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Affaires et Finances (3294)

Le programme par lequel le Sénégal compte atteindre l’autosuffisance en riz à l’horizon 2017 est sur la bonne voie, avec près de 950 mille tonnes de riz paddy récoltées en 2015, a estimé, avant-hier, à Dakar, le représentant-résident de l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica), Ryuichi Kato.
« Le Sénégal a produit près 950.000 tonnes de riz paddy en 2015, contre 550 mille tonnes en 2014, pour un objectif d’un million 600 tonnes » qui devrait permettre l’autosuffisance en riz en 2017, a signalé M. Kato, invité de la rédaction de l’Aps.
 Dans cette perspective, la coopération technique nipponne assiste la Saed, la Société d’aménagement et d’exploitation des terres du delta et du bassin du fleuve Sénégal, pour améliorer la chaîne de valeur du riz local, a dit le responsable de la Jica. De même, a indiqué Ryuichi Kato, la coopération japonaise appuie les producteurs à développer le riz pluvial dans le centre du pays, pour soutenir l’autosuffisance alimentaire.
 « Il y a beaucoup de domaines à améliorer, notamment les semences, les techniques culturales, le respect du calendrier cultural, le stockage, le décorticage et la commercialisation », a ajouté le représentant résident de la Jica, invitant les Sénégalais à consommer le riz local.
 Il a, par ailleurs, révélé qu’une entreprise japonaise spécialisée dans l’agro-alimentaire s’était installée dans la vallée du fleuve Sénégal, pour produire des tomates destinées au marché international.
 Ryuichi Kato qui a déjà séjourné au Sénégal (2003-2006), retourne au Japon, en mars 2016, après trois ans de séjour en territoire sénégalais.

(Aps)


Situé dans la commune rurale de Yang-Yang (département de Linguère), Ndalla est le premier village dudit département qui a réceptionné son forage réalisé par le Programme d’urgence communautaire (Pudc).  D’une capacité de 200 m3, ce forage desservira les  villages satellites, c’est-à-dire Houly Bodji, Diabal, Nguent Koss, Ndalla Hamada avec un réseau de près de sept kilomètres pour une population estimée à 800 habitants et le cheptel à 8.000 bovins, 20.000 ovins et caprins. Le Pudc vise à doter le monde rural d’équipements et d’infrastructures de qualité.
La tente s’est révélée exiguë pour contenir les gens. Quand les populations ont appris la nouvelle de la réception provisoire du forage de Ndalla, réalisé par le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), elles sont venues en masse de tous les hameaux environnants. Pendant des heures, elles ont attendu sous un soleil de plomb. La forte canicule n’a pas refreiné leur enthousiasme. Quand les membres de la délégation sont arrivés vers 14 heures, les notables leur ont serré chaleureusement les mains. Des charrettes tirées par des ânes entourent le point d’eau. Hommes et femmes tout souriant remplissent de gros bidons et des chambres à air qui font office de réservoirs. L’eau coule à flot depuis 6 heures. Une aubaine. Ce jeudi 25 février 2016 est un grand jour. « J’ai 66 ans, mais je n’ai jamais pensé que j’allais vivre ce moment. Aujourd’hui, est un jour mémorable pour moi », lance cet éleveur,  la voix étreinte par l’émotion.  Bineta Sow soutient qu’elle parcourt quotidiennement 10 kilomètres pour chercher de l’eau. « Chaque jour, on se lève à l’aube pour aller au forage le plus proche qui est distant de 10 kilomètres.  Il arrive parfois qu’on rentre bredouille », confie-t-elle.  Dans cette zone d’élevage par excellence, l’eau est une corvée quotidienne. Les populations peuvent  parcourir 7 à 15 kilomètres à la recherche du liquide précieux. Les points d’eau les plus proches sont ceux de Loumby et Ngouy Diéri qui sont situés à environ 15 kilomètres.

200 millions de FCfa pour la réalisation du forage  
Ce jeudi marquant la réception provisoire du forage, le village de Ndalla est le point de ralliement du bétail et des populations. « L’eau est un sérieux problème dans notre zone. On parcourt des kilomètres pour en avoir. On peut perdre 6 heures avant de s’approvisionner parce que la demande est forte. Cela fait que l’attente est longue. Avec ce forage, ces problèmes seront un mauvais souvenir », jubile Oumar Bâ, jeune éleveur avec son pantalon bouffant.
En plus d’être une zone d’élevage, Ndalla est un point de passage pour le bétail. Les éleveurs en provenance de Podor ou Matam qui transhument vers les régions de Kaolack, Kaffrine à la recherche de pâturages y transitent. L’ouvrage va soulager les populations et le bétail.
D’un coût de 200 millions de FCfa, le forage a une capacité de 200 mètres cubes par heure et polarise 5 villages : Houly Bodji, Diabal, Nguent Koss, Ndalla Hamada. Tous ces villages seront connectés grâce à un réseau d’adduction de 12 kilomètres. 3 abreuvoirs et 11 bornes fontaines seront réalisés. L’ouvrage sera également électrifié. Le château d’eau dont les travaux sont presque terminés et le forage de Ndalla Hayrankoobé ainsi que le réseau pourront être livrés dans deux mois,  a annoncé le directeur national du Pudc, Cheikh Diop. « La réalisation de ce forage procède de la volonté du président de la République de respecter un engagement pris auprès des populations vivant en milieu rural  qui lui ont fait part de leurs difficultés liées à l’accès à l’eau », a rappelé Cheikh Diop, le directeur national du Pudc. « Le Pudc, dans son volet hydraulique, est avancé. Nous sommes à plus de 40 sur les 63 prévus dans la première phase qui va de 2015 à 2017 », a ajouté M. Diop.  Il a indiqué que 14 forages doivent être réalisés dans la première phase du Pudc, dans le département de Linguère.
Le sous-préfet de Yang-Yang, Moussa Sy, a mis en exergue l’importance de ces ouvrages hydrauliques dans cette zone sylvo-pastorale. « Ce forage est d’une grande importance pour cette zone. La première doléance des populations était l’eau », dit-il. Il soutient que la corvée de l’eau influe négativement sur la scolarité des enfants puisque ces derniers désertent les classes pour accompagner leurs parents. « Nous avons beaucoup de réalisations du Pudc dans l’arrondissement de Yang-Yang. Il y a les forages de Tessékéré, Galinel, Larbardi, Bogal, etc. Le gouvernement est en train de régler, de manière efficace, le problème de l’eau dans cette zone », s’est réjoui le sous-préfet. Il a invité les populations à bien entretenir l’ouvrage qui est un « bien commun ».
D’une capacité de 200 mètres cube/heures, les femmes et les jeunes pourront s’adonner au maraîchage, a indiqué Cheikh Diop. Une perspective qui réjouit les femmes qui ont accueilli la nouvelle par des applaudissements nourris.
Le directeur du Pudc a annoncé que lui et son équipe travaillent sur la chaîne des valeurs pour permettre aux populations vivant en milieu rural d’avoir des revenus additionnels. Il a évoqué un projet d’installation d’usine de transformation laitière à Ndalla. La population est estimée à 800 habitants et le cheptel à 8.000 bovins, 20.000 ovins et caprins.

400 petites entreprises rurales seront créées par le Pudc
Cheikh Diop, le directeur du Pudc a précisé que  92 forages multi villages seront raccordés au réseau électrique ainsi que 100 structures de santé de base : cases de santé, postes de santé, dispensaires et des centres de santé. Au moins, 155 établissements scolaires et 500 boutiques seront également électrifiés. A travers le volet équipement rural, le Pudc compte créer  400 petites entreprises rurales dans des métiers tels que la couture, la menuiserie, la  cordonnerie, la maintenance des équipements (moulins à mil, décortiqueuses, presses à huile).
Le Pudc a été lancé en juillet 2015 par le président Macky Sall pour doter le monde rural d’infrastructures socio-économiques de base. Ce programme vise à assurer une allocation équitable des ressources publiques. Aujourd’hui, ce Programme est copié par plusieurs pays tels que le Togo dont une forte délégation a séjourné au Sénégal, le Bénin, Madagascar.  

CHEIKH DIOP, DIRECTEUR  DU PUDC : « C’est heureux que le volet sanitaire soit intégré au programme »
« C’est heureux que le chef de l’Etat ait pensé à intégrer le volet sanitaire dans le Pudc.  C’est une forte doléance qui est ressortie de nos visites », a déclaré le directeur du Pudc. Mercredi, dans le communiqué du conseil des ministres, le président Macky a annoncé que le volet sanitaire sera ajouté à ce programme. « Nous avons déjà recensé les besoins  en infrastructures sanitaires et nous avons une base de données.
Comme nous l’avons fait sur le volet hydraulique, piste rurale, électrification rurale, nous allons travailler, de concert avec le ministère de la Santé, à consolider notre base de données pour que nous puissions mettre en œuvre rapidement les études et les travaux. Ainsi, les premières réalisations pourront être faites avant fin 2016 », a-t-il affirmé.  

Mamadou GUEYE


Les pays ouest-africains doivent davantage « renforcer et canaliser » les flux des transferts d'argent des migrants, pour les orienter vers des projets productifs qui permettraient une transformation structurelle des économies concernées, a soutenu, mercredi, à  Dakar, le directeur général de la planification et des politiques économiques (Dgppe), Pierre Ndiaye.
« Il y a une recommandation forte du côté des envoies de fonds des travailleurs. Nous avons une diaspora extrêmement importante à  l'extérieur, donc il faut canaliser et renforcer davantage ces ressources pour qu'elles soient beaucoup plus orientées vers les projets productifs », a-t-il déclaré.

