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Affaires et Finances (3294)

Le directeur national de la Banque centrale des Etat de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), Mamadou Camara, a annoncé, vendredi dernier, lors d’un point de presse, l’élaboration d’un plan d'actions qui s'étale sur six mois pour étudier l’opérationnalisation des mécanismes de soutien de financement aux Pme/Pmi.
Dans la mise en œuvre des recommandations du Haut comité ad hoc sur le financement des économies de l'Uemoa, le conseil des ministres de l’Union monétaire a adopté le dispositif de soutien au financement des Pme/Pmi des Etats membres, élaboré par la Bceao. Pour concrétiser ce projet, la banque centrale a défini un plan d'actions qui s'étale sur six mois    (janvier – juin 2016), selon Mamadou Camara qui faisait face à la presse, en présence des responsables de l’Association des professionnels de banques et d’établissements financiers (Apbef). Le dispositif de soutien au financement des Pme/Pmi dans les Etats membres de l'Uemoa vise à apporter une réponse à la problématique de l'accès de ces unités industrielles au financement bancaire, à travers les incitations offertes par la Bceao aux établissements de crédit et une meilleure organisation de l'accompagnement de ces entreprises.
L'objectif du dispositif est de créer une masse critique de petites et moyennes entreprises performantes, en vue d'augmenter la contribution de cette catégorie d'entreprise à la création de richesses et à la lutte contre le chômage. Pour l'opérationnalisation, la Bceao a défini un plan d'actions qui comprend quatre axes : il s’agit de l’élaboration des textes codifiant les modalités pratiques de mise en œuvre du dispositif, notamment les règles d'admissibilité des créances sur les Pme/Pmi aux guichets de la Bceao ; de l'organisation des acteurs nationaux pour la mise en œuvre du dispositif ; de l'information et de la sensibilisation des différents acteurs  et l'appui institutionnel aux structures d'encadrement des Pme/Pmi.

Critères d'éligibilité au dispositif de la Bceao
Dans un document remis à la presse, la Bceao explique que pour être éligibles au dispositif de soutien au financement, c'est-à-dire bénéficier des incitations accordées par la banque centrale, en sus d'être dûment créée et inscrite au Registre de commerce et de crédits mobiliers (Rccm), une Pme/Pmi doit tenir une comptabilité selon les dispositions du Système de comptabilité ouest africaine (Syscoa), respecter les critères financiers relatifs à la rentabilité et à la capacité de remboursement des crédits bancaires sollicités. Pour les Pme nouvellement créées et n'ayant pas encore d'états financiers, leur éligibilité pourrait être fondée sur l'analyse d'un plan de trésorerie démontrant que les flux financiers permettent le remboursement du crédit.
Par ailleurs, le document de la Bcao rappelle qu’il n'existe pas de définition harmonisée de la Pme/Pmi dans l'Uemoa, chaque Etat ayant fixé ses propres critères. Des définitions retenues par les pays, il ressort une convergence vers le seuil d’un milliard de FCfa de chiffres d'affaires pour prétendre au statut de Pme/Pmi. En conséquence, la définition retenue par la Bceao est la suivante : « une entreprise autonome, productrice de biens et / ou services marchands, immatriculée au registre du commerce, dont le chiffre d'affaires hors taxes annuel n'excède pas un milliard de FCfa et qui se conforme à l'obligation légale de produire les états financiers selon les dispositions en vigueur ». A cet effet, pour les besoins de suivi statistique, les entreprises visées pourraient être classées en micros (moins de 30 millions de FCfa de chiffre d'affaires annuel), petites (entre 30 millions et 150 millions) et moyennes entreprises (entre 150 millions et un milliard).

Abdou DIAW


La femme est au cœur de la structuration et la gouvernance en Afrique. Elle joue un rôle sans cesse plus important au niveau national, dans le processus de décision politique et pour le développement économique du continent. A l’occasion du Forum Crans Montana sur la Coopération Sud-Sud, qui se tient à Dakhla du 17 au 22 mars, un panel spécial a été consacré au rôle de la femme africaine. Pour arriver à des résultats satisfaisants, bon nombre  de leaders d’opinion ont fait un plaidoyer pour la poursuite de la discrimination positive en faveur des femmes.

En marge de la deuxième édition du Forum Crans Montana, un panel spécial a été consacré au rôle de la femme africaine dans la structuration et la gouvernance du continent. Bon nombre de femmes leadership, présentes à Dakhla, ont magnifié le rôle pionnier des femmes dans le développement économique, politique, social, bref dans la vie politique des nations. Elles encouragent la poursuite de la discrimination positive en faveur des femmes pour « arriver à des résultats satisfaisants ».  Elles ont également plaidé l’implication accrue des femmes dans toutes les sphères de décisions en Afrique. Leur conviction est que « la femme est l’atout de l’homme pour l’avenir et le devenir de nos communautés ».
Mme Zineb Yahya Jammeh, Première dame de la Gambie, est revenue sur les initiatives salutaires du gouvernement gambien en faveur des femmes. Avec des chiffres, mais aussi en se fondant sur la législation de son pays, elle a souligné la représentation importante des femmes dans les institutions de son pays. « Sous le leadership du président Jammeh, a-t-elle dit, l’implication active de la femme est une priorité dans le contexte de la vision de la Gambie 2020-2025 ».
Pour la Princesse Mme Sheikha Hend Faisal Al Gasseni des Emirats Arabes Unis, le rôle pionnier des femmes n’est plus à démontrer à travers le monde. D’ailleurs, elle a insisté sur le rôle que la femme a joué dans son pays, bien avant la découverte du gaz et du pétrole. Outre la liberté, a-t-elle souligné, « il y a aussi la responsabilité ». S’agissant de l’Afrique, elle souligne qu’elle est le continent le plus riche en termes de ressources naturelles. Sa conviction est que l’Afrique a besoin d’un « leadership fort ». 
 
Le salut de l’économie passe par les femmes
Pour la co-modératrice du panel, Mme Bouthayna Iraqui Houssaini, directeur de la société Locamed, il s’agit de la géopolitique de la femme dans le monde. « Le salut de l’économie mondiale viendra de l’implication des femmes dans tous les secteurs de développement. Les hommes ont compris que l’avenir se fera avec les femmes », a déclaré Mme Bouthayna Iraqui Houssaini qui a, d’ailleurs, précisé que le souverain marocain est le plus grand défenseur des femmes et contribue à leur autonomisation. Alors que la Sud-africaine, Mme Pearl Kupe, directeur Africa Women’s Leadership programme de l’Afrique du Sud, co-modératrice du panel, est d’avis que toutes les nations avancées sur tous les plans ont pris en compte le rôle de la femme.  
Ministre des Affaires sociales et de l’Égalité des genres de la République de Guinée équatoriale, Madame Consuelo Ondo Nzang, souligne que la femme est « l’icône de l’avenir de la société ». A l’en croire, « l’égalité basée sur le genre est reconnue et constitue une priorité en Guinée équatoriale, même si, parfois, il y a des contraintes », avant de plaider pour des alliances Sud-Sud, le dialogue interrégional. Mme Ursala Al Kufur, membre du Parlement du Ghana, quant à elle, reste convaincue que les femmes sont importantes dans le « développement holistique » de nos pays. Pour faire avancer ceux-ci, à son avis, il faut identifier les femmes leaders potentielles, les encourager, former et soutenir ».

Gouvernance locale
Mme Sundus, spécialiste du genre au Kenya, a mis l’accent sur la situation actuelle des femmes et des jeunes filles en Irak. A cause de la guerre dans leur pays, relève-t-elle, deux millions de femmes irakiennes sont devenues des veuves, un million des déplacées et 800.000 entre les mains de Daesh. « Aujourd’hui, regrette-t-elle, personne ne connaît leur avenir. Personne ne prend en compte leurs besoins, notamment en termes d’assistance psychologique ». Pour elle, il faut repenser les mécanismes pour améliorer les conditions de vie de ces femmes irakiennes, mais aussi, à travers le monde. A ce propos, elle a invité la communauté internationale à revisiter la Plateforme de Beijing. « Il n’y aura pas de développement sans paix, ni de paix sans la voix de la femme », souligne-t-elle. Pour le Pr Hanan Faydi, enseignant-chercheur, par ailleurs, présidente de l’association africaine pour la recherche et le développement (Fard), le quota est une donnée importante car permettant la reconnaissance du rôle des femmes dans la vie active. La vraie liberté de la femme, affirme-t-elle, c’est son autonomie, l’accès à la terre et au crédit.
Mme Makali Traoré, présidente du réseau des femmes ministres et parlementaires de la Guinée, a identifié quatre défis : la mobilisation, la dynamique d’autonomisation, l’implication citoyenne et la promotion des femmes dans la gouvernance locale. La case de veille de la Guinée est considérée aujourd’hui comme un modèle qui s’exporte partout, se réjouit-elle. Pour sa part, le révérend Jesse Louis Jackson a attiré l’attention sur l’éthique et le bon comportement que les femmes doivent mettre en exergue en toute circonstance. Il ne s’agit pas de vouloir l’autonomisation, dit-il, mais aussi « il faut avoir de l’éthique et un bon caractère ».

De notre envoyé spécial à Dakhla (Maroc), Souleymane Diam SY


Le Roi du Maroc, Mohammed VI, a déclaré que « l’Afrique doit désormais s’assumer en tant que partenaire central de la coopération internationale ». Dans son message, transmis à l’assistance, à l’ouverture du Forum Crans Montana, ouvert hier à Dakhla et qui se déroule jusqu’au 22 mars, le souverain marocain est d’avis que l’Afrique ne doit pas être regardée en tant que « source de fragilités », mais plutôt comme un « acteur majeur du progrès ».

