion de la dette remboursée en subvention pour des projets choisis d’un commun accord entre la Côte d’Ivoire et la France. Deux C2D sont actuellement en cours d’exécution pour les périodes 2012-2015 et 2014-2020 pour un montant global de 1.151,25 milliards de FCfa (1,755 milliard d’euros). Les financements ont été intégrés dans le Plan national de développement (Pnd) établi par le gouvernement ivoirien. Sur le plan financier, il ressort des travaux, à la date du 31 décembre 2017 que « la Côte d’Ivoire a honoré toutes les échéances de remboursement de la dette C2D. Ainsi, 708 milliards de FCfa sur les 1.151,25 milliards de FCfa ont été remboursés et reversés sur le compte C2D à la Bceao », a relevé Bruno Koné.

Il a fait savoir que le taux de décaissement est aujourd’hui de 88,3 %, soit 625 milliards de FCfa sur les 708 milliards qui ont fait l’objet d’investissements de réutilisation par l’État de Côte d’Ivoire.
Concernant les réalisations physiques, « tous les projets du premier C2D sont à la phase d’exécution des opérations sur le terrain et sont achevés pour la plupart tandis que pour le deuxième C2D de nombreux projets d’envergure sont à la phase de lancement ou ont déjà démarré », a-t-il souligné.

Le porte-parole du gouvernement ivoirien a déclaré que le bilan de 2012 à 2017 est « globalement satisfaisant avec plusieurs ouvrages importants réalisés et l’acquisition de matériels et équipements au profit des populations et «quelques appuis budgétaires en faveur de l’État de Côte d’Ivoire». Les secteurs d’activités ciblés sont notamment l’éducation, la formation, l’emploi, la santé, la justice, l’agriculture, le développement rural et l’environnement, le développement urbain, l’eau et l’assainissement ainsi que les infrastructures routières.

Dans l’élaboration du rapport annuel des activités 2017 et de la préparation du bilan des 5 ans du C2D, le gouvernement ivoirien, en collaboration avec l’Agence française de développement (Afd), a organisé une revue sectorielle des projets du C2D du 26 février au 2 mars 2018, à Abidjan.

(APA)

La raréfaction des ressources halieutiques est plus liée à un phénomène anthropique qu’aux effets du changement climatique. C’est le constat fait par le directeur du Centre de recherches océaniques de Dakar-Thiaroye (Crodt) qui animait, mardi, une conférence de presse, à la Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales (Fiara).

Au Sénégal, la raréfaction des ressources halieutiques porte la signature de l’homme. Si le poisson se fait rare sur les étals des marchés et si les pêcheurs sénégalais sont obligés de squatter les espaces maritimes des pays voisins comme la Mauritanie et la Guinée Bissau, à la recherche du poisson, il faut chercher la cause dans les mauvaises pratiques de pêche et non pas dans les changements climatiques. Ce constat est du directeur du Centre de recherches océaniques de Dakar-Thiaroye (Crodt), le Colonel Massal Fall. « Nos propres pratiques sont la principale cause de la raréfaction des ressources halieutiques. Le phénomène du changement climatique ne fait que s’y greffer. C’est un facteur additionnel », a-t-il expliqué, mardi, lors d’une rencontre avec la presse au stand de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra) à la Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales (Fiara).

Autrement dit, si l’espace maritime sénégalais est moins poissonneux, cela est dû principalement aux pratiques néfastes persistantes de l’homme.

La plus grave de ces pratiques est la surpêche ou la surexploitation. Selon une étude menée par le Crodt en 2014, le Sénégal a une surcapacité de pêche de 52%, c’est-à-dire qu’on y pêche à plus de 52% que de besoin. Ce chiffre n’est qu’une moyenne car pour certains espèces comme le mérou (thiof), le pourcentage peut monter jusqu’à 75% de surpêche. A côté de la surexploitation, d’autres facteurs exacerbent la raréfaction des ressources halieutiques. Il s’agit notamment de la coopération halieutique sous-régionale de moins en moins opérante. L’exemple de la Mauritanie est assez illustratif à ce sujet.

On note également la pollution multiforme des sites de pêche, la persistance de la pêche des juvéniles qui a cours notamment au quai de Hann, les conséquences dévastatrices de la pêche crevettière et chalutière qui se manifestent par des captures massives et peu sélectives, le manque de promotion des techniques de pêche écologiquement correctes, l’insuffisance des aires marines protégées. A cela s’ajoutent le trop plein de bateaux, de flottilles et de pirogues artisanales, les manquements dans la gouvernance des pêches, le développement des usines de farine de poissons (minoteries), la persistance de la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (Inn) malgré les sanctions renforcées et la demande en hausse de la demande aussi bien nationale qu’internationale.

Dans la recherche de solutions à la raréfaction des ressources halieutiques, le Crodt qui est un centre spécialisé de l’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra) joue un rôle important. Ce centre, le plus ancien en Afrique de l’ouest francophone, contribue ainsi au développement du secteur des pêches maritime et continentale et de l’aquaculture via la création de connaissances et de technologies, l’accompagnement des professionnels artisans et industriels et la veille scientifique. Dans cette quête de solutions, les savoirs endogènes ne sont pas occultés, selon le Dr Elhadji Traoré, Directeur scientifique de l’Isra. « On connaît, de manière scientifique et technique, les causes de la raréfaction des ressources halieutiques. Mais les populations locales ont des connaissances ancestrales qui peuvent aider à trouver des solutions. A l’Isra, nous en sommes conscients. C’est pourquoi, nous avons mis en place une équipe spécialement chargée de mener des enquêtes sur les communautés et leurs pratiques », a-t-il expliqué.

Elhadji Ibrahima THIAM

L’Etat a obtenu de la Banque islamique de développement des financements pour la Sonacos destinés à la commercialisation de l’arachide et pour la Senelec.

Prenant part à la 43ème réunion annuelle du Groupe de la Banque islamique de développement (Bid) qui se tient du 1er au 05 avril 2018 à Tunis, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a signé, hier, deux conventions de financement avec la Société islamique pour le financement du commerce international (Itfc), annonce un communiqué. Le premier financement de 50 millions de dollars, soit 26,7 milliards de FCfa, est destiné à la Sonacos pour l’achat de graines dans le cadre de la présente campagne de commercialisation de l’arachide. Quant au second, estimé à 110,5 millions d’euros, soit 72,5 milliards de FCfa, il servira à la Senelec d’optimiser la fourniture d’électricité dans le pays, notamment par la sécurisation de l’approvisionnement en produits pétroliers destinés à la production d’électricité par les centrales électriques de cette société.

Toujours selon le document, le Sénégal a reçu, dans le cadre de l’Initiative régionale de la chaîne de valeur riz initiée par le Groupe de la Bid, 175 millions de dollars américains, environ 95 milliards de FCfa, pour un programme pilote concernant 10 pays.

« A l’occasion de la table ronde de partage d’expériences de modèle de politique de transformation structurelle, tenue le 04 avril 2018, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a partagé avec ses collègues gouverneurs du Groupe de la Bid le modèle du Sénégal basé sur le Pse avec ses projets et réformes phares dont la mise en œuvre se traduit par des résultats fort appréciables : taux de croissance du Pib estimé à 7,2 % en 2017, après 6,5 % en 2016 et 6,3 % en 2015, contre une moyenne de 3,2 % sur la période 2006-2013, réduction constante du déficit budgétaire qui est passé de 6,7 % en 2011 à 3,7 % en 2017, maîtrise de l’inflation, économie diversifiée », indique le communiqué. « L’ambition du président de la République, Macky Sall, qui est de réaliser une croissance de qualité générant de l’emploi et des revenus et favorisant un développement solidaire et inclusif, a été réaffirmée. C’est à ce titre qu’une attention particulière a été portée sur le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), le Programme d’urgence de modernisation des axes frontaliers (Puma) et le Programme de modernisation des villes (Promovilles) », rapporte la même source.

Mamadou GUEYE

Informer et sensibiliser sur les enjeux et défis actuels de l’agriculture d’une part, et promouvoir un système agroalimentaire plus sain et plus durable d’autre part. C’est le double objectif du Festival « AlimenTerre » organisé par le Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr) dans le cadre de la Fiara.

«Des images et des mots pour relever les défis agricoles et alimentaires mondiaux». C’est une première du genre au Sénégal et la principale innovation de la 19ème Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales (Fiara). Un Festival entièrement dédié à la sensibilisation sur les enjeux actuels de l’agriculture et à la promotion du respect de l’environnement et de la santé des consommateurs. L’événement dénommé « AlimenTerre » est à l’initiative du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr) en partenariat avec l’Ong Sos Faim Belgique et la Wallonie-Bruxelles international (Wbi), ouvert, hier, au Cices. Le Festival sera rythmé notamment par des séances cinématographiques avec la diffusion de quatre films-documentaires portant sur la problématique des semences, de l’accaparement des terres, de l’impact néfaste des changements climatiques sur l’agriculture, etc. C’est aussi un espace de débats et d’échanges sur les cultures paysannes à travers des activités culturelles : chants, danses, contes traditionnels, exposition d’outils agricoles traditionnels, concours culinaire. Les organisateurs soulignent que ce Festival intervient dans un contexte de mondialisation et de raréfaction des terres dédiées à l’agriculture. Cette raréfaction est causée notamment par l’accaparement des terres et par l’appétit des multinationales.