Pierre Ndiaye s'exprimait lors de la clôture d'une réunion ad-hoc de Groupe d'experts de l'Afrique de l'Ouest, sur le thème « Financements innovants pour la transformation structurelle des économies ouest-africaines ».  Cette rencontre, ouverte mardi, à  l'initiative de la Commission économique pour l'Afrique (Cea) des Nations unies, a enregistré la présence de plusieurs experts de l'Afrique de l'Ouest. Ils étaient appelés à  discuter des rôles, des perspectives, des entraves ainsi que des opportunités liées à  la mise en place de mécanismes de financements innovants pour le développement des pays.  « La région de l'Afrique de l'Ouest a une population émigrée importante, les flux et les transferts des migrants sont un apport important dans les différents pays », a insisté la directrice de l'Institut africain de développement économique et de planification des nations unies (Idep, anglais), Karima Bounemra Ben Soltane.
 « On est beaucoup dans l'informel, c'est-à -dire le transfert de personne à  personne et il y a encore peu de grands programmes organisés pour que les flux et le transfert des migrants passent par des projets et qu'ils contribuent de manière productive et tangible », a-t-elle indiqué. « Les transferts vont dans la consommation mais au-delà  de cela, ils doivent contribuer à  la production, à  l'investissement et ont réfléchi énormément à  la manière de diminuer les coûts des transferts », a-t-elle indiqué.

Selon Karima Bounemra Ben Soltane, dans certaines régions du Sénégal, les populations s'organisent « pour que les fonds des migrants puissent contribuer à  des programmes locaux d'infrastructures dans le domaine de l'éducation et de l'eau et c'est ce genre d'expérience qu'il faut reproduire de manière beaucoup plus importante et solide ».  Outre l'utilisation des envois des migrants, les experts ont retenu que « les Etats doivent renforcer la mobilisation des ressources intérieures » et développer le partenariat public-privé (Ppp). Ils ont également convenu de la mise en place d'un cadre au sein de la Cedeao, « pour mieux encadrer ces Ppp et arriver aux objectifs recherchés, à  savoir plus d'investissements sans pour autant que le budget puisse en pâtir ».

(APS)


La première session de revue annuelle conjointe du Programme de coopération sénégalo-hispanique a été ouverte hier à Dakar. Cette réunion vise à évaluer le Programme de coopération entre les deux pays, qui remonte en 1990, en vue de le renforcer davantage. Selon l’ambassadeur de l’Espagne au Sénégal, son pays a investi plus de 200 milliards de FCfa de 2005 à nos jours dans des projets porteurs de développement et de croissance.
Depuis 1990, la coopération espagnole est présente au Sénégal. C’est en 2004 que le Bureau technique de la Coopération espagnole (Otc) a été ouvert à Dakar. Plus de deux décennies après l’établissement de la coopération sénégalo-hispanique, les deux pays n’avaient pas évalué le Programme. C’est dans cette optique que s’inscrit la première session de la revue annuelle conjointe de la Coopération ouverte, hier, à Dakar. Venu présider la cérémonie d’ouverture, le Secrétaire général du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan (Mefp) a exprimé toute la reconnaissance du peuple sénégalais à la coopération espagnole « qui place le Sénégal, depuis 2005, non seulement comme pays prioritaire dans ses interventions, mais également pour son dynamisme ». Pour Cheikh Tidiane Diop, cette réunion offre l’occasion de « revivifier la coopération entre nos deux pays ». Les objectifs de cette Coopération, rappelle-t-il, s’articulent autour de la lutte contre la pauvreté et la marginalisation, du développement durable, de la promotion et de la défense des droits de l’Homme, de la paix et de la démocratie.
Le Secrétaire général du Mefp s’est aussi réjoui de la « parfaite convergence de vues » entre les deux gouvernements qui, dit-il, a permis « de mettre la gouvernance démocratique, la modernisation de l’administration publique et le développement rural au cœur de leurs priorités ». Dans le même sillage, il a rappelé les réalisations majeures de la coopération bilatérale, parmi lesquelles figurent le Projet de réhabilitation du Rognât sud et du Centre de recherches et de documentation de Saint-Louis, le Projet d’appui au développement agricole (Pader), le Projet d’aménagement de la Petite exploitation familiale intégrée (Papefi) avec les fermes « Nataangué » déjà labélisées, les Programmes d’appui aux collectivités locales des régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda, le Programme d’accélération de l’agriculture sénégalaise (Pracas).  

Effort de coordination
L’ambassadeur d’Espagne au Sénégal, Alberto Virella, a, pour sa part, insisté sur deux atouts majeurs dont dispose le Sénégal : « la stabilité démocratique exemplaire et un cadre macroéconomique stable ». Selon lui, l’Espagne a accompagné les efforts de développement par une enveloppe financière qui dépasse 200 milliards de FCfa de 2005 à nos jours. « L’un des principes de base de cette coopération a été la transparence et la reddition des comptes », explique-t-il. A son avis, cette revue conjointe vise à « faire un bilan constructif pour améliorer la performance de notre partenariat dans un dialogue franc et sans complaisances ». Les zones d’intervention de la coopération espagnole, faut-il le préciser, sont les régions de Saint-Louis, Matam, Kolda, Sédhiou et Ziguinchor. « La consolidation du processus démocratique et l’Etat de droit et la promotion des opportunités économiques pour les plus pauvres », constituent les deux axes majeurs de cette Coopération, relève Alberto Virella.  
Au-delà de l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement (Aecid), poursuit Alberto Virella, « des Agences et Fonds régionaux comme ceux de l’Andalousie, de la Catalogne, le  ministère espagnol de l’Intérieur, des Organisations non-gouvernementales de développement (Ongd) et acteurs de la société civile, des universités et centres de recherche apportent, eux aussi, leur appui au Sénégal ». « Ce pluralisme d’acteurs et d’instruments exige un effort de coordination supplémentaire mais aussi il apporte une énorme richesse à notre dialogue », estime-t-il. Parmi les recommandations formulées lors de la réunion préparatoire de la revue conjointe tenue les 9 et 10 décembre 2015, figurent, rappelle l’ambassadeur, le renforcement de la communication entre les différentes parties prenantes de chaque projet, la clarification du statut des coopérants espagnols et le renforcement de la synergie entre tous les projets.

Souleymane Diam SY

SUIVI-EVALUATION : Le maillon faible de la coopération
Le Secrétaire général du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan a relevé, hier, que l’aspect Suivi-évaluation a constitué, jusqu’ici, l’un des points faibles du cadre de suivi des opérations entre le Sénégal et l’Espagne. Pour Cheikh Tidiane Diop, avec l’organisation de cette première session de revue annuelle conjointe du Programme de coopération sénégalo-hispanique, une nouvelle page du calendrier institutionnel vient de s’ouvrir. « Nul doute qu’il y aura désormais une plus grande efficacité et une meilleure visibilité de la conduite des importantes opérations entre nos deux pays », a-t-il indiqué.  Le Coordinateur général de l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement (Aecid), Rafael H. Garcia, a abondé dans le même sens. Pour lui, l’aspect Suivi-évaluation doit être renforcé. « Les partenaires sénégalais font beaucoup d’efforts mais parfois il y a de la bureaucratie, des lenteurs dans l’exécution de certains projets », déplore M. Garcia qui plaide pour plus de moyens alloués aux partenaires, aux institutions et aux collectivités locales pour l’exécution des travaux.

S. D. SY


En marge du Forum Afrique développement à Casablanca, la délégation sénégalaise a rencontré le directeur de l’Agence marocaine de l’énergie solaire (Masen) dans le but de nouer un partenariat de développement de l’énergie solaire. « Nous avons eu quelques discussions avec l’Agence marocaine de l’énergie solaire (Masen). Pour nous, c’était de voir comment le Sénégal peut répliquer le modèle marocain en matière d’énergie solaire, notamment la structuration du financement pour mettre en avant les financements innovants et surtout pour faire jouer l’effet de levier de financement à fond. Nous n’avons pas beaucoup de ressources financières, il faut nous assurer que chaque franc mobilisé par l’Etat ou le secteur privé sénégalais permettra d’attirer des dizaines de francs supplémentaires afin de financer le développement du pays », explique Amadou Hott, le directeur général du Fonsis.
En contrepartie, les Marocains sont « très intéressés » par le modèle de financement du Fonsis dans le domaine des énergies renouvelables. « Ils ont décidé de venir au Sénégal pour rencontrer les autorités afin d’approfondir les discussions et voir comment nous pouvons échanger de bonnes pratiques », ajoute M. Hott. De l’aveu même de Jean Louis Borloo, président de la Fondation énergies pour l’Afrique, le Maroc a acquis une expérience incontestable en énergies renouvelables. En témoignage le projet pharaonique de centrale solaire Noor à Ouarzazate.
Inaugurée le 4 février dernier par le roi Mohamed VI, la première phase opérationnelle de ce projet s’étale sur plus de 400 hectares avec une capacité de production de 160 MW. Mais à terme, c’est-à-dire lorsque les trois autres parties du projet seront terminés, la centrale devrait s’étendre sur 3 093 hectares et produire 580 MW. Ce qui devrait en faire, à l’heure actuelle, la plus grande centrale solaire au monde.