Organisée sous le haut patronage du roi Mohammed VI, la deuxième édition du Forum Crans Montana, dédiée à l’Afrique et à la Coopération Sud-Sud, a été ouverte, hier, à Dakhla (Maroc) avec la participation de plus d’un millier de personnalités étrangères, issues de 131 pays et de 27 organisations régionales et internationales. La cérémonie a été marquée par la lecture du message adressée par le roi Mohammed VI aux participants dont des chefs d’Etat et de gouvernement, des présidents de Parlement, des ministres ainsi que de nombreuses personnalités du monde économique, culturel, médiatique et associatif.
Dans son message lu par le président de la région de Dakhla (sud du Maroc), Yanja El Khattat, le Roi du Maroc a rappelé que cet important rendez-vous international contribue « à faire prendre conscience au monde entier que l’avenir ne se fera pas sans une Afrique debout, cohérente et solidaire ». Selon lui, « il est temps que l’Afrique reprenne ses droits sur l’histoire et la géographie, après des décennies durant lesquelles notre continent a enduré les blessures d’un partage du monde imposé par la colonisation et subi les effets collatéraux de conflits idéologiques auxquels il était étranger ».   
« L’Afrique doit, a-t-il dit, désormais s’assumer en tant que partenaire central de la coopération internationale et non pas comme simple objet de cette coopération ou enjeu pour les autres acteurs ». Pour lui, l’Afrique ne doit pas être regardée en tant que « source de fragilités », mais plutôt comme un « acteur majeur du progrès ». Sa conviction est que la coopération Sud-Sud n’est plus un « slogan creux » ou une « composante connexe des politiques de développement, réduite à une simple assistance technique ». « Elle répond à une vision stratégique homogène, au service du développement des Etats et des besoins des populations. Elle devient intégrée et articulée autour des potentialités et du savoir-faire de chacun », affirme-t-il. Le Maroc a fait de la coopération Sud-Sud un axe fondamental de sa politique étrangère et une ligne de conduite centrale de son action internationale, précise le souverain marocain. C’est à ce titre, précise-t-il, qu’il s’emploie, tant individuellement qu’en collaboration avec les pays frères et partenaires, « à réaliser des programmes concrets dans des domaines ciblées, visant des résultats mesurables en termes de croissance et de bien-être des populations du Sud dans les domaines économique, social, culturel, environnemental et religieux ».

Vision partagée
Le choix renouvelé de la ville de Dakhla pour cette rencontre est plus, selon lui, qu’un « symbole ». « Il marque la renaissance d’une vision du Sahara marocain, celle d’une interface de rencontres, un carrefour d’échanges humains, commerciaux et de savoir ancestraux entre le sud et le nord », ajoute le Roi Mohammed VI.  Il est de la responsabilité des Etats de porter, à son avis, « des visions d’avenir et d’agir pour les mettre en œuvre, à travers de grandes mesures et des chantiers structurants ». Cependant, relève-t-il, « les politiques publiques aussi ambitieuses soient-elles, demeurent fragiles, si elles ne sont pas appropriées par les populations et les sociétés civiles ». C’est cela même, explique-t-il, le sens du développement durable. « Pour être pérenne, solide et riche, le développement doit être porté par une vision partagée par tous les acteurs d’une société, où chacun décide et choisit de l’incarner à sa manière », conclut le Roi du Maroc.

Souleymane Diam SY, envoyé spécial à Dakhla (Maroc)


Les pays en voie de développement doivent renforcer leur coopération dans tous les domaines. C’est la conviction de beaucoup de leaders d’opinion et personnalités, intervenant lors de la cérémonie d’ouverture de la deuxième édition du Forum Crans Montana.
Le fondateur du Forum Crans Montana, Jean-Paul Carteron, a salué la « dimension visionnaire » de la dynastie marocaine. Selon lui, le Maroc fait la synthèse entre le respect de la tradition et le progrès social. Le choix de Dakhla, dit-il, relève d’un « geste spontané basé sur l’amitié vis-à-vis du Roi et du peuple marocain ». « C’est une initiative spontanée que nous offrons, depuis longtemps à travers le monde, c’est un acte démocratique car nous proposons à toutes les personnes de venir et de faire leur propre religion. Personne ne nous a demandé de venir à Dakhla », précise Jean-Paul Carteron.
C’est aussi, ajoute-t-il, « le désir et l’occasion pour notre organisation de dire qu’il y a certaines pages qu’il faut tourner et le cap doit être dirigé vers l’avenir et la dimension constructrice de la gestion des affaires publiques ». Le fondateur du Forum a, à cet effet, estimé qu’il « faut oublier les héritages nauséabonds du passé ». « L’Afrique, c’est la lumière, ce sont des portes et fenêtres ouvertes. C’est un lieu où on peut créer des miracles de développement », soutient-il.  
Pour sa part, Mladen Ivanić, membre de la présidence collégiale de la Bosnie-Herzégovine, a fait un plaidoyer pour un combat contre toutes les formes d’extrémisme à travers le monde, notamment en Europe. Sa conviction est que l’Afrique doit travailler à « changer son image », même si, à ses yeux, aujourd’hui, « celle-ci est reluisante par rapport à ce qu’on pourrait imaginer ».
L’ancien président de la République fédérale tchèque et slovaque, Václav Klaus est, de son côté, d’avis que « l’Afrique a besoin d’une transformation systématique qui n’est ni importée encore moins basée sur des arrangements institutionnels ». D’ailleurs, souligne-t-il, « il n’existe aucune science de transformation institutionnelle. L’Afrique a suffisamment de valeureux fils capables de relever les défis du développement », relève-t-il. Il milite pour l’élimination des barrières commerciales et le protectionnisme qui sont « des freins au libre-échange et au développement ». Aussi, poursuit-il, l’Etat de droit constitue une condition de la « liberté et de la prospérité ». « Je suis convaincu que l’Afrique est devenue visible et cela va se poursuivre dans l’avenir », a-t-il magnifié.  
Pour le Révérend Jesse Louis Jackson, « si nous voulons réaliser notre rêve, les gouvernements et le secteur privé doivent renforcer la coopération sud-sud ». Il a ainsi donné l’exemple de la coopération entre l’Argentine et le Mexique, des pays de l’Amérique du Sud, dans le domaine de l’agriculture, « secteur vital pour sortir de la pauvreté ». Par ailleurs, le Pasteur noir américain a invité les pays africains à renforcer leur coopération « pour vaincre l’extrémisme et le terrorisme car « nous sommes condamnés à vivre ensemble ». Au cours de ce forum, précise Jean-Paul Carteron, la parole sera donnée aux jeunes. « L’avenir de l’Afrique c’est la jeunesse, les nouvelles générations », rappelle-t-il.


La 22e réunion des Etats parties à la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (Cop 22) est prévue en novembre prochain à Marrakech. Dans son message, à l’occasion de la 2e édition du Forum Crans Montana qui se déroule à Dakhla, le Roi Mohammed VI a fait part de son souhait que « cette conférence planétaire soit une célébration de la coopération Sud-Sud, au service de l’environnement, qu’elle puisse placer l’Afrique et l’ensemble des pays en développement au cœur de l’agenda international ». « Notre pari est d’y faire entendre la voix d’une Afrique unie, forte, mobilisée et, en définitive, écoutée et entendue ». A son avis, il appartient au monde d’inventer les modes de développement permettant à nos populations d’accéder à un « mieux-être tout en préservant les conditions de sa durabilité ». « Nous devons, tous, œuvrer dans ce sens et écouter les créateurs, les jeunes, ceux qui innovent et qui préparent notre monde de demain », a affirmé le Roi Mohammed VI.

S. Diam SY


Pour la résolution de  l’équation du chômage des jeunes, des chefs d’entreprise sénégalais compte apporter leur contribution. Réunis autour du Réseau entreprendre Dakar, ils prévoient un accompagnement annuel de 15 à 20 nouveaux entrepreneurs vers la réussite afin de créer des emplois.
« Pour créer des emplois, créons des employeurs ». Cette phrase  de Rémy Mulliez, président du Réseau entreprendre international semble inspirer des chefs d’entreprise sénégalais qui se sont mobilisés et ont lancé hier le Réseau entreprendre Dakar. Leur objectif est d’accompagner, chaque année, 15 à 20 entrepreneurs vers la réussite afin de créer des emplois. Il s’agira, concrètement, de les aider à élaborer  un projet et le faire valider  par des chefs d’entreprise ; de leur octroyer un prêt d’honneur de 10 à 15 millions de FCfa sans intérêt et sans garantie, remboursable sur trois ans après 18 mois.
Les entrepreneurs sélectionnés sur dossiers bénéficieront aussi d’un accompagnement personnalisé et gratuit. En cas de difficultés, les entrepreneurs selectionnés pourront également s’appuyer sur les carnets d’adresse de chefs d’entreprise expérimentés, membre du réseau. « Nous voulons apporter une réponse au problème du chômage des jeunes en accompagnant des entreprises qui vont créer des emplois. Le Sénégal est confronté à la jeunesse de sa population. Les entrepreneurs seront sélectionnés sur la base de la capacité de leur entreprise à créer des emplois », a souligné Dédée Bâ Guèye, présidente du Réseau entreprendre Dakar.
La création de ce réseau a été précédée d’une étude de faisabilité pilotée par un comité composé de chefs d’entreprise. Elle  a mis en évidence le potentiel d’accompagnement de créateurs d’entreprise et a conclu à la complémentarité de Réseau entreprendre Dakar par rapport aux dispositifs d’appui existants. L’étude a révélé que les Pme représentent près de 90% des entreprises privées, réalisent environ 20% de la valeur ajoutée nationale, 25% du chiffre d’affaires, 20% au Pib et 30% des emplois. Elle a aussi permis de constater qu’environ 65% des Pme disparaissent durant la première année de leur création  et que 80% de leurs demandes de financement sont rejetés par les banques.
Selon Mme Dédée Bâ Guèye, 60 chefs d’entreprise ont signé le bulletin d’intérêt. L’appel à projet sera probablement lancé au début du mois de septembre. Pour la sélection des lauréats, il n’y a ni critère d’âge ni secteur d’activités. Toutefois, le nombre d’emplois que chaque entreprise est capable de créer sera tenu en compte.

Ndiol Maka SECK


Afin de faciliter  la commercialisation de leur production, des acteurs de la filière riz de la vallée du fleuve Sénégal viennent d’être formés aux techniques d’utilisation de la plateforme « Remugol » qui est un outil de collecte de données et de commercialisation du riz local.
Dans le but de permettre aux différents acteurs d’avoir une meilleure visibilité sur la chaîne de valeur du riz et faciliter la commercialisation rizicole, un projet portant sur la conception d’un outil de collecte de données et de commercialisation du riz local, a permis à « Remugol » de voir le jour, a rappelé hier, le Dr Amadou Moustapha Bèye, chercheur et directeur de la station régionale d’Africa Rice de la Côte d’Ivoire.
 M. Bèye s’exprimait à l’occasion d’un atelier organisé par Africa Rice à l’hôtel de ville de Ross-Béthio, en présence du maire de cette commune, Amadou Bécaye Diop, des responsables des unions de producteurs de paddy, des riziers et autres transformateurs de riz, des partenaires techniques et financiers, des représentants de la société civile, entre autres invités. Pour ce dernier, cet atelier a pour objectif général, de déployer dans la vallée du fleuve Sénégal, la plateforme de collecte de données et de commercialisation du riz local, dénommée « Remugol » (terme Haal-Pulaar qui signifie cultiver). Selon lui, l’objectif de cet atelier était de former les acteurs de la filière riz aux techniques d’utilisation de cette plateforme « Remugol » et de leur permettre de démultiplier les connaissances acquises au cours de ce séminaire et de vulgariser cet outil. Le développement de l’agriculture, a-t-il précisé, est au cœur du Pse à travers le Pracas.