Pour Dominique Morelle de l’Ong Sos Faim Belgique, il est nécessaire de sensibiliser le grand public sur les questions des systèmes alimentaires et sur les modèles de production issus du monde rural. Et quoi de mieux que de le faire à travers des images qui, rappelle-t-elle, sont parfois plus parlantes que les mots. « Dans nos programmes, plus de 70 films ont été sélectionnés et diffusés à travers le monde, ces dix dernières années. Et ce genre de Festival s’est déjà déroulé à Kinshasa. C’est une plateforme intéressante qui permet de discuter et d’inciter à une réappropriation de la question alimentaire par les citoyens », dit-elle. En effet, à travers les films sélectionnés, il s’agira de mettre en évidence les enjeux et défis liés à plusieurs thématiques d’actualité dans le domaine de l’agriculture et de l’alimentation dans le monde mais aussi de proposer des pistes d’actions concrètes pour une réappropriation de la question alimentaire par les citoyens.

Le Festival « AlimenTerre » se pose ainsi comme « une opportunité unique pour toucher le grand public sénégalais en particulier la population urbaine de Dakar en l’invitant à rencontrer et à débattre avec les leaders paysans et acteurs de la société civile », renchérit Ahmédou Mokhtar Mbodji, Secrétaire général du Cncr. Pour lui, le débat des initiatives prises par des agriculteurs familiaux en vue d’améliorer la sécurité alimentaire et réduire la pauvreté en milieu rural, peut renforcer la citoyenneté par la promotion d’un système agroalimentaire plus juste et plus durable.

Elhadji Ibrahima THIAM

Onze Sénégalais ont été retenus, cette année, dans la quatrième promotion du programme entrepreneurial de la Fondation Tony Elumelu (Fte) qui a permis à 3.000 jeunes africains de matérialiser leurs idées d’entreprises. Ces jeunes sénégalais font partie des 1.250 entrepreneurs africains qui vont recevoir un financement de 10.000 dollars lors du Forum prévu en octobre, à Lagos, soit 250 de plus que les 3 précédentes éditions. Ils vont bénéficier d’un capital de démarrage de 5.000 dollars non remboursable et 5.000 dollars remboursables. Le programme lancé par le Pdg d’Uba, Tony Elumelu, cherche à offrir aux jeunes des opportunités financières en vue de permettre à l’Afrique de s’appuyer sur son secteur privé et sur sa jeunesse pour réaliser ses objectifs de développement. Selon des chiffres fournis par la Fondation Tony Elumelu (Fte), 55.000 emplois ont pu être créés depuis son lancement en 2015.

Les lauréats sénégalais ont présenté des projets innovants dans les secteurs de l’agriculture, des services, des technologies de l’information et de la communication, de la construction et de l’éducation. Les organisateurs saluent cette évolution dans la mesure où l’année dernière cinq ont été primés.

Le programme de la Fondation Tony Elumelu qui s’étale sur 10 ans pour un montant global de 100 millions de dollars, commence à susciter un réel intérêt auprès de la jeunesse africaine. Cette année, plus de 150.000 Africains de 114 pays du monde ont posé leur candidature. Des investisseurs et hommes d’affaires ont décidé de soutenir ces initiatives. Selon le communiqué de presse, « ils ont enregistré la participation de 250 entrepreneurs supplémentaires cette année par rapport à la sélection habituelle de 1.000 candidats grâce à un partenariat représentant 1 million de dollars avec le Comité international de la Croix-Rouge (Cicr) visant à soutenir 200 entrepreneurs dans des zones de conflit et fragiles du Nigeria (Nord-Est où BokoHaram fait régner la terreur et la région du delta du Niger qui souffre de dégradations environnementales dues à des déversements de pétrole), à un accord d’un montant de 200.000 dollars avec le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) visant à soutenir 40 entrepreneurs panafricains et à un partenariat représentant 50.000 dollars avec Indorama pour soutenir 10 Nigérians. »

Le secteur privé au cœur du développement
Une fierté pour le Pdg de Uba, Tony Elumelu, qui cherche, à travers cette initiative, à inciter les Africains à miser sur un développement endogène pour sortir de l’ornière, à promouvoir l’esprit d’entreprise et à renforcer le secteur privé. Il demeure convaincu que «l’entrepreneuriat est la voie la plus efficace vers le développement durable sur notre continent et notre programme est le modèle à suivre. Il évalue l’investissement total du Programme de la Fte à 15 millions de dollars en subventions directes pour les entrepreneurs et à 5,8 millions de dollars en opérations et développement du programme et technologique ».

Les jeunes sélectionnés dans ce programme vont bénéficier, pendant 9 mois, d’un mentorat en ligne et d’une formation accélérée. Le communiqué renseigne que « l’agriculture était le principal secteur parmi les entrepreneurs sélectionné à hauteur de 29 %, suivie par la technologie (11%) et la fabrication (9%).

Matel BOCOUM

Le banquier, ancien Directeur de la Biao Sénégal et cadre de la Bceao, Mohamadou Diop, a procédé, samedi, à la dédicace de son livre intitulé, «Des Francs Cfa et des Banques». Dans cet ouvrage, Mohamadou Diop revient sur l’histoire de cette monnaie tout en indiquant, à l’égard des pourfendeurs du Cfa, que ce n’est pas une monnaie française mais africaine avec des avantages liés à sa stabilité.

«Des Francs Cfa et des Banques». C’est le titre du livre publié, ce weekend, aux éditions Harmattan Sénégal, par Mohamadou Diop, lors d’une cérémonie de dédicace. L’auteur, ancien cadre de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’ouest (Bceao) et ancien Directeur de la Biao, actuelle Cbao, a produit un livre de «qualité» sur le francs Cfa pour apporter sa contribution, en tant que spécialiste, à ce débat entre souteneurs et pourfendeurs du Cfa. Présentant l’ouvrage, Prospère Youm, ancien cadre de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (Fmi), insiste sur le fait que l’auteur ait rappelé les 4 piliers de la zone franc avec la convention. Le premier piler de la zone franc permet aux différents pays d’assurer la convertibilité illimitée de leur monnaie dans la monnaie de la France ; les pays de la zone franc conviennent aussi que leur monnaie aura un rapport fixe avec la monnaie de la France ; être membre de la zone franc signifie aussi garantir la liberté de circulation financière dans la zone ; le quatrième pilier a trait à la centralisation des réserves officielles de change. L’auteur jetant un coup d’œil sur le rétroviseur, a expliqué aussi que les politiques adoptées par l’Uemoa en matière de financement reposaient sur l’identification d’activités prioritaires qui avaient plus de possibilité de financement que d’autres secteurs. Au début des années 1980, rappelle le banquier Mohamadou Diop, les financements n’étaient plus basés sur l’identification des priorités des agents économiques, ce qui a conduit à la faillite de la Banque nationale de développement du Sénégal (Bnds) avec l’ensemble du système bancaire qui était secoué dans la zone franc.

Zone franc, protectrice
Prospère Youm, toujours faisant l’économie du livre, affirme qu’avant la dévaluation, il y a eu la crise bancaire de 1986. Cette crise qui a, par la suite, conduit à la dévaluation, était tellement forte que les banques ne pouvaient plus faire face à certaines charges. Par rapport à l’avenir du Cfa qui appartient aux pays membres, M. Youm pense qu’il faut réfléchir avant de prendre une décision. Il indique, historiquement, que la zone franc a protégé les pays membres de certaines catastrophes économiques. Par rapport à ceux qui défendent l’autonomie financière, il rétorque que des pays comme le République démocratique de Congo et la République de Guinée ont leur propre monnaie mais sont dans des difficultés économiques, connaissant même, parfois, une catastrophe monétaire. «Il y a énormément de risques liés à la souplesse du taux de change. La zone franc garantit une parité fixe», soutient le présentateur du livre.

Quant à l’auteur, Mohamadou Diop, diplômé de Princeton, de Columbia et du Centre ouest africain de formation et d’études bancaires (Cofeb), il pense que les détracteurs du Cfa attaquent souvent la France, mais il faut qu’ils s’adressent à nos dirigeants qui ne sont pas des faire-valoir. Pour lui, porter certaines critiques sur le Cfa qui serait une monnaie d’asservissement, c’est «comme si nos dirigeants qui ont négocié les accords sont des enfants de cœur qui se sont laissés manipuler». Selon l’auteur, même si une partie des réserves des valeurs de la zone franc se trouve à la banque centrale de France, légalement, le Trésor français ne peut pas puiser dans ce compte courant qui est un compte «solidaire entre pays membres de chaque zone Cfa».