« Un Groupe d’impulsion économique (Gie) a été mis en place entre le Maroc et le Sénégal lors de la dernière rencontre. Ce groupe est en train de travailler pour concrétiser la volonté des deux chefs d’Etats […]. Le Maroc a une stratégie claire dans laquelle tous les acteurs sont en phase. Ce qui n’est pas le cas dans nos pays. Il est important, qu’au-delà des discours, nos Etats comprennent la nécessité, avant d’attirer un investisseur étranger, d’avoir un secteur privé et un Etat qui parle le même langage. Sans un secteur privé fort, un pays ne peut pas être fort économiquement. Nous espérons qu’un jour nous aurons la même symbiose avec l’Etat comme c’est le cas ici au Maroc ».


Le directeur de la Micro finance, Elhadj Djily Mbaye Lô, a noté, hier, que le mariage entre la micro finance et le digital a un effet  multiplicateur et accélérateur, sans précédent, dans l’inclusion financière et l’accès des couches défavorisées à des services diversifiés et innovants.
« Le développement de la micro finance digitale, à savoir la fourniture par les Sfd de services financiers à travers des moyens digitaux (cartes, mobile, Internet, etc.), constitue un défi et une préoccupation majeure pour l’Etat du Sénégal », a déclaré hier le représentant du ministre délégué chargé de la Micro finance et de l’Economie solidaire et, par ailleurs, directeur de la Micro finance, Elhadj Djily Mbaye Lô. «Le mariage entre la micro finance et le digital devrait avoir un effet multiplicateur et accélérateur sans précédent dans l’inclusion financière et l’accès des couches défavorisées à des services diversifiés et innovants ».
M. Lô qui présidait, au nom du ministre délégué, Moustapha Diop, l’ouverture d’un atelier de réflexion et de partage sur la micro finance et la finance digitale, a noté que « les Services financiers décentralisés (Sfd) n’ont pas encore réussi à saisir l’opportunité qu’offre le téléphone portable, « d’introduire la banque dans la poche de chaque client ». Ceci, malgré le fait qu’il y a eu quelques expériences parcellaires dans le domaine de la finance digitale. « Le taux de pénétration du parc mobile de 110,36%, devrait permettre aux Sfd d’améliorer l’offre de services financiers à travers les Tic, notamment le mobile banking et d’accroître, de manière substantielle, l’inclusion financière », a relevé M. Lô.
A cela, poursuit-il, s’ajoute le fait que la micro finance, grâce aux résultats satisfaisants enregistrés dans notre pays, ces deux dernières décennies, s’est positionnée comme une alternative crédible au secteur financier classique. D’où tout l’intérêt d’inscrire le Projet mobile money for the poor (Mm4p) dans la nouvelle stratégie validée par l’ensemble des acteurs, a-t-il fait savoir.
Il a rappelé que la nouvelle Lettre de politique sectorielle de la micro finance et son Plan d’actions (2016-2020), évaluée à plus de 100 milliards de FCfa, fait de l’innovation un des leviers de l’inclusion financière.

Innovations financières
Pour le coordonnateur du Bureau régional, Uncdf-Aoc Sénégal, Mathieu Soglonou,  au Sénégal, Ucdf a appuyé la mise en œuvre du Programme d’appui au développement économique local (Padel), du Programme d’appui à la lettre de politique sectorielle (Papls) et l’Initiative YouthStart pour l’extension des services financiers aux jeunes. Il a noté que l’Uncdf compte appuyer, dans le domaine de l’inclusion financière, l’opérationnalisation  de la nouvelle lettre de politique sectorielle de la micro finance en vue du développement d’innovations financières adaptées aux besoins et capacités de l’économie locale.    
« Fort de son mandat de faciliter l’inclusion financière, l’Uncdf accompagnera les acteurs du secteur de la micro finance à identifier et à lever progressivement les obstacles à l’utilisation active de la finance digitale. Le programme Mm4p s’inscrit dans cette perspective », a assuré M. Soglonou. Selon lui, le programme Mm4p compte porter le taux d’utilisation active des services digitaux au Sénégal de 6.8% en 2014 à 20% de la population adulte à l’horizon 2019.
« L’inclusion financière est un défi de développement en Afrique. A cet effet, plusieurs initiatives sont menées par différents acteurs (dont le Fonds d’équipement des Nations Unies) afin de faciliter l’accès des plus pauvres aux systèmes financiers », a déclaré, pour sa part, le Lead technical specialists, François Coupienne. « Notre ambition, a-t-il souligné, est de permettre qu’au Sénégal, l’utilisation des services financiers digitaux soit vulgarisée, surtout dans les zones rurales et par les populations à faibles revenus afin d’atteindre un objectif de 20% d’utilisateurs actifs à l’horizon 2019 ». Cet atelier vise, selon lui, à permettre aux institutions de micro finance de mieux cerner les enjeux et opportunités relatifs à la finance digitale. Il leur présentera aussi les bonnes pratiques de même que les opportunités de mise en œuvre d’initiatives de finance digitale.
Mm4p a comme objectif d’apporter un soutien aux Sfd consistant principalement en une assistance technique, financière et en une formation pour aider à lancer ou à développer le business en finance digitale.

Mamadou SY


A travers une bonne dynamique paysanne de promotion des exploitations familiales, la Fédération des organisations non gouvernementales du Sénégal (Fongs-action paysanne) est très préoccupée par une économie profitable aux ruraux, équitable et durable. C’est pourquoi elle vient de tracer les sillons d’une autonomisation et d’une professionnalisation des initiatives de financement, en organisant une rencontre  sur le financement des exploitations familiales.

 L’objectif de la rencontre, selon le secrétaire général, Nazirou Sall, « consiste à faciliter à la Fongs, la prise d'options pertinentes par rapport à la problématique du financement rural, en vue de répondre aux besoins de financements des exploitations familiales, à moyen et long termes ».
Ainsi, les participants ont été invités au partage de cette expérience de la Fongs dans son action pour le financement de l’agriculture familiale mais également des échanges sur les résultats du processus de mise en réseau des Mutuelles d’épargne et de crédits (Mec), leur situation, sur l'expérience du Programme expérimental pilote (Pep) et du Fonds d’appui aux initiatives rurales (Fair) de financement des investissements des exploitations familiales (Ef). Il s’y ajoute le partage et l’analyse de l'étude réalisée sur les alternatives au réseau et la pérennisation de la ligne de crédit d’investissement du Fair ainsi que des échanges sur les autres alternatives possibles proposées par la Fongs et par d’autres structures de financement du monde rural.
A l’image de la Caisse du crédit agricole partenaire de premier plan du monde rural et dont la représentante du directeur général, Mme Marème Diop, a fait une présentation de la perspective de la Cncas sur la stratégie de proximité et d’élargissement du portefeuille de financement.

Elle a, en outre, réitéré l’engagement du crédit agricole à accompagner les besoins financiers de la Fongs. Par ailleurs, un état des lieux de la micro finance a été aussi fait pour permettre aux participants de mieux cerner les contours et pouvoir disposer d’outils nécessaires à la mise en place d’institutions de financement de proximité tout en se conformant à la réglementation en vigueur. Comme du reste l’a si bien indiqué le représentant de la Direction de la réglementation des systèmes financiers (Drs) qui n’a pas manqué également d’encourager les organisations de producteurs à créer des structures de financement de leurs activités agricoles. Le président de la Fongs, Babacar Diop, malgré son état de convalescence, a assisté à cet atelier pour, selon lui, remercier tous les partenaires stratégiques et financiers de l’organisation paysanne.

Mohamadou Sagne


Woodside Petroleum vient d’élargir sa zone d’exploration en Afrique avec l’acquisition de participations au large des côtes du Sénégal et de la Guinée-Bissau. La compagnie australienne a, en effet, arraché 65% de participations au britannique Impact Oil and Gas sur le Psc relatif à la licence Agc Profond. Le montant de la transaction n'a, jusque là, pas encore été dévoilé.
La licence Agc Profond couvre une superficie de 6.700 km2 et se situe dans la zone maritime commune établie en 1993 entre le Sénégal et la Guinée Bissau à une profondeur d’eau qui varie entre 1.000 et 3.000 mètres.
En début de ce mois, Impact Oil and Gas avait déclaré que plusieurs études techniques ont révélé un bon potentiel de la licence. Selon les responsables de la société britannique, les récentes découvertes de pétrole par Cairn Energy en offshore dénotent du caractère prometteur de la licence Agc Profond.
Désormais, Woodside Petroleum détient 65% des parts totales sur la licence. Impact, quant à elle n’en contrôle plus que 20% et l'entreprise locale Agc, le reste.