Pour couvrir les besoins en riz, a-t-il poursuivi, la production de cette denrée doit passer d’une moyenne de 300.000 tonnes par an à 1,6 million de tonnes de paddy bord-champ en 2018. Le ministère de l’Agriculture estime à 800 milliards de FCfa les besoins en investissements nécessaires pour atteindre cet objectif. L’autosuffisance en riz aura des conséquences macroéconomiques positives en réduisant des importations qui mobilisent en moyenne 150 milliards de FCfa en devises par an et représentant 16% du déficit de la balance commerciale.
Pour sa part, le maire Amadou Bécaye Diop, par ailleurs, directeur national des équipements scolaires, s’est réjoui de la vision prospective du président Macky Sall, qui a très tôt compris l’urgence et la nécessité, pour le Sénégal, de produire le riz dont il a besoin pour nourrir ses fils.
Et avec la mise en œuvre du programme de relance et d’accélération de la cadence de l’agriculture (Pracas), a-t-il ajouté, les producteurs du Delta et de la vallée du fleuve Sénégal, vont, à coup sûr, dépasser les attentes du chef de l’Etat et pourraient être en mesure d’exporter du riz vers d’autres pays.

Mbagnick Kharachi Diagne


Pour stimuler l’innovation et la transformation du secteur agricole, de jeunes entrepreneurs ont lancé, hier, le projet «Yeesal Agri Hub» dont l’objectif est de révolutionner l’agriculture grâce aux Tic.
Le centre Tostan de Thiès a abrité, hier, le lancement du programme «Yeesal Agri Hub» (rénover l’agriculture) initié par de jeunes entrepreneurs en partenariat avec la Coopération allemande (Giz) et l’Ong italienne (Lvia). Ils ont comme dénominateur commun l’agriculture et la volonté de changer le monde à partir de la créativité et l’innovation. Le lancement s’est fait sous forme de AgriHackaton et a vu la participation de plusieurs acteurs du monde agricole.

Elisabetta Demartis, l’une des coordonnatrices de ce projet, a fait savoir que ces jeunes qui viennent de différents domaines vont créer des innovations  tout en utilisant les Tic dans l’agriculture pour permettre à la communauté rurale d’accéder à l’information à travers l’utilisation de Sms, de la mise en place de plateforme web ; ce qui, à son avis, permettra la facilitation et l’échange d’informations, mais aussi la mise en valeur des produits locaux sénégalais. « Au sortir de ces trois jours, ces jeunes vont apporter des solutions innovantes pour une agriculture beaucoup plus rentable en développant des applications mobiles et des logiciels qui permettent la recherche de solution pour la société », a-t-elle indiqué en précisant que ces différents projets seront ouverts à tous les jeunes intéressés par le développement de l’agriculture.
Pour Awa Kaba, ce premier Agri TechHub vise à apporter l’innovation nécessaire dans le secteur agricole à travers les Tic en offrant la possibilité aux jeunes de collaborer dans la proposition de solutions aux problèmes de l’agriculture.

Pendant trois jours, la communauté de jeunes impliqués dans ce projet travaillera sur trois applications notamment l’accès au foncier, la commercialisation des produits locaux et la chaîne de valeur du lait. Les jeunes se sont tous engagés à mettre en place une solide communauté qui travaillera à développer l’agriculture au Sénégal. Ce projet est supporté par Innovation Factory, un programme promu par la coopération allemande Giz pour stimuler l’innovation.

Samba Oumar Fall


Notto Gouye Diama : après avoir inauguré la nouvelle centrale électrique de Tobène Power, le convoi du chef de l’État s’est aussitôt ébranlé vers Notto Gouye Diama où le président de la République a inauguré la route des Niayes.
C’est à Notto Gouye Diama que le chef de l’Etat a inauguré, également, la première phase des travaux de la route des Grandes Niayes pour un linéaire de 83 km cofinancé par la Banque mondiale et l’État du Sénégal pour une enveloppe de près de 20 milliards de FCfa. Le chef de l’Etat a encore réitéré ses remerciements à la Banque mondiale qui a contribué, en grande partie, au financement de l’infrastructure routière. Une dorsale qui vient à son heure pour régler définitivement les difficultés d’accès de cette zone à vocation agricole et de pêche. Car, le tronçon qui part de Sangalkam jusqu’à Lompoul, dans la région de Louga, permettra aux producteurs et pêcheurs d’évacuer leurs produits, dans les délais, vers les marchés pour leur commercialisation. Macky Sall a annoncé qu’un avenant sera signé pour le prolongement de la route de Lompoul jusqu’à Saint Louis.

M. SAGNE


« En réalisant ce forage, le président Macky Sall nous prouve que nous faisons partie du Sénégal », déclare Kinkala Diallo, maire de Dindefelo, devant les habitants de Yamoussa, heureux et fiers. L’ouvrage aidera à étancher la soif et à améliorer la santé de la population de ce hameau perdu entre les roches et les collines de la frontière Sénégal / République de Guinée.
Le vieux Mamadou Diallo exulte et manifeste bruyamment sa joie. Il distribue chaleureusement de poignées de mains. L’image est surréaliste. « Comment deux robinets peuvent-ils susciter autant de joie et de bonheur ? »,  se demande tout habitant des zones urbaines égaré dans ce bled du bout du Sénégal. L’étonnement est encore plus grand quand on s’aperçoit que cette joie est contagieuse. L’enthousiasme se lit, en effet, sur tous les visages des habitants de ce hameau perdu entre les roches et les collines de la frontière Sénégal / République de Guinée, à l’accès difficile. Nous sommes à plus de 700 kilomètres de Dakar.
La liesse de la population en dit long sur l’importance de l’ouvrage. Pendant une bonne demi-heure, les hommes et les femmes ont dansé, lancé des cris de joie devant la délégation du Pudc. « Il nous arrivait de manger sans avoir de l’eau à boire », déclare le vieux Mamadou Diallo, le téléphone portable attaché au cou. « En novembre, quand le directeur du Pudc, Cheikh Diop, est venu à Yamoussa, nous lui avions parlé de nos difficultés pour avoir de l’eau. Il s’est rendu sur le site où les femmes puisaient le précieux liquide. Il avait promis que le gouvernement ferait quelque chose. Je n’avais pas beaucoup d’espoir malgré son engagement ferme », témoigne le vieux Diallo. « Aujourd’hui, je suis heureux, très heureux ! », jubile-t-il.
Ce 14 mars 2016 est un grand jour pour les habitants de Yamoussa parce qu’il marque la réception de l’ouvrage par le directeur national  du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), Cheikh Diop. L’émotion est perceptible dans la voix des différents intervenants qui ont exprimé leur gratitude. « C’était une extrême urgence de réaliser ce forage à Yamoussa pour permettre à la population d’avoir de l’eau potable. Il est inadmissible qu’en 2016 que des Sénégalais continuent de boire l’eau des bas-fonds », déclare Cheikh Diop. « De plus, cet ouvrage renforce le sentiment d’appartenance de ces populations à la nation parce qu’elles ont droit aux ressources publiques », ajoute M. Diop. Pour le symbole, il a demandé à une Aïssata, l’écolière, d’ouvrir le robinet. Sa main a un peu tremblé ; puis l’eau a jailli, cristalline, potable, source de vie. Finie la corvée d’eau pour les femmes de Yamoussa !

Droit aux ressources publiques
Le directeur du Pudc a rappelé la philosophie du programme avant d’insister sur la volonté du président Macky Sall d’améliorer les conditions de vie des populations vivant en milieu rural, surtout dans les zones enclavées où les gens ont peu d’accès à l’eau potable, à l’électricité, etc.
Le village de Yamoussa n’aurait dû jamais disposer d’un forage. Il ne figure pas sur la liste des localités devant bénéficier des réalisations du Pudc. Informé du calvaire de la population, le directeur du Pudc, en visite sur le chantier de Dindéfelo, s’est rendu à Yamoussa pour constater lui-même la situation. Sensible au calvaire des habitants et surtout touché par l’image de la jeune écolière Aïssata Diallo qui puisait de l’eau dans ce bas-fond, le directeur du Programme d’urgence de développement communautaire  s’était engagé à doter le village d’un forage « dans les plus brefs délais ».

Les habitants voulaient abandonner Yamoussa
Confrontés au manque d’eau, les habitants avaient décidé d’abandonner leur village fondé en 1977. Ils ne pouvaient plus supporter ce supplice. Pour s’approvisionner en eau, les femmes, particulièrement les filles, se rendaient dans les bas-fonds situés au bas de la colline pour y creuser des puits peu profonds. L’eau recueillie servait à la cuisson et à la boisson. Une eau boueuse et de très mauvaise qualité.
Dans leurs témoignages, les habitants de Yamoussa ont insisté sur les conséquences sanitaires dramatiques liées au manque d’eau. « A cause du manque et de la qualité de l’eau, nous souffrons beaucoup de maladies hydriques. Au poste de santé de Dindéfelo, Yamoussa a le taux de consultation le plus important lié aux maladies hydriques », indique Fatou Traoré, la représentante des femmes. « Qui dispose de l’eau potable a la santé. Il faut vivre ce moment pour le croire », renchérit Sira Kanté. Emue, elle  n’a pas pu terminer son discours, étreinte par l’émotion.  
Cet ouvrage réalisé par le Programme d’urgence de développement communautaire rebaptisé par le maire de la commune de Dindefelo de « programme de justice sociale » et exécuté par le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) fait souffler un vent d’espoir dans le village de Yamoussa. Kinkala Diallo, le maire de Dindefelo a loué ce programme et salué la vision du chef de l’Etat. « Le Sénégal ne se limite pas seulement à Dakar. En réalisant ce forage, le président Macky Sall nous prouve que nous faisons partie du Sénégal », déclare M. Diallo.
D’un coût de 20 millions de FCfa, le forage de Yamoussa a été réalisé en moins de 5 mois. Avec un débit de 3.500 litres par heure et d’un réservoir de 5.000 litres, l’ouvrage dispose d’une installation solaire et desservira 300 habitants.