Par rapport à l’avenir du Cfa, l’auteur n’est pas dans la même logique que les pourfendeurs qui veulent se débarrasser de cette monnaie. Il propose une réforme et une renégociation avec la France pour éliminer le compte d’opération et mettre fin à la présence française dans le Conseil d’administration de la zone. Il propose aussi d’avoir un double panier euro et dollar en même temps et de se débarrasser du nom qui a une certaine connotation et qui a été choisi à une certaine époque où les États africains étaient fragiles. Docteur Alioune Badara Ndiaye, ancien Directeur de la Recherche scientifique et technique du Sénégal a aussi laissé entendre que la mutation du Cfa ne devrait pas être entreprise sans une mûre réflexion et discussion entre les différents pays.

Oumar KANDE

La Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack et celle de Conakry (République de Guinée) ont paraphé, samedi, une convention de partenariat.

La Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack et la Chambre régionale de commerce, d’industrie et d’artisanat de Conakry (République de Guinée) sont désormais liées par des relations de partenariat en vue de mutualiser leurs ressources et moyens. C’est tout l’enjeu de la première convention signée entre les deux chambres consulaires samedi, à Kaolack. Le dernier acte du séjour de la délégation guinéenne conduite par le président de l’institution consulaire de Conakry, dans la région depuis jeudi dernier. Celle-ci comprenait également les patrons de celle de Boké, de Labé et de la préfecture de Koundera.

La chambre consulaire de la capitale guinéenne installée, il y a moins de 5 mois, fait office, de fait, d’institution nationale et selon les mots du président Mamadou Baldé. Elle est venue « apprendre de sa sœur de Kaolack plus que centenaire et dont l’expérience et la notoriété ne sont plus à démontrer en dehors de la sous région ». Il en veut pour preuve le choix de son président porté à la tête de l’Union nationale des chambres de commerce du Sénégal et la dimension de la Foire internationale de Kaolack. La cérémonie de signature s’est déroulée en présence des représentants d’organisations de commerçants, d’industriels, de transporteurs et de producteurs agricoles de la région. Cette convention met l’accent sur l’appui-assistance des opérateurs économiques séjournant dans l’un et l’autre pays, l’échange d’expériences et l’installation d’entrepôts de transit dans la zone frontalière. Une volonté de renforcement des relations commerciales avec un pays aux ressources naturelles immenses. «Ma conviction est que l’unité africaine à laquelle aspirent les peuples du continent devrait se construire par cercles concentriques à l’échelle de la sous-région ouest africaine, le Sénégal, la Gambie, le Mali, la Mauritanie, la Guinée Bissau et la République de Guinée doivent établir une unité primaire avant de se projeter à l’échelle de l’Umoa, de la Cedeao et enfin de l’Union africaine. C’est pourquoi, l’acte que nous venons de poser, entre opérateurs économiques guinéens et sénégalais, doit être perçu comme un signal fort dans le processus de construction de l’Union africaine», a déclaré Serigne Mboup.

Les deux parties ont exprimé leurs préoccupations face aux tracasseries policières récurrentes dont les transporteurs font l’objet dans les axes routiers sous régionaux. Le projet d’un marché de gros entre les deux pays installé dans la préfecture de Koundera en Guinée avec des entrepôts de transit pourrait faire l’objet d’un avenant de la convention signée entre les deux parties.

Elimane FALL

Le groupe bancaire marocain, Attijariwafa bank et Ifc (International finance corporation), membre du groupe de la Banque mondiale, ont signé, le 26 mars dernier, à Abidjan, un accord visant à soutenir les entreprises et stimuler l’investissement et le commerce transfrontalier en Afrique. Selon un communiqué reçu à notre rédaction, Attijariwafa bank et Ifc se sont entendus pour étudier des projets d’investissements en Afrique du nord et en Afrique subsaharienne.

Le partenariat porte principalement sur le soutien au commerce et à l’investissement entre les deux régions afin de renforcer les échanges entre pays africains. En outre, les deux parties s’engagent à coopérer dans la banque de financement et d’investissement, le financement de projets, ainsi que les instruments de partage de risque. L’accord prévoit également qu’Ifc et Attijariwafa bank accompagnent les entreprises au Maroc et en Afrique, notamment les Pme, pour leur permettre d’accéder aux services de financement et de formation dont elles ont besoin pour assurer leur développement. « Attijariwafa bank et Ifc partagent une vision commune, selon laquelle un secteur privé en bonne santé est essentiel pour créer des emplois et stimuler la croissance économique », a déclaré Boubker Jai, directeur général délégué du groupe Attijariwafa bank. « L’Afrique a un fort potentiel. Mais la faiblesse du commerce transfrontalier et le manque de financements accessibles aux Pme freinent la croissance économique. En répondant à ces problèmes, nous pouvons aider à libérer le potentiel du secteur privé africain pour créer des emplois et contribuer à la lutte contre la pauvreté et les inégalités», a ajouté de son côté, Sérgio Pimenta, vice-président Afrique et Moyen-Orient d’Ifc.

Aliou KANDE

La production industrielle s’est accrue de 0,3%, en janvier 2018, par rapport au mois précédent, selon l’indice harmonisé de la production industrielle de l’Ansd de ce mois.

Par rapport au mois précédent, la production industrielle a connu une hausse  de 0,3 % en janvier 2018, selon une note de l’Ansd. Cette performance, indique-t-on, découle de la reprise de l’activité des industries mécaniques, des matériaux de construction, textiles et du cuir, mais aussi de l’accroissement de l’activité des industries extractives, alimentaires et des autres industries manufacturières. L’activité de production des industries mécaniques a enregistré une hausse de 63,2 % comparée au mois précédent. Cette hausse est imputable à la bonne tenue de l’activité de fabrication de machines et matériels électriques (+114,4%) et des produits de la sidérurgie (+90,5 %) ainsi que celle liée à la fabrication d’autres ouvrages en métaux (+9,2%).

S’agissant des industries des matériaux de construction, elles ont vu leur production croître de 10,0 % par rapport au mois précédent. Ce résultat est essentiellement dû à l’augmentation de la production du ciment sur la période sous revue. L’activité de production des industries textiles et du cuir est, quant à elle, marquée par une croissance de 7,9 % en janvier 2018 sous l’effet d’une bonne tenue de l’activité d’égrenage de coton. L’activité de production des industries extractives s’est bonifiée de 4,9 % en janvier 2018. Le relèvement de l’activité de production de sel et de natron (+20,1%)  et d’extraction de pierre, de sable et d’argile (+18,8%) explique la hausse observée dans cette branche. Toutefois, il est noté un recul de l’activité de fabrication de phosphate (-4,6 %) en variation mensuelle.

L’activité de production des industries alimentaires a connu un accroissement de 1,4 % en janvier 2018 comparée au mois précédent. Il en est de même pour l’activité de production des autres industries manufacturières qui s’est accrue de 0,4 %. Toutefois, précise l’Ansd, cette hausse de l’activité de production industrielle en janvier 2018 est ternie par la baisse de l’activité des industries chimiques, du papier et du carton. Par rapport au mois de janvier 2017, la production industrielle s’est relevée de 7,9 %.

Mamadou SY

Le ministre de la Promotion des investissements, Khoudia Mbaye, s’engage à poursuivre la modernisation de l’administration sénégalaise, en éliminant toutes les barrières susceptibles de saper le processus. Elle présidait, hier, l’atelier de validation de la revue annuelle conjointe de son département.

Démanteler les poches de l’administration résistantes à la modernisation. C’est l’un des objectifs que s’est fixé le ministre de la Promotion des investissements, des Partenariats et du Développement des téléservices de l’État, Khoudia Mbaye, qui présidait l’atelier de validation de la revue annuelle conjointe de son département. Elle a réitéré l’engagement de son département, à travers l’Agence de l’informatique de l’État (Adie), à continuer le vaste chantier de l’État de rendre les services de l’administration plus modernes. « La modernisation de l’État est un enjeu de taille. Nous devons poursuivre le processus aussi bien sur le plan des infrastructures que sur la réduction de la fracture numérique », a déclaré le ministre. D’après elle, il faut faire face à certaines entités de l’administration qui sont encore réticentes aux changements. Aujourd’hui, dit le ministre, l’État doit, par exemple, disposer d’un fichier unifié des données du personnel entre le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan et celui de la Fonction publique.

