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Affaires et Finances (3294)

Quai pecheDeux quais de pêche aux normes de l’Union européenne sont en train d’être construits à Ngaparou et à Pointe Sarène dans le département de Mbour. Réalisées dans le Projet pour la promotion de la cogestion des pêcheries par le développement de la chaîne de valeurs (Procoval) financé et exécuté par la Jica, ces infrastructures vont améliorer les conditions de débarquement et de conditionnement des ressources halieutiques.

Pointe Sarène, dans le département de Mbour, sur un flanc de la berge où viennent s’échouer les vagues d’une mer calme en cet après-midi, une bâtisse est en train de sortir de terre. A première vue, la structure est achevée aux deux tiers. Des ouvriers sénégalais, sous la direction d’une équipe de l’Agence internationale de la coopération japonaise (Jica), s’activent. Entamés en décembre 2015, les travaux du quai de pêche sont bien avancés. Construite selon les normes de l’Union européenne dans le Projet pour la promotion de la cogestion des pêcheries par le développement de la chaîne de valeurs (Procoval) financé et exécuté par le Japon à travers la Jica, l’infrastructure  disposera d’une salle de débarquement, de deux autres salles, l’une de traitement et de conditionnement des gastropodes (poulpe, seiche, etc.), l’autre de stockage de glace, d’un bloc administratif, d’un parking, de chambres de repos pour les chauffeurs de camions frigorifiques, un système d’alimentation électrique alimenté en partie par des panneaux solaires, précise Serge Claude Ndong, point focal du Procoval au ministère de la Pêche et de l’Economie maritime. Ce quai de pêche moderne devrait être réceptionné en mi-juillet, précise Marc Emilien Coly, le chef du Service départemental des pêches et de la surveillance de Mbour. Un autre quai de pêche avec les mêmes caractéristiques techniques est en construction à Ngaparou, selon Alioune Ndiaye, l’ingénieur en charge de la coordination des travaux. Les deux infrastructures ont coûté 413 millions de FCfa.

Valorisation des produits de mer
A Pointe Sarène, ce quai de pêche, une fois fonctionnelle, permettra une meilleure valorisation des produits de la mer et contribuera à l’amélioration des conditions d’hygiène et de salubrité et donc de la qualité des produits. En effet, dans la plupart des quais de pêche, en dehors de ceux de Joal et de Mbour, les conditions de débarquement, de conservation et d’acheminement des ressources respectent peu les normes d’hygiène et ne permettent pas d’avoir des certifications pour leur exportation dans la zone de l’Union européenne et au Japon. « Avec ces deux nouveaux quais, les débarquements se feront désormais dans des conditions d’hygiène, de qualité réglementaire et acceptable. Cela facilitera la certification et la traçabilité des produits. Pour exporter un produit vers le marché européen, il faut qu’il soit débarqué dans un quai agréé. C’est pourquoi l’Etat est en train de multiplier les quais agréés au niveau national », explique M. Ndong. Ces deux quais serviront de modèles et pourront accueillir les captures des pêcheurs dont les ports d’attache ne disposent pas de quais de pêche.

Profiter du marché japonais
Pour Mbaye Sarr, coordonnateur du Conseil local de pêche artisanale (Clpa) de Sindian Sud qui regroupe des localités de Mbaling, Warang, Nianing et Pointe Sarène, il ne fait aucun doute que le projet Procoval, à travers ses différentes composantes, contribuera à augmenter les revenus des pêcheurs. « Avec ce projet, notre slogan, c’est pêcher moins, gagner plus. Ici, plus de 75% de la population vivent de la pêche et avec la rareté de la ressource, on ne peut plus pêcher comme auparavant. Il faut s’adapter et changer de pratique. C’est toute l’importance du Procoval », dit-il.

Dans ce quai de pêche, le développement de la chaîne de valeur du poulpe aura toute son importance car le marché japonais où cette espèce est exportée, est très exigeante en qualité. A l’instar du Maroc et de la Mauritanie qui ont gagné des parts de marchés importantes au pays du Soleil Levant, le Sénégal devrait en profiter, estime Marc Emilien Coly. « Il y a quelques temps, les pêcheurs ne s’intéressaient pas à la pêche du poulpe. Mais avec le marché japonais, ils s’y intéressent davantage parce qu’il rapporte beaucoup d’argent. Ils peuvent gagner plus mais faudrait-il que les conditions d’hygiène et de conditionnement de ce produit soient améliorées. D’où l’importance d’avoir ces quais », souligne-t-il.

Le département de Mbour est une des zones du Sénégal où la pêche est très dynamique. On y capture jusqu’à 10.000 tonnes de produits de la mer par mois, soit 42% des débarquements à l’échelle nationale, selon le chef du Service départemental des pêches et de la surveillance.

Elhadji Ibrahima THIAM


Maimouna Nd Seck min 3En tournée à Saint-Louis pour des concertations avec différents acteurs  et des visites de sites, le ministre du Tourisme et des transports aériens a annoncé le démarrage, en urgence, du Programme de développement touristique de Saint-Louis (Pdt).

C’est au pas de charge que ce déplacement du ministre s’est déroulé à Saint-Louis, avec différents lieux visités comme l’aéroport, le port Polonais, la route de l’hydrobase, des réceptifs hôteliers, etc. Maïmouna Ndoye Seck a annoncé, au cours d’un Comité régional de développement, qu’une procédure d’urgence sera mise en œuvre dans l’exécution du Programme de développement touristique (Pdt) de Saint-Louis. Ce programme sera marqué par les travaux pour une meilleure accessibilité, un environnement meilleur et plus attrayant, la réhabilitation du patrimoine public comme privé (certaines maisons), de même que le port. Le ministre a évoqué le fort potentiel touristique de la ville de Saint-Louis exploité à seulement 10%.  Le ministre a expliqué les retards notés dans l’exécution du Pdt qui sont liés aux 6 composantes qu’englobe le programme dont chacune est gérée par un maître d’œuvre avec une certaine multiplicité. Néanmoins, Maïmouna Ndoye Seck a assuré que « dans les trois prochains mois, une procédure d’urgence sera enclenchée, pour le début de la réfection de la Cathédrale, l’aménagement du parc de Djoudj et de la réserve de Geumbeul ». Elle a annoncé que la réfection de la route de l’hydrobase et la requalification de la place Faidherbe auront lieu  avant la fin de l’année.

Le ministre s’est félicité de l’embellie notée dans le secteur touristique avec le nombre important d’arrivées. Maïmouna Ndoye Seck souligne qu’elle est le fruit des efforts du gouvernement avec la suppression du visa d’entrée, la réfection des infrastructures, entre autres.  Le ministre a annoncé aux acteurs du tourisme la mise en place du crédit hôtelier et touristique, une initiative majeure de l’Etat qui vise à assurer les conditions de la relance du secteur touristique et à atteindre les objectifs poursuivis dans le Plan Sénégal émergent (Pse). Ce fonds est de 5 milliards de FCfa. Les acteurs ont été sensibilisés sur le microtourisme qui a pour objectif de développer un « tourisme éthique, responsable et solidaire ». Il s’agit d’un véritable levier de repositionnement de la destination Sénégal à travers la valorisation des patrimoines culturel et naturel et de la relance du tourisme de manière générale dans la région.

A. M. NDAW


TransgambienneDepuis plus d’une dizaine de jours, le trafic routier est bloqué à la frontière entre le Sénégal et la Gambie. Une hausse unilatérale  des tarifs de traversée pour les camions  décrétée par  les autorités gambiennes est à l’origine de ce blocus. Cette situation entraine des désagréments fâcheux dans le secteur des transports, principalement sur l’axe Dakar-Ziguinchor. Les conséquences de ce blocus sont énormes et influent négativement sur les activités économiques des régions du sud du Sénégal, car la circulation des personnes et des biens est véritablement bouleversée, estime Paulin Diatta, Secrétaire général de la Convergence pour le désenclavement et le développement de la Casamance (Cddc).