Agence Ecofin)


En termes de revenus pétroliers, les pays exportateurs de pétrole du Moyen-Orient et d’Afrique ont perdu plus de 340 milliards $ en 2015, soit 20% de leurs Pib combinés, d’après le Fonds monétaire international (Fmi). Ceci, en raison de la chute des prix du pétrole.
Christine Lagarde, la directrice de l’institution, a expliqué que les indices en présence prouvent que les prix pourraient rester bas pendant encore une longue période.  «Cela signifie que tous les pays exportateurs de pétrole devront réduire leurs dépenses et travailler à augmenter leurs recettes. Dans le même temps, ces économies ont besoin de renforcer leurs cadres budgétaires et reconcevoir leurs systèmes fiscaux en réduisant leur forte dépendance aux recettes pétrolières et en développant des revenus non pétroliers», conseille-t-elle.  «Les cycles de chute des prix connus précédemment ont montré que l'impact des prix du pétrole est de longue durée, et que les cicatrices d'une période prolongée de bas prix ne peuvent pas être facilement effacées», avait déclaré, alarmé, le prince saoudien Abdulazziz bin Salman, vice-ministre du pétrole, lors de la table ronde sur l'énergie qui s'était tenue à Doha en 2015.  
Le Nigéria, par exemple, a connu des pertes de près de 63 millions $ entre novembre et décembre 2015, et face à la situation désastreuse à laquelle fait face l’économie locale, le président Muhammadu Buhari vient d’effectuer un voyage officiel en Arabie Saoudite pour essayer de trouver des solutions communes efficaces. L’objectif est de discuter avec les acteurs de la monarchie du Golfe, l’un des plus grands exportateurs de l’Opep, des voies et moyens pour atteindre une plus grande stabilité dans le prix des exportations du brut.
Quant à l'Angola, deuxième producteur d’Afrique et très dépendant de la manne pétrolière, il va augmenter ses impôts en 2016, licencier des milliers de fonctionnaires et réduire très fortement ses dépenses publiques.  
Plusieurs économistes et experts du secteur ont d’ailleurs attiré l’attention des gouvernements des pays exportateurs en Afrique de l’urgence d’élaborer des politiques de diversification de leurs économies afin d’éviter la crise sociale.  
Le gouvernement nigérian a été le premier en Afrique à annoncer, par son ministre du budget, Udo Udoma, qu’il ne pourrait pas compter sur ses revenus pétroliers pour financer son économie cette année. Le 23 février 2016, Afonso P. Canga, le ministre angolais de l’Agriculture avait, pour sa part, déclaré, dans une perspective résignée mais optimiste : «L’Angola peut faire sans le pétrole».  Signe que les pays exportateurs ont tous été secoués par la conjoncture, l’industrie pétro-gazière a perdu plus de 100.000 emplois durant les 16 derniers mois aux Usa, selon le Bureau américain des statistiques et du travail. Dans le monde, c’est plus du double en matière de pertes d’emplois, ceci ne concernant que les emplois directs.

(Agence Ecofin)


La découverte, en 2005, en Afrique de l’Ouest, des mouches de fruits, a eu pour conséquence une augmentation des interceptions et des destructions de mangues de l’espace Cedeao arrivant sur le marché européen. Pour renverser la tendance, la Cedeao et l’Uemoa ont initié un Plan régional de la lutte et de contrôle de ces parasites avec l’appui financier de l’Union européenne (Ue) et de l’Agence française de développement (Afd). Ce projet d’appui d’un montant de 23 millions et demi d’Euros, soit 15 milliards 400 millions de FCfa, a été lancé.
Le projet d’appui au Plan régional de la lutte et de contrôle des mouches des fruits en Afrique de l’Ouest a été officiellement lancé hier à Dakar. Initié par la Cedeao et l’Uemoa avec le soutien financier de l’Union européenne (Ue) et de l’Afd en 2008, ce projet va intervenir dans huit pays de la sous-région producteurs et exportateurs de mangues : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Mali et Sénégal. Pour Dr Paco Sérémé, directeur Exécutif du Coraf/ Wecard, ce projet a été conçu « pour apporter des solutions à la mouche des fruits sur les plans régional et national ». Au niveau régional, ajoute-t-il, « il s’agit de coordonner les efforts en matière de surveillance et de contrôle des mouches des fruits, alors que sur le plan national, il est question de partager les meilleures pratiques et diffuser les résultats de la recherche au profit de tous ». A ce propos, a-t-il rappelé, les cinq composantes du projet sont la surveillance, la lutte, le renforcement des capacités, la coordination et la recherche appliquée.  
Pour sa part, Laurence Hart de l’Agence française de développement (Afd) a insisté sur la contribution de ce secteur aux revenus du producteur agricole ouest-africain. « Sur le plan économique, affirme-t-elle, les pertes directes annuelles en valeurs d’exportations, par exemple, pour les mangues ouest-africaines totalisent plus d’un tiers de la valeur des exportations estimées à 10 millions d’Euros ». « Seule une approche régionale coordonnée et concertée peut, dit-elle, permettre de lutter efficacement contre cet insecte nuisible ». Le projet de soutien s’inscrit, ajoute Mme Hart, dans la politique agricole de la Cedeao adoptée en 2005 et de son plan régional d’investissement agricole ».
Le représentant de l’Ue souligne que les objectifs de ce projet favorisant la sécurité alimentaire à long terme ne pourront être atteints que grâce à des stratégies de réduction de la pauvreté mises en place par les pays bénéficiaires. Pour Marc Boucey,  les résultats de ce projet dépendent de l’esprit de partenariat et de partage d’informations, de compétences entre toutes les entités concernées. « C’est un processus conjoint. La réussite de ce projet passe donc par l’implication de toutes les parties prenantes », a-t-il affirmé.  
 « Face à l’importance de la perte économique enregistrée par les mouches des fruits dans l’espace de la Cedeao, et devant les risques de pertes d’accès de la mangue ouest-africaine, et au regard du caractère régional, relève le Directeur exécutif de l’Agence régionale de l’agriculture et de l’alimentation, Cedeao/Araa, l’inaction d’un pays peut anéantir les efforts d’un pays voisin ». Ousseini Salifou a ainsi invité les pays qui n’ont pas encore formalisé leurs comités à le faire dans les meilleurs délais afin « de mutualiser les efforts pour éradiquer, à jamais, au grand bonheur de nos producteurs, exportateurs de fruits, ce fléau qu’est la mouche de fruits qui ne connaît pas de frontières ».  
Dr Modou Mboup, représentant du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, demeure convaincu que « la menace sur la production horticole en Afrique doit être prise au sérieux et combattue vigoureusement ». « Le secteur horticole est d’une importance capitale pour des milliers de producteurs et de consommateurs en Afrique de l’ouest du fait de l’aspect nutritionnel. C’est également une source de devises et d’emplois », explique-t-il. « Toute menace dans ce secteur, a-t-il estimée, est une menace pour l’agriculture et pour la sous-région ».

EXPORTATION  : « La mangue sénégalaise occupe une large fenêtre d’exportation »
Le représentant du ministre sénégalais de l’Agriculture, Dr Modou Mboup a indiqué, au cours de la rencontre, que « la filière mangue gagne de plus en plus de terrain, surtout dans nos exportations vers les pays du nord ».
Selon lui, les exportations de mangue ont connu une forte croissance entre 1998 et 2015. « Elles sont, a-t-il dit, passées de 288 tonnes à 16 190 tonnes en 2015 ». Quant à la mangue sénégalaise, estime Dr Mboup, « elle est très appréciée et occupe une large fenêtre d’exportation. Elle n’est concurrencée que par Israël entre juillet et septembre ». Pour lui, de belles perspectives sont en vue avec l’ouverture du marché américain dans le cadre de l’Agoa. Cependant, a-t-il averti, « cette dynamique encourageante peut être brisée par les mouches des fruits, ces ravageurs qui continuent de compromettre des récoltes de mangues dans dix pays africains au sud du Sahara ». « Nous avons un adversaire redoutable à combattre, mettons-nous en position de bataille pour éradiquer ce fléau », avance-t-il.

IMPACT DES MOUCHES DES FRUITS : Des centaines de containers saisis et détruits entre 2005 et 2015
Selon le directeur exécutif de l’Agence régionale de l’agriculture et de l’alimentation, Cedeao/Araa, 105 arrivages ont été interceptées en provenance de l’Afrique de l’ouest sur les marchés européens entre 2005 et 2007. En 2014, de l’avis de Ousseini Salifou, 112 arrivages ont été interceptés dans l’espace Cedeao dont 68 pour la Côte d’Ivoire. Pendant la campagne 2015, selon Dr Modou Mboup, l’espace Cedeao a enregistré 52 sur les 72 interceptions en provenance des pays Afrique, Caraïbes et pacifiques (Acp). « Nous devons renverser la tendance pour que notre horticulture puisse s’imposer sur les marchés européens, exigeants en termes de norme et de qualité », soutient le représentant du ministre de l’Agriculture.

Souleymane Diam SY


Dakar abrite, depuis hier, une réunion du groupe d’experts de l’Afrique de l’Ouest. La rencontre de deux jours, organisée par le Sénégal et le Bureau sous-régional pour l’Afrique de l’Ouest, de la Commission des Nations-Unies pour l’Afrique, porte sur les financements innovants pour la transformation structurelle des économies de cette région. Il s’agit d’analyser les options disponibles et de faire l’état des lieux des mécanismes de financement.
Depuis plus d’une décennie, les pays d’Afrique subsaharienne enregistrent les taux de croissance les plus élevés du monde. Toutefois, malgré ces performances, nos pays restent confrontés aux défis de la pauvreté, de l’inégalité, de l’accès à une éducation et aux services de soins de qualité, au défi de la gouvernance et de l’intégration régionale.
Le diagnostic émane de Pierre Ndiaye,  directeur général de la planification et des politiques économiques. Il présidait, hier, la réunion du groupe d’experts de l’Afrique de l’Ouest sur les financements innovants. Par financements innovants, il faut comprendre tout financement qui vient compléter les financements traditionnels comme par exemple le Partenariat public-privé, les diasporas bond ou le fonds climat, etc.
Selon M. Ndiaye, l’un des obstacles  structurels  à la croissance dans la plupart des pays africains est le faible niveau de l’investissement endogène. En dépit de nombreuses richesses naturelles largement suffisantes, soutient-il, l’Afrique n’a pas été en mesure de mobiliser des ressources intérieures suffisantes pour financer ses programmes de développement. Pour remédier à cette situation, nos pays tentent d’explorer de nouveaux mécanismes et instruments de financement autonomes. Il a cité le secteur privé qui, dans le contrat de partenariat public-privé, se lance dans le financement de projets d’infrastructures.
Pierre Ndiaye est d’avis que ces mécanismes de financement innovants sont considérés comme l’une des solutions les plus prometteuses pour assurer des flux financiers supplémentaires durables visant à répondre aux besoins de financement du développement. « Une des particularités du financement innovant est sa capacité à introduire de nouvelles approches ou de nouveaux produits pour résoudre des problèmes établis, d’étendre des produits de financement éprouvés à de nouveaux marchés ou clients, d’inclure de nouveaux investisseurs », a-t-il dit. Le directeur général de la planification souligne que la mobilisation d’importants investissements suppose un accompagnement des Etats qui doivent créer le cadre pour l’épanouissement de ces types d’investissement. Il a relevé que l’accès à ces financements innovants reste complexe et contraignant.