Outre le chantier de modernisation de l’administration, le ministre compte également mener plus de concertations avec le secteur privé sur des questions relatives à l’amélioration du climat des affaires. « Nous reconnaissons qu’il reste beaucoup à faire en faveur du privé. C’est le cas des reformes sur les Zones économiques spéciales. Nous devons voir comment faire bouger les groupes de travail pour aller vers plus d’efficacité », a indiqué le ministre. Sur ce point, Mor Talla Kane, Secrétaire exécutif de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes) soutient que l’implication du privé à cette revue annuelle permet de renforcer le partenariat avec l’État. Il explique que dans un contexte mondial de forte concurrence, il faut continuer à moderniser les procédures administratives et améliorer l’environnement des affaires. Ce qui permettra au Sénégal, dit-il, d’améliorer sa position dans les classements internationaux comme le Doing business. « C’est bien d’entamer des reformes, mais le plus difficile est d’aller jusqu’au terme. Ce qui est un défi pour l’État », a dit M. Kane.

Il invite le ministre à se concerter plus avec le secteur privé en ce qui concerne les Zones économiques spéciales dont les acteurs attendent le démarrage. Le Secrétaire exécutif de la Cnes a réaffirmé la disponibilité du secteur privé à accompagner l’État pour travailler ensemble. Il se dit également conscient de son degré de responsabilité dans la réalisation des objectifs du Plan Sénégal émergent.

La tenue de cette seconde édition de la revue annuelle sectorielle conjointe a permis au ministre de la Promotion des investissements de dresser le bilan de quelques réalisations de l’année passée. En ce qui concerne l’amélioration du climat des affaires, Khoudia Mbaye évoque le Programme de réformes de l’environnement des affaires et de la compétitivité (Preac) dont la deuxième phase est en cours. Il a permis de réaliser de «profondes » réformes structurelles notamment dans les domaines du financement, de l’énergie, du foncier, du tourisme, de la fiscalité, du commerce et du transport frontalier… Ces réformes, note le ministre, ont été sanctionnées positivement par le gain de 7 places réalisé par le Sénégal dans le classement du dernier rapport Doing business. Dans le domaine de la promotion des investissements, Mme Mbaye a cité les lois de 2017 sur les Zones économiques spéciales en cours de réalisation. Sur les Partenariats publics privés (Ppp), elle indique que plusieurs administrations porteuses de projets ont été accompagnées aussi bien dans la formulation que dans le suivi de leurs projets. Non sans oublier la tenue de la deuxième édition du forum international sur le financement des Ppp, en 2017, à Dakar.

Abdou DIAW

 

Hier, le ministre de l’Économie et des Finances, Amadou Bâ, a signé une série de conventions avec des partenaires financiers du Sénégal. Il s’agit de l’Agence française de développement qui a accordé une subvention de plus de 3 milliards de FCfa destinée à la préservation de la biodiversité marine, de l’Union européenne qui a financé trois projets portant sur la sécurité, les transports et le commerce pour un montant de 15.021.415.300 de FCfa et de la Banque ouest africaine de développement qui va financer, pour 30 milliards de FCfa, l’aménagement et le bitumage de la boucle du Fouladou (Kolda) et compléter les travaux de la route Kédougou-Salémata et de la boucle de Boudier (Sédhiou).

15 milliards de FCfa de l’Ue aux secteurs du commerce, des transports et de la sécurité…

Amadou Bâ, ministre de l’Économie, des Finances et du Plan et  Joaquin Gonzalez-Ducay, ambassadeur de l’Union européenne au Sénégal, ont procédé, hier,  à la signature de conventions de financement de trois projets qui portent sur la sécurité, les transports et le commerce pour un montant total de 22.900.000 d’euros, soit environ 15.021.415.300 de FCfa.

Trois conventions de financement entre le Sénégal et la Délégation de l’Union européenne ont été signées, hier. Elles ont été paraphées par Amadou Bâ, ministre de l’Économie, des Finances et du Plan et Joaquin Gonzalez-Ducay, ambassadeur de l’Union économique au Sénégal. Les domaines concernés sont la sécurité, les transports et le commerce. Le montant cumulé pour ces trois projets du 11ème Fonds européen de développement (Fed) est de 22.900.000 d’euros, soit environ 15.021.415.300 de FCfa. Selon M. Bâ, le premier financement d’un montant de 6,5 milliards de FCfa porte sur le « Programme de coopération pour la sécurité intérieure entre le Sénégal et l’Ue » dont l’objectif est de prévenir et de réduire les facteurs de déstabilisation internes et externes de l’État du Sénégal pour préserver son potentiel de développement. Quant au « Projet régional de gouvernance transport » d’un montant de 2,6 milliards de FCfa, il vise à contribuer à l’amélioration de la pérennité et de la sécurité du système de transport routier, selon le ministre des Finances. Il permettra également de renforcer les capacités institutionnelles et de gestion administrative des agences sous tutelle et d’améliorer le réseau régional. Enfin, le « Projet d’appui à la compétitivité de l’Afrique de l’Ouest » financé à hauteur de 5,9 milliards de FCfa, Amadou Bâ souligne qu’il a pour objectif de contribuer à la transformation structurelle de l’économie par la production de biens et services compétitifs à plus haute valeur ajoutée pour assurer la croissance, la création d’emplois qualifiés et durables ainsi que l’augmentation des exportations et des revenus. Évoquant les possibilités offertes par ces protocoles de partenariat, Amadou Bâ a indiqué que les plus hautes autorités apprécient l’aide de la Commission européenne. Il a rappelé que l’Ue demeure l’un des principaux bailleurs de fonds du Sénégal et son appui s’amplifie au fil des années et couvre des secteurs essentiels au développement économique et social du pays. «Cette stratégie de coopération a pour but d’appuyer les efforts entrepris par le gouvernement du Sénégal en vue d’assurer la sécurité des populations, de réduire la pauvreté d’une manière durable à travers une croissance soutenue et équitablement répartie, une bonne gouvernance et une intégration régionale mais également une insertion progressive de notre économie dans l’ordre mondial », a déclaré le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan.

Joaquin Gonzalez-Ducay a évoqué les  relations solides de longue date entre l’Ue et le Sénégal. Une relation qui, à son avis, s’est diversifiée au fil des années couvrant actuellement un large spectre de domaines. Sur le financement de la sécurité, M. Gonzalez-Ducay affirme que cette première action d’envergure dans cette coopération témoigne d’une grande confiance réciproque. Selon le diplomate européen, dans un domaine aussi sensible, « on ne peut coopérer que sur la base d’un fort engagement politique mutuel ». Soulignant que le Sénégal est sur le point d’entrer dans la deuxième phase de mise en œuvre du Pse, il a indiqué que l’Ue l’accompagnera avec ses différents instruments. Dans cette optique, il annonce un appui budgétaire d’un montant de 90 millions d’euros (59 milliards de FCfa) en phase de préparation. Il vise, selon le diplomate, l’amélioration de l’environnement des affaires.

Aliou KANDE


Signature prochaine d’un nouveau programme de coopération

Le Sénégal et l’Union européenne vont signer, dans les prochaines semaines, un nouveau programme de coopération, qui constituera la base des engagements financiers de Bruxelles pour la période 2018-2020, a annoncé, hier, Joaquin Gonzalez-Ducay, lors de la signature de trois conventions de financement sur la sécurité, le transport et la compétitivité. « J’ai le plaisir de vous annoncer que le document de stratégie conjoint européen qui va remplacer notre programme indicatif national, à partir de cette année, a été validé par les États membres de l’Union européenne, le 20 mars dernier. Nous sommes prêts à signer, dans les prochaines semaines, ce nouveau document qui constituera la base pour les engagements financiers de l’Union européenne pour la période 2018-2020 pour un montant additionnel de 147 millions d’euros au titre du 11e Fed », a indiqué le diplomate. Amadou Bâ, le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, exprimant sa joie après cette annonce, a indiqué que ce sera l’occasion de faire le bilan de la coopération entre les deux parties. Un bilan qu’il a qualifié de plus que reluisant. « L’Union européenne  fait partie des premiers partenaires économiques et financiers du Sénégal », a-t-il déclaré, notant que depuis 2014, 21 conventions ont été signées pour un montant de près de 393 milliards de FCfa.

…30 milliards de FCfa de la Boad
destinés aux infrastructures routières…

La Banque ouest africaine de développement (Boad) va financer, pour 30 milliards de FCfa, l’aménagement et le bitumage de la boucle du Fouladou (Kolda) et compléter les travaux de la route Kédougou-Salémata et de la boucle de Boudier (Sédhiou). La convention de financement a été signée, hier, entre Amadou Bâ et Christian Adovelande.

Lors de son Conseil d’administration du 21 mars 2018, à Dakar, pour sa 108ème session ordinaire, la Banque ouest africaine de développement (Boad) avait apporté son concours financier au profit de certains de ses États membres dont le Sénégal.  Hier, les deux parties ont signé les conventions de financement. La signature s’est déroulée au ministère de l’Économie, des Finances et du Plan entre Amadou Bâ et Christian Adovelande, président de la Boad. D’un montant de 30 milliards de FCfa, ce concours servira à financer l’aménagement et le bitumage de la boucle du Fouladou (Kolda) précisément la section Dabo-Fafacourou-Médina Yoro Foulah et compléter les travaux de la route Kédougou-Salémata et de la boucle de Boudier (Région de Sédhiou). «Ce prêt permettra la réalisation et l’achèvement de projets majeurs du Programme prioritaire de désenclavement et du Plan Sénégal émergent », a déclaré le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ.