Dans un communiqué, M. Diatta déplore l’attitude des autorités gambiennes et appelle au dialogue et à des concertations régulières entre le Sénégal et la Gambie pour une libre circulation sur la transgambienne. « Les deux États appartiennent à une entité sous-régionale dénommée la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Et celle-ci fait de la libre circulation des personnes et des biens un de ses principes majeurs. Par conséquent, il est inconcevable qu’un État prenne unilatéralement des décisions qui entravent gravement le transport terrestre et menacent l’intégration économique et la coopération sous-régionale », estime la  Cddc.

Pour éviter les crises à répétition à la frontière sénégalo-gambienne, la Cddc invite l’État du Sénégal à prendre ses responsabilités à travers des mesures alternatives afin de mettre fin au calvaire régulièrement vécu par les transporteurs et voyageurs sénégalais lors de la traversée du fleuve gambien.

La Cddc exhorte le gouvernement du Sénégal à accélérer la construction de la voie de contournement de la Gambie pour soulager les usagers qui font la navette entre le sud et le reste du pays. Outre la construction de la voie de Contournement, la Cddc invite l’État du Sénégal à se pencher sur le prolongement du chemin de fer de Tambacounda à Ziguinchor en passant par Kolda et Sédhiou. « L’option ferroviaire va densifier les échanges entre le nord et le sud du Sénégal, participer à désenclaver totalement la Casamance et à assurer la continuité territoriale », assure cette organisation.

Oumar BA


Electricite CentraleDans les deux régions de Tambacounda et Kédougou, 102 villages seront électrifiés. Les femmes recevront 1.026 équipements d’allègement de leurs travaux. 600 km de pistes de production seront réalisés par le Programme d’urgence de développement communautaire, a annoncé Cheikh Diop, le directeur national qui prenait part au forum économique de Tambacounda.

En échangeant avec les acteurs des régions de Tambacounda et Kédougou au cours du Forum économique de Tambacounda, Cheikh Diop, le directeur national du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) a salué cette initiative. M. Diop faisait une présentation sur les réalisations du Programme d’urgence de développement communautaire dans ces deux régions. Le directeur national du Pudc qui a relevé le manque criant d’infrastructures dans cette partie orientale du pays, a rappelé la volonté du président Macky Sall de résorber ce gap. « Les deux régions seront bien dotées en infrastructures par le Pudc conformément à la volonté du président de la République d’infrastructures », a dit M. Diop.  Concernant le volet hydraulique, 90 ouvrages sur les 190 prévus seront réalisés. S’agissant de l’électrification rurale, 84 villages seront électrifiés dans la région de Tambacounda dont 57 par le solaire et 18 dans la région de Kédougou dont 15 par le solaire. Cheikh Diop a annoncé que les travaux démarreront avant la fin du semestre.

Pour l’autonomisation des femmes, plus de 1.026 équipement seront distribués dans les deux régions. Dans les prochains jours, les femmes de la région de Tambacounda recevront 665 unités et celles de Kédougou 361.

Pour les pistes rurales, 300 km seront réalisés dans chaque région dans la première phase, a déclaré le directeur du Pudc, précisant que  les études sont bouclées. Les travaux démarreront avant le début de l’hivernage.  Les échanges ont permis aux maires et autres participants d’avoir une idée plus claire sur les réalisations prévues par le Programme d’urgence de développement communautaire sur les volets hydraulique, équipements et pistes de production, électrification rurale. Certains ont fait aussi part de leurs préoccupations. Pour cheikh Diop,  le Programme d’urgence de développement communautaire initié par le président Macky Sall se veut inclusif et participatif et cela nécessite, à son avis, des plages d’échanges.

Pape Demba SIDIBE


Amadou Ba MinDes femmes ont lancé, hier, un club d’investissement dont le but est de renforcer l’éducation financière de la gent féminine et de promouvoir l’entreprenariat féminin. Elles veulent mettre en commun leurs ressources financières dans le but d’investir sur le marché boursier sous-régional.

Le Women's Investment Club a été porté sur les fonts baptismaux, hier, à l’occasion de la journée internationale de la femme par une association de femmes désireuses de mettre en commun leurs ressources financières dans le but d'investir sur le marché boursier de la Bourse régionale des valeurs mobilières. Madjiguène Sock, la présidente du Comité de gouvernance a expliqué que les investisseurs ciblés sont des femmes leaders, entrepreneurs ou dirigeantes d’organisation qui mettent à profit  leurs compétences et leurs expériences en matière de création et de gestion d'entreprises en vue de faire fructifier leur épargne commune. Mme Sock a soutenu que la participation des femmes dans les marchés économiques et financiers constitue un levier important de création de valeur ajoutée. Malgré ces performances, la présidente du Comité de gouvernance soutient que les femmes sont confrontées à des obstacles qui freinent leur pleine participation dans le tissu économique. Au Sénégal, souligne-t-elle, 22,9 % des entreprises sont détenues par des femmes.

Selon Madjiguène Sock, Women's Investment Club est créé pour inverser cette courbe. Ce club d’investissement vise trois objectifs : mettre en commun leurs ressources pour favoriser la création de réseaux d’échanges et la mise en commun de connaissances sur les mécanismes de financement et les opportunités offertes par le marché financier ;   la mise en place d’une plateforme éducative visant la participation massive des femmes dans le secteur financier ; financer les entreprises créées et gérées par les femmes en mettant l’accent sur la solidarité telle que développée dans les tontines.  Elle a rappelé que l’idée à commencé à germer lors de leur rencontre avec Christine Lagarde en mars 2015 à Dakar.

Dans cette aventure, Women's Investment Club pourra compter sur les conseils avisés et l’accompagnement de Cgf Bourse. «Le WIC évoluera en collaboration avec les services de Cgf Bourse, Société de gestion et d'intermédiation  agréée par le Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (Crepmf) et jouissant d'une bonne réputation dans la délivrance des services de courtage boursier », a dit Madjiguène Sock. Marie Odile Sène Kantoussan, directrice générale de Cgf Bourse a salué cette initiative, affirmant qu’elle est l’une des voies les plus sûres pour l’autonomisation des femmes et l’inclusion financière. Edoh Kossi Amenounve, directeur général de la Brvm a déclaré que cette initiative s’inscrit dans la stratégie de développement de l’institution qu’il dirige. Il a fait part de sa volonté d’aider et d’accompagner ce club.

Présidant la cérémonie de lancement Women's Investment Club, Amadou Bâ, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a salué la vision de ces femmes. « L’idée de mettre en place ce club, en plus d’être opportune et novatrice, converge avec les options et orientations politique du chef de l’Etat qui accorde un intérêt particulier à l’autonomisation des femmes et à l’entreprenariat féminin », a-t-il déclaré. « L’expérience que nous lançons doit être perçue comme un modèle à dupliquer au bénéfice du développement du marché financier régional », a-t-il ajouté. Toutefois, M. Bâ soutient que l’autonomisation des femmes suppose une éducation financière minimale « afin de saisir toutes les opportunité offertes par le système financier ». Le ministre a invité le club à travailler avec ses services en vue de recenser toutes les contraintes pouvant limiter la portée des résultats.

Outre Madjiguène Sock, les membres fondateurs du Women's Investment Club sont Seynabou Seck Diawara, Alassane Ndèye Seynabou Wade, Thiaba Camara Sy.

Mamadou GUEYE


MicrocredL’Agence de notation financière, Wara a attribué, hier, une note de long terme en devise locale équivalente à BBB à Microcred Sénégal (Mcs), membre du Groupe Microcred, présent dans 8 pays dont le siège social se trouve à Paris.

Sur l’échelle régionale de Wara, la notation de long terme de Microcred Sénégal est BBB. Cette notation est assortie d’une perspective stable. En effet, la notation intrinsèque de Microcred Sénégal (Mcs) est aussi de BBB, selon WARA, cela équivaut à un score pondéré total de 3,04/6,00. Ce score inclut l’assistance technique et le support de refinancement qu’apporte son actionnaire majoritaire Microcred S.A.S., enregistré à Paris. En analysant ces résultats, l’agence de notation dirigée par Seydina Tandian considère que l’importance stratégique de Mmc pour son Groupe est élevée. En 2014, Mcs représentait 22% des actifs et de l’encours de crédit du Groupe Microcred, 36% de son résultat, 40 % de ses clients et 25 % de ses employés. « La filiale sénégalaise restera stratégiquement importante pour le Groupe pendant longtemps », indique Wara.