Accompagnement de l’Etat
Le  directeur du Bureau sous-régional pour l’Afrique de l’Ouest de la Cea des Nations-Unies, dont le discours a été prononcé par la directrice de l’Idep a estimé que l’Afrique n’a pas d’autres choix que de quitter les sentiers battus pour financer son développement. «Les nouvelles formes de financement du développement de nos Etats devront aller de plus en plus de l’incitation à l’investissement privé, aussi bien étranger que local, à la promotion des diverses formes de partenariats publics-privés, ainsi qu’une meilleure mobilisation des ressources à travers les émissions d’emprunt obligataire», a souligné Dr Dimitri Sanga.
Selon lui, le climat général des affaires des pays nécessite encore des améliorations malgré les réformes courageuses engagées par les gouvernements jusque là. «La mise en place  d’un cadre réglementaire et politique clair et stable, la consolidation des capacités pour le développement de projets et un soutien, sans faille et au plus haut niveau, avec une coordination institutionnelle, demeurent impérieux pour une meilleure contribution de ces instruments à la transformation structurelles de nos économies», a recommandé M. Sanga.

Aliou KANDE

ESPACE CEDEAO : Un potentiel financier non exploité
Les possibilités de sources de financements innovants existent dans l’espace Cedeao. Selon Ibrahima Bocar Bâ, commissaire en charge des politiques macroéconomiques et de la recherche économique à la Commission de la Cedeao, ces possibilités méritent d’être davantage développées. Il a donné, comme exemple, les transferts des migrants vers la Cedeao estimé à plus de 25 milliards de dollars Us par an et qui pourraient être exploités à travers les « diaspora bond » pour le financement du développement de la région. « A la Commission de la Cedeao, la création du Fonds pour le développement et le financement des infrastructures de transport et d’énergies (Fodete), à travers une taxe sur les exportations des produits agricoles, miniers et hydrocarbures a la capacité de générer plus de 300 millions de dollars par an », a expliqué Dr Bâ. Selon lui, le potentiel des financements innovants mérite une plus grande place dans les stratégies et politiques de développement de notre région.

A. KANDE


La Sonatel a publié, lundi, son bilan financier au titre de l’année 2015. A la lecture du document, il ressort que l’opérateur historique a réalisé un chiffre d’affaires de 863 milliards de FCfa et un bénéfice (résultat net) de 221 milliards de FCfa, grâce notamment aux performances de ses filiales au Mali et en Guinée.
Comme depuis des années, le groupe Sonatel continue d’entretenir une bonne santé financière et de renforcer, du coup, sa position de leader au Sénégal, au Mali et en Guinée. Ses résultats consolidés au titre de l’exercice 2015 publiés avant-hier le prouvent. En effet, l’opérateur historique a réalisé un chiffre d’affaires de 863 milliards de FCfa, soit une hausse de  47,3 milliards  de FCfa en valeur absolue et 5,8 % en valeur relative. Comparée aux années précédentes, cette croissance connaît un léger fléchissement.
Cela s’explique, selon la Sonatel, « par l’intensification des offres promotionnelles sur le marché (bonus de rechargement), l’impact de nouvelles taxes et la baisse du trafic arrivée international entraînée par l’ampleur plus importante du phénomène des opérateurs Over The Top (Viber, Skype etc.) ».  
Fait marquant, la croissance du  chiffre d'affaires de la Sonatel est portée par le Mali (+22,7 milliards de FCfa) et la Guinée (+17,6 milliards de FCfa) et soutenue par le mobile et l’international. Ce qui revient à dire que ce sont les filiales à l’étranger qui ont contribué à hauteur de plus de la moitié  du chiffre d’affaires consolidé du groupe Sonatel. Quant au résultat net, il s'élève à 221 milliards de FCfa en 2015 dont plus de 60% réalisés à l’international. Soit une croissance de 2,9 milliards de FCfa  par rapport à 2014.
En ce qui concerne les investissements du groupe, ils sont arrêtés à la somme de 158 milliards de Fcfa en 2015, soit une augmentation de +16%  et représentent 18% du chiffre d’affaires (+1 point par rapport à l'année précédente). Le renouvellement des réseaux d'accès mobiles mobilise l’essentiel de cet investissement, précise le communiqué.

Leadership renforcé sur tous les marchés
L'activité commerciale du groupe pour l’année 2015 s’est inscrite dans la continuité des bons résultats de l’année 2014. Ce qui lui a permis de « maintenir son leadership aussi bien en valeur qu’en volume sur tous ses marchés grâce à la dynamique de conquêtes malgré les contraintes règlementaires sur l’identification des abonnés ». Par ailleurs, la Sonatel dit avoir noté une bonne dynamique commerciale autour des usages de données Mobile, de l’activité d’Orange Money et des services à valeur ajoutée.
Fort de ces bons chiffres, le groupe Sonatel a contribué, selon le communiqué, pour plus de 425  milliards de FCfa aux recettes budgétaires des trois pays dont 214 milliards de FCfa pour l’Etat du Sénégal à travers les impôts, taxes, redevances, cotisations sociales, droits de douanes et dividendes.
Au titre du développement du secteur privé local, les activités du groupe ont généré, au profit des entreprises locales, plus de 178 milliards de FCfa de chiffres d’affaires dont près de  108 milliards de FCfa pour des entreprises au Sénégal. Au titre de la balance des paiements, le groupe a contribué positivement dans tous ses  pays de  présence à travers les balances de trafic représentant des exportations nettes pour plus de 183 milliards de FCfa dont 94 milliards pour le Sénégal.
Enfin, en emploi, les activités du groupe ont permis de générer plus de 3.000 emplois directs et plus  de 100.000 emplois indirects grâce à une distribution commerciale étendue, à la sous-traitance et aux différents partenariats dynamiques. Toutes choses qui font dire à la Sonatel qu’elle continue de rester « un acteur majeur de la création de richesses dans tous ces pays de présence et particulièrement au Sénégal ».
Pour l’année 2016, la Sonatel entend poursuivre ses efforts d’investissement afin d’accroître la couverture dans tous les pays et accélérer la transition du réseau vers les services du futur. Sa politique d’acquisition de licence 4G dans tous les autres pays après celle acquise en Guinée Bissau, constitue également une de ses priorités, entre autres.

Elhadji Ibrahima THIAM


Les alternatives de développement auxquelles le monde est soumis mettent en avant la technologie, notamment dans l’atténuation et l’adaptation aux effets des changements climatiques, a indiqué, hier, à Mbour, le directeur de l’Ong Enda Energie pour le Sénégal, Sékou Sarr.
« Les technologies existent pour permettre aux pays de s’adapter à l’érosion côtière et de développement de l’énergie renouvelable et aux agriculteurs de renforcer leur productivité agricole et la fertilité des sols », a relevé M. Sarr.
Il s’exprimait à l’ouverture d’un atelier régional de renforcement des capacités des coordonnateurs de l’Evaluation des besoins en technologies (Ebt) et les consultants nationaux sur les aspects de l’atténuation et de l’adaptation des pays aux changements climatiques.
Cet atelier, le deuxième du genre, qui entre dans la deuxième phase du projet d’évaluation des besoins en technologies (Ebt II) appuyée par le Fonds mondial pour l’environnement (Fem), vise le renforcement des capacités des experts des six pays d’Afrique francophone, à savoir la Mauritanie, le Togo, le Madagascar, la Tunisie, le Burundi et le Burkina Faso. « Au cours de ce processus d’évaluation des besoins technologiques dans des changements climatiques, il s’agit de travailler avec les pays dans l’identification des besoins prioritaires en technologies climatiques mais aussi pour élaborer des plans d’actions de transfert de technologies », a expliqué M. Sarr.
« A la Convention-cadre des Nations-Unies, il a été institué ce processus d’évaluation des besoins technologiques, pour permettre aux pays de disposer de technologies leur permettant de faire face aux effets des changements climatiques », a soutenu le directeur de Enda Energie.
Cet atelier de formation de quatre jours va permettre aux participants de disposer des outils méthodologiques pour faire l’analyse des barrières de dissémination des technologies qui ont été identifiées lors de la première phase de ce processus.