Il a ajouté que la mise en œuvre de ces projets répond « à une vieille doléance des populations des localités concernées et va permettre d’améliorer la compétitivité de l’économie des zones qui seront desservies ». Le ministre de l’Économie a souligné que la Boad avait déjà octroyé au Sénégal deux financements de 40 milliards de FCfa pour les deux premières phases du projet et ce nouveau financement porte à 70 milliards de FCfa.   Amadou Bâ qui a salué le soutien de la Boad à la mise en œuvre du Programme prioritaire de désenclavement dès son lancement et au Plan Sénégal émergent, soulignant que l’institution financière a concrétisé 95 % de ses engagements d’un montant total de 350 milliards de FCfa souscrits lors du groupe consultatif de Paris.

Le président de la Boad, Christian Adovelande, a déclaré que la réalisation de ces infrastructures améliorera le réseau routier dans ces régions et accroîtra la compétitivité des zones concernées, en réduisant les coûts et la durée de transport. « Il permettra également de favoriser une meilleure mobilité des personnes et des biens ainsi qu’un accès facile aux équipements sociaux », a-t-il dit. Lors de ce Conseil d’administration du 21 mars 2018, la Boad avait accordé également un  financement à la société « Les Ciments Du Sahel » pour un montant de 25 milliards de FCfa pour lui permettre d’augmenter ses capacités de production par l’installation d’une troisième ligne intégrée et autonome de production de clinker et de ciment d’une capacité de 2,7 millions de tonnes de ciment par an.

Mamadou GUEYE

…plus de 3 milliards de FCfa de l’Afd pour la préservation de la biodiversité marine

Une subvention de cinq millions d’euros, soit 3.279.875.000 de FCfa a été accordée par l’Agence française de développement (Afd) au Sénégal. La convention de financement a été signée, hier, par Amadou Bâ, ministre de l’Économie, des Finances et du Plan et Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal. Selon M. Bâ, cette subvention est destinée à financer le projet d’amélioration de la biodiversité des aires marines protégées communautaires. Il affirme que  la subvention relative au financement des aires marines protégées constitue une réponse adéquate au défi majeur de la politique de développement et de conservation des ressources naturelles du Sénégal de manière générale et des ressources halieutiques et aquatiques de manière spécifique.  «La finalité du projet est la préservation de la biodiversité marine et du capital naturel des zones côtières du Sénégal », a déclaré M. Bâ. Il s’agit ainsi, poursuit-il,  de renforcer la capacité de notre pays à gérer des aires marines protégées en s’appuyant sur l’expérience acquise dans des aires établies en zone de mangrove gérées par les communautés locales.  Le ministre de l’Économie souligne que ce nouveau soutien de l’Afd témoigne, une fois de plus, de l’excellence des relations entre nos deux pays et constitue un jalon important de la coopération financière. Cette coopération, révèle Amadou Bâ, s’est matérialisée par la signature, depuis la tenue du Groupe consultatif de Paris, de 40 conventions de financement pour un montant total de 841,470 milliards de FCfa, faisant ainsi de la France l’un des premiers partenaires de l’État du Sénégal en matière de coopération au développement. «A travers cette subvention, l’Afd  poursuit son action et apporte son soutien à la construction du pays. Le projet vise la conservation et la mise en valeur durable des mangroves  dans quatre aires marines protégées : Bamboung, Sangomar dans le delta du Saloum, Niamone-Kalounayes et Kassa Balantacounda », a souligné Christophe Bigot.

A. KANDE

 

Des chefs d’entreprises de la région de Thiès ont bénéficié, hier, durant cinq jours, de renforcement de capacités dans la lecture des états financiers, des connaissances sur le contentieux social et une meilleure maîtrise de l’environnement fiscal.

Réunis  sur initiative du  centre de gestion agréé de Dakar en partenariat avec la chambre de commerce de Thiès les opérateurs économiques qui ont eu à  bénéficier gratuitement de ces modules formation, ont positivement apprécié les enseignements dispensés. Selon Dr Thiané Niang, pharmacienne,  gérante de son officine, cette rencontre a été utile sur tous les plans. «Nous sommes, à présent, édifiés sur beaucoup de choses notamment des manières de faire qui mettaient en péril nos entreprises sans le savoir », a-t-elle confié. Dr Thiané Niang a ajouté qu’ils vont utiliser les informations et outils acquis pendant ces cinq jours  comme il se doit dans leurs entreprises respectives pour en améliorer la gestion.

Et pour conforter les chefs de ces petites et moyennes entreprises dans leur conviction, Abdou Aziz Niang, patron du centre de gestion agréé de Dakar, a souligné qu’une bonne maîtrise de la législation permet à l’employeur d’éviter des conflits sociaux dans son entreprise. Sur le plan fiscal, il note qu’une connaissance suffisante de l’environnement fiscal évite aux chefs d’entreprises des redressements fiscaux préjudiciables à leur outil de production. « J’invite les opérateurs économiques des régions de Thiès, Saint-Louis, Ziguinchor où nous avons  installé des antennes du centre de gestion agréé, à s’approcher et adhérer à ces outils techniques pour s’en approprier afin de bénéficier de tout l’accompagnement nécessaire pour une bonne gestion de leurs sociétés », a lancé M. Niang.

Profitant de la remise des attestations de participation à la formation, le président de la chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Thiès, Modou Diop, a remercié l’organisation internationale de la francophonie qui, à travers le centre de gestion agréé de Dakar, a assuré le financement de ce renforcement de capacités des chefs d’entreprises de sa région. « Dans un monde de concurrence, il urge que nos  chefs d’entreprise puissent gérer leur outil de production en mettant tous les atouts d’une bonne gestion de leur côté ; et cela passe par une  bonne maîtrise des outils de gestion », a-t-il affirmé.

Mbaye BA

 

Le département de l’élevage a enregistré, en 2017, des résultats  satisfaisants en production de viande, lait, œufs et cuirs et peaux comparés à 2016. C’est ce que révèle la revue annuelle du secteur présentée, hier, au cours d’un atelier.

En 2017, le secteur de l’élevage a enregistré des résultats « satisfaisants » comparés à 2016 et des avancées sont notées dans la mise en œuvre des réformes. Les indicateurs dominants retenus pour le suivi des performances du secteur de l’élevage, dans la revue annuelle, portent sur la production nationale annuelle de viande et d’abats, de lait, d’œufs de consommation et les exportations de cuirs et peaux.

Pour ce qui concerne la production de viande et d’abats, en 2017, elle porte sur un volume estimé à 246.520 tonnes dont 57 % de viande bovine et de volaille industrielle. Ce résultat s’explique par un volume d’abattage moins important que prévu en ce qui concerne les bovins et les petits ruminants. Comparé à 2016, la production connait une légère augmentation de 2 %, soit 3.879 tonnes. Cette hausse est portée principalement par la volaille industrielle (+8.820 tonnes) et à un degré moindre, la viande ovine (+3751 tonnes). La production de lait, quant à elle, se porte bien en 2017 avec 243,5 millions de litres, soit un taux de réalisation de 99 %. La répartition par système d’élevage laisse apparaître que plus de la moitié (54 %) provient des races locales. Ainsi, la production a connu une hausse de 12 millions de litres imputable à l’accroissement de la production des élevages métisses et de races pures. Concernant les importations de lait et produits laitiers, elles ont atteint, en 2017, un volume de 30.660 tonnes, soit 211,6 millions de litres dont plus de 95 % provenant de l’Union européenne. S’agissant de la production d’œufs de consommation, en 2017, elle est estimée à 719 millions d’unités, soit un taux de réalisation de 104 % par rapport à l’objectif de 694 millions d’unités qui était visé. Elle a évolué de 6 % par rapport à 2016, correspondant à un volume de 44 millions d’unités. 5.049 tonnes de cuirs et peaux constitués de Wet blue pour un peu plus de 2/3, soit  (69%) ont été exportées, en 2017. Il y a une nette augmentation (+43) pour le Wet blue contrairement aux peaux brutes dont le volume a baissé de 58 %.

Pour 2018, le département de l’élevage compte mettre l’accent particulièrement sur la lutte contre les maladies animales ; l’appui au pastoralisme ; le développement des interventions en faveur des chaines de valeur lait ; la lutte contre le vol de bétail et le renforcement du système statistique sectoriel.