La notation de Mcs (BBB) s’appuie essentiellement sur ces points « forts » : la gouvernance de Microcred Sénégal est rigoureuse ; l’appétit de ses actionnaires pour le risque étant modéré, les mécanismes de contrôle et d’incitation sont minutieusement exécutés et la gestion se montre prudente. En outre, l’Agence souligne dans son étude que la position concurrentielle de Mcs est « non seulement » déjà robuste mais elle tend aussi à s’améliorer. Wara note aussi que la performance financière de Mcs est bonne. Et les marges de cette institution de micro finance et sa politique de réinvestissement quasi-systématique lui permettent d’internaliser l’accumulation des fonds propres nécessaires à son rythme de croissance soutenu. L’agence de notation indique également que malgré l’absence de diversification géographique, au-delà des frontières du Sénégal, le portefeuille de crédit de Mcs est «hautement » diversifié tant par contrepartie que par secteur. En outre, son portefeuille à risque est le plus bas du marché et sa politique de provisionnement demeure particulièrement conservatrice. La perspective attachée à la notation de Mcs est stable. WARA justifie cette perspective stable par le fait que huit ans après sa constitution, la filiale sénégalaise du Groupe Microcred a réussi à installer un positionnement concurrentiel et une « notoriété de marque difficiles à affaiblir ». Ses indicateurs financiers de rentabilité, de fonds propres et de liquidité sont stables. A travers la note 'BBB', Wara évalue ainsi le risque de crédit de microcred Sénégal, c'est-à-dire sa capacité à emprunter et à rembourser sa dette qui est bonne".

Abdou DIAW


ITA LogoIls étaient plus d’une vingtaine de boulangers à être formés aux  techniques de fabrication de pain à base de céréales locales, (mil, maïs,  niébés), par les services de l’Institut de technologie alimentaires (Ita), représenté par le directeur adjoint. Ces boulangers ont reçu leur attestation après une formation de 8 jours à Touba. Cette formation entre dans le projet de valorisation des produits à base de céréales locales. Amadou Gaye, le président de la Fédération nationale des boulangers estime que cette formation permettra de faire des pains à base de céréales pour  donner, aux consommateurs sénégalais, un pain de meilleure qualité nutritionnelle et aux boulangers d’augmenter leurs profits en créant d’autres emplois, à travers cette démarche dont le slogan est « le consommer local sera davantage une réalité à Touba ». La délégation des boulangers s’est ensuite rendue à Touba-Alieu auprès Astou Mbacké Gaye, membre de l’association disposant d’une unité de transformation de céréales qui leur fournit la farine de mil pour la fabrication du pain. Amadou Gaye a déclaré que le secteur de la boulangerie génère plus de 162 milliards de FCfa pour 40.000 emplois.

Le représentant du Khalife général,  le maire et les populations ont dégusté et apprécié le pain à base de céréales locales. Ils ont loué ses qualités nutritives.

Mamadou DIEYE


Meds LogoLa 16ème Assemblée générale du Mouvement des entreprises du Sénégal (Meds), d’avant-hier, a vu l’arrivée, dans le bureau exécutif et le conseil d’administration, de plusieurs personnalités du monde des affaires.

Le bureau exécutif et le conseil d’administration du Mouvement des entreprises du Sénégal (Meds) renouvelés avant-hier ont enregistré l’arrivée de plusieurs industriels dont  Amadou Ly Bocoum, le Directeur général de Caleb cable, Abdou Khadr Sarr, le Directeur de  Ciel Oil. Ces deux personnalités ont été élues vice-présidents.

Selon le président du Meds,   Modibo Diop, l’ancien Dg de l'Aser, Mamadou Samb ex-Dg de la Sones, l'industriel Bou Diarra Pdg du groupe Eos et le financier Babacar Ndiaye ont rejoint le conseil d’administration.

L’homme d’Affaires Cheikh Amar a rempilé au poste de vice-président. Baba Tandian, le président du groupe Tandian a également été élu vice-président. L’ouverture des travaux a été co-présidée par  Mansour Sy et Alioune Sarr, respectivement ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions et ministre du Commerce, du Secteur informel de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des Pme.

En 2015, le Mdes a assumé des responsabilités nouvelles plus grandes par rapport à l’année 2014. Mbagnick Diop a rappelé la tenue du forum du1er emploi qui a été marqué «  par plus 2.000 emplois à pourvoir par les entreprises participantes ».

S’agissant des perspectives, le président du Meds a souligné que son organisation continuera à être au service des entreprises. Cet engagement sera matérialisé par la tenue, dans le courant de l’année 2016, de la Rencontre internationale du droit des Affaires en Afrique (Ridaa). Co-organisée par le Meds et le cabinet Lazaref-Lebars, cette rencontre verra, selon Mbagnick Diop, la présence des meilleurs juristes d’affaires en Afrique et en occidentaux.

Le Meds participera aussi au colloque international sur la compétitivité, la croissance et l'emploi prévu à Paris au mois de juillet. Les assises annuelles et économiques du Meds auront lieu en septembre. « Plusieurs missions économique sont programmées d'ici à la fin de l'année à Dubai, Beghin, à Washington et Montréal et aussi à Conakry », a indiqué M. Diop. Le Meds porte aussi le projet de création de l'observatoire de la compétitivité,  entre autres, challenges pour 2016. Alioune Sarr a loué l’engagement du Meds au service de l’entreprise. Il a invité l’organisation patronale à participer activement au prochain forum du business Halal. Le ministre du Commerce a également exhorté le Meds à sensibiliser les entreprises sur la nécessité de s’ouvrir à l’Etat, aux institutions et structures locales en charge du projet de mise en place du Tarif extérieur commun (Tec).

Le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles, chargé des relations avec les institutions a réaffirmé l’engagement de l’Etat à apporter son soutien afin que le Meds puisse jouer pleinement son rôle.

Babacar DIONE


Les ressources mobilisées, en janvier 2016, sont évaluées à 120,6 milliards contre 119,5 milliards de FCfa un an auparavant, soit une hausse de 1 %. Quant aux dépenses totales et prêts nets estimés à 176,3 milliards, ils ont progressé de 34,3 % en glissement annuel.
La gestion budgétaire, en janvier 2016, a été marquée par une mobilisation modérée des ressources, conjuguée à une exécution satisfaisante des dépenses, note la Dpee. Les ressources sont chiffrées à 120,6 milliards réparties en recettes budgétaires pour 109,2 milliards et en dons pour 11,4 milliards. Les recettes budgétaires ont enregistré un léger accroissement de 0,6 milliard (+0,6%) grâce notamment aux recettes fiscales qui se sont accrues de 8,6 % pour ressortir à 107,5 milliards. L’amélioration des recettes fiscales, explique la Dpee, est liée aux résultats appréciables relevés au titre des recouvrements de l’impôt sur le revenu (24 milliards), de l’impôt sur le revenus des valeurs mobilières (Irvm) (12,6 milliards), du Fonds de sécurisation des importations de produits pétroliers (Fsipp) (11,7 milliards) et de la taxe spécifique sur le pétrole (5,1 milliards), en hausse respectivement de 1,2 milliard, 3,1 milliards, 9,4 milliards et 2,4 milliards. Cette bonne orientation, ajoute la Dpee, a permis de contenir la baisse enregistrée dans la mobilisation des recettes douanières (-5,5 milliards), de la Tva intérieure hors pétrole (-0,3 milliard) et des droits d’enregistrement (-2,2 milliards). Il en est de même des recettes non fiscales recouvrées en janvier 2016, qui ont baissé de 7,9 milliards.
Les dépenses totales et prêts nets ont enregistré une hausse significative de 45 milliards sur un an. Cette augmentation s’explique à la fois par la hausse des dépenses d’investissement (+57,1%) et des dépenses courantes (+28,2%). Les dépenses en capital sont évaluées à 43,2 milliards contre 27,5 milliards un an auparavant. Les dépenses en capital financées sur ressources internes (20,7 milliards) sont en hausse de 11,9 milliards. Les dépenses courantes ont été sensiblement affectées par le niveau des transferts (73 milliards) en progression de 32,2 milliards. Ce renforcement traduit la prise en charge de dépenses prioritaires de l’agriculture (intrants) et de l’enseignement supérieur (universités, bourses). Les charges de personnel sont ressorties à 45,8 milliards, soit un accroissement de 5,4 milliards sur un an. En revanche, les charges d’intérêt sur la dette publique (10,6 milliards) et les dépenses de fonctionnement (3,7 milliards) se sont inscrites en repli respectivement de 3,5 milliards et de 4,8 milliards.