(Aps)


Le Domaine agricole communautaire (Dac) d’Itato (Kédougou) a produit, pour sa première récolte, une tonne de carpes. C’est le  Groupement d’entrepreneurs agricoles (Gea), spécialisés en pisciculture qui a mis sur le  marché, cette production de poissons frais. D’ici à fin mars, il est attendu une production de 3,5 à 5 tonnes.
A Kédougou, le Domaine agricole communautaire (Dac)  d’Itato, situé  dans la commune de Bandafassi qui s’étend sur une superficie de 1.000 hectares, vient de mettre sur le marché une production d’une tonne de poissons.  Ce Dac qui détient une exploitation aquacole bâtie sur un hectare avec 80 bassins dont 50 de grossissement et 30 de progéniture est en train de recueillir  ses premiers fruits.  Cette première récolte a permis au Groupement d’entrepreneurs agricoles (Gea), spécialisés en pisciculture de mettre sur le marché une tonne de carpes dont  le poids moyen est de 350 g.
Le Préfet de Kédougou, Pape Demba Diallo,  a invité le Prodac à sécuriser la vente pour que les populations de la région de Kédougou puissent en bénéficier. M Diallo estime que la production de poisson dans la localité est un acquis à pérenniser. Pour sa part, le maire de Bandafassi, Mamadou Yoro Bâ, a lancé un appel solennel aux élus de la région afin qu’ils s’impliquent dans le Dac pour la réussite du programme. Quant au coordinateur national du Prodac, Jean Pierre Senghor, il s’est réjoui de voir se concrétiser un « rêve ». Aussi, a-t-il saisi l’occasion pour remercier les autorités locales qui ont appuyé ce projet.
Pour rappel, le Prodac qui s’active dans le domaine agro-sylvio-pastoral, a pour mission la création massive d’emplois en milieu rural par l’incubation des jeunes. Pour sa première phase d’une durée de cinq ans), ce programme du chef de l’Etat compte réaliser dix Dac de 1.000 à 5.000 hectares, avec une station piscicole chacun, sur toute l’étendue du  territoire national. A Itato, c’est au moins 360 emplois directs qui sont prévus dans l’exploitation aquacole, a affirmé Jean Pierre Senghor qui a précisé que l’écloserie sera fonctionnelle d’ici peu. Ce qui permettra d’atteindre la production annuelle estimée à 300 tonnes.
Jean Pierre Senghor, coordinateur national du Prodac, ajoute que des infrastructures sociales de bases  (routes, établissements scolaires, établissements de santé)  accompagnent le projet.

Demba SIDIBE


La lutte contre l’insécurité maritime et portuaire constitue une préoccupation des pays africains. Face aux risques et menaces permanents dans ces secteurs, Africa maritime consulting and engineering (Amce), une société regroupant des professionnels aguerris, propose son expertise aux acteurs de ces secteurs, et particulièrement aux agents de sûreté des installations.   

Africa maritime consulting and engineering (Amce), créée par des professionnels des secteurs maritime et portuaire, a entamé, hier, un séminaire international sur la sûreté des installations portuaires, destiné aux acteurs de ces domaines. Ces experts associés, selon Patrictk Santoni, un des membres de la structure, ont décidé de « mutualiser leurs compétences et leur savoir-faire pour les mettre au service des décideurs et de la communauté maritime et portuaire, particulièrement en Afrique ». Outre le Sénégal, cette rencontre qui prend fin vendredi, réunit des acteurs portuaires et maritimes du Bénin, de la Guinée-Bissau et du Mali. L’administrateur général d’Africa maritime consulting and engineering, Bara Sady, souligne que son cabinet est constitué d’experts dont les commandants Seydou Diallo et Souleymane Mbaye, respectivement ancien directeur général de la Compagnie sénégalaise de navigation maritime (Cosama) et Capitaine au Long Cours et Pilote maritime. « Il vise à mettre à la disposition des gouvernements et institutions publiques ou privées africaines son expertise pour l’élaboration de leurs visions, programmes et projets touchant le secteur mais aussi contribuer à la formation des élites africaines », explique M. Sady. « Nos pays ne pourraient se développer qu’avec une bonne formation des cadres et par le transfert de savoir-faire acquis par les aînés », ajoute l’ancien directeur général du Port autonome de Dakar.  

Bara Sady a magnifié l’appui du Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec) et l’Agence nationale des affaires maritimes (Anam), des structures qui ont pour ambition, dit-il, « de faire de notre espace maritime, une zone privilégiée pour des transports maritimes sûrs et sécurisés, gages d’un développement économique et social durable de notre sous-région ».
Venue présider la cérémonie d’ouverture, Ndèye Anna Sow Mbodj, administrateur des Affaires maritimes à l’Anam a salué la pertinence de la thématique. « Les menaces et risques encourus dans les eaux de l’océan pacifique nord sont perçus et pris en compte au plus haut niveau », affirme-t-elle. Elle a rappelé les engagements et conventions internationales, régionales, communautaire souscrits par le Sénégal et qui visent « à lutter efficacement contre l’insécurité maritime et portuaire et tout autre acte illicite ». Elle a réaffirmé la volonté du Sénégal de prendre en charge la problématique de la sûreté maritime et portuaire, soulignant que notre pays a mis en place un cadre juridique et réglementaire pour lutter contre les actes d’insécurité aussi bien en mer qu’en zone portuaire.  

Souleymane Diam SY


Le Programme multinational de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P2rs) et  le Projet de développement d’une résilience à l’insécurité alimentaire récurrente au Sénégal (Driars) ont été lancés, jeudi à Fatick.
Après la fin de mission du projet d’appui à l’irrigation locale (Papil), deux nouveaux projets ont vu le jour à Fatick. Il s’agit du Programme multinational de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P2rs) financé par la Banque africaine de développement (Bad) et l’Etat du Sénégal à hauteur de 19,5 milliards de FCfa et du projet de développement d’une résilience à l’insécurité alimentaire récurrente au Sénégal (Driars) financé par la Banque islamique de développement (Bid) et l’Etat du Sénégal à hauteur de 14,5 milliards de F Cfa, pour une durée de 5 ans.
Selon Younoussa Mballo, le coordonnateur national du P2rs, les activités seront déroulées suivant trois composantes : la réalisation ou le développement d’infrastructures hydro-agricoles, pastorales et halieutiques ; le renforcement des chaînes de valeur agricoles, animales et halieutiques et la gestion du programme. « Dans la région de Fatick, a-t-il révélé, les communes de Djilor, Diossong, Niodior, Mbéllacadiao, Niakhar et Fimela sont concernées par ce programme de lutte contre l’insécurité alimentaire. » Il a souligné que l’accent sera mis sur la réalisation de digues anti-sel et d’aménagements hydro-agricoles pour le développement de la riziculture dans la région de Fatick. « Nous allons poursuivre les actions du Papil en réalisant des digues anti-sel et des aménagements secondaires pour mieux les valoriser et contribuer au programme national d’autosuffisance en riz qui est un programme très important du ministère de l’agriculture et de l’équipement rural », a-t-il dit. Younoussa Mballo a soutenu que des périmètres maraîchers seront développés au profit des jeunes et des femmes. Dans le domaine de l’élevage, il a déclaré que des infrastructures pastorales seront réalisées notamment des points d’eau, des parcs à vaccination, des magasins de stockage d’aliments de bétail. S’agissant du volet environnement, il est prévu la valorisation des produits ligneux et forestiers, la réalisation des pare-feux, des reboisements champêtres. Pour Younoussa Mballo, les activités seront déroulées en collaboration avec les collectivités locales et il a été mis en place un comité régional de concertation présidé par le gouverneur. Aussi, il a fait noter que toutes les activités seront coordonnées par un chef d’antenne pour les deux projets, soulignant que les deux projets vont profiter des meilleures expériences du Papil et d’autres Ong.

Oumar Ngatty BA


Diagnostiquer les acquis de la réforme du système des marchés publics après neuf ans d’expérience. C’est toute la portée de la table-ronde de trois jours organisée, depuis hier, à Dakar, par le Réseau africain des institutions de contrôle et de régulation des marchés publics.
La question de la modernisation du management de la commande publique dans les pays africains est au centre des échanges de la table-ronde qu’organise, depuis hier, et pour trois jours, le Réseau africain des institutions de contrôle et de régulation des marchés publics et des délégations de service public. Elle a pour prétexte les neuf années de la réforme des marchés publics. Il s’agit, pour les participants venus de différents pays d’Afrique, de procéder à un diagnostic approfondi des acquis de la réforme des marchés publics engagée en 2007 et de réfléchir sur la problématique du partenariat public-privé pour en saisir les enjeux et les défis. Le but étant de capitaliser les expériences des pays pour améliorer le système communautaire de commande publique en termes d’efficacité et de transparence.
Faire cette évaluation et tirer les meilleures leçons est une nécessité, déclare le Directeur général de l’Autorité de régulation des marchés publics du Sénégal (Armp), Saer Niang. Il souligne que la commande publique représente près de 15 % du Produit intérieur brut des pays membres de l’Uemoa. « La commande publique représente des sommes énormes ; donc un enjeu financier de taille pour nos pays. Sa rationalisation s’impose dès lors comme un combat permanent qu’il faut gagner chaque jour si l’on veut garantir un développement harmonieux et équilibré de nos pays », a-t-il affirmé.
De ce point de vue, ce réseau, créé en 2010, se positionne comme un outil d’accompagnement technique dans la poursuite de l’objectif de consolidation des réformes engagées par les différents pays de l’Uemoa dans les procédures de commande publique. Certes, à l’image de l’Armp au Sénégal, les autres institutions de contrôle et de régulation des marchés publics ont pu transposer, avec succès, toutes les directives des pays de l’Uemoa, mais l’ampleur de la tâche est telle que, malgré ces efforts, il faut éviter de tomber dans le piège de l’autosatisfaction, estime M. Niang. En effet, il note que la dimension économique et sociale des marchés publics est souvent occultée par le débat récurrent de la lourdeur et de la longueur des procédures. Il en est de même de la professionnalisation et de la rétention des spécialistes de la passation des marchés ainsi que la matérialisation des procédures. Le directeur général de l’Armp rappelle que la « la finalité de la réforme est de conduire vers le développement ».
C’est sur cet aspect de la commande publique vu comme un facteur de développement que le directeur de Cabinet du Premier ministre, Diatourou Ndiaye, a insisté. Selon lui, les enjeux du moment et les défis auxquels les pays font face en termes de croissance, de création d’emplois, de réalisation d’infrastructures dans tous les domaines et de gouvernance, exigent un système intelligent de commande publique, ouvert aux innovations et opportunités qu’offre la dynamique de changement en Afrique et dans le monde. « La commande publique représente, à la fois, un moyen de répondre aux besoins et attentes des populations et constitue également un levier important pour le développement économique et social. C’est la raison pour laquelle les acteurs de la commande publique devraient avoir comme crédo le triptyque : efficacité, efficience, transparence », a-t-il soutenu. C’est pourquoi, il estime que les prochaines réformes doivent prendre en compte, au moins, trois préoccupations majeures des gouvernements : permettre aux autorités contractantes d’exécuter leurs dépenses avec le maximum de célérité par la réduction des délais et l’allègement des formalités et procédures ; de capter les opportunités de financements innovants qu’offre l’environnement économique national et international ; et de garantir, dans l’exécution de la dépense publique, le respect des principes de transparence, d’équité et d’impartialité. « La prise en compte de ces différentes préoccupations nécessite un débat de fond qui questionne certaines approches notamment celle du contrôle à priori », affirme-t-il.