Selon Aminata Mbengue Ndiaye, la revue annuelle 2018 du secteur de l’élevage s’inscrit dans une perspective de contribution à la revue annuelle conjointe. Le ministre de l’Élevage souligne qu’elle a démarré par la collecte de données auprès des services centraux et déconcentrés, par la suite des réunions se sont tenues au sein du ministère pour une harmonisation des informations collectées. Elle a réitéré l’engagement et la détermination de son département à renforcer et à poursuivre l’achèvement des actions entreprises dans les différents projets et programmes. Elle veut faire de l’élevage un véritable levier pour le développement économique et social du Sénégal. Constatant des résultats en progression, Assane Bouna Niang, représentant le ministère de l’Économie, encourage tous les acteurs à poursuivre les efforts, à consolider les acquis et à bâtir un consensus fort. Notant des bonds, en 2017, Youssou Ndiaye de la Fao espère de meilleurs résultats les prochaines années.

Aliou KANDE

Annuellement, le continent africain perd 100 milliards de dollars, soit environ 53.267 milliards de FCfa à cause des questions liées au genre dans le monde du travail.

Selon la diplomate canadienne d’origine burundaise, Françoise Ndayirimana, l’Afrique perd annuellement 100 milliards de dollars, soit environ 53.267 milliards de FCfa à cause des questions liées au genre dans le monde du travail. Elle citait un rapport de 2016 du Pnud sur la parité. C’était, avant-hier, à Dakar, lors d’un atelier sur la Responsabilité sociétale de l’entreprise (Rse). Un atelier organisé en collaboration avec l’ambassade du Canada à Dakar et axé sur la politique d’aide internationale féministe de ce pays d’Amérique du Nord. Pour Mme Ndayirimana, la notion d’émancipation est une question collective et qui, au-delà des trajectoires individuelles, est importante pour regarder les goulots d’étranglement si l’on ne veut pas se priver de ces forces vives de la Nation que constituent les femmes. Elle estime qu’il faut s’en prendre aux «barrières systémiques dont personne ne parle». Il s’agit des préjugés, à l’endroit des femmes, lesquels font que «la pauvreté à un visage féminin». Le Canada, explique-t-elle, a adopté un «budget sensible au genre» ; une politique qui favorise les femmes évoluant dans le monde du travail.

Pour Philippe Barry, président de Responsabilité sociétale de l’entreprise (Rse), le Sénégal s’est doté d’une Charte d’entreprise qui engage celle-ci sur quatre axes dont l’égalité homme-femme. Et dix entreprises sénégalaises se sont engagées dans cette charte. Ces entreprises, soutient-il, essaient tant bien que mal de répondre aux questions de diversité et d’inclusion dans le monde du travail. Pour M. Barry, au-delà de cet engagement, il faut des actes. A l’en croire, les entreprises, de manière générale, doivent, dans le cadre de la Rse, voir comment faire pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (Omd) pour ce qui concerne les femmes.

Le directeur général de Sodefitex, Bachir Diop, qui a adhéré à la Charte Rse Sénégal, est d’avis qu’il faut se défaire des préjugés qui pèsent sur les femmes en ce sens qu’ils plombent le développement. De son point de vue, il n’y a point de productivité sans mixité. Il en veut pour exemple l’inclusion de la charte équité genre au sein de la Sodefitex, laquelle a amélioré la productivité au sein de son entreprise. Pour Thérèse Toukara de la Sonatel dont la société a le prix Linguère Digital Challenge sur le genre, il est important d’encourager l’accès des femmes aux filières scientifiques où elles sont sous représentées.

Aly DIOUF

Annuellement, le continent africain perd 100 milliards de dollars, soit environ 53.267 milliards de FCfa à cause des questions liées au genre dans le monde du travail.

Selon la diplomate canadienne d’origine burundaise, Françoise Ndayirimana, l’Afrique perd annuellement 100 milliards de dollars, soit environ 53.267 milliards de FCfa à cause des questions liées au genre dans le monde du travail. Elle citait un rapport de 2016 du Pnud sur la parité. C’était, avant-hier, à Dakar, lors d’un atelier sur la Responsabilité sociétale de l’entreprise (Rse). Un atelier organisé en collaboration avec l’ambassade du Canada à Dakar et axé sur la politique d’aide internationale féministe de ce pays d’Amérique du Nord. Pour Mme Ndayirimana, la notion d’émancipation est une question collective et qui, au-delà des trajectoires individuelles, est importante pour regarder les goulots d’étranglement si l’on ne veut pas se priver de ces forces vives de la Nation que constituent les femmes. Elle estime qu’il faut s’en prendre aux «barrières systémiques dont personne ne parle». Il s’agit des préjugés, à l’endroit des femmes, lesquels font que «la pauvreté à un visage féminin». Le Canada, explique-t-elle, a adopté un «budget sensible au genre» ; une politique qui favorise les femmes évoluant dans le monde du travail.

Pour Philippe Barry, président de Responsabilité sociétale de l’entreprise (Rse), le Sénégal s’est doté d’une Charte d’entreprise qui engage celle-ci sur quatre axes dont l’égalité homme-femme. Et dix entreprises sénégalaises se sont engagées dans cette charte. Ces entreprises, soutient-il, essaient tant bien que mal de répondre aux questions de diversité et d’inclusion dans le monde du travail. Pour M. Barry, au-delà de cet engagement, il faut des actes. A l’en croire, les entreprises, de manière générale, doivent, dans le cadre de la Rse, voir comment faire pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (Omd) pour ce qui concerne les femmes.

Le directeur général de Sodefitex, Bachir Diop, qui a adhéré à la Charte Rse Sénégal, est d’avis qu’il faut se défaire des préjugés qui pèsent sur les femmes en ce sens qu’ils plombent le développement. De son point de vue, il n’y a point de productivité sans mixité. Il en veut pour exemple l’inclusion de la charte équité genre au sein de la Sodefitex, laquelle a amélioré la productivité au sein de son entreprise. Pour Thérèse Toukara de la Sonatel dont la société a le prix Linguère Digital Challenge sur le genre, il est important d’encourager l’accès des femmes aux filières scientifiques où elles sont sous représentées.

Aly DIOUF

Dans le cadre des Rencontres stratégies et développement, l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (Ifpri), la direction de l’analyse, de la prévision et des statistiques agricoles (Dapsa), l’Isra et la Faseg ont procédé, avant-hier, au lancement du livre : «Agriculture, développement et système commercial mondial : 2000-2015» ; le fruit du travail de deux chercheurs de l’Ifpri, Antoine Bouët et David Labord.

«Agriculture, développement et système commercial mondial : 2000-2015». C’est le titre du livre produit par deux chercheurs de l’Ifpri (Institut international de recherche sur les politiques alimentaires) : Antoine Bouët et David Labord. La cérémonie de présentation a eu lieu, avant-hier, au cours des Rencontres stratégies et développement, une initiative qui regroupe l’Ifpri et ses partenaires (Dapsa, Isra et Faseg). Faisant la présentation,  Antoine Bouët informe que ce livre de 13 chapitres a nécessité 12 ans de travaux de recherche. Il s’intéresse aux relations complexes qui prévalent entre le système commercial international et la sécurité alimentaire. Selon M. Bouët, dans ce livre publié, en 2017, il est question du cycle de Doha pour le développement, issu des négociations de l’Organisation mondiale du commerce (Omc) et la possibilité de maîtriser la volatilité des prix des produits alimentaires au moyen d’instruments de commerce. Les auteurs formulent des recommandations quant à la façon dont le système commercial international pourrait contribuer à la sécurité alimentaire. Selon eux, pour améliorer la sécurité alimentaire dans le monde, il faudrait que le commerce international s’appuie sur de réels avantages comparatifs et sur la présence d’instruments publics et privés pour faire face aux risques et autres incertitudes à l’échelle macroéconomique que des ménages.

Kimsey Savadogo, chef du Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’Ifpri, a salué la publication de ce livre qui porte sur les enjeux de la libéralisation commerciale et les relations avec la sécurité alimentaire. Il s’est félicité de la reprise des Rencontres stratégies développement qui avaient été suspendues. « Les Rencontres stratégies développement, explique-t-il, est une  plateforme  qui  permet  de  tenir  des débats  d’actualité  sur  des  questions  communes  liées  à  la  sécurité  alimentaire,  et  à  une agriculture  durable ». Elles ont pour mission de  rassembler  le  monde  politique,  des universités,  des  organismes  de  recherche,  des  Ong,  du  secteur  privé,  des  organisations paysannes et des partenaires au développement  et représentations diplomatiques accréditées au Sénégal. El Hadji Traoré, directeur scientifique de l’Isra, s’est félicité de la reprise des activités des Rencontres stratégies développement. Ces réflexions constituent, selon lui, un espace de dialogue de haut niveau sur des problématiques liées à la pauvreté, la sécurité alimentaire. Se prononçant sur le livre, M. Traoré soutient qu’il est d’actualité parce qu’il est publié au moment où le Sénégal, dans le Pse, compte sur l’agriculture pour tirer sa croissance économique mais aussi sur la récente signature de l’accord sur la Zone de libre échange continental africain. Il souhaite que cette zone soit suivie d’effets.