A. DIAW


Nous avons évoqué à l’encadré de la page 10 de notre édition du Week-end la mise en place d’un fonds de dotation de 5 milliards apportés par la Banque de l’Habitat. Il s’agit en réalité de ressources publiques de 5 milliards, apportées par l’Etat qui en a confiés la gestion à la Banque de l’Habitat du Sénégal. La Banque de l’Habitat du Sénégal a un dispositif capable de gérer ce type d’investissements, dispositif déjà expérimenté dans le cadre de la Gestion du Projet Urbain dans le passé et actuellement les crédits immobiliers que l’Etat accorde à ses fonctionnaires. Nous présentons nos excuses aux structures concernées et à nos lecteurs.


Les Sénégalais vont disposer, dès 2017, de la carte nationale d’identité biométrique. Le projet de loi n° 05/ 2016 instituant une carte d’identité biométrique Cedeao a été adopté à l’unanimité hier à l’Assemblée nationale par les députés présents, sous la présidence de Moustapha Niasse, en présence des ministres de l’Intérieur et de la Sécurité publique et de Mansour Sy du Travail, des Organisations syndicales et du Dialogue social.
Le texte souligne qu’il s’agit de répondre à une obligation de la 46ème Session de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de la Cedeao tenue à Accra le 10 juillet 2014, qui a approuvé l’instauration de la carte d’identité biométrique pour les citoyens de la communauté. Ainsi, la date limite pour l’instauration de cette carte est fixée à 2017. Selon Abdoulaye Daouda Diallo s’est réjoui de l’adoption de ce projet de loi par les élus du peuple. « Cette carte aura l’avantage de supprimer la carte de séjour obligatoire pour les citoyens qui souhaitent rester plus de trois mois dans un pays autre que le leur, malgré l’instauration de la libre circulation des personnes et des biens », a-t-il relevé.
Le projet de loi présenté hier est composé de six articles. L’article 1 porte sur l’instauration de la carte biométrique, tandis que l’article 2 précise son caractère obligatoire pour les citoyens d’au moins 15 ans et peut être délivrée à ceux âgés d’au moins 5 ans. Cette précision concerne les critères de confection des passeports. Alors que l’article 3 détermine la durée de validité de 10 ans. Pour l’article 4, la carte comporte une puce électronique multi application qui pourrait servir de carte de santé, de permis de conduire, ou même de carte bancaire, etc. Mais sur cette question, Abdoulaye Daouda Diallo préconise « la plus grande prudence pour avancer sûrement ». Toutefois, les conditions de délivrance et de renouvellement de la ladite carte sont fixées par décret dans l’article 5. Et pour l’article 6, sont abrogées les dispositions contraires à la présente loi et notamment celles contenues dans la loi n°2 du 05-28 du 06 septembre 2005 instituant la carte d’identité nationale sénégalaise numérisée.

Outil de sécurité
Les cartes nationales d’identité devant expirer cette année ont été prorogées jusqu’au 31 décembre 2016 par décret du président de la République du 24 février 2016. « La carte d’identité biométrique est indiscutablement un élément d’intégration, mais aussi un outil de sécurité. Elle permettra de faire des économies, car elle sera à terme une carte multifonction avec une validité de 10 ans », relève les députés qui n’ont pas trouvé d’éléments à débattre. Les députés se demandent comment disposer de carte d’identité valable avec un état civil désorganisé, préconisant ainsi l’informatisation totale de celui-ci. Ils ont voulu savoir ce qu’il convient de faire en voyageant avec un enfant de moins de 5 ans. Ils estiment indispensable d’organiser des audiences foraines pour résorber le gap qui existe dans l’état civil et souhaitent connaître le coût de l’opération et sa date de démarrage. Autre fait signalé, les cartes d’identité pour des non-Sénégalais qui se procurent des extraits de naissance au Sénégal, sachant les difficultés de disposer d’un extrait de naissance fiable. Mais aussi, si la carte biométrique pourra servir de carte d’électeur.
Il est rappelé que les sept monnaies qui circulent dans l’espace Cedeao vont évoluer vers l’instauration d’une monnaie unique. Pour les enfants de moins de 5 ans, il leur sera attribué un numéro d’identification provisoire, qui ne change pas pouvant leur permettre de se procurer un passeport. De même pour les doublons d’identité, le ministre rassure que la base de données sera la même dans l’espace Cedeao. Les cartes d’identité actuelles ont coûté 7.000 FCfa la pièce. Et selon Abdoulaye Daouda Diallo, il est permis de penser qu’avec les avancées technologiques, les coûts pourront baisser.
En attendant, la carte d’identité biométrique constitue un élément majeur de la constitution d’une communauté de plus de 300 millions d’habitants sur un territoire de plus de 6 millions de km2 avec ses ressources et ses potentialités.

Cheikh Malick COLY


Après avoir vécu le 30 anniversaire de son mari, parrain de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, la veuve de feu Cheikh Anta Diop, Louise Marie Diop, née Maes, est décédée, hier, à Paris, dans sa 90 ème année, à la suite d’une longue maladie.
,La mauvaise nouvelle a été donnée par le service de communication de l’Ucad et sa famille. La veuve du savant et égyptologue, Cheikh Anta Diop, Marie Louise Diop, est auteure d'ouvrages sur la population en Afrique. Elle était aussi le soutien de son mari dans son combat pour réhabiliter les civilisations noires. « Elle fut une très bonne historienne, surtout de la démographie africaine. Elle a publié un très bon ouvrage sur la démographie et les populations africaines sur la longue durée où elle a fait preuve de la critique des sources anciennes de façon remarquable. Elle fut, comme son époux, un défenseur acharné de l’Afrique et des sociétés africaines », a témoigné hier le recteur de l’Ucad, le Pr Ibrahima Thioub, également historien.  
Marie Louise Diop est, en effet, docteur d'Etat en géographie humaine. Elle est l'auteure d'une vingtaine de publications, principalement consacrées à l'évolution de la population, de l'économie et de la société de l'Afrique noire, selon le site de la maison d'édition « Présence Africaine », basée à Paris, qui publiait les ouvrages du couple. Dans un de ses livres sur la population de l'Afrique précoloniale, Mme Diop affirmait que contrairement aux idées reçues, le continent, depuis la préhistoire jusqu'au 16e siècle, n'était pas sous-peuplé par rapport à d'autres parties du monde comme l'Europe.
Mme Diop disparaît alors que diverses manifestations sont organisées, cette année, pour marquer le 30e anniversaire du décès de Cheikh Anta Diop (1926-1986) dont l’œuvre a contribué à réhabiliter les civilisations nègres. Le Pr Diop qui appelait à la création d'un Etat fédéral d'Afrique noire fut, par ailleurs, un opposant au premier président du Sénégal, Léopold Sédar Senghor (1960-1980) mais aussi à son successeur, Abdou Diouf (1981-2000).
Selon ses thèses, les Noirs ont joué un rôle prépondérant dans la naissance de la civilisation de l'Egypte pharaonique, durant l'Antiquité, et plusieurs civilisations - grecque notamment - ont été influencées par les Egyptiens dans les domaines des sciences notamment. Ces thèses sur une Egypte nègre et ses liens avec l'Afrique noire sont contestées par plusieurs égyptologues, dont des français. La bibliographie du Pr Diop comprend aussi des ouvrages sur l'histoire de l'Afrique, les langues et les sociétés africaines, la physique, la politique et l'économie. Mme Diop sera inhumée à Thieytou, village natal de son mari, dans le centre du Sénégal, a affirmé un de ses enfants joint par téléphone. La date de l'inhumation à Thieytou, où repose le Pr Cheikh Anta Diop, n'a pas été précisée. Le couple Diop a eu quatre garçons. Mme Diop avait rencontré Cheikh Anta Diop quand celui-ci faisait des études en France pendant la période coloniale, à la Sorbonne (Paris), selon leur entourage.