Elhadji Ibrahima THIAM


La Société nationale des télécommunications du Sénégal (Sonatel) va verser un dividende net de 1.500 FCfa par action à ses actionnaires, a appris Apa, lundi, auprès de la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) d’Abidjan. Selon un communiqué, l'Assemblée générale, approuvant la proposition du Conseil d'administration de la Sonatel, décide d'affecter la totalité du résultat de l'exercice clos le 31 décembre 2015 en dividendes ». Par ailleurs, ajoute la même source, « elle décide de prélever 8.208.042.058 de FCfa sur les réserves libres à distribuer en dividendes ». En conséquence, l'Assemblée générale ordinaire fixe à 1.667 FCfa le dividende brut par action. Après déduction de la retenue à la source de 10 % au titre de l'Impôt sur le revenu des valeurs mobilières (Irvm), le dividende net de 1.500 FCfa sera mis en paiement à compter du 10 mai 2016 à Dakar.

(APA)


Le Secrétaire d’Etat à la Mutualisation et à l’Accompagnement des Organisations paysannes a présidé, hier, à Dakar, le dernier Comité régional de développement spécial (Crd) sur le processus de création des chambres d’agriculture. Moustapha Lô Diatta a invité tous les acteurs à la mobilisation.
Dakar a abrité, hier, le dernier Comité régional de développement spécial consacré au processus de réflexion et de création des chambres d’agriculture du Sénégal. Moustapha Lô Diatta, Secrétaire d’Etat  à la Mutualisation et à l’Accompagnement des Organisations paysannes et les membres de son cabinet ont expliqué aux différents acteurs de la région de Dakar le processus devant déboucher à la création des chambres d’agriculture.
Selon M. Diatta, le chef de l’Etat a mis en avant l’agriculture dans le Plan Sénégal émergent (Pse) et a entamé un processus de restructuration et de modernisation du secteur qui doit jouer un rôle moteur dans la création d’emplois et de richesses. Pour cela, explique-t-il, les acteurs doivent être bien formés, organisés. Saluant le dynamisme des organisations paysannes, le Secrétaire d’Etat reste convaincu que celles-ci doivent mutualiser les forces en vue d’une participation active à la base. « Nous allons prendre le temps de murir la réflexion. Les Crd ont jusqu’au 30 mars prochain pour donner leurs contributions. D’ici à la fin 2016, nous espérons avoir les textes de base sur les chambres d’agriculture», a déclaré M. Diatta. Il a ajouté que l’installation de ces chambres pourra démarrer en 2017.  «Nous collecterons les contributions de tous les acteurs (agriculteurs, pêcheurs, forestiers et éleveurs) dans toutes les régions. Nous ferons la synthèse à l’occasion d’un atelier national de validation de ces contributions qui serviront de base à l’élaboration des textes législatifs et réglementaires», a précisé Moustapha Lô Diatta qui n’a pas manqué de saluer l’adhésion massive des acteurs. Il a lancé un appel à la mobilisation et à l’implication de tous les acteurs. Selon lui, le but ultime poursuivi, c’est d’arriver à une agriculture maîtrisée par les acteurs bien formés et encadrés. Les participants ont eu droit à des explications sur le mode d’organisation des chambres d’agriculture, mais également sur leur fonctionnement et leur financement. Ces chambres doivent assurer des missions consulaires et de représentation, d’appui et de conseil.

Aliou KANDE


La responsabilité sur les causes de l’interruption de la circulation des véhicules de transport en commun entre le Sénégal et la Gambie est différemment appréciée.
Aucun véhicule sénégalais n’a traversé la frontière entre les deux pays depuis jeudi dernier. C’est du moins, ce que déclare un responsable du syndicat des transporteurs routiers de la région de Sédhiou. La décision des autorités gambiennes d’augmenter les frais de la traversée du Bac de Farafenni, est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.  « Les frais de la traversée du bac ont été fortement augmentés  par les autorités gambiennes. Même les véhicules de l’administration sénégalaise ne passent plus par la Gambie depuis jeudi dernier », déclare notre interlocuteur qui rejette la responsabilité de cette crise sur les autorités gambiennes.  Mais, à Farafenni, les populations sont plutôt convaincues du contraire.  « Tout est parti d’un camion transportant de la cola affrété par un commerçant gambien qui a été bloqué à la frontière entre les deux pays pendant un mois. Les agents sénégalais avaient réclamé un montant que ce dernier n’était pas en mesure de payer. Finalement, toute la marchandise s’est gâtée et il est venu se plaindre auprès des plus hautes autorités de la Gambie qui ont pris la décision d’augmenter, elles aussi, les frais de la traversée du bac », explique cet habitant de Farafenni. Même si ces explications ne viennent pas d’une source officielle, il faut dire qu’elles reflètent l’état d’esprit des Gambiens sur les causes de cette crise. Dans ce pays comme dans bien d’autres en Afrique, c’est la version officielle qui façonne généralement l’opinion.  En tous les cas,  les conducteurs gambiens ne se plaignent pas de cette situation. Ils comptent bien profiter de cette crise  pour augmenter leurs recettes journalières.  
En ce lundi, 22 février 2016, la circulation est étrangement fluide entre les postes frontaliers de Sénoba et Keur Ayib, dans la commune de Médina Saback. Depuis le matin, aucun véhicule sénégalais n’a traversé la frontière entre les deux pays, déclare ce conducteur de taxi gambien.  Les passagers venant des régions de  Kolda, Sédhiou et Ziguinchor en partance pour Dakar ou d’autres grandes villes du nord du pays et vice versa, sont obligés de voyager par étape pour traverser le territoire gambien. Ils empruntent de vieux taxis et autres minicars gambiens qui font la navette entre Keur Ayib et Sénoba. Après la traversée du bac de bambadala situé à une dizaine de kilomètres de Farafenni, ils prennent d’autres véhicules gambiens pour la frontière sénégalaise sous un soleil de plomb.

Mamadou Aliou DIALLO


Quelques mois après son lancement, le Programme d’urgence pour le développement communautaire a injecté 1,174 milliard d’investissements dans la région de Tambacounda. Les maires, les responsables de l’administration territoriale des quatre départements de la région, ont apprécié ce programme, soulignant que ses réalisations portant sur les infrastructures, l’accès à l’eau, l’électrification rurale et les équipements post-récoltes, ouvrent des perspectives heureuses pour la région.
Le Programme d’urgence pour le développement communautaire a été lancé en juillet 2015 par le chef de l’Etat Macky Sall, à Dianiamdio. En mettant en place ce programme, il a été inspiré à l’issue d’une tournée à travers les coins les plus reculés du pays. Constatant les difficultés, particulièrement celles que rencontrent les femmes dans leurs tâches quotidiennes, l’enclavement de certains terroirs et surtout la « pauvreté » de certaines zones, le président Sall a lancé ce programme pour corriger le déséquilibre économique entre les différentes parties du pays.
Faisant la genèse du Pudc, l’administrateur général du Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) Doudou Kâ, en présence de Mamadou Kassé, le conseiller du président de la République chargé de l’urbanisme, a expliqué la mise en place de mécanismes par l’urgence pour corriger les déséquilibres dans le développement des différentes parties du Sénégal et dans l’allocation des ressources publiques.  Il a insisté sur le caractère innovant du Pudc dont le Pnud est l’agence d’exécution. Quelques mois après son lancement, la région de Tambacounda a bénéficié de 87 équipements, d’un coût global de 1,174 milliard de FCfa.
Le Pudc, selon lui, a quatre axes d’intervention : les infrastructures, l’accès à l’eau, l’électrification rurale et les équipements post-récoltes. Le directeur général du Fongip a demandé aux élus de recenser les localités n’ayant pas encore bénéficié des équipements du programme en vue de leur prise en compte dans la 2e phase. « Le Fongip envisage, au-delà des équipements, de renforcer les capacités des institutions financières des régions bénéficiaires pour appuyer les populations », a déclaré Doudou Kâ. Il a souhaité avoir une « parfaite convergence de vues » avec les maires auxquels il a demandé de construire les infrastructures devant abriter les équipements qui seront livrés. En lançant la première phase du programme à hauteur de 113 milliards de FCfa sur fonds propres, a indiqué M. Kâ, l’Etat traduit son engagement à prendre en charge les préoccupations des populations rurales. Doudou Kâ a expliqué aux élus que le Pudc est un instrument d’intervention rapide qui a besoin de leur appui, soulignant qu’il est le pendant du Plan Sénégal émergent en milieu rural.  
Moustapha Diaw, adjoint au gouverneur de Tambacounda, chargé des affaires administratives, a salué la démarche du Fongip consistant à partager des idées avec les élus locaux mandatés et le commandement territorial, sur cet important programme, ses objectifs et ses réalisations.  