Mamadou GUEYE


Teranga capital, premier fonds d’investissement à impact dédié au financement et à l’accompagnement des petites et moyennes entreprises (Pme) sénégalaises a procédé hier au lancement de ses activités. L’objectif, c’est de booster la croissance des Pme au Sénégal et en Afrique de l’Ouest. L’ancien Premier ministre du Sénégal, Mamadou Lamine Loum en est le président du Conseil d’administration.
Créé à l’issue d’une phase de préparation menée par ses co-fondateurs, Omar Cissé et Olivier Furdelle, engagés dans la création, le financement et l’accompagnement des Pme au Sénégal et en Afrique de l’ouest, Teranga capital ambitionne, selon son directeur général, « d’apporter une solution de financement innovante, spécifiquement conçue pour répondre aux besoins des Pme ». Pour Olivier Furdelle, Teranga capital s’adresse aux petites et moyennes entreprises (Pme) à fort potentiel de croissance issues de tous les secteurs d’activités et régions du Sénégal dont les besoins en financement se situent entre 50 et 200 millions de FCfa. « Elle renforce les fonds propres et devient actionnaire minoritaire des Pme sur cinq ans, et assure un accompagnement actif et personnalisé en fonction des besoins spécifiques de chaque entreprise en portefeuille », a-t-il expliqué.

A côté d’un objectif de rentabilité, ajoute Olivier Furdelle, Teranga capital a également pour mission de « soutenir des entreprises capables de générer des impacts sociaux, économiques ou/et environnementaux positifs au bénéfice de leurs parties prenantes ». Teranga capital a levé un capital de 3, 2 milliards de F Cfa auprès d’acteurs de renom au Sénégal. Il s’agit des investisseurs et partenaires (40 %), le Fonds souverain d’investissements stratégiques (Fonsis) avec 25 %, la Sonatel (25 %), Askia Assurances (10 %) et plusieurs investisseurs individuels sénégalais. Pour Jean Michel Severino, président des Investisseurs et partenaires, au-delà de la passion qu’elle suscite, Teranga capital constitue une « grande innovation sociale et sociétale dans le paysage financier sénégalais ». « Nul doute que cette initiative va contribuer à l’émergence des Pme, donc au développement du Sénégal », a-t-il dit. Teranga capital favorise, selon lui, la mobilisation de l’épargne, l’équilibre de la balance de paiement, la création d’emplois, et donne ainsi une « visibilité et une modernité à l’économie sénégalaise ».

Pour sa part, le directeur du Fonsis, Amadou Hott, a affirmé que cette initiative vise à « mutualiser des efforts avec des partenariats pour fournir aux Pme le capital ». « La mission du Fonsis étant de soutenir les Pme, c’est la raison pour laquelle, nous avons décidé de s’investir dans cette aventure. C’est un beau projet qui nous permettra d’atteindre des Pme qu’on ne pouvait pas atteindre directement », a-t-il expliqué. La deuxième raison, poursuit Amadou Hott, « c’est la promotion du capital investissement à risque qui permet aux projets de lever des financements ». A travers sa participation dans le capital de Teranga capital, Sonatel réaffirme son « engagement citoyen et sociétal », souligne Abdou Karim Mbengue.
De l’avis du directeur de la Communication et des relations publiques de Sonatel, sa structure n’a pas un « objectif de rentabilité » dans cette aventure. Notre ambition, a-t-il dit, « c’est de favoriser la création d’emplois ».

Souleymane Diam SY


Dans la foulée de l’atelier de formation sur la contractualisation tenu les 7 et 9 mars, une bourse agricole régionale des céréales s’est ouverte, hier, à Dakar. Cette rencontre offre l’opportunité aux producteurs et marchands de céréales qui avaient bénéficié de ce renforcement de capacités de négocier et de signer des contrats commerciaux.

Après la théorie, place à la pratique. Plus d’une centaine d’acteurs céréaliers (producteurs, entreprises agricoles, marchands, industriels, négociants, transformateurs, etc.), venus d’une dizaine de pays de la Cedeao qui avaient été sensibilisés, du 7 au 9 mars, sur les principes de base et les grandes lignes du processus menant à la signature d’un contrat commercial, se sont retrouvés, hier, pour établir des relations d’affaires entre eux sur la base de ce qu’ils ont appris durant ces trois jours de formation. Il s’agit d’un espace appelé « Bourse agricole régionale des céréales » dont le but est permettre aux vendeurs et aux acheteurs de céréales de se rencontrer physiquement, de discuter, de négocier et de signer des contrats commerciaux. Les outils de négociation commerciale maîtrisée, le nouveau défi à relever est relatif au respect des contrats signés, selon le président du Réseau ouest africain des céréaliers, le burkinabé, Sanou Soumaila. « Cette bourse est certes une occasion de faire de bonnes affaires, mais le plus important, c’est de faire en sorte que les contrats signés soient respectés. Chacun doit prendre l’engagement d’honorer sa parole et sa signature», a-t-il dit. Le respect de ces contrats est crucial, estime M. Soumaila qui souligne que ce n’est pas tous les jours que de telles opportunités se présentent dans l’espace de la Cedeao où il est très difficile, pour des acteurs céréaliers, de différents pays de commercer. « Les normes de libre circulation des biens et des services se limitent juste sur le papier, sur le terrain, la réalité est tout autre. Il faut plus d’ouverture car un pays ne peut se suffire de sa seule production pour assurer son autosuffisance et sa sécurité alimentaire », a affirmé le président du Réseau ouest africain des céréaliers.

Lors de la première édition de la Bourse agricole régionale des céréales organisée à Ouagadougou en juillet 2015, 54 contrats de vente portant sur plus de 100.000 tonnes de produits céréaliers pour une valeur de 20 millions de dollars avaient été signés. Pour la deuxième édition, c’est 60 contrats portant sur 73.000 tonnes qui avaient été paraphés. Mme Anne Williams de l’Usaid, qui a donné ces informations, a indiqué qu’à travers ce genre d’événements, les Etats-Unis veulent promouvoir la croissance et l’expansion des chaînes de valeur clés telles que les céréales. En effet, à l’en croire, « l’expansion du commerce régional de céréales est un défi important qu’il convient de relever pour assurer la sécurité alimentaire et accroître les retombées économiques du secteur agricole ».  
Jeffrey Povolny, chef du Projet Hub Trade de l’Usaid, maître d’œuvre de cette rencontre, a insisté sur l’importance du contrat dans la bonne marche d’une activité commerciale. « Le commerce marche bien quand le contrat est respecté et qu’il n’y a aucun secret qui l’entoure. Des contrats dûment et clairement rédigés facilitent les échanges. C’est cela la transparence », a-t-il souligné.
Cette bourse régionale des céréales s’inscrit dans la continuité de l’atelier sur les bonnes pratiques de la contractualisation. Il est organisé par l’Usaid à travers le Projet Trade Hub en partenariat avec l’Ong Afrique Verte et le Réseau ouest africain des céréaliers (Roac).

Elhadji Ibrahima THIAM


Cheikh kante PAD 2Le directeur général du Port autonome de Dakar (Pad), Cheikh Kanté, a déclaré que  l’Afrique a tous les atouts pour se développer. Il s’exprimait, samedi dernier, à l’occasion de l’ouverture des « Rencontres économiques de Dakar », une initiative de l’Excellence universitaire africaine (Eua) et du Cercle des économistes.

Le président de l’Excellence universitaire africaine (Eua), Cheikh Kanté, par ailleurs, directeur général du Port autonome de Dakar (Pad), a salué la forte croissance des économies africaines ces dernières années. Il s’exprimait, samedi dernier, à l’occasion de l’ouverture de la première édition des « Rencontres économiques de Dakar » portant sur le thème « les leviers de la croissance » qui représentent, selon lui, « les facteurs-clés de succès pour tout développement ». Pour lui, l’Afrique a tous les atouts pour se développer. « Les économies africaines ont souvent stagné. Aujourd’hui, elles commencent à croître et le développement de l’Afrique se fait à un rythme soutenu. Le continent africain est aujourd’hui la nouvelle frontière du 21e siècle ; les choses bougent », a-t-il affirmé.

Selon M. Kanté, le taux de croissance de l’Afrique qui représente actuellement 4,2 % du Pib mondial sera multiplié par 7 d’ici à 2050, suivant les estimations des économistes des Nations unies tandis que l’Europe et la Chine auront un coefficient de 5,5 % et le reste du monde 2,9 %. Cheikh Kanté a fait le même constat pour les entreprises africaines. Selon lui, le Boston consulting group, à travers une étude, a identifié plus de quarante sociétés africaines qui seront des géants capables de concurrencer les grandes firmes occidentales.

Selon lui, l’autre facteur-clés de succès, c’est l’agriculture. « Nous avons plus de la moitié des terres arables non exploitées », a-t-il indiqué. « Mais il faudrait que l’Afrique s’appuie sur des leviers de la croissance comme le capital humain, les infrastructures, l’agriculture, etc. », relève-t-il, exprimant sa satisfaction par rapport à la confirmation du taux de croissance du Sénégal de 6,5 % par le Fmi. « Nous raisonnons maintenant au Sénégal en termes de bonheur intérieur brut par une fertilisation croisée de l’économie et du social », a déclaré M.  Kanté.

Le président du Cercle des économistes, Jean-Hervé Lorenzi, a rappelé que, c’est à partir des « Rencontres économiques d’Aix-en-Provence » qu’il a été décidé de « bâtir ensemble un nouvel événement que sont les « Rencontres économiques de Dakar ». « Nous sommes réunis pour trouver des conclusions à des réflexions qui sont tellement exigeantes en matière économique. C’est une ambition forte », a-t-il affirmé. Abordant le thème de la rencontre, il rappelle qu’il constitue un « vieux débat » entre économistes. Sa conviction est que « toutes les croissances fortes et durables dans l’histoire de l’humanité sont toujours liées à la création d’un surplus né d’un développement de l’agriculture, des innovations, des transports et de la coopération. « Il faut un surplus basé sur une croissance inclusive. Il faut créer le sentiment que c’est un progrès partagé », a indiqué Jean-Hervé Lorenzi.

Par Mamadou Gueye
et Souleyemane Diam SY


Aly Ngouille NdiayeLe ministre de l’Industrie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye, a présidé,  vendredi dernier, à Touba, la cérémonie de remise d’une extrudeuse, une machine à fabriquer de la farine enrichie à base de céréales locales, acquise par l’Usaid et  mise à la disposition de l’unité de transformation de céréales locales de Touba-Alieu du Gie Touba Darou Salam.