D. MANE (avec l’AFP)


« Le Bureau origine du service environnement et facilitation export de l’Asepex a délivré, pour l’année 2015,  19.703 certificats d’Origine, toutes destinations confondues », indique un communiqué. « Cela entre dans ses  activités liées à l’instruction, à la délivrance et à l’authentification des certificats d’origine », précise la même source. Dans le document, l’on souligne une nette évolution des demandes de certificats d’origine par rapport à l’année 2014 durant laquelle 17.262 demandes ont été enregistrées. « Cette  évolution s’explique par le dynamisme des produits sénégalais sur les marchés extérieurs mais aussi par la  mise en œuvre de l’accord sur l’arachide entre le Sénégal et la Chine », explique-t-on. Selon le communiqué, six demandes de contrôle à posteriori de certificat d’origines formulées par les services de douane européenne ont été satisfaites.
Le certificat d'origine est un document normalisé qui, pour satisfaire aux exigences douanières et/ou commerciales communautaires ou étrangères, permet d'identifier les marchandises et par lequel l'Asepex certifie expressément que les marchandises auxquelles, il se rapporte, sont originaires du Sénégal et qu’elles peuvent bénéficier des préférences commerciales dont bénéficie l’origine Sénégal, explique-t-on. Au Sénégal, on distingue plusieurs types de certificats d’origine instruits, délivrés et authentifiés par les structures telles que l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (Asepex), la direction du redéploiement industrielle, les Bureaux frontaliers de la douane.

M. G.


Les dix candidats sélectionnés pour la finale du concours du challenge « Startupper de l’année par Total Sénégal sont connus,  indique un communiqué. Les finalistes sont : Thierno Souleymane Agne (Projet oriental agri), Mor Kébé Faye (Projet Sen-covoiturage), Betty Rokhaya Gning (Projet kiplas), Mouhamed Lamine Guèye (Projet jambaar), Mondoukpè Gracias Kedote (Projet Sekhmet), Astou Ndiaye (Projet Bioabondance), Aliou Badara Niang (Projet Colis-GP.com Ltd), Mamadou Sall (Projet Karangué), Médoune Gaye Sarr (Projet sénégalaise de transformation des produits locaux) et Ibrahima Khalil Sougoufara (Projet green electronics).    
Ces finalistes, précise le document, doivent confirmer le maintien de leur candidature « afin de bénéficier des séances de coaching pour leur permettre de préparer leur soutenance devant le jury. À l’issue de celle-ci, le jury annoncera, le 15 mars 2016, les trois lauréats de l’édition 2016 du challenge « Startupper de l’année par Total Sénégal. « Ceux-ci recevront une aide financière dédiée au développement de leur projet ainsi qu’un accompagnement personnalisé de la part de Total Sénégal », ajoute la même source. Les lauréats recevront leur récompense lors d’une cérémonie officielle de remise des prix.   
« Le Challenge « Startupper de l’Année par Total » est organisé simultanément dans 34 pays en Afrique. Il s’inscrit dans la politique globale de soutien de Total au développement socioéconomique de tous les pays du monde où le groupe est implanté, explique-t-on. Le document ajoute qu’il constitue « une initiative concrète pour contribuer localement au renforcement du tissu industriel et de l’emploi, à travers l’appui apporté aux entrepreneurs les plus audacieux et les plus innovants, dans la réalisation de leur projet. Cette démarche vise à faire émerger de nouvelles initiatives en Afrique, dans le respect des valeurs qui sont celles du groupe ».  
Total est un groupe mondial et global de l'énergie, l'une des premières compagnies pétrolières et gazières internationales, présent dans plus de 130 pays.

S. D. SY


Le chef de Cabinet de l’ancien président de la République Abdoulaye Wade demande à l’Etat de réhabiliter la voie de contournement pour permettre aux Sénégalais de ne plus passer par la Gambie. Il invite les plus hautes autorités à construire cette route qui permettra de rallier les trois régions de la Casamance naturelle au reste du pays en passant par Tambacounda. Pour ce faire, il suggère une diminution du prix du carburant pour soulager les transporteurs et les usagers qui désireraient passer par cet axe. Selon lui, cela mettrait définitivement un terme aux sauts d’humeur des autorités gambiennes. Il dit avoir préféré passer par Tambacounda pour venir à Kolda où il s’est entretenu avec les responsables et militants de son parti sur l’actualité politique nationale dominée par le référendum du 20 mars prochain. Il précise n’avoir pas été mandaté par la direction du Pds ou du Front du « Non ».   

Mamadou Aliou DIALLO


Mohamed Dionne PM 1Le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, a réaffirmé, à l’ouverture du 1er Forum africain du Business Halal, qui se tient du 3 au 5 mars, à Dakar, l’engagement de l’Etat du Sénégal à s’inscrire dans la dynamique de promotion de ce mode de financement, en levant toutes les contraintes y afférentes.

Par une approche bien coordonnée, le gouvernement Sénégalais a décidé de contribuer à l’expansion du marché Halal et à profiter des opportunités de financement et des affaires commerciales de ce secteur en plein expansion dans le monde. Le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne l’a dit, hier, à l’ouverture du 1er Forum africain du Business Halal organisé par le ministère du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des Pme, avec comme thème : « Vers une dynamisation des échanges commerciaux avec les pays du Golfe et d’Asie ». En présence des leaders, cadres et entrepreneurs du monde musulman,  M. Dionne a fait part de la volonté  de l’Etat à soutenir les stratégies qui seront esquissées à l’issue de cette rencontre qui vise à fédérer les actions des Etats membres de l’Organisation de la conférence islamique (Oci). Pour le Premier ministre, l'harmonisation des règles sur la normalisation et la certification des produits halal doit figurer au rang des priorités. Il en est de même du renforcement des échanges commerciaux entre les pays membres de l'Oci. « Le Business Halal est devenu une nouvelle opportunité qui a franchi les frontières géographiques et religieuses. L’Afrique du Sud est devenue un gisement d’emplois et de richesses, pourquoi pas nous ? », a déclaré le Premier ministre. Il a insisté sur la nécessité de lever un certain nombre de contraintes notamment les barrières non tarifaires avec un cadre réglementaire complexe qui varie d'un pays à un autre et d'une région à une autre. Secteur très dynamique, le marché alimentaire du halal représente 20 % des échanges alimentaires mondiaux et pèse plus de 670 milliards de dollars américain, avec une croissance annuelle de 15%, comme l’a rappelé le Premier ministre. « En Afrique, a-t-il ajouté, le potentiel du marché du halal est estimé à 150 milliards de dollars américains. »

Nouveau tournant
Le Pr Khadiyatoulah Fall, président du Salon international du business musulman (Sibm), a salué cette volonté du gouvernement d’accompagner « ce projet porteur de dynamique et qui vise une émergence économique selon l’éthique musulmane ». « C’est cette volonté qui a fait le succès de la Malaisie et du Maroc par exemple », a dit le Pr Fall. « Les défis sont pressants mais il y a également une nécessité de réfléchir sur les moyens de tisser une alliance entre le Halal et le monde des affaires », a-t-il ajouté, soulignant que ce nouveau paradigme du marché, doit servir de levier de développement pour les pays africains notamment le Sénégal.

Il a mis en exergue la puissance économique du Halal avec 1,6 milliard de musulmans dans le monde soit 28 %. « Le marché est loin d’être saturé, la production halal n’est que de 13%. Les pays africains dont le Sénégal doivent avoir l’ambition de bien se positionner sur ce marché. Nous espérons, au sortir de cette rencontre, jeter les bases d’une économie basée sur le halal », a-t-il lancé.

Le ministre délégué auprès du ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie numérique du Maroc a félicité cette démarche novatrice de même que le représentant du Groupe de la Banque islamique de développement dont le partenariat avec le Sénégal a été magnifié lors de cette rencontre.