Aliou KANDE

 

La directrice générale de Saham Finances, Nadia Fettah, a remporté le prix du « Ceo of the year » lors de la 6ème édition des Africa Ceo forum awards. Dans son discours, elle a remercié Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Économie numérique du Royaume du Maroc et Raymond Farhat, Pdg de Saham Finances, pour leur leadership et leur vision. Elle a aussi exhorté les hommes à faire plus confiance aux femmes au sein des entreprises. « Ensemble, nous réussirons mieux et plus vite à construire cette Afrique dont nous rêvons tous, l’Afrique qui gagne, l’Afrique des champions », a déclaré Mme Fettah. Saham Group du Marocain Moulay Hafid Elalamy avait cédé, en début de mars 2018, son pôle assurances, Saham Finances, au géant sud-africain, Sanlam.              

A. DIAW

 

La prochain Forum du Next Einstein aura lieu, en 2020, à Nairobi, la capitale Kenyane. Ce qui, jusque-là, n’était qu’un bruit de couloir, a été confirmé par le président et fondateur du Nef Thierry Zomahoun, lors de la cérémonie de clôture de cet événement. M. Zomahoun a annoncé la tenue d’une série d’événements s’inscrivant dans l’esprit de la promotion de la science au service du développement de l’Afrique. Il a aussi fait état de la création d’un Fonds d’un million de dollars pour accompagner les jeunes chercheurs. Selon lui, le Kenya aurait déjà donné son aval pour alimenter ce fonds. Auparavant, le président du Nef a tiré un bilan satisfaisant de ce Forum qui, par rapport à la première édition, a vu le nombre de pays participants doubler. Au total, plus de 1.200 personnes de 65 pays et organisations ont pris part à cet événement. C’est peut-être le signe d’une prise de conscience sur le rôle important que peuvent jouer les sciences et les innovations technologiques dans la transformation socioéconomique de l’Afrique. Pour encourager la recherche sur le continent, trois chercheurs ont été primés à l’issue d’un concours. Chacun d’eux a reçu une enveloppe de 25.000 dollars.

Elh. I. THIAM

 

En Afrique, la recherche agricole souffre de deux problèmes : le manque d’expertise et l’insuffisance des financements. C’est le diagnostic établi par des experts lors du troisième jour du Next Einstein Forum.

L’agriculture est le secteur le plus dynamique dans la plupart des économies africaines et son bon fonctionnement a des conséquences significatives sur la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté. Pourtant, les potentialités de ce secteur crucial restent peu exploitées à cause du faible développement de la recherche agricole sur le continent. Selon des experts qui prenaient part, hier, au Panel : « Nourrir le monde, préserver le monde » du Next Einstein Forum, deux barrières inhibent la recherche agricole en Afrique: l’absence d’une masse critique de chercheurs et le faible niveau de financement. En effet, selon Ousmane Badiane, Directeur pour l’Afrique de l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires, bien que le nombre de chercheurs aient augmenté de 50 %, le continent africain reste encore très loin du ratio fixé. Encore que, a-t-il ajouté, la moitié des chercheurs africains en agriculture est dans trois pays : le Kenya, l’Ethiopie et le Nigéria.  «Avec la complexité de l’agriculture et du changement climatique, ce n’est pas suffisant. En plus, les femmes ne représentent que 24 % de ces chercheurs. Il y a un besoin de rendre la science et la technologie beaucoup plus ouvertes à la gent féminine», a-t-il dit. En ce qui concerne le financement, il observe que les investissements nécessaires à la recherche dans le domaine agricole sont estimés entre 1,7 milliard et 2,4 milliards de dollars. Et là aussi, Dr Badiane souligne que «l’Afrique est encore loin du compte». Et l’essentiel de ces financements est concentré au Nigéria, au Kenya et en Afrique du Sud. «Le pourcentage du Pib africain consacré à la recherche agricole est faible ; il est de 0,7 à 0,5 % du Pib agricole.

Cela ne peut pas nous permettre de réaliser les résultats que nous voulons. Et 60 % de ce financement proviennent de l’extérieur», a indiqué l’expert agricole.
Le peu d’importance accordée à la recherche agricole survient dans un contexte où beaucoup d’études annoncent que l’Afrique sera la région la plus affectée par les changements climatiques, selon Dr Simeon Ehui, directeur pratique mondiale de l’alimentation et de l’agriculture à la Banque mondiale. « D’ici à 2050, la demande mondiale va augmenter de plus de 100 %. D’ici à 2030, nous allons avoir, en Afrique, un marché alimentaire à hauteur de 3 milliards de dollars. Les importations vont augmenter à hauteur de 10 milliards de dollars. La productivité peut diminuer de 50 %, sans compter les maladies végétales qui causent des pertes de 1/6 de la production », a indiqué Dr Simeon Ehui.
Pour dissiper «cette sérieuse menace» qui plane au-dessus de l’agriculture africaine, l’expert de la Banque mondiale pense que la solution se trouve dans l’augmentation de la production. Et pour ce faire, il faut d’abord s’attaquer aux problèmes du changement climatique. «Nous ne serons pas en mesure de faire face à ces défis si la question du changement climatique n’est pas prise en charge de manière sérieuse. Nous devons être prêts à y répondre de manière systémique», a-t-il martelé.

Le chef cuisinier, Pierre Thiam, loue les vertus du Fonio

Pour augmenter la production et renforcer la sécurité alimentaire, une céréale aux vertus nutritionnelles insoupçonnées devrait être mise en valeur : le fonio. C’est ce que propose Pierre Thiam, Chef cuisinier, restaurateur et auteur de livres de cuisine. Cette céréale consommée dans une douzaine de pays en Afrique de l’ouest par une petite minorité de la population, dispose, selon lui, de propriétés et de valeurs nutritives à même de lutter efficacement contre l’insécurité alimentaire. « Cette céréale arrive à maturation au bout de deux mois, elle est résistante au changement climatique, elle n’a pas de gluten et a trois fois plus de protéine que le riz. Et mieux, sa cuisson ne prend que cinq minutes », a-t-il expliqué. En attendant que les populations africaines, dans leur majorité, l’inscrivent dans  leurs habitudes alimentaires, le chef Thiam a commencé, depuis 2017, à travers sa structure « Yolélé Foods », à égayer les papilles gustatives de ses clients basés en Europe et aux États-Unis avec cette céréale. Entre ses mains, le fonio est devenu croissant, snack, baguette, pâte et même sushi.

Elh. I. THIAM

 

En marge d’un panel sur le financement du secteur des transports aériens, en Afrique, au deuxième jour du Africa Ceo forum, à Abidjan, la Banque africaine de développement (Bad) a magnifié l’exemple de réussite de son partenariat avec le Sénégal, dans la réalisation de l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (Aibd). Toutefois, les États sont invités à lever des contraintes liées à la cherté des taxes et des redevances.

Le Vice-président du secteur privé, de l’infrastructure et de l’industrialisation de la Banque africaine de développement (Bad), Pierre Guislan, s’est réjoui du partenariat entre son institution et l’Etat du Sénégal dans le financement de l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (Aibd). «L’Aibd est une grande réalisation dont nous sommes fiers d’avoir contribué à son financement. C’est une initiative que nous avons jugée pertinente. Le fait d’instituer une gestion privée par l’État du Sénégal est une bonne stratégie», s’est félicité M. Guislain, lors du panel sur les transports aériens en Afrique qui a réuni des experts de l’aviation. «Dans l’exploitation de l’Aibd, le privé (Ndr : Le consortium turc Summa-Limak) qui noue un partenariat avec le Sénégal, va chercher à optimiser son investissement, faire venir des transporteurs aériens et démarcher la place de Dakar comme destination pour les compagnies aériennes», a expliqué Pierre Guislain. A son avis, le fait d’avoir un opérateur privé en charge de la gestion de la plateforme aéroportuaire est un signe positif de dynamisme. Il estime que le Sénégal a «très bien» fait d’avoir opté pour une gestion privée. «A la Bad, nous sommes prêts à appuyer d’autres partenariats public privé (Ppp) à l’image de ce que nous avons réussi au Sénégal avec l’Aibd. Actuellement, nous examinons le financement de Ppp dans plusieurs aéroports en Afrique», a confié Pierre Guislain, sans donner de détails sur les pays concernés.

Dans le financement de l’Aibd, la Banque africaine de développement (Bad) avait octroyé, au Sénégal, un prêt de 70 millions d’euros et elle a joué un rôle clé dans la mobilisation des financements et dans la coordination des prêteurs. A l’échelle continentale, le Vice-président du secteur privé, de l’infrastructure et de l’industrialisation de la Bad note que le marché des transports ariens en Afrique est en croissance et offre d’énormes opportunités. Pour lui, les États doivent voir comment mieux exploiter ce marché afin de lui permettre de devenir plus dynamique.