«Cette extrudeuse permettra  de faire, à Touba, de la farine enrichie instantanée. Cette machine est importante pour le pays, pour la région de Diourbel et pour Touba », a déclaré le ministre Aly Ngouille Ndiaye qui s’est dit impressionné par le nombre de femmes employées dans cette unité. « Il faut les encourager avec l’arrivée d’une nouvelle technologie qui leur permet également de faire des produits aux normes. L’avantage avec le Gie Touba Darou Salam, c’est qu’il travaille avec l’Ita et cela lui permet de mettre sur le marché des produits de qualité », a-t-il ajouté. Il a fait savoir que  cette technologie contribuera à l’amélioration de la nutrition, surtout des enfants et le Sénégal pourra désormais avoir une farine instantanée à base de céréales locales.

Selon lui, il est important de fabriquer, sur place, de la farine enrichie. Il a invité le Gie bénéficiaire à  satisfaire la demande en farine.   Pour le ministre, ce projet vient à son heure d’autant plus qu’en 2010, le projet de croissance économique fixé par l’Usaid pour le Sénégal avait estimé à 900 tonnes la demande nationale dont 37 tonnes pour les farines infantiles. C’est pourquoi, en dotant le Gie Touba Darou Salam d’une extrudeuse, l’Usaid permet ainsi à l’Ita  et à l’université de Purdue de transférer la technologie de fabrication de farines enrichies instantanées à base de céréales locales. M. Ndiaye a révélé que son département est en train de mettre un programme de 500 unités de presses à huile sur tout le territoire national.Pour sa part, la directrice adjointe de l’agence des Etats unis pour le développement international (Usaid), Mme Sharon Carter, a reconnu que cet équipement de transformation alimentaire, mis à la disposition du groupement Touba Darou Salam par l’Ita, témoigne du caractère dynamique de leur partenariat.

La présidente du Gie bénéficiaire, Mme Mbacké, a exprimé sa reconnaissance à l’Ita dont l’ancien et le nouveau directeur étaient présents à la cérémonie.

Mamadou DIEYE


Cdeps BureauC’est compte tenu des nouveaux enjeux auxquels les entreprises de presse sont confrontées que le nouveau bureau du Cdeps a adopté une nouvelle orientation. Ce nouveau bureau est présidé par Mamadou Ibra Kane d’Africome.

A l’issue de son assemblée générale tenue, ce week-end, le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (Cdeps) a élu un nouveau bureau. La nouvelle équipe est dirigée par Mamadou Ibra Kane du groupe Africome. Celui-ci est secondé par Mamoudou Ibra Kane du Groupe Futurs médias (Gfm) qui devient le vice-président du Cdeps. Le directeur général du quotidien national « Le Soleil » Cheikh Thiam, rempile au poste de secrétaire général avec comme adjoint Coumba Bâ Sow d’Appel. Quant à Massamba Mbaye du groupe Dmedia, il hérite du poste de trésorier général, avec Marième Sané de Rewmi comme adjoint.

Différentes commissions ont été crées et confiées à certaines personnes. C’est ainsi que la commission « Presse écrite » est gérée par Vieux Savané (Sud communication) avec Mamadou Oumar Ndiaye comme adjoint. La commission « Audiovisuel » revient à El Hadj Ndiaye (2stv) ; Baba Tandian va gérer la commission « Imprimerie et distribution ». Amy Sarr Fall de l’Intelligence magazine va s’occuper de la commission « communication et marketing ». Elle sera secondée par Bécaye Mbaye de Sénégal Fm. Enfin, la commission « Numérique et presse en ligne » est confiée à Sidy Diagne du groupe Excaf. Il sera secondé par Ibrahima Lissa Faye d’Appel.

Avec ce nouveau bureau, représentatif des entreprises de presse qui composent cette association patronale, le Cedps entame « une nouvelle dynamique ». C’est dans ce sens que les membres du bureau appellent à l’unité et à la sauvegarde des intérêts des entreprises de presse. Dans le même temps, ils réaffirment leur engagement à faire du Cdeps « une structure fédérative » pour la prise en compte des contraintes multiples qui pèsent sur le secteur, afin d’y apporter des solutions pérennes. D’ailleurs, au cours de l’assemblée générale, « les membres présents ont validé et adopté les nouveaux Statuts et Règlement intérieur, revus et réadaptés au contexte actuel du secteur de la presse », lit-on dans le communiqué.

Maguette NDONG


Jean louis BorlooJean-Louis Borloo de la Fondation énergie pour l’Afrique a fait un plaidoyer pour l’électrification de l’Afrique. Des indépendances à nos jours, le continent africain est passé de 180 millions d’habitants à plus d’un milliard d’habitants. « Malgré toutes les initiatives prises, 750 millions d’Africains n’ont pas, à ce jour, d’accès à l’énergie », a-t-il dit. « C’est une déstabilisation qui n’est pas liée à des conflits armés », a-t-il ajouté. Pour Jean-Louis Borloo, l’Afrique a le plus grand potentiel énergétique du monde quelle que soit la catégorie d’énergie. Elle a le premier potentiel mondial en hydro-électricité, le deuxième pour la biomasse, le premier potentiel pour le solaire. Elle arrive en troisième position pour l’éolienne et le deuxième pour le géothermique. Selon lui, l’énergie n’est pas une matière comme les autres, ni un sujet comme les infrastructures, l’éducation, la santé, etc. « C’est le pré-requis à tous les actes de développement, c’est le pré-requis à l’éducation, à la santé, à une agriculture performante, à l’industrie alimentaire, à une chaîne de froid, à l’équilibre des territoires, de l’emploi, des services, à la valeur ajoutée en Afrique », a-t-il indiqué. Sa conviction est que « le sujet central pour le développement de l’Afrique, c’est l’énergie ».

« Ce n’est pas la démocratie qui apporte la lumière, c’est la lumière qui apporte la démocratie », a-t-il déclaré. « Qu’est-ce qui manque ? Est-ce la volonté politique, une approche technologique, de projets ? », s’interroge-t-il. Sûrement pas », répond-il. « L’Europe n’a jamais réussi à faire de l’émergence de l’énergie. On a fait le charbon et l’acier », a rappelé Jean-Louis Borloo, précisant que sa Fondation est en train de négocier le financement sur des montants souhaités par des chefs d’Etats de l’Union africaine. « C’est évidemment un problème de croissance mais c’est quand même la paix du monde qui est en marche », a-t-il soutenu.

M. Gueye et S. D. SY


Africa Ceo ForumLa quatrième édition de l’Africa Ceo Forum est maintenue aux dates prévues du 21 et 22 mars 2016, à Abidjan, malgré les attaques terroristes qui ont frappé Grand-Bassam hier dimanche 13 mars. De nombreuses personnalités ont réaffirmé leur participation et leur soutien à l'événement pour qu'il poursuive sa mission de développement du continent.

L’Africa Ceo Forum aura bien lieu les 21 et 22 mars au Palais des Congrès d’ Abidjan dans le but de poursuivre sa mission pour le développement du continent, avec la solidarité de tous les pays dans ces circonstances dramatiques. Ceci, malgré le terrorisme qui a frappé dimanche 13 mars la cité balnéaire de Grand-Bassam, à 50 km d'Abidjan, rapporte African media agency (Ama).

La source indique que les autorités ivoiriennes ont confirmé leur engagement fort et leur présence au plus haut niveau.  L'organisation de l'événement bénéficie, depuis l'origine, en liaison avec les services de sécurité de l'état ivoirien, d'un dispositif de protection très important qui sera mis en place à l'aéroport, sur le lieu du Forum, et sur la totalité des lieux d'hébergements.

M. SY


La relance du tourisme est en passe de se réaliser en Casamance. Le ministre en charge de ce secteur important de notre économie a procédé, la semaine dernière, à la pose de la première pierre de la cuve de kérosène de l’aéroport du Cap-Skirring, d’une capacité de 1.000 litres. Maïmouna Ndoye Seck a annoncé une compagnie aérienne nationale forte pour assurer la desserte intérieure et celle d’autres pays.
Selon le ministre du Tourisme et du transport aérien, la cuve de kérosène qui sera installée à l’aéroport du Cap-Skirring, va définitivement régler le problème de ravitaillement des avions. Et dès que le besoin se fera sentir, des capacités supplémentaires seront installées pour permettre aux avions de s’approvisionner dans de bonnes conditions. La durée des travaux est de 5 mois. Ce qui permettra de disposer de kérosène au Cap-Skirring, à partir d’août-septembre de cette année.
Pour l’amélioration et le renforcement de la desserte de l’axe Sud, le ministre a fait savoir que le gouvernement est en train de travailler pour avoir une compagnie nationale performante. « Mais, a dit Maïmouna Ndoye Seck, si cela n’est pas possible avec Sénégal Airlines, dans une restructuration avec un partenaire qui est recherché, la création d’une nouvelle compagnie va s’imposer ».
Le ministre a assuré que d’ici à la fin de l’année, le Sénégal sera doté d’une compagnie aérienne nationale forte qui permettra d’assurer la desserte intérieure et celle d’autres pays. Le ministre qui était en visite de travail dans la région de Ziguinchor, n’a pas manqué de présenter le crédit hôtelier d’un montant de 5 milliards de FCfa et le projet micro tourisme, entre autres mécanismes efficaces pour la relance du tourisme devant permettre aux acteurs du secteur, en Casamance, de mettre à niveau leurs réceptifs et de faire revenir les touristes.

Moussa SADIO


Pirogue en merL’assurance-pêche est devenue une réalité au Sénégal grâce à l’appui du projet Usaid Comfish qui accompagne le gouvernement dans la réforme du secteur. La phase test a été lancée, hier, à Mbour, avec les Conseils locaux de pêche artisanale (Clpa) de Ngaparou, Joal, Sindia Nord et Sindia Sud pour réduire la vulnérabilité des pêcheurs.

Le lancement de « l’assurance-pêche » qui s’est déroulé au quai de pêche de Mbour intervient dans un contexte de changement climatique marqué par d’importants dégâts matériels, de morts d’hommes enregistrés annuellement dans les centres de pêche. Il fait suite à la formation des acteurs des Clpa de Ngaparou, Joal, Sindia Nord et Sindia Sud dont les responsables ont reçu des Smartphones et des polices d’assurance.