Les  autres intervenants ont mis l’accent sur la nécessité d’une uniformisation des certifications, la mise en place d’agences certifiées en Afrique pour mettre en œuvre des stratégies de croissance économique et des stratégies d’attraction des investisseurs en Afrique.

Le Halal  qui dépasse le secteur agro alimentaire, pharmaceutique, cosmétique, textile et touristique propose des services financiers visant à accélérer la croissance. Le Halal présente aussi des perspectives heureuses pour les entreprises en particulier les Pme/Pmi sur les marchés émergents.

Mamadou GUEYE


AbcaHier, s’est ouverte à Dakar, une rencontre sur l’état d’avancement du projet d’intégration monétaire dans le continent à l’initiative de l’Association des banques centrales africaines (Abca). Lucas Abaga Nchama, président de l'Abca, par ailleurs gouverneur de la Banque des Etats d'Afrique centrale (Beac) a rappelé qu’en 1991, à Abuja, les chefs d'Etat avaient décidé de la création de trois principales institutions financières devant assurer l'intégration monétaire et financière du continent : le Fonds monétaire africains, la Banque centrale africaine et la Banque africaine d'investissement. M. Lucas Nchama a indiqué que la prochaine réunion du conseil des gouverneurs qui se tiendra à Abuja, devrait être une opportunité pour marquer un saut qualitatif dans la mise en œuvre du programme de coopération monétaire en Afrique. « Ce programme constitue notre cadre de convergence pour construire l'intégration monétaire et financière du continent et préparer l'avènement de la monnaie unique », a-t-il dit à l’ouverture des travaux.

Le président de l'Abca a évoqué les difficultés des Etats à satisfaire les critères de convergence, obligeant, en 2013,  le conseil des gouverneurs à proroger, à Maurice, la période impartie à la phase III. « La construction de nos critères qui sont souvent procycliques et la façon de les calculer qui n'est souvent pas harmonisée, s’ajoutent à cette difficulté », a affirmé M. Nchama. Il a demandé aux membres de l’Association des banques centrales africaines de suivre, avec attention, l'agenda des travaux pour la révision de ces critères afin que les conclusions qui en ressortiront soient présentées lors du prochain conseil des gouverneurs à Abuja.

Le Dr Anthony Mothae Maruping, Commissaire pour les affaires économiques de la commission de l’Union africaine a affirmé que la mise en œuvre de l’agenda 2063 contribuera au développement des capacités de production, à l’augmentation de la productivité, à la diversification et à la création de la valeur. « Il apparait clairement qu’en implémentant le 1er plan décennal de mise en œuvre de l’agenda 2063 et en réalisant les 20 objectifs et 41 priorités, les pays africains travailleront déjà à atteindre, voire dépasser les Odd. D’où l’invitation à s’engager pour un travail qui intègre ou met en cohérence l’exécution, le suivi et l’évaluation du 1er plan », a dit M. Maruping.

Les participants vont adopter les rapports des assemblées annuelles de 2015. Ils vont aussi évaluer la mise en œuvre des décisions prises par le conseil des gouverneurs de l’Abca en sa session du 14 août 2015 à Malabo (Guinée équatoriale). Ils vont, en plus, examiner les actions engagées dans la réalisation d’une enquête sur les cadres de politique monétaire des banques centrales membres de l’association. Ils se pencheront sur le projet de termes de référence du séminaire continental pour 2016 ayant le thème : « Stabilité financière : nouveaux défis pour les banques centrales ».

L'Abca a été créée à la suite de la décision prise par les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Organisation de l'unité africaine, le 25 mai 1963, à Addis-Abeba en Ethiopie. Elle compte, à ce jour, 39 Banques centrales.

M. GUEYE


Des résultats encourageants ont été enregistrés à mi-parcours de la mise en œuvre du Projet de restauration des fonctions écologiques et économiques du lac de Guiers « Préfelag », a révélé le Directeur général de l’Office du lac de Guiers (Olag), Amadou Bocoum.
Le directeur général de l’Office du lac de Guiers (Olag), Amadou Bocoum, a révélé que les revenus moyens annuels tirés des productions agricoles, sont passés de 3,5 à 4,2 milliards de FCfa. Une hausse consécutive à une augmentation, entre autres, des productions de riz, de maïs et d’oignon. Quant aux revenus tirés de la pêche, ils sont passés de 117 à 385 millions de FCfa en 2015 pour un objectif initial de 147 millions de FCfa à l’horizon 2018. M. Bocoum s’est réjoui également de la création de 820 emplois temporaires en 2015 par les entreprises contractantes pour une masse salariale de plus de 100 millions de FCfa, des contrats de sous-traitance au profit de trois petites entreprises locales pour un montant de plus de 145 millions de FCfa en 2015.
Amadou Bocoum s’est appesanti sur l’amélioration des conditions sociales des populations locales par la réhabilitation à Ndombo « Sandjiry Diop » du cimetière et de l’école primaire ainsi que la construction d’une case de santé à Bellel Mbaye, localité située à quelques encablures de Ross-Béthio. Il est également satisfait du taux d’accès à l’eau potable des villages riverains, qui est passé de 48 % à 56 % en 2015 pour un objectif de 90 % à l’horizon 2018, rappelant que 20.000 habitants du pourtour immédiat du lac ont un meilleur accès au plan d’eau, du fait de l’ouverture de points d’accès. Cela fait que 96 % des populations sont satisfaites des travaux réalisés par l’Olag. La fréquence de l’utilisation du plan d’eau par les populations, est de plus de quatre par jour pour 87 % de celles-ci. Parlant toujours des réalisations, le Dg de l’Olag a souligné que le débit de la Taouey est passé en 2015 de 3,6 à 6,5 millions de mètres cubes par jour, soit un volume global de 2,34 milliards de mètres cubes par an, correspondant à un accroissement de 111 % par rapport à l’objectif cible de 2,1 milliards de mètres cubes par an pour 2018. Amadou Bocoum a laissé entendre que les conditions d’écoulement ainsi créées en 2015, permettent une mise en valeur de terres cultivables supplémentaires de 57.000 hectares pour un objectif cible de 30.000 hectares en 2018. Ce qui permet une remise en état de 20.000 hectares en zone humide.
Les membres du comité de pilotage du Prefelag ont apprécié les travaux d’amélioration de l’hydraulicité des axes et l’augmentation de la disponibilité de l’eau dans le système du lac à travers le curage du canal de la Taouey sur 17 kilomètres, les travaux d’amélioration des conditions de stockage de la dépression lacustre à travers la réhabilitation sur 10 kilomètres de la digue qui passe par Pakh, Bountou Bath, Fermeture, Naéré, Diokhor, Keur Momar Sarr et autres ouvrages annexes.

Un financement global de 13,9 milliards de FCfa
Un débat enrichissant a porté sur les travaux de rétablissement des fonctions écologiques et économiques de la réserve spéciale d’avifaune du Ndiael à travers le recalibrage du marigot d’amenée de Yetty Yone sur 13 kilomètres, la mise en place d’ouvrages de prise, de régulation et de franchissement, les travaux d’aménagement et de remise en eau de la grande mare du Ndiael,  l’amélioration des connaissances sur les ressources en eau disponibles dans le système du lac à travers la mise en place d’un dispositif de suivi et de gestion, l’amélioration des conditions d’existence des populations par la mise en place de système d’alimentation en eau potable, d’une case de santé et par l’ouverture de points d’accès sur le lac au profit des riverains. En marge de cette réunion, le responsable de la communication de l’Olag, Madické Diagne a rappelé que le Prefelag a démarré ses activités en 2014. Il dispose d’un financement global de 13,9 milliards de FCfa, dont 80 % sur prêt du Fonds africain de développement (Fad) et un don du Fonds mondial pour l’environnement (Fem) de 5 %, le reste, soit 15 % est assuré par la contrepartie de l’Etat du Sénégal. C’est un projet mis en œuvre par l’Olag pour une durée de 5 ans, et qui vise la restauration des conditions hydrologiques et des écosystèmes du lac de Guiers, afin de contribuer à une croissance inclusive dans les régions de Saint-Louis et de Louga.