Pape Demba SIDIBE


Les populations se félicitent de la décision du gouvernement de baisser les prix du carburant, en l’espace d’un mois, et espèrent que cette nouvelle baisse sera répercutée sur le prix du transport.
La nouvelle baisse du prix des hydrocarbures a été bien accueillie à Kolda. Les populations saluent la décision qui montre le souci du gouvernement de faire profiter aux Sénégalais les retombées bénéfiques de la chute du prix du baril de pétrole sur le marché mondial. Elles  espèrent que la mesure sera répercutée, cette fois-ci, sur les prix du transport en commun.

Mais, pour les transporteurs, cette éventualité n’est pas encore à l’ordre du jour. Chauffeurs de taxi, conducteurs de moto Jakarta et de véhicules de transport interurbain estiment que la baisse intervenue sur les prix du carburant ne peut pas influer sur les tarifs du transport. « Nous saluons cette baisse du carburant mais nous attendions beaucoup plus. Si l’on totalise les deux baisses successives du prix du carburant, l’on a moins de 100 FCfa. Je pense que si l’on avait, au moins, une baisse de 100 FCfa, on aurait pu baisser les prix», déclare un chauffeur rencontré à la gare routière de Kolda.  «Les baisses du prix  du carburant varient entre 45 et 60 FCfa le litre et ce sont les mêmes prix sur toute l’étendue du territoire national.

Cela  n’est pas valable pour le gaz butane où il y a une différence, selon les régions. Cela s’explique par le fait qu’il y a un transport qui est ajouté au prix du gaz », déclare Bakary Ndiaye, chef du Service régional du commerce de Kolda. Ainsi, dans les communes de Kolda et de Vélingara, la bouteille de 2,7 kilogrammes est à 1.530 FCfa, soit une baisse de 90 FCfa par rapport à l’ancien prix. La bonbonne de 6 kilogrammes coûte 3.450 FCfa, soit une baisse de 205 FCfa alors que le prix de la bombonne de 9 kilogrammes est vendue à 5.075 FCfa, soit une baisse de 65 FCfa. Quant à la bonbonne de 12,5 kilogrammes, elle est vendue à 7.345 FCfa, soit une baisse de 430 francs. La bonbonne de 38 Kg est cédée à 22.325 FCfa, soit une baisse de 1.000 FCfa. Dans les villages, les prix sont plus chers à cause du transport. La bouteille de 2,7 Kg est vendue à 1.730 FCfa, soit une baisse de 90 FCfa par rapport à l’ancien prix alors que celle de 6 kilogrammes coûte 3.705 FCfa, soit une baisse de 205 FCfa. Les bonbonnes de 9 kilogrammes et plus ne sont pas commercialisées dans les communes rurales.  
 

Mamadou Aliou DIALLO


La Banque africaine de développement (Bad) a lancé le premier Indice d’ouverture sur les visas en Afrique, qui montre à quel point l’Afrique demeure largement fermée aux voyageurs africains. Dans ce classement qui porte sur l’ensemble des Etat du continent, le Sénégal occupe la 24ème place. Il devance des pays de la Cedeao tels que le Nigeria, le Niger, le Benin, le Tchad.
L’Indice d’ouverture sur les visas a été mis au point par la Bad en partenariat avec le cabinet McKinsey & Company et le Conseil de l’agenda mondial sur l’Afrique du Forum économique mondial. Les Seychelles (1er), le Mali (2ème), l’Uganda (3ème), le Cap-Vert (4ème), le Togo (5ème) ont été considérés comme les cinq pays ayant consentis plus d’efforts en ouverture sur les visas. Dans ce classement qui porte sur tous les Etats africains, le Sénégal occupe la 24ème place. Le score réalisé par les Seychelles s’explique, d’après la Bad, par sa politique d’ouverture, en offrant un accès sans visa à tous les Africains. L’île Maurice et le Rwanda qui figurent parmi les dix pays les plus ouverts ont adopté des politiques similaires pour les visiteurs provenant d’autres pays africains. Ces efforts ont un effet positif sur le tourisme, l’investissement et la compétitivité économique.
La Bad indique que les Africains ont besoin d’un visa pour se rendre dans 55 % des autres pays du continent. Ils peuvent obtenir un visa à leur arrivée dans seulement 25 % des pays. Seuls 20 % n’ont pas besoin de visa pour se rendre dans certains pays. De l’avis de Moono Mupotola, responsable de la division du Nepad, de l’intégration régionale et du commerce de la Bad, la libéralisation du régime des visas d’un pays a des retombées rapides sur le potentiel de développement qui demeure inexploité. Il ajoute que la libéralisation des visas favorise la mobilité des talents et les opportunités commerciales. Moono Mupotola estime que les dirigeants et les décideurs politiques ont un rôle clé à jouer pour aider les Africains à se déplacer librement, en appui de l’appel de l’Agenda 2063 visant à supprimer l’obligation de visa pour tous les Africains d’ici à 2018.
Le rapport souligne les différences régionales et géographiques. 75 % des 20 pays les plus ouverts en visas se situent en Afrique de l’Ouest ou en Afrique de l’Est. Dans ce groupe, un seul est en Afrique du Nord et aucun d’entre eux ne se trouve en Afrique centrale. L’étude de la Bad montre également que les pays africains à revenu intermédiaire ont dans l’ensemble de mauvais scores alors que les plus petits États enclavés ou insulaires sont plus ouverts. « Quand nous avons commencé ce travail, seuls cinq pays africains offraient un accès libéral à tous les Africains. Ce nombre est passé à 13 ces 3 dernières années. Nous faisons des progrès, mais nous devons accélérer le rythme », a expliqué Acha Leke, directeur de McKinsey & Company et membre du Conseil de l’agenda mondial sur l’Afrique du Fem.
Les auteurs de cette étude estiment que les pays africains ont intérêt à encourager les blocs régionaux n’exigeant pas de visas et à réclamer davantage de réciprocité ainsi qu’à mettre en place davantage de politiques de visas à l’arrivée pour les Africains. Des réunions de suivi sur l’encouragement à une plus grande ouverture en visas en Afrique auront lieu pendant le Sommet du Fem sur l’Afrique à Kigali (Rwanda) et les assemblées annuelles de la Banque africaine de développement à Lusaka.

Abdou DIAW,


Le genre ne serait pas un discriminant significatif dans le financement des projets, selon une étude de chercheurs de la Faculté des sciences économiques et de gestion (Faseg) de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.    
Une étude portant sur : «Entreprenariat féminin, marché du crédit et performance des entreprises au Sénégal » montre que le taux d’accès au crédit est de 17,5 % pour les femmes contre 15% pour les hommes. Ces résultats prennent le contrepied de l’idée communément admise que les femmes entrepreneures sont discriminées sur les marchés du crédit au Sénégal, a déclaré Abdoulaye Seck, avant-hier, lors de la présentation des résultats de cette étude. « Les résultats montrent que les femmes ont une chance égale à celle des hommes de bénéficier de concours financiers externes lorsqu’elles en font la demande », commente-t-il. Les résultats indiquent également que l’accès au crédit a un impact considérable sur la performance des entreprises. Selon ces chercheurs, offrir du crédit aux entreprises qui n’en bénéficiaient pas contribue à augmenter leur productivité de 5,7 %. Toutefois, ils soulignent que les marchés du crédit ne produisent pas tout le potentiel qui leur est associé en termes de productivité et de dynamisme des entreprises.
Ils soutiennent que non seulement le taux d’accès au crédit est relativement faible (moins de 16 %) mais les entreprises bénéficiaires font à l’autofinancement. «Le volume des emprunts ne représente que 4,5 % des besoins de financement des débiteurs. Par conséquent, étant donné l’effet potentiellement important du crédit sur l’efficience des entreprises, il existe encore une marge considérable d’actions dans le sens de l’amélioration de l’accès au crédit, de la réduction du rationnement du crédit en général et de la performance des entreprises aussi bien celles dirigées par les hommes que celles par les femmes », lit-on dans le rapport. Les données utilisées dans l’étude datent 2013 et proviennent d’enquêtes auprès des entreprises.
L’échantillon a concerné plus de 600 entreprises installées à Dakar, Kaolack, Thiès et Saint-Louis. Ces chercheurs recommandent, entre autres, de familiariser les entrepreneurs avec les procédures de demande de crédit, d’améliorer le fonctionnement des institutions publiques en charge de la promotion de l’accès au financement.

Aliou KANDE



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