Cette démarche est, selon Khady Sané Diouf, le fruit du partenariat tripartite de la Direction de la protection et de la surveillance des pêches (Dpsp), de l’Usaid Comfish et de la Cnaas/Manobi. Pour Khady Sané Diouf, cette initiative constitue un test dont l’objectif est de sensibiliser les autorités sur l’urgence et la nécessité d’instaurer un programme « assurance-pêcheur » dans l’optique de contribuer à la sécurité en mer des pêcheurs et à la sécurisation de leurs moyens et matériels de production. « Le projet, pour améliorer les conditions d’exercice des brigades de cosurveillance de ces quatre Clpa, les a souscrit à une police d’assurance avec la Cnass en collaboration avec Manobi », a-t-elle indiqué. Elle a précisé que cette assurance prend en charge les éventuels sinistres relatifs à l’embarcation, le matériel à bord et les membres de l’équipage.

Le conseiller technique du ministre de la Pêche et de l’Économie maritime qui a salué l’initiative de Usaid Comfish, a rappelé la place occupée par la pêche dans la vision du chef de l’Etat Macky Sall, notamment dans le Plan Sénégal émergent (Pse). Selon Banda Diop, la pêche arrive en tête des exportations et 88 % des débarquements sont à l’actif de la pêche artisanale. D’où l’intérêt, selon lui, de vulgariser cette assurance-pêche qui va plus loin avec d’autres services. « Après cette phase test, la bonne gouvernance suivra et permettra aux pêcheurs d’être dans les instances de décision, car cette assurance leur donnera plus d’autonomie, de liberté », a-t-il déclaré, en précisant que cette phase concerne d’abord les brigades de surveillance.

Il a invité les pêcheurs artisans à une appropriation de ce projet qui leur permettra de s’adonner à leur activité en toute quiétude. Les pêcheurs ont été sensibilisés sur l’importance de « l’assurance-pêche » pour une meilleure résilience face aux effets du changement climatique. Adama Sall, gestionnaire du quai de pêche a remercié le gouvernement pour toutes les décisions prises pour redynamiser le secteur et a exhorté tous les pêcheurs à souscrire à cette assurance.

S. O. F.


Sonatel siegeFace à la volonté du partenaire France Télécom de « saborder » leur entreprise,  les responsables syndicaux de la Sonatel ont exprimé leur détermination à mener le combat jusqu’à la victoire. Ils annoncent une série d’actions.

Après la grève du 15 décembre 2015, l’Intersyndicale des travailleurs de la Sonatel poursuit son combat. Hier, elle a fait face à la presse pour déplorer le silence du gouvernement dans sa lutte qui l’oppose à la direction générale que les syndicalistes accusent d’être « le bras armé de France Télécom ». « Nous avons rencontré notre ministre de tutelle et d’autres membres du gouvernement  qui ont prêté une oreille attentive à nos préoccupations mais les autorités tardent à réagir », a affirmé Ndèye Founé Niang. « Pendant ce temps, la direction générale est en train de dérouler ses actions », a renchéri Cheikh Ibrahima Ndiaye.

Le 15 décembre 2015, l’Intersyndicale de la Sonatel décrétait 48 heures non renouvelables pour s’opposer à la mise en œuvre des projets d’externalisation des réseaux de télécommunication de ses filiales. « De tels projets dans leur constitution sont de nature à changer structurellement les réseaux des télécommunications des pays, avec un impact significatif sur l’économie des Etats concernés. Et cela au mépris des objectifs clairement déclinés dans la convention de concession de Sonatel et le pacte de partenariat entre Sontel et France Télécom », a vigoureusement dénoncé Ndèye Founé Niang. « Ces projets de transformation ne sont que l’arbre qui cache la forêt. Il n’y a aucun domaine d’activités de Sonatel qui échappe à la voracité de France Telecom », a ajouté Cheikh Ibrahima Ndiaye.  Face à la volonté du partenaire France Télécom de saborder leur entreprise, qui est un des  fleurons de l’économique sénégalaise. Ces responsables syndicaux ont exprimé leur détermination à mener le combat jusqu’à la victoire. Ils ont tenu des assemblées générales de mobilisation des travailleurs, rencontré des acteurs de la société civile, des autorités religieuses, des hommes politiques. Ces travailleurs ont expliqué que leur lutte est d’abord patriotique parce qu’il s’agit de préserver un fleuron de l’économie sénégalaise qui a été bâti sur la base d’investissements des Sénégalais.

Mais ce qui soulève l’ire des syndicalistes, c’est surtout qu’ils assimilent à une volonté de France Télécom de transformer Sonatel en filiale. « Aujourd’hui, Sonatel opérateur historique au même titre que France Télécom et Deutsche Telecom tend à être transformée en filiale de France Telecom par ces projets Ano (Gnoc, Towerco, Outsourcing du Ran) que nous combattons pour la souveraineté de notre pays », a dit Cheikh Ibrahima Ndiaye. Les syndicalistes accusent également France Telecom d’entretenir des relations avec le service français de renseignement. Les responsables syndicaux de la Sonatel annoncent une série d’actions dont un rassemblement aujourd’hui à la place de l’Obélisque.

Mamadou GUEYE

SELON LA DIRECTION GENERALE : « LE MODÈLE DE PARTENARIAT ENTRE ORANGE ET SONATEL EST GAGNANT-GAGNANT »
Contactée par l’Aps, la Direction de la communication institutionnelle et des relations extérieures de la Sonatel fait observer que « le modèle de partenariat entre le groupe Orange et le groupe Sonatel est gagnant-gagnant ». S’y ajoute que l’opérateur historique sénégalais des télécommunications compte, de son côté, « des filiales dans d’autres pays avec différentes nationalités qui y travaillent ensemble au quotidien en toute intelligence ».

S’agissant de la mise en œuvre des projets d’externalisation des réseaux, les responsables de la Sonatel affirment que cette démarche « répond à une tendance lourde du secteur des télécommunications en Afrique, qui voit la plupart des opérateurs mutualiser la supervision de leur réseau », ce qui devrait selon eux induire « des retombées intéressantes pour le Sénégal et pour le groupe Sonatel ». Dans la mise en œuvre de ces externalisations, « Sonatel ne cédera aucune infrastructure » et « toutes les mesures nécessaires ont été prises pour la préservation des acquis des salariés en leur assurant la stabilité de leur emploi et de leurs revenus ».

(APS)

UNE PLATEFORME MULTI-ACTEURS SOUTIENT LE COMBAT DES TRAVAILLEURS
Dans le bras de fer qui les oppose à la direction générale, les syndicalistes de la Sonatel peuvent compter sur de nombreux soutiens. Ils viennent de divers horizons notamment de la société civile (Legs-Africa, Pasteef, M23, Y en a marre, coalition non aux APE, Ong 3 D), des politiques (Mamadou Lamine Diallo, Cheikhou Oumar Sy, tous les députés à l’Assemblée nationale), Cheikh Dièye de la Plateforme Avenir, Yooni Askan.Mamadou Mbodj du M23 a qualifié l’inertie du gouvernement et l’attitude de la direction générale de Sonatel de « recolonisation consentie ».

M. GUEYE


Siagro LogoPour sa deuxième participation au Salon international de l’élevage et des industries et techniques agroalimentaires qui, cette année, se tient du 15 au 18 mars au Cices, l’Association pour le développement des échanges internationaux de produits et techniques agroalimentaires (Adepta), une structure du dispositif public d’appui au commerce extérieur de la France, voit les choses en grand. Regroupant 244 entrepreneurs français, titulaires d’un savoir-faire reconnu dans le monde entier, elle va mobiliser 41 entreprises françaises sous le pavillon France. Lequel sera organisé en quatre pôles thématiques : Grandes cultures et maraîchage ; Elevage bovin et aviculture ; Industries Agroalimentaire ; Institutions de financement et de recherche. Les 41 exposants  proposeront une offre technologique globale. Ainsi, visiteurs du salon, porteurs de projets pourront profiter de l’expertise de ces entreprises et de la recherche française, à travers le Cirad et l'Ird.

Selon le communiqué, cette forte participation française sera saluée par la présence de l’ambassadeur de France au Sénégal, Jean Félix-Paganon, qui donnera une conférence de presse le 15 mars 2016 à 11h30 sur le Siagro au Cices, en compagnie du président de l'Adepta, François Burgaud. Il est également prévu, toujours selon la même source, un séminaire portant sur le thème: « La bio-sécurité dans les élevages avicoles ». Il est organisé en partenariat avec l’Interprofession avicole du Sénégal (Ipas). Plus de 200 aviculteurs sont attendus pour cet atelier animé par les vétérinaires sénégalais et français, précise le communiqué. L’Adepta a invité des porteurs de projets de pays d’Afrique de l’Ouest afin de favoriser les rencontres et échanges techniques entre les différents opérateurs de la région.

Elhadji Ibrahima THIAM


Next einstein J2 1Le médaillé Fields 2010 (équivalent du Prix Nobel en médecine) soutient que le développement de l’enseignement des sciences et des innovations technologiques ne peut pas se faire dans un contexte d’instabilité politique. Il livre d’autres recommandations qui vont concourir à l’émergence d’une vraie culture scientifique en Afrique.

Le sac au dos, une écharpe fleurette enroulée autour du cou, Cédric Villani est interpellé çà et là au hall de la grande salle du Centre international de conférences Abdoul Diouf de Diamniadio envahi par les scientifiques. Les jeunes étudiants se font photographier avec l’éminent chercheur. D’autres en profitent pour poser des questions. Il a l’air pressé. Mais il prend son temps soit pour répondre, soit pour donner une carte de visite ou son contact. C’est une figure illustre de la science au niveau mondial.

Pourtant, il ne met pas son rang en avant. Il se faufile comme s’il cherchait à ne pas être aperçu. C’est presque la tête baissée qu’il se meut entre les participants pour rejoindre les salles. « Nous nous félicitons d’avoir à ce forum d’éminents chercheurs comme Cédric Villani, qui est médaillé Fields en mathématiques qui est l’équivalent du Prix Nobel en médecine », apprécie Mary Teuw Niane. Cette distinction est une consécration personnelle. Mais elle a eu des liens avec la formation qu’il a reçue. Cédric Villani a fréquenté le Lycée Louis-le-Grand avant d’intégrer l’Ecole nationale supérieure de Paris entre 1992 et 1996. Il deviendra par la suite professeur assistant dans la même école. Mais c’est à l’Université de Paris Dauphine qu’il a soutenu sa thèse en 1998. Ce Français se bat pour l’émergence d’une vraie culture scientifique en Afrique aussi bien par la formulation des recommandations mais aussi par son intervention dans des amphithéâtres dans des centres d’excellence. Le mathématicien est confiant qu’il y aura un frémissement en matière de promotion des sciences et de l’innovation technologique.