Mbagnick Kharachi Diagne


Le Sénégal s’est doté d’un nouveau cadre régissant les contrats de partenariat public-privé (Ppp), avec l’ambition de corriger les faiblesses notées et d’anticiper sur les problématiques futures auxquelles les administrations publiques seront appelées à faire face dans ce domaine.  
La loi portant sur ce nouveau cadre, datée du 20 février 2014, vient d’être promulguée par le président de la République, Macky Sall, annonce la ministre de la Promotion des investissements, des Partenariats et du Développement des télés-services de l’Etat, Khoudia Mbaye. « L’adoption de ce texte de loi a eu pour effet de corriger les faiblesses relevées dans la pratique des Ppp, mais aussi d’anticiper le traitement de nombreuses problématiques qui ne tarderaient pas à se poser avec acuité à nos administrations », écrit Mme Mbaye, dans un document de vulgarisation. « Aujourd’hui, plus que jamais, nous sommes convaincus que le Sénégal dispose désormais d’une palette d’instruments contractuels modernes et inspirés par les meilleures pratiques internationales », ajoute-t-elle.
Selon le ministre Khoudia Mbaye, cette nouvelle donne devrait ouvrir "de réelles perspectives de développement de partenariat public-privé de qualité susceptible de traduire la volonté d’émergence (…)". Le Sénégal s’était doté, en 2004, d’une loi portant sur les partenariats public-privé, un texte qui a permis le développement de nombreux projets dont le plus emblématique est l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio.

(APS)


L’érection des quais de pêche, des aires de transformation, des complexes frigorifiques, etc., synonyme d’amélioration de plateau technique devrait être accompagnée du renforcement des compétences des organisations professionnelles, a déclaré Babacar Banda Diop, conseiller technique au ministère de la Pêche et de l’Economie maritime. Il a relevé que la politique sectorielle du gouvernement du Sénégal intègre « l’amélioration des compétences des Oppa avec l’implication davantage des acteurs dans la réhabilitation des écosystèmes marins et côtiers et dans la gestion des ressources halieutiques et la modernisation de la pêche artisanale dans une démarche responsable et inclusive ».  « Ces réformes importantes devront offrir un plateau technique moderne avec des compétences et un système d’organisation qui partent des différentes filières de la pêche artisanale : les pêcheurs, les mareyeurs et les femmes transformatrices », a déclaré Babacar Banda Diop.
Il ouvrait un atelier sous régional sur le projet de renforcement de la bonne gouvernance de la pêche et des Organisations professionnelles de la pêche artisanale (Oppa) dans les sept pays membres de la commission sous régionale des pêches en Afrique de l’Ouest.
 
EXPORTATIONS : La pêche occupe la première place avec 193, 5 milliards de FCfa  
Le conseiller technique du ministre de la Pêche et de l’Economie maritime a indiqué que la pêche occupe la première place avec une valeur de 193, 5 milliards de FCfa, soit 20, 87 % des exportations totales du pays, selon les dernières données relatives aux exportations du Sénégal pour l’année 2015. Babacar Banda Diop a présidé hier l’atelier intitulé : « Renforcement de la bonne gouvernance de la pêche et au sein des Oppa dans les sept pays membres de la Csrp », initié par l’Adepa. Selon lui, la pêche occupe près de 17 % de la population active, contribue pour 2 % au Pid total et assure aux populations, 75 % de leurs besoins en protéines d’origine animale. La consommation moyenne annuelle nationale per capita est estimée à 26 kg par an, tandis que la moyenne mondiale est de 16 kg/habitant/an, ajoute le Conseiller technique du ministre de la Pêche du Sénégal.

S. Diam SY


La Banque nationale pour le développement économique, la Bnde, se veut un établissement national qui a été créé pour faciliter l’accès aux financements des Pme- Pmi et des réponses globales à leurs besoins financiers. C’est dans cette optique que la Bnde a mis en place une approche sur le financement de l’agriculture. Cela, en proposant un modèle de chaîne de valeur agricole pour un accompagnement inclusif des Pme-Pmi. Selon un document de présentation, « L’Approche chaîne de valeur est le soubassement du modèle de financement pour le secteur agricole ». Il s’agit d’une de série de procédés et de flux allant « de la fourche à la fourchette » avec des séquences contractuelles qui visent l’intégration « transactionnelle des acteurs afin de maximiser la fluidité du produit, du champ jusqu’au commerce de quartier ». Pour les responsables de la Bnde, les principes de l’agriculture contractuelle, sont utilisés comme fondamentaux pour soutenir l’éclosion et le renforcement  de modèles entrepreneuriaux inclusifs qui « habilitent » les exploitations familiales, en les associant de plus en plus aux marchés et aux industries agricoles. Ainsi, la vision de la Banque consiste à  « développer des méthodologies et modèles avec effets catalytiques sur le développement agricole et l’emploi rural, en substituant une approche désagrégée du financement de l’agriculture, par une nouvelle démarche de financement structuré qui s’appuie sur l’approche chaîne de valeur ». Ce, en partant de ce constat : « L’agriculture représente un secteur extrêmement important de l’économie nationale mais souffre globalement d’un problème de financement aussi bien dans sa modernisation par l’acquisition de matériels agricoles que dans le financement des intrants ». Egalement, dans l’objectif de la Bnde, le sous-secteur de l’élevage qui est en croissance continue, reste à dominance extensive. La contribution du sous-secteur au Pib est estimée à 17% et une part dans la formation du secteur de l’agriculture de 30%.

Pape Sanor DRAME


Après un an de mise en œuvre du projet de renforcement des mécanismes de contrôle citoyen sur la gestion des ressources économiques locales, la Plateforme des acteurs non étatiques a procédé, hier, à la restitution des résultats de l’étude sur la perception des citoyens sur les corps et organes de contrôle et de régulation de l’Etat. Il en ressort que les Sénégalais connaissent peu ces instruments
Armp ? Cour des Comptes ? Ofnac ? La perception d’une bonne partie des Sénégalais sur ces corps et organes de contrôle et de régulation reste encore faible. C’est ce que révèle l’étude menée par la Plateforme des acteurs non étatiques dans le Projet de renforcement des mécanismes de contrôle citoyen sur la gestion des ressources économiques locales, financé par Osiwa qui vient de boucler sa première année de mise en œuvre. Les résultats de cette enquête montrent, en effet, que les organes de contrôle et de régulation sont généralement méconnus par la plus grande frange de la population avec 56 % des interviewés qui disent ne pas les connaître. Ce niveau de méconnaissance varie, selon le sexe (63 % chez les femmes et 40 % chez les hommes), la tranche d’âge (55 % chez les 18-29 ans et 63 % chez les plus de 60 %), le niveau d’étude (86 % des analphabètes,  65% des arabisants et 67% des  personnes avec un niveau primaire) et selon les secteurs d’occupation (71% des agriculteurs/éleveurs, 71% des chômeurs, 64% du secteur privé et 44% des étudiants).
Par conséquent, cette méconnaissance des corps et organes de contrôles par les citoyens rejaillit sur le degré d’appréciation de leur indépendance. Ainsi, seuls 30% pensent qu’ils sont indépendants du pouvoir exécutif, contre 51% qui n’ont aucune opinion là-dessus. Cela se reflète aussi sur le niveau d’appréciation du caractère juste des décisions qu’ils rendent. De ce point de vue, ils sont  23% à penser que les décisions rendues par ces différents corps de contrôle sont injustes et ils sont 31% à estimer que le pouvoir exécutif exerce une influence sur ces corps et organe de contrôle. Cette tendance est confortée par le fait que seuls 21% des sondés jugent que le gouvernement donne suite aux travaux des corps et organes de contrôle et de régulation alors que 33% parmi eux pensent que l’application des sanctions ne s’applique qu’aux non protégés.
En ce qui concerne le niveau d’appréciation des travaux de ces institutions, 52% des citoyens sondés affirment n’avoir jamais vu ou lu leurs rapports, 39% n’en savent rien et 3% seulement les ont très souvent consultés. Cette tendance s’explique par le fait que 73% des enquêtés disent ne pas être informés d’une publication d’un rapport. Quant au niveau d’appréciation de l’action de ces organes de contrôle et de régulation, 15% des sondés la trouvent pertinente, 19% la jugent efficace, 7% considèrent qu’ils sont  impartiale dans leur travail tandis que 10% pensent qu’ils sont corruptible tandis que 3% disent qu’ils sont inutile contre 47% des enquêtés qui sont sans opinion. Toutefois, 35% des sondés font confiance aux corps et organes de contrôle et de régulation.  
Ces résultats ont été partagés, hier, lors d’un atelier qui a vu la participation de l’ensemble des parties impliquées dans le renforcement de la transparence, de la reddition des comptes et du contrôle citoyen au Sénégal. Ce forum a été l’occasion, pour ces différents participants, d’échanger et de partager sur les pratiques observées et sur la politique portée par les corps de contrôle et de régulation.