A ce titre, il juge nécessaire de lever les contraintes auxquelles font face des entreprises de transport aérien. Il invite également les États à jouer un rôle de facilitateur plutôt d’être acteurs directs dans le secteur. M. Guislain trouve aussi pertinent de réduire la pression fiscale en particulier les redevances aéroportuaires. «Il faut mettre en place toute les conditions favorables visant à faire venir des passagers en taxant, de manière raisonnable, le secteur privé», a conseillé M. Guislain. L’avenir, selon lui, c’est de créer un réseau dynamique d’aéroports.

Le directeur général d’Air Côte d’Ivoire, René Decurey a plaidé pour la promotion des Ppp dans la réalisation des plateformes aéroportuaires en Afrique. A son avis, le secteur privé se montre toujours disponible à accompagner les États dans la réalisation des infrastructures aéroportuaires. « Nous estimons nécessaire de miser sur les Ppp qui font partie des instruments de financement des infrastructures de transports aériens en Afrique et un moyen de dynamiser davantage ce secteur», a dit le patron de la compagnie ivoirienne. Il soutient que les États gagneront à adopter ce type de partenariat qui permet de construire des aéroports financièrement viables et économiquement rentables. Cependant, il invite les compagnies aériennes à coopérer davantage avec les aéroports, les sociétés d’assistance pour rendre le marché plus attractif.

De notre envoyé spécial à Abidjan Abdou DIAW

Dakar abrite, demain, une conférence sur le thème : «Adhésion du Maroc à la Cedeao : fondements, enjeux et perspectives communes », organisée par l’Institut Amadeus, un think tank marocain indépendant. Son président Brahim Fassi Fihri évoque, dans cet entretien, les objectifs de cette rencontre et les raisons qui motivent la demande du Maroc. Trouvant les inquiétudes soulevées, M. Fihri estime que les deux parties tireront avantage de cette adhésion.

M. Fihri, vous êtes au Sénégal pour poser le débat sur l’adhésion du Maroc à la Cedeao ? Pourquoi une telle initiative?
Vous avez suivi le processus en cours d’adhésion du Maroc à la Cedeao. Un processus qui a débuté, en février 2017, avec la demande officielle exprimée par sa majesté Mohammed VI. Lors du sommet de Monrovia de juin 2017, nous avons reçu l’accord de principe des Chefs d’État et de gouvernement. En décembre de la même année, à Abuja, le sommet a chargé la Commission et des chefs d’État d’étudier, en profondeur, le processus d’adhésion. En parallèle, nous avons jugé utile d’organiser un tel débat notamment au Sénégal qui a vu émerger au sein de certaines organisations patronales, une réticence et des inquiétudes sur l’adhésion du Maroc. Des interrogations que j’estime légitimes et naturelles lorsqu’il s’agit de discuter de l’adhésion d’un pays considéré comme une puissance économique continentale dans une organisation quelle qu’elle soit.

Comment comprendre cette adhésion du Maroc qui est déjà un investisseur majeur dans la Cedeao ?
Le Maroc est le premier investisseur africain en Afrique de l’Ouest. Le souverain marocain, depuis quelques années, multiplie les visites dans la sous région et le reste du continent. Avec son retour dans l’Union africaine, le Maroc veut donner plus de sens à son appartenance continentale à travers cette demande d’adhésion. Il y a des fondements ouest africains. On parle d’investissements mais il ne faut pas oublier qu’il y a des liens multiséculaires, multidimensionnels qui unissent le Maroc aux pays d’Afrique de l’Ouest notamment le Sénégal. En plus, la Cedeao est une organisation exemplaire en matière d’intégration économique. Son modèle est observé avec beaucoup d’admiration par les Marocains dans un contexte d’échec de l’Union du Maghreb Arabe. Le Maroc est un acteur incontournable dans la sous région et il a multiplié les champs de coopération avec les pays de la Cedeao ; c’est naturel qu’il souhaite intégrer cette organisation. Récemment, à Kigali, avec la Zone de libre-échange continentale, le continent africain a pris conscience de l’importance de l’intégration économique et la volonté d’adhésion du Maroc s’inscrit dans ce contexte.

Les inquiétudes formulées sont-elles fondées ?
Les inquiétudes sont légitimes. Elles sont propres à une économie mondiale globalisée. Il s’agit d’intégration d’un pays à une communauté et il y a toujours un débat. Lorsque j’observe la cartographie de ces inquiétudes, elles viennent d’une partie du patronat. Elles sont essentiellement d’ordre commercial. Moi, j’apporte une lecture différente basée sur des faits. Certains responsables du patronat parlent de risque de voir arriver sur le marché, une multitude de produits marocains qui vont mettre en danger la compétitivité des produits sénégalais. Il ne faut pas oublier que dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale que le Sénégal et le Maroc ont signé, la semaine dernière, in fine, avec ou sans le Maroc dans la Cedeao, il y aura libre échange entre les deux pays. Cette question des risques commerciaux peut être dépassée dans ce cadre de la Zone de libre-échange continentale. En plus, les échanges commerciaux entre nos deux pays ne sont pas très importants. Le Maroc est plus intéressé par une logique d’investissements et c’est ce qu’il fait au Sénégal depuis une quinzaine d’années. Le volet investissement est essentiel. C’est la même chose dans les autres pays de la Cedeao. Nous sommes le premier investisseur africain dans la région. Le Maroc recherche une intégration pleine et entière à une organisation qualifiée d’exemplaire. Je peux vous dire que ce n’est pas le volet commercial qui motive cette démarche, mais tout simplement la volonté de s’ancrer à une plateforme multidimensionnelle et efficace.

Qu’est-ce que les 15 pays de la Cedeao vont gagner avec l’adhésion du Maroc ?
L’adhésion du Maroc va permettre à la Cedeao d’être la 16eme puissance économique mondiale. Ce qui n’est pas rien. Le Maroc a une certaine expérience et de l’expertise dans le domaine du développement humain, de la lutte contre le radicalisme violent, des investissements, des infrastructures, des technologies, etc. Le Maroc peut partager son savoir-faire. Ce qu’il fait déjà dans le cadre bilatéral pour permettre aux pays de la région de bénéficier de son expertise.

D’aucuns pensent que si le Maroc a voulu intégrer la Cedeao, c’est dû à l’échec de l’Union du Maghreb arabe ?
L’Union du Maghreb arabe a échoué et le Maroc ne s’en cache pas. Mais le Maroc n’a pas attendu l’échec de l’Union du Maghreb pour commencer à investir en Afrique de l’Ouest et devenir le premier investisseur étranger en Côte d’Ivoire ou au Sénégal. Il n’a pas attendu que l’Uma soit une réalité pour faire de la Royal Air Maroc, la première compagnie aérienne dans la région. C’est la seule compagnie qui n’avait pas arrêté ses dessertes en République de Guinée, au Libéria et en Sierra Léone pendant la crise d’Ebola qui avait touché ces pays. Le Maroc est inséré dans une dynamique multidimensionnelle en Afrique de l’Ouest. La vision du Maroc n’est pas opportuniste. Elle est stratégique car le Maroc a des fondements ouest africains. Cette volonté d’adhésion est une occasion de sceller définitivement son sort à celui des pays d’Afrique de l’Ouest. Tous les indicateurs démontrent que le Maroc et l’Afrique de l’Ouest sont membres d’une même communauté de destin.

De plus, le Roi est le seul chef d’État qui a fait plus de 30 visites dans le continent, dont la majorité dans les pays de la sous région. Quand il se rend au Sénégal ou en Côte-d’Ivoire, c’est pour une visite d’une semaine. Nous sommes dans une continuité avec des relations économiques exemplaires.

En posant le débat à Dakar, quel est l’objectif que vous poursuivez ?
L’objectif visé est l’écoute. Aujourd’hui, il est important pour le Maroc, d’installer un processus d’écoute de ces réticences. Il ne faut pas que le processus d’adhésion du Maroc puisse susciter des frustrations. Le Maroc est motivé par une approche gagnant-gagnant. Il n’a pas de problèmes à venir écouter des inquiétudes, des réticences. Nous comprenons même qu’il y ait des inquiétudes. C’est le propre d’une économie mondiale globalisée, je l’ai dit. Même la Zone de libre-échange continentale a suscité des inquiétudes. Le Maroc, en tant que pays frère, est venu discuter, écouter, comprendre, les réticences du Sénégal. On a décidé de commencer ces opérations d’écoute par le Sénégal compte tenu des liens exemplaires stratégiques, historiques, multidimensionnels qui unissent nos deux pays.

Après le Sénégal, quelle sera la prochaine étape ?
Après Dakar, nous allons procéder à une analyse de cette étape. Le processus d’écoute est essentiel. Mais il faut dépassionner le débat. On a entendu beaucoup de choses qui ont fait mal. On a comparé le Maroc à certains pays en parlant d’impérialisme. Ce n’est pas la démarche du Maroc. Notre pays s’inscrit dans une dynamique d’intégration pleine et entière. Il pense qu’il peut contribuer positivement au développement de la sous région et bénéficier du degré d’intégration avancé de la Cedeao.

Propos recueillis par Mamadou GUEYE et Aliou KANDE


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.