Le Next Einstein Forum conforte sa conviction. « C’est un forum qui est très important. C’est la première fois qu’un événement d’une si grande ampleur a réuni autant de décideurs, de jeunes scientifiques, des chercheurs de renommée internationale. C’est l’affirmation d’une volonté politique », note Cédric Villani. Toutefois, il estime qu’il reste la sensibilisation des décideurs politiques afin qu’ils érigent les enseignements des sciences et des technologies au rang des priorités. Le scientifique recommande aussi la création des conditions nécessaires à l’acquisition et à la transmission des connaissances dans des domaines précités. « La première chose à faire pour accélérer la promotion des sciences et des technologies, c’est d’assurer la stabilité politique. C’est impossible de développer les sciences sans la stabilité politique. L’autre chose, c’est la sensibilisation de l’ensemble des dirigeants sur les enjeux liés à ces sujets », a affirmé le médaillé Fields en mathématiques 2010.

Le scientifique croit que les pays africains récolteront les fruits de leurs investissements dans les 20 prochaines années. Pour lui, le retour sur investissement ne peut pas se mesurer au bout de 5 ou 10 ans. « Il y a une évolution de l’enseignement des mathématiques, des sciences en Afrique. Cependant, l’échelle de temps ne se voit pas sur une année ou cinq ans. C’est au moins dans cinq à dix ans qu’on peut voir les résultats. Ça serait une erreur de chercher des résultats dans l’immédiat », a fait savoir le professeur à l’Université de Lyon.

I. SANE & O. NDIAYE

Next einstein J2PROMOTION DES SCIENCES ET DE LA TECHOLOGIE EN AFRIQUE : ALLIER LES RECHERCHES FONDAMENTALE ET APPLIQUÉE
L’Afrique ne doit pas négliger la recherche fondamentale. C’est ce que recommandent certains intervenants lors de la session plénière axée sur « Développement des capacités scientifiques et technologiques en Afrique à travers l’éducation : vers une recherche et un enseignement supérieur de niveau international », lors de la 2ème journée du Next Einstein Forum.

L’Afrique fait face à de nombreux défis. Elle n’a pas les mêmes préoccupations que les autres continents. Malgré ces impératifs particuliers, les scientifiques invitent les décideurs et les universités à donner autant de poids à la recherche fondamentale qu’à celle appliquée. Selon le président directeur général de Aims et président de Next Einstein Forum, Thierry Zomahoun, l’Afrique gagnerait à s’affranchir de ses urgences. « C’est vrai que l’Afrique a des problèmes dans l’agriculture, dans le domaine de la santé, mais elle ne doit pas être confinée dans des sciences des besoins. Si nous ne voulons pas commettre les mêmes erreurs, il nous faut aussi investir dans la recherche fondamentale », conseille Thierry Zomahoun.

Cet argument est partagé par celui qui a reçu le prix du Jeune scientifique en physique et mathématiques pures et appliquées, Joseph Ben Geloun qui a aussi fait une partie de ses études à l’Ucad. « L’opposition de la recherche fondamentale et celle appliquée n’a pas de sens pour moi. Il faudra que ceux qui sont dans la recherche fondamentale fassent leur travail et que ceux qui sont aussi de la recherche appliquée fassent autant. Je fais mes recherches sans me préoccuper de leurs applications. Si nous pensons à l’application des résultats, nous risquons d’être confinés », argumente Joseph Ben Geloun.

Du reste, l’Afrique traîne un déficit de ressources humaines qualifiées. Jusqu’ici, elle n’a pas suffisamment de spécialistes pour conduire les politiques dans bien des domaines de la vie active. C’est ce que soutiennent les intervenants lors d’une séance plénière portant sur : « Développement des capacités scientifiques et technologiques en Afrique à travers l’éducation : vers une recherche et un enseignement supérieur de niveau international ». « L’Afrique a besoin de 2,5 millions d’ingénieurs pour la construction des ouvrages rien que dans le secteur de l’assainissement. Je ne parle pas des autres secteurs comme l’agriculture », a relevé le vice-chancelier de l’Université de Cambridge du Royaume-Uni, Leszek Borysiew Borysiewicz. Ce n’est pas la seule tare. A une autre échelle liée au genre, les filles n’ont pas toujours les mêmes chances que les garçons.

La preuve, en Zambie, les filles issues des familles pauvres ont plus de chance d’abandonner l’école que celles des ménages à revenu intermédiaire. Qu’est-ce qu’il faut faire ? Pour les chercheurs, il n’y a pas mille solutions, il est nécessaire de s’attaquer à la pauvreté et aux inégalités. « Nous devons aller vers une éducation inclusive pour combler le gap », plaide le vice-chancelier de l’Université de Cambridge.

A sa suite, un autre intervenant repose l’approche de transmission des connaissances dans ce domaine. Il rejette la discrimination véhiculée par certains qui pensent que les mathématiques ne doivent uniquement être enseignées que par les meilleurs et être apprivoisées par les meilleurs apprenants. « Nous devons décomplexer l’enseignement des mathématiques. Si vous pensez qu’il faut uniquement être meilleur pour enseigner les mathématiques, nous ne trouverons jamais des solutions », prévient un spécialiste des sciences de l’éducation. Ces défis justifient l’ouverture des centres d’excellence et l’organisation des initiatives comme le Next Einstein Forum. Les autres buts recherchés, c’est la création d’un environnement attractif pour l’éclosion des jeunes talents. « Il est important de vulgariser la culture scientifique en Afrique. Il est important que les chercheurs africains réalisent leurs travaux en Afrique et restent chez eux. Ce que nous voulons, c’est aussi produire des scientifiques capables de travailler dans des entreprises », indique le président de Next Einstein Forum, Thierry Zomahoun.

Par Idrissa SANE, Oumar NDIAYE (textes)
et Mbacké BA (photos)

Next einstein J2 2ACCUMULATION DE L’ALUMINIUM DANS L’ORGANISME : UNE ÉGYPTIENNE CHERCHE À ÉTABLIR UNE CORRÉLATION AVEC LA MALADIE D’ALZHEIMER
La chercheure égyptienne, Ghada Bassioni, veut maintenant démontrer le lien entre l’accumulation de l’aluminium et la survenue de la maladie d’Alzheimer.

Une lueur d’espoir se lève sur le continent. L’Afrique commence à peser par le volume de sa production mais aussi par la qualité et l’originalité de ses travaux. La preuve, le chef de département de chimie de la Faculté d’ingénierie à l’Université Ain Shams, du Caire, en Egypte, Ghada Bassioni, a apporté une contribution non négligeable à l’avancée de la science.

La chimiste a démontré qu’il y a certains degrés le risque de passage de particule d’aluminium dans les aliments emballés avec les papiers d’aluminium ou à partir des contenants des désodorants ou anti-transpirants ne sont pas nuls. « L’accumulation de l’aluminium dans le corps peut être à l’origine des maladies comme le cancer.  Mais actuellement, je me concentre sur les rapports entre le passage des particules d’aluminium contenus dans des bouteilles des désodorants, des anti-transpirants, des parfums et des aliments emballés avec le papier d’aluminium dans le corps. Je cherche à établir le lien entre l’accumulation d’aluminium et la maladie d’Alzheimer », a révélé la chimiste qui a publié plus de 50 articles scientifiques dans des revues spécialisés. Le professeur Ghada Bassioni est responsable de plusieurs projets internationaux au Fonds de développement de la science (Stdf) et au ministère de la Recherche scientifique.

I. SANE & O. NDIAYE

DÉMARRAGE DE LA CONSTRUCTION DE LA CITÉ DU SAVOIR
Les recommandations issues des Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche sont en train d’être mis en œuvre. En plus de l’ouverture des chantiers dans plusieurs universités, la construction de la Cité du savoir a démarré dans la zone de Diamniadio. Le Sénégal se donne les moyens de son ambition en termes de promotion des sciences et des technologies. L’Etat a démarré la construction de la Cité du savoir qui aura une vocation de former des scientifiques de haut niveau et d’éveiller la culture scientifique chez les jeunes, entres autres. « Les chantiers de la Cité du savoir ont démarré », a annoncé le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane. Il est revenu sur la politique nationale qui vise à favoriser les femmes scientifiques. Il cite, entre autres, le fonds de recherches évalué à 150 millions de FCfa.

I. SANE & O. NDIAYE

Next einstein J2 3POLLUTION : PLUS DE 100 MILLIONS DE DÉBRIS DE FUSÉES ET DE SATELLITES DÉNOMBRÉS DANS L’ESPACE
Les scientifiques de la Nasa ont dénombré 17.000 débris mesurant plus de 10 cm, 700.000 autres de longueur comprise entre 1 et 10 cm et 100 millions de taille inférieure à 1 cm. L’information est donnée par Fatoumata Kébé de l’Observatoire de Paris et doctorante à l’Université Pierre Marie Curie de Paris.

La conquête de l’espace a des conséquences sur la protection de l’environnement. Les envois de fusées et les positionnements des satellites ont laissé des milliers de débris dans l’espace. C’est ce que révèle une scientifique africaine spécialisée en astronomie. La doctorante, Fatoumata Kébé qui travaille à l’Observatoire de Paris tente de mieux comprendre cette problématique. « Les débris spatiaux sont les restes de l’activité humaine dans l’espace. Cela peut être des morceaux de fusées ou de satellites à la retraite. Actuellement, on dénombre 17.000 débris de taille supérieure à 10 cm et 700.000 de taille comprise entre 1 et 10 cm. Nous avons 100 millions de débris d’une taille inférieure à 1 cm », a révélé Fatimatou Kébé, doctorante en Astronomie.

La jeune chercheure tente de comprendre les éventuelles conséquences de la présence de ces débris dans l’espace. Son axe de recherche est la description des problèmes spatiaux. « Les hommes sont obligés d’envoyer des machines dans l’espace pour retirer tous ces objets. Mon travail sera de voir comment ces objets se meuvent autour de la terre après une collusion », explique la doctorante à l’Université Pierre Marie Curie.

I. SANE & O. NDIAYE

ENSEIGNEMENT DES MATHEMATIQUES : MOUHAMADOU MOUSTAPHA FALL, UN TITULAIRE DE CHAIRE ÂGÉ D’UNE TRENTAINE D’ANNÉES
Next einstein J2 4Mouhamadou Moustapha Fall fait partie des 15 lauréats du Next Einstein Forum. Ce Sénégalais âgé d’une trentaine d’années figure dans le cercle restreint des plus jeunes titulaires de chaire en mathématiques.