Elhadji Ibrahima THIAM


Pour Mamadou Faye, président de la Plateforme des acteurs non étatiques, cet atelier de capitalisation devrait aboutir à l’organisation de séances d’interpellation pour une meilleure efficacité des services étatiques et un meilleur contrôle quant à la mise en œuvre des politiques publiques à travers une bonne participation citoyenne. Quant à Joseph Ndour de la Cour des Comptes, il est d’avis que ces échanges « apportent une brique supplémentaire au mur de la transparence, du dialogue social qui est l’un des fondements de la démocratie ».
Macoumba Koumé, représentant, à cette rencontre, de la présidente du Conseil économique, social et environnemental, Amina Tall, a abondé dans le même sens, soulignant que l’une des difficultés majeures auxquelles le Sénégal est confronté aujourd’hui est le manque de connaissance et d’appropriation des institutions. « La gouvernance des ressources publiques en général et des ressources locales en particulier est fondamentale, en saisir les enjeux est une bonne chose mais il est tout aussi crucial de connaître les organes qui la contrôle », a-t-il indiqué. Parlant au nom du ministre de l'Intégration africaine, du Nepad et de la Promotion de la Bonne gouvernance, Nogaye Ndao a rappelé que l’outil principal de la bonne gouvernance économique dans la gestion des affaires locales demeure l’effectivité du contrôle citoyen.
Cependant, celui-ci, a-t-elle observé, ne doit pas être considéré comme « un contre-pouvoir ou un pouvoir alternatif mais comme la manière à travers laquelle les populations, par leurs formes organisationnelles et collectives, exercent une citoyenneté active ». Selon Mme Ndao, au regard des différents textes en vigueur, la volonté politique est clairement exprimée pour garantir aux populations leur pleine participation à la gestion des affaires publiques à travers les collectivités locales. D’après elle, la réflexion enclenchée par la Plateforme des acteurs non étatiques doit se poursuivre  pour renforcer la participation, la transparence et la responsabilité des dépositaires des dénis publics ainsi que la satisfaction des attentes économiques et sociales des citoyens qui s’affirment  non pas  comme la réponse à de simples besoins mais plutôt comme de véritables droits.

Elh. I. THIAM


Les Grands moulins de Dakar ont lancé, officiellement, hier, leur nouveau produit d’aliment de volaille appelé « Jarga volaille ». Cette nouvelle gamme a nécessité l’installation d’une nouvelle unité industrielle.
Après la farine et l’aliment de bétail, les Grands Moulins de Dakar se positionnent sur le marché de l’aliment de volaille. Ce nouveau produit appelé « Jarga volaille », a été officiellement présenté, hier, par la direction de l’entreprise à ses partenaires et gros clients. Celui-ci se décline en deux gammes : la gamme chair pour le poulet de consommation, et la gamme ponte qui permet d’apporter aux poules pondeuses des nutriments nécessaires à assurer la production d’œufs. « Jarga volaille », selon ses promoteurs, se différencie des autres produits existants sur le marché par sa qualité supérieure. Pour sa fabrication, une nouvelle usine avec une technologie de pointe et entièrement automatisée a été installée, d’après le Directeur général des Grands Moulins, Franck Bavard.
Ce projet est l’aboutissement d’une vision qui s’est dessinée il y a trois ans, selon lui. « Nous nous sommes posées la question de savoir ce que nous pouvions apporter de plus au Sénégal, et la décision importante a été prise de lancer une nouvelle unité d’aliment de volaille. C’est pour nous un investissement de cœur qui nous permet d’entrer sur un nouveau marché. Si les Grands Moulins se sont lancés dans l’aliment de volaille, c’est parce que, ajoute son directeur général, c’est une entreprise qui croit au développement du Sénégal et de la filière avicole qui, chaque année, renchérit son directeur de la stratégie commerciale, Habibou Samb, produit 30 millions de sujets (25 millions de poulets de chair et 5 millions de poules pondeuses).
Le Directeur de Cabinet du ministre de l’Elevage, Cheikh Tidiane Diop, a salué l’initiative des Grands Moulins de Dakar de se lancer dans le marché de l’aliment de volaille, un secteur en pleine croissance depuis que l’importation de poulets à été interdite. « Le ministère salue cette initiative quand on sait que le principal problème de l’aviculture demeure, outre l’habitat et la vaccination, l’alimentation de qualité. C’est pourquoi cette initiative vient renforcer d’autres déjà existantes sur le marché sénégalais et est de nature à améliorer l’accessibilité géographique et financière de l’aliment », a-t-il indiqué. Avant d’inviter les Grands Moulins à faire de sorte que le produit soit disponible sur l’ensemble du territoire national.  

Elhadji Ibrahima THIAM


Il parcourt le continent et le reste du monde pour plaider la cause de l’Afrique dans un domaine précis : l’électrification. Jean Louis Borloo ne pouvait donc pas manquer le forum de Casablanca dont l’un des thèmes dominants, cette année, est l’électrification de l’Afrique. Pour le président de la Fondation énergies pour l’Afrique, la fourniture de l’électricité aux 750 millions d’Africains qui n’y ont pas accès doit être une sur-priorité de tous les décideurs du monde.
Le président de la Fondation énergies pour l’Afrique, l’ancien ministre français de l’Ecologie, Jean Louis Borloo, fait de l’électrification du continent noir un viatique, une mission. Présent au Forum Afrique développement de Casablanca (25-26 février), il a fait un plaidoyer éloquent pour la mobilisation de tous les acteurs afin d’apporter l’électricité partout en Afrique. « Nous sommes à la croisée des chemins », dit-il, faisant référence au contexte dans lequel se tient ce forum, c’est-à-dire entre la Cop21 de Paris et la Cop22 de Marrakech dans moins d’un an. « En 1950, l’Afrique comptait 180 millions d’habitants, il en compte, aujourd’hui, environ 1 milliard. C’est le plus grand choc de l’histoire de l’humanité porté par des jeunes nations qui n’avaient pas de fonds propres au moment de leur création, un événement inconnu dans l’histoire », explique-t-il. Entre 600 et 750 millions d’Africains n’ont pas accès à l’énergie ; et c’est en même temps 750 millions de portables, fait-il remarquer.
Mais dans cette course entre « la petite tête [l’augmentation démographique] et le kilowatt », le constat est vite fait ! « Il y a, chaque année, 10 millions d’Africains de plus qui n’ont pas accès à l’électricité », souligne Borloo pour qui, ce qui est devant nous, c’est un « problème politique d’une grande simplicité ». « Pensez que ce continent, s’il avait 100% d’énergie, serait pendant trente ans à 15% de croissance – ce qui engendrerait 3% d’effet de croissance pour l’Union européenne, d’après une étude. Paris, c’était une déclaration de principes. Il revient à Marrakech de les rendre opérationnels pour parvenir à un grand plan de paix et de lumière pour l’humanité parce que l’Afrique est un réservoir extraordinaire de croissance pour le monde », explique l’ancien ministre de Sarkozy.
Des projets et des financements, il y en a pour électrifier l’Afrique, s’accordent à dire tous les panélistes. Il manque juste « ce souci de confiance » pour accélérer le plan d’électrification de l’Afrique, une ambition affichée par les chefs d’Etats du continent lors du dernier sommet de l’Ua. « De la même manière que les Européens ont envie d’une reconstruction européenne, l’Afrique a besoin de faire sa deuxième indépendance à savoir l’indépendance énergétique », soutient l’ancien ministre français, soulignant qu’il est temps d’avoir un grand plan stratégique Europe-Afrique.

Seydou Ka



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