Au restaurant du Centre international de conférences de Diamniadio, Mouhamadou Moustapha Fall est très détendu. Debout au milieu des participants à la grande manifestation scientifique, Moustapha Fall est bénéficiaire d’une bourse d’excellence dans le cadre du programme mis en place par le Nef pour accompagner des chercheurs africains qui évoluent dans le domaine des Sciences, techniques, ingénierie et mathématiques (Stim). Dans ces genres de rencontres, chemise blanche, basket de rigueur, il échange avec une participante étrangère. « Je discute toujours des mathématiques partout où je suis », souffle-t-il sourire aux lèvres. Titulaire de la chaire attribuée aux mathématiques et ses applications à l’Institut africain des sciences mathématiques (Aims) basé à Mbour, Moustapha Fall a consacré une bonne partie de sa jeunesse à l’apprentissage des sciences.

Un goût pour les sciences qui lui est venu d’abord à l’école primaire où il a commencé à se faire remarquer par ses notes en calcul. Né il y a une trentaine d’années à Keur Samba Kane, un village au cœur du Baol non loin de Khombole, M. Fall a débuté ses études primaires à Dakar où habitaient ses parents. Auparavant, il n’a pas manqué l’étape de l’école coranique que tout jeune villageois est obligé de faire. S’il n’est pas entre deux avions pour participer à des conférences internationales ou des programmes de recherche dans des instituts réputés, il est toujours dans ses habits de chercheur en mathématiques fondamentales après un doctorat obtenu à l’Université de Trieste en Italie. Auparavant, Moustapha Fall a fréquenté l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. C’était une expérience enrichissante pour le jeune « Baol-Baol » qui reste toujours marqué par son passage à l’Ugb. « De toutes les universités et instituts de recherche que j’ai fréquentés, c’est l’Ugb qui m’a le plus marqué, raconte-t-il. Le Pr. Mary Teuw Niane, se souvient-il, était plus jeune, de même que toute l’équipe du département. Au début des années 2000, l’Ugb n’était pas si peuplée. Et les étudiants pouvaient avoir accès facilement à leurs encadreurs et aux enseignants. « Nous avions la chance, après les cours, d’entrer dans la salle des professeurs et d’échanger avec eux comme Mamadou Sy, Galla Djitté pour poser des questions. Ils nous expliquaient tout. Ils aimaient discuter. Cela nous avait beaucoup marqués », raconte Moustapha Fall. Face à une certaine désaffection des filières scientifiques au niveau de l’enseignement secondaire, M. Fall préconise une nouvelle approche. « Les mathématiques sont un langage. Il suffit seulement de savoir comment le parler. Les enseignants, moi y compris, nous avons une part de responsabilité à cela. Ce ne sont pas les jeunes qui n’aiment pas la science parce que, quelle que soit la situation, elle viendra vers alpha, les sciences viennent à eux. Ce ne sont pas à eux de venir vers la science. Maintenant, la manière dont elles viennent à eux, c’est cela qui détermine ce qu’ils vont devenir demain, leur amour pour la science ». Une vérité scientifique pour ce jeune célibataire passionné des mathématiques.

Aujourd’hui, les travaux de recherche de Moustapha Fall s’orientent principalement vers les mathématiques pures, à savoir l’analyse géométrique qui relie les équations aux dérivées partielles et la géométrie différentielle. « Entre autres, les applications peuvent être trouvées dans l’optimisation de forme, la mécanique quantique et l’analyse d’image. Moustapha Fall estime que les mathématiques peuvent nous aider à comprendre notre environnement, permettant ainsi de résoudre des problèmes importants avec peu de fonds.

I. SANE & O. NDIAYE


Offshore puitsAprès le succès connu par Cairn sur le puits SNE-2 en tout début d’année avec les résultats des tests de production estimés à une production quotidienne de 8.000 barils par jour, la société britannique annonce que les tests du puits SNE-3 sont concluants avec un potentiel pouvant aller jusqu’à 5.200 barils/jour.

Dans un communiqué, Cairn Energy a annoncé, hier, que le programme d'essais sur le puits SNE-3 offshore au large des côtes du Sénégal a réussi. Selon la compagnie, après le forage, le carottage et des essais aux tiges, l'opération a été effectuée avec succès, sans aucun dommage.  Le puits est actuellement bouché et abandonné, précise la même source, soulignant que l'étude de l'ensemble de données recueillies est en cours. Les premiers résultats ont révélé, après deux tests de souches de forage effectués dans les réservoirs supérieurs, un potentiel pouvant aller jusqu’à 4.500 barils de pétrole par jour  sur une période de 24 heures.

Une zone supplémentaire de 5,5m a été ajoutée à un taux commun de 5.200 barils par jour sur une période de six heures. « Cairn est satisfait des débits du dernier puits dans le programme d'évaluation au Sénégal. Ceux-ci valident le potentiel d'échelle et de la croissance du champ SNE. Les résultats ont démontré une capacité des réservoirs supérieures à l'écoulement et à des taux commercialement viables et nous attendons, avec impatience, les résultats du BEL-1 qui commencera ses opérations dans peu de temps », a déclaré, à Energy-pedia, Simon Thomson, de la direction de Cairn Energy. L'étude a également confirmé une qualité identique de l'huile d'API comme en témoigne SNE-1 et SNE-2. La ressource estimée pour le champ SNE est toujours en cours de révision et une mise à jour doit être déclarée à des résultats primaires de l'entreprise le 15 de ce mois.

En janvier dernier, Cairn Energy annonçait avoir découvert du pétrole sur son puits SNE-2 situé à 1.200 mètres de profondeur à une centaine de kilomètres des côtes sénégalaises. La production sur ce deuxième puits est estimée à environ 8.000 barils jour. Cairn Energy s’est installé au Sénégal via sa filiale Capricorn Senegal Limited qui détient des permis couvrant une superficie d’environ 7.490 kilomètres carrés répartie en trois blocs: Rufisque Offshore, Sangomar Offshore et Sangomar Offshore profond. Ces permis sont détenus à 40 % par Cairn Energy en association avec la compagnie nationale sénégalaise Petrosen (10 %), l’américain ConocoPhillips (35 %) et l’australien FAR (15 %).

M. GUEYE


BRVM ImmeubleLa capitalisation boursière du marché des actions de la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) s'est affichée à 7.476,04 milliards de FCfa en février, contre 7.150,24 milliards de FCFA en janvier, annonce la Brvm dans un bulletin officiel. Sur l'évolution des indices et des capitalisations, ce bulletin indique que la Brvm a clôturé le mois de février en hausse pour le Brvm 10 et le Brvm Composite. L'indice Brvm 10 a gagné 3,03% en passant de 273,12 à 281,39 points. L'indice Brvm Composite pour sa part, s'est affiché à 302,97 contre 289,77 points précédemment, soit une hausse de 4,56%. «La capitalisation boursière du marché des actions s'est affichée à 7.476,04 milliards de FCfa contre 7.150,24 milliards de FCfa en janvier 2016 », indique ce bulletin, ajoutant que « la capitalisation obligataire s'est quant à elle, affichée à 1.734,42 milliards de FCfa contre 1.738,92 milliards de FCfa précédemment ».

La valeur totale des transactions enregistrées au cours du mois de février, s'est établie à 72,89 milliards de FCfa pour 41.376.544 titres échangés contre 24,58 milliards de FCfa pour 5.197.228 titres traités le mois précédent. « Le marché a été marqué par la progression du cours de l'action Bank Of Africa Bénin (+43,16%) tandis que le titre Crown Siem Côte d'Ivoire affichait un repli de 18,18%.
Les titres les plus actifs ont été en volume Ecobank Transnational incorporated Togo, avec 36.331.445 titres transigés et en valeur le Trésor public de Côte d'Ivoire (Tpci 6,00 % 2013-2016) qui a totalisé 13,02 milliards de FCfa de capitaux échangés.

(APA)


AgriculturexSensibiliser et renforcer les connaissances, les capacités des Acteurs non étatiques (Ane) sur les politiques liées au Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine (Pddaa) afin de faciliter le développement  de mécanisme approprié. C’est l’objectif de cet  atelier de quatre jours (7 au 10 mars) portant sur la cartographie des Ane et la  sensibilisation sur le Pddaa.

Le Sénégal, à l’instar des pays de l’Union africaine, s’est engagé à mettre en œuvre le Programme détaillé pour le développement de l’agriculture en Afrique (Pddaa) à travers la politique agricole commune de la Cedeao, Ecowap. Cet engagement s’est traduit, sur le plan politique, par la signature du compact entre les différentes parties prenantes en 2010 et sur le plan opérationnel, par la mise en œuvre du Programme national d’investissement agricole (Pnia). Le rôle des Acteurs non étatiques a été déterminent dans les différentes phases de mise en œuvre de ce programme. Cependant, en dépit de leur implication dans la mise en œuvre du Pddaa, leurs interventions sur le terrain ont souvent manqué de coordination faute d’un plan d’actions structuré pour mener, de manière efficace, le dialogue politique et l’accompagnement des communautés à la base. D’où la pertinence de l’atelier d’hier qui lance les discussions sur comment améliorer la participation des Acteurs non étatiques et renforcer les acquis du Pnia. Cet atelier de quatre jours (7 au 10 mars), vise à sensibiliser et à renforcer les connaissances, les capacités des Ane sur les cadres de politiques liées au Pddaa en vue de faciliter le développement de mécanismes appropriés qui permettront d’assurer l’efficacité du processus de ce programme au Sénégal. Il vise également à renouveler l’engagement des Ane dans la stratégie de développement de l’agriculture africaine.

Présidant l’ouverture des travaux, Modou Mboup, conseiller technique du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, regrette le paradoxe de l’Afrique, un continent qui a beaucoup d’atouts mais qui est à la traine. Toutefois, il estime que l’espoir est permis avec le Pddaa, un programme ambitieux qui définit le rôle de chaque acteur. Il a rappelé le lancement, en 2014, du Plan Sénégal émergent (Pse) avec l’agriculture comme moteur. Selon M. Mboup, si l’Afrique veut vaincre la pauvreté et la faim, elle doit  investir dans l’agriculture. Il est d’avis qu’il faut créer les conditions d’une agriculture qui nourrit et qui apporte la croissance. Khady Fall Tall, présidente de l’Association des femmes de l’Afrique de l’Ouest a plaidé pour la mise en place d’un cadre assurant l’implication des Acteurs non étatiques dans les politiques publiques. Elle a invité le ministère de l’Agriculture à changer sa politique envers les Ane. « Nous devons arriver à un plan d’actions pour définir le rôle des Ane dans le Pse », suggère Mohamed Lamine Ndiaye, représentant de l’Ong Acord.

Aliou KANDE



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